de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Johnny Depp, Comanche et clown blanc

Par Sophie Avon

« Lone ranger, naissance d’un héros » tient à la fois du western, de la comédie d’action, de la légende américaine et de la reconstituion historique. A la tête de l’entreprise visant clairement le divertissement de masse, la même équipe que pour « Pirates des Caraïbes » -  le réalisateur Gore Verbinski, le producteur Jerry Bruckheimer, et Johnny Depp en Indien taillé sur mesure pour consoler la mauvaise consience yankee.

Mais l’Amérique connaît bien le tandem John Reid (le Ranger) et Tonto (l’Indien) qui vit le jour sous forme de feuilleton radiophonique (2956 épisodes entre le 30 janvier 1933 et le 3 septembre 1954) avant de devenir une série télé puis de donner naissance à deux longs-métrages, en 1956 et en 1958.

A bout d’histoires de flibusterie, l’équipe des « Pirates »  s’est donc emparé du trésor national, persuadée que le temps était venu de ressusciter le mythe quitte à le modifier quelque peu.  Dans la série originelle, Tonto relevait davantage du faire-valoir. Ici, Johnny Depp lui donne ses lettres de noblesses  Comanche : digne, intègre, hiératique – et jouant de son masque pince sans rire pour évoquer la cause indienne sans plomber démesurément le film.

Au départ, Tonto est dans une vitrine d’exposition. On est en 1933, à San Francisco et un petit garçon le contemple. Pour lui, il va s’animer et entamer la longue histoire de la conquête américaine et de l’unification du pays par la voie ferrée. Parfois, Tonto s’embrouille, le gamin le lui reproche. Mais le spectateur, lui, en prend plein les yeux devant la débauche d’accidents ferrovières et de cascades à l’ancienne qui émaillent le récit. Loin des apocalypses en série des blockbusters habituels, « Lone ranger » prouve qu’on peut pulvériser des rails, des locomotives, des tunnels, des rochers, des ranchs et toutes sortes de décors sans faire table rase de la planète et de l’humanité. C’est l’avantage du film au passé : l’avenir lui sourit, il est à construire.

Retour au Texas, en 1869, où Tonto, encore jeune, a croisé la route de John Ried qui deviendra Lone Ranger. En attendant, John Ried est avocat et refuse de toucher à une arme. Son frère, Dan, a lui depuis longtemps appris à manier la gâchette, mais cela ne l’aide guère à l’heure d’affronter l’horrible Cavendish. Lequel ne pense qu’à exploiter les mines d’argent. Pour remplir ses wagons, il épuise à la tâche des travailleurs asiatiques. Pour faire régner l’ordre, il tue à bout portant.

Lone Ranger aura bien du mal à faire justice quand il lui faudra tout à la fois, sauver celle qu’il aime, venger son frère, et confondre celui par qui tant de malheur arrive. Dans le rôle de Ried, Armie Hammer, grand gaillard aux yeux clairs se tient entre le héros idéal et le benêt à dégourdir. A défaut d’être ridicule, il cachera son beau visage pour rendre la justice. « Arrive un temps où l’homme bon doit porter un masque » lui dit Tonto.

Le film est volontairement en désordre, parfois surprenant dans sa drôlerie et dans sa vivacité, parfois inutilement complaisant, parfois explicitement innervé par la mythologie de Sergio Leone, ses gros plans et sa vision d’un Texas où la farce et la mort se donnent la main.  Tarantino n’est pas loin non plus, même si les ressemblances sont de pure surface.  Reste Johnny Depp dont le masque de clown blanc complète la collection que Tim Burton a largement contribué à lui dessiner. Il y a 17 ans, Jim Jarmusch était l’un des premiers à le farder en Indien – mais c’était pour mourir, pas pour rire. Que l’acteur le plus populaire d’Hollywood soit passé du mélancolique « Dead man » à ce pétaradant « Lone Ranger » en dit long sur lui et sur l’époque.

« Lone Ranger, naissance d’un héros » de Gore Verbinski. Sortie le 7 août.

 

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107 Réponses pour Johnny Depp, Comanche et clown blanc

pado qui finalement est allé voir les marmottes aujourd'hui dit: 6 août 2013 à 16 h 20 min

Chouette le retour de Robin des bois.
Quant à Cavendish en sherif de Nottingham c’est sûr qu’il ne faut pas essayer de se le taper en vitesse pure, il faut ruser, épuiser ses archers, le tasser contre la balustrade et hop vainqueur d’une demie roue sur la ligne.
A nous les fleurs et le baiser de la Miss.
Je me demande si ça marche en version féminine.
Avec Jeannie Longo ?

JC dit: 6 août 2013 à 17 h 35 min

Echange, avec soulte, mauvaise consCience yankee contre mauvaise conscience allemande. Faire offre à la patronne qui transmettra !

xlew.m dit: 6 août 2013 à 18 h 20 min

Ni la part française. « Allô Tonto, pourquoi tu tousses plus », c’est piqué directement au fonds cinématographique hexagonal et à l’un des augustes représentants de la stand-up comédie française, Fernand Raynaud.
J’ai toujours eu un léger p’tit problème avec Johnny, que je n’ai trouvé qu’une seule fois sublime ; dans Sleepy Hollow.
Dans Dead Man, c’est la partoche de Neil Young, d’un funèbre de velours, qui tenait à bout de bras la maigreur du jeu de Depp (« c’est peut-être pour ça que Jarmush l’avait distribué dans ce rôle, banane », me rétorquera-t-on dans les dents avec raison.)
À ce train-là si ça continue comme ça, lancé à pleine vapeur dans le brouillard des échecs à répétition fumant tout espoir de faire bonne figure au box office, et à force de se manger des virages de carrière dans la vitesse constante des mêmes expressions du visage, ou dans l’absence de mimiques faciales un peu plus chaleureuses et convaincante, Herr Depp pourra bientôt prétendre à la lividité clownesque pré-cadavérique de l’auguste Béla Lugosi et finir par rencontrer son Ed Wood pour de bon dans la vraie vie. Remarquons que ce serait peut-être une chance pour lui de retrouver le Paradis (des acteurs.) Allô, Vanessa ? Pourquoi tu tousses pas ?

JC dit: 7 août 2013 à 5 h 58 min

Plutôt que ses rôles à succès, Pirate et autres exotismes, j’ai bien aimé sa composition de chercheur de livres rares dans le film de Polanski … j’ai la flemme de chercher le titre !

u. dit: 8 août 2013 à 8 h 20 min

J’ai fait un cauchemar.

Ce surdoué, après des années de mollesse, était devenu méconnaissable.
Il était rouge, énorme. Il était devenu grossier et pissait dans les avions. Son vaste costume, une sorte de vareuse, ajoutait une note énigmatique de slavitude.

Je me suis réveillé en sueur.

u. dit: 8 août 2013 à 10 h 03 min

Entre nous, comme ça, sans trop le répéter, sans négliger le reste, il n’y a pas quelque chose du freluquet chez notre Johnny?

JC dit: 8 août 2013 à 10 h 57 min

Ce gentil Johnny Depp, c’est un Gérard Philippe … muet. Le héros muet d’une société d’aujourd’hui, qui, elle, est devenue terriblement bavarde !

JC dit: 8 août 2013 à 10 h 57 min

Ce gentil Johnny Depp, c’est un Gérard Philippe … muet.

Le héros muet d’une société d’aujourd’hui, qui, elle, est devenue terriblement bavarde !

xlew.m dit: 8 août 2013 à 16 h 43 min

En tout cas la jeunesse a l’air d’apprécier beaucoup le temps passé dans la salle avec Tonto, le Lone Ranger et l’affreux sale et méchant Cavendish. J’ai eu d’excellents retours d’expérience de la part d’un petit gars de dix ans, chez moi. Peut-être que ce film vieillira bien et qu’on aura du plaisir à le retrouver lorsqu’il passera à la télévision en film du dimanche après-midi (je plaisante.) Après tout Depp aurait très bien pu franchir la barrière du ridicule achevé avec son poulet humecté au jus de pruneau et frotté au brou de noix sur la tête (n’est pas « Jeremiah Johnson » qui veut, souvenez-vos du dernier plan du film de Pollack..)
Vous ne nous parlez pas énormément d’Helena Bonham-Carter, Sophie Avon, pourtant c’est le genre d’actrice extraordinaire (elle surclasse Johnny dans Sweeney Todd) qui bonifie tout filmage par sa seule présence (revoir le petit clip très traditionnel dans sa facture, très années quatre-vingt, de Rufus Wainwright, « Out of the Game », elle y est tout simplement exquise.)

zeno dit: 8 août 2013 à 17 h 41 min

Bonjour !
pado c’est où que vous avez vu des marmottes? vous les avez prises en photo? une fois j’ai lu un livre sur les marmottes, avec des photos superbes, du coup j’étais parti les prendre en photo, le problème est que j’avais pas lu le bouquin jusqu’à la fin, je savais pas qu’elles dormaient en hiver,je me suis pointé mi novembre, j’ai posé l’appareil sur son trépieds et j’ai attendu, quand elles sont sorties en mai c’est moi qui m’étais endormi devant chez elles, du coup elles m’ont pris en photo en train de roupiller.

il a l’air bien ce ouestèrne ça donne envie d’aller le voir.
j’aime bien ceux avec James Dean, quand il joue au poker, même bourré il arrive à repérer quand un type a planqué un as dans sa manche, du coup ça tourne au vinaigre et même bourré il dégaine son colt avant les autres et hop! il les dégomme, après il prend l’argent sur la table et il retourne au comptoir pour se payer un autre ouiski. là une jolie fille se pointe, en général ils en prennent une qui sait chanter des chansons, du coup elle chante une chanson genre chanson d’amour « what are you doing for the rest of your life… i’ve only one request for your life…. that you spend it all with miiiii… » et à la fin de la chanson, James Dean sort du saloune, la fille le rejoint et hop ! ils s’embrassent.
mais comme James Dean c’est le mauvais garçon à la fin il meurt toujours et c’est le gentil coboille qui part avec la jolie fille, comme dans la vraie vie.
Vu qu’à l’époque les ouèsseternes étaient des support pour diffuser une morale philosophique et aussi parfois même une philosophie morale alors que maintenant il n’y a plus de morale dans les films ! À part peut-être dans Batman ou Spiderman.

En plus Johnny Deep n’est pas très profond, je l’imagine pas trop donner des leçons de morale, d’ailleurs il a plaqué Paradis, il lui a refilé 4 milliards de dollars et il l’a virée, c’est tout sauf moral, je veux dire pas le fait de la plaquer mais celui de lui refiler 4 milliards de dollars, c’est pas du tout moral : quand ma femme m’a plaqué elle m’a même pas filé la moitié d’un kopeck.
J’aimais bien aussi James Stewart.

zeno dit: 8 août 2013 à 18 h 03 min

u.? vous ici? j’y crois pas, vous aviez disparu?
à votre habitude, vous balancez une petite phrase énigmatique que le « un » et vous disparaissez.
vous savez quoi u.? j’ai décidé de ne plus vous adresser la parole, à partir de maintenant je ne vous parlerai plus jamais, je suis désolé mais c’est comme ça.
et pourtant croyez-moi c’est dommage parce que j’avais un tas de choses à vous dire.

u. dit: 8 août 2013 à 19 h 30 min

Ne commencez pas à me saper le moral, zeno.

Déjà que je rase les murs, après m’être rendu compte que je n’avais vu aucun épisode de Pirates.
Je suis à la merci d’une dénonciation.

u. dit: 8 août 2013 à 19 h 38 min

« Lone ranger » prouve qu’on peut pulvériser des rails, des locomotives, des tunnels, des rochers, des ranchs et toutes sortes de décors sans faire table rase de la planète et de l’humanité.

Ça regonfle.

(Le jardinage, c’est bien aussi).

zeno dit: 8 août 2013 à 21 h 55 min

vous n’avez rien loupé, c’est encore du cabotinage, c’est vous voulez des trucs de pirates le mieux est de lire Stevenson, ou Hergé.
et ceux de Burton vous les avez vu?

nous vivons une époque post industrielle : des services, il parait même que Clooney, avec l’argent de la pub pour le café s’est acheté un satellite, il l’utilise pour espionner le président soudanais.

je me demande à quoi ça sert de faire des films : en se payant, avec les sous de la pub pour des machines à café, un satellite géo stationnaire pour espionner un président africain Clooney a certainement interprété là son meilleur rôle de son meilleur film.

pado qui marmotte à l'est d'Albertville dit: 8 août 2013 à 22 h 41 min

zeno, mes marmottes font les belles en Tarentaise (limite Vanoise)
Pas de photos, elles demandent trop cher.
Si vous ne vous pointez pas avec un sac rempli de bouffe elles se tirent en vous faisant une patte d’honneur.
Savez-vous que la marmotte est le meilleur futurologue de l’évolution.
Elle a anticipé le free ride.
Pendant que l’homme agité plante son bâton, elle dort, peinarde. Dès qu’il arrête elle prend un gros petit déj et attend, au première chaleur l’homme revient avec son sac à dos rempli de victuailles tarines, elle le siffle, il accourt avec son nikon, ils troquent, elle rigole et fait des enfants.
De plus comme l’homme est un gros dégueulasse qui laisse trainer partout du pain beurre pâté saucisson, la marmotte peut attendre sereinement l’heure de la sieste en regardant grandir ses enfants ceux des tétra-lyres.
Si j’avais su j’aurais fait marmotte.

Pour la morale des ouesterns j’ai jamais vraiment accroché, j’ai toujours préféré d’Artagnan qui sauvait la nana qui se tapait l’ennemi public n°1 ou Lagardère qui quand même était limite pédophile (non, ça c’est inadmissible)
Quoiqu’il en soit Gérard Barray est immortel.

Un anonyme habitant Porquerolles dit: 9 août 2013 à 9 h 12 min

J’en connais un qui parle haut et fort ici, alors qu’il …. n’a jamais vu aucun épisode de Pirates ! HONTEUX!

u. dit: 9 août 2013 à 15 h 31 min

Honteux, honteux…

En tous cas, ce Tonto ne m’inspire pas.

Je passe ici pour encourager Sophie.
Le chiffre « 19″, je ne le sens pas, c’est anguleux.
Il suffit de si peu pour arrondir les chiffres, arrondir les choses, arrondir le monde.

(JC: arrondir son magot)

Un jour j’ai observé un chat qui fixait une colonne de fourmis. L’une d’entre elles s’était écarté de ses compagnes. D’un coup de patte délicat, il l’a remise dans la file. Il a poursuivi sa contemplation.
Voilà, parfois intervenir, c’est obéir à un réflexe de ce genre.

Et toc, c’est 20.

u. dit: 9 août 2013 à 15 h 37 min

Pado, Gérard Barray, c’est bien, Mylène Demongeot c’est mieux.
Milady ou le fantasme de l’écolier.

Hélas, les images érotiques restent associées à des clichés.
Belle à damner un saint.
« Le feu fut appliqué sur son épaule d’albâtre ».

Un anonyme habitant Porquerolles dit: 9 août 2013 à 15 h 46 min

U qui observe le chat qui observe la fourmi qui s’écarte du chemin. Fourmi excentrique n’aimant pas marcher en rang, chat excentrique préférant guetter les fourmis plutôt que les souris, U qui ne reluque pas les filles mais les chats excentriques … Ce monde est étrange.

Qu’est ce qu’on y est bien !

zeno dit: 9 août 2013 à 17 h 15 min

des marmottes de la Tarentaise ? j’ai entré dans google image les deux mots, effectivement on obtient des magnifiques photos de marmottes magnifiques.

Barray c’est bien Demongeot c’est mieux ?!?!
misère, on reconnait bien là, u., toute votre ferveur hétérosexuelle.
je suis désolé mais Demongeot c’est peut-être bien mais une jolie marmotte c’est encore mieux!!!
il est d’ailleurs tout à fait regrettable que la marmotte n’ait pas eu la place qui lui revienne dans le cinéma hollywoodien, à part peut-être Audrey Hepburn qui dans sa jeunesse avait une petite frimousse de marmotte quand elle faisait la moue dans « two for the road »…

zeno dit: 9 août 2013 à 17 h 28 min

cela n’aura j’espère échappé à personne que le producteur de tous ces blockbusters à succès : Jerry Bruckheimer est le très fameux producteur des CSI : les Experts las Vegas avec Gil Grissom – New York -Miami (rien à voir avoir avecle film du même nom), ainsi que celui de FBI portés disparus a ec l’agent Malone et aussi de Cold Case avec Lily Rush qui ressemble comme comme deux gouttes d’eau à une marmotte délavées à la javel.

ce producteur, à force de produire autant de productions planétaires est devenu une légende vivante, si ça se trouve il sera le prochain président des Etats Unis, en tout cas il le mérite bien : je vais produire un nouveau film, il s’appellera « l’histoire d la planète Terre en direct live…  »
vous en connaissez le premier épisode, vous allez adorer le suivant….

zeno dit: 10 août 2013 à 10 h 30 min

merci renato.
vous ne m’avez jamais quel regard vous portiez sur les distinctions entre « low » et « hign » culture?
si je vous donne une liste : Bach, la guerres des etoiles, Flaubert, Pergolèse, Neil Young, Nietzsche, Sergio Leone : vous rangez lesquels dans high et low culture?
moi j’aurais plutôt tendance à mettre Bach et Flaubert dans la low culture et la guerre des étoiles et Sergio Leone dans la high.

maintenant vous me direz que nous n’avons plus besoin, comme il y a quelques années, à nous casser la tête avec ces histoires, à nous demander en début de journée si nous allons atteindre notre quota de 50/50 entre les deux cultures.
vous vous souvenez avant combien c’était un casse tête : vous passiez 2 heures à lire un livre + 2 heures à vous demander où le ranger dans la hiérarchie culturelle.

par bonheur même pour la transcendance nous n’avons plus à nous prendre la tête, d’écouter Emerson Lake & Palmer pour avoir notre petite dose de transcendance qui permette d’élever notre esprit, c’était hyper chi.nt d’être obligés d’élever nos esprits, en plus c’était crevant.

zeno dit: 10 août 2013 à 10 h 36 min

horreur ! qu’est-ce que c’est long.
désolé renato d’avoir encore fait long.
si vous ne voulez pas le lire parce que c’est trop long je peux vous re écrire un résumé.
sûr que dans le résumé il y aura forcément des impasses, le problème est de savoir choisir sur quoi on va faire une impasse.
bon je ne fais pas plus long sinon vous n’allez pas lire le fait que je m’excsue d’avoir fait trop long, encore que cette histoire d’impasse mériterait d’être développée, j’ai en effet parfois le sentiment de vivre une époque qui vit essentiellement sur le mode de l’impasse, tout en donnant l’impression d’avoir tout dit elle fait l’impasse sur quelque chose, mais on n’arrive pas à deviner quoi.
vous n’avez pas l’impression qu’il nous manque un truc important, voire essentiel, indispensable.
mais quoi?

renato dit: 10 août 2013 à 11 h 08 min

« low » ou « high » ? ça a fait son temps… oui, quelqu’un s’y attarde encore mais on compatit… c’est le spectateur qui décide… selon l’humeur du moment : un coup c’est « low » un coup c’est « high ».

u. dit: 10 août 2013 à 11 h 18 min

Ouais…

S’il faut hiérarchiser et il faut toujours hiérarchiser (« toutes les cultures se valent-elles? » demande-t-on au candidat bachelier, mâtin), mieux vaut utiliser la métaphore du haut et du bas que celle de la droite et de la gauche.

Avon dit: 10 août 2013 à 12 h 30 min

Oui, bravo, vous avez dépassé Marie Gillain! Je me faufile juste pour dire que je ne parle pas d’Helena Bonham Carter mais que je n’en pense pas moins. Elle est toujours décalée, drôle, sexy mais bonne copine, un peu sorcière, un peu innocente, bref, dans la ligne Tim Burton, et là, plus encore que chez son homme. Sinon, le Polanski avec Depp, c’était « la neuvième porte » – il y avait Lena Olin, elle aussi, quel dommage qu’on ne la voie pas davantage…

zeno dit: 10 août 2013 à 13 h 55 min

merci renato et merci u. pour votre aide.
maintenant que j’ai votre aval (tant pis je me passerai de celui de lew) je vais enfin pouvoir, grâce à vous, me débarrasser de ce carcan culturel oppressant.

en fait les traits du visage d’Helena sont assez proches de ceux de Johnny, ce sont des visages effectivement très « Tim Burton », faciles à rendre inquiétants en trois coups de pinceau de maquillage, il suffit de noircir un peu le contour des lèvres et des yeux pour qu’ils vous filent les jetons quand ils vous regardent parce qu’ils gardent leur fond d’innocence et un fond d’innocence sur lequel on rajoute une couche de noirceur y’a rien de plus flippant.

en fait ils utilisent ces procédés de coloriage avec ces acteurs parce que les films vont hyper vite, du coup ils ont plus trop le temps de montrer la « noirceur intérieure » des personnages, du coup ils préfèrent peindre la force obscure sur les visages, au cas où un spectateur débile comme mézigue passerait à côté.
inutile de vous dire que je fais parti de ceux à qui on ne la fait pas facilement!
je veux dire, depuis que je côtoie des types comme ceux que je côtoie sur le blog de Monsieur Assouline et que je lis toutes les critiques du cahier du cinéma je suis très loin d’être dupe de tous ces procédés cinématographiques.
je peux même dire que ces procédés de fabrication je les vois arriver de loin, même de très très loin.
sûr qu’on ne me l’a fait plus.
ce qui ne m’empêchait pas d’avoir les jetons quand même et de flipper à fond la caisse dès que je voyais Dark Vador se pointer sur l’écran.

JC.... dit: 10 août 2013 à 15 h 21 min

Ceux qui me foutent les jetons à moi, ce sont les enfants et adultes de la FAMILLE ADAMS !
Pourquoi ? Parce qu’en regardant bien soigneusement proches et voisins, amis et ennemis, on voit qu’ils sont, ces proches là malgré le maquillage social, exactement faits comme les ADAMS.

Il y a même la main invisible du marché, ce qui réjoui un libéral comme moi ….

JC.... dit: 10 août 2013 à 15 h 36 min

Revu hier soir avec immense plaisir « Un flic » de JP Melville. Incompréhensible que la critique ait été si dure sur ce film réussi !

Il faut vous dire que Melville, je lui pardonne tout : j’apprendrai qu’il a assassiné Henri IV que je passerai l’éponge sans broncher …

Avon dit: 10 août 2013 à 16 h 09 min

Hi, hi.. (c’est décevant les onomatopées pour traduire le rire, je n’en trouve pas de meilleures – ouarf, ouarf, ce n’est pas terrible non plus – pardon, je m’égare…)

zeno dit: 10 août 2013 à 17 h 34 min

non seulement ce n’est pas réussi mais en plus c’est de très mauvais gout et en plus c’est une très mauvaise lecture et en plus c’est une totale trahison.

quelqu’un pourrait me dire pourquoi les types qui font ce genre de truc ne sont pas poursuivis en justice pour haute trahison?
où c’est qu’il a vu que le chat griffe Alice? dans ses rêves?
et où il a vu qu’Alice est effrayée par le chat?
le fait d’avoir peur du chat enlève toute la substance de ce passage : c’est un chat philosophe, un chat qui philosophe n’a jamais effrayé personne, surtout pas Alice, en plus elle a l’air d’une gourde alors qu’elle lui tient la dragée haute pour savoir ce qu’il a dans les tripes.
qui plus c’est un chat humien, un empiriste relativiste assez bon lecteur de Wittgenstein.

à quoi ça sert de faire toute cette mise en scène à la noix? il se croit à Disneyland? il se croit à l’université populaire de Caen, il croit que ce chat c’est Michel Onfray?
en le regard n’est attiré par les effets et on n’entend plus le discours de Russell.

c’est la déconfiture, la mort de la philosophie anglo-saxonne, c’est le retour de la métaphysique, c’est la victoire de Platon sur Rorty, la victoire de Descartes sur Dewey, c’est la fin des haricots , nous sommes foutus.
cet extrait n’est plus ni moins que la fin du monde.

u. je ne vous remercie pas une seconde d’avoir mis cet extrait : vous m’avez plombé mon week end.

zeno dit: 10 août 2013 à 17 h 46 min

en parlant de philo il parait qu’on vient de retrouver, à Konisgberg, dans un grenier, un poème, il date de 1786, il aurait été écrit par une jeune fille à l’attention d’un philosophe, on n’en sait pas plus, pour l’instant on recherche un philosophe qui aurait porté ce prénom dans cette ville à cette à cette époque, je vous le livre :

Quatre consonnes et quatre voyelles c´est le prénom d’Emmanuel, je le murmure à mon oreille et chaque lettre m´émerveille,, c´est le tréma qui m´ensorcelle dans le prénom d’Emmanuel.
Comme il se mêle au « u » au « e », comme il les entremêle au « l », Emmanuel…
Il a l´air d´un ange, mais c´est un diable de l´amour, du bout des hanches et de son regard de velours, quand il se penche, quand il se penche, mes nuits sont blanches, et pour toujours… Hmm
J´aime les notes au goût de miel, dans le prénom d’Emmanuel, je les murmure à mon réveil, entre les plumes du sommeil, et pour que la journée soit belle, je me parfume à Emmanuel…

zeno dit: 10 août 2013 à 17 h 50 min

bien sûr dans cette région d’Allemagne, à cette époque ce prénom s’écrivait Emmanuël, il faut le préciser sinon on comprend pas le pourquoi du tréma qui ensorcèle.

comme je connais u. il va encore me dire que c’est un faux inventé de toutes pièces juste pour une histoire de tréma.

JC.... dit: 10 août 2013 à 19 h 26 min

Dexter, tu es vraiment un type impossible : pour tomber amoureuse de toi une fille doit être A MINIMA infirmière … voire analyste !.

Hihi, c’est très jeune
Ouarf, ouarf, très masculine
Urk Urk, c’est mode

Finalement le mieux, c’est ahahaha !

pado qui ferait mieux de s'endormir dit: 10 août 2013 à 23 h 27 min

Bon,
il est tard (l’apéro s’est prolongé)
reprenons les principes de base et les classements.
Donc, au hasard, Neil Young.
Achtement plus high que Flaubert.
Il représente quoi le Gugus ? Une toute petite frange de la bourgeoisie normande, et encore ?
De quoi en faire un plat ?
Un véritable gratin savoyard de concours général sur la place de la virgule, mais à part ça ?
Les deux corniauds d’accord, mais Emma, quand même, quelle conne. Non ?
Donc Harvest vainqueur.

Ah oui, autre sujet, Mylène !
Il faut avoir été ado dans les années 60 pour bien comprendre.
Brigitte c’était off, Bernadette trop terminale pour notre troisième,
restait Mylène.
Sinon, Geneviève Grad, la fille de Nevers ?, Perette Pradier, la miss de Pardaillan ?, d’autres…
Donc Mylène.
Une seule rivale, Elizabeth dans Ivanhoé mais c’est pour dire.

cosmofish dit: 11 août 2013 à 0 h 48 min

Bonjour Sophie !

Juste critique…c’est un bon divertissement et un bon film pour enfants. Ce film reste quand même inspirant d’un point de vue critique…je vais voir si je peux exprimer ce que je ressens…Amitiés cinéphiliques ! (Stéphane Poisson, Citizen Critics)

u. dit: 11 août 2013 à 10 h 11 min

« sinon on comprend pas le pourquoi du tréma qui ensorcèle. »

Ja, ja, hamlet.

Heureusement que nos penseurs d’Outre-Rhin sont là pour donner au Umlaut toute sa dignité métaphysique.

u. dit: 11 août 2013 à 10 h 18 min

« c´est le prénom d’Emmanuel, je le murmure à mon oreille et chaque lettre m´émerveille. Il a l´air d´un ange, mais c´est un diable de l´amour, du bout des hanches et de son regard de velours  »

Vous aurez beau installer Kant à poil sur un grand fauteuil thai et le dissimuler sous une moustiquaire, vous n’arriverez pas à me faire rêver, zeno.

JC.... dit: 11 août 2013 à 15 h 50 min

Imaginer Kant à poil est au delà de mes forces !

… dans un film d’horreur, peut-être, encore que ? ou partenaire de Daniel Rops dans un porno galactique, …. faut voir !

u. dit: 12 août 2013 à 10 h 27 min

Un jour Kant a cessé de désirer –alors qu’il savait parler aux dames, c’était indispensable, on savait causer comme les Français ou on restait un homme des bois.
On a pu montrer sur ses manuscrits que c’était vers 1776 (sauf erreur, j’écris sans livre).

Transfert de forces, investissement exclusif vers son travail.

Des mecs pareils, ça suscite des regrets (que n’aurais-je fait, si…?), des regrets qui durent le temps d’un café.

u. dit: 12 août 2013 à 10 h 29 min

Sophie, vous devez tout couvrir, c’est sûr, c’est sûr…

J’espère que le prochain film proposera autre chose qu’une clownerie: renato et zeno sont des esprits subtils qui n’aiment pas rester sur leur faim.

(JC et moi, nous sommes deux brutes, donc ça va).

JC.... dit: 12 août 2013 à 11 h 06 min

Sophie, vous devez me croire : deux brutes peut-être, mais surtout moi !
(et j’en éprouve une terrible honte que je ne réussis même pas à garder secrète …)

zeno dit: 12 août 2013 à 12 h 01 min

je vous ai pas entendue à l’émission le casque et l’enclume.
ils ont parlé du film!
du coup je leur ai envoyé une petite bafouille pour leur dire ce que je pense de leurs critiques, je leur écris :
contrairement à ce que vous avez dit je pense que le film est volontairement en désordre, parfois surprenant dans sa drôlerie et dans sa vivacité, parfois inutilement complaisant, parfois explicitement innervé par la mythologie de Sergio Leone, ses gros plans et sa vision d’un Texas où la farce et la mort se donnent la main.
non, Tarantino n’est pas loin… même si les ressemblances sont de pure surface. Reste Johnny Depp dont le masque de clown blanc complète la collection que Tim Burton a largement contribué à lui dessiner. Il y a 17 ans, Jim Jarmusch était l’un des premiers à le farder en Indien – mais c’était pour mourir, pas pour rire. Que l’acteur le plus populaire d’Hollywood soit passé du mélancolique « Dead man » à ce pétaradant « Lone Ranger » en dit long sur lui et sur l’époque.. »

c’est classe non ?
je veux dire pour quelqu’un qui l’a pas vu.
j’espère qu’ils vont lire ma lettre.

zeno dit: 12 août 2013 à 12 h 03 min

horreur : pourquoi j’ai écrit James Dean à la place de Dean Martin???
c’est pas drôle, je me suis encore mélangé les pinceaux. heureusement que je ne suis pas critique.

zeno dit: 12 août 2013 à 12 h 33 min

u. oumelaoute, à ce sujet il faut lire l’excellent ouvrage de celui qui est à mes yeux le philosophe français le plus important du XXè s. : JB Botul « la vie sexuelle d’Emmanuel Kant ».

je pense que Botul fait (à son habitude) le tour de la question de façon assez précise.

vous dites 1776? ça fait un peu pus de 50 ans.
Lichtenberg disait de Kant que c’est parès 40 ans qu’il s’était mis à pédaler dans la semoule, il dit que toutes ses trouvailles importantes (sa révolution copernicienne) ont été faites avant 40 ans, ensuite il a sombré dans son moralisme à 2 balles.

Lichtenberg en déduisait qu’il faudrait interdire la pratique de la philosophie après 40 ans (plus exactement il écrit qu’il faudrait guillotiner tous les philosophes de plus de 40 ans).

ce qui n’est sans doute pas totalement faux.
il faudrait aussi guillotiner ceux de moins de 40 ans.

vous savez que dans l’histoire de la philosophie c’est première fois qu’une chanteuse écrit une chanson torride sur un « philosophe », je pense qu’il restera célèbre dans l’histoire des idées pour cette raison, c’est ce que Heidegger appelait un « tournant » dans le monde des idées.

je crains que nous n’ayons totalement perdu tout sens du sérieux.

zeno dit: 12 août 2013 à 12 h 37 min

« Lone Ranger » a couté la bagatelle de 240 millions de dollars.
alors que « Landes » n’a couté que 20 millions d’euros.
hein ? vous vous en foutez?
bon c’est pas grave, adieu….

renato dit: 12 août 2013 à 13 h 08 min

Kant était un piétiste… avec tout ce qui va avec… à un moment les discours de table de Luther c’est de l’humour à côté…

zeno dit: 12 août 2013 à 16 h 35 min

sans doute, n’empêche que c’est pas les allemands qui feraient des films à 240 millions d’euros.

en plus j’ai vu que le film a perdu 140 millions de dollars (soit disant à cause de la critique).
j’ai vu aussi que Johnny Depp (qui est un peu d’origine comanche) comptait récupérer 40 millions de dollars pour acheter une terre sacrée comanche pour la redonner à son peuple.
c’est un vrai sac de noeuds.

40 millions de dollars : il n’avait qu’à demander à 40 millions d’américains de payer 1 dollar de plus leur mc do et hop! il récupérait 40 millions de dollars et hop ! et hop! il n’aurait pas eu besoin de mettre des tonnes de maquillage sur la figure pour faire ce film.

les voies de l’économie culturelle marchande sont décidément impénétrables.
ou alors c’est moi qui comprend pas tout.

renato dit: 12 août 2013 à 17 h 03 min

C’est regrettable zeno, mais l’idée de demander à quarante millions d’Américains de payer un dollar relève d’une mentalité de subventionné, et ce n’est pas ce qu’il y a de plus glorieux…

zeno dit: 12 août 2013 à 17 h 16 min

ce que j’en disais c’était juste pour les comanches.
ce qui n’est pas glorieux c’est d’attendre d’acteurs de cinéma qui jouent des rôles débiles dans des films débiles qu’on leur rende cette terre, comme d’attendre de chanteuse comme Madonna de construire des écoles etc…
le pompon c’est Clooney qui s’est payé un satellite pour surveiller le président soudanais.

j’y connais rien en économie publique mais je vous fiche mon billet de cinéma qu’à ce rythme dans 50 ans, quand les chanteurs de variété et les acteurs à 2 balles vont financer la santé publique et l’éducation nationale ça va être un sacré foutoir.

renato dit: 12 août 2013 à 17 h 22 min

Zeno, je peux établir une liste mensuelle de 2.500 causes à financer ce qui sur l’année fait 30.000 causes — et là, vous fouillez dans votre poche et sortez 30000$… si vous voulez on peut même établir une liste de 3.000 causes par mois…

zeno dit: 12 août 2013 à 18 h 41 min

vous avez raison renato, vous me l’avez souvent reproché et vous avez raison :le monde dans lequel nous vivons n’est pas le fruit d’un dictat, d’un pouvoir ou d’une autorité, il n’est que le fruit de notre liberté, le fruit de nos choix, de nos préférences, misère de misère cela rend toute critique impossible.

u. dit: 12 août 2013 à 18 h 45 min

Nos Français ont longtemps été hostiles à la charité, renato.

L’Etat ayant triomphé de l’Eglise, ils se drapaient dans une idée simple: la justice oui, la charité, non.

C’est l’affaire d’un bon gouvernement! L’aumône dégrade le récipiendaire!

Ils ont changé.
Depuis quand? Euh… Depuis l’échec de la social-démocratie?

En tout cas, l’évergétisme des Américains leur semble une caricature.
(Sur ce dernier point, il me semble faux-cul de dire « ils »:
l’évergétisme des Américains ME semble une caricature.
Assume, clown blanc!)

renato dit: 12 août 2013 à 19 h 00 min

Il ne s’agit pas de charité u., mais d’une responsabilité que l’on prend — en déléguant l’État, on y renonce…

Pour ce qui est de l’échec de la social-démocratie, vous êtes sûr qu’il y a eu en France quelque chose dans ces eaux là ?

renato dit: 12 août 2013 à 19 h 17 min

Comment ça « cela rend toute critique impossible », zeno ? D’un côté, évidemment, vous ne pouvez pas juger ou critiquer comment un privé dépense son argent ; d’un autre côté, vous pouvez juger et critiquer l’usage que l’État fait de l’argent public…

Avon dit: 12 août 2013 à 19 h 41 min

Pardon, Zeno, mais « Landes » a coûté 2 millions d’euros… Pas 20. Ce qui va dans votre sens par ailleurs.

pado qui veut tenter les 100 dit: 12 août 2013 à 21 h 15 min

Oh renato,
vous n’allez pas ici aussi nous faire des corrections tous les 3 commentaires.
Assumez.
Je viens de voir « Mademoiselle » sur la TV publique.
Bonnaire, Gamblin, je suis moyennement fan. Finalement j’ai peut-être tort.
A vérifier.

pado qui donne ses sources dit: 12 août 2013 à 21 h 28 min

Vous avez vu renato, Costner aussi il est Cherokee, et même Chuck Norris, Tarantino, Presley, Basinger (wwoouuaahhhh !)

Pour zeno,
Hendrix, Charlie Parker, Tina Turner.

P’tain j’aurais bien fait Cherokee plutôt que marmotte.

Euh, merci wikiki.

pado qui fonce vers les 80 dit: 12 août 2013 à 21 h 32 min

dit: 12 août 2013 à 21 h 28 min

Chouette une heure de décalage,
on se croirait revenu au bon vieux temps des blogs du Monde.
Merci Sophie.

pado visitant la Seine et Marne dit: 12 août 2013 à 21 h 51 min

Pour avancer encore et encore, tiens, je confesse.
Evergétisme.
J’ai calé (encore merci wikiki).
Preuve que sans zeno et u. je suis perdu, je stagne.
Pourquoi croyez-vous que je suis là ?

Pour savoir si Lady Gaga est Crow, Sioux, Apache ou Cherokee ?

zeno dit: 12 août 2013 à 22 h 48 min

merci Sophie, désolé, effectivement je venais de le lire : 2 millions d’euros.

Johnny est Cherokee et pas comanche : je venais aussi de le lire.

le problème est que si personne ne se trompe il n’y aura plus à envoyer un commentaire pour corriger l’imbécile qui fait des bourdes nous n’arriverons jamais à dépasser les 100 commentaires.

d’ailleurs c’est pour cette unique raison que je me trompe. (la traduction de zeno en français c’est faux cul)

pado merci comme ça nous serons deux à stagner.
avec un peu de chance nous allons devenir majoritaires et nous pourrons dicter notre loi aux autres qui ne connaissent le bonheur de stagner.

vous êtes encore avec les marmottes de la Tarentaise? (comme les pantoufles : les tarentaises..)

JC.... dit: 13 août 2013 à 4 h 45 min

Certains me le reprocheront – ils auront bien raison de le faire, courroucés – il y a des questions qu’on ne pose pas aux jeunes femmes de qualité s’occupant d’imagerie animée…

Sophie, auriez vous dans vos fichiers une photo d’identité mise en scène comme chez les Borghèse, genre Pauline du blog d’Assouline décontractée sur son Récamier, draperies, chevelure en choucroute ?

C’est pour ma collection de critiques (j’ai déjà Assouline sous le regard de Roselyne Bachelot !… et d’autres…). Bien à vous !

u. dit: 13 août 2013 à 8 h 52 min

JC, grossier personnage.

Un visage et une voix, nous avons tout ce qu’il nous faut.

(En route vers la centaine?
Allez, pado)

JC.... dit: 13 août 2013 à 9 h 17 min

U.,
Tu as su maîtriser les dures lois de la nature qui nous entraînent au péché dans une violence inadmissible. Ta sagesse te guide là où mes grossièretés m’empêchent d’aller. Félicitations.

Pourtant, ce découpage que tu fais d’une personne en « fonctions suffisantes » me rappellent trop la modélisation robotique si chère aux cœurs astucieux de nos amis cipanguais…

Par ta faute, je vais mentir car contraint de présenter de (fausses) excuses.

Avon dit: 13 août 2013 à 9 h 53 min

Hélas, JC, je crains de ne pas avoir le genre de photo que vous réclamez. Cependant, je vais chercher, je m’en voudrais de ne pas faire partie de votre collection..

avon dit: 13 août 2013 à 11 h 26 min

Bien, mettons nous d’accord pour hi, hi, et que je passe à autre chose – en même temps, c’est intéressant les onomatopées…

renato dit: 13 août 2013 à 12 h 12 min

TLF :

« Non, Madame, mais non seulement il faut faire attention aux cendres ! à cause des papiers par terre! Ça prendrait feu facilement! Hi! hi! » il faut bien rigoler un peu…
(Céline, Mort à crédit).

L’hygiène ça compte quand même. Mort aux poux ! Mort aux pions ! Morpoux morpions pas mauvaise celle-là. — Hi, hi, fit Jacques. — Trêve de rigolade (Queneau, Loin de Rueil).

Remarque : Dans cet emploi hi, hi, hi sert à transcrire un rire forcé, à la différence de ha ha ha ou hé hé hé.

JC.... dit: 13 août 2013 à 12 h 32 min

Renato,
lorsqu’on est tenancier, geôlier, aubergiste de blog, ou client ou visiteur, ou victime de l’anonymat virtuel qu’il autorise, l’usage du rire forcé, mutin, charmant, protège. Il est un excellent moyen de défense. Hi hi hi …!

Passons à la Corse, à ses pas de côtés … cela nous rappellera bien des réunions proprement stupéfiantes !

u. dit: 13 août 2013 à 17 h 59 min

C’est un rire franc.

C’est ce à quoi on devrait avoir droit, quand on finit le travail commencé.

Buona serata!

avon dit: 13 août 2013 à 18 h 28 min

Merci u.!! Youpi! on a dépassé les 100! Moi, j’aime les gestes profondément enfantins. Ou plutôt ce qu’il y a d’enfantin dans certains gestes.

JC.... dit: 13 août 2013 à 19 h 46 min

Sophie,
je me réjouis avec vous du succès de votre blog et de votre intérêt pour cette crapule de U. qui, soyons clair, ne fait que du chiffre !

avon dit: 13 août 2013 à 21 h 11 min

JC, vous le savez et y avez largement brillé: toutes les contributions sont bienvenues et bonnes à prendre… Et si on allait chez les Corses comme vous le proposiez à l’heure du déjeuner?

pado qui soutient Sochaux dit: 13 août 2013 à 22 h 40 min

Alors là Monsieur Zhu, respect.
Bon 107 ça fait un peu Peugeot bas de gamme mais faut pas rêver pour se payer une 806 va falloir ramer et économiser sur les autres blogs.
Le mieux c’est de tenter 130 chez les Corses, c’est leur vitesse minimum sur les routes du Cap côté Ouest.
Sans une goutte de Nicrosi.

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