de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Festivals

Fi…Fifib, hourrah !

Fi…Fifib, hourrah !

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Le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, « FIFIB » se tiendra du 18 au 25 octobre. Cette sixième édition – première en ce qui me concerne, n’étant pas à Bordeaux au moment de sa création et les circonstances ne s’étant pas prêtées ensuite, jusqu’ici, pour que j’y assiste avant – emmenée par Johanna Caraire, Pauline Reiffers et Léo Soesanto a rassemblé plus de 20 000 festivaliers l’an dernier et se déploie, de la cour Mably au pilier Utopia Saint Siméon, au cinéma CGR Le Français, à l’UGC Ciné Cité, à l’OARA et à la Station Ausone, promettant une progra «transnationale, transdisciplinaire […]

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« Julieta » : Movida digest(e)

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On ne va pas parler de la Canadienne de langue anglaise Alice Munro nobélisée en 2013. Pedro Almodovar s’est appuyé sur trois de ses nouvelles extraites du recueil « Fugitives ». Le Nobel peut avoir des vertus cachées, faire découvrir des inconnus au grand-public auquel cela fait de l’effet. Christine Ferniot dans « Télérama » avait parlé dès 2001 à son propos de « nouvelles stupéfiantes de sagesse ». Douze ans avant l’attribution du prix, on ne peut taxer la journaliste de surfer sur la vague. D’autres n’avaient pas aussi bien discerné les subtilités de l’auteur, ou ne les ont tout simplement pas appréciées. La sagesse, […]

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Ken Loach berce sa deuxième palme.

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Le ciel est par-dessus le toit, si bleu, si calme ? La jeune cinéaste allemande Maren Ade avait ses chances, à Cannes. Elle a finalement était privée de distinction par un vieil Anglais qui se dit partageur, c’est du joli. « Toni Erdmann », confrontant une Inès (Sandra Hüller), vraie tueuse d’un cabinet de consulting exilée à Bucarest à son père (Peter Simonischek), clown faisant irruption chez elle en perruque à la Chewbacca avait déclenché l’hilarité des festivaliers, manifestement amusé plusieurs jurés. Il se murmure que George « Mad Max » Miller ne souhaitant pas se soumettre à l’insidieuse pression médiatique susurrant qu’il serait […]

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« The Nice Guys » : pince à (beau) linge cannoise

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C’est là qu’on voit que les gens ont besoin de se détendre. En soi, pas un défaut? Dans le Los Angeles de la fin des 70’s, le rituel du verre de lait nocturne puisé au réfrigérateur par un jeune garçon est troublé par une voiture accidentée qui traverse littéralement sa cuisine. A l’intérieur, une pépée aussi bien carrossée que l’était son véhicule, nue, murmure une mystérieuse phrase : « Tu aimes ma caisse, mon beau ? » Jackson Healey, Irlandais du Bronx désabusé, a ses petites bottes secrètes pour remettre les pédophiles dans le droit chemin : entendez qu’il les redresse à la manière forte, […]

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Clotilde Courau et Stanislas Merhar sortent de l’ombre de Garrel

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Film d’amour en noir et blanc, dans cette veine que le cinéaste d’ « Elle a passé tant d’heures sous les sunlights » n’a cessé de suivre même lorsqu’il faisait des pas de côté, « L’ombre des femmes » a illuminé la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Avec la régularité d’un métronome et une économie adaptée à son cinéma, Philippe Garrel propose une oeuvre qui a la simplicité d’une chronique et la complexité de la vie. Elle s’appelle Manon, il s’appelle Pierre, ils travaillent ensemble, lui réalisateur, elle scripte et monteuse. Ils s’aiment bien sûr, ce qui ne suffit pas. Ils n’ont pas beaucoup […]

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« Trois souvenirs de ma jeunesse »: Desplechin rembobine

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Arnaud Desplechin, hors compétition officielle mais à la Quinzaine des réalisateurs? Voilà bien l’ironie de la vie qui prolonge la fiction et donne à cette autobiographie réinventée, un magnifique hors champ. C’est l’histoire d’un homme qui s’invente un double parce que la vie est romanesque pour peu qu’on s’en donne la peine. Paul Dedalus a le culot des jeunes gens, et comme ceux de la Nouvelle vague, il est désinvolte et malheureux. Né orphelin d’une certaine manière, n’aimant pas sa mère, tout comme François Truffaut ou plutôt Antoine Doinel, son avatar. En cinéaste reconnaissant, Arnaud Desplechin a lui aussi son avatar, […]

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Cannes: « La tête haute » pour tenir la pente

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Une star, Catherine Deneuve, un petit inconnu, Rod Paradot, une histoire forte et un vrai sens de la fiction : Emmanuelle Bercot, 47 ans, ouvre la compétition cannoise sans y prendre part et c’est sans doute la meilleure place, sous les feux de la rampe le jour où sort « La tête haute » – les honneurs sans le revers de la médaille sinon le verdict du public. La réalisatrice, par ailleurs actrice – elle sera en compétition dans « Mon roi » de Maiwenn dont elle avait co écrit le scenario de « Polisse »- avait à cœur de bâtir un récit autour de la figure […]

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« Maïdan », place à l’Histoire

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Il a planté sa caméra place de l’Indépendance à Kiev, en pleine révolution ukrainienne. De novembre 2013, date à laquelle des citoyens de tous âges se sont rassemblés pour contester le régime de Viktor Ianoukovitch, jusqu’à mars 2014, Sergeï Loznitsa a saisi ce qui entrait dans le champ de sa caméra. Laquelle ne bouge qu’un instant. Le reste du temps, les plans fixes se succèdent, faisant de l’histoire en marche une matière sidérante, un bloc d’actualité en mouvement. Cela commence par l’hymne ukrainien. Les manifestants entonnent le chant, têtes décoiffées, mains sur le cœur, yeux rivés au podium installé là, au […]

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« Deux jours, une nuit »: la grandeur des frères Dardenne

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C’est d’une telle simplicité qu’on en reste admiratif. Plus encore que « Rosetta », « Le fils » ou « la promesse », « Deux jours, une nuit » est une œuvre dont la ligne pure touche au grand art. L’argument est lui-même un modèle de brièveté : une femme a un weekend pour aller convaincre ses collègues de renoncer à leur prime afin qu’elle puisse garder son travail. Jean-Pierre et Luc Dardenne  réfléchissaient depuis plusieurs années à un film sur la crise, sur la précarité des plus faibles et la cruauté d’un monde où la performance compte davantage que l’humanité de chacun. Leur scenario renvoie à un dilemme […]

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« La chambre bleue »: l’enfer raffiné de Mathieu Amalric

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Présenté en sélection, dans la section Un certain regard, le film de Mathieu Amalric est un petit bijou adapté de Simenon. Lequel a tant servi au cinéma et à la télévision, que l’adapter encore en  2014 est à double tranchant. D’un côté, il y a ce qu’on veut y retrouver : le regard sur la province, le berceau étroit des pulsions extraordinaires, la sourde malédiction attachée aux personnages ; de l’autre, ce qu’on espère: l’originalité d’un œil neuf, la substance universelle d’une œuvre très ancrée dans le XX e siècle et pourtant adaptable à l’envi. La preuve, « La chambre bleue » dont Mathieu Amalric […]

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Ouverture cannoise: les lumières de Sissako et de Turner

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Il n’y a pas grand-chose de commun entre « Mr. Turner » de Mike Leigh et « Timbuktu » d’Abderrahmane Sissako sinon que les deux films ont ouvert la compétition officielle. Ce sont aussi, très différemment, des œuvres sur la lumière. Dans « Mr. Turner », la lumière est transcendée, saisie dans l’essence même du temps. Ce qui n’empêche pas le cinéaste britannique de dresser un portrait cocasse, éructant, excentrique et touchant de son peintre interprété par Timothy Spall. Sous ses airs de fresque aux limites de la farce, le film fait de cette peinture la matière même du récit, quelque chose d’évanescent et d’âpre à […]

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« La vie d’Adèle », de l’or pour le jury cannois

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Palme d’or 2013 à laquelle le président Steven Spielberg a tenu à associer non seulement Abdellatif Kéchiche mais aussi ses interprètes Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux, « La vie d’Adèle » est une expérience au-delà de l’éblouissement que le film suscite. Une expérience de stupéfaction devant ce que le cinéaste saisit de cette jeune vie –laquelle se déploie comme un vol dont on ne verrait que des fragments. Il y a quelque chose de très beau dans le film, dès le départ, c’est l’amour de sa jeune héroïne pour l’école, son goût des textes et de la lecture. A plusieurs reprises, Adèle […]

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Sorrentino Roma

Sorrentino Roma

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C’est, parmi les films en compétition à Cannes, celui  film qui porte le mieux son titre, « La grande bellezza ». Mais la beauté est une complice délétère qui grandit, tétanise ou foudroie, tel ce touriste japonais terrassé par le spectacle d’une ville, Rome, hantée par les fantômes et par les dieux. Paolo Sorrentino n’est pas Fellini ou Scola, ces deux figures auxquelles son film renvoie, mais il en est le disciple reconnaissant, et pour cause,  puisque qu’il propose une déambulation à la fois baroque et impeccable – sans parler des longues soirées sur la terrasse. Les motifs son éventés ? Qu’importe, c’est justement le thème […]

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Le Japon à Cannes : l’intime et le genre

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La compétition cannoise se régale des assemblages les plus hétéroclites. Où les deux Japonais de la compétition, Hirokazu Koré-eda avec « Tel père tel fils »  et Takashi Miike avec « Bouclier de paille », montrent deux aspects du Japon et du cinéma. Si « Tel père, tel fils » a la même trame que « La vie est un long fleuve tranquille », il y a un monde entre le film de Koré-eda et celui d’Etienne Chatillez. Au fond, ce n’est pas tant le genre qui les sépare qu’une façon de filmer la vie dans ses creux pour le Japonais quand le Français n’en saisissait que les excès. […]

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Ouverture Cannes 2013: jeunesse d’époque

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La jeunesse est au centre des films qui ont ouvert la compétition cannoise. Elle se conjugue avec la violence, en modes plus ou moins impressionnants : souterraine chez François Ozon (« Jeune et jolie »), barbare chez le Mexicain Amat Ascalante (« Heli »), aveugle chez Sofia Coppola « Bling ring ». Mais chez les trois cinéastes, quelque chose d’absurde est à l’œuvre, dont les personnages sont les relais innocents ou déjà pervertis.   Après avoir consacré plusieurs films à la maturité,  François Ozon revient à ses portraits du début, de très jeunes gens qui se cherchent, en proie à des tourments secrets et à des révolutions intérieures.  […]

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Ce passé qui ne passe pas

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Présenté à Cannes en compétition officielle le jour même de sa sortie en salle, « Le passé » d’Asghar Farhadi impose le cinéaste iranien dans la cour des plus grands. Ce n’est que justice, tant son cinéma est riche, complexe et d’une radieuse humanité. « Le passé » met en scène Marie (Bérénice Béjo) et Ahmad (Ali Mosaffa). Elle  venue le chercher à l’aéroport. Chacun d’un côté de la vitre, ils se parlent mais on ne les entend pas. On ignore s’ils s’entendent, eux. Ils ont formé un couple puis se sont séparés. Il est là pour le divorce, revenu d’Iran dans cette France […]

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Amérique latine en Gironde

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La 30ème édition des Rencontres du cinéma latino-américain se déroulent jusqu’au 26 mars 2013, au Cinéma Jean Eustache, à Pessac, en Gironde. Pendant toute la semaine, l’association France Amérique Latine fêtera les 30 ans de cette manifestation avec le public autour d’un programme placé sous le signe d’Amérique latine et composée d’une compétition de 5 documentaires indépendants, de 9 films de fiction issus de la production latino-américaine récente (entre avant-premières, inédits et films de patrimoine), de rencontres et discussions organisées avec les réalisateurs. Par ailleurs, deux journées thématiques émailleront le festival: une soirée autour du projet solidaire que l’association mène en Colombie avec le partenariat de l’Agence de l’eau […]

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Festival Mauvais genre de Tours

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Festival Mauvais Genre  du 27 mars au 1er avril  Au programme de ce festival consacré aux genres les plus iconoclastes – thrillers, fantastiques, épouvante, etc – des longs-métrages et des courts-métrages inédits, des ciné-concerts, des expositions, des master class, des séances scolaires. Du 27 mars au 1eravril, à Tours. www.festivalmauvaisgenre.com  

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