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La République Du Cinéma

« The Joker », psychopompe des traumatismes noirs : pas droit à l’Excuse

Par Annelise Roux

C’est parti. «Joker» de Todd Phillips, vendredi dernier sur les écrans aux Etats-Unis, ayant déjà fait quelques apparitions françaises (le cinéma Pathé, c’était Caen ? de quoi ravir les amateurs de Raymond Devos) sort en salles le 4 octobre
Après le rugissement Lion d’or de la Mostra, inhabituel pour un objet de (ce) genre, des bribes de polémique éclatent dans le ciel pollué de Gotham, avant même l’arrivée sous les yeux du grand public. Le Point s’en est fait l’écho, Philippe Guedj signant un «Le film rend-il violent ?» dont je vous laisserai peser la réponse en achetant le journal

C’est une mode diversement agréable chez les productions JJ Abrams, Marvel, ou DC Comics : remonter aux origines, faire «l’avant de l’après», bien après… Il n’y a qu’à constater cela avec Star wars, où la jeunesse de Hanakin s’est retrouvée sous microscope. En général cela peut aller du très moyen, du rapetassage historique blockbuster (laborieuse narration du mariage et de la paternité brisés de Lensherr, «Origins») au meilleur – «X-men, Le Commencement» de Matthew Vaughn, bon réalisateur du «X-men» où on apprend comment Le Professeur Xavier, avant d’être ce tétraplégique zen, chauve et télépathe fut un James McAvoy, séduisant jeune prof surdoué, issu d’une richissime famille qui s’amusait à traquer les anormalités génétiques tout en draguant de ravissantes Madame Peel en mini-jupes, comment il devint le meilleur ennemi d’un garçon juif qu’un nazi avait mis au défi de faire bouger une pièce sans la toucher, sous peine de voir sa mère exécutée par sa faute : ainsi Eric Lensherr (qu’il soit en Ian McKellen ou Michael Fassbender, on acquiesce à l’incarnation) transfiguré par la colère, l’impuissance et le désespoir devint-il «Magnéto»…

Pour dire que le schéma n’est pas neuf. La saga Batman aux grandes figures, Bruce Wayne, orphelin fortuné tombé dans un puits où l’ont effrayé les chauve-souris, devenu justicier, Alfred (Michael Caine a fait l’affaire impeccablement) son mentor et «père de substitution» au manoir affrontés à leurs démons, leur éternels ennemis, n’y échappe pas.

Avant de tordre le nez devant la naïveté des odyssées – elles ne remplaceront certes pas Homère, tandis que, dans les faits, en nombre, les adolescents et jeunes adultes de la planète vous réciteront mieux dans le texte les répliques de Yoda, Kylo Ren, Tony «Ironman» Stark ou «L’Epouvantail», autre mythique tourmenteur de Batman, qu’ils ne vous rediront au mot près celles d’Ulysse dans l’Iliade… L’amertume n’y changera rien, et il faut être capable de voir en indépendance ce que ces films ont développé d’éventuelles beautés, de trouvailles
Comme Bryan Singer, (usual suspect poursuivi quant à lui comme son camarade Kevin Spacey pour – très gros – soupçons de fêtes galantes «auditionnantes» de sweet sexteen masculins sans qu’on se mêle d’effacer son nom du générique après découverte hypocrite du pot-aux-roses), Vaughn a fait belle oeuvre du côté des X-men, bourrant son film de pépites visuelles majestueuses (la Femme Diamant qui envoie un leurre pour batifoler avec le général libidineux auquel elle souhaite extorquer des renseignements et observe la scène à distance, les obus, roquettes, missiles etc. arrêtés en plein air par Magnéto, suspendus contre le bleu du ciel au-dessus du navire menacé où l’amiral soviétique, très digne, a dit un adieu ému à son équipage…)

Todd Phillips va s’intéresser à Arthur Fleck, comédien de stand-up raté des 80, clown de rue ou proposant ses maigres services à l’hôpital, végétant à Gotham, vivant seul avec sa mère, affublé d’un handicap mental qui le fait verser dans d’incontrôlables rires (Forman, appuyé de connaissances historiques, ayant flairé peut-être un syndrome de la Tourette chez Mozart avait doté son «Amadeus», Tom Hulce de 1984, de dérapages similaires)
Tombant de Charybde en Scylla, sans appui, ignoré et maltraité par tous, de martyr humble et révoltant que fascine un célèbre animateur télé laveur de cerveau (Robert De Niro) il va devenir «The Joker», criminel inspiré à la visibilité stridente, ses atrocités toujours assorties d’un sourire… fendu

Joaquin Phoenix a perdu 23 kg pour le rôle, il n’est pas exclu à ce régime que la maquilleuse sur le tournage n’ait pas eu besoin d’user de beaucoup de talent pour le verdir ? Un grand rôle, grande responsabilité, grand honneur attention ! Le méchant de Batman est comme celui de Bond. Il s’agit d’une place exposée, enviable parmi toutes, même quand le héros, c’est l’autre… Chez l’Anglais Double 07, pas un hasard si Mad Mikkelsen (Le Chiffre), Mathieu Amalric(«Quantum of solace» ), l’extraordinaire Javier Bardem («Skyfall», mon préféré ) ou Christoph Waltz («Spectre», quant à l’acteur mon cœur balance) s’y sont succédés

Plus que «Premier Ministre» ! Le Joker n’inaugure pas les chrysanthèmes !
Il force beaucoup de braves gens à courir les rues, affolés, les veuves à en apporter sur les tombes creusées par ses crimes de plus en plus nombreux, maléfiques ! Psychopompe des noirceurs, des refoulements et des méchancetés, diablerie : son terrain suscite plus d’inventivité éventuellement que celui du gentil… Bruce Wayne/Batman a eu droit à Danny De Vito en «Pingouin» («Batman Returns», Tim Burton, sans doute un des sommets),  Jack Nicholson (dans le premier Tim Burton) et le regretté, pas seulement dans «Brockback Mountains» , l’Australien Heath Ledger (dans «Dark Knight», Nolan) en clown éponyme arborant la redingote violette, la chemise bronze et la lavallière bleue…

Non seulement je ne méprise pas ces films, mais je n’en manque pas un, j’y vais depuis l’enfance ! Probablement car le seul cinéma à proximité, trente-cinq kilomètres, les diffusait davantage toute ma jeunesse que ceux de Godard. Je devrais être ravie, même si… cela n’a pas empêché de puissantes énigmes lointaines, la magie Jean-Luc et tant d’autres de déborder !
Je le suis en partie, sans être assurée de devoir grand-chose à Todd Phillipps.

Sujet en or, l’exploitation est facile… Il faut voir d’où cela vient. Co-producteur, Bradley Cooper qui était en tant qu’acteur dans les premiers «Bad trip», œuvres potaches ayant fait le succès initial du cinéaste primé à la Mostra. Là non plus, aucun mépris – Cooper construit depuis la série «Alias» où Jennifer Gardner incarnait un agent secret agréablement «plastique» une carrière ambitieuse et qui n’est pas idiote
Son duo avec Todd Phillips rappelle un peu, à l’envers, Wes Anderson s’appuyant sur le tremplin du copain Owen Wilson pour lancer une œuvre barrée, plus fine… «A star is born» où il officiait comme réalisateur et acteur, dépouillant Lady Gaga de ses couches de maquillage et atours extravagants, était joli coup…malgré tout, pour en revenir à «Bad Trip», tremplin «Joker», l’autre larron de la bande, le décapiteur de girafe, cou coupé tel le soleil apollinien par distraction, Zach Galifiana, il n’a jamais eu le génie d’un Philip Seymour Hoffman… pasteur luisant, concupiscent, constipé, s’apprêtant à noyer l’esclave noire engrossée pour demander pardon à dieu («Retour à Cold mountains») , infirmier émotif de Jason Robards, à la ville Monsieur Lauren Bacall agonisant dans «Magnolia» de Paul Thomas Anderson, celui-ci cramait la pellicule avec constance…
Phoenix est de la même trempe : un comédien avéré, bon partout, toujours ! Ils sont quelques uns, pas nombreux, dont je le dis : bon, même si le film n’est pas terrible !

Serait-ce sa cicatrice au milieu de la lèvre, ce côté cousu, vestige d’un probable bec de lièvre ? «Pingouin»/Danny De Vito, était jeté aux égouts par une mère décevante du point de vue de Winnicott, pas suffisamment attentive, du fait de sa laideur (il a justement un handicap de cette nature…) Prédestination pour le rôle ? Phoenix, actuel compagnon de Rooney Mara, frère de Summer, épouse ou ex Casey Affleck mister Manchester by the sea, est un enfant de la balle tellement séduisant !

«The Master» (2012), ou «Inherent vice» (2014)… adapter Pynchon était une gageure, néanmoins il tirait son épingle du jeu. Commode – il ne l’était pas trop et cependant, tout à fait, dans «Gladiator», Ridley Scott de 2000. ..Johnny Cash ? Je n’ai jamais été fan des biopics, enfin… chez Mangold, «Walk the line», il sciait en homme fragile affublé de troubles psychologiques et sexuels…  Juste, il l’est à chaque fois ! Cela doit être de famille – je pense évidemment au frère, River, narcoleptique for ever chez Gus Van Sant avant de l’être devant la Viper Room de Johnny Depp, définitivement
Le diriger revient à conduire une merveille qui va toute seule. Il ne se contente pas d’hériter d’un costume légèrement modifié (le voilà en chemise ardoise, gilet jaune et veste orange), il écartèle les coutures, réinstaure une fêlure en silhouette hâve, d’une virulence d’autant plus grave qu’on le sait victime à la base

Voilà donc ce qui a choqué les Américains, et pour le coup, a de quoi réjouir par contraste ?
Que le Mauvais ait des excuses, mon dieu, c’est vrai !… et si cela devenait trop compliqué ? Plutôt que d’interroger la NRA, la parole présidentielle dans le rôle des tueries de masse ou réfléchir sur la peine de mort, ils vont chercher des noises au Joker ? Le document mis en lien par Jean-Marcel Bouguereau où Pierre Conesa sur France Culture détaillait comme il est moins gênant d’envoyer Rambo chez «les Viets» récupérer des frères d’armes au prix d’un nombre de morts incalculable en lui-même assez parlant ! Limites vite atteintes de ce que Frédéric Bonnaud nomme «le cinéma américain majoritaire décérébré».
Du moins Todd Phillips s’en sera-t-il légèrement écarté – pour un blockbuster ?

Etant tombé dans le domaine public via une dédicace à mon égard, imprimée sur le livre lui-même, («Homo biologicus», paru chez Albin Michel début septembre), je ne ferai pas mystère de mon attachement amical pour le professeur franco-sicilien, grand prix Inserm et prix Lamonica Pier-Vincenzo Piazza, couronné pour ses travaux de recherche fondamentale en neurobiologie sur l’addiction (tabac, cannabis, héroïne, cocaïne, alcool, crack, crystal meths etc.), les attitudes «délinquantes», la dépression, le stress post-traumatique et les maladies dégénératives : ses conclusions ont, de facto, à la tribune du Collège de France, arraché au domaine du «vice» des comportements qui s’y voyaient contenus par la morale, les faisant basculer dans le «champ thérapeutique» où ils ne correspondent plus qu’à la tentative – forcée, douloureuse – d’un rééquilibrage d’une chimie déréglée par les épreuves, l’absence de bonheur ou de sérotonine stable….

Et c’est ce Joker là, ultra violent mais encourant le risque d’être «excusable» qui aura incommodé les ligues de vertu, dont cela brouille les lignes ? Réjouissant !
Pourtant le résultat, s’il séduit par la matité brute de l’interprétation, la noirceur d’un envers qui laisse ouverte la question des responsabilités multiples au lieu de l’accablement d’un seul coupable, donne le sentiment d’une récompense qui vient trop tard, attribuée à un héritier qui la mérite moins que les pionniers l’ayant précédé
«The Joker» de Todd Phillips est ainsi la vitrine améliorée, récente, d’un long travail dont il ne représente pas la fleur, mais une version efficace et survoltée, annonce d’une probable salve DC Comics Black, plus expurgée et calculée qu’il n’y paraît néanmoins, de celle inaugurée par les prédécesseurs. Quand même c’est bien fait, ça pulse… assez gonflé par exemple de représenter Arthur remisé sèchement dans le bus par… une femme noire. Bon signe égalitaire contradictoire post Obama, selon lequel la communauté noire n’a aucune raison d’être représentée blanche comme neige et suscitant toujours la sympathie ! La défection de la psy…Joli pied-de-nez oxymorique, peut-être, difficile à saisir?, à la réticence trumpesque… Elijah Cummings, député démocrate à Baltimore, en avait fait les frais… sa circonscription qualifiée par le méché blond Donald de dégoûtante, infestée de rats… Le Joker déçu ou persécuté aussi par les Noirs prouve une united-colors-of -anti-heroes…  fine façon de se passer de la contre-bénédiction de celui qui détient le manche dans un manichéisme stupéfiant…

Cependant pour faire la différence, parce qu’en calligraphie le premier geste entraîne tout, pour l’esthétique farceur, la douceur fragile et méchante, l’héritage Tourneur des tourments, l’humour d’une extrême mélancolie et l’érotisme embusqué sous le portrait de la vieille fille secrétaire dévouée ne vivant que pour son chat, jetée par la fenêtre par un patron scélérat dont elle a surpris les combines, revoyons ainsi, par pur plaisir, après avoir évoqué le «Penguin» durement winnicottien de Tim Burton, cet extrait du joyau «Batman returns», où Pfeiffer souffle et crache, se lèche la patte en combi vinyl ou danse collée contre Bruce qui ignore son identité (elle aussi), boit du lait qui rejaillit sur sa gorge après avoir bombé de noir sa maison de poupée…

Meow meow, hell here, en improbable sous-titrage, (encore mieux) :

https://www.youtube.com/watch?v=XcQlzNNRK1o

«The Joker» de Todd Phillips, sortie le 4 octobre     

 

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commentaires

325 Réponses pour « The Joker », psychopompe des traumatismes noirs : pas droit à l’Excuse

puck dit: 3 octobre 2019 à 7 h 10 min

Edel dirait encore un roman d’apprentissage où l’on apprend à sortir de la naïveté de l’adolescence et des belles romances sous la belle lumière de la pluie de Gotham pour finir au tribunal avec des tonnes de pensions alimentaires bio à payer à une femme cruelle et en plus un casse burnes sur le dos qui se prend pour une chauve souris.

puck dit: 3 octobre 2019 à 7 h 36 min

n’empêche que le coup du beau roman d’apprentissage où l’on apprend à sortir de la naïveté de l’adolescence cela ne concerne que ceux qui en sont sortis un jour, et donc évidemment pas woody qui n a pas encore fini sa crise d ado d ou sa sempiternelle attirance pour celles qui ont un corps de femme avec une cervelle de gamine de 12 ans…

cela dit Batman c’est pas mieux, il est rare de tomber sur des enfants de plus de 10 ans qui réclament encore une tenue de Batman pour Noel.

quant à rouler avec une batmobile même un joueur de foot du psg qui touche 10 millions d euros par mois préfèrent rouler en aston martin

puck dit: 3 octobre 2019 à 7 h 43 min

cela dit être à ce point encore branché sur des lolita à cervelle moineau à 83 piges cela relève plus de la performance sportive que de la prouesse artistique.

puck dit: 3 octobre 2019 à 7 h 47 min

je dis ça parce que ma femme vient de me dire que ça lui faisait tout drôle de se coucher après avoir vu le decathlonien kevin meyer à la télé et de se réveiller en me voyant moi…
Dieu que les femmes sont cruelles…

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 7 h 55 min

« C’est une mode diversement agréable chez les productions JJ Abrams, Marvel, ou DC Comics : remonter aux origines, faire «l’avant de l’après», bien après… »

Comme pour ce film ?
https://www.youtube.com/watch?v=sKMM9maI4f4

« la chemise bronze et la lavandière bleue… »

Jolie pour la lavallière !

puck dit: 3 octobre 2019 à 8 h 01 min

ps :l aston martin la mieux équipée ne coute que 300 mille euros
du coup, avec ses 30 millions d euros par mois neymar et ronaldo peuvent s en payer 3 par jour.

quand on sait ça on voit les james bond autrement, d ailleurs quand on se promene aujourd hui sur new bond street a londres il n y a que des bentley decapotables

bond street c etait une des rues prises par Clarissa pour faire ses courses.

puck dit: 3 octobre 2019 à 8 h 24 min

désolé, juste pour ramener à la question poilitique et après je pars.

c est marrant de constater que le succès de ces films accompagne la fin de la conscience politique chez les individus, comme si ces individus avaient voir sur les écrans des personnages incarner une puissance et un pouvoir qu ils ont perdus, pouvoir de créer un monde juste débarrassé du mal.

alors que ces sujets spectateurs, ayant perdu toute conscience politique, s ils possèdaient le pouvoir de magnéto ils l utiliseraient juste pour devenir acupuncteur.

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 8 h 35 min

Vus deux films hier, « Alice et le maire » de Nicolas Pariser avec Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier, beaucoup de bla-bla pour pas grand chose, et « Ceux qui travaillent »  d’Antoine Russbach avec le toujours impeccable Olivier Gourmet. L’histoire d’un cadre supérieur, plus ou moins bon père et bon mari, employé modèle, qui, a force d’avoir le nez dans le guidon, en perd tous sens moral. Rien de bien réjouissant…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584393&cfilm=266777.html

chetouane dit: 3 octobre 2019 à 10 h 29 min

« Arthur remisé sèchement dans le bus par… une femme noire. Bon signe égalitaire contradictoire post Obama, selon lequel la communauté noire n’a aucune raison d’être représentée blanche comme neige et suscitant toujours la sympathie ! La défection de la psy…Joli pied-de-nez oxymorique, peut-être, difficile à saisir?, à la réticence trumpesque… Elijah Cummings, député démocrate à Baltimore, en avait fait les frais… sa circonscription qualifiée par le méché blond Donald de dégoûtante, infestée de rats… Le Joker déçu ou persécuté aussi par les Noirs prouve une united-colors-of -anti-heroes… fine façon de se passer de la contre-bénédiction »

Epatante Annelyse R ! Significatif d’observer les places distribuées à « la diversité ». L’extrait Conesa parlait des Mexicains truands, Roubaix, Desplechin donnait un commandant Daoud défenseur de la paix musulman sans alcool; le stade, pas terminal parce que cela n’est jamais terminé, de l’intégration étant d’arriver à montrer sans faire bondir une réalité sociale déplaisante, des Beurs zoneurs et dealers en bas des immeubles, tout en sachant que cela ne correspond à aucune classification d’ordre religieux ni racial.
Bien vu d’estimer qu’un blockbuster attribuant un sale rôle à un Noir peut être, selon contexte, une subversion supérieure à la représentation classique de victime.

Une observation : lisant le casting, à vue de nez l’héroîne est Afro-américaine ou métisse : Philips a dû veiller à panacher sa liste pour ne pas se faire allumer non plus. Le nouveau Spiderman, M.J des comics de l’enfance, la rouquine Kristen Dunst remplacée par une très jeune femme black à tomber…

Vu passer le débat Green, Martel, chercheur lui aussi. Trop occupé pour participer. Les notations homos y tiennent une large part, ce qui préoccupe est l’oukase qu’il en tire, Green devenu « sujet d’étude pour chercheur littérature genrée homo bi trans », exit le reste, fort de café.
Je bosse sur la diversité, le Maghreb, Tamazha, pas pour autant que je vais récupérer le moindre grain de sable pour le revendiquer dans mon champ.

Vincent dit: 3 octobre 2019 à 10 h 45 min

ho Anne- lise, qu’il est bon votre dossier.
y a TOUT !sur galifina//Phil Hoffmann comparaidon defav, entièrement juste ou XMen Commencement de Vaughnn = OUI….
Batman returns, cent pour cents d’accord c’est la rolls; même meilleur pour les connaisseurs qu’Edward mains d’argent ou Ed wood mais il faut s’y connaitre.Tim BURTON prouesses technik ET visuelle ET scenario. L’extrait Selina est Giant.
Il me tarde de voir celui-ci TD avec joachim Phoeinx totalement bottant…

Jazzy alors c’était pas bien???Je voulais allé pour des raisons moyen avouables, car Ana.Demoustier très très mignonne, pas le temps. Je tarp piaffe p THE JOKER….faut choisir.

A +

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 11 h 05 min

Moi, « Alice et le maire » ça ne m’a pas convaincu, Vincent. Cela m’a rappelé aussi de mauvais souvenirs, quand je travaillais à la Mairie de Paris… Mais la critique est plutôt bonne dans l’ensemble et attendons de voir ce qu’Eriksen en dit !

Dubruel dit: 3 octobre 2019 à 11 h 06 min

‘Anaïs Demoustier très mignonne’, 10H45.
Vous avez toute mon indulgence, Vincent !

Dossier d’AR en titane. Mon respect.
Martin Landau, sacré acteur dans ‘Ed Wood’. Votre transformation de Selina-Félina de fin de billet en Catwoman, que je n’avais plus en tête précisément, monte les enchères au plafond.
‘Lavallière’ 7H55, il faut proposer le moyen mnémo qui tue à notre A.R, Jazzi ! Cédric Villani ‘Spiderman’.
‘Alice et le Maire’, ils auraient dû tourner à Pau. ça aurait appâté Martel. Pas sûr ceci dit que sa lecture histrionique du journal ait été bien comprise. Péché par excès de zèle.

Marie Helene S dit: 3 octobre 2019 à 11 h 40 min

Piaffements egalement chez moi. Quand le MK2 ouvrira ses portes un mouvement de foule est a craindre…

‘ ses conclusions ont, de facto, à la tribune du Collège de France, arraché au domaine du «vice» des comportements qui s’y voyaient contenus par la morale, les faisant basculer dans le «champ thérapeutique» où ils ne correspondent plus qu’à la tentative – forcée, douloureuse – d’un rééquilibrage’
Passionnante approche, chere A.R ! Apprecie votre remise en perspective avec la discussion engagee par Pierre Conesa signalee sur France C. par J.M.Bouguereau. (Ou est-il d ailleurs? Un moment sans lire sa signature ou ai-je manque un episode?)
Cordialement.

P. comme Paris dit: 3 octobre 2019 à 11 h 43 min

Pour pouvoir se servir de la machinerie la plus lourde et la plus moderne, il y a ce type de film ou la publicité.
De l’un à l’autre je préfère le plus court.
Si pour trouver une pépite il faut se coltiner un monceau de merde …
Allez, je retourne au rugby.

Marie Helene S dit: 3 octobre 2019 à 11 h 46 min

‘le décapiteur de girafe, cou coupé tel le soleil apollinien par distraction, Zach Galifiana, n’a jamais eu le génie d’un Philip Seymour Hoffman’

unique ! Combien sommes-nous a relever les diamants malicieux de vos articles ? Stimulant sans jamais une once de mepris. Rare !

Marie Helene S dit: 3 octobre 2019 à 11 h 50 min

@11 h 43 si pour trouver une pépite il faut se coltiner un monceau de merde …

Difficile d y echapper en ayant des enfants… un moyen de communication ?

P. comme Paris dit: 3 octobre 2019 à 12 h 08 min

Aucun.
J’en suis resté à Guignol du Champs-de-Mars.
Laurel et Hardy me faisait pleurer.
Qu’est-ce que vous voulez, Droopy ne sait pas faire le beau.

Annelise dit: 3 octobre 2019 à 13 h 21 min

« Lavallière », à la place de « lavandière » corrigé grâce à vous, Jacques
Zeus 8h44, bonjour chez vous aussi, merci
il faut qu’on parle… nous avons « quelque chose en commun », cliquer ici pour trouver quoi :
https://www.youtube.com/watch?v=vO_0np2IbtY

Les développements sur « Alice et le maire » m’intéressent. .Anaïs Demoustier, la Lilloise en général bonne pioche. .dont chez Quentin Dupieux, « Au Poste ! » où en bouclettes, laide à faire peur comme chez Mocky Deneuve elle-même ne pouvait techniquement y arriver, trop superbe pour s’enlaidir vraiment en dépit de n’importe quel effort, elle apportait bcp d’étrangeté et de délicatesse surréaliste au film

Annelise dit: 3 octobre 2019 à 13 h 39 min

. .sur Edouard Bergeon, prendrai éventuellement, sans plus..ai trouvé « Au nom de la terre » sans grand intérêt, bourré de (contre, c’est pareil) clichés comme un oeuf d’élevage industriel.. la poule narrative n’a pas gambadé en plein air, manque de muscle…ça zyeute en vain du côté d’une exploration des problématiques rurales à la « Petit paysan » de Hubert Charuel, pas la même étoffe, pour tourner finalement « Sang de la vigne », où l’oenologue Benjamin Lebel-Pierre Arditi a parlé « vrai de vrai, les yeux dans les yeux » du terroir, très épisodiquement, chaque semaine à une époque sur France 3.. . M’énerve

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 18 h 24 min

« laide à faire peur comme chez Mocky Deneuve elle-même ne pouvait techniquement y arriver, trop superbe pour s’enlaidir »

C’est fort aimable pour la grande Catherine, Annelise !

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 18 h 30 min

J’attendais votre réaction sur le film « Au nom de la terre », Annelise.
Vous êtes bien placée pour en parler et pour juger de son authenticité. C’est la vision idéalisée d’un fils pour ses parents : un film plus intimiste qu’universel…

bouguereau dit: 4 octobre 2019 à 9 h 29 min

si canto dans son meilleur role..et un peu postproduit..avait grossi pour l’outremangeur qu’avait bien plu aux fouteux comme jicé et dirfilou..c’est au machinist que j’ai pensé..meilleur role de christian bale..fime qui illustra si bien Shakespeare dit pas Sarkozy en caméra subjective..’faut s’méfier du maigre mécontent qu’on voit dans sa glace le matin..y nous cache tout y nous dit rien’..hurkhurkhurk..begin!

art dit: 4 octobre 2019 à 10 h 27 min

je suis impressionné voire conquis que M.jM.Bougereau, homme de cette trempe connaisse batman!!!
9h.29, cela est tout à votre honneur. BEGINS est parmi les meilleurs,j’ajoute foi à votre Opinion qui a des arguments : surtout présence de L’EPOUVANTAIL,incarnant ses craintes et peurs qu’il doit affronter.
excellent Nolan, fier de partager avec vous!!!

L’extrait d’Anne_Lise 13h.39 rabat grandement les cartes avec cet extrait incroyable de Catwoman qu’elle nous retrouve et montre RETURNS encore meilleur.
Le débat est ouvert,j’attend les avis avec impatience et la grande SURPRISE que vous connaissez aussi parfaitement, surtout Annelise.Philippe et jazzi voir Ericsen ou CHETOUANE (dslé ,obligé de dire Back home/Spiderman hyper mauvais.) sont-ils dans le cas de figure?

joker j’y vais a.s.a.p!!!

Marie Helene S dit: 4 octobre 2019 à 10 h 58 min

Pas saisi votre 9 h 29, JM.B.
‘Canto’, allusion a A.Kechiche ? Cantona, dont A.R. nous avait presente l improbable ‘Rencontres d apres minuit’ ou il etait question de dressage ‘chien’ avec Beatrice Dalle ?
L extrait ‘chat’ de la Catwoman (indomptable !) a 13 h 21, suave melange d humour et d horreur.

D avance pardon pour le hors-sujet (brievement) : decue par ‘Bacurau’. ‘Aquarius’, a cote incomparable. Je ne developpe pas davantage pour ne pas interferer a contretemps.

Dubruel dit: 4 octobre 2019 à 11 h 24 min

Le meilleur rôle de Bale ?(9H29) Pas d’accord. Celui inspiré de Brett.E.Ellis où il jouait Bateman fatigant, ça a vieilli, la faute à la série Dexter… Le découpage schizo en sacs poubelle déjà vu. Par contre barre placée haut dans deux Malick, de mémoire, ‘New World’ et ‘Knight of Cup’.
‘Batman Begins’ pas le top de la série. C’est celui-là ou l’autre Nolan où Marion Cotillard a fait tordre de rire le web en expirant? Vous aviez fait remarquer à une autre occasion que le costume de Crane, le docteur nazi, repris par (ou anticipé dans?) le clip Pink Floyd ‘The wall’.
Préférence pour Tim Burton. Le lien 13H21 fait son petit effet sur le mâle, Annelise ! Un second degré très suggestif. We all need your education.

chetouane dit: 4 octobre 2019 à 12 h 39 min

Ne vous méprenez pas, Art 10h27. Je ne sais pas pour Eriksen et les autres, mais j’accorde de l’attention au sujet. Pas voulu dire que le film avec Tom Holland était bon, ni un exemple du genre. Voulu souligner que la machinerie hollywoodienne, préventive?, a veillé pour optimiser la réception à remplacer une M-J très, trop? blanche par une jeune femme représentative du panachage.
Zendaya succédant à Kristen Dunst dans le Homecoming Spiderman, que ce soit calcul budgétaire pragmatique ou anticipation d’une évolution des attentes, donc de la fréquentation, est un phénomène observable tendant à s’accélérer. Est-ce pour autant un viatique visant à patiner les communautarismes? Rien n’est moins certain.

Vincent dit: 4 octobre 2019 à 12 h 56 min

9.29.je suis étonné que JMBouguereau cite effectivement Batman Begins, un des +déprimés/noirs et que jm néanmoins enormement car INTROSPECTIF.
Le paradis eden erotic revient à Féline souffle et crache d’Anne -lise,la fragile catW lèche la patte sur l’oreille et oiseau/découpage lumière stris/ cage.MAGNIFIQUE….allusion Jack Tourneur, avec l’extrait T.Burton vraiment master appart ombres/chats/ruelle,escaliers.

Jazzi dit: 4 octobre 2019 à 16 h 44 min

« Atlantique » de Mati Diop, Grand Prix au dernier festival de Cannes.
J’avoue avoir été un peu déçu par ce film, j’en attendais beaucoup.
Certes, l’image est belle, et les jeunes garçons et jeunes filles sont tout aussi sexy.
Mais à trop vouloir mêler le réel à l’irrationnel, comme le veut la tradition narrative africaine, la cinéaste ne parvient pas hélas à se positionner et nous sert un film mi politique mi zombi !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584395&cfilm=258259.html

Annelise dit: 4 octobre 2019 à 17 h 05 min

Quelle énergie Jacques ! Tout le monde ne peut aller ce rythme. Attendez-nous un peu, sous peine de déperditions côté contributeurs. Lu votre avis « Au nom de la terre », en gros opinions concordantes, right.. J’ai rêvé ou comme dirait notre Art national, vous étiez/êtes bien « bégé » (vu passer une photo Beau Gosse copyright Mercure de France, zyeux bleus comme le pongiste chez Charyn or not?) Irez-vous voir The Joker ? Accordez-vous ici ou là des temps un poil méditatifs, « Ad astra » par exemple aurait sans doute mérité
Bien vu, Dubruel 11h24 sur le sac de jute sans bouche en guise de visage, Cillian Murphy (Begins), Chetouane sur MJ du Peter Parker passée de rousse wasp à sublime métisse dans le médiocre « Homecoming » Spiderman – la jeune beauté plate comme une limande, peau café léger, yeux de biche mais d’une autre couleur que Jean-Marcel publicite également à grands coups d’étriers à cheval dans l’écume qu’on croirait Hermès, en fait c’est Lancôme, « Idole », il fallait y penser. ..Vincent 12h56 oui, nothing compares to.. (la Catwoman se léchant l’oreille. .moi-même, je le fais souvent… chez Marcel Aymé cela annonce qu’il va pleuvoir… ou le regard à travers les barreaux…quand elle gobe l’oiseau, et puis..)

Annelise dit: 4 octobre 2019 à 17 h 15 min

Tim Burton, que je n’aime pas non plus systématiquement, parce qu’aimer systématiquement, d’une certaine façon, c’est ne plus aimer, ou en mer étale, étant celui qui a assimilé le plus brillamment, deeply, Tourneur, en effet. .la trilogie du Jack évoquée en diverses occasions… clins d’oeil plus fins que les tributes Tarantino (jeux d’ombres). .m’intéresserait que Phil, JM, Eriksen, MH y otros amigos y mettent la patte, histoire de voir ce que ça donne

Annelise dit: 4 octobre 2019 à 17 h 16 min

17h09 bg, selon expression copyrightée
Sans vouloir vous accabler, Vincent je remarque quand même que Michelle Pfeiffer en moulant, petites oreilles et rouge à lèvres kiss kiss bang bang vous intimide moins pour réviser un « vieux » cinéma comme vous dites que la darone Huppert (sic) en train de ramper dans le Verhoeven ou Renoir au bal, dans cette « Règle du jeu » pourtant si belle où Octave exténué ôte la tête de son costume d’ours. .bizarre vous avez dit bizarre ?

puck dit: 5 octobre 2019 à 0 h 31 min

vas-y Jazzi « génial » ne suffit pas dis-nous en plus ! je ne t’aurais pas imaginé fan des Marvel, contrairement à Annelise dont je partage la fanitude.

un seul petit bémol pour le basculement de Magneto, les camps ce n’est pas le moment où il bascule du côté de la force obscure, ç’aurait été trop simple pour ce personnage complexe, le moment du basculement c’est quand il essaie de s’échapper avec sa femme et sa fille, quand les militaires le rattrapent, l’officier tente de calmer le jeu, on pense que tout va s’arranger, et là un jeune troufion trébuche ou perd les pédale et appuie sur la gâchette : c’est juste un accident, une tragédie, le mal n’est pas intentionnel, c’est juste un hasard, Magneto qui voit mourir sa femme et sa fille aurait pu le voir ainsi, comme un mauvais coup du sort, mais en fait non, était-ce le moment qu’il attendait, comme des ces tragédies grecques fondée sur l’oraculaire auto réalisateur, n’empêche qu’il mord à l’hameçon histoire que l’histoire puisse continuer, ou plutôt commencer.

dans tous les autres cas les américains s’arrangent en effet pour trouver les raisons du mal, dans les séries « grand public », les films, Hannibal and co, les pires bourreaux ont toujours été des victimes avant de devenir des méchants, c’est même la cause de leur méchanceté.

pourquoi cette insistance du cinéma (et des série) à vouloir tenter de « déresponsabiliser » les pires criminels ?

pour mettre le public en porte à faux ? le déstabiliser ? probablement pas.

la religion ? le poids du protestantisme toujours présent ? sans doute.

je crois que le but est d’interroger la question de la loi, une espèce de sujet philo « la loi doit-elle être morale » ou « la loi doit-elle être juste » genre de sujet piégeux ou si l’élève répond « oui » il se fait torcher par le correcteur. sempiternelle du jeu de la souris entre responsabilité et culpabilité, la loi n’a qu’un seul objectif : protéger les gens qui se baladent dans la rue ou ou pour qu’ils puissent aller retirer prendre des sous à la banque su leur compte d’épargne sans avoir un clown qui débarque pour dévaliser les coffres en tirant sur tout ce qui bouge.

voilà ce qu’essaie d’enseigner le cinéma aux citoyens, la loi est là pour les protéger.

ce qui est loin d’être évident dans nos contrées occidentales, surtout aux us, un pays qui pour chacune de ses dernières guerres aura perdu moins de militaires durant les combats que par suicide à leur retour.

pas évident de comprendre la logique de ce pays qui ressemble à une sorte d’immense asile à ciel ouvert et déclenche tous les vingt ans entre deux crash boursiers des suicides collectifs à grande échelle, à côté du général McNamara le Joker fait figure de clown.

je crois que c’est dans Viceland (vineland ?) que Pynchon fait dire à un de ses personnages que tout américain se rend compte un jour ou l’autre que sa mère patrie est en vérité une mère ui se prostitue, ce doit être traumatisant de tomber un soir sur sa mère en train de faire le tapin au coin d’une rue, d’autant que toutes les prostitues rêvent que demain sera le dernier jour de tapin et que ce client sera le dernier de ses clients, sauf que ça n’arrvie jamais, les années passent et elles se retrouvent encore à 60 piges en train de faire le trottoir, mais l’Amérique est un pays de rêveurs, le grand rêve américain est justement celui d’une prostituées.

pas évident de trouver une logique à tout ça, mais s’il doit exister des pistes de compréhension pour le public en quête de réponses et d’authenticité sur ces grandes questions métaphysiques telles que le posait le théâtre grec, il le trouvera probablement plus dans les Marvel que les films de Woody Allen, il me semble.

Jazzi dit: 5 octobre 2019 à 12 h 09 min

« Joker » de Todd Phillips.
Décidément, le cinéma me réservera toujours d’agréables surprises sur prises !
N’étant pas un familier des « productions JJ Abrams, Marvel, ou DC Comics » ni un lecteur des séries de BD sur Batman et autres hommes araignées, et compte-tenu du « pas terrible » d’Annelise, grande spécialiste en la matière, je m’attendais à être déçu, voire de m’ennuyer passablement à sa projection.
Allais-je sombrer dans un insondable et voluptueux roupillon ?
Tout au contraire, j’ai vu le film, l’ai aimé et en suis sorti en proie à une totale jubilation !
Je l’ai appréhendé comme un objet en soi, unique et dépourvu de toutes références génétiques ou d’appartenance généalogique : plus comme un film d’auteur qu’un film de genre.
Aussi ne suis-je pas étonné qu’il soit reparti de la Mostra de Venise avec le Lion d’Or en poche.
Au début, dans ce Gotham vintage imaginaire, j’ai pensé au New York nostalgique de Woody Allen.
Mais aussitôt les choses se sont corsées et on a alors basculé dans l’atmosphère violente propre à l’Orange mécanique de Stanley Kubrick.
Mais ici le héros, est avant tout une victime : de sa mère, de ses collègues de travail, de la violence urbaine en général.
Le vieux garçon, sous son masque de clown triste, condamné à être éternellement souriant et joyeux, va se transformer sous nos yeux, et sous nos applaudissements, en un justicier impitoyable.
Mais néanmoins plus juste que cruel.
On ne peut alors que compatir et applaudir à la vengeance.
Car Super Phoenix ne dégomme que les méchants : les voyous en tous genres, les politiques véreux, les bourgeois méprisants, les animateurs cyniques, tel Robert De Niro…
Il va devenir, à son corps acceptant, d’être le héros spontané d’une horde de victimes en révolte.
Superbe scène où les flics à ses trousses dans les rames du métros bourrés de clowns clonesques, paille dans une meule de foin, ne peuvent plus le reconnaitre.
On songe alors aux Gilets jaunes transportés dans l’univers trumpesque, que le film de Todd Phillips m’a rendu par contre-coup plus sympathiques !
Grâce à Joachim Phoenix, aux allures d’un Michael Jackson non pédophile, le film prend dès lors une dimension hugolienne.
Mélange de Quasimodo et de Gavroche, il devient le vengeur fardé de tous les Misérables de la terre, et le film tourne à l’éloge de la folie.
Jubilatoire, vous dis-je !

Eriksen dit: 5 octobre 2019 à 13 h 03 min

Alice et Le maire.
Alice a-t-elle à voir avec celle du pays des Merveilles ? En un sens elles se ressemblent : curieuses, courtoises, à l’écoute… et l’ennui les poussent à changer de monde. Les deux œuvres sont des critiques de l’ordre établi, avec une différence notable cependant dans le rapport à la réalité : l’une est onirique ironique; l’autre réaliste et programmatique. Alice, philosophe de son état, est une invité surprise à la table du pouvoir: une lubie de Théraneau, maire de gauche, qui n’arrive plus à penser : qu’il s’en rende compte est méritoire. On peut imaginer qu’il se voit en Catherine II invitant Diderot, qui plus est dans la ville dite des Lumières.
Il doit bien y avoir un peu du malaise de Diderot à la cour féodale de Russie dans les premiers pas d’Alice sous les ors du pouvoir de Lyon : suis-je une caution ? Elle fera de ce malaise le centre de sa réflexion politique : pourquoi si peu de modestie ? Vont s’articuler à la modestie un dégagisme soft et un transfert du pouvoir au féminin. Le maire l’avait senti, et même déjà accompagné -croyait-il – par son choix d’une cheffe de cabinet joliment féminine mais par trop masculine en son genre. Mais la vraie évolution c’est Alice, un femme au pouvoir sans l’avoir désiré. Parizer lui évite la folie des grands mots et nous épargne l’immodestie d’un Happy end politique. Alice et le maire est un conte de fées déguisé en échec story par décence de l’époque. Les 4/5 du film sont baignés d’humanité franche, de pragmatisme de petit groupe et de poujadisme à la marge – Parizer joue sur l’effet Capra et sa fin respectueuse des codes du temps – Molière faisait cela aussi -ne suffit pas à annihiler un espoir par trop inconvenant.
Symboliquement la question subsidiaire du film pourrait être : « de quel homme ont besoin les femmes de demain ? ». Pas du vieux mâle alpha socialiste, pas du jeune loup ridicule de l’agence de com, pas du pauvre amant sensible nourri aux passions tristes… Ne surnage que le bon ami beccu, épaule toujours là, désexué mais désirant, disponible … et modeste. Si dans Ad Astra la masculinité nouvelle était encore fortement testostéronée, elle semble ici passer en mode veille au deux sens du terme. La réponse à la question posée est dans la paternité de l’enfant d’Alice né 3 ans plus tard, et laissée à l’interprétation de chacun…je parie sur l’ami.
Tandis que l’archonte mâle se retire dans les lectures fort signifiantes et choisies par Alice (Rêveries du promeneur solitaire, Bartleby), il perdure des nouvelles paroles entendues un manifeste politique à minima – modestie oblige – qui fait son chemin dans les esprits qui le souhaitent. Une propagande douce qui laisse place à l’appropriation. Néanmoins, toute cette modestie n’est-elle pas immodeste dans son désir de convaincre, si déguisée soit-il ? le changement radical serait de poser les questions au lieu d’y répondre.
Allez, encore un effort.

Jazzi dit: 5 octobre 2019 à 13 h 29 min

Ouais, Eriksen…
Alice est-elle là pour aider le maire à penser ou à bander ?
La grande question de ce film, dont le réalisateur nous dit qu’il n’aurait pas pu être tourné à Bordeaux, est comment peut-on encore être de gauche et progressiste aujourd’hui ?
Moi qui ai assisté un peu à la même chose qu’Alice, mais à la mairie de Paris, l’affaire est depuis longtemps entendue…

Eriksen dit: 5 octobre 2019 à 13 h 43 min

Oui les deux villes sont souvent mises en parallèle. Pas la même chose cependant, Lyon aurait pu être capitale de la France. Bordeaux est un peu anglaise en son ame.
Les affaires ne sont jamais définitivement entendues. Ne préjugeons pas des capacités de réinventions de ceux qui suivront.

Jazzi dit: 5 octobre 2019 à 13 h 55 min

On a l’impression que Luchini s’est un peu emmerdé sur ce tournage, Eriksen. Et la belle Anaïs n’est guère inspirée. J’ai trouvé le film trop bavard et caricatural…

Annelise dit: 5 octobre 2019 à 15 h 11 min

12h09 compte-tenu du « pas terrible » d’Annelise

En tout cas, terrible, vous l’êtes Jacques !
C’est ce que vous entendez de la phrase, attention, ce que j’ai écrit est sensiblement différent, signifie que Joaquin Phoenix arrive à être bon dans n’importe quel contexte !
Plaisir de lecture robuste de votre notule Joker. Contente que la découverte ait fait tilt

Puck dégaine le grand jeu à minuit 31, nous fait un strike, dont sur birth of Magneto après que nous avons interrogé par extrait le passage de Selina Kyle à la naissance de la Cat.. Beau post. La balle perdue, bien vue, enfonce un coin dans la certitude qui était la mienne : que le basculement est au moment exact où Kevin Bacon tire… lorsque le jeune garçon flanque en l’air le labo dont les éléments métalliques se tordent et s’arrachent. .le portail d’Auschwitz disloqué, c’était la première expression d’un pouvoir dont il n’avait jamais fait l’expérience, une révélation toujours en dehors du libre-arbitre. . La fameuse pièce de monnaie qu’Eric garde sur lui, noeud gordien et instrument même de la vengeance finale, tendrait à continuer de me faire penser que c’est à cet instant que Lensherr « devient » Magneto.. il me faudrait revoir les minutes du déroulement.. .la scène en Bavière ou à Bariloche avec les braves nazis peinards qu’il vient débusquer, le banquier à argent sale qui a le désavantage d’avoir un plombage dentaire sont à croquer.. celle de la rencontre Xavier/Lensherr, où le professeur le contraint, via sa persuasion mentale, au lâcher-prise (Magneto s’est enchaîné au sous-marin qui assure la fuite de l’assassin de sa mère, s’il le coule, c’est au prix de sa propre noyade…) rappelle « La Guerre de Murphy » de Peter Yates

Eriksen impérial sur Alice et le maire à 13h03, le débat qui s’esquisse avec Jazzi pas idiot et souriant . .on rêve qu’il voie le Phillips pour nous le servir à sa sauce

Eriksen dit: 5 octobre 2019 à 17 h 48 min

@Jazzy: « On a l’impression que Luchini s’est un peu emmerdé sur ce tournage… Et la belle Anaïs n’est guère inspiré ».
ce n’est pas mon avis. IL se plait dans un caractère fort et qui apprend. C’est un film de pédagogue et Lucchini en est un. Le bien que l’on apporte c’est parfois de se retirer ? ça le travaille peut-être, en tant qu’acteur.
C’est toujours un peu chiant les films de pédagogue,vu de certaines époques. Quant à Anais DEmoustier elle joue très bien la discrète dans la vie publique. Dans la privé, ses histoires de couple sont un peu théoriques, on y croit pas vraiment, c’est peut-etre cela que vous trouvez guère inspiré

Jazzi dit: 5 octobre 2019 à 18 h 09 min

Eriksen, ce film donne une version édulcorée, loin de toute réalité des choses.
Un maire soixantenaire, pour qui la politique est avant tout une vocation, tombe sous le charme d’un pur esprit dans un corps de jeune fille.
S’ensuit entre eux une merveilleuse histoire d’amour platonique, tandis que s’agitent tout autour les courtisans ambitieux.
Quand j’étais à la mairie de Paris, sur le modèle du maire d’alors et de droite, le directeur de la direction dont je dépendais s’octroyait un droit de cuissage sur tous les jupons qui passaient à sa portée. En passant à gauche, les moeurs n’avaient guère changées…
Alice et le maire, n’a rien de rohmerien, c’est juste un drame à l’eau de rose. Ces deux excellents comédiens sont bien au-dessous de leurs possibilités…

puck dit: 5 octobre 2019 à 20 h 53 min

Jazzy ! encore des histoires entre la maman et son fils ? comme Almodovar ? incroyable !

mais sur ce coup rassure-moi c’est pas du Almodovar ? parce que ce film va être vu par des dizaines de millions de personnes à travers le monde entier, il faut que le message envoyé soit clair et précis !

il faut du basique, que les gens en ressortent avec en tête un slogan du genre : « si vous éduquez mal vos enfants vous en ferez des monstres »

ça c’est la culture ! on revient au théâtre à Athènes, envoyez un message clair à tous les citoyens. Parce qu’il n’existe pas un monde des livres, un monde du cinéma etc… il n’existe qu’un seul monde humain dans lequel vivent tous les humains et voilà.

« si vous n’êtes pas gentil avec vos enfants ils deviendront des montres ».

parce qu’il est évident que si sa mère se comprte comme ça c’est parce qu’elle même a dû subir le même sort de sa mère qui avait elle aussi été maltraitée par sa mère qui subissait les tortures de sa mères, et comme ça tu remontes la filière jusqu’à Adam et Eve. Quoi d’autres pour arrêter ce cycle infernal que la culture ? c’est bien son rôle.

les américains sont modernes ils emploient des méthodes modernes, dans le vieux monde on utilisait encore la guillotine et la pendaison qu’eux étaient déjà passés à l’électricité, histoire de rappeler à tous que Faraday est un des pères fondateurs des Etats-Unis.

et les injections létales, c’est pas un truc moderne ça ? quitte à se retrouver planter comme au Texas par des rupture de stock de la boite qui fabriquaient le produit létal suite à un dysfonctionnement du service « contrôle qualité ».

même les chinois l’ont compris, en France quand on a regardé l’épisode de Black Mirror où les gens utilisent facebook pour se noter en continu on a tous flippé, les chinois l »ont vu et se sont dit « wow génial ! ».

ah Jazzi si tu savais… la culture c’est un drôle de truc, nous vivons tous dans le même monde.

puck dit: 5 octobre 2019 à 20 h 55 min

« si vous n’êtes pas gentil avec vos enfants ils deviendront des montres »

ça c’est la version suisse du Joker.

Jazzi dit: 6 octobre 2019 à 8 h 38 min

« mais sur ce coup rassure-moi c’est pas du Almodovar ? »

Non, Puck. Joker ne pleure pas sa mère, il la tue, sans peine et sans remord !

puck dit: 6 octobre 2019 à 9 h 23 min

Jazzi tu me rassures, ma foi elle n’a eu que ce qu’elle méritait, non ?

J’ai toujours vu le Joker comme un justicier, ses recrues sont tous des exclus de la société, des gens qui n’ont plus rien à perdre, les gilets jaunes de Gotham City.

alors que Batman incarne le maintien d’un ordre social visant à protéger cette haute bourgeoisie qu’il incarne aidant ainsi à perpétuer ce système injuste créant de la misère sociale qui génère d’autres situations où d’autres enfants verront comme lui un type surgir de nulle part pour tuer ses parents sous ses yeux, quelque part Batman justifie le meurtre de ses parents.

d’ailleurs même Batman a parfosi des moments de lucidité où il se demande si ça vaut bien la peine de sauver ce monde, cette ville qui ne mérite pas de survivre.

dommage que Woody Allen ne se soit jamais poser ce genre de questions sur NY et les US.

Larry Boisière, cinéaste dit: 6 octobre 2019 à 10 h 12 min

Jazzi, c’est pourquoi je préfère Aldo Movar à Almodovar et Tino Taran à l’autre zigoto de matuvu

Eriksen dit: 6 octobre 2019 à 11 h 39 min

même description que vous avec des termes moins péjoratifs : Un maire soixantenaire doute, et voit venir à lui un esprit frais, vierge de la mesquinerie et grandiloquence. Entre la philosophe et le politique, s’instaure un dialogue. Un bol d’air pour le maire, une valorisation pour la jeune femme qui doutait de l’utilité de ses études de lettres.
un beau film, non ?
« à l’eau de rose » suppose un œuvre hors sol, déconnectée de la réalité et surtout sclérosée dans l’idéalisme. Alice et le maire est une fable (son nom le suggère) et à cet titre un peu hors sol, un peu extra-réalité, mais certainement pas sclérosée.

« maire d’alors et de droite » … au moins votre opinion est claire, mains moins que l’eau qui vous sert d’encre pour la décrire !

art dit: 6 octobre 2019 à 13 h 53 min

@8h.38 jazzy,rho le spoil!!!
ce n’est pas grave, la critique tient pas qu’à ça mais faut apprendre à tenir votre langue cher Monsieur, au lieu vous laisser emporter!!!attendre pour décortiquer que tout le monde ait les éléments ou quelques jours après sortie.ET LIRE au lieu d’interpréter les phrases trop d’après vous uniquement.
Dommage votre post le 5/10était ce qu’il fallait.merci pour le wink copyright du 4, sympa.
déçu car j’ai pas pu entrer tellement c’était blindé;Vue la queue j’ai pas dû etre le seul. ce serait cool de respecter ceux qui l’ont pas vu.

PUCH. »j’ai toujours vu le Joker comme un justicier, ses recrues sont tous des exclus de la société, des gens qui n’ont plus rien à perdre, les gilets jaunes de Gotham City.

alors que Batman incarne le maintien d’un ordre social visant à protéger cette haute bourgeoisie qu’il incarne aidant ainsi à perpétuer ce système injuste créant de la misère sociale qui génère d’autres situations où d’autres enfants verront comme lui un type surgir de nulle part pour tuer ses parents sous ses yeux, »
par contre ça c’est un peu vrai premier paragraphe et après beaucoup n’importekwa; vous avez pas dû voir beaucoup,ou alors c’est dire l’inverse pour faire intello.Gotham C.est pourrie jusqu’a l’os,rien de réelle. Tout est malfrats,corruption, violence DE TOUT COTES, à tous les échellons. Batman aime plus les fêtes car trop superficiel et pourri de haut en bas, la police infiltrée, pas le moment de faire un paralèle maladroit avec encore ce drame de la préfecture où la police doit ^etre bouleversée par l’horreur d’encore une dérive.
Ce qui explique une part de batman DEPRESSIF. Gordon(pas moi!!!, Bèv m’appelle aussi du surnom gordon mais pas à cause de Batman, à cause de Mystères de l’Ouest où il y a Jim W et artemus Gordon, fermons la parenthèse), le relais joué par gary Olman dans la société normale attaquée sans arrêt par la pègre de Gotham dit , « Est- ce qu’il pourra nous pardonner tant de mal et la noirceur? »(la population le comprend mal ou trop lache pour se prendre en main!!!) et alfred, un SAGE et soignant ce personnage de justicier malade depressif répont, NON il y arrivera pas, mais il voudra essayer de vous aider quand même .

art dit: 6 octobre 2019 à 14 h 03 min

répond, mes excuses.

« Sans vouloir vous accabler, Vincent je remarque quand même que Michelle Pfeiffer en moulant, petites oreilles et rouge à lèvres kiss kiss bang bang vous intimide moins pour réviser un « vieux » cinéma comme vous dites que la darone Huppert (sic) en train de ramper dans le Verhoeven ou Renoir au bal, dans cette « Règle du jeu » pourtant si belle où Octave exténué ôte la tête de son costume d’ours. .bizarre vous avez dit bizarre ? » (Anne-lise le 4)

ha ça vous le percez à jour Annelise!!!!
la discussions sur alice et le Maire bv va apprécier. Partir du moment où il est question d’Anais Demoustier il tend l’oreille, pareil quand catwoman lèche la patte où vous avec les cheveux blonds et jupe trapez courrègues pour Oiseau Plumage cristal!!!

Marie Helene S dit: 6 octobre 2019 à 15 h 27 min

Pas pu entrer non plus, Art. Frustration bientot reparee.
Puck 9 h 23, votre conclusion est tiree par les cheveux.
Votre 5 oct 00.31 ‘ s’il doit exister des pistes de compréhension pour le public en quête de réponses et d’authenticité sur ces grandes questions métaphysiques telles que le posait le théâtre grec, il le trouvera probablement plus dans les Marvel que les films de Woody Allen, il me semble.’

teinte d enormite, n en est pas moins juste pour la generation des plus jeunes internautes ici ? (L age de mes enfants).

@Eriksen 13 h 03, votre riche recension ‘Alice et le maire’.
J avais deja note votre emploi de l adjectif ‘discret’, habile dans l introduction d une neutralite lors de votre compte-rendu ‘Ad Astra’. Roy, ‘discret’, beneficiaire d une feminisation ‘moderne’ dont Clifford son pere n a pas fait son miel ?
Jazzy sexualise le debat du film de Nicolas Pariser autant que vous neutralisez cet aspect, au pretexte qu il s agit d une ‘fable’.
Le fait d etre d accord avec vous ou de juger le film sympathique sans asperites ne suffit pas a nous placer au coeur du debat affleurant de la representation masculine pertinente, voire seulement ‘acceptable’ apres le tremblement de terre #me too, la reconnaissance de l egalite des droits quelle que soit la polarite sexuelle, avec les exces precautionneux et l affadissement que cela comporte.
Une sorte d hermaphrodisme, androgynie affiches pour eviter tous types d ennuis ? Une ‘tete dans le sable’ a exoneration de paysage… a l occasion de la polemique Martel, sur ‘Saint Jacques’-Maritain, plus courageuse et hautement perspicace est la suggestion d Annelise, plutot que de gausser l hypocrisie comme seule explication, de regarder ce mouvement des QSP hautes, a niveau d education eleve, appelant a se tourner vers l abstinence. A.R l a t-elle sciemment evoque avant d aborder le film de Todd Philips ?
Votre confrere du cnrs Chetouane ou vous-meme, eriksen, selon domaine de vos recherches, avez certainement des informations plus etoffees a votre disposition que celles, vulgarisees, dont le NYT ou le dossier du ‘Monde’ sur les nouveaux comportements amoureux donnaient les grandes lignes, les separant des ‘incels’, appeles en Allemagne ‘absolute beginners’ d obedience misogyne et inspirés du supremacisme masculin dont le fbi craint que le Joker ne fasse figure de proue commode.
N importe : preuve que la question sexuelle reste posee sans reponse ‘apaisee’, souffre d etre eludee via une porte simplificatrice, dans une societe dite liberee, filant vers le mitan du 21e.

Dubruel dit: 6 octobre 2019 à 16 h 03 min

Jazzi 8H38, ça s’appelle spoiler. Pour faire râler tout le monde? Vous attendiez quelques jours, on louait l’exégèse !
Notre ami Chetouane doit avoir d’autres fers au feu avec le bazar Castaner a t-il retenu l’info Mickaël Harpon & quelles failles à la préfecture.
le CNRS, à l’instar de tous les chercheurs en sciences sociales ou en littérature et toutes les intelligences éthiques ont intérêt à mettre la main à la pâte pour aider à une sortie de crise où les musulmans font aussi partie des premiers concernés !
@MH la tuerie à la Première de Dark Knight Rises, Aurora, à 30KM de Columbine.Pas celle-là perpétrée par un Incel (à vérifier). Les Américains ont le chic pour se poser la mauvaise question : pas le clown qui ‘incite’ à la violence. Plus pernicieux, l’évolution d’une représentation de plus en plus décomplexée de la violence. Escalade à goût de fuite en avant, ou le barouf spectaculaire est plus rapide en séduction que d’instaurer une signature lente à ingérer. Jouir vite, par manque de temps et d’imagination.Tous concernés,tous volontaires sous la pellicule civilisée qui attend son tour au Mk. Passer le portique à Bercy ralentit.faut aimer ça…

vincent dit: 6 octobre 2019 à 17 h 20 min

vous faisiez ça sur le dernier épisode de Game of T vous etiez fini Jazzi….
ça fait rien arty Gordo a raison, on va pas en faire 1fromage il y a BEAUCOUP plus grave avec ce nouveau carnage &danger d’amalgame musulmans qui ont rien fait &danger minimiser par crainte d’appeler le tueur par le nom, si radicalisation avérée….

changeons de sujet :annelise, 4 octobre 17.16
he he he he
vous aimez me taquiner….
Pas pu voir joker non plus…..délire de monde partout partout.J espere y aller sauf Ke W s’acummule….avec emploi du temps blindé.
La vision d’ericksen, excellente sur alice &Maire(pas juste pour A.demoustier ravissantissime). Il s’agit effectivement d’1fable, d’après moi rappel Emmanuel MOURET avec très verbal, limite il nous soule, ou je prefere NUIT CHEZ MAUD, la femme libre fr.Fabian qui se bat toute la nuit contre Jl TRINTIGNANT incapable d’écouter son coeur.ça termine mal sur Solitude de celle qui regarde en face plutotkE choisir confort;
Nicolas Pariser cool avec rien de marquant, ni va chercher loin.

Jazzi dit: 6 octobre 2019 à 17 h 27 min

« ça s’appelle spoiler »

Connais pas. Je refuse la langue du colonisateur mondial, Dubruel.
Sinon, au cinéma ou en littérature, l’essentiel n’est pas l’histoire mais ce que l’on en fait : le fond est dans la forme.
La mort symbolique ou réelle de la mère n’a aucune importance.
C’est seulement un élément de la jubilation générale produite par le film.

puck dit: 6 octobre 2019 à 17 h 28 min

Marie Hélène : « teinte d enormite, n en est pas moins juste pour la generation des plus jeunes internautes ici ? »

comprend pas : énormité pour les anciens, ceux de notre génération qui réfléchissons et sommes intelligents, mais les jeunes de la génération future d’écervelés ?

possible, les écolos ose plantent : nous ne devrions pas être inquiets par la question de savoir quel monde que nous laisserons aux générations à venir, mais l’inverse, être inquiets de cette génération que nous laisserons au monde ?

vous imaginez la cata quand notre génération aura disparu et qu’il ne restera plus qu’eux ?

puck dit: 6 octobre 2019 à 17 h 37 min

art : comprends pas ce que vous dites, vous pouvez me le redire en français svp ?

sûr que Batman est un type pourri jusqu’à l’os ? il aime les fêtes, mais il aime aussi le dépouillement, vivre dans des ashrams kung fu en se nourrissant d’un quignon de pain de l’eau.

Batman est un égoïste, il n’en a rien à taper des autres, il veut se venger, pas de ceux qui ont tué ses parents mais se venger de lui-même, du fait ne n’avoir rien pu faire, son impuissance quand le type a tué ses parents.

sinon quel rôle peut-on donner à un « héros » dans ce monde ? héros de quoi ? pour sauver quoi ?

Un monde où personne n’ose protester contre la transformation à grande échelle de ses
semblables en « ressources humaines » ? Un seul s’est-il ému en place publique quand
l’obligation de « savoir se vendre » est devenue le billet d’entrée normal, indiscuté,
qu’une société peut exiger de ses membres ? Un seul s’est-il insurgé contre l’injection
massive, dans les canaux de la vie sociale, d’une pensée managériale tout juste bonne à
y semer la mort maquillée en stratégies, opportunités et objectifs ? Où tout le monde se rallie à tous les saccages matériels ou intellectuels, dès lors qu’ils s’affublaient des nippes du progressisme et de la modernité ?

Nantis contre exclus, importants contre sans-grades, paradeurs contre invisibles,
exonérés du réel contre assujettis à ses pesanteurs, rafleurs de mises contre bannis du
jeu, tout nous renvoie à une opposition fondamentale déclinée jusqu’à la suffocation…
tout nous y ramène, tout nous y englue !

alors expliquez-moi clairement de quoi vous voulez me parler ? d’accord ?

Phil dit: 6 octobre 2019 à 20 h 02 min

..le plat est parti trop vite..
Baroz a s’poilé, c’était couru d’avance. Vu un film de Edgar Ulmer de soixante-dix ans d’âge sur les rêves réalités. très bien, parfaite diction des acteurs, tous en cravate. pas encore remonté le temps pour revenir à notre époque. le film brésilien de Fihlo semble avoir déçu.

Phil dit: 6 octobre 2019 à 20 h 18 min

c’est pas tout ça, me prépare à un festival comparé de films rénovés et versions 35mm; s’agit de rester frais et d’ouvrir l’oeil dépollué.

bouguereau dit: 6 octobre 2019 à 20 h 26 min

baroz y cause dans son wolof reck..nous qu’on est allé a la scoule a kabloume on cause shakespear dans le tesque

bouguereau dit: 6 octobre 2019 à 20 h 30 min

on veut qu’on mette de l’inosque sur notre dame..pas du plomb jambon beurre..c’est plus alal par mahomet

Annelise dit: 6 octobre 2019 à 20 h 35 min

« Gervita, psychopompe des traumas noirs et des tourments refoulés » ne le faisait de toute façon pas, Phil. Mes confuses à 40%
(Pour le cheese-cake, préférer le Philadelphia de Jonathan Demme ?)

Puck, et si vous étiez un peu moins sec à 17h39 avec Art qui, vous l’aurez remarqué, n’est pas toujours parfaitement à l’aise avec les négations, la conjugaison, la ponctuation ? Il aura d’évidence voulu dire que Batman n’est pas un mondain, qu’il n’aime plus les fêtes (et non les aime davantage), les juge vaines et les fuit.. .Vous n’êtes pas en train de faire passer un entretien d’embauche à Dominique Boutonnat pour le CNC, vous vous adressez à un aspirant cinéphile de moins de 25. Il a droit à la ré(é)duc
Votre
« Batman est un égoïste, il n’en a rien à taper des autres, il veut se venger, pas de ceux qui ont tué ses parents mais se venger de lui-même, du fait ne n’avoir rien pu faire », vous croyez?
Le Bat est en lambeaux, blessé, il marche avec une canne et vit cloîtré au lieu de mener l’existence tapageuse que sa fortune lui permettrait de mener. Philanthrope en termes de dons pour améliorer Gotham, Wayne dans les faits est un misanthrope, il n’a pas d’amour, la femme qu’il aime depuis l’enfance lui en préfère un autre et lui est tourmenté par l’idée que l’avoir auprès de lui reviendrait de toute manière à l’exposer au danger – donc, si elle avait fait le choix de venir à lui, il serait tourmenté aussi.. . Cela ressemble plus à une dépression qu’au comportement jouisseur, infantile et mégalo d’un Ironman. « Dark Knight », pas pour rien qu’on l’appelle comme cela

Annelise dit: 6 octobre 2019 à 20 h 52 min

@20h28 pas tout ça, me prépare à un festival comparé de films rénovés et versions 35mm;

De qui, de quoi dear Philou ? Nous posterez-vous quelques conclusions, please will you ? Voilà qui serait belle occasion de contribuer à l’instruction de tous, sans parler de contrevenir à Vincent 17h20 qui préconise de ne pas faire un fromage alors que le débat baratte déjà dur entre Câlin, Perlita et Fjord (nos amis pour la vie, chèvres et brebis welcome !)

Eriksen dit: 6 octobre 2019 à 21 h 35 min

@MHS; Une fable ne désexualise pas nécessairement. Le film est désexualisé surtout par le casting et la nature des rapports entre les personnages. Si Pariser met constamment Alice et le maire en situation de bascule potentiel (convocation le soir, coup de fil de nuit etc) comme pour nous faire suspecter cette hypothèse (genre tout homme politique = DSK), jamais il ne laisse moindre ouverture vers la sexualité dans les rapports qu’ils entretiennent. Le personnage de l’ami aussi est assez peu sexualisé. Même l’histoire avec l’amant semble a peine crédible, et la scène de Q est éludée.
Voir ce film comme une fable, c’est lui donner une extension et un sens qui dépasse le contingent et nous parle d’une époque. Pas de cul, pas d’amour, rien de très drôle : vraiment pas de quoi tenir un film sans cela. Comment ne serait-ce pas une fable d’imaginer une jeune femme prof de lettres qui vient expliquer la vie à un vieux maire ? Certes cela peut donner un médiocre conte de fée comme le pense Jazzi, mais peronnellement je trouve que cela suffit pour nous placer « au cœur du débat », surtout si l’on veut bien supposer que les caractères masculins choisis ne l’ont pas été par hasard.
je n’ai pas très bien compris cette phrase « plus courageuse et hautement perspicace est la suggestion d Annelise, plutot que de gausser l hypocrisie comme seule explication, de regarder ce mouvement des QSP hautes, a niveau d education eleve, appelant a se tourner vers l abstinence ». d’une part je ne suis pas un dénonciateur d’hypochrisie, d’autre part J’ai l’impression que vous dites presque la même chose que moi. La desexualisation même à l’abstinence, non ?. Je me souviens de la pride de San Francisco où une quinzaine de personnes portant chacune leur panneau « Asexality » defilaient entre les filcs gays de la ville et la décapotable du sherif en campagne. « Asexuality » dans l’air du temps, en réaction peut-être avec les excès d’une génération formée sexuellement à l’école du porno amateur, sur terrain largement préparé par la sexualité « libérée » de la génération précédente.
Ne recommencez pas, vous aussi, à me prendre pour un universitaire. C’est pas gentil. C’est très mal vu ces temps-ci. Je suis un cinéphile et je fais pousser mes poireaux.
Déjà vous envisager une « réponse apaisée » à la « question sexuelle », alors que l’on est au plus gros des bouleversements ? Vous n’y pensez pas ? ça bouge dans tous les sens, il y a des hommes qui se coupent les couilles, d’autres qui vont pleurer chez leur mère, d’autres qui organisent la contre-attaque, d’autres qui s’affichent en pasionarias du féminisme, et d’autres qui s’en foutent.
Roubaix lumière était un peu une contrattaque, Alice et le maire coupe les couilles, Ad Astra est un blanchiement. Mee too a donné un coup d’accélérateur.
et chaque cinéaste aborde la question (peuvent-ils y échapper ?)

Phil dit: 6 octobre 2019 à 21 h 47 min

dear Annelise, pour saisir les contrastes, faut voir les deux versions d’affilée (ou connaître le film par coeur depuis sa sortie), cure de fromage blanc. premier round: « Le port de la drogue » de Fuller, résultat 1-0 (pour le 35mm)

puck dit: 6 octobre 2019 à 23 h 29 min

Annelise, oui bien sûr, désolé, je répondais juste à son « vous racontez n’importe quoi », ça ne se dit pas d’autant qu’on ne se connait pas, maintenant que je sais qu’il n’a que 25 ans c’est différent, désolé.

pour Batman il me semble que nous disons la même chose : c’est un égoïste et un orgueilleux, c’est en tout cas l’origine du sentiment moral définie par les moralistes français pour la philanthropie, alors qu’il me smeble ces mêmes moralistes définissent la misanthropie comme un amour du genre humain qui n’est jamais à la hauteur de leurs attentes, d’autant que c’est plus sa misanthropie que sa philanthropie qui rend dépressif, du coup un misanthrope dépressif serait à peu près l’équivalent d’un philanthrope névrotique, sinon il aurait épousé sa copine et ils auraient eu des gamins, sauf qu’il préfèr prendre comme fils « spirituel » et h »ritier l’ex flic Robin qui d’emblée l’admire ce qui n’aurait pas été le cas forcément avec ses vrais gamins où la reation tourne le plus souvent à celle de Luke avec Dark Vador, en tout il ne veut pas prendre ce risque, Batman est un égoïste qui n’aime pas prendre des risques (???).

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 8 h 32 min

Il n’y a pas plus de Batman dans Joker que d’épinards en branche, puck !
On peut voir ce film en soi ou pour soi, sans tout ce fracas généalogique…

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 8 h 53 min

Ce fatras…

« Phillips voulait étudier le personnage dans ses moindres recoins, comme il l’a expliqué à Empire : « Cela va énerver les gens, mais nous n’avons pas suivi les comics. Nous avons simplement écrit notre propre version des origines que pourraient avoir quelqu’un comme le Joker. C’est ce qui m’intéresse, nous ne racontons même pas l’histoire du Joker, nous racontons comment il est devenu le Joker. Nous parlons d’un homme. »
Joaquin Phoenix a déclaré à propos de son personnage (au Festival de Venise) : « C’est son combat pour trouver le bonheur, pour ressentir la chaleur et l’amour qui m’intéressait. Ce personnage est tellement de choses pour moi. Ce qu’il était les premières semaines s’est révélé complètement différent de ce qu’il était à la fin. Il a constamment évolué. Je n’avais jamais eu une expérience comme celle-là. Plus imprévisible et libre nous étions, plus excitant c’était. » (…). Il ajoute, au micro de LCI : « Je ne pense pas que [le Joker] cherche juste à attirer l’attention. Je pense qu’il veut susciter l’adoration. C’est un narcissique. C’est aussi simple que ça. Et je ne suis pas sûr qu’on puisse jamais satisfaire son besoin d’attention tellement il en réclame et il en a besoin ». »

Annelise dit: 7 octobre 2019 à 9 h 36 min

Puck 23h29,
Batman est un égoïste qui n’aime pas prendre des risques (???).

Je ne suis pas de cet avis. C’est un orphelin qui a dû apprendre à juguler son propre sentiment de vengeance, une agressivité « privée » d’ordre punitif pour réfléchir à ce que peuvent représenter le bien commun, une riposte en équité qui ne soit pas la loi du Talion, le fait d’être un honnête homme à la Montaigne.
Nolan a donné de « l’initiation » où il va cueillir l’edelweiss bleu une version fumeuse qui rappelle le maître shaolin foutraque de Kill Bill. Alfred est une figure plus crédible, lorsqu’il suggère qu’il aimerait mieux voir Bruce épanoui, riant avec femme et enfants ou revenu à une vie « normale » pour quitus à la noirceur du monde. Vous n’allez pas me faire songer à rendre la panoplie ?

Aucun fatras généalogique, Jacques. Vous allez froisser les « frantics » comme dirait notre futur patron du CNC. Il y a surtout que le sujet passionne absurdement parfois. .prétexte à toutes les gloses, ça ne signifie pas qu’il n’en mérite strictement aucune. Reste à savoir ce que cela nous inspire et jusqu’à quel point, quel tri est à effectuer.
Phoenix agacé par les questions emphatiques autour de l’eau versée par son rôle au fleuve de la violence et à l’incitation aux tueries de masse. Phillips de son côté a donné à Vanity fair une itw où il expliquait son virage de « Very Bad » à ce style de DC Black par le fait « qu’il était devenu impossible d’être drôle aujourd’hui, dans cette société éveillée et consciente (…) sous l’appréciation constante de 30 millions de followers Twitter ». Curieuse conclusion, qui s’appliquerait mieux à ce que Frédéric Bonnaud entendait par « cinéma majoritaire décérébré ». . Ou bien, depuis que Todd Phillips a réalisé « Starsky et Hutch » qui n’était pas non plus un chef d’oeuvre d’humour, il a vu en accéléré la société devenir endormie et inconsciente. .le pauvre cher s’en sera inquiété dans un grand épanchement sociologico-empathico-métaphysico citoyen

Annelise dit: 7 octobre 2019 à 9 h 42 min

Fantômas est tout vert et n’a presque pas d’oreilles Jean-Marcel ! Vous ferez moins le mariole si vous tombez dessus. .surtout avec ce rire d’outre-tombe. Un désir secret de démasquer par en dessous Jean Marais, Charming man illustrant la pochette de Morrissey (qui a hélas tourné plus que réac, pire que Bowie qui se rêvait en leader populiste UK légèrement fascisant en période de grave décompensation alcoolo-droguée Thin Fine Duke) est déjà plus compréhensible

puck dit: 7 octobre 2019 à 9 h 45 min

Jazzi pourquoi ? tu parles bien du film avec Lucchini qui a encore moins à voir avec le Joker que Batman, et peersonne ne te dit « quel fatras ».

le fatras c’est toujourrs les autres quand ils ne parlent pas de ce dont tu aimerais qu’ils parlent ?

tu refais comme sur la rdl : c’est à Annelise de faire la police, ici c’est son blog, si elle me demande de me taire ou de partir je le ferai et elle sait bien que je ne lui en voudrai jamais de m’avoir viré.

narcissisme ? tous les deux sont en quête de reconnaissance, ce narcissisme de l’un sert de miroir au narcissisme de l’autre.

mais ce n’est pas un scoop : nous sommes tous en quête de reconnaissance, c’est une pathologie humaine et c’est même ce qui constitue notre humanité : la quête de reconnaissance que l’on cherche à retrouver dans le regard de l’autre.

mais là n’est pas le problème parce que la vie se fout bien de nos quêtes.

Jazzi par exemple tu as vu le film de Ben Affleck : « gone baby gone » ?

quand je l’ai vu à sa sorti j’ai pensé que j’aurais agi comme le type : j’aurais rendu la gamine à sa mère, je l’ai revu dernièrement, dix ans plus et j’ai pensé tout le contraire d’il y a dix ans : j’aurais laissé cette gamine là où elle était, je ne l’aurais pas rendue à sa mère.

sur ce coup c’est le genre de décision qui ne dépend pas du regard de l’autre, mais du regard de soi que l’on porte sur soi, tu comprends ? c’est vrai aussi pour le Joker, le narcissisme c’est comme l’argent, ce ne sont pas des choses importantes, la chose importante est le regard qu’on porte sur soi-même.

et toi Jazzi qu’aurais-tu fait avec cette gamine ? tu l’aurais rendue à sa mère ?

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 10 h 38 min

« tu refais comme sur la rdl : c’est à Annelise de faire la police, ici c’est son blog »

puck, je suis fondamentalement contre le droit de propriété. La propriété sur les biens, c’est le vol, sur les personnes, le viol…

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 11 h 09 min

« Vous allez froisser les « frantics » comme dirait notre futur patron du CNC. Il y a surtout que le sujet passionne absurdement parfois. .prétexte à toutes les gloses, ça ne signifie pas qu’il n’en mérite strictement aucune. »

Annelise, j’ai vu presque tous les films et lu presque tous les livres (en fait, plus je lis et plus je vois de films, plus je constate que le nombre des films et des livres non lus et non vus augmentent à l’infini !), mais par une curieuse disposition d’esprit, j’arrive toujours comme vierge à chaque projection. Idem pour la lecture. Comme si mon disque dur faisait perpétuellement le ménage dans ma mémoire. Il ne les envoie pas à proprement dit à la corbeille mais les enfouie au plus profond de mon subconscient. C’est en cela que je ne me considère pas comme un cinéphile, contrairement à vous ou à Phil. Et je suis sincèrement épaté par vos capacités à établir les filiations, les comparaisons qui s’imposent entre elles dans la chaine des oeuvres.
Quand je suis arrivé un quart d’heure avant la projection en avant première de « Joker » au MK2 Bastille, l’autre soir, il y avait déjà une longue file d’attente. A la caisse, j’ai demandé s’il y avait encore des places. Une seule, m’a dit la caissière (j’ai eu plus de chance que art ou Marie Hélène S.). Je l’ai prise et j’ai regagné la file en pensant qu’après moi il n’y aurait plus personne. Pas du tout, je me suis retrouvé avec autant de monde derrière moi que devant ! En fait, les gens avaient réservé grâce à leur application sur leur portable. Moyenne d’âge, plus ou moins trente ans, deux fois moins que moi. Et les bribes de conversations que j’ai pu entendre durant le laps de temps d’attente tournaient toutes autour de la généalogie des Batman : ça glosait sec ! J’aurais bien aimé savoir ce que chacun d’entre eux pensait du film à l’issue de la projection ?

Annelise dit: 7 octobre 2019 à 12 h 14 min

Beau rappel du Ben Affleck. Je n’avais pas été séduite par le film, alors qu’il a marqué pas mal autour de moi, dans la tranche d’âge évoquée. . Dennis Lehane gagne t-il tant que cela aux adaptations, peut-être est-ce la question ? J’aime beaucoup Tim Robbins et Eastwood, j’avais trouvé « Mystic river » plaqué, infiniment moins vénéneux que le livre. «Shutter Island» est un de ces Scorsese que je n’aime pas – il y en a d’autres, dont le dernier (mes préférés étant «Casino» et peut-être «After hours», bizarrement l’ancien séminariste m’étonne aussi en adaptant Edith Wharton, «Le temps de l’innocence »). Mais je dois me méfier, garder la tête froide.. j’aime bcp Michelle Pfeiffer, l’actrice et son jeu et dès que Daniel Day-Lewis apparaît à l’écran, je rougis je pâlis

Wow Jacques, oui vous avez eu chaud.. dehors il devait y avoir des gens prêts à racheter the last place à prix d’or. .bravo de vous être comporté en amoureux du cinéma au lieu de marchander, ou spéculer

Jean-Marcel, Keith Richards nous fait déjà le pirate des Caraïbes, mais vous avez raison, s’il lâchait les wild horses au cinéma, il aurait performé le clown haut la main. Je crois que c’est Ronnie le sax ou bubble-gum Watts qui ont daubé Bowie, pas Richards. Le Keith que j’ai toujours trouvé dix coudées classieuses au-dessus de Jagger en style se réserve pour son « ami » Mick. . .quand il glisse négligemment dans une itw grande écoute, « ne t’inquiète pas, je ne dirai à personne que c’était l’époque où tu prenais des cours de chant » et autres . .quelle délicieuse fripouille
Votre extrait 10h08 élégant comme vous savez les trouver. .viril à mélancolie douce..juste peur, lisant les lyrics, d’une traduction « littérale » hasardeuse à 1’29… « you said no strings could secure you », j’espère qu’il ne va pas s’agir d’un dérapage Victoria’s Secret ?
Je vous en prie, ne critiquez jamais Bowie en ma présence. Peur qu’on en vienne aux mains. Vous auriez fatalement le dessus. .Wild like the wind, une de mes plus déchirantes chansons de deuil. L’ai entendue très récemment, en totale chair de poule
Love him love him love him, say you do :
https://www.youtube.com/watch?v=YsqlXkkEKxI&list=RDYsqlXkkEKxI&start_radio=1

bouguereau dit: 7 octobre 2019 à 13 h 02 min

richard s’est toujours répandu en vilenies bien tapées sur bowoui anlyz..manequin de barnum et consort..et pourtant il ne dit pas de mal de tout le glam..qui a beaucoup été prolo..pas oublier que le strass et le collier de chien allaient pas avec le loden dirait dirphiloo

bouguereau dit: 7 octobre 2019 à 13 h 04 min

keupu va faire son aouting pierre janet..bientôt y va renier jéruzalème..y va y avoir du bétar qu’y va dire dirfilou..il poste vraiment trop

bouguereau dit: 7 octobre 2019 à 13 h 11 min

..la vérité anlyz c’est que le numérique ruine le carton pate..les flingues sidérans..du coup ça compense pus sur le cul et le dialogue ubuesque..pasque c’est bien le père ubu qui a l’anneau qui les gouverne tous..quand il le perd c’est la ruine du paysan qui se mesure au racrapotement du tas de fumier..les tracteurs de 400 cv..ça eu payé

Phil dit: 7 octobre 2019 à 13 h 38 min

les trentenaires causent de Batman, dear Baroz ? faut pas déprimer dirait Puck. Perso, un faible pour Dardevil(le) qui refilait des coups de triques pour avancer. m’a toujours paru plus sexy. jusqu’à la découverte du Fantomas de Feuillade, en pleine guerre de quatorze ça rigole pas, on remballe la collection des « strange ». le super héros français carbure pas à la justice judéo-chrétienne qui finit aujourd’hui dans les mickey gonflables. relirai les « recensions » au-dessus avant de faire la queue pour le joquère

art dit: 7 octobre 2019 à 15 h 36 min

il post vraiment trop.PAS MOI QUI L’AI DIT !!!!
hé bien heureusement qu’Annelise est intervenue à 20h.35, car Puck à 17h.37 / 39,ça va pas de me parler comme ça?
Je suis pas le stagiaire qui vous porte le café!!!!
le bat n’aime pas les fêtes qu’il organise lui-même,je voulais dire. Pas la peine de faire comme si vous comprenez pas pour faire le creep; Batman est très sexy, Philippe. ça m’étonne que vous aimiez pas christian Bale.
J’aime bien la discussion avec vous sur ces sujets et vice versa entre nous.
jazzy trop chanceux sur ce coup !!!!

Marie Helene S dit: 7 octobre 2019 à 16 h 02 min

le 6 a 21 h 35, Eriksen
‘plus courageuse et hautement perspicace est la suggestion d Annelise, plutot que de gausser l hypocrisie comme seule explication, de regarder ce mouvement des QSP hautes, a niveau d education eleve, appelant a se tourner vers l abstinence ‘

il ne s agissait pas d un commentaire a rapporter en contre au film de Nicolas Pariser chronique de votre main mais du rappel d un billet d humeur d’A.R auquel j adhere quant au journal non expurge de Green lu par Frederic Martel, a propos de Jacques Maritain et sa femme.
Au contraire, en accord avec votre raisonnement etaye et remarquablement ecrit, livre sur sexualisation/desexualisation et representation virile, fut-ce sous forme de fable, que ce soit pour ‘Ad astra’ ou ‘Alice et Le Maire’.
Cordialement.
MHS.

Annelise dit: 7 octobre 2019 à 16 h 02 min

13h02 je l’ignorais Jean-Marcel. Obligée d’abjurer, mon inclination Bowie ne remettant pas en question le fait de placer Richards au-delà du bien et du mal ( et pourtant, elle tourne)

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 16 h 12 min

« jazzy trop chanceux sur ce coup !!!! »

art est fin prêt à jouer les Suzanne et les vieillards, Phil…

Dubruel dit: 7 octobre 2019 à 16 h 15 min

11H09 sans rancune pour le spoil, Jazzy ! En revanche, la file d’attente, dernière place c’était vous ? Faux frère.

L’appli j’aurais dû y penser. Le lycée entier y est allé. Nous profs, il va falloir attendre !

chetouane dit: 7 octobre 2019 à 16 h 58 min

Chère Annelyse, j’aurais volontiers apporté ma pierre au débat; l’attentat à la Préfecture a bouleversé mon emploi du temps. Chercheur algérien, selon la définition d’un de vos internautes que j’avais qualifié de normalien (il s’était vexé, je ne le ferai plus) n’est pas une sinécure. Le coeur lourd d’imaginer qu’un agent ait pu légitimer le massacre de Charlie d’un « C’est bien fait » sans que cela remonte dans s…
merci à Dubruel.

chetouane dit: 7 octobre 2019 à 17 h 02 min

le post parti trop vite
sans que cela remonte dans sa hiérarchie.
Merci à Dubruel pour les pensées amicales. Les musulmans ont maille à partir avec cette lèpre, comme les policiers, les juifs, les mères de famille tuées dans le terrorisme, les citoyens aux terrasses de café .tous ces faux sens véhiculés par l’islam politique sont à sérier, la tâche est gigantesque.

Eriksen dit: 7 octobre 2019 à 17 h 22 min

Même dans la police on hésite à signaler à la police.
En France, la solidarité la plus évidente, c’est contre l’état et contre la police.
Même en leurs seins.
Et parallèlement c’est un pays occidental parmi les plus inciviques.
un lien ?

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 8 h 19 min

Richards au-delà du bien et du mal

un mec qui conchie aussi le zeplin nobélisé peut pas ête complétement méchant qui va plaider le daron à osiris..mon cul..conchier dans le marketting c’est soit tailler sa place quand qu’on est jeune ou dauber la jeunesse quand qu’on est riche et vieux qu’y va dire tot..diesse iré diesse illa qu’il dira dirfilou..nous qu’on a pas tout-tout lu morand on portra les valoches de ces méssieux dames

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 8 h 29 min

..j’ai dit que conesa a 6 sur 20 et que j’me srais donné 11..voilà..ça commençrait comme ça..comment américa centric..grace à howard iougs..la cia..et le lsd!..faut des mots qui sonnent complots judéo maçonique sinon tout l’monde y s’en fout..pour un européen..on fait des arrêts sur himage et ça se commente fastochement
https://www.youtube.com/watch?v=gOGDDh1thaQ

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 8 h 37 min

mais toudincou baroz en grotindigène sortirait son étui pénien et dirait ‘et en bon français ça veut dire quoi tout ce charabia’..

Annelise dit: 8 octobre 2019 à 9 h 16 min

8h37 vous n’y pensez pas Jean-Marcel ! Jacques est friand de références culturées. Il les réserve par pudeur, pour ne pas effaroucher. Voyez l’allusion à Suzanne au bain
Infernal à 8h42 ! Larry, plutôt que de baver d’envie devant les pépites des autres, allez au cinéma, rapportez nous de quoi. .

Pollock, vu passé il y a des années dans un texte une allusion à une sorte de club qui m’avait fait mal au coeur (et pour cause), de « définitifs touchés par les tués en voiture ». Je me demande si ce n’était pas Pajak au stylo (son père). .et alors, il y avait cette litanie, qui procurait au bas mot une hypnose mélancolique, un vertige des listes, disons. .Camus en quasi suicidé de monter à côté d’un Gallimard connu pour lever le coude, ce qui ne facilite pas le passage des vitesses ?..James Dean sur une route de Salina sans Marc Porel en bandeau Rocky, Jayne Mansfield… Paul Otchavovsky ni Jocelyn Quivrin n’y étaient encore. .mais Pollock oui, parmi les premiers. .une passagère qui a survécu, l’autre pas. .la grande question de son alcoolisme, de « l’écriture automatique de sa peinture » soulevée. . Lee Krasner sa femme jusque vers 1955 a assez souligné combien si ce n’était qu’une histoire d’alcool, tous les peintres concomitants qui gravitaient dans le cercle auraient abouti à des toiles équivalentes. .elle parlait pas mal de l’influence des cures de désintox et de la psychanalyse avec un disciple de Jung . .sa tombe ressemble à un menhir

à 8h19, « conchier dans le marketting c’est soit tailler sa place quand qu’on est jeune ou dauber la jeunesse quand qu’on est riche et vieux qu’y va dire tot..diesse iré diesse illa qu’il dira dirfilou. »

.. vous avez le don de me faire rire alors que vraiment. ..
C’est Gallagher, (lequel? celui qui restait debout après sérieuse castagne entre les deux frères) qui clamait que les Stones n’étaient que de vieux croulants auxquels il faudrait fournir un déambulateur pour monter sur scène – Merce Cunningham avait fait tout un spectacle où il en était équipé, je ne crois pas qu’il s’était inspiré du frère Noel -. .ou Billy Idol, un ego pas possible qui nous faisait tout un cirque bouche tordue et cuir Fassbinder en daubant unanimement sur la profession.. « si vous avez mon nom sur les lèvres, crachez », dixit au moment de Flesh for fantasy. .bien moins bon que le chanteur du Gun Club Jeffrey Lee Pierce, mais du plaisir plus vulgaire à l’écouter, si si.. ou Kim Wilde, toute charmante fût-elle, on sait qu’elle ne vaut pas Debbie « Blondie » Harris, mais enfin.. .dans le cinéma c’est une autre mode, Vanessa Paradis prend la main de Mademoiselle Moreau en chantant la Javanaise, nous nous aimions (au moins le temps d’une chanson).. ou Nicole Kidman, effondrée sur l’épaule de la darone Isabelle, puis s’agenouillant pour lui baiser la main post Oscar en l’instaurant plus grande actrice du monde. .hum, quelle allégeance stridente..cocorico ?

Au fait, Idol était pressenti pour jouer le super méchant T-1000 dans Terminator 2. .une blessure a brisé le rêve robotique proposé par James Cameron

Elisabeth Portmann dit: 8 octobre 2019 à 11 h 00 min

Un blog cinéma de référence. L’équipe est très cultivée, pas cuistre. De quoi justifier un suivi fidèle. Annelise et les garçons nous emportent loin des sentiers battus et c’est formidable !

Phil dit: 8 octobre 2019 à 12 h 09 min

anelyze et les garçons..;ça rappelle un titre.. « boys of Brazil » ! qui passe maintenant(vintage !) chez les cinémathéqueux, mais le caissier contorsionne toujours pour esspliquer.. »ha t’ention ! c’est avec Laurence Olivier..un Soeur ! Sisir Laurence, bitte sehr

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 13 h 00 min

stings a décu ses fans en son temps dans dune..alors qu’il était plutôt mignard en billy..
tiens anlyz..en fait de white room puisqu’il parait que la chanson passe dans le joquère..les docu sur les tueurs en série souvent sont pénibe et à gros asa..ici c’est tout l’contraire..les agneaux causent et le shérif est bonhomme..c’est presque gai..il a avoué pasque c’etait la fin dla journée..à voir pour un amateur de cinéma..in dze west du nouveau..ce bonhomme aurait fait un godard de la mort qui tue qu’il dirait dirfilou
https://www.cbsnews.com/video/how-a-texas-ranger-convinced-serial-killer-samuel-little-to-confess-to-murdering-93-people-60-minutes-2019-10-06/

Annelise dit: 8 octobre 2019 à 14 h 11 min

Merci Elisabeth Portmann à 11h, et je comprends bien les enjeux philosophiquésociétaux (et toc! prends-y un coup de Karlémamie sartrien pour montrer que oui, j’ai lu, j’ai lu.. je lirai) du langage épicène – ceux qui ne connaissent pas le mot n’auront qu’à le taper, déjà l’exemple avancé le plus souvent pour illustrer, « secrétaire » devrait alerter, pourquoi pas « ministre »? – ou ceux de l’écriture inclusive, pour faire vite, mais enfin « Annelise et les garçons » n’est pas gentil pour Marie-Hélène et quelque.un.es
Phil 12h09 vous n’allez pas vous y mettre (pour l’inimitable écriture phonétique à réaction de Lord Bouguereau). .pensez aux attaques ad homo.i.nem récurrentes contre l’orthographe (un) peu s.u.ûre à l’insu du (james)gray « perpétuées », comme on dit à la campagne, contre nos jeunes ami(.e?)s moins que trentenaires ! La témoin que je suis a vu le victime Vincent se faire tancer pour écriture erratique ! Bien qu’ayant confondu dans un premier temps Joker avec du fromage blanc, vous restez leur Idol, le Billy pur chèvre auquel a été retirée la feuille de vigne comme dans les fresques restaurées… Adam redonné à voir en son entière intégrité chez Masaccio dans sa chapelle florentine, au moins

En aucun cas cette version n’exonère de pratiquer en priorité celle de Franju :
https://www.youtube.com/watch?v=9OFpfTd0EIs

Annelise dit: 8 octobre 2019 à 14 h 51 min

…trois liens pour signifier que même s’il serait bon de voir leur orthographe s’améliorer, on tient à la présence de Bèv Art et Donald Cardwell,
(le premier en rapport au jeune âge et aux candy castles, le second parce que Rogers Nelson, le Nain de Minneapolis est un grand bien qu’ici fort répétitif et sous-employé, le troisième puisqu’on a parlé de Jagger.. regardez qui est là en fiancée du Joker Nicholson. ..)
https://www.youtube.com/watch?v=ClxXDfvtoj0
https://www.youtube.com/watch?v=ulOLYnOthIw
https://www.youtube.com/watch?v=n0H5Gy5yNb0

Phil dit: 8 octobre 2019 à 15 h 23 min

« boys of brazil » est un film remarquable, dear annlise, digne d’être voyuré par la génération numérisée en cinémathèque.
le plot, le pitch ? je le spoile ! après cinquante ans la bouteille explose. donc le plot: Hitler a ovulé dans plusieurs pays ses chromosomes.
formidable film bis qui résume cinquante ans de cinéma d’après-guerre. la RFA avec ses mercedes pour rombières enrichies au miracle économique, Vienne-Wien vue comme un trou à vieux nazis, l’Europe du Nord, autre trou mais à jeunes nazis, et le Brésil, plein de tordus noyés dans la samba sangria. technicolor agréable, je recommande une copie qui grésille légérement pour capter l’atmosphère des années 70.
et Sir Laurence Olivier, qui joue une sorte de Simon Wiesenthal avec un accent allemand en anglais (complétement raté). Laurence O. appréciera les rôles germanophobiques en vieillissant, sera plus tard le dentiste sadique de Marathon Man, celui qui fait de la perceuse sur le dentier de Dustin Hoffmann.

Jazzi dit: 8 octobre 2019 à 15 h 34 min

Annelise, point trop de détails ciné(phil)iques, dites-nous plutôt ce qui vous a déplu dans ce « Jocker » from Venise ?
Il va faire un carton, quoiqu’en dise la critique !
Le bouche à oreille avait déjà fonctionné bien avant sa sortie chez les lycéens jusqu’aux bobos trentenaires, qui se sont rués en masse sur les séances en avant première des principales salles des cinéma UGC et MK2.
La plupart d’entre-eux sont restés sur le carreau !
Je crois que je vais aller revoir le film…

Phil dit: 8 octobre 2019 à 16 h 04 min

bonne question, dear Baroz, vous suivez le film; les femmes et les enfants de boys of brazil sont terribles, c’est aussi une vision de l’époque.

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 16 h 37 min

je recommande une copie qui grésille légérement pour capter l’atmosphère des années 70

je crois que c’est dans looking for goodbar et d’où que richard se fait salment chambrer par diane pasqu’il veut passer une capote..sapré dirphiloo

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 16 h 39 min

..elle la pique et souffle dedans..peut être que je me trompe..seul cépé pourrait être tout a fait affirmatif

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 16 h 44 min

Sir Laurence Olivier

n’empéche qu’il faisait bien la grosse frappe de sesterce dans spartacus..il partage ça avec joquère faut reconnaitre..ils n’ont pas été si nombreux

Marie Helene S dit: 8 octobre 2019 à 16 h 54 min

‘point trop de détails ciné(phil)iques,’
Desir inverse, Jazzi 15 h 34.

Merci pour votre ‘intronisation’, Annelise 14 h 11.
Je viens autant pour les films que pour… vous !
Critique caustique, chroniqueuse amoureuse, epistoliere, amatrice passionnee, autrice. Jamais ‘generaliste’ ni bas bleu a circonlocutions. Precise, bouclant la boucle d un coup de poignet. Pas d edulcore ni de simplifications bornees. Une voix profonde, proche en humanite, jamais familiere. Grave et humoristique! Gaie, farceuse, d un pessimisme tremble ! singuliere ! Une voix d auteure.

‘Garcons du B.’ visible jusqu a quand ?
merci pour l indication.

C.P. dit: 8 octobre 2019 à 20 h 26 min

bouguereau, oui ! Le « Looking for Mr. Goodbar » de Richard Brooks était presque aussi sombre que le roman de Judith Rossner. Et Diane Keaton étonnante.
Je reviens tout juste de New York, qui n’est pas tout à fait Gotham. Au Cinema Village, il y avait en alternance les trois films de Bob Fosse, « Cabaret », « Lenny » et « All that Jazz ». Je les ai encore revus avec plaisir. C’est aussi que je rêve assez souvent de Jessica Lange en ange de la mort, (psychopompe au sens premier du terme) venant me chercher…

Je lis les commentaires et ne critique personne , mais à la vérité j’en ai un peu ras-le-bol du / des Joker/s, comme des Batmen. Et tout autant des déterminations parentales. A la rigueur : « …et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »
Bah ! les gens et les personnages de fiction sont ce qu’ils font, et ça fera la rue Michel.

Phil dit: 8 octobre 2019 à 22 h 30 min

Entre Fantomas et Batman il y a effectivement un chainon manquant, dear CP. souvenir aussi d’un muet italien, « Filibus », superhéroïne de 1915 et lesbienne. la gpa peut aller se rhabiller.

Phil dit: 8 octobre 2019 à 22 h 41 min

Dear Marie_héléne, « Ces garçons qui venaient du Brésil » (Boys from Brazil) passe dans les rétrospectives (sir) Laurence Olivier, rares, ou Gregory Peck, plus souvent, ou films de Schaffner. sinon, en dividi tout seul derrière sa tablette TV pleine de cacahouètes (« A déconseiller », dit télérama).

C.P. dit: 9 octobre 2019 à 7 h 38 min

Phil, le documentaire assez riche sur La Belle Epoque (1900-1914) donné à FR3 lundi évoquait le succès des « Fantômas » de Souvestre et Allain et leurs adaptations, très tôt, par Louis Feuillade. Quelques extraits, aussi, des « Vampires », bien qu’ils débordent légèrement, je crois, la période.

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 9 h 11 min

je vais mater ça en riplé..la femme 1900 c’était pas du bidon sacrénom..dailleurs c’est a sdemander s’ils sont allés à la guerre pour se refaire une santé qu’il dirait lassouline..une piste jamais esploré

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 9 h 15 min

dirphiloo y confond superéros et supervilains..il est comme georges marchais..si les derniers sont tous positif à la grosse..les premiers..de modèle de marchand d’aspirateur des années 30 c’est dvenu rien que des agents du grands capital et de l’impérialisme stars and stripes des 2000′s

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 9 h 23 min

Bah ! les gens et les personnages de fiction sont ce qu’ils font, et ça fera la rue Michel

longtemps que je n’avais entendu l’expression..et chus pas dac..l’éthos du superéro déborde le quartier et s’étend toujours jusqu’à la nation..dans ses moindres coups dmou

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 9 h 29 min

« Cabaret », « Lenny » et « All that Jazz ». Je les ai encore revus avec plaisir

là on attaque le dur des 70′s qui sortait jamais couvert..sic transit et baisse la tête qu’il aurait dit serdgio

Art dit: 9 octobre 2019 à 10 h 27 min

cp 20h.26
je lis les commentaires et ne critique personne , mais à la vérité j’en ai un peu ras-le-bol du / des Joker/s, comme des Batmen

ma mother est à NY & K.om vous. elle me dit mais vous avez que cette conversation mondiale a paris ou K.oi?
non.On parle aussi de Michael HARPON!!!!Que préféréez-vous, choisissez svP?
c’est un phénomène de société et je suis heureux qu’on en parle !!!!
alors alors alors, le FILM !!!!

j’ai méga aimé, le personnage Joker au final pathétic, K.i a souffert trop alors il décide de faire souffrir autour;la morale vicieuse mais c’est pas ça qu’on regarde, mais la mise en scène hyper vive, Joachim Phoénix FABULEUX et BEAU, jouant T.Bien, du coup méritant le Lion d’OR !!!!

dans les CONTRE(je dis pas pour faire le beau auprès d’Anne_lise, bien que l’enseignement se fait sentir car avant j’aurai regardé sans trop regardant) :
je vois T.Bien que je dis LE Grand Film alors qu’est ce vrai? pas totalement du tout.Car il compte avant tout sur rythme et violence pour lancer son esbrouffe trompeuse aux yeux, après tu vois plus rien car PLAISIR.
SI tu fais le tri, un ESTHETIQUE, pas fabuleusement inventif si mis en abîme avec vieux batman où le scénario hyper inventif ET melancolic-DEPRESSIF plus humain et inspiré en augmentant Comics au lieu de pareusseussement filmer de l’hyper violence qui marchera toujours, car nous n’avons pas à reflechir mais à DELECTER.

Annelise a raison de souligner le manque d’effort a part l’interprétation giant de JOACHIM, qui reprend princierRoyal la suite Nicholson ou Heth Ledger. pareil pour james bond, le parallèle( la Franchise oo7 vaud de l’or!!!!et jouer le méchant = incroyable honneur.)
Bref,summeriz ,le film SURFAIT malgré critiK enthousiasme partout et qu’on va bien évidemment se RUER !!!P.Blème,il cueille les lauriers d’autres meilleurs de loin!!!

Jazzi le 8/10 qui demande
adites-nous plutôt ce qui vous a déplu dans ce « Jocker » from Venise ?
Il va faire un carton, quoiqu’en dise la critique !
Le bouche à oreille avait déjà fonctionné bien avant sa sortie chez les lycéens jusqu’aux bobos trentenaires, qui se sont rués en masse

se rend pas compte que la réponse est dans la question!!!!Car c’est tout FAIT POUR sans la fragilité de la CREATION.
la preuve y va y retourner !!!je ne vous reproche pas Jazzy mais soyez conscient on se fait avoir !!!Tim burton ou autres réalisateurs sont plus ambitieux et UNIC dans le monde dans leur tête.

Art dit: 9 octobre 2019 à 10 h 32 min

quelle rue Michel?paris? Je comprends pas vos dialogues.
par contre Philipe, c’est gagné pour garçons du Brésil !!!O.K. je vais voir et marmot avec moi. Qui malheureux car n’a pas encore pu voir JOKER et peut- ^etre encore obligé attendre 4 ou cinq Jours !!!!

Marie Helene S dit: 9 octobre 2019 à 10 h 51 min

C.P. 20 h 26 le 8
‘…et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »
Bah ! les gens et les personnages de fiction sont ce qu’ils font, et ça fera la rue Michel.’
C est que pendant que vous vous enivrez a la taverne, vous oubliez de donner a boire aux betes ?

@Art, ‘Blème,il cueille les lauriers d’autres meilleurs de loin!!!’
En quoi cela genant ? C est la base meme du bati culturel.
Valable o combien dans la science, ou est couronne celui qui trouve, lequel aura fonde l aboutissement sur x essais non concluants conduits par d autres. Ce n est pas un argument.

Phil dit: 9 octobre 2019 à 10 h 55 min

la Franchise oo7 vaud de l’or!!!!

excellent. sapré Art. sans rire, ni mokerie ! ça vaut le canton. vive la dyslexie.
irai-je voir le joquère, après tous ces ébats, maybe

Dubruel dit: 9 octobre 2019 à 11 h 16 min

Noté itou 10H27 Phil ! Le film à ne pas aller voir en Suisse.
@C.P
Au diable le cabaretier, le cabaret… les bonnes ou mauvaises histoires selon Diderot se tiennent ni plus ni moins qu’une gourmette, buvons du bordeaux aoc d’Annelise au lieu de la piquette, bien qu’elle s’obstine à me refuser l’amitié facebouc !
A démonter les mécanismes du récit en faisant tomber l’illusion du ‘ juste réel’ ou du suspense séducteur sans crédit, elle nous en réinvente un plus original et ouvre les écoutilles à la qualité.

Marie-Hélène 10H51,
‘C est la base meme du bati culturel.
Valable o combien dans la science, ou est couronne celui qui trouve, lequel aura fonde l aboutissement sur x essais non concluants conduits par d autres. Ce n est pas un argument.’
Je ne suis pas de cet avis. ça n’est justement pas à peser à la même balance.

C.P. dit: 9 octobre 2019 à 13 h 00 min

Marie Hélène S et surtout Dubruel sur la « gourmette » :

Diderot corrige par deux fois au moins le déterminisme absolu, par la bouche même de Jacques : d’une part Dieu ne se préoccupe pas toujours de nous (« ça sent le fagot », dit son Maître) ; d’autre part, le ciel ne sait pas toujours ce qu’i veut. C’est ainsi qu’il n’est pas certain que Jacques finisse pendu, quelle que soit l’habitude d’un des chevaux qu’il monte (mais c’est celui du bourreau) de s’arrêter sous les fourches patibulaires.

Dubruel, j’espère que ce n’est pas une critique du « Cabaret  » de Bob Fosse ? Au passage, ma fille Chloé, qui parfois s’égare sur la RdL, vous rappelle qu’elle est l’épouse de Stéphane Braunschweig, et qu’il (n’) est donc (que) mon gendre.

Art, « ça fait / fera la rue Michel » est une vieille expression. Equivalence : « ça ira/ suffira comme ça ».
Je vous trouve équilibré et certainement juste sur ce « Joker » que je n’ai pas vu. Un article du New Yorker (d’il y a quatre mois déjà) va dans le même sens. Cela dit, que francs accords mais aussi d’hésitations ici depuis le billet d’Annelise !

Jazzi dit: 9 octobre 2019 à 13 h 41 min

Annelise semble avoir bien du mal à nous dire ce qui lui a déplu dans ce film ?
On pourrait aller le revoir ensemble ?
Ceux qui ne l’on pas encore vu pourraient se joindre à nous.
Après, on s’explique tous autour d’une table !…*

*copyrightCéline, l’écrivain, pas la chanteuse, Art !

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 13 h 43 min

Je vous trouve équilibré

gaffe..celle là c’est une espression trés usitée du coté de charenton roger

Vincent dit: 9 octobre 2019 à 15 h 38 min

10.32 oui je l’ai vu, sans toi.Au regret mon Gordo…. et pas le temps de commenter ’cause taff.
sauf qu’en gros : j’aurais trouvé géant, j’ai trouvé géant…..JOACHIM PHOENIX grève l’écran.sauf que je suis moins blaireaud qu’avant, et que aujourdhui je trouve au passage méga

Vincent dit: 9 octobre 2019 à 15 h 48 min

M.Bouguereau 13.44 he he hehe
tentez pas trop mon Tutuss qu’il va craquer pour le troisieme laron barbichu, y va etre partant si vous insistez????
13.45 Mark Z il est pas trop idiot dans le sens qu’avec la monnaie qu’il a,au lieu de la bimvampa, il s’est marié avec la femme de sa vie, contrairement à tout Anorak grossier sire qui se respecte….
une charmante Eurasienne, malgré ce que personnellement, touK.om Tutuss avec qui nous partageons le goût 1même style de femme, je préfère la ptite blonde racée toute fragile, ravissante et classe.toute ressemblance avec 1personne réel et cetera….

Vincent dit: 9 octobre 2019 à 15 h 51 min

art,tu n’as pas trouvé ça le film brillantissime sauf que très putaclic?j’aurais pas dis cela avant.viens en mp nous avons à parler….

Dubruel dit: 9 octobre 2019 à 16 h 12 min

‘Putaclic’ 15H40. Déjà entendu l’expression parmi mes élèves sans être sûr de saisir. Traduction ?
@13H00. Non, C.P., Fosse hors de cause. Mes excuses à Madame votre fille et vous pour avoir confondu sur Braunschweig. Je me disais aussi que les initiales ne collaient pas…

Bouguereau, en parlant de clic, ouvert votre lien de la Peacock Chair fabriquée en prison. Passer de Sylvia Krystel à Beaudoin, la panse farcie pour arriver au symbole des Black Panthers,l’osier a fait du chemin.

Pour Annelise, parce que je sais grâce au MUR F.B qu’elle l’aime et que lui, Donna Summer et de nombreux chanteurs noirs ont posé dans le fauteuil tressé :
https://www.youtube.com/watch?v=78JyLbOiw5A

Bon Yom Kippour aux concernés !

Phil dit: 9 octobre 2019 à 16 h 42 min

Dear Baroz, acquis votre goût de la méditerranée ! (l’opuscule…car pour le goût, verse plutôt dans l’Adriatique). au hasard…lu votre notule sur Morand. à mettre dans les annales votre incipit qui finit en « impétrant des concours du quai d’Orsay », quand toute la caravane des aboyeurs sans dent n’en finissent pas de pitoyer sur « les heures sombres, etc, etc.. » de l’auteur. mis de belle humeur, suis allé chercher le second volume de la correspondance avec Chardonne. sapré baroz, plus fort que le joquère.
Votre directeur de collection doit être un optimiss.

Phil dit: 10 octobre 2019 à 12 h 03 min

yes Baroz, Peyrefitte aussi était un as des concours du Quai. et le goût de la méditerranée…pensez bien…du comme vous, chevillé au corps !

…Festival Dracula à la cinémathèque de Bercy ! les suceurs sur grand écran et sans popcorn.
Art, Vincent et les autres vont aller voir Bela Lugosi, Boris Karloff. une préférence pour Christopher Lee, because films de la Hammer, vintage grand cru.
yaura-t-il de la draculesse ? le meilleur, « les lèvres rouges » avec Delphine Seyrig en suceuse hongroise. ça nous change de la déprimette à Jeanne Dielman.

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 15 h 15 min

et spermula sacrénom..avec houdo qu’est décidément dans tous les coups foireux..bon c’est une draculette un peu space..qu’à ptête fait réver cépé..faut pas négliger

Jazzi dit: 10 octobre 2019 à 15 h 16 min

« Chambre 212 » de Christophe Honoré.
Maria, la quarantaine bien tassée, prof de droit à la fac, un peu lassée de sa vie de couple avec un mari qui se laisse aller, s’envoie régulièrement en l’air avec de jeunes hommes recrutés pour la plupart parmi ses élèves.
« Maria c’est moi », pourrait dire Christophe Honoré !
Un personnage de fiction sur laquelle il transfère ses goûts pour les garçons et sa crainte de vieillir.
La comédie tourne à la fable féerique lorsque Maria s’installe à l’hôtel, en face de son appartement de la rue Delambre à Montparnasse, où retrouvant son mari à vingt ans (Vincent Lacoste), elle observe son vieux mari (Benjamin Biolay) de l’autre côté de la rue : ce qu’il fut, ce qu’il est devenu, par sa faute !
Vieille rengaine, prétexte à un vaudeville, sur le thème de tout passe, tout lasse, tout casse…
Hélas, malgré quelques bonnes idées de départ, dont le fait de réunir sur l’écran un couple qui fut bien réel à la ville, celles-ci ne suffisent pas à aboutir à un bon film !
Chiara Mastroianni, les traits du visage un peu forts mais la chevelure flamboyante et le corps toujours svelte, incarne non sans conviction une Maria peu convaincante.
Carole Bouquet, qui fait une apparition dans ce film consacré au ravage du temps, nous présente un visage si bien lifté qu’elle en a les yeux bridés !
Moralité : il ne sert à rien de vouloir rester jeune à tout prix…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584398&cfilm=270751.html

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 15 h 24 min

et volodimir dirphildefer..en voilà un gars sous employé..ho ma mère je crois que son dernier fime était un nanar kilotonique qui copiait alien et qui lui même a été copié par prédator..à l’hépoque ou les desseins d’harvey était impénétrabe

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 15 h 33 min

Moralité : il ne sert à rien de vouloir rester jeune à tout prix…

..vive avec le trou dbal entre les homoplates..la voilà la punission à yavé

art dit: 10 octobre 2019 à 15 h 57 min

mais Monsieur bougereau vous êtes parti délire pire que nous !!!!Qu’avez-vous mis dans le moteur s’il vous plait?
trop drôle le sniper!!!

art dit: 10 octobre 2019 à 16 h 05 min

entre 15h.15 et 12h.03 je vois que vous vous amusez très bien, genre Marmy and I!!!

Philippe ça me met l’eau à la bouche vos conseils plein d’éclairage,je regrette si je vais manquer cet excellente occasion d’aller à Bercy. je regarderai les dates. Je risque d’aller pour un court séjour, vous ne risquez pas deviner Où…MALAISIE!!!!(mais je connais déjà pour être allé plus jeune grâce couchsurfing free, une gamberge pas possible ou tu es à cheval, quand tu croises un VARAN se baladant là ,normal!!! énorme.)

C.P. dit: 10 octobre 2019 à 16 h 18 min

Jamais très ému par les femmes de et dans les divers « Dracula », bouguereau.
En revanche, bon souvenir de Barbara Steele en sorcière Asa dans « Le Masque du Démon » de Mario Bava. Ce n’est pas jeune et je l’étais.

Larry Boisière, cinéaste dit: 10 octobre 2019 à 16 h 28 min

Gaga bouguereau ressort sa mère et yavé… toujours rien à dire qu’il dirait C.P. qui revient de Nouyorc

Phil dit: 10 octobre 2019 à 20 h 03 min

en malaisie…dear Art, c’est pas la saison des pluies ? trafiquez pas de la poudre, sinon vous finissez « midnight express ». ceci dit, du vrai cinéma, interdit aux moins de 18 à sa sortie. aujourd’hui pour tout poublic ! fatalement, comme dit Dracula, y’a pu de vierges.
vu « Dracula cerca sangue di virgine e mori di sete » de Morrissey 1974. baroz traduira, les producteurs qui pratiquent assimil à l’envers ont dit : « Le sang de dracula » ! avec Joe Dallessandro, prêté par Warhol, en valet de chambre trousseur, torse nu dans tout le film, bouguereau ravi, et Udo Kier, jeune Dracula au profil germanique qui digère que de la vierge (et Jean Yanne, au générique mais pas reconnu dans les dégoulinades). en prime, un film draculesque à la prose communiste. ça existe.
la copie avait viré, ça tombait bien, tout était rouge. plein d’enrhumés dans la salle.

Phil dit: 10 octobre 2019 à 22 h 16 min

les gros lézards…ça me trottait, cette histoire de varan de Art, pendant sa divan-vadrouille (a précisé: gratos, la vadrouille ou le divan)…c’est le feu-follet ! Maurice Ronet, son unique film réalisé, sur les varans ! jamais vu, mais fort bien coté.
une passion pour les lézards, la bête pas la godasse, qu’avait le beau Maurice, sans doute à force de vivre en Plein soleil.

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 22 h 38 min

Barbara Steele

..hihihicone maous de nanar..c’était le temps où on pouvait aller voir un acteur avant un film..comme s’il était lui même le personnage d’une série d’épisade qui ne se terminerai qu’avec lui-elle-..c’est spécialment perceptible avec les acteurs qui ont une gueule ou qui ont réalisé avec succés..barbabra steele elle hincarne une époque..un genre de cinéma d’exploitation..de terrain vague..le commerce avait d’autres ressorts en ces temps là..il en avait cent et mille..dommage

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 22 h 45 min

un film draculesque à la prose communiste. ça existe

y’a même eu un blackdracul qu’était folklo..ma vampire préférée c’est la morte amoureuse..si j’hétait un wenschtein élargi je viendrais à resipiscence en mettant tout l’argent de mes caisses de cohiba et de napoléon xo pour phinancer

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 22 h 55 min

comme s’il était lui même le personnage d’une série d’épisade qui ne se terminerai qu’avec lui-elle

le pestateur itou..ceux qui ont vu des matamor de piliers de bar pleurer a chaudes larmes à la mort de romy le savent..je me suis moqué d’un qui ne m’a jamais pardonné..je lui ai dit précisément ceci ‘tu pleurais pas tant pour ta mère’..il m’a répondu que d’abord c’était pas les mêmes larmes et que sa mère savait bien qu’elle était moins belle que romy..le patron m’a hintimer d’aller terminer ma bière à l’autre bout du comptoir

C.P. dit: 10 octobre 2019 à 23 h 30 min

bouguereau, tu m’as dit une fois que ce n’était pas si « bête » de déplorer / pleurer la mort d’un(e) comédien(ne), d’un acteur, d’une actrice. Tu vois, j’ai eu par exemple un p’tit chagrin à la mort de Jean Bouise.

C.P. dit: 10 octobre 2019 à 23 h 41 min

Et à celle de mon vrai copain Charles Denner. Je prends exprès des mecs, ce n’est ni plus ni moins pire que les filles.

Phil dit: 11 octobre 2019 à 10 h 26 min

jean bouise…a-t-on décoincé l’assistance funéraire en rappelant ses capacités anatomiques ?
les années septante au cinéma, qui méritent la qualification biblique, semblent imprimer la pellicule mémoire de leurs voyeurs plus durablement que la suite.
eh, pas de oueb, pas de portable, pas d’appeul, pas de rézos zéros sociaux;
une seule scène, comme un acteur, suffit à sauver le film.

Jazzi dit: 11 octobre 2019 à 11 h 55 min

Il serait amusant d’établir collectivement la liste des films nuls à chier sauvés par un acteur ou une actrice.

C.P. dit: 11 octobre 2019 à 12 h 49 min

Jacques, pour commencer dans le plus récent, « Elle » de Verhoeven et Isabelle Huppert. Je l’aime et sais bien que des djeunes ici (que je lis avec attention) la regardent comme une « daronne ». Tant pis !

Jazzi dit: 11 octobre 2019 à 12 h 57 min

Pour moi, Hupper aussi a sombré corps et biens dans le naufrage de « Elle », C.P. !
Plus rien à sauver…
(Ne le répétez surtout pas à Annelise !)

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 13 h 02 min

Une excellente initiative, Jacques 11h55 ! Je préfère oublier 12h57
J’allais dire à l’identique, Christian 12h49… j’aime pourtant beaucoup notre « daronne », à laquelle nos Art Bèv semblent s’acclimater peu à peu ? Finiront-ils par bend the knee à la Nicole Kidman ? Pas mécontente de leur avoir inoculé « L’Avenir » de Mia Hansen-Love pour contrepoison « Elle », moi qui ai tant d’inclination par ailleurs pour Verhoeven… ai défendu « Show grils » dès la première heure, arguant que le côté vulgaire/criard, tout à fait exact, n’était pas la question. On peut le dire sur le même film également de Laurent Lafite

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 13 h 05 min

Symboliquement la question subsidiaire de « Alice et le maire » pourrait être : « de quel homme ont besoin les femmes de demain ? ». Pas du vieux mâle alpha socialiste, pas du jeune loup ridicule de l’agence de com, pas du pauvre amant sensible nourri aux passions tristes… Ne surnage que le bon ami beccu, épaule toujours là, désexué mais désirant, disponible … et modeste. Si dans Ad Astra la masculinité nouvelle était encore fortement testostéronée, elle semble ici passer en mode veille au deux sens du terme (Eriksen)

« La gourmette », Diderot corrige par deux fois au moins le déterminisme absolu, par la bouche même de Jacques : d’une part Dieu ne se préoccupe pas toujours de nous (« ça sent le fagot », dit son Maître) ; d’autre part, le ciel ne sait pas toujours ce qu’il veut (CP)

Allais-je sombrer dans un insondable et voluptueux roupillon ?
Tout au contraire, j’ai vu le film, l’ai aimé et en suis sorti en proie à une totale jubilation !
Je l’ai appréhendé comme un objet en soi, plus comme un film d’auteur qu’un film de genre.
Aussi ne suis-je pas étonné qu’il soit reparti de la Mostra de Venise avec le Lion d’Or (Jazzi)

Le fait d etre d accord avec vous ou de juger Alice et le Maire sympathique sans asperites ne suffit pas a nous placer au coeur du debat affleurant de la representation masculine pertinente, voire seulement ‘acceptable’ apres le tremblement de terre #me too, la reconnaissance de l egalite des droits quelle que soit la polarite sexuelle, avec les exces precautionneux et l affadissement que cela comporte (Marie-Hélène S)

Annelise a raison de souligner le manque d’effort a part l’interprétation giant de JOACHIM, qui reprend princierRoyal la suite Nicholson ou Heth Ledger. pareil pour james bond, le parallèle( la Franchise oo7 vaud de l’or!!!!et jouer le méchant = incroyable honneur.) (Art)

Zendaya succédant à Kirsten Dunst dans le Homecoming Spiderman, que ce soit calcul budgétaire pragmatique ou anticipation d’une évolution des attentes, donc de la fréquentation, est un phénomène observable tendant à s’accélérer. Est-ce pour autant un viatique visant à patiner les communautarismes? Rien n’est moins certain. (Chetouane)

Passer de Sylvia Krystel à Beaudoin, la panse farcie pour arriver au symbole des Black Panthers,l’osier a fait du chemin.(Dubruel)

Il serait amusant d’établir collectivement la liste des films nuls à chier sauvés par un acteur ou une actrice (Jazzi)

Batman est un égoïste et un orgueilleux, c’est en tout cas l’origine du sentiment moral définie par les moralistes français pour la philanthropie, alors qu’il me semble ces mêmes moralistes définissent la misanthropie comme un amour du genre humain qui n’est jamais à la hauteur de leurs attentes (Puck)

Batman Begins, un des +déprimés/noirs et que jm néanmoins enormement car INTROSPECTIF. (Vincent)

.avec houdo qu’est décidément dans tous les coups foireux..bon c’est une draculette un peu space..qu’à ptête fait réver cépé..faut pas négliger (Bouguereau)

une passion pour les lézards, la bête pas la godasse, qu’avait le beau Maurice, sans doute à force de vivre en Plein soleil.(Phil)

pas le temps de commenter ’cause taff.
sauf qu’en gros : j’aurais trouvé géant, j’ai trouvé géant…..JOACHIM PHOENIX grève l’écran…. sauf que je suis moins blaireaud qu’avant, et que aujourdhui je trouve au passage le film méga putaclic. C’est-à-dire un défaut (Vincent)

’une série d’épisade qui ne se terminerai qu’avec lui-elle. le pestateur itou..ceux qui ont vu des matamor de piliers de bar pleurer a chaudes larmes à la mort de romy le savent..je me suis moqué d’un qui ne m’a jamais pardonné..je lui ai dit précisément ceci ‘tu pleurais pas tant pour ta mère’..il m’a répondu que d’abord c’était pas les mêmes larmes et que sa mère savait bien qu’elle était moins belle que romy (Bouguereau)

Tu vois, j’ai eu par exemple un p’tit chagrin à la mort de Jean Bouise. Et à celle de mon vrai copain Charles Denner. Je prends exprès des mecs, ce n’est ni plus ni moins pire que les filles.(CP)

https://www.youtube.com/watch?v=5kIdjnuLeXo

Jazzi dit: 11 octobre 2019 à 13 h 32 min

« Papicha » de Mounia Meddour.
A quoi rêvaient les jeunes filles en fleur d’Alger dans les années 90 ?
Elles n’avaient pas d’autres choix qu’entre la soumission ou la résistance.
La vie dans l’ombre d’un homme ou la mort !

« Nedjma, 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux  » papichas « , jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits. »

C’est superbement tourné en gros plans rapides et serrés. Un vrai film de guerre féministe, autrement plus coillu que l’improbable « Soeurs d’armes » de Caroline Fourest !
Les filles sont à tomber par terre, même pour un gay…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584003&cfilm=273587.html

Larry Boisière, cinéaste dit: 11 octobre 2019 à 16 h 21 min

C.P. aime bien nos révéler qu’il va et vient à New York, qu’il a de copains vedettes de cinéma… mais moi aussi Monsieur… et on s’en fout totalement Monsieur C.P. sauf pour rendre Gaga bouguereau jaloux et dépité que dirait C.P.

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 17 h 22 min

Larry vous me fatiguez alors que je le suis déjà suffisamment. Si au moins vous étiez Inspecteur..
« Soeurs d’armes », comme les « Filles du soleil » épouvantable Jazzi ! Celui-ci d’Eva Husson retournant votre défi à 11h55 au pire du pire, lorsque mêmes d’excellents comédiens ne peuvent empêcher un film de virer plombé. .Golshifteh Farahani, chez Jarmusch (Paterson) ou dans My sweet pepperland,voire dans cet Honoré qui n’était pas mauvais, Les « Malheurs de Sophie », rien à voir avec cette soldatesque kurde, parodie à la limite de l’injure. . Emmanuelle Bercot, en soi si bonne, y sombra aussi ! Bien sûr, sur le motif, palme à Le Jour et la Nuit, Bacall Delon, Arielle Dombasle délicieuse rohmérienne (consentante !)massacrés par un scénario démentiel, une direction d’acteurs dont douta y compris, au moins passagèrement, Jean-Paul Enthoven, pourtant enclin à faire bloc. .médaille d’argent, le film de Sean Penn avec Charlize Theron, Javier Bardem… la guerre au Libéria avec le maquillage qui dégouline.. Etienne Sorin, narquois, avait renfilé quelques perles au collier dialogué, dont le culte « Me pénétrer n’est pas me connaître, à l’évidence ».. j’en ris encore, surtout ce hot couture du in cauda venenum, « à l’évidence »..donc tout est pardonné

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 18 h 32 min

. .de toute façon, vous n’allez pas suggérer que les amitiés de Christian avec Frederick Wiseman, Charles Denner ou Paul Auster,d’autant plus considérables qu’elles sont sincères, ont non plus de quoi éclipser Jean-Marcel Bouguereau, il l’a dépeint et si ça se trouve, c’est vrai, ayant eu sous son autorité F.O.G, au quasi garde à vous, doigt et noeil sur la couture du pantalon (le doigt surtout) davant lui?… faisant la bise le matin à Gérard Lefort pour dire bonjour, ou Michel Cressole, tenez, quelle plume aussi celui-là, sans rire… oui oui, Serge July le seul l’unique il l’a connu, il l’a vu EN VRAI.. Phil aussi… ah bon sang ça remue

Jazzi dit: 11 octobre 2019 à 18 h 48 min

Moi je faisais la bise à Hélène Hazera, Annelise, avec Gérard Lefort, nous échangions une vigoureuse poignée de main : entre Libé et le Gai Pied, Pacadis jouait les piques assiette…

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 19 h 04 min

avec Gérard Lefort, nous échangions une vigoureuse poignée de main

mon dieu, quel gâchis ?
sans parler de Pierre Conesa, qu’introduced Jean-Marcel et que je voyais à la télé il y a quelques jours, non parler de « Hollywar » mais de la tuerie à la préfecture.. belle voix, bel homme aux mains calmement expressives

Larry Boisière, inspecteur dit: 12 octobre 2019 à 8 h 40 min

Voilà voilà chère Annelise qu’il dirait C.P…. je rentre tout juste de Saint-Malo, chouette, Non ?

Phil dit: 12 octobre 2019 à 9 h 36 min

deux films de la même veine par soirée, c’est un bon rythme, ponctué par une explication de texte brillante et une coupe de champagne. hier le compte y fut, sauf la coupe qu’il faut toujours savoir self-financer pour en tirer profit. « Dracula » de Tod Browning 1933, chef d’oeuvre gothique inspiré, du montreur d’ours humanoïdes d’hollywood, magnifique noir et blanc porté par le hiératique Bela, indeed, Lugosi (prononcer Lougochi), formidable hongrois guttural qui rappelle aux déchristianisés incultes la chance qu’ils eurent de le voir barrer la route aux Ottomans, double mythe de vampire empaleur de la Chrétienté devenu incarnation celluloid du diable. Renfield, le gobe-mouche en pin’s à bouguereau, crève l’écran.
« Le cauchemar de Dracula », 1958 de Terence Fisher, (film de la Hammer, less pellicules acidulées made in great britain) avec l’osseux Christopher Lee. formidables couleurs d’un 35mm aussi frais que le vampire après cinq siècles. Lee cause trop au début, sans doute avait-il oublié Lugosi, heureusement n’ouvre plus la bouche apès vingt minutes, sauf pour mordre. excellents seconds rôles, Peter Cushing en Dr Van Helsing. Il faut relire Bram Stocker, conseille l’érudit Jacques Sirgent, auteur d’une nouvelle traduction en 2012, exhaustive car les précédentes sautaient les passages délicats, érotico-porno ou intraduisibles..CP, appelé au barreau..il y a, paraît-il, au début du roman un verbe anglais « to goat, to goth.. ? qui signifierait « se réjouir par avance du mal que son geste va provoquer chez autrui », resté intraduit en français. diable..vais rechercher mon Dracula pocket in english (tranche dorée)

Jazzi dit: 12 octobre 2019 à 11 h 18 min

Je dois avouer, Phil, que les films de vampires, comme les films inter galactiques, dont le côté métaphysique m’échappe, m’ennuient !

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 11 h 58 min

don’t you feel the joy and beauty of hating..
quelle dit barbara steele dans le gif..mais la sensure veille

Annelise dit: 12 octobre 2019 à 12 h 01 min

Merci cher Phil, parfaites recensions, films et contextes, avec même une discrète touche d’ambiance. Que n’ai-je pu cinémathéquer avec vous, en particulier pour le Browning.. ç’aurait été un plaisir.. une coupe de champagne à l’entracte, vraiment? Raffiné, cela va bien avec, même s’ils ne vous auront pas servi j’imagine un jacquesson 2000 DT(ça fait très James Cameron)..moi qui ai longtemps très mal supporté l’esthétique horrifique tant elle me faisait de l’effet…palpitations, terreur, hop..malaise, dans les (Irma)vaps.. vous m’auriez portée jusqu’aux bulles, m’aidant à me remettre…me suis guérie au fil des années en mithridatisant.. de la qualité uniquement, le mauvais gore je ne supporte toujours pas .. enfin Renfield mordu au cou par trois femmes, d’emblée un érotisme particulier.. état second, vogue le voilier à la Caspar Friedrich
Pas vu la programmation, y retrouvons-nous nos Herzog, Murnau, Coppola, Polanski au bal, Assayas et Maggie Cheung in the mood d’hommage à Louis Feuilade?.. Neil Jordan? Badham? Vous parliez – très bien – de Laurence Olivier (par ailleurs chignoleur de dents sur un « Babe » du fond de la classe qui connaît les réponses mais n’ose parfois pas les dire, trop émotif – alors, il court?- qui me rappelle quelqu’un), à ce sujet?.. Donald Pleasence, tête de l’emploi majuscule avec ce noeil bloqué en coin.. regard coléoptère, la trouille qui fait mouche cronenberg, vrombissant sur la viande en steak haché..Ferarra, peut-être ? Avec Christopher Walken, à la base ici une morsure un peu lesbienne sur étudiante en philo, diable !.. si on réfléchit le vampirisme comme une façon de faire circuler puis de vider par succion les vases communicants, la philosophie va se retrouver d’un bond morte-vivifiée.. un où ça gratte et ça bruite, il faut qu’ils mangent, ça crie famine, plus question de bonnes manières.. du clinquant, coudes sur la table loin, très loin du bain sexuel saturé du roi Dreyer, oeuvre sublime qui tourne la tête où se distingue toute la profondeur dure et suave de Sheridan Le Fanu, paganisme et chrétienté, sa réflexion sur le bien et le mal, celui que j’évoque est sans état d’âme, question d’appétits.. le grêlé James Woods mandé du coup pour régler l’affaire…lui non plus ne fera pas dans la dentelle : vous l’avez deviné, le western urbain Carpenter, pré-Tarantinien, le rouge qui tache..on y voit aussi Maximilian Schell, puisque nous en étions à parler physique du troisième reich avec SoeurSir Laurence, mauvais dentiste pour marathoniens
« Twilight », me demande si cela sera la seule référence de nos ayant droits au tarif étudiant? Mérite d’avoir fait sortir de la tapisserie Kristen Stewart et Robert Pattison, ce qui « n’est pas rien » concluerait sagement CP

https://www.youtube.com/watch?v=HRbLOdAOVW0

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 12 h 02 min

ayant eu sous son autorité F.O.G

under my thumb..presqu’aussi bien que le fascinus qu’exerce dirphiloo les mains derrière le dos sur sassoeur..

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 12 h 06 min

Il faut relire Bram Stocker

c’est cque dit cruching..mais dabord dracul avait une grosse moustache..franken avait pas du tout l’air maous qu’il avait à l’écran..par exemple comme renfield bouge pas les oreilles..et pourtant comme il y gagne!

Phil dit: 12 octobre 2019 à 12 h 14 min

bonne remarque, dear Baroz. les films de vampires et autres gialli/o (seulement ceux de l’après seconde guerre. Dreyer Murnau Browning hors compétition !) ne se goûtent pleinement qu’après d’intenses voyures et lectures (et buvures). le spectateur ainsi formaté va chercher dans un Dracula de la Hammer la langue anglaise, diction parfaite, les couleurs casse-pétantes des années 70, une critique sociale subliminale (la société victorienne), de la littérature (le livre est important chez Dracula). cerise sur le gâteau si le vampire imprime la pellicule (Christopher Lee est moins fort que Bela Lugosi mais se défend) mais pas d’attente de « frissons », c’est une alchimie qui souvent échoue un « entertainment » comme Graham Greene sous-titrait son « Stamboul train ». ici c’est réussi.
Comme « Frissons », shivers, premier film de Cronenberg tourné à Montreal dans un nouveau building, avec Barbara Steele (deuxième pilier de Bouguereau pilier après Renfield)

C.P. dit: 12 octobre 2019 à 13 h 29 min

Phil, franchement je n’ai aucune connaissance d’un verbe « to goat ». Relire Bram Stoker ?
Expressions plus ou moins anciennes :
* To do the goat : faire l’andouille, faire le jacques, MAIS pour faire volontairement rire les autres.
* To get somebody goat : ennuyer, encolérer quelqu’un (en français, vieille expression équivalente : rendre chèvre).
Chez Mark Twain, dans « Huckleberry Finn », un truc m’avait amusé : « Gosh, this ol’ man got transverse Pupils and was laughing just alike a Goat » (Mince alors, ce vieux avait des pupilles horizontales et ricanait comme une chèvre).

C’est pas tout ça : riche programme à la Cinémathèque, jusqu’aux « Nuits de Dracula » de Jesûs Franco, que je n’ai jamais vu. Est-ce encore un film de la Hammer ? Lee et Kinski en tout cas. Vous direz…

Avec l’esprit de l’escalier, puisque vous avez parlé de Laurence Olivier :
C’est lui qui plante Roy Scheider dans « Marathon Man ».

Bv dit: 12 octobre 2019 à 14 h 21 min

ce quatuor est effectivement déchainé…. anne-Lise, octroyée de j.MBouguereau + Philip + C.p est hilarant. on ne vous arrête plus tous les quatres quand vous partez ,tout en apprentissage énormément….excellentissime.

vampyres. Twilight, je crainds de vous décevoir ,on est allés tous effectivement blindé allés, après sans être toujours conquis 10/10.
j’ai noté dreyer et prévu visionner très sérieusement, vue votre enthousiasme faisant envie.
Le + vieux relic pour moi FFC, avec gary oldman que vous avais vu récemment si révisé Batman (= Jim gordon…. NOLAN). Winona ryder mega jolie, ça fait partie les vieilles actrices magnifiques, à comparer Nathalie portman. Aussi keanu Reeves, que vous avez admiré dans votre chérissime avec son frère River Phenix dans OWN Private de Gus Van sant.
T.Bien, dont vous aimez le plus dans la filmo avec udo Kier qu’on cite souvent, et vous avez raison….

Bv dit: 12 octobre 2019 à 14 h 28 min

cassé de rire avec ses histoires d’under my thumb Fog….vous hilarez trop tous 4, et aussi ça se sent la profonde K.ulture cinéma sans se la jouer.
Marathon man que vous avez cité, Philip Annelise ET Cp :savez-vous que Roy Schneider est acteur cultissime vieux film horrific DENT DE LA MER????

Trop fier de figurer dans le c.v/tabl matière 13.05 du 11, malgré des défauts que nous savons avoir, et qu’on corrige car nous savons d’autres plans, heureux d’échanger entre vous.

xlew dit: 12 octobre 2019 à 15 h 06 min

Phil, en passant apŕès le ‘check’ de C.P., sur goat/goad, j’ai relu les premiers chapitres du journal de Harker, invité dans le château transylvain du Comte.
Il est couché sur un lit, exténué par le voyage, mais aussi au paradis car trois Grâces viennent de pénétrer dans sa chambre, l’une d’entre elle, blonde comme les blés assaisonnés de paprika, s’agenouille devant sa couche et commence à l’embrasser « truly gloating » (jubilant de toute la muqueuse de sa bouche).
Beau roman qui anticipe de 10 ans le Landarzt de Kafka, pétri d’humour coloré au noir, Mel Brooks captant plus l’esprit stokérien dans son Frankenstein que Polanski dans le film draculique (même s’il reste dans l’esprit, j’avoue me marrer plus au roman qu’à ses images).
Tchuss Phil

Dubruel dit: 12 octobre 2019 à 16 h 15 min

com à 9H36. merci, Phil.
O.Assayas, moitié grec et hongrois. ‘Irma Vep’ mouais. ‘Personal shopper’ en train d’atteindre la limite.

Vous ai lu sur la RDL et y ai conduit un bout de causerie handke avec vous là-bas. Edel, lui ou Jansen, avec la pendule en panne c’est compliqué de situer &vous posez les bonnes questions sur sa lecture. Littell trop enflammé. Ce ‘trou du cul’ de PH de Carinthie a serré la main du bourreau, le nobel a l’air d’entériner ? malgré tout une question. Je n’apprécie pas pour autant qu’il l’ait fait : ‘où ça s’arrête’?(interrogation d’Edel).

Phil dit: 12 octobre 2019 à 16 h 59 min

dans mes bras xlew ! yes, to gloat ! y’a des pointures sur ce prestigieux blog.
now dear CP, allow me to ask for your lumières: il me semble que « gloat » signifie « jubiler » mais à mauvais escient, au moins dans le sens donné par Stocker ? pas d’équivalent en français
le passage cité par xlew est audacieux pour 1890, les trois vampiresses se proposent de s’envoyer le jeune Harker, mais dracul surgit et se réserver la nuque duveteuse;
Yes dear Beaver, Roy Scheider a coupé l’envie d’une génération de beatnik de vendre du beignet sur les plages.
CP, Jesus Franco au programme, pas vu non plus
(et Spermula est de la partie aussi..)

xlew dit: 12 octobre 2019 à 17 h 59 min

Je pense que la créature jubile car demeure en son pouvoir de passer du soyeux du baiser cajoleur au pur charnel de lèvres qui s’activent dans le pompage, puis au carnaire, au carnage de la morsure soumise à un volant de dents crocheteuses, d’un simple changement de pression de la langue, selon sa volonté, son plaisir, et de changer celui du sujet qu’elle entreprend en torture, infâme préjudice, pour la vie.
Que l’auteur ne s’interdise rien, en effet, c’est frappant, il parle aussi bien du désir homosexuel sans rien euphémiser du choix des mots.
Le fouet de l’humour claque sans bruit partout dans la sclérose de l’air immobile, le Bram est un maître de la description, la façon dont il nous transporte dans les linéaments d’un récit raconté via le journal du narrateur est audacieux comme vous le notez, Phil.
À mon avis D.H. Lawrence reprend quelque chose de cette idée du sang complaisamment étalé, mais avec goût, dans le roman de l’Anglo-irlandais.
Sa fameuse théorie de la « column of blood » régissant les rapports de l’homme avec la femme, la vie animale même, devait bien avoir une origine, littéraire, comme souvent toutes les grandes origines.
Je sais que vous ne prédilectionnez pas beaucoup les séries mais celle de The Strain (2014-16) avait des personnages féminins extraordainaires, je repense à la mère du jeune héros, épouse du doc, qui, victime elle-même, « tourna », et devint prédatrice (Deneuve eut peut-être l’un de ses meilleurs rôles dans le genre).
Le film Overlord de Julius Avery, 2018, bien qu’il ne traite pas tout des alléchantes propositions que lui offre sur un plateau son scénar (on est loin relativement du grandiose « The Keep » de Michael Mann), n’est pas a jeter aux orties.

Paul Edel dit: 12 octobre 2019 à 19 h 03 min

Revu « la peau douce » de Truffaut.les gestes épurés ont si justes.les plans subjectifs aussi,tous justes,gestes d’un homme amoureux sur une femme.Intranquillité absolue…beau comme « Le feu follet »de Louis Malle.

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 14 min

« The Keep » de Michael Mann

des idées et des hinnovation plastique pour l’hé^poque..et avec des bouts de ficelles..c’est de nos jours une perf..dommage que la fin soit archigrotex

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 18 min

le monde se divise entre les terres du vampire et celles du garou..bon y’a aussi les contrées de l’étui pénien around le grand canal..mais c’est une henclave d’arriéré

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 20 min

Roy Scheider a coupé l’envie d’une génération de beatnik de vendre du beignet sur les plages

y’a la terre du doneutz et de celle d’all zat jazz qu’il dirait cépé

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 23 min

(et Spermula est de la partie aussi..)

c’est confu dans ma tête..un peu ‘français barré’..ils ont pas toujours méprisé la fantaisie les fransozens..ça manque cruelment

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 39 min

la Hammer la langue anglaise

y’avait bien eu shakespeare..mais sans djéli et sans marmite ça passait mal qu’il aurait dit vontraube

puck dit: 12 octobre 2019 à 22 h 22 min

pas le temps tout les commentaires, j’utilise un logiciel de synthèse, résultat ? un bon résumé :

Vanessa Paradis prend la main de Mademoiselle Moreau en chantant la Javanaise, Nicole Kidman, effondrée sur l’épaule d’Isabelle, puis s’agenouillant pour lui baiser la main, une blessure a brisé le rêve robotique proposé par James Cameron, les garçons nous emportent loin des sentiers battus et c’est formidable ! ça rappelle un titre.. « boys of Brazil » ! qui passe maintenant(vintage !) chez les cinémathéqueux, mais le caissier contorsionne toujours pour expliquer.. »ha t’ention ! les agneaux causent et le shérif est bonhomme, Adam redonné à voir en son entière intégrité chez Masaccio dans sa chapelle florentine, le Nain de Minneapolis est un grand bien, la RFA avec ses mercedes pour rombières enrichies au miracle économique, je recommande une copie qui grésille légérement pour capter l’atmosphère des années 70, celui qui fait de la perceuse sur le dentier de Dustin Hoffmann, le bouche à oreille avait déjà fonctionné bien avant sa sortie chez les lycéens jusqu’aux bobos trentenaires, qui se sont rués en masse sur les séances en avant première, les enfants de boys of brazil sont terribles, c’est aussi une vision de l’époque, je recommande une copie qui grésille légérement pour capter l’atmosphère des années 70, n’empêche qu’il faisait bien la grosse frappe de sesterce dans Spartacus, ‘point trop de détails ciné(phil)iques,’ une voix profonde, proche en humanité, jamais familière, grave et humoristique, un pessimisme tremble, j’attends d’y être entraîne par la jeunesse qui roule qu’il dirait keith richard avec ses roues carrées, je rêve assez souvent de Jessica Lange en ange de la mort, venant me chercher, j’en ai un peu ras-le-bol des déterminations parentales, les gens et les personnages de fiction sont ce qu’ils font, et ça fera la rue Michel, entre Fantomas et Batman il y a effectivement un chaînon manquant, la gpa peut aller se rhabiller, je vais mater ça en riplé, une piste jamais exploré, l’éthos du superéro déborde le quartier et s’étend toujours jusqu’à la nation, alors alors alors, le film, j’ai méga aimé, car nous n’avons pas à réfléchir mais à délecter, blème, il cueille les lauriers d’autres meilleurs de loin, mais soyez conscient on se fait avoir, je vais voir et marmot avec moi, ce n est pas un argument, vive la dyslexie, irai-je voir le joquère, après tous ces ébats, maybe, les bonnes ou mauvaises histoires selon Diderot se tiennent ni plus ni moins qu’une gourmette, bien qu’elle s’obstine à me refuser l’amitié facebouc ! ça n’est justement pas à peser à la même balance, entre adultes consentants, où est le problème, le ciel ne sait pas toujours ce qu’il veut, la voie était bien modeste à l’époque, on pourrait aller le revoir ensemble, ceux qui ne l’on pas encore vu pourraient se joindre à nous, je suis moins blaireau qu’avant, mince c’est parti tout seul, c’est à dire un défaut, il s’est marié avec la femme de sa vie, je préfère la ptite blonde racée toute fragileviens en mp nous avons à parler, déjà entendu l’expression parmi mes élèves sans être sûr de saisir. T Passer de Sylvia Krystel à Beaudoin, la panse farcie pour arriver au symbole des Black Panthers,l’osier a fait du chemin, bon Yom Kippour aux concernés ! lu votre notule sur Morand. à mettre dans les annales votre incipit, Peyrefitte aussi était un as des concours du Quai. avec Delphine Seyrig en suceuse hongroise. ça nous change de la déprimette à Jeanne Dielman, fait réver..faut pas négliger, s’envoie régulièrement en l’air avec de jeunes hommes recrutés pour la plupart parmi ses élèves, elle observe son vieux mari, ce qu’il fut, ce qu’il est devenu, par sa faute, vieille rengaine, tout passe, tout lasse, tout casse, il ne sert à rien de vouloir rester jeune à tout prix, qu’avez-vous mis dans le moteur s’il vous plait?
trop drôle le sniper, quand tu croises un varan se baladant là, normal, énorme, jamais très ému par les femmes, ce n’est pas jeune et je l’étais, en Malaisie c’est la saison des pluies, un film draculesque à la prose communiste, ça existe, plein d’enrhumés dans la salle, les gros lézards, ça me trottait, c’est le feu-follet ! une passion pour les lézards, la bête pas la godasse,c’était le temps où on pouvait aller voir un acteur avant un film..le commerce avait d’autres ressorts en ces temps là, dommage ma vampire préférée c’est la morte amoureuse, le patron m’a intimer d’aller terminer ma bière à l’autre bout du comptoir, j’ai eu par exemple un p’tit chagrin à la mort de Jean Bouise, ce n’est ni plus ni moins pire que les filles, un acteur suffit à sauver le film, tant pis ! la reconnaissance de l’égalite des droits quelle que soit la polarité sexuelle, pas le temps de commenter ’cause taff.
je me suis moqué d’un qui ne m’a jamais pardonné, à quoi rêvaient les jeunes filles en fleur d’Alger dans les années 90, la vie dans l’ombre d’un homme ou la mort, c’est superbement tourné en gros plans rapides et serrés. rien à voir avec cette soldatesque kurde donc tout est pardonné, ah bon sang ça remue, moi je faisais la bise à Hélène, bel homme aux mains calmement expressives, le pirate des Caraïbes et ses affidés, les films de vampires m’ennuient ! le vampirisme comme une façon de faire circuler puis de vider par succion, le spectateur ainsi formaté va chercher dans un Dracula de la Hammer la langue anglaise, diction parfaite,…
Avec l’esprit de l’escalier,
y’avait bien eu shakespeare..

Annelise dit: 13 octobre 2019 à 7 h 49 min

C’est moi qui jubile, « à l’évidence », depuis ces vingt derniers.. oh hello hello, Lew !!! (*)

(*) copyright des trois points d’exclamation, Art et Magnum – l’agence, l’esquimau vendu avec le pop corn, le gun Dirty Callahan, voire la Ferrari, la chimise hawaïenne, la moustache (?) celle perdue, un peu copiée sur K.Dick – lui c’était un cordon de lampe qu’il ne retrouvait plus – par Emmanuel Carrère, ce dernier devant être, depuis la réapparition de Dupont en Ecosse, ligonnée à la sortie de son ex romand, bourniqué De sang glacial.. Amusant cadavre exquis et superbe 17h59

Dubruel dit: 13 octobre 2019 à 9 h 39 min

beau papier Handke d’Assouline sur la RDL. il vous mentionne, Edel.Joli, ‘la femme est la campagne de l’homme’ à 19H04.

C.P. dit: 13 octobre 2019 à 10 h 05 min

Phil, Lew a heureusement retrouvé « to gloat ». Il y a sûrement l’extension : « jubiler avec de la malignité »… Si Annelise le permet, j’ajoute un sens sur lequel les dictionnaires sont muets : « mouiller », avec peut-être un brin d’onomatopée ? On le trouve au moins deux fois dans « American Psycho ».
Mais où va-t-on, là, où va-t-on ?

Annelise dit: 13 octobre 2019 à 10 h 59 min

Diantre. Si vous vous y mettez Christian 10h05, comment voulez-vous que je tienne la barre ?
La Flibustière des Indies ne vous laissera pas sur l’île sans eau.. .on va rattraper le gloated en surfant sur l’allusion « American psycho ». .Christian, not Pouillon,Bale – tant pis pour eux s’ils n’ont pas choisi le bon – as Patrick Bateman… élision du e, ça fait Batman chez Christopher Nolan et c’est toujours lui… Maggie Gyllenhaall (dans « Batman Begins » Rachel est incarnée par Katie Holmes puis mute dans « Dark Knight » en soeur de l’excellent Jake dont j’aimais bien la secrète honte, le tourment sous la placidité devant sa bonne femme à calculette dans « Brockback mountains »), sa petite amie de lui asséner « Tu es peut-être un garçon extra, Bruce. Mais peu importe le for intérieur, seuls les actes comptent ». ..chauve souris qui peut ! Qu’importe, bouclons la boucle pour maquiller le dérapage : qui-c’est-y l’ennemi juré de Batman, et donc de Christian Bale, dont l’évocation, CP, vous aura conduit si LEGITIMEMENT à American psycho?… Si..

Oui cela va très bien à Paul de parler de Truffaut.. revu « Domicile conjugal » il y a peu. Que c’est grave et gai ! Lubitsh, hommage à Renoir.. la cour de l’immeuble en rappel du Crime de M.Lange. .Eustache, le premier auquel Doinel téléphone la nouvelle du « Ghislain », qu’il va déclarer en douce « Alphonse ».. même personnages que « Baisers volés », en plus « tenus ». .cru comprendre que l’équipe à ce moment-là est appliquée à maintenir Langlois à la tête de la cinémathèque. Ce dernier, pris d’affection pour le petit couple avait émis le désir d’une « fin heureuse »..Peu importe Kyoko, personnage assez peu crédible… Claude Jade en Japonaise qui pleure.La serveuse nympho. Antoine qui teint les fleurs, ou « manipule des maquettes ».. quand il se tient en plein milieu du T de l’enseigne HOTEL, quel cadrage parfait. Il « adore les familles aimantes » (et pour cause) Et ces oeillets..que les couleurs sont belles !

bouguereau dit: 13 octobre 2019 à 11 h 37 min

beau papier Handke d’Assouline sur la RDL

quel est le sujet..handke ou la politique du comité nobel qui srait revnu aux fondamentaux..entre deux que dla contrebande de tabac belge depuis des années..et pourtant je dirai fort modestement que handke ne m’est pas indifferent..mais c’est comme robert parker..qu’importe cqu’on mettra d’dans..tout rsortira forcément avec un vieux gout de tonneau au finiche

Jazzi dit: 13 octobre 2019 à 12 h 47 min

« Je vais vous mettre les points sur les i ! Écoutez bien ce que je vous annonce : les écrivains d’aujourd’hui ne savent pas encore que le cinéma existe !… et que le cinéma a rendu leur façon d’écrire inutile…
- Comment ? comment ?
- Parce que leurs romans gagneraient beaucoup, gagneraient tout, à être repris par un cinéaste… leurs romans ne sont plus que des scénarios, plus ou moins commerciaux, en mal de cinéastes !… le cinéma a pour lui tout ce qui manque à leurs romans : le mouvement, les paysages, le pittoresque, les belles poupées, à poil, sans poil, les Tarzan, les éphèbes, les lions, les jeux du Cirque à s’y méprendre ! Les jeux de boudoir à s’en damner ! La psychologie !… les crimes à la veux-tu voilà !… des orgies de voyages ! comme si on y était !
- Que reste-t-il au romancier, alors selon vous ?
- Toute la masse des débiles mentaux… la masse amorphe… celle qui lit même pas le journal… qui va à peine au cinéma… »

Phil dit: 13 octobre 2019 à 14 h 38 min

belles gloses sur Gloat, merci xlew CP. you made my day.
les traducteurs sautaient ce « gloat » d’autant que la pression de la langue (dixit xlew) était moins forte que celle de la société qui coinçait à l’évocation des mélanges de fluides. Il paraît qu’aucun des 200 films « Dracula » n’a su respecter le roman à la lettre. même les sous-titres font des ellipses, les premières paroles du Tod Browning sont en hongrois et intraduites pour le spectateur qui croit entendre aujourd’hui du roumain, à cause de son assimil…de films de Dracula plus récents. Le roman commence à Budapest et la Transsylvanie n’était pas roumaine en 1880.

bouguereau dit: 13 octobre 2019 à 15 h 40 min

c’est comme avec djizeus dirfilou..mais à l’inverse..au commencement il était pas barbu et il sentait fort le poisson..un mythe s’empreinte des techniques dimagrie du temps..pense un peu..que le mythe dit que c’est boris qui suggéra les grosses pompes à goudronner..que la moustache ça fsait campagne qu’il disait dracul..des villes..euf course

bouguereau dit: 13 octobre 2019 à 15 h 46 min

- Que reste-t-il au romancier, alors selon vous ?
- Toute la masse des débiles mentaux…

un coté anthropophagous..mais c’est pas mal dit..la femme c’est la campagne et la littérature c’est l’exil..la crack house où qu’on va crever..malheur a ceux pas assez souple pour s’y sucer la queue qu’il dirait polo

C.P. dit: 13 octobre 2019 à 17 h 57 min

A moi également Handke n’est pas indifférent. Juste une remarque : les avis et commentaires à la RdL parlent peu ou pas du THEATRE de Handke. Souvenirs : en 1974, « La Chevauchée sur le lac de Constance », mise en scène de Claude Régy, avec, excusez du peu : Delphine Seyrig, Jeanne Moreau, Sami Frey, Michael Lonsdale, Gérard Depardieu (ses énormes patoches en avant-scène).
En 1978, « Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition ». Encore une traduction de G-A Goldschmidt, mise en scène de Claude Régy, avec Andrea Ferréol, Depardieu, Bideau, Dreyfus et d’autres.

Paul Edel a bien dû voir ces spectacles lui aussi…

C.P. dit: 13 octobre 2019 à 18 h 06 min

Jacques, votre citation sent « Entretiens avec le professeur Y ». Je n’ai pas vérifié.
Si je ne me trompe pas, Céline a cependant parlé bien autrement, -et en mal,- du cinéma, notamment américain, dans « Bagatelles pour un massacre » !

puck dit: 13 octobre 2019 à 21 h 38 min

Jazzi !!!! ça y est j’ai vu le film, pas celui de WA, j’ai été voir le Joker sur vos conseils à Annelise et toi…

voilà, je n’enlève rien à ce que j’ai déjà dit sur ce film avant d’aller le voir.

à savoir que le Joker incarne la révolte des gilets jaunes de Gotham City, sa folie n’est que le miroir de la folie du monde, sauf que c’est une folie susceptible de libérer les exclus.

le film est génial, il pose la question de savoir à quel moment le monde peut basculer, à quel moment l’ordre établi cesse d’être respecté, c’est toujours la même histoire, on tire sur l’élastique et à un moment il pète.

c’est marrant parce que l’ambiance est un peu celle de la grande dépression de l’entre deux guerres, l’histoire montre comment cela a été à l’origine d’une folie qui se voulait de rompre à une autre folie.

après c’est toujours l’histoire des poupées russes.

Jazzi tu connais la blaque de la poupée russe qui va au cinéma et qui veut arnaquer l’ouvreuse en ne payant qu’une seule place ? là c’est un peu pareil : sûr que Joaquin aura un Oscar, ce qui permettra au système de récupérer le truc, alors que c’est un film éminemment politique.

comme je me suis fait traité de bolchévique enragé sur l’autre blog je signale que je n’ai pas de problème de fric, c’est ridicule, être un nanti ne doit pas empêcher de penser le monde.

puck dit: 13 octobre 2019 à 21 h 42 min

comme je l’avais écrit dans une réponse à Art (qui n’avait rien d’agressif) : quel rôle peut-on donner à un « héros » dans ce monde ? héros de quoi ? pour sauver quoi ?

Un monde où personne n’ose protester contre la transformation à grande échelle de ses
semblables en « ressources humaines » ? Un seul s’est-il ému en place publique quand
l’obligation de « savoir se vendre » est devenue le billet d’entrée normal, indiscuté,
qu’une société peut exiger de ses membres ? Un seul s’est-il insurgé contre l’injection
massive, dans les canaux de la vie sociale, d’une pensée managériale tout juste bonne à
y semer la mort maquillée en stratégies, opportunités et objectifs ? Où tout le monde se rallie à tous les saccages matériels ou intellectuels, dès lors qu’ils s’affublaient des nippes du progressisme et de la modernité ?

Nantis contre exclus, importants contre sans-grades, paradeurs contre invisibles,
exonérés du réel contre assujettis à ses pesanteurs, rafleurs de mises contre bannis du
jeu, tout nous renvoie à une opposition fondamentale déclinée jusqu’à la suffocation…
tout nous y ramène, tout nous y englue !

voilà la question que pose ce superbe film.

puck dit: 13 octobre 2019 à 21 h 45 min

ce film montre aussi que Bruce Wayne (Batman) est tout autant victime de l’inconsistance politique de son père que le Joker de la folie de sa mère.

Phil dit: 13 octobre 2019 à 23 h 37 min

Plusieurs pages à massacrer « la grande illusion » dans Bagatelles mais pas souvenir d’autres digressions cinématographiques de Céline, CP ?
vu « Bacarau » de Kleber Mendoça. très bien, après « Les bruits de recife » et « Aquarius », le réalsiateur creuse le sillon des plaies brésiliennes, cette fois dans l’intérieur des terres, le sertao. les yeux bleus glacés de Kier parfaits pour un nazi exilé, mélange de boys of brasil et mengele à marathon man. il semble que la critique française, peu enthousiaste, n’ait pas assez le goût du Brésil, au moins de sa littérature et société esclavagiste tardive. le bandit du Sertao est le Diadorim efféminé de Guimaraes. en dix ans, autant d’homicides au Brésil que de morts en Syrie.

xlew dit: 14 octobre 2019 à 0 h 20 min

Hi, Annelise, kak dila?, je vois que vous êtes en forme dans l’habit de votre style, oui l’American psycho cité par C.P passait pour un glouton, et glou et glou two times, il a bu son verre décent comme un Bordelais, gavé fier de s’en jeter un derrière la glotte au bord de l’Hudson, une lueur dans les yeux, que dis-je, un véritable glow dans le regard.
Comme le remarque C.P., Céline sinusoïde pas mal sur le cinéma, dans Féerie, pour moi la plus sincère (Machiavel, il se livre comme un médecin ayant obtenu son diplôme dans une pochette surprise, puisque le bruit parisien le colporte déjà), et courageuse, exposition de son caractère, une espèce d’énorme sonnet de Malherbe effondré sur lui-même comme la supernova d’une mémoire qui sème une couronne de petites naines blanches, large poignée de cotes et de symboles, de signes bibliophobes, sur le papier, une confess’ non livresque à retardement, où il retourne la critique pour la braquer sur ses confrères du jour lorsqu’il retrace le succès de certains écrivains, des charlatans à la figure longue comme un jour de pénurie de Paracétamol dans les apothicaireries de centre-ville, qui, si on le suit bien ici entre les lignes, lui piquèrent tout de son ton, de son timbre, des notes de son violoncelle intérieur, il en a gros le coeur encore et toujours, certains décrochent des contrats pour des « Klondykes de cinéma », lui, en contrepartie, comme antidote, se verrait bien librettiste en opérette, auteur de chansons, il avait du pif, mais il ne lâcha pas l’affaire, ni son oeuvre.
Dans ce petit bouquin, il remet les ressasseurs à leur place (un comble pour cet éternel récrimineur tombé dans le chaudron des rumineux qu’il dénonçaient comme un Virgile sur la barque de Dante dans Mort à Crédit), refait de l’accrétion littéraire sur un astre bien plus encore spectral que trop compact.
Je crois, Phil, que Stoker ne nous a pas attendus pour, comme vous le faites malicieusement ce dimanche, jouer sur les pressions relatives des langues des contrées orientales traversées, il a des développements, via le journal d’Harker, d’un comique appuyé, les Magyars semblant toujours en prendre pour leur grade, étrangement, il rappelerait ici par la bande, et l’effet d’amusement augmente d’autant, les premiers livres de Cioran, terriblement partiaux envers la douce Hongrie.
(Dire que la Roumanie possédait il ya peu l’internet le plus rapide, stable, et fiable, de toute l’Europe, les fournisseurs les plus compétants…)
Dans le roman, si les scènes chaudes, d’une allégorie brûlante, font images, elles restent dans un certain confinement tout de même, ce qui ajoute quelque chose au récit à mon avis, Brava et les autres n’avaient plus qu’à se lover dans son velours charnel pour en exprimer la moelle, cellules sanguines, jusqu’aux reproductives, comprises.
Il se résout à évoquer (entre deux somnolences de Harker dans la calèche) ce qu’aurait donné une Europe soumise aux idées et au pouvoir politique de Vlad après la victoire sur les Ottomans, encore un truc dont le Binet d’aujourd’hui vit peut-être l’écho-radar se dessiner sur les feuilles de son « Civilizations » de 2019.
« Dans le paysage déserté par la femme (qui ferma la porte derrière elle), la pomme est la seule compagne de l’homme. »
Je pense que Paul Edel a repris votre idée du Cadavre Exquis, Annelise. Il faut le poursuivre.
« J’entends le bruit des herbes sous les arbres », une phrase des Frelons de Peter Handke, le premier livre que je lus de lui, à la manière du « sans-maître » de bibliothèque, tipé dans la Nausée de Sartre, inspiré de Robbe-Grillet dira George-Arthur Goldschmidt, mais très Thomas Bernhard dans la facture (allez, ne niez pas, la description d’un village autrichien en rappelle d’autres par ce dernier), j’aimais bien à c’t'époque.
Avec Handke, suivant une théorie bien connue, vous serrez la main à un dictateur très vite vu qu’il confesse être un homme de troisième-main, ou un un Homme de Troie qui peut rentrer dans toute les églises même à cheval, je rigole, pardon.
The Keep, mon cher bouguereau, n’est pas grotesque, mais grotteux, glottal, greatest, si tu veux.
Tu as eu raison de chroniquer le Papicha de Meddour, Jazzi, merci, cette Mounia a une histoire personnelle extra, qui me rappelle celle d’une amie russe dont les parents vécurent et travaillèrent dans un autre pays communiste, Cuba, la BA n’est pas mal.

xlew dit: 14 octobre 2019 à 5 h 43 min

Un autre homme à cheval et nu sur les principes, Robert Forster qui vient de passer, formidablement dérangeant dans le Huston du Reflet dans un Œil d’Or, ce qui dû lui coûter des points à Hollywood, et dans ce tout autant étrange Medium Cool qui prenait la température des Démocrates, extraordinaire créateur d’un rôle devenu masque grec au cinéma, Max Cherry (Tarantino n’est pas que ce péteux qu’on décrit, spécialiste réanimateur des vieilles gloires, c’est aussi un garçon qui a du flair, qui répare certaines injustices de carrière, qui sent le vieux sang frais encore intact derrière les sempiternels mêmes flacons et fioles), un acteur qui permit que Breaking Bad connût cette superbe fin, un type supérieur dans le rendu sur l’écran à Tommy Lee Jones, mais là comme dans Dracula cela n’engrange que moelle, visage arrêté mais yeux étincelants, un chouya « drooping the colours », mais passant en revue bien des confrères. Un Frontier Man dont le regard tendait la main, un peu comme d’autres tendraient un Handke à quelqu’un qui voudrait lire un livre dans la salle d’attente d’une grande gare perdue.

puck dit: 14 octobre 2019 à 7 h 59 min

xlew si vous deviez résumer en une ou deux phrases vos derniers commentaires ça donnerait quoi svp ? j’ai peur d’avoir loupé certains trucs importants…

bouguereau dit: 14 octobre 2019 à 8 h 05 min

céline en est clairment jaloux du cinéma et de renoir..renoir qui était trés awère et le faisait savoir..pas qu’un ace a l’écran renoir..que c’était le cinéma avec djone wayne qui étoye sur le bidet du tzeitgeist des arts..et céline qui à la différence de handke a une conscience trés achevée de la totaler krieg savait bien que litlère le gueubels..le staline..était complétement maboulmaniac de cinoche..et de faire dans un genre de même machramée pour clodo que polo..la littérature..ça le faisait super chier céline..c’est mathématique

bouguereau dit: 14 octobre 2019 à 8 h 11 min

xlew si vous deviez résumer en une ou deux phrases vos derniers commentaires ça donnerait quoi svp ?

toi keupu ça donne que tu veux bien passer pour un con..daccord..une raclure de bidet..c’est ma foi certain..mais pour un fauché..par yavé! jamais!

puck dit: 14 octobre 2019 à 8 h 14 min

une scène très belle dans Joker c’est quand il rentre déguisé en groom dans cet opéra tous ces types habillés en costard noeud pap leurs femmes robe de soirée rivieres diamants’ tous clones’ se marrent en regardant un film de Charlot, il y a qq chose de dostoievskien, metaphysique dans son regard, ce type est vraiment un grand acteur, j espere qu on ne le retrouvera pas un jour faire la pub pour boursorama comme brad pitt.

C.P. dit: 14 octobre 2019 à 8 h 23 min

Phil, c’est alors que vous tenez pour rien les paragraphes (parfois assez répugnants) touchant les producteurs juifs américains et leurs relations avec les starlettes., dans « Bagatelles ».
Lew dit « sinusoïde » et c’est très bien. Céline, sur le cinéma, a tout dit et son contraire, -et parfois n’importe quoi, entre amour et mépris, on pourrait multiplier les citations. Moyen d’évasion plutôt heureux dans l’Amérique de « Voyage », il paraît dans le passage des « Entretiens » que donne Jacques supérieur comme usine à rêves aux romans courants, MAIS peu après il est déclaré très inférieur au fameux « écrit parlé émotif ». Et d’ailleurs, est-ce du cinéma que nous aimons que Céline parle ?
N’empêche qu’il a songé à une adaptation de « Voyage » (droits vendus à Abel Gance, puis rendus). Les désirs et projets inaboutis d’adaptation sont légion, pas seulement de « Voyage » d’ailleurs, bien après 1961, d’Audiard à Godard, de Leone à Yann Moix !!! Emile Brami, dans un article de 2017, « Le Cinéma de Céline » (argh.blogspot.com / never trust a man who can dance) a fourni une recension que je trouve assez complète de ces velléités et même débuts, sur le papier, de travaux.

C.P. dit: 14 octobre 2019 à 8 h 32 min

Tiens, j’ajoute ceci : on connaît l’épisode de la rencontre ratée entre Céline et Renoir. Cependant ce dernier est resté fidèle à l’écrivain Céline, et il trouvait même les dernières « chroniques », à partir de « D’un château l’autre », supérieures encore aux romans des années 30. Déclaration (et vidéo) de Renoir très facile à retrouver.

Phil dit: 14 octobre 2019 à 9 h 00 min

certes dear CP, Céline a tiré tous azimuts mais les diatribes contre les producteurs juifs étaient si nombreuses avant 40 dans la littérature française qu’on finit par oublier celles de l’imprécateur. Vous connaissez le Morand de Franceladoulce. même Renoir a pointé la déferlante de techniciens du cinéma juifs d’europe centrale accusés de faire du dumping social sur les plateaux de tournages. Dans sa grande colère contre « La Grande illusion », Céline n’a pas perçu que la postérité retiendra plutôt le jeu aristocratique des Stroheim Fresnay que le jeu des petites gens à la Gabin Dalio que Truffaut voulait voir.

Jazzi dit: 14 octobre 2019 à 9 h 32 min

«  Je crois que je ne dois rien à aucun écrivain.
Ce qui m’a influencé, c’est le cinéma.
Ah ! ça, le cinéma, je le connais. »
CÉLINE

« Ils avançaient les gens vers les lumières suspendues dans la nuit au loin, serpents agités et multicolores. [...]
Moi aussi j’ai été me traîner vers les lumières, un cinéma, et puis un autre à côté, et puis encore un autre et tout au long de la rue comme ça. Nous perdions de gros morceaux de foule devant chacun d’eux. J’en ai choisi un moi de cinéma où il y avait des femmes sur les photos en combinaison et quelles cuisses ! Messieurs ! Lourdes ! Amples ! Précises ! Et puis des mignonnes têtes par là-dessus, comme dessinées par contraste, délicates, fragiles, au crayon, sans retouche à faire, parfaites, pas une négligence, pas une bavure, parfaites je vous le dis, mignonnes mais fermes et concises en même temps. Tout ce que la vie peut épanouir de plus périlleux, de véritables imprudences de beauté, ces indiscrétions sur les divines et profondes harmonies possibles.
Il faisait dans ce cinéma, bon, doux et chaud. De volumineuses orgues tout à fait tendres comme dans une basilique, mais alors qui serait chauffée, des orgues comme des cuisses. Pas un moment de perdu. On plonge en plein dans le pardon tiède. On aurait eu qu’à se laisser aller pour penser que le monde peut-être, venait enfin de se convertir à l’indulgence. On y était soi presque déjà.
Alors les rêves montent dans la nuit pour aller s’embraser au mirage de la lumière qui bouge. Ce n’est pas tout à fait vivant ce qui se passe sur les écrans, il reste dedans une grande place trouble, pour les pauvres, pour les rêves et pour les morts. Il faut se dépêcher de s’en gaver de rêves pour traverser la vie qui vous attend dehors, sorti du cinéma, durer quelques jours de plus à travers cette atrocité des choses et des hommes. On choisit parmi les rêves ceux qui vous réchauffent le mieux l’âme. Pour moi, c’était je l’avoue, les cochons. Faut pas être fier, on emporte d’un miracle ce qu’on peut en retenir. Une blonde qui possédait des nichons et une nuque inoubliables a cru bon de venir rompre le silence de l’écran par une chanson où il était question de sa solitude. On en aurait pleuré avec elle.
C’est ça qui est bon ! Quel entrain ça vous donne ! J’en avais ensuite, je le sentais déjà, pour au moins deux journées de plein courage dans la viande. Je n’attendis même point qu’on ait rallumé dans la salle. J’étais prêt à toutes les résolutions du sommeil maintenant que j’avais absorbé un peu de cet admirable délire d’âme. »
(« Voyage au bout de la nuit »)

C.P. dit: 14 octobre 2019 à 10 h 11 min

Toujours bien cité, Jacques, mais vous savez bien que le cinéma, ce n’est pas QUE des rêves. Et quand Céline s’en prend à « La Grande Illusion », au petit juif (Dalio) s’acoquinant avec l’ouvrier (Gabin), il s’agit d’autre chose. D’où la bonne remarque de Phil sur l’autre couple, aristocratique.

Plus tard, Céline ment parfois en rigolant : on retrouve en 1957 (coffret Chambrillon) son entretien avec Louis Pauwels : « Ah mais, de qui vous me parlez ? de Craque Cable, de Branlons Mado ? Je ne les connais pas du tout. »

bouguereau dit: 14 octobre 2019 à 10 h 43 min

Toujours bien cité, Jacques

yesse he can!..ha quel magnifique morceau baroz..ça rappelle jicé et ses mamours en baignoire et notre nostalgie du temps que les moins de vingt an ne peuvent pas connaitre..du pestacle qu’était aussi dans la salle..tout mino j’ai même connu le temps ou on ‘shabillait’ pour aller au cinoche..présentement dirphiloo n’y fait rien que de regretter son bermuda de cet été..certes il a retrouvé ses sneakers d’automne..ça compense un peu

Phil dit: 14 octobre 2019 à 13 h 00 min

« Jean-Marcel » CP, je crois bien que Céline a connu les spectacles à l’hippodrome, celui de Clichy que Truffaut célèbre avec Denner dans « l’homme qui aimait les femmes » (et le cinéma)

Jazzi dit: 14 octobre 2019 à 13 h 55 min

« Céline a connu les spectacles à l’hippodrome, celui de Clichy »

Oui, Phil. Mais l’extrait que j’ai posté plus haut se situe à… New York !

Art dit: 14 octobre 2019 à 15 h 58 min

@jazzy. 9h.32
ai choisi un moi de cinéma où il y avait des femmes sur les photos en combinaison et quelles cuisses ! Messieurs ! Lourdes ! Amples ! Précises ! Et puis des mignonnes têtes par là-dessus, comme dessinées par contraste, délicates, fragiles, au crayon, sans retouche à faire, parfaites, pas une négligence, pas une bavure, parfaites je vous le dis, mignonnes mais fermes et concises en même temps.

K.omK.oi un sale type antipatic peut écrire de grandes choses !!!
cet extrait célinnien très bien écrit, et pose la ? du sale type qui fait s’incliner par le style impeccable, ce qu’on devrait réfléchir pour le K. P.Handke dont vous avez parlé à unisson intéressant, et quand même divers.(jMBOuguereau, pourquoi dites-vous le 13/10 « modestement » on topic? Voulez-vous éclairer svp? Ce K.e vous dites a été très bien !!! donc nulle besoin de modestie, vous le méritez.)

l’extrait chosii par J., le cinéma Très bien décrit devient sous les yeux!!! Si je craignais pas d’être lourd je dirais que raison pour laquel évoquées Vincent a craqué devant AnneLise !!!
Devant laquelle il est évident qu’elle fût danceuse!!! Les jambes holalalala, le corps et la mignonne tête fine dessus,qui rappelle elle est une femme de chair très superbe devant « une auteure » qui en découle naturellement et/OU « intellectuelle », ce qu’elle est pas tellement je pense, car trop INTELLIGENTE pour se vouloir supérieure / aux autres.
d’ailleurs pourquoi elle se met à niveau et devenant elle y comprise une commentatrice, dans cette attitude très originale alors qu’elle dirige ce blog !!!
Et cette tête bien pleine et très mignonne ce qui me fait craquer aussi!!!

Phil dit: 14 octobre 2019 à 16 h 08 min

Céline se disait aristocrate..de la cuisse; trois femmes (officielles), deux danseuses;
gare à l’admiration des femmes intell’lligentes, dear Art. bouguereau de libération va vous sortir le mot de Baudelaire;

C.P. dit: 14 octobre 2019 à 16 h 31 min

Céline est réputé avoir aimé Méliès. Le petit Ferdinand de « Mort à crédit » a six ans et sa grand-mère Caroline essaye de le distraire :

« Il (le chien Tom) venait avec nous partout, même au Cinéma, au Robert Houdin, en matinée du jeudi. Grand’mère me payait ça aussi. On restait trois séances de suite. C’était le même prix, un franc toutes les places, du silencieux cent pour cent, sans phrases, sans musique, sans lettres, juste le ronron du moulin. On y reviendra, on se fatigue de tout sauf de dormir et de rêvasser. Ca reviendra le « Voyage dans la Lune »… Je le connais encore par coeur. »

xlew dit: 14 octobre 2019 à 16 h 41 min

Le coucou, cet aristocrate de la Suisse.
N’indique-t-il pas l’heure européenne à tous, y compris aujourd’hui ?
Sir Alex Korda, Carol Reed, toutes les filles et tous les gars de la London Films, pour les beaux yeux de Greene, voulaient faire un film avec pour sujet la trahison de Philby, ce Joker à vodka, qui fut responsable de tant de morts (et qui mit peut-être des bâtons dans les roues à l’Opération Walkyrie).
Babelsberg et la Wien-film feront peut-être un sequel centre-européen du blockbuster new yorkais qui vient de sortir.
Les Jokers rient aussi sous cape (and-dagger, cloakwise, on retrouve notre coucou-là, toujours en clock, ne connaissant jamais la délivrance ⛾).

Annelise dit: 14 octobre 2019 à 17 h 12 min

« Si je craignais pas d’être lourd »( Art 15h58)
On peut, à ce stade de dépassement, estimer toute perspective de danger supplémentaire écartée

Plaisante discussion Handke. Give me more si cela vous dit
« The Machinist », Bouguereau, le 13 à 11h28
Je l’avais oublié celui-là…sur la dérive paranoïaque, la confusion coupable, l’insomnie, quand même pas mal.. On a d’ailleurs le rappel du « After hours » scorsesien dans le fil direct. I know who you are, Jean-Marcel…Quelle panique, son insistance face à la photo de pêche. JJLeigh, les seins à moitié dehors son corsage lâche, ce visage de conversation banale qui méconnaît dans un premier temps la vrille en train de le saisir, alors qu’elle lui prépare son repas
Meilleur Bale, probablement. Bien vu de nous faire la piqûre de renouvellement. Sacré acteur. De Niro avec « Raging » avait déjà bien imprimé cette idée de la transfo physique à égal d’une perf de comédien. Charlize Theron avec + 40kg, c’est « Monster ». Il faut oser y aller…MacConaughey dans Dallas buyers club, Tom Hanks en sidéens émaciés.. Force imbattable de la viande dressée à une compo qu’elle doit aller chercher loin. Bale connu pour y aller très fort, en effet
Pas seulement quand il casse un bras(?) au directeur photo, un peu agacé…acteur ou écrivain, des métiers de nerfs. Contrôler, contrôler…encore faut-il pouvoir?
Le film d’Adam McKay, « Vice », pour faire son Dick Cheney il nous a fait le cinéma inverse…hypercalorique. Son jeu est étonnant, franchement j’admire. Éclectisme de ses choix. Il est né au pays de Galles, naturalisé us à présent me semble t-il, mais avant de l’être il tenait à spécifier , « English, not Welsh… »
En Trevor « Machinist »(« Taxi Driver » c’est Travis, une sorte d’allitération voulue?), dans le film de Brad Anderson aux accents « Fight Club », il excelle.. Cette décoloration terne de l’image est réussie…verdâtre, la teinte de l’extenuation et du pétage de plomb. Les murs des vieux hôpitaux psy de cette couleur. Christian Bale me plait particulièrement, je vais dire sans ironie pourquoi . Il joue avec ses dents. Cela m’avait frappée dans « American psycho »..ses canines déliées, jolies comme tout, concises comme le sont les cuisses de Lucette à Ferdinand . Saillantes, ciselées à la Tom Cruise…(elles avaient bien servi à ce dernier chez Neil Jordan, pour son entretien avec Brad Pitt qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, mais une revoyure parfois change la donne?)
Dans la peau de Patrick Bateman, elles suintaient un halètement envieux, une urgence, la paranoïa… Ici également. Chez Malick il ne les a pas fait limer, elles continuent de rayer le parquet or elles ne ressortissent plus du halètement famélique d’un cinglé en train de dévisser mais d’une sorte de défaut enfantin de denture transfiguré en expression d’une innocence extraordinaire( John Rolfe).. expectative devant un possible à découvrir, une expansion haute..capacité d’émerveillement, tension forte et craintive vers un meilleur.. Sam Shepard « I am just a farmer » des « Moissons du ciel » a d’ailleurs aussi su tirer de ce dérangement anatomique une vulnérabilité d’une séduction bouleversante

Écran trop petit, impossible de relire. Vous me pardonnerez s’il y a des fautes de frappe

Art dit: 14 octobre 2019 à 17 h 12 min

quel mot de Libé Philippe ?

saison des pluies.
il a bien plu à KL. Pas grave je suis pas sucré je vais pas fondre !!!connaissez-vous ?les meilleures nouilles braissées à la sauce Soja épaisse vous feront rêver, les tours inimaginables de haut retenues par une passerel !!!
Possibilité depuis kuala L de voir singapore de l’autre coté, et y a toujours les mosquées les temples chinois partout, si vous aimez l’architectur mogol c’est là il faut aller( les Anglais étaient place Merdeka et maintenant c’est le quartier K.ultur !!!).little India, géant, tout les goûts Inde, fruits et légumes, TOUT.
la hierarchie les chrétiens sont pas haut, et brassage énorme dans ce payasage extraordinaire, Malais, Chinois et tu as intéret à savoir manger avec la main droite, et couvrir tes jambes et laisser chaussures pour visit tamoul!!!
Pavillion, tu rentres et voie en enfilade PROMODE cote a cote Swatch, où tu peux changer de bracelet toutes couleurs, et MORGAN K.om helas partout ailleurs ,là MARBRE BLANC pour one million et plus de m 2 de consommation mondialisée!!!
Pas la peine s’attarder pour ça.Le plus vieil temple tamoul est beau, y a ART DECO aussi bleu clair et j’ai rapporté le traditionnel CHAT PORCELAINE, pour la marre sans y ajouter foi(trop folklore)!!!3 jours font courts mais suffisant pour s’amuser, et le varan j’ai pas vu cette fois, RV la prochaine !!!

art dit: 14 octobre 2019 à 17 h 18 min

à ce stade de dépassement, estimer toute perspective de danger supplémentaire écartée.

(Anne Lise 17h.12 )
hi hi hi excusez-moi je l’avais à peine posté que je me suis dit c’est ballot!!!
MAIS on a fait un joli simultané, ça prouve la convergence vues !!!

Christian bale joue avec ses dents, trop bon !!!c’est vrai en plus.

puck dit: 14 octobre 2019 à 17 h 20 min

Jazziiii !!!! greubou il fait rien qu’à m’insulter… tu peux prendre ma défense ?

il me traite de « raclure »… ça te rappelle rien ? le Joker aussi, en tout cas début.

t’as bien aimé ce passage du « ma vie était une tragédie elle est devenue une comédie » ? c’est magnifique non ?

le Joker c’est un vrai justicier encore plus que Batman, tu as vu comment sa phrase quand il dégomme de Niro « tu n’as que ce que tu mérites » se transforme en slogan « révolutionnaire », ce sentiment de rétablir une certaine forme de justice ça rappelle toutes les il était une fois les révolutions.

Jazzi tu avais déjà vu des Batman ? Batman n’a pas cette même dimension « révolutionnaire » c’est juste un type qui joue le maintien de l’ordre.

le Joker c’est un peu Raskolnikov.

on dit que Tolstoï est le père de la révolution russe, Dosto l’est tout autant.

puck dit: 14 octobre 2019 à 17 h 26 min

Jazzi et ce thème de l’ordure (c’est l’insulte de greubou qui m’y fait penser), c’est récurrent dans tous les Batman : la grève des ramasseurs d’ordures.

dans les années 80 j’avais rendu visite à des amis musiciens à NY, il m’avait demandé ce que je voulais voir à NY, je leur avais dit que je voulais voir où allaient toutes ces ordures, tous ces déchets que la ville produisait.
ils m’avaient emmené dans la campagne au nord ouest de NY, un truc incroyable, à perte de vue, des milleirs de mouettes qui faisaient un potin pas possible, un endroit fascinant, un peu comme l’envers du décor, je crois que Thmas Pynchon en parle dans un de ses derniers livres.

Eriksen dit: 14 octobre 2019 à 18 h 05 min

JOKER
« Incarnation du mal »,Joker ? plus vraiment. Jamais salaud, jamais méchant, ses actes sont à peine malins tant Todd Phillips sème sur sa route des victimes qui l’ont bien mérité. Il émane même de lui une certaine bonté par nature, … et bien peu de malignité malgré toutes les bonnes raisons qu’il aurait de s’y adonner,-au premier rang desquelles figure la raison primordiale donnée par Jazzi. En découle une insécurité et une inexistence.
Pour exister, sa première piste est le stand-up. Un échec : son rire à contre-temps glace l’auditoire. Le public est si encadré par les panneaux «applause » et les rires enregistrés, qu’un rire sans raison et sans cible le perturbe. Non sans raison. : si tu ne connais pas la cible, c’est toi la cible », prévenait à bon escient une pub d’avant film pour un jeu vidéo de guerre. Joker, lui, n’a pas le minimum de confiance en l’altérité qui lui permettrait de rire avec d’autres. Il est l’homme qui rit seul.
Le rire éclatant du Mal incarné par les Joker, est devenu chez Todd Phillips le rire à contretemps d’un handicapé du rire.
Viendra presque par hasard ce qui va tout changer pour Joker : un meurtre. Avant il n’était rien, pauvre fiston famélique d’une mère malade, maintenant il vit, danse magnifiquement, et se voit enfin dans le regard des autres sans même qu’ils connaissent ses actes. La force thérapeutique du meurtre agit mieux que tous les stages de développement personnel. Il passe de la transparence à l’icône et du zéro à l’infini ; son rire à contretemps est happé par l’Histoire qui en avait besoin à cet instant pour cristalliser la révolte. il multiple les followers – lui qui n’avait même pas sa mère !- et la rue se remplit de clowns hilares et silencieux.
Chez Todd Phillips les sans-dents sont aussi sans langue. Le logos est enterré – trop suspect vu son passé au service des élites. Ne restent que les gestes sans parole de multiples anonymous qui rétablissent la justice à coup de limousines brulées et de lynchage de flics. Out « Mr Smith au sénat », fini Victor Hugo, lui qui faisait dire à « L’homme qui rit », parlant du peuple : « On lui a déformé le droit, la justice, la vérité, la raison, l’intelligence, comme à moi les yeux, les narines et les oreilles ; comme à moi, on lui a mis au cœur un cloaque de colère et de douleur, et sur la face un masque de contentement. ». Les mots n’ont plus cours et la société, pauvre agrégat d’avantages acquis et de jalousies revanchardes, se dirige vers le chaos.

Avec quelles parts de thermomètre, d’activiste et de pute Todd Phillips a-t-il construit son Joker ? En thermomètre il relaye une réalité assez juste vue l’ambiance pré-insurrectionnelle du moment. En activiste ou pute, il la façonne et l’amplifie pour raisons politique ou financière. Flatter le romantisme du Chaos, justifier la table rase du passé (y compris père et mère), faire du meurtre une démarche de développement personnel, tout en faisant du héros une victime, Todd Philips ne recule devant rien.
Ne manque plus qu’un slogan : « Soyez vous-même ! tuez et découvrez le Joker qui est en vous !».

Annelise dit: 14 octobre 2019 à 18 h 22 min

Avec quelles parts de thermomètre, d’activiste et de pute Todd Phillips a-t-il construit son Joker ? En thermomètre il relaye une réalité assez juste vue l’ambiance pré-insurrectionnelle du moment. En activiste ou pute, il la façonne et l’amplifie pour raisons politique ou financière. Flatter le romantisme du Chaos, justifier la table rase du passé (y compris père et mère), faire du meurtre une démarche de développement personnel, tout en faisant du héros une victime, Todd Philips ne recule devant rien.

Il est fort le Danish

puck dit: 14 octobre 2019 à 20 h 15 min

Eriksen : beau résumé, mais je ne suis pas trop d’accord.

pas d’accord sur les medocs que prend le Joker pour faire « bonne figure ». C’est quoi ces médicaments qui arrivent à maintenir les individus dans les limites du raisonnable ? vous connaissez le nom de ces medocs ?

le nom d’un de ces médicaments c’est le « Todd Phillips ». c’est pour ça que vous le traitez de « pute » ?

il fait simplement son job de médoc, il n’est qu’un médoc parmi des milliers d’autres médocs.

l’expression en anglais pour dire « vous êtes viré » c’est « you are fired ».

j’aime bien ce mot : « fired »

Sait-on le nombre d’individus qui depuis ces 40 dernières années se sont entendus dire : you are fired ! vous diriez combien ?

ces dernières années est apparue une nouvelle forme d’exclusion et d’humiliation : l’humiliation « culturelle », ce qui sont dans le coup et qui arrivent à comprendre, et les autres qui en sont exclus.

pour le moment les exclus américains ont trouvé leur Joker : Donald Trump, dans d’autres pays ce joker porte d’autres noms.

qui peut savoir combien de temps les médocs feront encore effet ?

puck dit: 14 octobre 2019 à 20 h 39 min

oubli : quant à la question de la « violence » pas la peine d’avoir une agreg de philo pour savoir qu’il a toujours existé deux formes de violence : une violence légitime et une autre illégitime, pas la peine d’avoir une agreg d’histoire pour savoir que ces notions de légitimité et d’illégitimité sont très fluctuantes au fil des époques et des régimes, et ce qui est illégitime un jour peut très bien devenir légitime le lendemain, à chaque légitimité a ses médocs.

puck dit: 14 octobre 2019 à 20 h 43 min

sérieux j’y crois pas qu’on puisse traiter ce réalisateur de « pute », ce film est vu par des millions de personnes et si des types comme lui n’existait pas le système aurait déjà explosé depuis longtemps.

puck dit: 14 octobre 2019 à 20 h 45 min

sérieux vous savez le nom du médoc le plus important : c’est la culture ! Jack Lang l’a compris le premier, sans elle le monde occidental serait un bain de sang.

Phil dit: 14 octobre 2019 à 21 h 59 min

le médoc le plus important ? faut demander à dear Annelise.
vu le Dracula de Jess(us) Franco, dear CP. Une bouse ! bon, soyons indulgent, la version était doublée, doublage horrible, Dracula chevrotait comme Balladur. Pour ravir Bouguereau: il avait la moustache. Kinski joue Renfield et mange des mouches en exorbitant. il faut dire que ce corniaud de Franco a lu le livre et veut le montrer. Spermula l’enfonce à l’aise.

Phil dit: 14 octobre 2019 à 22 h 09 min

sympathiques nouvelles de kuala lumpur, dear Art. dites-nous, izont une cinémathèque ? idéalement située sur une passerelle entre deux tours

Eriksen dit: 14 octobre 2019 à 23 h 23 min

@puck
médoc? vous pouvez préciser Puck, je ne comprends pas.
je vous rejoins sur Joker Trump.
Pour l’humiliation culturelle, la question est de savoir ce qu’il faut faire pour être cultivé. Faut-il simplement être né dans une bonne famille ou faut-il aussi avoir été tenace et courageux ? J’ai tellement d’exemple de personnes « hors du coup » originaires de milieux similaires ou plus bourgeois que moi (en l’occurrence petite bourgeoisie de province profonde) et d’autres de milieux plus difficiles qui s’en sortent superbement…, que je me dis qu’on ne peut pas exprimer les choses comme vous le dites sans parler aussi de la responsabilité de chacun. Les choses sont multifactorielles, et quand on est biberonné à l’idée de l’humiliation subie, cela incite plus à attendre la réparation ou la révolution, que d’explorer la piste de la ténacité. La gauche n’a fait que cela, dénoncer des humiliations sans les traiter, alors qu’elle aurait dû faire l’inverse.
Pour la violence, je ne comprends pas très bien votre propos. Si vous me proposez une violence révolutionnaire qui donnera plus bonheur moyen avec un écart-type faible, très bien. Mais la violence romantique du chaos telle qu’exprimée dans le film, est illégitime quel que soit l’époque car elle mène au pire pour presque tous, sauf pour les futures « élites Mad Max ».
quant à pute, c’est une métaphore pour parler d’un artiste qui flatte son public dans le sens du poil pour raison financière. Ce n’est pas nécessairement péjoratif, mais quand cela jette de l’huile sur le feu, si.

Jazzi dit: 15 octobre 2019 à 8 h 20 min

Phil mesure le degré de civilisation d’un pays, d’une société, au fait d’avoir ou pas de cinémathèque !

Belle analyse du « Joker », Eriksen. Le film cartonne si j’en crois les files d’attente devant les salles de cinéma !

Larry Boisière, inspecteur dit: 15 octobre 2019 à 8 h 36 min

Je rentre de New York, j’ai bu un coup avec James Dîne et Ava Garnère, ils sont mignons

puck dit: 15 octobre 2019 à 8 h 46 min

Eriksen je vous réponds et après c’est promis j’arrête et je m’en vais.

- ce film n’a aucune chance de jeter de l’huile sur le feu, au contraire, la fonction de la représentation depuis les grecs est d’empêcher la violence, c’est la catharsis est un procédé vieux comme le monde.

- l’ensemble du dispositif de ce film consiste en une mise en miroir : la folie du J. est le reflet de la folie du monde dnas lequel il vit, et si vous allez faire un tour dans une grande entreprise quelconque vous constaterez qu’à côté du système managérial moderne Joker est le type le plus sain d’esprit du monde, idem pour les conditions de vie d’un tas de gens, idem pour la violence, l’humiliation quotidienne vécue par un grand nombre de gens, ce que montre TP dans ce film. à partir de là le passage entre monde paisible et monde violent tient à un fil, et c’est limite un miracle de conserver la paix sociale.
Comme le dit Freud la couche de vernis qui humanise les gens est hyper fine, il suffit d’un rien pour passer au stade de la désinhibition, là encore celle du Joker n’est que le miroir de la possibilité de désinhibition du monde.

- les médics : là encore pour moi il s’agit d’une allégorie, le Joker prend des médocs qui l’empêche de basculer dans la violence, mais c’est aussi le cas du monde dans lequel il vit : pour maintenir toute cette population paupérisée en mode paisible il faut forc »ment lui refiler des médocs, ça peut être les émissions de télé, des acitivités, faire du ping pong j’en sais rien mais le système ne peut pas rester civilisé de lui-même, et c’est flagrant il suffit d’un infime grain de sable pour que ça parte en vrille. Si vous regardez de près toutes les insurrections, même les révolutions, les guerre, les crimes, toutes les violence humaine à chaque fois il suffit d’un rien.

- sur la violence « romantique » : je ne sais pas ce qu’est la violence romantique, si vous avez 3 molosses qui viennent vers vous avec des mines patibulaires et des battes de base ball, je peux vous assurer que le mot « romantique » ne sera pas le premier qui vous viendra à l’esprit.
si la violence romantique est une violence qui ne fait pas de mort alors peut-être mai 68 aura été la seule violence romantique de l’histoire, mais cela reste une exception dans l’historie de la violence.

- denier point : l’humiliation culturelle. nous pouvons constater dans les pays occidentaux aujourd’hui une fracture entre le centre et la périphérie.
ex Trump : c’est le résultat d’une cassure entre les deux côtes, avec ses intellectuels, ses journalistes, et ces Woody Allen, et le centre du pays (ces gens un peu bas de plafond de l’Arizona dont se moque allègremnt WA), pareil en Italie, pareil en Angleterre (cause du brexit) et pareil de partout.

c’est la première fois que les nations occidentales se scindent de cette façon et génèrent deux mondes qui ne communiquent plus entre eux parce qu’ils ne parlent plus la même langue.

pourquoi ? parce que l’évolution des mentalités culturelles à l’origine des changements sociétaux ont été trop rapides, et des trucs comme le mariage pour tous, les types ne l’Arizona, de Manchester, du Missouri ils n’arrivent plus à suivre.

et comme ils n’arrivent pas à suivre le rythme les new yorkais se foutent de leur tronche en les faisant passer pour des attardés mentaux, idem dans les autres pays occidentaux.

ça c’est de l’humiliation culturelle, il suffit de parler avec un de ces bouseux pour voir que ce qu’ils vivent là c’est un manque de respect et une violence inouïe, d’autant que quand il faut aller faire des guerres c’est pas gamins des journalistes new yorkais qui y vont mais leurs gamins, et du coup cette humiliation croyez-moi ils la vivent très mal, Donald Trump et le brexit ça aura été une aubaine pour tout le monde, parce que les choses pourraient être bien pire.

désolé je ne sais pas trop bien m’exprimer comme xlew avec vos circonvolutions d’une langue littéraire que j’ai parfois un peu de mal à saisir.

et voilà ! ciao !

Phil dit: 15 octobre 2019 à 9 h 55 min

le doublage en français, un scandale. les débiles légers aux manettes. un film bis est un celluloïd blessé, à traiter délicatement !
la salle débordait, des volontaires misfits proposaient de s’asseoir sur les marches..vite relevés quand ils ont entendu Dracul causer comme Balladur (qu’ils connaissent pas). la moustache étouffe les canines, josé bové en dracul, ridicul.
Reste une copie servile du livre, instructive pour ceux qui lisent pas, les plus nombreux.

vincent dit: 15 octobre 2019 à 10 h 29 min

@Gordon tutuss le 14 à 15.58, je te redemande pour la N.ième fois de parler en ton nom car tu me fais passer pour 1paltoqué ridiculissime alors que j’ai rien dit…..
dslé Anne-lise pour ce lourdot de chez lourdot. Mieux vaut pour l’instant qu’il en reste à préférence des garçons car + de chances réussir????
mais n’en voulont pas, car ce grand b.b. costaud n’a qu’1 tout petit cerveau par rapport au reste.ce qui explique les bévus…..

« vite relevés quand ils ont entendu Dracul causer comme Balladur (qu’ils connaissent pas). la moustache étouffe les canines, josé bové en dracul, ridicul. »
hé hé héhéhé vous êtes en forme Philip, c’est tarp drolissime quand vous vous y mettez AL/M.jmB et vous forme le trio infernal, très cultivé par dessus tout, et c’est much klass.

La dialogue eriKcsen versus Pucck fort intéressant. SI,oui, le film peut etre K.lifié de putaclic…..j’avais eu l’honneur moi – m ^eme de poser cette ?
Erisen l’emploit-il dans ce sens?je n’ai pas l’impresion qu’il le dit comme cela. Puck est + dans la réalité et dit très vrai,
(le 15/8.46 :
ça c’est de l’humiliation culturelle, il suffit de parler avec un de ces bouseux pour voir que ce qu’ils vivent là c’est un manque de respect et une violence inouïe, d’autant que quand il faut aller faire des guerres c’est pas gamins des journalistes new yorkais qui y vont mais leurs gamins, et du coup cette humiliation croyez-moi ils la vivent très mal,

,dans uen psychologisme qui a la faute d’^etre moins bien dit, mais + juste qu’Eriscen + brillant mais joueur de mots sur le sens…..
« petite bourgeoisie de province profonde », nous dite-vous.donc de la monnaie relativement et ,ou accès K;ulture facilité???? K.om Normal. Ce qui faut voire étant comment résister à la gronde quant vous n’obtenez pas alors qu’injuste???? là où un autre va monter tout doucement cool, ou m ême si redescend ,pas grave ya 1matelas…..
raison pourquoi j’ai hésité entre voter Hamon et melancho en contrariété de ma propre monnaie familiale de base, ce qu’a l’epqoue Tutusse et moi avions débattus // à milieux d’origine hyper favorisés ,sauf Anne_Lise, née dans 1petit fort modeste où il faut fighter ??? Et que lui avait choisi voter macron, ce qu’il s’est mordu les doights et très déçu par ce mandat avec trop de fric mal employé…..

Dubruel dit: 15 octobre 2019 à 10 h 44 min

Le cnrs ou normale sup n’ont pas que des défauts, Vincent ! L’observation du ‘croisement du tir’ de la polarité traditionnelle droite/gauche entre milieux favorisés et ceux où il faut ‘fighter’ n’est pas bête.
Eriksen 23H23, ‘Les choses sont multifactorielles, et quand on est biberonné à l’idée de l’humiliation subie, cela incite plus à attendre la réparation ou la révolution, que d’explorer la piste de la ténacité. La gauche n’a fait que cela, dénoncer des humiliations sans les traiter, alors qu’elle aurait dû faire l’inverse.’
Surtout la dernière phrase. L’analyse de Vincent sur le matelas balance la boule dans les quilles.

9H55. Merci pour le coup d’oeil, Phil.
Le Coppola n’en vaut pas la peine non plus, à part pour Winona Horowitz et Monica Bellucci à 30 ans.

Jazzi dit: 15 octobre 2019 à 10 h 45 min

Mieux qu’un médicament, Joker serait-il un film jubilatoire, anti frustration ?

« Box-Office : en un weekend, le film Joker bat un record de fréquentation… et rembourse ses coûts de production !

Malgré les polémiques grotesques dont il fait l’objet aux Etats-Unis (le film est accusé par certains SJW de faire l’apologie des Incels et d’être un déclencheur potentiel de tueries de masse), le Joker de Todd Phillips réalise un monumental carton; lors de son weekend de lancement aux Etats-Unis, les spectateurs se sont pressés en masse dans les salles, au point que Joker a rapporté 93,5 millions de dollars en 3 jours, ce qui constitue le record absolu pour un film lancé durant un mois d’octobre. L’instrumentalisation malsaine (par certains médias) d’une fausse polémique n’aura donc pas effrayé les spectateurs, ce qui est un deuxième motif de satisfaction.
Lion d’Or à Venise, adoubé par la critique (même Télérama est sous le charme !), Joker casse déjà la baraque aux Etats-Unis. Le film « scorcesien » de Todd Phillips est l’évènement cinématographique de l’année 2019
Surtout, le Joker réussit l’exploit de « rembourser » ses coûts de production dès son premier weekend ! On estime en effet que le film de Todd Phillips, porté par un gigantesque Joaquin Phoenix, a coûté la bagatelle de 55 millions de dollars, ce qui est finalement très peu pour un film de super-héros (mais les effets spéciaux n’ont pas vraiment leur place dans le Joker). Au vu de ces premiers chiffres, il ne fait désormais guère de doutes que le récent Lion d’Or du Festival de Venise sera l’un des films les plus rentables de l’année. »

Marie Helene S dit: 15 octobre 2019 à 11 h 08 min

A quel moulin, d apres vous, cela rajoute t-il du grain, Jazzi 10 h 45 ?

Le debat, courtois, entre Eriksen et Puck donne des arguments aux deux camps.
Est-ce une vue de l esprit, ou la ‘jeune’ generation – celle de l age de mes enfants, des votres ? – qui s est exprimee est-elle plus reservee sur le film depose en detail par Annelise Roux que nous ne le sommes, nous qui ‘decouvrons’ le genre et portons sur lui un regard sans recul ?
(Jazzi, moi-meme).

Ai releve dans le post au-dessus de Jazzi
‘ la bagatelle de 55 millions de dollars, ce qui est finalement très peu pour un film de super-héros (mais les effets spéciaux n’ont pas vraiment leur place dans le Joker). Au vu de ces premiers chiffres, il ne fait désormais guère de doutes que le récent Lion d’Or du Festival de Venise sera l’un des films les plus rentables de l’année.’
Le debut d une bifurcation ‘bankable’/cher qui initierait une facon neuve de pouvoir financer le cinema ?(davantage vers les films dits d auteur).

Jazzi dit: 15 octobre 2019 à 11 h 40 min

Ma « belle-soeur » (la soeur ainée de mon ami Chedly) et l’une de ses amies sont actuellement chez nous à Paris. Nous avons suivi les élections présidentielles à la tv tunisienne. Grand vent de froidure dans toute la maisonnée. Selon eux, les élections auraient été truquées : impossibilité pour les bi nationaux nombreux, comme mon compagnon, de voter dans les consulats…
Entre temps, je suis allé voir « Pour Sama », remarquable documentaire sur la situation à Alep en pleine guerre civile, où les Russes font désormais la loi. Guère plus réjouissant ! Toutes les guerres de libération arabes semblent mal barrées ?
https://www.dailymotion.com/video/x7k7wa0

art dit: 15 octobre 2019 à 11 h 44 min

10h.29. à relecture mon éloge du 14 à 15h.58 fut raté et me suis sincèrement EXCUSé devant Anne-Lise, marmot!!!
Pour me faire pardonner, j’étais très inquiet de Hagibis qui tu l’as vu a fait des ravages au japan, (où tu es bien placé pour savoir que j’ai des attaches famille et potes.)

@Philippe la cinématheque à KL, tiens je sais pas!!!
j’étais pourtant allé la prem fois avant de faire moi-même ma grosse nouille braisée devant A.l pour suivre un boy friend chinois, connaisseur cinéma; qui aurait dû savoir. le gars adorable bien que ça n’a pas tenu et passé mon temps avec lui loin KL centre.
par contre, ma mother a branché la deuz fois où je vais Malaisie sur une scène film taïwan MADAME BUTTERFLY de Ming-Liang TSAI (je l’ai sous la main et a bien voulu m’eppeler pour faire mon jack rattrapage) où la femme dans cette version est délaissée par un amant indélicat à la gare de bus de Kual.Lumpur!!!

oui j’avais resolu de voter Macron en dépit de mon penchant à G. car personne ne me convaincait dans ce bord au moins où,et Je trouvais normal vu conformité économic et surtout polarité sexuelle de voter un autre essai!!!
Avéré très decevant partout avec sentiment mêtre fait avoir, toi- m ême es-tu plus avancé si voté Hamon ?
La battle Erik contre Puch équivalente de bons arguments.Pour qui penchez-vous Philippe, et vous Jean.M.B et cP?

Malaisie.je rajoute .Je n’aime pas vivre avec expats quand je suis à l’étranger je vis au milieu DE.
Et PucK a rauison mettre en avant que celui venant du bas voire moyen stocke beaucoup plus de difficultés insurmontables !!! M^eme si diplomes égaux, à la fin il aura moins 9fois sur 10, je le constate tout les jours !!!
Y compris moi étant dans le bon sens. Je comprend alors que Bèv ait volontiers voulu voter CONTRE Macron qui entretient encore ces privilèges anormaux dans le mauvais sens de la qualité et création.L’éclosion du talent pas reonnue quand venu de plus loin pour finalement une perte ENORME.bien que maquillée !!!
à KL dieu merci desWomen rising against Extremism; women InIslam qui disent STOP, alors que la-bas Islam Top. Par contre le prem ministre malaisien à bankok a réprouvé hyper dur les droits lgtb, ce que ma mère n’a pas apprécié du tout !!!tant pis pour lui elle appuiera pas sa diplomatie imbecil, bien que lgtB a des comportements qui ne correspondent pas du tout par exemple à moi, qui suis pd bien dans sa peau aimant la vie sans souffrir de rien.
Ce qui n’empeche pas Solidarité mais pas n’importe K.oi yeux bandés!!!

art dit: 15 octobre 2019 à 11 h 46 min

Selon eux, les élections auraient été truquées : impossibilité pour les bi nationaux nombreux, comme mon compagnon, de voter dans les consulats…

Je suis ému de lire que votre belle famille avez ces souffrances Jazzi!!!
Les minorités sont à regarder en prem pour voir comportement d’un pays si correctement ou pas.

art dit: 15 octobre 2019 à 11 h 53 min

Je suis ému de lire que votre belle famille et vous avez ces souffrances Jazzi, pardon.

la démocratie est difficil à obtenir, pourquoi il faut réfkéchir. (je reconnais que Macron était une erreur que j’espère pas refaire !!!)
Mais c’était le plus cohérent dans ma situation sociale et K. sans hypocrisie? ce qui a encouru les foudres de Bèv ,lui dans le m ^mee cas et choisissant de voter versus !!!(et je le comprends)

Annelise/Asie :avez- vous vu que c’est les 30 ans de votre chéri Charle Tesson/Cahiers du cinéma sur justement ASIE qu’il avait fait entrer avec o.assayas?
Je le trouvais illisible lugubre et j’avoue maintenant avoir changé d’avis depuis que vous le commentez et appréciez hautement K.om un GRAND AUTUR!!!(ce K.e je n’avais pas vu K.om cela et comprends meiux depuis vous m’avez fait lire de quoi).

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 12 h 40 min

josé bové en dracul, ridicul

par yavé bonne clopine frait cocu polo..et tous les crucifisques n’en pourrait mais

Eriksen dit: 15 octobre 2019 à 12 h 43 min

Vincent: Putaclic va bien.
accès culture facilité? oui et non, vous jugerez. père ingénieur, mère infirmière, grands père pharmacien et contremaitre, grands mères au foyer.
c’est comment sur l’échelle de la facilitation ?
nulle, faible, marginale, moyenne, marquée, intense?

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 12 h 47 min

l’idée de génie de stoquère est d’avoir délocalisé le dracul à londre et de l’avoir fait lord par la reine..du coup c’est dvenu un mondain plus rasé de partout qu’un hardeur de fimes que tait baroz..qu’on pas 60% de ‘cout de production’ en..promotion..non..tout sert derrière la caméra

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 12 h 53 min

baroz..olioud est catastrophé par la nullité de ses blockbustère..et des quelques rares qui rapportent et ne font pas du tout aucun carton de vrai succés d’estime..hors prix de biz..elle se dmande même si son mariage avec marvèle n’est pas un mariage de raison avec les cons..halors ton vol au scours dla victoire de l’argent vers peut être un nouveau publique..et tout ça pour rien a faire bouillir dans ta marmite..jme dmade si les critiques sont pas paxé haussi

Eriksen dit: 15 octobre 2019 à 12 h 56 min

Puck, nous sommes au bord du précipice : je vous rejoins.
Si je vous comprends bien Joker n’est responsable de rien puisqu’il n’est qu’un miroir et le peuple opprimé qu’il représente n’est lui-même qu’une masse non responsable et droguée… Vous tombez encore dans la déresponsabilisation totale de la victime, ce qui est à mon avis erroné et contreproductif pour la victime elle-même. Elle devrait se considérer comme co-responsable, et même si c’est parfois faux. Je sais, ce n’est pas dans les mœurs, mais on y viendra.
100% innocente car victime, le peuple n’est pour vous qu’une matière sans pensée, juste bon à se lever pour une émeute s’il est bien sollicité. Une si pauvre image de l’humain, si perdu. On dirait l’avatar du peuple de la dernière scène de Cosmopolis de Cronenberg (un des spécialistes de l’appel au meurtre au cinéma : le film contient aussi un meurtre en direct à la tv). Vous justifiez par avance ceux qui voudront prendre le pouvoir de force au nom d’un peuple débilité et incapable, et qui préparent le terrain en stigmatisant nos démocraties pourries (non sans vérité, mais hors de toute raison).

D’après vous l’oppression est la « la folie du monde », que vous associez immédiatement à « grande entreprise ». Responsable = capitalisme. Ce n’est que partiellement vrai. Non seulement vous déresponsabilisez le peuple à l’extrême mais vous faites aussi l’erreur de surresponsabiliser une élite capitaliste, qui a pourtant montré qu’elle était extrêmement stupide tant ses vues étaient courtes (cf subprimes) et qui me semble encore plus pavloviennes que dans votre vision du peuple. Mais c’est plus simple de n’avoir qu’un seul responsable : il suffit de le virer et tout rentre dans l’ordre. Archi faux. La seule révolution révolutionnaire serait de garder la précédente élite comme instance de contrôle partiel de la suivante.
Sur l’humiliation culturelle, j’entends ce que vous dites mais l’inverse n’a pas l’air vrai … N’avez-vous pas remarqué que c’est à partir du moment où l’on a systématiquement valoriser la victime que les fractures culturelles et sociales se sont amplifiées ? Quand il s’agit de savoir ce que l’on va faire quand on vit dans une banlieue pourrie, on a plus de choix que vous le dites, et plus de liberté. Magid Cherfi, qui n’est pas suspect de pensée droitière, disait qu’il se faisait traité de collabo et traitre en 1978 parce qu’il était le seul de la cité à avoir eu son bac. « Intello » est devenu ensuite une insulte dans les cours d’école… parce que les élites sont des pourris? ou bien parce qu’il est plus confortable à court terme de ne pas bosser ? Le monde s’emballe. Tout est à courte vue : le capitalisme financier, les politiques, les riches, les pauvres, les ados, les retraités etc. Une polarisation sur sa propre immédiateté, l’air du temps.
Reste la catharsis. Merci de l’argument. Je ne sais pas quoi répondre. Est-ce que la fonction du théâtre antique peut être transposée à notre époque ? «la séparation du bien et du mal » qui est la fonction de la catharsis, n’est-elle pas très compliquée justement avec Joker qui ne fait que brouiller les limites ? Joker n’est-il pas en train de devenir un film culte, et en ce sens « purge-t-il les passions » comme le faisait le théâtre grec ?.
J’ai des doutes. Des avis ?

C.P. dit: 15 octobre 2019 à 13 h 06 min

Merci Phil, à propos du Jesûs Franco . Son film a la réputation de serrer d’un peu plus près Bram Stoker. Si ça fait quand même une daube, pas de regret ! J’ai revu sur Ciné + Classic « Morocco », Dietrich et Cooper. Elle, c’est quelque chose !

Phil dit: 15 octobre 2019 à 13 h 10 min

vertu des inconscients du cinéma bis, le Dracula de Jess Franco est le premier qui montre des enfants en bas âge livrés aux succubes. des spectateurs pas au point ont cru à des chats.
merci dear Art pour votre diary Kuala lumpur. si je comprends bien, madame votre mère remonte les bretelles au premier de Bangkok ?

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 13 h 17 min

Devant moi, se tenait un grand vieillard, rasé
de frais, si l’on excepte la longue moustache
blanche, et vêtu de noir des pieds à la tête,
complètement de noir, sans la moindre tache de
couleur nulle part. Il tenait à la main une
ancienne lampe d’argent dont la flamme brûlait
sans être abritée d’aucun verre, vacillant dans le
courant d’air et projetant de longues ombres
tremblotantes autour d’elle. D’un geste poli de la
main droite, l’homme me pria d’entrer, et me dit
en un anglais excellent mais sur un ton bizarre :
– Soyez le bienvenu chez moi ! Entrez de
votre plein gré !

traduc canadienne..serviteur!..tchouss

Phil dit: 15 octobre 2019 à 13 h 23 min

merci Bouguereau, bonne traduction.
Jess Franco reprend cette scène à la lettre pour son film, rien n’y manque, y compris la flamme en plein vent. Seul le doublage français lamentable fait dire à Lee s’adressant à Harker: « Entrez.. si vous devez ! ».
Marocco, CP, yes, quite a thing ! est-ce dans ce film ou Marlene, habillée en homme ?

Annelise dit: 15 octobre 2019 à 14 h 56 min

la moustache étouffe les canines, josé bové en dracul, ridicul.(Phil)
et
par yavé bonne clopine frait cocu polo..et tous les crucifisques n’en pourrait mais (Bouguereau)

Ah ça, les deux pousse au crime s’en donnent à coeur joie !
Jean-Marcel, « Si d’tout côté qu’on l’épluche / vous trouvez rien à lui r’procher », c’est tanéfé que vous avez déniché l’oiseau rare…Votre (dark) Knight rises à canotier le 14 à 18h55, on y croit

Bon dialogue dear Puck/Eriksen, I agree, Marie-Hélène
Merci Art pour signalement des 30 ans Cahiers du cinéma Asie?
Non je n’avais pas fait attention
Quant à vous avoir rendu sensible la haute qualité de Charles Tesson, s’il est un contresens à ne pas faire, c’est de le tenir pour lugubre. . .ineffable drôlerie rentrée, il n’est pas sage, ni raide, ni terne ni éteint, quelle erreur ! Le contraire. J’entends le premier mouvement qui vous l’avait fait trouver austère, une de vos amies l’a eu en cours à la Sorbonne nouvelle, c’est ça?. .pas moi..ce grand roc – grand en taille, il n’est pas fluet- cheveux léonins, avec de ces mains d’homme agricole qui ne font pas manucuré intellectuel appliqué à tapoter toute la journée un buvard, de nobles traits médiévaux percés par des yeux en amande vifs, curieusement malicieux sous le voile. La voix assez lente, peut-être ne le trouvez vous pas « spontané », alors qu’il parle en manipulant distraitement un trombone ? mais il est plus que cela. Rieur dont le rire est retenu en strate cachée. Dans l’irrigation l’humour doit remonter à l’occasion, baignant tout
Il y a une vibration secrète, une activité sismique intense dans sa sorte d’hésitation taciturne. ..temps que tout son background s’organise, se range pour disparaître aux yeux.. Pudique. Paysan laboureur en profondeur extrême. Racé, le contraire d’un lourdaud, attention : Seigneur au soc fendant la terre . Il voit tout, attentif avec bonté aux germinations, à la fleur, au fruit, au déclin du fruit, à son pourrissement, ainsi jusqu’au bout du cycle, au renouvellement. .Voyez-le faire en mesurant ce qu’il fait.Sa fatigue tout entière dévouée à la cause. Grande bâtisse habitée par une âme discrète et forte. Ce n’est pas tant sa cotte de maille cinéphile, ce savoir implacable dont il est revêtu qui scintillent d’un feu étonnant qu’une espèce d’enfance supra éveillée, fraîche, tendre et fantaisiste sous la solennité apparente qui le rend hors du commun, sombre et granitique zébré de lumière, saupoudré de sucre et de poivre, assaisonné, audacieux, drolatique, piquant. ..God bless. Un jour les scories brûlent à leur tour dans le volcan, l’herbe repousse sur les pentes d’un vert jamais vu.. Skorecki Lefort Cerisuelo écrivent bien ,lui aussi. Un seul de ses paragraphes sur Satyajit Ray, Luis Bunuel ou Abbas Kiarostami parfois vaut dix films en train de cartonner au boxofiss

Jazzi dit: 15 octobre 2019 à 16 h 09 min

Merci, art. Souffrance toute relative de ma « belle famille », qui vit confortablement et peut sortir du pays à volonté et sans visas…
Rien à voir avec la situation chaotique de la Syrie, évoquée par ailleurs avec le film « Pour Sama » !

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 16 h 53 min

Quand j’arrivai à la fin de mon récit, j’avais
également terminé mon souper, et mon hôte en
ayant exprimé le désir, j’approchai une chaise du
feu de bois pour fumer confortablement un cigare
qu’il m’offrit tout en s’excusant de ne pas fumer
lui-même. C’était, en vérité, la première occasion
qui m’était donnée de pouvoir bien l’observer, et
ses traits accentués me frappèrent.
Son nez aquilin lui donnait véritablement un
profil d’aigle ; il avait le front haut, bombé, les
cheveux rares aux tempes mais abondants sur le
reste de la tête ; les sourcils broussailleux se
rejoignaient presque au-dessus du nez, et leurs
poils, tant ils étaient longs et touffus, donnaient
l’impression de boucler. La bouche, ou du moins
ce que j’en voyais sous l’énorme moustache,
avait une expression cruelle, et les dents,
éclatantes de blancheur, étaient particulièrement
pointues ; elles avançaient au-dessus des lèvres
dont le rouge vif annonçait une vitalité
extraordinaire chez un homme de cet âge. Mais
les oreilles étaient pâles, et vers le haut se
terminaient en pointe ; le menton, large,
annonçait, lui aussi, de la force, et les joues,
quoique creuses, étaient fermes. Une pâleur
étonnante, voilà l’impression que laissait ce
visage.
J’avais bien remarqué, certes, le dos de ses
mains qu’il tenait croisées sur ses genoux, et, à la
clarté du feu, elles m’avaient paru plutôt blanches
et fines ; mais maintenant que je les voyais de
plus près, je constatais, au contraire, qu’elles
étaient grossières : larges, avec des doigts courts
et gros. Aussi étrange que cela puisse sembler, le
milieu des paumes était couvert de poils.
Toutefois, les ongles étaient longs et fins, taillés
en pointe. Quand le comte se pencha vers moi, à
me toucher, je ne pus m’empêcher de frémir.
Peut-être, son haleine sentait-elle mauvais ;
toujours est-il que mon cœur se souleva et qu’il
me fut impossible de le cacher. Le comte, sans
aucun doute, le remarqua, car il recula en souriant
d’un sourire qui me parut de mauvais augure et
qui me laissa encore mieux voir ses dents
proéminentes. Puis il alla reprendre sa place près
de la cheminée. Nous restâmes un bon moment
sans parler, et comme en regardant autour de moi,
je levai les yeux vers la fenêtre, je la vis qui
s’éclairait des premières lueurs de l’aube. Un
lourd silence semblait peser sur toutes choses.
Pourtant, en écoutant attentivement, j’eus
l’impression d’entendre des loups hurler dans la
vallée. Les yeux de mon hôte brillèrent, et il me
dit :
– Écoutez-les ! Les enfants de la nuit… En
font-ils une musique !
Lisant sans doute quelque étonnement sur mon
visage, il ajouta :
– Ah ! Monsieur ! Des citadins comme vous
ne pourront jamais éprouver les sentiments du
chasseur…

un chasse pêche et tradition..un bouseux à la tarzan le dracul!..c’est le cinoche qui l’a habillé..civilisé en somme..ha le bel instrument

Larry Boisière, cinéaste dit: 15 octobre 2019 à 18 h 43 min

Je repars à New York pour tourner un rimèque de L’amant de Lady Bougros avec ma copine Lana Tournère

Marie Helene S dit: 15 octobre 2019 à 19 h 39 min

16 h 55. Un Dracula noir !
Formidable, Bouguereau !

Vous etes une fichue styliste Annelise ! Relu les portraits de Bale, de Tesson. Quelle puissance !

Coincidence de calendrier : zappant hier entre les chaines a l instant du journal, un reportage donne chez Gilles Bouleau sur San Francisco ou se concentrent les meilleures tables du monde, dont le restaurant francais ‘Chez Panisse’. Deniz Moullet sa proprietaire chez laquelle nous avions eu l immense plaisir de diner il y a dix ans, nee Lurton, n est-elle pas la soeur de votre compagnon et co-auteur du livre sur le Bresil Thierry ? Le restaurant semble avoir ete repris par une critique gastronomique connue, dont C.P. ou les habitues des voyages aux Etats-Unis retrouveront peut-etre le nom. Je ne l ai pas note et n ai pas pour le moment de projet vers la cote ouest.
Cordialement.

Phil dit: 15 octobre 2019 à 20 h 40 min

Belle traduction Bouguereau, mais pas si simple bouseux, Stoker n’a pas quitté la library de Dublin. Son Dracula, cauchemar de l’Angleterre, terrassé par van Helsing/English

C.P. dit: 16 octobre 2019 à 5 h 31 min

alley car, j’avais parlé de l’évasion heureuse au cinéma, à New York, dans « Voyage au bout de la nuit » et Jacques Barozzi a cité un beau passage. Mais vous savez bien qu’il s’agit de BARDAMU spectateur dans un roman. Le docteur Destouches (qui n’était pas encore Céline), accompagnant en 1925 une mission de médecins hygiénistes jusqu’au Canada, n’a guère séjourné à New York, mais plutôt à Detroit, où il a pu observer le travail aux usines Ford. Bardamu, dans le ROMAN, passe de New York à Detroit, y demeure plus longtemps et travaille, lui, dans ces usines. Destouches devenu Céline transpose donc ses observations sur le travail à la chaîne en sensations et réflexions de Bardamu, avant qu’il ne rencontre Molly… avec qui il va d’ailleurs au cinéma. Je veux dire qu’il est bien difficile de savoir dans quelle(s) ville(s) Destouches a fait l’expérience du cinéma américain, et cela n’a pas au fond une grande importance.

Je ne sais plus dans quel livre (c’est peut-être dans « D’un château l’autre », à vérifier) Céline évoque l’Hippodrome Cinematographic Théâtre (avant qu’il ne se transforme en Gaumont-Palace), près de la Place de Clichy à Paris, et les spectacles que le jeune Destouches y a vus. Là, on est plus dans l’autobiographique.

Marie Hélène S, je ne connais pas « Chez Panisse » autrement que de réputation, à cause surtout de sa fondatrice à Berkeley, encore vivante je crois, Alice Waters, qui est un peu une légende de la restauration et a écrit sur la cuisine. Mais c’est tout, et je ne suis pas gastronome (d’autres ici, oui !)

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