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La République Du Cinéma

Bertrand Tavernier : la Fête continue.

Par Annelise Roux

Jusqu’à l’invention du digicode, en 1970, les enfants s’engouffraient dans ses « traboules » où les amoureux s’enlaçaient dans les coins noirs. La Résistance y a semé plus d’une fois la Gestapo.
Est-ce à cause des plaisirs gastronomiques offerts ? Saucisson brioché, cervelle de canut, succulentes quenelles de la Brasserie Georges, à Perrache, dans le quartier de la gare. Évitons de mentionner le « tablier de Sapeur » par crainte des dérives. Lyon « où coulent trois fleuves », comme l’énoncent pour plaisanter les gones : Saône, Rhône et beaujolais… Le théâtre « à l’italienne » des Célestins, devant lequel on croise avant de remonter vers Fourvière pour aller saluer la Vierge noire. À l’époque, les jardins étaient remplis d’iris bleus. Je gravissais la pente à pas lents, me retournant de temps à autre vers les quais de Saône, le revêtement pailleté du pont en contrebas. Funiculaire pour « la colline qui prie » », et non pour « celle qui travaille », la Croix-Rousse. J’aime la ville dont sont issus Dominique Blanc, Sylvie Testud, Bernard Pivot et Bertrand Tavernier.
Pendant la seconde guerre, le couple Louis Aragon-Elsa Triolet fut abrité par ses parents. Le père écrivain, René, fut cinéphile et résistant. Le fils a continué dans cette voie, comme il n’a cessé de fréquenter la maison familiale de Sainte-Maxime.

L’envie de parler de lui – ce cinéaste généreux, doué, engagé – s’impose avant de parler de ce film qui évoque ses goûts, certains regrets, mais aussi, comme l’a souligné son ami Jean-Paul Rappeneau, d’autres cinéastes et peut-être «eux tous, qui ont construit le cinéma français des années 30 aux années 70 ».
Que la Fête commence ! Deux ans de montage nécessaires afin que se dégage une logique narrative, avec parfois des difficultés d’accès à du matériel non restauré qui l’ont contraint à abandonner des pistes. Un homme capable de planter le cavalier Jean Rochefort à cheval sur le corps d’une prostituée, la besognant tout en émettant des considérations politiques auprès de Philippe d’Orléans – un Noiret de grande envergure mélancolique, soucieux par-delà les ébats, avec lequel l’amitié majeure ne s’est jamais démentie, comme elle ne s’est jamais démentie avec Claude Sautet, Philippe Torreton, Jacques Gamblin… – , de filmer Christine Pascal en bas blancs, dans toute sa vulnérabilité mutine, ne laisse rien passer.  Pas Eddy Mitchell, le Nono de « Coup de torchon » qui dira le contraire, lui qui présentait les classiques américains avec une gourmandise matoise dans « La Dernière séance ». Lorsque Tavernier a eu des difficultés à trouver les financements avant que Pathé, Gaumont et Canal + ne s’allient pour lui sauver la mise, il révèle que « Marty » (Martin Scorsese) auquel on avait proposé de prendre la tête du projet à sa place « l’a appelé pour lui dire qu’il ne le ferait pas » ! Thierry Frémaux, « son complice de Lyon », était là fidèlement en renfort.

Le réalisateur, président de l’Institut Lumière n’est pas connu pour pratiquer la langue de bois. La jeune brochette de « La Princesse de Montpensier » qu’il a adaptée d’après le texte anonymement publié par Madame de La Fayette en 1662 n’avait pas l’air de s’en plaindre : Lambert Wilson, Raphaël Personnaz, Mélanie Thierry,  Gaspard Ulliel dont on a parlé y étaient bien dirigés… Denses, parce qu’investis. Et Michel Galabru dans « Le Juge et l’assassin » ! On sent que ses acteurs, Tavernier les comprend, les soigne.
Un grand, et la taille n’y est pas pour grand-chose.
Il fut l‘attaché de presse de Godard – béni soit Jean-Luc qui malgré tout, devait être difficile à attacher et à presser ? –  l’assistant de Jean-Pierre Melville, avant de passer à la réalisation. Je me souviens de l’avoir entendu à la radio, à propos du réalisateur du « Samouraï » et du « Cercle rouge ». Ses commentaires sur le misanthrope de la rue Jenner étaient subtils, sensibles, sans appel : il reconnaissait le génie tout en jurant que lui « ne traiterait jamais les gens avec lesquels il travaille comme ça ».

On peut d’ores et déjà l’affirmer : pari tenu. Tavernier est respectueux. Plus qu’une hagiographie, une Holy Bible ou un cours de cinéma, son film est une flânerie de haut vol, un exercice d’admiration qui exclut l’idolâtrie mais jamais la chaleur, l’humour… ni le pragmatisme. « L’argent refusé aurait pu servir à la restauration de films ». Apanage de l’intelligence que de savoir distinguer des réalités partitives sans essayer d’en camoufler les saveurs dans le ragoût de l’univoque. Tavernier voit parfaitement par où ça pêche et demeure capable de rendre à César ce qui est à César, sans mesquinerie. Gabin, dont il dépeint la manière de rester sur le plateau « pour donner le regard à Darrieux », alors que d’autres moins délicats filent dans la loge, envoient la doublure. Jean Moncorgé, sur Jean Renoir, que Bertrand Tavernier place pourtant au plus haut : « Comme réalisateur, un génie. Humainement, une pute. » Le documentaire ne mâche pas ses mots.
Pas un remugle de poubelle mais une verdeur qui en émane, un amour pour le matériau cinéma et ses acteurs – tous ses acteurs – le 7ème art étant création collective, ainsi qu’aime à le rappeler celui qui a choisi Volker Schlöndorff pour parrain de son fils… Romy Schneider. Simone Signoret chez Jean Becker. Il souligne que c’est Alexandre Trauner, décorateur du « Jour se lève » qui a l’idée de situer la chambre de Gabin au dernier étage, et cela change tout !
Bertrand Tavernier tresse des lauriers à Eddie Constantine, à Maurice Jaubert, compositeur, redit la place du classique chez Bresson… Il ne peut pas voir « Les Visiteurs du soir » en peinture mais s’extasie sur le monologue d’Arletty à Ménilmontant dans les « Enfants du paradis », révèle que Carné était « incapable d’aligner trois lignes, mais que trois des meilleurs scénarios de Prévert sont signés de sa main ». J’aurais plutôt dit cela à l’inverse ? Curieuse formulation, qui en dit long sur l’interpénétration qu’il estime à la base des alchimies réussies. Claude Chabrol et son merveilleux anarchisme, qui ne l’empêche pas d’être pointilleux quant au choix des cantines. Jean Delannoy, dans la vie pontifiant, dont il reconnaît que « Le Garçon sauvage » avec Madeleine Robinson, « est superbe ». Jean Sacha, qu’il réhabilite et que Truffaut adorait.

Quel amoureux ! Pas du genre à vous laisser en rade. Il vous défend, vous enveloppe, vous nourrit et propose d’apporter le dessert. Bertrand Tavernier et ses plats savoureux, élaborés, copieux, épicés comme il faut, impliquant de bons produits… avec lui les trois heures et quart du documentaire passent vite.

« Voyage à travers le cinéma français » de Bertrand Tavernier

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68 Réponses pour Bertrand Tavernier : la Fête continue.

christiane dit: 15 octobre 2016 à 7 h 36 min

Deux tendresses, une pour la ville, l’autre pour Tavernier et son métier : le cinéma. Ce billet est un enchantement.

sylvain dit: 15 octobre 2016 à 10 h 30 min

Quel film extraordinaire,Annelise!Scorsese sur les films us était remarquable mais là..Tavernier ne dépare pas .

Sur Constantine ,Melville,Renoir, il est génial.Et quand il parle de Jean Sacha .Je ne savais pas pour les bandes -annonces?

ça mériterait une 2ieme vue pour ne rien rater.

xlew dit: 15 octobre 2016 à 10 h 41 min

Sur l’affiche souche, le Régent Bertrand porte la même écharpe qu’Isadora Duncan lorsqu’elle grimpe, sans mépris pour monsieur Paul, dans l’Alfa-Roméo rouge de mister Prokosch.
Est-ce un commentaire sur l’état du cinéma extraordinairement français d’aujourd’hui, un certificat de recès, une invitation à l’isoler splendidement dans le passé ?
On pourrait faire chabrot et mettre un peu de vin rouge dans la soupe primordiale des émouvantes images reconstituées par le géocinéologue Tavernier et changer le titre de l’article en un malheureux : Que La Fête Meure, ce qui serait fort dommage.
Qui sait si dans cinquante ans la production du ciné national indépendant ne se sera pas délocalisée vers Nantes, dans les Studios Pontcallec.
Les carrosses hybrides, électrique-hydrogène, ne prendront plus feu, et le petit âge glaciaire pré-révolutionnaire sera combattu dans des salles obscures surchauffées dont l’accès sera réservé.

christiane dit: 15 octobre 2016 à 11 h 23 min

Je n’avais pas regardé la bande annonce. je pensais à une affiche… Ces images me rappellent la « collection » de baisers à la fin de « Cinéma Paradisio » de Giuseppe Tornatore. Une histoire d’amour, aussi. La fin de ce film était bouleversante, reflétée dans les yeux… mouillés de Jacques Perrin.

Annelise dit: 15 octobre 2016 à 11 h 54 min

Ah, les cuts des baisers censurés par le curé vétilleux, clochette à la main… Perrin qui revient dans le petit village où Noiret l’avait initié au cinéma.Christiane, cela m’a rapportée à des scènes de ma propre enfance, avec diffusion de Barberousse au « ciné-club » (en réalité une salle des fêtes) où le progra croyant donner « Barbe-Noire le Pirate », un spectacle Disney, se trompe et envoie un film avec têtes coupées et viols suggérés… horreur !malheur! parmi les mères de famille. J’en ris encore.
Lew vs en savez des choses hein? ..Sylvain, eh oui, Sacha a terminé comme « roi de la bande-annonce », as incontesté en la matière. L’estime, la tendresse que lui portait Truffaut, ce gd affectif, merveilleuses à entendre

jodi dit: 15 octobre 2016 à 12 h 04 min

Des scènes très fortes dans le docu .Ca dit toute la générosité de B.Tavernier,son exigence (la scène sur la maison de son enfance,nostalgique; ou sur Melville,Becker& Godard).Pas un livret de messe mais ça donne fortement fortement envie de se ruer à l’office et de s’agenouiller en salle obscure.. Beau papier sensuel, A-li.

Le canut soyeux dit: 15 octobre 2016 à 15 h 00 min

On en a pour tous les sens dans la note:le goût la vue l’odorat.. La ballade dans Lyon je l’ai faite aussi.Entré dans vos pas.Je vais voir le film .Tavernier m’avait rendu fou amoureux de Christine Pascal…

Emmanuel dit: 15 octobre 2016 à 15 h 25 min

Le classique chez Robert Bresson et la trompette de miles Davis chez Louis malle (ascenseur pour l’échafaud). Tavernier sait rendre justice aux musiciens.

Emaury dit: 15 octobre 2016 à 16 h 29 min

Excellent billet Anne-lise.En effet pas vu passer le temps avec Tavernier .j’avais passé des vacances à Lyon . »L’horloger de Saint Paul » avait été tourné là-bas ,en bord de Saône.

Phil dit: 15 octobre 2016 à 17 h 44 min

La ville de Lyon m’a toujours paru humide et souffrir d’un complexe avec Paris…rien à voir avec Tavernier, dont vous faites un portrait riche de cinéma, Annelise. Que lui a donc fait Renoir ? Dans tout ça, il semble que le cinéma qualité française (Delannoy) reprenne du poil de la bête.

Annelise dit: 15 octobre 2016 à 22 h 08 min

Phil c’est Gabin qui a taillé à Renoir le costume près du corps. Tavernier suggère qu’il faisait feu de tout bois, intelligemment mais sans trop de redistribution : il annexait les idées en « oubliant » d’où elles venaient…comme certains professeurs mandarins (j’en parlais un jour avec un Sicilien neurochercheur bien balèze et un peu bcp Nobélisable, justement, qui ne fait pas comme ça)qui dirigent un ouvrage collectif, et les petites mains thésardes sont laissées « pudiquement » ds l’ombre. .éthiquement moyen. Drôle, non, Chabrol obligé de faire le film avec moitié moins parce que le co-prod est en prison? Pour Lyon, ce sont les traboules qui vs font cette impression ? Avec toutes ces belles terrasses ensoleillées sous les platanes, de quoi changer d’avis.. un complexe vis à vis de Paris,vs croyez? Je ne le ressens pas..je suis Bordelaise à l’origine. Vous savez que les Bordelais sont en France ce que les Toscans sont à l’Italie. Curzio M a tout dit là-dessus, après quoi, il ns a fait le coup du mépris, a demandé à Adalberto Libera de lui installer une villa à Capri ! Comme j’ai habité les deux, Florence et Rome, que j’ai longtemps vécu à Paris et continue d’y être svt, difficile de départager

Emmanuel dit: 15 octobre 2016 à 22 h 09 min

Phil, Delannoy j’ai des lacunes ,quels conseils vous donnez?
Annelise ,quand vous dites »quand Tavernier a du mal à trouver des financements pour son film, Scorcese l’a appelé »…Pure rhétorique vous voulez dire? Tavernier n’a pas vraiment eu du mal à trouver le financement?

xlew dit: 16 octobre 2016 à 10 h 23 min

Lyon était du pain béni pour les cinéastes qui voulaient montrer la France du siècle vingtième (Melville pourrait encore faire son légendaire pano sur la ville de L’Armée des Ombres malgré le Crayon de la Part-Dieu poussé au début des années septante — il suffit de jeter dessus un drap peint en blanc de céruse d’Italie), aujourd’hui j’imagine que la ville en a un peu marre de son bâti vétuste, avec la Confluence les vieilles cuticules commencent à tomber, il faut juste veiller à ne pas couper la tête du beau serpent terrestre traboulant de Saint-Jean à la Croix-Rousse par Fourvière sur la belle passerelle.
Entendre les grands aînés, témoins directs, c’est l’assurance de faire sortir l’anecdote de sa coquille et la voir transformée en bel oiseau de l’archive.
La dispute Melville-Vanel (expliquée par Tavernier) pour L’Aîné des Ferchaux, par exemple, n’est pas qu’à mettre sur la mauvaise humeur du réalisateur, l’acteur avait bétonné son contrat, c’était le temps où le prod, s’il ne pouvait pas tout dicter en amont, s’arrangeait avec la distribution pour emparquer le metteur en scène et tirer les ficelles.
On peut confronter les points de vue aussi, Volker Schlöndorff, dans un autre doc sur Melville, révélait que ce dernier était un maniaque du décimètre (pour ajuster les distances visages-caméras dans les champs contre-champs), mais dans le Tavernier, on croit déceler que Melville ne semble pas si scolaire (les plans entre Fabienne Dali et Bébel dans Le Doulos ont l’air très souples, moins carrés, sur ce point précis).
Sur Delannoy, sa Princesse de Clèves est très fortement réévaluée depuis quelque temps.
Franchement, derrière toutes les beautés indéniables, la scène d’ouverture, les vues nocturnes du château de Montlouis-sur-Loire, je trouve que certains artefacts que lui et Cocteau concertèrent clin d’oeil à l’ère moderne, (je pense au regard caméra du bouffon joué par Piéral et à son commentaire sur la cour de Henri II), vieillissent le film aujourd’hui, malgré le sublime intact apporté par Vlady (sans être du tout fans des productions de Peter Sellars, les personnages habillés en costards à pinces et bérèt, types Règles du Jeu, auraient rendu le film plus fort (même si Cocteau l’avait déjà fait, peut-être avec le beau roman du Comte d’Orgel)).

Phil dit: 16 octobre 2016 à 11 h 39 min

Annelise, mi aussi, ai connu Lyon jeune et pauvre (now riche et toujours jeune, of course), arrivé plein de l’imaginaire des six compagnons de la croix rousse mais ai dû me coltiner ces « gones », à mon époque plus vraiment sortis du ruisseau que la légende leur prêtait, plutôt du fils à papa nourris à l’andouillette satisfaite. souvenirsouvenir, comme au cinéma.
les airs de grands seigneurs de Renoir (il en avait les moyens et l’ascendance) ne devaient pas convenir à Gabin qui jusqu’à la fin comptait « ses sous », un par un (ça c’est pour la rime..pauvre). « La grande illusion » profite plus à Stroheim qu’à Gabin, Renoir est un malin.
Delannoye est un bon faiseur, son Maigret premier du genre, n’est pas mal du tout. Truffaut encore lui l’a démoli fort bêtement mais je lis que Tavernier réconcilie les deux. Un Delannoye-Gabin assure une bonne soirée, sur grand écran, la cinémathèque a daigné cet été en projeter quelques-uns, tout n’est pas gagné, faut pas rêver une retrospective à Delannoye, il a fallu qu’il se glisse dans celle de M. Moncorgé.

Annelise dit: 16 octobre 2016 à 13 h 53 min

Phil, votre « nourris à l’andouillette satisfaite »m’a fait rire. Qu’elles soient triple A n’arrange pas,au contraire.Bien sûr les conflits de personnalités interfèrent. Quelquefois un bon catalyseur, et le mélange précipite dans un sens qui épate son monde, alors que les matériaux partaient gris. Melville en train de rudoyer ses semblables, Truffaut qui déjeune du sempiternel bifteak brûlé-purée (ça et les cigarettes, pas le meilleur régime)en songeant à la prochaine amoureuse, « Falbalas » qu’adore Jean-Paul Gaultier,Gabin qui ne veut pas abandonner une miette du regard de Mlle Darrieux.., la mère de Bertrand Tavernier pour laquelle Aragon écrit il n’y a pas d’amour heureux – (forcément, s’il aimait le wild side,l’autre bord..). .bcp de petites histoires en définitive.. jusqu’au moment où comme dit Trenet qui n’a pas eu le Nobel, elles font boum pour bâtir la grande, celle des films qui vont procéder des interactions bout à bout. Tavernier met de l’amour à dépeindre ça, tjs bon d’en mettre dans ces domaines, je trouve : indice de force. Emmanuel, oui oui, il avait l’air tout à fait sérieux en disant que le financement n’était pas allé tout seul.
Beau post Lew 10h23.. pas de jargon ms vocabulaire homologué employé à bon escient, too much class

Annelise dit: 16 octobre 2016 à 13 h 56 min

…et Scorsese, « Marty » l’a vraiment appelé pour le rassurer, lui dire qu’il ne lui couperait pas l’herbe sous le pied en faisant le docu

DHH dit: 16 octobre 2016 à 15 h 12 min

Comme d’autres l’ont deja écrit ici, avec ce film on ne voit pas le temps passer et quand au bout de trois heures c’est fini, on en redemanderait, on voudrait que ça recommence.
Tant d’impressions à savourer qui se mêlent : d’abord l’a qualité de ce portrait « culturel ‘de Tavernier qui se revele à nous si attachant comme homme et comme créateur, à partir de son regard sur les films qui ont ponctué sa vie et dans lesquels s’enracine son œuvre ; ensuite en retrouvant ces bribes de films qu’on a vus , devant cette anthologie de séquences qu’on n’a pas oubliées, le plaisir d’écouter quelqu’un qui sait en parler de manière intelligente et neuve ;A cela s’ajoute évidemment la jouissance nostalgique qui naît de la replongée dans ce foisonnement chronologique d’images et ces scenes , qui, par un effet de madeleine nous font l’espace d’un instant nous retrouver dans notre moi d’alors ,du temps où nous avions vus ces films pour la première fois

Annelise dit: 16 octobre 2016 à 15 h 44 min

Bel hommage, DHH. J’aime aussi son pragmatisme : lorsqu’il peste car l’argent aurait pu servir à la restauration d’extraits, il parle en amoureux mais aussi en gardien de trésor, en conservateur du patrimoine – et il fait bien. Sophie Seydoux, l’une des spécialistes mondiales en la matière, notamment ds le muet, mécène cinéphile respectée dans les cinémathèques et épouse de Jérôme, patron du groupe Pathé n’a pas dû manquer de le remarquer… on la dit très forte, compétente et impliquée. Sans sa fortune, son dynamisme et son carnet d’adresses « Les Enfants du paradis » n’aurait sans doute pas pu être restauré. Vous imaginez la perte !

Phil dit: 16 octobre 2016 à 17 h 11 min

Annelise, je ne veux présumer de rien mais en épousant le même homme que Sophie Seydoux, vous restauriez les archives poussièreuses avec autant de brio que la dame.

Annelise dit: 16 octobre 2016 à 17 h 47 min

Tout dépend Phil… s’il me faut mettre une charlotte sur la tête comme ma très chère amie Muriel Mauriac, qui fut lgtps au musée Guimet et qui est maintenant conservatrice de Lascaux je n’en aurai pas la force

Phil dit: 16 octobre 2016 à 19 h 11 min

Certes Annelise, il y a des compromissions regrettables mais infructueuses ? En attendant, avenue des Gobelins, la Fondation, très cosy, va piano (Renzo).

Phil dit: 16 octobre 2016 à 19 h 31 min

Tavernier, est ce bien lui qui édite (institut Lumières) ces livres de cinéma, traductions de l’anglais de l’autobio de Michael Powell par exemple ? Une riche idee (même si la traduction laisse à desirer, but that’s not the point)

horloger de st paul dit: 17 octobre 2016 à 12 h 02 min

B-T. disant que le boulot son sur la version restaurée sur les enfants du paradis ‘avait fait gagner 30%’;ça semble énorme? La mise en lumière de Carné obsessionnel qui pousse Prévert à être moins cossard est croquignolette!
Le travail de chabrol question cantine, flagrant : Souvenez-vous dans – votre préféré, A-LiR!!-, « Que la bête meurt »; Jean Yanne s’énerve contre bobonne ’cause que la blanquette est aqueuse.;ça rigole pas.
Lu votre chronique Facebook sur le film qui a fait le buzz à Cannes à ACID, « Willie I ». Rien à voir avec l’orque je présume?

jodi dit: 17 octobre 2016 à 12 h 12 min

Surpris de voir que le film bénéficie d’une diffusion moyenne ?Pas le block buster de dingue similaire au docu Rahbi…étonnant quand on voit combien ça enclenche la musique de la nostalgie et du savoir (CH.dhh) Les étudiants Lumière et Femis auront bénéfice à le voir ..annelise,Schlondorff qui tape sur le Tambour ,parrain de Nils Tavernier? Le père a eu la main; Volker Sch., ce qui se fait de mieux dans la défense du cinéma d’auteur européen.Là oui on peut parler explicitement d’héritage . »Sous le nom de Melville  » d’Olivier Boler, bon document également .
@Philippe: quel reproche formulé sur MMe Riboud-Seydoux? L’époux dirige Pathé,est-ce un défaut ? Elle passe du crédit à la réfection de pellicules.Mieux vaut avoir les ,budgets ,vu ce que ça coute .

Annelise dit: 17 octobre 2016 à 12 h 27 min

@12h02. Non. Willy 1ier, que j’ai chroniqué sur FB un film de Zoran et Ludovic Boukherma, Marielle Gautier et (pardon j’ai un trou) un quatrième auteur-réalisateur dont je préciserai le nom ici plus tard :un chômeur illettré de 50 ans perd son jumeau et quitte le giron familial.. L’acteur qui est de Lille a un côté Villeret candide et enragé. Avec Noémie Lvovsky. Sortie en salles le 19 octobre. .Je me demande si une période de pépins informatiques n’est pas en train de s’ouvrir devant moi. .pb d’ordinateur.. texte qui sort haché, correction impossible…je vous en préviens au cas où il faudrait quelques jours pour résoudre

Annelise dit: 17 octobre 2016 à 13 h 09 min

Cher Horloger de StPaul, « Que la Bête meure » mon Chabrol favori,vs avez raison mais ds mon souvenir, il s’agit d’une daube, non d’une blanquette. Pour Sophie Seydoux, les informations que j’avance sont d’ordre professionnel, factuel, vs me pardonnerez de n’être ni en mesure, ni d’avoir envie de vs en fournir d’autres.
« Willy 1ier », de Ludovic et Zoran Boukherma, Marielle Gautier et Hugo P.Thomas, avec mes plates excuses à ce dernier. Daniel Vannet, Noémie Lvovsky. Grand Prix et Prix du Public du Festival du Film Grolandais de Toulouse (?), si jamais Radio venait à passer par là

Gilles dit: 17 octobre 2016 à 13 h 23 min

Fondation Pathé n’y perd pas non plus.Ils ne sont pas idiots.
Tavernier documentariste ciné: nan-nan pour cinéphile qui va voir autre chose que la prod lambda des romans gros tirage.
tiens ,et le Kathel Quillévéré? Elle et Emmanuelle Seignier ne se sont pas foulées avec leur « on a tous un vécu avec l’hopîtal et la mort « .Le livre ne cassait pas des briques mais Anne dorval ,bouli Lanners et Cool Schen ,le Bruno Lopes greffeur/graffeur de Saint -Denis ,tentant?

Phil dit: 17 octobre 2016 à 14 h 53 min

Jodi, La fondation Pathé est une belle institution, confortablement installée dans un édifice classé et bien rénové. Ce qui n’enlève rien au rôle de sa directrice, même si dans la famille Seydoux un syndrome d’ingenuité semble courir depuis certains propos de Léa S. au dernier festival de Cannes.
Le cinéma de Tavernier appartient malheureusement au club des incompris pour toutes ces nouvelles générations qui foulent le tapis rouge et celles que les regardent. Il y a cinq ou six ans, me souviens de Tavernier débarquant à Berlin sur le bon côté du tapis, défilant sous le regard interrogatif de la foule ipodée. même les journalistes allemands ont trouvé la situation « peinlich », peineuse devrait-on traduire. me souviens aussi d’un jeune réalisateur autrichien qui n’avait jamais entendu parler de Visconti, alors que nous parlions de Berger. Parfois le cinéma joue de sa manivelle comme d’une alchimie à rebours.

Madeleine Sambre dit: 17 octobre 2016 à 16 h 03 min

Personne ne m’avait prévenue de l’arrivée de ce nouveau billet, alors forcément… forcément je suis en retard et forcément je retire tout ce que je n’ai pas dit mais eusse volontiers dit car j’avais de quoi. Tant pis. Ce sont les aléas de la vicissitude.

Madeleine Sambre dit: 17 octobre 2016 à 16 h 05 min

Phil est un nom d’andouille, non ? Il me semble bien en avoir repéré un dans la nomenclature des AAAAA.

Annelise dit: 17 octobre 2016 à 17 h 16 min

Madeleine, vous devriez arrêter de tremper dans le thé, le biscuit au bout d’un moment s’effrite. Quel nom d’andouille? Rattrapez le gâteau dans la tasse, parlez-nous, parlez-moi de Tavernier et du florilège,que ça qui m’intéresse.
Phil, je trouve ça inquiétant : Visconti, jamais entendu? Helmut Berger devait en être marri, lui qui a fait à un moment des films érotiques sur M6 pour cachetonner..à côté Sylvia Krystel, c’était du Bergman.. il avait l’élégance de ne pas en sembler trop amer. Mais ne jamais avoir entendu le nom, allo, quoi ! Cela dit c’est en train de changer. Je surveille du coin de l’oeil sans rien dire un joli jeune garçon de mes connaissances qui fait des études de cinéma, à la base pas un grand bagage technique, il me semblait sans doute mal parti pour faire historien du 7ième art mais bien doué, à côté de ça..et là, il est aux ateliers de Beaune de Claude Lelouch, et je le vois se muscler peu à peu. Tout dernièrement ils ont vu arriver Tarantino comme prof ds la master class, pas mal, enfin, ça m’intéressait surtout de voir comment ils allaient accueillir ça? Si cela allait les diriger vers autre chose qu’une admiration hype, la pâmoison devant beau nom badé sur l’affiche, et il semble que oui… ils se renseignent, ils apprennent… Visconti, zut ! J’admets volontiers l’outsider, le possible ex-nihilo, dans mon cas j’aurais l’air fin de l’exclure .. pour ça que la démarche de Descoings qui avait réfléchi en son temps que l’épreuve d’entrée à sciences-po pénalisait ceux dont l’accession à la culture était la plus malaisée m’avait intéressée.. mais de là à ériger l’inculture en atout, le porter en bannière? Mon traitement de texte saute fait n’importe quoi, c’est épouvantable et agaçant, navrée si phrases bancales je vais finir par passer l’ordinateur par la fenêtre

Phil dit: 17 octobre 2016 à 17 h 38 min

Annelise, tout est possible, les dedication/addiction (prononcez à l’anglaise) aux nouveaux médias produisent de drôles de mutants.
Berger a tout de même tourné un rose « Pension Kitty », avant de sombrer (comme Madeleine) dans la vase de l’em6.

xlew dit: 17 octobre 2016 à 18 h 10 min

Walerian Borowczyk quelquefois sur M6 le samedi soir, Annelise, le porno-ultra-soft de cette chaîne n’était pas désagréable, surtout lorsque le jeune Fabrice (aussi sex qu’un genou de clerc) ne jouait pas dedans.
Cela faisait moins mal en tout cas que de s’esquinter les noeils sur l’autre canal crypté le même soir plus tard.
J’ai lu que Tavernier s’apprêtait à faire une série sur le cinéma américain.
À propos de culture cinématographique, j’aimerais bien savoir quelle place a chez lui le cinéma soviétique.
Quid de Alexandre Ptouchko (aussi fort que Fritz Lang), d’Alexandre Rou, du premier Eisenstein (dont les idées de montage furent pillées par Hollywood), de tous ces grands auteurs qui luttaient à leur façon (comme Chostakovitch) pour faire vivre la haute tradition du peuple slave sous la dictature d’un homme et de son Politburo ?
Que cela ne veuille pas dire que son sujet d’aujourd’hui, les grands anciens du ciné français, n’est pas intéressant, diantre non, mais les grands-petits maîtres russes ont tendance à se voir négligés.
Bien à vous, подруга dear.

Annelise dit: 17 octobre 2016 à 18 h 21 min

Lew. .vs vs y entendez pour me faire rire, « sex comme un genou de clerc », l’oeil esquinté de tenter de déjouer le crypté.. évidemment que ça marche! La pornographie comme la vérité ds X-files est souvent ailleurs.Je peux lire ms difficilement répondre,alors que le sujet soviet m’intéresse au plus haut point. Outil numérique en train de devenir si foireux que je m’inquiète de l’émission du prochain billet

Emmanuel dit: 17 octobre 2016 à 22 h 28 min

Annelise 17.16 you really take the cake! Votre manière de remettre en place,élégante.Jamais lâche face aux agressions qui pourrissent le commentarium.belle solidarité .Je vous en fait compliment. »Willy », le film a fait un tabac à l’ACID.
« Réparer les vivants », Emmanuelle Polanski est plus crédible en Venus en fourrure SM.

Annelise dit: 18 octobre 2016 à 12 h 10 min

11h07 : farceuse ! Vs allez pouvoir vs lâcher sur le prochain..(vers le 20 oct), film de JCh Meurisse avec la troupe des Chiens de Navarre, entre dada et mauvais goût, à vs de juger !
Radio merci, jamais allée dans ce festival, aucune idée de ce que ça vaut? Vu que Pierre Etaix était ds le jury qui a décerné le prix à « Willy »?Belle référence. Cela devait être juste avant sa mort.
Gilles : Katell Quillévéré, j’avais bcp aimé « Suzanne ». Kool Shen (alter ego de Joey Starr), présence sobre, convaincante.. Anne Dorval je suis convaincue depuis un certain temps. Quant à Bouli Lanners.. je le suis de près, comme comédien et comme metteur en scène : « les Géants », « Eldorado »… il a de ces cadrages !

istier dit: 18 octobre 2016 à 15 h 11 min

Merci chère Annelise et Bravo!
Vous avez gagné un séjour dans notre bonne ville de Lyon.
Vous verrez qu’il n’y a pas que des sorties d’usine.
Je ne vous attendrai pas à l’arrivée du train à Perrache évidemment.
Nous traverserons la Place des Cordeliers pour vous montrer la maison du Petit Chose rêvée par Maurice Cloche.
Le ciel de Jean Grémillon sera des nôtres et ne vous attendez pas à retrouver les brumes énigmatiques du revenant nimbant l’étouffant mystère des alcoves.
Nous éviterons la mesquinerie de la ville de Thérèse Raquin avec les clichés surannés de Marcel Carné et la noirceur des crimes et des châtiments.
Mais nous remercierons Robert Bresson d’avoir pu faire échapper son condamné à mort.
A midi je ne suis pas sur de pouvoir vous offrir le caviar de Tante Olga promis par Jean Becker ni de prévoir le même voyage que le père de Denys de la Patelière.
Mais je vous promets mieux que la carapate, cette carte postale fade de Gérard Oury!
L’horloger de St Paul m’a assuré que nous rentrons autour de minuit.
J’ose à peine vous dire que dans la nuit il vous faudra supporter allégrement l’insoutenable légèreté de mon être…
Revenons à nos moutons : vous savez mieux que moi que le cinématographe est une grande illusion et la plus belle des envoutantes escroqueries.
Vous avez merveilleusement analysé la taverne magique de Bertrand.
Mais Platon bien avant lui dans sa caverne fut tout de même le Premier.
Je vous attends au pied de la Vierge dorée…
Jean-Marc, cinéphile lyonnais.

Eriksen dit: 18 octobre 2016 à 17 h 56 min

Bonjour Jean Marc,
Voilà un programme savoureux, mais est-il réservée à Annelise ?. Je rêvais d’une visite éclairée de la ville lumière et je supporterai aisément votre insoutenable légèreté.
Il y a peut-être il a un problème.Je suis un homme.

Annelise dit: 18 octobre 2016 à 18 h 23 min

Eriksen ne voyez pas de la drague partout. Le post du « cinéphile lyonnais Jean-Marc » est en effet éblouissant et je l’en remercie. Il donne sacrément envie d’aller à Lyon, de l’avoir pour guide et de se précipiter au cinéma revoir tous ces détails brillamment stipulés et contextualisés. Encyclopédique dans la flânerie, je dis wow – un homme à la sagesse dans le sang

Eriksen dit: 18 octobre 2016 à 18 h 37 min

Vous vous méprenez Annelise. c’était juste une perche cinéphilique pour qu’il réponde « nobody’s perfect ».

Annelise dit: 18 octobre 2016 à 18 h 45 min

Eriksen, certains l’aiment chaud mais on n’est pas non plus forcé!
DHH, si ! j’ai lu votre post « Frantz » et il est formidable. Mais c’est un peu le hasard, paradoxalement car le tableau fait des siennes.. et il est dommage que ce faisant, les autres n’en bénéficient pas : même avec du retard, quand ça vous vient, postez donc sur le fil du sujet en cours – je l’accepte dans la mesure où c’est pour nourrir un débat, même s’il a été entamé plus tôt. Bien à vs

alley car dit: 18 octobre 2016 à 21 h 28 min

La poésie est en effet faite pour être entendue. De mille et une manières ; des voix au chœur d’Aristophane d’Athènes aux battements de cœur du Zim de Duluth

domi dit: 19 octobre 2016 à 13 h 05 min

Annelise dit: 18 octobre 2016 à 20 h 22 min

oui, un sacré bonhomme! et c’est marrant les réactions outragées des rancis coincés !!

DHH dit: 19 octobre 2016 à 13 h 12 min

Merci Annelise
Non seulement vous avez lu mon poste perdu au bout d’un fil dépassé depuis longtemps ,mais vous avez pris la peine de me le dire .
Je poste peu chez vous , mais pour fréquenter votre blog de manière passive mais assidue, j’ai pu cerner sa différence avec celui de Pierre Assouline.
Ils sont tous les deux attachants, pour ne pas dire addictifs, mais n’offrent pas le même type de confort.
Vous, vous vous y comportez en maîtresse de maison distinguée, lui en hôtelier attentif.
Vous , vous êtes l’âme du rond ,vous êtes installée au cœur de la conversation ,l’animant, l’enrichissant , ,la réorientant ,rebondissant par des réponses prolixes aux propos des uns et des autres ,
Lui, il invite les commentateurs à venir s’installer et parler entre eux en leur offrant un cadre bien confortable, le sujet de son billet.
Lui s’en tient à être le gestionnaire d’un espace littéraire et sauf situation exceptionnelle, du genre rectification d’un fait ou interpellation précise dont il est l’objet, il n’intervient pas. Jamais il participe pas aux conversations ,en bon professionnel de l’hôtellerie attentif à ce que tout se passe bien pour la clientèle, la régalant somptueusement avec son billet , mais se devant de rester en retrait pour la suite ,se contentant de déléguer comme c’est normal a un vigie stipendié ,ici son modérateur , la surveillance de la bonne tenue du lieu.
Quand on va chez vous on vous rencontre, quand on va chez Pierre Assouline on commence par rencontrer l’auteur du billet, puis on va en parler avec les autres dans l’espace impersonnel qu’il met à notre disposition

ELLENA dit: 19 octobre 2016 à 16 h 27 min

Trois heures pour partager la passion du cinema ce ne sont pas trop surtout quand monsieur Tavernier nous offre avec amour un festin de roi, et l’or du regard de Simone Signoret dans Casque d’Or.

Le Prince-nez

emaurt dit: 19 octobre 2016 à 17 h 41 min

dhh,de même.je suis lecteur des deux,je ne m’étais jamais interrogé dessus mais c juste!Passouline en bon pro amène la carte,anglais,très smart; il gère le truc,hotellerie journalistique 4 étoiles.Avec Anne-lise notre Marie du Deffand,notre Quinault cadette ,tellement intelligente ils font la paire dépareillée ,c’est drôle!RDC, c’est Juliette Récamier ,l’héritière des salons qui au lieu de rester dans le retrait de son sexe comme ça se faisait ,aurait en plus la potentialité d’écriture d’Hugo. Très addictive en effet.

Annelise dit: 19 octobre 2016 à 17 h 55 min

Emaurt, je ne sais trop que comprendre par « dans le retrait de son sexe »? Misère ! Autrement je suis touchée.
Très cher Ellena dont je viens de découvrir le post 16h27… votre nom exhale un parfum raffiné de haute qualité,de quoi faire nettement grimper le Mercure, ou tout autre nom donné au messager pieds ailés dont la petite statue fessue orne la fontaine à l’entrée de la Villa Médicis, si vs voyez ce que je veux dire! Je crois que c’est Giambologna qui l’a faite comme celle de l’Océan, à Florence, cette fois… Boboli où je faisais mon footing il y a tant d’années, héron gris perché sur « La Fourchette », au centre, les jours de pluie, se foutant comme de l’an 40 des sculpteurs ou des parfumeurs d’exception… ah l’Italie c’est quelque chose!

Jibé dit: 19 octobre 2016 à 22 h 25 min

La seule chose qui ait du talent dans « La fille inconnue » des frères Dardenne c’est le duffle-coat à carreau d’Adèle Haenel, bravo à la costumière ! Tout le reste n’est que platitude : une suite de clichés illustrés, sans parler des incohérences, invraisemblances, du scénario…

Fontebranda alias Elena dit: 19 octobre 2016 à 22 h 29 min

en passant je m’étonne.
Aurais-je un double ? — con una doppia elle ?
Questa grafia non fa per me. Neanche il commento. Sarà un imbroglione ?

Ou bien une coïncidence, tjs possible.
Mais comme un ou des plaisantins sévi[ssen]t — ou folâtr[ent] selon le pt de vue — aussi chez Paul Edel, j’ai un doute.
(Doute affreux, car enfin le « très chère » m’est-il destiné ou bien à l’autre majuscule ?)

Fontebranda dit: 19 octobre 2016 à 22 h 49 min

Oups, bourde magistrale.
C’était « cher » …
(SVP : est-il possible de supprimer ce message & le précédent, par trop parano ? Excuses & remerciements)

Annelise dit: 19 octobre 2016 à 22 h 57 min

Jibé, les Dardenne ça passe ou ça casse.J’aime bcp Adèle H.
Fontebranda alias Elena 22h29 : pas de plaisantin non. Jean-Claude Ellena parfumeur, nez émérite, ayant fait naître grâce à ses touches de véritables poèmes sous forme de fragrances – lui le créateur de « Jardin en Méditerranée », « sur le Nil » ou « sur le Toit », de « Terre » ou des « Hermessence » (le dernier, « Muguet Porcelaine », en résonance avec Edmond Roudnitska, auteur de « Diorissimo » ou « Eau sauvage » qu’il a connu, auquel il a eu envie de rendre hommage) manie les molécules comme les écrivains les mots et vient nous dire son goût pour Bertrand Tavernier ou Simone Signoret… Bob Dylan des odeurs : je lui ai accordé le Nobel de l’amitié depuis un bail et suis heureuse de le lire ici, sur ce cinéaste aimé

Fontebranda dit: 19 octobre 2016 à 23 h 15 min

Chère Annelise, je suis vraiment désolée & renouvelle mes excuses aux deux personnes concernées. Je n’ai pas trouvé le moyen de vs joindre directement …
Même si le ridicule n’a jamais tué personne, auriez-vs la gentillesse de bien vouloir effacer ces (3) messages, les miens, qui encombrent inutilement cette page, comme autant de vilaines taches ?
Cette fois, mais il en aura fallu bcp, la leçon aura porté : je suis incapable de « fonctionner » sur les blogs, il est tps d’en tirer les conséquences. Punto e basta.

Jibé dit: 20 octobre 2016 à 8 h 11 min

Moi aussi j’aime bcp Adèle H., Annelise, et là elle fait ce qu’elle peut, d’autant plus qu’elle est à l’image du début à la fin !
Si j’ai bien compris l’enquête reconstituée par l’héroïne qu’elle incarne, vaille que vaille, une jeune prostituée gabonaise, basée à Liège, vient faire une fellation à un vieillard immonde, dans un mobil-home situé de l’autre côté de la frontière. En repartant, elle se fait aborder par un beau mec et , épouvantée, elle s’enfuit sonner à la porte d’un médecin qui ne lui ouvre pas. Finalement, la fille accepte de suivre son client, qui en veut plus qu’une simple fellation. L’affaire s’envenime et en voulant à nouveau fuir, elle trébuche et se fracasse le crâne sur un plot en béton. Mais ce n’est pas tout, tout cela s’est passé sous les yeux du fils du beau mec, qui a tout vu, et dont le médecin en duffle-coat a constaté que les veines situées près de ses yeux, à la vue de la photo de la victime, qu’elle lui a montré, se sont mises à battre deux fois plus vite que celle du pouls ! Grâce à quoi, on finira par connaitre enfin la vérité…
Putain, ils se sont mis à deux pour écrire un tel scénario, les Dardenne !
Ils nous prennent pour des cons ?

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