de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Christopher Nolan: « Le meilleur des hommes est dans leur curiosité »

Par Sophie Avon

Questions à Christopher Nolan à propos de son dernier film « Interstellar ».

Que reste-t-il en 2014 du Christopher Nolan de « Memento » et de « Following » ?

En terme de physique, probablement plus grand-chose… A mesure que l’on vieillit, tous les atomes qui composent notre personne se transforment et se renouvellent au point que la personne qu’on était enfant et dont on se souvient n’a plus rien à voir avec celle qu’on est devenue. C’est une chose qui m’intéresse et que peu de gens savent… Pour parler du réalisateur que je suis, je dirais que le processus de fabrication d’un film, qu’il s’agisse de « Following » ou d’ »Insterstellar », est le même. Il peut être plus compliqué, plus long mais au final c’est toujours moi qui réalise le film.

Quel a été ce processus d’écriture justement pour « Interstellar » ?

J’ai récupéré le scénario après mon frère Jonathan qui avait travaillé dessus avec l’astrophysicien Kip Thorne. J’ai entrepris de le réécrire, de le retravailler en le combinant avec certains éléments d’une autre idée de script que j’avais eue. Je voulais que l’intrigue repose sur deux points clé : d’une part, la relation entre un père et ses enfants, d’autre part l’idée d’un film de science-fiction qui soit plus un film d’anticipation sur un futur possible de l’humanité. C’était très excitant pour moi de traiter de l’évolution humaine en représentant la terre comme un nid dans lequel les hommes seraient semblables à des oiseaux obligés d’apprendre à s’envoler pour aller voir ailleurs.

Travailler en famille, avec votre frère ou votre épouse, facilite-t-il les choses ?

Pour moi c’est plus facile… Les choses sont plus aisées quand on travaille avec des gens qui sont bons dans ce qu’ils font et avec qui on a un lien privilégié. Tout est vraiment très clair, très précis, très sincère. Chacun a envie de collaborer pour accomplir le meilleur travail possible. Alors effectivement, on ne peut pas s’empêcher de ramener du travail à la maison, on bosse 24 heures sur 24 mais de toute façon, le cinéma est invasif, quand on fait un film, on y réfléchit tout le temps, donc autant que ce soit en famille.

Avez-vous été tenté par la 3D à un moment ?

Non parce que la 3D apporte un sentiment d’immersion plus intime, or c’était la dimension cosmique de l’histoire qui m’intéressait. Je voulais qu’on la ressente dans la salle, que les spectateurs aient l’impression d’être devant le plus grand écran possible, que l’image occupe la plus grande surface possible.  J’ai l’impression que la 3D au contraire a tendance à rétrécir l’image.

D’où le format Imax ?

Lorsque je réalise des films j’essaie de combiner ce que je raconte avec la manière dont je le raconte, il faut que la forme et le fond se répondent. Lorsque je choisis un format, ça participe à la narration. Le format Imax que j’ai déjà utilisé plusieurs fois impose des choix esthétiques qui lui sont propres  et c’est une bonne chose.

Vous considérez-vous comme un explorateur dans le cinéma ?

Certainement, je crois que le voyage qu’un réalisateur accomplit pour faire un film, surtout comme « Interstellar », fait écho à l’odyssée des personnages.  Le métier de réalisateur est une micro version de l’épopée interplanétaire : c’est un vrai combat de faire des films, on prend des risques. Ce sont des risques moindres mais néanmoins fondamentaux.

« Interstellar » raconte l’exploration d’une autre galaxie parce que la terre va mourir et que l’humanité est condamnée. Pensez-vous que l’humanité mérite d’être sauvée ?

Je suis quelqu’un d’optimiste et je pense que l’humanité mérite d’être sauvée, oui. Depuis que je suis gosse, je m’intéresse à la conquête spatiale, qui représente ce que l’humanité est capable d’accomplir de plus beau quand elle est solidaire, qu’il s’agit de trouver des solutions ensemble.  Pour moi, le meilleur des hommes est dans leur curiosité scientifique et justifie notre place dans l’univers.

Vous parlez beaucoup d’anticipation et très peu de mélo, or votre film joue sur des enjeux de mélo…

Il est important de se créer des nouveaux challenges à chaque film, et l’aspect mélodramatique en fait cette fois partie.  L’émotion est plus forte dans « Interstellar » que dans mes films précédents. C’est cette émotion qui est le véritable moteur de l’histoire et il était d’autant plus essentiel de montrer ce que les personnages ressentent au fur et à mesure du film que les dialogues d’ordre scientifique sont souvent ardus.

Le film est aussi un film d’amour …

Le film célèbre l’amour comme étant un mystère et quelque chose de difficilement explicable. Néanmoins, il montre aussi  que l’attachement est lié au temps et que le temps est une quatrième dimension possible, une chose concrète que l’on peut toucher et qui fait que les humains sont peut-être tous reliés les uns aux autres de façon géométrique, physique, sensorielle. C’est quelque chose de compliqué et je ne peux pas vraiment répondre à cette question car le film renvoie à ce que chaque spectateur peut penser par lui-même, et je ne veux pas donner trop d’explications. Mais j’aime bien l’idée selon laquelle l’amour, façonné par le temps et l’espace, apparaît comme un concept géométrique.

Quels sont vos modèles ou vos références en matière de cinéma ?

Ridley Scott, Terrence Malik, Stanley Kubrick, « L’étoffe des héros » de Philip Kaufman, « Le miroir » de Tarkovski que j’ai redécouvert récemment, pour toutes les séquences qui se passent sur terre. Ce sont les noms qui me viennent en tête mais il y en a d’autres.

Se mesurer à Kubrick ou à Tarkovski c’est de l’inconscience ou de la folie ?

Je ne sais pas si je suis au même niveau qu’eux et je n’ai pas la prétention de le dire, mais vous ne pouvez pas faire aujourd’hui un film de science-fiction et négliger ceux qui vous ont précédé. Je ne sais pas si ces films sont des références pour moi, mais forcément, ils m’ont inspiré et j’essaie à présent d’apporter quelque chose d’autre au genre.

La poussière est l’élément destructeur qui ravage la planète dans « Interstellar ». Est-ce un écho à : « Tu es né poussière et tu redeviendras poussière ? »

Pas de manière consciente, non. Mais j’ai eu envie d’utiliser des symboles forts pour illustrer des thèmes plus complexes. La poussière, l’eau, la glace… J’ai essayé de les utiliser de la manière le plus simple possible pour que ça ne devienne pas trop métaphysique.

Pourquoi Matthew McConaughey dans le rôle du héros, Cooper ?

Matthew McConaughey correspondait vraiment au personnage de Cooper.  Quand j’ai terminé le scenario, cela me paraissait évident. Le personnage devait être comme une icône de l’histoire américaine, à la fois pilote et cowboy. Je reviens à « L’étoffe des héros » de Philip Kauffman : pour moi Matthew Mc Conaughey a vraiment l’étoffe d’un héros.

« Interstellar » de Christopher Nolan. Sortie le 5 novembre.

 

 

Cette entrée a été publiée dans Entretiens.

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22 Réponses pour Christopher Nolan: « Le meilleur des hommes est dans leur curiosité »

La Reine des chats dit: 8 novembre 2014 à 18 h 43 min

Nolan a raison, Mc Conaughey que j’avais commencé par regarder comme un gros bras, un mister Muscles du cinéma US destiné tôt ou tard à prendre la relève des Stallone &autres, avec ses pectoraux bodybuildés, met ds le mille une fois de plus. J’avais déjà dessillé un peu au moment de Mud, puis avec le Loup de Wall street, où en une seule scène où il se martèle la poitrine en bon trader totalement burn-outé, il réussit avec sobriété, une inventivité paradoxale& flamboyante, à damer le pion à Di Caprio, avant d’être ébahie par sa puissance intuitive, le caractère physique,la richesse et la générosité de sa palette ds Dallas buyers club. Le film de Nolan en lui-même ne m’a pas entièrement convaincue, ms je le trouve moins « malin » par exemple que Gravity, ce qui pour moi est un compliment – il m’est apparu nettement moins « ficelé », moins bien fait pour que le message délivré n’ait aucune chance de tomber à côté ou n’être pas entendu « comme il faut », réservant du coup une place plus crédible à certaine possibilité de poésie, au ressenti d’un vide sidéral, lorsque même le son se tait, et que la solitude est infinie – et Mc Conaughey y déploie un talent incontestable, de nouveau y excelle. Sa manière par exemple d’étreindre une main, de la presser contre sa joue comme expression d’un amour paternel n’ayant jamais pu se dire, toutes ces petites choses cumulées de son jeu, à la fois très varié et très cohérent, me conduisent à penser de plus en plus qu’il est en effet non pas du tout un bellâtre, mais un grand acteur. Y aller donc, rien que pour lui – et la rousse Chastaing, aussi ravissante que Julianne Moore, et peut-être qq scènes dans une planète ressemblant à un immense glacier, on se serait cru ds un film en noir et blanc, qq secondes je me suis retrouvée grâce à cela rejetée en arrière, coincée moi aussi dans deux fuseaux statio-temporels, redevenue petite fille, mon père regardant « Planète interdite » et m’enjoignant d’aller me coucher, puis cédant devant mes câlineries, permettant que je reste (comme ça qu’il est devenu un de mes vieux films préférés)

Sophie dit: 8 novembre 2014 à 19 h 52 min

Moins malin peut-être, Reine, encore que je ne qualifierais pas « Gravity » de film malin – mais du coup, ou malgré tout, moins émouvant, moins impressionnant, moins métaphysique aussi. Nolan est très cérébral, toujours – Inception, c’était un concept génial gâché par trop de complication -, et du coup là aussi, même les retrouvailles entre père et fille – n’en disons pas plus – devraient être bouleversantes et ne le sont pas tant que ça… Reste un film passionnant à analyser, mais un peu raté à mon avis…

La Reine des chats dit: 9 novembre 2014 à 10 h 12 min

Là-dessus je ne dis pas autre chose, ma charmante dame. Nolan avec Inception et même Batman – en dépit de Heath Ledger, paix à son âme tourmentée et géniale, de mon goût immodéré, ms tjs sur le qui-vive,dur, exigeant, pour des Bienvenue à Gattacca, X-Men, Superman, Marvels, &autres friandises de ce styke (Gattacca de Nichols, entièrement à part, magnifique film sur l’identité) – ne m’avaient pas emballée. Je me souviens qu’en revanche, nos opinions sur Gravity divergeaient.Pour moi, ce dernier, du grand spectacle, absolue beauté formelle des images, prouesse technique époustouflante, cela va sans dire et je ne le nie pas, j’y avais été sensible, même si une visite ds un bon vieux planétarium au plafond grand ouvert, usine à rêves intérieure, antennes déployées fonctionnant plein gaz, m’aurait procuré sans doute autant d’émotion ? Le coup de Sandra Bullock – j’allais écrire, bizarrement, « orpheline d’une petite fille » – bramant son deuil dans l’espace, sa détermination oxymorique brusquement proportionnelle à vouloir s’en sortir (non sans que le spectre de George « Nespresso » Clooney, parfait comme d’habitude, je le dis sans ironie après l’avoir revu chez les Coen en serial lover hâbleur, d’une rare veulerie,hilarant en inventeur d’une machine à sex-toy d’un genre très particulier, ne soit revenu tambouriner au carreau de la fusée pour l’exhorter au courage, « vas-y ma grande, tiens bon, hauts les coeurs, l’Amérique te regarde »…), cette manière à la fin d’embrasser le sol avant de se relever tel un Lazare cosmonaute, m’avaient tapé sur le système, j’avais trouvé cela à la fois dissonant, d’une naïveté ou au contraire d’une espèce de démagogie subliminales déplaisantes, mais bon, il ne s’agit que d’un avis.J’étais certainement hantée par ce qu’un Tarkovski par exemple,puisqu’il en est question ici, aurait pu en faire, quant au sérieux de la perte, le caractère intériorisé du manque et de la solitude. Pour en revenir au billet,ne pas en dire plus en effet sur ces retrouvailles père-fille du Nolan, la scène en elle-même est plus ou moins ratée comme l’est l’ensemble du film, mais Mc Conaughey y démontre une finesse,une touche perso, mélange d’intuition, d’intelligence supérieure et de jeu physique, exceptionnelles. Je préfère un film à imperfections porteur d’éclats, de pépites rares, à un rôti de dindonneau bien emballé dont j’aurai pourtant plaisir à avaler les tranches.Puis MC Conaughey, réussir à être très bon dans un film moyen, indice des plus grands? J’avais ce sentiment avec Michel Serrault. Peut-être même avec Depardieu. Dieu sait ce qu’en dit Millet?

La Reine des chats dit: 9 novembre 2014 à 10 h 16 min

(Richard Millet, parfait d’ailleurs en black ship, vaisseau fantôme, Dark Vador de chez Gallimard plutôt qu’en black sheep, mouton noir)

xlew.m dit: 9 novembre 2014 à 11 h 57 min

Je trouve que Nolan tape juste en ce qui concerne la 3 D SF, dans Gravity on avait un peu l’impression de jouer à la poupée articulée « Action Man », il a raison de considérer la projection du cinéma d’anticipation comme une toile, une peinture.
Dans Prometheus, tourné en Ecosse (ou en Islande comme Interstellar), la magie des effets numériques, franchement métamorphiques comme les socles rocheux de ces heureux pays volcaniques passionnément aimés des cinéastes, se suffisait à elle-même.
La beauté plastique de l’Oblivion de Kosinski l’avait bien montré en 2012.
À propos d’Interstellar et d’Oblivion, justement, j’ai noté l’importance accordée par leurs auteurs à la poésie, quelque chose qu’ils placent au coeur du déploiement de la technique, cela est toujours plaisant, pour ne pas dire signifiant.
Rappelez-vous la citation des « Lays of the Ancient Rome » de Macauley (le critique de l’Hollywood Reporter n’avait rien compris lorsqu’il railla ce choix), trouvée par le personnage joué par Cruise. Dans Interstellar (j’aime le titre, donc je le cite et recite) c’est Dylan Thomas qui surface.
On peut entendre dans la bouche de Matthew McConaughey un vers du poème « Do not go gentle into that good night. »
Cette ré-assertion de la beauté de la langue, de la beauté des paysages, si souvent marquée dans les films de SF, n’est pas qu’un effet du hasard, cela semble leur raison d’être, comme si sous prétexte d’envisager le futur, on tenait à ré-explorer la magnifique Terre qui nous porte.
Un film comme Interstellar rappelle aussi l’importance du geste humain dans le développement scientifique, Cooper est un ancien pilote d’essai, cela dit quelque chose.
Ceux qui se moquent de l’échec du prototype Virgin qui vient de s’écraser oublient que des centaines de pilotes d’essais sont morts lors de la mise au point des premiers avions de guerre en 14 (on mourait plus à l’entraînement qu’en mission), et des dizaines lors de la première conquête spatiale. J’ai bien aimé l’évocation du Forbidden Planet de la jeune cinéphile Reine. Être père a aussi ses bons côtés [blink].

La Reine des chats dit: 9 novembre 2014 à 12 h 10 min

Meow-meow, Xlew! Bu votre commentaire, circonstancié et subtil comme svt, comme petit lait. Pour Dylan Thomas, je souscris, bien vu. J’aime aussi le titre, cette grande geste ponctuée de reculs tragiques qu’a été et continue d’être l’exploration (je préfère ce mot à celui de conquête, plus martial) de l’espace, avec bien sûr une dimension métaphysique cachée à la clef

Jacques Barozzi dit: 9 novembre 2014 à 14 h 23 min

Quand vous n’aimez pas le film, Sophie, plutôt qu’une mauvaise critique, vous préférez donner la parole au cinéaste ?
Pourquoi alors ne pas parler du premier film de la cinéaste coréenne et de son subtil « A girl at my door » ?

xlew.m dit: 9 novembre 2014 à 16 h 01 min

Tout ce que dit Nolan à propos des connexions humaines m’a fait comprendre certains passages un peu tirés par les cheveux de la relativité d’Einstein, je remercie Sophie de cet entretien. Son film met en perspective ce qu’il nous raconte dans l’interview, rétrospectivement nous ne sommes pas volés.
Interstellar dit tant de choses au sujet de la dilatation du temps perdu et de l’espace retrouvé que l’astronaute Proust n’est jamais loin.
Rares sont les films auxquels on pense encore vingt quatre après leur vision, qu’en penses-tu, Jacques ?
Pour revenir sur le film Forbidden Planet que nous a opportunément remis en mémoire Reine (Quignard dans son dernier livre dit que les chats du Cheshire, cosmiques et interstellaires, ne se contentent pas de sourire, mais de penser tout aussi bien), je trouve que les les TARS doivent beaucoup au Robbie, le robot du film des années cinquante. Nolan sort le grand art là, magnifiques et puissantes images d’une possible technologie du futur.
Enfin, revoir Michael Caine est toujours un plaisir, même si ses plans A et B ne seront peut-être pas ceux qui seront retenus par l’humanité qui viendra après nous (il y a tellement de paramètres très difficiles à déverrouiller dans l’espace, le choix des exoplanètes n’ayant plus rien de si simple.)
Vous parliez du physique de M. McConaughey, en effet il n’y avait sans doute que lui pour incarner un héros de cette stature, un mec capable de passer de la plastique d’un space cowboy du Texas à celle d’un astronaute possédant le « right stuff », Matthew c’est l’homme du futur, que tous les gars du monde se le disent…(en se tenant la main.)

Ridicule Man dit: 9 novembre 2014 à 16 h 14 min

« Tout ce que dit Nolan à propos des connexions humaines m’a fait comprendre certains passages un peu tirés par les cheveux de la relativité d’Einstein » (xlew)

Rires universitaires scientifiques sur de nombreux bancs …

xlew.m dit: 9 novembre 2014 à 16 h 20 min

Homme ridicule, ce n’est pas la théorie d’Einstein qui est tirée par les cheveux mais ce que semble en avoir retenu Nolan dans son film. Les ciseaux de votre coiffeur vous auront trop dégagé derrière les oreilles lors de votre dernier rendez-vous chez lui. Allez directement à l’hôpital la prochaine fois et demandez une coupe au laser auprès d’une infirmière compatissante.

Sophie dit: 9 novembre 2014 à 20 h 05 min

Jacques, j’aime bp « A girl at my door » mais je n’ai qu’une vie! Et j’ai au moins 12 papiers à écrire! A part cela, oui, je trouve intéressant de donner la parole à un réalisateur tel que Nolan, même si son film ne m’emballe pas. Au moins a-t-il de la matière et une façon de mêler poésie et concept scientifique qui poursuit longtemps après – comme le dit (autrement) xlew. A part ça, Oblivion est un superbe film, bien d’accord, traité un peu par-dessus la jambe à l’époque, il me semble.

Jacques Barozzi dit: 9 novembre 2014 à 20 h 43 min

Je ne connaissais pas Christopher Nolan et, alerté par vous, je viens de voir le film. Salle archipleine, j’ai trouvé finalement une place entre deux mangeuses de popcorns des premiers rangs. Je ne suis pas fan des films de science-fiction, et le 2001 de Kubrick m’avait laissé indifférent à l’époque. Je dois dire que j’ai bien aimé Interstellar et je ne vois pas en quoi, dans son genre, il serait un peu raté, Sophie ? J’avoue que je n’ai pas tout compris, sinon que l’amour, seul, par-delà la science, sauvera l’humanité ! Et le comédien est en effet craquant et, de plus, il défie les lois de l’espace-temps !

Ridicule Man dit: 10 novembre 2014 à 6 h 17 min

« Et le comédien est en effet craquant et, de plus, il défie les lois de l’espace-temps ! »

Oh, oh ! Intéressant, défier les lois de l’espace-temps ! et il gagne ? …..

Jacques Barozzi dit: 10 novembre 2014 à 8 h 18 min

Oui, mais pour conserver le suspens je ne peux pas en dire plus concernant les retrouvailles avec sa fille !

Jacques Barozzi dit: 10 novembre 2014 à 8 h 28 min

J’avais oublié que je connaissais déjà Chrispoher Nolan, car j’avais vu à l’époque son étonnant « Memento ». Une complexe histoire de post it !

burntooast4460 dit: 18 novembre 2014 à 21 h 13 min

A part la musique assez insupportable, je trouve que ce film est assez réussi, bien que dégageant une atmosphère de tristesse qu’on n’a pas l’habitude de voir dans les grandes machines hollywoodiennes.
En revanche le plan B envisagé dans le film, parait curieux : la destruction de la terre est acceptée par les scientifiques, et le plan B consiste a laisser des conteneurs avec des semences congelées sur une planète viable. Sachant que tout le monde va disparaitre, qui pourrait se soucier de la survie de notre ADN, puisque personne ne verra jamais le résultat (très hypothétique) ?

Chris dit: 22 novembre 2014 à 8 h 08 min

Bonjour, Toast brûlé, le plan. B, parce que la Science est dégagée de toute notion égocentrique, enfin dans l’absolu. Ceci dit, dans ce film, ce n’est pas ce qui m’a semblé le plus hypothétique!

burntoast dit: 23 novembre 2014 à 18 h 09 min

1/La science est dégagée de toute notion égocentrique ? Voila une nouvelle merveilleuse ! Merci, merci ! Les courses frénétiques aux budgets scientifiques, par des responsables prêts a tout, ne sont donc qu’une illusion ? O joie !
2/Hors scenario du film, connaissant le nombre de psychopathes qui s’amusent avec nos vies (massacres, exterminations récurrentes), vous prendriez le risque de les essaimer dans l’Univers ? Moi pas.
Aie, mon toast est brulé.

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