de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

« Orpheline » : ni une, ni deux… quatre

« Dallas », feuilleton américain de 357 épisodes à l’instar du point Magnum déferlant sur la France de 1981, un des pionniers du procédé auprès du grand public ? Barbara Bel Geddes, « Miss Ellie », femme du patriarche, mère des frères ennemis J.R et Bobby Ewing (Patrick Duffy, « Homme de l’Atlantide », lointain ancêtre du « Vincent n’a pas d’écailles » de Thomas Salvador ) après avoir été suspendue dans la série pour cause de décès dans la vie réelle, fut remplacée au pied levé – vague évocation d’un accident, suivi de chirurgie – par Donna Reed. Qu’allaient dire les spectateurs imprégnés de culture low coast, accros aux épisodes ? Buňuel avait usé de manière délibérément ludique et symbolique de la substitution quelques années auparavant (1977), mais c’était Buňuel, adaptant Pierre Louÿs… Le public n’était pas le même, ni conditionné pareil. Une médiation était toujours possible, mettant la gymnastique exigée pour passer de Carole Bouquet à Angela Molina pour aboutir toujours à la même Conception (diminutif « Conchita ») de « Cet Obscur objet du désir » – dans le roman, il était «pâle» comme le feu – sur le compte d’une lubie recevable chez le cinéaste et son scénariste Jean-Claude Carrière, étant prévenu que cela pouvait arriver chez eux. Idem […]

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