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La République Du Cinéma

Infinitului – Volume II – Suite de la coloana

Par Annelise Roux

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La mise à jour souhaitée a été effectuée. Se poursuit ici la construction d’une « coloana ».
Aller au cinéma ensemble, se remémorer, contredire, abonder, discuter.
Entame le 12 mai avec « Once Upon a time in Hollywood» de Quentin Tarantino, en sélection officielle du festival de Cannes 2019

Trois petits chats chapeau de paille… Marabout de ficelle. Cadavres exquis. Anadiplose. Rebond.
Emploi du dorica castra : du moment que cela reste entre adultes consentants.

Avis divers, chroniques d’une actualité fugace, petites rixes, compléments vitaminiques, banquet, fumets de gastronomie, diète ou riches apports, B.O., déglaçage au vinaigre ou au xérès, cuisson lente, vapeur, gril, saisie à l’unilatéral, cocotte sous la cendre, fumage à domicile, accommodements personnels, épices, jus de boulot pour drainer, aigre-doux, sucré, amer, salé , poivré.

« Billet dans le billet du billet dans le billet du billet » : le producteur vient livrer sa cagette, consécration du simple ajouté sur la table par le voyageur qui passe. Cuisine des régions pauvres, pas trop d’eau, d’asperseurs géants ni d’engrais chimiques.

On mange ce qu’il y a et lorsqu’il y a peu, on jeûne en attendant ce que rapportent les chasseurs-cueilleurs. Traverser le miroir pour venir en case « commentaire », c’est crever l’écran critique sans lui vouloir du mal.

Début de la nouvelle « verticale » ci-après

 

 

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309 Réponses pour Infinitului – Volume II – Suite de la coloana

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 43 min

La littérature, la poésie, lieux de la mère quand elle y est présente, voire en excès ?
Vitalie, Regina O’Connor, Mme Aupick, la maman du petit Marcel, la « maman chérie » de Gide, celle dont Balzac « éprouve les baisers en dormant », celle de Duras, celles, détestées, de Henry Miller ou du nouveau marié à une Asiatique de moins de cinquante ans Michel Houellebecq… puis cette remarque de Serge Daney, en rien contradictoire : « le cinéma est le lieu du père, à condition qu’il n’y soit pas. »
Que fait l’autre parent, rescapé de la soustraction ? En tout cas il « ne fait pas la vaisselle » (sic – entretien d’Arnaud Viviant avec S.Daney – Inrocks, mars 1992), reçoit des cartes postales pendant que le fils est « au bordel » ou à la tâche, ce qui revient peut-être au même. Ce lien œdipien net, le cinéma comme tension obligatoire vers un collectif, manière de renouer, tandis que l’écriture est acte solitaire visant à une prise de distance. Daney «écrivant/écrivain » est un bon mix entre les deux.
Quentin Tarantino sera présent au festival de Cannes (14 au 25 mai 2019). Vingt-cinq ans après la Palme d’or attribuée à « Pulp Fiction », il rejoint la compétition officielle avec « Once upon a time in Hollywood ».
Le film réunit les Blonds poids-lourds dans la catégorie, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt, dont on a pu juger des talents comiques en Manouche irlandais au baragouinage mitraillette («Snatch ») ou adepte à deux neurones de la gonflette (« Burn after reading »)… King Leo est un acteur énigmatique. Il a oscillé entre pas terrible, moyen et mauvais, frôlé l’excellent… On ne sait jamais sur quels bons pieds il peut retomber.
Ni l’un ni l’autre n’en est à sa première aventure avec Tarantino : L.DiCaprio dans « Django », B.Pitt dans « Inglorious Basterds ».
Outre sa tendance à ressusciter des carrières mortes – Pam Grier avec « Jackie Brown », Travolta dans « Pulp fiction » – le cinéaste puise dans un vivier d’acteurs et scénariste récurrents : Robert Rodriguez (« Sin City ») avec lequel il a signé des opus expérimentaux, Christoph Waltz, « docteur Schultz », clone du vendeur de potion chez Lucky Luke et de «l’English Bob » se faisant rosser par Hackman (« Unforgiven ») ou nazi au museau courtois d’autant plus terrifiant dans sa placidité, Tim Roth, Jennifer Jason Leigh, Kurt Russel, Uma Thurman, Bruce Willis, Samuel L.Jackson, Steve Buscemi, Lawrence Tierney au caractère si commode qu’après un différend, ce dernier en vint aux mains avec le cinéaste au moment d’un tournage… que de bons augures !
Il ne s’agit pas d’un réalisateur douillet. Il filme en petit dur, n’hésitant pas à aller au contact sans évitement, quitte à le précipiter dans une espèce de provocation enfantine, en jugulant toute sentimentalité comme s’il craignait qu’elle ne le déborde.

« Le lieu du père qui n’y est pas » : celui de Tarantino a facilité sa vocation en disparaissant avant sa naissance.
Sa mère l’élève seule. Il est fort dissipé, et cet abandon, l’incertitude et l’indiscipline vont forger son cinéma. Sa façon de se réfugier en salle pour voir tout et n’importe quoi, sa fascination pour les acteurs, regard stockant sans hiérarchie un empilage qui va se structurant de guingois, sa façon anarchique d’agréger, alliée à un travail soigneux visant à la sédimentation qui lui a manqué (« l’inconscient, même s’il s’ignore, tombe toujours juste ») l’assimilent à un chantre de la culture pop low-cost.
Ses petits boulots sans gloire du début sont connus et l’ont installé dans la figure de gosse surdoué.

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 45 min

Pas tant sa virtuosité, ses couleurs splash et les jets d’hémoglobine finaux qui intéressent que l’intertexte de ses films, moins tomato-ketchupé, plus amoureux du Septième art, dévoué aux personnages… « Once upon a time ». Le nouveau titre dit assez combien sa filmographie est emplie d’hommages, de tributes – ici on ne peut plus clair à Sergio Leone – et de clins d’œil. (Uma Thurman partante pour tuer Bill en survêtement jaune de Bruce Lee dans « Le jeu de la mort »).
Chez Tarantino il ne s’agit pas d’emprunts sans paiement d’intérêts substantiels. Il serait léger de ne pas percevoir leur degré de cinéphilie… ses plans serrés sur les yeux, esthétisation propre aux mangas japonais, split-screen à la Brian De Palma… Cette vignette dont il a fait le logo de sa société de production « A Band Apart » (nom inspiré de sa passion pour le film de Godard)… tout le monde ne peut pas se flatter d’avoir inventé ce style de métonymie. .les hommes en costumes noirs de « Reservoir dogs » désormais aussi iconiques que les Beatles d’Abbey Road.

Plutôt que d’effectuer une focale sur « Pulp fiction » dont le festival dispensateur de la Palme en 1994 va nous rebattre les oreilles, où pourtant brille comme dans le pré-cité Harvey Keitel, acteur si dense qu’il donne envie de se remettre tout de suite au piano (il mériterait à lui seul un billet.. râblé, magnétique, une étincelle peu engageante dans le regard et cette sensualité tellement oxymorique.. .), observons les rappels tordus ou magnifiés dispensés dans d’autres films. La prestance de Calvin Candie (L.DiCaprio) dans « Django ». . cet héritage filmique sudiste, maintien moitié arrogant, moitié languide, des propriétaires de plantations… on pourrait y discerner l’ombre reptilienne de films Goldwyn-Mayer, celle satanisée du personnage d’Eastwood dans « Minuit dans le jardin du bien et du mal ».. Et Pai Mei, « the cruel tutelage » imposé à The Bride/Uma Thurman : on redoute que le réalisateur s’égare dans la caricature raciste avant de se rappeler que cet archétype « d’Invincible » était apparu en 1977 dans « Les Exécuteurs de Shaolin » de Liu Chia Liang. Le méchant aux sourcils blancs, recyclé ici en un absurde mélange entre Maître Yoda et le terrible Chevalier Ni, valeur indémodable du kung-fu !
Quentin Tarantino en fait son miel. Il s’y connaît parfaitement, aussi bien que Les Cahiers du cinéma commençant à importer le cinéma asiatique en France grâce à Olivier Assayas. Il éventre sans veiller à les refermer les boîtes de Pandore de diverses factures cinématographiques. Vannes ouvertes, les genres s’en échappent et s’égaillent dans la nature. Son côté giallo.

Son sens intuitif du casting fait mouche. Quel coup de génie d’avoir enrôlé David Carradine dans l’aventure de la manieuse de sabre ! Cette lourdeur de paupières cartoonesque sans effort… Il le fait mourir dans un enchaînement de pas fantaisistes.
Celui qui est en réalité tragiquement décédé d’un « accident de masturbation » dans un hôtel de Bangkok avait confessé carburer « toute la journée au whisky et à l’héroïne » pour tenir le rôle pétri de détachement de Kwaï Chang Caine, moine défroqué par la vengeance (La série «Kung Fu » créée par Bruce Lee et Ed Spielmann, diffusé par ABC entre 1972 et 1975 devait entraîner une vague sans précédent d’intérêt pour le bouddhisme)…
Des trésors de références et d’ironie sont embusqués sous les artères sectionnées, les bras coupés. Ni le grand-guignol ni le gore ne sont proscrits. On peut avoir horreur de cela. Néanmoins, que de poupées gigognes ! « Béatrix Kiddo, alias « The Bride », alias « Black Mamba », alias, alias, alias… ». C’est pas bientôt fini ? Tarantino tartine. Tarantinons.
Sa filmographie est inégale. Chacun peut y aller à volonté de son classement subjectif. Des répétitions flagrantes font chuter les points : « Hateful Eight », la scène de la traque est comparable, en moins bien et plus sadique, à celle de Waltz humant l’air en uniforme vert-de-gris (« Inglorious B »). Des morceaux plus faibles, mais on peut mieux aimer un petit cru qui en dit davantage qu’un grand, qui en dit moins.

Ces monologues creux, insupportables, ces discussions vétilleuses que vient hacher sans préambule une extrême violence. Samuel L.Jackson en prêchi-prêcha soulant est irremplaçable. Et ce non-souci de la vraisemblance ! Une digression de dix minutes est accordée à Lucy Liu – le personnage d’O-Ren Ishii – dans « Kill Bill », « et pourquoi l’exécution de ses parents l’a traumatisée, et quand, comment, en a-t-elle été conduite à devenir tueuse professionnelle, et quid de son katana », patati patata… Wes Anderson faisant dégoiser Monsieur Gustave dans « Grand Hôtel Budapest », Park Chan-wook avec «Mademoiselle » : ces narrations tirées par les cheveux aux dénouements plus qu’improbables sont de la même veine.

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 46 min

Adolescent, le réalisateur fut ouvreur dans un cinéma porno : en aurait-il retiré une magie postmoderne ? Car enfin, il y a de cela : cette outrance, ce bla-bla-bla à la mords-moi-le-réalisme débouchant sur libération corporelle rapide et très peu bordée. Une mère et sa fille de 18 ans gogo danseuse ayant pris en stop une étudiante, bloquées par la neige dans un château, ont un problème de lavabo et appellent cinq minutes après le générique du début un plombier dont l’arrivée coïncide avec celle du cousin de la factrice grippée venu la remplacer dans sa tournée… Vraiment ? Les histoires ne respectent pas fatalement un fil rouge. Excessif, ampoulé, décalé, narquois… Tout n’est pas prétexte non plus à de vaines démonstrations de savoir-faire : son absence de confiance en la fiabilité ou la bonté de l’homme, son pessimisme se déploient à couvert sous des péripéties humoristiques glauques.
Tarantino est un cinéaste organique, orgiaque, très différent d’un Cronenberg ceint d’un parfum de putréfaction et de métaphysique intime. Ses catharsis sont de nature centrifuge.

Son féministe caché, par exemple, livré à l’envers, est presque indétectable… Ces séquences dédiées aux représentations de la femme sont susceptibles d’être interprétées de la pire façon. Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh, « Hateful Eight ») est en route pour être pendue. Scène effroyable. Plus loin, ce gnon – pas d’autre mot – qu’elle reçoit en plein visage lors d’un plan sans ellipse… Du jamais vu ! Indignation galvanisée : c’est trop ! Pas possible de filmer cela !
Le fait qu’on ne puisse l’admettre rappelle combien en effet c’est inadmissible.
Tarantino échappant au récit plausible, rend caduques des tabous visant à encadrer une matière réelle. Il dénonce à sa manière criarde, efficace et sournoise, une maltraitance appliquée du fait des hommes : The Bride (« Kill Bill ») voit les siens décimés le jour de son mariage par un commanditaire qu’elle n’aura de cesse de pourchasser. Pire, il est en réalité le père de son enfant !
« Jackie Brown » – un des plus classiques en termes de forme, un des plus retors et original quant au scenario – recèle une scène sexuelle d’anthologie : Robert De Niro entreprend Bridget Fonda, sa petite amie camée contre la planche à repasser alors qu’elle mâche du chewing-gum et qu’on a l’impression qu’il pourrait remplir en parallèle sa déclaration d’impôt. Il finit par l’abattre sur un parking lorsqu’il s’exaspère de son babillage ! Non seulement incongru, mais déclenchant le malaise en même temps que le rire.
Si les femmes sont fatales, vénéneuses ou en chute libre, elles peuvent s’avérer aussi déterminées, inventives tandis que les hommes héritent d’une piètre image. Ils sont prédateurs ou traitres, abrutis, veules. Pam Grier/Jackie se révèle forte, nécessairement débrouillarde pour assurer sa survie au milieu d’un essaim masculin stupide et malfaisant.

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 47 min

Deux choses à ajouter au portrait : la première, bonne nouvelle pour les inconditionnels des pyjamas Eminence « Star Trek », le cinéaste serait officiellement prêt pour embarquer sur le vaisseau Enterprise et réaliser le quatrième volet.
Que personne ne s’énerve. Non, il ne prend pas le relais de Robert Wise, « Monsieur West side story » qui avait donné en 1979 le premier film après la série historique. Reboot 4, les deux premiers ayant été commis par J.J. Abrams et le troisième, Justin Lin.
Bonne nouvelle néanmoins en pensant au croisement à venir entre la fougue macabre de Tarantino et la réserve de Monsieur Spock.
Nul ne pouvait remplacer Leonard Nimoy. Sans le surpasser, Zachary Quinto a su instiller au Vulcain une retenue charmante. Rappelons que Quinto s’est illustré au moment du gommage de Kevin Spacey « pour raisons de scandale » du film de Ridley Scott, « Tout l’argent du monde » : après qu’il avait été photographié dans son appartement avec son compagnon au moment de la promotion du reboot 3, « Star Trek : Sans limites », son avis lui fut demandé son « l’affaire ». Si l’effacement numérique au profit de Christopher Plummer n’avait pas ses faveurs (« un secret de Polichinelle » destiné à servir de paratonnerre), il déclara ne pas avoir apprécié le coming-out opportun de l’acteur déchu « qui brouillait l’image des homosexuels en train d’atteindre une banalisation légitime ».
Intéressant car il s’agit d’une réaction plus élaborée que de dénoncer une essentialisation tout en faisant montre d’une solidarité aveugle, dès lors que l’objet du débat s’applique à une communauté à laquelle on est censé appartenir. Saine volée en éclats d’un manichéisme qui n’est fructueux pour personne.
Signalons pour conclure le film de Ladj Li en lice à Cannes, «Les Misérables ». Ce dernier est le co-fondateur avec Romain Gavras et J.R d’une école de cinéma gratuite près de Paris, sans condition d’âge ni de diplôme, baptisée « Les nouveaux Spike Lee ».
Spike Lee et Quentin Tarantino n’en étaient pas à leur première querelle saignante lors de «Django » : le réalisateur de « Malcolm X » et « BlacKkKlansman » avait violemment reproché à celui de « Pulp fiction», « Unchained Django » et « Jackie Brown » son emploi inconsidéré du mot « nigger ». Samuel L.Jackson s’en était mêlé, éreintant Spike Lee. Vendu à la cause ?
La sélection officielle cannoise, déplacement des conflits sur territoires lointains ?

Annelise dit: 11 mai 2019 à 23 h 55 min

.. et (sans rapport avec le billet précédent), la mort de Jean-Claude Brisseau, dont on peut reparler des films et de l’oeuvre hors polémique

JC.... dit: 12 mai 2019 à 5 h 24 min

GAZON MAUDIT
Les Marcheurs en Arrière ont trouvé un LOISEAU qui fait « cuit-cuit »….

JC.... dit: 12 mai 2019 à 6 h 26 min

LUNE DE FIEL AU MALI
Deux connards en voyage de noces pris en otages, deux commandos morts pour libérer ces abrutis…
Vite ! on en fait un bouquin, puis un film, coco !

JC.... dit: 12 mai 2019 à 6 h 47 min

JEAN CLAUDE BRISSEAU
Bien entendu, nous n’ouvrirons pas la porte à la Paul et Nique au sujet de sa condamnation pour harcèlement !

Un metteur en scène qui essaie de se faire une ou deux gamines voulant jouer dans ses films, cela nous parait assez naturel au regard des lois comportementales sexuelles de l’espèce humaine, particulièrement dans le milieu cinématographique….

Repose en paix, JC !

tristan dit: 12 mai 2019 à 8 h 07 min

JC Brisseau(suite)

Pour avoir si bien filmé les fesses de Vanessa Paradis dans Noces blanches, il lui sera beaucoup pardonné.
RIP.

Annelise dit: 12 mai 2019 à 9 h 00 min

Plutot que de dauber de bon matin JC Brisseau, quel film avez-vous vu?
Rohmer et Le Losange l’ont repéré et produit ses premiers films. Bruno Cremer dont nous parlions était son acteur fétiche. La condamnation pour agressions sexuelles a entraîné que l’oeuvre soit jetée avec l’eau du bain, c’est dommage. Frédéric Bonnaud avait été contraint d’annuler la rétrospective à la Cf de peur que le cinéaste ne soit pris à parti lors de son arrivée à Bercy . .le dilemme Polanski venant de s’être posé. Bonnaud a même déclaré s’être autocensuré par nécessité à propos de Bertolucci, accusé de maltraitance et de viol par Maria Schneider
Philippe Rouyer disait assez justement que Brisseau a été tenu pour un « Weinstein français » et que cela a précipité sa chute
Pourtant une filmo (surtout celle des débuts) marquée par la description des cités délaissées, livrées à l’abandon et la violence, ensuite hantée par une sorte de tyrannie de la pureté, le milieu scolaire. .des images parfois suresthétisées sans doute .lyrisme, onirisme. .en tout cas une patte que les actes personnels n’occultent pas

JC.... dit: 12 mai 2019 à 9 h 13 min

Annelise, tu es bien gentille : tu me laisses parler comme je l’entends des sujets que tu proposes.
Et parler cinéma si j’en ai envie. Tu daubes, là !…
Ne fais pas ta Mère Supérieure.

JC.... dit: 12 mai 2019 à 9 h 35 min

Chère Annelise, tu me permets de te vouvoyer dans cet immeuble numérique si bien fréquenté ?

Très chère, lorsque vous aurez accepté ma demande en mariage récente, l’idée de passer à l’acte au Mali vous tenterai t elle ?

L’endroit est mondialement connu pour être sûr, tranquille, complice…

JC.... dit: 12 mai 2019 à 10 h 04 min

L’ARBRE DU MONDE pourrit en RdL
Hé, les bolos germano-crétins. Laissez faire les primaires ! Ils abattent les arbres pour mettre fin* à la faim du monde.

*enquête en cours

Lucienne dit: 12 mai 2019 à 10 h 55 min

Ah ! JC et ses demandes en mariage… toutes REFUSÉES… on comprend pourquoi… qui pour se maquer avec un tel zigoto ne sachant répondre que par l’injure

Annelise dit: 12 mai 2019 à 10 h 55 min

..plutôt une rouquine carmélite, JC.. les pires ! La Mère Sup m’a vue venir
Alors, sur Tarantino? Vous êtes bien du genre à avoir jeté un oeil sur un ou deux de ses films en douce
Ou Brisseau. « Lui fils de femme de ménage se rêvant cinéaste » (Sic) Physiquement une montagne, très autoritaire parait-il sur les tournages
Sylvie Vartan était troublante sous sa direction. F.Bonnaud considérant qu’oeuvre et vie privée, fût-elle objet de poursuites judiciaires de manière désynchronisée, étaient choses séparées a ajourné la rétro qui devait lui être consacrée à contre-coeur

JC.... dit: 12 mai 2019 à 11 h 51 min

EFFET GILETS JAUNES
Celui du réveil matin.

T’entends la sonnerie qui, alors, est utile !
Tu te lève, joyeux, et tu fais ce que tu veux.

Alors, là, la sonnerie ne joue plus AUCUN rôle !

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 13 h 19 min

enio moricone traite de plus pire voleur crétin tarentino..tarentino lui damnde une musique de film..enio dit comme ça qu’il n’a jamais dit que tarentino n’était qu’un crétin..tintintin..plissement des noeils..j’ai pas aimé un fime de tarentino depuis jackie brown..c’t'un pépéroni gonflé a l’hélium

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 13 h 22 min

hors le clairon tout est rien que bruitage de backroum jicé..qu’est ce qui a dplus truc de tarlouze qu’une clarinette..chte l’dmande pas..tu l’sais

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 13 h 24 min

immeuble numérique

bel himage..ici on est toujours voisin du dsous..chez lassouline du dsus..bien qu’anlyz soit en penthouse elle descend souvent

Jazzi dit: 12 mai 2019 à 13 h 31 min

Et dire que nous allions atteindre les 3000 !

Fin de capitalisation, une nouvelle page s’écrit en RDC.
Une « colonne verticale » d’un genre nouveau, sous le haut patronage de Quentin Tarantino, Cannes oblige, dont il me faut encore digérer les roboratifs billet & déclinaisons proposés d’entrée de jeu par Annelise.

En attendant de pouvoir développer les pistes ouvertes à l’occasion de cette proximité festivalière, avec son suspens époustouflant : « Almodovar aura-t-il enfin la palme d’or ? », attardons-nous encore un peu sur l’actualité en cours dans les salles.

« Lourdes » de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, dont Phil nous a dit qu’on leur reprochait d’entretenir une trop grande empathie pour les curistes-pèlerins qui participent à la renommée de cette ville-sanctuaire.
Pour la gaudriole, Jean-Pierre Mocky nous avait déjà donné son inénarrable « Le Miraculé », avec Michel Serrault et Jeanne Moreau.
Mais s’agissant ici d’un documentaire, comment peut-on reprocher aux auteurs d’éviter de porter un regard misérabiliste sur le sujet ?
Grâce à la première apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous, en 1858, Lourdes attire les pèlerins venus du monde entier. Depuis, l’on compte des milliers de guérisons inexpliquées et 70 miracles officiellement avalisés par le Vatican. Désormais, chaque année, 3 millions de visiteurs s’y rendent en procession. Tout un peuple de croyants et d’invalides de toutes sortes, qui n’ont d’autres espoirs de guérison qu’à travers la manifestation d’un… miracle !
A l’empathie des auteurs ne peut correspondre que la compassion des spectateurs.
Que faire d’autre devant le spectacle de tant de misères physiques réunies ?
Les cinéastes filment au plus proche les visages et les corps des malades, les gestes de soulagement et les soins apportés par les divers personnels d’encadrement, laïcs ou religieux, pour la plupart bénévoles, ainsi que les rituels en usage.
Une esthétique soignée et charnelle qui évoque les fresques religieuses de la Renaissance italienne. Il faut voir comment les pèlerins caressent la pierre humide de la grotte sacrée, le regard noyé de larmes…

Le cinéma, lieu de la présence excessive de la mère quand le père n’y est pas ?

Ma mère, veuve, chrétienne et sourde et muette, une fois ses trois enfants conduits au seuil de l’adolescence, songea enfin à s’occuper un peu d’elle-même. Son infirmité la révoltait toujours autant et elle fit plusieurs fois le voyage à Lourdes en compagnie de quelques membres de l’association paroissiale locale. Nous, ses enfants, esprits forts, nous ricanions toujours un peu en la voyant partir en nous disant, d’un air entendu, qu’à son retour nous devrions nous attendre à ce que : « Moi, peut-être miracle ?! »
Il n’y eu jamais de miracle, mais, pour elle, quelque temps d’apaisement après chaque voyage où elle avait pu constater que, sous l’angle de l’infirmité, elle n’était finalement pas si mal lotie…

xlew dit: 12 mai 2019 à 14 h 22 min

Substantiel dépouillement de la carcasse du lyrisme à bout touchant, fumant, de Tarantino, Annelise, ce dernier est de plus en plus à l’aise à l’intérieur de la peau d’ours de Hollywood, qu’il continue à vendre, avant de la voir muer, avec le même malin plaisir.
Il semble de moins en moins nager dedans, et remplit le costume, piqûres et points intérieurs enfin raccords aux coutures et balafres de son corps, sinon des cicatrices de son esprit.
(Les Beatles périront peut-être tous de mort non naturelle, passage vers l’au-delà protégé ou pas, qui sait, le George du groupe avait beaucoup souffert d’un coup de poignard au poumon).
De Redwood à Rosewood, via John Singleton, la route fut très courte, sur le chemin beaucoup tombèrent de Manson en un difficultueux charybdéen after, un after de flower power en plastique telles qu’on en voit même au centre de somptueux cimetières.
Quand ce n’est pas ce qu’ils avaient adoré qui les brûlait, ils brûlaient maintenant ce qu’ils avaient au plus haut porté, Allen et Robert Crumb, jadis des chouchous, sont aujourd’hui napalmisés par les descendants des mêmes (Crumb a des dessins dégueulasses et peut-être des idées contestables sur l’amour, mais sa série sur les jazzmen et bluesmen américains est extraordinaire).
Plus personne ne laisse l’artiste être animé par ses démons, il se doit de se présenter au rapport tous les jours devant le tribunal, son bilan de société à la main, son bulletin de santé psychologique glissé entre les dents.
La scène de la petite fille soufflant la vérité à l’oreille de Di Caprio-Reynolds est très belle, surtout lorsqu’on ôte mentalement le filtre du tongue in cheek familier – obligatoire – des top acteurs des années 2000, si l’on pense un instant à Cruise et Pitt qui mettent un point d’honneur à surjouer la dérision de leur personnage (et de leur *persona* en prime, diraient les critiques de ciné).
Pourquoi Reynolds ne serait-il pas un excellent acteur, souvent à son insu (la suprême technique, qu’enseigna peut-être Kazan dans sa Hell’s Kitchen de Manhattan) ?
Hustle l’avait prouvé, Deneuve l’avait aidé.
La cotation des acteurs à Hollywood c’est fini, tous ont un bas de laine à l’ombre, une doublure pour les lourdes scène d’action, pas étonnant qu’il soient toujours à la recherche de ce pas de contention, qui les met dans tous leurs états artistiques, une espèce de Dakota psychique trop affiché pour être foncièrement honnête, pourquoi n’aurait-on pas l’impression de se faire voler les terres du temps de notre cerveau disponible.
Ou alors ils jouent et nous débilitent un peu comme le Custer de Penn.
L’autoérotisme hollywoodien, toujours à se commenter lui-même, en est-il rendu-là ?
C’est vrai, vous nous le montrez bien, les vignettes de Tarantino sont virtuoses comme des petits scarabées filmophages qui éliminent les bouses et les excréments du pur pastiche.
Le moment Bruce Lee est assez fort, il rappelle la mort du fils, Brandon, la mêle à une scène du premier Indiana Jones, celle où Ford, devant les moulinets du sabre d’un janissaire plein d’esbroufe, dégaine son revolver et règle sèchement la menace d’un problème, tandis que Booth, le personnage de Pitt que capte Tarentino, raille les hypothèse du martial grand-maître par une remémoration de la toute puissance du juridisme américain et clôt l’argument d’un sourire.
Peut-être qu’un jour, comme Scorsese pour son film sur les Kirishitans du Japon, l’autodidacte doué se laissera-t-il inspirer par Malick, comme Dumont et Brisseau par le premier Pascal Thomas (les profs de français/philo qui sortent vivants du bahut sont les meilleurs)…
Savoureuse, votre évocation des blondins maquillés comme des Kamaz russes, ça me rappelle la belle Femme Africaine Blonde de Brancusi, un artiste dont le choix du matériau des socles était la plus importante des choses, sa colonne, comme ici la vôtre, s’orientait vers le ciel autant que vers le velours des souterrains, le système racinaire dans son imagination comptait à part égale sinon plus, comme ici, où l’arbre cosmique des commentaires est inversé.
Je ne désire point abuser plus et empiéter sur le module en losange de l’honorable prochain commentateur, je me retire en Petite-Valachie sur la pointe de la plante des pieds ou sur l’extrémité nord de la paume des mains, tête en bas, de côté.

Annelise dit: 12 mai 2019 à 15 h 31 min

Bel aparté sur Madame votre mère, Jacques. Pas la première fois que vous l’évoquez de façon émouvante. .autrement on ne joue pas le compteur si? Ah les 3000. .j’étais sûre que cela vous ferait rêver
J’aime aussi bcp l’idée de l’immeuble numérique. Tbien trouvé. Heureusement qu’on n’est pas chez Ballard, tout ce serait mal terminé
Désolée d’avoir dû rafraîchir, le petit Art s’est plaint en mp que la page commençait à être longue à charger. Je ne comprends rien à ces zubtilités informatiques, mais le jeune groupe m’avait proposé de prendre un verre à la sortie d’un giallo à la Cinémathèque ..depuis j’ai « du mal à leur refuser », comme on dit à la campagne
« Lourdes », l’Huma fait partie de ceux qui l’ont le mieux noté – paradoxe? Les pages littéraires d’antan étaient fort bonnes . .j’ai souvenir sur France Culture d’une longue itw croisée entre votre servante et Laurent Mauvignier co-animée par Alain Nicolas (l’Huma) et JBHarang (Libé) où le second était loin de posséder la culture spirituelle dans les deux sens du mot du premier. .le personnage d’ours mal léché incorruptible de Harang, si séduisant pour ses copains ayant la carte, fondant d’ailleurs en « off » comme neige au soleil. .j’ai encore le souvenir désagréable de ses intimidations pas du tout vagues à mon encontre. Nicolas était beaucoup plus fin, curieux, iconoclaste. .Michon avait dézingué Renaud Matignon à distance en n’en pensant pas de bien, Harang assujetti au même principe avec moi ne fera pas de vieux os

Jean-Marcel, Jackie Brown mon préféré – et de loin. Le personnage de Louis Gara m’a fait rire pendant des semaines. .Bridget Fonda affalée sur le canapé dans des vapeurs de joint, d’une sottise effarante, est une image sans conformisme – je veux dire la façon dont elle finit détonne ..mais « Kill Bill » est une telle soupe aux navets ! C’est très difficile d’obtenir un bouillon aussi concentré, tout un travail.. le gastronome respecte
Sinon le revirement d’Ennio Morriconne m’avait aussi perturbée. .une pointure de cette envergure, et soudain il se prête à une collaboration avec un cinéaste qu’il avait dit ne pas apprécier. . pour le coup, là, oui, je trouve qu’il y a une forme de confiscation au lieu de l’hommage. . abus de faiblesse sur personne commençant à être vulnérable?..on ne sait pas trop quelle part d’amour et de vénération entre là-dedans chez Tarantino.. ni si EM s’y est prêté car il s’était senti en perte de vitesse, avait voulu rebooster sa carrière en raccrochant les wagons avec quelqu’un dont il a fini par reconnaître le talent, ou juste pour rajouter de la crème relevée de vanité dans les spaghettis du western

Annelise dit: 12 mai 2019 à 15 h 48 min

« ce dernier est de plus en plus à l’aise à l’intérieur de la peau d’ours de Hollywood, qu’il continue à vendre, avant de la voir muer, avec le même malin plaisir. »

« Le moment Bruce Lee est assez fort, il rappelle la mort du fils, Brandon, la mêle à une scène du premier Indiana Jones, celle où Ford, devant les moulinets du sabre d’un janissaire plein d’esbroufe, dégaine son revolver »

Lew, vous êtes très fort ! Comme souvent, vous voyez beaucoup. . empiétez quand vous voulez.
Brancouche, j’imagine la tête des tout premiers à avoir découvert Princess X. .même le nom, il fallait le trouver
Il y a des années, de très belles pièces réunies au Guggenheim Bilbao, alors qu’il y avait au même moment une expo Richard Serra .La personne qui m’y avait conduite très pointue sur ces sujets. .l’influence des arts premiers etc Je voyais de jeunes Japonaises manifestement compétentes tourner autour ..diable!

Petite chose encore, Jean-Marcel 13h24. .enfant j’étais choquée d’entendre le mot penthouse. .suis restée des années à croire qu’il s’agissait d’un truc graveleux ..jamais compris si c’est parce que la sonorité en évoquait une autre, ou parce que mon inconscient avait enregistré que c’était le titre d’une revue érotique?
Dans le village où nous étions, j’ai gardé cette vision particulière – authentique, psychanalytiquement peut-être significative? – d’une épicerie-bureau de tabac-librairie-poste où les magazines pornos pendaient épinglés sur une corde à linge un peu haute (afin que les enfants ne puissent pas s’en saisir)au-dessus d’un étal charcutier. .rôti de porc froid légèrement verdi, qq saucisses où planaient les mouches, jambon blanc

Jazzi dit: 12 mai 2019 à 16 h 22 min

Oui, mise à part que ce que Jean-Marcel préfère dans le penthouse, c’est toujours la cave !

J’ai relu vos contributions, Annelise, c’est mousse costaud ! D’autant plus que je ne suis pas vraiment un inconditionnel de Tarantino…

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 17 h 11 min

ou juste pour rajouter de la crème relevée de vanité dans les spaghettis du western

hum..l’italien peut casser du français..jamais de l’italo américain..c’est pas brillant

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 17 h 15 min

..il y a un sous sol dans l’himmeuble ou wenstein a son penthouse..mais il n’a pas de cave baroz..c’est dvenu bien trop chic..

bouguereau dit: 12 mai 2019 à 17 h 22 min

où elle avait pu constater que, sous l’angle de l’infirmité, elle n’était finalement pas si mal lotie…

..et ça t’a jamais fait envie pour haller te requinquer baroz ?

Jazzi dit: 12 mai 2019 à 17 h 40 min

« ..et ça t’a jamais fait envie pour haller te requinquer baroz ? »

Jamais. Outre les fioles de vierge en plastique à l’eau de Lourdes, ma mère nous avait ramené une sorte de kinescope de poche en plastique dans lequel on enfonçait une carte perforée contenant des vues de la procession et dont le visionnage était aussi effrayant que le film Freacks, vu bien plus tard !
Tout ça, c’était pour dire que j’étais prédisposé à l’empathie en allant voir ce film et que j’ai constamment pensé à elle en le regardant…

Annelise dit: 12 mai 2019 à 18 h 04 min

. .scène saisissante Jazzi. Petit cinéma intérieur probablement aussi troublant que l’aperçu au fond des dés de saké
Une des processions les plus belles vue en Italie..au Brésil c’est trop effrayant, avec des scènes de transes et d’hystérie, paumes des mains écharpées pour imiter les stigmates – c’est dans les Pouilles, à Rocolotondo, un 15 août tandis que dans la soirée claquaient de petits feux d’artifice mous tout alentour..splendeur .Dans la journée une statue de Vierge parée est transportée à travers les rues sur une chaise de bois dentelé ,l’auréole en fer parsemée d’étoiles minuscules, la statue poursuivie par des bambins pas trop concernés, des vieilles gens vêtues de noir, graves et recueillis, des femmes plus jeunes, lentes, à l’air fatigué à cause du dur soleil dont on sent qu’elles aimeraient s’arrêter sous les arbres du parc du belvédère – mais elles ne le font pas

tristan dit: 12 mai 2019 à 18 h 26 min

« Ah les 3000. .j’étais sûre que cela vous ferait rêver. »
Eh oui, on se voyait déjà 3000 en arrivant au port…

Jazzi dit: 12 mai 2019 à 18 h 36 min

En revanche, je suis allé à Fatima, visite touristique hors grand rassemblement processionnel. Architecture religieuse désolante, surtout si l’on n’a pas la foi chevillée au corps, heureusement que la région alentour est superbe !

alley cat dit: 12 mai 2019 à 19 h 50 min

d’une épicerie-bureau de tabac-librairie-poste où les magazines pornos pendaient épinglés sur une corde à linge un peu haute (afin que les enfants ne puissent pas s’en saisir)au-dessus d’un étal charcutier. .rôti de porc froid légèrement verdi, qq saucisses où planaient les mouches, jambon blanc

Quand les mouchent planent sur la saucisse, fini la rigolade: fermeture administrative d’office. Rendez-vous à tous en grande surface. Des gilets jaunes convertis aux distinguées épiceries fines, comme aux plus radicaux d’entre-nous. « Puisse Dieu te blesser sans toutefois te tuer ; tu en sortiras grandi et fortifié(e) »
https://www.youtube.com/watch?v=wES3FVw1P-M

alley car dit: 12 mai 2019 à 20 h 08 min

@les modos qui voudraient participer plus directement (comme on les comprend)

alley cat dit: 12 mai 2019 à 20 h 01 min
les mouchent > les mouchés

JC.... dit: 13 mai 2019 à 6 h 13 min

INSOUMISSION
Exemple ?
L’insoumission, c’est ne pas se soumettre à Mélenchon, notre Pol Pot, le Maduro des islamogauchistes…

JC.... dit: 13 mai 2019 à 8 h 29 min

DISCUSSION
Retirons nous immédiatement de toute discussion : en France, elles ne mènent à rien. Juste à frimer devant des frimeurs.
Lâcher un mot définitif « C’est comme ça, et pas autrement ! », et go !

JC.... dit: 13 mai 2019 à 8 h 56 min

CITATIONS
« Amis, vous noterez que par le monde il y a beaucoup plus de couillons que d’hommes. »
« C’est grand pitié quand beauté manque à cul de bonne volonté. »
François Rabelais, scénariste

bouguereau dit: 13 mai 2019 à 17 h 47 min

2 fois plus..si le compte est bon
ta grande pitié s’exprime comment en tel cas jicé..il n’y a pas de voix off

bouguereau dit: 13 mai 2019 à 17 h 49 min

NON-PARTICIPATION
La dictature, c’est la participation obligatoire

en belgique ferdom t’es hobligé dvoter sinon c’est l’hamende..

bouguereau dit: 13 mai 2019 à 17 h 56 min

Tout ça, c’était pour dire que j’étais prédisposé à l’empathie en allant voir ce film et que j’ai constamment pensé à elle en le regardant…

à travers ses proches on se regarde soi même baroz..hon pense à sa capacité de résistance..c’est ça qui tenaille

bouguereau dit: 13 mai 2019 à 18 h 06 min

c’est dans les Pouilles

il y a des petites chapelles perdues formidables..avec des fresque rafraichies..j’y ai vu une femme entre deux ages avec un pinceau et des tubes lidl..au sujet des projets de notre dame je suis déçu qu’il n’y ait ni sainte vierge..ni même rimèque de chimère ou gargouille..ha ça mais pour le zinc iridié à l’eau lourde à la jean nouvelle y sont tous fort

pado dit: 13 mai 2019 à 19 h 11 min

Demain 14 mai Graaaaaannndde Vente mondiale d’un Bouguereau Lequel on ne sait Pas.
Bon ! A priori William. Donc le vieux. Mais le nôtre (enfin pour moi à peine une évocation) est-il si jeune ?
Le prix ? estimé a un poil près : 30 millions de dollars (sont fous de William les amerlocks)
Perso je suis prêt à mettre une dizaine d’euros sur le cerveau du nôtre (un hasard, il existe !)
un pari, mais ya pire. Parfois il résonne( ai ?)
Bien sûr le tableau ( p’tit Pan tout jeune) n’est pas avare de fesses masculines (pour faire plaisir à Baroz) de seins féminins (pour J-Marcel ? et moi ?) et de prochaines « Festivités » (type feux d’artifice pour Annelise)
Trois, quatre ans c’est long mais retrouver un matheux Toulonnais est toujours un plaisir (même si bien sûr son anarcho-droitisme mérite toujours des baffes)
Bises à xlew (t’es le plus fort ! Quoique!!!!)

Annelise dit: 13 mai 2019 à 20 h 00 min

Ah, les Pouilles Jean-Marcel ! Et cette cuisine. .on en reparlera une autre fois. .comme de vous demander en aparté si vous avez goûté la cusine de Gille Dudognon près de Limoges. .beau parc verdoyant, Chapelle St Martin?

Je donnerai également plus tard une notule sur Matrix (entre)revu hier. .mond dieu ! J’expliquerai au passage pourquoi

En attendant, mort de Doris Day..que sera, sera chez Hitchcock.. et ses fantaisies avec Danny Kaye

Annelise dit: 13 mai 2019 à 20 h 09 min

… j’y pense (Gilles Dudognon) par association, au sujet de madones : dans le restaurant des assiettes Bernardaud édition limitée drolatiques ornées d’une cène magnifqiue. .quand on regarde mieux Jésus a le visage d’Edward aux mains d’argent sur l’une, sur l’autre Clint Eastwood.. les apôtres ceux de Tim Burton, Cary Grant etc

Fontebranda dit: 13 mai 2019 à 21 h 35 min

C’est drôle, ça tombe bien, je viens de rouvrir (il faut dire que je viens de retrouver le livre après des années) les essais de Hermann Broch.
Vs me voyez venir…
Pour une fois la difficulté de traduction m’a paru hautement profitable : qu’Albert Cohn ait été obligé de dédoubler le Kitsch en « art de pacotille » & « art tape-à-l’œil » m’a dessillé l’esprit. Il a une dimension que j’avais oubliée.
Au lieu de s’enferrer ds la question du « mauvais goût » (tjs celui des autres, mais tjs recyclable via le 2nd degré (qui a le dos large) par les champions du judo culturel qui retourneront vite fait contre le Candide égaré au pays des petits malins son élan d’indignation ), mieux vaudrait se rappeler cet autre critère : la substitution d’un système fini & fermé à un système infini & ouvert (celui de l’art). Les recettes, la réutilisation « ludique »…
Bref.
C’est Echenoz qui avait envoyé prématurément DD (en binôme avec Dean Martin) jouer les infirmières d’accueil ds un drôle d’au-delà (Au Piano)

Annelise dit: 13 mai 2019 à 22 h 52 min

..opportune lecture, Fontebranda. . Hannah Arendt éditeur sait choisir
Il y a une générosité en plus de l’intelligence dans la reconnaissance d’un « bon kitsch, voire génial ». .admettre le ludique, l’élargissement à un infini & ouvert signent une volonté d’échapper à un seul goût totalitaire déclaré « bon »

« Les grandes blondes ne sont pas toujours blondes ni forcément grandes ».Echenoz a par exemple des maximes comme cela qui, bcp plus que des formules, sont de jolies évasions du fini/fermé

J’aimerais que nous échangions sur Matrix, ou le principe de Matrix – il n’est pas obligatoire de l’avoir vu, en avoir entendu peut suffire – le moment venu. L’apport pourtant subtil de Hermann Broch je le crains ne trouvera guère matière à echo

Annelise dit: 13 mai 2019 à 23 h 01 min

..une de vos B.O parmi les plus iconoclastes et réussies, allant comme un gant au contexte et plaisante à entendre, Alley, c’est celle d’hier 21h18
. .Broch aurait apprécié, ce qui n’est pas mince compliment

JC.... dit: 14 mai 2019 à 4 h 24 min

OEUVRE ABOUTIE
« La jeunesse de Bacchus, une des œuvres les plus abouties du roi des peintres académiques William Bouguereau, pourrait atteindre 25 à 35 millions de dollars. »

C’est pas de l’art ce manga d’époque : c’est du lard pour les cochons frustrés… A chier, la barbouille de William !

William Legrand dit: 14 mai 2019 à 6 h 44 min

Devant lire ici tant d’intelligence, l’andouille de JC en reste coi… quoi ?

Phil dit: 14 mai 2019 à 7 h 29 min

retour triomphal de Annelyze…même Broch est convoqué ! diable pour qui , pour quoi ? les somnambules, sans doute.
avez-vous fréquenté le festival de Karlovy Vary, dear Annelyse ? vais allez prendre les eaux à Karlsbad et lirai vos notules à la source.

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 02 min

Parmi les grands William, notre William LEGLAND fait miséreux ! Pas de souffrance pour le cloporte, il n’en a pas conscience … l’insecte de blog.

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 09 min

LITTÉRATURE ET CINÉMATOGRAPHIE
Ces deux distractions humaines sont de nature fondamentalement différente : la première s’impose à celui qui, seul, doit écrire pour vivre son propre désir, la seconde s’impose à la phalange de raconteurs d’histoires, la plupart du temps pour rentrer dans leurs frais et se payer du bon temps en ayant amusé les gogos…

Annelise dit: 14 mai 2019 à 8 h 13 min

Sont-ce ces bains en Bohême dans vous aviez parlé Phil ? Quelle chance ! Non je ne connais pas. Les seules sources thermales que j’ai fréquentées sont à Dax. .il y en a aussi en Géorgie caucasienne, de quoi jeter un œil si Jason s’y baigne. Ou en Algérie, «Hammam-bou-Hadjar », l’eau qui coule sur la pierre chaude. Mais pas trop le moment d’y aller.

Cannes est donc lancé et viendra sur le tapis (rouge)
Que les contributeurs musclés de RdC me pardonnent si je donne parfois le sentiment de contrevenir à ce qu’ils attendent pour offrir des billets à des lecteurs qui ne participent pas, ou sous forme d’écriture texto-tweet en messagerie privée sur Facebook, sans que je parvienne à leur faire passer le cap du post
D’abord ce n’est pas toujours le cas, Renoir, Dreyer ou Naruse ne cesseront jamais d’avoir ici la place qu’ils méritent. Ensuite ce croisement d’éclairages, bien que nous nous exprimions – vous, moi – et eux, quasiment jamais, a quelque chose d’un pont générationnel
Les contributeurs aguerris voient, ont vu et commentent des films auxquels les amateurs de blogs, les étudiants, les lecteurs plus jeunes ou plus timides ne se sont pas toujours frottés, ou pour ce faire hésitent. Ils peuvent y être incités par ce biais.
Il ne s’agit pas d’aller sur terrain démagogique pour faire grimper le compteur. Néanmoins la remarque de CP, « Le petit Braunschweig regarde Games of Throne » renseigne sur la réciprocité minimum nécessaire pour que l’influx circule.
Pas de mépris. De la détestation, cela peut arriver, alors elle est argumentée au lieu de fonctionner sur rythme binaire, « j’aime » (un pouce levé), « je n’aime pas » (un smartie qui grimace) : salaire de zappeur ? L’intervention de Fontebranda sur Hermann Broch à ce titre également éclairante. Ne barricadons pas les portes

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 21 min

OPINION
Préférons donc le blabla des érudits qui s’écoutent avec délice, à la synthèse claire du pouce levé ou baissé ….

Phil dit: 14 mai 2019 à 8 h 27 min

oui la Bohême, dear Annlyze, aux sources du cinéma, celui des terres de Stroheim qui prenait l’eau au casino avant de se refaire en v(i)olant l’aristocratie russe. le grand hôtel où se déroule le festival s’appelle Pupp (prononcer poup ) toute une pompe, désarmorcée dans le communiss engluant. Deneuve y est passée et promène son ennui comme une Reine déchue, what else à Karlsbad. Casino Royale, le james bond aux oreilles décollées et tendance homophile Daniel Craig, y a tourné une scène. des chinois et des russes partout qui se croient dans un film en parcourant la vieille iourope.

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 27 min

FESTIVAL DE CANNES
Une bonne occasion de rire pour les mécréants zieutant goguenards la pitoyable parade de ces mortelles célébrités !

JC.... dit: 14 mai 2019 à 8 h 45 min

HERMANN BROCH
Mon seul souvenir de lui : La Mort de Virgile.
J’aime ! Énormément beaucoup …

JC.... dit: 14 mai 2019 à 9 h 09 min

MATRIX
Vu à sa sortie, il y a longtemps, je n’en avais gardé aucun souvenir tant il me paraissait plus spectaculaire que signifiant même pour un amateur des mondes imbriqués. Logique pour une toile.

Annelise dit: 14 mai 2019 à 9 h 30 min

Abond, Phil. Craig et Javier Bardem, comment faire autrement. .donnez nous des nouvelles

Justement JC. .ai vu passer ces jours dans les programmes télé la rediffusion de « Matrix 1 » de Lana et Lilly Wachowski.
M’est revenue intacte mon incompréhension au moment de sa sortie (1990). Or le film depuis fait l’objet d’un véritable culte. Quelques répliques font office de message crypté à l’instar de Star Wars (dont la trilogie initiale est d’une qualité sans commune mesure) : « Neo, tu as le choix entre la pilule rouge ou la bleue » – traduction : choisis-tu l’éveil de ta conscience ou le confort ? – ou « La cuillère est ton repère » – traduction : la réalité n’est peut-être qu’illusion.
La vénération fut comparable à celle voué à « 2001, l’Odyssée de l’espace » en son temps, si ce n’est supérieure en termes d’entrées chiffrées… La prétention alliée au basique est de la vodka-Red Bull : l’envol est rapide, dure est la descente.

Le film, à part un casting alléchant – Keanu Reeves, co-acteur indispensable de River Phoenix, dans un des plus beaux films de Gus Van Sant « My own private Idaho » et Laurence Fishbure – n’est pourtant qu’une enfilade d’inepties dorées au scenario grandiloquent : sombre histoire amphigourique, au final fort bête, de « programmateur informatique le jour, qui se transforme en pirate hors pair la nuit », et se retrouve coincé entre deux mondes.
Succès probablement à imputer aux effets numériques peu courants à l’époque, flirtant avec le jeu video trépanant. La planète a plongé dans une épopée masturbatoire qui ne requiert guère d’interface… l’aboutissement d’un repli individuel, et de ce qui fut qualifié ci-dessus au sujet de Tarantino « d’auto-érotisme » du cinéma.
Il n’est pas rare dans les conversations de jeunes adultes, vingt-trente ans, que référence y soit faite comme s’il s’agissait d’un ouvrage de sociologie ou de philosophie majeur. Les blockbusters sont devenus des « faiseurs d’opinion », bon petit opium du peuple acheté pas cher dont il n’est pas inutile d’inventorier le contenu (ou l’absence de).
Je reviendrai peut-être un jour sur les Marvels, dont je tiens quelques-uns en estime (dont celui de Matthew Vaughn, « X-men, le Commencement » avec des Michael Fassbender et Kevin Bacon de belle tenue), quand j’éprouve pour d’autres un mépris dont je me suis défendue dans mon post précédent : le dernier « Captain Marvel » est une faillite visuelle, technique et intellectuelle. Le rachat Disney fait des ravages et rabote la planche jusqu’au fromage pasteurisé vendu en grande surface.

Le film d’ouverture (Matrix 1, le légendaire) des sœurs Wachowski est une perpétuelle ressussée de classiques remis à la sauce 3D & animation assimilée à des rodomontades. L’influence de « Brazil » y est flagrante, les emprunts retraités et développés hélas dans une dimension uniquement complotiste et noire, sans le quart d’intelligence qu’avait pu y mettre Terry Gilliam.
« Total Recall » (appuyé sur une feuille de route de Philip K.Dick) ou l’excellent « Robocop » du même Verhoeven qui interrogent la mémoire, l’augmentation de l’homme grâce aux machines ou au contraire l’accroissement de son humanité vulnérable, y sont perceptibles aussi comme source d’inspiration, appauvrie d’un millénarisme catastrophe dont on se serait passé. Les pépinières humaines sont copiées sur une scène glaçante d’un de mes « Alien » préféré, qui fut jugé néanmoins par la critique comme un des plus mauvais, celui de Jean-Pierre Jeunet. Je ne dis pas que « j’aime » ces films. Le monstre du film de Jeunet venant visiter sa réserve où certains de ses « enfants » ont développé un syndrome de Stockholm continue de m’être intolérable. Simplement, quitte à affronter son regard à une narration faite d’images, autant ne pas choisir du Canada-dry.
« Matrix 1 » ne nous épargne pas grand-chose… à moins de le considérer comme un florilège, « pot-pourri » ? Cette théâtralisation, couleurs, son, tuyaux et vaisseau de récup (merci Mad Max) à tous les étages pour dire la solitude de l’homme dans la nef existentielle, le flou… le vertige d’une existence (quelques détails d’« ExistenZ » y figurent d’ailleurs de manière abâtardie, injure à Cronenberg que cette réduction). Plutôt que d’être hypnotisé par un enfilage de perles, on peut préférer un original moins dilué et moins consensuel, au risque de tomber sur un bec : « Strange Days », de Kathryn Bigelow, reçut un accueil mitigé en raison de son pouvoir d’instiller le malaise sur le thème de la vie par procuration : Ralph Fiennes en personnage exténué à l’aube d’un nouveau siècle, Juliette Lewis, Angela Bassett et Tom Sizemore réunis dans une geste baroque et mortifère enfonçaient le stylet autrement loin.
Le « Ready player one » de Spielberg surfe sur la vague, avançant un produit bien fait qui reste un produit. L’enchantement adolescent y est trop encadré, manque d’innocence et de force. « Denise au téléphone » de Hal Salwen dépeignait mieux la difficulté du passage à l’acte vers la rencontre dans un monde où la communication passe avant tout par la technique, engendrant l’isolement.
« Valerian » de Luc Besson séduit quelques minutes grâce à la dextérité, le passage aisé, séduisant visuellement réel/personnages d’animation, néanmoins, le soufflé retombe vite, faute de solidité du scénario. La direction des acteurs est hasardeuse. Pas de la faute de Christin et Mézières : comme souvent, Luc Besson pèche par paresse et mégalomanie. Il a trop compté sur la carrière Chanel de Cara Delavingue, au demeurant ravissante, dont le jeu est monocorde et dont la voix française a fait grimper au plafond les anglophones francophiles, et le numéro transformiste divin de Rihanna où les meilleurs auront reconnu les défilés grande époque de Régine Chopinot et Jean-Paul Gaultier

Finalement ce film, cette filmographie a priori médiocres des Wachowski n’est, ne sont non pas « sauvés », mais rendus plus complexes que par une note qui les tire hors d’une complète platitude : les frères devenus sœurs. Andy est en effet devenu « Lilly Wachowski », quatre ans après la transformation de son frère Lawrence, devenue « Lana ». Neo, « coincé entre deux mondes, le virtuel et le réel » s’enrichit soudain d’un infra récit moins élémentaire, apte à susciter davantage de réflexion et d’émotion.

Quant à la SF ou l’horrifique… nettement plus intéressante sera la perspective de Carpenter, « Carrosse d’or » à Cannes. Bien plus de quoi manger chez lui

JC.... dit: 14 mai 2019 à 11 h 25 min

MATRIX
Montrer c’est détruire !
Tous ceux qui ont tâté de l’informatique à sa naissance le savaient : dans le business de tous les jours, il y avait plus de sens que dans Matrix, fait pour ceux qui n’étaient pas dans le coup.

bouguereau dit: 14 mai 2019 à 13 h 14 min

au moment de sa sortie (1990)

99!..contemporain des débuts du web!..hach t’es bien sévère anlyze..c’est pas le meilleur du meilleur cibère mais de trés belle fabrication d’himage..du vert mainframe d’antan mélangé aux premières impression cochonne sur imprimante à aiguille..c’est beaucoup plus percutant que les conneries 2001 et son oeil rouge à la planéte hinterdite..pour moi la réf ‘absolu’ comme disait kabloom c’est maxhedroume..et c’est un dla télé avec scotch et fil fluo..c’est le seul qui mérite de figurer en haut d’une colonne a nostre dame..les anglais on toujours su bien faire les diables

bouguereau dit: 14 mai 2019 à 13 h 20 min

« Valerian » de Luc Besson séduit quelques minutes grâce à la dextérité, le passage aisé, séduisant visuellement réel/personnages d’animation, néanmoins, le soufflé retombe vite

sévère..le film a au moins pour lui de vouloir séduire (sans toujours y arriver) sans pontifier..vouloir rester une comédie?..c’est la rage que les ricains hont eu de la dauber qui est bien suspect

bouguereau dit: 14 mai 2019 à 13 h 24 min

une note qui les tire hors d’une complète platitude : les frères devenus sœurs

leur anneries mystic à la conchita wurst sont affligeante mais plutôt drôlatique..bien plus que la bjork à mon cul qui file des boutons de dirphiloo

bouguereau dit: 14 mai 2019 à 13 h 26 min

la perspective de Carpenter, « Carrosse d’or » à Cannes. Bien plus de quoi manger chez lui

ses lunettes hantisémite étaient vraiment poualante (joué ar un catcheur) mais il a fait aussi -beaucoup- de navet

William Legrand dit: 14 mai 2019 à 15 h 41 min

montrer c’est détruire qu’il dit le JC en ne montrant que dalle comme dab’ et comme Gaga bouguereau

C.P. dit: 14 mai 2019 à 20 h 32 min

Retour. Annelise fait fort à propos de Tarantino. Des neuf films de lui que j’ai vus (je ne sais quand je verrai le plus récent) quatre ne m’ont guère plu, les deux « Kill Bill » malgré Uma et Carradine, « Django », Hateful Height », -mais le bilan, quand même, n’est pas rien !
Revu en province, à la télévision, « Matrix ». Même ennui. Annelise, c’est Laurence FishburNe. En voilà un qui, comme Gandolfini naguère, rôde entre cinéma et séries !
J’ai été honnête sur « le p’tit Braunschweig » devant « Game of Thrones ». Heureusement, à côté du base-ball (si vous offrez un gant de catcher, une batte, une balle à un minot, il en est plus fou que d’un ballon de rugby), il y a les jeux de damiers, pions et logique : un ami dont le pseudonyme était sur un blog Jean-Ollivier (vous en souvenez-vous ?) m’envoie le jeu de la Pettie, ancêtre des dames qui date peut-être de l’époque d’Héraclite d’Ephèse, je passe ça au gamin, qui sans doute m’y battrait !
Tiens, la Grèce m’a fait songer à Jean-Marie Straub, à cause de son adaptation de « La Mort d’Empédocle » d’Hölderlin. J’avais rencontré Straub -et Danièle Huillet avant sa mort- chez le peintre Sarkis. Straub, on n’en parle pas beaucoup ces temps-ci, mais pour Annelise : Wiseman a la plus vive admiration pour lui.

Annelise dit: 14 mai 2019 à 22 h 02 min

Christian et Jean-Marcel, pardon pour les erreurs, écran trop petit pour me relire facilement, orthographe des noms – CP a corrigé l’un, je corrige l’autre, Cara Delevingne.. – date : Matrix, bel et bien en 1999 et non 1990 comme je l’avais écrit
.. je ne sais si j’ai eu la dendure? (sur les soeurs W réalisatrices de Matrix et Luc Besson. .)
Matrix, pour la photo c’est vrai, en plus c’est bien dit. .enfin, dans les emprunts non notifiés, il faudrait signaler aussi Soleil vert (le recyclage des morts liquéfiés en perfusion-biberon destinés aux bébés).. voire, pour la bestiole dans le nombril, Men in Black ?.. l’extra-extra terrestre aux gargouillis d’estomac malséants. .difficile à digérer. La bouche gommée est proprement terrifiante . .un fantasme plein d’horreur qu’on retrouve curieusement – repris cette fois et non pompé – dans Les Frères Grimm (Gilliam) et le personnage de « l’Epouvantail » (Cillian Murphy, dans Batman begins).. pour le film de Sonnenfeld il faudrait voir les dates, si ça se trouve je me trompe.. de toute façon, ça fait trop.
La transe Conchita W à propos des soeurs, en revanche pas d’accord avec vous : les hormones + opération, ça coûte un bras.! .une des raisons au moins de se réjouir du succès du film. Je n’aurais pas aimé laisser sur ce point les pauvrettes démunies
..pas bien de dégainer Wilcox, Planète interdite je suis forcée d’abonder dans votre sens. Le monstre dessiné en pointillé par les mauvais instincts refoulés, c’était magnifique ! Le professeur Morbius avec sa tête de comte Zaroff, on ne plaisante plus! Et Leslie Nielsen qui ne pilotait pas encore l’avion, ni Richard Anderson ne coachait l’H à trois milliards Steve Austin. .l’indémodable de la qualité. .ça passe des décennies et tient toujours le coup

Alors Valerian.. outre le fait que Dane Dehaan semble avoir 12 ans, comme disait Philip K Dick, les paranoïaques aussi peuvent mourir assassinés : pas parce que les US le flambent que cela veut dire qu’il est bon. Une comédie vous croyez? LB avait misé gros, j’imagine qu’il ne voulait pas s’en tenir là, il aspirait à plus, peut-être sans savoir vraiment à quoi.
Là où vous marquez un point, c’est que je crains d’avoir décalé mon mécontentement du Cinquième élément sur celui-ci, sans laisser la chance .Pas supporté la femme en bandelettes qui assemblait les statues dans un décor de Blade Runner ! .Le Gd Bleu moyennement, en dépit du bonnet péruvien du « go and sea(see) my love » de Rosanna Arquette. Elle était très mignonne en Roberta lâchant des colombes à contretemps chez un magicien en toc,dans Recherche Susan désespérément. Face à Madonna en train de se sécher les aisselles au pulseur d’air dans des lavabos publics, pas évident . .autrement ça m’agace. Nikita, à la limite? Bourré de défauts, certes..mais Anne Parillaud en 48kg qui sautille en socquettes avant de décocher un bon coup de tatane à hauteur d’homme après avoir mordu à l’oreille l’instructeur. .c’est fou ce que j’apprends vite.. cela me parle au tréfonds, de la même façon que Chaud-gril de Verhoeven.. celle qui corrige en stilettos le grossier qui a battu et violé son amie noire.. la solidarité féminine

Maintenant Cannes. Jim Jarmusch, j’ai peur d’un coup que le casting soit faible. Bill Murray-la-marmotte-lost-in-translation, Adam Driver et Iggy Pop. .dommage que Bowie soit mort et Dylan difficile à déplacer, au grand dam de Mme Danius. Je ris alors que Paterson était une réussite. Attendons en confiance ?

Merci CP pour votre mention de JM Straub qui nous refait penser à lui

Annelise dit: 14 mai 2019 à 22 h 14 min

Le Max Headroom punk, jamais vu.. only par ouï-dire. Pourquoi votre numéro un? Même si nous savons que vous êtes un homme libre (la bulle arrive)

Annelise dit: 14 mai 2019 à 22 h 24 min

Sangre !je relus les posts de 20h32 et 13h14 et m’apercevis soudain que Jean-Marcel avait fait le coup du mépris à Planète interdite. .rira bien qui rira

JC.... dit: 15 mai 2019 à 6 h 30 min

ALAIN DELON
Hissons cette incontournable icône du cinématographe des grands, bien au dessus des 20.000 pétitionnaires du genre « plus connes que ça, tu meurs ! »…
Et laissons lui la liberté de dire ce qu’il pense sur vices et vertus.

JC.... dit: 15 mai 2019 à 6 h 30 min

ALAIN DELON
Hissons cette incontournable icône du cinématographe des grands, bien au dessus des 20.000 pétitionnaires du genre « plus connes que ça, tu meurs ! »…

Et laissons lui la liberté de dire ce qu’il pense sur vices et vertus.

pado dit: 15 mai 2019 à 9 h 08 min

Hier New-York Sotheby’s :
110,7 millions de dollars pour pour une meule de Monet, mais combien pour le Bacchus de Bouguereau qui va très sûrement se rouler dedans ?

JC.... dit: 15 mai 2019 à 10 h 07 min

AH, SI J’ÉTAIS RICHE ….
Je l’achèterai le Bacchus de l’ascendant illustre de Bougboug, et je le brûlerai en place de grève ! Pourquoi ? Ben, pourquoi pas ? Eh ! j’ai pas à justifier à la cantonade de ce que je fais de mes achats privés ….

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 10 h 09 min

bien au dessus des 20.000 pétitionnaires du genre « plus connes que ça, tu meurs ! »…

hof il dit cqu’il veut sur vices et vertus et les autres aussi..havec djoni la droite anar claque mochment..fils déshérités qu’il dirait dirphiloo

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 10 h 12 min

Eh ! j’ai pas à justifier à la cantonade de ce que je fais de mes achats privés ….

t’es qu’un sale coco de bolchévic fauché qui rêve rien qu’a gâter les dollars durement gagné des milliardaires courageux..

Phil dit: 15 mai 2019 à 10 h 44 min

Forbidden planet, ein meisterwerk !
Delon blackboulé par les impuissants, c’est dans l’air du temps, les gilets jaunes pourraient se prendre les pieds dans le tapis rouge.
Me souviens d’une projection de « Plein Soleil », Delon crève l’écran et la nouvelle vague, un critique présent essplique aux spectateurs ipodés la misère que c’est qu’il fût devenu un fasciss. Par chance le critique était fort laid.

C.P. dit: 15 mai 2019 à 11 h 47 min

pado, a-t-il trouvé preneur, « La Jeunesse de Bacchus » de Bouguereau ?
« William », parce que l’Angleterre a longtemps été présente à La Rochelle, où Richelieu n’est guère aimé (une rue et un Centre médical quand même).
Le maire se nomme Fountaine…

Voici Carpenter honoré à Cannes. Je ne sais plus si un de ses films y a jamais été sélectionné.

JC.... dit: 15 mai 2019 à 12 h 17 min

BOUGBOUG
Nous devons mieux nous connaitre, les uns-les autres, à défaut de nous chérir.
Milliardaire courageux ?
Idiot !
Millionnaire fainéant me parait le meilleur choix !

Annelise dit: 15 mai 2019 à 12 h 49 min

Post de Jean-Marcel
Les couleurs du début déjà sont très belles. Certaines m’ont fait penser à des photos « éteintes » de Plossu où sont injectées brusquement des touches couleur Fresson. L’extrait, sigles religieux on Tv coupés pour aller dormir, l’entrée en voiture sur mode pressé pour jeter un coup d’oeil sur l’étiquette machine ont l’air tb. Les ménagères vous le confirmeront, avec certains linges ne pas dépasser 30° est primordial. Le punk vieille école a l’air aussi de promettre. .la fumeuse doit savoir manier le Sopalin si on veut s’en sortir. Je regarderai

Phil ce n’est quand même pas exactement cela. C’est le tempo qui pose pb. Que Delon soit réactionnaire le regarde. Sa filmographie dans l’ensemble est purement géniale, pas question de le contester. Pas seulement Plein Soleil, la Piscine ou Gattopardo : quasiment tout! Cette Palme d’honneur, on ne comprend pas qu’il ne l’ait pas eue avant. L’ennui c’est de la lui donner maintenant, où sort entre autres l’anecdote pas trop marrante du fils au chenil pour le dresser. On sait qu’Alain Delon est fou de ses chiens, enfin ça n’excuse pas tout. Et voyez, je trouve remarquable et ne sais trop comment interpréter la réaction d’Anthony Delon. Il a dit regretter que l’affaire fût éventée quand s’annonçait Cannes. Soit un syndrome de Stockholm développé, soit une compréhension profondément mature et filiale de la fragilité de l’immense comédien qu’est son père l’ayant poussé à..
Je ne crois pas pourtant que l’indignation soit d’entière moraline. Peut-être est-elle montée de toutes pièces, pas inventée bien entendu mais orchestrée par des amateurs de croustillant fourmillant de bacilles pour tomber si possible au plus mal, au pire, touiller dans la marmite à crapauds pour monter la mayonnaise du scandale à point – il n’empêche que la maltraitance sur mineur est passible des tribunaux, que ce soit pour Alain Delon ou n’importe qui. Le fait que ce soit prescrit j’imagine n’y change pas grand-chose. Ou que cela ait été fait en bonne intention, que le fils n’ait pas vu matière à se rebeller. .. J’admets que le droit des enfants est une notion relativement moderne, qui a eu besoin de se patiner. A la campagne j’ai connu au moins deux pères qui éduquaient à la dure en bonne volonté les enfants : un au placard (je parle du fils) quand il n’avait pas la moyenne, l’autre auquel son papa avait cassé le bras parce qu’il avait oublié d’acheter du jambon à l’épicerie. Les violences éducatives touchent tous les milieux et exigent d’être contrecarrées. Donc la synchronicité ici met sur le gril. Il y a comme un manque d’adresse voire de décence.
Et cela ne me fera pas moins aimer Delon, ses films passés. Ou alors : lui remettre la palme très naturellement, il la mérite cent fois, le fourgon pour l’emmener ensuite à la gendarmerie expliquer comment il voit tout ça garé en bas du tapis rouge? Aucune chasse aux sorcières : peut-être veiller à ne pas trop faire fusionner le justiciable et la célébration sur-médiatisée par un festival de cinéma mondialement connu
Avouons que le calendrier n’est pas idéal.
Une chose que je me suis toujours demandée – attention cela n’est pas comparable avec le dilemme posé par Alain Delon – c’est quel rapport j’aurais entretenu avec le cinéma de Kinski, préalablement informée, en temps réel, de ses viols répétés sur sa fille? Je n’aime pas beaucoup l’hystérie dans le jeu, sauf que chez lui. .elle était tellement crépitante, écran zébré.. Evident qu’il était fou.. cette tête d’épouvantail, ses cheveux paille quand il s’en prenait à Herzog ou au public – quelle fascination !pas pour le gros numéro « relations publiques ». .parce qu’il était manifestement débordé. .bouffées psychotiques respirées dans un sac par le spectateur, comme de la colle
Après, il y avait le visage de sa fille Pola. Le fait que Nastassja Kinski ait eu de longue date en horreur ce milieu où régnait l’omerta, au prétexte que le génie justifie tout. Elle-même avait confié avoir eu du mal à séparer les deux choses. L’une n’abolit pas la réalité ni la portée de l’autre, mais s’il y a concomitance dans leur mise au jour, je ne suis pas sûre qu’on puisse se passer, au moins intérieurement, d’établir sa petite hiérarchie intime. A moins de se retrancher dans un cynisme complet, le fait de ne jamais se sentir concerné, de s’en ficher comme de l’an quarante ?Position de spectateur en cage Faraday, pourquoi pas? A distance c’est tout à fait possible. Renoir que Gabin qualifiait aimablement de « génie au cinéma et grosse pute dans la vie courante » (sic) reste Renoir quoi qu’il ait pu faire. En revanche, dans le feu de l’action, confronté à des dégueulasseries « singulières, vraiment laides » non plus à la tête de l’escadron « tout brillant d’acier », comme dirait Stendhal, des années qui passent et dépouillent les chairs pourries pour dégager l’os, comment se positionner? Où mettre le curseur, du coup? Je ne suis pas exactement puritaine mais je n’irais pas voir un snuff-movie, fût-ce 30 ans après, au prétexte qu’on m’aurait révélé que l’auteur donnait à l’église. .inversement je n’avais pas détesté que Jean-Yves Cendrey, mari de Marie Ndiaye, pris d’une grosse colère envers Le Chien (décidément), agresseur notoire d’enfants, aille le saisir au collet, voire lui en ai collé une bonne.. on n’entend plus trop parler d’eux tiens? Aux dernières nouvelles ils étaient à Berlin. .j’aimais la lire

C.P. dit: 15 mai 2019 à 13 h 03 min

Annelise, je m’en vais à Berlin dans cinq jours, pour le plaisir et également pour une rencontre avec Marie Ndiaye.
Stanislas Nordey mettra en scène à l’Odéon-Berthier l’an prochain (du 6 au 27 juin 2020) une pièce commandée à Marie Ndiaye, « Berlin mon garçon ».

JC.... dit: 15 mai 2019 à 13 h 17 min

CANNES
Les quelques images diffusées par Canal+ font frémir tant elles témoignent de l’imbécillité moyenne de ces gens du spectacle, sentant la merde à plein nez ! Excommunication ! Bûcher ! Camp de rééducation ! Taxes diverses…

Annelise dit: 15 mai 2019 à 13 h 19 min

Jolie coïncidence Christian. Je ne les ai jamais rencontrés mais vous les saluerez de ma part, pour raisons évoquées au-dessus. .Stanislas Nordey aussi
..au fait, pourquoi « Odéon-Berthier ». .rapport avec Paul Berthier? personnage délicieux. .sa femme également.. avais dîné chez eux il y a qqmois, il faudra que je retourne les voir. .hôtel décoré de pièces années 30 exquises. .des hôtes charmants

Annelise dit: 15 mai 2019 à 13 h 24 min

13h17. .hum. mais JC vous ne regardez pas les robes, faute de vous intéresser aux sélections et compétitions ?

C.P. dit: 15 mai 2019 à 13 h 57 min

Les Ateliers construits par Charles Garnier pour servir à l’origine d’entrepôt aux décors de l’Opéra tiennent leur nom, simplement, du boulevard dédié au maréchal Berthier. C’est la deuxième salle de l’Odéon, mais il y a de grands projets d’extension, en 2022 je crois.

JC.... dit: 15 mai 2019 à 15 h 02 min

13h24. Je regarde pour essayer de comprendre. Hélas comme à mes yeux il n’y a rien à comprendre dans ce Barnum Freaks Circus, je dégage rapidement !

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 16 h 26 min

elles témoignent de l’imbécillité moyenne de ces gens du spectacle

c’est cqu’on peut rgretter avec deloin..con comme un boulon..je nme souviens pas d’avoir hentendu d’interview badine d’un acteur qui m’ai donné un sourire amusé..me vient à l’esprit une drolatique de cantona..en gros : tous pire que des fouteux

JC.... dit: 15 mai 2019 à 16 h 33 min

PARLOTTE
L’avantage de la parlotte lorsqu’on interroge un acteur, que ce soit DELON MONTAND MACRON ou BOURVIL, c’est qu’on en a rien à foutre de ce qu’il disent !
RIEN ….
On a filé un Nobel de Littérature à un saltimbanque américain, on peut bien honorer un bon acteur hexagonal, remarquablement utilisé par de grands metteurs en bobines !

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 16 h 34 min

kinski a joué une quantité kilotonique de navets affreux telment que son nom est sinonime de quantité de nanars hinvisionabe et delon depuis ses 33 ans et demi n’a joué que dans des produits vaseux (a quelques trés rares exception prés)..alors qu’il avait les moyens de gérer une -vraie- carrière..une star ça inspire des auteurs

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 16 h 38 min

havec macron c’est toi qui paie les taxes..il surjoue mais t’y crois a fond à son role

JC.... dit: 15 mai 2019 à 16 h 41 min

LANGEVIN
On parle chez Passou du paradoxe des jumeaux et de relativité restreinte … A pisser de rire !

bouguereau dit: 15 mai 2019 à 16 h 43 min

c’est quel rapport j’aurais entretenu avec le cinéma de Kinski, préalablement informée, en temps réel, de ses viols répétés sur sa fille?

tu plaides la méconnaissance au moment des faits..exemptée de bucher et d’escommunication mais pas de taxes diverses..faut pas déconner

William Legrand dit: 15 mai 2019 à 17 h 34 min

l’andouille de JC toujours aussi sibyllin… et si NUL… et si tout ça…hein, Gaga bouguereau ?

Annelise dit: 15 mai 2019 à 19 h 51 min

JC 18h04 ça va, ne commencez pas !
William, quand vous avez posté une seule fois un commentaire cinématographique et/ou traitant de l’actualité, ne serait-ce que de façon effleurée? Dites-moi vite, que je me rue

Kinski, peut-être des navets, mais il avait une folie incontrôlable, presque satanique en lui.. visible à l’oeil nu . .je ne parle pas d’un petit goût transparent pour les substances fortes qui se serait exprimé..d’un alcoolisme discret pour trouver le ton juste, comme l’excellentissime Mitchum (dans quelles mémoires l’ai-je lu?) qui après deux trois apéritifs et trois bouteilles de vin commandait à son ami Rémy Martin 50cl pour faire passer .Non, chez Kinski, c’est une démence tangible, effrayante..aucun paravent..on la prenait en pleine figure. Pas tant parce qu’il s’énervait ou jetait le micro que dans la fixité ou le déferlement, yeux exorbités, lèvres rouges. C’est rare de voir cela à l’écran.Le fait de le regarder produit ce type d’hypnose de ce qu’il ne faudrait pas regarder. .le Basilic au puits. Ce qui me fait reconsidérer le mot « folie », c’est que la folie est pulsionnelle. .pas de prédation organisée soigneusement pour demeurer cachée. Or c’est ce qui était à l’oeuvre le concernant
« La méconnaissance au moment des faits » je le crains était relative .Herzog par exemple, nombre d’autres devaient bien voir que qqchose ne tournait pas rond, lorsque la « petite femme » de Kinski l’attendait le regard vide, vaporisée dans le néant par l’amour très spécial qu’il lui vouait. Il n’y a eu aucune tentative collective pour l’arrêter, s’opposer. C’est terrible mais cela n’était pas dans la culture de l’époque .Les seules réactions qu’ont pu espérer Pola, et plus tard Nastassja Kinski étaient d’ordre individuel. Remarquable solidarité d’ailleurs entre les soeurs, NK a toujours dit qu’elle n’avait pas douté une seconde de la véracité des accusations,alors que les mères sont parfois dans le déni, rejettent la victime
Que voulez-vous dire par « taxes diverses »?
Ne plus le faire tourner quand on prenait conscience de ce qu’il était? C’est incompréhensible, vu d’ici et maintenant, que ça ne se soit pas passé comme ça. .assorti de la mise à l’abri immédiate de la petite et si possible d’une bonne trempe à l’amiable, lui faire bouffer ses dents. Les pères incestueux sont sincèrement amoureux à leur façon. La monstruosité, c’était probablement de tenir ça pour une excentricité de plus dont personne n’avait à se mêler

Rocco, Le Guépard, Piscine, Plein soleil, Cercle rouge et Samouraï, où Melville devait être fou amoureux – et il n’était pas le seul – Monsieur Klein : rien que cela permet de qualifier d’immense une carrière d’acteur !
Qu’il y ait eu un moment où cela a mal tourné, c’est vrai.. Un flic, etc..le duo avec Belmondo navrant, Vanessa Paradis achevant de couler l’embarcation, d’accord..jusqu’au naufrage total des séries tv, Fancriva (?), ou le pauvre Izzo me semble-t-il adapté alors qu’il n’avait rien fait pour mériter ça..Remettez a minima dans le contexte. .les années où en France une carrière de comédien se déploie l’espace d’une vie sont derrière. Les Américains là-dessus au passage meilleurs que nous .Steve McQ du canon scié jusqu’à la Tour infernale vantée par Phil porte beau. .Eastwood qui galope derrière la voiture du président ou s’affale en triant les cochons a toujours de la classe.. Alain Delon déclinant au cinéma lui est reconverti dans le poste en produit marketing ultra vendeur. L’orgueil en prend un coup et sûrement la fragilité s’accroît
Je n’ai pas de mépris pour cela,vous non plus je crois, il faut bien payer les croquettes des toutous. Je n’avais pas réalisé qu’il n’a pas fait grand-chose de marquant ces dernières années. Il n’en demeure pas moins un acteur mythique, y compris si le mythe a été bâti en un temps record pour ne plus dégager que de l’électricité-naine blanche.
Fanny Ardant qui feuilletonne sur TF1 après Nicolas Canteloup, je la sépare entièrement de celle des grands films. .ou de la belle anguleuse à grande bouche, à la voix envoûtante chez Nina Companeez (dont une série avec Bernard Giraudeau non?) Idem Jeanne Moreau/Josée Dayan. Splendeurs et misères

Phil dit: 15 mai 2019 à 22 h 13 min

« Mac Queen du canon scié », « la belle anguleuse à grande bouche », pas mal…Delon (dixit) est « un acteur », les autres sont ..des comédiens. Profitons de la dernière star française pas soluble dans le multiplex.

C.P. dit: 16 mai 2019 à 0 h 18 min

Je reviens du théâtre (Ibsen / Sivadier, « Un ennemi du peuple », où Nicolas Bouchaud est très bon).
Je trouve juste ce que dit d’Alain Delon Annelise (il me semble qu’il a été lui-même le producteur de ses films faibles, comme « Un flic »).
Très juste également le rappel de Phil citant Delon lui-même sur la différence entre comédien et acteur, encore que l’aie vu au théâtre, y compris, adolescent, avec Romy dans « Dommage quelle soit une putain » de John Ford (l’autre), mis en scène par Visconti, ce qui me rajeunit -ou non ? il y avait aussi là Daniel Emilfork…
Il y a d’à peine curieux que Delon, malcontent des relations dans la société actuelle, soit souvent présent, comme Claudia Cardinale, aux obsèques des acteurs et comédiens. Il a enfin le mérite de dire qu’un jour sur deux « la vieillesse est un naufrage », comme le disait l’Autre, ce qui relativise ses opinions politiques d’hier ou d’aujourd’hui.

C.P. dit: 16 mai 2019 à 0 h 44 min

« Dommage qu’elle soit une putain », pardon !

Je ne sais pourquoi un second H l’avait emporté dans mon « The Hating Eight »*** , -l’anglais étant ma langue maternelle ! Bévue du soir, dans le même temps où je corrigeais Annelise sur « Fishburne » ! Elle m’a pardonné.

*** Malgré Russell et le fidèle Jackson, dialogues pesants. Dans « Django Unchained », malgré d’autres acteurs nos chouchous, scènes à effets attendus et recyclages. Dans « Kill Bill 1″, longue rigolade gymnastique du massacre des 88 plus qu’un hommage aux arts martiaux, non ?

JC.... dit: 16 mai 2019 à 6 h 19 min

CINÉMA
Le parallèle entre Cannes et Bruxelles est saisissant. Il oblige à se poser des questions de fond :
« Qui dirige le milieu des acteurs du cinéma, pantins qui font les beaux à Cannes ? Pourquoi ce remue ménage sans grand intérêt ? Qui dirige….
Même question pour les pantins de la pauvre Europe ! Qui dirige les acteurs européens ici et à Bruxelles ? »
En milieu sportif, tout coach sérieux vous dira que c’est le sentiment de faire équipe qui assure de bons résultats.
En politique, c’est 34 nuances de foutoir … l’idée de faire équipe a cessé de vivre.

William Legrand dit: 16 mai 2019 à 7 h 10 min

Annelise 19:51… je parlerai de cinéma quand vous aurez viré cette andouille de JC QUI DÉTESTE LE CINÉMA ET SALIT VOTRE BLOG QUE JE LIS RÉGULIÈREMENT AVEC APPÉTIT

JC.... dit: 16 mai 2019 à 7 h 30 min

DÉPART DÉFINITIF
Annelise, vous n’aurez pas à me virer : je vous quitte à jamais.

Il n’est pas question pour moi d’empêcher un William LEGLAND, cinéphile exemplaire membre du Wiki Institute, de s’exprimer ici pour le bonheur de tous !!! Bon courage, je pars !

Adieu navré aux amis ! Bras d’honneur bien vulgaire aux autres.

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 9 h 34 min

CANNES INTRANQUILLE

Ce 72e Festival de Cannes sera-t-il placé tout entier sous le signe de l’intranquillité ?
C’est du moins ce que donne à penser le film en ouverture de compétition qui voit l’invasion de la Croisette par les zombies !
Avec « The Dead Don’t Die », Jim Jarmusch revisite les films de genre et nous sert un cocktail Tarantino à sa manière, frappé et bien glacé.
Une bonne dose d’horreur, un goût prononcé de catastrophisme, un zeste de science-fiction, un lancinant relent de fable écologique, sur fond de thriller psychédélique, de pamphlet politique et de réflexion métaphysique.
Pas moins !
Ainsi sont convoqués ici la fin du monde (la terre étant subitement sortie de son axe), l’horreur sanglante (avec le retour des morts vivants envahissant la ville), l’arrivée finale des soucoupes volantes, le tout noyé de musique rock (le leitmotiv du morceau de Sturgill Simpson qui donne son titre au film et l’apparition en zombie d’Iggy Pop), et de références littéraires (Henry David Thoreau ou Herman Melville).
Un film particulièrement genré, qui peut se lire aussi comme une charge contre l’administration Trump, vantant les bienfaits de l’économie libérale et niant les rapports des experts sur l’état catastrophique de la planète, et le mensonge relatif des médias, disant au public ce que celui-ci veut bien entendre et évitant les questions qui fâchent.
Le tout porté par une distribution éblouissante : Tom Waits, Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi…
Paradoxalement, ce scénario trop riche, se traduit à l’écran par une narration lente (long processus de mise en place d’une apocalypse annoncée par l’inénarrable agent Peterson joué par Adam Driver, qui ne cesse de dire que tout cela va mal finir) et distanciée grâce à la forte dose d’humour désenchanté et désarmante de Jim Jarmusch.
Somme toute, un film mineur chargé d’un message particulièrement lourd !
Ajoutons encore qu’il a pour cadre une ville forestière du Nord-Est des Etats-Unis, Centerville, autant dire n’importe où. Et que les zombies, bien sûr c’est nous, surconsommateurs sans âme et passablement lobotomisés.
De quoi en effet inquiéter la Croisette.
Heureusement que je connais toutes les hauteurs de la ville, d’où voir en beauté la fin programmée de l’humaine humanité…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583305&cfilm=266163.html

William Legrand dit: 16 mai 2019 à 9 h 58 min

Quel plaisir de lire Jacqky Barozzi, un vrai cinéphile, un vrai écrivain, un vrai tout court

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 10 h 01 min

jarmusch comme les zombiez parangon du consommateur prescripteur en chef est branchouille chez zara..merde! tout ça c’est dl’eau tiède a laver les culs dans les toilettes japonaise à dirfiloo..tu vas pas souffler en plus pour faire la ptite brise qui sèche

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 10 h 04 min

ET SALIT VOTRE BLOG QUE JE LIS RÉGULIÈREMENT AVEC APPÉTIT

c’est quand ouyam y fait tes chiottes a la langue de chat que tu te casses jicé..comment dire..c’est navrant

Annelise dit: 16 mai 2019 à 10 h 07 min

JC, gare au tennis elbow en effectuant le geste trop fort. Vous avez du Décontractyl au moins?
William, la salissure des blogs? Diable .Le déclenchement du siège éjectable c’est comme le bouton rouge atomique du président. .nul ne peut commander mes petits doigts de docteur Folamour (nom de la société de producteur me semble-t-il de Serge July, cinéphile amoureux)

CP bonne remarque sur la fréquentation des funérailles par Delon. Hantise de son propre effacement des écrans, d’une disparition de la mémoire des grands films – et comme vous le soulignez, affirmation de son attachement fidèle à une catégorie d’acteurs
Je souris en pensant à cela.. un journaliste de Positif disait de Brialy qu’il ne manquait pas un enterrement et pouvait pas apporter un bouquet de fleurs à une vieille dame sans en faire part dans la presse. Jamais compris cette inimitié ..je pense qu’il était jaloux. J’aimais bcp Brialy

Emilfolk, respect au comédien ! Un livre de François Jonquet sur lui, intitulé simplement « Daniel ». Quelle tête impossible que celle du Chilien ! Quelque chose de Jean-Paul Aron lorsqu’il était à bout – pas d’injure, j’étais là alors qu’il soufflait ses dernières bougies .La Cité des enfants.. j’ai vu qu’il avait été « inhumé à Notre Dame » après avoir joué dans le film de Jean Delannoy ?
Le Kanak dans Chéri-Bibi était une merveille !. .une telle adéquation physique pour se glisser dans le rôle. Habité si pleinement que les coutures craquaient.Voilà un exemple où je ne trouve pas que passer des planches à une série soit déchoir : plutôt user de sa palette

Jim Jarmusch, le film de l’ouverture, j’allais en parler (« Dead don’t die », j’ai le regret de vous le dire est -hasard?- la devise d’une famille de Game of Th) a des qualités plaisantes qui pourraient faire tilt. .
lorsqu’on parle d’adéquation entre personnage et acteur vous serez servi : Iggy Pop en zombie n’a pas eu tellement besoin de maquillage. Aucune raillerie, je trouve que Jarmusch a su utiliser les physiques avec espièglerie. Il s’amuse et ça se sent.
Le flegme de Bill Murray/Adam Driver, prosaïsme, dialogues plats, est savoureux.. les deux – Murray dont le jeu monocorde accomplit la prouesse d’être à la fois caméléon, Driver qui est décidément à suivre, il passe avec une aisance déconcertante de Jeff Nichols à Kylo Ren – sont à leur affaire. Buscemi est toujours bon, c’est consubstantiel chez lui, parfois je me dis qu’il n’y est pour rien – et Tilda Swinton en thanotopractrice (cela vous épate, cette féminisation du langage ? Je ne dirais pas « la témoin a vu le victime » mais lorsque cela s’y prête pourquoi pas?.. acteur/actrice, thanatopracteur/thanatopractrice) a la pâleur cadavérique requise. .Thin fine Duke sait cultiver son étrangeté. Cela fonctionne ! Chloé Savigny en soi parfaite en Frances McDormand de Fargo. .car la limite là voilà … Jacques l’a bien vue, en plus de souligner de manière relativement inattendue de quelle façon les US de Trump infiltrent leur vision jusqu’à Six feet under, le film ressortit encore une fois à une auto célébration du genre par clins d’oeil.
L’arrivée dans le village se superpose au générique de Twin Peaks, sabre de Tilda Swinton reconnaisable, clip de Michael Jackson « Thriller » etc. Un florilège susceptible de lasser, bien que Jean-Marcel 10h01, synthétique à 30°, sec au soleil en 5mn soit un tout petit peu lapidaire?

Pas de côté final pour vous (re)signaler le livre aux éditions du Rocher d’Ava Cahen sur Game of Thrones. Elle était à la Fnac Cannes hier pour le présenter
et celui de Gérard Lefort, sur la photo en belle mine, tiré à quatre épingles comme je l’aime, fût-il en mode sportswear chic, « La Foire aux vanités ». Une réunion d’anecdotes cannoises devant mériter le détour. Car Lefort est une plume et un conteur. Déjà l’extrait où il décrit le parcours du combattant pour itw Eastwood, la présence inopinée d’un rat et le pale rider qui rassure en disant qu’il a toujours un flingue à portée de main aiguise l’appétit. Forcément chez « Hors Collection », jaquette rouge palmée

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 10 h 11 min

Je n’ai pas de mépris pour cela,vous non plus je crois, il faut bien payer les croquettes des toutous

tes propos sont contradictoires anlyz..hou bien l’artiss aprticipe d’une certaine distance ou bien il est le produit de biznèce..et s’il est les deux il profite des 2 situations..j’vous accuse tous d’avoir une ligne idéologique et esthétique au gras djambon..et pardon cépé s’il suffit de répéter que la vieillesse est un naufrage pour faire de l’esprit y’a pas beaucoup dmaigre..ok si c’est complétement hindustriel raisonnez en industriel..jusqu’au bout..toi aussi t’es dans la picture cépé

P. comme Paris dit: 16 mai 2019 à 10 h 39 min

« et comme vous le soulignez, affirmation de son attachement fidèle à une catégorie d’acteurs »

Je suis.

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 10 h 43 min

« hou bien l’artiss aprticipe d’une certaine distance ou bien il est le produit de biznèce.. »

A Cannes, on lie parfaitement les deux, le boug : cinéma d’auteur et paillettes !

Annelise Roux dit: 16 mai 2019 à 10 h 46 min

10h11.Non aucune contradiction. Participer d’une certaine distance, ne pas tomber dans le produit de business, faut-il encore pouvoir
Là où je suis d’accord c’est que c’est en partie question de gourmandise, argent, maintien d’un train de vie.. Humain.. je n’en connais pas bcp susceptibles d’y résister en rentrant dans la tour d’ivoire au pain et à l’eau pour prix de garder intactes splendeur et pureté initiales. Vous en connaissez? A moins d’avoir bien de quoi tenir, ne pas avoir à s’inquiéter ? Le sacrifice alors bcp plus facile et hypocrite .Mais même cette notion est idiomatique. .l’ascension sociale a priori une nasse.. on monte et va de l’avant dans la terreur humainement recevable d’avoir à redescendre. Ou alors en se faisant moine bouddhiste et en donnant ses biens au Secours populaire et la SPA.. le déplacement des besoins toujours à la hausse en effet est problématique. Johnny qui pour payer l’essence du yacht fait de la pub pour des lunettes, oui ça me gêne. L’angoisse de la rétrogradation est active chez presque tout le monde, souvent qu’une question d’échelle. Certaines bien plus choquantes que d’autres. .quand quelqu’un au léger mal de tête va se plaindre au sidéen dernier stade qu’il a la migraine. .Le solipsisme à 90% meilleur levier que la philosophie ou toute idée de décence, hélas. .vous me direz que je suis pessimiste?
Petite histoire : j’ai une amie écrivain dans la dèche. Un bon écrivain. Elle postule il y a qq années auprès d’un organisme censé soutenir les auteurs pour une bourse. Elle ne l’obtient pas et discute avec un membre du comité qui les alloue. Il lui répond sèchement « Ah, mais si on décide de verser telle somme – une somme importante – à tel auteur, peu importe s’il a envie de l’utiliser pour refaire la charpente de sa résidence secondaire, chateau du XVII en ruine au milieu de 42 hectares » (j’améliore à peine). La jeune femme déprimée de me raconter cela rentre dans son 20m2
Pierre Jourde rentré au CNL, c’est ça? s’en est ému et on ne peut pas lui reprocher d’avoir tort

La remarque La vieillesse est un naufrage un brin douillette, pourquoi? Je ne nie pas que ce soit dur.. et ne me dites pas que je ne l’ai pas encore expérimenté, ce serait faux à nombre de titres, malheureusement pour moi. L’extinction est toujours au bout. D’autant plus dur que le feu a flambé fort et qu’il n’y a eu que peu d’apprivoisement d’une certaine rétrogradation (encore elle) ? Mais il y a des jeunesses, des vies entières qui sont des naufrages. Pas sûr que la misère soit plus belle au soleil

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 11 h 04 min

Il me semble avoir dit récemment que les films avaient une génétique propre aux festival où ils sont présentés. S’agissant de celui de Cannes, Jarmusch l’à. Tout comme Lars van Trier, auquel ce film de zombies m’a fait penser : je parle de « Mélancholia », l’humour en moins !
Pas sûr, en revanche que ce soit le cas de ce pauvre Pedro Almodovar à qui l’on fait éternellement miroiter la Palme. Lui, c’est au festival de San Sebastien qu’il appartient…
Le « scandale Delon », poursuivi par les procureurs offusqués, c’est tout bénéf pour Cannes !

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 11 h 07 min

Sélection officielle, sélections parallèles, marché du film, tout cela procède du Festival de Cannes, P. comme Paris.

Annelise dit: 16 mai 2019 à 11 h 08 min

Paris, eh oui – et il y a toujours La Semaine et la Quinzaine, dirigée pour la première fois cette année par Paolo Moretti

Delon j’y reviens un instant. .c’était qqchose d’entendre Ari Boulogne, fils dénié, enfant secret chez Garrel, parler de lui comme « le fils du charcutier »
AD lui sur les plateaux de Vivement Dimanche ou autre répétait à l’envi la formule (de Visconti? J’ai un blanc) « On n’arrête pas un fauve en pleine course ». Il y avait une dimension presque poignante dans la litanie, une fragilité .Il ne tenait manifestement pas à retourner tenir la caisse. Son angoisse induite était incroyable et cependant très réelle

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 11 h 16 min

« Mélodie en sous-sol », avec Gabin, « Borsalino », face à Belmondo, « Le professeur », tourné en Italie, ou encore « Notre histoire » de Bertrand Blier avec Nathalie Baye et « Nouvelle vague » de Godard, il y a encore bien des titres à ajouter à l’exceptionnelle filmographie de Delon, Annelise !

Annelise dit: 16 mai 2019 à 11 h 16 min

« Tout benef pour Cannes »

Au bout d’un moment la crédibilité d’une vraie descente du corps du Christ durant la liturgie de la messe cannoise prend du plomb dans l’aile. La valse des pantins vaut par Jerry Lewis. Après. .si le décorum n’habille plus qu’une coquille vide il virera à une emission de télé-réalité et n’intéressera plus que ce public et les financiers. Il y a qd même des sentinelles pour continuer de défendre le fort. .Dean Martin emprunte alors la porte de devant

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 11 h 50 min

A Cannes, on lie parfaitement les deux, le boug : cinéma d’auteur et paillettes !

t’es hune biroute baroz..je parle de delon..qui pue comme un cadavre vertical..car je prétends moi qu’un acteur..une star..’un fauve’ aurait du inspirer le cinema français..et en fait de charcutrie anlyz tu connais son parallele avec la politique et l’andouillette ça doit puer la merde mais pas trop..et surtout surtout pas de méprise : je parle de son talent pas de ses prises de positions dont je me fouts complétement..comme beaucoup..comme tous..sauf qu’elle lui permette encore de simuler : je répéte..les anars de droite claque salement..et je le déplore..il hérite mal..c’est dur pour vous de l’admettre..et arrêter dme dire qu’il mange des nouilles à la misérable..on se croirait dans un mauvaise démarque de manchette

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 11 h 54 min

La remarque La vieillesse est un naufrage un brin douillette, pourquoi?

tous ces propos et répliques sont singés de matamor de cirque..la vérité sur delon c’est que c’est une enflure dont aucun metteur en scène a un moment donné n’a pus lui dire de fermer sa gueule et de simplement jouer..la voilà la vérité..la vérité c’est qu’il n’est pas ‘au service’..désolé c’est ça avant tout un acteur..le reste c’est du marketting

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 11 h 56 min

Au temps pour moi, le boug, je croyais que tu parlais de Jarmusch. Delon comme Belmondo ne sont pas des comédiens dans l’âme. L’un avait juste ses muscles à vendre et l’autre sa belle petite gueule. Mais comme dit C.P., en goguette mondaine à Berlin, la vieillesse quel naufrage !

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 11 h 59 min

tous ces propos

ses propos..jme souviens qu’il a été jusqu’à dire que quand brando sera mort lui même sera en ‘mort cérébral’..un con gigantex..comme depardieu..comme d’autres..et vous savez note misère..c’est qu’aujourdhui un con qui ne se controle pas..c’est un homme libre

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 11 h 59 min

C.P., en goguette mondaine à Berlin, la vieillesse quel naufrage !

je te préfère la dent dure baroz..

C.P. dit: 16 mai 2019 à 12 h 03 min

bouguereau, tu as raison (Delon producteur avec un réalisateur à son service), MAIS la vieillesse et la mort des saltimbanques me touchent, c’est bête, mais c’est comme ça, et en un sens c’est utilement exemplaire. Tu sais bien que la littérature, de Shakespeare à Baudelaire, est pleine de de trucs sur la mort des bouffons. « Alas, poor Yorick ! »

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 12 h 04 min

L’un avait juste ses muscles à vendre et l’autre sa belle petite gueule

ça suffit souvent pour bien des choses ‘par exemple bien mourir pour moi’ qu’il aurait dit napo..bien vivant nous on en srait satisfait..mais faut savoir raison garder

P. comme Paris dit: 16 mai 2019 à 12 h 07 min

Cannes :

Passé après mise à poil, 10h de garde à vue en compagnie de trois olibrius malotrus et le contenu d’un berlingot de javel pure dans une cellule qui n’avait qu’un petit vasistas pour aération.
Pas cher payé, puisque l’attachée de presse est venue nous en sortir, pour avoir graffité des murs d’immeubles de la Croisette et des affiches, dont l’une, annonçant un prochain film avec Delon et Belmondo, agrémentée de trois bulles idéalement placées :
- J’encule Bebel!
- Je suce Delon !
- Carbonne 14, la radio qui vous encule par les oreilles !!!

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 12 h 07 min

MAIS la vieillesse et la mort des saltimbanques me touchent, c’est bête, mais c’est comme ça

non ce n’est pas ‘bête’..j’ai connu un gars qui pleurait a chaque fois qu’on évoquait romi schneider et donc sa mort, il disait la même chose au travers de ses larmes..on avait un verre à la main..c’est un des rares moments ou les rires et les larmes mélés ne sont pas indécents

bouguereau dit: 16 mai 2019 à 12 h 14 min

tu sais cépé le roman puis le cinéma ont démocratisé le droit a lespression des sentiments..havant c’était que l’apanage des fauves des reines de depardieu et de dirfiloo..et toute la question était pour que les croquants ne s’hautorisent pas que ça soit comme par essence cher et compliqué..

P. comme Paris dit: 16 mai 2019 à 12 h 17 min

Les successeurs de Nimier et consort ne sont pas ce qui est le mieux.
D’accord avec toi, Le Boug.

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 12 h 32 min

Difficile de voir Depardieu aujourd’hui sans penser à sans l’autre valseuse qui faisait la paire, le boug !

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 12 h 36 min

Le fait de ces stars tellement imbues d’elle-mêmes, au point d’en oublier de fermer leur gueule et de se plier eux directement d’un metteur en scène digne de ce nom, c’est un peu ce qui est arrivé à la talentueuse actrice et comédienne Isabelle Adjani. Hélas ! Huppert, moins conne, en a profité pour occuper toute la place…

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 12 h 42 min

C’est gentil de t’inquiéter de mon absence sur la RDL, William Legrand. Non, je ne suis pas à Cannes, que j’aime toujours autant dans mon souvenir… de loin, mais bel et bien à Paris. Je suis seulement atteint du syndrome DHH, plus envie pour l’instant d’y poster…

C.P. dit: 16 mai 2019 à 13 h 30 min

Jacques, pour Adjani, ce serait vrai si elle n’avait pas eu la générosité AUSSI d’être dans des films à petit budget. Critique pas bonne ? Je ne sais pas comment elle l’a prise.

Comme elle, Isabelle Huppert revient au théâtre l’an prochain dans « La Ménagerie de verre » de Tennessee Wiliams, mise en scène de Ivo van Hove. Bon, van Hove c’est la mode, mais le va-et-vient cinéma ET théâtre de ces deux actrices Et comédiennes est quelque chose. Presque toutes les têtes du cinéma américain actuel -apprentissage Actor’s Studio ou pas- ont joué au théâtre, et même en ont dirigé des maisons.

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 13 h 47 min

« AUSSI d’être dans des films à petit budget. »

Oui, mais ça c’est après une longue traversée du désert, C.P. !

Jazzi dit: 16 mai 2019 à 13 h 57 min

Au fait, C.P., saviez-vous que Jim Jarmusch a fait commencé ses études supérieures à l’UOC ?

« Déménageant pour New York à 17 ans, il étudie la littérature à l’université de Columbia avant de partir un an à Paris, où il fréquente assidûment la Cinémathèque. De retour à New York, il s’essaie à la musique et à la poésie avant de s’inscrire dans la section cinéma de la New York University. Jarmusch finance son film de fin d’études, Permanent Vacation, avec l’argent d’une bourse destinée à payer ses frais de scolarité, ce qui lui coûte son diplôme, mais lui vaut d’être remarqué avant de s’atteler à son premier long métrage, Stranger than Paradise (1983), co-financé par Wim Wenders dont il fut l’assistant sur Nick’s Movie. »

C.P. dit: 16 mai 2019 à 13 h 59 min

Jacques, pas d’inquiétude : l’héritière -parfois intéressante mais aussi teigneuse que « de la poétique » jadis, vous en souvenez-vous ?- a en répliques votre sang-froid, celui de bouguereau, celui de Phil ou même de Marc Court… Christiane en fait trop, ce n’est pas grave.

C.P. dit: 16 mai 2019 à 15 h 00 min

Jacques, oui, je le sais et il parle un français fort correct !
J’avais bien aimé « Down by Law » et « Stranger… », la suite couci-couça. Je trouve assez épatant qu’il ait fait jouer des acteurs très divers.
Je ne comprends pas grand’chose aux avis divergents touchant son film présenté à Cannes, tantôt l’écrabouillant, tantôt sensibles à la présence de tant d’acteurs encore, avec ou malgré les références et citations…

Alors, revoyure ou nouveauté zombiennes ? « C’est-i du sec ou de l’oloroso ? Bougres d’idiots ! j’ai jamais rien goûté de si salé ! pour sûr que c’est ici les entrepôts ! »
( Claudel n’avait pas retenu de son manuscrit : « Bougres d’idiots ! C’est plus salé que de la pisse de morue ! C’est du plus salé qu’il n’en faut pour saler 36000 cochons ! »)

Phil dit: 16 mai 2019 à 17 h 48 min

pas tout suivi cette histoire de zombies au festival de Cannes. mais nouzutres ici (out of Cannes), savons bien que le meilleur film de zombies reste « Vaudou » de Jacques Tourneur, indépassable, tourné sans moyen en pleine seconde guerre et qui fit plus de recettes à sa sortie à Los angelé que « The Third man » du gros Orson. lorsque l’acoustique est bonne (uniquement car il faut des basses), se repasser la première réplique: « I walked with a zombie », puis reposer son verre et en parler.

Annelise dit: 16 mai 2019 à 19 h 01 min

Le Rocket man a monté les marches en lunettes rouges
He’s still standing after all this time
https://www.youtube.com/watch?v=ZHwVBirqD2s&list=RDZHwVBirqD2s&start_radio=1

Le clip, tourné à Cannes, avait été jugé « suggestif ». L’homosexualité d’Elton John n’était pas encore officiellement connue du public, alors que l’official video semblait assez transparente

à 12h35 je suis loin du tableau et ferai sauter le post .Tant de désobligeance.. Pourquoi « petite »?
Le pseudo en lui-même rempli d’élégance

Annelise dit: 16 mai 2019 à 19 h 10 min

Sans aucun rapport, je signale la mort cette nuit d’André Lurton, figure de la viticulture bordelaise, frère de Lucien, lui si discret, fuyant la presse à ce point qu’il était très difficile de rentrer à brane ou de le photographier mais au moins aussi balèze, auprès duquel j’ai grandi et appris le vin et la dégustation. RIP

Phil dit: 17 mai 2019 à 7 h 14 min

Donnez-nous un lien vers cet oenologue, dear annelise. gardons le goût du bon vin.
me suis souvenu d’un navet (cru, s’accomode bien avec le Champagne).. avec Delon qui joue pilote de Concorde ! peut-être me gourje, me semble aussi une histoire de pilote aveugle, tant qu’à faire..mais un navet. « Le samouraï » ? jamais enthousiasmé, les taiseux au cinéma passent mal. mais enfin, la droite dure fait du bon cinéma, Voyez Adolphe…Menjou qui porte formidablement la moustache et « Les sentiers de la Gloire » et « l’opinion publique », un muet qui laisse un
souvenir parlant. le reste est de l’intendance. Helmut Berger explique au journaliste soufflé: « je suis une star, tu ne peux pas comprendre »

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 8 h 48 min

mais enfin, la droite dure fait du bon cinéma, Voyez Adolphe…Menjou

les sentiers de la gloire ont été censuré trés lontemps en france pour ‘charge’ contre l’armée française et pour havoir colporté le mythe pacifiste et communiss du salage de cul des poilus réclacitrant à la mort par les positions arrières..
et les historiens ont semble til finalement donné raison a la droite dure sur ce mythe..c’est à dire l’armée..spèce de salle entriss trotkiss

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 8 h 50 min

me suis souvenu d’un navet (cru, s’accomode bien avec le Champagne)

si on le mange dirphiloo..hassez de tes allusions salaces triplix de droite dure

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 8 h 53 min

« je suis une star, tu ne peux pas comprendre »

forcément..tout cqui est à gauche de la droite plus dure que soi c’est tout untermensh et compagnie dirphiloo..personne échappe à la double nelson roger couderc

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 8 h 58 min

« Bougres d’idiots ! C’est plus salé que de la pisse de morue ! C’est du plus salé qu’il n’en faut pour saler 36000 cochons ! »

haprés deloin l’ahopologie du sel et de l’alcool qui fait durcir et bouche la grosse veine bleu..havec l’oms je ne vous félicite pas

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 9 h 49 min

Question pour un champion, Phil. Comment peut-on être un cinéaste contemporain de la Nouvelle Vague et ne pas en être ?
Rétrospective Michel Deville (88 ans) à la cinémathèque française, organisée autour de cinq films phares : « Adorable menteuse » (1962), « Raphaël ou le débauché » (1970), « Le Dossier 51″ (1978), « Péril en la demeure » (1984) et « La Maladie de Sachs » (1999).

xlew dit: 17 mai 2019 à 10 h 05 min

–> Brigitte Bardot, grande Ourse accordeuse de violoncelle dans l’Urbs et la Poppée.

Si Bruce de Nusse (Schleswig-Holstein), cette espèce de Vénus masculine à la fourrure de barbe qui lui mange le pudendum jusqu’au sourire, avait exigé par contrat du réalisateur, comme un Delon commun, de porter à l’envers son blouson en daim, du côté écorché, le spectateur se serait dit, tiens, ça me rappelle True Detective, c’est peut-être un prequel, mais-là Dupieux, et c’est quelqu’un qui aimait ses films américains avec le très fin Judor qui dit ça, se prend pour Carl Perkins qui s’imagine coacher Elvis.
Dujardin, capable d’une composition très savante suintant l’émotion exemplaire chez Bertrand Blier (on lui fera le coup de Coluche avec son bon Lambert dans Berry, « Dostoïevski des banlieues », osèrent-ils, ou avec son magnifique Oscar Pilli chez Rosi) n’est peut-être pas un si bon choix pour Quentin.
(Faudra juger le film sur la durée, pas seulement sur la coupe taillée pour la BA, hein, coco.)
Peut-être essayait-t-il un truc à la Michel Serreault dans Mortelle Randonnée.
Bruce de Nusse (D) est à la croisée des chemins, il sent bien que le bois du tonneau dans lequel trempe l’acteur en lui libère les tanins qui vont bien, ça cognaquise à mort, il vient de le dire dans une interview au journaliste de Canal + qui ressemble à Fantômas, « Je suis en recherche de pistes nouvelles, je travaille l’artiste en moi, m’imbibe des fluides les plus inouïs, tord les fibres du connu, change les cordes, ouvre les accords, marie les épices les plus rares, les effluves deviennent des parfums », on sent qu’il sort de lui-même, qu’il est intime avec les subtilités de l’intériorité propre à son métier, mais justement, il la commente peut-être trop cette sortie, il capte un truc, veut l’attraper, au lieu de laisser la chose passer (et donc revenir se poser en lui), voilà que tout bibelote, que le charme est cassé, il n’a plus que le bruit de son auguste vaisselle de peau gisant par terre pour essayer d’en faire un son, digne de son Guarnerius del Gesu, comme une doublure de sang qu’il ne lâche pas de retourner, l’eau de vie en lui n’a de cesse de s’odysser, comme en une embarcation navigant sans les instruments.
You can do anything but yous don’t touch my suede jacket bleu de Prusse.

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 10 h 14 min

« les effluves deviennent des parfums »

Brise d’Anus !
Adèle Haenel, trois films à Cannes, qui dit mieux, xlew ?

xlew dit: 17 mai 2019 à 10 h 21 min

C’est la Léa Seydoux, ton amie, des années vingt qui viennent, Jazzi. Tant mieux, une musique inimitable, une beauté flagrante, un vol.

Annelise dit: 17 mai 2019 à 10 h 25 min

Je vois que les bons échanges fond de court, brusques montées à la volée Jean-Marcel/ Dirphilou, CP, Jazzi et autres Federers reprennent. Merci pour la bande son hier, Alley

Roket man, le principe des biopics en général est paresseux .ou en film du dimanche soir ni vu ni connu, comme Duras regardait TF1 en chaussettes pour calmer ses nerfs. Rami Malek, mimétisme augmenté grâce au dentier très plaisant, bon acteur, il épouse pile la façon de bouger qu’avait Freddie Mercury, sinon?
I am not here, Todd Haynes séduisait davantage en portraitisant un Dylan fragmenté. .film choral via des acteurs multiples pour agrégation finale sur le sujet.

On ne va pas occuper trop durablement le commentarium avec cela, Phil, mais « oenologues », tous les propriétaires de crus ne le sont pas
Celui-ci (André Lurton) oui, bien qu’il ait passé quelquefois les clefs de la vinif à Michel Rolland quand c’était la mode (mais pas sur tous), et que lui-même n’était plus tout jeune.
Dommage? Les vins étaient bons à boire plus vite, bien boisés et oxygénés, tout le monde est loin de voir cela comme un défaut.. Jonathan Nossiter avait fait un portrait à charge de M.Rolland dans Mondovino, que l’intéressé n’a jamais avalé (le cinéaste à propos de droite dure ayant également pris dans son filet à la braconne quelques grands propriétaires italiens qui croyant parler chianti, révélaient les liens du grand-père avec Mussollini)
Donc André Lurton, qq vins extra notés par Parker, des fils en charge de domaines en Californie, au Chili, en Argentine ou en Australie – mais aussi le créateur inspiré des pessac-léognan. L’appellation lui doit d’exister. Il s’y est voué corps et âme depuis le berceau de Grézillac dont il a été maire 45 ans, comme de juste, à l’ancienne
L’autre grande branche de la famille Lurton, celle de Lucien que les médias peuvent toujours courir pour rencontrer, est en Médoc, Margaux. Avec des extensions à l’étranger – Chili, Argentine, Nappa – et surtout en saint-émilion, barsac, entre-deux-mers, pessacs.
Pierre Lurton qui n’en est pas propriétaire mais qui dirige cheval-blanc et yquem, est leur neveu commun, fils de Dominique, benjamin d’André et Lucien dont je ne dirai pas davantage car il n’avait pas choisi la voie vinicole…
Pour ceux du vin : les deux frères s’aimaient beaucoup, Lucien homme aussi discret, austère d’apparence et retiré qu’André était jovial et communiquant. Parker en revanche a plusieurs fois méchamment allumé des crus de Lucien, et lorsque brane, durfort-vivens ou villegeorge, contigu à château margaux (un de ses regrets : il avait songé à l’acheter, avant d’y renoncer pour acquérir, je crois, clos fourtet, pas mal non plus – à l’époque, après la guerre où les hommes étaient morts, le phylloxéra, nombres de domaines étaient en déshérence. . l’acquisition d’un cru n’avait rien à voir avec maintenant – ), lorsque les crus pré-cités se prenaient donc une tripotée dans the Holy Bible US, il écartait les bras d’un air évasif, d’une manière qui m’a toujours fait penser à Sam Shepard, le fermier de Terrence Malick marchant sur le chemin en chapeau melon quand on lui demande pourquoi il n’a jamais été amoureux avant?
Et à côté de cela, un bosseur de génie, intuitif, terreux, racé. Sa fille Marie-Laure, elle-même oenologue bien avant que la profession ne soit féminisée, à ses côtés a appris sur trente ans à tout faire : les « petites façons », acanage, pliage, tirer les bois, la culture, la taille, les remontages, la vinification . Talent fou, dont je suis admirative

Comme lien, pas trop cherché. . je vais voir si je vous en trouve un

Annelise dit: 17 mai 2019 à 10 h 27 min

Heu? Jacques, vous n’allez pas vous y mettre après le, ou la délicat(e) « Bourre man » dont j’ai fait ôter le post, dédié il est vrai si gentiment à ma personne

Annelise dit: 17 mai 2019 à 10 h 37 min

… ceci peut-être, Phil.Marrant grâce au côté catalogue. .voulu.. puis ça permet de mettre des visages .. André Lurton, neuvième en partant de la gauche, Lucien huitième
https://www.lurton.com/

Fermeture de la parenthèse, mais c’est vrai que c’est une drôle de geste viti-vini du XX°/début XXI°. .et comment ça tournera, avec les grands consortiums , les assurances et biggest fortunes à rendements obligatoires qui veulent entrer là-dedans et sont les seules à en avoir les moyens. .ça commence à faire cher d’avoir sa mignonne petite vitrine à montrer à la planète Earth

Annelise dit: 17 mai 2019 à 10 h 52 min

. .quant aux films autour de la vigne. .télévisuels, je mords une lanière en cuir pour ne pas râler devant « Le sang de la vigne ». .que fait Pierre Arditi, acteur chez Resnais, dans le brouet, ça c’est un mystère
Ford, Les Raisins de la colère évidemment. Mais plus récent? Rien ne me vient trop à l’esprit. .très vaguement, J’ai épousé une ombre? Très jeune Nathalie Baye, Huster, d’après William Irish qui savait a minima de quoi il parlait. Pas le cas de « Tu seras mon fils », cabernet merlot maltraité,vendangé machine, au goût de poivron vert, que seul Niels Arestrup sauve de l’évier

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 11 h 20 min

Dujardin il commence à nous les briser menu, Annelise. Il tourne au vieux con.
Rien à voir entre la talentueuse et belle Adèle Haenel et la Léa Seydoux, xlew. L’une est bonne actrice, l’autre a surtout du piston…

Annelise dit: 17 mai 2019 à 11 h 21 min

Lew 10h05, plus le temps mais Q.Dupieux, oui je verrai. .Avis mitigé sur le film précédent, bien qu’il m’ait bcp fait rire et que j’y voie une inspiration comique et plus largement, créative, repulpée . Mériterait un débat, comme j’aurais aimé que nous l’entamions davantage sur le film fait-maison de François Damiens (concomitant). Judor je suis assez d’accord. .bien négocié son deuxième degré, en particulier pour la pub. Charles Nemes (La Tour M infernale) figurait sur la photo de la classe maternelle de Neuilly où Jacques de Bascher, assis en tailleur, arborait une jolie casquette déjà hype ..un contributeur sympa qui y était nous l’avait fait passer en lien

Phil dit: 17 mai 2019 à 11 h 46 min

perfect dear Annelyze, no need for links ! (m’en tiens aux links de Bougreau qui jadis avait livré à Clopine une illustration des « perles dans le derrière »)
le poids de Parker est fascin(s)ant. intéressante coulisse du Nossiter qui interroge sur les motivations de ce freluquet à la Dylan.
« à boire plus vite, boisés, oxygénés… »le vin se déguste comme les films ! (pas de cristal pour les multiplexes avinés de californie).

dear Bougreau, puissance des acteurs (pas comédiens ! a dit Delon) Menjou dans « les Sentiers de la gloire » donne envie de faire la guerre, (Kubrick entubé) comme Stroheim donne plus de grandes illusions que Gabin chez Renoir.
(Star: Helmut Berger avait onanisé face au journaliste)
dear Baroz, bonne question, vais commencer par Raphaël le Débauché. et vous, what do you think ?

xlew dit: 17 mai 2019 à 12 h 15 min

Beaux moments de lecture vos associations cinéma-culture du vin Annelise, un régal.
Peu de films, des romans, beaucoup plus (dont un Maigret ou deux) sur le sujet, c’est vrai, un problème surgit, celui du « Domaine » qui prend tout l’espace physique et mental, personnage en lui-même et maître de chai de l’histoire en train de se décanter, les êtres de chair qui peuplent le scénario deviennent peut-être des éléments du décor, un cep à la patte, peu mouvables, élémentairement immobiles dans l’histoire, presqu’impossibles à vendanger, endangered species tels qu’en eux-mêmes leur caractères ne les changeant pas.
Le grand film à faire, c’est, avec ce que vous rappelez de la saignée de la première guerre mondiale, le temps de l’Occupation et les exigences des autorités au sujet des provisions de gnôle, les accaparements de certains vignobles, des documentaires télé ont fait le boulot, le Spiegel vers 2000 fit un reportage complet et très parlant sur la chose.
L’Affaire du businessman chinois Lam Kok mort à bord d’un hélico en rase-motte sur la Gironde, alors qu’il venait de racheter un Château (témérité d’un pilote), fait image.
Lorsque la nature des écrivains et des cinéastes est prise à défaut, la réalité se venge (là-dessus, GoT – la prise et la calcination du donjon Rouge – et le dernier Bilal – BUG – sont raccords avec la vie, on peut lire le feu de Notre-Dame assez bien anticipé chez eux).
Pour la pub, oui Judor s’en tire bien, s’il consent à plier son génie comique, il vend une prestation, au contraire d’Oxmo Puccino qui échange la tradition hip-hop pour des brouzoufs, nous sommes loin de Jim Morrison prêt à traîner les musiciens de son groupe qui envisageaient de céder un titre à un constructeur de bagnoles.
Le plus ridicule, ce n’est pas que Depeche Mode serve de bande son à Peugeot, c’est que cette marque n’ait aucune autre perspective pour frapper les esprits et pénétrer les coeurs des gens, que de faire du jus avec du vintage, éternelle moonshine de nos souvenirs.

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 12 h 43 min

Personne pour nous parler de « Passion », le premier film de Ryusuke Hamaguchi ?
Fort du succès international des « Senses 1 à 5» et des « Asako 1 & 2 », il nous est donné de voir sur nos écrans ce film daté d’une dizaine d’années.
Du Hamaguchi à l’état brut, non décanté.
« Passion », quoiqu’un peu chiant s’avère finalement… passionnant !
Certes, c’est du cinéma de nature intimiste -l’éternel dilemme de l’amour entre les hommes et les femmes-, passablement bavard, certain diront théâtral, genre dont je ne suis pas à-priori fan, sauf quand c’est signé Rohmer.
Hamaguchi est de ce niveau-là.
La primeur en moins mais l’exotisme en plus.
Le bon cinéma n’est-il fait d’une suite de singulières exceptions ?
« Passion » nous conte les jeux de l’amour et du hasard entre trois couples de jeunes bobos tokioïtes plus ou moins trentenaires et amis de longue date.
C’est beau comme un théorème illustré, même si j’ai dû passer plus de temps à lire les sous-titres qu’à regarder les images.
A est en couple avec A’, une prof de math. IL ont décidé de se marier.
B est marié à B’, qui est sur le point d’accoucher de leur premier enfant.
C, sans attache, fricote cependant avec C’, tout aussi indépendante.
Mais où est donc le problème me direz-vous ?
Et bien dans le fait que C aime secrètement A’, qui ne le lui rend pas, tandis que A qui a eu jadis une liaison avec C’ en est toujours follement épris. Parallèlement, B, qui se dit fidèle et loyal à sa moitié, va se révéler amateur d’adultères torrides avec toutes les femmes qu’il croise, notamment avec C’, particulièrement sensible aux rapports sadomasochistes-masochistes…
Vous suivez ?
Parce que tous les protagonistes de ce beau théorème amoureux universaliste, beaux parleurs et raisonneurs, vont vite se retrouver dépassés par les évènements.
La pratique plus forte que la théorie.
« C’est bien la vie de couple » demande A à son pote B, au début du film. « C’est parfois ennuyeux mais non dépourvu de certains avantages », lui dit-il.
Un peu ce que pense le spectateur à la vue du film !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19583541&cfilm=244439.html

xlew dit: 17 mai 2019 à 12 h 53 min

Les Parker lourdés aux molécules d’alcool versus les Nossiter étiquetant 9°, même non-combat.
Tous s’est déplacé en Languedoc, sur deux ou trois collines du Mâconnais, vers les forêts clandestines de la Drôme nord-provençale, là où les grands propriétaires consolident et confisquent moins.
Il y a la recherche, esthétique revendiquée comme telle, du cépage rare, d’un abandon de la bouillie bordelaise pulvérisée en nuages sur les écoles et les maisons proches, un terroir de plus en plus technique, néo-bio, fait par des passionnés revenus de la French Tech, riches ou pauvres.
Les vignes du Seigneur contemporain, devenues pénétrables par ceux qu’habite la vocation, édictent un nouveau codex, les grandes maisons d’Aquitaine, sentant le vent du boulet, transforment leur cave en fondation d’art moderne avant de se résoudre à planter des oliviers et monter des moulins.
Certains des plus radicaux sont à Amiens et étudient la topographie des lieux, goûtent la terre, tout en parlant d’une possible migration vers le Kent. The Wild Geese à l’envers.

Jazzi dit: 17 mai 2019 à 13 h 21 min

Phil, j’aime beaucoup « L’Ours et la poupée » (1970) de Michel Deville. La comédie va si bien au teint de Brigitte Bardot ! Mais mon film préféré est sans conteste « À cause, à cause d’une femme » (1963), moins connu et qui gagne à l’être. Sinon, non, je n’irai pas à la cinémathèque. J’ai assez à faire avec l’actualité…

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 16 h 03 min

la bouillie bordelaise pulvérisée en nuages sur les écoles et les maisons proches

si c’était que ça tout on aurait des gueule de pierrot l’fou sans plus..même si qu’elle fout un peu la chiasse elle est accréditée agriculture bio

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 16 h 10 min

Raphaël le Débauché

trés vieux souvnir..ronet jeune et un peu de cul de fabian si mes souvenir sont bon..émoi et moi..suffisant. pour la maladie de sacks..jaime le jeu forcé de dupontel..chacun ses faiblesses dépé..mais ça manque cruellement de cul..le cinéma français sans cul c’est comme un baiser sans moustache..et maintenant avec wenchtein on est tricard

bouguereau dit: 17 mai 2019 à 16 h 14 min

Dujardin il commence à nous les briser menu, Annelise. Il tourne au vieux con

+ 1 comme il aurait dit serdgio..cabot passe mais corniaud à ce point..dommage

Phil dit: 17 mai 2019 à 16 h 28 min

après le résumé de Bougreau, viens de me souvenir du débauché ! on peut revoir un film pour Ronet, toujours parfait en train de boire, il tient son verre impeccable, Gardons Fabian pour Madame Claude.

Annelise dit: 17 mai 2019 à 20 h 46 min

16h03 sur la bouillie bleue. Exact, bien que livré sous paquet-cadeau Jean-Marcel.
Lew, les pesticides dans les vignes sont aussi fait exact – et je pense utile d’éviter les pulvérisations près des écoles. Pourtant d’après étude scientifique circonstanciée, pas d’explosion de pathologies-types surperposable si simplement aux territoires vinicoles. En particulier dans le respect des conditions d’administration des traitements. Je me rappelle avoir vu de mes yeux, et l’exemple n’était pas rare, un vieux chef de culture plonger une tasse dans un sac pour un dosage, la passer une demi seconde sous le tuyau avant de boire son café dedans. Sinon question longévité il est estimé pire de vivre à Mexico ou Bombay. La biodynamie pure et dure a des bornes inattendues, croyez-moi. Le raisonné porte bien son nom et souvent vaut mieux, avec traitement des effluents à la bambouseraie ..choquée, une année à cicadelles, que des partisans convaincus de l’entier naturel aient refusé d’user de moyens autres que stricto phytothérapeutiques. .conclusion la cicadelle qui ne connaît pas la délimitation des parcelles a ruiné (ça crève la plante sur des années) le petit propriétaire d’à-côté qui n’avait pas les moyens de s’offrir les tisanes d’orties. Tout cela prend du temps

Autre chose qui prend du temps : me demande si le temps n’est pas venu pour moi d’admettre que je ne suis pas fan du cinéma de Ken Loach. Du moins depuis Raining stones? Le vent se lève m’avait abattue, Moi Daniel Blake, palme incompréhensible si l’on se rapporte à la narration et la qualité filmique.
Son discours social touche, à la fois il est bâti pour cela – sincèrement et sans cynisme, il est vrai – monocorde néanmoins. Le film cannois Sorry we missed you ne fait pas exception.
On a pu l’entendre dans une itw « accorder tout son soutien aux Gilets Jaunes ». .reprocher ensuite à Emmanuel Macron de « réagir comme Blair ». . .ses réflexes militants, ses opinions, sa vision politique partout saupoudrés, pour sympathiques ou crispants soient-ils suivant ce qu’on en pense, ont fini par faire office de contenu-étalon. De sorte que le but est maintenant souvent manqué cinématographiquement parlant, quel paradoxe, quelle que soit la sympathie qu’on accorde en théorie aux personnages. .cette famille de rouquins plus authentiques les uns que les autres, Ricky le bagarreur qui ne s’en sort pas, la fille qui porte tant sur les épaules à 11 ans.. l’ubérisation dans le travail, les laissés pour compte . .Loach semble ne plus voir ce qu’il filme. Ou plutôt il ne filme que ce qu’il a en tête de montrer, au lieu de montrer ce qui est dans une focale plus large.
Son cinéma étouffe, et non pour les raisons que probablement il imagine : « Les riches n’iront pas voir ce film » (sic). .Sorte de démagogie à l’envers, stratégie commerciale en se réfugiant dans les catégories. .Il devient systématique, daté dans son désir de dénonciation des dérives capitalistes en place de rester aux aguets d’une société certes en pleine fracture, mais dont les fractures elles-mêmes sont lézardées de nuances
Dans une tonalité semblable à celle de l’époque du réussi « Raining Stones », des bras cassés infiniment touchants courant après un mouton qu’ils aimeraient vendre en réfrigéré pour payer la robe de communiante de la petite, on peut beaucoup aimer aussi « Les Virtuoses » de Mark Herman, où une fanfare d’un village minier en train de s’étioler à force de chômage part en bus, dans l’intention d’en remontrer aux chorales des grandes villes
Et de façon générale préférer Stephen Frears, au moins en trois temps : « Prick up your ears » (avec Gary Oldman), sur lequel on dut m’expliquer le jeu de mots longtemps après, « My Beautiful laundrette » qui devait révéler Daniel Day-Lewis en punk blond javel-marinière et chaînes amoureux d’un Paki, enfin le cru un peu faible, du même scénariste en moins inspiré, donc moins percutant, plus doux, Hanif Kureishi , « Sammy et Rosie s’envoient en l’air » .. Shashi Kapoor, Claire Bloom s’y montrent charnels, mélancoliques dans des coloris qui commencent à sentir l’automne, tandis que Roland Gift (forcément) fine-young-cannibalise l’écran

Annelise dit: 17 mai 2019 à 20 h 54 min

« Gardons Françoise Fabian pour Madame Claude »

Et ma Nuit chez Maud, où elle débattait avec Jean-Louis Trintignant au lieu de s’ébattre avec lui qui en mourait d’envie
Ils sont fous ces ingénieurs catholiques

Annelise dit: 17 mai 2019 à 21 h 23 min

Jacques 11h20 ce matin :
« Dujardin il commence à nous les briser menu, Annelise. »

Jean-Marcel 16h10 :
« .le cinéma français sans cul c’est comme un baiser sans moustache..et maintenant avec wenchtein on est tricard »

C’est la farandole des phrases poilues .. (mais pourquoi « il commence »?)

Annelise dit: 17 mai 2019 à 21 h 25 min

. .beau Leadbelly Alley. On dirait qu’il a la mandorle à la place du chapeau

Bon we à tous

Annelise dit: 17 mai 2019 à 21 h 30 min

Brane-Mouton, second après le second de 1855 qui passa premier en 1973 poussé par le souffle de Chirac, ministre de l’agriculture (Alley)

Oh que oui. le baron Philippe le persécutait sans relâche, lui téléphonant chaque jour, parfois dans la nuit (authentique!..ou il le racontait pour me faire rire?.je pense que non, c’était vrai. .et assez scandaleux quant au droit outrepassé : « Second ne daigne, Premier suis » inventé de toutes pièces)
Certains paintings for the label sont ahurissants

Annelise dit: 17 mai 2019 à 21 h 36 min

Pour la peine du Rising sun, je vous donne la devise exacte, réactualisée en 73
« Premier ne puis, second ne daigne, Mouton suis » habilement reconvertie en
« Premier suis, second je fus, Mouton ne change »

.. et maintenant les portes du pénitencier sur moi vont se refermer

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 10 h 03 min

Quoique pleinement justifiée, palme ou pas palme, « Douleur et gloire » (quel titre français à la soap opéra !) est un bon cru.
Voire même un cru exceptionnel.
Un beau film personnel en forme de bilan.
Une sorte d’à la recherche du désir perdu et retrouvé.
Rarement Pedro Almodóvar se sera ainsi livré, en profondeur et en délicatesse.
Aucune impudeur narcissique dans cette énième autofiction, où le cinéaste espagnol évoque, en une narration éclatée, son enfance, l’amour exclusif pour sa mère, la détresse dans laquelle sa mort l’a laissé, mais aussi ses premières pulsions villageoises pour un maçon analphabète, sa plus flamboyante histoire d’amour (malheureux) de jeunesse madrilène, ses conflits avec l’un de ses plus célèbres comédiens, ou encore l’entrée douloureuse dans la vieillesse et la vacuité de sa vie lorsqu’il ne tourne pas.
Souvenirs réels et affabulation imaginaire, tout lui sert pour aboutir à un film, tant sa vie est liée au cinéma.
Comment retrouver l’impulsion, l’énergie, le désir de s’atteler à une oeuvre nouvelle, où la justesse des sentiments le partage avec l’émotion, quand on se sent physiquement amoindri, dépressif et solitaire ?
Dans tout film, et tout particulièrement chez Almodóvar, il y faut l’intervention d’un élément magique, à défaut d’une intervention divine, pour que le processus créatif reparte.
Ici, la découverte inattendue d’un modeste dessin le représentant un demi siècle plus tôt, servira de déclencheur.
Les mauvaises langues diront que la drogue aura aussi beaucoup aidé.
Peu importe, le film est là, servi, par un subtil glissement de rôles, où Antonio Banderas devient le réalisateur-narrateur de l’histoire, lui même incarné par l’acteur Asier Etxeandia. Tout deux tout aussi remarquables, ainsi que Penélope Cruz, aussi belle et voluptueuse que Sophia Loren en lavandière napolitaine, dans le rôle de la mère d’Almodóvar.
Et c’est ainsi que « Douleur et gloire » se métamorphose peu à peu sous nos yeux, quelque peu humides, en « Douceur et bonheur »…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19582286&cfilm=264147.html

Phil dit: 18 mai 2019 à 10 h 42 min

Sophia Loren en lavandière

Almodovar se prend pour Ettore Scola, dear Baroz ? le fascisme permettait de durcir les angles, à lire votre recension, on dirait narcisse au pays du mariage pour tous

Phil dit: 18 mai 2019 à 11 h 25 min

on ira voir le film dear Baroz ! des éloges partout dans la presse, celle qui agonise le bel Alain Delon

Marie Sasseur dit: 18 mai 2019 à 11 h 27 min

@ ma mère nous avait ramené une sorte de kinescope de poche en plastique dans lequel on enfonçait une carte perforée contenant des vues de la procession et dont le visionnage était aussi effrayant.

aventure idem – j’ai toujours appelé cette machine un « stéréo-clic ». d’ailleurs, j’ai gardé cette relique dans les soupentes du grenier. Me demande combien elle pourrait valoir aujourd’hui.

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 11 h 40 min

Oui presse étonnamment élogieuse, Phil, notamment un beau panier fouillé dans les Cahiers du cinéma. En revanche, l’avis des spectateurs est plus mitigé. Certains disent être déçus. Je me demande si l’omniprésence de l’héroïne (pas Pénélope Cruz, les Espagnols disent le cheval ou aller chasser le dragon !) n’en est pas la cause ?
Hier, je suis allé voir le film à l’UGC-Rotonde à Montparnasse. En sortant de la séance, un type nous attendait pour nous demander nos impressions. Il a interrogé tout le monde, sauf moi ! Je suis resté près de lui et j’ai écouté. En gros, tout le monde se déclarait enthousiaste, sauf une femme qui a dit ne pas avoir aimé. Et le type donnait les résultats à quelqu’un à l’autre bout de son portable. J’avais jamais vu ça. Une nouvelle pratique des boites de productions ?
J’ai cru comprendre qu’Annelise était à Cannes, attendons de voir ce qu’elle en dira depuis la Croisette.

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 12 h 01 min

(Annelise, contre l’envahissement des zombies sur la RDC, ne pas hésiter à tuer la tête !)

Phil dit: 18 mai 2019 à 13 h 23 min

miss sasseur, âme impressionnable aux processions très chrétiennes en kinéscope ? Pareil pour Almodovar avant sa crise de nerf

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 13 h 39 min

Almodovar, qui est aussi producteur avec son frère, pas folle la guêpe, Phil, a récemment produit un très beau documentaire sur les victimes du franquisme, enrôlées de force dans le grand pardon national par la loi d’amnistie qui a immédiatement suivie la mort du Caudillo. J’en avais parlé ici dans l’indifférence générale…

Phil dit: 18 mai 2019 à 13 h 58 min

dear Baroz, gardez espoir, les discours dans l’indifférence générale ont le plus beau rayonnement fossile tandis qu’internet ne peut rien y comprendre.
Almodovar a nourri son cinéma des films dits « quinqui » tournés immédiatement après la mort de Franco. Films jamais projeté en France pour des raisons obscures d’argent.

Jazzi dit: 18 mai 2019 à 14 h 10 min

Almodovar a aussi précipité Carlos Saura dans l’oubli, Phil, tout en récupérant au passage la fille à Charlot !

Phil dit: 18 mai 2019 à 15 h 54 min

Geraldine Chaplin avait fait des ouvertures, dear Baroz. depuis qu’elle est apparue dans un film de dinosaures, ne sait plus quel avatar à lézards botoxés, Almodovar s’est dit qu’il pouvait l’accueillir dans sa ménagerie de verre.

Phil dit: 18 mai 2019 à 16 h 25 min

c’était dans Jurassic Parc, numéro 3 ou 4 suite de Spielberg…ne sais plus très bien.
vu l’an passé à… Varsovie, à la cinémathèque !(rediffusion of course, faut pas pousser) logée dans la tour stalinienne du centre qui domine le ghetto juif rasé.
éclairages roses, stucs communistes période riche (il y en eut une), Almodovar aurait aimé.
plus revue depuis Saura, médusé de voir surgir la fille de Chaplin dans le zoo à dinos, en grand-mère autoritaire manière julie Dench ? la marâtre « M » du dernier james bond (celui aux oreilles décollées tendance homophile). le monde est petit, celui du cinéma encore plus.

Annelise dit: 18 mai 2019 à 18 h 16 min

Ah vous l’aimez votre Craig. .moi aussi. La sortie de l’eau en boxer, égale du maillot d’Ursula Andress. L’opus Skyfall homophile ce n’est pas faux, en tout cas émaillé de détails engageants. .outre le « qu’en savez-vous? » rétorqué à Silva/Bardem teint en blond (un des meilleurs méchants bondiens), le personnage de Q est tombé dans l’escarcelle d’un jeune geek duffle-coat & lunettes incarné par Ben Whishaw, militant afin que « l’homosexualité cesse d’être cachée par crainte d’une placardisation, car cela ne fait qu’empirer les choses »

Bonne recension de Jacques sur Almodovar . .
Je ne me serais pas prononcée exactement à l’unisson sur certains points, peu importe. .j’aime bien que les films prennent une résonance particulière chez chacun.Je continue de trouver une autre profondeur narrative à « Parle avec elle », liberté poétique moins « traçable », grâce et puissance du subliminal qui ne sont pas seulement dues à l’apport Pina Bausch, bien que cela ait aidé. .Benito, grassouillet mutique encombré de sa différence, ployé auprès d’une femme léthargique dont le silence, l’absence à elle-même en font un réceptacle énigmatique, jusqu’à la « fécondation » (nous avons pu parler ici des divergences d’avis entre l’idée d’un viol sur personne vulnérable ou au contraire, conception d’ordre divin, maïeutique . .une création enfin délivrée/pouvoir guérisseur, thaumaturgie). .Pénelope Cruz a su prendre ce physique populaire, plein, au lieu de macérer dans un côté sex-symbol plus étroit qu’elle a pourtant les moyens d’incarner haut la main. Tablier bleu, bras nus..les draps blancs qui sèchent. .le parallèle est bien vu avec le linge étendu sur la terrasse d’Une journée particulière.
Antonio Banderas. .le casting se tient…Les Zorros avec la belle Catherine Zeta-Jones ont sans doute fait oublier à la jeune génération qu’il est un almodovarien des débuts ? Matador, il est déjà là. .Attache-moi, Femmes au bord de la crise de nerf, idem. Bon de le retrouver ici. .ce visage lifté par les abus – lifté tout court?- qu’on retrouve sur pas mal d’acteurs (cela vous aura peut-être frappé dans la bande -annonce DiCaprio/Pitt). .peau trop lisse, sans zone d’ombres, où le désabusement, le doute ont du coup une manière de s’inscrire plus crue . . usure émouvante. Je me le rappelle en amoureux de Tom Hanks/Andrew Beckett mourant du sida chez Jonathan Demme.. dernière danse en costume d’officier de marine blanc. .(film donné dix ans après le début de l’hécatombe, Springsteen et Neil Young à la B.O. .traces de pattes d’oiseaux sur le sable et gosses trébuchant, en train d’apprendre à marcher pour dernières images. .quelqu’un l’aurait-il revu?)

Quant aux réactions à la sortie des salles, les parieurs/bookmakers cannois adorent faire monter la sauce.. l’aura/l’aura pas?..Loach pourrait-il réaliser une triplette?ces mises sur le gril participent davantage d’un folklore festivalier et de la com que de la critique

Phil vous êtes très drôle à imaginer devant les diplos, aux oreilles le crounch-crounch-crounch du pop-corn vendu par seau à votre voisin : la petite brute vous en aura t-il au moins proposé?
Si vous voulez retrouver Jeff Goldblum en proie à de (ou une) grosse(s) bête(s) je ne saurais trop vous suggérer de revoir le film d’amour le plus romantique de Cronenberg – je suis sérieuse – « La Mouche »

Phil dit: 19 mai 2019 à 7 h 38 min

popcorneux rares, dear Annelyze, c’est une cinémathèque qui projetait les dinosaures..boustiffailler verboten !
souvenir de la « La mouche » avec Goldblum, du bien ficelé et dégoulinant. remake d’un autre « The fly ?) plus terrifiant avec un homme réduit jivarisé, pris dans une toile d’araignée.

Annelise dit: 19 mai 2019 à 8 h 58 min

..cinémathèque, sorry Phil. .j’aurais dû exclure Haribo de ma pensée. Vos « stucs et éclairages roses » fussent-ils période post-stalinienne à Varsovie m’auront obnubilée. Même pas de fraises tagada?
Un film qui me tenterait bien à la Semaine. .et voudrais goûter à la sélection « nouvel assemblage » Moretti à la Quinzaine
Et de votre côté, en Bohême?

Phil dit: 19 mai 2019 à 9 h 34 min

sissi Annelyze, du popocorn offert au sous-sol de la tour soviétique dans un bar à neons roses, rouge stalinien délavé au capitalisme où l’on s’attend à des Almodovar montés sur talons compensés. mais rares spectateurs dans ce cinéma pour troisième type qui projette du dunosaure réchauffé, la plupart ont été digérés par les multiplexes.
A l’est, pas d’eden du cinéma, les cinémathèques n’ont même plus de projecteurs 35 mmm. Condamnés aux DVD, la filmophilie est décépée !

Annelise dit: 19 mai 2019 à 11 h 06 min

« sissi Annelyze, du popocorn offert au sous-sol de la tour soviétique dans un bar à neons roses, rouge stalinien délavé au capitalisme »

Ah. .alors ça va

« rares spectateurs dans ce cinéma pour troisième type qui projette du dunosaure réchauffé »

En fait de dinosaures il s’agit de T-Rex, cher Phil. Pas ceux de Bolan.. la dramaturgie de Jurassic Park si on y pense pas très éloignée de celle du (vieux) King-Kong usé ensuite jusqu’à la trame. Sauf qu’ici on n’en est plus à la peur d’un inconnu, d’un « monstre » dont les contours restent à définir pour mesurer sa propre humanité mais – cas de le dire – à des peurs reptiliennes, qui interrogent les remontées aux origines etc
Voulais vous dire, avant d’aller faire un tour sous la pluie, que dans les surprises de casting de type Géraldine Chaplin, il ne faut pas oublier Richard Attenborough. .je ne sais plus où, dans la saga Jurassic. le milliardaire allumé, au look Jim Harrisson qui aurait retrouvé l’usage de son oeil. Curieux non? .. on ne sait comment le prendre? Auto-érotisme du cinéma finement débusqué par Lew?. indice d’une révérence mutuelle.. simple et belle expression d’amitié ? Qd même étonnant de retrouver à l’affiche le réalisateur oscarisé pour « Gandhi », film que je n’avais pas du tout aimé – acteur aussi chez John Sturges dans la Grande Evasion, aux côtés de our beloved SMcQ, du foreur de tunnel claustrophobe Charles Bronson – dans mon souvenir exceptionnellement glabre tel le Reynolds de Deliverance (?)- et de Donald Pleasence, toujours aussi étrange

« Sissi » vous ne pouviez tomber mieux : mon personal nickname entre partners in crime. .j’entre dans le corset mais ils l’écrivent plutôt avec un Y
Pas à cause de Carrie j’espère?.. Missing (autre allusion à une cinémathèque grâce à Costa-Gavras) ni La Balade sauvage, dont l’auteur Malick est attendu comme le messie à Cannes ne terminent trop bien

Phil dit: 19 mai 2019 à 15 h 07 min

yes Annelyze, T-Rex…dans le troisième ou 4ième opus, bête dopés mutée à la super agressivité pour plaire à des acheteurs profilés mafieux russes (message de la production bien reçu chez les. à chacun ses moyens, finlandais chantent des débilités à l’eurovision pour agiter des banderoles propalestiennes). scénario de guerres des étoiles gentils-méchants à désespérer Pierre Boulle (où est passée la génération qui pouvait réaliser du Sharky’s machine ?). à propos « planète des singes », vu à Karlsbad (la Bohême des bains de sissi) « Bohemian Rhapsody ». fait exprès, bien déçu par la Queen au postiche dentaire simiesque, qui mâchonne sa bouche la première demi-heure (Baroz a dû commenter le film en son temps). bons sentiments partout (que trouve-t-il donc à sa copine ? passez votre chemin), personnages lissés, achetons les disques du Queen, pas ses partouzes. grâce à lui, découvert un nouveau type de salle de cinéma: plateau à boustifaille intégré dans le dos du voisin comme les avions ! résultat attendyu: le bon public prend ses aises, trempe la cacahuète dans le pinard graisseux et mastique dans le sonophone du voisin les 2 tiers du film ! de quoi maudire le dentier de Queen pour ever !

Et de votre côté, la Bohême ?
Le bon cinéma en Bohême est mort à vie !

Dear Annelyse, Faites bon accueil ce jour à Delon, dernière star française ! (obligé de s’excuser par des lesbiennes de commando, qui comprennent rien au film, d’avoir couché avec le Vicomte des damnés).

bouguereau dit: 19 mai 2019 à 17 h 33 min

y’a qula sacarose les goudous et les wécé japonais qui l’interesse le dirphiloo..l’art y s’en fout

bouguereau dit: 19 mai 2019 à 17 h 47 min

remake d’un autre « The fly ?

oui..pas mal..le kronenbourg est moyen je trouve..il a du cracher au bassinet..bien en deça de ses précédents..au sénar bien enlevé et bien barré..ceux du début bien nanar et horifique..avec des cas comme olivère red qui avait bzoin de thune..l’un des rares a ahvoir fait tourner des actrice porno

Annelise dit: 19 mai 2019 à 18 h 23 min

Prague superbe j’imagine ?. . Le vin de Bohême, amer et vainqueur, ciel liquide parsemant d’étoiles votre cœur.La chance, quand même !. .
Bohemian Rhapsody, Jacques en avait probablement parlé, mais l’avais chroniqué de mes blanches mains (sur FB me semble-t-il . .je vais donc re-billeté ici.). J’avais prédit d’emblée le dentier oscarisé : une boule de cristal facile à lire.
Personnages évidemment lissés jusqu’au lifting où le simple fait de sourire lézarde du front au menton. Il faut des Quinto star-trek, des Whishaw en beaux rôles bondiens pour que l’idée fasse son chemin chez spectateur popcorné que les cinémathèques intriguent mais n’attirent pas . Trop explicite, et c’est le citron sur l’huitre. .vous trouve sévère sur Rami Malek. Il bouge bien, un mimétisme corporel étonnant, parole de danseuse ! Accordez-lui au moins cela. Kad Merad dans un effort méritoire aux César ne réussit pas pareil ..peut-être aurez-vous préféré. .(dans le sens qu’il avait commis une parodie mieux assumée ?)
TOUS mes amis homossessuels ou presque mécontents ! On a « défiguré Mercury en le présentant en folle honteuse » dixit. Sauf quelques-uns plus fleur bleue, ayant versé leur larme sans en demander davantage.
Certes les « allusions » sont esquissées si discrètement qu’elles tiennent davantage d’une volonté de gommer toute aspérité que de la pudeur. .l’homme suivi dans une ruelle, la bringue-maison avec drags, costumes de marins et pantalons de cuir… c’est tout ? Pas très audacieux. .enfin répétons qu’il s’agit d’un film grand-public. Et déjà, que de difficultés accumulées pour qu’il soit produit ! Sacha Cohen-Borat jette l’éponge et s’en détourne, Bryan Singer est remercié pour avoir organisé des fêtes galantes entre garçons à la Kevin Spacey. .Qu’en attendre ? Un résultat empreint de puritanisme, mais de bonne volonté, à entendre comme un premier pas, un livre d’apprentissage de la lecture CP aux images tendres. .. le personnage est traité en vraie douceur. Bien sûr c’est la moindre des choses. On n’est pas chez Fassbinder, ni dans aucune révélation de parts vénéneuses. Que l’ensemble soit faible et édulcoré ne fait pas de doute. Mais pas désagréable à voir pour le vulgum pecus, qui va trouver là raison de cesser de tenir Mercury comme ayant mérité son sida… parce que cela aussi traînait dans les consciences : qu’il l’avait bien cherché..
Les petites inexactitudes, le dernier amour coiffeur irlandais qui se retrouve serveur dans le film, broutilles. Quoi d’autre ?…pas de Freddie empartouzé régulièrement dans les backrooms, alors qu’il était pratiquant effréné. ?. de quoi ravaler à des enfantillages les scores de Simenon, de Jean-Pierre Mocky, toujours un peu vantard dans ses livres( nette préférence pour le fils) ? « Nowhere boy » sur Lennon ne s’était pas appliqué à le montrer en détails, pleurnichant, se traînant aux pieds de Yoko Ono en l’appelant « maman ». Néanmoins ce tri «hygiéniste» gêne, retentit de nouveau comme une différence de traitement ? La consommation sexuelle débridée peine à être représentée déclinée aussi en hétérosexualité. Quels seraient les contre-exemples ? .la pornographie en général demeure un «film de genre» difficile à caser. .exigeant l’emprunt de chemins de traverse. Toute tentative inexistante dans le film, il est vrai.
Que Freddie Mercury soit présenté en « homo honteux», la question en revanche est pertinente. .quand lui-même tourne le clip « I want to break free » en mini-jupe-aspirateur-moustache, Brian May-l’astrophysicien, Deacon et toute la bande en caricatures, fillette à la vaisselle ou vieille Tatie Danielle écoeurée du spectacle, à la fois très drôle et pouvant passer, non pour un coming-out subliminal, mais pour une farce. Il était Parsi, ses goûts non conformes à ceux inculqués par sa famille. .il n’a jamais directement avoué non plus ses préférences. Qu’est-ce qu’on en sait, s’il n’était pas honteux ? Pas parce qu’il y allait de bon coeur que cela ne le tourmentait pas – Foucault, en cuir et torse nu-bretelles, avait des soirées agitées, avant les nausées dans la salle de bain dues à une haine de soi tenace.
Mary Austin, si on peut regretter un développement atone, sans grand-intérêt dans le film, dans la vrévie partagea avec lui un grand amour indéniable. Outre qu’il lui ait légué le gros de sa fortune, ce qui n’est pas rien, et qu’elle soit restée digne et discrète à cet égard, leur attachement éclate sur chaque photo (et elles sont légion)..
Finalement, si le film n’est pas passionnant, la personnalité de Mercury justifie l’envie d’aller le voir, même si un tel sujet méritait mieux et qu’il faut savoir à quoi s’attendre

Phil. Delon.. of course je vais me réjouir de la palme au Gattopardo, bien que Jean-Marcel lui ait taillé un costume près du corps, dans cette forme enlevée toute personnelle que nous lui reconnaissons de nouveau à 17h33. Rien n’arrêtera le fauve en pleine course. Il mérite sa Chopard, puis le besoin d’honneurs, souvent c’est comme le besoin d’amour. Calmé quand il est satisfait.
Votre pique sur les dissensions larvées homos/lesbiennes qui pointent sous le front commun est bien vue. D’ailleurs pourquoi en serait-il autrement ? Drôle d’essentialisation que de suggérer que tout le monde devrait entrer en communion sous prétexte d’homosexualité en partage. Toutes les blondes devraient-elles penser pareil, tous les Noirs, tous ceux qui ont les yeux bleus, tous ceux qui pratiquent l’escrime ?
Amusant que vous mettiez cela sur le tapis..Au moment du film Mercury, m’étais intéressée à des réflexions passées d’Eribon (qui a depuis propulsé sur orbite le jeune Eddy Bellegueule au minois évoquant agréablement celui du « boss » Hervé Guibert) En 1986, donc en « période chaude » avait été mis en place le GREH, Groupe de recherches et d’études sur l’homosexualité et les sexualités, qui organisait des séminaires. La causerie de Didier Eribon à Beaubourg dix ans plus tard (1997) avait donné une visibilité à des études jusque-là restées confidentielles. Pas grand-monde ne s’y était intéressé, sinon un public étroit et unanimement militant. Deux décennies encore après, survient une mise en lumière internationale des sujets, assortie de simplifications/rabotages et/ou raidissements catégoriels tous azimuts… embêtant

Annelise dit: 19 mai 2019 à 18 h 28 min

L’Attenborough de Jurassic, c’était aussi La Canonnière du Yan-tsé de Wise.. Frenchy franchit les lignes par amour. Steve McQueen en costume de marin, l’instit (dernière Mme Malle?). .j’étais émue aux larmes.. sanglots. . à quoi, quinze ans?..prière de ne pas dauber ou cela ira au sang

Jean Langoncet dit: 19 mai 2019 à 19 h 08 min

@Le vin de Bohême, amer et vainqueur, ciel liquide parsemant d’étoiles votre cœur.La chance, quand même !. .

c’est peu et c’est tout, à quinze ans comme à deux-mille-cinq-cent-un

Jazzi dit: 19 mai 2019 à 19 h 35 min

Voilà ce que j’en disait sur la RDL :

Jazzi dit: 6 novembre 2018 à 11 h 36 min
La critique professionnelle fait la fine bouche mais le public plébiscite le bio pic sur Freddie Mercury dans « Bohemian Rhaspsody » de Bryan Singer. Moi, j’ai adoré. C’est avant tout un film musical et j’ai beaucoup appris sur ce chanteur singulier, de son vrai nom Farrokh Bulsara, natif de Zanzibar et le groupe Queen dont je ne savais pas grand chose. Chanteur hors pair et homme de spectacle aguerri, jusqu’au bout, dont l’homosexualité s’est révélée tardivement et tragiquement, après une grande histoire d’amour avec… une femme.
Ed, un film pour vous, pour la musique mais aussi pour ses chats, les plus fidèles compagnons de toute sa vie. Et aussi pour Lavande, car ce film, où Freddie Mercury change de costume à chaque plan, est à lui seul un conservatoire, un musée des tenues les plus kitchs des années 1980 !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19579322&cfilm=185719.html

olga dit: 19 mai 2019 à 23 h 22 min

Dommage que vous n’ayez pas dit un mot des toilettes de ces dames.D’un côté des flots de mousseline, rose, bleue transforment la montée des marches en périlleuse ascension; de l’autre il semblerait que le sein se porte plat et flasque,tandis que la jupe longue se fend jusqu’à des limites imprécises.
Une élégante, en pantalon noir à pinces,avec une longue chasuble asymétrique bicolore dégageant une épaule parfaite et se terminant en traîne ,démodait toutes ces jambes généreusement dénudées et offertes.
Les miettes du festival réservées aux assis devant la tv se limitent essentiellement à la parade devant les photographes et aux ITV débilitantes de journalistes peu inspirés et mal fagotés.
*la remise de la Palme à Delon, superbe, chevelure blanche impeccable ,pantalon cigarette, poches sous les yeux, allure quasi juvénile, occupa UNE minute à peine sur France 2…

Annelise dit: 19 mai 2019 à 23 h 29 min

Contente que vous ayez eu ce plaisir, Jacques. Freddie Mercury, personnalité attachante indeed. Petites précisions pour compléter : Après que Bryan Singer a été déposé, c’est Dexter Fletcher (j’espère ne pas avoir égratigné l’orthographe) qui a fini de réaliser le film
L’amour avec Mary Austin a été extrêmement fort, central durant la vie entière de Mercury mais le charnel n’était vraiment, mais vraiment pas pour eux à part au tout début, le chanteur vivant rapidement des amours homosexuelles nombreuses et exclusives, sans aucune attirance hétérosexuelle. Il a été très courageux à Wembley, y chantant magnifiquement alors qu’il était -et je savais -condamné

Annelise dit: 19 mai 2019 à 23 h 32 min

TB Olga. .cela me va si vous nous faites la chroniqueuse-mode !
Delon larmes sincères en évoquant Annie Girardot. .touchant (ce que disait CP de la fidélité de Delon – et la belle Claudia Cardinale – à saluer les acteurs de leur génération qui disparaissent

Annelise dit: 19 mai 2019 à 23 h 40 min

..recap & révision Malick dans pas longtemps pour aider ceux qui le veulent à prendre leur souffle avant d’y aller
(laissez-moi un petit délai pour reprendre le mien)

Le jour J, dîner léger, sucres lents, tisane de romarin

olga dit: 20 mai 2019 à 2 h 17 min

Annelise,merci d’avoir compris mon amusement! la star en pantalon,avec petite traîne ,était Andie Mac Dowell.Sublissime avec traîne, Aishwary Rai Bachchan. C’est tout pour aujourd’hui !
Le site du festival est assez nul :ITW de Gaspar Noe passé en boucle 2 ou 3 fois. Malheureux, les pauvres provinciaux, vissés dans leur campagne. Heureux de votre retour.
Entendu le matin sur France Cult une table ronde où qqs chroniqueuses enfiévrées taxaient carrément Delon de « violeur » (sic) A bas les polémiqueuses coléreuses qui font semblant d’ignorer le sens des mots.Il y a eu, sur quelle chaîne ? un excellent docu sur Almodovar.
Prenez du plaisir et au plaisir de vous lire.

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 6 h 17 min

Vous savez que j’adore les biopics, Annelise. J’irai voir celui sur Elton John, bien que sa musique me laisse totalement indifférent et que je ne sois pas séduit par son physique de porcelet extravagant. On annonce aussi un « Diego Maradona » sur la Croisette…

Annelise dit: 20 mai 2019 à 8 h 53 min

Pas entendu l’émission, Olga.Devdas, joli mélo de 2003 paraît-il avec l’ex Miss Monde (qui a de magnifiques restes) à robe dorée. .je ne l’ai pas vu mais il en fut parlé comme « d’un des films les plus rentables » – critère des plus court, qui m’aura plutot découragée
Les Bollywood sont cantonnés souvent à des comédies/soaps flamboyants à forts sentiments.
Dans un style beaucoup plus subtil, la romance y ayant toute sa place, deux films en leur temps sélectionnés par la Semaine de la critique, vraiment délicieux. .le premier surtout :
« The Lunchbox » de Ritesh Batra (2013) . .un film sur la solitude, la misanthropie, l’architecture du travail et de la hiérarchie, aussi la peur d’affronter l’espoir au réel
Et « Sir » (l’année dernière) de Rohena Gera. .une jeune femme rêvant de devenir couturière, une « femme brave », domestique d’un jeune homme fortuné. ..de très belles scènes pudiques, tout se passe au travers de plateaux télé servis auxquels il ne touche pas, de couverts arrangés sur une table avant qu’elle ne regagne sa chambre exiguë dans le si vaste appartement ..Tilotama Shome vive, gracieuse en petit soldat endurant. .naît une attirance interdite par la différence caste – ce moment superbe où la bonne en sari voit sortir de la chambre de son patron une déesse en robe de soie et talons de 16cm à laquelle il lui incombe de servir le petit-déjeuner. .son humilité et sa peine secrète
Si ce n’est déjà fait, voyez-le(s), les deux doivent exister en DVD, faute de mieux
Pour les audacieux qui ont envie de s’y frotter, le grand Satyajit Ray. .Le Salon de musique, La Trilogie d’Apu. .raffinement sans borne de ses films quant à l’exploration des sentiments, l’observation des rapports sociaux. Le maître du cinéma bengali. .Tahore y a sa part, et vous entendrez la musique de Ravi Shankar

Annelise dit: 20 mai 2019 à 8 h 57 min

« Son physique de porcelet extravagant » n’est pas gentil, Jacques ! Don’t go breaking my heart
Qu’auriez vous dit sur mon Freddie Mercury préféré?.. Sa mâchoire de tondeuse à gazon? You don’t fool me

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 9 h 21 min

« Qu’auriez vous dit sur mon Freddie Mercury préféré ? »

Phil a déjà tout dit sur ce point, Annelise.
Quoiqu’il en soit, le Parsi était plus sexy que le rosbeef pure souche…

Annelise dit: 20 mai 2019 à 10 h 13 min

«Une Vie cachée» a été présenté hier.
Je n’ai aucune intention de le chroniquer frontalement : vous irez voir et je l’espère, vous en chargerez.
Pas d’intention de délivrer un billet sur ce film précis, car je pense que, davantage que beaucoup, le cinéma de Terrence Malick est un idiome.
Un réalisateur auquel, sans déflorer mon sentiment sur le nouvel opus, il me faut déclarer ma profonde révérence générale.

Je stipule (mieux vaut ) : je comprends qu’il ennuie mortellement, qu’il puisse être qualifié d’une lourdeur d’enclume.. . Prétendre le contraire serait suicidaire, voire inquiétant. Ses phrases emphatiques, «Pourquoi la Terre lutte t-elle contre elle? La Terre lutte t-elle contre l’océan?»…« L’amour…d’où vient-il? Qui a allumé en nous cette flamme ?»
Ma fascination me surprend moi-même. Me traversent une incrédulité, un effroi. Je crois que je vais rire, espérer qu’il plaisante, qu’il parodie – mais non.

Son œuvre m’a subjuguée à la déloyale, commençant par me faire croire que c’était impossible, mais l’idiot l’a fait : ses gros gâteaux étouffe-chrétien m’ont prise dans sa toile gluante.. . «La Balade sauvage» … « Les Moissons du ciel » … Ce dernier film sans doute a pris un coup de vieux, trop d’esthétique, d’emphase.. Tant pis. Il demeure un de mes préférés à cause de Brooke Adams, de la petite récitante ballottée, de Sam Shepard qui souffre d’asthme sur le toit et se marie en chapeau melon. Ni l’un ni l’autre n’est cependant caractéristique de ce qui allait suivre. C’es deux films obéissaient encore à une linéarité plus ou moins respectueuse du spectateur . Malick y va par paliers. Il ne souhaite pas faire éclater les globules, néanmoins…
« La Ligne rouge » (diffusée ces jours pour remettre en condition..), le Soldat Witt, pacifiste, trouvait la mort dans une nature exultante , refusant de mettre en joue l’ennemi, « Le Nouveau Monde », Christian Bale en John Rolfe, paysan doux, patient, qui guérissait Rebecca «Pocahontas» de l’inconstance des hommes, de l’abandon. . .La conversation allait bon train avec des consœurs et confrères de la presse écrite qui ne supportaient pas sa pompe, son ésotérisme emberlificoté, ses longueurs, ce qu’une amie du «Cercle» m’avait dépeint à l’époque comme une «complaisance bouffie et prétentieuse ».

Las! Me voilà donc placée dans l’obligation d’admettre mon goût pour une complaisance bouffie et prétentieuse, des longueurs, un ésotérisme emberlificoté ! Pire, j’identifie le poison sans désirer l’antidote.

On verra pour celui-ci… Pour «Knight of cups» , Malick déjà au lieu de ralentir avait appuyé sur l’accélérateur, liant la digestion du film à de préventives prises d’Alka Seilzer.
Malick fait-il d’ailleurs des «films »?
Il fait ce qu’il peut, déroulant ses sempiternelles obsessions sur «la chute de l’Ange, l’impossible rédemption après laquelle nous courons, marqués au sceau d’une humanité qui s’interroge». Le Dieu très chrétien de Malick rédime les péchés «au travers des doutes et de la souffrance, distinguant ses enfants grâce à ce stigmate déposé sur leurs paumes» .

Faudrait-il appeler des infirmiers?
Ai-je été mithridatisée par le temps, la pratique ? Il passe naturellement dans mes veines. Comme Faulkner, sa manière de charrier gras, lourd, ressassant vers un but inaperçu et pourtant évident, qui se dévoile à lui à mesure qu’il écrit. L’œuvre malickienne déborde en permanence, le flot va se jeter dans une embouchure secrète. Pour la connaître il faut aller au bout, jusqu’à la noyade. «Le chevalier de coupes»… on sentait qu’on allait s’amuser … arcanes mises en avant sans légèreté, Le Fou, le Pendu, lames lourdes de sens. Débrouillez-vous pour comprendre…

De quelle teneur le film cannois vous apparaîtra-t-il?
«Knight of cups», le précédent : souvenez-vous… le voyage d’un pèlerin de ce monde à l’autre, rapporté sous forme de rêve. Pendant deux heures, vous aviez eu l’occasion de comprendre l’expression «boire le calice jusqu’à la lie». Abscons à tous les étages, comprenne qui pourra.

Pourquoi cela ne me fait-il pas fuir?
Lorsque les sangles cèdent, qu’il est bien lâché, ne comptez pas sur lui pour se restreindre. Une part de moi suspendue, interloquée, bercée.

Rick (Christian Bale), le scénariste hollywoodien englué dans sa vacuité, l’alcool, ses orgies pleines de verre cassé était réveillé par un tremblement de terre dans son ryokan luxueux, à Los Angeles.
À quoi pensait-il d’après vous? Pas du genre à réfléchir à sa liste de courses. Il attendait le « big one » qui lui permettrait de découvrir la perle, ressassant dans sa tête les échecs, aspirations déçues et bonheurs enfuis.. des histoires de père qui ne pouvait plus être et avoir été, de frère en pleine déréliction, un autre probablement suicidé.
Une femme à laquelle il était marié, (Cate Blanchett), qu’il aimait sans doute, «avec laquelle il est devenu peu à peu moins gentil », une femme qui aurait pu le rendre père, (Natalie Portman), se tordant les mains en bord de mer… pour la réduction en «pitch», s’y prendre tôt.

Malick est toujours trop long, insistant, saoulant.
Ses compositions provoquent des indigestions d’images travaillées, de voix-off, de formules. Moi-même qui suis résistante, lorsque s’élèvent des violons et qu’est asséné «Dieu est venu si tard», ou «Je suis mort d’une autre façon», j’avoue jeter un œil angoissé sur ma montre. Canopées, palmes sous le vent, océan, ressac, embruns… Chez lui les paradis perdus n’en finissent jamais d’entrouvrir leurs portes via des eaux lustrales : des enfants nagent en des brasses lentes dans presque tous ses films, et Richard Gere, finissant de moissonner le ciel, ne mordait pas la poussière mais chutait dans une rivière, bras en croix.

Élucubrations. ? Quand Jésus tombe une première fois, on le relève. La seconde fois, certains hésitent. Quant à la troisième, beaucoup ont déjà fichu le camp de devant l’écran.
Que fait Terrence Malick à ce stade de sursaturation esthétique et émotionnelle? Il en rajoute une couche.

Le dire ainsi s’avère très en dessous de la réalité : cheminée bourrée jusqu’à la gueule ? De la fumée plein la pièce, ça refoule?
Tant pis, il recharge en bois, et pas qu’un peu.
Logorrhéique sous mode lent, mais régulier ? Au moment de la délivrance, le délire mystique s’étire sans frein.
Rien ne pourrait l’arrêter. Il faudrait l’abattre. Cataclysme extatique, en images ou verbal, manière de psalmodier qui le rapprocherait d’Antonin Artaud, de Friedrich Hölderlin.

Terrence Malick est un grand malade. Incurable.
Il y a des plans d’une telle beauté. Trop, c’est entendu. Des séquences où on fait plus que friser le grotesque. Pas un joli petit produit standard à ranger sur l’étagère.
Les mains de Cate Blanchett levées pour caresser l’air (toujours dans «Knight of cups ».) .. le visage de Natalie Portman pelotonnée sur le lit… la bonté d’une infirmière à panser les jambes d’un clochard couvertes d’escarres… un chien, plongeant dans la piscine, gueule grande ouverte, une fois, dix fois, pour repêcher une balle de tennis en perdition…

Ses bouffées délirantes conceptuelles explosent en fragmentations, en ressassements. .. Je communie, encore et encore. Plein gré : cela touche un obscur, une sorte de métaphysique honteuse, à connotation initiatique et sectaire.
Je répands du parfum sur ses pieds après les lui avoir lavés avec mes cheveux. J’attends à chaque fois le prochain. Je ne dois pas être la seule, vu la liste des comédiens qui se battraient pour participer à ses films.
D’accord, je préfère toujours que s’écoulent deux ou trois ans avant d’en revoir un, ou d’en découvrir un nouveau… Mais Malick probablement est génial, avec tout ce que cela peut comporter de déraisonnable, d’insupportable, de raté, de fou.

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 10 h 33 min

Sacré papier, Annelise ! De Malick je n’ai vu que « Les Moissons de ciel » et je ne m’en souviens plus très bien, sinon de la présence d’Isabelle Huppert. Vous me donnez envie d’y aller voir.
Un idiome, dites-vous, mais qui s’adresse à qui ?

Annelise dit: 20 mai 2019 à 10 h 56 min

Non Jazz..pas d’Isabelle Huppert dans Les Moissons…Shepard, Adams et…Gere (maillon faible du film).. je sais avec lequel vous confondez ..à cause du titre original en anglais. .je vs laisse trouver (petit quizz) Il faut que j’y aille
Bien à vs

Phil dit: 20 mai 2019 à 11 h 21 min

riches échanges comme un verre de Tokay 5 « poutounyios » (très sucré) de Hongrie. Baroz a l’oeil du testeur, Mercury plus sexy qu’Elton John. tout est dit, né et mort au zizibar, il faut rester aristocrate de la cuisse.
Oui Anneyze, Eribon et son mari (de) Lagasnerie ont des visées antibourgeoises, Visconti était plus sain (sans T) en digérant la soupe familiale.
Delon, souverain à Cannes, Olga s’offusque avec raison, il faut faire son marché sur le oueb pour retricoter la réception de la palme du considérable Delon, mise en morceau par les médias laquaïsés qui servent du boatpeople obligatoire en ouverture de cérémonie.
Delon a marié Sissi et jouer Franz, what else. qu’y peuvent comprendre les militantes abonnées au cinéma sur des écrans timbres-postes ? opinions du même format. Delon va mourir, le cinéma avec lui, dans moins de trente ans les cinémathèques comme les livres papiers disparaitront du paysage et des esprits faibles.
Attendons les oeuvres du huitième art farci d’égalitarisme sans guerre d’Indochine (qui finira bien par leur remonter dans l’ipode par la voie iranienne)
King Kong passe dans les séminaires antiracistes, dear Annelyse. Et plus une buse pour comprendre la magie du cinéma de Kong dans l’arrachage de la culotte à Fay Wray.

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 12 h 18 min

«Pourquoi la Terre lutte t-elle contre elle? La Terre lutte t-elle contre l’océan?»…« L’amour…d’où vient-il? Qui a allumé en nous cette flamme ?»

Ce ne sont pas de mauvaises questions, Annelise. Je les trouve même très pertinentes !

xlew dit: 20 mai 2019 à 17 h 47 min

Que l’on vous ceigne la toison d’or à votre tête d’un ruban de fleurs sauvages, après s’être permis de vous offrir de vous essuyer les cheveux, bien sûr, Annelise, Malick n’est en effet pas que le spécialiste des homélies propre au Commentariat général du bêlant aujourd’hui, celui des éternels mêmes transmetteurs des universaux du grand Trivial, des gaveurs qui nous enfoncent plus bas que terre avec leur idées sur la civilisation corruptrice, la Nature vierge rédemptrice, etc., enfin pas quelqu’un que l’on pourrait réduire aussi schématiquement à cela en tout cas.
Malick est le preneur de son, le lecteur d’images, du passage, qui n’a d’ailleurs que faire de bloquer les interprétations des uns et des autres considérables spectateurs, un fournisseur de bande passante à tout ce que la vie a d’éphémère.
Votre notation soulève dans les travées de la salle de cinéma la poussière d’un sentiment que beaucoup auront éprouvé, on peut être soufflé malgré le penchant naturel à rire que l’on était fiérot d’avoir en nous élu dès projections des premières vignettes, tout comme nous pouvons être noblement ‘divertis’ (ô, gros mot chez les possesseurs innés de la carte vermeil des Ciné-Clubs, la diversion, la dispersion subite de nos sens, des petites facultés habituelles qui leur sont attachées, est un ressort que nous, dans l’auditoire, recherchons peut-être) par un mouvement de caméra (filant vers l’Alabama et ses champs de coton, le train sur le pont, photographie prise de loin, golden hour d’Almendros, puis le close-up instantané sur les Chicagoans massés sur son toit), ou un effet non-spécial (je pense à l’essaim de criquets-locustes dans la lumière jaune s’abattant sur les cultures du fermier joué par Shepard, scène où l’on demanda aux acteurs de marcher en arrière, avant de tout rétablir au montage, Gere, trop encore jeune bouddhiste-born-again pour jouir pleinement de la situation, eut du mal dit-on), c’est cela aussi le cinéma, si l’on ose cinq secondes être honnête avec soi-même.
D’accord avec vous sur les offs de Holly (dans La Balade, cela apparaît-il peut-être un peu plus naïf que dans Les Moissons, naïveté paradoxale puisque choisie par l’auteur, d’ailleurs retournée magistralement dans la scène où Kit, le personnage de Sheen, dans sa bêtise même, renvoie vers l’émetteur la stéréotypie d’un certain discours officiel lorsqu’il répond au téléphone, avec au bout du fil quelqu’un d’inquiet sur le sort réservé à l’homme riche que le desperado multi-décomplexé prit la veille en otage) et de la jeune Linda Manz dans Days of Heaven, de la poésie pure, à la fois dans le texte et les effets, habile contrepoint dans l’expression pour un homme familier de l’exégèse heidegérienne, pourrait-on avancer dans un sourire.
On se souvient tous des propos de Tarkovski, « sculpteur du temps » dans ses films, qui, ne serait-ce qu’une seule fois, s’est ennuyé à la vision de ses oeuvres ? je n’en connais pas (en Russie, malgré les coups de poignard du régime, ses films étaient aimés, une passion tranquillement chevillée au corps, et même plus haut, Le Miroir avait donné naissance à des centaines de commentaires passionnés dans les pages de journaux que les services ne pouvaient décemment pas tous filtrer, en partie parce que la réputation du septième art soviétique était perpétuellement en jeu, à l’Ouest comme en enfer, dans la Zone comme au ciel).
Ici, nous sommes complètement hors-champ des plateaux de l’espèce d’ersatz de civilisation pédophore actuelle qui fait monter en première ligne les enfants pour illustrer les slogans d’adultes collapsistes en phase terminale (rien contre la jeune suédoise sincère multi-gréviste et refuse les procès en sorcellerie qui lui sont faits, comme ceux qui disent que sa philosophie inclinerait de plus en plus à l’exposition d’un univers bartlebien mal compris, bien que la forme de ses positions acquises, en béton, pour le coup ferait parfois presque peur).
Pas étonnant que le cinéaste ait pris la clé des champs pendant vingt ans, tout commentait le retrait dans ses films, pas le sien, truc bateau de critique accablé, mais celui de l’homme qui se cautérise – La Ligne Rouge le montrera sans rien démontrer -, qui soigne le monde en lui avant de, ou plutôt que, prêcher la bavarde parole.
L’ennui, comme le j’aime/j’aime pas, est la manifestation d’un état psychologique personnel, en aucun cas la description de quelque chose qui (se) passe.
Même si, pour le dire comme le premier pion de Lautréamont venu, l’ennui peut-être cultivé pour lui-même utilement dans d’autres circonstances que la critique ciné.

Jazzi dit: 20 mai 2019 à 20 h 33 min

J’avais tout compris avec Annelise, mais ça se complique avec xlew !
Terrence Malick va devoir encore attendre un peu…

Phil dit: 21 mai 2019 à 8 h 53 min

Ici, nous sommes complètement hors-champ des plateaux de l’espèce d’ersatz de civilisation pédophore actuelle qui fait monter en première ligne les enfants pour illustrer les slogans d’adultes collapsistes en phase terminale

suis sûr que Baroz s’est abîmé dans cette phrase
« collapsiste » me plait bien plait bien mais je dois vérifier le sens !
xlew est un fervent de Lautréamont ! (mort à 24 ans au 7 rue du Faubourg Montmartre, aujourd’hui l’adresse de Chartier (un bouillon !, ça ne s’invente pas)

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 9 h 12 min

« les possesseurs innés de la carte vermeil des Ciné-Clubs »

Là je me sens visés, Phil, pas vous ?

Phil dit: 21 mai 2019 à 9 h 16 min

certes dear Baroz, mais suis sûr que le considérable xlew est multi encarté des cinémathèques tout en pratiquant l’auto-détestation à la Stroheim.

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 9 h 33 min

xlew me rappelle mon premier compagnon, homme charmant et cultivé, au langage châtié, que j’avais directement transposé dans mon conte, « Fédal le rêveur », publié jadis en feuilleton sur la RDL. Extrait :

Au terme d’un voyage de vingt-six jours en train, Fédal arriva au manoir de la Cour Glacée. Celui-ci était situé au cœur d’une forêt sombre, au pied de montagnes éternellement enneigées. Son hôte, un vieillard solitaire qui régna jadis sous le nom d’Anagram’ 1er, l’accueillit avec beaucoup d’égards et une joie non dissimulée. Enfin quelqu’un qui allait pouvoir lui peigner sa longue barbe blanche ! Car il faut dire qu’à la suite des guerres au cours desquelles il avait été dépossédé de son royaume, l’ex-roi s’était retrouvé avec les deux bras coupés.
Pour sa peine, Fédal devait, outre l’exil, apprendre la Langue Précieuse que seul l’ancien monarque parlait encore. Il s’agissait d’un idiome extrêmement compliqué, tout à fait inutile pour le monde moderne, mais que l’on tenait à conserver. Il y avait urgence car Anagram’ était malade et très âgé.
Dans cette langue, on utilisait, là où un simple mot aurait suffi, des périphrases énigmatiques et tarabiscotées. Voici quelques exemples :
« Tabatière » se traduisait en Langue Précieuse par « l’objet dont le contenu s’envole en fumée.»
« Celle dont les parents ne manquent pas de couronnes au palais » n’était autre qu’une princesse. »
« Pratiquer le jeu de paume » signifiait « caresser ».
« Passer » (dans le sens de donner) se disait « faire transiter d’un point à l’autre. »
« Vert » devenait « ton nature », etc.
Ainsi, la phrase suivante : « Princesse, passez-moi la tabatière verte et je vous ferai une caresse ! » se traduisait approximativement en langage précieux par :  « Celle dont les parents ne manquent pas de couronnes au palais, veut-elle bien me faire transiter d’un point à l’autre l’objet de ton nature dont le contenu s’envole en fumée et je lui pratiquerai le jeu de paume ! »

Phil dit: 21 mai 2019 à 9 h 50 min

votre idylle avec votre maître capello a duré combien de temps, dear Baroz ?
ceci dit, la lecture de Lautréamont est d’un charme puissant, augmenté par la conscience de sa mort imminente.

Annelise dit: 21 mai 2019 à 9 h 56 min

J’aime bcp lire Lew parce que. .parce que, 17h47 !
Et j’aime bcp aussi que vous lui donniez du « considérable », Phil…le soupçon d’ironie ne masque pas certaine aimable courtoisie , puis ça lui sied.
Après avoir funeraillé en famille hier avec relais d’écrans géants, retransmissions direct live pour le Chili, le Canada ou l’Australie où les fidèles pour suivre se seront levés en pleine nuit comme pour le final (nullissime) de Game of Thrones , laps un peu court pour (re) joindre la croisette …ceci qd même, Jacques, carte merveil ou pas : allez voir le Malick billeté par mes soins et vendu (très joliment) par Lew. Vous nous direz de quel bois il vous aura chauffé

Alley en fièvre Ramones à 40 : vous devez déjà avoir dans votre bibliothèque le « A mort les Ramones »(Diable Vauvert) de Dee Dee -préface de Viirginie Despentes ou Ph. Manœuvre, un des deux . .ecran de mon téléphone trop petit pour vérification google. Sid Vicious plein de fraternelle admiration : « Il était le seul à se défoncer avec le même sérieux que moi » (Sic)
Je m’étais intéressée à la question après avoir participé à plusieurs collectifs, Dogs, The Clash et je ne sais plus qui avec Marc Villard, Caryl Ferey,Jean-Bernard Pouy et autres Noirauds pour Buchet Chastel

Réconfortant de penser que Dee Dee en avait contre le petit poste : au lieu de faire du yoga en période d’énervement il jetait des télévisions du haut d’un immeuble. Sa mère le poursuivait sur le toit. Il s’enfuyait avant de faire face d’un coup. Les pires injures fusaient des deux côtés. Lui-même vénérait littéralement Lennon pour son extrême gentillesse.

Annelise dit: 21 mai 2019 à 10 h 11 min

. .opportune mention de Lautréamont buvant le bouillon, Phil. Tables bruyantes, dans mon souvenir devenues au fil du temps ce que Caracoles est maintenant à Barcelone. .les Palaciens d’origine venaient y manger la soupe à l’oignon, combien d’hommes politiques droite et gauche manches retroussées sur les carreaux commandaient des andouillettes grillées – n’y voir aucun présage

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 10 h 17 min

Sept ans de vie commune et une amitié qui a duré jusqu’à sa mort, Phil.

Oui, j’irai voir le Malick, vierge de toutes références filmographiques, mais soigneusement briefé par vos soins, Annelise…

Phil dit: 21 mai 2019 à 10 h 18 min

oui dear Annelyse, me suis demandé si une plaque célébrait le dernier domicile de Lautréamont (qui était alors un hôtel) mais n’ai rien trouvé à cette adresse qui est pourtant la bonne. Baroz nous donnera ses tuyaux. Espérons que le Bouillon Chartier n’aie pas à la carte une quelconque fricassée « à la Ducasse ». dès les premières pages de ses chants, Lautréamont parle d’oiseaux, de leur vol en triangle…c’est très beau, capiteux et désespéré.

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 10 h 24 min

« la lecture de Lautréamont est d’un charme puissant »

Et effrayant, Phil !

« Il commençait à me sembler que l’univers, avec sa voûte étoilée de globes impassibles et agaçants, n’était peut-être pas ce que j’avais rêvé de plus grandiose. Un jour, donc, fatigué de talonner du pied le sentier abrupt du voyage terrestre, et de m’en aller, en chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux spleenétiques, cernés d’un grand cercle bleuâtre, vers la concavité du firmament, et j’osai espérer pénétrer, moi, si jeune, les mystère du ciel ! Ne trouvant pas ce que je cherchais, je soulevai la paupière effarée plus haut, plus haut encore, jusqu’à ce que j’aperçusse un trône, formé d’excréments humains et d’or, sur lequel trônait, avec un orgueil idiot, le corps recouvert d’un linceul fait avec des draps non lavés d’hôpital, celui qui s’intitule lui-même le Créateur ! Il tenait à la main le tronc pourri d’un homme mort, et le portait, alternativement, des yeux au nez et du nez à la bouche, on devine ce qu’il en faisait. Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s’élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d’un pot de chambre, deux ou trois têtes prudentes, et qui s’abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche : un coup de pied, bien appliqué sur l’os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car,enfin, ces hommes n’étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde !… jusqu’à ce que, n’ayant plus rien dans la main, le Créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisit un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l’air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise ! Pour celui-là, il faisait comme pour l’autre. Il lui dévorait d’abord la tête, les jambes et les bras, et en dernier lieu le tronc, jusqu’à ce qu’il ne restât plus rien ; car, il croquait les os. Ainsi de suite, durant les autres heures de son éternité. Quelquefois il s’écriait : « Je vous ai créés ; donc j’ai le droit de faire de vous ce que je veux. Vous ne m’avez rien fait, je ne dis pas le contraire. Je vous fais souffrir, et c’est mon plaisir. » Et il reprenait son repas cruel, en remuant sa mâchoire inférieure, laquelle remuait sa barbe pleine de cervelle. O lecteur, ce dernier détail ne te fait-il pas venir l’eau à la bouche ? N’en mange pas qui veut d’une pareille cervelle, si bonne, toute fraîche, et qui vient d’être pêchée il n’y a qu’un quart d’heure dans le lac aux poissons. Les membres paralysés, et la gorge muette, je contemplai quelque temps ce spectacle. Trois fois, je faillis tomber à la renverse, comme un homme qui subit une émotion trop forte ; trois fois, je parvins à me remettre sur les pieds. Pas une fibre de mon corps ne restait immobile ; et je tremblais, comme tremble la lave intérieure d’un volcan. A la fin, ma poitrine oppressée, ne pouvant chasser avec assez de vitesse l’air qui donne la vie, les lèvres de ma bouche s’entrouvrirent, et je poussai un cri… un cri si déchirant… que je l’entendis ! »
(« Les chants de Maldoror »)

Phil dit: 21 mai 2019 à 10 h 29 min

merci Baroz, je l’ai manquée ! (noyé par les deux files du Bouillon Chartier comme chez ryanair)

alley cat dit: 21 mai 2019 à 13 h 06 min

Annelise, Despente ? Connais pas. Manœuvre ? Le célèbre rock n folkeu qui déclara à l’époque : « Ramones est le degré zéro du rock fut-il punk » ? Quant à lire un livre de Dee Dee Ramone, quelle drôle d’idée.

xlew dit: 21 mai 2019 à 16 h 49 min

Je suis sûr que ton Fiodor de Fédal appelait un chat un chat en enfonçant son doigt gourmand, jusqu’au sous-poil, dans la barbe fleurie du vieux satyre Monogam 1er, Jazzi. Off with his beard.
On dirait un personnage du Joueur de Dostoïevski, vive la Russie moderne.
Des souvenirs, que je partagerais peut-être avec vous, de l’antre Chartier et de la cuisine proposée (chère triste, filets de poissons sans filet d’huile d’olive, ou chair joyeuse, comme le petit triangle de leur forêt-noire qui vous saute littéralement à la bouche pendant des heures durant le dessert), c’était en face du Palace (celui des concerts entre 2008 et 2011), et très près aussi quelques temps avant du club de Jazz (Aldo Romano) et de punk rock (tous les chéris des Inrocks y passèrent, de Thom York au charmant fils de Tim Buckley »-tu-suces-? ») « Le Passage du Nord-Ouest », redevenu Théâtre après 1995 (un couple vendait de magnifiques hot dogs sur le trottoir, avant la mode des food-trucks bio).
Phil est un considérable homme considérant, bien que chacun soit sûr qu’il ait son quant-à-soi, je pense qu’il aime vraiment les gens, même lorsqu’il renchérit dans les endearlifications, dear-bonhomme, dear-lady, etc.
Il est l’homme décent par excellence, celui qui ne s’en laisse pas compter par les manquements, la disparition des civilités communes, de la part d’autrui, un diplomate à l’ancienne, avant ceux qui furent taillés à vif sur le modèle de Berthelot.
Il prend dans l’élan la force agissant contre lui et la retourne à l’envoyeur dans l’instant, sans que celui-ci s’en aperçoive, c’est fort, c’est asiatique, c’est japonais, ça vient du dojo de Kano Jigoro-Léoto, dont il a lu tous les chats, sans marcher sur la queue d’aucun de ses journaux, ippon.
La tradition du sixième sens est un art premier chez lui, un dan ultime, déjà à la dame de Lascaux il donnait du « _ Dear Ma’am, puis-je emprunter votre flambeau pour vous écrire un mot sur la paroi ? »
Qui à part lui peut sur un blog vous parler de Georges Rodenbach, de ces cloches de Bruges particulières plutôt que des Cloches de Bâle d’un autre ?
C’est marrant de penser à Lautréamont dans cette rue alors qu’elle est sillonnée par pas mal d’éméchés dès le vendredi soir et que les Hydropathes de son siècle gagnaient plutôt l’autre rive pour leur rendez-vous capiteux.
L’Hugues Viane de Rodenbach, c’est une sorte d’extra-terrien écrivain-témoin d’un « À La Présence Èternelle de la Mélancolie Noire et Blanche », marcheur à la recherche de rien sur les platitudes magiques d’un temps jadis massif, dressé comme une montagne, aujourd’hui liquéfié dans le circuit-fermé, les canaux capilacés d’une mer disparue, comme à Aigues, fins comme les cheveux d’Annelise.
Daudet et Mallarmé l’adorèrent comme météore précieux tombé de l’espace (que les Martiens jeunes-Belgique venaient de chasser de leur base parnassienne), curieux outre-Flandrin avec ses miroir d’eaux, ses plumées extraites de pierres de dunes.
Zola bien sûr le lapidera, trop symboliste et cetera, à se demander qu’elle fut l’estimation de Proust, et s’il l’a seulement lu.
Assez étrange de penser que les types de la Jeune-Belgique, journal en vue des années 1890 à Bruxelles, condamnèrent le récit-photo de Bruges-la-Morte, roman pour eux écrit dans un « idiome de macaque ».
Et pourtant…c’est bien de langue française qu’il s’agit, patrie de l’esprit, comme dira Maeterlinck.
Je verrais bien quelqu’un de la trempe de Malick mettre en images cette Bruges neuropaludique (loin de Gide et même de Huysmans, c’est autre chose), sans se soucier de l’esthétique fin de siècle, mots à l’os, images narcotiques comme de l’encre sympathique codant une drogue invisible, inouïe, Nemes et ses essais constituant un bon socle de réflexion (faire/ne pas faire), dans cette optique.
Le héros de Rodenbach, Hugues, rappellerait par certains côtés le Delon familier des sorties des artistes du Lido, lui qui rencontre sa Jane dans un théâtre, le sentiment amoureux n’a jamais cessé d’être prescrit par les docteurs Hugo et Flaubert, « du théâtre, vous dis-je, de la femme de théâtre, sinon rien. » Jean-Pierre Melville sut en refaire quelque chose.
Heureux vierge Jazzi qui va découvrir dans The Tree of Life tous « l’entassement des menus faits » (cf. le Des Esseintes de Hyusmans) dessiné par la caméra de Malick, des choses magnifiques laissées à découvert, offertes à la sagacité du spectateur, je pense au paquet de cigarette de Brad Pitt, jamais froissé, signe qu’il n’est qu’un fumeur occasionnel, en bon suiveur des préceptes chrétiens, il n’est pas dans la dépense inconsidérée, je revois la fumée du DDT aspergée depuis le camion municipal enveloppant les gosses du quartier, toi aussi, mon fils, tu seras capturé par cette brume.

Annelise dit: 21 mai 2019 à 19 h 22 min

à 9h56 ce matin un petit malin, ou as de l’informatique est rentré je ne sais comment dans le tableau de bord pour changer mon prénom en un pseudo censé être l’auteur du commentaire que j’avais rédigé
C’est rétabli. Très peu portée à l’esprit flic, mais j’ai été en proie l’année dernière à un piratage extrêmement désagréable, emploi de coordonnées privées détournées, prénom de ma mère, adresses mails de proches modifiées à une lettre ou un détail près pour m’accabler de noms d’oiseaux..Une seule réitération dans ce goût et je blackliste à la louche toute adresse ip se prêtant au jeu de près ou de loin. .comme dirait le Zeno du Svevo, « vous jouez très bien du violon, dommage que le ramassage d’ordures soit déjà passé »

Annelise dit: 21 mai 2019 à 19 h 37 min

Ils ont beaucoup d’humour dans la Trieste austro-hongroise.
Phil 10h18 sur la fricassée Ducasse à craindre chez Chartier à côté de la plaque commémorative de Lautréamont. . parlé il y a quelques jours avec un homme de trente ans.. .savoir quels étaient les livres de lecture de son enfance. Il me dit « Les orphelins Baudelaire », écrit par un auteur US dont je n’avais jamais entendu parler, aussi connu des ados d’alors que Twilight ou le petit sorcier Poudlard. .Ah? Même orthographe? Oui, oui Baudelaire, pas « Bodler ».. – Mais, il y avait des allusions au poète? Réponse candide, ou navrante, selon : « Non. Tu crois qu’il savait de qui il s’agit? »

Le portrait de Lew par essence parfait, fond et forme sur le Dearphilou de Jean-Marcel qui pense pareil mais l’exprime un peu différemment. Ce qui est merveilleux avec vous, c’est que vous voyez très bien et beaucoup. Tendre et aigu à lire, j’ai toujours trouvé l’élégance stimulante et reposante, faux oxymore.. .mais je n’aime pas la chute..les brunes, les brunes. ..tsss

Alley vous faites semblant mais Despentes, bizarrement vous y perdez. Elle au moins ne feinte pas dans le côté tractopelle, viens par là que je t’explique ce qui cloche. Elle a souvent été imitée par la suite, avec bcp moins de décence , d’acuité et bien plus de toc
Philippe Manœuvre qui daube les faux frères Ramones vous hérisse ? Un chien regarde bien un évêque. Johnny avait prévenu Noir Désir grande époque que question rock, ils n’avaient rien compris. Il n’y avait que lui et à la limite, Eddy( Dernière séance). Même Dickriverse avait été écarté du podium, dure lutte au couteau. .ou les Gallagher, ruinant en paroles les Stones, « ces vieux croulants »
Vous ne voulez pas lire Dee Dee? Je vois que le puriste en vous qui nous bande-sonnise souvent avec Dylan se réserve pour le Nobélisé

Annelise dit: 21 mai 2019 à 19 h 50 min

Mal lu la fin du 16h49 de Lew pour cause d’écran trop petit. .à une consonne près, le casus belli s’envole comme les mots de l’Uruguayen faux comte, vrai poète

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 20 h 35 min

Tu t’es dépassé, xlew !
Ta vision comparée des Grands Boulevards de ces vingts dernières années est très pointue.
(J’ai gardé mes habitudes pour un bordel de mecs situé juste en face du Bouillon Chartier…)

Annelise dit: 21 mai 2019 à 21 h 53 min

Hum. Pas d’encarts publicitaires sauvages dans mes colonnes, Jacques 20h35

The winner is Joey Ramone aux lyrics. Le beloved DJ sait tb qu’il saves my life 20h14

La poésie de Lautréamont souvent dans les premières cibles de confiscation par des gommeux qui veulent en jeter, avez-vous remarqué?..comme ils se l’approprient.. ou émouvant comme ils la veulent pour eux, comme ils s’y reconnaissent, s’y croient . .le rythme, la sonorité ample, charnelle. .même mal dit, le côté incantatoire, incendiaire, enivre. .Baudelaire aussi, dans une mesure moindre (je veux dire : quant à la tentation confiscatoire). Rimbaud et Isidore plébiscités d’abord. .de telles vibrations.. venues de presque adolescents sacrifiés. .ces morts jeunes, dans l’idée d’un trait d’un seul jet, interrompu net. .Arthur, ce portrait cheveux en désordre, on sent qu’en avançant la main on toucherait leur texture. .ce petit col, menton lourd, l’oeil vaguement mi-clos. .. à vingt ans on en reste là, on oublie la jambe qui tourne mal en Abyssinie, l’amputation à Marseille..les lettres éprouvées à sa daromphe. .37 ans, ça fait loin. Ducasse lui-même très coté : la phtisie, 24 ans, poète quand on était parti pour faire polytechnique. .le candidat est bon !
Verlaine, la prison, la palme, le ciel par dessus les toits, si bleu si calme, ça part bien.. Sagesse, Jadis et naguère. .la barbe gâche un peu, le revolver rattrape? Et Nerval, moustachu pendu à la grille d’un bouge ..ténébreux, veuf, inconsolé, ce prince d’Aquitaine à la tour abolie.. Sa seule étoile est morte et son luth constellé porte le soleil noir de la mélancolie .Magic Gérard

Jazzi dit: 21 mai 2019 à 22 h 01 min

Je n’ai cité aucun nom d’établissement, Annelise. L’encart n’est pas publicitaire mais informatif, afin d’éclairer le lecteur sur la sociologie du quartier dans ses moindres diversités…

Annelise dit: 21 mai 2019 à 22 h 12 min

Aha. Habile rhéteur 22h01
Mallarmé, Genet, non je n’en parlerai pas ce soir. .peu à voir entre les deux, mais j’aime bcp chez le second l’éducation fermière reçue des adoptants. .ça compte comme le premier vol – mais vous, j’aimerais que vous nous en parliez
Le vol, d’ailleurs thème récurrent dans les vies artistiques – le commettre comme JG, en être victime à la Bacon, tombé amoureux du gentleman cambrioleur
Bonsoir

Phil dit: 22 mai 2019 à 8 h 08 min

puissante notule, xlew, taillage en habit rouge à la guerlain, que demande le peuple…
Il fallait oser envoyer Delon chez Rodenbach; Hugues Viane (vu orthographié Viarne ! dans l’exposition du Petit Palais sur Fernand Khnopff. Incorrection restée incorrigée toute la durée de l’exposition !) Viane m’a toujours paru trop désexué pour supporter le plein soleil. mais pourquoi pas, il paraît que monsieur Klein est sa plus grande blessure (de reconnaissance).
Berthelot est un bel hôtel recommandable à Bucarest, situé à quelques foulées du Capsa restaurant pâtisserie favorite des boyards à la Morand. Pas le Berthelot des Affaires Etrangères (qui étonnait Gide par sa capacité à loger autant d’idées dans un si petit crâne ! saprè Gide)
le Berthelot général de l’armée d’orient, magnifique enrégimentement pour des milliers de jeunes gens menés dans la tombe balkanique et ressusciter dans les visions des Lautréamont à venir.
Le quartier du bouillon est très homophile, même Lautréaumont laisse quelques doutes aux exégètes sur ses profonds désirs troublés distillés le long de ses chants.
La jeune Belgique eut aussi son poète sacrifié, Max Waller, que vous connaissez xlew. oui Annelise, aujourd’hui encore et toujours l’on croise des jeunes gens qui saignent pour se payer le pléiade Rimbaud. ils sont plus en danger que poète férus de latin comme l’était leur Arthur, il me semble. j’en connus certain qui sombra dans la demi-folie dès ses vingt ans. alors il faut plutôt songer à ce mot cruel du patriarche d’une fabrique de canons français « il est mort de ses vingt ans » (il pleurait ses propres rejetons désabusés par son industrie sidérurgique morti-fer).
il ne faut pas rester à l’est europe pour le cinéma, quarante ans de communisme égalitariste ont laminé les hommes et les structures, Budapest (patrie de Stroheim, Cukor, Peter Lorre..) n’a plus de cinémathèque ! celle de Bucarest projette pourrissemnt avec un beamer.
parfois de drôle de surprise, vu « La chienne » de renoir et compris un mot martelé « avé l’assent » provençal seulement après avoir lu le sous-titre en hongrois;

Jazzi dit: 22 mai 2019 à 9 h 02 min

Vue une belle copie rénovée par les soins de la cinémathèque de Bologne du « Testament du docteur Mabuse », hier à la Filmothèque de la rue Champollion. Dénonciation puissante du nazisme, dès 1932 ! Ce qui permis à Fritz Lang de se refaire dare dare une virginité politique. On rigole beaucoup sur la partie fantastique du film…
https://www.youtube.com/watch?v=6fAuz2jRcDM

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 21 min

delon chez rodenbach..ce crétin de delon a été excellent victime de ses vingts ans -de fête-..pour socialment assis s’acheter une conduite de male dominant..c’est ça un homme de droite aujourdhui dirfiloo..delon n’a jamais été chez rodenbach..sauf dans les rêves que des social démocrate un peu honteux ont fait pour lui

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 24 min

La poésie de Lautréamont souvent dans les premières cibles de confiscation par des gommeux qui veulent en jeter

c’est plutôt une de ses qualités anlyse..un gars d’avnir..dirfiloo a raison que le gaucho sla joue c’est dans le logiciel..et son huawei chauffe trop quand il laisse le gps

Jazzi dit: 22 mai 2019 à 9 h 30 min

« Le quartier du bouillon est très homophile »

On se souvient que le jeune Aragon y fréquentait les établissements de bains dans Le Paysan de Paris ! Mais xlew n’a pas connu le Palace de la grande époque, moi si…

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 36 min

Zola bien sûr le lapidera

il l’a été tout autant..je parle en tant que naturaliss..hors le détail..c’est décidément une chose d’importance que cette querelle toute simple..telment bien plus que littéraire..pleine de mystère..noyé par proust comme une morue à dessaler..vaporisé par les canons de 75 et qui redevient aujourdhui telment compact

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 37 min

Mais xlew n’a pas connu le Palace de la grande époque, moi si…

ça ne te fait plus une belle jambe baroz

bouguereau dit: 22 mai 2019 à 9 h 41 min

dans une mesure moindre (je veux dire : quant à la tentation confiscatoire). Rimbaud

patti smit?

Phil dit: 22 mai 2019 à 10 h 41 min

Beaux mollets, cuisses et fesses toujours fermes et pas de varices, le boug…

Baroz charrie le bouillon

Annelise dit: 22 mai 2019 à 10 h 52 min

Après l’habit rouge Guerlain impeccablement taillé par Lew dixit Phil, le Very irresistible Givenchy d’Alley 22h11 hier
Jacques 9h02, après la dénonciation du Fritz, revenons-en une minute à Malick. .l’Autrichien montagnard qui refuse d’être soldat enrôlé sous la bannière hitlérienne – Radegund / »Une vie cachée » a donc reçu un accueil mitigé(?), déconcerté(?) indifférent(?) déçu(?)ou circonspect-virant-enthousiaste lentement(?) de la part de la presse ..nature cadrée, voix-off, mises de paysans trop propres et soignées (ce qui était vrai aussi pour « Les Moissons »).. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une variation de son onirisme particulier. .son idéal de bonté et de réconciliation (Witt à la rivière, cerné : « où est-elle, son (ton) étincelle? ») Pour une fois en plus c’est plus ou moins linéaire
Je persiste à penser que respecter un ordre de décompression, pas forcément chronologique, facilite l’abord :
Days of Heaven (La Balade sauvage peut-être vue ensuite)
Thin red line
The New World
Tree of life, pour les plus connus. D’autres plus mineurs valent aussi le détour

A plus tard pour Bong Joon-ho, que je pratique depuis longtemps

Annelise dit: 22 mai 2019 à 10 h 54 min

9h41 . .exact. Easter, les poils sous les aisselles emballent le hipster respectueux de la nature

Jazzi dit: 22 mai 2019 à 11 h 30 min

Et sur le Tarantino et son boys band, qui a défrayé la chronique cannoise, hier soir, Annelise, rien à dire ?

xlew dit: 22 mai 2019 à 11 h 45 min

Le Berthelot commenté via les souvenirs de Berl, Phil, personnage qui ne s’embarrassait pas de principes, d’après lui.
Quelle énergie tout de même, lui aurait certainement sut faire pièce aux fonctionnaires ribbentropiens, marchands de mousseux des caves du nazisme, arrivés en trombe à Bucar à partir de 1936, Rosie Waldeck, correspondante de Newsweek en 1940, depuis son Palace Athénée de la capitale, raconte dans les détails l’évaporation de l’influence française, que dis-je, de l’amour pour la France, en Roumanie, factuel à cette époque précise, même s’il revint plus tard sous des formes purement culturelles.
Delon en Hugues Viane, c’était juste en passant, anecdotique, quoique, le pur esprit qu’est le héros du récit ne pouvait faire peur à Delon (il a toujours su qu’il était la proie des maris jaloux, sa gueule de beau gosse n’empêchant pas d’autres rumeurs, assassines pour sa réputation, son insatiable appétit pour les femmes, ses rencontres avec des Jennies de théâtre, faisaient peut-être partie d’un scénario qu’il ne s’avouait pas, tout occupé qu’il était à forger une légende, Sgarbi, un critique controversé d’Italie, ne manque jamais de rappeler qu’il passa à la casserole, du temps de ses amours cinématographiques viscontiennes, ou que ce dernier réalisateur le dévirilisa dans un rôle taillé dans la gomme à mâcher, chiclette avalée d’avance, face à la statue de marbre d’un Lancaster, mandibule triomphante, sur le plateau).
Justement, Delon, qui rappelle toujours être né de rien (compteur à zéro, comme chacun en Sociale-Démocratie, c’est tout à son honneur), pouvait se glisser dans n’importe qui.
Son Klein en robe de chambre, c’est lui, amateur de meufs, de chiens, d’art, de florins, de francs or, de patates, d’Hispano-Suiza/Alfa-Roméo, maquignon de la production, navire bétailler des coprods internationales, Gilles de Montmorency-Laval pour les Deray, Deray pour la politique des auteurs, grand veneur du fricotage avec la pègre, il n’interprétait pas, il se jouait de lui-même, il faut presque du panache pour montrer son côté noir, masqué, tout est dans le presque chez Delon, comme chez beaucoup, un Losey de perdu, dix faux-perdants magnifiques de retrouvés en soi.
L’Herrshaft des Verbrechens, on avait l’impression qu’il connaissait intimement. Il n’était pas tout le temps dans le fake, comme nombre d’artistes, comédiens ou acteurs donneurs de leçon jusqu’au pastiche.
Pas étonnant qu’il ait fait peur, ses prises de position politiques très braques, toujours à la diable, à géométrie gaullienne variable, voire soluble dans le Pommery lepéniste, étaient-elles-là pour diluer, chez le spectateur, cette angoisse ?

olga dit: 22 mai 2019 à 13 h 38 min

Cannes ou les pieds plats.La montée des Marches,normal que les orteils des belles soient à l’honneur. C’est un tout petit extrait de Tanizaki: »le pied de Fumiko ». « Il peut paraître étrange de parler d’expression à propos d’un pied,mais pour ma part, je pense qu’un pied n’est pas moins expressif qu’un visage. Le sien faisait penser à un petit oiseau effrayé qui gonfle ses poumons, replie ses ailes et se prépare à l’envol. »
Ce soir, si je peux, je rappellerai un tout petit extrait d’un autre texte… sur le pied.
Les filles sur le tapis rouge, ressemblent toutes à des statues,sortes de Caryatides,figées dans la pose; je me suis souvenue de Cannes 2014, un vent violent sévissait, Jessica Chastain jouait avec sa robe, un voile de mousseline bleu-mauve qui s’envolait et irrésistiblement cherchait à la déshabiller, lutte où avec talent elle virevoltait, légère. Quel film ? j’ai oublié. Mais pas la robe ni la belle audacieuse, capture d’écran que j’ai offerte sur papier glacé à mes amis et mies. Souvenirs et mousseline de soie.

Phil dit: 22 mai 2019 à 15 h 36 min

Bien vu xlew, Delon répéta en recevant sa palme qu’il n’a jamais joué que ce qu’il avait vécu.
Visconti a dû lui donner du camarade en le baisant à la Brejnev, why not, l’aristocrate renégat de sa classe n’allait pas gêner avec les communistes sans manières.
il les eut tous. En plus de Delon, Clementi qui s’agenouille un peu trop dans le Guépard, et cet autre beau gosse français à mâchoire carrée (j’oublie le nom) dont il avait le goût pour le jouer du violon en fils efféminé du nazi Essenbeck des damnés.
l’Athénee à Bucarest est toujours debout, Berthelot est tombé trop tôt, sûrement, mais il faut compter avec le tempérament de nos amis roumains, si facilement versés dans des turqueries incompréhensibles à l’ouest. le petit paris subsiste encore grâce à quelques architectures et ces citoyens, d’âge respectable, qui parlent un français à faire honte à nos compatriotes. Ce sont des survivants, la répression fut terrible dès 45 pour les aristocrates et tous les poudrés pas encore partis, condamnés aux travaux forcés, embetonnés vivant sur ordre du PC soviétique, sans laisser de traces dans la construction du canal danube mer noire imposé par Staline.
que vaut la montée des marches des Brad Pitt et Caprio ? à ne plus les distinguer

Annelise dit: 22 mai 2019 à 16 h 36 min

. .indeed..le drame asymptotique des visages d’acteurs à liftings exagérés
Extras commentaires vous deux 11h45-15h36. Ah, Pierre Clementi. .nous avions déjà parlé de sa bouche très rouge, Cillian Murphy l’épouvantaillé de Batman a un physique similaire. Le jeune fils du Gattopardo-Salina-Lancester chez Visconti agenouillé certes, mais dévotement, Phil, faut-il le rappeler?. .pour recevoir la communion. Souvenez-vous comme la princesse se signe chaque fois que Fabrice est dans son lit

Olga, à propos de mousseline et joli pied.. .scandale à la noix cannoise, tempête dans un verre de Spritz après qu’une journaliste américaine de Variety a été refoulée du tapis « par un vigile stupide et sexiste » (sic) au prétexte qu’elle ne portait pas de talons ..pas très malin, il faut le dire. .après le délit de sale gueule, celui de t’as-pas-la-classe ?

Je dirai bientôt pourquoi Bong Joon-ho est un cinéaste ô combien recommandable

Annelise dit: 22 mai 2019 à 16 h 41 min

… t’as-pas-la-classe, ni les Sergio Rossi ni les Jimmy Choo ni les Louboutin. Les semelles rouges feront foi

Phil dit: 22 mai 2019 à 16 h 46 min

Dear Annelise, comme vous avez bien noté, les génuflexions chez Visconti semblent précéder de peu « les passages à la casserole », comme on dit dans le bas peuple
crois que l’autre jeune beau – Clementi ne devait pas être libre pour être damné ou Visconti souhaitait étendre « le panel »- fut Renaud Verley,

Annelise dit: 22 mai 2019 à 17 h 17 min

Le frère de Bernard Verley ? je n’avais pas fait le rapprochement avec le Lillois. .on voit beaucoup ce dernier dans des téléfilms ou des séries à présent, en prenant de l’âge il a acquis un côté Curd Jurgens. ..il fut acteur rohmerien

Je n’arrive pas à retrouver le nom de la journaliste bafouée, chère Olga… en tout cas, ça l’énerve !
le vigile a oublié à 2’51 qu’en Jimmy Choo, t’as mal aux pieds
https://www.youtube.com/watch?v=4mNDYWhRSaw

Phil dit: 22 mai 2019 à 17 h 25 min

oui Annelise, son frère. deux belles gueules, dixit la fille Delon à son père, qui peut-être n’ont pas eu autant de « chance » (re-sic sa fille) en cinéma et finirent pas téléfilmer

Annelise dit: 22 mai 2019 à 17 h 58 min

. .j’y reviens alors que j’ai du travail par ailleurs, preuve que cela me trotte en tête. Qu’on se comprenne bien : cela ne me plaît pas que cette journaliste ait fait autant de tapage après qu’elle a été écartée du tapis, certes pour de mauvais motifs.
Quand on est co-rédacteur en chef de Variety, on ne passe pas un bal ad hominem international à un petit vigile dressé à filtrer la montée des marches . .si on n’est pas content, à la limite on s’en prend à l’organisation du festival, non au portier ou au videur. .
Pasolini qui refuse de tirer sur les carabiniers, « fils de pauvres » a une autre allure . .ne pas entendre par là qu’il aurait tiré dans le tas s’il s’agissait de fils de famille.
Extrait :
« Je suis désolé. La polémique contre le PCI, il fallait la faire dans la première moitié de la décennie passée. Vous êtes en retard, très chers. Cela n’a aucune importance si alors vous n’étiez pas encore nés : tant pis pour vous. Maintenant, les journalistes du monde entier (y compris ceux des télévisions)vous lèchent (comme l’on dit encore dans le langage universitaire) le cul. Pas moi, mes chéris.
Vous avez des gueules de fils à papa. Je vous haïs, comme je hais vos papas.
Bon sang ne saurait mentir.
Vous avez le même œil méchant. Vous êtes craintifs, incertains, désespérés (très bien !) mais vous savez aussi comment être arrogants, des maîtres chanteurs sûrs et effrontés : prérogatives petites-bourgeoises, très chers.

Lorsque hier, à Valle Giulia, vous vous êtes battus avec les policiers, moi, je sympathisais avec les policiers.
Car les policiers sont fils de pauvres.Ils viennent de sub-utopies, paysannes ou urbaines. Quant à moi, je connais assez bien leur façon d’avoir été enfants et garçons, les précieuses mille lires, le père resté garçon lui aussi, à cause de la misère, qui ne donne pas d’autorité. »

Phil dit: 22 mai 2019 à 18 h 01 min

néanmoins ce Renaud Verley est parfait en fils de nazi et frère utérin de..Helmut Berger.
Visconti n’a pas poussé le vice de l’inviter à la partouze des longs couteaux en Bavière (où son père s’envoie un soldat) mais il en a fait paraître de semblables à la fin de son « Ludwig ».

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