de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

« America » : So bloody red tomorrow clouds

Par Annelise Roux

A little piece of you,
The little peace in me,
Will die
For this is not America?

Après la triste Saint-Valentin, le nouveau massacre ayant fait 17 morts dans un lycée de Floride le 14 février dernier, tandis qu’une vague de contestation populaire inhabituelle enfle autour de l’armement privé des Américains et que Donald Trump étudie en réponse à la crise la possibilité de renforcer au contraire la formation « gun » de vigiles censés protéger les établissements, difficile de ne pas reprendre plume sur RdC, au moins temporairement comme l’excellent « Atlal »de Djamel Kerkar m’y avait poussée. Profitons de l’embellie technique offerte par notre habile webmaster à rattraper un tableau ayant tendance à jouer les filles de l’air pour dire un mot du documentaire que Claus Drexel consacre au thème.

En 2014, il avait déjà signé un beau film sur les SDF parisiens, « Au bord du monde » présenté à l’ACID de Cannes.
Interrogé il y a quelques jours dans C hebdo sur France 5 par Ali Baddou, le cinéaste grenoblois, bonne tête lunettée qui ne respire pas la bêtise, passionné de ski alpin, formé aux études scientifiques avant d’étudier le cinéma – il est passé par la case ingénieur du son, puis celle de monteur, de directeur photo avant d’en arriver à la réalisation – confesse au détour d’une phrase sa fascination pour la dernière scène de « La Planète des singes » de Franklin J.Schaffner, cette fameuse Statue de la Liberté ensablée qui lui aurait inspiré le désir de surprendre des tableaux d’un quotidien des Etats-Unis qui, pour être pictural sous l’oeil de sa caméra, n’en est pas moins embourbé… La remarque ne peut être anodine.

Soit l’homme est un communicant parfait, d’une inspiration à plusieurs bandes d’une redoutable pertinence, soit il ne l’a pas fait exprès et c’est presque mieux, cela suggère chez lui  un « inter-texte » qu’il ne maîtrise pas entièrement mais qui parle pour lui : l’adaptation du livre de Pierre Boulle de 1968 de première bourre, starring Charlton Heston qui fut un fervent défenseur de la National Rifle Association est pain bénit pour les Lacaniens, les Oulipiens, les Sémantiqueux, les observateurs sociologiques, bref les critiques naturels à apparat idiomatique galopant que sont les amateurs de cinéma.
My (George) Taylor is rich ? Le speech charltonhestonien à la Convention de la NRA de 1999 avait durablement marqué les esprits, redonnant un coup de projecteur complexe sur la figure typique du pionner, et par extension du héros américain pour lequel il n’y a guère de loi supérieure à celle que garantit l’amendement constitutionnel affirmant cardinaux la débrouillardise, l’individualisme et la capacité de se défendre par ses propres moyens.
On ne va pas revenir sur John Wayne vs Dalton Trumbo, sur la représentation homologuée de la virilité, le scandale Weinstein qui ne porte pas uniquement sur le sexe, mais sur une conception finalement prédatrice et coercitive du pouvoir ni sur le cinéma de John Ford si important, cette métonymie fabuleuse de Liberty Valance où s’effectue sous les yeux le passage de relais entre force brute qui, de nécessaire, bientôt ne suffit plus et gestion légale réfléchie et harmonisée, montée politique de l’instauration de l’éducation, la loi pour parvenir à réguler la conduite du pays… La cabane de Tom Doniphon s’effondre, Hallie (Vera Miles) lui préférera celui qui lui a appris à lire et Stoddard (James Stewart) revenu lors de l’enterrement saluer son rival, celui auquel il doit secrètement non seulement sa « carrière » mais aussi la vie, repartira avec une autre forme de cactus épineux fiché au coeur quant à l’interrogation sur le mix progressif entre les deux, le bannissement du premier réflexe qu’est censé organiser et permettre la démocratie.

Le film de Claus Drexel est réussi, pourquoi?
Il sonde en des images léchées, magnifiques picturalement l’électorat pro-armes en ce nord de l’Arizona où je me souviens d’avoir vu un reportage sur une prison près de Phoenix. Les détenus, parqués sous des tentes où la température flirtait avec les 40° à l’ombre, menacés d’être mordus par des vipères, inquiétaient moins les gardiens que la perspective que leurs chiens-loups en soient victimes… Drexel, arrière petit-fils du peintre munichois Wilhelm Schacht, ayant lui-même suivi des cours aux Beaux-Arts de Paris, comme Pialat du temps de Van Gogh, a su mettre à profit sa formation à bon escient. Il commet sans trop les traquer, sur ce sujet en or – si facile, hype et opportun qu’il en deviendrait casse-gueule – des sortes de « Richard Estes transporté en cambrousse américaine », d’un hyper réalisme élégant, souvent tragi-comique, toujours inquiétant, parfois émouvant.

Magnificence trompeuse en coloris et architecture land-art de mobile-home douteux, petits intérieurs garnis de mitrailleuses et canons bien astiqués, stations essence, terrains vides ponctués de rochers immenses, grands espaces de la route 66 où des beaufs barbés ZZ Top boivent de la bière en évoquant l’élection à venir. Le docu lui-même est visiblement armé de moyens jusqu’aux dents. Pourquoi serait-ce un défaut, dans la mesure où Drexel place sa patine, ce qu’il sait faire à bonne hauteur, jamais en sur.. plomb?
Ce qui était à craindre d’esthétisation à outrance n’en est pas, le réalisateur parvenant à fondre la beauté oxymore de ses images en une sorte de bienveillance observatrice du contenu, façon de relever ce qui est flagrant sans coup d’assommoir de boucher tordu, appâtant sa vache avec des boutons d’or :  une mère enceinte égrène la liste de ses bébés chéris… les calibres rangés dans l’armurerie ne font pas le même effet que la porcelaine de Sèvres au vaisselier – et pourtant? « Son fils de 7 ans et demi tire  déjà très bien »… Citoyens entre deux âges, un brin obèses, moustaches d’Easy rider aux pneus crevés, avouent se sentir rassurés, entrant prendre un café, lorsque débarque une famille équipée correctement, revolvers et autres joujoux cracheurs de balles en bandoulière.
Claus Drexel filme la fierté invraisemblable de la future parturiente envers l’aîné, le fiston qui déjà s’y entend.., l’incrédulité de tel autre protagoniste à réaliser qu’en France, nous ne sommes « pas autorisés à nous défendre de la même façon ». Il n’est pas méprisant, et il a raison – car son long-métrage en instillant sans trop de flagrante ironie la découverte de cette petite Amérique insécure et déréglée conduit le spectateur à s’interroger seul sur l’écart existant entre souhaiter posséder un fusil à grenaille destiné à shooter les serpents à sonnettes quand on cultive la terre, et une batterie de fusils d’assaut dernier cri, dont l’unique emploi ne peut que servir à transformer le détenteur en candidat à un oiseux remake des « Chasses du comte Zaroff ».
La riposte disproportionnée, indice des faibles étourdis de menace, la mélancolie, l’inquiétude en vrille qui amènent au choix d’un président qui se revêt des habits « sur-virils » de l’homme fort, autonome et qui n’hésitera pas à manier le fer…

Michael Moore avait exploré la face cachée, paranoïaque et agressive, d’un rêve américain qui tourne court dans « Bowling for Columbine ». Ma petite passion Gus van Sant née violemment de « My own private Idaho », de la narcolepsie avec perte de chaussure et carte postale de la mère éternellement serrée dans la main n’avait pas décru avec « Elephant », en 2003 : le film de Claus Drexel, outre ses qualités, pourrait être l’occasion de fructueuses revoyures, surtout de ce dernier.
This is not America, sauf que nous y sommes, and this is not a miracle. Sha lalalala.

« America » de Claus Drexel
(sortie en salles le 14 mars)

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commentaires

315 Réponses pour « America » : So bloody red tomorrow clouds

alley cat dit: 13 mars 2018 à 19 h 39 min

Sha lalalala

hmmm… Van Morrison?

Sinon, l’arme ne fait pas le tueur ou alors il faudrait condamner pour meurtre les fabricants et les législateurs qui en permettent la détention.
Ici en France, depuis que la chasse s’est démocratisée (1789 ?) et que deux guerres mondiales sont passées par là, je vous dis pas l’arsenal dans les campagnes

J.D dit: 13 mars 2018 à 19 h 47 min

Anneliqe,lamma sabachtani?Je désepérais ,Feygele.Vous comprenez pourquoi?Vous rattrapez tout d’un coup d’Elle,chain enfant.billet remarquable.A Paris je voulais voir votre DJ.Kerkar.Reflet Médicis ne m’arrange pas ,je ne le ferai que pour vous et la délicieuse façon de me bouger de mes bases.Sim’ha de vous lire .Le titre est superbe ,s’agit-il de Herr David B?Vous disiez les blonds pas de votre goût,pour quelqu’un qui n’aime pas ,vous le citez d’une façon qui rend jaloux.Oscar ,vu le film des Franco .Trouvé réussi .Andrea Segre ou est-il visible?Herr Philippe sur le fil d’avant a porté l’estocade aux faux gays dorés sur tranche de Call me by your name.

Annelise dit: 13 mars 2018 à 19 h 54 min

…Hi à ts, JD et Alley first arrivés…merci vraiment à Stéphane d’avoir réparé…ça s’en va et ça revient, indépendamment de mon propre bio-rythme légèrement atteint… Alley du tt début, hélas j’ai les yeux verts « de sorcière » comme on m disait à la récré, enfant…t’are ta gueule… même pas « her eyes was hazel » comme ds mon « Memory motel » chéri des Stones, mon préféré peut-être juste après Wild horses tt simple…slove à la Garrel, n’en déplaise à Petrus qui avait détesté…il ne sait pas c qu’il perd?

Annelise dit: 13 mars 2018 à 19 h 57 min

Les villageois in situ me traitaient aussi d’Arabe, « La Bicote », « La Gitane »…j’ai t longtps mis à comprendre que ds leur bouche, en tt cas sur le moment, il ne s’agissait pas d’un compliment. Js eu d’amertume là-dessus. Le film est b

Annelise dit: 13 mars 2018 à 20 h 25 min

Oh mon dieu, Alley..le moment où Romy sert le vin au repas en riant, un peu saoule « je pleure parce que j suis heureuse », qd elle serre sa petite belle-fille sur son coeur ou qd elle remonte sa voilette, ça vaut les meilleurs moments, ttes les montées d’escalier chez Sartre.. bel Enrico, canon qui continue de me scier pire que Josh Randall

Annelise dit: 13 mars 2018 à 20 h 29 min

En fait c’est Clémenceau l’auteur de la fameuse phrase et j trouve ça idiot, le meilleur moment étant tjs celui où l’autre entend qu’il est aimé et qu’on l’est en retour

Emmanuel dit: 13 mars 2018 à 20 h 49 min

Ha bin voila;:cool,AnneLise!;davidbooui afé 1 version ac pat metheny group de touteboté:;,voulsavé,chuisur?je vais essayer de tenir ma parole puiske vous êtes revenue de contrôler mon phrasé ;Je viens de chez Passouline;, ya dlinjure dans l’air kmême moi ,sam genes aux entournures ;Sur Bérénice VS Chaloux,Cantat le bordelais kejsé que vous aimiez bien la femme kémorte;.vous aviez bien parlé de M.Trintignant à l’Auditorium,AL.;javé écouté la redif avec johny greenwood ;.Vous étiez au milieu dlfosse de toussé gens ,toute timid:;1 force pas commune.;,Serviteur.

Phil dit: 13 mars 2018 à 23 h 27 min

il en faut des lettres dans le cinéma télévisé pour saisir au débotté l’allusion au canon scié de josh randall…saprée Annelise, la queen de son blog

Gilles dit: 14 mars 2018 à 11 h 38 min

Merci,Annelise.Grand plaisir de vous retrouver!regret de ne pas avoir vu le Kherkar chroniqué dans le billet qui précède .Pas de diffusion ici(Bordeaux)?Phil,au nom de la loi n’importe quel serial suiveur trouve ça mythique;j’en suis ,alors que génération Game of Thrones/House of cards …Steve MQ réconciliateur à coup de gâchette ne s’oublie pas .Mort de Stephen Hawking .Le film une merveilleuse histoire de temps (James Marsh) bio sans saveur .je ne me rappelle pas d’un billet au sujet de .?L’acteur ,Eddie Redmayne par contre Oscar (justifié?) en 2014.Les US aiment les transfos physiques de « Philadelphia » à Monster ou charlise Theron avait pris du poids ;ce que vous dites sur le corps ,le mirage viril qui distord la regulation démocratique est très intéressant.Joli ,sur LV et le populisme ambiant qui a porté Trump au pouvoir ,et vient de gagner en Italie.La crise de confiance pousse dans les bras de solutions « providentielles  » ou l’image du chef d’entreprise ,du père ou du dominant censée sécuriser une population en quête de repères?Se suppleer ,reprendre la main sur la décision par la force (le plomb ,le fusil qui évite d’avoir une b.) à la place de réfléchir ,de la nécessité de dégager une solution par le dialogue.La conversation est féminine,Annelise!Bien vu ,sur les populismes ou la guerre prosperent moins sous régime matriarcal.Que le flingue remplace les attributs d’intimidation ,n’est un secret pour personne .Pour la mesure des conséquences,tout le monde se met aux abonnés absents.D’ac avec vous sur GVS.Will hunting,un des moins bons…

Annelise dit: 14 mars 2018 à 12 h 31 min

Oui le film Drexel m’a intéressée. .cela dit un indéniable côté « carte postale de l’Amerique pauvre, déclassée, rurale » avec part emblématqiue qui pourrait me gêner si je ne la retournais pas ici en accessibilité pédagogique. .si j’avais voulu être méchante, j’aurais pu pointer p m’en plaindre, non pas la perfection quasi photographique, ms le fait que les vrais US profonds, livrés sans folklo, en réalité st escamotés. .l’action se situe en gros entre Las Vegas et Phoenix – et par exemple le film de Verhoeven, Showgirls, braquait au passage un regard autrement âpre et plan, sur le contexte environnant. .ms ns n’en étions pas encore à l’époque Donald..tiens cela me fait penser qu’il y a aussi le Jean-Baptiste Thoret, « We blew it », moins léché et cpdt à mes yeux sans doute porteur de davantage de nutriments,à voir ou revoir

Annelise dit: 14 mars 2018 à 12 h 51 min

Alley, impossibilité d’être à Paris avant début avril, sinon je vs recommande à la Cinémathèque la bonne rétro de derrière les fagots Louis Malle – je voulais revoir Viva M, l’Inde fantôme, Atlantic city (un de mes préférés), Vie privée et le Feu follet initial du Drieu avant l’annexion Joachim Trier avec le petit ami ex-dentiste..je rate tt par calendrier inapproprié.. et Mizoguchi, tjs des histoires d’amour, d’argent..l’éthique au bordel ds « Rue de la honte » ou « Les soeurs de Gion »..ah ça il faut y aller..je vs en parle à cause de William Wyler : qui va (encore) aller si ça s’y prête re-re-re-voir son Vacances romaines? ..devinez..c’est tellement charmant de retirer la main de la bouche par crainte d’être mordue.. à chacun de trouver avec quel Peck il a envie de faire un tour en scooter.. le genre de duel qui vs met au soleil.. celui-là ds le film donnait d’ailleurs avant l’h en ne publiant pas le reportage une belle leçon de journalisme, qu’on aurait du mal à appliquer auj

Paul Edel dit: 14 mars 2018 à 13 h 50 min

La bande- annonce ne donne absolument pas envie de voir ce tas de barbares auto satisfaits.Beurk.

Phil dit: 14 mars 2018 à 14 h 07 min

entendu ce jour le réalisateur présenter son film. y a t-il réhabilitation des électeurs Trump qui ne voulaient pas voir la méprisante dame Clinton accéder au pouvoir ? bien possible à l’entendre, il faudrait voir le film.
la notice Wikipedia de Claus Drexel le dit… « descendant direct de Martin Luther »..diable !

Annelise dit: 14 mars 2018 à 14 h 50 min

Paul ce n’est pas le pb que soient montrés « les barbares auto-satisfaits, beurk »..je trouve au contraire certain intérêt justement à les montrer, si possible sous un jour pas trop caricatural qui sape d’emblée la critique. Le pb, c’est comment le st-ils (montrés), ds quelle mesure et pour quel effet? Comment le film sera t-il perçu par ex par les concernés si montré aux US, etc? Comme thuriféraire, amical?.. Qu’est-ce que ça dit? Si vs allez par là, j’ai préféré le film de Thoret, ms la question ne porte pas là-dessus.. Mann, Peter Bogdanovich ou Schrader réfléchissant sur l’évolution de la contre culture, évidemment autre échelle,.. voire Durpaire livrant ses conclusions géo-politiques gd-publiquées sur BFM.. mais ce n’est tjs pas le bouseux saisi en direct qui se dore la moustache à Seligman, Arizona, à l’ombre d’un auvent pourri, se grattant le ventre tt en fourbissant son fusil d’assaut. .Phil plus proche de la question que je m suis posée..et alors en effet le tt est de savoir s’il y a qqchose d’une réhabilitation?..comment Hillary Clinton à son corps défendant a piqué cet électorat-là de vengeance ds les urnes..en revanche qu’est-ce que c’est que cette histoire de Martin Luther? Joke?

Phil dit: 14 mars 2018 à 15 h 11 min

no joke dear Annelise, la notice pediawiki le dit descendre du terrible Martin Luther. Probablement poussé par le souffle de sa femme (à Luther) qui s’appelait Bora !
oui un film documentaire n’est jamais de trop pour nous expliquer le basculement à venir de nos démocraties. on ne peut tout de même pas se régaler de westerns à la cinémathèque et s’étonner de voir des papys déambuler colt à la ceinture tombante dans l’arkansas.

Annelise dit: 14 mars 2018 à 15 h 39 min

Ah ah…incroyable! Bon j vais lire wiki, alors.. d’ailleurs j profite de ma fenêtre de tir informatique p laisser mon petit esprit monocorde, enbouclé proustien parfs, filer plus avant sur mon inimitié concernant Call me by your name (pardon Ségolène si vs me lisez encore)..Ph vs aviez finement levé le lièvre sur cette histoire de campagne italienne ayant versé dernièrement ds le populisme, comment le brave gars lambda qui s’avère homo va avoir du mal si papa ne lui lit pas de la poésie allemande en français pendant que le doctorant regarde le jardinier récolter les pêches.? .Paul, je veux dire, c’est comme si on s’était mêlé d’aller balader la caméra au moment des présidentielles françaises en votre Bretagne chérie, en mon Médoc vénéré jusqu’ici rétifs et où le FN a fait une drôle de percée..il se trouve que je m’y suis trouvée en qqsorte affrontée..croyez-vs que la population qu’on s’appliquerait à montrer, qui casse ds la conversation commune et en tt naturel de l’arabe, du juif, du pédé ou de la femme aurait les pieds onglés et la queue fourchue (encore ça..)? Non. Le Tod Browning circus with freaks pas révélé aussi simplement.. l’ironie ni le dégoût ne guérissent aucun germe. .je me rappelle votre inclination – que j partage – pour Flannery O’Connor..cette façon de regarder sans ciller..on lui dit « comment pvez-vs écrire cela en étant catholique? » et elle répond ds ce que je trouve une des meilleures parades : j’écris comme ça justement parce que j suis catholique

Annelise dit: 14 mars 2018 à 15 h 41 min

Tiphaine !je vs prie de m’excuser (autre joli prénom breton)..ah le lapsus. .ts ne st pas significatifs, pitié, personne n’est forcé d’aller au divan contre son gré pas plus qu’aux vêpres & matines

Annelise dit: 14 mars 2018 à 15 h 56 min

Les pieds ongulés(pas onglés).. hum, décidément..à ma décharge, qq difficulté persistante p me relire ..la connexion saute, et j’espère que les voisins st sourds vu les exclamations poussées qd ça arrive..humain(e), trop humain(e)?

Phil dit: 14 mars 2018 à 16 h 07 min

la veine documentariste était formée à l’école du marxisme dans les années 60/70, Chris Marker etc…tous atteints du syndrome « las hurdes » à la bunuel qui forçait sur le goitreux pour décrocher la fausse palme de la vérité.
possible que le vent aie tourné pour ceux qui « tournent » aujourd’hui, ni guerres ni fascisme vécus sauf celui de la consommation, on se lâche comme Hepburn chez Tiffany dont le couturier s’est éclipsé à son tour.

guignol du mat dit: 14 mars 2018 à 17 h 53 min

dans la Bretagn
te ou je vis Anne Lise
je vous assure que les braves gens courent les rues… dans les mairies on s active pour trouver des locaux désaffectés afin de les rénover et loger migrants ou familles en détresse cd n était pas vraiment le cas quand je vivais dans le 13ème ardt ou les habitants faisaient installer des
supports metalliques pour empêcher dans les passages souterrains que des pauvres gens t installent des sacs de couchage eh oui et ils demandaient des rondes de police plus fréquentes!

Annelise dit: 14 mars 2018 à 17 h 54 min

H de Givenchy est mort? Je l’ignorais, cela a dû être annoncé qd privée de connexion. .il devait être fort âgé..du mal à calculer..ne l’ai pas connu, contrairement au pauvre JP Guerlain débitant comme Marcel Dassault qq inepties « à connotation », comme on dit.. « maîtresse, il m’a traité »!dirait-on ds le 9.3…chez eux on ne sait trop à quel démêlement procéder,quelle part d’hygiénisme sémantique exagéré entre là-dedans, quelle sénilité ou réelle conviction embusquée derrière la formule..ou Galliano qui perd son sang-froid, s’énerve en état de triple salto, « sur le toit » comme pas permis, même pas chez un floral d’Hermès, injuriant une cliente en la taxant pas trop respectueusement d’être une p.juive..défaut d’une parole publique, aggravée d’être proférée « en service »..pas étonnant que Toledano the boss and Natalie Portman l’égérie n’aient pas apprécié.. qu’il était, est certainement tjs, talentueux, pourtant!. .Givenchy l’élégant..qu’il était beau ! et ses créations jolies, féminines.. un de mes couturiers favoris avec Alaia, YSL période dépouillée, simple, pas trop épaulée ou alors j’ai l’air d’un roseau qui ondule attaché au pilori, et Gaultier..p ce dernier il semble aux antipodes ? pas si sûr..frasqueux, inventif, si tendre, aimant envers les femmes..je ne le connais pas non plus, ms ça s voit..comme une timidité ds ses yeux layette..générosité, drôlerie dessous dessus, et puis structure, belles matières…il fait ça tb..les seins coniques allaient tellement à Chopinot..la combinaison épaisse, le corset..tt ça ravissant..j’adore..p bien habiller les femmes il faut les aimer, donner d’une certaine façon envie de les déshabiller ..la marinière du Printemps p Marnie, celle de Daho sur pochette Pierre&Gilles, celle de Querelle de Brest..il y a une salve Fassbinder prévue à la Cf, ai-je cru comprendre?.. Cela aussi j’aimerais (re)voir.. direct relié au sujet Call me, souvenir impérissable d’être allée voir le film (Nero/Davis) au mt de sa sortie, ds un cinéma d’Orange – je parle de la ville, pas du portail qui me soucie – alors fief Paca moyennement disposé au cinéma du rejeté-de-la-mère-reconvertie-en-repoussoir-par-lui-même Rainer Werner, aimant les H comme les F, enfin de préférence les garçons..découvert là que ts les autres s’appellent Ali, tel mon petit surnom, en plus métèque .. cela avait fait un de ces baroufs ! Plus tard, à Bx, j’avais été très choquée qu’un travesti, « Carole », gde rousse sculpturale à poitrine opulente, relation que j’aimais b et croisais avec plaisir ds un café rue Molière sans en être amie proche, s’était fait défenestrer de sa chambre à l’étage par une paire de rugbymen venue s’amuser avec elle.. pas contents de ce que contenait la pochette surprise, à l’inverse du taxi arménien de Sean Baker, « Tangerine »..elle avait eu le bassin cassé, claudication à vie sur fond de quolibets. .terrible..
J’aime b votre « Bunuel qui forçait sur le goitreux », Phil. .le Luis lui-même, cela dit,avait un physique marqué?.. tenir compte du fait que Dieu fait tjs l’homme à son image..bon goût envers les femmes, il se choisit une danseuse lilloise et fait Pâques avant les rameaux. .ne connaissais pas b son cinéma, le livre de Charles Tesson m’a tt appris. .quel homme celui-là..en plus un je ne sais quoi de Dalton (Timothée, pas Trumbo)..the King

Annelise dit: 14 mars 2018 à 17 h 57 min

mais Paul ds le Médoc aussi les braves gens courent les rues. .tt cela cohabite de façon parfs extrêmement ambiguë..sinon comment expliquez-vs le vote? Je vs pose la question t simplement, sans rechercher l’escarmouche ..moi-même j peine à comprendre

Paul Edel dit: 14 mars 2018 à 20 h 06 min

Vous êtes comme moi annelise devant la complexité du réel, indécise, stupéfaite,perplexe mais à voir la bande annonce de ce film, je ne suis pas sûr qu’on soit devant une « œuvre d’art » au sens noble,devant une approche nuancée et complexe.ça ressemble plutot à un film militant anti Trump….Comment l’équipe de tournage s’est comporée avec ces gens filmés ? comment le film a été monté? j’ai vu tellement de films sur les chaines de tv montrer les « affreux, sales et méchants » americains parce que l’équipe de tournage était partie avec un parti pris.On finit par montrer ce qu’on est venu chercher car on passe une demie journée avec des gens…Point. C’est comme comme les pathétiques micro trottoirs: on choisit deux idiots vieux pour dégommer une politique.et deux intelligent et jeunes et pur défendre ce qu’on aime.. ,c’est emballé!

PETRUS dit: 14 mars 2018 à 22 h 12 min

Quel retour, Annelise ! Vous n’avez perdu ni la main, ni le talent, votre article est, comme toujours, brillant.
Qu’il me soit permis de raconter ici une petite anecdote : il existe, aux USA, des restaurant qui disposent d’un stand de tir. Ainsi ces parents avaient-il confié à l’instructeur du lieu leur fille de 4 ans pour qu’elle s’initie au maniement des armes, il n’est jamais trop tôt pour apprendre. Ils buvaient leur cocktail en appréciant, de loin, les progrès de la petite. Un colt 45, c’est malheureusement un peu lourd pour une enfant de cet âge, le canon a dévié, l’instructeur n’a pas eu le bon réflexe, les parents ont été truffés de plomb. L’histoire ne dit pas si la petite a été condamnée à une centaine d’années de prison. Au pays de Trump rien n’est impossible.
JD dans soin intervention d’hier a mentionné le « Disaster artist », j’avais envie d’en dire quelques mots.
On a connu les Lumière, les Taviani, les Dardenne, les Cohen, voici les frères Franco, James et Dave dans un biopic que l’on pourrait qualifier de biopicture, puisque c’est l’histoire d’un film considéré comme l’un des pires nanars de l’histoire du cinéma,. « The room » est devenu culte après coup. C’est également l’histoire de Tommy Wiseau, réalisateur et comédien, un personnage qui a savamment entretenu le mystère autour de son âge, de ses origines et surtout de sa fortune, puisqu’il a financé « The room » de ses propres deniers. Tommy Wiseau est-il pour autant le pire réalisateur de tous les temps ? Non, ce titre semble être réservé à Ed Wood qui lui aussi a fait l’objet d’un biopic signé Tim Burton. La différence c’est Ed Wood est mort alors que Tommy Wiseau est toujours vivant et apparemment très en forme, on peut trouver sur U-tube des vidéos où il rencontre James Franco qui l’incarne avec beaucoup de talent, y compris ce phrasé et cet accent invraisemblable qui participent au charme de ce personnage totalement décalé. Ce que raconte Franco, c’est l’histoire d’un échec dont le temps fera un succès, l’histoire d’une tragédie si maladroite qu’elle est devenue une comédie hilarante. La séquence où Tommy Wiseau assiste à la première de son film et que la salle est progressivement gagnée par les rires, puis par un fou-rire général est à fois hilarante et atroce pour peu que l’on se mette quelques secondes dans la peau du réalisateur incompris. Tout le film d’ailleurs entretient le paradoxe d’un personnage insupportable, prétentieux, égocentré, dépourvu de talent et néanmoins absolument touchant, vivant dans une effroyable solitude, avec une sincérité absolue dans l’un des mondes les plus artificiels qui soient : Hollywood.

Annelise dit: 15 mars 2018 à 0 h 25 min

Wow Petrus, non..? (le tir perdu, on n’oserait pas l’écrire, ms vs ne croyez pas si b dire…)
Paul 20h06 « On finit par montrer ce qu’on est venu chercher », oui, exactement.. et combien de résistance, de courage p résister à cela même qu’on a soi même envie de démontrer sans détour? Ne pas organiser artificiellement le « flag » pour faire tomber les méchants, tt le pb…la morale sans petit aime occupe les vrais

Eriksen dit: 15 mars 2018 à 10 h 59 min

Merci Annelise d’être revenue ! et j’espère que les choses vont au mieux du possible pour vous.

réponses aux critiques de CALL ME BY YOUR NAME
« tout se passe en Toscane dans une villa sortie d’une location B&B, où une famille qui cultive l’académisme platonicien pour l’extérieur, la tradition juive pour les insiders, déploie sa supériorité intellectuelle sur l’environnement jugé au mieux stupide, la fête des villageois, ou carrément nuisible, comme l’épisode de cette grand-mère toscane qui daignera offrir un verre d’eau aux jouvenceaux échauffés de leur partouze de campagne, sous un portrait de Mussolini accroché dans la cour extérieure ! » écrit Phil
« – la domesticité est si gentiment traitée au plan filmique, n’est-ce pas?…ts ces braves gens bons à cuisiner ou réparer les vélos, entretenir les pêchers qui vont bientôt mériter une bonne vieille homonymie grâce à notre inventif boy de famille qui s’ennuie au grenier… mais le Professeur et son épouse sont tellement simples, raffinés… elle picore même un truc sur la pizza en complimentant la cuisinière : comble de l’intégration sociale ! » écrit Annelise.
« la destruction de la classe moyenne dont nous sommes tous témoins, apparaît (dans ce film) comme une distinction sociale ancienne, située entre une minuscule élite, rapace et cosmopolite et un nouveau peuple plébéien infini. Call me by your name préfigure cette mutation néo-oligarchique …. » écrit le journaliste italien.
Ce que vous dîtes est vrai, mais cela n’en fait un mauvais film. Non pas seulement parce que tout film cherche à nous convaincre de quelque chose, mais surtout parce que les intentions d’un film n’ont rien à voir avec sa qualité.
Ces « intentions » vous déplaisent instinctivement dirait-on car, à vous relire, il est un peu difficile de savoir quelles sont-elles : homophile ou homophobe ? italophile ou italophobe ?
J’aime le film pour ces indéterminations, auxquelles il faudrait en ajouter deux : aristophile ou aristophobe ?, judéophile ou judéophobe ? Je comprends que l’on puisse être rétif à cette description des très riches heures cette bourgeoisie intellectuelle : hédoniste et studieuse, délicatement caché dans la forêt, un peu ancien régime ou le Sud de Nino Ferrer… la douceur des parents, le charme des enfants, la Grèce antique pour modèle et l’intelligence pour tous. IL faut bien admettre aussi que vos détestations ne sont pas plus irrationnelles que mon amour, et je ne prétends pas à l’objectivité tant j’aurais bien aimé être dans cette maison avec eux. D’autres rêvent de palmiers, de loto gagnant, ou de lendemains qui chantent, moi ce serait plutôt les discussions sur la Grèce en Italie. Néanmoins et pour en revenir à la question aristophile / aristophobe, pensez-vous vraiment que le metteur en scène ait nourrit à l’insu de son plein gré les perceptions sociales élitistes que vous avez eues ? que « le caractère coincé des parents » selon Oscar n’est là que par déterminisme social inconscient du cinéaste ?
Une autre question, plus touchy encore, la plus scrutée quant à la partition philie/phobie : la judéité. Elio passe du choix familial de la discrétion à une publicité assumée, étoile de David à son cou. Outre la synergie des « coming out » homosexuel et juif, on peut noter que cette judéité n’était pas nécessaire à cette histoire d’amour homosexuelle, ce qui donne au film une coloration politique. De plus l’association élite intellectuelle / judéité n’est pas anodine si l’on se souvient du monde d’hier. Et si l’on rajoute que le roman dont est tiré le film fut écrit par un juif et que le metteur en scène est de père italien et de mère algérienne, voilà un terrain bien miné pour une critique cinématographique ! S’il faut classer comme vous le faites, est-ce philie ?: Revendication d’une élite juive à s’assumer et à quitter la discrétion ; ou phobie ? : Dénonciation de la collusion élite / judéité. Je ne saurais dire.
En ce qui concerne l’homosexualité, l’incohérence de vos avis rejoint le mien qui est incohérent à lui tout seul (est-ce cela le point de départ du Pilpoul, Phil ?). Sur le versant « phobe » on pourrait mettre le titre lui-même et sa connotation narcissique : échanger les prénoms, c’est faire l’amour avec soi-même… le même avec le même. De même la représentation très primaire et presque ridicule de la libido féminine, mais que je ne trouve pas critiquable – il faut parfois assumer les clichés pour être juste au cinéma – car exprimant d’une part la crainte que peut avoir un adolescent face au « continent noir », et d’autre part la misogynie de la Grèce Antique dans sa séparation de la fonction (hétéro) et du plaisir (homo). Le mariage de l’américain de retour au bercail est dans cette optique. Il n’est « phobe » que si l’on se soumet à l’idée d’une « Essence » hétéro ou Homo. Or et n’en déplaise aux classificateurs, à notre époque aussi on peut se vivre hétéro ou homo quand çà nous chante.
Sur le versant « phile », j’ai trouvé très bien sentie cette histoire d’amour où chacun change par l’autre. Luca GADANIGNO décape la sexualité mâle de ses clichés brutaux pour en faire un plaisir simple et naturel (à l’opposé des faux semblants et de l’incompréhension générés ici par l’hétérosexualité). Il donne aussi à percevoir avec justesse la difficulté à résister d’un adulte face à un enfant (pédophilephobe ou pédophilephile ?).
Ainsi, je ne pourrais pas répondre à toute ces questions « phile/phobe »…. je leur trouve un très grand intérêt à se poser parce que devant un film aussi riche et aussi complexe, cela permet de démêler un peu les choses. Mais les réponses définitives sont appauvrissantes, et qui plus est dangereuses quand on est sujet aux conclusions automatiques.
Les avis que j’ai lus ici tendent à faire de ces personnages des clichés ou des fantômes, afin de justifier intellectuellement des détestations. En absolutisant vos jugements, vous me permettez de les invalider très simplement par un contre-exemple. Ce dialogue que vous méprisez, entre Pôpa et fiston, j’aurais pu dire quelque chose du même ordre à mes enfants. Cette relation que vous décrivez comme un homocliché, j’en ai vécu une similaire à l’adolescence. Donc ces personnages ne sont pas que des ectoplasmes.
Cette finesse qui nous est exposée, nous fait percevoir aussi la dimension éducative du judaïsme, l’état d’esprit de la Grèce antique, et la responsabilité des élites en place dans les révolutions. Il faut que tout change pour que rien de change disait Tancrède…. Je crois à l’inverse. Il faut que rien ne change pour que tout change, alors les sociétés humaines auront appris à s’adapter progressivement et sans rupture.
Quand le cinéma nous montre surtout des idéalistes et des absolutistes profondément malheureux et psychorigides, Call me by your name est un havre de paix. Enfin de l’écoute ! La douleur n’est pas leur mode habituel de fonctionnement et quand elle advient, elle est un vrai événement.
Qu’ils vous déplaisent sur le plan politique, je comprends et en partie je suis d’accord. Mais prenez le film comme l’exploration d’un monde que vous ne connaissez pas et tirez-en des informations au lieu de vous bouchez les yeux.

Emmanuel dit: 15 mars 2018 à 11 h 27 min

Annelise le 14/2 a 17.54;
enfin ,cépa sérieux..;Charltesson ,cé lintellotipic ,radbibliotec;fopadéconner, pas paskil écrit patromal kiffo vous mett altrouver bo!??;
laisséleuouilé ,ilé moch alorkmézigue g lcervo élfizic kifo;mince sana inn corporé:; fetes ma jine tirné, ma severine alapotoutdouss, AL; hot chose kl’aut franssoitruffo, critikcinéma kapar lésall obscur, cézéro!;
Céline ,lété kom louissebugnel..ilpréférait le cul.te dédansseuses à ssuidébonich.;:cqfd;
Facebindère, vouzaimez?;jveu du cuir, défois le bacroume vieillit mal?; parole dMuzil.;

@Rickscène, ‘En absolutisant vos jugements, vous me permettez de les invalider très simplement par un contre-exemple. Ce dialogue que vous méprisez, entre Pôpa et fiston, j’aurais pu dire quelque chose du même ordre à mes enfants. Cette relation que vous décrivez comme un homocliché, j’en ai vécu une similaire à l’adolescence. Donc ces personnages ne sont pas que des ectoplasmes.’

Hé bé?!!; Papaske tu lasvu ouvécu à ta télé perso ksa invalide koike ssessoit.?;chui septic;. passur dête ssutalongueur donde, nitro saisir tonargumen… lefilm éténeuneu,ignorandbocou dréalités dapré ckejévu?; cétajustification kiécapilotractée;.jdis ssa, jdis rien;
Tchao de manu à toussent;

Emmanuel dit: 15 mars 2018 à 11 h 33 min

Mais prenez le film comme l’exploration d’un monde que vous ne connaissez pas et tirez-en des informations au lieu de vous bouchez les yeux.

Rickscène,tapalsentiman dtavancer bocou en disant ssa?;enatendan ,Popol appat esspliqué akoi il attribue lvotebreton.;pétrus jkiff ton pseudo ,ilébon ton post ssu les franco bros!;

Eriksen dit: 15 mars 2018 à 11 h 54 min

Emmanuel. j’avais cru comprendre que les avis critiques ici voyaient le film comme éctoplasmique, et les personnages sans aucune réalité comme des clichés.
Si j’ai mal interprété ce que j’avais lu, je retire l’argument, mais je ne crois pas que ce soit le cas

Annelise dit: 15 mars 2018 à 12 h 39 min

Eriksen, Eriksen, cher ami, contributeur poilu..vs savez me prendre par les sentiments.. vs vs doutiez b que votre doux appel à la castagne à 10h59 ne peut que rencontrer un écho favorable en moi, pourtt assez naturellement dépourvue de pilosité aux jambes? Mystère des complémentarités..Votre post, contestable à mes yeux sur b des points, pas gênant au contraire. .non seulement oui, film « ectoplasmique », je crains de le maintenir, ms qui plus est aux personnages si j’ose dire plus mal branlés les uns que les autres! Cpdt pas parce qu’un truc me sort par les yeux que vs devez y voir un quelconque mépris.. j’y reviendrai as soon as p, curieuse de voir ce que pourraient être les avis croisant votre fer de Jacques, s’il l’a vu (Oscar?..), Phil, Tiphaine ou Art.. Vs avez la gentillesse de me demander de mes nvelles,merci, malgré tt elles ne st pas unanimement roses.., donc, si votre com me fait vous promettre un temps orageux, qui va se couvrir ds les prochaines heures, ne croyez pas si je ne réponds pas tt à fait « de chic » (alors que j’aime le principe en blog de pas trop de préparation..) que je fourbis des armes revanchardes pour vs scier le canon.. je ne dispose pas de disponibilité sur-le-champ et serai occupée un peu désagréablement ds l’aprem
A bientôt

Annelise dit: 15 mars 2018 à 13 h 00 min

Manu 11h27 ns reparlerons de Fassbinder..pourquoi et comment il m’intéresse, au-delà de la pellicule prise pour provoc hard (attention « sepoiler ».., telle l’iconographie traditionnellement rapportée où Franco Nero en Freddie Mercury en uniforme blanc-redingote noire-casquette campe devant une affiche dûment taggée « YOUNG MAN NEEDS BOYS WITH BIG COCKS ») alors qu’il y a un romantisme punk, une quête – halte au Freudisme – d’un tt autre calibre inscrits ds l’oeuvre fassbinderienne. ..ensuite le pb n’est pas que « j’aime » ou « n’aime pas » ça

Jazzi dit: 15 mars 2018 à 15 h 09 min

Commençons par saluer le retour en fanfare d’Annelise.
Et qu’Eriksen a raison de dire tout le bien qu’il pense de CALL ME BY YOUR NAME.
J’avais dit le malaise dans lequel ce film, d’instinct, m’avait plongé, sans m’étendre vraiment sur les raisons. D’autant plus que ces raisons sont un peu inavouables. Au délit de sale gueule du bellâtre américain en short moulant, parfaite tête à claque à mon goût, se mêle un racisme de classe inversé contre la bourgeoisie bien pensante et pseudo tolérante exposée dans ce film, qui ne se déroule pas dans la riante Toscane mais bien dans l’austère Lombardie. Ici, on a droit non pas à la version du charme discret, mais plutôt coincée, hypocrite et tocarde de la bourgeoisie, avec notamment, cerise sur le gâteau, la confession finale du père…

Jazzi dit: 15 mars 2018 à 15 h 51 min

Vu, hier, non sans un certain malaise amusé, la performance, très crédible, de Mlle Huppert, 64 ans, en Belle de jour sur le retour, dans « Eva » de Benoit Jacquot. Il est loin le temps où elle jouait les jeune fille candide dans « Les ailes de la colombe », du même réalisateur !

Jazzi dit: 15 mars 2018 à 20 h 07 min

J’avais beaucoup aimé le film de Claus Drexel sur les clochards parisiens, moins « América », documentaire qui enchaine les interviews, coupés de plans léchés sur l’Arizona.
Non, le film le plus puissant actuellement à l’affiche, c’est celui-là. Comment être juif aujourd’hui dans le Nord Caucase ? Décapant, dans le fond et la forme…
http://www.allocine.fr/film/agenda/sem-2018-03-07/

C.P. dit: 15 mars 2018 à 21 h 44 min

Jacques, merci pour le signe touchant « L’Ordre des choses ».
Je n’ai pas vu encore le documentaire de Drexel… mais j’ai, en lui écrivant, rappelé à Annelise, après les justes remarques de Paul Edel, que les Maralpins de Gorbio, votants à 65 % pour le FN et abondamment pourvus de fusils de chasse, tiraient par tous les temps sur des animaux très relativement « nuisibles ». Hé, pas demain sur les humains migrants, si d’aventure ceux-ci montaient de Vintimille et Menton vers le vieux village ?

Phil dit: 16 mars 2018 à 1 h 20 min

beau commentaire de Eriksen sur Call me by, riche de vues et frictions. Le réalisateur ne pouvait en espérer autant pour sa love affaire des sociétés recomposées (par ses soins), le bénéfice en reviendra égoïstement aux visiteurs de ce prestigieux blog.
sur le fond et la forme, Eriksen joue positif contre les cahiers, mais les scènes qui imprimeront durablement la rétine sont rares… il faut bien l’avouer, la faute en revient au doctorant Hammer plus ghettophile que gay et niais même quand il casse ses oeufs (à la cock..) baroz a raison de vouloir lui en coller une pour ses raisons fassbinderiennes inavouables.
votre jeu philephobe est séduisant, Eriksen, et touche juste dans les amours auto-réflexives. pour le reste, il faut y aller franco (oui, ici c’est Mussolini) et passer au gros phile dont est fait ce film: un journaliste israélien a déclaré que c’était un des meilleurs films juifs de l’année (passée), heureux de dégoter que même la mère de l’acteur jeunot est d’origine juive ! un film assurément aux identités revendiquées, celles des marges qui gravitent autour du ventre mou d’une société avec laquelle on ne fera aucun commerce sinon celui de l’exploiter. le journaliste italien de cet article, pas préoccupé de généalogies acteurs producteurs, l’a bien vu en refaisant repasser leur thèse d’histoire à ceux qui jouent aux docteurs, il constate: le bon père et son doctorant baiseur manient la statuaire grecque comme un brochet qui va rejoindre leur assiette familiale et l’Italie est dépossédée de ses deux mille ans d’histoire au profit d’une inoxydable Grèce antique, mâtinée de talmudisme, qui semble subventionnée par les études de genre de l’université pierre bergé.
bien vu aussi, l’italien courroucé pointe les informations télévisées qui laissent entrevoir des anachroniques émeutes à la pépé grillo (en 1983 !) alors que la région vote à cette époque aux deux-tiers communiste. peu importe la géographie et l’histoire, il s’agit de marteler (Hammer !) le spectateur pour qu’il rêve d’un daddy hexaglotte agrégé de Dolto et renvoie aux barbaresques le CV d’un Fassbinder qui lui n’hésite pas à se coltiner l’histoire de son pays telle qu’elle fut. hugh !

Eriksen dit: 16 mars 2018 à 8 h 31 min

@Phil. Je n’ai pas vu cette réécriture de l’histoire. Pour le reste je suis d’accord avec vos sensations, y compris sur le traitement désinvolte des reliques grecs et sur la tête à claques de Hammer. Mais ce n’est pas un hasard. Le cinéaste l’a voulu éléphant dans le magasin de porcelaines subtiles qu’est l’europe. Le coté « ancien régime » de la famille nourrit la dichotomie transatlantique déjà ancienne entre ceux qui doute de leur passé mais pas de leur présent, et ceux qui doutent de leur présent mais pas de leur passé. Le gros de votre argumentation choisit la philie en ce qui concerne le judéité. J’ai déjà dit que je ne pouvais pas trancher, et je pense que cela n’est pas nécessaire. Quelques soient les motivations du metteur en scène, il expose quelque chose d’un peu caché, et distille avec finesse les qualités et les défauts d’une élite. Je trouve que les deux y sont.

Annelise dit: 16 mars 2018 à 10 h 31 min

Donc allons-y, sans trop possibilité de me relire – et b sûr que le post eriksennien est précieux, y compris ds la contradiction qu’il porte ..et cela m’intéresse, j suis surprise que cela vs ait plu..j’y vais pêle-mêle par manque de tps,j’avais noté comme vs le « dble coming-out », jeu des prénoms intervertis, étoile ressortie du placard..sur l’homosex, je trouve que ce qui chez Fassbinder par exemple se pare d’une quête exaltée, tragique, romanesque et mélancolique d’un reflet (et « dit » au passage bcp sur l’Allemagne, l’après-guerre et le lien bousillé à la mère), ici est réduite à mic-mac puéril, chuchotements pusillanimes d’un égocentrisme au final gnangan, gracieux-injurieux ..bon bon, Elio ressort sa médaille pour l’arborer comme à quinze ans on porterait la montre que ns a prêtée le petit copain qu’on vise, dont on respire ainsi l’odeur sur le poignet, la nuit sous les draps..ce romantisme-là, je pourrais ne pas le dénier..le film se déroule à Crema, où Esther Garrel (dixit) s’est vu allouer « un nombre illimité de voyages Paris-Milan » pour s’imprégner de l’Italie du cadre..? certes..la remarque sur l’Américain éternel bootlegger maladroit à table et ds la culture en « Europe distinguée », je veux bien..Oliver va ns regarder la lueur verte de l’autre côté de la baie pour attaquer son oeuf à la cock, à part cela?.. Qd j’écris « Pôpa » et « fiston », j’ai tort, car vs entendez cela sous angle péjoratif alors que je veux pointer l’extrême maladresse de la représentation d’une élite censée être cultivée, ouverte, libérée..et qui ns est rendue sous biais mièvre, d’une condescendance induite et in fine d’une …bêtise quasi insultante..ns sommes en 83.. Amira Casar et le père férus de littérature n’ont pas dû manquer de lire « Les Chiens » de Guibert que notre Duras avait tant détestés p la violence sado-maso.. le sujet est brûlant, on y est en plein et cela vait fait gd-bruit..deux ans avant « Mes parents » du susnommé.. vs dites que l’éducation sexuelle délicatement prodiguée au sofa, vs auriez pu la distiller sur le même modèle à vos enfants, n’est donc pas ectoplasmique… je vs crois sur parole, malgré tt à l’époque je ne sache pas que cela se passe tt à fait comme ça, en général..la littérature, la sociologie, l’étude des moeurs en vigueur en tps réel ne parlent guère en ce sens..bien entendu cela ne voue aux gémonies aucune exception, enfin qd même.. à l’époque la libération sexuelle a continué son oeuvre, s’est propagée sous la forme qu’elle pouvait ds des populations ayant la force, le désespoir ou la pulsion vitale de s’en emparer, de rompre les chaînes ou réfuter la malédiction de ce qui apparaissait encore p bcp comme une « déviance ».., sauf que le Sida commence à pointer son nez, va briser l’élan..les « libérés » culturés généralement y sont allés antérieurement, à c. rabattues parfois, sans encouragement ni demande aux parents de comment faire. .parfois au contraire sur la pointe des pieds, tenaillés par la honte, l’empêchement, parfs en excès total, justement pour faire voler en éclat « l’empêchement ».. c’est Gaultier dt je parlais l’autre jour, qui ne vient pas d’un milieu particulièrement haut, qui raconte de façon extrêmemnt touchante que sa gd-mère lui disait d’être gentil avec les homos « parce qu’ils st malades »… parce que oui, il y a qqchose d’historiquement et sociologiquement faux ds la façon de Call me by your name d’essayer de faire passer que tt est luxe-calme-volupté ds cet apprentissage…de légèrement homophobe ds le contresens, cette espèce de mise de la tête ds le sac esthético snobinard et planant, au moins la méconnaissance manifeste du contexte.. quiconque ds ses années avait des amis ds le milieu de la danse, la couture, la mode, le cinéma ou la littérature commençait à être préoccupé..et je ne parle pas ici du petit gars du Limousin qui rentrait de Brive où il va faire des études en se demandant comment il pourrait dire sa vérité à son père qui élève des vaches, pour lequel les pédés, c’est sale..voire même se l’avouer à lui-même.. Muzil évoqué par Manu, lui-même gd intellectuel en Collègue de France, n’oubliez pas qu’à l’époque, il rentrait en casquette Fassbinder de backrooms pour rester prostré deux jours, vomir… Deleuze à Vandoeuvre lira l’année suivante me semble t-il (1984?) un extrait de l’Usage des plaisirs, avec gerbe de roses « Mathieu-Hervé-Daniel ».. et la jolie famille qui teste du doctorant comme jeune homme au pair cueille des pêches à Milano sans soucis, l’année d’avant, fourguant à son jeune Elio torse bombé de la poésie allemande et de la pêche à la Grèce antique?..toutes précisions fournies pour illustrer que la « conversation » d’Elio, tendrement emmêlé au père et à la mère, en 83, pour apprivoisement administré de sa préférence m’a paru de la pure foutaise, sacrément plombée en moraline, fausseté et même, légère homophobie paradoxale consistant à cartepostaliser le truc, le lisser comme si c’était le seul moyen d’établir une légitime égalité de traitement hétéro-homo. .je trouve cela frelaté de bout en bout
Alley 6h55, bien vu pour What’s up…un morceau que je connais tb…blonde dehors, noire dedans (comme vs savez Echenoz l’a dit, les gdes blondes ne st pas tjs grandes ni nécessairement blondes)

Phil dit: 16 mars 2018 à 10 h 47 min

Dear Eriksen, grâce à vous je reconsidère volontiers le jeu de ce Hammer volontairement yankee lâché au milieu des civilisés (en deux mots). échos lointain d’un james stewart braillard dans L’ombre d’un doute.
Pour juger de la « finesse » du réalisateur, il faut (sans doute) voir ses deux films qui précédent celui-ci. je ne les ai pas vus, ils constituent la trilogie de sa vision de la société, et toujours selon cet article italien: la confiscation de l’histoire de nos sociétés au profit d’une élite semi-cultivée.

Annelise dit: 16 mars 2018 à 10 h 48 min

..ou alors, dites-moi « un très joli mélo tourné en technicolor en Italie d’opérette par Disney vieille école, adapté d’un livre de la collection Harlequin » et là je répondrai oui, c’est beau à regarder

Annelise dit: 16 mars 2018 à 11 h 11 min

Foucault en Collège de France. . RIP le Michel en 1984..
je pense brusquement par enchaînement à la proximité du titre « l’Amant des morts » de Mathieu Riboulet qui vient de disparaître le 5 février de cette année avec le posthume de Guibert paru en 2001, « Mausolée des amants »
Mathieu Riboulet « Prendre dates » d’après le livre de Patrick Boucheron & ce dernier (éditions Verdier), jeudi 22 mars à 20h, TnBA – salle Vauthier..mise en scène de Delphine Ciavaldini
Je n’y serai pas n’étant pas sur place, ms je sais via La Machine à Lire impliquée ds la co-réalisation, Hélène des Ligneris sa patronne avec laquelle j me trouvais av-hier, qu’une rencontre aura lieu à l’issue de la représentation en présence de Patrick Boucheron et Colette Olive, dame des éditions avec feu Bob(illier, Gérard) et Michele Planel

Jazzi dit: 16 mars 2018 à 12 h 59 min

De l’utilité d’aller à la cinémathèque, Phil !
L’autre jour, passant devant le Reflet Médicis, au quartier latin, je suis entré voir un film qui allait commencer : « La dénonciation » de Jacques Doniol-valcroze, avec Maurice Roney, Françoise Brion et Nicole Berger (1962). Musique de Delerue. J’ai cru voir un film de Truffaut, mâtiné de Louis Malle, mais avec une dimension plus politique. A croire qu’ils lui ont beaucoup piqué. Comment se fait-il que Doniol-Valcroze soit le grand oublié de la Nouvelle-Vague et des Cahiers ?

Jazzi dit: 16 mars 2018 à 13 h 04 min

émotion de revoir le parc automobile de l’époque et retrouver dans des rôles secondaires Michael Lonsdale et, surtout, Raymond Gérôme ! Ce dernier était-il gay ?

Phil dit: 16 mars 2018 à 13 h 53 min

Bien vu Baroz, Valcroze, effectivement intime de Truffaut. mais les disputes étaient fréquentes chez les exaltés de la critique. bannissement, oubli etc…les condamnations de Daney sont ausi révisés aujourd’hui, 25 ans après sa mort. il faut voir les films, parfois en silence pour mieux juger. Langlois projetait Mizoguchi sans sous-titres…imaginez l’émeute dans les cinéplexes…

Annelise dit: 16 mars 2018 à 15 h 45 min

Jacques 12h47, « belle réponse de la bergère au berger » oui ms pas tt à fait..vs avez pu noter entre Danish boy et moi (en particulier sur l’échange autour de « Good time » des frères Safdie) comme une manière d’avoir gardé les cochons ensemble – ils ont aimé cela et ns aussi – faisant qu’il y a tjs un petit effet de contamination mutuelle des avis
Phil, Langlois projetait Mizoguchi sans sous-titres..ah ça me plait b..je me souviens ds ma jeunesse parisienne ds le XVIIIème métro Joffrin, tt le monde sortant au Palace, un soir moi qui n’y allais guère je me retrouve devant un docu animalier sur la vie sexuelle des crocodiles projeté en gd sur fond de poésie psalmodiée..j’étais hilarée ms svt silencieuse

Annelise dit: 16 mars 2018 à 15 h 56 min

..ou plus tard au CAPC, Bx cette fois, avec un gd basketteur grec, Démosthène dont j’ai oublié le nom critique d’art Libé..je tripote doucement sans lui faire de mal un ressort sur le mur ds l’expo Richard Tuttle lorsqu’un jeune gardien du temple se rue sur moi en m’enjoignant de ne pas déranger l’oeuvre..caramba ! J’avais 16 ou 17 ans, j’étais confusée ms le Grec sans cailloux ds la bouche m’avait mise à l’aise en étant mort de rire

Gilles dit: 16 mars 2018 à 18 h 30 min

Haa ouais ,Ericksen 15/03,suivi de jazzy en pleines formes,Phil formule 1 le 16 à 1.20;insomnie ou changement de fuseau?Joli.AnneLise ce matin 10.31 nous refait de la critique à se Daney.Merci pour le twit Riboulet à droite; il est décédé à bordeaux .TNBA j’y vais plus,l’incitation va m’y reconduire ,les Derniers verdier lus m’ont em.merdé,prétention en place du jus Benny L.Désolé si pas votre opinion .Salon du livre paris.La machine place du Parlement ,challenger de mollat qui tourne au magasin Cultura ou Dugain ,De Vigan signent .Quid des bus Maxime chattam « un chef d’oeuvre  » d’après rtl? Pourquoi pas de cinémathèque en N.Aquitaine?L’utopia en fait office?Annelise présidente!

Jazzi dit: 16 mars 2018 à 21 h 28 min

Superbe le dernier Kurosawa ! Un film qui tient de la fable, de la parabole, du conte à dormir debout et de la science-fiction pure et dure. Pas vraiment mon genre, surtout pour le côté futuriste, et pourtant j’ai adoré. Mieux que la Guerre des étoiles. Ici, les humains sont envahis par les extraterrestres et promis à une extermination totale, hormis quelques échantillons d’humains préservés (comme D. ou WGG). Le film nous présente trois aliens qui ont pris possessions du corps de trois jeunes japonais : deux garçon et une fille. Ils sont venus chasser nos concepts tapis au fond de nos cerveaux : le travail, la famille, la propriété… et en transférant leurs données à leurs supérieurs ils déclencheront l’invasion des extraterrestres. Durant tout le film, on baigne dans une ambiance d’étrangeté et de frayeur. Alors que l’invasion a commencée, un os vient enrayé la maniche ultra technique des envahisseurs : un concept auquel ils n’avaient pas pensé, tout droit sorti de la… Bible ! Merci petit Jésus !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19577151&cfilm=253069.html

Phil dit: 17 mars 2018 à 0 h 46 min

(la vie sexuelle des crocos, dear Annelise, c’était aussi au programme du Palace..)
coup de manivelle arrière: vu « Daïnah la métisse » de Grémillon (Pauledel aime le cinéaste)..1932, début du parlant. formidable, fond et forme, pour seulement 60 mn d’un film mutilé par la censure.
pour se remettre du choc, vu un Frankenheimer avec Rock Hudson en banquier fatigué de sa femme (déjà !) qui paye pour sa propre disparition et son « reborn » après chirurgie esthétique. une rareté qui vous emplit de cinéma.

Annelise dit: 17 mars 2018 à 9 h 17 min

Quel acteur fut-il, Phil? ..du mal à l’estimer sous ce jour, connaissant mal sa filmographie contrairement à celles de James Dean ou Clift.. je sais qu’il fut ouvrier agricole..le côté athlétique a dû l’y aider, enfin il y a aussi de t belles photos de JDean en lunettes, photographié à la ferme avec un cochon que George Clooney, réputé enclin à l’affectueuse compagnie de ces animaux n’aurait pas renié. .l’ai vu aussi en moustache garantie 100% testostérone ds « Mc Millian », « Destination Zebra » avec Ernst Borgnine (aimé retrouver ce dernier en H de ménage ds Bienvenue à Gattacca).. »Un pyjama pour deux » avec Doris Day, « Le secret magnifique » au titre peut-être prémonitoire, sa géante prestation avec Liz Taylor où l’amitié entre les deux fut fondée (il était déjà victime d’un chantage) et en amoureux de Krystle Carrington ds Dynasty, sortie de là ?.. Evidemment qd il annonça la couleur « dont il espérait ne pas mourir ». si émacié, courageux ..Malade, avec son Kaposi devenu impossible à masquer, aucune compagnie n’a voulu le rapatrier à l’époque et je ne sais pas si ce n’est pas de nveau la Taylor, qui déjà avait ôté avant que la presse n’arrive les dents de la bouche de Monty saoul comme une bourrqiue pour éviter qu’il ne s’étrangle qui n’a pas mis la main à la poche pour payer le vol qui le ramènerait chez lui.. gde Liz

Annelise dit: 17 mars 2018 à 9 h 28 min

Virginie Calmels, l’adjointe au maire de Bordeaux ds l’émission de Laurent Ruquier, vraiment? La confrontation avec Christine Angot a dû chauffer le poste.. Je suis t loin de vivre en continu en Nvelle Aquitaine, Gilles. ..ai dû en tt cas me frotter les yeux en voyant passer sur page Orange l’annonce salon du livre Paris avec pour invités mis en avant Loana et Capucine Anav, ai-je b lu?

Annelise dit: 17 mars 2018 à 10 h 15 min

Salon du livre
En revanche vs pourriez aller faire le plein de signatures avec votre ex d’ici, Sophie Avon « La Petite famille »(Mercure) où les rêves de maternité et d’harmonie de Camille vt prendre un drôle de tour, « Le commun des mortels »(Editions de l’Olivier) de Gérard Lefort dont certains extraits m’ont plaisamment rapportée à Tangerine dont je parlais il y a qqjours..scènes tendres et cruelles où Jean, « drôle de pistolet », fait par paliers à Nico la confession qu’il est homo (« alors qu’il couche avec sa soeur pour éviter que sa mère ne le bassine pour qu’il ramène des fiancées à la maison)avant de l’appeler mon petit chou, le câliner un peu « ms pas plus, parce qu’il se fait qd même la frangine », où encore Antoine, que Mathilde bourrée de calissons engraisse de ses petits plats bourgeois, et qu’il rêve de balancer en bas de l’immeuble pendant qu’elle met de l’engrais au rosier.. »Minou » saura t-il résister?..construction croisée à la « Magnolia » de Paul Thomas Anderson… « Kong » (Grasset), de Michel LeBris, fresque monumentale de 900 pages sur le film version romanesquée-documentée d’enfer.. »L’Express de Bénarès », à la recherche d’Henry J.M Levet (Fayard) de Frédéric Vitoux qui fut critique à Positif, ami de Roger Tailleur auquel il a consacré « Il me semble que Roger est tjs en Italie », le livre d’Axel Cadieux « Voyages à Twin Peaks », celui d’Emmanuel Burdeau sur Verhoeven et celui d’Hervé Aubron sur Pixar (ts 3 chez Capricci).., tous, absolument tous les livres de Charles Tesson, même s’il faut les commander, signer des deux mains et des pieds pour une réedition si nécessaire – en particulier celui sur Bunuel, trésor d’intelligence et de dextérité littéraire et celui sur Satyajit Ray, le Noel Simsolo sur Sergio Leone, celui de votre Passou d’à-côté RdL pour vs assurer qu’il existe en vrai, « America » – pour jouer l’homonymie avec le film de Claus Drexel – revue (trimestriel?…suis tombée dessus par hasard ds une librairie loin de Bordeaux) apparemment estampillée La Grande Librairie et France 5, ds laquelle les inconditionnels de Paul Auster pourront le retrouver ds un long entretien conduit par Busnel à (très)luxueuse icono.. c’est le nom de Laura Kasischke écrit en plus petit qui m’a attiré l’oeil… et sinon, qq Russes devraient bien arriver à surnager du fatras?..j me rappelle un temps où ils n’étaient en effet pas trop mvais, où Woland en haillons dressait Behemot à des tours plaisants…puis si vs n’en dénichez aucun, on n’aura qu’à demander à Abaddona d’ôter ses lunettes et.. paf ! Plus rien. Mais vs perdrez ainsi ttes chances de savoir grâce à Loana ce qu’il s’est réellement passé ds la piscine avec Jean-Edouard

Annelise dit: 17 mars 2018 à 10 h 28 min

..sans oublier l’indispensable « Madame du Deffand, Lettres à Horace Walpole » (Le Temps retrouvé, Mercure de France) avec excellente préface d’Antoine de Baecque..ms oui les cinéphileux peuvent lire, qd ils sortent des salles obscures

Phil dit: 17 mars 2018 à 10 h 29 min

pas encore convaincu du jeu de Rock Hudson, dear Annelise, trop souvent apparu en John Wayne à la ramasse comme si le destin contrarié perçait la pellicule. il enfile (sorry ) les rôles de grands faibles, s’en tire bien uniquement lorsque Sirk, faux américain vrai danois inspiré de Dreyer, mène la danse du diable comme effectivement dans « Le secret magnifique », magnifique technicolor qui cassepète comme un bonbon US des années 50. bouclons la boucle, Fassbinder se nourrira de ce cirque, Sirk.
(indeed, Liz Taylor a prêté son Boeing (faut ce qu’y faut) pour lui permettre de mourir sur ses terres yankee, après sa mise à la porte de la clinique (privée) parisienne. A la décharge des Français, c’étaient les années paniqueuses)

Sylvain dit: 17 mars 2018 à 10 h 59 min

« grande Liz Taylor ».dans votre genre vous n’êtes pas petite,Anne-Lise…

Merci pour la liste.je vais me faire twin peaks,Lefort,du Deffant et kaschiske!

Auster, bof.

C.P. dit: 17 mars 2018 à 11 h 41 min

Rock Hudson beau et froid dans « The Last Sunset / El Perdido » de Robert Aldrich (scénario de Dalton Trumbo). C’est Kirk Douglas qui emporte le morceau, malgré l’amour incestueux et la fin… un peu pathétiques et téléphonés.

Phil dit: 17 mars 2018 à 13 h 20 min

merci CP, pas vu ce film…Aldrich: « en quatrième vitesse » (traduction débile d’un excellent film, oublié le titre vo) ) inspire aussi le film « Seconds » (opération diabolique, traduction également débile en français; décidément quels noeudsnoeuds étaient aux manettes des contrats d’exploitation) des réincarnations de Rock Hudson en double vie. les bons réalisateurs auraient donné à R. Hudson le rôle qu’il jouait dans la vie.

xlew dit: 17 mars 2018 à 13 h 23 min

Dans les McLaglen, il n’est pas trop engoncé. Dans le Tobrouk de 1967 des Américains, celui de Hiller, il y a des scènes qu’on croirait construites comme des clins d’oeil à sa condition d’éternel acteur undercover sous la pluie des gossips d’Hollywood, je pense à une scène où le colonel joué par le grand Nigel Green, le Noël Roquevert des Brits, le briefe avant une mission alors qu’il est nu sous la douche improvisée et fait saillir son torse rutilant de gouttes d’eau ou de sueur, on ne sait pas se prononcer, le désert étant sans pitié pour la peau, Commandos canucks, bérets verts des rats du désert, marines, Afrikakorps, tous les goûts des uniformes sont dans la nature des fourrures des poils de l’homme.
Dans le Sirk Heaven can wait, introducteur de la chemise de bûcheron dans la subculture rock grunge américaine, quand même, hélas dévirilisée par les barbudos parisiens actuels qui roulent en Triumph, époque de taxidermie, de collage, de mime, si tu ne vas à à Tobrouk, El Alamein viendra à toi comme on dit dans la Libye des Zodiaks d’aujourd’hui.

P. comme Paris dit: 17 mars 2018 à 14 h 24 min

« en quatrième vitesse », Mickey Spillane :
1955 : En quatrième vitesse (Kiss Me Deadly) de Robert Aldrich, d’après le roman éponyme.

Annelise dit: 17 mars 2018 à 14 h 34 min

Merci p le Aldrich, P comme paris
« le colonel joué par le grand Nigel Green, le Noël Roquevert des Brits, le briefe avant une mission alors qu’il est nu sous la douche improvisée et fait saillir son torse rutilant de gouttes d’eau ou de sueur, on ne sait pas se prononcer, le désert étant sans pitié pour la peau »
et plus loin
 » la chemise de bûcheron hélas dévirilisée par les barbudos parisiens actuels qui roulent en Triumph, époque de taxidermie, de collage, de mime »

mmmmh..on en redemande – je parle évidemment de la prose de Lew. Je rappelle néanmoins que ds « l’H qui tua Liberty », en ce qui m concerne j’apprends à lire avec Stoddard ms à la fin j’épouse Tom et regarde fleurir les cactus ds le désert depuis le perron de guingois.. pas tjs fan de John Wayne, ms.. le borgne Ford.. puis les manuels, j’aime b..gdes mains, ça peut tjs servir.. au lieu d’avoir les deux pieds ds le même sabot, au potager ou p vs réparer une chaise ils savent faire
Tiens, chez Hathaway (?) le Gd Sam, outre le Marion Morrison naturellement déhanché par la chute de cheval, on retrouve le moonfleetien Stewart Granger aux narines sur-écartées et une Capucine florale, titilleuse du coincé ronchon qui ns fait le plaisir de ne rien avoir avoir avec Mademoiselle Anav.. et comment s’appelle le jeune? Serait-ce le même Rick Nelson que ds le Rio Bravo de Hawks ? Révisons révisons.. la 1ère bonne réponse se verra offrir après tirage au sort sous contrôle d’huissier un dîner presque parfait, filmé en direct live avec la ministre de la culture ou (au choix) Hélène Carrère d’Encausse, concocté par Cyril Lignac et Laurent Delahousse, qui sera diffusé ensuite au mythique Palace exceptionnellement ré-ouvert au même endroit, rue du Fg-Montmartre pour l’occasion.. M C Solar, Boltanski, Gilbert and George, David Hockney, Georges Moustaki(sous réserve) et Adamo pour commensaux

Annelise dit: 17 mars 2018 à 14 h 38 min

Phil..le docu sur les crocos était au Palace ! Je n’y allais js ou presque, et ce soir-là.. de sortes de banquettes très commodes p suivre le film..et aussi un dîner chaneleux en diable, au Privilège, t bien..,ah oui, sauf que j’avais été malade ds la nuit, intox alimentaire carabinée…je ris et peux le dire maintenant qu’il y a prescription

C.P. dit: 17 mars 2018 à 15 h 15 min

Phil, cela m’étonne que vous n’ayez pas vu « The Last Sunset » (produit par Kirk Douglas lui-même), parce que la chanson « Pretty Little Girl in the Yellow Dress », signée par Dimitri Tiomkin, a été aussi un tube.

P. comme Paris a bien donné la référence de « Kiss me Deadly » de Robert Aldrich d’après Mickey Spillane. Ce film m’avait frappé à sa sortie. Revu mainte(s) fois, il avait été très remarqué , malgré de précédentes adaptations de romans de Hammett et Chandler par exemple.

En passant, pour Annelise et les autres amateurs de Frederick Wiseman, il a désormais une adresse fixe à Paris et travaille à un nouveau montage. Nous l’avons entraîné hier soir à la première de ITHAQUE (Christiane Jatahy à l’Odéon-Berthier). Le vieux monsieur paraît en bonne forme, il va partir le 27 mars skier à Val d’Isère ! A 88 ans, prudence !

Annelise dit: 17 mars 2018 à 15 h 36 min

merci C.P p la belle info..à suivre !vs allez rendre fou Eriksen, amateur éclairé de FW dont il a tjs dit ici qu’il le considérait comme le meilleur documentariste au monde.. s’il skie, ce qui ne m’étonnerait pas, il est capable de filer sur les pistes pour discuter tt en slalomant d’Ex-Libris de NY, de Titicut ou de la National gallery
En revanche chez Malick, les Moissons du ciel, je tombe à coup sûr amoureuse du fermier, si bon doux et simple, Shepard marguerite à la boutonnière et chapeau melon sur le sentier ou écartant doucement les bras en un geste d’impuissance lorsqu’Abby, qui en a vu de ttes les couleurs et va trouver auprès de lui un petit refuge, lui demande comment il se fait qu’il n’a js été amoureux

xlew dit: 17 mars 2018 à 17 h 30 min

Je me joins à vos commentateurs fidèles qui vous souhaitèrent de prendre soin de vous si vous êtes en mission, Annelise, take good care.
Juste un pêle-mêle et puis bonne soirée, si vous me le le permettez.
La dimension homoérotique amphibienne est très forte entre le monstre et Strickland dans le film de del Toro ;-) .
Le deuxième amendement c’est Samuel Lapp, le petit Amish, qui en parle peut-être le mieux.
À son pépé qui lui demande comment il peut, lui, minuscule Hobbit innocent aux yeux humides de petit baleineau rorqual bleu qui vient de jouer avec le Colt du lieutenant John Book, faire la part des choses entre le Bien et le Mal, Samuel répond : « Parce que, lorsque quelqu’un fait le mal, je le vois ! ».
Je ne plaisante qu’à moitié, les partisans de la justice immanente ne sont pas toujours ceux qu’on croit.
Sur le doc de Drexel, et d’après ce qu’on en voit dans la BA, il n’a pas l’air de faire péter la carte dualiste à bout portant, je rejoins les coms qui ont pu le dire avant moi plus haut (et Alley a raison de rappeler que les armes à feu et les couteaux chez nous sont légions), je sais bien que sur les plateaux des débats télé français on a tôt fait de dégainer l’image du redneck, pauvre tache tout juste bonne à rééduquer, mais c’est aller vite en besogne, je connais le doyen d’un département de la fac de droit de l’U de Tennessee qui est pro-gun (il fait s’entraîner sa fille de 14 ans dans les sables désertiques d’un ancien névé des Smoky mountains pendant les vacances d’été), spécialiste du droit de l’espace aux USA, il n’a pas particulièrement ce port de tête de veau complaisamment décrite ici ou là par les journalistes parfumés de Càvous.
Vous aurez beau détester Bannon, si vous n’êtes pas pro gun-free zone, vous serez toujours le fasciste de service, sur CNN comme à France 5.
De plus, la tête des Arizoniens du doc me fait irrésistiblement penser au visage buriné de Jim Harrison photographié quelquefois en son ranch du Michigan, homme de lettres passionné par la chasse donnée aux oiseaux, et de leur mitonnage dans des sauces de tradition culinaire française.
Lui peut plastronner avec un fusil à la main, on lui pardonne car il est pote avec Peter Fonda, il fait obligeamment le lien entre les cul-terreux qui aiment rouler en pickup trucks et les dieux blonds de la haute culture qui prit racine vers 1969 à Hollywood, Los Angeles, California.
Cela me renvoie aux documentaires de Jean-Xavier de Lestrade qui fit un fabuleux film en 2002, une entreprise qui sauva du death row un jeune américain noir scandaleusement mal défendu par un avocat commis d’of (jusqu’à 10% des condamnés à mort sans doute victimes d’une erreur judiciaire aujourd’hui encore).
Tout cela pour voir la faculté de son sens critique partir en vrille lorsqu’il décida quelques temps plus tard de se consacrer entièrement à prouver l’impossibilité pour un prof de fac (vous n’y pensez pas !, un universitaire capable de balancer son épouse au bas d’un escalier et la tuer..? Non..! Comment ? il aurait fait la même chose dix ans plus tôt avec la femme d’un ami alors qu’il était en poste en Allemagne ? Allons bon, le hasard, vous-dis-je un malheureux accident de hasard, une conjuration des shériffs du Redneck County, sûrement !) de se retrouver dans la peau d’un assassin.
Le Drexel a exactement la même texture ou mouture qu’un autre doc sur les Mormons tourné il y a une vingtaine d’année, la chose décrite était difficile à entendre et les exemples insoutenables pour nous (en l’occurrence la polygamie).
Il choisissait d’endosser la même empathie pour pénétrer les cercles familiaux et libérait les mêmes effets de conclusion.
Les femmes et les hommes changent, y compris au centre d’institutions qui semblent vérrouillées, les Mormons d’aujourd’hui ne sont plus ceux de 1995 (la liberté de culte pour tous est un dogme inconditionnel chez eux), bref la société américaine est une trame qui donne une multiplicité de passements, de tapisseries, c’est dommage que les tenants de la diversité, à tout crin proclamée, ne se donnent pas la peine de l’observer, alors qu’ils sautent sur les analyses les plus faciles.

bouguereau dit: 17 mars 2018 à 18 h 25 min

ce lumpène là sil était pas si hautement hutile y’a bien bien longtemps qu’on l’aurait désarmé

bouguereau dit: 17 mars 2018 à 18 h 49 min

…Aldrich: « en quatrième vitesse »

un peu surfaite la boite à malice..l’uber allesse c’est l’empereur du nord havec gras double et marvine..là c’est du grand drame entre le prolo et esprit pionnier..et mano a mano..sans smit et véssone..qu’est caca dpuis qu’on sait qu’c'était la marque préféré à sadam

Annelise dit: 17 mars 2018 à 23 h 24 min

John Marcel you here? My pleasure. Ne critiquez js Lee sinon grabuge, signé the lonesome cowgirls qui ne veulent pas tjs forcément du mal
Des Eriksen Phil ou Lew 17h30 voient fin, chance p les lecteurs

Phil dit: 18 mars 2018 à 0 h 44 min

« kiss me deadly », c’est bien le titre, p comme paris. souvent souvent confondu (le titre) avec « the dead kiss » de fuller, bon film à ne pas déflorer (plus aimable que spoiler) aux novices. dire simplement que la première scène est aussi mémorable que l’incipit de Soul Bass pour « Seconds » où Rock Hudson joue les réincarnateurs.
CP, xlew, pas vu ces films, réjouissance à venir.
Le Boug welcome, « La boite à malices » faisait son effet à la date de sortie de « Kiss me deadly » (55 ?). Le cinéma d’un siècle vieillit plus vite que mille ans de littérature. l’entrée de la Ciotat fait rigoler aujourd’hui les ipodés youtubeur qui n’inventent pourtant pas la poudre avec leurs selfies culture. supportent-ils encore le noir et blanc ? plus que 3 projecteurs à 35 mm à Bruxelles, capitale of old iourope, les esprits se numérisent.
Istvan Szabo (Mephisto) regarde une version numérisée de son film: « c’est excellent, les visages sont simplement un peu jaunes ». enjoy

Annelise dit: 18 mars 2018 à 10 h 10 min

Plusieurs posts solides au-dessus, entre les frères Franco, Kurosawa, Wiseman, la controverse pêchue with Danish, Phil au western, Bouguereau apparu comme la sainte de Xiannoli et Lew en witness des Mormons, suis gâtée..
Lew 17h30, « les exemples insoutenables de polygamie » j crains que ds le bon esprit franco-french il soit « encore plus » intolérable chez les Noirs comme l’avait suggéré qqpeu abruptement HCE…les Mormons – bah – on s dépêche de voir ça comme une fantaisie folklo, rien de trop sérieux..Peter Weir avait été malin de ns refiler Goudounov (parfait en méchant dessoudé par Bruce Willis ainsi que le t regretté Alan Rykman. .) pour nous décrire sur pointes le mode de vie différent…Indiana Jones qui danse à la grange avec Kelly Mc Gillis, et tt de suite la pilule passe mieux, carte verte en vue
(plus loin…) « Vous aurez beau détester Bannon, si vous n’êtes pas pro gun-free zone, vous serez toujours le fasciste de service, sur CNN comme à France 5.
De plus, la tête des Arizoniens du doc me fait irrésistiblement penser au visage buriné de Jim Harrison photographié quelquefois en son ranch du Michigan, homme de lettres passionné par la chasse donnée aux oiseaux, et de leur mitonnage dans des sauces de tradition culinaire française.
Lui peut plastronner avec un fusil à la main, on lui pardonne car il est pote avec Peter Fonda, il fait obligeamment le lien entre les cul-terreux qui aiment rouler en pickup trucks et les dieux blonds de la haute culture qui prit racine vers 1969 à Hollywood »

Exact. Cela dit le gd Little Jimmy que j’ai un peu connu – ms moins que l’autre(Crumley) – pleurait, d’un seul oeil, certes, forcément, ms à chaudes larmes si son chien était malade… pas le profil à dresser le dogue baptisé « Tonnerre » ou « Féroce » à mettre le clandestin mex en pièces ou le tirer aux doum-doum.. l’arbre ne se reconnaît pas seulement à ses feuilles, ms surtout à ses fruits.. »Wores » de Crumley, un de ses plus beaux livres.. torpeur poisseuse, violence ms aussi tendresse profonde. .votre com sur le Drexel, ou la remarque de CP sur Gorbio disent juste
Bouguereau, permettez une question : pas la possibilité jusqu’ici de regarder les adresses mail.. je vs ai donné du JM en supposant que c’était real name, peut-être est-ce juste parodic pseudo? Me suis tjs demandé si vous n’étiez pas Emmanuel ? Ce phrasé phonétique,à crépitement vitaminé. .ms il y a parfois une sorte de porosité sporadique entre blogués.. des échanges, ou reprises d’expressions, annexion de tournures..c’est intéressant d’ailleurs.. lgtps cru ainsi que Lew et Eriksen étaient même personne, ce en quoi je sais maintenant que je me trompe…enfin tant pis, je ne vérifie quasiment js
Si vs êtes cet homme de Libé, j’aimerais profiter de la 1ère fois que vient ici qq du journal formule historique qu’on a tant aimé..je regardais des photos de Blandine Jeanson, figure chère à plusieurs titres.. si belle et intelligente.. ds La Chinoise ms pas seulement..cru remarquer sur divers clichés qu’elle coupait les cheveux des copains? Hapax, ou elle y avait tendance? pourquoi?.. soin touchant.. coiffeuse, c’est tt un art..il ft s’y entendre..moi ce serait plutôt le stylisme..je repère en un clin d’oeil quel dress-code, quels coloris vs iront.. championne p le choix des chaussures, je vs le dis cash..après chacun fait fait fait ce qu’il lui plaît

Phil dit: 18 mars 2018 à 11 h 26 min

Jean-Marcel Bouguereau ne s’encanaillait que chez le regretté Michel Polac…masque et plume me semblent différents du prestigieux bougreau à passou même s’il cotise aussi à Libération. certains réalisateurs osent des métamorphoses que les producteurs refuseraient et le public marche.

bouguereau dit: 18 mars 2018 à 11 h 42 min

quand mino j’ai intégré mon bahut à la ville y’avait un genre de comité..4-5 gugusses interclasse mi-redoublants et tout a faits pénétrés qui exercaient leur autorité morale à baptiser les bleues et les nouveaux prof d’un surnom..les blazes étaient essayé..retestés..abandonnés..repris..pour que le plus pire soit absolument certain ça pouvait prende des mois..et quand je pense à la littérature c’est sur leur tête que je vois une langue de feu anelyze

bouguereau dit: 18 mars 2018 à 11 h 51 min

Le cinéma d’un siècle vieillit plus vite que mille ans de littérature

je n’en suis pas si sûr..il a plus parti lié avec la technique..un vrai mariage d’amour..et la littérature se pavane trop d’en être une..de raclure de siècles..c’est le problème de tous ‘les arts’ académiques..commes les religions..elle oublie leur artefact..et du coup elle méprise et elles se flattent..un peu comme polo qui part en province dans son repaire d’aigle

Annelise dit: 18 mars 2018 à 12 h 05 min

Sangre y tripas, si vs me sortez le nain de Silencio, le mangeur de beignets et la Laura palmée, j déclare la séance ouverte ! eh bien welcome Bouguereau. .tjs b déjà d’avoir été minot un jour, d’être allé au bahut pénétrer les bleu(e)s d’autorité morale sans se blazer. .les premiers tps chez PA, j’avoue avoir eu du mal à démêler qui de vs et de Goldschmidt historien-géographe?..ce ton poilé aux pattes, certaine drôlerie de détonant mélange..moins maintenant, allez savoir pourquoi? A moins que le Narquois ns ait fait le coup des Promesses de l’Aube pas du tt dorée, qq raisons.. Donc vs et Emmanuel, séparation de corps et d’esprit – dont acte

Phil dit: 18 mars 2018 à 12 h 21 min

Loulou de Pabst sonorisé en techno, exemple de film reborn avec succès.
Redl qui fait passer l’histoire avant le genre survivra à Call me by your name. les bons films comme les millésimes ont une durée de vie, dans le doute, à consommer avant la disparition de la pellicule
Anelyze..bon nickname !

Annelise dit: 18 mars 2018 à 12 h 43 min

Tous les autres m’appellent Ali, Phil
Twin P, il y a le livre d’Axel Cadieux « Voyages à Twin Peaks » (Capricci)
« Le recueil tient à la fs du récit de tournage, du décryptage d’un phénomène culturel hors norme et du reportage au coeur d’une amérique fantasmée, au plus près de la série » (4ème justifiée, p bon job du « journaliste à Sofilm et Society, qui collabore également à Arte et Canal »)
M’apprête moi-même à partir en petit voyage, bouclage de la valise m’empêche de vs trouver un bon doc qui vs aurait fait rêver sur Dale etc..un peu kitsch, à s’en lécher les babines, ts les acteurs avant/après… réclame à l’ancienne chez le coiffeur où on feuilletait Nous deux, romans-photos à vraie balle narrative où le héros avait tjs de fx-airs de Mike Brant..
faute de, vs mets en ligne celui-ci, ersatz de l’original plus brut auquel j pensais, au-revoir
https://www.youtube.com/watch?v=Sm_gIh_Lz1Q

Annelise dit: 18 mars 2018 à 12 h 54 min

Non sans avoir glissé un Kyle, quasi sosie de Louis Jourdan ds le sac du goûter avant de mettre (providentiellement) les voiles

C.P. dit: 18 mars 2018 à 14 h 26 min

Heureux de lire ici bouguereau, narrateur hier-ailleurs des aventures de Dédé sur d’autres planètes alors qu’il a vu finir sur celle-ci, du moins en France, quelques habitudes rurales, tout en en conservant les recettes de cuisine … Et qui me conseillait comme fruits-de-mer les ormeaux.
« Gras- double » pour Borgnine, ce n’est pas gentil, mais soit pour cet autre Aldrich, avec Lee Marvin et les trains ! Ce qui a vieilli dans « Kiss Me Deadly », c’est surtout la valise radio-active, non ?

Emmanuel dit: 18 mars 2018 à 14 h 45 min

Annelise,ella cte fasson chamanik dfer kim troubl!!;1incarnation ptimitive à ailetoutseule des « peup boreaux » kP

Emmanuel dit: 18 mars 2018 à 14 h 54 min

suite;;kPassouline décrit ssurerdéhel;.Jeanmalaurie céherhenesse ,chéel cé naturel; Phil11.26: gé pasuivi );.. Chui pa Bouguereau ,jéjamé travailler danzocun journal éjli pluLibé dpui déplombes;navé kadmander ,annelise!;votManu-manu kemerait aller omerlan ssicévou aubac;.

Jazzi dit: 18 mars 2018 à 16 h 07 min

Il va jamais au cinéma, le boug ! Mais on est heureux d’accueillir un SDF devant lequel toutes les portes se sont fermées, surtout quand le grand froid est de retour !

Phil dit: 18 mars 2018 à 16 h 23 min

Emmanuel, pas connu les empoignades de Droit de réponse de Michel Polac ? Jean-Marcel Bougreau de Libération boyscout gauchiste s’en tirait bien, JF Kahn postillonnait déjà à tout va, Dominique Jamet du quotidien de Paris réactionnait, etc..et ceux de l’Humanité, brillants et cultivés, comme leurs critiques cinéma d’aujourd’hui. les seuls à connaître le cinéma d’Europe de l’Est, dommage collatéral du communisss

bouguereau dit: 19 mars 2018 à 13 h 15 min

si j’y vais..même que c’est souvent accompagné de sales jeunes et que je choisis pas souvent..par exempe la forme de l’eau..et c’est vraiment pas trés bon baroz

bouguereau dit: 19 mars 2018 à 13 h 19 min

« Gras- double » pour Borgnine, ce n’est pas gentil

c’est la traduc officielle de ‘fatso’ qui lui colle a la peau depuis..depuis je ne sais plus quel film..un gars assez inquiétant qui n’a jamais eu un vrai grand role a sa mesure

bouguereau dit: 19 mars 2018 à 13 h 25 min

Ce qui a vieilli dans « Kiss Me Deadly », c’est surtout la valise radio-active, non ?

c’est un peu chiqué pas étonnant que godard en était coiffé..un polar ça doit ête sec à l’os..sobre comme sans effet..le beau doit toujours y être a effet retard..un peu comme la crucifixion de jésus..je sais pas si jme fais comprende

bouguereau dit: 19 mars 2018 à 13 h 32 min

c’est à queue, le boug !

des histoires de tétards qu’un moutard a oublié et qui crèvent dans une vieille bassine

C.P. dit: 19 mars 2018 à 14 h 02 min

Ah, mais si, bouguereau ! Borgnine a eu un « premier rôle » assez émouvant (et oscarisé) dans MARTY de Delbert Mann. J’ai vu ça bien après sa sortie, mais au fond le bonhomme (aux dents de la chance) a été efficace ailleurs, souvent dans des figures de méchant, mais pas toujours.

Jazzi dit: 19 mars 2018 à 14 h 13 min

Il a un superbe corps, le monstre, le boug, mais malheureusement on n’en voit pas la queue. Trop romantique à ton goût, ce film ? Et aussi frustrant que du Tom of Finland sans membre !

Jacques Chesnel dit: 19 mars 2018 à 17 h 16 min

Borgnine, oui, CP, à voir également dans « L’empereur du Nord » de Robert Aldrich

bouguereau dit: 19 mars 2018 à 19 h 03 min

répugnant ton merlan..à faire des souchis pour les goules ton pédé passif..pourtant l’eau c’est un grand élément cinéphilique..mais là..dla plombrie qui fuit

bouguereau dit: 19 mars 2018 à 19 h 10 min

(aux dents de la chance)

et des yeux de pitbull par dessus..’un physique’..et aussi ‘un mental’ a faire peur..c’est assez rare des morceaux pareils

xlew dit: 19 mars 2018 à 19 h 46 min

Le New York 1997 de Carpenter comporte au moins une réplique entre Cabbie, le chaufman de taxi joué par Borgy, et Snake, qui semble être un clin d’œil à la trajectoire de la carrière d’Ernest.
Dans ce même film on peut entendre un extrait de la Cathédrale engloutie de Debussy.
Le film de genre américain aime citer les grands français en dehors des commémos officielles.

Jazzi dit: 19 mars 2018 à 20 h 11 min

Parfois je me demande si je suis le seul ici à continuer à aller au cinéma ?

Aujourd’hui j’ai vu un film d’horreur, qui n’est pas du tout mon genre, « Gosthland », de Palcal Laugier, avec la belle Mylène Farmer ! Dans la salle, essentiellement remplie d’ado, on n’entendait pas un pop corn craquer sous les dents ! Hystérique du début à la fin. Pénible, mais bien foutu…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19576395&cfilm=246532.html

C.P. dit: 19 mars 2018 à 22 h 11 min

Jacques Chesnel, oui, aussi ! bouguereau avait dit son goût pour « L’Empereur du Nord ». Au-delà de Borgnine, je revois la filmographie de Robert Aldrich, et sur trente ans elle est impressionnante. Parfois on oublie que tel ou tel grand truc est de lui. Et il en a dirigé, des gueules ! Quand j’étais gamin, c’est « Vera Cruz », « Bronco Apache » et « Attaque » (avec Jack Palance) qui m’avaient marqué.

Eriksen dit: 20 mars 2018 à 9 h 02 min

@ Annelise ( 16 mars 2018 à 10 h 31 min et 16 mars 2018 à 15 h 45 min )
je vais essayer d’éviter le combat de boxe (avec Ali en face, c’est préférable ! ). Cependant la réduction que vous opérez sur les relations humaines du film par des qualificatifs par trop abondants pour être honnêtes (mic-mac puéril, chuchotements pusillanimes … gnangan, frelaté de bout en bout, sacrément plombée en moraline, fausseté, mièvre, d’une condescendance induite , d’une bêtise quasi insultante, balourde histoire) me semble très injuste. Mais il n’y a rien à discuter la dessus… Si j’avais un temps infini à disposition je mettrais côte à côte certaines scènes des films que nous avons appréciés à coté ce celles de Call Me, et je pense qu’il y aurait autant de finesse. Une finesse suspecte ? peut-être. Et alors ? Suis-je le gardien de quelque chose ?
Cependant, votre éclairage m’apporte. Si d’habitude c’est plutôt dans la sensibilité et l’analyse, ici ce sont vos amours / détestations qui donnent à sentir quelles cordes vibrent en nous avec Call Me. Du coté ce qui vous plait au tréfonds, il y a la plèbe, l’exaltation et la douleur sublimée. Et dans ce qui vous déplait au même degré, l’élite satisfaite, la tiédeur et la douleur circonscrite. Et de post en post, vos amours et vos détestations sont ici bien partagées… (nous sommes encore bien chargé de romantisme). Ces détestations vous font prendre ce film pour ce qu’il n’est pas, à savoir la représentation « proportionnelle » d’une époque. Si vous acceptiez d’entrer dans l’intimité de cette élite pour en percevoir l’état d’esprit, vous ne feriez pas au film le reproche que « cela ne se passait pas tout à fait comme cela, en général ». Vous avez peut-être raison, mais le cas général n’est pas du tout le point de vue qui intéresse le cinéaste. Il nous parle d’une élite sur laquelle les affres du monde semblent glisser. Il s’en bat les c. de savoir si c’est « historiquement ou sociologiquement faux ». Vous m’excuserez Annelise, mais votre propos est celui d’un gardien du temple ! Comme si 1983 + homosexualité se devait absolument d’impliquer oppression, moraline, maladie. On pourrait d’ailleurs s’interroger sur l’étrangeté que représente le choix de donner la date de 1983 à un film homosexuel qui n’évoque jamais le SIDA… Encore une provocation ! En passant, cela commence à faire beaucoup de provocations pour le mélo série Z type Harlequin que vous décrivez : çàinterroge.
Plus j’y pense plus je trouve que la force de Call Me tient en partie dans ses provocations tous azimuts… bien éloignées des conventions qu’on lui suppose ici.
PS : L’amant des Morts de Riboulet (dont vous m’apprenez la mort) m’avait fait penser au mythe d’Icare : libération et toute puissance juste avant la chute.

C.P. dit: 20 mars 2018 à 11 h 01 min

Jacques (Barozzi), ce blog me fait au moins aller un peu plus au cinéma. Intrigué par la divergence des avis touchant « Call Me by Your Name », j’ai vu le film. Je l’ai trouvé long et « lâche », non pas au sens d’un manque de courage, mais comme on le dirait d’un tissu. La famille d’Elio m’a paru vivre, en 1983 ou non, dans un hors -temps confiant. Je doute fort qu’il y ait un clin d’oeil à propos d’Oliver débarquant avec de gros sabots américains dans une Italie distinguée, et d’ailleurs Aciman défend ce personnage de son roman en louant l’adaptation de James Ivory. Je n’ai pas vu les deux films précédents de Guadagnino, qui éclairent peut-être celui-ci, en tout cas je me suis un peu ennuyé.

J’ai enfin vu aussi « America », et lu l’entretien dans lequel Claus Drexel se montre épouvanté par les dangereux zozos et en particulier la zozotte qu’il a rencontrés. Or, après « Ithaque » au théâtre, j’avais un peu parlé avec Wiseman (ou plutôt je l’avais écouté) que ce documentaire n’étonne pas. Toujours équanime, il dit que l’Arizona vu par Drexel , ce n’est pas New York, mais pas non plus les Etats-Unis en général. Mon sentiment personnel ne change pas pour ce qui concerne un comparable amour des armes aux Etats-Unis et ailleurs, sauf que la Constitution américaine permet à chacun l’achat d’instruments plus sophistiqués…

Annelise dit: 20 mars 2018 à 11 h 03 min

Vous m’excuserez Annelise, mais votre propos est celui d’un gardien du temple ! (Eriksen)
Ah ah ah..quel rhéteur. La qualification, suis b forcée d’y sacrifier ds mes colonnes, sauf si je choisis de n’en pas parler… 90% de la presse avait donné dans de bien différentes, appuyant au marteau les prestations d’Arnie & Timothée, « délicieux », « exquis », « ravissant », « une Italie de rêve où tout n’est que beauté »… réécoutez le Cercle, relisez presque ts les papiers au moment de l’oscarisation éventuelle, déchaînement de compliments unanimes allant ds votre sens..je ne vs dis pas que j’ai raison d’avoir tort, mais c’est comme ça.. j suis loin, occupée hélas à autre chose, et qui vs dit d’ailleurs que j’aie jamais justement tant envie de « discuter » que ça, Eriksen?
Cela ne m’empêche pas de vs entendre.. La discussion ? Ds le domaine de l’art, une illusion à visée svt consensuelle alors que j préfèrerai tjs une bonne vieille radicalité qui ne se calcule pas trop.. principe de la friction, du côte-à-côte ou de la juxtaposition qui envisage tranquillement l’autre côté sans chercher à tout prix à se mélanger…aussi une forme de respect..le mix ne se décrète pas, la miscibilité est affaire t délicate,avec une dimension magique et gratuite?.
si au moins c’était vrai comme vs dites que le cinéaste « s’en bat les c. de savoir si c’est « historiquement ou sociologiquement faux ».., je lui tirerai volontiers mon chapeau s’il avait commis une oeuvre en liberté décalée, qui en effet ne tient compte que d’une propre logique romanesque intrinsèque sans prétention à renseignement, ni « vraisemblance » ni pédagogie. .ms cela ne me parait pas le cas, Call me semblant installé entre deux chaises et voulant profiter de tout, là où d’autres films à prétention moins efficace et démonstrative ont fait mouche de façon plus sensible et véritable à mon sens
Jazzi pour qq qui est seul à aller au cinéma, entre CP, Jacques Ch, Eriksen, Phil, Petrus, Lew and now Bouguereau je ne vs trouve pas en QHS

Jazzi dit: 20 mars 2018 à 11 h 21 min

Je parlais de nouveautés, Annelise, là où la plupart des nominés dans votre commentaire ne parlent en général que de souvenirs cinématographiques remontant aux frères Lumière…

Phil dit: 20 mars 2018 à 11 h 21 min

Mon voisin de projection de Call by your name..était jeune, d’origine italienne mais Allemand ou Allemand mais d’origine italienne, et revoyait le film après l’avoir vu deux jours avant ! (but he wasn’t called Eriksen !).
ici la critique de Vincent Ostria de l’Humanité, qui n’en manque pas:

« Homme sweet homme.
Roman-photo gay en version chic et cultivée, ou la transposition homo de Beauté volée de Bernardo Bertolucci : un beau jeune adolescent qui estive en famille se fait déniaiser dans la campagne lombarde par un invité américain avec la bénédiction de ses parents esthètes. L’amour des mots, des éphèbes antiques et de la musique se mêle dans un décor paradisiaque de maison patricienne en Italie où la tradition rétro le dispute à l’ouverture d’esprit. Ces jeunes gens sont beaux mais pédants et superficiels. Quelle mouche a donc piqué la critique mondiale qui a adoré cette bluette dorée ? »

Jazzi dit: 20 mars 2018 à 11 h 33 min

Et pendant qu’on parle indéfiniment de « Call by your name », combien de bons films sont passés sous silence !

Jazzi dit: 20 mars 2018 à 11 h 40 min

Voilà ce qu’en disait Vincent Ostria :

Tesnota. Une vie à l’étroit de Kantemir Balagov. Russie, 2017, 1 h 58.

Cercle fermé. Dans une ville perdue du Nord Caucase, Ilana est accablée par le poids de sa famille et de sa communauté juive. Elle se sent coincée (voir titre). Le but du film n’est pas tant de détailler les états d’âme de cette jouvencelle aux airs de garçonne que de dépeindre, avec moult nuances et rebondissements, la persistance d’une communauté isolée dans une région islamisée. Le récit se cristallise sur une intrigue presque policière : un enlèvement crapuleux, qui verrouille la situation des uns et des autres. Si on ajoute le contexte ethno-géographique et temporel (1998), faisant écho à la guerre dévastant alors la Tchétchénie voisine, on obtient un premier film fougueux et dense, à l’ambiance crépusculaire. La révélation d’un cinéaste avec lequel il faudra compter.

Annelise dit: 20 mars 2018 à 11 h 43 min

Oui..Ostria enfonce la lame avec justesse. .pas tjs pour crier « tue ! tue! »..pas de quartier p les pêches
Jazzi et Bouguereau, vs m’avez f rire avec les commentaires en expertise de la qualification amoureuse du monster sur le GdelT… ds autre genre, il y a le baiser aquatique de l’Abyss de Cameron, l’émerveillement de Mary Elizabeth Mastrantonio devant l’étrange(r).. la noyade puis ré-animation d’Ed Harris comme signe de confiance conjugale renouée..

Eriksen dit: 20 mars 2018 à 11 h 47 min

ok. stop sur Call Me. Autant finir sur la critique de V Ostria de l’Humanité, qui me semble confirmer tout ce que j’ai dit.
Un peu de repos avant Kechiche que j’aime tant.

Phil dit: 20 mars 2018 à 12 h 05 min

Dear Baroz, vous restez toujours gai malgré la mauvaise qualité des sorties de la semaine ? quels smarties prenez-vous ?
le bon dosage est 1:10 : 1 sortie pour 10 séances de cinémathèques) . avec les années qui passent, la dose augmente !

Jazzi dit: 20 mars 2018 à 12 h 22 min

Moi ce serait plutôt l’inverse, Phil, 10 sorties pour 1 séance à la cinémathèque… Il y a toujours de bonnes choses parmi les nouveautés mondiales et aller au cinéma est aussi pour moi l’occasion d’une bonne marche quotidienne, au minimum 1 heure, aller-retour, quel que soit le temps qu’il fait !

Annelise dit: 20 mars 2018 à 12 h 30 min

Allez-y, Phil, renfoncez-moi le couteau ds la plaie de ne pvoir être là à Cf au premier service de la soupe Mizo(guchi) que j’aime – on verra si en avril ?… – ni Louis Malle…Viva Maria, m’étais fait faire un petit corsage p un mariage qui tenait de cela entre Bardot et Jeanne, et aussi de la fameuse toile de Manet au bar, devant la coupelle de mandarines, ou à la limite portrait de Madame Michel-Lévy… près du corps à la taille, avec cet évasement sur la poitrine, feston frou-frou p ne pas trop montrer non plus.. vs savez que qd je reçois le prix de la ville d’Arcachon, je parle de Chantal Thomas des Adieux à la R avec un élu, et il me demande sérieusement, « c’est celle des soutien-gorge »? Comment ne pas répondre oui , même si manque un s
Jacques, 11h40 ai déjà pu dire que j’étais facilement une eastern girl à oreille volontiers attentive là-dessus

Phil dit: 20 mars 2018 à 13 h 12 min

le programme de la cinémathèque est effectivement très riche, dear Annelise, peut-être trop..il faut faire des choix, sans compter les cinémathèques des considérables autres pays fréquentables.
Bonnaud compense-t-il Toubiana ? c’est un vrai cinéphile pris dans son dénuement comme ses « clients ». Le patron de Bruxelles est un digital-freaks qui fermerait volontiers sa cinémathèque pour garder les crédits dans la numérisation. Toujours veiller à réclamer des copies 35mm en état moyen contre le DCP, en attendant l’amélioration de la qualités.
Mizoguchi est devenu illisible en 35 mm, trop passé et repassé, il faut se contenter des dcp un peu grisonnant pour le noir et blanc. sa poésie l’est aussi alors tout va bien.

Phil dit: 20 mars 2018 à 16 h 20 min

bien raison de rester en forme, dear Baroz. une petite marche, même pour un navet, est un acte hygiénique, d’autant plus s’il s’agit d’un navet ! car les chef d’oeuvres sont bien trop nourrissants pour les cinéphiles que je croise qui s’enfilent allégement quatre films quotidiens. Impossible de digérer sainement trois Malle de la meilleure période (63-72) et un Mizoguchi. mais que serait le cinéma sans les cinéphiles ? une usine à popcorn

bouguereau dit: 20 mars 2018 à 16 h 25 min

Quelle mouche a donc piqué la critique mondiale qui a adoré cette bluette dorée ?

le cinéma c’est bien parce que c’est trés hautement idéologique..aussi du coté de la critique philou..ce sont les meilleurs nouvelles de la terre..de mars et même de toute la galasquie ! c’est bicoz c’est un art trés collectif..qui coute du ponion et qu’en plus faut tnir la distribution..tout ça d’un même tenant..sans segmentation..une telle geste..un peu que ça représente

bouguereau dit: 20 mars 2018 à 16 h 29 min

dear Baroz. une petite marche, même pour un navet

sénèque y disait qu’il fallait pas aller au cirque le matin..dabord pasque c’était que de la zoophilie..mais surtout pasque tu y es vu..pour ça le mieux c’est l’écran de deux mètre chez soi..avec du 7+1

bouguereau dit: 20 mars 2018 à 16 h 35 min

il y a le baiser aquatique

le hit imbattabe c’est quand même la conduite intérieure qui choit a la baille..et même si c’est la tamise on voit bien toute la petite famille qui va mourir comme si c’était du vittel en bouteille..il fait un peu sombre pasque la porte du frigo est fermée

Annelise dit: 20 mars 2018 à 18 h 54 min

La voiture à l’eau, scène d’amour, il y a aussi à part Jules et Jim mon petit chéri de « Im July », Fatih Akin..(saint) Moritz Bleibtreu..façon anticipée de l’étudiant « De l’autre côté » qui prend Hanna Schygulla, mère morte endeuillée en ses bras… esquisse de personnage de film en film…si ça va loin c’est que ça part de loin
je ne connais pas les gens de la Cf, Phil…tombée des nues en découvrant que le Toubiana des Cahiers en avait été, etc..mais pourquoi tjs savoir?..arrivée en retard un jour pour Jean Rouch, (Sylvie camarade en Série noire), Bonnaud que je ne connais pas ms que j’ai reconnu après silencieusement selon photo m’a laissée entrer en maugréant pour la forme, avec bcp de bienveillance et de gentillesse, en fait… j’allais comme on dit à la campagne « prendre le bouilli », renoncer en l’ayant mvaise, ne plus js revenir et c’est le contraire qui s’est pduit..pas tjs patiente et quelquefs c’est dommage..en sortant de la séance je me suis aperçue qui plus est que du coup je n’avais pas payé.. si j’apprends qu’il fait des confitures maison comme Langlois j v l’avoir à la bonne

Annelise dit: 20 mars 2018 à 19 h 31 min

Appel, vs êtes bonne pomme, « La pie », mon tableau préféré de Monet, ms navrée pas de Manet… (le corsage au bar à coupelles de mandarines et Berthe Morisot en noir au bouquet de violettes, mes deux favoris dudit)..vs avez b goût…la clôture sous la neige, on sent le crissement des pas ds le gd sucre blanc..vs dis cela en direct live d’un après-midi où étais censée rencontrer un prod, parler cinéma – ce que ns faisons, avons fait – ms me suis retrouvée à charrier de mon plein gré des kg de terre de bruyère, fumier de cheval, terreau horticole, et avons passé la plupart du tps à planter (ds un froid de chien!), ds une complaisance de ma part que rien n’explique, des hortensias, blanc, rose, bleu, des azalées, lavandes et – j’ai compté – dix-sept rosiers! Echangeant de gdes idées et conseils sur les grimpants, à gdes fleurs, remontants or not that’s the real question..

Appel Pie dit: 20 mars 2018 à 19 h 51 min

Le goût des hortensias bleus, oui ; réminiscence d’une halte revigorante aux Açores. Ici, pour obtenir une teinte approchante, il paraît qu’il faut répandre sur les fleurs un broyât d’ardoise. Pas les moyens

C.P. dit: 21 mars 2018 à 18 h 21 min

Eriksen, merci pour votre critique. Je vous crois quant à la qualité de CE « Peer Gynt » mais je ne sais où le voir en tournée (c’est curieux, Sceaux-Les Gémeaux est co-producteur, mais je ne l’y vois pas programmé).

Non, il n’existe pas (à moins que je ne fasse une grosse erreur) de DVD du spectacle de Stéphane, et je ne crois même pas qu’il ait été capté pour archivage. Je vais m’en assurer… mais il remonte à 1996 (CDN d’Orléans que Stéphane dirigeait alors, puis Gennevilliers).
Il n’existe pas non plus de DVD du « Peer Gynt » mis en scène par Patrick Pineau en 2004 à Avignon et repris à L’Odéon-Berthier. J’ai un faible pour lui (après celui de Chéreau en 1981, avec Gérard Desarthe), pas seulement parce que Julie y jouait Solveig, mais parce qu’Eric Elmosnino y était vivace dans une scénographie imaginative et colorée faite pour un large plateau.

C.P. dit: 21 mars 2018 à 18 h 47 min

Eriksen, j’ai dit une bêtise ! Le « Peer Gynt » de Bobée a bel et bien été donné à Sceaux, mais il m’a échappé, je n’étais pas en France fin janvier…

Au passage, j’ai été déçu par « Ithaque / Notre Odyssée 1″ de Christiane Jahaty à Berthier. J’ai pensé à Annelise et à vous parce que j’y étais avec Frederick Wiseman (je l’ai dit plus haut), vraiment pas enthousiaste lui non plus. Grosse dépense physique et scénique pour un résultat maigre et un spectacle assez racoleur.

Fontebranda dit: 21 mars 2018 à 23 h 14 min

Un petit jeu de société pour les dîners en ville ennuyeux, le « jeu des films ». Se munir au préalable de quelques coupures de presse.

Les règles sont très simples. Je vais lire quelques coupures de presse et le premier qui trouve le film dont il s’agit a gagné. Tout le monde a compris? Précision: il n’y a pas de piège, il ne s’agit pas d’obscurs petits films que personne n’a vus mais de films récents qui ont tenu l’affiche ou qui la tiennent encore (…) vous être prêts? Okay. De quel film s’agit-il si je dis, deux points ouvrez les guillemets: « Un film virtuose. » « Un chef-d’œuvre. » « Incontournable. » « Une pépite. » « Jubilatoire et addictif » « Coup de cœur. » « Immense. » « Passionnant. » « Magistral! » « Des acteurs fabuleux. »
Alors?
Une idée?
Allons!

Eh quoi, ce n’est pas n’importe quel film pour mériter pareil dithyrambe. Vous n’avez pas pu passer à côté. Impossible. C’est même presque trop facile.

Un premier titre de film use sur ma droite (ou sur ma gauche). Mais c’est rarement le bon.
Raté! Tout faux! Rien à voir
Complètement à côté de a plaque, dis-je du ton désolé du professeur que ses élèves désespèrent. Ce disant, je consulte mes coupures de presse
le film dont tu parles, dis-je, est également un « chef-d’œuvre », un « coup de cœur », lui aussi est une « pépite » et iles « Incontournable », mais il n’est pas « Magistral » et ses acteurs ne sont pas « Fabuleux », pas du tout. Ce film est « Splendide », il est « Captivant », il est « À couper le souffle » et ses acteurs sont « Merveilleux », ce qui n’a rien à voir. Si les mots ont un sens — et je rappelle qu’ils émanent des critiques de cinéma les plus réputés de France!

Bon, un autre film? Plus facile celui-là
« Un très beau film » et cela doit déjà vous mettre sur la voie. Mais attention, il y a un piège car ce film est également un « Chef-d’œuvre », une « Pépite », un Coup de cœur », mais il est en plus « Incandescent », il s’agit d’ « Un joyau brut » et même d’ « Une véritable perle » et je dirais même plus: cette fois, c’est du « Très Grand cinéma ». Cette fois, il s’agit d’ « UN MIRACLE! »et je pèse mes mots.
Si vous ne trouvez pas, c’est vraiment à désespérer de tout.

Grégoire Bouillier Le Dossier M Livre 2

Eriksen dit: 22 mars 2018 à 0 h 30 min

Merci CP. Dommage car SB parlait très bien de Peer Gynt chez Laure Adler il y a 25 ans…
http://www.ina.fr/video/I10091446
On y entend aussi luc Bondy qui parle d’une mise en scène à la Schaubühne, où Peer Gynt était joué par 10 acteurs ! Cela m’a fait pensé à I’m not there…de Todd Haynes.

C.P. dit: 22 mars 2018 à 8 h 21 min

Eriksen, merci à mon tour pour ce débat que j’avais oublié. C’est à Gennevilliers, chez Sobel, que j’avais alors vu ce « Peer Gynt ». Plaisir aussi de retrouver jeunes Philippe Girard et Claude Duparfait, qui ont ensuite et encore beaucoup joué Ibsen au TNS et à La Colline.
Contrairement à ce que j’avais dit, le spectacle a au moins été capté et archivé à l’INA. Stéphane confirme.

Réjoui par les rappels ironiques de Fontebranda. Ah, critiques ! Mais c’est ainsi et sic transit…

Annelise dit: 22 mars 2018 à 10 h 25 min

Fontebranda d’humeur joueuse-caustique à 23h14 vs engage à faire vos jeux.. tournez tournez manège..Bouillier, le M’as-tu vue avec Sophie Calle, t drôle…est-ce le même?Et les livres de Lorette Nobécourt..l’écriture à l’encre mauve de cette dernière, j’ai gardé une lettre qui avait ces façons surannées d’un côté, porteuse d’un contenu tt autre par ailleurs.. Sophie Calle je continue de lui reprocher d’empailler ses animaux..Levi Strauss sur la conservation, les traces
Info cinéma, bcp plus épineuse et sérieuse : « en avoir ou pas » la gde question hemingwayienne décalée au niveau du buste, un débat plus grave qu’être ou n pas être, déchire les internautes US à propos de Lara Croft. Déçus par la plastique d’Alicia Vikander, certains se st exprimés sans ambage :
« Do I have to be the asshole who says her tits are too small for me to see her as Lara Croft? Do I have to be that guy? Do I have to be the one who fucking says it?
I guess I do. Sorry. »

La réponse est parfs ds la question
La polémique enfle néanmoins jusqu’à inquiéter les studios ? (Peut-être envisagent-ils un « Call me par mon nom, Le retour » ?) Je vs fais le pitch rapidement..le même sous mode lesbien, en l’île de Kos.. Angelina Jolie tout en mangeant des olives noires de façon sexy déniaise une étudiante venue faire la jeune fille à la paire, l’aider dans la garde de son fiston esseulé depuis que le mari est parti avec le détenteur d’une recette de houmous label rouge. Tout en baguenaudant en petite tenue, les filles discutent de Hélène Cixous, de l’année du rire des méduses, de Valérie Zabriskie point, Bernard Giraudeau, Socrate, Bilitis avec Mathieu Carrière, Michael Fassbender et Brad Pitt, Démosthène et la présidence de la Cf par Constantin Costa-Gavras lorsque soudain, ..l’été dernier, un tremblement de terre ..
Alicia pressentie pour le rôle hésite, une question de taille

Emmanuel dit: 22 mars 2018 à 15 h 06 min

?;fectivement, cpost de brenda a 23.14 mclot lbec;onssé plu akel sein svouer:;
@anneLise;ssu cte cinematek kvou fréquentez;.keke chose me dit kvou allez voir ossang oujmtrump?;
’9 doigts’ ,cé ltaïteul dson dernier ..punk attitude, ole my fucking friends are fucking dead etoussa, ssavou conait!:;je mrapel de danieldark ,kété souven avote bras,jinvente rien!;:voupouvépanier.yvou rgardait avé les zyeux dlamour ,ksa fesé la belélclochard.;georgéria yzété passiens; tchao à toussent ,rv aux assores de effji kia des ortensias bleu dignes d’appelpi le 20/03?; Sioupermété ,jminstaleré acoté dvou, toupré?;

Jazzi dit: 22 mars 2018 à 22 h 16 min

Une merveille, « Mektoub » d’Abdellatif Kechiche ! Du Renoir à l’état pur, mais métissé et contemporain. Lumineusement méditerranéen. Vu par un entomologiste tout à la fois impliqué et distancé, qui a tout vu, tout observé, tout enregistré et tout restitué. Beauté des jeunes filles en fleurs et en chaleur et toujours, chez kechiche, cette sensualité des femmes entre elles, troublant comme une sorte de transposition proustienne ?

Annelise dit: 23 mars 2018 à 8 h 37 min

Emmanuel 15h06, p vos assertions d’ordre privé, souvenez-vs de la réponse d’Hemingway à son ami Fitzgerald, dont ns mettrons l’insistance à savoir si Hadley et lui ont couché au 14 de l’Hôtel d’Angleterre ou avant le mariage sur le compte d’une timidité, rivalité secrète, névrose entre les deux : « Je ne m’en souviens pas »
Pour FJ Ossang, c’était il y a qqj je crois, je n’étais pas à Paris à la bonne date. Je ne connais pas son cinéma de fond en comble.. à part Docteur Chance où il est justement question d’une Zelda, de Murnau.. et un court (en super 8?) à Vladivostok.. ai déjà dit mon intérêt pour, et ma petite connaissance de la Russie.. « 9 doigts », de quoi m’intéresser.. Paul Hamy, ornithologué bel acteur chez Rodrigues dont ns avions débattu sur RdC.. et voix-off d’un film d’animation de Jonathan Vinel que j’avais bcp aimé et recensé ici (« Il court il court, le métrage)
Est prévu aussi à la Cf un hommage à la Quinzaine à laquelle le ciné mondial doit bcp? Verrai ce que j peux voir
Vu le Kechiche qui a déclenché le joli post de Jacques.. à vos écrans (bientot au tour d’Eriksen qui a promis de partager sa voyure)

Jazzi dit: 23 mars 2018 à 10 h 44 min

Kechiche renoue avec un cinéma sans acteurs professionnels, comme Bresson, mais c’est surtout à Pialat qu’il fait songer, pour la sensualité de sa palette et sa mauvaise humeur légendaire sur les tournages…

C.P. dit: 23 mars 2018 à 13 h 48 min

Bien aimé la comparaison d’Eriksen des « Peer Gynt » au théâtre – quand deux comédiens ou plus (!) incarnent le personnage à divers âges – avec les divers tableaux de « I’m Not There » de Todd Haynes pour Dylan. Pourtant, Elmosnino m’avait suffi en 2004…

Jacques, vous avez dit ailleurs le bien que vous pensez de « Razzia ». Vous confirmez ici ?
Autre chose , juste comme ça : votre remarque sur la disparition des moineaux dans les rues de Paris (et de la banlieue proche). Même constat affligé.

Phil dit: 23 mars 2018 à 15 h 31 min

Razzia comme Kechiche, pas vus mais fort entendus. il faut sans doute parler fort pour déboucher les écoutilles du monde musulman. mais est-ce bien pesé ?
La poésie de Ossang passe moins bien que celle de Mizoguchi. à quoi cela tient-il sinon au trop-plein de références qui donne un cinéma aux formes appauvries parce que trop incestueuses.
Il parait que l’exercice a été plus profitable pour Mandico.

Jazzi dit: 23 mars 2018 à 20 h 35 min

Je confirme, C.P., mais je donne la palme, haut la main, à Abdellatif Kéchiche.

Vu « La prière » de Cédric Khan, qui m’a touché. Qui s’y colle ?

JC..... dit: 24 mars 2018 à 11 h 12 min

Quel bonheur de venir ici où l’Annelise qui se décarcasse pour faire-vivante m’intéresse moins que les fous qui, comme Emmanuel, fadadisent en pure perte de sens.

Jazzi dit: 24 mars 2018 à 11 h 30 min

Jadis, les moineaux venaient nombreux becqueter les miettes que je répandais au pied d’un olivier sur mon balcon, C.P. Ils ne viennent plus. La disparition du légendaire piaf parisien, c’est plus qu’un symbole ! Plus inquiétant, le spectacle des corbeaux qui, à l’aube, viennent déloger les pigeons qui dorment paisiblement sur les branches défeuillées des platanes sous mes fenêtres…

Phil dit: 24 mars 2018 à 12 h 37 min

eh oui dear Baroz, les augures sont mauvaises, (les hospices sont pleins), le remake live d’Hitchcock est en route

Jazzi dit: 24 mars 2018 à 12 h 41 min

Critiques enthousiastes pour « Les Bonnes Manières », film brésilien, dans le genre fantastique, de Juliana Rojas et Marco Dutra. Allons-y voir !

Annelise dit: 24 mars 2018 à 14 h 14 min

« Quel bonheur de venir ici où l’Annelise qui se décarcasse pour faire-vivante m’intéresse moins que les fous »
JC, cher divin d’Hier à 11h12, qd cesserez-vs donc d’enfiler les contresens comme des perles de Félicie aussi? D’abord il n’y a rien d’incompatible..,la folie, vs savez, parfs c’est t surfait et puis où voyez-vs que je me décarcasse pour faire vivante? Un moment au contraire que j’ai vécu des petites comme des gdes morts, ds une frontalité ou une acceptation obligatoire qui sans me faire voir avec trop de plaisir des rayons C, des rayons X, des aubes merveilleuses m’auront donné une liberté, un rire, une sagesse paradoxale, une violence ou une douceur – y compris à votre égard – déraisonnables.. ce ne serait pas vs, Emmanuel? Confessez-vs mon fils, cela vs fera du bien.. je sens en votre for comme un léger dépit de n’avoir pu divanter à l’envi chez Marco Fogiel..résolvez ici même ..Comme dirait le futur pape à Al Pacino, vos péchés st gds, il est normal que vs en souffriez
Phil « La poésie de Ossang passe moins bien que celle de Mizoguchi. à quoi cela tient-il sinon au trop-plein de références qui donne un cinéma aux formes appauvries parce que trop incestueuses. »
Eh oui.. (et d’accord, en tt cas comme ça, « en surface » p Les Garçons sauvages..) Gênée aux entournures pour parler d’Ossang, manquant de profondeur critique envers c qu’il fait, n’ayant vu que peu de lui, ou pas assez.. ms j’y remédierai en voyant ce que j peux, sans tenter ensuite de faire rentrer de force mon sentiment final ds les pas de mon intuition.. m’intéresse ce que vs esquissez sur « le trop-plein de références, l’appauvrissement incestueux »..c’est vraiment ça.. la gde différence demeure à mes yeux entre ceux qui écrivent ou qui filment « sur » et ceux qui st « dedans »..une frontière évidemment subjective, tjs ténue, qui ne tient pas au maniement, confiscation ni réutilisation d’un matériau intellectuel qui ne ns « appartiendrait » pas..de tte façon, longue chaîne à la Lavoisier de la créa, où rien au fond n’est js « inventé », sinon l’agencement des choses à sa sauce venue de plus ou moins loin, doublé (ou pas) d’une intériorité suffisante.. je veux dire qu’on peut évidemment écrire – ou filmer, pareil – dessus en étant dedans.. c’est Ch Tesson sur Bunuel ou sur Ray…fabuleux auteur qui « fait » le, ou les films au lieu de dresser les références à la queue leu leu.. j’avais d’ailleurs entrepris de regarder un film de Garrel qu’il a pduit, « Les Ministères de l’art » qu’une connexion déficiente m’a contrainte à ne voir que par morceaux épars.. chaque fs que ça saute je me transforme en charretière, perseverare diabolicum.. Leos Carax qui arrive avec son petit La Voix de son Maître & machine à écrire sous le bras, Brigitte Sy qui récite des strophes en s’interrogeant sur Deleuze..pourquoi ça marche, là où du cinéma ou du livre qui ont du Foucault plein la bouche m fatiguent?..bail perso plus ou moins bien établi, signé..là ça pourrait vite faire artificiel, ms ne l’est pas. ..pas « l’hyper référenciation » qui fait l’artifice, donc (et puis en soi, je n’ai rien contre non plus un artifice annoncé comme tel, maniérisme extrêmement séduisant de certains films…Rodrigues voire Guiraudie, il y à de ça, plus crédibles pour brosser une geste amoureuse homo que Call me) Tt cela question d’occupation juste du sol..ms Edouard Louis j’en suis navrée n’est pas Guibert..et c’est aussi de la responsabilité de la critique de remettre sur le tapis que c’est l’intériorité qui fait la différence, qui fait qu’on peut filmer « dedans » en étant « à côté », ou dessus (dans le sens de « sur » pas d’au-dessus).. et que ce qui ennuie est qd on est « dehors » en s voulant dedans.. pas thuriféraire spécialement non plus d’un naturalisme qui « dirait vrai », l’abandon du romanesque..Trumbo Johnny va en guerre, dégage bien entendu autant de vérité à sa manière qu’Apocalypse now, autrement.. en revanche Les Bienveillantes de Littell, avec toute l’armada de documentation béton qu’elles veulent, rien à voir avec un Grossman..pas parce qu’il « n’y était pas » comme le lui a reproché Ch Angot..ou parce qu’il « confisquerait » des références de manière illégitime, mais contrairement à Vie & Destin, le livre reste « dessus », « sur » son sujet et non dedans..des tas d’exemples plus modestes viennent à l’esprit ..pourquoi j préférerai tjs Rolin à Sylvain Tesson sur la Russie.. revenons-en à Ossang… ou à ts les cinéastes qui veulent montrer qu’ils possèdent leurs Deleuze, leur Eustache et Daney, Daniel Darc, Tom Waits, Johnny Cash et Strummer sur le bout des doigts.. « les formes appauvries parce que trop incestueuses »… déjà et vs avez raison, ça ne s’hérite pas, la poésie.. royauté de droit divin qui peut échoir aux bâtards, ce serait bon de le rappeler.. même la fille de Jean Rouch ou celle de Gilles Deleuze le savent b, ça ne s’acquiert pas comme ça.. Ces personnages, ces formes, manières ou façons que le cinéma ou la littérature essaient de choper ainsi au filet,ou ds une sorte de mimétisme, d’annexion comptant sur une forme de capillarité pour se remplir de substance il faut se souvenir déjà que les protagonistes eux-mêmes assez souvent n’étaient pas des acteurs « décidés », si consentants que cela à faire ceci ou cela..! La nécessité, en tt cas, une forme de, a svt un visage moins riant.. Daniel Darc a en gde partie subi d’être Daniel Darc, hors tout chichi promotionnel, Cash a plutôt subi d’être Cash, idem John Graham Mellor, Gainsbourg, Pialat etc y compris si les histoires, bios, outils « d’apprivoisement » tendus vers l’extérieur p vendre films, disques ou livres st arrangés comme un rhum de Flibustière des Antilles..? Alors que la poésie, truc dur, en effet. .et j peux aimer ça à la folie, la « distanciation », le « cérébral », sauf que si peu de sang neuf y circule, si tout y est trafic, dextérité sans un peu de modestie, de douleur véritable, d’amour, d’innocence qui vont bien avec l’ambition suprême de s délivrer de qqchose en délivrant qqchose.. (d’où la vérité de Fassbinder, qu’on aime ou pas, supérieure à mes yeux à celle de tel ou tel film bien, trop bien bordé pour jouer au pipeau « allons à la Berlinale, aux Oscars ou au diable se faire mettre en mots et papelarder sous l’étiquette « Chef d’oeuvre »), au final ça coagule

Phil dit: 24 mars 2018 à 18 h 01 min

la critique (lisible) est élogieuse sur « les garçons sauvages », film apparemment rempli d’appendices expulsants et gluants rendus désirables.
vrai Anelyse, les décortiqueurs plein de Foucault fatiguent, mais ont-ils l’excuse de la pénurie de matières ? Skorecki fin des années 80 disait déjà que les cinéphiles de son époque l’étaient d’un cinéma mort (il l’a filmé ! : « cinéphiles 1 + 2) .

Annelise dit: 24 mars 2018 à 18 h 35 min

ms la matière est tjs devant, si j’ose dire, Phil (pas de mvais esprit, sinon je vais vs ressortir mon Lefort, prénom Gérard, entre copains qui s’explicitent en pragmatisme tendre et amoureux comment Jean dispose de Sophie – sister merci – de telle sorte qu’il peut ainsi penser à Nico, rien à voir avec celle de Garrel n’ayant pas trop cicatrisé intérieurement à Ibiza)… intacte, infrangible même si employée, ré-employée, tjs neuve et prête à l’emploi, js soumise à pénurie..j’entends b que le Mandico donnant ds le « gluant appendicé » vs appâte p raisons qui pourraient être à la fs totalement superposables et antinomiques par rapport aux miennes, mais encore?.. J’aime b qd capable de jouer contre son camp, disons..un exercice auquel vs ai vu vs livrer avec plaisir..c’est très « Anne Providence », ça ,justmnt.. BM a entre autres un certain don p les titres.. »Notre dame des hormones ». .Ah Louis Skorecki oui, tiens..je me suis intéressée il y a qq tps à ses « Contre » et « Pour » la cinéphilie actuelle après que qq – sans doute vs, ici? – en avez parlé.. enfin, à ma façon..sa manière de s tirer la bourre avec Frédéric Bonnaud visiblement himself m’avait plu, où il dit que le directeur de la Cf qui sans le savoir m’a laissée entrer sans payer voir Rouch (pdt ce temps, le garde du corps fouillait mon bonnet péruvien à l’entrée du portique.. js je n’aurais laissé quiconque user d’une familiarité pareille si ce n’était pour la bonne cause) « était meilleur que lui ».. soit c’est vrai, et c’est modeste et lucide, soit c’est faux et je trouve cela classieux..gagnant gagnant
Je reste sur ma faim que ni Jacques ni Eriksen ni Petrus ni Cp ne soient allés se refléter-Médicis pour voir mes ruines de Kerkar à Oullel Allal
Bien à vs, sur le point d’une petite absence

Annelise dit: 24 mars 2018 à 18 h 48 min

Et la bâtardise qui renouvelle le sang peut être sociale, intellectuelle, question d’angle, de curiosité renouvelée, d’intégrité, de sévérité qui s’exercerait de nveau en cojones au lieu de servir les plats, en capacité de douceur, en capacité de regarder autre chose que le haut du panier, en capacité de changer de terrain, en capacité de ne regarder plus que le haut du panier, ms « tout terrain », en giallo top-less au lieu de ratifier en feed-(broke)back ce dont on croit que c’est ce qu’il faut faire, dire, filmer p que ça marche

Annelise dit: 24 mars 2018 à 19 h 11 min

…Tu quoque, le jeune Art… trop facile de me brouiller avec Tiphaine pour vs après votre « abordage en groupe » pour vs cantonner ensuite à Dario Argento.. « allez au cinéma voir du neuf, allez au cinéma voir du vieux », qu’elle disait (finirai-je par réellement tatouer mes phalanges du mot qui peut servir..P-R-O-V-I-D-E-N-C-E alors que Paris, vs le savez, ds la chanson du sombre Daniel s’écrit… ?)

Jazzi dit: 24 mars 2018 à 20 h 24 min

Annelise et Phil, allez voir « Les bonnes manières ». On dirait du Dario Argentino, mais en plus élégant et subtil. Pas trop ma cap of tea, mais ça m’a bien plus, malgré quelques longueurs…

Jazzi dit: 24 mars 2018 à 20 h 28 min

Vous m’avez mal compris pour Edouard Louis, Annellse. C’était une question sérieuse. J’ai beaucoup d’estime pour lui, en tant qu’écrivain, of course !

C.P. dit: 24 mars 2018 à 21 h 51 min

Jacques, retour du religieux (chrétien) ? Cédric Kahn, – bien qu’il ne se dise pas croyant -, Valère à Notre-Dame… Remontées : Johnny Cash cité par Annelise et Daniel Darc, traducteur de Burroughs mais protestant en diseur du « Psaume 23″.

ORDET ?

Annelise dit: 24 mars 2018 à 23 h 20 min

Bon..CP qui mentionne le psaume en question, Alley qui regrette un billet…avant de prendre congé, et pour le paraphraser tendrement, »j me souviens, je me rappelle.. »
Daniel Darc était en effet devenu t pieux, s’était converti, tjs plongé ds sa bible..les regrets ça va droit au coeur et cela y reste jusqu’à ce qu’on meure. .
(et aussi « Il est dangereux de s pencher au-dedans » emprunté à Bunuel et « Pardonnez-ns nos enfances comme ns pardonnerons à ceux qui nous ont enfantés »)..Grâce à la ténacité, la patience d’ange de Frédéric Lo, Crèvecoeur, un de ses meilleurs albums… »La pluie qui tombe » est aussi belle qu’une balle, ms comme vs le savez, seuls les regrets st parfaits
Les 3 qui m’ont fait rire, ou émue.., le premier, mon dieu.. quelle dégaine impossible avec ses épaules de ouistiti qu’il remue en t-shirt gris, sa voix zézayante, ses petites dents, ses formules.., le second pour l’escalier Vertigo, son phrasé dur et enfantin, la dernière pour être non « la meilleure », ms la plus triste et légère du dernier album… paroles tjs marquées par son optimisme forcené : « elles st fanées, comme ces années vécues entre toi & moi »… je t’aimais tant, oui mais pourtant je crois que c’est bien fini…mon amour, la nuit ne dure pas…le soleil rouge rose détruit tout, chaque fois et s fout bien ..de toi et moi..
Aussi belle qu’une balle
https://www.youtube.com/watch?v=8F51LZIaac8
Paris
https://www.youtube.com/watch?v=b_KBnY-2F4Y
Rouge rose
https://www.youtube.com/watch?v=FJcjFEiWga0

alley car dit: 24 mars 2018 à 23 h 24 min

et pour ceux qui retrouveront l’article, l’allusion à Crimée se rapporte à la rue de Crimée ; ces jeunes, toujours à se chercher des modèles qui en réalité ne leur arrivent pas à la cheville …

Jazzi dit: 25 mars 2018 à 14 h 02 min

Avec « Mektoub », véritable hymne à la jeunesse et à la vie, Kechiche n’offre-t-il une superbe parade aux actions mortifères des terroristes ?

Jazzi dit: 25 mars 2018 à 14 h 04 min

Mektoub, interj.
[Formule exclamative arabe, que l'on traduit par «C'était écrit», servant à exprimer ou à résumer le fatalisme musulman]…

J.D dit: 25 mars 2018 à 16 h 45 min

Feygele,vu sur fb votre notice sur Heidi Lamarr.Ann(e-Lise),Providence de votre réflexion sur le féminisme deja inexistant des années 30.Epousez-moi ,je ferai mieux que Herr Bonneau qui a laissé gracieusement entrer à la salle du premier étage de la CF.je dévoilerai des archives privées sur Oppenheimer pour vous !Le contrat vous agrée t-il ?Prêt à le modifier à votre convenance ,inutile d’en passer par l’avocat .Le développement sur le « dessus à côté » et le « dedans-dessus » le valent largement !la proposition peut courir après minuit .Pas besoin de tenir compte du changement d’heure .Herr Jazzy ,en quoi la gaytitude Belgueule diffère du pavé Call me by your name ou seule la terre ?Annelise parle de Guibert ;ses livres désagréables valaient mieux que l’homosexualité montée en épingle victimaire.Le livre du viol ,la plainte sur 120 pages font penser à la relation non consentie ou la jeune fille revient tourner autour du bourreau en string avant d’aller en gendarmerie .@14.02,difficile d’être juge et partie .Carcassonne renvoie à des raidissements de position dont mieux vaut se défendre,Difficile de se déprendre de réflexes de « fermetures « ,la fiche s contre le héros chrétien est un des pires scénarii conventionnels qui fait du mal .JKechiche ,j’irai voir en ayant les réserves de Phil a l’esprit ;à ce propos ,une question à notre hôte :je vous sais assez fine mouche ,chère AL pour me demander si votre rappel du Jamel Kerkar ,(atlal)pris entre deux feux ,le pouvoir et les islamistes en plein bazard televisuel indécent sur l’attaque de l’Aude est gratuite?Bernard mandico a l’art des titres ,vous celui du démêlage chirurgical et de la poésie.Tchuss

Jazzi dit: 25 mars 2018 à 18 h 03 min

Vous payez combien pour le boulot à Annelise, J.D ? C’est tout ce qu’elle veut savoir.

Perso, je préfère Edouard Louis à Guibert…

alley cat dit: 25 mars 2018 à 19 h 22 min

Jazzi dit: 25 mars 2018 à 14 h 02 min
Avec « Mektoub », véritable hymne à la jeunesse et à la vie, Kechiche n’offre-t-il une superbe parade aux actions mortifères des terroristes ?

Par curiosité, j’ai regardé la bande annonce du film sur youtube. Puis j’ai lu les commentaires affligeants qui suivent la vidéo. Le sentiment de voir à l’oeuvre un condensé des préjugés de la nébuleuse qu’on qualifie communément de fachosphère et qui bien sûr ne dit rien du film, en bien ou en mal

https://www.youtube.com/watch?v=lQlzyOpTNeI

Phil dit: 26 mars 2018 à 14 h 10 min

Alley – y cat ,car j’hésitai et peut-être ai-je eu tort. donnez-nous des regrets, Baroz. avez-vous vu ces oniriques garçons sauvages ?

Jazzi dit: 26 mars 2018 à 18 h 53 min

Oui, Phil et aussi « Neuf doigts ». Bof, surtout pour le second ! Beau travail formel mais un peu vain. Comme un super clip autour d’une chanson qui ne serait pas à la hauteur. Assez chiant, en définitive…

Phil dit: 26 mars 2018 à 23 h 00 min

ah…dear Baroz, me voilà résigné de voir à nouveau contredite par votre avis expert la critique à peu près unanime sur « les garçons sauvages » qui n’auraient pas dû quitter les roseaux.
Ostria, au choix parcimonieux des mots, prend doucement partie et parle de ..? gluants; trois fois que je lis sa critique, trois fois j’oublie quel est son …?. gluant.
je me contenterai de la découverte du Gérard Philipe japonais chez Mizoguchi.

Emmanuel dit: 27 mars 2018 à 10 h 15 min

gérarfilipe kom phantasm ,cémieux kédouar;taraison Phil tutien lbonbout;
Annelise 24 @14.14;
jveu bien kevoum trouviez lourdo,dlà a meconfondavé jissé:;?!naôn cépa moi,jlejure.; jéptête été relou ssu danieldarc ,jipeurien, ssa

Gilles dit: 27 mars 2018 à 10 h 15 min

Votre billet Fifib emmenait droit à la manifestation,Annelise;votre regard DEDANS achève de faire aller voir! les garçons sauvages ,Grand Prix du festoche + utopia ,belote et rebelote ,Tanguy,Hubert ,Romuald ,JL,sloane embarqués après un crime ,repris en main par le »capitaine ».Votre allusion aux mains tatoués rapport à Laughton.Nuit du chasseur ,un formalisme noir et blanc/couleur joli sur les terreurs et instincts malfaisants de l’enfance .Importance de la musique ,pour un résultat beau tout en restant trop maniériste pour égaler la nuit du chasseur .Découverte d’une actrice ,Vilma Pons (vue dans le film de Thomas salvador).Edouard louis VS guibert,Jazzi?Heu??

Gilles dit: 27 mars 2018 à 10 h 18 min

Vous trouvez ça comparable ?En toute amitié .Pour en finir avec Eddy Bellegueule ,made in china par rapport .faible littérature destinée a ONPC et consorts .

Emmanuel dit: 27 mars 2018 à 10 h 36 min

gérarfilipe en phantasm ,cémieux kédouar;taraison Phil ,tutien lbonbout;
Annelise 24 @14.14;
ssayé, jé trouvé akim voumphet penser; le sosie de carolyne bessette, la femme à jone-jone kenedi;cgran nez humoristik, cte silouette aricover kétromignonne.?;toussa,cé sessuel-casual…
jveu bien kevoum trouviez lourdo,dlà a meconfondavé jissé:;??!naôôôn cépa moi,jlejure.; jéptête été relou ssu danieldarc ,jipeurien, sissafé lonten kjvou kalkul;.jrévèl rien dsecré, cé ‘dnotoriété public’.;onvouvoyez danldizuit.;yavé cte foldingue,brigit, kiété super jalouz.?évou danla ptite robafleur..;vouzavé pleuré kant lcha de georges é ria lépassé à lapoubel, stétémouvant. .;:
lMandico,perso yma fépenser a mouneflite; cé1 énormité sijdi ssa?; Mectoube,tré agreab à voir;.kechiche lesinepa ssu lcliché ‘alenver’;.hesse pesé ?,kidit Phil; Chai pa,caisse tendi jazz?

J.D dit: 27 mars 2018 à 11 h 50 min

Herr Baroz suggère t-il que le Feygele serait vénal en l’incitant à dire combien elle prend ?Une femme qu’on ne peut pas acheter est sans prix .mamzer jazzi s’amusera du paradoxe!Andrea Segre .La moustache de Rinaldi n’aurait pas défrisé AnneLise …le film a des ponts avec Cimade .Be Ezrat Hachem ,Sarko pourrait être amené à comprendre davantage en le voyant?douloureux.Le tiramisu des politiciens ,trop riche en fin de repas pendant que les droits des migrants sont balançés avec le marc du café .What else ?mandico a vos faveurs ,belle enfant direz-vous pourquoi?

Jazzi dit: 27 mars 2018 à 12 h 18 min

Rien à voir avec la vénalité, J.D, seulement le fait que tout travail mérite salaire. Pas sûr que Passou paye ses contributeurs républicains culturels ?

Eriksen dit: 27 mars 2018 à 13 h 30 min

Black Panther : voilà un nom de superhéros plus sulfureux que les autres. Quand « Captain América » donne dans le consensuel, « Black panther » suggère la fracture… (le « Black Panthers party » et Le comic book « Black Panther » avaient émergé la même année en 66). Le documentaire de Raoul Peck (« I’m not your Negro » -2017) avait douché sérieusement les perspectives de progrès en matière rapports raciaux. Alors comment serait le superhéros noir : Vengeur ? copieur ? créatif ? serein ?. juste un changement de dominance ou autre chose?
Ryan Coogler, le metteur en scène, commence par brouiller un peu les pistes du bien et du mal. Des deux cousins royaux du Wakanda : l’un (Kilmonger) veut venger l’ensemble du peuple noir grâce au superpouvoirs du Wakanda, l’autre (T’Challa, roi légitime) persiste dans la discrétion pacifique de ses ancètes. Le violent partageur contre l’humaniste égoïste : voila une nouveauté… en général l’humanisme est partageur chez les superhéros.
De plus le roi T’Challa est un peu fragile pour le standard du genre. Physiquement il dérouille, et psychiquement il « freeze »,… dès il voit sa fiancée. A sa décharge elle est adorable, mais pas autant que sa sœur l’espiègle Shuri très Jamesbondienne (à la fois Q et Miss Moneypenny). Mais celle qui déchire sa race c’est Occoye, Grace Jones du Wakanda et chef de la garde rapprochée. Avec la reine-mère du même niveau, voici un superhéros mâle bien cadré par un quadrille féminin de choc : pas banal non plus pour un superhéros, quoique bien dans l’air du temps.
Du coté Méchants, un très crédible blanc barbu aux yeux vicieux et amputé d’un bras que Ryan Coogler fait disparaitre à la moitié du film. Le cousin royal finira le job avec le charisme qu’il faut.
Voilà donc pour les atouts. Mais pour me faire aimer des bastons sans suspens dans des décors de synthèse, il faudrait un scénario créatif. Ici le seul souci semble avoir été une petit jeu d’équilibre qui consiste à dire son fait aux blancs sans paraitre anti-américain. D’où la disparition du méchant blanc au milieu du film pour éviter une confrontation raciale trop longue, et d’où la délocalisation en Corée de toutes les grosses bagarres hors Wakanda, probablement pour ne pas impliquer l’image de la police US, et d’où un scénario qui tortille du popotin pour rendre la CIA sympathique par le truchement de l’improbable Koss, agent scénaristiquement trouble : d’abord ennemi, puis agent secret concurrent, puis « conseiller », allié, et pour finir en ami : joli retournement pour un « colon » -comme disent les Wankandais- et politiquement bien correct pour un film de Black Panther(s).
Tout ce qui faisait le sel du début s’efface progressivement: les quatre femmes puissantes s’éteignent face au roi T’Challa et l’opposition des frères se résout dans une synthèse humaniste partageuse des plus classiques… et des plus affligeantes car fondée sur une avance technologique du Wakanda si énorme que le monde raisonnable ne peut que se ranger sous son aile. C’est la Pax Wakanda comme à l’image la Pax américana. Ainsi les Wakandais reproduisent les rêves de puissance impérialiste qu’ils semblent dénoncer…
Le film commence donc comme un troublant Dr Jekyll and Mr Hyde, se continue par un Roi Lion convenu et finit en Christophe Colomb conquérant l’Amérique (une conquête pour le moins incestueuse tant les Wakandais se pensent comme des américains). Moins ridicules mais plus perverses, les constantes références à des mondes cachés : l’énorme casino de Busan en Corée dans lequel on entre par une arrière-boutique de souk, le wakanda lui-même … un territoire immense dans lequel on pénètre par une grotte. On sort de là en se disant que derrière chaque porte se trouve peut-être un monde de force occultes qui régente le monde. De quoi alimenter les théories du complot.
tout ça pour ça ? bien décevant.

Annelise dit: 28 mars 2018 à 0 h 14 min

Emmanuel 10h36, ah oui le chat ..comment pvez-vs le savoir ? Continuez sur le terrain et je vs exclus. Pour le reste, je ne sais pas ce qui me fait le plus plaisir, mon « gd nez » ou ma ligne « haricot vert »..merci merci, tt ça tellemnt réconfortant…enfin renseignez -vs qd même sur les mensurations p entrer au Crazy H, vs pourriez avoir des surprises… musculature qui ne vise pas à ressembler à un camionneur, petites formes fermes qui tiennent en place st requises.. il me restera tjs un débouché. ?Gérard Philipe, un seul p s’il vous plaît, comme Gautier Théophile, sans h. ..JLEzine à Pontaut jetait direct les courriers lui arrivant avec la faute..tri sélectif avant l’h? GP inoubliable Ripois.. son indéniable mélancolie en gracieuse beauté du diable, Fanfan gdes manoeuvres..épousé d’une ethnologue..il faut se méfier des intelligentes, des intelligents, des doux des douces, des bons des fins, ce st les pires soleils, vrais violents qui l’emportent..sans lui le pays est un peu sans étoiles ?je l’aime ds tout, avec ses oreilles décollées que les real voulaient lui scotcher d’un point de colle.. quelle idiotie..séduisant sans stick
Eriksen 13h30 en revanche, plaisir d’être entraînée par vs sur le thème..mon penchant pour les Marvels b connu, comme les giallos, les séries, films B, Verhoeven de Showgrils, Dale Cooper et tant d’autres moins avouables..curieux que vs en parliez cette fs, lors de mon séjour en compagnie d’un producteur il y a qqjours, eu un échange étonnant avec son petit garçon fan de Magneto.. Ironman, Robert Downey Jr en mégalo-lunettes roses style Lapo Elkann sur le toit n’en finit pas de m’amuser..aime bcp aussi certains Xmen..the first de Bryan Singer, tourné avant que d’être pris ds la tourmente de poursuites sur mineurs comme son camarade, l’extra Spacey dont l’oddity fut effacée par Ridley Scott sur oukase financière des studios, aussi éthique que la mémère donnant un billet à un clodo à la sortie de la messe, uniquement émue par son chien..celui de Vaughn où Michael Fassbender m’enchante en Erik Lehnsherr fort en colère, maniant la monnaie à Bariloche pour correction aux ex-nazis, extrayant plus tard en Ian McKellen (Magneto plus âgé) le fer des plaquettes sanguines du geôlier pour s’en débarrasser.. .les missiles suspendus en plein ciel en pleine guerre froide, aussi beau, élégant que des photos « surréelles » que Quentin Bertoux orchestra pour Hermès.. plans magnifiques, scenario d’enfer… ai hésité à rendre compte ici du film de Ryan Coogler.. après « Call me, film homophobe », je craignais de vs infliger un autre avis qq peu cinglant et oxymorique, ayant discerné ds « Black Panther » un certain racisme anti-Noirs.. pas par systématisme, ni p jouer sur la provocation, le contre-pied facile. .je lis b ce que vs en dites, suis d’accord.. En ai débattu avec un ami dont la fille est noire, lui ne l’étant pas, curieuse de savoir ce qu’elle en dirait ? Une daube 100% vanille ou 100% chocolat reste une daube.. j’étais extrêmement gênée que semble prévaloir qu’il s’agit du premier film « 100% noir » (à l’exception du Hobbit faire-valoir au teint de cachet, ou « rééduc post-héroinomaniaque » grotesquement semé là-dedans).. comme s’il s’agissait d’une qualité en soi ?En quoi l’ethnisation, flagrante ici, rendrait-elle justice en quoi que ce soit? Ok si on remonte à l’historique, le personnage des comics mis en valeur pour la première fois, le fond qui se réclame non plus d’un passé « américain » mais revient aux sources, je veux bien.. sauf que ce que vs pointez est non seulement pertinent, mais s’y ajoute une grossièreté de traits – je parle du psychique, de la construction des caractères, de la narration – des personnages qui m’a plus qu’ennuyée… tout bien fait pour fédérer sur plus petit dénominateur commun, allons-y en ramenant la jeunesse « afro » de ts poils par l’entonnoir selon une trame à la fois confuse, réductrice, d’une agressivité rentrée vaguement revancharde et mal foutue, déconstructrice ds le mauvais sens, parfois juste malhabilement transposée, par exemple sur l’égalité . . encore d’ac qd vs parlez de « tortillage de popotin » – pourtant dieu sait si j’aime ça ?..mais alors ds l’intelligence, ou en ôtant ses gants.. sur qui put the blame ? Le film comme attendu fait un énorme carton ds la population visée, il y a là une tristesse. .apprécié de lire votre bon post. .le sentiment de Jacques, et la réserve( ?) ou en tt cas, question posée par Phil sur le Kechiche nous font espérer votre avis sur ledit. ?
.en gros, « Mektoub » m’a énormément plu, oui..il faut dire que je suis bonne cliente à la base..y compris avec ses longueurs, sa complaisance à filmer les belles fesses, beaux seins, et si possible les frottis frottas des filles entre elles..Get 27, coupes de champagne, cigarettes à gogo en night-club enfumé..(mieux vaut ne pas souffrir d’epilepsie).., jeux de plage, spaghettis on the beach, moules dont le jus coule en bouche… la barre de pole-danse au bout d’un moment, ça fait long, pourtant la «Galaxie» kechichienne -ceux qui ont vu, ou iront voir, suivront le clin d’oeil – me chope, chope, derecha et izquierda avec ses portraits crus, vivants, tendres ! Ophélie la bergère débordante (en ts sens et de partout), roublarde, puérile et libérée, Amin le rêveur, photographe timide aux cils recourbés, cette sympathique baltringue de Toni, cousin hâbleur dont même les mères (la sienne, celle d’Amin) ou tata Camélia désespèrent, Charlotte, la sage un peu rabat-joie mais seule à affronter déceptions ou rateaux et sa copine délurée Céline, tonton Kamel chauve et entreprenant que modère comiquement sa soeur.. il y a des instants de grâce, pour moi que les chattes – décidément les lacaniens auront un boulevard ce soir – venaient chercher avant de mettre bas.. eu les larmes aux yeux, ds le séquence à l’étable.. au moment propice, dans un émerveillement partagé lorsqu’Amin fait ses images… et l’exultation des fêtes, les marivaudages, ms aussi la solitude contemporaine bien amenée de quelques uns (le Tunisien, jeune homme arabe 1ère ou 2nde génération installé à Paris, troublé inconsciemment par des rappels archaïques de la simplicité, de la pureté des femmes « rêvées » traditionnelles du pays (Ophélie à la traite, ou photographiée parmi les agneaux, quels indices…ou encore la scène finale d’un Amin heureux peut-être de renouer avec celle qui a pris le large vis-à-vis de ts ces excès) Tout cela, autant de raisons épidermiques, de raisons de chair d’aimer cet opus « canto-uno » éclatant – en soi, suffisant ?.. Maintenant « est-ce b pesé ? », je n’en suis pas sûre. Doit-on absolument le dresser en carence ? Evidemment pas tjs.. mais je ne crois pas que ce soit là la faille soulevée par Phil, auquel j donne raison ds l’interrogation qu’il met en avant finement, qui n’a rien d’aussi intellectuel ni distancié qu’il y parait…bien sûr, il y a même des points où ce lâcher-prise, cette explosion des sens et de la vie peuvent s transformer en qualité en terme de plaisir, de fugacité d’autant plus plaisante…ce qu’on appelle vulgairement en langage ouvrier vinicole, « aimer les poufs »…et, oui, eventuellement j’adore ça – j’ai toujours « aimé les poufs ».. . sorte d’immédiateté du corps..mais au bout d’un moment la question demeure ouverte.. (public de femmes, ds une petite salle pas trop chic où j’étais retournée le voir : le film a un peu gêné, « est-ce là la vraie figure d’une jeunesse « arabe » vivant en Paca, Nice, Sète ?.. bémol revenu le plus souvent sur le tapis).. pas le mien exactement, cependant à un vin qui titre haut en syrah, un bio au goût de cerise sans Abbas qui donnent un coup de fouet au moral rieur, je préfèrerai tjs celui plus discret, construit, dense et profond qui fait d’une façon ou d’une autre « la queue du paon » depuis un terroir lent et secret (long en bouche et ds les consciences) …ça oui, ça make me feel mighty real.. hâte de croiser ce qu’ici sera dit à ce sujet
Peux difficilement relire et vs prie de m’excuser si fautes de frappe

Annelise dit: 28 mars 2018 à 0 h 31 min

Et quel jeu naturel, avec utilisation de langage ad hoc qui ne fait pas trop plaqué !.. De grandes beautés sensuelles, peaux, chevelures (hommes et femmes) .. et ces accalmies, en particulier au travers des retraits d’Amin dont le regard paraît tjs chercher comme sensualité « majeure » une sorte d’innocence gâchée reconduite grâce au lien, seul susceptible de diluer sa solitude.. « J’aime les choses simples », dira t-il

Jazzi dit: 28 mars 2018 à 9 h 32 min

Belle évocation Kéchichienne, Annelise. Son Chant 1 est vraiment ce qu’il y a de mieux à voir actuellement sur nos écrans. Il faut que les commentateurs de la RDC le sachent. Mais comment expliquez-vous, au milieu de ce tourbillon de sensualité exacerbée, l’étrange passivité d’Amin, plus observateur qu’acteur ? Pure voyeurisme, homosexualité refoulée ou, plus vraisemblablement, attente d’un amour qui sait lui être destiné ? Celui d’Ophélie, partagée entre un futur mari menaçant de couper les couilles de quiconque oserait la toucher et un amant passionné, jouant les don Juan cavaleur pour donner le change ? D’où le titre de cette chronique rétroactive d’un amour qui était écrit…

bouguereau dit: 28 mars 2018 à 9 h 39 min

un vin qui titre haut en syrah, un bio au goût de cerise sans Abbas

..non mais franchement

bouguereau dit: 28 mars 2018 à 9 h 41 min

ce qu’on appelle vulgairement en langage ouvrier vinicole, « aimer les poufs »…

sans abbas haussi?

bouguereau dit: 28 mars 2018 à 9 h 42 min

homosexualité refoulée ou, plus vraisemblablement, attente d’un amour qui sait lui être destiné ?

..havec abbas hon dit ‘le cul collé a la muraille’

Annelise dit: 28 mars 2018 à 10 h 13 min

L’inclination p les poufs, on ne parle pas des sièges, Bouguereau. .les filles faciles ont tb presse et st tjs plus difficiles qu’on croie. .eh oui qd on déguste un vin sans façon, qu’on adore boire, en Médoc en campagne on dit ça : « il n’y a pas de mal à aimer les poufs »..tt un concept qui m’a tjs fait rire. .ms à ces vins éclatants de santé on peut préférer la queue du paon, la route sinueuse, contemplative, introspective, qui ne délivre pas de plaisir immédiat ms qui fore loin politiquement, esthétiquement, filmiquemnt d’un Kiarostami, lent et majestueux
Je ne trouve pas Amin si passif, Jacques. .il est observateur, enclin à bcp de sensualités qui laissent présager une gde capacité érotique secrète, profitant en délicatesse des films, du savoir et de la naissance des images en chambre noire, du soleil, de la mer et du poil laineux des agneaux là où bcp des autres ne st guidés que par la gaie, solaire animalité que ns possédons ts généralement, en dot de la jeunesse

Annelise dit: 28 mars 2018 à 10 h 21 min

..Son Chant 1 est vraiment ce qu’il y a de mieux à voir actuellement sur nos écrans. Il faut que les commentateurs de la RDC le sachent (Jacques)
Oui probablemnt. .Kechiche filme vraiment tb..ah les contreplongées, petite culotte entraperçue en jupe moulante, qd Ophélie et tata Camélia (La Graine et le mulet) remuent du bassin sur l’estrade. ..gd amour de ses personnages

Annelise dit: 28 mars 2018 à 10 h 32 min

Il n’y a aucune vulgarité ds Mektoub. .les femmes, en particulier les mères st magnifiques, les hommes humains, tendres, ou perdus

Jazzi dit: 28 mars 2018 à 10 h 47 min

Oui, j’ai trouvé beaucoup d’empathie, de douceur, de compréhension dans le regard d’Amin-Abdelattif, Annelise. D’où lui vient cette réputation de tyran sur les tournages ?
Pour la réponse à ma question on attendra le Chant 2 dont le tournage est, parait-il, quasiment bouclé…

Phil dit: 28 mars 2018 à 16 h 55 min

nous irons voir ce « Mektoub », dont l’avant première parisienne avait pourtant été décommandée, why ?
en attendant, pour les intéressés (very peu nombreux): le Gérard Philipe japonais s’appelle Ichikawa Raizô !

xlew dit: 28 mars 2018 à 18 h 29 min

Quelques images des Innocents de Téchiné dans le Kechiche, rues des optiques perdues, des ouvertures à l’oeil, las Olvidadas de la vie d’Adèle, la peau de murène recouvrant le livre des anciens chagrins, factotum du destin de Babette, le blues de la vierge de Fàtima n’est plus de toujours choisir le mec le plus trouble, lato sensu, du sel sur la peau, du miel sous le post-scriptum du tatoo, vade-Mektoub, les fourmis se sont fait Louis Malle, des poches de lait sous les yeux, fil du rasoir moins aiguisé les filles de la Méditerranée à l’Oural peuvent allaiter leurs amants sur la plage de Brest-Litovsk.
Ma critique du Canto Uno : Hafsia Herzi.
Tutto è detto.

Jazzi dit: 28 mars 2018 à 18 h 37 min

En attendant d’aller voir la rétrospective d’Isabelle Huppert à la cinémathèque, Phil, moi j’ai vu les trois films de ce mois de mars dont elle est l’actrice principale : La caméra de Claire, Eva, Madame Hyde ! Le dernier est le plus étrange. « Qui eut cru que ce petit bout de femme insignifiante », comme dit Romain Duris dans ce film en parlant d’elle, deviendrait, après un demi siècle de tournages ininterrompus, la plus grande star du cinéma français ? http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19576862&cfilm=244428.html

J.D dit: 28 mars 2018 à 20 h 35 min

Herr Philippe,un Am ha-aretz met le prénom japonais en premier ,faites-vous l’erreur ?Raizo Ichakawa ,le nom ne m’est pas incnnu.Soyez le dayan de souvenirs flous:un lien avec Mishima ,théatre no ,décédé de manière attristante ?La honte de la santé épargne n’importe quelle sphère ,les médecins occidentaux entretiennent le tabou sans l’honneur de leur profession .Feygele 0.14 et 10.13,je renouvelle expressément la proposition .Onassis avec Jackie avait lié contrat .Je suis moins riche ,en dépit de moyens confortables ,vous beaucoup plus beau?Votre amour des poufs ,expression de plus de Nechama ,sail ‘hel;vous êtes si délicieuse qu’on en mangerait à chaque repas ..’Haver Emmanuel parle de votre nez ,celui de Cléopâtre joué par la Taylor a fait tourner le monde .Vous me le rappelez en vigueur ,esprit.Le potz du 27 a 10.34 passe la mesure ,virez-le quand il donne dans chlimazel;chez kechiche on n’aime pas se représenter ces femmes plantureuses dans dix ans .Votre recension vaut vingt points.Lev et drôlerie ,le langage ouvrier vous le possédez .Kol akavoth,les gens de gauche-caviar à laquelle j’appartiens avec vous prennent leçon tous les jours .

Jazzi dit: 28 mars 2018 à 20 h 57 min

Voilà maintenant que J.D propose carrément la botte à Annelise !
Elle n’est pas à vendre, ni même à louer, non, mais !

alley cat dit: 28 mars 2018 à 22 h 52 min

Un soir d’orage de 1871, Babette débarque sur la côte danoise. Elle fuit Paris et la répression qui s’abat sur la Commune. Dans un petit village du Jutland, elle se présente à la demeure de Filippa et Martine, deux vieilles demoiselles

Phil dit: 29 mars 2018 à 7 h 53 min

Huppert a retrouvé Audran dans Violette Nozière, tournant salutaire dans la carrière d’Audran, pour un Chabrol pas trop excessif pour une fois. Huppert continuera à jouer « la fille à la petite robe mouillée » comme je crois pauledel l’avait pointée. Axel Bergen, auteur de Babette, et d’un documentaire, interdit en France, sur la légalisation du porno.
JD, vais encore interroger mes amis japonais, il me semble bien que cette inversion (du sujet) était prise en compte dans Ichikawa Raizô. aujourd’hui pub dans le Monde et ailleurs pour la sortie de « Frost », Vanessa P. est  » « Extraodinaire ». la critique de johnny depp, sans doute.

Jacques Chesnel dit: 29 mars 2018 à 8 h 19 min

Tourner un nombre impressionnant de films ne fait pas d’Isabelle Huppert la plus grande star du cinéma français, Jazzi… et Catherine Deneuve, et Juliette Binoche ? et cette définition du mot « star »???

Emmanuel dit: 29 mars 2018 à 10 h 12 min

@Annelise;
sincères excuses pour le 27/03: jmsui léssé emporté ,chui a real douche ssusscou.;cété 1compliment.;Carolyn bessette, ski sfé dmieux;jonejuior ilabongou ssuléfames:; darilanadKillbil etoussa; lrev;Jrecommenceré pa;lé post ssu blaquepantère, cessibon kjvé relir. Serviteur kissenk.on;

Emmanuel dit: 29 mars 2018 à 10 h 24 min

jidé ‘chez kechiche on n’aime pas se représenter ces femmes plantureuses dans dix ans .’
taraison;enatendan sséjoli àvoir?;tucroi kamine yfrassavi av ophélie, baroz.;lapa lair trop mulé ,élaptite elmalère davoir une graine danlciboulo;deja sessuellemen. .ssavaut palcoup ssula distance?.cél ‘lrev archaïque’ qu’a bien vu A-li dkantelle donn le bibron ozagnaux kilui tournlatête.;lfilm orémérité 1demie heure enmoinsse.;sans rancune.

C.P. dit: 29 mars 2018 à 10 h 44 min

Jacques Chesnel, … et Isabelle Adjani ? Mais vous avez raison, « star » est relatif.

Emmanuel, Annelise ressemble à Annelise. Mais s’il le fallait vraiment (?), dans ce club de cinoche où il y a plus d’hommes que de femmes :
Sondra Locke il y a vingt ans. Non, cinquante : Mick dans « The Heart is a Lonely Hunter ».

Jacques Chesnel dit: 29 mars 2018 à 11 h 34 min

Oui, C.P. et il n’y a pas si longtemps : Danielle Darrieux et Jeanne Moreau… dont je suis toujours amoureux

Paul edel dit: 29 mars 2018 à 11 h 57 min

en vieillissant Isabelle huppert est une petite robe mouillée mais désormais pendue sur un cintre.

bouguereau dit: 29 mars 2018 à 12 h 32 min

en attendant si la pouf elle kiffe pas le vieux calbut jaune devant polo..c’est pas jésus qui lui chtra la pierre

bouguereau dit: 29 mars 2018 à 12 h 34 min

ha bordo..l’amour y meurt havec l’amoureux..sinon y’avait du mou dveau dans le 100% pur schwein

bouguereau dit: 29 mars 2018 à 12 h 36 min

y parait que dirty harry il lui filait des pains à sondra locke..dailleurs c’est comme ça qui se sont connu cépé

bouguereau dit: 29 mars 2018 à 12 h 38 min

..et baroz qui fait sa grosse jalouse comme dans les k7 des années 70 à phil..’wir sind alleusse grosse pouffe’ qu’il va dire donald à berline

bouguereau dit: 29 mars 2018 à 12 h 42 min

Huppert continuera à jouer « la fille à la petite robe mouillée

point..elle a commencé a faire des ombe chinoise cochonne dans une tente..ça a pas rendu carmet aveugle..le salingue c’est tout un morceau de bravoure du cinéma..hénorme anlyze! dailleurs c’est lui qui l’a hinventé

C.P. dit: 29 mars 2018 à 13 h 15 min

bouguereau, en tout cas il l’a pas mal fait jouer, et ça faisait un joli couple : lui 1m 90/92, elle 1m 62/63, si j’ai bonne mémoire.

Jazzi dit: 29 mars 2018 à 13 h 16 min

Jacques Chesnel, j’ai déjà dit ici que je n’étais pas fan d’Isabelle Huppert, et que je lui préférais Isabelle Adjani, que l’on ne voit pratiquement plus. Mais il faut reconnaitre qu’objectivement, elle occupe le haut du podium au firmament des « stars » ou étoiles françaises, si vous préférez. Trois films rien que ce mois-ci construits autour d’elle : loin devant Deneuve, qui se tient bien, ou Sandrine Bonnaire, Juliette Binoche, Sophie Marceau ou encore Sandrine Kiberlain… Ne parlons pas des mortes.
Et avec quel physique, au départ et à l’arrivée ! Dans le film de Serge Bozon, « Madame Hyde », elle a en effet tout à fait l’air d’une robe mouillée suspendue sur un cintre. Elle en joue intelligemment, s’offre le luxe de nous montrer ses pauvres petits seins : affligeant ! Avec ça, une filmographie, nationale et internationale, impressionnante, avec les plus grands cinéastes et pratiquement aucuns nanars. Huppert, c’est l’exception française !

Eriksen dit: 29 mars 2018 à 13 h 57 min

Mektoub, my love.
L’été, la plage, les garçons, les filles, les fêtes … tout le monde a connu ça, ou presque. Il ne se passait rien de dramatique ou de tragique, de comique ou de caustique… comme pendant les 2h50 du film. Des dialogues à la Kechiche, sans aspérité, répétitifs. Une photographie sous-optimale (soleil en face, répétition).
Le film n’est-il alors qu’un best-of de micros et caméras de surveillance de la ville de Sète ?
Il y a un peu de cela dans la banalité apparente du contenu et du contenant. Mais ici la caméra est plus mobile, et surtout plus sélective. Certains disent voyeuse, tant le tropisme est sexuel, mais je ne crois pas. Même dans la première scène ( très chaude, la seule du film ), c’est le trouble de l’écoutant/regardant qui nous touche. Néanmoins c’est bien une promesse d’intrusion dans l’intime qui nous est faite, et par le regard d’Amin, et par la caméra.
Une promesse à la fois tenue et non tenue. Si l’intime individuel des corps (ou celui des esprits) ne sera plus dévoilé, l’intime collectif est exposé par la succession de parades sexuelles qui font la trame du film. Dans la boîte de nuit pour les femelles exubérantes, sur la plage pour les males baratineurs, Kechiche met en scène une animalité théâtralisée, humanisée…
… en résonnance avec des scènes de bergerie. Les parades d’un côté, l’agnelage de l’autre : voici un résumé assez abrupte de la sexualité, que l’on pourrait interpréter féministe et critique ( les males s’amusent et les femelles accouchent), mais non. Ici les femelles sont alpha et oméga du processus, assoiffées et enfantantes, moins objet pour les hommes qu’ils ne sont pour elles accessoires. Les trips quasi-vaudoo versus Aldo la Classe, y’a pas photo. Même à l’excès. On peut regretter que la sensualité masculine des origines n’ait pas droit de cité ici, mais tant pis. De film en film, on savait déjà que Kechiche préférait les femmes (3 césars de la meilleur espoir féminin sur ses 5 premiers films, ce n’est pas rien). C’est également le focus du héros Amin, chasseur d’images itou, plus observateur que voyeur, et qui dévoile son créateur plus que d’habitude.
On parle du naturalisme ou de réalisme de Kechiche… sûr que l’on s’y croirait. Mais il ne garde de la vraie vie que ce qu’il souhaite : exit la religion, exit les pères et les grands frères, exit le racisme, exit les ghettos: tout ce qui fâche un libre penseur hétérosexuel français d’origine tunisienne n’apparait pas ici… C’est assez reposant par les temps qui courent. Il brosse même un tableau assez politique de la fusion d’un monde arabe sensuel et d’une France sexuellement obsédée (comme la voit le monde entier). Liberté, Sensualité, Sexualité ! Ayez des enfants de la Patrie !
Les réactions sur Youtube dont parlait Alley semblent venir autant d’une extrême droite dégoutée, que d’un islam outré.
Alors vraiment, ce film serait une resucée de « faites l’amour, pas la guerre » de 68 ? un appel à regarder les culs, à reluquer la beurette, à chercher le « cul-blanc » ? Pas si simple…
Deux personnages échappent au tourbillon de la sexualité brute, dont le divin Amin. Son œil en retrait n’est pas que celui d’un timide mais d’un observateur patient, qui sait faire des choix, comme un Salomon.
Le film moraliste dont le sujet est Mektoub et amour, sera peut-être le Canto Due. En attendant le Canto Uno fait penser au début du cantiques des cantiques.
Qu’il me baise des baisers de sa bouche! Car ton amour est meilleur que le vin;
tes parfums ont une odeur suave, ton nom est une huile épandue; c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.
Entraine-moi après toi; courons!

Jacques Chesnel dit: 29 mars 2018 à 14 h 32 min

Vous aurez compris, cher Jacky, que je n’aime pas la Huppert, sauf dans « Coup de torchon » quand elle dit : « oh! j’ai joui »… ce doit être la seule fois de sa carrière

Jazzi dit: 29 mars 2018 à 14 h 57 min

Du travail de pro, Eriksen, bravo !

Certes, Jacques CH, Huppert est une pure cérébrale, mais elle se met tous les mecs dans la poche. Dans « Madame Hyde », Romain Duris et José Garcia lui servent de faire valoir !

P. comme Paris dit: 29 mars 2018 à 15 h 11 min

Isabelle Adjani,Isabelle Huppert et Christine Pascal formaient un trio de jeunes comédiennes et ont été colocataires quelque temps, lorsqu’elles étaient « pauvres et jeunes actrices pleines d’illusions et de désir de gloire » (+ ou – Wiki).

klodbolling dit: 29 mars 2018 à 16 h 10 min

edel et bordochesnel,deux amoureux du genre féminin,2 jambons secs pendus à un croc de boucher dans une cave avec des posters de femmes nues

jack frost dit: 29 mars 2018 à 18 h 10 min

@alley cat dit: 29 mars 2018 à 15 h 13 min
Et le début du cantique des cantiques fait penser à Il était une fois en Amérique
https://www.youtube.com/watch?v=LuK7G8FCNY8

amour enfantine : le titre de cet extrait illustre en effet la chute du commentaire d’Eriksen plutôt qu’une fidélité au film de Sergio ! Quant à illustrer celui de Kechiche par le cantique des cantiques, qu’en pensent ceux qui l’ont vu ?

Jazzi dit: 29 mars 2018 à 18 h 45 min

C’est un hymne à la vie, jack frost !
Jacques et Paul aiment les jeunes girondes, c’est leur droit, klodbolling !

Huppert elle a pas une ride, mais elle est sèche comme une trique : un sac d’os. Huppert, ce mystère !

Emmanuel dit: 29 mars 2018 à 20 h 25 min

Cépé,Sondra locke cébien trouvé!;.toutafessa;ssui de clintiswoude av lecirk..;broncobilli;Lesacdosse ,laviand L.A meilleure predlosse?;fopatro…Isa Huppert contr isadjani alhelium,ya comme une vulgarité kjm pa;lecantic decantic ,onssé komment ssafini danlavoitur dNoodles..;

Emmanuel dit: 29 mars 2018 à 20 h 32 min

Chuicom Klimt;chui fouamoureux dlaptitefame kepa 1cint dandirtihari;: toutékestion dintériorité ,kelvadir A-L,;

Phil dit: 30 mars 2018 à 7 h 50 min

Huppert Adjani, un destin bien Français. Adjani ne s’est pas remise de son ascendance bavaroise, il lui manque son Fassbinder. Huppert a la soeurette copine à Fabius, le goût du pouvoir et paillettes.

Jazzi dit: 30 mars 2018 à 10 h 59 min

Phil, Huppert, couchant avec Toscan du Plantier, et piquant le rôle tant convoité par Adjani : « La dame aux camélias » (1981) !

Jazzi dit: 30 mars 2018 à 12 h 23 min

Si l’article d’Eriksen est parfait, il ne répond pas néanmoins à mes interrogations. A savoir si Amin est amoureux d’Ophélie. Et l’on peut également discuter la frontière qu’il y a chez lui entre le voyeur et l’observateur.
On comprend très vite qu’Amin incarne le jeune Abdelattif Kechiche. Mais alors une version esthétiquement sublimée, tant le comédien est beau à l’égal du David de Michel Ange !
Amin est-il amoureux d’Ophélie ?
Dans la scène d’ouverture du film, la plus torride, la seule vraiment érotique, Amin me semble plus voyeur qu’observateur et il parait plus bouleversé qu’excité à ce spectacle. Ne s’empresse-t-il pas de mettre fin aux ébats d’Ophélie et de son cousin, qui s’apprêtaient à remettre le couvert (couvercle ?) sous la douche ?
Sa « distance » vis à vis de toute sexualité est-elle le fruit de sa fidélité à celle qu’il aime ?
Le titre du film, Mektoub my love, qui peut se traduire par Mon amour était écrit ou C’était écrit mon amour, peut aussi s’expliquer ainsi.
Mais cet amour prédestiné peut être aussi celui de sa vocation de cinéaste. Et le reste du film n’infirme pas non plus cette interprétation.
Enfin, une troisième voix possible, celle de l’homosexualité refoulée d’Amin, donc d’Abdellatif Kechiche ?
Amin serait-il amoureux de son cousin, également très beau garçon ? Lorsqu’il se trouve coincé dans une chambre avec une superbe mannequine blonde russe qui lui fait des avances, il part en courant !
Sa mère et ses tantes ne cessent de lui dire de sortir et n’ont de cesse de le voir au bras de jeunes filles.
Le canto 2 nous réserve-t-il des surprises ?
Une scène torride d’amour entre Amin et son cousin, on peut rêver, non ?

Annelise dit: 30 mars 2018 à 13 h 14 min

..mais Jacques, il (Amin) n’est pas venu retrouver n’importe quel « mannequin blond », il est venu rechercher Anastasia, avec laquelle il avait réussi à frayer.. le fait que l’autre le branche « à sec » sans réelle relation affectivo-amoureuse ni aucune profondeur de champ justifie tb que, ds sa délicatesse, il n’en ait aucune envie? Pas t convaincue par votre idée qu’il serait amoureux du cousin.. Toni joli garçon, ms quelle baltringue ! le personnage d’Ophélie, Emmanuel le 29 10h24, ds un fatras de contrition que j’espère sincère, relève qq chose d’assez fin de Lampedusa du « Guépard » : Tancrède et Angelica est affaire de désir et de politique, mais le prince ds le texte suggère à quel point cela vieillira vraisemblablement mal ensemble… enfin, Mektoub canto 2 ns verrons, cela m’intéresse bcp de voir comment Kechiche bouclera sa boucle et oui, JB, vs avez le droit de rêver et j trouve cela émouvant..un ami homo qui me disait tjs, « toi, qd tu regardes des bluettes, tu es heureuse que le prince élise la bergère…moi, depuis mes jeunes années j’ai tjs rêvé qu’il tombe amoureux du valet… » Je vous en prie, comme dirait Cary Elwes ds « Princess Bride »
Bronco Billy, un de mes favoris du Clint… lanceur de couteaux bras cassé, cette façon esatwoodienne discrète et implacablement tendre de faire gouttière pour les exclus.. le vieil Indien, etc..une toile de cirque qui finit en tableau de Jasper Johns…avant il y avait eu Josey Wales (avec Sandra Locke)où il se trimballe tt un cortège, dont un chien bâtard dont il ne cesse de cracher sa chique dessus… ah bon CP le même rapport poids-dimension que ça?.. 1,90m/1,63m ?.. js la taille qui compte…affaire « d’intériorité », je vs le confirme

Jazzi dit: 30 mars 2018 à 13 h 38 min

Oui, mais avec Anastasia aussi Amin n’est pas passé à l’acte, Annelise. Il s’est contenté la veille de la raccompagner à sa chambre, sans monter. Avouez qu’avec toutes les pulsions qu’on se trimbale à vingt ans et plus, c’est suspect ! Et puis à la fin, Amin retrouve Charlotte, à laquelle le lie une solidarité des coeurs brisés par… Toni.

Jazzi dit: 30 mars 2018 à 13 h 41 min

Après « La vie d’Adèle », canto 2 serait-il sous-titré « La vie d’Amin » : la boucle Sodome et Gomorrhe serait ainsi bouclée !

Jazzi dit: 30 mars 2018 à 13 h 48 min

Dites à votre ami homo que la morale des contes n’est pas un problème. Il n’a qu’à faire comme moi, dans ces cas d’espèce, je me projette, je m’identifie, à la bergère !

bouguereau dit: 30 mars 2018 à 16 h 09 min

clint est un vrai sado maso..ça trace depuis le début et spécialment havec sondra..et dpuis qu’il est dvenu l’hamérique même c’est un crémaster qui fait le yoyo

bouguereau dit: 30 mars 2018 à 16 h 13 min

Adjani, c’est tout le contraire : une baudruche gonflée à l’hélium !

..et c’est plutôt déprimant..huppert elle sait mieux se tenir..la ptite française c’est pas mollissant

Annelise dit: 30 mars 2018 à 17 h 19 min

CP, Sondra, vs avez raison.Clint Eastwood a svt fait tourner ses femmes – qui en rouquine porte-parole des dames de l’art avec un gd dais ds Unforgiven (un de mes préférés avec Bronco, Josey, Million dollar, Minuit ds le jardin & Un monde parfait.. Doux dur et dingue aussi, ds le genre bonhomie vulgasse ordurière plaisante, avec poursuite en vrac de Hells angels qui tournent en capilotade, est-ce ds celui-ci avec l’orang-outan?), qui en vierge ayant envie d’aller de l’avant ds Pale R etc etc – ms aussi sa fille, son fils .. pas parce que j suis une eastwoodienne presque à ts coups que je vais vs mâcher le travail en disant qui, ds quoi.. Jacques Ch t fort à ce genre de quizz. .Bouguereau quoi, sadomaso? En revanche le viol est t présent ds sa filmo..Ne commencez pas à importer sur RdC vos divers fantasmes outillés m’ayant par ailleurs fait b rire sur RdL..à tt Seigneur tt honneur, gardez-en p là-bas..on le trouvait réac au début de sa carrière.. Dirty, il fallait être Américain p ne pas saisir quelle satire le personnage constitue en soi…
I want to go to Malpaso
13h59 P-A-R-I-S, Gontcharov se compare à Dostoïevski, tant par cette puissance que par la profondeur, le ruissellement des mots. Il a moins publié, ce qui l’empêche d’être aussi reconnu, néanmoins quelle figure.. Lorsqu’on lit leurs romans, on retrouve la même ironie que dans ceux de Gogol. Chez Tolstoï c’est différent, l’humour russe, et surtout son ironie, y st moins présents. On dit svt que Tolstoï est capable de créer des personnages tant masculins et féminins alors que Dostoïevski est capable de créer prioritairement des personnages masculins. Oblomov est un grand roman de personnages « hommes » alors qu’il semble moins capable de créer des « femmes», comme Dosto? Enfin tt est relatif..
Mademoiselle Adjani tjs b, en petite fille pleureuse top-less en mules sous le soleil faisant cracher le morceau à Galabru chez Japrisot adapté comme plus ronde, chez Lilienfeld. .Isabelle Huppert, j’aime sa matité d’actrice apposée partt.. « une petite chose en robe mouillée sur cintre », hum..Paul ns parle là de son goût en matière de femmes, pas de l’actrice.. »L’Avenir » de Mia Hansen-Love, quelle délicatesse ds le portrait

Sylvain dit: 30 mars 2018 à 18 h 30 min

Ha ouais sur Eastwood…

Jazzy 12.23,(par experience)ce que tu emballes le soir même rarement ton premier choix.

Que fais tu de l’apprivoisement,timidité?

il faudrait demander un portrait d’Edel par huppert.

Eriksen dit: 30 mars 2018 à 19 h 45 min

Jazzi dit « Amin me semble plus voyeur qu’observateur et il parait plus bouleversé qu’excité à ce spectacle » : C’est plutôt le voyeur qui est excité, le cerveau reptilien.
L’observateur monte montent dans les couches supérieurs (et parfois s’y perd). Qui est boulversé alors ? Que serait Amin « regardant » avec un cerveau limbique ? Il faudrait qu’il soit impliqué dans ce qu’il voit, jaloux, ou qu’il en pince pour l’un ou l’une. Ce qui ramène à vos deux hypothèses sur Amin. La rencontre finale serait-elle alors un leurre ? j’en doute. AK a déjà perdu pas mal de gens sur la route du Canto avec son Uno… A part Charlotte qui souffre ou Amin qui phospore, les autres étaient très reptiliens et tout l’insistance sur l’animalité en a rebuté plus d’un.
Votre hypothèse de suite gay est intellectuelement très séduisante en temps que sacré contrepied à ce Canto Uno, et vu l’intérêt quasi exclusif des films de kéchiche jusqu’à maintenant pour les femmes.
D’accord avec Annelise sur le peu d’intérêt qu’Amin a pour la sexualité à sec.

alley cat dit: 30 mars 2018 à 20 h 39 min

@les autres étaient très reptiliens et tout l’insistance sur l’animalité en a rebuté plus d’un

loin du canon d’Héraclès au jardin des Hespérides et de la plastique du David de Michel Ange, mon oncle d’Amérique me souffle l’intérêt d’Eriksen pour celui de Donatello

P. comme Paris dit: 30 mars 2018 à 22 h 42 min

« alors que Dostoïevski est capable de créer prioritairement des personnages masculins »…

Et bien Merdre alors!.

Et Nastassia Phillipovna?????.

P. comme Paris dit: 30 mars 2018 à 23 h 42 min

Tue Dieu, le cyrillique ne passe pas non plus.

Cela n’est pas mon jour.

« En somme, grâce aux Aristarques de son pays et de son temps, Griboièdove aura aussi connu, à ses dépens, pendant une courte période, le malheur d’avoir eu trop d’esprit. »

Alexandre Sergueïevitch Griboïedov 1795 – 1829

« mais peu après son arrivée à Téhéran, une foule de fanatiques assaille l’ambassade russe. Griboïedov, ainsi que la quasi-totalité du personnel, est assassiné, le 30 janvier 1829, et son corps est si maltraité pendant trois jours par la foule qu’il ne peut être reconnu que grâce à une cicatrice sur une de ses mains, souvenir d’un duel. » (Wiki).

Ah, l’humour russe…

C.P. dit: 31 mars 2018 à 0 h 49 min

Merci, Jacques. De Chloé Zhao, j’ai vu aux Etats-Unis « Songs my Brothers Taught Me », film touchant où il y a déjà des chevaux et un peu de rodéo.
J’irai voir « The Rider ». Je ne sais pas comment Chloé Zhao s’est intéressée aux AmerIndiens de Pine Ridge, alors que je le sais mieux pour la romancière Louise Erdrich au Dakota du Nord et également Craig Johnson au Wyoming.
Bons souvenirs de « The Rounders » (Burt Kennedy avec Glenn Ford et Henry Fonda), « Junior Bonner » (Sam Peckinpah avec Steve McQueen), « The Electric Horseman » (Sydney Pollack avec Robert Redford et Jane Fonda)…

Eriksen dit: 31 mars 2018 à 6 h 25 min

Sûr Alley Cat que je préfère le David de Donatello, plus triste d’avoir tué. Celui de Michelange est d’avant le combat, très plein de certitudes

Jazzi dit: 31 mars 2018 à 7 h 46 min

« le David de Donatello, plus triste d’avoir tué »

Le Amin de canto 2 sera-t-il plus triste d’avoir niqué, Eriksen ?

bouguereau dit: 31 mars 2018 à 10 h 47 min

Junior Bonner

macqueen a été l’amérique avant eastwood et aprés paul newman cépé..non seulement dégringolade nerveuse et spicologique mais en plus les femmes prennent telment de pain qu’elle doivent faire du mma..pompompopom la coulitude est en berne..à croire qu’elle est à moscou

bouguereau dit: 31 mars 2018 à 10 h 50 min

Paris je t’aime (un peu)

dur dur de caricaturer une caricature..par contre bucémi en kroutchef..ça m’a fait un choc

Annelise dit: 31 mars 2018 à 10 h 51 min

Brillant retournement « grec », Eriksen. .la victoire au goût amer, Athena Niké.. notre Jazz matinal a la synthèse leste et coupante sur personnage fin, Kechiche ds le 2nd opus ns dira si
..où j découvre la cinéphilie cachée de PV (je soupçonne qq hétéronyme de Lew?) à 23h15
Merci pour le rappel de ce drole de film à sketches..à Cannes en quelle année, déjà? Une pluie de cinéastes, d’acteurs.. Buscemi en soi tt un monde..pas seulemnt en compagnie du Dude et Turturro en joueur de bowling-survêtement mauve…ds les Ailes de l’enfer, cajolant la poupée avec une petite fille qui lui fait chanter « il tient le Monde ds ses mains » en parlant de Jesus – pas Quintana, l’Autre – il est tordant.. « Tuileries » des Coen, tourné en fait Porte des Lilas,avec ses trad approximatives, la vieille femme et ses « medecines », le touriste tête dans le sac pdt que les Parisiens – chauds, forcément chauds (et sublimes)s’embrassent de l’autre côté du quai – « Montmartre » de Bruno Podalydès, le Marais de Gus Van Sant, Quartier Latin de Depardieu avec Mademoiselle Rowlands, Parc Monceau de Cuaron sans la gravity de, cette fois-ci, bien Sandra (!) Bullock, le cimetière de Craven, Wes, not Georges..le 11ème d’Alexander Payne, le 3ème d’Olivier Assayas.. tt cela avec un côté fait au garage plus ou moins assumé, volontaire?
Qui l’a vu? Je suis facilement preneur, là-dessus curiosité de chat..plus fort que moi, je ris..soit du premier degré tellemnt à côté de la plaque que je m’esclaffe, soit un emberlificotage à prétention mal cadrée qui dégage de tte façon du narquois.. Jacques Mandelbaum ds Le Monde avait jugé cela globalement indigent, niveau film d’entreprise amateur spécial « Office du tourisme »..il n’avait guère sauvé que le Quartier des enfants-rouges assayassien (Maggie Gyllenhaal en Liz)..vu le frère, Jake, partt où il y a du Gyllenhaal j’aurais tendance moi aussi à me montrer intéressée, t indulgente.. l’ensemble en vérité est mal fichu ms cela fait partie du charme..j’aime b celui avec Sergio Castellito et Miranda Richardson..(Bastille?) melo melo, vas-y que je t’inocule ts les codes ds une seule piqûre qui guérit tt, la peste, le choléra, les affections dentaires et tendinites..
Ds un genre similaire, voulais voir égalemnt ts les courts commis « sur le motif » Edward Hopper..quelle mosaïque cela fait..js réussi à ts les voir..un d’Amalric en particulier me manque

bouguereau dit: 31 mars 2018 à 10 h 53 min

Tue Dieu, le cyrillique ne passe pas non plus.
Cela n’est pas mon jour.

c’est trés bon mais t’as copié sur bucémi en kroutchef..à moi on me la fait pas

bouguereau dit: 31 mars 2018 à 10 h 58 min

Ne commencez pas à importer sur RdC vos divers fantasmes outillés

en même temps avec lamour des ptites pouffes avec habbats et intériorité..j’ai dla road

bouguereau dit: 31 mars 2018 à 11 h 00 min

Celui de Michelange est d’avant le combat, très plein de certitudes

une telment tête à claque que tu tiens avec goliath..hors champ telment qu’il en a une plus grosse qu’elle dirait anlyz

Annelise dit: 31 mars 2018 à 11 h 08 min

Les meilleurs spécialistes des relations internationales se sont interrogés sur ce point crucial de la guerre froide : « d’après mon oncle Sergueï, il avait retiré sa chaussure car elle était trop serrée » (cf document Ina..d’où sa présence sur le pupitre, mais aucune video ne le montre en train de frapper son pupitre avec)
Oh Nikita we’ll never know? Tssss

Annelise dit: 31 mars 2018 à 11 h 32 min

Mon dieu, J-M..vs m’enchantez..j’avais oublié cet épisode flamboyant avec Deubeuliou, comme dirait Emmanuel. .saisissement diplomatique..je me le rappelle et j’ignore pourtant quelle fut la condamnation, du moins l’ai-je effacé de ma mémoire? Comme la chemise déchirée Air France sur la palissade qui « ternit le dialogue social »..on n’est plus habitués..Si ce fut léger (après le jet de chaussure), c’était juste histoire de communication.. on voit passer la fureur sur le visage du joueur de golf après la stupéfaction.. si cela avait été jugé ds l’Etat de Claus Drexel, b peur que ça termine en peine de mort.. me suis intéressée après nième relecture du Capote – restez calme – « De Sang froid », mon t gd préféré de tjs, avec un collège de MSF dont un des pdts, Philippe Biberson, Bordelais un tps, jeune fille m’impressionna tant favorablement et reçut le Nobel de la paix, au nbre d’exécutions capitales ayant continué ds les US trumpiens. .le résultat vs l’imaginez

C.P. dit: 31 mars 2018 à 11 h 49 min

bouguereau, c’est vrai, mais quand même, dans « The Electric Horseman », Hallie / Jane Fonda fait du bien à Steele / Robert Redford.

Sans rodéo, avec cheval (Annelise s’y connaît vraiment) et cow-boy sans vaches qui n’aime pas les autoroutes, j’ai toujours un faible pour « Lonely Are the Brave », Kirk Douglas et la jument Whisky. Vous vous souvenez ?

Jazzi dit: 31 mars 2018 à 12 h 23 min

Mais de quoi parle-t-on ici, de la chaussure de Krouchtchev, de Médecin sans frontières ?
Quid du cinéma, surtout de celui d’aujourd’hui ?
Dans « The rider », les cow-boys d’aujourd’hui, vus par une chinoise, ce sont les indiens d’hier !

Jazzi dit: 31 mars 2018 à 12 h 50 min

Dans « The rider », Chloé Zhao, comme Kechiche, filme des jeunes hommes, des vrais, des tatoués, des couturés, avec tendresse, amour et empathie. Il y a aussi une scène à l’érotisme torride dans son film. Quand le jeune cow-boy-sioux dompte une jument endiablée. Comme Toni sur les fesses d’Ophélie, il lui flanque quelques tapes sèches sur la croupe, puis la fouette avec une lanière en cuir. Suite à quoi, la jument, satisfaite d’avoir trouvé son maître, file doux…

Annelise dit: 31 mars 2018 à 13 h 32 min

Pensé à Hopper à cause des parodies de « Nighthawks ».. avec Tintin et Milou.., avec Luke Skywalker et Dark Vador, en légo, avec des squales, des éléphants, ceci, cela.. celle du « Tuileries » des Coen servie plus haut par Petite Vidure vaut un Empire

J.D dit: 31 mars 2018 à 13 h 43 min

‘haver Jazzi se croit chez lui .Il commande le repas à la maitresse de maison.Les notules d’ici panoramiques .Celui qui regarde le doigt alors qu’on montre la lune fait mieux d’aller à la cafétéria d’allociné.Micro-ondes pour réchauffer les avis servis en cantine.cp 11.49,Jane Fonda fait du bien à n’importe quel mâle .Réfection bien faite dès les années 80.Herr Kechiche B’H,ravi avec Netflix des projections sur son héros?La jument « satisfaite d’avoir trouvé son maître « .La laniere sur la croupe ,l’érotisme 70 date…Amalric (Edouard Hopper ) était dans la retro Grand Palais avec voix du peintre,Feygele.Les « Paris » étaient en 2006 à un certain regard .Hag Sameah,chère AL. Préparation du seder.Cure collective après avoir profité de la bonté de Hachém.Manifestons à notre tour par la tsédaqa ..Vous faites preuve de beaucoup envers vos contributeurs malotrus!

Gilles dit: 31 mars 2018 à 15 h 04 min

Okay c’était pas l’original à 23.15 Annelise?Ca rassure .Hong sang-soo ,la Caméra de Claire ,booof.KIm minhi canon (50 kgs en robe mouillée dans l’eau cannoise).Huppert en sac d’os .IL aime le soju ,on a compris .Il tourne sans arrêt:tout ça pour ça?Interêt minimum. @Jazzi/bradley Jandreau.Les badlands cow-boys Marlboro.Il est laissé pour mort la mâchoire brisée.Il va murmurer à l’oreille de la jument en la « matant ».cqfd.

Gilles dit: 31 mars 2018 à 15 h 10 min

I love Paris (Cannes ). »Bastille », de la barcelonnaise Isabelle Coixet ,avec la voix de Emmanuel Finkiel.

PETRUS dit: 1 avril 2018 à 11 h 21 min

Pour conserver une note Clinteastwoodienne, je vois que certains on évoqué ce « rider » qui est tout sauf pâle… Ce très beau film est l’œuvre d’une femme, il n’est pas inutile de le souligner. Chloé Zhao, Chinoise de Chine, filme cette histoire de mecs avec une intelligence, une maîtrise technique et une sensibilité rares. Elle tourne dans la Réserve de Pine Ridge, South Dakota, avec les Indiens Lakota qui la peuplent. Elle y avait tourné auparavant « Les chansons que mes frère m’ont apprises ».
Brady, qui ne fera plus jamais de rodéo suite à une blessure grave, sa sœur handicapée et son ami Lane Scott, cloué, lui, à jamais dans un fauteuil d’infirme ne sont pas des acteurs, mais de vraies personnes dont la réalisatrice filme le quotidien et les émotions au plus près. Ce n’est pas un documentaire mais une fiction « vraie », pourrait-on dire. Aucun pathos, pas d’effets spéciaux ni spécieux, une grande pudeur, seulement la vérité de ces hommes taiseux, virils et durs au mal. Du plus serré au plus large, les valeurs de plan sont toujours judicieuses, le montage impeccable, la bande-son parfaite. Chloé Zhao passe avec aisance de l’intérieur de la caravane où vivent Brady et sa famille aux grands espaces du Dakota où les graminées ondulent au vent sous des ciels immenses. Les chevaux sont filmés de la même manière que les hommes, avec respect, avec tendresse. Chloé Zhao est une réalisatrice à suivre…

Celui de Randy Newman, n’a pas grand rapport avec le héros du film, mais bon, ça fait toujours plaisir à entendre.

https://www.youtube.com/watch?v=vuoJV7Z5Lho&list=RDvuoJV7Z5Lho&t=56

Jazzi dit: 1 avril 2018 à 15 h 23 min

Le beau et doux Brady ne peut plus faire de rodéo, PETRUS, mais il sait encore dompter fermement la jument sauvage !

bouguereau dit: 2 avril 2018 à 12 h 06 min

le dernier western un peu décent que j’ai vu baroz c’est bone tomaouak..les mauvais c’est les jeunes qui font que picoler et qui savent pas tenir leurs femmes..le bon indien est désiré mort telement qu’il est laid comme chavèze qui réinvente la sécu..les potabes c’est les vieux..qu’on pu de countri mais au moins donald..cépé il a du aimer..c’est fauché mais ça svoit pas telment que c’est du vrai bon cinoche

bouguereau dit: 2 avril 2018 à 12 h 09 min

Les chevaux sont filmés de la même manière que les hommes, avec respect, avec tendresse

ils s’appellent tous spanghéro

C.P. dit: 2 avril 2018 à 13 h 10 min

Oui encore, bouguereau, pour « Bone Tomahawk », un peu long quand même et avec un peu de charcuterie pas si utile. Kurt Russell est très bien et l’aventure a du suspens. Ce qui est curieux, c’est qu’un autre Craig que Zahler, le romancier polar Craig Johnson que j’aime bien a reproché au film, dans une note du New Yorker, d’être flou sur l’identité de ces Indiens cannibales au Nouveau Mexique, assez tôt dans le XIXe siècle. Mais c’est que Johnson – et son sheriff Walt Longmire- se prévalent aujourd’hui de l’amitié des derniers Cheyennes résidant dans le Wyoming. On n’en finit jamais avec les bons et les mauvais. Peut-être que Louise Erdrich, puis au cinéma Chloé Zhao changent la donne.

bouguereau dit: 2 avril 2018 à 15 h 00 min

..souviens toi de la réflexion de l’adjoint du shérif qui meurt dailleurs je crois dans hell of hight water..’ce pays était beau etc..’ et pourtant le paradoxe fait que ce sont ses ennemis eux même qui seront légitime a raconter son histoire..et ses plus ennemis qui s’identifiront a lui..
https://www.youtube.com/watch?v=_V-5p3fM90s

bouguereau dit: 2 avril 2018 à 15 h 10 min

Peut-être que Louise Erdrich, puis au cinéma Chloé Zhao changent la donne

sans déconner cépé jai entendu un jour un grand sioniste interviewé sur france cul disant que ça ne le dérangeait pas qu’on le fasse chier avec les palestiniens pasqu’un jour il savait qu’on le laissrait tranquille comme les américain avec les indiens..je sais pas s’il envisageait de raconter leur histoire un jour

Jazzi dit: 2 avril 2018 à 17 h 10 min

Les Westerns, c’est toujours l’histoire racontée par les vainqueurs. Dans « Hostiles », ils se donnent en prime la mauvaise conscience de l’ancien colonisateur ! Mais néanmoins, ce sont les meilleurs…
Chloé Zhao, ça n’a rien à voir, ça dépasse les histoires de petits garçons qui font se pâmer le boug et C.P….

C.P. dit: 2 avril 2018 à 18 h 15 min

Jacques, j’ai dit du bien du premier film de Chloé Zhao. L’échange avec bouguereau ne portait pas vraiment sur la même question. Avez-vous lu Louise Erdrich ?

Les deux histoires de « Vent du Nord » (j’ai vu le film à l’IMA il y a quelque temps) ont bien du mal à se rejoindre, et la dernière séquence pour le migrant est en suspens, tout comme est un peu facile le même triste sort pour le syndicaliste dur et le pêcheur « interdit ». Mais il est vrai que Philippe Rebbot joue un personnage assez vrai et touchant.

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