de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

« Ce sera l’Amérique d’abord » dixit Donald Trump? Quelle Amérique ?

Par Annelise Roux

Alors que la foule amassée il y a une dizaine de jours pour l’investiture de Donald Trump – on ne discutera ni le nombre, ni la densité estimée – venue se rassembler pour saluer l’entrée à la Maison Blanche du couple présidentiel était qualifiée par les observateurs internationaux de « notoirement, globalement blanche », que la contestation gronde parmi les gens du métier (Meryl Streep, Robert De Niro, Scarlett Johansson, Emma Stone, Matthew McConaughey, Natalie Portman pour ne citer qu’eux n’ont pas pratiqué la langue de bois), qu’Asghar Farhadi ne se présentera pas aux Oscars où il était nommé, que Robert Redford à l’ouverture du festival Sundance clôturé ces jours-ci faisait part de son inquiétude quant à la réduction à venir, sous pareil mandat, des budgets alloués au cinéma, « Moonlight », le film que Barry Jenkins a mis 8 ans à mettre sur pied, adapté d’une pièce de Tarell Alvin McCraney, offre au passage un démenti frappé de force et de discrétion, non calculé mais tombant à pic pour contrevenir à la blancheur Persil rigoriste, au climat de moraline et de méfiance dures en train de monter.
Le mélodrame (dans l’acception noble) permet de suivre la construction identitaire d’un jeune garçon noir des quartiers défavorisés de Miami. Barry Jenkins et Tarell Alvin McCraney ont grandi tous les deux dans cette ville. Plaisant d’entendre Jenkins déclarer, à propos de l’auteur de la pièce autobiographique : « on devine aisément qu’il est homosexuel, tandis que je ne le suis pas – et alors ? » Cette façon d’investir une histoire qui n’est pas nécessairement sienne pour en faire matériau universel : non pas reproduction/confiscation plates, copie pure ou retransmission nombriliste, plutôt filtrage particulier afin de rendre compte d’une réalité des choses et du monde.
«Tangerine » de Sean Baker donnait de Miami des teintes cartoon pour accompagner transs et transes jusqu’au petit matin. Couleurs qu’on pourrait qualifier de « bruyantes ». Jenkins, appuyé d’un chef-opérateur (James Laxon) cantonné jusqu’ici aux séries B, baigne ses décors d’une tonalité qui n’est pas exempte de romantisme. L’alternance de cadrage à l’épaule, nerveux, et de plans posés distribués selon l’état de l’intériorité de Chiron illustre les étapes secrètes ou malaisées pour parvenir à grandir, s’accepter, s’émanciper dans une dimension qui se rapproche au mieux d’une plénitude humaine : découvrir qui on est, accéder à une sexualité au sens large, une affectivité assumées qui signent l’âge adulte.
La fluidité atteinte par le réalisateur ressortit également au choix réussi des acteurs pour incarner Chiron et les autres protagonistes aux différents âges de la vie, développés lors des trois tableaux du film, à leur cohérence sans heurt : Chiron (Alex Hibbert), gosse de 9 ans surnommé « Little », persécuté par le groupe qui pressent chez lui une différence, laissé en roue libre par une mère, Paula (Naomie Harris), qui l’aime mais dont la toxicomanie empêche la tutelle éducatrice. Chiron adolescent de 16 ans (Ashton Sanders) molesté, qui n’oubliera jamais la participation aux brutalités de Kevin, l’ami présent depuis le début dans ses rêves… Chiron enfin de 26 ans (Trevante Rhodes), jeune caïd aux dents baguées pour sacrifier au bling-bling d’une culture hip-hop dont la virilité recoupe une certaine homophobie, traversant le pays vers les lieux de l’enfance pour pardonner, c’est-à-dire être libre, choisir vraiment, au lieu d’être tiré en arrière par des zones d’ombre, réaffronter aussi un amour dont il n’a en fait jamais eu à rougir… Des deux, de l’autre protagoniste et de Chiron le sentimental, le plus accompli au final sera toujours celui qui aura identifié ses craintes et ses bornes et regardé peu à peu ses démons en face – ce qu’on appelle autrement « le dragon présent dans la grotte » qui diffère pour chacun mais existe pour tous.
Comment ne pas penser à André et Janine Bazin récupérant l’enfant Truffaut sub-délinquant, lorsque Little est pris sous l’aile de Juan (Mahersahala Ali a la silhouette dense qui convient) et de Teresa (une Janelle Monae toute de finesse) ? Bien sûr Juan est dealer, pas entièrement innocent des affres dans lesquelles plonge la mère de Chiron encline à se prostituer, André Bazin n’a jamais vendu de crack… Son épouse et lui, fameux «cathos de gauche» (cf la correspondance avec le père Amédée Ayfre) suffisamment cohérents sur l’esprit pour pratiquer une laïcité en pratique n’ont pas attendu de vérifier que le jeune François était leur coreligionnaire ( c’est finalement une judéité qui est sortie du chapeau truffaldien, sous forme d’une probable paternité d’un dentiste de Bayonne) pour lui offrir une sécurisation par l’amour, l’attention. Leurs responsabilité, distinction, hauteur éthiques contribueront directement à sa possibilité d’exister (en l’occurrence à travers le faire-films)… On se souvient de la délicatesse de Janine B écrivant à Truffaut après qu’il s’était brouillé avec Godard qui avait critiqué « La Nuit américaine » et fait de la peine à Jean-Pierre Léaud, F.T signifiant d’entrée à J-L.G que selon lui « il se conduisait comme une merde» (sic), avant d’enchaîner sur plus de dix pages expressives, comme quoi son dandysme visant entre autres à se faire passer pour une victime et opérer des tris davantage guidés par l’opportunisme qu’une véritable conscience ou qu’une quelconque préoccupation de classe ne l’abusait pas – ce qui n’était pas malgré tout pour faciliter la tentative de réconciliation – ne se distribuent pas sous mode comparable.
Jenkins pourtant, en particulier lors d’une scène de leçon de natation où Chiron apprend à tenir la tête hors de l’eau, développe une psychologie écartée du cynisme, une sentimentalité d’un anachronisme inusité m’ayant évoqué ce que Janine Bazin résumait au sujet de François Truffaut par une façon « d’être fondamentalement du cœur », plus que de la seule intelligence.
Conviction en effet qu’il n’y a jamais eu, n’y aura jamais que cela, à la base de tout ce qui compte et qui vit. Réaliser que tout en part et que tout y arrive, qu’à certaine hauteur les deux fusionnent est le contraire de la mièvrerie. On ne peut plus libertaire, adulte, et selon l’acception consacrée, « rock’n roll » ?

Enchaînement tout trouvé : les amateurs du genre seront contents, après le « Paterson » vaporisé, au cordeau, légitimement loué de Jarmusch, de retrouver le dandy new-yorkais dans un documentaire sur les Stooges, groupe du Michigan qu’il place au plus haut, inqualifiable, devant même le Velvet Underground ! « Gimme Danger » : « Donne-moi du danger, petite étrangère. Je sens ton soulagement. Je sens ta maladie. Il n’y a dans mes rêves que des souvenirs horribles ». Ron et Scott Asheton dont la mort a laissé Iggy Pop orphelin de frère, Dave Alexander, leur manager Danny Fields… Pop himself, alias « l’iguane » supra musclé, lifté à l’héroïne, à l’enfance passée parmi les roulottes, à tenter d’imiter la gestuelle qu’adoptent les babouins avant de se battre.
Il y est arrivé très bien, et il y a fort à parier que ni Donald ni Melania Trump ne goûtent comme il faut cette autre colorisation de l’Amérique après « Moonlight » (qui sort en même temps), les prestations personnelles du chanteur en slip incrusté de strass ne laissant rien ignorer de son anatomie, se contorsionnant au micro avant d’exiger dans un surcroît de désespoir ou de surexcitation que les spectateurs « l’enferment dans un sac et le jettent à l’eau », avant de déféquer sur scène. Ite missa est?
Pas mal de documents, des extraits, dont certains inédits, et cette voix de Pop que d’aucuns qualifient de « séminale ». Rien à redire. Forcée d’y aller et de vous y envoyer. Vous en aurez pour votre argent, vous sentirez assurément sa maladie dans la mesure où vous êtes, comme je le suis, depuis longtemps sous le charme ? Impossible de bouder ce plaisir. En revanche, quant à l’acte cinématographique commis par Jim Jarmush, sentirez-vous quelque chose de son regard, plus loin que l’idolâtrie Stooges ? On peut reprocher au résultat un certain académisme. L’exposition d’oripeaux épidermiques pour tenter de rendre compte de l’énergie, le montage, les heurtés-sonores, avant décélération vers les silhouettes actuelles, toujours et encore le seul moyen? Dieu sait s’il est tentant de voir un Martin Scorsese shine a light quand on aime les Stones. Je n’avais pas manqué de m’y ruer.
Cependant pas exactement, ni jamais le spectacle brut, perçu sous l’angle d’une seule inclination gagnée d’avance pour les Stooges, que la présence de Jarmush à son sujet, qui requiert l’attention en tant que critique : ce que Jarmush, grâce à son filtre, fait d’Iggy, qui a contribué à «liquider les sixties » et de sa bande de « vrais communistes »… les transformations induites en sa qualité de cinéaste. On est en droit d’être moins sensible au côté circus, à la légende du« docteur ès provoc », vendeur de guitare rose incongru sur « Le Bon Coin »(encore qu’Iggy Pop soit formidable dans n’importe quel contre-emploi, son côté mosaïque éclatée consacrant par définition l’ailleurs comme lieu de prédilection) détraqué glapissant, mirettes exorbitées, body-buildé blondasse à la bobine de Klaus Kinski décompensé, qu’au réel territoire de subversion induite qu’il a dégagé : certes, troubles, dérèglements, génie, mais aspiration à l’émotif, au doux lavé du toc, des dérobades ou rodomontades anxieuses, bien cachés sous les excès ? Il le dit lui-même : il n’aspire qu’à être.
Le documentaire rêvé s’inspire d’une loi d’optique : pour appréhender le coeur de l’étoile, mieux vaut installer sa lunette à côté du simple éblouissement qui gomme les contours. Assez belle définition de la création.
L’exigence n’est pas de nature confortable, évoque au contraire des cimes dont l’air raréfié peut faire exploser les globules – attention je ne parle pas de «pureté» requise revolver sur la tempe, autre forme d’oukaze, mais bien d’aspiration, grâce au cinéma, à embrasser une justesse celée, d’oser in fine l’inscrire dans le monde telle, certainement pas «dénoncée», mais révélée par miroitements à qui a envie de l’entendre.
Il y a quelques années j’avais participé avec Jean-Bernard Pouy, Romain Slocombe, Caryl Férey, Marc Villard, d’autres qui me pardonneront de ne pas tous les citer, à plusieurs « collectifs » sur des groupes phares. Dogs, Ramones, Clash, ce style… Should I stay or should I go ? J’étais frappée d’être systématiquement ou presque la seule femme (comme lorsqu’il s’est agi de donner plus tard une nouvelle dans un ouvrage collectif sur… le football, auquel je ne joue pas, dont j’ai eu quelque peine à me faire expliquer a minima les règles, ayant surtout tendance à admirer qu’elle était verte ma pelouse, mais qui requiert mon attention à d’autres titres). Pourquoi la légende, surtout punk, rockeuse, libertaire, est-elle si souvent traitée sous mode « viril », « dominant », interdiction à l’attendrissement, à la faille qui sous-entendrait, au lieu de dépense triomphante, surenchère sexuelle, explosion orgastique brandie – fût-elle sous forme noire ou inversée (tapage provocant ou dégradation estampillée no future glamour) – excluant affaissement, affaiblissement, ou tout autre faillite phallique ? Vade retro Satanas.
Je ne critique pas une seconde mes confrères masculins. Toujours aimé les lire, n’ayant jamais considéré que le féminisme se mange en salade amalgamée, ni encore moins en plat unique univoque, cependant j’aimerais à travers l’exemple d’Iggy Pop et des Stooges, maintenant que Donald se trompe énormément en souhaitant mettre l’Amérique sous cloche, faire entendre un son de carillon légèrement divergent, non pas concurrent mais complémentaire…
Elvis Presley lui-même souffrit de quelque difficulté à consommer semble t-il le mariage. Johnny Cash après le frère tronçonné n’était pas plus gaillard pour walk the line. Non pas viser à un «in bed with» condamné à être toujours plus tonitruant, où tout serait montré encore plus dans une surenchère de détails, ni au contre-pied doucereux systématique à l’attendu de l’image d’Epinal : il s’agirait moins de demander à Pop, aux Asheton ou tel ou tel de livrer la recette de tarte aux pommes de leurs grands-mères, de les surprendre caressant un toutou adopté à la SPA, étreignant de l’autre main un verre d’eau en chantant pour le Band Aid organisé par Bob Geldof, que d’espérer inscrire sa caméra ou son stylo en dehors du halo de lumière aveuglant.
J’avais axé ladite nouvelle demandée sur les Dogs sur la subversion qu’il y a à tenter de passer sous la barre d’une fausse subversion, un peu vite corellée… il ne s’agit ni d’entrer dans l’alcôve au couteau à huître pour tenter de traquer le scoop, de révéler la marque du dentifrice dans la salle de bain, mais bien de faire voeu de se placer du côté d’une vérité intime, plutôt que d’entretenir une image iconique laquée garantie contre les éraflures, ou les portant au contraire en bandoulière comme label.
Ce serait une vision réductrice, un poil misogyne, pour ne pas dire totalement fausse que de confondre ne pas signer des deux mains pour le pack panem et circenses ordinaire, autrement dit quitter le nez de groupie collé sur la photo de l’icône vendue selon le sens commun, avec une sensiblerie du regard badigeonnée de mélasse. Non pas tuer la star, mais rendre son trajet, grâce à ce réaménagement d’approche, à sa vraie dimension de dépassement, voire de martyr créatif. Et donc la rendre encore plus star. Il faut imaginer qu’il puisse y avoir des martyrs heureux? Oui, quand la dépense au rendez-vous libère et remodèle vers une économie personnelle adoucie ou amplifiée, et cela ne va pas toujours de soi.
Pour avoir cotoyé divers guitaristes, musiciens, chanteurs à t-shirts susceptibles d’arrachement, je fais parfois référence à feu Daniel Darc, qui ouvrit de façon assez exemplaire avec ce mélange de naïveté et de rouerie, le petit ban pré-punk en France : il y avait chez lui moins de difficultés à se trancher les veines sur scène pour arroser la fosse de sang, ce qu’il fit lors d’un mémorable et à mes yeux navrant concert, qu’à essayer de mettre au clair ses interrogations métaphysiques journalières… Foin du faux syllogisme qui voudrait appliquer aux précédents cités ayant des poils aux jambes ce que je vais énoncer maintenant, mais il est remarquable que les populismes flattent à ce point des valeurs d’hystérie, de virilité, de culte strident des acmés… On le note, sans jamais rien en déduire de concret ni en tirer enseignement dans les actes. C’est Vladimir Poutine guidant les oies en deltaplane, adulé pour sa musculature par de jeunes beautés dans une Russie devenue moins regardante sur les violences domestiques, mais ne tolérant pas que des homosexuels puissent se tenir par la main à Moscou, en 2017. Silvio Berlusconi en son temps déclarant que ses parties fines à plusieurs, agrémentées de professionnelles pas toujours majeures « valaient mieux que d’être pédé » (sic). Barry Jenkins et son héros Chiron apprécieront les propos nuancés.
Peu d’ambiguités, c’est à craindre, quant aux images appelées à trouver grâce aux yeux du nouveau président des Etats-Unis. De nombreux acteurs regimbent, voyant que la part de créativité éventuellement progressiste de l’Amérique risque d’être remise en question ? À la fois, le temps est long pour que s’opèrent en profondeur les mutations souhaitées, les vraies révolutions sur le sens et dans les faits, les clichés continuant d’avoir la peau dure, y compris ceux accolés aux thèmes censés les faire voler en éclats.
Iggy Pop révélait à une époque que sans Bowie qui lui remet le pied à l’étrier financièrement et moralement avec l’enregistrement de « China girl », lui qui ne pouvait pas « aller jusqu’à sa boîte aux lettres sans s’envoyer une dose » y aurait laissé sa peau. Keith Richards, l’influence salvatrice de Patti Hansen sur son cœur fatigué : « sa gentillesse me les avait flanquées à 0, dixit le rockeur lors d’une itw, dans une envolée déclarative pleine de pudeur imagée telle qu’on lui en connaît, j’avais une trouille bleue, j’ai été tenté de fuir avant de réussir à y aller parce que je me suis aperçu qu’elle me rend moins c…».
Qu’il se rassure : souvent c’est réciproque, ou équivalent. Si c’était ça la subversion, l’incroyable péril de l’ouverture à soi vulnérable, aux autres plus ou moins infernaux sartriens, effrayants pour partie jusqu’à ce que ?.. le frisson de ce qui est entendu, l’introspection consentie guidée par des affects matures, en vue de réussir à «faire l’homme et dûment », selon l’expression de Montaigne. « I hear her heart beating loud as thunder » chante Bowie… Gimme Danger comme ça pour de bon, si t’es un homme (ou une femme).

« Moonlight » de Barry Jenkins
« Gimme Danger » de Jim Jarmush

(sortie des deux films en salles le 1 février)

 

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commentaires

381 Réponses pour « Ce sera l’Amérique d’abord » dixit Donald Trump? Quelle Amérique ?

JC..... dit: 30 janvier 2017 à 6 h 14 min

Comme il est amusant de voir la détestation des oies blanches pour un génie comme Donald TRUMP, la chance blanche des USA métissés !

Occupez vous de votre hexagone qui est dans un sale état, gamines et gamins, la noble Amérique a toujours su mettre à sa tête des dingues compétents, eux…

Quand aux acteurs qui ont des idées de gouvernance … uhuhu ! Risible … Ils confondent le fond et la forme. Troubles dus au métier simulacre, qui ne mérite qu’un sort pour les adeptes : l’excommunication !

christiane dit: 30 janvier 2017 à 9 h 15 min

Bon, il s’est précipité pour seriner ses adulations suspectes et son mépris des « oies blanches ». Bref ! passons à d’autres points de vue…
Jim Jarmusch qui nous revient, différent (ah, Paterson avec cet essai flamboyant, sauvage, furieux. Gimme Danger !), l’épopée des Stooges, leur leader Iggy Pop… On sent dès la bande-annonce que Jarmusch a plongé, tête la première, dans cette musique et ses souvenirs. Vous restituez tout cela avec beaucoup d’humour, Annelise, vous affranchissant de vos fonctions d’information et d’évaluation pour piétiner ces plate-bandes réservées aux hommes dans la critique musicale et cinématographiques. Vous n’avez peur de rien et le résultat décoiffe. Bravo !
Quant à cet autre film indépendant Moonlight de Barry Jenkins, tourné dans les ghettos de Miami, c’est une autre musique, un tempo plus lent comme est lente la mue de cet homme sorti avec difficulté de sa chrysalide d’enfant fragile. Récit initiatique, donc, audacieux, s’attaquant à travers l’histoire de Chiron au racisme, à la drogue, à l’homophobie. Tout cela – si j’ai bien compris- avec discrétion et lyrisme et avec de fort beaux et bons acteurs.
Encore une fois, culture cinématographique puissante vous permettant les rappels, les comparaisons mais surtout retour à votre style, si personnel. On commence à en savoir beaucoup sur vos hypothèses… d’auteur, nous, lecteurs, qui n’avons vu aucun de ces films. Quand ce sera fait, on reviendra pour le plaisir au billet de ce jour !

JC..... dit: 30 janvier 2017 à 10 h 33 min

« Bon, il s’est précipité pour seriner ses adulations suspectes » (Christiane)

Bon, elle s’est précipité pour seriner ses adulations suspectes : match nul.

Eriksen dit: 30 janvier 2017 à 10 h 36 min

En attendant mercredi
Paterson. 2e ville la plus dense des USA, gloire industrielle déchue, W Allen y tourna la Rose pourpre du Caire.
Kerouac en fit le départ et le retour de ses routes et, avec le New Jersey, un point de comparaison de ce qu’il découvrait*.
C’est aussi la ville de William Carlos williams, poète médecin de Paterson, dont voici quelques mots :
“It is difficult
to get the news from poems
yet men die miserably every day
for lack
of what is found there.”
Il écrivit « Paterson », un recueil de poème, que l’on voit sur une table de chevet.
Parterson ville, Paterson œuvres, Paterson homme, on finit par imaginer que tous ceux qui font la matière de Paterson s’appellent Paterson (comme chez les Schtroumpfs). Le vertige, voire l’angoisse, naissent temporairement de ce décapage de l’individuation Cartésienne, mais il en émerge une autre conscience d’exister, peut-être « j’écoute donc je suis » ou bien « ils pensent, donc nous sommes », je ne sais pas. Perpendiculairement à ce lien transversal entre les êtres, le lien vertical persiste dans le nom même de Paterson, fils du père ou père du fils ou Père/fils, boucle minimale de transmission.
Adam Driver incarne Parterson, si transparent en apparence qu’il porte le nom de sa ville. Il vit avec Laura (Golshifteh Farahani , princesse orientale cloitrée volontaire dans un univers noir et blanc. Dehors/dedans, taiseux/volubile, simple/simpliste, tous les opposent jusqu’au contraste entre l’art fluide et discret de l’un, histrionique et hachuré de l’autre. Elle décore leur intérieur en noir et blanc tandis que Paterson sillonne Paterson, les sens en éveil au volant de son bus.
SI les USA était le champ d’action de La Route, la ville Paterson est celui du film de Jarmusch. Parallèlement la base de départ et d’arrivée de l’aventurier n’est plus Paterson ville, mais le foyer des amants. Jarmusch nous fait un bonzaï du grand séquoia de l’aventure… Faut voir si ça marche. On pense à Beckett.
En aventurier moderne du coin de la rue, Paterson est très convaincant : discret dans le paysage, il se démarque des aventuriers et touristes à la présence perturbatrice. Il capte pourtant la matière de ses poèmes (arte povera ?), peut-être parce que William Carlos Williams a vu juste : « Poets are damned but they are not blind, they see with the eyes of angels.” Et les anges lui ouvrent la perception des coïncidences ou des signes, comme ces jumeaux qui abondent sur sa route quand le matin-même Laura lui racontait son rêve de jumeaux. Le hasard objectif de Breton ou un clin d’œil des anges.
Laura n’est probablement pas un de ces anges, car elle ne sort jamais. Elle fout les jetons aux claustrophobes. On sent pointer Bug de Friedkin ou Home d’Ursula Meir par moment. Des cercles blancs et noirs sur les murs, un troupeau de zèbres au sol. Une guitare noire et blanche vue dans un magazine lui provoque une vocation de country singer.
La ballade vespérale de Marvin le bouledogue sert à Paterson d’échappée belle, vers le bar où il écoute les magnifiques échecs et les terribles rêves de quelques effrayés du soir : un barman jovial aux accents douloureux, un Othello pleurnichard manipulant son ex-femme à coup de faux suicides, et celle-ci qui n’a d’yeux que pour Paterson.
Mais il n’en a cure, Il récupère ce jaloux de Marvin et rentre vers Pénélope, assez tôt pour qu’elle ne détisse pas sa toile. Il est engagé dans un lien indéfectible avec elle, et qui le lui rend bien.
Il regarde les grandes et merveilleuses choses qu’elle a faites et écoute les grandes et merveilleuses choses qu’elle fera demain. Elle entend ses vers discrets qui l’apaisent et l’émerveillent. Étrange symbiose des opposés entre une Golshifteh foisonnante et un Adam discret. Lui me fait penser aux étranges patrons qui baissent la voix pour être écoutés. Le cinéma permet aussi cette attention-là : tant de cerveaux disponibles pour l’amour doux…

*Pour les raisons de ce choix, il y a des pistes ici. http://www.nytimes.com/books/97/09/07/home/kerouac-jersey.html
Très belle critique suisse : https://www.letemps.ch/culture/2016/12/20/paterson-beaute-quotidien

Sylvain dit: 30 janvier 2017 à 11 h 10 min

10:36 bien dit.

JB 10.08 j’osais pas le dire…Annelise (douce et poetique Laura patersonnienne)fait rêver!!

Phil dit: 30 janvier 2017 à 11 h 54 min

Annelise est de retour et c’est du lourd…pas moins de 4 clics à souris pour s’envoyer le plat du jour sur pc (la tablette sature)
à voir le 2 février..! alors que pouvons-nous dire en attendant ? d’abord que la secrétaire de Goebels vient de décéder. 106 ans la mémére riefenstahlienne, un film lui fut consacré l’an passé. Pareil que la secrétaire d’Adolf qui a cassé sa pipe le jour de la présentation de son film. c’est du propre. y’ a failli avoir émeute dans la salle, tous les bobos connectés qui croient que la seconde guerre c’est
le moyen-âge en ont été pour leurs frais de selfies.
« issu des quartiers défavorisés » écrivez-vous..cette veine est devenue coulante et terrible, le cumul n’est jamais sanctionné, toxico homo délinco..and so on. il faudrait n’autoriser que les Pialat à causer du sujet.
la brouille Truffaut/Godard date-elle de la nuit américaine ? il doit y avoir eu plus grave, histoire de fric et d’accès au marché.
Baroz, vous appréciez Franco ? c’est parce qu’il ne sait pas ce qu’il veut !

Annelise dit: 30 janvier 2017 à 12 h 14 min

Phil : »c’est du propre. y’ a failli avoir émeute dans la salle, tous les bobos connectés qui croient que la seconde guerre c’est le moyen-âge en ont été pour leurs frais de selfies »

Vs avez raison. Maintenant avec ce truc de la perche télescopique pour les prendre, ça permet d’avoir du recul. N’ayant un Iphone que depuis l’an dernier il faut que je m’équipe… d’autant que les Chinoises au Troca depuis un moment m’ont largement épatée avec, avant d’aller saucissonner leur homme ds l’Ornithologue – o tempera etc
Pour « les milieux défavorisés », le cumul des mandats tricards est un fait..comment vs voudriez dire ça? Pas parce que mon adversaire habituel dit qu’il est midi que s’il est midi, je vais dire qu’il est 4h… ms sur Pialat je suis tjs partante

Annelise dit: 30 janvier 2017 à 12 h 22 min

« la brouille Truffaut/Godard date-elle de la nuit américaine ? il doit y avoir eu plus grave, histoire de fric et d’accès au marché. »

La lettre de FT est assez précise là-dessus aussi, ainsi que l’attaque en règle du distinguo jeanluquien qui lui était resté en travers entre « les putes »(sic) et « les filles poétiques »… féminisme truffaldien contre certain intellectualisme de Godard, théorie prise en défaut ds les faits chez JL.. c’était bien sûr t complexe et la lettre de Janine Bazin qui tente de réconcilier les deux fils « ennemis » du Z qui veut dire Bazin, André (tjs eu horreur de Hervé) est on ne peut plus émouvante.. la façon aussi de reconnaître MadeleineM comme « la fiancée de F » etc

Phil dit: 30 janvier 2017 à 12 h 32 min

Annelise, question cumul, les cinéastes devraient se rappeler ce mot de Josef Roth qui déplorait le suicide de son ami écrivain autrichien (exilé à newyork, j’oublie son nom à l’instant): « il était juif et homo et une troisième tare, communiste ».
oui, la mode des selfies est atroce, on tourne le dos à ce qu’il faut voir et sitôt la tige remballée le sourire disparait. bonjour tristesse.

J.D dit: 30 janvier 2017 à 12 h 50 min

Bonjour « Feygele » Annelise, vous voilà enfin? Ma lecture ciné préférée..Vous faites fort .Burdeau et vous etes les meilleurs avis! A shtik naches grande,joie de vous lire : vous faites excellente éditorialiste en plus :Tout ça est mauvais signe,trump et son décret ,qui fait offense aux musulmans.Tout le monde a compris que ce n’est pas mon bord ?. Vous le dites très bien ,sur Moonlight avec Truffaut et les bazin : il faut arreter de ne voir que midi qu’à sa porte .Es brent mir aufen hartz …Donald me donne des maux d’estomac alors que je n’ai pas la même religion que fahradi .A kallehiu ,une petite mariée comme vous sur le cœur des hommes fait le plus grand bien ! Merci pour le billet , »ce style personnel » relevé par Christiane transpercerait un mur .. après vous avoir lue on ne peut qu’y aller .

christiane dit: 30 janvier 2017 à 13 h 12 min

JC,
tu t’égares comme d’habitude… Ton adulation Trump ne regarde que toi mais ton post matinal n’apportait rien à l’approche de ces deux films ni à la critique d’Annelise.
Je ne suis pas dans l’adulation, d’autant plus que les films que je vais voir sont souvent différents du choix de la RDC (tous participants compris). reste ma perplexité face à l’écriture d’Annelise. Du cinéma, elle fait de la littérature et ces billets balaient large, vue panoramique sur le cinéma, l’époque, ses souvenirs, les grands problèmes du temps abordés le biais d’un film, d’un acteur, d’un groupe musical. Il y a d’autres critiques de cinéma. Ce n’est pas parce que Passou l’a choisie que je la lis mais parce que il se tient ici, une écriture croisée entre les uns et les autres surprenante, attachante,intelligente où le cinéma règne en beauté mais où des incises des uns et des autres entrainent au loin.
Toi, tu interviens où pour jouer à l’amoureux transi ou pour faire une statue de commandeur à Trump. Ras la casquette, cher JC ! Qu’est-ce que tu aimes au cinéma ? Raconte un peu. Et F… nous la paix avec l’homme aux cheveux paillasse et ses décrets anti-immigrés.

JC..... dit: 30 janvier 2017 à 13 h 17 min

« Toi, tu interviens où pour jouer à l’amoureux transi ou pour faire une statue de commandeur à Trump. Ras la casquette, cher JC ! Qu’est-ce que tu aimes au cinéma ? Raconte un peu. Et F… nous la paix avec l’homme aux cheveux paillasse et ses décrets anti-immigrés. » (Christiane)

Le prenant sur ce ton qui m’interpelle, je serai bref et modéré, ma chère Christiane :
« Va te faire foultre chez tes congénères, les gorilles de salles obscures ! »

TRUMP est une chance pour les USA, sa procédure de négociation, entrepreneuriale, est excellente !

Annelise dit: 30 janvier 2017 à 13 h 22 min

Merci, J.D
Phil 12h32 et encore, l’ami de Josef Roth n’était pas coiffeur
Pourquoi unanimement « triste », la mode des selfies? ..pas si sûr, qd pas entièrement masturbatoire en solo. Quant à votre « sitôt la tige remballée, le sourire disparaît » pourquoi tant de défaitisme cher Ph, le télescopage a aussi ses vertus

Jodi dit: 30 janvier 2017 à 14 h 02 min

Jibé 9.32 : moi aussi je l’ai vu (adolescentes à la maison ont vu Franco dans Spiderman et n’en démordent pas).d’accord avec vous bof c’est gentillet .Annelise, sur les Stooges: votre déconstruction du mécanisme me plait vraiment ! Que vous pour faire ça ! Et le foot , »qu’elle était verte ma pelouse « ,qu’avez vous écrit dessus?

jean claude dit: 30 janvier 2017 à 14 h 54 min

Comme donald , benito et berlu, le satyre varois est un pervers qui par tous les moyens ne cherche qu’à essayer d’attirer l’attention sur sa petite personne, ça relève de la psychiatrie

Gilles dit: 30 janvier 2017 à 14 h 55 min

Ouuuuuuch.Super chronique A-li.Content de vous revoir .Vos yeux de patty hansen.Hier soir le parrain 2 repassé à la télé .Je me rapelle d’une conversation ici ou vous aviez débattu du rapport de pacino à Kay dans le film & de Vince,le successeur,qui apprend à la fille de mickael à faire les pâtes .Comment elle le canalise vers ce qu’il a de mieux .
@eriksen 10.36 dit: « symbiose des opposés , entre la femme chaleureuse & Adam Driver qui ne dit pas grand-chose ».C’est souvent ça non?(enfin quand on a de ma chance .elles nous decoincent sinon on reste avec nos gros blocages profonds).
Heureusement qu’elles sont là.Les films ont l’air Tb,je prends date.

news dit: 30 janvier 2017 à 16 h 26 min

Enquête au Paradis de Merzak Allouache
http://television.telerama.fr/television/fipa-2017-le-documentaire-algerien-enquete-au-paradis-remporte-le-prix-telerama,153086.php
(…) la pénétration de l’idéologie salafiste n’est pas hors sol, qu’elle s’appuie sur un contexte… de marasme économique, de corruption, d’absence de perspective..
l’Algérie recueille les fruits de la disparition de l’école républicaine. Quelques années après l’indépendance, le choix a été fait de son arabisation. Les coopérants, venus de France et d’Europe, aider le pays ont été remplacés par des professeurs du Moyen-Orient, en particulier des Egyptiens. Dont, semble-t-il, beaucoup de Frères musulmans. Dès lors, les choses se sont gâtées.

Watt dit: 30 janvier 2017 à 17 h 54 min

Annelise c’est qui « Gilles A »? Je ne veux pas être « b ».. Le billet est bien ,sur moonlight.Vous soulevez le fait que, c’est pas parce que « c’est pas nous  » que ça doit gêner,au contraire.votre histoire sur Truffaut aidé par bazin alors qu’il est catho et l’autre juif,édifiante.Bravo pour la façon d’amener qu’on peut être juif et trouver nul le décret Trump sur les muslims.
Et c’est que le début,Annelise.Elle est vachement audible votre voix!vous avez de la trempe.Faut des heraults de bonne volonté fermes dans votre genre plutôt que les oiseaux de malheur irresponsables.tout ça s’enquille mal;c’est tous les jours qu’il faut lutter contre les scenari apocalyptiques à la velbecq.au bout d’un moment on a les lavettes au puovoir & bons postes qu’on mérite.

Annelise dit: 30 janvier 2017 à 20 h 19 min

Gilles 14h55 ds le Parrain II, Andy Garcia (Vincent), ce sont des gnocchi qu’il roule doucement sur la table, main enlacée à celle de Sofia Coppola(Marie). Pudeur magnifique de l’amour naissant ds cette scène
Petrus, votre pseudo résonne suavement à des oreilles d’origine bordelaise.. quel est donc ce lien?
Jibé 13h42 dit « la nuit américaine pas forcément le meilleur Truffaut »
Le pb n’était pas vraiment là, ds cette dispute
Puis il n’y a pas que les lignes « fortes ».., les creux, ou réussites moindres m’intéressent aussi ds une oeuvre globale ou dans le déroulé d’une oeuvre..avec la part de subjectivité déjà que cela comporte..c’est comme ce qu’on pourrait qualifier « d’imperfections » dans un visage…il peut arriver que cela fasse d’autant plus sens… une sorte d’érotisme entièrement personnel, soudain, né de l’attention portée, de la résonance que cela prend… chère Christiane, de là à déduire ce matin 9h15 que je « n’ai peur de rien »? J’ai toujours douté et j’ai tjs eu peur
Probablement dans le « passer outre » malgré tout que tt se joue? Pourquoi, comment, de quelle façon, jusqu’à quel point
Bien à vs

Emmanuel dit: 30 janvier 2017 à 20 h 19 min

hep hep hep.;:alors ksa veut dire,Annelise?,;Jibé l’écrit sur vous « elébonne » sans kvou ltraitez de « gros porc » ni de poisson ké resté en plein soleil comme vous lavié dipourmoi??
Sasser à quoi kje prenne ltsoinsoin dmlaver les pieds mainant pour mpresenter dvanvou??
Koukla annelise.:;!ha l’est forte la ptite poupée dla RDC.,;Christy,chui d’accord ouize iou..lbillet est teexellent!!;..moonlight,onvazialé voir sskuiké homo redempté parlamour..;Ali,cé ma fib romantic qui rssort dès que kejvouli;:epi voumfette mourir2rire!; Iggy vuparjarmuche..; bin oui,jvoi laque vouvoulé en venir,,sifé pa léfordedistanciasson..; ctoujour iggy mais Iggy cécomvou.;;pasbsoin de tro dcorrecteurs de goût.;;canton y goute cédurdarréter..;jdis ça avec du respect hein..;ssui de francois truffau pour cat Deneuve qu’avé la podouce.; Lsourire peuvenir aussi a d’aut occase que kantu remballes la tige, Phil..;je sui communiss mépa avec les femmes..; caisseke jdonnrais pa pourfere kiss richards..;onli in drime?; oqué jsors, Ali.. Jennekine l’a U un bopapié grassavou;

Paul Edel dit: 30 janvier 2017 à 23 h 57 min

Vu La La Land .
Emma Stone, c’est Betty Boop, yeux en soucoupe, d’une expression stupéfaite parfois merveilleuse avec sa tête de poupée trop grosse, par rapport aux épaules, au reste du corps, sourcils trop marqués, et une manière de marcher et de se tenir parfois comme un sandwich .j’aime bien ses robes couleurs de légumes crus aubergines ou courgettes.
Lui, Ryan Gosling, romantique, évanescent, distrait dans un rêve d’ailleurs , réfugié devant son clavier (tres Jeff Bridges dans « Susie et les Bakers boys ») est sans doute soulagé quand une fille le largue. Il est d’une autre époque, et ne veut pas se rendre à l’évidence. Il adoucit une détresse intérieure par une recherche de pureté dans son jeu de pianiste.
Le réalisateur les plonge parfois dans un crépuscule artificiel carton pate, cartes postales d’amoureux sur un banc trouvé dans un studio désaffecté. Comédie musicale et grande époque impossible à rejoindre. On ne peut plus être Bogart et Bergman, ou Fred Astaire et Rogers .
Scénario attendu, rengaine hollywoodienne, baisers volés, mélo kitsch. C’est tendre sympa. Pas plus.
Le meilleur ? Cette irruption de choses triviales au moment le plus dramatique, comme ce plat trop cuit dans la gazinière qui enfume la cuisine..
Oui, ils sont là, pleins de bonne volonté, copiés- collés d’un autre âge, navrés, éperdus, fragiles, ces deux héros d’un roman- photo suranné , déjà étoiles en train de s’éteindre, silhouettes assez fitzgeraldienness entre félures et « tendre est la nuit » sous leurs lampadaires en carton.

Jibé dit: 31 janvier 2017 à 6 h 50 min

« Scénario attendu, rengaine hollywoodienne, baisers volés, mélo kitsch. C’est tendre sympa. Pas plus. »

Tout à fait, Paul. Rien de bien nouveau dans l’usine à rêves hollywoodienne, ça nous change juste un peu de celle à cauchemars proposée habituellement par Tarantino ou David Lynch. Mais le public semble bien en avoir besoin ? Les gens ont applaudi à la fin de la projection à laquelle j’ai participé et le film est en passe de rafler tous les oscars. Nostalgie, nostalgie ! Belle performance toutefois de la première séquence où toute une branche de l’autoroute de L.A. est convoquée dans la comédie musicale. Et belle leçon d’amour du jazz, qui devrait ravir Jacques Chesnel ?

news dit: 31 janvier 2017 à 7 h 47 min

JC….. dit: 30 janvier 2017 à 6 h 14 min
Comme il est amusant de voir la détestation

Tout le monde sait que le pervers varois n’a rien à envier à ses idoles donald et grosse fifille d’escroc nase

Gilles dit: 31 janvier 2017 à 10 h 47 min

La comédie de Damien chazelle,drôle d’entreprise en 2017 pas vrai Paul? Tous les jazzeux de piano bar auront voulu être dans la peau de JeffB. Mimi pfeiffer ,féline as notre A-lise.J’avais pas vu la chronique norvégienne à 10.36 sur paterson..De bons contri ici! Almodovar en troisième couteau,mouai?

Jacques Chesnel dit: 31 janvier 2017 à 11 h 03 min

Oui, cher Jibé, je vais y aller bien sûr car la bande-annonce me plait plus que le papier en demi-teinte semi-vacharde de Pauledel… mais en ce qui concerne le jazz, je vous recommande « Born to be blue » film de Robert Budreau avec Ethan Hawke dans le rôle de CHET BAKER ****
https://www.youtube.com/watch?v=j2JAW7LO4CO

Gilles A. dit: 31 janvier 2017 à 11 h 12 min

Dites donc, JD, quel âge avez-vous pour vous permettre d’appeler Mme Roux « feygele » ? Quatre-vingts ans, davantage ?

Gilles A. dit: 31 janvier 2017 à 11 h 18 min

Je viens de voir qu’il y avait un autre Gilles. Désolé. Je pourrais changer en A. Gilles, mais je manque de tonus musculaire. A. G. fait vieux ou assemblée générale, alors disons G.A.

G. A. dit: 31 janvier 2017 à 11 h 19 min

Je pourrais signer « p’tit con », ça me ressemble, mais on me prendrait pour JC, ça créerait de la confusion.

christiane dit: 31 janvier 2017 à 12 h 52 min

Truffaut/Bazin/Godard ?
Dans la préface des Films de ma vie (Flammarion, 1975), Truffaut écrit ces lignes :
« Quand j’avais vingt ans, je reprochais à André Bazin de considérer les films comme des mayonnaises qui prennent ou ne prennent pas (…).
Aujourd’hui, je suis sûr que nous avons fini par adopter la théorie de Bazin sur la mayonnaise car la pratique du cinéma nous a appris un certain nombre de choses :
- On se donne autant de mal pour faire un mauvais film qu’un bon.
- Notre film le plus sincère peut apparaître comme une fumisterie.
- Celui que nous faisons avec le plus de désinvolture fera peut-être le tour du monde.
- Un film idiot mais énergique peut faire du meilleur cinéma qu’un film intelligent et mou.
- Le résultat est rarement proportionnel à l’effort dépensé.
la réussite sur l’écran ne résultera pas forcément du bon fonctionnement de notre cerveau mais de l’harmonie entre des éléments pré-existants dont nous n’étions pas même conscients : la fusion heureuse du sujet choisi et de notre nature profonde, la coïncidence imprévisible entre nos préoccupations à ce moment de notre vie et celles du public à ce moment de l’actualité. »
Quant à La Nuit américaine, je ressens ce film comme un documentaire sur le tournage d’un film, incluant une histoire personnelle qui sème des difficultés imprévues. J’ai aimé que Truffaut prenne autant de soin à suivre la script, l’accessoiriste que les « vedettes » ou le metteur en scène (Ferrand/Truffaut). C’est aussi pour lui, l’occasion d’affronter dans un film les embrouilles de la vie privée qui interfèrent sur le travail du plateau de tournage. Ici, l’histoire d’une fille qui part avec son beau-père. Qu’est-ce qui est le plus important ? le tournage du film ou la vie ? La vie n’a pas un si beau scenario, c’est comme l’Écriture ou la vie… Sacré risque, le film dans le film ! C’est très roman américain ! J-L. Godard portera cela à l’extrême ( A bout de souffle) ou O.Welles ( Citizen Kane), illisible par moment, ou encore Rohmer et, en littérature, Genet, Queneau…
Dans un billet d’Annelise, dans les réactions qui suivent il y a mille et un chemins d’évasion… Belle critique d’Eriksen sur Paterson et regard qui ne m’étonne pas de Jibé et P.Edel sur La la Land que je n’ai pas encore vu.

Jodi dit: 31 janvier 2017 à 13 h 01 min

80 ans?quelle blague.Les femmes me trouvent encore potable..et + si affinités.
Edel23.57, belle critique. »Sans doute soulagé quand une fille le largue » sur Gosling: La jalousie nous ravage aux yeux de l’oiseau RDC.Vous écrivez « les robes aubergines »,elle nous parle de Chazel coloriste qui lorgne vers jacquot le nantais .votre numéro à deux Bogart-bacallien ou Ginger&Fred continue a encore frappé .je songe moi-même à me mettre aux claquettes…(pour dire »jusqu’à quel point »).Vin de Pomerol 19;14,marrante la mise en ligne.Donald ne va pas envoyer les iraniens da

Jodi dit: 31 janvier 2017 à 13 h 04 min

suite;les iraniens danser avec Minnie la souris.Qui a vu la boulette de james wood avec les morts bataclan Instagram?Once upon a time in Us.

Sylvain dit: 31 janvier 2017 à 13 h 14 min

Almodovar président aprés les « insurgés »polanski indice73&delon?

Mademoiselle R m’avait envoyé voir « julieta »,à part ça,ça va?

emmanuel dit: 31 janvier 2017 à 16 h 17 min

annelise, cé kanvouvoulé pour vouzapprendlgncchi..;ou vous mlapprendrez chuipasexiss!! Herrtoller, déhache toutafé.;;la cruautédu rgar édépréjugé dlépok.;cété kekechose kon mesure pabien today .;lbillet rmé les ieuenfacedes trous!
Burdeau Ali, ssui de mediapart? Ysappelle Emmanuel commemoi.;lseul point commun; lépamauvé cpafo.;;
Popaul ki parle d’Emmavecssésoucoup.;y dipalékel.; jtrouv le portrait danlottebillé sur ladormance plupouétic.;popaul létro pérempt kantiparl.;toudsouite ça date plusse..;Chazelle yfé esspré dcopier.;commentu veux ki fass la rob couleur de Temps?;:y séoué la lign..comme le Prinssdunom;;l’a palaprétention drivaliser je pense.;perdu d’avance. Lplanérariome où yvolent.;ali ,jva voufer fer un tour commessa quand vvoulez !
james woods lafé la noodles avé lpost démorts.;pas digne dlui..

Annelise dit: 31 janvier 2017 à 17 h 14 min

Emmanuel dit : popaul létro pérempt kantiparl.;toudsouite ça date plusse..;Chazelle yfé esspré dcopier.;commentu veux ki fass la rob couleur de Temps?;:y séoué la lign..comme le Prinssdunom;;l’a palaprétention drivaliser je pense.;perdu d’avance.

Vs êtes difficile à lire qd on est pressé. Je ne vois pas où Paul en l’occurrence est péremptoire? En gros ce que vs dites est ce qu’il dit hier 23h57
Pour James Woods, « Max » mon ami le traitre ds le film de Leone, ex veule, mac raté pompeur de fric de Sharon Stone, auquel elle téléphone en Courrèges le jour du mariage avec De Niro ds « Casino » oui j’ai vu

christiane dit: 31 janvier 2017 à 17 h 35 min

Emmanuel,
désolée, je ne comprends rien à vos mots quand vous claquez des dents. Êtes-vous au Pôle Nord en maillot de bain ?

Sylvain dit: 31 janvier 2017 à 17 h 36 min

Paul dit l’intrusion du trivial ».

C’est ce que j’aime dans l’ ecriture d’ Annelise:ce mélange de très raffiné et très charnel!

Super chiadé&primitif,cru/doux…tout en 1 !

christiane dit: 31 janvier 2017 à 17 h 38 min

Annelise (ou autre expert), qu’est-ce que « la nuit américaine » dans le langage des réalisateurs ? Quel procédé pour obtenir quel résultat ? pourquoi Truffaut a-t-il choisi ce titre ? Pour dénoncer quelque chose de faux, de trompe-l’œil ?

Phil dit: 31 janvier 2017 à 21 h 38 min

Dear Christiane, une page wikipedia renseigne bien cette histoire de nuit américaine. L’expert que voudra bien se pointer ici devrait plutôt expliquer d’où vient la renommé du film truffaldien, loin d’être un des meilleurs. Il est toujours difficile (en France) de critiquer Truffaut. Ici lâchons-nous un peu…l’acteur Truffaut est bien mauvais, ce qui n’est pas bien grave. Son rôle dans le conflit de la fcinémathèque française, pas bien brillant non plus (mais il.était jeune et aimé des femmes, y compris dhes tordues qui

Phil dit: 31 janvier 2017 à 21 h 43 min

(Part II) y compris des femmes tordues qui hantaient Chaillot (un vrai théâtre).plus haut, je parlais bien sûr de la nuit americaine , which is not terrific at all.
Pialat réalisateur fait l’acteur sous le soleil de satan, il est excellent, magnifique barroud d’honneur.

Widergänger dit: 31 janvier 2017 à 22 h 26 min

christiane dit: 31 janvier 2017 à 17 h 38 min
La Nuit américaine, chère christiane, relève de ce que Marc Cerisuelo (prof de cinéma) a appelé dans sa thèse (Hollywood à l’écran, Presse de la Sorbonne Nouvelle, 2000), un métafilm. Marc Cerisuelo a une formation de philosophe, agrégé de philosophie à la base. Il part donc d’une définition du film par Merleau-Ponty : « Un film n’est pas une sommed ‘images mais une forme temporelle. » De là, il cherche à définir la « forme temporelle » des films qui racontent comme on fait un film. C’est ça, dit simplement, un métafilm. L’histoire du « genre du métafilm » commence très tôt dans le cinéma puisque les premiers métafilms analysés par Marc Cerisuelo sont des films de Chaplin (Hollywood, 1928) dans « Show people », jusqu’au Mépris de Godard et à La Nuit américaine de Truffaut.

Marc Cerisuelo s’efforce dans son ouvrage critique de définir le genre du métafilm par un ensemble de traits qui obéissent à une configuration, à une structure qu’on retrouve à des degrés divers dans tous les métafilms. C’est un genre qui se caractérise par sa constante mise en perspective où le cinéma essaie de se définir en tant qu’art face aux autres arts (notamment au début de son histoire face aux artifices du théâtre, par des scènes célèbres, notamment dans A star is born) et par son souci documentaire pour montrer comment on s’y prend concrètement pour faire un film.

C’est un genre souple qui accepte les « modulations, des précisions et des modifications, des substitutions et des compensations ». Autrement c’est une structure ouverte, comme dirait U. Eco, et plastique, souple.

Comme Marc Cerisuelo est de formation un philosophe, il se sert — et c’est souvent l’intérêt de ses analyses et de ses cours (puisque j’en ai suivi certains sur Le Mépris de Godard, dont il est un spécialiste) — de concepts venus de la philosophie pour penser le cinéma. Ici, il se sert notamment de ce que Leibniz appelle des « cogitata » (des contenus de pensée en somme) qui introduisent le relativisme de la vérité mais, citant G. Deleuze, qui a écrit sur Leibniz, « ce n’est pas le relativisme qu’on croit ». Car les variations du métafilm au fil des décennies du XXè siècle ne sont pas tant les variation d’une vérité du cinéma que la « vérité d’une variation ». Autrement dit, on peut identifier, comme pour l’ADN, les gènes en quelque sorte constitutifs du genre métafilmique qu’ils repère présents dans tout métafilm à des degrés divers et qui définissent ainsi, selon leur degré de présence ou d’absence, les orientation de cette vérité du cinéma. Il repère ainsi 7 cogitata dans la structure du métafilm. je ne vais pas les énoncer ici parce que ce serait trop long. Mais c’est assurément à l’aune de cette structure qu’on peut articuler un jugement esthétique sur tel ou tel métafilm. Ainsi, on peut dire sans trop se mouiller, que La Nuit américaine présente le cinéma sous l’angle du tournage plutôt que sous l’angle de la projection (comme par exemple dans A star is born). Mais ce n’est qu’un des aspects du film de Truffaut. Le chef d’œuvre du genre en France, c’est évidemment Le Mépris de JLG.

christiane dit: 31 janvier 2017 à 23 h 01 min

J’avais lu, Phil, mais je ne faisais pas le rapport avec le film de Truffaut. (Filmer comme si c’était la nuit alors qu’on tourne en plein jour). D’où mon impression de mensonges, d’artifices. Tous ces acteurs bousculés entre vie personnelle, rôles, imprévus…. face à un art du trucage.
W. en donne un développement très complexe. Je sens que la réponse est là-dedans mais je ne comprends pas vraiment la nature du « méta film », « la vérité d’une variation ». Déjà que je viens de relire « Corps de bois » de Michon pour répondre à Chaloux sur le rapport Flaubert/Michon, je rends les armes ! Vous êtes trop intelligents et moi, trop fatiguée. Mille mercis et bonne nuit.

Phil dit: 1 février 2017 à 10 h 22 min

l’explication de Widergänger n’est pas à prendre au débotté, certes…le métafilm vous projette dans l’histoire du cinéma, c’est une jouissance intérieure. il faudrait penser à organiser un festival de métafilms.

Paul edel dit: 1 février 2017 à 11 h 28 min

Voir un metafilm ca a l’air ‘angoissant si on est pas un super connaisseur de Leibniz ou merlot ponty on doit y perdre la substantifique moelle.

JC..... dit: 1 février 2017 à 12 h 03 min

Il est clair que notre cher Donald va renvoyer dans les plantations de coton les descendants des esclaves importés !

J’adore…

Annelise dit: 1 février 2017 à 12 h 55 min

…encore que le merlot ? (11h28)
12h03, ns voilà donc obligés, ds une uchronie à rebours, de ns priver de Muddy Waters, de Joe Strummer des Clash (il est né à Ankara), d’immenses talents, de chercheurs etc..la vie va être bcp moins belle. Ah, les chants de coton

Gilles dit: 1 février 2017 à 14 h 50 min

Développement de Widergranger intéressant. Le jargon universitaire quand il n’est pas d’1 vide sidéral,bien sur pour les pros!souvent une coquille de noix mais pas là.Cerisuelo ,ali en a parlé pour wes anderson (d’ou g acheté le bouquin).

Eriksen dit: 1 février 2017 à 15 h 19 min

à roro: bravo. plus de danse, plus de questions, et pratiquement autant de qualité de chant dans cet extrait que dans tout La La Land.

Gilles dit: 2 février 2017 à 10 h 47 min

15.00 & 15.19 :expeditif comme critik non ? la comparaison qui tue.chacun fait son marché dedans comme il veut.Anne-lise avait annoncé la couleur « le Chazelle ,pas le top créatif mais joli-mimi énergisant pour l’époque ».Quand Paul met velbecq en// avec Baudelaire par contre c’est pas gênant ..2 poids ,2 dosettes pour la vente de lessive .Je vais relire jacques cerisuelo d’après Wider et voir ce soir Moonlight.2017,c’est pas 1961 les gars (mon année de naissance ,Ali,comme vous savez on a de quoi à Bordeaux..) naissance,millésime EXCEPTIONNEL

Gilles dit: 2 février 2017 à 13 h 27 min

Roro 11.: filer le lien sur West Side ou kazan quel argument!Gaffe à la surchauffe.vachement créatif le débat…

Roro dit: 2 février 2017 à 13 h 52 min

vachement créatif le débat…

Débats Les films actuels me font ch, je les trouve lourds, linéaires et sans intérêt, pas créatifs.
(Association d’idées avec des films relégués qui avaient eu leur importance . c’est pas mode c’est vrai)

Eriksen dit: 2 février 2017 à 14 h 01 min

et bien allons-z-y.

La La Land a quelques qualités, le tout début, le jazz et la toute fin.
Pour la comédie musicale, on repassera. Dans le passé, certaines tinrent la route sur leur seule qualité musicale et malgré un scénario indigent, mais subir en 2017 à la fois un scénario ridicule et la prestation musicale honnête mais somme toute mineure de deux acteurs renommés, c’est trop.

Un jour de grand embouteillage au pays de La La La La, les solitudes confinées des ego musicaux se mutualisent soudain en magnifique chorégraphie hollywoodienne, version chewing-gum. Chazelle ne nous prend pas en traite : avant même le générique de début on sait qu’il veut nous offrir une délicieuse parenthèse nostalgique et nous glissons dans l’intimité protectrice des fauteuils. Prêt pour le cocooning ?
D’accord, mais y’a des limites.
Mis à part le plaidoyer pour le jazz que Chazelle magnifie toujours très bien et LA chanson du film (city of stars), la comédie musicale n’a pas beaucoup de ressort pour fonctionner.
En mixant l’esthétique des années 60 avec mail et smartphone, la Toyota Prius hybrid avec les gros caractères des façades de cinéma des années 70, Chazelle crée un pont de reconnaissance en tendant à chaque génération un miroir sans tain, où chacun peut à la fois se reconnaitre et voir ce qu’il désire au travers. Une démarche de pub.
J’avais l’impression d’être un de ces gros obèses de Wall-E, popcorn dans le carton et Chamallow dans les yeux, à qui l’on donne à voir la réduction de la sauce jusqu’au bouillon Kub du cliché même.
Je ne peux pas adhérer à un scénario aussi affligeant. « sympa sans plus » dit Paul Edel ? Chantons sous la pluie et West Side Story avaient une autre tenue et un Américain à Paris est un film métaphysique à côté.
A quoi sert donc ces resucées de ce qui a existé quand on n’a plus les moyens humains pour combiner la renommée des stars et la qualité des danseurs ? Je préfère de beaucoup les comédies musicales contemporaines de C Honoré, à ce fake simili.
Ce désir de retrouver l’Amérique d’avant (ou l’Amérique de toujours) me semble bien régressif, et ces 7 golden globes qui en font le film le plus titré du cinéma depuis 1944 par la Hollywood Foreign Press Association, font peur au même titre que Trump.
D’abord publicité Hollywood Chewing-gum, puis pub pour le Jazz et pour finir pub pour Groupama… le film ne débute qu’à 10 minutes de la fin, où enfin il se passe quelque chose d’inattendu

Paul edel dit: 2 février 2017 à 14 h 07 min

Mettre des récompenses d une comédie musicale sympa en équivalence avec l arrivée de trump à la maison Blanche là ça demande une explication .

Widergänger dit: 2 février 2017 à 14 h 38 min

Ce serait une superidée, Phil ! En commençant par Show People de Chaplin et des séances de commentaires après le film pour en montrer les séquences clés. C serait vraiment super !

Jibé dit: 2 février 2017 à 16 h 17 min

« le film ne débute qu’à 10 minutes de la fin, où enfin il se passe quelque chose d’inattendu »

Oui, Eriksen, alors que chacun a réalisé son rêve : elle est devenue une star, a vécu à Paris et a un mari impeccable et des enfants adorables et lui a son club de jazz, mais d’une certaine manière ils ont raté leur vie ainsi que le montre ce kaléidoscope d’images de leur bonheur a jamais perdu ?

Eriksen dit: 2 février 2017 à 17 h 12 min

@Jibé : c’est ce que j’aime dans ces 10 dernières minutes.
« raté leur vie » est un peu excessif, non ?
mais c’est clair qu’ils ont raté quelque chose, et la question se pose de savoir si ce qu’ils ont réussi valaient la peine de rater « cette chose ».
Le film a la légèreté de ne pas y répondre.

Annelise dit: 2 février 2017 à 17 h 19 min

Roro 16h16 (et alors que j’aurais eu à rectifier un peu le tir Eriksen 14h01 fort de café, une autre fs..) si vs me prenez par les sentiments et déchaînez mon coeur Cheyenne… qd Jack en petit chapeau melon découvre Custer-the-killer, comme aurait presque pu le chanter Neil Young avec les Horses. Arthur Penn sur ce coup c’est qqchose ! J’aime aussi qd Mrs Pendrake entreprend « à son corps défendant » ds le style Angélique, la Marquise démange (elle ne veut jamais, elle est tjs obligée la pauvrette..)de faire faire un tour de manège au petit Crabb. L’invisibilité parfs ne sert à rien.. pas assez de jambes pour fuir les entreprises de Louise, on le comprend même si avec Faye ça semble surhumain… et « Rayon de Soleil »… l’actrice dans la vie s’appelle Aimée Eccles? Me suis frottée les yeux soudain, découvrant qu’un cinéma ou une salle du Sundance s’appelle comme ça apparemment. Beauté de certains signes
En attendant n’oubliez pas Moonlight, et ds une semaine le Scorsese même si..

Emmanuel dit: 2 février 2017 à 20 h 49 min

christy 17.35 ltrentéun,..cpa trogentil,..stuveux okay j’abandonne mon phrasé stuveu mieux comprend?..;
Annelise, vu ‘Moonlight’;on en reparle.;vous êtes de bon conseil, votre ton singulier opère ssurmoi des miracle of love!
In love with Annie Lennox, faute que vous jetiez sur moi vos bozyeux?; bien vu Sylvain 17.36 sur le côté raffiné/cru/primitif d’Ali;dlabombe!!

Emmanuel dit: 2 février 2017 à 20 h 53 min

‘templdlarpariétal’ j’aime bien.;(à droite) Penelope l’aurait dussinpirer ,au lieu d’en découd;.

Eriksen dit: 2 février 2017 à 21 h 15 min

« faute que vous jetiez sur moi vos bozyeux »
on pourrait y rajouter « Belle Annelise »?
ou sinon celle-là
Belle Annelise, que jetiez vos boyzieux sur moi faute?

Widergänger dit: 2 février 2017 à 21 h 38 min

Mes petits chéris, vous n’allez tout de même pas nous faire croire que la définition du film par Merleau-Ponty ait pu vous donner des boutons !

Merleau-Ponty : « Un film n’est pas une somme d‘images mais une forme temporelle. »

Est-ce que je dois me ridiculiser à vous l’expliquer ? Bon ! Mais n’envoyez pas les tomates, hein… Une pellicule est faite d’images qui se succèdent et qui passées à la vitesse de 24 images/s produit l’illusion du mouvement. On pourrait se conter d’un tel énoncé. Mais ce serait oublier qu’il n’y a pas d’art sans une forme qui fait sens, une forme-sens. Ainsi peut-on repérer dans le genre du western des traits significatifs qu’on va retrouver à peu près dans tous les western mais avec des contenus différents : la solitude du héros, le combat du héros pour faire triompher la justice sur le mal, etc. Autrement dit, il y a bien une forme narrative qui organise le sens, une structure narrative avec ses cases organiques dans la structure. Cette structure n’est pas celle d’une image figée mais est intimement dépendant du temps, elle se déploie dans une temporalité et ne prend sens que dans cette temporalité. Autrement une forme temporelle filmique n’est pas identique à la somme des images du film, mais elle les transcendent et les met dans un certain ordre sur la pellicule.

Pour Leibniz, c’est pas bien compliqué non plus. Les « cogitata », ce sont simplement les contenus de pensée de la structure narrative du film.

Par exemple, dans un métafilm, on trouvera obligatoirement un certain nombre de personnages qui ceux qui participent à la construction et à la fabrication d’un film, ceux que Marc Cerisuelo appelle les « agents de la production cinématographique : acteurs, producteurs, réalisateurs, scénaristes, techniciens, employés de studio, agents de publicité et de relation publique, etc. Par exemple dans Sunset boulevard, le premier personnage qui apparaît c’est un scénariste autour duquel gravite le film, soulignant l’importance du scénariste à cette époque du cinéma. À d’autres époques, le sera le producteur parce que le producteur à d’autres époque joua un rôle central dans les grands studios. Dans Le Mépris, c’est le réalisateur joué par la figure mythique de Fritz Lang, qui sert de faire-valoir à Godard pour à la fois s’identifier et prendre ses distances avec le maître afin de mettre en valeur la rupture qu’il opère, lui JLG avec une esthétique qui ménage des transitions pour proposer une esthétique critique qui casse les codes et ménage des effets de surprise (voir le fameux documentaire de l’entretien entre Godard et Fritz Lang, Le Dinosaure et le bébé.

Ainsi tout au long de son histoire, le cinéma cherche à légitimer son art en le confrontant au passé auquel il rend à la hommage par des citations (ainsi JLG dans Le Mépris cite des gags de Buster Keaton par des allusions plus ou moins claires aux techniques du burlesque chez Keaton, et s’appuyant sur ce passé propose ses propres innovations qui ont ainsi plus de chance de trouver l’adhésion du public. C’est tout ce jeu citationnel et paradoxal dans la structure de la forme-sens qui s’appelle le « métafilm », tout au long de l’histoire du cinéma, qu’analyse avec brio Marc Cerisuelo dans son merveilleux bouquin plein de saveur et d’intelligence.

Widergänger dit: 2 février 2017 à 21 h 50 min

En même temps, si JLG déconstruit l’esthétique de la transition propre à Fritz Lang, il crée des effets de fluidité dans la rupture par sa technique des raccords dans le mouvements qui donne l’impression dans Le Mépris d’un immense fleuve qui déferle à travers les différentes séquences, un effet indéniablement fort et lyrique qui emporte le spectateur dans un destin en marche. La séquence qui montre Fritz Lang en train de marcher est à cet égard tout à fait remarquable et vraiment somptueuse en magnifiant l’ami Fritz comme une sorte de demi-dieu du cinéma auréolé de sa gloire de résistant au nazisme alors que dans la réalité, au moment du tournage, Fritz Lang était très malade.

Jibé dit: 2 février 2017 à 21 h 53 min

« raté leur vie » est un peu excessif, non ? »

Disons « qu’ils sont passés à côté de leur bonheur », Eriksen. Mais ne lui avait-il pas dit qu’il l’aimerait toujours !

olga dit: 2 février 2017 à 23 h 48 min

WG G il vous a fallu 35 lignes roboratives assorties d’une demi-douzaine de philosophes pour expliquer à Christiane ce qu’était la nuit américaine. Il vous a fallu 38 lignes pour décortiquer Leibniz et les cogi-tata.. Il est vrai que 8 lignes vous ont suffi pour nous apprendre que F.Lang était très malade quand il marchait dans « le mépris » de Godard. C’est du cinéma, chez Annelise; on n’est pas au Sénat….
Parlez-nous de « moonlight » ou de « La La Land » !!

olga dit: 3 février 2017 à 0 h 07 min

Annelise, je suis retournée in » La la land »; je viens de découvrir le post d’Eriksen,trop bien fait, trop complet, trop précis, pour que j’y ajoute un appendice. Depuis, j’ai entendu Agnès Varda, sur quelle radio ? expliquer avec des larmes dans la voix que D.Chazelle (dt tout le monde sait que son père est français, haut les coeurs, les choeurs,) avait vérifié avec la plus grande minutie les détails, les couleurs des robes de Deneuve …
Grand coloriste, vous avez raison, mais,le scenario ..l’histoire..Vrai, Gigi aussi c’était guimauve; Damien Chazelle n’est pas Minelli pourtnnt.
W.E pluvieux ? ce sera Moonlight !

Jibé dit: 3 février 2017 à 8 h 16 min

« ce sera Moonlight ! »

Me too, Jim Jarmuch included, Olga !

J’ai vu le biopic de Larrain, « Jackie ». J’ai bien aimé.
Mais le film qui l’emporte, à mon goût, cette semaine, c’est « Tempête de sable »…

Roro dit: 3 février 2017 à 10 h 15 min

Jibé
quel intérêt, se déplacer pour ce biopic? N’a-t-on pas déjà vu 36000 docus sur cette personne, il suffit de les repasser- Ou c’est encore un règlement de comptes du cinéaste avec ses fantômes persos?!

JC..... dit: 3 février 2017 à 10 h 48 min

Comme si les USA n’était pas une colonie blanche anglo-saxonne d’abord, ayant accueilli sur son sol des tapées d’esclaves nègres aux dents blanches qui votent démocrate, des régiments d’hispaniques bruyants qui passent de la drogue, des mosquées entières d’islamistes radicaux qui s’attaquent aux gratte ciels de NYC !

Pauvre America ! Heureusement Zorro TRUMP est arrivé, vous allez voir comme ça va redevenir vivable …

JC..... dit: 3 février 2017 à 10 h 54 min

Comme si les USA n’était pas une colonie blanche anglo-saxonne, d’abord, ayant accueilli sur son sol des tapées d’esclaves nègres aux dents longues qui votent démocrate, des régiments d’hispaniques bruyants qui passent de la drogue par le grillage, des mosquées entières d’islamistes radicaux qui s’attaquent aux gratte ciels surpeuplés de NYC !

Pauvre America ! Heureusement Zorro TRUMP est arrivé, vous allez voir comme ça va redevenir vivable … Vive l’America blanche !

Paul Edel dit: 3 février 2017 à 11 h 06 min

Roro, à propos de biopic sur jackie kennedy …c’est comme se demander pourquoi faire un film de plus sur la vie du christ? il y en a eu tellement depuis le cinéma muet, jusqu’au jour où un Pasolini nous donne « l ‘evangile selon Saint Matthieu »

les voisins dit: 3 février 2017 à 11 h 07 min

Faut pas trop en vouloir au satyre de pq il a le béguin pour donald duck depuis toujours, ça a disjoncté dans son demi-neurone la médecine ne peut rien

Gilles dit: 3 février 2017 à 11 h 36 min

@13.52 le 2 ,le genre d’apriori qui prépare l’a posteriori …
14.01 Ha déjà mieux!Merci Ericksen ;Je n’ai pas trouvé le film incandescent ,loin s’en faut .La new génération a adoré et tant de critiques cinema avec…? surtout les filles .Je prefere les limites pointees par Annelise que l’expédition directe au poteau de Roro .Les comédies musicales d’Honoré? malignes avant tout .Romby injecte la nostalgie qui va bien en vous faisant croire que l’aspartam remplaçant le sucre que votre régime interdit va être mieux . »Une démarche de pub »?.. Honoré avec le CD pret à vendre qu’est-ce d’après vous? Pas plus grosse ficelle chez chazelle .L’impression de passage à perte de gros budget vous gêne ,vous voyez dans le film une regression a la Trump ? Trump n’aime pas les blacks au gros cul(désolé Annelise). Ryan gosling veut la faire danser et elle l’envoie bouler pour danser avec son vieux negre de mari .Trump n’aime ni les artistes ni les perdants a la gosling du film.Si je prefere Nathalie Wood ou Leslie caron ,ou Kazan la reponse me parait évidente…West Side? Comparons ce qui est comparable.

G. A. dit: 3 février 2017 à 11 h 39 min

Widergänger dit: 2 février 2017 à 14 h 38 min
Show People de Chaplin

En tant que dernier ayant-droit de King Vidor, je proteste.

Jibé dit: 3 février 2017 à 11 h 41 min

Oui, l’essentiel et de voir ce que Larrain en a fait. Comme pour Neruda, il prend juste un moment essentiel de la vie du personnage « biopiqué ». Ici, l’assassinat et l’enterrement du Président, jusqu’au départ de la Maison Blanche de Jackie et de ses enfants. Beau travail sur le grain de l’image en couleurs et en noir et blanc. Et intéressant traitement de la personnalité de son héroïne dont on se demande à la fin si elle est redoutablement intelligente ou totalement conne ! Comme pour Neruda : génie ou bouffon ?

Paul Edel dit: 3 février 2017 à 11 h 42 min

Ecoutez Roro, Flaubert, notre Gustave adoré, il fait bien le biopic de saint- julien l’hospitalier, de Salammbô, la fille d’Hamilcar; il a travaillé 25 ans sur Saint- Antoine, il a aussi aussi reussi le biopic génial d’une pauvre servante oubliée de tous, Félicité dans « un cœur simple ».. il ne hiérarchise pas comme vous.. Il raconte aussi la vie d’une épouse de médecin dans un village pluvieux normand , Emma Bovary.. A chaque fois, il se pose la question capitale , sans souci de je ne sais quelle hiérarchie, que ce soit un saint ou une domestique, : qu’est-ce qu’une vie dans son opacité ?

Eriksen dit: 3 février 2017 à 11 h 46 min

Gilles.
quand je parle de pub, ce n’est pas pour pointer l’argument marketing (le cinéma se rentabilise avec ce qu’il veut et je n’ai pas à en juger). C’est pour indiquer la caresse uniquement dans le sens du poil et la pauvreté centrale du cliché (à vendre) qui se cache derrière le miroir réfléchissant.
votre lecture de la scène de danse avec le black n’est pas juste. ce n’est pas elle qui l’envoi bouler mais le mari qui marque son territoire.
Je n’ai pas dit que ce film était trumpiste mais qu’il procédait de la même régression.

G. A. dit: 3 février 2017 à 11 h 51 min

Un festival de métafilms. Cherchons…
The Bad and the Beautiful de Minelli (sais plus le titre français), Quinze jours ailleurs, Huit et demi, et puis et puis… ah y en a d’autres, c’est sûr. Un polar avec un meurtre pendant le tournage, oublié le titre.

Roro dit: 3 février 2017 à 11 h 58 min

Paul Edel
Jibé
quel intérêt cette nana (la réponse est peut-être dans le film) à part recevoir une bonne éducation, dépenser du fric, et faire de la figuration, parader .. ! elle n’était pas obligée de rester avec ce type Elle a accepté le deal épicétout !

Jibé
Larrain abuse, du moins Neruda était tout sauf un bouffon ! Un génie créateur outre qu’il a sauvé des milliers de gens des horreurs du franquisme

Eriksen dit: 3 février 2017 à 11 h 59 min

Est-ce que La La Land n’est pas une sorte de méta-film dans la mesure où il montre bien les ficelles de ce genre cinématographique qu’est la comédie musicale et sans rien renouveler ?

JC..... dit: 3 février 2017 à 12 h 07 min

Eriksen,
vous êtes gentil comme tous les benêts inactifs mais pensant : Donald TRUMP n’est pas une régression mais une nouvelle voie démocratique extraordinairement riche de possibilités … Evidemment cela vous choque !

Dame…. où on va là ? où on va …

JC..... dit: 3 février 2017 à 12 h 11 min

Eriksen,
Vous devriez savoir en outre, même égaré, qu’à Beijing on sait que l’humanité a débuté en Chine ! Pas en Afrique ….

Irma la 12 dit: 3 février 2017 à 12 h 47 min

oh oui oh oui, foutons-nous de la gueule de jicé, c’est plus drôle que de relever ses horreurs.
prenons-le pour ce qu’il est, un benêt qui voudrait être clown.

Annelise dit: 3 février 2017 à 14 h 50 min

Jibé, « Tempête de sable »,Gd prix du Jury à Sundance 2016… Layla apprend à conduire avec son père, aux frontières de la Jordanie.. envie d’émancipation forte..il l’aime et reprend néanmoins le volant qd on peut les surprendre.. Tasnim, la cadette. Je pensais au passage à ma chère Ipek, au narrateur chez Pamuk.. « Neige », vers le village de Kars.. Là ns sommes au fin fond d’Israël, les bédouins, le désert du Néguev st présentés loin de tte carte postale. Jalila, la mère, superbe personnage, lucide, douloureux…qd Suleiman accueille une 2nde épouse pour laquelle il se met en frais, ms rien n’y fait, la condition de la femme reste ce qu’elle est, ds un système archaïque. Les armes pour lutter st complexes, multiples et restreintes à la fs..tbeau film israélien en langue arabe en effet pour E.Zexer

Gilles dit: 3 février 2017 à 19 h 04 min

Annelise 14.50 et JB , Lamis Ammar ,super compo! Quand la mariée arrive poudrée jusqu’aux oreilles.La polygamie alors que le père et la fille sont complices.
Eriksen,elle est bien contente de retrouver son buena vista social club! Gosling trop pâlichon.olga j’ai bloqué sur les cogitat de l’hémicycle,n’empêche Wg rend pas mal son cerisuelo…

olga dit: 3 février 2017 à 22 h 42 min

WGG .Non, je n’étais pas de mauvais poil ! quand vous racontez simplement, vous pouvez être passionnant ( cf sur RdL vos itinéraires dans Paris; très réussi) Si vous parliez de N. Portman ou des couleurs(un peu fadasses mais bien assorties) de Lalaland, cela serait plus intéressant que Leibniz et Levinas réunis !!
Vu sur ciné+famiz un film consacré au film d’animation,Michel Ocelot, sylvain Chomet et consorts expliquant comment ils travaillaient, avec de nombreux extraits de leurs films, extra.Cela me met au coeur du sujet. La philosophie sur le ciné, cela me rend un peu frapadingue, c’est vrai! Mais les Triplettes de Belleville, du bonheur!
ps je n’aime pas « la nuit américaine »…

JC..... dit: 4 février 2017 à 6 h 17 min

La République du Cinéma concentre en ces salons, lieu obscur d’excitation pédagogique rare, un bataillon d’enculeurs de mouches comme j’en ai rarement vu dans une vie pourtant bien agitée au monde.

Bravo, les gars, chapeau les filles ! Continuez …

JC..... dit: 4 février 2017 à 7 h 55 min

Un des enfants Fillon, avocat, est d’accord pour défendre les mouches abusées par les Polanski de la RdC, et ce à mes frais sur crédits européens.

J’ai porté plainte contre la Taulière de ce lupanar pour cinéphiles pervers mais distingués. Si les braves gens ne s’occupent pas de morale, où finirons nous, malheureux !?…..

radioscopie dit: 4 février 2017 à 12 h 06 min

Ecouté ce matin « On aura tout vu », France Inter. Laurent Delmas n’a pas dit grand bien de Moonlight. A son avis, un film « rose bonbon » qui ne va pas bien loin et surtout ne lève pas le tabou de l’homosexualité dans la communauté afro-américaine. Bref, le réalisateur est passé à côté du sujet.
En revanche, il pense beaucoup de bien du Jackie de Pablo Larraín, à ses yeux nettement plus réussi que Neruda. Pour ma part, j’estime que Neruda est un excellent film, ce que j’ai d’ailleurs essayé d’exprimer ici.

Watteau dit: 4 février 2017 à 12 h 16 min

JC 6.17 un travail de couturière .ne gonflons pas la note des époux en prenant un avocat .Olga ,les triplettes de chaumet avaient fait sensation au début des 2000.ca se revoit bien.pourquoi demander de choisir entre le fromage et le dessert? Bien aimé la notice sur le metafilm .Le regard d’Eriksen philo ,la mitraillette Emmanuel,Phil ou popol.On quitte la bouillie pour commencer à diversifier la nourriture.Faut bien mâcher.

Paul Edel dit: 4 février 2017 à 12 h 23 min

Parfois les commentaires de ce blog ressemblent à de délicieux zig -zags d’hirondelles au dessus des toits, un jour d ‘orage.

Jibé dit: 4 février 2017 à 12 h 37 min

« un film rose bonbon »

On peut le dire de « Moonlight », comme pour « Le secret de Brokeback Mountain », le genre de mélo pour lequel je verse toujours ma larme…

J.D dit: 4 février 2017 à 12 h 40 min

Eriksen 11.17 Le seul mot Stchroumpf remet la vision de Mlle Nothomb devant les yeux!Oi vei ..Je prefere me laisser guider par maidelée Annelise ,du’clair de lune’moonlight à ce film israélien en langue arabe.
Jc ,le dibbouk vous colle dessus? Un religieux pourrait arranger ça …

J.D dit: 4 février 2017 à 12 h 52 min

Watteau dit »pourquoi choisir entre poire et dessert « .
le blog tire vers le haut en dépassant le jeu débile j’aime/j’aime pas de 90% des critiques cinéma niveau télé star .ou l’émission depuis l’olympe d’avis « supérieurs « .la pratique des critiques très élaborées d’Annelise comme les incises chiadées sur cerisuelo font partie du sport ! Bon pour maskilim,frynad Wg!

Eriksen dit: 4 février 2017 à 13 h 06 min

Je n’ai pas trouvé de rapport entre les schtroumpfs et Nothomb, mais peut-être est-ce son fameux chapeau ?
Du coup j’ai trouvé des interprétations qui font des Schtroumpf des nazis ou mieux, des communistes:
Grand Schtroumpf = Marx
Schtroumpf farceur = Molotov
Schtroumpf bricoleur = Stakanov
Le cosmoschtroumpf = Gagarine
Schtroumpf poète = Gorki
Et le schtroumpf à lunettes ?? Trotsky ou Sartre au choix.

Jibé dit: 4 février 2017 à 13 h 24 min

« un film qui ne lève pas le tabou de l’homosexualité dans la communauté afro-américaine »

Est-ce son ambition ? Filmer deux blacks virils s’embrasser à pleine bouche, c’est déjà un premier pas. Et le film va au-delà de cette problématique-là, montrant la violence, la drogue, la prison, la misère sociale propres à cette communauté. Bien sûr, tout est brossé à grands traits, notamment les portraits de femmes réduits à la maman-bimbo et à la putain-camée. Ce qui m’a le plus interpellé, c’est de voir au générique que Brad Pitt a participé à la production. Pour l’argent escompté ou pour la conviction de ce sujet particulier ?

JC..... dit: 4 février 2017 à 13 h 52 min

« Filmer deux blacks virils s’embrasser à pleine bouche, c’est déjà un premier pas. » (Jibé)

Virils ? …. vous rigolez ou quoi : des fiottes de la lune, faisant les putes pour des voyeurs de salle obscure … uhuhu !

EN ENFER ! les sodomites ….!

olga dit: 4 février 2017 à 13 h 58 min

Watteau, vous en êtes encore à l’embarquement pour Cythère…ou vous avez rendez-vous chez ChAUmet pour la Saint-Valentin.Place Vendôme! Chomet et ses triplettes se sentent plus à l’aise à Angoulème.
Je me demande si Moonlight va être possible..la tornade c’est pas « chantons sous la pluie » ..

Roro dit: 4 février 2017 à 15 h 04 min

JC espere avoir des chances d’emmener angelina faire un tour en scooter maintenant que brad n’est plus avec elle

radioscopie dit: 4 février 2017 à 16 h 36 min

Entretien intéressant de Barry Jenkins dans l’Obs. A propos de Brad Pitt et sa société Plan B : il rencontre Brad Pitt au festival de Telluride où Jenkins animait un débat autour de « 12 Years a Slave ». Brad Pitt lui demande sur quoi il travaillait, il lui parle du scénario de Moonlight, et l’affaire est dans le sac. Jenkins doute que d’autres projets sur l’homosexualité dans le milieu afro-américain voient le jour. A cause du rapport compliqué à la masculinité dans cette communauté, de l’idée de pénétration associée à la vulnérabilité, la faiblesse, la soumission, autant de choses qui renvoient à un passé douloureux dans l’histoire des Noirs en Amérique. Jenkins ajoute que le tabou existe dans d’autres communautés et religions aux USA.

Widergänger dit: 4 février 2017 à 21 h 15 min

J’ai du mal à comprendre de tels reproches, olga, qui relèvent à l’évidence de la mauvaise foi… Leibniz occupe exactement deux lignes…!! Et franchement ce que j’écris, c’est rien ! c’est un seul mot « cogitata » qui est l’évidence même à comprendre !

Vous me décevez beaucoup, vous savez olga ! Je vous croyais plus sobre…

olga dit: 4 février 2017 à 22 h 22 min

Wideganger 21h15. Mince alors, j’étais pourtant allée à Canossa …et ça ne m’arrive pas souvent, en plus !
Je ne suis pas sobre du tout;j’ai aimé, j’aime le cinéma. Je ne sais en parler qu’en termes simples…par ex.hier ou avant-hier sur Sundance ou Eurochannel, j’ai vu un docu sur Melville, l’homme au chapeau et aux lunettes noires. Plein d’extraits de films, V.Shloendorf avec des souvenirs. Ainsi Melville torturait Lino Ventura… et bien d’autres choses plus intéressantes.Je suis peu douée pour philo-cinéma !!
***contente que Polanski ne soit pas remplacé. Beau geste.
¤ je n’appartiens pas aux ligues de vertu. Les tribunaux américains ne fonctionnent pas comme les tribunaux français; il y a des procureurs qui aiment bien faire la peau de certains accusés;jusque dans la tombe. Polanski avait payé et la jeune fille devenue dame respectable a dit et redit que cette histoire lui avait pourri la vie et lui pourrissait la vie.Elle voulait oublier.

Eriksen dit: 5 février 2017 à 15 h 01 min

Tempête de sable.
Le film est très beau, les personnages sont d’une grande richesse, le scénario est poignant… tout pour faire un très bon film.
Mais
1 je n’ai aucunement été bousculé dans ma manière de penser par ce que j’ai vu, donc il est probablement que ce film s’effacera très vite.
2 il y a une dichotomie majeure entre le traitement des femmes (toutes sensibles et courageuses) et celui des hommes (lâches et autoritaires). Il s’agit d’une attaque assez marquée contre une société musulmane et les hommes qui la contrôlent. Le manque de nuance de l’attaque est notable.
3 j’ai été surpris par la rudesse des rapports entre individus de même sexe, et par l’absence de lien entre eux. Il ne me semble pas que ce soit la réalité. Les critiques de l’occident venant de l’Islam portent souvent sur l’isolement familial et communautaire des individus (en plus d’une certaine dépravation selon eux et d’une soumission au capitalisme).
4 la quasi-totalité du générique est composé d’Israéliens (mis à part les acteurs et la musique).

Donc prenons ce film pour ce qu’il est : une belle œuvre mais une œuvre de dénonciation (pour ne pas dire propagande), avec tous les partis pris que cela implique.
Dans l’opposition pays Occidentaux (en incluant Israël) et pays arabes, le film apparait une entreprise de séduction occidental pour générer le doute voire la révolte chez les femmes arabes. Une tentative de ficher un coin entre hommes et femmes. Une arme plus subtile que la lutte armée. Je ne dénonce pas, mais je pense qu’il faut en être conscient.
Arme d’ailleurs utilisée aussi par l’autre camp, en allant parfois bien plus loin (cf entreprise de séduction des jeunes femmes françaises de souche en mal de « respect » et qui tombent dans rets des djihadistes radicaux sur internet : le ciel attendra au cinéma récemment).

JC..... dit: 6 février 2017 à 6 h 59 min

Tout ce qui contribue a réduire la soumission des femmes dans ces sociétés musulmanes rétrogrades est bon….

Widergänger dit: 6 février 2017 à 11 h 23 min

Il l’a torturé pour la bonne cause dans L’armée des ombres. Aujourd’hui on peut voir le résultat magnifique de ces tortures ! La course à perdre haleine quand il sort précipitamment de l’hôtel de la Gestapo. Quelle scène poignante !

Eriksen dit: 6 février 2017 à 12 h 53 min

je ne comprends pas très bien…
Il doit y avoir des blogueurs de l’ombre qui ne s’affichent pas pour tout le monde.

Jibé dit: 6 février 2017 à 13 h 02 min

Eriksen, l’héroïne de « Tempête de sable », finira quand même par rentrer dans l’ordre. Par amour pour ses parents, par peur de l’inconnu, par fidélité à la loi communautaire ?
C’est sa jeune soeur, adolescente rebelle qui dit non à tout (« à quoi bon laver le sol, ça sera sale dans dix minutes »), et qui regarde tout et sait tout, qui incarne plutôt la réalisatrice ?
Moi, je me souviendrai longtemps de ce film !

J.D dit: 6 février 2017 à 13 h 03 min

Ericsen ,15;01,commentaire de Ments…le shlémil JC qui abonde dans votre sens devrait vous mettre la puce à l’oreille? Les billets d’Annelise évolutifs,on évolue avec eux dedans, »La tempête de sable » n’a que des acteurs israéliens, de là à dire que le propos s’assimile à de la propagande ..? faudrait être shikere.C’est très exagéré ou vous le dites pour faire bondir WGG.Le père qui se fait tenter par « toukhiss,une mariée plus fraiche: les leçons de conduite ne réussissent pas à contrebalancer l’archaïsme. comment voulez-vous une solidarité entre femmes quand le système est fait pour cautionner le contraire? Les femmes bédouines ignorent que des intellectuels juifs ET arabes manifestent contre des colonies.
Moonlight : Ali nous

Annelise dit: 6 février 2017 à 13 h 15 min

13h03 que veut dire « ments » ?
11h23 je ne sais pas si on peut dire ça comme ça pour Melville, ms « L’Armée des ombres », quel film ! Et « Le Cercle rouge ».. Le Grumbach à lunettes miroir & Stetson fan d’Herman était doué. Tavernier disait que l’enseignement qu’il avait tiré de JPM était entre autres que lui « ne traiterait js les gens comme ça ». Cela n’a pas empêché que la fête commence ni un bon coup de torchon.
Quid de « Moonlight » et/ou du film israélien d’Elite Zexer, après le post percutant d’Eriksen 5 février 15h01 ?.. Jalila et sa lutte intime affrontée aux traditions… Layla qu’on découvre amoureuse…la jeune Tasnim de 12 ans de moins qui embrasse une autre forme d’émancipation..oui Jibé cela marque

J.D dit: 6 février 2017 à 13 h 15 min

suite ;Ali nous a habitues à dire le bon dans la chronique.Je ne peux pas croire que des scènes comme celles avec paula l’ont séduite? Certaines ou je ne marche pas.(BJ aurait pu éviter le cliché tough guy qui pleure). Pitt n’oublie pas qu’une de ses ^propres filles est noire quand il fait dire à Juan qu’ils « sont partout « .D’habitude on entend plutôt ça sur mes « coreligionnaires » selon le terme approprié. La lecture de l’obs de radioscopie complète bien votre belle défense de la part « féminine » ou « adoucie » de l’homme comme pas vers l’age adulte. Votre suggestion du rôle de la mère,l’influence de l’éduc sur le gosse taiseux font le film .Un homo verra plus ça comme un conte avec happy end.

Jibé dit: 6 février 2017 à 13 h 22 min

Moi je l’ai vu comme un mélo flamboyant, J.D.

J’ai vu aussi le Jim Jarmuch sur Iggy Pop, quel phénomème !

Annelise dit: 6 février 2017 à 13 h 46 min

J.D ds le billet « Moonlight » j’ai développé en effet sur ce qui m’avait plu. S’il me prenait d’être en humeur de démontage il y aurait bien sûr à dire…l’affectation des pleurs mutuels qd il visite la mère, moyen…voire, les retrouvailles au restaurant ..En revanche ce gosse muré ds le silence, dominé par une image maternelle cassée, la libération malaisée pas à pas… J’aime b le personnage du dealer de crack qui a sa morale..les assiettes bien remplies que Little descend, jetant sur ses « adoptés » Juan et Teresa des regards par en dessous… le romantisme final de cet amour intact

Eriksen dit: 6 février 2017 à 13 h 53 min

@jibé : le fait qu’elle rentre dans l’ordre ne réduit pas le sentiment d’injustice (licite) que génère le film, bien au contraire il l’augmente. Et la petite derrière, c’est l’espoir qu’au prochain coup ce sera bon.
@J.D. : message et propagande sont les deux faces d’une même piéce : volonter d’amener les esprits à penser quelque chose. Propagande est la version péjorative, message la version méliorative.
En aucun cas je ne juge ce message/propagande déplaisant pour moi (vous ne me supposer pas tenant de l’archaîsme dont vous parlez, j’espère ?).
Je constate qu’il y a une volonté « d’amener à penser », et je me pose la question de à qui profite ce message, qui le porte, et vers qui est-il dirigé.
La question dépasse à mon avis le sujet de la société bédouine, et je ne suis pas certain qu’il n’y ait pas de solidarité entre femmes dans les cultures musulmanes (quelqu’un pourrait il éclairer le débat ? )
Vous dites : « le shlémil JC qui abonde dans votre sens devrait vous mettre la puce à l’oreille? »
Vous reconnaissez de fait à JC une pertinence pour séparer le bien du mal (en l’inversant), ce que je ne crois pas. JC construit son personnage en opposition aux clichés du Bien en se plaçant de l’autre coté de la frontière. Vos deux shémas de pensés sont en miroir, il me semble.

christiane dit: 6 février 2017 à 14 h 53 min

Ah, Melville… De son vrai nom Jean Pierre Grumbach. Melville (Il a choisi son pseudonyme en hommage à l’écrivain américain Herman Melville). Melville… des films inoubliables qui marquent cinéma français des années 50 à 70 : « Le Silence de la mer » (1947) son premier long métrage, si littéraire, « Léon Morin prêtre » (1961), intimiste, (plus mémorable que le roman de Béatrix Beck), grandes interprétations de Belmondo et Emmanuelle Riva. Mais ce que je préfère : ses films noirs, ses polars : « Le Doulos » (1962), »L’Aîné des Ferchaux » (inspiré de Simenon) avec le puissant jeu de Chartles Vanel, « Le Deuxième Souffle » (1966), « Le Samouraï » (1967), « L’Armée des ombres » (1969)… Bouleversant. Je revois ce plan fixe, au début : La place de l’Etoile, filmée depuis les Champs Elysées vides et cette troupe allemande qui fonce sur nous, spectateurs. Le dernier regard lancé par Mathilde, si ambigu. Gerbier s’échappant de la Gestapo. « Le Cercle rouge » (1970) avec son architecture froide et glacée plongée dans la brume… Le commissaire Matteï (Bourvil en contre emploi, magnifique), Alain Delon (Corey), Yves Montand (Jansen), François Périer (Santi). Quelle brochette !
Les thémes de Melville mêlent deux sources, les films d’hommes déchirés par des crises intérieures du film noir américain, ses truands pardessus et chapeau mou, et celle du film de samouraï japonais avec ses codes de l’honneur, de droiture, ses héros sombres, solitaires, pessimistes et taciturnes. Un sens de l’épure comme dans une estampe japonaise….

Jibé dit: 6 février 2017 à 15 h 53 min

« Et la petite derrière, c’est l’espoir qu’au prochain coup ce sera bon. »

Certes, Eriksen. Mais ce n’est pas si simple. Et le message, où je ne vois aucune propagande, n’est pas aussi monolithique que vous le dites. Je trouve le personnage du père tout aussi émouvant que celui de la mère. Il est tout aussi victime que sa femme ou ses filles, qu’il aime profondément. Mais il lui appartient, peut-être à son corps défendant, d’appliquer la règle. Cette règle que conteste l’héroïne mais qu’elle finira par accepter. Car il en va de la survie de la tribu, dont les lois attribuent un rôle bien précis à chacun de ses membres. N’est-ce pas la mère, qui accueille dans les règles de l’art la seconde épouse, qui répète constamment à son mari : « Conduis-toi en homme, pour une fois ! » ?

Roro dit: 6 février 2017 à 16 h 24 min

« il lui appartient, peut-être à son corps défendant, d’appliquer la règle. »

il ne peut pas la contrer tout seul

Eriksen dit: 6 février 2017 à 18 h 09 min

« Certes, Eriksen. Mais ce n’est pas si simple. Et le message, où je ne vois aucune propagande, n’est pas aussi monolithique que vous le dites. »
Jibé, vous ne voyez les choses que du côté d’un camp. Ce que vous appelez message, un camp opposé l’appellera propagande et vice versa. Si on veut comprendre (prendre ensemble), il faut admettre que nous ne sommes pas détenteur du bien et de la vérité. Or ce film et son « message » renforcent notre sensation d’être du côté du bien et de la vérité, et ce genre de flatterie me déplait en soit.
Outre ce message à destination occidentale, il y a également un message à destination musulmane. Et, vous allez être surpris, celui-là me gêne moins : il fait partie de la guerre psychologique, moins toxique que d’autre forme de guerre, et je sais où est ma culture.
Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions (Confucius). Ce film donne des réponses mais n’aide pas comprendre les questions, car finalement, il n’y a pas de débat après ce film : on a tous le sentiment -y compris moi – que « ces femmes bédouines (et les hommes par la même occasion) doivent être libérées d’une culture archaïque ». La question ne se pose même pas, tellement nous sommes sûrs de nous.
Je citerais alors le Talmud (sous le contrôle de ceux qui le connaisse) : « un homme qui serait condamné par la totalité des juges est alors innocenté ». Je pense que le même principe doit pouvoir s’appliquer aux cultures, pour nous qui nous érigeons en juges.

JC..... dit: 6 février 2017 à 18 h 18 min

Notre culture est la meilleure du monde : y a pas à discuter …

Qui qu’a été dans la lune y a 50 ans, hein ? Un bédouin, peut être ? Qui qu’a le savoir ultime, qui tient les Lumières de la lampe allumées ?

Aladin, peut être ?….

Sylvain dit: 6 février 2017 à 20 h 17 min

Christiane 14.53,Joli portrait de grumbach qui complète celui d’Annelise 13.15.

Ali,please your choice entre Moonlight et tempete de sable?

Jibé dit: 6 février 2017 à 21 h 13 min

« Jibé, vous ne voyez les choses que du côté d’un camp. »

Pas vraiment, Eriksen. Seulement avec empathie en essayant de comprendre le point de vue et les action des personnages. Il n’y a pas de bons et de méchants dans ce film, seulement des individus pris dans la nasse d’une société très codifiée, dont l’archaïsme est la condition d’être et de se maintenir. Dans cette communauté, forcément très fermée, il n’est pas pensable de rester célibataire. Chacun membre doit se marier et faire des enfants. D’où la polygamie. Et les femmes et les hommes doivent trouver leur partenaire au sein de la tribu. Le petit ami de l’héroïne, étranger à cette communauté bédouine, n’est donc pas recevable. Je ne juge pas et j’ai porté seulement un regard plutôt ethnologique sur le film. Mais ce qui est sûr, c’est que si j’étais né dans cette communauté, je n’aurais eu qu’un désir : la fuir !

alley cat dit: 6 février 2017 à 21 h 49 min

Pardon, ce n’est pas du Michon ; rien qu’un chanteur pour ados qu’on a « adoré », un wanna be beat, crevé avant l’age mûr qui fait aimer les écrivains authentiques … Pauvre de lui

Paul Edel dit: 7 février 2017 à 9 h 20 min

Vu « Jackie » film réalisé par Pablo Larraín avec Natalie Portman. ce qui est embêtant, maintenant, c’est que Portman est tellement bonne que la vraie Jackie, dans les archives, ressemble à une actrice faiblarde et hésitante.

Roro dit: 7 février 2017 à 10 h 17 min

 » la vraie Jackie, dans les archives, ressemble à une actrice faiblarde et hésitante. »

elle était dans la vraie vie: malgré sa bonne éducation elle n’était pas une actrice, n’était pas toujours dans un rôle de composition
de quoi décevoir les gentils garçons
- au fait il semble que dans les entrevues enregistrées rendues publiques (pour quelle raisons?) par sa fille plus tôt que prévu , elle détestait les Français -alors qu’ils s’étaient pâmés de son vivant!!- ? !!-
Curieux pour ne pas dire débile, ou pas justifiée, cette importance donnée aux premières dames, alors quelles n’ont pas été élues, n’ont rien fait !
Enfin, les usa ne sont pas l’Amérique

Jibé dit: 7 février 2017 à 11 h 23 min

Jackie Bouvier était pourtant d’origine française, Roro !

Ce qui est émouvant dans ce film, c’est la dernière apparition de John Hurt, passablement ravagé, mais toujours aussi excellent, ici dans le rôle d’un curé, assez peu religieux et efficace soutien moral plein de bon sens de Jackie…

Paul Edel dit: 7 février 2017 à 11 h 57 min

Jibé, oui, et en voyant John Hurt,hier, en prêtre.. je me suis dit: »quelle belle sortie de son métier avec un rôle aussi beau. »Il avait déjà un rôle étonnant dans « la taupe », le seul à avoir compris,lucide, avant de mourir, que son service était pourri oar quelqu’un.. de toute façon, dans le film » jackie » y a une dignité qui traverse tout le film.merci au réalisateur.

Bob dit: 7 février 2017 à 12 h 10 min

ça vient d’où chez les ‘us’, cette lubie « première dame »? Besoin d’une maman au foyer ? !
Qu’en a -t-on à faire? Les gens ont voté pour elle??

boudegras dit: 7 février 2017 à 12 h 32 min

Voila que le JC de PQ fait son employé des pompes funèbres alors qu’il s’en tape en attendant sa prochaine Trumperie

Jibé dit: 7 février 2017 à 13 h 06 min

 » y a une dignité qui traverse tout le film »

Oui, Paul, mais un détail me chiffonne. Dans mon souvenir des images de l’attentat de Dallas, ne voit-on pas Jackie rampant sur le coffre arrière, fuyant loin de son mari ? Rien de cela dans le film, où elle tente de préserver à deux mains la cervelle explosée d’icelui…

Paul Edel dit: 7 février 2017 à 13 h 19 min

Et alors?Jibé qu’ auriez vous fait à sa place sachant que vous étiez la cible d »un ou de plusieurs tireurs? facile de raconter ce moment là , au chaud derrière son clavier..

Roro dit: 7 février 2017 à 13 h 28 min

perso j’avais lu ou entendu qu’elle rampait sur le coffre arrière non pas pour fuir mais pour ..ramasser les morceaux de la tête de son mari

JC..... dit: 7 février 2017 à 15 h 07 min

On ne fuit pas en montant sur un coffre, elle allait vers un morceau du Président se trouvant sur le coffre, dans l’espoir illusoire d’une greffe …

Jibé dit: 7 février 2017 à 16 h 07 min

Grâce au lien d’Eriksen et à vos explications je comprends mieux pourquoi le cinéaste à fait l’impasse sur ce bref épisode… On peut l’en remercier !

bob dit: 8 février 2017 à 7 h 38 min

« La première marque de bière importée aux Etats-Unis, propriété d’un géant de la boisson américain, rappelle au président Trump dans sa nouvelle publicité que l’« Amérique » n’est pas un pays, mais un continent » (lemonde.fr)

Eriksen dit: 8 février 2017 à 9 h 02 min

Enfant, ado, adulte : trois flashs mémoriels d’un américain sur le versant noir du paradis floridien. Sans aucun flash-back, ce parcours discontinu dans la vie de Chiron saisit les temps forts affectifs qui construisent Chiron adulte à partir de l’enfant et l’ado. Un aboutissement ? Pas certain. Les noms des chapitres (Little, Chiron, Black) suggère peut-être que l’ado est un peu plus Chiron que les autres, quand l’enfant est encore pâte à modeler et l’adulte déjà poterie peinte comme un masque.
Les big bangs affectifs se produisent sur un background de handicap (noir, petit) et de misère affective (père inconnu, mère déficiente). Au cœur de la pâte initiale la mère Junky est gratinée. Qu’elle aime son fils, on n’en doute pas, c’est tout ce qu’elle a. Mais cet enfant n’a eu qu’elle pour construire le noyau de sa propre sécurité : un presque rédhibitoire avec pour résultat un mutisme-barrière et une apathie de punching-ball en mousse.
L’éruption de Juan en père de substitution va rafistoler un peu ce noyau, mais il manquait encore le désir et Kevin s’en charge.
L’homosexualité de Chiron est floue. D’abord parce qu’on ne catégorise par sur si peu d’expériences sexuelles, ensuite parce que les très mal construits sont proches des grands génies autistes : quand enfin ils tombent sur la personne qui leurs permet de communiquer, ils ne s’arrêtent pas à ces considérations. Qu’est-ce qui a vraiment compté ? les facteurs familiaux qu’il accumule ou bien les seules expériences de toucher qu’il a eu : un initiation au bain de mer avec Juan et une mêlée dans l’herbe avec Kevin ? Une très belle scène où, après la lutte, ils expérimentent sans l’avoir fait l’ «après » de l’amour…. essoufflés, allongés dans l’herbe, les yeux au ciel et le sourire aux lèvres.
Chiron-Black est cet homme construit de brique et de broc sur noyau d’insécurité, mais Il manque à l’image déterministe de la « pâte à modeler », la part du choix ou du hasard, son clinamen.
L’ellipse entre les chapitres 2 et 3 est gigantesque et permet de sentir en creux et discrétion, le courage et la ténacité de Chiron, qui dût lutter contre sa nature fuyant la lutte pour s’imposer dans son « métier ». Mieux inséré, peut-être, mieux dans ses pompes, pas sûr. Il assume finalement plus l’homosexualité que la détestation du combat qui le caractérisait petit. Un bien ?
Tout en subtilité, Jenkins pose également des questions sociales pertinentes, mais qu’il n’impose pas au spectateur. Y-a-t-il moins d’honneur à être pute que dealer ? Qu’est-ce que le racisme anti-black chez les blacks ? La mère à peau plus claire méprise d’emblée Juan, et Kevin rajoute des « negger » quand il parle à Chiron plus noir, et pas l’inverse (non pris en compte par le sous-titrage).
Un film déroutant mais riche.

Annelise dit: 8 février 2017 à 9 h 50 min

Bien dit Eriksen 9h02…votre œil balaie intelligemment le Jenkins (variations sur les couleurs etc…les Noirs qui « sous la lune sont bleus », mais Juan refute le surnom pour s’en tenir à son identité). Fier regard, comme vos echanges sur le Larrain, Jackie… Natalie Portman, Charlotte Gainsbourg.. Tendance a priori à penser du bien de tt ce que font ces deux actrices
La mort de JP « MàC » Goldschmidt apprise hier en lisant RdL. Ns avions un peu correspondu il y a une 10aine d’années et plus récemment. Un homme fondamentalement pudique, dont les exces masquaient le cœur écorché. Nombreux sommes nous à l’avoir trouvé attachant, érudit pluridisciplinaire tour à tour farceur ou colérique – généreux tjs
Dans les sorties en salles cette semaine, vs avez le choix entre 50 nuances de pornanar soft qui fait regretter le temps des erotic-ado de M6 ( au
moins vs aviez une chance d’apercevoir le méritant Helmut Berger en pleine reconversion alors que lui c’était plus walk on the wild side..) et le nouveau Scorsese
Paris, depuis un micro écran de téléphone. Faites vos jeux. Dieu reconnaîtra les siens

Annelise dit: 8 février 2017 à 10 h 54 min

Ça se passait contre un arbre, Phil…sur M6, encore du temps où ils s’arrangeaient pour flouter au bon moment ou au bon endroit.. Censure à la Cinema Paradiso de la misere sexuelle..avec une femme, pauvre de lui! Un bon acteur peut donc tt jouer. Faut-il du courage ds son cas…rougeaud, vieilli, nettement ravagé par l’alcool et trouvant le moyen de dire avec son ami le mammouth mondain Massimo G « on s’est bien marré ». Une classe collector ayant surnagé, issue du temps où le prince coco Luchino le faisait tourner? Je parle de cinéma

Annelise dit: 8 février 2017 à 10 h 58 min

Je parlais de « pornanar » pour le film avec Dakota et Jamie, aussi sexy qu’un potage en sachet dilué à l’eau tiède qu’on voudrait faire passer pour un velouté ultra caliente.. Ms votre terme de porno-anar me parle et fait sens parfs selon l’acception

Phil dit: 8 février 2017 à 11 h 06 min

merci annelise, je pense que le prince coco Visconti n’aurait pas toléré de son vivant le tournage « contre un arbre » de son Louis II. Après sa mort (76), oui, dépression de pygmalion qui tire ganymède par le bas.

Annelise dit: 8 février 2017 à 13 h 36 min

11h45 il ne s’agit pas de ragoter. La cinéphilie ne vous en déplaise ne se nourrit pas que de bio garanti sans OGM, englobe aussi les cinémas de genre, séries B voire Z etc. Tarantino ouvreur ds les cinémas porno, que vs le vouliez ou pas, cela a participé de sa formation. Et que dire de gens comme Fellini, l’amitié avec Manara etc. Hésité à faire « billet ds le billet » sur le Scorsese.. Peut-être l’envie de vs lire dessus les uns et les autres avant de livrer ce que j’en pense

Annelise dit: 8 février 2017 à 13 h 43 min

J’en déduis que vs êtes amateur de jazz pour citer Cortazar? Superbe texte sur Parker. Dakota Johnson & Dorman incontestablement moins à l’affût

Jibé dit: 8 février 2017 à 14 h 11 min

« La mort de JP « MàC » Goldschmidt apprise hier en lisant RdL. Ns avions un peu correspondu il y a une 10aine d’années et plus récemment. »

Mais sous quel pseudo interveniez vous, Annelise ?

puck dit: 8 février 2017 à 20 h 50 min

christiane vous avez tort de rire aux propos d edel, d’abord edel n ecrit rien pour de rire et en plus Leibniz a son importance, surtout sa monadologie

quant à ce qu edel dit sur merlot ponty, là encore ce n’est pas drôle, demandez â Annelide, elle connait bien ces problème de cépages, la philo de merlot ponty c’est tout l’art de savoir tailler à deux bourres le langage.

puck dit: 8 février 2017 à 20 h 57 min

oui Annelise, tous ces acteurs qui expriment leur mépris pour les americains qui ont vote pour trump ne font que mettre un’peu plus en evidence cette rupture entre la culture et le monde réel.

il n y a pas d inquietude a avoir les choses vont rentrer dans l ordre et ceux qui ont vote pour trump vont retomber dans la resignation et re apprendre a la boucler.

le pouvoir appartient a la cote est et la cote et a des gens comme de niro et redford, pas d inquietude a voir sur ce point : il n est pas question que cela change.

puck dit: 8 février 2017 à 21 h 01 min

pour le dire aitrement les choses ont evolue de telle sorte que le pouvoir appartient a ceux qui expriment le fait d etre du bon cote du manche, cela commence avec redford et clooney et cela fint avec les banques suisses, la routine…

puck dit: 8 février 2017 à 21 h 06 min

le plus drole c est cette mascarade de la diabilsation, l aubaine de la diabolisation : diaboliser trump pour laisser imaginer que l alternative c est le paradis.

c est là un des grands savoir faire du capitalisme, s en prendre a la peste pour faire accepter le cholera

puck dit: 8 février 2017 à 21 h 12 min

oui le grand prix nfumage du capitalisme : quand on possede la fortune d le n de niro ou d un redford, la seule chose qu n devrait s autoriser a faire c est la boucler parce qu ils ignorent tout du desarroi de ceux qui par depit nt vote pour cet imbecle de trump

non seulement ils en ignorent tout mais ils ont ete partie prenante et meme responsables de ce processus qui a abouti a cette election

Jibé dit: 8 février 2017 à 22 h 15 min

En attendant de pouvoir dégager trois heures pour aller voir le dernier Scorsese, dont la bande annonce ne me donne pas très envie, et un emploi du temps serré, j’ai visionné « Le Concours » de Claire Simon.
Un documentaire assez drôle qui faisait s’esclaffer le public assez jeune dans la salle du MK2 Beaubourg. Moi, ça m’a rappelé de vieux souvenirs de l’Idhec… Quelle farce ces concours !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19566931&cfilm=246120.html

JC..... dit: 9 février 2017 à 7 h 12 min

En général, les propos des acteurs du milieu culturel bien à l’abri ne sont que des imbécilités mises en scène. Jouant à l’intellectuel, ils ont l’impression d’être intelligent.

Or … ce ne sont que saltimbanques au crane vide la plupart du temps, n’est il pas vrai ?

christiane dit: 9 février 2017 à 8 h 59 min

Puck 20h50
Voilà longtemps que ce pseudo n’a fait entendre une voix tout à fait singulière, à l’amble des silences de Buster Keaton.
Un florilège qui m’émerveille (le son du commentaire n’est pas indispensable !) :
https://www.youtube.com/watch?v=UWEjxkkB8Xs
Oui, Paul Edel me fait rire par ces petites incises qui torpillent les trop sérieux discours mais je sais que son univers de méditation littéraire est tout autre, encore que… à relire son dernier opus sur Thomas Mann et sa « Montagne magique »… Entre deux notes… Et ces deux photos dont une seulement vient d’un marché romain.
Bon, joie de vous lire, ici, cher Buster Keaton. Quel regard désenchanté…

dans quelle étagère dit: 9 février 2017 à 9 h 49 min

que de héros et génies supérieurs (ici et aussi sur la rdl) bien planqués dans leurs pantoufles sur écran

JC..... dit: 9 février 2017 à 10 h 28 min

Germaine !
Vous me nettoierez un peu mieux l’étagère : je ne vous paie pas à rien foutre !
(… tiens, je fais du Fillon, moi …)

Paul Edel dit: 9 février 2017 à 11 h 29 min

Christiane, des précisions.
Mes deux photos viennent de deux marchés romains. La première, celle du haut, vient du Monte- Sacro, c’est un marché le long du Corso Sempione, à deux pas de l’Aniene et ses remous argileux.. Ce marché quotidien plie bagages à treize heures. Il est riche en légumes, diverses salades épluchées, artichauts violets, fleurs serrées dans des seaux, étals avec piles de jeans , robes pas chères qui tournicotent sur les cintres, petits objets utilitaires de cuisine, c’est populaire et gai. La photo du bas montre un marché couvert à 200 mètres de la station de métro Garbatella.,donc à l ‘autre extrémité de Rome.. On peut y déguster toutes sortes de petites charcuteries et chiffonnades de jambon dans de minuscules bars à vins blancs avec stores de toile, chaises de jardin, chats et chiens qui se faufilent..Vers onze heures les gens âgés du quartier viennent piapiater. Pardon de cette parenthèse romaine.

Gilles dit: 9 février 2017 à 12 h 22 min

Boudegras 18.11 dans ses oeuvres .Toujours super positif.Il a tout compris et va vous l’expliquer.Scorceses,je l’ai vu.Allé aussi à « Moonlight ».Merci pour l’éclairage sur le Barny Jenkins..Adam Driver & garfield,qu’est ce que vous en dites Ali??? Mitigé.

Annelise dit: 9 février 2017 à 12 h 26 min

Ah js aucun pardon pour ça, Paul…le martyre comme ça j veux bien, une Blandine livrée au lion de la villa M, une selon Mantegna pour tjs transpercée par les flèches romaines, siciliennes ou florentines ou napolitaines.. Vu le Scorsese? Et Moonlight?

Sylvain dit: 9 février 2017 à 12 h 38 min

Heu.?…20.50,20.57,21.01 le rapport?

Par contre sur moonlight& la poilade sur les 50 nuances,joli.

Bougras 18.11: pas ce que fait Ali.Ledge,l’argumentaire…vais voir le Martin S avec l’impression que vous n’êtes pas convaincue Annelise?

J.D dit: 9 février 2017 à 13 h 05 min

Buck 21.01 ? des gens ordinary comme Rob Redford n’étaient pas « du bon côté du manche ».Eux qui ont forgé l’opinion non? Annelise le dernier Scorcèse ,que dire ? La religion a bon dos …Meilleur avec ragingB.

Paul Edel dit: 9 février 2017 à 13 h 14 min

Je n’irai pas voir le Scorcese,car l’hystérie violente à laquelle il s’adonne depuis tant d’années est à l’opposé du cinéma que j’aime.
Chacun ses gouts.
Scorcese essaie souvent de nous faire aimer ses maffieux, une bande de ritals sympas au bistrot entre deux tueries…. il joue avec une douteuse complaisance de toutes sortes de violences..
Endo, dans son œuvre magnifique, intériorisée, réduit justement l’ art du spectaculaire au simple trait, net, et elliptique.. . De lui, il faut lire en priorité « scandale » (écrit en 1986, à 63 ans.) pour son thème du « double » mené avec un suspense réussi. . Découvrir également « la jeune fille abandonnée » .Notons que ce catholique japonais a vécu à Lyon en 195O , à 27 ans,où il suivait ses études de français.. et qu’il a découvert avec admiration « le journal d’un curé de campagne » de Bernanos.. il y a chez lui une « tranquillité » d écriture, quelque chose d’épuré et de profond dans l’exploration des sentiments .sa prose, traduction, fascine. C’est, je crois, Graham Greene qui a signalé aux éditeurs de langue anglaise l’importance de la quête morale d’ Endo. On remarquera que ses romans et ses nouvelles sont magistralement découpés en scène assez brèves, et les dialogues sont au millimètre.

Phil dit: 9 février 2017 à 13 h 59 min

« j’irai cracher sur vos tombes » de pauledel sur Scorcese n’est pas mal. Pas seulement Scorcese,
depuis le « Silence des agneaux » (à peu près..), délire de violence inepte dans les productions US qui ne semble pas affecter le ventre mou des spectateurs de la vieille iourope

Jibé dit: 9 février 2017 à 14 h 34 min

J’irai quand même le voir le dernier Scorsese, mais ce qui me prévient contre, c’est le côté mystique. Déjà qu’avec sa « Dernière tentation du Christ »…
C’est comme Bertolucci avec son « Little Buddha » !

christiane dit: 9 février 2017 à 14 h 37 min

@Paul Edel dit: 9 février 2017 à 11 h 29 min
Merci, il m’avait semblé reconnaitre une petite place bretonne, où je vais parfois, l’été, remplir mon panier… guère de différences…
Le texte que vous inscrivez entre les deux photos me rappelle ceux que vous signiez, autrefois, Opitz et qui, toujours, nous conduisaient vers cette terre d’Italie. Vous écriviez, un jour, »parfois un instant, je me retransforme en Opitz… un instant de mélancolie, retrouver dans la penderie sa vieille fringue… reprendre un vol Alitalia se retrouver au coeur d’un été, le temps d’un repas de midi …. retrouver la fournaise romaine, le murets de travertin brulant les fesses , les ruines à lézards ,l’air qui brasille sur les tuiles des toits , la courette, ses lauriers,le vieux tuyau d’arrosage, et le courant rapide du Tibre autour de l’isola Tiberina , voir vibrer des branches basses de la rive.. la tete levée vers les feuillages ,longtemps, les brulis d’herbes de voies ferrées désaffectées, vers porta portese , les vitrines de petits kiosques à journaux fermés qui prennent les halos bleuissants du soleil et qui protègent quelques revues jaunissantes qui racontent les exploits de jeunes sportifs morts depuis longtemps. Partir vers des quartiers si éloignés du centre de Rome qu’on a l’impression de s’oublier. devant le palais Farnèse ou piazza di Petra se demander où habitait cette mystérieuse « earline » comtesse qui a tant fait sauter le petit cœur du vieux consul Beyle, avant qu’il se «collète avec le néant »… »

olga dit: 9 février 2017 à 17 h 48 min

Christiane 14h37. Ce serait chouette, de poster votre com. sur « près..loin » en réponse au billet de PE.
** Annelise. Moonlight ? pas de projection dans le gros complex Mega truc. « Jackie » « la la land »et autres, prévus pendant tout fevrier. ???

Annelise dit: 9 février 2017 à 18 h 52 min

Olga comment ça, le Jenkins pas distribué? pas pensé à regarder MK2 en déjeunant vers Beaubourg tt à lh.. l’ennui de voir les films pas mal en amont..normalement vs devriez qd même trouver
« Silence » : Sylvain Paul Jibé, pas pour décourager d’y aller…par définition moi je vois tout, le plus possible, ..et parfs ça m’intéresse davantage de ne pas aimer.. ça dépend pourquoi disons..enfin comme dirait Jean-Baptiste Rossi/Japrisot « pourtant je n’aime pas critiquer les Italiens » (le seul pour lequel il faisait exception étant son père qui les avait abandonnés sa mère et lui..) pas du tout la dimension mystique qui me rebute, Pialat qui s’y attaque avec Bernanos, c’est merveilleux..Mouchette, ou Thérèse, tt ça, je suis preneur..le côté Scorsese « issu du petit séminaire », si fascinant pour moi, au contraire..le rapport à la violence, pareil, pas objectivement cela qui me fait dire que qqchose cloche ici.. ds « Les Affranchis », Joe Pesci lardant de coups de couteau le gars ds le coffre avant d’aller minauder avec De Niro auprès de Mamma qui insiste pour qu’ils reprennent des pâtes, les degrés étaient déjà largement outrepassés… « Casino », même son – la réflexion autour du mal, l’idée de la rédemption est au coeur, comme aussi ds pas mal de Coppola (souvenez-vs, ce restaurant sur le lac de Castel-Gandolfo aux caves labyrinthiques, livre d’or rempli des signatures des plus grands Italos-US venus visiter le Pape en sa résidence d’été…Pacino, Cage, Francis Ford..) Rien qu’il faille sous-estimer… ce que dit MS autour de la quête originelle que sous-tend le « revenez-y » (si tant est qu’il s’en soit jamais éloigné) au fait religieux n’est pas anodin… jusque là j’applaudis des deux mains. J’aime aussi le Marty qui se défausse apparemment de la brutalité en adaptant Edith Wharton.. qui donne soudain une version époustouflante d’une autre forme de brutalité.. »Le Temps de l’innocence », c’est incroyable… et « After Hours »!je l’aime bcp celui-là..Griffin Dunne étonnant, penaud,burlesque, cauchemardesque.. ms là, aimé le livre, alors que le film.. à peu près le même effet, déplacé sur l’érotisme, que Kubrick avec « Eyes wide shut » : je le trouve trop dominé par son sujet… pas primitif, primaire..bon c’est Scorsese, à la fs..il sait un peu faire…les maîtres japonais n’ont pas travaillé pour rien. Jusqu’aux acteurs, dont certains st issus directement du vivier Kurosawa… ms son traitement ultra sadique du martyre de ces chrétiens cachés, par exemple…c’est écoeurant, ms l’écoeurant peut m’intéresser bcp, en soi rien de rédhibitoire p moi..sauf que là…je le trouve plat comme le dos d’une main, en qq sorte bête et méchant, faisant mal « mécaniquement » sans que cette complaisance ouvre quoi que ce soit concernant l’énigme, le questionnement angoissé de la foi. Cela me faisait penser à ces jeunes (ou moins jeunes) praticiens pas trop équilibrés qui opèrent et ensuite se soulagent ds les dîners, vs tartinant, déballant par le menu le croustillant bien dégueu avec luxe de détails monstrueux.. rien à voir avec le MASH d’Altman.. l’opposé..j’ai peur que ce qui en ressorte soit ce plus petit dénominateur commun de l’épouvantable évoqué jusqu’à plus soif..l’orgasme collectif garanti à une foule regardant un condamné se faire pendre… je ne marche pas, ou ça me met mal à l’aise, sûrement pas comme le réalisateur l’a souhaité..même pas cette espèce d’onanisme qui m’ennuie.. .le lien à l’absolu, à l’innocence et à la quête, à la tentation, l’abjuration ou l’apostasie comme témoin majeur d’une expression religieuse aboutie, la quasi folie ou l’érotisme très intense du croire, le très gd mystère douloureux ou sublime attenant, la dépense et l’excès, l’inversion permanente proposée par le catholicisme ,tout cela retombe comme un soufflé crevé avec la description des supplices.. comme si je me retrouvais ds la file d’attente, à Pistoia, en Toscane, pour visiter le musée de la torture..je sortirais tt de suite du rang, effarée de voir des familles prendre des billets.. »rien qui affecte le ventre mou » comme dit Phil 13h59, alors il s’agirait d’en rajouter une couche?..augmenter la posologie à la sauvage n’y fait rien.. des petits garçons supra agités, les yeux comme des soucoupes en sortant.. pas question d’aller voir ça comme ça en groupe. Je ne dis pas que ça ne me préoccupe pas, que je ne peux pas par ailleurs en avoir un abord intime, qui ne regarde que moi.. ms bon, vs aurez compris que je n’ai pas bcp aimé le film. Et pas aimé bcp non plus « Gangs of NY ».. « Silence » cela dit, il faut que je revoie..je fais svt des revoyures qd le truc m’est resté en travers.. avec parfois des surprises

olga dit: 9 février 2017 à 19 h 24 min

Annelise, je n’habite pas Paris.Je n’habite pas dans un trou, isolé en pleine campagne; et si je suis, j’étais, très souvent, à Paris, en ce moment c’est impossible…Le MK2 exploite les grands succès..
Mais la discussion ici, est intéressante !

olga dit: 9 février 2017 à 19 h 45 min

Annelise pour infos. Fargo, tempête de sable,Jackie, la la land,loving, 50 nuances,alibi, Singam, seuls, silence. Beaucoup de petits films d’animation.. C’est les vacances !!!
Mais je ne suis pas « désoccupée » culturellement! seulement cinéma via ttes les chaînes TV .En VO si possible ! A plus tard.

Paul Edel dit: 9 février 2017 à 19 h 53 min

• Merci Annelise quand vous analysez « Silence » de MS . Toujours élégance et précision..a propos de l’ensemble de l’œuvre de Scorcese un de mes films préférés reste la comédie « After Hours » mais il faut dire que le scénariste Joseph Minion a vraiment donné quelque chose de merveilleusement abouti.. « la valse des pantins » est aussi à retenir.
• Je n’ai jamais pardonné à Scorcese cette scène des » affranchis » pendant laquelle , après avoir mal enterré des corps en décomposition, on vient diner chez la mère de Scorcese et parler, le couteau à la main, d’un chevreuil qui aurait frappé la voiture.
• Scène aussi surréaliste de l’adoubement si chaleureux d’un jeune qui entre dans « la famille maffieuse» ! et qui n’a donné personne à la police….. La complicité si « marrante », si chaleureuse, de ces joyeux maffieux qui pètent le pied d’un garçon de café pour rigoler.. aimant les spaghettis avec leurs costards argentés ne me fait toujours pas rire. Sans compter les rôles des femmes, qu’elles soient sœurs, épouses, maitresses, tenues toutes pour des sottes absolues.

puck dit: 9 février 2017 à 20 h 00 min

la subversion c’est un truc hyper relativiste.
par exemple si un chanteur de rap dit dans une chanson qu’il faut « attraper les femmes par la chatte » personne ne va trouver ça subversif, par contre si c’est le président des EU alors là ça devient hyper subversif, à tel point que tous ceux de la côte ouest et de la côte est (pourtant bien connus pour leur esprit subversif) descendent dans la rue pour protester, pendant que les habitants du Missouri se bidonnent de voir les habitants des 2 côtes descendre dans la rue.

pourquoi les habitants du Missouri n’auraient pas droit, eux-aussi, à un peu de subversion.

c’est le gros problème de la subversion : ces dernières années elle était l’apanage des gens cultivés, alors que dans un paus qui se veut démocratique il faut que tout le monde ait droit à sa part de subversion, que ce ne soit pas seulement le privilège de Bowie et de Jim Jarmush.

tout le monde a droit à sa part de subversion, sauf que suivant le bord où on se place ça ne devient plus de la subversion.

par exemple paul edel a trouvé vachement subversif le film « la grande bellezza » alors que pour ma part je me suis endormi à la troisième minute.

il faut que tout le monde a droit à sa part de subversion !

non ? j’ai pas raison ? je le dis juste par esprit d’équité.

puck dit: 9 février 2017 à 20 h 04 min

le plus triste dans cette histoire c’est que les apôtres de la culture américaine ne tireront aucun enseignement de cet épisode trump, quand elle sera terminée tout redeviendra comme avant.

puck dit: 9 février 2017 à 20 h 13 min

tout redeviendra comme avant je veux dire on pourra se remettre à pioncer en regardant la violence des films de scorcese et de tarantino.

les américains ont cru qu’il serait possible de faire avaler la pilule aux habitants du missouri en leur pondant des films violents, comme quoi cette violence sur les écrins allait permette d’éviter une véritable violence politique en élisant par exmple uun type comme trump.

comme l’idée d’une culture fondée sur l’atarxie dans le butde faire avaler la pilule aux habitants du kansas est une idée qui n’est pas faite pour tenir des lustres.

l’amérique a voulu faire comme si les habitants du kansas n’existaient pas, pas de bol à force de les ignorer ils leur sont revenus dans la tronche comme un boomerang.

mais il faut avoir à l’esprit que ce qui se passe aux EU n’est que le prologue d’une pièce qui va se rejouer bientôt en France.

mais là encore les bonnes consciences cultivées trouveront un moyen de se dédouaner et d’achapper à leur responsabilités sur le cours de l’histoire, et paul edel continuera de faire la liste des cafés qui proposent les meilleurs cappuccino sur la via veneta.

Jibé dit: 9 février 2017 à 20 h 59 min

Olga, pour la diversité et la richesse inouïe de la cinématographie du monde entier, il n’y a que Paris ! C’est l’une des raisons qui ma fait quitter Cannes, le bac en poche, pour venir m’y installer depuis quatre
décennies…
Voyez le résultat, dans l’échange cinéphilique ci-dessus !

Jibé dit: 9 février 2017 à 21 h 02 min

Aucune autre ville au monde ne surpasse Paris pour le cinéma, ses différents réseaux de salles de diffusion et sa cinémathèque.

Annelise dit: 9 février 2017 à 21 h 13 min

Puck y compris ds le rap la phrase qd même coince, non?
Paul ah oui « After Hours »
La scène évoquée sinon ne me fait pas rire du tout..totalement glaçante à froid, déchirante (la mamma inoffensive, vieille dame en robe de chambre et bigoudis, les pâtes, « mais ressers-toi, tu ne manges pas assez »). .Pas trop le tps d’en discuter ce soir hélas, ms j’aime bcp que « vs ne la pardonniez pas », si si..aucune ironie ds ma façon de le relever..une sorte de prise en charge virile du rôle venant de vs..qui dit votre féminisme.. Quant aux femmes tenues pour des « sottes absolues », alors là sûrement pas..enfin l’Italie, vs voyez comment c’est..le Sud surtout.. la Sicile, mon Dieu, il y a une sorte de séparation, de mise à l’écart et sur piédestal conjointe…révérence pour celles de la famille, l’innocence, la pureté…les fils filent doux par devant, réservant un certain type de pétulance pour l’extérieur..ça ne rigole pas..sur la religion non plus à vrai dire..Nino Ferrer qui déjeunait ts les jours chez sa mère.. pépé Merda ds Gattopardo, personne n’a js vu la mère d’Angelica à part son confesseur ! Il la cache… Et le Parrain… Michael qui tombe amoureux d’Apollonia aux lèvres noires comme il renouerait avec son « italienneté », italianité originelle?..simples oeillades à travers la table.. Quelle bravitude, alors que c’est Kay la seule à lui dire ses 4 vérités, qu’il aimera js vraiment comme part adulte de lui-même, cordon coupé de cette Italie à chaleur écrasante, où la sensualité des femmes est une sorte d’évidence et un tabou…pour avoir bcp vécu entourée d’Italiens j’en sais qqchose

Phil dit: 9 février 2017 à 22 h 13 min

Baroz, est-ce le film ou les raggazzi qui vous plaisent…bien trop gais -et pas gay- ces Strichjunge ( garçons de trottoir dit-on à Vienne où trottoir se dit trottoir) dont le réalisateur n’a pas pu ou su filmer la désespérance. Reste tout de même un « documentaire » plus fort que la fiction, vous avez raison.

Jibé dit: 9 février 2017 à 23 h 57 min

« pas du tout la dimension mystique qui me rebute »

Moi non plus, Annelise, j’aime voir une part de religiosité dans le cinéma. Chez Pialat ou Pasolini, par exemple, c’est plutôt réussi. Et chez Woody Allen, c’est encore plus rigolo. Mais chez Scorsese ou Bertolucci, c’est pas ça ! Il y a d’autres films nouveaux, pleins d’intelligence et d’émotion, à voir…
Et la semaine prochaine s’annonce tout aussi riche.
Pour le détail de la scène culte, on verra plus tard.
Ne tardez pas trop !

olga dit: 10 février 2017 à 0 h 58 min

Jibé, vous m’amusez; je suis parisienne; mais à un moment, j’ai choisi « off shore » !! Ne me vantez pas les salles parisiennes, svp. Par ailleurs, les gens de la Province ne sont pas de pauvres loques sans aucune culture cinématographique! ceci dit sans aucune animosité.Bon ciné.

puck dit: 10 février 2017 à 8 h 45 min

la culture comme fabrique d’aspirine pour soigner la fièvre américaine sans s’en prendre aux raisons de cette fièvre, même dans le rap et dans l’esprit rebelle des fans de manu chao il y a quelque chose de la consistance de la prose d’edel quand il parle de rome ou de cinéma : une consistance du caramel mou, quelque chose de sirupeux qui colle aux dents, pour peu qu’on ait une dent en mauvais état…
heureusement le caramel mou finit par fondre, le dernier mot revient toujours à dosto et même Fillon finira par apprendre ce qu’est la honte.

christiane dit: 10 février 2017 à 9 h 01 min

Puck, pas sympa votre dernier post. « caramel mou »… dans ses tentatives répétées de saisie du réel, du quotidien… Fragments d’une longue méditation… Esprit libertaire et satirique, aussi, inscrit dans le signe du refus.
Allez, remballez vos mots et vos con…fiseries !

Jibé dit: 10 février 2017 à 9 h 29 min

Pas si sûr, Phil, il y a beaucoup de tendresse ou de violence entre les jeunes roms en chasse d’affection sonnante et trébuchante…

Jibé dit: 10 février 2017 à 9 h 31 min

En fait, j’aime les films à caractère ethnographique, Phil, qui nous introduisent dans un milieu où l’on n’aurait pas accès : des bédouins du désert aux tapins viennois.

Phil dit: 10 février 2017 à 9 h 51 min

Il faut dire que j’ai le réalisateur expliquer ses coupures et non choix de scènes…face à ces petits gars Bulgaro-tziganes au tropisme malheureux qui les empêche de perdre la face (la fesse, c’est déjà fait)
..

Phil dit: 10 février 2017 à 9 h 56 min

Anyway, le docu remonte des limbes, tiré vers le haut par tant de fictions popcornées que le public garde encore la bouche ouverte

Phil dit: 10 février 2017 à 10 h 07 min

Dernière chose (maintenant que ce doc revient en mémoire): il aurait fallu traduire le jargon employé par ces jeunes roumains, imbriqué de bulgare, roulé dans la sauce viennoise..après, oui, on pourra parler d’ethnographie.

Jibé dit: 10 février 2017 à 10 h 21 min

Oui, Phil, mais on voit très bien que les jeunes roms jouent faux, au propre comme au figuré. Notamment la scène d’ivresse de l’un au tout début du film. Et quelle superbe scène finale, digne de Huit et demi. Film dans le film, où après la nuit endiablée des tapins et des travelos dans le bar aux cabines, quand les lumières s’allument et la musique cesse, la fiction joyeuse et gai laisse alors la place à la triste et sordide réalité…

Votre culture de la production mondiale homo m’épatera toujours, Phil. Il est vrai que ce film s’est distingué au festival de Berlin, mais vous m’aviez scotché en m’indiquant, avant même que je ne le lise, l’épisode gai du roman classique portugais « Gros temps sur l’archipel » de Vitorino Nemésio ! A ce propos, mon « Goût du Portugal » est programmé pour juin prochain…

Jibé dit: 10 février 2017 à 10 h 39 min

« après, oui, on pourra parler d’ethnographie. »

Phil, l’ethnographie de papa à la Lévi Strauss et à la Jean Rouch, est dépassée aujourd’hui. Dans le même genre, il faut voir « Le Concours » de Claire Simon, dont j’ai déjà parlé. Hilarant document sur le petit monde clos, quasi monopolistique, de la fabrique des professionnels de la profession !

Décidément, je dois me taper ici tout le boulot qu’Annelise ne fait pas !

Gilles dit: 10 février 2017 à 11 h 52 min

Le nouveau venu à 8.45 se pointe en foutant les pieds sur le bureau.Puch quand on vient chez Ali on se tient à table .Son popol c’est sacré .Vous devriez les voir à deux en voltige double sous chapiteau .
20.00 « la subversion relativiste  » & 20.13″les bonnes consciences cultivées trouveront moyen d’échapper à leur responsabilité dans l’histoire « : sûrement mais pas en faisant monter le curseur .Phil résume avec son histoire des ventripotents que la violence fait tripper .Un martyre ça à plus de gueule que Theo qui se prend un coup de matraque mal placé? panem & circenses..Merci Annelise pour le billet Scorcese glissé au clair de lune.

Sylvain dit: 10 février 2017 à 11 h 52 min

Jibé »je dois me taper tout le boulot qu’Annelise ne fait pas ».

Un ennui de prostate du a l’âge?il s’oublie.

Vos contris sont valables,pas de quoi faire un fromage.

Autant vous dire que je ne viendrais pas si c’etait pas SES chroniques à elle.

Bien au dessus des Inrocks and so on.

Eriksen dit: 10 février 2017 à 12 h 41 min

Chère Annelise,
À l’époque du rayonnement d’Iggy Pop, je n’avais pas écouté mon premier Beatles. J’en étais encore à « l’Amérique » de Joe Dassin et « Niagara » de Julien Clerc. Vous serez donc experte et moi candide, mais après tout, si vous avez écrit sur le football, je peux bien blogger sur les Stooges.
En cherchant à colmater mes impasses, je suis tombé sur des courts métrages américains des années 40, « The 3 Stooges », un trio de pieds nickelés dans un burlesque parlé assez mineur mais, « The three Stooges and the Nasty Spy » fut la première caricature filmée d’Hitler, juste avant le dictateur de Chaplin. Stooge veut dire larbin ou faire valoir, et « The 3 Stooges » venait d’un précédent quadrille « Ted Healy and the 3 Stooges » dont Healy l’autocrate fut expulsé ensuite par les dits-larbins, sous l’influence probable du communisme à tendance libératrice qui imprégnait les milieux du cinéma des années 30.
« The Stooges », coïncidence ou clin d’œil ? je ne sais pas, mais « The 3 Stooges » était très célèbre à la télévision américaine des années 50-60 et le groupe s’est temporairement appelé « Iggy Pop and the Stooges ». Les faire-valoir portaient bien leurs noms, jouant constamment la tête baissée tandis qu’Iggy faisait le babouin en front de scène.
Mais Iggy Pop était d’un autre calibre que Ted Healy, et le mode de vie « communiste » ne lui faisait pas peur.
A des années-lumières des Stooges avant ce film, le voyage sidéral avec Jarmush m’a naturellement fait voir en premier ce que vous nommez le maître « es provoc ». L’explosion des limites avait permis les Stones – maître es-Dionysos du moment-, et, le pack conservateur enfoncé, Iggy se rua dans les nouveaux espaces pour dépasser ses pairs et tester les limites. L’admiration d’Iggy pour les Stones se doublait d’une volonté de tuer le père, à coup de « Gimme Dange » en réponse à « Gimme Shelter » (« donne-moi abri »), ou son autobiographie « I need more » dédicacée à Keith Richards, en forme d’hommage et d’injonction. Assez grande prétention somme toute, et qu’Iggy lui-même admet par une autodérision qui fait toute la saveur du film de Jarmush. Il me semble que c’est l’humour plus que la fragilité qui sauve Iggy de la pure provoc, et vous n’avez pas dit, Annelise, que Gimme Danger est le film le plus drôle de ces dernières années ! Iggy montrant à l’époque le trou dans sa dentition suite à une plongée dans la foule de groupies qui s’envola comme une volée de moineaux… ses explications sur les percus à coup de marteau sur des bidons d’huile… la première séance d’enregistrement où il se sont fait renvoyé à l’hôtel pour faire 3 chansons supplémentaires en une heure … le manager qui s’arrachait les cheveux car Les Stooges avaient mis les amplis à 10 et que leur marge de négociation n’avait permis que de descendre à 9. Il n’était pas dupe de lui-même et de la technique approximative de ses Stooges. Mais son cheval de bataille était ailleurs, là-bas dans les grands espaces derrière les barrières en ruine : pousser le dionysiaque au-delà des Stones et se moquer de ce qui pouvait rester d’apollinien ou d’intellectuel dans le rock.
A ce titre, et bien que cela sonne un peu trop apollinien pour Iggy Pop, vos « cimes à l’air raréfié » vont bien avec la limitation à 20 mots par chanson. Exit ces intellos de Beatles et ces mièvres de CSN.
C’est pourtant un sophistiqué qui viendra lui sortir la tête de l’eau. David Bowie, en guetteur du rock, vit au loin un Iggy Pop tout le contraire de lui-même. Animalité brute, contre sophistication sensuelle. Est-ce Apollon tendant la main à Dionysos ? en tout cas, David devint temporairement Ziggy, et Iggy aurait bien mérité le nom de Stardust. Mais le rapprochement s’arrête là : Iggy a failli le gifler un jour où il aurait voulu l’embrasser et lui-même aurait eu une affaire avec Angie, qui par la bande et la rumeur nous ramène aux Stones. Un petit monde.
Tout comme Kathy Asherton, on s’étonne que Les Stooges survécurent à l’époque. Iggy excepté, ils ne sont pas très séduisants dans le film, qu’ils soient morts, mort-vivants ou rangés des voitures. On y voit un Ron Asherton de mauvais gout qui arborait des insignes nazis en concert, ce qu’il fit parait-il également lors du mariage d’Iggy avec une jeune femme juive. Scott Asherton semble bien fatigué et Williamson dénote avec sa carrière d’informaticien de la Silicone Valley. These poor Stooges magnifie par contraste l’excellente conservation d’un Iggy au regard clair et perçant, un lézard faufilé entre les overdoses et infarctus qui pleuvaient comme des hallebardes sur le Rock.
La proportion de ruse, de théâtre, de sève dans Iggy Pop ? c’est finalement secondaire, il fallait les trois pour exister et survivre. Et également une confiance qui semblait lui venir d’une enfance heureuse… et qui relativise la fragilité dont vous parlez. L’instinct de conservation jure avec le martyr et j’ai quelques révoltes à voir associés martyr et bonheur : l’absolu du martyr ne permet pas d’espérer la transformation du quotidien en bonheur (mais c’est peut-être une manière d’éviter les déceptions).
ET Jarmush ? Remarquablement discret, il se place « au service de », jusqu’à rajouter des intertitres RIP et un petit mot des Stooges pour les chers disparus. Jarmush cinéaste s’efface derrière Jarmush témoin pour concocter main dans la main avec Iggy, une œuvre sensible et comique, à mille lieues d’une hagiographie. Pour les convaincus, il pondère « le culte strident des acmés » (jolie formule), mais, plus qu’une guérison, j’y vois le coming out d’un animal finalement plus humain qu’il ne l’avouait (ou se l’avouait). Pour les « non convaincus à priori », il met Iggy and the Stooges sur le fil du rasoir entre la Fureur de vivre et l’Arnaque, dans les deux cas des œuvres d’art.
Mon film préféré de l’année à ce jour. Merci Annelise.

J.D dit: 10 février 2017 à 13 h 00 min

.Eriksen 9.02″L’homosexualité floue » du jeune: l’enfant demande très tôt au père de substitution s’il est « une tante ».Preuve qu’il sait de bonne heure ses goûts ». Le râtelier d’or enlevé au resto ,comment vous l’interprétez ? il retire son bouclier de gladiateur? Pas fait attention au mot nigger qui revient ,merci pour la remarque .Annelise ,votre invention dialoguée de Cinquante Nuances Sombres sur Facebook, à, hurler de rire.Par dessus ça la leçon de cinema scorcésien à 18.52 .Iùmpression que vous quittez souvent la file , Feygele. Votre singularité sacrée.Ou sacrée singularité.. Je serai moins sévère avec l’ami puck sur l’aspirine pour le symptome au lieu de toucher au mal .Il débarque et ne sait que Edel,eriksen ou wg sont des Russell crowe.

J.D dit: 10 février 2017 à 13 h 20 min

J.B vous devriez arrêter d’intimer à Annelise  » et que ça saute  » .Ce côté gouverneur de province en retraite qui veut la régence et essaie d’empoisonner la princ esse héritière dont la valeur crève les yeux sans tison chauffé au rouge vous rend le teint bileux.

Eriksen dit: 10 février 2017 à 13 h 36 min

@J.D. Je me range à l’interprétation d’Annelise pour le ratelier d’or : « pour sacrifier au bling-bling d’une culture hip-hop ».
Si Chiron se demande s’il est « une tante », cela signifie juste qu’il n’est pas sourd et qu’il entend ses pairs. On peut même se demander s’ils n’ont pas décidé pour lui.

Jibé dit: 10 février 2017 à 14 h 06 min

« cela signifie juste qu’il n’est pas sourd et qu’il entend ses pairs. »

Ces choses là se sentent très tôt chez ceux qui sont concernés, Eriksen. L’intelligence de la réponse de son père de substitution est un peu trop belle !

Annelise dit: 10 février 2017 à 14 h 38 min

JC 12h59 sur  » l’enfileur de mouches » Ericksen… Jaloux va. Magnifique post à 12h41 du soi disant incriminé sur le Gimme de Jarmush..wow. Lu en direct live d’un métro aérien où par miracle mon tel passe qq mn
J.D, Jibé parlant des films qu’il va voir je suis pour..rien de mieux qu’un blog kolkhoze comme dirait le vrai communiste Iggy

Annelise dit: 10 février 2017 à 15 h 35 min

.. réserves ici ou là malgré tt sur votre vue Ericksen (vive le métro hein?à Corvisart ça passe puis plus place d’Italie).. »l’enfance heureuse chez Pop »..les enfances les vraies par définition st tjs heureuses, ensuite la réalité des constructions avec blessures indélébiles, c’est tout autre chose..votre mise en perspective avec Bowie bien vue..je souscris assez à Phil du 10, 9h51& &10h07
A propos du gladiator Crowe.. communauté physique avec Joel Edgerton. A ce propos, j’arrive bientot Nichols sous le bras… et la Berlinale s’est ouverte avec le « Django » manouche incarné par Reda Kateb.. lancement mondial aussi de « Logan », le wolf brushingué des Xmen qu’il vaut mieux ne pas énerver…oui oui les Marvels éventuellement ma came, il y en a d’excellents, petite mythologie moderne tirée de comics, contes de fées à effets spéciaux à destination du bon peuple.. il faut savoir les choisir

Eriksen dit: 10 février 2017 à 16 h 22 min

Annelise, ne lisez pas à Glacière (et je crains Cambronne …)
Vous avez raison, une enfance heureuse peut devenir douloureuse. Sartre sur Merleau-Ponty : « il se s’est jamais remis d’une enfance heureuse ».
Mais cela donne confiance tout de même, et la confiance maintient en vie.

Annelise dit: 10 février 2017 à 16 h 35 min

La confiance à 3 ou 4gr par jour selon mon avis peu autorisé en la matière requiert révision sémantique : « attention échafaudages en plein vent », « en travx » ou « en réfection », « fouilles archéo ».. de quoi en reparler. Glacière vs avez raison, ce serait le moment de sortir de ma musette le fameux sandwich à la rate servi à notre camarade Emmanuel, dont le silence (scorsesien?)après le dernier post « classe de neige » a de quoi inquiéter?
A vos posts Jenkins, Marty S & autres, amigos

Jibé dit: 10 février 2017 à 16 h 54 min

On ne peut pas dire que l’enfance de Little fut heureuse !
Et pourtant il aimait sa maman et sa maman de même son fils unique…
La chance d’Iggy c’est d’avoir eu des parents structurés qui lui ont donné le goût de la caravane. Une grande mobilité et les arts du cirque : un trapéziste musical !

P.C. dit: 10 février 2017 à 19 h 13 min

@ J.D

Je suis t rès intéressé par vos commentaires toujours pleins de bon sens et empreintsd ‘une sagesse bien assise qui me sied.T outefois il me semble que vous allez un peu vite en besogne dans vos référents décalés, non? Je veux dire que la morbidezza ressentie également chez JIbé ne peut pas inconsidérément revenir au même, n’est-ce pas.Et évidememnt tant que nous nous comprendrons tout cela sera sujet à cuation bien qu e sans acrimonie du point de vue d’art total. Cela vaut bien s^ur aussi pour JC qui est très taquin mais fait souvenet montre d’un insight impressionnant.
Qu’en dites-vous, cher ami?
Cinéphiliquement vôtre.

hugues dit: 11 février 2017 à 7 h 51 min

« souvenet montre d’un insight impressionnant. »

vous parlez sérieusement de ce minable? vous n’êtes pas difficile !

Gilles dit: 11 février 2017 à 11 h 08 min

Conversation hier surprise dans le tram entre 2Noirs qui sortaient de moonlight.ils avaient aimé.Pour « silence » j’attendes les jesuites?

radioscopie dit: 11 février 2017 à 11 h 32 min

christiane dit: 10 février 2017 à 21 h 20 min
La « très belle page » de Brighelli prend surtout prétexte de « Silence » pour claironner ses antiennes réactionnaires estampillées « Debout la France ».

JC..... dit: 11 février 2017 à 11 h 59 min

Hugues, vous avez du jugement ! Parlez nous de « Radioscorie » ?…

De grand cœur ! de toute notre âme décharnée, par Sainte Thérèse ! par Priape ! par Ben Hamon ! Par Erdogan ! par Zamiatine … merci.

christiane dit: 11 février 2017 à 12 h 01 min

Radioscopie,
Ah vous trouvez…
Je ne lis pas ses billets politiques, mais ses billets (art – cinéma – théâtre), j’aime.
Il faut trier, c’est comme les lentilles !

Ramona dit: 11 février 2017 à 12 h 24 min

J’ai fait un rêve merveilleux.
Je voyais J.C. pendu par les pieds, vomissant une bile noire qui peu à peu s’étendait jusqu
Non, je ne peux pas en dire plus, je ne veux pas gâcher cette belle image.

radioscopie dit: 11 février 2017 à 12 h 40 min

Je « trouve », en effet, Christiane. Relisez sa réflexion ci-dessous :
« Silence est un très beau film sur la façon intelligente et vigoureuse dont le Japon a refusé la greffe chrétienne, en produisant les anticorps (à prendre ici au sens littéral) adéquats. Et sur la manière dont il peut tolérer les croyances intimes — tant qu’elles ne s’affichent pas. C’est la tolérance à travers les supplices. Le pays du Soleil levant a rejeté à la mer (qui se charge de noyer les crucifiés, c’est très beau à voir, et d’un symbolisme significatif) tous ceux qui prétendaient lui enseigner une autre voie que la sienne propre. C’est bien pratique, parfois, d’être une île. »
Je ne suis pas sûr qu’elle n’extrapole pas un tantinet le cadre cinématographique ou artistique ou même historique… pour délivrer un message politique contemporain assez radical.

Sylvain dit: 11 février 2017 à 12 h 49 min

d’accord pour une fois avec le masque(Scorsece.)

D’habitude ils m’énervent.

Jbé »trapéziste musical »voila.super.Tout de suite mieux que quand vous la jouez vieux c.donneur de leçons..

J.d dit: 11 février 2017 à 12 h 49 min

Christiane: l’elegance de mettre en lien le blog du Causeur JeanPaul B sur le blog de Passouet de Feygele,d’une élégance à debattre,ma chère? je sais que la pub comparative est autorisée,enfin.Brighelli et son Scorcèse « esthétiquement un bonheur permanent »… Annelise l’a dit moins complaisamment en disant « c’est Scorcese il sait faire » et Kurosawa est partout présent . »Le Japon qui évite la vague populiste  » de votre article: le Japon qui refuse la greffe chrétienne  » est aussi du à sa xénophobie &sentiment supérieur. Vous n’y verrez pas beaucoup de Noirs ni Juifs . »Sans pour autant se refermer sur lui-même » poursuit Brighelli ? L’insularité phobique rend l’exterieur menacant.L’agressivité economique ne dement pas cela. Ca ne vous questionne pas ? Et les masque et plume qui n’aiment pas n’a pas à voir avec son évitement à évoquer la jouissance de mauvais aloi de Scorcèse aux détails.

P.C. dit: 11 février 2017 à 12 h 50 min

@ hugues 7 h 51 min

Oui, ouij e parle sériuesement, je suis très sensible à la profondeur de vue de J.D. J’étais déjà un de s es fidèles lecteurs au temps où il signait de nombreux pseudos tuoujours diféfrents et étiat connu sous le nom de HR.
C’est un critique de notre temps d’une lucidité exemplaire .

les infirmiers dit: 11 février 2017 à 13 h 25 min

Quelques cinglés sur les blogs, leurs sous-entendus de maniaques y défoulant leurs hargne et idées fixes…

christiane dit: 11 février 2017 à 13 h 38 min

J.d dit: 11 février 2017 à 12 h 49 min
Vous écrivez : »Christiane: l’elegance de mettre en lien le blog du Causeur JeanPaul B sur le blog de Passouet de Feygele,d’une élégance à debattre,ma chère?  »
C’est un blog que j’ai découvert , il y a une semaine par une citation d’une internaute de la RDL. J’ai déroulé. Un article a retenu mon attention sur le site de la sainte-Baume en Provence, puis un autre sur la mise en scène d’Arturo Ui, et enfin, puisque vous l’évoquiez sur un film de Scorsese « Silence ». N’ayant pas vu le film et n’ayant pas l’intention de le voir après écouté Le masque et la plume, j’ai cherché des critiques. Celle-ci ne nie pas la surenchère de supplices mais évoque l’art japonais de l’estampe dans l’atmosphère de certains plans.
Quant à ce que vous évoquez, même si la réaction a été infâme au japon, ne pas oublier les désastres de ces « missions » qui voulaient convertir plutôt de force que de gré, des populations qui vivaient bien avant leur arrivée. Je pense au très beau film « Mission » de R.Joffé avec R. de Niro et J.Irons, évoquant le massacre des indiens guaranis, qui pose le problème de la colonisation et de l’évangélisation.
Mais lisant votre réaction exacerbée, je ne mettrais plus de lien, ni d’ailleurs de commentaires, ici.

JiBé dit: 11 février 2017 à 13 h 39 min

« C’est un critique de notre temps d’une lucidité exemplaire . »

Qu’attend-t-il alors pour nous parler de « Silence » !?

jean-claude dit: 11 février 2017 à 13 h 46 min

le pire, christiane, c’est, aussi, que prétendant les « sauver », ils les ont parqués et leur ont imposé leurs croyances en s’efforçant de détruire les leurs, et leur cosmogonie

JC..... dit: 11 février 2017 à 14 h 09 min

Ce qu’on peut dire comme connerie, ici bas !

Les Jésuites ont fait du bon boulot classique, à l’époque. Mais ils étaient soumis aux conquistadores, les politiques, les militaires, les fauchés des familles, voulant s’enrichir vite – la vie est si brève !

Des gens au cœur d’OR, certains d’être impunis !

J.D dit: 11 février 2017 à 14 h 46 min

P.C 12.50 à moi que vous vous adressez ? J.D sont mes initiales.fréquentation ici date d’un an .@Christiane, »lisant vos réactions exacerbées je ne posterai plus « . Votre réactivité est exagérée .Sans vouloir me montrer blessant .votre naiveté a relayer Causeur..les bras m’en tombent. Mes hommages.

P.C. dit: 11 février 2017 à 15 h 03 min

Qu’attend-t-il alors pour nous parler de « Silence » !? (Jibé)

Mais il va le faire,il va le faire!C’est un grand connaiseur de la psychanalyse et du judéochristianisme.

Eriksen dit: 11 février 2017 à 16 h 42 min

NOn Christiane, ne nous quittez pas, y’a déjà pas beaucoup de femmes ! Et puis je ne vois pas pourquoi la pensée de droite n’aurait pas le droit de s’exprimer ici, et bien que certains raccourcis de JPB soient rapides.

christiane dit: 11 février 2017 à 17 h 59 min

Mais je ne sais même pasqui c’est ce causeur. Il est de droite ? Possible. Je ne lis jamais les post de politique, c’est du trompe-l’oeil ce monde, qu’il soit de gauche ou de droite. Je suis un peu comme Brassens et ses copains… Lui, il ne s’appelle pas « causeur » , il signe J-C.Brighelli. Il a une plume intéressante pour parler d’art. La seule chose qui m’intéresse avec la littérature. Donc vous avez trouvé son billet sur « Silence » : abject. Ca vous regarde. Quand je dialogue avec quelqu’un , je ne lui demande pas ses papiers ni sa carte électorale. J’écoute ce qu’il a a dire. J’ai fui les milieux militants où il ne fallait « communiquer » qu’avec les militants du même bord et dauber les autres. J’ai mis ce lien, innocemment pour 2 raisons : le lien avec France-Inter et son regard sur les lumières et couleurs de certaines scènes du film. Je croyais vous faire plaisir. pétard, c’est comme si j’avais versé le contenu d’une poubelle sur ce blog ! Vous n’êtes pas marrants avec vos check-point ! La bande annonce, sur le net, ne me donne pas envie de m’enfoncer dans ce délire. Je préfère, ce soir,
revoir le film de Pasolini,le marginal : « L’évangile selon saint Matthieu » tourné avec les gens des rues, de son quotidien, sa mère dans le rôle de Marie au pied de la Croix. Un somptueux noir et blanc, austère. des musiques étonnantes.
J’ai vu ce film pour la première fois au quartier Latin, au cinéma l’Accatone (alors, rue Cujas).

Paul Edel dit: 11 février 2017 à 18 h 09 min

Scorcese? Pasolini?
Je revoyais hier soir en dvd « les affranchis » de Scorcese .
Dans les affrabchis on admire la virtuosité de plans- séquences(le personnage d’Henry passant par les cuisines, s’installant à la meilleure table) avec la musique des Crystals. Les changements de ton( le cabotinage de Joe Pesci qui sait faire rigoler, puis faire peur). Le réalisateur manifeste aussi le talent de rendre esthétique l’ assassinat(une flaque de sang s’étend sur un magique carrelage vu en plongée ).. il y a aussi l’intérêt d’une histoire,car ’est un vrai roman de formation, le récit d’un adoubement parmi ces nouveaux chevaliers . paradoxal.. C’est d’autant plus séduisant que le réalisateur joue à merveille de tous les clichés italiens » sympathiques » dans une vie de quartier : on aime la cuisine de la mamma,( on cuisine même des bonnes pates à ’l ail en prison. Racketter les commerçants est une forme de devoir solidarité envers la communauté. On aime le bling -bling , les maitresseqs hyper maquillées, vamps de quartier, les voitures paquebots rutilantes garées n’importe où, les bijoux tocs , les fringues Armani , c’est la tournée des grands ducs , c’est la vitalité, joie, rigolades, complicité masculine., un dégout à la vie étroite et ordinaire des autres.. Nous sommes loin des tueurs en manteau noir, vrais prêtres de la Mort, du rite morbide de JP Melville. Avec Scorcèse le spectateur est invité à toutes les fêtes, les quêtes pour les fiançailles et la naissance d’un bébé, c’est la dolce vita. Une vie de quartier entre Naples et Catane..La camera est toujours complice., c’est une copine de la bande…quand on tue dans une voiture ou dans une arrière salle, c’est avec des plans travaillés qui dé-réalisent l’acte et lui donnent une connotation grandiloquente d’opéra…
Avec « Accatone »(1961) , tourné dans le quartier de Pigneto ces bandes d’oisifs et de petits maquereaux de la banlieue romaine, Pasolini, nous dévoilait lui, à coté du vitalisme de la bande – leur soudain isolement, leur désarroi , leur pauvreté intéieure, leur détresse nue . Je me souviens de Franco Citti , ne sachant pas quoi faire de sa peau ,marchant bras ballants, dos courbé, au milieu d’une route défoncée.Moment etonnant. l’image du chemin de son propre désarroi. On voyait un homme en examen de conscience , un post adolescent démuni qui aimerait devenir honnête, mais retombe, dans une démarche presque christique, étant à la fois le larron et l‘homme en souffrance……… Rien de tout ça chez Scorcese. C’est chez lui non pas de réflexion,de distance morale mais un art de contagion. Ça prend même l’espect d’ une célébration face à un homme pus naturel, qui n’a pas refoulé ses instincts barbares, mais les a coulé dans un « code d’honneur ».. La maffia devient une fête cinématographique à laquelle on est forcé de jouer le rôle de l’invité- voyeur. La maffia apparait belle et ancestrale comme le Vésuve .C’est une tribu très ancienne, très noble, qu’il faut regarder en moraliste ordinaire, mais saluer en ethnographe comme un lien avec les forces antiques nées entre Naples et Palerme., au temps des dieux .

christiane dit: 11 février 2017 à 18 h 41 min

Ah, chouette ce commentaire (donc, la valise n’est pas encore bouclée…)! « Accatone », vu dans le même cinéma. Vous en parlez bien. Ça me rappelle « Les ragazzi » du même Pasolini. Pour le coup, je vous remet un lien ! de Passou. Alors ne faites pas la fine bouche !
http://larepubliquedeslivres.com/ragazzi-de-pasolini/
J’écoute, sur le même lien que j’ai osé posé ici, le dialogue entre Scorsese et Augustin Trapenard. Il parle bien de son cinéma et de ce film « Silence ». Donc il n’est pas pourri mon lien !!!

Delaporte dit: 12 février 2017 à 0 h 02 min

Je suis allé voir ce soir « Silence » et j’ai trouvé ça très mauvais. Le film ne prend à aucun moment. Cela reste des scènes qui se suivent sans logique presque, avec des dialogues très pauvres et parfois incompréhensibles. Les personnages restent très éloignés, on n’est pas du tout touché par la petite communauté nippo-chrétienne, ni par les deux prêtres qui pourraient être tout sauf prêtres. Le film ne décolle jamais, tout en restant hollywoodien dans le pire sens du terme. Scorsese ne sait plus faire ce genre de film. Ce qu’on a, c’est de l’ennui, d’autant plus que c’est long, long… Surtout, sur le plan de la foi chrétienne, « Silence » n’apporte rien.

Roro dit: 12 février 2017 à 13 h 23 min

l’abruti de pq se distrait en faisant lui aussi son numéro de grand ami admirateur de màc, … qui le rembarrait dans sa bêtise crasse de vieux facho

Ramona dit: 12 février 2017 à 14 h 15 min

Roro, les voisins, jean-claude, étudiant sérieux, etc. pourquoi toujours changer de pseudo si c’est pour dire la même chose ? Votre détestation de l’immonde JC est bien naturelle, tout individu honnête la partage, mais variez un peu.

Roro dit: 12 février 2017 à 15 h 00 min

dommage que les ordures jc et bougros s’incrustent, c’est déjà un peu pénible avec maniatis et bérénice veuves éplorées derrière leur voilette! il faudrait plusieurs christiane et jibé
bon je me remets au travail un dimanche que dieu et annelise me pardonnent

Phil dit: 12 février 2017 à 16 h 44 min

Le Django Reinhardt est attendu, Annelise, ont dit les Allemands (les autres aussi). Un épisode soi-disant inconnu de sa bio pour faire ce film, toujours une peu gênant pour les spectateurs « regardants ».
Baroz, vu « Wound », film sud-africain (avec du pognon artéique français) sur un sévère rituel de la masculinité (Mandela en a été) qui vire au fiasco gay. pas mal du tout, grâce aux acteurs blacks. (vous enverrai une copie de l’encyclopédie mondiale des invertis, en échange me dédicacerez votre goût portugais) la poule et l’oeuf: le documentaire à la Jean Rouch n’est pas mort, les générations numériques ne prennent simplement pas le temps d’apprendre, le buzz parasite la réflexion, supprime la durée, tout ce qui fait le documentaire.

JiBé dit: 12 février 2017 à 17 h 07 min

« The Wound », Phil, mais il n’est pas encore sorti en salle depuis la berlinade ?
Mais je vous offrirais volontiers un goût du Portugal, si vous aviez une adresse !

Phil dit: 12 février 2017 à 17 h 18 min

pas sorti en France ? alors ce sera pour bientôt, bien calibré dans l’esprit du temps.
(Berlinale baroz, (pas confondre avec schubertiade)

Paul Edel dit: 12 février 2017 à 18 h 06 min

Allez voir le documentaire de Claire Simon « le concours ».
on y filme les journées du concours de la Femis… comment s’opère la sélection des candidats aux divers professions du cinéma, réalisation, scénario, image, son, production et distribution, exploitation. Film en deux parties : l’écrit puis l’oral..
On y voit des examinateurs « examinés » sondés, écoutés, pris en gros plan, ou dans le feu des réactions à chaud après l’oral d’un candidat……par la camera subtile, aigue, parfaite de Claire Simon qui fut elle-même prof, je crois, dans cette ecole de cinéma. on s ‘ aperçoit que l’on vient aussi bien de Sicile que du Chili, ou d’Afrique, comme on le voit dans certaines séquences….. On découvre que ces « examinateurs » -dont la réalisatrice Laetitia Masson- ont l’air plus paumés, perdus, , divergents, perplexes, ou pleins de clichés mentaux , que ces jeunes qu’ils doivent juger. Tout au long de la projection de ce film, je me répétais la phrase de Paul Valery à propos de certains métiers artistiques, : écrivains, peintres, cinéastes ,hommes politiques, tous « gens préposés aux choses vagues.. ». Vraiment un film étonnant. Qui laisse vraiment rêveur sur le filtrage et la formation des « élites » du cinéma français. Aucun, par exemple, ne présente un sujet politique dans les scénarios.
Bourdieu se régalerait à voir ce film..

Roro dit: 12 février 2017 à 18 h 09 min

Jibe je ne connaissais pas màc, n’irai pas au Père Lachaise ( ne connais personne du blog et pas envie de les voir -des « avatars »!!)
Si vous y pensez : la bise aux parents de màc, ils doivent être très éprouvés
(j’ai dû voir son père une fois à l’Institut Goethe (un film sur Peter Handke je ne sais plus très bien) , il avait l’air adorable)

Annelise dit: 12 février 2017 à 19 h 45 min

Phil 16h44 bien pour ça que je l’ai mis en twit
Votre pitch -art pour lequel j’entretiens d’ordinaire un poil de dédain, tt ne se résume pas – « un sévère rituel de la masculinité (Mandela en a été) qui vire au fiasco gay » sur Wound m’enchante..
Delaporte sur Scorsese à minuit02, c’est dit !

JiBé dit: 12 février 2017 à 19 h 46 min

Je ne suis pas sûr non plus d’y aller, Roro…

Oui, le concours, pleins de jeunes qui riaient à gorge déployée dans la salle. A moins que ce ne soit de rires jaunes !

Annelise dit: 12 février 2017 à 19 h 50 min

Pas juste Bourdieu, Paul… en parlant de la Femis, la mort de Marc Nicolas a été un choc pour bcp, il y avait mené un fier travail
Tristesse pour Jean-Philippe Goldschmidt, oui
Et Mme Luce Vigo s’en est allée

JiBé dit: 12 février 2017 à 20 h 04 min

Marc Nicolas, c’est ce directeur bon enfant que l’on voit à l’écran !
Qu’est-ce qu’on fume à la Fémis !

Annelise dit: 12 février 2017 à 20 h 28 min

..Marc Nicolas cet homme « bon enfant » était connu surtout pour être un cinéphile averti, photographe amateur éclairé… il a passé les quinze dernières années de sa vie à diriger la Femis, maître d’oeuvre de la modernisation de l’école et de son ouverture à l’international, aux métiers de la distribution et de l’exploitation, aux séries télé, aux étudiants non immédiatement favorisés par le népotisme si facilement en vigueur. Un homme complexe, réputé subtil et d’un gd dévouement envers le cinéma

JiBé dit: 12 février 2017 à 20 h 50 min

Ce film est le plus bel hommage, grâce auquel je l’ai découvert comme sans doute beaucoup d’autres, Annelise.

christiane dit: 12 février 2017 à 23 h 44 min

Roro (18 h 09)
Un peu de douceur, ça fait du bien. Oui, ce père a l’air doux et tendre. Je l’avais écouté un après-midi à l’Odéon (colloque de traducteurs). On apprend beaucoup du caractère d’un être dans ce genre de dialogue. Le lire aussi est un reflet de son univers intime. Je crois que le bonheur était possible entre eux , même si la vie les a pas mal ballotés et l’un et l’autre.

Je suis très touchée, Annelise, par la pudeur émue de vos saluts à ceux qui nous quittent laissant un chagrin-accroc à ceux qui restent.

christiane dit: 12 février 2017 à 23 h 53 min

Merci Paul, Annelise et Jibé. Ça donne envie de découvrir ce film « Le concours ». De Claire Simon, je ne connais que « Gare du Nord » (remarquable aussi). Elle est toujours proche du documentaire et la fiction est là, palpable…

Roro dit: 13 février 2017 à 8 h 19 min

Jibé
Aucune importance

Christiane
« Je crois que le bonheur était possible entre eux  »
Ça a bien dû être le cas quelque fois ouvertement ! Faudrait être psy
Enormes, ses soudains délires de persécution par écran interposé donc du moins
Et peut-être que pompette et sous l’influence de ceux qui le prétendent manipulable il s’est parfois laisser entraîner à saquer grassement la tronche des intervenants de la rdl, ainsi qu’ils l’affirment
C’était un érudit, généreux, épris de justice, et doué d’un humour immense

christiane dit: 13 février 2017 à 10 h 39 min

Roro, j’ai posté ces lignes sur la RDL pour Lazarillo. Elles font écho à votre post d’hier à 18h09.

« Le père de MàC, Georges-Arthur Goldschmidt prononça ces paroles : « Tout commence avant la parole, c’est-à-dire tout commence par la traduction de ce qui ne fut point encore formulé. » lors de son introduction à la République des traducteurs, à l’Odéon, en janvier 2011.
Si cette remarque concernait surtout la traduction d’un texte littéraire ce jour-là,  » l’Opérette imaginaire » de Valère Novarina, elle me semble se glisser dans nos commentaires. Le traducteur apparaît en s’effaçant… Traduire c’est « déstabiliser les certitudes apparentes », c’est faire l’expérience de tout ce qui est relatif… lorsqu’on est « pauvre monoglotte », c’est aussi que « toute langue en implique une autre, qu’il n’y a de langues que parce que multiples » ajoutait G-A.G « Toutes incluent la défaillance »… Et cette phrase de Novarina : » Les langues ne communiquent pas, ne s’échangent pas comme de la monnaie : elles se cherchent ; elles passent parfois tout près l’une de l’autre sans se voir ; ce sont des danses parallèles. ». Ainsi en a-t-il était de tous ces témoignages, de toutes ces suppositions. On ne saura jamais de quoi furent faits ses derniers mois avant l’entrée à l’hôpital. Peut-être une rencontre profonde, belle entre le père et le fils a été possible… Peut-être du bonheur… »

JC..... dit: 13 février 2017 à 11 h 48 min

Deux hommes, père fils, peuvent être merveilleux dans la relation de chacun avec autrui…. et s’entre tuer tranquillement, et ne pas savoir ni s’aimer, et ne pas pouvoir se comprendre, ni se tolérer.

« Il faut tuer et le père et la mère », dit Héraclite, un homme de bon sens. Membre d’honneur de l’Institut Bartabacs de Porquerolles, naturellement.

Dont acte inverse.

Roro dit: 13 février 2017 à 11 h 58 min

Christiane
Peut-être ou probablement – du moins quand quelqu’un est très malade, des barrières tendent à tomber : celles qui n’étaient pas irrémédiables
(les témoignages maladroits ou grossiers ne sont pas tous à mettre sur le compte du désarroi !)

Merci

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