de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

« Fuocoammare » : Tout changer. Que cela ne reste pas pareil.

Par Annelise Roux

Prix Amnesty International. Couronné d’or à la Berlinale 2016.
Meryl Streep la présidente a remis la statuette au réalisateur, émue. Distinction «politique » ? Quand bien même : initialement il ne s’agit pas d’un gros mot, de la tentative de ficher sur le nuancier une couleur approximative mais de la volonté d’organiser ensemble une vie où chacun puisse occuper une place décente. Pratique de se garder d’y tremper par principe, de prendre frileusement le sens du vent avant d’y mettre le doigt tout en faisant le beau en parallèle afin d’obtenir le sucre des honneurs, sans bouger un cil pour quiconque. La date de sortie du film en France ces jours-ci, alors que le focus est mis de nouveau sur la jungle calaisienne ne manquera pas de rencontrer des résonances – espérons sans chercher à les instrumentaliser en direction de profits qui n’ont rien à voir.
« Sacro GRA », le précédent documentaire de Gianfranco Rosi, avait été le premier de cette catégorie à remporter le Lion d’or à la Mostra de Venise, en 2013. Les amoureux de la ville éternelle avaient de quoi faire leur miel avant l’Ours berlinois de cette année : inspiré par « Les Villes invisibles » d’Italo Calvino, grâce à une camionnette et des acteurs inconnus, le film partait à la découverte du grand contournement de Rome. Des plans magnifiques, en ambulance, sur la bretelle, au chevet des palmiers malades ponctionnés sur des aires… Cette fois nous sommes en Sicile, dans une île de 20 km2. Les enfants s’exercent à ramer sous le ciel idéal. Les hommes vont pêcher. L’eau est partout autour, limpide.

Samuele, 12 ans, n’a pas le pied marin. Il vomit par-dessus bord, est atteint de douleurs thoraciques. L’île en question se situe entre Malte et la Tunisie, sur le chemin de migrants ayant fui le Nigéria, la Lybie… Son nom? Il a vite fait d’évoquer « Le Guépard » aux férus de littérature. Le prince Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Palermitain douzième duc de Palma, Grand d’Espagne de première classe, faisait dire par Tancredi (Alain Delon) à son oncle « il Gattopardo » (Burt Lancaster dans le film de Visconti) : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».
La caméra de Gianfranco Rosi se passe de commentaire mais voudrait que la tragédie s’arrête.
Des détracteurs ont reproché à « Fuocoammare » sa digression, son (trop ?) long exposé de la vie insulaire « normale » à Lampedusa, avant d’en venir au fait. Samuele tire à la fronde, la nonna écoute des airs siciliens à la radio, un chien roux s’éloigne sur ces chemins pelés de toute beauté que j’aime tant… Les informations égrènent des nombres. Le médecin du coin commente une échographie en doutant secrètement de l’avenir, suggère que les maux à la poitrine pourraient être psychosomatiques. Il avoue ne pas se faire à la vue des cadavres. Des gens chassés par les persécutions risquent leur vie pour s’échouer aux portes du rêve européen. La marine italienne est appelée au secours : « Quelle est votre position ? » La phrase, en leitmotiv parmi les appels de détresse et les supplications, sonne dérisoire. Ces mêmes détracteurs de Rosi ont souligné les plans cinématographiques sur les falaises, la mer turquoise, les navires, les hélicoptères beaux comme l’attaque d’«Apocalypse now ». Le travail de restitution « simple » du son est sobre. C’est-à-dire que Gianfranco Rosi est cinéaste : faut-il juger ses plans soignés comme autant de procédés ? A l’inverse, lui reprocher de filmer sans reculer les embarcations, les centres de tri ? Fallait-il surprendre les convulsions de ceux qui crèvent de soif, descendre en cale jusqu’à l’entremêlement insoutenable des corps ?

Il faudrait s’entendre. Personne n’est tenu d’assister à cela.
Il ne s’agit pour moi en aucune manière d’un spectacle, mais bien de l’interrogation intime et de la mise en tension de ce qu’on peut souhaiter avoir de connaissance du réel. De ce qui est montrable, de ce qu’on peut affronter et ce qu’on a l’intention de faire de cette prise de conscience, hormis toute marchandisation.
La photo de la journaliste Nilüfer Demir d’Alan (« Aylan ») Kurdi, garçonnet syrien de trois ans échoué sur le ventre sur une autre plage, à Bodroum, en Turquie, en septembre 2015, alors que sa famille tentait de fuir Kobané en empruntant la voie de mer par Kos est dans les mémoires. Ma pudeur a consisté à ne pas regarder cet enfant de trop près, à respecter l’énigme extraordinairement personnelle de sa petite vie unique et soustraite. Du cliché, je n’ai détaillé que le léger repli des mains, les pieds étendus. La vision de l’homme ganté de caoutchouc, en galoches de policier, qui s’approche de lui hébété avant de le soulever entre ses bras, jambes du gosse pendant dans le vide avec au bout, les scratchs défaits de ses baskets noires, avait achevé de me rendre malade.
Un électrochoc dont tout le monde se passerait ? Personne n’aime recevoir ce style d’uppercut direct sur organe à risque – le cœur en fait partie.
Quel égoïsme fondamental pourrait amener cependant à décider de s’en protéger consciencieusement ? Je me souviens d’avoir pensé cela, un été où je n’avais pas le Stromboli dans mon viseur, mais l’Etna. C’était à Catane, remontant de Syracuse vers la province de Messine, après un cannolo gros comme mon poignet fourré de crème, ou un sein de Sainte Agathe dégustés à l’ombre de la colonne à éléphant de la grande place.
On ne parlait pas beaucoup des réfugiés, alors. Il y avait ce climat bizarre, un je ne sais quoi qui se flairait dans l’air sur les côtes siciliennes, une anormalité que je ne trouve pas toujours nécessaire de convertir en culpabilité, en stridence émotive – la culpabilité ne sert à rien, un égocentrisme de plus destiné à pleurer sur son nombril si elle n’est assortie d’aucune action. Plus tard, j’en ai discuté avec un médecin humanitaire s’étant beaucoup activé au moment du prix Nobel de la paix attribué à Médecins Sans Frontière en 1999 (lui-même vivant avec une praticienne forcée de fuir son pays au moment de la crise des Boat-people dans les années 80) : l’exercice sans économie de son métier l’avait rendu non pas triste ni cynique, mais enclin à l’empathie et la mélancolie. Bien faites pour marcher de pair? À côté de cela, un lutteur pragmatique de première !
Un jour il m’a dit que quand il se baignait en Méditerranée, il « pensait aux morts ». Grand cimetière marin qu’est devenue l’ex « Mare Nostrum » : tenter d’approcher le drame de ce qui s’y passe, simplement afin que toutes ces noyades n’aient pas lieu dans l’indifférence, sombrent dans l’oubli, passé le temps médiatique où elles sont montées en épingle ? Comme quand on entend de hauts cris poussés par ceux qui refusent « d’être pris en otage » par l’âpreté de telles images. On peut être d’accord. Chacun sa vitesse et sa façon de réagir. Informer ou rendre compte ne signifie absolument pas fouler aux pieds la dignité, toute discrétion sur ces sujets pour en faire son beurre.
Au contraire, ils réclament une acuité, un tact, un respect totaux, mais attention aux mots : « pris en otage », allons-y avec circonspection. Cela frise le tortillage de popotin de gâtés ou de grosses panses, bouche en cul de poule, générosité sur l’oreille et lâcheté toutes voiles dehors, surtout dans le contexte. Personne n’est obligé. Qu’on ne puisse pas, qu’on n’ait pas envie est compréhensible. Au moins, ne pas éluder. Façons multiples de faire accueil. Le documentaire de Rosi est aussi un hommage aux habitants de l’île qui font ce qu’ils peuvent, affrontés d’une autre manière au naufrage.

« Fuocoammare » de Gianfranco Rosi (sortie en salles le 28 septembre)

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commentaires

121 Réponses pour « Fuocoammare » : Tout changer. Que cela ne reste pas pareil.

ZEUS..... dit: 27 septembre 2016 à 8 h 21 min

… Comme c’est beau le surf boboïde humaniste à grelots maritimes ! comme elle sent bon cette culpabilité doucereuse que l’on instille à Berlin ! comme ces images pour enfantelets seront forcément belles ! comme ce billet est partial car boiteux !

Une jambe trop longue, une autre courte voire cachée, absente, ignorée volontairement : quelle est la cause de ces migrations insupportables ?!

Annelise dit: 27 septembre 2016 à 8 h 42 min

Mais non Zeus, pour le « surf à grelots maritimes », Brice de Nice 3 vous attend ! Ne soyez pas impatient comme ça. « Une huitre a 8 de Q.I, un oeuf, 9″ ?
Merci qui ? John The Garden.

Annelise dit: 27 septembre 2016 à 9 h 38 min

Les premières ne sont pas fatalement les dernières. Comme une naiveté, un tendre dévoiement chrétien à l’envisager ainsi. Même pas dit que vous ayez lu le billet, Zeus. Je vous croyais borgne, aveugle et sourd?

ami sincère dit: 27 septembre 2016 à 10 h 22 min

« il m’a dit que quand il se baignait en Méditerranée, il « pensait aux morts ». »

le bobo/l’assisté de pq, lui, ne pense qu’aux chèvres

Sylvain dit: 27 septembre 2016 à 11 h 37 min

Hé hé hé! caustique dans un gant de ferme velours, Anne-Lise !
Ces docus donnent le vertige. Je ne sais pas si la forme me plaît, je vous dirai ça.

Le danger, vous le soulignez, c’est le décampons généralisé,ou quand BHL nous fait part des derniers instants de daniel Perl. Honteux l’un et l’autre.

L’intervalle ,c’est le documentaires de françois Margolin, ‘Salafistes’ que Passou avait chargé. Même problématique que la réédition de mein Kampf : assorti de ss-titrages sur le « contenu », commentaire préalable ou pas?

ZEUS..... dit: 27 septembre 2016 à 12 h 00 min

…. ne vous rendez pas malades à connaître, à compatir, à pleurer, à la vue cinématographiquement putassière de ces faits divers de migration africaine, ces conséquences dramatiques n’en valent pas la peine. Seules les causes profondes de cette invasion lamentable sont intéressantes …

Sylvain dit: 27 septembre 2016 à 12 h 23 min

12:00 : l’un n’empêche pas l’autre; il y a 1 nécessité de prise de conscience avant toute action.

zeus dit : ‘invasion lamentable’
ARRETE D’AVOIR ENVIE DE TE FAIRE BOTTER LE CUL PAR A-LIR !
Tout ce que tu vas récolter, c’est Olympe qui va encore t’dire ‘Tare ta gueule à la récré’…

boudegras dit: 27 septembre 2016 à 13 h 22 min

depuis qu’il s’est fait traiter, à juste titre, de gros porc, il n’ose plus signer de ses deux initiales, ce n’est pas le courage qui étouffe ce gros pleutre, ce lâche petit trouduc, un bel exemple

ZEUS..... dit: 27 septembre 2016 à 13 h 37 min

….. ce film est une exploitation putassière de faits divers sans la moindre importance. Des morts ? et alors ? …rien à foultre !

Je n’irai pas voir* cet outil de propagande des trafiquants de migrants économiques ! Bêtise européenne sans noms de confondre migrants et réfugiés !…

Coulez moi ces chalands de débarquement barbaresques !

(*d’ailleurs je ne vais plus au cinéma depuis longtemps, c’est trop nul aujourd’hui !)…

herman dit: 27 septembre 2016 à 13 h 56 min

Merci pour le lien vers ce très bon guitariste, ‘Zeus’ ! Certains accents de ce morceau m’ont fait penser à Agustin Barrios.

ils radotent dit: 27 septembre 2016 à 14 h 47 min

boudegras vs son ennemi juré.le changement c’est maintenant.
Mme Pearl ,j’aurais été elle j’aurais fait un procès à BHLevy. Le motif, +compliqué à trouver. Si rien ne l’a retenu d’écrire ça, c’est qu’il ne mesurait pas sa foutaise,cqfd. Lui et son copain autobronzé Enthoven le Père, qui écrit un livre pleurnichard quand il se fait larguer par Carla. Il y a de la peine chez les riches.
« Salafistes » je suis^moins catégorique. Le doc de Margolin pas inintéressant mais quel public? Nous, on l’aborde avec la correction du savoir minimum et de la distance qu’on a, mais le gamin de drancy où ils manquent d’éducateurs spé, qui confond alep avec disneyland Syrie? L’imam de floirac parlait du boulot à faire en amont, pour que la vue du djihad cesse de ressembler à Robin des bois. Il est à bonne école avec Tarak Oubrou (j’ai vu que « Le Lab » avait fait un petit film pour la réouverture des Bx.arts de BX il y a 2 ans avec vous, lui, Pascal rambert, JL Nancy..)
On sort du marronnier quand vous parlez comme ça du prix à Berlin! Où est passée la valeur d’exemple des intellectuels, de « l’élite »?je lisais sur l’autre fil RDL la conversation sur l’EN. Les profs ne sont plus respectés, on ne leur donne plus la possibilité d’enseigner ou même on les en détourne! Les gamins sont devant secret story , la console du matin au soir. Lampedusa, tu penses s’ils s’en tapent! Ceux à qui ça parle sont les mêmes qui partent en vacances et que les parents amènent au musée.une minorité. Les autres apprennent avec ce qu’on leur met sous la dent, et ça devient de plus en plus de la gnognotte, avec au mieux de la condescendance à la clef!tout confisqué par une élite française égoïste qui s’autocongratule. la solidarité sociale est en train de fondre comme un glaçon !Je suis mle premier à faire la tronche en voyant le pitch du film. j’irai peut-être voir l’autre avec la fille depp à la place. Mais des voix comme vous Anne-lise, ça change de l’eau de vaisselle dans les veines.
Zeus zêtes marrant avec vos provoc’s. la différence entre migrants et réfugiés existe, elle est répertoriée. C’est si l’UE continue de ne pas être capable d’organiser a minima le chaos que ça va être le boxon, vous ne le voyez pas?

ZEUS..... dit: 27 septembre 2016 à 15 h 10 min

« la différence entre migrants et réfugiés existe, elle est répertoriée. » (14:47)

…si c’est répertorié, c’est… réglé !

Manu rêva d'un autre monde dit: 27 septembre 2016 à 18 h 19 min

AnneLise dit ; »pratique de s’en garder tout en prenant le vent sans bouger un cil pour personne » Vous résumez la débâcle actuelle ,le va à veau-l’eau vers les clientélismes et populismes ; Et si Clinton ne l’emporte pas en novembre on va être carambouuillé avec Trumpy. Règne des chicken, il ne faut pas risquer de faire du dolorisme,pas vendeur; ou sous forme prostipute ,(pardon AL ),ça oui ça marche!!le froid ça gèle ; les Nenfants souffrent fô faire quelque chose!! Voeux pieux et ripailles .Les poules mouillées les ont à 0;pontes d’oeufs de paques a volonté,suivez mon regard .Cot!!cot..cot!!!
Bon billet

ZEUS..... dit: 27 septembre 2016 à 18 h 21 min

…. que l’on règle ses problèmes économiques dans son cadre, social, religieux, culturel, et les vaches capitalistes repues seront bien gavées… !

Annelise dit: 27 septembre 2016 à 18 h 25 min

Ils radotent 14h47, ah oui vs aviez vu ça? Tareq Oubrou, je ne le connais pas personnellement (nous étions tous interviewés séparément).Cet homme calme est exposé aux menaces et continue de vouloir assumer sa charge. Moi non plus je ne me roule pas par terre de joie devant des sujets pareils. « La Danseuse » avec Soko et Lily-Rose Depp, prochain billet.

Annelise dit: 27 septembre 2016 à 18 h 38 min

Manu, « le froid ça gèle », cela me rappelle un passage du Guépard (à propos d’un Lampedusa qui n’est pas celui du film que vs verrez peut-être demain). Le prince Fabrizio, disant de la Sicile « ce climat nous inflige 6 mois de fièvre…avec ce soleil vertical qui nous tombe sur le visage,cette chaleur où il neige du feu comme sur les villes maudites de la Bible ». Mon Dieu c’est parfait !

olga dit: 27 septembre 2016 à 18 h 39 min

@ ils radotent 14h 47. « Les gamins sont devant la console, secret story du matin au soir. »Vous dites ça. Certains disent ça. Allez faire un tour sur le blog de Mara Goyet, vous m’en direz des nouvelles. Une jeune prof. d’histoire/geo, qui raconte ses expériences, qui cherche à faire des cours vivants, avec des élèves heureux, des élèves de collège. Elle utilise tout ce qui peut les passionner,elle est manifestement intelligente, réfléchie, astucieuse. Elle est optimiste, elle ne se lamente pas à déplorer les temps passés. Je lis son blog, je ne poste rien. Je me régale, elle a de l’humour; je regrette de n’avoir plus 13 ans, et que mes marmousets soient en Term. Arrêtons toutes ces pleurnicheries . Il y a des lapins crétins à la tv; à l’école, il y a des enfants qui grandissent.Il faut d’abord les comprendre et trouver comment vivre avec eux et les rendre vivants.

olga dit: 27 septembre 2016 à 19 h 05 min

Annelise, excellent votre billet,très bien mené.Excellent, le film ? je ne sais pas; ce qui est sûr, c’est que je vais y aller.
Pas eu le temps d’aller voir »la danseuse », d’une tout autre veine, d’une tout autre facture, à ce que j’ai lu. « Fuocoammare », j’y courrai.
Vu à la tv, hier soir, « mon oncle d’Amérique ». Plein d’humour. Les gens » bien » se moquent, s’étaient moqués d’Henri Laborit? Qu’à Dieu ne plaise, ils n’ont pas compris le film. Gabin,jean Marais,,Resnais nous embarque dans une sorte de mélo à 3 dimensions; et le travail du preneur de son, du monteur. Le jeune Pierre Arditi, qui était longiligne, l’oeil noir. J’aime Nicole Garcia, très belle mais pas que… fine,un jeu subtil, elle n’en fait pas des tonnes. J’avais aimé d’elle « un week-end sur deux » avec Nathalie Baye; un grand film pour moi, la fuite en avant de cette femme avec deux enfants,égarés et pétillants de curiosité, prêts à la suivre et elle à les suivre dans leurs rêves. Des paysages remarquablement filmés.
Je me réserve maintenant pour »la danseuse » et « fuocoammare ».
« cézanne et moi »…quel navet.

olga dit: 27 septembre 2016 à 19 h 11 min

A Annelise, peut-être. Je regrette que certains considèrent la RdC comme une annexe de la RdL. Ce sont bien deux départements voisins ? avec des murs limitrophes mais sans « passe-plats » ? avec un ton , un humour spécifiques à chacun d’eux, donc différents?

Annelise dit: 27 septembre 2016 à 19 h 32 min

Bonsoir Olga. Ah, Resnais ! Gracieux et profond sous la pellicule de fantaisie. Nathalie Baye me plait aussi souvent beaucoup. A priori vous n’avez pas encore pu voir « La Danseuse », ne vs inquiétez pas le film ne sort que demain en même temps que Fuocoammare je crois. Je l’ai vu il y a pas mal de temps, le billet est écrit et sera ici début octobre, on en reparlera !

grand fan de dit: 28 septembre 2016 à 7 h 12 min

ah enfin! ça manquait de (fils /) fille-de!
(et pourvu qu’elle ait l’aigrelette voix gnangnan c oncon de …)

emmanuel dit: 28 septembre 2016 à 12 h 41 min

Annelise je viens de trouver sur votre pageFB le lien Ina sur Philippe Biberson, Président de MSF au moment du Nobel de la paix. Merci. La conclusion est édifiante(les comms suscités aussi!), on appréciera les coups de patte non voilés à l’époque à Kouchner, vite coupés par la journaliste.
olga 18.39, tant mieux pour vous, sincérement!Vos enfants sont en terminale, vous voyez la sortie du tunnel. je vous le demande sans polémiquer : à qui dites-vous « d’arrêter les pleurnicheries »? A Francisco rosi,le réalisateur? Au billet d’ALise? à celui qui radote 14.37 ?.
Je ne pose pas la question pour envenimer, j’aimerais comprendre. Moi mes enfants sont encore dans des petites classes et j’ai beau être dans les CSP « hautes », aucun pb pour boucler le mois, je vous le dis, j’en mène pas large. Vous regardez un blog avec une prof qui a la pêche, qui se bat, je sais combien il y en a et combien ils se démènent..mais vous savez que ce que vous citez est une exception! Voyez la grogne et le désarroi, le mécontentement partout;ça devient de plus en plus tentant de mettre la tête dans le sable tellement on en a marre.
annelise, je vous lis peut-être entre les lignes mais je trouve très cruel quand vous écrivez que vous vous tapez « un gros cannoli »..?;vous appuyez sur LA choses qui fait mal. Et malheureusement une évidence : quand je rentre chez moi j’ai plutôt envie de m’ouvrir une petite bière que de regarder ça. Quelle société nous a conduit à devenir tellement endurcis et lobotomisés qu’on en est là? Strungle for life. La « jungle » contemporaine.
Je ne regarde pas en arrière : ce qu’il y a devant n’est pas bandant. Tout pour anesthésier le cerveau.L’escalade dans l’horreur ou la médiocrité, l’indifférence, le regard qui aime mieux se porter à coté .Vous ne dorez pas la pilule. Vous posez la question de l’égoisme et de l’irresponsabilité décomplexés. Quelles resistances on peut opposer? Il faudra bien arriver à une révolution. ça risque d’être très violent, à moins qu’on s’y mette ? Kundera quand les chars sont entrés avait l’appui des intellectuels, maintenant Houellebecq se barre pour échapper au fisc et Charlie se déchire pour les millions. Tout flasque et mou.Comment on va faire?

Annelise dit: 28 septembre 2016 à 15 h 31 min

@12h41 Mon goût pour la pâtisserie me perdra? Struggle un peu partout, oui – parfois ce sont des petites gens pas bien méchants qui rejettent, deviennent durs parce qu’ils ont peur pour leur propre avenir. Je ne dis pas que le film de Gianfranco Rosi est la panacée, je demande ce que vous, vous en pensez. Je n’étais pas sûre que le lien sur Philippe Biberson ait marché, je verrai +tard si je peux le reporter ici.

christiane dit: 28 septembre 2016 à 17 h 43 min

Vu un très beau film d’Ira Sachs « Brooklyn Village ». Chronique douce amère d’une grande justesse entre Manhattan et Brooklyn. Deux ados qui ne peuvent exprimer leur désaccord que par le silence (comme dans un film d’Ozu) Discret, lumineux, humain loin des films qui font tant de bruit. Le dénouement est évasif, lucide. Une écriture tchekhovienne.

olga dit: 28 septembre 2016 à 20 h 44 min

emmanuel 12h41. « arrêter les pleurnicheries » s’adressait au radoteur.J’étais gênée, car la RdC traite du cinéma, et Annelise tient bien la barre. N’y importons pas les conflits d’autres blogs.
En 3 mots.Début sept. c’est le Grand Marronnier, la Rentrée, l’E.N.Les mêmes luttes intestines parents-profs, le niveau baisse; « on a un pied dans la tombe » etc..Pas d’issue possible dans ce cas-là.
Le blog de Mara Goyet montre que ça peut marcher. Elle a la pêche ?OK. Un bien fou; mais elle est, à la lire, constamment en train de chercher comment faire;elle casse des idées toutes faites: elle découvre que ses élèves retiennent des mots impossibles, anacoluthe par ex, et l’orthographient bien. Occasion! elle ne fait pas un cours pesant, elle parle de Tintin, et ses élèves foncent dans Tintin; à elle ensuite d’organiser et de les emmener ailleurs.J’étais stupéfaite de voir comment à la maternelle, les instits créaient la curiosité, l’élan.Tout change et c’est bien aux profs de s’adapter d’abord aux élèves pour les emmener plus loin. Hier et aujourd’hui, j’ai vu 2 émissions tv; la 1° sur le harcèlement à l’école, l’autre sur l’orthographe. Une dame racontait comment elle était devenue dyslexique, à l’école’ à force d’avoir des 0 en orth. Trop long à raconter. J’admirais la jeunesse d’esprit des profs de mes enfants,qui n’était pas du laxisme. Quand il y a eu un PC à la maison, ns avons mis aux orties toute notre logique;nos enfants ne fonctionnent pas comme nous, c’est tout.Mes autres enfants sont étudiants,en fac;ils gèrent, bien. Il y a tellement de haines recuites, tellement de manques de relais,que tout semble insurmontable.Mais si chacun s’occupait de son pré carré, ce serait progrès.M.G. n’est pas béni oui-oui,mais elle me donne envie d’être active( pas d’en l’Ed.Nat). Je ne suis pas du style « ça ira mieux demain »ni moraline, non plus. Alors je me secoue.

Annelise dit: 28 septembre 2016 à 21 h 46 min

Marinette? La seule qui vaille est chez Aymé. Surtout la panthère qui marche dans la neige apres avoir mangé le cochon. M’en remettrai-je jamais? Vous n’avez jamais l’air d’un c. avec vos airs, Alley, généralement très bien choisis, bien que.., le rapport soit souvent énigmatique?

Petrus dit: 28 septembre 2016 à 22 h 50 min

Si j’avais dû chroniquer Fuocoammare, j’aurais sans doute écrit : c’est la rencontre entre « Strip Tease » (l’émission de télé belge que vous connaissez certainement) et « Rencontres du troisième type ». « Strip tease » parce que Rosi s’immisce dans l’intimité d’une famille de Lampedusa avec un incroyable naturel. En regardant ces braves gens manger leurs spaghetti, écouter la radio locale ou lisser avec soin la courtepointe du lit conjugal, on se demande toujours avec un petite inquiétude si la caméra tournait toute seule dans la pièce ou s’il y avait vraiment quelqu’un derrière l’œilleton. Si oui, comment fait-on pour filmer ainsi la vie au plus près ? Quels trésors de patience et d’empathie faut-il développer pour se faire accepter ?
Les « rencontres du troisième type », ce sont celles de la marine italienne avec les migrants : navires équipés de technologie de pointe, marins revêtus de combinaisons blanches et de masques protecteurs face à ces malheureux entassés sur des rafiots pourris que l’on enveloppe vite fait dans des couvertures de survie scintillantes. Deux mondes éloignés l’un de l’autre par quelques années lumière… Seul le médecin de Lampedusa, un généraliste comme j’aimerais en avoir un dans mon quartier, établit sobrement le lien entre ces deux univers.
L’image dit tout cela et plus encore avec ce personnage récurrent digne d’une pièce de Bob Wilson, qui plonge en apnée et en guêtres (?) pour aller chercher des oursins dans les fonds marins (enfin je pense que ce sont des oursins).
Rosi sait faire du cinéma, personne ne le contestera. Les images, les couleurs, les cadres sont magnifiques. Et un bon film, c’est toujours mieux qu’un film médiocre.

@ Christiane. Je n’avais pensé ni à Tchékov, ni à Ozu en voyant « Brooklyn village » mais oui, vous avez raison, il y a un petit peu des deux dans ce film aimable et fin.

christiane dit: 29 septembre 2016 à 3 h 14 min

Oui, Petrus en a parlé comme d’un film qu’il aura oublié en sortant de la salle et vous, Annelise, vous dites « tout petit écran ». Vos jugements me laissent rêveuse. Apparemment, nous ne voyons pas les films de la même façon et ce qui est important pour moi ne l’est pas pour vous… Pourquoi insister ?
A part cela bien aimé le coup de gueule d’Emmanuel ci-dessus.
Quant à « Fuocoammare, par-delà Lampedusa » de Gianfranco Rosi y dénonce cet enfer, partout, ces deux présents qui font déflagration en se percutant. C’est cette approche de la tragédie des migrants qui meurent en Méditerranée, ces bateaux pleins de morts et de blessés déversant leur misère sur l’île de Lampedusa. Les uns « chez eux », les autres « sans lieu », chopés par un radar immense qui tourne dans la nuit écoutant ce qui se passe sur la mer, la nuit. Les migrants criant « au secours » et les garde-côtes répondant  » gardez votre calme ». Seul, peut-être, ce médecin humaniste pour qui c’est impossible d’oublier. En dehors : déshumanisation d’une Europe qui ne veut pas voir, pas plus là que dans la jungle de Calais. Une réponse technique dans cette fin du monde. Images limites dans la nuit de ces migrants enveloppés de couvertures de survie, brûlés, maculés de fuel, assoiffés face à un accueil en masques, gants et blouses blanches.
Alors ce film d’Ira Sachs « Brooklyn Village », par contraste, joue une petite mélodie intimiste qui parle avec pudeur et émotion de la vie de tous les jours, quand les difficultés de fin de mois rendent insensibles au désarroi de l’autre, quand deux ados expérimentent la fragilité d’une amitié et d’un silence face à ce mal du siècle : l’égoïsme.

JC..... dit: 29 septembre 2016 à 5 h 30 min

Dégoulinants commentaires de bonne conscience de ceux, nouveaux curetons de la moraline, qui refusent de voir l’ampleur du problème de masse pour pleurer sur les belles images de propagande que les media travaillent en photoshop !…

Non, mais quel monde !

Même cette grosse walkyrie de Lidl d’Angela fait machine arrière sur ses folles décisions d’accueil de migrants … que de stupidité dans la conduite des affaires de l’Etat européen…

JC..... dit: 29 septembre 2016 à 5 h 39 min

Au delà de cette partialité indécente « Quant à ‘Fuocoammare, par-delà Lampedusa’ de Gianfranco Rosi qui dénonce cet enfer », on attendra vainement une œuvre qui dénonce l’enfer de ces pays africains et arabes rongés par la corruption et la religion combattante qui sont la cause de la migration…

Mais là, il faut un autre courage chez les metteurs en scène occidentaux : il est plus facile de faire pleurer Annelise et Christiane !

JC..... dit: 29 septembre 2016 à 5 h 54 min

Emmanuel
En temps de guerre, d’invasion, de rupture culturelle, de terreur guerrière, il y a des solutions multiples parmi lesquelles :

- se suicider, par lâcheté
- mourir pour ses idées, par bêtise
- attendre le début de la fin pour basculer du coté des vainqueurs ….

Cette dernière solution me plait.

christiane dit: 29 septembre 2016 à 7 h 29 min

JC,
tu es fatiguant et tu dis toujours la même chose, rejetant au loin avec indifférence ce qui perturberait ton petit monde quiet. Bien sûr que ces migrants fuient un enfer ! Crois-tu qu’ils prennent au risque de leur vie ces coquilles de noix pour traverser la mer-cercueil ? Vraiment, tu es usant et très très moche dans cette façon de liquider les pauvres, les migrants, les homos, les noirs de peau (tiens écoute donc le belle chanson « Amstrong » de Nougaro. Sais-tu ce que je souhaite pour toi ? Que la réincarnation existe et que tu renaisses tout noir, tout pauvre, tout paumé dans un de ces pays où misère, guerre et cruauté rendent la vie d’un enfant, d’une femme ou d’un homme plus difficile que la mort. Si Lubitsch refaisait « Le ciel peut attendre », avec toi, le film durerait cinq minutes, car le portier du ciel aurait vite fait d’ouvrir la trappe des enfers !

Annelise dit: 29 septembre 2016 à 7 h 37 min

Christiane 3h14, je parlais du tout petit écran de mon…téléphone! Je relis difficilement. Suis bloquée quelques temps loin du logiciel RdC qui me permettrait d’intervenir de façon plus étoffée sur le bon film dont vs parlez. Insistez, au contraire,

JC..... dit: 29 septembre 2016 à 7 h 48 min

C’est toi qui me fatigue, Christiane !

Tu ne comprends rien, tant ta subjective sensibilité t’empêche de regarder la réalité en face. La réalité, je la traite au niveau des valeurs de masse … qui n’est pas celui que tu décris, collée que tu es aux images que l’on te propose !

Que ces migrants, ce ne sont pas des réfugiés, règlent leur problèmes chez eux ! Cette migration est économique, organisée comme trafic humain, profitant de la faiblesse de notre système de défense de nos propres valeurs.

Ta sensiblerie conduit à la lâcheté et la soumission bisounours…

7.Up dit: 29 septembre 2016 à 8 h 13 min

Terminus en gare de Sète … Et l’exode de Mariel et ces dizaines de milliers de migrants cubains pourtant si bien lotis chez eux, lâchés par Castro sur les côtes de Floride ; le mot et la chose

romain dit: 29 septembre 2016 à 8 h 17 min

christiane dit: 29 septembre 2016 à 7 h 29 min

Merci Vous êtes bien bonne de répondre à ce cinglé
vous devez être une des rares personnes à lire les insanités écoeurantes de ce planqué hors du monde, un radoteur rejeté, fhaineux, frustré et aigri qui ne cherche qu’à capter l’attention

papi zinzin dit: 29 septembre 2016 à 8 h 20 min

7.Up dit: 29 septembre 2016 à 8 h 13 min
si bien lotis chez eux

pas autant qu’en floride ou le paradis sur terre

7.Up dit: 29 septembre 2016 à 8 h 30 min

En effet. C’est ce qui fît d’eux des migrants économiques, malgré leur situation confortable, et non des réfugiés… 130000 quand même

roland dit: 29 septembre 2016 à 8 h 34 min

Vous voulez dire qu’ils regrettaient batista? Ce ne sont pas les exodes qui manquent, depuis des siècles -rien qu’en 39 en provenance d’Espagne 1/2 million

JC..... dit: 29 septembre 2016 à 8 h 34 min

Romain,
Je me fais l’interprète des lecteurs de ce blog : merci pour l’ensemble de vos contributions (sous divers pseudos), si enrichissants, si utiles, si bien trouvés !…

7.Up dit: 29 septembre 2016 à 8 h 54 min

roland dit: 29 septembre 2016 à 8 h 34 min
Vous voulez dire qu’ils regrettaient batista?

Non bien sûr, chacun sait bien que Batista était à la solde du Grand Satan et de ses mafieux.
Alors, migrants ou réfugiés ? Je trouve cette tentative de déplacement pseudo sémantique abjecte

regia dit: 29 septembre 2016 à 9 h 28 min

Anne-lise dit à Christiane : « je parlais du petit écran de mon téléphone »
Permettez que je mette en lien pour vous le document Ina sur le Nobel de la Paix le French Doctor Philippe Biperson dont vous parlez sur FaceBook;
http://www.ina.fr/video/CAB99041920
Il est Bordelais, Anne-Lise ! Vous le connaissez?sûrement l’ami que vous dîtes dans le billet. .m’a pas l’air d’une chochotte à sensiblerie. Son analyse entre ‘humanitaire’, ‘politique’ & émotionnel semble fondée& proche de la votre;

boudegras dit: 29 septembre 2016 à 9 h 54 min

pas qu’un peu gonflé ce JC : il est donc notre porte-paroles car vous êtes tous et toutes : racistes, homophobes, misogynes, vous crachez sur les migrants, vous adorez les fascistes, vous hurlez quotidiennement des inepties incroyables… donc nous sommes à son image détestable et honnie, cette andouille haineuse qui change de temps en temps de charcuterie pour brouiller les pistes, du moins le croit-il… dans le beau film de Renoir « Le crime de Monsieur Lange, le merveilleux acteur de second rôle René Génin disait de son patron l’infâme Batala joué par Jules Berry : « les êtres nuisibles faut les éliminer »… c’est-à dire, Annelise, de virer ce malpropre de votre blog

boudegras dit: 29 septembre 2016 à 11 h 00 min

Nous savons qu’il va ressortir la fameuse liberté d’expression, celle qui permit à Goebbels de parler des Juifs comme JC le fait des migrants ; devant la honte il faut avoir du courage

JC..... dit: 29 septembre 2016 à 11 h 49 min

« Penser est commun à tous » (Héraclite d’Ephèse)

Non ? je suis d’accord : il y a des exceptions, ici aussi … des cancrelats sans cervelle !

xlew dit: 29 septembre 2016 à 11 h 58 min

Pour continuer à repriser le filet de la comparaison faite avec les documentaires célèbres de la tv, on pourrait aussi penser à tel reportage de Thalassa sur des régions européennes (je pense à l’un d’eux tourné à la pointe du pays d’Ortegal en Galice, même lumière blanche), mais le film de Rosi a quelque chose en plus, qui bien sûr repose sur l’âpreté d’un thème, le face à face avec la détresse et la mort tous les jours (bien que les Bretons d’Espagne aient vu s’échouer des tankers, et que la vie d’un marin ne soit pas forcément rose).
Les critiques qui n’ont pas aimé ont souligné le manque de profondeur dans l’exposition des caractères des uns et des autres du côté italien (qui sont tous pris en « hôtes » par la force des choses, terrible réversibilité de ce terme dans ces conditions-là). Les italiens, formidable peuple accueillant, ne changent pas tout en ne restant pas les mêmes (j’avoue être saisi par leurs efforts déployés).
Comme le dit Annelise, il y des trucs inracontables, et devant l’horreur le médecin ausculte le dicible qui lui reste, au fond de son « trou, de son vide intérieur ».
Les récits de la grand-mère rappellent des faits historiques (le bombardement allié de l’île, les Américains rendront les honneurs aux maigre régiment de l’armée italienne rescapé du déluge de bombes ayant offert une opposition respectable avant de se rendre), cela me fait penser que l’une des premières personnes (il y a déjà dix ans, bien avant l’arrivée spécieuse des zadistes et autres militants interlopes aux agendas plus ou moins dévoyés) qui désira s’occuper de smigrants était la fille d’un grand résistant socialiste d’un réseau du département du Nord, là-aussi, rappel de la guerre…
L’Italie connut aussi ses migrants de l’intérieur, la Mer en Feu, riso amaro, la reine « mondina » qui se fait ensevelir par des flots de riz blanc, de pain et de chocolat.
Le gars JC n’a pas tort sur les responsabilités poltiques d’ex grands pays qui laissent mourir les enfants syriens d’Alep après avir laisser crever de faim leurs parents.
Sur le Rosi, qui gyre de doc en film, sans éviter de giter un peu comme le Costa Concordia, il y a des choses à dire qu’on préfère garder pour soi (j’ai pensé à des images de Gomorra quelquefois, pardon hein, la série reprend cette semaine.)

christiane dit: 29 septembre 2016 à 11 h 59 min

@Annelise dit: 29 septembre 2016 à 7 h 37 min
Oh merci ! désolée. Je n’avais pas fait le rapport, ayant un vieux modèle sans écran pour internet. Oui, j’étais un peu triste…

christiane dit: 29 septembre 2016 à 12 h 05 min

@regia dit: 29 septembre 2016 à 9 h 28 min
Merci pour le lien. Ce qu’il dit de l’effet utile mais modeste des actions humanitaires est très intéressant.

christiane dit: 29 septembre 2016 à 12 h 21 min

Xlew
« Sur le Rosi, qui gyre de doc en film, sans éviter de giter un peu comme le Costa Concordia, il y a des choses à dire qu’on préfère garder pour soi (j’ai pensé à des images de Gomorra quelquefois, pardon hein, la série reprend cette semaine.) »
Il y a toujours quelque chose de suspect, de dérangeant dans ceux qui ne font que regarder la misère, la photographier ou la filmer. Un entre-deux, une zone de retrait, de non-intervention si ce n’est en différé pour un reportage. La notion de témoin est ambiguë. Reste à différencier le documentaire (création / on y sent l’empreinte de l’auteur) du reportage ( fait par un journaliste dans un programme de flux – tient lieu de preuve).

Annelise dit: 29 septembre 2016 à 13 h 15 min

Beau post, Lew. Tout à fait d’accord sur la différenciation avancée, l’ambiguité que vous soulevez Christiane. La difficulté étant, qu’en fait-on ensuite? Eu cette conversation avec des reporters de guerre, photo ou presse ecrite, mais aussi des romanciers. On peut se poser également la question de la propagande, de l’info, la fiction. Ecran vraiment trop petit, zut. Merci pour l’établissement du lien, Regia! Philippe Biberson (pas Biperson) est né à Bangkok mais a effectué ses études de médecine à Bordeaux.

JC..... dit: 29 septembre 2016 à 13 h 26 min

Un film comme celui là est l’équivalent d’un couturier créant une ligne SDF pour vendre et faire le buzz.

On se sert du look, on se fout royalement des causes, et ça roule, coco !!!

christiane dit: 29 septembre 2016 à 15 h 52 min

J’ai trouvé ce lien, donnant pendant 5 minutes la parole au réalisateur Gianfranco Rosi. Je retiens qu’il a passé passé un an sur l’ile de Lampedusa avant d’aller en mer avec les bateaux chargés de repérer et de porter secours aux migrants en perdition sur la mer. Une année où il a appris à connaitre ces quelques personnes présentes dans son film et surtout cet enfant. Ce qu’il dit de son face à face avec la mort est très important.
http://cinema.arte.tv/fr/article/fuocoammare-rencontre-avec-le-realisateur-gianfranco-rosi

Petrus dit: 29 septembre 2016 à 18 h 22 min

Merci Christiane pour cette interview de Rosi qui répond à certaines des questions que je me posais.
Quant à « Brooklyn village » il vous a plus touchée, plus émue que moi. Tant mieux ! Heureusement que nous ne ressentons pas tous la même chose devant un film !

jodi dit: 29 septembre 2016 à 19 h 02 min

Pas d’accord avec l’analyse manichéenne de JC sur les migrants .Bien sur qu’il faut remonter à la source dans les pays concernés .Le détournement uniquement emotionnel est néfaste comme les yeux « pudiquement » détournés de ce qui fâche,pas d’attendrissement et tutti quanti de nos chers intellectuels planqués.Jc lourdingue et boudegras super,superlativement lourdingue! Anne-Lise il n’a pas à vous faire du chantage.C’est d’un lourd . Et rien sur le film.Merci pour la chronique.Vais pas tarder.

JC..... dit: 29 septembre 2016 à 19 h 09 min

Le film le plus intéressant sera toujours ce qui se passe sous nos yeux : que nous apporte, réellement, la vision d’un « artiste », je vous le demande ?…

Rien !

7.Up dit: 29 septembre 2016 à 20 h 58 min

De la gradation dans l’art de l’accueil, du respect des engagements pris et de la protection subsidiaire … 20000 seraient concernés à l’horizon de fin 2017 ; c’est dire l’ampleur du fléau qui menace 60 millions de consommateurs. J’irai voir ce film/docu dont l’auteur nous dit (lien donné par Christiane) qu’il est nécessairement politique, politique malgré lui

https://www.ofpra.gouv.fr/fr/asile/les-differents-types-de-protection/la-protection-subsidiaire

Emmanuel dit: 29 septembre 2016 à 21 h 56 min

@olga : pas dit que votre prof était bénie-ouioui ,tel que vous en parlez elle se secoue,du moins essaie.Comme nombre d’entre nous .
« Tellement de haines et de manques que c’est insurmontable ».ce que vous écrivez , je ne dirais pas ça . Inquiet ,.En colère,.desolé si vous trouvez qu’elle est mauvaise conseillère ,les bras croisés(je ne dis pas ça pour vous),ne mènent pas loin.Christiane je ne pousse pas un coup de gueule ,même pas ras le bol: j’essaie d’avancer pragmatiquement ,sans écraser trop les pieds.Aller au cinéma,acheter des livres en fait partie.
Anne-lise si je continue, vous n’allez pas être contente .J’ai poussé plus loin sur FB, et que vois-je?Votre copain qui vous dit « Rosi brandit son trophée pendant que les ,migrants coulent ».Hébé?J’ai regardé ce qu’il avait sur SA page,et 80 likes sur LE VELO ROSE DE SA FILLE!!
Soyons charitables,A.Lise.. toujours en surfant sur sa page, je dérive sur celle d’un de ses potes que je ne nommerai pas ,un écrivain, qui déblatère à longueur de page sur son bébé qui a la ch…!!OUI§ la diarrhée de son gosse! Sa femme et lui donnent le prénom et tout… ça totalise 200 likes ! Ils expliquent que le docteur leur a juré que c’est pas grave et expliquent en détail que papa a changé la couche du petit qu’a fait popo;;.ils prennent les contacts à témoin, »Machinchouette mon bébé a fait plusieurs fois, au secours,on n’a pas dormi,et bla et bla et bla.
Un écrivain ! Voyez à ce niveau il faut arrêter ,vous ne croyez pas ? Le sujet de Rosi sur les réfugiés ,à coté recolte à peine 12,le copain vous explique qu’il a « pas vu le film »,mais il est contre ,parce que le public va essuyer une larme ,sans lancer la bouée,.Hé ben je trouve ça HONTEUX !Honteux et triste .Qu’il commence par ne pas liker ces histoires débiles de niard,après on en reparlera.Rien n’empêche de boire des coups entre copains ,Annelise, je suis allé voir « Victoria,on a passé un un moment sympa.Je ne suis pas méprisant .Si les gens ont envie de lire la schtroumphette en noir ou quoi,ça m’est égal. Mais il faut arrêter avec les imbécilités. Il faut couper les vivres de la malbouffe à quoi on est abonnés,parc que c’est après qu’on risque de récolter le grand vide .

JC..... dit: 30 septembre 2016 à 5 h 39 min

Vivre en Europe est si agréable !

Si confortable ! si doux ! si banal au quotidien …. que ça réveille chez certaines mémères l’envie d’en pleurer. Mais il faut un support, c’est dur de pleurer de son bonheur.

AH ! DES IMAGES DE NOYES ! c’est bien ça, les noyés, coco !…..on va leur en donner du bambin noyé aux mémères ! avec de belles opérations de sauvetage…… et aux pépères du « Sauvons nos frères migrants ! » qui va leur rappeler de vieux engagements philosophiques qu’ils n’ont pas tenu.

Des putes, vous dis-je ! des putes ! et de la mise en scène putassière…

christiane dit: 30 septembre 2016 à 7 h 34 min

Petrus,
on reviendra à ce film (« Brooklyn village »), peut-être, un jour. Juste un entrefilet. Ce qui m’a bouleversée regardant ce film tout en nuances, puis, après, m’en souvenant c’est l’idéalisme des deux ados qui se fracassent sur le monde des adultes (pourtant aimant). Puis, par une pirouette, après tout ce chagrin que l’on devine cet « à quoi bon » qui fait que Jake (excellent Theo Taplitz) apercevant, au loin son ami après des mois de séparation, ne cherche pas à le rejoindre. Sagesse ? Lucidité ? Perte de l’innocence ? C’est ainsi, dans mes souvenirs, que le monde excessif et pur des ados s’affaisse en douceur et rogne ses rêves dans le courant de la vie. Une amitié sublime naît puis disparait comme effacée. Et ces parents des deux familles, cruels malgré eux, pris dans leur conflit immobilier, aiment leurs gosses, maladroitement (Chacun a ses raisons….). Par ailleurs, aimé revoir Brooklyn, filmé ici si magnifiquement et traversé par les deux ados , un en skate l’autre en trottinette. Ira Sachs prend le temps de les suivre avec délicatesse. Film lumineux.

JC..... dit: 30 septembre 2016 à 7 h 50 min

MESSAGE PERSONNEL
Christiane, bonjour ! Tu écrivais dans un accès de colère parfaitement maitrisée :
 » Sais-tu ce que je souhaite pour toi ? Que la réincarnation existe et que tu renaisses tout noir, tout pauvre, tout paumé dans un de ces pays où misère, guerre et cruauté rendent la vie d’un enfant, d’une femme ou d’un homme plus difficile que la mort. »

Je me suis adressé au Bureau des Réincarnations pour satisfaire à ta demande somme toute compréhensible dans ton référentiel si cruel. On m’a envoyé paître, me signifiant qu’ils verraient plus tard, qu’ils avaient du boulot actuellement et que je serai d’accord pour prolonger ma vie terrestre souffreteuse encore 50 bonnes années.

Comme j’ai émis le vœu de garder la même mentule, une amie blanche de toujours, ils vont voir si, sur un corps tout noir, cela ne ferait pas tache ! J’ai, profitant de l’occasion, écrit un scénario rapide pour un film. Je l’envoie aujourd’hui à ce grand Gianfranco ROSI que les grandes causes emballent.

domi dit: 30 septembre 2016 à 8 h 43 min

jodi dit: 29 septembre 2016 à 19 h 02 min
Comme si « on » ne connaissait pas les causes!
Ne vous faites pas plus bête que vous n’êtes pour voler au secours de pervers de pq

annelise excusez ces hors-sujets
et merci à Christiane

jodi dit: 30 septembre 2016 à 12 h 24 min

JC nous fait une poussée hypertensionnelle.Elles t’ont rien fait ,ces dames de trottoir.Laisse les ,tu mélanges tout!

JC..... dit: 30 septembre 2016 à 12 h 43 min

Annelise ! Ne pourrait on pas parler d’autre chose ici que de cinématographe ? Vous voyez bien que ça dégénère en hors sujet….

A cause de la vermine racailleuse qui prolifère !

Jazz, Art, Architecture, Cuisine, Sexe, Religion, les sujets intéressants ne manquent guère, n’est il pas vrai …?

Gilles dit: 30 septembre 2016 à 13 h 49 min

On s’en bat l’oeil des délires de JC ou de Grasdouble(même personne?)chacun est assez grand pour penser,pas besoin qu’on lui tienne la main.Le film de Gianfranco Rosi est dérangeant parce qu’il donne en dehors des infos une vision sur ce qu’on a AUCUNE envie de voir..mais maille à partir avec. Et c’est violent.Jc personne ne se repaît de ça ,les gens ont de quoi par ailleurs avec les crétineries servies.
Pétrus 22.50 ou Olga 20.44,ou XLEw de midi avant-hier sont plus constructifs .Parce que comme dit Emmanuel il y a un gros blême .Les likes sur la diarrhée du gosse, m’etonne pas.!La prochaine étape c’est le selfie avec couches sales.X.I ça reprend cette semaine ,Gomorra ? Je suis aussi dessus mais c’est la camorra ,pas la Sicile..Ciro et don Pietro se retrouvent dans les clips des rappeurs , PNL a fait un clip dans la Scampia Ca marche fort dans les banlieues: Encore une critique du capitalisme dopé sans règles…plus fictionelle…

JC..... dit: 30 septembre 2016 à 16 h 13 min

Pour déniaiser l’européen naïf, lire « Reflections on the Revolution In Europe: Immigration, Islam, and the West » de Christopher Caldwell et surtout « Eurabia » de Bat Ye’or, britannique égyptienne, traitant de la dhimmitude consentie par l’Europe.

Madeleine Sambre dit: 30 septembre 2016 à 16 h 27 min

J’ai aussi rencontré Bat Ye’or (je ne sais jamais où mettre l’apostrophe) mais je suis obligée de dire que c’est une snob. Il n’y a qu’à voir sa tenue vestimentaire. Et ce faux accent qu’elle cultive… mon dieu, mon dieu.

JC..... dit: 1 octobre 2016 à 5 h 58 min

Bon !!!
A défaut de changer le monde, où guerre et paix continueront de valser sans fin, et si on changeait de billet, hein ?….

Annelise dit: 1 octobre 2016 à 16 h 52 min

Non, Paul. Bcp plus à l’ouest, cette fois. Y êtes-vous en ce moment? Si j’y avais été, on serait allés manger des huîtres, on aurait discuté des mérites comparés de Cancale et d’Arcachon en chemise et petite robe, verre de blanc à la main, comme ça, début octobre, qu’y a t-il de meilleur s’il y a quelques rayons? Je ne devrais pas le dire après avoir juré fidélité éternelle à la Côte d’argent – les grandes plages océanes de mon enfance, Cap-Ferret etc, chez moi ce n’est pas du snobisme, là que l’amour de la mer m’a foudroyée alors qu’il n’y a rien à voir, que du sable aligné avec des oyats, des immortelles aux teintes éteintes, le banc d’Arguin, parfois, hors saison, en accostant je me crois sur la lune… jamais pu trouver tout à fait l’équivalent pourtant, pas même en Sicile où je suis chez moi, où le climat, les contrastes, la cuisine sûrement me ressemblent davantage? – mais les Côtes d’Armor, le Morbihan, le Finistère, même l’Ille-et-Vilaine… ! Ces départements me font un effet boeuf. En plus j’y ai des amis… des gens partis travailler à Paris, dont les familles vivent là-bas depuis X et X générations. Fratries de pêcheurs, de marins ou de nobles, avec parfois ce curieux style moine-soldat, un catholicisme à couper au couteau… J’ai vu des armoires s’agenouiller au moment de la messe comme un seul homme, c’est curieux. Je m’entends très bien avec alors que nous sommes tellement différents. A Perros Guirec où du jardin plein de primevères qui descend dans l’eau, je vois la maison de Maurice Denis. Et plus loin, une petite maison qui appartient à un couple de femmes, serrée entre deux falaises. L’ami chez lequel je loge, son père était médecin militaire dans la marine ou je ne sais quoi mais faisait office d’historien dans le coin, il m’a fait faire la tournée des églises dont une, le clocher est fiché de travers comme un hennin de fantaisie.. j’ai oublié le nom mais vous saurez peut-être où c’est.. une autre, un plafond peint que j’ai signalé à une conservatrice du patrimoine comme un des rares où Adam et Eve sont représentés avec leurs deux enfants, Abel et Caïn… je ne connais pas d’autre exemple en pictural religieux.. Et Paimpol, quel gros, gros choc… c’est si morbide, Paul, et pourtant j’adore ça! Et Saint-Malo, la pointe du Grouin, Saint-Brieuc, Locmariaquer, Brest, Quimper… Quiberon.. je le dis dans le désordre. L’intérieur, je connais moins ?Puis ces discours entre puristes, je sais que cela déchaîne les passions…les chantiers de St Nazaire, si beaux (j’ai eu une crise d’angoisse sur le pont suspendu pour arriver chez un de mes neveux, on dirait un décor de King-Kong quand elle est enchaînée entre deux pylônes..), la Loire-Atlantique ça en fait partie oui ou non? Vous n’auriez pas dû m’entraîner à parler de ça, je ne peux y résister! La Méditerranée, je fais semblant de tordre le nez alors que j’en suis dingue. Je boirais la Tyrrhénienne, l’Adriatique en cocktail. Je me pâme devant l’Egée.. La mer Noire, pareil. Amoureuse invétérée de la grande bleue et de l’océan. D’ailleurs les vignes, il y a de ça, transposé en vert.
Je ne sais pas si Dinard c’était bien, du coup. Vous nous direz? En revanche je parlerai du film qui a remporté le prix au festival de Cabourg quand ce sera en salles. Bien à vous

Annelise dit: 1 octobre 2016 à 21 h 28 min

Alley, je vais ouvrir votre lien en suivant.
Domi, marrante votre iconographie de bateaux sur le clip…ça me rappelle le museo civico de Siena, une sorte de surréalisme précurseur perceptible dans le Guidoriccio da Fogliano de Simone Martini dans l’entrée…et ce fantastique « Bon et Mauvais gouvernement » d’Ambrogio – que ma nièce enfant baptisait sans malice régulièrement « imbroglio » – Lorenzetti… Pur génie

Emmanuel dit: 1 octobre 2016 à 21 h 31 min

@11.07& 16.52 Falling love. »sentiment de l’été ou on aimerait en être.
C.Caldwell: Figaro.vox après les attentats expliquait qu’il disait que Houellebq avait eu la « bonne intuition… » ha ouais?Jc, l’argumentation était ledger ledger…
MHouell était barré en villégiature pendant que ses copains de Charlie se faisait tuer après que lui ait dit que l’islam était la « religion la plus c. »Jamais brillé par sa finesse le gonzo. Chebel et d’autres voix se sont élevées pour dire qu’il activait un sentiment d’islamophobie.Les xenophobies pas incompatibles entre elles.Populisme actif.je pars m’installer en Bretagne.

Annelise dit: 1 octobre 2016 à 22 h 18 min

Et puisque vous me poussez hors de mes gonds, avant d’aller dormir, un cadeau qui n’a rien d’empoisonné, il s’agit d’un de mes morceaux préférés (le dentier du début évoquant Michel Houellebecq en Baudelaire photographié par Carjat à l’ombre de Tchernobyl…) Screamin Jay Hawkins, le meilleur pour affirmer que « I put a spell on you » si, quelle que soit votre opinion, l’idée des migrants ne vous effleure même pas
https://www.youtube.com/watch?v=7kGPhpvqtOc

Annelise dit: 2 octobre 2016 à 13 h 22 min

La cuisine et du jardinage, m’occuper des animaux. Vous seriez surpris.Et d’autres choses que je garde secrètes, ça vaut mieux

Annelise dit: 2 octobre 2016 à 13 h 56 min

Et puisque Paul s’intéresse aux Alizées de Dinard, présidées cette année par Cl Lelouch : c’est le feel-good movie de l’Irlandais John Carney qui a tout raflé ce samedi ! « Sing Street » (que j’ai vu) a remporté tous les « Hitchcock », dont l’or, mettant d’accord jury et public.

Paul Edel dit: 2 octobre 2016 à 20 h 13 min

Aaaaah,Annelise la Pointe du Grouin au crepuscule en plein hiver et sa lumière basse et ce qui blanchit autour de rochers..le chemin du bord,pres du ravin : l’herbe rase éparpillée par le vent..les grandes figures d’écume qui s’etalent au large comme un curieux alphabet..,les bourrasques, les cris des mouettes, tiens je vous donne un petit film super- huit au delà de Paramé
endroit que j’aime aussi beaucoup alors que je pars demain matin à Saint Malo pour faire le tour des remparts genre Hamlet à Elseneur, quand le soir tombe.
Sables, rochers goudronneux à fleur d’eau, remous lents aux reflets de mercure.. étendue de roseaux.. prairies, sentiers,pierres, plages en arc de cercle, vide, rafales, voiles. Derrière la vitre du bus vers Cancale glissade des villas, dunes, barrières, tamaris, sentiers sablonneux avec pourpier et centaurées. pierres, murets, poubelles, lignes blanches d écume au milieu de la mer.., respirer large, on longe et côtoie des trouées sableuses , pour averses d hiver, , des grandes lignes de digues au niveau de la mer, certains jours, un garage, une pâtisserie, des vitrines passées au blanc , un tabac avec un présentoir métalllique et des ouest france effeuillés par le vent, une agence immobilière ,des petits escalies ensablés, des nuées sur des toits d’ardoise , des panneaux d’hotel, des fenetres tres de villass avec des ogives en bois peint de blanc
La location est au numéro 6. Portillon de bois bleu. Maisonnette ancienne ,étroite,escalier qui grince, pièces nues volets bleus, épurée. Du linge blanc,lisse, bien plié.. Des petits carreaux limpides pour voir les nuages ou un rouleau de brume, ou ce qu’il y a d’informe la nuit,. Une planche de surf abîmée dans la courette appuyée sur un long bac plein de roseaux.
Il y a écran plat télé mais aussi, dans le placard à vaisselle, un moulin a café avec manivelle, le modèle ancien à boite de bois. J’ouvre un tiroir, ,tous les instrumens pour décortiquer les fruits de mer : pinces, casse- noisettes, aiguilles, bouchon planté d’ épingles, pour les fruits de mer, couteau large et court pour ouvrir les huitres. Rassurant.
Je me promène plus tard vers la pointe. grand ciel, lignes droites, majesté du vide océanique, silence soudain .
en revenant par les dunes de la plage du Guesclin et ses freles palissades, en approchant de Rotheneuf, des embarcations pourrissent dans une lagune de vase , mortes eaux lichens, sable fin qui brille sous une eau trop transparente.des eglises aux pierres couleur de rouille.quand je descends du bus, bruit d’oiseaux et bruits de voitures.

Annelise dit: 2 octobre 2016 à 22 h 14 min

Je suis loin, mais je vs aurais bien accompagné ce lundi sur le chemin de ronde jusqu’à la statue(Surcouf, dans mon souvenir?), descendant pour tâter de l’orteil l’eau de la piscine naturelle en bas,à gauche du Sillon, piaillant d’emblée que c’est trop froid pour que j’y aille – je commence toujours par dire ça, comme ça, ça m’encourage, et parfois je fais l’inverse… quelle chance que ces endroits! Les moulins à tiroir que vous décrivez, souvent des Peugeot émaillés bleu, rien de tel pour faire un bon café italien, un paradoxe en soi. Ah, la saveur des grains bien torréfiés, moulus pas trop trop fin – et puis le bruit crépitant, rugueux : cela, et l’odeur contribuent au plaisir qu’on prend. Les mouettes malouines à mon avis sont les meilleures de tout le département. Et celles de Concarneau mais là, on verse dans le Finistère. Vous allez trouver que je chipote ou que je suis désagréable, au Cap-Ferret, elles m’énervent : je ne sais quelle mélancolie manque à leur cri, peut-être l’habitude de voir défiler les stars à la plage de la Pointe, ou du côté des cabanes tchanquées? Sur le banc du Chien, en soirée déjà c’est beaucoup mieux… elles sautillent, s’apprêtent à se reposer pour la nuit. Les dernières pinasses s’éloignent au ralenti, peur de s’ensabler, les gens boivent du Lillet en apéritif sur le pont, portant des toasts dans votre direction surtout si vous les avez aidés à se remettre à l’eau. L’été il m’arrive de rester exprès, sans lumière. Le ciel est bourré d’étoiles et je pense à des gens que j’aime, qui parfois ont cessé d’être là depuis très longtemps.Drôle d’impression.

JC..... dit: 3 octobre 2016 à 4 h 54 min

Le moulin bleu à tiroir et manivelle que feu mon père, jeune, faisait chanter le matin de bonne heure … et bien mais il marche encore ! Remisé, mais présent dans mon cœur.

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