de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

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Cannes, quelques notes avant fermeture (ici) pour travaux personnels de réfection printemps-été

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Le 71ème Festival de Cannes se déroulera du 8 au 19 mai. La sélection officielle est rapportée en fin de chronique. Le délégué général Thierry Frémaux vers la trentième minute de l’exposé a affirmé les selfies interdits, inélégants, puis « les gens tombent, ça retarde » … Les trébuchements sur Louboutin ou autres glissades pour capturer en binome ou en groupe « perché » le sourire d’Adam Driver, de Penélope Cruz ou Harry Belafonte sont-ils légion ? Espérons que ne seront pas déclarés non grata les robes entravées qui bien que hautement fendues ne facilitent pas la montée des marches, les décolletés plongeants, seins échappés […]

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« L’île aux chiens » : Some Like it Hot, Dogs

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Une rumeur prétend Wes Anderson intelligent. Je vous la redis. Pourquoi tendre l’oreille à une rumeur? C’est idiot. Il n’est pas intelligent. Il est très intelligent. Il est marqué du coup d’une sorte de faille, de case manquante nécessitant sans arrêt d’être comblée. Hypomane réorganisateur en perpétuelle tentative de redresser la barre grâce à un trop-plein scénaristique, sans possibilité ni désir de reflux, ni d’aucune régulation autre que la sienne, il éparpille, voire ringardise via ses manières tweed, ses narrations ampoulées, surchargées, sauvages et barrées, l’organisation scénaristique fluide, lisible, qu’une grande partie du cinéma mondial contemporain, du moins américain et […]

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« Downsizing » : Lilliputassière satire

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La première demi-heure, s’adressant au goût enfantin du merveilleux, laisse à espérer une fable (ou conte) du tonneau de Jonathan Swift ?…lorsque Matt Damon converse avec un ancien camarade de promo réduit à une dizaine de centimètres, confortablement assis sur un paquet de sucre en poudre… Après que des scientifiques ont trouvé la formule magique, un groupe de volontaires prend le parti de diminuer en taille afin de recommencer une vie meilleure pour la planète et pour le budget aux horizons paradoxalement élargis, soudain dopé. Et cela peut accrocher l’oreille : le volontariat, l’impasse questionnée de la réponse alimentaire à terme […]

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« El Presidente » : votez Mitre !  suivi de  « Abracadabra » de Pablo Berger : Rien ne saurait manquer, où il vous conduit…

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Un sommet rassemble des chefs d’Etat latino-américains dans un hôtel de la cordillère des Andes. Hernan Blanco (Ricardo Darin), le Président argentin, tout en devant défendre des intérêts politiques et économiques à l’échelle d’un continent, se voit brusquement affronté à l’intrusion de la sphère privée, de fantômes et de l’enfoui sortis du bois en la personne de sa fille Marina (Dolorès Fonzi), menacé par un scandale à rebond via son gendre et le concours quelque peu déconstructif d’un hypnotiseur. « Paulina » du même auteur séduisait déjà par la maturité étonnante, la capacité âpre néanmoins réfléchie à filmer la terre rouge, les […]

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Il court il court, le métrage (précédé de « Mariana » et de la recension de « A Ghost Story »)

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Le plus logique aurait été de donner ce billet « à guichet fermé », plus exactement « à commentaires bloqués », étant donné que son plat principal ouvre des fenêtres sur des films courts qu’a priori, il n’est pas loisible de visionner facilement de conserve, soit à l’unisson, soit en différé, afin d’en discuter ? Converser ou débattre sur le principe demeure possible, comme l’occasion est offerte de faire profiter grâce à des contributeurs que cela tenterait des expériences parallèles personnelles vécues en la matière à d’autres internautes ou lecteurs. Avant d’attaquer sur le motif, pour vous mettre au moins du consistant sous la dent […]

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« Battle of the sexes » suivi de « Thelma » : Mieux vaut Trier ?

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Le sport. Comment filmer ce style d’affaires.  « La Solitude du coureur de fond » (1962, avec Tom Courtenay et Michael Redgrave) était remarquable … Tony Richardson, à l’instar d’un Karel Reisz ou d’autres « Angry Young Men » de la Nouvelle Vague anglaise, se saisissant d’un Colin Smith, menu délinquant ayant volé dans une boutique puis placé en détention, petite vedette douée pour la course qui va réinterpréter à sa sauce rageuse, subversive et exténuée les ambitions très peu compatissantes que le directeur du centre Ruxton Towers a placées en lui, plongeait sans fard les working class heroes dans le bain d’intrigues tournées […]

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« Mise à mort du cerf sacré » : tout attribut castré

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Steven (Colin Farrell), chirurgien cardiaque, est marié à Anna (Nicole Kidman), ophtalmologue. Cœur, non seulement organe prosaïque dispatcheur de sang, mais sanctuaire affectif, univers du dedans, intime renfermé sous herse thoracique.  Oeil, lentille qui reçoit l’extérieur pour le transmettre à l’intérieur après filtrage, « fenêtre de l’âme », interface avec le dehors protubérante affleurant hors de la chair. Pas pour rien s’il est tranché dans « Un chien andalou » ou autrement prisé chez Julia Ducournaud, dans le virtuose « Grave », que je n’ai entre parenthèses toujours pas réussi à voir in extenso, sous peine de crise de panique suivie d’arrêt maladie d’un mois. Ils […]

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Fi…Fifib, hourrah !

Fi…Fifib, hourrah !

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Le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, « FIFIB » se tiendra du 18 au 25 octobre. Cette sixième édition – première en ce qui me concerne, n’étant pas à Bordeaux au moment de sa création et les circonstances ne s’étant pas prêtées ensuite, jusqu’ici, pour que j’y assiste avant – emmenée par Johanna Caraire, Pauline Reiffers et Léo Soesanto a rassemblé plus de 20 000 festivaliers l’an dernier et se déploie, de la cour Mably au pilier Utopia Saint Siméon, au cinéma CGR Le Français, à l’UGC Ciné Cité, à l’OARA et à la Station Ausone, promettant une progra «transnationale, transdisciplinaire […]

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« L’Atelier » : Sous les cieux noirs de la Ciotat

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Vu cette fois il y a une dizaine de jours – alors que je vois rarement les films dans ma ville d’origine – dans la petite chapelle pleine d’effervescence et de passion cinématographique qu’est l’Utopia de Bordeaux auquel je rends volontiers hommage tant l’équipe, comme celle du Jean Eustache de Pessac, se bat pour le partage d’un cinéma exigeant, le nouveau film de Laurent Cantet, Robin Campillo de « 120 battements » et lui aux manettes au scénario, a de quoi séduire. On retrouve certains traits du réalisateur d’ « Entre les murs » (l’interrogation sur la pédagogie), de  «Retour à Ithaque », co-écrit avec […]

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« Kingsman 2, Le Cercle d’or » : Bourrin(s), bourrine(s)

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Qu’on ne croie pas que je pourrais critiquer les chevaux. Aucun terme argotique ne touchera l’aile des blanches colombes m’ayant jetée à bas, traînée dans les épines, à demi cassé les os, à tel point que fini, cette fois, juré… je ne monterai plus ! Si grands à l’encolure. Je leur arrive à l’épaule. Longs flancs monumentaux. Robe brillante, lisse. Châtaigne revêtue de poils ras, aux doigts semblable à la caresse d’une joue d’homme rasé depuis 24 heures. Naseaux au toucher d’une douceur sensuelle étourdissante, bouche sensible… J’ai aimé qu’ils m’emportent, petit poids dans l’enfance juché à cru, poings serrés dans […]

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« A Ciambra », « Happy End » ou « Faute d’amour » : rincer son oeil des misères et non « sur », afin de les revoir à bon degré

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Présenté à la Quinzaine, le film de Jonas Carpignano se passe en Calabre et dévoile l’itinéraire d’un jeune garçon rom, Pio (Pio Amato), coincé dans le quartier de Gioia Tauro, écartelé entre une prédestination « éducative » (ou plutôt non éducative), un héritage de marginalisation auquel tout le renvoie – l’appartenance à une communauté ghettoïsée dont les règles de survie procèdent de pratiques mafieuses ayant pris le pas sur une réelle volonté, faute d’y croire, de s’intégrer – et  le fait de saisir l’occasion d’une amitié tutélaire avec un Burkinabé déraciné pour transformer son passage à l’âge adulte, non en fatalité conduisant […]

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Je sais que tu peux le faire…suivi de « Soyons vaches »

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Quoi de mieux pour la rentrée qu’un feel good movie ? Patricia Dombrowski (Danielle MacDonald), jeune femme du New Jersey, rêve d’une carrière dans le hip-hop. Quand on sait qu’initialement le mouvement contestataire naît en flux tendu, à la fin des années 70, entre graffs considérés alors comme pollution urbaine souvent nocturne et expression corporelle d’une colère, d’une injustice et d’un ras le bol, dans le Bronx ou à Detroit, en réaction au « white flight – la fuite des Blancs, une fois la ségrégation abolie, de certaines écoles et de quartiers entiers où ils ont préféré laisser entre eux les gens […]

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(En attendant la prochaine…) Ceux qui m’aiment continueront d’aller au cinéma

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Mes chers amis… Noiret, Tognazzi qui sautent « au contact » pour dire au-revoir à leur espiègle façon, au moins temporairement… Au regard de l’extrait, peut-être vous demanderez-vous : est-elle en train de le faire sans crier gare ? Serait-ce pure métaphore? Permettez que cela soit mon secret, en attendant de vous retrouver sans doute en septembre. Dieu sait combien l’échange avec vous m’intéresse… Ceux qui m’aiment continueront d’aller au cinéma pendant l’interruption. Ils sont invités à poster, à commenter ici. Je suivrai, j’encadrerai, interviendrai régulièrement, comme nous en avons déjà eu l’habitude. Pas la première fois que République du Cinéma prend des […]

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« L’Amant d’un jour » : Such a long time without Philippe Garrel

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« I stayed too long without a Campari ». C’est ce que rapporte Christian Aaron « Ari » Boulogne son fils comme leitmotiv tombé de la bouche de sa mère, Nico, tandis que lui est élevé sous portrait de Rocco, sans ses frères, « chez le charcutier » (sa grand-mère et le mari, beau-père d’Alain Delon). L’Allemande du Velvet – martyrisée entre autres par l’épouvantail Lou Reed que le doute sexuel chicane, qui ne trouve rien de mieux pour s’en soulager que de faire porter le chapeau à celle qu’il considère comme sa rivale et qu’il traitera donc en inférieure (on mesure l’élégance) au lieu de […]

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« Une famille heureuse » : eastern girl

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J’ai depuis longtemps une histoire secrète, puissante à un point tel que je puis en parler sans en déflorer jamais l’intimité avec la Géorgie caucasienne, pays au drapeau de croix rouges sur fond blanc dont tout le monde s’est foutu dans une constance remarquable quand il aurait eu besoin que l’opinion s’y penche, Colchide de la Toison d’or qu’alla chercher Jason, terre de monastères, majoritairement orthodoxe bien que les musulmans représentent la seconde religion, d’ethnies disparates quelquefois portées à s’affronter, Arméniens, Azéris ou encore Russes et Tchétchènes, de populations russophones et d’autres, non, de régions séparatistes et de territoires tour […]

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« La colère d’un homme patient » : huit ans de réflexion

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Beaune, ses hospices, son festival international du film policier. Un choix est-il à opérer forcément ? « Diamant noir » de Arthur Harari, « Man on high heels » du Sud-Coréen Jang Jin y avaient été distingués. Cette année, hommage fut rendu à Park Chan-wook durant la manifestation close début avril. Désignation hypnotique, prédictibilité rétroactive : quand élection est faite sans analyse d’une qualité de cinéma, guidée par des affinités instinctives plus que circonstanciées et que, revenant dessus par la suite, se dévoile une traçabilité en amont. Caractère presque infaillible, Nadia Comãneci retombant sur ses pieds de manière curieusement sûre après deux ou trois figures […]

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« A voix haute » : Démosthène essaime et sème depuis le 9.3

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Aucun des onze du premier tour n’est issu pour l’instant de l’académie du 93 ? Cela viendra peut-être. Chaque année depuis 2012 à l’Université de Seine Saint Denis se déroule le concours Eloquentia, qui vise à élire « le meilleur orateur ». Des étudiants de tous cursus, remis aux bons soins de professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène…) pour leur enseigner les ressorts de la rhétorique. Stéphane de Freitas, le réalisateur, a grandi au sein d’une famille portugaise de la banlieue. Sport-études à Notre-Dame de Boulogne. Il devient basketteur professionnel. Traversant le périphérique, il s’est retrouvé plongé dans un univers […]

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« Orpheline » : ni une, ni deux… quatre

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« Dallas », feuilleton américain de 357 épisodes à l’instar du point Magnum déferlant sur la France de 1981, un des pionniers du procédé auprès du grand public ? Barbara Bel Geddes, « Miss Ellie », femme du patriarche, mère des frères ennemis J.R et Bobby Ewing (Patrick Duffy, « Homme de l’Atlantide », lointain ancêtre du « Vincent n’a pas d’écailles » de Thomas Salvador ) après avoir été suspendue dans la série pour cause de décès dans la vie réelle, fut remplacée au pied levé – vague évocation d’un accident, suivi de chirurgie – par Donna Reed. Qu’allaient dire les spectateurs imprégnés de culture low coast, […]

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« L’autre côté de l’espoir » : Kaurismäki, acquis

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La Berlinale a tendance à distinguer des œuvres qui répercutent les bouleversements mondiaux. L’Ours d’argent lors de la 67ème édition a été décerné à «L’autre côté de l’espoir ». Kaurismäki développe un univers peuplé de personnages aux parfums de clopes, de réveil douloureux d’après mauvaise cuite, d’humour bâti sur le non-sens, conforme à l’idée du cinéma qu’il a toujours bâtie où réalité sociale « normale » (en particulier celle de l’emploi) est refusée aux protagonistes, où l’adversité sape les forces, où tracasseries administratives, usure circonscrite en couleurs saturées confèrent à son travail une tonalité reconnaissable. Khaleb, passager clandestin ayant fui les bombardements d’Alep […]

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« Tramontane » : Le goût du cèdre

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Rabih Ralek (Barakat Jabbour, jeune prodige né aveugle, ayant mené des études musicales à l’Ecole libanaise des Sourds et Aveugles, dont manifestement la biographie recoupe certains traits du personnage) percussionniste, violoniste et chanteur d’une vingtaine d’années a besoin d’un passeport. Le musicien non-voyant, qui a vécu jusqu’ici dans une petite ville de la montagne, aspire à partir en tournée en Europe avec sa chorale. Mener ces démarches va le conduire à réaliser qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents. Cette découverte l’oblige, s’il veut essayer d’asseoir une identité et de résoudre ses interrogations, à une traversée du pays […]

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