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La République Du Cinéma

« Captain Fantastic » : apôtres écolos, nouveaux héros ?

Par Annelise Roux

Un père, Ben Cash (Viggo Mortensen) élève ses six enfants loin de toute civilisation connectée. Stéphane Fontaine, le directeur photo (deux César, 2006 et 2010, pour des films signés Jacques Audiard, le Français ayant collaboré avec Arnaud Desplechin, Paul Verhoeven ) filme la futaie avec une sensibilité à la John Boorman. Forêt d’émeraude, éclaboussures des torrents. L’odeur de la terre couverte de mousse monte aux narines.

La mère est internée pour maniaco-dépression dans un hôpital. L’aîné, Bodovan (George MacKay), accomplit son rite de passage à l’âge adulte en tuant un cerf. La fratrie respecte un entraînement scrupuleux pour apprendre à chasser, cultiver sa propre nourriture, se soigner en autonomie. Pas d’école, mais l’astreinte à un apprentissage livresque approfondi, une ambiance dialectique où philosophie et littérature remplacent télévision et jeux video. Ils ne fêtent pas Noël et célèbrent le « Noam Chomsky day ».
Apprendre à grimper à mains nues sur la paroi d’une falaise, est-ce plus dangereux que de devenir champion de football américain ?  Employer des mots précis pour parler du sexe ou de la mort, plus violent que de laisser ses enfants aux prises avec les premières découvertes sur You Porn ou se familiariser avec la finitude en s’abritant derrière des formules ?

La mère meurt et les Cash vont vouloir récupérer le corps afin qu’il ne soit pas enterré comme le souhaite le grand-père maternel, Jack, mais subisse une crémation. Selon ses vœux, les cendres de la morte doivent être « vidées dans les toilettes ». C’est le début d’une expédition en bus vers la civilisation corrompue dont Ben et sa femme n’ont eu de cesse de démonter les mécanismes.
Le road-movie a son charme, lorsque le Bluebird, vieux véhicule scolaire transformé en camping-car empli jusqu’à la garde de manuels savants, de romans classiques et de livres, est arrêté par un policier qu’une foi délirante effraie moins que Nabokov ou Dostoïevski. Quand Bo, le surdoué inadapté, a soudain la langue déliée par un tsunami amoureux… George MacKay a de l’avenir. Formidable aussi, cela depuis longtemps, Frank Langella (Jack), dont le visage opaque, la prestance suffisent à dire la réprobation, la colère déterminée devant l’attitude du gendre jugée irresponsable, tandis qu’Abigail, la grand-mère, s’effondre. L’opposition de Rellian (Nicholas Hamilton), adolescent rêvant de normalité et Vespyr (Annalise Basso), sauvageonne acrobate d’une rousseur automnale vont précipiter l’interrogation autour de la pertinence de cette éducation alternative.

Matt Ross, le réalisateur qui est également acteur (on a pu voir chez John Woo, « Volte-Face », ou dans « American psycho ») entre dans la salle de presse vêtu de noir. Pas poseur pour un sou, disponible. Nous sommes début septembre, nous échangeons quelques mots en souriant sur Berkeley où il réside avec femme et enfants, son expérience de vie, grâce à sa mère, dans des communautés retirées du monde lorsqu’il était adolescent, ce qu’il estime être une « absence de conscience politique globale du peuple dans son pays », Bernie Sanders…
Je n’essaie pas d’orienter le débat, le regarde plutôt parler en choisissant ses mots, attentif, concerné. Plaisant. Quelques jours après, le film repéré par le Sundance et qui s’est vu couvert de lauriers à Cannes, fera l’ouverture du 42ième festival du film américain à Deauville et remportera un triomphe. Ce n’est pas étonnant, bien qu’en dépit du beau travail de la costumière (Courtney Hoffman) qui s’est employée à ce que tout ait l’air fait main – elle a écumé les friperies pour dénicher les pièces – il ne possède pas la grâce fantaisiste, la puissance scénaristique de Wes Anderson auquel fait parfois penser sa coloration.
C’est qu’il faut voir aussi d’où il vient (un jeune cinéaste cultivé ayant fait vœu d’interroger les valeurs reconnues dans son pays, capitalisme, marché tous azimuts, dérégulation, prédominance des lobbys, Américain lui aussi, mais inscrit dans une veine plus naturaliste, ne disposant donc pas du recours à l’extravagance narrative ni au décalage cent pour cent poétique d’Anderson) et à qui il s’adresse, plutôt courageusement (un public susceptible d’être emballé par un propos d’auteur qui, bien qu’il s’en défende, souhaite administrer un message à contre-courant sous couvert de distraction). D’où, l’enthousiasme soulevé au festival du film américain, auquel ces enjeux n’auront pas échappé ?

L’intention est sympathique, une réelle fraîcheur affleure. On passe un bon moment, même si le film aurait nettement gagné à davantage d’ellipses : Matt Ross éclaire tous les coins et ne sait pas s’arrêter, entraînant la narration sur des brisants (le visage de cire de la morte entouré de fleurs, quand elle revient parler au mari en rêve ou que les gosses font un bœuf, Mac Gyver musicaux comme dans les pires représentations de scoutisme).
Serait-ce un délit de faciès à l’envers ? Viggo Mortensen fait fondre. En père convaincu qui fait irruption dans l’église en costume cerise – les fans seront heureux d’apprendre que la chemise à carreaux du film est celle que l’acteur avait choisie dans la vraie vie pour son premier mariage – quand il se rase dans une station-service, Samson sacrifiant sa pilosité en simultané avec ses convictions radicales, le comédien d’origine danoise est toujours d’une justesse apte à faire passer la pilule.

Rellian au nez retroussé physiquement rappelle River Phoenix. Ce dernier, regretté (pas seulement dans le chef-d’oeuve de Gus Van Sant, « My own private Idaho »), jouait un fils à la dérive, emmené sur une terre inhospitalière par un père (Harrison Ford) obsédé par l’idée de la décroissance et du retour à une vie plus naturelle.  Le film, « Mosquito coast », existe en D.V.D et peut être entendu comme la profession préparatoire d’une grande sûreté de « Captain Fantastic », en une période où la priorité du cinéma n’était pas de rendre l’irrévérence «accessible» comme condition de sa survie : à voir de toute façon en complément de Matt Ross ?
Que Viggo Mortensen et la petite troupe soudée adressent en signe de connivence un doigt d’honneur à la salle conquise pendant le festival cannois fait partie du folklore… Mars, le distributeur, avait présidé aux destinées du documentaire écologiste de Mélanie Laurent et Cyril Dion, « Demain».
Qui c’est les meilleurs ? Évidemment c’est les Verts, ils ont un bon public et les meilleurs supporters. Ils vont gagner, ça c’est juré.

« Captain Fantastic » de Matt Ross (sortie en salles le 12 octobre)

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commentaires

76 Réponses pour « Captain Fantastic » : apôtres écolos, nouveaux héros ?

christiane dit: 10 octobre 2016 à 7 h 01 min

Ici, chez vous, Annelise, ailleurs aussi, grâce au cinéma nous tanguons entre morts réelles et mort approchée sur les écrans.
Toujours aussi terrifiante et mystérieuse. Vous savez, par la critique fine des films que vous nous présentez et votre mémoire, donner une pause à cette mort… aux trousses, y inclure même, discrètement un tremblement dans les mots (RDL, hier).
Godard (pour les Cahiers du Cinéma), dans un entretien, disait ceci :
« La personne qu’on filme est en train de vieillir et mourra. On filme donc un moment de la mort au travail. La peinture est immobile ; le cinéma est intéressant, car il saisit la vie et le côté mortel de la vie. »
Pour toute cette culture et cette humanité à fleur de peau et de cœur, soyez remerciée. (et traversez la laideur de certaines pensées (RDL), sereine. Il suffit de relever un peu le cotillon et de sauter par dessus ces ruisselets de fange.)

JC..... dit: 10 octobre 2016 à 7 h 10 min

« Que Viggo Mortensen et la petite troupe soudée adressent en signe de connivence un doigt d’honneur à la salle conquise pendant le festival cannois fait partie du folklore… »

Un doigt d’honneur ? Y a pas mieux comme signe de con.nivence ! Sacré Captain Fanatic Folkloric !

JC..... dit: 10 octobre 2016 à 7 h 13 min

Christiane, j’adore lorsque tu prends ta voix de sœur Marie du Sacré Cœur afin de remercier notre chère Annelise… Compliments agnostiques, pour la prouesse !

boudegras dit: 10 octobre 2016 à 11 h 04 min

z’êtes-pas un peu maso, Annelise, d’accepter un tel importun chez vous ? vous attendez qu’il vous pourrisse la vie, c’est en train de venir

xlew dit: 10 octobre 2016 à 11 h 06 min

La prise de position du jeune Reillan (qui peste contre son prénom, quoiqu’il ait échappé à ‘Reagan’) est peut-être une révolte contre le new normal justement, les Vegans sont partout dans les couloirs de Washington.
Je te salue Reillan, jeune océan, petit célibataire qui ne bat pas sa coulpe au regard de soie… (le jeune acteur est ok, un peu comme River Phoenix, c’est vrai Annelise, dans Mosquito Coast face à un dad dangereux commandeur lorsqu’il vacillait du melon et pétait littéralement l’aplomb de ses pieds dans le socle de sa statue de glace).
Il lira sûrement avec beaucoup de profit le dernier Tom Wolf qui taille une chemise hawaïenne à l’héritage académique de Noam Chomsky « I dont’ know who he is » (comme dit Reillan).
Qu’il est loin le temps ou Hollywood (même Clint) peignait les survivalists comme des vétérans du Nam, tous d’extrême droite.
Ce n’est plus la Bombe qui fait peur aujourd’hui, ce serait plutôt la certitude qu’une catastrophe écologique (une tempête solaire qui grillerait le réseau électrique, une explosion du volcan géant sous le Yellowstone, etc.) plane sur les têtes.
Je crois que le personnage de Viggo n’est pas réductible aux vues néo-hippies des suiveurs de Roger Rabhi (un mouvement qui finira, comme c’est probablement très juste de le remarquer, inscrit dans les paroles du refrain d’un hymne cricrin chanté par Monty), il baigne dans une nature d’américain natif, tue et remercie les animaux comme le faisaient les Haïdas, « Gorge Coeur Ventre », tout fait esprit, sens, viande.
D’ailleurs la scène du bus (digne des « Freegans ») déraille tout à fait des chemins de fer tracés par les Combi et minivans dont Bernie Sanders partagea la banquette arrière (lu le témoignage d’un hippie, membre d’une communauté installée sur les hauteurs boisées de l’état de New York vers 1971, au sujet de Bernie qui vint les rejoindre. Tous se liguèrent contre lui au bout de trois semaines tellement il les soulait par ses ratiocinations archéo-marxistes, ses leçons de morales le soir au coin du feu, lui qui n’en bougea pas une, ne sachant pas planter un clou, planter un chou, ni manier un pinceau, mener dans un mouvement de va-et-vient une simple scie à bois).
Le Boorman, mais peut-être aussi deux films récents qui se passaient dans la forêt d’Aokigahara (le Van Zant et la Zada), l’image des suicidés de la société qui font machine arrière, qui entrent dans le champ de blé panoramique, inversant les pas de Van Gogh dans lesquels ils ne mettaient de toute façon pas vraiment les leurs.
(J’ai vu le film presqu’au même moment que vous Annelise, sous la plage, la salle, accès secret, séance spéciale de 18 h pour les pêcheurs de bars et les chasseurs-cueilleurs-détecteurs de métaux sous le sable.)
Un salut à Wajda, Pan Tadeusz, peu connu (et mal distribué en France) est absolument à voir pour les amoureux de l’histoire et de la littérature polonaises.

Solidarnosc dit: 10 octobre 2016 à 11 h 33 min

Vu le rififfi sur RDL. Christiane a raison Annelise;bizarre cette femme qui se croit obligée de singer les codes masculins.T.Décevante.
@11.06 Wajda, pas vu celui dont vous parlez xl. Vu en cinémathèque?
Vigo M. dans ‘Jauja’était bouleversifiant. Gunnar chevillé au corps. Là Anne-lise j’ai peur de ce que je crois discerner entre vos lignes?ça vaut certainement le coup d’oeil alors que donald duck parle d’envoyer Hillary en prison mais ça reste loin du compte; à propos, xL comment faites-vous pour l’avoir vu avant sortie?rentré des US?

jodi dit: 10 octobre 2016 à 12 h 31 min

Peter Weir : Mosquito Coast.Il y avait aussi Helene Mirren,Harrisson Ford .Le père transportait des pains de glace.Les eaux montaient et la côte était pourrie de moustiques .Le scenar est de Paul Theroux.River Phénix ,le manque est énorme .J’irai voir ce que ça donne.Jhon Who,le film était excellent.Par contre je ne vois pas quel role jouait Matt Ross dedans? qqu’un sait?

Gilles dit: 10 octobre 2016 à 13 h 42 min

Ca fait un coup au cinéma polonais AnneLise.90 ans,Wajda . »L’homme de fer  » avait eu la palme d’or dans les années 80′s.depardiou avant de pisser dans les bouteilles avait fait un bon Danton?Le film écolo je verrai mercredi mais uniquement pour vous,AL…

domi dit: 10 octobre 2016 à 15 h 30 min

Christiane votre admirateur varois étouffe de jalousie à 7h13

Solidarnosc (11 h 33 min)
Sur le rififi
oui beurk !elle est complètement givrée, et vulgaire -le plus drôle est qu’elle se croit jeune (et belle )et indispensable

Paul Edel dit: 10 octobre 2016 à 16 h 29 min

Mort de Wajda..souvenirs d’images de son film « cendres et diamant », de 1958, quand le héros, interprété par Zbigniew Cybulski, meurt derrière un grand drap étendu, avec les traces de sang qui apparaissent sur le linge, et puis, les reflets d’un feu d’artifice dans une flaque d’eau, pour fêter l’amère « liberation » de la Pologne par l’ armée soviétique…. les crépitements de la bande sonore…quel romantisme dans les images ce film..et ce grand crucifix renversé et qui se balance, abimé,dans des ruines.. ou dans l’hotel, la scène des petits verres d’alcool qui brûlent, en ligne, sur le comptoir ; chaque verre représente un ami mort dans ce réseau de la resistance polonaise.. et le beau visage intense de la serveuse blonde, Ewa Krzyzewska..qui tombe amoureuse de ce type en curieux battle dress.. qui lui prend soudain la main..

Gilou dit: 10 octobre 2016 à 18 h 48 min

Encore un qui part au mauvais moment.Dommage que les noms soient si difficiles à écrire ,perso je ne m’y risquerai pas.@Paul E.,ce que dit Wajda n’est il pas au final c’est toujours les innocents qu’on assassine?Amère leçoncomme vous le dites des causes qu’on fait passer devant.Le titre lui-même dit ça comme il faut,c’etait l’époque ou le récit de W. et Jerzy Andrejevski n’avait pas comme l’ecrit Anne-lise « la necessité de la simplification pour exister ».? On pouvait trouver l’oubli dans les bras de Kristina mais jamais très longtemps .Fort de café que W. casse sa pipe qd Poutine va venir .L’union sovietique, le communisme entrant, les atermoiements de la jeunesse sacrifiée d’alors et ses aspirations au bonheur..La fédération de Russie auhourd’hui ,ouvre le battant à d’autres desarrois .La richesse du fond d’andrej ne faisait peur a personne .ET la photo! Je ne saurai pas dire de références, comme un expressionnisme allemand .,

Chaloux dit: 10 octobre 2016 à 19 h 37 min

Wajda, c’est avant tout pour moi les deux récits de Jarosław Iwaszkiewicz, surtout Les Demoiselles de Wilko, qu’il a adaptés. Dans mes fondations.

Sylvain dit: 11 octobre 2016 à 11 h 56 min

Tous les Polonais devraient s’appeler Karol, dear Gilou. ça simplifierait. Souvenirs communs à 19.37.

L’Eva Krzyveska de Popaul,quelle Khristyna! Jamais pu en voir aucune après ça sans penser à elle.

Sinon le jeune cinéma pollack, de belles choses. « Body » de Malgorzata Szumowska, Crachecoeur de julia Kowalski;vu les films dans mon quartier de la Butte aux cailles.

Si Jibé arrêtait avec lisbon(l’héroïne de ‘Mentalist » à la TV prénommée comme ça, avec prénom italien) il pourrait nous dire ce qu’il pense de Varsovie?

jodi dit: 11 octobre 2016 à 12 h 04 min

Edel.16.29 dit »romantisme dans les images de wajda ».ça semble incroyable.D’y repenser ,c’est vrai; le cinéma de ces années s’autorisait un espèce d’attrendissement qui a disparu des écrans.Ou alors sous la forme sensationnelle.Il y a comme un rétrécissement émmotionnel.. il s’autorisait beaucoup plus.Il s’autorisait tout ,narration large .De ces plans qui prennent le temps .même le romantisme! Krystina,le personnage de femme,..l’amour salvateur.Maintenant ce sont les ennuis de baby-sitting.

Sylvain dit: 11 octobre 2016 à 12 h 05 min

Faut-il donc attendre demain pour voir Viggo en costume rouge?

G peur de pressentir de + en + comme un déf structurel dans ce qui est présenté (je ne parle pas p vous,Anne-Lise, je veux dire « ce qu’on nous propose à manger’)

Béji dit: 11 octobre 2016 à 13 h 39 min

Il n’y a pas de cinéma à la Butte aux Cailles, sylvain !
Faut redescendre sur l’avenir des Gobelins.
Depuis la mort de Zulawski et l’exil de Polanski, je ne pense pas grand chose de Varsovie… Et le film chroniqué par Annelise, estampillé Sundance, ne me dit rien qui vaille !

Paul edel dit: 11 octobre 2016 à 16 h 03 min

Il nous reste le skolimovski de » la barrière « ou la période anglaise admirable » Deep end »film sur l adolescence ou » travail au noir « mais mon préféré est le vieux journal intime griffonné noir et blanc « walk over  » complètement inspiré dans sa vie polonaise à 25 ans

sylvain dit: 11 octobre 2016 à 16 h 20 min

Béji-B.(je viens de comprendre).Terme englobant, n en déplaisent aux puristes.

Pas beaucoup à faire pour « l avenir des Gobelins,je le faisais à pinces.Grâce a la fontaine nul besoin de fluor dans le dentifrice!

Phil dit: 12 octobre 2016 à 8 h 59 min

baroz, il a déjà donné l’excellent « Bruit de Recife » en 2012. Peut-être un des meilleurs réalisateurs actuels du Brésil.

sylvain dit: 12 octobre 2016 à 13 h 48 min

Le « toujours séduisante malgré l âge »,coup de sabot JB.

Depuis Babenco avec William Hurt en turban elle n a pas changé.

Les bruits de Recife,l arrivée de la sécurité dans la zone sud,super film politique.

Aquarius est de la même veine.Clara:Loi des trafics &des réseaux contre intégrité.

Vu « Mademoiselle » du coréen parc -chan wook.Régal(« old boy »)…

Emmanuel dit: 12 octobre 2016 à 16 h 15 min

Allé voir le Matt Ross cette après midi.après la sortie de XLW du 10 octobre, je vais devoir faire attention .Comme idée qu’on ne veut pas poser le pied à terre à bicyclette devant Paulette.,Wes Anderson ,la façon de lorgner dessus m’a parue évidente aussi.Et le fait qu’on n’est pas dans la même configuration.il se tire une balle dans le pied à vouloir édulcorer et rendre ça lisible .Les Américains aiment trop les sodas sucrés .Comme XLw dit,Chomsky ne se mange pas en salade.Vivement un bon Clint pour mettre en scène des vérités aux couleurs moins primaires .Mortensen a de l’intelligence et ça transpire toujours .Votre presque anagramme dans la vie réelle était couvée du regard par le réal, Annelise! Pas que George McK a avoir une carrière devant lui.

christiane dit: 12 octobre 2016 à 17 h 41 min

Je vais où mes pas me portent, vers des cinéastes dont j’aime suivre les créations, ce jour les frères Dardenne et leur nouvelle héroïne, Jenny (dans : « La fille inconnue »)déterminée autant que découragée, admirablement interprétée par Adèle Haenel(découverte dans « Les combattants »). de beaux personnages de femmes dans la suite de Rosetta, Lorna et Sandra. La fin est déchirante de vérité.
Le cinéma, quand même, quelle chance !

jodi dit: 13 octobre 2016 à 11 h 55 min

Boorman,grande affinité avec la foret .Que ce soit avec « Excalibur », »délivrance », ou la forêt d’Emeraude ou le jeune Ricky est emmené par les Indiens .La photo de Stéphane Fontaine y fait penser .Personne n’a rendu comme il l’a fait le mythe arthurien.La scène de l’éducation sexuelle est marrante .Dommage qu’il y ait du déchet .Anne-Lise,vous auriez pu écrire qu’ils ont failli se mettre à chanter Hugh Auffray en brûlant le corps .@Christiane,pas vu le Dardenne?J’irai sur vos conseils.

Annelise dit: 13 octobre 2016 à 12 h 42 min

Quelle impatience ! Vous aurez dans deux jours Bertrand Tavernier, écrit avec délectation il y a pas mal de temps et qui sort également aujourd’hui. Pas tenu non plus de suivre l’actualité. Beaucoup de choses au même moment,Jibé. J’ai aimé votre recension d’Aquarius,bien tentée d’évoquer en son temps Sonia Braga et contente de vs lire là-dessus, merci de compléter le tour d’horizon. Aimé aussi lire Christiane sur les Dardenne (Adèle Haenel formidable dans « Les Ogres » de Lea Fehner, Céline Sciamma ne s’est pas trompée sur elle). Eriksen, chirurgical sur Bridget, quel plaisir de lecture (précédent billet), Lew qui était à Deauville, alors? et n’a pas pu s’empêcher de décocher sa flèche, Panh ! sur le nez de Pierre Rabhi?.. je vous sens comme une dent contre mais le moins qu’on puisse dire, c’est que vs oubliez tjs d’être idiot…
Sylvain, Jodi ou Paul sur Wajda. Paul, petit aparté,pensé à vs il y a qq jours après qu’une amie me dit qu’elle a dû sortir dans l’après-midi et regrettait d’avoir eu à couper la radio : émission sur Jacques Cartier en Gaspésie, ramenant à la cour de François I des princes Iroquois. .d’où j’étais et je continue d’être, impossible pour moi d’écouter, ont-ils fait mention de la piscine malouine? Autrement réclamation.

Chaloux dit: 13 octobre 2016 à 13 h 46 min

Avec tout ça, j’aimerais bien revoir La Sentinelle Endormie de Jean Dréville. Pas moyen de mettre la main dessus.

Madeleine Sambre dit: 13 octobre 2016 à 13 h 56 min

Mais je ne voudrais surtout pas voir Chaloux en bermuda. Jibé en culotte courte, c’est normal, ça n’inquiète pas, mais Chaloux doit avoir du poil partout, brrr.

Gilles dit: 13 octobre 2016 à 14 h 40 min

« Captain fantastique »:nom de super héros.Hasard?Aux US,toute une génération d’électeurs abreuvée.Le cinéma d’auteur pour eux signifi O.Je vois ce que vous dites sur la tentative,AL Matt Ross a le mérite d’essayer.Je lisais sur Leila Slimani sur l’autre fil.Son premier sur l’addiction sexuelle flattait les vieux mâles.Même processus que le boucher d’Alina reyes.Celui là,les copines journalistes vont se l’échanger dans les rédacs en espérant que leur nounou Sénégalaise ne soit pas comme ça.La pénurie d’ambition se retrouve en salles.Après ça le prix à deauville pour ce type de produit oncle Sam,signe encourageant? Au moins tentative critique qui dépasse la zone plancher.George Mac Kay a une bonne tête en reçu des fac qui drague la voisine du mobile.

Madeleine Sambre dit: 13 octobre 2016 à 16 h 01 min

Laissez tomber Captain Fantastic, Gilles, nous parlons actuellement de Bob Dylan. Réveillez-vous, soyez un peu à ce qui se dit.

domi dit: 13 octobre 2016 à 16 h 39 min

le nain varois de faire des moulinets avec ses petits bras dans l’espoir désespéré, et vain, de se faire passer pour intelligent

Annelise dit: 13 octobre 2016 à 17 h 17 min

Pour faire boucle cinématographique avec le nobélisé :
Jesse Byron Dylan, un de ses fils, réalisateur de comédies dont « American Pie : marions-les », troisième opus d’une série à contestation moins politisée.
« I’m not here » de Todd Haynes avec Ben Whishaw, Cate Blanchett, Christian Bale : une des biographies, ou biopics plus réussis que je connaisse alors que je ne suis pas fan du genre avec le « JCVD » de Mabrouk el Mechri et « Dans la peau de Malkovich » de Spike Jonze

Gilles dit: 13 octobre 2016 à 17 h 18 min

Le billet Fantastic m’intéresse Madeleine! Pour vous être agréable cette fois: Adonis doit l’avoir mauvaise. L’attribution n’est pas vraiment une surprise ,ça fait un moment qu’on en avait entendu parler les années précédentes.20ans après toni morrisson,, Dylan c’est quand même pas mal,mister tambourine man est couronné.

JC..... dit: 13 octobre 2016 à 17 h 23 min

Vous verrez, ça va de mal en pis ! L’an prochain ce sera Eric Reinhardt qui aura le Nobel de Littérature LIDL…

Eriksen dit: 13 octobre 2016 à 17 h 31 min

JC à Vanessa. Au milieu de votre fatras théâtral, vous avec des moments qui me plaise bien. Je regrette les … qu’en pensez vous ?

JC..... dit: 13 octobre 2016 à 17 h 42 min

On me l’a souvent reproché : j’agis, puis je réfléchis …

Au cas où c’est nécessaire, je monte un bon dossier. En général on abandonne les poursuites. Le courage se perd.

En plus, j’ai des amis fidèles …
(J’aimerai aider Vanessa dans ses problems d’ortograf : son intégration dans notre riche société en dépend !)

en passant dit: 13 octobre 2016 à 18 h 00 min

Gilles dit: 13 octobre 2016 à 17 h 18 min
bien sûr – seuls les débiles qui ne comprennent rien, critiquent l’attribution

Eriksen dit: 13 octobre 2016 à 18 h 12 min

Annelise, rien que pour vos yeux.
Nous sommes tous des juifs errants.
Vous ne connaissez pas la vie de Dylan ?…. Moi non plus. Tant mieux. Vous n’en saurez d’ailleurs pas beaucoup plus à la sortie, tant le vrai et la légende s’intriquent. « I’m not here » aurait été « je ne suis pas là où l’on m’attend ». I’m not there, c’est « je ne suis déjà plus à l’étape suivante ». Double temps d’avance. Sa musique, sa voix, ses textes sont bien là et les six personnages qui le représentent à des périodes différentes de sa vie font semble-t-il, tous partie de son kaléidoscope personnel, réel ou fantasmé par Dylan lui-même, par son public en général ou par Todd Haynes.
Comment faire, quand on est un mythe vivant, pour ne pas sombrer dans la parodie de soi-même ? Habituellement une seule solution : Mourir jeune. Continuer ce que l’on a déjà fait, aussi protestataire que cela puisse être initialement, revient toujours à rentrer dans le rang. La révolte normée de son jeune public progressiste est particulièrement savoureuse par son caractère finalement conservateur. Dylan, ou du moins le personnage du film, nous montre une autre voie.
Chaque période étant bien définie grâce aux 6 acteurs, Todd Haynes peut se permettre de tout passer au shaker, gardant ainsi la lisibilité tout en magnifiant le caractère insaisissable du loustic.
Les deux extrêmes de sa vie (jusqu’alors), le gamin noir et l’ermite, sont les périodes les plus fantasmées et oniriques alors que la tentation familiale est sa période la plus terre-à-terre. Belle parabole de la vie humaine, où chacun à son échelle, rêve sa vie, vit sa vie, puis finit par rêver ses rêves comme un retour au point de départ.
Double parabole en fait, car parallèlement, son ambition universelle se réduit progressivement : changer le monde, changer la musique, vivre la famille, rencontrer Dieu, vivre seul : réduction progressive de sa sphère d’influence de l’homme. On dirait le Becket de Molloy.
Mais lui a quelque chose un plus…. Il n’a pas peur de tout balancer à chaque fois. Comme le potier divin détruisant chaque nouvelle ébauche, il se remet lui-même sur le tour. Never ending tour.

Annelise dit: 13 octobre 2016 à 19 h 05 min

@18h12, wow. Vs me faites rire. Le post est si bien vu!Je me demande ce qu’un psy penserait de ma petite confusion : pas trop disponible, là?

Annelise dit: 13 octobre 2016 à 19 h 11 min

Pas certaine néanmoins d’entendre le « I’m not there » de la même façon que vs.Désir d’échapper au réductible, ça oui, de toute façon(Matière à discussion?) Et les films du fils…totale distorsion avec le père ou pas?

JC..... dit: 14 octobre 2016 à 8 h 45 min

Honorer Bob Dylan d’un Nobel de Littérature pour quatre chansonnettes, c’est choisir Nabila en lieu et place de Marie Curie ! Mais un nullos comme christian qui n’est jamais sorti de son immeuble… ça lui plait ! Christian, c’est un rebelle… Brrr… Des rebelles comme ça, on en fait tous les jours.

Annelise dit: 14 octobre 2016 à 15 h 19 min

Oh? Jacques Ch.
Vs me l’apprenez. Quel artisan délicat de la drôlerie, beau dessinateur également. Si vs souhaitez ns en parler…

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