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La République Du Cinéma

« L’autre côté de l’espoir » : Kaurismäki, acquis

Par Annelise Roux

La Berlinale a tendance à distinguer des œuvres qui répercutent les bouleversements mondiaux. L’Ours d’argent lors de la 67ème édition a été décerné à «L’autre côté de l’espoir ». Kaurismäki développe un univers peuplé de personnages aux parfums de clopes, de réveil douloureux d’après mauvaise cuite, d’humour bâti sur le non-sens, conforme à l’idée du cinéma qu’il a toujours bâtie où réalité sociale « normale » (en particulier celle de l’emploi) est refusée aux protagonistes, où l’adversité sape les forces, où tracasseries administratives, usure circonscrite en couleurs saturées confèrent à son travail une tonalité reconnaissable.
Khaleb, passager clandestin ayant fui les bombardements d’Alep émerge hirsute d’un tas de charbon sur un paquebot accosté en Finlande. Wikhström laisse tomber son boulot de représentant de commerce (c’était le travail du père d’Aki Kaurismäki) et une femme alcoolique pour se reconvertir dans l’exploitation d’un restaurant miteux. Le réfugié échoué à Helsinki est obligé de se soumettre à un questionnaire vétilleux, tandis que le VRP quinquagénaire joue son avenir au poker en espérant le réinventer. Les séquences sont cadrées serré pour dire la double tension de ces aspirations parallèles au mieux. Le Finlandais découvre dans la cour du boui-boui le jeune Charlot migrant syrien dont la demande d’asile a été refusée. Dureté de la vie, loosers, grisaille au secours desquels se porte l’entraide.
« L’Homme sans passé » laissé parmi les containers rouillés se réveillait après qu’on l’avait déclaré mort, homme invisible bardé de bandelettes auquel Irma, membre de l’armée de salut, rendait une visibilité par le lien. Un éboueur et une caissière (Nikander et Ilona amoureux fragiles d’ «Ombres au paradis») ou encore Henri Boulanger(Jean-Pierre Léaud), petit fonctionnaire voulant se suicider dont le désespoir se dissipe grâce à une fleuriste (« J’ai engagé un tueur », 1990)… Ce qui sauve est la fraternité (l’écrivain, le peintre et le musicien de « La Vie de Bohême »), l’humanité, le croisement d’un aléatoire heureux (la grêve du gaz, la tête dans le four), la rencontre salvatrice qui change la donne contre la désolation.
Ses fables épousent le même principe. Pas de naturalisme. Les rockeurs « Leningrad Cowboys », les voitures ou téléphones anachroniques semés feraient plutôt pencher vers le surréalisme, une déréalisation où le burlesque à froid et à gris dégage une chaleur à contre-pied parmi les acariens, grâce à la présomption d’une bonté systématique. En plus de son maître Chaplin, de Tati, l’auteur dit cette fois avoir convoqué Lubitsch et Howard Hawks.
Le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick, a souhaité privilégier des longs métrages « portés par l’optimisme et pleins d’humour », rendant hommage à la capacité des artistes de « répondre au renoncement».
Lors de la conférence de presse, Kaurismäki a offert un numéro folklorique comme il les aime, invitant l’acteur principal, Sakari Kuosmanen, à chanter un tango finlandais. Afin de faire passer la pilule ? Le cinéaste a salué Angela Merkel comme la seule dirigeante « qui n’avait pas fait semblant de faire son métier en ouvrant les frontières ».
Tandis que son cinéma est caractérisé par la rareté des dialogues explicitant la psychologie de personnages précaires, avec peu de mise en scène flagrante si ce n’est le zoom avant du visage sur objet signifiant, tel le clou dans « J’ai engagé un tueur » qui renforce l’effet cartoon, un quotidien harmonisé qui échappe aux héros autant que la grande réalité géopolitique (« La fille aux allumettes » apprenait la mort de l’ayatollah Khomeini sans broncher), Aki Kaurismäki a laissé entendre qu’arracher l’Europe à l’intolérance était son rêve.
Pour deuxième volet d’une trilogie commencée en 2011, du thème des ports initialement visé, il est passé à celui des migrants sous la pression des faits.
Son esthétique ancrée dans le glauque, pointant une déchéance imprégnée d’humidité et de tabac froid, son humour sui Bérézina et lits à punaises qui génère prise de conscience et réflexion sur la solidarité sont rodés. Les mécanismes sont efficaces, le caractère idiomatique de son œuvre patent, et on ne peut pas à la fois lui reconnaître une signature et lui reprocher d’appliquer une recette ayant fait ses preuves ? Le tableau brossé est révélateur d’une réalité qui ne peut laisser de glace. Un réflexe de croisière s’immisce pourtant dans le salpêtre depuis « Le Havre » où un cireur de chaussures croisait la route d’un enfant d’Afrique noire, pouvant autoriser à préférer le réalisateur en sa période où il faisait les poubelles sans pilote automatique.
Serait-ce la conséquence d’une lassitude envers le thème ?
Je n’en éprouve aucune. En tête, un billet de Pierre Assouline où ce dernier dévoilait il y a quelque temps, à côté sur la maison mère « République des Livres » et dans le Magazine littéraire, avec son ironie teintée de mélancolie et d’insurrection discrètement pugnace, les notes de lecture appliquées « avant publication » par des lecteurs célèbres à de célèbres romans publiés, mais pas grâce à eux. Lorsqu’on lit les appréciations, cela semblait mal parti. En particulier le « Journal d’Anne Frank », retoqué d’un «encore sur les Juifs» par un écrivain à aura qui, passé sous silence le côté scandaleusement réducteur de sa sécheresse au plan humain, sur ce coup fit preuve en prime d’une pertinence mesurée.
Nous sommes d’accord que ni la bonne volonté contenue dans une tentative frappée d’angélisme, ni le fait de chercher à culpabiliser le destinataire, spectateur ou lecteur qui n’en voudrait pas, ni plaider pour unique motif dans le sens du terrassement d’adversaires équivalents en indifférence et égoïsme ne constituent un signe distinctif de justesse ni de qualité. L’engagement, si on peut préférer le partager, n’est pas une condition sine qua non. Ni nécessaire ni suffisante. L’art parle de ce qu’il veut, comme il veut, du moment qu’il parle de la vie ?
Après Calais et des livres de la jungle plus ou moins inspirés, après Lampedusa, Rosi ours d’or à Berlin, « Fuocoammare » prévenant qu’il y a le feu au lac de l’ex Mare Nostrum, un an peu ou prou après la mise en service du navire Aquarius par SOS Méditerranée qui a permis d’empêcher la noyade d’environ 14 000 personnes et ne mobilise guère de financements européens, après que la Hongrie prise dans la dérive sécuritaire de Viktor Orban entend mettre en détention les demandeurs d’asile légaux dans des zones de transit et que le président Trump a signé un nouveau décret interdisant l’entrée aux voyageurs de six des sept pays musulmans initialement ciblés, qu’à Paris Médecins sans frontières a déployé aux portes du centre de premier accueil une clinique mobile afin de tenter de donner un semblant d’orientation aux réfugiés, les migrants, les migrants, toujours les migrants ? Comme le soulignait Thomas Clerc dans « Libération » il y a une dizaine de jours, cette question du déracinement est en passe de revenir au cœur de nombre de débats actuels lancinants et mérite sans doute un peu d’attention.

« L’autre côté de l’espoir » Aki Kaurismäki (sortie en salles le 15 février)

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250 Réponses pour « L’autre côté de l’espoir » : Kaurismäki, acquis

Loicdeangelis dit: 13 mars 2017 à 6 h 49 min

Chère Anelise, il me semble qu il y ait de nombreuses similitudes entre entre les rôles joues par Sakari Kuosmanen et Andre Wilms…l acteur Finlandais, tout en méfiance ,doit être prodigieux face a la bureaucratie froide d une Finlande vieillissante.De Wilms se dégageait une humanité qui réchauffait le cœur.

Loicdeangelis dit: 13 mars 2017 à 6 h 59 min

Annelise, un film prémonitoire d Aki va ressortir a Paris..Calamari Union(1985)..Le sujet: un groupe d homme( qui se prénomment tous Franck a l exception de Pekka) quittent une banlieue glauque d Helsinki,pour gagner Eira,une terre mythique ou ils seront heureux…Beaucoup vont s égarer et mourir en route avant d atteindre la terre promise….Kaurismaki semble donc avoir été touché par ces sujets depuis très longtemps…

radioscopie dit: 13 mars 2017 à 7 h 22 min

« L’autre côté de l’espoir » Aki Kaurismäki (sortie en salles le 15 février)

On attend la diligence d’Helsinki : voyage d’un mois.

Phil dit: 13 mars 2017 à 9 h 36 min

Belle notule qui ose dire les sujets ressassés à satiété par nos médias pour « l’édification du bon peuple », ainsi nommé par des médiateurs pas encore cuistrisés, aujourd’hui ravalé en « populo orbano-trumpisé » par des millionnaires de la pensée correcte likeuse lyophilisée.
Comme dirait la mère Denis assise sur sa Vedette, le cinéma, c’est pas ça !
En 1960 Fritz Lang sortait le troisième volet, et son dernier film, de Mabuse. Reflet d’une société en dérecomposition dont il avançait les symptômes, une télévision globalo-débilitante branchée en perfusion dans une société où la consommation remplace la mémoire; tout est dit, du plaisant à voir, bien joué et figurez-vous que Mabuse n’était pas un idiot.

christiane dit: 13 mars 2017 à 9 h 54 min

Je suis très sensible, dans ce nouveau billet aux questions posées par Annelise, dans la seconde partie : qu’est-ce qui fait la justesse d’une critique avant la parution d’un livre ou la sortie d’un film ? Qu’est-ce que la liberté de l’art et des artistes ? Que vaut comme conditions de justesse des mots dits, l’engagement, la bonne volonté, l’empathie avec le sujet choisi comme fil directeur de l’œuvre ?
Après ce temps de questionnement, je remonte au début du billet : le cinéaste et ce nouveau film, le thème.
La Finlande et les migrants après « Le Havre » et les migrants. Helsinki…
La bande-annonce commence sur un échange percutant :
« Je vis ici, c’est ma chambre !
- Non, c’est mon local poubelles ! »
Deuxième volet de la trilogie d’Aki Kaurismäki, réalisateur finlandais singulier, sur l’exil. Il semble que l’on retrouvera dans « De l’autre côté de l’espoir » son art du décalage, son « humour bâti sur du non-sens », son goût de la fable poétique, « surréaliste », du burlesque, de l’absurde, son choix de faire s’entrecroiser des histoires (Khaled , la Syrie, la guerre qui l’a fait fuir, le refus de la demande d’asile, la clochardisation liée à l’espoir et à la débrouille, et cet homme, Wikhström, très proche du personnage interprété par André Wims dans « Le Havre ».).
J’avais aimé « Le Havre », je crois que j’étais en attente d’une suite décalée sur ce même thème qui tente, aussi, d’arracher l’Europe à l’intolérance face aux migrants. Mais j’aimerais en sortant de la salle garder dans la mémoire, d’abord, ce grain de poésie loufoque et tendre, une beauté des images, des visages, une touche particulière qui arrache le film à la politique, au vouloir faire, pour entrer dans le lumineux et la pudeur de l’écriture d’Aki Kaurismäki.

JiBé dit: 13 mars 2017 à 11 h 12 min

Je crois n’avoir jamais vu aucun film d’Aki Kaurismäki ? C’est le moment où jamais, même si, si j’ai bien compris Annelise, celui-ci n’est pas son meilleur. Le sujet est maous costaud !

« Le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick, a souhaité privilégier des longs métrages « portés par l’optimisme et pleins d’humour », rendant hommage à la capacité des artistes de « répondre au renoncement». »

De quoi il se mêle ce tyran d’opérette ? Qu’il se contente de sélectionner les meilleurs films !

Résumons..... dit: 13 mars 2017 à 11 h 33 min

Dialogue ridicule : « Je vis ici, c’est ma chambre ! Non, c’est mon local poubelles ! »

Sylvain dit: 13 mars 2017 à 11 h 42 min

Résumons 11.01:toujours aussi c.

Phil,le meilleur lang…Et le festival porno années 20?quel teaser.

Phil dit: 13 mars 2017 à 11 h 59 min

Kosslick n’a rien d’un tyran, dear Baroz. Doté d’un humour point trop appuyé plus rhénan que prussien, le directeur du plus grand festival de cinéma populaire (ouvert au public) du monde doit puiser dans ses réserves de stoïcisme pour rester sur le tapis rouge que l’arrogante Cannes se complait à lui tirer depuis des décennies. vous l’avez noté, la peau de chagrin du critère politique n’est pas la plus sexy pour sélectionner les films, alors autant choisir ceux qui s’extraient des pôles emploi pour alcooliques par des kenloach déprimés, rarement du bon cinéma.

Phil dit: 13 mars 2017 à 12 h 03 min

yes Sylvain, comme disait mon grand-père qui skiait avant l’invention du tire-fesse, y faut c’qu’il faut.

JiBé dit: 13 mars 2017 à 12 h 52 min

Mais à quoi sert le jury de la Berlinale, Phil ? Ses membres sont juste là pour entériner les directives du directeur ! On ne lui a pas dit à ce monsieur que les chants les plus désespérés sont parfois les plus beaux ?

JiBé dit: 13 mars 2017 à 12 h 55 min

« cette question du déracinement est en passe de revenir au cœur de nombre de débats actuels lancinants et mérite sans doute un peu d’attention. »

Entre deux tasses de thé, histoire de se donner bonne conscience, Annelise ?

Phil dit: 13 mars 2017 à 13 h 54 min

Un président qui demeure et règne sur un jury éphémère doit être la mémoire de son festival, Baroz. Il n’est pas sûr que la Berlinale ait trouvé utile de répéter le couronnement de Fuocomare et autres films Taxis politiques qui impriment si peu la pellicule du cinéma. Le public rétinien veut la victoire du soleil de Satan sur le ciel de Berlin.

Sylvain dit: 13 mars 2017 à 14 h 07 min

Comme ça que tu fais Jib?

Phil va t’emmener à la cinémathèque pour une cure de films interdits aux moins de 18.

Emmanuel dit: 13 mars 2017 à 14 h 12 min

en attendant la diligence dradioscopie chui allé voir lfilm argentin..Lébon.;la grenouille kissfé grosse comleheuf:;les Argentins en ont ssulcoeur avec les simagrées élsimulacres;Pourquoi tu penses k Popol y serait séduit Jibé?
Kaurismaki,Ali fait bien en raplant le context.;ssafé pa une oeuv,kaméme fopa occulter;.l’oeuv d’art éla pour ssa:;
Lbillé finnois est fin;

J.D dit: 13 mars 2017 à 15 h 00 min

Manu,Welbeck sous pseudo ?Les « sans dents » ont le droit de s’exprimer ,Be Ezrat Hachem.
cher Feygele ,vous êtes miséricordieuse de ne pas rappeler le nom du lecteur!
Tous ces juifs qui sortaient avec des histoires à raconter ..
Cela faisait embouteillage ou double emploi .Même les livres d’histoire ont mis du temps à rendre un son exact en espérant que l’érosion n’arriverait pas trop vite .les infos et maintenant le cinéma réagissent plus vite ,pour quel résultat? La famille kaurismaki ,spécialisée dans la collecte des ordures et l’odeur de hareng.La Finlande est un beau pays quand on consomme beaucoup de vitamine D pour compenser la froideur du soleil .Les dirigeants européens emmelés dans les contradictions ,les élections le brexit se disent qu’ils ont d’autres chats a fouetter que s’occuper de ces malheureux .Mutti Merkel a été plus prévoyante .Elle n’attend pas de trouver dans la pochette surprise électorale un vote xénophobe comme ça risque de nous arriver pour essayer de résoudre.

Gilles dit: 13 mars 2017 à 19 h 18 min

bien dit,phil 9.36& 11.59 .visiblement on touche sa bille ciné,ici.Baroz ,jamais vu aucun AK? L’homme tabassé /réveil à la morgue ou Katie O jouait Irma avait été aux oscars (ou nominé).Il n’y était pas allé en protestation contre la guerre en Iraq.
Sensible comme christiane ce matin aux questions du billet.

Sylvain dit: 13 mars 2017 à 19 h 42 min

« Taxis politiques qui impriment peu la peloche »(13.54)

Les grands films sont souvent politiques ,Phil.Jidé,damn right.

Sauf dans le nombrilisme français?

JiBé dit: 13 mars 2017 à 20 h 30 min

Pas forcément, Sylvain. « Si Versailles m’était conté », historique, politique ET nombriliste !

puck dit: 13 mars 2017 à 22 h 00 min

« Les grands films sont souvent politiques »

je dirais même plus : la politique est souvent un grand film.

puck dit: 13 mars 2017 à 22 h 13 min

arriver à ne pas sombrer dans la lassitude est certainement la plus grande qualité de ces cinéastes.
la question est : à partir de quel moment risquent-ils de commencer à se lasser?

au départ ils doivent se dire « ce film va faire bouger les choses », « va faire évoluer les consciences ».

quand 50 films plus tard ils se rendent compte que les choses n’ont pas bougé et que les consciences évoluent mais pas vraiment dans le sens qu’ils espéraient ils pourraient commencer à douter de l’intérêt de s’être affublés d’une « mission » aussi vaine.

hé bien non, ils en remettent un autre, et ça c’est super courageux.

à moins qu’ils n’aient pas l’objectif de changer les choses et de faire évoluer les consciences mais juste mettre un peu de beauté, de poésie sur cette grande déconfiture planétaire qu’est l’humanité.

et si c’est leur but je ne sais pas trop quoi en penser : avec ou sans poésie la déconfiture reste de la déconfiture, et à tout prendre il vaut mieux la déconfiture telle est qu’elle est : sans poésie.

aujourd’hui, le nez dans le guidon et nos âmes emplies de belles intention tout cet art de poétisation de la déocnfiture nous paraît bien noble, mais dans 100 ans, avecle recul, je ne suis pas sûr que la poésie sera ce que les gens retiendront, seul l’avenir le dire.

à la question « pourquoi êtes-vous pour le nucléaire? » Jean Yanne répondait « à cause de mon amour pour l’humanité ».
j’avoue avoir un faible pour Jean Yanne…

puck dit: 13 mars 2017 à 22 h 22 min

j’imagine un cinéaste allemand qui aurait pondu un film prônant l’amour de son prochain en 1938.
il aurait probablement eu quelques fans.
là c’est pareil : il est aimé que par des gens qui pensent comme lui.
réunir ses amis, je ne pense pas que ce soit le but d’une activité artistique telle qu’elle soit.

puck dit: 13 mars 2017 à 22 h 25 min

c’est vrai pour le cinéma mais c’est aussi vrai pour toute la culture, c’est devenu une grande réunion entre amis, entre gens qui partagent les mêmes idées.

voilà qui répond à votre question Christiane sur la liberté de l’art : les artistes sont prisonniers de leurs liens amicaux.

puck dit: 13 mars 2017 à 22 h 33 min

et pour avoir une réponse christiane le mieux est relire Rabelais, ou Swift pour voir comment il étaient parvenus à se mettre tout le monde à dos. Les films de ce genre qui pourraient durer dans le temps seraient ceux qui réussissent à se mettre tout le monde à dos. Eet comme on verra ce cinéaste monter les marches à Cannes en smoking on est très loin du compte, même en composant un recueil de tangos finlandais.

puck dit: 13 mars 2017 à 22 h 38 min

Annelise vous pouvez demander à passou qu’il débloque mon adresse ip sur son blog ?
c’est vraiment pas fairplay, en plus c’est hyper injuste : je n’ai rien dit de mal sur son blog, au contraire je ne taris jamais d’éloges sur ses articles, c’est hyper injuste !
dites-lui qu’il a dû faire une erreur, je suis une victime innocente collatérale !
existe-t-il un cinéaste sur cette terre qui se souciera un jour de cette terrible injustice, la pire qui puisse se commettre à l’heure où nous parlons, de voir son ip bloqué !

Roro dit: 14 mars 2017 à 9 h 07 min

puck dit: 13 mars 2017 à 22 h 00 min
« la politique est souvent un grand film »

Bientôt ‘harold et maude’ au palais de..?

Phil dit: 14 mars 2017 à 10 h 03 min

Les grands films sont souvent politiques (sylvain)

of course, mais Taxi et Fuocomare ne sont pas des grands films.
le grand film politique de cette dernière Berlinale a pour titre « Ceux qui font pas les révolutions qu’à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau ».
Film canadien, bien joué, synthèse parfaite de l’image et de l’écrit (le titre Saint Just donne le ton du niveau de la prose).
Il sortira en France peut-être l’année prochaine s’il existe encore des distributeurs qui ne sont pas des marchands de tapis.

Phil dit: 14 mars 2017 à 10 h 07 min

diable..ce titre passe mal l’époque numérique: « Ceux qui font les révolutions qu’à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau »
(à envoyer en cadeau téléchargeable à M. Zuckerberg)

Sylvain dit: 14 mars 2017 à 10 h 15 min

Puck 22.13,la déconfiture reste la déconfiture .(…)& sur Jean Y.

La misanthropie=autre posture qui peut faire monter les marches à Cannes.Je ne vois pas la différence.

Harold et Maud 9.07:joli.

Phil dit: 14 mars 2017 à 11 h 15 min

Tout le monde y pense, baroz, l’essentiel est de ne pas en faire un cinéma. on ne peut pas faire commerce de tout.

JiBé dit: 14 mars 2017 à 11 h 33 min

Oui, Phil, il y a des sujets où, si l’on a rien de pertinent à en dire, on ferait mieux de la fermer !

Phil dit: 14 mars 2017 à 12 h 35 min

les sujets d’actualité, baroz (si c’est à ceux-ci auxquels vous pensez) sont souvent mieux traités par de jeunes auteurs (ainsi le film canadien mentionné plus haut, moyenne d’âge des acteurs et réalisateurs: 30 ans !) ou des cinéastes accomplis.
entre ces deux âges, l’appât du gain (le greed dirait Stroheim) leur bouche les oreillettes.

Résumons..... dit: 14 mars 2017 à 12 h 57 min

Phil dit: 14 mars 2017 à 11 h 15 min
« Tout le monde y pense, baroz »

Vous exagérez, Phil ! Je ne pense jamais aux réfugiés quels qu’ils soient : ce sont des illusions pour plaire aux bobos. Il meurt tant de gens inutiles chaque jour ….

radioscopie dit: 14 mars 2017 à 13 h 40 min

Jibé, il m’étonnerait que tu parviennes à ramener Phil à un quelconque espoir : il est d’humeur atrabilaire, ou quinteuse comme l’aurait dit son cher Drieu La Rochelle.

J.D dit: 14 mars 2017 à 13 h 42 min

@22.33se mettre tout le monde à dos devient le métier des amuseurs.Vous n’avez qu’à suivre ONPC,ruquier dont les chroniqueurs font un métier de la contradiction .Quel age vous avez? L

J.D dit: 14 mars 2017 à 13 h 53 min

@22.33 se mettre tout le monde à dos devient le métier des amuseurs.Vous n’avez qu’à suivre ONPC,ruquier dont les chroniqueurs font un métier de la contradiction .Quel age vous avez? La’grande déconfiture planétaire’ de 1939 a été plus méchante que celle que jean yanne veut effacer avec la bombe. Le pessimisme dans le Chesterfield verre de whisky en main n’est pas attitude responsable .Réunir ses amis ? ,en politique si vous regardez ça n’est pas évident.En quoi le prix de kaurismaki à la berlinade gêne? Ce qui compte c’est le contenu et la forme .Le Soleil de Satan ou mabuse seraient mieux..ce choix n’est pas proposé.Nu?(et apres?) Le pilpoul peut y aller la journée .La sentence de ‘haver Phil a 10.03 sur taxi & Fuoco ,pas des grands films doit resonner ! La comparaison par contre ,witz. Fuoccomarre ,au moins valeur de témoignage.Tout est question d’offre.

JiBé dit: 14 mars 2017 à 14 h 02 min

Mais non, radioscopie. Phil garde l’espoir qu’un jour toute la vérité sera faite sur l’assassinat de l’éditeur Denoël.

Phil dit: 14 mars 2017 à 14 h 10 min

dear radioscopie, la revoyure du « Feu-follet » n’en épuise jamais le charme, on ne pourra pas en dire autant de tous ces films qui oscillent, bréhaignes, entre le documentaire et la fiction

Phil dit: 14 mars 2017 à 14 h 17 min

sur ce sujet, baroz, la réalité est plus forte que la fiction.
pour les réfugiés, que les cinéastes nous livrent des scènes comme celle d’un film de Ray, oublié le titre, de ce jeune homme errant parmi la multitude, magnifique vue panoramique, sans un mot

gilles dit: 14 mars 2017 à 14 h 21 min

Indeed J.d, ça rejoint la prescription apostolique ,nous sommes ok sur l’idée.Soit professer le catastrophisme vendeur ,soit laver la tête avec des billevesées . Deux attitudes qui font recette si vous avez des gosses .
Contourner je veux,mais comment? Les enfants peuvent apprendre le chinois si on ne leur apprend pas la solidarité hors spectacle ils ne savent rien.
Annelise vous vous êtes fait flinguer sur RDL par Resumons,vous êtes au courant ? Le Gus poignarde par derrière et s’enfuit trouillomètre à zéro. Vous devriez bannir ce genre de couard .

gilles dit: 14 mars 2017 à 14 h 25 min

Denoel c’est Jean Voilier ,harpie de paul valery qui avait commandité. Un scénario a la Pastor.Quid par contre de cette histoire d’ip barré chez Assouline? Puck serait le fauteur de trouble? Pas dégouté de se pointer figure enfarinée..

Sylvain dit: 14 mars 2017 à 16 h 34 min

Jean?Vous voulez dire jeanne voilier?

L’appât du greed selon Phil…quel film de ray?

Les jeuneots pas un critère .Nombreuses daubes.

radioscopie dit: 14 mars 2017 à 16 h 40 min

Phil, vous me rappelez cette amie, grande bourgeoise assumée et cinéphile, fatiguée de tous ces « films sociaux » qui lui gâtent la rétine.

Paul Edel dit: 14 mars 2017 à 17 h 30 min

un de mes flirts m’a entraîné voir tous les films de Kaurismaki, au quatrième, je suis rentré seul chez moi.

Phil dit: 14 mars 2017 à 17 h 37 min

certes radioscopie
je réajuste le boa pour vous répondre et vous fais un aveu, je pense préférer Ronet à Drieu. après son bel « Etat-civil », un peu de mal(le) à suivre Drieu dans ses Gilles.
le cinéma doit crever l’écran, Ivan le terrible ou Ripley Delon;
aucune fatalité, parfois il faut se faire un « film social » pour prendre le pouls et d’autres mauvaises raisons.
for example hier vu un film brésilien qui sortira demain sur la jeunesse de Rio d’aujourd’hui (blanche) (« tue-moi » en portugais Mata qqch) jeune réalisatrice, son premier film, visions horribles de jeunes (blancs) nantis dans ce brésil, bien resté « l’enfant monstrueux d’une petite vieille au Portugal ». pas mal, le soleil de rio était bien là, à cuire ces jeunes gens qui tournent le dos à leur bel océan dans une vie en ronds numérisés.
un autre film social, français, avait laissé un bon souvenir (sonore), « âge atomique » (à peu près) de Hélène Klotz.
sylvain, peut-être « La grande ville » ou l’adversaire ? en tout cas avec cet acteur encore jeune de Ray que l’on voit dans la plupart de ses films.

JiBé dit: 15 mars 2017 à 9 h 02 min

Parce que après quatre films de Kaurismaki, Paul, ce n’est plus un flirt, mais une love affair !

JiBé dit: 15 mars 2017 à 12 h 16 min

Il parait que Kaurismäki fait ses adieux au cinéma avec ce film. Je vais donc le découvrir en commençant par la fin !

Gilles dit: 15 mars 2017 à 14 h 59 min

Edel ,le cinéma reste une valeur sûre pour la love story.Les ados s’enhardissent dans le noir en se refilant le pop corn.
Et si c’avait été Lubitsch ?
L’ambiance acariens ,moins « romantic touch ».. Astucieux .Phil. Delon increvable dans tous ses rôles.Piscine,Rocco et cercle rouge .Il ne faudrait pas qu’il ouvre la bouche en dehors…

J.D dit: 15 mars 2017 à 15 h 52 min

Ma prière habituelle du matin .Cha harith ,je fais ma petite lecture RDC.Je vois que le chlimazel revient dans le débat, on ne peut pas empêcher le chien de faire ses besoins naturels dans le bac.Une pelletée de terre par dessus pour l’odeur .
Helena Klotz le nom dit quelque chose?Les amants cinéma , même personne ,Phil? Cinéma indépendant ,avec le père et la mère .
Le Lelouch sort aujourd’hui .Y vais sans illusion ; trop surchargé en vedettes.Il recycle.

Phil dit: 15 mars 2017 à 17 h 49 min

jeunesse atomique

Gilles, notez que Delon « l’ouvre » moins que Clooney et consorts dans l’affaire des réfugiés qui font pourtant pshitt comme les capsules nespresseuses. Caprio nous abreuve de ses partouzes entre deux charity galas et doit enfiler des postiches pour jouer hoover hughes. le glamour de nos années cinéma n’est pas aussi sexy que la mort de Valentino.

Delaporte dit: 15 mars 2017 à 21 h 06 min

Une suite à « Matrix » serait prévue. Hélas, Baudrillard ne sera plus là pour nous expliquer et inventer de quoi il retourne :

« Retour dans la matrice. Selon le « Hollywood Reporter », Warner Bros réfléchit sérieusement à faire revivre sa franchise « Matrix », même si rien n’est encore décidé quant à la nature du nouveau projet. »

JiBé dit: 15 mars 2017 à 22 h 23 min

Et bien elle avait bon goût votre copine, Paul Edel ! Vous êtes peut-être passé à coté de la plaque : le réalisateur et la fille ? Pour ma part, j’ai découvert un cinéaste et un ton original. Dans le genre avant-gardiste du cinéma de l’Europe de l’Est des années 60/70. Du faux réalisme à l’humour décalé. Un film à l’esthétique un peu glauque, sans pathos, qui donne à réfléchir, avec les bons paumés autochtones et vieillissant, d’un côté, et les méchants fachos de l’autre. De sorte que la tragédie n’est jamais tant tragique et la comédie ne prête pas toujours à sourire. Aucune obscénité humanitariste, comme je le craignais. L’obscène ici est entre le discours hypocrite des autorités, pour ne pas accueillir les pauvres immigrés, et les images sensationnalistes et catastrophiques diffusées par les médias en mal d’audience. Je verrai volontiers les autres films de Kaurismäki, à l’occasion d’une rétrospective…

JiBé dit: 16 mars 2017 à 11 h 37 min

« j’ai préféré celle qui m’a fait connaitre Lubitsch. »

Elle doit être sensiblement moins jeune, Paul !

Résumons..... dit: 16 mars 2017 à 11 h 57 min

Paul est adepte des vieux pots dans lesquels on fait, encore, de merveilleuses soupes : la technologie des anciens avait du bon.

Et puis Lubitsch, c’est tout de même pas Méliès.

Paul Edel dit: 16 mars 2017 à 12 h 02 min

Jibé, non, sensiblement ces deux femmes avaient sensiblement le même age mais l’une était « toute attachée » à Telerama, sa bible, son guid; et l’autre était une cinéphile adorant le noir et blanc les comédies et adorant Louise Brooks.

Paul Edel dit: 16 mars 2017 à 12 h 04 min

pardon pour les répétitions:une habitude que je prends avec mon chat et ma voisine de l’étage.

Sylvain dit: 16 mars 2017 à 12 h 28 min

Delaporte 21.06 Baudrillard sur Matrix:ha ouais! retrouvé la saveur en lisant Annelise (notre virginia Pepper Potts),sur marvel on Facebook.

Phil 14/03 a 17.37,merci du conseil.Ils datent de quand vos films?Repris la filmo de nicholas Ray sans trouver.

Bon souvenir de Johnny Guitarre.

J.D dit: 16 mars 2017 à 13 h 10 min

Mon cher Edel,si vous ne donnez pas plus d’arguments sur ce qui coince pour vous chez Kaurismaki,ce n’est pas très galant pour la dame…l’effort de jibé à 22.23 pour souligner qu’elle avait bon goût est méritoire . faites attention que les assos féministes ne vous tombent pas sur le rable après votre »Huppert en robe mouillée »? d’autres trouveraient ça érotique .ça dépend des dispositions .moi Mme Deneuve ne m’a jamais renversé ,je préfere Sanda.

Phil dit: 16 mars 2017 à 14 h 10 min

dear baroz, pour vous aider,
« Grave »: une jeune fille végétarienne vire cannibale et un tantinet lesbienne.
« 1.54″: un lycéen est harcelé par ses camarades. Tout le monde est blanc, surtout les oppresseurs et ça se passe au Canada.
comme vous j’hésite (après avoir entendu le réalisateur de « 1.54″ parler de son film sur franceradio sans parler une seule fois de la gaytitude de son lycéen).
Sylvain, le film de hélène Klotz doit dater de 2013/14. rêves de raves

JiBé dit: 16 mars 2017 à 14 h 23 min

Je vais commencer par « Grave », Phil, car on le donne à l’Odéon, où je dois aller rendre mon manuscrit, avec BàT, du « Goût du Portugal ». (Morand et Chardonne sont passés…)

Sylvain dit: 16 mars 2017 à 14 h 46 min

phil 14.10 je ne demandais pas pour LN klotz mais pour Ray.

Pas trouvé les films dont vous parlez dans sa filmo.

Phil dit: 16 mars 2017 à 14 h 50 min

fin années 60 pour « La grande ville » et 71 pour « L’adversaire », Sylvain
Protégez-bien votre bon à tirer, dear baroz, il faudrait pas que votre éditrice, Th Crémisi ?, se ravise au dernier moment

Gilles dit: 16 mars 2017 à 15 h 06 min

@Paul: « sensiblement » pour la voisine ou l’animal?La repet a du bon.
Jibé 11.38. Une rente!Une ville 0 déchets devrait prévoir le troc des DVD et circulation des bouquins ,ça coute cher . Perso ,on n’achète plus de places et on n’y va plus en fonction des récompenses ,Cesar ou prix. Trop déçus par la dégringolade q recouverte de com lénifiante . On écoute la radio ,zeste de revue spé ,style 7eme obs avant de lire ici un angle à parole singulière pour se décider.
‘Grave’,les potes de mon fils ,moyenne d’age 20 ans,trouvent badass AVANT de l’avoir vu !! Air du temps .Gros battage sur les evanouissements evacues en ambulance a NY, produit par la fiancée de Hollande ,ça sent son concours de celui qui pissera le plus loin.L’interview de la fille dans teleramuche se la raconte avec La mouche &Fémis .?Vus les extraits ça exploite surtout la recette sexe and blood loin de la profondeur de champ du père Cro? Elle parle des élections sur un ton de giscard qui fête la Noel.PBm: mamzelle Julie Gayet a-t-elle bon goût?

Sylvain dit: 16 mars 2017 à 15 h 28 min

Phil,pas mentionnés sur wiki.Ray,suis resté en surface.Johnny G et Rebel without a cause,pas tellement plus…

I go.Salut la compagnie.

Emmanuel dit: 16 mars 2017 à 16 h 30 min

..piske personne a l’air de comprendr lephrasé esseaimesse,jvé faire un effor;’grave’,tu mdiras Jibé?jvé yaller mais jvois ça d’ici.;,ya des petites lesbiennes?; Ha cé mignon.;bien gore en + ça va plaire .:; tu m’étonnes que ça like chez les 17/35ans;;Lever lpouce,plus facile qu’davoir un contact humain ou sex; .encore 1 truc décalé dematerialisé ki fait semblant de parler du corps.;comment on va se reveiller,c’est aut’chose.;selon rapport OMS ,les Français préferent regarder une vidéo ou porno alone que de faire l’amour.;repli généralisé;.la lutte l’est perdue d’avance?;.animal triste même avant le coit;

Emmanuel dit: 16 mars 2017 à 16 h 45 min

Même donald trumpette a esspliqué qu’il serait pas là sans twitter;ssafé réflechir(grave)!;

Roro dit: 16 mars 2017 à 17 h 58 min

Savants les commentaires d’initiés qui vont au ciné,chapeau, et trop déprimants les commentaires de la rdl ceux de l’ivrogne et du scato 2 pq ,et ça se croit beau et (supérieurement) intelligent les pauv tâches

Paul Edel dit: 16 mars 2017 à 19 h 06 min

Sur Kaurismaki.
Après Jb , je réponds à Jd.
Mais je vous préviens je ne répondrais pas aux suivants dans la liste alphabétique.
Donc, à une certaine époque je sortais avec une fille athlétique, grande marcheuse à la Simone de Beauvoir, randonneuse implacable. Sa tres belle pâleur irlandaise elle la soignait en achetant des crèmes hydratantes à des prix fabuleux . Elle traquait les grands mélos américains dans Pariscope.. Kaurismaki le finlandais était sa découverte, son dieu, son culte.. Comme elle sentait mes réticences sur l’histoire , et le contenu moral, elle me vantait ses qualités de dialoguiste « décalé » , son sens du décor construit avec des toiles cirées caca d’oie tombées d’un plafond ou des murs au minium(c’est ainsi qu’il reste figé dans mon souvenir) de bistrots cernés des couloirs improbables.
Elle essayait avec une constance émouvante de me faire aimer les fabuleux « blancs » de l’ironie kaurismakiennne..On sait en achetant son billet que les personnages vont être poursuivis par une succession navrante de malchance . »la petite marchande d’allumettes » et « sans famille »ne sontjamais loin. Ils évoluent dans un décor savamment déméublé ou trop vide comme si les chiffonniers d’Emmaüs étaient passés avant le cinéaste, laissant trois lampes de chevets aux abats jours cramés. Toujours les no mans land ,des quais, de l’eau trop bien glacée devant le vide du ciel, des culs de cargos rouillés, des nuits de suie, des impasses trop bien fissurées sous des éclairages de sodium, avec de régulières phosphorescences pour dilater les pupilles. Non.et non.
Les dialogues restaient pour moi des phrases surlignées , ou soulignées, quelque chose de chipé à des bouts de pièces radiophoniques teintées de réalisme socialiste.je finissais par m’en fiche complètement de ces âmes dostoïevskiennes désagrégées errant parmi des chorales Armée du Salut ou des terminaux portuaires aux couleurs boréales. Avec , derrière tout ça, une piété laborieuse.

Mon pire souvenir reste « Juha », en noir et blanc.. un paysan quasi muet, si je me souviens bien, finit par retrouver sa femme dans un bordel…
Plus tard, je suis retourné au cinéma. Je suivais avec joie les propositions cinéphiliques d’une petite brune piquante. Elle portait des cheveux tailladés tignasse, des grands yeux naïfs éblouis, un petit côté Giulietta Massina .Elle enfilait en toute saison, un manteau gris avec de gros boutons noirs carrés, des collants blancs, une paire de ballerines aux bords usés avec des petits rubans mal fichus. Elle aimait d’abord Lubitsch , et aussi les comédies italiennes avec le grand Alberto Sordi ou Toto le napolitain.. Sa poitrine rebondissait délicieusement quand elle riait.

Sylvain dit: 16 mars 2017 à 19 h 48 min

La fille qui marche,à terme plus caline paul!Sauf exception .la brune poitrine qui saute quand elle rit tient rarement la route.

J’aurais misé la pâleur intello.Feu sous la glace de ses filles.

JiBé dit: 16 mars 2017 à 21 h 29 min

ça c’est de la critique cinématographique de première bourre, Paul Edel !
Annelise n’a qu’à bien se tenir !!!

Eriksen dit: 17 mars 2017 à 0 h 04 min

Paul, votre brune piquante fait envie
On ne peut pas trop se tromper avec une femme qui aime d’abord Lubtisch.
Une sérénade à trois ne m’aurait pas déplu.

Résumons..... dit: 17 mars 2017 à 5 h 51 min

Quelle masse de crétins cinéphiles, ici, à dégoiser ces salades séchées en cave sombre !!! On se sent parmi les siens….

Jacques Chesnel dit: 17 mars 2017 à 10 h 27 min

Le cinéma et les flirts : c’était au Studio de Ursulines où on projetait pour la première fois le « Citizen Kane » de Welles (juillet 1946); j’avais eu envie de voir ce film avec un flirt qui espérait bien se faire bécoter et un peu peloter dans le noir comme on le faisait à cette époque ; mais j’ai été tellement sidéré et sctoché par le film dès le début que la pauvre fille est partie furieuse vers la moitié de la projection en me traitant de goujat

Jacques Chesnel dit: 17 mars 2017 à 10 h 34 min

Précision: dans A Twit’ Vitesse: le film « DJANGO » n’est pas un biopic mais relate un épisode particulier dans la vie du génial guitariste

Roro dit: 17 mars 2017 à 10 h 37 min

« un flirt qui espérait bien se faire bécoter et un peu peloter dans le noir (…) j’ai été tellement sidéré et sctoché par le film dès le début que la pauvre fille est partie furieuse vers la moitié de la projection en me traitant de goujat »

vous vous faites pas un film?

JiBé dit: 17 mars 2017 à 11 h 03 min

« Grave » c’est grave. Le sujet n’est pas nouveau et s’inspire allègrement de « Trouble Every Day » de Claire Denis avec Béatrice Dalle. Mais ici c’est plus abouti, et pour un premier film, la cinéaste est vachement douée. ça décoiffe ! Où l’on apprend que le cannibalisme est héréditaire ! Ici, le lesbianisme de l’héroïne n’est pas le sujet, Phil, ni le bizutage à l’école vétérinaire. Vierge et végétarienne, celle-ci découvre le plaisir de la chair et va y prendre goût : bonjour les dégâts…

Phil dit: 17 mars 2017 à 11 h 19 min

vous avez aimé, baroz ? il paraît qu’à nouillorque de bonnes âmes tombent dans les pommes.
Comme pour le film hongrois primé à la Berlinale, deux évacuations lors de la première.
je pensais tout de même que la cannibale était lesbienne, décevant.

JiBé dit: 17 mars 2017 à 12 h 11 min

Aimé ? Disons efficacement secoué, Phil. Ma voisine de rang est sortie au milieu de la séance, l’air excédée. Avait-elle compris que le pire était encore à venir ? Le fait que Julie Gayet soit coproductrice du film interroge, en effet, Gilles. Notre président a t-il été changé en chapon en cours de mandat ? Un coup de dent est si vite arrivée, comme pour le beau beur gay du film !

JiBé dit: 17 mars 2017 à 12 h 20 min

Et Annelise qui s’en lave les mains. Elle préfère nous parler des cinéastes du passif au lieu de nous parler du cinéma en train de se faire aujourd’hui !
Les critiques ne sont plus ce qu’ils étaient…

Gilles dit: 17 mars 2017 à 12 h 25 min

Jib: Vu hier le ducournau .merci surtout claire Denis !pas trop créatif. recette « marmiton » de l’horreur avec bons ingrédients generationnels .ca va cartonner comme intouchables.Unr secousse remplace l’autre.
Chenel on fait les fiers et puis ..Paul attend que la fille lui file la pêche au lieu du contraire!
Après mon divorce,travaux d’approche sur une qui me plaisait .Pas trop next door girl.Je n’étais pas prêt .Il ne s’est rien passé .Je l’ai deçue et c’était pas à cause de Kaurismaki aue j’avais le blues !il a bon dos le cinema.

JiBé dit: 17 mars 2017 à 12 h 26 min

Les personnages gays sont de plus en plus majoritaire au cinéma, Phil. Va falloir inventer un festival du film hétéro ?

Phil dit: 17 mars 2017 à 12 h 32 min

oui pas mal vu, baroz. des petits malins de producteurs ont compris le filon du marché. comme le mariage pour tous, le divorce va rapporter (mais pas aux mêmes). pas de festival hétéro mais un label d’origine, comme pour le jambon. les faux pédés jouent toujours mal.

Eriksen dit: 17 mars 2017 à 13 h 46 min

Suis sorti de « Grave » au bout d’une heure.
L’émasculation, je la trouve logique vue la première heure dans cette ambiance anti-mâle, anorexique, et cannibale.
Règlement de comptes avec l’humanité toute entière sur fond de dérèglement cérébral.
Bien sûr, cela n’a rien à voir avec le talent indéniable de Julie Ducorneau.

JiBé dit: 17 mars 2017 à 13 h 58 min

La soeur aînée de la jeune héroïne, qui a des faux-airs de Béatrice Dalle, tente de l’initier au morceau de choix que constitue la viande halal, Eriksen…

Phil dit: 17 mars 2017 à 16 h 33 min

Testrol es lelekrol (On Body and Soul) d’Ildiko Enyedi, Baroz, l’ours d’or (Kaurismaki était favori).
Le film se passe dans un abattoir, symbole de notre société (disent les critiques). A la première, deux tombages dans les pommes (deux jeunes hommes). rallume les lumières, évacue les deux bodies, reprise du film.

Sylvain dit: 17 mars 2017 à 16 h 51 min

« Des petits malins de prod ont flairé le filon ».(Tout ça malgré le talent de jul.ducourneau.)(…) »Va falloir bientôt ouvrir un festival hétéro. »

ça sent trop le filon.La fille a des blagues gothic aussi rock que Guillaume Canet.elle sait faire à part ça, bof.

.Je ne suis pas prés de voter pour laSarthe: la vegan vierge qui rêve de leur couper avec les dents…message matelassé comme la veste bleue.

Je suis resté jusqu’au bout par curiosité.

Gilles dit: 17 mars 2017 à 17 h 46 min

« Annelise s’en lave les mains et préfère nous parler des cinéastes du passé que du cinéma en train de se faire ».Jibé nous repique une crise envieuse .
Suis allé voir Loving,tramontane ,Christian mungiou ,Rachida brakmi après lecture des billets…
arrête de gonfler ,JB.pas parce que tu es en retraite que tu dois faire la loi auprès de la patronne .Range ta panoplie d’ancien combattant de la critique .j’enregistre ses articles pour relire ! Ca ne m’etait pas arrivé depuis tres tres longtemps.. en gros daney.Sois pas miso.Confond pas la place laissée aux contributeurs et la capacité d’Anne-Lise de tenir la boutique .Sinon c’est sympa de te lire.
Phil dit »les vieux faux pédés jouent toujours mal ».Qui ça?Mon tonton l’était ,un gars formidable,très classe envers les femmes .Elles l’adoraient et vice versa.Jean marais Berger ou galliene en heteros mieux?

JiBé dit: 17 mars 2017 à 17 h 58 min

Mais puisque Gallienne te dit qu’il n’est pas pédé, Gilles, faut-il qu’Annelise l’écrive ici pour que tu y crois ? Moi je pique et toi tu lèches, les deux font la paire et chacun sa manière.

JiBé dit: 17 mars 2017 à 18 h 03 min

Merci pour l’info, Phil. L’école vétérinaire de « Grave » ressemble plutôt à un abattoir ! On y trouve même des cadavres humains… Dangereuse la manière de faire de la soeur aînée pour se procurer de la viande fraîche au bord de la route !

JiBé dit: 17 mars 2017 à 18 h 07 min

Daney, jamais pu trop le lire, Gilles, Bory, dans l’Obs, oui, et Gérard Lefort à Libé, m’amusait plus…

Phil dit: 17 mars 2017 à 19 h 02 min

Gilles, ne me souviens pas d’un film où Berger joue l’hétéro. au moins du vivant de Visconti, verboten/interdit !

JiBé dit: 17 mars 2017 à 19 h 23 min

« Testrol es lelekrol (On Body and Soul) d’Ildiko Enyedi »

Mais est-ce que ce film est conforme à la demande du directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick, qui a souhaité privilégier des longs métrages « portés par l’optimisme et pleins d’humour », rendant hommage à la capacité des artistes de « répondre au renoncement», Phil ?

Sylvain dit: 17 mars 2017 à 19 h 26 min

« Moi je pique et toi tu leches »(Jibé).

Ta conception de la lèche est space,Jib!

Bory&Lefort.de l’influence de tes goûts sexuels?

je suis hetero et j’adore.(Plus libre que toi,donc…)

Dire qu’Annelise est un diamant critique n’a rien a voir avec la brosse a reluire.

JiBé dit: 17 mars 2017 à 19 h 31 min

Daney aussi était homo, Sylvain. Le dire une fois de temps en temps, certes, mais de façon systématique, ça fait retomber le soufflé !

Phil dit: 17 mars 2017 à 19 h 40 min

oui baroz, il y a dans ce film de belles scènes oniriques, rémissions qui sont le contrepoint de l’abattoir. Ce sont évidemment des mirages, delibab en hongrois. Probablement pas le genre de « Grave »..
les petits textes de Skorecki étaient bien bons aussi. qu’est-il devenu ?

Annelise dit: 17 mars 2017 à 21 h 38 min

Qui est-ce d’abord, Daney?(oh,ça va..si on ne peut plus plaisanter..)
Maintenant que tout le monde a bien débattu de ses goûts sexuels, de la polarité intime des uns et des autres, que j’ai avoué que j’aime plutot bcp Lefort , Daney, Bory .(.Lefort,bel homme, bien habillé…faux dur sans gnangnan… affleure dans « les Amygdales » une dimension secrète acérée séduisante.. charme auquel je suis sensible …sa façon de raconter comment Blandine Jeanson le rattrape dans la rue car il a oublié de signer le papier dit quelle passion libre présidait à sa manière de voir les films..) Ah si seulement..bref . Suis sur tout petit écran de téléphone, dans l’avion ,si vous voulez tout savoir, et vais faire comme Paul, répondre en décalé.. Jibé, vous êtes bien bon, mais je ne suis pas pendue au tableau RdC toute la sainte journée. . Vous m’excuserez d’avoir des activités en parallèle, de ne pas réagir systématiquement au coup de sonnette… Piquez, houspillez si vous voulez, mais rappelez vous que le Miura ne supporte pas toujours stoïquement la banderille. S’il s’énerve et embroche le danseur en véronique et collant il ne faut pas venir se plaindre, « it s his character » dirait Neil Jordan…ça se termine en taxi, Brett jetée contre Jake. Le soleil se leve aussi, ils auraient pu être heureux ensemble .. ma sainte horreur de la corrida dans les faits ne vous sauvera pas à tous coups. Phil sur l’abattoir de l’Ours d’or, ses assertions farceuses et pertinentes sur Helmut sous contrat Visconti ou vous sur Grave, j’accueille à bras ouverts. .Le blog est fait pour ça.
Paul sur Kaurismaki pour tester les jeunes femmes en ballerines usées , délicieux à lire… Pourquoi aurais-je à « bien me tenir »? Votre mise en concurrence est bizarre. C’est en voulant imiter l’hippopotame dans la nage que le coq se noie, parole de Ouaga. La chronique erdélienne de Juha, « Un paysan muet qui retrouve sa femme dans un bordel »… Résumé succinct mais rejouissant! …sur les maisons closes, je ne viens pas vous parler de ma préférence pour Mizoguchi.. pas le sujet ici. Quand même, pour l’amour du débat.. Muet, le paysan ne peut pas se plaindre – et il retrouve sa femme ! Si ça ne s’appelle pas une happy end? Être exigeant oui mais quel curseur?
L’hôtesse me fait les gros yeux et me dit d’éteindre

Emmanuel dit: 17 mars 2017 à 21 h 50 min

« L’émasculation ,dans cette ambiance anti mâle »..à quoi revent les jeunes femmes cinéastes?
elles stirent la bourre pour faire encore +gore,,ericsen;Pas en descendant lpantalon a la mi-temps pour montrer léfesses en regardant lrugby ksa fera avancer le smilblic? ni l’escalad à Berlin,phil.;mainant le spectateur regard des horreurs & le cinéast croit que cé lseul moyen de lui en toucher une;apres il srend compte klautre elle a pas bougé.,?;il rajoute une couche;céssanfin;!.;Angelina mange plu kdé mashmallow avé dlalcool pour ruiner Brad;
Tou dépend si la femme elle a bon fond,?;ssu lplan médical,les anorexics ont des capacités ssessuelles supérieures a la moyenne..fo lsavoir;(la femme quand elle slibere &décidé de sdonner cétré fort;)Demande à Cheune Connery .Mamie il la dévore du regard ;Julia ducournau ,la revulsion de Grave lépafute-fufute.;populisme djeune..;apré Dujardin a l’oscar,élfilm vaupa granchose.;on s’habitue mé kaméme..;

Eriksen dit: 17 mars 2017 à 22 h 49 min

si capacité sexuelle s’entend en terme de performance, alors peut-être avez-vous raison. Mais cette capacité-là me semble le paravent d’une incapacité.

Annelise dit: 18 mars 2017 à 8 h 54 min

Visiblement pimpant à 0h51 Jibé?..ça promet. Principe d’une critique de type collégial . Billet central, on en parle et les notules de vous tous donnent du grain à moudre sur l’actu complémentaire des sorties en transversal. Tout le monde y gagne. Le film de James Gray parmi mes favoris
L’hippo, animal du tonnerre… Dans l’Ancien Testament, l’autre nom est « Béhémot »…si vous avez lu Boulgakov vs savez combien il est lui même taquin

Annelise dit: 18 mars 2017 à 9 h 01 min

..dans le roman néanmoins il apparaît en chat (moins encombrant?), Woland en caniche… Le type de texte inadaptable pour moi à l’écran. Néanmoins il y a eu tentative.. Enfin.. je disais ça d’Edith Warthon, « Le temps de l’innocence » m’a fait me raviser. Bon we cinématographique .

Phil dit: 18 mars 2017 à 9 h 49 min

Cheune Connery dévore Marnie, Emmanuel, avec les yeux du gros pervers Hitchcock qui part en retraite. les mogouls du cinéma se lâchaient sur le tard, Fritz Lang à tout mis dans son dernier Mabuse, des nazis indestructibles aux stupides amerloques renaissants.
Bien jeune et grave, la réalisatrice de « Grave ».

Annelise dit: 18 mars 2017 à 10 h 01 min

9h49 « les yeux du gros pervers Hitchcock »..quel sens du raccourci, Phil…pas parce qu’il envoyait des petits cercueils à Mélanie Griffith avec des effigies de sa mère Tippi qu’il faut aussi vite conclure. Ne soyons pas mvaise langue
Qui se lance pour The lost city of Z ? Il est frais mon James Gray..

Phil dit: 18 mars 2017 à 10 h 11 min

la mauvaise langue est aussi nécessaire au cinéma que le mauvais genre, Annelise. la cinéphilie connait son extase dans le giallo.

Annelise dit: 18 mars 2017 à 10 h 29 min

Oui oui..en total look, le tailleur rose emperlousé, earl 50 nuances à la main, passé le premier kitch exultant fait vite Barbara Cartland. Tailler le fugu en carpaccio sans que le venin empoisonne, tt un art

Phil dit: 18 mars 2017 à 11 h 37 min

Tailler le fugu en carpaccio sans que le venin empoisonne, tt un art

excellente définition du giallo, Annelise, je « bis »

Phil dit: 18 mars 2017 à 20 h 39 min

Joan Bennett dans « le secret derrière la porte » (sorte de Rebecca) de Fritz Lang jouera aussi son dernier rôle en 1977 dans un film de..Dario Argento (admirateur de F. Lang).

Loicdeangelis dit: 18 mars 2017 à 20 h 40 min

Bonsoir Annelise,
Bon déjà, ceux qui s attendent a voir une atmosphère a la Joseph Conrad ( Brando dans Apocaypse Now,Lord Jim avec Peter O’Toole) ou encore l homme qui voulait être Roi avec Sean Connery et Michael Caine,l Adieu au Roi de Pierre S adapte par John Milius avec Nick Nolte) vont être déçus…ceux qui se délectent des Aventuriers de l arche perdue( la scene de la boule de pierre et les pièges dans la pyramide aztèque) aussi….et le Loic qui s attendait a un Fitzcaraldo(le magique Klaus Kinski( qui remplaça au pied leve Mick Jaeger trop effraye par les zanzanes)) ou même l empreinte du serpent le film brésilien ..un peu aussi….Le film de Grave est un meli melo esthétique parfois très bien,parfois gênant…Le début du film avec la chasse au daim ,remake en 1906 du formidable Deer Hunter de Cimino avec Bob De Niro fabuleux,est complètement plate et ennuyeuse..C ‘en est incroyable ! ok le grain est beau..tout le film est vert( on pense a Malick)..Le Major Fawcett(puis colonel) s est fait 3 aller-retours(en fait il n y a pas eu de retour au 3ème) n est pas très sympa,pas très brillant,pas de charme,..mais bon ce n est pas si grave..sa femme (Siena Miller)est épatante ..on pense a la femme de James Cook qui attendait en permanence son mari ou Penelope(pas celle de Sable sur Sarthe) celle qui attendait Ulysse.C est elle,la vraie héroïne de James Gray.’J oubliais la scene de l opera (clin d œil a Werner Herzog)est nullissime…Curieusement malgré mes cartons jaunes, le film ne mérite pas le rouge…Pourquoi, ?..il est dans l esprit de Claude Lévy-Strauss..et ça me plait énormément..L ethnologue Francais était sur place en 1935-1936..l approche des Indiens est similaire chez James Gray..De l humanité dans une forêt Amazonienne(sans moustiques(un vrai challenge!),un serpent,3 piranhas) …En fait,j aurais préfère Tristes Tropiques comme titre..

JiBé dit: 19 mars 2017 à 0 h 12 min

James Gray c’est un grand peintre Pompier cinématographique contemporain. J’aime bien, sans passion, et à petite dose. Celui-ci est plus réussi que le précédent avec Marion Cotillard en Immigrante…

« 1 : 54″, gentil, sans plus, plutôt moins !

JiBé dit: 19 mars 2017 à 8 h 53 min

Oui, après le brillant démontage de Kaurismäki par Paul Edel, celui de James Gray par Loïc des Anges. A part que je lui trouve beaucoup de charme au Major Fawcett, moi ! D’ailleurs, les indigènes ont eut l’air de le trouver à leur goût et ont dû le passer à la casserole avec son fils…

Chess dit: 19 mars 2017 à 16 h 10 min

Si Chuck Berry est peut-être monté au ciel, son légendaire « Johnny B. Goode » l’y a précédé. C’est le seul morceau de musique rock gravé sur le disque d’or emporté par les sondes Voyager I et II avec d’autres trésors de l’Humanité dans l’espoir qu’ils puissent être décryptés par des extra-terrestres. Elles volent aujourd’hui toutes deux en-dehors du système solaire.

http://info.arte.tv/fr/afp/actualites/chuck-berry-pere-fondateur-du-rock-est-mort

Phil dit: 19 mars 2017 à 17 h 37 min

avec un peu de chance les estraterrestres vont écouter le disc et googler « johnny » et c’est le jonny à nous qui va s’en payer une tranche jusque derrière le système solaire.

Annelise dit: 19 mars 2017 à 19 h 23 min

Ah..nous allons parler de James Gray ou d’autres sorties en effet grâce à nos désormais fameux « billets dans le billet ». Je veux bien ouvrir le débat sur « Grave  » ou autre (film de Julia Ducournau que par exception je ne suis pas allée voir, alors que les films de genre m’intéressent, svt à leur manière ils st très parlants – celui-là j’ai eu l’intuition que je repartirai sur une civière, ce qui n’est ni un critère de qualité le concernant ni une réserve fondamentale de ma part à son égard, n’illustrant là que ma propre résistance ou absence de, mes propres affinités et/ou prolongements imaginatifs sur le thème..) Viens de m’apercevoir que la prochaine chronique dont j’avais calculé l’édition d’ici 2 jours sort en fait le 29 mars. Loupé..zut.. n’hésitez pas à apporter en attendant la jonction des mets à la table de l’auberge espagnole erdécienne où ns prenons ensemble le repas. Ayant pris quelque avance sur la question des films visionnés (Phil aussi, j’ai noté ça ou c’est une impression?), je participerai avec vs aux débats qui arrivent sur le tapis

Annelise dit: 19 mars 2017 à 19 h 27 min

Johnny, Phil, un ami sur le tournage de Claude Lelouch l’a trouvé bien fatigué. Qu’on le veuille ou pas, monument historique. Moins crédible lorsqu’il daube Feu chatterton ! ou Cantat en expliquant qu’ils n’ont rien compris au rock, lui seul détient les clés de l’orthodoxie sanctifiée. Cela fait partie du personnage, à la fs. L’opus de Claude Lelouch pas mon préféré

J.D dit: 19 mars 2017 à 19 h 33 min

Lelouch,naufrage Phil! Smet allume moins le feu qu’avec Jean-Philippe .Une ou deux scènes amusantes ,sorti de là ,rien .Lyane foly ne vaut pas Nicole croisille .Annelise, a propos d’Argento :je ne m’étais pas aperçu que vous aviez le plumage de cristal,Feygele? Le maitre romain fait courir malgré l’age avancé et un dracula catastrophique .il n’aime pas qu’on fasse des remake de ses films .MmeE Denis est satisfaite du film de la jeune J.ducournau ?gore cannibale sans pudeur ni invention .Elle filme bien .les jeunes sortent excités d’etre dégoûtés comme ça ,grand bien leur fasse ! Pendant ce temps ils ne pensent à rien de dérangeant .Un cinéma complaisant ,a part les détails organiques .Sorti avant la fin .la demoiselle aurait dû faire des études de médecine si ça la tracasse au lieu de se maquiller punk avec x.années de retard .L’adoubement du babelous Cronenberg ,de meme niveau que la comparaison d’Enard avec Balzac.Havdala: distinguer le saint du profane .,Des Anges ,si je comprends J.Gray vous a plu ?j’hésite encore .Le casting des animaux avec la reglementation ne doit pas être une affaire joyeuse .Fawcett n’avait pas contracté une assurance contre les moustiques et le paludisme .la production n’aura pas voulu prendre le risque?.

Loicdeangelis dit: 19 mars 2017 à 20 h 05 min

JD 19h33..j ai adore la chute de votre intervention..Le film est visible..en revanche dans 6 mois,dépenser 18€ a la fnac..impossible.Et un deuxième visionnage dans votre médiathèque préférée impossible aussi…en revanche,Apocalypse Now,l adieu au roi,lord jim,l étreinte du serpent,Fitzcaraldo,l homme qui voulait être roi,les aventuriers de l arche perdue,…méritent toujours une projection avec un gin Tonic ou plusieurs..

Phil dit: 19 mars 2017 à 22 h 26 min

masque et plume, par la voix de D. Heymann, nous a dit son admiration du jeu à johnny dans ce dernier Lelouch, pourquoi pas, le monument vacille, voir un homme tomber peut émouvoir. Lelouch par nos gros temps de disette c’est beaucoup d’argent pour autant de vent, mais il y a des films qu’il faut voir avec plaisir quand on est riche et pas encore célèbre, Lelouch en a fait de cette sorte.

loicdeangelis dit: 20 mars 2017 à 10 h 40 min

ANNELISE.avez vous vu L étreinte du serpent de Ciro Guerra..bien plus intense que James G..non? Le chaman Karamakate dégage une force et Evans l ethnobotaniste américain qui recherche la yakruna (plante sacree) est fantastique..la recherche d un paradis perdu bien plus fort que celui du colonel Fawcett..

Eriksen dit: 20 mars 2017 à 12 h 20 min

L’autre coté.
C’est souvent un plaisir d’aller voir le nouveau film d’un cinéaste que l’on déteste. Non pas pour affuter ses armes contre un quelconque ennemi préféré, mais parce que les bonnes surprises dont on est victime sont souvent les meilleures. Le Havre m’avait semblé une confrontation de personnages stéréotypés en mode binaire, avec d’un côté le clandestin (enfant, victime, éduqué, intelligent, honnête et tenace), l’ex-sans-papier (intégré, discret, solidaire), le peuple (pauvre, convivial, solidaire, affectueux et courageux), et de l’autre côté un salaud (délateur, espion, collabo). Cet absence de flou m’horripile toujours (Non mais halo quoi ! ).
Si parmi les films de Kaurismaki, Le Havre sonnait particulièrement faux pour moi, c’est peut-être parce qu’il était en français, ce qui dérogeait suicidairement à l’exotisme des contrées lointaines. Car le finlandais est profondément exotique… Vu d’ici, ces pays nordiques où les ministres démissionnent pour un contrôle routier à 0,2 g d’alcool ou pour une barre de Toblerone payée sur le compte du contribuable, sont un « autre côté » inimaginable.
L’autre « Autre côté » qui frappe, tient à la sobriété de jeu sur la scène-monde dont parlait Shakespeare*. Le film débute par une rupture de couple qui tient en un geste : des clefs posées sur une table avec une alliance. Tout le film est à l’avenant. Kaurismaki décape les hommes de l’expression de leurs affects. Tant le langage des mots que celui des corps sont invisible et inaudible. Le langage ne passe plus que par les actes, qui s’accumulent pour former le lien. Comme pour l’amour, seules les preuves comptent, et les mots n’en sont pas.
Effrayant non ?
Par l’éthique et le sous-jeu, l’exotisme nordique perturbe notre histrionisme romantique, plein d’absolus, d’espoirs et de foi en l’homme. Chez Kaurismaki, cette foi existe mais elle est nue. A l’inverse, la foi française fait penser aux habits neufs de l’empereur (écrit par Andersen…).
En contrepoint aux actes, Kaurismaki nous montre aussi du théâtre, par exemple quand la femme jette l’alliance dans le cendrier pour y écraser sa cigarette. Bien plus tard, elle arbore l’alliance en pendentif autour de son cou. Le théâtre était de son côté, l’acte de celui l’homme… mais la même scène aurait pu donner l’inverse, si l’homme était rentré la queue entre les jambes au bout de 2 heures et qu’elle n’avait pas ouvert en glissant sous la porte l’alliance dans une enveloppe. Ainsi les actes peuvent être aussi théâtre… et c’est la constance qui fait l’acte.
A raboter ainsi tout ce qui fait langage sans acte, Kaurismaki touche a ce qui est pour lui le noyau dur de la nature humaine, une sorte de solidarité irrépressible. Le même noyau qui nous fait crier Fraternité, mais enrobé de romantisme et de méthode Coué. Mais les choses n’arrivent pas nécessairement à force de faire semblant, voire même n’arrivent pas du tout quand on projette sur le présent ses idées d’avenir comme si elles étaient déjà effectives. Cela crée des bulles d’humanité, tout aussi délétère que les bulles financières quand elles explosent.
Il faut écouter un Kaurismaki anesthésié par l’alcool, interviewé sur France Inter par une Laure Adler conquise et embarrassée, pour saisir la part d’absolu dans ce Bukowski sous bromure.
Le nostalgo-marxisme du Havre m’avait gêné comme un vieux rêve doucereux dont on tapisse ses fenêtres pour ne pas voir au dehors. Ici son noyau d’humanité brut entre en résonnance avec les études scientifiques qui démontrent l’existence d’une conscience de l’injustice et de la solidarité chez les singes, alors pourquoi pas chez l’homme…
Bon, mais point trop n’en faut, ne soyons pas absolutiste : je ne montrais pas plus haut que le Danemark. J’aime sa pourriture mal définie.

*“All the world is a stage,
And all the men and women merely players;
They have their exits and their entrances,
And one man in his time plays many parts”

Annelise dit: 20 mars 2017 à 12 h 34 min

Loïc, je crois que j’avais même fait un billet dessus..un des premiers il me semble. Votre vue circonstanciée sur Gray, Coppola au Marlon au coeur des ténèbres, Connery « Cheune » comme l’appelle Emmanuel et Kipling (merci au passage de tendre à être plus lisible, idem Jidé auquel je voudrais demander s’il veut bien de traduire, lorsqu’il met des expressions yiddish, afin que ns puissions saisir le sens..)Marion Cotillard ne lui avait pas réussi et vice versa c’est certain..ds celui-là il reprend du poil de gorilles ds la brume..ce qui m’intéresse chez Gray c’est par exemple le rapport induit à la famille..le nom entaché par le père, l’atmosphère aristocratique comme il faut ms ds laquelle Fawcett ne se retrouve plus.. cet écartelement qui le taraude entre aventurier de la cité perdue et un personnage engoncé..sa quête obsessionnelle d’une concorde intime autour de ça.. »pompier » Jibé ? Classicisme, en tt cas..ms je marche assez.. ampleur et émotion..même si je préfère ds mon souvenir le noir &bl de Guerra, avec les papillons, la paroi aux graffitis ? Des scènes pas mal, ici..la voyante avant la bataille de la Somme, le fondu plongeant ds la jungle puis les yeux bandés sur le lit, le fils rejeté..la jungle de la serre humide à la fin..
J.D 19h33 voilà Julie Ducournau habillée pour l’hiver chez feu Alexander mcQ..n’ayant pas vu le film je ne me prononce pas
En revanche votre phrase « gore cannibale sans pudeur ni invention .Elle filme bien .les jeunes sortent excités d’etre dégoûtés comme ça ,grand bien leur fasse ! Pendant ce temps ils ne pensent à rien de dérangeant » m’intéresse pour la notion de « gore sans pudeur », qui m’intrigue ms ds laquelle j’entrevois du sens, et sur le côté cathartique. .on en reparlera
Phil, Mlle Heymann a des fidélités qui l’honorent.. Je conçois ça tb et si ça ne me fera js dire du bien d’un truc nul, ça me conduit parfs à passer mon chemin plutôt que de sortir le cran d’arrêt. D’accord avec la conclusion de 22h26..puis qd il apparaît au balcon comme Moïse serrant contre lui les tables de la Loi ou que Tiatia vient s’enquérir, il y a une contre utilisation du cliché tellement attendu qu’il en devient drôle, plus manipulateur qu’il n’y paraît. Je continue d’avoir un pb avec Jean Dujardin, ça se résoudra peut-être un jour, pour le moment je patine
Eriksen pas le temps de lire tt de suite votre Kaurismäki apparu il y a 10mn, voyons comment vs aurez vu ça..à vs lire asap

Annelise dit: 20 mars 2017 à 12 h 36 min

« tendre à être plus lisible » : je parle d’Emmanuel, Loic des Angelis (il a tendance à sauter des voyelles ce qui ne facilite pas la lecture)

Annelise dit: 20 mars 2017 à 12 h 39 min

Je lis du coin de l’oeil chez Ericksen avant de quitter : « un Kaurismaki anesthésié par l’alcool, interviewé sur France Inter par une Laure Adler conquise et embarrassée, pour saisir la part d’absolu dans ce Bukowski sous bromure. »

..de la verve chez le Danois pour parler du Finlandais

JiBé dit: 20 mars 2017 à 12 h 55 min

Dans son dernier film, Kaurismaki applique la même grille ou la même recette, Eriksen. Tout le monde est gentil et solidaire, sauf les jeunes nazis !

JiBé dit: 20 mars 2017 à 13 h 06 min

On devrait peut-être conseiller à Paul Edel d’aller voir ce film avec un nouveau flirt, Eriksen ? Annelise est toute recommandée !

loicdeangelis dit: 20 mars 2017 à 13 h 16 min

Il ne se reconnait pas dans ce monde aristocratique mais le colonel Fawcett frappe son fils et prefere son aide de camp a sa famille non?

loicdeangelis dit: 20 mars 2017 à 13 h 24 min

L aide ne participera pas a la 3 eme expedition pour cause de mariage et de bebe…Fawcett effondre..

Eriksen dit: 20 mars 2017 à 14 h 43 min

« Dans son dernier film, Kaurismaki applique la même grille ou la même recette, Eriksen. Tout le monde est gentil et solidaire, sauf les jeunes nazis ! »
Même grille oui, mais pas tout à fait la même recette que Le Havre. Son militantisme est plus humble.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 15 h 46 min

« Son militantisme est plus humble. »

Son refrain, ici, entonne : « Dans le monde mondialisé, donnez-vous tous la main ! »
Est-ce différent dans le « Havre » ?

Annelise dit: 20 mars 2017 à 15 h 58 min

14.43 oui .. Eriksen  » le peuple, bon, solidaire et convivial »… » Le clandestin, victime »
Comment? Ce n’est pas comme ça?On m’aurait menti?
Quid sur « Grave »&ce qu’en dit J.D?
Jibé la poitrine tressautante devant Lubitsch, vs avez bon.. ms irrémédiablement blonde.. et jamais vs ne me ferez porter des collants blancs en dehors des heures de repet à la danse. A moins que?Si c’est pour la veste edelienne tilleul on verra
Fawcett l’allusion Laurence, anyways transparente, non? Belle scène après la Somme avec le fils renié

JiBé dit: 20 mars 2017 à 16 h 03 min

Le mariage de Fawcett et de sa femme, l’amour réciproque trop parfait dans leur couple, cache en fait une fuite à répétions du mari, un divorce permanent, avec la bénédiction de son épouse…

Eriksen dit: 20 mars 2017 à 16 h 03 min

A Jibé: un peu. Dans le Havre le héros s’appelait Marx et le film finissait sur une image de cerisier en fleur… un espoir nostalgique confit et théâtral, d’autant plus qu’il se passait en France et qu’il était joué par des français.
Quelque chose a changé dans le dernier, l’espoir n’a plus court. « Tout le malheur des hommes vient de l’espérance. » disait Camus. C’est peut-être cela l’ »autre coté de l’espoir » selon K.
Et, il reste quelque chose…

JiBé dit: 20 mars 2017 à 16 h 14 min

L’espoir n’est plus coté, nous dit-il, Eriksen ? Ce qui expliquerait qu’il ait annoncé d’avoir signé ici son dernier film ? Entre Paul et Annelise ce ne sera(it) le flirt que d’un seul film : le remake de Brève rencontre !

JiBé dit: 20 mars 2017 à 16 h 37 min

Il faut voir le film en toute théâtralité, Eiksen. Beau travail de mise en scène et en images de la cinéaste. Sans parler du jeu des comédiens qui en prennent plein la gueule, tout particulièrement les deux soeurs !
C’est éprouvant pour tous le monde et ça devient de plus en plus rare au cinéma. Annelise se défausse sur ce coup et c’est à la limite de la faute professionnelle…

Annelise dit: 20 mars 2017 à 16 h 46 min

Sans faire l’avocat du diable(il en a rarement besoin), le « it´s stinks » sur Grave de 16h17 ça peut être une q, pour un film de genre qui met l’organique au centre? Ou vous ne l’entendez pas comme ça?.. Cela m’évoque l’histoire des pastilles à gratter qui libéraient des odeurs…données sur cartelette pour accompagner un film expérimental…mon camarade nez et moi fascinés par le principe, l’intitulé & les applications.. »bouche d’égout », « lisier en campagne »… »pluie sur herbe fraîche »..pour le dernier j’invente
Cronenberg j’y vais, je reste alors que ça m’est t difficile svt… La mouche est un film tres romantique à sa façon, dont il me reste des choses puissantes. Quelles différences y voyez-vs, ceux qui ont vu le film de Julia D?

Annelise dit: 20 mars 2017 à 16 h 53 min

« Éprouvant » n’est pas une q en soi. Comme le fait qu’un film défende une idée généreuse ou positive ne l’est pas non plus. C’est ds cette petite confusion que je vs adresse la question.., cet intervalle fin contient tte la différence

JiBé dit: 20 mars 2017 à 16 h 56 min

Non, ça n’a rien à voir avec « la Mouche », Annelise. Je ne saurais pas vraiment dire à quel genre de film se rattache « Grave » ? Ce n’est ni réaliste ni franchement fantastique. Et pas plus un film d’horreur. ça a plus à voir avec la tragédie, le mythe, les tabous…

JiBé dit: 20 mars 2017 à 17 h 00 min

J’ai vu le film à odeur, Annelise. C’était avec Divine et on avait le choix aussi de sentir ses flatulences : je crois bien que j’avais gratté sur la pastille !

Eriksen dit: 20 mars 2017 à 17 h 01 min

Je suis large dans la remise en cause, mais on ne peut l’être de manière absolue.
Le cannibalisme ne me dégoute même pas… je mangerais probablement de la chair humaine si nécessaire. Un petit Jibé roti… hummm !
Grave se complet dans une misanthropie hystérique, et construit une bestialité cérébrale élaborée, comme si l’animal humain était totalement mauvais par nature et que son cerveau lui permettait de passer à la puissance 2 ou 3. Complaisance morbide et haine de soi.
La complaisance ne pose jamais de question pertinente. ça divertit certains et tant mieux pour eux, mais n’y trouvant ni plaisir ni question, je ne vois pas de raison d’y rester.

Eriksen dit: 20 mars 2017 à 17 h 04 min

« Annelise dit: 20 mars 2017 à 16 h 53 min
« Éprouvant » n’est pas une q en soi. Comme le fait qu’un film défende une idée généreuse ou positive ne l’est pas non plus. C’est ds cette petite confusion que je vs adresse la question.., cet intervalle fin contient tte la différence »
+++ Il n’y a justement pas de question dans Grave, que des réponses !

JiBé dit: 20 mars 2017 à 17 h 12 min

« Un petit Jibé roti… hummm ! »

Je te recommanderais un morceau dans la fesse, Eriksen, ferme et tendre à la fois…

« comme si l’animal humain était totalement mauvais par nature »

C’est vrai que les scènes de bizutage ne laissent guère d’illusion sur la nature humaine et ses codes d’intégration. Et que dire de la notion de famille, qui vole en éclat à la toute fin du film ? As-tu remarqué le bec de lièvre du père : une très vieille marque d’affection de sa chère et tendre épouse…

JiBé dit: 20 mars 2017 à 17 h 26 min

Si le film de James Gray aurait pu être titré « Tristes tropiques », celui de Julia D. ce serait plutôt « Les nouvelles Amazones ont bon appétit », pour le genre, le film est plus prés du porno…

Annelise dit: 20 mars 2017 à 19 h 36 min

Je reviens une mn sur le 16h37 de Jibé arguant que « je me défausse » sur ce coup en n’allant pas voir Grave…en rien de la moraline..mon rapport à la chair et au sang est peut-être justement bcp plus étroit, immédiat et dans l’organique que vs ne pourriez le penser. Et j’ai bcp d’imagination supplétive.. trop pour supporter une démo qui chasse sur des terres pas si explorées que ça pour elle (Julia D) et pour moi si? En temps de guerre, vs savez que les corridas étaient suspendues ? Le petit enseignement qu’il y a à en tirer : aucune envie d’un jeu symbolique sur la mort et l’érotisme qd ds le concret on risque d’y être affronté de plein fouet… ms je n’empêche personne d’y aller, ce que vs en rapportez m’intéresse et je me lève pour Cronenberg

JiBé dit: 20 mars 2017 à 19 h 41 min

Mais sans être une sorcière, vous savez que vous restez notre bien aimée, Annelise. Je retire le mot « défausser » et m’agenouille bien bas devant vous en sollicitant votre généreux pardon !

Delaporte dit: 20 mars 2017 à 19 h 46 min

« Grave », d’après ce que vous dites, est un film qu’aurait aimé Georges Bataille. Mais est-ce 100 % sérieux, ou cela vire-t-il au grand-guignol ? C’est ce qui me fait hésiter. Je me méfie des films américains.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 20 h 13 min

Non, Delaporte, ça ne vire pas au grand guignol, ni au petit, c’est plutôt réaliste et humain. C’est là le hic, qui fait que ce n’est plus tout à fait un film de genre, plutôt un film d’auteur…

Annelise dit: 20 mars 2017 à 21 h 00 min

Jibé te absolvo volontiers, mais pas trop… ça n’en sera que meilleur
Delaporte Bataille non je ne crois pas…le ciel est bleu, la dépense c’est autre chose, et la masturbation devant dépouille qd papa en fauteuil haranguait le docteur en le soupçonnant de (…) la mère adorée, l’oeil de Granero signent un tt autre trouble, une tt autre signification ds le rapport au corps, à l’excès, à la générosité et tentative de conversion vers la créa. Un amour de l’humanité manifeste qd il tente de sortir Violette de sa condition… du bordel à l’église, il n’y a que le pas du croyant rejoint et enfin baigné par l’affect

Sylvain dit: 20 mars 2017 à 21 h 06 min

Grave:haine de soi,pas ça le gênant.Ca vaut surtout par le buzz.Caution à la rebelle trentenaire punk fringues Vanessa Bruno.

La fille ,tu sens que d’apres elle,elle a pondu l’oeuf du siècle.

Le film va aux US.l’amerique de trump le vaut bien comme ça? Lourd comme ça devient obligé on dirait.

Quand elle vomit du cheveu par contre c’est bien.

Annelise dit: 20 mars 2017 à 21 h 08 min

Bataille, c’est l’horreur avérée du corps paternel écoeurant, avec peut-être des gestes déplacés fantasmés ou réels. Il faut voir quelles montagnes souterraines ça déplace sur l’érotisme que des images de cette violence et de cette complexité sur un cerveau un peu élaboré..surprise du chef difficile à parodier

Annelise dit: 20 mars 2017 à 21 h 11 min

« Elle vomit du cheveu » Sylvain? C’est bien observé, au moins… mangeriez-vs une volaille non plumée sans dommage?

JiBé dit: 20 mars 2017 à 22 h 00 min

« Elle vomit du cheveu » Sylvain? C’est bien observé

Le plan est long et particulièrement dégueulasse, Annelise. On ne peut pas la manquer… Il faut dire qu’alors, l’héroïne est la proie d’une terrible fringale : elle va manger ensuite le doigt de sa soeur, qu’elle a tailladé par inadvertance !

Eriksen dit: 21 mars 2017 à 1 h 14 min

pour les vomir il faut d’abord les manger. La trichophagie. Une belle pathologie psychiatrique de plus au tableau

Delaporte dit: 21 mars 2017 à 3 h 15 min

« Delaporte Bataille non je ne crois pas »

Je pensais à la fascination de Bataille, si je me le rappelle bien, pour les photos qui montraient un supplicié se faire enlever petit à petit ses bouts de chair. Et donc à la manière dont Bataille considérait la « viande », qui est toute une conception de l’homme avec son corps. Surya en parlait dans son livre sur Bataille.

Delaporte dit: 21 mars 2017 à 3 h 17 min

« Non, Delaporte, ça ne vire pas au grand guignol, ni au petit »

Merci, JB, vous me donnez envie d’y aller.

Annelise dit: 21 mars 2017 à 9 h 08 min

Oui le supplicié chinois aux cent morceaux « beau et hagard »..la fascination de Bataille ne me paraît pas procéder du même ordre du tout, entre autres façon d’exorcisme du spectacle initial du père avec la syphilis, aimé puis tellement haï et dégradé. C’est très bizarre ce qui ns permet d’approcher l’horreur véridique, l’exploration de comportements sadiques etc est en qq sorte à visée de contre-poison. Ms allez-y Delaporte vs ns rapporterez ce que vs en dites

JiBé dit: 21 mars 2017 à 11 h 45 min

Oui, non, pas vraiment Bataille, attention, « Grave » ce n’est pas tout à fait le « salo ou les cents vingts journées de Sodome » de Pasolini. Un premier film contre un dernier…

J.D dit: 21 mars 2017 à 19 h 30 min

sur K. à 12.20: La nappe kaki de P.edel contrebalancée par  »l’humilité du militantisme’,bien tourné .Mme Adler avait l’air bien encombrée .
Georges Bataille ,pas le chmok qui se complait dans la débauche .Les psys vous le diront .Le père faisait dans ses culottes ,ça l’a rendu malade ,meshouguene !quand il se br…sur la mère ou détaille le supplicié ,pas de la complaisance .Il y a des images morbides dont on ne sait pas comment s’extraire. »Exorcisme  » ou terreur le mot est mieux .Le fond d’œil de la mortalité ne se laisse pas voir comme ça et l’amour nous guérit, Kol akavoth,mes respects pour le cœur …Les jeunes qui s’excitent sur J.ducournau,pas ça.La pathologie n’est pas une tare eriksen.howard H et Hitchcock,tableau lourd .Par contre ,responsabilité sur ce qui en est fait?

JiBé dit: 22 mars 2017 à 14 h 02 min

Cette semaine, je vais sans doute commencer par « Sage Femme » de Martin Provost, avec Catherine Frot (pour sa gabardine) et Catherine Deneuve (pour sa beauté de plus en plus truculente)…

Sylvain dit: 22 mars 2017 à 17 h 06 min

JB: courage avec l’insupportable catherine Frost.

Yolande moreau, seraphine,sans comparaison!

Vous parlerez de chad chenougat,Annelise?(Avec Y.moreau)

Jean Langoncet dit: 22 mars 2017 à 22 h 08 min

Jean Langonget dit: Votre commentaire est en attente de modération.
22 mars 2017 à 22 h 07 min
748 en attente ; Lapix et Le Pen

Jean Langoncet dit: 22 mars 2017 à 22 h 10 min

747 l’est aussi …(un gros porteur, ce doit être le motif)
Jean Langonget dit: Votre commentaire est en attente de modération.
22 mars 2017 à 22 h 05 min
là aussi, on sent la volonté d’en finir au plus vite avec les papelards, c’est raturé au stylo :

https://www.youtube.com/watch?v=uVrrjWAnDEo

christiane dit: 22 mars 2017 à 23 h 36 min

Bonsoir,
voilà quelques temps que le dialogue entre vous m’échappe car tournant autour d’un film que je n’irai pas voir « Grave ». La bande annonce, je ne l’ai même pas regardée en entier. Ces fantasmes sanguinolents de cannibalisme me mettent mal à l’aise.
Pas vu encore « L’autre côté de l’espoir ». Ça viendra en son temps… mais, vu ce soir et aimé « L’homme sans passé » (2002) du même cinéaste. L’univers des miséreux d’Helsinki vivant en marge de la ville dans des containers ou des poubelles est d’abord effrayant puis très chaleureux. Il faut pour cela oublier le confort et l’environnement privilégié dans lequel on vit et ce n’est pas facile car cette extrême pauvreté fait peur. Heureusement il y a beaucoup de parodie dans ce conte et le burlesque et l’absurde allègent ce mal-être. Des acteurs avec lesquels il semble aimer travailler (Kati Outinen, épatante) et Markku Peltela, très crédible dans ce rôle où il joue tout en retenue, et toujours une espérance un peu magique (l’épilogue des contes où les héros finissent par sortir victorieux des situations les plus périlleuses). Une légèreté innocente liée à une vision politique de la société où il semble suivre un fil de film en film. Le face à face avec l’administration et la police qui exigent d’un amnésique une identité, faute de quoi il ne peut qu’être ou emprisonné ou enfermé dans un hôpital psychiatrique, est assez savoureux.
J’ai pensé à certains films néoréalistes italiens des années soixante(Le voleur de bicyclette) également au « Kid » et au « temps modernes » de Chaplin.

jean claude dit: 23 mars 2017 à 7 h 19 min

mais y a-t-il dans ce film au moins une femme botoxée et liftée qui puisse trouver grâce aux yeux des meilleurs critiques

Sylvain dit: 23 mars 2017 à 11 h 05 min

Pas pour vous ,Christiane!(grave)…

Au King college hospital ils ont eu autre chose à f…qu’aller voir le film de la punkette produit par J.Gayet.

Votre kaurismaki:plutôt ericsen 20/03 que Paul.ed.

vu James Grey?

CF.LDA 20.40 plus haut.Ca ma décidé.On pense plus Aguirre que Fitzcaraldo.

JiBé dit: 23 mars 2017 à 11 h 23 min

Il y a quelque chose en elles de Modianesque dans cette comédie douce de « Sage Femme » où se confrontent les deux Catherine : elles furent jeunes, belles et riantes dans un appartement de Saint-Germain-des-Près, plus de trente ans plus tôt. Puis tout a basculé. Que sont-elles devenues depuis ? « C’est joli Mantes la Jolie », demande au chauffeur de taxi la grande Catherine déchue ? Je ne sais pas répond t-il, « Moi, je suis de Plaisir »…

christiane dit: 23 mars 2017 à 13 h 47 min

Oui, Sylvain, Ericksen est au plus près de ce que j’ai ressenti (20 mars 2017 à 16 h 03 min) : une espérance… qui se réduit comme une peau de chagrin du multiple au couple et parfois même au solitaire. C’est un peu la bataille du pot de fer contre le pot de terre.
Dans le film où, effectivement Jean-Claude, il n’y a pas de starlette ni de jeune premier, il y a tout au début un plan très proche des choix de Bergman : deux enfants marchent à contre jour, portant, grâce à un bâton une caisse. Ils sont beaux, l’image est belle. Ce sont eux qui découvrent l’homme inconscient à la tête bandée. Le reste de la beauté est à chercher dans les mots, les gestes, les regards pas dans l’apparence des uns et des autres, tous adultes amochés par la vie. L’armée du Salut, un peu ringarde, devient étonnante quand le registre des chants change sous l’influence du Juke-box.
Le cinéma ? je trie, je choisis, je cherche dans la création des autres une confirmation de mes intuitions, de mes combats. La recherche de la beauté m’est d’autant plus indispensable que l’actualité nous plonge dans l’obscur et le laid. Des expressions diverses me font nid (cinéma – art plastique – littérature – musique – théâtre…). Tout seul, c’est difficile de s’arrimer à l’espérance.

J.D dit: 23 mars 2017 à 14 h 12 min

sylvain,votre argument de l’attentat à Londres n’est pas cacher?
Il fait moralisateur.je vois ce que vous voulez dire .le film va s’exporter dans l’Amérique de M.Trump ,etre plus payant sous cette formule que ‘hessed,un chemin qui demanderait un autre effort .Idem le dernier mauvais film de scorcese .On ne parle plus que de ça .le nouvel argument;ils vont distribuer des sacs à vomir avant seance.Les temps sont tendus et ils se font l’illusion de revivre le scandale cannois de la grande bouffe anthropophage .La jeune dit qu’elle est dépassée par le bouche au doigt arraché à l’insu de sa volonté et envoie le fumogène Cronenberg.Il va bientôt falloir la plaindre .L’industrie cinema fait faire des jobs d’été à plusieurs millions a l’amie du president .MMe bruni-Sarkozy avait aussi un talent special a la guitare .Rien de neuf.

zeune candidat incarnant l'avenir dit: 23 mars 2017 à 14 h 46 min

« ils vont distribuer des sacs à vomir avant seance »

s’ils les font payer c’est tout bénéf pour la relance

radioscopie dit: 23 mars 2017 à 17 h 48 min

Catherine la sage(femme) et Catherine la dissipée, Frot et Deneuve au sommet de leur art. Deux femmes blessées, l’une par une histoire familiale compliquée, l’autre par la maladie. Trente ans d’absence entre celle qui aurait pu être un substitut de mère si elle ne s’était pas évaporée et celle que cette disparition a brutalisée. Avant de mourir, la première tente de retisser le lien. Il est question de rachat d’un côté, de pardon de l’autre. Une scène magnifique en est l’illustration : Paul (Olivier Gourmet) conduit Claire (Catherine Frot) jusqu’au sommet d’une falaise dominant la Seine, au bord du précipice. C’est à partir de là, de cette vision du vide, que Claire, jusque là rétive à ce retour de Béatrice (Catherine Deneuve) dans son existence, va l’accepter et se charger d’adoucir sa fin de vie. C’est un film subtil dans la dissection des relations humaines, dans la narration de moments de vie entre naissance(s) et mort, de cet espace fugace où l’essentiel demeure les sentiments.

JiBé dit: 23 mars 2017 à 19 h 37 min

Oui, radioscopie, et, accessoirement, le film est aussi un beau plaidoyer pour un hôpital à dimension humaine : hélas, la sage femme devra se recycler…

radioscopie dit: 24 mars 2017 à 6 h 50 min

Tout à fait d’accord, JiBé. La scène où l’espèce de DRH au look et discours HEC fait visiter le nouvel hôpital hi-tech usine à produire des bébés et du fric est à cet égard emblématique. Ce n’est pas le moindre des mérites de ce film d’être ancré dans le réel et de soulever, au-delà de l’histoire relationnelle des deux femmes, des problématiques de notre temps. Tout cela traité de manière extrêmement délicate.

JiBé dit: 24 mars 2017 à 7 h 57 min

Les nombreuses scènes d’accouchements réalisés par Catherine Frot sont étonnantes, je me suis demandé comment elles avaient été tournées ?

Roro dit: 24 mars 2017 à 9 h 17 min

« l’espèce de DRH au look et discours HEC  »

c’est flatteur pour le merveilleux financier à sa mémère impatiente de le voir couronné…

brizou dit: 24 mars 2017 à 9 h 39 min

7 h 57 min
d’excellentes actrices ont accouché au moment M
Faut ce qu’i faut faut bosser si on veut réussir pouvoir se payer un beau costard

christiane dit: 24 mars 2017 à 18 h 12 min

Merci, Jibé. Vu « Sage Femme ». Beaucoup aimé cette montée vers la vie, vers la liberté et la tendresse….

JiBé dit: 24 mars 2017 à 22 h 36 min

Si tu t’en sens le courage, tu devrais aller voir « Wrong Elements » de Jonathan Littell, Christiane !

Roro dit: 25 mars 2017 à 13 h 17 min

JiBé dit: 24 mars 2017 à 7 h 57 min
Lu; je ne sais plus où, que ce sont de vraies scènes d’accouchement et que l’actrice avait réellement servi se sage-femme

christiane dit: 25 mars 2017 à 20 h 37 min

@JiBé dit: 24 mars 2017 à 22 h 36 m
JiBé, j’ai lu et vu pas mal de documentaires sur les enfants soldats, en Afrique(RDC) ou ailleurs. Terrible…
Ainsi que sur le massacre des Tutsi au Rwanda.
Pas trop envie de replonger dans cette désespérance…

JiBé dit: 26 mars 2017 à 0 h 51 min

« Nabilla crée l’émeute au salon du livre
La starlette de téléréalité Nabilla a clôturé la deuxième journée du salon du livre de Paris en venant faire une séance de dédicaces très remarquée de son livre « Trop vite ». »

Faut-il brûler le salon du livre ?

Roro dit: 26 mars 2017 à 11 h 06 min

0h51
elle n’avait pas visité le salon de l’agriculture, contrairement à d’autres qui, coachés par de meilleures agences de pub, ont enchaîné les deux visites

Paul Edel dit: 26 mars 2017 à 17 h 30 min

Le film de Theodore Melfi « les figures de l’ombre » (à ne pas confondre avec le film « les femmes de l’ombre » rend hommage à trois femmes noires qui ont travaillé en tant que mathématiciennes ou ingénieures à la NASA pour faire réussir le programme Mercury,malgré les obstacles d’une ségrégation raciale. Ce programme fut lancé en 1958, après les réussites russes du spoutnik et s’est achevé en 1963. Les objectifs du programme étaient de placer un John Glenn en orbite autour de la Terre.
. On découvre avec se film solide, net, carré, que la ségrégation raciale régnait parmi les cols blancs et les ingénieurs de la Nasa. Fascinant.. On découvre aussi que des départements de physique, des mathématiques ou de l’informatique dans certaines universités americaines étaient encore interdits aux femmes noires. . Ce film rend hommage à ces afro-américaines qui ont souffert de voir souvent leurs travaux utilisés par d’autres sans vergogne. On ne s’ennuie pas une seconde.

Paul Edel dit: 26 mars 2017 à 18 h 33 min

je sais.. je sais.. ce n’est pas un film pour cinephiles, teleramage et Sideration l’ont souligné vertement ..et ils nt même mis en garde contre un c^té « appliqué » c’est un film avec des bons sentiments et tres peu de symboles sexuels sinon la fusée mercury qui crache d’énormes nuages blancs .. c’est du cinoche pour le petit samedi soir, tranquille avec unn petit restau grec après et un ouzo olives

Annelise dit: 26 mars 2017 à 19 h 41 min

Je prends Paul ! J’adore les olives
Nabilla j’avoue Jibé.. ? Avec ou sans ses prothèses ? En littérature, un rien suffit à faire la différence

Phil dit: 26 mars 2017 à 21 h 17 min

Une bonne dose d’ouzo-olives est souvent nécessaire pour digérer les films engagés, dear pauledel. et ça n’est pas près de finir, vu le nombre de braves gens coincés au guichet des réclamations universal.
En attendant, on peut se regarder des vrais films paramount sur des histoires de riches, comme cette « Inconnue du palace, the bride wore red » (malgré le noir en blanc), film qui devait relancer la carrière de Joan Crowford en panne. ça n’a pas marché mais 90 ans plus tard (le film date de 1930) c’est éminemment regardable sans perfusion d’ouzo-olives. plutôt cerise sur le gâteau, ça se passe à Trieste vers 1900.

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