de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Fi…Fifib, hourrah !

Par Annelise Roux

Le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, « FIFIB » se tiendra du 18 au 25 octobre.
Cette sixième édition – première en ce qui me concerne, n’étant pas à Bordeaux au moment de sa création et les circonstances ne s’étant pas prêtées ensuite, jusqu’ici, pour que j’y assiste avant – emmenée par Johanna Caraire, Pauline Reiffers et Léo Soesanto a rassemblé plus de 20 000 festivaliers l’an dernier et se déploie, de la cour Mably au pilier Utopia Saint Siméon, au cinéma CGR Le Français, à l’UGC Ciné Cité, à l’OARA et à la Station Ausone, promettant une progra «transnationale, transdisciplinaire et transgressive ». « On pourra rencontrer Michel Ocelot, sublime orfèvre des univers animés de Kirikou, Azur ou Asmar ». « On s’illuminera devant Pacôme Thiellement et ses films hérétiques ». « On entrera en filmothérapie comique avec Eva Bester et Eric Judor ».
Le dossier de presse vert pomme d’un joli fluo le promet.
J’aime les lire, cela me donne une idée certes fantaisiste, mais qui généralement ne tombe pas loin. Pomme et arbre.

Je festivale souvent ? Cela m’arrive. Généralement accréditée de la main gauche. À Cannes, jamais eu le badge arc-en-ciel, aussi difficile à attraper que la truite du même nom… Pas tant fait d’efforts non plus pour que cela s’arrange, pourquoi ? Ils sont courageux les journalistes, soldats du feu qui y vont chaque jour, rentrent plus ou moins bredouilles ou au contraire contents d’y être allés – mais le papier à faire, toujours. Amour du cinéma, qu’est-ce qu’on ne ferait pas .. ? La discrétion a des avantages : liberté nazarinienne, sincère tendresse permise, surprise ou retrait, sans éclat obligatoire. J’aime le face à face simple avec la toile. Cinéma, art populaire, dénué de témoin immédiat.
Je fréquente les lieux, j’assiste aux évènements dans le sillage de tel(le) ou tel(le) ami(e), participant(e), Cicérone invité(e), muni(e) de sésames que je n’ai pas toujours. On me prend pour la secrétaire, la cousine blonde, la petite amie, la mère, la fille, plus rarement l’animal de compagnie, personne ne comprenant sur le moment que je suis le scribe, que je risque de rapporter… Ça va vite, ça dépote, il faut que la bicyclette avance. Peu importe, je vois les films tranquillement, personne n’ayant idée parfois que je vais chroniquer.
Anne Nivat piquant une colère chez Thierry Ardisson, visant à expliquer qu’elle n’est pas là pour servir les canapés, mais grand reporter ? Tom Villa dans «Salut les Terriens » n’en finit pas d’ironiser, et pourtant.
Une année, ma première fois à Cannes, de bon matin, au pied de l’atelier sur Méditerranée où je suis logée par le fait des plus purs hasards… On me dit qu’il y a une famille dans la grande maison. Je descends me baigner. Il y a là un homme en pantalon large, torse nu, faisant du yoga. De loin je pense que c’est Sting. Je ne me suis pas jetée sur lui pour lui faire signer la pochette d’« Every breath you take ». Ni pour demander si l’idée de « Roxane » lui est venue après le « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau ou l’inverse. Mes émerveillements de gosse, pas de ce bois. Je me mets à l’eau, je nage… L’histoire ne dit pas si je n’aurais pas fait des bonds s’il s’était agi de David Bowie, Timothy Dalton, Wes Anderson ou Susan Sarandon ?
Pas toujours logée à belle enseigne. Il m’est arrivé de partager deux, trois jours, des appartements qui sentent le t-shirt, les baskets, la chaussette, la cigarette à bout de souffle de journaliste exténué(e). Courage et générosité de la transmission dans l’article du lendemain pour ceux qui l’écrivent – ceci dédié à vous, lecteurs, ad majorem dei gloriam.
Jamais allée à Berlin, du moins pour les films ? Je ne parle pas allemand. En revanche, Beaune… Saint-Malo. Venise. Deauville. Saint-Sebastien. Cabourg. Dans les villes côtières, quand j’arrive à faire coïncider, je me partage entre festival et évasion pour des promenades dans le centre ou à l’écart, sans fin, en bord de mer. Je bois un café à une terrasse, parmi les gens, sans rien dire. Les planches du festival du film américain. Goût d’huître. La piscine extérieure du Normandy, piano à l’intérieur, près du bar. Pas mal pour décanter ce qu’on vient de voir.
Comme ça que l’information, le bouche à oreille circulent. Tenir un blog, drôle de défi. Carnets de voyage. TripAdvisor que je ne veux pas voir se transformer en terrain de catch.
Sous couverture d’innocuité, j’écoute et j’entends. Je reçois dans une certaine humilité les avis ou les enthousiasmes, gênée quelquefois de ne pas les ressentir autant, soulagée de ne pas avoir à en faire trop état. Des émotions secrètes, aussi.. pour un petit film passé d’abord inaperçu, discret et puis…le déploiement.

Sur un nuage bizarre, après avoir assisté à la séance, au spectacle comme une anémone de mer vibratile, cachée dans une anfractuosité de rocher… Telle quelle dans « Interstellar » de Christopher Nolan, Matthew Mc Conaughey tentant de communiquer avec la Terre, les vivants présents : « Man on high heels » de Jang Jin, l’an dernier, c’était bien ! Merci au festival où je l’ai découvert. Ou « Diamond Island », Davy Chou, après qu’un proche, Cambodgien vivant à Rome, m’avait aiguillée… Ou « Diamant noir », de Arthur Harari. Un peu ahurie devant le gros clip clinquant de Nicolas Winding Refn, le néon dément…séduite par Park Chan-wook, Hong…
Le cinéma c’est aussi de la politique, un marché ? J’admire la défense stratégique, intelligente, fougueuse et inlassable de certains.
Je mesure aussi le stress, le prix nerveux que ça coûte. « C’est confirmé ? ». Léo Soesanto sur sa page Facebook a souligné que c’est l’interrogation que prononcent environ un millier de fois les organisatrices et organisateurs côté coulisses. Il avait attiré mon œil en flinguant avec une intelligence circonstanciée assez aristocrate Gad Elmaleh et Kev Adams pour un sketch crasseux sur les Chinois qui l’avait fait rire jaune. Quand je l’ai aperçu à la conférence de presse, je l’ai trouvé portant bien gilet, cravate, chaussures effilées. Ses développements écrits sur son lien avec le Mac-Do où « le serveur le salue et l’a classifié faisant partie des meubles » ont achevé de capter l’attention. Camouflage, entrée en se faufilant dans la chair réelle de tous les jours. Faire partie des meubles pour mieux disparaître, renaître au nombre offert ? Débattre un jour des avantages comparés de la sauce barbecue.
Les festivals proposent des programmations plus ou moins bordées. Oui, une industrie – mais l’industrie ne réfute pas systématiquement l’intrusion de l’artisanal. Salut envers ce que les festivals nous font connaître. Bon boulot de passeurs majeur.
Et pour ce Fifib, dont la teneur nous concerne sur le principe, y compris si nous ne sommes pas en Nouvelle-Aquitaine : traditionnellement des compétitions longs métrages – dont plusieurs en Première française, entre autres «Disappereance» d’Ali Asgari, «Medea» d’Alexandra Latishev Salazar ou «Meteors» de Gürcan Keltek  – et «courts », une dizaine sont en lice, «Retour à Genoa City » de Benoit Grimalt, «Phallus Malus » de Claire Maugendre (déjà co-scénariste de Davy Chou pour «Diamond Island »), «Le Visage » de Salvatore Lista… des avant-premières, «Thelma » de Joachim Trier ou «Mise à mort du cerf sacré » Yorgos Lanthimos : après son «Lobster» au Colin Farrell moustachu bien perturbé, on se demande à quelle épice s’accommode le gibier. ..Un forum destiné aux professionnels avec tables rondes thématiques axées cette fois sur la coproduction (en partenariat avec Canal + et le groupe Fiction), la post-production en région, la création musicale pour le cinéma. Des projections et ateliers destinés aux enseignants, aux éducateurs et médiateurs culturels et, de manière générale, pour tous des films, des concerts, le Village du festival transformé chaque soir en cinéma de plein air et en dance-floor géant…
Par ailleurs Virginie Despentes-Béatrice Dalle entremêleront leur poésie sur Pasolini. Revoyure de « Tangerine » de Sean Baker, un des billets initiaux de « République du Cinéma » aux couleurs de Nan Goldin, de quoi connaître de belles transes. L’occasion également de réparer des manqués… « Mercenaire » de Sacha Wolff. Un peu chauvine, sur le coup ? Être de quelque part ne contredit pas le fait d’être ailleurs. Dans le dossier de presse, en clôture, 19h au CGR Le Français, «Battle of the sexes» de Valérie Faris et Jonathan Dayton (Steve Carell et Emma Stone), suivi de musique , Stheitan Brothers + Baleonda.
« Opening night » : film surprise, puis Buvette, 21h, au Village Mably : « ce concert sera un moment de partage sur rythmes obsessionnels, une authentique union autour d’une religion sans dieu ».
Je ris. Comment résister.

Fifib, Festival international du Film Indépendant de Bordeaux, du 18 au 25 novembre 2017
WWW.FIFIB.COM 

 

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commentaires

208 Réponses pour Fi…Fifib, hourrah !

JAZZI dit: 16 octobre 2017 à 7 h 09 min

Après la portugaise ensablée, place à la bordelaise endiablée !
Dur, dur, la vie de festivalière, Annelise, selon que l’on est ou pas accrédité ! Une grande messe sans Dieu, une orgie païenne, un cocktail d’émotions, de sensations, de réflexions : un art de la transmission…

Annelise dit: 16 octobre 2017 à 7 h 40 min

« Portugaise ». Eh oui. En festival que j’ai vu la 1ère fs « L’Ornithologue » de Joao Pedro Rodrigues.. Belles pépites jalonnant le Fifib. J’y serai les 18/19 et espère en découvrir qqunes
Vous alliez à Cannes, Jazzi? Racontez-ns vos souvenirs. Votre ville… non seulement la difficulté d’être logé, mais circuler autour…quel casse-tête. Là-bas, vous, vs deviez trouver sans peine. Vs retrouviez le home familial, des amis d’enfance et de bonnes adresses ?

JAZZI dit: 16 octobre 2017 à 8 h 02 min

J’y allais surtout quand j’étais au lycée, Annelise. Je séchais les cours et entrais par la porte de derrière, du temps de l’ancien Palais. Ensuite, j’y suis retourné une seule fois, parfaitement « accrédité ». Ce n’étais déjà plus le même plaisir…

Annelise dit: 16 octobre 2017 à 8 h 20 min

Ah ah, la cinéphilie buissonnière alors? . .oui il y a des situations folkloriques, ou à l’inverse particulièrement empesées, codifiées qui frisent la solennité.. »la gd-messe sans Dieu », comme vs dites.. mieux vaut que le curé soit à la hauteur pdt l’homélie ou les esprits vagabondent, ont vite fait de bâiller aux corneilles

Sylvain dit: 16 octobre 2017 à 8 h 28 min

Jazzy gamin surveillait la pendule au fond de la classe dans la photo de Doisneau !

Bordeaux devient une grande ville ,AL.On n’entend parler que d’elle.

Le fifib pas aussi imposant j’imagine que les routards de cannes& la berlinade?

JAZZI dit: 16 octobre 2017 à 8 h 39 min

Je ne retourne plus à Cannes pendant le Festival, Annelise, sauf obligation, comme il y a deux ans, pour le tournage d’un film. Mon adorable petite soeur a aménagé un studio indépendant dans sa maison, sur les hauteurs de Mandelieu, réservé à mon seul usage. Elle vit seule désormais, ses enfants étant élevés, avec son chien et ses nombreux chats. Là, je peux écrire en toute tranquillité, face à la baie de Cannes, entouré d’une forêt de mimosas. En général, elle part à l’aube pour vendre ses légumes, sous la grande horloge du marché Forville, revenant seulement à l’heure du déjeuner, que nous partageons, ainsi que nos promenades, visites aux autres membres de la famille et diners, où elle veille à me servir les plats de notre enfance. J’y serais avec Chedly pour une semaine, autour de la nouvelle année…

Annelise dit: 16 octobre 2017 à 9 h 03 min

..vs m’en aviez avec sensibilité Jazzi..la chance ! la meilleure pissaladière.. la vente des légumes comme le marchand de fruits de Fassbinder évoqué par Paul.. l’affection et l’écriture au calme ds la senteur des mimosas..enjoy avec Ch
Sylvain les festivals ont fonction de passeurs.. Bx s’est développé bcp,oui..en y étant, parfs la même sensation que d’être à Florence les derniers tps.. en marchant tjs dieu merci des endroits qui restent ds leur caractère initial vraiment particulier, affectif et intime.. les villes bougent, municipalités, régions aussi..les agences, Ecla ici, Pictanovo à Lille etc essaient de faire avancer les choses… à Beaune les ateliers de Claude Lelouch, le festival ds mon souvenir emmené par Luce Vigo à l’origine.. Dominique Besnehard à Angoulême, Jocelyne Aymé à Pauillac… les petits festivals deviennent gds, comme ça que le cinéma circule.. bonnes fées penchées sur le berceau… belle vie donc à l’International indépendant de Bordeaux

Phil dit: 16 octobre 2017 à 10 h 08 min

jus d’orange espresso pour tenir la journée pendant le festival, dear Annelise (ne pas les ingurgiter à la suite, le café pulvérisant les vitamines du jus d’orange) et à Bordeaux, un verre de grand cru par jour oblige.
films et cinéma dans la centrifugeuse festivalière…pour mieux permettre au critique de prendre le pouls du monde, de la ville surtout et de la vie des autres. on relira longtemps les compte-rendus Daney qui parcourait le monde pour son bien et celui de Libération..Cannes, Berlin, Taormina (very couru), Rio de Janeiro, Tokyo..
Berlin bien sûr (où l’on parle de moins en moins allemand, le bon public français voyeurise « Les damnés » en anglais sans plus sourciller) Berlin qu’il a connu avant le mur pour expirer à sa chute, Lefort a pris le relais un temps, la génération qui suit un peu l’histoire qu’elle a sûrement mal apprise. la ville change plus vite que ses visiteurs. Deux sémillantes journalistes du hollywood reporter à l’accent donalduck m’ont fait la démonstration du chocolat noir goûté avec un bon verre de bordeaux, excellent remontant entre deux « screening ».

Annelise dit: 16 octobre 2017 à 10 h 17 min

Le bordeaux grand cru avec le chocolat, very cool, porté par les meilleurs esthètes, Phil – bien vu. .au village Bages ils servent du petrus à la dosette, ça m’agace infiniment. Je préfère ne pas en boire ou attendre que l’occasion s’en présente pour en tâter pleinement…good qd ça arrive
Aussi voyuré, il y a un bout de tps, « Detroit » de Kathryn Bigelow, étant fan historique de Keanu Reeves depuis « My own private Idaho », ce qui m’avait conduite à « Point break » (et River Phoenix, alors oui.. en voilà un pour lequel j’avais surmonté ma légère prévention envers les blonds – lui et Daaaniel (Craig)… Revenons -en au film sur les violences policières envers la communauté noire..mon préféré de cette réalisatrice restant « Strange Days », Juliette Lewis magnifique, Angela Bassett, Ralph Fiennes halluciné.. qq aspects m’avaient évoqué Verhoeven ds la trame.. j’en reviens brièvement à Detroit av ouverture du festival bordelais ds 2 jours : quelle décomplexion met-elle ds ce traitement accentué de la violence depuis « Zero dark » ..elle a tjs ses plans t brillants, ms je m’interroge bcp sur ce passage de ligne systématqiue depuis qq années, comme si qq chose de surviril avait à s’imposer, qu’il fallait « prouver » en montrant d’autant plus les muscles..ds ce climat délétère actuel où on y va de ts les commentaires sur la place et l’usage des femmes en cinéma, maintenant Bjork après Asia Argento, une question..

P. comme Paris dit: 16 octobre 2017 à 10 h 31 min

Festival, Cannes :

TuDieu!
A poil dans une cellule
avec des effluves de Javel concentrés.
Heureusement que l’attaché de presse est venue nous repêcher.

Annelise dit: 16 octobre 2017 à 10 h 35 min

..Daney faisait qd même partie de la crème de la crème – je me suis demandé svt si je mettais ds cet avis une forme de respect nostalgique, ne l’ayant pas connu,ms pas du tt, formellement, humainement, ds ce qu’on peut lire, il y a chez SD un truc monstrueux d’intelligence et de vibration, avec pointe de tristesse (cartes postales à la mère). Lefort excellent aussi, j’avais eu de la sympathie de le voir en photo en chemise écossaise boutonnée rouge et bleue, du coup j’ai lu les Amygdales, puis Le commun des mortels en découvrant de surcroît que ns avions en commun un homme délicieux de chez délicieux, comme il n’en existe normalement pas. Dites-moi si qq a vu Detroit

Phil dit: 16 octobre 2017 à 11 h 05 min

Daney « reportait » tous azimuts, Annelise, les films souvent prétextes à bonne dérive en bordelant (pas de Bordeaux) au passage. Bien sûr il faut alimenter le brouet mais c’est accessible à qui fait un effort de voyeurisme. le cinéphile a une âme de peeping tom.
« Ragtime » de Forman (1981) pour la violence en scie sauteuse black and white.
La berlinale est une grosse machine qui « marschiert », 20000 accrédités, 300000 billets, comme Berlin comme l’Allemagne comme les Allemands. ça tourne sans faire de bruit, suffit de monter dans la ronde.

JAZZI dit: 16 octobre 2017 à 11 h 10 min

Oui, mais il faut bien reconnaitre que Cannes est au cinéma ce que Francfort est au livre, Phil. The best mondial. Moi, au fil de l’année, je vais voir la programmation qu’Annelise doit ingurgiter en une dizaine de jours !

Phil dit: 16 octobre 2017 à 11 h 15 min

certes baroz, mais combien de « coucheries » canneuses pour décrocher une accréditation ? le prix « weinstein » est plus élevé à Cannes qu’à Berlin

JAZZI dit: 16 octobre 2017 à 11 h 35 min

Les coucheries partent d’abord d’Hollywood avant d’arriver dans les divers festivals, Phil. A Cinecitta ce ne devait pas être mieux…

Phil dit: 16 octobre 2017 à 12 h 27 min

le monde des acteurs n’est pas celui des critiques, dear Baroz.
d’autre part, il faut rester aristocrate en toute circonstance, c’est probablement ce que M. Weinstein a dû oublier. comme disait ce personnage de film, « le sexe c’est comme le crédit, tout le monde n’y a pas droit ».

Annelise dit: 16 octobre 2017 à 12 h 41 min

11h15, sangre y tripas, Phil… L’h qui entrouvrait le peignoir plus vite que son ombre? Voilà donc ce qui m’a manqué pour la pêche à la truite? Ne js oublier qu’au milieu coule, hum, une rivière. On parle tjs de la violence des fleuves, que dire des berges (pas de lapsus calami, sinon..)

Annelise dit: 16 octobre 2017 à 12 h 49 min

…je me rappelle en effet votre mention que le cher homme, (Daney), disons « bordelait » largement hors frontières… Il faudrait parler aussi du complexe, du steak qui à la maison fait que si on l’a, on ne va éventuellement pas au Quick burger..ces choses de certaines solitudes cachées indicibles, le contraire de la laideur
Ms vs l’avez connu en vrai ou quoi?(SD?)

Sylvain dit: 16 octobre 2017 à 13 h 23 min

Weinstein se faisait aussi des hommes?

Sur les abus/la violence ,annelise.Le c.n’a pas a être traité sous vision morale.

La dignité,le choix,la santé.Personne de forcé.

Dans des pornos ou ok, c’est bon…Par contre les acteurs/actrices emmenés aux urgences.Sans déc.?!

Marceline dit: 16 octobre 2017 à 13 h 30 min

Ah, moi je l’ai connu en vrai, oui, du temps où il était aux Cahiers. C’était assez curieux parce qu’on sentait déjà qu’il avait pas envie d’être cinéaste, ce qui le différenciait des Bonitzer, Assayas et Cie. Il était plus proche d’un Toubiana de ce point de vue.

Phil dit: 16 octobre 2017 à 17 h 55 min

tous les critiques ne sont pas également lisibles. les « trop cérébraux » dont parle Baroz font sûrement trop de phrases à guillemets; la critique doit imprimer la mémoire comme la scène l’écran: Sadoul parle de « la beauté féroce » des athlètes de Riefenstahl qui « vont s’abattre sur l’Europe », c’est bien suffisant pour le souvenir. La vie en festival facilite les confidences des diaristes dans l’âme, ce qu’étaient Daney et autres damnés de la pellicule. Bien aimé en son temps les descriptions de Lefort des immeubles « écrabouillants » de Berlin entre deux projections.

JAZZI dit: 16 octobre 2017 à 18 h 42 min

Lefort, c’est autre chose, très drôle et adorable avec les pigistes du Libé de la grande époque dont je fus, de façon éphémère. Edouard Waintrop s’est formé dans son service Culture.

L’actuel directeur éditorial du Mercure, avec lequel je travaille depuis 10 ans, est un ancien des Cahiers. Il en est parti, mais son petit ami y est toujours. Garçon tout aussi adorable avec moi, cultivé et fin, d’une génération en dessous de la mienne, qui a tout de suite compris comment s’y prendre avec mézigue pour me suggérer une correction par ci par là dans mes manuscrits. C’est celui qui a un nom de héros de Jean Genet, Phil, et il me fait beaucoup penser à vous et inversement…

Emmanuel dit: 16 octobre 2017 à 20 h 14 min

« Jérar Lefort ,adorable,edouare waynetrope kissé formé danson service kultur . »;Messé adorable toussa;Chui trovieu por virémacuti méchoui tenté .;.jteuldis com jlepense;tonodeur dmimoza,célrev;Jazzi ;tudissa d’façon kifé fondre laïceberg.;LFifib bordelé toulmond vazyaller mainant;Détroi ssafou lattrouill;yatro dtesto pourétronnett;

Emmanuel dit: 16 octobre 2017 à 20 h 17 min

ssu lpork waynestine céta gerber ;sam dessoit qu’Oudi Allen ldefende:;léptite femms komles zomos ,follé soutenir contrelézagressions;

Phil dit: 16 octobre 2017 à 20 h 20 min

le monde est petit, dear Baroz, on ne le répétera jamais assez..
il me semble que la formule courte est celle qui convient le mieux aux impressions laissées par quelques images celluloid. Jean Tulard dans son dictionnaire sait parfois admirablement résumer en 2 lignes un film de deux heures. Autre jouissance intérieure, en pays bilingues comme la Belgique, vous rencontrez des exégètes qui introduisent l’un ou l’autre film dans les deux langues sans jamais faire de traduction de l’une à l’autre. manière de tourner autour d’un film pour mieux le cerner. ceci nous éloigne un peu du sujet des festivals; les festivals ont une vie, un défunt festival: celui de Knocke-le-Zout.

JAZZI dit: 17 octobre 2017 à 7 h 04 min

Annelise, au-delà de « l’affaire Weinstein », sur laquelle il y aurait beaucoup à dire, ce qui serait plus intéressant, du point de vue du critique de cinéma, ce serait d’analyser la production globale, la singularité de la Weinstein company. L’impressionnant catalogue du dernier nabab d’Hollywood dont le rôle a été (sera ?) essentiel durant les dernières années du festival de Cannes et de Deauville :

2007 : Troupe d’élite de José Padilha
2007 : Chambre 1408 de Mikael Håfström
2007 : Planète Terreur de Robert Rodriguez
2007 : Boulevard de la mort de Quentin Tarantino
2007 : The Mist de Frank Darabont
2007 : Halloween de Rob Zombie
2007 : Le Journal d’une baby-sitter de Shari Springer Berman et Robert Pulcini
2008 : John Rambo de Sylvester Stallone
2008 : Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen
2009 : Inglourious Basterds de Quentin Tarantino
2009 : Nine de Rob Marshall
2009 : Halloween 2 de Rob Zombie
2010 : Piranha 3D de Alexandre Aja
2010 : Le Discours d’un roi de Tom Hooper
2010 : Submarine de Richard Ayoade
2010 : Fighter de David O. Russell
2011 : Scream 4 de Wes Craven
2011 : My Week with Marilyn de Simon Curtis
2011 : La Dame de fer (The Iron Lady) de Phyllida Lloyd
2012 : Des hommes sans loi de John Hillcoat
2012 : Happiness Therapy de David O. Russell
2012 : Django Unchained de Quentin Tarantino
2014 : Imitation Game de Morten Tyldum
2015 : Les Huit Salopards (The Hateful Eight) de Quentin Tarantino
2016 : Tigre et Dragon 2 (Crouching Tiger, Hidden Dragon: Sword of Destiny) de Yuen Woo-ping
2017 : Mary Magdalene de Garth Davis
2018 : Untouchable de Neil Burger

JAZZI dit: 17 octobre 2017 à 7 h 08 min

Et avant la Weinstein company, il y eut Miramax

« Miramax a été créée en 1979 par les frères Harvey et Robert Weinstein afin de distribuer des films jugés non rentables par les grands studios hollywoodiens. Le nom de la compagnie est la combinaison des prénoms des parents des deux frères : Max et Miriam.
Parmi les productions les plus marquantes de Miramax, on peut citer Reservoir Dogs (1992), Pulp Fiction (1994), Le Patient anglais (1996), Will Hunting (1997), Shakespeare in Love (1999), Kill Bill (2003 et 2004) et Fahrenheit 9/11 (2004). »

Annelise dit: 17 octobre 2017 à 8 h 30 min

Marceline 13 octobre, 13h30, vs avez connu Daney? Wow. Ou est-ce un de ces tours de passe-passe dont je commence à avoir l’habitude, parfs drôles, réussis à long terme, parfois inquiétants..depuis de longs mois je fais l’objet d’une petite « plaisanterie » qui me laisse à penser qu’on a piraté ma boîte mail, piqué dans des adresses perso que l’on me « retourne » parodiées sous diverses formes…ici, par messagerie ou en MP sur Facebook, je reçois des compliments ou de longues injonctions, des msg ou haïkus amphigouriques…thuriféraire ou détracteur, je laisse passer sans intervenir tant que ça demeure dans des proportions correctes ou que ça nourrit la pensée… des noms d’amis ou de figures familiales ressurgissent, brandis en pseudo déformé.. ah bon? ne ns attardons pas sur le fait qu’il y a une 10aine de jours j’ai reçu un mail au nom, prénom de « mon père »..comme c’est de bon goût.. le contenu néanmoins témoignait d’un talent parodique, de dispositions pour l’imitation..en revanche il y a 3 jours, me parvient un pseudo message de « ma mère » (reprenant son adresse mail exactement, à une petite distorsion près),alors que pour diverses raisons, je sais qu’il ne peut émaner d’elle – et cela, je tiens à dire que je trouve cela parfaitement malfaisant, IMMONDE
Je n’ai pas l’esprit flic et remonter les adresses est peine perdue, puisque vs les truquez tous en permanence.. IP etc, les petits génies de l’informatique s’en donnent à coeur joie, là-dessus je ne peux pas suivre je n’y connais rien.. je conseille cependant à ceux qui se sentiraient concernés de ne pas me mettre en colère ni me pousser à sortir de mes gonds en exagérant..L’envie pourrait me venir de faire un gros ménage qui éclabousse.. Fin de la parenthèse

Oui Jazzi 7h04. Il se trouve que j’allais justement revenir dessus : j’ai vu que Sandra Muller s’y met… le « balance ton porc » d’Asia Argento est de facture moderne – et au sens littéral, de bonne guerre, elle s’est fait agresser personnellement.. légitimité de ce qui lui appartient
Après c’est tjs le pb d’une « écriture historique » des évènements : elle ne devrait jamais être confiée à des témoins. Sur le blog, pourquoi j’aimerais que comme vous le proposez avec sagesse dans votre post, ns décalions le propos de « la curée » Weinstein (qui en passant n’a guère besoin de ns) à une autre reflexion? Il n’y a jamais bcp de pensée dans l’hallali.. les requins se ruent pour arracher les morceaux, dès qu’il y a du sang par terre.. spectacle – qui plus est spectacle moyen – à part ça?
L’observation transversale de la filmographie que vs fournissez, en revanche. .intéressant de voir ce qui pourrait en être déduit après passage à l’IRM. .ou bien sûr, mener reflexion bien plus profonde sur « les pratiques » vieilles comme le monde du pouvoir.. les vulnérabilités tjs les mêmes. Nous avions pu parler ici de Tippie Hedren, plus démunie que Grace K face à Hitch. Et Hitch reste Hitch, et l’art bien svt – actrices et réal confondus – est une révélation de nature a priori dysfonctionnelle ?
…quel sens pourrait être accordé à une « moralisation » ds un système pareil? Le pur blancheur persil est un tyran majestueux, ms un tyran
J’avais été bouleversée par le cri de Najtassja Kinski envers son père, il y a lgtps.. après elle choisit un homme, Quincy Jones, à l’opposé physique du paternel, assez puissant et susceptible de la protéger.. pour autant j’adore la folie de Klaus « acteur »… certains films de Werner Herzog fascinants… qu’aurais-je fait si j’avais été sur place, que j’étais l’amie ou que j’avais assisté de près à des dégueulasseries, en particulier sur la soeur? Je suis petite… me serai-je munie d’un « merlin et hop! pour lui griller la bistouquette »?, Dorothy Michaels/Tootsie (Dustin Hoffman)donnant une leçon de féminisme « actif » aux filles d’une série tv en proie au harcèlement de « La Langue », docteur abruti libidineux chez Pollack… La balance est lourde en chacun entre faire ce qu’on peut faire, et ce qu’on n’a pas à laisser passer
Voyez, l’éthique ne recoupe pas exactement la « morale »…c’est une affaire interne vertigineuse.. Muzil a dû en séduire en backrooms, des étudiants que fascinait la philo..ou Daney qui fait la tournée des bordels, donc. .pourquoi je ne le mets pas dans le même sac?.. une chose de mettre dans le panier des éléments intellectuels, (un exotisme comme un autre)voire financiers pour dealer une séduction dont on n’est pas assuré sans, d’échanger ce qu’on croit avoir pour obtenir une autre chose dont on est persuadé de manquer s’il y a de part et d’autre une forme de consentement qui demeure joyeux .. là où ça ne va pas, c’est qd ça vire à la coercition, au troc disproportionné : surfer sur les détresses, la nécessité pour soulager sans amour d’aucune sorte une saleté de névrose perso au détriment total de,
bref.. pas le temps d’alimenter davantage la conversation ce matin mais oui, Jacques, votre assertion au-dessus me paraît recadrer le débat à meilleur endroit

Phil dit: 17 octobre 2017 à 8 h 41 min

Tarantino refuse de projeter des dvd dans son cinéma d’hollywood; son meilleur titre de gloire au cinéma.
le droit de cuissage est devenu un acte freudien à hollywood. « The big Knife », Jack Palance

JAZZI dit: 17 octobre 2017 à 8 h 56 min

Nous qui n’avons pas vécu la chasse aux sorcières, Annelise, voilà que l’on nous propose une nouvelle page de l’histoire hollywoodienne. Le plus drôle, si je puis dire, c’est que dans ce néo conflit à soubassement politique, conservateurs versus démocrates, où le sexe remplace le communisme, l’actuel président républicain est le profil type du comportement contesté !
J’ai toujours apprécié la qualité des films labellisés par la Weinstein Company, sans pour autant que ce soit le cinéma que j’aime, à quelques exceptions près…

JAZZI dit: 17 octobre 2017 à 9 h 13 min

Je crains, Annelise, que vous soyez victime d’un harceleur* particulièrement pervers, à peu près identifié ici ou là. Protégez-vous et surtout ne craquez pas, il serait particulièrement content !

*Du genre à me traiter de porc et m’indiquer la porte, ici : « chasse gardée ! » et se vouloir plus féministe que les féministes, là-bas…

Annelise dit: 17 octobre 2017 à 9 h 58 min

Merci Jacques.Qd ça reste constructeur ça va, sinon c’est vrai que c très usant. Etes-vs allé voir Detroit? Aviez-vs vu « Mercenaire »?
Sur le sexe (j’y pense à cause de Virginie Despentes & Beatrice Dalle qui vt se mesurer en musique à la poésie de Pasolini durant ce Fifib…) Pasolini n’est pas du tt le chantre de la « liberté-n’importe-quoi-à-n’importe-quel-prix »..il défend au contraire l’idée d’une sexualité humaine, expression libre et gentille du lien.. »Salo », c’est bien ça..critique insoutenable du fascisme appliqué aux corps..j’avais également aimé sa manière de dire que non, lui ne « tirerait pas sur des carabiniers, fils de pauvres… »(sens figuré)

Roro dit: 17 octobre 2017 à 10 h 11 min

JAZZI dit: 17 octobre 2017 à 7 h 16 min
Ressemblance étonnante

Jazzi Annelise tout à fait d’accord avec vous sur cette histoire de W

Annelise dit: 17 octobre 2017 à 10 h 18 min

..introduit en 1976 par PPDA, François Chalais qui n’avait pas du tt, ms pas du tt aimé le film avait exprimé son indignation
La conclusion revient sans doute à Bataille, pourtant bien bardé, qui écrivit en 1957: « Personne à moins de rester sourd n’achève les Cent Vingt Journées que malade: le plus malade est bien celui que cette lecture énerve sensuellement. »
Classieux, les « immeubles berlinois écrabouillants » de Lefort..ça se passe aussi apparemment comme ça ds le Mac-Do de Léo Soesanto

JAZZI dit: 17 octobre 2017 à 12 h 07 min

J’avais aimé « Mercenaire », Annelise. « Détroit », c’est une idée de film à voir ! J’ai beaucoup de boulot et de lectures et de corrections de manuscrit, en ce moment. Mais j’ai besoin aussi de m’aérer et le temps est si beau…

Marceline dit: 17 octobre 2017 à 13 h 00 min

Annelise, pourquoi vous jouerais-je un tour ? Je ne vous connais pas. En outre, pirater une boîte mail est au-delà de mes compétences.
A part ça, oui, j’ai connu Daney. Ce n’est pas très étonnant. J’avais déjà laissé entendre ici que j’ai un passé de cinéphile, et j’ai la soixantaine bien bien tassée. Beaucoup de gens se connaissaient de vue dans les 70 à la cinémathèque de Chaillot et les mêmes têtes se retrouvaient souvent dans un bar du Trocadéro. Comme nombreux étaient ceux qui auraient aimé bossé aux Cahiers, la tentation était forte d’adresser la parole à ceux qu’on reconnaissait. Et ça discutait.
Dans la bande y avait l’affreux Boris Eustache (fils de) à qui personne ne parlait parce que c’était un péteux et un petit mec qui avait toujours le même pardessus à carreaux rouge et blanc et une sacoche avec un magnétophone, un gars qui a impressionné tout le monde quand on a projeté (à la cinémathèque, oui oui) un court-métrage qu’il avait réussi à faire, intitulé Strangulation Blues. Pour moi, c’était un jeunot avec qui je papotais de temps en temps. Il se faisait déjà appeler Léos Carax.
Pour le reste, je ne vous raconterai pas ma vie. Mais enfin, disons que c’est un milieu que j’ai connu d’un peu près. Avant de tirer un trait dessus pour cause de départ très très loin.

Sylvain dit: 17 octobre 2017 à 13 h 08 min

Ida Lupino(aldrich)wouah.

Detroit(en attendant l’ouverture du fifi dans votre coin,AL?).Pardon si hors sujet.

Katherine Bigelow revient sur les émeutes sans précédent de 67 sur fond de guerre vietnamienne.

Algiers hôtel.Label motown,ville de l’auto.Les afro-AM qui montent.

Le chanteur des dramatics et Fred Temple(vrai nom)alpagué par la police blanche.

« Fascisme sur les corps »:katherine Bigelow tombe dedans.

Torture prédomine sur le film.on ne voit rien d’autre!

Kraus(Will poulter)et John boyega surnagent à part ça,bof.Voyeurisme.

Phil dit: 17 octobre 2017 à 13 h 25 min

Marceline Loridan (du cinéma) pourrait bien jouer la vie de Marceline (du prestigieux blog d’Annelise). Effectivement, drôles de profils dans les cinémathèques mais des considérables, pour corriger le savoir wikipediesque avec profit.
La dernière projection à Chaillot fut « Le coup de grâce ».

Annelise dit: 17 octobre 2017 à 13 h 33 min

Ah, Madame Ivens…elle avait une bronchite au moment de venir présenter ses Petits bouleaux ds la prairie (Auschwitz bien sûr) avec Anouk Aimée.Avec un ami – lui-même ami du mari – ds la salle, le jour où cela se passait..cela ne l’avait pas gêné.. il m’avait dit l’estimer bcp, ms elle lui faisait peur…lady in red
Sylvain, (Detroit)vrai que la scène de torture est éprouvante,longue, focalisée davantage sur l’aspect « technique » que sur l’impunité globale.. Will Poulter est bon avec son petit physique plus ou moins ado – terrible..vs ne sauveriez pas le personnage de Melvin Dismukes?
Right, Marceline !C’est dit
N’ayant de tte façon ni le goût, ni la possibilité de rentrer ds le tableau de bord RdC la plupart du tps – de tte manière, ainsi que je l’ai évoqué cela n’empêche en rien les pratiques suavement délictueuses (bashing alambiqué, tentative dérisoire de planter la panique ), Marceline donc, contente que vs posiez clairement l’info
Beau portrait de Carax. Un petit chien blanc et noir porté sous le bras à une époque?. .. Jean Eustache aimé ds les esprits,provocant tjs un choc redécouvert, pas seulement à Pessac Léognan

Annelise dit: 17 octobre 2017 à 13 h 36 min

Rooney Mara, Adam Driver aux gdes oreilles, noir Jedi auquel je résiste encore moins depuis Paterson + Sparks??? paraît-il …ça devrait donner. When I am with you..

JAZZI dit: 17 octobre 2017 à 13 h 50 min

Beaux souvenirs, Marceline. On s’est peut-être croisés à l’époque, mais moi je ne m’attardais pas au bistro, après, mais plutôt dans les jardins du Trocadéro…
Vous savez pourquoi l’on devait donner un ou dix centimes au vestiaire, que l’on récupérait en partant, me semble-t-il ?
Vous ne voulez pas nous conter d’autres anecdotes, les films qui vous ont marqué ?

Annelise dit: 17 octobre 2017 à 15 h 54 min

Parlons de Green j veux b…journal, Moira ou Troca, n’importe. Je voudrais aussi des infos sur le chien de Carax. Oui ça m’intéresse c’est comme ça..pas tt à fait autant que sa filmo, ms.. les Jack Russell ont la réputation d’être facétieux, frétillants, fidèles.. faffectueux? Fa f’est fûr

Annelise dit: 17 octobre 2017 à 16 h 05 min

Reflexion faite, sûrement pas un Jack (chien de LC)..ds mon souvenir il présentait tb..menues pattes hautes, queue en trompette, oreille noire avec petite bouille poils emmêlés chafouine…attention aux « retombées de paupières mortes » à la Julien Viaud?

gilles dit: 17 octobre 2017 à 17 h 31 min

Emma taume réclame son biberon depuis tout à l’heure.On lui montre la lune au réfracteur grand diamètre ,elle regarde le doigt…Eric Judor dans la programmation fifib à côté de pasolini ou Joaquin Trier,ça fait drôle .Effet voulu? »Diamond Island « ,un excellent moment de cinéma .Pourquoi revenir au court après un long?

Sylvain dit: 17 octobre 2017 à 17 h 49 min

Léos Carax, un des + important contemporain. .les amants du pont neuf,holly motors,M.Merde.

Denis lavand,son jean-pierre Leaud.Mickey rourke wrestler en reduc.Génial!

il n’a pas eu la carrière qu’il méritait.Trop exigeant,Annelise?

Marceline dit: 17 octobre 2017 à 18 h 16 min

« pas eu la carrière qu’il méritait. » (Sylvain)

Vous parlez de Carax ou de Denis Lavant ?
Lavant poursuit une carrière énorme, notamment sur les planches. Et au ciné, je crois qu’il en est à plus de cinquante films déjà.
Quant à Carax, je ne pense pas qu’il ait voulu faire « carrière ». Il a réussi à faire peu ou prou les films qu’il voulait faire. Y en a pas beaucoup qui peuvent en dire autant. Maintenant, il est capable de plans géniaux mais il a tendance à bâcler un peu la préparation. Un scenario et des dialogues souvent moyens. Je pense surtout.à Mauvais sang et Les Amants. Des images magnifiques au service d’une histoire assez cucul.
Pour Pola X, c’est différent, c’est un film au second degré, presque une autoparodie parfois, ce beaucoup de critiques n’ont pas vu.
Holy Motors, très bien, malgré quelques facilités là encore, mais c’est plus fort que lui, dès que le projet est monté, il est impatient d’y aller, il fonce.

christiane dit: 17 octobre 2017 à 18 h 20 min

@Emma Taume dit: 17 octobre 2017 à 17 h 01 min
Pourquoi ce désir ? Qu’est-ce qui vous désoriente dans cette façon de rappeler la mémoire du cinéma comme un roman de la vie ? Vous êtes troublée ? C’est bon signe. Relisez la réponse faite au vigoureux Jazzi.
Ici, il faut accepter les intermittences, les obscurités, les mots fragmentés.
Une fois que l’œil s’est habitué à son écriture et à celles des amis d’ici, on goûte un profond bonheur. Et le dernier post de Marceline est savoureux : « à qui personne ne parlait parce que c’était un péteux et un petit mec qui avait toujours le même pardessus à carreaux rouge et blanc. »
De plus, Sophie mène rude bataille le dimanche soir au « Masque et la plume » !

Phil dit: 17 octobre 2017 à 20 h 14 min

Alley, merci pour vos incises musicales, des découvertes souvent (Burton il y a quelques temps), les cinéphiles ne font pas volontiers discothèques, sauf pour la série B. de qualité, (Nora Orlandi)

Manu dit: 17 octobre 2017 à 20 h 54 min

Hématome elem dauber ,elveu papayer labonnemen sudouess.;le fifib ssétro fort pourel;Jazzy tuma missultoit avec ta list d’harvéW;;wes cravene cétop;!Allé car,célbon didjay;l’esstrait sparks mizenligne pour carax 13.39 mighty;

Annelise dit: 17 octobre 2017 à 20 h 54 min

Eric Judor &Eva Bester, Gilles 17h31. Le festival de Bx fait le pari du pas de côté. On verra. »La Tour Montparnasse infernale » de Charles Nemes, première apparition d’Eric et Ramzy.. rappelez-vs justement ici, la photo de Jacques de Basher, gd amour de Lagerfeld rapportée il y a qqtps sur RdC grâce à un « généreux donateur ». .Charles Nemes était dessus..le petit garçon en moustache et faux nez à droite

JAZZI dit: 17 octobre 2017 à 21 h 19 min

« Eric Judor dans la programmation fifib à côté de pasolini ou Joaquin Trier, ça fait drôle .Effet voulu ? »

Oui, ça cloche un peu !
Pas sûr que Phil puisse aller voir bientôt l’intégrale d’Eric Judor à la cinémathèque Bercy, Annelise ?

Moi qui voulait m’aérer, vous m’avez envoyé tout droit sur « Détroit », en toute inconscience ! J’ai été grandement ventilé, de pied en cap. Il y avait bien les trois ingrédients, évoqués plus haut : une ville, une groupe conflictuel, une arme à feu, mais là, l’exercice de style est mille fois au-dessus de celui de « L’Atelier ». Bien supérieur au fade label qualité Weinstein ! Je ne suis pas un inconditionnel de Tarantino…

Annelise dit: 17 octobre 2017 à 21 h 53 min

Pas certaine d’y arriver moi non plus, Jacques.Phil et moi irons boire un café à la buvette sans savoir chacun qui est l’autre..dois-je comprendre que Detroit de Kathryn Bigelow vs a enthousiasmé? Je préfère nettement les films des débuts, sombres, hantés..pas cette q de bois dur

Phil dit: 17 octobre 2017 à 22 h 25 min

promis, nous boirons un jour un verre ensemble à la buvette; reste à bien choisir la buvette, les festivals en ont plusieurs, les cinémathèques, aucune.

bérénice dit: 17 octobre 2017 à 22 h 57 min

Annelise, si vous ressemblez à cette photo (je vous préfère avec une coiffure plus courte) il vous reconnaîtra et s’il n’est pas trop féministe vous offrira votre café sans que vous ayez envie de l’en poursuivre.

JAZZI dit: 18 octobre 2017 à 7 h 51 min

Pas vraiment enthousiasmé, mais j’ai trouvé son film efficace, rythmé, quoique peut-être un poil complaisant dans la violence, Annelise. Je ne connaissais pas les films de Kathryn Bigelow.
Je ne sais pas si vous allez nous parler de « Square », palme d’or au festival de Cannes 2017 ? La bande-annonce du film me donne envie de fuir !

Gilles dit: 18 octobre 2017 à 13 h 29 min

Eustache .Difficile de se faire une impression fixée dans le marbre ,because peu d’obtention de dvd ?Obligé d’avoir le réflexe de s’imprégner des vues cinema de la poignée de films tournés .Sombre histoire d’ayants-droits ,qui dure encore ?jamais vu l’inachevé ,la « soirée « .Un manque …le cinéma à Pessac porte son nom.Bénédicte préfère les cheveux courts &fait l’honneur de ne pas nous confondre avec l’engeance weinstein si on offre un verre ,merci.RV pour voir les longs du festival en compétition ..beau monde .Garçons sauvages de b.Mandico ,Pin Cushion repérés dans le programme..Despentes en motorhead,belle..

JAZZI dit: 18 octobre 2017 à 13 h 41 min

Le problème, Marceline, c’est que leos Carax n’a jamais été le fils de Jean Eustache !

« Leos Carax, de son vrai nom Alex Christophe Dupont de Nemours, né le 22 novembre 1960 à Suresnes, est un réalisateur français. »

Marceline dit: 18 octobre 2017 à 13 h 57 min

J’ai parlé de Boris Eustache, Jazzi. Personne n’a jamais pu imaginer que Léos Carax soit le fils d’Eustache. Et Carax n’était pas un péteux.

Marceline dit: 18 octobre 2017 à 14 h 00 min

Au fait, vous vous souvenez (les plus vieux) du « réseau », les lignes téléphoniques en deshérence utilisées la nuit pour des messages parfois salaces ? Eh bien, le pseudo d’Eustache était Jack Lantier des Batignolles.

JAZZI dit: 18 octobre 2017 à 14 h 11 min

Votre paragraphe prête à confusion, Marceline ?

« Dans la bande y avait l’affreux Boris Eustache (fils de) à qui personne ne parlait parce que c’était un péteux et un petit mec qui avait toujours le même pardessus à carreaux rouge et blanc et une sacoche avec un magnétophone, un gars qui a impressionné tout le monde quand on a projeté (à la cinémathèque, oui oui) un court-métrage qu’il avait réussi à faire, intitulé Strangulation Blues. Pour moi, c’était un jeunot avec qui je papotais de temps en temps. Il se faisait déjà appeler Léos Carax. »

Marceline dit: 18 octobre 2017 à 14 h 44 min

Peut-être que j’aurais dû mettre une virgule, mais on lit bien : un péteux et un petit mec, deux personnes.
Bon, tchao, j’ai un avion à prendre. Sais pas quand je reviendrai.

JAZZI dit: 18 octobre 2017 à 16 h 56 min

C’eût été mieux de fractionner la phrase :

« Dans la bande y avait l’affreux Boris Eustache (fils de) à qui personne ne parlait parce que c’était un péteux. Et aussi un petit mec qui avait toujours le même pardessus à carreaux rouge et blanc et une sacoche avec un magnétophone, un gars qui a impressionné tout le monde quand on a projeté (à la cinémathèque, oui oui) un court-métrage qu’il avait réussi à faire, intitulé Strangulation Blues. Pour moi, c’était un jeunot avec qui je papotais de temps en temps. Il se faisait déjà appeler Léos Carax. »

Emma Taume dit: 18 octobre 2017 à 17 h 55 min

@ christiane : on peut préférer la sobriété et la concision au bavardage et à la logorrhée : c’est mon cas

christiane dit: 18 octobre 2017 à 21 h 40 min

Emma Taume,
ce n’est pas du bavardage, c’est le roman du cinéma (rdc), (Écriture plurielle) où se croisent films à l’affiche, mémoire de films plus anciens, éclats de vie. C’est assez particulier. Certaines écritures sont mêmes détricotées.
Virginia Woolf (Essais choisis) disait de ce monde du cinéma et des acteurs : « Nous les voyons tels qu’ils sont en notre absence. Nous voyons la vie telle qu’elle est quand nous n’y prenons nulle part. (…) L’œil et le cerveau sont violemment désunis alors même qu’ils tentent en vain d’œuvrer de concert. »
Elle restait dubitative face au cinéma, cherchant quelque chose de « vital au plus profond, sous le flou d’émotions incongrues. »
Chacun réagit à sa façon quand la salle s’éteint et qu’apparaissent sur l’écran les premières images du film et que le premier son nous traverse. Après, évoquer tout cela qui n’existe pas sans les décors, les acteurs, les scénaristes, les ingénieurs du son, etc… c’est marcher comme funambule entre le réel et ce qui n’est pas le réel. Le fil tendu, c’est… une chaîne de mots.
Vous pouvez préférer d’autres chroniques mais n’abimez pas celle-ci. C’est une expérience assez extraordinaire acceptant même la colère fugitive de Jazzi et les virgules clandestines de Marceline qui nous fait un mélimélo des Carax.
Allez, bonne soirée..

alley cat dit: 19 octobre 2017 à 0 h 32 min

Le Dead a depuis presque toujours ses aficionados méticuleux qui envoient en l’air des enregistrements de la moindre représentation du groupe comme si elle s’était tenue hier ; »from the volt »
Le Velvet, c’est tout l’inverse …
Deux groupes que tout oppose et que l’essentiel unit pourtant (on supporte même les odieuses plages de pub – https://www.youtube.com/watch?v=u9H_JvKRSUc ):
aucun de leurs albums « studio » n’égale leurs représentations « live » et aucune écoute aujourd’hui ne reproduit l’effet provoqué par le « mur de son » déployé par l’une et l’autre formation de Warlocks – from coast to coast
Cela a été

alley cat dit: 19 octobre 2017 à 1 h 24 min

@par l’une et l’autre formation de Warlocks

Avant de devenir le Grateful Dead pour l’une et le Velvet Underground pour l’autre, ces deux formations portèrent à leur début, en même temps, l’une sur la côte ouest l’autre sur la côte est, le même nom : The Warlocks.
Elles furent ensuite des figures on ne peut plus opposées …

eriksen dit: 19 octobre 2017 à 10 h 40 min

Emma Taume dit : « rendez-nous Sophie »
Jolis billets de Sophie, mais à quoi sert la belle façade s’il n’y a pas de vie dans la maison ? Sur le dernier article de Sophie avant qu’elle n’annonce son départ, il n’y avait que 13 faméliques commentaires. De plus, un bon tiers étaient agressifs : bien plus élevé que sur la RDC d’ALR, même en incluant les vôtres.
http://larepubliqueducinema.com/notre-petite-soeur-kore-eda-ou-le-tresor-de-la-famille/
Et au nom de quels autres vous dites « nous » ? — Vous avez un problème de je-nous, on dirait
Et quel est donc ce monstre qui nous l’aurait « prise », cette Sophie ? — un problème de paranoïa aussi ?
Avec votre nom, cela commence à faire beaucoup de pathologies.

eriksen dit: 19 octobre 2017 à 10 h 57 min

Pas du tout et bien au contraire. Où avez-vous vu qu’il fallait obtempérer sur ce blog ?
Vous vous inventer ce prétexte pour donner une virginité de victime à vos passions tristes.

Phil dit: 19 octobre 2017 à 12 h 29 min

Christiane, très bien cette pensée de Virginia sur le voyeurisme du cinéma.
Difficile de faire la liaison entre les cinéphiles d’antan et ceux d’aujourd’hui, génération sans besoin d’écrits et
saturée d’images. mais avec un peu de temps et des circonstances, la magie opère, un vieux film de Visconti parvient toujours à faire bon effet sur un jeune qui ne sait pas que Milan fut autrichienne, Visconti vicomte et Helmut Berger son amant.

JAZZI dit: 19 octobre 2017 à 13 h 07 min

Pas très envie d’aller voir « The square » ! Qui s’y colle ?

Sud Ouest
par Sophie Avon :

« Il y a des moments de bravoure, une ironie cinglante et pas mal de longueurs. Surtout, une façon démonstrative de procéder, entre culpabilisation et enfoncement de portes ouvertes, qui amenuise le plaisir. Cela n’a pas empêché Pedro Almodovar de lui donner sa palme d’or au dernier festival de Cannes. »

Gilles dit: 19 octobre 2017 à 15 h 02 min

Presto annelise (vacances de la Toussaint à préparer).Pour une fois que toutes académies confondues ,tous les parents vont déserter les cinémas15 jours pour que les cousins se voient.Lu sur votre facebook que vous aviez été voir hier soir Pablo Berger . »Blanconieves » scratche deux cent fois The Artist .Pluie de GOYA .Il enseignait à Yale .Vous êtes bien placée pour le savoir …A quand son prochain film?

PETRUS dit: 19 octobre 2017 à 22 h 20 min

J’ai tenu parole en allant voir « The square » du suédois Ruben Östlund. Le film démarre très fort : Christian (excellent Claes Bang) conservateur d’un musée d’art contemporain (qui n’est pas sans me rappeler ce que fut, en son temps, Jean-Christophe Ammann, fondateur de la Documenta de Cassel) se fait interviewer par la charmante Elisabeth Moss (que vous avez peut-être, comme moi, aimée dans la série « Madmen »). Discours ampoulé et creux sur fond de petits tas de gravier soigneusement alignés, surveillés par une gardienne revêche dans un musée aseptisé, on s’y croirait. Lorsque les jeunes loups de l’agence de pub discutent avec les responsables du musée du lancement de la prochaine expo, dont le « square » – un carré de pavés cerné par un trait de lumière au centre duquel on est censé retrouver le contact avec son prochain, voire même l’aimer – sera l’élément emblématique, on s’y croirait aussi. Comme on est en Suède, le boss de l’agence qui a largement l’âge d’être grand-père est même venu avec son bébé – six mois, au jugé – vous voyez l’ambiance… La préoccupation de ces jeunes pubards est de créer le buzz autour de l’expo à venir dont ils trouvent le concept (solidarité, confiance, main tendue, etc) un peu faiblard. Il y parviendront au-delà de leurs espérances avec un clip choquant… Jusque là on est dans la franche comédie, enfin, dans une comédie où les contre-champs manquent singulièrement et où le rythme n’est pas le bon. Et puis… Le propos commence à s’enliser parce que Ruben Östlund veut nous démonter quelque chose et qu’il n’en a pas les moyens. Je veux dire par là qu’il a écrit son film tout seul alors qu’un scénariste aurait peut-être pu l’aider à nous livrer une histoire un peu tenue, un peu tendue, qui ne s’étale pas inutilement sur plus de deux heures en se diluant dans toutes les directions !
Certes la scène du happening au dîner des bienfaiteurs du musée (c’est ce qui figure sur l’affiche du film) est forte et nous interroge sur notre propre lâcheté. Mais elle s’étire en longueur et du coup perd une grande partie de son efficacité, d’autant qu’elle ne s’inscrit pas non plus dans la continuitié du scénario. Elisabeth Moss, quant à elle, partage son appartement avec un chimpanzé adulte qui dessine à ses heures sur des feuilles de papier ou sur son propre visage. J’ai voulu y voir une allégorie de l’art contemporain ? Et beaucoup admiré le flegme de Christian qui ne s’étonne ni ne pose la moindre question. Il est vrai qu’il est très ivre. J’en déduis aussi qu’il s’agit d’un chimpanzé femelle sinon Christian aurait pu se trouver en très fâcheuse posture.
Nous nous étions écharpés avec distinction sur ce blog à propos du film de Zvyagintsev où je contestais la notion de « message ». Dans « The square » le message est dit et répété, lourdement souligné et même surligné au cas où un spectateur inattentif n’aurait pas percuté. Égoïstes, indifférents, nous ne nous intéressons pas assez à ces pauvres, à ces exclus, à ces laissés pour compte de la société néo-libérale que nous côtoyons quotidiennement. Je me suis laissé aller à imaginer ce qu’un réalisateur anglais aurait pu faire d’un tel sujet. Ou un Todd Solondz… Et je me suis demandé si c’était le film que Cannes avait récompensé, ou le sujet si consensuel ?
@ Gilles 15h02.
D’accord avec vous, Bianconieves est une merveille.

JAZZI dit: 20 octobre 2017 à 6 h 19 min

« Et je me suis demandé si c’était le film que Cannes avait récompensé, ou le sujet si consensuel ? »

Merci, Petrus, c’est bien ce que je craignais. A croire que Ruben Östlund a fait une petite gâterie à Pedro Almodovar à Cannes !

Annelise dit: 20 octobre 2017 à 8 h 12 min

Après le commentaire sceptique de Jazzi sur « The Square », la mise en ligne d’un extrait de mon excellentissime consoeur et amie Sophie Avon, notule musclée de Petrus qui ne donne pas ds la dosette mesquine et offre son meilleur à RdC, cristallisant b les doutes entretenus quant au film
Deux mot sur Fifib – qq infos postées en tps réel sur FB – un festival jeune, chaleureux, bien organisé. Vu bcp de choses, dont « Abracadabra » de Pablo Berger dont j’avais en effet bcp aimé Blancanieves, ms aussi Thelma, le dernier Joaquim Trier.. d’autres
Table ronde hier sur le thème « comment devenir cinéaste » : Thierry Lounas (Capricci), Thomas Bardinet, Valentine Roulet du CNC, Brigitte Pardo (Canal), Thomas Salvador, Th de Peretti sur lequel ns avion échangé pour « Une vie violente »
… marquée surtout lors de cette conférence par la modestie de Th Salvador (« Vincent n’a pas d’écailles ») à distiller une voix peu assurée mais pour moi, la plus réaliste, audible et convaincante, parlant des difficultés, de ses « 8 ans d’attente et de suspension », de la ténacité et de l’invention supplémentaires qu’il faut développer, quand peu d’aide et d’argent

JC..... dit: 21 octobre 2017 à 13 h 45 min

Dans le dortoir des actrices et des producteurs, on baise dru depuis le Gros Wein et ses indélicatesses….

Cela ne gêne personne.

Qui s’occupe de ce qui se passe dans les roulottes des saltimbanques du cinématographe ? Les risques du métier ….

Emma Taume dit: 21 octobre 2017 à 15 h 15 min

Superbe interview de Michael Mann dans Libé, une phrase à méditer ici : « les émotions les plus puissantes ne passent pas par le langage, mais par la force cinématographique »

autre évidence: la disparition de DANIELLE DARRIEUX ne semble émouvoir les distingués commentateurs(trices)

JAZZI dit: 21 octobre 2017 à 20 h 50 min

Un personnage de roman pour Passou , DD !

« Elle divorce en 1941, se remarie en 1942 avec le diplomate milliardaire et play-boy dominicain Porfirio Rubirosa. L’actrice n’interrompt pas son activité en France sous l’Occupation, tournant pour la Continental, la société de production allemande installée à Paris.
Elle fait partie du fameux voyage à Berlin en 1942 avec d’autres acteurs français. « Femme amoureuse », selon ses mots, elle dit avoir accepté cette « invitation » pour voir Rubirosa, qui, soupçonné d’espionnage, venait d’être arrêté par les Allemands.
DD passe la fin de la guerre en résidence surveillée à Mégève »

Phil dit: 21 octobre 2017 à 23 h 48 min

Rubirosa a fini en poivrier sur les bonnes tables françaises, rappel de son appréciable virilité. Les films produits sous la Continental font le bonheur des cinémathèques qui ne se pincent pas la nez quand il s’agit de reconnaitre la qualité. Danielle Darrieux aura vécu autant que Leni Riefenstahl. « Prenez garde, Madame, le malheur s’invente » (Madame de..)

Phil dit: 22 octobre 2017 à 9 h 22 min

Darrieux dans les années 30 avait le jeu de la nouvelle vague, en 1950 elle tourbillonnera dans la Vienne baroque, les actrices à initiales (se) jouent du temps qui passe

JAZZI dit: 22 octobre 2017 à 12 h 01 min

DD a beaucoup aimé les hommes et a travaillé jusqu’au bout : belle énergie, beau tableau de chasse et incroyable cinématographie. Elle a bien vécu, mais n’en faisons pas une sainte, Emma Taume !

Paul Edel dit: 22 octobre 2017 à 13 h 11 min

Jazzi, oui, pas de grand enthousiasme pour la subtile Darrieux.. dommage..on a besoin AnneLise d’un bon café chaud de votre part..

JAZZI dit: 22 octobre 2017 à 14 h 29 min

Paul, entre-nous. Un jour, je suis allé interviewer le nain Piéral, quelques années avant sa mort. J’avais des souvenirs croustillants à lui demander sur sa sexualité pour les lecteurs du Gai Pied. Si chez lui tout était petit, mêmes les meubles de sa maison où je me suis senti géant. Mais à part ça, la rumeur disait qu’il était bien membré. Plus d’un poisson aurait mordu à l’hameçon. Il ma raconté sa façon de draguer les beaux garçons dans la rue. De préférence, les jours de pluie, armé d’un grand parapluie… Il m’a dit aussi qu’il avait eu une liaison avec une grande star du cinéma français, sans la nommer. Plus tard, j’en ai parlé à un ami plus âgé, bien informé sur le milieu, qui, sans hésité, s’est exclamé : « Danièle Darieux ». Elle aimait les monstres !

Annelise dit: 22 octobre 2017 à 14 h 59 min

Fifibant, Paul.. D’après ce que j’ai vu,.il m’étonnerait que le prochain billet réchauffe les corps saisis de frilosité à la toussaint. Danielle D évidemment t gde actrice, à filmo impressionnante.. Née de par les circonstances à Bordeaux, mais vs le saviez déjà.? .Cherché en vain ds mes jeunes années une rue qui porterait son nom. Elle n’y est guère restée je crois et sera enterrée ds l’Eure, ce qui ne l’empechera pas d’avoir marqué la mémoire des cinéphiles. Emma j’étais à Lyon pour Mann, vs aussi? Bravo

Annelise dit: 22 octobre 2017 à 15 h 11 min

…faites-ns donc partager vos passions guillerettes de manière personnelle. Libé qq liens m’y attachent, je peux le lire par moi-meme et ne m’en prive pas.. .Sophie, ns sommes des amies d’enfance à connotation sororale depuis 40 ans, idem : je recueille avec joie son avis direct à la source, sans besoin d’ intermédiaire…alors que votre propre avis sur Mann ou DD .. paré à mon regard d’entier idiomatisme

Annelise dit: 22 octobre 2017 à 15 h 14 min

Le documentaire où Alice S revenait sur les lieux de jeunesse.. .ce regard vague soudain, presque paniqué était très émouvant, loin du kitsh du four Jex. Maintenant ciao, projection, bon après-midi à ts

JAZZI dit: 22 octobre 2017 à 15 h 21 min

« ce n’est pas une indiscrétion, Jazz, mais un racontar »

Tout à fait, Emma Taume. Mais n’est-il pas savoureux, that’s the question ?

Annelise dit: 23 octobre 2017 à 8 h 21 min

Idiotisme évidemment (concernant Emma &Michael Mann etc.)Du désagrément de la correc automatique qui n’aime pas certains mots, prend en traitre alors que ni le temps, ni la possibité de se relire sur le minuscule écran de téléphone. Plaisir d’aller voir également de nbreux courts métrages, ns y reviendrons ds une autre occasion

Sylvain dit: 23 octobre 2017 à 8 h 27 min

@P.edel, »panne de commentaires »?

Ils n’ont pas d’enfants les commentateurs RDC?Vacances de Toussaint.

Le FFIb croqué par Anne Lise donne la pêche!Major écriture as »les immeubles de Berlin qui ecrabouillent » de Daney.

Ca donne envie de films et de bordeaux.

Jazzy,tu es raide sur Daniele Darrieux.Elle mérite mieux que pieral .ozon en deuil.

Annelise dit: 23 octobre 2017 à 8 h 31 min

..dont « Phallus malus » de Claire Maugendre, co-scénariste de « Diamond Island », « Le Visage » de Salvatore Lista qui trempait déjà ds le formidable « Mange tes morts » de JCh Hue, ou « Lower Heaven » d’Emad Aleebrahim Dehkordi, qui a fait ses études de cinéma à Téhéran et au Fresnoy
Et donc, Emma, votre ressenti lyonnais en face du maître Michael Mann?

Sylvain dit: 23 octobre 2017 à 9 h 20 min

@8.33,oui Anne Lise .Même à la cinémathèque française..

Résultat:comme -ci comme ça.

La route est longue!

Fontebranda dit: 23 octobre 2017 à 22 h 11 min

Souvenir du couple improbable/infernal, Danielle Darrieux en comtesse Staviska face à (& non aux côtés de) James Mason dans L’Affaire Cicéron de Joseph Mankiewicz.

Emmanuel dit: 24 octobre 2017 à 10 h 34 min

allé, jfé léfor dplu écrire en fonétic pourlé bozieux dla RDC ;
Brenda odssu nous sort la big référence.:; mankiewicz lmaster !;Masson cé lbon mauvais;Dédé léforte, ya pas.;le film cétune histoire vraie : Cicerone s’appelait Bazna,l’était chanteur dssonéta; valet de chambre de l’ambassadeur UK en turquie neutre en 42;.avec erdogan mainant ,ssasrait plus duraille; il volait les docs à l’ancien employeur allemand; Ulysse dielo..ya de ses regards :dédé fait une comtesse Ana quaïte perfect.;
FIFIB. pacôme Thiellemnet fait des films?;jconnaissais les écrits sur laide Zeppelin; « meurtres sous controle » de Larry Coen cété ssonchoix ‘hérétique’;
cébien que vous étiez allée voir les courts métrages, Annelise;ça donne koi?

C.P. dit: 24 octobre 2017 à 19 h 30 min

Hommage à Danielle Darrieux ! Je l’ai vue pas mal au Théâtre, il n’y a pas si longtemps encore, bien que ce fût quasiment toujours dans le « privé ».

Cinéma : sa carrière est éblouissante, divers commentateurs le rappellent.
L’affaire de la « Continental » devient, bien au-delà de Darrieux, chose bizarre, vu les films français produits que l’on en retient.

Il me semble bien que Danielle Darrieux a tourné avec Catherine Deneuve, sa cadette… Quelqu’un va me dire dans quel film ?

Pensé il y a quelques jours à Jeanne Moreau et à Catherine Deneuve chez Bunuel. C’est, par contraste, après avoir revu, à la suite d’un entretien de Tahar Ben Jelloun avec Jean-Claude Carrière à l’IMA, « L’Ange exterminateur », qui m’a paru vieilli, y compris dans sa part
surréalisante. Les scènes de foule en extérieur sont en outre mauvaises, mais c’est peut-être à cause du tournage au Mexique avec de faibles moyens.

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 20 h 13 min

« Danielle Darrieux a tourné avec Catherine Deneuve, sa cadette… Quelqu’un va me dire dans quel film ? »

Dans pleins de films depuis « Les Demoiselles de Rochefort », C.P. Deneuve disait de Darrieux que c’était sa mère de cinéma. Dans « Huit femmes » d’Ozon, entre autres…

PETRUS dit: 24 octobre 2017 à 23 h 00 min

J’aime bien Vincent Macaigne. Il a une tête sympathique et, récemment, il m’a beaucoup fait beaucoup rire dans « Le sens de la fête ». Oubliant qu’il y jouait un rôle, j’ai cru que c’était un garçon bourré d’humour.
« Pour le réconfort », son premier long-métrage, nous prouve le contraire. Macaigne revendique la paternité de Tchékhov auquel il a emprunté l’intrigue de la Cerisaie. Vous vous souvenez ? Lopakhine, fils et petit-fils fils de moujik qui s’est enrichi au point de pouvoir racheter la Cerisaie à ses propriétaires fauchés, avec l’intention de faire abattre les arbres pour construire un village.
Ici, ce sont Pascal et Pauline, dont le père, aujourd’hui décédé, possédait une belle propriété dans les environs d’Orléans, qui reviennent après des années d’exil, l’une à New York, l’autre à Mexico. Il n’ont pas payé les traites et la maison et le domaine va être vendu aux enchères. De quelles traites s’agissait-il pour ma part, je n’ai pas compris, mais qu’importe. Leur copain d’enfance, Manu, qui s’est lancé dans le business des maisons de retraite, veut racheter le domaine pour y édifier un village sécurisé destiné aux retraités. « La vieillesse, c’est l’avenir de la France ! » déclare non sans à-propos ce barbu aigri. C’est presque du Houellebecq, mais la ressemblance s’arrête là.
Manu déteste Pauline et son frère parce qu’ils sont nés riches, Pascal méprise plus ou moins Manu parce qu’il est besogneux, le pauvre Laurent se fait rabrouer par tout le monde et sa copine Joséphine a planté des arbres sur un lopin de terre qui lui a été concédé, ils seront évidemment arrachés pour laisser place aux maisonnettes des vieux. La différence avec Tchékhov, c’est que les personnages sont tragiquement dépourvus de charme, – sauf Pauline -, qu’ils disposent d’un vocabulaire incroyablement limité, d’une grossièreté fatigante, et surtout qu’animés d’un (sainte ?) colère, ils HURLENT les trois quarts de leurs répliques. La bande son, de manière générale, est assourdissante, et le format de l’image, carré, contribue… à notre inconfort. Il semble que Vincent Macaigne ait tourné son film avec trois euros six cents, ses meilleurs potes et, sans doute, son téléphone portable. C’est louable mais cela n’excuse ni les plans qui s’éternisent sans raison, ni les dialogues improvisés qui rabâchent. Au final, j’ai eu l’impression de voir le film d’étude – raté – d’un élève d’école de cinéma.

C.P. dit: 25 octobre 2017 à 8 h 26 min

Merci, Jacques, y compris pour les mutuelles déclarations d’estime et d’affection entre Danielle Darrieux et Catherine Deneuve. Je ne sais pourquoi je n’ai plus guère remarqué Danielle Darrieux au cinéma (à la différence du théâtre) après « Les Demoiselles de Rochefort » (à la différence du théâtre), mais je vois beaucoup moins de films que vous., et j’avais oublié le film de Ozon.
Je fréquente peu la RdL, mais je vous y ai lus, vous et Christiane. Moi aussi j’ai trouvé, -parmi la déferlante féminine (ce n’est pas une critique) touchant le harcèlement-, digne et mesuré ce que dit Juliette Binoche.
Cela dit, c’est une actrice que j’aime peu, ce qui fait sourire Annelise. Ses rôles m’ont presque toujours paru « maladifs », à commencer par ceux que lui a fait jouer Leos Carax. Je mets à part « Ma Loute » de Dumont, film caricatural.
Curieusement, j’ai vu Juliette Binoche au théâtre alors qu’elle avait douze ou treize ans, dirigée par son père je crois. Mais après le Consnatsup, elle m’a déçu, sauf dans « Mademoiselle Julie » de Strindberg. Sa Mouette n’était pas bonne, à mon goût : elle jouait son personnage dans une tonalité uniformément terne et triste, alors que Tchekhov propose bien plus de variations.

JAZZI dit: 25 octobre 2017 à 8 h 49 min

Je ne suis pas non plus un inconditionnel de Juliette Binoche, que je n’ai jamais vue au théâtre, C.P. Un peu comme pour Marion Cotillard, et je ne saurais pas bien dire pourquoi…

en passant dit: 25 octobre 2017 à 13 h 39 min

Perso je l’ai trouvée hystérique et lourde-(peut-être sur les conseils du metteur en scène?) dans « L’insoutenable légèreté de l’être » -je ne me souviens pas de l’avoir vue dans d’autres rôles

christiane dit: 25 octobre 2017 à 19 h 17 min

C.P – 8h26
C’est très juste. Cette tristesse, cette crainte. Quelque chose affleure qui vient de loin.
Le cinéma doit avoir un sens de dévoilement pour elle.

christiane dit: 25 octobre 2017 à 19 h 26 min

@En passant
Oui, juste aussi.
@P.Edel
Sur les interprètes de Tchekhov vous êtes imbattable. Je crois sans l’avoir vu (La Mouette) que cela se peut.
Lire silencieusement Tchekhov, c’est affronter illusions et désillusions, la fragilité d’un oiseau…
« … Il a fallu obéir à Lévitan et la tuer. Ça a fait un être magnifique, plein d’amour, de moins sur cette terre, et deux idiots qui sont rentrés dîner. »(correspondance)

JAZZI dit: 25 octobre 2017 à 20 h 30 min

J’ai passé un très bon moment en voyant « Au-revoir la haut » d’Albert Dupontel. Je n’avais pas lu le roman, prix Goncourt 2013 de Pierre Lemaître. L’adaptation cinématographique est épatante.On renoue avec le cinéma populaire que l’on allait voir en famille dans nos cinémas de quartier. C’est cruel et tendre tout à la fois. Intelligente mise en scène et comédiens convaincants. Notamment le jeune argentin Nahuel Perez Biscayart, dans un rôle où on ne le voit pas ni n’entend sa voix ! Presque un acteur du temps du cinéma muet, très remarqué déjà dans « 120 battements minutes ».

Emmanuel dit: 25 octobre 2017 à 21 h 34 min

24/10, 23.00 (V.macaigne); »Pascal méprise Manu paskil est besogneux »;tadé mors durs, pétrus;
Kissé qui a cafté qu’javais des parts dans démaison deretraite?; les vieux ,biziness d’avenir; Macaigne amphet dé tonnes, cé fatiguant;’lsens dlafête’ par contre , sympa;
jazz 20.30, Dupontel avélair rougeaud dvant cler Chazal.?;Y parl trovite , l’émotion? ;sinon ,ssa louque like amélipoulin; lcharme rétro. ;les Inroques avé dit kssafezé pétainiss. ..djamel en ptit vendeur. ;Tavé vu ’9 mois ferme’? fopa ete marié avé une femme proc’ autrement javé bienémé. .avé sandrine Kiberlain, ksé lsosie d’Anne Lise avec joana oudouarde; l’acteur de campillo chui d’acc, lébon!;
cépa lafête à binoche ondiré?;kommen tessplic kel tournotan?;

C.P. dit: 25 octobre 2017 à 21 h 34 min

Pas au théâtre ce soir, j’ai revu, en attendant Annelise, « Casque d’or » sur la chaîne CinéClassic, et j’ai été de nouveau étonné par la beauté du noir et blanc dans la réalisation de Jacques Becker.

Emmanuel dit: 25 octobre 2017 à 21 h 42 min

Cask d’or ,elavé dssé zyeux; .signoré l’a dù souffrir lapov;ivolivi ssépa géné non plu; sans hachetage ;

C.P. dit: 25 octobre 2017 à 21 h 54 min

Jacques plaisante, -Binoche était sans les limbes-, mais Phil a raison : « Mademoiselle Julie » de Sjöberg est un beau film, et son actrice était craquante.

Emmanuel, Simone-taille-alors-mince l’était également. Je persiste sur la beauté des plans de Becker, après avoir revu aussi « Rue de l’Estrapade » dont Jacques avait dit un mot à propos d’Anne Vernon.

christiane dit: 25 octobre 2017 à 22 h 44 min

@C.P. dit: 25 octobre 2017 à 21 h 34 min
Moi de même. Rien à ôter, rien à ajouter. Ce film m’émeut toujours autant.

Paul Edel dit: 26 octobre 2017 à 8 h 27 min

Dans la si inventive  » Rue de l’estrapade » comme dans « Casque d’or », Jacques Becker a une manière bien à lui de « préparer » un gros plan dans les plans qui précédent ;ce qui est époustouflant.Dans casque d’or quelques gros plans font des moments culminants sensuels entre Reggiani et Signoret.. .la direction d’acteurs+ les éclairages.. sont d’une précision et d’une élégance qui ne se relâchent jamais… et puis, chez lui, il compose chaque personnage, psychologiquement mais davantage encore par les costumes les coiffures et le maquillage.Un exemple: quand des grands bourgeois « proustiens » vont s’encanailler à l’auberge de « l’ange Gabriel »,repaire de mauvais garçons et de prostituées c’est un régal.. de voir le travail pour montrer deux mondes qui s ‘observent.enfin, les scènes de harcelement de Signoret par le chef de bande permet en tous cas de faire un hymne aux épaules et à la chaleur charnelle de Signoret,incandescente comme jamais. quand on pense que le film a été mal accueilli à sa sortie car on attendait pas Becker sur un film d’époque,mais sur une comedie genre Antoine et Antoinette ou Rendez vous de Juillet….Il faut savoir qu ‘en 1979, l’academie des Cesars demandait à ses membres de désigner les dix meilleurs films francais de la période 1929-1979, et « Casque d ‘or venait en troisième position après 1) les enfants du paradis et 2)la grande illlusion.

Emma Taume dit: 26 octobre 2017 à 8 h 52 min

Paul Edel ne « raconte « pas les films comme certain(e)s, il parle de cinéma… car ce qui est le plus important, à mes yeux, c’est la manière dont on raconte les histoires, c’est-à-dire la « mise en scène »

JAZZI dit: 26 octobre 2017 à 12 h 29 min

« c’est-à-dire la « mise en scène » »

Pas seulement, mais plutôt l’analyse critique du langage cinématographique, Emma Taume : mise en scène, cadrage, lumières, montage…

J.D dit: 26 octobre 2017 à 12 h 31 min

MME Signoret ,toute une génération fut amoureuse,en dépit du trompe -l’œil du couple Montand.Arimloifer,cavaleur,.Le livre de souvenirs était-il utile?Signalons Claude Dauphin dans le film de Becker .A shtik naches ! Passer de Casque d’or au fils Jean,pas si effroyable expérience .Amélie Poulain ne fait pas le poids ?Azoy,il faut vivre avec son temps .Annelise en son festival bordelais du fifip doit nous trouver bien passéistes ?Quel sujet pour le prochain billet?

Emma Taume dit: 26 octobre 2017 à 13 h 49 min

Jazzi : cadrage, lumières, montage et direction d’acteurs sont parties intégrantes de la muse en scène

L.H. dit: 27 octobre 2017 à 8 h 53 min

Bonjour Anne-Lise Roux,
Salut et hommage à votre site! Parisien, je suis votre lecteur fidèle, libéphile, inrockeux(moins).Depuis longtemps dans l’envie de visiter Bordeaux. J’ai profité del’incitaton de l’article pour prendre le TGV pour le FIFIB!!
Je n’ai pas été déçu:prog jeune, bonne ambiance.
Lois(études cinéma)

J.D dit: 27 octobre 2017 à 11 h 14 min

« Cadrage,direction et lumiere ,partie de la mise en scène ».lapalissade.Simuler l’expertise ,jargonner technique et dissection 9 fois sur 10 correspond à une facilité,Frau Emma tome.(je ne parle pas pour P.edel.).Pratique pour ne rien dire de neuf.Pourquoi décrire ce qu’on a sous les yeux?Chacun fait le plat avec ce qu’il aime.La teneur des ingrédients reste secrète quand on veut donner la recette !L’explication de texte n’aura pas la gueule d’Essenine.La manière des jeunes héritiers qui prennent les traverses ,moins formelle et plus vivante .Ils inventent le chemin ,on les trouve malpolis ,faisant mal ou les autres se limitent à suivre.les étudiants en cinéma commencent par en avoir plein la bouche.ceux qui échappent à la règle sont rares .Le saut de langue (« la muse  » en scène) relevé par jazzi ,jolie chose .Quelqu’un(e)sait à quoi ressemblait Amélie Elie(casque d’or)?

C.P. dit: 27 octobre 2017 à 11 h 52 min

J.D, Jacques Barozzi m’a précédé, mais en effet vous trouverez facilement des photos et même un article Wikipedia sur Internet.
Amélie pas désagréable en chignon et sourire. « Elle avait du corsage », comme dirait Giono. Dans la rue et en ménage avec divers apaches dès ses treize ou quatorze ans, elle finit sa vie en sage bonnetière et épouse d’un artisan dans les années 30, mais dicte ses Mémoires. Sa « célébrité », due aux procès de ses hommes, est alors quelque peu passée.
Manda n’a pas été guillotiné, il a fini en Guyane (comme son ennemi Leca) dans les mêmes années, libéré du bagne, mais « tricard » (interdit de séjour) en métropole.

JAZZI dit: 27 octobre 2017 à 12 h 15 min

Belleville et Ménilmuche ne sont plus ce qu’ils étaient, C.P. L’équivalent des Apaches d’aujourd’hui serait plus excentré et basané !

C.P. dit: 27 octobre 2017 à 15 h 02 min

Jacques, je voulais dire que le film de Becker brodait sur l’Histoire / l’histoire. Evidemment, l’avant-dernière séquence où Casque d’Or loue une fenêtre pour voir son homme passer sur la bascule-à-Charlot dans la cour de la Santé est émouvante. Tout comme le retour du « Temps des cerises »…

« Les yeux riboulants », c’était plutôt laudatif. Clin d’oeil : Anne Vernon les a aussi dans « Rue de l’Estrapade », et Marion Cotillard itou, à l’égard de qui vous êtes couci-couça.

JAZZI dit: 27 octobre 2017 à 15 h 19 min

Vous pourriez nous décrire plus exactement en quoi consiste d’avoir l’oeil riboulant, C.P. ? Marion Cotillard je la trouvais sexy dans « Taxi » !

C.P. dit: 27 octobre 2017 à 15 h 31 min

Jacques, j’avais retenu du dictionnaire : yeux ronds, mobiles, expressifs…
C’était un des charmes d’Anne Vernon, non ?
Je n’ai pas oublié ce que vous disiez de Daniel Gélin en jeune homme surprenant, culotté mais finalement délaissé. Elle ne reviendra plus jamais rue de l’Estrapade…

JAZZI dit: 27 octobre 2017 à 15 h 46 min

Oui, C.P., Suzy Delair de même, dont le regard engageant, enjôleur, montrait qu’elle n’avait pas froid aux yeux et sans doute ailleurs !

Paul edel dit: 27 octobre 2017 à 17 h 11 min

on voit très bien la rue de l Estrapade dans le film La guerre est finie de Resnais d après le beau scénario de Jorge Semprun.

Sylvain dit: 27 octobre 2017 à 18 h 23 min

Désolé,goujaterie:Becker a bien fait de remplacer Amélie helie ,pas terrible,par S.Signoret,resplendissante.Elle n’a pas bien vieilli(Mme Rosa).

bazard annoncé à la cinémathèque-Bercy avec le maintien de la rétrospective Polanski.Ca fait mal programmé.

Mort de Philippe vecchi.(Ceux qui regardaient canal comprendront).sans être DD,les journalistes ont de gros stress.Ils Vont au charbon comme le rappellent Annelise dans le billet.s’en rappeler…

Phil dit: 28 octobre 2017 à 9 h 21 min

L’estrapade est une torture, nous l’avions oublié. Remarquable prestation de Louis Jourdan,frenchie d’hollywood qui savait parler anglais, en coupé automobile manière Maurice Ronet.
il est mieux gendré avant l’heure par Tourneur dans « La Flibustière des Antilles » (avec la très bustière Jean Peters).
Polanski mourra-t-il en scène à la cinémathèque ?

Nadia dit: 28 octobre 2017 à 13 h 00 min

Première fois cette après-midi que je vous lis sur les réseaux sociaux, ma chère Annelise !(grace à qui vous savez).Plus « Twilly » que jamais. Merci pour votre élégance naturelle : féline! Connu la famille Gendre, avant B-H et après.Louis Jourdan a fait une carrière avec notre ami commun Max Ophüls( et V.Minnelli,jamais rencontré contrairement à sa fille Liza,très impliquée).

L. dit: 28 octobre 2017 à 13 h 20 min

09.21, Polanski mourra en scène.
Lourd de lourd de le programmer dans le contexte.
Anne-Lise vous reparlerez des « courts » fifib? Déçu par certains.

Phil dit: 28 octobre 2017 à 13 h 28 min

Polanski a dû être programmé par le prédecesseur du directeur actuel de la cinémathèque (F. Bonnaud, talentueux critique), Serge Toubiana, cadeau de sortie..

Annelise dit: 28 octobre 2017 à 14 h 15 min

Non Nadia « je ne sais pas qui », enfin pas grave, merci.Tourmentée plus que jamais par des pb informatiques, piratages et déconnexion ts azimuts, ne disposant guère que d’un écran de téléphone.. Je ne sais pas non plus qui est Ph Vecchi, Sylvain? Mais oui la charge de travail est lourde, pour souvent peu de reconnaissance.. Il se trouve que je cinémathèque-française ces jours… Footing au parc de Bercy, les escaliers meilleurs que n’importe quel steppeur, curieuse des cépages hauts sur pattes emballés de vert amande, quels sont-ils? Dans l’attente d’Eisenstein commenté par Bernard Eisenschitz, « La Grève »…Un peu effarée devant le restaurant attenant rue Paul Belmondo d’apercevoir un sanglier grillant sur broche..Les scouts de France risquent de prendre pour un « balance ton porc »‘avec hastag comme dirait Emmanuel, ce qui est en réalité un hommage à Astérix et Obelix appuyé de produits dérivés? Polanski, right Phil : Frédéric Bonnaud s’est exprimé, disant que « la progra était fixée avant ». Suffisant pour les associations féministes exaspérées par la une des Inrocks concomitante au scandale Wenstein ?On verra

JAZZI dit: 28 octobre 2017 à 14 h 22 min

Quoiqu’il en soit, c’est un beau cadeau d’arrivée pour le nouveau directeur, qui met la cinémathèque sous les feux de la rampe. A lui de gérer le bébé P. Quoi, Annelise dans mes quartiers et je ne le savais pas ! Au parc de Bercy admirez les platanes centenaires, les pavages et les rails des anciens entrepôts vinicoles. Le potager aussi vaut le détour. Il y a également une belle roseraie, mais ce n’est pas la pleine saison pour les floraisons et les senteurs : revenir en juin. Je vais voir dans mes archives pour les cépages…

Annelise dit: 28 octobre 2017 à 14 h 30 min

Merci Jazzi! Oui c’est devenu mon coin en douce, j’aime b la roseraie, le petit labyrinthe de thuyas, les bancs céladon sous les platanes. .promenade automnale un peu triste, avec l’herbe détrempée encore verte..Je ne savais pas que c’était votre quartier

JAZZI dit: 28 octobre 2017 à 14 h 38 min

A lire pendant le footing pour ne pas courir idiote, Annelise. Un extrait de mon manuscrit sur l’histoire des jardins de Paris, qui date de quelques années et mériterait d’être réactualisé :

PARC DE BERCY 1994-1995-1997
12° arr., rue de Bercy, rue Paul-Belmondo, rue de l’Ambroisie, rue François-Truffaut, rue Joseph-Kessel, M° Bercy, Cour-Saint-Emilion

Une découverte archéologique majeure, en 1991, lors des fouilles effectuées sur le site de Bercy pour les travaux de la ZAC, a livré un arc en bois et trois pirogues en chêne remontant au néolithique (4 500-4 300 avant J.-C.) ainsi que des céramiques et des outils de silex et d’os, qui témoignent d’un habitat humain dès cette époque sur les berges d’un ancien lit de la Seine.
Le toponyme de Bercy est mentionné pour la première fois au début du XII° siècle tandis que la seigneurie apparaît en 1316, lorsqu’elle est acquise par la comtesse Mahaut d’Artois. Dans la seconde moitié du XV° siècle, le fief de Bercy passe à la famille Malon – elle le conservera jusqu’en 1801 – qui l’agrandit au XVII° de la seigneurie contiguë, à l’est, de la Grange-aux-Merciers et qui reconstruit en 1658 le château de Bercy.
Aux XVII° et XVIII° siècles, il n’y a là que des demeures de plaisance : le château de Bercy, à l’est, occupe le tiers du territoire de Bercy et son parc, qui s’étend jusqu’à Charenton, est limité par la Seine ; à l’ouest, on trouve des fermes et surtout des résidences de campagne, parmi lesquelles la demeure construite en 1711 pour les financiers Antoine et Claude Pâris et le Petit-Bercy, dit encore le Petit-Château, qui appartient au contrôleur des Finances Philippe de Vignory. Les terrains de ces demeures, qui s’ouvrent sur la rue de Bercy, s’étendent jusqu’au quai, bordé par le mur continu des propriétés.
La construction du mur des Fermiers généraux, à partir de 1784, laisse Bercy à l’extérieur de l’enceinte, au-delà des barrières de Bercy (à l’intersection de la rue de Bercy et du boulevard de Bercy créé sous le Second Empire sur l’emplacement du mur) et de la barrière de la Rapée (à l’extrémité du quai).
Lorsqu’en 1789 le territoire de Bercy est érigé en commune, c’est toujours la campagne, partagée entre jardins et cultures.
Dès les premières années du XIX° siècle, le commerce du vin s’installe à Bercy et, sur les terrains des anciennes demeures de plaisance commencent à s’élever des entrepôts destinés à stocker le vin transporté par la Seine et débarqué au port de la Rapée. Lorsqu’en 1811 Napoléon choisit pour implanter la Halle aux vins l’ancien enclos de l’abbaye Saint-Victor, sur le quai Saint-Bernard, le maire de Bercy, qui avait essayé dès 1809 d’obtenir ce négoce pour sa commune, décida de persévérer dans son idée et loua une partie du Petit-Bercy, dont il était propriétaire, à des marchands de vin. Louis Gallois, acquéreur du Petit-Bercy en 1819, paracheva cette entreprise en transformant la totalité du domaine en entrepôts. De son côté, le baron Joseph Louis, en financier avisé – il fut ministre des Finances sous la Restauration -, achetait peu à peu les terrains d’anciennes maisons de plaisance voisines pour les louer à des négociants en vin.
Sur le port s’installèrent restaurants et guinguettes, fréquentés par les marchands en semaine et par les Parisiens le dimanche, qui venaient y consommer à bas prix un vin non taxé.
En 1860, lors de l’annexion à Paris de la presque totalité de la commune de Bercy, absorbée dans le 12° arrondissement à l’exception de la frange sud-est rattachée à Charenton, les entrepôts occupent déjà leur surface définitive, soit 43 hectares. Mais le mécontentement est grand car les négociants, jusque-là exempts du paiement de l’octroi, doivent maintenant s’y soumettre.
L’année suivante, en 1861, le domaine de Bercy est vendu, le château démoli et le parc démantelé.
Les entrepôts de Bercy sont rachetés en 1878 par la Ville qui entreprend leur réaménagement. De nouveaux bâtiments sont construits pour servir d’entrepôts et de magasins et des arbres sont plantés pour les ombrager. Le tout forme un lacis de rues, cours et ruelles qui portent le nom des plus grands crus et Bercy devient le premier marché français pour le vin.
Un siècle plus tard, l’activité des entrepôts a décliné et la petite cité du vin s’est assoupie. La Ville décide de reconvertir ce vaste espace délimité par la rue de Bercy au nord et le quai au sud et qui s’étend d’ouest en est du boulevard de Bercy jusqu’aux abords du boulevard Poniatowski.
En 1979, 8 hectares sont affectés dans la partie ouest à la construction du Palais Omnisports de Paris-Bercy, des architectes Michel Andrault, Pierre Parat, Aydin Guvan et de l’ingénieur Jean Prouvé. Ce nouveau complexe polyvalent, sorte de pyramide étêtée aux pentes engazonnées, est inauguré en 1984 et la fontaine de Gérard Singer, le Canyoneaustrate, se dresse en 1986 sur son parvis.
Le reste du terrain des entrepôts est destiné à accueillir un parc au centre, et un nouveau quartier d’affaires, à l’est, spécialisé dans les produits agroalimentaires et, bien sûr, le vin. Le bâtiment moderne de Bercy-Expo ouvre en 1993 ; à ses pieds, côté parc, subsistent les seuls chais conservés des anciens entrepôts, qui ont été restaurés pour être intégrés dans ce nouvel ensemble commercial. Les chais de la cour Saint-Emilion, qui datent des années 1840, et les chais Lheureux, du nom de l’architecte Ernest Lheureux qui les construisit en 1886, permettent, avec un peu d’imagination, de se figurer ce à quoi ressemblait Bercy autrefois. Sur la rue de Bercy, au nord du jardin, le bâtiment construit par l’architecte Franck Gehry pour le Centre culturel américain (1994) est prolongé par des immeubles d’habitation.
Le parc de Bercy, qui couvre une surface de 13,5 hectares entre le palais Omnisports et les anciens chais, est l’œuvre des architectes Marylène Ferrand, Jean-Pierre Feugas, Bernard Huet et Bernard Leroy et des paysagistes Yann Le Caisne (décédé en 1991) et Philippe Raguin. Les travaux ont commencé en 1993 et il a été ouvert par étapes, d’ouest en est, en 1994, 1995 et 1997. Sous-titré “ jardin de la mémoire ”, il a conservé du site ce qui pouvait l’être : le réseau des chaussées pavées, avec les rails de convoyage des wagons, qui permettaient d’acheminer les fûts depuis la Seine, 200 arbres centenaires, essentiellement platanes et marronniers, plantés en alignement et trois anciens bâtiments vinicoles.
A l’ouest, prolongeant les talus du Palais Omnisports, un vaste espace libre, traité en pelouses, est partagé en figures géométriques de différentes tailles par la trame des anciens chemins, qui ont été rétrécis et pavés en légère surélévation. La liaison Palais Omnisports / parc est assurée par les quinconces de tulipiers qui encadrent la fontaine et les alignements de chênes marquent les emplacements des constructions qu’ils bordaient.
Au centre, les jardins thématiques – potager, verger, roseraie, jardin de senteurs, treilles de vigne, etc. -, sont organisés en parterres et évoquent à la fois les cultures et les jardins d’agrément du Bercy d’avant les entrepôts. Dans le potager, un bâtiment composé de deux anciens chais abrite le “ Pavillon de Bercy ”, réhabilité pour accueillir des expositions temporaires ; la Maison du Jardinage, au centre, qui dispense informations, cours, ateliers, etc., occupe les anciens bureaux de la douane ; dans le verger, une orangerie, moderne, abrite les plantes en pots l’hiver.
A l’est s’étend le jardin romantique, coupé en deux par la rue Joseph-Kessel, ancienne rue de Dijon, enjambée par deux passerelles. Romantique, il ne l’est pas du tout dans son tracé, qui reste tributaire, comme l’ensemble du jardin, de l’ancien réseau des cheminements, mais dans la permanence du thème de l’eau et dans la plantation d’espèces inhabituelles à Paris : pins de Corse, bouleaux et saules pleureurs. Le canal central aboutit à une île sur laquelle se dresse la Maison du Lac, ancienne maison d’un négociant reconvertie en lieu d’exposition. Tout autour, un belvédère, une vallée, un tertre participent de cette touche romantique. Le jardin du Philosophe a été constitué à partir d’arches provenant de l’ancien marché Saint-Germain qui avaient été entreposées ici ; les ruines d’une folie XVIII° sont un vestige du Petit-Château de Bercy. Une œuvre sculptée en bronze par Etienne Martin, Demeure X, constitue la seule sculpture du jardin.
En bordure du quai, une vaste terrasse plantée d’un mail de tilleuls isole le parc des nuisances automobiles et surplombe le fleuve, à la manière de la terrasse du Bord de l’Eau aux Tuileries.

Annelise dit: 28 octobre 2017 à 14 h 50 min

. . je me demandais pourquoi le métro d’après avait nom St Emilion, appellation cotée non loin de mes origines (Margaux, pas mal non plus) où j’ai eu des amitiés fortes. .merci cher Jacques pour cette généreuse manne en accès free !
Les « courts » vus au fifib : pas impossible en effet que j’y revienne

JAZZI dit: 28 octobre 2017 à 15 h 02 min

D’autant plus que mon manuscrit sur les Jardins de Paris, rédigé il y a une quinzaine d’années, est toujours inédit, Annelise. Plus de 200 pages serrées. D’abord commandé par François Besse des éditions Parigramme, il l’a refusé : trop… enfin pas assez, bref ! Je l’ai proposé ensuite à Flammarion, collection Beaux Livres, qui a commencé une maquette puis s’est désisté ! Depuis, il est resté dans mes tiroirs. Je devrais songer à le remettre en piste…

Roro dit: 28 octobre 2017 à 15 h 04 min

JAZZI dit: 28 octobre 2017 à 10 h 02 min
Pour les étrangers nostalgiques l’Espagne c’est toujours la guerre civile (?)

L. dit: 28 octobre 2017 à 16 h 10 min

« beau cadeau d’arrivée pour le nouveau directeur, qui met la cinémathèque sous les feux de la rampe. A lui de gérer le bébé P »(Bonnaud).
Cadeau empoisonné? danger de gouverner.JB. Morain l’a rappelé amicalement à Fred Bonneau quant il a appelé les Crs pour vider les occupants. Pas connu rue d’Ulm, ni rue de Messine, ni salle des grands boulevards. La Cinématheque Française est un cas unique, Anne-Lise ! Mieux que le Lincoln center. Presqu’un service public. Cela incombe des DEVOIRS.Je vous jure que je ne suis pas scout.J’avais envie de revoir cul-de-sac (un an avant « Répulsion », avec la soeur, Françoise Dorléac).Vu le contexte , une rétrospective ça fait nul. Nouvelle plainte d’une gamine de 10 ans à l’époque !(source : Les Inrocks). Le dernier film a l’air d’un gros navet.commande à un cinéaste sur le retour(rien que le titre « d’après une histoire vraie » : « VU A LA TELE »).
Merci de m’avoir écouté.

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