de Annelise Roux

en savoir plus

La République Du Cinéma

« Au nom de ma fille » : Auteuil enquête, le coeur en hiver

Par Annelise Roux

Après l’engouement oscarisé de « Spotlight », voilà que la question se pose de nouveau, à la française. La coïncidence des deux n’est pas inintéressante.
Quid du rapport entre réalité et transposition, en littérature comme à l’écran, qui semble si bien en cours ? Façon de s’entourer de garanties, rassurer son monde quant à la crainte d’un égarement des dramaturgies dans la nature ?
Visage de géant intègre, Vincent Garenq exprime son attirance pour le documentaire. On avait pu le voir avec « L’Enquête » où Gilles Lellouche/Denis Robert claquait la porte de Libération pour plonger les mains dans le cambouis de Clearstream.
D’autant moins gênant que la forme en soi recèle, sinon une « fiction cachée », en tout cas une interprétation induite. Quelle que soit la volonté de l’auteur de se cantonner aux faits. Autrement ce serait la fin des haricots. Négation même du processus artistique.
Le label « histoire vraie » ne fait pas autorité, pas plus que la véracité, voire la vraisemblance ne font office de crédits absolus.

L’honnêteté (ou son désir), la rigueur, la quête de vérité, qualités qui en valent d’autres ?
André Bamberski (Daniel Auteuil) a poursuivi avec acharnement le nouveau mari de sa femme Dany (Marie-Josée Croze), le docteur Krombach (Sébastian Koch), beau-père de sa fille Kalinka morte à 14 ans dans des circonstances inexpliquées. Il a porté sur ses épaules un dossier étayé pendant trente ans, en vue d’obtenir la traduction de l’assassin en justice et sa condamnation.
Le film de cette longue traque pouvait déraper vers un pathos compréhensible au vu des circonstances.  Au contraire, pendant presque une heure et demie, très peu de débordements émotifs. Quasiment pas.
Bamberski et son épouse ont deux enfants, sont au Maroc. On goûte la douceur de vivre à Casablanca, montrée de telle façon qu’on ne voit pas les travaux pharaoniques entrepris autour de la mosquée depuis… « Au nom de ma fille » est également un film d’époque qui débute en 1982. Beau travail à la photo mené par Renaud Chassaing. Tout est raccord.
Bon père, mari aimant, Bamberski ne fait plus rêver sa femme. Marie-Josée Croze compose intelligemment un personnage compliqué à tenir. Comment la mère de Kalinka n’a-t-elle rien vu venir ? L’actrice lui accorde le bénéfice du doute tout en finesse. Il ne s’agit pas de marcher plus vite que la musique. Facile d’en juger a posteriori.
Leur voisin est un médecin raffiné. Sebastian Koch en Dieter Krombach se montre prévenant, avance à pas glissés la figure du chevalier du cygne de Wagner… Dany se met en secret à apprendre l’allemand. Elle ne nie pas leur liaison quand le mari découvre le magnétophone. « Tu l’aimes ? » demande-t-il. Elle secoue la tête mais ne rompt pas. Bamberski fait constater l’adultère par un huissier. Ils refont chacun leur vie de leur côté. Dany reste avec son amant. L’été, Krombach et elle reçoivent ses enfants dans une belle maison avec piscine.

La jeune Kalinka est retrouvée morte. Dany met sur le compte de la rancœur l’obsession paternelle d’André à remonter les pistes qui conduisent au beau-père solaire, au-dessus du soupçon… Sauf que peu à peu tout l’accable, et qu’il échappe à la justice. Daniel Auteuil/Bamberski se mue sous nos yeux en journaliste d’investigation, super procureur, juge… Le code pénal devient sa Bible, son livre de chevet.
L’aspect non émotif du film avait commencé par beaucoup me gêner. Vincent Garenq et son scénariste Julien Rappeneau se sont fondés sur une lecture scrupuleuse des minutes des procès. Cette sorte de dévitalisation du propos, la rationalité attenante aux dissections… Tous comptes faits, bienvenues ? Depuis « Un cœur en hiver », Claude Sautet, on a saisi la capacité de Daniel Auteuil d’intérioriser les affects jusqu’à extinction… Il scrute les conclusions, examine chaque recours. L’incommensurable chagrin fait l’objet d’une forclusion transmutée en action, comme cela arrive lors des très grands chocs. C’est ce qui le fait se lever le matin. Sa façon de confondre le violeur, le meurtrier est une victoire à la Pyrrhus. André Bamberski, en martyre de la vérité exhumée coûte que coûte, finit littéralement vampirisé par sa quête.
Marie-Josée Croze/Dany, quand le faisceau de présomptions converge tant que le doute n’est plus permis se fissure, ploie, mais continue d’éviter une conclusion qui, envisagée sans écran, la précipiterait dans une culpabilité inhumaine. Christelle Cornil (Cécile, la nouvelle compagne de Bamberski) est d’une vulnérabilité bouleversante en femme aimante qui renonce. L’ami traducteur d’allemand, l’avocat désintéressé sont ces compagnons sans lesquels il n’aurait pu aller au bout. Sebastian Koch est glaçant en Dieter Kromback, à la fois séducteur et prédateur dans sa façon de mêler une touche de supplique dans la cour qu’il mène auprès de la mère : insistant sans en avoir l’air, manipulateur jusqu’à se proclamer victime, il revêt les caractéristiques d’une perversité extrême.

Les films d’enquête, ou judiciaires, pas mon genre a priori ? Après le générique de fin, je me demande toujours quel intérêt porter à la narration, hormis la défense d’une légitimité initiale si douloureuse qu’elle fige la critique en amont. Pour moi, il y a confusion à confondre nécessité et soulagement via la mise en images ou en mots de drames d’ordre personnel, aussi effroyables soient-ils. La délivrance, si elle n’engendre rien de plus grand qu’elle, ne survit guère à son avènement. Mais la façon qu’a un récit d’être borné par le réel strict ne signe pas l’absence d’élargissement possible et le « romanesque » inversement ne détient pas de facto un pouvoir d’universalité intrinsèque… En littérature, je ne connais aucun exemple qui égale Truman Capote, « De Sang froid », dans sa manière à la fois de déjouer les pièges et d’exploser les limites de chaque exercice. Je recevrais avec curiosité le fait que Vincent Garenq s’écarte momentanément de son sillon, comme Scorsese qui trouve le moyen entre « Les Nerfs à vif » (1991) et « Casino » (mon grand champion de 1995) d’intercaler le « Temps de l’innocence » adapté d’Edith Wharton avec un Daniel Day-Lewis, une Michelle Pfeiffer de toute beauté. La lecture de Proust apprend suffisamment qu’il faut se méfier de ce qui n’est pas son genre, ne pas hésiter à s’aventurer hors périmètre. Parfois, cela vaut le détour.
In memoriam Kalinka Bamberski.

« Au nom de ma fille » de Vincent Garenq (sortie en salles le 16 mars).

Cette entrée a été publiée dans Films.

31

commentaires

31 Réponses pour « Au nom de ma fille » : Auteuil enquête, le coeur en hiver

JC..... dit: 13 mars 2016 à 11 h 12 min

Si c’est cela…. s’aventurer hors d’un périmètre !…. Bonne chance aux … euh, … venturiers Carte Visa !

Annelise dit: 13 mars 2016 à 12 h 12 min

Cher JC, à propos de carte visa…je sais que vous n’avez pas d’argent, vous vous plaignez si souvent d’être aveugle, pauvre, déficient et malade, et dieu sait si nous compatissons. Je ne sais pas, mendiez ..faites la manche (il n’y a pas de honte, ce n’est pas en-dessous de votre dignité puisqu’il y a vraie nécessité, personne ne vous jugera) afin de vous acheter des lunettes qui vous permettraient enfin lecture? Si passer des « Nerfs à vif » à Edith Wharton en costumes n’est pas s’aventurer hors périmètre alors quoi? Scorsese, one of the Masters

Polémikoeur. dit: 13 mars 2016 à 12 h 15 min

Ce « d’après-une-histoire-vraie »-là,
censé déclencher le réflexe consommateur,
n’agit-il pas, au contraire, comme un certificat
de conformité à un déjà-vu, autrement dit
une garantie de non-surprise ?
Au moins, la couleur est-elle annoncée,
le contenu du pot étant connu,
il est, au fond, plus simple
de savoir s’il réveille en soi
le moindre appétit.
Après, bien sûr, la patte du cuisinier,
la qualité de produits et l’assaisonnement choisi
peuvent nourrir un plaisir simple
et un besoin de remplissage.
Comestimablement.

magali dit: 13 mars 2016 à 13 h 04 min

Le film que j’ai pu voir en amont me paraît tout de même bien lourd, peu inventif, narrativement s’entend. Des dates et des dossiers, oui sans doute n’était-ce pas commode à raconter – mais pour le coup, s’éloigner de l’affaire et des chronologies, prendre des risques en termes de récit, ça aurait du moins été un défi intéressant. Parce que sinon, on s’en tient à une vague empathie sans accéder à une émotion réelle.

roro dit: 13 mars 2016 à 14 h 24 min

« lourd, peu inventif,  »

en revanche, inoubliable, le film « Le glaive et la balance », de 63, avec Brialy, Perkins et cie !

ami sincère dit: 13 mars 2016 à 14 h 25 min

12 h 12 min
dieu sait si nous compatissons.

C’est vrai ça! on prie pour qu’il disparaisse euh pour qu’il aille mieux

JC..... dit: 14 mars 2016 à 9 h 52 min

Je vais me faire greffer deux yeux achetés à la famille d’un pauvre accidenté de la route, pour pouvoir enfin voir un film, et en parler ici, au milieu de ces sommités du 2D contemporain …

J’ai exigé qu’on me garantisse que ce ne sont pas les yeux d’un syndiqué UNEF ou CGT, aveugles s’il en est.

Polémikoeur. dit: 14 mars 2016 à 11 h 12 min

Ne devrait-on pas,
au sortir d’une projection,
se demander ce qu’il y a de vrai
dans l’histoire vue plutôt qu’être gavé
d’entrée par l’étiquette d’authenticité
qui ne garantit au fond que l’intention
du cinéaste ?
Moulinettement.

JC..... dit: 14 mars 2016 à 17 h 45 min

Comme il est infiniment plus réducteur, limité, d’empiler des images animées que d’en créer une foule dans l’imaginaire d’un lecteur, je me demande si tout n’a pas été dit au cinéma, et depuis longtemps, concourant à ce que cet art agonise désormais dans une impasse sentant l’urine et la merde de chat….

lola dit: 14 mars 2016 à 19 h 38 min

Vos commentaires, que je lis, sont très précis.En ce moment je vais très peu au cinéma, et je n’ai rien à dire….mais vous parlez de la transposition au cinéma. Hier au soir, j’ai vu(revu) cinéma de minuit  » The lost moment » de M.Gabel (dont c’est le seul film) Un film qui passe à la TV, cela n’est pas votre « job ». Permettez-moi de dire que ce film en NB est magnifique.Adaptation des « papiers de jeffrey Aspern » de H.James, il restitue l’ambiguité du roman, le côté sordide et fastueux de Venise,(en studio) et Susan Hayward e& Agnès Moorehead sont non seulement d’une beauté folle mais énigmatiques, jusqu’à la fin.
Excusez-moi de déborder de cette façon. Je n’aime pas Leo di C. qui a le charme d’un chou-rave, et je n’apprécie plus guère D.AuteuiL..
Je continue à lire vos billets.( the lost moment est en DVD)

Annelise dit: 15 mars 2016 à 8 h 01 min

@ hier, 17h45, mais non JC, ce sont les cages d’escaliers des parkings souterrains que vous décrivez. Pas sûre que les chats y soient pour beaucoup. Promettez-moi que vous n’y contribuez en rien. Vu un film enthousiasmant ces jours, dont je rendrai compte
@Magali, oui, le parti pris narratif de Vincent Garenq n’est pas le vôtre, ni forcément le mien, axé sur une alchimie fictionnelle d’un principe autre, n’empêche, il rend compte en une heure et demie de trente ans de procédures. Ce que vous lui reprochez de « lourdeur » est aussi un exercice de clarté dans le compte-rendu. Son travail est d’une réelle honnêteté. Inversement j’adore Joyce (Faulkner, ou le fameux « De Sang froid » de Capote) Le nombre de gens qui jettent l’éponge car ils n’ont pas la patience… Idiomatisme des univers et des inclinations, même si à mes yeux, ce dilemme ne dit pas grand-chose, je n’y mets pas de relativisme : je préfère les fresques à arborescences tout en ne niant pas que V.Garenq atteint le but fixé, donner à voir l’embroglio qui a conduit André Bamberski à laisser Krombach sur un quai de Mulhouse. D.Auteuil, MJ.Croze, S.Koch vu dans l’excellent « La Vie des autres » de Florian Henckel von Donnersmarck sont très investis.
@Lola, with pleasure. Vous ne débordez pas, d’autant que la porte est ouverte. Principe de la république (?) Libre circulation aux frontières. On peut développer à côté, à propos de. Je ne distribue pas de points pour le permis. Dure, votre métaphore légumière! Je ne dirai pas pour qui, LDC ou le chou-rave. Auteuil, quelle plasticité… sous-doué trafiquant de mobylettes repeintes chez Zidi, vibrant dans « La veuve de Saint-Pierre » qui repassait justement sur je ne sais quelle chaîne. Déchirant Leconte, où son amour pour Binoche, tout de droiture, de panache et de confiance justifiée le conduit au sacrifice.
Vous me l’apprenez, pour cette adaptation de H.James. Je ne la connaissais pas, je regarderai ça volontiers

Polémikoeur. dit: 15 mars 2016 à 11 h 18 min

Quelle foison, qui permet d’aimer un(e)tel(le) ou pas
et un film pour son réalisme, documentaire ou transposé,
ou pour son apport imaginaire !
Moultipassionnément.

Jibé dit: 15 mars 2016 à 11 h 53 min

« Principe de la république (?) Libre circulation aux frontières. »

A part que la maison mère n’est plus joignable !
Qui en veut à Passou au point de torpiller sa République des Livres ?
Ferait-il l’objet d’une fatwa ?

Jibé dit: 15 mars 2016 à 12 h 27 min

Vous avez eu de la chance, Annelise. Le plus souvent, depuis deux jours, voilà sur quoi l’on tombe :

« Service Temporarily Unavailable
The server is temporarily unable to service your request due to maintenance downtime or capacity problems. Please try again later.
Web Server at republiquedeslivres.com »

Polémikoeur. dit: 15 mars 2016 à 12 h 50 min

De rien, la connexion au portail des cultures
et à l’une ou l’autre de ses républiques
est en effet plus ou moins laborieuse
depuis la fin de la semaine dernière.
Ce n’est pas la première fois
et il y en aura sans doute d’autres…
Si l’administration matérielle des sites
mérite son titre, elle doit déjà savoir
qu’il y a un souci et s’affaire sûrement
à le réduire.
Plombièrement.

Jacques Chesnel dit: 15 mars 2016 à 14 h 20 min

Coucou Annelise, je suis en vacances dans un des trous du cul du monde sans cinéma mais avec William Faulkner (relecture dans l’ordre, j’attaque « Absalon, Absalon »), et qq DVD (David Fincher et J.C.Chandor), donc sans Assassin et Daniel Auteuil, j’envoie des quizz cinéma sur ma page fessebouc quand ça veut passer… à plus, cordialement

Vébé dit: 15 mars 2016 à 15 h 09 min

Pas encore vu le film. J’irai le voir attirée par votre exigence à nous faire réfléchir au travail de distance entre la réalité et l’acte artistique.

J’avais bien aimé l’Enquête de Vincent Garencq, sans plus. Votre papier qui dit la nature de vos réserves est plus efficace pour essayer d’aborder son travail que les ukases qu’on entend.

Que pensez-vous de sa diatribe contre ce qu’il appelle les petits marquis des Cahiers et du Masque, Anne-Lise? c’est vrai qu’ils baissent

lola dit: 15 mars 2016 à 15 h 57 min

Merci de votre réponse, AnneLise. Vos « critiques » sont très fines et certaines discussions très instructives. J’ai dit que je n’aimais « plus guère »! D.Auteuil.Aucune contestation quant à son talent,et il ne s’est pas contenté de jouer les mêmes rôles. Peut-être est-il apparu un peu trop souvent à la TV,peut-être…Je vais aller voir « au nom de ma fille ».
Quant à « the lost moment » il ne repasse pas à la TV; le Dvd est très bon; les actrices américaines des années 40/50 sont magnifiques et excellentes. Le réalisateur du film a travaillé avec Orson W.( info Arte..) et la reconstitution de Venise en studio est aussi fausse qu’elle est fantastique, mais les apparences sont trompeuses ,dans l’histoire; chacun y ment pour découvrir un bout de passé caché
Au plaisir de lire votre prochain billet.

Annelise dit: 15 mars 2016 à 18 h 43 min

Jacques Ch, mes favoris : « Les Palmiers » & « Tandis que j’agonise ». Ou « Sanctuaire ». Ou « Lumière d’août »(d’accord, je les aime tous).Quels Fincher? « Gone Girl »? « Fight Club »? « Zodiac » m’a posé problème. Pas tant l’asphyxie glacée du récit que le sadisme pur, affleurant déjà dans le gore de « Seven ». L’ultra violence ne fait pas tout (on est là en plein dans le sujet qui nous occupe, réalité/distanciation qui permet le « faire oeuvre ») Ce en quoi l’adaptation de James Sallis, « Drive » possédait un vrai charme
@Vébé, pas suivi la querelle. Historiquement, les « Cahiers du Cinéma », entre le fondateur André Bazin, champion de la banquette clic-clac qui a sauvé Truffaut et les contributeurs dans le genre Godard-Truffaut-Rivette se situent plutôt du côté des princes que des petits marquis. Rencontré il y a peu Thierry Lounas, qui en fut : il ne m’a pas paru exactement idiot, lui qui a produit le magnifique « Mange tes morts ». Après, ce qu’il font de leur talent… Je ne suis pas au courant de la polémique, peut-être Delorme a t-il émis une critique blessante à l’égard de Garenq ? Je ne saurais juger n’ayant pas lu l’objet de la discorde. Légitime que des auteurs puissent prendre mal des reproches journalistiques s’ils sont, non pas subjectifs, méchants, à l’emporte-pièce (parfaitement leur droit) mais gratuits, paresseux, infondés, snobinards. Quand Perec parle littérature, il peut plaisanter, être drôle, caustique, badiner, être espiègle, peau de vache (non, en fait il n’est justement jamais peau de vache), mais il ne joue pas, même lorsqu’il s’amuse. Ou alors un jeu d’une grande hauteur. L’inverse du ras des pâquerettes consistant à gloser, en remettre une couche dans un bashing où on ne risque rien et encenser ce qui rapporte. Je ne sais plus qui m’a raconté (Pierre Assouline peut-être?) que Claude Berri pouvait se mettre très, très en colère, menacer de casser des gueules. J’en ris, mais je préfère les castagnes à la Renaud Matignon/Pierre Michon, ce dernier s’imaginant avoir tué son détracteur en le vouant aux gémonies. Dégommé, l’ennemi qui lui voulait du mal! Pouvoir suprême du Verbe et de la création ! Paf! Magique!
Quant au Masque… les numéros trop rôdés ne sont pas les meilleurs, ça que vous voulez dire? Ils sont plusieurs à faire du très bon boulot, dont mon amie Sophie Avon. Nos avis diffèrent parfois, on peut ne pas être d’accord du tout mais j’ai le plus grand respect pour sa curiosité,sa façon de voir pour de bon les films et se mettre dans la balance.

Annelise dit: 15 mars 2016 à 18 h 59 min

Et puis Lola, puisque vous ne pouvez pas forcément me dites-vous aller au cinéma, non pour encourager le hors-sujet mais donner preuve qu’il n’est pas proscrit (surtout, parce que le concernant, je ne peux m’en empêcher, c’est physique ) ce soir – si vous êtes en France – j’ai vu du coin de l’oeil que « Heat » de Michael Mann repassait. Grand film ! A ne pas manquer, pour ceux qui n’ont pas eu la chance de le voir en salles.

Phil dit: 15 mars 2016 à 22 h 16 min

Ravi de lire que « Seven » est un film à la veine sadique, j’ajouterais  » inutilement sadique « . En fait, du n’importe quoi. « Heat » n’est- ce pas un Fritz lang ?

Annelise dit: 15 mars 2016 à 22 h 50 min

On est en plein « Réglements de compte », Phil : « Big Heat » (titre original), Glenn Ford& Fritz Lang. « Heat » , probablement le meilleur Michael Mann, avec sa façon bizarrement rêveuse de photographier la ville, un duo De Niro/Pacino nerveux, survolté, avec la longue poursuite de l’aéroport et avant, tout le dilemme des attachements, de ce à quoi on tient, des rêves, de la gémellité inattendue. Terrible!

pour info dit: 16 mars 2016 à 8 h 18 min

ce mat la rdl est de nouveau sabotée (les truands se lèvent tôt) -Annelise veuillez svp excuser si possible ce hors-sujet -

JC..... dit: 16 mars 2016 à 10 h 39 min

Il existe un équivalent français au duo italo-américain DE NIRO/ PACINO : les merveilleux DE FUNES / BOURVIL

Je sors ! je sors !…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>