de Annelise Roux

en savoir plus

La République Du Cinéma

« A Ciambra », « Happy End » ou « Faute d’amour » : rincer son oeil des misères et non « sur », afin de les revoir à bon degré

Par Annelise Roux

Présenté à la Quinzaine, le film de Jonas Carpignano se passe en Calabre et dévoile l’itinéraire d’un jeune garçon rom, Pio (Pio Amato), coincé dans le quartier de Gioia Tauro, écartelé entre une prédestination « éducative » (ou plutôt non éducative), un héritage de marginalisation auquel tout le renvoie – l’appartenance à une communauté ghettoïsée dont les règles de survie procèdent de pratiques mafieuses ayant pris le pas sur une réelle volonté, faute d’y croire, de s’intégrer – et  le fait de saisir l’occasion d’une amitié tutélaire avec un Burkinabé déraciné pour transformer son passage à l’âge adulte, non en fatalité conduisant dans le même mur (la case prison), mais en trajet initiatique.
Ces images somme toute courantes, alors que l’eau, dans ces quartiers ne l’est pas toujours, de gosses qui rapetassent des vies partant en lambeaux sur fond d’horizon bleu, borné par une mer qui rejette sur la berge des migrants venus d’Afrique vers l’Italie du Sud avec lesquels ils ne s’entendent pas… pourquoi le devraient-ils ? De l’angélisme à croire que le compagnonnage d’infortune est synonyme de solidarité. « Happy End» de Michael Haneke aborde le motif de l’indifférence névrotique d’une famille calaisienne sous les yeux de laquelle la vie passe en apparence en toute impunité. Seulement en apparence : industriels rassis, Isabelle Huppert en femme de tête phallique et froide, Mathieu Kassovitz son frère en refoulé auquel l’abattage et l’anonymat des réseaux sociaux permet de lâcher la pression sans perdre la face : vieille Europe mesquine, frileuse, balai dans le c..oeur, en définitive salie, amputée de sexualité joueuse et joyeuse, gentille, humaine. .
Sorte d’inversion proportionnelle quant à la nature des troubles. Au camp de Calabre, rodomontades, corps débridés, larcins, coups de gueule – une organisation plus hiérarchisée, patriarcale et territoriale qu’il n’y paraît, la sédentarisation de ces « gens du voyage » ayant achevé de hâter leur acculturation, une forme d’amertume, d’agressivité et de méfiance enkystée. On est déjà homme ou femme quand d’autres se font encore border dans leur lit. Les filles n’ont pas tant que ça voix au chapitre en dépit du verbe haut, les mères sont sans outil pédagogique ni autorité. Dans ces coins, les poubelles ne passent pas tous les jours, contrairement aux forces de l’ordre qui y vont à reculons, assurées néanmoins de ne pas tomber loin, allant piocher dans ces zones leurs candidats à la responsabilité des méfaits.
Le réalisateur italo-américain n’a pas eu à recourir à des acteurs professionnels pour son film : Iolanda Amato, Damiano Amato sont de la même famille dans la vie que Pio, héros de 14 ans au visage et aux oreilles de lièvre aux aguets. Jonas Carpignano avait commis en 2015 « Mediterranea » où Pio Amato apparaissait, gamin, dans ce qui s’avère être un premier volet narratif : Koudous Seihon, que l’on retrouve dans ce deuxième opus y incarnait Ayiva, quittant le Burkina Faso pour gagner la côte italienne à ses risques et périls, se battant pour une vie plus digne en dépit de l’hostilité de la communauté locale.
La caméra rend un résultat de petite crasse, démarrage de mob en trombe. La scène où la famille boit et clope, y compris les enfants, a de quoi poser question. Qu’est-ce qui dérange ? Que ce soit surpris, filmé ? Ou au contraire trop vu, entaché d’un « défaut de scénarisation » dont « La Promesse » des frères Dardenne avec laquelle on a vite fait de faire le parallèle ne souffrait pas, et au secours duquel des ressorts narratifs sont envoyés en deuxième partie ?
La complaisance peut être, soit d’esthétiser à outrance le réel (l’enlaidir comme l’enjoliver), soit de céder à l’escalade de « l’appuyer-où-ça-fait-mal » dans le but ultime d’attirer le regard. Notre œil blasé, repu d’horreurs délivrées sans risques pour celui qui regarde, sec et demandant à être cueilli uniquement à bon escient, susceptible de juger maladroits les sujets, les déclarer rebattus, confiturés, insuffisants en terme d’adrénaline, pas assez ci, trop cela… étant donné qu’on a le choix, que les reportages affluent sur l’arrivée des migrants, les nouveaux trafics… cet œil, il faut le laver pour revoir dans leur jus idiomatique ces témoignages, ces récits ?
Je me suis fait ce reproche devant Ma’Rosa de Brillante Mendoza, en comparaison inavouée avec le souvenir de Lino Brocka. Ce qui apparaîtrait gênant est que ce soit filmé dans ces matité, grain, rendu de désordre ou d’hystérie, son, tonalité pour attraper le chaland.
C’est leur vie, la vie du clan dans le faubourg de la Ciambra. Elle continue à l’identique alentour quand bien même Jonas Carpignano dit « coupez ! », de la même façon que Gabriel Buchmann continuera d’être mort, il faut l’espérer un peu moins, après le film de Fellipe Barbosa ? Le cinéaste n’aurait pas vécu aussi longtemps près des Amato en vue d’une utilisation fumiste des images. Ni n’aurait confié le montage à Affonso Gonçalves, que l’on a vu œuvrer dans « Carol » de Todd Haynes ou « Paterson » de Jim Jarmusch ? Producteur délégué, Martin Scorsese.
Les meilleures intentions du monde, aucun pedigree ne remplacent l’intime sincérité du geste, l’acuité, l’originalité ou la fraîcheur d’un angle, qui finissent par se voir à l’écran. La misère, ni caution de qualité, ni levier, ni culpabilité ayant à peser dans nos balances de bons spectateurs enfoncés dans des fauteuils confortables. N’empêche, à nous qu’il appartient inversement de nous secouer, rincer nos attentes, reformater nos dispositions à relayer ce qu’on voit au lieu de se comporter en consommateur émoussé, guettant le sex-toy conçu pour qui va relancer le plaisir, la gourmandise et les sensations au prétexte que c’est nous qui payons les places, libido en berne.

Cela m’a rappelé, au moment d’un billet RdC sur « Totonel et ses sœurs », beau film d’Alexander Nanàu, une lettre reçue en MP via Facebook. Son auteur m’expliquait avec une morgue bien tournée, dans un aplomb rare, combien j’étais naïve de promouvoir un objet dressé à déclencher les pleurnicheries (sic), sous-entendu bien bête de tomber dans le panneau de dénonciations ou d’attendrissements disposés en guise de propos artistique… Le délire verbal, bien construit, trahissait ce que réalisent les populismes : émailler de vérités simplifiées une réflexion armée pour arriver de toute façon à une conclusion pro domo. Qu’elle soit à l’heure d’un Greenwich caustique ou réglée d’après étalonnage de ses propres petits malheurs, taupinières transformées en Elbrouz grâce à un nombrilisme soudain légitime, il aurait fallu que je me cale sur sa façon d’être ému, me renseigner pour savoir quel sentimentalisme supposé avait son aval ! J’aurais dû comprendre que seuls ses émotivités, son lyrisme à lui étaient homologués.
Comment, dans cette configuration, lui faire entendre que dans le film de Nanàu (que je trouve cependant supérieur), comme dans celui chroniqué aujourd’hui, sans renier aucun droit à une entière subjectivité, je ne suis pas tant empommadée d’avance par une illusion d’ordre affectif, qu’aiguillonnée par le désir politique, épistémologique, corporel de revenir à une étude comparée des contenus où ce n’est pas ma  « demande » qui prévaut, mais l’offre qui demeure à être examinée, hors mes humeurs et petits nerfs spectateurs… Je ne suis d’ailleurs pas si «spectatrice » : j’ai l’ambition de regarder avec,  auprès, et au travers de. Cessons d’être ces voyeurs capricieux, mous, exigeants pour l’autre et mollassons envers soi, s’angoissant parce que le Miko risque de couler sur le siège. Le cinéma que j’aime n’est pas toujours un spectacle, c’est une partie de ping-pong entre désir de montrer, et réussir à voir.
Preuve que je nourris sans faiblir l’espoir qu’il continue, doit continuer d’être observateur, à l’écoute du monde et finalement, agissant. C’est Trintignant – le nom suffit – qui, grand-père Georges chez l’auteur du «Ruban blanc », dans le réel à moitié aveugle, désormais signe des autographes, précisant dessous «en fin de vie», disant de sa belle voix que le cancer altère, il l’a révélé : «Combien ça coûte, l’indifférence ?…Dans notre beau pays de France…»
Dans un autre genre – bien que ? – le nouveau film d’Andreï Zviaguinstev : après avoir dépeint d’un trait minéral la corruption dans la Russie actuelle avec «Leviathan» (Kolia, père de famille mécanicien et Lilya, luttant contre un maire sans scrupules pour sauver leur maison, dans le paysage désolé de la mer de Barents) il donne avec son scénariste Oleg Neguine une version implacable du couple et de l’enfance malheureuse, dans un pays qui s’est finalement accommodé du capitalisme, mais que l’individualisme, l’égoïsme rongent au plus profond. Comme une parade qui n’aurait pas fonctionné, un eldorado tournant à vide, son de crécelle, jamais rien d’appris dans la grande déshumanisation ambiante. Désolé, c’est bien ce qu’est Aliocha, 12 ans, assistant aux déchirements de Boris et Genia, ses parents qui ne sont plus que hargne et mépris l’un envers l’autre, bloqués dans un même appartement avant de réussir à le vendre, dans l’impatience de reconstruire chacun une autre existence, Genia avec Anton, Boris avec Macha, sa maîtresse déjà enceinte.
Nous ne sommes plus dans la peinture d’une pauvreté matérielle, le marasme économique russe tel qu’il a duré y compris dans la capitale de la Fédération, mais plus généralement dans l’exploration d’une société asséchée, aux jointures explosées par la totale perte de vue de la notion d’un collectif éthique, dont être deux est une des premières expressions. Incapable de réfléchir et de se réfléchir, de projeter en prenant attache sur des bases assainies, une digestion tempérée de ce qui aurait dû être l’espoir du communisme soviétique. Le petit garçon qui pleure dans la salle de bain, la relation entretenue par sa mère avec son portable font froid dans le dos. Âpre, délicat, Zviaguintsev sait manier les oxymores. Un prix du Jury qu’il n’aurait pas été scandaleux de voir aller jusqu’à la palme, au festival de Cannes cette année.

« A Ciambra » de Jonas Carpignano
«Happy End» de Michael Haneke
«Faute d’amour» de Andrei Zviaguintsev
(sortie le 20 septembre pour les 3)

Cette entrée a été publiée dans Films, Non classé.

314

commentaires

314 Réponses pour « A Ciambra », « Happy End » ou « Faute d’amour » : rincer son oeil des misères et non « sur », afin de les revoir à bon degré

JAZZI dit: 18 septembre 2017 à 6 h 12 min

L’été est fini, mais l’on retrouve le printemps cannois grâce au travail de fourmi généreuse d’Annelise. La cigale lui dit merci !

Annelise dit: 18 septembre 2017 à 7 h 23 min

Bien matinal, Jacques. .merci ! le chant des cigales sous les pins, un des plus beaux qui soient..vs attends tous ds l’intervalle sur Safdie bros sur lequel j’ai entamé hier
Grâce à nos recensions croisées, la couverture réseau arrive jusqu’aux territoires qui en étaient privés . . votre Cannes natal, la haute et basse Corse..même New York, Berlin, le Japon, la Sicile et le Berry !

JC..... dit: 18 septembre 2017 à 8 h 33 min

Vous êtes une enfant gâtée, ma chère Annelise.

Gâtée ….

Jusqu’à dire des bêtises bien acceptées, forcément, par vos pairs.

JAZZI dit: 18 septembre 2017 à 8 h 43 min

L’année du bac (1971), je mettais acheté un sweat-shirt de ton violet fané sur lequel était écrit en grandes lettres capitales blanches UNIVERSITY OF COLUMBIA dont je n’étais pas peu fier. Je l’avais trouvé dans l’un des deux stock américains du haut de la rue d’Antibes à Cannes. Pas celui où le jeune vendeur pied-noir, plein de tchatche, n’était autre que Jean-Pierre Bacri.
Cette année-là, j’avais provoqué, involontairement, la mort de mon oncle Annibal. Il avait placé sur ma tête un million d’anciens francs dans une banque de Monaco, à un taux d’intérêt à deux chiffres dont il empochait les dividendes. Bloquée sur trois ans et parvenue à terme, j’avais été demander le paiement de cette somme, pour m’aider à m’installer à Paris. Le banquier m’expliqua que, mineur, il me fallait l’autorisation de mon oncle. Quand je suis allé la lui demander, il eut une attaque fatale !
A la fin de l’été, le bac en poche, et inscrit à la fac de Droit d’Assas (le correcteur automatique me propose assassin), je m’apprêtais au grand départ. La veille du jour J, depuis la fenêtre de ma chambre, qui donnait sur un grand carrefour, je vis qu’un accident de la route avait eu lieu. Une femme, allongée sur les clous, au milieu de la chaussée, gisait au milieu des passants venus à son secours. Soudain, je reconnus ma mère. Attristée par mon envol définitif de la maison, elle était sortie faire une course. Je courus immédiatement jusqu’à elle, le coeur palpitant. Comprenant que j’étais son fils, le travailleur immigré maghrébin, qui l’avait renversée en mobylette, m’affirma, confus et effrayé, qu’elle avait surgit si soudainement, qu’il n’avait pu l’éviter. Elle était à terre, inconsciente, les yeux fermés. Tandis que je lui secouai fébrilement la main, elle rouvrit les yeux, me regarda sans me reconnaitre, puis passa un doigt sur chacune des lettres imprimées sur mon sweat-shirt et lut distinctement U N I V E R S I T Y O F C O L U M B I A…

M. (patron du Mi6) dit: 18 septembre 2017 à 8 h 51 min

le prick ,good moron qui roule des mécaniques se la raconte à 8.33 !!!
Super ,le papier sur les frères Safdi, Annelise.
J’y vais. A celui du leviathan aussi.
(étudiant)

JC..... dit: 18 septembre 2017 à 9 h 59 min

« Le délire verbal, bien construit, trahissait ce que réalisent les populismes : émailler de vérités simplifiées une réflexion armée pour arriver de toute façon à une conclusion pro domo. » (Annelise)

Réversible :
Le délire verbal, bien construit, trahissait ce que réalisent les gauchismes : émailler de vérités simplifiées une réflexion armée pour arriver de toute façon à une conclusion pro domo.

M. (patron du Mi6) dit: 18 septembre 2017 à 11 h 02 min

chez vous (J.C.)ce n’est pas du délire verbal, c’est de la logorrhée/diarrhée verbale nauséabonde. Vicelard non constructif !il faut arrêter de prendre des laxatifs verbaux, mon gros.
Je ne suis pas à Columbia but it would’ve tempted me.
Annelise, malheureusement plus de place à la master class Haneke à Bordeaux .Vous pourriez pas me pistonner? PHILIPPE ROUYER (et peut-être votre amie SOPHIE AVON ///à l’Utopia?)

JC..... dit: 18 septembre 2017 à 11 h 11 min

M.
Toujours heureux de vous lire !

Un ami psychiatre me disait :
« Ne rien négliger chez un patient malade … »

eriksen dit: 18 septembre 2017 à 12 h 46 min

à JC 9:59.
So what JC… ? , le gauchisme est une sous-catégorie du populisme, Annelise n’a pas dit le contraire.
Vous auriez plus élargir au lieu de réduire… Je propose :
« Le délire verbal, bien construit, trahissait ce que réalisent les « ismes » : émailler de vérités simplifiées une réflexion armée pour arriver de toute façon à une conclusion pro domo.à JC 9:59.
So what JC… ? , le gauchisme est une sous-catégorie du populisme, Annelise n’a pas dit le contraire.
Vous auriez plus élargir au lieu de réduire… Je propose :
« Le délire verbal, bien construit, trahissait ce que réalise les « ismes » : émailler de vérités simplifiées une réflexion armée pour arriver de toute façon à une conclusion pro domo.»

J.D dit: 18 septembre 2017 à 13 h 36 min

Jusqu’à NY ,annelise je confirme!
Freres Safdie: bonne critique of your self dear Annelise..Film bourdonnant indeed .Pas de fin ,ça vous plait ?Les dernières mn sur le centre de débiles mentaux fait penser au vol de coucous .Le frère traverse la pièce sur des répliques et pas d’autres .Merci pour le rapprochement avec Mann,pas vu sur le moment .Agree.J’ai été gêné par le vacarme .Votre notule m’a fait bouger ,je reconnais que c’est voulu .Couleurs saturées ,sang simulé qui gicle sur les billets ,pas mal .Est-ce le même acteur ?(frère et faux frère qui saute par la portière ?).Road movie de la malchance .Les femmes ont un drôle de rôle .Jennifer JL a pris un méchant coup de vieux ,la JF qui recherche un appart passe de huit salopards à 2!

christiane dit: 18 septembre 2017 à 18 h 46 min

Un bouquet, très dur, si j’en juge par votre regard, Annelise. Familles… de trop d’amour, de pas assez d’amour, de révoltes unies ou d’indifférence. J’attends Jean-Louis Trintignant dans ce rôle un peu vachard sous la direction d’Haneke. Et tant pis si ça déjà été dit, filmé, commenté, bienvenue à tous ces errants qui aiment aussi la vie, l’amour, les gosses, la fête et respect pour ces cinéastes qui ont le courage et la ténacité de mettre au monde ces films non-distrayants. Juste des uppercuts…
Quel monde dur où il faut se faire violence pour ne pas choisir la solitude et le silence…

Annelise dit: 18 septembre 2017 à 19 h 56 min

Paul 11h54, l’info du MI6 est juste. (Ralph Fiennes ou Judith D. d’outre-tombe?) Michael Haneke sera à l’Utopia St Simeon de Bx le mercredi 20 septembre, avec « Caché » à 14h30, une Master Class animée par Philippe Rouyer (Positif) à 17h, avant-première de Happy end à 20h30. Les inscriptions st closes ms le livre de Ph.Rouyer « Haneke par Haneke » (Stock, avec Michel Cieutat) sera disponible au cinéma grâce à La Machine à Lire
Guettez l’itw de ma chère Sophie Avon ds SO… le cinéaste parle un français parfait, ça tombe bien, elle aussi
Eriksen, vu « Good Time »?

emmannuel dit: 18 septembre 2017 à 19 h 56 min

Caisse tu veux dire aliBa?.Lrapetassé sséssui ki surlignenjone comytufé lcudanse sofoteuil;Annelizellapa 1piera laplace duceur ;:.elébel tonhistoir jazzi ;tula inventée ??;tudvré lamette enimage ;:; Lbillet davan,ssulé frères Safdie jvé ialler.;, Javé peur ksesoit tro niouyorké,lavis dla taulière maconvaincu;

Emmanuel dit: 18 septembre 2017 à 20 h 08 min

Chui troublé.;:jmessui mis deux N.. cépaske ssam troubl kant chui ensimultané a 19.56 avec lptitoiseau!! Haneke cété bien lrubanblan;:jléencor entête,;rouyer jembie,lévolubil au circle.!;

Ali Bab dit: 18 septembre 2017 à 20 h 36 min

@manu
Nulle parole empoisonnée mais la sensation d’un billet retouché selon les circonstances. Un met de saison en somme.
S’agissant de stabiloter de jaune, vous connaissez le sens de l’expression faire contre mauvaise fortune bon cœur. Un sage de la Mégare antique avait dit quelque chose d’analogue : humble dans l’humble fortune, je serai grand dans la grande. Vous trouvez cette disposition d’esprit d’emblée trop soumise ? Tenez-vous à inverser le cours des choses ?
http://www.cnrtl.fr/definition/fortune

J.D dit: 19 septembre 2017 à 13 h 07 min

Terrible récit Jazzy .écrit sous le mode patelin .Les mères sont ce qui peut arriver de meilleur et de pire !alors du beau monde à l »Utopia bordelais,annelise ..Je vous y avais aperçue l’an dernier ,svelte aux grands cheveux blonds ,yeux verts ,manteau noir près du corps .Par contre je ne me rappelle pas le film,’Paterson’?Depuis je fais mes dévotions en la petite chapelle de P.Troudé place Ca-Ju ,sans succès .Vous voyez les films à Paris je suppose Mentsh Haneke ,’le ruban blanc’ a beaucoup de points communs avec Loveless?Rouyer doit être bon modérateur ..Les inscriptions sont closes mais comme vous dites ,reste le livre!

JAZZI dit: 19 septembre 2017 à 18 h 45 min

Vous êtes une sacrée coquine, Annelise ! La carte joker du précédent papier était incontestablement la pièce maîtresse. Vous nous la jouez stratégie ? Il y avait les frères Lumière, les frères Prévert, les frères Dardenne, les frères Coen . Il faut désormais compter avec les frères Safdie. Et dire que Phil va attendre quelques décennies pour découvrir leur rétrospective à la cinémathèque !
« Good Time » de Joshua et Benny Safdie, donc. Une ballade des paumés, avec une sacrée galerie de portraits dans l’Amérique de Donald Trump et de son prédécesseur, comment s’appelait-il déjà ? Dès la première image, on est saisi, cuit, assommé, anéanti, constamment réveillé, électrocuté, retourné par la bande son, les yeux écarquillés par les images en gros plans, haletant sous les rebondissements incessants d’une histoire dont on sait par avance qu’elle finira mal. J’en suis sorti lessivé mais pas mécontent. Mais de quel good time est-il question, sinon du plaisir de voir ce film ?

eriksen dit: 19 septembre 2017 à 22 h 22 min

Ali Bab dit: 18 septembre 2017 à 20 h 36 min
Dans le même esprit Pindare disait:
« Oh mon âme, n’aspire pas à la vie éternelle mais épuise le champ du possible ».

alley cat dit: 20 septembre 2017 à 5 h 52 min

Dans quelle œuvre de Pindare peut-on trouver cette sentence que vous lui attribuez ou une pensée du même tonneau ?

JAZZI dit: 20 septembre 2017 à 7 h 08 min

Moi j’aime bien le genre biopic. On nous annonce un « Gauguin » avec Vincent Cassel, et un « La jeunesse de Marx »…

Annelise dit: 20 septembre 2017 à 12 h 00 min

Sfadies. Il y a des défauts, ms les défauts ne me gênent pas tjs – au contraire… ( depuis tt petit écran, ds les transports) Vs parlerez d’un film géorgien que suis allée voir hier, emmenée par un fils de Tbilissi qui fut un ami de Kiarostami, m’avait initiée au cinéma iranien, turc, afghan… Lui qui m’avait fait découvrir Le goût de la mure, ou Neige…avais parlé de lui ds je ne sais quel billet, peut-être « Tramontane »? Phil ne va qu’en cinémathèque, so what? Grâce a lui si je sais que Langlois faisait des confitures

Annelise dit: 20 septembre 2017 à 12 h 44 min

Apprécié (hier) grâce à la programmation audacieuse de l’équipe de l’Utopia de la place Camille Jullian à Bx NOTRE ENFANCE A TBILISSI, de Teona Mgevandze (et Thierry Grenade).
Ce beau film – dont la traduction littérale est « LE FRERE »- d’une diplômée de la Femis, part d’un « court » qu’Elisabeth Depardieu l’a incitée à transformer en « long » retrace un épisode de la ville caucasienne au moment de la guerre d’Indépendance (1991). Tentation du racket, jeunesse dispersée par un contexte politique flou et violent, ou comment épanouir la jeune fleur artistique d’un enfant pianiste doué. Qq longueurs, mais tjs ces intérieurs géorgiens incroyablement picturaux, les venelles en pente bordées de balcons fleuris, les platanes automnaux, la pluie, les vieilles gens effarées, les cigarettes vendues à l’unité et les mères meurtries par les restrictions, des enfants d’une beauté à couper le souffle avec leurs cils épais comme des rideaux sombres, les pelotes de laine dont on croit toucher sous les doigts la texture, les files pour le pain, les animaux qui croisent devant de vieilles Lada pourries… Le jeune interprète principal a eu la chance d’embrasser une carrière musicale internationale tandis que la réalité a rattrapé celui qui joue le frère aîné : il a reçu deux coups de feu après avoir versé dans la délinquance, est désormais en prison. ..

eriksen dit: 20 septembre 2017 à 12 h 51 min

A Alley Cat ou car 20 septembre 2017 à 5 h 52 min
Je ne sais plus d’où j’avais noté cette phrase. Elle allait bien avec la citation précédente du « Sage de la Megare antique » par Ali Bab. Elle est aussi un délicieux compromis : cantonner l’hubris dans le possible, tout en restant un hubris.
Je n’ai pas vérifié avant de poster. Si vous pensez qu’elle est fausse, dites-le-nous. SI je cherchais la vérité, j’irais aux sources mais je ne cherche qu’à comprendre. Dans cette optique, la recherche de la vérité ne vaut pas le temps qu’elle demande. Les sources, c’est épuisant. Moi je préfère écouter, sur un sujet ou un auteur, ceux qui ont écrit discuter entre eux. Une heure d’échange intellectuel écouté 3-4 fois donne plus à comprendre que 10 heures de lecture croisée de l’un et de l’autre.
Un jour, peut-être, dans une future vie, j’aurais atteint un niveau de compréhension qui nécessiterait d’aller aux sources… Vous en êtes à quelle vie Alley Cat ?

Gilles dit: 20 septembre 2017 à 13 h 27 min

GOOD TIME.Le film de benjamin et joshua S. fait-il une carrière aux USA?Le cinéma américain typique qui marche à Deauville (pas une critique!).Un cinéma ravigoté ,super us ou on sent l’influence des maîtres .Très intelligent .Certains plans si on enlève le son ,du Michael Mann pur(the heat ).
AZ,pour moi personnellement »leviathan » est au panthéon!

Jacques Chesnel dit: 20 septembre 2017 à 13 h 38 min

Gilles, puisque vous avez aimé « Léviathan » courez voir le dernier film d’Andrei Zviaguintsev « Faute d’amour »

Emmanuel dit: 20 septembre 2017 à 14 h 06 min

Temssa les biopics,Jazzy?;Moi patellement.En gnéral y me Cassel lépié,sauf dans mesrine,kil était excellentissim!; ptete ssava lrefaire.. .;

alley cat dit: 20 septembre 2017 à 14 h 09 min

eriksen, fixer un cadre où s’ébattre sans limites ?
Curieux meccano mais pourquoi pas. Mais alors qui fixe le cadre et fournit les masques ? … Nietzsche évoquait ces punaises coquettes qui mettent toute leur énergie à circonscrire l’infini au point que l’infini se met à sentir la punaise.
J’aime bien les punaises.

JC..... dit: 20 septembre 2017 à 17 h 12 min

« Temssa les biopics,Jazzy?;Moi patellement.En gnéral y me Cassel lépié,sauf dans mesrine,kil était excellentissim!; ptete ssava lrefaire.. .; »

Emma, pourriez vous causer comme tout le monde dans un langage partagé ? parce que, là, vous faites surtout crétin de salle obscure ….

alley car dit: 20 septembre 2017 à 17 h 41 min

« (…) il apparaît que les punaises comestibles sont récoltées à l’aube, quand il fait encore frais et qu’elles sont moins
mobiles. Quand la chaleur du jour commence à monter, les insectes deviennent très vigilants et s’envolent dès qu’ils sont dérangés. On récolte les punaises à mains nues. Les sécrétions défensives de l’insecte laissent des traces orange caractéristiques. On se protège parfois les mains avec des sacs en plastique.
D’abord, il faut séparer les insectes vivants des morts. Les punaises vivantes sont alors placées dans un seau, puis on ajoute une petite quantité d’eau chaude avant d’agiter le tout avec une cuillère en bois. Cela pousse les insectes à émettre leurs phéromones d’alarme. Le nuage de sécrétions est parfois si violent qu’il pique les yeux. On reverse ensuite de l’eau chaude, puis on rince les insectes. On répète ce processus à trois reprises, avant de faire bouillir les punaises.
Si des insectes morts sont restés par accident au milieu des vivants, ils n’ont pas pu libérer leurs sécrétions défensives. On peut les identifier ultérieurement, leur ventre ayant été noirci par les glandes défensives. Impropres à la consommation, elles sont éliminées.
Une fois cuits, les insectes sont séchés au soleil. Cette préparation ne peut être appliquée qu’à des punaises vivantes. Dans le cas d’insectes morts, il faut retirer la tête. Puis on imprime une pression sur le thorax et l’abdomen en les serrant entre le pouce et l’index. Une glande d’un vert pâle translucide sort alors par le cou de l’insecte, qu’il faut éliminer. Les punaises sont consommées en amuse-gueule ou en friture, servies avec de la farine de maïs. »

DHH dit: 20 septembre 2017 à 20 h 20 min

@alley et autres
cette citation est tirée de la troisieme pythique de Pindare
elle est très connue car elle sert de chapeau au cimetière marin de Valery qui la cite en grec et en français en tête de son poeme qui est une meditation sur l’orgueil et la finitude de l’homme
ceci étant ,ce qu’elle dit relevé du gros bon sens .

JAZZI dit: 20 septembre 2017 à 20 h 33 min

En pleine lectures méditerranéennes, pour mon prochain livre, ma priorité a été d’aller voir « A Ciambra » de Jonas Carpignano. Après le grand lessivage de « Good time », hier, rebelote ! J’avais vu l’an passé le premier film de ce cinéaste, « Mediterranea ». Le second est plus abouti et le prolonge, s’attachant plus aux autochtones calabrais, à travers sa communauté de roms, qu’aux migrants africains. On y retrouve les deux principaux protagonistes du film précédent : l’étonnant Pio Amato, désormais âgé de14 ans, entouré de sa véritable tribu familiale sur trois générations, et Ayiva, le séduisant Koudous Seihon, natif du Burkina Faso. Pio, c’est Antoine Doinel, revisité par le Pasolini des « Ragazzi di vita », mais transplanté en Calabre. Plus désolant encore que la banlieue romaine. On songe aussi aux premiers films de Visconti, « La terra trema » ou encore « Rocco et ses frères ». Mais avant de départ de cette famille calabraise pour Turin. Jonas Carpignano renouant, en effet, avec les fondamentaux du néo réalisme d’après guerre, qui donne à son cinéma un côté documentaire. La Calabre qui nous est montrée ici est celle du grand remplacement. A part quelques gadjos locaux, nouveaux riches maffiosi, on passe d’un campement l’autre, entre roms et africains, dans des paysages périurbains où la Méditerranée à des allures de dépotoir généralisé. Toute une humanité à la marge, d’où émerge la figure du jeune Pio, particulièrement débrouillard, celle aussi de sa truculente mama-rom, qui maintient l’unité durant les séjours récurrents de son mari ou de son fils ainé en prison, ou encore son mutique vieux grand-père, le dernier ancien nomade de la tribu, qui confiera à son petit-fils, juste avant de mourir, les conditions de leur survie : « seuls contre tous ». Message que Pio, devenu un homme à part entière au cours de ces évènements, s’efforcera douloureusement de suivre, en trahissant son frère de coeur africain ! Ici, l’étape initiatique pour lui passe par le biais d’un premier rapport sexuel avec une putain. Mais se faire sucer est-ce baiser ? Un grand lessivage donc, pas un nettoyage à sec…
Et maintenant, à vous les studios !

alley cat dit: 20 septembre 2017 à 20 h 35 min

Valery ? Paul Valery ? Le fin philologue et traducteur hors-pair de grec ancien et de Pindare, très distingué poète du Vème siècle avant JC, himself ? Un père de l’Eglise après l’heure

alley cat dit: 20 septembre 2017 à 22 h 06 min

@Vous en êtes à quelle vie Alley Cat ?

je ne sais pas trop. d’aucuns disent de moi que je suis un no-life – nous voilà bien barrés ; d’autres que je n’ai reçu que deux fois l’extrême onction, que Sagan me supplante et que je n’ai par conséquent pas voix au chapitre
life’s a gas
https://www.youtube.com/watch?v=UEtLXlrKtEg

PETRUS dit: 20 septembre 2017 à 22 h 43 min

Très bel article, Annelise, n’en déplaise au bilieux de service.
J’ai commencé par aller voir « Faute d’amour » titre ambigu, somme toute, puisqu’il peut s’agir soit d’un manque d’amour, soit d’une maladresse durant le coït, autrement dit un enfant. Le pauvre Aliocha n’est pas très aimé de sa mère qui elle-même n’était guère aimée de la sienne, chacun reproduit le schéma parental, c’est classique. Le film est en effet assez terrifiant dans la mesure où les protagonistes sont tous enfermés, que dis-je, murés en eux-mêmes – ou protégés par des portails de tôle comme la mère de Génia – rivés en permanence aux écrans de leur portables. C’est ce que l’on appelle, en effet, l’individualisme, que l’on présente communément comme un excroissance du capitalisme. C’est vrai, c’est moche. Mais les conductrices de tracteurs radieuses des films d’Eisenstein peinent à me convaincre que c’était tellement mieux avant… Passons. Les parents d’Aliocha le mal-aimé sont en train de reconstruire chacun leur vie et le môme les encombre. Cédant à leur désir inconscient, il s’efface, il disparaît. On ne va pas vous vendre la résolution de l’histoire, âmes sensibles soyez sur vos gardes.
Après « Léviathan » où soufflait le vent des confins arctiques, « Le retour » où l’on visitait les paysages aux couleurs tendres des environs de St Petersbourg (là je m’avance un peu, mais je crois que c’est filmé aux abords du lac Ladoga) Zvyagintsev signe ici un film d’intérieur. Les pièces ont des angles durs, et à travers la fenêtre constellée de gouttes de pluie, on aperçoit d’autres immeubles piquetés de centaines de petites lumières. Amateurs de ruines et de bâtiments abandonnés (un site parmi d’autres : https://urbexplayground.com/index.php) vous ne serez pas déçus. Il fait froid, il fait humide, la seule note de couleur, dans les bois détrempés, ce sont les gilets orange fluo des bénévoles de l’association qui recherche opiniâtrement les enfants disparus, parce que la police moscovite a d’autres chats à fouetter.
Environ un an plus tard, Génia expie ses fautes sur son tapis de course et Boris est à nouveau papa. L’ombre de Cioran plan sur cette conclusion pas franchement optimiste.
Le film de Zvyagintsev c’est aussi celui de Mikhail Krichman, son chef opérateur, le même sur tous ses longs métrages. Un artiste exceptionnel qui après avoir capturé les couleurs uniques du grand nord crée, dans « Faute d’amour » une lumière crépusculaire qui à elle seule est un tour de force technique.
En rentrant chez moi, je me suis rendu compte que ma cuisine Ikéa était exactement la même que celle de Génia. La mondialisation, tout de même, ce n’est pas rien.

eriksen dit: 21 septembre 2017 à 8 h 11 min

alley cat dit: 20 septembre 2017 à 14 h 09 min.

Je vois bien les punaises qui se gargarisent d’infini. Mais l’infini sentant déjà la pourriture, je ne vois pas ce que l’odeur des punaises y changerait. N décevant parfois.

Annelise dit: 21 septembre 2017 à 8 h 18 min

@20 septembre 18h03 bonne année cher J.D !
DHH, merci pour votre concision cultivée à 20h20
Posts de Jazzi 20h33 et Petrus ci-dessus.. on y est. .bien vu, bien rendu

https://www.youtube.com/watch?v=wZkTh_T75QY
(ceci pour Alley, notre soigneux DJ RdC. .Ils veulent se l’arracher ds les « places to be », lui reste, imperturbable, puisant ds les bacs pour ns réserver le meilleur !)

Annelise dit: 21 septembre 2017 à 8 h 33 min

La recette à 17h41 ne vs tente pas, Danish ? Bonne alternative protéinique si je ne m’abuse. .lu il y a qqtemps que cela pourrait être intéressant pour aborder la transition éco-alimentaire.. le mode alimentaire ayant un des plus gros impact sur le climat…la COP 21 fin 2015 ayant suggéré que ns ne pesons pas « que » 7 milliards d’individus sur terre mais 60, en comptant les animaux domestiques et sauvages .. et qu’il faut donc intégrer les infrastructures, eau, énergie, surfaces agraires pour leur nourriture, routes, camions etc
La conclusion étant que manger moins de viande, manger par exemple des espèces invasives, tel que le silure en Garonne du côté de chez vous ou les écrevisses en Louisiane participait de la lutte contre la dévastation des systèmes. .des réflexions menées ds le style d’Ocean Climax Festival se proposent au travers d’un Grenelle de la transition alimentaire et agricole de réflechir à ces pistes pouvant facilement paraître aberrantes au premier chef, alors qu’il n’y a pas de bug ..
Safdie, AZ, Haneke.. 3 films pour vous

JAZZI dit: 21 septembre 2017 à 9 h 12 min

Bien vu le double sens de « Faute d’amour » Petrus.

Annelise, vous êtes toujours parisienne ou vous êtes retourné vivre à Bordeaux ?

eriksen dit: 21 septembre 2017 à 9 h 55 min

Quel horrible film que ce Good Time.
Les frères Safdie ne font pas grand-chose de l’amour fraternel mis à part l’utiliser comme justification aux exactions de Connie. Son équation personnelle n’a qu’une seule donnée (son frère), bloquée sur la valeur « Infini ». L’aime-t-il vraiment ce frère, où s’aime-t-il surtout lui-même en tant que frère sauveur ? A vrai dire, ce n’est pas vraiment le problème, car ce fond monomaniaque semble là pour permettre une épilepsie musicale et visuelle, somme toute très réussie si son but était de tester la claustrophobie du spectateur.
Le 3e de ces sinistres pieds nickelés, cramé par l’acide et candidat naturel pour les Darwin Awards, est tout aussi monomaniaque : se défoncer est sa mission.
Aucun des trois n’a de choix. Aucune marge de liberté. Chaque action en entraine une autre qui s’impose.
On peut rajouter Jennifer Jason Leigh qui excelle dans la version féminine du « no choice ».
Un train fantôme fait partie du film, et c’est exactement la construction de « Good time » : un long tunnel , avec à chaque bout la figure rassurante du psychologue au cheveux bouclés qui semble rejeté à l’extérieur du film. A l’intérieur, seule la gamine noire à des choix, chaque instant elle peut dire non. C’est l’oxygène qui permet de tenir dans ces absolus en décomposition.
Une bonne punaise d’infini pour Alley catcar.

Annelise dit: 21 septembre 2017 à 11 h 16 min

Sur la claustrophobie, le no choice suis d’accord avec vs. Sur le reste ttt dépend ce que vs entendez par « horrible », Eriksen. La jeune Noire mollassonne, engluée elle aussi ds une passivité de vache regardant passer les trains.. .ruminant son chewing-gum l’œil morne… Jusqu’à cette sorte de « devenir femme » au travers de la trahison de Pattinson. A ce moment-là oui qqchose vient secouer sa léthargie.. Le film est à la fois deplaisant et séducteur, le tout étant de savoir si les adjectifs tombent juste où les réalisateurs l’ont voulu. Mon postulat est que oui… Le dosage correspond bien à ce qu’ont voulu faire les frères.. . Le choix « inversé » du titre d’emblée le dit : quel good time ?interroge d’emblée Jazzi. Je trouve pas mal cette façon que Josh et Benny Safdie ont d’utiliser le pathétique et le grinçant en les intervertissant.. comme par maladresse ou par mégarde. De dérober dans arrêt le vrai focus, blague à la place de la tragédie et vice versa( la chute).., bien sur que Pattinson est fou de son frère, rien à voir avec un nombrilisme activé par le fait de lui être utile. C’est lui, le frère, qui lui est utile : cet amour d’enfants paumés qui les lie, c’est son seul socle, son seul point fixe et lieu d’affectivité possible sans danger. Un amour inconditionnel réciproque… Vs remarquerez l’absence de mère en creux..(il n’y en a que pour la gd-mère…) Tous les personnages sont des marionnettes, proches de Guignol…couleurs sanglantes et ces trognes de BD… Entre le débile et le brûlé on est servi… Vous voyez combien c’est carnavalesque… Et le psy! Sa tête bouclée de mouton de Panurge…ces jeux sordides, à la fin… Detournement de tt attendrissement par le rire, le burlesque pince sans rire qui joue en trois bandes… parce que, quelle detresse!Moi aussi je fais un casse, prête à tout pour sortir mon frère d’une panade pseudo thérapeutique pareille… Si si.. Ils sont assez forts, je crois. A suivre (mon écran trop petit, fini pour auj, mes yeux n’y tiendraient pas. .)

JAZZI dit: 21 septembre 2017 à 11 h 48 min

Oui, cet amour entre les deux frères, est l’unique respiration offerte par ce film où les jeux, les destins, sont programmés d’avance pour un double enfermement : la prison pour l’un et l’univers psychiatrique pour l’autre ! Il a suffit que le premier tombe pour entrainer la chute de l’autre. C’est des générations sans parents. L’ado noire comme les deux frères sont élevés par leurs grands-mères respectives, quelles trognes !, sans pères ni grands pères…

JAZZI dit: 21 septembre 2017 à 11 h 54 min

C’est un peu le contraire de « A, Ciambra ». Moi, à la place de Pio, j’aurais pris le premier train pour Rome !

JAZZI dit: 21 septembre 2017 à 12 h 20 min

Vous imaginez, compte tenu de la pesanteur socioculturelle,Annelise, la difficulté de s’affirmer pour un rom homo !
Voilà un film qui reste à faire…

JAZZI dit: 21 septembre 2017 à 12 h 54 min

Bonjour, Jacques CH. Il me semble qu’Allociné ou Comme au cinéma, c’est du pareil au même ? Disons que j’ai mes habitudes sur le premier.

eriksen dit: 21 septembre 2017 à 14 h 55 min

Annelise dit: 21 septembre 2017 à 11 h 16 min
Je crois comme vous que les adjectifs « déplaisant » et « séducteur » tombent exactement là où les Safdie l’on voulu.
Mais pourquoi vous en prendre à la petite noire ?: elle est tout sauf mollassonne. Elle saisit les opportunités qui se présentent, mais pas toutes. Elle garde un libre-arbitre.
Les jeux de la fin n’ont vraiment rien de sordide. Au contraire, c’est le retour du choix, une question à laquelle on répond par le corps (c’est plus facile) et, qui plus est, un choix positif (je choisis de répondre et je bouge). Le premier temps d’un réapprentissage de l’autonomie ?
Sur le titre Good Time, je souscris. J’ai parlé de train fantôme : genre de truc déplaisant dont on se souvient plus tard en disant « we had a good time », que l’on ait apprécié ou non. Parce que le souvenir s’est ancré par l’affect (peur, rire, amour, etc). Si l’on imagine la suite longtemps après, les deux frères se souviendront fortement de ce passage de leur vie. C’était le bon temps diraient-ils, même si cela ne l’était pas.
Le film séduit par l’amour fraternel. Crédible ? Plutôt, (encore que…, mais admettons).
La où il est déplaisant dans sa séduction c’est qu’il joue à fond sur notre conditionnement chrétien à tout accepter en termes d’amour. Jamais rien n’est trop. Tous les excès sont valides.
Eh bien je ne pense pas. J’ai plus d’affection pour la grand-mère, assez mal barrée avec sa petite fille, que pour les idiots sans limite. C’est elle qui a rendu service, c’est elle qui est humaine, c’est elle que l’on piétine, et c’est sur Connie le barbare qu’il faudrait s’affliger ?
Fuck l’Amour !

alley cat dit: 21 septembre 2017 à 15 h 51 min

Ah, le voilà celui-là, on n’attendait plus que lui pour couronner le tout, le libre arbitre.
Libre arbitre > choix > responsabilité > récompense ou condamnation : la mécanique du bourreau
Adios amigos

christiane dit: 21 septembre 2017 à 19 h 13 min

JAZZI,
tu dis : « Le bon temps, n’est-ce pas celui que nous procure un bon film ? »
Eh bien, oui, j’ai fait le plein de « bon temps » cet après-midi en regardant « Dolorès Claiborne », film réalisé par T.Hackford en 1995. Une magnifique adaptation du roman de S.King. Un scénario efficace qui a obtenu avec juste raison le Prix Edgar-Allan Poe.
Ai retrouvé une actrice puissante, envoûtante : Kathy Bates (que j’avais aimée dans « Les beignets de tomates vertes ») face au poids lourd, impeccable : Christopher Plummer.
Une vie que l’on n’oublie pas, construite sur des flashbacks comme un long monologue fascinant, émouvant. Mère-fille… rapports difficiles quand la fille, avocate, revient parce que sa mère est accusée de meurtre. L’occasion pour elle de retrouver une mémoire atroce. Un très beau film, vraiment.
Demain : cinéma. A vous lire je penche pour le film de Zvyagintsev « Faute d’amour ».

Annelise dit: 21 septembre 2017 à 21 h 33 min

Joli choix Christiane.. pas de quoi booster le moral mais AZ âpre et visant juste. .à vs reporter à l’excellente notule de Petrus le 20 à 22h43 ..avec le passage savoureux sur Ikea.. après la photo de JdBascher, il a plus d’un tour ds son sac
Danish 14h55. .j’aime b le « Connie le barbare » et ne le conteste pas ..loin de moi cependant l’idée de charger le personnage de la jeune fille noire..au contraire il me plait bien..enfin, sa passivité quoi que vs en disiez paraît manifeste.. elle n’a pas l’air t emballée par gd-chose ni bien affective..jolie garde-robe, avec le friselis de fourrure rose soufflé près du visage atone. .en revanche le personnage de la gd-mère, à mon avis méfiante et sans gde illusion,magnifique..généreuse jusque ds le désenchantement. .

Annelise dit: 21 septembre 2017 à 21 h 53 min

..où est passé Phil? Me manque sa plume concise et courtoise, avec je ne sais quel humour rentré acéré, une drôlerie retenue tombant au cordeau comme le costume de lord Brett Sinclair.. très Geoffrey Beene ds le raffinement. .un jour ns parlerons des parfums qu’on porte

christiane dit: 22 septembre 2017 à 8 h 32 min

Oui, Annelise, la dernière phrase du commentaire passionnant de Petrus fait entrer la réalité dans le film – ou le film dans la réalité.
Je m’attends à du gris sombre dans les décors et dans les cœurs. Avec Léviathan on été déjà dans cette ambiance de fin du monde.
Jazzi, merci. J’espère que c’est mieux que le biopic sur Cézanne… Seuls le film de Pialat (1991) « Van Gogh », « la belle Noiseuse » de J.Rivette, « Les fleurs bleues » de Wajda (chroniqué par Annelise et Paul Edel, ici) « Séraphine » (porté par une Yolande Moreau éblouissante), un film russe (1969) sur « Pirosmani » de ? m’avaient convaincue.
La biographie filmée apporte rarement un approfondissement de l’œuvre picturale contrairement aux documentaires, photos, correspondances, essais que l’on peut voir et acquérir dans des expos (Artemisia Gentileschi – Picasso – F.Bacon – Pollock…). Mais merci beaucoup, je ne savais pas que ce film était sorti.

eriksen dit: 22 septembre 2017 à 8 h 59 min

Annelise 21:33
Tout dépend ce que l’on entend par passivité. Ay sens du Larousse « subir sans réagir », Chrystal (la jeune noire) semble plus passive que Corey (JJ leigh) qui au moins fait semblant de résister.
Mais si on l’envisage au niveau sociétal, la passivité fait « suivre les codes de la société » et dans ce cas c’est Corey qui est passive avec son petit rêve paramétré de tropiques, et, après un peu théâtre, sa soumission totale à l’homme qu’elle aime. Chrystal elle, a des « passivités » très transgressives. Par exemple : toute gamine dans la norme aurait au moins fait semblant de résister verbalement lorsqu’il l’emmène au lit (on imagine le « cinéma » de Corey jeune dans la même situation, même pour céder en 5 min).
Ici Chrystal, la gamine noire qui dit avoir 16 ans mais en parait 14, transgresse franchement. Tout au long du film, elle dit oui plus qu’elle ne subit. Je la voyais plutôt en Bonnie Parker.
Si les deux n’étaient que des pauvres victimes passives de ce pervers narcissique de Connie, le film serait moins intéressant je trouve.
Bien d’accord sur la grand-mère, on aimerait en savoir plus. Le film respire par cette grand-mère et cette jeune fille. Les mâles sont étouffants.
Comme quoi, en cherchant un peu, on arrive à trouver des choses agréables dans un film horrible ! Je retire horrible

Annelise dit: 22 septembre 2017 à 9 h 40 min

Tjs b de vs lire, Eriksen .. sur Chrystal, la jeune fille noire (encore) : figurez-vs que je me suis posé la question furtivement, voyant la scène. Le film suggère avec bcp de finesse – d’après moi – que ce n’est pas « la 1ère fois » qu’elle va au lit ..et alors ne trouvez-vs pas que sur ce détail (symbolique, on ne débat pas ici de la vertu ni vraiment de la virginité au sens propre), la signification de la séquence change radicalement?..Chrystal est là, comme vaporisée ds cet appartement où la gd-mère accueille les malfrats.. soit délaissée, un peu à l’abandon, on comprend que la vieille femme a des ennuis et du boulot par dessus la tête, soit se laissant aller, passive, à une petite délinquance latente (le shit etc) Je n’ai aucun jugement négatif sur elle, tt au contraire – mais c’est différent si elle n’est pas ce personnage virginal, doucement et résolument transgressif, ou cette ado amorphe, prenant ce qui vient, davantage intéressée à suivre la mode (elle est choupette avec son petit noeud et son blouson)ou des teufs-à-copines que plonger dans la vraie vie en conscience, prendre sa part des difficultés familiales etc. Et alors comme le personnage de Connie, il n’y a que des perdants.. et elle ne « prend conscience », sa passivité n’est émiettée qu’à travers la trahison qui s’applique directement à elle et la gifle, alors que le reste du temps.. ça ne la gênait pas de trahir la confiance de sa gd-mère etc
Je pose simplement la question, vs m’avez fait douter

Annelise dit: 22 septembre 2017 à 9 h 47 min

Corey, quel personnage détestable mais pathétique. ..pour le coup, dépendante mais chiffe molle et sans amour autre que sa folle dépendance – égoïste avec ça. .accrochée à son petit voyage comme l’Avare a sa cassette. Jennifer Jason Leigh ne s’épargne pas, physiquement .. édentée ds les Huit Salopards,féminine comme un camionneur, alors qu’en réalité, c’est une belle femme

JAZZI dit: 22 septembre 2017 à 9 h 50 min

Mais vous oubliez l’autre grand-mère, celle des garçons, Annelise et eriksen. C’est elle qui livre son petit-fils simplet aux mains du psi à la chevelure moutonnante, qui ressemble à Dominique de Villepin !

Phil dit: 22 septembre 2017 à 11 h 25 min

Dear Annelise, vous lis aux heures indues pour rester contemporain entre deux pellicules dont je recherche la critique concise à la Leonard Maltin. my point et souci ces derniers temps: quelle taille idéale de tablette pour dounloder et lire les users reviews de la imdb après la vision d’un bon film ? les fortes impressions n’attendent jamais pour se dégrossir, comme un soufflé réussi.
(Geoffrey Beene…quelle prescience en blog vous avez ! years ago, un des managers de feu le groupe Maxwell sans filtre faisait son cinéma dans ses effluves. il a été viré);
n’en déplaise aux goûts de Baroz, pas que de l’antimite dans les cinémathèques mais de la nuque duveteuse qui vient se dilater la pupille à la voyure de réalisateurs sans école.
la société civile, qui va pas bien, est curieuse de connaître la suite.

Annelise dit: 22 septembre 2017 à 11 h 30 min

« pas que de l’antimite dans les cinémathèques mais de la nuque duveteuse qui vient se dilater la pupille à la voyure de réalisateurs sans école ».
J’adore ça

eriksen dit: 22 septembre 2017 à 11 h 53 min

un plaisir d’échanger avec vous (en plus d’un honneur…).
Bien utile en plus. Le film s’ancre.

Le nœud dans les cheveux fait un peu virginal vous ne trouvez pas ?
Les frères Safdie semble jouer sur le Robert Pattinson de Twilight, et Chrystal sert à mettre en scène en sous-texte une adolescente qui voit débarquer Robert Pattinson himself cpour la nuit. Dans une interview * Taliah Webster affirme avoir vu 10 fois chaque épisode de Twilight. Est-ce en partie pour cela qu’elle a été choisie ? un autre article**, uniquement centrée sur cette scène, s’appuie sur le parallèle avec Twilight.
Cette mise en abyme bancale vous donnerait raison : en se laissant embrasser (et plus) par le Robert Pattinson de Twilight elle ne fait que suivre le buzz. Quelle soit vierge ou non ne change rien. A notre époque, tu ne laisses pas passer l’icône Pattinson pour une histoire de virginité, sinon t’es grillé.
Exit Bonnie Parker, exit Jacqueline des Valseuses (Isa Huppert), Chrystal est une fan de plus et une future Corey….
Nuit noir dans le tunnel.
Mais je me demande pourquoi avoir diriger Taliah Webster ainsi ? pourquoi ce calme, pourquoi ce contrôle d’elle-même, pourquoi ce sous-jeu qui contraste avec le surjeu de Corey ?
Est-ce pour nous suggérer que la décérébration juvénile américaine a dépassé le recrutement des hystériques pour atteindre celui des ados standards ?
Un film horrible, je vous dis.

*https://www.youtube.com/watch?v=JRmSdPRvtz0
http://www.refinery29.com/2017/08/167570/good-time-robert-pattinson-sex-underage

Annelise dit: 22 septembre 2017 à 12 h 34 min

Eriksen 11h53..oui et vs le dites b. .j’ai d’ailleurs été frappée par le fait que personne ne fait l’amour ds ces films, ni n’a envie de le faire. .ds Good Time c’est flagrant : personne n’a de sexualité, fonte totale du sexe charnel, du désir humains avec ce que ça peut comporter de trébuchements, tâtonnements, ratages ou difficultés d’abord ou d’exécution charmants et bouleversants. .on imagine tb que Connie doit se taper la vieille maîtresse contre rétribution pas du tout symbolique.. que le petit étalon a intérêt à faire ça bien, pauvre de lui.., du bon boulot sans faiblir et du premier coup, ou elle lui coupe les vivres..la ficelle par laquelle elle le tient c’est l’argent, et elle en veut pour, avidement, en termes de performance qu’il s’agit en plus de lui servir enguirlandée d’un romantisme acheté peinturluré dessus (le petit voyage) ..lui n’étant qu’un exécutant dans son théâtre. ..Pattinson pourrait être content en comparaison de tomber sur un tendron, ms il ne l’est pas.. mais alors pas du tt.. parce qu’il n’y a pas d’innocence, ni aucun don. .comme une frigidité à l’oeuvre de part et d’autre (pas seulement féminine).. . son exténuation qui ne rencontre aucun havre..je trouve cet angle du film t fragile et réussi
Qt à Kassovitz ds Happy end en chir bien peigné par devant, salace à bon compte par ailleurs, pareil .. échec de la chair gentille et faillible, une peur de l’autre qui croit ne pvoir se solutionner que ds la domination ou l’évitement ..hisser les couleurs, toujours et toujours, en n’ayant plus aucune idée du tableau et que les plus grands peintres savent user du repentir, pas forcément chrétien

J.D dit: 22 septembre 2017 à 14 h 26 min

Annelise Vs ericsen ,excellence du repas!Sail’hel et Saméa’h .feygele à &é. »‘ donne le frisson .@Phil 11.25 .Le parfum de violette anglaise n’a pas plu ?très distingué pourtant.Fahrenheit,l’imitation n’arrive pas à la semelle des John Lobb.Jan Hoch/maxwell ètait une canaille réputée ,des affaires nombreuses treffa!Ca devrait être écrit sur sa Matsev

J.D dit: 22 septembre 2017 à 14 h 32 min

suite..sur sa Matseva .Son alya s’est terminée au cimetière de Jérusalem! Bené Yisrael avec des moyens se rejoignent au mont des oliviers .Les fils en plein guett se dont disputés les entreprises en perdition .MME Meynard ,l’épouse est morte en Dordogne ,province des Anglais .J’ignore quel ‘Hessed elle y mettait ,elle a été présidente du conseil des juifs et des chrétiens.

Phil dit: 22 septembre 2017 à 14 h 57 min

diable dear JD, vous connaissez l’ogre Maxwell aussi bien que le photographe Banier sa milliardaire cosmétique. Indeed, son « alya » s’est faite en yacht au large des baléares avant d’atterrir sur le mont des Oliviers. les voix du seigneurs ont parfois des détours. L’ogre était un crook en bizness mais disait « n’avoir rien à pardonner ». Sa femme, fille de soyeux lyonnais, faisait passer la pilule aux futurs entubés. un beau topic de movie.

eriksen dit: 22 septembre 2017 à 15 h 53 min

Annelise 12h34
Dans le contexte US, si Connie et Chrystal avaient fait l’amour, les Safdie brothers n’auraient pas eu d’autre choix que de refuser le plaisir à Chrystal et d’intégrer une punition pour Connie. le film aurait sinon été contesté pour apologie pédophile.
autant ce presque coït interruptus où tout reste possible, même le plaisir de Chrystal. Sa mollassonerie lui offre peut-être une aptitude au lâcher-prise.

Annelise dit: 22 septembre 2017 à 16 h 56 min

..pas à dire vs êtes fine mouche, Danish 15h53. .me suis fait la remarque également..Vous voilà quasi co-auteur avec moi du « billet Good Time » grâce au dialogue, comme Petrus l’a été sur Zviaguintsev. .cela dit, (sur Crystal)quel peut être le sens de « lâcher prise » quand, à force d’aboulie sentimentale et affective, il n’y a plus gd-chose à lâcher, non plus à donner ni (sur)prendre ni aspirer à recevoir ?
Roro 14h52 qu’est-ce que c’est que cette histoire de censure ? Rien de perso, la modé parfs ME censure . .qq ratés qui n’ont rien d’adressé, pas de parano. Rediteslemele sur Wenders
Phil &J.D, quelle histoire… Je savais juste que le magnat (« le magma de la presse » comme le disait la postière du village, Mme Lafond pour ne pas la citer, morte depuis lgtps elle ne m’en voudra pas – fascinant personnage, ds mon enfance capable de tenir en haleine 20 mn les clients venus acheter des timbres avec les misères médicales attenantes à son métier, eu égard à la position assise..j’attendais patiemment, rencognée, ébahie par l’invention non volontaire de ses barbarismes), je savais donc simplement que l’infortuné (!) Robert Maxwell s’était noyé

eriksen dit: 22 septembre 2017 à 17 h 03 min

« Indeed, son « alya » s’est faite en yacht au large des baléares avant d’atterrir sur le mont des Oliviers. les voix du seigneurs ont parfois des détours. »
Phil,excusez ma méconnaissance mais pourquoi « détours »,. Je croyais que c’était justement le but final d’une Alya révée ?

eriksen dit: 22 septembre 2017 à 17 h 53 min

Là on a décapé tout ce qui était possible dans le rationnel et reste maintenant nos affects.Vous voyez Chrystal aboulique, je la voie curieuse.
Vous la voyez suiveuse, sans libre arbitre, déterminée.
Soit, mais je la crois consciente de ses déterminismes, auxquels de plus elle consent. « Ma grand-mère me balance Pattinson dans les pattes ? je dis oui. » Son lacher-prise est là, en même temps qu’un peu de liberté
Les Safdie ont-ils voulu cette ambiguïté ou l’un de nous s’égare?

Annelise dit: 22 septembre 2017 à 18 h 12 min

.. en m^me tps il n’est pas dégueu, Pattinson. .. Tout sauf la chèvre psy !
(je signale malgré tt que je ne peux pas tjs répondre ..de longues plages où requise en parallèle ailleurs,je fais silence, ce qui ne signifie ni acquiescement ni que je jauge mal ce qui est mis sur le tapis ..vs vs débrouillez tb tous dans les débats sans moi. . je lis qd je peux

Phil dit: 22 septembre 2017 à 18 h 26 min

dear Eriksen, les Baléares sont une étape prisée des croisières costa avant d’être celle d’une éventuelle alya. Maxwell a été retrouvé noyé mais sans eau dans les poumons, il est sans doute trop tôt pour que Olihood s’empare du scénario.

alley car dit: 22 septembre 2017 à 18 h 28 min

le vieux phil soupault disait l’exemplarité sans limite de son frère qui ne buvait pas, ne fumait pas, ne courait pas les filles et qui est mort à l’age de six mois

christiane dit: 22 septembre 2017 à 18 h 57 min

Petrus en a bien parlé de « Faute d’amour » d’Andreï Zviaguintsev et pourtant je n’ai pas ressenti un drame se jouant entre le père, la mère et l’enfant.
J’ai ressenti comme l’absence peut donner une présence à un être dédaigné, oublié. Je crois que cette dimension est au coeur de bien des suicides. Aliochia (Matveï Novikov que l’on voit si peu emplit soudain les pensées des parents, Génia et Boris, des volontaires bénévoles, des policiers. Une séquence puissante de l’enfant en larmes au début du film, sa promenade le long de la rivière, on l’entend peu, puis il disparait de l’image. Il y a ce plan mystérieux quand il grimpe sur cet arbre immense et lance ce ruban de chantier. Ce ruban, cet arbre, la rivière… et on ne saura pas…
Ceux qui restent : le père (Alexeï Rozine déjà apprécié dans « Elena » et « Léviathan »), la mère, dans une relation de violence inouïe. La mère de Genia (formidable séquence) éclaire bien le caractère et le comportement de sa fille.
Cela m’a rappelé la vie dans certaines cités de banlieue où j’ai travaillé. Ce n’est pas une « faute d’amour » mais des dégradations de couples accélérées par des conditions de vie difficiles, l’alcool, le chômage, la promiscuité, des enfants qui ont grandi et qui fatiguent, cherchant dans les bandes de quartier une structure qui remplacera le couple parental défaillant. Des fugues qui tournent mal, des disparitions, ça arrive. Parfois une rémission lors des grossesses qui cesse dès que l’enfant est né , grandit, s’oppose , pose des problèmes.
Ces deux parents-là ont pourtant un bel appartement, des professions qui leur donnent de l’aisance.
Assez proche du Bergman de « Scènes de la vie conjugales ». Le temps use les couples et pas qu’en Russie… Ils sont alors à l’étroit et deviennent agressifs, se reprochent la naissance des enfants…
Ces immeubles, la forêt inhospitalière, la rivière en contrebas, ce bâtiment abandonné, la morgue, l’hôpital… et la neige qui recouvre tout au début et à la fin du film, sur fond d’une musique dissonante.
Donc, c’était la cuisine IKEA de Petrus… Mais à la fin, l’appartement est en travaux. Murs nus de béton, papier décollé : plus de cuisine !
C’est aussi dur que « Le retour » revu récemment.
J’aime le travail de ce réalisateur et les décors que son chef-décorateur (Andreï Pankratov) lui trouve à chaque fois.

J.D dit: 23 septembre 2017 à 12 h 06 min

Be Ezrat Hachem,Annelise !Votre émulation ,sans égale .Christiane à 18.57 ,votre post est impressionnant ma chère.
Hoch ferait un bon Biopic?Les fils ont perdu beaucoup de plumes dans la bataille ,maxwell aurait du les deshériter pour leur plus grand bien.Joe Levitch s’est montré prevoyant ,Alley cat 22/09:trop d’argent gâte le parcours scolaire .Les grosses fortunes mal bâties finissent par créer des chnorrer .Quand on ne réussit pas a être chmatologue , il nous reste toujours à se rabattre sur l’agrégation .

christiane dit: 23 septembre 2017 à 18 h 13 min

J.D
C’est le passé proche qui toque à la porte… Si l’école avait été ouverte la nuit et le w.e, certains gosses auraient pris racine. Remarque, ces parents-là, ils ne faisaient que reproduire la vie moche qu’on leur avait fait avaler dès le biberon. Certaines vies ricochent en malheurs divers et en fêlures de génération en génération. Et à Noël, les mêmes s’endettaient pour couvrir les gosses de cadeaux comme pour se faire pardonner…
J’ai vu autrefois « Chien perdu sans collier »de J.Delannoy -1955(roman de G.Cesbron). Je croyais que c’était seulement au cinéma…
Andreï Zviaguintsev te prend par les yeux et ne te lâche plus… Je reprends ma respiration avant d’affronter « A Ciambra » de J.Carpignano…

JAZZI dit: 23 septembre 2017 à 18 h 48 min

Dur, très dur ce «Faute d’amour» d’Andrei Zviaguintsev. J’ai plutôt songé à l’Aventura d’Antonioni, pour la disparition de l’enfant, mais aussi à ses autres films pour l’incommunicabilité entre les êtres. Mais ici aucune dimension métaphysique. C’est purement matérialiste. Genia, certes, a des circonstances atténuantes, mais c’est la moins sympathique du couple et peut-être la plus fautive. N’avoue-t-elle pas n’avoir jamais aimé son mari et avoir voulu se servir de lui pour fuir sa mère ? Lui, on peut penser qu’il l’a bcp aimé et, contrairement à elle, était désireux d’avoir un enfant avec elle. Elle a aussi une fâcheuse tendance à se défausser de leurs responsabilités sur lui. Cela dit, elle est nettement plus belle que Macha, guère moins égoïste et reprochant déjà à Boris de la négliger alors qu’il recherche son fils ! Derrière elle, une autre redoutable belle-mère, « une Staline en jupon » se profile à l’horizon…
Dans cette Russie au capitalisme retrouvé, on sent, en effet, comme le suggère Annelise, un peu de nostalgie de l’idéal communiste perdu. C’était patent aussi dans « Léviathan » : l’idéal pas sa mise en pratique. C’est un peu de cet idéal de solidarité humaine que l’on retrouve chez les bénévoles de l’association GRED (groupe de recherche des enfants disparus) et de son efficace coordinateur. Les seuls héros positifs de cette histoire glaciale. Ces classes, moyenne et plus, tel le nouveau compagnon de Genia, sont très semblables aux nôtres. La différence majeure entre les Russes et nous, c’est que les médias sont totalement absent du processus d’alerte disparition.
A un moment donné du film, Andrei Zviaguintsev nous balade un peu en soulevant la piste d’un assassin : l’homme qui pénètre dans la forêt, juste après que Genia ait collé une affichette sur un pylône et que l’on revoit le lendemain, le visage patibulaire, regarder les affichettes placardées dans l’abri bus. Brouillage de piste ou élargissement de toutes les possibilités offertes de solutions dont on ne connaitra jamais le fin mot : accident, suicide, crime… Faites votre choix !

J.D dit: 23 septembre 2017 à 19 h 53 min

Christiane 18.13, armez-vous ma chère avant d’aller dans le ventre de baleine.Votre recension donne envie.relu le post de mentsh Jazzi au sujet de,il se surpasse à 18.48.
RDC offre de bons repas de seder indeed.Charensol et bory, année 2017. Feygele entretient des rapports avec URSS visiblement aussi intelligents que renseignés. Jazzy : vous comme moi savons de quoi il s’agit.Remarque sur Antonnioni bien vue.

JAZZI dit: 23 septembre 2017 à 20 h 03 min

Christiane, ne soit pas inquiète pour « A Ciambra » ! Ce film regorge d’amour, la faute est de tout autre nature…

christiane dit: 23 septembre 2017 à 23 h 24 min

Mais je ne regrette en rien d’avoir vu ce film magnifique de Andreï Zviaguintsev grâce à Annelise.
Jazzi,
tu écris : « il nous balade un peu en soulevant la piste d’un assassin : l’homme qui pénètre dans la forêt, juste après que Genia ait collé une affichette sur un pylône et que l’on revoit le lendemain, le visage patibulaire, regarder les affichettes placardées dans l’abri bus. »
J’avoue que je n’ai rien compris à ce passage. Je pensais à un S.D.F cachant sa misère et ne sachant pas trop ce qui se passait là. Pas un instant je n’ai pensé à un assassin.
J’aime bien te lire et avoir lu Annelise et Petrus. J’ai toujours du mal à décrypter le côté politique de ses films car ce sont les personnages qui m’intéressent et à chaque fois dans ses films, ils sont âpres, bouleversants, jamais illustratifs. Ils éveillent en moi des sensations fortes, presque primitives, bousculent mes intuitions. Je ne sais où il veut me conduire, il est très efficace. La vie ressemble à ses films mais les personnages sont plus réels. Et, malgré la dureté des histoires qu’il met en scène, il y a toujours un cœur qui bat, vulnérable. Dans ce film, celui de l’enfant.
Être assis face à l’écran, c’est une sacrée aventure car on est en dehors de l’aventure, on ne peut l’influencer. Mon imagination se dérobe. Combat entre l’œil et le cerveau. Nous observons un monde qui va se dissoudre après le générique de fin.
Heureuse de savoir la tendresse qui m’attend pour « A Ciambra ». Peut-être demain mais aussi, un évènement m’attire dans une Galerie du 3e : une expo de quelques toiles de Morandi. Elle ne dure pas longtemps et je sais que je vais être très émue.

Phil dit: 24 septembre 2017 à 1 h 06 min

aux somnambules cinéphiles, conseille « Berlin Express » de Jacques Tourneur, excellent réalisateur français naturalisé américain (Vaudou, La féline, la griffe du passé…). on y trouve Berlin et Francfort dans leurs ruines de la seconde guerre, des dialogues en quatre langues européennes, une scène de crime dans un train pompée par le gros Hitchcock, Merle Oberon actrice anglo-indienne sortie de chez mowglie, une histoire d’unification de l’Allemagne avec quarante ans d’avance, les rues et gosses de Montmartre en 1948.

JAZZI dit: 24 septembre 2017 à 6 h 50 min

Oui, Christiane, les films d’Andreï Zviaguintsev sont pleins de signes, de scènes à caractère symbolique, qui partent du singulier pour atteindre à un universel de nature nettement socio-politique. Tel le palace en ruine dans la forêt. On pourrait ainsi épiloguer longtemps sur les images télévisées de la révolte en Ukraine…

Paul, fais comme moi, passe rapidement sur le papier d’Annelise et les commentaires avant de voir le film, et reviens-y plus en détail après…

christiane dit: 24 septembre 2017 à 8 h 29 min

Paul Edel – 0h20
Jazzi donne un sage conseil. je le fais souvent pour vos commentaires, inspirés, des films que vous avez aimés et je me régale. Ainsi « les fleurs bleues » d’Andrzej Wajda et bien d’autres scènes de films que vous évoquez pour notre plaisir de lecteurs.
Quand l’échange devient passionné et c’est le cas pour ce film d’Andreï Zviaguintsev, il est difficile de ne pas se rencontrer sur une scène précise. Mais promis, je n’en dirais plus rien. J’ai hâte de lire ce que vous en direz…

JAZZI dit: 24 septembre 2017 à 8 h 56 min

Si je me suis arrêté sur cette scène, c’est parce qu’elle m’est apparue comme un cheveu sur la soupe ! Faute ou nécessité du scénario, elle pourrait alimenter le débat ?

Paul Edel dit: 24 septembre 2017 à 9 h 46 min

Phil, si vous aimez les films sur le Berlin d’après- guerre et en ruines, ne manquez surtout pas « l’Homme de Berlin » de Carol Reed (1952 ou 53 ?). Là encore, Carol Reed filme merveilleusement un James Mason, homme traqué comme dans « Huit heures de sursis », mais ici c’est le Berlin en ruines et non plus Dublin. Et c’est dans ce film que Reed offre un des plus beaux rôles à Claire Bloom, en femme intuitive sensible, douce, illuminée par le soudain sentiment amoureux quellle éprouve pour ce Mason.. personnage ironique, gamin ,ambigu, rusé, séducteur-prédateur avec une aura maléfique……. Il y a une traque dans un gigantesque échafaudage percé de lumières électriques dans une nuit glaciale, avec un jeu de silhouettes confuses et fugitives d’hommes en armes, c’ est un grand moment de cinéma. Un duo sur une patinoire,aussi autre grand moment. Enfin l’apparition d’une voiture enneigée, fantomatique, telle une sorte de scarabée avançant au pas dans un paysage étincelant de ruines et de verglas .Reed nous montre une ville entière devenue un fantôme cendreux avec des panneaux gigantesques de Marx Staline et esplanades immenses scintillantes qui dégagent un curieux silence ouaté.. Enfin Carol Reed et son chef -operateur créent une ambiance polaire pour mieux approcher et cerner les visages si sensuels de deux comediennes.et leur. Battement de solitude et d’inquiétude. Onctuosité un peu crémeuse du grans visage ouvert d’ Hildegarde Kneff, l’allemande ,et Claire Bloom, l’anglaise, toute en délicatesse et trouble,fragilité d’une jeune fille faussement sage… ;ces deux comédiennes sont emportées dans des sentiments et des situations qui les ,elles sont comme deux pensionnaires réveillées en chemise de nuit d’une longue torpeur…Pour moi un film magique.

Phil dit: 24 septembre 2017 à 11 h 52 min

touché juste Pauledel…indeed il me manque cet « homme de Berlin » pour lequel j’attends la salle et la copie depuis des années. Reed sortait son « Troisième homme » des ruines de Vienne vues d’une grande roue édentée, ronde macabre d’une austriacité désormais comptée pour morte sans plus aucun Schnitzer pour l’animer. il fallait aller à Berlin pour fouiller ce qui reste d’âme de cette Allemagne qui continue à faire peur sous les décombres. Wilder y mit sa Dietrich, ange bleu réticente (La scandaleuse de Berlin), Litvak son « Traitre » (Oscar Werner, Jim de Jules et Jim) deux autres films « ruineux » berlinois de cette époque, déjà sonnés par le glas de Rossellini dans son année zéro (admiré même par Manchette malgré son « insupportable déisme »).

Paul edel dit: 24 septembre 2017 à 12 h 20 min

manchette insupportable chochotte qui s était autoproclamé le flaubert de la série noire quelle suffisance je préfère le Balzac Fajardie et ses centaines de nouvelles sur la vie parisienne

Phil dit: 24 septembre 2017 à 15 h 23 min

quel livre a lancé Manchette, Pauledel ?
je ne lis pas ses polars mais parfois ses critiques cinéma de charlie hebdo, publiées dans « les yeux de la momie »,

Emmanuel dit: 24 septembre 2017 à 15 h 35 min

jazzi 13.34 cépa gentipourlé pool;débon zanimo, rôtildimanch surunlidsalade, une gousse dailledanlcroupion. ; Ptête lauradlairélanrev? Lpopol à0.20,l’a ‘dEdel’ keulnom;Christy ,caisse ta àdmander la perm asse movécoucheur ??; disque tuveu, jtetiendrai laporte ej meffacerai poutlaissépasser!; chuicomme ssa,;
lPolo dnuit kidi ckifo ecrire ouskifopa,ouski scroit?;!a la komendentour?;célui ltaulier?
gemme bien llire à 9.46, sam tientocor stylemanger ltripou.gra éhonctueux ;médla à dicter ssaloi .;ya lgran canione!:
Ydaime jazzi, tapa adjustifier!;jkif plusse phil kil sent giorgio bine à 1.06:jacktourneur sam botte; dana Androuse l’a 1parfum dsorcelleri kéklass..;Serviteur,Annelise;

Emmanuel dit: 24 septembre 2017 à 15 h 37 min

« manchette insupportab chochotte »,; Polo lépa content; sséplu laposition du tireur couché, célsnipeur viandard;

Paul Edel dit: 24 septembre 2017 à 15 h 44 min

Phil..C’est en 71 que paraît ainsi un roman, »Laissez bronzer les cadavres ! », écrit à quatre mains : JP Manchette et Jean-Pierre Bastid, puis deux mois après, un second, « L’Affaire N’Gustro » . Signé du seul Manchette.. C’est surtout l’irruption de l’esprit situationniste et de Mai 68 dans la « série noire » .On a appelé ça le « néo polar ». ça marque un vrai tournant dans le polar francais.on quitte les truands de Pigalle… les génération politisée de 68 débarque.. veut changer la vie politique francaise.. Manchette la révolte s’engage à l’extrême’ Gauchet veut jouer un rôle d’éveilleur politique ;il théorise auprès des lecteurs ce que doit être ce polar « engagé » ..Ensuite, Manchette par ses critiques et ses positions radicales devient une sorte de chef de file et de surveillant général de ce que doit être le Polar. Il a un côté Sartrien dans son engagement.et comme Sartre il est obsédé par Flaubert..

Phil dit: 24 septembre 2017 à 16 h 09 min

merci pauledel, ce dogmatisme de Manchette transparait effectivement dans ses critiques de films, mais prend parfois un tour plaisant appliqué à la machine cinéma qui oblige à trouver l’expression juste pour fixer le souvenir d’une impression dégagée d’une heure trente de pellicule. le style de vieux briscard rencogné dans son fauteuil pourri lui réussit assez bien.

J.D dit: 24 septembre 2017 à 18 h 08 min

.@manuel ,Herr Pedel schroff,est-ce la façon de faire autorité ?certaines meilleures que d’autres .Le post de 9.46 se lit joliment .Est ist gut.Reste à savoir si la presse cauteleuse prend pour am ha-aretz ,des pèquenots ,les lecteurs que nous sommes et qui la nourrissent ou s’il se réserve pour le plaisir retard en s’insurgeant contre jazzi ou Christiane qui parlent des scènes .Conclusion sur ciambra 14.45 elle n’ose plus parler .Ein gebranntes Kind scheut das Feuer .Manchette :D aeninckx en barbichu stal sied mieux .Er hat sich zum Affen gemacht ,mais le clou est plus facile à river sur les morts ..

Paul Edel dit: 24 septembre 2017 à 18 h 33 min

JD j’ai discuté plusieurs fois Manchette au café du coin rue sebastien bottin, de son vivant pour l’emmener en Normandie et lui dire que je n’étais pas d’accord avec son dogmatisme, ce qu’il entendait en souriant.avec un air un peu las..et Robert Soulat qui diirgerait la série nborie m’avait souvent dit qu’il s’inquietait de l’engagement gauchiste post 68 dfans le polar.. tout ça avec un merveilleux sourire ,donc je ne rive aucun clou à un mort.. j’ai discuté avec un vivant.dans une ambiance courtoise.Mais je pense que les Saint Just sont les plus courtois en face de vous quand ils opnsent qu’ils votn signer demain matin le papier pour vous envoyer à l’échafaud.Le populisme persifleur, tres Gacvoche et la rigolade bouffonne de Fajardie ont donné bcp d’air à ce néo polar..

JAZZI dit: 24 septembre 2017 à 18 h 57 min

Moi j’ai vu le « Gauguin », Christiane. Du chromo, du chromo, du chromo et du cinéma d’illustration, qui ne décolle jamais et ne s’enracine pas. Tout en superficialité. Vincent Cassel semble avoir prématurément vieilli et ressemble de plus en plus à son vieux père, étonnant. Il n’est pas plus crédible en peintre maudit ni en amant de sa belle muse tahitienne…

J.D dit: 24 septembre 2017 à 19 h 04 min

Doch wer will in der allgemein euphorie schon auf jemanden horen ,der die Alarmglock lautet ,P.edel .Fajardi avait ma sympathie bolchevique .Le voleur de vent avec pour éditeur le copain de Chirac vous pose le mentsh.La galanterie n’est pas sexiste quand elle ne s’applique pas à la tête de la cliente .Chalom Alei’hem.

Paul Edel dit: 24 septembre 2017 à 21 h 11 min

On remarquera que dans « les Ailes du désir » de Wim Wenders, ce dernier a repris exactement les mêmes plans que le début du film de Carol Reed dans « l ‘homme de Berlin ».

JAZZI dit: 24 septembre 2017 à 21 h 16 min

Oui, Paul, mais Wim Wenders s’est attaché ensuite à filmer les anges de Berlin, pour conjurer les démons diaboliques de la ville…

christiane dit: 24 septembre 2017 à 22 h 32 min

Jazzi,
« ose » n’est pas le terme approprié. J’ai apprécié TOUS tes commentaires et les avis de Paul Efel et Laura Delair m’indiffèrent.
Non, c’est autre chose. Il me fallait du temps pour émerger. J’ai eu dans une ville du 93 un élève Rom (famille récemment sédentarisée dans un HLM plus entretenu et qui récupérait les familles évacuées du périmètre de ce qui allait devenir les Halles). Avec cet enfant de 12 ans , j’ai vécu le même problème que celui exposé dans le film. On lui demandait de faire un choix entre la loi du clan et celle de la société : vol pour assurer son statut d’ainé. Lui aussi voulait être un homme.
J’ai dû improviser dans le litige qui l’opposait à une famille. Il avait volé le vélo de la fille, élève , elle aussi dans l’école. Je l’ai d’abord écouté toute une matinée, en tête à tête dans mon bureau puis on a fait un deal – je te raconterai cela un jour…). Le vélo a été restitué et il n’a pas perdu son honneur…
J’ai coyoyé aussi le camp de Rom à Saint-Ouen avant sa démolition, près de l’incinérateur des ordures de la région parisienne. Oui, pérphérie des grandes villes, endroit sordide où les femmes faisaient au mieux pour entretenir leur baraque propre malgré les tas d’ordures, les ferrailles, les pneus abandonnés partout et cette fumée âcre sur tout le campement. J’ai joué avec des gamins qui ressemblaient fort à ceux de la famille Amato. Pendant ce temps je confiais mon sac à la grand-mère qui nous suivait partout. Il était plus en sécurité que dans le coffre d’une banque ! beaucoup parlé avec les jeunes filles… et certaines femmes. J’ai même tatoué (au stylo) les biceps de quelques pères qui roulaient des mécaniques. Ils voulaient des sirènes avec des gros seins !).
Le choix de Carpignano est risqué. Il mêle fiction, documentaire et réflexion sur les communautés (africains et Roms) en conflit existant dans la Ciambra (les mêmes, ailleurs en Italie et en Europe). De plus, il tourne avec les membres de la famille Amato. Pio est extraordinaire, les autres gosses aussi et la mamma, craquante bien qu’impuissante en tant que femme à raisonner ces hommes. Annelise a bien perçu cela.
Donc ce film m’a touchée et rappelé plein de souvenirs. Tu avais raison, il est bourré d’humanité. Tu as raison aussi pour Ayiva (Koudous Deihon). Il a un charme fou !
Comme l’a dit le réalisateur : « De bonnes personnes peuvent faire de mauvaises actions, et lorsqu’on est acculés, on se tourne vers les notions d’appartenance et d’identité pour réussir à s’échapper ou à se justifier. »
Bonne soirée.

JAZZI dit: 25 septembre 2017 à 7 h 04 min

Oui, Christiane, mais la morale de ce conte urbain contemporain, à valeur universelle et intemporelle, est qu’il faut ne faut pas voler les plus puissants que soi, seulement les plus faibles. Ce que font les gouvernements ! Ce que se résout à faire Pio, au prix de ses larmes, blotti contre le dos de Ayiva…
Dans « Mediterranea », ce dernier avait la vedette. Ici, c’est Pio. Qu’en sera-t-il dans le prochain film de Carpignano ?

christiane dit: 25 septembre 2017 à 15 h 18 min

La morale de cette histoire, Jazzi ? Mais il n’y en a pas. Les évènements se sont passés ainsi, l’un entraînant l’autre. Si ce n’était pas une fiction, Pio aurait cette tragédie au fond de son cœur, une violence comparable à celle d’un meurtre. Un souvenir indélébile. Une tache. Un gouffre… même si, momentanément, il est fier d’être admis dans le clan des hommes.

radioscopie dit: 25 septembre 2017 à 17 h 00 min

Avec «Faute d’amour», Andrei Zviaguintsev a réalisé un film éminemment politique. C’est le précis de décomposition d’une société qui a brutalement changé de régime, qui est passée d’une collectivisation forcenée (avec tous les errements que l’on sait mais où l’Etat omnipotent assurait une certaine protection matérielle) à l’économie de marché version ultralibérale avec, à la clé, la course à l’enrichissement personnel, au bonheur strictement individuel. A travers le couple Genia / Boris, Zviaguintsev recense les ravages de ce bouleversement, de cette greffe impossible au plan des relations humaines principalement, affectives comme professionnelles (enfants/ parents, hommes/femmes, collègues). Le constat est terrifiant et peut se résumer dans ces deux images : le bâtiment datant visiblement de l’ère soviétique : saccagé, ruiné ; le corps pourrissant de l’enfant à la morgue ensuite. Il montre des infirmes du sentiment qui, malgré leur violence, leur bestialité, ont conservé l’idée de ce que sont des relations « normales », saines mais qui, emportés par leur course à la performance et au bien-être, ne peuvent que la refouler. En outre, le grand message de Zviaguintsev est peut-être dans ce groupe de bénévoles chargé de rechercher les disparus : la gratuité de l’action, la camaraderie entre ses membres, son organisation constituent un rappel des structures de l’ancien régime. Doit-on y voir une forme de nostalgie du réalisateur ?

D*** dit: 25 septembre 2017 à 17 h 32 min

Par exemple, lorsque radioscopie (qui nous avait habitués à mieux) parle du corps pourrissant de l’enfant à la morgue, excusez-moi de le dire mais je n’adhère pas du tout.

D*** dit: 25 septembre 2017 à 17 h 34 min

Ou alors ceci :  » le grand message de Zviaguintsev ». Il n’y a pas de grand message de Zviaguintsev, radioscopie, JC le dirait mieux que moi.

PETRUS dit: 25 septembre 2017 à 18 h 53 min

Curieuse habitude de voir des « messages » dans le films, dans les œuvres d’art en général. Zvyagintsev nous raconte l’histoire d’un couple en particulier. Ce n’est pas forcément un couple emblématique de toute la classe moyenne russe ! Si ?
Je ne vois pas pourquoi la même histoire ne pourrait pas se passer en Allemagne, en France, en Angleterre, en Espagne où les couples dysfonctionnants ne manquent pas. Mais Zvyagintsev étant russe, aussitôt on disserte sur le passage du communisme au capitalisme sauvage, on veut y voir la clé du comportement accablant de Génia et Boris. C’est vrai, on peut se demander ce qui anime ces bénévoles, ce qui les pousse à piétiner dans la boue froide des sous-bois alors qu’ils pourraient être tranquillement chez eux, devant la télé. De là à y voir une allusion à l’ancien régime ou une forme de nostalgie.. Mais peut-être Zvyagintsev s’est-il exprimé sur la question ?
Idem pour J.P.Manchette dont certains ont parlé. Pour moi Manchette est avant tout un excellent écrivain qui a renouvelé un genre un peu fatigué et influencé tous ceux qui sont arrivés après lui, y compris Jean Echenoz. Son « message » politique, si vraiment message il y a dans ses romans, je l’avoue, je m’en tape un peu.
Pas vu le Gauguin et aucune envie de le voir. En revanche, je vous recommande le bouquin de Vargas Llosa « Le paradis un peu plus loin », étonnante biographie croisée de Flora Tristan et Paul Gauguin.

alley cat dit: 25 septembre 2017 à 19 h 42 min

Incidemment D***, si vous avez accès à une TV ce soir, on trouve au menu de la 5 Voyage au bout de l’enfer, The Deer Hunter, souvent évoqué ici

C.P. dit: 25 septembre 2017 à 20 h 13 min

Plein accord avec Petrus pour ce qui concerne Jean-Patrick Manchette.
Il me semble bien d’ailleurs qu’il était ami avec Frédéric Fajardie.

Courtoisement à Paul Edel : je crois que vous reconnaissez du talent à A.D.G. Vous avez dit un jour du bien, en tout cas, de « Pour venger Pépère », ce qui ne fait pas de vous un zélateur du Front National.

Annelise dit: 25 septembre 2017 à 20 h 33 min

Sur tt petit écran entre 2. .Comment ça « le message vous vous en tapez », chez Zviaguintsev ou Manchette, Petrus 18h53 ? Pas moi. Qu’est-ce que c’est que cette allégeance au non-contenu déclaré, gare à la psychologie, à tout « subliminal » induits édictés par les prétendues écritures blanches ?..pas un truc qui mord, ni incompatible avec l’exigence esthétqiue , ni qui exclut les amitiés « contre-nature », parfs les meilleures. .ne suis pas d’accord sur la conclusion, en particulier chez Z.. enfin c’est le réalisateur de Leviathan, !.. Pas exactement la même volonté de geste que chez Mikhalkov attelé à dépeindre une autre Russie.. le bon moujik de l’ancien régime. .la femme protège les petits ds la datcha, serpe en main..vertu agraire. .je peux aimer cela aussi mais… tt un débat avec des amis chercheurs quant à ceux qui arrivent à tourner ou pas.. à quel prix..là-dessus suis plus proche de Radio 17h00 .. cela dit Radio vs allez vs attirer les foudres de Paulus Magnus à détailler ainsi les scènes de Loveless? A vos risques et périls.
« Dans mes bras, Petrus ! » (Alley et Christiane) ?Comme vs y allez . . Ok moi aussi ..pomerol & margaux même combat..Deer H, encore?.. le bruit de la forge.. le long mariage orthodoxe (que la mariée est vilaine !) avec Boys town gang.. aussi ces scènes chez Coppola .. qd la gde Meryl a tricoté un pull à Michael. .elle lui dit de se coucher à côté d’elle. ..exténuation. .

christiane dit: 25 septembre 2017 à 22 h 33 min

Annelise,
Petrus a également raison quand il isole le scénario du contexte politique car bien des histoires se ressemblent, bien des dictatures aussi, bien des riches mafieux qui écrasent les petits pour jouir de leur terre. Les deux regards sont complémentaires, me semble-t-il. Au bout du questionnement il y a ces hommes, ces femmes, ces enfants : leur drames. Non ?

Delaporte dit: 26 septembre 2017 à 3 h 36 min

J’avais relu certains livres de Manchette, et j’avais été déçu, sauf peut-être pour « Nada », qui gardait une sorte de charme révolutionnaire. Et puis il faudrait citer la lettre dans la Correspondance Champ Libre. Manchette décrypté, démasqué, et pour finir Manchette dégommé…

radioscopie dit: 26 septembre 2017 à 6 h 56 min

Libre à vous, Petrus, de ne voir dans ce film qu’un drame conjugal de plus, une sorte de Bergman avec quelques suppléments de férocité, un drame conjugal aussi hors-sol que la culture hydroponique des tomates. S’il n’était que cela, à mes yeux il n’aurait pas plus d’intérêt qu’un thème rebattu et usé jusqu’à la corde. C’est précisément au travail glaçant du légiste pratiquant l’autopsie du corps social pourrissant de la Russie que l’on assiste, à la dissection des rapports in-humains dans la société russe actuelle. Et c’est bien cela qui le rend passionnant.

Roro dit: 26 septembre 2017 à 8 h 59 min

Petrus
au sujet de Flora Tristan,  » Pérégrinations d’une paria » et autres de ses livres, bien plus intéressants que ceux du sinistre vieux-beau multimilliardaire opportuniste et ses amis de la droite dure espagnole)

eriksen dit: 26 septembre 2017 à 9 h 46 min

Peut-être faudrait-il revenir au sens du mot «message» sans la notion de propagande/éducation* qui lui est associé pour le cinéma et l’art en général. L’œuvre d’un artiste est un message, au mieux une question ou une sensation, au pire un discours politique. IL ne me semble donc pas « curieux de voir des messages dans les films », PETRUS.
Au sens propre de message parce que l’œuvre me parle,
Au sens de propagande/éducation, parce qu’il vaut mieux rester sur ses gardes…
L’art pour l’art est trop absolutiste pour être honnête, et la propagande/éducation dans un film, je l’accepte pour ce qu’elle est : une foi du cinéaste.
Le vrai danger est d’accepter, dans l’art, de faire le tri entre les deux perceptions de la propagande/éducation. Chacun nomme éducation ce qui lui sied et propagande ce qui lui déplait, mais comme ce n’est pas la même perception pour tous, les mots sont en défaut et la discussion difficile. Autant regrouper les deux mots en un seul.
Le 20e siècle nous a formaté à faire de ce tri le premier temps de la perception.
Heureusement nous sommes passé au suivant.

*Entendre un mot qui engloberait propagande et éducation politiques

Paul Edel dit: 26 septembre 2017 à 11 h 04 min

A propos d’Andreï Zviaguinstev :quand j’ai vu ses films précédents dans lesquels il dépeint la Russie actuelle ( «Leviathan», ou « le retour » ) il rejoint curieusement les corruptions villageoises décrites sur un mode bouffon dans « les âmes mortes » de Gogol (scènes avec un pope dans léviathan) ; je trouve quand même que si un »message moral » et le regard jeté par un créateur sur son époque, sur son pays sont, bien sûr, des données fondamentales, il ne s’agit pas de réduire schématiquement le contenu même d’un roman ou d’un film à un message politique ;les films de Zviaguinstev ne sont pas un pamphlet ou une dénonciation univoque. Zviaguinstev nous offre toujours derrière une galerie d’ admirables personnages, souvent égarés, tragiques dans les couples, déchirés intérieurement, et notamment les enfants.il nous offre des situations, des circonstances, des destins d’un grande complexité avec un sens du paysage, d’une géographie russe précise .La constellation familiale est chez lui essentielle et bien sûr ses drames de la pauvretéet du déchuirment homme femme le rattache à un Dostoïevski » romancier « .. et non celui (regrettable) des déclarations journalistiques antisémites ou du pamphlétaire « allumé » du messianisme russe.. Zviaguinstev , heureusement ne peut jamais se résumer à une retentissante prise de position. Grand créateur de scènes et d’images, sondeur de personnages sombres, il est dans la pleine pâte de la solitude humaine (oui Bergman n’est pas si loin..) et c’est pour ça qu’il nous touche tant., et comme tout grand romancier ou cinéaste, il fait plonger ses destins individuels si complexes dans le flux des événements politiques et historiques de son époque.

JAZZI dit: 26 septembre 2017 à 11 h 28 min

Le cinéma de Zviaguinstev est éminemment politique. Il nous montre la Russie contemporaine, sans nostalgie et regret du passé, m’a t-il semblé, mais telle qu’il la voit. On ne nous dit pas que c’était mieux avant. La mère de Genia a décidé de léguer sa maison non pas à sa fille ni à l’état,mais à l’église. Zviaguinstev montre aussi ce retour du religieux, chez le patron de Boris, qui ne veut pas de divorcés dans sa société. Et que faut-il penser du « message final du film » : la guerre en Ukraine et les images de propagande russe à la télévision, que les héros du film regardent avec une certaine indifférence perplexe ?

D*** dit: 26 septembre 2017 à 12 h 07 min

JAZZI dit: 26 septembre 2017 à 11 h 28 min
le patron de Boris, qui ne veut pas de divorcés dans sa société.

Ça me paraît normal, non ?

Paul Edel dit: 26 septembre 2017 à 12 h 14 min

« Tout est éminemment politique »?depuis le temps qu’on me bassine avec ça..bien aavant Mai 68.. dans tous les cine clubs.. oui,mais tout risque de devenir aussi plat et schématique et raisonneur qu’une émission politique de LCI.Tu dois penser Jazzi que Marivaux nous annonce la Terreur? et Tchekhov la liquidation de cette bourgeoisie qui s’ennuie dans ses datcha?? Mais goute la compkexité et legereté de la narration.je préfére l ironie de Thomas Mann à la perpetelle lutte des classes propagandiste brechtienne..la légèreté de la narration plane au dessus du monde dans Diderot et tu ne sens pas ça. commee tu ne dois pas faire la différence entre Gorki le sermonneur et Tchekhov et son regard ouvert et genéreux sur l’humanité .

D*** dit: 26 septembre 2017 à 12 h 37 min

euh, chrisitiane, les étoiles sont mises pour me démarquer d’un autre D., qui poste également des commentaires très intéressants à la République des Livres.

D*** dit: 26 septembre 2017 à 12 h 39 min

Cela dit, je partage évidemment l’opinion de Paul Edel. J’ai de l’affection pour Jazzi et son côté bon enfant, mais il prend parfois des positions exécrables, reconnaissons-le.

JAZZI dit: 26 septembre 2017 à 12 h 48 min

Dans un récent ouvrage, Francis Huster reprend la thèse de l’assassinat de Molière. Eminemment politique Molière ?

christiane dit: 26 septembre 2017 à 14 h 56 min

Paul Edel – 11h04 et 12h14
Entièrement d’accord.
Là, Jazzi, je ne te suis pas.
D (aux étoiles), c’est quand même joli ! on dirait une comète. Et votre commentaire étoile-filante de 12h39 est lucide. Quand Jazzi… déborde, il perd ce qui précède et qui souvent est intéressant. Comme un ruisseau aux eaux devenues soudain tumultueuses pour la joie des farios.

D*** dit: 26 septembre 2017 à 16 h 27 min

Voilà, vous avez votre réponse, Jazzi. Allez voir « Mon curé chez les nudistes », un film plein de finesse qui n’a pas rencontré le succès critique qu’il méritait.

JAZZI dit: 26 septembre 2017 à 16 h 32 min

Et pourquoi ne pas le dire, Paul, c’est çà qui serait intéressant de savoir. Moi je n’ai pas vu « Le retour ».

Pas bien compris où je débordais, Christiane ? Pour toi, il n’y a aucune dimension politique dans « Faute d’amour » ni dans « Léviathan » ?

JAZZI dit: 26 septembre 2017 à 16 h 35 min

Je l’ai vu, D***, j’aimais beaucoup Paul Prébois. Son Sketch où il dit : « Maman, pour une fois que tu viens aux assises, pourquoi tu restes debout ! »

Paul Edel dit: 26 septembre 2017 à 17 h 40 min

Jazzi, je n’en ai pas parlé, de ma vision du film car j’ai une grande admiration pour « le retour » et « léviathan »,mais ce film d’un grand cinaste russe a d’énormes défauts de scénario et de tempo.reste le chef op’ étonnant..Mais ennui total.

christiane dit: 26 septembre 2017 à 18 h 30 min

Jazzi,
par exemple le 25 septembre à 13 h 08, sur la RDL. je n’aime pas ces révélations intimes et il y en a eu d’autres… Ici, non.
Je crois que D*** à 12 h 39 min qui semble bien t’aimer, pensait un peu à cela…
Ces deux blogs sont en noria, on passe de l’un à l’autre dans un friselis d’eau.

JAZZI dit: 26 septembre 2017 à 20 h 22 min

C’est un blog d’échanges et de libre parole, ici et là-bas, ou un tribunal, Christiane ? Tu as lu le passionnant Journal des Goncourt, document irremplaçable sur le petit et le grand monde littéraire du XIXe siècle…

Annelise dit: 26 septembre 2017 à 20 h 52 min

ah , ouf, Alley heureusement que vs exercez votre oeil critique : la toute petite Meryl de Voyage au bout de l’enfer, la minuscule Meryl de Out of, l’inexistante Meryl de Angels in America, De Niro est un amateur, Al Pacino pareil

PETRUS dit: 26 septembre 2017 à 20 h 59 min

Merci à Jazzi pour l’interview de Zvyagintsev qui, d’une certaine manière, clôt un peu notre débat. Ce qui l’intéresse, dans cette histoire, ce sont ces gens en « non-amour » comme il l’explique. Ainsi que ces étonnants bénévoles qui cherchent les personnes disparues et dont le seul moteur semble être, d’après Zvyagintsev la compassion. Allons, tout n’est pas perdu ! Que « Faute d’amour » parle aussi de la société russe contemporaine, et pas d’une manière flatteuse, c’est une évidence. Mais ce n’est pas le fond du propos, c’est son contexte. « Madame Bovary » nous dit beaucoup de choses de la société bourgeoise du dix-neuvième, parle-t-on pour autant du message politique de Flaubert ? Oui, peut-être, certains ont dû gloser là-dessus, mais moi, chère Annelise, Emma m’intéresse plus que le décomposition annoncée de la société du Second Empire.
Non, Radioscopie, je ne vois pas dans ce film « qu’un drame conjugal de plus », j’ai bien perçu la dimension critique sociétale, y compris le pénible retour du religieux qui était au cœur de « Leviathan » et qui s’expose désormais au cœur de Paris avec ces bulbes orthodoxes d’un goût très discutable. C’est le mot « message » qui m’a agacé dans votre intervention de 17h. Pour ne rien dire du « bonheur strictement individuel ». Le bonheur collectif, ce serait quoi d’après vous ?
Eriksen, dans son intervention de 9h46, remet fort bien les pendules à l’heure en ce qui concerne le terme « message ». Et Paul Edel à 12h14 me semble aller dans mon sens…
Quant à Roro 8h59, je suivrais avec plaisir ses conseils de lecture. Toutefois, m’intéressant plus à l’écrit qu’à l’écrivain, j’ignorais que Varga Llosa fût « un vieux beau milliardaire opportuniste proche de la droite dure espagnole ». Diable ! Mais n’aimez-vous pas ses livres parce qu’ils sont mal écrits, parce qu’ils ne vous touchent pas, ou parce que leur auteur est celui que vous avez habillé pour l’hiver ?

alley cat dit: 26 septembre 2017 à 21 h 04 min

Vous n’aimez pas ces crétins élevés dans les meilleures universités anglaises, leur soi-disant détachement ?
Moi moins que vous

Annelise dit: 26 septembre 2017 à 21 h 07 min

ça balance pas mal on dirait à Paris.. en attendant Darius Keeler vs salue
https://www.youtube.com/watch?v=EkhY4YXX6x4
cordes à l’arc.. .
Petrus ne faites pas votre « syllogiste » avec moi. .. bien sûr l’un n’empêche pas l’autre.. c’est comme la conversation de PE autour du « tout politique » ou pas. .vs savez que ns sommes d’ac sur le fond – c’est la capacité d’intégrer la nuance ds le mixage son qui varie.. et le monisme alors?

christiane dit: 27 septembre 2017 à 1 h 06 min

Jazzi,
j’aime tes interventions sur ce film et je l’ai écrit mais je n’aime pas – et je te l’ai dit aussi- quand tu « fouailles au scalpel »* dans la vie privée des écrivains ou des tiens.
* je te cite ! Tu répondais à D. à propos des confidences que tu avais faites sur ta mère et qui l’avait mis mal à l’aise. (commentaires du premier billet mis en lien par Passou sur Virginia Woolf. Je les ai relus. Annelise y intervient souvent pas pour parler de cinéma, MàC aussi… Bouguereau, Clopine, lvdb, toi aussi, sous le pseudo Jibé. Enfin on y parle peu de V.W. mais beaucoup du Brexit ! (mai 2016)

radioscopie dit: 27 septembre 2017 à 6 h 39 min

Ainsi donc, c’est le mot « message » qui est cause de prurit chez Petrus, Edel, etc. Où l’on voit la force explosive d’un terme qui a notre époque connectée s’épanouit comme une herbe folle partout et sans cesse. Question de génération et de signifié probablement, et de filtre idéologique : Morand (tout aussi excédé)parlait de « chanter sa chanson » ce qui pour lui équivalait « en langage rive gauche », à « apporter son message ».
Naturellement, il est aussi permis de respirer « rive droite ».

Roro dit: 27 septembre 2017 à 7 h 29 min

Petrus
Les livres du début seulement
Par ailleurs, difficile de faire abstraction des postures ultralibérales du multimillionnaire (en fait, pas multimilliardaire ) qui s’étale en chroniques fréquentes çi et là

JAZZI dit: 27 septembre 2017 à 8 h 58 min

« Fouailler au scalpel » n’est pas de moi, mais de l’un de nos plus grands écrivains, Christiane.
Vous devriez échanger vos livres de messe, D., Paul Edel et toi !

Phil dit: 27 septembre 2017 à 9 h 15 min

en passant..viens de repêcher un Morand sous la touche de radioscopie. blog de qualité française, hurkhurk..il faut prendre à rebours certains références pour en tirer le bon suc. Manchette, par exemple, dont les critiques cinéma de fin de vie (la sienne, ceci expliquant peut-être cela, la révolte de l’homme encore jeune et malade face au « déisme » de Rossellini) ont toute la pertinence perdue aujourd’hui de ses idéologies de jeunesse, marxiss, situationiss etc..

christiane dit: 27 septembre 2017 à 9 h 41 min

Jibé, je n’ai pas de livre de messe ni ne vais à la messe mais je sais encore lire ! pas de guillemets ni d’allusion à une citation dans votre commentaire :
« Jibé dit: 23 juin 2016 à 19 h 30 min
Et D. qui brandit le mot « obscénité » ! Mais il ne sait donc pas que du moins, depuis la Bible ou les Confessions de saint Augustin, la vraie littérature n’est faite que de ça ! Autant de scalpels farfouillant dans la plaie béante de l’Humanité… »

en réponse à :

D. dit: 23 juin 2016 à 16 h 41 min
« Jibé, vos textes sont emprunts d’obscénité; épargnez-nous ça, s’il vous plait, cette façon de parler à tous de vos parents… »

JAZZI dit: 27 septembre 2017 à 9 h 46 min

Phil, alertez-nous lorsqu’il y aura une rétrospective sur Andreï Zviaguinstev à la cinémathèque ! L’occasion pour moi de voir « Le retour » dont tout le monde ici tresse les louanges…

JAZZI dit: 27 septembre 2017 à 9 h 51 min

D. prend une pose toute de virtualité, Christiane. Nous n’avons pas la même valeur de l’obscénité, notion éminemment subjective.
Obscène mon texte, plus haut, dans ce billet, daté 18 septembre 2017 à 8 h 43 min ?

JAZZI dit: 27 septembre 2017 à 9 h 54 min

La seule obscénité que j’y voie et la faute d’orthographe : je m’étais en place de je mettais… s’agissant d’un sweat-shirt !

christiane dit: 27 septembre 2017 à 10 h 42 min

Eh là, Jazzi, ce n’est pas moi qui ai employé ce mot. Tu demandais des précisions sur le mot « débordement », je t’en ai donné.
Sur ce passons à autre chose. « Le retour » : magnifique mais très très dur…

christiane dit: 27 septembre 2017 à 11 h 24 min

Réflexe d’institut, Jazzi ? Je dirais… pudeur… et respect de la vie des autres. On ne va pas s’éterniser sur ce frisson. Tu es comme tu es et je pense que tu donnes des coups pour répondre à ceux nombreux que la vie et tes choix t’ont donnés. Tu es un homme courageux et fin esthète. J’aime tes livres et cet amour tout en discrétion que tu effleures parfois avec beaucoup de tact. Ton ring, c’est les blogs… ta bataille c’est ta liberté d’être et c’est beau.

eriksen dit: 27 septembre 2017 à 15 h 34 min

Faute d’amour.
P.Edel a parlé de « galerie d’admirables personnages » et Pétrus s’intéresse aux personnages plus qu’au message politique. Mais dans « Faute d’amour », les deux parents sont des personnages détestables et qui n’apprennent rien de ce qui leur arrive. Difficile de s’y attacher. S’y intéresser, passe par leur mise en perspective dans la société où ils vivent. Le film devient alors, et par définition, politique.
On peut être politique en ciselant les questions, ou en dénonçant et en prescrivant. Aucun spectateur ne peut échapper ici à la dénonciation (égoïsme absolu des parents et de la société en général) et à la prescription (émergence spontanée d’un civisme autogestionnaire). « Faute d’amour » fait aux deux parents un procès que l’on pourrait qualifier de stalinien tant il est à charge (je me méfie des cinéastes qui n’aiment pas leurs personnages principaux). Dans le même temps, il célèbre l’efficacité froide d’un regroupement de bénévoles dévoués, nouvelles figures einsteiniennes (Pétrus 20/9 22h43) vers des lendemains meilleurs.
Je ne crois pas à la culpabilité absolue des parents, et encore moins à la perfection de cette milice vaguement poutinienne, émergeant du monde individualiste décrit par AZ. Tout à sa volonté de convaincre, AZ va trop vite : c’est en même temps qu’il touche le fond de la piscine humaine et qu’il réémerge à la surface en radieuses figures à la Esther Williams. Du calme ! Alexander, la rédemption de l’individualisme est longue chez Raskolnikov, et passe par l’humilité, étape nécessaire un peu vite oubliée.
Personne n’a relevé le « féminisme » de Genia, qui refuse de se soumettre à l’injonction maternante. Pour le coup, ce n’est peut-être pas politique, mais simplement la vengeance d’une blonde. Le monde a bien changé depuis Médée, quand la vengeance consistait à priver définitivement l’homme de ses enfants. Le règne de l’immédiat (« non médité ») fait régresser la fonction de maillon qui nous inscrivait dans l’histoire et le cosmos. Ce qui pour des générations de parents fut un but deviendrait-il négligeable ?

Paul edel dit: 27 septembre 2017 à 15 h 55 min

je parlais eriksen des personnages de Leviathanoui admirablement dessinés.
.mais dans « faute d amour « impossible de croire à ce couple caricatural donc j ai décroché du film et simplement examiné l esthétisme des ruines d un vieux palais du peuple façon Brejnev

christiane dit: 27 septembre 2017 à 18 h 27 min

Mais non, c’était sur la RDL ! Tout va bien, Jazzi, lâche l’affaire. parlons cinéma. On s’est emmêlé les pinceaux !

JAZZI dit: 27 septembre 2017 à 18 h 31 min

« parlons cinéma »

Oui mais le cinéma c’est la vie et la vie c’est, aussi, le c.l, Christiane ! Je ne lâcherai rien…

christiane dit: 27 septembre 2017 à 19 h 15 min

Jazzi,
le c.u.l c’est compliqué…
Le cœur aussi !
Mais l’amitié c’est : « si tu reviens un jour ne prends pas tes bagages / que m’importe après tout ce qu’il y’aurait dedans… ». Barbara savait chanter ces choses-là : le silence de l’amitié ou de l’amour, toutes armes posées…

christiane dit: 27 septembre 2017 à 21 h 42 min

Ah, Eriksen, peut-être, pas forcément. Certains bagages restent fermés… ça n’empêche pas l’amitié. Il reste alors la confiance.

eriksen dit: 27 septembre 2017 à 22 h 31 min

Christine c’est vrai. J’aurais dû dire « le plus souvent ».
Mais entre Barbara qui préfère ne pas voir et celui qui veut absolument voir, il y a un grand espace pour ceux qui regardent ce qu’on leur montre de la valise.
La connaissance mutuelle de ses bagages n’est pas sans effet. C’est comme un échange de sang.

alley car dit: 27 septembre 2017 à 22 h 40 min

la valise ou le cercueil ? je n’y pensais plus. merci christiane et eriksen pour cette pique de rappel et de bon aloi

christiane dit: 28 septembre 2017 à 6 h 58 min

Non, non, Eriksen, je ne comprends pas du tout cette chanson comme vous. « Ne prends pas tes bagages », c’est supporter – et ce n’est pas le plus facile- que l’autre (l’aimé ou l’ami) ne dise pas tout, qu’il garde ses secrets, qu’il vienne pour se reposer pas pour être interrogé. Chacun a droit à un jardin secret… Le couple n’est pas un confessionnal… Pour une fois, nos chemins de compréhension divergent…

Roro dit: 28 septembre 2017 à 7 h 58 min

alley car
il paraît qu’à cause des grèves répétées de ses dockers, le port de M a perdu en influence au profit de gènes ou Barcelone notamment !
(maintenant ce ne sont plus que des ferries comme pour une simple traversée touristique. !les jours et ,nuits de tempêtes comment font-ils?

Roro dit: 28 septembre 2017 à 8 h 14 min

JAZZI dit: 27 septembre 2017 à 18 h 29 min
« la formation d’un jeune couple, Marx et Engels ! »

Au lieu d’un documentaire!
Faut vraiment être à court d’imagination

eriksen dit: 28 septembre 2017 à 8 h 48 min

Chère Christiane,
Mon propos n’est pas d’exiger la transparence dans le couple ou dans l’amitié ( je suis donc d’accord avec vous sur « Chacun a droit à un jardin secret… Le couple n’est pas un confessionnal… » « Certains bagages restent fermés… ça n’empêche pas l’amitié. »).
J’ai écouté cette chanson que je ne connaissais pas. Que l’autre (et soi puisque la chanson est construite en symétrie) vienne « sans bagage » est explicité un peu plus loin par « à quoi bon se redire les illusions perdues ? ». Je trouve triste de ne pas regarder ses illusions perdues, qui restent alors comme une épine dans la mémoire, qu’il ne faudra alors jamais secouer de peur de la blesser.
Marchent alors ces deux êtres à la mémoire figée, sans passé sans bagage sans douleur partagée, vers un nouveau printemps, … printemps d’éternité (« à jamais retrouvé, à jamais reconnus »).
ça me glace le sang.

christiane dit: 28 septembre 2017 à 11 h 31 min

@eriksen dit: 28 septembre 2017 à 8 h 48 min
Ah, je n’avais jamais écouté la fin de cette chanson. Oui, c’est un peu triste. A vrai dire, je fredonne les chansons, retiens la mélodie et quelques paroles. Après mon imagination vagabonde…
Donc ce serait l’histoire d’une séparation qui a mal tourné puisqu’ils se retrouvent. Ce n’est pas une très bonne idée. Quand les chemins se séparent, les renouer est risqué.
Et donc, je vous retrouve. Mais mon histoire (inventée) était plus belle. Un ami arrive d’une façon inopinée. On se réjouit de reconnaitre son visage, ses gestes après si longtemps. On lui fait la fête sans questions, on lui offre un lit s’il en a besoin. Il peut s’attarder ou repartir, parler ou se taire. Reprendre force et continuer son chemin ou rester, un peu. J’aime les êtres libres, les amitiés réelles qui ne demandent rien mais offrent tout. Et puis, écouter donne envie de donner des conseils et là ça peut être de très mauvais conseils…
Pour l’amour… on ne revient pas sur ce qui est mort, cassé, perdu. Ça fait des souvenirs…
Rares sont les attaches passionnées qui évoluent vers l’amitié mais ça peut arriver avec le temps et la sagesse.
Mais Paul Edel a un peu raison, le couple du film c’est un peu l’histoire d’une congélation. Pauv’ gamin. Rien à espérer des parents. Il faut qu’il trouve ailleurs à aimer et à être aimé. Parfois les gens font des gosses par inadvertance et c’est la catastrophe. Parfois le désamour de l’homme et de la femme retombe sur les enfants. Quelle aventure d’être parent et quel bonheur quand c’est fort et doux et durable.

eriksen dit: 28 septembre 2017 à 11 h 58 min

Votre histoire (inventée) évoque plus Maxime Leforestier que Barbara, plus la légèreté que la pesanteur.
Un lien très fort en totale liberté…? je n’y crois plus.
Le lien se deale contre la liberté. Plus de lien, moins de liberté et inversement.

christiane dit: 28 septembre 2017 à 12 h 53 min

Ah oui, Maxime Leforestier… J’aimais bien.
Le lien c’est pour l’amitié, l’amour c’est trop perturbant…

JAZZI dit: 28 septembre 2017 à 16 h 48 min

Superbe extrait, Christiane. C’est pour ça qu’on aime Lelouch. Après, il ne s’est guère renouvelé… Dans le dernier Haneke, Trintignant est tout frêle, quand à la splendide Anouk Aimée, on ne la voit plus !

JAZZI dit: 28 septembre 2017 à 17 h 00 min

quant à…

Dans cet extrait, Trintignant a des attitudes très féminines, cette manière de resserrer frileusement son col : pull, manteau !

Annelise dit: 28 septembre 2017 à 19 h 21 min

Mais quoi Paul, en jachère ? Plus de 200 personnes se st exprimées en apportant leur pierre, plus ou moins utile. .la modé pas tjs derrière, c’est vrai, ms je ne suis pas flic et aucune envie de le devenir – j’ai qq occupations par ailleurs, je vois des films sans arrêt ds l’intervalle. Prochain billet deb du mois – à vos posts

Annelise dit: 29 septembre 2017 à 7 h 44 min

Vous me direz donc des nouvelles de JL Trintignant (et de Matthieu Kassovitz) ds le Haneke, Jazzi.. il a tjs été frêle, physique sec et intense, aujourd’hui bien sûr particulièrement..
Quel est cet extrait kitsh issu du Huffpost concernant la mort de Hefner, Alley? « Les Ailes de l’enfer » de Simon West?.. John Cusack du « Jardin du bien et du mal » eastwoodien, Cage, Malkovich et l’excellent Steve Buscemi de « Big Lebovski », ts extra. Hum. Qq chose me dit que vs serez à votre affaire, aurez de quoi vs lâcher ds le prochain billet

christiane dit: 29 septembre 2017 à 7 h 58 min

Oui, Jazzi, une chanson grave de P.Barouh. Mais parfois mes goûts me conduisent dans un autre univers dont la beauté cruelle me fascine. hier j’ai regardé les deux « volumes » de « Kill Bill » de Quentin Tarantino. J’ai été admirative du scénario qui démêle l’intrigue savamment, des scènes d’une beauté inouïe, des images animées croisant celles filmées, du découpage du film. Un très beau film dont l’éthique me satisfait. Tu vois, je suis loin, là, d’ »Un homme et une femme ». !
J-L. Trintignant exprimant une féminité, parfois ? pourquoi pas. Nous sommes constitués de ces deux influences comme si au fond de nous, une unité androgyne se souvenait… mais la rencontre de l’autre, qu’il soit homme ou femme, nous éloigne du sortilège de Narcisse, nous arrachant à l’enfermement.
Hâte de lire les prochaines vendanges d’Annelise et d’en être surprise.

Fontebranda dit: 29 septembre 2017 à 12 h 15 min

Quelqu’un d’autre ici a-t-il vu cet été le premier film de Carla Simon Pipó, l’Été 93 ? Râlant ce décalage, je n’ai pas encore eu la possibilité d’aller voir Faute d’amour de Zvyagintsev alors qu’ici, manifestement, le débat est déjà clos …
Le film catalan semble une sorte de symétrique (ou d’opposé ?) du film russe, solaire, avec des adultes parfois maladroits mais pleins de bienveillance, une jolie campagne catalane vue à hauteur d’enfant, une petite ville ayant gardé quelques traditions (le folklore a parfois du bon, la fête avec ses géants portés par les danseurs permet une forme d’intégration, comme le bal populaire si l’on accepte d’entrer dans la danse), où les gens se connaissent, parlent avec les commerçants. Tout n’est pas rose, ni facile, mais on a le sentiment d’un monde habitable dans lequel les humains (comme les moteurs) sont réparables plutôt que jetables.

Annelise dit: 29 septembre 2017 à 12 h 42 min

Non non, pas trop tard, parlez-en à votre rythme Fontebranda. .je me souviens tb du film que vs évoquez..sorte d’inversion scénaristqiue, bien que le film de CSP soit « son » histoire..la cinéaste auparavant avait fait un court, Lipstick où déjà il s’agissait d’enfants confrontés à la mort (une gd-mère). En 93 après la mort de sa mère la jeune femme a déménagé à Barcelone, ville qui m’est chère où j’ai qq habitudes.. peut-être cela qui avait commencé par m’attirer l’oeil

radioscopie dit: 29 septembre 2017 à 12 h 49 min

Bien content que quelqu’un reparle de ce film : Eté 93 (Estiu 1993). J’en avais fait la réclame/promotion ici même. Je ne suis pas sûr qu’un 1er film, qui plus est catalan, ait suscité beaucoup de curiosité… J’avais relevé la qualité (la performance) de ce film tourné « à stricte hauteur d’enfant qui nous met dans les conditions de la fillette, dans le même état d’incompréhension, et nous laisse également le soin de combler les trous, résoudre les non-dits, donner du sens aux pointillés. » On pourrait dire que dans «Faute d’amour», Andrei Zviaguintsev procède à l’inverse, en toute logique, je veux dire par rapport à son sujet.

christiane dit: 29 septembre 2017 à 14 h 30 min

Jazzi,
sérieusement, je me suis appuyée sur ce côté masculin dans mon rapport à l’art depuis toujours (dessin, gravure, sculpture, peinture… par le geste, les œuvres…). Je n’ai gardé le côté féminin que pour bercer les enfants, les protéger, accueillir d’autres enfants. Puis il y a les zones de libre passage…

christiane dit: 29 septembre 2017 à 16 h 06 min

D***
là où il faut être inventif(ve) et suivre son instinct entre le yin et le yang , entre lune et soleil ! de quoi avoir plein d’étoiles dans la tête…
Pour Laura, je croiselle aime tremper les doigts dans la confiture et se sauver en courant. C’est une chipie, pas méchante mais très polissonne.

Fontebranda dit: 29 septembre 2017 à 16 h 12 min

(Pour ma part, je ne connais pas du tout la Catalogne, A-L mais le côté villageois m’avait fortement rappelé des équivalents italiens.)

Pardon, je n’avais pas vu votre post, Radioscopie (je vais tâcher de « remonter » pour le trouver), mais nous sommes bien d’accord, jusqu’à l’expression (qui s’imposait, il est vrai)!
Le cinéma qui ne « surligne » pas, le film qui commence in medias res, ne remettent-ils pas toujours le spectateur en position d’enfant (et c’est peut-être là une part de l’enchantement exercé ? rêve du spectateur immobile dans la salle obscure, on l’a déjà beaucoup dit, ET retour en enfance, à la position marginale, et en effet à la nécessité de bien observer puisque l’on n’a pas encore les clefs des comportements, des motivations). Lorsque cela correspond au sujet (thème) du film , comme ici, c’est encore plus satisfaisant.
Sauf que dans ce film (c’est à moi-même que je fais l’objection), le schéma n’est pas la quête de vérité : Frida sait sans savoir, semble oublier tout en étant travaillée par la perte, le chagrin non dit, un besoin d’amour et de consolation si grands qu’elle voudrait occuper toute la place ou en tout cas être la première dans le cœur des adultes (au risque d’être rejetée ou de déclencher un autre drame).
Et cette scène merveilleuse où elle « joue », re-joue, maquillée, déguisée, sa mère malade trop épuisée pour jouer avec elle justement, donne son propre rôle à sa petite cousine, toute ronde de petite enfance — thérapie improvisée et mise en abyme du film que nous regardons (là, nous occupons la place des parents).
Au rythme des enfants aussi et peut-être aussi un peu à leur guise ? On a l’impression (justifiée ou non je ne sais pas), qu’on leur a laissé une belle latitude, qu’elles ont pu improviser, qu’elles sont à l’origine de certains gestes, certains jeux qui ont été « accueillis » par le film. Si c’est bien le cas, cette correspondance entre la manière de filmer et l’histoire racontée (« bricolage » avec le chagrin pour l’enfant, improvisation éducative pour les parents) contribue à produire un tout particulièrement satisfaisant.
Mes mots sont inadéquats, grandiloquents alors que justement le film ne l’est jamais…

JAZZI dit: 29 septembre 2017 à 17 h 41 min

Et bien c’est pas mal du tout « Le jeune Karl Marx”, de Raoul Peck, d’après un scénario co-écrit avec Pascal Bonitzer. Engels est mignon tout plein et Karl est carrément craquant. Quant à leurs femmes, elles sont tout simplement admirables, au physique comme au moral. Surtout Jenny Marx. C’est l’histoire, à travers ces deux jeunes hommes, de la naissance du communisme, rien moins que ça ! L’idée, avec déjà en germe les prémices de l’idéologie. Un peu comme pour le christianisme et l’Eglise, version philosophie matérialiste. Comment, avec des mots, on peut changer l’histoire du monde, dans une Europe en crise au début de la révolution industrielle. Le diagnostic entre classe de plus en plus riches et classes de plus en plus pauvre, en ces temps de mondialisation, est toujours d’actualité. Ils va falloir trouver d’autres réponses de combat et de résistance. Oliver Gourmet, dans le rôle de Proudhon est parfait : « La propriété c’est le vol ! » J’imagine que le film a dû avoir une bonne critique dans « l’Humanité » ? Je vais vérifier…

Annelise dit: 29 septembre 2017 à 17 h 51 min

Non (Fontebranda), ils ne st pas grandiloquents, vs en parlez b. T difficile je crois en cinéma d’aborder l’enfance, vaste écueil ds le jeu qui doit l’être et ne pas l’être, soutenu par une direction d’acteurs à la fs rigoureuse et si légère qu’on en vient à l’oublier. J’avais trouvé que Carla Simon Pipo avait atteint cette alchimie
Vs connaissiez déjà Peck, Jazzi (autour de James Baldwin, I am not your negro) ou est-ce une 1ère?. .

Annelise dit: 29 septembre 2017 à 18 h 06 min

..je n’arrive pas à me souvenir de qui était ce beau texte sur la barbe sacrifiée de Karl Marx.. vs connaissez l’histoire : il se fait photographier pour la dernière fois à Alger où il était venu tenter de se soigner, en avril 1882, avec la fameuse barbe touffue.Il descend d’abord au Gd Hôtel d’Orient, puis ds une pension moins chère du quartier de Mustapha supérieur.
Voici ce qu’il écrit à Engels : « Pour plaire au soleil, je me suis débarrassé de ma barbe de prophète et de ma toison, ms me suis fait photographier avant de sacrifier mes cheveux sur l’autel d’un barbier algérois ».
Quelle intimité touchante dans ces mots. Proximité.Il y a des descriptions sublimes de champs de lin, bleu pâle, (j’en ai vu)..des monts verts de la Kabylie, Djurdjura..Qd Jenny le voit glabre, elle pousse un cri
En réalité il n’y aura pas d’autre photo, il meurt moins d’un an plus tard, en mars 1883, à Londres où il sera enterré au cimetière des indigents de Highgate, aux côtés de sa femme

JAZZI dit: 29 septembre 2017 à 19 h 03 min

Oui, Annelise, j’ai vu le « Baldwin » du cinéaste haïtien Raoul Peck. On en avait parlé à l’époque. N’ai-je pas dit ici que j’appréciais les biopics ? La vie des grands hommes, incluses les femmes, m’intéresse toujours, au-delà de leurs idées ou de leurs oeuvres. A la manière de Sainte-Beuve, contre Proust. Enfant, déjà, je lisais la vie des saints. Veinarde, j’aimerais bien connaitre l’Algérie, ses villes, ses paysages.

alley cat dit: 29 septembre 2017 à 21 h 11 min

@Qq chose me dit que vs serez à votre affaire, aurez de quoi vs lâcher ds le prochain billet

Délicate attention de votre part mais j’ai lancé mes derniers feux au premier jour. Que voudriez-vous que je lâche encore ? Mon petit doigt me dit cependant que le prochain billet sera à la hauteur de vos suspicions. Advienne que pourra

JAZZI dit: 30 septembre 2017 à 12 h 19 min

Personne n’a relevé le titre d’Annelise : « « A Ciambra », « Happy End » ou « Faute d’amour » : rincer son oeil des misères et non « sur », afin de les revoir à bon degré », qui est somme toute une invitation à relativiser nos problèmes ?

Chez notre hôtesse, le message est toujours dans le tire…

radioscopie dit: 30 septembre 2017 à 12 h 49 min

JAZZI dit: 30 septembre 2017 à 12 h 19 min
« Chez notre hôtesse, le message est toujours dans le tire… »

« MESSAGE » ? Aïe ! Ce mot tabou (ou bourre-pif) va faire sortir les loups du bois. Mon petit Jazzi, mettez-vous bien cela dans le crâne : les « messages » cela fatigue certains beaux esprits de ce blog. Prenez garde qu’ils ne vous prennent pour un dingue et entreprennent de vous soigner, de vous faire une ordonnance, et une sévère… Ils vont vous montrer qui c’est Petrus, Edel. Aux quatre coins de Paris qu’on va vous retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Eux, quand on leur en fait trop, ils correctionnent plus : ils dynamitent, ils dispersent, ils ventilent !

Phil dit: 30 septembre 2017 à 16 h 41 min

« le message est dans le tire »
au moins pour ce qui concerne votre message, dear baroz, c’est parfaitement lisible !

Eriksen dit: 30 septembre 2017 à 17 h 31 min

Y a pas de tabou ici, il me semble du moins.
Faut être bien victime consentante pour faire de qui que ce soit ici un tyran.

P. comme Paris dit: 1 octobre 2017 à 1 h 26 min

Et voilà qu’un « t » manque.
Bonjour les sandwichs aux concombres.
Avec peau ou sans?
Pire que les bananes.
Sujet glissant.
Bonne bouche d’égout!.

Dégoût du cinéma?.

J.D dit: 1 octobre 2017 à 11 h 58 min

P comme paris behaime!Den Kasper machen est la spécialité .Aujourd’hui Yom tov,le jour de Kippour tout est pardonné y compris l’idiotie.P.edel et vous,Pech and Schwefel,cul et chemise pour les piques vachardes tirant dans les coins sans dire plus .Herr Paul,je suis allé sur le blog « Monde »lire il y a 3 jours le marché de Montsegur,les dames entre deux ages froleuses qui vous donnent le frisson.Bien écrit dans le style désuet .On y cause d’Aurélien ,j’arrive à suivre ,de « MB »?Die Kopfe zusammen stecken,messes basses littéraires de 4 ou 5 aficionados(as) entrant par la porte déjà largement ouverte .Ca vous réussit mieux de parler de Carol Reed sans aigreur le 24/09 que de faire le surveillant General,mit einem lachenden und eindem weinenden Auge, en accusant Mechpouche RDC de ne pas converser comme vous voulez le 28,de tancer Christiane ou ‘Haver radioscopie…Hag Saméah,bonne fête à tous .La prochaine chronique vient mercredi ,Feygele?

Paul edel dit: 1 octobre 2017 à 12 h 23 min

êtes vous un ami de la liberté d expression JD ?savez vous que Anne lise croule sous les éloges tant mieux et qu’ une seule épine vous met dans un curieux état.

J.D dit: 1 octobre 2017 à 12 h 47 min

quel rapport avec Annelise ,Herr P.Edel?j’aime plus vos contributions avec ta’am de la construction que les ukases de Zadje au talmid.Das haar in der Suppe suchen ,pas ce que je prefere chez vous .Passé l’age être dirigé,ou je choisis le dayan.Que vient faire Feygele AL dans le débat?

D*** dit: 1 octobre 2017 à 15 h 24 min

J.D, je vous le dis avec toute ma commisération, je crois que vous êtes fou. D’ailleurs, votre obsession pour la psychanalyse doit être le reliquat d’un long traitement à l’asile.

PETRUS dit: 1 octobre 2017 à 21 h 39 min

L’automne serait-il la saison des biocpics ? Après le « Barbara » De Mathieu Amalric, voici le Jean-Luc Godard de Michel Hazanavicius intitulé « Le redoutable ». Le film est tiré du récit autobiographique de Anne Wiazemski qui fut la femme du réalisateur.
Il est difficile d’imaginer deux films plus différents : autant le « Barbara » est tourmenté, à fleur de peau, jamais très loin de la tragédie, autant ce « Redoutable » est ludique et malicieux, dans le registre de la comédie douce-amère. Hazanavicius multiplie les clins d’œil visuels, les références aux films du maître. Les fameux slogans de 68 sont partout, y compris celui que l’on découvre, un mot après l’autre, en suivant les protagonistes qui discutent dans un long travelling parallèle… Louis Garrel campe un Godard très crédible – et s’amuse visiblement à le faire – et Gregory Gadebois, que j’affectionne, incarne un Michel Cournot frustré par l’annulation du festival de Cannes. J’ai été moins convaincu par les derniers chapitres du film, tournés en Italie. Mais je me suis dit, après coup, que si Hazanavicius avait choisi un cadre plus large que dans les séquences parisiennes, c’était dans doute pour signifier l’éloignement progressif du couple. Et moi, je n’avais pas envie de le voir se déliter, ce couple…
L’article des Inrockuptibles sur « Le redoutable » éclaire le débat que nous avons eu à propos du message de Zvyagintsev dans « Faute d’amour ». « Que veut nous dire Hazanavicius ? » conclut Jean-Marc Lalanne qui n’a pas aimé le film.
Je cite : « À vrai dire on se demande surtout ce que cherche le film. Quel est l’enjeu profond à venir discuter cinquante ans après les positionnements politico-esthétiques de Godard ? » Vous lirez le reste sur le site du magazine.
« Que veut nous dire l’auteur… » était, m’en souvient-il, la phrase favorite des exercices du Lagarde & Michard. Le prétexte à disserter.
Quant à « L’enjeu profond » il sort directement du discours en vogue chez les décideurs de l’audiovisuel. On vous parlera de l’enjeu profond de « Joséphine ange gardien ». Si, si.
En l’occurence, Hazanavicius adapte à l’écran les souvenirs de Anne Wiazemski sur la période de sa vie où elle a été mariée avec Jean-Luc Godard. Il le fait à sa manière. Avec tendresse. Le film ne cherche rien d’autre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>