de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Infinitului – Volume II – Suite de la coloana

Par Annelise Roux

Se poursuit ici la construction d’une « coloana ».
Aller au cinéma ensemble, se remémorer, contredire, abonder, discuter.

BILLETS(*)/RECENSIONS du 24 juin/ 7 août
-DES TRANSFUGES DE LA COMÉDIE FRANÇAISE PASSÉS AU CINÉMA, de Francis Huster à Denis Podalydès, Pierre Niney, Loic Corbéry…
-«UNE AFFAIRE DE FAMILLE»(*) de Kore-eda
-RETOUR AU (SI BIEN CANNÉ 2019) «PARASITE» de Bong Joon-ho POUR CONCLUSION
-POUR REPARLER DE FASSBINDER(*) (rétro de sa filmographie et livre de Christian Braad Thomsen)
-«LE DAIM»(*) de Quentin Dupieux
-REVOYURE FURTIVE DE «FIRST REFORMED» de Paul Schrader
-CRITIQUE COMPARÉE DES SALLES DE LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE, DE LA FONDATION JÉRÔME SEYDOUX ET DE L’AUDITORIUM DE L’IMA
-ADÈLE HAENEL, PRÉSENCE FORTE, INDÉNIABLE, que ce soit dans «LES OGRES» ou «LE DAIM»
-BACK TO 35 mm AVEC LA RÉTROSPECTIVE MANKIEWICZ
-«GOLDEN GLOVE»(*) de Fatih Akin : du doux et excellent «Juli in July», du punk et virulent «Head-On» puis du finement politique «De l’Autre côté»  au «gore crade »(Sic)
-DE LA PASSASSION DES POUVOIRS D’EDOUARD WAINTROP AU NOUVEAU DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL PAOLO MORETTI : DES INFLÉCHISSEMENTS, CHANGEMENTS DE CAP À ATTENDRE À LA QUINZAINE DES RÉALISATEURS ?
-«VITA ET VIRGINIA»(*) de Chanya Button
-FLAMMES OU REJETS DEVANT «LE JOUEUR DE LUTH» DU CARAVAGE (L’ERMITAGE)
-«L’HOMME d’ISTANBUL»(*) d’Antonio Isasi- Isasmendi
-RETOUR SUR «MUD» de JEFF NICHOLS
-«BEAU JOUEUR» (*) de Delphine Gleize
-«SO LONG, MY SON»(*) de Wang Xiaoshuai
-DU DERNIER KECHICHE, «INTERMEZZO» et de la sortie de salle cannoise d’Ophélie Bau lors d’une scène de sexe explicite projetée au palais des Festivals, après le triomphe sensuel qu’elle avait reçu pour «CANTO UNO»
-DE «PILLOW TALKS» (avec Rock Hudson) afin de saluer Doris Day venant de décéder
-FOCUS SUR UDO KIER(*)
-CARTE POSTALE D’UN ARTISTE QUI FUT PENSIONNAIRE DE LA FONDATION DU CHÂTEAU DE LA NAPOULE, «ONCE UPON A TIME» (FAMILLE HENRY ET MANCHA CLEWS)
-POUR REDIRE LE BEL ET LE BON PENSÉS D’ «IDA», et de «COLD WAR» de Pavel Pawlikowski(*)
-«DANIEL DARC, PIECES OF MY LIFE» (*) de Marc Dufaud
-DES FONCTIONNEMENTS DES RÉSIDENCES D’ÉCRITURE DE FILMS ET DE L’ATTRIBUTION DES FINANCEMENTS EN CONSÉQUENCE, efficacité, bornes et secrets scandales
-DE LA NOMINATION DE DOMINIQUE BOUTONNAT À LA TÊTE DU CNC(*)
-UN VŒU D’INGMAR BERGMAN NOUS EST REMIS EN MÉMOIRE POUR SALUER L’ANNIVERSAIRE DE SA MORT (12 ans)
-REQUÊTE POUR UN CINÉMA D’AUTEUR ESSENTIEL, INQUIET POURTANT DE SON FINANCEMENT ET DE SA SURVIE(*)
-ESCARMOUCHES ENTRE GÉNÉRATIONS DE CINÉPHILES AUTOUR DES REMAKES
-«LE TALENTUEUX M.RIPLEY» d’Anthony Minghella VS «PLEIN SOLEIL» de René Clément : Clément l’emporte
-«CURIOSA»(*) de Lou Jeunet et Raphaelle Desplechin
-«MIDSOMMAR»(*) d’Ari Aster

Marabout de ficelle. Cadavres exquis. Anadiplose. Rebond.

Emploi du dorica castra : du moment que cela reste entre adultes consentants.

Avis divers, chroniques d’une actualité fugace, petites rixes, compléments vitaminiques, banquet, fumets de gastronomie, diète ou riches apports, B.O., déglaçage au vinaigre ou au xérès, cuisson lente, vapeur, gril, saisie à l’unilatéral, cocotte sous la cendre, fumage à domicile, accommodements personnels, épices, jus de boulot pour drainer, aigre-doux, sucré, amer, salé , poivré.

« Billet dans le billet du billet dans le billet du billet » : le producteur vient livrer sa cagette, consécration du simple ajouté sur la table par le voyageur qui passe. Cuisine des régions pauvres, pas trop d’eau, d’asperseurs géants ni d’engrais chimiques.

On mange ce qu’il y a et lorsqu’il y a peu, on jeûne en attendant ce que rapportent les chasseurs-cueilleurs. Traverser le miroir pour venir en case « commentaire », c’est crever l’écran critique sans lui vouloir du mal.

« Verticale » ci-après : la pratique est de descendre en ascenseur jusqu’au dernier étage comme au MI 6 de James Bond pour retrouver les nouveaux billets, puis d’entrer dans la salle de rédaction numérique et d’y poster si on le désire.
Les usagers sont priés d’être éco-responsables, de penser eux-mêmes au traitement de leurs déchets afin de ne pas altérer l’équilibre et la beauté des lieux, au contraire d’y contribuer.
La préservation de la diversité des espèces, plus que jamais une priorité en temps d’étrécissements intellectuel, culturel, éthique.

 

 

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1  675 Réponses pour Infinitului – Volume II – Suite de la coloana

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 43 min

La littérature, la poésie, lieux de la mère quand elle y est présente, voire en excès ?
Vitalie, Regina O’Connor, Mme Aupick, la maman du petit Marcel, la « maman chérie » de Gide, celle dont Balzac « éprouve les baisers en dormant », celle de Duras, celles, détestées, de Henry Miller ou du nouveau marié à une Asiatique de moins de cinquante ans Michel Houellebecq… puis cette remarque de Serge Daney, en rien contradictoire : « le cinéma est le lieu du père, à condition qu’il n’y soit pas. »
Que fait l’autre parent, rescapé de la soustraction ? En tout cas il « ne fait pas la vaisselle » (sic – entretien d’Arnaud Viviant avec S.Daney – Inrocks, mars 1992), reçoit des cartes postales pendant que le fils est « au bordel » ou à la tâche, ce qui revient peut-être au même. Ce lien œdipien net, le cinéma comme tension obligatoire vers un collectif, manière de renouer, tandis que l’écriture est acte solitaire visant à une prise de distance. Daney «écrivant/écrivain » est un bon mix entre les deux.
Quentin Tarantino sera présent au festival de Cannes (14 au 25 mai 2019). Vingt-cinq ans après la Palme d’or attribuée à « Pulp Fiction », il rejoint la compétition officielle avec « Once upon a time in Hollywood ».
Le film réunit les Blonds poids-lourds dans la catégorie, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt, dont on a pu juger des talents comiques en Manouche irlandais au baragouinage mitraillette («Snatch ») ou adepte à deux neurones de la gonflette (« Burn after reading »)… King Leo est un acteur énigmatique. Il a oscillé entre pas terrible, moyen et mauvais, frôlé l’excellent… On ne sait jamais sur quels bons pieds il peut retomber.
Ni l’un ni l’autre n’en est à sa première aventure avec Tarantino : L.DiCaprio dans « Django », B.Pitt dans « Inglorious Basterds ».
Outre sa tendance à ressusciter des carrières mortes – Pam Grier avec « Jackie Brown », Travolta dans « Pulp fiction » – le cinéaste puise dans un vivier d’acteurs et scénariste récurrents : Robert Rodriguez (« Sin City ») avec lequel il a signé des opus expérimentaux, Christoph Waltz, « docteur Schultz », clone du vendeur de potion chez Lucky Luke et de «l’English Bob » se faisant rosser par Hackman (« Unforgiven ») ou nazi au museau courtois d’autant plus terrifiant dans sa placidité, Tim Roth, Jennifer Jason Leigh, Kurt Russel, Uma Thurman, Bruce Willis, Samuel L.Jackson, Steve Buscemi, Lawrence Tierney au caractère si commode qu’après un différend, ce dernier en vint aux mains avec le cinéaste au moment d’un tournage… que de bons augures !
Il ne s’agit pas d’un réalisateur douillet. Il filme en petit dur, n’hésitant pas à aller au contact sans évitement, quitte à le précipiter dans une espèce de provocation enfantine, en jugulant toute sentimentalité comme s’il craignait qu’elle ne le déborde.

« Le lieu du père qui n’y est pas » : celui de Tarantino a facilité sa vocation en disparaissant avant sa naissance.
Sa mère l’élève seule. Il est fort dissipé, et cet abandon, l’incertitude et l’indiscipline vont forger son cinéma. Sa façon de se réfugier en salle pour voir tout et n’importe quoi, sa fascination pour les acteurs, regard stockant sans hiérarchie un empilage qui va se structurant de guingois, sa façon anarchique d’agréger, alliée à un travail soigneux visant à la sédimentation qui lui a manqué (« l’inconscient, même s’il s’ignore, tombe toujours juste ») l’assimilent à un chantre de la culture pop low-cost.
Ses petits boulots sans gloire du début sont connus et l’ont installé dans la figure de gosse surdoué.

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 45 min

Pas tant sa virtuosité, ses couleurs splash et les jets d’hémoglobine finaux qui intéressent que l’intertexte de ses films, moins tomato-ketchupé, plus amoureux du Septième art, dévoué aux personnages… « Once upon a time ». Le nouveau titre dit assez combien sa filmographie est emplie d’hommages, de tributes – ici on ne peut plus clair à Sergio Leone – et de clins d’œil. (Uma Thurman partante pour tuer Bill en survêtement jaune de Bruce Lee dans « Le jeu de la mort »).
Chez Tarantino il ne s’agit pas d’emprunts sans paiement d’intérêts substantiels. Il serait léger de ne pas percevoir leur degré de cinéphilie… ses plans serrés sur les yeux, esthétisation propre aux mangas japonais, split-screen à la Brian De Palma… Cette vignette dont il a fait le logo de sa société de production « A Band Apart » (nom inspiré de sa passion pour le film de Godard)… tout le monde ne peut pas se flatter d’avoir inventé ce style de métonymie. .les hommes en costumes noirs de « Reservoir dogs » désormais aussi iconiques que les Beatles d’Abbey Road.

Plutôt que d’effectuer une focale sur « Pulp fiction » dont le festival dispensateur de la Palme en 1994 va nous rebattre les oreilles, où pourtant brille comme dans le pré-cité Harvey Keitel, acteur si dense qu’il donne envie de se remettre tout de suite au piano (il mériterait à lui seul un billet.. râblé, magnétique, une étincelle peu engageante dans le regard et cette sensualité tellement oxymorique.. .), observons les rappels tordus ou magnifiés dispensés dans d’autres films. La prestance de Calvin Candie (L.DiCaprio) dans « Django ». . cet héritage filmique sudiste, maintien moitié arrogant, moitié languide, des propriétaires de plantations… on pourrait y discerner l’ombre reptilienne de films Goldwyn-Mayer, celle satanisée du personnage d’Eastwood dans « Minuit dans le jardin du bien et du mal ».. Et Pai Mei, « the cruel tutelage » imposé à The Bride/Uma Thurman : on redoute que le réalisateur s’égare dans la caricature raciste avant de se rappeler que cet archétype « d’Invincible » était apparu en 1977 dans « Les Exécuteurs de Shaolin » de Liu Chia Liang. Le méchant aux sourcils blancs, recyclé ici en un absurde mélange entre Maître Yoda et le terrible Chevalier Ni, valeur indémodable du kung-fu !
Quentin Tarantino en fait son miel. Il s’y connaît parfaitement, aussi bien que Les Cahiers du cinéma commençant à importer le cinéma asiatique en France grâce à Olivier Assayas. Il éventre sans veiller à les refermer les boîtes de Pandore de diverses factures cinématographiques. Vannes ouvertes, les genres s’en échappent et s’égaillent dans la nature. Son côté giallo.

Son sens intuitif du casting fait mouche. Quel coup de génie d’avoir enrôlé David Carradine dans l’aventure de la manieuse de sabre ! Cette lourdeur de paupières cartoonesque sans effort… Il le fait mourir dans un enchaînement de pas fantaisistes.
Celui qui est en réalité tragiquement décédé d’un « accident de masturbation » dans un hôtel de Bangkok avait confessé carburer « toute la journée au whisky et à l’héroïne » pour tenir le rôle pétri de détachement de Kwaï Chang Caine, moine défroqué par la vengeance (La série «Kung Fu » créée par Bruce Lee et Ed Spielmann, diffusé par ABC entre 1972 et 1975 devait entraîner une vague sans précédent d’intérêt pour le bouddhisme)…
Des trésors de références et d’ironie sont embusqués sous les artères sectionnées, les bras coupés. Ni le grand-guignol ni le gore ne sont proscrits. On peut avoir horreur de cela. Néanmoins, que de poupées gigognes ! « Béatrix Kiddo, alias « The Bride », alias « Black Mamba », alias, alias, alias… ». C’est pas bientôt fini ? Tarantino tartine. Tarantinons.
Sa filmographie est inégale. Chacun peut y aller à volonté de son classement subjectif. Des répétitions flagrantes font chuter les points : « Hateful Eight », la scène de la traque est comparable, en moins bien et plus sadique, à celle de Waltz humant l’air en uniforme vert-de-gris (« Inglorious B »). Des morceaux plus faibles, mais on peut mieux aimer un petit cru qui en dit davantage qu’un grand, qui en dit moins.

Ces monologues creux, insupportables, ces discussions vétilleuses que vient hacher sans préambule une extrême violence. Samuel L.Jackson en prêchi-prêcha soulant est irremplaçable. Et ce non-souci de la vraisemblance ! Une digression de dix minutes est accordée à Lucy Liu – le personnage d’O-Ren Ishii – dans « Kill Bill », « et pourquoi l’exécution de ses parents l’a traumatisée, et quand, comment, en a-t-elle été conduite à devenir tueuse professionnelle, et quid de son katana », patati patata… Wes Anderson faisant dégoiser Monsieur Gustave dans « Grand Hôtel Budapest », Park Chan-wook avec «Mademoiselle » : ces narrations tirées par les cheveux aux dénouements plus qu’improbables sont de la même veine.

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 46 min

Adolescent, le réalisateur fut ouvreur dans un cinéma porno : en aurait-il retiré une magie postmoderne ? Car enfin, il y a de cela : cette outrance, ce bla-bla-bla à la mords-moi-le-réalisme débouchant sur libération corporelle rapide et très peu bordée. Une mère et sa fille de 18 ans gogo danseuse ayant pris en stop une étudiante, bloquées par la neige dans un château, ont un problème de lavabo et appellent cinq minutes après le générique du début un plombier dont l’arrivée coïncide avec celle du cousin de la factrice grippée venu la remplacer dans sa tournée… Vraiment ? Les histoires ne respectent pas fatalement un fil rouge. Excessif, ampoulé, décalé, narquois… Tout n’est pas prétexte non plus à de vaines démonstrations de savoir-faire : son absence de confiance en la fiabilité ou la bonté de l’homme, son pessimisme se déploient à couvert sous des péripéties humoristiques glauques.
Tarantino est un cinéaste organique, orgiaque, très différent d’un Cronenberg ceint d’un parfum de putréfaction et de métaphysique intime. Ses catharsis sont de nature centrifuge.

Son féministe caché, par exemple, livré à l’envers, est presque indétectable… Ces séquences dédiées aux représentations de la femme sont susceptibles d’être interprétées de la pire façon. Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh, « Hateful Eight ») est en route pour être pendue. Scène effroyable. Plus loin, ce gnon – pas d’autre mot – qu’elle reçoit en plein visage lors d’un plan sans ellipse… Du jamais vu ! Indignation galvanisée : c’est trop ! Pas possible de filmer cela !
Le fait qu’on ne puisse l’admettre rappelle combien en effet c’est inadmissible.
Tarantino échappant au récit plausible, rend caduques des tabous visant à encadrer une matière réelle. Il dénonce à sa manière criarde, efficace et sournoise, une maltraitance appliquée du fait des hommes : The Bride (« Kill Bill ») voit les siens décimés le jour de son mariage par un commanditaire qu’elle n’aura de cesse de pourchasser. Pire, il est en réalité le père de son enfant !
« Jackie Brown » – un des plus classiques en termes de forme, un des plus retors et original quant au scenario – recèle une scène sexuelle d’anthologie : Robert De Niro entreprend Bridget Fonda, sa petite amie camée contre la planche à repasser alors qu’elle mâche du chewing-gum et qu’on a l’impression qu’il pourrait remplir en parallèle sa déclaration d’impôt. Il finit par l’abattre sur un parking lorsqu’il s’exaspère de son babillage ! Non seulement incongru, mais déclenchant le malaise en même temps que le rire.
Si les femmes sont fatales, vénéneuses ou en chute libre, elles peuvent s’avérer aussi déterminées, inventives tandis que les hommes héritent d’une piètre image. Ils sont prédateurs ou traitres, abrutis, veules. Pam Grier/Jackie se révèle forte, nécessairement débrouillarde pour assurer sa survie au milieu d’un essaim masculin stupide et malfaisant.

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 47 min

Deux choses à ajouter au portrait : la première, bonne nouvelle pour les inconditionnels des pyjamas Eminence « Star Trek », le cinéaste serait officiellement prêt pour embarquer sur le vaisseau Enterprise et réaliser le quatrième volet.
Que personne ne s’énerve. Non, il ne prend pas le relais de Robert Wise, « Monsieur West side story » qui avait donné en 1979 le premier film après la série historique. Reboot 4, les deux premiers ayant été commis par J.J. Abrams et le troisième, Justin Lin.
Bonne nouvelle néanmoins en pensant au croisement à venir entre la fougue macabre de Tarantino et la réserve de Monsieur Spock.
Nul ne pouvait remplacer Leonard Nimoy. Sans le surpasser, Zachary Quinto a su instiller au Vulcain une retenue charmante. Rappelons que Quinto s’est illustré au moment du gommage de Kevin Spacey « pour raisons de scandale » du film de Ridley Scott, « Tout l’argent du monde » : après qu’il avait été photographié dans son appartement avec son compagnon au moment de la promotion du reboot 3, « Star Trek : Sans limites », son avis lui fut demandé son « l’affaire ». Si l’effacement numérique au profit de Christopher Plummer n’avait pas ses faveurs (« un secret de Polichinelle » destiné à servir de paratonnerre), il déclara ne pas avoir apprécié le coming-out opportun de l’acteur déchu « qui brouillait l’image des homosexuels en train d’atteindre une banalisation légitime ».
Intéressant car il s’agit d’une réaction plus élaborée que de dénoncer une essentialisation tout en faisant montre d’une solidarité aveugle, dès lors que l’objet du débat s’applique à une communauté à laquelle on est censé appartenir. Saine volée en éclats d’un manichéisme qui n’est fructueux pour personne.
Signalons pour conclure le film de Ladj Li en lice à Cannes, «Les Misérables ». Ce dernier est le co-fondateur avec Romain Gavras et J.R d’une école de cinéma gratuite près de Paris, sans condition d’âge ni de diplôme, baptisée « Les nouveaux Spike Lee ».
Spike Lee et Quentin Tarantino n’en étaient pas à leur première querelle saignante lors de «Django » : le réalisateur de « Malcolm X » et « BlacKkKlansman » avait violemment reproché à celui de « Pulp fiction», « Unchained Django » et « Jackie Brown » son emploi inconsidéré du mot « nigger ». Samuel L.Jackson s’en était mêlé, éreintant Spike Lee. Vendu à la cause ?
La sélection officielle cannoise, déplacement des conflits sur territoires lointains ?

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 55 min

.. et (sans rapport avec le billet précédent), la mort de Jean-Claude Brisseau, dont on peut reparler des films et de l’oeuvre hors polémique

JC.... dit: 12 mai 2019 à 5 h 24 min

GAZON MAUDIT
Les Marcheurs en Arrière ont trouvé un LOISEAU qui fait « cuit-cuit »….

JC.... dit: 12 mai 2019 à 6 h 26 min

LUNE DE FIEL AU MALI
Deux connards en voyage de noces pris en otages, deux commandos morts pour libérer ces abrutis…
Vite ! on en fait un bouquin, puis un film, coco !

JC.... dit: 12 mai 2019 à 6 h 47 min

JEAN CLAUDE BRISSEAU
Bien entendu, nous n’ouvrirons pas la porte à la Paul et Nique au sujet de sa condamnation pour harcèlement !

Un metteur en scène qui essaie de se faire une ou deux gamines voulant jouer dans ses films, cela nous parait assez naturel au regard des lois comportementales sexuelles de l’espèce humaine, particulièrement dans le milieu cinématographique….

Repose en paix, JC !

tristan dit: 12 mai 2019 à 8 h 07 min

JC Brisseau(suite)

Pour avoir si bien filmé les fesses de Vanessa Paradis dans Noces blanches, il lui sera beaucoup pardonné.
RIP.

Annelise dit: 12 mai 2019 à 9 h 00 min

Plutot que de dauber de bon matin JC Brisseau, quel film avez-vous vu?
Rohmer et Le Losange l’ont repéré et produit ses premiers films. Bruno Cremer dont nous parlions était son acteur fétiche. La condamnation pour agressions sexuelles a entraîné que l’oeuvre soit jetée avec l’eau du bain, c’est dommage. Frédéric Bonnaud avait été contraint d’annuler la rétrospective à la Cf de peur que le cinéaste ne soit pris à parti lors de son arrivée à Bercy . .le dilemme Polanski venant de s’être posé. Bonnaud a même déclaré s’être autocensuré par nécessité à propos de Bertolucci, accusé de maltraitance et de viol par Maria Schneider
Philippe Rouyer disait assez justement que Brisseau a été tenu pour un « Weinstein français » et que cela a précipité sa chute
Pourtant une filmo (surtout celle des débuts) marquée par la description des cités délaissées, livrées à l’abandon et la violence, ensuite hantée par une sorte de tyrannie de la pureté, le milieu scolaire. .des images parfois suresthétisées sans doute .lyrisme, onirisme. .en tout cas une patte que les actes personnels n’occultent pas

JC.... dit: 12 mai 2019 à 9 h 13 min

Annelise, tu es bien gentille : tu me laisses parler comme je l’entends des sujets que tu proposes.
Et parler cinéma si j’en ai envie. Tu daubes, là !…
Ne fais pas ta Mère Supérieure.

JC.... dit: 12 mai 2019 à 9 h 35 min

Chère Annelise, tu me permets de te vouvoyer dans cet immeuble numérique si bien fréquenté ?

Très chère, lorsque vous aurez accepté ma demande en mariage récente, l’idée de passer à l’acte au Mali vous tenterai t elle ?

L’endroit est mondialement connu pour être sûr, tranquille, complice…

JC.... dit: 12 mai 2019 à 10 h 04 min

L’ARBRE DU MONDE pourrit en RdL
Hé, les bolos germano-crétins. Laissez faire les primaires ! Ils abattent les arbres pour mettre fin* à la faim du monde.

*enquête en cours

Lucienne dit: 12 mai 2019 à 10 h 55 min

Ah ! JC et ses demandes en mariage… toutes REFUSÉES… on comprend pourquoi… qui pour se maquer avec un tel zigoto ne sachant répondre que par l’injure

Annelise dit: 12 mai 2019 à 10 h 55 min

..plutôt une rouquine carmélite, JC.. les pires ! La Mère Sup m’a vue venir
Alors, sur Tarantino? Vous êtes bien du genre à avoir jeté un oeil sur un ou deux de ses films en douce
Ou Brisseau. « Lui fils de femme de ménage se rêvant cinéaste » (Sic) Physiquement une montagne, très autoritaire parait-il sur les tournages
Sylvie Vartan était troublante sous sa direction. F.Bonnaud considérant qu’oeuvre et vie privée, fût-elle objet de poursuites judiciaires de manière désynchronisée, étaient choses séparées a ajourné la rétro qui devait lui être consacrée à contre-coeur

JC.... dit: 12 mai 2019 à 11 h 51 min

EFFET GILETS JAUNES
Celui du réveil matin.

T’entends la sonnerie qui, alors, est utile !
Tu te lève, joyeux, et tu fais ce que tu veux.

Alors, là, la sonnerie ne joue plus AUCUN rôle !

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 13 h 19 min

enio moricone traite de plus pire voleur crétin tarentino..tarentino lui damnde une musique de film..enio dit comme ça qu’il n’a jamais dit que tarentino n’était qu’un crétin..tintintin..plissement des noeils..j’ai pas aimé un fime de tarentino depuis jackie brown..c’t'un pépéroni gonflé a l’hélium

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 13 h 22 min

hors le clairon tout est rien que bruitage de backroum jicé..qu’est ce qui a dplus truc de tarlouze qu’une clarinette..chte l’dmande pas..tu l’sais

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 13 h 24 min

immeuble numérique

bel himage..ici on est toujours voisin du dsous..chez lassouline du dsus..bien qu’anlyz soit en penthouse elle descend souvent

Jazzi dit: 12 mai 2019 à 13 h 31 min

Et dire que nous allions atteindre les 3000 !

Fin de capitalisation, une nouvelle page s’écrit en RDC.
Une « colonne verticale » d’un genre nouveau, sous le haut patronage de Quentin Tarantino, Cannes oblige, dont il me faut encore digérer les roboratifs billet & déclinaisons proposés d’entrée de jeu par Annelise.

En attendant de pouvoir développer les pistes ouvertes à l’occasion de cette proximité festivalière, avec son suspens époustouflant : « Almodovar aura-t-il enfin la palme d’or ? », attardons-nous encore un peu sur l’actualité en cours dans les salles.

« Lourdes » de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, dont Phil nous a dit qu’on leur reprochait d’entretenir une trop grande empathie pour les curistes-pèlerins qui participent à la renommée de cette ville-sanctuaire.
Pour la gaudriole, Jean-Pierre Mocky nous avait déjà donné son inénarrable « Le Miraculé », avec Michel Serrault et Jeanne Moreau.
Mais s’agissant ici d’un documentaire, comment peut-on reprocher aux auteurs d’éviter de porter un regard misérabiliste sur le sujet ?
Grâce à la première apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous, en 1858, Lourdes attire les pèlerins venus du monde entier. Depuis, l’on compte des milliers de guérisons inexpliquées et 70 miracles officiellement avalisés par le Vatican. Désormais, chaque année, 3 millions de visiteurs s’y rendent en procession. Tout un peuple de croyants et d’invalides de toutes sortes, qui n’ont d’autres espoirs de guérison qu’à travers la manifestation d’un… miracle !
A l’empathie des auteurs ne peut correspondre que la compassion des spectateurs.
Que faire d’autre devant le spectacle de tant de misères physiques réunies ?
Les cinéastes filment au plus proche les visages et les corps des malades, les gestes de soulagement et les soins apportés par les divers personnels d’encadrement, laïcs ou religieux, pour la plupart bénévoles, ainsi que les rituels en usage.
Une esthétique soignée et charnelle qui évoque les fresques religieuses de la Renaissance italienne. Il faut voir comment les pèlerins caressent la pierre humide de la grotte sacrée, le regard noyé de larmes…

Le cinéma, lieu de la présence excessive de la mère quand le père n’y est pas ?

Ma mère, veuve, chrétienne et sourde et muette, une fois ses trois enfants conduits au seuil de l’adolescence, songea enfin à s’occuper un peu d’elle-même. Son infirmité la révoltait toujours autant et elle fit plusieurs fois le voyage à Lourdes en compagnie de quelques membres de l’association paroissiale locale. Nous, ses enfants, esprits forts, nous ricanions toujours un peu en la voyant partir en nous disant, d’un air entendu, qu’à son retour nous devrions nous attendre à ce que : « Moi, peut-être miracle ?! »
Il n’y eu jamais de miracle, mais, pour elle, quelque temps d’apaisement après chaque voyage où elle avait pu constater que, sous l’angle de l’infirmité, elle n’était finalement pas si mal lotie…

xlew dit: 12 mai 2019 à 14 h 22 min

Substantiel dépouillement de la carcasse du lyrisme à bout touchant, fumant, de Tarantino, Annelise, ce dernier est de plus en plus à l’aise à l’intérieur de la peau d’ours de Hollywood, qu’il continue à vendre, avant de la voir muer, avec le même malin plaisir.
Il semble de moins en moins nager dedans, et remplit le costume, piqûres et points intérieurs enfin raccords aux coutures et balafres de son corps, sinon des cicatrices de son esprit.
(Les Beatles périront peut-être tous de mort non naturelle, passage vers l’au-delà protégé ou pas, qui sait, le George du groupe avait beaucoup souffert d’un coup de poignard au poumon).
De Redwood à Rosewood, via John Singleton, la route fut très courte, sur le chemin beaucoup tombèrent de Manson en un difficultueux charybdéen after, un after de flower power en plastique telles qu’on en voit même au centre de somptueux cimetières.
Quand ce n’est pas ce qu’ils avaient adoré qui les brûlait, ils brûlaient maintenant ce qu’ils avaient au plus haut porté, Allen et Robert Crumb, jadis des chouchous, sont aujourd’hui napalmisés par les descendants des mêmes (Crumb a des dessins dégueulasses et peut-être des idées contestables sur l’amour, mais sa série sur les jazzmen et bluesmen américains est extraordinaire).
Plus personne ne laisse l’artiste être animé par ses démons, il se doit de se présenter au rapport tous les jours devant le tribunal, son bilan de société à la main, son bulletin de santé psychologique glissé entre les dents.
La scène de la petite fille soufflant la vérité à l’oreille de Di Caprio-Reynolds est très belle, surtout lorsqu’on ôte mentalement le filtre du tongue in cheek familier – obligatoire – des top acteurs des années 2000, si l’on pense un instant à Cruise et Pitt qui mettent un point d’honneur à surjouer la dérision de leur personnage (et de leur *persona* en prime, diraient les critiques de ciné).
Pourquoi Reynolds ne serait-il pas un excellent acteur, souvent à son insu (la suprême technique, qu’enseigna peut-être Kazan dans sa Hell’s Kitchen de Manhattan) ?
Hustle l’avait prouvé, Deneuve l’avait aidé.
La cotation des acteurs à Hollywood c’est fini, tous ont un bas de laine à l’ombre, une doublure pour les lourdes scène d’action, pas étonnant qu’il soient toujours à la recherche de ce pas de contention, qui les met dans tous leurs états artistiques, une espèce de Dakota psychique trop affiché pour être foncièrement honnête, pourquoi n’aurait-on pas l’impression de se faire voler les terres du temps de notre cerveau disponible.
Ou alors ils jouent et nous débilitent un peu comme le Custer de Penn.
L’autoérotisme hollywoodien, toujours à se commenter lui-même, en est-il rendu-là ?
C’est vrai, vous nous le montrez bien, les vignettes de Tarantino sont virtuoses comme des petits scarabées filmophages qui éliminent les bouses et les excréments du pur pastiche.
Le moment Bruce Lee est assez fort, il rappelle la mort du fils, Brandon, la mêle à une scène du premier Indiana Jones, celle où Ford, devant les moulinets du sabre d’un janissaire plein d’esbroufe, dégaine son revolver et règle sèchement la menace d’un problème, tandis que Booth, le personnage de Pitt que capte Tarentino, raille les hypothèse du martial grand-maître par une remémoration de la toute puissance du juridisme américain et clôt l’argument d’un sourire.
Peut-être qu’un jour, comme Scorsese pour son film sur les Kirishitans du Japon, l’autodidacte doué se laissera-t-il inspirer par Malick, comme Dumont et Brisseau par le premier Pascal Thomas (les profs de français/philo qui sortent vivants du bahut sont les meilleurs)…
Savoureuse, votre évocation des blondins maquillés comme des Kamaz russes, ça me rappelle la belle Femme Africaine Blonde de Brancusi, un artiste dont le choix du matériau des socles était la plus importante des choses, sa colonne, comme ici la vôtre, s’orientait vers le ciel autant que vers le velours des souterrains, le système racinaire dans son imagination comptait à part égale sinon plus, comme ici, où l’arbre cosmique des commentaires est inversé.
Je ne désire point abuser plus et empiéter sur le module en losange de l’honorable prochain commentateur, je me retire en Petite-Valachie sur la pointe de la plante des pieds ou sur l’extrémité nord de la paume des mains, tête en bas, de côté.

Annelise dit: 12 mai 2019 à 15 h 31 min

Bel aparté sur Madame votre mère, Jacques. Pas la première fois que vous l’évoquez de façon émouvante. .autrement on ne joue pas le compteur si? Ah les 3000. .j’étais sûre que cela vous ferait rêver
J’aime aussi bcp l’idée de l’immeuble numérique. Tbien trouvé. Heureusement qu’on n’est pas chez Ballard, tout ce serait mal terminé
Désolée d’avoir dû rafraîchir, le petit Art s’est plaint en mp que la page commençait à être longue à charger. Je ne comprends rien à ces zubtilités informatiques, mais le jeune groupe m’avait proposé de prendre un verre à la sortie d’un giallo à la Cinémathèque ..depuis j’ai « du mal à leur refuser », comme on dit à la campagne
« Lourdes », l’Huma fait partie de ceux qui l’ont le mieux noté – paradoxe? Les pages littéraires d’antan étaient fort bonnes . .j’ai souvenir sur France Culture d’une longue itw croisée entre votre servante et Laurent Mauvignier co-animée par Alain Nicolas (l’Huma) et JBHarang (Libé) où le second était loin de posséder la culture spirituelle dans les deux sens du mot du premier. .le personnage d’ours mal léché incorruptible de Harang, si séduisant pour ses copains ayant la carte, fondant d’ailleurs en « off » comme neige au soleil. .j’ai encore le souvenir désagréable de ses intimidations pas du tout vagues à mon encontre. Nicolas était beaucoup plus fin, curieux, iconoclaste. .Michon avait dézingué Renaud Matignon à distance en n’en pensant pas de bien, Harang assujetti au même principe avec moi ne fera pas de vieux os

Jean-Marcel, Jackie Brown mon préféré – et de loin. Le personnage de Louis Gara m’a fait rire pendant des semaines. .Bridget Fonda affalée sur le canapé dans des vapeurs de joint, d’une sottise effarante, est une image sans conformisme – je veux dire la façon dont elle finit détonne ..mais « Kill Bill » est une telle soupe aux navets ! C’est très difficile d’obtenir un bouillon aussi concentré, tout un travail.. le gastronome respecte
Sinon le revirement d’Ennio Morriconne m’avait aussi perturbée. .une pointure de cette envergure, et soudain il se prête à une collaboration avec un cinéaste qu’il avait dit ne pas apprécier. . pour le coup, là, oui, je trouve qu’il y a une forme de confiscation au lieu de l’hommage. . abus de faiblesse sur personne commençant à être vulnérable?..on ne sait pas trop quelle part d’amour et de vénération entre là-dedans chez Tarantino.. ni si EM s’y est prêté car il s’était senti en perte de vitesse, avait voulu rebooster sa carrière en raccrochant les wagons avec quelqu’un dont il a fini par reconnaître le talent, ou juste pour rajouter de la crème relevée de vanité dans les spaghettis du western

Annelise dit: 12 mai 2019 à 15 h 48 min

« ce dernier est de plus en plus à l’aise à l’intérieur de la peau d’ours de Hollywood, qu’il continue à vendre, avant de la voir muer, avec le même malin plaisir. »

« Le moment Bruce Lee est assez fort, il rappelle la mort du fils, Brandon, la mêle à une scène du premier Indiana Jones, celle où Ford, devant les moulinets du sabre d’un janissaire plein d’esbroufe, dégaine son revolver »

Lew, vous êtes très fort ! Comme souvent, vous voyez beaucoup. . empiétez quand vous voulez.
Brancouche, j’imagine la tête des tout premiers à avoir découvert Princess X. .même le nom, il fallait le trouver
Il y a des années, de très belles pièces réunies au Guggenheim Bilbao, alors qu’il y avait au même moment une expo Richard Serra .La personne qui m’y avait conduite très pointue sur ces sujets. .l’influence des arts premiers etc Je voyais de jeunes Japonaises manifestement compétentes tourner autour ..diable!

Petite chose encore, Jean-Marcel 13h24. .enfant j’étais choquée d’entendre le mot penthouse. .suis restée des années à croire qu’il s’agissait d’un truc graveleux ..jamais compris si c’est parce que la sonorité en évoquait une autre, ou parce que mon inconscient avait enregistré que c’était le titre d’une revue érotique?
Dans le village où nous étions, j’ai gardé cette vision particulière – authentique, psychanalytiquement peut-être significative? – d’une épicerie-bureau de tabac-librairie-poste où les magazines pornos pendaient épinglés sur une corde à linge un peu haute (afin que les enfants ne puissent pas s’en saisir)au-dessus d’un étal charcutier. .rôti de porc froid légèrement verdi, qq saucisses où planaient les mouches, jambon blanc

Jazzi dit: 12 mai 2019 à 16 h 22 min

Oui, mise à part que ce que Jean-Marcel préfère dans le penthouse, c’est toujours la cave !

J’ai relu vos contributions, Annelise, c’est mousse costaud ! D’autant plus que je ne suis pas vraiment un inconditionnel de Tarantino…

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 17 h 11 min

ou juste pour rajouter de la crème relevée de vanité dans les spaghettis du western

hum..l’italien peut casser du français..jamais de l’italo américain..c’est pas brillant

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 17 h 15 min

..il y a un sous sol dans l’himmeuble ou wenstein a son penthouse..mais il n’a pas de cave baroz..c’est dvenu bien trop chic..

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 17 h 22 min

où elle avait pu constater que, sous l’angle de l’infirmité, elle n’était finalement pas si mal lotie…

..et ça t’a jamais fait envie pour haller te requinquer baroz ?

Jazzi dit: 12 mai 2019 à 17 h 40 min

« ..et ça t’a jamais fait envie pour haller te requinquer baroz ? »

Jamais. Outre les fioles de vierge en plastique à l’eau de Lourdes, ma mère nous avait ramené une sorte de kinescope de poche en plastique dans lequel on enfonçait une carte perforée contenant des vues de la procession et dont le visionnage était aussi effrayant que le film Freacks, vu bien plus tard !
Tout ça, c’était pour dire que j’étais prédisposé à l’empathie en allant voir ce film et que j’ai constamment pensé à elle en le regardant…

Annelise dit: 12 mai 2019 à 18 h 04 min

. .scène saisissante Jazzi. Petit cinéma intérieur probablement aussi troublant que l’aperçu au fond des dés de saké
Une des processions les plus belles vue en Italie..au Brésil c’est trop effrayant, avec des scènes de transes et d’hystérie, paumes des mains écharpées pour imiter les stigmates – c’est dans les Pouilles, à Rocolotondo, un 15 août tandis que dans la soirée claquaient de petits feux d’artifice mous tout alentour..splendeur .Dans la journée une statue de Vierge parée est transportée à travers les rues sur une chaise de bois dentelé ,l’auréole en fer parsemée d’étoiles minuscules, la statue poursuivie par des bambins pas trop concernés, des vieilles gens vêtues de noir, graves et recueillis, des femmes plus jeunes, lentes, à l’air fatigué à cause du dur soleil dont on sent qu’elles aimeraient s’arrêter sous les arbres du parc du belvédère – mais elles ne le font pas

tristan dit: 12 mai 2019 à 18 h 26 min

« Ah les 3000. .j’étais sûre que cela vous ferait rêver. »
Eh oui, on se voyait déjà 3000 en arrivant au port…

Jazzi dit: 12 mai 2019 à 18 h 36 min

En revanche, je suis allé à Fatima, visite touristique hors grand rassemblement processionnel. Architecture religieuse désolante, surtout si l’on n’a pas la foi chevillée au corps, heureusement que la région alentour est superbe !

alley cat dit: 12 mai 2019 à 19 h 50 min

d’une épicerie-bureau de tabac-librairie-poste où les magazines pornos pendaient épinglés sur une corde à linge un peu haute (afin que les enfants ne puissent pas s’en saisir)au-dessus d’un étal charcutier. .rôti de porc froid légèrement verdi, qq saucisses où planaient les mouches, jambon blanc

Quand les mouchent planent sur la saucisse, fini la rigolade: fermeture administrative d’office. Rendez-vous à tous en grande surface. Des gilets jaunes convertis aux distinguées épiceries fines, comme aux plus radicaux d’entre-nous. « Puisse Dieu te blesser sans toutefois te tuer ; tu en sortiras grandi et fortifié(e) »
https://www.youtube.com/watch?v=wES3FVw1P-M

alley car dit: 12 mai 2019 à 20 h 08 min

@les modos qui voudraient participer plus directement (comme on les comprend)

alley cat dit: 12 mai 2019 à 20 h 01 min
les mouchent > les mouchés

JC.... dit: 13 mai 2019 à 6 h 13 min

INSOUMISSION
Exemple ?
L’insoumission, c’est ne pas se soumettre à Mélenchon, notre Pol Pot, le Maduro des islamogauchistes…

JC.... dit: 13 mai 2019 à 8 h 29 min

DISCUSSION
Retirons nous immédiatement de toute discussion : en France, elles ne mènent à rien. Juste à frimer devant des frimeurs.
Lâcher un mot définitif « C’est comme ça, et pas autrement ! », et go !

JC.... dit: 13 mai 2019 à 8 h 56 min

CITATIONS
« Amis, vous noterez que par le monde il y a beaucoup plus de couillons que d’hommes. »
« C’est grand pitié quand beauté manque à cul de bonne volonté. »
François Rabelais, scénariste

bouguereau dit: 13 mai 2019 à 17 h 47 min

2 fois plus..si le compte est bon
ta grande pitié s’exprime comment en tel cas jicé..il n’y a pas de voix off

bouguereau dit: 13 mai 2019 à 17 h 49 min

NON-PARTICIPATION
La dictature, c’est la participation obligatoire

en belgique ferdom t’es hobligé dvoter sinon c’est l’hamende..

bouguereau dit: 13 mai 2019 à 17 h 56 min

Tout ça, c’était pour dire que j’étais prédisposé à l’empathie en allant voir ce film et que j’ai constamment pensé à elle en le regardant…

à travers ses proches on se regarde soi même baroz..hon pense à sa capacité de résistance..c’est ça qui tenaille

bouguereau dit: 13 mai 2019 à 18 h 06 min

c’est dans les Pouilles

il y a des petites chapelles perdues formidables..avec des fresque rafraichies..j’y ai vu une femme entre deux ages avec un pinceau et des tubes lidl..au sujet des projets de notre dame je suis déçu qu’il n’y ait ni sainte vierge..ni même rimèque de chimère ou gargouille..ha ça mais pour le zinc iridié à l’eau lourde à la jean nouvelle y sont tous fort

pado dit: 13 mai 2019 à 19 h 11 min

Demain 14 mai Graaaaaannndde Vente mondiale d’un Bouguereau Lequel on ne sait Pas.
Bon ! A priori William. Donc le vieux. Mais le nôtre (enfin pour moi à peine une évocation) est-il si jeune ?
Le prix ? estimé a un poil près : 30 millions de dollars (sont fous de William les amerlocks)
Perso je suis prêt à mettre une dizaine d’euros sur le cerveau du nôtre (un hasard, il existe !)
un pari, mais ya pire. Parfois il résonne( ai ?)
Bien sûr le tableau ( p’tit Pan tout jeune) n’est pas avare de fesses masculines (pour faire plaisir à Baroz) de seins féminins (pour J-Marcel ? et moi ?) et de prochaines « Festivités » (type feux d’artifice pour Annelise)
Trois, quatre ans c’est long mais retrouver un matheux Toulonnais est toujours un plaisir (même si bien sûr son anarcho-droitisme mérite toujours des baffes)
Bises à xlew (t’es le plus fort ! Quoique!!!!)

Annelise dit: 13 mai 2019 à 20 h 00 min

Ah, les Pouilles Jean-Marcel ! Et cette cuisine. .on en reparlera une autre fois. .comme de vous demander en aparté si vous avez goûté la cusine de Gille Dudognon près de Limoges. .beau parc verdoyant, Chapelle St Martin?

Je donnerai également plus tard une notule sur Matrix (entre)revu hier. .mond dieu ! J’expliquerai au passage pourquoi

En attendant, mort de Doris Day..que sera, sera chez Hitchcock.. et ses fantaisies avec Danny Kaye

Annelise dit: 13 mai 2019 à 20 h 09 min

… j’y pense (Gilles Dudognon) par association, au sujet de madones : dans le restaurant des assiettes Bernardaud édition limitée drolatiques ornées d’une cène magnifqiue. .quand on regarde mieux Jésus a le visage d’Edward aux mains d’argent sur l’une, sur l’autre Clint Eastwood.. les apôtres ceux de Tim Burton, Cary Grant etc

Fontebranda dit: 13 mai 2019 à 21 h 35 min

C’est drôle, ça tombe bien, je viens de rouvrir (il faut dire que je viens de retrouver le livre après des années) les essais de Hermann Broch.
Vs me voyez venir…
Pour une fois la difficulté de traduction m’a paru hautement profitable : qu’Albert Cohn ait été obligé de dédoubler le Kitsch en « art de pacotille » & « art tape-à-l’œil » m’a dessillé l’esprit. Il a une dimension que j’avais oubliée.
Au lieu de s’enferrer ds la question du « mauvais goût » (tjs celui des autres, mais tjs recyclable via le 2nd degré (qui a le dos large) par les champions du judo culturel qui retourneront vite fait contre le Candide égaré au pays des petits malins son élan d’indignation ), mieux vaudrait se rappeler cet autre critère : la substitution d’un système fini & fermé à un système infini & ouvert (celui de l’art). Les recettes, la réutilisation « ludique »…
Bref.
C’est Echenoz qui avait envoyé prématurément DD (en binôme avec Dean Martin) jouer les infirmières d’accueil ds un drôle d’au-delà (Au Piano)

Annelise dit: 13 mai 2019 à 22 h 52 min

..opportune lecture, Fontebranda. . Hannah Arendt éditeur sait choisir
Il y a une générosité en plus de l’intelligence dans la reconnaissance d’un « bon kitsch, voire génial ». .admettre le ludique, l’élargissement à un infini & ouvert signent une volonté d’échapper à un seul goût totalitaire déclaré « bon »

« Les grandes blondes ne sont pas toujours blondes ni forcément grandes ».Echenoz a par exemple des maximes comme cela qui, bcp plus que des formules, sont de jolies évasions du fini/fermé

J’aimerais que nous échangions sur Matrix, ou le principe de Matrix – il n’est pas obligatoire de l’avoir vu, en avoir entendu peut suffire – le moment venu. L’apport pourtant subtil de Hermann Broch je le crains ne trouvera guère matière à echo

Annelise dit: 13 mai 2019 à 23 h 01 min

..une de vos B.O parmi les plus iconoclastes et réussies, allant comme un gant au contexte et plaisante à entendre, Alley, c’est celle d’hier 21h18
. .Broch aurait apprécié, ce qui n’est pas mince compliment

JC.... dit: 14 mai 2019 à 4 h 24 min

OEUVRE ABOUTIE
« La jeunesse de Bacchus, une des œuvres les plus abouties du roi des peintres académiques William Bouguereau, pourrait atteindre 25 à 35 millions de dollars. »

C’est pas de l’art ce manga d’époque : c’est du lard pour les cochons frustrés… A chier, la barbouille de William !

William Legrand dit: 14 mai 2019 à 6 h 44 min

Devant lire ici tant d’intelligence, l’andouille de JC en reste coi… quoi ?

Phil dit: 14 mai 2019 à 7 h 29 min

retour triomphal de Annelyze…même Broch est convoqué ! diable pour qui , pour quoi ? les somnambules, sans doute.
avez-vous fréquenté le festival de Karlovy Vary, dear Annelyse ? vais allez prendre les eaux à Karlsbad et lirai vos notules à la source.

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 02 min

Parmi les grands William, notre William LEGLAND fait miséreux ! Pas de souffrance pour le cloporte, il n’en a pas conscience … l’insecte de blog.

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 09 min

LITTÉRATURE ET CINÉMATOGRAPHIE
Ces deux distractions humaines sont de nature fondamentalement différente : la première s’impose à celui qui, seul, doit écrire pour vivre son propre désir, la seconde s’impose à la phalange de raconteurs d’histoires, la plupart du temps pour rentrer dans leurs frais et se payer du bon temps en ayant amusé les gogos…

Annelise dit: 14 mai 2019 à 8 h 13 min

Sont-ce ces bains en Bohême dans vous aviez parlé Phil ? Quelle chance ! Non je ne connais pas. Les seules sources thermales que j’ai fréquentées sont à Dax. .il y en a aussi en Géorgie caucasienne, de quoi jeter un œil si Jason s’y baigne. Ou en Algérie, «Hammam-bou-Hadjar », l’eau qui coule sur la pierre chaude. Mais pas trop le moment d’y aller.

Cannes est donc lancé et viendra sur le tapis (rouge)
Que les contributeurs musclés de RdC me pardonnent si je donne parfois le sentiment de contrevenir à ce qu’ils attendent pour offrir des billets à des lecteurs qui ne participent pas, ou sous forme d’écriture texto-tweet en messagerie privée sur Facebook, sans que je parvienne à leur faire passer le cap du post
D’abord ce n’est pas toujours le cas, Renoir, Dreyer ou Naruse ne cesseront jamais d’avoir ici la place qu’ils méritent. Ensuite ce croisement d’éclairages, bien que nous nous exprimions – vous, moi – et eux, quasiment jamais, a quelque chose d’un pont générationnel
Les contributeurs aguerris voient, ont vu et commentent des films auxquels les amateurs de blogs, les étudiants, les lecteurs plus jeunes ou plus timides ne se sont pas toujours frottés, ou pour ce faire hésitent. Ils peuvent y être incités par ce biais.
Il ne s’agit pas d’aller sur terrain démagogique pour faire grimper le compteur. Néanmoins la remarque de CP, « Le petit Braunschweig regarde Games of Throne » renseigne sur la réciprocité minimum nécessaire pour que l’influx circule.
Pas de mépris. De la détestation, cela peut arriver, alors elle est argumentée au lieu de fonctionner sur rythme binaire, « j’aime » (un pouce levé), « je n’aime pas » (un smartie qui grimace) : salaire de zappeur ? L’intervention de Fontebranda sur Hermann Broch à ce titre également éclairante. Ne barricadons pas les portes

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 21 min

OPINION
Préférons donc le blabla des érudits qui s’écoutent avec délice, à la synthèse claire du pouce levé ou baissé ….

Phil dit: 14 mai 2019 à 8 h 27 min

oui la Bohême, dear Annlyze, aux sources du cinéma, celui des terres de Stroheim qui prenait l’eau au casino avant de se refaire en v(i)olant l’aristocratie russe. le grand hôtel où se déroule le festival s’appelle Pupp (prononcer poup ) toute une pompe, désarmorcée dans le communiss engluant. Deneuve y est passée et promène son ennui comme une Reine déchue, what else à Karlsbad. Casino Royale, le james bond aux oreilles décollées et tendance homophile Daniel Craig, y a tourné une scène. des chinois et des russes partout qui se croient dans un film en parcourant la vieille iourope.

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 27 min

FESTIVAL DE CANNES
Une bonne occasion de rire pour les mécréants zieutant goguenards la pitoyable parade de ces mortelles célébrités !

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 45 min

HERMANN BROCH
Mon seul souvenir de lui : La Mort de Virgile.
J’aime ! Énormément beaucoup …

JC.... dit: 14 mai 2019 à 9 h 09 min

MATRIX
Vu à sa sortie, il y a longtemps, je n’en avais gardé aucun souvenir tant il me paraissait plus spectaculaire que signifiant même pour un amateur des mondes imbriqués. Logique pour une toile.

Annelise dit: 14 mai 2019 à 9 h 30 min

Abond, Phil. Craig et Javier Bardem, comment faire autrement. .donnez nous des nouvelles

Justement JC. .ai vu passer ces jours dans les programmes télé la rediffusion de « Matrix 1 » de Lana et Lilly Wachowski.
M’est revenue intacte mon incompréhension au moment de sa sortie (1990). Or le film depuis fait l’objet d’un véritable culte. Quelques répliques font office de message crypté à l’instar de Star Wars (dont la trilogie initiale est d’une qualité sans commune mesure) : « Neo, tu as le choix entre la pilule rouge ou la bleue » – traduction : choisis-tu l’éveil de ta conscience ou le confort ? – ou « La cuillère est ton repère » – traduction : la réalité n’est peut-être qu’illusion.
La vénération fut comparable à celle voué à « 2001, l’Odyssée de l’espace » en son temps, si ce n’est supérieure en termes d’entrées chiffrées… La prétention alliée au basique est de la vodka-Red Bull : l’envol est rapide, dure est la descente.

Le film, à part un casting alléchant – Keanu Reeves, co-acteur indispensable de River Phoenix, dans un des plus beaux films de Gus Van Sant « My own private Idaho » et Laurence Fishbure – n’est pourtant qu’une enfilade d’inepties dorées au scenario grandiloquent : sombre histoire amphigourique, au final fort bête, de « programmateur informatique le jour, qui se transforme en pirate hors pair la nuit », et se retrouve coincé entre deux mondes.
Succès probablement à imputer aux effets numériques peu courants à l’époque, flirtant avec le jeu video trépanant. La planète a plongé dans une épopée masturbatoire qui ne requiert guère d’interface… l’aboutissement d’un repli individuel, et de ce qui fut qualifié ci-dessus au sujet de Tarantino « d’auto-érotisme » du cinéma.
Il n’est pas rare dans les conversations de jeunes adultes, vingt-trente ans, que référence y soit faite comme s’il s’agissait d’un ouvrage de sociologie ou de philosophie majeur. Les blockbusters sont devenus des « faiseurs d’opinion », bon petit opium du peuple acheté pas cher dont il n’est pas inutile d’inventorier le contenu (ou l’absence de).
Je reviendrai peut-être un jour sur les Marvels, dont je tiens quelques-uns en estime (dont celui de Matthew Vaughn, « X-men, le Commencement » avec des Michael Fassbender et Kevin Bacon de belle tenue), quand j’éprouve pour d’autres un mépris dont je me suis défendue dans mon post précédent : le dernier « Captain Marvel » est une faillite visuelle, technique et intellectuelle. Le rachat Disney fait des ravages et rabote la planche jusqu’au fromage pasteurisé vendu en grande surface.

Le film d’ouverture (Matrix 1, le légendaire) des sœurs Wachowski est une perpétuelle ressussée de classiques remis à la sauce 3D & animation assimilée à des rodomontades. L’influence de « Brazil » y est flagrante, les emprunts retraités et développés hélas dans une dimension uniquement complotiste et noire, sans le quart d’intelligence qu’avait pu y mettre Terry Gilliam.
« Total Recall » (appuyé sur une feuille de route de Philip K.Dick) ou l’excellent « Robocop » du même Verhoeven qui interrogent la mémoire, l’augmentation de l’homme grâce aux machines ou au contraire l’accroissement de son humanité vulnérable, y sont perceptibles aussi comme source d’inspiration, appauvrie d’un millénarisme catastrophe dont on se serait passé. Les pépinières humaines sont copiées sur une scène glaçante d’un de mes « Alien » préféré, qui fut jugé néanmoins par la critique comme un des plus mauvais, celui de Jean-Pierre Jeunet. Je ne dis pas que « j’aime » ces films. Le monstre du film de Jeunet venant visiter sa réserve où certains de ses « enfants » ont développé un syndrome de Stockholm continue de m’être intolérable. Simplement, quitte à affronter son regard à une narration faite d’images, autant ne pas choisir du Canada-dry.
« Matrix 1 » ne nous épargne pas grand-chose… à moins de le considérer comme un florilège, « pot-pourri » ? Cette théâtralisation, couleurs, son, tuyaux et vaisseau de récup (merci Mad Max) à tous les étages pour dire la solitude de l’homme dans la nef existentielle, le flou… le vertige d’une existence (quelques détails d’« ExistenZ » y figurent d’ailleurs de manière abâtardie, injure à Cronenberg que cette réduction). Plutôt que d’être hypnotisé par un enfilage de perles, on peut préférer un original moins dilué et moins consensuel, au risque de tomber sur un bec : « Strange Days », de Kathryn Bigelow, reçut un accueil mitigé en raison de son pouvoir d’instiller le malaise sur le thème de la vie par procuration : Ralph Fiennes en personnage exténué à l’aube d’un nouveau siècle, Juliette Lewis, Angela Bassett et Tom Sizemore réunis dans une geste baroque et mortifère enfonçaient le stylet autrement loin.
Le « Ready player one » de Spielberg surfe sur la vague, avançant un produit bien fait qui reste un produit. L’enchantement adolescent y est trop encadré, manque d’innocence et de force. « Denise au téléphone » de Hal Salwen dépeignait mieux la difficulté du passage à l’acte vers la rencontre dans un monde où la communication passe avant tout par la technique, engendrant l’isolement.
« Valerian » de Luc Besson séduit quelques minutes grâce à la dextérité, le passage aisé, séduisant visuellement réel/personnages d’animation, néanmoins, le soufflé retombe vite, faute de solidité du scénario. La direction des acteurs est hasardeuse. Pas de la faute de Christin et Mézières : comme souvent, Luc Besson pèche par paresse et mégalomanie. Il a trop compté sur la carrière Chanel de Cara Delavingue, au demeurant ravissante, dont le jeu est monocorde et dont la voix française a fait grimper au plafond les anglophones francophiles, et le numéro transformiste divin de Rihanna où les meilleurs auront reconnu les défilés grande époque de Régine Chopinot et Jean-Paul Gaultier

Finalement ce film, cette filmographie a priori médiocres des Wachowski n’est, ne sont non pas « sauvés », mais rendus plus complexes que par une note qui les tire hors d’une complète platitude : les frères devenus sœurs. Andy est en effet devenu « Lilly Wachowski », quatre ans après la transformation de son frère Lawrence, devenue « Lana ». Neo, « coincé entre deux mondes, le virtuel et le réel » s’enrichit soudain d’un infra récit moins élémentaire, apte à susciter davantage de réflexion et d’émotion.

Quant à la SF ou l’horrifique… nettement plus intéressante sera la perspective de Carpenter, « Carrosse d’or » à Cannes. Bien plus de quoi manger chez lui

JC.... dit: 14 mai 2019 à 11 h 25 min

MATRIX
Montrer c’est détruire !
Tous ceux qui ont tâté de l’informatique à sa naissance le savaient : dans le business de tous les jours, il y avait plus de sens que dans Matrix, fait pour ceux qui n’étaient pas dans le coup.

bouguereau dit: 14 mai 2019 à 13 h 14 min

au moment de sa sortie (1990)

99!..contemporain des débuts du web!..hach t’es bien sévère anlyze..c’est pas le meilleur du meilleur cibère mais de trés belle fabrication d’himage..du vert mainframe d’antan mélangé aux premières impression cochonne sur imprimante à aiguille..c’est beaucoup plus percutant que les conneries 2001 et son oeil rouge à la planéte hinterdite..pour moi la réf ‘absolu’ comme disait kabloom c’est maxhedroume..et c’est un dla télé avec scotch et fil fluo..c’est le seul qui mérite de figurer en haut d’une colonne a nostre dame..les anglais on toujours su bien faire les diables

bouguereau dit: 14 mai 2019 à 13 h 20 min

« Valerian » de Luc Besson séduit quelques minutes grâce à la dextérité, le passage aisé, séduisant visuellement réel/personnages d’animation, néanmoins, le soufflé retombe vite

sévère..le film a au moins pour lui de vouloir séduire (sans toujours y arriver) sans pontifier..vouloir rester une comédie?..c’est la rage que les ricains hont eu de la dauber qui est bien suspect

bouguereau dit: 14 mai 2019 à 13 h 24 min

une note qui les tire hors d’une complète platitude : les frères devenus sœurs

leur anneries mystic à la conchita wurst sont affligeante mais plutôt drôlatique..bien plus que la bjork à mon cul qui file des boutons de dirphiloo

bouguereau dit: 14 mai 2019 à 13 h 26 min

la perspective de Carpenter, « Carrosse d’or » à Cannes. Bien plus de quoi manger chez lui

ses lunettes hantisémite étaient vraiment poualante (joué ar un catcheur) mais il a fait aussi -beaucoup- de navet

William Legrand dit: 14 mai 2019 à 15 h 41 min

montrer c’est détruire qu’il dit le JC en ne montrant que dalle comme dab’ et comme Gaga bouguereau

C.P. dit: 14 mai 2019 à 20 h 32 min

Retour. Annelise fait fort à propos de Tarantino. Des neuf films de lui que j’ai vus (je ne sais quand je verrai le plus récent) quatre ne m’ont guère plu, les deux « Kill Bill » malgré Uma et Carradine, « Django », Hateful Height », -mais le bilan, quand même, n’est pas rien !
Revu en province, à la télévision, « Matrix ». Même ennui. Annelise, c’est Laurence FishburNe. En voilà un qui, comme Gandolfini naguère, rôde entre cinéma et séries !
J’ai été honnête sur « le p’tit Braunschweig » devant « Game of Thrones ». Heureusement, à côté du base-ball (si vous offrez un gant de catcher, une batte, une balle à un minot, il en est plus fou que d’un ballon de rugby), il y a les jeux de damiers, pions et logique : un ami dont le pseudonyme était sur un blog Jean-Ollivier (vous en souvenez-vous ?) m’envoie le jeu de la Pettie, ancêtre des dames qui date peut-être de l’époque d’Héraclite d’Ephèse, je passe ça au gamin, qui sans doute m’y battrait !
Tiens, la Grèce m’a fait songer à Jean-Marie Straub, à cause de son adaptation de « La Mort d’Empédocle » d’Hölderlin. J’avais rencontré Straub -et Danièle Huillet avant sa mort- chez le peintre Sarkis. Straub, on n’en parle pas beaucoup ces temps-ci, mais pour Annelise : Wiseman a la plus vive admiration pour lui.

Annelise dit: 14 mai 2019 à 22 h 02 min

Christian et Jean-Marcel, pardon pour les erreurs, écran trop petit pour me relire facilement, orthographe des noms – CP a corrigé l’un, je corrige l’autre, Cara Delevingne.. – date : Matrix, bel et bien en 1999 et non 1990 comme je l’avais écrit
.. je ne sais si j’ai eu la dendure? (sur les soeurs W réalisatrices de Matrix et Luc Besson. .)
Matrix, pour la photo c’est vrai, en plus c’est bien dit. .enfin, dans les emprunts non notifiés, il faudrait signaler aussi Soleil vert (le recyclage des morts liquéfiés en perfusion-biberon destinés aux bébés).. voire, pour la bestiole dans le nombril, Men in Black ?.. l’extra-extra terrestre aux gargouillis d’estomac malséants. .difficile à digérer. La bouche gommée est proprement terrifiante . .un fantasme plein d’horreur qu’on retrouve curieusement – repris cette fois et non pompé – dans Les Frères Grimm (Gilliam) et le personnage de « l’Epouvantail » (Cillian Murphy, dans Batman begins).. pour le film de Sonnenfeld il faudrait voir les dates, si ça se trouve je me trompe.. de toute façon, ça fait trop.
La transe Conchita W à propos des soeurs, en revanche pas d’accord avec vous : les hormones + opération, ça coûte un bras.! .une des raisons au moins de se réjouir du succès du film. Je n’aurais pas aimé laisser sur ce point les pauvrettes démunies
..pas bien de dégainer Wilcox, Planète interdite je suis forcée d’abonder dans votre sens. Le monstre dessiné en pointillé par les mauvais instincts refoulés, c’était magnifique ! Le professeur Morbius avec sa tête de comte Zaroff, on ne plaisante plus! Et Leslie Nielsen qui ne pilotait pas encore l’avion, ni Richard Anderson ne coachait l’H à trois milliards Steve Austin. .l’indémodable de la qualité. .ça passe des décennies et tient toujours le coup

Alors Valerian.. outre le fait que Dane Dehaan semble avoir 12 ans, comme disait Philip K Dick, les paranoïaques aussi peuvent mourir assassinés : pas parce que les US le flambent que cela veut dire qu’il est bon. Une comédie vous croyez? LB avait misé gros, j’imagine qu’il ne voulait pas s’en tenir là, il aspirait à plus, peut-être sans savoir vraiment à quoi.
Là où vous marquez un point, c’est que je crains d’avoir décalé mon mécontentement du Cinquième élément sur celui-ci, sans laisser la chance .Pas supporté la femme en bandelettes qui assemblait les statues dans un décor de Blade Runner ! .Le Gd Bleu moyennement, en dépit du bonnet péruvien du « go and sea(see) my love » de Rosanna Arquette. Elle était très mignonne en Roberta lâchant des colombes à contretemps chez un magicien en toc,dans Recherche Susan désespérément. Face à Madonna en train de se sécher les aisselles au pulseur d’air dans des lavabos publics, pas évident . .autrement ça m’agace. Nikita, à la limite? Bourré de défauts, certes..mais Anne Parillaud en 48kg qui sautille en socquettes avant de décocher un bon coup de tatane à hauteur d’homme après avoir mordu à l’oreille l’instructeur. .c’est fou ce que j’apprends vite.. cela me parle au tréfonds, de la même façon que Chaud-gril de Verhoeven.. celle qui corrige en stilettos le grossier qui a battu et violé son amie noire.. la solidarité féminine

Maintenant Cannes. Jim Jarmusch, j’ai peur d’un coup que le casting soit faible. Bill Murray-la-marmotte-lost-in-translation, Adam Driver et Iggy Pop. .dommage que Bowie soit mort et Dylan difficile à déplacer, au grand dam de Mme Danius. Je ris alors que Paterson était une réussite. Attendons en confiance ?

Merci CP pour votre mention de JM Straub qui nous refait penser à lui

Annelise dit: 14 mai 2019 à 22 h 14 min

Le Max Headroom punk, jamais vu.. only par ouï-dire. Pourquoi votre numéro un? Même si nous savons que vous êtes un homme libre (la bulle arrive)

Annelise dit: 14 mai 2019 à 22 h 24 min

Sangre !je relus les posts de 20h32 et 13h14 et m’apercevis soudain que Jean-Marcel avait fait le coup du mépris à Planète interdite. .rira bien qui rira

JC.... dit: 15 mai 2019 à 6 h 30 min

ALAIN DELON
Hissons cette incontournable icône du cinématographe des grands, bien au dessus des 20.000 pétitionnaires du genre « plus connes que ça, tu meurs ! »…
Et laissons lui la liberté de dire ce qu’il pense sur vices et vertus.

JC.... dit: 15 mai 2019 à 6 h 30 min

ALAIN DELON
Hissons cette incontournable icône du cinématographe des grands, bien au dessus des 20.000 pétitionnaires du genre « plus connes que ça, tu meurs ! »…

Et laissons lui la liberté de dire ce qu’il pense sur vices et vertus.

pado dit: 15 mai 2019 à 9 h 08 min

Hier New-York Sotheby’s :
110,7 millions de dollars pour pour une meule de Monet, mais combien pour le Bacchus de Bouguereau qui va très sûrement se rouler dedans ?

JC.... dit: 15 mai 2019 à 10 h 07 min

AH, SI J’ÉTAIS RICHE ….
Je l’achèterai le Bacchus de l’ascendant illustre de Bougboug, et je le brûlerai en place de grève ! Pourquoi ? Ben, pourquoi pas ? Eh ! j’ai pas à justifier à la cantonade de ce que je fais de mes achats privés ….

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 10 h 09 min

bien au dessus des 20.000 pétitionnaires du genre « plus connes que ça, tu meurs ! »…

hof il dit cqu’il veut sur vices et vertus et les autres aussi..havec djoni la droite anar claque mochment..fils déshérités qu’il dirait dirphiloo

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 10 h 12 min

Eh ! j’ai pas à justifier à la cantonade de ce que je fais de mes achats privés ….

t’es qu’un sale coco de bolchévic fauché qui rêve rien qu’a gâter les dollars durement gagné des milliardaires courageux..

Phil dit: 15 mai 2019 à 10 h 44 min

Forbidden planet, ein meisterwerk !
Delon blackboulé par les impuissants, c’est dans l’air du temps, les gilets jaunes pourraient se prendre les pieds dans le tapis rouge.
Me souviens d’une projection de « Plein Soleil », Delon crève l’écran et la nouvelle vague, un critique présent essplique aux spectateurs ipodés la misère que c’est qu’il fût devenu un fasciss. Par chance le critique était fort laid.

C.P. dit: 15 mai 2019 à 11 h 47 min

pado, a-t-il trouvé preneur, « La Jeunesse de Bacchus » de Bouguereau ?
« William », parce que l’Angleterre a longtemps été présente à La Rochelle, où Richelieu n’est guère aimé (une rue et un Centre médical quand même).
Le maire se nomme Fountaine…

Voici Carpenter honoré à Cannes. Je ne sais plus si un de ses films y a jamais été sélectionné.

JC.... dit: 15 mai 2019 à 12 h 17 min

BOUGBOUG
Nous devons mieux nous connaitre, les uns-les autres, à défaut de nous chérir.
Milliardaire courageux ?
Idiot !
Millionnaire fainéant me parait le meilleur choix !

Annelise dit: 15 mai 2019 à 12 h 49 min

Post de Jean-Marcel
Les couleurs du début déjà sont très belles. Certaines m’ont fait penser à des photos « éteintes » de Plossu où sont injectées brusquement des touches couleur Fresson. L’extrait, sigles religieux on Tv coupés pour aller dormir, l’entrée en voiture sur mode pressé pour jeter un coup d’oeil sur l’étiquette machine ont l’air tb. Les ménagères vous le confirmeront, avec certains linges ne pas dépasser 30° est primordial. Le punk vieille école a l’air aussi de promettre. .la fumeuse doit savoir manier le Sopalin si on veut s’en sortir. Je regarderai

Phil ce n’est quand même pas exactement cela. C’est le tempo qui pose pb. Que Delon soit réactionnaire le regarde. Sa filmographie dans l’ensemble est purement géniale, pas question de le contester. Pas seulement Plein Soleil, la Piscine ou Gattopardo : quasiment tout! Cette Palme d’honneur, on ne comprend pas qu’il ne l’ait pas eue avant. L’ennui c’est de la lui donner maintenant, où sort entre autres l’anecdote pas trop marrante du fils au chenil pour le dresser. On sait qu’Alain Delon est fou de ses chiens, enfin ça n’excuse pas tout. Et voyez, je trouve remarquable et ne sais trop comment interpréter la réaction d’Anthony Delon. Il a dit regretter que l’affaire fût éventée quand s’annonçait Cannes. Soit un syndrome de Stockholm développé, soit une compréhension profondément mature et filiale de la fragilité de l’immense comédien qu’est son père l’ayant poussé à..
Je ne crois pas pourtant que l’indignation soit d’entière moraline. Peut-être est-elle montée de toutes pièces, pas inventée bien entendu mais orchestrée par des amateurs de croustillant fourmillant de bacilles pour tomber si possible au plus mal, au pire, touiller dans la marmite à crapauds pour monter la mayonnaise du scandale à point – il n’empêche que la maltraitance sur mineur est passible des tribunaux, que ce soit pour Alain Delon ou n’importe qui. Le fait que ce soit prescrit j’imagine n’y change pas grand-chose. Ou que cela ait été fait en bonne intention, que le fils n’ait pas vu matière à se rebeller. .. J’admets que le droit des enfants est une notion relativement moderne, qui a eu besoin de se patiner. A la campagne j’ai connu au moins deux pères qui éduquaient à la dure en bonne volonté les enfants : un au placard (je parle du fils) quand il n’avait pas la moyenne, l’autre auquel son papa avait cassé le bras parce qu’il avait oublié d’acheter du jambon à l’épicerie. Les violences éducatives touchent tous les milieux et exigent d’être contrecarrées. Donc la synchronicité ici met sur le gril. Il y a comme un manque d’adresse voire de décence.
Et cela ne me fera pas moins aimer Delon, ses films passés. Ou alors : lui remettre la palme très naturellement, il la mérite cent fois, le fourgon pour l’emmener ensuite à la gendarmerie expliquer comment il voit tout ça garé en bas du tapis rouge? Aucune chasse aux sorcières : peut-être veiller à ne pas trop faire fusionner le justiciable et la célébration sur-médiatisée par un festival de cinéma mondialement connu
Avouons que le calendrier n’est pas idéal.
Une chose que je me suis toujours demandée – attention cela n’est pas comparable avec le dilemme posé par Alain Delon – c’est quel rapport j’aurais entretenu avec le cinéma de Kinski, préalablement informée, en temps réel, de ses viols répétés sur sa fille? Je n’aime pas beaucoup l’hystérie dans le jeu, sauf que chez lui. .elle était tellement crépitante, écran zébré.. Evident qu’il était fou.. cette tête d’épouvantail, ses cheveux paille quand il s’en prenait à Herzog ou au public – quelle fascination !pas pour le gros numéro « relations publiques ». .parce qu’il était manifestement débordé. .bouffées psychotiques respirées dans un sac par le spectateur, comme de la colle
Après, il y avait le visage de sa fille Pola. Le fait que Nastassja Kinski ait eu de longue date en horreur ce milieu où régnait l’omerta, au prétexte que le génie justifie tout. Elle-même avait confié avoir eu du mal à séparer les deux choses. L’une n’abolit pas la réalité ni la portée de l’autre, mais s’il y a concomitance dans leur mise au jour, je ne suis pas sûre qu’on puisse se passer, au moins intérieurement, d’établir sa petite hiérarchie intime. A moins de se retrancher dans un cynisme complet, le fait de ne jamais se sentir concerné, de s’en ficher comme de l’an quarante ?Position de spectateur en cage Faraday, pourquoi pas? A distance c’est tout à fait possible. Renoir que Gabin qualifiait aimablement de « génie au cinéma et grosse pute dans la vie courante » (sic) reste Renoir quoi qu’il ait pu faire. En revanche, dans le feu de l’action, confronté à des dégueulasseries « singulières, vraiment laides » non plus à la tête de l’escadron « tout brillant d’acier », comme dirait Stendhal, des années qui passent et dépouillent les chairs pourries pour dégager l’os, comment se positionner? Où mettre le curseur, du coup? Je ne suis pas exactement puritaine mais je n’irais pas voir un snuff-movie, fût-ce 30 ans après, au prétexte qu’on m’aurait révélé que l’auteur donnait à l’église. .inversement je n’avais pas détesté que Jean-Yves Cendrey, mari de Marie Ndiaye, pris d’une grosse colère envers Le Chien (décidément), agresseur notoire d’enfants, aille le saisir au collet, voire lui en ai collé une bonne.. on n’entend plus trop parler d’eux tiens? Aux dernières nouvelles ils étaient à Berlin. .j’aimais la lire

C.P. dit: 15 mai 2019 à 13 h 03 min

Annelise, je m’en vais à Berlin dans cinq jours, pour le plaisir et également pour une rencontre avec Marie Ndiaye.
Stanislas Nordey mettra en scène à l’Odéon-Berthier l’an prochain (du 6 au 27 juin 2020) une pièce commandée à Marie Ndiaye, « Berlin mon garçon ».

JC.... dit: 15 mai 2019 à 13 h 17 min

CANNES
Les quelques images diffusées par Canal+ font frémir tant elles témoignent de l’imbécillité moyenne de ces gens du spectacle, sentant la merde à plein nez ! Excommunication ! Bûcher ! Camp de rééducation ! Taxes diverses…

Annelise dit: 15 mai 2019 à 13 h 19 min

Jolie coïncidence Christian. Je ne les ai jamais rencontrés mais vous les saluerez de ma part, pour raisons évoquées au-dessus. .Stanislas Nordey aussi
..au fait, pourquoi « Odéon-Berthier ». .rapport avec Paul Berthier? personnage délicieux. .sa femme également.. avais dîné chez eux il y a qqmois, il faudra que je retourne les voir. .hôtel décoré de pièces années 30 exquises. .des hôtes charmants

Annelise dit: 15 mai 2019 à 13 h 24 min

13h17. .hum. mais JC vous ne regardez pas les robes, faute de vous intéresser aux sélections et compétitions ?

C.P. dit: 15 mai 2019 à 13 h 57 min

Les Ateliers construits par Charles Garnier pour servir à l’origine d’entrepôt aux décors de l’Opéra tiennent leur nom, simplement, du boulevard dédié au maréchal Berthier. C’est la deuxième salle de l’Odéon, mais il y a de grands projets d’extension, en 2022 je crois.

JC.... dit: 15 mai 2019 à 15 h 02 min

13h24. Je regarde pour essayer de comprendre. Hélas comme à mes yeux il n’y a rien à comprendre dans ce Barnum Freaks Circus, je dégage rapidement !

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 16 h 26 min

elles témoignent de l’imbécillité moyenne de ces gens du spectacle

c’est cqu’on peut rgretter avec deloin..con comme un boulon..je nme souviens pas d’avoir hentendu d’interview badine d’un acteur qui m’ai donné un sourire amusé..me vient à l’esprit une drolatique de cantona..en gros : tous pire que des fouteux

JC.... dit: 15 mai 2019 à 16 h 33 min

PARLOTTE
L’avantage de la parlotte lorsqu’on interroge un acteur, que ce soit DELON MONTAND MACRON ou BOURVIL, c’est qu’on en a rien à foutre de ce qu’il disent !
RIEN ….
On a filé un Nobel de Littérature à un saltimbanque américain, on peut bien honorer un bon acteur hexagonal, remarquablement utilisé par de grands metteurs en bobines !

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 16 h 34 min

kinski a joué une quantité kilotonique de navets affreux telment que son nom est sinonime de quantité de nanars hinvisionabe et delon depuis ses 33 ans et demi n’a joué que dans des produits vaseux (a quelques trés rares exception prés)..alors qu’il avait les moyens de gérer une -vraie- carrière..une star ça inspire des auteurs

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 16 h 38 min

havec macron c’est toi qui paie les taxes..il surjoue mais t’y crois a fond à son role

JC.... dit: 15 mai 2019 à 16 h 41 min

LANGEVIN
On parle chez Passou du paradoxe des jumeaux et de relativité restreinte … A pisser de rire !

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 16 h 43 min

c’est quel rapport j’aurais entretenu avec le cinéma de Kinski, préalablement informée, en temps réel, de ses viols répétés sur sa fille?

tu plaides la méconnaissance au moment des faits..exemptée de bucher et d’escommunication mais pas de taxes diverses..faut pas déconner

William Legrand dit: 15 mai 2019 à 17 h 34 min

l’andouille de JC toujours aussi sibyllin… et si NUL… et si tout ça…hein, Gaga bouguereau ?

Annelise dit: 15 mai 2019 à 19 h 51 min

JC 18h04 ça va, ne commencez pas !
William, quand vous avez posté une seule fois un commentaire cinématographique et/ou traitant de l’actualité, ne serait-ce que de façon effleurée? Dites-moi vite, que je me rue

Kinski, peut-être des navets, mais il avait une folie incontrôlable, presque satanique en lui.. visible à l’oeil nu . .je ne parle pas d’un petit goût transparent pour les substances fortes qui se serait exprimé..d’un alcoolisme discret pour trouver le ton juste, comme l’excellentissime Mitchum (dans quelles mémoires l’ai-je lu?) qui après deux trois apéritifs et trois bouteilles de vin commandait à son ami Rémy Martin 50cl pour faire passer .Non, chez Kinski, c’est une démence tangible, effrayante..aucun paravent..on la prenait en pleine figure. Pas tant parce qu’il s’énervait ou jetait le micro que dans la fixité ou le déferlement, yeux exorbités, lèvres rouges. C’est rare de voir cela à l’écran.Le fait de le regarder produit ce type d’hypnose de ce qu’il ne faudrait pas regarder. .le Basilic au puits. Ce qui me fait reconsidérer le mot « folie », c’est que la folie est pulsionnelle. .pas de prédation organisée soigneusement pour demeurer cachée. Or c’est ce qui était à l’oeuvre le concernant
« La méconnaissance au moment des faits » je le crains était relative .Herzog par exemple, nombre d’autres devaient bien voir que qqchose ne tournait pas rond, lorsque la « petite femme » de Kinski l’attendait le regard vide, vaporisée dans le néant par l’amour très spécial qu’il lui vouait. Il n’y a eu aucune tentative collective pour l’arrêter, s’opposer. C’est terrible mais cela n’était pas dans la culture de l’époque .Les seules réactions qu’ont pu espérer Pola, et plus tard Nastassja Kinski étaient d’ordre individuel. Remarquable solidarité d’ailleurs entre les soeurs, NK a toujours dit qu’elle n’avait pas douté une seconde de la véracité des accusations,alors que les mères sont parfois dans le déni, rejettent la victime
Que voulez-vous dire par « taxes diverses »?
Ne plus le faire tourner quand on prenait conscience de ce qu’il était? C’est incompréhensible, vu d’ici et maintenant, que ça ne se soit pas passé comme ça. .assorti de la mise à l’abri immédiate de la petite et si possible d’une bonne trempe à l’amiable, lui faire bouffer ses dents. Les pères incestueux sont sincèrement amoureux à leur façon. La monstruosité, c’était probablement de tenir ça pour une excentricité de plus dont personne n’avait à se mêler

Rocco, Le Guépard, Piscine, Plein soleil, Cercle rouge et Samouraï, où Melville devait être fou amoureux – et il n’était pas le seul – Monsieur Klein : rien que cela permet de qualifier d’immense une carrière d’acteur !
Qu’il y ait eu un moment où cela a mal tourné, c’est vrai.. Un flic, etc..le duo avec Belmondo navrant, Vanessa Paradis achevant de couler l’embarcation, d’accord..jusqu’au naufrage total des séries tv, Fancriva (?), ou le pauvre Izzo me semble-t-il adapté alors qu’il n’avait rien fait pour mériter ça..Remettez a minima dans le contexte. .les années où en France une carrière de comédien se déploie l’espace d’une vie sont derrière. Les Américains là-dessus au passage meilleurs que nous .Steve McQ du canon scié jusqu’à la Tour infernale vantée par Phil porte beau. .Eastwood qui galope derrière la voiture du président ou s’affale en triant les cochons a toujours de la classe.. Alain Delon déclinant au cinéma lui est reconverti dans le poste en produit marketing ultra vendeur. L’orgueil en prend un coup et sûrement la fragilité s’accroît
Je n’ai pas de mépris pour cela,vous non plus je crois, il faut bien payer les croquettes des toutous. Je n’avais pas réalisé qu’il n’a pas fait grand-chose de marquant ces dernières années. Il n’en demeure pas moins un acteur mythique, y compris si le mythe a été bâti en un temps record pour ne plus dégager que de l’électricité-naine blanche.
Fanny Ardant qui feuilletonne sur TF1 après Nicolas Canteloup, je la sépare entièrement de celle des grands films. .ou de la belle anguleuse à grande bouche, à la voix envoûtante chez Nina Companeez (dont une série avec Bernard Giraudeau non?) Idem Jeanne Moreau/Josée Dayan. Splendeurs et misères

Phil dit: 15 mai 2019 à 22 h 13 min

« Mac Queen du canon scié », « la belle anguleuse à grande bouche », pas mal…Delon (dixit) est « un acteur », les autres sont ..des comédiens. Profitons de la dernière star française pas soluble dans le multiplex.

C.P. dit: 16 mai 2019 à 0 h 18 min

Je reviens du théâtre (Ibsen / Sivadier, « Un ennemi du peuple », où Nicolas Bouchaud est très bon).
Je trouve juste ce que dit d’Alain Delon Annelise (il me semble qu’il a été lui-même le producteur de ses films faibles, comme « Un flic »).
Très juste également le rappel de Phil citant Delon lui-même sur la différence entre comédien et acteur, encore que l’aie vu au théâtre, y compris, adolescent, avec Romy dans « Dommage quelle soit une putain » de John Ford (l’autre), mis en scène par Visconti, ce qui me rajeunit -ou non ? il y avait aussi là Daniel Emilfork…
Il y a d’à peine curieux que Delon, malcontent des relations dans la société actuelle, soit souvent présent, comme Claudia Cardinale, aux obsèques des acteurs et comédiens. Il a enfin le mérite de dire qu’un jour sur deux « la vieillesse est un naufrage », comme le disait l’Autre, ce qui relativise ses opinions politiques d’hier ou d’aujourd’hui.

C.P. dit: 16 mai 2019 à 0 h 44 min

« Dommage qu’elle soit une putain », pardon !

Je ne sais pourquoi un second H l’avait emporté dans mon « The Hating Eight »*** , -l’anglais étant ma langue maternelle ! Bévue du soir, dans le même temps où je corrigeais Annelise sur « Fishburne » ! Elle m’a pardonné.

*** Malgré Russell et le fidèle Jackson, dialogues pesants. Dans « Django Unchained », malgré d’autres acteurs nos chouchous, scènes à effets attendus et recyclages. Dans « Kill Bill 1″, longue rigolade gymnastique du massacre des 88 plus qu’un hommage aux arts martiaux, non ?

JC.... dit: 16 mai 2019 à 6 h 19 min

CINÉMA
Le parallèle entre Cannes et Bruxelles est saisissant. Il oblige à se poser des questions de fond :
« Qui dirige le milieu des acteurs du cinéma, pantins qui font les beaux à Cannes ? Pourquoi ce remue ménage sans grand intérêt ? Qui dirige….
Même question pour les pantins de la pauvre Europe ! Qui dirige les acteurs européens ici et à Bruxelles ? »
En milieu sportif, tout coach sérieux vous dira que c’est le sentiment de faire équipe qui assure de bons résultats.
En politique, c’est 34 nuances de foutoir … l’idée de faire équipe a cessé de vivre.

William Legrand dit: 16 mai 2019 à 7 h 10 min

Annelise 19:51… je parlerai de cinéma quand vous aurez viré cette andouille de JC QUI DÉTESTE LE CINÉMA ET SALIT VOTRE BLOG QUE JE LIS RÉGULIÈREMENT AVEC APPÉTIT

JC.... dit: 16 mai 2019 à 7 h 30 min

DÉPART DÉFINITIF
Annelise, vous n’aurez pas à me virer : je vous quitte à jamais.

Il n’est pas question pour moi d’empêcher un William LEGLAND, cinéphile exemplaire membre du Wiki Institute, de s’exprimer ici pour le bonheur de tous !!! Bon courage, je pars !

Adieu navré aux amis ! Bras d’honneur bien vulgaire aux autres.

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 9 h 34 min

CANNES INTRANQUILLE

Ce 72e Festival de Cannes sera-t-il placé tout entier sous le signe de l’intranquillité ?
C’est du moins ce que donne à penser le film en ouverture de compétition qui voit l’invasion de la Croisette par les zombies !
Avec « The Dead Don’t Die », Jim Jarmusch revisite les films de genre et nous sert un cocktail Tarantino à sa manière, frappé et bien glacé.
Une bonne dose d’horreur, un goût prononcé de catastrophisme, un zeste de science-fiction, un lancinant relent de fable écologique, sur fond de thriller psychédélique, de pamphlet politique et de réflexion métaphysique.
Pas moins !
Ainsi sont convoqués ici la fin du monde (la terre étant subitement sortie de son axe), l’horreur sanglante (avec le retour des morts vivants envahissant la ville), l’arrivée finale des soucoupes volantes, le tout noyé de musique rock (le leitmotiv du morceau de Sturgill Simpson qui donne son titre au film et l’apparition en zombie d’Iggy Pop), et de références littéraires (Henry David Thoreau ou Herman Melville).
Un film particulièrement genré, qui peut se lire aussi comme une charge contre l’administration Trump, vantant les bienfaits de l’économie libérale et niant les rapports des experts sur l’état catastrophique de la planète, et le mensonge relatif des médias, disant au public ce que celui-ci veut bien entendre et évitant les questions qui fâchent.
Le tout porté par une distribution éblouissante : Tom Waits, Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi…
Paradoxalement, ce scénario trop riche, se traduit à l’écran par une narration lente (long processus de mise en place d’une apocalypse annoncée par l’inénarrable agent Peterson joué par Adam Driver, qui ne cesse de dire que tout cela va mal finir) et distanciée grâce à la forte dose d’humour désenchanté et désarmante de Jim Jarmusch.
Somme toute, un film mineur chargé d’un message particulièrement lourd !
Ajoutons encore qu’il a pour cadre une ville forestière du Nord-Est des Etats-Unis, Centerville, autant dire n’importe où. Et que les zombies, bien sûr c’est nous, surconsommateurs sans âme et passablement lobotomisés.
De quoi en effet inquiéter la Croisette.
Heureusement que je connais toutes les hauteurs de la ville, d’où voir en beauté la fin programmée de l’humaine humanité…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583305&cfilm=266163.html

William Legrand dit: 16 mai 2019 à 9 h 58 min

Quel plaisir de lire Jacqky Barozzi, un vrai cinéphile, un vrai écrivain, un vrai tout court

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 10 h 01 min

jarmusch comme les zombiez parangon du consommateur prescripteur en chef est branchouille chez zara..merde! tout ça c’est dl’eau tiède a laver les culs dans les toilettes japonaise à dirfiloo..tu vas pas souffler en plus pour faire la ptite brise qui sèche

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 10 h 04 min

ET SALIT VOTRE BLOG QUE JE LIS RÉGULIÈREMENT AVEC APPÉTIT

c’est quand ouyam y fait tes chiottes a la langue de chat que tu te casses jicé..comment dire..c’est navrant

Annelise dit: 16 mai 2019 à 10 h 07 min

JC, gare au tennis elbow en effectuant le geste trop fort. Vous avez du Décontractyl au moins?
William, la salissure des blogs? Diable .Le déclenchement du siège éjectable c’est comme le bouton rouge atomique du président. .nul ne peut commander mes petits doigts de docteur Folamour (nom de la société de producteur me semble-t-il de Serge July, cinéphile amoureux)

CP bonne remarque sur la fréquentation des funérailles par Delon. Hantise de son propre effacement des écrans, d’une disparition de la mémoire des grands films – et comme vous le soulignez, affirmation de son attachement fidèle à une catégorie d’acteurs
Je souris en pensant à cela.. un journaliste de Positif disait de Brialy qu’il ne manquait pas un enterrement et pouvait pas apporter un bouquet de fleurs à une vieille dame sans en faire part dans la presse. Jamais compris cette inimitié ..je pense qu’il était jaloux. J’aimais bcp Brialy

Emilfolk, respect au comédien ! Un livre de François Jonquet sur lui, intitulé simplement « Daniel ». Quelle tête impossible que celle du Chilien ! Quelque chose de Jean-Paul Aron lorsqu’il était à bout – pas d’injure, j’étais là alors qu’il soufflait ses dernières bougies .La Cité des enfants.. j’ai vu qu’il avait été « inhumé à Notre Dame » après avoir joué dans le film de Jean Delannoy ?
Le Kanak dans Chéri-Bibi était une merveille !. .une telle adéquation physique pour se glisser dans le rôle. Habité si pleinement que les coutures craquaient.Voilà un exemple où je ne trouve pas que passer des planches à une série soit déchoir : plutôt user de sa palette

Jim Jarmusch, le film de l’ouverture, j’allais en parler (« Dead don’t die », j’ai le regret de vous le dire est -hasard?- la devise d’une famille de Game of Th) a des qualités plaisantes qui pourraient faire tilt. .
lorsqu’on parle d’adéquation entre personnage et acteur vous serez servi : Iggy Pop en zombie n’a pas eu tellement besoin de maquillage. Aucune raillerie, je trouve que Jarmusch a su utiliser les physiques avec espièglerie. Il s’amuse et ça se sent.
Le flegme de Bill Murray/Adam Driver, prosaïsme, dialogues plats, est savoureux.. les deux – Murray dont le jeu monocorde accomplit la prouesse d’être à la fois caméléon, Driver qui est décidément à suivre, il passe avec une aisance déconcertante de Jeff Nichols à Kylo Ren – sont à leur affaire. Buscemi est toujours bon, c’est consubstantiel chez lui, parfois je me dis qu’il n’y est pour rien – et Tilda Swinton en thanotopractrice (cela vous épate, cette féminisation du langage ? Je ne dirais pas « la témoin a vu le victime » mais lorsque cela s’y prête pourquoi pas?.. acteur/actrice, thanatopracteur/thanatopractrice) a la pâleur cadavérique requise. .Thin fine Duke sait cultiver son étrangeté. Cela fonctionne ! Chloé Savigny en soi parfaite en Frances McDormand de Fargo. .car la limite là voilà … Jacques l’a bien vue, en plus de souligner de manière relativement inattendue de quelle façon les US de Trump infiltrent leur vision jusqu’à Six feet under, le film ressortit encore une fois à une auto célébration du genre par clins d’oeil.
L’arrivée dans le village se superpose au générique de Twin Peaks, sabre de Tilda Swinton reconnaisable, clip de Michael Jackson « Thriller » etc. Un florilège susceptible de lasser, bien que Jean-Marcel 10h01, synthétique à 30°, sec au soleil en 5mn soit un tout petit peu lapidaire?

Pas de côté final pour vous (re)signaler le livre aux éditions du Rocher d’Ava Cahen sur Game of Thrones. Elle était à la Fnac Cannes hier pour le présenter
et celui de Gérard Lefort, sur la photo en belle mine, tiré à quatre épingles comme je l’aime, fût-il en mode sportswear chic, « La Foire aux vanités ». Une réunion d’anecdotes cannoises devant mériter le détour. Car Lefort est une plume et un conteur. Déjà l’extrait où il décrit le parcours du combattant pour itw Eastwood, la présence inopinée d’un rat et le pale rider qui rassure en disant qu’il a toujours un flingue à portée de main aiguise l’appétit. Forcément chez « Hors Collection », jaquette rouge palmée

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 10 h 11 min

Je n’ai pas de mépris pour cela,vous non plus je crois, il faut bien payer les croquettes des toutous

tes propos sont contradictoires anlyz..hou bien l’artiss aprticipe d’une certaine distance ou bien il est le produit de biznèce..et s’il est les deux il profite des 2 situations..j’vous accuse tous d’avoir une ligne idéologique et esthétique au gras djambon..et pardon cépé s’il suffit de répéter que la vieillesse est un naufrage pour faire de l’esprit y’a pas beaucoup dmaigre..ok si c’est complétement hindustriel raisonnez en industriel..jusqu’au bout..toi aussi t’es dans la picture cépé

P. comme Paris dit: 16 mai 2019 à 10 h 39 min

« et comme vous le soulignez, affirmation de son attachement fidèle à une catégorie d’acteurs »

Je suis.

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 10 h 43 min

« hou bien l’artiss aprticipe d’une certaine distance ou bien il est le produit de biznèce.. »

A Cannes, on lie parfaitement les deux, le boug : cinéma d’auteur et paillettes !

Annelise Roux dit: 16 mai 2019 à 10 h 46 min

10h11.Non aucune contradiction. Participer d’une certaine distance, ne pas tomber dans le produit de business, faut-il encore pouvoir
Là où je suis d’accord c’est que c’est en partie question de gourmandise, argent, maintien d’un train de vie.. Humain.. je n’en connais pas bcp susceptibles d’y résister en rentrant dans la tour d’ivoire au pain et à l’eau pour prix de garder intactes splendeur et pureté initiales. Vous en connaissez? A moins d’avoir bien de quoi tenir, ne pas avoir à s’inquiéter ? Le sacrifice alors bcp plus facile et hypocrite .Mais même cette notion est idiomatique. .l’ascension sociale a priori une nasse.. on monte et va de l’avant dans la terreur humainement recevable d’avoir à redescendre. Ou alors en se faisant moine bouddhiste et en donnant ses biens au Secours populaire et la SPA.. le déplacement des besoins toujours à la hausse en effet est problématique. Johnny qui pour payer l’essence du yacht fait de la pub pour des lunettes, oui ça me gêne. L’angoisse de la rétrogradation est active chez presque tout le monde, souvent qu’une question d’échelle. Certaines bien plus choquantes que d’autres. .quand quelqu’un au léger mal de tête va se plaindre au sidéen dernier stade qu’il a la migraine. .Le solipsisme à 90% meilleur levier que la philosophie ou toute idée de décence, hélas. .vous me direz que je suis pessimiste?
Petite histoire : j’ai une amie écrivain dans la dèche. Un bon écrivain. Elle postule il y a qq années auprès d’un organisme censé soutenir les auteurs pour une bourse. Elle ne l’obtient pas et discute avec un membre du comité qui les alloue. Il lui répond sèchement « Ah, mais si on décide de verser telle somme – une somme importante – à tel auteur, peu importe s’il a envie de l’utiliser pour refaire la charpente de sa résidence secondaire, chateau du XVII en ruine au milieu de 42 hectares » (j’améliore à peine). La jeune femme déprimée de me raconter cela rentre dans son 20m2
Pierre Jourde rentré au CNL, c’est ça? s’en est ému et on ne peut pas lui reprocher d’avoir tort

La remarque La vieillesse est un naufrage un brin douillette, pourquoi? Je ne nie pas que ce soit dur.. et ne me dites pas que je ne l’ai pas encore expérimenté, ce serait faux à nombre de titres, malheureusement pour moi. L’extinction est toujours au bout. D’autant plus dur que le feu a flambé fort et qu’il n’y a eu que peu d’apprivoisement d’une certaine rétrogradation (encore elle) ? Mais il y a des jeunesses, des vies entières qui sont des naufrages. Pas sûr que la misère soit plus belle au soleil

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 11 h 04 min

Il me semble avoir dit récemment que les films avaient une génétique propre aux festival où ils sont présentés. S’agissant de celui de Cannes, Jarmusch l’à. Tout comme Lars van Trier, auquel ce film de zombies m’a fait penser : je parle de « Mélancholia », l’humour en moins !
Pas sûr, en revanche que ce soit le cas de ce pauvre Pedro Almodovar à qui l’on fait éternellement miroiter la Palme. Lui, c’est au festival de San Sebastien qu’il appartient…
Le « scandale Delon », poursuivi par les procureurs offusqués, c’est tout bénéf pour Cannes !

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 11 h 07 min

Sélection officielle, sélections parallèles, marché du film, tout cela procède du Festival de Cannes, P. comme Paris.

Annelise dit: 16 mai 2019 à 11 h 08 min

Paris, eh oui – et il y a toujours La Semaine et la Quinzaine, dirigée pour la première fois cette année par Paolo Moretti

Delon j’y reviens un instant. .c’était qqchose d’entendre Ari Boulogne, fils dénié, enfant secret chez Garrel, parler de lui comme « le fils du charcutier »
AD lui sur les plateaux de Vivement Dimanche ou autre répétait à l’envi la formule (de Visconti? J’ai un blanc) « On n’arrête pas un fauve en pleine course ». Il y avait une dimension presque poignante dans la litanie, une fragilité .Il ne tenait manifestement pas à retourner tenir la caisse. Son angoisse induite était incroyable et cependant très réelle

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 11 h 16 min

« Mélodie en sous-sol », avec Gabin, « Borsalino », face à Belmondo, « Le professeur », tourné en Italie, ou encore « Notre histoire » de Bertrand Blier avec Nathalie Baye et « Nouvelle vague » de Godard, il y a encore bien des titres à ajouter à l’exceptionnelle filmographie de Delon, Annelise !

Annelise dit: 16 mai 2019 à 11 h 16 min

« Tout benef pour Cannes »

Au bout d’un moment la crédibilité d’une vraie descente du corps du Christ durant la liturgie de la messe cannoise prend du plomb dans l’aile. La valse des pantins vaut par Jerry Lewis. Après. .si le décorum n’habille plus qu’une coquille vide il virera à une emission de télé-réalité et n’intéressera plus que ce public et les financiers. Il y a qd même des sentinelles pour continuer de défendre le fort. .Dean Martin emprunte alors la porte de devant

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 11 h 50 min

A Cannes, on lie parfaitement les deux, le boug : cinéma d’auteur et paillettes !

t’es hune biroute baroz..je parle de delon..qui pue comme un cadavre vertical..car je prétends moi qu’un acteur..une star..’un fauve’ aurait du inspirer le cinema français..et en fait de charcutrie anlyz tu connais son parallele avec la politique et l’andouillette ça doit puer la merde mais pas trop..et surtout surtout pas de méprise : je parle de son talent pas de ses prises de positions dont je me fouts complétement..comme beaucoup..comme tous..sauf qu’elle lui permette encore de simuler : je répéte..les anars de droite claque salement..et je le déplore..il hérite mal..c’est dur pour vous de l’admettre..et arrêter dme dire qu’il mange des nouilles à la misérable..on se croirait dans un mauvaise démarque de manchette

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 11 h 54 min

La remarque La vieillesse est un naufrage un brin douillette, pourquoi?

tous ces propos et répliques sont singés de matamor de cirque..la vérité sur delon c’est que c’est une enflure dont aucun metteur en scène a un moment donné n’a pus lui dire de fermer sa gueule et de simplement jouer..la voilà la vérité..la vérité c’est qu’il n’est pas ‘au service’..désolé c’est ça avant tout un acteur..le reste c’est du marketting

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 11 h 56 min

Au temps pour moi, le boug, je croyais que tu parlais de Jarmusch. Delon comme Belmondo ne sont pas des comédiens dans l’âme. L’un avait juste ses muscles à vendre et l’autre sa belle petite gueule. Mais comme dit C.P., en goguette mondaine à Berlin, la vieillesse quel naufrage !

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 11 h 59 min

tous ces propos

ses propos..jme souviens qu’il a été jusqu’à dire que quand brando sera mort lui même sera en ‘mort cérébral’..un con gigantex..comme depardieu..comme d’autres..et vous savez note misère..c’est qu’aujourdhui un con qui ne se controle pas..c’est un homme libre

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 11 h 59 min

C.P., en goguette mondaine à Berlin, la vieillesse quel naufrage !

je te préfère la dent dure baroz..

C.P. dit: 16 mai 2019 à 12 h 03 min

bouguereau, tu as raison (Delon producteur avec un réalisateur à son service), MAIS la vieillesse et la mort des saltimbanques me touchent, c’est bête, mais c’est comme ça, et en un sens c’est utilement exemplaire. Tu sais bien que la littérature, de Shakespeare à Baudelaire, est pleine de de trucs sur la mort des bouffons. « Alas, poor Yorick ! »

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 12 h 04 min

L’un avait juste ses muscles à vendre et l’autre sa belle petite gueule

ça suffit souvent pour bien des choses ‘par exemple bien mourir pour moi’ qu’il aurait dit napo..bien vivant nous on en srait satisfait..mais faut savoir raison garder

P. comme Paris dit: 16 mai 2019 à 12 h 07 min

Cannes :

Passé après mise à poil, 10h de garde à vue en compagnie de trois olibrius malotrus et le contenu d’un berlingot de javel pure dans une cellule qui n’avait qu’un petit vasistas pour aération.
Pas cher payé, puisque l’attachée de presse est venue nous en sortir, pour avoir graffité des murs d’immeubles de la Croisette et des affiches, dont l’une, annonçant un prochain film avec Delon et Belmondo, agrémentée de trois bulles idéalement placées :
- J’encule Bebel!
- Je suce Delon !
- Carbonne 14, la radio qui vous encule par les oreilles !!!

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 12 h 07 min

MAIS la vieillesse et la mort des saltimbanques me touchent, c’est bête, mais c’est comme ça

non ce n’est pas ‘bête’..j’ai connu un gars qui pleurait a chaque fois qu’on évoquait romi schneider et donc sa mort, il disait la même chose au travers de ses larmes..on avait un verre à la main..c’est un des rares moments ou les rires et les larmes mélés ne sont pas indécents

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 12 h 14 min

tu sais cépé le roman puis le cinéma ont démocratisé le droit a lespression des sentiments..havant c’était que l’apanage des fauves des reines de depardieu et de dirfiloo..et toute la question était pour que les croquants ne s’hautorisent pas que ça soit comme par essence cher et compliqué..

P. comme Paris dit: 16 mai 2019 à 12 h 17 min

Les successeurs de Nimier et consort ne sont pas ce qui est le mieux.
D’accord avec toi, Le Boug.

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 12 h 32 min

Difficile de voir Depardieu aujourd’hui sans penser à sans l’autre valseuse qui faisait la paire, le boug !

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 12 h 36 min

Le fait de ces stars tellement imbues d’elle-mêmes, au point d’en oublier de fermer leur gueule et de se plier eux directement d’un metteur en scène digne de ce nom, c’est un peu ce qui est arrivé à la talentueuse actrice et comédienne Isabelle Adjani. Hélas ! Huppert, moins conne, en a profité pour occuper toute la place…

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 12 h 42 min

C’est gentil de t’inquiéter de mon absence sur la RDL, William Legrand. Non, je ne suis pas à Cannes, que j’aime toujours autant dans mon souvenir… de loin, mais bel et bien à Paris. Je suis seulement atteint du syndrome DHH, plus envie pour l’instant d’y poster…

C.P. dit: 16 mai 2019 à 13 h 30 min

Jacques, pour Adjani, ce serait vrai si elle n’avait pas eu la générosité AUSSI d’être dans des films à petit budget. Critique pas bonne ? Je ne sais pas comment elle l’a prise.

Comme elle, Isabelle Huppert revient au théâtre l’an prochain dans « La Ménagerie de verre » de Tennessee Wiliams, mise en scène de Ivo van Hove. Bon, van Hove c’est la mode, mais le va-et-vient cinéma ET théâtre de ces deux actrices Et comédiennes est quelque chose. Presque toutes les têtes du cinéma américain actuel -apprentissage Actor’s Studio ou pas- ont joué au théâtre, et même en ont dirigé des maisons.

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 13 h 47 min

« AUSSI d’être dans des films à petit budget. »

Oui, mais ça c’est après une longue traversée du désert, C.P. !

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 13 h 57 min

Au fait, C.P., saviez-vous que Jim Jarmusch a fait commencé ses études supérieures à l’UOC ?

« Déménageant pour New York à 17 ans, il étudie la littérature à l’université de Columbia avant de partir un an à Paris, où il fréquente assidûment la Cinémathèque. De retour à New York, il s’essaie à la musique et à la poésie avant de s’inscrire dans la section cinéma de la New York University. Jarmusch finance son film de fin d’études, Permanent Vacation, avec l’argent d’une bourse destinée à payer ses frais de scolarité, ce qui lui coûte son diplôme, mais lui vaut d’être remarqué avant de s’atteler à son premier long métrage, Stranger than Paradise (1983), co-financé par Wim Wenders dont il fut l’assistant sur Nick’s Movie. »

C.P. dit: 16 mai 2019 à 13 h 59 min

Jacques, pas d’inquiétude : l’héritière -parfois intéressante mais aussi teigneuse que « de la poétique » jadis, vous en souvenez-vous ?- a en répliques votre sang-froid, celui de bouguereau, celui de Phil ou même de Marc Court… Christiane en fait trop, ce n’est pas grave.

C.P. dit: 16 mai 2019 à 15 h 00 min

Jacques, oui, je le sais et il parle un français fort correct !
J’avais bien aimé « Down by Law » et « Stranger… », la suite couci-couça. Je trouve assez épatant qu’il ait fait jouer des acteurs très divers.
Je ne comprends pas grand’chose aux avis divergents touchant son film présenté à Cannes, tantôt l’écrabouillant, tantôt sensibles à la présence de tant d’acteurs encore, avec ou malgré les références et citations…

Alors, revoyure ou nouveauté zombiennes ? « C’est-i du sec ou de l’oloroso ? Bougres d’idiots ! j’ai jamais rien goûté de si salé ! pour sûr que c’est ici les entrepôts ! »
( Claudel n’avait pas retenu de son manuscrit : « Bougres d’idiots ! C’est plus salé que de la pisse de morue ! C’est du plus salé qu’il n’en faut pour saler 36000 cochons ! »)

Phil dit: 16 mai 2019 à 17 h 48 min

pas tout suivi cette histoire de zombies au festival de Cannes. mais nouzutres ici (out of Cannes), savons bien que le meilleur film de zombies reste « Vaudou » de Jacques Tourneur, indépassable, tourné sans moyen en pleine seconde guerre et qui fit plus de recettes à sa sortie à Los angelé que « The Third man » du gros Orson. lorsque l’acoustique est bonne (uniquement car il faut des basses), se repasser la première réplique: « I walked with a zombie », puis reposer son verre et en parler.

Annelise dit: 16 mai 2019 à 19 h 01 min

Le Rocket man a monté les marches en lunettes rouges
He’s still standing after all this time
https://www.youtube.com/watch?v=ZHwVBirqD2s&list=RDZHwVBirqD2s&start_radio=1

Le clip, tourné à Cannes, avait été jugé « suggestif ». L’homosexualité d’Elton John n’était pas encore officiellement connue du public, alors que l’official video semblait assez transparente

à 12h35 je suis loin du tableau et ferai sauter le post .Tant de désobligeance.. Pourquoi « petite »?
Le pseudo en lui-même rempli d’élégance

Annelise dit: 16 mai 2019 à 19 h 10 min

Sans aucun rapport, je signale la mort cette nuit d’André Lurton, figure de la viticulture bordelaise, frère de Lucien, lui si discret, fuyant la presse à ce point qu’il était très difficile de rentrer à brane ou de le photographier mais au moins aussi balèze, auprès duquel j’ai grandi et appris le vin et la dégustation. RIP

Phil dit: 17 mai 2019 à 7 h 14 min

Donnez-nous un lien vers cet oenologue, dear annelise. gardons le goût du bon vin.
me suis souvenu d’un navet (cru, s’accomode bien avec le Champagne).. avec Delon qui joue pilote de Concorde ! peut-être me gourje, me semble aussi une histoire de pilote aveugle, tant qu’à faire..mais un navet. « Le samouraï » ? jamais enthousiasmé, les taiseux au cinéma passent mal. mais enfin, la droite dure fait du bon cinéma, Voyez Adolphe…Menjou qui porte formidablement la moustache et « Les sentiers de la Gloire » et « l’opinion publique », un muet qui laisse un
souvenir parlant. le reste est de l’intendance. Helmut Berger explique au journaliste soufflé: « je suis une star, tu ne peux pas comprendre »

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 8 h 48 min

mais enfin, la droite dure fait du bon cinéma, Voyez Adolphe…Menjou

les sentiers de la gloire ont été censuré trés lontemps en france pour ‘charge’ contre l’armée française et pour havoir colporté le mythe pacifiste et communiss du salage de cul des poilus réclacitrant à la mort par les positions arrières..
et les historiens ont semble til finalement donné raison a la droite dure sur ce mythe..c’est à dire l’armée..spèce de salle entriss trotkiss

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 8 h 50 min

me suis souvenu d’un navet (cru, s’accomode bien avec le Champagne)

si on le mange dirphiloo..hassez de tes allusions salaces triplix de droite dure

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 8 h 53 min

« je suis une star, tu ne peux pas comprendre »

forcément..tout cqui est à gauche de la droite plus dure que soi c’est tout untermensh et compagnie dirphiloo..personne échappe à la double nelson roger couderc

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 8 h 58 min

« Bougres d’idiots ! C’est plus salé que de la pisse de morue ! C’est du plus salé qu’il n’en faut pour saler 36000 cochons ! »

haprés deloin l’ahopologie du sel et de l’alcool qui fait durcir et bouche la grosse veine bleu..havec l’oms je ne vous félicite pas

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 9 h 49 min

Question pour un champion, Phil. Comment peut-on être un cinéaste contemporain de la Nouvelle Vague et ne pas en être ?
Rétrospective Michel Deville (88 ans) à la cinémathèque française, organisée autour de cinq films phares : « Adorable menteuse » (1962), « Raphaël ou le débauché » (1970), « Le Dossier 51″ (1978), « Péril en la demeure » (1984) et « La Maladie de Sachs » (1999).

xlew dit: 17 mai 2019 à 10 h 05 min

–> Brigitte Bardot, grande Ourse accordeuse de violoncelle dans l’Urbs et la Poppée.

Si Bruce de Nusse (Schleswig-Holstein), cette espèce de Vénus masculine à la fourrure de barbe qui lui mange le pudendum jusqu’au sourire, avait exigé par contrat du réalisateur, comme un Delon commun, de porter à l’envers son blouson en daim, du côté écorché, le spectateur se serait dit, tiens, ça me rappelle True Detective, c’est peut-être un prequel, mais-là Dupieux, et c’est quelqu’un qui aimait ses films américains avec le très fin Judor qui dit ça, se prend pour Carl Perkins qui s’imagine coacher Elvis.
Dujardin, capable d’une composition très savante suintant l’émotion exemplaire chez Bertrand Blier (on lui fera le coup de Coluche avec son bon Lambert dans Berry, « Dostoïevski des banlieues », osèrent-ils, ou avec son magnifique Oscar Pilli chez Rosi) n’est peut-être pas un si bon choix pour Quentin.
(Faudra juger le film sur la durée, pas seulement sur la coupe taillée pour la BA, hein, coco.)
Peut-être essayait-t-il un truc à la Michel Serreault dans Mortelle Randonnée.
Bruce de Nusse (D) est à la croisée des chemins, il sent bien que le bois du tonneau dans lequel trempe l’acteur en lui libère les tanins qui vont bien, ça cognaquise à mort, il vient de le dire dans une interview au journaliste de Canal + qui ressemble à Fantômas, « Je suis en recherche de pistes nouvelles, je travaille l’artiste en moi, m’imbibe des fluides les plus inouïs, tord les fibres du connu, change les cordes, ouvre les accords, marie les épices les plus rares, les effluves deviennent des parfums », on sent qu’il sort de lui-même, qu’il est intime avec les subtilités de l’intériorité propre à son métier, mais justement, il la commente peut-être trop cette sortie, il capte un truc, veut l’attraper, au lieu de laisser la chose passer (et donc revenir se poser en lui), voilà que tout bibelote, que le charme est cassé, il n’a plus que le bruit de son auguste vaisselle de peau gisant par terre pour essayer d’en faire un son, digne de son Guarnerius del Gesu, comme une doublure de sang qu’il ne lâche pas de retourner, l’eau de vie en lui n’a de cesse de s’odysser, comme en une embarcation navigant sans les instruments.
You can do anything but yous don’t touch my suede jacket bleu de Prusse.

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 10 h 14 min

« les effluves deviennent des parfums »

Brise d’Anus !
Adèle Haenel, trois films à Cannes, qui dit mieux, xlew ?

xlew dit: 17 mai 2019 à 10 h 21 min

C’est la Léa Seydoux, ton amie, des années vingt qui viennent, Jazzi. Tant mieux, une musique inimitable, une beauté flagrante, un vol.

Annelise dit: 17 mai 2019 à 10 h 25 min

Je vois que les bons échanges fond de court, brusques montées à la volée Jean-Marcel/ Dirphilou, CP, Jazzi et autres Federers reprennent. Merci pour la bande son hier, Alley

Roket man, le principe des biopics en général est paresseux .ou en film du dimanche soir ni vu ni connu, comme Duras regardait TF1 en chaussettes pour calmer ses nerfs. Rami Malek, mimétisme augmenté grâce au dentier très plaisant, bon acteur, il épouse pile la façon de bouger qu’avait Freddie Mercury, sinon?
I am not here, Todd Haynes séduisait davantage en portraitisant un Dylan fragmenté. .film choral via des acteurs multiples pour agrégation finale sur le sujet.

On ne va pas occuper trop durablement le commentarium avec cela, Phil, mais « oenologues », tous les propriétaires de crus ne le sont pas
Celui-ci (André Lurton) oui, bien qu’il ait passé quelquefois les clefs de la vinif à Michel Rolland quand c’était la mode (mais pas sur tous), et que lui-même n’était plus tout jeune.
Dommage? Les vins étaient bons à boire plus vite, bien boisés et oxygénés, tout le monde est loin de voir cela comme un défaut.. Jonathan Nossiter avait fait un portrait à charge de M.Rolland dans Mondovino, que l’intéressé n’a jamais avalé (le cinéaste à propos de droite dure ayant également pris dans son filet à la braconne quelques grands propriétaires italiens qui croyant parler chianti, révélaient les liens du grand-père avec Mussollini)
Donc André Lurton, qq vins extra notés par Parker, des fils en charge de domaines en Californie, au Chili, en Argentine ou en Australie – mais aussi le créateur inspiré des pessac-léognan. L’appellation lui doit d’exister. Il s’y est voué corps et âme depuis le berceau de Grézillac dont il a été maire 45 ans, comme de juste, à l’ancienne
L’autre grande branche de la famille Lurton, celle de Lucien que les médias peuvent toujours courir pour rencontrer, est en Médoc, Margaux. Avec des extensions à l’étranger – Chili, Argentine, Nappa – et surtout en saint-émilion, barsac, entre-deux-mers, pessacs.
Pierre Lurton qui n’en est pas propriétaire mais qui dirige cheval-blanc et yquem, est leur neveu commun, fils de Dominique, benjamin d’André et Lucien dont je ne dirai pas davantage car il n’avait pas choisi la voie vinicole…
Pour ceux du vin : les deux frères s’aimaient beaucoup, Lucien homme aussi discret, austère d’apparence et retiré qu’André était jovial et communiquant. Parker en revanche a plusieurs fois méchamment allumé des crus de Lucien, et lorsque brane, durfort-vivens ou villegeorge, contigu à château margaux (un de ses regrets : il avait songé à l’acheter, avant d’y renoncer pour acquérir, je crois, clos fourtet, pas mal non plus – à l’époque, après la guerre où les hommes étaient morts, le phylloxéra, nombres de domaines étaient en déshérence. . l’acquisition d’un cru n’avait rien à voir avec maintenant – ), lorsque les crus pré-cités se prenaient donc une tripotée dans the Holy Bible US, il écartait les bras d’un air évasif, d’une manière qui m’a toujours fait penser à Sam Shepard, le fermier de Terrence Malick marchant sur le chemin en chapeau melon quand on lui demande pourquoi il n’a jamais été amoureux avant?
Et à côté de cela, un bosseur de génie, intuitif, terreux, racé. Sa fille Marie-Laure, elle-même oenologue bien avant que la profession ne soit féminisée, à ses côtés a appris sur trente ans à tout faire : les « petites façons », acanage, pliage, tirer les bois, la culture, la taille, les remontages, la vinification . Talent fou, dont je suis admirative

Comme lien, pas trop cherché. . je vais voir si je vous en trouve un

Annelise dit: 17 mai 2019 à 10 h 27 min

Heu? Jacques, vous n’allez pas vous y mettre après le, ou la délicat(e) « Bourre man » dont j’ai fait ôter le post, dédié il est vrai si gentiment à ma personne

Annelise dit: 17 mai 2019 à 10 h 37 min

… ceci peut-être, Phil.Marrant grâce au côté catalogue. .voulu.. puis ça permet de mettre des visages .. André Lurton, neuvième en partant de la gauche, Lucien huitième
https://www.lurton.com/

Fermeture de la parenthèse, mais c’est vrai que c’est une drôle de geste viti-vini du XX°/début XXI°. .et comment ça tournera, avec les grands consortiums , les assurances et biggest fortunes à rendements obligatoires qui veulent entrer là-dedans et sont les seules à en avoir les moyens. .ça commence à faire cher d’avoir sa mignonne petite vitrine à montrer à la planète Earth

Annelise dit: 17 mai 2019 à 10 h 52 min

. .quant aux films autour de la vigne. .télévisuels, je mords une lanière en cuir pour ne pas râler devant « Le sang de la vigne ». .que fait Pierre Arditi, acteur chez Resnais, dans le brouet, ça c’est un mystère
Ford, Les Raisins de la colère évidemment. Mais plus récent? Rien ne me vient trop à l’esprit. .très vaguement, J’ai épousé une ombre? Très jeune Nathalie Baye, Huster, d’après William Irish qui savait a minima de quoi il parlait. Pas le cas de « Tu seras mon fils », cabernet merlot maltraité,vendangé machine, au goût de poivron vert, que seul Niels Arestrup sauve de l’évier

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 11 h 20 min

Dujardin il commence à nous les briser menu, Annelise. Il tourne au vieux con.
Rien à voir entre la talentueuse et belle Adèle Haenel et la Léa Seydoux, xlew. L’une est bonne actrice, l’autre a surtout du piston…

Annelise dit: 17 mai 2019 à 11 h 21 min

Lew 10h05, plus le temps mais Q.Dupieux, oui je verrai. .Avis mitigé sur le film précédent, bien qu’il m’ait bcp fait rire et que j’y voie une inspiration comique et plus largement, créative, repulpée . Mériterait un débat, comme j’aurais aimé que nous l’entamions davantage sur le film fait-maison de François Damiens (concomitant). Judor je suis assez d’accord. .bien négocié son deuxième degré, en particulier pour la pub. Charles Nemes (La Tour M infernale) figurait sur la photo de la classe maternelle de Neuilly où Jacques de Bascher, assis en tailleur, arborait une jolie casquette déjà hype ..un contributeur sympa qui y était nous l’avait fait passer en lien

Phil dit: 17 mai 2019 à 11 h 46 min

perfect dear Annelyze, no need for links ! (m’en tiens aux links de Bougreau qui jadis avait livré à Clopine une illustration des « perles dans le derrière »)
le poids de Parker est fascin(s)ant. intéressante coulisse du Nossiter qui interroge sur les motivations de ce freluquet à la Dylan.
« à boire plus vite, boisés, oxygénés… »le vin se déguste comme les films ! (pas de cristal pour les multiplexes avinés de californie).

dear Bougreau, puissance des acteurs (pas comédiens ! a dit Delon) Menjou dans « les Sentiers de la gloire » donne envie de faire la guerre, (Kubrick entubé) comme Stroheim donne plus de grandes illusions que Gabin chez Renoir.
(Star: Helmut Berger avait onanisé face au journaliste)
dear Baroz, bonne question, vais commencer par Raphaël le Débauché. et vous, what do you think ?

xlew dit: 17 mai 2019 à 12 h 15 min

Beaux moments de lecture vos associations cinéma-culture du vin Annelise, un régal.
Peu de films, des romans, beaucoup plus (dont un Maigret ou deux) sur le sujet, c’est vrai, un problème surgit, celui du « Domaine » qui prend tout l’espace physique et mental, personnage en lui-même et maître de chai de l’histoire en train de se décanter, les êtres de chair qui peuplent le scénario deviennent peut-être des éléments du décor, un cep à la patte, peu mouvables, élémentairement immobiles dans l’histoire, presqu’impossibles à vendanger, endangered species tels qu’en eux-mêmes leur caractères ne les changeant pas.
Le grand film à faire, c’est, avec ce que vous rappelez de la saignée de la première guerre mondiale, le temps de l’Occupation et les exigences des autorités au sujet des provisions de gnôle, les accaparements de certains vignobles, des documentaires télé ont fait le boulot, le Spiegel vers 2000 fit un reportage complet et très parlant sur la chose.
L’Affaire du businessman chinois Lam Kok mort à bord d’un hélico en rase-motte sur la Gironde, alors qu’il venait de racheter un Château (témérité d’un pilote), fait image.
Lorsque la nature des écrivains et des cinéastes est prise à défaut, la réalité se venge (là-dessus, GoT – la prise et la calcination du donjon Rouge – et le dernier Bilal – BUG – sont raccords avec la vie, on peut lire le feu de Notre-Dame assez bien anticipé chez eux).
Pour la pub, oui Judor s’en tire bien, s’il consent à plier son génie comique, il vend une prestation, au contraire d’Oxmo Puccino qui échange la tradition hip-hop pour des brouzoufs, nous sommes loin de Jim Morrison prêt à traîner les musiciens de son groupe qui envisageaient de céder un titre à un constructeur de bagnoles.
Le plus ridicule, ce n’est pas que Depeche Mode serve de bande son à Peugeot, c’est que cette marque n’ait aucune autre perspective pour frapper les esprits et pénétrer les coeurs des gens, que de faire du jus avec du vintage, éternelle moonshine de nos souvenirs.

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 12 h 43 min

Personne pour nous parler de « Passion », le premier film de Ryusuke Hamaguchi ?
Fort du succès international des « Senses 1 à 5» et des « Asako 1 & 2 », il nous est donné de voir sur nos écrans ce film daté d’une dizaine d’années.
Du Hamaguchi à l’état brut, non décanté.
« Passion », quoiqu’un peu chiant s’avère finalement… passionnant !
Certes, c’est du cinéma de nature intimiste -l’éternel dilemme de l’amour entre les hommes et les femmes-, passablement bavard, certain diront théâtral, genre dont je ne suis pas à-priori fan, sauf quand c’est signé Rohmer.
Hamaguchi est de ce niveau-là.
La primeur en moins mais l’exotisme en plus.
Le bon cinéma n’est-il fait d’une suite de singulières exceptions ?
« Passion » nous conte les jeux de l’amour et du hasard entre trois couples de jeunes bobos tokioïtes plus ou moins trentenaires et amis de longue date.
C’est beau comme un théorème illustré, même si j’ai dû passer plus de temps à lire les sous-titres qu’à regarder les images.
A est en couple avec A’, une prof de math. IL ont décidé de se marier.
B est marié à B’, qui est sur le point d’accoucher de leur premier enfant.
C, sans attache, fricote cependant avec C’, tout aussi indépendante.
Mais où est donc le problème me direz-vous ?
Et bien dans le fait que C aime secrètement A’, qui ne le lui rend pas, tandis que A qui a eu jadis une liaison avec C’ en est toujours follement épris. Parallèlement, B, qui se dit fidèle et loyal à sa moitié, va se révéler amateur d’adultères torrides avec toutes les femmes qu’il croise, notamment avec C’, particulièrement sensible aux rapports sadomasochistes-masochistes…
Vous suivez ?
Parce que tous les protagonistes de ce beau théorème amoureux universaliste, beaux parleurs et raisonneurs, vont vite se retrouver dépassés par les évènements.
La pratique plus forte que la théorie.
« C’est bien la vie de couple » demande A à son pote B, au début du film. « C’est parfois ennuyeux mais non dépourvu de certains avantages », lui dit-il.
Un peu ce que pense le spectateur à la vue du film !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583541&cfilm=244439.html

xlew dit: 17 mai 2019 à 12 h 53 min

Les Parker lourdés aux molécules d’alcool versus les Nossiter étiquetant 9°, même non-combat.
Tous s’est déplacé en Languedoc, sur deux ou trois collines du Mâconnais, vers les forêts clandestines de la Drôme nord-provençale, là où les grands propriétaires consolident et confisquent moins.
Il y a la recherche, esthétique revendiquée comme telle, du cépage rare, d’un abandon de la bouillie bordelaise pulvérisée en nuages sur les écoles et les maisons proches, un terroir de plus en plus technique, néo-bio, fait par des passionnés revenus de la French Tech, riches ou pauvres.
Les vignes du Seigneur contemporain, devenues pénétrables par ceux qu’habite la vocation, édictent un nouveau codex, les grandes maisons d’Aquitaine, sentant le vent du boulet, transforment leur cave en fondation d’art moderne avant de se résoudre à planter des oliviers et monter des moulins.
Certains des plus radicaux sont à Amiens et étudient la topographie des lieux, goûtent la terre, tout en parlant d’une possible migration vers le Kent. The Wild Geese à l’envers.

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 13 h 21 min

Phil, j’aime beaucoup « L’Ours et la poupée » (1970) de Michel Deville. La comédie va si bien au teint de Brigitte Bardot ! Mais mon film préféré est sans conteste « À cause, à cause d’une femme » (1963), moins connu et qui gagne à l’être. Sinon, non, je n’irai pas à la cinémathèque. J’ai assez à faire avec l’actualité…

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 16 h 03 min

la bouillie bordelaise pulvérisée en nuages sur les écoles et les maisons proches

si c’était que ça tout on aurait des gueule de pierrot l’fou sans plus..même si qu’elle fout un peu la chiasse elle est accréditée agriculture bio

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 16 h 10 min

Raphaël le Débauché

trés vieux souvnir..ronet jeune et un peu de cul de fabian si mes souvenir sont bon..émoi et moi..suffisant. pour la maladie de sacks..jaime le jeu forcé de dupontel..chacun ses faiblesses dépé..mais ça manque cruellement de cul..le cinéma français sans cul c’est comme un baiser sans moustache..et maintenant avec wenchtein on est tricard

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 16 h 14 min

Dujardin il commence à nous les briser menu, Annelise. Il tourne au vieux con

+ 1 comme il aurait dit serdgio..cabot passe mais corniaud à ce point..dommage

Phil dit: 17 mai 2019 à 16 h 28 min

après le résumé de Bougreau, viens de me souvenir du débauché ! on peut revoir un film pour Ronet, toujours parfait en train de boire, il tient son verre impeccable, Gardons Fabian pour Madame Claude.

Annelise dit: 17 mai 2019 à 20 h 46 min

16h03 sur la bouillie bleue. Exact, bien que livré sous paquet-cadeau Jean-Marcel.
Lew, les pesticides dans les vignes sont aussi fait exact – et je pense utile d’éviter les pulvérisations près des écoles. Pourtant d’après étude scientifique circonstanciée, pas d’explosion de pathologies-types surperposable si simplement aux territoires vinicoles. En particulier dans le respect des conditions d’administration des traitements. Je me rappelle avoir vu de mes yeux, et l’exemple n’était pas rare, un vieux chef de culture plonger une tasse dans un sac pour un dosage, la passer une demi seconde sous le tuyau avant de boire son café dedans. Sinon question longévité il est estimé pire de vivre à Mexico ou Bombay. La biodynamie pure et dure a des bornes inattendues, croyez-moi. Le raisonné porte bien son nom et souvent vaut mieux, avec traitement des effluents à la bambouseraie ..choquée, une année à cicadelles, que des partisans convaincus de l’entier naturel aient refusé d’user de moyens autres que stricto phytothérapeutiques. .conclusion la cicadelle qui ne connaît pas la délimitation des parcelles a ruiné (ça crève la plante sur des années) le petit propriétaire d’à-côté qui n’avait pas les moyens de s’offrir les tisanes d’orties. Tout cela prend du temps

Autre chose qui prend du temps : me demande si le temps n’est pas venu pour moi d’admettre que je ne suis pas fan du cinéma de Ken Loach. Du moins depuis Raining stones? Le vent se lève m’avait abattue, Moi Daniel Blake, palme incompréhensible si l’on se rapporte à la narration et la qualité filmique.
Son discours social touche, à la fois il est bâti pour cela – sincèrement et sans cynisme, il est vrai – monocorde néanmoins. Le film cannois Sorry we missed you ne fait pas exception.
On a pu l’entendre dans une itw « accorder tout son soutien aux Gilets Jaunes ». .reprocher ensuite à Emmanuel Macron de « réagir comme Blair ». . .ses réflexes militants, ses opinions, sa vision politique partout saupoudrés, pour sympathiques ou crispants soient-ils suivant ce qu’on en pense, ont fini par faire office de contenu-étalon. De sorte que le but est maintenant souvent manqué cinématographiquement parlant, quel paradoxe, quelle que soit la sympathie qu’on accorde en théorie aux personnages. .cette famille de rouquins plus authentiques les uns que les autres, Ricky le bagarreur qui ne s’en sort pas, la fille qui porte tant sur les épaules à 11 ans.. l’ubérisation dans le travail, les laissés pour compte . .Loach semble ne plus voir ce qu’il filme. Ou plutôt il ne filme que ce qu’il a en tête de montrer, au lieu de montrer ce qui est dans une focale plus large.
Son cinéma étouffe, et non pour les raisons que probablement il imagine : « Les riches n’iront pas voir ce film » (sic). .Sorte de démagogie à l’envers, stratégie commerciale en se réfugiant dans les catégories. .Il devient systématique, daté dans son désir de dénonciation des dérives capitalistes en place de rester aux aguets d’une société certes en pleine fracture, mais dont les fractures elles-mêmes sont lézardées de nuances
Dans une tonalité semblable à celle de l’époque du réussi « Raining Stones », des bras cassés infiniment touchants courant après un mouton qu’ils aimeraient vendre en réfrigéré pour payer la robe de communiante de la petite, on peut beaucoup aimer aussi « Les Virtuoses » de Mark Herman, où une fanfare d’un village minier en train de s’étioler à force de chômage part en bus, dans l’intention d’en remontrer aux chorales des grandes villes
Et de façon générale préférer Stephen Frears, au moins en trois temps : « Prick up your ears » (avec Gary Oldman), sur lequel on dut m’expliquer le jeu de mots longtemps après, « My Beautiful laundrette » qui devait révéler Daniel Day-Lewis en punk blond javel-marinière et chaînes amoureux d’un Paki, enfin le cru un peu faible, du même scénariste en moins inspiré, donc moins percutant, plus doux, Hanif Kureishi , « Sammy et Rosie s’envoient en l’air » .. Shashi Kapoor, Claire Bloom s’y montrent charnels, mélancoliques dans des coloris qui commencent à sentir l’automne, tandis que Roland Gift (forcément) fine-young-cannibalise l’écran

Annelise dit: 17 mai 2019 à 20 h 54 min

« Gardons Françoise Fabian pour Madame Claude »

Et ma Nuit chez Maud, où elle débattait avec Jean-Louis Trintignant au lieu de s’ébattre avec lui qui en mourait d’envie
Ils sont fous ces ingénieurs catholiques

Annelise dit: 17 mai 2019 à 21 h 23 min

Jacques 11h20 ce matin :
« Dujardin il commence à nous les briser menu, Annelise. »

Jean-Marcel 16h10 :
« .le cinéma français sans cul c’est comme un baiser sans moustache..et maintenant avec wenchtein on est tricard »

C’est la farandole des phrases poilues .. (mais pourquoi « il commence »?)

Annelise dit: 17 mai 2019 à 21 h 25 min

. .beau Leadbelly Alley. On dirait qu’il a la mandorle à la place du chapeau

Bon we à tous

Annelise dit: 17 mai 2019 à 21 h 30 min

Brane-Mouton, second après le second de 1855 qui passa premier en 1973 poussé par le souffle de Chirac, ministre de l’agriculture (Alley)

Oh que oui. le baron Philippe le persécutait sans relâche, lui téléphonant chaque jour, parfois dans la nuit (authentique!..ou il le racontait pour me faire rire?.je pense que non, c’était vrai. .et assez scandaleux quant au droit outrepassé : « Second ne daigne, Premier suis » inventé de toutes pièces)
Certains paintings for the label sont ahurissants

Annelise dit: 17 mai 2019 à 21 h 36 min

Pour la peine du Rising sun, je vous donne la devise exacte, réactualisée en 73
« Premier ne puis, second ne daigne, Mouton suis » habilement reconvertie en
« Premier suis, second je fus, Mouton ne change »

.. et maintenant les portes du pénitencier sur moi vont se refermer

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 10 h 03 min

Quoique pleinement justifiée, palme ou pas palme, « Douleur et gloire » (quel titre français à la soap opéra !) est un bon cru.
Voire même un cru exceptionnel.
Un beau film personnel en forme de bilan.
Une sorte d’à la recherche du désir perdu et retrouvé.
Rarement Pedro Almodóvar se sera ainsi livré, en profondeur et en délicatesse.
Aucune impudeur narcissique dans cette énième autofiction, où le cinéaste espagnol évoque, en une narration éclatée, son enfance, l’amour exclusif pour sa mère, la détresse dans laquelle sa mort l’a laissé, mais aussi ses premières pulsions villageoises pour un maçon analphabète, sa plus flamboyante histoire d’amour (malheureux) de jeunesse madrilène, ses conflits avec l’un de ses plus célèbres comédiens, ou encore l’entrée douloureuse dans la vieillesse et la vacuité de sa vie lorsqu’il ne tourne pas.
Souvenirs réels et affabulation imaginaire, tout lui sert pour aboutir à un film, tant sa vie est liée au cinéma.
Comment retrouver l’impulsion, l’énergie, le désir de s’atteler à une oeuvre nouvelle, où la justesse des sentiments le partage avec l’émotion, quand on se sent physiquement amoindri, dépressif et solitaire ?
Dans tout film, et tout particulièrement chez Almodóvar, il y faut l’intervention d’un élément magique, à défaut d’une intervention divine, pour que le processus créatif reparte.
Ici, la découverte inattendue d’un modeste dessin le représentant un demi siècle plus tôt, servira de déclencheur.
Les mauvaises langues diront que la drogue aura aussi beaucoup aidé.
Peu importe, le film est là, servi, par un subtil glissement de rôles, où Antonio Banderas devient le réalisateur-narrateur de l’histoire, lui même incarné par l’acteur Asier Etxeandia. Tout deux tout aussi remarquables, ainsi que Penélope Cruz, aussi belle et voluptueuse que Sophia Loren en lavandière napolitaine, dans le rôle de la mère d’Almodóvar.
Et c’est ainsi que « Douleur et gloire » se métamorphose peu à peu sous nos yeux, quelque peu humides, en « Douceur et bonheur »…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19582286&cfilm=264147.html

Phil dit: 18 mai 2019 à 10 h 42 min

Sophia Loren en lavandière

Almodovar se prend pour Ettore Scola, dear Baroz ? le fascisme permettait de durcir les angles, à lire votre recension, on dirait narcisse au pays du mariage pour tous

Phil dit: 18 mai 2019 à 11 h 25 min

on ira voir le film dear Baroz ! des éloges partout dans la presse, celle qui agonise le bel Alain Delon

Marie Sasseur dit: 18 mai 2019 à 11 h 27 min

@ ma mère nous avait ramené une sorte de kinescope de poche en plastique dans lequel on enfonçait une carte perforée contenant des vues de la procession et dont le visionnage était aussi effrayant.

aventure idem – j’ai toujours appelé cette machine un « stéréo-clic ». d’ailleurs, j’ai gardé cette relique dans les soupentes du grenier. Me demande combien elle pourrait valoir aujourd’hui.

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 11 h 40 min

Oui presse étonnamment élogieuse, Phil, notamment un beau panier fouillé dans les Cahiers du cinéma. En revanche, l’avis des spectateurs est plus mitigé. Certains disent être déçus. Je me demande si l’omniprésence de l’héroïne (pas Pénélope Cruz, les Espagnols disent le cheval ou aller chasser le dragon !) n’en est pas la cause ?
Hier, je suis allé voir le film à l’UGC-Rotonde à Montparnasse. En sortant de la séance, un type nous attendait pour nous demander nos impressions. Il a interrogé tout le monde, sauf moi ! Je suis resté près de lui et j’ai écouté. En gros, tout le monde se déclarait enthousiaste, sauf une femme qui a dit ne pas avoir aimé. Et le type donnait les résultats à quelqu’un à l’autre bout de son portable. J’avais jamais vu ça. Une nouvelle pratique des boites de productions ?
J’ai cru comprendre qu’Annelise était à Cannes, attendons de voir ce qu’elle en dira depuis la Croisette.

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 12 h 01 min

(Annelise, contre l’envahissement des zombies sur la RDC, ne pas hésiter à tuer la tête !)

Phil dit: 18 mai 2019 à 13 h 23 min

miss sasseur, âme impressionnable aux processions très chrétiennes en kinéscope ? Pareil pour Almodovar avant sa crise de nerf

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 13 h 39 min

Almodovar, qui est aussi producteur avec son frère, pas folle la guêpe, Phil, a récemment produit un très beau documentaire sur les victimes du franquisme, enrôlées de force dans le grand pardon national par la loi d’amnistie qui a immédiatement suivie la mort du Caudillo. J’en avais parlé ici dans l’indifférence générale…

Phil dit: 18 mai 2019 à 13 h 58 min

dear Baroz, gardez espoir, les discours dans l’indifférence générale ont le plus beau rayonnement fossile tandis qu’internet ne peut rien y comprendre.
Almodovar a nourri son cinéma des films dits « quinqui » tournés immédiatement après la mort de Franco. Films jamais projeté en France pour des raisons obscures d’argent.

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 14 h 10 min

Almodovar a aussi précipité Carlos Saura dans l’oubli, Phil, tout en récupérant au passage la fille à Charlot !

Phil dit: 18 mai 2019 à 15 h 54 min

Geraldine Chaplin avait fait des ouvertures, dear Baroz. depuis qu’elle est apparue dans un film de dinosaures, ne sait plus quel avatar à lézards botoxés, Almodovar s’est dit qu’il pouvait l’accueillir dans sa ménagerie de verre.

Phil dit: 18 mai 2019 à 16 h 25 min

c’était dans Jurassic Parc, numéro 3 ou 4 suite de Spielberg…ne sais plus très bien.
vu l’an passé à… Varsovie, à la cinémathèque !(rediffusion of course, faut pas pousser) logée dans la tour stalinienne du centre qui domine le ghetto juif rasé.
éclairages roses, stucs communistes période riche (il y en eut une), Almodovar aurait aimé.
plus revue depuis Saura, médusé de voir surgir la fille de Chaplin dans le zoo à dinos, en grand-mère autoritaire manière julie Dench ? la marâtre « M » du dernier james bond (celui aux oreilles décollées tendance homophile). le monde est petit, celui du cinéma encore plus.

Annelise dit: 18 mai 2019 à 18 h 16 min

Ah vous l’aimez votre Craig. .moi aussi. La sortie de l’eau en boxer, égale du maillot d’Ursula Andress. L’opus Skyfall homophile ce n’est pas faux, en tout cas émaillé de détails engageants. .outre le « qu’en savez-vous? » rétorqué à Silva/Bardem teint en blond (un des meilleurs méchants bondiens), le personnage de Q est tombé dans l’escarcelle d’un jeune geek duffle-coat & lunettes incarné par Ben Whishaw, militant afin que « l’homosexualité cesse d’être cachée par crainte d’une placardisation, car cela ne fait qu’empirer les choses »

Bonne recension de Jacques sur Almodovar . .
Je ne me serais pas prononcée exactement à l’unisson sur certains points, peu importe. .j’aime bien que les films prennent une résonance particulière chez chacun.Je continue de trouver une autre profondeur narrative à « Parle avec elle », liberté poétique moins « traçable », grâce et puissance du subliminal qui ne sont pas seulement dues à l’apport Pina Bausch, bien que cela ait aidé. .Benito, grassouillet mutique encombré de sa différence, ployé auprès d’une femme léthargique dont le silence, l’absence à elle-même en font un réceptacle énigmatique, jusqu’à la « fécondation » (nous avons pu parler ici des divergences d’avis entre l’idée d’un viol sur personne vulnérable ou au contraire, conception d’ordre divin, maïeutique . .une création enfin délivrée/pouvoir guérisseur, thaumaturgie). .Pénelope Cruz a su prendre ce physique populaire, plein, au lieu de macérer dans un côté sex-symbol plus étroit qu’elle a pourtant les moyens d’incarner haut la main. Tablier bleu, bras nus..les draps blancs qui sèchent. .le parallèle est bien vu avec le linge étendu sur la terrasse d’Une journée particulière.
Antonio Banderas. .le casting se tient…Les Zorros avec la belle Catherine Zeta-Jones ont sans doute fait oublier à la jeune génération qu’il est un almodovarien des débuts ? Matador, il est déjà là. .Attache-moi, Femmes au bord de la crise de nerf, idem. Bon de le retrouver ici. .ce visage lifté par les abus – lifté tout court?- qu’on retrouve sur pas mal d’acteurs (cela vous aura peut-être frappé dans la bande -annonce DiCaprio/Pitt). .peau trop lisse, sans zone d’ombres, où le désabusement, le doute ont du coup une manière de s’inscrire plus crue . . usure émouvante. Je me le rappelle en amoureux de Tom Hanks/Andrew Beckett mourant du sida chez Jonathan Demme.. dernière danse en costume d’officier de marine blanc. .(film donné dix ans après le début de l’hécatombe, Springsteen et Neil Young à la B.O. .traces de pattes d’oiseaux sur le sable et gosses trébuchant, en train d’apprendre à marcher pour dernières images. .quelqu’un l’aurait-il revu?)

Quant aux réactions à la sortie des salles, les parieurs/bookmakers cannois adorent faire monter la sauce.. l’aura/l’aura pas?..Loach pourrait-il réaliser une triplette?ces mises sur le gril participent davantage d’un folklore festivalier et de la com que de la critique

Phil vous êtes très drôle à imaginer devant les diplos, aux oreilles le crounch-crounch-crounch du pop-corn vendu par seau à votre voisin : la petite brute vous en aura t-il au moins proposé?
Si vous voulez retrouver Jeff Goldblum en proie à de (ou une) grosse(s) bête(s) je ne saurais trop vous suggérer de revoir le film d’amour le plus romantique de Cronenberg – je suis sérieuse – « La Mouche »

Phil dit: 19 mai 2019 à 7 h 38 min

popcorneux rares, dear Annelyze, c’est une cinémathèque qui projetait les dinosaures..boustiffailler verboten !
souvenir de la « La mouche » avec Goldblum, du bien ficelé et dégoulinant. remake d’un autre « The fly ?) plus terrifiant avec un homme réduit jivarisé, pris dans une toile d’araignée.

Annelise dit: 19 mai 2019 à 8 h 58 min

..cinémathèque, sorry Phil. .j’aurais dû exclure Haribo de ma pensée. Vos « stucs et éclairages roses » fussent-ils période post-stalinienne à Varsovie m’auront obnubilée. Même pas de fraises tagada?
Un film qui me tenterait bien à la Semaine. .et voudrais goûter à la sélection « nouvel assemblage » Moretti à la Quinzaine
Et de votre côté, en Bohême?

Phil dit: 19 mai 2019 à 9 h 34 min

sissi Annelyze, du popocorn offert au sous-sol de la tour soviétique dans un bar à neons roses, rouge stalinien délavé au capitalisme où l’on s’attend à des Almodovar montés sur talons compensés. mais rares spectateurs dans ce cinéma pour troisième type qui projette du dunosaure réchauffé, la plupart ont été digérés par les multiplexes.
A l’est, pas d’eden du cinéma, les cinémathèques n’ont même plus de projecteurs 35 mmm. Condamnés aux DVD, la filmophilie est décépée !

Annelise dit: 19 mai 2019 à 11 h 06 min

« sissi Annelyze, du popocorn offert au sous-sol de la tour soviétique dans un bar à neons roses, rouge stalinien délavé au capitalisme »

Ah. .alors ça va

« rares spectateurs dans ce cinéma pour troisième type qui projette du dunosaure réchauffé »

En fait de dinosaures il s’agit de T-Rex, cher Phil. Pas ceux de Bolan.. la dramaturgie de Jurassic Park si on y pense pas très éloignée de celle du (vieux) King-Kong usé ensuite jusqu’à la trame. Sauf qu’ici on n’en est plus à la peur d’un inconnu, d’un « monstre » dont les contours restent à définir pour mesurer sa propre humanité mais – cas de le dire – à des peurs reptiliennes, qui interrogent les remontées aux origines etc
Voulais vous dire, avant d’aller faire un tour sous la pluie, que dans les surprises de casting de type Géraldine Chaplin, il ne faut pas oublier Richard Attenborough. .je ne sais plus où, dans la saga Jurassic. le milliardaire allumé, au look Jim Harrisson qui aurait retrouvé l’usage de son oeil. Curieux non? .. on ne sait comment le prendre? Auto-érotisme du cinéma finement débusqué par Lew?. indice d’une révérence mutuelle.. simple et belle expression d’amitié ? Qd même étonnant de retrouver à l’affiche le réalisateur oscarisé pour « Gandhi », film que je n’avais pas du tout aimé – acteur aussi chez John Sturges dans la Grande Evasion, aux côtés de our beloved SMcQ, du foreur de tunnel claustrophobe Charles Bronson – dans mon souvenir exceptionnellement glabre tel le Reynolds de Deliverance (?)- et de Donald Pleasence, toujours aussi étrange

« Sissi » vous ne pouviez tomber mieux : mon personal nickname entre partners in crime. .j’entre dans le corset mais ils l’écrivent plutôt avec un Y
Pas à cause de Carrie j’espère?.. Missing (autre allusion à une cinémathèque grâce à Costa-Gavras) ni La Balade sauvage, dont l’auteur Malick est attendu comme le messie à Cannes ne terminent trop bien

Phil dit: 19 mai 2019 à 15 h 07 min

yes Annelyze, T-Rex…dans le troisième ou 4ième opus, bête dopés mutée à la super agressivité pour plaire à des acheteurs profilés mafieux russes (message de la production bien reçu chez les. à chacun ses moyens, finlandais chantent des débilités à l’eurovision pour agiter des banderoles propalestiennes). scénario de guerres des étoiles gentils-méchants à désespérer Pierre Boulle (où est passée la génération qui pouvait réaliser du Sharky’s machine ?). à propos « planète des singes », vu à Karlsbad (la Bohême des bains de sissi) « Bohemian Rhapsody ». fait exprès, bien déçu par la Queen au postiche dentaire simiesque, qui mâchonne sa bouche la première demi-heure (Baroz a dû commenter le film en son temps). bons sentiments partout (que trouve-t-il donc à sa copine ? passez votre chemin), personnages lissés, achetons les disques du Queen, pas ses partouzes. grâce à lui, découvert un nouveau type de salle de cinéma: plateau à boustifaille intégré dans le dos du voisin comme les avions ! résultat attendyu: le bon public prend ses aises, trempe la cacahuète dans le pinard graisseux et mastique dans le sonophone du voisin les 2 tiers du film ! de quoi maudire le dentier de Queen pour ever !

Et de votre côté, la Bohême ?
Le bon cinéma en Bohême est mort à vie !

Dear Annelyse, Faites bon accueil ce jour à Delon, dernière star française ! (obligé de s’excuser par des lesbiennes de commando, qui comprennent rien au film, d’avoir couché avec le Vicomte des damnés).

bouguereau dit: 19 mai 2019 à 17 h 33 min

y’a qula sacarose les goudous et les wécé japonais qui l’interesse le dirphiloo..l’art y s’en fout

bouguereau dit: 19 mai 2019 à 17 h 47 min

remake d’un autre « The fly ?

oui..pas mal..le kronenbourg est moyen je trouve..il a du cracher au bassinet..bien en deça de ses précédents..au sénar bien enlevé et bien barré..ceux du début bien nanar et horifique..avec des cas comme olivère red qui avait bzoin de thune..l’un des rares a ahvoir fait tourner des actrice porno

Annelise dit: 19 mai 2019 à 18 h 23 min

Prague superbe j’imagine ?. . Le vin de Bohême, amer et vainqueur, ciel liquide parsemant d’étoiles votre cœur.La chance, quand même !. .
Bohemian Rhapsody, Jacques en avait probablement parlé, mais l’avais chroniqué de mes blanches mains (sur FB me semble-t-il . .je vais donc re-billeté ici.). J’avais prédit d’emblée le dentier oscarisé : une boule de cristal facile à lire.
Personnages évidemment lissés jusqu’au lifting où le simple fait de sourire lézarde du front au menton. Il faut des Quinto star-trek, des Whishaw en beaux rôles bondiens pour que l’idée fasse son chemin chez spectateur popcorné que les cinémathèques intriguent mais n’attirent pas . Trop explicite, et c’est le citron sur l’huitre. .vous trouve sévère sur Rami Malek. Il bouge bien, un mimétisme corporel étonnant, parole de danseuse ! Accordez-lui au moins cela. Kad Merad dans un effort méritoire aux César ne réussit pas pareil ..peut-être aurez-vous préféré. .(dans le sens qu’il avait commis une parodie mieux assumée ?)
TOUS mes amis homossessuels ou presque mécontents ! On a « défiguré Mercury en le présentant en folle honteuse » dixit. Sauf quelques-uns plus fleur bleue, ayant versé leur larme sans en demander davantage.
Certes les « allusions » sont esquissées si discrètement qu’elles tiennent davantage d’une volonté de gommer toute aspérité que de la pudeur. .l’homme suivi dans une ruelle, la bringue-maison avec drags, costumes de marins et pantalons de cuir… c’est tout ? Pas très audacieux. .enfin répétons qu’il s’agit d’un film grand-public. Et déjà, que de difficultés accumulées pour qu’il soit produit ! Sacha Cohen-Borat jette l’éponge et s’en détourne, Bryan Singer est remercié pour avoir organisé des fêtes galantes entre garçons à la Kevin Spacey. .Qu’en attendre ? Un résultat empreint de puritanisme, mais de bonne volonté, à entendre comme un premier pas, un livre d’apprentissage de la lecture CP aux images tendres. .. le personnage est traité en vraie douceur. Bien sûr c’est la moindre des choses. On n’est pas chez Fassbinder, ni dans aucune révélation de parts vénéneuses. Que l’ensemble soit faible et édulcoré ne fait pas de doute. Mais pas désagréable à voir pour le vulgum pecus, qui va trouver là raison de cesser de tenir Mercury comme ayant mérité son sida… parce que cela aussi traînait dans les consciences : qu’il l’avait bien cherché..
Les petites inexactitudes, le dernier amour coiffeur irlandais qui se retrouve serveur dans le film, broutilles. Quoi d’autre ?…pas de Freddie empartouzé régulièrement dans les backrooms, alors qu’il était pratiquant effréné. ?. de quoi ravaler à des enfantillages les scores de Simenon, de Jean-Pierre Mocky, toujours un peu vantard dans ses livres( nette préférence pour le fils) ? « Nowhere boy » sur Lennon ne s’était pas appliqué à le montrer en détails, pleurnichant, se traînant aux pieds de Yoko Ono en l’appelant « maman ». Néanmoins ce tri «hygiéniste» gêne, retentit de nouveau comme une différence de traitement ? La consommation sexuelle débridée peine à être représentée déclinée aussi en hétérosexualité. Quels seraient les contre-exemples ? .la pornographie en général demeure un «film de genre» difficile à caser. .exigeant l’emprunt de chemins de traverse. Toute tentative inexistante dans le film, il est vrai.
Que Freddie Mercury soit présenté en « homo honteux», la question en revanche est pertinente. .quand lui-même tourne le clip « I want to break free » en mini-jupe-aspirateur-moustache, Brian May-l’astrophysicien, Deacon et toute la bande en caricatures, fillette à la vaisselle ou vieille Tatie Danielle écoeurée du spectacle, à la fois très drôle et pouvant passer, non pour un coming-out subliminal, mais pour une farce. Il était Parsi, ses goûts non conformes à ceux inculqués par sa famille. .il n’a jamais directement avoué non plus ses préférences. Qu’est-ce qu’on en sait, s’il n’était pas honteux ? Pas parce qu’il y allait de bon coeur que cela ne le tourmentait pas – Foucault, en cuir et torse nu-bretelles, avait des soirées agitées, avant les nausées dans la salle de bain dues à une haine de soi tenace.
Mary Austin, si on peut regretter un développement atone, sans grand-intérêt dans le film, dans la vrévie partagea avec lui un grand amour indéniable. Outre qu’il lui ait légué le gros de sa fortune, ce qui n’est pas rien, et qu’elle soit restée digne et discrète à cet égard, leur attachement éclate sur chaque photo (et elles sont légion)..
Finalement, si le film n’est pas passionnant, la personnalité de Mercury justifie l’envie d’aller le voir, même si un tel sujet méritait mieux et qu’il faut savoir à quoi s’attendre

Phil. Delon.. of course je vais me réjouir de la palme au Gattopardo, bien que Jean-Marcel lui ait taillé un costume près du corps, dans cette forme enlevée toute personnelle que nous lui reconnaissons de nouveau à 17h33. Rien n’arrêtera le fauve en pleine course. Il mérite sa Chopard, puis le besoin d’honneurs, souvent c’est comme le besoin d’amour. Calmé quand il est satisfait.
Votre pique sur les dissensions larvées homos/lesbiennes qui pointent sous le front commun est bien vue. D’ailleurs pourquoi en serait-il autrement ? Drôle d’essentialisation que de suggérer que tout le monde devrait entrer en communion sous prétexte d’homosexualité en partage. Toutes les blondes devraient-elles penser pareil, tous les Noirs, tous ceux qui ont les yeux bleus, tous ceux qui pratiquent l’escrime ?
Amusant que vous mettiez cela sur le tapis..Au moment du film Mercury, m’étais intéressée à des réflexions passées d’Eribon (qui a depuis propulsé sur orbite le jeune Eddy Bellegueule au minois évoquant agréablement celui du « boss » Hervé Guibert) En 1986, donc en « période chaude » avait été mis en place le GREH, Groupe de recherches et d’études sur l’homosexualité et les sexualités, qui organisait des séminaires. La causerie de Didier Eribon à Beaubourg dix ans plus tard (1997) avait donné une visibilité à des études jusque-là restées confidentielles. Pas grand-monde ne s’y était intéressé, sinon un public étroit et unanimement militant. Deux décennies encore après, survient une mise en lumière internationale des sujets, assortie de simplifications/rabotages et/ou raidissements catégoriels tous azimuts… embêtant

Annelise dit: 19 mai 2019 à 18 h 28 min

L’Attenborough de Jurassic, c’était aussi La Canonnière du Yan-tsé de Wise.. Frenchy franchit les lignes par amour. Steve McQueen en costume de marin, l’instit (dernière Mme Malle?). .j’étais émue aux larmes.. sanglots. . à quoi, quinze ans?..prière de ne pas dauber ou cela ira au sang

Jean Langoncet dit: 19 mai 2019 à 19 h 08 min

@Le vin de Bohême, amer et vainqueur, ciel liquide parsemant d’étoiles votre cœur.La chance, quand même !. .

c’est peu et c’est tout, à quinze ans comme à deux-mille-cinq-cent-un

Jazzi dit: 19 mai 2019 à 19 h 35 min

Voilà ce que j’en disait sur la RDL :

Jazzi dit: 6 novembre 2018 à 11 h 36 min
La critique professionnelle fait la fine bouche mais le public plébiscite le bio pic sur Freddie Mercury dans « Bohemian Rhaspsody » de Bryan Singer. Moi, j’ai adoré. C’est avant tout un film musical et j’ai beaucoup appris sur ce chanteur singulier, de son vrai nom Farrokh Bulsara, natif de Zanzibar et le groupe Queen dont je ne savais pas grand chose. Chanteur hors pair et homme de spectacle aguerri, jusqu’au bout, dont l’homosexualité s’est révélée tardivement et tragiquement, après une grande histoire d’amour avec… une femme.
Ed, un film pour vous, pour la musique mais aussi pour ses chats, les plus fidèles compagnons de toute sa vie. Et aussi pour Lavande, car ce film, où Freddie Mercury change de costume à chaque plan, est à lui seul un conservatoire, un musée des tenues les plus kitchs des années 1980 !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19579322&cfilm=185719.html

olga dit: 19 mai 2019 à 23 h 22 min

Dommage que vous n’ayez pas dit un mot des toilettes de ces dames.D’un côté des flots de mousseline, rose, bleue transforment la montée des marches en périlleuse ascension; de l’autre il semblerait que le sein se porte plat et flasque,tandis que la jupe longue se fend jusqu’à des limites imprécises.
Une élégante, en pantalon noir à pinces,avec une longue chasuble asymétrique bicolore dégageant une épaule parfaite et se terminant en traîne ,démodait toutes ces jambes généreusement dénudées et offertes.
Les miettes du festival réservées aux assis devant la tv se limitent essentiellement à la parade devant les photographes et aux ITV débilitantes de journalistes peu inspirés et mal fagotés.
*la remise de la Palme à Delon, superbe, chevelure blanche impeccable ,pantalon cigarette, poches sous les yeux, allure quasi juvénile, occupa UNE minute à peine sur France 2…

Annelise dit: 19 mai 2019 à 23 h 29 min

Contente que vous ayez eu ce plaisir, Jacques. Freddie Mercury, personnalité attachante indeed. Petites précisions pour compléter : Après que Bryan Singer a été déposé, c’est Dexter Fletcher (j’espère ne pas avoir égratigné l’orthographe) qui a fini de réaliser le film
L’amour avec Mary Austin a été extrêmement fort, central durant la vie entière de Mercury mais le charnel n’était vraiment, mais vraiment pas pour eux à part au tout début, le chanteur vivant rapidement des amours homosexuelles nombreuses et exclusives, sans aucune attirance hétérosexuelle. Il a été très courageux à Wembley, y chantant magnifiquement alors qu’il était -et je savais -condamné

Annelise dit: 19 mai 2019 à 23 h 32 min

TB Olga. .cela me va si vous nous faites la chroniqueuse-mode !
Delon larmes sincères en évoquant Annie Girardot. .touchant (ce que disait CP de la fidélité de Delon – et la belle Claudia Cardinale – à saluer les acteurs de leur génération qui disparaissent

Annelise dit: 19 mai 2019 à 23 h 40 min

..recap & révision Malick dans pas longtemps pour aider ceux qui le veulent à prendre leur souffle avant d’y aller
(laissez-moi un petit délai pour reprendre le mien)

Le jour J, dîner léger, sucres lents, tisane de romarin

olga dit: 20 mai 2019 à 2 h 17 min

Annelise,merci d’avoir compris mon amusement! la star en pantalon,avec petite traîne ,était Andie Mac Dowell.Sublissime avec traîne, Aishwary Rai Bachchan. C’est tout pour aujourd’hui !
Le site du festival est assez nul :ITW de Gaspar Noe passé en boucle 2 ou 3 fois. Malheureux, les pauvres provinciaux, vissés dans leur campagne. Heureux de votre retour.
Entendu le matin sur France Cult une table ronde où qqs chroniqueuses enfiévrées taxaient carrément Delon de « violeur » (sic) A bas les polémiqueuses coléreuses qui font semblant d’ignorer le sens des mots.Il y a eu, sur quelle chaîne ? un excellent docu sur Almodovar.
Prenez du plaisir et au plaisir de vous lire.

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 6 h 17 min

Vous savez que j’adore les biopics, Annelise. J’irai voir celui sur Elton John, bien que sa musique me laisse totalement indifférent et que je ne sois pas séduit par son physique de porcelet extravagant. On annonce aussi un « Diego Maradona » sur la Croisette…

Annelise dit: 20 mai 2019 à 8 h 53 min

Pas entendu l’émission, Olga.Devdas, joli mélo de 2003 paraît-il avec l’ex Miss Monde (qui a de magnifiques restes) à robe dorée. .je ne l’ai pas vu mais il en fut parlé comme « d’un des films les plus rentables » – critère des plus court, qui m’aura plutot découragée
Les Bollywood sont cantonnés souvent à des comédies/soaps flamboyants à forts sentiments.
Dans un style beaucoup plus subtil, la romance y ayant toute sa place, deux films en leur temps sélectionnés par la Semaine de la critique, vraiment délicieux. .le premier surtout :
« The Lunchbox » de Ritesh Batra (2013) . .un film sur la solitude, la misanthropie, l’architecture du travail et de la hiérarchie, aussi la peur d’affronter l’espoir au réel
Et « Sir » (l’année dernière) de Rohena Gera. .une jeune femme rêvant de devenir couturière, une « femme brave », domestique d’un jeune homme fortuné. ..de très belles scènes pudiques, tout se passe au travers de plateaux télé servis auxquels il ne touche pas, de couverts arrangés sur une table avant qu’elle ne regagne sa chambre exiguë dans le si vaste appartement ..Tilotama Shome vive, gracieuse en petit soldat endurant. .naît une attirance interdite par la différence caste – ce moment superbe où la bonne en sari voit sortir de la chambre de son patron une déesse en robe de soie et talons de 16cm à laquelle il lui incombe de servir le petit-déjeuner. .son humilité et sa peine secrète
Si ce n’est déjà fait, voyez-le(s), les deux doivent exister en DVD, faute de mieux
Pour les audacieux qui ont envie de s’y frotter, le grand Satyajit Ray. .Le Salon de musique, La Trilogie d’Apu. .raffinement sans borne de ses films quant à l’exploration des sentiments, l’observation des rapports sociaux. Le maître du cinéma bengali. .Tahore y a sa part, et vous entendrez la musique de Ravi Shankar

Annelise dit: 20 mai 2019 à 8 h 57 min

« Son physique de porcelet extravagant » n’est pas gentil, Jacques ! Don’t go breaking my heart
Qu’auriez vous dit sur mon Freddie Mercury préféré?.. Sa mâchoire de tondeuse à gazon? You don’t fool me

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 9 h 21 min

« Qu’auriez vous dit sur mon Freddie Mercury préféré ? »

Phil a déjà tout dit sur ce point, Annelise.
Quoiqu’il en soit, le Parsi était plus sexy que le rosbeef pure souche…

Annelise dit: 20 mai 2019 à 10 h 13 min

«Une Vie cachée» a été présenté hier.
Je n’ai aucune intention de le chroniquer frontalement : vous irez voir et je l’espère, vous en chargerez.
Pas d’intention de délivrer un billet sur ce film précis, car je pense que, davantage que beaucoup, le cinéma de Terrence Malick est un idiome.
Un réalisateur auquel, sans déflorer mon sentiment sur le nouvel opus, il me faut déclarer ma profonde révérence générale.

Je stipule (mieux vaut ) : je comprends qu’il ennuie mortellement, qu’il puisse être qualifié d’une lourdeur d’enclume.. . Prétendre le contraire serait suicidaire, voire inquiétant. Ses phrases emphatiques, «Pourquoi la Terre lutte t-elle contre elle? La Terre lutte t-elle contre l’océan?»…« L’amour…d’où vient-il? Qui a allumé en nous cette flamme ?»
Ma fascination me surprend moi-même. Me traversent une incrédulité, un effroi. Je crois que je vais rire, espérer qu’il plaisante, qu’il parodie – mais non.

Son œuvre m’a subjuguée à la déloyale, commençant par me faire croire que c’était impossible, mais l’idiot l’a fait : ses gros gâteaux étouffe-chrétien m’ont prise dans sa toile gluante.. . «La Balade sauvage» … « Les Moissons du ciel » … Ce dernier film sans doute a pris un coup de vieux, trop d’esthétique, d’emphase.. Tant pis. Il demeure un de mes préférés à cause de Brooke Adams, de la petite récitante ballottée, de Sam Shepard qui souffre d’asthme sur le toit et se marie en chapeau melon. Ni l’un ni l’autre n’est cependant caractéristique de ce qui allait suivre. C’es deux films obéissaient encore à une linéarité plus ou moins respectueuse du spectateur . Malick y va par paliers. Il ne souhaite pas faire éclater les globules, néanmoins…
« La Ligne rouge » (diffusée ces jours pour remettre en condition..), le Soldat Witt, pacifiste, trouvait la mort dans une nature exultante , refusant de mettre en joue l’ennemi, « Le Nouveau Monde », Christian Bale en John Rolfe, paysan doux, patient, qui guérissait Rebecca «Pocahontas» de l’inconstance des hommes, de l’abandon. . .La conversation allait bon train avec des consœurs et confrères de la presse écrite qui ne supportaient pas sa pompe, son ésotérisme emberlificoté, ses longueurs, ce qu’une amie du «Cercle» m’avait dépeint à l’époque comme une «complaisance bouffie et prétentieuse ».

Las! Me voilà donc placée dans l’obligation d’admettre mon goût pour une complaisance bouffie et prétentieuse, des longueurs, un ésotérisme emberlificoté ! Pire, j’identifie le poison sans désirer l’antidote.

On verra pour celui-ci… Pour «Knight of cups» , Malick déjà au lieu de ralentir avait appuyé sur l’accélérateur, liant la digestion du film à de préventives prises d’Alka Seilzer.
Malick fait-il d’ailleurs des «films »?
Il fait ce qu’il peut, déroulant ses sempiternelles obsessions sur «la chute de l’Ange, l’impossible rédemption après laquelle nous courons, marqués au sceau d’une humanité qui s’interroge». Le Dieu très chrétien de Malick rédime les péchés «au travers des doutes et de la souffrance, distinguant ses enfants grâce à ce stigmate déposé sur leurs paumes» .

Faudrait-il appeler des infirmiers?
Ai-je été mithridatisée par le temps, la pratique ? Il passe naturellement dans mes veines. Comme Faulkner, sa manière de charrier gras, lourd, ressassant vers un but inaperçu et pourtant évident, qui se dévoile à lui à mesure qu’il écrit. L’œuvre malickienne déborde en permanence, le flot va se jeter dans une embouchure secrète. Pour la connaître il faut aller au bout, jusqu’à la noyade. «Le chevalier de coupes»… on sentait qu’on allait s’amuser … arcanes mises en avant sans légèreté, Le Fou, le Pendu, lames lourdes de sens. Débrouillez-vous pour comprendre…

De quelle teneur le film cannois vous apparaîtra-t-il?
«Knight of cups», le précédent : souvenez-vous… le voyage d’un pèlerin de ce monde à l’autre, rapporté sous forme de rêve. Pendant deux heures, vous aviez eu l’occasion de comprendre l’expression «boire le calice jusqu’à la lie». Abscons à tous les étages, comprenne qui pourra.

Pourquoi cela ne me fait-il pas fuir?
Lorsque les sangles cèdent, qu’il est bien lâché, ne comptez pas sur lui pour se restreindre. Une part de moi suspendue, interloquée, bercée.

Rick (Christian Bale), le scénariste hollywoodien englué dans sa vacuité, l’alcool, ses orgies pleines de verre cassé était réveillé par un tremblement de terre dans son ryokan luxueux, à Los Angeles.
À quoi pensait-il d’après vous? Pas du genre à réfléchir à sa liste de courses. Il attendait le « big one » qui lui permettrait de découvrir la perle, ressassant dans sa tête les échecs, aspirations déçues et bonheurs enfuis.. des histoires de père qui ne pouvait plus être et avoir été, de frère en pleine déréliction, un autre probablement suicidé.
Une femme à laquelle il était marié, (Cate Blanchett), qu’il aimait sans doute, «avec laquelle il est devenu peu à peu moins gentil », une femme qui aurait pu le rendre père, (Natalie Portman), se tordant les mains en bord de mer… pour la réduction en «pitch», s’y prendre tôt.

Malick est toujours trop long, insistant, saoulant.
Ses compositions provoquent des indigestions d’images travaillées, de voix-off, de formules. Moi-même qui suis résistante, lorsque s’élèvent des violons et qu’est asséné «Dieu est venu si tard», ou «Je suis mort d’une autre façon», j’avoue jeter un œil angoissé sur ma montre. Canopées, palmes sous le vent, océan, ressac, embruns… Chez lui les paradis perdus n’en finissent jamais d’entrouvrir leurs portes via des eaux lustrales : des enfants nagent en des brasses lentes dans presque tous ses films, et Richard Gere, finissant de moissonner le ciel, ne mordait pas la poussière mais chutait dans une rivière, bras en croix.

Élucubrations. ? Quand Jésus tombe une première fois, on le relève. La seconde fois, certains hésitent. Quant à la troisième, beaucoup ont déjà fichu le camp de devant l’écran.
Que fait Terrence Malick à ce stade de sursaturation esthétique et émotionnelle? Il en rajoute une couche.

Le dire ainsi s’avère très en dessous de la réalité : cheminée bourrée jusqu’à la gueule ? De la fumée plein la pièce, ça refoule?
Tant pis, il recharge en bois, et pas qu’un peu.
Logorrhéique sous mode lent, mais régulier ? Au moment de la délivrance, le délire mystique s’étire sans frein.
Rien ne pourrait l’arrêter. Il faudrait l’abattre. Cataclysme extatique, en images ou verbal, manière de psalmodier qui le rapprocherait d’Antonin Artaud, de Friedrich Hölderlin.

Terrence Malick est un grand malade. Incurable.
Il y a des plans d’une telle beauté. Trop, c’est entendu. Des séquences où on fait plus que friser le grotesque. Pas un joli petit produit standard à ranger sur l’étagère.
Les mains de Cate Blanchett levées pour caresser l’air (toujours dans «Knight of cups ».) .. le visage de Natalie Portman pelotonnée sur le lit… la bonté d’une infirmière à panser les jambes d’un clochard couvertes d’escarres… un chien, plongeant dans la piscine, gueule grande ouverte, une fois, dix fois, pour repêcher une balle de tennis en perdition…

Ses bouffées délirantes conceptuelles explosent en fragmentations, en ressassements. .. Je communie, encore et encore. Plein gré : cela touche un obscur, une sorte de métaphysique honteuse, à connotation initiatique et sectaire.
Je répands du parfum sur ses pieds après les lui avoir lavés avec mes cheveux. J’attends à chaque fois le prochain. Je ne dois pas être la seule, vu la liste des comédiens qui se battraient pour participer à ses films.
D’accord, je préfère toujours que s’écoulent deux ou trois ans avant d’en revoir un, ou d’en découvrir un nouveau… Mais Malick probablement est génial, avec tout ce que cela peut comporter de déraisonnable, d’insupportable, de raté, de fou.

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 10 h 33 min

Sacré papier, Annelise ! De Malick je n’ai vu que « Les Moissons de ciel » et je ne m’en souviens plus très bien, sinon de la présence d’Isabelle Huppert. Vous me donnez envie d’y aller voir.
Un idiome, dites-vous, mais qui s’adresse à qui ?

Annelise dit: 20 mai 2019 à 10 h 56 min

Non Jazz..pas d’Isabelle Huppert dans Les Moissons…Shepard, Adams et…Gere (maillon faible du film).. je sais avec lequel vous confondez ..à cause du titre original en anglais. .je vs laisse trouver (petit quizz) Il faut que j’y aille
Bien à vs

Phil dit: 20 mai 2019 à 11 h 21 min

riches échanges comme un verre de Tokay 5 « poutounyios » (très sucré) de Hongrie. Baroz a l’oeil du testeur, Mercury plus sexy qu’Elton John. tout est dit, né et mort au zizibar, il faut rester aristocrate de la cuisse.
Oui Anneyze, Eribon et son mari (de) Lagasnerie ont des visées antibourgeoises, Visconti était plus sain (sans T) en digérant la soupe familiale.
Delon, souverain à Cannes, Olga s’offusque avec raison, il faut faire son marché sur le oueb pour retricoter la réception de la palme du considérable Delon, mise en morceau par les médias laquaïsés qui servent du boatpeople obligatoire en ouverture de cérémonie.
Delon a marié Sissi et jouer Franz, what else. qu’y peuvent comprendre les militantes abonnées au cinéma sur des écrans timbres-postes ? opinions du même format. Delon va mourir, le cinéma avec lui, dans moins de trente ans les cinémathèques comme les livres papiers disparaitront du paysage et des esprits faibles.
Attendons les oeuvres du huitième art farci d’égalitarisme sans guerre d’Indochine (qui finira bien par leur remonter dans l’ipode par la voie iranienne)
King Kong passe dans les séminaires antiracistes, dear Annelyse. Et plus une buse pour comprendre la magie du cinéma de Kong dans l’arrachage de la culotte à Fay Wray.

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 12 h 18 min

«Pourquoi la Terre lutte t-elle contre elle? La Terre lutte t-elle contre l’océan?»…« L’amour…d’où vient-il? Qui a allumé en nous cette flamme ?»

Ce ne sont pas de mauvaises questions, Annelise. Je les trouve même très pertinentes !

xlew dit: 20 mai 2019 à 17 h 47 min

Que l’on vous ceigne la toison d’or à votre tête d’un ruban de fleurs sauvages, après s’être permis de vous offrir de vous essuyer les cheveux, bien sûr, Annelise, Malick n’est en effet pas que le spécialiste des homélies propre au Commentariat général du bêlant aujourd’hui, celui des éternels mêmes transmetteurs des universaux du grand Trivial, des gaveurs qui nous enfoncent plus bas que terre avec leur idées sur la civilisation corruptrice, la Nature vierge rédemptrice, etc., enfin pas quelqu’un que l’on pourrait réduire aussi schématiquement à cela en tout cas.
Malick est le preneur de son, le lecteur d’images, du passage, qui n’a d’ailleurs que faire de bloquer les interprétations des uns et des autres considérables spectateurs, un fournisseur de bande passante à tout ce que la vie a d’éphémère.
Votre notation soulève dans les travées de la salle de cinéma la poussière d’un sentiment que beaucoup auront éprouvé, on peut être soufflé malgré le penchant naturel à rire que l’on était fiérot d’avoir en nous élu dès projections des premières vignettes, tout comme nous pouvons être noblement ‘divertis’ (ô, gros mot chez les possesseurs innés de la carte vermeil des Ciné-Clubs, la diversion, la dispersion subite de nos sens, des petites facultés habituelles qui leur sont attachées, est un ressort que nous, dans l’auditoire, recherchons peut-être) par un mouvement de caméra (filant vers l’Alabama et ses champs de coton, le train sur le pont, photographie prise de loin, golden hour d’Almendros, puis le close-up instantané sur les Chicagoans massés sur son toit), ou un effet non-spécial (je pense à l’essaim de criquets-locustes dans la lumière jaune s’abattant sur les cultures du fermier joué par Shepard, scène où l’on demanda aux acteurs de marcher en arrière, avant de tout rétablir au montage, Gere, trop encore jeune bouddhiste-born-again pour jouir pleinement de la situation, eut du mal dit-on), c’est cela aussi le cinéma, si l’on ose cinq secondes être honnête avec soi-même.
D’accord avec vous sur les offs de Holly (dans La Balade, cela apparaît-il peut-être un peu plus naïf que dans Les Moissons, naïveté paradoxale puisque choisie par l’auteur, d’ailleurs retournée magistralement dans la scène où Kit, le personnage de Sheen, dans sa bêtise même, renvoie vers l’émetteur la stéréotypie d’un certain discours officiel lorsqu’il répond au téléphone, avec au bout du fil quelqu’un d’inquiet sur le sort réservé à l’homme riche que le desperado multi-décomplexé prit la veille en otage) et de la jeune Linda Manz dans Days of Heaven, de la poésie pure, à la fois dans le texte et les effets, habile contrepoint dans l’expression pour un homme familier de l’exégèse heidegérienne, pourrait-on avancer dans un sourire.
On se souvient tous des propos de Tarkovski, « sculpteur du temps » dans ses films, qui, ne serait-ce qu’une seule fois, s’est ennuyé à la vision de ses oeuvres ? je n’en connais pas (en Russie, malgré les coups de poignard du régime, ses films étaient aimés, une passion tranquillement chevillée au corps, et même plus haut, Le Miroir avait donné naissance à des centaines de commentaires passionnés dans les pages de journaux que les services ne pouvaient décemment pas tous filtrer, en partie parce que la réputation du septième art soviétique était perpétuellement en jeu, à l’Ouest comme en enfer, dans la Zone comme au ciel).
Ici, nous sommes complètement hors-champ des plateaux de l’espèce d’ersatz de civilisation pédophore actuelle qui fait monter en première ligne les enfants pour illustrer les slogans d’adultes collapsistes en phase terminale (rien contre la jeune suédoise sincère multi-gréviste et refuse les procès en sorcellerie qui lui sont faits, comme ceux qui disent que sa philosophie inclinerait de plus en plus à l’exposition d’un univers bartlebien mal compris, bien que la forme de ses positions acquises, en béton, pour le coup ferait parfois presque peur).
Pas étonnant que le cinéaste ait pris la clé des champs pendant vingt ans, tout commentait le retrait dans ses films, pas le sien, truc bateau de critique accablé, mais celui de l’homme qui se cautérise – La Ligne Rouge le montrera sans rien démontrer -, qui soigne le monde en lui avant de, ou plutôt que, prêcher la bavarde parole.
L’ennui, comme le j’aime/j’aime pas, est la manifestation d’un état psychologique personnel, en aucun cas la description de quelque chose qui (se) passe.
Même si, pour le dire comme le premier pion de Lautréamont venu, l’ennui peut-être cultivé pour lui-même utilement dans d’autres circonstances que la critique ciné.

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 20 h 33 min

J’avais tout compris avec Annelise, mais ça se complique avec xlew !
Terrence Malick va devoir encore attendre un peu…

Phil dit: 21 mai 2019 à 8 h 53 min

Ici, nous sommes complètement hors-champ des plateaux de l’espèce d’ersatz de civilisation pédophore actuelle qui fait monter en première ligne les enfants pour illustrer les slogans d’adultes collapsistes en phase terminale

suis sûr que Baroz s’est abîmé dans cette phrase
« collapsiste » me plait bien plait bien mais je dois vérifier le sens !
xlew est un fervent de Lautréamont ! (mort à 24 ans au 7 rue du Faubourg Montmartre, aujourd’hui l’adresse de Chartier (un bouillon !, ça ne s’invente pas)

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 9 h 12 min

« les possesseurs innés de la carte vermeil des Ciné-Clubs »

Là je me sens visés, Phil, pas vous ?

Phil dit: 21 mai 2019 à 9 h 16 min

certes dear Baroz, mais suis sûr que le considérable xlew est multi encarté des cinémathèques tout en pratiquant l’auto-détestation à la Stroheim.

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 9 h 33 min

xlew me rappelle mon premier compagnon, homme charmant et cultivé, au langage châtié, que j’avais directement transposé dans mon conte, « Fédal le rêveur », publié jadis en feuilleton sur la RDL. Extrait :

Au terme d’un voyage de vingt-six jours en train, Fédal arriva au manoir de la Cour Glacée. Celui-ci était situé au cœur d’une forêt sombre, au pied de montagnes éternellement enneigées. Son hôte, un vieillard solitaire qui régna jadis sous le nom d’Anagram’ 1er, l’accueillit avec beaucoup d’égards et une joie non dissimulée. Enfin quelqu’un qui allait pouvoir lui peigner sa longue barbe blanche ! Car il faut dire qu’à la suite des guerres au cours desquelles il avait été dépossédé de son royaume, l’ex-roi s’était retrouvé avec les deux bras coupés.
Pour sa peine, Fédal devait, outre l’exil, apprendre la Langue Précieuse que seul l’ancien monarque parlait encore. Il s’agissait d’un idiome extrêmement compliqué, tout à fait inutile pour le monde moderne, mais que l’on tenait à conserver. Il y avait urgence car Anagram’ était malade et très âgé.
Dans cette langue, on utilisait, là où un simple mot aurait suffi, des périphrases énigmatiques et tarabiscotées. Voici quelques exemples :
« Tabatière » se traduisait en Langue Précieuse par « l’objet dont le contenu s’envole en fumée.»
« Celle dont les parents ne manquent pas de couronnes au palais » n’était autre qu’une princesse. »
« Pratiquer le jeu de paume » signifiait « caresser ».
« Passer » (dans le sens de donner) se disait « faire transiter d’un point à l’autre. »
« Vert » devenait « ton nature », etc.
Ainsi, la phrase suivante : « Princesse, passez-moi la tabatière verte et je vous ferai une caresse ! » se traduisait approximativement en langage précieux par :  « Celle dont les parents ne manquent pas de couronnes au palais, veut-elle bien me faire transiter d’un point à l’autre l’objet de ton nature dont le contenu s’envole en fumée et je lui pratiquerai le jeu de paume ! »

Phil dit: 21 mai 2019 à 9 h 50 min

votre idylle avec votre maître capello a duré combien de temps, dear Baroz ?
ceci dit, la lecture de Lautréamont est d’un charme puissant, augmenté par la conscience de sa mort imminente.

Annelise dit: 21 mai 2019 à 9 h 56 min

J’aime bcp lire Lew parce que. .parce que, 17h47 !
Et j’aime bcp aussi que vous lui donniez du « considérable », Phil…le soupçon d’ironie ne masque pas certaine aimable courtoisie , puis ça lui sied.
Après avoir funeraillé en famille hier avec relais d’écrans géants, retransmissions direct live pour le Chili, le Canada ou l’Australie où les fidèles pour suivre se seront levés en pleine nuit comme pour le final (nullissime) de Game of Thrones , laps un peu court pour (re) joindre la croisette …ceci qd même, Jacques, carte merveil ou pas : allez voir le Malick billeté par mes soins et vendu (très joliment) par Lew. Vous nous direz de quel bois il vous aura chauffé

Alley en fièvre Ramones à 40 : vous devez déjà avoir dans votre bibliothèque le « A mort les Ramones »(Diable Vauvert) de Dee Dee -préface de Viirginie Despentes ou Ph. Manœuvre, un des deux . .ecran de mon téléphone trop petit pour vérification google. Sid Vicious plein de fraternelle admiration : « Il était le seul à se défoncer avec le même sérieux que moi » (Sic)
Je m’étais intéressée à la question après avoir participé à plusieurs collectifs, Dogs, The Clash et je ne sais plus qui avec Marc Villard, Caryl Ferey,Jean-Bernard Pouy et autres Noirauds pour Buchet Chastel

Réconfortant de penser que Dee Dee en avait contre le petit poste : au lieu de faire du yoga en période d’énervement il jetait des télévisions du haut d’un immeuble. Sa mère le poursuivait sur le toit. Il s’enfuyait avant de faire face d’un coup. Les pires injures fusaient des deux côtés. Lui-même vénérait littéralement Lennon pour son extrême gentillesse.

Annelise dit: 21 mai 2019 à 10 h 11 min

. .opportune mention de Lautréamont buvant le bouillon, Phil. Tables bruyantes, dans mon souvenir devenues au fil du temps ce que Caracoles est maintenant à Barcelone. .les Palaciens d’origine venaient y manger la soupe à l’oignon, combien d’hommes politiques droite et gauche manches retroussées sur les carreaux commandaient des andouillettes grillées – n’y voir aucun présage

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 10 h 17 min

Sept ans de vie commune et une amitié qui a duré jusqu’à sa mort, Phil.

Oui, j’irai voir le Malick, vierge de toutes références filmographiques, mais soigneusement briefé par vos soins, Annelise…

Phil dit: 21 mai 2019 à 10 h 18 min

oui dear Annelyse, me suis demandé si une plaque célébrait le dernier domicile de Lautréamont (qui était alors un hôtel) mais n’ai rien trouvé à cette adresse qui est pourtant la bonne. Baroz nous donnera ses tuyaux. Espérons que le Bouillon Chartier n’aie pas à la carte une quelconque fricassée « à la Ducasse ». dès les premières pages de ses chants, Lautréamont parle d’oiseaux, de leur vol en triangle…c’est très beau, capiteux et désespéré.

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 10 h 24 min

« la lecture de Lautréamont est d’un charme puissant »

Et effrayant, Phil !

« Il commençait à me sembler que l’univers, avec sa voûte étoilée de globes impassibles et agaçants, n’était peut-être pas ce que j’avais rêvé de plus grandiose. Un jour, donc, fatigué de talonner du pied le sentier abrupt du voyage terrestre, et de m’en aller, en chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux spleenétiques, cernés d’un grand cercle bleuâtre, vers la concavité du firmament, et j’osai espérer pénétrer, moi, si jeune, les mystère du ciel ! Ne trouvant pas ce que je cherchais, je soulevai la paupière effarée plus haut, plus haut encore, jusqu’à ce que j’aperçusse un trône, formé d’excréments humains et d’or, sur lequel trônait, avec un orgueil idiot, le corps recouvert d’un linceul fait avec des draps non lavés d’hôpital, celui qui s’intitule lui-même le Créateur ! Il tenait à la main le tronc pourri d’un homme mort, et le portait, alternativement, des yeux au nez et du nez à la bouche, on devine ce qu’il en faisait. Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s’élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d’un pot de chambre, deux ou trois têtes prudentes, et qui s’abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche : un coup de pied, bien appliqué sur l’os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car,enfin, ces hommes n’étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde !… jusqu’à ce que, n’ayant plus rien dans la main, le Créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisit un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l’air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise ! Pour celui-là, il faisait comme pour l’autre. Il lui dévorait d’abord la tête, les jambes et les bras, et en dernier lieu le tronc, jusqu’à ce qu’il ne restât plus rien ; car, il croquait les os. Ainsi de suite, durant les autres heures de son éternité. Quelquefois il s’écriait : « Je vous ai créés ; donc j’ai le droit de faire de vous ce que je veux. Vous ne m’avez rien fait, je ne dis pas le contraire. Je vous fais souffrir, et c’est mon plaisir. » Et il reprenait son repas cruel, en remuant sa mâchoire inférieure, laquelle remuait sa barbe pleine de cervelle. O lecteur, ce dernier détail ne te fait-il pas venir l’eau à la bouche ? N’en mange pas qui veut d’une pareille cervelle, si bonne, toute fraîche, et qui vient d’être pêchée il n’y a qu’un quart d’heure dans le lac aux poissons. Les membres paralysés, et la gorge muette, je contemplai quelque temps ce spectacle. Trois fois, je faillis tomber à la renverse, comme un homme qui subit une émotion trop forte ; trois fois, je parvins à me remettre sur les pieds. Pas une fibre de mon corps ne restait immobile ; et je tremblais, comme tremble la lave intérieure d’un volcan. A la fin, ma poitrine oppressée, ne pouvant chasser avec assez de vitesse l’air qui donne la vie, les lèvres de ma bouche s’entrouvrirent, et je poussai un cri… un cri si déchirant… que je l’entendis ! »
(« Les chants de Maldoror »)

Phil dit: 21 mai 2019 à 10 h 29 min

merci Baroz, je l’ai manquée ! (noyé par les deux files du Bouillon Chartier comme chez ryanair)

alley cat dit: 21 mai 2019 à 13 h 06 min

Annelise, Despente ? Connais pas. Manœuvre ? Le célèbre rock n folkeu qui déclara à l’époque : « Ramones est le degré zéro du rock fut-il punk » ? Quant à lire un livre de Dee Dee Ramone, quelle drôle d’idée.

xlew dit: 21 mai 2019 à 16 h 49 min

Je suis sûr que ton Fiodor de Fédal appelait un chat un chat en enfonçant son doigt gourmand, jusqu’au sous-poil, dans la barbe fleurie du vieux satyre Monogam 1er, Jazzi. Off with his beard.
On dirait un personnage du Joueur de Dostoïevski, vive la Russie moderne.
Des souvenirs, que je partagerais peut-être avec vous, de l’antre Chartier et de la cuisine proposée (chère triste, filets de poissons sans filet d’huile d’olive, ou chair joyeuse, comme le petit triangle de leur forêt-noire qui vous saute littéralement à la bouche pendant des heures durant le dessert), c’était en face du Palace (celui des concerts entre 2008 et 2011), et très près aussi quelques temps avant du club de Jazz (Aldo Romano) et de punk rock (tous les chéris des Inrocks y passèrent, de Thom York au charmant fils de Tim Buckley »-tu-suces-? ») « Le Passage du Nord-Ouest », redevenu Théâtre après 1995 (un couple vendait de magnifiques hot dogs sur le trottoir, avant la mode des food-trucks bio).
Phil est un considérable homme considérant, bien que chacun soit sûr qu’il ait son quant-à-soi, je pense qu’il aime vraiment les gens, même lorsqu’il renchérit dans les endearlifications, dear-bonhomme, dear-lady, etc.
Il est l’homme décent par excellence, celui qui ne s’en laisse pas compter par les manquements, la disparition des civilités communes, de la part d’autrui, un diplomate à l’ancienne, avant ceux qui furent taillés à vif sur le modèle de Berthelot.
Il prend dans l’élan la force agissant contre lui et la retourne à l’envoyeur dans l’instant, sans que celui-ci s’en aperçoive, c’est fort, c’est asiatique, c’est japonais, ça vient du dojo de Kano Jigoro-Léoto, dont il a lu tous les chats, sans marcher sur la queue d’aucun de ses journaux, ippon.
La tradition du sixième sens est un art premier chez lui, un dan ultime, déjà à la dame de Lascaux il donnait du « _ Dear Ma’am, puis-je emprunter votre flambeau pour vous écrire un mot sur la paroi ? »
Qui à part lui peut sur un blog vous parler de Georges Rodenbach, de ces cloches de Bruges particulières plutôt que des Cloches de Bâle d’un autre ?
C’est marrant de penser à Lautréamont dans cette rue alors qu’elle est sillonnée par pas mal d’éméchés dès le vendredi soir et que les Hydropathes de son siècle gagnaient plutôt l’autre rive pour leur rendez-vous capiteux.
L’Hugues Viane de Rodenbach, c’est une sorte d’extra-terrien écrivain-témoin d’un « À La Présence Èternelle de la Mélancolie Noire et Blanche », marcheur à la recherche de rien sur les platitudes magiques d’un temps jadis massif, dressé comme une montagne, aujourd’hui liquéfié dans le circuit-fermé, les canaux capilacés d’une mer disparue, comme à Aigues, fins comme les cheveux d’Annelise.
Daudet et Mallarmé l’adorèrent comme météore précieux tombé de l’espace (que les Martiens jeunes-Belgique venaient de chasser de leur base parnassienne), curieux outre-Flandrin avec ses miroir d’eaux, ses plumées extraites de pierres de dunes.
Zola bien sûr le lapidera, trop symboliste et cetera, à se demander qu’elle fut l’estimation de Proust, et s’il l’a seulement lu.
Assez étrange de penser que les types de la Jeune-Belgique, journal en vue des années 1890 à Bruxelles, condamnèrent le récit-photo de Bruges-la-Morte, roman pour eux écrit dans un « idiome de macaque ».
Et pourtant…c’est bien de langue française qu’il s’agit, patrie de l’esprit, comme dira Maeterlinck.
Je verrais bien quelqu’un de la trempe de Malick mettre en images cette Bruges neuropaludique (loin de Gide et même de Huysmans, c’est autre chose), sans se soucier de l’esthétique fin de siècle, mots à l’os, images narcotiques comme de l’encre sympathique codant une drogue invisible, inouïe, Nemes et ses essais constituant un bon socle de réflexion (faire/ne pas faire), dans cette optique.
Le héros de Rodenbach, Hugues, rappellerait par certains côtés le Delon familier des sorties des artistes du Lido, lui qui rencontre sa Jane dans un théâtre, le sentiment amoureux n’a jamais cessé d’être prescrit par les docteurs Hugo et Flaubert, « du théâtre, vous dis-je, de la femme de théâtre, sinon rien. » Jean-Pierre Melville sut en refaire quelque chose.
Heureux vierge Jazzi qui va découvrir dans The Tree of Life tous « l’entassement des menus faits » (cf. le Des Esseintes de Hyusmans) dessiné par la caméra de Malick, des choses magnifiques laissées à découvert, offertes à la sagacité du spectateur, je pense au paquet de cigarette de Brad Pitt, jamais froissé, signe qu’il n’est qu’un fumeur occasionnel, en bon suiveur des préceptes chrétiens, il n’est pas dans la dépense inconsidérée, je revois la fumée du DDT aspergée depuis le camion municipal enveloppant les gosses du quartier, toi aussi, mon fils, tu seras capturé par cette brume.

Annelise dit: 21 mai 2019 à 19 h 22 min

à 9h56 ce matin un petit malin, ou as de l’informatique est rentré je ne sais comment dans le tableau de bord pour changer mon prénom en un pseudo censé être l’auteur du commentaire que j’avais rédigé
C’est rétabli. Très peu portée à l’esprit flic, mais j’ai été en proie l’année dernière à un piratage extrêmement désagréable, emploi de coordonnées privées détournées, prénom de ma mère, adresses mails de proches modifiées à une lettre ou un détail près pour m’accabler de noms d’oiseaux..Une seule réitération dans ce goût et je blackliste à la louche toute adresse ip se prêtant au jeu de près ou de loin. .comme dirait le Zeno du Svevo, « vous jouez très bien du violon, dommage que le ramassage d’ordures soit déjà passé »

Annelise dit: 21 mai 2019 à 19 h 37 min

Ils ont beaucoup d’humour dans la Trieste austro-hongroise.
Phil 10h18 sur la fricassée Ducasse à craindre chez Chartier à côté de la plaque commémorative de Lautréamont. . parlé il y a quelques jours avec un homme de trente ans.. .savoir quels étaient les livres de lecture de son enfance. Il me dit « Les orphelins Baudelaire », écrit par un auteur US dont je n’avais jamais entendu parler, aussi connu des ados d’alors que Twilight ou le petit sorcier Poudlard. .Ah? Même orthographe? Oui, oui Baudelaire, pas « Bodler ».. – Mais, il y avait des allusions au poète? Réponse candide, ou navrante, selon : « Non. Tu crois qu’il savait de qui il s’agit? »

Le portrait de Lew par essence parfait, fond et forme sur le Dearphilou de Jean-Marcel qui pense pareil mais l’exprime un peu différemment. Ce qui est merveilleux avec vous, c’est que vous voyez très bien et beaucoup. Tendre et aigu à lire, j’ai toujours trouvé l’élégance stimulante et reposante, faux oxymore.. .mais je n’aime pas la chute..les brunes, les brunes. ..tsss

Alley vous faites semblant mais Despentes, bizarrement vous y perdez. Elle au moins ne feinte pas dans le côté tractopelle, viens par là que je t’explique ce qui cloche. Elle a souvent été imitée par la suite, avec bcp moins de décence , d’acuité et bien plus de toc
Philippe Manœuvre qui daube les faux frères Ramones vous hérisse ? Un chien regarde bien un évêque. Johnny avait prévenu Noir Désir grande époque que question rock, ils n’avaient rien compris. Il n’y avait que lui et à la limite, Eddy( Dernière séance). Même Dickriverse avait été écarté du podium, dure lutte au couteau. .ou les Gallagher, ruinant en paroles les Stones, « ces vieux croulants »
Vous ne voulez pas lire Dee Dee? Je vois que le puriste en vous qui nous bande-sonnise souvent avec Dylan se réserve pour le Nobélisé

Annelise dit: 21 mai 2019 à 19 h 50 min

Mal lu la fin du 16h49 de Lew pour cause d’écran trop petit. .à une consonne près, le casus belli s’envole comme les mots de l’Uruguayen faux comte, vrai poète

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 20 h 35 min

Tu t’es dépassé, xlew !
Ta vision comparée des Grands Boulevards de ces vingts dernières années est très pointue.
(J’ai gardé mes habitudes pour un bordel de mecs situé juste en face du Bouillon Chartier…)

Annelise dit: 21 mai 2019 à 21 h 53 min

Hum. Pas d’encarts publicitaires sauvages dans mes colonnes, Jacques 20h35

The winner is Joey Ramone aux lyrics. Le beloved DJ sait tb qu’il saves my life 20h14

La poésie de Lautréamont souvent dans les premières cibles de confiscation par des gommeux qui veulent en jeter, avez-vous remarqué?..comme ils se l’approprient.. ou émouvant comme ils la veulent pour eux, comme ils s’y reconnaissent, s’y croient . .le rythme, la sonorité ample, charnelle. .même mal dit, le côté incantatoire, incendiaire, enivre. .Baudelaire aussi, dans une mesure moindre (je veux dire : quant à la tentation confiscatoire). Rimbaud et Isidore plébiscités d’abord. .de telles vibrations.. venues de presque adolescents sacrifiés. .ces morts jeunes, dans l’idée d’un trait d’un seul jet, interrompu net. .Arthur, ce portrait cheveux en désordre, on sent qu’en avançant la main on toucherait leur texture. .ce petit col, menton lourd, l’oeil vaguement mi-clos. .. à vingt ans on en reste là, on oublie la jambe qui tourne mal en Abyssinie, l’amputation à Marseille..les lettres éprouvées à sa daromphe. .37 ans, ça fait loin. Ducasse lui-même très coté : la phtisie, 24 ans, poète quand on était parti pour faire polytechnique. .le candidat est bon !
Verlaine, la prison, la palme, le ciel par dessus les toits, si bleu si calme, ça part bien.. Sagesse, Jadis et naguère. .la barbe gâche un peu, le revolver rattrape? Et Nerval, moustachu pendu à la grille d’un bouge ..ténébreux, veuf, inconsolé, ce prince d’Aquitaine à la tour abolie.. Sa seule étoile est morte et son luth constellé porte le soleil noir de la mélancolie .Magic Gérard

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 22 h 01 min

Je n’ai cité aucun nom d’établissement, Annelise. L’encart n’est pas publicitaire mais informatif, afin d’éclairer le lecteur sur la sociologie du quartier dans ses moindres diversités…

Annelise dit: 21 mai 2019 à 22 h 12 min

Aha. Habile rhéteur 22h01
Mallarmé, Genet, non je n’en parlerai pas ce soir. .peu à voir entre les deux, mais j’aime bcp chez le second l’éducation fermière reçue des adoptants. .ça compte comme le premier vol – mais vous, j’aimerais que vous nous en parliez
Le vol, d’ailleurs thème récurrent dans les vies artistiques – le commettre comme JG, en être victime à la Bacon, tombé amoureux du gentleman cambrioleur
Bonsoir

Phil dit: 22 mai 2019 à 8 h 08 min

puissante notule, xlew, taillage en habit rouge à la guerlain, que demande le peuple…
Il fallait oser envoyer Delon chez Rodenbach; Hugues Viane (vu orthographié Viarne ! dans l’exposition du Petit Palais sur Fernand Khnopff. Incorrection restée incorrigée toute la durée de l’exposition !) Viane m’a toujours paru trop désexué pour supporter le plein soleil. mais pourquoi pas, il paraît que monsieur Klein est sa plus grande blessure (de reconnaissance).
Berthelot est un bel hôtel recommandable à Bucarest, situé à quelques foulées du Capsa restaurant pâtisserie favorite des boyards à la Morand. Pas le Berthelot des Affaires Etrangères (qui étonnait Gide par sa capacité à loger autant d’idées dans un si petit crâne ! saprè Gide)
le Berthelot général de l’armée d’orient, magnifique enrégimentement pour des milliers de jeunes gens menés dans la tombe balkanique et ressusciter dans les visions des Lautréamont à venir.
Le quartier du bouillon est très homophile, même Lautréaumont laisse quelques doutes aux exégètes sur ses profonds désirs troublés distillés le long de ses chants.
La jeune Belgique eut aussi son poète sacrifié, Max Waller, que vous connaissez xlew. oui Annelise, aujourd’hui encore et toujours l’on croise des jeunes gens qui saignent pour se payer le pléiade Rimbaud. ils sont plus en danger que poète férus de latin comme l’était leur Arthur, il me semble. j’en connus certain qui sombra dans la demi-folie dès ses vingt ans. alors il faut plutôt songer à ce mot cruel du patriarche d’une fabrique de canons français « il est mort de ses vingt ans » (il pleurait ses propres rejetons désabusés par son industrie sidérurgique morti-fer).
il ne faut pas rester à l’est europe pour le cinéma, quarante ans de communisme égalitariste ont laminé les hommes et les structures, Budapest (patrie de Stroheim, Cukor, Peter Lorre..) n’a plus de cinémathèque ! celle de Bucarest projette pourrissemnt avec un beamer.
parfois de drôle de surprise, vu « La chienne » de renoir et compris un mot martelé « avé l’assent » provençal seulement après avoir lu le sous-titre en hongrois;

Jazzi dit: 22 mai 2019 à 9 h 02 min

Vue une belle copie rénovée par les soins de la cinémathèque de Bologne du « Testament du docteur Mabuse », hier à la Filmothèque de la rue Champollion. Dénonciation puissante du nazisme, dès 1932 ! Ce qui permis à Fritz Lang de se refaire dare dare une virginité politique. On rigole beaucoup sur la partie fantastique du film…
https://www.youtube.com/watch?v=6fAuz2jRcDM

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 21 min

delon chez rodenbach..ce crétin de delon a été excellent victime de ses vingts ans -de fête-..pour socialment assis s’acheter une conduite de male dominant..c’est ça un homme de droite aujourdhui dirfiloo..delon n’a jamais été chez rodenbach..sauf dans les rêves que des social démocrate un peu honteux ont fait pour lui

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 24 min

La poésie de Lautréamont souvent dans les premières cibles de confiscation par des gommeux qui veulent en jeter

c’est plutôt une de ses qualités anlyse..un gars d’avnir..dirfiloo a raison que le gaucho sla joue c’est dans le logiciel..et son huawei chauffe trop quand il laisse le gps

Jazzi dit: 22 mai 2019 à 9 h 30 min

« Le quartier du bouillon est très homophile »

On se souvient que le jeune Aragon y fréquentait les établissements de bains dans Le Paysan de Paris ! Mais xlew n’a pas connu le Palace de la grande époque, moi si…

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 36 min

Zola bien sûr le lapidera

il l’a été tout autant..je parle en tant que naturaliss..hors le détail..c’est décidément une chose d’importance que cette querelle toute simple..telment bien plus que littéraire..pleine de mystère..noyé par proust comme une morue à dessaler..vaporisé par les canons de 75 et qui redevient aujourdhui telment compact

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 37 min

Mais xlew n’a pas connu le Palace de la grande époque, moi si…

ça ne te fait plus une belle jambe baroz

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 41 min

dans une mesure moindre (je veux dire : quant à la tentation confiscatoire). Rimbaud

patti smit?

Phil dit: 22 mai 2019 à 10 h 41 min

Beaux mollets, cuisses et fesses toujours fermes et pas de varices, le boug…

Baroz charrie le bouillon

Annelise dit: 22 mai 2019 à 10 h 52 min

Après l’habit rouge Guerlain impeccablement taillé par Lew dixit Phil, le Very irresistible Givenchy d’Alley 22h11 hier
Jacques 9h02, après la dénonciation du Fritz, revenons-en une minute à Malick. .l’Autrichien montagnard qui refuse d’être soldat enrôlé sous la bannière hitlérienne – Radegund / »Une vie cachée » a donc reçu un accueil mitigé(?), déconcerté(?) indifférent(?) déçu(?)ou circonspect-virant-enthousiaste lentement(?) de la part de la presse ..nature cadrée, voix-off, mises de paysans trop propres et soignées (ce qui était vrai aussi pour « Les Moissons »).. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une variation de son onirisme particulier. .son idéal de bonté et de réconciliation (Witt à la rivière, cerné : « où est-elle, son (ton) étincelle? ») Pour une fois en plus c’est plus ou moins linéaire
Je persiste à penser que respecter un ordre de décompression, pas forcément chronologique, facilite l’abord :
Days of Heaven (La Balade sauvage peut-être vue ensuite)
Thin red line
The New World
Tree of life, pour les plus connus. D’autres plus mineurs valent aussi le détour

A plus tard pour Bong Joon-ho, que je pratique depuis longtemps

Annelise dit: 22 mai 2019 à 10 h 54 min

9h41 . .exact. Easter, les poils sous les aisselles emballent le hipster respectueux de la nature

Jazzi dit: 22 mai 2019 à 11 h 30 min

Et sur le Tarantino et son boys band, qui a défrayé la chronique cannoise, hier soir, Annelise, rien à dire ?

xlew dit: 22 mai 2019 à 11 h 45 min

Le Berthelot commenté via les souvenirs de Berl, Phil, personnage qui ne s’embarrassait pas de principes, d’après lui.
Quelle énergie tout de même, lui aurait certainement sut faire pièce aux fonctionnaires ribbentropiens, marchands de mousseux des caves du nazisme, arrivés en trombe à Bucar à partir de 1936, Rosie Waldeck, correspondante de Newsweek en 1940, depuis son Palace Athénée de la capitale, raconte dans les détails l’évaporation de l’influence française, que dis-je, de l’amour pour la France, en Roumanie, factuel à cette époque précise, même s’il revint plus tard sous des formes purement culturelles.
Delon en Hugues Viane, c’était juste en passant, anecdotique, quoique, le pur esprit qu’est le héros du récit ne pouvait faire peur à Delon (il a toujours su qu’il était la proie des maris jaloux, sa gueule de beau gosse n’empêchant pas d’autres rumeurs, assassines pour sa réputation, son insatiable appétit pour les femmes, ses rencontres avec des Jennies de théâtre, faisaient peut-être partie d’un scénario qu’il ne s’avouait pas, tout occupé qu’il était à forger une légende, Sgarbi, un critique controversé d’Italie, ne manque jamais de rappeler qu’il passa à la casserole, du temps de ses amours cinématographiques viscontiennes, ou que ce dernier réalisateur le dévirilisa dans un rôle taillé dans la gomme à mâcher, chiclette avalée d’avance, face à la statue de marbre d’un Lancaster, mandibule triomphante, sur le plateau).
Justement, Delon, qui rappelle toujours être né de rien (compteur à zéro, comme chacun en Sociale-Démocratie, c’est tout à son honneur), pouvait se glisser dans n’importe qui.
Son Klein en robe de chambre, c’est lui, amateur de meufs, de chiens, d’art, de florins, de francs or, de patates, d’Hispano-Suiza/Alfa-Roméo, maquignon de la production, navire bétailler des coprods internationales, Gilles de Montmorency-Laval pour les Deray, Deray pour la politique des auteurs, grand veneur du fricotage avec la pègre, il n’interprétait pas, il se jouait de lui-même, il faut presque du panache pour montrer son côté noir, masqué, tout est dans le presque chez Delon, comme chez beaucoup, un Losey de perdu, dix faux-perdants magnifiques de retrouvés en soi.
L’Herrshaft des Verbrechens, on avait l’impression qu’il connaissait intimement. Il n’était pas tout le temps dans le fake, comme nombre d’artistes, comédiens ou acteurs donneurs de leçon jusqu’au pastiche.
Pas étonnant qu’il ait fait peur, ses prises de position politiques très braques, toujours à la diable, à géométrie gaullienne variable, voire soluble dans le Pommery lepéniste, étaient-elles-là pour diluer, chez le spectateur, cette angoisse ?

olga dit: 22 mai 2019 à 13 h 38 min

Cannes ou les pieds plats.La montée des Marches,normal que les orteils des belles soient à l’honneur. C’est un tout petit extrait de Tanizaki: »le pied de Fumiko ». « Il peut paraître étrange de parler d’expression à propos d’un pied,mais pour ma part, je pense qu’un pied n’est pas moins expressif qu’un visage. Le sien faisait penser à un petit oiseau effrayé qui gonfle ses poumons, replie ses ailes et se prépare à l’envol. »
Ce soir, si je peux, je rappellerai un tout petit extrait d’un autre texte… sur le pied.
Les filles sur le tapis rouge, ressemblent toutes à des statues,sortes de Caryatides,figées dans la pose; je me suis souvenue de Cannes 2014, un vent violent sévissait, Jessica Chastain jouait avec sa robe, un voile de mousseline bleu-mauve qui s’envolait et irrésistiblement cherchait à la déshabiller, lutte où avec talent elle virevoltait, légère. Quel film ? j’ai oublié. Mais pas la robe ni la belle audacieuse, capture d’écran que j’ai offerte sur papier glacé à mes amis et mies. Souvenirs et mousseline de soie.

Phil dit: 22 mai 2019 à 15 h 36 min

Bien vu xlew, Delon répéta en recevant sa palme qu’il n’a jamais joué que ce qu’il avait vécu.
Visconti a dû lui donner du camarade en le baisant à la Brejnev, why not, l’aristocrate renégat de sa classe n’allait pas gêner avec les communistes sans manières.
il les eut tous. En plus de Delon, Clementi qui s’agenouille un peu trop dans le Guépard, et cet autre beau gosse français à mâchoire carrée (j’oublie le nom) dont il avait le goût pour le jouer du violon en fils efféminé du nazi Essenbeck des damnés.
l’Athénee à Bucarest est toujours debout, Berthelot est tombé trop tôt, sûrement, mais il faut compter avec le tempérament de nos amis roumains, si facilement versés dans des turqueries incompréhensibles à l’ouest. le petit paris subsiste encore grâce à quelques architectures et ces citoyens, d’âge respectable, qui parlent un français à faire honte à nos compatriotes. Ce sont des survivants, la répression fut terrible dès 45 pour les aristocrates et tous les poudrés pas encore partis, condamnés aux travaux forcés, embetonnés vivant sur ordre du PC soviétique, sans laisser de traces dans la construction du canal danube mer noire imposé par Staline.
que vaut la montée des marches des Brad Pitt et Caprio ? à ne plus les distinguer

Annelise dit: 22 mai 2019 à 16 h 36 min

. .indeed..le drame asymptotique des visages d’acteurs à liftings exagérés
Extras commentaires vous deux 11h45-15h36. Ah, Pierre Clementi. .nous avions déjà parlé de sa bouche très rouge, Cillian Murphy l’épouvantaillé de Batman a un physique similaire. Le jeune fils du Gattopardo-Salina-Lancester chez Visconti agenouillé certes, mais dévotement, Phil, faut-il le rappeler?. .pour recevoir la communion. Souvenez-vous comme la princesse se signe chaque fois que Fabrice est dans son lit

Olga, à propos de mousseline et joli pied.. .scandale à la noix cannoise, tempête dans un verre de Spritz après qu’une journaliste américaine de Variety a été refoulée du tapis « par un vigile stupide et sexiste » (sic) au prétexte qu’elle ne portait pas de talons ..pas très malin, il faut le dire. .après le délit de sale gueule, celui de t’as-pas-la-classe ?

Je dirai bientôt pourquoi Bong Joon-ho est un cinéaste ô combien recommandable

Annelise dit: 22 mai 2019 à 16 h 41 min

… t’as-pas-la-classe, ni les Sergio Rossi ni les Jimmy Choo ni les Louboutin. Les semelles rouges feront foi

Phil dit: 22 mai 2019 à 16 h 46 min

Dear Annelise, comme vous avez bien noté, les génuflexions chez Visconti semblent précéder de peu « les passages à la casserole », comme on dit dans le bas peuple
crois que l’autre jeune beau – Clementi ne devait pas être libre pour être damné ou Visconti souhaitait étendre « le panel »- fut Renaud Verley,

Annelise dit: 22 mai 2019 à 17 h 17 min

Le frère de Bernard Verley ? je n’avais pas fait le rapprochement avec le Lillois. .on voit beaucoup ce dernier dans des téléfilms ou des séries à présent, en prenant de l’âge il a acquis un côté Curd Jurgens. ..il fut acteur rohmerien

Je n’arrive pas à retrouver le nom de la journaliste bafouée, chère Olga… en tout cas, ça l’énerve !
le vigile a oublié à 2’51 qu’en Jimmy Choo, t’as mal aux pieds
https://www.youtube.com/watch?v=4mNDYWhRSaw

Phil dit: 22 mai 2019 à 17 h 25 min

oui Annelise, son frère. deux belles gueules, dixit la fille Delon à son père, qui peut-être n’ont pas eu autant de « chance » (re-sic sa fille) en cinéma et finirent pas téléfilmer

Annelise dit: 22 mai 2019 à 17 h 58 min

. .j’y reviens alors que j’ai du travail par ailleurs, preuve que cela me trotte en tête. Qu’on se comprenne bien : cela ne me plaît pas que cette journaliste ait fait autant de tapage après qu’elle a été écartée du tapis, certes pour de mauvais motifs.
Quand on est co-rédacteur en chef de Variety, on ne passe pas un bal ad hominem international à un petit vigile dressé à filtrer la montée des marches . .si on n’est pas content, à la limite on s’en prend à l’organisation du festival, non au portier ou au videur. .
Pasolini qui refuse de tirer sur les carabiniers, « fils de pauvres » a une autre allure . .ne pas entendre par là qu’il aurait tiré dans le tas s’il s’agissait de fils de famille.
Extrait :
« Je suis désolé. La polémique contre le PCI, il fallait la faire dans la première moitié de la décennie passée. Vous êtes en retard, très chers. Cela n’a aucune importance si alors vous n’étiez pas encore nés : tant pis pour vous. Maintenant, les journalistes du monde entier (y compris ceux des télévisions)vous lèchent (comme l’on dit encore dans le langage universitaire) le cul. Pas moi, mes chéris.
Vous avez des gueules de fils à papa. Je vous haïs, comme je hais vos papas.
Bon sang ne saurait mentir.
Vous avez le même œil méchant. Vous êtes craintifs, incertains, désespérés (très bien !) mais vous savez aussi comment être arrogants, des maîtres chanteurs sûrs et effrontés : prérogatives petites-bourgeoises, très chers.

Lorsque hier, à Valle Giulia, vous vous êtes battus avec les policiers, moi, je sympathisais avec les policiers.
Car les policiers sont fils de pauvres.Ils viennent de sub-utopies, paysannes ou urbaines. Quant à moi, je connais assez bien leur façon d’avoir été enfants et garçons, les précieuses mille lires, le père resté garçon lui aussi, à cause de la misère, qui ne donne pas d’autorité. »

Phil dit: 22 mai 2019 à 18 h 01 min

néanmoins ce Renaud Verley est parfait en fils de nazi et frère utérin de..Helmut Berger.
Visconti n’a pas poussé le vice de l’inviter à la partouze des longs couteaux en Bavière (où son père s’envoie un soldat) mais il en a fait paraître de semblables à la fin de son « Ludwig ».

Annelise dit: 23 mai 2019 à 7 h 49 min

Merci Olga. Encore plongée dans des misères informatiques qui sapent l’accès à l’écran tablette. Difficile de débattre sur la mini case du téléphone, surtout du retard à craindre pour le billet Bong Joon-ho – lui vaut le coup.

Vous, que pensez-vous de la nouvelle polémique heelsgate (récurrente) au-delà du futile? Ce que je vous disais au-dessus : je n’aime pas ce traitement show-off à coups de vidéo postée sur les réseaux sociaux.. façon très hygiéniste US de s’insurger, chantage à l’exposition en mélangeant pas mal de motifs. Plutôt que de diffuser en boucle la scène du vigile balourd, la plaignante n’avait qu’à, une fois le barrage passé, demander une itw exclusive à Th.Fr délégué général et lui dire son inquiétude égalitaire bien vigoureusement, sans denonciation personnelle, entre quatre yeux tout en levant son verre de bordeaux à la santé du cinéma
Julia Roberts avait sciemment oté ses chaussures sur le tapis ou Kristen Stewart monté les marches Louboutin à la main au moment de Personal shopper. .sans agressivité et plus efficace?
Pardon, sûrement des fautes mais je n’y vois rien. « Man on hight heels », à propos vraie belle surprise (l’année dernière?) Jacques ou Phil l’auront peut-être vu

bouguereau dit: 23 mai 2019 à 9 h 26 min

hach déroger du dresscod..à droite..c’est que ça se mérite..non ça s’impose..et pour dirfiloo..c’est pas ‘je n’ai jamais joué que ce que j’ai vécu’ mais le contraire..day-lewis aurait fait des bons..lui qui disoit qu’une star c’est une diva sans voix sans trac et qui peut recommencer 10 fois..mieux..ou kirk douglas disant a john wayne d’arréter de faire le john wayne hors des plateau..et le john wayne dinsister ‘mais je suis djon wayne’ et l’autre le rengardant dans les yeux (pas mal le kirk) ‘non tu nes pas john wayne, djohn wayne n’existe pas’..mais peut ête que dirphiloo parle de lui a la troisième personne..comme ‘alain delon a fait ceci..il pense cela’ dans les sketch archi communiss des 70′s..sapré dirphiloo de droite..existe t’il au fait

William Legrand dit: 23 mai 2019 à 10 h 13 min

oui dirfiloo existe bien contrairement à Gaga bouguereau le radoteur qui peine à exister en racontant ces sonneries récurrentes

Jazzi dit: 23 mai 2019 à 11 h 29 min

« Le Jeune Ahmed » des frères Dardenne, film en compétition dans la sélection officielle du Festival de Cannes.
C’est aussi austère et minimaliste que « Le Journal d’un curé de campagne » de Georges Bernanos adapté en 1951 par Robert Bresson.
Sauf qu’entre temps, on est passé du catholicisme à l’islamisme.
Sans parler d’un hypothétique et très discutable « grand remplacement », disons plutôt que la réalité sociologique que, comme à leur habitude, les frères Dardenne nous donne à voir s’est sensiblement modifiée dans une grande partie de l’Europe.
Notamment dans le Nord de la France ou en Belgique, où les maghrébins ont remplacés les Italiens.
Ici, la Rosetta de 1999 a cédé la place vingt ans plus tard à Ahmed et la problématique du film se joue entre un islam modéré et un islam radical.
L’un et l’autre représentés par une prof d’Arabe tolérante et un imam intégriste.
C’est cette réalité conflictuelle que le jeune Ahmed, cadet des trois enfants élevés par une mère veuve, aimante et débordée par les difficultés économiques et sociales environnementales, ayant elle-même un problème d’addiction à l’alcool, va affronter de plein fouet.
Adolescent fragile, intelligent et sensible, épaulé par une prof dévouée et attentive, le jeune Ahmed va soudainement se détacher de l’influence des femmes et, exalté par l’exemple d’un cousin martyr et d’un imam radical, se laisser embringuer par une vision pure et dure, intolérante et machiste de l’Islam.
La caméra des frères Dardenne va suivre de bout en bout, sans jamais lâcher le personnage principal du film, cette radicalisation du jeune Ahmed, ponctuée par ses heures de prières et ses ablutions intensives, jusqu’à son point fatal.
Remarquable incarnation plus qu’interprétation de Idir Ben Addi, qui porte le poids du personnage et partant du film sur ses épaules, avec ses troubles, ses contradictions, sa naïveté et sa dangerosité.
Courage aussi du choix d’un sujet sensible et délicat de la part des frères Dardenne.
Ici, pas de happy end possible.
Pas d’échappatoire, sinon une fin que certains pourront interpréter comme une punition divine et d’autres comme la conséquence d’actes irresponsables.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583571&cfilm=249444.html

Phil dit: 23 mai 2019 à 11 h 29 min

Dear bougreau, vous faites crisette sur Delon ou la croisette pour Delon ? soyons clair: j’en reste à Plein Soleil (comme au Feu Follet pour son alter ego malchanceux Ronet mais diablement bon buveur). le reste me goûte moyennement, samouraï trop silencieux, les histoires de slip d’Anne Parillaud (dans quel trou a-t-elle été évacuée ). Préfère en cameo chez Godard qu’en roue libre. Le cercle rouge, curiosité pour Bourvil pas comique du tout, courir à se péter le menix.
simplement, honteux est l’envahissement de la scène cinéma pour les mentalités de téléfilmeurs.

Phil dit: 23 mai 2019 à 11 h 53 min

voulais écrire:
Melville en caméo chez Godard veut le déplacement (mieux que son samouraï qui donne l’impression à la tivi que le son est détraqué)

Phil dit: 23 mai 2019 à 18 h 52 min

et puis en marchant, songé à la passion de baroz pour les biopics !…bizarre. dernier biopics vu: Caprio en Howard Hughes, affligeant ! il suffit de prendre une interviewe youtube du mogul hygiéniste pour mesurer qu’il jouait inimitable.
m’en vais voir un film tchèque de la quinzaine des réalisateurs de 69. noir et blanc, que de l’agrégé désagrégé, reçu le billet numéro 6, possiblement 10 spectateurs. Le pont Charles en 69 bien mieux qu’aujourd’hui. seule la bière continue à tenir la route mais elle existait déjà à l’époque austro-hongroise.
Bougreau, les poches sous les yeux de Delon, remarquées par Olga. c’est ça le cinéma.

Jazzi dit: 23 mai 2019 à 19 h 27 min

« la passion de baroz pour les biopics !…bizarre. »

Pourquoi bizarre, Phil ?
Et non pas tous les biopics. Seulement les meilleurs du genre…

Phil dit: 23 mai 2019 à 19 h 36 min

bizarre, dear Baroz, parce que l’essence du meilleur cinéma, comme l’eau du parfum, m’apparait comme un pur antibiopics.
Songez aux Griffith, Stroheim ou Dietrich qui ne peuvent jouer que leur surmoi

Jazzi dit: 23 mai 2019 à 20 h 21 min

« l’essence du meilleur cinéma » flotte sur tous les genres, Phil.
Ce n’est qu’après coup, longtemps après, que l’essence des plus purs films se fait encore sentir.
Demain, si vous êtes sages, je vous parlerai du dernier Lelouch…

Annelise dit: 23 mai 2019 à 21 h 26 min

« si vous êtes sages, je vous parlerai du dernier Lelouch… »

Pourquoi faire du mal, Jacques?
Voyeurisme morbide se faisant passer pour une « transversale » temporelle.Pas même une chronique de la vieillesse, un crincrin honteux, sub-gâtisme humiliant pour tous, spectateurs y compris. A.A et Trintignant, on pardonne n’importe quoi – c’est Lelouch qui est à incriminer
Bonne récession Dardenne – néanmoins, ne tient pas la route (le film) en face du Coréen de Host & Memories of murder . .le billet bloque et j’enrage… « Dieu s’amuse » dirait Karen Blixen, she’s just a farmer en Afrique. Bong, ma tasse de thé. .ce tour de main bien à lui, ferme, drolatique et violent. .fin. .narquois. .on sent la tendresse humaine, le désabusement peut-être, un grand doute et tant de fantaisie. .Park Chan-w également (« Mademoiselle »)
Le billet « Parasite » rejeté, un comble. Parlé ce matin avec l’hébergeur du site. .cela devrait s’arranger – quand?
Voir aussi White white day (Semaine de la critique). la section vient de rendre son verdict pour les prix Nespresso (la main qui cherche le corps), et Roederer(l’Islandais) .. trop petite case j’espère ne pas confondre. De bon goût généralement, inversez l’ordre si vous préférez – champagne, puis café
Les biopics, il y a aussi le côté fleur bleue de Jacques – pas un défaut, je l’ai aussi, mais en privé, pas comme critique. .Ipek regarde le feuilleton avec Papa, j’en aurais rêvé, le mien mort trop tôt. Rocket man c’est non, à moins que cela repasse dans deux ans on Tv, un dimanche soir pluvieux, jour férié. .ou, aller le voir en cagoule, entraînée malgré moi par des amis homos trentenaires éméchés pour lesquels Sir John est une telle curiosité qu’ils veulent connaître les débuts – je crois t difficile de parler « d’essence du cinéma » pour Dalida, Grace Kelly ou Freddie Mercury, quelque agrément puisse t-on en tirer hors distanciation critique – enfin nous savons désormais que les critiques n’existent pas plus que The Duke

L’histoire de John Wayne contée par Jean-Marcel exemplaire. Il « boitait des hanches ». .K.Douglas a l’avantage de la fossette, bien que cela ne paraisse pas héréditaire au plan du cortex lorsqu’on regarde son fils Michael. .pas antipathique, mais?..Il était bien en Liberace – encore un biopic. Quant à Day-Lewis, ayant inauguré l’ouverture de l’Auditorium de Bordeaux en compagnie de Jonny Greenwood, alors que nous coupions le ruban, j’étais tenaillée par l’envie de lui en faire parler. .y aurait-il eu du sang? Il a toujours occupé la place d’une statue de commandeur .. je fais ce que je veux, je m’arrête quand je veux. .Dernier des Mohicans, hache à la main à flanc de falaise. .très bon, même chez Kaufman, transposition pâle de Kundera( quand Tomas/D.DL et Juliette Binoche/Teresa marchent ensemble, ses pieds à elle sur ses pieds à lui) … jamais de déchéance. .enfin, il en a les moyens. Les films de sa femme Rebecca, fille d’Arthur et non de Henry Miller encensés, bien que médiocres

Phil, dendure sur Cercle rouge. .le son faisait partie du charme. A propos de « caméo Melville », savoureux vol 714 en Stetson Rastapopoulos, santiags et chemise rose

Annelise dit: 23 mai 2019 à 21 h 55 min

Trop tard pour s’en plaindre à Hergé, Jean Lagoncet. Vous pouvez essayer mais je ne peux garantir le succès au bout

pour Dernier des Mohicans, vous allez me rétorquer que c’est le Michael Mann le plus lourdaud, incomparable avec Heat.. le costume de Vincent/Pacino, sa manière fièvreuse d’interroger les témoins (il entame une chansonnette) et la façon brusque, d’abord méfiante, de rabrouer la jeune femme qui « dessine des logos pour des menus » de De Niro quand elle lui demande de lui passer le sucre au comptoir d’un bar. .Val Kilmer et son amour d’enfance qui lui sauve la mise au risque de perdre la garde de leur fils, agressée par son amant qui l’a vendue à la police et parle d’elle comme d’une femme de rien, une traînée.. à laquelle l’agent fédéral rend toute sa dignité .. enfin celui-ci d’après Dafoe est à prendre en considération, ne serait-ce que pour Madeleine Stowe et Wes Studi (en plus du princier D.DL) , magistral en sauvage grêlé tendant la main à sa prisonnière si frêle ..et la petite hésitation de fleur tanguant sous la brise d’Alice Munroe, avant de se jeter dans le vide

Jean Langoncet dit: 23 mai 2019 à 22 h 07 min

Non, miss Sissi, la manoeuvre ne prend pas ; pour comparer Ramones et votre plastic man youtubeur revisité je ne sais combien de fois, au prétexte de faire un bon mot festivalier, il faudrait un Manoeuvre d’époque que je vous laisse le soin d’aller repêcher jusque dans les préfaces qu’il co-signe avec Despentes

Annelise dit: 23 mai 2019 à 22 h 18 min

Quel rapport Jean Lagoncet entre les Ramones, Rocket Man et les « bons mots festivaliers »(?)
Vous me l’expliquerez un de ces jours si le coeur vous en dit
Pour l’instant je me bagarre avec la mise en ligne de « Parasite »de Bong Joon-ho, et cela m’embête bien

petite vidure dit: 23 mai 2019 à 23 h 33 min

Et m’en remet au premier :

« Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 43 min
La littérature, la poésie, lieux de la mère quand elle y est présente, voire en excès ?
Vitalie, Regina O’Connor, Mme Aupick, la maman du petit Marcel, la « maman chérie » de Gide, celle dont Balzac « éprouve les baisers en dormant », celle de Duras, celles, détestées, de Henry Miller ou du nouveau marié à une Asiatique de moins de cinquante ans Michel Houellebecq… puis cette remarque de Serge Daney, en rien contradictoire : « le cinéma est le lieu du père, à condition qu’il n’y soit pas. »
Que fait l’autre parent, rescapé de la soustraction ? En tout cas il « ne fait pas la vaisselle » (sic – entretien d’Arnaud Viviant avec S.Daney – Inrocks, mars 1992), reçoit des cartes postales pendant que le fils est « au bordel » ou à la tâche, ce qui revient peut-être au même. Ce lien œdipien net, le cinéma comme tension obligatoire vers un collectif, manière de renouer, tandis que l’écriture est acte solitaire visant à une prise de distance. Daney «écrivant/écrivain » est un bon mix entre les deux.
Quentin Tarantino sera présent au festival de Cannes (14 au 25 mai 2019). Vingt-cinq ans après la Palme d’or attribuée à « Pulp Fiction », il rejoint la compétition officielle avec « Once upon a time in Hollywood ».
Le film réunit les Blonds poids-lourds dans la catégorie, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt, dont on a pu juger des talents comiques en Manouche irlandais au baragouinage mitraillette («Snatch ») ou adepte à deux neurones de la gonflette (« Burn after reading »)… King Leo est un acteur énigmatique. Il a oscillé entre pas terrible, moyen et mauvais, frôlé l’excellent… On ne sait jamais sur quels bons pieds il peut retomber.
Ni l’un ni l’autre n’en est à sa première aventure avec Tarantino : L.DiCaprio dans « Django », B.Pitt dans « Inglorious Basterds ».
Outre sa tendance à ressusciter des carrières mortes – Pam Grier avec « Jackie Brown », Travolta dans « Pulp fiction » – le cinéaste puise dans un vivier d’acteurs et scénariste récurrents : Robert Rodriguez (« Sin City ») avec lequel il a signé des opus expérimentaux, Christoph Waltz, « docteur Schultz », clone du vendeur de potion chez Lucky Luke et de «l’English Bob » se faisant rosser par Hackman (« Unforgiven ») ou nazi au museau courtois d’autant plus terrifiant dans sa placidité, Tim Roth, Jennifer Jason Leigh, Kurt Russel, Uma Thurman, Bruce Willis, Samuel L.Jackson, Steve Buscemi, Lawrence Tierney au caractère si commode qu’après un différend, ce dernier en vint aux mains avec le cinéaste au moment d’un tournage… que de bons augures !
Il ne s’agit pas d’un réalisateur douillet. Il filme en petit dur, n’hésitant pas à aller au contact sans évitement, quitte à le précipiter dans une espèce de provocation enfantine, en jugulant toute sentimentalité comme s’il craignait qu’elle ne le déborde.

« Le lieu du père qui n’y est pas » : celui de Tarantino a facilité sa vocation en disparaissant avant sa naissance.
Sa mère l’élève seule. Il est fort dissipé, et cet abandon, l’incertitude et l’indiscipline vont forger son cinéma. Sa façon de se réfugier en salle pour voir tout et n’importe quoi, sa fascination pour les acteurs, regard stockant sans hiérarchie un empilage qui va se structurant de guingois, sa façon anarchique d’agréger, alliée à un travail soigneux visant à la sédimentation qui lui a manqué (« l’inconscient, même s’il s’ignore, tombe toujours juste ») l’assimilent à un chantre de la culture pop low-cost.
Ses petits boulots sans gloire du début sont connus et l’ont installé dans la figure de gosse surdoué. »

Jazzi dit: 24 mai 2019 à 7 h 46 min

Pas d’accord avec vous, Annelise. Dieu sait que j’ai trainé la patte, plein d’appréhension, pour aller voir « Les plus belles années d’une vie » de Claude Lelouch.
Et bien sur moi la mayonnaise émotionnelle a pris !
Du début à la fin de la projection, j’ai eu le poil hérissé, le coeur affolé et l’oeil humide. Je n’ai pas de problème avec mon côté fleur bleue. Je l’assume, sans tracer une ligne de démarcation entre le public et le privé. Nul exhibitionnisme d’un côté, ni voyeurisme de l’autre.
De fait, et sans prétention, Lelouch nous offre une « transversale » originale, jamais vue auparavant au cinéma : 53 ans plus tard, le couple mythique de « Un homme et une femme » réuni à l’écran.
Le temps retrouvé, version populaire et cinématographique.
Rien de morbide ni d’humiliant non plus à ce spectacle du temps qui passe et de la vieillesse.
Anouk Aimée est encore bien belle et Jean-Louis Trintignant nous charme toujours grâce à sa voix restée intacte.
Avec ses personnages récurrents et son amour des femmes, il y a beaucoup de Truffaut chez Lelouch.
Un Lelouch singulier et auto produit, qui semble se revendiquer de la Nouvelle Vague, tendance néoréalisme italien du « Voleur de bicyclette ».
Pourquoi pas ?

Annelise dit: 24 mai 2019 à 7 h 47 min

Etant dans l’impossibilité d’entrer dans le tableau, difficile à estimer – néanmoins Jean Langoncet 23h03, cette façon d’agrémenter la page de B-O. ?.d’habitude c’est Alley. Seriez-vous une seule personne? Evitez la valse des pseudos, le petit robot au bout d’un moment élimine les doublons sur même ip

Jacques, que je ne vous aie pas découragé sur Lelouch. .vous ai livré ma critique, je lirai votre version

Toujours le blocage sur papier Bong.Le cinéma coréen s’il ne se fait pas absorber par trop de mondialisation a de beaux jours devant lui. Je vous en dirai volontiers davantage

Pour patienter, vous aurez donc noté le palmarès rendu par la Semaine de la critique (en ayant toutefois à attendre un peu pour le retrouver en salle) : « White white day » de Hlynur Palmason pour le Roederer , avec cette très belle scène d’ouverture, une maison simple, immuable, filmée sous le même angle alors que les mutations s’y succèdent, temps, saisons. .une entrée en matière habile, elle installe un discret sentiment d’agoraphobie – ensuite il y a cette gravité, la vengeance obsessionnelle d’un homme en deuil, la campagne islandaise qui augmente la sensation d’étau ouaté. L’acteur principal est formidable

Le Grand prix Nespresso accordé à Jeremy Clapin (« J’ai perdu mon corps »). .Guillaume Laurant, scénariste que l’on connaît, avait d’abord commis un livre sur le thème, une main perdue en quête de ses origines.
Intéressant d’entendre souligner par l’auteur que l’animation n’est pas un « genre » : il s’agit bien d’une technique qui se prête ensuite aux déclinaisons voulues (Cf Valse avec Bachir d’Ari Folman, ou Ma Vie de Courgette de Claude Barras et Céline Sciamma). Une technologie par ailleurs chère si on veut un rendu cinématographique subtil.. maîtrise des images de synthèse et base indispensable du dessin pour impulser son style. Jeremy Clapin a expliqué avoir puisé du côté de l’animation japonaise récente, qui ne cantonne plus sa maestria à des expressions oniriques mais s’attache à rendre et filmer des situations quotidiennes

bouguereau dit: 24 mai 2019 à 7 h 54 min

la posproduction c’est cqui coute son bras au fistfeuque qu’il dirait baroz..excellent sujet de fime d’horreur à la kronenbourg époque z..son ‘rage’ a lui était pas mal..surement pus visibe aujourdhui dirphiloo

bouguereau dit: 24 mai 2019 à 7 h 59 min

Ses petits boulots sans gloire du début

rin qu’un pti con..dommage quun pot de mayo émotionelle fasse changer d’avis moricone..mais les vieux ils ont le droit..les gonzesses..les vraies tatouées du cul et pirçé du nichon c’est fight club qu’elle préfère..pan sur sa sale gueule..et règle 1 qu’il la ferme surtout

bouguereau dit: 24 mai 2019 à 8 h 02 min

« Parasite »de Bong Joon-ho

kronebourg il en a fait un aussi..trés bon celui là..revisibe chus sur dirphiloo

Annelise dit: 24 mai 2019 à 8 h 02 min

Jacques dit :
Et bien sur moi la mayonnaise émotionnelle a pris !

Vous me désarmez. Tant mieux parce que je ne donne pas dans le trafic de canons.Et bien sûr gardez votre côté fleur bleue sans chercher à vous en départir
I shot the sheriff Lelouch mais c’était de la légitime défense.. Mastroianni empâté qui retrouve Anita Ekberg grossie, cette façon magnifique de se regarder. .ou Haneke, bergmanien dans Amour, je veux bien . .là.. trouvé cela inutilement pénible, complaisant (je ne parle pas des acteurs)

bouguereau dit: 24 mai 2019 à 8 h 06 min

bien que cela ne paraisse pas héréditaire au plan du cortex lorsqu’on regarde son fils Michael. .pas antipathique, mais?..Il était bien en Liberace

le préféré de son père et de dirphilou pour son fils c’était celui là
https://www.youtube.com/watch?v=JXeRd7noxz0
le dialogue est bien moins sot qu’un tarentino
..ha midi ha midi le mc morning mais c’est phinit..c’est pas du didi ça

Annelise dit: 24 mai 2019 à 8 h 11 min

7h59
… d’autant qu’il paie, Palahniuk ! Chris Offutt aussi (le meilleur imitateur du cri du cochon à égalité avec Crumley au Lutetia grande époque où la Série noire logeait ses stars .. Chris médusé au passage qu’il y ait deux baignoires dans sa chambre d’hôtel. .)
Pardon de ne pas avoir les qualités requises en piercings & tattoos – j’y viendrai peut-être, svp laissez-moi le choix des endroits – mais contente que ce soit ce Fincher qui vous vienne d’abord à l’esprit.. Norton/Pitt/Jared Leto sanguinolents foie frais .. trop de blancs-becs en effet citent en premier Seven. .ou Zodiac

Phil dit: 24 mai 2019 à 8 h 12 min

un film de Lelouch, c’est à voir en exil, deux trois séquences qui rappellent la France aux esprits un peu ramollis. ceci dit sans « mauvaiseté » comme disait grand-mère;
vu (entendu) « Un homme une femme » à Amsterdam. le meilleur était à la sortie, en longeant le Herrengracht sous une pluie fine (trois formes de « r » dans le mot, qui permettent de compenser le manque de substance de certains style Lelouch)

Phil dit: 24 mai 2019 à 8 h 19 min

Liberace, c’était pas mal. quel nom..mieux valait ne pas connaître l’original, sûrement la clé du bon biopics.

Phil dit: 24 mai 2019 à 13 h 31 min

Delon aurait pu jouer ce bon film « The swimmer » de Franck Perry avec Burt Lancaster dans le rôle. Ils se reverront au Bal du Guépard.

Phil dit: 24 mai 2019 à 13 h 36 min

mektoub my love, c’est du taillé sur mesure pour Baroz, attendons la recension. qu’ont-ils donc ces printaniers arabes à retrousser le burnous à Cannes avec tant d’indécence.
Nous autres regardons Theresa May verser les larmes que Thatcher n’a jamais eues.

xlew dit: 24 mai 2019 à 14 h 12 min

Dans Vingt Ans Après, lorsque Dumas écrit « Richelieu n’était plus là », ce n’est peut-être pas que l’absence de l’éminent bonhomme qu’il
dessine, c’est aussi la panne d’un lieu cardinal, sans mauvais jeu de mot, dont l’illustre théâtre ne joue plus, lui non plus, lumière absorbée, peintures aux murs et couleur de la pierre des façades extérieures ne renvoyant plus rien de leur localité.
Deauville, comme Le Havre, comme Piter, sont des villes rêvées, Lelouch essaya d’altérer ce rêve dans son film, de tirer sur le sable ses propres plans, les touristes à leur tour parasitent par leur rêverie son scénario, la ville elle-même délivrant tous les passeports symboliques (sanctification d’une chambre au Normandy, panneau commémoratif à l’entrée des Bains pompéiens), gants et draps blancs pour tout le
monde, prolétaires Gaspards de M. Bong compris.
Peut-être que les visages d’Anouk et de Jean-Louis (et leur voix, d’accord là-aussi avec Jazzi) font tenir debout tout ce réel, devenu vérité jusqu’à un certain point.
Ce n’est pas anodin la longue survie des humains, cela sera notre commun pour les temps qui viennent dont la difficilement mortelle concordance est peut-être, de biais, garante de la fameuse décoïncidence que le sage greco-chinois, toujours romain, Jullien, appelle de ses vieux (au sens de ‘Lao’ Tseu), sans mauvais mojo, dans les manifestations de l’amour.
Nous aurons tous des fils à recroiser, des reconquêtes à mener sur les terres du temps perdu, une durabilité des tissus biologiques qui nous mettra au défi jusqu’au bout, l’impossibilité de faire tapisserie posant un problème existentiel des plus précieux dans le nouveau paysage.
Heureusement, le temps des blogs chronophages sera toujours là pour consommer un peu de notre fibreuse longévité.
Cela ne me fait rien de revoir l’homme et la femme de l’histoire de 1966, Lelouch trace son biopic personnel, comme dans le film du jour de la marmotte, jour sans fin, ça se mange les yeux sur l’écran, courte-vue qui n’empêche pas les longues focales aux lents souvenirs, bien que nous soyons, je vous rejoins chers Annelise et Phil, souvent dans le myopic avec ces restitutions artificielles, ces biopsies peu faites à feu vif, trop cuites.
Lelouch n’en finit jamais de commenter la terminaison de la « car-culture », sa Deuche fonçant à dix à l’heure sur les planches en serait une vignette de plus.
Il aurait pu en faire quelque chose à la Tati, un Trafic des sables, un Trafic des sentiments persistants ou résiduels hors quatre planches de bois rare, Trintignant donnerait un coup de volant, ferait survirer une Dodge Viper Cobra et aplatirait les gargotes de Barrière, Bar du Soleil, Bar de la plage, laissant intact le Ciro’s (bien protégé de toute façon), seul lieu de restauration méritante.
L’envie de tourner un biopic sur l’ultime soirée de Gonzague, mort dans les lacets de l’au-delà du Mont-Canisy, juste après un dernier verre chez Miocque, une sorte de Main Au Collet décapitant en un vol plané fatal les oiseaux, freux comme colibris, au-dessus des chênes centenaires d’une forêt secondaire normande, l’aura peut-être effleuré.
Je crois que Fellini, moins candide que jamais, ne gomma rien du côté plâtreux des visages de son Casanova lorsqu’il fit replonger Anita et Marcello dans les fards de leur jeunesse, il savait qu’il ne pouvait décemment se résoudre à faire mouiller le marbre envolé de ses anciennes statues, la vibration visuelle fut assez terrible, le réalisateur nous peignant délibérément tous en voyeurs primaires.
Toujours hypothétiques, les meilleures ré-apparitions sur le chemin du passé sont-elles celles qui eurent l’heur de n’avoir physiquement jamais lieu, comme par exemple la rencontre, trente ans après, de Martin et Léa, le beau couple que formait X. Saint-Macary et Isabelle Hô, qu’Alain Cavalier prit vivants dans sa lumineuse caméra (magnifique scène de lit, non, encore mieux, de chambre) en 1979, sans plus jamais les relâcher ?
Vivement Annelise sur le Bong Joon-Ho

bouguereau dit: 24 mai 2019 à 14 h 40 min

Lelouch trace son biopic personnel

c’est une chose de faire ‘revivre’ un personnage..passe qu’il viellisse c’est horribe de penser quil ait une histoire qui court à par nous..le comble c’est quand l’acteur lui même se vit schizo..’régressif’ delon

bouguereau dit: 24 mai 2019 à 14 h 45 min

Liberace, c’était pas mal. quel nom..mieux valait ne pas connaître l’original, sûrement la clé du bon biopics

intressant..sauf que ce n’est pas tant le personnage qui compte ici mais faire revivre tout son biotope..ses fans pas popo..cette esthétique inconsommable pour un européen..le coté homo est à mon avis à coté de la plaque..une facilité..bref c’est comme l’howard hughes..aviator..raté: bien en deça de la réalité..hach pudique hamérique

bouguereau dit: 24 mai 2019 à 14 h 47 min

« The swimmer » de Franck Perry avec Burt Lancaster dans le rôle

hon en a déjà parlé havec baroz..trés bon et trés hen havance sur son temps..

bouguereau dit: 24 mai 2019 à 14 h 52 min

Anne-Elisabeth Lemoine sert des formules au McDo maintenant?

ce blanc ‘déclassé en colère’ idole des mass murders qui a eu une trés grande hinfluence culturelle à peu prés partout a été spécialement bien commenté par le père kirk à l’époque..qui décidément n’est pas un con

Jazzi dit: 24 mai 2019 à 18 h 35 min

Magnifique papier, xlew.
J’ai tout compris.
Il faut encore dire que dans ce film quasi testamentaire de Lelouch, il a inséré une page d’anthologie du cinéma mondial : la traversée de Paris à 6 h du matin, à 200 à l’heure, en brûlant tous les feux rouges et les stops depuis l’avenue Hoche, siège des films 13, jusqu’au Moulin de la Galette, centre de projection des films 13. Entre temps, nous traversons à tout ber zingue l’avenue des Champs-Elysée, longeons les quais de la Seine tout au long des jardins des Tuileries, le Louvre sans sa pyramide, toute l’avenue de l’Opéra, la Chaussée-d’Antin, la rue de Clichy, passons au-dessus du cimetière Montmartre, puis après un circuit serré dans les rues tortueuses de la Buttes, nous arrivons à destination. Le tout en un seul plan d’une durée d’une dizaine de minutes au compteur. Magnifique ! Pour le cinéma et pour Paris…

Jazzi dit: 24 mai 2019 à 18 h 39 min

Dans un Homme et une Femme, le personnage d’Anouk Aimée était joignable par téléphone à : Mon(tmartre) 15 21…

Jazzi dit: 24 mai 2019 à 20 h 35 min

La chambre culte de l’hôtel Normandy est la chambre 26 (2×13), xlew. Avec Lelouch, pas besoin de chercher la symbolique bien loin…

Annelise dit: 25 mai 2019 à 10 h 31 min

Mmm. J’aime beaucoup Virginie Efira, son côté plantureux, naturel – une Italienne aux formes pleines qu’on aurait teinte en blonde (il y a en réalité beaucoup dItalien(ne)s blond(e)s) J’avais dit du bien de Victoria pour qq scènes, sa façon de fondre en larmes au terme de journées de travail où il faut encore s’occuper du quotidien, où la compagnie prenante d’un enfant ne remplace pas le vide affectif. Lacoste était drôle avec sa petite bouche molle à la Stallone (parenthèse, il y aurait eu à dire sur le Sylvester cannois) – pour autant je trouvais la récompense attribuée au film exagérée. A Justine Triet, je préfère son compagnon Arthur Harari, auteur de Diamant noir dont nous avions parlé ici

J’aurais aimé revenir également sur Lelouch, non pas pied à pied, mais affiner ce qui me gêne. .votre 18h35 sur Paris peut-être, mais « le cinéma »? La note de Lew est magnifique, oui. .avec de fines perceptions « Lelouch attelé à tracer son propre biopic » etc.. chez Ramis, Phil Connors remet tout de même sans fin son ouvrage sur le métier dans le but d’atteindre à un meilleur de lui-même avec ouverture sur le monde. . .Quand Lelouch filme les funérailles de Johnny !.. je ne suis pas choquée, comme disait Bouguereau-Kirk Douglas à Wayne, qu’il arrête un peu de faire son Lelouch en toutes circonstances ! Enfin ! A part Une H et une F initial , le Bon et les méchants, ( peut-être, l’Aventure c’est l’aventure ) et -curieusement! – Itinéraire d’un enfant gâté (Alex Lutz avec « Guy » a donné une imitation quasi parfaite de Belmondo dans le rôle), où Sam Lion apprenant à Anconina à dire bonjour, lavant le pare-brise de sa fille/Marie-Sophie L. pour l’apercevoir une dernière fois a son insu réussissait à soulever qqchose de neuf, une tendresse vis à vis d’un temps enfui, d’un éloignement. . sinon derrière son amour des acteurs, Lelouch donne surtout le sentiment d’être passé de manière forcenée au cinéma auto-conservatoire d’une « griffe » pas si particulière que cela .. « Tourner pour vivre », Johnny au balcon un pied dans la tombe, est-ce bien sérieux? Au vestiaire les figurants s’inquiétaient qu’on doive l’évacuer sur une civière tant il était décharné et fragile ! Et bien sûr les comédiens sont consentants,.eux y voient probablement au contraire une célébration d’une espèce d’éternité chez eux, puisqu’on les désire sur la pellicule

Bong bloqué – fichier trop lourd, je vais devoir sans doute le découper -, surtout cela à l’esprit

Je dirai malgré tout un mot sur Kechiche. Tant aimé Canto Uno. .cette représentation transparente du cinéaste jeune, Ophélie Bau, string-de-bain à grand peine roulé sur ses fesses callipyges, la mer, tous ces désirs et marivaudages plus ou moins cruels, les boîtes et les clopes, les gin-fizz..ceux qui sont écartés de la fête. .la bergère et ses brebis qui vèlent (le dit-on uniquement pour les vaches?) /mettent bas dans la paille. .tout cet explosif de sens.. cela m’avait conquise
Intermezzo retombe durement. A.K cinéaste de la chair, charnel en effet. .tout son charme dans la filmure de célébrations panthéistes que certains ne peuvent qu’observer alors qu’ils aimeraient s’y fondre. .prenez garde que vos désirs ne soient exaucés

Annelise dit: 25 mai 2019 à 10 h 49 min

qu’il y ait eu débandade du public néanmoins est une chose. .en tout cas, Abdellatif Kechiche lui va au bout – tout au bout – de sa démarche

Certaine admiration pour cela et ce côté rave en direct

Jazzi dit: 25 mai 2019 à 11 h 06 min

« Sibyl » de Justine Triet, avec Virginie Efira.
Autre film en compétition officielle à Cannes et pour lequel la critique enthousiaste crie au génie (cinq étoiles dans les Cahiers du cinéma ) !
A la projection, j’ai longtemps été agacé, tant tout me semblait faux et plein de clichés.
A commencer par Sibyl (Virginie Efira), ex écrivaine devenue psy et qui décide de revenir à son premier métier. Son éditeur improbable, sa vie familiale partagée avec ses deux filles, son mari avec lequel elle ne couche plus (adorable Paul Hamy) et son très charnel et superbe amant (Niels Schneider). Ses problèmes d’alcoolisme, son conflit avec sa mère et sa soeur (Laure Calamy)…
To much pour un seul personnage !
Et comme si cela ne suffisait pas, Sibyl, en panne d’inspiration romanesque, va accepter de prendre en cure une comédienne particulièrement perturbée (Adèle Exarchopoulos) et finir par se retrouver au centre du conflit pervers que celle-ci entretient avec son amant comédien (Gaspard Ulliel) et sa femme (Sandra Hüller) la réalisatrice du prochain film dont ils sont tous les deux les acteurs principaux.
Sibyl a enfin trouvé son sujet de roman et écrit comme jamais alors à Paris ! C’est ainsi que l’on se retrouve en plein tournage à Stromboli et où j’ai abandonné toute idée de film réaliste et psychologique et accepté de glisser à l’intérieur de cette comédie totalement déjantée.
Sous la direction parfaitement maitrisée de Justine Triet, ses personnages, sans plus aucune raison ni structure morale, sont tout entier livrés à leurs seules pulsions. Belles images qui empruntent leur esthétisme à Rosselini, Antonioni et même au Godard du « Mépris ».
Pas forcément nouveau mais bien beau.
Et au milieu de tout cela, Virginie Efira peut déployer toute la gamme des émotions. De la froideur des débuts à l’hystérie paroxystique, pleurant, dansant, chantant, jouant l’ivresse et prêtant généreusement son corps aux positions les plus érotiques, elle y est proprement grandiose (de quoi remporter le prix d’interprétation féminine, ce soir ?)
Cela suffit-il à faire un chef-d’oeuvre ?
J’avoue que malgré tout, le film me laisse un brin perplexe…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583570&cfilm=263900.html

Jazzi dit: 25 mai 2019 à 11 h 09 min

Moi aussi j’ai beaucoup aimé « Canto Uno » de Kechiche, Annelise.
Et j’ai vu la bande-annonce du Bong Joon-Ho, bien alléchante !

Annelise dit: 25 mai 2019 à 16 h 20 min

« Parasite » : BIG BONG
Quentin Tarantino a supplié les journalistes cannois de ne pas dévoiler les péripéties que recèle son film. Bong Joon-ho a prié dans une courtoisie différente les festivaliers qui ont vu «Parasite» de ne pas trop entrer dans les détails.
Cette éclosion de précautions «anti-spoils» à vocabulaire tout droit sorti des séries dont il est interdit d’éventer l’épisode suivant, relativement récente (François Ozon avait exhorté les spectateurs à taire la fin de «Frantz»), est plus ou moins justifiée. Davantage chez le Sud-Coréen que chez le Français, alors que son cinéma est loin de ne tenir qu’au suspense.
L’expression de cette crainte presque unanime est néanmoins l’indice d’un cinéma dont la vision effective semble de plus en plus menacée hormis parmi les cinéphiles : combien d’amateurs ordinaires, s’ils ne sont pas attirés par l’appât du dénouement d’une « histoire » ne se déplaceront pas, se contenteront de lire un « pitch », au mieux une critique, avant de se décider ou d’attendre la sortie en DVD dont la substance aura été de surcroît largement déflorée par le bouche à oreille ?
Pas suffisamment d’entrées ou une diffusion trop réduite, pas de budget – alors les films ne se font pas.

Le Sud-Coréen à recoins multiples est plus imprévisible que ne le fut le Français, précédé de «Broken Lullaby» d’Ernst Lubitsch dont il s’était inspiré.
Bong est inspiré tout court. Que la palme lui revienne semblerait honorable, légitime. Respectons son vœu.

En gros : une famille entassée dans un sous-sol où prolifèrent les cafards, les Kim, infiltre de manière insidieuse une famille coréenne bourgeoise, les Park, à la fortune bâtie sur le boom informatique et technologique du début de ce siècle.
Le galetas va être progressivement échangé contre une présence à demeure dans la belle maison à baie vitrée donnant sur une pelouse au cordeau… D’abord le fils, entré comme précepteur à domicile de la fille. La matière qu’il enseigne – l’anglais – n’a rien d’anodin lorsqu’on sait combien le prototype du rêve d’une certaine élite coréenne fut calqué pour commencer sur le modèle américain, « protecteur », acheteur, aisé, engraissé et anesthésié par la consommation.
Puis grâce à des stratagèmes, la fille Kim est employée à son tour, puis le père et la mère, à de petits postes clefs pour que soit assuré le confort des patrons, cependant maintenus dans l’ignorance des liens familiaux de leur personnel.
D’un côté l’envahissement lent, inexorable d’une classe défavorisée, débrouillarde et sournoise, qui colonise à grand renfort de magouilles et de coups subtilement fourrés une riche famille, de l’autre des bourgeois repus, innocents, qui se font berner ?
Bong Joon-ho déploie une mise en scène d’une virtuosité rappelant la pousse du lierre – ralentissement, vrilles. Le fait est que, lorsque le mur en est couvert, on ne sait plus si la plante y est accrochée ou si c’est elle qui le fait tenir debout.
Le réalisateur, ex-étudiant en sociologie est un observateur bien trop fin de la société coréenne, de ses différences sociales et de ses archaïsmes rampants pour trancher. «Park», non seulement patronyme courant, mais nom de la présidente qui fut déposée pour corruption, abus et détournements divers fin 2016. Elle subissait l’influence d’une conseillère à laquelle avait parlé en rêve la voix de sa mère assassinée… et jusque-là, pas de rupture flagrante avec une conception traditionnelle de la famille. C’est le détournement à but lucratif qui entame la distorsion, fait rupture. .circulait entre autres une « liste noire cinématographique » dictée par «Raspoutine» Choi soon-sil.
Ces deux familles, Kim et Park, procèdent à l’insu l’une de l’autre à de mutuelles et progressives transfusions d’apprentis-sorciers entre classes, conceptions sociétales réputées inconciliables.
Le thème de la menace latente, fréquent chez Bong. . ici il se pourrait bien que le spectre trompeur d’un capitalisme autant désirable qu’épanouissant tourmente les uns, tandis que le parfum d’une pauvreté sordide dépassée affole et excite les autres – cette idée du sexe florissant chez les pauvres, alors que la libido des nantis se trouve satisfaite mais engloutie, puis éteinte dans le confort matériel n’est pas si nouvelle et probablement avérée…
Bong la traite à sa façon dérangeante, noire, névrotique, entre comédie piquante et malaise informe. Ni il n’élude, ni il n’est manichéen. Dans ce «jeu d’acariens» – pour ne pas risquer de filer de métaphore plus prosaïque – où il faut à la fois des squames et de minuscules insectes avides de s’en nourrir glissés dans la literie, tous ses protagonistes ont à gagner et à perdre, et chacun sera seul au moment de jauger si ce qui doit être abandonné dans la balance vaut la chandelle qui brûlera son âme.
(…)

Jazzi dit: 25 mai 2019 à 17 h 08 min

J’ai déjà peur, Annelise !

Après les zombies de Jarmush en ouverture, n’avais-je pas parlé d’un festival sous le signe de l’intranquillité ?

Annelise dit: 25 mai 2019 à 17 h 55 min

BIG BONG (suite)
« Okja » avait déclenché la polémique en sortie Netflix en 2017.
Je ne l’ai pas vu, alors que « Les Tropicales », Capricci ou SoFilm à l’asymptote, dans mon souvenir proposaient une projection en plein air à Bordeaux, un soir où j’y étais peut-être ?
Curieux que je n’y ai pas souscrit – empêchement extérieur, ou petite baisse d’une attirance d’habitude très forte à l’égard de Bong ?
Ne l’ayant pas vu, je n’en parlerai pas alors qu’il n’est pas du tout certain que j’en serais ressortie déçue : c’est pourtant la description d’un film « à la croisée des productions à gros budgets et d’une facture plus propre à Bong » qui m’avait fait renoncer.
J’irai sans doute, à la faveur d’une rediffusion en cinémathèque si comme je l’espère le cinéaste ressort palmé de ce cru cannois 2019.

« Snowpiercer », Le Transperceneige de 2013 m’avait paru une curiosité, après le très grand charme sous lequel j’étais tombée en voyant des films antérieurs dont je me dispose à parler ensuite.
Non que le croisement de l’univers bongien avec « Steve Rogers »/Captain America/Chris Evans, Paul Dano ou la toujours très étrange Tilda Swinton, mi-AnneMarie Schwarzenbach mi-Bowie, fomenté pour des raisons visant à accroître la visibilité du réalisateur, ou simplement par jeu, soit une aberration – mais pour moi, cela reste un exercice de style.
Manuel Chiche, producteur (The Jokers, La Rabia) en parle très bien, lui qui avait rencontré Bong à Busan, le décrivant comme un immense angoissé, fantaisiste névrosé, toujours en quête du bien-être de ses amis et collaborateurs, surpris de voir ses propres films sur écran en ayant le sentiment qu’un autre les a faits.
Tout cela facile, très cohérent à imaginer. Il a sa fidélité aux acteurs : Dano et Tilda Swinton dans les super-prods bien ajustées au marché mondial (bien que Chiche ait souligné avec humilité et humour qu’après avoir été immédiatement séduit par un de ses premiers films, le verdict ait été plutôt de laisser filer, par peur qu’il ne rencontre pas de public – après quoi il a fait un tel tabac qu’il n’avait plus les moyens de l’acheter, ce qui lui a fait jurer de faire confiance à ses intuitions plutôt que de garder les yeux frileusement tournés vers le compteur…), une bande dominée par son acteur fétiche, Song Kang-ho pour des créations moins onéreuses.

Force étant de constater que Bong Joon-ho n’a pas besoin de tant de dollars que cela pour déployer un talent original confinant au génie.
«Memories of murder» (2003), histoire (réelle) d’un tueur en série ayant sévi dans la province de Gyunggi en ce qui me concerne avait ouvert le bal. Il y avait quelque chose de mordant, de drôle et de trouble dans ce cinéma lâché, loin des engoncements habituels des thrillers ou des films noirs. .. Un nihilisme hirsute, un sentiment de défaite et de retard bouleversants à revers, tricotés d’espièglerie, de cette intelligence et de ce don de discernement très aigus qu’exige un humour réussi : pour ne pas tomber à plat, il faut toujours qu’il fasse écho à quelque chose, fût-ce par l’absurde, l’entier décalage.
Ces deux bras cassés d’inspecteurs largués en campagne… cette progression éprouvante d’une enquête émaillée de surréalistes détails, à la fois si bien trouvés : le fait d’écumer les saunas car le tueur a été estimé pouvant avoir le pubis glabre. .. mais aussi la minutie horrifique, annoncée souvent en chanson, la compassion, la dignité régnante dans la découverte du jeune cadavre. Envoûtement de la caméra, pour un dénouement inattendu, somme toute cruel dans son ouverture.
«The Host», quel régal ! Nul besoin d’attendre «Mother », où une mère s’attelle bec et ongles à défendre le fils neu-neu d’une accusation de meurtre dans laquelle il est empêtré pour identifier la représentation très attachée, hantée du réalisateur à la figure maternelle.. dans l’opus en compétition à Cannes, lorsqu’elle n’est pas affalée sur une chaise longue, elle surinvestit ses enfants en les truffant de cours particuliers. Des oies gavées qu’elle barde en permanence de protections superfétatoires contre l’envahisseur mental !
La « Bête » sortie du fleuve Han à Séoul, semant la panique sur les berges et renversant le snack coucoune ceux qu’elle enlève d’une manière surprotectrice… cette forme de monstre, grand vagin à traîne de cerf-volant ou de spermatozoïde, quelle invention merveilleuse ! Matrice aux couleurs de métal, intérieurs de fond de cale de vieux cargo, ventre de baleine aux déambulations furieuses… ravageuses, hilarantes. Attention la casse. King-Kong aux Occidentaux, tentacules et viscosités aux abords de la mer du Japon !
La péninsule coréenne, en éternelle chicane avec « ceux de l’autre côté de la baie », Tokyoïtes et autres, partage néanmoins avec eux un univers fantasmatique visible sur estampes : le danger vient de la mer, les femmes sont violées par des créatures marines… danger absolu d’un élément liquide qui cerne, dont on peine à sonder le fond.
Bong – de façon ici plus extravagante que dans « Parasite » mais recourant encore à une famille solidaire et dysfonctionnelle constituée d’un fils mollasson, un autre chômeur et une fille championne ratée de tir à l’arc – fait rire, parfois glace, renverse la vapeur grâce aux ruptures de ton et cependant instille une forme de puissante, profonde humanité.

…moins d’une heure avant fermeture des paris

alley cat dit: 25 mai 2019 à 18 h 04 min

@c’est pourtant la description d’un film « à la croisée des productions à gros budgets et d’une facture plus propre à Bong » qui m’avait fait renoncer

Ah, Fama !

alley cat dit: 25 mai 2019 à 20 h 33 min

@La « Bête » sortie du fleuve Han à Séoul, semant la panique sur les berges et renversant le snack coucoune ceux qu’elle enlève d’une manière surprotectrice… cette forme de monstre, grand vagin à traîne de cerf-volant ou de spermatozoïde, quelle invention merveilleuse !

Que sont les dionysies devenues sinon vocabulaire pubar ?

Annelise dit: 25 mai 2019 à 21 h 51 min

Alley, avant de réagir impulsivement, de battre des bras dans l’eau pour faire des ronds, commencez par voir le(s) film(s) et donnez commentaire au lieu de décocher vos flèches SM. Je préfère celles en vinylite
S’il vous manque un ou deux mots pour suivre le langage vernaculaire ou s’il vous incommode, enfermez-vous dans une guérite quai de Conti, attendez la nuit pour sortir et laver la souillure allongé front contre le sol dans la travée, sous la Coupole désertée par les Quarante. ..pour le reste voyez l’apothicaire qui prépare vos tisanes, qu’il vous prête une planche d’anatomie. Le pharmacien, ce serait trop, avec toutes ces femmes en maillot vantant des crèmes solaires

alley cat dit: 26 mai 2019 à 1 h 17 min

Bien entendu, il faut commencer par lire toutes ces inepties pour prétendre en parler en s’en vantant ; éveil, écoute, empathie … si je veux

JC.... dit: 26 mai 2019 à 7 h 42 min

CANNES
Alors, les cinéphiles contemporains addicted à l’écran plat, plat, plat…. !?
On est heureux d’avoir voyeurisé cette auto-célébration ridicule, vulgaire, mercantile, bobo-gauchisante et merdique ?
Autocélébration de la pensée minuscule de gros nuls auto-satisfaits s’auto-congratulant en paons bons à rien !?
Compliments pour la pub, Annelise ! …

tristan dit: 26 mai 2019 à 14 h 11 min

CANNES (suite)

C’est vrai que cette année on a l’impression que tout le monde s’en tape du Festival de Cannes. A telle enseigne que l’année prochaine Thierry Frémaux envisage de le délocaliser à La Bourboule et qu’il sera animé par un ventriloque local, Eugène Tripoux, avec sa marionnette de marmotte. Pourtant chaque fois, ils invitent de la star au kilo, genre Catherine Deneuve telle botoxée que plus personne ne la reconnait ou encore Isabelle Huppert que tout le monde attend de voir se taillader les veines sur le tapis rouge.
Sinon, y’a aussi des starlettes d’Instagram que personne ne connait mais dont le seul intérêt est qu’elles portent la robe au-dessus de la culotte.
Bref, il parait que c’est terminé depuis hier le Festival de Cannes, et pourtant on a à peine l’impression que ça a commencé.

Phil dit: 26 mai 2019 à 15 h 29 min

Que de propos excessifs…pensez à Talleyrand et reposez votre Gevrey-Chambertin pour en parler.
Il suffit d’une scène dans un film pour contenter le spectateur et se dire, comme a pu penser Mrs May, « It made my day ».
Cannes comme Berlin et Venise sont des événements qui fossile-rayonnent des destructions de la seconde guerre.
Zay-Jacob à Cannes, Alfred Bauer à Berlin ont déroulé le tapis rouge du cinéma pour une génération qui doute de ne pas finir sa vie en guerre.

Annelise dit: 26 mai 2019 à 21 h 15 min

oui. .ces façons de jeter tout bébé cannois avec l’eau du festival à 7h42 et 14h11 sont fatigantes.

On peut regretter quelques focalisations malheureuses, des à-côtés dont on se serait passé, sinon plusieurs films sont sortis du chapeau en équité et à point nommé – à commencer par Bong, palmé d’or, dont le cinéma a tellement de quoi plaire, sans séduction en peau de lapin. .
Le Prix du Jury décerné ex-aequo à « Bacurau » (Nighthawk) et « Les Misérables », portant Ladj Ly, auteur du second, en triomphe, a laissé trop dans l’ombre les réalisateurs du premier, Juliano Dornelles et Kleber Mendonça Filho . Pas encore pu voir le film mais je place en lui une grande confiance pour trois raisons. Un casting d’excellente tenue réunissant Sonia Braga et Udo Kier permet d’espérer une interprétation à la hauteur. Kleber Mendonça Filho avait déjà donné en 2016 avec « Aquarius » la mesure d’un talent à suivre. Enfin son producteur, Saïd Ben Saïd, me parait avisé. Il a le chic pour soutenir des projets consistants, ou singuliers, ou les deux.. il rapporte du bois à la cheminée de cinéastes confirmés, Verhoeven ou De Palma pour ne citer qu’eux, et garde un oeil attentif sur la jeune génération (j’avais apprécié de lire dans une itw qu’il qualifiait Léa Fehner, « Les Ogres » de réalisatrice parmi les plus prometteuses. .). Il est courageux, comme en avait témoigné sa prise de parole extrêmement ferme dans une tribune du Monde, après son éviction du jury du festival du film de Carthage – lui-même étant Français, d’origine ou de double nationalité tunisienne et fin connaisseur du Coran – fustigeant l’antisémitisme rôdant dans le monde arabe. Et il a l’air de tb s’y connaître en vin, sans chaptalisation au snobisme

Dois-je déduire, vu la manière de titrer similaire que JC = Tristan ? Les ip diffèrent. Cela va finir par vous coûter cher en ordinateurs ou vous infliger une tendinite à force de jongler entre, si vous êtes informaticien ..en revanche s’il est avéré que c’est vous qui vous amusez à trafiquer dans le tableau ou distordre mes propres posts, ça va barder

JC.... dit: 27 mai 2019 à 3 h 52 min

RIGOLOTE
Vous l’êtes, Annelise !
Récemment, on a modifié régulièrement mes posts sans que j’en prenne ombrage. Croyez vous que ce que je dis, ou ce que vous dites, a la moindre importance ? Le numérique est un outil de torture ou d’amusement selon les caractères… Il m’amuse ! Amusez vous comme je m’amuse sur un sujet, le cinéma, terriblement futile. Ne soyez pas si sérieuse ! Par ailleurs, en souriant, je vous adjure de me croire : je me fous complètement de votre menace « ça va barder », non mais ! On est à la maternelle ?….
Détendez vous !

Annelise dit: 27 mai 2019 à 6 h 19 min

Hélas, JC, je suis sérieuse comme un pape, celui itw par Jean-Marcel. .je n’ai aucun humour, voilà mon drame. Ma famille, mes amis, la factrice, même mon chien m’accablent là-dessus. Vous n’allez pas vous y mettre? Il n’y a aucune menace : continuez de vous amuser dans la mesure énoncée, aucun pb
En maternelle, pour passer de la petite section à la seconde, je sais, l’examen est dur. Révisez-bien, ne vous découragez pas, la RdC est derrière vous

tristan dit: 27 mai 2019 à 11 h 45 min

Chère Anne-Lise,

JC et moi ne détestons pas le cinéma; c’est juste qu’après avoir vu des films de Ken Loach ou des frères Dardenne, qui sont des piliers du Festival de Cannes, on a eu le moral encore plus brisé qu’une pâte a tarte. Y’avait plus qu’à nous mettre un peu de confiture de myrtilles sur le crâne et on était bons pour finir en desserts. Tous ces films ne sont-ils pas en réalité des incitations à s’adonner au Xanax ou à se faire péter le caisson sur le tapis rouge en hurlant « Frères Lumière Akbar ! » ?

Annelise dit: 27 mai 2019 à 12 h 44 min

… Ah. vous réussissez à me faire rire dans ce premier pas pour reconnaître au moins que Jicétristan est un équivalent des soeurs Snow de Freaks..Qui d’autre encore, dans l’avatar? Ne le chargez pas trop, de peur qu’il n’explose
Ken Loach, Raining stones était tb, je ne suis pas toujours convaincue depuis par son systématisme social, trop flagrant. .nous avions pu parler ici de ma préférence pour Frears, My Beautiful laundrette, Prick up your ears ou Sammy et Rosie s’envoient en l’air. . laissez Luc et Jean-Pierre Dardenne tranquilles, leur(s) distinction(s) méritée(s), bien que leur oeuvre ne puisse pas s’étalonner en tout et pour tout sur Mon curé chez les nudistes .
La recension du « Jeune Ahmed » par Jacques disponible ci-dessus

Big Bong pourrait vous plaire, je vous le répète. .ne serait-ce que dans certaine fantaisie. .un sens des détails surprenant (ma description de la bête de Host le 25, 17h55 qualifiée par Alley de « pubarde » est au passage de son cru. .s’agissant de son film, il devait savoir de quoi il parlait !)

JC.... dit: 27 mai 2019 à 14 h 00 min

OUI, C’EST ELLE ! C’EST LA DÉESSE….
« Annelise Akbar ! » ferait un tabac à Porquerolles

William Legrand dit: 27 mai 2019 à 16 h 51 min

Tu serais intelligent, andouille de JC, tu arrêterais devomir ici, tu ne fais pas le poids devant Annelise qui va te ridicuculiser… dégage… vite fait, ce qui de reste de queue entre les jambes

bouguereau dit: 27 mai 2019 à 20 h 11 min

OUI, C’EST ELLE ! C’EST LA DÉESSE….

sans bras c’est la vineusse de milo..la vineuse de bordo c’est pas la même

bouguereau dit: 27 mai 2019 à 20 h 19 min

cette forme de monstre, grand vagin à traîne de cerf-volant ou de spermatozoïde, quelle invention merveilleuse !

..c’est le namazu anlyz

William Legrand dit: 28 mai 2019 à 7 h 55 min

JC, tu simules nul, t’as pas le niveau, t’es pire que bougros-le-radoteur… rendors-toi

JC.... dit: 28 mai 2019 à 9 h 05 min

LEGLAND (suite)
Il est quasi impossible d’être pire que Bougboug qui a été récemment mesuré à 0,00015 Lgl*

*Le Legland (Lgl) est l’unité de mesure absolue de la nullité cérébrale, unité reconnue par la plupart des pays sous-développés (Monaco, Qatar, Luxembourg, Cuba, Mexique, Venezuela, URSS, USA, United Kingdom, France, Allemagne, Japon) au sortir de WWII

Annelise dit: 28 mai 2019 à 19 h 20 min

je ne serai pas en odeur de sainteté sur la RdC. Allez voir le dernier de la saga, « Parabellum », histoire d’aérer les consciences du blog. Deux heures de pur délassement avec en prime les courbes de Halle Berry, qui à 53 ans a toujours du chien:

Détrompez-vous, Tristan.. souvenez-vous, j’avais donné un billet « Bourrin, bourrinne » en chroniquant Blockbusters et Marvels
Nous avons billeté ici également sur Matrix 1, les soaps, la passion des séries B, si bien vues par JF Rauger, le dico des nanars de F.Forestier
Rappelez-vous Serge Daney, « Le salaire du zappeur ». .. je ne dédaigne pas la plus grande variété possible, bien que j’en revienne plus souvent à Tourneur, Fritz Lang ou Tarkovski, Verhoeven ou De Palma, au cinéma français qui essaie de retrouver du lustre et de la profondeur, aux très beaux cinémas coréen, portugais, algérien, islandais ou argentin, russe ou africain qui montent

Annelise dit: 28 mai 2019 à 19 h 34 min

..les Inrocks en 2016 ayant d’ailleurs eu la dent dure au moment de la réédition des « 101 nanars » estimant que la critique pouvait « aimer De Funès et Dreyer », que les critères de François Forestier nécessitaient une remise à jour . .
Extrait :
« Il n’y a plus que lui (Forestier) pour croire que descendre Pas de printemps pour Marnie d’Hitchcock (dont Truffaut disait déjà que c’était « un grand film malade ») et lui préférer Oh ! Qué mambo ! de John Berry avec Dario Moreno et Magali Noël (1959) a quelque chose de provocateur et d’iconoclaste. Ça ne choque personne… « (Sic)

Certes certes. Le relativisme évacue néanmoins le pb au lieu de s’y affronter

Annelise dit: 28 mai 2019 à 19 h 40 min

.. quant à une palme distribuée à un nanar de chez nanar, j’hésite entre l’historique et toujours compétitif « Le Jour et la nuit » (1997) de BHL avec… Alain Delon et, plus récemment, tenant aussi très bien la route,
« The Last face » de Sean Penn avec – on peine à y croire, tant j’aime les deux acteurs principaux- Charlize Theron et Javier Bardem

Jazzi dit: 28 mai 2019 à 20 h 00 min

Il y a aussi « La possibilité d’une île » de Michel Houellebecq, Annelise. Encore faut-il l’avoir vu, pas mon cas !

Annelise dit: 29 mai 2019 à 6 h 58 min

Peu de participation autour des opus cannois.. Il faudra attendre les sorties plus larges en salle ou retransmissions quasi direct live, comme en ce moment la Semaine de la critique à la « maison demi ronde » de la cinémathèque de Corse
Merci de votre suggestion « Possibilité d’une île », Jacques. Attention, la qualification « nanar » se mérite.. je ne sais pas si on peut l’allouer sur la foi d’une simple réputation. Il faut aller voir pour se prononcer
Ce qui m’a paru être la limite de la recension Inrocks à propos du livre de François Forestier : le fait de lui reprocher sa subjectivité sans suppléer une autre grille d’estimation à celle qu’il propose.
Sur quoi juger un nanar? Grave question. S’agit-il d’un consensus, procédant d’une intuition (tout le monde ressort en s’accordant sur le fait?) Peu convaincant : nous avions cité « Freaks ».. les spectateurs à l’époque l’avaient unanimement méprisé…et fui en tordant le nez. De films jugés hilarants à force de grandiloquence, vides de sens, boursouflés comme une cloque? .. c’est presque la définition que ma consoeur presse écrite donnait des derniers films de Terrence Malick ! D’un film prétendument de grande ambition, tourné avec des moyens si faibles que les coutures sont grossières, défigurent l’ensemble ? Quelques oeuvres de génie cochent ces cases. Abscons, à n’y rien comprendre? La Palme d’or remise à Apichatpong Weerasethakul, ce long rêve thaï au rythme des réapparitions de défunts « d’Oncle Boonmee, celui qui se souvient des vies antérieures » avait provoqué quelques somnolences entrecoupées de sidérations urtiquées. .Quentin Dupieux, le pneu vengeur ou « Au poste » ont laissé ceux qui n’ont pas été sensibles au surréalisme dans une impression méprisante ou rigolarde.. D’une oeuvre vulgaire, outrée, d’un objet criard qui rate sa cible? A l’époque de Showgirls, Paul Verhoeven essuie sans fin des quolibets.. on se rappellera sa phrase en venant recevoir son prix d’infamie : « J’ai quitté mon pays pour venir aux US car on me disait que mes films étaient nuls, et voyez : je suis venu aux US et vous me dites que mes films sont nuls… »
« Où est passée la 7ème Compagnie » ou « Le gendarme et les gendarmettes » ne sont pas admissibles dans la catégorie – ce sont des films faibles et dérivés dans « leur » catégorie, alors que le nanar doit surprendre.. peut-être laisser sans voix, assommé par tant de bêtise… ou trancher par son audace imbécile, sa prétention stupide ou son génie comique asséné à l’insu de son plein gré
Ce serait intéressant que chacun avance quelques noms de sa liste intérieure – j’aurais bien aimé que Lew, Phil ou Jean-Marcel, CP dévoilent la leur (JC, elle serait sans fin !) en disant pourquoi. . . les compétences et beautés de la série B, cela n’a rien à voir. .nous pourrions nous interroger sur ce qui semble être l’ADN d’un nanar vrai de vrai, un tatoué, un incontesté

Annelise dit: 29 mai 2019 à 7 h 33 min

.. un bon nanar suscite de l’incrédulité..une compassion discrète – peut-être un soupçon d’admiration navrée : « Il n’a pas fait cela, quand même ? »

Jazzi dit: 29 mai 2019 à 7 h 53 min

Ne peut-on pas considérer que « Les tontons flingueurs » est un nanar tellement réussi qu’il est devenu un film culte, Annelise ?

Annelise dit: 29 mai 2019 à 8 h 10 min

L’idée est intéressante …un nanar qui développe tellement ses caractéristiques qu’il passe le mur du son.. Les Tontons me semblent davantage de l’ordre du néo qui sait ce qu’il fait. .humour maîtrisé, distorsion maligne des codes… Le nanar est plus inconscient? Il nécessite une part d’innocence, une intention mirifique déçue?
Suis dans les transports en commun -pas commode pour poursuivre la conversation mais j’aimerais que ce point soit éclairci entre contributeurs

Annelise dit: 29 mai 2019 à 8 h 17 min

La daube chercher à enfumer…pour ne pas dire emboucanner, selon l’expression chère aux Marseillais reprise chez l’excellent Jean-Bernard Marlin (Sheherazade, découverte encore de la Semaine de la critique..)

Jazzi dit: 29 mai 2019 à 8 h 44 min

Les Tontons, bon film parodique de série B, de pure distraction, est plein de bonne volonté, Annelise. A commencer par l’opportunité pour Lautner de donner un rôle à sa mère. Et à Michel Audiard de fignoler sur mesure des dialogues pour ses copains acteurs. Film que j’avais un peu méprisé à sa sortie, jusqu’à ce que je découvre, vingt ou trente ans plus tard, que les filles d’une de mes amies se récitaient entre elles les plus mémorables répliques du film ! Un nanar flamboyant…

JC.... dit: 29 mai 2019 à 9 h 14 min

LISTE DES NANARS
Ma liste est longue, et en constante progression puisqu’il s’agit de TOUS les films de fêtes de famille tournés par de remarquables nanareux familiaux.

Tous désastreux, tous minables, tous ratés, tous à pleurer.

Parait qu’à Guantánamo, on faisait avouer les terroristes en leur passant en continu une compilation des films de mariages dans des villages perdus de la grande Amérique …Aucun n’a tenu le coup !

tristan dit: 29 mai 2019 à 9 h 20 min

Il faudrait d’abord définir ce qu’est le film nanar, car le nanar, comme le cinéma en général par ailleurs, suit des chemins multiples et fluctuants que la logique et la raison ignorent.
Ensuite, il faudrait identifier le réalisateur nanar ainsi que le producteur de nanar, qui lui peut se caractériser par son manque de goût artistique, volontaire ou pas, voire même d’intérêt pour le cinéma en tant que moyen culturel.
Enfin, faire la recension des films où des scènes hallucinantes portent indéniablement, par leur absence totale de qualités, la marque de fabrique du film nanar.
Bref, faire une thèse du nanar !

JC.... dit: 29 mai 2019 à 9 h 52 min

THÈSE DU NANAR
Prime, tout d’abord, largement au dessus des autres, le nanar conjugal, loin devant le nanar cinématographique, loin devant le nanar politique, loin devant le nanar du réchauffement climatique…

bouguereau dit: 29 mai 2019 à 10 h 05 min

tristan c’est un rimake de jicé en nanar..quant au reste il faut de l’humilité..c’est le nanar qui nous contemple
http://www.nanarland.com/
delon est dans les grandes figures occasionnelles..il manque aussi des spectateurs nanars comme baroz..la tâche est himmense

Nicole Crillon dit: 29 mai 2019 à 10 h 23 min

@Anne-Lise Roux.

le film des jeunes des quartiers marseillais était formidable !Merci de m’y avoir conduite avec vos articles. Celui sur Bong-John-ho donne envie de découvrir ce cinéaste !
Les films de la Semaine Critique seront-ils projetés à la cinémathèque française?

Merci à vous et à votre équipe de chroniqueurs Tous sont attachants. Les cancres ne « trollent » pas trop. Une page très originale et addictive grâce à vous. C’est un plaisir de dérouler le matin pour arriver au « plat du jour » et suivre les commentaires.
N.C

tristan dit: 29 mai 2019 à 10 h 47 min

Plans nichons (suite)

C’est vrai que dans les nanars, les filles sont dévalorisées. Par exemple dans « Les Tontons flingueurs », la seule femme du casting s’entend dire: « Touche pas au grisbi, salope ! ».
C’est pourquoi, il faudrait refaire les castings à la mode féministe. Si « Le Parrain » s’appelait « La Marraine », ça aurait de la gueule. L’héroïne dirait à un gonze: « Embrasse ma bague ! » et l’autre lui répondrait: « Oui, Madame Annelise Roux (*)! »

(*)les noms ont été changés

Jazzi dit: 29 mai 2019 à 10 h 50 min

« largement au dessus des autres, le nanar conjugal »

« Un Homme et une Femme 1 & 2″, JC ?

Phil dit: 29 mai 2019 à 12 h 06 min

la série B ne fait jamais dans la dentelle. tout bon ou tout mauvais, le réalisateur met toute sa gomme sans compter ni réfléchir, inconscient du résultat, même après des années.
De « La route de Salina », Lautner dira « c’est le seul tournage où tout le monde a eu le cul bronzé ».

Annelise dit: 29 mai 2019 à 12 h 21 min

Merci, Nicole Crillon 10h23 !
Oui la Semaine à Bercy .Pour le moment en Corse
… « ne troll pas ».. hum vous trouvez ? (10h12).. ils n’y sont pas encouragés en tout cas

Phil, Salina c’est bien Marc Porel en Rambo, avec la dent de requin sur la poitrine en sueur et bandana ?

Joli Jean-Marcel 10h05..! jeté un œil sur la liste d’homologation « nanar ».. 5 étoiles à « Un Justicier à New York » ? Charles Bronson ? Ils sont fous ou quoi ? Vexation dans l’air.
Dur aussi, la recension « Vincent Lindon »… Admettons. Bien sûr que les nanars se ramassent à la pelle, pourtant j’insiste : pas une catégorie fourre-tout. La qualification exige le respect d’un cahier des charges certes fourni et divers, mais circonscrit, dont font partie par exemple, l’absence de distance non volontaire, ou le cynisme au contraire manifeste de bâcler pour raisons mercantiles. Le développement à 9h20 va dans ce sens.
Ni « Les Tontons » ni même le légèrement xénophobe, homophobe, ultra misogyne et sexiste « Laisse aller c’est une valse », avec un Jean Yanne encore plus infect que d’habitude, un Michel Constantin râleur, Bernard Blier en flic hypocrite, un Rufus mémorable sorti du placard en proie à un gang maniéré et… Michel Colucci n’entrent dans la catégorie. Mireille Darc au passage fameuse
https://www.youtube.com/watch?v=lAoeHLUG0qM
Un peu plus loin j’ai apprécié « Poursuite en télésiège ».. titre inspirant .Me suis demandé sans plaisanter s’il ne s’agissait pas là du film de votre Dearphilou, starring l’infirme retrouvant une vigueur lazardée devant une fringante topless ? Il nous en a parlé plusieurs fois en taisant la référence exacte.. telles sont les pudeurs des collectionneurs, auxquelles on ne peut contrevenir. Seule une patience confiante peut les éroder

10h47, désolée de ne pas disposer du physique suffisamment imposant pour vous faire Brando dans les tomates, en train de poursuivre son petit-fils un quartier d’orange sur les dents..
en revanche je veux bien me métamorphoser en Al Pacino/dansant avec Apollonia/Simonetta Stefanelli (toujours confondue avec Agostina Belli qui rendait fou, non pas le paralytique de Phil mais un aveugle, Vittorio Gassman, chez Dino Risi) et/ou faisant face à Kay Adams/Diane Keaton lui disant « Ce n’est pas que je ne t’aime plus – c’est que tu me dégoûtes.. c’est que j’ai peur de toi ».
Ou encore, Andy Garcia, « Vincenzo » un peu soupe-au-lait (il a hérité de son père, Sonny, qui « ne se connait plus quand il est en colère »..) apprenant à sa cousine à rouler les gnocci. .la sensualité du geste, tandis qu’il lui pousse doucement les doigts dans la farine, ses mains entrelacées aux siennes (si je me glisse dans la peau d’Andy Garcia, on remplace Sofia Coppola par Sam Shepard des « Moissons du ciel » pour la scène..)
Le livre de Maria Puzo avait semblé très mauvais à Coppola. Pour l’avoir lu, je suis d’accord. Des scènes étiques, maladroites dans l’organisation narrative, sans ressort ni profondeur. L’écriture qui plus est d’une remarquable platitude

Jazzi, Rocketman, bof.. mais pour autant, pas droit à l’étiquette « nanar », AOC

Phil dit: 29 mai 2019 à 12 h 24 min

Oui Annelise, Marc Porel, Rita Hayworth, Robert Walker Jr, Christophe et Mimsy Farmer. fallait être dopé pour réaliser.

C.P. dit: 29 mai 2019 à 12 h 29 min

Retour et lecture des commentaires parfois touffus. Salut à tous !
Je n’ai pas suivi ce qui s’est passé à Cannes et j’en apprends ici, la presse allemande étant plutôt discrète à propos du festival.

Les « nanars » : je crois simplement, comme d’autres, qu’il faut laisser de côté des films faciles et parfois plaisants (disons « Les Tontons flingueurs » ou « L’Aventure c’est l’aventure ») mais en juger d’autres sans pitié par rapport à leur ambition. De ce point de vue, « Le Jour et la Nuit » par exemple est objectivement un nanar.

Il ne me semble pas juste par ailleurs de faire entrer en ligne de compte sa subjectivité lorsque l’on est étranger à l’oeuvre d’un cinéaste : le cinéma de Rohmer (sauf peut-être « Ma nuit chez Maud »), celui des Frères Dardenne, celui de Robert Guédiguian -malgré mon affection réelle pour Robert et Ariane (au théâtre)- ne sont pas mon truc.

Restent des films fort loués (en leur temps ? ) et qui, vus et surtout revus, m’ont paru plats comme des limandes. Allez, j’en prends quatre :
« Un homme et une femme », bluette extasiée et aujourd’hui insupportable.
« Le Mépris », avec ses dialogues prétentieux, outre que Palance était là exécrable. Demeure Bardot, quoi ! « Moutarde après dîner », dirait Montaigne.
« Land and Freedom », le pire des films de Loach, trucage manichéen sous le prétexte du souvenir. Annelise, il n’y a pas de honte à n’aimer guère le cinéma gros comme une barre d’immeubles de Loach, mais je sais bien que j’en remets sur vos réticences.
De même pour Malick de « La Ligne rouge » : le contraste facile entre la violence des combats et l’hymne aux coquelicots augmente l’ennui pesant qui se dégage pour moi de ce film interminable, y compris à cause des réflexions intimes de ses modestes héros.

Il y a dans mon vilain choix de la lassitude devant les mots ajoutés à l’action. Que de paroles « verbales », mondieumondieu !

Annelise dit: 29 mai 2019 à 12 h 45 min

. .Christian c’est extremement cruel de me chercher sur Thin red line de Malick alors que je ne suis plus en mesure de repondre pour un moment. .
Autrement vous faites b de rappeler les « deux corps » en qqsorte nécessaires au critique (cf votre « pas juste par ailleurs de faire entrer en ligne de compte sa subjectivité lorsque l’on est étranger à l’oeuvre d’un cinéaste »)
Ken Loach je n’ai aucun scrupule, je dois avouer, les deux corps parfaitement réunis en un seul n’ayant eu qu’une envie, fuir à toutes pattes. .le récit aux yeux de merlan frit de plusieurs amis venant de voir Sorry we missed you me laissant déconcertée

Aimez-vous/avez-vous déjà vu Bong? (Ne commencez pas par les grosses productions, si non)

JC.... dit: 29 mai 2019 à 12 h 56 min

COURRIER DU CŒUR
« Je constate que ma question d’hier, « quel est le dernier livre qui vous a fait pleurer ? » a fait un flop (oui car je ne compte pas la réponse parodique de clopine). Conclusion : vous êtes des brutes, comme dirait mon ancien prof de philo »
(Ed 13h18, sur le charnier ouvert du petit monsieur de chez Gallipette)

Mon bébé de Hambourg, aussi loin que plonge ma recherche du temps passé en lecture, aucun livre ne m’a jamais tiré la moindre larme inutile…je te le jure !

Annelise dit: 29 mai 2019 à 12 h 58 min

. .et Le Mépris, cerise sur le gâteau ! ..coup de poignard..les coloris sont splendides, de la pure beauté..Bardot en peignoir jaune (Pialat ex futur peintre qui retrouve la mémoire des pinceaux en filmant Van Gogh). .ou seriez-vous allergique à la villa Malaparte? .Mon émotion, prenant la petite aiguille en bateau, juste en bas. .sortant du tunnel, la mer très bleue, les pins très verts, la maison très rouge. . »dialogues prétentieux » ! Enfin, quoi. .ils ne sont pas faits ici pour être réalistes. pas plus que chez Resnais à Marienbad.
Quant à Palance… il ne peut JAMAIS être exécrable Christian. Jamais, vous m’entendez? Et ne me sortez pas Bagdad café.. pas de ça avec moi! Dernier avertissement. la limite ultime à ne pas franchir étant bien sûr de s’attaquer à Udo Kier et un ou deux autres dont je garde le nom secret pour l’instant, au cas où

Annelise dit: 29 mai 2019 à 13 h 02 min

Jazzi 12h50. .figurez-vous que j’ai plutot bcp aimé Liberace ! Un bon Michael Douglas en chute libre . .le portrait est à la fois tendre, kitsch et d’un autre côté, pas si complaisant .. Damon t bien en pantalon un peu trop moulant ..caniches et bagouses .Non décidément, trop intelligent pour avoir le label . Bien à vs, à bientôt

Jazzi dit: 29 mai 2019 à 13 h 28 min

Avec Udo Kier, nous avons passé une soirée et une partie de la nuit dans les rues de Valence à l’occasion du festival Cinéma et Histoire, il y a plus d’une trentaine d’années. Lui a me draguer et moi à le repousser gentiment. Il n’était pas mon genre. A part ça, un garçon charmant et un excellent comédien. Il nous racontait les tournages sous influence sur les plateaux de Fassbinder…

tristan dit: 29 mai 2019 à 14 h 13 min

Palance dans « La Vie, l’Amour, les Vaches ».
Le cuir épais, « une selle avec des yeux » dit de lui Billy Crystal, mais le coeur tendre et compatissant envers les vaches dont les cow-boys trahissent tôt ou tard la confiance qu’elles ont en eux.
Un remake de « Délivrance…dans la pâture » ou « L’amour (des vaches) est dans le pré ».
Une prise de conscience qui m’a fait passer au steak de soja et au lait végétal.

C.P. dit: 29 mai 2019 à 15 h 29 min

Curieux, y compris d’ailleurs éventuellement de ma part, de rapporter un film à la performance d’un acteur (encore que ce blog soit TRES sensible aux acteurs, et pourquoi pas ? je n’ai vraiment rien contre Liberace » et le fils Douglas à cet égard.) Mais je pensais, comme ça, par amour immodéré du base-ball, à Redford dans « The Natural » / « Le Meilleur » de Levinson. En voilà un, de film loué qu’une chaîne de cinoche a redonné récemment ! Mais tellement inférieur au roman inquiet de Malamud… qu’alors l’homme entre deux âges, frappeur-miracle pour les Knights en difficulté, met juste quand il le faut des balles hors-champ (et fracasse au passage un cadran d’horloge). L’étrange est que, lanceur doué au début du film et à l’entraînement, on ne le voit pas lancer en match… Mais tout le monde, -sauf Malamud au paradis-, s’en fout.
Ainsi va le cinéma, entre figures d’acteurs (j’ai bien aimé ici les appréciations équilibrées de Delon), sujets et réalités des films, pas souvent originaux par rapport à la littérature. Cependant, j »écoutais cette nuit une vieille émission de France-Culture : Georges Franju-la-dent-dure (il disait avoir été pressenti pour adapter de Céline sinon « Voyage… » du moins « Mort à crédit », je ne sais pas si c’est vrai) épinglait Mauriac, mais PAS sa Thérèse, et surtout pas son incarnation par Emmanuelle Riva.

pado dit: 29 mai 2019 à 16 h 52 min

L’ambition initiale étant prioritaire (à mon humble et pas seul avis) dans le nanar je ne peux imaginer une autre tête de liste que l’ineffable BHL et cela de jour comme de nuit (vous me direz c’est peut être génial après la première heure, je ne l’ai jamais dépassée (deux essais, hein, faut pas pousser))

Autrement pour les Français (entre autres) Besson à une ou deux exceptions près me semble un bon candidat.
Lelouch (mêmes proportions)
Annaud (plus sur la fin)
Noé, Kassovitz, Carax,….

Et pour les Suisses (non,pas frapper) Godard après Week-end.

Jazzi dit: 29 mai 2019 à 20 h 12 min

« Godard après Week-end. »

Il reste plus grand chose. Déjà que l’on parle du Mépris comme un nanar potentiel !

Annelise dit: 29 mai 2019 à 20 h 18 min

Christian, laissons de côté le différend Malick, pas grave – juste souligner que l’ennui au cinéma est une notion surévaluée. Pas un critère

« Curieux, y compris d’ailleurs éventuellement de ma part, de rapporter un film à la performance d’un acteur (encore que ce blog soit TRES sensible aux acteurs,pourquoi pas? »)

Je ne le prends pas du tout mal mais je rectifie, ou plutôt, je précise : je pourrais donner ici une analyse filmique en focale élargie, esthétique, plans, cadrage, lumière etc. J’y ai pensé plusieurs fois. Le blog ne me semble pas le lieu pour parler directement chiffon, « entre nous », veux-je dire.. Les étudiants Femis ou Louis-Lumière, dont je sais que qquns me lisent – salut amical entre autres à Art, Gab , Beaver and Co, je vous signale très chers que puisque vous m’écrivez sur FB en me lisant ici sans oser vous manifester, je ne vous répondrai, moi, plus qu’ici, RdC, tout en vous lisant là-bas, espérant que vous finitassiez tôt ou tard par sauter le pas du vrai écrit lit’traire, le seul qui cause correc’, à manier Véronique dans l’arène, vous verrez elle n’est pas méchante… œil pour oeil – les étudiants cinéma, donc, disposent de cours pour se voir enseigner cela, dans les établissements cités ou à la Sorbonne nvelle .
En passer plus volontiers « par les acteurs » (ou d’ailleurs, « les réalisateurs ») sur RdC, c’est non pas un reader digest pour les internautes qui lisent, mais une contraction dans le temps pour leur proposer une essence sans en passer par un échelonnage d’étapes, laborieux à appréhender pour eux. . une performance d’acteur, sa présence dans un film, et plus encore « au film » témoignent non pas seulement de lui, mais renseignent en cascade sur une mise en scène, une exécution plus globale. ..mais pourtant oui, il y a des acteurs qui réussissent à être bons dans des films où tout est à jeter.. sauf eux, d’autant plus incongrus là-dedans. Et en parallèle aussi, l’assertion de Phil, en réponse à la charge de JC contre le festival en son entier : que le diable est (probablement) dans les détails. .mettre tel ou tel qui nous a plu en avant, c’est quelquefois suffisant pour ne pas couler le film. Pas absurde d’envisager de sauver la ville pour un seul juste. Sinon bcp de monde vivrait à la campagne

Troublée en vous lisant sur « The Natural » de Barry Levinson, ma tendance dyslexique me portant à confondre avec Norman Jewison (je repasse dessus et continue d’avoir du mal à les distinguer..) . Le vôtre avec Redford, un scenario épique..les Knights qui portent bien leur nom..remontée de la pente, très US dans le traitement.. j’ignorais pour Malamud ! L’oublié du trio, entre Roth et Bellow (ce dernier mon préféré)… mais merci pour la mention.. estime et admiration pour son écriture
Le mien – Jewison – auteur d’un film très violent sur le sport dévoyé de tout héroïsme ou de cohésion sociale, au contraire pur instrument de domination, du pouvoir de l’argent. .un James Caan hargneux. .pas mal dans mon souvenir (« Rollerball »)
Intéressée par la mise en images du sport.. Rocky pour la boxe – non non, pas un « nanar » là non plus (j’y reviendrai, Pado, j’arrive, attendez-moi..) ou, tenez, « Le Champion » de Mark Robson, avec le père de Liberace…Kirk-la-fossette… c’était qq chose ! « Million dollar baby » aussi. .c’est amusant cette passion de Daney pour le tennis. « Battle of the sex » l’aurait déçu. Prosaïsme dans le récit, ça ne suffit pas ..Ping-pong pour Charyn, ZYeux bleus s’en tire mieux. Vous aurez deviné qu’en ce qui me concerne, plutôt la danse, la course. .Mon goût pour la « pole » très enrichi par Show gril, la Nomi Malone de Verhoeven. .. « Les Chariots de feu », aura mal vieilli ? « La Solitude du coureur de fond », jamais. .Revu l’année dernière, tjs aussi bon ! C’est-à-dire que pour que le rendu fonctionne, il faut qu’il y ait une métaphysique minimum (pardon pour le mot grossier)attenante au sujet, un angle de décollage. Thin line.. pas rouge, cher CP. . pas si simple à trouver. Le sport si on veut bien le représenter, matière souvent à œuvre de moraliste, terrain de lutte ou de poésie, parfois d’humour.Trop plat, et le film n’a de place ailleurs que sur SoFoot, SoVolleyBall, SoBasket. . à la mode, vous remarquerez : natation synchronisée pour « Le Grand bain », sympathique mais lorgnant vers « Full monty », water polo pour les « Crevettes » . .le seul ayant bien négocié son approche ces derniers temps, c’est « Diamantino », le portugais de Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt. .candeur de Carloto Cotta, au physique, le fils qu’auraient eu ensemble Johnny Depp et Stacy Keach.. .bon ménage avec le loufoque. .un romantisme, presque une bluette délurée assez charmante et barrée

Annelise dit: 29 mai 2019 à 20 h 24 min

Déjà que l’on parle du Mépris comme un nanar potentiel !

Zorro va arriver, Jacques. Tenez le fort en attendant la cavalerie. On ne les laissera pas faire
(Tu quoque Pado. .mais pas de clouage au piloris à craindre, ici nous ne sommes pas au tribunal, bien que la suggestion « Carax/Nanar » mérite trois ans sans sursis. .à plus tard)

pado dit: 29 mai 2019 à 20 h 37 min

Houlà ! Mais si des dizaines justement (tous ne pouvant d’ailleurs intégrer la catégorie quand même honorifique de nanars) mais parmi eux quelques célèbres, tiens au ‘hasard’ : Détective ! Et le presque petit dernier : Adieu au langage.
Il a de la ressource sur le sujet JLG.
Le Mépris, sûr, sauf qu’un film peut être sauvé par une villa.

C.P. dit: 29 mai 2019 à 21 h 56 min

Chère Annelise, je suis en accord avec vous pour les films traitant du sport. Et sur la « physique métaphysique » à leur façon. Bien sûr, « La Solitude du coureur de fond », « Le Prix d’un homme », « Le Champion », même, malgré sa fin téléphonée. Remarquez que là encore les acteurs, Courtenay, Harris, Douglas… font le boulot.
Hé, tout le monde vous croit hautement capable d’analyse filmologique et technique. Mais il n’est pas grave que la dilection pour les acteurs soit ici présente. Pour ma part, je vais au théâtre autant ou plus pour les comédiens que pour les histoires.
Malick : avec toutes les réserves que vous prenez l’honnête précaution d’établir, vous êtes « emportée », en somme, par un génie qui, moi, m’assomme. Je note que l’ennui, pour vous comme pour Lew, n’est pas un critère. Soit !
Palance : ai-je été injuste à son propos quant à sa présence dans « Le Mépris » ? C’est un acteur à la gueule impressionnante, dans des rôles de méchants ou non. Il se prête à tout. Car, la belle, vous n’étiez pas née quand a paru « Attack », Truffaut favorable au film d’Aldrich, etc. bondieu, j’étais adolescent, j’avais été impressionné ! Revu, et malgré Eddie Albert (si souvent bon second rôle) représentant l’imbécillité militaire, que d’emphase « théâtrale » incluant le personnage joué par Palance !

Pas d’accord moi non plus avec pado touchant Carax, bien que « Les Amants du Pont-neuf » soit une monumentale daube, qui m’a fait mal pour Lavant que j’aime ailleurs, au cinéma comme au théâtre.

A vous, le salut de Josquin qui m’a parlé il y a peu de vos échanges sur Facebouque et de vos amitiés communes, si je ne me trompe …

JC.... dit: 30 mai 2019 à 4 h 10 min

THEATRE
Dans la plupart des cas, le cinéma se veut mensonger -on la refait coco !- et les acteurs on conscience de n’être que des marionnettes, des fantoches, des pitres, au service de la finance cherchant à rentabiliser l’investissement.
C’est ce qui les rend sympathiques.
Les malheureux saltimbanques sur plancher ont un immense défaut, eux, lié à leur immense naïveté : ils croient être vrai. Ils ne sont que ridicules.

xlew dit: 30 mai 2019 à 4 h 41 min

Le nanar c’est ce qui demeure en l’homme cinéphile lorsqu’il a tout oublié, non je rigole (aussi quand j’ai lu le post, magnifique de slapstik, d’Annelise sur les guérites du Quai de Conti, je me suis imaginé moi aussi en académicien à la recherche d’un peu de baume du Pérou tard la nuit dans les rues de Paris, le nez en sang, penché comme un busard des marais sur l’adresse d’une hypothétique herboristerie clandestine, tenue par Jacques François ou pas, afin de soigner une blessure faite avec un stylet à livre non rogné alors que je le reglissais dans son fourreau, il n’y a pas dix minutes encore face contre parquet et gueule enfarinée, un peu comme le Noiret châtelain post-soixante-huiteux du film de Enrico avec la belle et bonne actrice rousse du Passager de la Pluie de Clément, – « les Bronsons font du ski », meilleur Schundfilm du monde d’après moi, en passant – outré, râlant, grenadé comme plâtre alors qu’il subit l’assaut d’une soldatesque pour de rire tirant à blanc : « Mais, bordello de moi-même, Halte die Fresse, halte au feu, je suis chez moi mince ! »), qui d’entre-nous peut dire quelles seront les dernières images du film qu’il emportera le jour de sa mort ?
Cela pourrait être une scène très commune, voire villaine cinématographiquement parlant, et pourtant essentielle, pour un instant sacré, qui ne se représentera pas.
La mémoire n’intervenant pas, à son grand regret.
Je m’y prépare et ne m’en fais pas.
De toute façon depuis que Dada élut le nanar comme source de tout art, le problème est entendu, le débat clos, Ed Wood n’y pouvait rien dans sa tentative de nous refaire l’antique coup du narrateur tout-puissant, Babe Ruth sorti de son corps se regardant lancer une balle qui vient une fois de plus de tomber à ses pieds, home runs écrasés, fracassés, maquillés en coups de circuit électriques volés au doc Frankenstein, nanar nanarrans, nature du nanar narraturus, Aquin et Spinoza magiquement rentrés par on ne sait quelle porte dans son corps jusque-là dérobé.
La nature du nanar (nanars pour de faux, nanarxploitation à la Onteniente, mis à part) est quelque chose d’émouvant à la racine, le réalisateur tient souvent à retrouver quelque chose qu’il devine lui manquer, comme par exemple une profondeur (Lang, notamment par la bouche du personnage du film cité par Jazzi plus haut, le disait, il faut à tout prix rechercher le noir, non pas pour le noir, mais pour trouver en soi le secret de l’Angst et du Schreken, sans rien laisser au maléfique de pacotille, à la Harrry Potter, ou au décorum familier des Trains fantômes – déjà une croisade menée sous les auspices d’André Breton, c’est à mettre à son actif), une tonalité, révélatrice d’une présence, la présence ayant une gueule, y compris en France, patrie bien connue de pullulantes ‘atmosphères’.
À défaut, c’est une espèce de rire sous les oripeaux d’un immense soupir que le facteur de nanar retire de sa pêche, une sorte de bibelot évoquant par la bande la chose que trop confortablement il remplace.
Udo Kier aimait citer cela de Fritz Lang, je l’ai lu dans l’une des grandes interviews des Menschen Am Sonntag de l’hebdo Die Welt un jour, apprendre que Jazzi l’a rencontré m’a refilé un coup, un choc-réflexe, mon rapport d’anecdote devenait dès lors bien précaire.
Le journaliste lui demandait si Wahrol l’avait dragouillé ou non, Kier von Köln lui répondait au bond, _ Ah mais en aucune façon, il était très pro-business, toujours accompagné, et ce n’était pas mon genre de mec, _ Ah bon ? répondait l’autre sans y croire, Vraiment ? _ Oui, vraiment.
Le type venu exprès d’Allemagne sautait une ligne et en profitait pour l’interroger sur l’homme qu’il trouverait le plus à son goût. Udo de lancer : _ Alain Delon, dear, je l’avais rencontré à San Rafael, sur un shooting en 68, en plein affaire Markovic, devant l’hôtel Frank LLoyd Wright, pas démonté par le mauvais buzz et les échos depuis la France.
« Très calme il me disait qu’il n’était jamais tombé dans le piège de se croire arrivé dans la société des hommes de pouvoir, qu’il n’était qu’un acteur, un fondu d’art pour l’art, mais sans couverture, corps et âme offerts. »
Ici, en RdC, ‘on’ rencontre beaucoup de gens qui ont rencontré des gens célèbres, ou qui le sont eux-mêmes, célèbres, je me souviens, ou l’ai-je rêvé, que bouguereau était en personne rentré de plein fouet dans Pacadis une nuit au Palace, que ce dernier, derrière ses lunettes noires pour une vie blanche, lui avait dit qu’il avait de grands yeux de biches, remarquables, même pour un adolescent, c’est ce que je crois qu’il m’avait dit sur le forum carnaval-historique de la RdL, du temps qu’on se parlait, stoïques.
Je trouve que les scénaristes de Babylon Berlin – Svetlana la chanteuse de la série n’y échappe pas -, se sont beaucoup inspirés de ce chanoine du bizarre et de l’étrange, monsieur Kier.
Je suis comme vous C.P., et pense que Godard fit de son Mépris un immense et inarrêtable générique qu’il ne prit jamais vraiment la peine de stopper à la moviola pour enfin commencer à filmer et monter des scènes qui sortiraient de l’esthétique de la bande-annonce, de l’étalonnement de chromos, de l’exhibition d’une sociologie de plages, de toits, de perruques.
Je ne sais pas comment il s’y prit pour que Fritz Lang s’en tire plus ou moins sans dommages, malgré un petite erreur de traduction de la part de la très belle et très en diction Giorgia Moll qui joue la secrétaire brune auprès du génie allemand, car, s’y vous prêtez bien l’oreille, vous vous apercevez qu’elle se mélange les pinceaux dans une négation qu’elle interprète en double lorsqu’elle met en français le poème de Hölderlin dit par coeur par l’auteur de Metropolis.
Lang lui rapporte que le poète du Dichterberuf avait écrit noir sur blanc à l’origine deux vers contradictoires, à la place de « So lange bis Gottes Fehl hillft » retenu par lui à la fin, l’un notait : « So lange das Gott uns nah bleibt », la jeune secrétaire italienne, dans un bon vouloir manifeste et malgré sa bonne connaissance de la langue germanique, colle une même signification aux deux termes discutés pour elle par Fritz Lang, c’est très net dans la première version qu’elle lui donne, il paraît devoir tiquer gentiment puis glisse magnanime sur l’incompréhension qu’il devine involontaire, bien qu’un certain embarras fugace lui morde les lèvres l’espace d’une demi-seconde, tout le film est comme ça pour lui, un supplice gentillet, une mise à mort toujours différée aux calendes grecques, guère surprenant que Palance craque en fin de partie.
Votre parallèle avec Attack, cher C.P. me parlera à moi aussi, belle tape dans la tronche du militarisme (très vache car l’US Army sur le théâtre européen compta quantité de gradés courageux et constestataires, pensons à ce général qui refusa les demandes pressantes de son supérieur Patton sors de la Battle of the Bulge, pas beaucoup le genre « Fortunate son », silver spoon in hand, I ain’t no senator’s son »), mais aussi miroir presque image pour image, même si j’exagère à dessin, du film de Malick, La Ligne Rouge.
N’avons-nous pas le droit de voir en Staros, lieutenant du Malick à Guadalcanal, le Costa joué par Palance dans le Aldrich ?
Presque le même burn-out, seul le personnage de Nolte étant à front renversé avec celui de Lee Marvin, mais toujours selon un axe rigoureusement identique, pendulaire exactement.
Dans le malick, le réel aurait presque un goût de nanar, ses coquelicots (rappel lointain des plaines de la Somme), ses papillons, ses mantes religieuses, sont des fragments d’estampes qui ne saisissent rien de la souffrance des hommes, Malick le montre muettement de façon si vibrante, la vie continue « au même instant », ce paysage en marge, ces animaux de la création, cela devrait être une fête mentale pour les participants, un repos visuel, un soutien moral, ce n’est qu’une mise en abyme de plus, très acérée, très coupante, une ligne de crête à franchir supplémentaire, mais-là, au moins pour les Américains qui savent qu’ils sont hors la vie mais encore en elle no matter what, c’est la paradoxale supériorité, non pas d’une ethnie, mais bien d’un principe, les soldats japonais réduits à l’état de robots sacrificiels pour leur top brass et leur empereur, ne pouvant même pas s’appuyer sur l’épaule de cette vision de la nature, tout mangés de l’intérieur qu’ils étaient par l’idéologie qui les prenait, corps, cerveaux et âmes, en tenaille, les dépouillait de tout sens éthique, les taillait à nu.
Chère Annelise, d’accord avec votre exposition du Bong, très bien faite et complète, mais je crois qu’au-delà des considérations d’une critique politique et même géopolitique toujours possibles (dans The Host, les Américains sont marqués de manière indélébiles, les Japonais prennent leur dose au passage, mais les Chinois aussi – on entend une journaliste parler de souches lâchées depuis le continent propriètaire d’une marine suprémaciste -, le réalisateur, homme de gauche pourtant, dégomme avec l’humour ravageur bien que discret que vous avez vous-même noté, les us et coutumes de son pays (le système fiscal à tiroirs moqué par le geek de la famille Park, l’exténuation de la jeunesse, Nam-soo, la jeune archère, soeur aînée de la disparue, en étant la parfaite représentante, et la tendance à la gréviculture généralisée des années 70-90 qui vit tant d’éudiants louper leurs études ou les finir à la va-comme-je-te-pousse, c’est dit également comme ça, jusque dans les interstices des coutures du film).
Le nouveau Bong en avant traite encore tout ça, d’après ce que vous nous en dites (le business des cours d’anglais est sport national à Taiwan et en République de Corée, en effet, mais auss l’institution de crêperies bretonnes, gros succès à la hauteur de la K-pop chez nous, même TF1 en fit ses choux gras lors d’un reportage du Treize heures), verse-t-il pour cela dans le style d’un Lanthimos (Canine) ?
Je crois que l’influence d’un Miike se fait beaucoup plus sentir, tout comme, tout bêtement, celle du Kurosawa des Sept samouraïs (j’y repensais en revoyant récemment les mouvements de foule habilement captés par la caméra de l’auteur de Ran), les mêmes que ceux vus dans The Host lorsque le monstre court après le public massé sur la jetée.
Cela pouvait donner du beurre de kitsch pendable à la tonne, c’est maîtrisé haut la main pourtant, les lois du nanar sont déroutables quelquefois, perdables en route, sur les planches du terrain vague de nos mémoires, encore plus lorsque le cinéaste se laisse guider par son shining, grand éffaceur des traces de doigts de l’Ed Wood en lui, sans rien déglutir de lui non plus, après tout même mistah Wood, y compris dans ses émulsions extra-terrestres, largement infra-narratives, voulait conduire des émotions vers le spectateur.
Je pense que les grands en jouent et gardent quelque chose de ça, tout informe que soit cette chose, précieuse pâte limbique d’un inavouable chemin de narration, capable de leur dicter quelques merveilles enfouies, du genre du monstre noir que Lang invitait à saisir en soi.

C.P. dit: 30 mai 2019 à 6 h 42 min

JC, l’assomption de Marie, -devenue dogme-, c’est plus fort de café encore ! On ne sait trop dans quel état elle est hissée. Paul nous rassure : nous ressusciterons en « corps glorieux », dis donc !

JC.... dit: 30 mai 2019 à 7 h 06 min

MONOTHÉISME
La naissance, le démarrage fut magnifique ! Avec dans le rôle du metteur en scène génial : Zarathoustra et ses fabuleux, inimitables, prodigieux Gathas. Bien en avance sur le désastre des temps religieux d’aujourd’hui….

Ensuite, ça déconne …

Torah, un tissu de croyances invraisemblablables
Bible, un récit de délires rigolos bête à pleurer
Alcoran, un rêve procédural de non-sens régressifs.

Ce jour d’Ascension est celui de la Récession religieuse

JC.... dit: 30 mai 2019 à 7 h 09 min

@CP
Entretenons notre « corps glorieux » de notre vivant !!!
(on verra pour plus tard)

JC.... dit: 30 mai 2019 à 7 h 24 min

ÉLÉVATION
Comprendre que vouloir s’élever dans la foi, c’est accepter de s’abaisser sans raison.

Jazzi dit: 30 mai 2019 à 7 h 38 min

Je me disais que sur le nanar xlew allait certainement avoir des choses à dire et que l’on aurait droit à une belle variation sur le sujet. Le résultat dépasse toutes mes attentes ! Non sans une certaine inquiétude pour les jeunes étudiants en cinéma, adapter le xlew à l’écran, mission impossible !

Jazzi dit: 30 mai 2019 à 7 h 59 min

Que dire sur « Rocketman » ?
Pas grand chose.
Là, on est dans le brossage grossier de légende cousue de fil blanc !
A mettre dans la catégorie nanar musical peut-être ?

Phil dit: 30 mai 2019 à 9 h 13 min

dense commentaire de xlew, l’Ascension ne suffira pas à l’épuiser.
juste remarque sur la traduction de Lang Hölderlin, vaguement comprise au cours d’une énième revoyure il y a quelques semaines. et déception, (de cette revoyeure) pour la première fois, surtout la longue scène (de ménage) Bardot Piccoli, paraît-il laissée (tournée à la cassavetes par Godard). bref, n’ai plus aimé. il faut imposer l’écran géant pour ce film et un excellent son (et offrir un verre avant, et tester les germanophones).
Babylon, le cinéma kaputt issu de la DDR était très sexy dans son écroulement. les jeunes gens de l’ouest gavés la série d’aujourd’hui le sont beaucoup moins mais ne le saurons jamais ou trop tard.
Udo Kier a beaucoup roulé mais il tient encore la route comme les nazis putatifs à la Riefenstahl. Godard a pris Palance parce qu’il avait vu son grand couteau.
« Berlin, symphonie d’une grande ville », supérieur à « Menschen am Sonntag ».

Jazzi dit: 30 mai 2019 à 9 h 22 min

« Berlin, symphonie d’une grande ville »

Film puissant, Phil, que j’ai vu justement à l’occasion de la soirée de Valence dont j’ai parlé plus haut. Le thème du festival Cinéma et Histoire, organisé alors par mon copain Jacques Grant, critique à Positif, étant cette année-là : « Berlin » !

Phil dit: 30 mai 2019 à 9 h 30 min

évidemment dear Baroz, comprends pourquoi Udo a souhaité finir la symphonie en beauté avec vous dans l’orchestre

William Legrand dit: 30 mai 2019 à 9 h 38 min

Malgré tes efforts pitoyables, t’as toujours pas le niveau,JC, tu s’ras jamais à la hauteur d’Annelise

Phil dit: 30 mai 2019 à 9 h 40 min

Ruttmann, réalisateur de « Berlin, Die Sinfonie der Großstadt », intime de Riefenstahl et mort des suites de blessures sur le front russe en 41.

tristan dit: 30 mai 2019 à 9 h 42 min

@ »je me souviens, ou l’ai-je rêvé, que bouguereau était en personne rentré de plein fouet dans Pacadis une nuit au Palace… »

Personnellement je peux me targuer, en pleine période de mue vocale pendant mon adolescence, d’avoir doublé(*) La Callas.

(*)Dans la 4L de Papa Boulevard Haussman au moment où le feu est passé au vert…Je sais pas si ce dépassement abonde mon carnet mondain ?

Annelise dit: 30 mai 2019 à 10 h 35 min

Nice, Alley hier 23h16 !… des mots fort adéquats à mettre dans ma bouche pour rebondir sur le CP, 21h56
Ceux-là aussi :
https://www.youtube.com/watch?v=FoZKgyM98aM
(alors que Christian-le-Mécréant semble en pleine ascension de moquerie envers le corps glorieux de la Sainte Vierge – d’ailleurs prochain titre de Verhoeven avec Virginie Efira. .Vade retro )

«C’est une espèce de rire sous les oripeaux d’un immense soupir que le facteur de nanar retire de sa pêche, une sorte de bibelot évoquant par la bande la chose que trop confortablement il remplace» (xlew)

Toujours le chic pour tout dire avec tellement de finesse que l’éclaircissement est au bout de développements extrêmement subtils !
Sur les nanars. Sur Bong. Sur Malick. Quelle claque – contraire du clinquant. Prenez en de la graine, chers femis-louis-lumineux.. . je reçois comme un honneur mais ne ressens pas comme une surprise, cher Lew, que vous ayez été le premier sinon le seul à remarquer que le battochio est un art difficile. .cela fort sérieux à la fois.
.Gnafron dilue l’injustice dans le beaujolais, le petit canut s’égaie et s’emploie à la réparer, les enfants rient, moi aussi. Charlot le pratique communément, mais vous avez eu la délicatesse de ne pas m’y comparer, certain que je haïrais l’idée de la petite moustache

Quant au Jean-Marcel, j’avais noté les «yeux de biche». Comment autrement ? Inratables, même en noir et blanc, sur les photos de Christian Poulin dans les bureaux Libé. . idem le grain de beauté sur l’aile du nez de Blandine Jeanson. Mon dieu qu’elle était belle. Un visage intelligent, élégant, avec de la grâce et, chose encore plus rare, de la bonté. Elle avait joué dans « Deux ou trois choses que je sais d’elle » de Godard .
Enchaînement parfait pour parler de lui : «Le Mépris», «clip non terminé».. oui, d’accord, si vous tenez à me le faire dire de manière réduite. .mais nanar non, sûrement pas. Il y a un geste, un trait impossibles à écraser comme ça sous le talon – Lew a d’ailleurs séparé le bon grain de l’ivraie, davantage que nos Christian et Pado acharnés sur Jean-Luc G.. «Week-end», même année que son film au scénario proche de Belle de jour ? Ou que «La Chinoise». On n’attend pas Godard «régulier». . y compris courbe allant à la baisse, on a continué de guetter ou discerner des étincelles voire feux brillants propres à sa facture. Snobisme du repérage dans le crypté, nostalgie, plaisir de cinéphile ? «Détective», cet étrange exercice qui réunit le couple d’alors Nathalie Baye /Johnny recèle des recoins surréalistes. ..aspect expérimental..je ne dis pas que le film est bon, je dis que l’intellectuel estampillé qui fait tourner le chanteur populaire dont les langues bien intentionnées murmurent qu’un coucou chante dans sa tête (les meilleurs jours) – il y avait une dimension de « Best Barman of the year » qui tout d’un coup se dit, testons un cocktail de whisky avec rhubarbe, feuille de sauge et sel de l’Himalaya. . bizarre et ne fonctionnant pas, mais .. rien à voir avec une utilisation vampiresque de starlette The Voice, réinjectée dans les tuyaux cinématographiques pour cyniquement doper l’audience des fidèles télézectateurs par ailleurs (bien qu’il puisse arriver que cela prenne par on ne sait quel hasard ?).

Pado, je reviens vers vous pour Lelouch et Carax. CL, au risque de paraître me contredire puisque revoilà Johnny sur le tapis, oui je trouve les derniers films de pénibles nanars, avec en tête les grandes lignes des catégories dont nous avons dessiné quelques contours plus précis en débattant, soit :
Chef-d’œuvre – Excellent film – Tbon film – Bon film – Film moyen – Mauvais film – Tmauvais film – Nanar/Série B– Navet – Daube – Infamie
(en sachant qu’un nanar ou qu’une série B dans leur gamme peuvent être un chef d’œuvre ou un mauvais film.., une infamie, jugée hors contenu éthique, un film bien fait ou significatif )
Bref.
Lelouch, à mes yeux vous avez raison, donne ces derniers temps des opus que je qualifierais de nanars (Johnny à la civière paraissant au balcon avec Laetitia, etc). Sous le coup de quelle accusation ? Il commet désormais un cinéma frappé de sénilité, la sénilité n’étant en soi ni un «défaut», ni une question réellement d’âge – des cinéastes bcp plus âgés ont su préserver y compris dans l’affaissement leur patte en l’approfondissant en drôlerie, en décontraction, en intensité, en gravité, en violence ou en douceur – or, chez lui, c’est un comble dans l’évocation d’une sénilité, enfle une immaturité désagréable.
Carax, c’est tout à fait autre chose – davantage sur le mode Godard. On peut dire que Carax a des films ratés, on ne peut pas dire qu’il s’agit de «nanars». Que vous considériez qu’il s’est loupé par exemple sur «Les Amants», atteint du syndrome de Christo ayant emballé le Pont Neuf avec bien plus de bonheur, d’accord, pourquoi pas ? «Nanar», niet.. non seulement le geste tomberait à plat, ou à côté, mais il n’y aurait eu à la racine qu’une intention parfaitement égotique, qu’un rêve absurde, mégalo, pathétique, attendrissant ou rageur, d’un sommet – et aucune capacité objective de l’atteindre. Pour trop de lacunes, pas assez de talent, zéro chance d’y parvenir, à moins d’un dérapage de hasard sublime. .Carax a une vision, et les moyens, même s’il n’y arrive pas il ne s’agit pas d’un surclassement sauvage
BHL, nous y voilà.. . le nanar incontesté, la grosse crêpe fourrée ! Et finalement, ni Delon ni la divine Mme Lauren-veuve Bogey-Le Cheyenne-Robards-Bacall, ni même l’arbalète Arielle Dombasle, touchante dans son extravagance artificielle, fragile sûrement, ne sont à incriminer. . remarquable aussi, la dignité des enfants du coupable le jour de l’exécution : Augustin Lévy et Justine Lévy, pour laquelle sans la connaître autrement que par livres, qui ne sont pas terribles, j’ai pourtant sincère sympathie.. . cette manière de courage, de solidarité sans illusion à soutenir leur père montant à l’échafaud. Cris, protestations testamentaires, effroi. Jean-Paul Enthoven, comparse, qui avait protesté mollement de «ne pas y aller» en bas du bûcher, navré que l’allumette craque mais préférant se tenir à l’écart au moment crucial. . sans aucune plaisanterie, j’ai toujours pensé que « Le Jour et la Nuit », boursouflure d’orgueil crevée en plein essor comme la montgolfière du film (contrairement au fauve, sa course stoppée en plein élan !), était une forme de nigredo gaspillée par les deux, qui en auront pris peur. . .envers caché, pas exactement «punition dans la chair» (le genou et tuberculose de Bernadette Soubirous pour apparitions mariales dont vous ne me ferez jamais rire. .,l’alcoolisme de Michon pour procréation des «Vies minuscules»..) . .en tout cas éternel rappel à BHL & JP Enthoven d’une modestie qu’ils feraient bien de garder?. .
je ne suis d’ailleurs pas sûre qu’ils n’aient pas depuis fait en sorte d’occulter l’objet, versant cela sur le compte de l’incompréhension qui frappe les précurseurs. Le pathétique d’un nanar peut rendre en humanité à celui dont l’ambition est venue s’y anéantir ? .. Sans doute. « Le Jour et la nuit » m’a fait, fera durablement pleurer de rire une génération de cinéphiles, égratignant les crédibilité, postures tutélaires des réalisateur et scénaristes, duo fortuné devenu risible et infortuné. .peu importe au final ? BHL en ressortait mi-grotesque, mi-sympathique dans son déni, sa douleur évidente, presque enfantine. .
Rien «d’infamant» .La seule chose vraiment infamante chez BHL, ce n’est ni ce film, ni l’affaire Botul faisant de lui un dindon de farce pris au piège de façon moyennement fair-play, ni ses sorties plus ou moins heureuses sur les gilets jaunes et le fait qu’il ait «trop de maisons» – c’est le livre sur Daniel Pearl. Impardonnable.

.. je vous souhaite bonne ascension fériée. A chacun sa «Montée au ciel», dixit Luis

JC.... dit: 30 mai 2019 à 11 h 35 min

LE MÉPRIS
Vous enlevez la Villa Malaparte du génial Libera de ce nanar célèbre, que reste il ?
Rien ou presque…!

Jazzi dit: 30 mai 2019 à 12 h 02 min

« que reste il ? »

Le cul de Brigitte Bardot à la grande époque, ce n’est pas rien JC !

C.P. dit: 30 mai 2019 à 12 h 04 min

Toujours est-il que je ne suis pas tout à fait seul à propos du « Mépris ».
Godard est un discoureur intéressant, il m’a fait rire une fois, disant : « le cinéma, c’est Bob Fosse ou moi. » Quant à sa postérité, va-t’en voir s’ils viennent, Jean !
C’est bizarre, quand je parle avec quelqu’un de « Pierrot le fou », il me cite toujours UN petit morceau du film.

Annelise, je ne vous avais pas répondu sur Bong Joon-ho : c’est que je n’ai vu de lui que « The Host » et la partie qui lui revient dans « Tokyo ! », à côté de Carax et Gondry.

pado dit: 30 mai 2019 à 13 h 25 min

« .Carax a une vision, et les moyens, même s’il n’y arrive pas il ne s’agit pas d’un surclassement sauvage »

Encore et toujours un problème de définition.

« Une vision + des moyens = il n’y arrive pas
J’adopte cette définition.

Ok, Carax filme x (très gros multiplicateur) fois mieux que BHL, mais le principe reste le même.
Après il vous restent les sentiments :
« Quel réalisateur il aurait pu (du) être »
« Mais, il y a Denis Lavant, alors quand même »
« Trop d’obstacles mis devant lui »

Résultats : la Place Dauphine cherche des raisons d’espérer et la Samaritaine le retire des rayons.

pado dit: 30 mai 2019 à 13 h 35 min

« il me cite toujours UN petit morceau du film »

Et quand le sujet arrive par hasard sur Le Mépris, que reste-t-il ?

« Tu les trouves jolies, mes fesses ? »

Et encore avec, d’infinies variantes.

pado dit: 30 mai 2019 à 13 h 37 min

« il me cite toujours UN petit morceau du film »

Et quand le sujet arrive par hasard sur Le Mépris, que reste-t-il ?

« Tu les trouves jolies, mes fesses ? »

Et encore, avec d’infinies variantes.

Jazzi dit: 30 mai 2019 à 14 h 48 min

« Tu les trouves jolies, mes fesses ? »

Scène imposée parait-il par la production.
Quand Godard avait encore des producteurs, le public allait voir ses films.
Depuis qu’il s’autoproduit, il n’en a plus !

JC.... dit: 30 mai 2019 à 16 h 15 min

BARDOT
Son cul fut monté en épingle, càd que l’on passa de la suggestion de cul au cul cru. Elle parlait !

bouguereau dit: 30 mai 2019 à 17 h 43 min

Vous enlevez la Villa Malaparte du génial Libera de ce nanar célèbre, que reste il ?
Rien ou presque…!

bon..la côte quand même..un permis de construire criminel..et puis..je sais ça fait petit..mais lescalier..la terrasse sans garde corps c’est chicos comme une pyramide à sacrifice humain..l’europe est contre..un moment d’inatention pour une raplique qui tue et on pourrait hen plus s’y casser lcul quil dirait cépé

bouguereau dit: 30 mai 2019 à 17 h 48 min

Son cul fut monté en épingle, càd que l’on passa de la suggestion de cul au cul cru. Elle parlait !

hen plus de la maison à la balkany c’est des manières de polanski entomologiste à la nabocof ça..ton compte est bon mon lascar

bouguereau dit: 30 mai 2019 à 17 h 50 min

« Tu les trouves jolies, mes fesses ? »
Scène imposée parait-il par la production

le cul sans l’argent c’est comme un baiser sans la moustache de l’oberchtourmfureur baroz..prends exempe jicé..voilà un bon français qui a un gout démocratique et raisonnabe

bouguereau dit: 30 mai 2019 à 17 h 57 min

(en sachant qu’un nanar ou qu’une série B dans leur gamme peuvent être un chef d’œuvre ou un mauvais film.., une infamie, jugée hors contenu éthique, un film bien fait ou significatif )

..enfin..un nanar n’est pas un navet..la série b est-était?- un cadre de production..ce cadre imposant ses contraintes etc..bref je trouve que ça manque de rigueur tout ça!..balkany toupartou

Annelise dit: 30 mai 2019 à 21 h 57 min

Comment voulez-vous tirer en pleine face, Alley alors que De Palma le fait shooter dans le dos?
Le plongeon à éclaboussures rouges dans la piscine bleue bras en croix, parfaitement cadré symétrique.De toute façon je ne veux pas. Pour commencer il ne faudrait jamais épouser la femme d’un patron qu’on a massacré. Péché de jeunesse, véniel au début, sauf que sans contrition ça finit par mal tourner.
Personne n’a jamais dit qu’un nanar équivalait à un navet, Jean-Marcel. Evident que le cadre de prod & les contraintes imposées entrent en ligne de compte ..contenu et terminologie en découlent en conséquence, puis bon renvoi d’ascenseur en double bind ficelé. .enfin il y a toujours moyen de déborder, faut croire ..faire des films n’est pas manger ou boire, il n’y a pas de nécessité absolue. D’où toujours la possibilité d’échapper à une économie de fonctionnement donnée .Question de prix, de capacité de renoncement ou d’inventivité accrue.. Voyez le petit film « Vincent n’a pas d’écailles ». .ou Solveig Anspach (+), son travail avec Blanche Guichou qui n’avait pas des mille et des cents à lui offrir pour développer ses ailes. .la créativité ne vainc pas tout mais réussit parfois à défoncer le grillage. Garrel ou Godard placés dans l’incubateur Max Pécas n’auraient pas donné des plan(t)s germés pareil que d’autres élevés dans la pépinière, si ? Ou ils n’y seraient pas allés.., ou sans doute auraient donné des UFO, si oui. La flying saucer envolée dans d’autres directions aurait jeté du jus partout.Pour l’absence de rigueur, le projecteur n’était pas braqué sur ça .Si vous faites la mise au point au milieu, vous ne pouvez pas la faire sur les côtés.

A 17h01, la virgule jolie comme un coeur !
Néanmoins je n’ai pas écrit exactement « chacun son ciel », mais à chacun sa « Montée au ciel ». .un film de Bunuel de 1951. Un couple, Olivero et Albina, part en barque, selon la coutume pour la nuit de noces sur l’île en face. Au moment d’arriver, le marié obligé de faire demi-tour, sa mère étant gravement malade. .le voilà en autobus pour consulter le notaire. .Enfant au cercueil, accouchement d’une femme, fête croisée, les péripéties se succèdent. Raquel qui voyage en même temps que lui séduit le promis à Albina. ils font l’amour dans le bus au lieu-dit La Montée au ciel. Ensuite Raquel reste en ville, Oliveiro rentre au village où sa mère est décédée et reprend le bateau pour l’île avec Albina : « Je suis du côté de ceux qui cherchent la vérité mais je les quitte quand ils pensent qu’ils l’ont trouvée ». La phrase de Bunuel est de grande résonance
Pour ceux que cela intéresse – le cinéma de Bunuel, où il est facile de reconnaître l’inscription dans le surréalisme, l’adhésion au communiste et la contrainte du cinéma commercial mexicain, moins de voir comment il s’est dégagé du moule esthétique et politique de son époque pour poursuivre une route singulière – le meilleur livre qui soit à ce propos est de Charles Tesson/Cahiers du cinéma, collection « Auteurs ».
Le recueil est de 1995 mais avec un peu de chance, il doit pouvoir être trouvé et commandé sur internet. .un des bons aspects du-tout-en-ligne. Charles Tesson maître de ses sujets,toujours innocent et audacieux, espiègle sous une érudition colossale. Et il écrit formidablement bien, un auteur dans toute l’acception du terme, qui « fait » aussi les films par la seule puissance de son regard critique, d’une fraîcheur inusable

alley cat dit: 30 mai 2019 à 23 h 08 min

@je n’ai pas dit exactement

A chacun son film et le septième ciel pour tous (en suçotant un sunday grenadine ?)

JC.... dit: 31 mai 2019 à 6 h 23 min

ASCENSION (suite et fin)
« On vient de retrouver près du village d’Ollioules (Var) le corps sans vie d’un homme d’environ 30 ans, à demi nu portant une cicatrice au côté et des blessures aux mains et aux pieds causées par des pointes de métal acéré.
La gendarmerie a trouvé dans sa culotte en tissu d’Alep des papiers au nom de Jésus de Nazareth, né en 0 avant/après J-C et un plan de vol imprécis.

Ce regrettable accident aérien du à une erreur de navigation n’a heureusement fait aucune victime ollioulaise  » (Var Matin)

JC.... dit: 31 mai 2019 à 6 h 51 min

AVEU
Mon humilité naturelle, ma lucidité active, mon regard froidement rationnel, mon expérience énorme de la vie terrestre dévoyée, cela m’incite à te répondre franchement, camarade Legland :
« Exact ! Bien vu ! Honnêtement, je n’ai pas le niveau, ni celui d’Annelise, ni le tien… »

Annelise dit: 31 mai 2019 à 8 h 47 min

JC 6h23, même pas un commentaire sur Scarface? Tony pris de fringale au moment de faire le ménage dans un décor de peluche rouge?. De Palma dans le collimateur de Saïd Ben Saïd dont nous avions parlé plus haut – par ailleurs producteur du prochain Verhoeven, lequel a déjà déclenché de la grogne dans les forums, vu l’affiche : sein échappé d’une robe de religieuse, titre barré de rouge formant une croix. .part « marketing » qui n’est pas forcément la plus fine ?..faut-il qu’ils aient jugé cela nécessaire pour attirer le chaland

Otis Redding m’a tuer! Il continue de le faire.
Je ne connaissais pas la version Voulzy à minuit 09.. où était-ce? Plateau cannois, ou une de ces émissions cultes où les chanteurs faisaient un grand tour régional, chansons live ou play-back exécutées sur un plancher devant un parterre d’autochtones? Celle-ci fondante. .l’intro des présentateurs au sifflet coupé fait partie du charme

Un mot encore sur la rigueur. Golden Jubilée du journalisme. Sacré sacré diamant, j’admire ça, mais qui dit que j’aimerais l’avoir? J’avais eu une conversation il y a des années avec Françoise Demulder, à laquelle j’avais prêté mon tout petit appartement dans le 18ème . Elle me parlait de la presse écrite, du fait d’être photoreporter, une femme de surcroît, et de devoir choisir par définition des segments. ..qui d’une certaine façon résumaient tout (son World Press au Liban, une vieille femme musulmane implorant les bras écartés, paumes en avant, un soldat phalangiste chrétien en kalachnikov en train de « nettoyer » le quartier de la Quarantaine). .c’est drôle que cette histoire de rigueur revienne sur le tapis.
Fifi Demulder m’avait dit qqchose qui m’a marquée : « Moi(elle..) mon travail c’est de m’approcher et que la photo soit bonne. Parfois je vois mieux ce que j’ai vu plus tard, en faisant les tirages. Mais moi (elle) je suis journaliste. Et toi(moi), tu es écrivain. Je vois des choses que tu ne vois pas, ou que tu sens et traduis autrement. Et toi(moi) tu vois des choses que je ne vois pas, parce que la littérature est une forme de chamanisme, d’anticipation ou de filtrage au prisme. Tout ce dont le journalisme se méfie. . On n’a pas les mêmes cadres de production ni de mode de lecture mais on s’en fout, du moment que ce qu’on dit parle du réel sans se foutre du monde » (en gros Sic)
. .j’y repensais aussi la semaine passée en évoquant ici la société de prod fondée par Serge July, sa création d’une collection de documentaires consacrée au cinéma, « Un film et son époque », songeant combien je trouve singulier, mais pas surprenant son goût pour un domaine dont la rigueur ne procède absolument pas des mêmes exigences, voire entre en contradiction avec celles énoncées au début de son « Dictionnaire amoureux du journalisme »(Plon) quant à son métier

Toujours pour la Montée au ciel.. c’est d’ailleurs une des (nombreuses) « une-affiches » de Libé conçues en abyme par Claude Maggiori m’ayant franchement fait rigoler, titrant de manière décalée sur la mort de Marcel Dassault : « Le ciel est à lui »

C.P. dit: 31 mai 2019 à 9 h 25 min

6 h 51 min

 » J’embrasseroy franchement l’exemple du philosophe Dion. Antigon le vouloit piquer sur le subjet de son origine ; il lui coupa broche : Je suis, dict-il, fils d’un serf, bouchier, stigmatisé, et d’une putain que mon père espousa par la bassesse de sa fortune… »

M., III, 9, DE LA VANITE

JC.... dit: 31 mai 2019 à 9 h 36 min

SCARFACE
L’extrait confirme mon souvenir d’un film culte, pardon culculte, au ton irréaliste, à la violence inutile car bien loin du réel, au récit totalement ridicule. Impossible de croire à ce scénarion de Stone… Bref, du cinéma nanar !

C.P. dit: 31 mai 2019 à 9 h 52 min

L’extrait est aussi facile que le massacre dans « Kill Bill 1″. Pas sûr que du sang puisse rougir immédiatement la piscine, mais ça ne fait rien, ce sont des effets, quoi !

JC.... dit: 31 mai 2019 à 11 h 17 min

PHILOSOPHIE GÉOSTRATÉGIQUE
L’homme est naturellement bon, d’après Jean Jacques ROUSSEAU
L’homme est naturellement méchant, d’après Donald TRUMP

Ce dernier me parait plus près de la vérité que l’autre fada…

Jazzi dit: 31 mai 2019 à 13 h 28 min

J’ai plutôt été déçu par « Le Fils », film documentaire du russe Alexander Abaturov.
Réalisé autour de l’hommage rendu à son cousin Dima, jeune militaire de 21 ans tué dans le Caucase, le cinéaste filme, avec l’autorisation des autorités militaires, ses camarades de promotion, les Spetsnaz, une unité d’élite de l’armée russe.
Des images fortes, qui relèvent néanmoins plus du reportage télévisuel que du film d’auteur.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583713&cfilm=262853.html

xlew dit: 31 mai 2019 à 17 h 27 min

T’es passé dans « le Journal de la Philo », ce matin sur France Culture, avec ton livre sur la Méditerranée, Jazzi, peut-être portais-tu aussi cette marinière typique des commandos russes ou de l’Armée en général lorsque tu le rédigeas ?
Le sujet interviewé du jour parla de son amour pour John Cowper Powys, cela vous rend sympathique.
Voilà que je fais mon rabcor, moi.
Izvinitié !

bouguereau dit: 31 mai 2019 à 18 h 19 min

qui relèvent néanmoins plus du reportage télévisuel que du film d’auteur

..hon te voit vnir avec tes rubans dans les couilles à poutines qui tue les ours a mains nues..enfin y’a un baille qu’il a pas officié..les pédés sont pas en odeur de sainteté chez les popov baroz..faudrait y envoyer des missions comme il dit dlalourde

xlew dit: 31 mai 2019 à 18 h 26 min

Graines d’ananars, peut-être existe-t-il des jeunes habitants les banlieues d’aujourd’hui qui lisent Montaigne dans l’admirable langue de l’époque, dont les mots anciens feraient chez eux immédiatement image, dont les correspondances avec leurs argots et lexique, toujours en chantier, seraient fouillées, recherchées pour elles-mêmes, retrouvées peut-être.
De Palma et les exubérances de son gangster rebondissaient sur les effets du cinéma de Peckinpah qui fut taloché par une partie de la critique au ralenti pour sa radicale exposition de la violence.
Ses geysers de sang, ses f*cks à en pleuvoir, eurent une belle descendance, mais difficile d’en cerner l’origine authentique, d’en déchiffrer le vrai certificat de naissance, on sciait déjà des membres dans le muet, et les probables injures lues sur les lèvres des acteurs étaient peut-être édulcorées dans les intertitres en carton ;)
La famille Corleone était passée par-là avant.
(Les navets, je pense aux Valachi Papers de Terence Young, servilement traduits par Cosa Nostra en 1973, sont de vraies curiosités aujourd’hui, les films d’autres Terence – Fisher et un autre -, plutôt chouettes à revoir chez soi ou dans de bonnes conditions en salles, avec du son, comment ne pas donner raison à Phil là-dessus. Terence Hill étant hors-jeu. Trop de sifflets dans l’auditorium, nous sommes arrivés au point D. de l’échelle d’Annelise.)
Trop de notes de sangre, Globin et Globine sont dans un bateau au beau milieu d’une piscine pour nababs, les deux tombent à l’eau, qui reste-t-il ?
De l’Hémo, un cycle de sang qui distribue les mots que lisait mentalement Hamlet dans un silence de fou (le narrateur à la voix spectrale, dans les graves comme dans les airs aigus, qu’il entendait n’avait pas le timbre d’André Dussolier, c’est déjà ça, la schizophrénie n’était pas son fort, ni de son ressort, était laissée à l’entrée de son théâtre, Welcome, Bildencrantz und Schuldenstern), on peut voir Omar Suarez, pendu à un hélicoptère, après une corvée de bois réduit en poudre blanche, comme la vengeance des Mozart, un an avant le Forman.
Par Salieri, c’est le Zardoz éternel qu’on assassine, trop de brutes dans le bunker des survivalistes du cinéma en salle urbanisé, le dandy Forestier l’avait sur son calepin trop bien noté.
Claude Sautet, scénariste de Franju, dans son Quelques Jours Avec Moi, 1988, commentait cette violence peinte partout, des billboards aux strapontins, quand il filmait Auteuil planter Rocky, l’amant de coeur de Bonnaire, puis montrait la lame du couteau ressortir propre, il avait fait des recherches auprès d’un légiste disait-il, le sang d’une blessure ne coulait pas toujours à flots, paraît-il, les tissus poignardés tenant-là leur revanche, l’expression d’une discrétion devenue rare.
Le Contre-Nanar, toujours à l’aune de ce film étrange, serait une comédie qui accepte s’effilocher en tragédie, un limogeage en règle, physique, figuratif, des dangers guettant toute production à budget, qui contracte le renversement des alliances, le personnel des acteurs touché autant que la direction du scénario, les rigolos Auteuil, Lavanant et Marielle, accèdent en douce au fauteuil de la reconnaissance, le nanar visant lui souvent à une sorte de revendication d’avant-garde, dans son arrivisme-même va malmener les personnages, cinématographiquement souvent flingués, disparus corps et biens (même chez Tinto Brass), la tragédie avec lui redevient comédie.
Et pourtant beaucoup de souvenirs que nous pensions sous-clé, personnels, avec un certain matois restituent les images de ces films-là quelquefois, s’en défendrait-on, par on ne sait quel filtre la rémanence involontaire est-là, et tout finit par des hommages et des chansons à la cinémathèque de notre être.
Le film de Thomas Salvador était un beau franchissement de la ligne habituelle, le livre sur Pearl aussi, mais à l’envers, lui, accord avec la fine Annelise, comme vous les gars.

Jazzi dit: 31 mai 2019 à 18 h 40 min

T’inquiète pas pour les pédés russes, le boug, ils s’activent mieux dans l’ombre, ni vu ni connu. Après les camarades, bienvenue les bridasses !

C.P. dit: 31 mai 2019 à 19 h 32 min

Lew, apiculteur de notre coeur, vous avez raison, bien que je ne sois pas certain qu’Al Pacino soit très bon en Tony Montana chez De Palma.
D’accord pour le sang, qui ne s’épanche pas comme ça.

Voyez l’émission « Retour de flamme » : les cartons en américain sont parfois très violents et de langue « vulgaire ».
La langue de Montaigne est libre et modérée à la fois, hélas presque morte. JC n’a aucun besoin de moi, mais, pour sourire un peu, j’aurais pu pasticher celle d’Aristide Bruant, elle franchement défunte :

Je suis né dans la rue d’une petite grue qui truquait le soir à dada, et qu’avait marida un p’tit joyeux retour des Bat’ d’Af’. Les moeurs les ont fourrés au ballon, ma daronne et mon daron, et depuis qu’ils ont disparu, j’sorgue à la perde et j’fais ballon, dans la rue, dans la rue…

Jazzi dit: 31 mai 2019 à 19 h 36 min

Merci xlew pour l’info. J’ai été écouter en replay sur France-Cul, c’est génial ! ça part un peu tôt, le livre sera en librairie le 6 juin, mais ça promet pour la suite…

tristan dit: 31 mai 2019 à 21 h 52 min

Ce n’est pas pour médire mais plus je lis des commentaires ou des critiques cinématographiques plus je pense comme JC que l’analyse de films est une avalanche d’articles de luxe, élaborés par des parasites, destinés à être consommés par des oisifs.
J’écoutais naguère le masque et la plume et je voyais dans cette émission verbeuse et guindée une empoignade d’eunuques saisis par le rut, une agitation sexuelle d’impuissants. Leur dédain loquace me paraissait suspect. Mais je ne suis sans doute qu’un crétin d’aujourd’hui qui méprise la crétinerie d’hier.

JC.... dit: 1 juin 2019 à 4 h 58 min

MONTAIGNE
Un jour d’orage qui dura une semaine, je fis l’effort terrible de tenter de lire Montaigne dans le texte original …
Tonnerre, éclair, nuages noirs. Quelle expérience redoutable !
En fait je me faisais aider par Montaigne en langue d’aujourd’hui, les deux livres à la main, n’arrivant pas réellement à m’immerger dans les sillons du parler d’époque.
Un échec épuisant !
Après la pluie le soleil, je pris mes sacs à voile et repartis en mer, là où tout est simple ….

JC.... dit: 1 juin 2019 à 5 h 22 min

INTELLECTUELS ITALIENS SAUVANT L’HISTOIRE
Il nous fait crever de rire Pierrot le Passou avec son billet !
Sauver l’Histoire ! Mais dans quel monde vit cet intellectuel français pour dire des vieilleries pareilles.
Ouvre les yeux, Assouline !
L’histoire on s’en fout : il ne faut pas la sauver, il faut la FAIRE !

JC.... dit: 1 juin 2019 à 5 h 36 min

HISTOIRE (suite et fin)
… et nos enfants et petits-enfants s’en chargeront tout naturellement ….

Lucienne dit: 1 juin 2019 à 7 h 23 min

C.P., votre ami bouguereau a dit de vous faire hanculer à 8:35, alors bonne bourre à vous et à JC…..

tristan dit: 1 juin 2019 à 8 h 16 min

En fait, au Festival de Cannes ou à celui de Berlin, il faudrait créer le prix du Film-vu-jusqu’à-la-fin, les jurés feraient moins les marioles…

C.P. dit: 1 juin 2019 à 8 h 45 min

tristan, il y a justement peu d’ « analyses » de films ici (Annelise s’en est expliquée), mais plutôt des réactions personnelles sur des actions de cinéma et des acteurs. Si votre impression de 21 h 52 min touchait CE blog, elle me refroidirait d’y intervenir, ce qui n’est pas bien important.

Lucienne dit: 1 juin 2019 à 9 h 38 min

C.P. se serait dommage de vous refroidir; pa contre si votre ami bouguereau pouvait se retenir quelle aubaine, consiellez donc ce vieux Gaga qui ne vit que grâce à l’invective

Annelise dit: 1 juin 2019 à 11 h 00 min

Cher Christian 8h45, ne me dites pas que vous marchez encore aux frasques/provocs de Tristan, Lucienne ou Jicé (probablement des triplets hétérozygotes, voire plus, l’accouchement est difficile, saluons)
« Peu d’analyses de films, plutôt des réactions personnelles », comme vous y allez. . L’un n’empêche pas l’autre. Surtout, je mets un point d’honneur à savoir le cas échéant jouer contre mon camp. La critique ne doit pas se réduire à une question de « goût personnel ». Après, on a bien le droit et on fait bien de s’amuser – vos contributions d’excellente tenue, circonstanciées et courtoises manqueraient beaucoup… je ne vous trouve pas « lanceur petit bras » (private J)

Alley 31 mai, votre « Zabriskie Point », ending, superbe, non ? Les explosions, objets, vêtements, livres, formes qui ressemblent à des anémones de mer se déployant en apesanteur. .bizarrement, une impression inverse d’implosion. .l’éparpillement atomique, tout ça retourne au néant. Nous parlions de la pyramide de sacrifices humains, villa Malaparte à Capri, que dire de la Cupola, conçue pour abriter les amours (finalement pulvérisées) Antonioni/Monica Vitti . L’ai vue en son état actuel… ronces, lézardes. L’ovni échoué sur son promontoire, il y a qqchose de déchirant au fait de penser qu’il ne redécollera pas

Jean-Marcel a parfois l’extrait « synthétique » qui tue, devrais-je lui en faire grief ? Son florilège Pacino/Tony dans « Scarface » le 31 à 13h15 m’a fait rire pendant 10mn, c’est malin… A 7h23 etc ce matin, si vous aviez ouvert le lien, vous l’auriates saché au lieu de nous pomper l’air en faignant de vous en plaindre… la question découle directement de l’exquise bouche d’Elvira/Michelle Pfeiffer, « Can’t you STOP SAYING f… all the time ? » . Je crains que la réponse soit non

Revenons-en à De Palma. .feux croisés – pas de brûlures, plutôt lumières – CP/Lew. . Bien vu, la mise en perspective/abyme avec Peckinpah. Je n’y avais pas pensé et maintenant que vous l’avez dit. .en effet.
Christian quand vous dites Scarface, « culculte irréaliste », « le sang ne gicle pas », « la lame propre » que vous sert en renfort Lew sur un plateau, qd même, tous les deux vous êtes raides ! Dites-moi, « je n’aime pas la forme d’esthétisation de la violence employée par De Palma ici », je veux bien.. .mais lui reprocher d’être irréaliste !
Sean Connery/Jim Malone qui rampe sur 20 mètres avec 15 balles dans le corps, Kevin-Eliot-Costner-Ness navré de le trouver dans cet état n’était pas davantage «réaliste».
De Palma ne chasse pas fondamentalement sur ces terres, on ne peut donc pas l’y attendre. Le potentiel de violence d’Al Pacino est mieux exploité « à l’os », par exemple chez Michael Mann… (et là, je livre « mon » sentiment personnel).. « The Heat », quand Pacino/Vince interroge un suspect en chantonnant… cette sorte de tension rentrée. . Mann se montre bcp plus fin à traduire ce style d’expressions, à la fois, c’est son truc. De Palma, non.. .sa factuelle habituelle va plutôt aux éclaboussures, à la duperie.. split screens, déstructuration du temps à coup de ralentis, de zooms lents, une sorte « d’hystérisation ».. suspense à conclusion centrifuge… – entre parenthèses, tbonne observation, Kill Bill/Scarface : encore un « clin d’œil » tarantinesque aux maîtres en cinéma qui m’avait échappé.

.. D’ailleurs le bon moment pour développer concernant Brian DP. .je voulais le faire dans deux ou trois jours, je vais le faire maintenant.

tristan dit: 1 juin 2019 à 11 h 12 min

Cher C.P.,

J’aime le cinéma, même si pas trop celui d’Annelise. Peu importe! Son intelligence m’attire par sa vivacité et me séduit par une certaine ingénuité notamment quand elle se collette gentiment avec JC.
D’où ma présence ici… je vous le concède peu constructive.
Et puis elle un putain de style, elle a dû commencer jeune à écrire, c’est pas possible sinon.

Pour les « analyses » de films, je dirais que sans analyser nous ne comprenons pas. Mais il ne faut pas présumer que nous avons compris quand nous avons analysé.
Bien à vous.

C.P. dit: 1 juin 2019 à 11 h 14 min

Lucienne, non : le 13 h 15 (et non 8 h 35) concernait un extrait de film tout (trop ? ) plein de « fuck », vous auriez dû cliquer sur le lien ! Aucun rapport avec les moeurs des messieurs et dames d’ici !
bouguereau n’est pas « mon ami », mais un gars cultivé -si le mot veut dire quelque chose- très averti en matière de cinéma et en bien d’autres, outre que sa dyslexie volontaire et marrante ouvre par sa forme-même sur autre chose que le « correct ».
Défiez-vous de JC petite-bouche à propos du cinoche, mettez-le sur Tarkovski, s’il veut bien en parler vous serez peut-être étonnée !

Tout comme P. comme Paris, je me sens bien ici.

C.P. dit: 1 juin 2019 à 11 h 34 min

Annelise, « culculte au ton irréaliste », ce n’est pas moi, mais je suis en gros d’accord. En somme, ce que j’appelle « effets », -et qui concernerait aussi bien nombre de scénographies chicos au théâtre-, ce sont des ornements par rapport à l’économie première. Ces ornements, il y en a peu chez Tarkovski (sauf dans « Le Sacrifice » ? ), peu également chez Bergman, jamais je crois chez Antonioni, un peu plus chez Fellini, pas mal chez Visconti, des potées ailleurs, mais ça fait la rue Michel quand ils ne débordent pas trop.

Annelise dit: 1 juin 2019 à 12 h 10 min

Tristan, si ce n’est pas le mien, pas grave, quel cinéma aimeriez-vous, aimez-vous?

« Ca fait la rue Michel quand ils ne débordent pas trop… » Joli !

Avant d’ouvrir davantage sur De Palma, plus tard, du coup (où nous verrons que, tout en ayant l’air de la combattre, je rejoins l’opinion de CP à l’asymptote, car comme lanceur, l’espiègle n’est non pas seulement PAS « petit bras » comme il le suggère mais bel et bien retors, comme il l’admet. ..) petit détour pour dire mon indignation ici, comme promis, à des conversations cinéma menées « ailleurs »..
Avec, disons, « Beaver » – je peux parler ad hominem, puisqu’il s’agit d’un pseudo opaque – 23 ans, étudiant en cinéma qui me confie que « ce qui lui vient à l’esprit comme nanar », ce serait… « La Règle du jeu »…ou, Bresson !
Le coup porte immédiatement, me voilà moitié sonnée, à terre, ou atterrée, c’est pareil. – Mais comment ça, Renoir, « La Règle du jeu », Beaver ? C’est une plaisanterie ? – « Non. On meurt d’ennui. Pareil avec Bresson. En plus, le film de Renoir, c’est abracadabrantesque. »
-Enfin, Beaver, ce n’est pas possible.. on ne peut pas dire ça. On ne vous a pas appris dans votre école quelle incroyable technique, beauté, singularité, maestria et enseignement recèlent ces films ? – « Oui. On fait semblant d’y croire, mais on trouve ça nul. »
Aparté reporté sur RdC, cher Bv, afin d’opposer ceci : vous m’aviez eu tout l’air d’un jeune homme intelligent, esprit vif, volontiers iconoclaste. .intéressante, votre suggestion du « danger d’une nostalgie historique envers les classiques déchus en pratique de leur substance active » (vous ne l’aviez pas dit comme cela, c’est moi, mais j’ai b compris).. et alors ce n’est pas faux. .Sauf que ce n’est pas en faisant tabula rasa que vous risquez d’être novateur. Et que jugeant Renoir ou Bresson auteurs de « nanars », vous perdicanez à l’envers (cf Musset, prénom Alfred et non « Guillaume », autre nanardien vrai, celui-ci, à une sonorité près ) en badinant avec les socles fondateurs, l’empilement lent de strates successives. .vous ne réagissez qu’en « être factice guidé par son ennui » et ses instincts, sans opérer la césure nécessaire entre « votre goût » et ce que peut représenter une vision critique.
Cela dit je verrai votre « Requiem for a dream », cela m’interroge – le seul film de Darenn Aronofsky vu pour l’instant, « Noé », Russell Crowe embarbé en train de diriger les moutons sur l’Arche en peau de bête m’avait paru… grotesque (sans faire semblant) On n’est toutefois jamais à l’abri d’une bonne surprise ?

Annelise dit: 1 juin 2019 à 12 h 28 min

Beaver, « scission » et non césure, f…! (*)
ça m’apprendra à penser à Musset au lieu de m’en tenir à Daronofsky

(*) Scarface a déteint

Annelise dit: 1 juin 2019 à 12 h 38 min

..et oui, pardon Christian, le « culculte irréaliste » évidemment de notre cher pondéré JC, vous soulignant avec bienveillance que « la piscine ne pouvait pas rougir aussi vite, mais bon »

alley cat dit: 1 juin 2019 à 18 h 11 min

@.vous ne réagissez qu’en « être factice guidé par son ennui » et ses instincts, sans opérer la césure nécessaire entre « votre goût » et ce que peut représenter une vision critique.

Ne pas jouer au critique quand on n’a même pas l’excuse d’exercer cette douteuse profession. La seule manière un peu digne de parler des œuvres est, selon Gombrowicz qui développe cette idée dans un texte cinglant où il règle ses comptes, de décrire l’effet qu’elles ont produit sur vous. Ce que l’écrivain ne supporte pas, c’est de voir des individus n’ayant aucune expérience personnelle de la création artistique adopter dans la presse une position surplombante par rapport à l’auteur. « Evitez de juger », leur conseille-t-il. « Bornez-vous à décrire vos réactions. Ne parlez ni de l’auteur ni de son ouvrage ; mais de vous-même, confronté à l’ouvrage, à l’auteur. C’est de vous qu’il faut parler. » Et si possible en artiste plutôt qu’en « pseudo-scientifique », précise Gombrowicz.
https://journaldejane.wordpress.com/2019/05/16/lecture-39/

C.P. dit: 1 juin 2019 à 18 h 32 min

Tiens, revoici Hubert Selby avec « Requiem for a Dream ». J’ai vu le film à New York, et en France « The Wrestler », comme tout le monde, avec un Mickey Rourke déjà bien esquinté !
Aronofsky n’étant pas rien, les rejets de votre Castor sont provocants, mais quoi ? C’est du connu, personne n’a besoin que j’en rappelle des exemples français, quitte à des retours ?

Céline me dit de regarder Delon re-visitant le palais de Palerme où a été tournée une partie du « Guépard » (le bal). Je n’avais pas vu ça : Il dit, 53 ans après, son rapport avec Visconti, mais également sa détestation du monde actuel ET le fait que la « Nouvelle Vague » l’a écarté. tristan dirait qu’il oublie Godard !

tristan dit: 1 juin 2019 à 18 h 37 min

Bon, j’ai fait un effort en direction de l’esprit du blog; je suis allé voir « douleur et gloire » d’Almodovar, un cinéaste que j’ai toujours tenu à distance, me sentant peu concerné par ses histoires de sexe, ses scènes frisant l’hystérie et ses couleurs tape-à-l’oeil.
Je n’en ferai aucune analyse car je suis loin d’avoir les références cinématographiques du commentarium de la RdC dont certains représentants se tirent la bourre à qui étalera le plus sa cinéphilie aux pieds de la maitresse des lieux. Mais est-il nécessaire de connaitre les films d’Almodovar pour faire le lien avec son dernier opus ? Si oui, alors dans ce cas il faudrait que je comble fissa mes lacunes car ce film frise la perfection.
Car les acteurs sont époustouflants: Penelope Cruz bien sûr toujours parfaite et surtout Banderas qui n’a pas volé sa palme, car la dissociation du personnage qu’il incarne avec l’auteur du film invite à se demander parfois de quel côté de l’objectif il se trouve. Le film sent un brin le testament dans tous les sens du terme car il pourrait d’une part tirer un trait définitif sur l’oeuvre du cinéaste tant il lui sera difficile de faire mieux la prochaine fois et d’autre part rôdent dans ce film la jeunesse perdue, la vieillesse approchante et la mort inéluctable. C’est là, pour une question d’âge, que mon implication avec le personnage s’arrête mais j’ai vu en sortant de la salle pas mal de gens âgés aux yeux rougis par les larmes.
Mes dix euros du billet d’entrée ne m’ont pas été volés. Reste à savoir si le film de Bong dont Annelise parlait supra est meilleur que celui-ci. Y’a intérêt pour elle !

Jazzi dit: 1 juin 2019 à 18 h 53 min

Je crains en effet, Tristan, qu’Almodovar soit plein de douleurs et finisse ici en pleine gloire. Heureux que vous ayez apprécié… et c’est bien que Banderas, qui joue le rôle d’Almodovar, dans son propre appartement et ses propres vêtements colorés, ait eu le Prix d’Interprétation masculine : ça vaut pour les deux. S’il n’a pas eu la Palme, c’est juste une question de génétique des films…

Annelise dit: 1 juin 2019 à 19 h 10 min

Hum..Lucienne

Ah wouah Tristan. .bon je vais me tenir à carreau jusqu’à ce que vous voyez le Bong, alors? Pas du tout pour me mettre à couvert, je n’en éprouve pas le besoin, mais en avez-vous vu d’autres avant?

ça claque de dégainer Grombo, Alley. J’aime b. Mes félicitations. Le pb c’est quelle recommandation adresser à notre jeune ami Bv, lui-même étudiant en cinéma qui aspire au métier ..sur quel angle aimeriez-vous l’envoyer?
Pas interdit non plus au castor d’apporter un de ces jours en langue française un morceau de bois à la construction ?. (bien sûr que oui, CP 18h32, rappelez-le lui, ça lui fera les pieds). »Castor » (Troy), c’est Nicolas Cage dans Volte-face. .un bon John Woo bien spectaculo, très tendre, avec maniérisme .J’aime bien aussi le frère, Alessandro Nivola-Pollux dont le gros dur refait les lacets lorsqu’il a dégringolé de la verrière. .et Nick Cassavetes, « son of » John & de sa femme sous influence.. il comprime sa veine percée en écartant sa soeur pour la protéger, pissant le sang : « On s’est bien marrés.  »
Woo initiait une mise en scène tapageuse, avec une distorsion des codes américains à la hong-kongaise très belle et surchargée. .oui oui, on peut qualifier le résultat de mélo criard. .avec des mises en miroir, du ralenti, des colombes lâchées dans l’église (cela m’a surprise de les retrouver du reste chez Dolan adaptant Jean-Luc Lagarce..) Une théâtralisation lourde, pourtant cela fonctionne, cela m’a toujours fait pleurer au-delà d’une virtuosité trop je-vais-te-montrer-mes-biscotos. .le switch Travolta/Cage n’y est pas pour rien. .La fin harponnée est grotesque, mais le manège, le transfert d’un enfant à aimer, celui du pire ennemi, la balance effectuée des rapports sexuels entre les couples interchangés ou l’amertume de John Archer devant le succès, opposée au cynisme de Castor Troy dans la même situation sont devenus des classiques .

Autrement bonsoir à tous, ne m’éloignez pas trop, tout le temps, de ma préoccupation De Palma ( à 13h18, encore ri.. avec Harvey Keitel de surcroît, comme avec Pacino…impossible de résister !)

Dernier détail : CP vous verrez, il y a une osteria contre, sur votre gauche en regardant le palais, qui entre nous ne laisse pas présager l’intérieur vu de l’extérieur !. .tout à fait palermitain, donc.. Les visites sont payantes, assez chères. ..vous irez voir les dômes roses de San Cataldo tout près (mon spot) Les momies, moi jamais. Je trouve ça d’une infecte indécence

C.P. dit: 1 juin 2019 à 19 h 11 min

alley cat, parfaitement ! On peut aussi, pour retrouver des déclarations proches, revoir et entendre en vidéo les entretiens de Gombrowicz, peu avant sa mort, avec De Roux, Polac et Vianey.

alley cat dit: 1 juin 2019 à 19 h 19 min

@sur quel angle l’ envoyer

Chez Leroy Merlin ou chez Michaux, votre poto Castor ? Vous avez de ces suggestions de grande distribution alors que c’est demain dimanche

alley cat dit: 1 juin 2019 à 19 h 25 min

Oui C.P. c’est votre remarque sur l’aspect analytique et rebutant d’une forme de critique qui m’a conduit à « Grombo »

C.P. dit: 1 juin 2019 à 19 h 37 min

Lucienne, vous remettez ça exprès ? Bah ! on a de la patience : vous voyez, il y a une ligne rouge sous le message noir. Vous la voyez bien ? Bon, cliquez dessus avec votre souris.

« Ma souris ? ma souris ? madame Morel, oui ! », que dit François à Olivier Saladin dans « Les Deschiens ».

tristan dit: 2 juin 2019 à 8 h 31 min

Merci de votre réponse, Jazzi. Je suis d’accord avec vous pour dire que si Almodovar a fait un film aussi ‘total’, c’est peut-être qu’il a senti la mort venir.

Annelise, rassurez-vous, si je vais le voir et je suis déçu par le film de Bong, je ne vous en tiendrai pas rigueur mais crierai à l’injustice.
Et oui, j’ai vu pas mal de films d’Almodovar, loin des productions hollywoodiennes qui me délassent tant, mais tellement loin également des productions françaises qui filment au niveau du nombril de l’autre que je ne l’ai jamais totalement écarté de mes sorties ciné.

tristan dit: 2 juin 2019 à 8 h 37 min

NECROLOGIE

Petite poucette a twitté « ayé, le vioque est dead »

Sommés d’agir globalement hic et nunc, nous voilà plongés en pleine chaosophie pour une semaine..au moins.
Je me souviens d’une interview où Serres, en bon caresseur dans le sens du poil, disait qu’en faisant de l’histoire des sciences, on pouvait faire à la fois de l’histoire et des sciences.

Ou, peut-être, ni l’une ni les autres, va savoir !

Annelise dit: 2 juin 2019 à 11 h 03 min

Lucienne à 8h57, tout en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit encore avec ce pseudo que d’un noir phénix. .déraillez encore en nous servant de la piquette de ce tonneau sur CP et Bouguereau, et le petit robot sera programmé pour que vous et votre ip – ceux-là en tout cas- soyez rejetés

Annelise dit: 2 juin 2019 à 13 h 27 min

Le Terminator ratisse efficace et serré, JC – parole de Sarah Connor
La Paramount vient de mettre en ligne le trailer du number 6, «Terminator Dark Fate». .ne me dit rien qui vaille.. aspirateur à jeune public et fans inconditionnels qui aiment à s’installer dans les confortables fauteuils rouges MK2 Bibli Mitterrand . .cette façon d’user la ficelle jusqu’à la corde (!) aussi maligne que pénible .J’imagine néanmoins que vous en serez, Beaver ,Gab and friends ..Moi aussi peut-être mais sachant à quoi m’attendre
Le premier opus signé James Cameron avec Linda Hamilton dans le rôle était fameux. .enfin, de gros défauts, mais « blockbuster » générationnel enthousiasmant, aussi marquant que la patte de lion dans le style napoléonien avec ses androïdes capables de muter en formes et en voix, caméléons susceptibles de chignoler une cervelle en faisant pousser une perceuse au bout de leurs doigts .Chez vous qui avez développé plusieurs fois l’idée fascinante, très juste il me semble, de l’immaturité intrinsèque des humains « par naissance », tous étant portés au monde avant terme, je trouve simplement dommage le gaspillage d’énergie auquel vous nous faites assister ? Dans votre théorie visionnaire, d’un coup, la vie apparaîtrait comme tentative, dans la construction, de combler ce retard , jusqu’à « être prêts » . .un chemin initiatique vers la mort retourné comme un gant, à la « Benjamin Button » (mauvais film, mais quoi ?Francis Scott Fitzgerald/David Fincher, toujours ça de pris) Faut pas gĀcher

Fontebranda dit: 2 juin 2019 à 15 h 32 min

MOI — Étonnant comme ns réagissons différemment — j’ai trouvé Douleur & Gloire un peu, comment dire, paresseux.

ELLE ou LUI* — C’est gonflé de dire ça qd on est spectateur, c-à-d confortablement passif ds son fauteuil, alors qu’on vs a justement expliqué le contraire, combien faire un film est un boulot physique, pour lequel il faut être en forme.

M : Une légère déception, due au décalage entre l’attente (il pleut des éloges unanimes de partout) mais aussi la comparaison avec d’autres films du même, & mes impressions cette fois-ci.
Pourquoi par ex. n’a-t-il rien fait de ce début de réflexion sur l’autofiction, le fait d’embarquer les autres ds ses récits, sa vision des ch. ?

E/L : Mais c’est toi qui n’as rien compris !

M : Possible…

E/L : Le développement de la réflexion c’est justement le film tt entier : ma vie en beau.
Je ne parle pas seulement du protagoniste mais aussi de la vie au village. Non seulement tt est transfiguré (en mieux) par le souvenir, la nostalgie, mais il s’agit de ne pas faire honte (sociale, familiale), même posthume, à la mère, d’où l’esthétisation de la pauvreté.

M : Mouais, ça tombe bien, c’est hollywoodo-compatible.
Et esthétiser l’imagerie médicale & la médecine c’est aussi pour faire plaisir à sa mère ?

E/L : Je dirais plutôt pour mettre à distance. Et puis, tu ne peux pas tt lui reprocher, la stylisation décorative ET le mélo.
M : Je ne vois pas pourquoi, l’un n’empêche pas l’autre. Voir Broch …

E/L : Je parie que tu n’as même pas remarqué que cet homme qui en a plein le dos reprend en qq sorte ds son propre corps le fardeau qu’il a été pour sa mère (rappelle-toi la scène des lavandières)

M : Tu parles espagnol, toi maintenant ? Il y a une expression équivalente ?

E/L : Pas besoin, un cinéaste ça pense en images.

M : Oui, c’est ça, & tu vas me dire aussi que c’est la mort de sa mère qui « ne passe pas » ou ses réflexions (« tu n’as pas été un bon fils ») & sa culpabilité qu’il « n’arrive pas à avaler » …
Ds la salle où j’ai vu le film, pas d’yeux rougis à la sortie, mais des rires comme à un dialogue de sit-com familiale du genre « la famille, mieux vaut en rire », au moment de la scène des reproches maternels.

E/L : De tte façon, si tu fais les demandes & les réponses…

M : Et encore je me retiens, parce que je l’aime bien.
Hollywoodo-compatible aussi, pour ne pas dire cliché, cette trame : je tombe (dépression, drogue) mais je me relève encore. Quel(le) hymne au travail, en dble exemplaire (Alberto comme Salvador) — destroy mais pas trop ; attends, je bosse là, je touche plus à rien. Simple comme bonjour & tr moral. Objectif : maîtrise (de soi, de son jeu, de la película) & happy ending.

E/L : Tu voulais de la descente aux enfers ? Ou de la transgression ? T’en as pas eu pour ton argent, c’est ça ?

M (choisissant d’ignorer l’interruption) : Et puis cette façon de ns guider avec ts ces personnages-repères qui montrent au spectateur la « bonne » façon de réagir : émotion, empathie, compassion, admiration, célébration.
Il y en a qui se débrouillent bien pour qu’elles soient tenues, les promesses de l’aube… Maman était une assistante personnelle qui s’ignorait, heureusement la relève est là.

E/L : Ose dire que ce n’était pas émouvant le renversement des rôles, l’enfant qui enseigne au jeune adulte, & cette lettre perdue qui parvient finalement à son destinataire ? Une lettre écrite à celui qui lui avait appris à écrire ?

M : Ça y est, le tt à l’émotion. Mais toi tu n’as pas vu son côté tyrannique au petit ange ? Ce en quoi il n’était d’ailleurs que ventriloque, reproduisant les exigences, les injonctions des maîtres & le ton sur lequel elles avaient dû lui être adressées.

E/L : Ben non, mais moi j’assume mon côté fleur bleue (pardon, on est en Espagne pas en Allemagne : rouge sur fond turquoise)

M : Ce qui me semble un peu facile, c’est la représentation de la vie de l’auteur (de textes, de films). Comme le lui a dit sa mère, il est vraiment élu : la vision intérieure se réalise pleinement ds l’œuvre. Pas de repentirs…

E/L : Eh, patate, c’est lié à un parti-pris : celui de ne pas montrer le « work in progress » comme disent les snobs ds ton genre, mais seulement le résultat.
Il y a « Gloire » ds le titre, quand même ! S’il a réussi c’est précisément parce qu’il a ce talent, ou ce génie peut-être…

M : … Pas de repentirs, pas d’insatisfaction pas de « reste », pas d’écart entre le rêve, l’idée, l’intention, ce qu’on voulait faire, faire passer, montrer, & ce qu’on réalise…

E/L : C’est le cas de le dire !
M : … Pareil au théâtre. Pas une goutte d’émotion perdue, d’ailleurs ça atteint directement le spectateur particulier qu’est Federico. Il se reconnaît à 100% ds son portrait en jeune homme.
Mais là, la médiation artistique n’est pas totalement effacée pour les spectateurs que ns sommes, pas de ruban de Möbius, pas de serpent qui se mord la queue….

TOUS (les autres) : C’est pas bientôt fini ?

E/L & M : Si, si.

* Souvent, après un film de Pedro A. on ne sait plus trop.

JC.... dit: 2 juin 2019 à 18 h 06 min

HIÉRARCHISATION
De toutes les informations incertaines qui nous parviennent, la seule qui m’importe vraiment, la seule capitale, est la météo locale pour le lendemain ….

Jazzi dit: 2 juin 2019 à 20 h 34 min

Excellent, Fontebranda, tu comprends pourquoi je dis qu’Almodovar n’a pas les bons gènes pour Cannes ?

JC.... dit: 3 juin 2019 à 4 h 05 min

FAIT D’HIVER
Le paquebot géant MSC qui s’est ramassé le quai dans le Canale della Giudecca à Venise, ce panier de crabes, métallique, chargé de tarés adeptes du vivre-ensemble à l’étroit, s’appelle DÉMOCRATIE.
Un nom qui lui va bien ….

JC.... dit: 3 juin 2019 à 6 h 05 min

COMME J’AIME
La droite est tellement lourde, les populistes sont tellement plus attrayants, les marcheurs sont tellement patauds, les gauchistes sont tellement perdus, que les libéraux, les conservateurs, doivent retrouver leur poids électoral de forme en se rassemblant autour de notre régime vigueur !

Nous sommes tellement sûr de réussir le projet avec Marion, avec toutes les droites de bonne volonté,que nous nous engageons à vous rembourser une élection gratuite en cas d’échec !

N’hésitez pas, libéraux populistes majoritaires ! Retrouvez votre poids de forme politique avec nous : les unionistes français !

tristan dit: 3 juin 2019 à 9 h 08 min

Fourre-tout médicinal traditionnel (suite)

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/02/du-tabac-dans-le-sexe-au-senegal-une-pratique-dangereuse-pour-les-femmes_5470502_3212.html

Contrairement à l’idée reçue, cette végétalisation des trous dans les pelouses n’est pas là pour faire tomber un polichinelle qui s’accroche mais au contraire pour s’envoyer en l’air sans le concours des vieux mâles noirs.

Une révolution en Afrique…

Reste que la pratique génère des cancers et ce n’est pas du chiqué. Verra-t-on bientôt l’affaire récupérée par des khuls bénis de tous poils avec des avertissements sur les paquets de tabac du genre « fumer du khul est dangereux pour votre santé » ?

tristan dit: 3 juin 2019 à 9 h 09 min

Un « paquebot géant », c’est pas ce qu’on appelle dans le jargon maritime un « promène-khouillons » ?

C.P. dit: 3 juin 2019 à 9 h 11 min

Fontebranda, en qui j’ai assez confiance, est tiède à l’égard du dernier opus d’Almodovar. Je verrai cela un jour, avant ma mort ? Au vrai, je ne suis vraiment pas fanatique d’Almodovar, alors que la plupart de mes proches le sont. Il aime (à sa façon !) des femmes agiles et bavardes, type Victoria Abril ; il me semble bien souvent un épigone de Douglas Sirk, mais plus filouteusement maniériste, agrémenté (heureusement !) d’humour.
Si j’ai bien compris, « Douleur et Gloire » reprend l’ordinaire motif lyrique (Où sont-ils donc ?, incluant le moi, avec mise en abyme & son on…)

Movida / pas Movida pour le cinéma espagnol, quelqu’un -je crois que c’est Jacques- a évoqué Carlos Saura. Je reverrais volontiers ses films des années 70-80.

On attend Brian De Palma, c’était commencé avec « Scarface », ça devrait dépoter velu !

JC.... dit: 3 juin 2019 à 9 h 47 min

@9h09
Dans le jargon maritime que je pratique sans retenue étant devenu très tôt un autodidacte doué, plus que la dimension du navire c’est le comportement des passagers qui définit la dénomination « promène-couillons ».

Exemple ? Une belle petite barque marseillaise remplie de bolos mal équipés, balottés sans comprendre ce qui se passe, aussi à l’aise que saucisse en choucroute froide, on peut dire que ce fier esquif bien architecturé devient illico un petit « promène-grands-couillons »…

JC...... dit: 3 juin 2019 à 15 h 04 min

RÉGIONALISME NAVAL
On ne va pas comparer l’architecture forte, sérieuse, solide, des barques marseillaises à celle des pointus du 06, véritables « promène-Niçois », autochtones et alii !?

Soyons sérieux !…

Entre Marseille et Nice, il y a toujours eu une différence comparable à celle qui existe entre Athènes et San Remo !

Jazzi dit: 3 juin 2019 à 15 h 20 min

Nice, Nikaia (la Victoire) ; Antibes, Antipolis ; Cannes, Aegitna… tout aussi grecques que Massiglia, JC…

C.P. dit: 3 juin 2019 à 19 h 18 min

Juste comme ça, en attendant De Palma :

Gorbio est à 7 kilomètres de Menton… Je l’ai écrit à Annelise, les Gorbarins, -qui avaient voté CONTRE leur rattachement à la France en 1860 et qui ont conservé jusqu’à il y a peu leur parlure ligure particulière- détestent la mer, et craignent pour leurs oliviers l’eau salée, si des fois elle remontait jusqu’à eux ! J’ai fouillassé dans les archives de la mairie, il n’y a pas un seul marin parmi leurs aïeux ! Ils m’aiment bien, je chante à « Sota Orme » chaque début de juilet depuis quarante ans, mais ils me considèrent quand même comme un lave-cul (« e banye coul ») !

JC...... dit: 4 juin 2019 à 3 h 58 min

PROUST
Le peu que j’ai lu de ce petit maitre -point n’est besoin de perdre son temps avec l’inutile mort- m’a fait comprendre qu’il n’était qu’un pauvre résidu intellectuel d’une société stupide en voie de transformation.
Pourquoi, pour qui, plait il ?
Les littérateurs adorent les enfilades de mouche…nos passéistes impuissants font merveille dans le décorticage de la logorrhée proustifondante !

JC...... dit: 4 juin 2019 à 4 h 41 min

UNION EUROPÉENNE
Le fonctionnement de cette noble idée politique et culturelle, devenue terrain de jeu incompréhensible réservé à des technocrates sans contact avec leurs peuples, est à remettre en question totalement.

La belle endormie n’a pas le plus important des ressorts qui anime les sauvages assoiffés de PIB qui l’entourent : la violence.

Ne rêvons pas. Ses 510 millions d’habitants ne sont européens que par habitude, pas par objectif. Nous sommes tous des veaux. Sans armée, sans idées communes, sans religion, sans démographie, sans goût du travail, sans langue commune, sans priorité unitaire.

Il suffit d’entendre les crétins écologistes du continent européen rêver leur bêtise, utopistes complètement à côté de la plaque, se trompant complètement de combat…. pour voir qu’elle n’en a plus pour longtemps si elle ne change pas, si elle ignore le principe de réalité que le monde cruel exige de tous.

Les Lumières pouvaient éclairer en leur temps car elles avaient de l’énergie, de la violence au service de constructeurs. C’est bien fini. Le monde se construit sans nous.

JC...... dit: 4 juin 2019 à 5 h 52 min

UNION EUROPÉENNE (suite et fin)
La pauvre vieille se croit en paix.

Comme toutes les vieilles choses, elle n’a rien compris à la situation mondiale actuelle. Nous sommes en guerre totale, politique, culturelle, religieuse, économique.

La belle endormie est en guerre, ferme les yeux, et feint de parler de sujets importants dignes de sa gloire passée.

JC...... dit: 4 juin 2019 à 7 h 12 min

LA VIE
Le plus beau des films !
Scénario fantastique, acteurs exceptionnels -nous autres- mélange étonnant des genres, jamais déçus, tout en 3D, jour et nuit, des saints, des salauds, des saintes, des salopes, des génies, des cons magnifiques….. et tout ça…. c’est gratuit !

Lucienne dit: 4 juin 2019 à 8 h 13 min

madame Annelise, bon, vous voulez me faire disparaître… mais vous laissez Bouguereau han…ler tout le monde et JC vomir ici tous les jours et me traiter de LUCHIENNE… drôle de conception…enfin c’est VOTRE blog… regrets et adieu

Phil dit: 4 juin 2019 à 8 h 37 min

La Russie projette le biopics d’Elton John coupé des scènes pédées. pensez-vous dear Baroz que le film en sera bonifié ?
vu hier un heureux téléscopage de films pensé par des programmateurs raffinés:
« April April!  » premier film allemand, 1935 république de Weimar, de Deltlef Sierck (plus connu en Douglas Sirk qui donnera des couleurs cassepétantes à la gaythoïsation de Rock Hudson et du baume au coeur sombre de Fassbinder).
et « La pointe Courte, » premier film de Agnès Varda, 1954, avec Philippe Noiret également dans son premier rôle.
La comparaison ne profite pas à Varda. Mauvais acteurs ou mauvais film, la guerre sépare les deux films comme un gouffre qui laisse l’Europe retomber en période carolingienne.

Jazzi dit: 4 juin 2019 à 9 h 20 min

« le biopics d’Elton John coupé des scènes pédées »

Mais qu’est-ce qu’il reste, Phil ? Juste de quoi faire une bande-annonce !

C.P. dit: 4 juin 2019 à 9 h 32 min

Phil, elle et lui n’étaient pas de mauvais acteurs, mais Varda leur a demandé de jouer et de parler « neutre » et à la longue c’est mal supportable, le « neutre » devenant vite du « faux ».

JC...... dit: 4 juin 2019 à 9 h 41 min

ACCUSÉ DE RÉCEPTION
Luchienne !
J’ai compris votre souffrance causée bien (in)volontairement par mon sadisme latent. Je vous en fais le serment ! Désormais, je ne vous traiterai que de Lucienne….

beaver dit: 4 juin 2019 à 10 h 19 min

sérieux Anne-Lise?(13.27)Accepteriez-vous qu’on vous invite après si vous allez voir le Terminator?
gordon est au Japon jusqu’au 17/6 et vous a écrit deux fois sur messenger.

Co s’est permis de vous envoyer son numéro de portable sur fb.

Merci sur castor troy !!!
Effectivement j’ai eu M.Tesson en cours à S-N.

tarpain de vous lire avec les big chiefs à 8.37, C.P. et toute l’équipe. Par contre trop la gênance d’écrire directe sur le blog.

Annelise dit: 4 juin 2019 à 10 h 27 min

Vous venez de le faire Bv! Le ciel ne vs est pas tombé sur le tête. Je suis occupée ms regarderai plus tard pour le msg FB. Je ne sais pas utiliser Messenger. Que veut dire tarpin?
Avez vs pu mettre la main sur le livre d’Emmanuel Burdeau que je vous ai indiqué pour vs muscler sur Paul Verhoeven? Bien à vs

beaver dit: 4 juin 2019 à 10 h 58 min

je l’ai commandé à Capprici. merci du conseil, Anne-Lise.

ELLE est repassé hier. Le film bredaine par excellence!!! On ne comprend PAS UNE SECONDE les récompenses ou pour redorer la carrière?
Le scénario prend le bain. Le chat Pub Feu Vert observant le crime VU MILLE FOIS.

La vieille daronne I.Huppert chauffée en bas par son violeur pendant que son fils dort au premier étage. P.Verhoeven a trop dilué le cerveau : le film est mort en moins d’un an, Anne-Lise !!!

Pas malaisant, MAUVAIS!!!Papy s’excite à la caméra, après ROBOCOP ça fait triste.
Mes excuses pour l’opinion cash.

Jazzi dit: 4 juin 2019 à 11 h 59 min

Idem, beaver, j’ai trouvé « Elle » insupportable. Film que l’on ne peut même pas ranger (sauver) dans la catégorie des nanars !

bouguereau dit: 4 juin 2019 à 13 h 42 min

(plus connu en Douglas Sirk

jme souviens de taza fille de cochise où qu’il est torse poil tout l’temps avec un regard lointain sur le visage pâle..les américains sont fort pour les transpositions raciales hardies..le cinoche a un gros fond nazi..enfin ce que je veux dire c’est que l’idéologie nazi où les bons sont des surhommes et les méchants..mais ça dvient scabreux qu’il dirait dirphiloo

bouguereau dit: 4 juin 2019 à 13 h 55 min

Pas malaisant, MAUVAIS!!!Papy s’excite à la caméra, après ROBOCOP ça fait triste.
Mes excuses pour l’opinion cash

pas vu..mais verovène a fait beaucoup de film avant robocop..des trucs assez ravagé..pas inintéressant mais ravagé..un hollandais quoi qu’il dirait dirphiloo

C.P. dit: 4 juin 2019 à 14 h 29 min

Le viatique cinématographique de Paul Verhoeven, -en admettant qu’il soit un auteur et pas seulement un cinéaste à tout faire-, c’est souvent L’INCERTITUDE, j’entends bien forme ET signification, bien autant et plus que les thèmes récurrents de la violence et du sexe, etc. On connaît ses arguments : je filme la réalité, qui est complexe, et c’est pourquoi parfois j’exagère, en remets dans le trouble, etc.
Il serait intéressant (?) de compiler les motivations (si du moins elles ont été clairement exprimées) des jurys pour tant de nominations et de récompenses. Travail énorme, mais drôle en même temps, n’étant pas rare qu’un acteur honoré chez Verhoeven ait AUSSI hérité d’un Razzie Award (Douglas, Sharon Stone, Jeanne Tripplehorn…) Certes, pas Isabelle Huppert, mais…
Car j’ai moi aussi revu « Elle » et je suis cette fois resté dans la stupeur, simplement, et au fond incapable (ça m’embête, mais c’est comme ça) de juger la chose, qui ne m’a même pas ennuyé, tandis qu’une de mes filles à mes côtés répétait en gros : « Ah, ce que c’est glauque ! Ah, ce que c’est glauque ! Et qu’est-ce que c’est que tous ces personnages qui virevoltent autour de l’insaisissable héroïne ? » Par contamination, cette stupeur m’a poursuivi en revoyant « Basic Instinct » (apparemment plus simple, quoique le scénario ne le soit guère), bien au-delà des personnages énigmatiques et du final en suspens.

xlew dit: 4 juin 2019 à 14 h 58 min

Main froide sur le soufflet mouillé dans la face de Verhoeven, por favor.
Huppercutée, carnet noir de son viol attaché à la patte, reliure sur les phalanges comme un poing américain, Isabelle est peut-être un recall partiel de la Lori Quaid, jouée par Sharon Stone qui là portait pour une fois la calotte comme une seconde nature, d’un Voyage au centre de la mémoire entrepris vers 1990.
Ses films se dégustent comme on plonge la bouche à l’intérieur d’un kiwi, d’une seule prise, jus pépineux dans la boîte, dans un bruit de succion qui ressemble à une tornade s’abattant sur un polder volant, ce qui vous laisse les doigts secs et votre dignité générale.
Son Starship Troopers était déjà débiné par les bons esprits comme parangon de l’imagerie fasciste, Télérama comme WSJ, réputation d’Heinlein (vite lu ou ignoré) oblige, peu crédible dans l’exposition des batailles spatiales, aujourd’hui devenu film d’école dans les instituts de cinéma, notamment comme exemple à suivre pour survivre en milieu arachnide hostile (lire: celui de la production vidéo à la demande).
Que ferait-il d’un roman de Herbert ou de Sturgeon ? se pose de soi-même, pas sûr qu’il ait la main…
Peut-on voir ses films comme une banalisation du peuple des blondes hollywoodiennes, bien mieux que ne le firent Godard ou Hitchcock, un nivellement du jeune premier comme de la belle plante, ou plus aucun visage humain ne figure pour lui-même (dans Battlestar Galactica, le thème est repris tel quel je crois), une esthétique travaillée qui déboucha sur des rôles offerts plus tard à Elizabeth Berkley et Carice Anouk Van Houten, pleines de grâce et de visibilité (/les Landladies des films de bouviers de King Vidor étaient déjà des leaders/, rappel) ?
Vrai directeur d’actrices, qui ne les forme pas, qui se contente de les cueillir toutes chaudes tombés hors de la matrice, prêtes à énucléer le mal avec le fil de fer d’un cintre, à l’assomer, lui bourrer les côtes, sans laisser de traces avec le linge d’une petite robe humide bien nouée, ou à déjouer ses pièges comme dans Zwartboek, sans se payer de je ne sais quel « empowerment ».
Je n’ai pas du tout aimé Basic Instinct, à mon avis il a beaucoup vignetté pour ses deux acteurs principaux, en a rajouté sur l’écran pour faire impression et sortir la signature, le cachet, le cartouche, de De Palma de l’estampe, le côté glauque, oui C.P. nous le voyons tous, à sa décharge il ne nous fait pas le coup de la déesse Athéna aux yeux pers, perforant à la chignole de ses iris tout des plafonds de verre ou des baies vitrées des demeures cossues avec vue sur le gazebo du jardin, il s’amuse peut-être à toucher, à tâter, les parois, fines ou épaisses, qui séparent les cinémas de genre américains et européens, en bon artisan vitrier, comme son père.

Phil dit: 4 juin 2019 à 15 h 29 min

dear baroz, une annonce imbandable ! Poutine bute les pédés jusque dans les chiottes. excellent film pédé russe primé à la Berlinale en 1990, fin d’armée rouge dans les douches. oublié le titre, vous le retrouverai si vous projetez une soirée barbecue.
merci CP, je pensais bien que Varda « expérimentait » l’acteur nature. Diable, la nouvelle vague a commenvé par la fond. Noiret avait déjà sa tronche de jeune fromage blanc pour faire nature ! la diction à la Marienbad est insupportable château écroulé. quelle cure !
Enfin, comme dit Douchet; « Varda filme Varda » (il doit être jaloux).
Sierck, Verhoeven (comme Dreyer) et…Willy Brand qui faisait son cinéma politique à Berlin à la même époque) était des scandinaves, biberonnés à la race comme dit bien Bouguereau.
Rafraîchissant coup de dent dans les jupons de la « daronne Huppert » par « Beaver », à la prose joliment asthmatique.

Annelise dit: 4 juin 2019 à 20 h 23 min

Eh bien voilà Bv ! Joli post, relayé par Jazz, Bouguereau, son Dearphilou, CP et Lew themselves.. Même le Porqu’n'rollais vous rend sous forme aigre-douce hommage, what else ?Dommage que vs m’écriviez 10mn après sur FB que ce n’est pas votre truc, que «vous préférez (nous) lire».. gd principe cinématographique que d’être par définition voyeur, me direz-vs? ok. Vais m’en tenir qd même à la doxa, comme je l’ai énoncé je ne vs répondrai plus qu’ici. Merci pour les coordonnées. Si Co a la poitrine gonflée par le désir d’écrire, dites-lui qu’elle sera la bienvenue ..Jean-Marcel a glissé le msg en subliminal
Je reprends deux, trois éléments de la critique « Elle » de Verhoeven. Tout en m’adressant à Lew, à Christian et probablement, Céline ( ?)un mot spécial vs concernant .Aucun risque que le côté cash m’effraie. Je suis pour. Verhoeven, « Le Hollandais violent », cinéaste qui m’intéresse bcp, dont j’ai trouvé ce film-ci catastrophique. . on va y venir, le « glauque », ce qui part en vrille de manière volontaire ou pas… PV fouette assurément le côté gonzo mais rien n’empêche de faire un tri.. Nous pouvons parler de cela, mais écrire «la vieille daronne Huppert» ou «papi s’excite avec la caméra» n’est pas recevable à mon avis. «Vieux» est un état – pas un défaut. Voyez Manoel de Oliveira (dont au passage, Agustina Bessa-Luis, grande romancière portugaise ayant nourri son œuvre de ses livres vient de décéder à 96 ans) . .l’âge n’est pas un critère de jugement Il y a des jeunes cinéastes qui font des daubes, la jeunesse ne les en sauve pas. A cette aune, Dies Irae, Dreyer, «la vieille daronne maudit le pasteur» ?
Verhoeven a tous les droits, cher Bv. Celui d’être un papi. Celui de s’exciter (d’autant qu’il le souligne – encore, d’une manière que je trouve d’ailleurs si humaine. . une once pathétique ! – dans le long, passionnant entretien mené avec Burdeau : «s’il est un domaine où il ne simule pas, c’est le sexe»). Celui d’être un papi qui s’excite avec la caméra.
Si vs avez qq chose à lui reprocher sur cela, vs ne pouvez donc pas en rester à «papi s’excite au travers de la caméra». Dites-moi si vs voulez, « L’agencement érotique propre à la plupart des films de Verhoeven fait long feu. Ce qui est de l’ordre du fantasme privé – violence, esthétisation SM, leçons bien digérées de Hitchcock (main percée par le ciseau), lesbianisme latent, viol, corps prosaïque (masturbation «hygiénique», «l’amour pendant les règles», thème explicite, développé dans 3 films de PV, celui qui trouve lesquels gagne le droit de revenir en 2ème semaine) et rendu désenchanté des rapports de force comme uniques éléments régulateurs – échoue à transformer l’essai vers un collectif. La promulgation érotique (ce que vous appelleriez «malaisante» si elle était réussie, par opposition à «mauvaise/ratée» ?) ne réussit plus à déborder l’élastique du caleçon du réalisateur, faute de renouvellement ou de mises à jour quant aux contrepoids modernes visant à la résolution des rivalités, instaurés en particulier par le féminisme».
Pour moi une des pires pierre d’achoppement du film, si tant est que PV tienne à rappeler son attachement au «non-trucage» de tout ce qui a trait au sexuel
Les associations féministes ont grimpé aux rideaux, non sans raison (ce que la fille de CP qualifie à juste titre de «glauque» ). Néanmoins ce n’est pas le côté tordu du film qui pose tant pb, chacun pouvant retirer du feu les marrons éthiques qu’il veut, gloser sur la froideur remarquable ou dérangeante d’Isabelle Huppert «déjouant toute bien pensance», que la fausseté, le décalage daté qui en émanent. Cela ne marche pas.Idem «Eyes wide shut», où Kubrick semble rendre, au lieu d’un testament sexuel signé sous le soleil déclinant de Thanatos, un opus cache misère pénible, d’un crépuscule qui aurait pu être beau s’il ne tentait pas d’être masqué au bronzage UV.
Sauf à croire que Verhoeven s’amuse, en tissant une toile qui n’est jamais ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre ? Europe/US.. Hollandais migré aux US pour se prendre une déculottée avec certaine gourmandise, distance ou aristocratie de celui qui sait que rira bien celui qui rira le dernier. . .la remise du Razzie le dévoile bonhomme en apparence, se sentant sans doute plus incompris que ne le laisse présager l’air affable ? Showgirls lui donnera raison . Le film, laminé par la critique comme objet vulgaire, m’avait scotchée dès la première fois où je l’avais vu (excellente, la reflexion de Lew sur «les blondes» Verhoeven… Denise Richards (Troopers, à la dimension comique méconnue), fort près d’Elizabeth Berkley. Ce film –là dégageait un venin de forte antipathie.. très bien dosé. Kyle MacLachlan en vicelard beau gosse, propre sur lui, gendre idéal. .l’âpreté des répétitions, la femme assimilée à un objet, jusqu’à ce que l’objet assujettisse à son tour son monde, et pas par la douceur .. Le Verhoeven de l’époque est observateur, douloureux sous l’outrance, dangereux et méchant par sa justesse. Celui du dernier film inversement monte en épingle toute situation apte à choquer le bourgeois : les cathos sont distraits de la messe de Noël par des pieds agiles sous la table, la copine du fils, dominatrice, est enceinte de l’ami du couple pendant qu’Isabelle Huppert trahit sa meilleure amie en couchant avec son mari. Il est frais mon poisson, ou le gibier nécessite d’être faisandé pour être servi? Le tout étant de savoir exactement quel appareil est concocté puis mis au point en cuisine. Le systématisme des combinaisons ici ne génère pas de malaise autre que le sentiment d’une machine lâchée en roue libre, sans que le volant soit vraiment tenu.
Huppert a par ailleurs tant de talent. .elle eût mérité cent fois plus d’être couronnée chez Mia Hansen-Love («L’Avenir»). Ses ahanements gutturaux, sa façon de se faire cogner puis de ramper tire un film qui partait chabrol-hitchcockien vers un mélange de Haneke et du «Loup de Wall Street» voire de «Transpotting» : immiscibles !
Or Verhoeven le fait, et sous cet angle l’objet obtenu est loin d’être inintéressant lorsqu’on prend la mesure du fait qu’il s’agit d’un retour aux «façons européennes», mené sous la houlette productrice de Said Ben Said. . ce dernier ayant de nouveau signé pour le suivant, «repreneur» également de… De Palma (dont la recension ne cesse d’être retardée. .à qui la faute ?) Nous devrions arriver à en reparler avant les grandes vacances

Annelise dit: 4 juin 2019 à 20 h 37 min

Rocketman sans les scènes homos, Phil, c’est se demander où va le blanc qd la neige fond
De tte façon, est-ce à vs que je le disais? pour bien connaître StPétersbourg , je voudrais vous assurer qu’il n’y a pas d’homosexuels en Russie. Ni de Sida. Jamais existé. Des trucs bons pour l’Ukraine, tout ça.. Lituanie, Moldavie. .mais la Russie, voyez, niet. Vladimir Poutine guide les oies en deltaplane

Annelise dit: 4 juin 2019 à 20 h 42 min

. .en revanche si deux hommes (pas vu si deux femmes, mais ne soyons pas sexistes, d’accord?). ;si deux hommes donc ont le malheur de se tenir par la main dans la rue, c’est crachats et éventuellement accolade pas très tovaritch. .mais c’est juste au cas où, Phil. .parce que ça n’existe pas (à part peut-être, dans les pays baltes .? à vérifier)

Annelise dit: 4 juin 2019 à 20 h 45 min

Les putains non plus. De grandes jeunes femmes qui aiment faire de la limousine avec des hommes d’affaire (de vieux darons?)pleins aux as. Faut bien se distraire

Annelise dit: 4 juin 2019 à 21 h 19 min

Je n’avais pas vu le lien au-dessus ..bien joué !
Il n’avait qu’à pas prendre le lapin de Cassie (ou Tracy?)
.. Les Ailes de l’Enfer ! Rien que du bon : Cage, Cusak, « Cyrus le virus »/Malkovitch et Steve Buscemi, en violeur et tueur d’enfant câlinant la poupée qu’une petite fille lui colle sur les bras : Il tient-le-mon-on-de dans ses mains.. » (Jésus)

Annelise dit: 4 juin 2019 à 21 h 24 min

Ah? La video à 20h50 a glissé de Simon West à Antonioni. .(plus conforme au post)
Tant pis j’ai aimé voir passer le trailer d’enfer, Cage déguisé en Bob de Twin Peaks

C.P. dit: 4 juin 2019 à 23 h 11 min

« … le sentiment d’une machine lâchée en roue libre, sans que le volant soit vraiment tenu », c’est, sans flatterie, mieux dit que mon « INCERTITUDE, j’entends bien forme ET signification », mais en somme c’est ce que je voulais dire. Je n’ai même pas accablé le film « Elle » en avouant qu’il me laissait « stupide ».
Reste que l’on n’est pas obligé de prendre toujours au sérieux les travaux de Verhoeven. Lui-même ne le fait pas à tout coup, et il y a chez lui de sympathique qu’il défend fermement ses acteurs et ses collaborateurs. Bien entendu, on lui soutire des déclarations d’occasion parfois bavardes***qui alimentent d’interminables fiches sur son oeuvre. Ce n’est pas grave.

*** A propos d’Isabelle Huppert par exemple. Mais j’ajoute enfin, et il ne s’agit plus tant du film de Verhoeven, qu’elle est pour moi une actrice et une comédienne (je crois avoir signalé qu’elle revient l’an prochain au théâtre dans « La Ménagerie de verre ») souvent remarquable. Et, dans ses relations à la ville, une femme charmante que j’aime bien rencontrer quand elle est spectatrice, cette fois, de théâtre.

JC...... dit: 5 juin 2019 à 4 h 28 min

URGENCES
Les médecins font grève !
Enfin !

On se réjouit avec notre amie la Mort, si souvent contrariée par ces charlatans dans son désir de faire de la place aux nouveaux nés de la natalité galopante, de cet appui médical indispensable à son effort de cleaning …
Bravo, les toubibs ! Achevons les malades !

JC...... dit: 5 juin 2019 à 4 h 53 min

FERROVIAIRE
Les cégétistes SNCF font grève !
Enfin !

On se réjouit avec notre amie la CGT, si souvent contrariée par ces charlatans d’usagers dans son désir de faire de la place aux nouveaux nés de la concurrence ferroviaire, de cet appui syndical indispensable à son effort de cleaning …
Bravo, les Syndicats ! Achevons la SNCF ! Comme vous avez achevé la SNCM, remplacée par l’irréprochable CORSICA FERRIES sous pavillon italien !

JC...... dit: 5 juin 2019 à 5 h 15 min

POLITIQUE
J’aime chez Rachida DATI son absence de rides d’expression, j’adore chez Gérard LARCHER son exubérance grassouillette, j’abominais Deng Xiaoping, le petit Timonier (1,52m).
.
C’est dire si mon niveau de culture politique est, parmi d’autres, bien insuffisant….

JC...... dit: 5 juin 2019 à 7 h 29 min

PEDOPHILIE
Pourquoi ce cinéma sur l’amour des enfants, alors que le prophète crucifié a lui même proclamé haut et fort en engueulant ses gardes du corps divin :
« LAISSEZ VENIR A MOI LES PETITS ENFANTS » …?

(Vous prendrez bien un petit blanc en apéritif et un petit noir après le dessert, hein ?)

Phil dit: 5 juin 2019 à 8 h 44 min

La cinémathèque de France a rétrospectivé une série de films sur « Hollywood décadent » et oublié « Daisy Clover » de Mulligan, 1965, Robert Redford, Natalie Wood. Excellent film, retour aux sources de Redford (avant lifting) et Wood, et surtout Christopher Plummer en réalisateur plus weinsteinien que nature.
A inscrire sur les tablettes des amateurs de soirées décadentes qui tiennent la route. Pas comme celles de ces jeunes russes, dear Annelise, qui partouzent avec l’argent gagné impunément par leurs parents sur le dos des moujiks décommunistisés. un film, pas nul, va bientôt sortir. en attendant, ils font du ski à Méribel et baignent leur derrière blanc dans le champagne.

JC...... dit: 5 juin 2019 à 10 h 04 min

Dear Philou,
L’âme russe est ainsi faite, les enfants d’oligarques la trempent dans le champagne de grande marque en louant Saint Boris et Putin ; les chinois qui ont réussi, eux, lavent la leur dans du cognac cher, nos macroniens* intrigants lavent la leur dans le détergent le plus pur.

*pour ceux qui ont une âme, évidemment…

Jazzi dit: 5 juin 2019 à 10 h 05 min

Que sont devenus ces Russes, pour la plupart « Blancs », qui se réfugièrent à Nice après la Révolution de 1917 ?
Réponse de Romain Gary : « Nice comptait alors encore près de dix mille familles russes, un noble assortiment de généraux, de cosaques, d’atamans ukrainiens, de colonels de la garde impériale, princes, comtes, barons baltes et ci-devant de tout poil – ils réussirent à recréer au bord de la Méditerranée une atmosphère à la Dostoïevski, le génie en moins. Pendant la guerre, ils se scindèrent en deux, une partie fut favorable aux Allemands et à la Gestapo, l’autre prenant une part active à la Résistance. Les premiers furent liquidés à la Libération, les autres s’assimilèrent complètement et disparurent à tout jamais dans la masse fraternelle des quatre-chevaux Renault, des congés payés, des cafés-crème et de l’abstention aux élections. »

Depuis la chute du communisme, Phil, les néo milliardaires Russes ont fait un retour en force sur la Côte d’Azur !

C.P. dit: 5 juin 2019 à 11 h 47 min

C’est vrai, Jacques. Plus modestement, la « Maison Russe » à Menton est devenue un EHPAD.
Pour trouver encore des descendants de Juifs Russes pas bien riches, il faut aller à Little Odessa (New York / Brooklyn). Du coup, cinéma :

Le film de James Gray, « Little Odessa », était à voir et et est à revoir. Tim Roth excellent en Joshua Shapira, mais aussi Vanessa Redgrave et d’autres…

Phil dit: 5 juin 2019 à 11 h 49 min

effectivement JC, les Chinois boivent du cognac comme du petit lait et les Russes de la même engeance trempent le derrière dans le champagne. Vuitton se réjouit d’accueillir cet orient express resté bloqué en mongolie inférieure.
CP, yes Huppert, remarquable actrice mais combine de registres lui voyez-vous en dehors de celui de Violette Nozière ? convenons-en, Dieudonné (d’Abel Gance) n’a pas fait mieux.

xlew dit: 5 juin 2019 à 12 h 20 min

Peu se bouscule pour rendre hommage à Agustina Bessa-Luìs, Annelise.
Manuel Pina, un écrivain de cette région du Portugal, pointe occidentale ultime des cavalcades napoléoniennes, m’avait expliqué l’importance, toujours actuelle selon lui, de Camilo Castelo Branco, compendium à lui tout seul du caractère exclusif portugais, frénétique, transporté, et qu’avait si noblement retranscrit Bessa-Luìs dans ses Sibylle et Fanny Owen.
Manoel de Oliveira dans son beau « Francisca » avait réussi à renvoyer vers nous un peu de la lumière de la peau des visages des femmes du pays, peau qui satinait sans s’étaler, en retour et par politesse, le sépia sublime du film (valant bien l’art de l’éclairage de Visconti).
Les cinéastes de Corée ou du Japon nous serinent souvent leur amour sincère pour Clouzot et Chabrol, mais, ne nous-y trompons forcément pas trop, Oliveira fut observé à mon avis par eux à la loupe de même façon, lui-même n’étant pas insensible à Tarkosvki (flagrant délié de ses rais de lumière dans le lait des ombres, Zerkalo et Francisca seraient frère et soeur en ce domaine).
le post de Jazzi sur les Russes nissarts me fait penser à un film de Rohmer, Triple Agent, avec la formidable Katerina Didaskalou (qui rappelait que le réalisateur lisait le grec ancien dans le texte – l’autre baveux de Vergès disait la même chose de Barbie, ce qui était à coup sûr quelque chose d’exagéré).
Rohmer et Oliveira étaient nos princes de salles de cinéma, on allait s’y enfermer les yeux bandés, sans ordonnance ni prescription critique.
Deux hommes qui partageaient peut-être une identique inspiration.

C.P. dit: 5 juin 2019 à 12 h 23 min

Phil, après ses jeunes années dans « Les Valseuses », « Dupont la joie » et son rôle assez osé dans « Coup de torchon », il est vrai qu’Isabelle Huppert au cinéma n’a pas eu beaucoup à afficher un sourire : elle semble parfois être le Buster Keaton féminin du cinéma français contemporain ?
Mais je viens de lire Jacques, et il propose quelques variations…

Jazzi dit: 5 juin 2019 à 12 h 31 min

C.P., JC devrait pouvoir le confirmer, dans le même temps, on a vu aussi apparaitre de belles et grandes blondes tapineuses russes sur la promenade des Anglais…

tristan dit: 5 juin 2019 à 12 h 38 min

Corsitude teutonne

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/05/en-allemagne-un-prefet-retrouve-mort-d-une-balle-dans-la-tete_5471784_3210.html

La comparaison superficielle des deux contextes a d’évidentes limites qu’on peut euphémiser :

– les assassinats de préfet en Corse ne sont pas que politiques
– les mafias ne sont pas toutes inspirées par une idéologie d’extrême droite (on y expire aussi)
– ni en Corse, ni en Allemagne, des tireurs embusqués sur des coffres de toit n’ont été utilisés pour assassiner le préfet
– « Arabi fora » ne se traduit pas simplement en teuton par « Flüchtlinge raus! »

Oui, il y en a d’autres…

Jazzi dit: 5 juin 2019 à 12 h 42 min

xlew, Annelise ne m’en voudra pas, mais je ne résiste pas à te mettre cet extrait de mon « Goût du Portugal »

CAMILO CASTELO BRANCO

Les feux de l’amour

L’homme portugais serait-il aussi abrasif que la femme portugaise ? (le précédent extrait portait sur les Lettres de la religieuse portugaise) Intensément, mais d’une autre manière, si l’on en croit le succès jamais démenti du roman Amour de perdition de Camilo Castelo Branco (1826-1890), auxquels le public portugais semble toujours s’identifier, plus ou moins et selon le sexe, aux deux principaux protagonistes. Ce classique de la littérature portugaise, écrit par l’autre plus grand romancier portugais du XIX siècle, avec Eça de Queirós, mais lui dans le genre romantique, contrairement à ce dernier, plus résolument naturaliste, a mainte fois été adapté au cinéma, notamment par Manoel de Oliveira en 1978. Ecrit en quinze jours dans une cellule de la prison de Porto, où le jeune et impétueux Camilo Castelo Branco avait été enfermé pour adultère, le roman s’inspire de la propre histoire de son oncle paternel. Une histoire de passion et de jalousie mettant en scène Simon António Botelho et Thérèse d’Alburquerque, deux tout aussi jeunes tourtereaux que les légendaires amants de Vérone et, comme eux, rejetons de familles voisines et héréditairement ennemies de la cité de Viseu, au centre du pays. Si bien que Simon finira par tuer Balthazar Coutinho, un cousin de Thérèse que son père voulait la contraindre à épouser. Condamné au bagne en Inde, Camilo Castelo Branco écrit en ouverture de son roman, que pour son héros, à peine âgé de dix-huit ans : « Plus jamais le ciel du Portugal, ni mère, ni réhabilitation, ni dignité, pas même un ami !… C’est triste ! Le lecteur assurément en aurait de la peine, et la lectrice, si on lui disait en moins d’une ligne l’histoire de ces dix-huit ans, pleurerait ! Il a aimé, il s’est perdu et il est mort en aimant. » Plus farouche et impulsif l’amant portugais, là où l’amante, résignée, telle la religieuse portugaise, choisira plutôt la soumission et la claustration ? Portrait préalable du héros en étudiant de seize ans, après qu’il a bastonné quelques mécréants de sa ville natale, juste avant qu’il ne tombe amoureux.

« Simon Botelho emporta de Viseu à Coimbre d’arrogantes convictions quant à sa bravoure. Il se remémorait les détails fanfarons de la déroute qu’il avait infligée à trente porteurs d’eau, le son creux des coups de bâton, la chute étourdie de celui-ci, celui-là qui se relevait ensanglanté, la volée qui en atteignait trois en même temps, cet autre qui en faisait piquer deux du nez au milieu du vacarme général, et enfin le fracas des cruches. Simon se complaisait dans leur évocation comme je ne l’ai encore jamais vu faire dans aucun drame où pourtant le vétéran de cent batailles se souvient des lauriers de chacune et ralentit finalement, fatigué d’étonner, quand ce n’est de fatiguer les auditeurs.
L’étudiant toutefois, avec ses enthousiasmes, était incomparablement plus nuisible et dangereux que le matamore de tragédie. Ses souvenirs le poussaient à de nouveaux exploits et à cette époque l’Université s’y prêtait bien. Une grande partie de la jeunesse estudiantine, portée par l’instinct plus que par l’étude, sympathisait avec les balbutiantes théories de la liberté. Les apôtres de la Révolution française n’avaient pu faire retentir le tonnerre de leur clameur dans ce coin du monde, mais les livres des encyclopédistes, sources où la génération suivante devait boire le poison issu du sang de quatre-vingt-treize, n’étaient pas tout à fait inconnus. Les doctrines de régénération sociale par la guillotine avaient quelques timides partisans au Portugal et de fait, ceux-ci devaient appartenir à la nouvelle génération. D’ailleurs, la rancœur envers l’Angleterre se répandait dans les entrailles des milieux de la manufacture, et s’affranchir du joug avilissant des étrangers, très pesant depuis le début du siècle précédent, avec la bride de ruineux et perfides traités*, occupait l’esprit de nombreux et bons Portugais qui préféraient une alliance avec la France. Ceux-ci étaient les penseurs sérieux. Les partisans sectaires de l’Université, toutefois, exprimaient la passion de la nouveauté plus que les doctrines du raisonnement. (…)
A l’intérieur de ce parti, dans l’Université convulsive et inquiète, l’opinion de Simon Botelho, malgré ses seize ans imberbes, était d’un grand poids. Mirabeau, Danton, Robespierre, Desmoulins et beaucoup d’autres bourreaux et martyrs du grand carnage étaient des noms qui sonnaient agréablement à ses oreilles. Les diffamer en sa présence, c’était avoir à lui en rendre compte, une gifle assurée et le pistolet chargé sur le nez du diffamateur. Le fils du corrégidor défendait que le Portugal devait se régénérer dans un baptême de sang afin que l’hydre de la tyrannie ne redressât plus jamais aucune de ses mille têtes sous la massue de l’Hercule populaire.
Ses discours, singeries de quelque diatribe clandestine de Saint-Just, faisaient fuir de sa fréquentation ceux-là mêmes qui l’avaient applaudi pour des principes plus raisonnables de liberté. Simon Botelho devint odieux à ses condisciples qui, pour se sauver d’une manière honteuse, le dénoncèrent au comte-évêque et au recteur de l’Université.
Un jour, l’étudiant démagogue discourait, place Samson, pour les quelques auditeurs qui lui étaient restés fidèles, les uns par peur, les autres par affinité d’esprit. Le discours allait au plus avant dans l’idée du régicide, lorsqu’une troupe d’huissiers refroidit son ardeur. L’orateur voulut résister, arma ses pistolets, mais les bras musclés de la cohorte du recteur savaient trop bien à qui ils avaient affaire. Le jacobin, désarmé et entouré de l’escorte des archers, fut conduit à la prison universitaire d’où il sortit six mois plus tard sur l’intervention pressante des amis de son père et des parents de Dona Rita Preciosa.
L’année universitaire perdue, Simon retourna à Viseu. Le corrégidor le banni de sa présence sous menace de la chasser de la maison. Sa mère, guidée par le devoir plus que par le cœur, intercéda en faveur de son fils et arriva à le faire asseoir à la table commune.
En l’espace de trois mois, il se fit un changement merveilleux dans les habitudes de Simon. Il méprisa la racaille qu’il avait fréquentée. Il sortait rarement de la maison, et seul ou accompagné de sa sœur cadette préférée. Ses distractions, il les trouvait dans les champs, parmi les arbres, dans les endroits les plus déserts et les plus reculés. Pendant les douces nuits d’été, il restait dehors jusqu’aux premières lueurs du jour. Ceux qui le voyaient ainsi admiraient son air rêveur et ce recueillement qui le tenait à l’écart du monde ordinaire. A la maison, il s’enfermait dans sa chambre et n’en sortait que lorsqu’on l’appelait pour passer à table.
Dona Rita s’émerveillait de cette transformation, et son mari, convaincu par elle, consentit au bout de cinq mois que son fils lui adressât la parole.
Simon Botelho aimait. Voici un mot, un seul, pour expliquer ce qui semblait un revirement absurde à dix-sept ans. Il aimait une voisine, une jeune fille de quinze ans, riche héritière d’une beauté sans éclat et de bonne naissance. C’est de la fenêtre de sa chambre qu’il l’avait vue la première fois, pour l’aimer à jamais. Elle n’était pas restée insensible à la blessure qu’elle avait faite dans le cœur de son voisin, elle l’aima aussi et avec plus de sérieux qu’il n’est habituel à cet âge. »
(« Amour de perdition », traduit du portugais par Jacques Parsi,
Acte Sur, 1984.)

* Le Traité de Methwen, signé en 1703 entre l’Angleterre et le Portugal, obligeait pour toujours le Portugal à importer la laine et les textiles lainiers anglais. En contrepartie, les vins portugais entraient en Angleterre en acquittant le tiers seulement des droits que l’on appliquait aux vins français.

Phil dit: 5 juin 2019 à 12 h 43 min

oui CP, juste rappel du coup de torchon que j’avais oublié.
voyant ce « Daisy Clover » de 65, sur la machine à broyer hollywoodienne, à nouveau constaté la richesse du second rôle qui souvent fait la réputation du film.

tristan dit: 5 juin 2019 à 18 h 58 min

Moi aussi, j’ai vu « Parasite ». Je me lancerai demain pour en dire qq chose après que Jazzi se soit exprimé et quand j’aurai trouvé comment on dit « ascenseur social » en coréen

Annelise dit: 5 juin 2019 à 23 h 17 min

tb, Jacques & Tristan ! même question préalable qu’à Tristan (?) qui croyait que je parlais d’Almodovar (bonne auto-itw en miroir sur le motif, Fontebranda, 2 juin), Jazzi. .aviez-vous vu avant d’autres films de Bong?
Une certaine importance. .. .hissez vos couleurs. Parasitons, parasitons
« L’H portugais abrasif ». faut-il s’inquiéter ?

Lew 12h20 . .(sur Agustina BL) ah, ça.. Lu pas mal de Portugais, dont le statué assis sur une chaise (une autre à Brussels il paraît ?) ms jamais allée à Lisbonne . .Phil avait parlé d’une salle 30 avec balcon qui faisait envie. .il confirmera si . «L’ornithologue» avait laissé de beaux souvenirs. Contrairement au «caviardage pédé»(sic) dénoncé en Russie, Joao Pedro Rodrigues ne s’était pas gêné, sans subir la censure. Encore heureux. Paul Hamy bien sous toutes les coutures, jeu, voix (il est celle de «Martin pleure», brillant court de Jonathan Vinel) . .en même temps «le film pédé» n’est pas un genre en soi., sommes-nous d’accord ?. .Dolan il me semble mi figue mi raisin devant la « palme Queer » qui lui était attribuée ! Exaspérant, il avait raison. Bientôt tickets spéciaux à la cantine du festival et fauteuils assignés ? J’imagine qu’abrogée depuis .
On doit pouvoir tirer à vue sur un film homo, sans que Christine Angot soit détrônée en scandale. . .Les opus réalisés par des homosexuels, sur thème homosexuel nécessitent néanmoins encore de la part du gd-public l’apprivoisement d’une esthétique, d’un réservoir de subversion ou de poésie différemment calibrées, d’un charnel, d’un érotisme autres . .m’intéressent bcp, après si c’est mauvais, c’est mauvais !Le tout étant de ne plus avoir à y faire attention à terme. «Querelle», mon dieu mon dieu. .. la tête des spectateurs sortant écoeurés d’une salle à Orange, Vaucluse.. Fassbinder, vieux daron inverti cuir détestant sa mère tout en la faisant jouer, brûlé sans procès sous les platanes !.. ou récemment Guiraudie, j’entends encore le ton effaré d’une amie qui avait le tort de ne pas être une intellectuelle. . le dédain urbain, cultivé, parisien envers ces bouseux homophobes qui clouent au piloris ces dégueulasseries.. bien sûr bien sûr. .tt le monde n’a pas Didier Eribon pour faciliter l’épanouissement du coming-out du jeune Edouard Louis, Normale sup + HESS … fût-ce au prix de couacs&quolibets désagréables mais jouissifs, du moment qu’il y a tambours et trompettes. . il faut imaginer qu’en 2019 toujours, évidemment aussi en France, pas si loin, il y a toute une population qui ne peut concevoir qu’on «fasse ça comme ça».. peut-être des paliers à observer pour l’acceptation ? .. au lieu de la bataille rangée – d’un côté les homos, de l’autre les hétéros ? Diable. .la communauté homo soudée à un instant donné par la nécessité de se cacher, l’appartenance à la marge puis l’hécatombe des 80, enfin l’affirmation d’une charte établissant une égalité qui n’aurait jamais dû tarder. .mais ensuite ? Quel sens donner à «la communauté LGTB» ?Je me pose la question.
Je ne me sens pas appartenir à une communauté BlondesRoussesYeux-verts que je partagerais avec la VD Isabelle Huppert. difficulté à expliquer qu’il faut une immersion culturelle, un déblayage préalable de la pensée. rien de grave, ni qui présage de la suite. .juste faire comprendre que parmi les enfants qui regardaient «Princess Bride», plusieurs étaient à fantasmer sur une love-story entre le valet de ferme et Inigo Montoya plutôt qu’entre Wesley et Robin Wright . .comme disait la gd-mère adorée de Jean-Paul Gaultier à l’intéressé (qui a récupéré la marinière du Brad Davis querelleur), «sois gentil avec les homos, tu vois bien qu’ils sont malades» .. j’avais fait rire mon amie en soulignant que les scènes bondage ornithologique suscitaient plus de rêves que Cinquante nuances de ruban adhésif
Pas allée non plus à Funchal qui m’attirait hors saison, comme ça . . à cause du jardin botanique, bon, oui, on ne va pas se refaire ? Celui de Palerme à côté du siège du journal, une des plus belles collections de cactus jamais vue. ! . perruches rouges et vertes à foison, dans les eucalyptus
Portugal toujours, personne pour enclencher sur Bacurau, de Juliano Dornelles et Kleber Mendonça Filho ?.. Ladj-Li ex-aequo pour le prix du jury cannois l’a éclipsé, pas sûre qu’il vaille autant le détour. Aquarius était tb. .celui-ci peut-être un brin raté ?.. vs n’ignorez plus à présent que cela ne m’effraie pas.. en tout cas, pas toujours . .parfois, le contraire !. .un carpentisme galopant plonge le film dans le fog . Avec – encore – Sonia Braga. .on ne s’en plaindra pas. Tout ça post moderne. .un peu trop partout, à la fin (Tarantino aux clins d’oeil incessants. .même le De Palma d’ «Obsession» , déjà . .mon dieu, toutes ces allusions «Hitch» donnaient le vertigo – Desplechin, n’en parlons pas. .) .. Fantômes d’Ismael, plaie. .et là où nous rejoignons Christian qui relève que RdC « aime les acteurs », exact : sur ce coup, Amalric/Charlotte Gainsbourg/Louis Garrel, trois dont j’ai gde réticence à dire du mal l’avaient si bien bardé que cela m’avait coupé sous le pied le tir aux pigeons. .pull canon en l’air ! Trop facile

Lew a parlé de l’influence Chabrol.. personne n’a revu Que la Bête Meure ? Ai vu passer les programmes dans l’impossibilité de. Le plus grand Chabrol. Les vieux darons Duchaussoy et Yanne explosent le disque en argile. Le cœur plus long à mourir qu’on croie. J’en sais qqchose

JC...... dit: 6 juin 2019 à 4 h 08 min

SECURITE
Prudemment, j’ai fait installer hier un harnais sur mon fauteuil de computer par un spécialiste de la conduite sportive.

Il était devenu dangereux pour un esprit lent, paisible, léger, comme le mien de lire les posts d’Annelise, si chaotiques, si hachés, si tumultueux, si terrifiants, sans courir le risque de tomber raide sur ces magnifiques carreaux de plus d’un siècle qui auraient amorti ma chute avec sérénité et détachement…
Quelle cascade de mots ! Quelle fébrilité …

Phil dit: 6 juin 2019 à 7 h 53 min

Anelyze débridée..indeed. A Funchal, depuis que l’aéroport pour cascadeur a été supprimé (amerrissage), plus que des seniors et des fleurs en pots à roulettes. Certes, de la plante tropicale aux dimensions jurassic park. Pour y dérouiller l’atmosphère, « Vivre à Madère » comme Chardonne qui pressentit l’humeur meurtrière des habitants, jadis chasseurs d’Arabes qui crevèrent enfermés sur cette île sans eau (après avoir copieusement violé égorgé tout ce qui bougeait).
Plus récemment, un prêtre à gitons tombé d’une falaise…Ronaldo, qu’Almodovar rêve de catéchiser, doit avoir des tuyaux.
Lisbonne avenue de la Libertad, Annelise, magnifiques champs-Elysées sans liberté du dictateur Salazar, marbre au trottoir sous quadruple rangée de palmiers, cinéma Saint Georges Sao Jorge, balcon à pizza années 30 (le balcon, pas la pizza). première rue à gauche en descendant vers le Tage, la cinémathèque.
lgbt comme les tatoos, tout le monde en veut sur la fesse et la cuisse. Faut attendre la période d’effaçage pour rendre lisible le message.
En attendant, rétrospectivons Rock Hudson, bûcheron pour hommes. Gaultier a transformé la marinière de Genet en nuisette.

William Legrand dit: 6 juin 2019 à 8 h 07 min

disparu le gros-bout : il s’est donc han…ler lui-même et ne s’en est pas encore remis… attendons la suite et la fuite

tristan dit: 6 juin 2019 à 8 h 15 min

« Parasite »

Annelise a tout dit plus haut, de cette famille bourgeoise, les Kim, qui vit au soleil derrière de larges baies vitrées, à l’abri, croit-elle, de cette famille d’ombres du sous-sol, les Park, qui peu à peu va la noyauter à l’insu de son plein gré.
Tous les ressorts politiques du film sont visibles dans les mouvements de caméra que Bong inscrits entre ce monde de la lumière, ce monde « éclairé » qui mange bien, et l’humidité des sous-sols, des caves, des souterrains creusés pour se mettre à l’abri d’une attaque venue du « désert des Tartares » par les gens du Nord et qui ne vient jamais, habités par les gueux, qui ne ratent pas une occasion de chaparder de la bouffe avalée fissa, qui sentent fort la misère, car ce film éveille fortement le sens de l’odorat.
Je n’ai pas trouvé la traduction « d’ascenseur social » en coréen, mais c’est inutile de la chercher. C’est le même syntagme verbal qu’on utilise en Occident pour dire aux gueux qu’ils feraient mieux de prendre l’escalier qui comme celui de M.C. Escher ne tourne que dans le sens descendant. « Vois-tu, le monde se partage en deux catégories », ceux qui montent et ceux qui descendent…toi tu descends !
C’est vraiment un film magnifique. Almodovar repassera encore une fois pour la Palme d’or et c’est normal.
Plutôt que nous resservir ces Leloucheries navrantes de débilités en spirale qu’on regarde en pouffant, il faudrait mettre la main sur ce réalisateur français qui serrera étroitement dans son champ visuel aussi bien que Bong, la situation sociale de notre pays.

Annelise dit: 6 juin 2019 à 9 h 20 min

Compliments Tristan! La « bouffe avalée fissa ». .tt ça tbien vu, tbien traduit. J’aurais aimé trouver pour le rajouter à mon billet ce « sentiment de l’odeur » que vous relevez. Très juste

lgtb comme les tatoos, tout le monde en veut sur la fesse et la cuisse. Faut attendre la période d’effaçage pour rendre lisible le message (Phil)

Tout à fait
Merci pour la peinture stylisée de Funchal (le « chasseurs d’Arabes de l’île sans eau » aura t-il de quoi combler les autochtones? Bah, pourquoi tjs se montrer susceptible?.). Raison probable de mon hésitation
Sinon, ni vous ni Lew ni qquns ici n’êtes pas manchots non plus

À bientôt. Petite période où je ne pourrai pas forcément écrire ou lire à mesure. Vous savez que je le fais aussi vite que possible

JC...... dit: 6 juin 2019 à 9 h 23 min

PORTUGAL
N’accablons pas le Portugal, pays plein de charme sous le Père de la Nation l’immense bienfaiteur
Salazar que certains tentent de faire passer pour un méchant dictateur alors qu’il n’était que macronien avant l’heure.

La vie était douce : il suffisait d’avoir de l’argent, d’être bien pensant, d’avoir de bonnes relations avec l’armée et la police politique, des intérêts dans les colonies portugaises, un soupçon de prudence garantissait la tranquilité !

Post Scriptum : en outre, comble d’authenticité, les séduisantes femmes du peuple avaient du poil au pattes, bien noir, bien long, et comble de bonheur, ON NE RENCONTRAIT PAS D’EXPATRIES FISCAUX parlant français à tous les coins de rue….

Jazzi dit: 6 juin 2019 à 10 h 31 min

Annelise, de Joon-ho Bong je n’avais vu que « Snowpiercer » dont je garde le souvenir d’un brillant film de divertissement, sans plus.
C’est donc d’un oeil relativement vierge que j’ai découvert « Parasite », précédé du tintamarre de sa récente Palme d’Or cannoise et de l’incroyable unanimité d’une critique enthousiaste, chose somme toute assez rare : une écrasante majorité de cinq étoiles !
Dès l’abord, deux familles et deux mondes s’affrontent, celui du sous-sol, puant, humide, malsain et misérable, et celui de la surface, de la lumière, du confort, de l’aisance et des privilèges. Le petit monde du chômage, de la précarité et de la débrouillardise face à celui de l’argent, du luxe et de la beauté. (Oui, magistrale illustration de cette différence par… l’odeur !)
Aucun contact possible entre ces deux mondes que tout sépare et entre lesquels, inexorablement, l’écart tend à se creuser de plus en plus, sinon par le biais de la domesticité.
Pour s’en sortir, la famille du sous-sol, les Ki-taek, doit faire preuve d’intelligence, là où l’autre, les Park, n’a qu’à se laisser porter au gré d’un vent favorable.
Très vite j’ai pensé à « Théorème » de Pasolini et à la prise de possession de toute une famille de la bonne bourgeoisie industrielle de Milan par l’ange d’amour incarné par le jeune Terence Stamp.
A part qu’ici, les séducteurs se démultiplient en quatre, et que l’angélisme est proprement diabolique.
Et c’est ainsi que d’un cinéma d’auteur, en apparence, nous passons peu à peu à une cinéma de genre, celui de la comédie italienne et de « Affreux, sales et méchants » !
Au mi-temps du film, tandis que je me demandais vers quelle morale allait bien pouvoir nous conduire cette fable sociale savamment mise en place par Joon-ho Bong, alors que les quatre membres de la famille Ki-taek ont pris possession de la maison des Park, la fusée concoctée par notre habile cinéaste-scénariste va soudainement révéler un second étage et un second sous-sol !
On s’enfonce alors dans des profondeurs abyssales et passons à un tout autre niveau.
De la comédie italienne nous glissons dans le monde tout à la fois absurde, surréaliste et politique des pires films d’un Luis Bunuel !
Beaux plans des rues de Séoul, tout en escaliers, et vertigineuse séquence des remontées des égouts qui voit la merde envahir toute la ville, et nous rappelle qu’en Corée du Sud, que l’on soit riche ou pauvre, plane éternellement la menace voisine du dictateur fou de la Corée du Nord dont le doigt sur le bouton nucléaire à de quoi rendre tout le monde paranoïaque !
Certes, on peut trouver quelques longueurs avant d’atteindre la résolution finale (pléonasme) du film, mais la sinuosité de l’histoire qui nous est contée par Joon-ho Bong semble ne pouvoir en faire l’économie.
Grand film époustouflant de virtuosité et de modernité dans un monde entièrement connecté, qui laisse loin derrière lui, le cinéma plus traditionnel d’Almodovar.
Quoique chez ce dernier on retrouve un univers qui lui est propre et que l’on peut se demander quel est, au-delà de sa superbe virtuosité, celui du premier ?

JC...... dit: 7 juin 2019 à 5 h 17 min

CINÉMA POLITIQUE
C’est ce qui ressort de ces journées minables de commémoration du Débarquement WWII !

Il serait temps de laisser tomber ces couillonnades qui n’ont plus aucun sens depuis tant d’années. Rien n’est plus dégueulasse que de jouer la comédie du souvenir des jeunes gens morts, devant des vieillards qui savent bien qu’on se fout de leur courage passé !

Honte à ceux qui profitent du crime….

tristan dit: 7 juin 2019 à 7 h 21 min

D’autant que les Russes, qui ont sérieusement pesé dans la victoire finale, ne sont même pas invités et fêtent ça de leur côté avec les Chinois…
Ce monde va à vau-l’eau.

bouguereau dit: 7 juin 2019 à 9 h 02 min

Ce monde va à vau-l’eau

sérieux coup de vent pour les voileux..j’ai tout un tas de goodies cccp..quelques vrais dont une montre de sousmarinier en cuive qui pèse 3 kils..pour lever le coude c’est handicapant..et beaucoup de faux flashant (pas des cochoneries hinternet) qui sont vraiment les plus beaux..je les mets quelquefois et je suis maintenant stupéfait par l’effet produit..la raison est assez simple..avant j’avais des railleries que vous himaginer.. aujourdhui personne n’est capable de décoder les motifs..et ça énerve prodigieusement

C.P. dit: 7 juin 2019 à 9 h 11 min

Pour une fois que je vois un film à sa sortie ! L’une de mes petites-filles -c’était Sarah, Annelise- avait deux places au MK 2-Bastille et elle était seule, alors j’y suis allé au lieu de revoir « Gloria »…
J’avais dit à Annelise que je ne connaissais de Bong Joon-ho que le fantastico-symbolique « The Host » et sa participation à « Tokyo! ». Et puis, « Parasite » est couvert d’éloges par la critique, malgré tout de même quelques avis réservés çà et là.
Or, j’ai trouvé l’objet à la fois raffiné dans son filmage et lourd de chez lourd quant à ses significations. « Ascenseur social » et satire « politique », soit ! Mais je ne dois pas être le seul à noter que la famille des pauvres (comment se fait-il qu’ils le soient, avec tant de talents inventifs ?), si tant est qu’il existe en elle un peu de solidarité initiale, la brise en morceaux individuels à mesure qu’elle phagocyte le milieu des riches (bien naïfs, les Park). Pour parodier Marx, ça devient l’ascenseur glacé des calculs égoïstes. Mais enfin les rebondissements et le final sont à la fois marrants, délirants et cyniques.

Plusieurs remarques de Jacques, -bien qu’il soit très favorable à ce film-, me semblent très justes, notamment sur le changement de « genre » à mesure que l’on avance, sur une espèce de maladie infectieuse non sans rapport sans doute avec la présence devinée sinon explicite de la Corée du Nord voisine, sur le fait qu’il n’est pas sûr que (par rapport à Almodovar par exemple) Bong ait un véritable univers d’auteur.

JC...... dit: 7 juin 2019 à 9 h 13 min

UTILE
C’est bien, Bougboug, d’énerver les gens !
Çà les réveille.
…car nous savons bien que tant de fourbes ont pour métier de les endormir ….

Jazzi dit: 7 juin 2019 à 9 h 23 min

J’admire la virtuosité et la modernité, C.P.
Phil dirait que c’est un film d’ipodé qui s’adresse aux ipodés !
Bien que n’ayant pas de téléphone portable, j’ai tout de même bien apprécié.
Du début à la fin, celui-ci joue un rôle capital.
Mais j’ai quelques réserves sur la morale de l’histoire.
Tandis que les pauvres s’enlisent de plus en plus et que seuls les riches s’élèvent dans l’air vers la lumière -plus d’ascenseur social, en effet-, la seule alternative, très hypothétique, qui reste au fils pour sauver son père, c’est… de s’enrichir et racheter la maison !

JC...... dit: 7 juin 2019 à 9 h 47 min

INUTILE
Toute distraction, dont le pitoyable cinématographe, est de nature à nous enfermer dans les délires des fourbes de la manivelle au lieu de faire la Révolution, seul moyen pour accéder à l’Olympe divin qui est la consécration finale de l’EHPAD terrestre…

Non à l’enfermement stérile en salle obscure ! Oui aux lumières du Grand Chambardement, camarades !

tristan dit: 7 juin 2019 à 10 h 02 min

une montre de sousmarinier en cuive qui pèse 3 kils..pour lever le coude c’est handicapant.

Tu te fais une perfusion d’hormones de Vladimir Vladimirovitch ou d’ours de Sibérie et tu lèves le coude facile…

JC...... dit: 7 juin 2019 à 10 h 14 min

VIDEO
Je tiens à votre disposition un enregistrement en caméra cachée où on identifie clairement, dans une soirée animée à l’ambassade Polonaise de Moscou, le Boug levant le coude, remplissant à nouveau le calice, relevant encore le coude etc, etc …

Durée des va-et-vient … 4h30, sans la moindre pose !

bv dit: 7 juin 2019 à 10 h 34 min

@Anne-Lise 4/06, 20.23.
En plus vous avez de l’humour!!!

une amie demande si vous accepteriez de diriger son mémoire. Elle va écrire sur votre fb.MERCI D’AVANCE de prendre connaissance du courrier?

L’équipe est géante, sauf qu’on sent (pas avec tous)des fois le décalage d’opinion !!!
C’est pas parce qu’on particpe moins qu’on est des loosers.
Les pauvres qui sont débrouille, qui n’ont qu’à traverser la rue pour trouver un boulot : on est en Corée !!!
la solidarité qui se réduit pour atteindre le but, c’est VOULU. Anne-Lise l’a écrit dans son article du 25/05. Une des problématiques du film c’est ça :ils perdent ce qui était essentiel pour attraper du vent capitaliste !!!

Phil dit: 7 juin 2019 à 10 h 43 min

beaucoup de recensions qui incitent à voir ce parasite sud-coréen frais dégorgé sur les écrans. Dans la vraie vie, non-ipodée, les Sud-coréens n’existent qu’en concurrence des Japonais qui les méprisent impérialement.
A propos parasites, vu le premier film de Cronenberg, « Frissons » (shivers), 1972, histoire d’aliens miniatures qui ingurgités transforment les parasités en partouzeurs débridés. Pas mal, un peu de pompe sur les morts vivants sortis en 68 mais future inspiration pour la sigourney aliénée, Montréal années septante, bon cru vintage avec même deux locuteurs de français mais sans accent canadien (des seniors, of course; faut pas pousser. car les juniors causent english).

Jazzi dit: 7 juin 2019 à 11 h 25 min

bv, dans un tout autre genre, j’ai trouvé très intéressant le premier film de Blaise Harrison, « Les Particules ». C’est frais, un peu potache, mais plein d’idées et d’inventivité.
On dirait un film d’élève de fin d’étude d’école de cinéma.
Pas un virtuose surdoué à la manière du coréen palmé, mais plutôt un doux expérimentateur-rêveur, s’aventurant sur les chemins de traverse, pour traduire en sons et images son histoire.
Celle de Pierre-André, remarquablement incarné par Thomas Daloz, et sa bande de joyeux copains.
Ils sont en terminale au lycée, et leur préoccupation première ne semble plus être « passe ton bac d’abord ! », du défunt Pialat.
Le film se passe à la frontière franco-suisse, du côté de Ferney-Voltaire. On a droit à de superbes paysages d’hiver au voisinage desquels se trouve le plus important accélérateur de particule du monde.
Là, le cinéaste nous donne à voir une jeunesse désenchantée, mal en point physiquement, consciente d’appartenir à un univers pré apocalyptique. Livrés à eux-mêmes, tandis que les adultes ne sont déjà plus que quelques points de repère, entre joints et musiques synthé, ils se dirigent tout droit vers une… désagrégation programmée !
Une inquiétante fin de partie parfaitement traduite sur l’écran et qui nous fait irrésistiblement planer, même sans avoir tiré au préalable sur le moindre pétard !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583812&cfilm=268309.html

C.P. dit: 7 juin 2019 à 11 h 32 min

Mais oui, beaver ! sauf que ce n’est pas tant pour épouser le système capitaliste que pour en attraper des pépettes résiduelles que les membres peu à peu éclatés de la famille Ki se démènent, au couteau après l’envahissement. La « morale  » de ce film est noire, -pourquoi pas ?- , mais on peut mettre la pédale douce sur son sens « politique » !

Jazzi dit: 7 juin 2019 à 11 h 57 min

Oui, C.P., mais que nous enseigne l’Histoire politique et sociale, sinon un éternel « ôte-toi de là que je m’y mette » ? Les bourgeois remplaçant les aristocrates puis les prolétaires remplaçants les bourgeois, pour aboutir toujours à une élite, une nouvelle aristocratie !

C.P. dit: 7 juin 2019 à 12 h 06 min

beaver, j’aurais dû dire : « pour en attraper EN COMMUN les pépettes.. » Je crois qu’ainsi je me retrouve un peu en accord avec vous.

C.P. dit: 7 juin 2019 à 12 h 23 min

« EN COMMUN », ce qui n’est justement pas le cas ! Je m’arrête là.

Jacques, oui, et vous êtes flaubertien ici, c’est aussi bien et mieux que l’être en face et de s’y faire insulter.

JC...... dit: 7 juin 2019 à 12 h 33 min

JEUNESSE
Deux sortes de jeunesse, pour faire simple :
-la vieille jeunesse désenchantée car elle a cru aux utopies des vieux cadavres beaux parleurs et mesure leur connerie
-la jeunesse innocente qui, négligeant l’éternel « ôte toi de là », a compris qu’elle n’a de leçon à recevoir de personne et surtout pas des vioques baveuses qui ont tout échoué…

bouguereau dit: 7 juin 2019 à 16 h 14 min

jicé si tu te sents coupabe de pas avoir fumé plus de oinj y est pas trop tard nom de nom

Phil dit: 7 juin 2019 à 16 h 18 min

aujourd’hui les rockeurs jointeux meurent à septante huit balais. Gibbon (pas un singe) a décliné l’empire romain toute sa vie, est mort à cinquante ans, heureux et riche.

bouguereau dit: 7 juin 2019 à 16 h 20 min

« ôte-toi de là que je m’y mette » ?

ya un phameux polar qui commence comme ça..un bébé pleure au dsus le gars peut pas dormir et il dit qu’a tous les coups c’est cque hurle le chiard dans son patois..baroz y comprends pas que les otes puissent vouloir les mêmes choses et avoir les même gout que lui..sauf le temps d’achter ses bouquins

bouguereau dit: 7 juin 2019 à 16 h 26 min

A propos parasites, vu le premier film de Cronenberg

ha..chus pas dsi mauvais conseil..l’actrice est une pornode si mes souvnir sont bon..le prod aussi..les autres sont bien aussi

bouguereau dit: 7 juin 2019 à 16 h 30 min

La « morale » de ce film est noire

et pourquoi que rousseau il en voulait tant à la fontaine

Phil dit: 7 juin 2019 à 16 h 55 min

ça s’appelait « Orgy of the blood parasites », Boug. irai voir les parasites sudcoréens dans leur cave, pas sûr qu’ils soient aussi sexy qu’en septante. c’était avant la crise du pétrole, depuis la SM (citroën aussi) a fait faillite.

C.P. dit: 7 juin 2019 à 17 h 28 min

Il ETAIT pré-renégirardien, avec même, dans sa tête et son coeur si peu démocrates, un brin de compassion parfois pour les boucs à misère à qui un père Roque lâche toujours son coup de fusil.

bouguereau dit: 7 juin 2019 à 18 h 59 min

un brin de compassion parfois

mais cépé la gauche n’a pas le monopole du coeur..et ne l’a jamais eu..c’était pitché que mitteu ait été si mauvais à la réplique..la « gauche » a raté ce jour là une joute de première bourre

bouguereau dit: 7 juin 2019 à 19 h 02 min

Orgy of the blood parasites

rabib est pas mal non plus..enfin j’étais jeune et facilment himpressionnab..mais j’avais l’gout sur pour les nanars..marylin chambers ça doit te dire quelquechose cépé..dis pas l’contraire

alley cat dit: 7 juin 2019 à 22 h 39 min

Dr. John avant période disco … A-t-il perdu plus d’un doigt (par balle) à la bataille de polochon avec femmes infidèles ?

bouguereau dit: 7 juin 2019 à 22 h 41 min

aujourd’hui les rockeurs jointeux meurent à septante huit balais

septante sept celui là..il avait un bon look

JC...... dit: 8 juin 2019 à 5 h 49 min

MARILYN CHAMBERS
N’ayant jamais entendu causer de la sus-dite, j’ai été voir sa gueule sur Googueule… P’tain ! le monstre ! une tronche de sergent de vil.

JC...... dit: 8 juin 2019 à 6 h 27 min

VIVRE ENSEMBLE
Un clergyman qui porte la main sur les fondamentaux de jeunes adeptes de ces magnifiques religions monothéistes ? C’est normal, cornecul !

« AIMEZ VOUS LES UNS LES AUTRES » qui disait l’autre fada de Nazareth avant que les Romains, en accord avec les notabilités juives mises en concurrence, le clouent prestement comme un papillon de belle facture sur un support bois de bonne qualité…

Jazzi dit: 8 juin 2019 à 6 h 58 min

On peut aussi s’interroger sur le titre du film « Parasite », C.P.
Au sens générique et au sens propre, le parasite ici c’est le pauvre, celui qui sent mauvais, toujours prêt à envahir votre maison, comme les cafards !
Là, la morale du film est plus que douteuse, passablement méprisante : les pauvres étant les affreux, sales et méchants. Et cette morale devient carrément politique si on la transpose à l’ensemble des deux Corées : la pauvre Corée du Nord contre la riche Corée du Sud.

JC...... dit: 8 juin 2019 à 7 h 15 min

MISTRAL
Le violent Eole est colérique, sa respiration génère un vent puissant qui donne au ciel bleu cette lumière splendide du Sud.

Pasolini aurait pu engager Mélenchon pour jouer le personnage du générateur de vent divin !

Hélas la Mélenche ne craint personne pour brasser de l’air certes, mais son ciel n’est pas bleu…Plutôt rouge sang virant au brun bien sombre.

C.P. dit: 8 juin 2019 à 7 h 34 min

Oui, Jacques. C’est pourquoi, comprenant très bien que l’on apprécie le talent de Bong cinéaste alerte et moderne, j’ai des doutes sur « l’univers » qu’il porte avec lui, en gros et en détail.

Jazzi dit: 8 juin 2019 à 7 h 34 min

Tu veux dire que Mélenchon est un parasite, JC ? Un Kim Jong-un, le premier membre de la famille Kim ! Tu as vu le film ?

C.P. dit: 8 juin 2019 à 7 h 54 min

bouguereau, je pensais à toi. Ma remarque touchant les moments de compassion de Flaubert n’était pas « de gauche » (il y a cinquante ans que je suis civiquement mort en France, je ne reçois même plus de carte électorale). Tu te souviens, dans l’ES, de « Ils furent, généralement, impitoyables. », et de la suite…

JC...... dit: 8 juin 2019 à 8 h 01 min

@JB
Déçu par les imbécillités ombilicales trop souvent proposées dans les salles obscures, salles d’attente de gare triste où ne passent jamais de train, je n’ai plus mis les pieds dans ces temples du bon goût depuis un nombre d’années à deux chiffres…

Mélenchon, lui, est un parasite de petite dimension. Rien à voir avec les Kim, courtisans protégés par Beijing, de longue date !

JC...... dit: 8 juin 2019 à 8 h 19 min

@JB
Le premier des Kim, ce fut Kim Il sung, puis Kim Jong il, puis actuellement Kim Jong Un, dernière crotte de cette longue déjection coréenne …

Jazzi dit: 8 juin 2019 à 8 h 51 min

Je parlais de la famille Kim du film, JC, dont Kim Jong Un (en vie) est le premier membre…

C.P. dit: 8 juin 2019 à 9 h 30 min

Ou, plutôt que de « compassion », j’aurais dû dire  » de juste et triste mesure ». Il y a trois lettres à Sand dans lesquelles il explique pourquoi il ne vote pas. Par méfiance du suffrage, y compris à l’occasion de la prise du pouvoir par le deuxième Napoléon.

Encore l’ES, au-delà des généralités ( « l’aristocratie eut les fureurs de la crapule, et le bonnet de coton ne se montra pas moins hideux que le bonnet rouge » ), le plus concret : « Le père Roque était devenu très brave, presque téméraire. Arrivé le 26 avec les Nogentais, au lieu de s »en retourner en même temps qu’eux, il avait été s’adjoindre à la garde nationale qui campait aux Tuileries ; et il fut très content d’être placé en sentinelle devant la terrasse du bord de l’eau. Au moins, là, il les avait sous lui, ces brigands ! Il jouissait de leur défaite, de leur abjection, et ne pouvait se retenir de les invectiver. »

bouguereau dit: 8 juin 2019 à 19 h 55 min

Ma remarque touchant les moments de compassion de Flaubert n’était pas « de gauche »

si les sentiments eux même sont politique..en tout cas l’éducation nous les autorise ou les réprouve..et l’habitude vient comme une seconde nature..mais tu sais comme moi que lors de fameux états généraux..je ne sais plus lesquels précédent 89..les curés avaient demandés a ce que l’on se traitasse tous de frères..et que les aristos pas du tout goguenard avaient décliné « l’offre »..ça fleure bon son cureton mais je crois que tout est dit..la compassion sera selon ma grandeur d’âme

bouguereau dit: 8 juin 2019 à 19 h 58 min

P’tain ! le monstre ! une tronche de sergent de vil

fort vrai..le porno a commencé comme ça

JC...... dit: 9 juin 2019 à 3 h 52 min

IDIOTS UTILES EN RDL
« Dans la compétition des idiots utiles de la littérature française :
médaille d’or : jazzi
médaille d’argent : paul edel
médaille d’argent : passou »
(Hamlet)

A mes yeux, plutôt :

médaille d’or : passou
médaille d’argent : paul edel
médaille d’argent : jazzi

JC...... dit: 9 juin 2019 à 6 h 05 min

UN NANAR DE PLUS …
Le dernier film du Führer en fureur, « La Flanche Insipide », témoigne de son échec. Les rats de la passerelle, révolutionnaires bourgeois, quittent le navire les uns après les autres, réveillés par la violence nulle du Caudillo.

L’acteur vedette était bon, endurci, mais le scénario plutôt minable : il prenait systématiquement une flaque pour la mer…

JC...... dit: 9 juin 2019 à 7 h 10 min

PENTECÖTE
Confirmation : après le Baptême, elle marque pour les catholiques la maturité du croyant qui reçoit alors la plénitude de l’Esprit Saint avec sept dons particulièrement importants « la sagesse, l’intelligence, la science, la force, le conseil, la piété, la crainte »….

Note de la Rédaction : on constate, au cours de l’histoire et de l’actualité, de regrettables ruptures de stock, dans une distribution terriblement aléatoire liée à une mauvaise gestion.

bouguereau dit: 9 juin 2019 à 9 h 12 min

c’est nous qu’on a tout pris baroz..pour les autres y reste que des petites..ouyam n’a qu’une burne et il s’en vante..les femmes se ruent sur les bonnet d pour compenser que c’est pitié..heureusement qu’on en a beaucoup

Jazzi dit: 9 juin 2019 à 9 h 59 min

A propos de Vesuve

Je ne sais pas trop quoi penser de « Piranhas », le film de Claudio Giovannesi, adapté du roman de Roberto Saviano. Le film nous montre l’ascension d’un gang d’apprentis mafiosis napolitains d’une quinzaine d’années. La violence n’y est pas exempte d’une certaine complaisance et ne donne pas envie de retourner à Naples. Une vision plus hard que dans le quatuor napolitain d’Elena Ferrante ! Dans le même genre, le « Shéhérazade » de Jean-Bernard Marlin, sur la jeunesse actuelle des quartiers nords de Marseille, était mille fois plus convaincant…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583513&cfilm=270824.html

bouguereau dit: 9 juin 2019 à 21 h 24 min

dis donc baroz..t’en as pas marre de couper constamment la parole a jicé avec tes posts copié collé..c’est pas les wécés à dante ici..c’est un blog de cinoche

Jazzi dit: 9 juin 2019 à 21 h 48 min

« ici..c’est un blog de cinoche »

Et de quoi je parle, sinon de cinoche, le boug ?
Je double avec la RDL, car il y en a là-bas qui n’osent pas venir ici. Et vice versa…

JC...... dit: 10 juin 2019 à 11 h 50 min

JUGEMENT PARTAGE
« Tout ce que l’on considère comme un talent chez Proust n’est que le revers de sa lâcheté. »
(Hamlet)

Exact !

Annelise dit: 10 juin 2019 à 18 h 33 min

DE PALMA (1)

Une rétrospective lui était consacrée à la même époque, l’année dernière, à la Cinémathèque française. Sa compagne Susan Lehman, journaliste du New York Times et lui étaient en tournée promotionnelle pour un livre à quatre mains publié chez Rivages, «Les serpents sont-ils nécessaires ?», présenté à la Fnac des Ternes.
Cela m’avait remis en tête l’invraisemblable timidité de Michael Cimino au moment de recevoir une distinction pour un roman commis à la Série noire. Son discours entrecoupé de larmes. J’ai conservé une photo prise par un professionnel où il m’entoure les épaules, Stetson à la main, s’accrochant à moi comme s’il allait tomber, derrière nous un attroupement de jeunes gens aux yeux écarquillés se poussant du coude, peut-être hilares. Nous nous étions à peine parlé. Il me pressait la main, je pressais la sienne en retour dans l’espoir de lui apporter un réconfort dont lui seul connaissait la mystérieuse, ou pas si mystérieuse nécessité. Je ne l’évoque pas par moquerie ou propension à la vanité – plutôt mue par une sorte d’ahurissement rieur, une compréhension désarmée : ce comportement insécure, strident ? Michael Cimino, «La Porte du Paradis», quoi !

La rétrospective De Palma à Bercy de mai à juillet 2018 montrait quels apports ont été les siens, l’horrifique (féminisé !), le thriller, l’érotisme ambigu. Cette façon de s’appuyer sur le passé pour transmettre le relais (l’ «hitchcockisation» perceptible vingt fois dans «Obsession», la scène des escaliers du «Cuirassé Potemkine» inspirant celle de la gare de Chicago des «Incorruptibles»)… Les éléments reconnaissables d’une patte, sur laquelle nous reviendrons. Quelle influence a exercé son cinéma sur une jeune génération qui le connaît et aime à s’y référer (la garçonnière de Sam dans «Body Double» fait partie des «Maisons iconiques du cinéma» de Federico Babina, bien avant le penthouse de Patrick Bateman de Breat Easton Ellis), avec laquelle il a noué des amitiés (Wes Anderson, Jake Paltrow, Noah Baumbach). Il ne s’agit pas d’un fossile paléolithique que l’on a dû dégager au pinceau, craignant qu’il ne s’effrite, mais d’un grand nom tutélaire.

Or en dépit de sa stature, les chances de voir «Domino», son dernier film, sont réduites. Le film n’est pas sorti, sinon aux Etats-Unis, et il est fort à craindre qu’en France il ne sera disponible qu’en VoD.
Après une traversée du désert depuis «Passion»(2012), remake de «Crime d’amour» d’Alain Corneau dont l’échec lui avait gardé en bouche un goût amer, le réalisateur dans son désir de s’éloigner du système hollywoodien s’est laissé tenter, grâce à des fonds danois, français, italiens, belges et hollandais, par l’exploration d’une nouvelle narration visuelle, autour d’un thème on ne peut plus contemporain : Daesh, la menace terroriste planant sur l’Europe…
Lors de sa venue à la Cinémathèque française, il ne s’était pas caché de son extrême amertume, parlant de «trois cents jours sur place pour cent de tournage effectif, le reste passé à attendre que l’argent arrive» : au final un financement bâclé, venant d’une production européenne qui l’aurait mis à genoux, lui refusant le droit au final cut. Les producteurs, sans son accord, avaient montré une version inachevée aux organisateurs du festival de Cannes, les prises de vues reprenant cahin-caha après que le film avait été retoqué, puis terminé en mai avant de se faire laminer par une critique américaine parlant de «cinéma dépassé, stéréotypé, bas de gamme, gratuitement gore» (New Yorker).
Pas de quoi pavoiser ni de partir du bon pied pour l’exploitation.
Dès lors, comment faire ? Zapper l’insaisissable opus de sinistre réputation, au premier chef car vous n’y auriez pas accès ?

Une mise en abyme correcte, aussi bonne que celle où Averell Dalton détaille, à propos d’un modèle sculpté en savon ( Joe finira par le lui faire avaler) d’un authentique revolver en sa possession, «il a l’air plus vrai que le vrai, cela n’est pas faux, pas vrai ?», serait donc d’inventorier auprès de vous le sujet «Domino» en recourant à l’essai de Pierre Bayard, «Comment parler des livres que l’on n’a pas lus» (Minuit).
Contrairement à l’incitation du titre, j’avais fait plus que parcourir le petit opus provocant de Bayard, trop vite pris, et à tort, pour un mode d’emploi du je-m’en-foutisme intellectuel, Baedeker dédié aux monuments de fourberies autour de sujets non maîtrisés, ode au foutage de gueule organisé autour d’un objet dont on ignore tout, dont il faut débattre en ayant l’air d’en en connaître un rayon.
Il valait mieux que cela. Plutôt que traité d’arnaque voué à la culture fantoche à étaler sur toasts, il traçait en réalité entre ses pages des sentiers pavés de meilleure humilité.
Mieux : au lieu d’enseigner comment protéger les orgueils et les sottises prétentieuses, il dégageait des partages possibles en rappelant que la critique «pure» d’un objet, la critique de l’objet dépourvu de tous socle, contexte, liens, rappels – hors ces actes de dissections universitaires menées au nom de la recherche grand «r», exégèses austères, magnifiques, que je salue, souvent tombées au champ d’honneur en allant au front – au plan «journalistique» se restreindrait vite à une parole autistique, non dédiée à la conversation, si elle n’englobait pas la possibilité d’un élargissement : l’objet, mal cerné voire pas nécessairement «connu», peut néanmoins susciter sans trucage un débat qui fait sens s’il est replacé dans une ligne, un mouvement, une mémoire ou un passé communs.
Les forums en témoignent journellement de façon plus ou moins heureuse.

Plutôt (ou avant) que d’entrer dans davantage de détails quant au film, d’avaliser de manière trop crue la déception, quelque leçon par exemple est à tirer (comme avec Cimino) de l’incrédulité éprouvée face à l’annonce de la sortie VoD… Brian De Palma est sans doute le mal aimé d’un cortège écrasant, Scorsese, Spielberg, Coppola, on en passe, mais cette position n’est pas toujours la pire, puis de là à…. La compagnie, d’emblée, ne fait pas trop miséreuse ? Que faut-il en conclure ?
On connaît la naissance en 1940 à Newark, New Jersey, même ville que Philip Roth dont le cinéaste confia à la Fnac du 17ème qu’il relisait sans cesse «Portnoy» (Sa compagne – quelle femme intelligente, si preuve en était demandée – quant à elle déclara revenir toujours à Faulkner, «Les Palmiers sauvages»). Peut-être moins le couple parental désuni, le jeune Brian espionnant le père sur injonction maternelle pour faire exploser l’adultère au grand-jour et la validité de l’union, le noyau familial avec lui. Nul besoin de «psychologie de comptoir» pour saisir qu’il retirera de l’expérience l’idée que la famille et, de façon étendue, les liens affectifs, le monde, sont des théâtres propices à manipulations.
Brian De Palma fustige au passage vigoureusement ceux qui qualifient de psychologie de comptoir, par goût de la planque ou incapacité de renoncer au manichéisme, toute exploration des envers et recoins d’âme… ah cette «chasse au psychologisme» ! Autant abattre tout de suite Hitchcock, et bien entendu, la plupart des maîtres qu’il admire. Les minutes réécoutées de sa causerie à la Cinémathèque sont là-dessus fort claires : que l’abandon de la psychologie soit choix artistique raisonné est une chose, qu’elle soit gommée, bannie à la balourde par conformisme et diktat en est une autre, navrante ! Absente par manque de moyen imaginatif, préjudiciable !
On mesure mal, à l’énoncé de son nom nimbé de classiques, combien sa carrière fut marquée en réalité en alternance de succès, de demi-échecs et de déceptions.

Il est né dans une famille d’origine italienne mais du fait du divorce, se retrouve élevé chez les presbytériens – raison pour laquelle cette empreinte originelle communautaire ne se traduira pas de la même façon, prégnante, constatée chez Scorsese.
Deux éléments fondateurs historiques traversent son existence : la guerre du Vietnam, et l’assassinat de JFK.
A l’opposé d’Oliver Stone (qui lui écrira «Scarface» et aura, lui, envie d’aller «voir pour de bon ce que c’est que faire la guerre»), Brian De Palma fait en sorte d’éviter la conscription par tous les moyens, farouchement opposé à l’idée d’une intervention qu’il juge délirante (comme le communisme, ou la théorie des dominos imaginant une contamination CCCP par impacts successifs : «des idées, selon lui, des constructions mentales ayant au final entraîné des millions de morts»)
Il fréquente la Factory sans être particulièrement attiré par le «cinéma expérimental» tel qu’il est entendu à l’époque sur place, lui ayant fait ses classes au Sarah Lawrence College où son professeur d’art dramatique, Wilford Leach, exercera sur lui une telle influence qu’en hommage, le personnage de «Phantom of the Paradise» héritera du nom de… Winslow Leach. Ses expérimentations personnelles sont dédiées à un style différent : «The Wedding Party», premier rôle de De Niro à peine âgé de vingt ans, déjà pur génie, puis «Greetings», selon un principe déjà accommodé dans «Murder à la mod» où trois personnages principaux se voient octroyés trois styles de filmages différents… Ceci novateur … cette manière de segmenter, de rendre plusieurs angles en synchronisme n’est pas sans rappeler la situation initiale à laquelle il fut soumis : Brian De Palma sommé par la mère d’espionner le père, soit, premier point de vue de la mère, deux, celui du fils qui observe , «constate» et choisit de rendre compte selon un écho plus ou moins réel, enfin trois, celui du père, objet du constat
«Dionysus in’69», entièrement filmé en split-screen, achève de révéler son inclination aux plans longs – caractéristique si marquée que chacune de ses œuvres postérieures portera ce sceau, au moins lors d’une scène.
Le jeune réalisateur est alors embauché par la Warner afin de réaliser «Get to know your rabbit». Nous sommes en 1972, il va diriger Orson Welles et Katharina Ross. La consécration!
Il y a cette faillibilité sensible chez BDP. Légèrement paranoïde. Il subira d’autres chocs, comme si sa nature même, ses résistances l’y exposaient, mais ce film-ci s’avère un cauchemar. La Warner qui «s’en fout complétement» le dépèce et le remonte à sa façon après avoir proprement mis le cinéaste à la porte ! Il ne le verra terminé qu’en salle, ayant payé sa place.
Pour dire combien la «dépossession», sans s’amuser à trop de jeux de langage, à laquelle il est de nouveau soumis avec «Domino» est une très vieille angoisse.
Il y a aussi ces sortes de cycles superposés aux éléments de vie personnels, un «cyclothymisme» filmique chez De Palma riche, émouvant, transparent parfois: après l’échec Warner, il vit avec Margot Kidder – appelée à devenir des années plus tard Loïs Lane auprès de Christopher Reeves/Superman – et lui offre «Sœurs de sang» en «cadeau de noël».
Ce thriller horrifique bien de son cru, remarqué par l’influente Pauline Kael (New Yorker), lance définitivement sa carrière ? Voire.
L’année suivante le triomphe de «Phantom of the paradise», où sont perceptibles les traces du traumatisme «Get to know» semble le mettre à l’abri un temps. Avec «Carrie au bal du diable» où Sissy Spacek règle ses comptes, meilleure adaptation de Stephen King à ce jour, le voilà hors d’atteinte ? Le «Prince de New York», inspiré de la vie de Robert Leuci, policier des stups de NY ayant dénoncé la corruption de sa brigade lui passe néanmoins sous le nez pour échoir à Sydney Lumet.
Les recherches effectuées serviront pour le personnage de Travolta dans «Blow out», dont la nature hybride, entre film d’action et film politique, désarçonne puis décourage le public. L’échec commercial là aussi l’abat, alors que la noirceur, le cynisme, cette version pessimiste «à vitre brisée» affirment en lui son tour particulier, où le noir impact de la construction familiale continue de creuser galerie .(Travolta, au nom d’une réalité à prouver met en danger la femme qu’il aime pour faire admettre sa théorie… son cri terminal placé dans une bouche de série B-C-D-E : toujours sa version noircie du non-havre conjugal…).. Non que je m’en réjouisse, mais suivre sa progression est indice d’une œuvre qui invente «d’après intériorité», au lieu de se contenter d’imiter.
Ce sera ensuite «Scarface», avec tout ce dont nous avons pu débattre, l’apport tapageur, prosaïquement viril et frontal d’Oliver Stone à l’écriture, qui a voulu aller voir la guerre et comme on a pu le constater, ne rechigne pas au contact.

«Body Double» est peut-être le moment où il prend conscience qu’il lui faudra tôt ou tard prendre de la distance avec son «cycle Hitchcock» dont il ne se lasse pas.
C’est l’époque – on ne le sait pas toujours, jolie curiosité – où il réalise le clip de Bruce Springsteen, «Dancing in the dark» avec Courteney Cox (Monica dans «Friends») invitée sur scène par The Boss. ..Curieux. Petit bijou musical pour adeptes. Personne n’aura filmé avec autant de grâce et d’énergie la chemise blanche de Springsteen, son exultation bassin en avant, son corps un peu court, torride, ce dégagement de sympathie chaleureux du sourire, sa jubilation généreuse, aimante… Les «Incorruptibles», (DeNiro/Connery/Costner/Garcia) pourtant parmi ses films les plus scolaires mais les plus accessibles, le hissent parmi les plus grandes personnalités du cinéma des années 80.

Annelise dit: 10 juin 2019 à 18 h 39 min

DE PALMA (2)

Le ressac ne tarde pas : «Outrages» (Sean Penn/Michael J.Fox) et surtout «Le Bûcher des vanités», pourtant appuyé sur un livre ayant ouvert la voie font des fours.
La Warner sur ce dernier perd un argent considérable, peut-être la rançon-karma de son comportement déplorable des débuts, envers l’auteur maltraité de «Get to know».
Au mitan des années 90 après l’échec du bien nommé «L’Impasse», De Palma fatigué, marié, père d’un enfant puis divorcé en deux ans seulement semble las des réceptions tièdes accordées à ses films. Hollywood semble ne voir de lui que quelques têtes de gondole, «Phamtom» ou «Scarface», l’écume de la violence ou des climats troubles en oubliant son travail de fond… sa façon entre autres de dilater le temps, érotisation (cf Angie Dickinson)
C’est néanmoins Tom Cruise qui aura l’intuition de lui confier la réalisation de «Mission Impossible», avec le succès que l’on sait.
Le principe de remettre les clefs d’un blockbuster à un «auteur», relativement répandu aujourd’hui, est à l’époque un acte gonflé, dangereux car pouvant s’apparenter à l’administration d’un antidote au bankable.
De Palma s’y attelle de manière consciencieuse, prenant garde de ne pas dilapider les fonds alors que le budget dont il dispose est large. Cela fonctionne au-delà des espérances. Les recettes sont colossales.

Peut-être est-ce sur cela qu’il faudrait attirer l’attention : les recettes du film sont colossales. Peut-être est-ce davantage le succès de «Mission Impossible» (une affaire franchisée juteuse) qui est colossal que le succès de BDP lui-même. Non qu’il soit moins bon que sa réalisation : pour dire au contraire qu’il s’agit d’un jeu de dés pipés, qu’il y a confusion quant à la manière d’entendre ce qu’est l’économie réelle du cinéma.
«Mission to Mars», les studios lui imposeront trop de pression, le film sera mal reçu. «Femme fatale», la charmante Elli Medeiros qui partage alors sa vie et qui a dessiné le serpent-bijou du film, montant les marches cannoises à ses côtés, fait illusion, alors que les critiques sont loin d’être fameuses, les spectateurs ne se bousculent pas.
«Le Dahlia noir», la recette, prenons un auteur ayant le vent en poupe (James Ellroy), ajoutons-y un réalisateur expérimenté, ça devrait marcher, échoue : l’opus est éreinté.
«Redacted», inspiré des journaux intimes filmés par des soldats durant la guerre d’Irak suit le même chemin… une longue absence, puis nous le retrouvons débutant à Berlin «Passion», autre échec cuisant.

«Domino» ne mérité pas d’être livré aux corbeaux en plein soleil.
https://www.youtube.com/watch?v=MZv4Fvv5-Hw

Il ne bénéficie d’aucun moyens, et c’est visible. La présence de Nicolaj Coster-Waldau (Jaime Lannister dans «Game of Thrones»), celle également de Carice Van Houten (Mélisandre dans la même série) en soi n’ont rien de quoi déclencher la raillerie : tous deux, disons-le sans ambages, sont excellents acteurs, quelque étrangeté puisse-t-il y avoir à les retrouver si vite réunis après la clôture de la saga mondiale. Guy Pearce (à la ville M.Carice Van Houten) envoyant un soupçon d’air ?
Dans cette «compromission», le réalisateur sauve les meubles.. ne serait-ce que cette séquence de fusillade au tireur à la caméra de conserve sur le visage et derrière son arme… crédit à un nouvel usage du split-screen de-palmanien.
Priver De Palma de la capacité d’user d’effets spéciaux dont il avait besoin, des jours de tournage dont il avait besoin, du final cut dont il avait besoin, c’est priver De Palma de De Palma. Comment juger pareil film ? J’ai lu quelque part que cette «cure d’amaigrissement» imposée permettrait mieux de dégager la silhouette, si silhouette il y a ? (Brian De Palma est connu pour arborer des vêtements destinés à flouter un embonpoint qui doit le complexer).
C’est cruel, et non nécessairement juste. Qu’un cinéaste conscient de la frugalité à laquelle il est obligé parvienne, grâce à son talent, à dégager une œuvre qui défie de loin ce qui était attendu n’est pas même chose qu’un cinéaste ayant mené projet, que l’on affame tant qu’il est incapable de le conduire à bon port. Tout voir est un acte cinéphilique surprenant : parfois comme de trouver sincèrement très jolie la petite dernière qui vient d’avoir la grippe, le teint vert, maigre à faire peur, cernes noirs sous les yeux.

Après cette production désastreuse, érodante, sûrement (?), intéressant que Saïd Ben Saïd dont nous avons déjà parlé prenne le relais. Je crois que c’est le producteur franco-tunisien qui est allé chercher Brian De palma sur le projet et non l’inverse… le film, «Predator», porterait sur le scandale Weinstein. Si tôt ?.. Pas sûre que cela m’emballe, et alors ? Saïd Ben Saïd a également produit «Elle», de Verhoeven, que cent Oscar ne me feront pas trouver bon – mais dieu que j’aime Verhoeven, et comme il me plaît de voir ce qu’il devient… Le prochain avec Virginie Efira en religieuse lesbienne, l’affiche, bien vendeuse, ne me dit non plus trop rien qui vaille, et alors ?
Soit Saïd Ben Saïd rachète avec cynisme de vieilles ambulances pneus crevés pour leur faire faire un dernier tour de piste, pensant que le public suivra sans trop tirer dessus – or je ne suis pas sûre qu’il n’y ait que cela : ce serait intelligent, et il a l’air intelligent, froid, certes, mais la froideur est souvent une autre forme de pudeur, d’amour raisonnable qui a peur des débordements – soit il agit comme le fait un de mes amis parfumeurs qui visite les plus vieux citronniers d’Agrigente un par un, disant en caressant les troncs : «Ils ratent et ratent les récoltes, et puis d’un coup… la perfection en fragrance, le ciel».
C’est toujours beau l’amour

JC...... dit: 11 juin 2019 à 4 h 28 min

STRUCTURE DU DISCOURS
La meilleure façon de ne pas être apte à faire dans l’universel, c’est de faire dans les minorités agitées à défaut d’être intéressantes….

JC...... dit: 11 juin 2019 à 4 h 32 min

EMBALLAGE
Joliment emballé un poids chiche sec peut se faire passer pour un diamant de pureté FL…

JC...... dit: 11 juin 2019 à 4 h 36 min

NATALITE
Les veaux qui engrossent en série se croient volontiers taureaux de concours… Ah les vaches !

JC...... dit: 11 juin 2019 à 6 h 19 min

CICERO
Comment j’écris « pois chiche », moi … »poids chiche »!
Quelle misère l’orthographophobie…

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 7 h 25 min

Dans la famille de Palma je ne connais que Rossy, Annelise. Il faudrait une rétrospective pour que je puisse prendre toute la mesure de votre article densément analytique !
(JC, tu aurais dû écrire « moi chiche » !)

JC...... dit: 11 juin 2019 à 7 h 55 min

PUITS DE SCIENCE
Avec ou sans fond, je l’ignore, mais caractéristique d’Annelise au savoir sans limite….

William Legrand dit: 11 juin 2019 à 8 h 08 min

ouyam n’en a qu’une… et te balance l’autre à travers la tronche à GaGa Bougros, paf qu’il dit le bouguereau

JC...... dit: 11 juin 2019 à 8 h 19 min

DIVERSITÉ
C’est par l’entremise de vecteur aussi pétillant que l’immense William LEGLAND que le Très-Haut nous donne à goûter la saveur inimitable de la diversité noble.
Celle qui enchante les malheureux bolos dont je suis, hélas, si loin de sa plénitude de blafard cafard de Comité Central !…

C.P. dit: 11 juin 2019 à 8 h 36 min

Jacques, amicalement, cela ne me paraît pas possible : vous avez dû voir au moins un ou deux de la trentaine de films de De Palma, sans forcément repérer sa signature, ça arrive aussi avec l’abondant Sidney Lumet.

JC...... dit: 11 juin 2019 à 9 h 25 min

EXCENTRIQUE
« On devrait donner une fois pour toute la parole aux femmes, puis leur couper les cordes vocales ! »

Comment ne pas exclure de notre Institut Bartabacs de tels Universitaires, aussi peu soucieux du respect dû à nos sœurs ?!

JC...... dit: 11 juin 2019 à 9 h 35 min

FRATERNITÉ
« L’Inde «manque» de 63 millions de femmes »
(AFP)

Mes amis d’Europe !
Ne laissons pas nos frères indiens dans le besoin ! Envoyez vos épouses, vos soeurs, vos belle-mères, vos caissières de supérettes (kidnappées), vos agents de Bercy, vos transgenres, à ces malheureux solitaires dépressifs !….

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 9 h 50 min

Certainement, C.P., mais rien n’a durablement enregistré mon disque dur.
Ce papier d’Annelise est un véritable électrochoc !

JC...... dit: 11 juin 2019 à 10 h 01 min

COCHON
Je suis un cochon….et cochon jusqu’au bout des ergots : la confiture qu’Annelise nous donne avec générosité sur un artisan de l’image, ne me …disons, ne parvient pas… comprenez-vous, bref n’arrive… pas je vous le jure, à l’orée de mon système sensible.

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 10 h 06 min

De Palma, sans forcément repérer sa signature, ça arrive aussi avec l’abondant Sidney Lumet

de palma aurait du faire que ce pour quoi il était trés bon..de la comédie dramatique

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 10 h 10 min

à l’orée de mon système sensible

les cochons adorent les noisettes et la confiture..comme au baqueroume on kiffe la vazline..mais c’est comme rajouter des popcorn dans le seau à dirfiloo..ils en ont pas hauncune gratitude

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 10 h 18 min

Non qu’il soit moins bon que sa réalisation : pour dire au contraire qu’il s’agit d’un jeu de dés pipés, qu’il y a confusion quant à la manière d’entendre ce qu’est l’économie réelle du cinéma

le cinoche est hune industrie..et son déni un art anlyze

C.P. dit: 11 juin 2019 à 11 h 03 min

10h 06

C’est juste et fin, bougureau Encore faudrait-il spécifier les « comédies dramatiques ». Par ailleurs, De Palma est un bon faiseur pour « Les Incorruptibles » et « Mission impossible ». Quant aux films pour lesquels on le considère comme plus « auteur », « Phanthom of the Paradise » et surtout « Carrie au Bal du Diable » ,il m’ennuient. Surtout « Carrie » (malgré le plan-séquence de panique et l’écran-séparé), à l’égal de films de Hitchcock que je n’aime pas (Hé ! pas de virgule, j’en aime quelques-uns).

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 16 h 55 min

C’est juste et fin, bougureau

comme c’est bien vu cépé..nous on sait causer aux hommes..c’est pas comme notre bancal ouyam..j’ai une tendresse pour phantom..quand je dis comédie dramatique c’est cet amalgame bancal de baroque et d’humour aigrelet bien de son époque..un genre trés américain et trés abordable qui vient des séries à idée comme twilight zone..steven spielberg était pas mauvais du tout dans ce genre là..lukacs aussi..donne des sous à ces gens là et il te font du gros barnum à chier..et des trois le moins cucul ça serait lui

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 17 h 00 min

à l’égal de films de Hitchcock que je n’aime pas (Hé ! pas de virgule, j’en aime quelques-uns)

c’est un gars que je n’aime pas..même jeunot je trouvais ça bidon..surfait..fabriqué..pas assez à l’estomac..inutile de te dire que je place michael powel au pinac ! je crois qu’ado c’est celui qui m’a fait le plus d’effet..je trouvais ça ‘neuf’ et frais comme l’oeil..pour du cinoche chus pas mécontent de la formule

Phil dit: 11 juin 2019 à 17 h 06 min

il faut laisser infuser Hitchcock. « pas de printemps pour marnie » est remarquable en vintage série bis. james bond psychanalysé

C.P. dit: 11 juin 2019 à 18 h 26 min

Cher Phil, « Pas de printemps pour Marnie »,  » Mais qui a tué Harry ? » et quelques autres, dont « L’Homme qui en savait trop » et même « Les Oiseaux » , sont pour moi au fond du trou. Nous avions, avec Eriksen, échangé ici à propos de « Vertigo », que je déteste, et de « Fenêtre sur cour », où un pauvre assassin légitime est trahi par un couple de voyeurs dégueulasses. « Psychose » a engendré une avalanche de suites -bon, ce n’est plus Hitchcock- à se taper le cul par terre, on se demande comment Perkins a pu se prêter à ça !
Je dérive, Annelise va m’engueuler, retour à De Palma ?

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 20 h 09 min

« on se demande comment Perkins a pu se prêter à ça ! »

Si on se souvient encore de Perkins, c’est uniquement grâce à ça, C.P. !

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 20 h 14 min

Ici, c’est génial (surtout pour les étudiants ), on réécrit l’histoire du cinéma. Godard et Hitchcock, à la poubelle ! On fait la place aux nanars et aux seconds couteaux… Pourquoi pas ?

pado dit: 11 juin 2019 à 21 h 25 min

Bon, à part l’Inconnu du Nord-Express peu de choses à sauver.
Nous sommes bien d’accord que balancer sur Godard et Hitchcock dans la même semaine est passible du knout à outrance mais il faut savoir souffrir pour un minimum de réalisme.

Phil dit: 11 juin 2019 à 21 h 32 min

dear CP, « au fond du trou », cad à la poubelle ? Marnie est un excellent film, probablement échappé à Hitchock qui ne pouvait connaitre la suite de la carrière de Connery mais laissons-lui la prescience

Fontebranda dit: 11 juin 2019 à 22 h 24 min

Même pas The Lady Vanishes ?
Mais vs aviez peut-être exclu les films anglais — alors même pas North By Northwest ?

Annelise dit: 11 juin 2019 à 23 h 06 min

Bien sûr que je vais vous flamber, Christian ! De qui de quoi desquels ? Autrement oui, j’écoute et cela m’intéresse y compris si vous me poignardûtes sur le flanc comme Jésus, pauvre cher. .Eriksen reviendra peut-être, la brebis égarée retrouve quand elle veut les verts pâturages . .continuez de dire vos réserves et/ou adhésions circonstanciées sur la filmo du pervers multi-polymorphe qui envoyât des poupées à l’effigie de sa mère dans un cercueil à Mélanie Griffith… tsss.
Qu’après elle fût perdue ensuite et téléphonât à l’âge de femme, en larmes, à Patrick Juvet pour le supplier (en vain) de l’épouser n’étonnera personne – c’est lui qui l’a confié, sans muflerie d’ailleurs, prouesse en soi. .. Jamais rencontré mais une classe certaine, un humour qui n’est pas benêt.
Pour les gastronomes : son frère Frédéric – que lui, j’ai rencontré, pas du tout le même physique, déjeuné avec, visite, sympathie – fait du vin à Pradelles en val (11). C’est bon, bien fait, cela tape un peu, mais respire sincère. Avec le cassoulet de Castelnaudary pas loin, bel accord, malgré tout on est vite à 14 à l’ombre. .Bémol : la renommée brotherisée fait grimper le prix au-delà du raisonnable . .les vins de garage j’aime bien, cependant pour mériter le coût de bambou, il faut qu’il y en ait assez sous le moût

Annelise dit: 11 juin 2019 à 23 h 23 min

…En plus Pado s’y met pour jeter de l’huile sur le feu Godard/Hitch à 21h25, avec Jazzi qui a bien activé le soufflet sur le papier journal pour suggérer que les nanars valent mieux. ..
Tout mon soutien va évidemment à Phil 17h06 .. «James Bond psychanalysé», bien entendu. .et cette merveilleuse outrance des couleurs, à la fois criardes et très équilibrées. .la frigidité hitchcokienne ambiguë rarement exprimée avec autant de clarté . .
..découlant de, vous aurez à me dire sur De Palma aussi

Jean-Marcel. « Le cinéma est un industrie » le 11 à 10h18
Vouida . .et j’aime bien votre chute et le 16h55 qui conclut juste et bon également. .c’est comme l’industrie pharmaceutique. D’un côté il y a des barons Peter Piot – Belge, en plus – qui font des petites recherches, quand ping ! ils tombent sur comment démonter le virus Ebola et se mettent à faire en sorte que l’Afrique, qui n’a pas trop de quoi payer, mais qui en souffre un peu, puisse bénéficier des petites molécules (cela lui a valu le Prix international de l’Inserm 2015), de l’autre, des (feux) Jacques Servier, où Lucy Vincent a tenté de servir de médiator pour faire comprendre au gd-public le pourquoi-du-comment-mélanger-l’industrie-et-la-médecine n’a rien d’évident, faudrait mettre moins de passion dans la biologie – et sans doute n’a-t-elle pas tort ? Mais on peut préférer ne pas forcément avoir raison sur ce genre de coup .
«Derrière la porte verte», Kubrick s’en est plus qu’inspiré (Eyes wide shut, pour moi un naufrage : 25 ans après nous resservir la secte secrète de Behind green door. Non mais franchement ! Quand on s’appelle Kubrick !) Le cinéma porno/cinéma de genre ? La question est entière. Au moment des frères Mitchell, le fait que le film avec Marilyn Chambers (moi-même, j’en suis surprise, je connaissais son nom. . ) ait été diffusé à Cannes est je crois une légende. C’est l’année me sembléje où Ingrid Bergman, présidente, a déjà énormément, énormément de mal avec le film de Jean Eustache. .à commencer à cause de son titre… grise mine… scandale… « La Maman et la Putain », ce prosaïsme, cette vulgarité… quelle horreur, Ingrid Bergman s’en plaint. ..moins de vagues visibles que La Grande Bouffe, voire que le Soleil de Satan de l’excellent Pialat enfin… on s’étonne ensuite que Jean Eustache écrive des lettres en pleurant « vous ne m’aimez pas »…
La pornographie – l’enseignement, l’éducation sexuels dispensés par le porno, les hentais – quand même c’est sévère, en total accès libre, le frère avec la sœur, le prof avec la mère, filmé par la fille qui lui garde le soutien-gorge, la cousine avec le chien (mais si), filmé par le père qui viole la fille de la baby-sitter avec le consentement de sa mère, le gang bang avec correction de l’écolier vierge par tous ses camarades avant qu’il y passe, youporn etc . .. Même des parodies pornos des «Avengers». . Steve Rogers/Captain America attrapé au collet, disons, par Black Widow, sa meilleure ennemie… Tout de même fabuleux. Ce que regardent sous le manteau des ordis et tablettes les très jeunes gens (les filles aussi, et de plus en plus jeunes), la construction d’un imaginaire sexuel, la mondialisation des fantasmes, le rôle de l’animation déshumanisante, la robotisation, le sacre de la prouesse obligatoire à très haut degré de souplesse… quiconque a soi-même , ou auprès de soi de très jeunes gens est affronté à la question. Rien du sujet de la pudibonderie subjective (ou absence de) à laquelle tout le monde a droit, mais qu’y est-il instillé, comment les tabous sont-ils déposés, ou reconstruits ? J’avais envisagé un billet

C.P. dit: 11 juin 2019 à 23 h 43 min

Mais j’avais dit que j’en aimais quelques-uns, dont, bien sûr, « Les 39 marches » et « La Mort aux trousses ». Il est cependant frappant -ou au contraire très explicable, avec « l’économie réelle » de bouguereau- que le succès de « La Mort aux trousses » et ceux des « Incorruptibles » ou de « Mission impossible » pour De Palma touchent des films qui ne relèvent pas de la « manière » que l’on dit ordinairement spécifique de leurs réalisateurs.

Annelise dit: 11 juin 2019 à 23 h 43 min

« Fenêtre sur cour », où un pauvre assassin légitime est trahi par un couple de voyeurs dégueulasses (CP)

…vu comme cela, je n’irai pas entièrement contre

C.P. dit: 12 juin 2019 à 2 h 57 min

Annelise, j’ai évoqué le Danois (dont je regrette comme vous l’absence) parce qu’il était en accord avec moi pour trouver « Fenêtre sur cour » malsain, ou plutôt : légèrement douteux, tout comme Pierre Dac parlait d’ « un participe légèrement passé ».

Jacques, il ne s’agit pas de préférer des nanars. Je ne prétends même pas être objectif : vous-même parlez d’ « d’univers », il y en a qui ne me plaisent pas, quand même leurs réalisateurs sont d’habiles cinéastes.

JC...... dit: 12 juin 2019 à 4 h 05 min

HITCHCOCK
Evidemment que « Fenêtre sur cour » est malsain ! Tout ce qu’a fait Hitch est malsain, puisque malsain lui même il en jouissait, avec ses blondes intouchables …

Perversité ! Quand tu nous tiens…nous voilà complice du crime. Le medium change mais Hitchcock est aussi malade dans son acte d’écriture que Proust dans le sien…

JC...... dit: 12 juin 2019 à 4 h 16 min

ILLUSION
Celle qui a consisté à croire pendant tant de millénaires que l’homme est bon, accouchant d’une morale qui définit le bien faire, est foutaise. Toute parole « déviante » est plus vraie que « silence bien pensant ».
Bien pensant, bien pesant.

JC...... dit: 12 juin 2019 à 4 h 24 min

TEMPS ET DISTANCE
Le principal ennemi du cinéma : le temps qui tue.
Qui tue image, récit, objet, sujet. Comme la distance tue. Voyeur assis dans le noir et l’écran plat agité, là bas, loin, extérieur.

Bien préférable est la littérature, où seul l’imaginaire ressent. Ce qui protège l’inventeur du livre lu. Lecture seulement intérieure.

JC...... dit: 12 juin 2019 à 4 h 35 min

NOURRITURE
Le cinéma est une distraction consumériste : on bouffe ce qu’on vous a vendu tout prêt. Hamburger. La littérature est distraction biologique : on se nourrit à meilleur goût. Dans les deux cas, ne jamais oublier qu’une distraction est le plus souvent temps perdu !

xlew dit: 12 juin 2019 à 8 h 31 min

Top notch votre début d’article et son salut à Cimino, Annelise.
Faudrait voir les films du début de de de Palma, ses recherches, son « factorisme » new yorkais, de l’avant-garde de bon aloi, tout ça pour terminer dans l’usage et l’abus de la division de l’écran, ouais, bon…, Faye Dunaway et Steve McQueen avaient déshonoré le split-screenisme bien en amont.
Pour moi de Palma c’est – toujours dans la distribution de son amour démesuré pour Hitchcock dont on ne sait rien des tenants, si ? -, la continuation de ce que montrait l’Anglais dans Sabotage par exemple : « a boy ans little girl trying to change the whole wide world » pour reprendre les paroles de la chanson de Lennon, Isolation.
Le couple est très fort chez Hitch, il y a des dialogues de dingues souvent, qui vont loin dans leur simplicité, je repense aux scènes entre Jeff, le photographe, troisième jambe liquéfiée dans un bain de révélateur, telltale purple heart tel qu’en lui-même, et Stella sa gouvernante, jouée par Thelma Ritter.
« Nous sommes tous de la race des Peeping-Toms en 1954″, lui lance-t-elle.
Il se dévoie, le gars Jeff, with a view, en rendant la monnaie de sa pièce de théâtre criminel à un Raymond Burr certainement déjà sur la voie de sérialiser ses assassinats, les éclats de lumière qu’il reçoit dans la tronche sont des flash-forwards de sa vie.
Le grand Michael Powell est salué ici par anticipation (dans Frenzy, il lui piquera son actrice).
L’importance des femmes jusque dans les seconds rôles chez Hitch, je revoie toujours Lila Kedrova dans son Rideau déchiré, avec plaisir.
Chez De Palma, elles se font un peu trop systématiquement slasher dans l’ascenseur spatial souvent, mais qui peut oublier les visages de Genevieve Bujold dans Obsession (Shrader dit que Palma lui en fit avaler des couleuvres, hein, Annelise, qu’il prônait la vacance au moment du tournage, Hermann, le musicos, dictant sa loi, comme Legrand avec les Moulins de Mon Cœur), celui de Nancy Allen dans Pulsions, le sourire de Melanie, la fille que Winslow Leach eut avec le vampire d’une mouette californienne, dans Body Double ?
L’ordalie du personnage de Body Double est extraordinaire à suivre, les storyboards de Hitch étant tracés jusque dans les notes les plus infimes (scène de la traque du Mall à la plage en passant par le tunnel), les chocottes se fichent les chocottes à elles-mêmes, pour la bonne cause, au-delà de la reprise d’une esthétique, chez lui non plus les actrices ne jouent pas les chochottes.
De Palma est une sorte de révolutionnaire sans révolution du cinéma (pour reprendre les vues d’André Thirion sur les Surréalistes), un behavioriste sans illusions sur le comportement des gens, un peu comme Lynch magnifiquement reste, avec la grande expertise qu’il a d’une savante malignité propre aux humains peut-être, comme s’il avait dessiné la Maison Chemosphere de Mulholland Drive de ses propres mains, dans l’exposition psychique, l’exploration des méandres du cerveau, c’est net à mon avis dans son dernier Twin Peaks redux, extra, sans beaucoup de place réservée à la chair, mais la chair est aussi au centre du cerveau, ok.
De Palma joue à plein sur une espèce de phéromonologie de l’esprit de la femme, qui est pistée, sentie, respirée, jusque dans ses derniers retranchements, superbe genrée rare à croquer sous la dent.
Ce qui n’a rien pour déplaire, surtout lorsqu’on a le parfum sur soi encore du sourire muséal d’Angie Dickinson.
Mais bon, la science des parfums connaît aussi des limites.
Les acteurs de GoT ont peu de latitude de rebondissement, Daenerys dans Leto de la saga SW le prouverait assez, hélas.
Merci pour l’extrait portugais, noble Jazzi.

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 8 h 49 min

Le soldat xlew sauve Hitchcock de l’indignité (j’aime beaucoup Frenzy) !
Va-t-il pareillement relever Godard ?
La maison cinéma est vaste et l’on ne compte plus les pièces, entre cave et grenier, qu’elle recèle…

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 9 h 18 min

Grâce à toi, xlew (auditeur matinal du Journal de la philosophie sur France-Culture, il faut le faire !), j’ai pu m’offrir le luxe d’informer en avant-première le staff : l’attaché de presse, le chargé du suivi éditorial et l’éditrice du Mercure de France !
C’est moi qui te remercie…

Annelise dit: 12 juin 2019 à 9 h 43 min

Christian 2h57 ah, oui,le Danois ..
Sur Hitch, le fait est que je reçois vos restrictions, vs le savez – qui plus est quand vous les formulez comme Phil ou Jean-Marcel pour me faire rire (le 11 à 18h26), difficile d’y résister
Fontebranda 22h24 et Phil 22h31 néanmoins légitimes à vous pousser dans vos retranchements. « Douteux » etc, j’entends, j’entends .. alors ce serait une question de scénario, d’atmosphère dont la gueule pour clindoeiller notre chère Arletty ne vous reviendrait pas?
Puis pourquoi Mort aux trousses(un de mes préférés également) serait moins siglé Hitch, selon vous? J’y trouve beaucoup de ses marques. Le Murakami Vuitton, les cerises ne masquent pas le damier. . donc, qu’est-ce qui vous gêne? La « psychologie de comptoir » qu’évoquait De Palma justement pour s’en défendre?.. la mère de Marnie aux ivrognes qui corrige le marin, flash rouge? Gregory Peck avec les traces de ski. .Perkins perruque sur la tête qui se prend pour sa mère, la séquence Janet Leigh rendant horripilant pour toute une génération le rideau de douche mouillé. .

Jean-Marcel,
« nous on sait causer aux hommes..j’ai une tendresse pour phantom..quand je dis comédie dramatique c’est cet amalgame bancal de baroque et d’humour aigrelet bien de son époque..un genre trés américain et trés abordable qui vient des séries à idée comme twilight zone..steven spielberg était pas mauvais du tout dans ce genre là..lukacs aussi..donne des sous à ces gens là et il te font du gros barnum à chier..et des trois le moins cucul ça serait lui »

Le résumé est excellent
Pourquoi particulièrement Phantom ? Les autres trop érotico-théâtralisés ?tape-à-l’oeil sans passer assez le cap du baroque?.. une esthétisation très Helmut Newton « polardisé ».J’avais été frappée par l’affiche « Pulsions », j’espère ne pas me tromper, bas, talons vertigineux?. .typique pépée Série noire chez Robert Soulat (aucun mépris) ?
Vous me direz si cela vous a frappé pour Porte verte/Eyes wide shut

Pour l’Américanisation, le vilain petit canard de la bande qui finit par devenir cygne, peut-être justement parce qu’il n’a pas été gâté, je me demande tjs si cela ne ressortit pas à une vision puritaine de l’argent?
J’ai la même, mais je me pose tjs cette question (trouver un exemple d’énorme prod qui aurait accouché d’une oeuvre particulièrement singulière et subtile?. ..à voir. .à la fois je crédite l’idée de la big nigredo pour arriver au diamant, à la fois je m’en méfie. .alors que – dans les faits – elle me paraît tellement vérifiable (hélas)

Autre mot sur l’américanisation : le Mission Impossible de De Palma assez brillant, porteur de sa griffe en de nombreux points. .visages arrachés, doubles. .Jon Voight en Phelps vieillissant, jolie intuition. .dans la série TV, on aurait bien vu Peter Graves en cheveux blancs avec la belle Cinnamon ..Barbara Bain, sans rideau.. il en fallait pour tenir la comparaison avec Greg Morris, le Renoi qui avait imposé avec son charme souriant, sa musculature parfaite une dose « d’interacial » plus que bienvenue, à une époque où cela n’allait pas de soi. .(Behind green door si j’ai bien compris un des premiers pornos panaché, united colors, la ségrégation US allant jusque là?.).. puis Martin Landau ou King Leonard Nimoy en frégolis… excusez du peu…
Le BDP attelé sur thème, la cinéphile le regarde avec plaisir, la personne privée en moi préfère celui qu’a donné John Woo. .pas seulement la paroi spectaculaire (très jolis plans narquois, où Hunt est dérangé au mauvais moment pour savoir s’il va accepter la mission.. ) Ma curiosité piquée en voyant que le Hongkongais reprend mine de rien à son actif un principe plus depalmanien que ne l’avait développé lui-même De Palma, par exemple dans Blow Out (Travolta qui sacrifie en qqsorte l’amour conjugal sur l’autel d’une « démonstration de vérité.)
Dans l’opus John Woo, Hunt livre la femme qu’il aime à un ennemi à neutraliser, avec pour épée de Damoclès et/ou deal induit qu’elle (re)couche avec cet homme pour obtenir des renseignements capitaux. Tout cela surveillé par ses soins par relais vidéo & sonore. .torture amoureuse, voyeurisme.. Dougray Scott (Ambrose)en super méchant est remarquable. .le Ruskoff- son meilleur lieutenant maléfique se rappellera du coupe-cigare pour l’aider à respecter les besoins sexuels d’autrui

Lew,
« L’ordalie du personnage de Body Double est extraordinaire à suivre, les storyboards de Hitch étant tracés jusque dans les notes les plus infimes (scène de la traque du Mall à la plage en passant par le tunnel), les chocottes se fichent les chocottes à elles-mêmes, pour la bonne cause, au-delà de la reprise d’une esthétique, chez lui non plus les actrices ne jouent pas les chochottes. »

Tout parfait, ça et le reste !..juste un brin provoc, sur le split « déshonoré par ». . hot hot hot hot.. de toute façon, il était impossible de faire mieux. En restauré (l’an dernier) toujours !
.. et pour en rester sur les baisers,
Phil connaîtra peut-être le premier en date (?), 1896, un an après invention du cinématographe. .un court de moins d’une mn signé William Heise, nommé en toute simplicité « The Kiss ». John C.Rice et May Irvin y allaient de bon coeur – Jean-Marcel sera rassuré de savoir que la soupe n’était pas sans sel. ..pour la moustache, tt ce qu’il faut

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 9 h 50 min

« trouver un exemple d’énorme prod qui aurait accouché d’une oeuvre particulièrement singulière et subtile ? »

« Le Mépris » de Jean-Luc Godard, Annelise…

Annelise dit: 12 juin 2019 à 10 h 21 min

Pas tout à fait l’exemple recherché, Jacques

. .split-screen, il ne faut pas oublier Mannix. .durex sed lex on TV. .Lalo Schifrin déjà à la bande son

Annelise dit: 12 juin 2019 à 10 h 29 min

Ma question porterait davantage sur une grosse production à l’US, dévolue par exemple à un bon réalisateur de cinéma indépendant . .voir comment cela gauchit ou épanouit, concentre au contraire jusqu’à la concrète son travail .Bien à vs

C.P. dit: 12 juin 2019 à 10 h 36 min

Annelise, si « La Mort aux trousses » était la quintessentielle réunion des talents de Hitchcock, je n’aurais plus rien à dire. C’est en tout cas un film d’aventures très amusant et bien joué. A la quatrième ou cinquième vision, Cary Grant me fait encore éclater de rire lors de la vente aux enchères.

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 10 h 58 min

C’était une petite provocation, Annelise.
Pleins de cinéastes indépendants se sont laissés séduire par les sirènes hollywoodiennes, peu ont réussi à en faire quelque chose. Hitchcock est un bon exemple, Orson Welles aussi, Charlie Chaplin… Pour Bertolucci c’est moins évident. Beaucoup d’Allemands ayant fuit l’Allemagne nazie ont pu faire des films marquants. Pour les Français, René Clair ou Renoir. Et puis il y a le cas d’Elia Kazan…

Annelise dit: 12 juin 2019 à 11 h 00 min

Un des meilleurs, Christian. .tout d’élégance un brin matoise dans le film, humour à froid. .qui veut la peau de Roger Thornhill. ..ce maintien archibaldien, légèrement raide, affable avec je ne sais quel retrait (hum, si, rétrospectivement on s’en doute, entre substances et goûts qui ne sont pas ceux affichés). .vs savez que Kusturica l’aime tellement que dans Arizona dream, il fait plonger Vincent Gallo/ « Paul Leger », comédien épris de la méthode Hitch, dix fois sous un bureau pour reproduire la scène de l’avion dans les maïs. .puis « Eva Marie Saint ». .ce nom d’oxymore, l’Eve initiale de feu en promesse, sanctifiée sous la froideur virginale prisée par Alfred. .la boucle bouclée en train couchette

Annelise dit: 12 juin 2019 à 11 h 07 min

Jazz. .je me disais aussi. .ils ne vont pas me persécuter jusqu’au bout avec JLG, « nanardeux sur pyramide aztèque » (enfin!)
« Beaucoup d’Allemands ayant fuit l’Allemagne nazie ont pu faire des films marquants. »
oui absolument. .mais là non plus, pas exactement le contexte évoqué ..bien que cela me donne envie de parler de l’ex tailleur (pas Roger)
Restons-en un moment à Bong, feux cannois allumés par ci par là,De Palma uniquement à la demande

C.P. dit: 12 juin 2019 à 11 h 24 min

Annelise, bien sûr que j’aime, comme Fontebranda et vous, ce film, super-hitchcokien ou non, Cary Grant et Eva Marie Saint (si différente qu’ailleurs), le minuscule rasoir, les enchères hilarantes, l’attente dans les maïs, le Mont Rushmore reconstitué, le sauvetage répété dans la couchette…

xlew dit: 12 juin 2019 à 12 h 08 min

Le côté de votre âme américaine, C.P. – cette originale et belle construction qui vous donne ce regard sur le monde du cinéma – , un grand verre incassable, plus qu’une simple fenêtre ou meurtrière dont se contentent certains autres comme maçonnerie mentale appuyée sur les cadres dormants de leur conscience, vous fait peut-être voir Hitchcock le Britannique tel un bateleur rigolo, un aboyeur de funfair des villes de la vieille Angleterre les jours de grande braderie.
Lui et son immense orchestre orné de toute une guignolerie symphonique.
Sans que vous n’ayez, si je puis me permettre, forcément tort sur toute la ligne, Hitchcock le reconnut entre les lignes je crois à l’instant même de ses entretiens avec le Titi parisien faits dans les Studios de la Universal en 1962, c’était un mec à l’affût du goût immédiat du public, chassant le blockbuster, dauphin croisant sur la vague de proue grossie par la Hammer.
Je suis comme Jazzi et Phil, ses derniers films ont beau avoir tout pour trahir l’usure du vieux routier en eux, le plaisir de montrer comment il s’y prend pour raconter des histoires, sa passion renouvelée pour la couleur qui mouille le caractère des personnages, est plutôt admirable.
Sa vision de l’Amérique serait un peu clichée, mais à l’époque le cliché faisait image, c’était une « épreuve » également, pendant la WWII, ne fallait-il pas inspirer les gens (Sabotage), comme il fallut, juste dans son sillage, alors les aspirer, les divertir mais aussi les faire réfléchir ?
On ne pourra jamais savoir, mais sans lui, d’autres Anglais, Nicolas Roeg (Don’t look back) et Alan Parker, (Angel Heart, grandiose dans l’expression de la désolation, du dégoût) auraient-ils donné ce qu’ils donnèrent..?
Annelise commença la première a sembler vouloir jouer sur le nom de l’ancien professeur de de Palma, mister Leach, encore un truc très hithcockien, le héros, peau et sentiments, se retrouve plus qu’à son tour essoré dans le tambour d’une machine à laver (to leach), les conditions horribles bien que momentanées que lui réserve la vie pouvant rappeler les entreprises de la sangsue (the leech), et tout cela, cher C.P. sur la musique de Pino Donnaggio ou de Bernard Herrmann, « The Music Crept By Me On The Waters », comme l’écrivit Archibald MacLeish, l’Amérique, toujours l’Amérique, it’s only l’Amérique, but I like it (moi aussi).
Ce dont on se rend compte plus ou moins tous, jeunes comme vétérans, c’est que les paysages urbains entr’aperçus dans les films de Hitch (Vertigo devenu un reportage patrimonial sur ce qu’était architecturalement une avenue de San Francisco – on peut dire la même chose d’une rue de Paris dans La Bonne Année, de Lelouch, par exemple) jouent le rôle de témoins vivants au tribunal de la beauté disparue, et qu’ils font des apparitions fugaces aujourd’hui dans le diurne ordinaire de la vie courante.

Annelise dit: 12 juin 2019 à 12 h 51 min

Oula ! Lew vous avez le chic pour m’agiter la véronique sous l’oeil (à mort la corrida ! cela dit en passant) au moment où il me faut partir. .
reparlons ensemble sans attendre 9 semaines et demie de l’oxygénation Parker de Mickey Rourke niouorlineuze. .les oeufs durs dès lors moins faciles à digérer. .votre variation Leach au-dessus donne un fort agréable mal des hauteurs

Phil dit: 12 juin 2019 à 12 h 51 min

le débat fait rage, Anelyze rectifie le beau monde dans la crèche à passouline, xlew bat la chantilly riche en vanille bourbon.
« lifeboat ». Hitchcock portraiture le nazi nietzchéen… qui s’en sort plutôt bien. ici est la perversité du gros Hitch, fils de vendeur de poulets (comme Himmler)

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 16 h 46 min

je me demande tjs si cela ne ressortit pas à une vision puritaine de l’argent?

mais rapidos c’est l’argent lui même qui est puritain au cinema..blow out avec travolta..et d’autres à la file..ce a quoi on est le plus sensible au cinoche..art de la propaganda de l’hormone..c’est d’être la cible!..hitchcock ne s’adressait pas du tout à moi..est il necessaire de rapeler sa catégorie cinéphilique haut de gamme bien marquée de l’époque qui s’autorise à s’encanailler..terence fisher oui c’était pour le minabe petit cinoche de ma province..c’est vachard et rapide ce que je dis mais c’est vrai..c’était trés vrai..aujourdhui on brouille et carambouille..mais ça le reste..pas d’hindustrie sans segmentation du marché

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 16 h 53 min

Pleins de cinéastes indépendants se sont laissés séduire par les sirènes hollywoodiennes, peu ont réussi à en faire quelque chose. Hitchcock est un bon exemple, Orson Welles aussi, Charlie Chaplin…

t’as houblié la milf la reine d’angleterre..enfin baroz..des archi anglosaxophone..max linder s’est ratavautré

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 16 h 59 min

hitcock c’est le charme discret et trés tordu de mayfair..c’est trés souvent un effet d’optique social..quand tu regarde un woody allen t’as pas envie d’hanculer un chauffeur de taxi newyorkais au motul baroz..j’imagine que pour un de palma hitchock c’était de l’exotisme..pas pour un français

Fontebranda dit: 12 juin 2019 à 17 h 09 min

xlew, c’est un usage américain ou régional ?

Je ne connaissais que le wringer (qui m’évoque le geste non mécanisé, qd on tord le linge — ns revoilà au bord de la rivière avec Pénélope) & le spin-dryer — qui me fait maintenant penser au spin-doctor qui ns étourdit (en donnant de l’effet aux paroles comme à une balle ?)
Pour moi, ds le domaine de la buanderie, leach n’allait pas au-delà de l’assonance avec la Javel (bleach) — ou si l’on en sort pour barboter, l’homophonie avec les sangsues que vs avez mentionnées.
Cela m’intrigue et il n’est jamais trop tard pour apprendre !

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 18 h 54 min

« quand tu regarde un woody allen t’as pas envie d’hanculer un chauffeur de taxi newyorkais au motul baroz.. »

Avec Woody Allen et Alfred Hitchcock, je me sens plus hétéro qu’homo, le boug !

Annelise dit: 12 juin 2019 à 20 h 10 min

« est il necessaire de rapeler sa catégorie cinéphilique haut de gamme bien marquée de l’époque qui s’autorise à s’encanailler..terence fisher oui c’était pour le minabe petit cinoche de ma province..c’est vachard et rapide ce que je dis mais c’est vrai..c’était trés vrai..aujourdhui on brouille et carambouille..mais ça le reste..pas d’hindustrie sans segmentation du marché »

oui c’est intelligemment observé – et juste
Peux pas débattre maintenant, j’aurais aimé que vous me disiez à quoi ressortissent pour vous brouille et carambouille actuelles, pour rencontrer quoi à l’horizon, sinon une nouvelle fuite en avant pour aller vers? ..quoi, donc?.mystère, ou plutôt flou total..un nulle part.. On ne parle pas ici de la gratuité d’une oeuvre dans le sens d’absence de clientélisme, n’est-ce pas?..le geste plus ou moins de chic et voilà, ça tombe et c’est sublime, il y a une pensée qui y est, même si c’est indicible, parce que ça vient de loin. .c’est très fin, ce que vous ébauchez sur la destination du truc à 16h46, et comment ça s’emmanche ..je regrette de ne pas pouvoir en discuter davantage. Vous connaissez l’histoire des rats du tonneau contée par Bardem en blond dans Skyfall. .une fois tout dévoré, comment ça rebondit-il?. .avec netflix etc, sous quelle forme le schéma sera t-il amené à être reproduit? la nature même des nveaux supports ne l’entamera t-elle pas dans sa substance? N’est-elle pas déjà en train de le faire, le critère « cinéphilique » se déplaçant du haut de gamme qui s’encanaille au film de béotien, artisan paresseux, inculte et fier de l’être qui se la joue? . .zut la case vraiment trop petite !
Bonsoir

JC...... dit: 13 juin 2019 à 4 h 33 min

INVENTION
Plus le temps passe, plus le cinéma s’éloigne des temps bénis de sa naissance où tout était à inventer, tout était miracle !

Depuis quelques décennies, la régression est continue et le cloaque sent de plus en plus fort. Triste…

Plus rien à dire car plus rien à inventer.

JC...... dit: 13 juin 2019 à 4 h 46 min

DARWIN
Ce qui était distraction collective à base de grand écran -salle immense, bourrée à craquer dans la première moitié du XXème siècle- est devenu distraction réduite à petits multiplex, puis désormais, aux écrans des portables ou des computers de nos solitudes individuelles…

Le grand cinéma est mort, et bien mort ! Il ne reste que les traces de ce qu’il fut.

JC...... dit: 13 juin 2019 à 6 h 08 min

BANDE DESSINÉE
Rien à mes yeux n’égale le Little Nemo de WINSOR McCAY, c’est comme ça ! De même, rien n’arrive à la cheville des grands du cinéma muet, dont vous connaissez tous les noms…Ils ont tout dit !

Venant du passé, il est bien normal que les vioques s’écrient comme je le fais : « C’était mieux avant ! ». Incompréhensible propos pour les créateurs actuels que d’entendre proférer de telles horreurs.

Qu’ils fassent mieux, les brêles de l’image !

C.P. dit: 13 juin 2019 à 7 h 01 min

Bien sûr, LITTLE NEMO !

On peut voir ou revoir régulièrement des films muets (essentiellement de la Gaumont et la Gaumont-Paramount) à la Fondation Jérôme Seydoux (74, avenue des Gobelins à Paris), la petite salle est confortable. Tiens, par exemple Gary Cooper en 1928 dans « The Wings » de Wellman…

Jazzi dit: 13 juin 2019 à 9 h 59 min

Tandis que « The Dead Don’t Die » de Jim Jarmush faisait l’ouverture de la compétition officielle au dernier Festival de Cannes, Bertrand Bonello présentait « Zombi child » à la Quinzaine des réalisateurs.
Encore une histoire de zombie !
Mais attention, là on n’est plus dans le cinéma de genre, mais bien dans le cinéma d’auteur.
Produit, écrit, réalisé et mis en musique par Bertrand Bonello himself, « Zombi Child » se veut une oeuvre d’art et non pas un simple film de divertissement.
Alliant sa haute couture formelle habituelle à une sérieuse culture de fond, le réalisateur nous conte une histoire à deux temps, alternant entre le Haïti des années 1960 et le Grand Paris actuel.
Une sombre histoire de zombie, d’un côté, et d’éducation de jeunes filles en uniforme au prestigieux pensionnat de la Légion d’honneur à Saint-Denis, de l’autre.
Deux lieux et deux époques que tout oppose mais dont on pressent le lien commun grâce à la présence d’une pensionnaire haïtienne, Melissa, interprétée par la belle et énigmatique Wislanda Louimat.
Petite-fille d’un Haïtien réduit en esclavage par zombification, orpheline d’une mère qui avait été fait chevalier de la Légion d’Honneur pour ses activités contre le régime Duvalier – condition sine qua non pour pouvoir intégrer le célèbre établissement -, celle-ci va initier peu à peu ses jeunes camarades blanches et bourgeoises à la culture mambo.
Notamment sa plus proche compagne d’internat, jouée par Louise Labeque, qui ne va pas hésiter à recourir au vaudou pour reconquérir le coeur du jeune homme dont elle est amoureuse et qui l’a laissé tomber.
Bertrand Bonello n’a pas son pareil pour filmer les jeunes filles en fleurs.
Après les prostituées de « l’Apollonide », un bordel du début du XXe siècle, il s’attache ici, dans un contexte tout aussi anachronique, à l’éducation d’excellence de jeunes filles bon chic bon genre d’aujourd’hui.
Dans les splendides bâtiments du Grand Siècle, celles-ci reçoivent les cours d’Histoire de Patrick Boucheron, qui leur explique la Révolution française à travers « Le Peuple » de Michelet, et leur donne comme interro écrite : « Les conséquences des printemps Arabes » ! Tandis qu’elles dialoguent, en anglais, sur la vie et l’oeuvre de Rihanna ou reçoivent un enseignement particulièrement pointu en Math et en Physique-Chimie. Sans oublier la pratique d’un instrument de musique et du chant.
A part cela, ce sont des jeunes filles comme les autres, s’intéressant à la mode, aux garçons ou aux filles, aux musiques les plus branchées et ne quittant pas leurs smartphones.
Malgré la lourdeur d’une structure en deux temps, et un certain didactisme autour de la culture vaudou, hallucinée et inquiétante, souterraine et étrange, Bonello parvient à nous offrir un film ambitieux et original.
Où l’on voit que les ipodés peuvent être particulièrement culturés…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583999&cfilm=267957.html

bouguereau dit: 13 juin 2019 à 10 h 51 min

On attend notamment des gestes démonstratifs purement femelles

des tapes sur les fesses et des mains dans la culotte c’en est plein youtube..

bouguereau dit: 13 juin 2019 à 10 h 54 min

Qu’ils fassent mieux, les brêles de l’image !

le cinéma n’est pas toute « l’image »..en est elle « une » dailleurs ça se discute comme dirait audiard

bouguereau dit: 13 juin 2019 à 10 h 59 min

est devenu distraction réduite à petits multiplex, puis désormais, aux écrans des portables ou des computers de nos solitudes individuelles…

le jeux multijoueur est en effet un peu en panne depuis quelques années..à la croisée des chemins..il commence aussi a y avoir des éditeurs ‘indépendants’..et si l’outil nomade a beaucoup trop de puissance pour ce qu’on lui fait faire..il n’en a pas hencore hassez pour les projets de vr

Jazzi dit: 13 juin 2019 à 11 h 34 min

« Thriller féminin porté par un formidable tandem, « Greta » met en place un duel anxiogène plein d’humour noir (on pense à De Palma, Polanski) »

Pas très emballé pour aller voir le dernier film avec la stakhanoviste Isabelle Huppert, malgré la référence à De Palma, Annelise !

Etudiante femis dit: 13 juin 2019 à 16 h 29 min

Bonjour,

Année du diplôme, section scénario.
Pourrais-je prendre un Rendez vous avec vous dans le but d’un entretien?
Mes coordonnées sont à votre disposition sur votre compte facebook.

Je vous remercie de donner suite ou de m’indiquer à quelle date nous pourrions communiquer sans vous déranger.
Bonne après-midi.

F.D

Phil dit: 13 juin 2019 à 16 h 38 min

Huppert finira comme Depardieu, de Balzac aux pubs des nouilles barilla. vais me revoir « le marchand des quatre saisons ». Fassbinder a pas eu le temps de faire la nouille.

Annelise dit: 13 juin 2019 à 18 h 31 min

L’omniprésence donne une sensation d’encerclement, brouille en partie ce sentiment de singularité auquel on aspire
. .ce Fassbinder que vs vs apprêtez à voir comme vous le savez des plus particuliers, pas un « ton sur ton » habituel.. simple et plein d’humanité dans le portrait qu’il offre. Un des plus touchants – mais il n’est en rien contradictoire du cinéma de RF
Vous écris en train, campagnes traversées avant destination belles en cette saison . .le réseau lui va devenir de moins en moins gaillard, peut être jusqu’à extinction

Annelise dit: 13 juin 2019 à 19 h 07 min

Florence 16h29 je suis privée d’ordinateur qq temps, je dispose seulement de mon téléphone préhistorique et donc pas de FB, mais je regarderai aussi tôt que possible et ns verrons en fonction. Bien à vs

Phil dit: 14 juin 2019 à 7 h 57 min

merci Annelyze, exercice profitable que d’être privé(e) de réseau.
ne me souvenais plus que Fassbinder a fait jouer son amant Ali dans son marchand de quatre saisons. L’Allemagne des années zéro plus un.

beaver dit: 14 juin 2019 à 10 h 29 min

Anne-Lise, s’il vous plait n’oubliez pas quand vous verrez vos messages de regarder la demande de Co?
Pas la même personne. (Elle, elle suit les cours à la sorbonne nouvelle).

@phil :ILS S’APPELLENT TOUS ALI !!!

pas vu celui que vous avez vu.Cool que vous mettiez l’accent dessus.C’est restrictif de se rappeler que du masochisme et de l’homosexualité chez R.W.Fassinder.

Master class dessus en première année. Il n’a pas arrêté!!! Théâtre, films, participation comme acteur.

Vous aimez ses films, Anne-Lise? Ses sujets hyper critiques contre l’allemagne de l’époque.Il n’était pas aimé à part dans le milieu.Et pas toujours (des supers détestations).Great que vous fassiez un article !!! Ou sur « Pirahnas ».

Phil dit: 14 juin 2019 à 13 h 08 min

Dear Beaver, son Ali a beau être partout (et par touze), surpris tout de même de le retrouver dans « le marchand des quatre saisons ». quel légume refile-t-il ?.. voici:
dans le rôle de l’Arabe kidnappeur en train de fouetter un soldat à demi-nu, ficelé autour d’un arbre. (la master class dessus, quoi !)
paraît-il un des premiers films donnant à voir le revers du miracle économique allemand; il me semble que d’autres cinéastes s’y sont coltinés, mais il faut faire des recherches..
Schygulla, très bien, suave qui traversera le miracle économique allemand comme Udo Kier

bouguereau dit: 14 juin 2019 à 15 h 00 min

je dispose seulement de mon téléphone préhistorique

..jicé c’est little nemo anlyz c’est pierafeu..et dirphiloo c’est n’importe quels fimes à pédé

Paul Edel dit: 14 juin 2019 à 15 h 11 min

Hitchcock ? simple point de vue.. Je vois bien l’habileté du récit et la ruse millimétrée du « suspense » dans son montage techniquement parfait, , chez Hitchcock mais il n ça ne me touche pas. c’est un simple jeu de ficelles scénaristiques, un « art culinaire » avec quelques ingrédients … je ne vibre à aucune séquence hitchcockienne et quand il s’embarque dans la psychanalyse et « psychose », avec écran rouge ou Perkins affublé d’une perruque, quelle rigolade.. j’aime les regards généreux ,ouverts, libérés,naturels, accueillants de la camera de Marcel Pagnol ou de Jean Renoir(du « crime de Monsieur Lange » , » la grande illusion » à la règle du jeu, quel parcours…) ou d’un Jean Grémillon (incroyable équilibre pour raconter la bourgeoisie française à travers un couple de garagistes pris de passion pour l’aviation.. dans « le ciel est à vous) ou la société française panoramique d’un Carné-Prévert, ou le travail d’ un Jacques Becker qui libère ses personnages du carcan scénaristique et les laisse évoluer en toute liberté pour annoncer l’ Antonioni de » l’avventura ».

JC...... dit: 15 juin 2019 à 6 h 29 min

EXCOMMUNICATION
Vous avez aimé le théâtre, lieu de débauche où le mensonge est roi ? Vous allez adorer le cinéma !….

JC...... dit: 15 juin 2019 à 6 h 33 min

CULTURISME
Affrontement magnifique entre les athlètes, Donald la Gonflette et Khamenei l’Aliboron.

bouguereau dit: 15 juin 2019 à 8 h 18 min

EXCOMMUNICATION

tes bulles sont toujours en retard de miyard de culs qu’il aurait dit serdgio qui touchait sa teub

Phil dit: 15 juin 2019 à 11 h 28 min

ceci dit, « le marchand des quatre saisons », avec son économie de langage, son homme déserteur de la Légion, ne revient pas de la seconde guerre mais des colonies françaises ! Fassbinder se fait la main dans le maghreb en fouettant le soldat allemand par son Tunisien de sauna, signe avant-coureur des nazis à venir qui vont débouler avec Lili Marleen.

Annelise dit: 15 juin 2019 à 15 h 54 min

mort de Franco Zeffirelli. Combien d’adaptations calamiteuses il donna ! Mon internet gondolant n’y tiendrait pas s’il fallait détailler
Sa fresque sur Jésus avec recueil à luxueuse iconographie, goodies dérivés avant l’heure était cependant magnifique livre d’images . .Olivia Hussey, madone aux traits délicats, Leonard Whiting plus tard (dans Romeo & Juliette cette fois), biscuits, porcelaines de saxe ravissantes et doucement gnangnan.J’aimai pour Nazareth le recrutement de Robert Powell dans le rôle titre, autrement vu dans « Tommy » en pantalon ultra moulant pailleté au point d’y avoir consacré un chapitre – peut-être un peu narquois? – dans un de mes livres . .fascination de même type que de voir employé David Carradine, full cocaïné, violent, connu pour battre sa femme pour jouer « Petit scarabée », ange de contrition et dépassement karmique dans la série Kung-Fu. ..l’acteur « rédimé par le rôle », selon l’Evangile de saint Lee Strasberg ?
Curieux que cette pompe à l’italienne, si jolie à regarder, académique, lisse comme la main ait eu en son temps des adeptes . .la nostalgie Visconti par procuration?

Annelise dit: 15 juin 2019 à 16 h 03 min

. .néanmoins beaucoup lui sera pardonné, ne serait-ce que pour ceci : Michael York a débuté à seize ans dans la troupe de Michael Croft avant d’intégrer le National Theatre de Laurence Olivier où il interpréta « Beaucoup de bruit pour rien », Shakespeare, mis en scène par.. fraîchement feu FZ

Annelise dit: 15 juin 2019 à 16 h 34 min

« Jésus de Nazareth »,commande de… Paul VI
engagez-vous, rengagez-vous qu’ils disaient. .
Qui parlait de « propaganda » plus ou moins induite, dans tout acte filmique ?
Ici en relative transparence, sinon en une certaine candeur . .je ne sais si les acteurs furent payés sur le denier du culte, cachets prélevés sur gains via la quête ou s’ils firent cela gratis, ad majorem dei gloriam, par conviction (et pourquoi pas ?)

Annelise dit: 15 juin 2019 à 16 h 43 min

Ne vs inquiétez pas Bv hier, je fais le distinguo entre votre amie Sorbonne-Nouvelle et F.D, de la FEMIS

Annelise dit: 15 juin 2019 à 17 h 12 min

… pour ne pas risquer que soit interprétée au pied de la lettre mon post de 16h34… (est-ce utile de le préciser? Le ton est ironique ). De nationalité Britannique, Powell après diffusion du film fut plus que dérangé par la confusion récurrente entre son image et la figure même du Christ.
Sa photo fut répandue par de nombreuses congrégations,notamment au Brésil et sur le continent africain, comme étant directement celle du Messie, Sauveur de l’humanité. L’acteur ne cessait d’être harcelé ( des « personnes croyantes,relate t-il, mais aussi des nonnes, des religieux venaient me demander avec insistance des autographes, cherchant parfois à toucher mes mains » (sic)) et se vit contraint de publier plusieurs communiqués explicites, précisant avoir tout simplement joué un rôle pour gagner sa vie. Il ajouta même qu’au départ, lors du casting, il était pressenti plutôt pour Judas Iscariote.
C’est Zeffirelli qui, remarquant ses yeux, avait estimé que devait lui revenir le rôle principal. Robert Powell, à bout d’arguments, l’engouement de certains fans chrétiens ne cédant pas, était allé jusqu’à livrer au Time une mise au point sous forme lapidaire, drolatique : « Je ne suis pas Jésus.Mon portrait, qu’ils le brûlent, en attendant que le Vrai revienne »

Annelise dit: 15 juin 2019 à 19 h 19 min

Ah, cher, courageux William Legrand. . case cafteur petit bras de la clé USB, langue de, non pas « dame de la profession », ce qui insulterait la profession, mais de corbeau plombé au polonium… contempteur par principe, tireur dans le dos, courtisan par devant… bouché à l’émeri, mesquin dans les apports, monocorde comme une guimbarde rouillée à vous faire attraper le tétanos par la bouche… Ai vu que vous nous aviez condamnés par contumace à perpétuité sur la RdL …Comme toujours argumenté, sensible..Tout cela si charmant, raffiné, intelligent… votre pertinence aigue, comme on le dirait d’une dysenterie… Vos contributions, si variées («gaga Bouguereau»(Sic), «CP pépé»(Sic), «le nul (ou la nouille) Assouline»(Sic), «les obsédés du q»(Sic), «Phil obsé-dépé», «Lew imbitable, qui s’écoute écrire», «Edel-la-grappa»(Sic, sic et resic))… parfois je les efface, tant pis, le catalogue est très restreint, on ne risque pas la perte sèche.. vos posts encombreraient la corbeille alors qu’ils ne tiennent toujours qu’en deux lignes, l’une demandant une éviction quelconque sur ton comminatoire, l’autre traînant par derrière quelqu’un dans la boue sur un tour pleurnichard – tout votre art est concentré à maintenir cet équilibre-là… Pas donné à tout le monde, me direz-vous.. Vous vous entraînez combien d’heures par jour ?

Jazzi dit: 15 juin 2019 à 20 h 32 min

«gaga Bouguereau»(Sic), «CP pépé»(Sic), «le nul (ou la nouille) Assouline»(Sic), «les obsédés du q»(Sic), «Phil obsé-dépé», «Lew imbitable, qui s’écoute écrire», «Edel-la-grappa»(Sic, sic et resic))… »

Et rien nommément sur moi !
Comme Robert Powell, vais-je devoir publier un communiqué pour dire que je ne suis pas le Christ William Legrand ?

Annelise dit: 16 juin 2019 à 0 h 43 min

Vous avez raison Jacques. .il faudrait que je retourne aux archives « poubelle » – ne soyez pas vexé, nous trouverons certainement qqchose, coup bas ou sottise à votre encontre qui m’auront échappé. Tout le monde y a droit. William est un populiste né, qui s’adresse à n’importe qui, n’importe comment, sans jamais s’intéresser ni parler à qui que ce soit

JC...... dit: 16 juin 2019 à 4 h 19 min

FICHIER
Nous confirmons que le sieur LEGLAND (Willie pour les Maîtres Soignants de Charenton) ne fait pas partie de la foule sympathique de ce Parti Populiste qui porte haut les espoirs d’un peuple gaulois se défiant de toute élite, fût elle admirable d’activité cérébrale désolante …

JC...... dit: 16 juin 2019 à 4 h 30 min

PASSOULAND
Lecture tragique des échanges cruels, stupides, avariés, dans ce camp devenu concentrationnaire au fil du temps. Tout cède et rien ne…

JC...... dit: 16 juin 2019 à 4 h 43 min

EDEL BLOG
Pour l’heure, un seul commentaire et il est de Paul Edel lui-même : on n’est jamais si bien servi que par soi-même !

bouguereau dit: 16 juin 2019 à 8 h 16 min

..ici c’était la lie de l’enfer habominabe jusqu’à ce que baroz y cut et past quelques lignes..tout est encore possibe polo!

bouguereau dit: 16 juin 2019 à 8 h 18 min

ce camp devenu concentrationnaire au fil du temps

..mon larbin dit qu’y a pu qule pti personnel

bouguereau dit: 16 juin 2019 à 8 h 25 min

Tout le monde y a droit. William est un populiste né, qui s’adresse à n’importe qui, n’importe comment, sans jamais s’intéresser ni parler à qui que ce soit

cherche désespérément alter ego..personne n’est assez mauvais..dracul avec son clément rosset aurait dit qu’il y avait dla beauté tragique dans cette quête

William Legrand dit: 16 juin 2019 à 10 h 43 min

t’es sûr d’être en bonne santé, Gaga Bougros ? tu devrais consulter pasque hein, tu débordes gâteux comme CéPé

tristan dit: 16 juin 2019 à 17 h 08 min

Une part de l’intérêt des années 60-70 tient à ce que l’on y trouve à la fois des réalisations expérimentales décoiffantes, et des niaiseries sidérantes. C’est vrai en musique, en littérature et en cinéma. Alors Zeffirelli, oui, ça croule sous les bons sentiments — pas plus que Love story, qui a drainé les foules. Bien sûr que dans le genre évangélique, je préfère Pasolini et son Evangile selon saint Matthieu — ou la Passion version Mel Gibson. Idem pour son Romeo et Juliette, plein de joliesses dégoulinantes — en 1968 !
Mais ne soyons pas totalement à parti pris. La Mégère apprivoisée est une bonne adaptation de Shakespeare, grâce au couple Burton / Taylor. Et le Hamlet avec Mel Gibson (justement) et Glenn Close tient très bien la route — je me souviens de costumes magnifiquement barbares.

C.P. dit: 16 juin 2019 à 18 h 41 min

J’ai malheureusement vu sa bien mauvaise mise en scène, à la fin des années 70 et pour la Comédie-Française, de « Lorenzaccio », avec une scénographie très colorée, mais prétentieuse et inutile.

bouguereau dit: 16 juin 2019 à 21 h 05 min

francis hustère quand même cépé..c’est une rare pièce que j’avais étudié à l’école et qui m’avait ‘troublé’ comme on dit des ados..je m’étais fait une idée physique de l’homme..ustère me l’a complétement brouillé..quasiment à jamais..je voudrais revoir cet homme

pado dit: 16 juin 2019 à 21 h 18 min

« avec une scénographie très colorée »

Quand je pense que Stanley Donen est décédé en 2019 et qu’il y en a que pour Zeffirelli.
The Champ vs Chantons sous la pluie, pleurer ou chanter ?
Charade (énigme) : qui a la frimousse la plus drôle ?

C.P. dit: 16 juin 2019 à 23 h 29 min

bouguereau, pour moi, à la Comédie-Française en 76 ou 77, c’était Claude Rich qui jouait Lorenzo. Mais peut-être y avait-il alternance ? Je vais voir.

En tout cas, Huster a été un très bon sociétaire. ET, entre autres riches activités, il a mis en scène lui-même, plus tard, un « Lorenzaccio « , en 89 je crois chez Renaud-Barrault. Juste comme ça : on imagine , au moins parfois, un Lorenzo « romantique » et frêle, pas trop amateur d’armes, alors que pourtant il tirerait à l’occasion l’épée. Huster doit approcher les 1m80, et dans mon souvenir il donnait en 89 un personnage encore à facettes, mais physiquement solide.

Jazzi dit: 17 juin 2019 à 7 h 28 min

Critique mitigée dans Le Parisien, C.P.

« Isabelle Huppert dans «Mary Said What She Said» : une reine et son public au supplice

La comédienne livre une prestation remarquable, mais la mise en scène agace.

La comédienne incarne Mary Stuart dans «Mary Said What She Said», mis en scène par Bob Wilson. Un spectacle agaçant et abscons, qui laisse une bonne partie du public de côté. »

Phil dit: 17 juin 2019 à 11 h 11 min

saturation dear Baroz, trop vue
Laurence Olivier a moins tourné qu’Isabelle Huppert. Les Brits savent être économes de leurs talents.

bouguereau dit: 17 juin 2019 à 12 h 15 min

En tout cas, Huster a été un très bon sociétaire

loin de moi l’envie de le dauber..un mec sérieux incontestablement..mais de l’ancien monde si j’osai..c’est une qualité d’avoir de la belle modestie dans l’exercice de son art..mais pour le dernier des mohicans c’est peut être du vice

bouguereau dit: 17 juin 2019 à 12 h 21 min

Les Brits savent être économes de leurs talents

vitorio gasman disait qu’il fallait habituer les gens a payer pour le voir..

C.P. dit: 17 juin 2019 à 12 h 31 min

Jacques, j’ai vu le spectacle avant de lire des critiques qui, au fond, reprochent à Robert Wilson son formalisme décoratif et gestuel ajouté à un texte assez obscur. Mais « Orlando » (Virginia Woolf / Wilson / Huppert), l’était déjà, formaliste, il y a20 ans. Alors, et du coup, des louanges pour Isabelle Huppert, mais…
Le cas Huppert est tout de même spécial : 65 ans et une carrière aux rôles, au cinéma comme au théâtre, plus variés qu’on ne le dit (avec oubli) à chacune de ses apparitions. Stakhanoviste ? Soit !
Bien sûr que je la défends ! Même dans le glauque « Elle » que je n’ai pas tout à fait compris (je n’y reviens pas, Annelise a dit mieux), et pour lequel ici les jugements vont de l’accablant au couci-couça.
En somme, on dirait qu’elle obéit exactement à ses metteurs en scène, mais qu’elle leur échappe. C’est bien pratique, pour la critique !
On verra, l’an prochain au théâtre, avec la pièce de Tennessee Williams mise en scène par van Hove, où elle ne sera pas seule.
Une idée, comme ça : est-ce si bien, justement, de la faire jouer seule (ou débordant ses partenaires) ? Au cinéma, l’équipe de « Coup de torchon », pour ne prendre qu’un exemple déjà ancien, était équilibrée, et elle y était parfaitement intégrée.

C.P. dit: 17 juin 2019 à 12 h 42 min

Je ne saurais jamais pourquoi Phil est si hostile à Isabelle Huppert. Je ne crois pas qu’elle finira dans « les nouilles Barilla ». Il me semble qu’elle n’a jamais donné dans la publicité, ni dans « Astérix », à la différence de Depardieu.

C.P. dit: 17 juin 2019 à 13 h 13 min

Jacques, j’aurais dû ajouter que « Mary Said What She Said » est un spectacle COURT (moins long qu’un film). Abscons ou non, pas vraiment de quoi s’y perdre !

Jazzi dit: 17 juin 2019 à 14 h 32 min

Deux films vus cette semaine dont je n’ai pas parlé.

Le premier, « Un havre de paix » du cinéaste et acteur israélien Yona Rozenkier. Film en grande partie autobiographique où on le voit, en compagnie de ses deux frères, retourner au kibboutz familial à l’occasion de l’enterrement de leur père. Un western violent, en hommage à Clint Eastwood, au titre empreint d’humour juif, dans une région dont on comprend très bien qu’elle ne sera jamais en paix…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583516&cfilm=267931.html

Le second, « L’Autre continent » de Romain Cogitore. Une romance-image (l’équivalent du roman-photo), qui se déroule entre Taïwan et Strasbourg, qui vaut surtout pour le craquant Paul Hamy. Une histoire d’amour triste entre deux jeunes expat français, sans plus…

Phil dit: 17 juin 2019 à 17 h 27 min

Dear CP, aucune hostilité, mais un agacement à ne constater aucune variation d’interprétation entre Violette Nozière et la bonniche de « Cérémonies » de Chabrol.
je vous rassure, Depardieu aussi m’overdose ! le temps passant, les seconds rôles, travaillés mais sans succès pérenne, me semblent faire le film. voir par exemple: Tom Conway dans « Vaudou ».

C.P. dit: 17 juin 2019 à 17 h 46 min

Jacques, je ne pouvais pas m’y perdre : il paraît qu’il y a maintenant des soirs où l’on entend le texte de Pinckney, « mon » soir, au tout début des représentations, n’était pas le bon : je n’en ai pas entendu grand’chose (bah, on doit pouvoir lire ce texte), et ça ne semblait pas importer, car une énorme musique de foire couvrait ce que disait et répétait, avec une diction très rapide, Huppert -une partie est aussi enregistrée- dans un espace assez simple, une scénographie minimale. J’ai donc TROUVE, mais par défaut, une Isabelle Huppert, mise en diverses images et mouvements par Wilson, mécanisée dans ses poses comme dans ses marches. Je n’ai guère songé à la Marie Stuart qu’elle incarnait, on ne m’y aidait pas ! Le spectacle est heureusement court, je l’ai rappelé, j’ai donc regardé la dame que j’aime bien (fringuée, droite et toujours mince) sans lassitude, avec une sorte d’émotion froide, ça existe, ça ?

Les critiques que j’ai lues ensuite m’ont souvent paru être du flan. Plus justes à la radio : ça coince sur le Bob Wilson actuel. Huppert s’en sort mieux, et chez ceux qui n’ont pas aimé la chose, c’est la faute à Bob (et à la musique), pas la sienne. Plus ça change…

Les travaux du jardin devant l’Arsenal avancent doucement.

Jazzi dit: 17 juin 2019 à 19 h 02 min

« Les travaux du jardin devant l’Arsenal avancent doucement. »

Merci pour le compte rendu, précis et mesuré, comme à votre habitude…
Les travaux de l’Arsenal, je les surveille d’un oeil ferme, ainsi que quelques autres dans Paris. Y retrouvera-t-on « L’homme aux semelles devant » ? Et y verront-ils le bout d’enceinte retrouvée dans le sous-sol ?

C.P. dit: 17 juin 2019 à 20 h 19 min

Cher Phil, vous avez largement raison, bien que vous ayez admis de sa part de la variété dans « Coup de torchon ». « Nelly » ? Je crois qu’il y en a un peu ailleurs, par exemple dans le téléfilm des « Fausses Confidences » de Luc Bondy il y a trois ans.
Des cadors la font jouer seule ou disproportionnée par rapport aux acteurs qui l’accompagnent, je me répète et on l’a dit avant moi. Elle n’est pas seule dans « Huit Femmes », mais c’est une star qui s’est habituée à faire la plupart du temps la gueule (pas dans la vie), même comme mère dans « Elle ». Je trouve que lui proposer des rôles plus « fantaisistes » serait bien. Mais quel réalisateur pourrait le faire ? Et qu’en dirait-elle, puisqu’elle peut encore jouer au théâtre et au cinéma des rôles assez « jeunes » ? En des temps pas si lointains, d’autres, aussi âgées ou plus, ont accepté de vieillir et d’en jouer, de ces rôles variés. Pour rester en France, Danielle Darrieux & co.
Allez, Phil, qui est sûr du devenir d’Isabelle Huppert ?

Jacques a-t-il déjà vu « Greta ».

C.P. dit: 17 juin 2019 à 20 h 31 min

Jacques, « L’homme aux semelles devant » ? Je ne sais pas où est partie la sculpture d’Ipoustéguy. Vous savez qu’il y avait des gens, même parmi les édiles, pour ne pas trouver drôle le jeu de mots.

Annelise dit: 17 juin 2019 à 22 h 06 min

Une part de l’intérêt des années 60-70 tient à ce que l’on y trouve à la fois des réalisations expérimentales décoiffantes, et des niaiseries sidérantes.(16 juin) . .très exact, Tristan

.. Christian, Jean-Marcel,. .ces histoires de sociétaires, Comédie-Française..du mal à m’y retrouver parfois. .Huster y était resté, Niney, Podalydès l’ont quitté, Loïc Corbéry, que j’aime bien en acteur, on a pu voir sa petite tête de renard dans « Pas son genre » de Lucas Belvaux y est toujours, Jacques Weber n’y était jamais entré?. .à propos de ce dernier, par parenthèse, j’avais été invitée à voir deux films de son fils cadet, Tommy Weber, et m’étais déplacée au St André des Arts ou à l’Archipel .. ne sais plus. . facture singulière, du cinéma indépendant crédible. .les relations du père servent, c’est certain, les acteurs sont parfois des têtes de gondole tv montantes, mais Tommy Weber en fait qqchose de lunaire, d’original. .souci d’expérimentation appliqué à une forme de narration qui manifestement le taraude. .un déficit de communication gros comme le Ritz retourné en patte, pas mal !… cela m’avait plutôt séduite. (.voyez à l’occasion en VoD « Tête de Chien », « Quand je ne dors pas  » ou « Je ne t’aime pas »)
Huster, pleinement de vos deux avis. Homme estimable, professeur dévoué, comédien n’ayant pas à rougir. Il m’étonne toujours qu’il n’ait embrassé qu’une maigre carrière au cinéma. .Daubes sérielles, ici ou là, avec Mireille Darc me semble t-il? Il faut bien manger.
Mais qu’il a été bon dans des minis séries antérieures. .!chez Nina Companeez, bien sûr. Etait-ce parce que c’était une femme amoureuse qui le filmait?.. Il était tellement juste, rayonnant. .Ou est-ce (aussi) le don de Companeez, d’être amoureuse de l’ensemble de ses personnages, de tous ses acteurs, des comédiens particulièrement. .? Ardant tout en angles et légère prognathie, quelle présence. . »Les Dames de la Côte » ! Et aussi « Le Chef de famille », ce ton léger, Igliesas chantonnant « vous les femmes, vous le zarme » sur le générique… Huster en homme immature, irrésistible en petites lunettes cerclées, sourires hésitants en coin.. sa fragilité à la perspective d’être père. .très bien réalisé, de la bonne filmure, pour moi cent coudées au-dessus de Josée Dayan.. à côté de Companeez, J.Dayan fait tâcheronne calculant le retour sur investissement en faisant le plein de la jaguar . .Ou encore, « La Grande Cabriole ».. (était-ce Robin Renucci ou Bernard Giraudeau, au faîte de sa beauté,qui faisait révérence, puis s’empalait volontairement sur l’épée d’un adversaire qu’il rechignait à vaincre. .ce désespoir souriant, romantique..un Valmont dont « ce n’est pas la faute », suicidaire d’avoir tué dans l’oeuf l’amour de Mme de Tourvel) Tous bien dirigés. des films « tenus », soigneux- cadrage, lumière, direction des acteurs. .respect flagrant d’une culture. .en plus, pas de « petits noms » impressionnables ou maniables facilement.., des grands, Edwige Feuillère, Dominique Blanchar, Pierre Dux, l’arsénolupinnisé Descrières… j’en passe..Micheline Dax, non pas en rigolote mais en femme enchagrinée, dans l’abandon amoureux alors qu’elle est vieillissante… superbe.. et ce parfum d’humilité, de professionnalisme et d’harmonie, de bonheur de jouer ensemble.. très agréable, vraiment !J’aime bien la question de CP sur le « Collectif » (Isabelle Huppert « écrase t-elle » l’entourage?.. jusqu’à en arriver à produire une saturation flirtant avec le pénible?. .ce qui est certain, c’est que tout le monde gagnerait à ce qu’on la retrouve dans des rôles moins « taillés sur mesure ». .elle en a les moyens)

Lorsque vous dites « d’autres l’ont fait » (cela m’évoque la phrase si terrible de Pavese, « de petites femmes l’ont fait – et maintenant, silence » qui m’a toujours fait monter les larmes aux yeux), à qui pensez-vous?
Phil avec l’histoire des « pâtes Barilla » frôle avec une intuition piquante, par la bande, le billet à venir, en train de prendre forme
.. vous y verrez entre autres, si je repense à mettre en lien la référence, que Danielle Darrieux a pu surprendre en se renouvelant dans le registre. .graveleux. Etait-ce bien nécessaire? Pas vraiment. Inattendu, oui

Annelise dit: 17 juin 2019 à 22 h 22 min

..et cependant lorsque Nina Companeez passe au « cinéma-cinéma » avec Colinot, une partie du charme est rompu. . une temporalité qui se dérègle, peut-être avait-elle besoin du cliffhanger feuilletonniste . .Bardot a beau être là, elle fait surinvestie, Ottavia Piccolo avec son visage de lait frais, Huster, Bernadette Lafont . .tous ceux-là que l’on a dix raisons d’aimer chacun, et le sentiment à la fin que la sauce ici néanmoins n’a pas pris

William Legrand dit: 18 juin 2019 à 8 h 00 min

tu es toujours là, JC….. ? on te croyait à l’école car tu n’as toujours pas le niveau d’un dixième de cinéma… que tu n’aimes pas… hahahahaha

bouguereau dit: 18 juin 2019 à 8 h 08 min

keupu a absolument bzoin dsa ration de coups sur la tête..sans il est pas bien sur d’en avoir une

bouguereau dit: 18 juin 2019 à 8 h 17 min

« de petites femmes l’ont fait – et maintenant, silence »

pas un mot de l’institut bar tabac..

Phil dit: 18 juin 2019 à 8 h 32 min

« Coup de torchon », vous me l’avez justement rappelé CP. Mais Huppert était bien jeune, le destin n’était pas encore en marche. la faute à Chabrol également qui s’est obstiné dans ses dénonciations, le beau Serge et ses cousins lui suffisaient (à Chabrol). n’avais pas songé à comparer avec Darrieux, les remontées dans le temps sont des histoires périlleuses qui crèvent l’écran.
Revoir un film avec Darrieux aujourd’hui vous projette dans l’histoire européenne. Dans « A l’aube », Decoin (1937 ou 1938), elle passe en taxi sur le magnifique pont suspendu Erzsébet (Sissi) à Budapest, le plus grand d’Europe en son temps qui sera jeté à bas quatre ans plus tard. cameo pour historiens.
vu « Greta ». pas mal du tout. il faut s’habituer à la complexion du personnage principal qui n’est pas Brad Pitt mais qui en a le goût en partageant celui de Genet.
Le Brésil est un enfant monstrueux.
Joliment dit, « la petite tête de renard » sic Annelyze, pour Corbery de la Comédie Française. Beaucoup trop sautillant dans les Damnés (les Allemands, encore moins les Essenbeck, ne font pas pas de trempoling en s’exprimant) mais c’est lui qu’il fallait déshabiller au lieu de l’affreux Podalydès qui s’exhibe indécemment sans la permission du parterre médusé. Certes, Corbery s’est réservé le rôle du vertueux communiste (avec Hervieu, son compagnon de jeu en alternance), un peu trop drapé dans le goût du jour donneur de leçons droitdelommismes.
Depuis quelque temps, m’avise que le lexique du vin et de ses « goûteuses et goûteurs » va bien au cinéma de bon cru.

Annelise dit: 18 juin 2019 à 8 h 35 min

vitorio gasman disait qu’il fallait habituer les gens a payer pour le voir..

Il disait bon, Jean-Marcel.. C’était un dépressif pathologique extra-lucide. Les deux vont bien ensemble. Il a vraiment eu un grand avenir derrière lui. Gênes, sans contradiction au plaisir. Un monstre pas si fanfaron. Dévoreur de pastèque au premier. Rire tonitruant ou amer. Nous l’avons tant aimé
Théâtre ET cinéma. . j’en reviens donc à Francis Huster, mes étonnement et regret que le 7ème art n’ait pas davantage pensé à lui. Quelles raisons?

Annelise dit: 18 juin 2019 à 8 h 38 min

mais c’est lui qu’il fallait déshabiller au lieu de l’affreux Podalydès qui s’exhibe indécemment sans la permission du parterre médusé.

Ah voilà l’argument qui tue ! Quand je ris, comment voulez-vous que je trouve une parade? Que dites-vous de l’équation Francis Huster?

Annelise dit: 18 juin 2019 à 8 h 45 min

l’affreux Podalydès qui s’exhibe indécemment sans la permission du parterre médusé.

C’était peut-être plus fort que lui. .pas la tête qui décide.. un coming-out du charnel qui a eu envie d’exulter sur scène chez Podalydès, Phil. .le pantalon s’est défait tout seul ! Vous n’allez pas le lui reprocher. Il n’y pouvait rien. Le corps s’exprimait, Podalydès n’avait pas à la ramener, il a dû s’exécuter, point

Isabelle Huppert était magnifique chez Mia Hansen-Love, « L’Avenir ». .toujours elle-même et ayant réussi pourtant, de l’intérieur », un virage en sensibilité à 180° . .j’étais admirative devant cette révolution à la fois radicale et sans tapage

Annelise dit: 18 juin 2019 à 8 h 48 min

Si les spectateurs avaient été enclins à se plaindre, Podalydès plaidait de bonne foi la non-responsabilité
Ouvre ouvrez la cage aux oiseaux. Le volatile sortant à tire d’aile

Phil dit: 18 juin 2019 à 8 h 58 min

Huster…mais dear Annelyze, les zartistes de son temps lui ont fait payer ses désirs de Gérard Philipe

bouguereau dit: 18 juin 2019 à 10 h 01 min

c’est dla flanelle sur les talons au bacroume ça dirphiloo..il y avait de l’amertume que tu n’as pas retenu dans mes propos anlyz..j’aurais voulu pour que tu la comprennes te mettre une interview de josé garcia au sujet du regard du gérard philippe du temps de sa splendeur hinvité a nulle par ailleurs regardant son élève du cours floran..cépé la connais peut être.
c’est un peu comme pour delon, je suis de ceux qui pensent que les vedettes ont des dvoirs spirituels..ça doit être mon coté marxiss léniniss

bouguereau dit: 18 juin 2019 à 10 h 09 min

..c’est un peu comme les philosophes traitre vendus à la phinkie..qu’il fasse son philippe muray en disant que les fouteuses sont moches ça aurait du panache..mais non..il veut le beurre le tango à paris et survivre..c’est des gens exangue qui brulent le mobiler qui ne leur appartient pas en disant en plein mois d’aout ‘comprenez vous..jai froid’

William Legrand dit: 18 juin 2019 à 12 h 19 min

la ration de coups sur la tête est bonne pour le gâââââââteux/radoteur comme toi qu’il dirait bougros

Jazzi dit: 18 juin 2019 à 14 h 03 min

Belle et utile analyse de la feuilletoniste télé Nina Companeez, un peu évacuée par le bulldozer, ou plutôt le pitbull Josée Dayan, Annelise. Vous auriez pu ajouter son adaptation de la Recherche du temps perdu. J’avais été un peu surpris par son choix d’un narrateur assez efféminé, poussant un cri de folle, dans la fameuse scène où il s’aperçoit qu’ils ont tous vieilli d’un coup. Pas comme ça que j’imagine Proust. Mais après tout, son adaptation est assez cohérente et elle s’en est sortie avec les honneurs, compte tenu de la mission impossible que constitue cette oeuvre.

C.P. dit: 18 juin 2019 à 15 h 54 min

Une pensée particulière pour Maurice Bénichou. Car je vois que l’on tartine sur sa présence dans « Le Fabuleux destin… », mais il était aussi un acteur -second rôle ou non- chez de bons réalisateurs, un comédien que par exemple Peter Brook et Jean-Claude Grumberg estimaient fort, un metteur en scène aux choix plutôt distingués.

Eriksen dit: 18 juin 2019 à 16 h 40 min

Parasite…
Nouvelle palme d’or, nouvelle affaire de familles, au pluriel cette fois. Les familles de BJH sont très classiques et symétriques (papa, maman, le fils, la fille), à l’opposé de la famille bout de ficelle de Kore-eda. Comme quoi, c’est souvent les particularités qui rendent réels les personnages de fictions. BJH, lui, s’en fout, ce qui l’intéresse c’est la fable. Des riches très riches et des pauvres très pauvres, et tout ce qui peut mener à une explosion.
ET d’abord un mépris de classe dans une version très archaïque, mais polissée. La question n’est pas humaine mais animale : des odeurs et des territoires (la fameuse « ligne à ne pas dépasser » de Mr Park). Cependant les pauvres ne prennent connaissance de ce mépris que par hasard, tandis que les riches s’aveuglent de leur gentillesse superficielle au point de croire inconcevable une éventuelle absence de gratitude. Cette « politesse de classe », certes superficielle mais inhabituelle en pays asiatique, tient à la soumission culturelle de ces riches à l’occident : anglophonophilie, habillement, ameublement, architecture, musique, jeux des enfants, tout est conformité au carcan du luxe occidental.
Mais pour qu’une bascule soit possible il faut des pauvres capables, et de riches idiots. BJH y va franco – comme l’a remarqué CP- et si bien que l’on se croirait chez Beaumarchais annonçant la fin de l’Ancien Régime.
La pauvreté des riches et la richesse des pauvres appellent la révolution !
La pauvreté des riches tient à leur totale conformité aux clichés des riches, tout comme la richesse des pauvres tient à leur non-conformité aux clichés des pauvres. Voilà un joli artifice cinématographique et politique auquel Cannes n’a pas eu la force de caractère de se soustraire (comme d’hab)…BJH devait s’en douter. Cannes a joui (et pour le coup moi aussi) de la manière dont BJH règle son compte au fameux « Ruissellement », cher au tenant du capitalisme le plus débridé.
Néanmoins je trouve le propos politiquement un peu court et cynique. Les Ki taek sont un peu plus vivants, mais aussi méprisables que les Park. A ce compte-là, la révolution n’est pas la route vers un monde meilleur, mais une banale rotation. D’ailleurs la révolution française n’a pas fait beaucoup mieux, car les Figaro malins d’hier ont été les capitalistes du siècle suivant. Il faut que tout change pour que rien ne change….
Vous soulignez, Annelise, la prévention du spoil. Imagine-t-on Kore-Eda demandant à ce que l’on ne dévoile pas la fin d’Une affaire de famille ? S’il la prévention du spoil est nécessaire, c’est qu’il y quelque chose à découvrir, une clef, une réponse à trouver. Je suppose que les cinéastes qui s’intéressent plus aux questions qu’aux réponses, n’ont pas ce problème-là. C’est terrible de faire de son film un objet à usage unique. Il fait probablement référence à la partie souterraine du film, que je n’ai pas du tout envie de spoiler – tant elle m’a ennuyée.
Il y a cependant deux trois choses qui m’amusent ou m’intriguent dans ce film.
D’abord le titre : les Ki-taek parasitent les Park et les Park parasitent le monde : on est d’accord. Prendre sans rien donner pourrait caractériser les deux familles. Mais pourquoi Parasite au singulier ?
Ensuite, l’hilarante caricature de la propagande Coréenne du nord.
Enfin, Mme Park : excellement incarnée par Cho-Yeo-Jeong. Tous les personnages, y compris y compris le mari, croient d’une manière ou d’un autre aux esprits, alors que la stupidité de Mme Park, qu’elle soit réelle ou jouée, reste scotchée au rationnel. Rationnel, occident, luxe, stupidité ; Notre compte est bon.

C.P. dit: 18 juin 2019 à 20 h 02 min

Salut, Eriksen !

Je suis bien en accord avec vous touchant le ou les « sens » de « Parasite », oeuvre ambiguë et finalement assez cynique, il me semble que Jacques le pense également. J’avais insisté sur l’éclatement en égoïsmes individuels et même rivaux de presque toute la famille des « pauvres » à mesure qu’elle se hisse vers autre chose, certes, que la révolution politique, ou même sociale.

Jazzi dit: 18 juin 2019 à 20 h 37 min

Pour répondre à la question d’Eriksen : pourquoi Parasite au singulier ?

« Dans l’univers de Bong Joon-ho, la vie est aussi un parasite. C’est le biologique qui l’intéresse – la lutte des classes en étant ici, comme le titre l’indique, une déclinaison – exploré non seulement comme métaphore, mais comme outil de description du monde. Ce qui a toujours fait de lui un cinéaste contemporain, profondément comique, amoral et égalitaire, auteur de films où le social est un attribut de l’espèce, et qui décrivent sans cesse un espace où les deux sphères, le politique et le biologique, sont censées se recouper plus qu’ailleurs : soit la famille – ici deux familles se parasitant réciproquement. » (Libération)

bouguereau dit: 18 juin 2019 à 20 h 52 min

la vie est aussi un parasite

sexuellement transmisbe tant que tu y es..comme dans les fabliaux hen somme

bouguereau dit: 18 juin 2019 à 20 h 55 min

y compris y compris le mari, croient d’une manière ou d’un autre aux esprits

je ne crois pas qu’il y ait opposition culturelle entre esprit et rationnel en orient..

bouguereau dit: 18 juin 2019 à 20 h 58 min

CéPé, l’homme aux semelles DERRIÈRE, qu’il dirait bougros

et toi tu les as toujours dans l’cul keupu..ça te repose des coups sur la tête

bouguereau dit: 18 juin 2019 à 21 h 06 min

elle s’en est sortie avec les honneurs, compte tenu de la mission impossible que constitue cette oeuvre

si c’est cque tu comptes dire a saint pierre et qu’il est raccord le paradis c’est quun repère de populiss qu’elle dirait anlyze

Annelise dit: 18 juin 2019 à 22 h 07 min

Le 18 à 16h40, du très bon, solide Eriksen dont CP ou Jacques ne sont pas les seuls à saluer le retour avec joie
Tout le monde se lève pour le Danish .

Jean-Marcel 10h01
De quelle itw, « regard de Huster/Gérard Philipe sur son élève cours Florent » s’agissait-il? Était-ce Adjani? Ou Christiana Reali (là aussi beau dédoublement d’avec la pre-citée…de-palmanien, quasiment..)
Racontez-moi. De José Garcia je ne connais que Cindy Troforte et Richard Je-Gère

Beaver 14 juin, retour un instant à Fassbinder. .non je ne billetterai pas davantage a priori . Sur le sujet, la lecture du livre de Christian Braad Thomsen (plus l’éditeur en tête, vous trouverez..) vous sera profitable?
Survolez, voire sautez les développements trop lourdement psys. .Fassbinder et sa mère, évidemment… Ses détestations, vous avez raison.. Le texte par ailleurs plein de sève, sur l’angle prolifique, notamment… Prodigieuse, la longue passion au sens religieux de RF pour l’art.. 4 films par an n’était pas rare …23 épisodes série Tv, en effet… Et pourtant pas d’usure à la Huppert, ressentie par Phil?
Scénariste, producteur, acteur…caméraman, affirmatif!
L’univers théâtral non plus jamais en reste, puisque c’est à travers lui que Fassbinder a appris à faire du cinéma : « In the theatre I always directed as if it were a film, and then shot the films as if it were theatre, I did that fairly determinedly. »
Cette particularité formelle participe à la dimension provocatrice que met en avant l’ouvrage. Parmi les premiers longs métrages, on trouve L’amour est plus froid que la mort (1969), Le Bouc (1969), Le voyage à Niklashausen (1970) et Pionniers à Ingolstadt (1970) qui portent tous, à des degrés divers, les traces de l’Action-theater et de l’Antiteater, compagnies théâtrales à l’existence éphémère étroitement liées au nom de Fassbinder. Ils se démarquent par la ténuité de leur anecdote, le recours au plan-séquence statique, l’absence du montage et le jeu stylisé de leurs interprètes.
Ces premiers films, où se ressentent les influences de Godard, Jean-Marie Straub et Glauber Rocha, possèdent une facture moderniste où le spectaculaire est volontairement évacué, de façon à prévenir l’identification aux personnages et aux situations qu’ils vivent . .jetez un coup d’œil, si le cœur vous en dit

Annelise dit: 18 juin 2019 à 22 h 27 min

Ah, et puis qui filme des gens qui dansent comme à 4’22 et après
https://www.youtube.com/watch?v=pYJFA2Ow1Ts
(le fouetté à 3’44 pour les connaisseurs, avec le petit diastème interdentaire qui va bien. .)

Phil 14 juin 13h08, Hanna Schygulla magnifique en mère morte (de chagrin), bras ballants, mordant ses poings afin de ne pas crier dans le deuil chez Fatih Akin, « De l’Autre côté » . .Akin germano-turc très avisé, très fin de lui dédier cette place ds son casting

Phil dit: 19 juin 2019 à 7 h 45 min

Annelise, ne connaissais cette apparition de Schygulla chez Akin…à l’occasion..Akin, films à l’intégration un peu brutale, il me semble. Le coréen du Sud, insupportablement dévoré de prurit de domination, imité du Japonais (l’affaire Nissan) d’où la morale douteuse de « Parasite » pointée justement par CP.
Intermède avec « La Habaneras », dernier (bon) film allemand de Detlef Sierk (1937) avec Zarah Leander exilée à Porto Rico avant de rentrer dans le Reich (pour de vrai). sujet très « Faste, mine de rien ».

bouguereau dit: 19 juin 2019 à 8 h 08 min

possèdent une facture moderniste où le spectaculaire est volontairement évacué

..je ne pense pas du tout..c’est même un ‘démonstratif né’ si j’osai..c’est peut être parceque le spectaculaire est tellement associé a une grammaire holliwoodienne..qui a de fort relent dune lourde histoire de propagande..allons jusqu’à dire que l’on touche là peut être a une esthétique européenne qui n’a a vendre qu’une expression..le cinema c’est surtout une hindustrie anelyz

Annelise dit: 19 juin 2019 à 8 h 11 min

J’avais vraiment beaucoup aimé Juli on July, un « mineur » si l’on veut, chez Akin… Des scènes ,et mise en scène délicieuses… J’aimerais que vous voyiez. Celui-ci et au moins deux autres, Head-on que j’estime également…Birol Unel brut de décoffrage, consumé en direct.. bien sur il y a une hystérie punk dans le scénario, mais l’analyse de la libération problématique d’une jeune femme d’origine turque (l’Allemagne pays d’immigration historique) menée avec une belle brutalité pour l’époque. .j’aime le Fatih Alin sentimental, ses films entrecoupés de chants turcs folkloriques sucrés qui fleurent le bon lecteur de Pamuk..
Schygulla est merveilleuse dans De l’autre côté. .beau film, que je regrette que vous n’ayez pas vu, pour croisement des avis. « The Cut », raté probablement par difficulté de cadrer l’ambition… Le génocide arménien resté en travers, les Turcs détestent qu’il soit rappelé, surtout par un « bi-natif « .. .Akin en réalité a la nationalité allemande, mais le physique pas exactement aryen (chez son frere Cem non plus) rappelle aux détracteurs d’où il(s) viennent.. Il a eu la volonté de mettre les pieds dans le plat… Trop de volontarisme dans ce film-ci, n’empêche
Juli in July, de la quasi bluette 5 étoiles avec à mieux y regarder cent notations societales fines, d’une humanité qui scratche ..et une balade en voiture presque plus jolie que celle de Jules & Jim