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La République Du Cinéma

Césars : Des compressions et des hommes

Par Annelise Roux

Vendredi 24 février 2017, pression autour des compressions.
Privée de tête à la suite de l’imbroglio Roman Polanski (il y avait ceux qui étaient pour, ceux qui étaient contre, ceux qui étaient pour le contrer, ceux qui n’étaient pas pour, étant pour…), ayant souffert d’un court brouillage  en raison de la petite confusion qui a régné quelques heures après l’annonce d’un « Almodovar président » – en fait Pedro Almodovar présidera bien, mais le festival de Cannes – et Alain Delon qui, par solidarité, a annoncé « qu’il se refuserait à assumer une quelconque relève après le retrait », la soirée de la 42e édition des César du cinéma, qui aura lieu exceptionnellement à la salle Pleyel et non au théâtre du Châtelet, sera diffusée comme d’habitude en direct sur Canal+.
Maître de cérémonie : l’humoriste et comédien Jérôme Commandeur.
C’est clair. L’Académie vous en prix et promet «éclectisme et bienveillance». Belle profession de foi : la bienveillance est un choix d’amour adulte de haute lucidité alors que la complaisance, fût-elle méchante, une facilité ? Aucun nouveau président n’a été choisi par le conseil pour remplacer le cinéaste de 83 ans. « On ne l’a proposé à personne pour des raisons que vous trouverez vite, s’est prononcé Alain Terzian lors d’un déjeuner préalable réunissant les nommés, rendant le soutien d’Alain Delon d’autant plus volontariste. On assumera ainsi le tumulte que vous avez vu. »
George Clooney recevra un César d’honneur. Marion Cotillard a été choisie par les organisateurs pour l’affiche officielle de la cérémonie.

Comment, concrètement, cela fonctionne t-il ? La possibilité des statuettes est fondée sur un vote secret à deux tours, en ligne ou par correspondance, auquel peuvent participer tous les membres actifs de la profession ayant leur cotisation à jour, portant sur les films sortis en salles entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année précédente. Les votants reçoivent en décembre les différentes propositions (invitations, places gratuites, coffret DVD César) ainsi que les DVD présentant les films de court métrage éligibles au César du meilleur film de court métrage et au César du meilleur film d’animation, systématiquement présents désormais.
Organisés selon les directives de l’académie, contrôlés par huissier de justice, les César sont avec les Oscar réputés « seuls à utiliser un procédé sécurisé de ce niveau ».
On peut bien entendu scruter le scrutin, s’interroger sur la vérité de la remontée « démocratique » de la profession ou du reflet rendu, discuter du principe de présentation exhaustive, « non différenciée » des personnes ou des films éligibles (ils ne le sont pas tous  et c’est l’académie qui promulgue la liste) ? Tout le monde votant à tous les tours pour tout le monde, certains se sont émus de la pertinence à ce que les acteurs se prononcent sur les costumes et les attachés de presse de facto sur le meilleur montage ou le son.
Certes. Au-delà de la litanie des noms, barbouillage en forme de léger mal de mer que procurent parfois les listes où les mêmes donnent le sentiment de s’enrouler en boucle sur un tableau d’affichage tournant – il y a aussi le vertige délicieux, l’excitation parieuse, éblouie ou un peu mélancolique en songeant à Deneuve, à Truffaut croulant sous les sculptures – dix – et inquiet toujours… Les César honorifiques, Ingrid Bergman ouvrant le bal, Henri Langlois en 1977 à titre posthume, Stallone en 92, Jean Marais, Cravenne le fondateur, Dustin Hoffman, Scarlett Johansson, Michael Douglas deux fois et son père Kirk une seule, mais bien avant, en 1980… Adjani qui triomphe en meilleure actrice en jupe, pour son cinquième (« hamsa » , 5 comme les doigts de la main de Fatma) pour un petit film au départ mal distribué…
Romy et Noiret, Romy anxieuse qu’on ne se soit pas déplacé, Noiret saisissant la main de Monique Chaumette son épouse quand Romy n’est plus, à moins que ce ne soit à Cannes. Jean Rochefort. Huppert. Depardieu ému,  qui ne sait trop que dire pour remercier. Bouquet qui portera toujours bien son nom. Antoine de Caunes aussi, facétieux (sans oublier José Garcia). Valérie Lemercier en Rabbi Jacob. La merveilleuse Cécile De France descendant en balancelle. Vincent Lindon. Maïwenn. Edouard Baer. Vincent Cassel.  Reda Kateb. Bérénice Béjo. Binoche. Vincent. Sabine Azéma. Nathalie Baye. Amalric, Blanc, Auteuil. Vincent en général. Vincent Cassel, Vincent Lacoste ET Vincent Lindon (Je l’ai déjà dit ? Je ne m’en lasse pas. Il n’était pas en lice cette fois? N’empêche). La ronde des nommés de l’année, qui prend la suite de celle des ex-primés des précédentes… Mélanie Laurent. Sandrine Kiberlain, Rachida Brakni qui ne se cantonna pas à épouser l’Eric qui ne joue pas comme un pied en dépit d’un lourd passé, réalisatrice comme on l’a vu récemment, Marie-Josée Croze, la grande Bonnaire, Chiara, la sublime Kristin Scott T, Laetitia Castissima, la sensible, lunaire Julie Depardieu, la gracieuse Anaïs Demoustier, Valérie Donzelli en haut plumetis, Mathilde, belle-soeur de l’ex-futur président, Ludivine Sagnier, Charlotte, les belles Adèle, Haenel & Exarchopoulos, Clotilde et sa comparse d’«Elisa » Vanessa qui espère maintenant une relève. Les primo-entrant(e)s qui prendront peut-être essor…

En suivant l’évènement au Châtelet, ou salle Pleyel, on révise, on rêve, on aime, on est satisfait, on bâille, on suppute, on craint les coups de même nom, on trouve que ça ne le vaut pas, on y repense, on est content, on est déçu, on découvre, on trouve que c’est un scandale, on trouve que c’est dommage, on trouve que c’est bien, on trouve que c’est très bien, on trouve qu’il y a de l’abus, on trouve que c’est ce qu’il fallait, on a envie de revoir ou d’oublier, de passer très vite dessus ou d’y revenir et d’en devenir fidèle, on trouve qu’il était temps, on trouve que c’est amplement mérité. Bilans, matière à conversation(s) sur le cinéma, projections à venir sans jeu de mots.
Quand nous avons eu la télé, vers douze ans, j’ai regardé la première fois, effarée que ça existe.
Au début pour les robes. Maintenant toujours, en partie pour d’autres raisons. Comment faire pour qu’un certain émerveillement ne s’use pas ? Ce gros cadeau de la cérémonie diffusée… Vitrine qui profite aux deux. La tribu cinéma réunie dans une fête à la fois incontournable, chaleureuse, un peu simulée, un peu tendue, clinquante ou grinçante, ou qui lanterne comme cela est susceptible de se passer en famille quand le linge n’est pas parfaitement lavé ? Même si on s’en plaint on y va, on y assiste. Il y a la possibilité lustrale de la joie, le pouvoir de changer la tonalité de l’ambiance entre nos mains, d’autant que parallèlement, cela ne va pas si fort pour le cinéma français à l’étranger, et que ce sont les spectateurs qui peuplent après (ou non) les salles, galvanisés (ou pas) par le crédit accordé aux gagnants de la statuette. Eux, nous, in fine qui détenons toujours le pouvoir d’aller au cinéma et d’y entraîner les autres. « Les Nouvelles aventures d’Aladin » avec Kev Adams, prototype de films qui rencontrent un gros succès ?
Si cela ne suscite aucun mépris, cela donne à penser. Faut-il exploiter ce bois qui malgré tout craquèle vite, ou sans renoncer à ce qu’apporte l’essence, oeuvrer en parallèle à en semer, récolter et travailler d’autres ?
En 2016, les résultats ont sérieusement baissé, comme le révèlent les chiffres communiqués par UniFrance, institution assurant la promotion des productions françaises dans le monde. 34 millions de spectateurs dans le monde entier, contre 111 millions l’an dernier. Première fois depuis dix ans que le cinéma français n’atteint pas les 50 millions de spectateurs même si Isabelle Giordano, la directrice générale « reste frappée par la capacité du cinéma français à se renouveler », souligne que « la France reste leader en Europe en termes de production et d’exportation ».
Une industrie, on le sait. Reste à savoir comment redresser la barre et pour naviguer vers quelles terres, si les substances sont asséchées, les semences appauvries ? Les César ratifient des talents et – oui – je n’ai rien contre le grand-public, les comédies quand elles sont bonnes remportent mes suffrages, les locomotives ou les «coups» ont ma bénédiction surtout selon le principe des vases communicants : user de ce qui fonctionne, faire en sorte de transférer ensuite le bénéfice accompli via ces projets en direction d’une offre exigeante et indépendante, détachée du sens de la pente ou des critères du marché afin de se recentrer sur une intériorité artistique : ce qu’on attend des producteurs et distributeurs, et que les bons s’emploient à faire dans un contexte de restriction de la curiosité et de difficultés qui ne rend pas l’exercice aisé.

Depuis la mort de « Paul le poulpe » octopussy devin footballistique – personne ne touchera en revanche sur «République du cinéma» un cheveu de Paul Edel, dresseur émérite d’écuyère, de lézard à moires sans glace, d’oiseau, de féline efflanquée ou pouliche au pré vert tel que vous autres amis internautes le reconnaissez et aimez le lire – je réserve mes pronostics de style « stade » ultra partisans sans trop d’arguments au cercle intime.
De façon empirique, j’ai pu constater néanmoins que certaines distinctions s’emboîtent naturellement mieux avec mes propres goûts et aspirations que la distribution hivernale globale des prix : c’est le cas du festival de Beaune, du Patrick-Dewaere de ces deux, trois dernières années, du Jean-Vigo ou de lauriers décernés par une ou deux autres instances ou sections dont la prédictibilité qualitative, sans être infaillible ni superposable, fait incontestablement son effet sur moi, mais ne soyons pas sectaire. C’est en la matière la très belle définition relevée sur le cœur des mères qui peut se partager, tout en restant entier.

Pêle-mêle : la pénaliste en peine (Virginie Efira, chez Justine Triet) Victoria Spick si elle n’est pas langue de vipère comme son ex-mari, me touche en pleurant, épuisée moralement, vie personnelle en berne tandis que les enfants jouent à côté d’elle sur un lit où elle est seule et que par dévouement, elle n’en doit rien montrer, davantage que grâce à l’humour dalmatien qui remue la queue à la barre. Vincent Lacoste passe avec une aisance réjouissante des « Beaux gosses », d’«Hippocrate » au rôle de Samuel avec les mêmes bras ballants, la même bouille perchée, un peu molle, à laquelle s’ajoute une latence déjantée à la Lucien (Christophe Bourseiller) assidu auprès de Marthe (Danièle Delorme) dans «Un éléphant ça trompe énormément». Judith Chemla (chez Stéphane Brizé) et James Thierrée (chez Roschdy Zem), quoi qu’ils fassent retiennent l’attention par leur justesse. Il est à tomber avec sa gestuelle héritée de la danse et du cirque et elle, d’une autre manière, n’est pas en reste. Remis dans le contexte, ils auront cependant maille à partir chacun avec des compétiteurs sérieux.
Emmanuelle Bercot, Irène Frachon pneumologue à Brest, conviction et bataille, là où sourd l’humanité de Cluzet en praticien de campagne chez Thomas Lilti : le sujet médical n’est pas dépourvu de cote.
Houda Benyamina qui s’est récriée en grimpant sur scène, clamant la complexion des femmes… éblouissante et brusque découverte de sa part, ou de la nôtre? Emmanuel Finkiel, observateur de la civilisation yiddish, ancien assistant de Godard et de Kieslowski adaptant « La Douleur » de Duras, aidé de Jacques Fieschi, vous vous doutiez que j’allais foncer… J’ai dit par billet ce que je pensais des bons acteurs chez Stéphanie Di Giusto (Soko, Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel, Lily-Rose Depp), du charme d’un Julien Rappeneau auquel Noémie Lvosky prête ses traits de «Rosalie Blum», de l’émouvant visage romyschneiderien de Paul Beer dans «Frantz», de l’outsider gagnant Arthur Harari (« Diamant noir») révélé à Beaune : Niels Schneider, l’apprenti traitre à Anvers à tête de petit Zlatan effacera t-il en l’emportant de douloureux souvenirs y compris en dehors de Saint-Etienne ?
Verhoeven dont «Robocop» et «Showgirls » m’avaient marquée, Anne Fontaine qui fut un de mes premiers billets RdC, Ozon, aussi en forme dans le noir et blanc de «Frantz » qu’il l’était dans l’acidulé au téléphone moquetté de «Potiche» où traînent quelques notes d’Henry Mancini, Dumont au cerf-volant humain-bibendum s’envolant dans le ciel du Nord, Nicole Garcia, Téchiné… le Damien Bonnard de Guiraudie va devoir lutter pour rester vertical, comme l’avait fait Pierre Deladonchamps du temps où il jouait Franck dans « L’inconnu du lac » (ce dernier concourant cette année sous bannière Lioret, qui abrite également le remarqué Gabriel Arcand, frère de Denys). Les films étrangers, vraiment aimé « Baccalauréat » et « Aquarius » , Xavier Dolan fut chroniqué sur-le-champ mais je souhaiterais voir « Manchester by the sea » couronné. Quant à la catégorie « documentaire », si on faisait cinq ex aequo ? Tous bons. Entre Babouillec de Julie Bertuccelli, les perdus en mer de Lampedusa de Rosi, le grand Tavernier amoureux du cinéma français, « Swagger » d’Olivier Babinet pour lequel je développe une tendresse et le François Ruffin de « Merci patron ! » pas envie de choisir, pour une fois.

Liste complète dont sera issu le palmarès.

Meilleur film :
« Divines »
de Houda Benyamina – « Elle » de Paul Verhoeven – « Frantz » de François Ozon – « Les Innocentes » d’Anne Fontaine – « Ma Loute » de Bruno Dumont – « Mal de pierres » de Nicole Garcia – « Victoria » de Justine Triet

Meilleure actrice:
Judith Chemla pour « Une Vie »(Stéphane Brizé) – Marion Cotillard pour « Mal de pierres »(Nicole Garcia) – Virginie Efira pour « Victoria » (Justine Triet) - Marina Foïs pour « Irréprochable »(Sébastien Marnier) – Isabelle Huppert pour « Elle » (Paul Verhoeven) – Sidse Babett Knudsen pour « La fille de Brest » (Emmanuelle Bercot) – Soko pour La « danseuse » (Stéphanie Di Giusto)

Meilleur acteur:
François Cluzet pour « Médecin de campagne »(Thomas Lilti) – Pierre Deladonchamps pour « Le fils de Jean »(Philippe Lioret) – Nicolas Duvauchelle pour « Je ne suis pas un salaud » (Emmanuel Finkiel) – Fabrice Luchini pour « Ma Loute »(Bruno Dumont) – Pierre Niney pour « Frantz »de François Ozon  – Omar Sy pour « Chocolat » (Roschdy Zem) – Gaspard Ulliel pour « Juste la fin du monde » (Xavier Dolan)

Meilleur acteur dans un second rôle:
Vincent Lacoste
pour « Victoria »(Justine Triet) – Gabriel Arcand pour « Le fils de Jean »(Philippe Lioret) – Vincent Cassel pour « Juste la fin du monde »(Xavier Dolan) – Laurent Lafitte pour « Elle »(Paul Verhoeven) - Melvil Poupaud pour « Victoria »(Justine Triet) - James Thierrée pour « Chocolat »(Roschdy Zem)

Meilleure actrice dans un second rôle:
Nathalie Baye dans « Juste la fin du monde »(Xavier Dolan)- Valeria Bruni Tedeschi dans « Ma loute »(Bruno Dumont) - Anne Consigny dans « Elle »(Paul Verhoeven)- Déborah Lukumuena dans « Divines »(Houda Benyamina) - Mélanie Thierry dans « La danseuse »(Stéphanie Di Giusto)

Meilleur réalisateur:
Houda Benyamina
pour « Divines » - Paul Verhoeven pour « Elle »- Bruno Dumont pour « Ma Loute » – François Ozon pour « Frantz »- Anne Fontaine pour « Les innocentes »- Xavier Dolan pour  « Juste la fin du monde » - Nicole Garcia pour « Mal de pierres »

Meilleur espoir Masculin:
Jonas Bloquet
pour « Elle » – Niels Schneider pour « Diamant Noir » – Kacey Mottet Klein pour « Quand on a 17 ans »- Corentin Fila pour « Quand on a 17 ans » – Damien Bonnard pour « Rester vertical »(Guiraudie)

Meilleur espoir Féminin:
Oulaya Amamra
pour « Divines » – Paula Beer pour « Frantz » – Raph pour « Ma Loute » - Lily Rose Depp pour « La Danseuse » – Noémie Merlant pour « Le Ciel Attendra »

Meilleur premier film :
« Cigarette et chocolat chaud
 » de Sophie Reine – « La danseuse » de Stéphanie Di Giusto – « Diamant noir » de Arthur Harari – « Divines » de Houda Benyamina – « Rosalie Blum » de Julien Rappeneau

Meilleur film étranger :
« Aquarius » de Kleber Mendonça Filho – « Baccalaureat » de Cristian Mungiu – « La fille inconnue » des Dardenne – « Toni Erdmann » de Maren Ade – « Manchester by the sea » de Kenneth Lonergan – « Moi Daniel Blake » de Ken Loach – « Juste la fin du monde » de Xavier Dolan

Meilleur film documentaire :
 « Dernières nouvelles du cosmos » de Julie Bertuccelli – « Fuocammare, par-delà Lampedusa » de Gianfranco Rosi – « Merci Patron ! » de François Ruffin – « Swagger » de Olivier Babinet – « Voyage à travers le cinéma français » de Bertrand Tavernier

Césars le vendredi 24 février 2017
( … et les Oscars le dimanche 26 février 2017)

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commentaires

236 Réponses pour Césars : Des compressions et des hommes

Loicdeangelis dit: 23 février 2017 à 7 h 47 min

Fuocammare,par delà Lampedusa…Manchester by the see…la danseuse de stephanie di giusto…lily rose Depp…Damien bonnard…xavier dolan..melanie thierry…Gabriel Arcand…pierre niney…isabelle huppert…ELLE….et la musique??

Eriksen dit: 23 février 2017 à 7 h 53 min

La section meilleur film est vide de l’avenir, de l’éternité, de Nocturama et juste la fin du monde.
Considérer Louis de Juste la fin du Monde comme un premier rôle alors qu’Antoine (Cassel), Martine (Baye) et Catherine (Cotillard) seraient des seconds rôles, est assez étrange pour moi.

JiBé dit: 23 février 2017 à 9 h 23 min

Sacrée Annelise, capable de faire le grand écart entre Godard et le bal en smoking et robes longues chez les professionnels de la profession, tout aussi cérébrale que midinette !

Sylvain dit: 23 février 2017 à 9 h 26 min

Le papier déménage sous l’air sage!

Essayons de mettre dans l’ordre?(7.47&7.43)

Elle-Chemla-cluzet-Lacoste-mel Thierry ou nat Baye-verhoeven-nils Schneider-Paula beer-Rosalie ou diamant noir-aquarius -merci patron

JiBé dit: 23 février 2017 à 9 h 29 min

« En 2016, les résultats ont sérieusement baissé, comme le révèlent les chiffres communiqués par UniFrance, institution assurant la promotion des productions françaises dans le monde. 34 millions de spectateurs dans le monde entier, contre 111 millions l’an dernier. »

Comment est-ce possible ? Giordano, démission ! Mais que vient faire Popaul dans cette galère ?

Phil dit: 23 février 2017 à 9 h 51 min

indeed impressionnant listing (vous les connaissez tous, Annelise), même pauledel se trouve pris dans la compression césarienne.
souvenir de Philippe Noiret ému en regardant Romy Schneider passée de la vie à l’écran. la fin d’une belle époque, avant qu’on (ses collègues des césars) lui reproche la chéreté de ses chaussures (relayé par Anne Sinclair, triomphante sans son histoire de mari nouillorque. le Paf, quoi.

Annelise dit: 23 février 2017 à 9 h 56 min

Fassbender vous auriez dû voter du temps de « Shame » cher Jibé.., d’autres catégories auraient pu être ouvertes sans même avoir besoin de changer d’acteur… »devant », « derrière »… »biscotos »… « barbe de trois jours »… il les aurait toutes remportées avec vous et j’aurais peut-etre emboîté le pas sur certaines
Paul, c’est mon César de meilleure résistance aux frasques des uns et des autres depuis si longtemps dans Si près si loin, avec maintien d’une plume toujours aussi alerte, affirmée, cultivée, concise..il n’y a qu’à le lire sur Godard hier, vous comprendrez qu’il ne l’a pas volé
Tenez-nous en malgré tout au sujet?

JiBé dit: 23 février 2017 à 10 h 01 min

Oui, l’analyse de Paul sur le brouillon en devenir de Godard était remarquable !

« Des compressions et des hommes », femmes incluses, Annelise ?

JiBé dit: 23 février 2017 à 10 h 04 min

Le commentaire de Paul m’a rappelé qu’outre les peintres ratés (Fellini, Pialat, Lynch), les écrivains frustrés (Godard, Truffaut) pouvaient aussi faire de bons cinéastes…

Annelise dit: 23 février 2017 à 10 h 07 min

Bien sûr Jibé. Faites vos jeux. … pour conclure sur Fassbender c’est AUSSI Magneto dans les Xmen (mon péché mignon, les Marvels, pas tous, mais mmmmh…)
Vais vivre un dilemme en devant choisir ds les sorties à venir de chroniquer soit « Logan »(Wolverine, passion pour le griffu) soit ds un genre très différent « Tramontane » de Vatche Boulghourjian. Pas encore décidé

Sylvain dit: 23 février 2017 à 10 h 16 min

Donner des noms sans les nommer c’est dur Jibé!

Ta liste , à part Nils?

Annelise les deux vous vont bien…la sauvageonne enfile un fourreau et se transforme en bombe.

Annelise dit: 23 février 2017 à 10 h 37 min

Oui oui les Marvels sont ma came depuis tjs.. vous n’en avez js vu Jibé? Certains ont de quoi séduire.. la jeunesse de Magnéto, où il est sommé de mettre en oeuvre ses pouvoirs ou sa mère sera tuée… Il n’y arrive pas et elle est exécutée. Il tord le portail d’Auschwitz à cause de sa colère…c’est Planète interdite ! A l’age adulte (Fassbender, donc), il repart sur la trace de son bourreau Kevin Bacon pour faire le ménage… la femme diamant qui envoie son hologramme jouer avec un diplomate qu’elle méprise et manipule, l’homme qui absorbe les énergies tel un Dorian Gray à l’envers… Le recyclage de la violence intérieure en agressivité ou bien en créa…il y a de très belles trouvailles auxquelles vs pourriez prendre plaisir… en particulier dans l’opus de Bryan Singer (« Usual suspects » par ailleurs)..le Phénix, part noire refoulée de Jean Grey la femme télépathe, plus puissante encore que le Professeur Xavier (meilleur ami initial de Magnéto)… Logan/Wolverine qui déflore en quelque sorte Malicia que nul de peut toucher, ou elle statufie quiconque entre en contact avec sa chair.., il l’embroche de part en part avec ses griffes parce qu’elle s’est penchée sur le lit où il cauchemarde, qu’elle est venue à son chevet aussi pour demander du réconfort : il s’éveille en sursaut et la transperce sans le vouloir, donc elle se meurt. Sauf qu’en mourant elle s’affale et appuie ses doigts sur son visage… elle absorbe sa force et lui commence à se statufier tandis que les blessures chez elle se résorbent – ils s’arrachent à l’étreinte chacun transformé, lui purgé d’une brutalité trop entière, elle en en gardant une mèche grise, comme si la scène marquait la fin de l’enfance. Bon j’adore ça., pas tous mais certains sont vraiment très beaux, avec vols de portes-avions suspensions de missiles figés en plein ciel, tornades sur commande et transformations plastiques « à la carte » chez Mystic (Raven).. riche féérie enfantine dont nous parlerons peut-être une autre fois, mais là, allons-y ds les films & compétiteurs de l’année

JiBé dit: 23 février 2017 à 10 h 37 min

Est-il nécessaire que je conseille à Paul Edel d’aller voir le film posthume de Wajda ? Nul mieux que lui ne saurait nous en parler…

Gilles dit: 23 février 2017 à 10 h 44 min

L’absence de « l’avenir » fait bizarre .Un de ceux que vous aviez chroniqué le plus positivement : huppert plus hors des sentiers battus que dans le verhoeven ou elle joue un personnage habituel.Le film n’avait pas les critères ? Andre Marcon était aussi bon que Gabriel Arcand en 2nd rôle.
On sait Tb que ça va faire du Verhoeven/Ozon,(mais pour l’honneur :)
1)film/Elle
2)actrice /Soko ou Efira
3)acteur/Duvauchelle
4)acteur en 2
nd/Arcand
5)actrice en 2nd/baye
6)real/verhoeven ou XD
7)espoir M/bonnard
8)espoir F/Lili-R
91er film/Rosalie Bl
10)étranger/Manchester by the S
11)docu/swagger

Annelise dit: 23 février 2017 à 10 h 49 min

J’espère que Paul ns en parlera (Wajda)..et commentera ses choix/pronostics..ou déceptions César d’après palmarès

JiBé dit: 23 février 2017 à 10 h 53 min

« vous n’en avez js vu »

Non, Annelise, et très peu de chose de sa déjà impressionnante filmographie ! Mais le peu que j’ai vu a suffit à m’impressionner : un acteur plasticien dont les contrats doivent spécifier qu’il tombe la chemise !

Paul Edel dit: 23 février 2017 à 10 h 54 min

Jibé, Rohmer était sans doute le plus « écrivain » de cette génération nourrie de Balzac .On peut lire ses dialogues (sans les images) comme étant dans la ligne Marivaux, Vivant -Denon, Abbé Prévost etc… Jacques Rivette, lui, était marqué par le Balzac d’une » ténébreuse affaire » ou de « La peau de chagrin » ,tandis que je soupçonne Truffaut d’être plutôt du côté sentimental « Le lys dans la vallée » .Chabrol, lui, devait se délecter de la noirceur de « La Rabouilleuse »,d de « la cousine Bette », « du père Goriot » ou de « splendeur et misère des courtisanes
.. Enfin, pourquoi je suis cité par Annelise ? c’est evident :parce que je suis cité dans la dernière page du programme, en italiques minuscules bas de page comme « le meilleur espoir masculin » de la critique cinéma RDC dans la catégorie « hors d’âge »…comme le calva.

Annelise dit: 23 février 2017 à 10 h 57 min

Mais Jibé…et l’érotisme de deviner, ou celui de l’élection subtile? S’il tombe la chemise comme vs dites pour tout le monde par contrat ce n’est pas pareil
Comment ça 10h18 « à part Niels Schneider, rien »?

Annelise dit: 23 février 2017 à 11 h 03 min

Non j’ai dit pourquoi à 9h56…le calva comme le cognac il faut compter avec la part des anges, c’est tout le pb de l’évaporation… aussi métaphysique que de s’interroger sur où va la neige, ou si oui ou non il faut mettre du parmesan dans « le vrai » risotto, ou servir le bolito avec des cornichons( quelle hérésie)

JiBé dit: 23 février 2017 à 11 h 04 min

Je n’ai pas aimé Elle, Nicole Garcia, bof, et Marion Cotillard me donne de l’urticaire, Annelise. Dans cette sélection franco-française, ce que je préfère, c’est encore le film du canadien Dolan…

Paul Edel dit: 23 février 2017 à 11 h 06 min

Jibé, e suis fasciné par Wajda. Autant celui de « cendres et diamants » que celui de « l’homme de fer ». Ou ceui qui raconte le drame de son père, officier polonais avec « Katyn ». « Q uand je pense que Libé a fait une nécro en soulignant son l’ »academisme » des derniers films! .. donc je vais me précipiter sur ce Wajda posthume. je signale aussi que côté peinture, un autre polonais, Jerzy Skolimowski,(lui bon peintre) a réussi une merveille, « Les quatre nuits avec Anna ».Il faut voir et revoir les premiers plans du film sont assez fulgurants dans ses teintes,ses jaunes crépuscule, ses ocres terreux , ses verts plombés.

JiBé dit: 23 février 2017 à 11 h 10 min

Vous serez charmé par la jolie étudiante des « Fleurs bleues », Paul, seul moment de tendre beauté dans ce film plus noir que noir, caca-d’oie !

Eriksen dit: 23 février 2017 à 12 h 12 min

Oui vraiment bizarre cette absence de l’Avenir
1)film/Elle (par défaut)
2)actrice / M Cotillard (mais pour JLFDM je n’ai pas vu mal de pierre)
3)acteur/ Ulliel (un peu par défaut)
4)acteur en 2nd/ Thierrée (pour ne pas mettre encore JLFDM et Cassel)
5)actrice en 2nd/baye
6)real/Dolan
7)espoir M/ ?
8)espoir F/PAULA BEER !
91er film/Divines
10)étranger/Manchester by the S
11)docu/swagger

J.D dit: 23 février 2017 à 12 h 58 min

Chere Feygele, votre billet est un bonheur!.. »la joie lustrale ».., »on suppute ou on craint les coups du même nom… »: votre émerveillement de petite fille transmis aux lecteurs ,cadeau pour aborder une cérémonie que sous les paillettes ,on trouve usée comme le comportement des politiques ..il y a des passages bien sentis !Comme c’est drôle on avale la potion..au lieu de faire sentir la magouille vous remettez de l’enchantement lucide dans la fête .
Le shoyfer résonne …allez je donne ma liste :
Ma Loute-huppert(ou V.Efira pour promouvoir des nouveaux ?)-Niney ou Ulliel- Thierré-baye-verhoeven-kacey mottet Klein-oulaya Amara-diamant noir-tavernier

loicdeangelis dit: 23 février 2017 à 13 h 15 min

Le bolito..le risotto (qui a déjà vu le spectacle homonyme d amedeo fago ((scenariste de nano moretti) qui diserte du avec Parmeggiano ou non)?..la part des anges ca me connait mais qu’ est ce qu’ on boit avec ca ? Proposition de menu pour les cesars ou un jubilé le 26..

Sylvain dit: 23 février 2017 à 13 h 18 min

10.06 Vertigo pour Annelise ,blonde hitchcockienne et meilleur du maître…Joli.

boudegras »meilleur acteur » hier dans le corbeau(clouzot).

Espoir M:nils Schneider dans diamant noir,Ericsen?(Ali l’a chroniqué…)

Eriksen dit: 23 février 2017 à 13 h 36 min

à sylvain. je ne me souviens plus très bien des prestations, mais sur les films, j’ai beaucoup aimé Diamant noir et Restez vertical.

Marceline dit: 23 février 2017 à 14 h 44 min

Tenez bon, Annelise.
Ce JD essaie de vous pousser à bout avec ses Feygele. Il a exaspéré toute la RdL sous ses pseudos tordus, parfois en caractères hébraïques, avec ses références psy à la mords-moi-le-nœud, maintenant il essaie de vous détruire, mais oubliez-le, vous avez des alliés : JiBé, le bon JiBé veille et vous sauvera.
Criez à l’aide si JD insiste, Loïc De Angelis le fera taire, au besoin avec d’Eriksen et de Gilles.

Loicdeangelis dit: 23 février 2017 à 15 h 47 min

Merci Paul Edel avoir évoqué Jerzy Skolimowski …il a été un de mes maîtres en cinéma …Travail au noir… en dit plus sur la société britannique que le brexit ou même que le meilleur Loach( j exagere non?)

Loicdeangelis dit: 23 février 2017 à 16 h 15 min

Paul Edel m a mis en joie…Le bateau phare…Robert Duval et Klaus maria Brandauer…quel film !…Jerzy vient d une famille polonaise résistante au nazisme et au communisme…il a perdu son pere( en camp) quand il avait 5 ans…Il a été le scénariste et le dialoguiste du Couteau dans l eau de Polanski…Il a passe 17 ans sans faire de films…pour peindre et écrire de la poésie…Si celui la,ce n est pas un créateur ! Il aurait fait avec sa belle gueule et son œil bleu plein de malices,un parfait président des césars…Mais en fait personne dans la salle ne le connaîtrait…

Sylvain dit: 23 février 2017 à 16 h 36 min

ça veut dire quoi Marceline 14.44?

J.D c’est celui qui signait Widergranger sur RDL?

Moi,je l’aimais bien!Jibé,Marion lui donne de l’urticaire…pffffff.

Mal de pierres c’etait raté.Bizarre que ça soit sélectionné.

JiBé dit: 23 février 2017 à 16 h 45 min

Interview épatante d’un cinéaste en patteshttp://www.culturopoing.com/cinema/entretiens-cinema/entretien-avec-jerzy-skolimowski-a-propos-de-ses-premiers-films-polonais/20101126 d’éléphant, Loin !

brigitte dit: 23 février 2017 à 17 h 39 min

Et pas un seul candidatà la présidentielle primé !Après tout le monde qu’on se donne depuis des années pour faite les meilleurs shows filmés!

Loicdeangelis dit: 23 février 2017 à 17 h 45 min

Merci Jibe pour ce bon moment…La photo de Joanna zczerbic ( très belle la frangine) en compagnie de Jerzy qui a des faux airs de Caude François..et l humilité de ce cinéaste…il avoue que le bateau-phare est sa meilleure adaptation littéraire..ça me plait bien ça.

christiane dit: 23 février 2017 à 18 h 30 min

Cette cérémonie ou celle de Cannes sont l’occasion de saisir au passage quelque chose d’imprévu d’une actrice, d’un acteur, d’un scénariste. Hors cadres, hors films, hors écran…
Annelise a merveilleusement saisi cette pression de la main entre Monique Chaumette et Philippe Noiret… et d’autres détails. Les caméras sont indiscrètes et c’est ce que l’on guette pour échapper à la litanie soporifique des annonces.
Les robes ? Elles ne sont pas toujours bien portées. Voulant surprendre elles oublient parfois d’habiller avec charme.
Le César, drôle d’objet, sorte de pudding en métal doré…
Quant aux Prix divers, ils glissent hors de mes préoccupations comme les Prix littéraires (sauf quand ils couronnent quelqu’un qui ne m’est pas indifférent…)

Gilles dit: 23 février 2017 à 18 h 55 min

@brigitte :tiens c’est vrai…
marceline navré de ne pas prêter la main,j’aime bien aussi Wig pour l’avoir lu ici quelques fois .rapport avec JD?
De Angelis 16.15″jerzy,d’une famille résistante au nazisme &au communisme »:certains ont toutes ,les qualités…
Le polanski guy n’a pas réussi à être sauvé par alan terzian pour demain..ambiance,s’il avait du avoir a remettre le César à huppert pour ELLe.ils auraient pu y penser avant.
Cotillard est TB chez Dolan…okay tout ça fait consanguin,plats qu’on se repasse,cheveux de Léonore,quand il n’y en à plus il y en a encore. Pas trop d’aeration dans ces listes ,Annelise le dit très gentiment.La façon d’avancer la possibilité d’une « joie purificatrice » me plait.Commandeur va devoir sortir le ,grand jeu & moins le look que cecile de F qui arrive en balançoire…pills wont help you now.Votre liste trop »unanime Dolan »,Eriksen .Mal parti pour faire le nostra des Cesars..d’ac sur Paula Beer(j’avais pensé plutôt Lily-RD , encore temps de changer).

Marceline dit: 23 février 2017 à 19 h 00 min

Aucun rapport avec WGG. JD c’est celui qu’on appelait H.R. faute de pouvoir l’identifier avec un pseudo fixe.

JiBé dit: 23 février 2017 à 20 h 51 min

Bien aimé « De sas en sas » de Rachida Brakni. C’est un huis-clos théâtral tenu de bout en bout, côté femmes : canicule, attente, montée en hystérie. Beau travail de mise en scène et gros plan. Un premier film prometteur ! Et on y retrouve ce que dit Christiane…

« en ne mêlant à son groupe de femmes qu’un seul homme âgé. »
Non, il y en a un deuxième, plus jeune, dont la présence est un peu déroutante. L’homme à l’harmonica est-il l’amant de la mère de la fillette ?

Annelise dit: 23 février 2017 à 21 h 21 min

Merci pour l’extrait 16h46 Jibé. Eye of the tiger pour le second (chez Rachida Brakni, bravo. Contente que cela vs ait parlé
Loïc dA 16h15, Klaus Maria B ds Out of Africa non? « Comment faites-vs pour que ns restions amis? »..solitude de la femme qui doit prendre un pseudo d’homme pour écrire. Michel Déon avait connu Karen Blixen je crois
Eriksen, et cette case du meilleur espoir masculin? Gilles 18h55 oui tjs temps de changer

J.D dit: 23 février 2017 à 21 h 21 min

JB 20.51 bon chroniqueur qui achève de donner l’envie générée par Ali,Feygele sur R.brakni..Marceline 14.44,qui êtes-vous ma fille?Vous me fatiguez .Comprends rien à vos remarques.Je ne vais pas changer mes initiales ni me faire appeler Hector pour vous plaire .Vous vous plaignez de mes caractères hébraïques et mes références mord-noeud,de quoi vous plaignez vous ,une Yente dans votre genre ne doit pas avoir beaucoup l’occasion?..R.polanski reste un réalisateur admirable,quelle idéé d’avoir accepté? Qu’il veuille clarifier aux US l’honore.

Loicdeangelis dit: 23 février 2017 à 21 h 43 min

Blix n était pas si antipathique que ça avec elle.Il l aimait bien sans plus(il est hallucine quand elle amène des vivres en pleine brousse)…aucune jalousie vis a vis de Robert Redford…La vraie Karen Blixen issue d une famille intellectuelle de Copenhague avait écrit avant le Kenya: je ne connais rien de mieux dans la vie que d aimer la peinture et l écriture…pourtant je voudrais être fermière…Merryl Streep( une actrice surestimée a dit Trump(comme si c était une marchandise) a tellement bien incarné le rôle de Karen que ça reste troublant…La vraie Isak Dinesen a fait en 1961 un voyage triomphant a Nex York dans le monde des lettres..et il y a eu un dîner prive avec Arthur Miller et Maryline Monroe…Romantique non ?

Sylvain dit: 24 février 2017 à 8 h 54 min

Christiane 23/18.30!: »Cesars hors de mes préoccupations comme les prix littéraires ».

Noble declaration naïve.Au regard des enjeux économiques qui influencent les choix,ça revient à laisser pisser le mérinos sur les pompes de la créativité.

Comme en politique,on est responsables de l’avenir.

Annelise le dit calmement et fermement avec « les semences apauvries ».

christiane dit: 24 février 2017 à 9 h 16 min

Mais non, Sylvain, les films pressentis aux Césars ont déjà été vus, ont eu leur audience. C’est donc un petit plaisir ego-centré pour les nominés élus par « les professionnels de la profession »(?) ce qui faisait sourire Godard. Avant, ils servaient à relancer un film, maintenant avec les vidéos, c’est plié !
Ces films je les ai vus, aimé plus certains que d’autres. Me suis amusée à lire les critiques contradictoires les concernant(même ici).
Oui, je n’attends rien de cette cérémonie si ce n’est de voir des gens de cinéma ailleurs que sur l’écran. Cérémonie que je suivrai si rien d’autre ne me captive. Hier soir, le « Don Giovanni » de Losey m’a comblée.
Belle journée, aficionados.
Annelise… Ses billets sont fascinants, déroutants (salut, bouguereau), passionnés. Je les lis avec bonheur pour l’écriture plus que pour le contenu car beaucoup des films qu’elles évoquent, je ne les ai pas vus et n’ai pas toujours envie de les voir. En matière de programmation je suis mon petit bonhomme de chemin, fidèle à des acteurs, à des scénaristes. Alternant avec le théâtre et la lecture.

Lucy dit: 24 février 2017 à 9 h 22 min

Le Figaro donne les Césars des « pires » :

- pire film : Divines, un 9-3 de carte postale
- pire film étranger : La fille inconnue, un système usé jusqu’à la corde
- pire premier film : Diamant noir,porté aux nues par une critique borne, joué par un Niels Schneider un peu ailleurs
- pire adaptation : Réparer les vivants, onirisme de pacotille Y a-t-il un docteur dans la salle ?

JiBé dit: 24 février 2017 à 9 h 55 min

Les pires des meilleurs ou les meilleurs des pires ?

Aussi indifférent que Christiane pour les Césars, qui me rappellent la remise des prix en fin d’année scolaire ! Même si je figurais souvent au palmarès…

christiane dit: 24 février 2017 à 10 h 08 min

Ah oui, Jibé, ces remises de prix où les « meilleurs » raflaient des piles de prix enrubannés sous le fier regard de leurs parents et où les laisser-pour-compte, assimilés à des non-lecteurs, étaient remerciés d’un album très mince et très inintéressant, genre fonds de tiroir pour grossistes en livres de prix.
Vous avez toujours, pile-poil, le bon souvenir pour éclairer le présent !

JC..... dit: 24 février 2017 à 10 h 22 min

Bien entendu, gamin doué, je raflais tous les prix, en commençant par le Prix d’Excellence, et retournais dix fois à ma place créer l’empilement annuel d’une dizaine de beaux livres reliés.
Ma joie n’était pas corrélée à ce triomphe habituel, mais à la gueule envieuse des laissés pour compte, sales gosses fainéants ou bêtes, encaissant les reproches de leur parentèle jalouse.
Dieu – c’était une école religieuse de haute tenue – que c’était bon de les voir souffrir ! …

Annelise dit: 24 février 2017 à 10 h 49 min

10h22, chère bonne et belle âme! Une tentative d’apostasie pour expression maladroite mais pure de la tendresse divine(s) ds le 93… Dieu vs le rendra soyez sans crainte

Annelise dit: 24 février 2017 à 11 h 14 min

Lucy 9h22, tjs depuis mini écran de mon tel je trouve expéditive et « raid » la liste du Fig, en particulier sur Arthur Harari..la fameuse distribution des prix comme vs dites Jibé ne consiste pas en une exégèse comparée entre Losey, Eastwood, le personnel chez Naruse et les nommés présents… Ce serait bcp plus simple alors..je parle de ce qu’on fait d’une matière actuelle offerte an nos yeux, films, réalisateurs et acteurs récents

Marceline dit: 24 février 2017 à 11 h 16 min

Juste un petit mot sur ce que je voulais dire l’autre jour. Ce qui m’énerve, c’est le machisme condescendant de ce JD. Dirait-il Feygele si le taulier était un homme ? « Petit oiseau », pourquoi pas « ma poulette » tant qu’il y est ?

Gilles dit: 24 février 2017 à 11 h 18 min

Merci pour le lien Suzuki de 21.46 Jbé,sympa! J’avais vu le twit d’Annelise et lu sur sa page FB que le maître japonais écarté par les studios était le chantre de Jarmuch & Tarantino..( à l’origine dans les séries B).Sur facebook Ali montre un barbichu disant qu’il fait » des films auxquels personne ne comprend rien et qui ne font pas d’argent! » Drole de pub.Pas une coquetterie vu le serieux.L’esthétisme de Seijun S a inspiré parmi les plus grands alors qu’il était jugé »incomprehensible  » par un public qui ne voulait pas trop bouger de so siège &continuer de respecter l’académisme ,meme appliqué à la provoc’.Vous avez raison c’est vachement bien.Vu brakni hier soir .Pas le genre de films que je serais allé voir si pas incité par ici.Pas non plus le super film(quelques caricatures,) mais au final climat féministe attachant,caractères bien plantés.Fabienne Babe et surtout Z.H. Bien aimé l’harmonica ,Annelise :ça fait penser à sweet pepper land comme ambiance.(Guediguian).

Marceline dit: 24 février 2017 à 11 h 22 min

JiBé dit: 24 février 2017 à 9 h 55 min
Même si je figurais souvent au palmarès…

Eh ben moi, j’ai figuré au palmarès des césars, mon pote, oui oui. Enfin, sur la liste des nominations. Et j’y suis pas allée, bien sûr. Le nombre de cons qu’on peut croiser dans ce genre de raout, t’imagines pas. Dans le milieu du cinoche, pour un artiste, t’as dix peigne-culs.

JiBé dit: 24 février 2017 à 11 h 23 min

Marceline, tout fonctionne toujours sur le principe des prix, de la compétition, du concours. Il semble que ce soit dans la nature humaine. Pas un programme télévisuel consensuel n’y échappe : la plus belle voix (the voice), le meilleur cuisinier, le meilleurs pâtissiers, le meilleur aventurier (Koh Lanta), les Césars, les Molières, la meilleure nounou, la meilleure femme de ménage, le plus beau gosse ou gonzesse du moment (Loft Story ou Miss France)…

Sylvain dit: 24 février 2017 à 11 h 36 min

Jib & Christiane,vous etes de nobles esprits.

les cesars,le buzz conditionnent le business ou pourquoi A.terzian y passerait du temps?Pas un philanthrope.

Jacqueline de romilly tenait beaucoup aux distri des prix & être la 1ére sur le podium.

Les pires films:énorme!!Sur diamant noir par contre,non.

JiBé dit: 24 février 2017 à 11 h 37 min

Marceline, ça vous fait quel âge !

Césars 1977. Meilleur court métrage documentaire : « Une histoire de ballon – Lycée n°31 Pékin » (Jori Ivens , Marceline Loridan-Ivens).

JC..... dit: 24 février 2017 à 11 h 41 min

Quand allez vous réaliser que vous n’êtes que des mammifères comme les autres ?
(non ! ceci n’est pas du harcèlement …)

loicdeangelis dit: 24 février 2017 à 11 h 43 min

Dans Lointain,le dernier livre de Marie Modiano,il y a une sacrée phrase (p54):les comédiens sont,pour la plupart,tellement aveugles par leur propre personne qu’ ils sont tout simplement incapables de voir ou de soulager la détresse autour d eux….C est tellement vrai que la cérémonie des cesars aura son lot de crotales,de scorpions,et autres moustiques qui piquent …et pas beaucoup d anges

JC..... dit: 24 février 2017 à 11 h 45 min

Ce qui distingue celui qui bouffe de celui qui est bouffé, le chef héroïque de la chasse en bande : vous l’appelez comme vous voulez !

JC..... dit: 24 février 2017 à 11 h 47 min

Des acteurs ?…. des riens. Bon à excommunier. Ne pas se laisser émouvoir par Leonarda ou Théo. Macron ou Fillon….

Annelise dit: 24 février 2017 à 12 h 01 min

Oui Loic!
..Jibé, eu l’occasion de croiser Marceline L-I, il me semble chez un ex journaliste de Positif…sous le coup de ce terrible et douloureux film sur les petits bouleaux de la prairie d’Auschwitz..avec Anouk Aimée, la bien nommée

Lucy dit: 24 février 2017 à 13 h 00 min

Annelise de 11 h 14
Loin de moi l’idée de comparer ce que vous faites avec la liste expéditive du Fig.

L’article de Eric Neuhoff et Etienne Sorin est assez acide sur les césars et vous savez ce que c’est : il est plus facile d’amuser le peuple en écrivant des méchancetés qu’en faisant des compliments, et hélas ! cela m’amuse…(comme m’amusent les sorties et sotties* de JC cinque punti)

Cela va de Kit de survie, à Boule Quiès, Préparez vos mouchoirs, Gare aux gaffes, Sauvez BB etc…

Sylvain dit: 24 février 2017 à 13 h 00 min

loicdeangelis, Modiano père ET fille ! d’un coup le népotisme arrête de gêner. On n’est plus là-dedans.

Croizille jibé.. .Pas pour chauffer mais « une femme avec toi », sacrée classe.

‘Tout fonctionne sur le système des prix’.Vrai & pas vrai. La compétition est où on la place..Certains plus doués que d’autres pour cross the rivers.

Quand passou ferme le bec à Wellbec sur RDL en plein meeting adorateur médiatique il déplace les règles sur son terrain à lui.à ça qu’on voit un bon juré.

L’interrogation au passage sur le scrutin César, idem que sur mickey à la maison Blanche.. le financement des partis à côté c’est bullshit..

Sylvain dit: 24 février 2017 à 13 h 04 min

Lucy 13:00.Neuhoff c’est le roi du bon mot « à contrecourant »..ce côté réac revendiqué.

ils ont du temps à perdre. On ne tire pas sur l’ambulance. Trop fastoche.

christiane dit: 24 février 2017 à 13 h 06 min

Et en quoi « déconcertant » est-il différent de « déroutant » , bouguereau ?
J’aime être désarçonnée (lisez le Quignard Les Désarçonnés « Pour toute renaissance il faut repasser par la naissance.(…) Tout mythe explique une situation actuelle par le renversement d’une situation antérieure.
Tout à coup quelque chose désarçonne l’âme dans le corps. Tout à coup un amour renverse le cours de notre vie. Tout à coup une mort imprévue fait basculer l’ordre du monde et surtout celui du passé car le temps est continûment neuf. Le temps est de plus en plus neuf. Il afflue sans cesse directement de l’origine. Il faut retraverser la détresse originaire autant de fois qu’on veut revivre. »
Ça vaut pour le choc d’une écriture (Annelise – Olga- Paul E….). Ça vaut pour certaine mort proche… Ça vaut pour un film, un livre, une toile… Ça vaut pour l’amour ou l’amitié vive.
Ça vaut pour tous les étonnements qui nous déconcertent, nous chamboulent, nous terrassent.
Comme on est loin de vos réductions, de vos interprétations malveillantes…

Loicdeangelis dit: 24 février 2017 à 13 h 35 min

Sylvain,,vous oubliez la mère de Modiano..Louisa colpeyn…actrice de Godard(bande a part) et d un film hallucinant de Max Pecas( c était un véritable ami),son seul vrai film: Le cercle vicieux(musique de Charles Aznavour) qui commence par un long travelling rue de Buci et dans le quartier st germain….Patrick M a souvent évoqué ce film dans plusieurs romans…

Annelise dit: 24 février 2017 à 13 h 40 min

Lucy si l’envie m’en prend je peux trouver plaisant d’avoir une bonne descente. Mais je n’aime pas le cirque quand im y a du gros filet sous le trapeze, ni la chasse au moustique avec balles d’assaut pour un éléphant où on est assuré de ne pas rater la cible tout en ne risquant rien. Je préfére Million dollars, baby. Ah ..plus de batterie et oublié mon cordon. Ciao

christiane dit: 24 février 2017 à 13 h 51 min

Sympa, Annelise !
monsieur guette-au-trou commence à m’exaspérer ! Il est à l’affût de ce qui peut être moche dans les pensées des autres.
A Orsay, en 2012, une expo Degas remarquable « La vérité toute nue ». Dans la dernière salle des pastels de femmes à leur toilette. Degas réinventa le nu, et croqua ses modèles dans une telle intimité qu’il disait : «Je veux regarder par le trou de la serrure» Qu’y voyait-t-il? La vérité toute nue…
Les notes de ses carnets ont été regroupées dans un fascinant petit livre portant le titre Je veux regarder par le trou de la serrure (édité chez « Mille et une nuits »/Fayard) que j’aime beaucoup. Là, c’est beau le regard…

J.D dit: 24 février 2017 à 14 h 06 min

Sweet Pepper land /harmonica chez Mme Brakni :me suis fait la réflexion .après le feygele blond Annelise,autre brassée de fleurs avec Golchifteh avec son hang au pays des kurdes ,Gilles…Beauté aux yeux .Dans ‘Paterson’ nous sommes tous tombés amoureux.
@Christiane « les robes pas toujours bien portées ».Ma chère ,à l’heure qu’il est ces dames cesarisantes sont aux mains des coiffeurs ,le pressing est livré.L’heure des prières à Gotenyu.Je vais décerner le meilleur César à nicolas Duvauchelle & finkiel pour le yiddish pour faire plaisir à Marcelline .Alaichem sholom.

christiane dit: 24 février 2017 à 15 h 26 min

Beau choix, J.D. Nicolas Duvauchelle est d’une intensité rare dans ce rôle d’écorché vif, de menteur qui cherche une notoriété, une estime. Un peu de P.Dewaere…
Paterson, évidemment…

Paul Edel dit: 24 février 2017 à 15 h 36 min

Pour son dernier film, »fleurs bleues », Wajda nous raconte la déchéance d’un grand peintre polonais ,Wladyslaw Strzeminski .
Entre 1948 et 1952, Strzeminski ouvrit des voies à l’art ¬contemporain, fréquentant et marqué par ¬Kandinsky et Malevitch en Russie. Il fonda l’Ecole nationale supérieure des arts plastiques de Lódz,,mais il refusa les consignes du « réalisme socialiste » de Jdanov.
Wajda nous montre le chemin de croix d’un peintre qui se voit menacé, puis persécuté par le ministre de la culture , puis le directeur de son école, et finalement chassé de l’ endroit qu’il a fondé.
Son salaire est supprimé, ses toiles retirées des salles et enfouies dans une cave de l’Ecole.. Dans une terrible scène, on lui refuse même la vente de tubes de couleurs car la bureaucratie lui ôté sa carte officielle de peintre Sa femme meurt sans qu’il la revoie, elle qui était orthodoxe. Sa fille ,chaperon rouge sur la neige sale, préfère un pensionnat à la vie cloitrée avec son père..… et devient une de ces petites « pionnières » qui chantent les lendemains radieux, sous sa fenêtre, dans un défilé de drapeaux rouges..horrible retournement..
Les étudiants, ses élèves, raréfient leurs visites Le grand hiver s’installe à l’intérieur de cet homme. : « Vous devriez vous faire renverser par un tramway et disparaître ! » lui dit, avec cynisme, un officiel de la culture .
Film aux teintes maronnasses, neige fondue, campement nocturne, univers délabré, peuple soumis à un stalinisme implacable. Tons goudronneux de l’image , chute de jour. Wajda revit les terribles années 48-56 .On retrouve aussi le cinéaste de » Katyn.. »oraison funèbre, avancée tâtonnante dans l’obscurité historique , souvenir personnel d’un père officier tué d’une balle dans la nuque. Wajda habite l’image avec une puissance énorme, des moyens austères. Lumière d’éclipse, lanterne sourde, une taciturnité définitive. Murs brunasses, escaliers qui donnent dans le noir, crépuscule et trahisons.
Bien sûr, les années terribles du stalinisme traversent le film. Le peintre voit un peuple égaré et trompé.
Mais j’ai reçu ce film dans avec un autre message plus intime: c’est aussi l’histoire d’un homme que gagne le froid de la mort. Il se mure et s’emmure. Deux scènes apportent une fissure fulgurante dans cette marche au tombeau. 1) quand on découvre les petites sculptures blanches de l’épouse du peintre. Ce sont de fragiles îles rayonnantes qui brillent de volupté dans la pénombre de la pièce, témoignages émouvants et traces d’une vie de femme..
2) quand une étudiante apparait , belle comme le jour, féerique de fraicheur, de fidélité, dans ce lieu obscur où un homme croupit. Cette fidèle admiratrice, visiblement amoureuse, lui rend une visite capitale : mais l’artiste renonce lui-même à ce cou tendre et chaud, à ces taches de rousseur qui s’offrent à lui.
Le comédien Boguslav Linda est un bloc de silence. Une sorte de masse de refus .Tassé et taiseux. C’est un homme en ombres portées et rumination indicible. Curieux comme apres « l’homme de fer », « l’homme de marbre » qui hantent Wajda, nous voici avec « l’homme de granit » .
C’est d’autant plus surprenant et troublant que ce peintre semble désormais concentrer son énergie à peindre ,en motifs répétés, sur ses toiles, de petites fleurettes pour un papier peint, ou des tissus genre Laura Ashley….
C’est le mystère de ce film, qui n’en manque pas, de suggérer que le courant vital du peintre s’est peut-être étiolé, et réduit à une mince activité superficielle après tant de désillusions privées et politiques….peint-il par habitude ? Pour simplement meubler le vide des jours…ses dernières toiles sont-elles un message ? Et lequel ?
On assiste peut-être à la pétrification (putréfaction ?) d’un homme qui fut si atteint par les persécutions bureaucratiques que son art en fut , sinon vaincu, du moins altéré.

Loicdeangelis dit: 24 février 2017 à 15 h 53 min

Merci beaucoup Paul Edel pour cette belle intervention…Strzeminski ne sous l empire russe ,avait été amputé d un bras et d une jambe pendant la première guerre mondiale…un génie…et il n avait pas fini de souffrir ! Quand il est mort ,on peut dire que Jean Leppué a pris le relais du constructivisme…je vais aller voir le film le plus vite possible.Merci ..

christiane dit: 24 février 2017 à 15 h 59 min

Merci, Paul, pour l’exploration de « son dernier film, »fleurs bleues », où Wajda nous raconte la déchéance d’un grand peintre polonais ,Wladyslaw Strzeminski « . Magnifique !

olga dit: 24 février 2017 à 16 h 24 min

Dimanche soir, qu’il pleuve ou qu’il vente, ns regarderons Ciné-TV, de Robert Aldrich :Hustle 1975 dit en fr.
« la cité des dangers » avec Catherine Deneuve au meilleur de sa beauté.
Et, s’il reste des petits fours et un petit peu laissé par la part des anges » la griffe du passé » 1949 dvd ;de jacques Tourneur -ah- avec…R.Mitch ;Kirk D ;Rhonda Fleming et qqs autres. Rien que ça.

Emmanuel dit: 24 février 2017 à 17 h 11 min

Jidé, »lé coiffeurs fébriles &lé robes arrivent du pressing »,l’a raison..;Et lébijou de harry winston;;lepédégé y ssapelle Hayek,comme Selma; Phil audessus ,23/02 : spa bon signe si aux cesars y smet à critiquer la cherté des chaussures ;? Moment ou jamé;
1)franz pour faire plaisir à JIbé &christy;
2)virginie efira (le chanteur Renaud carette pas dclamer son amour pour elle ,la pudeur y connait ?;)
3)je vais mettre Ulliel pour JLFDM(ou la Danseuse;)
4)James Thierry ou Vincent Lacoste:
5)Mélanie Thierry qu’a de beaux yeux;
6)Dolan,
7)nils schneider on est tous d’accord?;
8)oulaya amamra(divines) ,lili rose aussi l’était bien.;
9)rosalie
10)Aquarius;
11)merci patron de ruffin;
ou cé qu’on parie?;

Phil dit: 24 février 2017 à 17 h 18 min

Beau programme chez Olga, quelle marque de beamer ?
Sympa la Marceline. me rappelle la receleuse du film de Rouch/Morin (l’époque du bon vrai faux docu, baroz) qui d’une chaise en fait deux.

Sylvain dit: 24 février 2017 à 17 h 40 min

Christiane :( sur Bébél) pas moi!

permis de construire sur ruine.Honteux.

Le magnifique,il était magnifique .Bob Sinclair.(avec Jacky Bisset.)

christiane dit: 24 février 2017 à 18 h 04 min

Sylvain, êtes-vous certain que J-P.B. est incapable de jouer cette scène ? Je ne sais où en est son état de santé. Une ruine ? J’ai entendu un court entretien, récemment, où malgré une difficulté d’élocution, son sens de l’humour et sa mémoire étaient bien présents.
Il ne faut pas toujours se fier à une suite d’attaque cérébrale(AVC) où le corps, les gestes sont amoindris. Ce qui est important, c’est la pensée. N’a-t-il pas donné son accord pour cette scénette ? Pensez-vous qu’on l’a manipulé ?
Vous en savez certainement plus que moi. Si je me trompe et si vous avez raison, c’est bien triste, même révoltant. Si j’ai raison et si vous avez tort, qu’il s’exprime comme il le veut, comme il le peut.
J’ai eu un très vieil ami, qui à plus de 90 ans, a eu après un AVC suivi d’une incapacité d’articuler des mots, un son venait à la place d’un mot. Il s’agissait d’une aphasie. Nous communiquions avec lui par l’écrit. C’était un grand penseur. Il montrait des textes, des mots mais ne pouvait communiquer par la parole, pas plus que par l’écriture (paralysie partielle). C’était terrible… mais grâce à quelques amis, il a pu continuer à vivre socialement. Il n’était pas enfermé dans la solitude.

Loicdeangelis dit: 24 février 2017 à 19 h 15 min

Ce soir,j espère que l academie des césars mettra dans l hommage aux disparus, l acteur Américain Miguel Ferrer…mort il y a un mois d un cancer de la gorge a l age de 61 ans…magnifique comédien de séries (Miami Vice,Magnum,Chips,Twin Peaks,) et il joue l inquiétant vice président dans Robocop…Il était le cousin de George Clooney et son meilleur ami..

Paul Edel dit: 24 février 2017 à 19 h 19 min

Laura Delair, obligé de revenir à Paris quelques jours pour problèmes familiaux puis, en mars, j’espère, Rome, ses pins, ses trous dans la chaussée, ses bus mal rembourrés, ses villas,parfois délabrées,grilles rouillées, vieux cadenas, avec une cour herbeuse et de curieux pâturages proches, des etendues d’eau stagnante ..

JiBé dit: 24 février 2017 à 20 h 19 min

Bon, on est bien d’accord, Paul. Le message d’outre tombe de Wadja est bien sombre. Mais il nous laisse une petite lueur d’espoir : le petit chaperon rouge ne se fera pas manger par le grand méchant loup !

olga dit: 24 février 2017 à 22 h 00 min

phil 17h18 . Ma réponse va vous amuser : no beamer, but système D. Il y a ,encore, un B&O vintage, grand écran, qui fonctionne bien. Il y a un très grand stock de cassettes , oui cassettes vintage,elles aussi! dt beaucoup enregistrées sur le cinéma de minuit des années 80?? en VO. Amateurs de films all. en VO, de films noirs américains en VO.Le B&O a un magnétoscope incorporé, qui fonctionne…Jacques Tourneur ,c’est Impecc.Revu, il n’y a pas longtemps « la Féline »( qui est passé aussi sur ciné+ ) et d’autres qui ne passent jamais. Les Hitch anglais, aussi. « le couteau ds l’eau » « cul de sac » etc…R.Aldrich ne passe jamais, Deneuve et Aldrich, on verra !
un beamer ? why not, qd on aura repeint le balcon, et si l’on ne file pas à ….
J’ai tjrs un film de retard sur Annelise.. »Silence », dur, dur. « mal de pierre » bof; je n’aime que « un week-end » sur deux…! »la la land » couvert d’honneurs!Huppert ? dans Cimino OK ok!!J’ai vu V.Efira ,bofbof. Mais je lis Annelise avec un vif plaisir car elle parle vraiment du Ciné…

Phil dit: 24 février 2017 à 22 h 51 min

Très chic le danois B&O vintage, Olga, et vaut bien le beamer chinois. déjà tout un film quand la cassette coulisse avalée par les mini-vérins pneumatiques. faites le noir autour pour La féline. sauf baroz, avons tous au moins deux films de retard sur Annelise. sauf les pins, la description de rome par pauledel rappelle la banlieue de roubaix; quand c’est la déprimette, il faut rembobiner.

Annelise dit: 25 février 2017 à 0 h 18 min

Donc verdict, en temps réel depuis mon tel
Meilleur film Elle
Meilleure actrice Isabelle Huppert
Meilleur acteur Gaspard Ulliel
Meilleur acteur 2nd rôle James Thierrée
Meilleur actrice 2nd rôle Deborah Lukumuéna
Meilleur réalisateur Xavier Dolan
Meilleur espor masculin Niels Schneider
Meilleur espoir féminin Oulaya Benyamina
Meilleur premier film Divines
Meilleur film étranger Moi, Daniel Blake
Meilleur documentaire Merci, patron

Annelise dit: 25 février 2017 à 8 h 58 min

Absolument! D’autant que j’ai trouvé croquante la cuisson de Céline Sciammia, dont j’avais aimé « Tomboy » et « Naissance des pieuvres ». Bravo à elle et à Claude Barras. Merci Jibé
… Vous aurez donc vu le clip d’entrée où Jérôme Commandeur passe à un drôle de tribunal, George Clooney affable rendant hommage avec tendresse et générosité à sa femme, John The Garden barbu (sur le moment j’ai cru qu’il s’agissait d’Eric Cantona) complice, Ozon sincère, élégant dans ses remerciements aux techniciens, un peu tendu en arrivant, ultra nommé et repartant quasi bredouille, Dolan en marron qui fait rectifier son noeud-papillon avant d’entrer, touchant dans sa nervosité qui n’est pas feinte, couronné comme réalisateur et via Gaspard Ulliel, Vincent Lacoste joliment bouclé poireautant avant le photocall de départ, Virginie Efira en robe de princesse couleur dragée qui aurait mérité un « compliment à 130 euros » tel que vanté par le maître de cérémonie, Jean-François Rauger-de-la-Cinémathèque évoquant le surnom du cinéaste de « Elle » Verhoeven, « Le Hollandais violent », Pierre Richard remettant à Isabelle Huppert, pour le film produit par Saïd ben Saïd son deuxième César, 21 ans après « La Cérémonie » de Chabrol (de quoi alimenter le « placard où elle range ses récompenses », en attendant d’en rajouter une demain, jour des Oscar ?), James Thierrée dissociant fabuleusement ses pas pour monter sur scène recevoir la sienne, les soeurs Benyamina, Houda la réalisatrice, frou-frou rose émue et apaisée et Oulaya, jeune soeur pleurant longtemps et beaucoup, Niels Schneider semblant sur le fil, près de le faire encore plus, Marthe Villalonga en Emma Stone pour un Lalaland du 3ème âge alerte, François Ruffin (« Merci patron ») ne mâchant pas ses mots, l’ovation à JP Belmondo…
Voilà c’est passé..un peu fatiguée et débordée… en tt cas salle comble, bien entendu les enjeux sont forts, maintenant que déduire de ce polaroïd que constitue le palmarès ?

Eriksen dit: 25 février 2017 à 9 h 16 min

Il y a plusieurs manières d’exprimer une conscience politique. Les choix de Moi Daniel Blake, Merci Patron, Oulaya Benyamina en sont une. J’aurais préféré Toni Erdmann, Swagger, et Paula Beer, tout aussi politique, mais moins manichéen.
Pour le reste (et vu les nominations proposés), rien à redire, sauf sur le meilleur second rôle féminin où je regrette l’absence de Nathalie Baye.

JiBé dit: 25 février 2017 à 9 h 24 min

« maintenant que déduire de ce polaroïd que constitue le palmarès ? »

Pour ma part, qu’il faudrait que j’aille revoir « Elle » pour essayer de comprendre ce qui ne m’a pas plu dans ce film ?

Phil dit: 25 février 2017 à 10 h 17 min

La longue notule souk à noms ne donnait pas envie d’en être mais la rétrospective projetée à 8.58 chez Annelise donne le regret d’avoir manqué la cérémonie. allez savoir pourquoi, du beau cinéma

christiane dit: 25 février 2017 à 11 h 06 min

Bien croquée, cette cérémonie, Annelise. Je ne me suis pas sentie étrangère aux films… étrangers, cités grâce à vos billets. Quant à la chorégraphie de J.Commandeur… j’ai préféré celle de « James Thierrée dissociant fabuleusement ses pas pour monter sur scène ».
Que de bavardages, de merci, de pleurs, de jolies robes, de costumes de pingouins. J’aurais aimé voir de près celle de Lily Rose…
Les acteurs vieillissent aussi… j’ai trouvé émouvants tous ces cheveux blancs. De jolis minois dans la salle, effleurés par la caméra-people.
J’ai regretté que les extraits de films soient si brefs et les bavardages de J.C. si longs.
Huppert était rayonnante, balbutiante. La femme doit être différente de l’actrice…
Belmondo avait l’air heureux et perdu. Ses vieux potes le serraient de près. Émouvant.
Reste le mystère des cinéastes et leurs liens avec leurs marionnettes-acteurs. Fascinant.
Vous faites un beau métier Annelise et vous le faites bien puisque vos mots ont plus de force que les images ou encore les font vivre.
Plus tard, je vous oublie quand la lumière s’éteint et que l’écran m’emporte sous la magie d’un projecteur.

radioscopie dit: 25 février 2017 à 11 h 09 min

Rien pour Bruno Dumont : navrant. Annelise l’avait-elle anticipé en ne mettant pas son nom en gras dans la liste (cf le billet) ?

Annelise dit: 25 février 2017 à 11 h 27 min

..le travail sur les crissements de pas dans le sable, l’inspecteur bibendum « Brigade du tigre » s’envolant ds le ciel, l’adoration à la Vierge délirante..fabuleux ce personnage chapeau-melonné à la Magritte gonflé à l’hélium… si l’académie se prend un coup de rame par la mère pour n’avoir rien donné à Dumont ou pour globalement attendrir ses membres, elle ne pourra pas venir se plaindre

JiBé dit: 25 février 2017 à 11 h 48 min

Rien non plus pour Nicole Garcia, mais là on ne s’en plaint pas.
Pas grand chose non plus pour Ozon, éclipsé par Dolan. Qui vivra verra !
Pierre Richard aurait pu avoir un mot pour Emmanuelle Riva avec laquelle il a tourné dans un prochain film que l’on va pouvoir voir sur les écrans !

JiBé dit: 25 février 2017 à 11 h 59 min

« Les acteurs vieillissent aussi… »

J’ai croisé Claudia Cardinale il y a quelque temps devant le BHV, j’ai eu un choc ! Elle a vu que je la regardais et son regard m’a paru coquin…

Gilles dit: 25 février 2017 à 12 h 14 min

10.17. « La longue notule souk à noms »: les cesars c’est ça pile poil !Un pensum obligé d’après ce que décrit Annelise mais à fort rendement? Vos candidats primés phil? Eriksen « tout aussi politiques et moins manichéens »:agree.Blake & loach ça fait réchauffé. »Merci patron »,sincérité de Rufin.
Vous aviez prédit nils schneider Ali vous êtes contente?
Surprenant qu’Ozon n’ait rien eu. NI votre Lacoste.(C’était lui,ou votre autre chouchou Thierret.)
Le palmarès signifie peut être ce que dit le billet,l’aspiration en train de monter à privilegier des vrais sujets dans un monde qui va mal?(moins d’acquis et moins d’attendus? CF.l’éviction de la fille de Johnny depp.Elle joue bien pourtant elle devait croire que c’est dans la poche.Cotillard et elle devraient arrêter de se goberger avec les sacs et la publicité.)
Ps. »Dujardin barbu,cru que c’était cantona »,très joli.Sacrée plume..César & palme.

christiane dit: 25 février 2017 à 12 h 36 min

Ce regard coquin, JiBé, ( 11 h 59 min), c’est le charme, hors du temps de ses yeux noirs, immenses… Le Guépard… Palerme… La Sicile… Le bal… Angelia / Claudia Cardinale Apparition évanescente, voluptueuse, douce dans une frondaison de froufrous blancs et vaporeux, d’une incroyable beauté et l’œil de Burt Lancaster qui étincelle… Prince Fabrizio Salina de Lampedusa qui offre sa première valse à Angelica. ..Tancrède /Delon, splendide…
Palme d’or au Festival de Cannes en 1963… Giuseppe Tomasi Di Lampedusa (la fin du roman, très différente de celle du film)… Visconti…
L’histoire d’un monde qui disparait… le temps des guépards…

loicdeangelis dit: 25 février 2017 à 13 h 03 min

L académie des cesars:4622 membres…seulement 216 (5%)..662 acteurs (14%)…772 realisateurs (27%)…et les autres:techniciens,producteurs,banquiers,usuriers,distributeurs,musiciens,femmes d acteurs ou de chanteurs,coiffeurs,fleuristes,stars du paf,grosses têtes de RTL ou petites têtes d ardisson,fiancés de footballeurs,mannequines a 2 balles…etc..on m a proposé d en faire partie il y a des années alors que je n ai aucune case a cocher (ci dessus )..Simplement réaliser 3 documentaires beaux arts sur Arte et silhouette dans des courts metrages (primés a cognac et a Sundance)..Je connais une de mes voisines qui vote bien que secrétaire medicale (son père avait été assistant réalisateur il y a 40 ans)..Je précise qu’elle ne va jamais au cinéma et revend tous les films a son entourage…Donc tout ca manque de sérieux..non?

Phil dit: 25 février 2017 à 13 h 06 min

La grossière saillie du cinéaste Ruffin, hors cinéma, qui n’a probablement ni vu ni compris le Guépard (« la pauvreté de ce pays en fait la splendeur »), rappelez-nous Christiane la fin du livre ?

loicdeangelis dit: 25 février 2017 à 13 h 14 min

Il fallait lire aussi:femmes ou enfants d acteurs et de chanteurs…C est un peu comme le PenelopeGate..ca semble legal tout ca..

Phil dit: 25 février 2017 à 14 h 23 min

le cinéma est magique, dear baron. carbure uniquement au Stroheim qui dépense son argent, celui des autres et se fiche bien de savoir si les intermittents du spectacle sont remboursés de leurs frais de dentier. « Kes » était du bon cinéma. Olga regarde La Féline en Bang Olufsen, what else.

Marceline dit: 25 février 2017 à 15 h 01 min

Mais enfin, Phil et JiBé, la grossièreté, la vraie, la pire, l’abjecte, c’est la droite. Seuls quelques vieux croûtons au cerveau racorni (dont vous êtes, semble-t-il) ne le comprennent pas encore. Raffinez-vous un peu.

Marceline dit: 25 février 2017 à 15 h 03 min

Au risque de vous faire perdre vos illusions, je dois vous dire que, non, JC n’est pas le parangon de l’intelligence et de la finesse comme vous paraissez le croire.

Lucy dit: 25 février 2017 à 15 h 07 min

Heureusement qu’Annelise et quelques autres peuvent nous raconter les « césars » car à la télé c’est d’une longueur engendreuse d’ennui. C’est plus drôle de lire les commentaires.

Le Guépard, le film, est d’autant mieux, qu’il s’arrête avant la fin (du livre) : le Prince Salina est mort, ses bigotes de filles se dessèchent en silence et balancent la dépouille empaillé du chien par la fenêtre.

christiane dit: 25 février 2017 à 15 h 43 min

Oui, Phil, Lucy a bien résumer ! La fin du roman n’a pas été prise en compte dans le film (trop sinistre ?). Le cynique et opportuniste Tancredi meurt rapidement, et la belle roturière Angelica si on peut encore percevoir en elle « plusieurs traces de beauté», est déjà atteinte, sans le savoir, d’une maladie qui « la transformera trois ans plus tard en une larve pitoyable ». La mort du prince chapitre VII est sinistre, il s’écroule dans un hôtel misérable, loin de chez lui. Au chapitre VIII (27 ans après la mort du « Guépard »), dans une impression de désolation, on retrouve le palais où vivent les trois sœurs restées vieilles filles et Angelica, de passage, veuve de Tancredi devenue « grosse et imposante », « un amas de soie noire et de cheveux blancs ». Caterina est en chaise roulante et Carolina, très très vieille et très très aigrie.
Il ne reste qu’une relique des fastes passés : Bendico, le chien de don Fabrizio, empaillé et mité. Concitta, amère et glacée, le fait jeter par la fenêtre, se débarrassant ainsi de la dernière trace de ce père qui l’avait trahie. Après un vol plané majestueux le chien s’écroule en poussière.
Voilà, cher Phil. Pas terrible… mais merveilleusement écrit.

Loicdeangelis dit: 25 février 2017 à 16 h 00 min

Il y a aussi un récit très réaliste sur tout ça : Une enfance Sicilienne par le Prince Fulvio di Verdura(préface d Edmonde Charles-Roux) avec l anecdote des trois courts de tennis(le paradis,le purgatoire,l enfer)

Phil dit: 25 février 2017 à 16 h 46 min

merci Christiane. Lampedusa a continué à vivre dans ses palais aux toits percés par les bombes, vraies ruines annonciatrices de bon cinéma pourvu qu’un autre aristocrate partagent les mêmes fantômes

Delaporte dit: 25 février 2017 à 16 h 49 min

J’ai pour ma part surtout retenu du palmarès de cette soirée sans président et sans grand intérêt, je dois dire, la distinction attribuée à Xavier Dolan. D’ailleurs un cinéaste étranger, puisque québécois, comme si le sang français du cinématographe se tarissait, et qu’il fallait aller chercher ailleurs (outre-Atlantique) les travaux vraiment notables : de même le César du meilleur film est revenu à un Américain.

olga dit: 25 février 2017 à 17 h 10 min

*** la fin du « gattopardo » pour qqs happy few qui veulent savoir la vérité. « Annetta disse »questo cane è diventato veramente troppo tarlato e polveroso. Portatelo via, buttatelo. »
Mentre la carcassa veniva trascinata via, gli occhi di vetro la fissarono con l’umile rimprovero delle cose che si scartano, che si vogliono annulare. Pochi minuti dopo quel che rimaneva di Bendico venne buttato in un angolo del cortile che l’immondezzaio visitava ogni giorno:durante il volo giù dalla finestra la sua forma si ricompose un istante…on aurait pu voir danser dans l’air un quadrupède aux longues moustaches,à la patte avant levée comme un signe de malédiction . Poi tutto trovo pace in un mucchietto di polvere livida. »

Ce sont les derniers mots du roman. L’ italien en est facile, simple,économe:une carcasse, puis, il ne reste qu’un petit tas de poussière . Comme c’est vite arrivé l’effondrement d’un monde.

¤¤phil ce soir je regarde Jacques Tourneur 1949″ la griffe du passé  » avec Kirk D. Robert Mitch. Rhonda Fleming. ( la Feline » vu au moins 10 fois..)

Phil dit: 25 février 2017 à 17 h 33 min

ça tourne sec chez vous, Olga, de la BO sur B&O il faut bien deux Tourneur. tout est bon dans la famille, ne sais plus lequel des deux a dû mettre un bruitage sur sa créature parce que le mogoul d’hollywood disait que le public comprendrait pas. Simone Simon, les Français d’hollywood (Menjou, Jourdan), perfect english, époque pré-césars aussi brillante que la précolombienne.

Delaporte dit: 25 février 2017 à 17 h 47 min

Autant pour moi : Verhoeven est en effet néerlandais, mais il a fait de nombreux films typiquement hollywoodiens qui ont marqué le box-office, même si sa carrière depuis quelque temps a tendance à devenir plus cosmopolite.

J.D dit: 25 février 2017 à 20 h 07 min

Je vois que les hassidim cinématographiques ne lâchent pas la rampe .Les slimazi ,les malchanceux qui ont raté la statuette doivent remâcher la tristesse cette après-midi! Oi vei… si même mme de Romilly aimait ça ?
Olga 17.10 un tourneur ne fait que du bien .
Feygele qui avait mis la bo de David bowie sur Iggy pop a elle même tout d’une féline..In fact,les césars = dreck,(m..) on ne dira pas l’inverse.Je n’ai pas regardé ,j’ai préféré venir ici vous lire .RDC est une bonne affaire ,’metsie »..
Delaporte 16.49 vous aviez sauté le passage du « hollandais violent ».Américain ou pas ce que vous dites est juste sur le fond .Dolan what else? On aime ou pas mais pas trop de trafic perceptible .Ozon sans rien,étonnant.
Angelis 13.03 encore un coco dans l’aéropage .Je vous souhaite personnellement la bienvenue.N’étant pas chez moi ,est-ce que ça se fait ? Luchino V était comme vous ,ça n’a pas empêché les funérailles princières ? il savait repérer et s’entourer .Le chien empaillé par la fenêtre,les filles du prince qui finissent agenouillées au prie-dieu, tout mensch comprend la nécessité du sang neuf au bout d’un moment .l’option de la vulgarité pas bonne a terme ,ni les marchés passés dans l’univers consanguins?
Shalom alekhem.quand j’étais plus jeune j’aurais donné beaucoup pour une Anouk Aymé.Lelouch collectionne les toiles de maîtres mais n’a jamais pu accrocher celle là au mur.ca ne l’a pas empêché de l’aimer toute la vie,lui donner les plus beaux rôles .Pardon pour les autres,à coté elles font yakhnee alors qu’une des rares à laquelle il ne pouvait pas faire d’enfant . Respect au gentleman,il avait l’œil qui frise.il ne l’a jamais touchée.elle était amoureuse de barouh.P.B l’a emmenee en bicyclette …saravah même après divorcement.

Loicdeangelis dit: 25 février 2017 à 22 h 34 min

JD20h07…Vous écrivez assez bien..mais bon,me taxer de coco par ce que je constate qu il n y a que 216 auteurs qui votent aux césars sur 4622 membres…Les 100 millions de morts du communisme au 20 eme siècle et les 20 millions de l’hitlérisme ça ne me plait pas trop…Mais bon,il est vrai que les aristocrates italiens qui déclinent avec aisance le palazzo du Te a Mantova(et les Tortelli alla Zucca),les films de Visconti,les livres de Bassani(le jardin des fizzi Contini),les jugements de Federico Zeri ou d Umberto Eco,et même les chaussures a 3000€ d enrico Berlinguer(sénateur communiste a vie)..ça me fait marrer !

Loicdeangelis dit: 25 février 2017 à 22 h 56 min

Au point ou on en est,j aurais donné le césar du meilleur second rôle féminin a Penelope Fillon…elle peut tout jouer..attache parlementaire,écrivain,journaliste,conseillère littéraire,femme au foyer,châtelaine,femme fatale,….je suis très sérieux.Elle aurait remercie le Pays de Galles,Le crédit agricole de Sable sur Sarthe,François F,la chemise Lacoste,les colliers de perles,les jupes écossaises,……et la Ken Loach avait le droit d intervenir..

loicdeangelis dit: 26 février 2017 à 12 h 22 min

Il me semble qu’ Annalise est en Italie…ou peut être a Los Angeles…Lalaland ce soir.
..14 nominations mais pas pour le meilleur film musical.vous savez pourquoi?pas attribué ..pas assez de films musicaux!

loicdeangelis dit: 26 février 2017 à 12 h 33 min

Pour en finir avec les cesars…l art du détail…ce que j ai préféré.C est la fin du speech de George C.Il a terminé par:good night and good luck…Magnifique J.Strathairn…retour du maccarthysme aujourd hui ?

J.D dit: 26 février 2017 à 16 h 45 min

Angelis 22.34, c’était un compliment dans ma bouche .
Votre écriture est agréable ,quand on trouve un bon débatteur sur RDC on dit qu’il appartient à la mishpoukhée, la famille. Si ça ne va plus j’écrirais des critiques acerbes ,vous n’en ferez plus partie .coco je voulais dire qui a la fibre égalitaire .Je ne suggere pas 100 millions de morts à mettre sur votre dos. Les gens comme nous j’espère sont inoffensifs sauf quand on ne les ennuie pas.Pas de news du feygele.L’oiseau vole t’il vers les Oscars ?Les petites femmes comme elle ne devraient pas travailler le dimanche.il faut toucher un mot sur ça à Emmanuel macron.La notule sur « Pénélope actrice  » fait rire. Je ne ris pas avec celui que je ne considère pas frynad,amical.. Vous n’avez pas l’air d’un de ces vulgaires am-ha-aretz qui prennent la parole avec rien à dire .On boira un glezele,un petit verre de whisky ou de porto un de ces jours en parlant de femmes ,plutôt que du nazisme ou de Pénélope F. Hachem auprès de vous .

Loicdeangelis dit: 26 février 2017 à 17 h 53 min

JD 16h45…j aime bien cette phrase: ne prenez pas la vie trop au sérieux,de toute façon ,vous n en sortirez pas vivant(Bernard le Bovier de Fontenelle..pho,oshe et Ecrivain)…elle nous convient bien..

Emmanuel dit: 26 février 2017 à 18 h 17 min

Bin javou lé fort ,hells angels.; ou lPopol sur wladislo..;lé gars cépadjeu .Monoscar léplusse pour Emma kepour Is huppée..;liberté despression.;chui un rome antique;

christiane dit: 26 février 2017 à 18 h 28 min

Annelise ?
Nerval écrirait :
« Elle a passé, la jeune fille,
Vive et preste comme un oiseau ;
A la main une fleur qui brille,
A la bouche un refrain nouveau… »

christiane dit: 26 février 2017 à 20 h 19 min

En cadeau d’anniversaire pour Annelise, un dicton :
« On apprend l’eau par la soif. »
Ainsi, j’apprends le cinéma, ici.

christiane dit: 26 février 2017 à 20 h 26 min

Et le poème d’Emily Dickinson qui a donné naissance à ce dicton :

On apprend l’eau – par la soif
La terre – par les mers qu’on passe
L’exaltation – par l’angoisse -
La paix – en comptant ses batailles -
L’amour – par une image qu’on garde
Et les oiseaux – par la neige

Water is taught by thirst
Land – by the ocean passed
Transport – by throe -
Peace -by it’s battle told -
Love, by Memorial Mold
Birds, by the snow

Annelise dit: 26 février 2017 à 22 h 00 min

Merci, Christiane 18h28, si beau, 20h19 et 20h26.., je vs remercie de cet amour qu’on garde, de ces oiseaux par la neige… et Loïc (truculent sur l’économie des César ou l’absence d’économie de sa personne selon lui de Penelope Fillon)
Oscaritos en vue… à vs de me dire & de chroniquer, Eriksen Jibé Phil &autres experts, ns sommes dimanche en effet, (Paul sur Wajda : personnellement un ami que la lecture de votre post a propulsé comme un dingue vers « Les fleurs bleues ») en attendant le prochain billet qui va arriver

Annelise dit: 27 février 2017 à 0 h 39 min

Jibé 10h11 sur votre Annalisa à Ouagadougou…
Le ministre de la Culture Tahirou Barry a donc déclaré au Fespaco : « c’est en voulant imiter l’hippopotame dans la nage que le coq se noie » afin de défendre l’identité des films africains. Il a bien raison, c’est judicieux, de la même façon, l’hippo qui voudra chanter le cocorico en battant des ailes se vautrera dans la boue – qu’on se le dise, alors que la bataille à L.A va commencer de faire rage

loicdeangelis dit: 27 février 2017 à 8 h 51 min

Bon Warren Beatty (80 piges en mars) a fait une belle boulette…ce n est pas si grave,ses 7327 ex-girlfriends (serie en cours) lui ont bien pardonne…sinon,on sentait bien que toute la salle attendait un tweet de Donald Trime..il finira bien par arriver..

Eriksen dit: 27 février 2017 à 9 h 31 min

De Sas En Sas donne plus envie de parler politique que de cinéma. Rachida Brakni nous fait pénétrer les cercles de l’enfer, vers un cœur toujours plus chaud et explosif. On ne verra rien des détenus ; les visiteuses du jour en font office mais la prédominance féminine perturbe l’esprit des matons de compassions ou de désirs en contradiction avec la conception « gardien de fauves » de leur métier. Le petit jeune, encore ému par les mauvais traitements aux visiteuses, ne résistera pas longtemps au broyage de la machine à haine, et son cœur émotif y mettra d’autant plus de force.
De même les femmes ont non seulement l’agressivité que l’on prête à leur mari, mais aussi plus de légitimité à manifester puisqu’elles ne sont coupables de rien, ce qui frottent avec des matons qui mettraient volontiers coupable et famille dans la même charrette.
Le temps où les visiteurs essayaient de sympathiser avec les matons pour améliorer l’ordinaire du prisonnier semble révolu. L’heure est à la lutte, verbalement violente mais physiquement feutrée (en théorie). Entre maton et visiteuse, chacun semble vouloir pousser l’autre à la faute. Mais à ce jeu-là les femmes sont plus fortes et les fonctionnaires trop inquiets. On dit que les gardiens sont des flics qui n’avaient pas le courage de l’être.
Rachida Brakni nous concocte un cocktail explosif de femmes épidermiques et de matons craintifs. Et chauffe l’éprouvette pour la catharsis théâtrale !
Mais curieusement, se mélangent au théâtre et à l’exacerbation des passions, un finesse des caractères et une absence de manichéisme qui ombrent De Sas en Sas d’une grisaille sociologique méticuleuse. On perçoit la réalité même si le film n’en décrit pas le quotidien – je suppose qu’il n’y a pas tous les jours un tel degré de tension lors des visites (mais Christiane nous dira).
C’est à se demander s’il ne faudrait pas concevoir les prisons comme la ferme des Millevaches, avec identification automatique entraînant l’ouverture de portes autorisées. Les matons ne servant plus qu’à l’irritation du système, ils pourraient être remplacés par des assistants sociaux, afin de réinventer la vertu éducative que devrait avoir un lieu où la société exclue temporairement ses ouailles. Au degré de dévaluation de l’autorité ou l’on en est, il n’est plus possible pour des intervenants d’assurer surveillance et éducation en même temps. Bien des profs vous le diront, même en maternelle.

Annelise dit: 27 février 2017 à 9 h 41 min

Eriksen dit :( Sur sas en sas)
« Rachida Brakni nous concocte un cocktail explosif de femmes épidermiques et de matons craintifs. Et chauffe l’éprouvette pour la catharsis théâtrale ! Mais curieusement, se mélangent au théâtre et à l’exacerbation des passions, un finesse des caractères et une absence de manichéisme qui ombrent De Sas en Sas d’une grisaille sociologique méticuleuse. On perçoit la réalité même si le film n’en décrit pas le quotidien »
et Loïc bien parti en chroniqueur Paris-Dakar/Camel adventure qui sait s’arrêter boire du Jacquesson en coupe fine comme Redford mettait du Mozart en pleine brousse, avec son « Donald Trime » et « Warren Beatty, série en cours » : les lecteurs sont gâtés
Oui Paul, contentement aussi pour Asghar F, mérité en soi, puis d’autant que le gd cinéaste avait prévenu qu’il ne se déplacerait pas

Annelise dit: 27 février 2017 à 9 h 45 min

Le petit cercle jaune ds mon post, involontaire. D’où vient-il, mystère
Désagréable impression que le tableau de bord traverse de petits trous d’air, espérons que pas un pb de maintenance qui s’annonce (je le signale au cas où vos posts souffriraient de rétention ou de retards…)Enfin la modé veille

puck dit: 27 février 2017 à 9 h 48 min

très déçu par Kenneth Lonergan.

il devrait refuser se montrer à ce qui ressemble de loin à la ferme des animaux dans une foire agricole.

Lonergan était le seul capable de résister à cette récupération institutionnelle.

comme le dirait Michel Foucault (ou Thomas Kuhn) les oscars comme les cesars comme toutes ces foires agricoles sont à l’évidence un moyen de faire rentrer dans le rang, de normaliser, de codifier, de contrôler, d’ingérer…..

Lonergan le sait, et pourtant il l’accepte, c’est très décevant.

christiane dit: 27 février 2017 à 11 h 05 min

Ericksen,
ce n’est pas facile de retrouver des souvenirs maintenant plus ou moins oubliés. La mémoire filtre, accuse tel détail, efface un autre. Je ne me souviens pas avoir eu à affronter des surveillants agressifs à Fleury. Ils vivaient dans leur monde, nous les visiteurs, dans le nôtre. Ils semblaient s’ennuyer, bavardaient entre eux. Ils faisaient ce qu’ils devaient dans les différents sas. Les visiteurs étaient souvent mutiques, préoccupés. Je pensais entrer dans un monde mécanisé, ordonné, où tout était programmé.
Un jour à l’accueil (la guérite vitrée où l’on vérifie votre permission de visite – jour et heure), une femme a piqué une crise de nerf. Ayant raté son bus, elle arrivait trop tard pour la visite précédente et l’accès lui a été refusé.
Un autre jour, Anthony Delon répondait à un interview devant l’entrée. Cette scène imprévue a créé un décalage entre notre réalité et ce qui se tournait là.
Je n’ai pas encore vu le film. Émotionnellement cela est difficile.

Eriksen dit: 27 février 2017 à 11 h 11 min

Merci Christiane pour ce retour. Le film ne me semble pas très dur à regarder, mais nous n’avons pas nécessairement le même feeling

JC..... dit: 27 février 2017 à 11 h 13 min

Que de temps perdu à parler, entre bourgeois bien calés, de choses et de films sans la moindre importance ….! Celui qui ne voit pas que Césars et Oscars sont des amusements sinistres pour mort-vivants, doit visiter Afflelou rapido.

boudegras dit: 27 février 2017 à 11 h 44 min

sur le blog de son pote sergio, JC l’andouille haineuse traite Annelise de « agitée de l’écran plat » et vient se répandre ici, quel sale type

Loicdeangelis dit: 27 février 2017 à 14 h 49 min

Serge Toubiana ou Kaganski ?…allez,il faut se détendre ou se défendre d ailleurs…bon,je vais revenir sur Martin Scorsese.Et oui ! J ai eu la chance de voir samedi a l aube les deux expositions du Louvre…Vermeer(10 chefs d œuvre absolus…filons déjà exploités au cinéma) mais surtout Valentin de Boulogne,mon chouchou…le dernier disciple de Caravaggio….l expo arrive du Met …l exposition de New York a même été commentée par Marty,lui même,avec son lot de décapitations,de voleurs et tricheurs en tous genres,de voyantes,de femmes aux seins lourds dans les tavernes romaines et même l audacieux portrait de Raffaelo Micucci,le bouffon du pape Urbain VIII…eh oui,le pape avait un bouffon! L expo ,c est du scope( les tableaux font 2 mètres)..Tout ça me rappelle Derek Jarman(un artiste,un vrai).peter greenaway(pareil) et mon héros Sergio Leone(le vrai,pas les mecs qui ont un blog) qui aimait beaucoup les Caravagesques..Cerise sur la courgette ,ce matin,je sors du Musee Guimet, nouvel accrochage :Kimono,au bonheur des dames(titre assez faible) mais collection de la maison Matsuzakaya,active depuis 1611, a Kyoto….Et qui a réalisé en son temps les kimonos des films de Kurozawa et récemment de Silence…je parierai une pièce sur les costumes au oscars de 2018 pour le film de Marty..

Loicdeangelis dit: 27 février 2017 à 15 h 34 min

Cher Annelise,je me demandais si Chez nous de Lucas Belvaux ne comporte pas des similitudes avec La main droite du diable(Costa Gavras.1988) ou Tom Berenger et Debra Winger étaient épatants…

Annelise dit: 27 février 2017 à 16 h 36 min

Wow 14h49. Debra Winger tjs si fine, Loïc… J’aime vraiment b Lucas Belvaux svt. Emilie Dequenne, Corbery avec sa tête d’Emmanuel Mouret, en tt cas cette famille d’acteurs, Bozon etc, un comédien de théâtre que je trouve bon(Corbery)..ds le précédent au titre si proustien, « Pas son genre ». .j’avais aimé le film..c’est reparti avec les pb de connexion

Annelise dit: 27 février 2017 à 16 h 50 min

Serge, prénom cinématographique ? Leone le roi de la charlotte à la crème plus tentatrice qu’une passe entre deux portes avec la putain pourtant attitrée de l’immeuble, Brialy en « beau », Toubiana. .Kaganski sur Ken Loach qd il lui reste en travers ou sur le féminisme démago à la truelle, j’aime b

Loicdeangelis dit: 27 février 2017 à 17 h 07 min

Bon,je m égare avec Caravaggio..revenons a Tom Beranger…dans le film,c est un mec très sympa, qui est du côté du ku klu klan..et la Debra tombe amoureuse…c est pas un peu ça l histoire de chez nous ? La fille est sympa aussi,non?

Eriksen dit: 27 février 2017 à 18 h 29 min

à Loic: tout groupe ou pouvoir devrait avoir un bouffon, et la RDC n’y manque pas.
y’a aussi Serge Hantpepper

Eriksen dit: 27 février 2017 à 19 h 08 min

excellent boudegras, il jouait dans l’ami de mon amie.
Loic, oui mais la RDC n’a pas eu de change au tirage, on a eu l’inverse !

Emmanuel dit: 27 février 2017 à 21 h 15 min

Ya aussi yvan dla serge…l’art ddécaler les sons(pardon Annelise!!) ; Christy ,lé prisonniers devaient etecontents ktarrive:;respect;; jévuaussi rachida , lé bien..;lprochain billé cékoi?

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