de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Il court il court, le métrage (précédé de « Mariana » et de la recension de « A Ghost Story »)

Par Annelise Roux

Le plus logique aurait été de donner ce billet « à guichet fermé », plus exactement « à commentaires bloqués », étant donné que son plat principal ouvre des fenêtres sur des films courts qu’a priori, il n’est pas loisible de visionner facilement de conserve, soit à l’unisson, soit en différé, afin d’en discuter ? Converser ou débattre sur le principe demeure possible, comme l’occasion est offerte de faire profiter grâce à des contributeurs que cela tenterait des expériences parallèles personnelles vécues en la matière à d’autres internautes ou lecteurs.

Avant d’attaquer sur le motif, pour vous mettre au moins du consistant sous la dent – en attendant le tsunami du 20 décembre de David Lowery, « A Ghost Story », dont le dos, les flancs des autocars, les abribus, de pleines pages publicitaires dans les journaux, la radio, les astres annoncent d’une seule voix la couleur : « Un chef d’œuvre », « Éblouissant », « Un poème abstrait », « Sidéral, « Du jamais vu sur l’absence », « Pince-moi, je rêve », « Téléphone à tous tes amis sur Facebook pour le leur signaler », « Casper-le-fantôme peut aller se rhabiller», « Le Père Noël existe, je l’ai rencontré »…
Parfois c’est vrai ? Vous jugerez très bien seuls sur pièce si la délicate, frégolienne Rooney Mara (ex Lisbeth de « Millenium », au visage d’une objective, expressive beauté) et le décidément excellent, depuis « Le lâche assassinat de Jesse James » jusqu’au déchirant « Manchester by the sea », Casey Affleck,  vous semblent à la hauteur (puis viendra la bûche fourrée de nouvel an foutraque de Pablo Berger, que je vous promets en porte-bonheur, début janvier) – offrons-nous déjà un bon antipasti : ce film chilien assez désagréable dans le bon sens, inquiétant, amer, légèrement polardeux et en tout cas subtil de Marcela Saïd, « Mariana » (Los Perros), à laquelle on devait déjà « L’été des poissons volants » (2013).

Une femme de la grande bourgeoisie chilienne (Antonia Zegers) d’une quarantaine d’années, de tempérament ironique et indépendant mais demeurant sous la coupe d’un père capitaine d’industrie et de son homme d’affaires de mari, dans un pays où Augusto Pinochet a laissé de profondes, indélébiles et cependant refoulées cicatrices entre 1973 et 1990, prend des cours d’équitation avec un « colonel » (Alfredo Castro), poursuivi par un passé trouble d’exactions que vient flairer un enquêteur. Disons que Juan, dans les années concernées, semblait souvent là où disparaissaient les opposants?
Le film douloureux et sensuel, baigné d’une ambiguïté transgressive et racée qu’exacerbe la proximité des chevaux interroge la question du mal, du silence et de l’enfoui. Quelque chose de la domination limbique subie par les femmes, en un pays où le divorce n’a été autorisé qu’en 2004 et l’avortement thérapeutique (Mariana tente d’avoir un enfant) en 2017… Une perversion filmée qui possède l’avantage d’être sans manichéisme, dit combien la soumission tissée peut à la fois vouloir être rejetée et continuer d’exercer un attrait sourd, en particulier parce que viser à sa déconstruction ferait voler en éclats les critères dont on est construit et ce faisant, détail non négligeable, vouerait à la ruine les avantages hérités.
On ne sait sur quel pied danser, et la beauté de Mariana, ses yeux patriciens, froids, dragueurs disent bien l’hypnose vénéneuse de ce qui attire d’autant plus qu’il vaudrait mieux ne pas remuer le passé afin que le remugle ne vire pas au nauséabond. Plus anti-héroïne qu’héroïne… L’attirance du mal, mais également la rencontre paradoxale d’un écho manquant, d’un renfort de la part de celui qui pourrait bien s’avérer être un criminel, de sorte que c’est aussi une forme de recherche de catharsis implosive, malsaine mais réaliste qui rentre dans la séduction. Signalons cette coïncidence qu’au même moment où l’association France Chili Aquitaine me prévenait avoir organisé la venue de la réalisatrice à l’Utopia de Bordeaux, où je ne pouvais malheureusement pas être au jour dit, Bernardo Toro, écrivain avec lequel j’avais partagé un débat lors des Littératures Européennes de Cognac, réfugié chilien ayant fait ses études à la Sorbonne et accessoirement, ex champion d’Amérique Latine d’échecs ayant tenu tête à Kasparov, auteur de « Fils à Fils » (Stock) et « Contretemps » (Les petits matins), polaroïd sombre du pays quitté et de l’accueil en France sur l’après dictature, directeur de la revue littéraire Saint-Ambroise revenait vers moi par courrier, lançant un appel de fonds pour la survie menacée de sa parution spécialisée dans la diffusion de nouvelles, ici relayé :
https://fr.ulule.com/revue-ambroise/

Venons-en aux « courts ». Pourquoi cet intérêt ? Alors que je m’y suis toujours penchée, l’envie d’en parler s’est cristallisée autour de l’annonce de la disparition de Hervé Le Roux, ancien critique aux « Cahiers du cinéma », réalisateur, scénariste, retrouvé mort chez lui à Poitiers en juillet 2017, salué et pleuré par la profession comme « cinéaste empêché ». Cela était aussi, on s’en souvient, l’étiquette dont Jean Eustache s’est trouvé souvent affublé, lui qui écrivait en pleurant des lettres stipulant qu’on ne l’aimait pas assez, qu’il voulait des déclarations explicites, de l’aide, de l’amour.
Qu’aura-t-il manqué, quels soutien, regard, intérêt, attention, relais…financements ? auront fait défaut à Hervé Le Roux pour justement le « désempêcher », autrement dit l’autoriser, lui permettre ?
Le talent ? Il en avait à revendre, si j’en crois le documentaire produit sur le monde ouvrier, « Reprise » (une jeune ouvrière dit qu’elle ne reprendra pas le travail aux usines Wonder de Saint-Ouen), dont j’étais au regret de n’avoir pu aller le (re)(re)voir à la Cinémathèque française Bercy qui lui a rendu un hommage. Lui qui avait certes sauté la case court-métrage, auteur de « Grand bonheur » (Charlotte Léo, Maryline Canto, un certain Lucas Belvaux…) ou de « On appelle ça le printemps » repose assez âprement la question concrète du parvenir à « faire-cinéma ». Dommage de s’extasier après, tout en laissant crever en bord de route pendant ?

Ce trajet long, périlleux, difficile, souvent d’un escarpement comparable à l’Everest, évidemment émaillé de contraintes, de bornes et d’aspirations économiques, d’espérances sur retour sur investissement venant impacter le projet artistique et esthétique que constitue la construction d’un film : j’avais assisté à une conférence organisée par SoFilm sur le thème « Comment devenir réalisateur… et le rester ? » où était expliqué que le court-métrage constitue malgré tout le premier geste. Sacro-sainte première marche. Faites-en un ou deux, on verra après.
Le CNC, Canal, les agences régionales, les grandes écoles de cinéma infiniment respectables et souveraines, qui enseignent et guident… commissions, organismes font de leur mieux pour mettre le pied à l’étrier et aiment légitimement avoir de quoi se faire une idée avant d’octroyer l’argent, nerf de la guerre. Je me souviens d’avoir été frappée par l’incise d’une intervenante selon laquelle, « vu le moindre coût que représentent aujourd’hui les outils pour filmer, pas question d’allouer la moindre somme à des postulants n’ayant pas déjà donné quelques gages, sinon commencé de faire leurs preuves ».
Thomas Salvador (« Vincent n’a pas d’écailles ») témoignait modestement avoir mis huit ans pour s’exécuter, sa grande sœur en guise de productrice ayant cassé sa tirelire pour lui. Quadrature du cercle pour primo-entrants ? Oui, le cinéma est une industrie. Esthétique et business. Aucun mal à cela… on s’en plaint régulièrement tout en l’entretenant – que faire d’autre ?

Ma petite résistance personnelle, en tant qu’amoureuse du cinéma étant de remonter à la source, hors considérations. L’idée d’un possible cantonné à la surprofessionnalisation ou à un sport de riches me questionne. Attitude nazarinienne qui paradoxalement dégage en liberté ? Plutôt que de songer à la demande, regarder l’offre brute : orpailleur en Guyane refusant le mercure, le canon à eau qui explose et bousille la roche. Au tamis, à mains nues. Et donc je regarde, je vois… A Bordeaux, à l’Utopia ou au Jean Eustache de Pessac, en de grandes villes provinciales, Lyon, Lille, à Paris ou ailleurs…des salles impliquées qui montrent ces fameux « courts », des essais, tentent de donner la chance. J’en reçois aussi sur mon bureau, parfois en quantité… vimeo, mots de passe… Je me suis fait expliquer comment et m’efforce d’ouvrir, autant que faire se peut.
Que de merdes ! Parfois pas d’autre mot, mais parfois des petits fumiers bio naissent des fleurs imparfaites, fragiles, pendouillantes, informes et mourantes, au parfum plus prégnant que des prétentions scolaires, suiveuses mais bourrées à l’engrais.
La curiosité, mortel défaut dont, hélas, je ne suis pas près de me délivrer ? Le cinéma, la vie.
Qu’ai-je vu au-dessus du lot, cet an-ci ?

Mael le Mée, croisé au « pot de Noël » Capricci… L’active boîte de production sise à Bordeaux au nom du cinéaste Carmelo Bene, intimement liée à So Film, dirigée par un ex « Cahiers », est immanquablement au faîte des sélections en festivals. On lui doit en particulier le très estimé « Mange tes morts » de Jean-Charles Hue, prix Jean-Vigo, mais aussi d’excellentes parutions dont j’ai pu faire écho, le Verhoeven par Emmanuel Burdeau, Pixar passé au crible de Hervé Aubron ou Twin Peaks, vu par Axel Cadieux…  Tri-aréopage quelque peu autorisé à donner son avis ? Je fis tapisserie une demi-heure, je n’y répugne pas, au contraire, regardant les bureaux, la rue Sainte-Catherine en contrebas, finissant par échanger deux ou trois mots vagues avec l’élégant Thomas Bardinet, ami de Dominique Moll qui contribua à la découverte de Lou de Lâage, gênée qu’un invité, au demeurant fort aimable, me demande si j’étais bien Sandrine Kiberlain, lorsque Mael le Mée, frais nimbé d’une sélection à Clermont-Ferrand me proposa de me faire parvenir le teaser apéritif de son « Aurore »… J’ai vu venir, via son visage intelligent, sa chevelure poivre et sel à la Jim Jarmusch, son jeu de mots induit Aurore/horreur que laisse présager un visuel réussi… indéniable grain charnel, mamelon, torse nu dont on croit presque éprouver la texture de peau, dans lequel deux doigts de femme s’enfoncent, perçant vers le cœur. Pas parce que je le vois venir que je n’irai pas le voir avec un éventuel plaisir… En dépit de mon goût pour l’outsider, petit au garrot, grandi n’importe comment au pré mais qui en veut, je concède que le cheval à denture vérifiée, musclé tout en finesse comme il faut, a tout intérêt à disposer d’une bonne écurie : à compétences égales, le picotin diététique fourni peut vite faire la différence pour gagner le tiercé.
Jean-Raymond Garcia (qui dirigeait le pôle cinéma de l’Agence régionale Ecla) vu à l’Utopia Saint-Siméon où Patrick Troudet et Stephen Bonato se démènent pour le 7ème art, a commis un assez long « court », puisque d’une durée de 22 mn, en compagnie d’Anne-Marie Puga, « Un peu après minuit ». On ne s’étonnera pas du soutien actif, endogène, de la Région Nouvelle-Aquitaine : le résultat, servi par la musique de Mathieu Mégemont, propose une composition sur la sorcellerie naturelle des femmes, le désir, la tension intrigante d’une infirmité déstabilisatrice qui rebat les cartes de l’intériorité et de la cruauté. Le musicien est membre du pool du « Groupe Fiction Nouvelle Aquitaine » mis en place de nouveau grâce à l’instigation inspirée de SoFilm, décidément riche pépinière ? Tout bien verrouillé ? Yes Sir, mais du moment que cela ne tourne pas au noyautage excluant… les coteries sont l’autre nom moins prononcé, tu et unanimement su, néanmoins efficace, de l’entraide nécessaire pour que voit le jour la possibilité réelle de réaliser, dans un domaine de pénétration dure, on le sait, qui par définition exige un travail d’équipe… Louons donc ceux qui ont à cœur d’organiser ces « faire » concrets possibles, au lieu de voir des complots partout ?
Seront repérées dans l’opus des images expressionnistes (on connait son F.W.Murnau) qui démontrent assez que les auteurs bien cultivés connaissent le rayon, rondes d’enfants, brume, masques en toile de jute fantomatiques, d’identités déstructurées par l’absence de regard – l’héroïne est aveugle –  à la « The Wall » des Pink Floyd faisant chair à pâtée des écoliers, ou m’ayant fait penser à l’épouvantail (Cillian Murphy) du « Batman » de Christopher Nolan, intérieur rouge battu à la canne blanche, robe pendue au mur digne d’une installation de Chiharu Shiota, pointe de giallo dosée à la balance de ménage qui ne saurait me déplaire…tout cela fleure le bon professionnalisme réfléchi : Jean-Pierre Dionnet, surtout, ami surdoué, polyvalent de Jean Guiraud-Moebius… repéré puis raté par Abel Ferrara – quel regret ! – , de toutes les aventures brillantes de Métal hurlant, des Humanoïdes associés,  mythique animateur de « Cinéma de quartier », bon dieu qu’il est fort ! Tiré à quatre épingles, avec cette diction délicieusement formolée, ces connaissances impeccables… hiératisme chic… Pascal Thomas ne devrait jamais cesser de penser à lui ! India Hair qui tenait le calibre chez Alain Guiraudie (« Rester Vertical ») roulant des yeux blancs, vides et avides sous serre à la Sam Szafran, avec ses pouces ne se contente pas de crever l’écran…
« Danemark » du très jeune Max Mauroux, sans d’autre soutien qu’une petite aisance familiale correctement fortunée ouvrant la voie (porté une fois encore par l’Utopia bordelais)… salle comble d’amis, pour un essai drolatique. Dans le pays cité, on n’est pas censé attacher les vélos : deux jeunes bras cassés en quête de « fraisos, fool calcium, j’le kiffe gavé trop » (du Yop à la fraise) tapent l’incruste dans des soirées en quête d’un jingle « Benoît », connaissance hypothétique, avant de voler une épicerie désertée, bradant les produits. Parlé « djeune » vernaculaire , « p’tain mon pote, ça craint, t’aurais pas du Dany Brillant à écouter ? ». Attendu mais bien fait,plaisant, du rythme, altéré d’heureuse façon par un François Levantal toujours aussi doué, policier jouant du stylo-bille avec brio lors d’un climax nerveux… avec sa tête de méchant à la Lee Van Cleef, son ambiguïté à la serpe séduisante, nettement sous-utilisée en contre-emploi (vous l’aurez vu chez Olivier Marchal avec lequel il m’est arrivé pourtant de nourrir des incompatibilités, Franck Gastambide ou dans la saison 2 de « Braquo »), il éclaire le film en deux temps trois mouvements.
Vus au Fifib (festival du film indépendant de Bordeaux), à Marseille ou Paris, deux ou trois choses également méritent… « Lower Heaven » d’Emad Aleebrahim Dehkorbi, né à Téhéran, études de cinéma sur place puis au Fresnoy- Studio national des arts contemporains, travaillant à l’écriture de son premier « long », « Chevalier noir ». Pourquoi noter son nom, cette envie de le suivre ? Ses deux frères afghans installés clandestinement en Iran, maçons, gâchent le plâtre, mangent à même la gamelle, jouant avec la nourriture… la fin s’enflamme vers le déjà vu, qu’importe, sa manière de filmer la matière, le jeu fraternel entre garçons profondément m’a émue ! La scène d’abreuvoir dans lequel l’un d’eux verse m’a évoqué – le compliment n’est pas mince- une séquence de « Y aura-t-il de la neige à Noël ?» de Sandrine Veysset (producteur Humbert Balsan, qui m’écrivit deux ans avant son décès qu’il était sûr que nous ferions un film d’une de mes nouvelles, « Deux mille » publiée en 1999 dans « Peccata Mundi »). Il est mort par suicide, cela ne s’est jamais fait, mais rencontrant son cinéma, j’avais été émue par la façon de Sandrine Veysset de filmer de petits bateaux embarqués par les canalisations visant à l’arrosage… Emad Aleebrahim Dehkorbi a cette simplicité charnelle crue de montrer l’eau, la traversée des champs, l’amour, le jeu des frères et la bagarre. À ne pas perdre de vue.
« Le Visage » de Salvatore Lista – scénariste pour la télé, le cinéma, dont « Mange des morts » sub-cité (tiens ?) ou la série « Kaboul Kitchen » … outre le clin d’œil enfantin consistant à reconnaître la galerie de l’amie Nathalie Lamire-Fabre – forcément, ça ne pouvait être que chez elle, qui expose entre autres Bernard Plossu – l’entame compassée, distante, intellectualisée m’ennuie d’abord avant de saisir qu’elle sert le sujet : Camille (Solène Rigot, découverte en pré-pubère dans « Orpheline » d’Arnaud des Pallières est merveilleuse, espérons la voir longtemps) est prise pour modèle d’un concepteur de jeux-vidéo japonais… Les scènes d’aquarium, grands poissons prédateurs du fond des mers glissant dans l’eau tels les ours blancs de Dreyer pendant qu’il prend la mesure de son visage sont de pure poésie, comme quand elle apparaît harnachée, traits revêtus d’un masque où il troue lentement les marques de son être « ordinaire », c’est-à-dire au summum du beau de son point de vue, afin de les transformer en personnage pointilliste, voué à l’immortalité ratifiée par pixels.
Bien sûr il ne la touchera pas, et c’est cette mélancolie de l’humanité échangée contre la promesse animée mais glacée, inhumaine, impersonnelle, de la fiction qui rend immortel qui luit phosphorescente dans le noir.
« Phallus malus »  de Claire Maugendre était un peu décevant – jamais rien de grave à ma déception, elle peut s’inverser vite, surtout si l’on conçoit un court, non pas comme un « petit film » mais comme un exercice en soi : j’aurais tendance à croire qu’à l’instar d’un défilé de couture, les choses ne sont pas tant destinées à être « portées » en l’état, font davantage état de gestes, de possibilités, de promesses… Gabrielle, marquée par la mort de son père, se réveille un matin pourvue d’un sexe masculin. Passés les ballottements matinaux d’usage devant la glace – j’ai apprécié qu’au générique soit cité l’auteur du postiche du membre et du cordon ombilical – la voilà croisant des fêtes basques. Le désordre des taureaux, le rouge et blanc festifs y sont filmés avec une sensualité crédible, tout comme sa manière de presser l’appendice contre des chairs nouvelles, pressée par la foule. Le texte sur la connaissance, le serpent, m’est apparu verbeux. Tant pis, rien d’irrémédiable… faisons confiance à celle qui fut co-scénariste de « Diamond Island » de Davy Chou pour retrouver une dextérité que l’on a connue et que l’on discerne fort bien lorsqu’elle se laisse aller à filmer l’eau, les éléments… Cascades, torrents, arbres… l’école surréelle, bruissante d’un Guiraudie lâché dans le vert, d’un João Rodrigues guettant les oiseaux dans « L’Ornithologue » fait des émules talentueux.
A croire qu’il n’existe pas de hasards, que la critique emprunte un lit comme le fait un fleuve, selon un mouvement propre, entraînée par des allitérations imprévues et cependant évidentes : gardant le meilleur pour la fin, je souhaitais vraiment parler en dernier de « Martin Pleure », vu à Paris, dans une presque solitude qui aurait dû me rendre méfiante ?… Le contraire s’est produit. .Jonathan Vinel, diplômé de la Fémis,  utilise brillamment la voix de Paul Hamy (Fernando descendant dans l’opus de Rodrigues la rivière en kayak en quête de cigognes noires) sur des images de synthèse pour dire la solitude contemporaine. En un phrasé tour à tour plat, filandreux, excessif, en une récitation mélancolique ou atone, son personnage transformatif déclame ou se plaint de la perte de ses amis, de tout sens, dans une ville en proie à des déconstructions/mutations graphiques d’une humanité bouleversante… Retenez-bien son nom : cela m’a paru joueur, narquois, d’une tristesse poétique poignante, d’une exécution romantique et malicieuse… fabuleuse animation qui soudain réfléchit et se réfléchit !

Tout cela coûte cher, me direz-vous ? Et comment cela se finance t-il ? Me renseignant sur les résidences d’écriture proposées sous forme de concours (le pied de l’échelle?) – c’est l’expérience d’un dîner tout récent chez un académicien co-religionnaire en quai de Conti de Jean-Denis Bredin, dont la fille Frédérique, me suis-je aperçue, est la présidente actuelle du CNC?, qui a fait ressurgir la question à mon esprit, priant entre fromage et dessert un inspecteur général qui s’y entend mieux que moi d’effectuer le calcul à ma place et de me le commenter – j’ai pu estimer que les organismes reçoivent environ 6000 euros d’aides par projet pris sous leur aile, à raison d’une quinzaine par thèmes. Les auteurs/réalisateurs touchent dans les 2000 euros, reçus ensuite une semaine dans un joli lieu généralement pourvu de grands dortoirs où les attendent les professionnels destinés à les guider. Cinq ou six projets sont effectivement tournés après écrémage, pris en charge par le système, puis installés sur la rampe de lancement… On imagine que la différence passe en frais de bouche pour les pensionnaires et appointements des professeurs – nous parlons là des « courts », tandis que les « longs » coûtent des sommes en proportion incomparables, énormes.

Sinon où va l’argent, celui dont le manque empêcha Hervé Le Roux, Jean Eustache ou contraignit sans doute Humbert Balsan à jeter l’éponge ? Comme le blanc lorsqu’il fond, revient-il toujours à habiller les montagnes, au bout d’un cycle obscur ? Les neiges du Kilimandjaro, comme les diamants, éternels.

 « Mariana » (Los Perros) de Marcela Saïd (sortie le 13 décembre)
« A Ghost Story » de David Lowery (sortie le 20 décembre)
« Reprise » et « Grand bonheur » de Hervé Le Roux (à revoir)

Et en court -métrage :
« Aurore », de Maël le Mée,
« Un peu après minuit » d’Anne-Marie Puga et Jean-Raymond Garcia,
« Danemark » de Max Mauroux,
« Lower Heaven » d’Emad Aleebrahim Dehkorbi,
« Le Visage » de Salvatore Lista, 
« Phallus malus » de Claire Maugendre,
et l’excellent « Martin Pleure », de Jonathan Vinel.

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174 Réponses pour Il court il court, le métrage (précédé de « Mariana » et de la recension de « A Ghost Story »)

Sylvain dit: 13 décembre 2017 à 10 h 27 min

Annelise!Moi c’est pas le fraisos que je gavé kiffe.Sacré billet!

Merci pour le développement sur Hervé Leroux. »Sortis d’usine »(aprés Wonder,Renault).Yann,Stan?André.Cinéma sans masturbation.

Vos questions comme dhab en plein.C’est parti pour marcella Said,los perros.

Gilles dit: 13 décembre 2017 à 11 h 57 min

Courts-métrages.L’épée du Jedi AL dégainée en finesse,hop hop.paradoxe joli,les chairs putrides dégagent sans toucher l’organe .Féminin et plus c.ouillu que ce que nous sert la grand-messe critique habilitée à s’extasier en vase clos .Vu plusieurs fois au FIFIB,sauf Le Mee&Moreau inconnus_ au bataillon ;nous y étions peut être ensemble Annelise?CL.Maugendre ,à part se marrer franchement ?!Vous êtes bonne de la sauver .Okay, »émule de Pedro Rodriguez. ».dans le fil Thelma,Phil parlait des suiveurs .Là on est dans la franche rigolade prétentieuse.la fille se regarde le kiki sur voix de profundis . »Le visage « ,Lista ,excusez-moi ,itou.Solenn Rigot en pyjama panthere-rouge veut embrasser le geek japonais .il se retire devant le serpent à sonnette. »Mélancolie phosphorescente de l’humanité troquée contre l’immortalité de la fiction »,je n’avais pas compris.Bien bien.Le court « défilé haute couture ,pas destiné à être porté mais à montrer ce qu’on sait faire « ,vous me plantez le doute.Belle chronique ,discrète&saignante ,tout un art!Votre amour du cinéma très communicatif.

Manu Manu reva dit: 13 décembre 2017 à 15 h 39 min

Jean D’o ,cété le regard de Morgan ac le nez de rémon Aron ,Annelise cé sandrinekiberlin plusse alexandere maccouine kantil taill 1rob préducorp;.:azédinealaya ,compliments drolanbarthes .Jme comprends ,célenssenciel; ltissu tombe hyper bien:;los perros ,chui tenté par les yeux’patriciens dragueurs’,le colonel gas-moutarde sous Pinochet:;lChili,jconnais,patagonie surtout ,lestuaire dReloncavi..;Lfinancement cémon domain,savedir jvépa troenparler..;cqfd;menfin ssésur kiavdu gaspi éfopa croire ktoulé prods yfument le cigare .Taka voir balsan,toulé courts ssa donne envi dlé voir;bon papier:;Au fait grassavou ,jlis soesanto kapa aimé keve adams ;ilé bon..;jesper kcépa acause dla missuniver lilloise?;

J.D dit: 13 décembre 2017 à 18 h 26 min

99,9% sont dans Star wars ou la préparation des cadeaux,dear annelise.Bien de varier le menu .le billet vaut le coup d’œil.Je reviens RDC asap(la dame chilienne et un des courts-métrage).

Phil dit: 14 décembre 2017 à 0 h 31 min

6000 euros, c’est aussi le montant qu’un petit cinéma (taille cinémathèque) doit verser aux ayant-droits de Gabin quand il projette sa bobine !
riche notule, dear Annelise, dans les méandres d’une industrie devenue numérique autant que numéraire, qui fait que « ça coûte moins cher qu’avant » (votre intervenaute), d’où votre « que de merdes ». « Danemark » beau titre qui rappelle « Koenigsmark », premier livre de poche sans être le numéro un des ventes. relisons vos courts métrages

Anneliise dit: 14 décembre 2017 à 9 h 50 min

Oui le « moins cher qu’avant » concerne le matériel d’accès. .le numérique permettant en effet qq tentatives, là où il fallait aller pleurer en espérant glaner des bouts de pellicule.. toutefois un peu d’irréalisme à l’énoncer ainsi, pourquoi? D’abord le matériel, un simple Nikon, micro etc valant un certain prix, que contrairement à la légende tt le monde ne peut pas s’offrir comme petit plaisir, sur un simple coup de tête. Puis pour filmer il faut du tps,au bas mot qq semaines pendant lesquelles les gens ne « travaillent » pas (..et ne voient pas leurs conventions, places ou chantier forcément reconduits s’ils prennent le risque de se mettre en « congé ») mais continuent curieusement de manger, payer des loyers..ils sont espiègles à pôle emploi quand ils demandent « alors, quelles recherches avez-vs entreprises? »…qd on leur répond « je tourne » ça les convainc modérément..de sorte que si derrière il n’y a pas papa-manman qui allongent, construire une vie n’est pas aisé… Le jeune amateur de Yop est parfaitement pourvu, ne vs inquiétez pas il risque rien.. hobby sérieux, ms hobby malgré tt… tandis que l’ex-manuel dont j’ai parlé, à Paris où il « monte » calcule que se payer un café et un croissant lui revient moins cher que s’il prenait le petit-déjeuner à l’hôtel, que cela porterait la somme à 13 euros..ayant observé ça sans rien dire, cela ne m’a en rien surprise ms titillée intérieurement… tous les jours à dix euros près, eh oui..son inquiétude sur le budget.. délicatesse aussi, car en l’occurrence, c’était moi qui réglais…je lui ai dit de reprendre des confitures et oeuf mollet en supplément, s’il ne mangeait pas de la brioche. Les allocations du CNC n’ont pas à être « au mérite » ms n’englobent pas ces considérations
Ah oui, voir les courts c’est b!..Vinel, Lista, Dehkorbi m’ont bien tapé ds l’oeil..le Mée, joli grain… je regarderai
Emmanuel, Leo Soesanto avait dégommé Kev Adams sur un sketch sur les Asiatqiues en démontant fort intelligemment pourquoi la mécanique comique installée ne fonctionnait pas, hors cris d’orfraie poussés en moraline

radioscopie dit: 14 décembre 2017 à 10 h 01 min

Annelise feint de découvrir que le cinéma fricote avec le business, qu’on n’y prête qu’aux riches ou bankables (sic) et que le mot « valeur » se rétrécit le plus souvent au synonyme de marché, de profit. Soit. Un petit tour des façades des cinémas suffit à s’en convaincre, on peut imaginer chaque affiche comme une cage à poules élevées en batterie, rien de bien appétissant mais assez roboratif pour apaiser, en plus d’un cornet de popcorns, la faim de… distraction. Pour des estomacs plus délicats et des cervelles plus exigeantes, il y a encore, dans ce pays, des salles où trouver à les nourrir. Ce n’est hélas plus le cas hors de nos frontières.

Phil dit: 14 décembre 2017 à 10 h 09 min

le cinéma est un luxe comme la littérature, Annelise, le temps qui lui sera consacré sera volé ou ne sera pas. Avant la création des cinémathèques dans les années 30 qui offrirent la première lucarne aux éternels passionnés désargentés, l’industrie appartenait aux Germaine Dulac et autres héritiers richement dotés. Le numérique comme le oueb donne aujourd’hui l’illusion de la démocratisation.

Annelise dit: 14 décembre 2017 à 10 h 29 min

Je ne feins pas de découvrir quoi que ce soit, Radio, j’objective calmement ce que je constate, vois ou j’entends en situation pragmatique depuis un bail et je trouve en revanche qq naïveté inverse, une sorte de romantisme dont je ne dis pas qu’il est désagréable, mais trop d’un bloc pour soulever le lièvre efficacement, à votre manière entière, enflammée de rejeter tout ça d’un bloc en une sorte de « tous vendus » qui n’est pas juste non plus. .figurez-vs les bons nantis y compris bien décomplexés qui se gobergent de prébendes, ni plus ni moins que les autres en proportion pvent faire aussi d’excellents films..ne pas le reconnaître, le nier au nom d’un principe immédiatement partisan étête tout ce qu’il peut y avoir d’aigu ou de subversif ds le constat plus circonstancié

Annelise dit: 14 décembre 2017 à 10 h 43 min

…c’est Jean-Claude Ellena, donc créateur de « Terre » et de plusieurs ciels après rembarrage de l’Edmond Dantès-Roudnitska enfermé ds son jardin d’Ifs qui lui reprochait de puer le baril d’Omo, qui durant les 14 ans où il fut nez excusif d’Hermès, a tjs refusé d’être payé au pourcentage, car, dixit, cela « aurait influencé sa création pour faire du chiffre ». .une dame de Vogue l’interroge à Hong Kong lors d’un grand raout pour le lancement du parfum Jour, « le luxe, telle chose… » et mon renard de Jean Claude, fou de l’Inde et du Japon, mais aussi des promenades en bateau « promène-couillons », 2euros 50 le ticket, sur la Garonne ou à Arcachon (depuis débarrassé de la senteur Persil? ..pas si sûr..) écarquille ses yeux italiens rieurs : « Ah vs savez, le luxe.. ce qui compte, c’est la qualité »

JAZZI dit: 14 décembre 2017 à 10 h 45 min

Cette semaine, j’irai d’abord voir « Maria by Callas » de Tom Volf, puis « Le crime de l’Orient-Express » de Kenneth Branagh.

Anneliise dit: 14 décembre 2017 à 10 h 50 min

10h47.. ah ah !
Jacques, vs savez tb que je ne résisterai pas au remake de KB (son Cendrillon néanmoins épouvantable) ni, encore moins, à Maria…ms je ne peux tt chroniquer.. vs ns direz ça

radioscopie dit: 14 décembre 2017 à 10 h 51 min

Je dois avoir le don de vous énerver, Annelise. Je n’y prends aucun plaisir. Mon constat un peu sévère ne me semble pas dépourvu de fondement, au reste je n’énonce là que des truismes. Et non vous ne m’entendrez jamais proférer un « tous vendus » ni un « tous pourris », cela ne fait partie ni de mon vocabulaire, ni de mon mode de raisonnement. Par ailleurs je partage votre indignation concernant les abus qu’un système autorise : j’ai dans mon entourage quelques intermittents du spectacle qui m’ont largement déniaisé à cet égard.

Sylvain dit: 14 décembre 2017 à 11 h 16 min

Annelise,je vais vous décevoir:J.d m’a demasqué.j’étais à Stars wars.

Avec enfants,dur d’y échapper.La bonne excuse:vous aviez écrit une chronique dessus l’an dernier.

Bof.Beaucoup de bruit pour des nefles.ils ne calculent pas si ça coute 10 euros de plus!

@Phil.6000Euros pour diffuser jean Gabin?D’apres vous ça les vaut ou pas?ça doit remplir la CF.

peut-on voir les courts ou réservé aux pros?

Anneliise dit: 14 décembre 2017 à 11 h 35 min

Mais non vs ne m’énervez pas, Radio. .pas du tt..débat assez typique avec disparités de langage sexué?.. le doux et le dur d’Anne-Marie Miéville & Godard…elle en a même fait un film… welcome
En revanche Sylvain, au lac avec des poids aux pieds? Star wars? Les enfants ont bon dos. Et « Los perros », alors…fait pour les chiens?

Phil dit: 14 décembre 2017 à 11 h 48 min

le prix du rêve, Sylvain, rend le cinéma impayable. allez dire aux ayant-droits, laids et bêtes, que leurs droits sont échus (déçus) à la mort du créateur. Parfois des surprises: pour une diffusion des films de Naruse, l’accès libre aux films fut le seul moyen à disposition d’un cinéma art/essai pour ne pas reverser des droits aux yakusa de l’ambassade du Japon.
Gabin comptait chaque sous Harpagon pour son ranch de Normandie. 6000 euros pour le voir reluquer outre-tombe les considérables cuisses de BB, le marché est couvert.

JAZZI dit: 14 décembre 2017 à 12 h 37 min

Les ayants droits de Gabin ne sont pas si mauvais, Phil.
Dans mon immeuble, au 8e étage, vivait une vieille femme, grande, droite, assez distinguée. Il nous arrivait de discuter dans l’ascenseur ou sur le pallier. Elle avait été la nourrice des enfants Gabin. Puis un jour, elle a fait une mauvaise chute. Pendant qu’elle était à l’hôpital, le fils aîné de l’acteur est venu remettre son appartement à neuf, pour son retour. Elle n’est plus jamais revenue…

Sylvain dit: 14 décembre 2017 à 13 h 05 min

@11.35,ha ha ha .Si Marcella Said a votre aval ,j’y vais j’y vais,Annelise!

Bien vu sur les « disparités de langage sexué ».CSA a pointé que les femmes sont obligées d’adopter un comportement de mec si elles veulent quitter le rôle de la potiche.

comme elles écoutent plus, elles se font couper la parole et releguer.comble…

Jazzy(l’anecdote du fils G joli)/Phil:6000 euros pour les cuisses de Bardot ça fait cher?Surtout maintenant qu’elle s’est pas fait lifter.

Naruse plus équitable.

Ou je peux voir votre selection de courts,Ali?

JAZZI dit: 14 décembre 2017 à 13 h 13 min

« Anneliise dit: 14 décembre 2017 à 11 h 35 min
Mais non vs ne m’énervez pas, Radio »

Mais d’où viennent alors ces deux points sur les deux « i », Annelise ?

Annelise dit: 14 décembre 2017 à 13 h 22 min

Mon internet ayant encore sauté, Jacques, réduite ce matin p vs répondre à recommencer l’opération comme si j’étais une simple contributrice, sur un mini écran de téléphone, pas t moderne en plus, où je ne vois strictement rien…merci je corrige grâce à vs…voilà c’est fait

Phil dit: 14 décembre 2017 à 13 h 26 min

bien sûr Baroz, n’ai jamais abondé dans les bourdieuseries. le talent et l’argent..
il y a quelques semaines, pu voir le palmarès d’une fondation Gan (bien dotée) qui récompensait des élèves d’écoles de cinéma de toute la France. L’exercice: faire un court métrage rappelant l’oeuvre de HG Clouzot. sorti un peu accablé de tous ces charabias primés, les cinéastes en herbe n’ont retenu de Clouzot que les obsessions sexuelles..autre génération, autres moeurs, la plupart de ces jeunes gens ne voient aucun inconvénient à visionner une filmographie sur leurs tablettes.
las. il me semble que le débat devrait porter sur les effets de l’image numérique, qui comme dit Tarentino, est anorganique à l’esprit humain.

J.D dit: 14 décembre 2017 à 13 h 38 min

Herr Philippe est joyeux à mettre les pieds dans le plat avec les héritiers « bêtes et laids « .Je salue sail ‘hel! Le jeune Garrel ne s’en tire pas mal ,MLLE ogier pas vilaine ni sotte .Herr alain Delon pas aussi pourvu avec la passion afflelou qui pose nue;le spectacle joli? l’Amour à 20 ans ensuite vire chagrin et pitié !
marcel Ophuls ,sur photos que je ne montrerai pas,grand front-nez busqué .Ma chère mère,Zichono livra’ha aimait le même type d’homme en épousant mon gaillard de père ,que j’ai la faiblesse de trouver plus beau .Sinon Annelise je ne serais pas là pour en parler .Les deux aimaient les pulls V de matière noble et avaient ce qu’on appelle les moyens et plus.Le talent à part patrimonial ne se transmet pas par acte notarié ,je le déplore autant que vous .Le billet fringant ,on y sent la mélancolie et votre courage qui n’aime pas la dénonciation des pleureuses qui ne font rien .Kol Akavoth,ma chère .Les cinémas sont encombrés de fils à papa autant que les grandes écoles &bonnes places .Vous formulez la bonne question en demandant comment remédier et faire en sorte que le verrou laisse passer d’autres talentueux .On s’ennuiera moins.

radioscopie dit: 14 décembre 2017 à 14 h 00 min

Ah, Phil, je vous vois bien dans le personnage incarné par J-P. Darroussin dans La Villa (Guédiguian), exception faite de son engagement politique à bâbord, côté qui vous donne le mal de mer. C’est un homme légèrement déprimé face au monde tel qu’il est, qui se remet difficilement de la perte de ses illusions, qui est à deux doigts de succomber au « c’était mieux avant ». Je ne vous exhorte pas aller voir ce film bien qu’il soit, à mon avis, un grand crû à savourer lentement tout en s’abandonnant dans son fauteuil au flot d’émotions d’une grande humanité. Allez-y, sortez votre revolver !

Sylvain dit: 14 décembre 2017 à 14 h 28 min

Chouette Guediguian rodé.A.ascaride,Darroussin/joseph avec la copine la moitié de son âge…

Comment il s’appelle votre jeune,Annelise?Titre du film,svp.

Annelise dit: 14 décembre 2017 à 14 h 44 min

Sylvain, Max Mauroux(Danemark), vu a Utopia?
Ou plutot Mael le Mée, « Aurore », que je verrai en vimeo des que possible… « Court » à connotation fantastique.. photo donc de joli augure… impression de peau organique, semble t-il.. À suivre
Où les voir, je ne sais trop.. Les ai vus generalement ds festivals traversés par hasard, au Fifib ou vaillant Utopia, grace à des envois en vimeo perso, ou en salles Paris, selon..

Annelise dit: 14 décembre 2017 à 15 h 32 min

Ah, le film s’appelle « Gels », de Sienna Reinig et Nicolas Berry (aucun rapport avec l’acteur), et il ne s’agit pas d’un court mais d’un long
Le jeune n’est pas plâtrier – ce sont les garçons afghans du court Lower Heaven de Dehkorbi qui sont maçons – ,il est chaudronnier. .En particulier soudeur dans les cuves à vin. Et vu la légèreté du pedigree et du matériel, je crains que leur histoire qui débute par des feuilles de vigne farcies de gel en Médoc en plein pendant la présidentielle ne débouche nulle part, rangée comme broutille aux congélos festivaliers du Fipa ou autres
Bon après-midi à ts, début de projo

radioscopie dit: 14 décembre 2017 à 15 h 52 min

Pendant que Phil recharge son feu (il est long à la détente ?, « La Villa » est un exemple de bon film qui néanmoins fait beaucoup d’entrées et donc doit bien amortir ses coûts. C’est sans doute que Guédiguian se souvient que le cinéma est (était ?) un art populaire (au bon sens du mot)d’une part, d’une autre que ce réalisateur ne peut être soupçonné d’avoir du mépris pour le peuple. Il me semble (voilà que je chausse des gants consensuels) que les grosses productions à destination du populo tiennent celui-ci pour un tas de crétins.

Phil dit: 14 décembre 2017 à 15 h 54 min

Baroz, estimable directeur d’une cinémathèque de renommée, M. Guediguian a déclaré ne pas comprendre qu’on annule la rétrospective Brisseau, à l’inverse de M. Toubiana, à qui on demandait son avis alors qu’il n’est plus en poste, mais souhaitait rappeler son soutien à Polanski et pas à Brisseau.
Le cinéma vit et l’oeil se forme. Dans les années 30, il était possible à un cinéphile d’avoir tout vu du muet et du parlant naissant. Aujourd’hui c’est impossible.
Plâtrier, chaudronnier…Baroz prend le train pour les courts métrages de plombiers.

Phil dit: 14 décembre 2017 à 16 h 00 min

dear radioscopie, pendant une pause espresso, me demandais si j’allais parler de l’assen assez considérable de M. Guédiguian et s’il fallait en tenir compte pour juger de ses films

radioscopie dit: 14 décembre 2017 à 16 h 04 min

Phil dit: 14 décembre 2017 à 15 h 54 min
« Baroz, estimable directeur d’une cinémathèque de renommée… »

Président, Phil.

Gilles dit: 14 décembre 2017 à 18 h 14 min

Radioscopie 15.52 dit:! »Pendant que Phil recharge ,il est long à la détente?
Guediguian,bon film faisant des entrées « et plus loin, »ne peut être soupçonné de mépriser le peuple ».La réponse dans la question ?Le film a des qualités ;concernant les « gants consensuels » sur bâbord,on rigole .J’en suis ,au modèle du sieur Costa-gavra marseillais:amis branchés France cul.que dérange les vrais sent-la-sueur ,avec en sus vacances à Gordes,excusez-moi.Toubiana non plus pas blanc comme neige b.Tout ça un PB de + en + actuel de c. uilles au c.Le niveau baisse ,et c’est pas Phil qui botte en touche.C’est nous ,bovins regardants machonnant le fourrage industriel,sans moufter.j’en suis pas fier et ça fait du bien quand Annelise met un coup de pied dans la fourmillière à la Plissetskaia/Noureev/misha B et M.Agnes Gilolot.
Elle me pardonnera si j’ai ,fait des recherches pour frimer devant la danseuse .Vais voir le Said.

JAZZI dit: 14 décembre 2017 à 21 h 17 min

Phil copieur ! Le coup du Costa-Grava je l’avais déjà fait avec l’iranien d’ « Un Homme intègre » !

Je sors de « Maria by Callas ». Super. Un biopic, écrit, joué, chanté par la Callas elle-même ! On la voit laide puis belle et divine, un peu tigresse, amoureuse et dépressive. La seule voix d’opéra qui me donnait des frissons…

J.D dit: 14 décembre 2017 à 21 h 33 min

Je vous accompagnerai sur la Callas,Jazzi.’Mamma morta’,impossible de résister .La lecture de Herr Philippe à l’heure du thé vers 16;00 a l’avis ravigotant.Des fois la punition est contenue dans le résultat: Herr Polanski qui s’entoure de MME F.Busnel de Grande Librairie télé au scénario en pensant faire bonne affaire perd au change .Ou MME Trier, la mignonne Virginie Efira comparée à George Cukor .On finit par avoir les dirigeants qu’on mérite ,si rien n’est fait pour les renverser.Les pauvres devenus riches oublient vite d’où ils ,viennent en devenant des petits-bourgeois!Ils s’accrochent aux avantages en se moquant des noyades .Il faut être aristocrate à l’ancienne pour accepter de se priver pour que les paysans mangent.Annelise est assez comme ça ,Be Ezrat Hachem ..Rares sont ceux qui s’intéressent et font ,ils se comptent sur la main .Tout changer pour que rien ne change ,le Feygele bonne lectrice du prince ne me contredira pas.’Haver Gilles: plus personne ne va à Gordes .Pareil avec Sarlat : n’y allez plus que pour le mauvais travail sur cuir vendu dans la rue.
Tschuss.

Phil dit: 15 décembre 2017 à 0 h 37 min

dear baroz, sorry pour cet emprunt gpa, vous en reconnais volontiers la paternité !
(malgré vos virages à bâbord, vous avez le goût du jeu de mots à droite. sisi)

on s'marre dit: 15 décembre 2017 à 8 h 35 min

« Il faut être aristocrate à l’ancienne pour accepter de se priver pour que les paysans mangent »
Les paysans vous remercient.

Sylvain dit: 15 décembre 2017 à 11 h 34 min

Los perros. »L’héroïne est une anti héroïne ».

Vrai.Ni belle ni sympathique.Le film met en avant la condition féminine compliquée dans un pays macho.ambiance cravache.

Bonne idée d’avoir pris un salaud(Juan)sans la tête de l’emploi.

J.D dit: 15 décembre 2017 à 13 h 47 min

« Les paysans remercient »,ils n’avaient pas à remercier .’Haver On rigole.Les princes étaient là pour ça.Les paysans les faisaient manger et ils faisaient manger les paysans quand ils avaient un soupçon de « caractère ».Tout ça fort normal .Sens intuitif du contrat social et des lumières au lieu de l’égoisme fin de race ou mal dégrossi petit-bourgeois.Vous aurai-je choqué Herr Plaisantin?Les occasions de rire pas si nombreuses .L’actrice de « Mariana  » ne plait pas à Herr Sylvain ?Toutes les bourgeoises chiliennes n’ont pas les yeux sombres,temps de réviser la légende ..Emmannuel connaît la patagonie ;à part les sports équestres et des tentatives vinicoles à cépage lourd (Annelise dira si je me trompe ),pas grand-chose à faire ,on s’y embête vite.La dictature Pinochet a laissé des traces ,comment autrement ?Comme WW2 ou le haut du panier a fricoté avec l’ennemi pour continuer d’engranger ,on ne peut s’attendre alors que ça a pris fin en 90 à ce que les « ambiguités » soient levées .la femme navigue dans ce qu’elle a toujours connu .Je connais plusieurs grandes familles françaises aux rejetons joliment mariés en Argentine qui ne se demandent pas si les parents étaient latifunfiaires,what else?les mariages souvent ne sont malheureusement pas très heureux,héritiers laids et bêtes dirait Herr Philippe..tout ça manque de sang neuf,le plus hors de prix.Pourquoi le film du jeune chaudronnier d’Annelise m’intéresse 10xplus que les figures de style,l’illusion de la démocratisation des caviar de Noël squattée par jeunes bien nés qui servent des boîtes à 15 euros voulant passer pour de l’iranien.

Phil dit: 15 décembre 2017 à 14 h 57 min

est-ce en Argentine ou au Chili où l’on trouve un vin issu du seul plant réchappé du phylloxera de France du siècle passé ?
celui-ci ne doit pas donner de liquide sucré comme celui servi par nos amis suédois californisés dans leurs restaurants depuis qu’ils ont boycotté nos vins d’ancien régime, en représailles des essais nucléaires de Chirac ! double peine pour eux ! Charles XII, pas soluble dans la démocratie sociale, n’aurait pas toléré pareille vilénie à sa table.
lieber JD, attendez les remises de prix aux courts métrages, des séances spéciales (appelées « shorts ») sont alors organisées où seul le florilège défile devant vos pupilles exercées.

xlew dit: 15 décembre 2017 à 16 h 04 min

Au Chili Phil, je crois.
La vinification est est un artisanat de haute qualité là-bas, les Japonais (après le passage obligé en chais du Bordelais) y filent pour apprendre les vertus du métier (pas seulement dans les modes de conduite de la vigne, assez originales, les Chiliens ont une science de la fermentation qui se passe du trop plein de sucre, ce sont des génies du thermomètre, des Mozart de la cuve), pour faire reluire leur fade « Koshu », ce qui renseigne beaucoup sur le niveau d’excellence atteint, sur le soin apporté.
À propos du Chili cinématographique, je me souviens du temps où Marilù Mallet (mon Dieu quelle beauté à trente ans) proposait des courts formidables (sujet et filmage).
Quel souvenir aussi de la Jocelyne des usines Wonder, chère Annelise…
Un bémol lorsque vous commentez l’équipement d’un cinéaste des rues d’aujourd’hui, si, à mon humble avis, vous pouvez trouver du matos parfaitement adapté pour 375 malheureux euros (chez Panasonic, qui vaut bien les deux autres maisons japonaises, Canon, mais surtout Nikon, du beau, du bon, cette dernière).
Le Chili… Souffrit moins pendant les années de plomb que sa voisine l’Argentine, le film de Luis Penzo de 1985 rappelant cela très bien.
Le castrisme et l’allendisme seront toujours des passions premières de la gauche française, celle de la troisième voie officielle, pourtant anti-totalitaire sur le papier (enfin les choses changent).
Envie de voir La Douleur d’Emmanuel Finkiel produire son effet, en atendant un éventuel Godot post-Hamon, ;-)

pour resumer dit: 15 décembre 2017 à 16 h 28 min

16 h 04 min
dites-moi si je me trompe -la constitution de pino toujours en vigueur, ses fans toujours là, et, depuis pino, taux de suicide record parmi la population

pour dramatiser dit: 15 décembre 2017 à 16 h 42 min

16 h 28 min

mais oui vouv vous trompez guère -tojours des camps de concentration,les fans du hochet raoul toujours la,jamais eu de PM socialiste,en Frzance le taux de suicide est paritculièrement bas bien sur

Sylvain dit: 15 décembre 2017 à 16 h 56 min

Jidé,is it good to be the King ?(question à13.47)

A mon humble avis,phil,cépage chilien=carmenere.Voir muscat, le syra?Annelise saura.

Xlev,vers 400 euros,plus les frais commentés par AL…Et la timidité/absence d’intros.Pas lu le post?

Jazzy: »Callas laide puis devenir jolie ».please,dites quel est l’intérêt de ce biopic hors mis la passion pour cette cantatrice?

pour dramatiser dit: 15 décembre 2017 à 17 h 06 min

la cons des milis a été neutralisée par la révision de 2005,idiot international de16h54,les galonnés sont rentrés dans leurs cazerbnes, role consultatif d’opérette

pour conclure dit: 15 décembre 2017 à 17 h 11 min

l’attardé de 17 h 06 min

pas abrogée , et députés toujours là
Et taux de suicide de jeunes le plus élevé du monde (après celui de Corée du sud)

pour dramatiser dit: 15 décembre 2017 à 17 h 22 min

conclueur de17h11

aça qu’on les rconnait,toujours conclure au marteau comme son maitre marxos,la sociologie du suicide jamais des cas particuliers des fénomènes de foire de masse, el terminator de17h11 regrette surment le bon vieux(comme lui) temps des tupamaros et du Mir,commentils sont pas suicidos todos après la mort dAllende? le suicide meilleur marqueur sociétal d’apres el concludor

Annelise dit: 15 décembre 2017 à 18 h 07 min

« Idiot international », « attardé » etc allons-y mollo avec les qualifications – jetez -vs des arguments à la tête autour de Los Perros, d’Allende, de Pinochet & des cépages plutôt que des épithètes,réducteurs vite épuisés ou il faut bcp d’imagination ds l’injure, pour faire rire..
Philippe je n’ai pas l’esprit flic, enfin qd même vs m’intriguez assez pour que j’aie demandé au webmaster de me lire votre adresse IP.. rien de concluant, chimère… votre pertinent, à 14h17,  » attendez les remises de prix aux courts métrages, des séances spéciales (appelées « shorts ») sont alors organisées où seul le florilège défile devant vos pupilles exercées. » ..bon sang vs êtes de la partie ou quoi? Aucun indice, comment voulez-vs que je trouve? Puis voilà, qqchose de moi ne « cherche pas », jamais… ça vient comme ça vient… enfin si vs êtes Frédérique Bredin herself – que je connais pas, en l’occurrence, ms ça pourrait s’arranger- dites-le, qu’on en finisse.. vs avez raison au détail près que pour que ce soit vu, encore faut-il être ds la sélection
J.D (et Phil, d’ailleurs) je connais au moins un héritier ni bête ni laid : il a hérité de la beauté de sa mère et de l’intelligence de son père – et vice versa…du charme paternel et intelligence rare étourdissante de la mère…résultat? Un homme fin, modeste, là où d’infiniment moins considérables se la jouent ds le panier de crabes sans aucun complexe, effarants vulgaires qui s’ignorent
« Me priver pour faire manger les paysans », vs êtes fou ou quoi? Pas question. Je me paie sur la bête, en nature au moins, contemplant les musculeux manuels à l’oeuvre maniant le D750 tb décrit par Lew ? Sauf qu’il omet un petit détail qui est celui-ci : pas tant une question de moyens – encore que? – que j’ai mise en balance que mon envie de voir ce que regarde et retient le fameux chaudronnier…au passage, arrêtez de l’appeler « le chaudronnier », ça m’énerve… Nicolas Berry, oui, soudeur.., envie de regarder ce qu’il voit, lui qui n’a pas appris à regarder et filmer « bien guidé », comme ci ou comme ça… ça m’intéresse… et « Gels » n’est pas un court ms un long
Pour conclure à 17h11..oui triste record.. et cependant un si bon cinéma !

helas dit: 15 décembre 2017 à 18 h 33 min

« des arguments à la tête autour de Los Perros, d’Allende, de Pinochet  »

Tristes décennies et leurs conséquences Pas d’arguments possibles avec les hystériques

dark web dit: 15 décembre 2017 à 19 h 46 min

lui qui n’a pas appris à regarder et filmer « bien guidé »
&
eux qui n’ont pas appris à diffuser sans guide

Annelise dit: 15 décembre 2017 à 20 h 31 min

Si vous le dites, Dark web et que vs en êtes persuadé.. et puis, par delà l’idéalisme enfantin apparent de l’espérance d’un autrement, il y a le déshonneur intime, la détresse secrète, l’amertume au souvenir des lâchetés, absences de courage, indifférences diverses et laisser-tomber multiples, du constat des non-faire et non-intervenir au détriment de ce qui aurait dû être au moment des bilans qui rattrapent parfois durement

JAZZI dit: 15 décembre 2017 à 21 h 11 min

Marie Dubois, c’est surtout la Nouvelle Vague, Annelise.
Je croyais qu’elle était déjà morte.
La pauvre avait été frappée depuis longtemps par la sclérose en plaque !

Annelise dit: 15 décembre 2017 à 22 h 06 min

C’est vrai Jazzi, sa maladie invalidante l’avait contrainte à la discrétion ms date anniversaire… décédée il y a 3 ans après avoir été engagée par Truffaut pour Tirez sur le pianiste en 1960. C’est lui qui a inventé le pseudo Marie Dubois, en hommage à une héroïne d’Audiberti. Au cours du film les premiers symptômes se déclarent, elle n’a que 23 ans et tournera néanmoins avec les réalisateurs de la Nouvelle Vague…Une femme est une femme de Godard, Jules et Jim de nveau avec Truffaut et La Ronde de Vadim
Actrice également populaire dans des films de Lautner, Verneuil, Molinaro… Fille de Jean Gabin dans L’Âge ingrat, aux côtés de Fernandel… En 1965, elle joue dans Les Grandes Gueules avec Bourvil et Lino Ventura.. c’est La Grande Vadrouille de Gérard Oury qui lui ouvre les portes de la notoriété, dans laquelle Bourvil est son amoureux. Elle retrouve ensuite Belmondo dans Le Voleur, sous la direction de Louis Malle, puis donne la réplique à Michel Simon dans l’un de ses derniers films
L’Académie nationale du cinéma lui décerne le prix d’interprétation pour son rôle d’Alice dans Les Arpenteurs. Un autre succès populaire l’attend : Vincent, François, Paul et les autres de Sautet en 1974
César de la meilleure actrice dans un second rôle en 78 pour sa prestation dans le film La Menace d’Alain Corneau.. donc une riche carrière, malgré ses déboires de santé majeurs

C.P. dit: 15 décembre 2017 à 22 h 16 min

Je signale ou rappelle que Frederik Wiseman sera l’invité d’honneur des Journées internationales du film sur l’art, en janvier à l’Auditorium du Louvre. Rencontres autour de cinq de ses films (« Ex Libris », « La Comédie Française ou L’Amour joué », « Le Ballet de l’Opéra de Paris », « National Gallery », « American Ballet Theater »), et une master class.

JAZZI dit: 15 décembre 2017 à 22 h 38 min

« L’auditorium du Louvre, situé sous la pyramide du musée, a été créé en 1989 par l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei.
La jauge actuelle est de 420 places. »

N’oubliez pas le guide !

Phil dit: 16 décembre 2017 à 1 h 08 min

De Marie Dubois, I recommand « Du bout des lèvres », film belge de JM Degesves 1976, rare, beau et discret comme son actrice (et primé très loin: à Adelaïde).
oui xlew sylvain, c’est bien ce cépage chilien « carmenere », zombie de cépage français.
dear Annelise, simplement un amateur qui avance en consommant, avec parfois des rencontres éclairantes dans les salles obscures (vais voyager, l’IP va changer, but still me !)
Sylvain, xlew, oui c’est bien ce cépage chilien, carmenere, zombie de cépage français. à propos de morts-vivants, viens de déguster un d’Argento « le chat noir », dégoulinant à souhait, parfait pour le vendredi soir.

Annelise dit: 16 décembre 2017 à 8 h 58 min

CP 22h16 sur Frederick Wiseman, merci pour votre info de première main.. voilà qui devrait transformer Eriksen et bcp de lecteurs ici en loups de Tex Avery devant Betty Boop ou Jessica Rabbit. Généreux pourboire requis pour Jacques… qu’il était joli notre guide, Natha…, Jazzi !
Cher Phil (pour changement d’adresse), je ne m’en apercevrai pas, je ne regarde js ! De fait, svt bien stimulant de vs lire..comme l’impression de pointes iconoclastes dissimulant un oeil extra solide, éthique under the désinvolture.. ça n’empêche pas les sentiments, comme dirait l’autre

Annelise dit: 16 décembre 2017 à 9 h 15 min

Les Chiliens viti-vini font de bons trucs, ayant qq famille à winery(ies) très implantée là-bas, en Argentine et en Australie j’aurais mvaise grâce à dire le contraire… le cabernet s’adapte b, ms voyez,de mon point de vue – en l’occurrence guidé par aucun chauvinisme sur terroir – j’ai des goûts spéciaux, j’avoue…en particulier je n’aime pas tellement le muscle à l’hélium ni le bois excessif si prisés ds les vinifications « qui tournent », à mes yeux poudre jetée aux yeux pour faire débourser le conso pressé, et qui n’y connaît pas gd-chose.. ni le « goût de cerise » qui n’est pas celui de Kiarostami des vins bio dont parlait justement Phil, ayant l’air de le goûter aussi t modérément…je préfère des élégances plus discrètes et lentes, les vins qui font la queue du paon etc…bref – pour ce hiératisme malgré tout gai, savoureux, raffiné et « à nuances » il manque aux vins chiliens sans doute l’âpreté de conditions de la venue des vins de Médoc, entre océan et estuaire…cailloux, forêts de feuillus et de pins, de temps en temps un vent salé, des mouettes ds les champs… sensation purement personnelle…en tout cas ils ont bien, bien gelé dans la nuit du 26 au 27 avril.. quelle désolation dans le territoire, qq jours après ! Le Nikon de Reinig & Berry m’a montré tt ça

radioscopie dit: 16 décembre 2017 à 9 h 34 min

xlew dit: 15 décembre 2017 à 16 h 04 min
« Le Chili… Souffrit moins pendant les années de plomb que sa voisine l’Argentine »

Outre que je ne savais pas qu’il existait un thermomètre à « souffrances » indiquant le degré de celles-ci, du moins xlew ne dément pas qu’il y en eut. Bilan : 38 000 personnes torturées sous la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). Plus de 3 200 tuées ou portées disparues. Population du Chili à l’époque : autour de 10 millions.

radioscopie dit: 16 décembre 2017 à 9 h 43 min

J.D dit: 14 décembre 2017 à 21 h 33 min
« Il faut être aristocrate à l’ancienne pour accepter de se priver pour que les paysans mangent. »
L’époque étant aux bêtisiers qui font les riches heures de la télévision des familles, il y a des chances pour que celle-ci soit retenue. Vous avez gagné un T-shirt C8 dédicacé par Cyril Hanouna.

Annelise dit: 16 décembre 2017 à 12 h 19 min

Au temps pour moi, un passage éclair sur FB me permet de rectifier grâce à Jacques Chesnel, ex contributeur RdC tjs en vigueur j’imagine sur RdL que Marie Dubois n’est pas morte un 15 décembre comme je le croyais, ms le 15 octobre (2014)… l’hommage qqpeu décalé restant valable, sans intention farceuse

Annelise dit: 16 décembre 2017 à 12 h 25 min

Enfin, guettez mes courts, le long Los Perros et dites-moi des nvelles de ce que vous, voyez, ou avez vu… je voulais cinémathéquer le 21 janvier pour revoir La Horde sauvage de Peckinpah, hélas j’aurai probablement quitté Paris plus tôt que prévu

Annelise dit: 16 décembre 2017 à 12 h 27 min

…un petit Taxi Driver du 20 décembre après 3 ou 4 ans sans revoyure en b conditions n’étant pas exclu : are you talking to me?

radioscopie dit: 16 décembre 2017 à 12 h 37 min

L’excellent film de Luis PUENZO, L’Histoire officielle (La historia oficial)est un dossier à charge contre la monstruosité du régime de Videla. Les Argentins ne s’y sont pas trompés et ont fait un triomphe à ce film, en 85, au retour de la démocratie.

J.D dit: 16 décembre 2017 à 16 h 08 min

Herr Radioscopie ,la comparaison avec hanouna à 9.43 chancelle.Den Kasper machen est une chose ,tacler correctement en est une autre .La vérité si je mens,Thomas Gilou petit-fils de Blaise Cendrars m’a fait rire,pas la raison pour confondre taper sur l’épaule,le bagout promotionnel et mettre la main à la pâte des vies réelles à coté si nécessité .La vulgarité de potz remue de l’air sans bouger un doigt .Pas grave si vous ne voulez pas l’entendre .Don Fabrizio de Tomasi sde sent mieux avec Reggiani,en allant au bordel que rejoignant au lit pour lui faire des enfants la princesse Rina Morelli qui lui fait le signe de la croix.son accueil à Angélica prouve le pragmatisme.Je n’apprécie pas qu’il sacrifie sa fille?Tancrede son préféré n’aurait pas fait bon mari ,elle aurait souffert et le mariage avec C.C ne tiendra pas mieux!Le Chili &argentine mis à genoux par les dictatures ,qu’est-ce que vous en savez de ce que j’en pense?L’histoire familiale perso fait que je ne saute pas de joie en pensant aux jours heureux coulés par Mengele a Bariloche ,ça vous étonne?Les bourreaux changent de visage et de méthodes ,plus que de psychologie.’Hag Saméa ‘h,bonnes fêtes .

Jacques Chesnel dit: 16 décembre 2017 à 16 h 32 min

Je suis tjrs là, chère Annelise et vous lis ts les jours… il se trouve qu’actuellement, pour des raisons indépendantes de ma volonté, je ne suis plus l’actualité cinématographique… en attendant la reprise
@ + avec bises

radioscopie dit: 16 décembre 2017 à 18 h 13 min

J.D dit: 16 décembre 2017 à 16 h 08 min
« La vulgarité de potz remue de l’air sans bouger un doigt »

Recherche lexicale :
Potz : pénis, nul, con, connard. (yiddish). voir:chmok.
No comment.

J.D dit: 16 décembre 2017 à 20 h 11 min

Herr Radioscopie susceptible comme un hidalgo;Annelise me pardonnera d’avoir l’air mal intentionné.Je parlais en général,potz ne vous était pas destiné à 16.08.Je pensais calmer le jeu et jette de l’huile sur le feu.Relu sur les courts :l’incise Chiaru Shiota donne envie sur le travail de Jean Garcia &AM Puga.Travail sur le fil,j’avais vu une expo à la biennale de Sydney .jamais remarqué de robes ?Elle vit à Berlin ou elle a étudié.Influence de Louise Bourgeois ,annette messager.Ses chaussures ou valises accumulées rappellent expres des souvenirs maudits .quid d’India Haïr qui ne »crève pas que l’écran »?Une veuve noire?

JAZZI dit: 17 décembre 2017 à 14 h 14 min

Vu, hier, « Le Crime de l’Orient-Express » de Kenneth Branagh. Pas grand chose à en dire : belles images, bonne histoire (connue), pléiade d’acteurs célèbres. Dans le rôle d’Hercule Poirot, le cinéaste donne à la partition d’Agatha Christie des intonations dramatiques shakespeariennes. Surprenant ! Le problème, c’est que je me suis assoupi au moment du crime… Je ne me souvenais pas que c’était un meurtre choral !

JAZZI dit: 17 décembre 2017 à 19 h 21 min

« Mariana » de Marcela Saïd, c’est du sérieux ! Tout ce que vous en dites est juste, Annelise. J’en suis sorti mal à l’aise et j’ai dû marcher depuis la Bastille jusqu’à chez moi à pieds : 5 à 6 kilomètres, une heure de temps…
Ce film mérite débat !
Mais qui donc l’a vu ?

en passant dit: 18 décembre 2017 à 7 h 32 min

« La bourgeoisie chilienne est inculte, matérialiste, individualiste » Marcela Saïd (francetvinfo)
(…)c’est par le biais de la fiction que Marcela Said explore la place du souvenir de la dictature chilienne dans la société d’aujourd’hui, en interrogeant le règne du silence et du tabou moins de 30 ans après la chute du général Pinochet…un film “entre chien et loup”.. »https://www.cineserie.com/critiques/critique-mariana-los-perros-de-marcela-said-1236389/

Sylvain dit: 18 décembre 2017 à 10 h 19 min

M.Said.Même malaise que Jazzy 14.14.Au moins le film est intelligent.

Profit mal acquis avec pas l’interet de remettre en question.

« Inculte & matérialiste « , »viser à la déconstruction détruirait les avantages(bien dit par Annelise).Complicité au système.Classique.

JAZZI dit: 18 décembre 2017 à 10 h 59 min

Pour moi, Sylvain, le malaise vient, surtout du fait de l’impossibilité apparente de réconciliation nationale. Passou titrait récemment que la guerre d’Espagne n’était pas finie. Ici, au Chili ou en Argentine, les cicatrises semblent incicatrisables.
De plus, les héritiers des « folles de mai » locaux, les enfants des victimes chiliennes, que l’on voit dans le film ne sont pas vraiment montrés sous un jour favorable. Et le jeune flic, censé poursuivre les militaires coupables de l’époque d’Allende, n’est guère moins cynique, brutal et macho que ceux qu’il traque !
D’où le côté désespérant du film, qui finit en queue de poisson. Mariana, victime des assassins de ses chiens, va-t-elle rentrer dans le rang dont elle est issue ? Probablement…

Phil dit: 18 décembre 2017 à 11 h 21 min

Dear Baroz, les dénouements d’Agatha Christie agacent autant qu’ils surprennent, vous n’avez pas perdu grand’chose à roupiller en queue de parcours, l’essentiel chez Mrs Christie est dans le voyage en wagons capitonnés de l’orient express (plus en service depuis que les aristocrates n’ont plus les moyens de l’emprunter sans risquer les mésalliances) comme un bon vin issu only des cépages séculaires pour papilles exercées. le film est-il au niveau du bon Ustinov Poirot définitivement marqué de sa faconde plurilingue ?
Ustinov, aussi excellent cruel Monsieur Loyal dans « Lola Montès » d’Ophüls, où Martine Carol perd l’équilibre au cirque de sa vie pour le plaisir pervers des voyeurs cinéphiles.

JAZZI dit: 18 décembre 2017 à 11 h 37 min

Kenneth Branagh est encore trop séduisant, malgré sa moustache ridicule en double vague, Phil, dans le rôle d’Hercule Poirot, tel que nous l’imaginons. Ustinov, avec son humour pince sans rire, était plus convaincant ! Sinon, pour le huis-clos dans l’Orient-Express, suspendu en à pic au sommet d’un pont dans un paysage enneigé, c’est plutôt bien rendu.

Sylvain dit: 18 décembre 2017 à 20 h 13 min

Les elections continuent de le démontrer on est d’accord .Trot tôt.

La lâcheté&le cynisme d’une classe qui ne s’analyse pas(cf.interview marcela said)et va dans le mur.

Après eux le déluge.Racornis.le film montre ce que ça donne sur les rejetons.

Cynisme= »los perros »ça tombe sous le sens…titre meilleur que Mariana.pourquoi avoir changé pour le marché européen,Annelise?pas assez parlant pour public lambda?

P. comme Paris dit: 18 décembre 2017 à 22 h 20 min

Pour votre ami,
une seule solution.
Il est arrivé au stade du long.
En grignotant des croissants sur votre compte,
qu’importe,
partons du principe qu’une bonne action n’est jamais perdue.

Donc, une seule solution,
qu’il attaque le deuxième.
A vous de choisir votre galère.

Ilana dit: 19 décembre 2017 à 9 h 41 min

Bonjour, étant mère,étrangère, mariée à un Français, d’une jeune productrice qui marche fort (elle a produit un succès) je vous lis sur RDC et Fb.
Merci pour ce que vous avez écrit sur les courts-métrages, angle ignoré. Madame Roux, vous êtes une personne surprenante d’une intégrité pas commune. Comme nombreux dans ce métier nous sommes d’un milieu très favorisé.Se scléroser,est un danger auquel nous avons voulu préparer notre fille en essayant de lui enseigner de ne pas le faire.
Bravo et bonne chance pour votre production du jeune-homme soudeur réalisateur. Si plus de gens arrivés faisaient comme vous il y aurait plus de productions intéressantes et pas qui se ressemblent toutes !!!

JAZZI dit: 19 décembre 2017 à 10 h 55 min

« un assez long « court », puisque d’une durée de 22 mn »

N’est-ce pas ce que l’on appelle un moyen-métrage, Annelise ?

Caroline L dit: 19 décembre 2017 à 17 h 11 min

bonjour, je m’enhardis à écrire;de bonnes fêtes à Anne-lise Roux.Merci pour vos articles. fidèle lectrice,
Caroline L.

Phil dit: 20 décembre 2017 à 13 h 47 min

je croyais que l’ami courtmétrageux était chaudronnier ? une fidèle lectrice plus haut le voit dans la soudure, sans doute un trop(r)sime de « milieu très favorisé »…

Annelise dit: 20 décembre 2017 à 17 h 16 min

Nicolas Berry (« Gels ») est longmétrageux, chaudronnier mais ayant en effet soudé ds les cuves à vin . Merci de m’avoir si bien lue, Llana.
Touchée ms je préférate que Caroline et vous n’hesitassiez pas à postir tout du long?
Sortie à l’instant de Bercy pour une revoyure roborative du taxi Travis… Le séminariste Scorsese himself guettant au .44 sa femme à l’étage  » qui a rv avec un negro »… Vous me croyez fou? Déjà son goût exagéré du sang et des stigmates( la main transpercée, les doigts…) Passons sur le graissage bien huilé du flingue jaillissant de l’étui où la solitude morale contraint l’autre à ne jamais aussi bien coulisser… L’éjaculation crade des eaux usées et flaques ds la rue, au début, contre laquelle Travis remonte la vitre… Keitel en cheveux longs, slow avec Iris, sa petite femme qu’il vend « par devant dans la bouche et par derrière, mais pas de brutalités n’est ce pas? ».., l’héroïsme dévoyé des Us passant nécessairement par le blanchiement sale de la punition puritaine, quitte à achever le Noir venu voler l’épicerie à coups de pied de biche… Et Betsy, joueuse et profondément vénale à sa façon… Clair de lune qd il l’emmène dans son cinéma sub porno après lui avoir payé une tarte… Le fossé social ( le disque etc) et la récupération des bonnes volontés où les perdants st tjs les mêmes… La fin cependant est tjs aussi ambigüe..il la laisse en plan, l’apprentissage du cynisme qui consiste à jouer au billard en plusieurs bandes, loin de l’innocence initiale?. Schrader, Hermann qui a fait la musique, décédé un 24 decembre( j’espère ne pas me tromper cette fois) et auquel le film est dédié..ils ont fait fort … Les ridules-contour des yeux de De Niro lorsqu’il sourit, une tuerie en soi ( on retrouvera exploité ds le dernier plan de Once upon a time in Us..)… Et le grain de beauté sur la pommette qui déséquilibre un peu les traits… Sublime…Brian de Palma rode et avait donné un coup de main en facilitant les bonnes présentantations… Culte, of course. Ds le métro ds l’incapacité de me relire ni de corriger

Ilana dit: 20 décembre 2017 à 17 h 45 min

Merci de me répondre, chère Madame ! Je me permets de rectifier une erreur sans importance : mon prénom est ilana. Vous vous souviendrez peut être avoir rencontré ma fille pour son film.
Pour la participation, impossible de passer après vous! Je n’ose pas. Et vous êtes drôle! Merci encore. Joyeux noël à vous .

JAZZI dit: 20 décembre 2017 à 21 h 18 min

« Je vous lis tous les jours !! »

Faut pas exagérer, Ilana, Annelise fait un papier tous les 36 du mois ! Il est vrai qu’elle commente plus souvent…

Moi aussi j’étais à Bercy en cette fin d’après-midi, Annelise. Mais côté Village, tout au fond du parc. Je suis donc allé voir « La promesse de l’aube » d’après le roman de Romain Gary. Etonné de voir pas mal de jeunes dans la salle. Je me disais que Charlotte Gainsbourg dans le rôle de la vieille mère juive, ça ne pouvait pas se faire. Et bien oui, elle ne s’en tire pas mal la gamine ! Pierre Niney, avec son faux air de Gérard Philippe sans grâce, m’agace un peu. Mais lui aussi est à la hauteur. Avec son oeil noir et nerveux, il est à point pour incarner Proust ! Sinon, le film est une honnête illustration du roman autobiographique de Gary…

Annelise dit: 20 décembre 2017 à 23 h 01 min

Ne faites pas votre Père fouettard avec les commentatrices, si svt (trop) discrètes, Jacques.. Commenter est chroniquer together, « je vs ai compris ? »..Charlotte Gainsbourg pour moi comme le chocolat.. même cru moyen je trouve ça tjs bon, parce que c’est elle..j’aime b votre parallèle Niney-Gérard Philipe, bien vu..surtout les oreilles décollées.. cette anecdote charmante où un réal lui dit, non mais ça ne va pas, avec ces oreilles en feuilles de chou, pas de carrière possible… comme Clark Gable auquel un prod avait prédit un avenir nul « avec cette tête de singe, vs n’irez pas bien loin… » dont acte, quelle belle intuition… Gérard Philipe se fait docilement coller un scotch pour rentrer les ailerons-freinage, et puis au moment où « ça tourne », discrètement il décolle… cas de le dire… le chaudronnier-arrêtez-de-le-nommer-comme-ça ressemble fort à Ben Affleck jeune… « Alias ».. Nicolas Berry.. manuel, eh oui – il ne voit pas ni ne filme les mêmes choses que d’autres mieux avertis, et alors ?

Sylvain dit: 21 décembre 2017 à 13 h 19 min

Jazzy veinard,tu en as profité pour offrir un chocolat à bercy à notre hôtesse?

Tax Driver à17.16,Cybil shepherd jamais été plus belle (contrairement à la chilienne mariana,pas sexy).

Keitel,mac balese.il a soulevé de la fonte.Parole,j’ai les mêmes pecs.

Bernard Hermann,good date.Bonnes vacances, exquise Annelise.

Les papiers guérissent le cholestérol&débouchent les artères.HNY aux fondus RDC itou avant le rush obligatoire sous sapin.

Ils distribuent plus Libé dans les aéroports?

JAZZI dit: 21 décembre 2017 à 13 h 26 min

« (contrairement à la chilienne mariana,pas sexy) »

Tu es injuste, Sylvain. A poil, elle a encore du répondant…

on s'marre dit: 21 décembre 2017 à 13 h 30 min

JAZZI dit: 21 décembre 2017 à 13 h 26 min
sylvain veut dire qu’il est tellement beau (et intelligent) que seules des miss monde sexy et actrices d’une plastique parfaite sexy sont à sa hauteur

Sylvain dit: 21 décembre 2017 à 13 h 51 min

Jazzy,tu caches ton jeu.tu as l’oeil.l’actrice est belle;bien faite ne suffit pas à rendre sexy…

@on s’marre :pas trop d’humour sinon il nous fait une crise cardiaque.Tchao.

Annelise dit: 21 décembre 2017 à 17 h 29 min

Sylvain « Harvey baléze, mêmes pectoraux ». Qui vous dit que je ne suis pas pourvue de similitudes effarantes là-dessus, mon enfant? Sans besoin d’haltères. Le mot de la fin revenant à… Phil. Harvey au Vietnam, eh oui..comme mon Nicolas B. filmeur conditionné en tanks (cuves) plutôt qu’en salle de sport..on ne developpe pas les memes muscles ni reflexes grandi en plein air?
La véracité de jeu imparable du Keitel, autant lorsqu’il berce sa Baby Foster en dents du bonheur, lunettes vertes lors d’un slove d’enfer façon Philippe Garrel mais a contrario bourré d’illusions que quand il pousse un cri de (balance ton) porc tandis que Travis lui fait passer resolument le goût du pain et des fausses langueurs de quelques balles bien appliquées dans l’abdomen. .Tout ceci très violent, esthétique organique, traînées de sang etc dont l’asthmatique aurait tendance à abuser? Revenir sur ses pas ..(le gros dans le couloir va s’en mordre les doigts, aura désormais du mal à minuter pour la bonne cuisson de l’œuf à la coque d’une seule main)… Hier un ami au telephone me repose la question de savoir s’il s’agit d’un film d’extreme droite. .Mon internet en panne, je n’accède plus au tableau donc le débat pas aisé sur écran de 4cm2… Enfin, la violence scorsesienne tjs sous mode gicleur, libération plébéienne orgastique, l’écoulement centrifuge (le côté peuple ne representant plus, moins que js, une caution suffisante pour infirmer l’étiquette « extrême droite »). . De Niro fichant à la porte en jetant toutes ses affaires dehors Sharon Stone, c’est le cas de le dire, ds Casino….tte autre est la violence à l’œuvre ds le film chilien, avec ce sentiment de minage implosif qui absorbe toute énergie en son cœur noir et resserré.. Ms l’écran trop petit ..
Tiens oui Libé, un moment que je n’en vois plus.. La Croix, l’Equipe, le Figaro et Le Monde ds les bacs, ms svt j’embarque un peu au dernier moment, tt le monde s’est déjà jeté dessus ? Bon Noël à tous, chers ami(e)s, si d’ici là je ne resouds pas mes pb de connexion

Annelise dit: 21 décembre 2017 à 17 h 37 min

D’ailleurs Betsy au debut soumet l’amant potentiel « comme il faut » à un test grotesque de craquage d’allumettes d’une seule main, simulant une amputation de doigts, pour estimer s’il n’est pas trop bras cassé. .

Annelise dit: 21 décembre 2017 à 17 h 41 min

Harvey aurait frotté le silex et hop! L’H qui tua Liberty V.. .duel américain typique entre la force vitale du pionnier et celui qui grâce à la loi ou reussissant à la confisquer à ses fins apprend le maniement de la puissance et du pvoir

P. comme Paris dit: 21 décembre 2017 à 19 h 10 min

« celui qui grâce à la loi ou reussissant à la confisquer à ses fins apprend le maniement de la puissance et du pvoir »,

Avec le « merci » des putes de Cholon.
Noël, Noël.

Paul Edel dit: 21 décembre 2017 à 19 h 37 min

merci Annelise de donner des argumetns et d’ajuster votre point de vue sur Scorsese,mais j’avoue que de »taxi driver » à « casino »,grands films bien sûr.. cettea violence scorcessienne me metparfois mal à ‘l ‘aise.. ça devient operatioque et volupté..! et il montre quand même la Maffia comme une bande de copains allumés qui ont vécu de superbes émotions..ils vivent au dessus des lois , solidaires ,comme des aristocrates heureux de faire ramper des sous -hommes…je préfère le Scorcese de « la valse des pantins » car ici le mécanisme d’identification est mis en évidence.merci, enfin pour vos commentaires superbes des courts métrages.beau grand travail.Joyeux Noël.

JAZZI dit: 21 décembre 2017 à 20 h 01 min

« Joyeux Noël »

C’est une fête religieuse, Annelise !
Que faites-vous des athées ou des musulmans ?

Bonnes fêtes de fin d’année à tous !

Phil dit: 22 décembre 2017 à 10 h 00 min

Baroz, ne faites pas votre laïcard de promotion. S’il ne reste plus que lui (car les grands crus de Bordeaux seront au sud de l’Angleterre), le cinéma de France donnera encore longtemps son considérable et séculier « Dialogue des Carmélites » où les Républicains sont appréciés mais remis à leur Just place.

Roro dit: 22 décembre 2017 à 12 h 08 min

à 10 h 49 min
Jh a su s’adapter aux différents courants et modes pour durer il a bien vécu . Elle n’en n’avait rien à fiche et au moins elle est franche. Tout le monde n’a pas envie de briller sous les flashs glamour. à chacun son truc – ceux qui aiment les cours royales les vieilles rafistolées et jouer à l’acteur même mauvais etc

C.P. dit: 22 décembre 2017 à 14 h 32 min

Je recommence : Jacques, je sais bien que vous faites allusion à une pièce de théâtre (filmée) et à un film qui ne la valait pas. Mais Anémone, comédienne et actrice au parcours pour moi remarquable, par ailleurs juste dans ses divers engagements « politiques », a parfaitement le droit de dire ce qu’elle pense du monde du spectacle et de quelques hommages délirants (vous-même n’étant pas un fanatique de Johnny H.)…
Une pensée, du coup, pour Christine Pascal et « Le Petit Prince a dit ».

JAZZI dit: 22 décembre 2017 à 15 h 04 min

C.P., on ne peut pas reprocher à Anémone d’avoir une langue de bois ! Elle dit aussi qu’elle n’aurait jamais dû avoir d’enfants, pour son bonheur, et que la fin du monde arrive à grands pas, ce dont elle se réjouit ! Duras nous avait déjà fait le coup.
Elle envisage de raccrocher et de retourner vivre au Portugal…

en passant dit: 22 décembre 2017 à 17 h 49 min

« retourner vivre au Portugal… »

plein de retraités français s’y ruent pour payer moins d’impôts je crois

JAZZI dit: 22 décembre 2017 à 22 h 03 min

Oui, mais le pays est beau aussi, en passant, et la vie moins chère. Quoiqu’à Lisbonne, les tarifs flambent, et les touristes étrangers, notamment les Français, ont remplacé les indigènes portugais…
Anémone me semble un peu radine, mais je crois surtout qu’elle ne veut plus travailler…

radioscopie dit: 23 décembre 2017 à 8 h 58 min

Jazzi, votre Anémone se donne un genre : on la savait un peu fada en France, elle sera fado au Portugal. Et laissez Phil barboter dans son bénitier. Vos façons de brandir le sabre le font dégoupiller. A chacun ses voluptés. Je vous en souhaite beaucoup à l’un et à l’autre.

Phil dit: 23 décembre 2017 à 10 h 37 min

Le Portugal pourvoit à tous les désirs, dear Radioscopie. Que serait devenu Rivette s’il n’avait pu river son clou à sa religieuse ? démêlez vos guirlandes et passez un bon Noël (les cinéphiles préfèrent Baur à L’Hermitte)

JAZZI dit: 24 décembre 2017 à 17 h 50 min

Bon Noël à toi, Paul !

Mais dis-moi, entre le jeune Le Clezio du Procès-verbal et le Huguenin de La côte sauvage, lequel des deux choisirais-tu à emporter dans une île lointaine ?

Annelise dit: 24 décembre 2017 à 18 h 02 min

Moins bien en effet que Tangerine, bien que je continue d’accorder ma confiance à Sean Baker. ..personne n’a vu « Belphégor (en blanc) n’habite plus au Louvre, désormais il s’est séparé d’Yves Renier et suit Rooney? » De t gros, réellement indésirables pb d’informatique ne cessent de me poursuivre, de sorte que j’espère pvoir arriver t concrètement à promulguer le prochain billet.. à propos de D.Lowery, qq mots : je n’ai rien contre les plans trop appuyés.. ils st longs, et qd vs n’en pvez vraiment plus, le réalisateur rajoute qq mn.. ( la tarte ne me pose par exemple aucun pb, c’est l’utilisation usée de la scène qui m’ennuie.. que le cinéaste transforme le truc en « effet » dont il va user partout) ms donc, plans étirés, d’accord je marche..cela – et le drapé, sculptural et gracieux, et la lumière poudrée, les beaux cadrages (je ne suis pas ironique)pouvaient m’aller tb. .puis j’aime sincèrement et de plus en plus le jeu de Casey Affleck ..ce visage anguleux, sensible, de Rooney Mara.. hormis cela, qui, me direz-vs n’est déjà pas mal?, le résultat m’a paru surtout pompeux-poseur.. faux sentiment contemplatif, « du deuil pour les nuls, ceux qui le subissent et ceux qui en sont la cause », mis en plaquette à offrir au moment de Noël. . scènes soudain verbeuses au milieu de longs silences qui à tout prendre valaient mieux. .une certaine étrangeté, ms trop d’astuces faussement simples, malignes mais pas très élaborées
De bonnes fêtes, chers amis – Jacques, les athées, surtout genre le mal convaincu Michon, comme les autres se hâtent ce soir là de festoyer entre amis de convictions j’espère inégales. .quant aux musulmans, je cuisine au moment de l’Aïd si telle est votre question? En cette nuit de Noël, survivez aux huîtres, au sans gluten, au pantagruélique, au vegan, aux très bons vins, alcools de grain ou au zéro alcool. .ms survivez, sinon vs me manqueriez un brin , en fait
Bonne soirée à ts !

Phil dit: 25 décembre 2017 à 10 h 04 min

Dear Baroz, vous survivez plus facilement à Noël en littérature qu’en cinéma ! tout n’est pas donc perdu, Felicitas..
Il y a pourtant autant de drôles de réputation ici que là, Huguenin est notre James Dean, son unique mince roman aurait bien pu s’essouffler autant que les trois films de l’adolescent coiffé à la falbala laissent planer un doute depuis sa fin au croisement de Salinas, sans connaitre le fil ni le film de la route.

J.D dit: 25 décembre 2017 à 12 h 38 min

Vous aimez Jimmy Dean, Herr Philippe? Vous avez bon goût. Acteur intellectuel et physique. Il n’avait rien d’un imbécile. Fils de ferme, vous savez cela? La paille dans les cheveux, son Vietnam formateur de Herr Keytel.A l’instar du Feygele, dont les mentions enchantent. Pas grand-monde n’écrit comme ça, est-ce la raison?Singulière éthique, chair sauvage en prime. Le « Belphégor en blanc qui n’habite plus au Louvre » me comble. Je donnerais cher pour voir le film de votre Nicolas Berry, chaudronnier.Tout le monde ne peut pas être paysan.

Phil dit: 25 décembre 2017 à 21 h 33 min

JD, James Dean balance entre la fureur de vivre et la fièvre dans le sang, celle-ci peut-être surjouée par un Warren Beatty faux paysan mais vrai musclé. on ne voit jamais la fin des trajectoires cométeuses.
Belphégor, âge d’or de la télévision (en noir et blanc)

P. comme Paris dit: 25 décembre 2017 à 22 h 05 min

« on ne voit jamais la fin des trajectoires cométeuses. »

Pourtant cométeuses, ces années comateuses…
Prometteuses ?
& vice et versa.
Tire fort,
Demain…

Annelise dit: 26 décembre 2017 à 19 h 01 min

Phil, celui en effet de Barma plutôt que celui avec la néanmoins-si-ravissante Sophie Marceau. .dieu Baal & jumelles Juliettegrécoïennes.. incomparable ! Le sourire à fossettes de Christine Delaroche, le départmnt d’égyptologie que j’ai un peu fréquenté, disons, « en vrai ».. ombres, N & bl magiques et Paracelse. ..Belphégor, j’adore !

J.D dit: 26 décembre 2017 à 20 h 46 min

Annelise, le remake ‘Belphegor’ n’est pas au niveau, vous dites juste ! Je pensais que vous n’étiez pas née au moment de la sortie ?MME Greco,amoureuse de Miles, autre classe ! Y.Rénier n’était pas si mauvais. Joli garçon à l’époque. Vu A Ghost Story. Ennui et flirtant avec le ridicule. Bonne recette? Danielle Heyman que j’aime entendre a eu des transports incompréhensibles. Film médiocre et faiseur. Vous ai bien lue sur Affleck et MLLE Mara,vous défendez généreusement.Qui l’a vu?

Phil dit: 27 décembre 2017 à 15 h 29 min

Lieber JD, revu aujourd’hui, aussi par celles et ceux qui n’étaient pas nés à l’époque, Belphégor frappe par son économie de gestes et de mots. qu’en disait-on en son temps ?
comme de Funès ne remplacera pas Tati
Belphégor, probable dernier avatar des Fantômas de Feuillade.

JAZZI dit: 27 décembre 2017 à 20 h 08 min

Belphégor avec Greco à la télé, j’avais les chocottes à la maison !

Sinon, « L’échange des princesses », c’est bien. On y revisite agréablement l’Histoire en 3D.

jack frost dit: 27 décembre 2017 à 22 h 16 min

jack frost dit: Votre commentaire est en attente de modération.
27 décembre 2017 à 22 h 15 min
@une nature phallique

Le mot du jour, moniche

Ma queue éclatait sous tes lèvres
Comme une prune de Juillet
La plume au vent qu’on taille en rêve
N’est pas plus folle je le sais
Que la volage aux amours brèves

Il me souvient de Félicie
Que je connu le jour de Pâques
Et dont la moniche roussie
S’ouvrait en coquille Saint-Jacques
De septembre à la fin Avril

Il me souvient de la dona
Qui faisait l’amour en cadence
Et dont la figue distilla
Un alcool d’une violence
Mais je ne vous dit que cela.

Appolinaire, Poésies libres

J.D dit: 28 décembre 2017 à 13 h 33 min

Annelise,avez-vous vu hier le reportage sur Françoise Giroud? Das war sehr gut.Cela m’a remis en tête la jolie histoire de votre première interview ou ses chats angora grimpaient sur vos genoux .L’ancienne scripte a remis la légion d’honneur à jean Renoir .Le face à face entre elle et Servan Schreiber plein de Sail’hel. »Il ressemblait au héros de Morand ».Le bonheur lui fut donné par l’éditeur Grall ,retiré par la mort de la sœur Douce et du fils tué au ski .Quel sourire!
‘hag Samea ‘h.

JAZZI dit: 30 décembre 2017 à 18 h 50 min

ça passera mieux ici, avec une bise à Annelise !

JAZZY dit: Votre commentaire est en attente de modération.
30 décembre 2017 à 18 h 43 min
Je ne crois pas qu’il faille attacher plus d’importance que cela à cet essai sur « la littérature réparatrice », Paul. Corti (paix à son âme !) ne nous refera pas le coup de « La littérature à l’estomac », et Alexandre Gefen n’est pas Julien Gracq. Bien sûr que la littérature est réparatrice, depuis toujours, mais elle est surtout beaucoup plus que cela !

Demain, dès l’aube…
Bonne et heureuse année anticipée à tous !

(ce matin, j’ai enterré mon dernier mort de la traversée des décembres. Décembre 2017 se meurt, vienne janvier 2018 !)

JAZZI dit: 30 décembre 2017 à 18 h 59 min

Toute spéciale, la bise à Annelise !

J’ai réécris la fin :

(Ce matin, j’ai enterré mon dernier mort de la traversée des décembres : décembre 2017 s’en va, vienne janvier 2018 !)

Annelise dit: 31 décembre 2017 à 9 h 57 min

..parce qu’en effet ce soir d’où j suis ça ne passera plus, que je ne dispose que d’un médiocre téléphone et suis plongée ds des affres informatiques pénibles qui menacent la maintenance RdC. .
Moi de même, cher Jacques..HNY all of you, dear Erdéciens. .ce clip qq part entre Amadou & Mariam très vintage limite kitsch et un Odyssée de l’espace à la manque,p vs dire

https://www.youtube.com/watch?v=QwOU3bnuU0k

RV en 2018 avec une (deux) ouverture(s) du tonnerre, si le dieu internet le permet, vers le 4 janv..vive le cinéma !

Phil dit: 31 décembre 2017 à 12 h 43 min

vive le cinéma, indeed. Truffaut disait le cinéma plus fort que la vie…tout dépend de quel cinéma on parle. comme pour les huitres, le calibre fait la différence. revu « Darling Clementine », considérable calibre du cinéma mondial.

Annelise dit: 31 décembre 2017 à 13 h 33 min

Fonda, la belle Linda Darnell et Mature, sans méchant jeu de mots avec son pré-visage de Sylvester bien avant le 31, tb, vraiment.. j’aime les westerns et j’aime Ford, le borgne pas celui du taylorisme..les huitres, le calibre, c vrai. .point trop n’en faut cpdt, et vs avez raison, le parc ne fait pas tout, même si je préfère Joel Dupuch à Arcachon, en Impératrices, Papin-je-ne-parle-pas-du-footballeur et Gillardeau qu’en train de renverser de grotesques sacs de sable pour faire pleurer ds les petits mouchoirs..je me souviens du goût de noisette de petites plates belon affinées en rivière, c’était à Cancale, table avec toile cirée, vue sur le grand tournant..je me demandais ce qui était en train de pousser ds le champ derrière le parapet, il s’agissait de choux-fleur. .l’odeur un peu vulgaire des feuilles que j’ai retrouvée, en plus âcre et légèrement sure, la première fs que je suis allée ds une gde ville de Russie… ou d’autres (huitres), en Vendée, mes préférées. .charnues qd même, sans être gonflées à l’helium. .et mon écoeurement, à St Malo – Paul, pardon -, devant des ormeaux de la taille d’un steak haché et ayant à peu près le même goût
Bien à vs, cher Phil, voeux de bon coeur.. Médoc faisant la queue du paon plutôt que de vs violer à la bouche, et si un yquem sans épaules trop découvertes, acheté à Drouot à un prix défiant tte concurrence comme ça arrive traîne par là, c’est le moment de dégainer sur stilton

Phil dit: 31 décembre 2017 à 20 h 25 min

Dear Annelise, I totally agree, goûtons les films au nuancier ostréicole pour décrocher les belles perles sans mauvais sauts ternes. La vérité au cinéma comme en peinture est dans le détail (disait Arasse), Victor Mature, Italien lippu musculeux né dans le Tyrol balance son Shanghai Gesture jusqu’à Ford quand Henry Fonda y débute sa démarche inimitable. La cinémathèque de France aux programmateurs en déprimette a proposé comme dernier film de l’année l’apocalyptique « Melancholia » à son bon public, préférons « Darling Clementine », embusqué la veille.

Paul Edel dit: 1 janvier 2018 à 14 h 13 min

Bonen année à tous et à vous Annelise et causons des vieux films (oi dit en littérature des « classiques »)autant que des nouveaux.les filiations sont toujours passionnantes.

Jacques Chesnel dit: 2 janvier 2018 à 9 h 19 min

Bonne et heureuse année à toutes et tous.
Il n’y a pas de « vieux films »; il n’y a que des bons ou des moins bons (voire mauvais) à toutes les époques

Paul Mauroux dit: 31 janvier 2018 à 21 h 21 min

Je suis le grand père de Max Mauroux. Que je n ai hélas pas l occasion de voir.. sur des ordres de son père Didier!!!!!!!!!!

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