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La République Du Cinéma

« Demain » : si on (réen)chantait ? Lalalala…

Par Annelise Roux

Pourquoi avoir attendu pour chroniquer le documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent? Je l’avais vu en amont, peu après le massacre au Bataclan. Sidération due au choc de l’actualité ? L’écologie, thème trop en vogue, éculé ? Histoire de voir si le public allait suivre ?

L’écologie est au centre de mes préoccupations depuis l’enfance. Ayant grandi à la campagne, mon côté jardinier est du domaine de l’inné. Comme qui dirait un ADN végétal. J’ai autant fait mes classes en lisant Boulgakov, Carver ou Proust, en étudiant les sciences-politiques qu’en regardant des paysans bouturer des plantes, des gens simples mettre en place des systèmes d’arrosage ingénieux dans des pays où l’eau est rare. En observant les soucis jaune d’or dans les canaux de la Venise verte du marais poitevin, le plancton qui devient phosphorescent près des côtes, lorsqu’on jette l’ancre aux abords de mon cher banc d’Arguin, aussi bien qu’en constatant les ravages des algues toxiques, en Bretagne.

La réception du film dans mon esprit ne faisait aucun doute. Il allait déclencher l’enthousiasme. J’ai attendu d’être à moins de dix jours des César. Parmi les documentaires en lice, celui-ci a ma prédilection. J’espère qu’il sera primé.
Pas parce que c’est la mode : parce que le propos est étayé.
Autre correspondance « baudelairienne » qui éclaire mon inclination pour ce travail : l’influence de Pierre Rabhi. Longue fréquentation de la sobriété heureuse qu’il prône (moins de matériel, davantage de sens, étant entendu, en dehors des religions qui appartiennent à la sphère privée). Cela ne date pas d’hier. Je l’avais découvert en 2006, lorsque le Festival du livre de Mouans-Sartoux lui avait demandé d’écrire en préambule un court texte édité par « Voix Libres » (Editions de l’Aube) qui serait remis à l’entrée. Le fascicule s’intitulait « La part du colibri ». Il fut suivi d’autres contributions, de la part de Gilles Clément en 2007, Albert Jacquard en 2009, Françoise Héritier en 2010 ou encore Aswaa al Aswany et Benjamin Stora en 2011. Cet honneur me fut également fait en 2012, lorsque Marie-Louise Gourdon, commissaire de la manifestation, me demanda de me pencher sur « l’autre côté de la mer », l’évolution des printemps arabes.

On connaît la légende amazonienne : la jungle étant en feu, un colibri s’évertue à apporter dans son bec de l’eau sur les flammes en vue d’éteindre l’incendie. Aux animaux railleurs qui soulignent le peu de poids de son implication, il rétorque : « je fais ma part ».
L’image est saisissante. L’océan n’est constitué que de gouttes d’eau. Le grand intérêt de ce documentaire est d’avoir su non seulement mettre en marche, mais valoriser les agrégations positives.
N’en déplaise aux esprits chagrins, Mélanie Laurent, en plus d’être belle, est le contraire d’une idiote. Un film de bobos ? Les pisse-vinaigre tireront toujours argument de ce que Bob Geldof, Bono lorsqu’ils militent contre la faim font du charity-business.
Tant mieux si en plus ils font du business, mais pas certain déjà qu’ils « fassent la charité » dans le sens dévalorisant que les esprits tordus veulent y accoler. A priori, ils n’ont pas besoin de ça. Un arbre se reconnaît aux fruits qu’ils donnent. On ne va pas se plaindre qu’ils soient nourrissants.

Cyril Dion maîtrise son propos. Pas le Candide en gilet de peau de bouc se parant de signes surjoués pour vous inciter à trier vos poubelles. Il était à la base de la création de l’ONG avec Pierre Rabhi. Tant de gens animés de bonne volonté, qui ne savent pas quoi en faire. Il s’agit de trouver moyen de permettre à chacun de se rendre efficace. Formidable élan soulevé par cette idée, dans une société sclérosée par son absence de solidarité collective. Individuellement, pas autant de réticence. « Faire sa part », donc, tisser ainsi un canevas de large envergure. Le documentaire, qui s’est appuyé sur une levée de fond initiale auprès de dix mille personnes avant d’emballer les producteurs s’attache à montrer au travers d’acteurs de la vie courante, principalement en Occident mais aussi en Inde, à la Réunion, qu’il ne s’agit pas d’une utopie creuse. La joliesse du film et des images, le charme des voix-off des deux auteurs, Mélanie Laurent en bottes de caoutchouc bleues sont des locomotives, mais le procès qui consiste à décréter qu’il s’agit pour cela uniquement d’un attrape-nigaud pour néo-babas en mal de sauver la planète est infondé.

Pas très roots? Il est vrai qu’on n’y enseigne pas à faire du macramé. Le film recèle l’ambition de s’adresser en premier lieu aux urbains, mais pas que. Netteté du postulat. Ce sont sans doute eux qui ont à y apprendre quelque chose qui n’est pas du côté d’un retour aux champs prôné dans un militantisme new age bourré de contradictions et de clichés. La petite sauvageonne grandie sous les pins, les pieds dans la terre que je fus ne découvre pas le film de la même façon qu’un New-Yorkais qui a appris à faire son potager en regardant « Green Card » de Peter Weir. L’honnêteté de ce « Demain » est de ne pas chercher à se mettre dans la poche un public homogène fabriqué de toutes pièces. Ses témoignages ne dressent pas en exemple des illuminés partis élever des chèvres dans le Larzac, buvant l’eau du torrent et se nourrissant de baies.

Cyril Dion est un intellectuel concret, nourri de lectures. Il ne prétend pas être un bouseux tombé de nulle part. Il connait de toute évidence sa Nancy Huston (autre invitée du Festival de Mouans-Sartoux, tiens, serait-ce une pépinière ?) et son « Espèce fabulatrice » (Actes Sud) sur le bout des doigts, sait très bien qui est le bangladais Muhammad Yunus fondateur de la Grameen Bank… Il a saisi l’importance du rêve, compris qu’en situation de crise mieux vaut parfois jouer sur l’irrationnel, donner l’impulsion plutôt que de pousser au rabougrissement dans la pensée et dans l’action. Ceux qu’il convoque ne sont pas des marginaux. Il a la franchise de l’assumer. Il sait discerner les talents, s’appuie sur l’observation de la nature, de la gestion d’une forêt pour nous donner à voir une ville telle que San Francisco, visant pour 2020 le zéro déchets non compostables. Ou encore, ce personnage de la caste des Intouchables, en Inde, élu maire de son village, qui en instaurant un système d’assemblée citoyenne initie une mixité sociale jamais vue…

D’autres documentaires en compétition pour les César 2016 incontestablement sont bons. Celui-ci est mon favori.
Bonne chance à tous, néanmoins. Palmarès le 26 février.

« Demain », documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

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commentaires

48 Réponses pour « Demain » : si on (réen)chantait ? Lalalala…

Polémikoeur. dit: 17 février 2016 à 11 h 12 min

La valeur, l’importance,
la force capitale de l’exemple.
Un poids qui pourrait renverser
la pyramide des hiérarchies établies
si…
Alors, « demain », mais avec un « ? »
qui ne dépend que de chacun(e)
et de sa volonté, humilité,
de faire sa part
de colibri.
Lumineureusement.

xlewm dit: 17 février 2016 à 11 h 46 min

Pisser le Château Haut-Brion est pire que répandre le vinaigre.
La bande annonce ressemble à un message corporate ou publicitaire de l’entreprise Engie, je me demande comment la subtile réalisatrice de Respire en est arrivée à sortir de telles images prosélytes.
De quoi, d’ailleurs ? Il y a sans aucun doute beaucoup plus de substance dans un livre, un article, un reportage télévisé de Isabelle Saporta (qui, elle, sait mettre en perspective les enjeux de l’agriculture lorsqu’elle dénonce les tracasseries bureaucratiques de l’état français — pour une fois Bruxelles n’est pas en cause, loin de là — qui plombent les efforts des paysans indépendants, ceux qui placent la qualité et la santé avant tout) que dans ce fatras d’images verdies à la palette d’un réel que l’on dirait idéal parce que numérisé selon leurs exclusifs préceptes.
Beaucoup de personnes, y compris les gens des villes (Boston est devenu un champ maraîcher à ciel ouvert avec tous les bohémiens qui font pousser des brocolis et des petites fleurs bleues de Novalis sur les toits de leur maison) ont ouvert leur sensibilité à tous ces problèmes de production.
Il reste à mon humble avis illusoire de vouloir jeter les performances de l’agro-industrie avec les gouttelettes du bain de la micro-irrigation.
Elles ont plus que contribué à sauver de la famine des millions d’hommes en Inde et ailleurs.
Il faut à tout prix encourager la qualité, le haut de gamme en agriculture, mais sans oublier la technique (les gurus de la pensée, très post-heideggerienne, ne leur en déplaise, propagandiste des « effets de la surpopulation », me semblent relativement dangereux dans leurs propos, je me souviens des délires de J-Y Cousteau appelant sur ses vieux jours à une drastique diminution de la population humaine… Hmm.)
Quant à la projection anti-compost de San Francisco, le zéro déchets etc., connaissant la situation désastreuse des services publics dans cette ville, il faudra voir. C’est pourtant les Californiens qui je crois inventèrent officiellement la distribution Amap.
Bravo pour les sternes du banc d’Arguin, Annelise, vous pardonnerez mon petit guano personnel au sujet de ce documentaire.
Je mise tout pour ma part sur Rithy Panh et son Image Manquante (bien que déjà vue sur Arte) ou sur le doc Une Jeunesse Allemande, Baader & Co, de Périot, à l’écologie intellectuelle et artistique infiniment plus fortes.

Annelise dit: 17 février 2016 à 12 h 40 min

Au contraire, Lew, welcome! Vous savez que je cherche pas à éteindre la controverse a priori, du moment qu’elle est nourrie. Vous parlez d’un point de vue de hauteur différente, je vous bien, d’une légitimité qui n’a pas à être remise en cause, mais je maintiens que documentaire, sitôt qu’on descend un peu des degrés où vous le cuisez est généreux, bien fait pour parler à qui il s’adresse. Total agree cela dit sur R.Panh.
Quant à l’emploi que vous réserveriez à haut-brion, ne me faites pas peur. Défense d’en arriver là, pas plus pour lui que pour des châteaux de villegeorge ou autres desmirail ou brane-cantenac au parfum de truffe et de violette! En revanche, Mouton-Cadet… J’ai encore à l’oreille la phrase d’Yves Mourousi, alors que j’étais toute jeune fille me disant, égaré sans doute par la confusion habile induite par le nom : « c’est bon, non? ». Je me disais intérieurement « pardonnez-lui, il est Parisien, là-dessus il a du chemin à faire ». Cette petite naïveté du côté où on ne l’attendait pas me l’avait rendu attachant.

Annelise Roux dit: 17 février 2016 à 12 h 44 min

Hum. Pas facile de répondre sur un petit écran de téléphone, juste avant d’aller voir un film. Erratum : « Vous parlez d’un point de vue différent, je vois bien ». Et plus loin : « je maintiens que ce documentaire, sitôt qu’on descend des degrés où vous le cuisez.. »

Jibé dit: 17 février 2016 à 19 h 51 min

Annelise, j’ai hâte de lire ce que vous avez pensé de « Ce sentiment de l’été », si triste et mélancolique, alors même que c’est la saison par excellence de l’énergie retrouvée et de la résurrection des corps !
Ce qui m’intéressait dans ce film c’était surtout de voir le rendu à l’image de l’Eté, personnage principal de l’histoire. Et la structure trinitaire : trois étés, trois ans, trois villes : Berlin, Paris, New-York pour les personnages principaux du drame intimiste qui les unit au départ…
Bobos pour bobos, j’ai préféré aller voir ce film plutôt que celui plus écolo dont il est question plus haut, sorry !

Annelise dit: 17 février 2016 à 20 h 25 min

Ça vient, Jibé. Quelle délicatesse ( n’en disons pas plus pour le moment). In love with Anders AND Judith. Si, allez-y… »demain »? , rendez-nous compte… Toujours défendu l’idée de ne pas toujours faire ce que l’on a l’habitude de faire. Désapprendre, pas incompatible avec prendre de la graine ( hors Monsanto).

el flaco dit: 18 février 2016 à 15 h 25 min

Annelise,Aidez moi, je suis perdu dans l espace temps:avant hier dans votre blog JC disat que c etait mieux avant, là vous nous parlez de demain…sorti déjà depuis quelques semaines et que je n ai pas encore vu.Laissez moi ouvrir et comprendre les travaux du grossier qui tire la langue,je potasse la relativité et les ondes gravitationnelles et reviens vers vous…dans un temps certain?

JC..... dit: 18 février 2016 à 18 h 36 min

Dans un espace-temps usuel, c’est à dire en l’absence de temps absolu, le concept « c’était mieux avant » peut être considéré par les humanistes dont je suis comme un acte résolument « futuriste ».

Seuls les cartésiens et newtoniens has-been, antiquités habituées à un monde dépassé, peuvent rester au bord de la route les pieds dans un caniveau sec … vomissant leurs certitudes.

Annelise dit: 18 février 2016 à 19 h 47 min

@ Jibé. Oui, comment ? Pourquoi…pourquoi, POURQUOI CE SILENCE, JC ? (Pourquoi ce grand vide, etc)
@Flaco, qualifier the big Albert de « grossier qui tire la langue », mon dieu, n’est-ce pas un peu… Il a fait un ou deux trucs pas mal, savez-vous?

Stephanie Reiss dit: 19 février 2016 à 14 h 04 min

Un vieux pote disait : » vas dans la nature et apprend ce qu’elle t’enseigne. » Léonard de Vinci est vivant !

Jacques B dit: 19 février 2016 à 14 h 13 min

Je viens de lire l’article, que je n’avais pas lu, Annelise. J’aime bien quand vous parlez de vous au prétexte du film, quand l’écrivain se dévoile sous le critique. Là, on est gâté !

Annelise dit: 19 février 2016 à 16 h 26 min

Vu le docu, Stéphanie Reiss? XLew d’avant-hier 11h46 est dur en affaires, il est intelligent, on n’ira pas le lui reprocher. Les réserves qu’il avance, très bien observées. Fascinant pourtant de constater à quel point aujourd’hui grands médecins, petites marchandes de molécules etc se tournent vers la nature pour tenter de percer les mécanismes… bave de l’escargot en cosmétique, diffusion rhizomateuse pour vaincre des affections and so on.

xlewm dit: 19 février 2016 à 17 h 39 min

Depuis toujours chère Annelise, on ira peut-être pas jusqu’à célébrer les victoires de l’homéopathie sur le cancer, n’est-ce pas.
Le moins de molécules ingérées possibles et mieux je me porte, comme beaucoup d’entre nous, je trouve que tous les coups de boutoir contre le Big Pharma (les fameuses statines qui nous veulent du mal en nous voulant du bien) sont bienvenus mais lorsqu’arrive la maladie les gens se tournent vers la chimie des grands labos.
Depuis toujours on se tourne vers nos frères les animaux, la peau de requin est utilisée par Airbus et Boeing, la chair de concombre par les fronts de celles dont la recherche de la beauté est philosophie de la vie, le sperme de baleine sur les lèvres, les hormones de gorilles mâles en injections intraveineuses pour William Butler Yeats, nos cinq fruits quotidiens donnez ce jour etc. et délivrez-nous de la constipation, tout cela n’est guère nouveau.
Moins de ciné aux hormones avec des sequels et des prequels de métrages qui datent de quarante ans (suivez mon regard de sabre laser), plus d’images indés pour aller sundancer dans les salles maladivement Hobbescures.
Ouais, ouais, l’important sera toujours la liberté de la femme, de l’homme, Annelise dear, c’est ce que disait (il n’y a pas si longtemps, en 1986) Norberto Bobbio. Rithy Panh raconte tout ça par la bande (et je n’ai et parlerai jamais de Khmers verts).

laurent dit: 19 février 2016 à 18 h 48 min

Beau billet
(Se croire claivoyant et intelligent parce qu’aigri annonciateur du pire : passe –temps du froussard le lâche et frustré de pq )

Annelise dit: 19 février 2016 à 18 h 54 min

Pas à convaincre quant aux dérives autoritaires par ci par là, à éviter rigoureusement, Lew… un peu renseignée aussi sur 1 ou 2 effets pervers à déplorer qui traînent dans les coins, économiques, certes (ah la jolie répartition des richesses observable dans l’assiette, en attendant de pouvoir opérer la reconversion qui nourrira la planète) mais aussi directement écologiques (la recrudescence de nuisibles qu’on pensait éradiqués, la cicadelle susceptible de vous abattre un vignoble, le renforcement paradoxal de souches indésirables qu’on a laissées prospérer et qui mutent, qui mutent. .)Vous savez bien qu’il faut trouver matière à s’occuper. Bon an mal an, l’écologie, sphère assez vaste pour autoriser exploration. « Est-ce sans danger? » comme demande Lawrence Olivier au petit Babe dans « Marathon man », autre question. Rithy Panh (cran au-dessus)peut vous dire merci. Cyril Dion &Mélanie Laurent « font leur part », comme le colibri.

JC..... dit: 20 février 2016 à 17 h 43 min

J’ai adoré, Annelise, votre « demande de me pencher sur l’autre côté de la mer, l’évolution des printemps arabes. »

Il faut, effectivement se pencher ‘bien bas pour entrevoir ce qui rester de cette catastrophique illusion printanière !

Ah, j’oubliais : « Il faut rêver ! »

JC..... dit: 20 février 2016 à 18 h 20 min

Par ailleurs, j’admet être admiratif devant les arguments, quel que soit le sujet, de notre taulière : on y trouve toute la qualité d’une suffragette du IIIème millénaire …

JC..... dit: 20 février 2016 à 18 h 25 min

Terminons sur le tragique du cinéma d’Hillary Clinton qui dégringole de sa hauteur universitaire et conjugale…

Evidemment, elle perdra parce qu’elle est femme ! Les Ricains sont des pionniers en marche éternelle, une sphère terrestre le permet, et pour eux, la femme fait le feu à côté du chariot et les enfants dedans avec son bouc. C’est son destin.

vric cric dit: 20 février 2016 à 19 h 28 min

C’est très beau ce qu’écrit JC tout en perspective du vécu auquel on croit, il devrait écrire des livres faire des films, créatif (et intelligent) comme il est

Annelise dit: 21 février 2016 à 8 h 54 min

@18h20 hier, comme vous savez trouver les mots doux, parfois. .. Je vous laisse : j’aimerais parler à Dieu dans mon portable, ce matin. Pourquoi n’y aurait-il que Derrida?
« Ce sentiment de l’été » de Mikhaël Hers, lundi

JC..... dit: 21 février 2016 à 11 h 56 min

Demain, comme hier, l’homme mettra la nature à ses pieds ! C’est logique, et c’est très bien comme cela.

Ces couillons d’Ecologistes n’ont pas compris que le Roi des animaux, c’est l’homme.

Que les khmers verts aillent se recueillir en leur église : une déchetterie aux idées bêtes.

JC..... dit: 21 février 2016 à 18 h 44 min

J’ai interrogé certains de mes copains pollueurs, un est dans la chimistiphication à Monsancto, l’autre dans le nucléaire à Adieuva, l’ancienne boite à Lauvergeon : « Petit, ils m’ont dit, DEMAIN c’est une goebelsserie des pastèques, un film de propagande ! »

J’ai pleuré !
La déception …

Annelise dit: 21 février 2016 à 22 h 44 min

Les Jumelles, ne vous préoccupez pas de l’appétit pantagruélique de JC envers nos blogs à Pierre Assouline & moi. Pierre en immersion golémisée, humour fin, poigne sous le gant de velours m’a paru en très bonne forme. We will survive. Prenez les armes, exprimez-vous sur le motif au lieu de vous cantonner à une chronique des différends.
18h44, petit brigand, j’espère qu’ils ne sont pas nocturnes. A votre âge, il faut apprendre à se maîtriser.

JC..... dit: 22 février 2016 à 8 h 27 min

Annelise, vous vous doutez bien que la chair empêchant l’âme de s’élever, j’ai cessé toute activité sexuelle depuis l’âge de raison, c’est à dire mes sept ans. Je gagne mon Paradis à renoncer à la luxure !

Il m’a fallu lutter…

Et ça continue … surtout lorsque, pervers adorateur de l’étrange, j’aperçois votre effroyable photo en haut du billet, celle où vous avez une serpillère sur la tête. Changez de coiffeur, par Samson ! Alors que vous ravagez mon cœur sec, vous et votre perverse beauté d’entretienneuse de sols cinématographiques…

Annelise dit: 22 février 2016 à 9 h 14 min

@8h27, hélas c’est chose faite! Le Figaro m’a quittée à l’insu de son plein gré, de mort naturelle, à l’époque où je le fréquentais, en 1932, à l’acmé de sa gloire alors que je le pressais de faire quelque chose pour moi, désireuse d’auditionner auprès de Tod Browning pour « Freaks ». Une cruauté de la vie?

JC..... dit: 22 février 2016 à 9 h 55 min

Comment est venu l’idée au metteur en scène de faire « Freaks », ce film bizarre que j’ai du voir 3 ou 4 fois ?!….

Annelise dit: 22 février 2016 à 10 h 41 min

Grand film sur la solitude humaine, la monstruosité qui n’est pas celle qu’on croit, la douceur et l’âpreté. Lynch évidemment très influencé par

les infirmiers dit: 22 février 2016 à 11 h 17 min

« une serpillère sur la tête. »

le brêle de pq ne supporte que les boules à zéro qui lui rappellent la Légion, où sa mère officiait à la cantine dans les coins qu’il considère comme ses biens perdus

JC..... dit: 22 février 2016 à 11 h 24 min

Film qui m’a profondément marqué, effectivement, et à vie ! La monstruosité n’est pas limitée au physique, loin s’en faut.

Sauf cas rarissime d’exception : où l’on constate l’horreur de l’accumulation de monstruosités, physique et intellectuelle, (cf les Siamoises, les Infirmiers …!)

Mais, quittons les territoires de déchéance…

inutile de préciser dit: 24 février 2016 à 8 h 55 min

JC….. dit: 23 février 2016 à 11 h 57 min
Menteur et pervers, j’accepte le compliment ….

Bien sûr, Adolf, on le sait bien

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