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La République Du Cinéma

Asghar Farhadi, Julie Bertuccelli : Deux en Un, sans rapport… bien que?

Par Annelise Roux

Cela devait arriver. Hasard du calendrier, deux films qui m’intéressent – en réalité, le cas de conscience se pose souvent, non pas entre deux, mais entre trois ou quatre – sortent le même jour et si je les vois quasiment tous, je n’ai la possibilité d’en chroniquer qu’un.

Impossible de ne pas vous envoyer auprès d’Asghar Farhadi, ne serait-ce que pour lire ce que vous en rapporterez. Au risque même d’une déception. Le réalisateur iranien, Ours d’Or à Berlin et Oscar du meilleur film étranger pour « Une séparation » en 2011, après « Le Passé » tourné à Paris en 2013 et avant son prochain opus qui sera commis en Espagne et co-produit par Almodovar, revient en Iran avec « Le Client », film autour duquel j’ai déjà vu passer deux ou trois critiques sur mode moins conquis que pour les précédents.
L’univers de Farhadi est pourtant bien là : Emad (Shahab Hosseini) et Rana (Taraneh Allidousti) font partie de la classe moyenne « haute ». Ils répètent une pièce de Miller – Arthur, pour Henry, il faudra attendre davantage – sous le contrôle du ministère de la culture et de l’orientation islamique, vivent dans un immeuble fissuré au point de les contraindre à vider les lieux. Ils emménagent dans un nouvel appartement où traînent des affaires de l’ancienne locataire, dont on comprend bientôt qu’elle est « de mœurs dissolues ». Alors que Rana prend une douche, un individu, sans doute un ex-client, l’agresse. Elle refusera de porter plainte devant la justice, tandis que Emad, le mari, s’enferme dans une quête solitaire tenant de l’élucidation et de la vengeance.
Ce qui est captivant, alors que le film a été taxé « d’artificiel », ou encore « de faisant montre d’un peu trop de pesanteur démonstrative » (et que cela n’est pas tout à fait faux à un œil « occidental ») est d’observer qu’inversement, le film a fait un carton en Iran, là où Abbas Kiarostami, réalisateur immense dont le cinéma n’est pas près de se remettre de la perte en juillet 2016, connaissait un destin exactement inverse avec cette merveille d’humanisme et de délicatesse formelle qu’est « Le Goût de la cerise » en 1997 : célébré, encensé à l’étranger, son travail suscitait à Téhéran une méfiance à parfum d’offense et de mépris. On lui reprochait ainsi d’avoir embrassé Catherine Deneuve, au moment où celle-ci lui remettait la Palme d’or !
J’en avais discuté à l’époque avec un ami qui dirigeait l’Observatoire du Caucase et des Études Anatoliennes sis à Bakou, que l’œuvre de Kiarostami fascinait. Lui qui m’y a initiée. Nous avions évoqué en parallèle Ipek, personnage féminin de « Neige » d’Orhan Pamuk, se serrant contre son père en regardant des feuilletons sucrés à la télévision turque, ou encore mon cher Fatih Akin, rétamé d’avoir voulu réveiller en 2014 la mémoire du génocide arménien, alors qu’il est… Allemand (ses parents émigrés turcs de la région de Trabzon )! Comment juger de qualités elliptiques ou de codes, de la puissance d’une narration sans épistémologie affûtée, ne serait-ce qu’intuitive, ni recontextualiser correctement ce qui s’offre aux yeux ? Traitée hors sol, une banalité retranscrite sans composition particulière visant à poser la juste distance peut vite séduire par son côté «folklore inusité»… avant que d’être remplacée par une nouvelle, plus exotique et pimpante? Un pion chassant l’autre « Martine à la ferme » est supplantée par « Martine en Iran » avant que n’arrive « Martine en Syrie» ?
Au-delà du prix du scénario et du prix d’interprétation masculine reçus à Cannes, un peu lourdement dédiés « au peuple iranien » par les récipiendaires Farhadi et son acteur Shahab Hosseini, qu’attendons-nous concrètement de l’auteur dans sa façon de délivrer ses métaphores de la société iranienne actuelle, l’immeuble instable, la pièce « refoulée » comme marqueur d’une sexualité, sinon empêchée, du moins pas tout à fait libre, le bandage des cheveux de Rana dont on ne sait s’il signifie dérèglement de la raison ou port du foulard ? Dans un pays où l’exercice du cinéma continue d’être soumis à la tutelle de l’orientation islamique, il était clair qu’aucun aperçu sur le rideau écarté n’allait être donné par exemple aussi simplement… Le regret n’est pas tant là, que d’essayer d’estimer dans quelle mesure ce que nous trouvons « artificiel », « pesant» n’est pas l’expression qu’ici, le jeu obligatoire avec la censure se confond avec le récit.
De sorte que c’est l’idiotisme factuel de ce film qui dérange, certaine inclination pour un folklore «mondialisé» l’ayant remplacé dans nos préférences ? Je pose simplement la question. Pour déplacer son principe hors du seul Iran, je pense soudain à Mikio Naruse, cinéaste essentiel de la délicatesse et des rapports familiaux, longtemps méconnu probablement d’être si japonais dans ses codes, là où Kurosawa – réalisateur tout aussi immense – montrait davantage patte blanche aux Occidentaux en s’inspirant de Shakespeare (« Ran » est une adaptation du « Roi Lear) ?

L’enchaînement avec le film de Julie Bertuccelli a beau être bizarre, il n’a rien de tiré par les cheveux : ce même proche de l’Institut des Études Anatoliennes, ami d’Anna Politovskaïa, rentrait tous les étés en Géorgie caucasienne. Je me faisais un sang d’encre, jusqu’à ce que je reçoive son coup de fil ou son fax me disant qu’il était bien arrivé, parfois plus une semaine après qu’il avait atterri à Tbilissi, quand il avait eu à traverser je ne sais combien de check-points et de péripéties, son petit pays de la mer Noire – petit en taille mais de grande importance stratégique – ayant été entraîné dans la guerre en 2008 contre la Fédération de Russie poutinienne.
Six ans auparavant, en 2002, Julie Bertuccelli avait donné un film franco-belge, mi en français mi en géorgien, « Depuis qu’Otar est parti »  qui fut couronné du César du meilleur premier film et livrait à voir avec sensibilité des aspects que je connaissais malheureusement par cœur, qui étaient déjà l’indice de la vie de ces pays de l’Est de l’ex URSS issus de l’indépendance des années 1992 : la douche qui s’interrompt alors qu’on a du shampooing plein les yeux, l’électricité coupée, ces universitaires déclassés, rétrogradés pour raisons politiques, le bois qu’on part glaner pour se chauffer en plein hiver comme au moyen âge… La cinéaste réitère cette fois par le biais d’un documentaire «Dernières nouvelles du Cosmos », filmant un thème qui m’apparaît tout aussi compliqué à représenter dans l’essence.
Sa « Babouillec » (Hélène Nicolas) a trente ans quand la réalisatrice l’approche, elle dialogue avec des mathématiciens, va être adaptée au théâtre… Sauf que sa mère (Véronique Truffert) l’a sortie à l’âge de 14 ans d’une institution où elle végétait, diagnostiquée comme autiste « très déficitaire ».  Ni parole, ni possibilité de tenir un crayon. La mère à force d’inventivité et de patience va établir la communication via la manipulation de lettres plastifiées.
Je n’en vois pas trace chez Julie Bertuccelli, qui reste à hauteur humaine, avec dignité et amour dans le regard, mais là aussi, gare au voyeurisme et à la folklorisation. L’autisme en effet ne saurait être « un sujet ». Enfant, je regardais des vignettes d’une B.D où le chien Cubitus plastronnait au travers de pièces immenses, passant de l’une à l’autre dans une ampleur de proportions digne d’un palais avant de sortir de… sa niche, haute comme trois pommes ! Naturellement l’esprit humain est structuré comme ça : une intériorité dont le volume, la teneur ni le contenu ne sont réductibles à une description ni si faciles à explorer et quantifier.
La Babouillec de Julie Bertuccelli, ces « Dernières nouvelles du cosmos » vous épateront mais ne doivent pas faire oublier que tous les autistes ne sont pas Asperger, ni forcément intelligents, quelque brutalité puisse-t-il y avoir à l’énoncer de la sorte. Que l’amour soit une panacée reste vrai, o combien, mais les panacées hormis dans le sens magique n’ont pas pouvoir de tout guérir. En 2007 Sandrine Bonnaire – une de nos plus merveilleuses actrices et parmi les plus grandes dames du cinéma français – filmait sa sœur. « Elle s’appelle Sabine » m’avait donné la chair de poule, ébranlée fortement lorsqu’après une énorme crise de violence, Sabine Bonnaire berçait une poupée, confiant à sa sœur cinéaste pour l’occasion son espoir « d’avoir un enfant », elle qui arrachait à la mère des poignées de cheveux ou qui, menée à la piscine, se lançait dans une diatribe semée de mots orduriers . « Maintenant elle va mieux, elle a reminci, elle vit une vie presque normale », confiait récemment l’actrice découverte par Maurice Pialat, avant d’ajouter : « Comme quoi, avec un peu d’attention »…

Rien de plus exact. J’ai encore en tête les paroles d’Anne Doat, à la ville Mme Jean Vautrin, qui s’est tant investie dans les associations aidant les autistes et leurs familles, rappelant le temps où « on ignorait de quoi il était question et où l’on culpabilisait les mères ». Pas trahir un secret que de souligner qu’elle et Jean Herman savaient de quoi ils parlaient, leur fils Julien dont Vautrin-Herman avait donné un portrait romancé dans « La Vie Ripolin » étant lourdement handicapé… C’est d’ailleurs précisément la raison de mon extrême défiance, de ma réticence spontanée et très ancrée face au folklore : la frontière est ténue mais existe bel et bien entre la peinture sociologique engagée, affective d’un milieu ou d’un état, et un voyeurisme, de bonne volonté parfois, mais dévorateur, utilisateur, et finalement, d’une indifférence crasse… Le folklore, c’est pomper la substance d’autrui, la recracher en y mettant des pompons, du misérabilisme ou du ruban en oubliant que pour l’autre, c’est sa vie, sa chair réelle et ordinaire, sa souffrance. Définitivement à bannir comme un poison qui non seulement dénature, humilie mais finit par tuer.

« Le client » d’Asghar Farhadi

« Dernières nouvelles du cosmos » de Julie Bertuccelli (sortie en salles des deux le 9 novembre)

 

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commentaires

124 Réponses pour Asghar Farhadi, Julie Bertuccelli : Deux en Un, sans rapport… bien que?

JC..... dit: 8 novembre 2016 à 6 h 10 min

Un tel passé pour la Perse antique ! et, des millénaires plus tard, la police des mœurs islamique qui étouffe de son immense bêtise !…

Dieu est un criminel multirécidiviste, un enfumeur de bananes.

Annelise dit: 8 novembre 2016 à 8 h 17 min

En réponse ici au post tardif ms fort construit de Petrus hier sur le fil Albert Serra, avant journée loin du tableau : ah bon si ns ne sommes pas d’accord sur un film, vs me retirez votre confiance pour le prochain billet? Me voilà bien !D’autant que vs ne m’avez pas l’air d’avoir l’oeil ds votre poche
JC 6h10. Bien d’accord sur le grand passé de la Perse antique

Jibé dit: 8 novembre 2016 à 9 h 23 min

Deux films à voir cette semaine donc, plus, peut-être, le dernier Jalil Lespert ?
Rien ne vous empêche de parler de deux, trois, quatre films en tête ou queue de votre chronique, consacrée à un seul, Annelise.

Annelise dit: 8 novembre 2016 à 9 h 56 min

Oui, aussi Jalil Lespert… peut-être l’un de vs qui ns en parlerez? Plus sur place et seulement petit écran du téléphone

J.D dit: 8 novembre 2016 à 12 h 50 min

Annelise dit: »tous les autistes ne sont pas intelligents « ;superbe d’humanité de lire ca !vous avez le cœur plein d’amour &plume qui relève de Che’hina.
J’avais vu le docu de Madame Bonnaire.Le témoignage sur la Géorgie, très fort aussi.Ca a été la préfiguration de l’Ukraine et les chmoks européens qui ne peuvent pas faire 2 choses à la fois n’ont pas bougé.

Regia dit: 8 novembre 2016 à 15 h 23 min

Anne Lise, c’est MAGIQUE! Kiarostami, LE cinéaste phare !je m’absente, au moment où je reviens vous ^parlez de lui. Timing parfait.Au moment du ‘goût de la cerise », un Iranien ramenant ses histoire de mollah et de suicide, c’était du jamais vu !Du jamais vu! En Iran!! Tabou, comme le poids de la censure et de la loi islamique qui fourre le nez partout. Et la forme, pour des Européens qui ne connaissaient pas le pays était comme vous dites super exotique.
Après c’est très fin ce que vous dites sur l’usure de l’oeil, le fait que les occidentaux s’attendent à un certain type de cinéma iranien « fait pour eux », sans se demander ce que ça donne comme vitesse en Iran.,Parce qu’A-lise, vous savez aussi bien que moi que Kiarostami quand il a fallu se soigner, eh ben il est venu en FRANCE.N’importe qui ne pouvait pas le faire.Son cinéma est courageux, dénonciateur et particulier tout en restant « iranien ». mais la mondialisation de l’oeil gâche tout: ce truc du folklore.. . J’aime votre allusion à Pamuk.Le seul fait de regarder des novelas, la tête nue.;en Occident on ne se rend pas forcément compte de tout ça. Le succès d’un film comme ‘Mustang’, par exemple.Je suis le premier à aimé ça mais l’accommodement est D’ABORD occidental. Bon vous vous doutez que j’irai voir Farhadi! merci pour le billet

christiane dit: 8 novembre 2016 à 15 h 28 min

Oui, en 2007, ce magnifique film de Sandrine Bonnaire, construit à partir de petits bouts de pellicule où elle mémorisait, année après année, la descente aux enfers de sa sœur Sabine, détruite par les neuroleptiques quand elle a dû survivre, à la mort des parents, dans cet hôpital-asile-mouroir. Et cette volonté de la sortir de là, cette patience lors des visites dans ce nouvel abri, pour guetter des signes de complicité, de lucidité. Et ce sanglot étouffé quand elle se désespérait de la voir refaire surface. Moi aussi, j’ai eu des frissons.
Elle était restée après la projection du film (Espace 1789 à Saint-Ouen) et avait répondu avec gentillesse à toutes les questions qui lui étaient posées même les plus douloureuses. Une grande dame, oui, et une merveilleuse actrice que Pialat(je crois) a révélée.

Sylvain dit: 8 novembre 2016 à 15 h 35 min

A_li, Fahradi de la Séparation quel grand cinaéste!

Lu aussi que celui-la(‘Le client’)était moins bien?

Votre analyse recadre le débat en interrogeant notre bon vieil ethnocentrisme,culture de jugement

Man dit: 8 novembre 2016 à 23 h 06 min

Naruse, irremplaçàble Annelise ! la scène ou ils se rapprochent dans le train est d’anthologie.C’est vrai que son cinéma est moins connu que Kurosawa.
Le cinéma géorgien? Une riche collection à la cinémathèque.Gagne à être connu.Avec les élections US je croyais que vous parliez d’Atlanta et pas de Tbilisi.Rv sur Fahradi!

JC..... dit: 9 novembre 2016 à 9 h 17 min

Quelle joie pour les amateurs de burlesque que cette élection de notre cher TRUMP ! Un beau blond remplace un beau nègre… la roue tourne. Le scénario de l’estaglissement clintonien a foiré …

Annelise dit: 9 novembre 2016 à 11 h 21 min

Jacques 11h07 vs me l’apprenez. Peut-être aviez-vs la chance de le connaître personnellement? (pas mon cas)
Willy Kurant il y a qq années – chef op qui a travaillé pour Orson Welles, Pialat- faisait état d’un « métier dévalorisé »? Ou Darius Khoudji qui a éclairé Michelle Pfeiffer chez Frears…je me disais un peu étourdiment à l’époque qu’il ne devait pas y avoir grand-chose à faire pour la magnifier, alors que bien sûr, il ne s’agit pas que de cela… plusieurs écoles sur le traitement de la lumière…Pdt que vs êtes là, rien à ns dire sur Naruse? Paul &vs a priori les mieux placés

Annelise dit: 9 novembre 2016 à 11 h 35 min

Man 23h06 oui, riche cinéma géorgien dont je ne connais qu’une petite partie, cependant très séduisante. « Eka et Natia » de Nana Ekvtimishvili et Simon GroB par exemple est un film très accessible et sensible
JC en réponse à votre formulation provoc’: pour moi une tristesse que cette élection mais non une surprise ahurissante… je suis politologue de formation. Le populisme fonctionne tjs de la même façon, approximations, capitalisation sur les colères rentrées, et bascule obtenue grâce à l’abstention suscitée par le dégoût! Je n’ai pas l’intention de partager ici des opinions politiques personnelles, j’aimerais juste souligner à quel point ça marche pareil dans ts les pays. Ce qu’on prend éventuellement pour une adhésion démocratique du peuple (l’élection remportée) est en réalité un mauvais tour qu’il se joue à lui-même, en partie comme on dit à l’insu de son plein gré. Les conséquences, elles, étant en revanche toujours directement à payer au fil des ans sans échappatoire

Jibé dit: 9 novembre 2016 à 12 h 08 min

« Ce qu’on prend éventuellement pour une adhésion démocratique du peuple (l’élection remportée) est en réalité un mauvais tour qu’il se joue à lui-même »

Sans être politologue, on se souvient que c’est d’ailleurs le titre du premier film de l’histoire du cinéma : l’arroseur arrosé !

en passant dit: 9 novembre 2016 à 13 h 06 min

Annelise dit: 9 novembre 2016 à 11 h 35 min

Des présidentielles un jour de semaine!!! Les plus prolos ont-ils été autorisés à s’absenter de leur job pour aller voter??

en passant dit: 9 novembre 2016 à 13 h 08 min

jc pov naze,
hillary n’est pas issue d’une grande famille, au contraire ! Arrête de répéter les conneries de la grosse truie et autres escrocs

JC..... dit: 9 novembre 2016 à 14 h 07 min

Cette élection est une chance pour les USA, un témoignage de la vitalité américaine…

Que vient faire la tristesse, là dedans : la tristesse elle est française avec ces clowns aux manettes en France !

Emmanuel dit: 9 novembre 2016 à 15 h 45 min

14.07, bin mon poteau je te donne 100%raison dans la mesure où tu n’aimes pas les minorités,toute cette populasse hispano,cubaine, afroUS, pas trop les femmes,les pauvres, je charre, que la renégo sur le nucléaire iranien ne te dérange pas, qu’israel peut aller se faire f.,que le rapprochement avec Putin te fait plaisir!Parce que tu as raison, Donald a suggéré que la Crimée, il se pourrait qu’il la reconnaîsse OFFICIELLEMENT kifkiff la Russie ,donc que l’OTAN peut se carrer sa défense où elle veut la prochaine fois qu’un pays européen est dans le viseur (de toute façon la défense européenne = O) . T’as bien raison chante, l’ami chante!.
Je te mets la musique mais j’espère que t’as pas de gosses (eux par contre ils risquent de déchanter)
https://www.youtube.com/watch?v=1afYL8C0dzE

Annelise, je crains que le tsunami US de cette nuit n’éclipse ce fort beau billet; le fahrani « pour les Iraniens », tout de suite vu où vous vouliez en venir. Quelqu’un a remarqué qu’Amad et Rana sont comédiens (comme le film sur la Stasi « la vie des autres’, Sébastien koch)? Classe moyenne ‘haute’ avec le jeu autour des personnages de la pièce qui permet la mise en abîme.;je ne vois pas les films pareil après vous avoir lue, vous agrandissez le regard!
Chenel : Coutard a cassé sa pipe?merci pour l’info.Il était âgé ,plus de 80 ans si je calcule grosso modo. Sa façon d’éclairer Seberg.;ça vaut toutes les nécrologies.

Emmanuel dit: 9 novembre 2016 à 15 h 53 min

La femme de Trump, la très courbée(s) Melania est slovène.Il va l’expulser? Il la surveillait pendant qu’elle mettait le bulletin dans l’urne!

Annelise dit: 9 novembre 2016 à 15 h 53 min

Emmanuel 15h45 , oui Emad et Rana répètent « Mort d’un commis voyageur ». Cela n’est pas anodin, d’autant qu’Emad est en empathie avec son personnage de Miller tout en même temps qu’il s’abîme dans l’obsession vengeresse

les habitants dit: 9 novembre 2016 à 16 h 15 min

le fou varois déambule à poils avec une photo géante de son idole perruquée, en criant » je suis Lui « 

radioscopie dit: 9 novembre 2016 à 17 h 33 min

Je ne suis pas client de ce Client. Tout en symbolisme lourd, édifiant, pour surligner l’étroitesse asphyxiante de la société iranienne – sujet archi-connu (hélas)- avec les frustrations qui découlent d’un tel carcan. Bien sûr, la maîtrise de l’image, du mouvement est au rendez-vous mais ce film était-il réellement nécessaire, surtout après « Une séparation » qui déjà traitait le sujet dans le fond et la forme ? Pardon pour cette interrogation sacrilège : je sais pertinemment qu’il n’est pas de bon ton de faire des réserves sur le travail d’un artiste consacré, révéré, adulé qui, forcément, ne peut produire que des chefs d’oeuvre.

Annelise dit: 9 novembre 2016 à 17 h 48 min

Radio, faites : il me semble au contraire inciter à pouvoir dire l’inverse. Mais attention à ce qu’on « attend » de Asghar Farhadi, Iranien revenu sur place, pour homologuer ici la réussite d’un film qui paradoxalement (ou justement pas du tout) a fait un tabac là-bas. Mon interrogation est plutôt là

JC..... dit: 9 novembre 2016 à 18 h 09 min

Le pouvoir en Iran reste aux mains des cinglés de cette théocratie folle, et ce n’est pas un film « toléré » comme l’étaient les concerts de rock sous Brejnev qui produiront lame de fond !!!

Ce qui libèrera les iraniens normaux viendra de bien plus profond, et sous une forme différente …

radioscopie dit: 9 novembre 2016 à 18 h 28 min

Merci, Annelise. Tant mieux que Farhadi fasse salle comble à Téhéran. Ceci dit, les Iraniens n’auront aucune peine à décoder ces métaphores de l’étouffoir dans lequel ils vivent et ne trouveront aucun soulagement dans le miroir de leur société qui leur est tendu. Car Farhadi -mais peut-il faire autrement ?- ne donne aucune solution, aucun espoir, aucune perspective de fuite. C’est d’ailleurs poignant de sentir le boulet qui entrave son talent et sa caméra.

JC..... dit: 9 novembre 2016 à 18 h 47 min

De quoi se plaignent les Iraniens ? On peut vivre en prison, trois repas par jour, cinq prières…. on peut.

JC..... dit: 9 novembre 2016 à 19 h 04 min

J’ai lu un excellent livre de Nahal Tajadod, l’épouse iranienne de Jean Claude Carrière sur la vie religieusement mensongère en Iran…. Impossible d’en retrouver le titre. Vaux le détour …

Gilles dit: 9 novembre 2016 à 19 h 37 min

Annelise dit : »Naruse cinéaste essentiel longtemps méconnu probablement d’être si Japonais »
Toutafait Annelise ! et féministe !
Cette lenteur,pénétration psychologique: ça contraste avec les guignoleries servies.Trump; la grosse claque bourrineuse d’une Amérique qui risque d’avoir la gueule de bois.

Petrus dit: 9 novembre 2016 à 21 h 42 min

Mais non, Annelise, même si je m’étais assoupi devant ce Louis XIV, j’aurais lu vos billets suivants ! Je suis accro… Avec le film de Serra, pas de juste milieu semble-t-il : soit on adore soit on déteste.
Très tenté par le nouveau Farhadi. Je tiens son « À propos d’Elly » pour un chef d’œuvre. Je l’ai vu et revu avec, toujours, la même fascination pour l’incroyable tension qu’il obtient avec des très moyens simples (et beaucoup de travail en amont).

observateur dit: 10 novembre 2016 à 9 h 01 min

« Il la surveillait pendant qu’elle mettait le bulletin dans l’urne! »

C’était pour pas qu’elle recommence à plagier Michelle, sur ce coup là
(sinon il aurait été obligé de s’acheter une autre top)

observateur dit: 10 novembre 2016 à 9 h 11 min

l’argent n’est pas un probleme pour LUI au contrair (la preuve qu’IL est supérieur) e, mais le temps de s’assurer de la bonne obéissance de la nouvelle acquisition risquerait de lui manquer à présent

Paul Edel dit: 10 novembre 2016 à 9 h 50 min

A propos de Naruse et de « nuages flottants »
Ce qui est émouvant dans le film de Naruse, (suivant en cela le beau roman de cette Fumiko Hayashi,) c’est que le couple ne peut se quitter parce que l’illumination amoureuse qu’ils ont éprouvé en Indochine(et qui fut leur paradis) , pendant la guerre ,cet l’accomplissent érotique avait eu lieu à l’époque bénie des victoires du Japon triomphant.. ça brule d’autant plus fort –comme un Eden perdu- que la réalité du japon humilié, pauvre, colonisé par les américains, les jette dans un commun désespoir. Les années ont passé, ils sont, ces deux amants, conscients de leur dégradation physique dans un pays lui aussi dégradé. L’homme a perdu un métier solide et dérive . la femme se prostitue .Ils se retrouvent régulièrement et elle le regarde se noyer dans l’alcool. La romancière écrit ceci que le cinéaste a scrupuleusement respecté avec une grand délicatesse : « son visage avait complètement perdu le teint luisant de santé et de jeunesse qu’il avait à l’époque de l’Indochine.il était désormais émacié et paraissait exténué ».
La cruauté de leur sort actuel dans un japon défait, aux villes rasées, aux banlieues bidonvilles , avec des gens qui ont faim… rend leurs liens d’autant plus forts qu’ils partagent une volupté morbide et une pente suicidaire qui ressemble à une évolution de leur pacte érotique initial dans une foret d’Indochine.. Leur gout de l’absolu les lie et éclate d’une volupté douloureuse et masochiste. L’idée du suicide les rapproche et les console….. Les très belles scènes lentes, quand ils marchent, serrés l’un contre l autre (vus de dos) quand ils s’arriment l’un à l’autre dans le froid, la pluie, soumis à une mystérieuse source de leur passion, dans un quartier portuaire à eau noire comme de l’encre , leur solitude transie rayonne alors de quelque chose d’impossible, de pur et d’absolu. Naruse réussit là quelque chose de très impressionnant.
Moment d’un couple beau comme un cristal. Une chute à deux comme une déchirante tendresse acceptée, une passion qui s’épanouit dans un achèvement funèbre et un don total.

christiane dit: 10 novembre 2016 à 10 h 13 min

La question que vous posez est intéressante (« Ce qui est captivant, alors que le film a été taxé « d’artificiel », ou encore « de faisant montre d’un peu trop de pesanteur démonstrative » (et que cela n’est pas tout à fait faux à un œil « occidental ») est d’observer qu’inversement, le film a fait un carton en Iran… »)
Ce même décalage est-il observable dans le cas des élections présidentielles aux Etats-Unis ?
Les critères de jugement d’un pays à l’autre sont différents (Culture – habitudes de vie- politique…)
Cette élection de Trump choque-t-elle autant en Amérique qu’ici, en France ?

Jibé dit: 10 novembre 2016 à 11 h 08 min

Les cartes postales cinématographiques de Paul Edel, loin de toute actualité, sont vivifiantes, revigorantes, un brin nostalgiques. On en redemande !

Tullius dit: 10 novembre 2016 à 11 h 17 min

Annelise, si je vous demande en mariage, je suppose que vous direz non, sous prétexte que je suis moche, pauvre et impuissant. Comme quoi…

Jealous guy dit: 10 novembre 2016 à 12 h 02 min

Lequel vous allez voir Wg? L’autisme ou fahradi?
Christiane,A-lise dit pourquoi ici ni le chef-d’oeuvre « Elly » sur lequel je rejoins l’avis de Pétrus,ni « La Séparation » (et pourquoi ça vaut la peine ;) Le cinéma iranien façon Kiarostami, éblouissement de 97 où l’oeil n’était pas préparé à ce dénuement zigzaguant.’Close-up’ bien aussi ,mais beaucoup plus flou. Le relais Fahradi ne peut plus compter sur l’effet « Martine en iran », peut-être ça qu’on découvre avec la pesanteur de ‘Client’.
L’allusion à Pamuck :vous vous souvenez Annelise, la scène de ‘Neige’où il y a une représentation théâtrale (hasard?) et que ça vire au pugilat quand un des types grimpe sur l’estrade, se met à hurler « tu peux te la mettre sur la tête, ton Europe, maintenant »!!
Je lisais sur RDL, on a perdu une belle occas d’assurer un cordon pacifique avec une construction européenne digne du nom.;trump est un camouflet majeur à la culture et l’apprentissage, au bénéfice de la paresse ficelée en rôti.
Edel 9:50 je suis jaloux;

Eriksen dit: 10 novembre 2016 à 12 h 36 min

Quand le Passé est sorti, Asghar Farhadi avait dit en interview : « J’ai vécu deux ans à Paris et j’ai essayé de partager la vie quotidienne des habitants. Au début, je cherchais les différences entre les deux cultures, mais ensuite j’ai changé d’approche pour identifier plutôt les ressemblances ».
Ce qui surprenait le spectateur occidental dans ses premiers films jusqu’à ce Client, c’était un sentiment de proximité et de ressemblance avec les personnages, malgré l’exotisme du pays. Un sentiment qui se confirma pour moi lors d’un voyage en Iran : je ne m’étais jamais senti aussi proche d’un pays musulman.
Le Client est un retour à l’Iran, et, après avoir largement exploré les ressemblances, il explore les différences à l’occident. Du coup il perd apparemment le caractère universel de ces précédents films..
Dans « Une Séparation », les caractéristiques sociétales iraniennes étaient présentes, mais les personnages principaux s’y débattaient comme des opprimés d’un régime autoritaire. Dans Le Client, le régime est totalement absent, par choix des protagonistes de ne jamais faire appel à la police ou à la justice. Ce sont les personnages qui portent en eux-mêmes la contrainte sur la position de la femme. C’est cette différence-là qu’Asghar Farhadi explore en profondeur, ce qui a pour conséquence de perturber le spectateur européen, habitué à saisir les ressemblances dans son cinéma.
« je veux proposer une image plus juste de l’Iran » dit-il en interview.
Le relatif insuccès prévisible en France est à mettre en parallèle avec le record absolu de l’histoire du cinéma Iranien en termes d’entrées pour le premier jour de sa sortie. Une des causes en est peut-être les critiques acerbes des conservateurs iraniens qui fustigent « le film le plus vicieux de Farhadi » parce qu’il remet en question « la colère sainte d’Emad ».
Tout est là… dans la sainteté de cette colère qu’Asghar Farhadi questionne.
En premier lieu par son objet. Que s’est-il passé dans cette salle de bain ? l’objet de la colère reste dans le vide d’une ellipse impressionnante, par soumission pragmatique à la censure ou volonté artistique.
Viol ? relation sexuelle acceptée par erreur ? Accidents et blessures occasionnées par la surprise et la peur ? . L’impossibilité de regarder la vérité en face empêche toute mise à plat des faits dans le couple, et à fortiori devant la justice. Il y a fort à parier que cette ellipse a fasciné et interrogé des spectateurs iraniens ressentant le joug des autorités religieuses.
Ceux qui ont vu le film « Iraniens » de Mehran Tamadon savent que les hommes sont considérés par les autorités religieuses, comme incapables de se contrôler et devant être protégés, d’où le voile des femmes. Un viol est, jusqu’à preuve du contraire, la résultante d’une femme incapable de ne pas susciter le désir de l’homme. Alors quand une femme ouvre sa porte à un homme inconnu, même par erreur, elle est coupable à priori, et il ne reste plus à Emad qu’à se faire justice lui-même.
Pourtant ce n’est pas un film de justicier. En interview encore, il dit « Dans l’Islam, la première phrase qui ouvre le Coran est : Au nom de Dieu, clément et miséricordieux. Donc s’il est question de clémence et si Dieu se présente ainsi, comment se fait-il que ses fidèles aient plus de mal à se reconnaître dans cette clémence et à en faire preuve ? ». Quand la tension se fait plus grande entre Emad et Rana, celle-ci lui assène le mot « vengeance », qui curieusement lui cloue le bec. C’était manifestement un reproche, immédiatement pris en compte par Emad, comme si la vengeance était honteuse : une scène profondément subversive (au sens annelisien du terme). Comme dans Une Séparation, les femmes sont les porteuses du pardon et de l’apaisement. Elles sont des Chimène. Encore une histoire de testostérone et d’œstrogène.
Mais jamais Farhadi ne tombe dans le piège de la dénonciation d’un archaïsme de la société iranienne, par opposition à l’occident. Il règle d’emblée son compte au mirage occidental en choisissant pour personnages des acteurs de théâtre jouant « mort d’un commis voyageur », … le rêve occidental brisé. Quel que soit l’état d’énervement ou d’animosité des personnages du Client, il reste toujours une prise en compte de l’autre, et le spectateur perçoit des relations sociales solides et solidaires. C’est probablement l’idée que se fait Farhadi de la persanité, dont j’ai pu sentir en Iran la force, supérieure me semble-t-il à celle de l’Islamité.
Asghar Farhadi construit un pont entre la Perse et l’occident. Parfois à mi-chemin des deux rives (Une Séparation), parfois plus proche de l’occident (le Passé, Elly), ici plus proche de la rive persane.

christine butin dit: 10 novembre 2016 à 12 h 51 min

« incapables de se contrôler et devant être protégés, »

ce sont des pauvres victimes ,trop sensibles

Tullius dit: 10 novembre 2016 à 16 h 13 min

@ boudegras
Pourquoi signez-vous maintenant « christine butin »? C’est un monde ! Quel caractère instable…

Jodi dit: 10 novembre 2016 à 16 h 23 min

Kurosawa fondé sur Shakespeare!.Je n’avais pas fait le rapprochement ,Annelise..Le post P.Edel sur Mikio N fait toucher du doigt ce que vous décrivez « d’intensément nippon « chez lui.Question à l’un ou à l’autre : Naruse se rapprocherait plus d’Ozu ?
La Géorgie caucasienne est un pays de vin ,Annelise .Presqu’aussi ancestral que le bordeaux?

Paul edel dit: 10 novembre 2016 à 17 h 03 min

Jodi quand Ozu à vu « nuages flottants « il a déclaré que naruse avait réussi le film qu’ il avait rêvé de faire sans y arriver

Gilles dit: 10 novembre 2016 à 18 h 56 min

Edel de 9.50 et Eriksen d’après ,pour vous reconvertir en critiques c’est quand vous voulez .Le post sur Naruse ,frai fleuron.On sent l’H concerné;Vous ne dites pas toutafait malgré tout ce qui rapproche stylistiquement d’Ozu?Eriksen ,voyage en Iran imaginaire via la lecture ou réel? C’était quand? sur Fahradi entre Ali et vous ,pas mieux!Le cinéma géorgien j’ai vu passer une progra vers le 18 novembre.

Annelise dit: 10 novembre 2016 à 19 h 14 min

Oui exceptionnels Paul 9h50 qui fait ressentir Naruse par les pores avec tant de poésie fuligineuse, et Eriksen 12h36 qui illustre, enrichit, prolonge le propos esquissé ds le billet sur l’évolution en ruban de Möbius du cinéma d’AF sur ce film

Jibé dit: 10 novembre 2016 à 21 h 02 min

« relation sexuelle acceptée par erreur ? »

Euh, improbable, Eriksen, ce serait comme confondre Delon jeune avec Galabru âgé !
Aucune déception, Annelise. J’ai vu « le Client » d’un oeil vierge, si je puis dire, n’ayant vu aucun des précédents films de ce cinéaste iranien avant celui-là.
Similitudes, différences, je ne comprends pas pourquoi nous devrions faire la fine gueule, contrairement semble t-il au public iranien ?
Le prix du scénario à Cannes est justifié et il est un peu gênant que ce soit l’acteur plus que l’actrice qui ait été palmérisé.
Mise à part la prégnance de la religion, et les particularismes politico culturels du pays, le film conserve toutefois une certaine universalité. Les tabous sexuels ne sont pas morts chez nous et ailleurs dans le monde et l’hypocrisie, la violence, le désir de vengeance, la honte ou l’humiliation ne sont pas des notions absentes de nos sociétés. Saluons, sans faire de manière, ce film qui en vaut le coup…

Tullius dit: 10 novembre 2016 à 22 h 18 min

Annelise dit: 10 novembre 2016 à 19 h 14 min
ressentir Naruse par les pores avec tant de poésie fuligineuse

Remboursez !

Tullius dit: 10 novembre 2016 à 22 h 22 min

Jibé, Jibé… t’as pas honte d’écrire des banalités pareilles ? Un chiraco-sarko-juppéiste comme toi ! Allons, ressaisis-toi, tu fais honte à ta « famille politique », comme on dit chez tes potes. Travaille, réfléchis, je ne sais pas, concentre-toi, applique-toi, pense à JC, ton frère idéologique, ne le fais pas rougir.

Bob dit: 11 novembre 2016 à 8 h 04 min

(…)when he knew for certain
Only drowning men could see him
He said « All men will be sailors then
Until the sea shall free them »
But he himself was broken
Long before the sky would open
Forsaken, almost human
He sank beneath your wisdom like a stone(…)
Leonard C

Annelise dit: 11 novembre 2016 à 9 h 06 min

Tullius, pas parce que vs avez eu besoin de regarder dans le dico pour le mot fuligineux qu’il faut déverser votre bile, mon petit. Pas de quoi avoir honte (moi-même, je n’en ai aucune à y recourir, au contraire j’aime ça).
Disparition de Leonard Cohen. Quel chanteur, cette tessiture unique, cette gravité teintée d’espièglerie en dépit (ou à cause) de la dépression traversée – et pour quelles raisons .. 82 ans d’élégance. Le Canadien faisait partie de mes préférés. La B.O d’Atom Egoyan, « Everybody knows » si bouleversante, lorsque la fille en kilt fait son (peep)show devant un Bruce Greenwood transpirant, sous l’oeil vétilleux et agressif du D.J Elias Koteas… la longue battue finale sur la colline herbeuse du temps de l’innocence achèvera de tout dire.
Tant aimé que j’en avais fait une de mes « madeleines » après qu’Olivier Bellamy m’a reçue dans son émission « Passion Classique »
https://www.youtube.com/watch?v=4KPZnL7WWHA

J.D dit: 11 novembre 2016 à 12 h 14 min

Homme respectable que Leonard Cohen.Kol Akavoth.
Jibé 21.02 pas faire la fine bouche que d’explorer comme le fait le billet dans une redoutable rigueur critique le distinguo entre les différents films de l’œuvre Farhadi; au contraire ça ouvre le champ ,laisse à deviner pourquoi le film a fait un nombre d’entrées record à Téhéran ,plus qu’ici.Vos opinions,!fleur de peau,il s’agit + d’impressions mais agréables ;alors le Jalil Lespert? Eriksen : persanité/islamité?.Là on fouille à une source à maxi complexité;d’accord sur vos conclusions .
Edel qualifié de « poésie fuligineuse » sur Naruse.On aimerait être à votre place ,Paul .Le’haim,Annelise…Votre langue c’est lev,sail’hel,sim’ha…

J.D dit: 11 novembre 2016 à 13 h 54 min

Ha!pardon
« mes respects »(ou mon profond respect) à Len Cohen
lev:cœur ;sail’hel:esprit,etincelle intelligence. simha;joie
Longue vie au centenaire Douglas ,opposant au maccartysme.

Jibé dit: 11 novembre 2016 à 13 h 54 min

« Iris », de Jalil Lespert, ne sort en salle que mercredi prochain, J.D.
Oui, oui, j’ai bien compris que les précédents films de Fahradi, d’après nos illustres chroniqueuse et commentateurs, seraient mieux que ce dernier. J’ai donné mon avis d’oeil « vierge », qui n’engage que moi…

Annelise dit: 11 novembre 2016 à 14 h 01 min

Le film de Jalil Lespert n’est pas encore en salles, J.D. Et j’espère bien que Jibé nous en dira des nouvelles : un oeil vierge, c’est très bien aussi

J.D dit: 11 novembre 2016 à 14 h 01 min

Jibé,je vous lirai avec plaisir sur Lespert puisqu’il faut attendre jusque là!
Je ne suggérais pas que votre lecture n’a pas d’interêt.
Iris,ça parle d’œil ou de fleur.

Emmanuel dit: 11 novembre 2016 à 15 h 43 min

T. bel hommage ,Annelise.Grand grand film et grand grand monsieur Cohen.Vous étiez invitée à Passion Classique? Cette année? Je vais regarder dans les archives.

Jibé dit: 11 novembre 2016 à 15 h 49 min

Non, non, Annelise, depuis « Les roseaux sauvages » de Téchiné, mon oeil n’est plus très vierge concernant Jalil Lespert…

christiane dit: 11 novembre 2016 à 17 h 16 min

Émotion à lire la trace légère, comme des pas dans la neige, que ce marcheur mélancolique, léonard Cohen, laisse dans nos mémoires. Everybody knows… et il murmure tous ces malheurs de la vie et sa douceur empoisonnée.

Bob dit: 11 novembre 2016 à 17 h 34 min

Au sujet de Leonard Cohen,s ur vimeo son concert en 70 à l’île de Whight – il avait une voix sans forcer alors que plus tard et récemment il forçait trop

Annelise dit: 11 novembre 2016 à 17 h 40 min

15h49, qui était-ce ds « Les Témoins », Jibé ?(Pas lui…avec Michel Blanc et Emmanuelle Béart…le temps du Sida, les ponts de la Seine, la drague à Troca – lui est flic, il s’appelle Medhi ds le film ds mon souvenir?)

Eriksen dit: 12 novembre 2016 à 9 h 03 min

Gilles dit: 10 novembre 2016 à 18 h 56 min
« Eriksen ,voyage en Iran imaginaire via la lecture ou réel? C’était quand? sur Fahradi entre Ali et vous ,pas mieux! »
Mai 14. 15 jours en solo. Couchsurfing et contacts divers obtenus par des amis iraniens en france.

Jibé dit: 10 novembre 2016 à 21 h 02 min
« relation sexuelle acceptée par erreur ? »
« Euh, improbable, Eriksen, ce serait comme confondre Delon jeune avec Galabru âgé ! »
Vous avez raison, mais l’idée vous traverse cependant, tant que vous n’avez pas vu le Galabru.

« J’ai vu « le Client » d’un oeil vierge, si je puis dire, n’ayant vu aucun des précédents films de ce cinéaste iranien avant celui-là. »
Vous pouvez acheter le coffret Asghar Farhadi… je parie que vous ne serez pas déçu.

« Le prix du scénario à Cannes est justifié et il est un peu gênant que ce soit l’acteur plus que l’actrice qui ait été palmérisé. »
D’accord avec vous.

« Mise à part la prégnance de la religion, et les particularismes politico culturels du pays, le film conserve toutefois une certaine universalité. »
Oui, mais moins que les précédents.

« Les tabous sexuels ne sont pas morts chez nous et ailleurs dans le monde et l’hypocrisie, la violence, le désir de vengeance, la honte ou l’humiliation ne sont pas des notions absentes de nos sociétés. »
c’est vrai, ces tabous sont autrement plus prégnants en Iran et le film serait quelque peu anatopique en France.

Eriksen dit: 12 novembre 2016 à 9 h 31 min

« Widergänger dit: 11 novembre 2016 à 0 h 52 min
Fahradi »
Farhadi plutôt.

« J.D dit: 11 novembre 2016 à 12 h 14 minEriksen : persanité/islamité?.Là on fouille à une source à maxi complexité »
J’avais pris contact en couchsurfing en exprimant mon souhait de connaitre mieux le peuple persan et la religion chiite… il m’avait été répondu ceci: « me
and my friends, we are not interested in Islamic culture. We think that Islam has been forced to our Persian culture and so we do not like to talk about culture at all to avoid getting into trouble. Nature is where we are trying to re-establish our freedom. »
Mis à part le dernier jour avec un homme anciennement soutien de la révolution islamique dans sa jeunesse, je n’ai pratiquement pas pu discuter de religion en Iran.

Jibé dit: 12 novembre 2016 à 9 h 42 min

« couchsurfing »

De quelle incontinence s’agit-il, Eriksen ?
Oui, dans tous les films iraniens que j’ai vu, toujours le Perse perce sous l’islamiste !

Roro dit: 12 novembre 2016 à 14 h 58 min

Jibé

Le couchsurfing
L’hospitalité. Une valeur qu’on pourrait croire disparue mais qui revient en force grâce à la magie d’Internet. Partout dans le monde, des hôtes accueillent des voyageurs pour quelques nuits, sur un bout de canapé ou dans la chambre d’amis, pour le simple plaisir de la rencontre et de l’échange. Un clic-clac à Buenos Aires, un futon à Berlin, ça vous tente ? Bienvenue chez les couchsurfeurs ! http://www.routard.com/guide_dossier/id_dp/81/le_couchsurfing.htm

Jodi dit: 12 novembre 2016 à 15 h 17 min

Le film de Julia Berticelli est bien Annelise!Ton juste .Je comprends la remarque comme quoi ces pauvres gosses ne sont pas tous comme ça .
J’avais une voisine dont le fils était autiste ,c’était très dur pour elle.Très peu d’aides et des structures d’accueil pas assez nombreuses .

Omanu dit: 12 novembre 2016 à 17 h 17 min

Eriksen 9.31:gonflé de voyager comme ça à cette époque non?La réponse des gens qui vous avaient reçu ne me surprend qu’à moitié .Mangé avant hier avec des Franco-syriens(Damas plutôt qu’Alep) ils disaient en gros la même chose .
Une maison les attend là bas ,pour l’instant pas squattée.Ils espèrent y revenir.Des filles en mini jupe des rues de Damas qui cotoyaient les voiles par contre se sont fairs rares .les pique-niques en bord de route avec brochettes ,non.

Eriksen dit: 12 novembre 2016 à 18 h 59 min

Jibé; Quitte à prendre couch pour couche, j’aurais pensé à une interprétation de globe-trotteur de la coucherie plutôt qu’au surf sur les exonérations incontrôlées des grabataires.
Couch c’est canapé, et on trouve y trouve souvent des diamants.
Omanu: on se sent plus en sécurité à Téhéran qu’à Paris. jamais une inquiétude. Enfin si… quand j’ai visité la prison du Shah…
voici un extrait de mon journal.
Cet après midi, j’aborde un autre coté de l’histoire: la prison de la Savak (prison du Shah … non renommé en prison de l’imam pour une fois). Les visites sont guidées, à 10 et 14h. Je suis le seul à attendre, et je m’immagine seul avec le guide, tentant de lui tirer quelques mots d’anglais, car la visite est en Farsi. Mais deux jeunes arrivent puis d’autres personnes. un film est projeté, apportant le témoignage d’ anciens prisonniers torturés, avec luxe de scènes terribles et larmoyantes. La visite commence ensuite guidée par l’un de ces témoins. Il parle vite, il est manifestement pressé et ne veut pas trainer. La prison est une tour avec une grande cour centrale ouverte vers le ciel bordée de coursives et fermée sur le centre par des grilles dont les S de Savak s’interposent entre les barreaux verticaux. C’est ésthétiquement réussi mais sinistre, d’autant plus que des mannequins de cires sanguinolants sont accrochés aux grilles et que des traces de sang sont visibles sur les murs et le sol, dessinant des mains et des pieds, ou parfois ne signifiant rien d’autre qu’un seau de peinture rouge balancé contre un mur. Le Shah et sa famille sont en photos dans les salles de tortures pour bien signifier qui supervisait les activités de la Savak. A un moment la visite s’arréta et un groupe 3 ou 4 mollahs apparut, suivis d’un suite d’accompagnants. Nous attendons que le guide recommence la visite pour les mollah retardataires. Nous visitons alors les cellules, dans lesquels des hommes et des femmes de cire sont, soit ravalés à l’état de bêtes par la torture (commun des mortels), soit affabilis mais dignes (les religieux), soit debout et fier dans sa cellule ( Kaménei, l’actuel guide supreme de la révolution). De nombreux cadres de la révolution islamique sont passés par là, peut-être presque tous sauf Khomeni. Chacun avait un laius explicatif. Souvent ils étaient morts dans les attentats perpétrés par les moudjaidins en 81 et après. Je ne me souvenais pas mais il y avait eu une serie impressionnante d’attentat contre le régime à cet époque, tuant dans un seul attentat une soixantaine de personnes dont 10 ministres ou vice ministres et 20 membres du parlement et un autre le président et le premier ministre (rien que çà..). Tandis que le gardien voyait s’éloigner la perspective d’une visite rapide, les mollahs faisaient des blagues. L’un deux, très facétieux, fit semblant de fermer avec un maximum de bruit la porte du couloir qui donnaient sur les cellules tandis que ses accompagnants et moi-meme y flippions. Le chef du groupe, un mollah à turban noir (un descendant du prophête) respirait la certitude du pouvoir. J’étais accompagné de deux jeunes qui me parlaient anglais et me montrait leur admiration pour le guide suprème. Ils m’ont même demandé à la fin, ce que j’en pensais. J’ai répondu évasiment mais je n’ai pas pu échappé au livre d’or, ou j’ai écrit que la torture était horrible d’où qu’elle vienne. Je commençais un peu à m’inquiéter, car un étranger tout seul visitant la prison du Shah pourrait apparaitre suspect à un mollah un peu paranoïaque. Mu par le désir d’en finir, je ne pu pourtant pas résister au désir de voir les mollahs et leurs accompagnants se prenant en photos devant les cadillacs officiels du commandant en chef des armées de l’époque. Vu que les photos étaient interdites je demandais à l’un des accompagnants qui parlait très bien anglais si je pouvais en prendre une … il me dit qu’il valait mieux être discret. « Ah bon », répondis-je surpris. « Pourtant beaucoup en prenne ». Oui mais ce sont des religieux… me répondit-il. Un pouvoir qui ne respecte pas ses propres régles, est foutu à plus ou moins bréve échéance. Tous venait de Mashad, l’un des haut lieu de pèlerinage en Iran. Je m’échappais donc de cette ambiance un peu étouffante pour retourner au musée archéologique que je n’avais pas fini le premier jour. AU bout de 10 minutes, je vis réapparaitre mon armée de mollahs… ils ont du penser que je les espionnais.

Annelise dit: 12 novembre 2016 à 19 h 08 min

Eriksen 18h59 vs n’avez pas honte de me faire rire aux éclats avec votre incipit?
Malek Chebel est mort. Demain, non pas la commémoration – le mot ici me paraît soudain trop solennel et peu affectif- mais les « un an après » du Bataclan, où un ami proche a pris 3 balles de kalachnikov, se remet lentement au plan physique. Un autre est resté prisonnier de la salle pendant que les pauvres gens autour et par dessus lui étaient abattus… leurs femmes & enfants les attendaient avec l’angoisse qu’on imagine. Tous les autres tués, dans nos mémoires. Chaque visage compte. Particulièrement A.D, S.V et H.S, neveu d’Y.H
Je mets en lien les chansons d’amour de Farid el Atrache (« Madame la Diablesse »avec Samia Gamal, c’est lui…) La deuxième chanson du florilège : « O bien aimés. Par votre absence nous avons perdu tout bonheur. Votre place reste intacte ».
https://www.youtube.com/watch?v=4NxSP5Z3wZ4

chantal dit: 12 novembre 2016 à 20 h 19 min

ho merci annelise pour le soundtrack d’exotica, un de mes films préférés.

cela court loin dans ma mémoire …

j’ai été voir deux films dernièrement des biopics,
cézanne&moi, besoin de lumière et de nature, cela m’a bien plu cet éclairage sur zola et les peintures à pommes.

ensuite plongée dans les méandres de la vie du commandant cousteau, avec un lambert wilson vraiment génial en caricature. adoré la prestation du fils qui s’oppose, niney fluide, sensible, à fleur de peau; la mère et ses marins sur la calypso, les enguelades les utopies, cela fait un bien fou.

Emmanuel dit: 12 novembre 2016 à 21 h 29 min

Chantal 20.19 l’oreille tout de suite requise par Atom Egoyan.!Moi aussi, « merci pour le soundtrack ».
« Exotica », chef d’oeuvre .Moi mon préféré c’est Greenwood en père blessé a mort .Encore plus que l’échange des billets pour l’opéra !
Merci Anne-lise .
Et vous Chantal lequel ?Christina la baby sitter ?Eric (elias Koteas) the DJ ?
Sur Facebook,AliR’ nous parle de M.Chebel.Mort la veille du Bataclan.

Jibé dit: 12 novembre 2016 à 23 h 55 min

Il est mort de quoi, Malek Chebel, Annelise ? Je l’avais interviewé pour le Gai Pied, il y a bien longtemps et il était alors jeune et beau…

Annelise dit: 13 novembre 2016 à 0 h 16 min

A 63 ans, d’une « longue maladie », sans précision. Twit affecté de son ami Alain Mabanckou. J’imagine combien M.Ch devait être séduisant – il l’était toujours avec sa belle tête intelligente. Au fait, Jibé, il s’agissait bien de Sami Bouajila ds « Les Témoins » de Téchiné, merci !(pas d’internet où j’étais, seulement mon petit écran de téléphone, vite illisible)

J.D dit: 14 novembre 2016 à 13 h 03 min

@10.14 pas entendue .Comment etait-elle Eriksen?Une jeune personne à hauteur humaine si on en croit le beau portrait brossé par Annelise du périple caucasien.
Y suis allé pour ça et le film ne m’a pas deçu .L’évocation de Jean Herman me remue, »La vie Ripolin » n’était pas le meilleur de lui mais « mentsch »: lui et sa femme comédienne ,des gens bien.
Julie Bertucelli,MMe Truffert la mère et l’incroyable jeune Hélène Nicolas ,une toute autre aventure .Surpris,émerveillés devant cette intelligence enfermée ; la première du spectacle à Avignon ressemble à un miracle!

Loustou Machfreulicht dit: 14 novembre 2016 à 15 h 11 min

Jibé dit: 11 novembre 2016 à 15 h 49 min
mon oeil n’est plus très vierge

Cela donne un regard pénétré.

Annelise dit: 14 novembre 2016 à 17 h 32 min

Hum. Les derniers deux, temps qu’on change de billet? Ce sera le cas demain avec « Swagger » « docufiction » d’Olivier Babinet, avec les élèves d’Aulnay-sous-Bois… Je serai curieuse d’avoir vos avis – en particulier (mais pas seulement) celui de celles ou ceux parmi vs qui ont été, ou sont, profs

Annelise dit: 14 novembre 2016 à 17 h 34 min

On avait bcp parlé d’Entre les murs, de la Journée de la jupe… on va voir maintenant si vs avez le swag. Hyper stylé gavé grave trop cool !
Un ami neurochercheur& agrégé de philo résumerait en disant : pantoclastique

Widergänger dit: 14 novembre 2016 à 18 h 03 min

Oui, Annelise, enseigner est devenu une véritable catastrophe. L’école ne fonctionne plus. La situation est vraiment grave et inquiétante. Je ne parle pas à la légère.

Annelise dit: 14 novembre 2016 à 18 h 17 min

Michel oui ce sera intéressant de vs lire à ce propos. Etes-vs sur Facebook? Je souhaiterais vs poser une question

christiane dit: 14 novembre 2016 à 20 h 06 min

Secret de tournage savoureux sur Allo-Ciné. Olivier Babinet confie :
« … j’ai donc, le jour de mon arrivée, détourné les sonneries du collège, les remplaçant par des morceaux de musique de Bernard Herrmann, Cypress Hill, Tyler The Creator, des sons de Game Boy, Michel Legrand… Passé l’effet de surprise, les élèves se sont mis à danser dans les classes, dans les couloirs, dans la cour. Cela a rendu la rentrée légèrement surréaliste et permis à l’ensemble des élèves du collège de m’identifier… »
Ça donne envie et de lire Annelise (demain) et de voir le film !

alley cat dit: 14 novembre 2016 à 21 h 24 min

Jean Langoncet dit: Votre commentaire est en attente de modération.
14 novembre 2016 à 21 h 15 min
Diurétique
l’ombelle des talus dit: Votre commentaire est en attente de modération.
14 novembre 2016 à 21 h 13 min
JC….. dit: 13 novembre 2016 à 6 h 03 min
Le survol des « poèmes » de Bob Dylan ce matin m’a fait penser à Apocalypse Now et ses hélicoptères survolant une incompréhensible forêt inhospitalière !

… le général Langoncet, le colonel Ombelle, m’ont ennuyé au possible avec ces textes de combattant chansonniers pour ados rêveurs… Quelle pitié !

Parfaitement capable de vous couper la tête et de vous chier dans le cou ; aussi bien que vous vous laissez aller

clap clap clap

alley cat dit: 14 novembre 2016 à 21 h 33 min

Annelise dit: 14 novembre 2016 à 18 h 17 min
Michel oui ce sera intéressant de vs lire à ce propos. Etes-vs sur Facebook? Je souhaiterais vs poser une question

A qui le dites vous. Sans en faire une affaire générationnelle, quand même, connaître le point de vue d’un de ceux qui peut dire aujourd’hui : « j’y étais avant vous » … Ce n’est pas rien
https://www.youtube.com/watch?v=J4P4ln781D0

Annelise dit: 14 novembre 2016 à 21 h 49 min

Alley, je suis si peu geek que le webmaster n’étant pas sur place je n’ai pas su trouver le contact FB de Widergänger. A moins que vs puissiez me donner en MP les nouvelles de JPG que j’aimerais demander, je ne vois pas le sens de votre 21h24. Rien compris

Widergänger dit: 14 novembre 2016 à 22 h 37 min

Non, je n’ai pas le moindre contact avec JPG. Je l’ai quitté en bas de chez moi un jour de 2010. Je ne l’ai plus jamais revu depuis. J’en ignore totalement la raison. Il a voulu couper les ponts pour je ne sais quelle raison. Plus personne n’a de contact avec lui. Mais on aura des nouvelles un jour soit par lui soit par sa compagne (s’il venait à passer l’arme à gauche). Il va falloir attendre plusieurs mois.

Annelise dit: 15 novembre 2016 à 1 h 21 min

merci, Michel
Alley, la tenue vestimentaire est exactement la même quand j’écoute les Ramones, sauf les chaussures jaunes. Vs remarquerez que les espiègles lui font balancer la pochette des Stones, « Sticky fingers » me semble t-il : petite vengeance personnelle?

alley car dit: 15 novembre 2016 à 1 h 26 min

Dylan et les Who itou ; pour peu qu’on ne confonde pas chaussettes et chaussures. Sacré coup de vieux qui annonce bien mal la chronique à venir, on l’espère

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