de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

« Frantz » : faut-il ne rien dire?

Par Annelise Roux

François Ozon a émis expressément le désir que ne soit pas révélé le ressort ultime de l’intrigue de « Frantz », son dernier long-métrage qu’il qualifie de « totalement européen » puisqu’il s’agit d’une co-production franco-allemande, présenté il y a quelques jours en compétition officielle à la 73ième Mostra.

Nous sommes en 1919, dans une petite commune de Saxe. Au lendemain de la première guerre, le sentiment anti-Français demeure vif. De part et d’autre, les pertes ont été lourdes. J’ai le souvenir d’un vieil Alsacien racontant cela : sa propre mère, qui avait été alternativement Française et Allemande selon les variations historiques de frontière, pleurait à chaudes larmes quand son poilu de fils se disait « prêt à tuer du Boche ». Le deuil pour elle était de chaque côté. « La peur de l’étranger est aussi forte aujourd’hui », souligne le cinéaste, plaçant son propos sous des augures contextualisés difficiles à réfuter.
Anna (Paula Beer) vient fleurir la tombe de Frantz (Anton von Lucke) qu’elle devait épouser et qui est tombé en France. Marne pleine ? Adrien (Pierre Niney) venu aussi se recueillir se dit son ami. Il va rendre à la famille du mort et à la jeune fille, cette presque bru que chérissent d’autant les parents du disparu qu’elle leur est un rappel du fils, un portrait du manquant agissant comme un leurre : hypnotique, ambigu, tour à tour trop précis ou flouté, consolateur mais labile, dangereux puisqu’il ment. Il réinvente un passé de musées visités ensemble, d’amitié et de flâneries.

Ozon a la main heureuse, un instinct sûr dans le choix de ses actrices. Paula Beer, dont le point de vue sert de pivot narratif et qui met peu à peu à jour la mystification, vient d’être récompensée à Venise par le prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir. Un sacre dont son visage large, ouvert, recoupe étonnamment l’intitulé. Elle se révèle magnifique en fiancée endolorie, prisonnière d’une triangulation en terrain glissant impliquant un fantôme et un Français, c’est-à-dire un ennemi de fraîche date, dans un village sonné par la défaite, humilié, méfiant. Parents, beaux-parents, voisins sur fond d’hostilités mal digérées.. Le coeur est plus long à mourir qu’on croie : réplique dans un des plus beaux films de Chabrol, « Que la bête meure», entre Michel Duchaussoy et Jean Yanne. La République de Weimar est reconstituée en noir et blanc avec un soin glacé bien dans la facture du réalisateur, son dandysme reconnaissable à ses façons iconiques, léchées, n’étant pas sans induire du décalage, un certain malaise dans cette resucée qui sous étiquette de résurrection du désuet emprunte au contemporain, au superficiel, à la pellicule et à la mode. Pourquoi non? Cela peut valoir pour signature.
La plupart des dialogues sont en allemand. Pierre Niney déclare en avoir bavé pour manier la langue. Cela n’a d’intérêt que s’il met à profit l’hésitation créée pour la réinvestir dans un affolement croissant dû à l’emprunt d’un masque. L’acteur a un effarement naturel peint sur le visage grâce à l’écartement de ses sourcils. En fait-il bon usage ? Bien coiffé, accroche-coeurs au cordeau sur le front, il a dû apprendre de surcroît à danser la valse sur la partition raffinée de Philippe Rombi, directeur musical ayant enseigné aux élèves de la FEMIS, dont on connaît le piano et acolyte de plusieurs films d’Ozon, de Christian Carion ou de Dany Boon (on doit notamment au compositeur palois l’accompagnement des « Ch’tis »). Faut-il trouver cela bien parce que cela a été dur?

L’exhortation de François Ozon à préserver le secret de l’histoire est à double tranchant. Elle proscrit avec une autorité cavalière ou anxieuse la moindre allusion à la pièce pacifiste de Maurice Rostand écrite en 1925 dans lequel « Frantz » prend source, ne serait-ce qu’à cause de son titre, explicite. Une fois dévoilé, on saurait déjà tout ? Impossible également de développer sur « Broken Lullaby » de Lubitsch (1932) dont il est une libre adaptation… l’oeuvre du fils de tailleur berlinois, que son père Simon qualifie de «Schlemihl» tant il lui parait maladroit (il est incapable de décrocher un costume sans en faire tomber trois) aurait pourtant bien mérité qu’on s’y arrête.
Et s’il y perdait? Cette rigueur, instinct de protection envers le spectateur qui découvre le sujet pour la première fois ou cette exigence, coquetterie ou angoisse, de la part du réalisateur sont respectables mais arriment le propos sur le terrain d’un suspense très relatif.
Manquerait-il de confiance en lui ? La surface qu’il occupe depuis quelque temps de film en film lui confèrerait les moyens d’une moins grande main mise. Dans les originaux, le mystère n’était pas réductible au dénouement, se tenait davantage dans l’analyse délicate de la faute et du deuil, des préventions qui cèdent face à un transfert lent, des mirages déployés qui commencent à faire long feu, refluant vers une vérité autre et du remplacement d’une marionnette creuse par l’amour et l’incarnation, le pardon.
Quant à se faufiler dans un rôle, à ne plus savoir en sortir ou en être subtilement et profondément transformé, l’homme de paille, le voleur échappant à la crucifixion, investi de mission par le clan Takeda du «Kagemusha» de Kurosawa en disait long sur la maïeutique travaillant dans l’interstice entre le réel et le feint.

« Frantz » de François Ozon.

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commentaires

226 Réponses pour « Frantz » : faut-il ne rien dire?

Polémikoeur. dit: 13 septembre 2016 à 7 h 03 min

Au-delà d’un film,
critiquer sans raconter,
jusqu’au bout du moins,
et de préférence respectueuse
de la découverte du public,
vraie question de jauge
et figure imposée
d’un art soi-disant aisé.
Certainregardement.

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 7 h 20 min

Sauf que mon cher Polé, avec la multiplication des focus c’est un vrai secret de Polichinelle. Puis il y a la critique pour faire vendre – tout à fait respectable – et la critique de fond, qui vise à l’instauration d’un dialogue

radioscopie dit: 13 septembre 2016 à 8 h 03 min

[« La peur de l’étranger est aussi forte aujourd’hui », souligne le cinéaste]
J’étais en Saxe la semaine dernière et j’ai été témoin -je ne sais s’il convient de parler de « peur »- en tout cas d’hostilité, manifeste dans le regard, à l’égard de femmes voilées ou de noirs. Les unes et les autres ne sont d’ailleurs guère nombreux à Dresde ou Leipzig si l’on compare avec Munich ou Berlin.

Jibé dit: 13 septembre 2016 à 8 h 35 min

Qu’est-ce qui peut lier, par delà la mort, aussi passionnément Frantz à Adrien ? L’amour ? « ma plus grande blessure, c’est Frantz » dit-il. Et qu’est-ce qui pourrait réunir par la même Anna à Adrien ? Cet amour en partage. Induits par cette fausse piste de la bande annonce et du début du film, nous pensons avoir tout compris de ce film sans surprise. Erreur. La grenade dégoupillée, qui court tout au long du film, et dont parle Sophie Avon dans son article, donne une plus grande dimension au secret. Lourd secret que porte dans la première partie Adrien, qui s’en délivrera sur Anna, condamnée à son tour à subir le poids du morbide fardeau jusqu’à la fin. On retrouve chez Ozon, Annelise, la dimension mélodramatique, caractéristique de sa filmographie. Et là, on marche ou pas. Pour ma part, je suis entré à fond dedans. Sans réserve. Comme chez Douglas Sirk, que Fassbiner avait également pris pour modèle. Au-delà de l’histoire privée on retrouve toute la dimension universelle, toute l’absurdité, de ces conflits qui ont ensanglanté l’Europe au XXe siècle. L’amour entre ces deux peuples aurait-il pu se substituer à la mort ? Une amitié franco-allemande, symbolisée par Adrien et Anna, et leur famille, qui pourtant ne s’uniront pas à la fin du film. Plus tard, peut-être ? La faute semble en incomber surtout à l’arrogance française, dont la mère d’Adrien est le plus bel échantillon.
Superbe manière de filmer la splendeur du Paris reconstitué d’après la Première Guerre mondiale. Celui de Marcel Proust. Ozon serait-il prêt pour adapter la Recherche ou de réaliser un film sur sa vie et son oeuvre ? Je veux bien participer au scénario…

Polémikoeur. dit: 13 septembre 2016 à 8 h 56 min

« Critique pour faire vendre »,
est-ce à dire promotion ?
Critique de fond, critique de forme,
critique technique, critique « amateure »,
critique professionnelle, critique du coeur,
critique intellectuelle, toutes respectables,
pour peu qu’elles soient sincères,
argumentées si possible,
cultivées à l’occasion.
(Est-il nécessaire de préciser, comme suit,
qu’il n’y a pas là de début de mise en cause personnelle ?)
En passant, la question d’une certaine réserve
préservant la surprise du public, posée de façon générale, à la cantonade, pour que chacun(e)
puisse s’en emparer, est-elle épuisée
par la réalité de la concurrence
et le tintamarre médiatique
(« multiplication des focus » ?)
auxquels il est vrai
que très peu de secret
(ici, relatif, superficiel
et provisoire) ne résiste ?
Le résultat d’un débat sur son assistance
peut certes être de l’influencer.
Est-il permis de penser encore préférable
que ce résultat ne soit pas trop prédéterminé
(autrement dit, que le débat ne soit pas trop pipé,
comme il peut l’être, par exemple, « pour faire vendre ») ?
Au demeurant, qu’un plaidoyer véritable
(ouvrant, le cas échéant, un débat),
qu’une défense engagée, affirmée,
tout à fait respectable,
soit aussi très conciliable
avec la part de surprise (assez rare, hélas !)
entrant dans le plaisir du premier regard sur une oeuvre,
ne pourra qu’en augmenter le crédit.
Débataillement.

Jibé dit: 13 septembre 2016 à 9 h 12 min

« Faut-il ne rien dire ? »

Il faudrait revoir le film, une fois le secret éventé, pour voir s’il tient le coup. S’il existe toujours, en dehors du suspens sur lequel il est construit. Mais il n’appartient pas au cinéaste de l’imposer aux critiques. Son désir ne fait pas ordre.

christiane dit: 13 septembre 2016 à 9 h 26 min

C’est passionnant votre dialogue Annelise (billet) et Jibé (commentaire) pour moi qui ne vais découvrir ce film que cet après-midi. Vous donnez envie de le voir, de l’écouter, pour l’histoire narrée mais aussi pour ce fond historique qui perdure : la méfiance des pays face à l’étranger surtout si dans une guerre antérieure il a été « l’ennemi ». Et ces amours de contrebande qui passent par les sentiers interdits.
Je tenterai de vous écrire, demain, mes impressions (entre-deux, car la journée va être lourde en préoccupations…).

Eriksen dit: 13 septembre 2016 à 9 h 40 min

Ozon n’ose pas s’affranchir d’un suspens d’artifice. Maurice Rostand, lui, n’avait pas hésité à poser dans le titre, l’Everest de culpabilité et l’immensité du pardon à atteindre. Suspens du point de départ contre celui du chemin à parcourir. Or le sujet du film est bien ce long chemin, avec ses instants de suspension du passé où la couleur apparaît, et toutes les embûches qui replongent dans le gris.
Si la première partie est équilibrée entre elle et lui en termes de force de caractère, la 2e partie est tout autre. Lui le courageux, celui qui ose l’Everest, n’est plus qu’un fils à papa romantique sous l’emprise de sa détestable mère. La défection d’Adrien à deux pas du sommet déçoit : son adoption par la famille et la femme de l’homme qu’il a tué n’aura pas lieu. Peut-être a-t-il manqué à Hadrien, au moment du départ vers la France, un « vas, je ne te hais point »
Mais c’est finalement mieux ainsi. Le pardon, ainsi décapé de son vernis d’aveuglement amoureux par essence temporaire, devient plus pérenne.

NB Annelise… les moteurs du pardon ne sont ici que les femmes. Hormonal ?

Phil dit: 13 septembre 2016 à 10 h 11 min

Contentons-nous des impressions de ceux qui ont vu; suspens bien compréhensible car nous sommes cinéma.
Lourcelles dans son dictionnaire a placé un panneau de sens interdit devant le récit de certains films.
Pour avoir fait l’expérience l’introducteurs/exégètes de films qui auraient mieux fait de se taire avant la séance, plutôt d’accord.
Baroz nous mande: « La faute semble en incomber surtout à l’arrogance française, dont la mère d’Adrien est le plus bel échantillon. »
voilà un parti pris fort déplaisant du réalisateur. est-ce sui generis ?
relation de voyage inquiétante de radioscopie, en Saxe la semaine passée. I must say: A Weimar, portée de canon de Buchenwald, la ville fourmille de crânes rasés en blousons cuirs (pas des grassouillets comme Fassbinder) depuis le début des années 90. qu’ajouter ? l’histoire ne se répète pas mais les extrêmes (d’ailleurs inutile de parler de politique) n’ont rien à voir en France et en Allemagne.

Jibé dit: 13 septembre 2016 à 10 h 18 min

« les moteurs du pardon ne sont ici que les femmes. Hormonal ? »

Avec l’absolution du curé, Eriksen, un homme en robe, il est vrai !

Phil dit: 13 septembre 2016 à 10 h 32 min

Delon reste assez insurpassable dans ses prestations de piscine, baroz.
effectivement aucune raison de renoncer à son héritage français. l’histoire de l’amitié franco-allemande (ainsi appelée depuis et pour la génération d’Ozon) est faite de malentendus. malheureusement les périodes de paix ne favorisent pas l’entendement.

christiane dit: 13 septembre 2016 à 11 h 53 min

@Jibé dit: 13 septembre 2016 à 11 h 15 min
Alors là…
Énigme comme dans « Le fils de Jean » de P.Lioret. Une toile pour un non-dit ?

christiane dit: 13 septembre 2016 à 12 h 07 min

@Eriksen dit: 13 septembre 2016 à 11 h 40
Intéressante question équivalente à : pourquoi vous lire ? ou encore : pourquoi lire une critique littéraire (P.Edel – Passou -M.Alba – DHH -Olga- M.Court…) avant d’ouvrir un livre ? ou lire un papier sur une expo qui ancre pour longtemps l’artiste rencontré et ses créations ?
Mais pour le BONHEUR, Eriksen, de retrouver une plume et à travers elle, un regard, une émotion, une intelligence aux aguets, une culture.
Le monde des témoins en art, en littérature, aiguisent notre regard, multiplient nos questions, créent des liens d’œuvre à œuvre qui, parfois, me laissent sans voix. Il y a le monde des créateurs et celui de ces éclaireurs allant où ne nous sommes pas encore allés et prenant le risque d’une parole souvent à contre-courant de la vox-populi. J’aime les lire.
Qui se désolait de l’impuissance des intellectuels dans le monde de l’action sur la RDL ? Ils sont comme le levain qu’on glisse dans la pâte et qui, invisible, la travaille pour qu’elle se déploie.

Sylvain dit: 13 septembre 2016 à 12 h 18 min

Belle défense de Jibé(Baroz?) ce matin;on verra ce que dit Christiane. Eriksen la virginité c’est perso!sympa votre apostrophe, scusez-moi si j’ai pas l’intention de la suivre. Chacun la garde comme il veut.
le PB c’est que françois Ozon veut faire son Truffaut avec P.H roché, mais n’assume pas la source. Son fonds de commerce, c’est la parodie modernisée, « l’imitation de »;ça n’a rien de honteux, Anne-lise l’a tb dit, chez lui ça fait office de carte de visite; est-ce qu’il a peur de ne pas être assez créatif, de ne pas se renouveler?
Enfin ,c’est quand même un REMAKE !

Ça ne gène pas mais pourquoi ce faux mystère? c’est le gros mal français du soi-disant respect du spectateur ( traduction : nivelons par le bas que tout le monde comprenne pour faire +d’entrées) Je lisais RDL sur Mendelstam à côté, si je ne m’abuse Widergangër en parlait avec vous pour l’orthographe, baroz, on ne peut que lui donner raison : on ne compte plus sur un quelconque effort, on déroule le tapis pour la fainéantise intellectuelle.

Pas comme ça qu’on fera déguerpir les skins de saxe, Phil. On est quand même loin de LA Jeanne, ou du Delon dans la piscine, avec la cerise sur le gâteau du Ronet du ‘feu follet’ de Drieu.
j’étais amoureux de Cécile de France,maintenant je le suis de Paula Beer. dites-moi si je vieillis?

radioscopie dit: 13 septembre 2016 à 12 h 27 min

Eriksen dit: 13 septembre 2016 à 11 h 40 min
question: pourquoi lire ce blog avant d’aller voir le film? gardez votre virginité !

Ce que j’apprécie, justement, chez Annelise, c’est que son commentaire d’un film préserve au mieux l’effet de surprise que l’on pourra y trouver à la projection. En revanche, nombreux sont les critiques qui n’ont pas cette délicatesse. Pour leur défense, peut-être que, contrairement à vous et moi, leurs lecteurs attendent-ils une forme de clé en main, de prédigéré ? Comme certains touristes ne se rendent que dans les lieux les plus préjugés de la planète (Venise, etc.)

christiane dit: 13 septembre 2016 à 12 h 34 min

Exact, Radioscopie mais quand la salle s’éteint, quand l’écran s’allume sous le faisceau du projecteur, plus rien n’existe. On embarque, tout neufs et c’est le grand voyage oublieux des guides que l’on relira plus tard.

jodi dit: 13 septembre 2016 à 12 h 35 min

Annelise dit: « ça peut être plus prescripteur qu’une critique qui finit par faire usée »
Je vous le confirme!La critique a tendance à nous prendre pour des loosers qu’il faut nourrir à la petite cuillère. Ozon? C’est geniaaaal. Ca en devient bête. J’étais content de retrouver Passou sur du dur au lieu de sur Gross.c.onneries

Jibé dit: 13 septembre 2016 à 12 h 37 min

Pas d’accord, Sylvain. Les sources ont bien été données par Annelise, mais le scénario, original, de Ozon, écrit par lui-même avec l’aide d’un scénariste, est parfaitement soigné et personnel. Aucun détail superfétatoire. Et pour qui connait les films de ce cinéaste, c’est bien du Ozon, pas du Truffaut, ni du Pierre-Henri Roché. Même si dans Huit femmes, le jeune cinéaste s’offre le plaisir de faire se battre entre elles deux ex-amantes de son maitre en nouvelle vague !

Eriksen dit: 13 septembre 2016 à 12 h 49 min

À Christiane
Je comprend. Mais le simple fait qu’Annelise ait choisi un film me suffit. Son choix est sûr, même quand elle déteste. Et la plume des aigles de la RDC, je la retrouve avec BONHEUR après.
Il est tant de film où la première demi-heure est magique de promesses et de chausse-trappes, vous faisant basculer constamment d’une piste à une autre. La moindre lecture, le moindre commentaire radio, détruisent ces possibles.
Je comprend aussi que tout le monde n’a pas le temps pour 52 films par an et qu’il faut parfois choisir.
Je m’insurgeais juste contre l’idée qu’il faudrait éviter tout spoiler ici.

Eriksen dit: 13 septembre 2016 à 12 h 50 min

A radioscopie
Je vous rejoins sur la « critique » cinéma. C’est un exercice difficile sur le fil du rasoir, auquel je ne tente pas de me frotter. J’entends ce blog comme un lieu d’échange sur le film et ce que je poste se veut une critique au sens premier du terme, et donc très différente d’un teasing journalistique (sans caractère péjoratif). Plutôt une analyse personnelle et j’aime autant que l’on ne soit pas d’accord avec moi.

Sylvain dit: 13 septembre 2016 à 13 h 01 min

Tu joues violon sur les mots Jibé, gaffe à l’entrisme…distancie toi comme je fais avec cécile, les yeux de Marita Lorenz l’espionne amoureuse de Castro chargée de le tuer… mais vas je ne te hais point !

Phil dit: 13 septembre 2016 à 13 h 01 min

Tout ceci est bien troublant..baroz, à quel sein…faut-il se vouer pour cet Ozon ? Henri-Pierre Roché ou Vercors..
Dans la vraie vie, Roché fut plus armé que Vercors pour comprendre nos amis allemands.

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 13 h 34 min

Sylvain 12h18. Je n’ai rien contre les remakes. Celui de Malle qui adaptait « le feu follet » de Drieu, avec Ronet dont vous parlez et que j’estimais indépassable : revu sous l’angle d’un dernier été norvégien(« Oslo, 31 août », avec Anders Danielsen Lie), différemment certes mais quelle réussite! C’est comme les bonnes traductions, des réinventions en soi… Vu « Point Break », le second, aux images de synthèse ultra élaborées pour savoir ce que ça donnait par rapport à l’original de Kathryn Bigelow… C’est beau à l’oeil mais ça ne vaut pas tripette. Et failli donner un billet « Ben-Hur » (avec le sosie de Barry Gibb, l’aîné des BeeGees dans le rôle du prince qu’incarnait Charlton « NRA » Heston, Morgan Freeman entre Bob Marley et Frankétienne le poète haitien et une -mauvaise -copie de Jalil Lespert en Messala, Stephen Boyd… )
Parvenir à ce degré de distorsion, de déconstruction dans l’interprétation, c’est quelque chose! Monument kitsch. Encore sur petit écran loin du tableau mais si poilant que pas dit que je n’y revienne pas, si j’ai du temps.

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 13 h 40 min

…du temps à perdre!
Jésus en cover boy Calvin Klein, et la mort de Messala qui m’avait tant choquée et emplie de chagrin, enfant, lorsqu’on le tirait ensanglanté de dessous les roues. Ici afin de ménager une happy end, il harangue en moignon son ennemi avant de lui tomber dans les bras, misère! Une vraie scène des Monty avec le chevalier noir coupé en morceaux qui traite Arthur de dégonflé… Ils se marièrent et eurent beaucoup de petits unijambistes. Pas croyable.

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 13 h 49 min

Dans mon souvenir L’Homme que j’ai tué de Maurice Rostand est un récit et non une pièce. Mais peut-être l’avait-il dramatisé? Cela n’aurait rien d’étonnant.

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 14 h 01 min

« Jibé dit: 13 septembre 2016 à 8 h 35 min
« Qu’est-ce qui peut lier, par delà la mort, aussi passionnément Frantz à Adrien ? L’amour ? « ma plus grande blessure, c’est Frantz » dit-il. Et qu’est-ce qui pourrait réunir par la même Anna à Adrien ? Cet amour en partage. »

Là, ce n’est pas Rostand. c’est un schéma à la Yourcenar première manière. La Nouvelle Eurydice etc. Vraiment pas le meilleur -elle en convenait elle-même, interdisant que ce livre soit réimprimé de son vivant-.

Ce qui est amusant chez Ozon, c’est sa passion des nanars littéraires. (Le larmoyant Rostand est à cent lieues du chef d’œuvre). S’est-il expliqué sur ce point?

radioscopie dit: 13 septembre 2016 à 14 h 06 min

Un roman de Rostand « L’Homme que j’ai fait naître » (1931). Faire naître c’est (bien connu) donner aussi la mort.

Jibé dit: 13 septembre 2016 à 14 h 13 min

Oui, mais la différence, ici, c’est que ce n’est pas l’amour qui lie Adrien à Frantz, Chaloux. C’est la mort : « Je suis pacifiste comme toi, mais c’est toi ou moi ! » La référence serait plutôt à chercher du côté de Romain Rolland ? Pour le film, Ozon ne mentionne que le film de Lubistch, comme le dit Annelise…

Jibé dit: 13 septembre 2016 à 14 h 25 min

Il y a une vie après Jules et Jim, Phil. Après Chardonne et Denoël itou. Débloquez-vous, le compteur tourne toujours !

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 14 h 32 min

Jacquot, même s’il y a substitution d’un thème -d’un « lien », comme tu dis- à un autre, la structure peut être préservée. De ce point de vue, le schéma général reste plus significatif que ce qu’on met dedans. amour, mort, guerre, fabrication de biscuits, peu importe.

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 15 h 42 min

Sans compter, Phil, que le noir et blanc et la langue allemande font irrésistiblement penser au Ruban Blanc, coup de génie absolu de Michael Haneke. On se demande quelle singularité est encore possible après tant de références et de pastiches accumulés.

radioscopie dit: 13 septembre 2016 à 15 h 45 min

C’est amusant ces histoires de « remake ». C’est comme si l’on accusait La Vierge à l’Enfant de Raphaël d’être une copie de celle de Fra Filippo Lippi.

JC..... dit: 13 septembre 2016 à 15 h 46 min

Il est clair que ceux qui, comme Annelise, essaient de nous persuader que le cinématographe est un « art » au sens plein du terme, ceux là vont droit dans le mur de notre insouciance …

Certes, nous reconnaissons la qualité de la tentative, mais sommes persuadés, à juste titre, qu’elle est vaine et vouée à l’échec !

Polémikoeur. dit: 13 septembre 2016 à 15 h 46 min

En forme d’auto-critique
pour avoir zappé l’aspect « remake »
placé après la question de la divulgation,
ou non, du sujet, à la demande, qui plus est,
du « créateur ». La seconde main réduit évidemment
les prétentions à (laisser) paraître original.
Se mesurer à Lubitsch, il faut ozer !
Untouchablement.

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 16 h 48 min

Jibé 14h25 bien sûr. Joachim Trier revisite le feu follet sans les Gnossiennes ni Moreau en 2011 et s’en tire avec tous les honneurs, mieux que Timur Bekmambetov qui viole au garage l’oeuvre de Wyler en complicité décomplexée des comédiens Jack Huston et Tobby Kebbell ! Même « L’Affaire Thomas Crown », on ne va pas comparer ni faire hurler les puristes avec Steve-Josh Randall ou les petits tailleurs à plis plats de Faye, mais la version post Norman Jewison, avec Pierce Brosnan et René Russo ne manquait pas de culot (les chapeaux melon, Magritte etc)Bientôt un remake des 7 mercenaires. Je n’ai rien contre, cela m’intéresse juste de voir comment cet intervalle est pris en main, occupé. J’aime bien la référence de Radio à 15h45, ça ou la « copie » de Manet en Olympia noire qui est à Beaubourg.. ce n’est pas la question que ce soit un remake, bis repetita, once again qui se pose mais celle de l’apport distinctif.
Chaloux 14h01 dit : « Ce qui est amusant chez Ozon, c’est sa passion des nanars littéraires. »
Pas faux, il y a quelque chose du flirt avec ça. Et c’est ce qu’il en fait qui renseigne sur son calibre de réal

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 16 h 57 min

Phil, quelle est l’histoire déjà? (Je l’oublie toujours) Le lien de Stéphane Hessel avec Henri-Pierre Roché?..question indignation je préfère un Truffaut qui aborde le cinéma avec rien que lui, son doute, sa solitude intime et sa rage

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 17 h 13 min

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 16 h 50 min

@15h42, Ruban blanc, quel chef d’œuvre !

Pour moi, le chef-d’œuvre absolu.

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 17 h 17 min

Tout le monde a remarqué naturellement que François Ozon rajoute un t au prénom allemand, ce qui lui donne un côté héros d’opérette, prêt à valser avec Sissi impératrice ? Jibé 13h15 j’ai dû relire sur Romy Schneider, je n’en croyais pas mes yeux. Sérieux ?

christiane dit: 13 septembre 2016 à 17 h 55 min

Doublon ? Mais NON ! le commentaire disparait aussitôt qu’envoyé !!!

J’écris tout de suite. Je relirai le billet d’Annelise et vos commentaires après.
Mes impressions : un délice de composition qui frôle le ruban de Moëbius et s’en échappe comme si le chemin était déréglé dans ce palimpseste et qu’il fallait inventer. (« Vertigo » d’Hitchcock n’est pas loin.)
Des couleurs et des noirs et blancs aussi subtils que dans « Heimat » D’E. Reitz (Chronique d’un rêve /L’exode). Mais là, la couleur est réservée à la vie, à la douceur, à l’espérance et le noir et blanc au monde de la mort, de la haine, de l’incompréhension. Pas seulement l’usage des couleurs, dans ce beau film d’Ozon, la vie ne se déroule pas non plus comme prévue.
Les frontières se brouillent entre le passé et le présent, la mort et la vie, le mensonge et la vérité. L’absence de Frantz devient présence, pivot du film.
Les pères sont aveuglés par la guerre, les fils deviennent pacifistes. La période d’après-guerre est lourde.
Le poème de Verlaine est comme un témoignage, comme cette musique née du cœur-violon et le tableau de Manet comme une tentation.
Ce qui est important c’est ce qui n’a pas lieu et qui aurait pu avoir lieu, les non-dits, les regards. Tout est vécu et lisible par le regard de cette jeune femme allemande qui tresse mensonges et vérités pour que la vie soit bonne. Les acteurs sont très beaux, tout dans la retenue. Revu récemment Pierre Niney dans « Yves Saint-Laurent » de J.Lespert. La grâce de cet acteur, son ambiguïté me paraissent pouvoir encore dans ce film (Adrien) être mieux comprise par un homme que par une femme, si belle soit-elle (et Anna/Paula Beer est sacrément belle !)
Les langues (allemand et français) battent à l’amble des illusions. Et ce vent dans les feuilles… magique. Évanescence.

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 18 h 04 min

Aucune raison de renoncer, Christiane. Il m’est arrivé d’avoir un post tapé à la va vite sur mon téléphone sucré… Je demande s’il y a un ennui côté modé, cela arrive parfois, rien de personnel je vous l’assure.

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 18 h 10 min

…et voilà (il est apparu et s’est inscrit à 17h55) Parfois – rarement, lorsque je suis près du tableau et surtout quand S., webmaster que je remercie au passage, est joignable immédiatement – je me prends pour la Fée électricité-lumière-cyberpost… Major Tom to Ground control

christiane dit: 13 septembre 2016 à 18 h 33 min

Merci, Annelise. Je ne doutais pas de vous mais de ces machines diaboliques. Ce n’est pas une « grande » critique, juste un ressenti cerf-volant.

Phil dit: 13 septembre 2016 à 19 h 55 min

Avec Christiane, Ozon peut dormir tranquillos, le plot du film est inviolable pour les dix ans à venir. Redoutable, la critique cerf-volant

alley car dit: 13 septembre 2016 à 20 h 03 min

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 16 h 48 min
« (…)ce n’est pas la question que ce soit un remake, bis repetita, once again qui se pose mais celle de l’apport distinctif.(…)

Pas faux ; que la musique accompagne le cinéma depuis ses débuts me donne un prétexte pour tenter une illustration en deux morceaux de cet « apport distinctif »

1/ de la génération de l’actrice primée ?
https://www.youtube.com/watch?v=iMfjROpKCnw

Phil dit: 13 septembre 2016 à 20 h 17 min

Radioscopie, j’ai lu et relu la notule de Christiane sans déplaisir et me suis amusé à deviner ce qui pouvait être dans le vent de cette histoire indévoilable. Mais vous êtes fort susceptible, est-ce votre voyage à Weimar ?

Jibé dit: 13 septembre 2016 à 21 h 14 min

Ne prenez pas votre air pincé et sarcastique, Phil et Chaloux ! On est bien d’accord que l’on est pas en présence d’un cinéaste du genre à faire bouger les lignes. Mais, paradoxalement, au fil du temps et des oeuvres, ce petit-fils de la Nouvelle Vague, s’est imposé comme un néo représentant de la qualité française, comme dirait Passou. Ce n’est déjà pas si mal.

Phil dit: 13 septembre 2016 à 21 h 29 min

Les films d’Ozon sont souvent bons, baroz, aucune dispute là- dessus, c’est un des guests favoris de Berlin..ses pierres brûlent encore du souvenir de Giraudeau. Ici c’est simplement ceux qui n’ont pas vu interrogent ceux qui ont vu. what else

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 21 h 40 min

Alley 20h06,vous ne croyez pas si bien dire : votre servante ici même herself, qui kiffe grave trop à donf The Clash comme dirait le twit de Pierre sur « ah ouais, je suis sur la liste » (je viens de le lire, de quoi sourire, amusement ou consternation), s’était adonnée à un collectif sur London Calling il y a quelques années, avec deux ou trois Noirauds notables dont le sieur Gambernou Pouy, Caryl Férey, Marc Villard et autres. Une nouvelle par personne et par titre, j’avais choisi « Spanish bomb », imaginant que Joe Strummer mort regardait d’en-haut, dans un pas tout à fait paradis la gare d’Atocha victime de l’attentat qu’on sait. Il poireautait lui-même avant aiguillage définitif, tout effrayé dans un entre-deux et était réconforté par Lorca, dans mon souvenir, ou bien Pessoa assis sur une chaise comme la statue de Lisbonne, je ne sais plus trop. C’est loin. Respect John Graham Mellor, l’homme d’Ankara, autre tête de Turc appréciée avec Pamuk

alley cat dit: 13 septembre 2016 à 21 h 42 min

alley car dit: 13 septembre 2016 à 20 h 06 min
2/ de la génération du réalisateur critiqué ?

Bon, renseignements pris, il avait 12 ans à l’époque … Déjà old
Comme l’a dit un commentateur : »le schéma général reste plus significatif que ce qu’on met dedans »
Alors, pour l’anecdote, dedans, j’ajoute ça (c’est mieux quand les images bougent) :
https://www.youtube.com/watch?v=eNot47WRBFk

Annelise dit: 13 septembre 2016 à 22 h 09 min

Ah, Giraudeau…
Pour le reste ne m’inclinez pas à parler musique, autre passion mais ici pas le sujet, bien que – Rombi est pour bonne part chez François Ozon. Peut-être s’il me fallait vraiment choisir, inclination plus forte pour les Ramones, la gravité paradoxalement sereine de Keith Richards période « Wild horses », les Smiths pour la pulsion vitale de « There is a light », quand Morrissey froissait des fleurs sur scène, bon sang c’était merveilleux, ce parfum fané, cette fragilité crâne servie sur humour provocant… Et Jimmy Sommerville pour la tessiture inimaginable pour un si petit corps, Freddie Mercury pour tout Freddie Mercury, Joy avec Ian Curtis… ou même les Stranglers des morceaux dits commerciaux, bien après Midnight summer dream (Always the sun).L’ennui est que je pourrais en citer des dizaines. Émue dernièrement par le malheur de Nick Cave, vous avez entendu ça, son fils a chuté des falaises de Brighton. Son imagerie noire si religieuse, initialement un peu truquée bien sûr, rattrapée par le réel (souvenons-nous de l’album sidérant, du phrasé minaudant qui défonçait la peau d’Anita Lane, sa compagne livide de l’époque). Avant, l’ex chanteur de Birthday Party n’aurait jamais toléré l’intrusion des caméras, et voilà qu’il a fait appel à Andrew Dominik, réalisateur de « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » pour filmer les sessions d’enregistrement… le premier opus au titre évocateur « Jesus alone » est à donner la chair de poule.
Fin de la parenthèse, Alley. Plus de temps donc vous ne m’y prendrez plus. Mais j’aime bien quand je peux ouvrir vos liens, ils font chaud au coeur

dov dit: 13 septembre 2016 à 22 h 11 min

Frantz avec un té peut-être pour de simples raisons de droit cinématographiques, le Franz de Brel étant (ahem) dans toutes les mémoires.
Paul Andréota scénariste (lui-même musicien, au doigté particulier) valant bien Rostand.
La remarque d’Annelise sur la Französiche Qualität du cinéma de Herr Ozone est tout à fait pertinente.
C’est le Christian-Jacques et le Chenal de nos années dix.
Il a d’ailleurs découvert plus d’une Marina Vlady, notre gaillard.
Vivement la guerre chaude des saunas comme dirait der Baron, mein Herr Philmfan.

christiane dit: 13 septembre 2016 à 22 h 27 min

Phil dit: 13 septembre 2016 à 19 h 55 min
Vous êtes ironique ? Je relis. Ce que j’ai écrit c’est pour ceux qui ont vu le film, pour les autres, comme le souhaite Eriksen, je les laisse dans l’ignorance de « l’histoire » qui m’a moins intéressée que la construction du film.
Rejouer les destins, les sentiments en inverse de la première partie en glissant et permutant les rôles d’Anna et d’Adrien.
J’ai aimé que vous évoquiez « Le Ruban Blanc » d’Haneke. Oui, on y pense pour les raisons que vous donnez mais ici pas de cruauté, de vengeance, de dressage sadique de ces enfants devenus adultes, juste un nationalisme exacerbé dans la génération des parents des deux côtés de la frontière et la dénonciation de l’absurdité de cette guerre.
Oui, Jibé, belle reconstitution du Paris de Proust et traversée rapide du Louvre. Le début de votre commentaire (si fin) m’a longtemps fait penser dans la première partie à un lien amoureux entre Frantz et Adrien. Cocteau n’aurait pas démenti avec ses films où la beauté masculine ne pouvait s’exténuer que dans la mort. D’ailleurs, Anna, répète par deux fois que le problème d’Adrien c’est Frantz… Et ce tableau de Manet ouvrait plus à un désespoir amoureux qu’à des remords de cette tuerie dans les tranchées.
Oui, difficile de dire sans dévoiler non pas le pivot mais les pivots…
N’ayant ni lu ni vu Rostand et Le Lubitch en question, j’ai reçu le film comme un jeu de rôles dans les mains d’un scénariste épris de jeux de miroirs et d’effet boomerang.
Bien sûr, la touche romantique est là mais vraiment ce n’est pas l’essentiel pour moi. Ozon « joue » comme dans « Huit femmes » , « Dans la maison », « Potiche »… Là, plus grave, plus sérieux.
Annelise, j’ai eu du mal à vous suivre (commentaires), votre parole ressemble dans son jaillissement et ses références entremêlées, parfois, aux morsures du sel sur une plaie ou à un chien fou et joyeux qui saute en aboyant et court et zigzague. C’est beau à lire mais vous suivre est parfois difficile…

alley car dit: 13 septembre 2016 à 22 h 28 min

Et l’apport distinctif d’Ozon ou d’un autre, quand on a rappelé ce qui nous a touché et nous touche encore, c’est quoi ?
Me vient immédiatement en mémoire cette phrase de Nicole Garcia dans je ne sais plus quel film où elle jouait une prof de lettre : « l’enfant est le père de l’homme ; commentez cette phrase de Nietzsche »
Cette citation, qui incidemment n’est pas de Nietzsche, continue de me plonger dans un abyme d’indifférence

Jibé dit: 13 septembre 2016 à 22 h 49 min

Alors les enfants du rock, on s’éclate ! A défaut d’une république spécifique, pourquoi pas ? Mais qu’elle est donc cette idée reçue à propos de Jimmy Somervile, Annelise ! Ce n’est pas parce qu’on est d’un petit format qu’on à pas de coffre. Voyez le cas de la môme Piaf ! Tenez, voilà de quoi nourrir votre nostalgie des eighties…
https://www.youtube.com/watch?v=c9MdW8RISCI

alley car dit: 13 septembre 2016 à 23 h 43 min

Jibé dit: 13 septembre 2016 à 22 h 49 min
Alors les enfants du rock, on s’éclate ! A défaut d’une république spécifique, pourquoi pas ? Mais qu’elle est donc cette idée reçue à propos de Jimmy Somervile, Annelise !

C’est tout simple Jibé, les idées recues changent de camps ; Frankie Goes To Hollywood s’efface derrière Bonzo Goes To Bitburg … Bis repetita? (Donald over Ronald?)
https://www.youtube.com/watch?v=Su0Hvt6hTmA

Phil dit: 14 septembre 2016 à 8 h 18 min

« la dénonciation de l’absurdité de cette guerre », Christiane, passe au cinéma aussi difficilement que le pacifisme dans la vie politique.
Pabst s’y est essayé dans l’entre deux guerres avec un film minier sur la nécessité de la fraternité ouvrière franco-allemande.
un de ses films les moins réussis, allez savoir pourquoi. il aurait dû se tenir à l’origine de cette idée: une trève dans les tranchées de Verdun eut effectivement lieu en 1917, où paraît-il des soldats allemands et français auraient dressé un arbre de Noël au vu de chacune des parties belligérantes, les armes déposées le temps de cette nuit.
Pabst a mis son grain de sel prolétaire dans la soldtatesque et la mécanique s’est emballée. Il n’a pas eu la chance de Renoir avec un von Stroheim inflexible sur le scénario.

Eriksen dit: 14 septembre 2016 à 8 h 19 min

@ christiane:
D’accord avec vous : « le Ruban Blanc » n’a pas grand-chose à voir avec « Frantz », mis à part le noir et blanc. Le Ruban blanc est une histoire d’éducation, de discordance entre discours et actes des pères avec punition des pères par les enfants. Frantz, comme vous le suggérez, est une composition en miroir entre l’Allemagne et la France, qui met plus l’accent sur les points communs que sur les différences, et surtout sur la force du pardon, ce qui ne fait pas parti (loin de là !) des préoccupations d’Hanneke.
En revanche le romantisme me semble très prégnant dans le film, mais peut-être j’utilise romantique dans un sens plus dramatique que vous. Quoi de plus romantique à la Caspar David Friedrich que cette histoire ? et le tableau de Manet… Cette romantique touch est un élément important de l’amour qu’Anna porte à Adrien.
Le voyage d’Adrien en Allemagne a certainement plusieurs ressorts. Pacifisme, romantisme, culpabilité. Mais tout cela se dissout dans la 2e partie dans une autre culpabilité (filiale), ou pire, dans la peur de perdre l’héritage. Cette fin est à l’opposé de celle de Lubitsch (je ne sais pas pour la pièce de Rostand).
Il ne reste plus qu’Anna.

Jibé dit: 14 septembre 2016 à 9 h 25 min

Avec Ozon on est dans le mélo flamboyant, Christiane. Un genre cinématographique bien particulier, que Jacques Chenel goût particulièrement.

christiane dit: 14 septembre 2016 à 9 h 51 min

« Le Ruban Blanc », Eriksen, c’est aussi le vertige de la cruauté enfantine presque inconsciente, animale. Une cruauté qui a germé dans la révolte et la peur muettes des enfants face aux coups et aux punitions. Et cette éducation… dressage sans pitié des fils et filles, promis à la honte du ruban blanc…
Oui, le romantisme est prégnant dans le film mais il ne suffit pas à modifier la vie, à la réparer. Que de chagrin et de « trop tard ». Des êtres broyés par le poids des familles qu’elles soient tendres ou rigides.
Caspar David Friedrich et cette toile fascinante de ce voyageur contemplant une mer de nuages. Quelle solitude et quelle beauté… On peut vivre que pour l’infini… Dans le film, au contraire, les regards d’Adrien et d’Anna se referment jusqu’à se fixer sur le visage qui les hante peu à peu, celui de l’être qu’ils n’avaient pas prévu d’aimer. Mais les vents sont contraires… La toile de Manet (qui n’est pas au Louvre) entre là par effraction… Comme c’est étrange que F.Ozon l’ait utilisée pour redonner à Anna et Adrien le goût de vivre. Cette histoire est cruelle. Que de suicides symboliques, d’adieux aux rêves. La mort est la limite des rêves.
La fin est cynique, oui.

christiane dit: 14 septembre 2016 à 10 h 03 min

Un mélo « flamboyant », Jibé ?
Peut-être que cette pudeur, cette retenue et la savante construction du scénario, l’estompent ? Un mélo en sourdine, en demi-teintes, tenu à distance par cette analyse de la société qui entoure et modèle les deux héros.
Jacques Chesnel ? Je ne me souviens pas l’avoir lu sur cette page. Ce diablotin manie l’ironie et la moquerie sauf quand il parle du jazz ou de la littérature américaine ! Quelques belles rencontres dans le monde du cinéma sur son blog, mais il faut chercher entre une saga drôlatique et des billets d’humeur. Un être rare mais pas facile.

Jibé dit: 14 septembre 2016 à 10 h 14 min

« La fin est cynique, oui. »

Pas tant que ça, Christiane. On sent qu’Anna va en ressortir plus forte et qu’elle sera maitresse de sa vie future. Enrichie. C’est moins sur pour Adrien.

Jibé dit: 14 septembre 2016 à 10 h 17 min

D’où la différence qui s’esquisse pour la carrière de Paula Béer. Contrairement à Romy Schneider, abonnée aux personnages de looseuseS, de pleureuseS professionnelleS, qui m’agaçait tant…

Regia dit: 14 septembre 2016 à 10 h 32 min

Christiane dit le 13 à 22.27 :
Annelise, j’ai eu du mal à vous suivre (commentaires), votre parole ressemble dans son jaillissement et ses références entremêlées, parfois, aux morsures du sel sur une plaie ou à un chien fou et joyeux qui saute en aboyant et court et zigzague. C’est beau à lire mais vous suivre est parfois difficile…

la Baronne fait semblant d’arriver en dentelles avant de poser les pieds sur la table.
Mille pardons Christiane, moi je n’ai eu aucune difficultés ! Au contraire j’ai pris une leçon sur les influences musicales de l’époque, le terreau de Ph Combi,Ozon et tutti quanti.Anne-Lise se doit à tous dans la production du billet, pas dans le commentaire.
J’ai rêvé ou elle ne s’adressait pas à vous? Allez-Cat m’a l’air assez balèse pour suivre. A priori il sait qui est New Order. Sans vous vexer, vous ne pouvez pas comprendre parce que ce n’est pas votre domaine.Personne vous le reproche. C’est comme si vous demandiez à des gens qui parlent de Proust entre eux de préciser que c’est pas Gaspard, l’humoriste . Ou que vous demandiez une note biographique dès qu’on cite le nom Charlus. Dans son enseignement jankélévitchien, A-li.R fournit des bases ultra solides de réflexion et d’autonomie perso et je trouve ça plus irremplaçable que de chercher à tenir le crayon . Chasnel ou P.Edel dans un billet précédent lui avaient fait un « cours » sur le jazz, elle n’avait visiblement pas les mêmes standards. Ça caracolait comme dans une conversation normale entre spécialistes
. Au lieu de dire « je n’y comprends rien », je me souviens qu’elle prenait tranquillement des notes, ouverte, pas bégueule. ouais.

Phil dit: 14 septembre 2016 à 8 h 18 min

« la dénonciation de l’absurdité de cette guerre », Christiane, passe au cinéma aussi difficilement que le pacifisme dans la vie politique.
OK. Ozon étant à la Mostra, il fait feu de tout bois pour faire mieux « européen » et « actuel »? Beaucoup d’intentionnalité, mais le fond ? Un « mélo flamboyant » lui va mieux. Paula beer sauve le soldat Ozon.

Eriksen dit: 14 septembre 2016 à 10 h 36 min

100% d’accord avec vous jibé sur les 2 derniers posts. La fin est cynique, mais uniquement sur le cas Adrien… façade romantique d’un sous-bassement médiocre. Elle ne l’est pas pour Anna, apte au pardon, y compris de son lâchage par Adrien.
Mais vous êtes trop sévère pour Romy.

@Christiane
C’est troublant ce mélange de pureté et opprobre dans ce ruban de tissu blanc. Très pervers. Blanc + punition, cela aboutit à ces anges exterminateurs que deviennent les enfants.

Le romantisme ne répare rien, c’est juste. Mais il modifie la vie… vers le pire. Vers le suicide, vers l’isolement, vers la douleur, vers la pauvreté sclérosée de l’idéal.
« la mort est la limite des rêves » : comme la mort est la limite de la vie, est-ce à dire que la vie c’est le rêve ? ou bien est-ce que la vie et le rêve sont de part et d’autre de cette limite mortelle ? Je penche pour la 2e hypothèse…

Eriksen dit: 14 septembre 2016 à 10 h 44 min

pas vu le post un tantinet agressif de Regla.
Je vous soutiens Christiane, je n’ai pas tout compris au post d’Annelise du 13 à 21h40.
Mais c’est beau.

radioscopie dit: 14 septembre 2016 à 11 h 08 min

Puisqu’il est question de Caspar David Friedrich, rappelons ce mot inspiré de David d’Angers lors de la visite de son atelier : « Cet homme a découvert la tragédie du paysage. » Il ne lui a pas échappé que Friedrich, à travers ses paysages, avait cherché à exprimer la solitude et l’impuissance de l’homme face aux forces de la nature, c’est-à-dire (au sens des romantiques allemands) de Dieu. Car à son idée « le divin est partout jusque dans un grain de sable »… (même « prolétaire », n’est-ce pas Phil ?) Une salle entière de Friedrich à la Galerie Neue Meister de Dresde (où il est mort) notamment le puissant « Deux hommes contemplant la Lune », à l’origine d’En attendant Godot de Beckett.

Jibé dit: 14 septembre 2016 à 11 h 09 min

Mais c’est parce que j’aurais voulu des rôles de battantes, pour Romy Schneider, Eriksen. Aurais-je voulu qu’elle échappât à son funeste destin ?
Dans le lien, que j’ai mis plus haut, n’est-elle pas sublime cependant !

Phil dit: 14 septembre 2016 à 11 h 25 min

à propos Romy S., il me revient qu’elle a joué dans un film du grassouillet éperdu, petit rôle de figuration, en passant avant sissi
Radioscopie, David Friedrich plait beaucoup aux Français..en mal de falaises, déserts et soleils déclinants ?

Jibé dit: 14 septembre 2016 à 11 h 27 min

« elle a joué dans un film du grassouillet éperdu, petit rôle de figuration, en passant avant sissi »

Plutôt après, Phil ?

Jibé dit: 14 septembre 2016 à 11 h 32 min

Phil, Romy Schneider n’a jamais tourné avec Fassbinder.
Elle a failli pour Le Mariage de Maria Braun (1979).
« Les producteurs voulaient Romy Schneider dans le rôle principal mais des propos publics peu amènes de Fassbinder à son propos ont rendu la collaboration impossible… »

Phil dit: 14 septembre 2016 à 11 h 35 min

oui bien sûr, à cause des dates..ou ai-je rêvé..en tout cas, un rôle anecdotique d’écervelée que la papesse du lesbianisme féministe allemande (Alice Schwarzer), qui ne l’aimait pas, disait bien lui correspondre;

Phil dit: 14 septembre 2016 à 11 h 39 min

les images défilent, baroz…et je viens de me souvenir, blame on me, Romy apparaît fugitivement dans..Plein Soleil ! et même pas indiquée au générique. tss

Jibé dit: 14 septembre 2016 à 12 h 54 min

Maria Schneider, n’avait-elle pas fricoté avec le Troisième Reich, Phil. D’où peut-être le rendez-vous manqué de la fille avec Fassbinder ?

radioscopie dit: 14 septembre 2016 à 13 h 08 min

Allons, Phil, ne faites pas votre atrabilaire : 3 830 km de façade atlantique laissent espérer quelques couchers de soleil, notamment du bord de presque 500 km de falaises. Si Caspar D F n’avait pas été si irréductiblement allemand et hostile au dépaysement susceptible de nuire à son esthétique, nul doute qu’il eût posé son chevalet à Etretat.
PS : Quant aux « déserts », j’ai entendu dire qu’il y en aurait aussi par chez nous : des médicaux…

Phil dit: 14 septembre 2016 à 13 h 10 min

oui baroz, « on » le dit. Reste que les manières du grassouillet éperdu pouvaient laisser à désirer…, avec ou sans troisième reich.
Liebelei est un beau film.

christiane dit: 14 septembre 2016 à 13 h 20 min

Régia,
vous écrivez : « J’ai rêvé ou elle ne s’adressait pas à vous? »
Je vous réponds : moi non plus ! vous êtes trop suffisant et désagréable. Allez au diable, matamore !

Phil dit: 14 septembre 2016 à 13 h 47 min

Radioscopie, j’ai découvert Caspar David Friedrich après Rügen et Berlin avant « les ailes du désir ». puissantes visions d’une réalité qui ne se laissent pas facilement doubler..ou peut-être, avec le temps qui passe, mal sehen..

Emmanuel dit: 14 septembre 2016 à 16 h 37 min

on va a connu plus amène, Christiane 13:20. A la relecture, tout ça est parti de ce que vous daubiez la taulière « avec le soutien d’Eriksen »,pendant qu’Annelise,notre Solveig Dommartin du trapèze intellectuel n’est pas là pour se défendre.Jibé, Eriksen et vous nous assénez que vous ne comprenez pas ce qu’elle dit, sous-entendu la critique cerf-volant bat à plates coutures ce qui se ne peut pas s’énoncer trop clairement?
S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir.
10:44 le « c’est beau » d’Eriksen qui pondère que d’après vous on ne comprend pas trop achève de savonner la planche !vous me permettrez de me ranger du côté de Regla. « Je le soutiens » !
Pétitionnons, pétitionnons?
Edel avec son Fassbinder grassouillet, savoureux ! Fera date.

Emmanuel dit: 14 septembre 2016 à 16 h 43 min

Jibé 12.54, Maria Schneider avec le IIIieme Reich : la mère mange les raisins, on reproche à la fille les dents gâtées? Un grand classique qui n’est pas toujours faux. Romy la fille n’a jamais été très à l’aise dessus.

Paul Edel dit: 14 septembre 2016 à 17 h 39 min

Voici ce que publie Wikipedia à propos des parents de Romy Schneider, et de sa mère Magda Schneider. A prendre avec prudence.
« En octobre 1938, alors que Rosemarie(donc Romy..) n’est âgée que de quelques semaines, la famille Albach quitte Vienne à l’arrivée des nazis dans le cadre de l’Anschluss et s’installe dans la propriété de Mariengrund à Schönau am Königssee dans les Alpes bavaroises, près de Berchtesgaden. Le Berghof, le chalet d’Adolf Hitler, est situé à seulement vingt kilomètres de leur domicile.
Les époux Schneider-Albach, en raison de leurs engagements professionnels, ne sont que rarement présents. C’est la grand-mère de Romy, Maria Schneider, qui prend soin d’elle et de son frère lorsque leurs parents sont en tournage. Elle fréquente avec sa mère le cercle d’Adolf Hitler, qu’elle rencontre.
Magda Schneider, qui a été exemptée d’impôt par le ministère de Propagande nazi, est une proche de Martin Bormann, dont les enfants jouent avec la petite Romy. À ce sujet, Romy Schneider déclarera en 1976 : « Je crois que ma mère avait une relation avec Hitler ».

christiane dit: 14 septembre 2016 à 17 h 51 min

@Emmanuel dit: 14 septembre 2016 à 16 h 37 min
Je n’ai absolument pas critiqué Annelise. Vous pédalez dans la semoule ! J’adore sa façon d’écrire très littéraire même quand c’est obscur. Qui puis-je si vous ne savez pas lire.
Quant à Annelise elle n’a pas besoin de roquet pour la défendre. Elle sait le faire quand elle se sent agressée !
Eriksen ? Vous êtes jaloux de notre dialogue. Pauvre type !

Eriksen dit: 14 septembre 2016 à 18 h 14 min

y’a pas de quoi s’énerver. j’ai apporter un soutien à Christiane vis à vis de Regla et non contre Annelise.
Je sens que l’ambiance de la RDL déteint sur la RDC… dommage.

radioscopie dit: 14 septembre 2016 à 18 h 18 min

Intéressant le glissement de Regia en Regla (pour les coups de règle sur les doigts de Christiane ?) Et que la Regia veuille interdire quiconque de Forum, c’est un comble : alienati hi romani sunt.

christiane dit: 14 septembre 2016 à 18 h 33 min

radioscopie,
Ils sont aussi lourds l’un que l’autre dans leur adulation les poussant à censurer tout ce qui n’est pas un accord exhaustif. Ils vont finir par transformer cette femme libre et si talentueuse en momie vénérée. Basta ! Fi des oies de basse-cour !

alley car dit: 14 septembre 2016 à 19 h 16 min

Regia dit: 14 septembre 2016 à 10 h 32 min
« (…)Allez-Cat m’a l’air assez balèse pour suivre. A priori il sait qui est New Order(…)

Fines observations mais là, non … Quoique placer le parti pris d’Ozon dans un entre deux guerres, dans une forme de « Niouève » dirait Phil dans un bon jour, c’est balèze pour ne pas dire osé.
Rien à voir mais vous me donnez l’occasion d’envoyer une pensée vers un ami syrien auquel j’avais fait découvrir un album des Cure qu’il avait adoré, au sortir de ses trois ans de service militaire obligatoire, avec toutefois quelques réserves sur ce titre ; depuis il a progressé en anglais

Phil dit: 14 septembre 2016 à 19 h 21 min

Mourir à Berchtesgaden n’est peut-être pas la meilleure idée pour dissiper les doutes, malgré les raccourcis wikipediesques.
Romy-Wittelsbach eut un destin à la Marie-Antoinette en jouant sa descendance. Zweig l’avait écrit, qui admirait Schnitzler, mis en scène par Ophuls pour Magda.

JC..... dit: 15 septembre 2016 à 4 h 29 min

Lorsqu’ils l’aperçoivent, la flaque urinaire nazie sur laquelle flottent de petites crottes vichystes magnifiques, les intellectuels français ne résistent pas….

Comme ici, joyeux d’avoir le goût de la guerre sans la guerre, ils s’y jettent à corps perdu, croquant l’étron sec depuis sept décennies, à pleines dents !

Aucun détail ne leur échappe …

Jibé dit: 15 septembre 2016 à 7 h 30 min

« Comme ici, joyeux d’avoir le goût de la guerre sans la guerre »

On voit que tu parles toujours sans avoir vu le film, JC. Ozon n’a pas fait l’impasse de la guerre dans son film : on a bien droit à une scène de combat au front…

JC..... dit: 15 septembre 2016 à 8 h 09 min

Je ne vois pas au nom de quoi les cinéphobes dans mon genre, crétins autoproclamés, n’auraient pas droit à la parole, même ici, au milieu des adorateurs du vide et du plat, les sensibles aux yeux larmoyants, les taupes des salles obscures ! …

JC..... dit: 15 septembre 2016 à 8 h 54 min

… et les diplômes que je n’ai jamais eus … les voitures que je n’ai jamais possédées… les voyages que je n’ai jamais faits … les sports que je n’ai jamais pratiqués … les amis que je n’ai jamais eus …

Reconnais avec moi, JiBé, que c’est beaucoup plus difficile dans ces conditions d’imaginer et de parler de tout, au milieu de croyants qui récitent leur catéchisme appris par cœur !

Jibé dit: 15 septembre 2016 à 9 h 39 min

Mais il semble cependant que ton imagination soit limitée, JC. Tu ne nous as jamais parlé des amants que tu n’as pas enc… (et inversement) !

frédé dit: 15 septembre 2016 à 9 h 48 min

jibé au sujet des esclaves dans l’empire romain, ce qu’ils parlaient entre eux: en fait ils étaient séparés , mêlés à ceux d’autres origines.langues, pour éviter aux maîtres et pouvoir le risque de rébellion ou révoltes

Jibé dit: 15 septembre 2016 à 9 h 56 min

Vade retro, Satanas !….

De quoi as tu si peur, JC ? Annelise ne nous a-t-elle pas conseillé de rester vertical avec Guiraudie !

frédé dit: 15 septembre 2016 à 10 h 06 min

jibé
c’tait (à 09h48) of course en réponse à votre question sur la rdl (confusion des répus mais, tel le Général, vous m’avez compris.

Emmanuel, le petit rapporteur (fayot) dit: 15 septembre 2016 à 10 h 19 min

Annelise, Christine m’a traité (17.51 hier)!

« un pauvre type jaloux de notre échange avec Eriksen »(« le roquet », l’oie de vile basse-cour)
Non.
Pas de jalousie. Émis l’hypothèse que ce qui vous est obscur pour moi est transparent.
Vous vous plantez je lis vos dialogues sans chercher la querelle ni à fayoter.
Serviteur.

Edel 17.39 Magda & Bormann, Sissi avait à porter plus que la couronne d’impératrice.

JC..... dit: 15 septembre 2016 à 10 h 22 min

Comme je suis courageux – j’adore le baston à la loyale surtout avec des plus petits ou des handicapés – je réponds à ta question, JiBé !

Ma grande peur est : que tu séduises, Annelise, ma promise…

JC..... dit: 15 septembre 2016 à 12 h 22 min

Annelise, pourriez vous me débarrasser du parasite Boudegras : je suis prêt à lui payer un an de vacances en Syrie…

christiane dit: 15 septembre 2016 à 12 h 52 min

O.K Emmanuel. Vous la voyez comme une trapéziste (la femme de W.Wenders dans ce magnifique film « Les ailes du désir »), moi comme un cheval caracolant sur une page ou comme du sel sur une plaie (ce qui signifie qu’elle sait écorcher comme détendre ou amuser). Le cerf-volant c’est pour minimiser le poids d’un commentaire fait à la va-vite au retour du ciné par une non professionnelle, juste avant d’affronter une journée pas très drôle….
Nous sommes d’accord sur un point : son style est magnifique, inimitable. Sa langue parfois obscure mais belle et cette chronique, une source de joie.
J’avais promis mes réactions sur ce film, je ne m’attendais pas aux salves de Regia et de vous( à moins que vous soyez les deux). De plus, hier, vous êtes très mal tombé : journée épuisante et tracassante.
Voilà ! « Rapportez », oui, mais de la joie et des coquillages !

Emmanuel dit: 15 septembre 2016 à 15 h 37 min

@Christiane 12.52
Sans rancune,Christiane.Je n’ai pas été trop malin.on se laisse emporter.Vous n’y allez pas mollo non plus. Non, rien à voir avec Régis. Meilleure journée à vous ; mes hommages..

christiane dit: 15 septembre 2016 à 16 h 25 min

Emmanuel,
Oui, je sais… quand je suis en colère, ça valse ! désolée… Hier, je n’étais pas à prendre avec des pincettes ! et je vous trouvais tous deux trop injustes car j’apprécie beaucoup notre Annelise.
JC,
tu es déchainé. Est-ce l’orage ? Cette nuit c’était grandiose vers une heure du mat. Un décor de cinéma !

JC..... dit: 15 septembre 2016 à 16 h 33 min

Je suis déchainé en permanence !

Tu sais, Christiane, vers 17 ans j’ai quitté le monde euclidien, pour celui de l’étrangeté probabiliste … un saut quantique sans égal.

Depuis, ma vie est un délice sans entraves, où la logique à causalités et conséquences multiples m’autorise une grande liberté !

Bonne soirée à toi !

eric dit: 15 septembre 2016 à 17 h 22 min

12 h 08 min

c’est un naze qui n’a rien à glander un t aré avec sa propagande de naze un nostalgique d’adolf de loas et autres nazes

Annelise dit: 16 septembre 2016 à 10 h 59 min

Phil 19h21 le 14, Paul ou Emmanuel sur Magda : sur l’histoire de l’influence du lien à la mère, je sors pour la troisième fois (après Cannes à l’époque, puis une autre ville avant celle-ci ce matin) du film de Xavier Dolan, je parlerai de mon éblouissement quand ça sortira en salles – on s’étonne presque de ne pas retrouver Romy Schneider dans Rodolphe à Mayerling. La version de Terence Young, celle de Litvak avec Danièle Darrieux (sur un scénario s’il vous plait de Joseph Kessel et Marcel Arland), RS était trop jeune… Cette sorte de ver dans la pomme de la construction. En revanche elle figure bien entendu dans le Ludwig viscontien, cela ne pouvait être qu’elle en cousine Sissi d’Helmut Berger, assez mal mariée, qui s’épuise à cheval et souffre d’anorexie : sa minceur excessive qui fera que le stylet de son assassin glisse entre les baleines de son corset et la tue, au lieu de déraper. Ce refus de la nourriture, le rapport mal construit qu’on y entretient (chez les filles surtout) qui dans le discours de la psychologie moderne a beaucoup à voir avec la mère suffisamment attentive chère à Winnicot. C’est très émouvant. Romy Schneider, de notoriété publique que cela a été l’alcool, autre forme de tentative de remplissage du vide? Comme Rita Hayworth, qui buvait à dix heures du matin en apprenant son texte, qui voulait sortir de sa condition et que les studios forçaient à s’épiler le front pour parvenir à une implantation de cheveux en forme de coeur. L’espèce de martyre enduré par ces femmes dressées à réussir, intimement guidées de manière souterraine par leur besoin de prendre du champ avec ce qui les tire en arrière. Magda Schneider a beaucoup pesé à sa fille, sûrement. Quand on voit la fragilité qui lui collait aux basques ensuite, ce rapport aux hommes incertain… la maternité « autre » qu’elle avait projetée pour elle, qui pouvait agir comme contre-poison et s’est terminée si tragiquement du côté de son fils, sur une grille, qui plus est après le suicide du père du garçon. Décidément des recoupements entre elle et la vraie Sissi qui aura à endurer le pouvoir trop lourd et la mort du fils avant d’être poignardée. Luchino Visconti l’avait compris

Annelise dit: 16 septembre 2016 à 13 h 32 min

Et en ce moment même (14h30) sur Fce Culture, sur Abel Ferrara sur Pasolini… Sa mère venant le réveiller, lui apportant la presse, une fleur sur son bureau. Chanceux si vous pouvez passer l’apres-midi à écouter le poste

olga dit: 16 septembre 2016 à 13 h 42 min

JiBé à 8h35 dit « Sophie Avon dans son article » C’est un lapsus? Il souhaiterait une vie de Proust,par Ozon, ou même une nouvelle « recherche ». Je pense qu’il s’était mal réveillé..
Ozon, est un cinéaste qui m’est indifférent. Sous le sable » m’avait barbée pas possible. « 8 femmes » amusée,belle prestation des actrices, belle construction du film. Pierre Niney sera éternellement Saint-Laurent, très mauvais. Alors « Frantz »? Un temps gris et le billet d’Anne-Lise vont me décider. Je n’attends pas que les critiques me nourrissent pour que je n’aie plus qu’à faire miam-miam; et Anne-Lise par son franc-parler et ses points de vue pointus et en arrière plan solidement
charpentés ,me plaît. Ce n’est qu’après avoir vu le film que je lis les Commentaires,très..trop..savants,ou simples réactions .Je n’avais pas prévu d’y aller ( ma lecture de JiBé), finalement j’ai envie d’aller voir P.Niney.C’est bien la RdC.

Annelise dit: 16 septembre 2016 à 13 h 44 min

Emmanuel Burdeau à l’instant sur les festivals de cinéma : « ça ressemble à des congrès de dentistes, où l’intellectuel essaie de se payer sur la bête en draguant soudain ses étudiantes »( à propos d’un des meilleurs réalisateurs sud-coréens n’hésitant pas à mettre en images son côté midinette… Très rohmérien)

Jibé dit: 16 septembre 2016 à 13 h 48 min

Moi aussi, Olga, je lis les papiers d’Annelise après, si je n’ai pas déjà vu le film. Je note seulement qu’elle en parle, parcoure de biais l’article et le lis attentivement après. Le plaisir est, généralement, mieux partagé quand l’effet se recule…

Regia dit: 16 septembre 2016 à 14 h 48 min

@radioscopie @Christiane :ni Régis ni Régla, Regia avec un i. J’ai un nom de footeux de l’équipe de France, ça dérange?Suffit de s’absenter un jour ou deux pour se faire rectifier.
@13.42/ pareil !pas exactement du franc-parler chez Anne-lise;je la lis avant ET après, coup de temps d’arrêt pour digestion, avant de relire (ça m’arrive d’imprimer si vous voulez savoir). M.Richeux ou S.avon font du bon journalisme alors que le poisson-volant singulier comme dirait Jibé pète le cadre! Edito brillant et pièce d’écriture littéraire. Mes excuses Christiane si vous me trouvez thuriféraire,c’est mon droit après tout.Personne ne me paye; quand je la lis sur Burdeau,pour prendre 1 exemple, elle m’interloque et elle me fait rire.A-liR c’est la danseuse de Degas avec des abdos d’acier, en train de se payer hulk sur le ring. K.-O, elle me met. Ou à 10.59 ce matin;cette douceur. ben oui je suis impressionné, ch’ui fleur bleue hein?
« Victoria » pourrait valoir le césar à V.Elfira d’après ce qu’on dit?

olga dit: 16 septembre 2016 à 14 h 55 min

OK JiBé; je ne connais pas Sud-Ouest non diffusé dans ma Province, et de toute façon, plus de kiosques à journaux…sur le net on a droit à 7 passages gratuits, après CUT ou …on paie .
Votre post m’avait étonné, aussi, par cette idée insensée de ressusciter Proust, un film ! il y a sur le net des docus à la pelle, et des vies en livres à la tonne. Repos. Quant à la Recherche, quel serpent de mer !
(hors sujet: le goût de…collection mal habillée, volumes très inégaux. Je vais acheter « Turin » j’aime la ville; j’espère des textes qui sortent du convenu)

olga dit: 16 septembre 2016 à 15 h 18 min

Regia 14h48. Donc vous êtes un Homme en A…je suis une femme en A( étonnée !)La danseuse de Degas aux muscles d’acier….mince alors…pas étonnant que vs l’aimiez Anne Lise. Et puis, vous savez,la danseuse vue de près,c’est du muscle! seulement voilà c’est du muscle discret, qui se fait oublier. On ne la voit que virevolter avec charme . Tout-à-fait Anne Lise.Elle a du style et sait quand il faut sortir les poignards,et toc.
Précision, je n’aime pas la confiture qui dégouline, j’aime le très fin chocolat noir où se cachent des petits bouts de citron vert, qui agacent la langue.Je poste peu, je lis-relis la RdC.et Anne-Lise en tout premier, elle ne dit jamais qu’il ne faut pas y aller…
Et je vais recopier votre gén..! « Degas…. » Je vous promets des droits d’auteur, virtuels bien sûr,avec un joli cornet de fruits..déguisés..tout aussi virtuels,hélas. Maintenant, Pierre Niney à nous deux,zou !

Annelise dit: 16 septembre 2016 à 17 h 35 min

Regia, touchée -Olga aussi !-, mais jamais je ne monterai sur le ring pour Hulk. Vous ne connaissez pas ma passion des Marvels. Le docteur Banner, le Hulk « civil » est du côté, sinon du Bien, du moins de la bonté selon Vassili Grossman.
Pour Virginie Efira c’est ce qu’on dit. Une bonne surprise qui promène vers Cukor. Jibé qui l’a proposé ou quelqu’un ici genre le Danois à jeux de mots 14h12 vous en diront peut-être des nouvelles

Jibé dit: 16 septembre 2016 à 18 h 58 min

Pourquoi voulez-vous tous faire de Virginie EFira une elfe ?
« Victoria » méritait un papier Annelise, Justine Triet, auteur d’une remarquée « Bataille de Solférino » le valait bien !
Autre remarquable film de la semaine, « Clash », qui nous plonge dans le chAos de la révolution égyptienne…
Va-t-on aussi ne pas en parler ?

alley car dit: 16 septembre 2016 à 22 h 19 min

Annelise dit: 16 septembre 2016 à 10 h 59 min
« (…)Romy Schneider, de notoriété publique que cela a été l’alcool, autre forme de tentative de remplissage du vide?(…) »
Les notoriétés plus ou moins publiques diffèrent à l’extrême puis ne finissent-elles pas confondues?
Mama Reed était peut-être équipée d’un aspirateur Schneider ; autre forme de tentative de remplissage du vide?
https://www.youtube.com/watch?v=dcGW1sUEZgk

olga dit: 17 septembre 2016 à 0 h 16 min

J’ai vu « Frantz ».Ne pas révéler la fin,est-ce si important ? Dans « les Diaboliques » de Clouzot, au début du film,il y a un avertissement,demandant aux spectateurs de ne pas déflorer la fin. En fait cela.crée une forme de curiosité qui va à l’encontre. Il y a un truc à la fin, c’est donc que la fin la plus logique n’est pas la bonne ! Ni le NBl ni la ou les reconstitutions ne me font m’esbaubir. Que le scénario soit le même que « Broken Lullaby », que je n’ai pas vu,ou tiré d’un texte de Maurice Rostand ne m’intéresse pas, question réservée aux critiques. Il est normal qu’un nanar fasse un meilleur film qu’un chef d’oeuvre, plus de liberté pour le réalisateur.
Donc le film. P.Niney m’a surprise; les brassées de fleurs pour St-Laurent m’avaient exaspérée,et je l’avais trouvé mauvais -banal.A-l a parlé de « l’écartement de ses sourcils », et c’est sa chance car il réussit à donner vie au personnage; il n’est pas une plate image de mode. Anna m’a fait penser à cette actrice qui joue ds Jules et Jim( son nom m’échappe)Pourquoi la porter aux nues si vite ?La mère m’a emballée, quelle créature! et le film? le scénario est intéressant,Adrien est poussé à devenir Frantz, à prendre sa place, alors qu’il n’est pas dupe,et alors qu’il en a bien envie.Anna joue un même jeu. Cela manque de force pour moi,tout est beau, impeccable, je suis mal entrée dans la cruauté du sujet, la duplicité, l’ambiguïté des personnages.A la fin je me suis demandé pourquoi Ozon,dont j’ai vu peu de films, avait choisi de le tourner comme ça.C’est stupide; je regardais, et je me posais des questions en même temps,manque d’accroche. Sans regarder ou lire des critiques de ciné, je ne pouvais pas ignorer le rapprochement avec Lubitsch(dont je ne connais pas tous les films loin de là) pour moi, rien de Lubitsch, mais j’ai pensé à « to be or not to be » que j’ai vu plusieurs fois au Champo,il y a lgts.
Dormir va me permettre de réfléchir,à demain.
*L’actrice à laquelle j’ai fait allusion est Marie Dubois, qui joue une joyeuse écervelée ds Jules et jim, mais qui a joué d’autres rôles intimistes,ambigus, et qui était une beauté.

adrien dit: 17 septembre 2016 à 8 h 49 min

16 septembre 2016 à 18 h 58 min
le hold-up des islamistes n’a été possible que parce que les islamistes sont les enfants gâtés des dictatures
Il est aussi supposé que les révolutions doivent fournir, dans nos géographies, leur fruit dans l’immédiat; une vision fast-food du changement, mode IKEA pour démocraties. Ailleurs, on demande à la révolution d’être un arbre qui promet des fruits dans une génération et chez nous, un haricot magique qui doit pousser le soir. Aux gens du Sud, il est demandé de conclure la révolte par la démocratie dans le délai des jours ouvrables de la semaine, ce qu’on ne demande pas à ce processus au Nord. (http://www.lequotidien-oran.com/?news=5224184)

JC..... dit: 17 septembre 2016 à 9 h 29 min

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5224184

Je le remets ce lien, car il démontre clairement le blablabla d’une certaine élite printanière arabe, complètement en dehors des réalités : Kamel présuppose l’irréversibilité révolutionnaire d’un mouvement qu’il qualifie de fondamental, alors qu’il n’a donné lieu qu’à de l’agitation rapidement à bout de souffle, l’Egypte se donnant un autre pharaon, les autres explosant en groupes claniques et/ou communautaires.

On en reparle dans un siècle ?….

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 9 h 44 min

Révolution, insurrection, rébellion peu importe, JC. Ce que le film Clash montre bien c’est le chaos de la guerre civile, savamment reconstituée ici dans une fourgonnette de police, entre des individus que tout oppose et pourtant si proches et si semblables. Et jouant habilement sur le contraste intérieur-extérieur, le film nous plonge au coeur de ce chaos. On est transporté, c’est le cas de le dire, en plein dans l’absurde. Un absurde à caractère universel. Ce moment de désordre entre deux ordres, l’ancien et le nouveau, qui semble être le propre de l’histoire de l’humanité…

JC..... dit: 17 septembre 2016 à 9 h 58 min

Agitation, JiBé, agitation !

Beaucoup plus facile à promouvoir, un temps, sur une place, à coup de réseaux sociaux, qu’à unir solidement dans le temps toute une nation autour d’un projet partagé par la majorité !

La seule chose partagée dans les pays de l’Arabie Heureuse, c’est la religion …

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 10 h 05 min

« La mère m’a emballée, quelle créature ! »

Oui, Olga. La mère allemande, qu’elle beau personnage. Le père aussi, dans son genre. La mère française, elle, n’est pas épargnée.
Pour apprécier le cinéma d’Ozon, je crois qu’il faut aimer le genre mélodramatique flamboyant de Douglas Sirk. Sinon, je comprends que l’on soit gagné par un certain agacement et voir le film avec une certaine distance ! Ce qui n’est pas mon cas. Je suis entré dans le film et ai été pris par l’émotion des situations et par sa beauté formelle.

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 10 h 09 min

« La seule chose partagée dans les pays de l’Arabie Heureuse, c’est la religion … »

Justement pas, JC, c’est ce que tu n’as pas compris et que montre le film. La religion ici, en Egypte, n’y est pas plus partagée que dans la France de la Saint-Barthélémy ou de la Révolution de 1789…

Gilles dit: 17 septembre 2016 à 10 h 25 min

olga, Marie Dubois c’est la blonde qui joue ds « les grandes gueules »(femme de Lino ventura?)belle femme mais c’est emmelé dans mon souvenir avec le film avec Giraudeau et la femme de Sidney Poitier.Giraudeau, entre parenthèses autre classe que Niney.Bien aimé Passou sur Liberati. style JJSchulz avec Ingrid carven. Bon candidat?

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 11 h 12 min

Sinon, j’étais parfaitement réveillé en voyant le film, Olga. Et le Paris en noir et blanc des beaux quartiers de 1919 (les trois dernières années de la vie de Proust), visuellement reconstitué par Ozon, m’a convaincu qu’il pourrait faire un beau film sur l’auteur de la Recherche (vie et oeuvre mêlées)…

jodi dit: 17 septembre 2016 à 11 h 48 min

Virginie effira,pas mal; de là à faire un César? Jibé dit : « encore un film dont on ne parlera pas ». Vs allez combien de fois au cinéma? Il faut être à la retraite pour ça. Je serai content quand ce sera la quille mais pas encore mon cas .Débat intéressant, ici

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 12 h 14 min

Je ne suis pas vraiment à la retraite, jodi, mais j’ai la chance de disposer librement de mon temps pour lire, me promener quotidiennement dans les rues de la ville, aller au cinéma (3 à 4 films par semaine) et écrire, ainsi que j’ai toujours vécu depuis ma tendre jeunesse…

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 13 h 10 min

L’âge n’a rien à faire dans cette affaire, JC, et j’ai probablement toujours jamais compris rien à rien, pour les gens de ton espèce…
Je ne m’en porte pas plus mal !

jodi dit: 17 septembre 2016 à 13 h 51 min

Cool jibé 12.14. Clash pour un film choral a le chic pour fixer des trucs justes(le journaliste qui porte moins beau, l’infirmière quadra ,une des seules à refuser l’oppression.)Beau film. La phrase du début a été imposée à Diab sinon pas de diffusion;

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 14 h 28 min

« Clash pour un film choral a le chic pour fixer des trucs justes »

Malgré quelques invraisemblances du scénario, jodi ! Le type qui ne sait pas comment pisser dans une bouteille ou la large plaie ouverte du mari de l’infirmière à cause d’un jet de pierre !
Je ne me souviens plus de la phrase du début ? Au début, les militaires confisquent leurs appareils photos aux deux journalistes.

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 14 h 47 min

On dit beaucoup de bien de « Comancheria » de David Mackenzie. Je vais essayer d’aller le voir car demain, dès l’aube, je pars pour 15 jours à Lisbonne. Diète cinématographique assurée ! Quoiqu’un de mes amis m’a dit qu’il y avait actuellement un festival de films gays. Mais enfin, si c’est pour voir des films étrangers sous-titrés en portugais ! Il y aura peut être des films francophones ? J’irai y faire un tour pour voir à quoi ressemblent les gays et gays freindly cinéphiles lusitaniens. Si vous êtes sages, je vous raconterai…

en passant dit: 17 septembre 2016 à 15 h 27 min

JC dans sa cellule de HP, qui radote son blabla pourri toujours aussi con , fait le mec qui sait tout sur tout et tous non mais quel beauf

olga dit: 17 septembre 2016 à 17 h 16 min

@JiBé ma remarque était ironique. Comment imaginer un film sur le Paris de Proust ?? Proust croule sous les thèses, les livres,les articles; on va jusqu’à recenser les plats que lui préparait Céleste, à écrire des pages et des pages sur son chauffeur ! La création littéraire est absente de tout ça ! comme je comprends Tadié d’avoir publié « la recherche » sans aucune note.Les proustolâtres crieraient au scandale, les autres iraient voir ailleurs.
Je vs lit parfois et j’admire le genre de vie que j’imagine, vs menez: cinés, voyages, livres, tout à profusion, avec facilité…semble-t-il. Ma vie et mon expérience de la vie sont aux antipodes.Rien n’est gratuit pour moi, pas de voyages offerts,pas de SP. Mais je suis libre comme l’air, mon cercle d’amis zigzague dans tous les coins.Serais-je capable de produire un « goût de » je n’en sais rien.Dans certains cas,si .Je pense que vs avez une connaissance immense des auteurs du Monde.Culture cinématographique aussi. « le portugal »? difficile car archirebattu,donc ,challenge, décaper et rénover le sujet.Bon voyage avec soleil .

JC..... dit: 17 septembre 2016 à 19 h 35 min

Olga, ce n’est pas à toi que j’apprendrais qu’entre être et paraître …

J’aimerai voir ces braves Diafoirus en pleine tempête au milieu de la mer cruelle, livré à un inconnu impuissant : eux mêmes !

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 21 h 58 min

Non, mes connaissances et mes moyens sont très limités, olga, et ni SP ni rien à profusion.
JC, il m’est arrivé de me retrouver tout seul à la barre,à vingt ans, sur un voilier, en pleine tempête au milieu de la Méditerranée et de voir surgir soudain devant moi, dans la nuit noire, un sous-marin marqué de la faucille et du marteau. Souvenir inoubliable !

Jibé dit: 17 septembre 2016 à 22 h 57 min

« Comancheria » donc. Un bon film qualité américaine. De l’action, de l’action, de l’action, du politique et du sociologique, un brin d’histoire, le tout mariné à la sauce country. Une histoire de paumés Blancs dans une Amérique Blanche, où l’on joue toujours aux cow boys et aux indiens. Et l’on se dit que celui qui désarmera l’Amérique n’est pas encore né !

JC..... dit: 18 septembre 2016 à 5 h 08 min

Dans les années Palynodie Defferre, Hélisara Karajan, en course à la voile en équipage Marseille-Alger-Marseille sur un Swann magnifique, en pleine nuit avec le quart par beau temps et belle brise maniable sous spi, j’ai vu débouler sur nous un énorme Zodiac tous feux éteints, plein pot, plusieurs moteurs au cul, qui devait livrer de la camomille africaine aux distributeurs marseillais …

Impossible d’oublier ce contraste entre le silence du sillage du Swann sous spi, et le bruit énorme, en plein milieu de la Méditerranée, de ces grossistes en paradis artificiels…

jissé dit: 18 septembre 2016 à 7 h 18 min

En naviguant en méditerranée sur un kayac tous feux éteints j’ai vu des mouettes plonger en piaillant en silence, spectacle incroyable -et non moins inoubliable

olga dit: 18 septembre 2016 à 17 h 00 min

J.C. 17/9 19h35.Avec votre permission,Anne Lise, je vais répondre, brièvement.
J.C. vous dites: »olga ce n’est pas à toi que j’apprendrais qu’entre être et paraître….ces Diafoirus… »
1) Quels Diafoirus???
2) « être et paraître… » il y a une insinuation évidente que je ne comprends pas du tout, vraiment pas du tout. Ayez l’obligeance de l’expliciter.
Cela n’a rien à faire sur la rdc ni sur la rdl, que je survole par ci par là.Je n’ai aucun compte à régler avec vous, je ne vous ai jamais insulté,je dis bien:JAMAIS. Réglez cela sur un autre blog que vous connaissez et où NOUS postons ( près…loin ne me semble pas indiqué) Avec mes excuses pour cet « incident ».olga

olga dit: 18 septembre 2016 à 17 h 16 min

@JiBé 17 21h58. Il n’y avait pas de vraie critique dans mes propos;quand je vous lis, ici ou là, tout semble facile, ciné,le Nemours etc..Quand vous racontez des petits morceaux de votre vie,je vous vois sous un autre jour.Aimer le cinéma à la folie, cela existe et n’a rien de répréhensible.A un moment de ma vie, je voyais 2 films par jour et j’allais 2 fois par sem.au théâtre,je lisais la nuit, et je travaillais à 8h du matin. Aller nager m’aidait pas mal, taper dans une balle aussi.On n’a pas tous les jours 20 ans.
Je lis des « goût de » quand il s’agit de régions que je connais mal, ou qui sortent des sentiers battus; et surtout pour les textes choisis, à condition qu’ils soient reliés entre eux. Sinon aucun intérêt. Sans arrière pensée, découvertes originales au portugal et sur le Portugal.

olga dit: 18 septembre 2016 à 17 h 33 min

Un commentaire sur le film »frantz » ? Anne lise, J.C. m’a coupé les ailes. Avant-hier, je n’avais pas le temps, et mon com. aujourd’hui sera bien moins intéressant que celui des vrais connaisseurs. Un film de très grande qualité, banalité; trop grande qualité, reconstitution,allemand, tout est impeccable. J’ai réussi à oublier Niney/St Laurent qui m’avait exaspérée,collé à l’image de…
Il est Adrien,et un autre ??sans épaisseur, pas vraiment ambigu. Anna,elle, est ambiguë,elle occupe toute la place, tout l’écran.Elle est belle, soit; c’est elle qui tient le film( pour d’autres raisons). Finalement, c’est un excellent sujet; je comprends mal Ozon, sûrement. Un de mes films préférés: « la cicatrice intérieure » de Garrel . Antédiluvien.

boudegras dit: 18 septembre 2016 à 18 h 14 min

puisqu’il hait le cinéma, qu’est-ce que ce sale type de JC vient faire ici ?… vite A LA PORTE avec un bon coup de pied dans son gros postérieur, paf !

Annelise dit: 18 septembre 2016 à 18 h 31 min

« Nager m’aidait pas mal (moi aussi, tenez) et taper dans la balle » : tennis ? Ou pongiste comme l’ami Zyeux bleus de Jerome Charyn?

JC..... dit: 18 septembre 2016 à 18 h 50 min

« Je n’ai aucun compte à régler avec vous, je ne vous ai jamais insulté, je dis bien : JAMAIS. » (olga)

Ne désespérez pas ! cela viendra…. Mais vous vous méprenez sur ce quiproquo. Totalement. Aucune importance !

olga dit: 18 septembre 2016 à 19 h 08 min

Annelise, merci de votre réponse.Nager est un plaisir solitaire (mauvais jeu de mot…)Tennis? passionnant, au niveau amateur;terre battue; on fait des balles avec l’Autre,pour s’échauffer; et puis,on joue; on cherche tous les coups possibles,un revers le long de la ligne,une amortie, une volée croisée; ET, important, on s’applaudit mutuellement !!car, pour moi, le tennis c’est le fair-play.On sue comme pas possible, on a de la terre plein ses chaussures,et on va boire un verre ensemble à la baraque du club .Et on réserve un court pour le surlendemain !Je me suis abîmé le ménisque du genou droit, la vieillesse ! reprise dans deux ou trois mois…
Jamais passé à la tv, « la cicatrice intérieure », en fait, il demande un écran de cinéma.Et si Clementi ou Giraudeau avaient joué Adrien ??

Annelise dit: 18 septembre 2016 à 19 h 34 min

Giraudeau aurait fait merveille Olga ! Ah, la terre battue… Novak Djokovic bras en croix en maillot rouge et culotte noire à Roland Garros, pour moi aussi beau que Colin chez Tony Richardson, dix ans avant la cicatrice de Garrel. Petit Lioret en suivant, juste avant le tsunami (justifié !) Dolan adaptant Lagarce

Annelise dit: 18 septembre 2016 à 20 h 06 min

Wow. McEnroe vs Lendl, je fonds. Le bruit mat de la balle a quelque chose d’extrêmement hypnotique, beaucoup d’effet sur les nervosités. My heart belongs to Federer?
Le Fils de Jean est servi, bonjour chez vous.

Annelise dit: 18 septembre 2016 à 22 h 03 min

Alley 21h05. Sa politesse extrême, quand il arrive portant sa petite sacoche, déposant soigneusement le parapluie à côté avant de porter l’harmonica à sa bouche…
Fini maintenant je ne viens plus lire ici, uniquement du côté de Pierre Deladonchamps & Gabriel Arcand. Québec : « je me souviens »

olga dit: 19 septembre 2016 à 1 h 05 min

AnneLise, le bruit de la balle a quelque chose d’absolument hypnotique….Stefan Edberg , service volée, un revers à se damner….ET la partie de tennis dans, j’ai oublié le titre, ça alors…
et les mistons ,warff; bonne nuit!

olga dit: 19 septembre 2016 à 1 h 24 min

J.C. Je n’insulte jamais personne.Je préfère la dérision, l’amusement;ça m’étonnerait que je déroge à ce qui est une de mes règles de vie, à votre encontre; vous n’aimez pas le cinéma ? et alors ? Vous aimez lire Anne lise ? c’est un bon début…pour changer. Vous aimez le détroit de Bass, les Swan et le vent dans les voiles ? j’espère finir ma vie dans les Cyclades. L’un de mes fils m’a envoyé la photo d’une chapelle, celle d’Amergos, me voilà habillée pour l’hiver..
Un jour, plus tard, vous m’expliquerez. Vous avez le droit de ne pas me supporter. « être, apparaître » , trop tard pour pour parler des « carillons de minuit »; dépassé; je vais dormir, vous dormez déjà. bon réveil,au soleil.Olga

alley cat dit: 20 septembre 2016 à 21 h 35 min

Annelise dit: 18 septembre 2016 à 22 h 03 min
Alley 21h05. Sa politesse extrême, quand il arrive portant sa petite sacoche, déposant soigneusement le parapluie à côté avant de porter l’harmonica à sa bouche…
Fini maintenant je ne viens plus lire ici, uniquement du côté de Pierre Deladonchamps & Gabriel Arcand. Québec : « je me souviens »

Robbie Robertson on Sonny Boy Williamson… Too bad he died before he could record.
https://www.youtube.com/watch?v=90-O6c20PLk

DHH dit: 18 octobre 2016 à 16 h 30 min

Je viens de voir seulement aujourd’hui Frantz et mon commentaire qui arrive apres la bataille(c’est le cas de le dire) ne sera probablement pas lu ; mais a tout hasard je livre ici des impressions que j’avais envie d’exprimer .
c’est un film de qualité qui n’ennuie jamais ,qualité de la photographie utilisation judicieuse du noir et blanc et de la couleur , réalisme subtil des atmosphères et de l’environnement materiel et moral des après- guerres français et allemands avec ces cimetière fréquentés par des jeunes filles-les femmes de mon âge ont toutes eu au moins un prof dont le fiancé était mort à la guerre- et des jeunes mères accompagnées de leurs enfants ,ces bals sans hommes, la crispation des uns et des autres sur la haine revancharde ,tout ce qui compose ce plaidoyer en images assez réussi pour le pacifisme
Mais pour moi le film appelle deux reserves :d’abord le choix fait par le metteur en scene de ne pas mettre le spectateur dans le coup des le debut m’est apparu comme un element appauvrissant .
En effet on l’installe en complice et attendri de l’empathie progressive qui s’installe ente Adrien et les parents de Frantz à travers les souvenirs supposés communs entre eux auxquels il redonne vie pour eux .
De sorte que toute la tension tragique de ces scènes echappe au spectateur , ces scènes où, à la faveur du mensonge distillé de jour en jour par un Adrien pris au piège de son silence initial, on voit les parents retrouver un simulacre fragile de bonheur, tandis qu’Adrien, au lieu de vivre son pèlerinage en Allemagne comme un moment libérateur de sa culpabilité , sent au contraire se refermer autour de lui une prison morale qui l’empêche d’être lui-même ,et plus tard d’aller jusqu’au bout d’une tentation amoureuse qui le rendrait à une vie sereine .
L’autre reproche c’est la présence dans le film d’un second film ,celui qui commence à partir de la fausse lettre qu’Anna lit aux parents , les enfermant par ses mensonges dans le cocon de leurs illusions ,prenant pour elle seule la détresse d’une situation qu’elle connaît sous son vrai jour .
Tout ce qui se passe après c’est l’histoire d’Anna et d’Adrien un histoire d’amour ratée comme tant d’autres que nous a données le cinéma , mais qui en suscitant un nouveau centre d’intérêt au film enlève de sa force à la première partie

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