de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

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Fi…Fifib, hourrah !

Fi…Fifib, hourrah !

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Le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, « FIFIB » se tiendra du 18 au 25 octobre. Cette sixième édition – première en ce qui me concerne, n’étant pas à Bordeaux au moment de sa création et les circonstances ne s’étant pas prêtées ensuite, jusqu’ici, pour que j’y assiste avant – emmenée par Johanna Caraire, Pauline Reiffers et Léo Soesanto a rassemblé plus de 20 000 festivaliers l’an dernier et se déploie, de la cour Mably au pilier Utopia Saint Siméon, au cinéma CGR Le Français, à l’UGC Ciné Cité, à l’OARA et à la Station Ausone, promettant une progra «transnationale, transdisciplinaire […]

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« L’Atelier » : Sous les cieux noirs de la Ciotat

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Vu cette fois il y a une dizaine de jours – alors que je vois rarement les films dans ma ville d’origine – dans la petite chapelle pleine d’effervescence et de passion cinématographique qu’est l’Utopia de Bordeaux auquel je rends volontiers hommage tant l’équipe, comme celle du Jean Eustache de Pessac, se bat pour le partage d’un cinéma exigeant, le nouveau film de Laurent Cantet, Robin Campillo de « 120 battements » et lui aux manettes au scénario, a de quoi séduire. On retrouve certains traits du réalisateur d’ « Entre les murs » (l’interrogation sur la pédagogie), de  «Retour à Ithaque », co-écrit avec […]

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« Kingsman 2, Le Cercle d’or » : Bourrin(s), bourrine(s)

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Qu’on ne croie pas que je pourrais critiquer les chevaux. Aucun terme argotique ne touchera l’aile des blanches colombes m’ayant jetée à bas, traînée dans les épines, à demi cassé les os, à tel point que fini, cette fois, juré… je ne monterai plus ! Si grands à l’encolure. Je leur arrive à l’épaule. Longs flancs monumentaux. Robe brillante, lisse. Châtaigne revêtue de poils ras, aux doigts semblable à la caresse d’une joue d’homme rasé depuis 24 heures. Naseaux au toucher d’une douceur sensuelle étourdissante, bouche sensible… J’ai aimé qu’ils m’emportent, petit poids dans l’enfance juché à cru, poings serrés dans […]

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« A Ciambra », « Happy End » ou « Faute d’amour » : rincer son oeil des misères et non « sur », afin de les revoir à bon degré

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Présenté à la Quinzaine, le film de Jonas Carpignano se passe en Calabre et dévoile l’itinéraire d’un jeune garçon rom, Pio (Pio Amato), coincé dans le quartier de Gioia Tauro, écartelé entre une prédestination « éducative » (ou plutôt non éducative), un héritage de marginalisation auquel tout le renvoie – l’appartenance à une communauté ghettoïsée dont les règles de survie procèdent de pratiques mafieuses ayant pris le pas sur une réelle volonté, faute d’y croire, de s’intégrer – et  le fait de saisir l’occasion d’une amitié tutélaire avec un Burkinabé déraciné pour transformer son passage à l’âge adulte, non en fatalité conduisant […]

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Je sais que tu peux le faire…suivi de « Soyons vaches »

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Quoi de mieux pour la rentrée qu’un feel good movie ? Patricia Dombrowski (Danielle MacDonald), jeune femme du New Jersey, rêve d’une carrière dans le hip-hop. Quand on sait qu’initialement le mouvement contestataire naît en flux tendu, à la fin des années 70, entre graffs considérés alors comme pollution urbaine souvent nocturne et expression corporelle d’une colère, d’une injustice et d’un ras le bol, dans le Bronx ou à Detroit, en réaction au « white flight – la fuite des Blancs, une fois la ségrégation abolie, de certaines écoles et de quartiers entiers où ils ont préféré laisser entre eux les gens […]

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(En attendant la prochaine…) Ceux qui m’aiment continueront d’aller au cinéma

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Mes chers amis… Noiret, Tognazzi qui sautent « au contact » pour dire au-revoir à leur espiègle façon, au moins temporairement… Au regard de l’extrait, peut-être vous demanderez-vous : est-elle en train de le faire sans crier gare ? Serait-ce pure métaphore? Permettez que cela soit mon secret, en attendant de vous retrouver sans doute en septembre. Dieu sait combien l’échange avec vous m’intéresse… Ceux qui m’aiment continueront d’aller au cinéma pendant l’interruption. Ils sont invités à poster, à commenter ici. Je suivrai, j’encadrerai, interviendrai régulièrement, comme nous en avons déjà eu l’habitude. Pas la première fois que République du Cinéma prend des […]

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« L’Amant d’un jour » : Such a long time without Philippe Garrel

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« I stayed too long without a Campari ». C’est ce que rapporte Christian Aaron « Ari » Boulogne son fils comme leitmotiv tombé de la bouche de sa mère, Nico, tandis que lui est élevé sous portrait de Rocco, sans ses frères, « chez le charcutier » (sa grand-mère et le mari, beau-père d’Alain Delon). L’Allemande du Velvet – martyrisée entre autres par l’épouvantail Lou Reed que le doute sexuel chicane, qui ne trouve rien de mieux pour s’en soulager que de faire porter le chapeau à celle qu’il considère comme sa rivale et qu’il traitera donc en inférieure (on mesure l’élégance) au lieu de […]

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« Une famille heureuse » : eastern girl

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J’ai depuis longtemps une histoire secrète, puissante à un point tel que je puis en parler sans en déflorer jamais l’intimité avec la Géorgie caucasienne, pays au drapeau de croix rouges sur fond blanc dont tout le monde s’est foutu dans une constance remarquable quand il aurait eu besoin que l’opinion s’y penche, Colchide de la Toison d’or qu’alla chercher Jason, terre de monastères, majoritairement orthodoxe bien que les musulmans représentent la seconde religion, d’ethnies disparates quelquefois portées à s’affronter, Arméniens, Azéris ou encore Russes et Tchétchènes, de populations russophones et d’autres, non, de régions séparatistes et de territoires tour […]

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« La colère d’un homme patient » : huit ans de réflexion

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Beaune, ses hospices, son festival international du film policier. Un choix est-il à opérer forcément ? « Diamant noir » de Arthur Harari, « Man on high heels » du Sud-Coréen Jang Jin y avaient été distingués. Cette année, hommage fut rendu à Park Chan-wook durant la manifestation close début avril. Désignation hypnotique, prédictibilité rétroactive : quand élection est faite sans analyse d’une qualité de cinéma, guidée par des affinités instinctives plus que circonstanciées et que, revenant dessus par la suite, se dévoile une traçabilité en amont. Caractère presque infaillible, Nadia Comãneci retombant sur ses pieds de manière curieusement sûre après deux ou trois figures […]

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« A voix haute » : Démosthène essaime et sème depuis le 9.3

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Aucun des onze du premier tour n’est issu pour l’instant de l’académie du 93 ? Cela viendra peut-être. Chaque année depuis 2012 à l’Université de Seine Saint Denis se déroule le concours Eloquentia, qui vise à élire « le meilleur orateur ». Des étudiants de tous cursus, remis aux bons soins de professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène…) pour leur enseigner les ressorts de la rhétorique. Stéphane de Freitas, le réalisateur, a grandi au sein d’une famille portugaise de la banlieue. Sport-études à Notre-Dame de Boulogne. Il devient basketteur professionnel. Traversant le périphérique, il s’est retrouvé plongé dans un univers […]

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« Orpheline » : ni une, ni deux… quatre

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« Dallas », feuilleton américain de 357 épisodes à l’instar du point Magnum déferlant sur la France de 1981, un des pionniers du procédé auprès du grand public ? Barbara Bel Geddes, « Miss Ellie », femme du patriarche, mère des frères ennemis J.R et Bobby Ewing (Patrick Duffy, « Homme de l’Atlantide », lointain ancêtre du « Vincent n’a pas d’écailles » de Thomas Salvador ) après avoir été suspendue dans la série pour cause de décès dans la vie réelle, fut remplacée au pied levé – vague évocation d’un accident, suivi de chirurgie – par Donna Reed. Qu’allaient dire les spectateurs imprégnés de culture low coast, […]

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« L’autre côté de l’espoir » : Kaurismäki, acquis

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La Berlinale a tendance à distinguer des œuvres qui répercutent les bouleversements mondiaux. L’Ours d’argent lors de la 67ème édition a été décerné à «L’autre côté de l’espoir ». Kaurismäki développe un univers peuplé de personnages aux parfums de clopes, de réveil douloureux d’après mauvaise cuite, d’humour bâti sur le non-sens, conforme à l’idée du cinéma qu’il a toujours bâtie où réalité sociale « normale » (en particulier celle de l’emploi) est refusée aux protagonistes, où l’adversité sape les forces, où tracasseries administratives, usure circonscrite en couleurs saturées confèrent à son travail une tonalité reconnaissable. Khaleb, passager clandestin ayant fui les bombardements d’Alep […]

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« Tramontane » : Le goût du cèdre

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Rabih Ralek (Barakat Jabbour, jeune prodige né aveugle, ayant mené des études musicales à l’Ecole libanaise des Sourds et Aveugles, dont manifestement la biographie recoupe certains traits du personnage) percussionniste, violoniste et chanteur d’une vingtaine d’années a besoin d’un passeport. Le musicien non-voyant, qui a vécu jusqu’ici dans une petite ville de la montagne, aspire à partir en tournée en Europe avec sa chorale. Mener ces démarches va le conduire à réaliser qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents. Cette découverte l’oblige, s’il veut essayer d’asseoir une identité et de résoudre ses interrogations, à une traversée du pays […]

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« De sas en sas » : parfum de femme en carcéral

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Depuis l’explosion médiatique des séries télé, « Orange is the new black » explorant sur Netflix le quotidien de Lichfield, une prison de femmes dès juillet 2013, ou « Wentworth », débarqué deux mois plus tôt de l’autre côté du Pacifique, un regard renouvelé a été jeté sur l’univers carcéral. En France, Rachida Brakni braque le focus non plus côté détenues, mais sur ces femmes qui viennent dans des prisons d’hommes retrouver un proche, un mari, un frère, un père. En l’occurrence, Fleury-Mérogis, plus grand centre pénitentiaire d’Europe. L’été caniculaire n’arrange en rien le sentiment de promiscuité en cellule, ni par ricochet dans l’enceinte […]

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« Loving » : polonium lyoc

« Loving » : polonium lyoc

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Etat de Virginie, 1958. Le Racial Integrity Act édicte hors la loi les mariages mixtes, considérés comme « menace pour la dignité de la communauté ». Mildred (Ruth Negga) et Richard (Joel Edgerton) sont des gens ordinaires. Rien qui prédispose à être héroïsés en quoi que ce soit. Ils s’aiment, lui le maçon trapu, peu bavard, qui bricole en parallèle les carbus pour booster les courses de voitures amateurs, elle la femme avec laquelle il se sent bien. Quand elle est enceinte, lui étant blanc, elle, noire, ils passent dans l’état voisin légaliser l’union. Quand ils reviennent, la justice les condamne, les […]

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« Ce sera l’Amérique d’abord » dixit Donald Trump? Quelle Amérique ?

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Alors que la foule amassée il y a une dizaine de jours pour l’investiture de Donald Trump – on ne discutera ni le nombre, ni la densité estimée – venue se rassembler pour saluer l’entrée à la Maison Blanche du couple présidentiel était qualifiée par les observateurs internationaux de « notoirement, globalement blanche », que la contestation gronde parmi les gens du métier (Meryl Streep, Robert De Niro, Scarlett Johansson, Emma Stone, Matthew McConaughey, Natalie Portman pour ne citer qu’eux n’ont pas pratiqué la langue de bois), qu’Asghar Farhadi ne se présentera pas aux Oscars où il était nommé, que Robert Redford […]

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La prunelle de (leurs) yeux : Olivier Assayas/Mia HL, Axelle Ropert/Serge Bozon, Kooples en cinéma

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Olivier Assayas, « Personal Shopper »… Un prix de la Mise en scène à Cannes, ex aequo avec le Roumain Cristian Mungiu. Kristen Stewart, Lars Eidinger, Anders Danielsen Lie dans un glissement spirite : Maureen choisit les vêtements d’une célébrité – en soi déjà un travail de dissociation qui ressortit à habiller au sens propre l’identité d’un(e) autre – pendant que l’assaillent par la bande des manifestations de Lewis, son jumeau disparu. «Je veux un signe. Donne-moi plus». L’eau dans la baignoire. Elle reçoit des messages sur son portable, ne veut plus décrocher de la veine. L’idée de la duplication éthérée, du […]

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« Une semaine et un jour » : LeHaïm !

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Longtemps pensé que les lieu et place même du secret se tenaient dans l’érotisme. En réalité, et cela n’est pas si loin, il est un sanctuaire plus indépassable, c’est la mort, ce fendu en deux qu’est l’éprouvé du deuil, invisible aux regards extérieurs, qui échappe à la signalisation alors que la fracture intervenue libère une intimité colossale rendue inatteignable par le sertissage dans la solitude, même au sein du groupe ou d’une famille. Je ne parle pas des larmes, des expressions tangibles qui transportent un peu du dedans vers un dehors apparent. Ce mirage de libération que sont les pleurs […]

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« Wolf and Sheep » : Quand elle t’a mordu(e), elle est à toi.

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Parlons brièvement – par ordre d’intérêt croissant – du film de Brillante Mendoza, « Ma’Rosa» (qui a valu à Jaclyn Jose le prix d’interprétation féminine au moment de Cannes, la façon de l’actrice de 52 ans d’aller le recevoir en remerciant son pays, le réalisateur, le jury, de pleurer en remerciant le réalisateur, le jury, le réalisateur, le président, son pays, le jury de pleurer, le président d’avoir voté pour son pays, le réalisateur, le jury de se retenir de pleurer ou de pleurer pour son pays en ayant soit énervé, soit remué plus d’un). La caméra pas trop «nettoyée», de […]

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