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La République Du Cinéma

« The Joker », psychopompe des traumatismes noirs : pas droit à l’Excuse

Par Annelise Roux

C’est parti. «Joker» de Todd Phillips, vendredi dernier sur les écrans aux Etats-Unis, ayant déjà fait quelques apparitions françaises (le cinéma Pathé, c’était Caen ? de quoi ravir les amateurs de Raymond Devos) sort en salles le 4 octobre
Après le rugissement Lion d’or de la Mostra, inhabituel pour un objet de (ce) genre, des bribes de polémique éclatent dans le ciel pollué de Gotham, avant même l’arrivée sous les yeux du grand public. Le Point s’en est fait l’écho, Philippe Guedj signant un «Le film rend-il violent ?» dont je vous laisserai peser la réponse en achetant le journal

C’est une mode diversement agréable chez les productions JJ Abrams, Marvel, ou DC Comics : remonter aux origines, faire «l’avant de l’après», bien après… Il n’y a qu’à constater cela avec Star wars, où la jeunesse de Hanakin s’est retrouvée sous microscope. En général cela peut aller du très moyen, du rapetassage historique blockbuster (laborieuse narration du mariage et de la paternité brisés de Lensherr, «Origins») au meilleur – «X-men, Le Commencement» de Matthew Vaughn, bon réalisateur du «X-men» où on apprend comment Le Professeur Xavier, avant d’être ce tétraplégique zen, chauve et télépathe fut un James McAvoy, séduisant jeune prof surdoué, issu d’une richissime famille qui s’amusait à traquer les anormalités génétiques tout en draguant de ravissantes Madame Peel en mini-jupes, comment il devint le meilleur ennemi d’un garçon juif qu’un nazi avait mis au défi de faire bouger une pièce sans la toucher, sous peine de voir sa mère exécutée par sa faute : ainsi Eric Lensherr (qu’il soit en Ian McKellen ou Michael Fassbender, on acquiesce à l’incarnation) transfiguré par la colère, l’impuissance et le désespoir devint-il «Magnéto»…

Pour dire que le schéma n’est pas neuf. La saga Batman aux grandes figures, Bruce Wayne, orphelin fortuné tombé dans un puits où l’ont effrayé les chauve-souris, devenu justicier, Alfred (Michael Caine a fait l’affaire impeccablement) son mentor et «père de substitution» au manoir affrontés à leurs démons, leur éternels ennemis, n’y échappe pas.

Avant de tordre le nez devant la naïveté des odyssées – elles ne remplaceront certes pas Homère, tandis que, dans les faits, en nombre, les adolescents et jeunes adultes de la planète vous réciteront mieux dans le texte les répliques de Yoda, Kylo Ren, Tony «Ironman» Stark ou «L’Epouvantail», autre mythique tourmenteur de Batman, qu’ils ne vous rediront au mot près celles d’Ulysse dans l’Iliade… L’amertume n’y changera rien, et il faut être capable de voir en indépendance ce que ces films ont développé d’éventuelles beautés, de trouvailles
Comme Bryan Singer, (usual suspect poursuivi quant à lui comme son camarade Kevin Spacey pour – très gros – soupçons de fêtes galantes «auditionnantes» de sweet sexteen masculins sans qu’on se mêle d’effacer son nom du générique après découverte hypocrite du pot-aux-roses), Vaughn a fait belle oeuvre du côté des X-men, bourrant son film de pépites visuelles majestueuses (la Femme Diamant qui envoie un leurre pour batifoler avec le général libidineux auquel elle souhaite extorquer des renseignements et observe la scène à distance, les obus, roquettes, missiles etc. arrêtés en plein air par Magnéto, suspendus contre le bleu du ciel au-dessus du navire menacé où l’amiral soviétique, très digne, a dit un adieu ému à son équipage…)

Todd Phillips va s’intéresser à Arthur Fleck, comédien de stand-up raté des 80, clown de rue ou proposant ses maigres services à l’hôpital, végétant à Gotham, vivant seul avec sa mère, affublé d’un handicap mental qui le fait verser dans d’incontrôlables rires (Forman, appuyé de connaissances historiques, ayant flairé peut-être un syndrome de la Tourette chez Mozart avait doté son «Amadeus», Tom Hulce de 1984, de dérapages similaires)
Tombant de Charybde en Scylla, sans appui, ignoré et maltraité par tous, de martyr humble et révoltant que fascine un célèbre animateur télé laveur de cerveau (Robert De Niro) il va devenir «The Joker», criminel inspiré à la visibilité stridente, ses atrocités toujours assorties d’un sourire… fendu

Joaquin Phoenix a perdu 23 kg pour le rôle, il n’est pas exclu à ce régime que la maquilleuse sur le tournage n’ait pas eu besoin d’user de beaucoup de talent pour le verdir ? Un grand rôle, grande responsabilité, grand honneur attention ! Le méchant de Batman est comme celui de Bond. Il s’agit d’une place exposée, enviable parmi toutes, même quand le héros, c’est l’autre… Chez l’Anglais Double 07, pas un hasard si Mad Mikkelsen (Le Chiffre), Mathieu Amalric(«Quantum of solace» ), l’extraordinaire Javier Bardem («Skyfall», mon préféré ) ou Christoph Waltz («Spectre», quant à l’acteur mon cœur balance) s’y sont succédés

Plus que «Premier Ministre» ! Le Joker n’inaugure pas les chrysanthèmes !
Il force beaucoup de braves gens à courir les rues, affolés, les veuves à en apporter sur les tombes creusées par ses crimes de plus en plus nombreux, maléfiques ! Psychopompe des noirceurs, des refoulements et des méchancetés, diablerie : son terrain suscite plus d’inventivité éventuellement que celui du gentil… Bruce Wayne/Batman a eu droit à Danny De Vito en «Pingouin» («Batman Returns», Tim Burton, sans doute un des sommets),  Jack Nicholson (dans le premier Tim Burton) et le regretté, pas seulement dans «Brockback Mountains» , l’Australien Heath Ledger (dans «Dark Knight», Nolan) en clown éponyme arborant la redingote violette, la chemise bronze et la lavallière bleue…

Non seulement je ne méprise pas ces films, mais je n’en manque pas un, j’y vais depuis l’enfance ! Probablement car le seul cinéma à proximité, trente-cinq kilomètres, les diffusait davantage toute ma jeunesse que ceux de Godard. Je devrais être ravie, même si… cela n’a pas empêché de puissantes énigmes lointaines, la magie Jean-Luc et tant d’autres de déborder !
Je le suis en partie, sans être assurée de devoir grand-chose à Todd Phillipps.

Sujet en or, l’exploitation est facile… Il faut voir d’où cela vient. Co-producteur, Bradley Cooper qui était en tant qu’acteur dans les premiers «Bad trip», œuvres potaches ayant fait le succès initial du cinéaste primé à la Mostra. Là non plus, aucun mépris – Cooper construit depuis la série «Alias» où Jennifer Gardner incarnait un agent secret agréablement «plastique» une carrière ambitieuse et qui n’est pas idiote
Son duo avec Todd Phillips rappelle un peu, à l’envers, Wes Anderson s’appuyant sur le tremplin du copain Owen Wilson pour lancer une œuvre barrée, plus fine… «A star is born» où il officiait comme réalisateur et acteur, dépouillant Lady Gaga de ses couches de maquillage et atours extravagants, était joli coup…malgré tout, pour en revenir à «Bad Trip», tremplin «Joker», l’autre larron de la bande, le décapiteur de girafe, cou coupé tel le soleil apollinien par distraction, Zach Galifiana, il n’a jamais eu le génie d’un Philip Seymour Hoffman… pasteur luisant, concupiscent, constipé, s’apprêtant à noyer l’esclave noire engrossée pour demander pardon à dieu («Retour à Cold mountains») , infirmier émotif de Jason Robards, à la ville Monsieur Lauren Bacall agonisant dans «Magnolia» de Paul Thomas Anderson, celui-ci cramait la pellicule avec constance…
Phoenix est de la même trempe : un comédien avéré, bon partout, toujours ! Ils sont quelques uns, pas nombreux, dont je le dis : bon, même si le film n’est pas terrible !

Serait-ce sa cicatrice au milieu de la lèvre, ce côté cousu, vestige d’un probable bec de lièvre ? «Pingouin»/Danny De Vito, était jeté aux égouts par une mère décevante du point de vue de Winnicott, pas suffisamment attentive, du fait de sa laideur (il a justement un handicap de cette nature…) Prédestination pour le rôle ? Phoenix, actuel compagnon de Rooney Mara, frère de Summer, épouse ou ex Casey Affleck mister Manchester by the sea, est un enfant de la balle tellement séduisant !

«The Master» (2012), ou «Inherent vice» (2014)… adapter Pynchon était une gageure, néanmoins il tirait son épingle du jeu. Commode – il ne l’était pas trop et cependant, tout à fait, dans «Gladiator», Ridley Scott de 2000. ..Johnny Cash ? Je n’ai jamais été fan des biopics, enfin… chez Mangold, «Walk the line», il sciait en homme fragile affublé de troubles psychologiques et sexuels…  Juste, il l’est à chaque fois ! Cela doit être de famille – je pense évidemment au frère, River, narcoleptique for ever chez Gus Van Sant avant de l’être devant la Viper Room de Johnny Depp, définitivement
Le diriger revient à conduire une merveille qui va toute seule. Il ne se contente pas d’hériter d’un costume légèrement modifié (le voilà en chemise ardoise, gilet jaune et veste orange), il écartèle les coutures, réinstaure une fêlure en silhouette hâve, d’une virulence d’autant plus grave qu’on le sait victime à la base

Voilà donc ce qui a choqué les Américains, et pour le coup, a de quoi réjouir par contraste ?
Que le Mauvais ait des excuses, mon dieu, c’est vrai !… et si cela devenait trop compliqué ? Plutôt que d’interroger la NRA, la parole présidentielle dans le rôle des tueries de masse ou réfléchir sur la peine de mort, ils vont chercher des noises au Joker ? Le document mis en lien par Jean-Marcel Bouguereau où Pierre Conesa sur France Culture détaillait comme il est moins gênant d’envoyer Rambo chez «les Viets» récupérer des frères d’armes au prix d’un nombre de morts incalculable en lui-même assez parlant ! Limites vite atteintes de ce que Frédéric Bonnaud nomme «le cinéma américain majoritaire décérébré».
Du moins Todd Phillips s’en sera-t-il légèrement écarté – pour un blockbuster ?

Etant tombé dans le domaine public via une dédicace à mon égard, imprimée sur le livre lui-même, («Homo biologicus», paru chez Albin Michel début septembre), je ne ferai pas mystère de mon attachement amical pour le professeur franco-sicilien, grand prix Inserm et prix Lamonica Pier-Vincenzo Piazza, couronné pour ses travaux de recherche fondamentale en neurobiologie sur l’addiction (tabac, cannabis, héroïne, cocaïne, alcool, crack, crystal meths etc.), les attitudes «délinquantes», la dépression, le stress post-traumatique et les maladies dégénératives : ses conclusions ont, de facto, à la tribune du Collège de France, arraché au domaine du «vice» des comportements qui s’y voyaient contenus par la morale, les faisant basculer dans le «champ thérapeutique» où ils ne correspondent plus qu’à la tentative – forcée, douloureuse – d’un rééquilibrage d’une chimie déréglée par les épreuves, l’absence de bonheur ou de sérotonine stable….

Et c’est ce Joker là, ultra violent mais encourant le risque d’être «excusable» qui aura incommodé les ligues de vertu, dont cela brouille les lignes ? Réjouissant !
Pourtant le résultat, s’il séduit par la matité brute de l’interprétation, la noirceur d’un envers qui laisse ouverte la question des responsabilités multiples au lieu de l’accablement d’un seul coupable, donne le sentiment d’une récompense qui vient trop tard, attribuée à un héritier qui la mérite moins que les pionniers l’ayant précédé
«The Joker» de Todd Phillips est ainsi la vitrine améliorée, récente, d’un long travail dont il ne représente pas la fleur, mais une version efficace et survoltée, annonce d’une probable salve DC Comics Black, plus expurgée et calculée qu’il n’y paraît néanmoins, de celle inaugurée par les prédécesseurs. Quand même c’est bien fait, ça pulse… assez gonflé par exemple de représenter Arthur remisé sèchement dans le bus par… une femme noire. Bon signe égalitaire contradictoire post Obama, selon lequel la communauté noire n’a aucune raison d’être représentée blanche comme neige et suscitant toujours la sympathie ! La défection de la psy…Joli pied-de-nez oxymorique, peut-être, difficile à saisir?, à la réticence trumpesque… Elijah Cummings, député démocrate à Baltimore, en avait fait les frais… sa circonscription qualifiée par le méché blond Donald de dégoûtante, infestée de rats… Le Joker déçu ou persécuté aussi par les Noirs prouve une united-colors-of -anti-heroes…  fine façon de se passer de la contre-bénédiction de celui qui détient le manche dans un manichéisme stupéfiant…

Cependant pour faire la différence, parce qu’en calligraphie le premier geste entraîne tout, pour l’esthétique farceur, la douceur fragile et méchante, l’héritage Tourneur des tourments, l’humour d’une extrême mélancolie et l’érotisme embusqué sous le portrait de la vieille fille secrétaire dévouée ne vivant que pour son chat, jetée par la fenêtre par un patron scélérat dont elle a surpris les combines, revoyons ainsi, par pur plaisir, après avoir évoqué le «Penguin» durement winnicottien de Tim Burton, cet extrait du joyau «Batman returns», où Pfeiffer souffle et crache, se lèche la patte en combi vinyl ou danse collée contre Bruce qui ignore son identité (elle aussi), boit du lait qui rejaillit sur sa gorge après avoir bombé de noir sa maison de poupée…

Meow meow, hell here, en improbable sous-titrage, (encore mieux) :

https://www.youtube.com/watch?v=XcQlzNNRK1o

«The Joker» de Todd Phillips, sortie le 4 octobre     

 

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commentaires

858 Réponses pour « The Joker », psychopompe des traumatismes noirs : pas droit à l’Excuse

puck dit: 3 octobre 2019 à 7 h 10 min

Edel dirait encore un roman d’apprentissage où l’on apprend à sortir de la naïveté de l’adolescence et des belles romances sous la belle lumière de la pluie de Gotham pour finir au tribunal avec des tonnes de pensions alimentaires bio à payer à une femme cruelle et en plus un casse burnes sur le dos qui se prend pour une chauve souris.

puck dit: 3 octobre 2019 à 7 h 36 min

n’empêche que le coup du beau roman d’apprentissage où l’on apprend à sortir de la naïveté de l’adolescence cela ne concerne que ceux qui en sont sortis un jour, et donc évidemment pas woody qui n a pas encore fini sa crise d ado d ou sa sempiternelle attirance pour celles qui ont un corps de femme avec une cervelle de gamine de 12 ans…

cela dit Batman c’est pas mieux, il est rare de tomber sur des enfants de plus de 10 ans qui réclament encore une tenue de Batman pour Noel.

quant à rouler avec une batmobile même un joueur de foot du psg qui touche 10 millions d euros par mois préfèrent rouler en aston martin

puck dit: 3 octobre 2019 à 7 h 43 min

cela dit être à ce point encore branché sur des lolita à cervelle moineau à 83 piges cela relève plus de la performance sportive que de la prouesse artistique.

puck dit: 3 octobre 2019 à 7 h 47 min

je dis ça parce que ma femme vient de me dire que ça lui faisait tout drôle de se coucher après avoir vu le decathlonien kevin meyer à la télé et de se réveiller en me voyant moi…
Dieu que les femmes sont cruelles…

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 7 h 55 min

« C’est une mode diversement agréable chez les productions JJ Abrams, Marvel, ou DC Comics : remonter aux origines, faire «l’avant de l’après», bien après… »

Comme pour ce film ?
https://www.youtube.com/watch?v=sKMM9maI4f4

« la chemise bronze et la lavandière bleue… »

Jolie pour la lavallière !

puck dit: 3 octobre 2019 à 8 h 01 min

ps :l aston martin la mieux équipée ne coute que 300 mille euros
du coup, avec ses 30 millions d euros par mois neymar et ronaldo peuvent s en payer 3 par jour.

quand on sait ça on voit les james bond autrement, d ailleurs quand on se promene aujourd hui sur new bond street a londres il n y a que des bentley decapotables

bond street c etait une des rues prises par Clarissa pour faire ses courses.

puck dit: 3 octobre 2019 à 8 h 24 min

désolé, juste pour ramener à la question poilitique et après je pars.

c est marrant de constater que le succès de ces films accompagne la fin de la conscience politique chez les individus, comme si ces individus avaient voir sur les écrans des personnages incarner une puissance et un pouvoir qu ils ont perdus, pouvoir de créer un monde juste débarrassé du mal.

alors que ces sujets spectateurs, ayant perdu toute conscience politique, s ils possèdaient le pouvoir de magnéto ils l utiliseraient juste pour devenir acupuncteur.

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 8 h 35 min

Vus deux films hier, « Alice et le maire » de Nicolas Pariser avec Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier, beaucoup de bla-bla pour pas grand chose, et « Ceux qui travaillent »  d’Antoine Russbach avec le toujours impeccable Olivier Gourmet. L’histoire d’un cadre supérieur, plus ou moins bon père et bon mari, employé modèle, qui, a force d’avoir le nez dans le guidon, en perd tous sens moral. Rien de bien réjouissant…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584393&cfilm=266777.html

chetouane dit: 3 octobre 2019 à 10 h 29 min

« Arthur remisé sèchement dans le bus par… une femme noire. Bon signe égalitaire contradictoire post Obama, selon lequel la communauté noire n’a aucune raison d’être représentée blanche comme neige et suscitant toujours la sympathie ! La défection de la psy…Joli pied-de-nez oxymorique, peut-être, difficile à saisir?, à la réticence trumpesque… Elijah Cummings, député démocrate à Baltimore, en avait fait les frais… sa circonscription qualifiée par le méché blond Donald de dégoûtante, infestée de rats… Le Joker déçu ou persécuté aussi par les Noirs prouve une united-colors-of -anti-heroes… fine façon de se passer de la contre-bénédiction »

Epatante Annelyse R ! Significatif d’observer les places distribuées à « la diversité ». L’extrait Conesa parlait des Mexicains truands, Roubaix, Desplechin donnait un commandant Daoud défenseur de la paix musulman sans alcool; le stade, pas terminal parce que cela n’est jamais terminé, de l’intégration étant d’arriver à montrer sans faire bondir une réalité sociale déplaisante, des Beurs zoneurs et dealers en bas des immeubles, tout en sachant que cela ne correspond à aucune classification d’ordre religieux ni racial.
Bien vu d’estimer qu’un blockbuster attribuant un sale rôle à un Noir peut être, selon contexte, une subversion supérieure à la représentation classique de victime.

Une observation : lisant le casting, à vue de nez l’héroîne est Afro-américaine ou métisse : Philips a dû veiller à panacher sa liste pour ne pas se faire allumer non plus. Le nouveau Spiderman, M.J des comics de l’enfance, la rouquine Kristen Dunst remplacée par une très jeune femme black à tomber…

Vu passer le débat Green, Martel, chercheur lui aussi. Trop occupé pour participer. Les notations homos y tiennent une large part, ce qui préoccupe est l’oukase qu’il en tire, Green devenu « sujet d’étude pour chercheur littérature genrée homo bi trans », exit le reste, fort de café.
Je bosse sur la diversité, le Maghreb, Tamazha, pas pour autant que je vais récupérer le moindre grain de sable pour le revendiquer dans mon champ.

Vincent dit: 3 octobre 2019 à 10 h 45 min

ho Anne- lise, qu’il est bon votre dossier.
y a TOUT !sur galifina//Phil Hoffmann comparaidon defav, entièrement juste ou XMen Commencement de Vaughnn = OUI….
Batman returns, cent pour cents d’accord c’est la rolls; même meilleur pour les connaisseurs qu’Edward mains d’argent ou Ed wood mais il faut s’y connaitre.Tim BURTON prouesses technik ET visuelle ET scenario. L’extrait Selina est Giant.
Il me tarde de voir celui-ci TD avec joachim Phoeinx totalement bottant…

Jazzy alors c’était pas bien???Je voulais allé pour des raisons moyen avouables, car Ana.Demoustier très très mignonne, pas le temps. Je tarp piaffe p THE JOKER….faut choisir.

A +

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 11 h 05 min

Moi, « Alice et le maire » ça ne m’a pas convaincu, Vincent. Cela m’a rappelé aussi de mauvais souvenirs, quand je travaillais à la Mairie de Paris… Mais la critique est plutôt bonne dans l’ensemble et attendons de voir ce qu’Eriksen en dit !

Dubruel dit: 3 octobre 2019 à 11 h 06 min

‘Anaïs Demoustier très mignonne’, 10H45.
Vous avez toute mon indulgence, Vincent !

Dossier d’AR en titane. Mon respect.
Martin Landau, sacré acteur dans ‘Ed Wood’. Votre transformation de Selina-Félina de fin de billet en Catwoman, que je n’avais plus en tête précisément, monte les enchères au plafond.
‘Lavallière’ 7H55, il faut proposer le moyen mnémo qui tue à notre A.R, Jazzi ! Cédric Villani ‘Spiderman’.
‘Alice et le Maire’, ils auraient dû tourner à Pau. ça aurait appâté Martel. Pas sûr ceci dit que sa lecture histrionique du journal ait été bien comprise. Péché par excès de zèle.

Marie Helene S dit: 3 octobre 2019 à 11 h 40 min

Piaffements egalement chez moi. Quand le MK2 ouvrira ses portes un mouvement de foule est a craindre…

‘ ses conclusions ont, de facto, à la tribune du Collège de France, arraché au domaine du «vice» des comportements qui s’y voyaient contenus par la morale, les faisant basculer dans le «champ thérapeutique» où ils ne correspondent plus qu’à la tentative – forcée, douloureuse – d’un rééquilibrage’
Passionnante approche, chere A.R ! Apprecie votre remise en perspective avec la discussion engagee par Pierre Conesa signalee sur France C. par J.M.Bouguereau. (Ou est-il d ailleurs? Un moment sans lire sa signature ou ai-je manque un episode?)
Cordialement.

P. comme Paris dit: 3 octobre 2019 à 11 h 43 min

Pour pouvoir se servir de la machinerie la plus lourde et la plus moderne, il y a ce type de film ou la publicité.
De l’un à l’autre je préfère le plus court.
Si pour trouver une pépite il faut se coltiner un monceau de merde …
Allez, je retourne au rugby.

Marie Helene S dit: 3 octobre 2019 à 11 h 46 min

‘le décapiteur de girafe, cou coupé tel le soleil apollinien par distraction, Zach Galifiana, n’a jamais eu le génie d’un Philip Seymour Hoffman’

unique ! Combien sommes-nous a relever les diamants malicieux de vos articles ? Stimulant sans jamais une once de mepris. Rare !

Marie Helene S dit: 3 octobre 2019 à 11 h 50 min

@11 h 43 si pour trouver une pépite il faut se coltiner un monceau de merde …

Difficile d y echapper en ayant des enfants… un moyen de communication ?

P. comme Paris dit: 3 octobre 2019 à 12 h 08 min

Aucun.
J’en suis resté à Guignol du Champs-de-Mars.
Laurel et Hardy me faisait pleurer.
Qu’est-ce que vous voulez, Droopy ne sait pas faire le beau.

Annelise dit: 3 octobre 2019 à 13 h 21 min

« Lavallière », à la place de « lavandière » corrigé grâce à vous, Jacques
Zeus 8h44, bonjour chez vous aussi, merci
il faut qu’on parle… nous avons « quelque chose en commun », cliquer ici pour trouver quoi :
https://www.youtube.com/watch?v=vO_0np2IbtY

Les développements sur « Alice et le maire » m’intéressent. .Anaïs Demoustier, la Lilloise en général bonne pioche. .dont chez Quentin Dupieux, « Au Poste ! » où en bouclettes, laide à faire peur comme chez Mocky Deneuve elle-même ne pouvait techniquement y arriver, trop superbe pour s’enlaidir vraiment en dépit de n’importe quel effort, elle apportait bcp d’étrangeté et de délicatesse surréaliste au film

Annelise dit: 3 octobre 2019 à 13 h 39 min

. .sur Edouard Bergeon, prendrai éventuellement, sans plus..ai trouvé « Au nom de la terre » sans grand intérêt, bourré de (contre, c’est pareil) clichés comme un oeuf d’élevage industriel.. la poule narrative n’a pas gambadé en plein air, manque de muscle…ça zyeute en vain du côté d’une exploration des problématiques rurales à la « Petit paysan » de Hubert Charuel, pas la même étoffe, pour tourner finalement « Sang de la vigne », où l’oenologue Benjamin Lebel-Pierre Arditi a parlé « vrai de vrai, les yeux dans les yeux » du terroir, très épisodiquement, chaque semaine à une époque sur France 3.. . M’énerve

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 18 h 24 min

« laide à faire peur comme chez Mocky Deneuve elle-même ne pouvait techniquement y arriver, trop superbe pour s’enlaidir »

C’est fort aimable pour la grande Catherine, Annelise !

Jazzi dit: 3 octobre 2019 à 18 h 30 min

J’attendais votre réaction sur le film « Au nom de la terre », Annelise.
Vous êtes bien placée pour en parler et pour juger de son authenticité. C’est la vision idéalisée d’un fils pour ses parents : un film plus intimiste qu’universel…

bouguereau dit: 4 octobre 2019 à 9 h 29 min

si canto dans son meilleur role..et un peu postproduit..avait grossi pour l’outremangeur qu’avait bien plu aux fouteux comme jicé et dirfilou..c’est au machinist que j’ai pensé..meilleur role de christian bale..fime qui illustra si bien Shakespeare dit pas Sarkozy en caméra subjective..’faut s’méfier du maigre mécontent qu’on voit dans sa glace le matin..y nous cache tout y nous dit rien’..hurkhurkhurk..begin!

art dit: 4 octobre 2019 à 10 h 27 min

je suis impressionné voire conquis que M.jM.Bougereau, homme de cette trempe connaisse batman!!!
9h.29, cela est tout à votre honneur. BEGINS est parmi les meilleurs,j’ajoute foi à votre Opinion qui a des arguments : surtout présence de L’EPOUVANTAIL,incarnant ses craintes et peurs qu’il doit affronter.
excellent Nolan, fier de partager avec vous!!!

L’extrait d’Anne_Lise 13h.39 rabat grandement les cartes avec cet extrait incroyable de Catwoman qu’elle nous retrouve et montre RETURNS encore meilleur.
Le débat est ouvert,j’attend les avis avec impatience et la grande SURPRISE que vous connaissez aussi parfaitement, surtout Annelise.Philippe et jazzi voir Ericsen ou CHETOUANE (dslé ,obligé de dire Back home/Spiderman hyper mauvais.) sont-ils dans le cas de figure?

joker j’y vais a.s.a.p!!!

Marie Helene S dit: 4 octobre 2019 à 10 h 58 min

Pas saisi votre 9 h 29, JM.B.
‘Canto’, allusion a A.Kechiche ? Cantona, dont A.R. nous avait presente l improbable ‘Rencontres d apres minuit’ ou il etait question de dressage ‘chien’ avec Beatrice Dalle ?
L extrait ‘chat’ de la Catwoman (indomptable !) a 13 h 21, suave melange d humour et d horreur.

D avance pardon pour le hors-sujet (brievement) : decue par ‘Bacurau’. ‘Aquarius’, a cote incomparable. Je ne developpe pas davantage pour ne pas interferer a contretemps.

Dubruel dit: 4 octobre 2019 à 11 h 24 min

Le meilleur rôle de Bale ?(9H29) Pas d’accord. Celui inspiré de Brett.E.Ellis où il jouait Bateman fatigant, ça a vieilli, la faute à la série Dexter… Le découpage schizo en sacs poubelle déjà vu. Par contre barre placée haut dans deux Malick, de mémoire, ‘New World’ et ‘Knight of Cup’.
‘Batman Begins’ pas le top de la série. C’est celui-là ou l’autre Nolan où Marion Cotillard a fait tordre de rire le web en expirant? Vous aviez fait remarquer à une autre occasion que le costume de Crane, le docteur nazi, repris par (ou anticipé dans?) le clip Pink Floyd ‘The wall’.
Préférence pour Tim Burton. Le lien 13H21 fait son petit effet sur le mâle, Annelise ! Un second degré très suggestif. We all need your education.

chetouane dit: 4 octobre 2019 à 12 h 39 min

Ne vous méprenez pas, Art 10h27. Je ne sais pas pour Eriksen et les autres, mais j’accorde de l’attention au sujet. Pas voulu dire que le film avec Tom Holland était bon, ni un exemple du genre. Voulu souligner que la machinerie hollywoodienne, préventive?, a veillé pour optimiser la réception à remplacer une M-J très, trop? blanche par une jeune femme représentative du panachage.
Zendaya succédant à Kristen Dunst dans le Homecoming Spiderman, que ce soit calcul budgétaire pragmatique ou anticipation d’une évolution des attentes, donc de la fréquentation, est un phénomène observable tendant à s’accélérer. Est-ce pour autant un viatique visant à patiner les communautarismes? Rien n’est moins certain.

Vincent dit: 4 octobre 2019 à 12 h 56 min

9.29.je suis étonné que JMBouguereau cite effectivement Batman Begins, un des +déprimés/noirs et que jm néanmoins enormement car INTROSPECTIF.
Le paradis eden erotic revient à Féline souffle et crache d’Anne -lise,la fragile catW lèche la patte sur l’oreille et oiseau/découpage lumière stris/ cage.MAGNIFIQUE….allusion Jack Tourneur, avec l’extrait T.Burton vraiment master appart ombres/chats/ruelle,escaliers.

Jazzi dit: 4 octobre 2019 à 16 h 44 min

« Atlantique » de Mati Diop, Grand Prix au dernier festival de Cannes.
J’avoue avoir été un peu déçu par ce film, j’en attendais beaucoup.
Certes, l’image est belle, et les jeunes garçons et jeunes filles sont tout aussi sexy.
Mais à trop vouloir mêler le réel à l’irrationnel, comme le veut la tradition narrative africaine, la cinéaste ne parvient pas hélas à se positionner et nous sert un film mi politique mi zombi !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584395&cfilm=258259.html

Annelise dit: 4 octobre 2019 à 17 h 05 min

Quelle énergie Jacques ! Tout le monde ne peut aller ce rythme. Attendez-nous un peu, sous peine de déperditions côté contributeurs. Lu votre avis « Au nom de la terre », en gros opinions concordantes, right.. J’ai rêvé ou comme dirait notre Art national, vous étiez/êtes bien « bégé » (vu passer une photo Beau Gosse copyright Mercure de France, zyeux bleus comme le pongiste chez Charyn or not?) Irez-vous voir The Joker ? Accordez-vous ici ou là des temps un poil méditatifs, « Ad astra » par exemple aurait sans doute mérité
Bien vu, Dubruel 11h24 sur le sac de jute sans bouche en guise de visage, Cillian Murphy (Begins), Chetouane sur MJ du Peter Parker passée de rousse wasp à sublime métisse dans le médiocre « Homecoming » Spiderman – la jeune beauté plate comme une limande, peau café léger, yeux de biche mais d’une autre couleur que Jean-Marcel publicite également à grands coups d’étriers à cheval dans l’écume qu’on croirait Hermès, en fait c’est Lancôme, « Idole », il fallait y penser. ..Vincent 12h56 oui, nothing compares to.. (la Catwoman se léchant l’oreille. .moi-même, je le fais souvent… chez Marcel Aymé cela annonce qu’il va pleuvoir… ou le regard à travers les barreaux…quand elle gobe l’oiseau, et puis..)

Annelise dit: 4 octobre 2019 à 17 h 15 min

Tim Burton, que je n’aime pas non plus systématiquement, parce qu’aimer systématiquement, d’une certaine façon, c’est ne plus aimer, ou en mer étale, étant celui qui a assimilé le plus brillamment, deeply, Tourneur, en effet. .la trilogie du Jack évoquée en diverses occasions… clins d’oeil plus fins que les tributes Tarantino (jeux d’ombres). .m’intéresserait que Phil, JM, Eriksen, MH y otros amigos y mettent la patte, histoire de voir ce que ça donne

Annelise dit: 4 octobre 2019 à 17 h 16 min

17h09 bg, selon expression copyrightée
Sans vouloir vous accabler, Vincent je remarque quand même que Michelle Pfeiffer en moulant, petites oreilles et rouge à lèvres kiss kiss bang bang vous intimide moins pour réviser un « vieux » cinéma comme vous dites que la darone Huppert (sic) en train de ramper dans le Verhoeven ou Renoir au bal, dans cette « Règle du jeu » pourtant si belle où Octave exténué ôte la tête de son costume d’ours. .bizarre vous avez dit bizarre ?

puck dit: 5 octobre 2019 à 0 h 31 min

vas-y Jazzi « génial » ne suffit pas dis-nous en plus ! je ne t’aurais pas imaginé fan des Marvel, contrairement à Annelise dont je partage la fanitude.

un seul petit bémol pour le basculement de Magneto, les camps ce n’est pas le moment où il bascule du côté de la force obscure, ç’aurait été trop simple pour ce personnage complexe, le moment du basculement c’est quand il essaie de s’échapper avec sa femme et sa fille, quand les militaires le rattrapent, l’officier tente de calmer le jeu, on pense que tout va s’arranger, et là un jeune troufion trébuche ou perd les pédale et appuie sur la gâchette : c’est juste un accident, une tragédie, le mal n’est pas intentionnel, c’est juste un hasard, Magneto qui voit mourir sa femme et sa fille aurait pu le voir ainsi, comme un mauvais coup du sort, mais en fait non, était-ce le moment qu’il attendait, comme des ces tragédies grecques fondée sur l’oraculaire auto réalisateur, n’empêche qu’il mord à l’hameçon histoire que l’histoire puisse continuer, ou plutôt commencer.

dans tous les autres cas les américains s’arrangent en effet pour trouver les raisons du mal, dans les séries « grand public », les films, Hannibal and co, les pires bourreaux ont toujours été des victimes avant de devenir des méchants, c’est même la cause de leur méchanceté.

pourquoi cette insistance du cinéma (et des série) à vouloir tenter de « déresponsabiliser » les pires criminels ?

pour mettre le public en porte à faux ? le déstabiliser ? probablement pas.

la religion ? le poids du protestantisme toujours présent ? sans doute.

je crois que le but est d’interroger la question de la loi, une espèce de sujet philo « la loi doit-elle être morale » ou « la loi doit-elle être juste » genre de sujet piégeux ou si l’élève répond « oui » il se fait torcher par le correcteur. sempiternelle du jeu de la souris entre responsabilité et culpabilité, la loi n’a qu’un seul objectif : protéger les gens qui se baladent dans la rue ou ou pour qu’ils puissent aller retirer prendre des sous à la banque su leur compte d’épargne sans avoir un clown qui débarque pour dévaliser les coffres en tirant sur tout ce qui bouge.

voilà ce qu’essaie d’enseigner le cinéma aux citoyens, la loi est là pour les protéger.

ce qui est loin d’être évident dans nos contrées occidentales, surtout aux us, un pays qui pour chacune de ses dernières guerres aura perdu moins de militaires durant les combats que par suicide à leur retour.

pas évident de comprendre la logique de ce pays qui ressemble à une sorte d’immense asile à ciel ouvert et déclenche tous les vingt ans entre deux crash boursiers des suicides collectifs à grande échelle, à côté du général McNamara le Joker fait figure de clown.

je crois que c’est dans Viceland (vineland ?) que Pynchon fait dire à un de ses personnages que tout américain se rend compte un jour ou l’autre que sa mère patrie est en vérité une mère ui se prostitue, ce doit être traumatisant de tomber un soir sur sa mère en train de faire le tapin au coin d’une rue, d’autant que toutes les prostitues rêvent que demain sera le dernier jour de tapin et que ce client sera le dernier de ses clients, sauf que ça n’arrvie jamais, les années passent et elles se retrouvent encore à 60 piges en train de faire le trottoir, mais l’Amérique est un pays de rêveurs, le grand rêve américain est justement celui d’une prostituées.

pas évident de trouver une logique à tout ça, mais s’il doit exister des pistes de compréhension pour le public en quête de réponses et d’authenticité sur ces grandes questions métaphysiques telles que le posait le théâtre grec, il le trouvera probablement plus dans les Marvel que les films de Woody Allen, il me semble.

Jazzi dit: 5 octobre 2019 à 12 h 09 min

« Joker » de Todd Phillips.
Décidément, le cinéma me réservera toujours d’agréables surprises sur prises !
N’étant pas un familier des « productions JJ Abrams, Marvel, ou DC Comics » ni un lecteur des séries de BD sur Batman et autres hommes araignées, et compte-tenu du « pas terrible » d’Annelise, grande spécialiste en la matière, je m’attendais à être déçu, voire de m’ennuyer passablement à sa projection.
Allais-je sombrer dans un insondable et voluptueux roupillon ?
Tout au contraire, j’ai vu le film, l’ai aimé et en suis sorti en proie à une totale jubilation !
Je l’ai appréhendé comme un objet en soi, unique et dépourvu de toutes références génétiques ou d’appartenance généalogique : plus comme un film d’auteur qu’un film de genre.
Aussi ne suis-je pas étonné qu’il soit reparti de la Mostra de Venise avec le Lion d’Or en poche.
Au début, dans ce Gotham vintage imaginaire, j’ai pensé au New York nostalgique de Woody Allen.
Mais aussitôt les choses se sont corsées et on a alors basculé dans l’atmosphère violente propre à l’Orange mécanique de Stanley Kubrick.
Mais ici le héros, est avant tout une victime : de sa mère, de ses collègues de travail, de la violence urbaine en général.
Le vieux garçon, sous son masque de clown triste, condamné à être éternellement souriant et joyeux, va se transformer sous nos yeux, et sous nos applaudissements, en un justicier impitoyable.
Mais néanmoins plus juste que cruel.
On ne peut alors que compatir et applaudir à la vengeance.
Car Super Phoenix ne dégomme que les méchants : les voyous en tous genres, les politiques véreux, les bourgeois méprisants, les animateurs cyniques, tel Robert De Niro…
Il va devenir, à son corps acceptant, d’être le héros spontané d’une horde de victimes en révolte.
Superbe scène où les flics à ses trousses dans les rames du métros bourrés de clowns clonesques, paille dans une meule de foin, ne peuvent plus le reconnaitre.
On songe alors aux Gilets jaunes transportés dans l’univers trumpesque, que le film de Todd Phillips m’a rendu par contre-coup plus sympathiques !
Grâce à Joachim Phoenix, aux allures d’un Michael Jackson non pédophile, le film prend dès lors une dimension hugolienne.
Mélange de Quasimodo et de Gavroche, il devient le vengeur fardé de tous les Misérables de la terre, et le film tourne à l’éloge de la folie.
Jubilatoire, vous dis-je !

Eriksen dit: 5 octobre 2019 à 13 h 03 min

Alice et Le maire.
Alice a-t-elle à voir avec celle du pays des Merveilles ? En un sens elles se ressemblent : curieuses, courtoises, à l’écoute… et l’ennui les poussent à changer de monde. Les deux œuvres sont des critiques de l’ordre établi, avec une différence notable cependant dans le rapport à la réalité : l’une est onirique ironique; l’autre réaliste et programmatique. Alice, philosophe de son état, est une invité surprise à la table du pouvoir: une lubie de Théraneau, maire de gauche, qui n’arrive plus à penser : qu’il s’en rende compte est méritoire. On peut imaginer qu’il se voit en Catherine II invitant Diderot, qui plus est dans la ville dite des Lumières.
Il doit bien y avoir un peu du malaise de Diderot à la cour féodale de Russie dans les premiers pas d’Alice sous les ors du pouvoir de Lyon : suis-je une caution ? Elle fera de ce malaise le centre de sa réflexion politique : pourquoi si peu de modestie ? Vont s’articuler à la modestie un dégagisme soft et un transfert du pouvoir au féminin. Le maire l’avait senti, et même déjà accompagné -croyait-il – par son choix d’une cheffe de cabinet joliment féminine mais par trop masculine en son genre. Mais la vraie évolution c’est Alice, un femme au pouvoir sans l’avoir désiré. Parizer lui évite la folie des grands mots et nous épargne l’immodestie d’un Happy end politique. Alice et le maire est un conte de fées déguisé en échec story par décence de l’époque. Les 4/5 du film sont baignés d’humanité franche, de pragmatisme de petit groupe et de poujadisme à la marge – Parizer joue sur l’effet Capra et sa fin respectueuse des codes du temps – Molière faisait cela aussi -ne suffit pas à annihiler un espoir par trop inconvenant.
Symboliquement la question subsidiaire du film pourrait être : « de quel homme ont besoin les femmes de demain ? ». Pas du vieux mâle alpha socialiste, pas du jeune loup ridicule de l’agence de com, pas du pauvre amant sensible nourri aux passions tristes… Ne surnage que le bon ami beccu, épaule toujours là, désexué mais désirant, disponible … et modeste. Si dans Ad Astra la masculinité nouvelle était encore fortement testostéronée, elle semble ici passer en mode veille au deux sens du terme. La réponse à la question posée est dans la paternité de l’enfant d’Alice né 3 ans plus tard, et laissée à l’interprétation de chacun…je parie sur l’ami.
Tandis que l’archonte mâle se retire dans les lectures fort signifiantes et choisies par Alice (Rêveries du promeneur solitaire, Bartleby), il perdure des nouvelles paroles entendues un manifeste politique à minima – modestie oblige – qui fait son chemin dans les esprits qui le souhaitent. Une propagande douce qui laisse place à l’appropriation. Néanmoins, toute cette modestie n’est-elle pas immodeste dans son désir de convaincre, si déguisée soit-il ? le changement radical serait de poser les questions au lieu d’y répondre.
Allez, encore un effort.

Jazzi dit: 5 octobre 2019 à 13 h 29 min

Ouais, Eriksen…
Alice est-elle là pour aider le maire à penser ou à bander ?
La grande question de ce film, dont le réalisateur nous dit qu’il n’aurait pas pu être tourné à Bordeaux, est comment peut-on encore être de gauche et progressiste aujourd’hui ?
Moi qui ai assisté un peu à la même chose qu’Alice, mais à la mairie de Paris, l’affaire est depuis longtemps entendue…

Eriksen dit: 5 octobre 2019 à 13 h 43 min

Oui les deux villes sont souvent mises en parallèle. Pas la même chose cependant, Lyon aurait pu être capitale de la France. Bordeaux est un peu anglaise en son ame.
Les affaires ne sont jamais définitivement entendues. Ne préjugeons pas des capacités de réinventions de ceux qui suivront.

Jazzi dit: 5 octobre 2019 à 13 h 55 min

On a l’impression que Luchini s’est un peu emmerdé sur ce tournage, Eriksen. Et la belle Anaïs n’est guère inspirée. J’ai trouvé le film trop bavard et caricatural…

Annelise dit: 5 octobre 2019 à 15 h 11 min

12h09 compte-tenu du « pas terrible » d’Annelise

En tout cas, terrible, vous l’êtes Jacques !
C’est ce que vous entendez de la phrase, attention, ce que j’ai écrit est sensiblement différent, signifie que Joaquin Phoenix arrive à être bon dans n’importe quel contexte !
Plaisir de lecture robuste de votre notule Joker. Contente que la découverte ait fait tilt

Puck dégaine le grand jeu à minuit 31, nous fait un strike, dont sur birth of Magneto après que nous avons interrogé par extrait le passage de Selina Kyle à la naissance de la Cat.. Beau post. La balle perdue, bien vue, enfonce un coin dans la certitude qui était la mienne : que le basculement est au moment exact où Kevin Bacon tire… lorsque le jeune garçon flanque en l’air le labo dont les éléments métalliques se tordent et s’arrachent. .le portail d’Auschwitz disloqué, c’était la première expression d’un pouvoir dont il n’avait jamais fait l’expérience, une révélation toujours en dehors du libre-arbitre. . La fameuse pièce de monnaie qu’Eric garde sur lui, noeud gordien et instrument même de la vengeance finale, tendrait à continuer de me faire penser que c’est à cet instant que Lensherr « devient » Magneto.. il me faudrait revoir les minutes du déroulement.. .la scène en Bavière ou à Bariloche avec les braves nazis peinards qu’il vient débusquer, le banquier à argent sale qui a le désavantage d’avoir un plombage dentaire sont à croquer.. celle de la rencontre Xavier/Lensherr, où le professeur le contraint, via sa persuasion mentale, au lâcher-prise (Magneto s’est enchaîné au sous-marin qui assure la fuite de l’assassin de sa mère, s’il le coule, c’est au prix de sa propre noyade…) rappelle « La Guerre de Murphy » de Peter Yates

Eriksen impérial sur Alice et le maire à 13h03, le débat qui s’esquisse avec Jazzi pas idiot et souriant . .on rêve qu’il voie le Phillips pour nous le servir à sa sauce

Eriksen dit: 5 octobre 2019 à 17 h 48 min

@Jazzy: « On a l’impression que Luchini s’est un peu emmerdé sur ce tournage… Et la belle Anaïs n’est guère inspiré ».
ce n’est pas mon avis. IL se plait dans un caractère fort et qui apprend. C’est un film de pédagogue et Lucchini en est un. Le bien que l’on apporte c’est parfois de se retirer ? ça le travaille peut-être, en tant qu’acteur.
C’est toujours un peu chiant les films de pédagogue,vu de certaines époques. Quant à Anais DEmoustier elle joue très bien la discrète dans la vie publique. Dans la privé, ses histoires de couple sont un peu théoriques, on y croit pas vraiment, c’est peut-etre cela que vous trouvez guère inspiré

Jazzi dit: 5 octobre 2019 à 18 h 09 min

Eriksen, ce film donne une version édulcorée, loin de toute réalité des choses.
Un maire soixantenaire, pour qui la politique est avant tout une vocation, tombe sous le charme d’un pur esprit dans un corps de jeune fille.
S’ensuit entre eux une merveilleuse histoire d’amour platonique, tandis que s’agitent tout autour les courtisans ambitieux.
Quand j’étais à la mairie de Paris, sur le modèle du maire d’alors et de droite, le directeur de la direction dont je dépendais s’octroyait un droit de cuissage sur tous les jupons qui passaient à sa portée. En passant à gauche, les moeurs n’avaient guère changées…
Alice et le maire, n’a rien de rohmerien, c’est juste un drame à l’eau de rose. Ces deux excellents comédiens sont bien au-dessous de leurs possibilités…

puck dit: 5 octobre 2019 à 20 h 53 min

Jazzy ! encore des histoires entre la maman et son fils ? comme Almodovar ? incroyable !

mais sur ce coup rassure-moi c’est pas du Almodovar ? parce que ce film va être vu par des dizaines de millions de personnes à travers le monde entier, il faut que le message envoyé soit clair et précis !

il faut du basique, que les gens en ressortent avec en tête un slogan du genre : « si vous éduquez mal vos enfants vous en ferez des monstres »

ça c’est la culture ! on revient au théâtre à Athènes, envoyez un message clair à tous les citoyens. Parce qu’il n’existe pas un monde des livres, un monde du cinéma etc… il n’existe qu’un seul monde humain dans lequel vivent tous les humains et voilà.

« si vous n’êtes pas gentil avec vos enfants ils deviendront des montres ».

parce qu’il est évident que si sa mère se comprte comme ça c’est parce qu’elle même a dû subir le même sort de sa mère qui avait elle aussi été maltraitée par sa mère qui subissait les tortures de sa mères, et comme ça tu remontes la filière jusqu’à Adam et Eve. Quoi d’autres pour arrêter ce cycle infernal que la culture ? c’est bien son rôle.

les américains sont modernes ils emploient des méthodes modernes, dans le vieux monde on utilisait encore la guillotine et la pendaison qu’eux étaient déjà passés à l’électricité, histoire de rappeler à tous que Faraday est un des pères fondateurs des Etats-Unis.

et les injections létales, c’est pas un truc moderne ça ? quitte à se retrouver planter comme au Texas par des rupture de stock de la boite qui fabriquaient le produit létal suite à un dysfonctionnement du service « contrôle qualité ».

même les chinois l’ont compris, en France quand on a regardé l’épisode de Black Mirror où les gens utilisent facebook pour se noter en continu on a tous flippé, les chinois l »ont vu et se sont dit « wow génial ! ».

ah Jazzi si tu savais… la culture c’est un drôle de truc, nous vivons tous dans le même monde.

puck dit: 5 octobre 2019 à 20 h 55 min

« si vous n’êtes pas gentil avec vos enfants ils deviendront des montres »

ça c’est la version suisse du Joker.

Jazzi dit: 6 octobre 2019 à 8 h 38 min

« mais sur ce coup rassure-moi c’est pas du Almodovar ? »

Non, Puck. Joker ne pleure pas sa mère, il la tue, sans peine et sans remord !

puck dit: 6 octobre 2019 à 9 h 23 min

Jazzi tu me rassures, ma foi elle n’a eu que ce qu’elle méritait, non ?

J’ai toujours vu le Joker comme un justicier, ses recrues sont tous des exclus de la société, des gens qui n’ont plus rien à perdre, les gilets jaunes de Gotham City.

alors que Batman incarne le maintien d’un ordre social visant à protéger cette haute bourgeoisie qu’il incarne aidant ainsi à perpétuer ce système injuste créant de la misère sociale qui génère d’autres situations où d’autres enfants verront comme lui un type surgir de nulle part pour tuer ses parents sous ses yeux, quelque part Batman justifie le meurtre de ses parents.

d’ailleurs même Batman a parfosi des moments de lucidité où il se demande si ça vaut bien la peine de sauver ce monde, cette ville qui ne mérite pas de survivre.

dommage que Woody Allen ne se soit jamais poser ce genre de questions sur NY et les US.

Larry Boisière, cinéaste dit: 6 octobre 2019 à 10 h 12 min

Jazzi, c’est pourquoi je préfère Aldo Movar à Almodovar et Tino Taran à l’autre zigoto de matuvu

Eriksen dit: 6 octobre 2019 à 11 h 39 min

même description que vous avec des termes moins péjoratifs : Un maire soixantenaire doute, et voit venir à lui un esprit frais, vierge de la mesquinerie et grandiloquence. Entre la philosophe et le politique, s’instaure un dialogue. Un bol d’air pour le maire, une valorisation pour la jeune femme qui doutait de l’utilité de ses études de lettres.
un beau film, non ?
« à l’eau de rose » suppose un œuvre hors sol, déconnectée de la réalité et surtout sclérosée dans l’idéalisme. Alice et le maire est une fable (son nom le suggère) et à cet titre un peu hors sol, un peu extra-réalité, mais certainement pas sclérosée.

« maire d’alors et de droite » … au moins votre opinion est claire, mains moins que l’eau qui vous sert d’encre pour la décrire !

art dit: 6 octobre 2019 à 13 h 53 min

@8h.38 jazzy,rho le spoil!!!
ce n’est pas grave, la critique tient pas qu’à ça mais faut apprendre à tenir votre langue cher Monsieur, au lieu vous laisser emporter!!!attendre pour décortiquer que tout le monde ait les éléments ou quelques jours après sortie.ET LIRE au lieu d’interpréter les phrases trop d’après vous uniquement.
Dommage votre post le 5/10était ce qu’il fallait.merci pour le wink copyright du 4, sympa.
déçu car j’ai pas pu entrer tellement c’était blindé;Vue la queue j’ai pas dû etre le seul. ce serait cool de respecter ceux qui l’ont pas vu.

PUCH. »j’ai toujours vu le Joker comme un justicier, ses recrues sont tous des exclus de la société, des gens qui n’ont plus rien à perdre, les gilets jaunes de Gotham City.

alors que Batman incarne le maintien d’un ordre social visant à protéger cette haute bourgeoisie qu’il incarne aidant ainsi à perpétuer ce système injuste créant de la misère sociale qui génère d’autres situations où d’autres enfants verront comme lui un type surgir de nulle part pour tuer ses parents sous ses yeux, »
par contre ça c’est un peu vrai premier paragraphe et après beaucoup n’importekwa; vous avez pas dû voir beaucoup,ou alors c’est dire l’inverse pour faire intello.Gotham C.est pourrie jusqu’a l’os,rien de réelle. Tout est malfrats,corruption, violence DE TOUT COTES, à tous les échellons. Batman aime plus les fêtes car trop superficiel et pourri de haut en bas, la police infiltrée, pas le moment de faire un paralèle maladroit avec encore ce drame de la préfecture où la police doit ^etre bouleversée par l’horreur d’encore une dérive.
Ce qui explique une part de batman DEPRESSIF. Gordon(pas moi!!!, Bèv m’appelle aussi du surnom gordon mais pas à cause de Batman, à cause de Mystères de l’Ouest où il y a Jim W et artemus Gordon, fermons la parenthèse), le relais joué par gary Olman dans la société normale attaquée sans arrêt par la pègre de Gotham dit , « Est- ce qu’il pourra nous pardonner tant de mal et la noirceur? »(la population le comprend mal ou trop lache pour se prendre en main!!!) et alfred, un SAGE et soignant ce personnage de justicier malade depressif répont, NON il y arrivera pas, mais il voudra essayer de vous aider quand même .

art dit: 6 octobre 2019 à 14 h 03 min

répond, mes excuses.

« Sans vouloir vous accabler, Vincent je remarque quand même que Michelle Pfeiffer en moulant, petites oreilles et rouge à lèvres kiss kiss bang bang vous intimide moins pour réviser un « vieux » cinéma comme vous dites que la darone Huppert (sic) en train de ramper dans le Verhoeven ou Renoir au bal, dans cette « Règle du jeu » pourtant si belle où Octave exténué ôte la tête de son costume d’ours. .bizarre vous avez dit bizarre ? » (Anne-lise le 4)

ha ça vous le percez à jour Annelise!!!!
la discussions sur alice et le Maire bv va apprécier. Partir du moment où il est question d’Anais Demoustier il tend l’oreille, pareil quand catwoman lèche la patte où vous avec les cheveux blonds et jupe trapez courrègues pour Oiseau Plumage cristal!!!

Marie Helene S dit: 6 octobre 2019 à 15 h 27 min

Pas pu entrer non plus, Art. Frustration bientot reparee.
Puck 9 h 23, votre conclusion est tiree par les cheveux.
Votre 5 oct 00.31 ‘ s’il doit exister des pistes de compréhension pour le public en quête de réponses et d’authenticité sur ces grandes questions métaphysiques telles que le posait le théâtre grec, il le trouvera probablement plus dans les Marvel que les films de Woody Allen, il me semble.’

teinte d enormite, n en est pas moins juste pour la generation des plus jeunes internautes ici ? (L age de mes enfants).

@Eriksen 13 h 03, votre riche recension ‘Alice et le maire’.
J avais deja note votre emploi de l adjectif ‘discret’, habile dans l introduction d une neutralite lors de votre compte-rendu ‘Ad Astra’. Roy, ‘discret’, beneficiaire d une feminisation ‘moderne’ dont Clifford son pere n a pas fait son miel ?
Jazzy sexualise le debat du film de Nicolas Pariser autant que vous neutralisez cet aspect, au pretexte qu il s agit d une ‘fable’.
Le fait d etre d accord avec vous ou de juger le film sympathique sans asperites ne suffit pas a nous placer au coeur du debat affleurant de la representation masculine pertinente, voire seulement ‘acceptable’ apres le tremblement de terre #me too, la reconnaissance de l egalite des droits quelle que soit la polarite sexuelle, avec les exces precautionneux et l affadissement que cela comporte.
Une sorte d hermaphrodisme, androgynie affiches pour eviter tous types d ennuis ? Une ‘tete dans le sable’ a exoneration de paysage… a l occasion de la polemique Martel, sur ‘Saint Jacques’-Maritain, plus courageuse et hautement perspicace est la suggestion d Annelise, plutot que de gausser l hypocrisie comme seule explication, de regarder ce mouvement des QSP hautes, a niveau d education eleve, appelant a se tourner vers l abstinence. A.R l a t-elle sciemment evoque avant d aborder le film de Todd Philips ?
Votre confrere du cnrs Chetouane ou vous-meme, eriksen, selon domaine de vos recherches, avez certainement des informations plus etoffees a votre disposition que celles, vulgarisees, dont le NYT ou le dossier du ‘Monde’ sur les nouveaux comportements amoureux donnaient les grandes lignes, les separant des ‘incels’, appeles en Allemagne ‘absolute beginners’ d obedience misogyne et inspirés du supremacisme masculin dont le fbi craint que le Joker ne fasse figure de proue commode.
N importe : preuve que la question sexuelle reste posee sans reponse ‘apaisee’, souffre d etre eludee via une porte simplificatrice, dans une societe dite liberee, filant vers le mitan du 21e.

Dubruel dit: 6 octobre 2019 à 16 h 03 min

Jazzi 8H38, ça s’appelle spoiler. Pour faire râler tout le monde? Vous attendiez quelques jours, on louait l’exégèse !
Notre ami Chetouane doit avoir d’autres fers au feu avec le bazar Castaner a t-il retenu l’info Mickaël Harpon & quelles failles à la préfecture.
le CNRS, à l’instar de tous les chercheurs en sciences sociales ou en littérature et toutes les intelligences éthiques ont intérêt à mettre la main à la pâte pour aider à une sortie de crise où les musulmans font aussi partie des premiers concernés !
@MH la tuerie à la Première de Dark Knight Rises, Aurora, à 30KM de Columbine.Pas celle-là perpétrée par un Incel (à vérifier). Les Américains ont le chic pour se poser la mauvaise question : pas le clown qui ‘incite’ à la violence. Plus pernicieux, l’évolution d’une représentation de plus en plus décomplexée de la violence. Escalade à goût de fuite en avant, ou le barouf spectaculaire est plus rapide en séduction que d’instaurer une signature lente à ingérer. Jouir vite, par manque de temps et d’imagination.Tous concernés,tous volontaires sous la pellicule civilisée qui attend son tour au Mk. Passer le portique à Bercy ralentit.faut aimer ça…

vincent dit: 6 octobre 2019 à 17 h 20 min

vous faisiez ça sur le dernier épisode de Game of T vous etiez fini Jazzi….
ça fait rien arty Gordo a raison, on va pas en faire 1fromage il y a BEAUCOUP plus grave avec ce nouveau carnage &danger d’amalgame musulmans qui ont rien fait &danger minimiser par crainte d’appeler le tueur par le nom, si radicalisation avérée….

changeons de sujet :annelise, 4 octobre 17.16
he he he he
vous aimez me taquiner….
Pas pu voir joker non plus…..délire de monde partout partout.J espere y aller sauf Ke W s’acummule….avec emploi du temps blindé.
La vision d’ericksen, excellente sur alice &Maire(pas juste pour A.demoustier ravissantissime). Il s’agit effectivement d’1fable, d’après moi rappel Emmanuel MOURET avec très verbal, limite il nous soule, ou je prefere NUIT CHEZ MAUD, la femme libre fr.Fabian qui se bat toute la nuit contre Jl TRINTIGNANT incapable d’écouter son coeur.ça termine mal sur Solitude de celle qui regarde en face plutotkE choisir confort;
Nicolas Pariser cool avec rien de marquant, ni va chercher loin.

Jazzi dit: 6 octobre 2019 à 17 h 27 min

« ça s’appelle spoiler »

Connais pas. Je refuse la langue du colonisateur mondial, Dubruel.
Sinon, au cinéma ou en littérature, l’essentiel n’est pas l’histoire mais ce que l’on en fait : le fond est dans la forme.
La mort symbolique ou réelle de la mère n’a aucune importance.
C’est seulement un élément de la jubilation générale produite par le film.

puck dit: 6 octobre 2019 à 17 h 28 min

Marie Hélène : « teinte d enormite, n en est pas moins juste pour la generation des plus jeunes internautes ici ? »

comprend pas : énormité pour les anciens, ceux de notre génération qui réfléchissons et sommes intelligents, mais les jeunes de la génération future d’écervelés ?

possible, les écolos ose plantent : nous ne devrions pas être inquiets par la question de savoir quel monde que nous laisserons aux générations à venir, mais l’inverse, être inquiets de cette génération que nous laisserons au monde ?

vous imaginez la cata quand notre génération aura disparu et qu’il ne restera plus qu’eux ?

puck dit: 6 octobre 2019 à 17 h 37 min

art : comprends pas ce que vous dites, vous pouvez me le redire en français svp ?

sûr que Batman est un type pourri jusqu’à l’os ? il aime les fêtes, mais il aime aussi le dépouillement, vivre dans des ashrams kung fu en se nourrissant d’un quignon de pain de l’eau.

Batman est un égoïste, il n’en a rien à taper des autres, il veut se venger, pas de ceux qui ont tué ses parents mais se venger de lui-même, du fait ne n’avoir rien pu faire, son impuissance quand le type a tué ses parents.

sinon quel rôle peut-on donner à un « héros » dans ce monde ? héros de quoi ? pour sauver quoi ?

Un monde où personne n’ose protester contre la transformation à grande échelle de ses
semblables en « ressources humaines » ? Un seul s’est-il ému en place publique quand
l’obligation de « savoir se vendre » est devenue le billet d’entrée normal, indiscuté,
qu’une société peut exiger de ses membres ? Un seul s’est-il insurgé contre l’injection
massive, dans les canaux de la vie sociale, d’une pensée managériale tout juste bonne à
y semer la mort maquillée en stratégies, opportunités et objectifs ? Où tout le monde se rallie à tous les saccages matériels ou intellectuels, dès lors qu’ils s’affublaient des nippes du progressisme et de la modernité ?

Nantis contre exclus, importants contre sans-grades, paradeurs contre invisibles,
exonérés du réel contre assujettis à ses pesanteurs, rafleurs de mises contre bannis du
jeu, tout nous renvoie à une opposition fondamentale déclinée jusqu’à la suffocation…
tout nous y ramène, tout nous y englue !

alors expliquez-moi clairement de quoi vous voulez me parler ? d’accord ?

Phil dit: 6 octobre 2019 à 20 h 02 min

..le plat est parti trop vite..
Baroz a s’poilé, c’était couru d’avance. Vu un film de Edgar Ulmer de soixante-dix ans d’âge sur les rêves réalités. très bien, parfaite diction des acteurs, tous en cravate. pas encore remonté le temps pour revenir à notre époque. le film brésilien de Fihlo semble avoir déçu.

Phil dit: 6 octobre 2019 à 20 h 18 min

c’est pas tout ça, me prépare à un festival comparé de films rénovés et versions 35mm; s’agit de rester frais et d’ouvrir l’oeil dépollué.

bouguereau dit: 6 octobre 2019 à 20 h 26 min

baroz y cause dans son wolof reck..nous qu’on est allé a la scoule a kabloume on cause shakespear dans le tesque

bouguereau dit: 6 octobre 2019 à 20 h 30 min

on veut qu’on mette de l’inosque sur notre dame..pas du plomb jambon beurre..c’est plus alal par mahomet

Annelise dit: 6 octobre 2019 à 20 h 35 min

« Gervita, psychopompe des traumas noirs et des tourments refoulés » ne le faisait de toute façon pas, Phil. Mes confuses à 40%
(Pour le cheese-cake, préférer le Philadelphia de Jonathan Demme ?)

Puck, et si vous étiez un peu moins sec à 17h39 avec Art qui, vous l’aurez remarqué, n’est pas toujours parfaitement à l’aise avec les négations, la conjugaison, la ponctuation ? Il aura d’évidence voulu dire que Batman n’est pas un mondain, qu’il n’aime plus les fêtes (et non les aime davantage), les juge vaines et les fuit.. .Vous n’êtes pas en train de faire passer un entretien d’embauche à Dominique Boutonnat pour le CNC, vous vous adressez à un aspirant cinéphile de moins de 25. Il a droit à la ré(é)duc
Votre
« Batman est un égoïste, il n’en a rien à taper des autres, il veut se venger, pas de ceux qui ont tué ses parents mais se venger de lui-même, du fait ne n’avoir rien pu faire », vous croyez?
Le Bat est en lambeaux, blessé, il marche avec une canne et vit cloîtré au lieu de mener l’existence tapageuse que sa fortune lui permettrait de mener. Philanthrope en termes de dons pour améliorer Gotham, Wayne dans les faits est un misanthrope, il n’a pas d’amour, la femme qu’il aime depuis l’enfance lui en préfère un autre et lui est tourmenté par l’idée que l’avoir auprès de lui reviendrait de toute manière à l’exposer au danger – donc, si elle avait fait le choix de venir à lui, il serait tourmenté aussi.. . Cela ressemble plus à une dépression qu’au comportement jouisseur, infantile et mégalo d’un Ironman. « Dark Knight », pas pour rien qu’on l’appelle comme cela

Annelise dit: 6 octobre 2019 à 20 h 52 min

@20h28 pas tout ça, me prépare à un festival comparé de films rénovés et versions 35mm;

De qui, de quoi dear Philou ? Nous posterez-vous quelques conclusions, please will you ? Voilà qui serait belle occasion de contribuer à l’instruction de tous, sans parler de contrevenir à Vincent 17h20 qui préconise de ne pas faire un fromage alors que le débat baratte déjà dur entre Câlin, Perlita et Fjord (nos amis pour la vie, chèvres et brebis welcome !)

Eriksen dit: 6 octobre 2019 à 21 h 35 min

@MHS; Une fable ne désexualise pas nécessairement. Le film est désexualisé surtout par le casting et la nature des rapports entre les personnages. Si Pariser met constamment Alice et le maire en situation de bascule potentiel (convocation le soir, coup de fil de nuit etc) comme pour nous faire suspecter cette hypothèse (genre tout homme politique = DSK), jamais il ne laisse moindre ouverture vers la sexualité dans les rapports qu’ils entretiennent. Le personnage de l’ami aussi est assez peu sexualisé. Même l’histoire avec l’amant semble a peine crédible, et la scène de Q est éludée.
Voir ce film comme une fable, c’est lui donner une extension et un sens qui dépasse le contingent et nous parle d’une époque. Pas de cul, pas d’amour, rien de très drôle : vraiment pas de quoi tenir un film sans cela. Comment ne serait-ce pas une fable d’imaginer une jeune femme prof de lettres qui vient expliquer la vie à un vieux maire ? Certes cela peut donner un médiocre conte de fée comme le pense Jazzi, mais peronnellement je trouve que cela suffit pour nous placer « au cœur du débat », surtout si l’on veut bien supposer que les caractères masculins choisis ne l’ont pas été par hasard.
je n’ai pas très bien compris cette phrase « plus courageuse et hautement perspicace est la suggestion d Annelise, plutot que de gausser l hypocrisie comme seule explication, de regarder ce mouvement des QSP hautes, a niveau d education eleve, appelant a se tourner vers l abstinence ». d’une part je ne suis pas un dénonciateur d’hypochrisie, d’autre part J’ai l’impression que vous dites presque la même chose que moi. La desexualisation même à l’abstinence, non ?. Je me souviens de la pride de San Francisco où une quinzaine de personnes portant chacune leur panneau « Asexality » defilaient entre les filcs gays de la ville et la décapotable du sherif en campagne. « Asexuality » dans l’air du temps, en réaction peut-être avec les excès d’une génération formée sexuellement à l’école du porno amateur, sur terrain largement préparé par la sexualité « libérée » de la génération précédente.
Ne recommencez pas, vous aussi, à me prendre pour un universitaire. C’est pas gentil. C’est très mal vu ces temps-ci. Je suis un cinéphile et je fais pousser mes poireaux.
Déjà vous envisager une « réponse apaisée » à la « question sexuelle », alors que l’on est au plus gros des bouleversements ? Vous n’y pensez pas ? ça bouge dans tous les sens, il y a des hommes qui se coupent les couilles, d’autres qui vont pleurer chez leur mère, d’autres qui organisent la contre-attaque, d’autres qui s’affichent en pasionarias du féminisme, et d’autres qui s’en foutent.
Roubaix lumière était un peu une contrattaque, Alice et le maire coupe les couilles, Ad Astra est un blanchiement. Mee too a donné un coup d’accélérateur.
et chaque cinéaste aborde la question (peuvent-ils y échapper ?)

Phil dit: 6 octobre 2019 à 21 h 47 min

dear Annelise, pour saisir les contrastes, faut voir les deux versions d’affilée (ou connaître le film par coeur depuis sa sortie), cure de fromage blanc. premier round: « Le port de la drogue » de Fuller, résultat 1-0 (pour le 35mm)

puck dit: 6 octobre 2019 à 23 h 29 min

Annelise, oui bien sûr, désolé, je répondais juste à son « vous racontez n’importe quoi », ça ne se dit pas d’autant qu’on ne se connait pas, maintenant que je sais qu’il n’a que 25 ans c’est différent, désolé.

pour Batman il me semble que nous disons la même chose : c’est un égoïste et un orgueilleux, c’est en tout cas l’origine du sentiment moral définie par les moralistes français pour la philanthropie, alors qu’il me smeble ces mêmes moralistes définissent la misanthropie comme un amour du genre humain qui n’est jamais à la hauteur de leurs attentes, d’autant que c’est plus sa misanthropie que sa philanthropie qui rend dépressif, du coup un misanthrope dépressif serait à peu près l’équivalent d’un philanthrope névrotique, sinon il aurait épousé sa copine et ils auraient eu des gamins, sauf qu’il préfèr prendre comme fils « spirituel » et h »ritier l’ex flic Robin qui d’emblée l’admire ce qui n’aurait pas été le cas forcément avec ses vrais gamins où la reation tourne le plus souvent à celle de Luke avec Dark Vador, en tout il ne veut pas prendre ce risque, Batman est un égoïste qui n’aime pas prendre des risques (???).

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 8 h 32 min

Il n’y a pas plus de Batman dans Joker que d’épinards en branche, puck !
On peut voir ce film en soi ou pour soi, sans tout ce fracas généalogique…

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 8 h 53 min

Ce fatras…

« Phillips voulait étudier le personnage dans ses moindres recoins, comme il l’a expliqué à Empire : « Cela va énerver les gens, mais nous n’avons pas suivi les comics. Nous avons simplement écrit notre propre version des origines que pourraient avoir quelqu’un comme le Joker. C’est ce qui m’intéresse, nous ne racontons même pas l’histoire du Joker, nous racontons comment il est devenu le Joker. Nous parlons d’un homme. »
Joaquin Phoenix a déclaré à propos de son personnage (au Festival de Venise) : « C’est son combat pour trouver le bonheur, pour ressentir la chaleur et l’amour qui m’intéressait. Ce personnage est tellement de choses pour moi. Ce qu’il était les premières semaines s’est révélé complètement différent de ce qu’il était à la fin. Il a constamment évolué. Je n’avais jamais eu une expérience comme celle-là. Plus imprévisible et libre nous étions, plus excitant c’était. » (…). Il ajoute, au micro de LCI : « Je ne pense pas que [le Joker] cherche juste à attirer l’attention. Je pense qu’il veut susciter l’adoration. C’est un narcissique. C’est aussi simple que ça. Et je ne suis pas sûr qu’on puisse jamais satisfaire son besoin d’attention tellement il en réclame et il en a besoin ». »

Annelise dit: 7 octobre 2019 à 9 h 36 min

Puck 23h29,
Batman est un égoïste qui n’aime pas prendre des risques (???).

Je ne suis pas de cet avis. C’est un orphelin qui a dû apprendre à juguler son propre sentiment de vengeance, une agressivité « privée » d’ordre punitif pour réfléchir à ce que peuvent représenter le bien commun, une riposte en équité qui ne soit pas la loi du Talion, le fait d’être un honnête homme à la Montaigne.
Nolan a donné de « l’initiation » où il va cueillir l’edelweiss bleu une version fumeuse qui rappelle le maître shaolin foutraque de Kill Bill. Alfred est une figure plus crédible, lorsqu’il suggère qu’il aimerait mieux voir Bruce épanoui, riant avec femme et enfants ou revenu à une vie « normale » pour quitus à la noirceur du monde. Vous n’allez pas me faire songer à rendre la panoplie ?

Aucun fatras généalogique, Jacques. Vous allez froisser les « frantics » comme dirait notre futur patron du CNC. Il y a surtout que le sujet passionne absurdement parfois. .prétexte à toutes les gloses, ça ne signifie pas qu’il n’en mérite strictement aucune. Reste à savoir ce que cela nous inspire et jusqu’à quel point, quel tri est à effectuer.
Phoenix agacé par les questions emphatiques autour de l’eau versée par son rôle au fleuve de la violence et à l’incitation aux tueries de masse. Phillips de son côté a donné à Vanity fair une itw où il expliquait son virage de « Very Bad » à ce style de DC Black par le fait « qu’il était devenu impossible d’être drôle aujourd’hui, dans cette société éveillée et consciente (…) sous l’appréciation constante de 30 millions de followers Twitter ». Curieuse conclusion, qui s’appliquerait mieux à ce que Frédéric Bonnaud entendait par « cinéma majoritaire décérébré ». . Ou bien, depuis que Todd Phillips a réalisé « Starsky et Hutch » qui n’était pas non plus un chef d’oeuvre d’humour, il a vu en accéléré la société devenir endormie et inconsciente. .le pauvre cher s’en sera inquiété dans un grand épanchement sociologico-empathico-métaphysico citoyen

Annelise dit: 7 octobre 2019 à 9 h 42 min

Fantômas est tout vert et n’a presque pas d’oreilles Jean-Marcel ! Vous ferez moins le mariole si vous tombez dessus. .surtout avec ce rire d’outre-tombe. Un désir secret de démasquer par en dessous Jean Marais, Charming man illustrant la pochette de Morrissey (qui a hélas tourné plus que réac, pire que Bowie qui se rêvait en leader populiste UK légèrement fascisant en période de grave décompensation alcoolo-droguée Thin Fine Duke) est déjà plus compréhensible

puck dit: 7 octobre 2019 à 9 h 45 min

Jazzi pourquoi ? tu parles bien du film avec Lucchini qui a encore moins à voir avec le Joker que Batman, et peersonne ne te dit « quel fatras ».

le fatras c’est toujourrs les autres quand ils ne parlent pas de ce dont tu aimerais qu’ils parlent ?

tu refais comme sur la rdl : c’est à Annelise de faire la police, ici c’est son blog, si elle me demande de me taire ou de partir je le ferai et elle sait bien que je ne lui en voudrai jamais de m’avoir viré.

narcissisme ? tous les deux sont en quête de reconnaissance, ce narcissisme de l’un sert de miroir au narcissisme de l’autre.

mais ce n’est pas un scoop : nous sommes tous en quête de reconnaissance, c’est une pathologie humaine et c’est même ce qui constitue notre humanité : la quête de reconnaissance que l’on cherche à retrouver dans le regard de l’autre.

mais là n’est pas le problème parce que la vie se fout bien de nos quêtes.

Jazzi par exemple tu as vu le film de Ben Affleck : « gone baby gone » ?

quand je l’ai vu à sa sorti j’ai pensé que j’aurais agi comme le type : j’aurais rendu la gamine à sa mère, je l’ai revu dernièrement, dix ans plus et j’ai pensé tout le contraire d’il y a dix ans : j’aurais laissé cette gamine là où elle était, je ne l’aurais pas rendue à sa mère.

sur ce coup c’est le genre de décision qui ne dépend pas du regard de l’autre, mais du regard de soi que l’on porte sur soi, tu comprends ? c’est vrai aussi pour le Joker, le narcissisme c’est comme l’argent, ce ne sont pas des choses importantes, la chose importante est le regard qu’on porte sur soi-même.

et toi Jazzi qu’aurais-tu fait avec cette gamine ? tu l’aurais rendue à sa mère ?

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 10 h 38 min

« tu refais comme sur la rdl : c’est à Annelise de faire la police, ici c’est son blog »

puck, je suis fondamentalement contre le droit de propriété. La propriété sur les biens, c’est le vol, sur les personnes, le viol…

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 11 h 09 min

« Vous allez froisser les « frantics » comme dirait notre futur patron du CNC. Il y a surtout que le sujet passionne absurdement parfois. .prétexte à toutes les gloses, ça ne signifie pas qu’il n’en mérite strictement aucune. »

Annelise, j’ai vu presque tous les films et lu presque tous les livres (en fait, plus je lis et plus je vois de films, plus je constate que le nombre des films et des livres non lus et non vus augmentent à l’infini !), mais par une curieuse disposition d’esprit, j’arrive toujours comme vierge à chaque projection. Idem pour la lecture. Comme si mon disque dur faisait perpétuellement le ménage dans ma mémoire. Il ne les envoie pas à proprement dit à la corbeille mais les enfouie au plus profond de mon subconscient. C’est en cela que je ne me considère pas comme un cinéphile, contrairement à vous ou à Phil. Et je suis sincèrement épaté par vos capacités à établir les filiations, les comparaisons qui s’imposent entre elles dans la chaine des oeuvres.
Quand je suis arrivé un quart d’heure avant la projection en avant première de « Joker » au MK2 Bastille, l’autre soir, il y avait déjà une longue file d’attente. A la caisse, j’ai demandé s’il y avait encore des places. Une seule, m’a dit la caissière (j’ai eu plus de chance que art ou Marie Hélène S.). Je l’ai prise et j’ai regagné la file en pensant qu’après moi il n’y aurait plus personne. Pas du tout, je me suis retrouvé avec autant de monde derrière moi que devant ! En fait, les gens avaient réservé grâce à leur application sur leur portable. Moyenne d’âge, plus ou moins trente ans, deux fois moins que moi. Et les bribes de conversations que j’ai pu entendre durant le laps de temps d’attente tournaient toutes autour de la généalogie des Batman : ça glosait sec ! J’aurais bien aimé savoir ce que chacun d’entre eux pensait du film à l’issue de la projection ?

Annelise dit: 7 octobre 2019 à 12 h 14 min

Beau rappel du Ben Affleck. Je n’avais pas été séduite par le film, alors qu’il a marqué pas mal autour de moi, dans la tranche d’âge évoquée. . Dennis Lehane gagne t-il tant que cela aux adaptations, peut-être est-ce la question ? J’aime beaucoup Tim Robbins et Eastwood, j’avais trouvé « Mystic river » plaqué, infiniment moins vénéneux que le livre. «Shutter Island» est un de ces Scorsese que je n’aime pas – il y en a d’autres, dont le dernier (mes préférés étant «Casino» et peut-être «After hours», bizarrement l’ancien séminariste m’étonne aussi en adaptant Edith Wharton, «Le temps de l’innocence »). Mais je dois me méfier, garder la tête froide.. j’aime bcp Michelle Pfeiffer, l’actrice et son jeu et dès que Daniel Day-Lewis apparaît à l’écran, je rougis je pâlis

Wow Jacques, oui vous avez eu chaud.. dehors il devait y avoir des gens prêts à racheter the last place à prix d’or. .bravo de vous être comporté en amoureux du cinéma au lieu de marchander, ou spéculer

Jean-Marcel, Keith Richards nous fait déjà le pirate des Caraïbes, mais vous avez raison, s’il lâchait les wild horses au cinéma, il aurait performé le clown haut la main. Je crois que c’est Ronnie le sax ou bubble-gum Watts qui ont daubé Bowie, pas Richards. Le Keith que j’ai toujours trouvé dix coudées classieuses au-dessus de Jagger en style se réserve pour son « ami » Mick. . .quand il glisse négligemment dans une itw grande écoute, « ne t’inquiète pas, je ne dirai à personne que c’était l’époque où tu prenais des cours de chant » et autres . .quelle délicieuse fripouille
Votre extrait 10h08 élégant comme vous savez les trouver. .viril à mélancolie douce..juste peur, lisant les lyrics, d’une traduction « littérale » hasardeuse à 1’29… « you said no strings could secure you », j’espère qu’il ne va pas s’agir d’un dérapage Victoria’s Secret ?
Je vous en prie, ne critiquez jamais Bowie en ma présence. Peur qu’on en vienne aux mains. Vous auriez fatalement le dessus. .Wild like the wind, une de mes plus déchirantes chansons de deuil. L’ai entendue très récemment, en totale chair de poule
Love him love him love him, say you do :
https://www.youtube.com/watch?v=YsqlXkkEKxI&list=RDYsqlXkkEKxI&start_radio=1

bouguereau dit: 7 octobre 2019 à 13 h 02 min

richard s’est toujours répandu en vilenies bien tapées sur bowoui anlyz..manequin de barnum et consort..et pourtant il ne dit pas de mal de tout le glam..qui a beaucoup été prolo..pas oublier que le strass et le collier de chien allaient pas avec le loden dirait dirphiloo

bouguereau dit: 7 octobre 2019 à 13 h 04 min

keupu va faire son aouting pierre janet..bientôt y va renier jéruzalème..y va y avoir du bétar qu’y va dire dirfilou..il poste vraiment trop

bouguereau dit: 7 octobre 2019 à 13 h 11 min

..la vérité anlyz c’est que le numérique ruine le carton pate..les flingues sidérans..du coup ça compense pus sur le cul et le dialogue ubuesque..pasque c’est bien le père ubu qui a l’anneau qui les gouverne tous..quand il le perd c’est la ruine du paysan qui se mesure au racrapotement du tas de fumier..les tracteurs de 400 cv..ça eu payé

Phil dit: 7 octobre 2019 à 13 h 38 min

les trentenaires causent de Batman, dear Baroz ? faut pas déprimer dirait Puck. Perso, un faible pour Dardevil(le) qui refilait des coups de triques pour avancer. m’a toujours paru plus sexy. jusqu’à la découverte du Fantomas de Feuillade, en pleine guerre de quatorze ça rigole pas, on remballe la collection des « strange ». le super héros français carbure pas à la justice judéo-chrétienne qui finit aujourd’hui dans les mickey gonflables. relirai les « recensions » au-dessus avant de faire la queue pour le joquère

art dit: 7 octobre 2019 à 15 h 36 min

il post vraiment trop.PAS MOI QUI L’AI DIT !!!!
hé bien heureusement qu’Annelise est intervenue à 20h.35, car Puck à 17h.37 / 39,ça va pas de me parler comme ça?
Je suis pas le stagiaire qui vous porte le café!!!!
le bat n’aime pas les fêtes qu’il organise lui-même,je voulais dire. Pas la peine de faire comme si vous comprenez pas pour faire le creep; Batman est très sexy, Philippe. ça m’étonne que vous aimiez pas christian Bale.
J’aime bien la discussion avec vous sur ces sujets et vice versa entre nous.
jazzy trop chanceux sur ce coup !!!!

Marie Helene S dit: 7 octobre 2019 à 16 h 02 min

le 6 a 21 h 35, Eriksen
‘plus courageuse et hautement perspicace est la suggestion d Annelise, plutot que de gausser l hypocrisie comme seule explication, de regarder ce mouvement des QSP hautes, a niveau d education eleve, appelant a se tourner vers l abstinence ‘

il ne s agissait pas d un commentaire a rapporter en contre au film de Nicolas Pariser chronique de votre main mais du rappel d un billet d humeur d’A.R auquel j adhere quant au journal non expurge de Green lu par Frederic Martel, a propos de Jacques Maritain et sa femme.
Au contraire, en accord avec votre raisonnement etaye et remarquablement ecrit, livre sur sexualisation/desexualisation et representation virile, fut-ce sous forme de fable, que ce soit pour ‘Ad astra’ ou ‘Alice et Le Maire’.
Cordialement.
MHS.

Annelise dit: 7 octobre 2019 à 16 h 02 min

13h02 je l’ignorais Jean-Marcel. Obligée d’abjurer, mon inclination Bowie ne remettant pas en question le fait de placer Richards au-delà du bien et du mal ( et pourtant, elle tourne)

Jazzi dit: 7 octobre 2019 à 16 h 12 min

« jazzy trop chanceux sur ce coup !!!! »

art est fin prêt à jouer les Suzanne et les vieillards, Phil…

Dubruel dit: 7 octobre 2019 à 16 h 15 min

11H09 sans rancune pour le spoil, Jazzy ! En revanche, la file d’attente, dernière place c’était vous ? Faux frère.

L’appli j’aurais dû y penser. Le lycée entier y est allé. Nous profs, il va falloir attendre !

chetouane dit: 7 octobre 2019 à 16 h 58 min

Chère Annelyse, j’aurais volontiers apporté ma pierre au débat; l’attentat à la Préfecture a bouleversé mon emploi du temps. Chercheur algérien, selon la définition d’un de vos internautes que j’avais qualifié de normalien (il s’était vexé, je ne le ferai plus) n’est pas une sinécure. Le coeur lourd d’imaginer qu’un agent ait pu légitimer le massacre de Charlie d’un « C’est bien fait » sans que cela remonte dans s…
merci à Dubruel.

chetouane dit: 7 octobre 2019 à 17 h 02 min

le post parti trop vite
sans que cela remonte dans sa hiérarchie.
Merci à Dubruel pour les pensées amicales. Les musulmans ont maille à partir avec cette lèpre, comme les policiers, les juifs, les mères de famille tuées dans le terrorisme, les citoyens aux terrasses de café .tous ces faux sens véhiculés par l’islam politique sont à sérier, la tâche est gigantesque.

Eriksen dit: 7 octobre 2019 à 17 h 22 min

Même dans la police on hésite à signaler à la police.
En France, la solidarité la plus évidente, c’est contre l’état et contre la police.
Même en leurs seins.
Et parallèlement c’est un pays occidental parmi les plus inciviques.
un lien ?

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 8 h 19 min

Richards au-delà du bien et du mal

un mec qui conchie aussi le zeplin nobélisé peut pas ête complétement méchant qui va plaider le daron à osiris..mon cul..conchier dans le marketting c’est soit tailler sa place quand qu’on est jeune ou dauber la jeunesse quand qu’on est riche et vieux qu’y va dire tot..diesse iré diesse illa qu’il dira dirfilou..nous qu’on a pas tout-tout lu morand on portra les valoches de ces méssieux dames

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 8 h 29 min

..j’ai dit que conesa a 6 sur 20 et que j’me srais donné 11..voilà..ça commençrait comme ça..comment américa centric..grace à howard iougs..la cia..et le lsd!..faut des mots qui sonnent complots judéo maçonique sinon tout l’monde y s’en fout..pour un européen..on fait des arrêts sur himage et ça se commente fastochement
https://www.youtube.com/watch?v=gOGDDh1thaQ

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 8 h 37 min

mais toudincou baroz en grotindigène sortirait son étui pénien et dirait ‘et en bon français ça veut dire quoi tout ce charabia’..

Annelise dit: 8 octobre 2019 à 9 h 16 min

8h37 vous n’y pensez pas Jean-Marcel ! Jacques est friand de références culturées. Il les réserve par pudeur, pour ne pas effaroucher. Voyez l’allusion à Suzanne au bain
Infernal à 8h42 ! Larry, plutôt que de baver d’envie devant les pépites des autres, allez au cinéma, rapportez nous de quoi. .

Pollock, vu passé il y a des années dans un texte une allusion à une sorte de club qui m’avait fait mal au coeur (et pour cause), de « définitifs touchés par les tués en voiture ». Je me demande si ce n’était pas Pajak au stylo (son père). .et alors, il y avait cette litanie, qui procurait au bas mot une hypnose mélancolique, un vertige des listes, disons. .Camus en quasi suicidé de monter à côté d’un Gallimard connu pour lever le coude, ce qui ne facilite pas le passage des vitesses ?..James Dean sur une route de Salina sans Marc Porel en bandeau Rocky, Jayne Mansfield… Paul Otchavovsky ni Jocelyn Quivrin n’y étaient encore. .mais Pollock oui, parmi les premiers. .une passagère qui a survécu, l’autre pas. .la grande question de son alcoolisme, de « l’écriture automatique de sa peinture » soulevée. . Lee Krasner sa femme jusque vers 1955 a assez souligné combien si ce n’était qu’une histoire d’alcool, tous les peintres concomitants qui gravitaient dans le cercle auraient abouti à des toiles équivalentes. .elle parlait pas mal de l’influence des cures de désintox et de la psychanalyse avec un disciple de Jung . .sa tombe ressemble à un menhir

à 8h19, « conchier dans le marketting c’est soit tailler sa place quand qu’on est jeune ou dauber la jeunesse quand qu’on est riche et vieux qu’y va dire tot..diesse iré diesse illa qu’il dira dirfilou. »

.. vous avez le don de me faire rire alors que vraiment. ..
C’est Gallagher, (lequel? celui qui restait debout après sérieuse castagne entre les deux frères) qui clamait que les Stones n’étaient que de vieux croulants auxquels il faudrait fournir un déambulateur pour monter sur scène – Merce Cunningham avait fait tout un spectacle où il en était équipé, je ne crois pas qu’il s’était inspiré du frère Noel -. .ou Billy Idol, un ego pas possible qui nous faisait tout un cirque bouche tordue et cuir Fassbinder en daubant unanimement sur la profession.. « si vous avez mon nom sur les lèvres, crachez », dixit au moment de Flesh for fantasy. .bien moins bon que le chanteur du Gun Club Jeffrey Lee Pierce, mais du plaisir plus vulgaire à l’écouter, si si.. ou Kim Wilde, toute charmante fût-elle, on sait qu’elle ne vaut pas Debbie « Blondie » Harris, mais enfin.. .dans le cinéma c’est une autre mode, Vanessa Paradis prend la main de Mademoiselle Moreau en chantant la Javanaise, nous nous aimions (au moins le temps d’une chanson).. ou Nicole Kidman, effondrée sur l’épaule de la darone Isabelle, puis s’agenouillant pour lui baiser la main post Oscar en l’instaurant plus grande actrice du monde. .hum, quelle allégeance stridente..cocorico ?

Au fait, Idol était pressenti pour jouer le super méchant T-1000 dans Terminator 2. .une blessure a brisé le rêve robotique proposé par James Cameron

Elisabeth Portmann dit: 8 octobre 2019 à 11 h 00 min

Un blog cinéma de référence. L’équipe est très cultivée, pas cuistre. De quoi justifier un suivi fidèle. Annelise et les garçons nous emportent loin des sentiers battus et c’est formidable !

Phil dit: 8 octobre 2019 à 12 h 09 min

anelyze et les garçons..;ça rappelle un titre.. « boys of Brazil » ! qui passe maintenant(vintage !) chez les cinémathéqueux, mais le caissier contorsionne toujours pour esspliquer.. »ha t’ention ! c’est avec Laurence Olivier..un Soeur ! Sisir Laurence, bitte sehr

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 13 h 00 min

stings a décu ses fans en son temps dans dune..alors qu’il était plutôt mignard en billy..
tiens anlyz..en fait de white room puisqu’il parait que la chanson passe dans le joquère..les docu sur les tueurs en série souvent sont pénibe et à gros asa..ici c’est tout l’contraire..les agneaux causent et le shérif est bonhomme..c’est presque gai..il a avoué pasque c’etait la fin dla journée..à voir pour un amateur de cinéma..in dze west du nouveau..ce bonhomme aurait fait un godard de la mort qui tue qu’il dirait dirfilou
https://www.cbsnews.com/video/how-a-texas-ranger-convinced-serial-killer-samuel-little-to-confess-to-murdering-93-people-60-minutes-2019-10-06/

Annelise dit: 8 octobre 2019 à 14 h 11 min

Merci Elisabeth Portmann à 11h, et je comprends bien les enjeux philosophiquésociétaux (et toc! prends-y un coup de Karlémamie sartrien pour montrer que oui, j’ai lu, j’ai lu.. je lirai) du langage épicène – ceux qui ne connaissent pas le mot n’auront qu’à le taper, déjà l’exemple avancé le plus souvent pour illustrer, « secrétaire » devrait alerter, pourquoi pas « ministre »? – ou ceux de l’écriture inclusive, pour faire vite, mais enfin « Annelise et les garçons » n’est pas gentil pour Marie-Hélène et quelque.un.es
Phil 12h09 vous n’allez pas vous y mettre (pour l’inimitable écriture phonétique à réaction de Lord Bouguereau). .pensez aux attaques ad homo.i.nem récurrentes contre l’orthographe (un) peu s.u.ûre à l’insu du (james)gray « perpétuées », comme on dit à la campagne, contre nos jeunes ami(.e?)s moins que trentenaires ! La témoin que je suis a vu le victime Vincent se faire tancer pour écriture erratique ! Bien qu’ayant confondu dans un premier temps Joker avec du fromage blanc, vous restez leur Idol, le Billy pur chèvre auquel a été retirée la feuille de vigne comme dans les fresques restaurées… Adam redonné à voir en son entière intégrité chez Masaccio dans sa chapelle florentine, au moins

En aucun cas cette version n’exonère de pratiquer en priorité celle de Franju :
https://www.youtube.com/watch?v=9OFpfTd0EIs

Annelise dit: 8 octobre 2019 à 14 h 51 min

…trois liens pour signifier que même s’il serait bon de voir leur orthographe s’améliorer, on tient à la présence de Bèv Art et Donald Cardwell,
(le premier en rapport au jeune âge et aux candy castles, le second parce que Rogers Nelson, le Nain de Minneapolis est un grand bien qu’ici fort répétitif et sous-employé, le troisième puisqu’on a parlé de Jagger.. regardez qui est là en fiancée du Joker Nicholson. ..)
https://www.youtube.com/watch?v=ClxXDfvtoj0
https://www.youtube.com/watch?v=ulOLYnOthIw
https://www.youtube.com/watch?v=n0H5Gy5yNb0

Phil dit: 8 octobre 2019 à 15 h 23 min

« boys of brazil » est un film remarquable, dear annlise, digne d’être voyuré par la génération numérisée en cinémathèque.
le plot, le pitch ? je le spoile ! après cinquante ans la bouteille explose. donc le plot: Hitler a ovulé dans plusieurs pays ses chromosomes.
formidable film bis qui résume cinquante ans de cinéma d’après-guerre. la RFA avec ses mercedes pour rombières enrichies au miracle économique, Vienne-Wien vue comme un trou à vieux nazis, l’Europe du Nord, autre trou mais à jeunes nazis, et le Brésil, plein de tordus noyés dans la samba sangria. technicolor agréable, je recommande une copie qui grésille légérement pour capter l’atmosphère des années 70.
et Sir Laurence Olivier, qui joue une sorte de Simon Wiesenthal avec un accent allemand en anglais (complétement raté). Laurence O. appréciera les rôles germanophobiques en vieillissant, sera plus tard le dentiste sadique de Marathon Man, celui qui fait de la perceuse sur le dentier de Dustin Hoffmann.

Jazzi dit: 8 octobre 2019 à 15 h 34 min

Annelise, point trop de détails ciné(phil)iques, dites-nous plutôt ce qui vous a déplu dans ce « Jocker » from Venise ?
Il va faire un carton, quoiqu’en dise la critique !
Le bouche à oreille avait déjà fonctionné bien avant sa sortie chez les lycéens jusqu’aux bobos trentenaires, qui se sont rués en masse sur les séances en avant première des principales salles des cinéma UGC et MK2.
La plupart d’entre-eux sont restés sur le carreau !
Je crois que je vais aller revoir le film…

Phil dit: 8 octobre 2019 à 16 h 04 min

bonne question, dear Baroz, vous suivez le film; les femmes et les enfants de boys of brazil sont terribles, c’est aussi une vision de l’époque.

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 16 h 37 min

je recommande une copie qui grésille légérement pour capter l’atmosphère des années 70

je crois que c’est dans looking for goodbar et d’où que richard se fait salment chambrer par diane pasqu’il veut passer une capote..sapré dirphiloo

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 16 h 39 min

..elle la pique et souffle dedans..peut être que je me trompe..seul cépé pourrait être tout a fait affirmatif

bouguereau dit: 8 octobre 2019 à 16 h 44 min

Sir Laurence Olivier

n’empéche qu’il faisait bien la grosse frappe de sesterce dans spartacus..il partage ça avec joquère faut reconnaitre..ils n’ont pas été si nombreux

Marie Helene S dit: 8 octobre 2019 à 16 h 54 min

‘point trop de détails ciné(phil)iques,’
Desir inverse, Jazzi 15 h 34.

Merci pour votre ‘intronisation’, Annelise 14 h 11.
Je viens autant pour les films que pour… vous !
Critique caustique, chroniqueuse amoureuse, epistoliere, amatrice passionnee, autrice. Jamais ‘generaliste’ ni bas bleu a circonlocutions. Precise, bouclant la boucle d un coup de poignet. Pas d edulcore ni de simplifications bornees. Une voix profonde, proche en humanite, jamais familiere. Grave et humoristique! Gaie, farceuse, d un pessimisme tremble ! singuliere ! Une voix d auteure.

‘Garcons du B.’ visible jusqu a quand ?
merci pour l indication.

C.P. dit: 8 octobre 2019 à 20 h 26 min

bouguereau, oui ! Le « Looking for Mr. Goodbar » de Richard Brooks était presque aussi sombre que le roman de Judith Rossner. Et Diane Keaton étonnante.
Je reviens tout juste de New York, qui n’est pas tout à fait Gotham. Au Cinema Village, il y avait en alternance les trois films de Bob Fosse, « Cabaret », « Lenny » et « All that Jazz ». Je les ai encore revus avec plaisir. C’est aussi que je rêve assez souvent de Jessica Lange en ange de la mort, (psychopompe au sens premier du terme) venant me chercher…

Je lis les commentaires et ne critique personne , mais à la vérité j’en ai un peu ras-le-bol du / des Joker/s, comme des Batmen. Et tout autant des déterminations parentales. A la rigueur : « …et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »
Bah ! les gens et les personnages de fiction sont ce qu’ils font, et ça fera la rue Michel.

Phil dit: 8 octobre 2019 à 22 h 30 min

Entre Fantomas et Batman il y a effectivement un chainon manquant, dear CP. souvenir aussi d’un muet italien, « Filibus », superhéroïne de 1915 et lesbienne. la gpa peut aller se rhabiller.

Phil dit: 8 octobre 2019 à 22 h 41 min

Dear Marie_héléne, « Ces garçons qui venaient du Brésil » (Boys from Brazil) passe dans les rétrospectives (sir) Laurence Olivier, rares, ou Gregory Peck, plus souvent, ou films de Schaffner. sinon, en dividi tout seul derrière sa tablette TV pleine de cacahouètes (« A déconseiller », dit télérama).

C.P. dit: 9 octobre 2019 à 7 h 38 min

Phil, le documentaire assez riche sur La Belle Epoque (1900-1914) donné à FR3 lundi évoquait le succès des « Fantômas » de Souvestre et Allain et leurs adaptations, très tôt, par Louis Feuillade. Quelques extraits, aussi, des « Vampires », bien qu’ils débordent légèrement, je crois, la période.

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 9 h 11 min

je vais mater ça en riplé..la femme 1900 c’était pas du bidon sacrénom..dailleurs c’est a sdemander s’ils sont allés à la guerre pour se refaire une santé qu’il dirait lassouline..une piste jamais esploré

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 9 h 15 min

dirphiloo y confond superéros et supervilains..il est comme georges marchais..si les derniers sont tous positif à la grosse..les premiers..de modèle de marchand d’aspirateur des années 30 c’est dvenu rien que des agents du grands capital et de l’impérialisme stars and stripes des 2000′s

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 9 h 23 min

Bah ! les gens et les personnages de fiction sont ce qu’ils font, et ça fera la rue Michel

longtemps que je n’avais entendu l’expression..et chus pas dac..l’éthos du superéro déborde le quartier et s’étend toujours jusqu’à la nation..dans ses moindres coups dmou

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 9 h 29 min

« Cabaret », « Lenny » et « All that Jazz ». Je les ai encore revus avec plaisir

là on attaque le dur des 70′s qui sortait jamais couvert..sic transit et baisse la tête qu’il aurait dit serdgio

Art dit: 9 octobre 2019 à 10 h 27 min

cp 20h.26
je lis les commentaires et ne critique personne , mais à la vérité j’en ai un peu ras-le-bol du / des Joker/s, comme des Batmen

ma mother est à NY & K.om vous. elle me dit mais vous avez que cette conversation mondiale a paris ou K.oi?
non.On parle aussi de Michael HARPON!!!!Que préféréez-vous, choisissez svP?
c’est un phénomène de société et je suis heureux qu’on en parle !!!!
alors alors alors, le FILM !!!!

j’ai méga aimé, le personnage Joker au final pathétic, K.i a souffert trop alors il décide de faire souffrir autour;la morale vicieuse mais c’est pas ça qu’on regarde, mais la mise en scène hyper vive, Joachim Phoénix FABULEUX et BEAU, jouant T.Bien, du coup méritant le Lion d’OR !!!!

dans les CONTRE(je dis pas pour faire le beau auprès d’Anne_lise, bien que l’enseignement se fait sentir car avant j’aurai regardé sans trop regardant) :
je vois T.Bien que je dis LE Grand Film alors qu’est ce vrai? pas totalement du tout.Car il compte avant tout sur rythme et violence pour lancer son esbrouffe trompeuse aux yeux, après tu vois plus rien car PLAISIR.
SI tu fais le tri, un ESTHETIQUE, pas fabuleusement inventif si mis en abîme avec vieux batman où le scénario hyper inventif ET melancolic-DEPRESSIF plus humain et inspiré en augmentant Comics au lieu de pareusseussement filmer de l’hyper violence qui marchera toujours, car nous n’avons pas à reflechir mais à DELECTER.

Annelise a raison de souligner le manque d’effort a part l’interprétation giant de JOACHIM, qui reprend princierRoyal la suite Nicholson ou Heth Ledger. pareil pour james bond, le parallèle( la Franchise oo7 vaud de l’or!!!!et jouer le méchant = incroyable honneur.)
Bref,summeriz ,le film SURFAIT malgré critiK enthousiasme partout et qu’on va bien évidemment se RUER !!!P.Blème,il cueille les lauriers d’autres meilleurs de loin!!!

Jazzi le 8/10 qui demande
adites-nous plutôt ce qui vous a déplu dans ce « Jocker » from Venise ?
Il va faire un carton, quoiqu’en dise la critique !
Le bouche à oreille avait déjà fonctionné bien avant sa sortie chez les lycéens jusqu’aux bobos trentenaires, qui se sont rués en masse

se rend pas compte que la réponse est dans la question!!!!Car c’est tout FAIT POUR sans la fragilité de la CREATION.
la preuve y va y retourner !!!je ne vous reproche pas Jazzy mais soyez conscient on se fait avoir !!!Tim burton ou autres réalisateurs sont plus ambitieux et UNIC dans le monde dans leur tête.

Art dit: 9 octobre 2019 à 10 h 32 min

quelle rue Michel?paris? Je comprends pas vos dialogues.
par contre Philipe, c’est gagné pour garçons du Brésil !!!O.K. je vais voir et marmot avec moi. Qui malheureux car n’a pas encore pu voir JOKER et peut- ^etre encore obligé attendre 4 ou cinq Jours !!!!

Marie Helene S dit: 9 octobre 2019 à 10 h 51 min

C.P. 20 h 26 le 8
‘…et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »
Bah ! les gens et les personnages de fiction sont ce qu’ils font, et ça fera la rue Michel.’
C est que pendant que vous vous enivrez a la taverne, vous oubliez de donner a boire aux betes ?

@Art, ‘Blème,il cueille les lauriers d’autres meilleurs de loin!!!’
En quoi cela genant ? C est la base meme du bati culturel.
Valable o combien dans la science, ou est couronne celui qui trouve, lequel aura fonde l aboutissement sur x essais non concluants conduits par d autres. Ce n est pas un argument.

Phil dit: 9 octobre 2019 à 10 h 55 min

la Franchise oo7 vaud de l’or!!!!

excellent. sapré Art. sans rire, ni mokerie ! ça vaut le canton. vive la dyslexie.
irai-je voir le joquère, après tous ces ébats, maybe

Dubruel dit: 9 octobre 2019 à 11 h 16 min

Noté itou 10H27 Phil ! Le film à ne pas aller voir en Suisse.
@C.P
Au diable le cabaretier, le cabaret… les bonnes ou mauvaises histoires selon Diderot se tiennent ni plus ni moins qu’une gourmette, buvons du bordeaux aoc d’Annelise au lieu de la piquette, bien qu’elle s’obstine à me refuser l’amitié facebouc !
A démonter les mécanismes du récit en faisant tomber l’illusion du ‘ juste réel’ ou du suspense séducteur sans crédit, elle nous en réinvente un plus original et ouvre les écoutilles à la qualité.

Marie-Hélène 10H51,
‘C est la base meme du bati culturel.
Valable o combien dans la science, ou est couronne celui qui trouve, lequel aura fonde l aboutissement sur x essais non concluants conduits par d autres. Ce n est pas un argument.’
Je ne suis pas de cet avis. ça n’est justement pas à peser à la même balance.

C.P. dit: 9 octobre 2019 à 13 h 00 min

Marie Hélène S et surtout Dubruel sur la « gourmette » :

Diderot corrige par deux fois au moins le déterminisme absolu, par la bouche même de Jacques : d’une part Dieu ne se préoccupe pas toujours de nous (« ça sent le fagot », dit son Maître) ; d’autre part, le ciel ne sait pas toujours ce qu’i veut. C’est ainsi qu’il n’est pas certain que Jacques finisse pendu, quelle que soit l’habitude d’un des chevaux qu’il monte (mais c’est celui du bourreau) de s’arrêter sous les fourches patibulaires.

Dubruel, j’espère que ce n’est pas une critique du « Cabaret  » de Bob Fosse ? Au passage, ma fille Chloé, qui parfois s’égare sur la RdL, vous rappelle qu’elle est l’épouse de Stéphane Braunschweig, et qu’il (n’) est donc (que) mon gendre.

Art, « ça fait / fera la rue Michel » est une vieille expression. Equivalence : « ça ira/ suffira comme ça ».
Je vous trouve équilibré et certainement juste sur ce « Joker » que je n’ai pas vu. Un article du New Yorker (d’il y a quatre mois déjà) va dans le même sens. Cela dit, que francs accords mais aussi d’hésitations ici depuis le billet d’Annelise !

Jazzi dit: 9 octobre 2019 à 13 h 41 min

Annelise semble avoir bien du mal à nous dire ce qui lui a déplu dans ce film ?
On pourrait aller le revoir ensemble ?
Ceux qui ne l’on pas encore vu pourraient se joindre à nous.
Après, on s’explique tous autour d’une table !…*

*copyrightCéline, l’écrivain, pas la chanteuse, Art !

bouguereau dit: 9 octobre 2019 à 13 h 43 min

Je vous trouve équilibré

gaffe..celle là c’est une espression trés usitée du coté de charenton roger

Vincent dit: 9 octobre 2019 à 15 h 38 min

10.32 oui je l’ai vu, sans toi.Au regret mon Gordo…. et pas le temps de commenter ’cause taff.
sauf qu’en gros : j’aurais trouvé géant, j’ai trouvé géant…..JOACHIM PHOENIX grève l’écran.sauf que je suis moins blaireaud qu’avant, et que aujourdhui je trouve au passage méga

Vincent dit: 9 octobre 2019 à 15 h 48 min

M.Bouguereau 13.44 he he hehe
tentez pas trop mon Tutuss qu’il va craquer pour le troisieme laron barbichu, y va etre partant si vous insistez????
13.45 Mark Z il est pas trop idiot dans le sens qu’avec la monnaie qu’il a,au lieu de la bimvampa, il s’est marié avec la femme de sa vie, contrairement à tout Anorak grossier sire qui se respecte….
une charmante Eurasienne, malgré ce que personnellement, touK.om Tutuss avec qui nous partageons le goût 1même style de femme, je préfère la ptite blonde racée toute fragile, ravissante et classe.toute ressemblance avec 1personne réel et cetera….

Vincent dit: 9 octobre 2019 à 15 h 51 min

art,tu n’as pas trouvé ça le film brillantissime sauf que très putaclic?j’aurais pas dis cela avant.viens en mp nous avons à parler….

Dubruel dit: 9 octobre 2019 à 16 h 12 min

‘Putaclic’ 15H40. Déjà entendu l’expression parmi mes élèves sans être sûr de saisir. Traduction ?
@13H00. Non, C.P., Fosse hors de cause. Mes excuses à Madame votre fille et vous pour avoir confondu sur Braunschweig. Je me disais aussi que les initiales ne collaient pas…

Bouguereau, en parlant de clic, ouvert votre lien de la Peacock Chair fabriquée en prison. Passer de Sylvia Krystel à Beaudoin, la panse farcie pour arriver au symbole des Black Panthers,l’osier a fait du chemin.

Pour Annelise, parce que je sais grâce au MUR F.B qu’elle l’aime et que lui, Donna Summer et de nombreux chanteurs noirs ont posé dans le fauteuil tressé :
https://www.youtube.com/watch?v=78JyLbOiw5A

Bon Yom Kippour aux concernés !

Phil dit: 9 octobre 2019 à 16 h 42 min

Dear Baroz, acquis votre goût de la méditerranée ! (l’opuscule…car pour le goût, verse plutôt dans l’Adriatique). au hasard…lu votre notule sur Morand. à mettre dans les annales votre incipit qui finit en « impétrant des concours du quai d’Orsay », quand toute la caravane des aboyeurs sans dent n’en finissent pas de pitoyer sur « les heures sombres, etc, etc.. » de l’auteur. mis de belle humeur, suis allé chercher le second volume de la correspondance avec Chardonne. sapré baroz, plus fort que le joquère.
Votre directeur de collection doit être un optimiss.

Phil dit: 10 octobre 2019 à 12 h 03 min

yes Baroz, Peyrefitte aussi était un as des concours du Quai. et le goût de la méditerranée…pensez bien…du comme vous, chevillé au corps !

…Festival Dracula à la cinémathèque de Bercy ! les suceurs sur grand écran et sans popcorn.
Art, Vincent et les autres vont aller voir Bela Lugosi, Boris Karloff. une préférence pour Christopher Lee, because films de la Hammer, vintage grand cru.
yaura-t-il de la draculesse ? le meilleur, « les lèvres rouges » avec Delphine Seyrig en suceuse hongroise. ça nous change de la déprimette à Jeanne Dielman.

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 15 h 15 min

et spermula sacrénom..avec houdo qu’est décidément dans tous les coups foireux..bon c’est une draculette un peu space..qu’à ptête fait réver cépé..faut pas négliger

Jazzi dit: 10 octobre 2019 à 15 h 16 min

« Chambre 212 » de Christophe Honoré.
Maria, la quarantaine bien tassée, prof de droit à la fac, un peu lassée de sa vie de couple avec un mari qui se laisse aller, s’envoie régulièrement en l’air avec de jeunes hommes recrutés pour la plupart parmi ses élèves.
« Maria c’est moi », pourrait dire Christophe Honoré !
Un personnage de fiction sur laquelle il transfère ses goûts pour les garçons et sa crainte de vieillir.
La comédie tourne à la fable féerique lorsque Maria s’installe à l’hôtel, en face de son appartement de la rue Delambre à Montparnasse, où retrouvant son mari à vingt ans (Vincent Lacoste), elle observe son vieux mari (Benjamin Biolay) de l’autre côté de la rue : ce qu’il fut, ce qu’il est devenu, par sa faute !
Vieille rengaine, prétexte à un vaudeville, sur le thème de tout passe, tout lasse, tout casse…
Hélas, malgré quelques bonnes idées de départ, dont le fait de réunir sur l’écran un couple qui fut bien réel à la ville, celles-ci ne suffisent pas à aboutir à un bon film !
Chiara Mastroianni, les traits du visage un peu forts mais la chevelure flamboyante et le corps toujours svelte, incarne non sans conviction une Maria peu convaincante.
Carole Bouquet, qui fait une apparition dans ce film consacré au ravage du temps, nous présente un visage si bien lifté qu’elle en a les yeux bridés !
Moralité : il ne sert à rien de vouloir rester jeune à tout prix…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584398&cfilm=270751.html

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 15 h 24 min

et volodimir dirphildefer..en voilà un gars sous employé..ho ma mère je crois que son dernier fime était un nanar kilotonique qui copiait alien et qui lui même a été copié par prédator..à l’hépoque ou les desseins d’harvey était impénétrabe

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 15 h 33 min

Moralité : il ne sert à rien de vouloir rester jeune à tout prix…

..vive avec le trou dbal entre les homoplates..la voilà la punission à yavé

art dit: 10 octobre 2019 à 15 h 57 min

mais Monsieur bougereau vous êtes parti délire pire que nous !!!!Qu’avez-vous mis dans le moteur s’il vous plait?
trop drôle le sniper!!!

art dit: 10 octobre 2019 à 16 h 05 min

entre 15h.15 et 12h.03 je vois que vous vous amusez très bien, genre Marmy and I!!!

Philippe ça me met l’eau à la bouche vos conseils plein d’éclairage,je regrette si je vais manquer cet excellente occasion d’aller à Bercy. je regarderai les dates. Je risque d’aller pour un court séjour, vous ne risquez pas deviner Où…MALAISIE!!!!(mais je connais déjà pour être allé plus jeune grâce couchsurfing free, une gamberge pas possible ou tu es à cheval, quand tu croises un VARAN se baladant là ,normal!!! énorme.)

C.P. dit: 10 octobre 2019 à 16 h 18 min

Jamais très ému par les femmes de et dans les divers « Dracula », bouguereau.
En revanche, bon souvenir de Barbara Steele en sorcière Asa dans « Le Masque du Démon » de Mario Bava. Ce n’est pas jeune et je l’étais.

Larry Boisière, cinéaste dit: 10 octobre 2019 à 16 h 28 min

Gaga bouguereau ressort sa mère et yavé… toujours rien à dire qu’il dirait C.P. qui revient de Nouyorc

Phil dit: 10 octobre 2019 à 20 h 03 min

en malaisie…dear Art, c’est pas la saison des pluies ? trafiquez pas de la poudre, sinon vous finissez « midnight express ». ceci dit, du vrai cinéma, interdit aux moins de 18 à sa sortie. aujourd’hui pour tout poublic ! fatalement, comme dit Dracula, y’a pu de vierges.
vu « Dracula cerca sangue di virgine e mori di sete » de Morrissey 1974. baroz traduira, les producteurs qui pratiquent assimil à l’envers ont dit : « Le sang de dracula » ! avec Joe Dallessandro, prêté par Warhol, en valet de chambre trousseur, torse nu dans tout le film, bouguereau ravi, et Udo Kier, jeune Dracula au profil germanique qui digère que de la vierge (et Jean Yanne, au générique mais pas reconnu dans les dégoulinades). en prime, un film draculesque à la prose communiste. ça existe.
la copie avait viré, ça tombait bien, tout était rouge. plein d’enrhumés dans la salle.

Phil dit: 10 octobre 2019 à 22 h 16 min

les gros lézards…ça me trottait, cette histoire de varan de Art, pendant sa divan-vadrouille (a précisé: gratos, la vadrouille ou le divan)…c’est le feu-follet ! Maurice Ronet, son unique film réalisé, sur les varans ! jamais vu, mais fort bien coté.
une passion pour les lézards, la bête pas la godasse, qu’avait le beau Maurice, sans doute à force de vivre en Plein soleil.

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 22 h 38 min

Barbara Steele

..hihihicone maous de nanar..c’était le temps où on pouvait aller voir un acteur avant un film..comme s’il était lui même le personnage d’une série d’épisade qui ne se terminerai qu’avec lui-elle-..c’est spécialment perceptible avec les acteurs qui ont une gueule ou qui ont réalisé avec succés..barbabra steele elle hincarne une époque..un genre de cinéma d’exploitation..de terrain vague..le commerce avait d’autres ressorts en ces temps là..il en avait cent et mille..dommage

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 22 h 45 min

un film draculesque à la prose communiste. ça existe

y’a même eu un blackdracul qu’était folklo..ma vampire préférée c’est la morte amoureuse..si j’hétait un wenschtein élargi je viendrais à resipiscence en mettant tout l’argent de mes caisses de cohiba et de napoléon xo pour phinancer

bouguereau dit: 10 octobre 2019 à 22 h 55 min

comme s’il était lui même le personnage d’une série d’épisade qui ne se terminerai qu’avec lui-elle

le pestateur itou..ceux qui ont vu des matamor de piliers de bar pleurer a chaudes larmes à la mort de romy le savent..je me suis moqué d’un qui ne m’a jamais pardonné..je lui ai dit précisément ceci ‘tu pleurais pas tant pour ta mère’..il m’a répondu que d’abord c’était pas les mêmes larmes et que sa mère savait bien qu’elle était moins belle que romy..le patron m’a hintimer d’aller terminer ma bière à l’autre bout du comptoir

C.P. dit: 10 octobre 2019 à 23 h 30 min

bouguereau, tu m’as dit une fois que ce n’était pas si « bête » de déplorer / pleurer la mort d’un(e) comédien(ne), d’un acteur, d’une actrice. Tu vois, j’ai eu par exemple un p’tit chagrin à la mort de Jean Bouise.

C.P. dit: 10 octobre 2019 à 23 h 41 min

Et à celle de mon vrai copain Charles Denner. Je prends exprès des mecs, ce n’est ni plus ni moins pire que les filles.

Phil dit: 11 octobre 2019 à 10 h 26 min

jean bouise…a-t-on décoincé l’assistance funéraire en rappelant ses capacités anatomiques ?
les années septante au cinéma, qui méritent la qualification biblique, semblent imprimer la pellicule mémoire de leurs voyeurs plus durablement que la suite.
eh, pas de oueb, pas de portable, pas d’appeul, pas de rézos zéros sociaux;
une seule scène, comme un acteur, suffit à sauver le film.

Jazzi dit: 11 octobre 2019 à 11 h 55 min

Il serait amusant d’établir collectivement la liste des films nuls à chier sauvés par un acteur ou une actrice.

C.P. dit: 11 octobre 2019 à 12 h 49 min

Jacques, pour commencer dans le plus récent, « Elle » de Verhoeven et Isabelle Huppert. Je l’aime et sais bien que des djeunes ici (que je lis avec attention) la regardent comme une « daronne ». Tant pis !

Jazzi dit: 11 octobre 2019 à 12 h 57 min

Pour moi, Hupper aussi a sombré corps et biens dans le naufrage de « Elle », C.P. !
Plus rien à sauver…
(Ne le répétez surtout pas à Annelise !)

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 13 h 02 min

Une excellente initiative, Jacques 11h55 ! Je préfère oublier 12h57
J’allais dire à l’identique, Christian 12h49… j’aime pourtant beaucoup notre « daronne », à laquelle nos Art Bèv semblent s’acclimater peu à peu ? Finiront-ils par bend the knee à la Nicole Kidman ? Pas mécontente de leur avoir inoculé « L’Avenir » de Mia Hansen-Love pour contrepoison « Elle », moi qui ai tant d’inclination par ailleurs pour Verhoeven… ai défendu « Show grils » dès la première heure, arguant que le côté vulgaire/criard, tout à fait exact, n’était pas la question. On peut le dire sur le même film également de Laurent Lafite

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 13 h 05 min

Symboliquement la question subsidiaire de « Alice et le maire » pourrait être : « de quel homme ont besoin les femmes de demain ? ». Pas du vieux mâle alpha socialiste, pas du jeune loup ridicule de l’agence de com, pas du pauvre amant sensible nourri aux passions tristes… Ne surnage que le bon ami beccu, épaule toujours là, désexué mais désirant, disponible … et modeste. Si dans Ad Astra la masculinité nouvelle était encore fortement testostéronée, elle semble ici passer en mode veille au deux sens du terme (Eriksen)

« La gourmette », Diderot corrige par deux fois au moins le déterminisme absolu, par la bouche même de Jacques : d’une part Dieu ne se préoccupe pas toujours de nous (« ça sent le fagot », dit son Maître) ; d’autre part, le ciel ne sait pas toujours ce qu’il veut (CP)

Allais-je sombrer dans un insondable et voluptueux roupillon ?
Tout au contraire, j’ai vu le film, l’ai aimé et en suis sorti en proie à une totale jubilation !
Je l’ai appréhendé comme un objet en soi, plus comme un film d’auteur qu’un film de genre.
Aussi ne suis-je pas étonné qu’il soit reparti de la Mostra de Venise avec le Lion d’Or (Jazzi)

Le fait d etre d accord avec vous ou de juger Alice et le Maire sympathique sans asperites ne suffit pas a nous placer au coeur du debat affleurant de la representation masculine pertinente, voire seulement ‘acceptable’ apres le tremblement de terre #me too, la reconnaissance de l egalite des droits quelle que soit la polarite sexuelle, avec les exces precautionneux et l affadissement que cela comporte (Marie-Hélène S)

Annelise a raison de souligner le manque d’effort a part l’interprétation giant de JOACHIM, qui reprend princierRoyal la suite Nicholson ou Heth Ledger. pareil pour james bond, le parallèle( la Franchise oo7 vaud de l’or!!!!et jouer le méchant = incroyable honneur.) (Art)

Zendaya succédant à Kirsten Dunst dans le Homecoming Spiderman, que ce soit calcul budgétaire pragmatique ou anticipation d’une évolution des attentes, donc de la fréquentation, est un phénomène observable tendant à s’accélérer. Est-ce pour autant un viatique visant à patiner les communautarismes? Rien n’est moins certain. (Chetouane)

Passer de Sylvia Krystel à Beaudoin, la panse farcie pour arriver au symbole des Black Panthers,l’osier a fait du chemin.(Dubruel)

Il serait amusant d’établir collectivement la liste des films nuls à chier sauvés par un acteur ou une actrice (Jazzi)

Batman est un égoïste et un orgueilleux, c’est en tout cas l’origine du sentiment moral définie par les moralistes français pour la philanthropie, alors qu’il me semble ces mêmes moralistes définissent la misanthropie comme un amour du genre humain qui n’est jamais à la hauteur de leurs attentes (Puck)

Batman Begins, un des +déprimés/noirs et que jm néanmoins enormement car INTROSPECTIF. (Vincent)

.avec houdo qu’est décidément dans tous les coups foireux..bon c’est une draculette un peu space..qu’à ptête fait réver cépé..faut pas négliger (Bouguereau)

une passion pour les lézards, la bête pas la godasse, qu’avait le beau Maurice, sans doute à force de vivre en Plein soleil.(Phil)

pas le temps de commenter ’cause taff.
sauf qu’en gros : j’aurais trouvé géant, j’ai trouvé géant…..JOACHIM PHOENIX grève l’écran…. sauf que je suis moins blaireaud qu’avant, et que aujourdhui je trouve au passage le film méga putaclic. C’est-à-dire un défaut (Vincent)

’une série d’épisade qui ne se terminerai qu’avec lui-elle. le pestateur itou..ceux qui ont vu des matamor de piliers de bar pleurer a chaudes larmes à la mort de romy le savent..je me suis moqué d’un qui ne m’a jamais pardonné..je lui ai dit précisément ceci ‘tu pleurais pas tant pour ta mère’..il m’a répondu que d’abord c’était pas les mêmes larmes et que sa mère savait bien qu’elle était moins belle que romy (Bouguereau)

Tu vois, j’ai eu par exemple un p’tit chagrin à la mort de Jean Bouise. Et à celle de mon vrai copain Charles Denner. Je prends exprès des mecs, ce n’est ni plus ni moins pire que les filles.(CP)

https://www.youtube.com/watch?v=5kIdjnuLeXo

Jazzi dit: 11 octobre 2019 à 13 h 32 min

« Papicha » de Mounia Meddour.
A quoi rêvaient les jeunes filles en fleur d’Alger dans les années 90 ?
Elles n’avaient pas d’autres choix qu’entre la soumission ou la résistance.
La vie dans l’ombre d’un homme ou la mort !

« Nedjma, 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux  » papichas « , jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits. »

C’est superbement tourné en gros plans rapides et serrés. Un vrai film de guerre féministe, autrement plus coillu que l’improbable « Soeurs d’armes » de Caroline Fourest !
Les filles sont à tomber par terre, même pour un gay…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584003&cfilm=273587.html

Larry Boisière, cinéaste dit: 11 octobre 2019 à 16 h 21 min

C.P. aime bien nos révéler qu’il va et vient à New York, qu’il a de copains vedettes de cinéma… mais moi aussi Monsieur… et on s’en fout totalement Monsieur C.P. sauf pour rendre Gaga bouguereau jaloux et dépité que dirait C.P.

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 17 h 22 min

Larry vous me fatiguez alors que je le suis déjà suffisamment. Si au moins vous étiez Inspecteur..
« Soeurs d’armes », comme les « Filles du soleil » épouvantable Jazzi ! Celui-ci d’Eva Husson retournant votre défi à 11h55 au pire du pire, lorsque mêmes d’excellents comédiens ne peuvent empêcher un film de virer plombé. .Golshifteh Farahani, chez Jarmusch (Paterson) ou dans My sweet pepperland,voire dans cet Honoré qui n’était pas mauvais, Les « Malheurs de Sophie », rien à voir avec cette soldatesque kurde, parodie à la limite de l’injure. . Emmanuelle Bercot, en soi si bonne, y sombra aussi ! Bien sûr, sur le motif, palme à Le Jour et la Nuit, Bacall Delon, Arielle Dombasle délicieuse rohmérienne (consentante !)massacrés par un scénario démentiel, une direction d’acteurs dont douta y compris, au moins passagèrement, Jean-Paul Enthoven, pourtant enclin à faire bloc. .médaille d’argent, le film de Sean Penn avec Charlize Theron, Javier Bardem… la guerre au Libéria avec le maquillage qui dégouline.. Etienne Sorin, narquois, avait renfilé quelques perles au collier dialogué, dont le culte « Me pénétrer n’est pas me connaître, à l’évidence ».. j’en ris encore, surtout ce hot couture du in cauda venenum, « à l’évidence »..donc tout est pardonné

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 18 h 32 min

. .de toute façon, vous n’allez pas suggérer que les amitiés de Christian avec Frederick Wiseman, Charles Denner ou Paul Auster,d’autant plus considérables qu’elles sont sincères, ont non plus de quoi éclipser Jean-Marcel Bouguereau, il l’a dépeint et si ça se trouve, c’est vrai, ayant eu sous son autorité F.O.G, au quasi garde à vous, doigt et noeil sur la couture du pantalon (le doigt surtout) davant lui?… faisant la bise le matin à Gérard Lefort pour dire bonjour, ou Michel Cressole, tenez, quelle plume aussi celui-là, sans rire… oui oui, Serge July le seul l’unique il l’a connu, il l’a vu EN VRAI.. Phil aussi… ah bon sang ça remue

Jazzi dit: 11 octobre 2019 à 18 h 48 min

Moi je faisais la bise à Hélène Hazera, Annelise, avec Gérard Lefort, nous échangions une vigoureuse poignée de main : entre Libé et le Gai Pied, Pacadis jouait les piques assiette…

Annelise dit: 11 octobre 2019 à 19 h 04 min

avec Gérard Lefort, nous échangions une vigoureuse poignée de main

mon dieu, quel gâchis ?
sans parler de Pierre Conesa, qu’introduced Jean-Marcel et que je voyais à la télé il y a quelques jours, non parler de « Hollywar » mais de la tuerie à la préfecture.. belle voix, bel homme aux mains calmement expressives

Larry Boisière, inspecteur dit: 12 octobre 2019 à 8 h 40 min

Voilà voilà chère Annelise qu’il dirait C.P…. je rentre tout juste de Saint-Malo, chouette, Non ?

Phil dit: 12 octobre 2019 à 9 h 36 min

deux films de la même veine par soirée, c’est un bon rythme, ponctué par une explication de texte brillante et une coupe de champagne. hier le compte y fut, sauf la coupe qu’il faut toujours savoir self-financer pour en tirer profit. « Dracula » de Tod Browning 1933, chef d’oeuvre gothique inspiré, du montreur d’ours humanoïdes d’hollywood, magnifique noir et blanc porté par le hiératique Bela, indeed, Lugosi (prononcer Lougochi), formidable hongrois guttural qui rappelle aux déchristianisés incultes la chance qu’ils eurent de le voir barrer la route aux Ottomans, double mythe de vampire empaleur de la Chrétienté devenu incarnation celluloid du diable. Renfield, le gobe-mouche en pin’s à bouguereau, crève l’écran.
« Le cauchemar de Dracula », 1958 de Terence Fisher, (film de la Hammer, less pellicules acidulées made in great britain) avec l’osseux Christopher Lee. formidables couleurs d’un 35mm aussi frais que le vampire après cinq siècles. Lee cause trop au début, sans doute avait-il oublié Lugosi, heureusement n’ouvre plus la bouche apès vingt minutes, sauf pour mordre. excellents seconds rôles, Peter Cushing en Dr Van Helsing. Il faut relire Bram Stocker, conseille l’érudit Jacques Sirgent, auteur d’une nouvelle traduction en 2012, exhaustive car les précédentes sautaient les passages délicats, érotico-porno ou intraduisibles..CP, appelé au barreau..il y a, paraît-il, au début du roman un verbe anglais « to goat, to goth.. ? qui signifierait « se réjouir par avance du mal que son geste va provoquer chez autrui », resté intraduit en français. diable..vais rechercher mon Dracula pocket in english (tranche dorée)

Jazzi dit: 12 octobre 2019 à 11 h 18 min

Je dois avouer, Phil, que les films de vampires, comme les films inter galactiques, dont le côté métaphysique m’échappe, m’ennuient !

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 11 h 58 min

don’t you feel the joy and beauty of hating..
quelle dit barbara steele dans le gif..mais la sensure veille

Annelise dit: 12 octobre 2019 à 12 h 01 min

Merci cher Phil, parfaites recensions, films et contextes, avec même une discrète touche d’ambiance. Que n’ai-je pu cinémathéquer avec vous, en particulier pour le Browning.. ç’aurait été un plaisir.. une coupe de champagne à l’entracte, vraiment? Raffiné, cela va bien avec, même s’ils ne vous auront pas servi j’imagine un jacquesson 2000 DT(ça fait très James Cameron)..moi qui ai longtemps très mal supporté l’esthétique horrifique tant elle me faisait de l’effet…palpitations, terreur, hop..malaise, dans les (Irma)vaps.. vous m’auriez portée jusqu’aux bulles, m’aidant à me remettre…me suis guérie au fil des années en mithridatisant.. de la qualité uniquement, le mauvais gore je ne supporte toujours pas .. enfin Renfield mordu au cou par trois femmes, d’emblée un érotisme particulier.. état second, vogue le voilier à la Caspar Friedrich
Pas vu la programmation, y retrouvons-nous nos Herzog, Murnau, Coppola, Polanski au bal, Assayas et Maggie Cheung in the mood d’hommage à Louis Feuilade?.. Neil Jordan? Badham? Vous parliez – très bien – de Laurence Olivier (par ailleurs chignoleur de dents sur un « Babe » du fond de la classe qui connaît les réponses mais n’ose parfois pas les dire, trop émotif – alors, il court?- qui me rappelle quelqu’un), à ce sujet?.. Donald Pleasence, tête de l’emploi majuscule avec ce noeil bloqué en coin.. regard coléoptère, la trouille qui fait mouche cronenberg, vrombissant sur la viande en steak haché..Ferarra, peut-être ? Avec Christopher Walken, à la base ici une morsure un peu lesbienne sur étudiante en philo, diable !.. si on réfléchit le vampirisme comme une façon de faire circuler puis de vider par succion les vases communicants, la philosophie va se retrouver d’un bond morte-vivifiée.. un où ça gratte et ça bruite, il faut qu’ils mangent, ça crie famine, plus question de bonnes manières.. du clinquant, coudes sur la table loin, très loin du bain sexuel saturé du roi Dreyer, oeuvre sublime qui tourne la tête où se distingue toute la profondeur dure et suave de Sheridan Le Fanu, paganisme et chrétienté, sa réflexion sur le bien et le mal, celui que j’évoque est sans état d’âme, question d’appétits.. le grêlé James Woods mandé du coup pour régler l’affaire…lui non plus ne fera pas dans la dentelle : vous l’avez deviné, le western urbain Carpenter, pré-Tarantinien, le rouge qui tache..on y voit aussi Maximilian Schell, puisque nous en étions à parler physique du troisième reich avec SoeurSir Laurence, mauvais dentiste pour marathoniens
« Twilight », me demande si cela sera la seule référence de nos ayant droits au tarif étudiant? Mérite d’avoir fait sortir de la tapisserie Kristen Stewart et Robert Pattison, ce qui « n’est pas rien » concluerait sagement CP

https://www.youtube.com/watch?v=HRbLOdAOVW0

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 12 h 02 min

ayant eu sous son autorité F.O.G

under my thumb..presqu’aussi bien que le fascinus qu’exerce dirphiloo les mains derrière le dos sur sassoeur..

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 12 h 06 min

Il faut relire Bram Stocker

c’est cque dit cruching..mais dabord dracul avait une grosse moustache..franken avait pas du tout l’air maous qu’il avait à l’écran..par exemple comme renfield bouge pas les oreilles..et pourtant comme il y gagne!

Phil dit: 12 octobre 2019 à 12 h 14 min

bonne remarque, dear Baroz. les films de vampires et autres gialli/o (seulement ceux de l’après seconde guerre. Dreyer Murnau Browning hors compétition !) ne se goûtent pleinement qu’après d’intenses voyures et lectures (et buvures). le spectateur ainsi formaté va chercher dans un Dracula de la Hammer la langue anglaise, diction parfaite, les couleurs casse-pétantes des années 70, une critique sociale subliminale (la société victorienne), de la littérature (le livre est important chez Dracula). cerise sur le gâteau si le vampire imprime la pellicule (Christopher Lee est moins fort que Bela Lugosi mais se défend) mais pas d’attente de « frissons », c’est une alchimie qui souvent échoue un « entertainment » comme Graham Greene sous-titrait son « Stamboul train ». ici c’est réussi.
Comme « Frissons », shivers, premier film de Cronenberg tourné à Montreal dans un nouveau building, avec Barbara Steele (deuxième pilier de Bouguereau pilier après Renfield)

C.P. dit: 12 octobre 2019 à 13 h 29 min

Phil, franchement je n’ai aucune connaissance d’un verbe « to goat ». Relire Bram Stoker ?
Expressions plus ou moins anciennes :
* To do the goat : faire l’andouille, faire le jacques, MAIS pour faire volontairement rire les autres.
* To get somebody goat : ennuyer, encolérer quelqu’un (en français, vieille expression équivalente : rendre chèvre).
Chez Mark Twain, dans « Huckleberry Finn », un truc m’avait amusé : « Gosh, this ol’ man got transverse Pupils and was laughing just alike a Goat » (Mince alors, ce vieux avait des pupilles horizontales et ricanait comme une chèvre).

C’est pas tout ça : riche programme à la Cinémathèque, jusqu’aux « Nuits de Dracula » de Jesûs Franco, que je n’ai jamais vu. Est-ce encore un film de la Hammer ? Lee et Kinski en tout cas. Vous direz…

Avec l’esprit de l’escalier, puisque vous avez parlé de Laurence Olivier :
C’est lui qui plante Roy Scheider dans « Marathon Man ».

Bv dit: 12 octobre 2019 à 14 h 21 min

ce quatuor est effectivement déchainé…. anne-Lise, octroyée de j.MBouguereau + Philip + C.p est hilarant. on ne vous arrête plus tous les quatres quand vous partez ,tout en apprentissage énormément….excellentissime.

vampyres. Twilight, je crainds de vous décevoir ,on est allés tous effectivement blindé allés, après sans être toujours conquis 10/10.
j’ai noté dreyer et prévu visionner très sérieusement, vue votre enthousiasme faisant envie.
Le + vieux relic pour moi FFC, avec gary oldman que vous avais vu récemment si révisé Batman (= Jim gordon…. NOLAN). Winona ryder mega jolie, ça fait partie les vieilles actrices magnifiques, à comparer Nathalie portman. Aussi keanu Reeves, que vous avez admiré dans votre chérissime avec son frère River Phenix dans OWN Private de Gus Van sant.
T.Bien, dont vous aimez le plus dans la filmo avec udo Kier qu’on cite souvent, et vous avez raison….

Bv dit: 12 octobre 2019 à 14 h 28 min

cassé de rire avec ses histoires d’under my thumb Fog….vous hilarez trop tous 4, et aussi ça se sent la profonde K.ulture cinéma sans se la jouer.
Marathon man que vous avez cité, Philip Annelise ET Cp :savez-vous que Roy Schneider est acteur cultissime vieux film horrific DENT DE LA MER????

Trop fier de figurer dans le c.v/tabl matière 13.05 du 11, malgré des défauts que nous savons avoir, et qu’on corrige car nous savons d’autres plans, heureux d’échanger entre vous.

xlew dit: 12 octobre 2019 à 15 h 06 min

Phil, en passant apŕès le ‘check’ de C.P., sur goat/goad, j’ai relu les premiers chapitres du journal de Harker, invité dans le château transylvain du Comte.
Il est couché sur un lit, exténué par le voyage, mais aussi au paradis car trois Grâces viennent de pénétrer dans sa chambre, l’une d’entre elle, blonde comme les blés assaisonnés de paprika, s’agenouille devant sa couche et commence à l’embrasser « truly gloating » (jubilant de toute la muqueuse de sa bouche).
Beau roman qui anticipe de 10 ans le Landarzt de Kafka, pétri d’humour coloré au noir, Mel Brooks captant plus l’esprit stokérien dans son Frankenstein que Polanski dans le film draculique (même s’il reste dans l’esprit, j’avoue me marrer plus au roman qu’à ses images).
Tchuss Phil

Dubruel dit: 12 octobre 2019 à 16 h 15 min

com à 9H36. merci, Phil.
O.Assayas, moitié grec et hongrois. ‘Irma Vep’ mouais. ‘Personal shopper’ en train d’atteindre la limite.

Vous ai lu sur la RDL et y ai conduit un bout de causerie handke avec vous là-bas. Edel, lui ou Jansen, avec la pendule en panne c’est compliqué de situer &vous posez les bonnes questions sur sa lecture. Littell trop enflammé. Ce ‘trou du cul’ de PH de Carinthie a serré la main du bourreau, le nobel a l’air d’entériner ? malgré tout une question. Je n’apprécie pas pour autant qu’il l’ait fait : ‘où ça s’arrête’?(interrogation d’Edel).

Phil dit: 12 octobre 2019 à 16 h 59 min

dans mes bras xlew ! yes, to gloat ! y’a des pointures sur ce prestigieux blog.
now dear CP, allow me to ask for your lumières: il me semble que « gloat » signifie « jubiler » mais à mauvais escient, au moins dans le sens donné par Stocker ? pas d’équivalent en français
le passage cité par xlew est audacieux pour 1890, les trois vampiresses se proposent de s’envoyer le jeune Harker, mais dracul surgit et se réserver la nuque duveteuse;
Yes dear Beaver, Roy Scheider a coupé l’envie d’une génération de beatnik de vendre du beignet sur les plages.
CP, Jesus Franco au programme, pas vu non plus
(et Spermula est de la partie aussi..)

xlew dit: 12 octobre 2019 à 17 h 59 min

Je pense que la créature jubile car demeure en son pouvoir de passer du soyeux du baiser cajoleur au pur charnel de lèvres qui s’activent dans le pompage, puis au carnaire, au carnage de la morsure soumise à un volant de dents crocheteuses, d’un simple changement de pression de la langue, selon sa volonté, son plaisir, et de changer celui du sujet qu’elle entreprend en torture, infâme préjudice, pour la vie.
Que l’auteur ne s’interdise rien, en effet, c’est frappant, il parle aussi bien du désir homosexuel sans rien euphémiser du choix des mots.
Le fouet de l’humour claque sans bruit partout dans la sclérose de l’air immobile, le Bram est un maître de la description, la façon dont il nous transporte dans les linéaments d’un récit raconté via le journal du narrateur est audacieux comme vous le notez, Phil.
À mon avis D.H. Lawrence reprend quelque chose de cette idée du sang complaisamment étalé, mais avec goût, dans le roman de l’Anglo-irlandais.
Sa fameuse théorie de la « column of blood » régissant les rapports de l’homme avec la femme, la vie animale même, devait bien avoir une origine, littéraire, comme souvent toutes les grandes origines.
Je sais que vous ne prédilectionnez pas beaucoup les séries mais celle de The Strain (2014-16) avait des personnages féminins extraordainaires, je repense à la mère du jeune héros, épouse du doc, qui, victime elle-même, « tourna », et devint prédatrice (Deneuve eut peut-être l’un de ses meilleurs rôles dans le genre).
Le film Overlord de Julius Avery, 2018, bien qu’il ne traite pas tout des alléchantes propositions que lui offre sur un plateau son scénar (on est loin relativement du grandiose « The Keep » de Michael Mann), n’est pas a jeter aux orties.

Paul Edel dit: 12 octobre 2019 à 19 h 03 min

Revu « la peau douce » de Truffaut.les gestes épurés ont si justes.les plans subjectifs aussi,tous justes,gestes d’un homme amoureux sur une femme.Intranquillité absolue…beau comme « Le feu follet »de Louis Malle.

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 14 min

« The Keep » de Michael Mann

des idées et des hinnovation plastique pour l’hé^poque..et avec des bouts de ficelles..c’est de nos jours une perf..dommage que la fin soit archigrotex

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 18 min

le monde se divise entre les terres du vampire et celles du garou..bon y’a aussi les contrées de l’étui pénien around le grand canal..mais c’est une henclave d’arriéré

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 20 min

Roy Scheider a coupé l’envie d’une génération de beatnik de vendre du beignet sur les plages

y’a la terre du doneutz et de celle d’all zat jazz qu’il dirait cépé

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 23 min

(et Spermula est de la partie aussi..)

c’est confu dans ma tête..un peu ‘français barré’..ils ont pas toujours méprisé la fantaisie les fransozens..ça manque cruelment

bouguereau dit: 12 octobre 2019 à 20 h 39 min

la Hammer la langue anglaise

y’avait bien eu shakespeare..mais sans djéli et sans marmite ça passait mal qu’il aurait dit vontraube

puck dit: 12 octobre 2019 à 22 h 22 min

pas le temps tout les commentaires, j’utilise un logiciel de synthèse, résultat ? un bon résumé :

Vanessa Paradis prend la main de Mademoiselle Moreau en chantant la Javanaise, Nicole Kidman, effondrée sur l’épaule d’Isabelle, puis s’agenouillant pour lui baiser la main, une blessure a brisé le rêve robotique proposé par James Cameron, les garçons nous emportent loin des sentiers battus et c’est formidable ! ça rappelle un titre.. « boys of Brazil » ! qui passe maintenant(vintage !) chez les cinémathéqueux, mais le caissier contorsionne toujours pour expliquer.. »ha t’ention ! les agneaux causent et le shérif est bonhomme, Adam redonné à voir en son entière intégrité chez Masaccio dans sa chapelle florentine, le Nain de Minneapolis est un grand bien, la RFA avec ses mercedes pour rombières enrichies au miracle économique, je recommande une copie qui grésille légérement pour capter l’atmosphère des années 70, celui qui fait de la perceuse sur le dentier de Dustin Hoffmann, le bouche à oreille avait déjà fonctionné bien avant sa sortie chez les lycéens jusqu’aux bobos trentenaires, qui se sont rués en masse sur les séances en avant première, les enfants de boys of brazil sont terribles, c’est aussi une vision de l’époque, je recommande une copie qui grésille légérement pour capter l’atmosphère des années 70, n’empêche qu’il faisait bien la grosse frappe de sesterce dans Spartacus, ‘point trop de détails ciné(phil)iques,’ une voix profonde, proche en humanité, jamais familière, grave et humoristique, un pessimisme tremble, j’attends d’y être entraîne par la jeunesse qui roule qu’il dirait keith richard avec ses roues carrées, je rêve assez souvent de Jessica Lange en ange de la mort, venant me chercher, j’en ai un peu ras-le-bol des déterminations parentales, les gens et les personnages de fiction sont ce qu’ils font, et ça fera la rue Michel, entre Fantomas et Batman il y a effectivement un chaînon manquant, la gpa peut aller se rhabiller, je vais mater ça en riplé, une piste jamais exploré, l’éthos du superéro déborde le quartier et s’étend toujours jusqu’à la nation, alors alors alors, le film, j’ai méga aimé, car nous n’avons pas à réfléchir mais à délecter, blème, il cueille les lauriers d’autres meilleurs de loin, mais soyez conscient on se fait avoir, je vais voir et marmot avec moi, ce n est pas un argument, vive la dyslexie, irai-je voir le joquère, après tous ces ébats, maybe, les bonnes ou mauvaises histoires selon Diderot se tiennent ni plus ni moins qu’une gourmette, bien qu’elle s’obstine à me refuser l’amitié facebouc ! ça n’est justement pas à peser à la même balance, entre adultes consentants, où est le problème, le ciel ne sait pas toujours ce qu’il veut, la voie était bien modeste à l’époque, on pourrait aller le revoir ensemble, ceux qui ne l’on pas encore vu pourraient se joindre à nous, je suis moins blaireau qu’avant, mince c’est parti tout seul, c’est à dire un défaut, il s’est marié avec la femme de sa vie, je préfère la ptite blonde racée toute fragileviens en mp nous avons à parler, déjà entendu l’expression parmi mes élèves sans être sûr de saisir. T Passer de Sylvia Krystel à Beaudoin, la panse farcie pour arriver au symbole des Black Panthers,l’osier a fait du chemin, bon Yom Kippour aux concernés ! lu votre notule sur Morand. à mettre dans les annales votre incipit, Peyrefitte aussi était un as des concours du Quai. avec Delphine Seyrig en suceuse hongroise. ça nous change de la déprimette à Jeanne Dielman, fait réver..faut pas négliger, s’envoie régulièrement en l’air avec de jeunes hommes recrutés pour la plupart parmi ses élèves, elle observe son vieux mari, ce qu’il fut, ce qu’il est devenu, par sa faute, vieille rengaine, tout passe, tout lasse, tout casse, il ne sert à rien de vouloir rester jeune à tout prix, qu’avez-vous mis dans le moteur s’il vous plait?
trop drôle le sniper, quand tu croises un varan se baladant là, normal, énorme, jamais très ému par les femmes, ce n’est pas jeune et je l’étais, en Malaisie c’est la saison des pluies, un film draculesque à la prose communiste, ça existe, plein d’enrhumés dans la salle, les gros lézards, ça me trottait, c’est le feu-follet ! une passion pour les lézards, la bête pas la godasse,c’était le temps où on pouvait aller voir un acteur avant un film..le commerce avait d’autres ressorts en ces temps là, dommage ma vampire préférée c’est la morte amoureuse, le patron m’a intimer d’aller terminer ma bière à l’autre bout du comptoir, j’ai eu par exemple un p’tit chagrin à la mort de Jean Bouise, ce n’est ni plus ni moins pire que les filles, un acteur suffit à sauver le film, tant pis ! la reconnaissance de l’égalite des droits quelle que soit la polarité sexuelle, pas le temps de commenter ’cause taff.
je me suis moqué d’un qui ne m’a jamais pardonné, à quoi rêvaient les jeunes filles en fleur d’Alger dans les années 90, la vie dans l’ombre d’un homme ou la mort, c’est superbement tourné en gros plans rapides et serrés. rien à voir avec cette soldatesque kurde donc tout est pardonné, ah bon sang ça remue, moi je faisais la bise à Hélène, bel homme aux mains calmement expressives, le pirate des Caraïbes et ses affidés, les films de vampires m’ennuient ! le vampirisme comme une façon de faire circuler puis de vider par succion, le spectateur ainsi formaté va chercher dans un Dracula de la Hammer la langue anglaise, diction parfaite,…
Avec l’esprit de l’escalier,
y’avait bien eu shakespeare..

Annelise dit: 13 octobre 2019 à 7 h 49 min

C’est moi qui jubile, « à l’évidence », depuis ces vingt derniers.. oh hello hello, Lew !!! (*)

(*) copyright des trois points d’exclamation, Art et Magnum – l’agence, l’esquimau vendu avec le pop corn, le gun Dirty Callahan, voire la Ferrari, la chimise hawaïenne, la moustache (?) celle perdue, un peu copiée sur K.Dick – lui c’était un cordon de lampe qu’il ne retrouvait plus – par Emmanuel Carrère, ce dernier devant être, depuis la réapparition de Dupont en Ecosse, ligonnée à la sortie de son ex romand, bourniqué De sang glacial.. Amusant cadavre exquis et superbe 17h59

Dubruel dit: 13 octobre 2019 à 9 h 39 min

beau papier Handke d’Assouline sur la RDL. il vous mentionne, Edel.Joli, ‘la femme est la campagne de l’homme’ à 19H04.

C.P. dit: 13 octobre 2019 à 10 h 05 min

Phil, Lew a heureusement retrouvé « to gloat ». Il y a sûrement l’extension : « jubiler avec de la malignité »… Si Annelise le permet, j’ajoute un sens sur lequel les dictionnaires sont muets : « mouiller », avec peut-être un brin d’onomatopée ? On le trouve au moins deux fois dans « American Psycho ».
Mais où va-t-on, là, où va-t-on ?

Annelise dit: 13 octobre 2019 à 10 h 59 min

Diantre. Si vous vous y mettez Christian 10h05, comment voulez-vous que je tienne la barre ?
La Flibustière des Indies ne vous laissera pas sur l’île sans eau.. .on va rattraper le gloated en surfant sur l’allusion « American psycho ». .Christian, not Pouillon,Bale – tant pis pour eux s’ils n’ont pas choisi le bon – as Patrick Bateman… élision du e, ça fait Batman chez Christopher Nolan et c’est toujours lui… Maggie Gyllenhaall (dans « Batman Begins » Rachel est incarnée par Katie Holmes puis mute dans « Dark Knight » en soeur de l’excellent Jake dont j’aimais bien la secrète honte, le tourment sous la placidité devant sa bonne femme à calculette dans « Brockback mountains »), sa petite amie de lui asséner « Tu es peut-être un garçon extra, Bruce. Mais peu importe le for intérieur, seuls les actes comptent ». ..chauve souris qui peut ! Qu’importe, bouclons la boucle pour maquiller le dérapage : qui-c’est-y l’ennemi juré de Batman, et donc de Christian Bale, dont l’évocation, CP, vous aura conduit si LEGITIMEMENT à American psycho?… Si..

Oui cela va très bien à Paul de parler de Truffaut.. revu « Domicile conjugal » il y a peu. Que c’est grave et gai ! Lubitsh, hommage à Renoir.. la cour de l’immeuble en rappel du Crime de M.Lange. .Eustache, le premier auquel Doinel téléphone la nouvelle du « Ghislain », qu’il va déclarer en douce « Alphonse ».. même personnages que « Baisers volés », en plus « tenus ». .cru comprendre que l’équipe à ce moment-là est appliquée à maintenir Langlois à la tête de la cinémathèque. Ce dernier, pris d’affection pour le petit couple avait émis le désir d’une « fin heureuse »..Peu importe Kyoko, personnage assez peu crédible… Claude Jade en Japonaise qui pleure.La serveuse nympho. Antoine qui teint les fleurs, ou « manipule des maquettes ».. quand il se tient en plein milieu du T de l’enseigne HOTEL, quel cadrage parfait. Il « adore les familles aimantes » (et pour cause) Et ces oeillets..que les couleurs sont belles !

bouguereau dit: 13 octobre 2019 à 11 h 37 min

beau papier Handke d’Assouline sur la RDL

quel est le sujet..handke ou la politique du comité nobel qui srait revnu aux fondamentaux..entre deux que dla contrebande de tabac belge depuis des années..et pourtant je dirai fort modestement que handke ne m’est pas indifferent..mais c’est comme robert parker..qu’importe cqu’on mettra d’dans..tout rsortira forcément avec un vieux gout de tonneau au finiche

Jazzi dit: 13 octobre 2019 à 12 h 47 min

« Je vais vous mettre les points sur les i ! Écoutez bien ce que je vous annonce : les écrivains d’aujourd’hui ne savent pas encore que le cinéma existe !… et que le cinéma a rendu leur façon d’écrire inutile…
- Comment ? comment ?
- Parce que leurs romans gagneraient beaucoup, gagneraient tout, à être repris par un cinéaste… leurs romans ne sont plus que des scénarios, plus ou moins commerciaux, en mal de cinéastes !… le cinéma a pour lui tout ce qui manque à leurs romans : le mouvement, les paysages, le pittoresque, les belles poupées, à poil, sans poil, les Tarzan, les éphèbes, les lions, les jeux du Cirque à s’y méprendre ! Les jeux de boudoir à s’en damner ! La psychologie !… les crimes à la veux-tu voilà !… des orgies de voyages ! comme si on y était !
- Que reste-t-il au romancier, alors selon vous ?
- Toute la masse des débiles mentaux… la masse amorphe… celle qui lit même pas le journal… qui va à peine au cinéma… »

Phil dit: 13 octobre 2019 à 14 h 38 min

belles gloses sur Gloat, merci xlew CP. you made my day.
les traducteurs sautaient ce « gloat » d’autant que la pression de la langue (dixit xlew) était moins forte que celle de la société qui coinçait à l’évocation des mélanges de fluides. Il paraît qu’aucun des 200 films « Dracula » n’a su respecter le roman à la lettre. même les sous-titres font des ellipses, les premières paroles du Tod Browning sont en hongrois et intraduites pour le spectateur qui croit entendre aujourd’hui du roumain, à cause de son assimil…de films de Dracula plus récents. Le roman commence à Budapest et la Transsylvanie n’était pas roumaine en 1880.

bouguereau dit: 13 octobre 2019 à 15 h 40 min

c’est comme avec djizeus dirfilou..mais à l’inverse..au commencement il était pas barbu et il sentait fort le poisson..un mythe s’empreinte des techniques dimagrie du temps..pense un peu..que le mythe dit que c’est boris qui suggéra les grosses pompes à goudronner..que la moustache ça fsait campagne qu’il disait dracul..des villes..euf course

bouguereau dit: 13 octobre 2019 à 15 h 46 min

- Que reste-t-il au romancier, alors selon vous ?
- Toute la masse des débiles mentaux…

un coté anthropophagous..mais c’est pas mal dit..la femme c’est la campagne et la littérature c’est l’exil..la crack house où qu’on va crever..malheur a ceux pas assez souple pour s’y sucer la queue qu’il dirait polo

C.P. dit: 13 octobre 2019 à 17 h 57 min

A moi également Handke n’est pas indifférent. Juste une remarque : les avis et commentaires à la RdL parlent peu ou pas du THEATRE de Handke. Souvenirs : en 1974, « La Chevauchée sur le lac de Constance », mise en scène de Claude Régy, avec, excusez du peu : Delphine Seyrig, Jeanne Moreau, Sami Frey, Michael Lonsdale, Gérard Depardieu (ses énormes patoches en avant-scène).
En 1978, « Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition ». Encore une traduction de G-A Goldschmidt, mise en scène de Claude Régy, avec Andrea Ferréol, Depardieu, Bideau, Dreyfus et d’autres.

Paul Edel a bien dû voir ces spectacles lui aussi…

C.P. dit: 13 octobre 2019 à 18 h 06 min

Jacques, votre citation sent « Entretiens avec le professeur Y ». Je n’ai pas vérifié.
Si je ne me trompe pas, Céline a cependant parlé bien autrement, -et en mal,- du cinéma, notamment américain, dans « Bagatelles pour un massacre » !

puck dit: 13 octobre 2019 à 21 h 38 min

Jazzi !!!! ça y est j’ai vu le film, pas celui de WA, j’ai été voir le Joker sur vos conseils à Annelise et toi…

voilà, je n’enlève rien à ce que j’ai déjà dit sur ce film avant d’aller le voir.

à savoir que le Joker incarne la révolte des gilets jaunes de Gotham City, sa folie n’est que le miroir de la folie du monde, sauf que c’est une folie susceptible de libérer les exclus.

le film est génial, il pose la question de savoir à quel moment le monde peut basculer, à quel moment l’ordre établi cesse d’être respecté, c’est toujours la même histoire, on tire sur l’élastique et à un moment il pète.

c’est marrant parce que l’ambiance est un peu celle de la grande dépression de l’entre deux guerres, l’histoire montre comment cela a été à l’origine d’une folie qui se voulait de rompre à une autre folie.

après c’est toujours l’histoire des poupées russes.

Jazzi tu connais la blaque de la poupée russe qui va au cinéma et qui veut arnaquer l’ouvreuse en ne payant qu’une seule place ? là c’est un peu pareil : sûr que Joaquin aura un Oscar, ce qui permettra au système de récupérer le truc, alors que c’est un film éminemment politique.

comme je me suis fait traité de bolchévique enragé sur l’autre blog je signale que je n’ai pas de problème de fric, c’est ridicule, être un nanti ne doit pas empêcher de penser le monde.

puck dit: 13 octobre 2019 à 21 h 42 min

comme je l’avais écrit dans une réponse à Art (qui n’avait rien d’agressif) : quel rôle peut-on donner à un « héros » dans ce monde ? héros de quoi ? pour sauver quoi ?

Un monde où personne n’ose protester contre la transformation à grande échelle de ses
semblables en « ressources humaines » ? Un seul s’est-il ému en place publique quand
l’obligation de « savoir se vendre » est devenue le billet d’entrée normal, indiscuté,
qu’une société peut exiger de ses membres ? Un seul s’est-il insurgé contre l’injection
massive, dans les canaux de la vie sociale, d’une pensée managériale tout juste bonne à
y semer la mort maquillée en stratégies, opportunités et objectifs ? Où tout le monde se rallie à tous les saccages matériels ou intellectuels, dès lors qu’ils s’affublaient des nippes du progressisme et de la modernité ?

Nantis contre exclus, importants contre sans-grades, paradeurs contre invisibles,
exonérés du réel contre assujettis à ses pesanteurs, rafleurs de mises contre bannis du
jeu, tout nous renvoie à une opposition fondamentale déclinée jusqu’à la suffocation…
tout nous y ramène, tout nous y englue !

voilà la question que pose ce superbe film.

puck dit: 13 octobre 2019 à 21 h 45 min

ce film montre aussi que Bruce Wayne (Batman) est tout autant victime de l’inconsistance politique de son père que le Joker de la folie de sa mère.

Phil dit: 13 octobre 2019 à 23 h 37 min

Plusieurs pages à massacrer « la grande illusion » dans Bagatelles mais pas souvenir d’autres digressions cinématographiques de Céline, CP ?
vu « Bacarau » de Kleber Mendoça. très bien, après « Les bruits de recife » et « Aquarius », le réalsiateur creuse le sillon des plaies brésiliennes, cette fois dans l’intérieur des terres, le sertao. les yeux bleus glacés de Kier parfaits pour un nazi exilé, mélange de boys of brasil et mengele à marathon man. il semble que la critique française, peu enthousiaste, n’ait pas assez le goût du Brésil, au moins de sa littérature et société esclavagiste tardive. le bandit du Sertao est le Diadorim efféminé de Guimaraes. en dix ans, autant d’homicides au Brésil que de morts en Syrie.

xlew dit: 14 octobre 2019 à 0 h 20 min

Hi, Annelise, kak dila?, je vois que vous êtes en forme dans l’habit de votre style, oui l’American psycho cité par C.P passait pour un glouton, et glou et glou two times, il a bu son verre décent comme un Bordelais, gavé fier de s’en jeter un derrière la glotte au bord de l’Hudson, une lueur dans les yeux, que dis-je, un véritable glow dans le regard.
Comme le remarque C.P., Céline sinusoïde pas mal sur le cinéma, dans Féerie, pour moi la plus sincère (Machiavel, il se livre comme un médecin ayant obtenu son diplôme dans une pochette surprise, puisque le bruit parisien le colporte déjà), et courageuse, exposition de son caractère, une espèce d’énorme sonnet de Malherbe effondré sur lui-même comme la supernova d’une mémoire qui sème une couronne de petites naines blanches, large poignée de cotes et de symboles, de signes bibliophobes, sur le papier, une confess’ non livresque à retardement, où il retourne la critique pour la braquer sur ses confrères du jour lorsqu’il retrace le succès de certains écrivains, des charlatans à la figure longue comme un jour de pénurie de Paracétamol dans les apothicaireries de centre-ville, qui, si on le suit bien ici entre les lignes, lui piquèrent tout de son ton, de son timbre, des notes de son violoncelle intérieur, il en a gros le coeur encore et toujours, certains décrochent des contrats pour des « Klondykes de cinéma », lui, en contrepartie, comme antidote, se verrait bien librettiste en opérette, auteur de chansons, il avait du pif, mais il ne lâcha pas l’affaire, ni son oeuvre.
Dans ce petit bouquin, il remet les ressasseurs à leur place (un comble pour cet éternel récrimineur tombé dans le chaudron des rumineux qu’il dénonçaient comme un Virgile sur la barque de Dante dans Mort à Crédit), refait de l’accrétion littéraire sur un astre bien plus encore spectral que trop compact.
Je crois, Phil, que Stoker ne nous a pas attendus pour, comme vous le faites malicieusement ce dimanche, jouer sur les pressions relatives des langues des contrées orientales traversées, il a des développements, via le journal d’Harker, d’un comique appuyé, les Magyars semblant toujours en prendre pour leur grade, étrangement, il rappelerait ici par la bande, et l’effet d’amusement augmente d’autant, les premiers livres de Cioran, terriblement partiaux envers la douce Hongrie.
(Dire que la Roumanie possédait il ya peu l’internet le plus rapide, stable, et fiable, de toute l’Europe, les fournisseurs les plus compétants…)
Dans le roman, si les scènes chaudes, d’une allégorie brûlante, font images, elles restent dans un certain confinement tout de même, ce qui ajoute quelque chose au récit à mon avis, Brava et les autres n’avaient plus qu’à se lover dans son velours charnel pour en exprimer la moelle, cellules sanguines, jusqu’aux reproductives, comprises.
Il se résout à évoquer (entre deux somnolences de Harker dans la calèche) ce qu’aurait donné une Europe soumise aux idées et au pouvoir politique de Vlad après la victoire sur les Ottomans, encore un truc dont le Binet d’aujourd’hui vit peut-être l’écho-radar se dessiner sur les feuilles de son « Civilizations » de 2019.
« Dans le paysage déserté par la femme (qui ferma la porte derrière elle), la pomme est la seule compagne de l’homme. »
Je pense que Paul Edel a repris votre idée du Cadavre Exquis, Annelise. Il faut le poursuivre.
« J’entends le bruit des herbes sous les arbres », une phrase des Frelons de Peter Handke, le premier livre que je lus de lui, à la manière du « sans-maître » de bibliothèque, tipé dans la Nausée de Sartre, inspiré de Robbe-Grillet dira George-Arthur Goldschmidt, mais très Thomas Bernhard dans la facture (allez, ne niez pas, la description d’un village autrichien en rappelle d’autres par ce dernier), j’aimais bien à c’t'époque.
Avec Handke, suivant une théorie bien connue, vous serrez la main à un dictateur très vite vu qu’il confesse être un homme de troisième-main, ou un un Homme de Troie qui peut rentrer dans toute les églises même à cheval, je rigole, pardon.
The Keep, mon cher bouguereau, n’est pas grotesque, mais grotteux, glottal, greatest, si tu veux.
Tu as eu raison de chroniquer le Papicha de Meddour, Jazzi, merci, cette Mounia a une histoire personnelle extra, qui me rappelle celle d’une amie russe dont les parents vécurent et travaillèrent dans un autre pays communiste, Cuba, la BA n’est pas mal.

xlew dit: 14 octobre 2019 à 5 h 43 min

Un autre homme à cheval et nu sur les principes, Robert Forster qui vient de passer, formidablement dérangeant dans le Huston du Reflet dans un Œil d’Or, ce qui dû lui coûter des points à Hollywood, et dans ce tout autant étrange Medium Cool qui prenait la température des Démocrates, extraordinaire créateur d’un rôle devenu masque grec au cinéma, Max Cherry (Tarantino n’est pas que ce péteux qu’on décrit, spécialiste réanimateur des vieilles gloires, c’est aussi un garçon qui a du flair, qui répare certaines injustices de carrière, qui sent le vieux sang frais encore intact derrière les sempiternels mêmes flacons et fioles), un acteur qui permit que Breaking Bad connût cette superbe fin, un type supérieur dans le rendu sur l’écran à Tommy Lee Jones, mais là comme dans Dracula cela n’engrange que moelle, visage arrêté mais yeux étincelants, un chouya « drooping the colours », mais passant en revue bien des confrères. Un Frontier Man dont le regard tendait la main, un peu comme d’autres tendraient un Handke à quelqu’un qui voudrait lire un livre dans la salle d’attente d’une grande gare perdue.

puck dit: 14 octobre 2019 à 7 h 59 min

xlew si vous deviez résumer en une ou deux phrases vos derniers commentaires ça donnerait quoi svp ? j’ai peur d’avoir loupé certains trucs importants…

bouguereau dit: 14 octobre 2019 à 8 h 05 min

céline en est clairment jaloux du cinéma et de renoir..renoir qui était trés awère et le faisait savoir..pas qu’un ace a l’écran renoir..que c’était le cinéma avec djone wayne qui étoye sur le bidet du tzeitgeist des arts..et céline qui à la différence de handke a une conscience trés achevée de la totaler krieg savait bien que litlère le gueubels..le staline..était complétement maboulmaniac de cinoche..et de faire dans un genre de même machramée pour clodo que polo..la littérature..ça le faisait super chier céline..c’est mathématique

bouguereau dit: 14 octobre 2019 à 8 h 11 min

xlew si vous deviez résumer en une ou deux phrases vos derniers commentaires ça donnerait quoi svp ?

toi keupu ça donne que tu veux bien passer pour un con..daccord..une raclure de bidet..c’est ma foi certain..mais pour un fauché..par yavé! jamais!

puck dit: 14 octobre 2019 à 8 h 14 min

une scène très belle dans Joker c’est quand il rentre déguisé en groom dans cet opéra tous ces types habillés en costard noeud pap leurs femmes robe de soirée rivieres diamants’ tous clones’ se marrent en regardant un film de Charlot, il y a qq chose de dostoievskien, metaphysique dans son regard, ce type est vraiment un grand acteur, j espere qu on ne le retrouvera pas un jour faire la pub pour boursorama comme brad pitt.

C.P. dit: 14 octobre 2019 à 8 h 23 min

Phil, c’est alors que vous tenez pour rien les paragraphes (parfois assez répugnants) touchant les producteurs juifs américains et leurs relations avec les starlettes., dans « Bagatelles ».
Lew dit « sinusoïde » et c’est très bien. Céline, sur le cinéma, a tout dit et son contraire, -et parfois n’importe quoi, entre amour et mépris, on pourrait multiplier les citations. Moyen d’évasion plutôt heureux dans l’Amérique de « Voyage », il paraît dans le passage des « Entretiens » que donne Jacques supérieur comme usine à rêves aux romans courants, MAIS peu après il est déclaré très inférieur au fameux « écrit parlé émotif ». Et d’ailleurs, est-ce du cinéma que nous aimons que Céline parle ?
N’empêche qu’il a songé à une adaptation de « Voyage » (droits vendus à Abel Gance, puis rendus). Les désirs et projets inaboutis d’adaptation sont légion, pas seulement de « Voyage » d’ailleurs, bien après 1961, d’Audiard à Godard, de Leone à Yann Moix !!! Emile Brami, dans un article de 2017, « Le Cinéma de Céline » (argh.blogspot.com / never trust a man who can dance) a fourni une recension que je trouve assez complète de ces velléités et même débuts, sur le papier, de travaux.

C.P. dit: 14 octobre 2019 à 8 h 32 min

Tiens, j’ajoute ceci : on connaît l’épisode de la rencontre ratée entre Céline et Renoir. Cependant ce dernier est resté fidèle à l’écrivain Céline, et il trouvait même les dernières « chroniques », à partir de « D’un château l’autre », supérieures encore aux romans des années 30. Déclaration (et vidéo) de Renoir très facile à retrouver.

Phil dit: 14 octobre 2019 à 9 h 00 min

certes dear CP, Céline a tiré tous azimuts mais les diatribes contre les producteurs juifs étaient si nombreuses avant 40 dans la littérature française qu’on finit par oublier celles de l’imprécateur. Vous connaissez le Morand de Franceladoulce. même Renoir a pointé la déferlante de techniciens du cinéma juifs d’europe centrale accusés de faire du dumping social sur les plateaux de tournages. Dans sa grande colère contre « La Grande illusion », Céline n’a pas perçu que la postérité retiendra plutôt le jeu aristocratique des Stroheim Fresnay que le jeu des petites gens à la Gabin Dalio que Truffaut voulait voir.

Jazzi dit: 14 octobre 2019 à 9 h 32 min

«  Je crois que je ne dois rien à aucun écrivain.
Ce qui m’a influencé, c’est le cinéma.
Ah ! ça, le cinéma, je le connais. »
CÉLINE

« Ils avançaient les gens vers les lumières suspendues dans la nuit au loin, serpents agités et multicolores. [...]
Moi aussi j’ai été me traîner vers les lumières, un cinéma, et puis un autre à côté, et puis encore un autre et tout au long de la rue comme ça. Nous perdions de gros morceaux de foule devant chacun d’eux. J’en ai choisi un moi de cinéma où il y avait des femmes sur les photos en combinaison et quelles cuisses ! Messieurs ! Lourdes ! Amples ! Précises ! Et puis des mignonnes têtes par là-dessus, comme dessinées par contraste, délicates, fragiles, au crayon, sans retouche à faire, parfaites, pas une négligence, pas une bavure, parfaites je vous le dis, mignonnes mais fermes et concises en même temps. Tout ce que la vie peut épanouir de plus périlleux, de véritables imprudences de beauté, ces indiscrétions sur les divines et profondes harmonies possibles.
Il faisait dans ce cinéma, bon, doux et chaud. De volumineuses orgues tout à fait tendres comme dans une basilique, mais alors qui serait chauffée, des orgues comme des cuisses. Pas un moment de perdu. On plonge en plein dans le pardon tiède. On aurait eu qu’à se laisser aller pour penser que le monde peut-être, venait enfin de se convertir à l’indulgence. On y était soi presque déjà.
Alors les rêves montent dans la nuit pour aller s’embraser au mirage de la lumière qui bouge. Ce n’est pas tout à fait vivant ce qui se passe sur les écrans, il reste dedans une grande place trouble, pour les pauvres, pour les rêves et pour les morts. Il faut se dépêcher de s’en gaver de rêves pour traverser la vie qui vous attend dehors, sorti du cinéma, durer quelques jours de plus à travers cette atrocité des choses et des hommes. On choisit parmi les rêves ceux qui vous réchauffent le mieux l’âme. Pour moi, c’était je l’avoue, les cochons. Faut pas être fier, on emporte d’un miracle ce qu’on peut en retenir. Une blonde qui possédait des nichons et une nuque inoubliables a cru bon de venir rompre le silence de l’écran par une chanson où il était question de sa solitude. On en aurait pleuré avec elle.
C’est ça qui est bon ! Quel entrain ça vous donne ! J’en avais ensuite, je le sentais déjà, pour au moins deux journées de plein courage dans la viande. Je n’attendis même point qu’on ait rallumé dans la salle. J’étais prêt à toutes les résolutions du sommeil maintenant que j’avais absorbé un peu de cet admirable délire d’âme. »
(« Voyage au bout de la nuit »)

C.P. dit: 14 octobre 2019 à 10 h 11 min

Toujours bien cité, Jacques, mais vous savez bien que le cinéma, ce n’est pas QUE des rêves. Et quand Céline s’en prend à « La Grande Illusion », au petit juif (Dalio) s’acoquinant avec l’ouvrier (Gabin), il s’agit d’autre chose. D’où la bonne remarque de Phil sur l’autre couple, aristocratique.

Plus tard, Céline ment parfois en rigolant : on retrouve en 1957 (coffret Chambrillon) son entretien avec Louis Pauwels : « Ah mais, de qui vous me parlez ? de Craque Cable, de Branlons Mado ? Je ne les connais pas du tout. »

bouguereau dit: 14 octobre 2019 à 10 h 43 min

Toujours bien cité, Jacques

yesse he can!..ha quel magnifique morceau baroz..ça rappelle jicé et ses mamours en baignoire et notre nostalgie du temps que les moins de vingt an ne peuvent pas connaitre..du pestacle qu’était aussi dans la salle..tout mino j’ai même connu le temps ou on ‘shabillait’ pour aller au cinoche..présentement dirphiloo n’y fait rien que de regretter son bermuda de cet été..certes il a retrouvé ses sneakers d’automne..ça compense un peu

Phil dit: 14 octobre 2019 à 13 h 00 min

« Jean-Marcel » CP, je crois bien que Céline a connu les spectacles à l’hippodrome, celui de Clichy que Truffaut célèbre avec Denner dans « l’homme qui aimait les femmes » (et le cinéma)

Jazzi dit: 14 octobre 2019 à 13 h 55 min

« Céline a connu les spectacles à l’hippodrome, celui de Clichy »

Oui, Phil. Mais l’extrait que j’ai posté plus haut se situe à… New York !

Art dit: 14 octobre 2019 à 15 h 58 min

@jazzy. 9h.32
ai choisi un moi de cinéma où il y avait des femmes sur les photos en combinaison et quelles cuisses ! Messieurs ! Lourdes ! Amples ! Précises ! Et puis des mignonnes têtes par là-dessus, comme dessinées par contraste, délicates, fragiles, au crayon, sans retouche à faire, parfaites, pas une négligence, pas une bavure, parfaites je vous le dis, mignonnes mais fermes et concises en même temps.

K.omK.oi un sale type antipatic peut écrire de grandes choses !!!
cet extrait célinnien très bien écrit, et pose la ? du sale type qui fait s’incliner par le style impeccable, ce qu’on devrait réfléchir pour le K. P.Handke dont vous avez parlé à unisson intéressant, et quand même divers.(jMBOuguereau, pourquoi dites-vous le 13/10 « modestement » on topic? Voulez-vous éclairer svp? Ce K.e vous dites a été très bien !!! donc nulle besoin de modestie, vous le méritez.)

l’extrait chosii par J., le cinéma Très bien décrit devient sous les yeux!!! Si je craignais pas d’être lourd je dirais que raison pour laquel évoquées Vincent a craqué devant AnneLise !!!
Devant laquelle il est évident qu’elle fût danceuse!!! Les jambes holalalala, le corps et la mignonne tête fine dessus,qui rappelle elle est une femme de chair très superbe devant « une auteure » qui en découle naturellement et/OU « intellectuelle », ce qu’elle est pas tellement je pense, car trop INTELLIGENTE pour se vouloir supérieure / aux autres.
d’ailleurs pourquoi elle se met à niveau et devenant elle y comprise une commentatrice, dans cette attitude très originale alors qu’elle dirige ce blog !!!
Et cette tête bien pleine et très mignonne ce qui me fait craquer aussi!!!

Phil dit: 14 octobre 2019 à 16 h 08 min

Céline se disait aristocrate..de la cuisse; trois femmes (officielles), deux danseuses;
gare à l’admiration des femmes intell’lligentes, dear Art. bouguereau de libération va vous sortir le mot de Baudelaire;

C.P. dit: 14 octobre 2019 à 16 h 31 min

Céline est réputé avoir aimé Méliès. Le petit Ferdinand de « Mort à crédit » a six ans et sa grand-mère Caroline essaye de le distraire :

« Il (le chien Tom) venait avec nous partout, même au Cinéma, au Robert Houdin, en matinée du jeudi. Grand’mère me payait ça aussi. On restait trois séances de suite. C’était le même prix, un franc toutes les places, du silencieux cent pour cent, sans phrases, sans musique, sans lettres, juste le ronron du moulin. On y reviendra, on se fatigue de tout sauf de dormir et de rêvasser. Ca reviendra le « Voyage dans la Lune »… Je le connais encore par coeur. »

xlew dit: 14 octobre 2019 à 16 h 41 min

Le coucou, cet aristocrate de la Suisse.
N’indique-t-il pas l’heure européenne à tous, y compris aujourd’hui ?
Sir Alex Korda, Carol Reed, toutes les filles et tous les gars de la London Films, pour les beaux yeux de Greene, voulaient faire un film avec pour sujet la trahison de Philby, ce Joker à vodka, qui fut responsable de tant de morts (et qui mit peut-être des bâtons dans les roues à l’Opération Walkyrie).
Babelsberg et la Wien-film feront peut-être un sequel centre-européen du blockbuster new yorkais qui vient de sortir.
Les Jokers rient aussi sous cape (and-dagger, cloakwise, on retrouve notre coucou-là, toujours en clock, ne connaissant jamais la délivrance ⛾).

Annelise dit: 14 octobre 2019 à 17 h 12 min

« Si je craignais pas d’être lourd »( Art 15h58)
On peut, à ce stade de dépassement, estimer toute perspective de danger supplémentaire écartée

Plaisante discussion Handke. Give me more si cela vous dit
« The Machinist », Bouguereau, le 13 à 11h28
Je l’avais oublié celui-là…sur la dérive paranoïaque, la confusion coupable, l’insomnie, quand même pas mal.. On a d’ailleurs le rappel du « After hours » scorsesien dans le fil direct. I know who you are, Jean-Marcel…Quelle panique, son insistance face à la photo de pêche. JJLeigh, les seins à moitié dehors son corsage lâche, ce visage de conversation banale qui méconnaît dans un premier temps la vrille en train de le saisir, alors qu’elle lui prépare son repas
Meilleur Bale, probablement. Bien vu de nous faire la piqûre de renouvellement. Sacré acteur. De Niro avec « Raging » avait déjà bien imprimé cette idée de la transfo physique à égal d’une perf de comédien. Charlize Theron avec + 40kg, c’est « Monster ». Il faut oser y aller…MacConaughey dans Dallas buyers club, Tom Hanks en sidéens émaciés.. Force imbattable de la viande dressée à une compo qu’elle doit aller chercher loin. Bale connu pour y aller très fort, en effet
Pas seulement quand il casse un bras(?) au directeur photo, un peu agacé…acteur ou écrivain, des métiers de nerfs. Contrôler, contrôler…encore faut-il pouvoir?
Le film d’Adam McKay, « Vice », pour faire son Dick Cheney il nous a fait le cinéma inverse…hypercalorique. Son jeu est étonnant, franchement j’admire. Éclectisme de ses choix. Il est né au pays de Galles, naturalisé us à présent me semble t-il, mais avant de l’être il tenait à spécifier , « English, not Welsh… »
En Trevor « Machinist »(« Taxi Driver » c’est Travis, une sorte d’allitération voulue?), dans le film de Brad Anderson aux accents « Fight Club », il excelle.. Cette décoloration terne de l’image est réussie…verdâtre, la teinte de l’extenuation et du pétage de plomb. Les murs des vieux hôpitaux psy de cette couleur. Christian Bale me plait particulièrement, je vais dire sans ironie pourquoi . Il joue avec ses dents. Cela m’avait frappée dans « American psycho »..ses canines déliées, jolies comme tout, concises comme le sont les cuisses de Lucette à Ferdinand . Saillantes, ciselées à la Tom Cruise…(elles avaient bien servi à ce dernier chez Neil Jordan, pour son entretien avec Brad Pitt qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, mais une revoyure parfois change la donne?)
Dans la peau de Patrick Bateman, elles suintaient un halètement envieux, une urgence, la paranoïa… Ici également. Chez Malick il ne les a pas fait limer, elles continuent de rayer le parquet or elles ne ressortissent plus du halètement famélique d’un cinglé en train de dévisser mais d’une sorte de défaut enfantin de denture transfiguré en expression d’une innocence extraordinaire( John Rolfe).. expectative devant un possible à découvrir, une expansion haute..capacité d’émerveillement, tension forte et craintive vers un meilleur.. Sam Shepard « I am just a farmer » des « Moissons du ciel » a d’ailleurs aussi su tirer de ce dérangement anatomique une vulnérabilité d’une séduction bouleversante

Écran trop petit, impossible de relire. Vous me pardonnerez s’il y a des fautes de frappe

Art dit: 14 octobre 2019 à 17 h 12 min

quel mot de Libé Philippe ?

saison des pluies.
il a bien plu à KL. Pas grave je suis pas sucré je vais pas fondre !!!connaissez-vous ?les meilleures nouilles braissées à la sauce Soja épaisse vous feront rêver, les tours inimaginables de haut retenues par une passerel !!!
Possibilité depuis kuala L de voir singapore de l’autre coté, et y a toujours les mosquées les temples chinois partout, si vous aimez l’architectur mogol c’est là il faut aller( les Anglais étaient place Merdeka et maintenant c’est le quartier K.ultur !!!).little India, géant, tout les goûts Inde, fruits et légumes, TOUT.
la hierarchie les chrétiens sont pas haut, et brassage énorme dans ce payasage extraordinaire, Malais, Chinois et tu as intéret à savoir manger avec la main droite, et couvrir tes jambes et laisser chaussures pour visit tamoul!!!
Pavillion, tu rentres et voie en enfilade PROMODE cote a cote Swatch, où tu peux changer de bracelet toutes couleurs, et MORGAN K.om helas partout ailleurs ,là MARBRE BLANC pour one million et plus de m 2 de consommation mondialisée!!!
Pas la peine s’attarder pour ça.Le plus vieil temple tamoul est beau, y a ART DECO aussi bleu clair et j’ai rapporté le traditionnel CHAT PORCELAINE, pour la marre sans y ajouter foi(trop folklore)!!!3 jours font courts mais suffisant pour s’amuser, et le varan j’ai pas vu cette fois, RV la prochaine !!!

art dit: 14 octobre 2019 à 17 h 18 min

à ce stade de dépassement, estimer toute perspective de danger supplémentaire écartée.

(Anne Lise 17h.12 )
hi hi hi excusez-moi je l’avais à peine posté que je me suis dit c’est ballot!!!
MAIS on a fait un joli simultané, ça prouve la convergence vues !!!

Christian bale joue avec ses dents, trop bon !!!c’est vrai en plus.

puck dit: 14 octobre 2019 à 17 h 20 min

Jazziiii !!!! greubou il fait rien qu’à m’insulter… tu peux prendre ma défense ?

il me traite de « raclure »… ça te rappelle rien ? le Joker aussi, en tout cas début.

t’as bien aimé ce passage du « ma vie était une tragédie elle est devenue une comédie » ? c’est magnifique non ?

le Joker c’est un vrai justicier encore plus que Batman, tu as vu comment sa phrase quand il dégomme de Niro « tu n’as que ce que tu mérites » se transforme en slogan « révolutionnaire », ce sentiment de rétablir une certaine forme de justice ça rappelle toutes les il était une fois les révolutions.

Jazzi tu avais déjà vu des Batman ? Batman n’a pas cette même dimension « révolutionnaire » c’est juste un type qui joue le maintien de l’ordre.

le Joker c’est un peu Raskolnikov.

on dit que Tolstoï est le père de la révolution russe, Dosto l’est tout autant.

puck dit: 14 octobre 2019 à 17 h 26 min

Jazzi et ce thème de l’ordure (c’est l’insulte de greubou qui m’y fait penser), c’est récurrent dans tous les Batman : la grève des ramasseurs d’ordures.

dans les années 80 j’avais rendu visite à des amis musiciens à NY, il m’avait demandé ce que je voulais voir à NY, je leur avais dit que je voulais voir où allaient toutes ces ordures, tous ces déchets que la ville produisait.
ils m’avaient emmené dans la campagne au nord ouest de NY, un truc incroyable, à perte de vue, des milleirs de mouettes qui faisaient un potin pas possible, un endroit fascinant, un peu comme l’envers du décor, je crois que Thmas Pynchon en parle dans un de ses derniers livres.

Eriksen dit: 14 octobre 2019 à 18 h 05 min

JOKER
« Incarnation du mal »,Joker ? plus vraiment. Jamais salaud, jamais méchant, ses actes sont à peine malins tant Todd Phillips sème sur sa route des victimes qui l’ont bien mérité. Il émane même de lui une certaine bonté par nature, … et bien peu de malignité malgré toutes les bonnes raisons qu’il aurait de s’y adonner,-au premier rang desquelles figure la raison primordiale donnée par Jazzi. En découle une insécurité et une inexistence.
Pour exister, sa première piste est le stand-up. Un échec : son rire à contre-temps glace l’auditoire. Le public est si encadré par les panneaux «applause » et les rires enregistrés, qu’un rire sans raison et sans cible le perturbe. Non sans raison. : si tu ne connais pas la cible, c’est toi la cible », prévenait à bon escient une pub d’avant film pour un jeu vidéo de guerre. Joker, lui, n’a pas le minimum de confiance en l’altérité qui lui permettrait de rire avec d’autres. Il est l’homme qui rit seul.
Le rire éclatant du Mal incarné par les Joker, est devenu chez Todd Phillips le rire à contretemps d’un handicapé du rire.
Viendra presque par hasard ce qui va tout changer pour Joker : un meurtre. Avant il n’était rien, pauvre fiston famélique d’une mère malade, maintenant il vit, danse magnifiquement, et se voit enfin dans le regard des autres sans même qu’ils connaissent ses actes. La force thérapeutique du meurtre agit mieux que tous les stages de développement personnel. Il passe de la transparence à l’icône et du zéro à l’infini ; son rire à contretemps est happé par l’Histoire qui en avait besoin à cet instant pour cristalliser la révolte. il multiple les followers – lui qui n’avait même pas sa mère !- et la rue se remplit de clowns hilares et silencieux.
Chez Todd Phillips les sans-dents sont aussi sans langue. Le logos est enterré – trop suspect vu son passé au service des élites. Ne restent que les gestes sans parole de multiples anonymous qui rétablissent la justice à coup de limousines brulées et de lynchage de flics. Out « Mr Smith au sénat », fini Victor Hugo, lui qui faisait dire à « L’homme qui rit », parlant du peuple : « On lui a déformé le droit, la justice, la vérité, la raison, l’intelligence, comme à moi les yeux, les narines et les oreilles ; comme à moi, on lui a mis au cœur un cloaque de colère et de douleur, et sur la face un masque de contentement. ». Les mots n’ont plus cours et la société, pauvre agrégat d’avantages acquis et de jalousies revanchardes, se dirige vers le chaos.

Avec quelles parts de thermomètre, d’activiste et de pute Todd Phillips a-t-il construit son Joker ? En thermomètre il relaye une réalité assez juste vue l’ambiance pré-insurrectionnelle du moment. En activiste ou pute, il la façonne et l’amplifie pour raisons politique ou financière. Flatter le romantisme du Chaos, justifier la table rase du passé (y compris père et mère), faire du meurtre une démarche de développement personnel, tout en faisant du héros une victime, Todd Philips ne recule devant rien.
Ne manque plus qu’un slogan : « Soyez vous-même ! tuez et découvrez le Joker qui est en vous !».

Annelise dit: 14 octobre 2019 à 18 h 22 min

Avec quelles parts de thermomètre, d’activiste et de pute Todd Phillips a-t-il construit son Joker ? En thermomètre il relaye une réalité assez juste vue l’ambiance pré-insurrectionnelle du moment. En activiste ou pute, il la façonne et l’amplifie pour raisons politique ou financière. Flatter le romantisme du Chaos, justifier la table rase du passé (y compris père et mère), faire du meurtre une démarche de développement personnel, tout en faisant du héros une victime, Todd Philips ne recule devant rien.

Il est fort le Danish

puck dit: 14 octobre 2019 à 20 h 15 min

Eriksen : beau résumé, mais je ne suis pas trop d’accord.

pas d’accord sur les medocs que prend le Joker pour faire « bonne figure ». C’est quoi ces médicaments qui arrivent à maintenir les individus dans les limites du raisonnable ? vous connaissez le nom de ces medocs ?

le nom d’un de ces médicaments c’est le « Todd Phillips ». c’est pour ça que vous le traitez de « pute » ?

il fait simplement son job de médoc, il n’est qu’un médoc parmi des milliers d’autres médocs.

l’expression en anglais pour dire « vous êtes viré » c’est « you are fired ».

j’aime bien ce mot : « fired »

Sait-on le nombre d’individus qui depuis ces 40 dernières années se sont entendus dire : you are fired ! vous diriez combien ?

ces dernières années est apparue une nouvelle forme d’exclusion et d’humiliation : l’humiliation « culturelle », ce qui sont dans le coup et qui arrivent à comprendre, et les autres qui en sont exclus.

pour le moment les exclus américains ont trouvé leur Joker : Donald Trump, dans d’autres pays ce joker porte d’autres noms.

qui peut savoir combien de temps les médocs feront encore effet ?

puck dit: 14 octobre 2019 à 20 h 39 min

oubli : quant à la question de la « violence » pas la peine d’avoir une agreg de philo pour savoir qu’il a toujours existé deux formes de violence : une violence légitime et une autre illégitime, pas la peine d’avoir une agreg d’histoire pour savoir que ces notions de légitimité et d’illégitimité sont très fluctuantes au fil des époques et des régimes, et ce qui est illégitime un jour peut très bien devenir légitime le lendemain, à chaque légitimité a ses médocs.

puck dit: 14 octobre 2019 à 20 h 43 min

sérieux j’y crois pas qu’on puisse traiter ce réalisateur de « pute », ce film est vu par des millions de personnes et si des types comme lui n’existait pas le système aurait déjà explosé depuis longtemps.

puck dit: 14 octobre 2019 à 20 h 45 min

sérieux vous savez le nom du médoc le plus important : c’est la culture ! Jack Lang l’a compris le premier, sans elle le monde occidental serait un bain de sang.

Phil dit: 14 octobre 2019 à 21 h 59 min

le médoc le plus important ? faut demander à dear Annelise.
vu le Dracula de Jess(us) Franco, dear CP. Une bouse ! bon, soyons indulgent, la version était doublée, doublage horrible, Dracula chevrotait comme Balladur. Pour ravir Bouguereau: il avait la moustache. Kinski joue Renfield et mange des mouches en exorbitant. il faut dire que ce corniaud de Franco a lu le livre et veut le montrer. Spermula l’enfonce à l’aise.

Phil dit: 14 octobre 2019 à 22 h 09 min

sympathiques nouvelles de kuala lumpur, dear Art. dites-nous, izont une cinémathèque ? idéalement située sur une passerelle entre deux tours

Eriksen dit: 14 octobre 2019 à 23 h 23 min

@puck
médoc? vous pouvez préciser Puck, je ne comprends pas.
je vous rejoins sur Joker Trump.
Pour l’humiliation culturelle, la question est de savoir ce qu’il faut faire pour être cultivé. Faut-il simplement être né dans une bonne famille ou faut-il aussi avoir été tenace et courageux ? J’ai tellement d’exemple de personnes « hors du coup » originaires de milieux similaires ou plus bourgeois que moi (en l’occurrence petite bourgeoisie de province profonde) et d’autres de milieux plus difficiles qui s’en sortent superbement…, que je me dis qu’on ne peut pas exprimer les choses comme vous le dites sans parler aussi de la responsabilité de chacun. Les choses sont multifactorielles, et quand on est biberonné à l’idée de l’humiliation subie, cela incite plus à attendre la réparation ou la révolution, que d’explorer la piste de la ténacité. La gauche n’a fait que cela, dénoncer des humiliations sans les traiter, alors qu’elle aurait dû faire l’inverse.
Pour la violence, je ne comprends pas très bien votre propos. Si vous me proposez une violence révolutionnaire qui donnera plus bonheur moyen avec un écart-type faible, très bien. Mais la violence romantique du chaos telle qu’exprimée dans le film, est illégitime quel que soit l’époque car elle mène au pire pour presque tous, sauf pour les futures « élites Mad Max ».
quant à pute, c’est une métaphore pour parler d’un artiste qui flatte son public dans le sens du poil pour raison financière. Ce n’est pas nécessairement péjoratif, mais quand cela jette de l’huile sur le feu, si.

Jazzi dit: 15 octobre 2019 à 8 h 20 min

Phil mesure le degré de civilisation d’un pays, d’une société, au fait d’avoir ou pas de cinémathèque !

Belle analyse du « Joker », Eriksen. Le film cartonne si j’en crois les files d’attente devant les salles de cinéma !

Larry Boisière, inspecteur dit: 15 octobre 2019 à 8 h 36 min

Je rentre de New York, j’ai bu un coup avec James Dîne et Ava Garnère, ils sont mignons

puck dit: 15 octobre 2019 à 8 h 46 min

Eriksen je vous réponds et après c’est promis j’arrête et je m’en vais.

- ce film n’a aucune chance de jeter de l’huile sur le feu, au contraire, la fonction de la représentation depuis les grecs est d’empêcher la violence, c’est la catharsis est un procédé vieux comme le monde.

- l’ensemble du dispositif de ce film consiste en une mise en miroir : la folie du J. est le reflet de la folie du monde dnas lequel il vit, et si vous allez faire un tour dans une grande entreprise quelconque vous constaterez qu’à côté du système managérial moderne Joker est le type le plus sain d’esprit du monde, idem pour les conditions de vie d’un tas de gens, idem pour la violence, l’humiliation quotidienne vécue par un grand nombre de gens, ce que montre TP dans ce film. à partir de là le passage entre monde paisible et monde violent tient à un fil, et c’est limite un miracle de conserver la paix sociale.
Comme le dit Freud la couche de vernis qui humanise les gens est hyper fine, il suffit d’un rien pour passer au stade de la désinhibition, là encore celle du Joker n’est que le miroir de la possibilité de désinhibition du monde.

- les médics : là encore pour moi il s’agit d’une allégorie, le Joker prend des médocs qui l’empêche de basculer dans la violence, mais c’est aussi le cas du monde dans lequel il vit : pour maintenir toute cette population paupérisée en mode paisible il faut forc »ment lui refiler des médocs, ça peut être les émissions de télé, des acitivités, faire du ping pong j’en sais rien mais le système ne peut pas rester civilisé de lui-même, et c’est flagrant il suffit d’un infime grain de sable pour que ça parte en vrille. Si vous regardez de près toutes les insurrections, même les révolutions, les guerre, les crimes, toutes les violence humaine à chaque fois il suffit d’un rien.

- sur la violence « romantique » : je ne sais pas ce qu’est la violence romantique, si vous avez 3 molosses qui viennent vers vous avec des mines patibulaires et des battes de base ball, je peux vous assurer que le mot « romantique » ne sera pas le premier qui vous viendra à l’esprit.
si la violence romantique est une violence qui ne fait pas de mort alors peut-être mai 68 aura été la seule violence romantique de l’histoire, mais cela reste une exception dans l’historie de la violence.

- denier point : l’humiliation culturelle. nous pouvons constater dans les pays occidentaux aujourd’hui une fracture entre le centre et la périphérie.
ex Trump : c’est le résultat d’une cassure entre les deux côtes, avec ses intellectuels, ses journalistes, et ces Woody Allen, et le centre du pays (ces gens un peu bas de plafond de l’Arizona dont se moque allègremnt WA), pareil en Italie, pareil en Angleterre (cause du brexit) et pareil de partout.

c’est la première fois que les nations occidentales se scindent de cette façon et génèrent deux mondes qui ne communiquent plus entre eux parce qu’ils ne parlent plus la même langue.

pourquoi ? parce que l’évolution des mentalités culturelles à l’origine des changements sociétaux ont été trop rapides, et des trucs comme le mariage pour tous, les types ne l’Arizona, de Manchester, du Missouri ils n’arrivent plus à suivre.

et comme ils n’arrivent pas à suivre le rythme les new yorkais se foutent de leur tronche en les faisant passer pour des attardés mentaux, idem dans les autres pays occidentaux.

ça c’est de l’humiliation culturelle, il suffit de parler avec un de ces bouseux pour voir que ce qu’ils vivent là c’est un manque de respect et une violence inouïe, d’autant que quand il faut aller faire des guerres c’est pas gamins des journalistes new yorkais qui y vont mais leurs gamins, et du coup cette humiliation croyez-moi ils la vivent très mal, Donald Trump et le brexit ça aura été une aubaine pour tout le monde, parce que les choses pourraient être bien pire.

désolé je ne sais pas trop bien m’exprimer comme xlew avec vos circonvolutions d’une langue littéraire que j’ai parfois un peu de mal à saisir.

et voilà ! ciao !

Phil dit: 15 octobre 2019 à 9 h 55 min

le doublage en français, un scandale. les débiles légers aux manettes. un film bis est un celluloïd blessé, à traiter délicatement !
la salle débordait, des volontaires misfits proposaient de s’asseoir sur les marches..vite relevés quand ils ont entendu Dracul causer comme Balladur (qu’ils connaissent pas). la moustache étouffe les canines, josé bové en dracul, ridicul.
Reste une copie servile du livre, instructive pour ceux qui lisent pas, les plus nombreux.

vincent dit: 15 octobre 2019 à 10 h 29 min

@Gordon tutuss le 14 à 15.58, je te redemande pour la N.ième fois de parler en ton nom car tu me fais passer pour 1paltoqué ridiculissime alors que j’ai rien dit…..
dslé Anne-lise pour ce lourdot de chez lourdot. Mieux vaut pour l’instant qu’il en reste à préférence des garçons car + de chances réussir????
mais n’en voulont pas, car ce grand b.b. costaud n’a qu’1 tout petit cerveau par rapport au reste.ce qui explique les bévus…..

« vite relevés quand ils ont entendu Dracul causer comme Balladur (qu’ils connaissent pas). la moustache étouffe les canines, josé bové en dracul, ridicul. »
hé hé héhéhé vous êtes en forme Philip, c’est tarp drolissime quand vous vous y mettez AL/M.jmB et vous forme le trio infernal, très cultivé par dessus tout, et c’est much klass.

La dialogue eriKcsen versus Pucck fort intéressant. SI,oui, le film peut etre K.lifié de putaclic…..j’avais eu l’honneur moi – m ^eme de poser cette ?
Erisen l’emploit-il dans ce sens?je n’ai pas l’impresion qu’il le dit comme cela. Puck est + dans la réalité et dit très vrai,
(le 15/8.46 :
ça c’est de l’humiliation culturelle, il suffit de parler avec un de ces bouseux pour voir que ce qu’ils vivent là c’est un manque de respect et une violence inouïe, d’autant que quand il faut aller faire des guerres c’est pas gamins des journalistes new yorkais qui y vont mais leurs gamins, et du coup cette humiliation croyez-moi ils la vivent très mal,

,dans uen psychologisme qui a la faute d’^etre moins bien dit, mais + juste qu’Eriscen + brillant mais joueur de mots sur le sens…..
« petite bourgeoisie de province profonde », nous dite-vous.donc de la monnaie relativement et ,ou accès K;ulture facilité???? K.om Normal. Ce qui faut voire étant comment résister à la gronde quant vous n’obtenez pas alors qu’injuste???? là où un autre va monter tout doucement cool, ou m ême si redescend ,pas grave ya 1matelas…..
raison pourquoi j’ai hésité entre voter Hamon et melancho en contrariété de ma propre monnaie familiale de base, ce qu’a l’epqoue Tutusse et moi avions débattus // à milieux d’origine hyper favorisés ,sauf Anne_Lise, née dans 1petit fort modeste où il faut fighter ??? Et que lui avait choisi voter macron, ce qu’il s’est mordu les doights et très déçu par ce mandat avec trop de fric mal employé…..

Dubruel dit: 15 octobre 2019 à 10 h 44 min

Le cnrs ou normale sup n’ont pas que des défauts, Vincent ! L’observation du ‘croisement du tir’ de la polarité traditionnelle droite/gauche entre milieux favorisés et ceux où il faut ‘fighter’ n’est pas bête.
Eriksen 23H23, ‘Les choses sont multifactorielles, et quand on est biberonné à l’idée de l’humiliation subie, cela incite plus à attendre la réparation ou la révolution, que d’explorer la piste de la ténacité. La gauche n’a fait que cela, dénoncer des humiliations sans les traiter, alors qu’elle aurait dû faire l’inverse.’
Surtout la dernière phrase. L’analyse de Vincent sur le matelas balance la boule dans les quilles.

9H55. Merci pour le coup d’oeil, Phil.
Le Coppola n’en vaut pas la peine non plus, à part pour Winona Horowitz et Monica Bellucci à 30 ans.

Jazzi dit: 15 octobre 2019 à 10 h 45 min

Mieux qu’un médicament, Joker serait-il un film jubilatoire, anti frustration ?

« Box-Office : en un weekend, le film Joker bat un record de fréquentation… et rembourse ses coûts de production !

Malgré les polémiques grotesques dont il fait l’objet aux Etats-Unis (le film est accusé par certains SJW de faire l’apologie des Incels et d’être un déclencheur potentiel de tueries de masse), le Joker de Todd Phillips réalise un monumental carton; lors de son weekend de lancement aux Etats-Unis, les spectateurs se sont pressés en masse dans les salles, au point que Joker a rapporté 93,5 millions de dollars en 3 jours, ce qui constitue le record absolu pour un film lancé durant un mois d’octobre. L’instrumentalisation malsaine (par certains médias) d’une fausse polémique n’aura donc pas effrayé les spectateurs, ce qui est un deuxième motif de satisfaction.
Lion d’Or à Venise, adoubé par la critique (même Télérama est sous le charme !), Joker casse déjà la baraque aux Etats-Unis. Le film « scorcesien » de Todd Phillips est l’évènement cinématographique de l’année 2019
Surtout, le Joker réussit l’exploit de « rembourser » ses coûts de production dès son premier weekend ! On estime en effet que le film de Todd Phillips, porté par un gigantesque Joaquin Phoenix, a coûté la bagatelle de 55 millions de dollars, ce qui est finalement très peu pour un film de super-héros (mais les effets spéciaux n’ont pas vraiment leur place dans le Joker). Au vu de ces premiers chiffres, il ne fait désormais guère de doutes que le récent Lion d’Or du Festival de Venise sera l’un des films les plus rentables de l’année. »

Marie Helene S dit: 15 octobre 2019 à 11 h 08 min

A quel moulin, d apres vous, cela rajoute t-il du grain, Jazzi 10 h 45 ?

Le debat, courtois, entre Eriksen et Puck donne des arguments aux deux camps.
Est-ce une vue de l esprit, ou la ‘jeune’ generation – celle de l age de mes enfants, des votres ? – qui s est exprimee est-elle plus reservee sur le film depose en detail par Annelise Roux que nous ne le sommes, nous qui ‘decouvrons’ le genre et portons sur lui un regard sans recul ?
(Jazzi, moi-meme).

Ai releve dans le post au-dessus de Jazzi
‘ la bagatelle de 55 millions de dollars, ce qui est finalement très peu pour un film de super-héros (mais les effets spéciaux n’ont pas vraiment leur place dans le Joker). Au vu de ces premiers chiffres, il ne fait désormais guère de doutes que le récent Lion d’Or du Festival de Venise sera l’un des films les plus rentables de l’année.’
Le debut d une bifurcation ‘bankable’/cher qui initierait une facon neuve de pouvoir financer le cinema ?(davantage vers les films dits d auteur).

Jazzi dit: 15 octobre 2019 à 11 h 40 min

Ma « belle-soeur » (la soeur ainée de mon ami Chedly) et l’une de ses amies sont actuellement chez nous à Paris. Nous avons suivi les élections présidentielles à la tv tunisienne. Grand vent de froidure dans toute la maisonnée. Selon eux, les élections auraient été truquées : impossibilité pour les bi nationaux nombreux, comme mon compagnon, de voter dans les consulats…
Entre temps, je suis allé voir « Pour Sama », remarquable documentaire sur la situation à Alep en pleine guerre civile, où les Russes font désormais la loi. Guère plus réjouissant ! Toutes les guerres de libération arabes semblent mal barrées ?
https://www.dailymotion.com/video/x7k7wa0

art dit: 15 octobre 2019 à 11 h 44 min

10h.29. à relecture mon éloge du 14 à 15h.58 fut raté et me suis sincèrement EXCUSé devant Anne-Lise, marmot!!!
Pour me faire pardonner, j’étais très inquiet de Hagibis qui tu l’as vu a fait des ravages au japan, (où tu es bien placé pour savoir que j’ai des attaches famille et potes.)

@Philippe la cinématheque à KL, tiens je sais pas!!!
j’étais pourtant allé la prem fois avant de faire moi-même ma grosse nouille braisée devant A.l pour suivre un boy friend chinois, connaisseur cinéma; qui aurait dû savoir. le gars adorable bien que ça n’a pas tenu et passé mon temps avec lui loin KL centre.
par contre, ma mother a branché la deuz fois où je vais Malaisie sur une scène film taïwan MADAME BUTTERFLY de Ming-Liang TSAI (je l’ai sous la main et a bien voulu m’eppeler pour faire mon jack rattrapage) où la femme dans cette version est délaissée par un amant indélicat à la gare de bus de Kual.Lumpur!!!

oui j’avais resolu de voter Macron en dépit de mon penchant à G. car personne ne me convaincait dans ce bord au moins où,et Je trouvais normal vu conformité économic et surtout polarité sexuelle de voter un autre essai!!!
Avéré très decevant partout avec sentiment mêtre fait avoir, toi- m ême es-tu plus avancé si voté Hamon ?
La battle Erik contre Puch équivalente de bons arguments.Pour qui penchez-vous Philippe, et vous Jean.M.B et cP?

Malaisie.je rajoute .Je n’aime pas vivre avec expats quand je suis à l’étranger je vis au milieu DE.
Et PucK a rauison mettre en avant que celui venant du bas voire moyen stocke beaucoup plus de difficultés insurmontables !!! M^eme si diplomes égaux, à la fin il aura moins 9fois sur 10, je le constate tout les jours !!!
Y compris moi étant dans le bon sens. Je comprend alors que Bèv ait volontiers voulu voter CONTRE Macron qui entretient encore ces privilèges anormaux dans le mauvais sens de la qualité et création.L’éclosion du talent pas reonnue quand venu de plus loin pour finalement une perte ENORME.bien que maquillée !!!
à KL dieu merci desWomen rising against Extremism; women InIslam qui disent STOP, alors que la-bas Islam Top. Par contre le prem ministre malaisien à bankok a réprouvé hyper dur les droits lgtb, ce que ma mère n’a pas apprécié du tout !!!tant pis pour lui elle appuiera pas sa diplomatie imbecil, bien que lgtB a des comportements qui ne correspondent pas du tout par exemple à moi, qui suis pd bien dans sa peau aimant la vie sans souffrir de rien.
Ce qui n’empeche pas Solidarité mais pas n’importe K.oi yeux bandés!!!

art dit: 15 octobre 2019 à 11 h 46 min

Selon eux, les élections auraient été truquées : impossibilité pour les bi nationaux nombreux, comme mon compagnon, de voter dans les consulats…

Je suis ému de lire que votre belle famille avez ces souffrances Jazzi!!!
Les minorités sont à regarder en prem pour voir comportement d’un pays si correctement ou pas.

art dit: 15 octobre 2019 à 11 h 53 min

Je suis ému de lire que votre belle famille et vous avez ces souffrances Jazzi, pardon.

la démocratie est difficil à obtenir, pourquoi il faut réfkéchir. (je reconnais que Macron était une erreur que j’espère pas refaire !!!)
Mais c’était le plus cohérent dans ma situation sociale et K. sans hypocrisie? ce qui a encouru les foudres de Bèv ,lui dans le m ^mee cas et choisissant de voter versus !!!(et je le comprends)

Annelise/Asie :avez- vous vu que c’est les 30 ans de votre chéri Charle Tesson/Cahiers du cinéma sur justement ASIE qu’il avait fait entrer avec o.assayas?
Je le trouvais illisible lugubre et j’avoue maintenant avoir changé d’avis depuis que vous le commentez et appréciez hautement K.om un GRAND AUTUR!!!(ce K.e je n’avais pas vu K.om cela et comprends meiux depuis vous m’avez fait lire de quoi).

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 12 h 40 min

josé bové en dracul, ridicul

par yavé bonne clopine frait cocu polo..et tous les crucifisques n’en pourrait mais

Eriksen dit: 15 octobre 2019 à 12 h 43 min

Vincent: Putaclic va bien.
accès culture facilité? oui et non, vous jugerez. père ingénieur, mère infirmière, grands père pharmacien et contremaitre, grands mères au foyer.
c’est comment sur l’échelle de la facilitation ?
nulle, faible, marginale, moyenne, marquée, intense?

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 12 h 47 min

l’idée de génie de stoquère est d’avoir délocalisé le dracul à londre et de l’avoir fait lord par la reine..du coup c’est dvenu un mondain plus rasé de partout qu’un hardeur de fimes que tait baroz..qu’on pas 60% de ‘cout de production’ en..promotion..non..tout sert derrière la caméra

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 12 h 53 min

baroz..olioud est catastrophé par la nullité de ses blockbustère..et des quelques rares qui rapportent et ne font pas du tout aucun carton de vrai succés d’estime..hors prix de biz..elle se dmande même si son mariage avec marvèle n’est pas un mariage de raison avec les cons..halors ton vol au scours dla victoire de l’argent vers peut être un nouveau publique..et tout ça pour rien a faire bouillir dans ta marmite..jme dmade si les critiques sont pas paxé haussi

Eriksen dit: 15 octobre 2019 à 12 h 56 min

Puck, nous sommes au bord du précipice : je vous rejoins.
Si je vous comprends bien Joker n’est responsable de rien puisqu’il n’est qu’un miroir et le peuple opprimé qu’il représente n’est lui-même qu’une masse non responsable et droguée… Vous tombez encore dans la déresponsabilisation totale de la victime, ce qui est à mon avis erroné et contreproductif pour la victime elle-même. Elle devrait se considérer comme co-responsable, et même si c’est parfois faux. Je sais, ce n’est pas dans les mœurs, mais on y viendra.
100% innocente car victime, le peuple n’est pour vous qu’une matière sans pensée, juste bon à se lever pour une émeute s’il est bien sollicité. Une si pauvre image de l’humain, si perdu. On dirait l’avatar du peuple de la dernière scène de Cosmopolis de Cronenberg (un des spécialistes de l’appel au meurtre au cinéma : le film contient aussi un meurtre en direct à la tv). Vous justifiez par avance ceux qui voudront prendre le pouvoir de force au nom d’un peuple débilité et incapable, et qui préparent le terrain en stigmatisant nos démocraties pourries (non sans vérité, mais hors de toute raison).

D’après vous l’oppression est la « la folie du monde », que vous associez immédiatement à « grande entreprise ». Responsable = capitalisme. Ce n’est que partiellement vrai. Non seulement vous déresponsabilisez le peuple à l’extrême mais vous faites aussi l’erreur de surresponsabiliser une élite capitaliste, qui a pourtant montré qu’elle était extrêmement stupide tant ses vues étaient courtes (cf subprimes) et qui me semble encore plus pavloviennes que dans votre vision du peuple. Mais c’est plus simple de n’avoir qu’un seul responsable : il suffit de le virer et tout rentre dans l’ordre. Archi faux. La seule révolution révolutionnaire serait de garder la précédente élite comme instance de contrôle partiel de la suivante.
Sur l’humiliation culturelle, j’entends ce que vous dites mais l’inverse n’a pas l’air vrai … N’avez-vous pas remarqué que c’est à partir du moment où l’on a systématiquement valoriser la victime que les fractures culturelles et sociales se sont amplifiées ? Quand il s’agit de savoir ce que l’on va faire quand on vit dans une banlieue pourrie, on a plus de choix que vous le dites, et plus de liberté. Magid Cherfi, qui n’est pas suspect de pensée droitière, disait qu’il se faisait traité de collabo et traitre en 1978 parce qu’il était le seul de la cité à avoir eu son bac. « Intello » est devenu ensuite une insulte dans les cours d’école… parce que les élites sont des pourris? ou bien parce qu’il est plus confortable à court terme de ne pas bosser ? Le monde s’emballe. Tout est à courte vue : le capitalisme financier, les politiques, les riches, les pauvres, les ados, les retraités etc. Une polarisation sur sa propre immédiateté, l’air du temps.
Reste la catharsis. Merci de l’argument. Je ne sais pas quoi répondre. Est-ce que la fonction du théâtre antique peut être transposée à notre époque ? «la séparation du bien et du mal » qui est la fonction de la catharsis, n’est-elle pas très compliquée justement avec Joker qui ne fait que brouiller les limites ? Joker n’est-il pas en train de devenir un film culte, et en ce sens « purge-t-il les passions » comme le faisait le théâtre grec ?.
J’ai des doutes. Des avis ?

C.P. dit: 15 octobre 2019 à 13 h 06 min

Merci Phil, à propos du Jesûs Franco . Son film a la réputation de serrer d’un peu plus près Bram Stoker. Si ça fait quand même une daube, pas de regret ! J’ai revu sur Ciné + Classic « Morocco », Dietrich et Cooper. Elle, c’est quelque chose !

Phil dit: 15 octobre 2019 à 13 h 10 min

vertu des inconscients du cinéma bis, le Dracula de Jess Franco est le premier qui montre des enfants en bas âge livrés aux succubes. des spectateurs pas au point ont cru à des chats.
merci dear Art pour votre diary Kuala lumpur. si je comprends bien, madame votre mère remonte les bretelles au premier de Bangkok ?

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 13 h 17 min

Devant moi, se tenait un grand vieillard, rasé
de frais, si l’on excepte la longue moustache
blanche, et vêtu de noir des pieds à la tête,
complètement de noir, sans la moindre tache de
couleur nulle part. Il tenait à la main une
ancienne lampe d’argent dont la flamme brûlait
sans être abritée d’aucun verre, vacillant dans le
courant d’air et projetant de longues ombres
tremblotantes autour d’elle. D’un geste poli de la
main droite, l’homme me pria d’entrer, et me dit
en un anglais excellent mais sur un ton bizarre :
– Soyez le bienvenu chez moi ! Entrez de
votre plein gré !

traduc canadienne..serviteur!..tchouss

Phil dit: 15 octobre 2019 à 13 h 23 min

merci Bouguereau, bonne traduction.
Jess Franco reprend cette scène à la lettre pour son film, rien n’y manque, y compris la flamme en plein vent. Seul le doublage français lamentable fait dire à Lee s’adressant à Harker: « Entrez.. si vous devez ! ».
Marocco, CP, yes, quite a thing ! est-ce dans ce film ou Marlene, habillée en homme ?

Annelise dit: 15 octobre 2019 à 14 h 56 min

la moustache étouffe les canines, josé bové en dracul, ridicul.(Phil)
et
par yavé bonne clopine frait cocu polo..et tous les crucifisques n’en pourrait mais (Bouguereau)

Ah ça, les deux pousse au crime s’en donnent à coeur joie !
Jean-Marcel, « Si d’tout côté qu’on l’épluche / vous trouvez rien à lui r’procher », c’est tanéfé que vous avez déniché l’oiseau rare…Votre (dark) Knight rises à canotier le 14 à 18h55, on y croit

Bon dialogue dear Puck/Eriksen, I agree, Marie-Hélène
Merci Art pour signalement des 30 ans Cahiers du cinéma Asie?
Non je n’avais pas fait attention
Quant à vous avoir rendu sensible la haute qualité de Charles Tesson, s’il est un contresens à ne pas faire, c’est de le tenir pour lugubre. . .ineffable drôlerie rentrée, il n’est pas sage, ni raide, ni terne ni éteint, quelle erreur ! Le contraire. J’entends le premier mouvement qui vous l’avait fait trouver austère, une de vos amies l’a eu en cours à la Sorbonne nouvelle, c’est ça?. .pas moi..ce grand roc – grand en taille, il n’est pas fluet- cheveux léonins, avec de ces mains d’homme agricole qui ne font pas manucuré intellectuel appliqué à tapoter toute la journée un buvard, de nobles traits médiévaux percés par des yeux en amande vifs, curieusement malicieux sous le voile. La voix assez lente, peut-être ne le trouvez vous pas « spontané », alors qu’il parle en manipulant distraitement un trombone ? mais il est plus que cela. Rieur dont le rire est retenu en strate cachée. Dans l’irrigation l’humour doit remonter à l’occasion, baignant tout
Il y a une vibration secrète, une activité sismique intense dans sa sorte d’hésitation taciturne. ..temps que tout son background s’organise, se range pour disparaître aux yeux.. Pudique. Paysan laboureur en profondeur extrême. Racé, le contraire d’un lourdaud, attention : Seigneur au soc fendant la terre . Il voit tout, attentif avec bonté aux germinations, à la fleur, au fruit, au déclin du fruit, à son pourrissement, ainsi jusqu’au bout du cycle, au renouvellement. .Voyez-le faire en mesurant ce qu’il fait.Sa fatigue tout entière dévouée à la cause. Grande bâtisse habitée par une âme discrète et forte. Ce n’est pas tant sa cotte de maille cinéphile, ce savoir implacable dont il est revêtu qui scintillent d’un feu étonnant qu’une espèce d’enfance supra éveillée, fraîche, tendre et fantaisiste sous la solennité apparente qui le rend hors du commun, sombre et granitique zébré de lumière, saupoudré de sucre et de poivre, assaisonné, audacieux, drolatique, piquant. ..God bless. Un jour les scories brûlent à leur tour dans le volcan, l’herbe repousse sur les pentes d’un vert jamais vu.. Skorecki Lefort Cerisuelo écrivent bien ,lui aussi. Un seul de ses paragraphes sur Satyajit Ray, Luis Bunuel ou Abbas Kiarostami parfois vaut dix films en train de cartonner au boxofiss

Jazzi dit: 15 octobre 2019 à 16 h 09 min

Merci, art. Souffrance toute relative de ma « belle famille », qui vit confortablement et peut sortir du pays à volonté et sans visas…
Rien à voir avec la situation chaotique de la Syrie, évoquée par ailleurs avec le film « Pour Sama » !

bouguereau dit: 15 octobre 2019 à 16 h 53 min

Quand j’arrivai à la fin de mon récit, j’avais
également terminé mon souper, et mon hôte en
ayant exprimé le désir, j’approchai une chaise du
feu de bois pour fumer confortablement un cigare
qu’il m’offrit tout en s’excusant de ne pas fumer
lui-même. C’était, en vérité, la première occasion
qui m’était donnée de pouvoir bien l’observer, et
ses traits accentués me frappèrent.
Son nez aquilin lui donnait véritablement un
profil d’aigle ; il avait le front haut, bombé, les
cheveux rares aux tempes mais abondants sur le
reste de la tête ; les sourcils broussailleux se
rejoignaient presque au-dessus du nez, et leurs
poils, tant ils étaient longs et touffus, donnaient
l’impression de boucler. La bouche, ou du moins
ce que j’en voyais sous l’énorme moustache,
avait une expression cruelle, et les dents,
éclatantes de blancheur, étaient particulièrement
pointues ; elles avançaient au-dessus des lèvres
dont le rouge vif annonçait une vitalité
extraordinaire chez un homme de cet âge. Mais
les oreilles étaient pâles, et vers le haut se
terminaient en pointe ; le menton, large,
annonçait, lui aussi, de la force, et les joues,
quoique creuses, étaient fermes. Une pâleur
étonnante, voilà l’impression que laissait ce
visage.
J’avais bien remarqué, certes, le dos de ses
mains qu’il tenait croisées sur ses genoux, et, à la
clarté du feu, elles m’avaient paru plutôt blanches
et fines ; mais maintenant que je les voyais de
plus près, je constatais, au contraire, qu’elles
étaient grossières : larges, avec des doigts courts
et gros. Aussi étrange que cela puisse sembler, le
milieu des paumes était couvert de poils.
Toutefois, les ongles étaient longs et fins, taillés
en pointe. Quand le comte se pencha vers moi, à
me toucher, je ne pus m’empêcher de frémir.
Peut-être, son haleine sentait-elle mauvais ;
toujours est-il que mon cœur se souleva et qu’il
me fut impossible de le cacher. Le comte, sans
aucun doute, le remarqua, car il recula en souriant
d’un sourire qui me parut de mauvais augure et
qui me laissa encore mieux voir ses dents
proéminentes. Puis il alla reprendre sa place près
de la cheminée. Nous restâmes un bon moment
sans parler, et comme en regardant autour de moi,
je levai les yeux vers la fenêtre, je la vis qui
s’éclairait des premières lueurs de l’aube. Un
lourd silence semblait peser sur toutes choses.
Pourtant, en écoutant attentivement, j’eus
l’impression d’entendre des loups hurler dans la
vallée. Les yeux de mon hôte brillèrent, et il me
dit :
– Écoutez-les ! Les enfants de la nuit… En
font-ils une musique !
Lisant sans doute quelque étonnement sur mon
visage, il ajouta :
– Ah ! Monsieur ! Des citadins comme vous
ne pourront jamais éprouver les sentiments du
chasseur…

un chasse pêche et tradition..un bouseux à la tarzan le dracul!..c’est le cinoche qui l’a habillé..civilisé en somme..ha le bel instrument

Larry Boisière, cinéaste dit: 15 octobre 2019 à 18 h 43 min

Je repars à New York pour tourner un rimèque de L’amant de Lady Bougros avec ma copine Lana Tournère

Marie Helene S dit: 15 octobre 2019 à 19 h 39 min

16 h 55. Un Dracula noir !
Formidable, Bouguereau !

Vous etes une fichue styliste Annelise ! Relu les portraits de Bale, de Tesson. Quelle puissance !

Coincidence de calendrier : zappant hier entre les chaines a l instant du journal, un reportage donne chez Gilles Bouleau sur San Francisco ou se concentrent les meilleures tables du monde, dont le restaurant francais ‘Chez Panisse’. Deniz Moullet sa proprietaire chez laquelle nous avions eu l immense plaisir de diner il y a dix ans, nee Lurton, n est-elle pas la soeur de votre compagnon et co-auteur du livre sur le Bresil Thierry ? Le restaurant semble avoir ete repris par une critique gastronomique connue, dont C.P. ou les habitues des voyages aux Etats-Unis retrouveront peut-etre le nom. Je ne l ai pas note et n ai pas pour le moment de projet vers la cote ouest.
Cordialement.

Phil dit: 15 octobre 2019 à 20 h 40 min

Belle traduction Bouguereau, mais pas si simple bouseux, Stoker n’a pas quitté la library de Dublin. Son Dracula, cauchemar de l’Angleterre, terrassé par van Helsing/English

C.P. dit: 16 octobre 2019 à 5 h 31 min

alley car, j’avais parlé de l’évasion heureuse au cinéma, à New York, dans « Voyage au bout de la nuit » et Jacques Barozzi a cité un beau passage. Mais vous savez bien qu’il s’agit de BARDAMU spectateur dans un roman. Le docteur Destouches (qui n’était pas encore Céline), accompagnant en 1925 une mission de médecins hygiénistes jusqu’au Canada, n’a guère séjourné à New York, mais plutôt à Detroit, où il a pu observer le travail aux usines Ford. Bardamu, dans le ROMAN, passe de New York à Detroit, y demeure plus longtemps et travaille, lui, dans ces usines. Destouches devenu Céline transpose donc ses observations sur le travail à la chaîne en sensations et réflexions de Bardamu, avant qu’il ne rencontre Molly… avec qui il va d’ailleurs au cinéma. Je veux dire qu’il est bien difficile de savoir dans quelle(s) ville(s) Destouches a fait l’expérience du cinéma américain, et cela n’a pas au fond une grande importance.

Je ne sais plus dans quel livre (c’est peut-être dans « D’un château l’autre », à vérifier) Céline évoque l’Hippodrome Cinematographic Théâtre (avant qu’il ne se transforme en Gaumont-Palace), près de la Place de Clichy à Paris, et les spectacles que le jeune Destouches y a vus. Là, on est plus dans l’autobiographique.

Marie Hélène S, je ne connais pas « Chez Panisse » autrement que de réputation, à cause surtout de sa fondatrice à Berkeley, encore vivante je crois, Alice Waters, qui est un peu une légende de la restauration et a écrit sur la cuisine. Mais c’est tout, et je ne suis pas gastronome (d’autres ici, oui !)

puck dit: 16 octobre 2019 à 8 h 53 min

misère de misère je m’étais promis de ne pas revenir…

Eriksen : je n’ai rien dit de ce que je pense de la question de la responsabilité, mais uniquement de ce que ce film donne à voir et à comprendre.

pour une fois que je vois le film dont parle Annelise… ça fait d’ailleurs tout drôle de parler d’un film que j’ai vu, tellement habitué à l’inverse, j’imagine que pour les livres ce doit être pareil, ça doit faire tout drôle aussi.

Eriksen : quand TP montre que le Joker ne peut plus prendre ses médocs parce que la ville a coupé les budgets des services sociaux vous en comprenez quoi de ça ?

je veux dire il n’aurait pas plus dire les choses d’une façon plus simple, ou alors si cela doit être dit de façon plus simple pour que vous le compreniez dites-moi quelle serait cette façon plus simple de le dire parce que peresonnellement je ne vois pas de façon plus simple de le dire.

donc la ville coupe les budgets des services sociaux, mais quand il va dans cette salle de spectacle où les gens regardent ce film de Charlot habillés avec des noeuds pap et leurs femmes avec leurs diamants en veux-tu en voilà que montre TD : que si la ville a coupé les budgets des services sociaux ce n’est pas parce qu’il n’y a plus d’argent.

quand les choses marchent de cette façon il arrive toujours un moment où ceux qui n’ont pas d’argent vont le prendre chez ceux qui en ont.

prenez un livre d’histoire, toutes les révolutions en France en Russie en Chine n’importe où c’est toujours comme ça que ça marche.

et ça ce n’est pas une question de responsabilité ou de théorie linéno marxiste c’est juste simplement une logique évidente.

si maintenant il faut parler de la responsabilité : qui en est responsable ? je n’en sais rien, sans doute personne ! c’est simplement un mécanisme lié à la nature humaine.

et même si on essaie, comme on le fait aujourd’hui, d’expliquer aux gens que cela ne sert à rien parce que les révolutions ont toujours échoué, c’est pas grave, même si les gens savent que les révolutions ne marchent pas ils les refont quand même, pourquoi ? parce que ce qui fait l’exception de l’humanité c’est d’éprouver ce sentiment de justice ou d’injustice.

même si je n’ai pas trop aimé ce film je trouve très fort de la part de TD de réussir à articuler ces thèmes : folie, injustice, tragédie, violence etc… parce qu’au final le dispositif est cohérent.

puck dit: 16 octobre 2019 à 9 h 09 min

ps : j’ai lu et écouté les critiques françaises de ce film, c’est drôle parce que souvent la critique réprouve cette logique liée à la génèse de la violence, la génélaogie du mal.

et pourtant elle est vraie, la violence ne tombent jamais du ciel, dans les années 30 quand les allemands sont devenus en masses nazis ce n’est pas parce qu’ils étaient tous des tarés, c’est juste que l’humiliation et la détresse sociale les avaient entraînés dans cette folie (ils s’étaient aussi trouvés leur Joker), pareil pour la guillotine, pareil pour tout le reste : la violence a toujours une origine et une raison d’être, et même s’il n’y pas de « véritables » responsables les gens finissent toujours par en trouver (cf R. Girard). fatalité tragique ? malédiction humaine ? dans tous les cas cela reste une logique inévitable. si ce film pouvait avoir une utilité ce serait justement de le rappeler.

à chaque fois il suffit qu’un Joker ou un clown quelconque surgisse de nulle part pour que cela mette le feu au poudres.

Jazzi dit: 16 octobre 2019 à 10 h 53 min

Marrant que vous n’évoquiez pas les Gilets jaunes. Moi, « Jocker », m’y a fait constamment penser et a même changé mon regard, jusqu’alors plutôt négatif sur ce mouvement. Emporté par mon élan jubilatoire du tout cassé anarchisant, je les ai rétroactivement trouvés sympathiques !

Eriksen dit: 16 octobre 2019 à 11 h 47 min

Puck: cela me fait plaisir parce que je vois que l’on est d’accord. Ne cherchez pas à me convaincre qu’il y a trop d’écart entre les nantis et les pauvres, j’en suis déjà convaincu. Le film le montre, c’est sa part thermomètre.

Je plussoie à votre parallèle avec l’Allemagne nazie. La folie des hommes dans les deux cas, même si cela passe par l’ordre pour l’un et le désordre pour l’autre. Mais si vous poussez le parallèle un peu plus loin, c’est un film de propagande que vous mettriez en face de Joker… c’est la part idéologique et ou putassière dont je parlais

Jazzi dit: 16 octobre 2019 à 13 h 04 min

Je n’avais pas trouvé de conflit entre vous, Eriksen et puck. Seulement deux spectateurs qui avaient apprécié, à leur manière, ce film. Tout comme moi et une foule innombrable et universelle prête à faire la queue !

Phil dit: 16 octobre 2019 à 13 h 53 min

considérable débat Puck Eriksen..
le joquère finit-il en nazi manière Mabuse ? achtung, Fritz Lang avait horreur de cette analyse de son compatriote Kracauer. bon, encore des files pour le joquère ou la voie est libre ?

Jazzi dit: 16 octobre 2019 à 13 h 58 min

« le joquère finit-il en nazi manière Mabuse ? »

Pas du tout, Phil. En fait, je ne me souviens plus comment ça finit ! Faut vraiment que j’aille le revoir…

puck dit: 16 octobre 2019 à 14 h 31 min

Eriksen mon intention n’était pas vraiment de vous convaincre qu’il y a des riches et des pauvres…

« putassier » : je vois ce que vous voulez dire par ce qualificatif, je l’emploie souvent pour tous ces artistes, intellectuels, journalistes etc… qui veulent caresser les gens dans le sens du poil, vous savez ce genre de bouquin où l’on tourne les pages en se disant « ah ouai c’est vrai, il a raison de ne pas aimer la guerre et la misère, je suis bien d’accord avec lui justement parce que je trouve qu’ il a raison, comme ça, ça prouve que moi aussi j’ai raison… » il y a un bouquin de Christian Gailly qui commence comme ça, très drôle, celui sur Mozart je crois ?

pour le film de Todd Phillips je ne trouve pas qu’il soit putassier, réussir à faire penser que dans l’histoire le Joker joue le rôle du justicier c’est pas vraiment évident, ce qui place Batman du mauvais côté du manche, à savoir le fils de nanti prêt à défendre leurs privilèges et ainsi faire perdurer les injustices sociales, croyez-moi j’en ai parlé avec des gamins autour de moi, grands fans de Batman, ils ne sont pas tous prêts à sauter le pas.

soyez tranquille, cette année pour Noël les gens continueront à acheter à leur gamins des tenues de Batman, et pas celles du Joker, même pas pour Halloween, sur ce point vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

Annelise dit: 16 octobre 2019 à 14 h 56 min

un reportage donne chez Gilles Bouleau sur San Francisco ou se concentrent les meilleures tables du monde, dont le restaurant francais ‘Chez Panisse’. Deniz Moullet sa proprietaire chez laquelle nous avions eu l immense plaisir de diner il y a dix ans, nee Lurton, n est-elle pas la soeur de votre compagnon et co-auteur du livre sur le Bresil Thierry ?
(MHS, le 15 à 19h39)

Plaît-il, Marie-Hélène ?Vous devriez poser la question à Solange de Ravinel, la mère de ses enfants- c’est dans toutes les revues viti vini de la planète- propriétaire avec Thierry Lurton du château de camarsac (Château « du Prince noir ») voir ce qu’elle en pense
Jean-Pierre Moullé fut le chef du Panisse durant trente ans, jamais mis les pieds, quelle chance d’y avoir dîné. Lors de la « Lurtonerie » annuelle, club très privé, y entrer beaucoup plus difficile que jouer le parcours Old Course St Andrews, obtention de la carte incorruptible,les premiers temps chacun apportait son pique nique et partageait avec son voisin. .que Denise Moullé et son mari soient sympas n’explique pas entièrement que les cousins se battent pour être à côté ?

La RdC est un blog cinéma,comme nous le rappellent la discussion Danish-Puck, Phil et Jean-Marcel Bouguereau qui ont les crocs ou Jazzi qui veut allumer le feu tel un soir de Stade français.. .Sans en faire un fromage, plutôt que relayer le journal TF1. .vous prendrez bien une cuillère de Joker

bouguereau dit: 16 octobre 2019 à 14 h 59 min

Fritz Lang avait horreur de cette analyse de son compatriote Kracauer

le freunde frits y kiffait pas qu’on l’imagine surdéterminé..qu’on soit dac ou pas sur ce coup là cracaouère est un type toutafé magistral..je dirai même plus dracul est un personnage de zein hund tzeit..maigret tire sur sa pipe..dans son cercueil il est pourtant hincoffrable

bouguereau dit: 16 octobre 2019 à 15 h 01 min

je m’étais promis de ne pas revenir…

c’est pas a toi que tu t’adressais raclure de joquère de merde

Annelise dit: 16 octobre 2019 à 15 h 05 min

dans son cercueil il est pourtant hincoffrable

La chambre néanmoins capitonnée, pire que le coucou’s nest

bouguereau dit: 16 octobre 2019 à 15 h 05 min

Couennés les gus

cépé il a dla soie dans les oreilles et un anneau dans l’nez..un grand gant en caoutchouc et dla vazeline jusqu’au coude..tu peux tpromettre du bob dans une oreille et le velvet dans l’ot..ça va pas bien spasser

bouguereau dit: 16 octobre 2019 à 15 h 10 min

San Francisco ou se concentrent les meilleures tables du monde, dont le restaurant francais ‘Chez Panisse’. Deniz Moullet sa proprietaire chez laquelle nous avions eu l immense plaisir de diner il y a dix ans

ça doit couter un bras..et je vais encore déguster qu’il va dire alleycar

Larry Boisière, cinéaste dit: 16 octobre 2019 à 15 h 28 min

Au lieu de New York, je suis allé à Meudon voir bouguereau complètement gaga qu’il dirait C.P.

Eriksen dit: 16 octobre 2019 à 15 h 32 min

ah, ah, vous êtes drôle Puck!
Ne remarquez vous pas que Joker vous caresse dans le sens du poil ?
mais peut-être pour vous n’est putassier que celui qui caresse les autres dans le sens du poil…

C.P. dit: 16 octobre 2019 à 17 h 11 min

Pour l’édification de Marie Hélène S :

Les gastronomes de ce blog sont, d’abord, Annelise et bouguereau (celui-ci ayant une préférence pour la cervelle au beurre noir). D’autres ensuite ?
Jacques, piéton de Paris, mange des trucs marrants dans des coinstots bizarres.

puck dit: 16 octobre 2019 à 19 h 04 min

Eriksen certainement pas, j’ai des enfants, ces trucs glauques et violents je trouve ça hyper flippant, qui a envie de tomber sur le Joker ou un de ses sbires un soir en rentrant chez lui ?

non c’est hyper flippant.

le seul truc intéressant c’est de toujours rappeler d’où vient la violence, qu’elle ne tombe pas du ciel comme la pluie, ça c’est bien.

cela dit on a beau savoir sur le bout des doigts comment sont arrivés les révolutions sanglantes et le nazisme, ça ne nous empêche pas de recommencer à mettre en place un système qui débouchera forcément un jour sur la violence et l’arrivée de l’extrême droite en Europe.

ça aussi c’est un truc hyper flippant, tout le monde sait comment les catastrophes arrivent et personne ne fait rien pour les empêcher, sérieux ça vous fait pas flipper vous ?

puck dit: 16 octobre 2019 à 19 h 10 min

le mieux c’est de laisser tomber ces histoires de Joker et d’aller voir le film de Christophe Honoré, ce serait comme écouter un disque de Delerm après avoir vu concert de rock full psycho metal.

non je n’irai pas le voir, par contre je vais aller voir la Tosca qu’il met en scène, parait que ça va être une mise en scène très tchekhovienne.

alley car dit: 16 octobre 2019 à 19 h 51 min

@ ça doit couter un bras..et je vais encore déguster qu’il va dire alleycar

Se payer de mots ne doit pas être simple tous les jours. Trop tard pour Le gavroche à New-York (et les gargotes de Malakoff ça fait une paye qu’on y chope plus la tourista … à la courte paille j’ai tiré un live chez AccordHotel. Vise un peu ça : https://www.youtube.com/watch?v=xjlPG7_BD_M )

Eriksen dit: 16 octobre 2019 à 22 h 30 min

Puck : Chambre 212, vous l’avez très bien résumé sans l’avoir vu. Pur déliquescence.
«on a beau savoir sur le bout des doigts comment sont arrivés les révolutions sanglantes et le nazisme, ça ne nous empêche pas de recommencer à mettre en place un système qui débouchera forcément un jour sur la violence…».
C’est juste. Et Joker nous en rapproche un peu…. Comme beaucoup de films et de pièces ces temps ci. Si vous avez aimé Joker, vous aimerez « qui a tué mon père » de et par Stanislas Nordey sur un texte d’Edouard Louis. Un spectacle à l’emporte-pièce, mais vous sortirez le poil bien lissé.
Allez, le pire n’est jamais certain.

Larry Boisière, cinéaste dit: 17 octobre 2019 à 8 h 31 min

16/10 à 15:01 ach ! le gaga bouguereau, à court d’idées, ressort sa « raclure », c’est nouveau qu’il dirait C.P.

Larry Boisière, cinéaste dit: 17 octobre 2019 à 9 h 10 min

Ne pas oublier que ce sont ces « raclures » et autres injures qui ont valu au sieur bouguereau sa liquidation de chez Passou et Pauledel… encore ici, jusqu’à quand ?

Art dit: 17 octobre 2019 à 10 h 33 min

marie -Helen le 15, je vois que je suis pas le seul à quitter la route et me faire remettre dedans gentiment!!!
par contre le cinéaste Boisière gonflant!!!

erisksen 22h.30 que valait ce spectacle d’edouard Louis et jouait-il dedans? j’adhère pas sa forme facil militante et plaintif lgtb politiK.ment correct (pas très intéressant, ou pour les darones contentes de le plaindre et comme ça se sentir cool ça passe tout seul) Il se croit représentatif et victimise pour attirer l’attention. X.Dolan plus doué que cet oeuvre intello et en fait ,bourgeois, fait pour ratisser malinement. moi – m^eme parce qu’homo je devrais tomber dans le panneau?NON.

Jazzi dit: 17 octobre 2019 à 11 h 05 min

« Matthias & Maxime » de et avec Xavier Dolan.
Un excellent cru, qui renoue avec les films des débuts.
Dans la lignée de « Tom à la ferme » (2012) et de « Mommy » (2014).
Il y a du Truffaut, chroniqueur d’Antoine Doisnel, chez notre jeune cinéaste prodigue québécois, mais à la sauce mélodramatique, amplifiée par ses thèmes récurrents : la folie de ma mère et mes amours homos naissantes et contrariées, et la musique envahissante du compositeur Jean-Michel Blais.
De belles trouvailles visuelles dynamisent la narration et donnent son propre style au film, le style Dolan, mi hystérique et mi tendre, notamment ici la ligne jaune autoroutière, filmée à toute allure.
J’ai vu, j’ai été ému et j’ai versé ma larme…
(m’étonnerait qu’il en soit différent pour art !)
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584137&cfilm=262235.html

bouguereau dit: 17 octobre 2019 à 11 h 19 min

J’ai vu, j’ai été ému et j’ai versé ma larme…

..ô tempora ô moresse qu’il va dire dirphiloo

bouguereau dit: 17 octobre 2019 à 11 h 22 min

moi – m^eme parce qu’homo je devrais tomber dans le panneau?NON

‘on npeut pas dire plus’ quil aurait dit cicéron dans son patois

bouguereau dit: 17 octobre 2019 à 11 h 29 min

par contre le cinéaste Boisière gonflant!!!

ferdom même de souper de cons gagnant tous les soirs que dieu fait on se lasse..il nous jure qu’il va laisser sa chance à d’autres..mais chaque matin c’est breakfast du champion

Marie Helene S dit: 17 octobre 2019 à 11 h 31 min

Un impair, Art, j en suis confuse. A.R me remet en place a 14 h 56 sans la durete qu elle pouvait temoigner. Je n ai pas l air maligne d avoir ri a lire vos maladresses de jeune homme avant de faire pire ! Obnubilee par la coincidence au journal tele, je me suis precipitee sur la description du doigt sans plus voir la lune.
Message recu. Chere Annelise, je vous sais assez genereuse pour accepter mes excuses.

C.P. 17 h 11 je n ai pas mange de viande depuis des annees ! Avec un entourage que ces plats prises par Bouguereau (impliquant rognons, abats, gibier et foie -gras) ne revulsent pas. Mystere. Mais ce n est pas au moment ou je fais amende honorable que je vais m aventurer hors sujet.

Edouard Louis, oeuvre ‘bourgeoise’ : sans etre d accord sur le terme a 10 h 33 je vois ce qu il suggere.’Consensuelle’ cerne mieux. C.F; Le ‘putassier’ dont Eriksen nous a entretenus, que le premier reflexe attribue a autrui sans que soit resolue la problematique d une ‘consensualite etendue a l ecriture des marges’ ruinant tout, ou partie de la visee initiale du propos. Sauf a etre parfaitement au clair quant a la place occupee par l ecrivain : la ‘sociologie sociale’ dans ‘E.Bellegueule’ tenue en soi pour ‘style’, ce qu elle n est pas. Une forme d envers parfait, ce serait le jugement a porter envers Peter Handke? Ce style de confusion a l oeuvre dans des esprits qui ne savent plus, faute d exemples rarefies, ce qu est un ‘objet litteraire’ a detacher de la politique ou de la sociologie.
Il faut s entendre et s accorder au prealable sur de quoi on parle.
Cordialement.

Larry Boisière, cinéaste dit: 17 octobre 2019 à 11 h 38 min

ach ! je « gonfle » le Gaga !… tant mieux et tant pis pour lui, c’est le but recherché qu’il dirait C.P.

Dubruel dit: 17 octobre 2019 à 11 h 40 min

9H10 tricard chez Assouline, Bouguereau? m’avait semblé vous lire sur la RDL. J’ai dû confondre avec Phil .

Phil dit: 17 octobre 2019 à 12 h 58 min

Dear Baroz, le beau gosse québecois n’est-il pas à bout de souffle ? trente ans, des films et des baises au rythme Fassbinderien, il est temps pour lui de changer de tonneau. certains voyeurs de cet opus sur les homos dopés plus forts que les hétéros faiblards, y trouvent du Denys Arcand à la mordmoilenoeud.

Jazzi dit: 17 octobre 2019 à 13 h 07 min

« le beau gosse québecois » s’est défiguré avec une belle tache de vin, Phil !
La problématique de ce film, qui ne manque pas de souffle, c’est que justement les deux beaux gosses amoureux ne s’y mordent pas assez le noeud…

Dubruel dit: 17 octobre 2019 à 13 h 08 min

22H30 le 16.’vous aimerez « qui a tué mon père » de et par Stanislas Nordey sur un texte d’Edouard Louis. Un spectacle à l’emporte-pièce, mais vous sortirez le poil bien lissé.’

Où vous l’aviez vu Eriksen ? Moi rue Malte Brun, l’an dernier si mes souvenirs sont bons.
marchons sur des oeufs avec les liens de parenté, cru entendre que C.P., BEAU-PERE de Branschweig, a quelque chose à voir également avec Nordey? Il infirmera si non.

Pour dire cash,le fils de Mocky pour moi grand, du moins BON-supérieur comédien potentiel. Il sait où placer sa mise en scène. Bon metteur aussi. La présence, la voix, l’incarnation, pas de souci, il sait faire. Les cheveux mi longs, imberbe, ‘le corps abîmé de la classe ouvrière fait homme’ à la Colline, d’accord je vais marcher grâce à lui, la création sonore (des clarinettes il me semble), le décor ‘neigeux’. Là où ça pêche? Il est desservi par un texte au final bidon.
MHS 11H31 pointe du doigt l’ennui produit par ces tirades , productions ‘engagées’dont des Mouarad(pareil) ou Rambert peinent à se défaire. Et pourquoi? Manque d’audace des sujets. Proximité endogène, confort !
Je suis dur? Que n’a t-il plutôt projet d’adapter le livre pour enfants d’Annelise, envers lequel je vais me montrer encore plus dur !Des illustrations NULLES. Intolérable, ça vous tue l’amour. Je n’en tais pas, je vous l’avais écrit. On se demande comment ‘la Part des anges’ qui avait publié des Plossu et Manciet – et Noir Désir, celui-là à vérifier?- nickel a supporté ça. Je connais pourtant l’histoire, la fille de Met à qui vous aviez promis, elle vous avait rendu des cartons à foutre à la poubelle, mais vous aviez promis… Sur france cul, aline Paillier vous l’avait fait avouer. Vous êtes gonflée, vous aviez ri, sans nier!
Mais la journaliste et productrice – avec raison- tombée amoureuse du texte! moi également, nous l’avions évoqué avec Xavier Roy au MIDEM.J’ai pu voir quelques années après avec ‘Le Soldat rose’ comment Chedid se plantait en tâtonnant, là où aviez mis un panier premier tir. En entendant la lecture à Riga en 2012,pas pu m’empêcher de me dire quelle merveille ce serait si un Christoph Marthaler, un Meurisse (Ch de Navarre) ou Thierrée se penchaient dessus pour en faire quelque chose. Nordey, pourquoi ne va t-il pas hors de ses cordes au lieu de rester planqué dans le giron?
L’opéra de NY à force de ce style d’opérations de blanchiment finit spécialiste des grandes créations avant-gardistes réchauffées. Plus de jus !

Phil dit: 17 octobre 2019 à 13 h 11 min

Merci Baroz. une tache de vin ne mange pas de pain. votre idée de scénario, on garde la tache mais on baisse le slip, est respectable. ça donne les films, de qualité, du cinéaste argentin Marco Berger.

Paul Edel dit: 17 octobre 2019 à 20 h 15 min

jazzi, quand tu parles de  » Matthias & Maxime » de Xavier Dolan,et de trouvailles visuelles
« notamment ici la ligne jaune autoroutière, filmée à toute allure. » ça ‘a rappelé immédiatement le grand cinéaste baroque magnifique Wojciech J. Has ,mon cinéaste de coeur, avec « l’art d’être aimée » , tourné en pologne communiste en 1963.Ce portrait d’une actrice( jouée par barbara Krafftowna) qui prit tous les risques pendant la guerre 40 pour cacher celui qu’elle aime (joué par le grand Zbigniev Cybulski) et qui e révèle un salaud … le génerique c’est une piste de ciment d’un aeroport avec ses rainures de goudron qui défilent de plus en plus vite sous le ventre d’un avion.le film était en compétition au festival de Cannes, et il aurait mérité une palme.. je recommande aussi « La poupée »", et aussi le tres beau « adieu jeunesse » tourné en 61. là encore, portrait de femme qui retourne dans la vieille demeure provinciale de son enfance,avec des bouffées de nostalgie.. la maison va être découpée en appartements à la mort de son grand père.Un jeune homme,charmeur, la trouble pendant ce voyage en province.

alley car dit: 17 octobre 2019 à 20 h 40 min

@ jazzi, quand tu parles de » Matthias & Maxime » de Xavier Dolan,et de trouvailles visuelles
« notamment ici la ligne jaune autoroutière, filmée à toute allure. »

Eh bien là j’ai pensé à Lost Highway de David Lynch … Un poil de Joker en prime (Sex Lies and Videotapes) ?

bouguereau dit: 18 octobre 2019 à 8 h 25 min

c’est apollinaire..encore..je crois qui a dit que le cinéma nous faisait voir des choses que nous n’avions jamais vu et la litterature jamais ressentie..quand c’est vrai..et ça l’est souvent..c’est toujours à double détente..et dailleurs faut des bons critiques pour l’isoler..mais baroz ne vole t’on pas a tous les mômes davoir été tout seul et sans personne hynotisé les noeils sur la route un soir blafard..ou à tous les papis de se partager le souvnir dla daube à manman..au beurre de la terre qui ne ment pas comme une madelein..le vol..s’arroger..c’est le fer rouge du commerce dont on crève

bouguereau dit: 18 octobre 2019 à 8 h 27 min

celui qui ne dit que des conneries mais les dit bien

à certains faut toute une vie pour savoir que c’est ça le travail qu’est un vrai trésor papa

bouguereau dit: 18 octobre 2019 à 8 h 37 min

Là, Paul, j’avoue mon ignorance !

par exempe là baroz hinove..lestrapade et à la roue les tenailles..c’est normalment pour faire causer..y’a la puissance du ricard..du porc mais aussi dma maglite pour éclairer le gazier au fond dson caveau

bouguereau dit: 18 octobre 2019 à 8 h 49 min

il est temps pour lui de changer de tonneau

c’est une citation bédé ou cognac vsop?..on vit dans un monde ou tout il est brouillée

bouguereau dit: 18 octobre 2019 à 8 h 52 min

là encore, portrait de femme qui retourne dans la vieille demeure provinciale de son enfance,avec des bouffées de nostalgie.. la maison va être découpée en appartements à la mort de son grand père

vive et mourir dans la même maison..sainte beuve dvenu le comble de l’exotisme..un alienne avec étui pénien qu’il va dire baroz

Phil dit: 18 octobre 2019 à 9 h 08 min

Fassbinder: « cercleur de tonneau », dear Bouguereau. Son ancêtre, déjà, « ceinturait ». aujourd’hui on a les mêmes, sans tonneau.

Paul Edel dit: 18 octobre 2019 à 9 h 59 min

Jazzi, tu peux trouver les dvd du cinéaste Wojciech Has à la librairie polonaise du boulevard Saint-Germain.C’est au au premier étage.Bel endroit pour flâner.
Tu verras dans les films de Has l’incroyable richesse de chaque plan (Has fit des études de peinture) car il aime,Has réussir des scènes de groupe, des actions parallèles au fond de l’image..Ses films s’attachent au désenchantement d ‘une génération d’aprés guerre sous Gomulka.. les portraits de jeunes gens lassés de la thèse officielle répétée de « l’héroïsme guerrier du peuple » , le mythe de la Résistance.Il faut que tu découvres ‘l l’art d’être aimée »(1963) ,portrait d’une génération à travers le portrait d’une femme.Dans « Adieux » une actrice accusée de collaboration pour avoir joué dans des théâtres sous contrôle allemand alors qu’elle sauva de la mort un comédien dont elle est amoureuse….Le film se situe dans l’après guerre.. dans un avion entre Varsovie et Paris, et l’actrice(jouée par Barbara Krafftowna) revoit de longues parties de son passé par flash back.Tres belle construction et montage présent-passé.. on y découvre aussi un Cybulski qui joue un narcissique désinvolte, lâche,ivrogne histrionique,le portrait inverse de celui qu ‘on a vu dans « Cendres et diamants » de Wajda,et qui rendit Cybulski si célèbre en Pologne..

puck dit: 18 octobre 2019 à 13 h 06 min

@Eriksen je suis tombé sur un site où ils évoquent la critique pour le moins virulente du film au « masque et l’enclume » :

- Pierre Murat (Télérama) : « Joaquin Phoenix a maigri de 30 kilos, c’est très bien mais ce n’est pas pour cela qu’il a du talent. Dans ce cas-là Jack Nickolson et Heath Ledger étaient bien mieux. » ‘Todd Philipps, le metteur en scène, n’a pas beaucoup de talent : il a beaucoup de mal à créer une véritable ambiance, tout est apprêté, fatigué. »

- Eric Neuhoff (Figaro ) : « C’est à la fois vide et répétitif, ça patine tout le temps, ça n’avance pas.. On peut le voir les yeux fermés.. C’est n’importe quoi, ça ne devrait pas s’appeler Joker mais Oscar car Joaquin Phoenix louche sans arrêts vers la statuette… « .

- Sophie Avon (Sud Ouest) : « Je trouve le film détestable, à la fois trop plein et vide, c’est assez bête cette mode d’aller chercher un personnage secondaire dans une franchise déjà bien installée : on voit bien la rentabilité, c’est la grande mode à Hollywood de faire cela, de lui adjoindre un passé, une genèse… Pour en faire quoi ? Un psychopathe de plus alors que le cinéma en est déjà chargé, Qu’apporte-t-il de plus ? J’ai le sentiment que Todd Philips n’a pas grand chose à dire. »

- Xavier Leherpeur (7éme Obsession) : « Si la publicité qu’il y a autour de ce film est quand même extraordinaire, c’est surtout la connerie qui terrasse, bien avant la violence qui, elle, est petite. C’est une effroyable bêtise ce scénario qui sort de nulle part… Joaquin Phoenix en fait des caisses ! Il fait tout le temps la même chose, c’est une catastrophe de caricature ».

puck dit: 18 octobre 2019 à 13 h 42 min

ce qui est le plus intéressant à lire c’est la centaine de commentaire en réaction à ces critiques.

sûr que ce n’est pas un site fréquenté par des gens ayant un fort « capital culturel » comme ici, cf son nom « cinema.jeuxactu », et certains dans leur commentaire font presque autant de fautes d’orthographe que moi.

cela dit cela met en évidence cette fracture culturelle qui peut virer à l’humiliation, qui certes a toujours existé, mais avec internet et les réseaux sociaux ça vire à l’affrontement, certains commentaires sont hyper violents, ça insulte dur.

je pense que ce genre de situation pourra un jour faire partir les choses en vrille et virer à l’insurrection, une révolte causée par un Marvel, ce serait assez marrant…

puck dit: 18 octobre 2019 à 13 h 48 min

en tout cas il me semble que la critique devrait désomrains prendre en compte cette dimension éthique et politique.

jusque-là la critique « érudite » pouvait être un outil éducatif, pour faire monter le niveau, mais ce n’est pas le cas dans le contexte actuel, quand on lit ces commentaires limite leurs auteurs assument et revendiquent leur position tout en sachant qu’elle n’est pas forcément la plus « intelligente ».

il semble que nous entrons dans une ère nouvelle où l’intelligence n’est pas un élément determinant au regard du respect et d’une certaine forme de relation renlevant d’une certaine forme de « fraternité » entre les individus, quelque chose de l’ordre du tribal semble prendre le dessus.

bouguereau dit: 18 octobre 2019 à 14 h 26 min

la jeunesse qui passe pourrait croire que keupu est seringué par le cul d’pots belges..qu’il boit nuitamment tous les vases de nuit des épads du zout..qu’il sniffe de l’essence de charenton..bref qu’il est chargé de tous les produits sportif dupont..bayer et basf..mais non..qu’elle sache par yavé que c’est le king

bouguereau dit: 18 octobre 2019 à 14 h 30 min

Fassbinder: « cercleur de tonneau »

c’est comme disait roulio le chanteur..d’être un peu monoglote ça a du bon pour rester poête

puck dit: 18 octobre 2019 à 15 h 22 min

greubou !!!

1 – seringué par le cul d’pots belges..

2 – boit nuitamment tous les vases de nuit des épads du zout..

3 – sniffe de l’essence de charenton..

4 – chargé de tous les produits sportif dupont..bayer et basf.

ça 4 insultes à la suite ! une d’accord, deux passe encore, tris c’est limite mais 4 c’est trop !

je t’avertis si je vais demander à Jazzi de prendre ma défense je te le dis que tu vas le snetir passer !

en plus qu’est-ce que vient faire basf ? ils n’ont jamais fait de produit dopant, sinon ça se saurait, je veux dire sinon je le saurais !

basf, j’y crois pas…

Marie Helene S dit: 18 octobre 2019 à 16 h 15 min

Joker.
J en sors. Consternee ! Sur la ligne de Jazzi, mes jeunes ont trouvé cela ‘jouissif’ ou encore, ‘extraordinaire’.
‘Or’ de la Mostra ? Je n en reviens pas. Je comprends quelle severe correction A.R. met au realisateur de ce ‘reboot’ dans sa chronique !

Un film calibre ou se succedent les emprunts, Orange mecanique, Vol au-dessus d un nid de coucous, The Shining. Autant ‘bien fait’ que verbeux. Le billet decoud avec brio les moments ou T.P. est subversif sans le savoir-vouloir?-, (la femme noire)et met a jour l etendue de son ‘non professionnalisme’ de fond, quant a la narration.
Le probleme n est pas l incitation ou pas a la violence, mais l ensemble du raisonnement faux et le retrecissement des exigences.
La scene televisuelle calquee sur Danny Boyle ‘Slumdog M.’ est d une pauvrete saisissante ! Le decalquage ‘psychologique’ d un Thomas Wayne FORCEMENT fat… Pretentieux et convenu ! Bruce, ‘Batman’ en devenir, transforme en fils a papa a veste anglaise, installe le personnage du Joker dans une victimisation demagogique.
En quittant la salle j ai pense a la raclee adressee en profondeur par Annelise Roux a ce ‘very bad trip’ a la poudre d or. Seule la composition de Joachim Phoenix echappe au desastre. Et encore ! Exploitee jusqu a plus soif tant il est vrai qu il est ‘toujours bon’, on bascule dans l ennui !

Puck. ‘quand on lit ces commentaires limite leurs auteurs assument et revendiquent leur position tout en sachant qu’elle n’est pas forcément la plus « intelligente ‘.
Parlez-vous du ‘Le Masque et l enclume’?
A 13 h 06, bien qu il ne dispose pas d une fenetre importante pour developper, les propos de X.LHerpeur dans ’7eme Obsession’ sont souvent justes. Ils rejoignent la mauvaise note assenee par A.R a ce ‘coupeur de cou de girafe a 0 talent apollinien’.

Dubruel dit: 18 octobre 2019 à 16 h 35 min

16H15. Annelise a taillé un short moulant -moulant à Todd Phillips, yes !
La scène sous le pont ‘Joker’, pale copie de ‘Lost Highway’. encore un emprunt. Patricia Arquette aujourd hui ressemble a Marina Carrere d Encausse. Ces blondes boulotte sont ravissantes a trente ans ! Noémie Watts prenait le relais pour ‘Mullholland Drive’ en divine poupée russe. Même esprit schizo (personnellement petite préférence pour L.H.)

vincent dit: 18 octobre 2019 à 16 h 46 min

mince c’est parti tout seul.
je reprends : avant j’aurai avalé le film tout rond en trouvant gavé bon. Là j’ai effectivement repéré pas mal de dérangements d’avoir lu le billet.
sensation paradoxal de se sentir plus intelligent…..je gobe moins et + satisfaction de me faire moins roulé, tout en décuplant le plaisir de q.

vincent dit: 18 octobre 2019 à 16 h 49 min

bref ça m’a remis les idées en place, et encore + apprécié RETURNS-T.Burton et BEGINS C.Nolan, et notre excellentissime vieux D.Lynch pour parler d’autre chose que du bat &Joker.

puck dit: 18 octobre 2019 à 16 h 51 min

MSH : « Puck. ‘quand on lit ces commentaires limite leurs auteurs assument et revendiquent leur position tout en sachant qu’elle n’est pas forcément la plus « intelligente ‘.
Parlez-vous du ‘Le Masque et l enclume’? »

non non non, je parle des commentaires en réaction aux critiques de l’émission « le casque et la thune », du genre :

Abramalux qui écrit : « C’était tellement écrit d’avance que ce film allait être détesté par les gros bourgeois ni de gauche ni de gauche de l’émission. Ils commencent vraiment à flipper les vioques…Bien, très bien même. »

ou Titi4 : « Excellente In terpretation de Joakim GRAN D ACTEUR. LES CRITIQUES PASSENT LEUR TEMPS À DÉCORTIQUER LES FILMS ET NON PAS LES VIVRES SIMPLEMENT »

ou Thekiller : « Les bobos gauchos qui font dans leurs frocs. »

si vous voulez lire les 150 autres du même tonneau :

https://forums.cinema.jeuxactu.com/articles-cinema/joker-est-film-detestable-avec-joaquin-phoenix-sans-talent-selon-france-inter-t25184.html

puck dit: 18 octobre 2019 à 16 h 57 min

à moins bien sûr que cela ne vous intéresse pas de les lire ?

je pense qu’on peut ne pas lire ces réactions, je veux dire « on n’est pas obligé d’en prendre connaissance, je veux dire on peut ne pas en tenir compte, je veux dire faire comme si elles n’existaient pas, ou comme si ces personnes n’existaient pas, parce qu’ils gâchent le paysage, ils pourrissent l’ambiance, en plus ils sont bêtes, ils ne savent pas écrire, ni lire, à se demander s’ils ont même été à l’école, si leurs parents leur ont fait écouter Mozart, ou Schubert, s’ils connaissent l’existence de Picasso et de Woody Allen.

vous imaginez un epu MSH, en arriver là en 2019 ? c’est comme nous revenions au moyen âge.

la bonne nouvelle c’est que comme la sécu ne rembourse plus le blanchiment des dents on va pouvoir les reconnaitre dans la rue à leur dentition, comme au moyen âge.

puck dit: 18 octobre 2019 à 17 h 16 min

la mauvaise nouvelle c’est que c’est eux qui feront passer la petite fille le Pen aux prochaines élections.

c’est « que » c’est eux « qui » : l’autre mauvaise nouvelle c’est que je me rends compte que j’écris aussi mal que ces vauriens.

puck dit: 18 octobre 2019 à 17 h 20 min

c’est Christopher Dolan et Xavier Nolan !

c’est comme avez greubou, faut passer son temps à corriger les bourdes !

Jazzi dit: 18 octobre 2019 à 17 h 30 min

Les meilleurs critiques de gauche ont adoré le film, puck !

Libération par Luc Chessel :
« Avec colère et avec méchanceté, Phillips et Phoenix disloquent et réinventent de toutes pièces le Joker, célèbre méchant de Batman, pour porter un coup fatal à l’ère Marvel Studios, en faisant l’inverse d’un film de comics ou de super-héros convenable, tout en en singeant la mécanique héroïque […]. »

Cahiers du Cinéma par Stéphane Delorme :
« Joker est un soubresaut de Hollywood, ce cadavre fardé qui prouve quand il veut qu’il peut encore faire un peu de cinéma. »

Le Monde par Jacques Mandelbaum :
« Todd Phillips filme une version sociopoétique du personnage, incarné magistralement par Joaquin Phoenix. »

Le Nouvel Observateur par Nicolas Schaller :
« Epoustouflant, l’acteur au mal-être viscéral passe par les différents états de la folie avec une élégance kamikaze qui le distingue de ses illustres prédécesseurs, de Jack Nicholson à Heath Ledger. »

L’Humanité par Vincent Ostria :
« Pour une fois qu’on a un méchant de comic book (presque) en chair et (surtout) en os, débarrassé des flonflons du cinéma de super-héros, ne le snobons pas. »

alley car dit: 18 octobre 2019 à 17 h 34 min

@ je pense qu’on peut ne pas lire ces réactions

Oui on peut. L’espace « commentaires » des sites, blogs et autres supports virtuels sont envahis par la propagande et d’abord celle de la « fachosphère ». Ils ne sont pas représentatifs d’autre chose, mec

puck dit: 18 octobre 2019 à 17 h 37 min

autre détail amusant trouvé sur le web : Joaquin Phoenix a pété un plomb quand un journaliste anglais lui a demandé s’il pensait que ce film pouvait pousser les gens à la violence.

parait qu’il s’est énervé et qu’il s’est barré.

la production lui a demandé de revenir finir son interview, et le détail le plus drôle : l’a excsué en expliquant qu’il n’était pas préparé à cette question.

« pas préparé à cette question »… c’est génial !

sûr qu’il mérite un Oscar.

puck dit: 18 octobre 2019 à 17 h 47 min

Jazzi : tu veux dire que France Inter a récupéré les plus mauvais critiques de droite ?

@alley loème : la fachosphère qui envahit le web ? ouai mec… ça je suis au courant mec… même que je vais souvent lire ce qu’ils écrivent mec… tu vois mec… histoire mec… de prédire l’avenir mec… comme Nostradamec.

bouguereau dit: 19 octobre 2019 à 8 h 44 min

« Pour une fois qu’on a un méchant de comic book (presque) en chair et (surtout) en os, débarrassé des flonflons du cinéma de super-héros, ne le snobons pas. »

les panzerknackers comme dirait phil..les ‘rapetous’ étoyent les marxissléniniss sur lesquels thésaurisait ce salaud donc picsou..mais dpuis que le zuquèreberg fait des discours long comme castro et que keupu tape dans le stock de benzodiazépine au joquère dpuis que bojo a mis en vrac la nhs..le temps est hors de ses gonds épicétou

bouguereau dit: 19 octobre 2019 à 8 h 53 min

La scène sous le pont ‘Joker’, pale copie de ‘Lost Highway’. encore un emprunt. Patricia Arquette aujourd hui ressemble a Marina Carrere d Encausse. Ces blondes boulotte sont ravissantes a trente ans !

c’est haprés des coups bas comme ça qu’on commence à jaffer du lithium au kilo..et gare à la première rupture d’apro d’alibaba

Larry Boisière, cinéaste dit: 19 octobre 2019 à 8 h 57 min

Heureusement qu’on ne voit pas à QUI ressemble le vieux Gaga bouguereau qu’il dirait C.P.

Annelise dit: 20 octobre 2019 à 12 h 01 min

Le Prix Lumière à Coppola, après Eastwood et Jane Fonda
https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/10/19/le-geant-du-cinema-francis-ford-coppola-couronne-par-le-prix-lumiere_6016124_3246.html

Entouré de Bertrand Tavernier, Nathalie Baye et Bong Joon-ho, le réalisateur appelé à se prononcer sur les films des studios Marvel a emboîté le pas à Martin Scorsese les ayant qualifiés de « non cinéma ». Il s’est livré sans langue de bois au sujet des Super héros, étrillant la tendance qu’il estime « méprisable »

bouguereau dit: 20 octobre 2019 à 13 h 28 min

je crois que copola a été l’un des premiers a parler du cinéma numérique à olioud..c’est lui je crois qui a envisagé par exemple qu’on refrait jouer des dead djon wayne et des humphrey bogart..ceci dés la fins des 70′s..dailleurs tout ce qu’on dit au moment de l’emmergence dune nouvelle technique est passionnant..aprés on a la neurone un peu pompée a trop maigrir

Annelise dit: 20 octobre 2019 à 14 h 20 min

 » A trop maigrir » 13h28
Une anecdote que je partage avec vous Jean-Marcel.. C’est vrai que je n’aurais, physiquement, pas reconnu FFC ! En souhaitant que cet amincissement, qui tout en le rendant presque méconnaissable le rajeunit, soit dû à une volonté de veiller sur sa santé ou d’améliorer sa silhouette. . l’Américain auparavant d’une belle rondeur, pas tout à fait égale à celle de Sergio Leone, dont Noël Simsolo a donné aux éditions Cahiers du cinéma une biographie qui explique les kilos par des tournées « baraques à frites post grand restaurant » dont j’ai toujours compris la visée cathartique, réconfortante et mémorielle, se caractérise par une histoire familiale cinématographique (le neveu Nicolas en effet, le père Carmine déjà dans la filière, musicien pour les films, la soeur Talia Shire actrice dès Sylvester en pleine gonflette Rocky buvant des oeufs crus, le fils Gian Carlo(+) producteur -dont de « Rumble fish » -, la fille Sofia réalisatrice, le fils Roman, réalisateur la femme Eleanore écrivain, productrice et auteur de documentaires), mais aussi … vinicole
Francis Ford Coppola, vous le savez, fait du vin. Cela le passionne, il s’y entend. J’avais chroniqué dans un lointain billet, au détour d’un film où nous débattions – avec vous?- des repas et fêtes catholiques à l’écran les caves labyrinthiques, tapissées d’autographes de stars italos-Us, Coppola mais aussi De Niro (lui a des établissements de viande, est a priori à l’abri, quel besoin franchement d’aller aussi mal jouer dans « Joker »?), Cage, Pacino etc du restaurant Pagnanelli qui jouxte la résidence papale d’été, à Castel Gandolfo. .. maintenant, l’histoire :
j’ai été une étudiante sur la paille, suivant un cursus où la plupart étaient bien pourvus. Je travaillais à côté, briguais d’être danseuse professionnelle sans avoir tout à fait le niveau pour entrer à l’opéra. N’ayant pas de quoi payer un studio, j’ai vécu ce paradoxe de disposer historiquement, de très bonne heure, de chambres dans des châteaux de vin connus, parfois la louvière, troplong-mondot mais surtout des crus Lurton, en particulier bouscaut à Villenave d’Ornon où se mariait traditionnellement la famille, près du campus, du temps de mes premières années en sciences-politiques, école à laquelle la très grande inquiétude de mon père m’avait poussée de façon posthume à entrer ,espérant ainsi « assurer les arrières » grâce à des études « sérieuses ». Les copains qui me covoituraient nécessitaient d’être prévenus, sinon la disproportion au moment où on passait la grille les laissait bras ballants. C’était un bâtiment impressionnant avec de grands bassins de pierre sur le devant, rosiers centenaires et lierre au mur, mastoc, follement luxueux « à l’ancienne », avec une bibliothèque aux cimaises de bois qui donnait le sentiment de la cellule anachorétique de l’Ircam toute tapissée de Pléiades, de livres Nrf et de littérature à l’eau de rose, Delly dont les pages trempées de moisissure s’effeuillaient comme des marguerites(à propos de pourriture noble, j’y eus au coin du feu un des premiers dîners tout en liquoreux dont je me souviens avec Brigitte Lurton qui était alors propriétaire de Climens et cuisinait, cuisine toujours comme une reine – quel talent !elle en fit d’ailleurs démonstration à « La Maison Bordeaux » -.. etait là également son ami Philippe Biberson, qui devait recevoir le Nobel de la paix pour MSF. .il travaillait alors en Thaïlande et ne manquait pas de venir quand il était à Bx). J’écoutais ses récits sans beaucoup parler. Il fallait être nombreux pour peupler les pièces immenses ponctuées de meubles d’antiquaire qui, comme au château de camarsac, furent volés régulièrement, car à l’époque les portes d’entrée n’étaient équipées que d’une serrure sommaire. Les salles de réception aux parquets cirés faisaient nos délices pour les fiestas avec D.J après les soirées « pâtes ». .sans dire qu’il pourrait rivaliser avec David Guetta, Jacques Lurton sait tenir une sono
Enfin, j’avais mes habitudes acquises là-bas, y allais et venais sans prévenir, comme eux, enfants des propriétaires étaient à l’inverse chez eux chez moi.. Un printemps, je déboule pendant les vacances alors qu’aucune voiture n’est garée dans le parc, farfouille pour prendre la clé dans une cachette que nous connaissons, vais naturellement à ma chambre chercher les baskets que je pensais y avoir oubliées. Un gros barbu se tient debout devant la fenêtre. Non, il n’est ni dans le plus simple appareil, ni en robe de chambre comme le voudrait un récit à chute folklorique : banalement en bras de chemise. Il regarde la chênaie. Il sursaute, moi aussi. Je bats en retraite d’un « navrée! », me disant, tiens, il doit y avoir des amis américains venus déguster. Pourquoi « américain »? Il en vient souvent. Puis, sa corpulence. J’ai remarqué qu’il était très brun, avec du bistre sous les yeux. .bref je descends, croise dans l’escalier desservant la cuisine un vieil homme qui fut propriétaire de cantenac brown (où Axa fit jusqu’en début 2000 ses « voyages incentive » après avoir lifté le château d’une façon qui m’avait agressée, moi qui l’avais connu, pratiqué assidûment dans une décrépitude que l’enfance m’aidait à trouver magnifique, pas du tout gênante), oncle global de cette lignée viticultrice qui, après son veuvage,nous fit l’honneur, le vrai plaisir de venir habiter avec la nouvelle génération plutôt que d’être seul (Franz De Wilde) et lui lance qu’il y a « quelqu’un chez moi ». .
Il devait avoir dans les 90 ans, avait eu un cancer de la peau. Je revois ses yeux myosotis au bleu atténué par les taches violettes des lésions parsemées autour, gais,vivants, tandis qu’il suçotait un boudoir – peut-être trempé dans un poil de cognac? Je l’embrasse et rajoute « On dirait Coppola ». Lui : – Ah forcément. C’est lui.
Je suis montée dans la R5, j’ai démarré en rigolant, me disant qu’il fallait que je bouture le lilas blanc en train de fleurir. Il embaumait. J’en ai mis partout depuis, ça a bien pris. .quand j’ai vu « Lost in translation », la fin, j’ai trouvé cela merveilleux. Fondu en larmes quand Murray rattrape la jeune femme dans la rue pour la serrer contre lui. .Dix minutes à pleurer sans pouvoir m’arrêter, avec le parfum du lilas dans le nez, la vision du gros brun aux cheveux hirsutes, très noirs, découpé contre le vert du parc, le petit visage de Franz, sa silhouette fragile dans la pénombre et certainement le souvenir flottant de mon propre père, vigneron, propriétaire de rien,inquiet de mon avenir qui ne serait pas facilement à la danse, mais alors où?.. Ses yeux très verts, menthe à l’eau comme une dernière séance d’Eddy Mitchell m’interrogeaient et n’eurent jamais de réponse

Eriksen dit: 20 octobre 2019 à 23 h 17 min

« …oncle global de cette lignée viticultrice qui, après son veuvage,nous fit l’honneur, le vrai plaisir de venir habiter avec la nouvelle génération plutôt que d’être seul (Franz De Wilde) et lui… »
UNe sacrée chance… deux petits vieux qui se dessèchent doucement au cantou, l’œil sur la vie qui continue.

Art dit: 21 octobre 2019 à 10 h 32 min

c’est tout un art élaboré le vin Philippe!!!où vous étiez passé?
anne-lise 14h.20 je vous le redis et je le pense, pas possible d’écrire aussi bien. Le post sur Coppola donne le frisson!!!tendre et fort EVOCATEUR(ciné et charnellment.

Joker.sur que Starsky et Ken.Hutch permet de choper le niveau dhumour. qu’un truc drôle, quand le prisonnier brodeur demande à O.Wilson de se dépoiler dragon au parloir.En même temps homophobie ET mise en boite de l’homophobie; ça vole pas haut et pas trop exigent je vous l’accorde!!!!

Marie Helene S dit: 21 octobre 2019 à 10 h 57 min

23 h 17 ‘deux petits vieux qui se dessèchent doucement au canto’
L accommodement des generations a domicile depeint par A.R temoigne d une autre organisation que cette sinistrose assistee en ephad, Eriksen. En tout cas je l ai ressenti comme cela. La saynete est merveilleusement rendue et d un humour plus dur qu au premier abord.

@pour Phil, dans la continuite de la lecture du journal de Green ? Frederic Martel fustige C.Fourest mais encense ‘Joker’ en appelant au haut patronage de Serge Daney. La disproportion m a parue enorme.

https://www.franceculture.fr/cinema/lentertainment-facon-joker-ou-la-propagande-facon-caroline-fourest

bouguereau dit: 21 octobre 2019 à 11 h 09 min

« Gotham » (dont le spectateur avisé sait qu’il s’agit de New York)

ferdom..c’est donc pas le zout

Dubruel dit: 21 octobre 2019 à 11 h 09 min

T.Belle vignette coppola à 14H20, Annelise !
Sa femme a l’air d’avoir fondu aussi,c’est plutôt bon signe. Ils ont dû faire un régime ensemble sur injonction du docteur.

bouguereau dit: 21 octobre 2019 à 11 h 13 min

le King a pompé Burnette

je ne crois pas qu’on ai jamais dit qu’un roi y doive hinventer..il doit péter dans la soie..qu’il a pas surtout pas filée..et boire du bon.. qu’il a pas récolté..mais avec le plus grand naturel du monde qu’il dirait dirphilou

Dubruel dit: 21 octobre 2019 à 11 h 18 min

Starsky et Ken.Hutch permet de choper le niveau dhumour. qu’un truc drôle, quand le prisonnier brodeur demande à O.Wilson de se dépoiler dragon au parloir.

je me souviens de la scène, Art. Ben Stiller en fait des tonnes comme d’hab. Ils terminent à dada, filmés par la caméra pénitentiaire. Owen Wilson, copain qui, A.l l’a rappelé, a mis le pied à l’étrier à Wes Anderson guère plus fin. L’humour à digression tendance absurde n’est pas loin de 0SS 117. ça part pas mal sur le principe et atterrit à plat en faisant croire que c’est exprès. Trop mou et mal foutu. Quentin Dupieux, ‘Au poste’, même tonneau en plus étrange. Hazanavicius dirige la femis, il faut s’attendre à être inondés de palmes d’or Dujardin !

Phil dit: 21 octobre 2019 à 12 h 39 min

dear Art, mi voyage, like you, pas au Raffles mais du tout comme pour chasser le fauve. et pas toujours connected dans les zéros sociaux, faut de la chair fraîche pour pas crever du scorbut. d’ailleurs, cherche un beamer de poche qui puisse donner le cinéma à la carte, quand on atterrit dans une ville pourrie (sans culture inémathèqueuse). z’avez quoi comme beamer pocket dans votre école d’élite du zoom ?

Phil dit: 21 octobre 2019 à 13 h 18 min

marie-hélene S., Martel en patronage et n’aime pas fourest ? un pervers à scouts. vais tout de même lire votre lien. il me semble que Daney malade n’a plus eu les mêmes goûts qu’avant, effet « Guibert ».

art dit: 21 octobre 2019 à 15 h 45 min

12h.39 et où êtes-vous donc en ce moment cher philip si je suis pas indiscret?

Moi -m ^me voyageant beaucoup, des fois par obligation car famille écartée en distance!!!
Et pas toujours facil. d’une part nouvel empereur du japan mardi et/OU mexique pour l’environ de la tousssaint. may be les deux pour voir l’ensemble!!!

art dit: 21 octobre 2019 à 15 h 54 min

pour le beamer je suis pas l’homme de la situation, car non du tout geek ni rien mais simple homme d’argent (il en faut!!!),commercial dans le bon sens j’espère. Je le dis en plaisantant car vrai et pas vrai.

marmot par contre spécialiste saura vous renseigner à la perfection, comptez sur sauf qu’il est marné taff en ce moment. Mais vais lui faire passer la question en mp de votre part afin qu’il prenne sur le temps de vous dire le mieux si dispo. Il LIT ici et journal Monde,libé et 7eme Obs et nous parlons des débats et pensée artistic /esthetic sur le cinéma sans qu’il puisse avoir le temps matériel de s’exprimer soi même !!!

art dit: 21 octobre 2019 à 15 h 57 min

lui-même, pardon.

à bientot Philippe,n’oubliez pas de repondre à la question vous m ême d’où êtes-vous pour nous faire le check travel!!!marmot s’en occupe ASAP de votre P.b projecteur.

Dubruel dit: 21 octobre 2019 à 16 h 43 min

@phil 12H39, si vous permettez, bien que ce ne soit pas à moi que vous posiez la question (Vincent dira ce qu’il en pense) : samsung SP H03.

Me suis fait ramasser par ‘mme sasseur’ sur la RDL. Vu que vous aussi ? (‘Bloom’ que je prenais pour le critique également); j’ignore ce qu’a cette femme. Elle n’a pas l’air idiot, enfin rien d’exceptionnel…quelle mégère !ça ne donne pas de l’épaisseur, ni personnalité.F.martel Vs C.Fourest, attendu, non ? Le développement sur Joker ‘fascinant’ fait court.

Phil dit: 21 octobre 2019 à 17 h 14 min

Merci dear Dubruel, noté votre référence coréenne. Sasseur du prestigieux blog à passou est un cas, sorte de renfield sans dracula, majesté des mouches.
Dear Art, merci de vos bons tuyaux à votre copain fort « marné ».. pas de printemps ?
suis dans les Flandres de Belgique cette semaine, vais bientôt bouger mais seulement dans la vieille iourope, comme dracul.

bouguereau dit: 21 octobre 2019 à 18 h 03 min

..faut penser aout ov dze bosque dirphiloo..àl hotel le soirs..ergo le plus himportant c’est la qualité dlécran deuzio le niveau d’éclairment..achète toi une petite merde wifi led hd à 150€..et un casque bloutouth à 50..évite les phils..et un miroir autocollant a mette au plafond

puck dit: 21 octobre 2019 à 19 h 55 min

greubou knoc le zout ?

graubou y’a un truc que t’arrives pas à piger, c’est même pour ça que j’ai copié cette anecdote : le journaliste demande à JP s’il ne pense pas que ce rôle qu’il interprète peut inciter à la violence, et cet acteur s’énerve et quitte le plateau parce qu’il n’est pas préparé à cette question !!!

il n’est pas préparé parce qu’il n’y a pas pensé, cette idée ne l’a jamais effleuré !

t’en déduis quoi greubou ? que JP a le qi d’une huitre ?

si tu en déduis ça comment tu peux alors expliqué qu’un type qui joue expliqué soit c.n comme un balai ?

comment c’est-y possible greubou ???

voilà le genre de questions auxquelles tu m’avais habitué autrefois.

et maintenant quoi ? tu balances des knot le zout à tout va.

c’est pas sérieux greubou, élève ton niveau et dis-moi comment l’immense talent peut cohabiter avec la bêtise non moins immense.

sérieux greubou, t’es pu c’ke tété.

Eriksen dit: 21 octobre 2019 à 23 h 20 min

@MHS:
 » L accommodement des generations a domicile depeint par A.R temoigne d une autre organisation que cette sinistrose assistee en ephad, Eriksen. »

Marie Hélène, vous projetez vos angoisses sur mes mots. « Deux petits vieux qui se dessèchent doucement au cantou, l’œil sur la vie qui continue » est un idéal de fin de vie. Regarder du coin du feu la jeunesse aller et venir, what else pour une dernière séance ?

bouguereau dit: 22 octobre 2019 à 8 h 11 min

Regarder du coin du feu la jeunesse aller et venir, what else pour une dernière séance ?

que t’aille tfaire hanculer..de loin dans un coucher dsoleil c’est ça qu’elle préfèrrait marie..

bouguereau dit: 22 octobre 2019 à 8 h 22 min

deerphiloo..j’ai un copain qu’a un artlii..qu’est tombé 2 ou 3 fois..l’artlii..lui il est souvent à l’hosto rapport à une sale maladie..il projette pas que des trucs cochons au plafond..le toubib du service est même venu pour une scéance..il aime le manga..le dernier c’était sword of the stranger..pas mal

Phil dit: 22 octobre 2019 à 8 h 49 min

joquère
faudrait bien aller voir ce justicier pour libéraux complexés. tout un plat, partout partout, même Bourdieu ressuscite en dracul.

….gotham le zout
yes JeanMarcelB, un des meilleurs dracul tourné à Ostende ! du bis à projeter au plafond de votre copain, estropié comme Céline qui « pansait » ses pamphlets grâce aux acouphènes et tout ça, sans beamer. épicétout !
vive l’empereur du japon, dear Art. orgie au dorayaki

C.P. dit: 22 octobre 2019 à 10 h 01 min

Annelise, le DVD du film de Céline (que vous avez vu) sur Hyvernaud sort tout juste. Envois prévus à vous et à Stan Nordey.

Toujours pas vu ce « Joker », donc abstention. Tout de même, ça bagarre dur, ici et ailleurs ! puck-Dexter, à son habitude, refuse l’idée d’une autonomie des oeuvres. Soit ! mais dans son enthousiasme il pense que ce film peut désigner, -sinon guérir de-, l’injustice sociale. Il croit, en somme, à un « effet Ruy Blas ». J’ai bien aimé qu’Eriksen le ramène à une « violence romantique », au mieux !

vincent dit: 22 octobre 2019 à 10 h 35 min

bonjour,de quoi s’agit’il Cp? est -ce le film qu’Anne-lise était allé voir,chroniqué disant que le film était bon????si oui. j’achetereai puisqu’elle est de bon goût….

je suis là pour répondre a philip rapidment avec plaisir//beamer.
M.jmBougereau 18.03 ait de conseilexcellentissime pro, malgré que je n’apprécie pas sa façon de traiter artus de Roger raoul, K.om si VRP vend des aspirateurs parce que commercial. Ce K.il n’est pas,au contraire 1garçon intelligent avec certes des erreurs,mais de grandes q,mental et b.g plus que nous tous….

Beamer . le samsung pas mal. pour les picos ,optoma PK 120, ou picopix phillipis(une clé usb et c’est bon, or il faut tenir compte du bon conseil M.jmB//autonomie).
les optoma au sujet vont pas tenir, là où l’Acer 112 va oui, deux heures ou +…
(led fera 20000h contre 4ou 5000heures lampe ordi, d’où vous déduisez le temps vous avez besoin).Or il faut tenir compte suivant vous voulez voir 1épisode 50′ ou 1film 2.30….

salut j’espère vous avoir servi Philip, à +

vincent dit: 22 octobre 2019 à 10 h 38 min

quand vous irez voir joker vous risquez cependant d’être fort déçus, car moi – m ême été grandement….alors qu’avant j’aurai pas vu l’envers de cette oeuvre exagérée ,pas si bien écrite dans narration(K.i n’empêche pas cartonner, au contraire).

vincent dit: 22 octobre 2019 à 10 h 40 min

malgré 1joachim Phoenix excellentissime mais il a cela dans le sang et K.i ne tient pas au film lui-m ême. or ce sera cool de vous lire au sujet.

C.P. dit: 22 octobre 2019 à 11 h 01 min

Dubruel, oui à propos de Stanislas Nordey, comédien, metteur en scène ET directeur actuel du TNS de Strasbourg. Je n’ai pas trop aimé « le » Edouard Louis, mais Stan y était bien, comme dans le trop long spectacle de Pascal Rambert. Stan nous est vraiment très proche, de Stéphane Braunschweig (leurs carrières se croisent) et de deux de mes filles surtout : de Julie depuis le TGP de Saint-Denis qu’il dirigeait avec Valérie Lang, et de Céline pour qui il a joué généreusement au théâtre et au cinéma, Annelise est très au courant de tout cela.
Au passage, Marie Sasseur, -qui a la détestation facile, ne vous en inquiétez pas !-, déteste Nordey, mais je crois qu’elle n’a vu QU’UN spectacle avec lui.

Annelise sait parfaitement que les illustrations de son « livre pour enfants » n’étaient pas bonnes.

Dubruel dit: 22 octobre 2019 à 11 h 23 min

@Ha c’est ça C.P.,vous êtes lié à Nordey d’une façon dont le détail m’échappe, mais que je n’avais pas inventée?
J’y ai fait – trop à l’emporte-pièce?-allusion dans le fil sur l’adaptation d’Edouard louis évoquée par Eriksen, vue (par lui aussi?) à la Colline.
Rien de grave, pourtant. Nordey, un espèce de Joachim Phoenix (‘bon partout’, tel que le qualifie Anne-lise), fourvoyé en partie dans le joker boboïsant ‘eddy B’.Il a par ailleurs toute ma considération.
Le personnage, le comédien et le metteur estimables, pris en défaut de sujet(s) ? Mouawad et lui devraient réfléchir à un répertoire moins conforme à ce qu’on attend d’eux… et Annelise, à congédier son illustratrice !les cartons sont pathétiques.
(Je ne doute pas qu’elle le sait : elle l’avait assumé sur France cul, en direct, devant une Aline Pailler estomaquée en train de louer le surréalisme délicat du texte, le style oulipien, la fraîcheur poétique à inspirer Marthaler . Circonlocutions de la député euro coco, ‘bon, les illustrations, pourquoi avoir gardé?’; réponse d’A.R.’j'avais promis !!’
raisons invoquées: la fille avait 17 ans et A.R trouvait que c’était une mauvaise façon de commencer en dénonçant son contrat, que ‘ça lui planterait son début de carrière et lui donnerait mauvaise opinion des rapports de force culturels’. .. jamais entendu ça ! A.Pailler a adoré, AUSSI parce que c’était si juste et socialement subversif. puis le texte est superbe.

@Vincent. merci des conseils avisés.Ils me profitent au vol. ‘Roger’ n’est pas traiter votre copain de de gérard : personnage le plus cruel de ‘lord of flies’, William golding . Vous devriez lire, si vous ne connaissez pas. Le film de Mandico dont Annelise avait fait l’éloge a quelque chose de ça.brook avant lui en avait fait bon usage.

Phil, la boulimie zoophage de Mme saseur ne m’avait pas échappé.L’ennui est qu’elle est… ‘ennuyeuse’. Pas drôle, ni très fûtée ou douée, si ce n’est pour l’insulte gratuite.

C.P. dit: 22 octobre 2019 à 11 h 39 min

vincent, c’est un documentaire sur Georges Hyvernaud (« Deux ou trois choses qui comptent vraiment ») : divers intervenants mais aussi des captations de l’adaptation de « La Peau et les os » à la Comédie de Clermont-Ferrand, avec Stanislas Nordey encore.

Marie Helene S dit: 22 octobre 2019 à 11 h 49 min

Sans, me semble t-il, hors sujet – je reste dans le fil et j accomplis une synthese qui correspond a la reaction d Annelise Roux(ca lui ressemble) relatee par Dubruel : l extrait du tombeau de Dinitia Smith au critique Harold Bloom du NYT, mis en lien sur la RDL :
‘Professor Bloom insisted that a literary work is not a social document — is not to be read for its political or historical content — but is to be enjoyed above all for the aesthetic pleasure it brings. “Bloom isn’t asking us to worship the great books,” the writer Adam Begley wrote in The New York Times Magazine in 1994. “He asks instead that we prize the astonishing mystery of creative genius.”
Professor Bloom himself said that “the canonical quality comes out of strangeness, comes out of the idiosyncratic, comes out of originality.’

bouguereau dit: 22 octobre 2019 à 13 h 18 min

..à chaque fois que jlai lu héléne jlai toujours trouvé convenu..le canonycal se singe et pour résumer méchamment..son strangeness idiosyncrasic c’est étrangment trés souvent une prime à l’angliche..la prime doit être aux hinconséquent et aux foireux..façon endqueue

bouguereau dit: 22 octobre 2019 à 13 h 22 min

alors qu’avant j’aurai pas vu l’envers de cette oeuvre exagérée ,pas si bien écrite dans narration(K.i n’empêche pas cartonner, au contraire)

toutafé david..c’est scientifique..et en même temps on découve pourquoi que dirphiloo plait tant à sassoeur..le vla le cortesque déculotté cul nu..et c’est pas jolijoli
https://www.psypost.org/2019/10/new-study-suggests-psychopathic-men-have-a-personality-style-that-makes-them-attractive-to-women-54676

C.P. dit: 22 octobre 2019 à 13 h 24 min

Dubruel, la mère de Stan, Véronique Nordey (il a pris son nom), séparée de Mocky et décédée récemment, était à la fois comédienne et professeur de théâtre, ma fille Julie était son élève. Stan est un peu plus âgé que mes filles, mais ça a suivi. Discuté après sa gestion de Saint-Denis, il a enfin hérité du TNS de Strasbourg , après un intermède, mais peu après Braunschweig, passé à l’Odéon.

Vous savez donc tout sur les illustrations et l’indulgence d’Annelise. D’elle, outre « La Solitude de la fleur blanche », j’aime ses polars. Annelise, c’est un sacré numéro complexe de femme, d’oenologue, de voyageuse, de connaisseuse de la littérature américaine contemporaine, d’écrivain(e) et de critique de cinéma, d’hier et d’aujourd’hui. Nous avons en commun le goût de Claudia Cardinale en Jill de « Il était une fois dans l’Ouest », par exemple… Et de Jason R.

Marie Helene S dit: 22 octobre 2019 à 15 h 35 min

@J.M.B. 13 h 18. Severe.

En villegiature ce jour, dans les pas d art et Phil.
N affaiblissez-vous pas les propos de ‘dilution romantique’ (sur H.Bloom)? tentant. Je ne les juge pas ainsi, bien que je voie ou peut s inscrire votre reserve dans la formulation de l extrait : on pourrait rapporter sinon a la ‘naivete’ de la litterature ‘engagee’.Je ne vous le jette pas au visage, vu votre cursus prestigieux dans la presse, dans le souci de provoquer.
Pauperisation textuelle du vehicule vs ce qui est vehicule, autrement dit scie monomaniaque des convictions; l entreprise romanesque n est pas du journalisme. Deux choses differentes, recoupees parfois a l acme des deux qualites, sans hierarchie jugeante de l un ou l autre exercice ? On prefereait, naturellement, les deux reunis. Ou les trouvez-vous ? Plutot rare et risque, un risque dont la litterature du 21eme se debarrasse soit par la simplification a l extreme, soit par l impasse ou la purge du probleme par le biais du divertissement et,ou l outrance.

Voudriez-vous preciser sur P.handke ? Sur le fil RDL, on peut lire l exhumation d une possible condamnation dans le style ‘me too’ pour enfoncer l auteur .Or le rapport a son talent d ecrivain n est pas aussi avere qu on voudrait nous en faire accroire .
A signaler, l augmentation du debat proposee par P.Edel au cours d un long post, dont il n est pas possible de preciser l heure : la pendule cassee !
Pardon d avoir ete aussi longue. Cordialement.

Dubruel dit: 22 octobre 2019 à 15 h 48 min

MHS, Annelise va vous rappeler qu’il a eu fog under his thumb !
13 H22 ce qu’on appelle du ‘test’;testo.Grandiose.

Vincent dit: 22 octobre 2019 à 16 h 10 min

he hehe ;bien sur, le test à BougereauJ.m, excellentissime fiable à 13.22….
c’est pas du tout parce Q. sur le pic le gars est taillé V entre Gordon tutuss et jason momoa, aquaman qu’elle s’assoit sur!
D’ailleurs je v fais moi m ê em l’expérience, près à tout pour scientific progress: d’1 coté je mets annelise et anais Demouster en tutus rose, de l’autre murielle pénicaud et dois faire appel à qui vient s’asseoir tendrement sur mes genoux…. si je fais le choix du 1) c’est parce que je suis pas bon citoyen. Je prefere pas le travail ni la politik à la dance!
excellent.SuffiT de le savoir….

merci du tuyau C.p.Qu’est ce qu’elle est belle C.C! ça ne vieillit pas, m^me vieille elle est tarp iconic.

Art dit: 22 octobre 2019 à 16 h 47 min

moi je mets les deux delicieuses femmes, avec plutot ma chérie adele Haenel à la place d’anaïs D. dans la balance et toi av mignon X.dolan dans l’autre !!!

dur dur le choix.
si c’est Edouard Louis,non merci trop téléphoné lgtb sinon tu meurs.
par contre as-tu vu la polémique, alors que Xav LeHerpeur très parfait, contre Jeune fille en feu de céline sciamma que je vn.R?
le film bien sans plus,trop intellectuel et a fini queue de poisson pané car la real a bêtement voulu réclamer la tete de eric Neuhof que je déteste et avait dit du mal, alors qu’il a le droit de parler!!!
déçu par cette chasse à l’H indigne ,que moi même homo refuse de mener contre la tete de turc idiot du critic Neuhof.elle se coule d’elle -même, dommage pour cette fille intelligente, assez jolie dans le genre cold!!!

puck dit: 22 octobre 2019 à 22 h 51 min

C.P. moi contre l’autonomie des oeuvres ? alors ça non, certainement pas.

je suis même pour une autonomie totale des oeuvres d’art encore plus que les catalans le sont pour la Catalogne.

quand je dis autonomie complète c’est autonomie complète, sans lecteur, sans spectateurs, ni auditeurs ni critiques, en fait sans rien, une oeuvre d’art complètement qui existerait là, coupée du monde humain… je veux dire un truc réellement autonome, un peu comme l’autonomie chez Kant, un truc capable d’édicter lui-même ses propres lois et non pas se laisser imposer des lois de l’extérieur, même plus que Kant, à savoir en s’affrichant même des lois qui viendraient du dessus : rien sur les côtés et rien au dessus : en un mot la liberté !

alors que d’autres pensent que les oeuvres n’existent que par l’extérieur, par exemple le tableau qui n’existerait que par le regard, en fait même si personne ne regarde le tableau existe de lui-même, et comme ça il est peinard, je veux dire le tableau est peinard, il vit sa petite vie autonome sans se soucier que quelqu’un le regarde ou pas, limite regarder un tableau c’est s’en prendre à son autonomie.

C.P. dit: 23 octobre 2019 à 7 h 47 min

Dexter, Dexter vous plaisantez, je vous réponds quand même. Sur cette question, vous vous êtes accroché ailleurs avec des gens qui ne me sont d’ailleurs pas sympathiques, puis dit qu’ils vous expulsaient de fait d’un blog. Et vous avez dit ici pourquoi ce »Joker » vous intéressait. Allons, vous ne supportez que ce qui change (?) le regard sur l’injustice sociale. Je crois que même les critiques « de gauche » cités par Jacques à propos de ce film vous paraissent encore relever d’une esthétique bourgeoise, non de l’éthique selon vous. Bien entendu, c’est votre droit.

Phil dit: 23 octobre 2019 à 8 h 13 min

dear folks, thanks everybody for the good advice. Vincent, Art et les autres, jezyeute only du noir et blanc une heure trente sous-titré. que du beau visage, pas du pixel qui fait pleurer, et du contraste à la sino-japonaise ozufiée.
entendu ce jour: le joquère esspliquerait le ressentiment d’une certaine population méprisée dès son bas âge. mazette, l’éducation par le tivi, faites livrer à la greluche radiophonique: « La fabrique du crétin digital » Michel Desmurget.
Matraquage média pour le film autistique Kassel. Baroz prendra pas le train pour aller voir.

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 8 h 19 min

keupu c’t'un dorian gray peint au gras d’jambon mayencé et au paté d’foi..un vieux tableau que pédro il achtrait même pas 2€ aux puces..pédro il préfère mette 1 € de plus et acheter toute l’oeuvre de morand mangée à ver..c’est comme un claco c’est meilleur qu’il dit..

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 8 h 23 min

si c’est Edouard Louis,non merci trop téléphoné lgtb sinon tu meurs

ça me rappelle when a stranger calls avec richard durning..j’aimais bien ce gars là

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 8 h 26 min

m^me vieille elle est tarp iconic

avec phil on préfère les boudins pas fier comme marina carrère d’encausse..au moins on dépare pas trop

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 8 h 29 min

dont il n est pas possible de preciser l heure : la pendule cassee !

avec tèrezoune c’est toujours l’heure du crime dans les douches..avec dla zic stridente à la gros hitch..ça eut marché..mais ça marche pus

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 8 h 36 min

l entreprise romanesque n est pas du journalisme

ce mot d’enteurpraïze pour le roman est plus qu’expédient..essentiel..bravo!..on laurait dit du beau voyage d’huulisse..moins d’hulisse lui même..pas du tout d’homère..henfin c’est ‘lidée que je m’en fais..le journalisme?..cependant je crois que l’écriture est hune marie

puck dit: 23 octobre 2019 à 8 h 44 min

C.P. il ne s’agit pas de choses auxquelles je crois ou que je voudrais défendre, mais juste de questions que je me pose.

Il me semble que la notion d’éthique bourgeoise a quelque peu disparu avec la bourgeoisie elle-même

en tout cas le capital culturel qui se voulait une espèce de faire valoir post Révolution française pour donner à la bourgeoise une grandeur d’âme qui lui permette de supplanter l’ancienne aristocratie (qui elle n’avait pas besoin de faire valoir) n’est plus aujourd’hui une spécificité bourgeoise : nous sommes passés d’une bougeoisie cultivée (par nécessité) à une bourgeoisie totalement inculte.

Sur l’autonomie oui je plaisantais, il me semble que la notion d’autonomie est une vue de l’esprit.

en fait je ne sais pas vraiment ce que ce mot signifie, je n’ai jamais rien vu d’autonome, le fait même de dire qu’une oeuvre d’art serait autonome c’est émettre un jugement qui prouve qu’elle n’est pas autonome.

alors je comprends bien que l’évolution des sociétés de ces dernières années a été dans le sens d’une autonomie des individus, et l’autonomie de l’art ne serait qu’un reflet à celle des individus.

cette évolution accompagne la disparition de la notion de transcendance (cf religions) : si l’individu a réussi à supprimer ce qui était au dessus de lui pour lui permettre d’édicter lui même ses propres lois et ses propres règles, forcément il faut que l’art lui ressemble, puisque le second est le fruit du premier.

puck dit: 23 octobre 2019 à 8 h 48 min

greubou !!! tu sais qu’autrefois tu étais mon idole ! tes affreux rismes valaient bien ceux de Nitch et ensuite, je t’ai vu passer, au fil du temps, de Socrate au so crade…

puck dit: 23 octobre 2019 à 8 h 50 min

greubou, tu sais le livre que tu devrais relire pour te donner un peu de peps, c’est celui de Nitche : le Gai Savon, tu connais ? c’est un bouquin qu’il a écrit à Marseille.

C.P. dit: 23 octobre 2019 à 9 h 36 min

Dexter, mais moi non plus je ne défends pas « l’autonomie » (toujours relative) des productions dites artistiques (ne me prenez pas pour Pablo). Et personne ne le fait ici, que je sache. Simplement, -je laisse de côté Musil-, vous orientez vos goûts. Vous avez un faible pour Thomas Bernhard par exemple, et vous avez raison, mais son dégoût envers l’Autriche nazie, Heidegger, etc., n’implique pas une revendication en faveur des pauvres et des opprimés. Votre diatribe contre Olivier Rolin, à la frontière jadis de -mais sans passage à- ‘ »Action directe » est significative. Je cherche en vain quels auteurs de livres d’antan, quels réalisateurs de films ont pu vous convaincre. UN certain Dostoievski (il y en a plusieurs), Poudovkine ? Et à présent ? Todd Phillips ?

Marie Helene S dit: 23 octobre 2019 à 10 h 21 min

@ J.M.Bouguereau
8 h 36 ‘beau voyage d’huulisse..moins d’hulisse lui même..pas du tout d’homère..henfin c’est ‘lidée que je m’en fais’

La formulation est tres belle. Si belle qu elle merite de remplacer celle de Harold Bloom, dans laquelle j avais apercu ces nuances, mais que vous m avez fait sentir soudain trop restreinte.

Art, la dispute entre Celine Sciamma et, n etait-ce pas plutot Eric Neuhoff que XLh, qui s en est pris a elle ?
Au ‘Masque’ Jerome Garcin a soutenu son journaliste, independamment de l opinion positive entendue sur le film. Une deontologie a saluer.
Cela m a remis en tete l anecdote drolatique rappellee par Annelise, S.July resistant aux pressions de D.Toscan Du Plantier (Gerard Lefort incrimine).
J en parle en reference a la maison-mere ‘Republique des Livres’, ou le billet du jour, fameux, porte sur un tombeau de Gerard Philipe, beau-pere de l auteur.

Eriksen dit: 23 octobre 2019 à 10 h 42 min

Puck: je ne pensais pas être aussi proche de vos idées(« alors je comprends bien que l’évolution des sociétés de ces dernières années a été dans le sens d’une autonomie des individus, et l’autonomie de l’art ne serait qu’un reflet à celle des individus.
cette évolution accompagne la disparition de la notion de transcendance (cf religions) : si l’individu a réussi à supprimer ce qui était au dessus de lui pour lui permettre d’édicter lui même ses propres lois et ses propres règles, forcément il faut que l’art lui ressemble, puisque le second est le fruit du premier. »)…
pas sûr que cela vous plaise.
Quant à l’éthique, il n’y a pas que la bourgeoise qui a disparue. Elle a régressé partout en parallèle de ce que vous dites ci-dessus.
Brutalement trop d’autonomie pour des hommes perdus et rois d’eux-mêmes. Et quand ils meurent, c’est juste la fin du monde.

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 10 h 49 min

(ne me prenez pas pour Pablo)

n’oublions pas qu’il prèche trés -mal- le vadémécoum de la métaphysique.. »où » une oeuvre est ‘vrai’ parcequ’elle porte en elle même les raisons de son existence..d’ou il appert qu’elle est autonome..totologie trés difficile à battre depuis platon..sauf quand comme lui on va souvent au scours dla victoire..lafrenchésado dpédro n’en parlons pas..la métaphisique est à la tâche du blanchissage de ses calbuts

C.P. dit: 23 octobre 2019 à 11 h 08 min

bouguereau, tu as bien raison, bien sûr que c’est « ça », et de façon ahurissante. En somme, on peut lui opposer le déshonneur des poètes, avec ou sans Platon.

Dubruel dit: 23 octobre 2019 à 11 h 10 min

Bouguereau, ne poussez pas mémé dans les orties ! Je n’ai jamais dit que Marina Carrère était un ‘boudin’. Je ne le pense même pas. Elle a un sourire craquant, des rondeurs de quoi rendre un homme qui aime ça heureux. Eh puis bienvenue au club, quoi ! Entendu un de mes élèves, un garçon de Gonesse brillant avant que j’enseigne en prépa le dire, ‘j’suis pas un ApoLis, ça m’empêche pas d’avoir l’oeil’; Patricia Arquette de ‘Lost Highway’ et elle ont des points en commun.

10H42,Eriksen &Puck.
‘Quant à l’éthique, il n’y a pas que la bourgeoise qui a disparue. Elle a régressé partout en parallèle’
pas mal.

‘Le matraquage autistique Cassel’ ne va pas me prendre au lasso, phil. Mieux vaut aller revoir sur le beamer neuf Sandrine Bonnaire sur la soeur ou Julie Bertuccelli, ‘Babouillec’.

Jazzi dit: 23 octobre 2019 à 11 h 12 min

« ce n’était -pas- une société du mérite »

Oui, mais que dire alors de l’aristocratie ouvrière d’après guerre, le boug ?

Eriksen dit: 23 octobre 2019 à 13 h 03 min

J’ai écouté le masque et la plume sur Joker.
C’est assez étonnant comme les critiques du masque ne peuvent pas différentier le fond de la forme. Sous prétexte que le fond les gênent parce que simpliste et racoleur voire pousse-au-meurtre, ils utilisent leurs connaissances cinématographiques et leur rhétorique satisfaite pour attaquer la forme (jeu d’acteur, décor, mise en scène etc). je n’écoute plus le masque. Trop l’impression que leur rationalité technique (cadrage mise en scène etc) est au service de leurs sentiments. Qu’un bon critique soit un individu dont les sentiments convergent avec les seins, je veux bien l’admettre, mais pas besoin alors d’y adjoindre une rationalité de façade.
Or ce film est n’est pas nul dans la forme. Au lieu d’en déconstruire les mécanismes propagandistes, ils le couvrent de leur mépris, ce qui ne fait que conforter, chez ceux qui appellent de leurs vœux le chaos, l’émergence d’un film culte. Et par la-même ils s’assujettissent au pouvoir.
j’avais eu une sensation voisine pour leurs critiques méprisantes vis à vis de certains personnages de « Juste la fin du monde » de Dolan et j’avais reporté ici les dialogues édifiants du masque.
http://larepubliqueducinema.com/juste-la-fin-du-monde-limpossible-annonce-faite-martine/
26 septembre 15h12

Eriksen dit: 23 octobre 2019 à 14 h 47 min

Si Celine Sciamma peut se permettre de demander la tête d’un journaliste de la radio, c’est que l’ambiance générale lui en donne la légitimité… sinon elle ne le ferait pas.

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 15 h 06 min

cqui me turlupine c’est comment qui se fait que les vénitiens aient pu bravir en standing ovéchonnne d’1/4 dheure une telle machination..hévidemment j’ai pensé à l’italie en pleine crise du nerf des zigomatique avec les 5 étoiles et les tartufos en grand pantalonne..qu’il ait vu le joquère en sale et méchant même..mais je n’ai pas le sang a baroz ni la grappa qui me coule dans le gozier comme polo pour y voir clair..et total pour dire le vrai..c’est cqui mfait le plus peur au finiche

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 15 h 09 min

Je n’ai jamais dit que Marina Carrère était un ‘boudin’

..les ptites boulottes à 30..à 50 tu te les roules dans les orties..à part ça t’es un gentleuman

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 15 h 14 min

Oui, mais que dire alors de l’aristocratie ouvrière d’après guerre, le boug ?

‘merci patron’ baroz..pourtant tu la connais par coeur celle là..décidément les dodges à part consommer 30 lites au 100..

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 15 h 19 min

Et quand ils meurent, c’est juste la fin du monde

..je rappelle que c’est le matérialisme..le matérialisme hassez vulgaire qui a bataillé pour la permanence des choses et non pas seulement par le regard qu’on porte sur elle..halors disparition de la transcendance..

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 15 h 28 min

‘j’suis pas un ApoLis, ça m’empêche pas d’avoir l’oeil’

..et pas que qu’il dirait dirphiloo

bouguereau dit: 23 octobre 2019 à 15 h 35 min

Le «joker» de Joaquin Phoenix reçoit une ovation debout de 8 minutes après la première à Venise

..j’avoue je suis hun peu marseillais..mais 8 minutes..c’est l’orgasme moyen des français le vendredi soir..sans douche..c’est une héternité! qu’il aurait dit jicé

puck dit: 23 octobre 2019 à 17 h 56 min

C.P. diatribes contre Rolin ? certainement pas ! j’admire l’écrivain et le personnage, si diatribe il y avait (plutôt un certain amusement) c’était contre la « réception » de son « roman » qui n’en était pas un, se dire qu’à l’évidence la même chose écrite par un autre aurait vue autrement, pour le coup on aurait envie d’en recourir à une autonomie des oeuvres, au moins pour trouver plus d’objectivité chez certains critiques, ma foi nul doute que tout cela finira dans les oubliettes assez vite.

dans la mesure où ses intentions étaient surtout dirigées contre Spengler, Musil est surtout un écrivain sur l’historicité, sur la question de comment savoir si l’on se trouve à la fin d’une époque ou bien au début d’une autre, c’est une vision originale et forte de la conscience malheureuse si présente chez les écrivain à une époque.

ce film « le Joker » est probablement plus intéressant par les réactions « populaires » qu’il suscite que par le film lui-même qui n’a que peu d’intérêt.

je crois que la seule chose intéressante n’est pas ce que raconte une oeuvre mais l’histoire qu’elle permet (ou pas) aux gens de se raconter dans leur tête (un peu comme le dit Janké de la musique).

le point comment entre ce film et Dostoïevski c’est qu’ils ne sont pas aimables, ils racontent aux gens des choses qu’ils n’ont pas vraiment envie d’entendre, un peu comme les médias, le monde n’est pas aimable, les gens ne sont pas aimables, en tout cas pour une majorité, le monde est dur, égoïste, impitoyable, les relations entre les individus sont guidés par des intérêts qui les rendnet violents, une guerre sans fin, de tous les jours, avec ses vainqueurs et ses perdants, je ne sais pas par quel angle Dosto prendrait les choses pour y trouver le semblant d’une Grâce en ce monde.

C.P. dit: 23 octobre 2019 à 18 h 37 min

Dexter, vous êtes sûr de ce que vous avez dit sur Olivier Rolin ? En effet, « Extérieur Monde » n’est pas un « roman ». Il fut un temps cependant, -si j’ai bonne mémoire-, où vous mettiez Rolin dans la bande à Enard…

Va pour Musil. Hic silencieux à propos de Bernhard ?

Va aussi pour les réactions « populaires » touchant ce « Joker » et un utile désagrément à la Dostoïevski. Mais l’ovation à Venise dont parle bouguereau, vous en pensez quoi ?

puck dit: 23 octobre 2019 à 19 h 09 min

C.P. vous et moi ne sommes plus tout jeunes, vous avez parlé du temps où Rolin…, c’était dans les années 70/80 ?

personne n’aurait applaudi à l’époque.

cinquante ans plus tard… l’applaudissement ?

sans doute les gens applaudissent-ils cette capacité du système de tout ingérer et recycler, un monde impuissant, sans volonté, il ne reste uniquement que de la représentation, ils ont raison d’applaudir, c’est tout ce qu’il leur reste alors autant en profiter et Joaquin aura son Oscar, tout cela est très très fort, qui l’aurait prédit il y a cinquante ans ? Rolin ? un crime presque parfait dirait Sherlock.

puck dit: 23 octobre 2019 à 19 h 20 min

C.P. à moi de vous poser une question : quelle est selon vous la part autobiographique de TB dans le personnage de Koller dans les mange pas cher ?

C.P. dit: 23 octobre 2019 à 20 h 05 min

Dexter, les personnages populaires des « Mange-pas-cher » me semblent observés à distance, et la présence de l’auteur- narrateur fictive. En gros, et malgré des difficultés (enfance, famille, maladie) dont Bernhard parle dans ses Entretiens avec Krista Fleischmann, il est finalement un héritier et un nanti. Ce n’est pas du tout un reproche, et il est surtout un provocateur (il se veut socialement « ailleurs ») que nous aimons. N’en faites ni un pauvre, ni un revendicateur socialiste.

Jazzi dit: 23 octobre 2019 à 21 h 38 min

« Le monde est dur, égoïste, impitoyable, les relations entre les individus sont guidés par des intérêts qui les rendent violents, une guerre sans fin, de tous les jours, avec ses vainqueurs et ses perdants »

D’où ma jubilation (visiblement partagée) quand le Joker commence à ratiboiser le paysage humain, en remontant jusqu’à son père et à sa mère !

Là, je sors du dernier Ken Loach. C’est autre chose…

Phil dit: 23 octobre 2019 à 22 h 02 min

dites-nous baroz. LeMonde du jour, que lis en ristretto, reproche à Loach de ratiboiser à la lourde, as usual. a-t-il jamais retrouvé le niveau de Kes…
Dans le registre Loach (misère, société et bonne volonté) : « Wanda » de et avec Barbara Loden, US années septante. Du Loach réussi, mais aux US. une rareté qui rappelle free cinema.

Phil dit: 23 octobre 2019 à 22 h 39 min

Bonne nuit baroz ! le soir, mieux vaut s’endormir avec un dracul, cru Terence Fisher, qu’avec du loach cuvée Ladéprime

puck dit: 23 octobre 2019 à 22 h 44 min

C.P. non, ce n’était pas mon intention de faire de TB un révolutionnaire.

c’était juste, suite à votre question que je n’avais pas oubliée, pour penser sa relation avec les pauvres et les les opprimés.

je crois que Bernhard aurait pu voir le peuple autrichien dans la misèe, mourir de faim et s’entretuer pour un quignon de pain que cela ne l’aurait pas dérangé, au contraire, il aurait pensé qu’ils n’avaient que ce qu’il méritait, il n’aimait pas ce peuple, son côté « texan » : si une seule personne représentait ce peuple alors en 45 cette personne aurait mérité la peine de mort pour ses crimes, la chaise électrique, je crois que TB voyait ce peuple de cette façon, à partir de là entre la chaise électrique et mourir de faim…

puck dit: 23 octobre 2019 à 22 h 47 min

mais peut-être que c’est une bonne façon de voir les choses, quand on voit la longue liste des misères humaines on peut très bien aussi penser que l’humanité n’a que ce qu’elle mérite, en tout cas il semble que certains parmi les plus puissants voient probablement les choses sous cet angle.

puck dit: 23 octobre 2019 à 22 h 49 min

et je ne dis pas qu’ils ont forcément tort, comme quoi je n’aurais jamais vraiment pu être un révolutionnaire comme Rolin.

puck dit: 23 octobre 2019 à 22 h 52 min

quand j’ai vu le film « le Joker » des « jeunes » ont aussi applaudi à la fin du film, vu la daçon dont ils étaient fringués je ne crois pas qu’ils aient applaudi pour les mêmes raisons qu’à Venise.

C.P. dit: 23 octobre 2019 à 23 h 18 min

Dexter, n’exagérez pas non plus. Il est certainement vrai que Bernhard s’est engagé -par opposition avec une famille aisée- dans de petits métiers. Il a été aidé par sa première compagne, mais après « Gel », ça tourne. Et puis, quasiment toutes ses pièces de théâtre font des succès, même en Autriche, avec ou sans scandale, même s’il crache souvent sur leur accueil là-bas. Bon, vous savez où il finit, dans le confort matériel au moins, son assez courte vie. Au fond, il était si malcontent que nous ne savons pas grand-chose de ce qu’il pensait des pauvres de partout.

Je me doute bien que vous ne confondez pas Beckett avec la condition de ses clochards. Sur les véritables « violents », il y a un type qui a dû vous intéresser, c’est Georges Darien, lui dépouillé de son héritage et, je crois, anarchiste sincère.

J’ai dit à Jacques, en souriant, que vous seriez curieux du dernier Ken Loach. On verra bien…

Bonne nuit à tous.

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 8 h 15 min

vu la daçon dont ils étaient fringués je ne crois pas qu’ils aient applaudi pour les mêmes raisons qu’à Venise

tu crois qu’y smoquait dtoi keupu..quel parano tu fais

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 8 h 24 min

anarchiste sincère

il est telment multiple..’pluriel’ comme il dirait à france q..en tout cas darien donne une image saisissante de linconséquence militaire..aprés celle des curés du dévoiement de la classe des guerriers..que chte rééduqurait tout en camp à la campagne moi qu’il dirait baroz en rgardant du ken loch dans son conap

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 8 h 30 min

tout compte fait je préfère quand même Batman au Joker

mêêêêrde..c’est pas pasqu’on a une carte goldène qu’on a pas l’droit d’avoir et d’donner sans frais comme ça pour rien sa ptite opinion sur les injustice du monde qu’il dit keupu

Jazzi dit: 24 octobre 2019 à 9 h 09 min

« Sorry We Missed You » de Ken Loach.
En bon héritier du réalisme à la Zola et du néo réalisme italien d’après guerre – on songe tout particulièrement ici au « Voleur de bicyclette » de Vittorio de Sica-, le cinéaste britannique de gauche poursuit son inventaire des sempiternelles petites misères faites aux petites gens.
Son ultime film politique sur les méfaits du capitalisme, rien à voir avec un quelconque cinéma de genre, nous conte les tribulations de Ricky et Abby et leurs deux enfants dans la Newcastle d’aujourd’hui.
Malgré l’amour que se porte entre eux les membres de cette petite tribu, celle-ci résistera-t-elle à la rigueur des temps induite par la mondialisation économique ?
Dans la société libérale post thatchérienne actuelle, où la classe ouvrière de jadis a vu fondre depuis belle lurette ses moindres acquis sociaux, la tendance semble être désormais au « travailler plus pour gagner moins.»
Abby, assistante ménagère et aide soignante à domicile ne compte plus ses heures passées au services des personnes âgées qu’elle torche avec tendresse et affection.
Tandis que Ricky, lassé d’enchaîner les petits boulots mal payés s’est laissé séduire par les sirènes de l’auto-entreprise (géniale invention du patronat pour avoir à disposition une main d’oeuvre à des coûts défiants toute concurrence).
Devenu chauffeur-livreur supposé « indépendant », il se voit de fait de plus en plus corvéable à merci.
La situation du couple, de moins en moins disponible pour la vie de famille, ne va pas arranger les choses à la maison : l’ainé des enfants se révèlera un ado tagueur en révolte tandis que la cadette, studieuse, sensible et passablement perturbée par la situation, se mettra à faire pipi au lit…
Certes, on pourra toujours reprocher à Ken Loach d’en rajouter des tonnes dans le misérabilisme et la sinistrose ambiante : on aura même droit à la vision d’un vieux chien à trois pattes, n’empêche que sa fable sociale n’est pas dépourvue de pertinence et de justesse.
La fluidité de la mise en scène et le jeu efficace de Kris Hitchen en père doux et roux, particulièrement craquant, et de Debbie Honeywood en néo mère courage, font de « Sorry We Missed You » un bon cru dans la filmographie de notre cinéaste octogénaire…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584633&cfilm=264872.html

puck dit: 24 octobre 2019 à 9 h 12 min

C.P. : j’ai juste dit que Bernhard ne pouvait pas être un « révolutionnaire » dans la mesure il détestait plus que tout ce peuple autrichien.

alors que les révolutionnaires oeuvrent pour un peuple ayant une vie meilleure, en principe, ils n’y réussissent jamais, mais cela entre tout de même dans leurs motivations.

Bernhardt n’aurait jamais souhaitait une vie meilleure pour les autrichiens, il les détestait d’une force qu’on a peine à imaginer.

cette détestation a un grand intérêt : celui de montrer toute l’hypocrisie attachée au mot « culture », tous ces faux semblants, ces vacuités, ces mensonges etc…

il faudrait un jour écrire un best off de toutes ses citations sur les adorateurs de Beethoven et autres… c’est d’une drôlerie ravageuse.

Phil dit: 24 octobre 2019 à 9 h 42 min

merci Baroz. voir du Loach ne mange pas de pain, les spectateurs continueront à crècher b&b en voyage.
La fondation Bernhardt à Vienne est logée Blutgasse, allée du sang, il en est mort, de l’intérieur. Pour celles et ceux qui goûtent moyennement la self-dépréciation Bernhardt- Jelinek, un excellent guide de Vienne paru Point Seuil en 1989, veille de la chute du rideau, écrit par un pseudomisé « FX Lander » (jamais pu décoder qui s’y cache).

C.P. dit: 24 octobre 2019 à 10 h 15 min

Dexter, je ne sais pas si Bernhard souhaitait la famine pour les Autrichiens.
A Krista Fleischmann, il dit : « Je trouve qu’autrefois, on pouvait toujours penser à des gens qui mouraient de faim quelque part, et alors on avait mauvaise conscience. Tandis qu’aujourd’hui, on n’a personne -du moins en Europe centrale- personne de proche qui soit en train de mourir de faim, et c’est pour ça qu’en fait on n’a pratiquement jamais plus mauvaise conscience. Ou bien on peut dire à l’inverse que le monde entier est rempli de mauvaise conscience, et que ces mauvaises consciences s’annulent… »

En Europe centrale…
Thomas Bernhard est alors à Palma de Majorque dans un très bon hôtel, il mange des fruits de mer, mais dit aussi qu’il n’aura que le minimum vieillesse et la retraite agricole (de la ferme qu’il a achetée). Tu parles !
Bien, ça n’empêche pas qu’on l’aime.

Je vais m’arrêter sur le « Joker », trouvant que vous variez sensiblement.
Après avoir poussé des cris d’admiration, vous ne voyez plus qu’un film au mieux agitateur que des gens pas trop fringués applaudissent. Au final, je crois que Art, puis Eriksen mesurent plus sagement les défauts et les qualités de l’ours.

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 10 h 18 min

Jelinek..c’est une pain in dze arse qu’il dirait baroz..les god ceintures ça a pas toujours que du bon..la réalité est bien dure

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 10 h 21 min

en père doux et roux, particulièrement craquant

..est ce qu’on voit que c’est un vrai au moins baroz?

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 10 h 27 min

les défauts et les qualités de l’ours

j’ai raté l’invasion des ours de sicile..aurait voulu savoir cque valent les adaptations du graphist..et du dino

C.P. dit: 24 octobre 2019 à 10 h 33 min

bouguereau, c’est vrai que Darien est multiple. On ne sait pas trop s’il serait passé anar si son oncle ne l’avait pas floué. Mais ça, c’est pessimiste, et c’est l’histoire du « Voleur », plus ou moins teintée d’autobiographie. Biribi est autre chose.
J’avais évoqué Darien pour que Dexter me réponde que Belmondo était trop beau en Georges Randal (quasi anagramme, tu le sais bien) dans le film de Malle. Mais ça n’a pas marché.

Larry Boisière, inspecteur dit: 24 octobre 2019 à 11 h 15 min

Gaga bouguereau en pleine forme ressort son gode ceinture… ne manque plus que Goering, pardi

Phil dit: 24 octobre 2019 à 12 h 54 min

Belmondo tend vers Ronet dans « Le Voleur » de Malle, d’où le certain charme qu’il n’a pas renouvelé, malheureusement

Marie Helene S dit: 24 octobre 2019 à 15 h 20 min

(apres erratum sur la RDL, poste par megarde chez P.Assouline)
@Eriksen le 23/10 a 13 h 03.

Merci pour votre lien renvoyant au ‘Masque et la Plume’ sur le precedent Xavier Dolan !
Copieux florilege. Utile, passionnant a decrypter. Votre post y est significatif ! Je ne partage pas votre conclusion, bien qu ayant souffert mon lot de lassitude, d agacement envers plusieurs intervenants M &Pl. enfermes dans leurs limites ou leurs roles, ce style ‘bateleur’ germanopratin : degageons-nous du podcast, le debat ici est de haut niveau et nous nous rejoignons sur les questions – l essentiel ?

Votre ‘critique des critiques du Masque’ auquel repondait sans forcer le billet magistral d Annelise Roux : quand elle brosse sur le vif, au detour d un commentaire, le phrase de J.M.Lalanne, depeint sa voix ‘lente et douce, languide, implacable, une voix de bras du fleuve d African Queen de John Huston’- visiblement il l amuse, elle l estime ! – ce style de remarque d ecrivaine vaut dix pages d exegese ! On aimerait l avoir trouve tout seul, frappee par sa justesse inouie qui ouvre des chemins sauvages sans imposer lequel prendre.

Votre lien, vous savez qu il est en phase avec le billet que Pierre Assouline consacre sur ‘La Republique des Livres’ au moderateur, producteur de l emission, Jerome Garcin ?
Si le ‘personnage’, la personne critique en lui vous interessent je vous invite amicalement a y aller avant de poursuivre. Sautez ce qui est de Javier Marias, (si l on se refere au texte en espagnol ou a la lecture des dix premieres pages, cette lecture peut etre epargnee !) pour en venir directement au ‘Dernier hiver du Cid’. Il n y est pas question du journaliste, mais du… gendre.
Une ‘autobiographie’ par beau-pere interpose qui devrait ravir Jazzy, le pere de son epouse n etant autre que Gerard Philipe, comedien, acteur a la carriere aussi breve qu eclatante.

‘Liberation’ auquel je suis abonnee a titre – par morosite ? fiel? – que sa filmographie etait ‘affligeante’; pour definir le parcours fulgurant, paradoxal dans les tenants et aboutissants des engagements politiques, d une figure de jeune premier ayant marque la generation de nos parents, le raccourci fait couperet sans grand serieux.
P.Assouline annonce y etre contenus des portraits de G.Perros qui fut ami de ce Rodrigue enterre en costume, a Ramatuelle, dignes de ceux que nous offre Annelise R. quand elle nous parle de Nicholas Cage, de Charles Tesson ou de la ‘construction burtonienne de Selina Kyle inspiree de Tourneur’ ! Cet art de donner envie a l oppose d une hagiographie. grace au caustique s il le faut, clairvoyance et pertinence d abord, pas le contre-pied ‘reflexe’ ni une rhetorique a priori fielleuse, que vous pointez a juste raison comme entretenant le mainstream dominant ! (Cf.dernières critiques du ‘Joker’, ou nous sommes d accord pour accorder une certaine reussite formelle, tout en regrettant l erreur sur le debat a conduire afin de desamorcer l engin, non pas ‘artisanal’, demagogique derriere la pellicule de l ode insurrectinnelle).
Avec ce paradoxe releve par le jeune Art de ne pas ‘aimer’ Eric Neuhoff qui s amuse a s inventer un ‘ton’ en le tirant vers des accents systematiquement reactionnaires, tout en reconnaissant que ce n est pas parce qu un ‘adversaire’ dit blanc qu il faut dire noir si c est – en effet-blanc ! Me rejoignez-vous si je dis que je n y ai pour ma part pas vu un ‘manquement’ de J.Garcin, auquel je trouve une bonhomie impartiale, ou une partialite bonhome depourvues de pression envers ses contributeurs ? A compter comme ‘qualite’ de la place ou il s adresse.
Une paresse critique de leur part à eux, ses critiques – ce que vous appelez leur ‘mepris’? (Leur ‘contentement’ serait pire, et il y a de cela ? )- a mon avis est davantage a l oeuvre.

J ai aime dans le fil la definition esquissee par J.M Bouguereau des correspondances, dans le meilleur cas, du journalisme et du ‘roman reussi’. Je vais m y reporter. Neanmoins pas applicable au recit de J. Garcin, ‘biographique’?
J y ai appris avec surprise que F.Truffaut etait de ses plus fideles… detracteurs !

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 15 h 40 min

Mais ça, c’est pessimiste

non ce me semble..l’homme y est contingent..telment fragile..et pourtant rien empêche quelques bilans..provisoire et assez hindécidable..ctun seurfeur

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 15 h 44 min

Belmondo tend vers Ronet dans « Le Voleur » de Malle

ronet est plutôt tragique il me semble..bebel pas un poil..il savait faire merveille dans le cynisme ‘modeste’..haprés souvent trop photogénique..comme il pleut sans mouiller au cinéma..là on profite pas du crime par procuration gratos tout en pétant dans la soie comme keupu..du coup il savait faire mal..c’était mhoderne

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 15 h 46 min

comme il pleut sans mouiller au cinéma

le pestateur..cette phrase ‘il pleut comme au cinéma’ est vraiment pleine d’un sens himmense

bouguereau dit: 24 octobre 2019 à 15 h 51 min

bouguereau, c’est vrai que Darien est multiple

..au moins il était ferme sur le fait qu’il était pas fait pour mourir à la guerre aux ordre d’ordure et avec la propagande de fumier

Dubruel dit: 24 octobre 2019 à 16 h 47 min

Bouguereau.
..au moins il était ferme sur le fait qu’il était pas fait pour mourir à la guerre aux ordre d’ordure et avec la propagande de fumier

oui.
MHS, je vous ai répondu sur la RDL.
13H03. Merci, Eriksen. Plaisir de relire le fil ‘L’Impossible Annonce faite a Martine’ sur le Dolan d’avant celui-là. haaa ne serait-ce que les titres d’A.R.

puck dit: 25 octobre 2019 à 1 h 45 min

C.P. : « Après avoir poussé des cris d’admiration, vous ne voyez plus qu’un film au mieux agitateur que des gens pas trop fringués applaudissent. Au final, je crois que Art, puis Eriksen mesurent plus sagement les défauts et les qualités de l’ours. »

C.P. : analyser les défauts et les qualités d’un film c’est relativement fastoche.

si je vous donne l’impression de me contredire c’est juste parce que j’essaie d’analyser les défauts et les qualités de ce que j’en pense.

au début j’étais assez d’accord avec mon avis, ensuite j’ai essayé de critiquer cet avis sans touefois en changer parce que j’y tenais, sauf qu’à force de critiquer cet avis je me suis rendu qu’il n’était peut-être pas le bon et j’ai préféré adopté une autre position, une position que mes avis du début ont assez mal pris, comme si ces avis partaient du principe que c’était une attitude pas claire de changer aussi facilement en cours de route, du coup mon avis du début s’est pour ainsi dire rebellé contre l’avis suivant, et comme je n’aime pas trop les conflits j’ai préféré revenir sur mon premier avis, sauf que mon avis suivant n’a pas apprécié ce retournement de veste…

j’en suis là.

comme disait l’autre au sujet des qualités un homme sans avis n’est pas un homme dénué d’avis mais au contraire un homme qui a trop d’avis divergents.

puck dit: 25 octobre 2019 à 1 h 55 min

C.P. en fait le problème est que j’arrive à avoir aucune opinion, sur rien, je suis un homme sans conviction prêt à prendre la première que me passe sous le nez.

par exmple entre les applaudissements des bien fringués vénitiens et des mal fringués de mon cinoche il est probable que, dans la mesure où ils n’applaudissent pas pour les mêmes raisons, leurs raisons d’applaudir tiennent essentiellement à leur façon d’être fringué.

à partir de là on pourrait imaginer qu’il suffirait de changer de garde robes pour avoir les mêmes raisons d’applaudir des uns ou des autres.

autrement dit si l’habit ne fait pas le moine il semble faire le cinéphile.

aussi j’ai décidé de retourner voir ce film en m’habillant de deux façons opposées : à celle des vénitiens et à celle de mes lascars de mon cinoche.

c’est juste une expérience sur laquelle je mise beaucoup pour enfin trouver le chemin de la conviction, je vous dirai le résultat.

puck dit: 25 octobre 2019 à 2 h 01 min

quant à la bonne conscience de Bernhard c’est que bien nourris ou affamés il aurait toujours détesté ce peuple autrichien de la même manière.

je crois qu’il les détestait pour des raisons qui ne relèvent pas vraiment de notions culinaires.

puck dit: 25 octobre 2019 à 2 h 04 min

comme disait Desproges quand j’ai appris la mort de Tino Rossi j’ai repris deux fois des moules, si Bernhard avait appris la disparition du peuple autrichien il aurait repris deux fois des huitres.

puck dit: 25 octobre 2019 à 2 h 08 min

l’Autriche est toujours un pays vriament à part dans l’Europe unie : il ne doit pas y avoir plus d’une dizaine d’immigrés dans tout le pays, du coup il n’y a pas de chômage, c’est le plein emploi, pas de violence : les prisons sont vides, les tribunaux ouvrent un jour par semaine, les hôpitaux sont tranquilles.

vu comme ça on pourrait imaginer que c’est le paradis, et pourtant quand on y va c’est tellement flippant qu’on du mal à y rester plus d’une journée.

alors que quand on va en Bretagne, région où il ne doit pas y avoir plus d’une vingtaine d’immigrés, on peut y rester tout l’été.

cherchez l’erreur…

Eriksen dit: 25 octobre 2019 à 5 h 23 min

puck dit: 25 octobre 2019 à 1 h 45 min
très drôle !
et très censé. Les avis sont pour vous des engagements? Ils persistent et entrent en conflit quand ils se succèdent. cela doit être épuisant. Pour moi les avis se recouvrent en couches fines et transparentes.

Eriksen dit: 25 octobre 2019 à 5 h 38 min

J Garcin. c’est un peu malgré lui que j’ai pratiqué le masque pendant 25 ans, fidèle à la messe du dimanche soir avant de m’en détaché ces 10 dernières années.
Il a des certitudes de notables et des attitudes de chef de rayon des galeries Lafayette et des vanités de fils de Mr Jourdain.

Eriksen dit: 25 octobre 2019 à 5 h 49 min

je me souviens d’un documentaire sur radiofrance (la maison de la radio de N Philibert, formidable). Le masque et la plume n’était pas dans le film. J Garcin n’avait pas inscrit le film au programme du masque… D Heyman en parla à la fin avec moult circonvolutions pour caresser l’égo blessé dans le sens du poil.

Eriksen dit: 25 octobre 2019 à 6 h 02 min

quant à l’expérience des habits, tout dépend si vous être ou non sous le regard des autres. Tout seul chez vous en DVD, je pense que cela ne change rien. Faudrait le voir 4 fois. Vous nous direz.
La différence que je verrais entre les Plébéiens et les Vénitiens: les premiers pensent à eux mêmes et on y croit, les seconds pensent aux autres et on n’y croit pas.
Mais c’est plus évident de penser à soi qu’aux autres.

C.P. dit: 25 octobre 2019 à 7 h 55 min

Mon vieux Dexter, vous êtes un compliqué ! Achetez-vous des costumes, et à la revoyure, donc !

Eriksen, même avis que le vôtre à propos de Garcin. Bah ! il prend aussi le risque d’être une tête-de-turc. Il est vrai cependant qu’il monte bien à cheval, et il y a au moins un livre de lui que j’aime bien, c’est « Cavalier seul », agrémenté d’une visite chez Gracq à Saint-Florent-le-Vieil.

Eriksen dit: 25 octobre 2019 à 8 h 39 min

CP, si vous me prenez par les sentiments…
J’ai rencontré à Téhéran un marchand de tapis iranien qui avait fait un thèse à la sorbonne sur Julien Gracq. C’est par un balcon en forêt qu’il m’a fait entré dans Gracq.
néanmoins je ne vois pas trop les risques que prend Garcin.

C.P. dit: 25 octobre 2019 à 9 h 25 min

Eriksen, j’aurais dû dire : de passer pour une tête molle et trop aimable.

Pour vous amuser : je lui dis que dans « Cavalier seul » il aurait pu placer parmi les écrivains de chevaux Cormac McCarthy. Il m’envoie une carte (avec chevaux au recto) disant que bien sûr, qu’il aura l’occasion de le faire, etc.

A Saint-Florient-le-Vieil, la visite est elle aussi aimable. A 94 ans, Gracq n’a pas perdu son appétit : à L’Hostellerie de la Gabelle, salade aux chèvres chauds, truite saumonée, glaces à la noisette et à la fraise, muscadet. Les chevaux, animaux inquiets, font peur à Gracq, bien qu’il se souvienne du Carrousel de Saumur et mieux encore de la jument Volante avec laquelle son père allait vendre sa marchandise.

Ce sont de petites choses. En revanche, j’ai bien aimé et je l’ai dit l’équilibre de votre jugement touchant ce « Joker ».

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 10 h 12 min

La différence que je verrais entre les Plébéiens et les Vénitiens: les premiers pensent à eux mêmes et on y croit, les seconds pensent aux autres et on n’y croit pas

y’a belle lurette qu’on hidentifie pus les gens selon leurs fringues..ou halors faut ête savantasse sur les ventes privées..les vénitiens ont cru y reconnaite un hommage à leur putain dhonneur mondain et national c’est a dire a la si rital pantalonne..les autres l’ont découverte dans un moignon..lors que les bons franseuziche savent bien que pierrot a été civilisé par la cour à paridgi

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 10 h 14 min

..cqui mfait peur c’est que les vénitiens dviennent les plus pire des ânes battés..baroz y frait bien dleur faire donner du bâton

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 10 h 17 min

aussi j’ai décidé de retourner voir ce film en m’habillant

c’est mieux..au cinoche on est pas au baqueroume qu’il dirait dirphiloo..passe ds’assoir sur du pop corn..mais sur dla vazline..

Eriksen dit: 25 octobre 2019 à 10 h 20 min

Je pense que Puck parlait plus de la manière dont on s’identifie soi-même en fonction des fringues que l’on porte – au milieu des autres.

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 10 h 21 min

Mon vieux Dexter, vous êtes un compliqué ! Achetez-vous des costumes

keupu rejoue lui même la comédia selon dada..précisément..il vire sa cutie 100 anosses haprés..telment qu’il en a marre de toltoille de dostoievski et du reste..grâce à sa carte goldène.
..raclure de keupu

Art dit: 25 octobre 2019 à 10 h 23 min

Cp le 24 à 10h.15 je suis trop fier que vous ayez apprécié mon avis sur TPhilip, bien que jeune, car cela n’est pas un défaut.

@Un marchand de tapis téhéran thèse sur Gracq.quand aviez-vous été en Iran svp Eriksten?C’est pas le moment!!!

marie hélène le 24,15h.20. merci de transmettre cette info.
Ma mère adore Gérard Philippe, dans fanfan la T plus que V.Lopez raté et RIPOIS(aussi Beauté du diable avec M.Simon, tête pas possible!!!). je suis un bon fils pour lui offrir.
Où il faut aller? J’y vais si je clique sur république Lettres sans autre procédure?
merci

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 10 h 29 min

bien que jeune, car cela n’est pas un défaut

disons un hinconvénient..c’est même tout à ton havantage roger! roulé..et profite!

Art dit: 25 octobre 2019 à 10 h 29 min

Jazzi. Ken loach est vraiment trop vautré. pareil les dardennes au bout d’un moment c’est pas possible !!!

Je sens qu’anneLise Et/ou marmot vont m’attraper dessus( accusation goût déplorable).j’ai quand m^eme résister à la vague JOKER, huit minutes standing ovation, moi je suis assis depuis longtemps avant grâce lecture lu billet).
holidays ON ICE;

Art dit: 25 octobre 2019 à 10 h 32 min

m’appelez pas roger,JMBouguereau. j’aime pas !!!Ou K.el sont vos raisons svp? Par hazard,est – ce car vous avez eu FOG Under your thumb?

Art dit: 25 octobre 2019 à 10 h 36 min

d’accord que vous aimez ça,la fille pulpeuse. CLAUDIA Cardinale est pas mal non plus!!!(Cp l’a mise en lien pour suggérer un beau portrait d’anneLise sur fond d’harmonica Once upon a time).

Eriksen dit: 25 octobre 2019 à 10 h 36 min

CP: « de passer pour une tête molle et trop aimable »
Je ne sais pas ce que c’est qu’une tête molle, mais à choisir entre deux excès, je la préfère peut-être à une dure. Est-ce Philinte contre Alceste?
Quant à « trop aimable » je l’entends assez mondain chez lui. Trop aimable sans être modeste cela sonne toujours un peu faux.

Art dit: 25 octobre 2019 à 10 h 39 min

10h.30 ma daronne adore G.Philippe et Noel rockvert dans FANFAN.(après G.L est fait Fille du roi). Moi trouve un peu vieux, voix et style, mais K.m^eme au final trippant de l’age où ça vient !!!

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 10 h 39 min

..hach si jeunesse savait..t’es pardonné

Rituel
Ne se contentant pas de saluer le public en fin de représentation, les retransmissions s’achèvent par la présentation de la troupe et par le célèbre : « les décors sont de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell ». Au cours des dernières années, c’est le public du théâtre Marigny lui-même qui scande le nom du responsable des décors et de celui des costumes, ce qui a inspiré certains humoristes

Jazzi dit: 25 octobre 2019 à 10 h 59 min

« Au bout du monde » de Kiyoshi Kurosawa.
Entre vérités et mensonges, le film s’attache à l’équipe de tournage réunie autour d’une présentatrice de la télévision japonaise en reportage en Ouzbékistan.
De l’exotisme au carré qui nous donne droit à un circuit touristique à travers les splendides paysages naturels et les principales villes : Tachkent et Samarcande de ce pays perdu des fins fonds de l’Eurasie.
Bel exercice également autour de la fausse réalité du documentaire télévisuel et la vérité, tout aussi relative, du film de fiction qui se construit entre deux prises du tournage audiovisuel.
L’occasion de retrouver la belle Atsuko Maeda, muse du metteur en scène ?, qui va jusqu’à nous interpréter « L’Hymne à l’amour » d’Edith Piaf !
Malgré quelques longueurs, propres aux films d’errance, les scènes de « Au bout du monde » prennent peu à peu sens à nos yeux intrigués et nous permettent de retrouver la pâte singulière du cinéaste japonais.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585332&cfilm=267631.html

Phil dit: 25 octobre 2019 à 11 h 20 min

japonaise en ouzbéksitan…tout ça pour finir le derrière dans le popcorn chez mk2. faut demander l’avis du goshn étrangleur ottoman, en plein sushi

Jazzi dit: 25 octobre 2019 à 11 h 34 min

Le popcorn n’est plus ce qu’il était, Phil. Personne ici pour parler de « Matthias et Maxime », le dernier film de Xavier Dolan !

C.P. dit: 25 octobre 2019 à 11 h 44 min

bouguereau, je me souviens, je me souviens des décors (réalistes) de Harth (je crois qu’il est mort il y a une quarantaine d’années déjà ? ) et de leur accueil. Ne sois pas sévère : les spectateurs étaient pour la plupart de vieux invités gratos.

Phil dit: 25 octobre 2019 à 11 h 51 min

Dear Art, faites chic, visionnez à madame votre mère les films du gérard philipe japonais,
la grande classe, thé vert en nuage flottant

xlew dit: 25 octobre 2019 à 14 h 06 min

Au Théâtre ce soir, si sir Robert Hirsch ou monsieur le Doyen Jacques Charon, sociétaires du Temple ou du Crime, étaient de la partie, ça le faisait, même si rideau tombé on ne se souvenait de rien de la pièce, l’apport d’un peu de chaleur dans les foyers, des sourires, parfois des rires, une diffusion, apaisante par-delà l’écran.
Donald et Roger, oui en effet, des noms de vedettes de chaumières, invisibles cygnes noirs, muets à souhait, qui cartonnaient dans les cours de récré.
La capture télévisée du Pauvre Bitos d’Anouilh avec le Président Bouquet et Dame Flon, c’était coupant comme un morceau de glace du lac polonais qui céda sous le poids d’un enfant, on ne s’amusait plus, mais la froide profondeur des dialogues restait en nous, longtemps après que les Pawel ont disparu avec leurs patins.
Des Bitos, on en recroiserait quelques-uns au lycée, à la Fac, au boulot et, eh oui quel drôle d’endroit pour une mauvaise rencontre, assis en chaire au coeur des blogs, toujours avec ce grand sourire qui donne les oreillons rien qu’à le regarder.
Robert Hirsch, prototype de tous les Jokers du monde, (l’Ur-Joker comme diraient les fesseurs) son rire savait tout montrer, faire s’émulser l’exacte point de communion du rictus et de la clémence, de la charité et de la condescendance, profondément enterré ou surfaçant dans le grand savoir taire de l’acteur, sans laisser de traces de bave blanchâtre.
Les acteurs se volent, s’inspirent de, se réincarnent peut-être ?
Très rares semblent ceux qui naissent à leur propre création, ceux qui n’ont pas peur de mettre les mains dans le plâtre du masque-étalon de la comédie antique ou italienne.
Gérard Phillips dans son presque prequel, à la bien maigre paraphernalia du Pays des Marvels en bandoulière, offre le choix des armes à son principal produit dérivé : les lieux-mêmes où il filma Phoenix pulling faces, ça n’a rien coûté à la prod ni à la ville, ça rapporte gros selfies puisque les gens s’y prennent, rejouant les scènes, les grimes, etc.
Des espèces de vedute fabriquées par soi-même, même si certains disent que c’est Vinci qui inventa les sourires sur toiles, face caméra.
Des visages redessinent les paysages de la ville. A band of poseurs.
La Bank of America parraine et assure l’expo parisienne, on se croirait revenu dans le Paname-city de Batman, Wilkommen, bienvenue, meet your fate comme chez vous, caballero.

Fontebranda dit: 25 octobre 2019 à 14 h 07 min

puck dit: 25 octobre 2019 à 1 h 45 min

« Admettre, proclamer l’injustice de la cause que l’on sert, la déraison de ses propres raisons, c’est pécher contre l’esprit de la vie. En temps de guerre on punit ceux qui doutent du bon droit national. Le temps de guerre est de tous les temps, de tous les jours. […]

‘Je ne suis pas de mon avis.’ Quelqu’un se fût jamais exprimé de la sorte, des escadrilles d’anges lui apportent aussitôt la divine immortalité. »

J. Audiberti

Fontebranda dit: 25 octobre 2019 à 14 h 34 min

Pour ceux qui lisent l’italien, avec plein de liens à l’intérieur.
Et l’idée que les réactions & commentaires sont prévus par la machine à faire parler, étudiée pour :
https://www.doppiozero.com/materiali/cinque-idee-su-joker

Sinon, bouguereau, pour ce que ça vaut : j’ai bien aimé l’adaptation en dessin animé de La fameuse Invasion, son graphisme sans fioritures inutiles, ds la ligne de Buzzati lui-même, bon conducteur de poésie, rien de mièvre, bonne musique pour danser dans les bois avec juste ce qu’il faut de mandoline. La perte des illusions, le sale goût de la trahison, la peur élémentaire & les ridicules du pouvoir ne se sont pas évaporés ds le transfert. Les gamins dans la salle, qui ne comparaient avec rien, avaient l’air d’apprécier.

Marie Helene S dit: 25 octobre 2019 à 14 h 42 min

@‘Je ne suis pas de mon avis.’ Quelqu’un se fût jamais exprimé de la sorte, des escadrilles d’anges lui apportent aussitôt la divine immortalité. »

Drolatique !

Jazzi. Le dernier Dolan, pas eu le temps. Merci pour votre recension. Vous allez vite.Un rythme que mon travail ne permet pas et que j espere rattraper ces vacances !
J ai revu en attendant a la maison ‘Juste la fin du monde’ encouragee par eriksen.

@ 5 h 38, quand on parle du loup…
‘J Garcin. c’est un peu malgré lui que j’ai pratiqué le masque pendant 25 ans, fidèle à la messe du dimanche soir avant de m’en détaché ces 10 dernières années.
Il a des certitudes de notables et des attitudes de chef de rayon des galeries Lafayette et des vanités de fils de Mr Jourdain.’

Allons, E.Pas d’accord avec vous.
Exagere, severe. faux ! J.garcin est un moderateur affable de la grand-messe (votre mot) du dimanche en service public. Je le crois sincere, ce qui n est deja pas ‘rien’. Vous voudriez qu il innove comme l avait fait michel.Polac ?Ce ne serait pas audible, au format. Un bon generaliste auquel j accorde ma sympathie dans son travail de tri. Je ne connais pas les arcanes pour savoir comment il se comporte en ‘privé’ pour distribuer ses soutiens ou hater les maieutiques plus ‘ouvertes’;je lui trouve plus de resistance avenante que le portrait que vous en faites.
Francois Busnel en epicier sans sel en prime time est incommodant.j ai cesse de le regarder.

Interessant ce qu a dit Dubruel sur Truffaut ‘en opposition cosmique’ avec Philipe, dont la mere tirait les cartes.croix de feu aise contre judeite rentree(Cf. ‘Dernier metro’). La personnalite de Philipe, je persiste, tres attachante et de nature a renverser la vapeur. L admiration du gendre J.G. laisse presager qu il sera enclin a boire a cette eau ?Simple supposition.

Nous nous sommes fait etriller severement sur la RDL. ‘Annelise, notre mustanga arabo -indienne et les garcons’, le (pas tout à fait)boys band et nous participants laissons trop d empreintes carbone. L intelligence avec l ennemi,oui mais… Etiez-vous au courant ?

Marie Helene S dit: 25 octobre 2019 à 14 h 48 min

Intelligence avec ‘l ennemi’. simple Joke. Le mot n est pas adapte.

14 h 06.
‘Robert Hirsch, prototype de tous les Jokers du monde, (l’Ur-Joker comme diraient les fesseurs) son rire savait tout montrer, faire s’émulser l’exacte point de communion du rictus et de la clémence, de la charité et de la condescendance, profondément enterré ou surfaçant dans le grand savoir taire de l’acteur, sans laisser de traces de bave blanchâtre.’
Superbe. Vous risquez de vous faire taxer d autant plus de snobisme et de fermeture. Aie !

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 15 h 27 min

… Etiez-vous au courant ?

j’adore cette répartie des kray brozeur marie..un jour on le demande s’ils connaissent les biteuls..ils répondent ‘non mais eux nous connaissent’

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 15 h 33 min

son graphisme sans fioritures inutiles, ds la ligne de Buzzati lui-même

..c’est un véritable illustrateur en ce sens là..il m’a semblé en effet qu’il y avait belle rencontre..je kiffe les animations..dire qu’il a fallu si longtemps pour qu’elle gagne un oscar

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 15 h 40 min

Admettre, proclamer l’injustice de la cause que l’on sert, la déraison de ses propres raisons, c’est pécher contre l’esprit de la vie

oui si l’on ‘persévère’ dans son être..les dadas et la comédia havant en expérimentant les costumes grotesques expérimentaient ce qui fait le moine..donc la rupture..haprés la guerre ça a du leur faire un bien fou

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 15 h 59 min

j’ai dérogé marie et je rapporte cette perle de dédé

L’exposition sur l’oeuvre de Léonard de Vinci au Louvre est symptômatique de la pensée pervertie des trois dernières générations prêtes à idolâtrer ce bonhomme qui n’était rien d’autre qu’un mandarin de son époque, une sorte de BHL de la Renaissance

en gros ça se tient..mais on sdemande si on a pas été refait et si dédé est pas stipendié..et si que c’était au finiche pour nous subliminer un ‘bhl ce léonard des années 2000′..sapré dédé

Fontebranda dit: 25 octobre 2019 à 16 h 12 min

ce passage-là n’est pas mal non plus :

« L’amorce, la particule, les poussière de vérité qui, peut-être, se trouvent en vous, leur valeur est moins attestée que compromise par les démangeaisons propagandistes ou sermonnaires où vous risquez d’être, par elles, précipité. »

Fontebranda dit: 25 octobre 2019 à 16 h 16 min

comme Audiberti enrôlait le cinéma sous la bannière de l’abhumanisme, pas trop déplacé ici
Et en prime, spécialement pour M-H S, voilà quelqu’un que Fr. Truffaut aimait bien

C.P. dit: 25 octobre 2019 à 16 h 17 min

Charon et Hirsch en avaient commis bien d’autres, en allant jouer les saucissons chez Jean Nohain. Hirsch faisait par exemple mine de bouffer un gigantesque sandwich avec pour viande un python vivant. Les spectateurs, dans la salle ou à la télévision, étaient pliés, mais l’administrateur de la CF avait tancé ses galopins.

Art dit: 25 octobre 2019 à 16 h 43 min

les films du gérard philipe japonais,
la grande classe, thé vert en nuage flottant

@Philippe 11h.51 de qui est-ce que vous parlez svp de ce « gerard P. japonais »?Je vous surprend en sachant vous répondre que je connais votre allusion à NARUSE !!! car appris ici dans une chronique d’Annelise pour une rétrospective cinéBercy.

tititi;Monsieur bouguereau, croyez pas que vous allez avoir comme ça le 06 de ma daronne!!!
Car une très belle, magnifique femme MAIS il y a un H. déjà dessus,merci, j’ai nommé MON DARON!!! Lui – m ^eme homme magnifique, qui a vécu des heures difficil car très VIRIl ayant eu à admettre un fils homosexuel, donc moi- m ême ,avec cet enjeux de ne pas le rejeter, y compris le comprendre et L’ACCEPTER entierement tel quel par amour !!!
Ce qui a été fait, avec des jours difficiles alors que mon milieu ouvert et acceptant contrairement à d’autres où rien dit aux darons, pourtant pas plus vieux ni rien.
dONC RESPECT et pas possible de trahir.
Et bien que sachant vous très séduisant Jean-marcel en plus de rédac chef Libé, pas question de savonner la route de ce daron beau physic K.om mental, K.i plus est amoureux et elle aussi d’eux ensemble,soudés bien qu’ils se soient pas doutés d’abord.

ce en quoi m’a aidé Vincent MARMOT, K.i a comme vous succès énorme avec les filles en faisant comprendre à mon dare que pd ne veut pas dire PAS viril, et parfois LE CONTRAIRE car aimant les femmes et SOLIDE !!!

J’en viens à faire mes adieux des colonnes car taff, et surtout très confu peiné de m’être mal répendu, et remercie MARIE-HELENE de m’avoir défendu contre attaque très dure sur RDL;car cela m’adressait PERSONNELLEMENT bien que pas nommé, responsable de mal écrit trop frimeur quand pas compris où je veux en venir.(C’était pas en ethipie, mais en MALAISIE, je précise malgré pas d’importance car le mal est fait!!!)
J’ai peut- etre mérité et ça m’embete d’avoir été lourd ou mérité taxé CRANEUR de references à ma daronne superhaut fonctionnaire, vote Macron que je réitérerais PAS ou nombreux voyages comme si donné à tout un chacun.
ce que j’ai jamais pensé et m’excuse si donné l’impression que!!!Car c’était très cool être avec vous, meme si moins souvent car holidays, et TAFF.
je mesure et préfère à de nombreux enseignements très supérieurs lire Annelise. d’ailleurs j’espère qu’elle me reprendra en Mp !!!

Art dit: 25 octobre 2019 à 16 h 46 min

un homme déjà sur ma daronne, j’entend les balles qui sifflent. Et zuuuuuuuuuuuuuuuuuut !!!
Pas ça que g voulu ecrire!!!j’espere tout le monde compris et RESPECTERA.

puck dit: 25 octobre 2019 à 16 h 57 min

Fontebranda dit: 25 octobre 2019 à 14 h 07 min

oui Dieu non plus n’aime pas les tièdes et les indécis, Dieu préfère ceux qui ne croient pas en lui plutôt que ceux qui doutent de son existence (c’est vous-même je crois qui me l’aviez appris autrefois), ce qui est un excellent raisonnement de Sa part, je veux dire de la part de Dieu, car ceux qui ne croient pas en lui le prennent au moins en considération, ne pas croire en quelques chose c’est d’une certaine manière faire exister cette chose.

on pourrait calquer ce raisonnement sur toutes les formes de critiques artistiques, politiques, sociales etc…

d’où l’intérêt de prendre une position plus « pragmatique », avoir une approche plus « mathématique », ou « statistique » de la critique.

ayant lu les commentaires des personnes ici je serais capable d’écrire à l’avance ce qu’ils vont penser de n’importe quel film.

bouguereau dit: 25 octobre 2019 à 18 h 23 min

faisant comprendre à mon dare que pd ne veut pas dire PAS viril

..vas y molo toudmême..les dabes c’est des supèremènes mais y ont leur kryptonite haussi

Paul Edel dit: 26 octobre 2019 à 8 h 25 min

C’est dans le roman « Marie Dubois » du grand Audiberti qu’on trouve cette phrase qui résume l’intrigue : »Rien, dans le code, n’interdisait de peloter les mortes ».

Larry Boisière, inspecteur dit: 26 octobre 2019 à 8 h 38 min

Ici, c’est devenu le blog de bouguereau… c’est navrant chère Annelise, navrant

Phil dit: 26 octobre 2019 à 8 h 42 min

souvenir d’une critique d’Audiberti à propos de « Citizen Kane »: « film mauvais… » Quel livre d’Audiberti faut-il avoir lu dear Pauledel ?

puck dit: 26 octobre 2019 à 9 h 00 min

@Eriksen : à la question du journaliste anglais : « pensez-vous que votre rôle peut inciter à la violence ? », si Joaquin Phoenix a paniqué et a préféré se barrer plutôt que répondre ce n’est pas (contrairement à ce que j’ai dit) parce qu’il est c.n comme comme un balai et que cette idée ne l’a jamais effleuré.

non c’est parce qu’il est coincé !

peut-il répond « oui c’est vrai je l’assume ! »

effectivement c’était le cas de la bande de lascars qui ont applaudi quand j’ai vu ce film, pour eux le Joker était devenu leur nouvel idole, leur guide spirituel.

et s’il répond « non c’est juste un rôle de composition je l’ai fait pour les spectateurs de la Nostra de Venise » pour le coup il va passer pour un dégonflé.

et si on pose la question à Todd Philips ce sera pareil : il sera coincé et il ne pourra pas répondre.

s’il y a une chose intéressante dans ce film c’est juste ça ! pour moi ce film peut être vu par certains comme une chanson de fifity cents (des débuts) de K-Vener ou de Booba.

la « culture » à ce niveau peut-elle se permettre d’avoir un impact « matériel » sur le réel, et pas juste un objet pour un discours critique coupé du réel, ou des artistes qui vous pondent des discours lénifiants sur les injustices sociales…

ces gamins n’iront pas voir le dernier film de C Honoré, ils en ont rien à taper de savoir comment on peut poursuivre la nouvelle vague aujourd’hui, ce qu’ils veulent c’est trouver des raisons de prendre une barre à mine pour défoncer les vitrines des magasins et pour eux le Joker peut en être une bonne.

Jazzi dit: 26 octobre 2019 à 9 h 58 min

Prenez de petits jokers en puissance, des enfants autistes lourds, rebuts de la société (syndromes également de tous ses malaises) pour lesquels elle ne peut rien et qu’elle ne veut pas voir.
Un de ces enfants ne cesse de tirer des signaux d’alarme !
Seules, les associations cultuelles et humanitaires, une juive et une musulmane, à travers les figures de Bruno et Malik, inspirées de la réalité et incarnées par Vincent Cassel en kipa et Reda Kateb, acceptent de s’en charger et de se consacrer corps et âme à cette juste cause.
C’est ainsi que « Hors normes » d’Olivier Nakache et Éric Toledano prouve, une fois encore, que l’on peut faire de bons films avec de bons sentiments.
C’est possible mais c’est plus dur.
Une bonne raison d’aller voir ce film, d’autant plus que 5% des bénéfices seront reversés aux deux associations à l’origine de l’histoire…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19582656&cfilm=265905.html

Paul Edel dit: 26 octobre 2019 à 10 h 00 min

En priorité Phil je recommande Dimanche m attend..il fut écrit quand son médecin lui a annoncé qu il lui restait peu de temps à vivre alors à
Bec in carnet et un crayon il quittait son pavillon de banlieue et flanait dans Paris ..saint silice ou l Odéon.. la Seine ou le quartier latin et des divagation magnifiques..vraiment le plus beau.

J aime beaucoup aussi le maître de Milan et ce Marie Dubois qui avait si fort impressionné Truffaut qu’ il a fait jouer le rôle d un homme timide devant les femmes par MICHEL BOUQUET dans La mariée était en noir…

bouguereau dit: 26 octobre 2019 à 10 h 13 min

dis donc baroz..tu vas pas nous médicaliser les rapports sociaux en promenade en voile..y’avait le rapetissement à pas cher pour faire de ton studio 10 versaille..mainant le cinéma équitabe..bientôt la carte goldène en suppositoire haussi..bien hassez de l’enlargment pill qu’il dirait dirphiloo

bouguereau dit: 26 octobre 2019 à 10 h 16 min

»Rien, dans le code, n’interdisait de peloter les mortes »

c’est le coté obscur de la grappa polo..et l’adaptation de lune froide par bouchitey était pas mal..quoique quand stevenin secoue la macab sur le lit..c’est pas comme ça..même une belle macabe

Jazzi dit: 26 octobre 2019 à 10 h 18 min

Pour excessifs qu’ils puissent paraitre, les propos de rose sur la RDL à propos de la RDC ne sont pas dépourvus d’une certaine réalité.
Ce blog a une fâcheuse tendance à la culture de l’entre-soi, à la congratulation de sa talentueuse animatrice, à l’admiration des relations des uns ou de la surface sociale des autres…
Les précieuses ridicules ne sont pas loin, qui me reprochent même de trop parler de… cinéma.
Un comble !

Annelise dit: 26 octobre 2019 à 10 h 47 min

Vous ne me fatigueriez pas, parfois, Inspecteur Larry et Keupu ? Ne vous préoccupez pas de mon accueil de Jean-Marcel Bouguereau, il est de mon ressort pas du vôtre, « ce n’est pas ma faute » comme dirait le Valmont des Liaisons de Stephen Frears, s’il me fascine par ses fulgurances, « les darons sont des supermen, mais ils ont leur cryptonite » et autres, ET(cela va quasiment sans dire) par le fait d’avoir eu FOG under his thumb. . n’oubliez pas que sur ce, Malkovich se laisse embrocher exprès, par remords d’avoir laisser passer la rédemption amoureuse de Madame de Tourvel. .le cynisme Mitterrand s’était exercé à propos de Mazarine sur le thème, « des punitions comme ça on en voudrait tous les jours », pareil avec Michele Pfeiffer et le remords. .

Le Joker, les huit minutes de standing ovation incompréhensibles sous l’angle de la cinéphilie, parfaitement attendues sous celui du barnum business
Jazzi 9h58 sur le film je vous trouve très indulgent, Reda Kateb et Cassel ont bon dos et je m’en serais passée, Eriksen sur Jérôme Garcin vs François Régis Bastide, en revanche expéditif et de parti pris. .le poids sur les épaules augmente à mesure de l’usure de l’émission. .une longévité qui est à la fois carte de visite, carte tout court, pass VIP et héritage à transformer ad vitam aeternam, pas évident. Et puis Garcin qui perd un frère, un père. ..ces points communs directs avec moi ne me font peut-être pas le voir de la même manière que vous, exactement comme C.P ne peut s’empêcher de noter qu’il monte bien à cheval. .à ce sujet, cela m’avait fait rire, au moment de « Guy » d’Alex Lutz, sélectionné par la Semaine. .la première assertion de Jérôme Garcin sur l’acteur-réalisateur était « qu’il monte bien »..humain, trop humain quand les pinceaux du niveau critique sont mélangés. .le tout étant de le savoir, de ne pas le nier ni d’en être dupe et d’être capable de délier les choses en soi au moment de se prononcer ou d’agir..la voilà l’éthique critique. .et non se justifier à coups de tours de passe-passe intellectuels foireux pour maquiller l’arnaque. .les thanatopracteurs champions du floutage ni vu ni connu qui finissent par être persuadés que ce n’est pas un mort qu’ils peinturlurent sont les plus dangereux

Paul 8h25 le « pitch » comme on dit – horrible terme- Audiberti « Rien, dans le code, n’interdisait de peloter les mortes » pour le coup laisse présager du tatoué, du bon ! La recension « Citizen Kane » rapportée par Phil à 8h42, hum? Thomas Aïdan avait signé dans Septième Obsession une analyse assez fine, où il relatait que Daney par exemple n’était pas satisfait d’une projection s’il n’avait pas, comme lors d’une partie de tennis, le sentiment qu’une hormone de plaisir était déclenchée. .mais qu’encore fallait-il discerner la « consommation » courante à l’oeuvre (ce qu’il se passe avec Joker) de l’attente d’un certain déclenchement qui peut tarder, mais dont il restera en tout cas quelque chose

Fontebranda dit: 26 octobre 2019 à 10 h 50 min

Oui, Paul Edel, c’est grâce à vous que j’ai découvert Audiberti, dans ce livre-là.
La correspondance avec Paulhan (sur 32 ans…) constitue presque un Journal, et côté poésie il y a des merveilles comme « Martyrs » ou « La Goujate » ou « Noé » dans le recueil Race des hommes, ou encore « Les deux mains », « La maîtresse », « Bretagne » dans Ange aux entrailles.

Paul Edel dit: 26 octobre 2019 à 10 h 52 min

« c’est le côté obscur de la grappa polo.. »…oui exactement Bouguereau.. celle qui fait voir, derrière le manoir, dans la profondeur infinie des salades , des céréales,des pissenlits et des pommes de terre, des jeunes filles qui courent ,nues menottées rigolardes vers un bourg brumeux et la maison du notaire…Je lis Audiberti et Hardellet.. ça nourrit l’imagination …

Phil dit: 26 octobre 2019 à 11 h 00 min

Merci dear Pauledel ! je ne voulais pas limiter Audiberti à cette critique de film surprenante mais tout de même remarquable pour avoir été écrite à la sortie du film de Welles.
Audiberti vient d’une époque où les critiques de cinéma étaient rédigées en littérature, étayées par des lectures et la fréquentation des théâtres.
Dear Baroz, depuis quelque temps la scène du prestigieux blog à passou est occupée par quelques quelques baudruches atteintes de logorrhée, pour talentueuses qu’elles puissent parfois être, manquent complétement de modestie. évolution inattendue mais sûrement prévisible de ces blogs désertés par les premiers participants qui n’étaient pas scotchés aux écrans jour et nuit.
remarquable livre qui vient de sortir: « La fabrique du crétin digital », Michel Desmurget.

Annelise dit: 26 octobre 2019 à 11 h 07 min

Art
Bien d’accord avec vous, il n’est de Fanfan la tulipe que celui de Gérard Philipe – quel visage ! quelle belle personne!-, de Noel Roquevert et Gina L. ! Et Parédès, capitaine propulsé sur le toit par une explosion. .le roi le mande.. un laquais affolé s’en enquiert, lui descend mollement l’échelle, maniéré, hirsute,d’une réactivité de lézard un peu farfolle, la perruque de travers noircie de poudre : « Mais je suis là, mon ami…je suis là… »

à 16h43 vous nous livrez un fort touchant, bien qu’un peu bancal, au plan stylistique, portrait de votre « daronne » et manifestement excellent « daron », merci – et ne vous inquiétez pas, tout le monde aura respecté
Quant à prendre congé, que vous vous absentiez parce que vous avez à faire, très bien. Ne vous sentez pas mis dehors. Il n’y a que moi qui peux le faire concernant cette chronique, et encore. .voyez, je n’y sacrifie pas.Je suis allée jeter un oeil sur RdL, lire en biais les posts sciant Jérôme Garcin, vous ou les contributeurs ici en petit bois, est-ce bien grave ? Non. Un mouvement d’humeur, une opinion, au pire un rejet qui n’engagent qu’eux

Larry Boisière, inspecteur dit: 26 octobre 2019 à 11 h 18 min

OK, Mâme Annelise, je vous laisse à votre ressort et à votre admiration… perso, j’aime les choses plus simples, comme Passou et Pauledel… excusez-moi de vous avoir dérangé, je sors déf.
salut.

C.P. dit: 26 octobre 2019 à 11 h 29 min

C’est très bien de rappeler « Lune froide », film sélectionné pour Cannes je crois, et puis mal accueilli. Moi, j’avais bien aimé, en tout cas.

Paul Edel dit: 26 octobre 2019 à 11 h 32 min

Un critique de cinéma-écrivain que j’aimais lire dans l’Obs , c’était Jean-louis Bory .Un style aussi enthousiaste dans l’éloge que dans la descente en flammes..Il fut particulièrement bon quand il défendait le jeune cinéma tchèque de Ivan Passer,Vera Chytilova,ou le jeune Milos Forman des  » « Amours d’une blonde » . Même quand il se plantait , c’était amusant à lire. Il titra: « Trois heures de sauce tomate » pour la première partie du « Parrain » de Coppola. Pour conclusion: « Un énorme machin qui oscille entre l’esbrouffe et l’emporte-pièce. »

Phil dit: 26 octobre 2019 à 12 h 13 min

pas mal pour l’époque, cet avis sur « Le parrain ». Il faudra attendre aujourd’hui, soit quarante ans, pour que la critique voit dans la série des parrains une « esthétisation abusive du truand », travers que n’évite pas Scorsese et sa troupe; « Yards »qui viendra en 2000 est plus réussi.
le style de Bory, parfois plus éclatant à la radio (le masque) qu’à l’écrit. toutes ses critiques sont parues chez « j’ai lu », cinq volumes, une mine effectivement pour découvrir le peu de cas faits de films devenus « culte » aujourd’hui. ne sais plus s’il avait célébré Marienbad en bien ou mal.

puck dit: 26 octobre 2019 à 13 h 54 min

Jazzi ??? des critiques de la rdc sur la rdl ?

normal ! faut pas vous en faire, c’est juste parce que mon ami greubou et moi-même avons quitté la rdl pour venir ici sur la rdc ! du coup leur niveau est en baisse et ils l’ont mauvaise et je pense qu’ils ne remettront jamais de mon départ et à moindre niveau de celui de greubou.

ps : Jazzi quand vous parlez de RDL et RDC il s’agit bien de la République Démocratique du Libéria et de la République Démocratique du Congo ?

puck dit: 26 octobre 2019 à 14 h 05 min

en plus critiquer l’entre-soie c’est nul ! il n’y a rien de plus beau que l’entre-soie, déjà la soie c’est beau, mais tout ce qu’on trouve entre la soie et la soie c’est encore plus beau que la soie, c’est un truc qui transcende la soie, une espèce de grâce de la soie, un arrière monde de la soie, ils critiquent juste parce qu’ils n’y connaissent rien à la soie.

puck dit: 26 octobre 2019 à 15 h 04 min

Jazzi c’est vrai, je sais bien, le greubou il m’insulte toujours parce qu’il m’aime bien, on est un peu comme deux frères tous les deux.
en plus la soie je connais, j’ai un vieil appart dans l’ancien quartier des soyeux à Lyon, un truc qui fait au moins six mètres sous plafond parce qu’ils mettaient leur machine à tisser, j’y vais parfois, j’aime bien, je regarde le Mont Blanc en me disant que c’est là que sont nées les premières révoltes ouvrières et même les premiers anarchiss qu’il dirait mon pote greubou.

puck dit: 26 octobre 2019 à 15 h 13 min

Jazzi, tu sais que ce quartier où est né l’anarchisme c’est celui où le prix du mètre carré a le plus flambé en France ces 10 dernières années ?

c’est drôle non qu’il dirait les potes du Joker ?

Jazzi dit: 26 octobre 2019 à 17 h 16 min

« les premiers anarchiss qu’il dirait mon pote greubou. »

Le boug appartient à cette catégorie d’intellos de gauche qui, en général, finissent à l’extrême droite, puck !

puck dit: 26 octobre 2019 à 18 h 43 min

sérieux Jazzi ? je suis sûr que tu mens. tu vois Jazzi à force d’aller voir des films de fiction tu apprends à mentir, c’est bien, la vérité c’est un truc pour les nuls.

quizz : qui a dit « ceux qui ne savent dire que des vérités ne méritent pas d’être écoutés ? »

ou un truc dans le genre…

puck dit: 26 octobre 2019 à 18 h 46 min

Jazzi si tu ne connais pas le réponse tu as droit à un joker.

un indice : ce n’est même pas un marseillais qui l’a dit, à Marseille on a pas besoin de sortir ce genre de banalité.

puck dit: 26 octobre 2019 à 18 h 55 min

Jazzi tu me permets si je te dis que tu devrais plus te mouiller quand tu critiques des films, pas juste faire des « compte rendus ». par exemple sur « hors norme » tu pourrais pondre un truc du genre :

« (…) C’est ainsi que « Hors normes » d’Olivier Nakache et Éric Toledano prouve, une fois encore, que l’on peut faire des films gros budget qui rapportent du pognon sur le dos des handicapés.
(…)
Quand on voit les salaires des actuers et ce qu’ils vont se mettre dans la poche pas normal que seulement 5% des bénéfices soient reversés aux deux associations à l’origine de l’histoire !!!
 »

tu vois le genre ? un truc genre énervé je vais tout casser !

puck dit: 26 octobre 2019 à 19 h 01 min

Jazzi et comme ça tu lances la polémique !

tu vas en avoir que va te répondre « c’est bien au moins ça met en lumière d’un problème que tout le monde essaie d’ignorer »

un autre va embrayer sur les psychanalyse qui ont culpabilisé les mères

et ainsi de suite, du coup ça rend le blog d’Annelise hyper vivant, avec des grosses polémiques, parce que en fait il y a deux types d’entre-soi, ceux où on s’endort et ceux où on se dispute.

puck dit: 27 octobre 2019 à 9 h 23 min

ah bon Jazzi ? « critique » et « retenue » c’est pas un peu antinomique ? l’époque de Bory évoquée par Paul Edel ? aujourd’hui on préfère avoir le souvenir de Bory plutôt que de l’avoir à sa table ? comme les Hussards ?

bon, d’accord…

juste rappeler que Cassel vit au Brésil pour ne pas payer d’impôt en France ? qu’avec cet argent qu’il vole à son pays on pourrait financer au moins cinq cents centres pour autistes ? et que du coup des gens comme lui on devrait leur interdire d’entrer sur le territoire ? non ? même pas ça ? rester cool ? bon, d’accord.

JC......... dit: 27 octobre 2019 à 13 h 37 min

Ne ressentez vous pas à quel point vous êtes ridicules, pauvres commentateurs de ce blog vide de signification ?

Que dieu vous bénisse, mes amis, prisonniers de leur image !

Jazzi dit: 27 octobre 2019 à 16 h 54 min

Moi, j’ai constamment pensé aux Gilets jaunes et j’ai même changé mon point de vue, jusqu’alors négatif, à leur sujet…

puck dit: 27 octobre 2019 à 17 h 58 min

Jazzi, tu as encore changé de point de vue ?
qu’est-ce que tu peux être compliqué mon Jazzi…

j’ai bien aimé l’analyse de Jordan Mintzer sur les changements de point de vue entre la droite et la gauche (tout le monde semble bien compliqué ces temps-ci…) : « En effet, les critiques de gauche new-yorkais ont vu dans le film un discours de droite qui incite à la violence des Incel, des pro-Trump ! C’est la première fois que je vois cela ! En général ce genre de critique réactionnaire qui consiste à condamner la violence à Hollywood, vient plutôt de la droite. On se souvient il y a vingt ans des débats autour de Fight club quand la classe politique côté Républicains condamnait le film parce qu’ils avaient peur que les gens commencent à faire des fight clubs partout. Cette fois, c’est la gauche, qui, si elle n’appelle pas à l’interdiction du film, dit qu’il faut faire attention parce que le cinéma peut inciter à la violence ! Cela est très révélateur du clivage actuel gauche/droite aux Etats-Unis à cause de Trump. »

puck dit: 27 octobre 2019 à 18 h 04 min

dans tous les cas ce film marque un changement.

je ne suis pas certain qu’au départ Todd Phillips et Joaquin Phoenix étaient bien conscients de tout ce ramdam qu’ils allaient provoquer.

Jazzi tu vois, je suis sûr qu’aux prochaines manifs (quels que soient les pays) nous verrons un tas de gens porter un masque de clown.

Portmann dit: 27 octobre 2019 à 18 h 29 min

bon courage, Anne Lise !
Quelle dégradation du niveau des commentaires sur les réseaux sociaux. j’ai posté vers 18h 15 un commentaire écoeuré sur rdl, nef de fous où Pierre Assouline essuie une quantité invraisemblable de crachats,idioties, grossièretés sur tout et n’importe quoi.Il n’est pas paru.

notre club ciné n’a pas de pb de peau.
il est de notre droit de préférer la cinémathèque F. ou Utopia aux oukases grand-public et vos recommandations aux avis télé Loisirs.Participer dans vos colonnes ou sur rdl serait un autre défi;je ne le relève pas souvent. la majorité silencieuse de notre côté, mais pas envie de se faire étriper !

Portmann dit: 27 octobre 2019 à 18 h 31 min

juste rappeler que Cassel vit au Brésil pour ne pas payer d’impôt en France ? qu’avec cet argent qu’il vole à son pays on pourrait financer au moins cinq cents centres pour autistes ? et que du coup des gens comme lui on devrait leur interdire d’entrer sur le territoire ? non ?

excusez- moi. Juste, le film est mauvais…

puck dit: 27 octobre 2019 à 18 h 44 min

juste un dernier après promis je m’en vais, sur pourquoi un changement ? parce que les festivals, la Mostra, Cannes etc… sont des moyens de faire entrer les films dans le système pour éviter justement qu’ils incitent à la violence (un film comme « Parasite » est dans le même fil que le Joker).

j’espère que ce débat aux US empêchera l’institution de remettre des Oscars à JP ou TP, un moyen de dire : c’est un film « pro-Trump » qui incite à la violence, ce n’est pas notre monde.

de cette façon cela permettra de revendiquer l’appartenance du film à ceux auxquels il appartient, ne pas le laisser filer entre les doigts.

c’est là une des fonctions essentielles de la culture : servir de support aux conflits au sein de la société.

un monde flou avec des mécanismes institutionnels servant à arrondir les angles, à pacifier, à terme, cela ne peut mener qu’au pire. Les gilets jaunes doivent dire : le Joker c’est « notre » film : si vous voulez nous faire vivre dans un monde fous alors voilà ce qui vous attend.

et là le monde devient moins compliqué et les choses sont claires pour tout le monde, on ne peut pas éternellement faire en sorte que la culture ne soit pas en contact avec le réel, c’est juste possible, un jour ou l’autre le réel nous revient dans la figure.

alors c’est mieux pour tout le monde si les choses se passent de manières claires, et si conflit il doit y avoir alors que tout le monde assume son rôle et allons-y pour le conflit !

puck dit: 27 octobre 2019 à 18 h 50 min

« Portmann dit: 27 octobre 2019 à 18 h 31 min

excusez- moi. Juste, le film est mauvais… »

et c’est avec ça que vous voulez faire remonter le niveau ?

art dit: 27 octobre 2019 à 18 h 52 min

merci, Anne -lise 11h. 07.

Hors normes,oui on voit pas le rapport !!!ou on va dire qu’il faut pas mélanger les 2sujets.

10h.18 à jazzy qui a fait son couplé,
« Les précieuses ridicules ne sont pas loin, qui me reprochent même de trop parler de… cinéma.
Un comble ! »

je sais que ça s’adresse à moi.Moi non plus j’aime pas comment vous écrivez.vos résumés y sont succeints bateau, si vous me brulez la politesse moi aussi je peux être désagréable envers vous.
c’est pas de parler cinéma qu’on vous reproche, c’est de vous croire chez vous et en plus en parler pas si terrible que vous croyez!!!si c’est que ça vous avez qu’à ouvrir votre propre page au lieu la ramener chez les autres à faire la police des meurs!!!
Je préfére nettement Philipe ou jmarcel Bouguereau, moins banals et se la jouant moins grandiloquant.
voilà j’espère que vous ^etes contents.

art dit: 27 octobre 2019 à 18 h 55 min

succints bateaux, j’en perds mon latin!!!
Votre vue très superficielle, allociné.vous croyez incontestable et ruinez les efforts des autres pour ouvrir la vue. Restez dans le marasme de votre croyance en vous- mê em cher monsieur ,ça m’intéresse pas.

Jazzi dit: 27 octobre 2019 à 19 h 36 min

Quand vous aurez fini votre petite crise nerveuse, art, parlez-nous plutôt de « Matthias et Maxime », un film qui devrait vous parler !

puck dit: 27 octobre 2019 à 19 h 57 min

Jazzi tu l’as vu ce film avec Cassel ? comment tu comprends une personne qui te fait tout un laïus sur le niveau des commentaires et qui te sort sur ce film un lapidaire « c’est mauvais » ????

sérieux j’y crois pas.

ça veut dire quoi il est mauvais ? les acteurs sont mauvais c’est mal filmé ? les rôles donnés aux uns et aux autres sont trop caricaturaux ? du genre les gentils bénévoles et les méchants fonctionnaires ?

c’est pour ça qu’il est mauvais ?

parce que sinon ce film montre aussi qu’on trouve des gens qui donne de leur vie pour les autres, et ça aujourd’hui dans notre société, parler un peu de ces gens-là, même si c’est mal fait, en soi cela ne peut pas être mauvais !

les gens qui le verront sauront qu’ils existent, et ces gens se demanderont si le problème c’est la faillite de l’état ou une faillite morale pour en arriver à ces situations absurdes où l’on se retrouve avoir besoin de héros pour prendre soin de gamins malades !!!

et il faut qu’une espèce de débile sorte des « ce film est mauvais… »

p.tain Jazzi tu peux me dire dans quel monde de malade on vit ?

C.P. dit: 27 octobre 2019 à 20 h 16 min

Eh bien, je l’ai vu, ce « Joker », entraîné au MK2-Bastille par une de mes filles alors que je voulais revoir « Raging Bull ». Pas grave !

Le film: je comprends mieux les ambiguïtés dont il a été question ici, et les avis critiques si divers. Pas trop de grands effets, et une part intimiste, sauf que je n’aime toujours pas les lourdes déterminations parentales et sociétales. En somme, d’un côté Arthur trouve l’occasion de se réaliser et de se venger, même de sa mère (la filiation Wayne est bien compliquée !), d’un autre il se retrouve (malgré lui ?) l’entraîneur d’une troupe d’assassins -légitimes ?
Bon, Gotham est sinistre et les meurtres m’ont un peu dégoûté. Au fond, c’est un film sur la folie, occasion de -et remède pour- supprimer des affreux ? Je crois que Todd Phillips ment lorsqu’il dit qu’il ne voulait pas justifier la violence. Mais il est intéressant que ce soit des critiques de gauche qui, aux Etats-Unis, protestent, plutôt que des ligues droitières.
Je comprends -ou j’imagine ?- pourquoi Frances McDormand, actrice que j’aime beaucoup, a refusé le rôle de Penny.

Dexter, vous retardez : depuis le début de ce mois, certains groupes de Gilets Jaunes portent des masques de clowns, sinon même le maquillage du Joker. Soyez heureux !

Tiens, je vais revoir « Dark Shadows », encore que chez Tim Burton je préfère Johnny Depp en Edward, romantique et pacifique, bien que ses ciseaux blessent accidentellement et qu’il échoue à changer la vie des gens. Mais enfin Kim l’aimait, alors que Sophie n’aime pas le pauvre Arthur.

Eriksen dit: 28 octobre 2019 à 9 h 09 min

Puck je vous trouve rude, Portmann semble être un nouveau réfugié migrant de la république du Libéria… venant en RDC parce que les conditions de blog sont meilleurs. ça doit être la guerre civile là bas, vue le nombre de déplacés. Bienvenue, mais SVP ne pas importer les rancœurs dans les bagages. Seul JC, fou de la Reine et garde des sceaux, y a droit.

C.P. dit: 28 octobre 2019 à 9 h 56 min

bouguereau, Jean-Pierre Bisson était un bon comédien, un bon acteur, un directeur original à Nice avant que l’on ne le vire.

Annelise dit: 28 octobre 2019 à 13 h 06 min

Eriksen, bien dit
Art versus Jazzi, on se calme. Chacun dans son coin, dos aux cordes. Éponge et soigneur. Hémoclar, Nammam Muay et vaseline en gelée -eh oui ça sert à cela. Et on s’en tient au cinéma

Jean-Pierre Bisson, absolument Christian !
Qu’il était beau, avec sa tête de jeune Bashung bien brun, le nez courbe.. Bouchitey vautré, attelé au doublage cinéphile idiomatique de Richard Widmark marche à tous les coups, Jean-Marcel 9h25. Et il y avait l’irrésistible Berroyer héritier de Michel Simon dans la mollesse fureteuse, la bizarrerie endiablée du visage (Buscemi possède entre tous un grain de folie de ce style, sa grosse bouche entrouverte sur des dents impossibles) , Stévenin. .Consuelo de Haviland..très bon casting.. l’inspiration Bukowski avait appâté Cannes, le film fut mal reçu. .trop grinçant, un cynisme dépressiogène.? .un autre où Bisson est bon, c’est « Les mois d’avril sont meurtriers », tiré de Robin Cook. .excellent Marielle en vis-à-vis, serait-ce le prénom Jean-Pierre qui leur donne la gravité ? (le personnage de Bisson s’appelle « Gravier »). Minéralité blessante. Brigitte Rouan, Luc Béraud, François Berléand, un certain Noël Simsolo – excusez du peu. Laurent Heynemann avait réussi sa colorimétrie, la pellicule fait parfois rayée au silex, tapisseries aux bêbêtes du delirium embusquées. .direction d’acteurs impeccable, le film exhalait une tristesse poisseuse.Sordide glaçant, sfumato de sinistrose

Toledano Nakache, j’avais préféré « Le Sens de la fête », plus d’ailleurs pour les sorties de piste inattendues, le deltaplane du fiancé rigide qui veut libérer sa part de Serge Lifar pour épater la mariée moins coincée que pour les grandes scènes fédératrices, chant gypsy aux bougies, réunissons comme il faut les personnages en un dénouement tel que nous l’avons appris, l’apprendrons à notre tour pour rendre une copie lisible..un cahier des charges narratif souvent trop bien suivi, alors que j’aime bcp les deux acteurs de « Hors normes »
Le thème a largement de quoi me toucher, certaines observations sont justes. Quand l’agrément est refusé et que les services de l’état passent la main, cette sorte de lâcher into the wild, de vertige des encadrants… la débrouille et le prosaïsme où le musulman pratiquant et celui qui arbore la kippa, sur le terrain, ont autre chose à faire que de se poser la question des antagonismes religieux.. Ce ne sont pas les bons sentiments qui me gênent – ni le salaire comme ceci ou cela de Vincent Cassel exilé pour les raisons qu’il veut au Brésil (ah bon?) qu’il s’agirait de rapporter au pourcentage reversé, etc. – mais l’application qui ressort à cocher les « bonnes » cases de la solidarité et l’humanitaire
A verser en positif, ce désir de désenclaver le handicap en riant avec lui et non contre, au dépend ? – indéniablement louable. Ces feel good movies font mouche auprès des âmes droites et sensibles, ne le leur retirons pas, tout en mesurant quel volontarisme manichéen ils requièrent. Oui je sais, l’histoire est vraie, décalquée du réel donc…intouchable ? Sauf que le résultat promulgue une version idéalisée, travaillée, « émotionnante » à la chantifix et qu’à la fin, un constat de malaise se mêle au spectacle. Peut-être suis-je mauvaise cliente de ce style d’exercice, de par mon excès d’attente ? Beaucoup de médecins SMUR -SAMU à l’époque m’avaient confié leur exaspération au moment de la série « Urgences », et rien n’empêchait de trouver à « Demain », de Cyril Dion et Mélanie Laurent en bottes caoutchouc assorties, de sympathiques, draînantes qualités de film «écologique». Le genre d’occasion, sans vouloir faire empêcheuse de tourner en rond, où j’aimerais cependant rappeler Rithy Panh

Annelise dit: 28 octobre 2019 à 13 h 32 min

Un mot encore sur Bukowski, dont les nouvelles ont inspiré cette « Lune froide ». N’oublions pas « Barfly » de Barbet Schroeder .Faye Dunaway en Wanda, Rourke en Chinaski, le Henry porté à se castagner avec le serveur grande gueule au Golden Horn, Frank Stallone, frère du précédent. Les chances ratées, les rênes lâchées plein pot en désillusion consubstantielle, rendez-vous au chaos qui était au commencement de tout et sera à la fin, en lieu et place d’une tentative d’exploitation des « occasions » (l’éditrice Tully aurait publié ses poèmes, dénouement souriant, la joie venait toujours après la peine). Francis Ford Coppola, producteur du long métrage, ne fait pas qu’élever le Rubicon, il permet qu’en soient montrés les effets au-delà de toute modération
Charles Bukowski peut paraître matière facile à utiliser, hautement inflammable vu les degrés, de nature à mettre le feu aux poudres ou à la poudre en donnant dans l’existentialisme torrentiel qui va offusquer le bon gros public, bombarder Denise chez Bernard Pivot, faisant François Cavanna menacer de lui mettre un pain en une scène culte – or il a en lui une désespérance viveuse délicate sous le crado, un tragique qui chignole plus que la provoc dont Gainsbourg fut un autre chantre, et ce sont ceux-ci que s’attelle à rendre le film de BS .Sa manière d’innocence peut-être à déceler dans les bouteilles descendues sans fard en direct, là où Nabokov, plus rusé, s’était nanti sur le plateau d’Apostrophes d’une théière titrant à 45°, dont il but modestement une ou deux tasses

Jazzi dit: 28 octobre 2019 à 14 h 07 min

« bombarder Denise chez Bernard Pivot »

N’était-ce pas plutôt Catherine Paysan, Annelise ?

Je ne suis pas spécialement client de Toledano & Nakache. Intouchable m’avait plutôt agacé. Bien aimé aussi Le sens de la fête. Pour Hors normes, c’est plus délicat. Certes, l’autisme y est embellie par rapport à la réalité, mais j’ai eu ma dose d’émotion car la cause est juste et les deux acteurs sont superbes, tout comme les non professionnels du film.
Il n’est pas convenable de le réduire à un mauvais film…

Annelise dit: 28 octobre 2019 à 14 h 14 min

Oui ! Pourquoi avoir eu Denise Bombardier à l’esprit ? Mystère lacanien. .mais on n’est pas toujours obligé de rameuter son Freud, voyez Faulkner qui ne l’avait pas lu, cela n’empêche pas ses textes d’en être truffés. .merci Jacques. Alors que je revois si bien la scène, elle -Catherine Paysan, donc- en jupe rouge, légèrement renversée en arrière, un peu gauloise en propos lorsque soudain..oups

Annelise dit: 28 octobre 2019 à 14 h 33 min

Bien vu Jazzi ! J’avais oublié la scène. Elle a envoyé un scud dans Matzneff tout faraud d’avoir récité Baudelaire, « Amours décomposés » sans e, les yeux dans les yeux avec la caméra. .l’ambiance rafraîchie d’un coup, l’auteur s’était targué de ne pas être « un monstre de laideur » et d’être « très gentil ». Alexandre Jardin arbitre sans persil dans les narines et se tient coi, cibouère de cibouère d’sacristie tabernak !

Portmann dit: 28 octobre 2019 à 16 h 53 min

mon commentaire qualifié de « débile ».
il faut qu’une espèce de débile sorte des « ce film est mauvais… »

Exemple type de ce qui décourage de poster.

Possible que je me sois mal exprimée. le film happe dans l’émotion.La chorégraphie finale en est le point culminant.
Cela n’en fait pas automatiquement un grand film;recipe et incomings calculés. la critique a tendance à faire passer les vessies pour des lanternes à coup de SUBLIME ou d’émotif téléphoné.

J’apprécie que ALR n’y cède pas.
« Mauvais » était excessif. mon jugement ne portait pas sur le comportement financier de l’acteur mais sur le propos. Plusieurs points laissent à désirer.

l’image n’est pas très bonne et compte sur l’imperfection pour renforcer l’aspect documentaire. par contre, vincent CASSEL et Reda KHATEB lumineux.

J’ai posté sur la rdl mon mécontentement devant les agressions.J’aurais pu le faire ici. Jérome garcin a été moqué pour des motifs crétins sur sa femme. Annelise R. s’est fait traitée de pin up;

le mur FB n’affiche rien de neuf ce mois ci, mais c’est grâce à elle que nous avions appris qu’Heidi LAMAR était une inventeure, contributrice importante de lutte anti Nazis.

Très jolie femme au cerveau plein, ça existe la preuve.De cette veine.

Les réseaux ouvrent la vanne à la parole infâme, au sexisme, au n’importe quoi. Sans frein.Sur des pages culturelles de ce niveau, on s’y attend moins.

Je parle de l’agressivité de contributeurs belliqueux qui pensent faire la loi. moi je n’y tiendrais pas. Il est juste que la majorité silencieuse exprime de temps en temps son adhésion aux dirigeants électifs, contre les caids, faux prophètes, aboyeur(se)s.

Portmann dit: 28 octobre 2019 à 16 h 56 min

J.M.Lalanne au Masque et la Plume a détesté. Jérôme garcin a adoré.

Il ne l’a pas vidé de la tribune dont il est l’animateur, producteur de l’émission. Elégance.

Jazzi dit: 28 octobre 2019 à 18 h 03 min

« Il ne l’a pas vidé de la tribune dont il est l’animateur, producteur de l’émission. Elégance. »

Aucune élégance dans tout cela, Portmann. C’est la moindre des choses. Surtout dans une émission qui repose sur le principe des pour et des contre !

puck dit: 28 octobre 2019 à 19 h 46 min

Potmann, je m’explique : ce que je trouvais débile c’était de faire tout un laïus sur la baisse de niveau des commentaires pour ensuite sortir sur un film un commentaire disant « ce film est juste mauvais ».

vous comprenez ce que j’ai voulu dire ? parce que dire d’un film « il est mauvais » sans autre explication c’est justement ce qui tire vers le bas le niveau des commentaires.

du coup il y avait une totale incohérence entre votre propos du début et votre conclusion, et c’est juste cette incohérence que j’ai voulu qualifier de « débile », mais pas vous bien sûr.

@C.P. : « vous retardez : depuis le début de ce mois, certains groupes de Gilets Jaunes portent des masques de clowns, sinon même le maquillage du Joker. Soyez heureux ! »

comprends pas : pourquoi voulez-vous que j’en sois heureux ? qui peut l’être ? c’est juste dans l’ordre des choses que ce soient les gilets jaunes qui s’en emparent plutôt que le public de la Mostra, c’est juste logique, et ma foi, croyez-moi C.P. cette logique du monde n’a absolument pour me rendre heureux.

puck dit: 28 octobre 2019 à 19 h 58 min

la scène du talk show final est bien écrite, le Joker s’y rend pour se suicider, ce qui lui fait changer d’avis c’est jsute une phrase prononcée par l’animateur de l’émission joué par de Niro, quand il dit au Joker qu’il n’est pas drôle, c’est la phrase de trop, mais une phrase qui justement révèle une certaine logique, jusqu’à cette phrase le Joker attendait de la compassion, de l’empathie, après quoi il se serait flingué pour protéger le monde de sa folie, quand il entend ce mot « funny » il comprend que cette compassion n’existe pas, cela confirme ce qu’il disait juste avant comme quoi s’il meure dans la rue les gens l’enjamberaient sans le remarquer.

la violence nait toujours d’un désir de retrouver une logique, redonner un sens aux choses, tant qu’on accepte l’absurdité on peut accpeter en même temps l’humiliation et perpétuer ainsi la paix sociale.

en fait l’écart entre un monde en paix et un monde en guerre et à peu près le même que celui entre un esprit sain et un esprit malade (ce que montre aussi ce film), un écart très fin, tellement fin qu’on peut voir à travers comme dans une lorgnette.

Jazzi dit: 28 octobre 2019 à 20 h 05 min

Je ne sais plus qui de Rivette ou de Resnais disait qu’il n’y a pas de mauvais films.
Par respect pour toute l’énergie qu’il faut à un réalisateur pour réaliser un film.
Après, on peut toujours juger du résultat selon ses goûts…

Jazzi dit: 28 octobre 2019 à 20 h 09 min

C’est très finement vu, puck. Le scénar est béton et c’est plein d’inventivité dans la mise en scène. J’ai adoré la scène du Joker en cavale dans les rames du métro remplit de clown !

Fontebranda dit: 29 octobre 2019 à 0 h 19 min

« Tu es un naufragé, perdu en mer, tu cries, personne pour t’entendre, tu fais des signaux, tu agites tes bras, ton mouchoir. Ne t’agite plus. Personne ne te voit, personne ne peut t’entendre.
OU alors, c’est pire… Les bateaux de secours passent à côté de toi. On te regarde du pont. On ne viendra pas te sauver. On ne viendra pas t’aider. Tu as beau crier, tu as beau pleurer, tu as beau te désespérer. Cela leur est indifférent. Quand leur tour viendra, ce sera la même chose pour chacun. »

« La reine : Tu gis sur le pavé, dans la rue… Il y a beaucoup de monde. Ils se dépêchent. Ils s’imaginent qu’ils ont un but, ils ne savent pas vraiment où ils vont. Tu cries. Ils s’écartent pour ne pas t’écraser car ils ne sont pas cruels, ils sont indifférents. Ils portent en eux leur propre mort, ils ne peuvent pas porter la tienne… »

(Répliques non insérées dans le texte de Le Roi se meurt, publiées dans le Journal en miettes d’Eugène Ionesco.)

Annelise dit: 29 octobre 2019 à 9 h 48 min

Merci pour elle, Laura Delair
Elle mérite toute votre affection, vous pouvez la suivre par écrit dans Sud Ouest, excellent journal sous estimé au titre qu’il est régional alors qu’en qualité… trois Albert Londres
Je me souviens de vos posts du temps où elle exerçait, j’en avais fait un florilège et l’avait diffusé ..vous l’avez oublié ? Vos interventions d’une ligne consistaient – planquées bien entendu sous anonymat – en « Kiberlain, je supporte pas, elle est moche », « Gaga Bouguereau est gaga », « Billet nul, au suivant ! », « Nathalie Bayle, berk ! », « Au Masque, ils ont le melon, ils disent n’importe quoi, mauvais ! », tout en réclamant en chouinant et vitupérant la tête de tel ou tel contributeur

Fanfan dit: 29 octobre 2019 à 10 h 59 min

maintenant que savon a pris la succession d’Heymann dans le rôle de chaisière cireuse de pompes à garcin, la pin-up « Anne-Lise » à ses petits chéris FEMIS et sorbonnards lumière miaule en vinyle sur rdc; la Rillette essaie de lui mettre le nez dans la pâtée en pub comparative à deux balles.
Bas rosis veut être élu reine des drags queens, du bruel qui adoore Gérard Philipe se fout à poil et attend son massage. la troupe aux ex- ou toujours en exercice patrons de presse, la sphère boboïde à Nordey,la Colline, théâtre de l’iourope, les pédos lecteurs et trous du cul recalés à l’agreg entrent dans la sarabande. Même la rosse n’en peut mais et vient nous péter un câble.

Halloween avant l’heure.mieux à faire.

Dubruel dit: 29 octobre 2019 à 16 h 43 min

La soupe aigre est servie à 9H10 & 10H59 ! Même pot?
G.Philipe, j’ai loué plutôt la fille anne-marie. Présence proche de Cécile de France, minois &blondeur ;partant pour le redire.

Prenez des vacances, mon vieux (ou ma vieille). Anne-lise, chaque intervention est équivalente à une masterclass pro. Vous pouvez vous aligner.

C.P. dit: 29 octobre 2019 à 16 h 46 min

Marie, pourquoi changer de pseudonyme pour venir ici ? Je prends pour moi « la sphère boboïde à Nordey », mais je crois toujours que vous n’avez vu que (une des mises en scène de) « Incendies ».

Dubruel dit: 29 octobre 2019 à 16 h 48 min

fontebrenda 0H19,
‘Il y a beaucoup de monde. Ils se dépêchent. Ils s’imaginent qu’ils ont un but, ils ne savent pas vraiment où ils vont. Tu cries. Ils s’écartent pour ne pas t’écraser car ils ne sont pas cruels, ils sont indifférents. Ils portent en eux leur propre mort, ils ne peuvent pas porter la tienne… »

(Répliques non insérées dans le texte de Le Roi se meurt, publiées dans le Journal en miettes d’Eugène Ionesco.)’

ce pourrait faire belle recension de la part souffrante de ‘Joker’. Ciment moins catégorique que les autres au ‘masque’. Nier les côtés réussis bloque la critique niveau plancher.A.L l’a vu.

Dubruel dit: 29 octobre 2019 à 16 h 52 min

16H46.
le trou du c. d’habitude est pour moi, C.P. !même pas recalé à l’agreg, pourtant.
Rillette et pédos, par contre ?

Dubruel dit: 29 octobre 2019 à 16 h 59 min

Mouawad, ‘Incendies’ ne m’avait pas déplu. c’était il y a quelques années, 2016 ou approchant. Je ne me rappelle pas où, vous sauriez me le dire, C.P. ? Territoire français.

Dubruel dit: 29 octobre 2019 à 17 h 00 min

Je me demande si cantat n’était pas sur scène, un jeu dans ma mémoire assez prostré. Cela avait donné lieu à une polémique stérile.

Dubruel dit: 29 octobre 2019 à 17 h 04 min

Cantat, vous le savez, Bordelais. Mais je crois qu’Annelise ne fréquente pas beaucoup les théâtres.

Il y avait une rdt animée par Charlotte Lipinska, de ‘vanity’ qu’il m’arrivait de lire. Elle se faisait dégommer sans arrêt, pour un total mensuel de 4 ou 5 commentaires.

C.P. dit: 29 octobre 2019 à 18 h 06 min

Dubruel, il y a eu depuis 2003 plusieurs mises en scène de « Incendies », notamment par Mouawad lui-même, puis par Nordey en 2008 (La Colline) et 2016 (Strasbourg).
Je ne connais de collaboration de Bertrand Cantat avec Mouawad que la musique pour « Le Cycle des Femmes », à Bordeaux en 2011, après des refus à Montréal et à Avignon (vous savez pourquoi). Mais je n’ai pas vu le spectacle de Bordeaux.

Le style de Marie Sasseur est bien reconnaissable. Moi non plus je n’ai pas été recalé à l’agrégation. Ce qui est drôle c’est que rose (« la rosse » de Marie Sasseur) trouvait qu’il y avait ici trop d’agrégés… Je ne vois pas le rapport avec le cinéma. Tout cela n’est pas grave.

Malgré le silence de Charlotte Lipinska, le RdT a continué à fonctionner cahin-caha sans elle, et puis Pierre Assouline a fermé le blog.

bouguereau dit: 29 octobre 2019 à 19 h 41 min

tout en réclamant en chouinant et vitupérant la tête de tel ou tel contributeur

keupu tout craché..avec gros glaviots

Jazzi dit: 29 octobre 2019 à 23 h 27 min

« Bas rosis veut être élu reine des drags queens »

C’est bien mal me connaître, Marie Sasseur, la drag queen c’est toi !

C.P. dit: 30 octobre 2019 à 8 h 21 min

Eriksen, c’est si loin ! Je me désagrège au fil des années et rêve de plus en plus souvent que la psychopompe Jessica Lange m’attend. Ce n’est pas un rêve désagréable.

bouguereau dit: 30 octobre 2019 à 9 h 08 min

tous ces pissats de guenon à tèrezoune c’est pour affoler les vieux sylverback dla rue d’luélème..les recalés c’est que des miteux au géne pas hassez égoïss pour la couvrir

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 9 h 57 min

Christian 8h21 je reconnais là votre bon goût, vous pourriez trouver pire. .. L’Ange de la Mort, Jessica l’a déjà fait chez Bob Fosse, « Que le spectacle commence »..elle lui avait plus ou moins crevé l’œil. La flatmate de Jerry Hall et Grace Jones, petit format délié aux ascendances finlandaise et allemande s’est fait rouler dans la farine par Jack Nicholson chez Rafelson («Le Facteur sonne toujours deux fois»). .. «fleur inondée de pluie» joycienne, bleu-nuit comme la robe de soirée qu’elle arbore dans «Tootsie» avant de balancer son verre au visage de Dustin Hoffman qui l’a abordée comme un porc.. je l’aime aussi dans ce mode léger chez Pollack. .le docteur Brouster «La langue» demandant à Jeff-Bill Murray «s’il est au courant» lorsque son co-locataire Michael révèle qu’il est un homme. Murray Schisgal, dramaturgue auteur de «Love» qualifié parfois de «Gogol américain» au scénario . Votre psychopompe a eu en outre de plaisants maris, je trouve quelques qualités – intellectuelles, et de jeu bien sûr – à Baryshnikov et surtout à Shepard

Puck j’aime bien votre manière d’apporter la nuance, chic de remettre le «débile» à main lourde adressé à Portmann dans le contexte – oui le Joker finit de basculer à l’exact instant cité
Le 28 à 20H05
Pour la globalité des films, pas la question du mépris, non vraiment pas.. Dalida aussi disait cela, le respect dû au public qu’ont les grands artistes. Si en plus Resnais et Rivette l’appuient.. Malgré tout, le cinéma ou la littérature n’entretiennent pas le même rapport au corporel du «client» qu’un chanteur ou un musicien. L’entaille est petite à la base, son trajet va s’élargissant alors qu’au concert, l’imprégnation collective est large et l’intériorisation centripète, mais bref. . je vous rejoins sur l’absence de mépris, tout en n’y rangeant pas exactement la même chose que vous (une sorte de faute à Voltaire apocryphe, d’accord pour que l’opposition existe. .quelle manie.. )

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 10 h 04 min

Enfin pour revenir à la scène des clowns dans le train, la dilution dans le nombre, ne serait-ce que cela . .puisque mon noeil s’égare en colonne twit intouchée depuis 3 ans, sur Thomas Crown «historique» restauré (celui avec McQueen indépassable en Bostonien bien mis, Faye Dunaway en costume poudré Theadora Van Runkle styliste également de «Bonnie and Clyde», Michel Legrand à la partition). . disparition communément pratiquée dans le remaque du Jewison, celui de John Mc Tiernan avec Renée Russo et Pierce Brosnan ..Brosnan-Crown s’évade d’une souricière en revêtant un chapeau melon. .évaporation dans un paysage de têtes Magritte et de pardessus noirs. . on peut trouver le procédé pas mal filmé dans le Todd Phillips, je ne dis pas ..il s’y est mieux pris dans Joker que dans le calamiteux Starsky et Hutch où il faisait rempiler à la fin, sans aucune vergogne, les Laurel et Hardy Glazer & Soul de la série, venus fourguer la Gran Torino Zebra 3 rouge et blanche aux inspecteurs Ben Stiller et Owen Wilson.. «invention» en revanche est usurpé. .
Régine Deforges, «La Bicyclette bleue», gone with the wind sans devoir rien à Margaret Mitchell ? Savoir d’où cela vient, ne pas attribuer l’élaboration à celui qui rafle la mise en dernier sur une apparence qui omet toute une profondeur. . attention au canadra dry, l’illusion de la créativité. .tromperie au cerveau, certes, mais l’alchimie finale quoi qu’on en dise ne sera pas la même. . Préséance de gestes «never as good », et tant pis pour lui si celui qui en accomplit un ignore qu’il y en eut des antérieurs sur lesquels le sien s’est bâti. .. Quand le roi est habillé en confection, ne pas l’accabler en pointant impitoyablement du doigt qu’il est nu ne le vêt pas pour autant de pourpre et d’hermine. . chez (Jacques)Tati bien sûr on peut trouver du synthétique crédible, soie poétique, cette «eau qui ne mouille pas» du cinéma dont a parlé intelligemment Jean-Marcel Bouguereau qui me paraît loin, très loin du gâtisme, arrose les plantes lorsque c’est réussi

https://www.youtube.com/watch?v=UfzmVUrZplw

C.P. dit: 30 octobre 2019 à 10 h 51 min

Eriksen, sur l’agrégation, je vous raconte pour le sourire une histoire vraie qu’Annelise connaît : un garçon, qui a le même âge que mes filles et qui est comme un fils pour nous, est premier à l’entrée à Ulm, puis premier à l’agrégation de philosophie. Il ne prend pas de poste (et est donc désagrégé), ne rembourse pas les années à l’ENS et devient critique de cinéma au Canard Enchaîné. Je ne vous donne pas son nom, il signe souvent de ses initiales.

Phil dit: 30 octobre 2019 à 11 h 02 min

saprée sasseur, accroc des blogs, à laisser le dentier dans le slip à baroz.
Vu deux bons Dracula de Fisher, « les maîtresses de Dracula », du sang(s) Dracula, « le Prince des ténébres ». excellent british années 60 qui donne sa mesure après quarante ans de bouteille, à siroter comme un cocktail dans les jardins du reeds de funchal. thatcher étudiait encore l’accent oxford, jaguar produisait des armoires normandes à cylindres, pas de misèreux brexiteurs.

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 11 h 19 min

« Accroc des blogs à laisser le dentier », vous nous manquiez Phil

10h51 CP, vous me permettrez de le citer puisqu’il n’a rien fait de mal, au contraire. .le « désagrégé » suivant le mot du facétieux Christian David Fontaine fait coin coin au Canard avec diligence. .le « gros teinté », parmi les cibles favorites de Gerra, au passage ne lui avait pas dit merci de mettre le nez dans ses frais de coiffeur
Je l’avais remarqué quant à moi sur un sujet périlleux, il se trouve traité en parallèle de mes blanches mains sous un autre angle que la gaudriole (qui n’est pas non plus celui qu’il prend), dans un texte auxquels les éditeurs ont eu historiquement grand mal à être affrontés, qui est celui de l’abstinence sexuelle. ..après l’évocation de Joyce et des dirty letters à Nora ça vient bien. .DF a commis un livre intéressant sur le motif, abordant de manière crue le paradoxe du non-faire en temps de libération presque obligatoire…du choix, de la panne ou de l’impuissance à l’absence de succès, à la timidité empêchante ou la solitude affective qui ne permet pas d’accéder, « Avec ou sans sexe » (Publication Arte)

C.P. dit: 30 octobre 2019 à 12 h 06 min

Annelise, au point où on en est, pas d’ « abstinence sexuelle » : David est depuis peu le père d’une petite fille bronzée, mais pas aussi noire que sa magnifique Africaine de mère. On a fait la fête.

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 12 h 16 min

C’est à dire ?(rien qui suggère une entrée quelconque dans la sphère privée) Il s’agit d’une homonymie ? Le désagrégé David Fontaine du Canard Enchaîné n’est pas l’auteur du livre Publications Arte ? Ah cela m’amuse je l’avais cru

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 12 h 26 min

. .quoi qu’il en soit le sujet en question demeure tabou et casse-figure, presque davantage que la pornographie. ..de toute façon, pour retourner la maxime « C’est pas celui qui le dit qui l’est »
Félicitations pour le carnet rose (dont vous risquez d’attirer le glaive avec cette nouvelle amitié canardeuse révélée. .faute avouée à demi pardonnée ?)
https://www.youtube.com/watch?v=O9c0WFTaQFk

C.P. dit: 30 octobre 2019 à 12 h 33 min

Mais oui, Annelise, David est bien l’auteur. Je voulais dire, en plaisantant, qu’il ne s’était pas abstenu…

Eriksen dit: 30 octobre 2019 à 12 h 45 min

il se trouve que j’ai revue All that Jazz la semaine dernière. Je n’ai pas trouvé la mort très intéressante en la personne de J Lange, mais l’immédiateté, les liens familiaux dégradés, les addictions diverses, l’urgence à jouir, montrait déjà la vacuité de l’occident. On peut reconnaitre à B Fosse une conscience de cela en filigrane. Surtout il truffe une comédie musicale de sujets rarement abordés car pas assez consensuels pour le genre (sexe, hopital, maladie, mort etc), qui plus est d’une manière parfaitement justifié par le scénario: le héros transforme en comédie musicale tout ce qui lui arrive.

Fontebranda dit: 30 octobre 2019 à 14 h 09 min

Aïe, si l’on est pas fan du tout (sur le plan strictement professionnel s’entend), on va maintenant passer pour une brute ou une andouille, mal élevée de tte façon.

C.P. dit: 30 octobre 2019 à 14 h 11 min

Eriksen, ce que vous dites sur le film de Bob Fosse est bien juste. Mais sur Jessica Lange en Ange de la Mort, vous êtes difficile ! Joe Gideon-Roy Scheider, après avoir fait le zigoto dans les couloirs de l’hôpital, y va plutôt calmement.

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 14 h 58 min

14h09 Il ne gêne pas d’être gaillardement les trois, Fontebranda, si c’est argumenté au-delà du babillage oppositionnel et/ou consensuel stupide, le nanan ad hominem

« Scheider, après avoir fait le zigoto dans les couloirs de l’hôpital, y va plutôt calmement. »
Avant ou après les Dents de la mer, CP ? Le Roy vient quand il veut

bouguereau dit: 30 octobre 2019 à 15 h 38 min

pas de misèreux brexiteurs

fisher aurait embauché nigel farage sans bout d’essaie pour faire un bodysnatcher et sur le champ bojo en aide laborantin bossu..voilà ce que c’est que de naitre trop tard

bouguereau dit: 30 octobre 2019 à 15 h 46 min

l’urgence à jouir, montrait déjà la vacuité de l’occident

au moins on a bien le temps d’en griller une et de s’envoyer des vachries qu’elle dit sassoeur à dirphiloo

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 15 h 52 min

Oui oui. .vous dites ça Jean-Marcel 15h40, mais le plan serré sur la cage, avec le fondu rouge dilué dans l’eau qui s’échappe en Sakura sanguin dispersé par le vent lent, je les avais qui claquent, je crus tourner de l’oeil..j’étais dissimulée derrière le divan, veillant à ne pas glapir de terreur pour ne pas éveiller mon père, endormi devant la télé neuve après une sale journée. .mon « daron » aurait dit Art n’aurait pas autorisé la fillette que j’étais à assister à un tel spectacle de sadisme. .j’avais détesté l’idée du piège sans échappatoire – et sans doute, toujours maintenant

Fontebranda dit: 30 octobre 2019 à 18 h 00 min

C’est fait, A-L, je ne vais pas aggraver mon cas en jouant les hypocrites, mais pas « gaillardement » pour autant.
Disons qu’avant de savoir quoi que ce soit de la personne (pas l’habitude de googler systématiquement), j’avais fini par ranger la signature ds la catégorie des hautement prévisibles & ds l’air du tps. Ma réaction, globale —  »tout ça pour ça ? », n’est pas très argumentée (les notules non plus, mais c’est le format qui veut ça).
Pour avoir été à l’occasion plus royaliste que CP ds mes applaudissements au prince qu’on sort (au théâtre), je crois que je n’en fais pas une affaire de personnes.

Reste sans doute à assumer mes propres opinions — pas gagné. On voit par là qu’avoir (moi aussi & il y a belle lurette) décroché la timbale — qui n’est tt de même pas le Saint Graal — ne suffit pas…

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 19 h 17 min

Vous vous en expliquez et c’est recevable. Néanmoins, et vous l’esquissez dans l’exposé en évoquant le « format » donné, journal SATIRIQUE, c’est écrit dessus. .la satire par définition, ça tire vers un systématisme qui peut être lassant, Charlie, Hara Kiri etc moins enclins à l’admiration, aux louanges ni à l’amour tout court, à l’abandon à l’hypnose ou la séduction forte ou tendre, un style voué à un idiome strictement personnel . .si vous y allez, c’est bien pour y trouver ce qui y est mis. .le Canard, en partie confit dans ce que ses lecteurs entendent y lire de frasques à l’Oulipo, de haricots des puissants sur lesquels il court pour les mettre en cassoulet. .pour cela qu’on l’aime. . de sorte que la marge de variations, de liberté d’expression, paradoxalement se double d’un exercice aux contours malgré tout imposés, s’avère plus restreinte que des journaux moins connotés genre Le Monde ou Libé ?

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 19 h 24 min

En revanche je ne saisis pas votre
« Pour avoir été à l’occasion plus royaliste que CP ds mes applaudissements au prince qu’on sort (au théâtre), je crois que je n’en fais pas une affaire de personnes. »
ni « Avoir décroché la timbale ne suffit pas »

Est-ce à dire que vous av(i)ez été comédien(n)e, av(i)ez vécu l’expérience des planches ?
Je ne sais plus qui l’a écrit – et c’est vrai – je ne suis pas la mieux placée pour parler théâtre. Plutôt Eriksen, et bien sûr CP

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 19 h 29 min

Le « reste à savoir assumer ses propres opinions – pas gagné » est joli
Vous nous l’aviez bien servi en citant Audiberti, et c’est un doute intrinsèque qui, s’il n’est pas de pure posture, accompagne toute pensée vraiment solide et inspirée

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 19 h 50 min

Je l’ai toujours employé, avant même votre naissance. J’aime ça, pas question de m’en passer. .ma drogue, mon brown sugar, le su-sucre à son chien-chien. .c’est comme le mot « berlingot », essayez pour voir. ..concentré Nestlé, en plus dur. .est-ce que je viens vous reprocher de nous gaver à l’entonnoir avec Dylan et Anton Newcombe ? Faites pareil

alley cat dit: 30 octobre 2019 à 19 h 55 min

« .ma drogue, mon brown sugar, le su-sucre à son chien-chien »
De l’intrinsèque à l’intru, chacun qualifie le sien

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 19 h 55 min

Du reste pour cela que j’ai cité David Fontaine, auteur de « Avec ou sans sexe », Parutions Arte en spécifiant qu’il ne donne aucunement là dans la gaudriole . .rupture du ton habituel. .intrinsex respect dans l’exploration du tabou, des séquences drolatiques mais une tendresse manifeste devant des énoncés délicats, des situations obscures, la gêne

alley cat dit: 30 octobre 2019 à 20 h 00 min

Berlingot ? Un modèle daté de caisse sur quatre roues made by la régie nationale, aussi bien qu’un bonbon redoutable pour les dents de lait made in Cauterets, Pyrénées

Fontebranda dit: 30 octobre 2019 à 20 h 01 min

Non, non, pas depuis Anouilh en classe de quatrième, comme tt le monde …
je me suis manifestement emmêlé les palmes ds mon pitoyable calembour & en essayant de faire bref (pour une fois).

En version non cryptée :
1) il m’est arrivé de me montrer plus enthousiaste (ici ou ds la république sœur ?) que le « roi » CP vis-à-vis des mises en scènes de son gendre. Façon (alambiquée) de préciser que je ne l’accusais ni d’aveuglement ni de partialité amicale ou familiale.

2) la timbale, le Saint Graal ou la queue du Mickey pour le concours évoqué plus haut — l’outing (le décompte des non-recalés) continue.

C.P. dit: 30 octobre 2019 à 20 h 33 min

C’est Dubruel récemment, Annelise, et vous en convenez joliment. Mais vous avez dit naguère être accueillante aux remarques sur le théâtre tel qu’il va, comme vous l’êtes à la littérature, pas seulement américaine. Pensé à vous, au moment où Handke est discuté (je n’ai pas d’opinion touchant ce qu’on lui reproche), à cause d’une reprise possible par Stan, à Strasbourg, de sa mise en scène de « Par les villages » en 2013.

Chère Fontebranda, il m’arrive en effet de n’être pas enthousiaste des choix des pièces ou des mises en scène de Stéphane (si vous vouliez des exemples…mais il me semble que vous en connaissez, son « Tartuffe »notamment, ou le Arne Lygre actuellement en répétition), je le lui dis, cela ne change rien à notre mutuelle affection.

Annelise dit: 30 octobre 2019 à 20 h 35 min

20h01 Oui, CP a eu quelquefois des réserves, voire avis mitigés ici sur des films de son ami Wiseman, des pièces de Stanislas Nordey qui fait quasi partie de sa famille (celle adaptée d’Edouard Louis, il l’a dit, ne l’avait pas emballé) ou celles du mari de sa fille Chloé Rejon Stéphane Braunschweig

Fontebranda agrégé(e) !Impressionnée.Vais-je être forcée d’avouer que pendant que vous étiez tous ou presque rue d’Ulm, je courais dans la forêt des Landes, sous les pins ? Mais l’élevage en plein air a aussi du bon. Pas que la Nora Barnacle à pouvoir faire sa fleur des haies. .le parfum de l’aubépine. .l’écrivant j’ai devant les yeux cette très belle photo des chemins dans le bocage chez Polanski, dans « Tess ». .Nastassja Kinski d’une beauté sauvage, la gerbe de ses cheveux dénoués, capote rejetée en arrière, les rubans du chapeau battant sur sa gorge prise dans un corsage blanc
Jean-Marcel Bouguereau aurait dit sa poitrine « gonflée par le désir de vivre »

Fontebranda dit: 30 octobre 2019 à 21 h 32 min

Le Palmipède, donc.
Oui, Journal satirique, j’avais qd même remarqué depuis le tps que je le lis !
Le systématisme, on a tjs fait avec.
Pas d’accord en revanche avec votre « si vous y allez, c’est bien pour y trouver ce qui y est mis ».
On peut rester apparemment le même tt en devenant doucement un autre. S’il n’y a pas de changement de la configuration globale (je pense au journal comme bateau de Thésée), la relève, au fil des renouvellements & des remplacements, me parait aller ds un seul sens.  Sous le « folklore » canardesque, on commence à se rapprocher de la ligne de bien d’autres publications, d’un journal que pourrait lire tranquillement mon (nouveau) beauf à catogan.

Fontebranda dit: 30 octobre 2019 à 21 h 41 min

Chère A-L., pas de quoi être impressionnée. Ne donne en tt cas aucune compétence particulière en matière de cinéma. Par ailleurs, cela ne dit rien de l’avant, qui a peut-être pesé globalement plus lourd. Il y a la timbale, & il y a ce qu’on se trimballe.

Fontebranda dit: 30 octobre 2019 à 22 h 38 min

J’ai retrouvé la lettre d’Audiberti à Paulhan où il semble trouver chez lui et expliciter par avance (1937) ce « Je ne suis pas de mon avis. » Puck-le-compliqué doit être de cette famille-là.

« Je croyais que vous aviez écrit ‘mes livres’ [sur son calepin] par un effet de l’humour subtil (et vraisemblablement assez désespéré) qui vous habite. Vous êtes, en effet, aussi peu possessif que possible, et votre personne et vos biens, je crois, ne vous intéressent, ne vous ‘retiennent’ que parce qu’ils vous fournissent, classiquement, l’occasion de sentir et de connaître, sans que vous les chérissiez d’une dilection massive ni que vous soyez de connivence avec vous-même à chaque instant, dans toutes vos directions. […] Cela est le fait […] d’une créature qui n’adhère pas à elle-même par toutes ses surfaces intérieures […]
Car, je crois qu’à partir d’un certain degré du développement le ‘moi’ (qui, au degré précédent, fut, sans doute, un triomphe de la vie avide de s’individualiser) le ‘moi’ devient précaire, hypothétique et (puisque socialement il est défini) constrictif, un noir noyau de pruneau dans la gorge arrêté et bloqué. Et quand cet espace aérien, musical, épars et présent, ce ciel universel du champ de bataille de l’esprit […] qui s’appelle Jean Paulhan […] se corrobore et se certifie, à l’aide de deux mots, sur son calepin, comment ne pas imaginer qu’il ne fait cela que parce qu’il est, à chaque instant, tenté de se fuir et de se masquer à lui-même et aux autres ? Je me demande comment, dans une telle circonstance, un être s’étant, dès sa naissance, ‘accepté’ soi-même avec les clameurs d’enthousiasme […] s’y serait pris pour cette notation… J’ai l’impression que de tels êtres, avides de se publier et de faire, à propos d’eux, l’article, et de ‘préférer’ leur point de vue pour des raisons de cohésion lourde et élémentaire entre leur substance intellectuelle et leur substance corporelle, j’ai l’impression que de tels êtres […] sur leur propre calepin, pour leur usage personnel […] écriraient […] ‘les’ livres. »

C.P. dit: 30 octobre 2019 à 23 h 49 min

On n’est pas obligé de toujours bénir ses proches. Optimisme tout de même : ils ont la belle cinquantaine, Braunschweig, Nordey et (même si c’est tout juste) Desplechin*, Carax, Dumont…, ça réchauffe mes vieux os.

Je laisse les filles choisir les filles.

* A l’Odéon-Berthier, en janvier, Julie Deliquet met en scène son adaptation du film de Desplechin « Un conte de Noël ». En mars-avril, Isabelle Huppert joue dans « La Ménagerie de verre », mise en scène de Ivo van Hove. En juin, Nordey met en scène « Berlin mon garçon » de Marie NDiaye (je l’aime, celle-là).

Phil dit: 31 octobre 2019 à 11 h 13 min

« la ménagerie de verre »…dear Cipi, pensez-vous vraiment qu’Isabelle H. puisse ménager Williams aussi bien que Hepburn (Katherin) ?…qui peut jouer l’homme-femme mieux que le sacrifié Montgomery Clift.
tenez, une anek-dot (pour encore froisser la Rose du blog à passou qu’aime pas les happy fous à coquetèles):
once I was in Nouillorque years ago, me suis pris les pieds dans la laisse des 2 caniches de la grande Katherin qui sortait de sa rolls pour monter dans son penthouse de l’avenue woody allen. sorti des caniches gratifié d’un magnificent sourire hollywood…deux minutes pour s’penser Tracy !

C.P. dit: 31 octobre 2019 à 12 h 10 min

Cher Phil, vous avez bien de la chance ! C’est par le film de Mankiewicz « Suddenly Last Summer » que je connais Katharine Hepburn dans une adaptation de Tennessee Williams. Elle a joué dans une « Ménagerie de verre » ? Au théâtre, à la télévision ? Dites-le moi.
Un de mes meilleurs souvenirs d’Elle, c’est « African Queen », bien sûr et comme tout le monde.
Grande, y compris par la taille, alors qu’Isabelle Huppert mesure 1m59 / 1m60 au plus. Cela dit, j’ai décidé, envers et contre tout et tous, de défendre Huppert, -qui me sourit aussi- même contre les jeunes gens qui ici (et c’est très bien qu’ils y soient) la voient en « daronne ». C’est qu’au théâtre comme au cinéma, même si la pièce ou le film sont discutables, elle fait toujours pour moi quelque chose d’original et d’émouvant. On verra en mars et avril…

Bonne journée à vous, amicalement,

C.P.

xlew dit: 31 octobre 2019 à 12 h 47 min

We All Use Each Other, quelle grande interprétation dans le Mankiewicz, Violet Venables, the enabler of doctor Cukrowicz’s verbless venusian fantasies.
Peut-être vous arrivera-t-il, Phil, la même aventure au coin d’une rue parisienne avec les Pékinois de Belmondo, les petits chiens c’est une joie et une souffrance, c’est con quelquefois mais ça fait cossu, et le grand sourire d’un Joker longtemps marginal, en prime, porte de la CX Turbo battante boulevard Raspail.
Hepburn et Tracy dans le film de Cukor derrière la superbe musique de Ròzsa jouaient aussi avec la virilité AC/DC, le Proc Adam voyant sa côte, Amanda l’avocate, le dépasser par le flanc, lui passer sur le corps, au coeur même du prétoire.
Un légendaire bataille pour le port de la culotte qui finalement fut remportée par les deux, pas de jugement de Roi ni de cercle de craie sur le sol, il fallait juste qu’elle soit grande.
Robert Graves, en 1948 (un an avant le film du couple célèbre) fit un sort à la mauvaise traduction de l’idée de la Côte d’Adam dans la Bible, rétablit le vrai sens du mot araméen ainsi que celui de l’hébreu. Saint Jérôme ne fut pas le seul à faire des pains énormes dans sa version.
J’aime aussi Isabelle, Isabelle, je l’ai quelquefois descendue, avec beaucoup de piété, de son cintre humide sur lequel elle était plantée en majesté, ici-même, dans ces colonnes.

Phil dit: 31 octobre 2019 à 13 h 16 min

oui dear CP, en 1973 Hepburn a joué « la ménagerie de verre », certes un téléfilm mais avec Hepburn, upgradable en film.
Dear xlew, Belmondo porte ses pékinois sur le poitrail velu, il faut lui donner dans l’accolade pour faire connaissance.
Hepburn gardait ses distances mais donnait si bien du lest à ses caniches pressés de sortir de sa rolls, qu’elle avait encablé son trottoir de la cinquième av. mes mollets, découverts (a hot day under the roof) ont gardé bon souvenir de ses lanières de stars, agitées en talons hauts.

bouguereau dit: 31 octobre 2019 à 13 h 29 min

On n’est pas obligé de toujours bénir ses proches

totorina il les bénissaient et les flinguaient..en famille tout se fait mais rien nse sait qu’elle dirait sassoeur

bouguereau dit: 31 octobre 2019 à 13 h 34 min

On peut rester apparemment le même tt en devenant doucement un autre

un jour faut bien sfaire opérer toudmême..les hormones ça fait pas tout

C.P. dit: 31 octobre 2019 à 18 h 25 min

Ah, c’est un film bien compliqué sur les « genres », mais d’abord sur des filles. Il parle aussi de théâtre, et Antonia San Juan, tout comme Marisa Paredes, c’est quelque chose !
Almodovar a été invité à donner son scénario pour une adaptation théâtrale en France, et je ne sais pas où ça en est.

puck dit: 31 octobre 2019 à 19 h 34 min

moi mon préféré d’Hepburn c’est « two for the road » à cause de la musique de Mancini celui là même qu’a fait la musique de la panthère rose comme les yeux de la Audrey.

puck dit: 31 octobre 2019 à 19 h 45 min

@Fontebranda merci ! la précarité du moi, c’est magnifique !

en principe je crois qu’on acquiert cette adhérence, adhésion au réel, je veux dire c’est pas donné, c’est aussi une affaire infrastructure et de contexte, en fait j’en sais trop rien, il doit y avoir une partie innée, certains individus possèdent cette disposition à l’adhérence plus que d’autres, en fait la majorité, c’est sûr il faut que la majorité soit prédisposée à adhérer, parce que si le plus grand nombre s’adhère pas au réel on ne peut pas construire de réalité, c’est pas possible, la réalité n’est que le produit finale pondu par la majorité qui adhère au réel, du coup on peut se dire que si cette majorité adhérait différement à ce réel on pourrait construire une autre réalité, c’est là où peuvent intervenir éventuellement ceux qui sont moins disposés à adhérer, en offrant des possibles que cette majorité n’a pas envisagé, vu que cette majorité ne vit pas dans le champ des possibles, mais juste dans le champ du probable, ils créent une réalité avec ce qu’ils connaissent, et aussi immenses peuvent être leurs connaissances cette réalité sera toujours limitée par les horizons de cette connaissance, Lévinas qui l’explique bien mieux, ou alors Musil aussi il l’explique bien, et la famille des Pessoa aussi et d’autres, c’est évident.

puck dit: 31 octobre 2019 à 19 h 59 min

il serait de faire le lien entre ce texte d’Audiberti et le film le Joker, sur cette question de l’adhérence.

l’extrait qu’a bien aimé Jazzi, l’épisode du métro, quand la « population » prend la défense du Joker contre la police qui veut l’arrêter.

avant cet épisode on peut imaginer que tous ces gens n’adhèrent en rien, et d’un coup un type frapadingue fringué en clown sort de nulle part, et hop ! ça leur donne une opportunité d’adhésion, je comprends pourquoi Jazzi a bien aimé ce passage, moi aussi je l’ai bien aimé.

c’est pour cette raison qu’il ne faut surtout pas que les institutions comme la Mostra ou les Oscars confisquent ce truc, il faut le laisser, sinon c’est un coup à refaire élire Trump.

faut pas non plus que les journalistes new yorkais déballent leurs niaiseries habituelles, j’ai pas suivi les débats aux US, mais je serais journaliste new yorkais je la mettrais grave en veilleuse en attendant les prochaines élections.

c’est marrant ces changements d’époque, avant c’était la gauche qui mettait le b.rdel et la droite qui réclamait l’ordre, maintenant c’est l’inverse.

sûr qu’il n’y a que le mieux placé pour incarner notre monde c’est un fou qui a oublié de prendre ses médocs.

heureusement qu’il nous reste un tas de gens intelligents qui continuent de donner du sens à tous ça, avant l’intelligne et l »rudition étaient des trucs qui me rassuraient, maintenant je trouve ça encore plus flippant que le Joker.

Annelise dit: 31 octobre 2019 à 20 h 10 min

19h45 beau post
A 19h34 Phil et vous ne parlez pas de la même Hepburn, Phil parle de la grande anguleuse ayant du chien – des chiens, selon lecture – Katherine, vous de celle qui avait rendez-vous avec Givenchy. .qui s’attendait d’ailleurs à la merveilleuse revêche d’African Queen ayant pris position, lutté contre le black-listage Mc Carthy et vit arriver les fameux « yeux de biche » d’Audrey dont seul Jean-Marcel pourrait être challenger d’après Pacadis – elle en brun, lui en clair comme sur canal + un soir de Césars

J’ai du respect pour Belmondo, bien que je lui trouve trop d’abattage guignolesque dans certains films – bah. .une partie du charme est là aussi ? Chez Philippe de Broca, soulevant son calot militaire en faisant semblant de pondre un oeuf devant Françoise Dorléac, en Bob SaintClar empêtré en costume bleu ciel et chemise à jabot rose ou en Chinois en Chine, Alexandrine-Ursula son Ourson (« Pinardel », franchement, Daniel Boulanger !) se dévêtant derrière un paravent, chez Jean-Paul Rappeneau, traînant Marlène Jobert après lui pour re-divorcer tandis que Sami Frey chevauche fougueusement la terre des Chouans, amoureux de sa propre soeur Laura Antonelli, mon dieu qu’il est cabot, et comme cela lui va ! vrai qu’il y a du boxeur en lui . avec Delon, la réunion des deux par Patrice Leconte autour de Vanessa Paradis, au secours ! Je suis incapable de lui en vouloir. .indéniablement il fait masse, ça imprime la pellicule, il est là. .sorte de King

Le Joker, j’y reviens en suivant quelques lignes pour parler d’un détour qui y ramène

Fontebranda dit: 31 octobre 2019 à 20 h 15 min

19h 34 Concernant Hepburn Katharine, pas doe-eyed-Audrey, je biche pour the Philadelphia Story (on signalera que son personnage s’y prénomme Tracy & que Cary Grant joue le rôle d’un … Dexter — insider’s joke).

18h 25 je me demande si la question y est bcp plus compliquée que lors des représentations ds les années 1600 & qq d’une pièce comme Twelfth Night, Viola jouée par un garçon qui devait représenter une fille déguisée en garçon dont une autre femme, Olivia, jouée par un acteur, s’éprenait, etc.
de tte façon en amour on est paumé, sans repères ni certitudes & prêt à réviser ttes ses opinions, ttes ses anciennes certitudes, non ? au-delà de la « cause », il me semble qu’il y a là qqch d’universel.

Fontebranda dit: 31 octobre 2019 à 20 h 38 min

alley cat 30 octobre 2019 à 22 h 43
on veut bien être mené en bateau ; stonati o meno, fausses notes ou pas, & même si tt s’écroule, on peut faire une trêve pour jouer ensemble (cela dit, on ne change pas, au fond)
https://www.youtube.com/watch?v=fOS2_oBMko8
(triplons : encore des « certitudes » qui vacillent)

puck dit: 31 octobre 2019 à 20 h 47 min

je me suis trompé d’Hepburn ???

misère de misère… j’ai horreur de ce sentiment de honte et d’humiliation en public devant un parterre d’agrégés…

ma foi, c’est la vie… pour certains la vie ressemble à un type qui joue au loto toute sa vie, et le jour où il gagne le gros lot il se rend compte qu’il a paumé son ticket, balancé à la poubelle avec les épluchures…

Annelise dit: 31 octobre 2019 à 20 h 48 min

Good, Fontebranda à 20h38. .la musique nous sauve dans l’église à la chaire écroulée et aux murs taggués d’obscénités, cheveux du chef d’orchestre poudrés de plâtre
. .partant du triptyque de Christopher Nolan auquel on doit  » Batman begins » (Christian Bale/Michael Cane/Gary Oldman), le « Dark Knight » (augmenté de Heath Ledger) et « Dark Knight rises »(dont la Première us fut entachée par une tuerie de masse menée par un Incel, la fusillade d’Aurora) j’ai revu « Interstellar » afin de parfaire mes connaissances et opinion sur le réalisateur hors cette trilogie. .. Jazzi 20h17, pour Belmondo, ah oui, ces deux-là aussi !
Aviez-vous vu celui dont je m’apprête à parler ? Eriksen ou vous, il me semble.. Vous avez dit votre ennui lors du James Gray, « Ad astra », ennui que vous aviez l’air d’étendre sans distinction à tous les opus galactiques, pourtant celui-là ?. .
Ce sont les pectoraux de Bebel (l’adresse de la Cinémathèque française je vous le rappelle au nom tout de même de son père) que vous évoquez tous complaisamment qui m’y font repenser. .on l’avait qualifié de rouleau compresseur, or je ne suis pas d’accord. .il met à l’affiche Matthew McConaughey, que vous avez pu voir dans « Mud », Jeff Nichols ou « Dallas buyers club », de Jean-Marc Vallée où en bouseux homophobe bas de plafond ayant attrapé le Sida, se consumant aux côtés de « Rayon »- Jared Leto en fragile travesti défoncé au crack, personnage repris par Jean-Bernard Marlin dans « Shéhérazade » en discret mais vibrant hommage- l’acteur a milité plus efficacement pour Lgtb en 1h47 que ne le feront des partisans maladroits le temps de toute une vie. .il était déchirant ! Comme Bale dans « The Machinist », il passait des tablettes de chocolat abdominales à la cachexie des adieux physiques. .j’étais stupéfaite, non seulement de la transformation, mais surtout de la transformation « habitée ». ..grand acteur, vraiment ce MMcC. .un côté beau gosse surfeur frisé qui me déplaît et disparaît à son gré.. infiniment plastique, de la pâte à modeler de comédien . .terrible !
Le film spatial de Nolan s’inscrit sur une planète Terre en perdition, cultures mourantes envahies de poussière..merveilleuse scène lumineuse, si mélancolique de la poursuite d’un petit planeur dans les maïs verts, au milieu de machines agricoles déboussolées. .il faut voir cela – et le père qu’il est, veuf, part en « mission de sauvetage » au-delà de la galaxie, laissant derrière lui ses enfants (le fils est incarné par le petit Chalamet, tiens, le pêchu « Call me by your name » et Gatsby du dernier Woody Allen sur lequel on s’est empoignés)… avec la distance parcourue, une heure passée dans le ciel équivaut à sept ans écoulés à la ferme..sauf qu’il ne rentre pas, enfin, il reste coincé dans un espace temps particulier..des messages unilatéraux lui parviennent, lui ne peut pas communiquer, il voit se faner les générations, son fils devenu adulte, (désormais Casey Affleck) enterrer le grand-père, se marier, vieillir… le scénario est excellent..une histoire de fantôme d’une poésie triste et délicate. Sa fille l’attend encore et toujours, souffre désenchantée, perdue devant une bibliothèque où les livres valsent tout seuls, pour un motif d’abord on ne peut plus mystérieux – magnifique symbole du lien et de la transmission – la poussière dessinant en s’accumulant des signes qu’elle voudrait interpréter elle ne sait comment

Annelise dit: 31 octobre 2019 à 20 h 51 min

Il n’y a pas de mal, Puck. Les Hepburn sont toutes bien ! Celle de Phil pris dans ses filets, celle de CP, Fontebranda, JM et moi, la grande Katharine à son Spencer, la vôtre, la leur, la nôtre des « Vacances romaines » dont parle Serge July dans son « Dictionnaire amoureux du journalisme », en selle derrière Gregory Peck

puck dit: 31 octobre 2019 à 21 h 02 min

je me trompe peut-être, mais je ne crois pas que tous ces films de Batman parlent trop à Fontebranda, par contre le dernier WA probablement plus ?

ce qui est très fort avec le film de Todd Phillpis c’est d’avoir inventé un héros en parfaite concordance avec son époque.

pour les héros des Marvel c’est rare de voir des gens manifester en tenue de Batman ou de Superman.

le seul précédent récent c’était Guy Fawkes et son masque qui a servi d’emblème aux Anonymous.

puck dit: 31 octobre 2019 à 21 h 10 min

par contre, la grosse différence avec Guy Fawkes c’est qu’à l’époque les journalises new yorkais n’ont pas accusé Hollywood de trahison.

ça c’est une vraie première, et à mon avis ce ne sera pas une dernière.

il arrive un moment où même Hollywood ne peut plus suivre les intellectuels américains des 2 côtes dans leur déconnexion du réel.

et la même chose pourrait se produire en France, ou en Angleterre : intelligentsia a un angle mort de vision qui devient intenable, par exemple quand j’écoute Enthoven je me dis que c’est pas possible de vivre dans sa petite bourgeoisie à ce point coupé du reste du monde.

il est normal que la production artistique coïncide avec son époque.

les films de Belmondo c’était l’époque de l’innocence, les Tribulations c’était un truc bon enfant, comme le gendarme de St Tropez.

qui imagine un réalisateur nous pondre aujourd’hui un film comme le gendarme de st Tropez ?

puck dit: 31 octobre 2019 à 21 h 13 min

« Annelise dit: 31 octobre 2019 à 20 h 51 min

Il n’y a pas de mal, Puck. Les Hepburn sont toutes bien ! »

je plaisantais Annelise, j’adore mes bourdes et aussi les insultes de greubou, ça donne de la vie, quand tout est précis, exact (parce que la précision et l’exactitude c’est pas pareil) c’est triste, la bourde est un truc qui ramène un peu de d’humanité dans la froideur de l’intelligence.

puck dit: 31 octobre 2019 à 21 h 19 min

dans les Batman mon méchant préféré c’est Bane, son dernier duel avec Batman c’est grandiose.

là encore quand on pense aux coups de manchette genre ceinture noire de karaté de Sean Connery dans James Bond : un petit coup avec la tranche de la main et l’autre tombe raide mort, on se dit que les temps changent…

puck dit: 31 octobre 2019 à 21 h 29 min

le Joker n’était pas le meilleur candidat pour dénoncer l’humiliation. c’est quand même lui qui tue Robin (dans la BD).

le « défi » de Todd Phillips n’était gagné d’avance, c’est totalement improbable et pourtant tout le monde y croit.

avec Ras Al Ghul ç aurait été plus facile.

sauf que TP est parti du thème de la folie, c’est un beau coup, parce qu’il met en regard la folie du Joker avec la folie du monde dans lequel il vit, c’est une question d’équilibre, il pose la question au spectateurs : qu’est-ce qui est le plus déjanté le Joker ou son environnement, et je ne suis pas étonné d’entendre toutes les réponses autour de moi, tout le monde dit le Joker est fou mais plus plus fou que le monde qui l’entoure, c’est un problème de relativité générale.

puck dit: 31 octobre 2019 à 21 h 36 min

le film de TP c’est presque un sujet de philo pour terminal où l’élève devrait citer la République de Platon, ou le Gorgias ou Ménon avec Socrate. pour Athènes l’objectif de la politique était de maintenir l’équilibre, éviter l’ubris, sinon Némésis leur tombait dessus (Némésis comme les bouquins de Roth), dans le film de TP le Joker incarne Némésis (qui était aussi une déjantée), il est le fruit de l’ubris en même temps qu’il vient le punir, d’où cette rengaine de la fin à chaque assassinat : « tu l’as bien mérité », c’est le principe de toutes les révolutions.

puck dit: 31 octobre 2019 à 21 h 41 min

et la cerise sur le gâteau c’est d’entendre les journalistes new yorkais dire que Hollywwod les a trahi, alors ça j’en reviens pas, c’est quoi cette trahison ? ils avaient passé des accords ? signé des pactes de solidarité ?

C.P. dit: 31 octobre 2019 à 21 h 54 min

Fontebranda, avec prudence si vous le voulez bien : on ne sait pas du tout (et moi non plus), n’y ayant PAS de femmes-comédiennes au théâtre à la fin du XVIe siècle, s’il y a chez Shakespeare et chez d’autres élizabéthains (rares) puis jacobéens et caroléens les subtilités de « genre » que nos metteurs en scène -et nous- imaginons par projection actuelle. Ni si les spectateurs de l’époque étaient sensibles comme on peut l’être aujourd’hui à des séductions entre personnages déguisés dans CE théâtre, avant la chute des déguisements et le rétablissement de « l’ordre », quelle que soit par ailleurs la réputation de Shakespeare homosexuel. Mais pourquoi pas ?

Je suis bien plus frappé par l’inceste accepté dans  » ‘T’is Pity She’s a Whore » du jacobéen John Ford, avant évidemment la sombre fin.

C.P. dit: 31 octobre 2019 à 22 h 31 min

« étaient sensibles », j’ai voulu dire autrement que par jeu. On a imaginé avant moi un public participatif criant comme à Guignol : « Pay attention, She’s a Girl « .

Fontebranda dit: 1 novembre 2019 à 1 h 20 min

allons bon !
Je me serai mal exprimée, négligeant le contexte actuel de « récupération » / détournement — ce qui me fait porter le chapeau pour les simplifications militantes des autres (j’y vais gaillardement !)
Je n’avais pas, pour ma part, repris le terme chargé / sensible de « genre » (convenant cependant au monologue d’Agrado mis en lien) pour la pièce shakespearienne, ni ne m’étais lancée ds aucune hypothèse biographique au sujet de son auteur (pas le moindre petit détour par les Sonnets, la « dark lady » vs. le jeune homme en fleur, par ex.) (Pour les rôles féminins j’étais qd même au courant)

Qu’il s’agisse de plusieurs degrés (en qq sorte superposés) de transformation garçon-fille-garçon ou acteur-personnage-acteur d’une pièce emboîtée / ou hypocrite / ou roi ou duc incognito passant pour un commoner ou simple soldat ou moine, je trouve cela également vertigineux.
Le trouble (qt aux « signes », à leur puissance, à leur jeu, allez 4x: leurs incertitudes !) n’est pas que ds le genre.
La transformation initiale, étant une « donnée » commune, était-elle ou non effacée, neutralisée, oubliée ? Ds un cas & pas ds l’autre ?

Tt ça parce que la reprise de Bouguereau m’avait fait rire (je ne l’avais pas vue venir, celle-là).

Jazzi dit: 1 novembre 2019 à 10 h 40 min

« Le Traitre » de Marco Bellochio.
Les films de mafiosi sont-ils des films de genre à part entière, comme les films de vampire ?
Moins d’hémoglobine cependant chez le Bellocchio, plus politique, que chez le Francis Ford Coppola de la série des Parrains 1, 2, 3, 4.
Ici, l’histoire rejoint l’Histoire et le cinéaste italien retrace pour nous, à travers le personnage flamboyant de Tommaso Buscetta, remarquablement interprété par Pierfrancesco Favino, la chronique des repentis, inaugurée par le juge Giovanni Falcone.
Ce dernier, avant d’être liquidé dans un spectaculaire attentat, pensait qu’en brisant le tabou de la loi du silence, il parviendrait à éradiquer définitivement le problème mafieux italien.
Certes, le sommet de la pyramide de Cosa Nostra fut bien décimé, mais il semble que le cancer n’en finisse toujours pas de se généraliser.
Présenté en compétition au dernier festival de Cannes, le film de Marco Bellocchio (79 ans), reparti bredouille, allie, avec efficacité, le drame antique des personnages à la modernité des images.
Bon pied bon oeil, le Marco !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584472&cfilm=259340.html

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 11 h 06 min

n’y ayant PAS de femmes-comédiennes au théâtre à la fin du XVIe siècle

pourtant..je ne sais si c’est par édit royal ou oukaze de préfet gaucho qu’on imposa je crois au début du xix éme le port obligatoire de la culotte pour les ‘comédiennes’ dans les lieux de pestacle..les premières places s’arrachaient..standing ovacheune qu’il dirait dirphiloo

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 11 h 14 min

à travers le personnage flamboyant de Tommaso Buscetta

lâche menteur et crétin..saviano a bien raison de rappeler que dans les caches de tous les grands mafieux on rtouve en 3 exemplaires les bouquins de puzzo en 4 les fimes a copola et en 10 nino rota

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 11 h 18 min

vous savez que tout comme moi, il y est naturellement porté

on ne meurt pas comme ça anlyz..dailleurs when you have to kill a man..shoot shoot..dont talk

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 11 h 26 min

une bien jeune et belle ado fille d’une copine m’a emmner dans sa chambe regarder allongé sur son lit un peaky blinders samdi..que jconnaissais pas sur arte..’ça va te plaire’ qu’elle m’a dit..quand j’ai vu l’mec battu à mort crucifié et flingué j’ai eu bizarment comme une sourde rage..

Paul Edel dit: 1 novembre 2019 à 12 h 02 min

Jazzi. Le film de Bellochio « le traître » a l’avantage de montrer des maffieux dans leurs petitesses, leurs lâchetés, leur cruauté tenace,quotidienne,leur appétit de pouvoir , leur totale insensibilité, leurs superstitions e à la place d’une vraie foi catholique. C’est bien qu’un cinéaste italien ne les montre pas du tout comme une bande de héros bien sapés , joyeux copains hyper marrants dans des trattoria avec spaghetti alla puttnesca et Barbera d’Alba. Tueries au fond d’un bar et goutez ma sauce tomate à l’ail.. tagliatelle au sang..etc.. . -version Scorcese- qui flinguent de temps en dans une ambiance sympa de godelureaux amateurs de bonne bouffe ,de grosses bagnoles, aiant leur maman..aimant les fringues, les filles à manteau de fourrure, une espèce d’aristocratie autoproclamée parce qu’on porte un flingue.. Dans le film de Bellocchio les dialogues entre le juge Falcone et le repenti auraient dû être un peu plus fouillés .Là on reste sur sa faim. Les fameuses séquences du procès, on les connait. En revanche, les images lourdes -poisseuses- du chef opérateur , avec les visages anxieux, les peurs, la sueur, la fatigue ,les éclairages en reflets bronze de fin de jour, le « glauque » de certains lieux, les vrais coups donnés, le sang, la vérité de « la viande humaine » martyrisée , le côtéé abattoir systématique..c’est bien affirmé.. et le côté si funèbre de certaines fêtes de famille, avec les regards méfiants, l’air empoisonné de la paranoïa, tout est là, et pas du tout de joyeux mariages façon Coppola, le côté tous fratelli, danse, accordéon et fritttura di pesce après les types ensevelis dans le béton.. ……, c’ est sacrement bien suggéré par des moyens cinématographiques .

Eriksen dit: 1 novembre 2019 à 12 h 10 min

puck dit: 31 octobre 2019 à 19 h 45 min

Je suis encore une fois d’accord avec vous.
Notre notion de réel n’est pas transposable à des sociétés anciennes plus religieuses que la notre ; le sacré y était vécu comme plus réel que le profane pourtant la base même du réel actuel(cf M Eliade). Le réel incluait le sacré, ce qui rendait l’adhésion plus facile ou plus automatique je suppose … Le réel pour un groupe une pensée commune, dépendant du formatage reçu.
La désacralisation du monde dans la pensée occidentale a réduit l’adhésion à la pensée commune. D’une part l’homme vient au centre, l’individu prime sur le groupe, le réve individuel devient sa vérité (« il faut être conforme à l’image que l’on a révée de soi même » dit Agrado). D’autre part la pensée commune y est communément critiqué en tant que formatage.
Or une société évolue, se perpétue et finalement s’adapte par une combinaison de conservations et d’innovations, un équilibre entre entretien de pensée commune, et contestation de celle-ci. C’est comme un matériel génétique. Une grande partie est transmise et une petite est soumise aux mutations qui apporte du changement.

Jazzi dit: 1 novembre 2019 à 12 h 33 min

La différence entre les commentaires de Paul Edel et du pauvre boug ?
L’un a vu le film et l’autre pas, mais qu’est-ce qu’il en cause et en juge définitivement !

Jazzi dit: 1 novembre 2019 à 12 h 36 min

La différence entre Coppola, Scorsese et Bellocchio, Paul ?
Les deux premiers sont Américains, le troisième est Italien…

Paul Edel dit: 1 novembre 2019 à 13 h 08 min

Eriksen, c’est tout à fait bien ce que vous exprimez.. j’aime bien vos analyses.. et j’adore quand on sort du cinéma, la discussion âoren avec un peu de mase foi..sur le trottoir,sous la pluie, avec les amis..pour dire et redire et reredire qu’on est pas d’accord.. ai failli quitter une petite amie car trop de disputes .. à chaque sortie de séance à l’Escurial..mais j’ai divorcé « en vrai « avec quelqu’un avec laquelle aucune dispute n’était possible…

Paul Edel dit: 1 novembre 2019 à 13 h 10 min

correction:
Eriksen, c’est tout à fait bien ce que vous exprimez.. j’aime bien vos analyses.. et j’adore quand on sort du cinéma, la discussion âpre,tenace, infinie, poursuivie dans le métro.. avec un peu -ou beaucoup- de mauvaise foi..sur le trottoir,sous la pluie,dans la voiture avec les amis..pour dire et redire et reredire qu’on est pas d’accord!le sel de la vie du cinéphile.

Jazzi dit: 1 novembre 2019 à 13 h 22 min

La vision du président Giulio Andreotti en caleçon dans « Le Traitre » est proprement désopilante et édifiante…

puck dit: 1 novembre 2019 à 13 h 22 min

@Fontebranda, Shakespeare ne donne-t-il lui-même des réponses dans le monologue de Jacques : « le monde entier est un théâtre où tous – les hommes, les femmes – sont de simples acteurs. Ils y ont leurs entrées, leurs sorties, et chacun joue bon nombre de rôles dans sa vie (…) ».

à partir de là c’est tentant de s’amuser à opérer des changements de rôles.

ça renvoie au texte d’Auberti sur la « précarité du moi », WS exprime cette précarité par un dispositif de « poupées russes », comme vous le dites des accumulations de couches où un certain moi s’exprime dans l’effacement d’un autre « moi ».

le monologue de Prospéro à la fin de la Tempête (ma pièce préférée) semble exprimer un constat d’échec de l’auteur, sans doute s’est-il lui-même perdu dans ces empilements.

à tort puisque les auteurs anglo saxons restent attachés à cette importance donnée au déguisement, suffit de voir le Joker endosser celui de clown avant d’aller à l’émission télé, est-ce vraiment son choix ? son « moi » est aussi d’une grande précarité, c’est comme si l’accoutrement permettait d’effacer cette précarité pour donner une assise à ce moi, il me semble cette configuration se retrouve souvent aussi chez WS.

puck dit: 1 novembre 2019 à 13 h 32 min

@Eriksen, oui : la « modernité » est un leurre, l’émancipation est un truc qui n’a jamais existé et qui n’existera jamais, l’immanence est une impasse, une vue étroite, l’individu ne peut pas édicter des lois à sa mesure, sans Dieu ni maitre il ne lui reste pas grand chose le pauvre, la grandeur de Nietzsche réside moins dans ses écrits que dans le fait qu’il ait pété un boulon en voyant un type frapper un cheval, le par delà le Bien et le Mal ? suffit de voir un type tabasser un cheval innocent pour que tout bascule, rassurant non ?

Jazzi dit: 1 novembre 2019 à 13 h 37 min

Le côté machiste des mafiosi, où les femmes sont réduites au rôle de mama ou de putain, est bien rendu aussi. Buscetta fut pourtant un homme qui aimait les femmes. Quand il évoque son rôle à lui et aux autres soldats de base au sein de Cosa Nostra, il parle d’Hommes d’Honneur…

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 15 h 45 min

si j’en ai ma claque du boudin de palerme baroz crie comme un cochon qu’on égorge pour donner encore envie à polo..t’es sale et méchant..vafenculo épicétou

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 15 h 47 min

..et pasqu’a keupu il lui a toujours fallu ses 2 ou 3 coups de pieds au cul par jour pour ne pas marcher comme un crabe il en veut aux pauvres gens

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 15 h 50 min

mais j’ai divorcé « en vrai « avec quelqu’un avec laquelle aucune dispute n’était possible…

..et polo qui nous esplique comment sa fille est muette et comment qu’il en a été réduit à trouver derrière bonne clopine un cul a fesser..

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 15 h 56 min

D’autre part la pensée commune y est communément critiqué en tant que formatage

c’est certain que du temps dlarrière grand père a éliade daèche aurait été une sympatique utopie pleine de drolrie et la cosanostra une peuplade de sympathique bandits corses victime du jacobinisme policier..

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 16 h 10 min

ce MMcC. .un côté beau gosse surfeur frisé qui me déplaît et disparaît à son gré..

c’est pas mal vu..les acteurs américains lorgnent sur le jeux italiens qu’ils ne sauront jamais avoir sans se départir de la morgue américaine..havoir une mémoire de vaincu ça huhu..huhumanise..qu’il aurait surtout pas dit ce zéplin de mircéa..

Jazzi dit: 1 novembre 2019 à 17 h 30 min

On se calme, le boug !
Aujourd’hui c’est férié : on se doit de faire la fête au morts…
J’ai revu « L’ainé des Ferchaux » que je vous ai mis en lien plus haut.
Quelle merveille !
Simenon au scénario + Melville à la caméra, servis par le duo ambiguë Vanel/Belmondo c’est du maous costaud.
Paris, New York, la traversée en voiture de l’Amérique avec son ruban de néons multicolore de motels, le tout noyé dans une musique de jazz de Delerue, c’est à s’en lécher les bobines…

Jazzi dit: 1 novembre 2019 à 18 h 31 min

Contrairement à la plupart d’entre vous, toutes générations confondues, je n’aime pas trop revoir les films vus du temps de ma jeunesse.
Cela me perturbe le métabolisme et je vois aussitôt s’élever des nuées de fantômes.
Je préfère rester collé à l’état présent et me créer de nouveaux fantômes…

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 19 h 11 min

un bon seau d’eau devrait te rafraichir le métabolisme..et te faire rtrouver le chmin du caveau baroz..pasque les morts..ça va bien 5 minutes..hon va pas slaisser emmerder par des tas d’os..et si ça glisse tu cendres

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 19 h 19 min

fin du logos et profil bas

c’est une petite voix qui chuchotte..faut tendre l’oreille..une pinsonne qui chante pour son pinson..c’est pas la cymbale de la main caleuse à polo qui faire braire

bouguereau dit: 1 novembre 2019 à 19 h 24 min

J’ai revu « L’ainé des Ferchaux »

me souviens du doulos..regiani en maestro du locdu traite si mes souvnirs sont bon..bébel en enigmatique ça lui allait pas mal

puck dit: 1 novembre 2019 à 19 h 37 min

greubou, je peux te poser une question ? mais tu me réponds gentiment et tu dis pas aux autres qui fréquentent ce blog que je t’ai posé cette question sinon je vais encore passé pour un blaireau !

greubou c’est vrai qu’Audrey Hepburn elle avait une soeur qui s’appelait Katharine ?

puck dit: 1 novembre 2019 à 19 h 38 min

je vais encore passER, tu vois greubou c’est ta faute ! à force de lire tes commentaires on se mélange les pinceaux, crapule de greubou !

puck dit: 1 novembre 2019 à 19 h 44 min

Jazzi c’est vrai que la mafia est très en retard sur l’égalité des sexes et les droits lgbt, mais je ne suis pas sûr que c’est le principal reproche qu’on puisse leur faire…

Eriksen dit: 2 novembre 2019 à 9 h 21 min

@ Jazzi 1 novembre 2019 à 18 h 31 min.
« Je préfère rester collé à l’état présent et me créer de nouveaux fantômes… » En ayant pour mémoire que des « états présents » bien rangés dans vos souvenirs, vous vous construisez un moi par sédimentation de certitudes. Si vous faisiez le ménage de temps en temps, vous verriez des incohérences, des évolutions, les aveuglements de la jeunesse et la baisse d’énergie de l’âge. N’avez-vous jamais ressenti l’excitation de revoir un film que vous n’aviez pas aimé et de changer d’avis ? L’inverse est plus douloureux et plus difficile à apprécier mais j’adore aussi.
« Collés à l’état présent » c’est ce que souhaitent tous les dictateurs pour leurs ouailles. DAESH efface le passé pour réduire l’avenir, et le limiter à la continuité du présent. Pas de passé, pas d’avenir : l’immuable. Le nouvel état présent efface les précédents et n’en laisse plus rien paraitre : il a donc toujours été.
il vous manque la 4e dimension Jazzi, celle du rétroviseur. Changer d’avis sur un film fait saisir que le moi est un work in progress, et non ce truc vecu comme immuable qui traverse la vie en automate à bouffer du présent et chier des souvenirs. Sortez les du placard !.

Paul Edel dit: 2 novembre 2019 à 9 h 55 min

Dans « Le doulos » Bébel(Silien) en train de glisser des jetons dans un taxiphone en sous-sol de brasserie,en début de soirée. Il est sous l’oeil d’abord inquiet puis goguenard, de Jean Desailly,le commissaire, et sous la surveillance de deux inspecteurs.Collection de chapeaux et de pardessus contre surfaces grises abstraites avec des ombres assez savantes. Desailly tient un bout de papier froissé sur laquelle se trouve une liste des bars à truands que Reggiani(Maurice) est susceptible de fréquenter à cette heure là.. et Desailly dit soudain : « Appelle donc le New-York » et s’empare de l’écouteur pour entendre la réponse du barman…..Bino! On apprend que Maurice est dans le bar en face..
Le meilleur, c’est au moment de quitter le sous-sol, Bebel (Silien) s’adresse au trois flics : »vous vous figurez tout de même pas que je vais payer les jetons de téléphone! on me rembourse pas les notes de frais à moi.. »
J ‘ai lu depuis le roman de Pierre Lesou, en série Noire, et je l’ai trouvé très inférieur au film.

Jazzi dit: 2 novembre 2019 à 12 h 03 min

Les choses sont un peu plus compliquées que cela, Eriksen.

« Nous ne nous tenons jamais au temps présent.
Que chacun examine ses pensées. Il les trouvera toutes occupées au passé ou à l’avenir. Nous ne pensons presque jamais au présent, et si nous y pensons ce n’est que pour en prendre la lumière pour disposer de l’avenir. Le présent n’est jamais notre fin. Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais. »

vincent dit: 2 novembre 2019 à 12 h 10 min

BJ à tous je fais que passer mais je LIS toujours, par contre….
j’aime aussi beaucoup eriksen comment il écrit à 9.21.il bagarre cool. S’il boxe,pareil qu’avec anne-Lise t’a intérêt à remonter ta garde.
jazzy et Pedel, sur la Mafia +proche de nous, avez-vous regarder thierry De Peretti, La Vie violente????
Vous êtes s^urement trop jeunes tout deux.attention car porte bien le nom, au pire vous demandez l’autorisation parents….

he hehe .
ha ça vous a plu cp qu’on avait traité votre amie Is.Huppert de daronne.
Cela n’était pas méchant, pas besoin de décrocher le p’tit ceintre mouillé de la machine. depuis que Tutusse Gordon et moi lisent ici, Anne Lise m’avait fait TOUTauTOUT changer d’avis avec lui, grâce à L’AVENIR de mia H.love (avec R.trintignant et le chat Pandora).

vincent dit: 2 novembre 2019 à 12 h 12 min

naon naon mon cher Jazz!
il vous manque la 4e dimension Jazzi, celle du rétroviseur. Changer d’avis sur un film fait saisir que le moi est un work in progress, et non ce truc vecu comme immuable qui traverse la vie en automate à bouffer du présent et chier des souvenirs.

il vous a pas envoyé dire à 9.21….

Jazzi dit: 2 novembre 2019 à 12 h 22 min

Si ça vous fait plaisir de le croire, cher Vincent, tant mieux pour vous !

« Sait-on si l’on est, ou non, aimé ? S’il advient qu’on le soit, l’est-on sans ce que l’on estime être l’excellence de soi ? Est-on mieux connu de ceux qui nous aiment que de ceux qui nous détestent ? Peut-être nous révélons-nous davantage à ceux qui nous sont indifférents, étant avec eux plus libres, plus conformes à une permanente vérité de nous-mêmes ; exempts que nous sommes du soin de nous les gagner ou de nous en faire redouter. »

Jazzi dit: 2 novembre 2019 à 12 h 32 min

« Ai-je tiré tout le parti possible pour mon bonheur des positions où le hasard m’a placé ? Quel homme suis-je ? Ai-je du bon sens, ai-je du bon sens avec profondeur ?
Ai-je un esprit remarquable ? En vérité je n’en sais rien. Ému par ce qui m’arrive au jour le jour, je pense rarement à ces questions fondamentales, et alors mes jugements varient comme mon humeur. Mes jugements ne sont que des aperçus. »
Stendhal, « Souvenirs d’un égotiste ».

puck dit: 2 novembre 2019 à 13 h 16 min

Jazzi pas sûr que Pascal réponde à la question posée par Eriksen. Quand Pascal dit nous ne vivons pas nous espérons de vivre c’est pour faire la distinction entre le bonheur qui est toujours une perspective, un horizon souvent inatteignable, et la joie (ou béatitude) qui elle se vit au présent, mais qui pour le coup n’entre pas dans le champ du savoir, contrairement au bonheur se construit, ce thème est repris par Nietzsche, résultat des courses les autres philosophes (du bonheur) ont qualifié Pascal d’anti philosophe (cf un des derniers bouquins de Badiou), au final le gros d’achoppement sur cette question c’est une histoire politique, si plus personne ne s’intéresse à la politique, à l’inverse la politique s’intéresse toujours à nous, on y échappe pas, sinon parès les gens passent leur temps à râler contre Trump et le brexit et c’est là qu’ils deviennent hyper gonflants, dans tous les cas cela n’a aucun rapport avec la question de changer d’avis, ou d’opinion au fil du temps, ou être habité d’avis contraires, contradictoire, là c’est plus un problème de conscience, en fait la conscience n’est que ce qui permet d’ouvrir une porte parmi des milliers d’autres portes possible, du coup à un instant donné notre conscience peut nous faire ouvrir une porte, et à un autre moment une autre porte, et même toi Jazzi si tu évites le plus souvent de donner ton avis sur un film, mais simplement dire ce que tu as vu, c’est aussi une manière de donner ton avis, l’absence d’opinion est toujours en soi une opinion, c’est comme le vote blanc, à partir de là il y a des personnes qui ont une conscence solide, difficile à faire dévier, ils sont droits dans leurs bottes, fidèles à leur savoir, sûr de leurs connaissances, et d’autres qui, comme des épis de maïs dans un champ vont naviguer au gré du vent, sans toutefois être des girouettes, la différence entre la girouette et l’épi de blé c’est que si tu as devant toi cent girouettes elles pointeront toutes dans le même sens, alors que si tu regardes bien dans un champ de blé, la majorité va dans le sens où le vent les pousse, mais tu trouveras toujours deux ou trois spécimens qui penchent dans le sens contraire, le pire fléau de nos jours Jazzi c’est les statistiques…

Jazzi dit: 2 novembre 2019 à 13 h 27 min

Oui, puck, mais on me reproche d’avancer sans regarder dans le rétroviseur, alors que je ne fais que çà !

« Être connu n’est pas ma principale affaire. Cela ne satisfait entièrement que les très médiocres vanités. D’ailleurs, sur ce chapitre même, sait-on jamais à quoi s’en tenir ? La célébrité la plus complète ne vous assouvit point et l’on meurt presque toujours dans l’incertitude de son propre nom, à moins d’être un sot. Donc l’illustration ne vous classe pas plus à vos propres yeux que l’obscurité.
Je vise à mieux, à me plaire.
Le succès me parait être un résultat et non pas le but. Or j’y marche, vers ce but, et depuis longtemps il me semble, sans broncher d’une semelle, ni m’arrêter au bord de la route pour faire la cour aux dames ou dormir sur l’herbette. »
(Flaubert, « Correspondance »)

Jazzi dit: 2 novembre 2019 à 13 h 35 min

Il semblerait aussi que l’on me reproche d’être incapable de me remettre en question, puck, alors que j’ai dit ici même que « Joker » m’avait fait changer mon point de vue sur les Gilets jaunes.
Les donneurs de leçon ne devraient-ils pas commencer par balayer devant leurs portes ?

bouguereau dit: 2 novembre 2019 à 14 h 45 min

tu suces trop la roue de ce train fantôme de keupu baroz..et la dsus tu sues comme une bête humaine!..et pascal et stendhal qu’ont la gueule charbonnées dvos sombres coneries..ils méritent pas ça

bouguereau dit: 2 novembre 2019 à 14 h 46 min

Le meilleur, c’est au moment de quitter le sous-sol, Bebel (Silien) s’adresse au trois flics : »vous vous figurez tout de même pas que je vais payer les jetons de téléphone! on me rembourse pas les notes de frais à moi.. »

..écoute donc polo nous parler de cinéma baroz

bouguereau dit: 2 novembre 2019 à 14 h 49 min

t’as pas faux polo..mais ça fume telment dans ces vieux fimes..de quoi faire tousser pascal et stendhal..dailleurs la clope fait dla résistance au cinoche..les djoquères les mafieux tout l’monde y phume..et comme ça tue..ça svoit bien..mais ça les retient pas

puck dit: 2 novembre 2019 à 15 h 00 min

mon Jazzi pourquoi tu me grondes ? j’ai rien dit contre toi, au contraire.
faut vraiment pas te connaitre pour te reprocher de pas regarder dans le rétroviseur, tu fais que ça, limite tu pourrais écraser un piéton qui passe devant toi tellement tu regardes dans le rétroviseur.
quant à Flaubert faut vachement méfier de ce qu’il écrit, c’est surement le plus grand faux derche de la littérature française, non mondiale…

puck dit: 2 novembre 2019 à 15 h 03 min

greubou je te préviens si tu balances encore des trucs à Jazzi du genre qu’il me suce je sais pas quoi je vais te rentrer dans le lard !
Jazzi et moi c’est surtout un amour pas tonique.

Erksen dit: 2 novembre 2019 à 17 h 25 min

Non Jazzi, je ne vous reproche pas l’instantanéité. elle a son charme et la spontanéité des atouts. Leur grand succès vient d’une réaction à une longue omniprésence du passé – le poids des vieux et des héritages culturels/cultuels -, puis à une courte période de foi en l’avenir – grosso modo des Lumières à Fukyuama (Y’a une certaine logique : si on est là par hasard et si on ne peut rien changer, alors autant en profiter….)

Néanmoins je vous trouve gonflé de vous ranger derrière Pascal. Qu’un être si peu jouisseur se pose la question de jouir, c’est beau. Mais sur ce que j’avais compris vous n’êtes pas vraiment janséniste. Pascal poserait à mon avis plus encore la question du trop jouir que du pas assez. C’est con de ne jamais jouir, mais n’est-ce pas un peu ennuyeux de jouir tout le temps

puck dit: 2 novembre 2019 à 18 h 32 min

« Erksen dit: 2 novembre 2019 à 17 h 20 min

Test »

Eriksen, je comprends bien votre désir de faire des tests, il est vrai que nous vivons une époque placée sous le signe de l’expérimental et de l’expérimentation, où justement il est toujours question de faire table rase du passé et de nos héritage, en sens nous sommes tous devenus américains, nous sommes tous des enfants d’Emerson, cependant il faut bien comprendre que si tout le monde se met à faire des tests ça va vite devenir le b.rdel…

puck dit: 2 novembre 2019 à 18 h 35 min

« C’est con de ne jamais jouir, mais n’est-ce pas un peu ennuyeux de jouir tout le temps »

greubou celle-là il faut l’encadrer pour l’accrocher dans ta chambre à coucher !

Jazzi dit: 2 novembre 2019 à 20 h 35 min

Il y a bien longtemps que le boug ne bande plus, puck.
Jouir, pour lui, est un vieux souvenir qu’il recherche à grand peine dans ses rétroviseurs…

Fontebranda dit: 2 novembre 2019 à 23 h 12 min

Exercice difficile : le repentir (prenons-le au sens graphique pour l’instant : je ne peux pas gommer, mais je peux rectifier). Je vais essayer de faire bref.

— À force de ne pas être de mon (propre) avis, à force de prendre le contre-pied de mes idées, je suis logiquement retombée ds les poncifs du moment. (Si je tiens à pratiquer la gymnastique mentale, suis-je obligée de le faire en public ?)

— Après lecture moins énervée du dernier numéro du volatile (comme un fait exprès ?) : pas de quoi enrager (l’évolution concerne peut-être davantage les dessinateurs).
Et après lecture plus attentive des textes & notules (de ce numéro & des 2 précédents) portant la signature contre laquelle je me suis emportée … pas de quoi non plus.
Pour ce dernier, serais-je restée sur une mauvaise impression ancienne — mon côté « mule du pape » ? Mais je n’en serais pas là si j’avais vérifié AVANT de canarder nommément qqn (à l’abri de mon propre anonymat — & ce, même si mon opinion n’a aucune importance). Je repiquerai peut-être une énorme colère mercredi prochain, mais d’ici-là je préfère mettre ma conscience en repos.
Une hypothèse à ne pas négliger se trouve à la fin de la notule consacrée au film Le Traître : « c’est toujours la nouvelle génération qui paraît sans foi ni loi aux anciens… »

Fontebranda dit: 2 novembre 2019 à 23 h 19 min

Pour revenir au cinéma : je viens de voir Ceux qui travaillent d’Antoine Russbach qui m’a fortement impressionnée.
Si qqn d’autre ici l’a vu ou est intéressé, je peux essayer d’en dire deux mots.

Eriksen dit: 3 novembre 2019 à 8 h 08 min

oui Puck, c’est le bodel si les messages explicitement désignés comme ne devant pas être pris en compte (test) le sont finalement.

« il est vrai que nous vivons une époque placée sous le signe de l’expérimental et de l’expérimentation, où justement il est toujours question de faire table rase du passé et de nos héritage, en sens nous sommes tous devenus américains, nous sommes tous des enfants d’Emerson »… +++ L’homme est en train de perdre ce qui a fait son avantage déterminant: la transmission.
Fontebranda: bel effort ! c’est peut-être le volatile qui vous a inspiré avec ses « pans sur le bec » ?
Dites nous en plus sur « ceux qui travaillent »: vous voulez parlez des livreurs parisiens ?

Eriksen dit: 3 novembre 2019 à 8 h 13 min

Je passais dans la rue et j’ai vu une pub sympathique pour le temps des cerises ; « liberté, égalité, beau fessier », en grosse lettre sur fond de culs en jean.
Comment la pub récupère les gilets jaunes (liberté, égalité : mon cul !)…
comment elle se permet de transformer les fondements de la république en république des fondements.
Plus ahurissant encore… cette pub a généré une polémique :-) : mais non pas sur la république , sur son caractère sexiste : en effet la parité des culs n’étaient pas respectée :-( .
Attention un combat peut en cacher un autre. Tandis que « le temps des cerises » pisse à la république, la citoyenneté vigilante compte les culs.

puck dit: 3 novembre 2019 à 8 h 37 min

Eriksen vu le nombre de combats menés en même temps (ex : féminisme, voile, liberté, relativisme, tolérance etc…) sûr qu’ils sont destinés à de plus en plus se cacher les uns les autres, se cacher tellement qu’on finira par ne plus les voir.

sans compter les combats contradictoires à l’intérieur de chaque individu, par ex une femme avocate hyper féministe réclamant des peines les plus lourdes pour les violeurs, si un jour elle défend son fils accusé de viol, elle n’hésitera pas à le disculper en disant que la fille l’avait allumé avec son rouge à lèvre et sa mini jupe.

puck dit: 3 novembre 2019 à 8 h 43 min

la remarque Jazzi sur la mafia et le sexisme m’a fait penser que si à l’époque Al Capone s’était fait coffrer pour des pbs fiscaux, sûr qu’aujourd’hui il le serait plutôt pour insultes racistes et homophobes.

Jazzi dit: 3 novembre 2019 à 10 h 16 min

« Oleg » de Juris Kursietis.
Travailleur sans papiers, boucher de son métier, Oleg, Letton d’origine, est venu tenter sa chance à Bruxelles.
Là, il devient la proie d’un réseau mafieux polonais et de son imprévisible chef, Andrzej.
Le conte sur l’esclavagisme moderne au coeur de l’Europe tourne alors à la description impitoyable de la relation sadomasochiste entre les deux protagonistes.
D’autant plus que l’histoire est ponctuée de séquences oniriques à caractère religieux on ne peut plus orthodoxes.
Le tout donne un film étrange, où le social côtoie le sordide, et où les revendications légitimes sont entachées d’une forte dose de complaisance malsaine.
D’où aussi quelques invraisemblances dans le scénario.
Pourquoi Oleg, plutôt que de fuir, se soumet-il aux diktats de son tortionnaire ?
Présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, ce film prometteur, soutenu par le jeu efficace des deux acteurs principaux, donne envie de voir la suite…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585542&cfilm=273675.html

bouguereau dit: 3 novembre 2019 à 11 h 19 min

baroz y frait bien dpasser la balayette dvant la porte de derrière dses bacroumes.qu’il dirait..la main dans son seau de pop corn..dirphiloo

Annelise dit: 3 novembre 2019 à 11 h 41 min

Fontebranda 23h19, allez-y sur le Russbach. Les « films sociaux », ceux qui sont inscrits dans l’entreprise ou la politique comme on a déjà pu le voir réussissent à Olivier Gourmet. ..il tient le choc du versant intimiste, rend bien le désarroi d’un homme corporatiste assez rigide, digne, pour lequel le travail est une valeur, vidé de ses repères du jour au lendemain. .ayant à découvrir qui il est au-delà d’une vie professionnelle. Russbach ne transforme pas entièrement l’essai, l’écriture filoche ici ou là, il y a du flottement mais finalement, ce que j’ai tenu pour un défaut participe pas mal au rendu souhaité ?
L’acteur longtemps et peut-être toujours, quand il ne tourne pas, aide à tenir une hostellerie familiale vers la frontière belge. .actif. Un autre qui était très bon en travailleur dépassé, auquel se posait la question d’un « au-dehors »de la seule qualification de bosser, c’est Romain Duris, dans le « Nos batailles » de Guillaume Senez. .la pression sous néons, glauque, du manutentionnaire débordé par les cartons, la fiche à pointer le matin alors que la mère des enfants est partie, qu’on ne sait pas quoi faire pour le dîner, un bol de céréales, ça ira, ni quoi mettre à la petite pour aller à l’école
Ken Loach en cinéaste social trop systématique, les derniers films sur le chômage ou l’uberisation du travail, Daniel Blake ou Sorry we missed you m’ont fatiguée. .il a perdu la main, sans jeu de mots avec le nouveau billet qui arrive sur lequel, sans le vouloir, Eriksen 8h08 a fait transition en évoquant les livreurs (Deliveroo etc)..sillon monocorde. . Loach depuis quelques années cloue le cercueil trop serré. Pas beaucoup d’émanation sortie du caisson. .sa veine Raining stones plus vivante et plus fine. .elle ne portait pas sur la même période, nous sommes d’accord. .Thatcher n’a pas préoccupé que le chanteur Renaud, la « bouche Marilyn et les yeux Caligula » étaient une cible plus nette à dégommer, un sparring-partner paradoxalement plus commode, contrasté comme on le dirait d’un liquide facilitant la lecture en radiologie.. la profession de foi vers la fiction au rendu plus naturaliste que le naturalisme était courageuse et « a eu payé » !. .Mark Herman par exemple, ses « Virtuoses » avec un bon Erwan McGregor, un Pete Postelthwaite plus grêlé que Tommy lee Jones apportait en fanfare, sur un plateau, le drame de la fermeture des mines. . Loach, pas son antilibéralisme viscéral que je critique, au fond : plutôt qu’il finisse par l’aveugler.. dans son discours il y a toujours d’un côté les mauvais patrons exploiteurs méchants cyniques, et le bon prolétariat souffrant de l’autre..trop de dichotomie vieillit mal

Fontebranda dit: 3 novembre 2019 à 12 h 19 min

« Ceux qui travaillent » est un film du réalisateur Antoine Russbach (directeur de la photographie Denis Jutzeler). Pas une grande machine hollywoodienne, un film suisse (& belge) qui parle donc du travail & de la perte d’un emploi (pour un cadre dirigeant), du travail en ce qu’il nous façonne & ns structure (notre adaptation à ses exigences comme une seconde nature), de ce qu’on attend d’un père, & aussi de la famille vue moins sous un angle psychologique que comme un microcosme de notre société (de consommation globalisée comme mode de vie que ns ne sommes pas prêts à remettre en question) : le cloisonnement (facilité par la distance ds l’espace) qui ns permet d’ignorer ce qui rend possible ce mode de vie (ici en l’occurrence le fret maritime, les conteneurs à acheminer au moindre coût & le plus rapidement possible). Ce que montre également le film, qui n’est pas (ou pas seulement) un nième récit de la désorientation d’un homme subitement au chômage, c’est que nous pratiquons aussi ce cloisonnement de la pensée qui lui permet de raisonner comme il le fait, jusqu’à la faute, au crime à distance (je divulgue : il coûte moins cher de se débarrasser d’un passager clandestin, peut-être atteint du virus ebola, découvert à mi-chemin, que de revenir au Libéria ou de le remettre aux autorités à Marseille avec les inévitables délais que cela impliquera alors que la marchandise à bord est cette fois périssable). Et ns serons d’autant plus durs, impitoyables avec le coupable exposé que ns ne voulons rien savoir des mécanismes cachés peu reluisants qui rendent possible notre bien-être (pas seulement le luxe, le plus ordinaire, la nourriture disponible en supermarché).
Transposé à l’échelle de la famille, ça crève les yeux : on ne veut pas savoir ce que tu fais pour ns assurer notre train de vie, mais qd ça dérape ns ns drapons ds notre vertu offensée (celle que ns, ns n’avons jamais eu à salir puisque tu t’en chargeais pour ns), quoi, un salaud parmi ns ? — & qui pis est, un salaud doublé d’un incapable, puisqu’il s’est fait prendre…

Rien de tt cela n’est dit expressément ds le film, mais il est structuré de manière à ns le faire comprendre. A posteriori j’ai trouvé remarquable qu’avec un tel sujet il ne soit tombé ds aucune des ornières que l’on attendrait, à commencer par le pathos. Jamais rien de trop, jamais de bavardage (qui peut prendre la forme de plans inutiles) ; un certain nbre d’informations essentielles au portrait du protagoniste (incarné par Olivier Gourmet) ns parviennent aux moments ad hoc (l’anecdote au cours d’un repas familial révélant la dureté de l’enfance & la revanche à prendre, ainsi qu’un rappel (a sobering reminder) de comment on vivait avant la société de consommation), ou pendant ce qui se révèlera un faux entretien d’embauche (il s’agit en fait d’aller à la pêche aux renseignements sur les faiblesses de la concurrence).
À l’inverse, la plus grande partie du film est rythmée, scandée par des images du rituel matinal, ds la maison qu’on s’apprête à quitter, ce tt début de la journée déjà orienté vers le travail (douche, penderie, café avalé avant de partir, garage & vision des haies des voisins depuis la voiture).
Le contraste n’en sera que plus fort avec non seulement les moments de flottement en période de recherche d’emploi mais aussi celui de la « fugue » en compagnie de sa petite dernière. Il doit lui expliquer son travail (« journée d’éveil », il avait signé le papier de l’école & avait bien sûr oublié), théoriquement sur son lieu de travail : ils iront du supermarché local au port d’Anvers & ses porte-conteneurs.
Je ne vais qd même par révéler la fin, mais elle n’a rien de « convenu ».

(Un peu plus de « deux mots »…)

Annelise dit: 3 novembre 2019 à 13 h 40 min

Décès de Marie Laforêt, Marge de « Plein Soleil », René Clément, 1960, Delon-Ronet, Paul Gégauff – auteur du plus vrai que nature « tue-moi si tu veux, mais arrête de m’emmerder » à sa jeune épouse avant qu’elle ne le poignarde – au scénario

Jazzi dit: 3 novembre 2019 à 13 h 45 min

Moi, tout au contraire, le dernier Ken Loach ne m’a pas fatigué, Annelise, j’ai trouvé que c’était bien vu sur l’ubérisation et la précarisation de plus en plus grande du travail et des travailleurs dans l’économie mondialisée.
En revanche, le film avec Olivier Gourmet, que pourtant j’adore, m’avait passablement agacé, au point que je n’en ai pas parlé. J’ai trouvé une trop grande disproportion entre la question morale, un peu vite évacuée, et la question sociale, complaisamment traitée. Le fils disant à son père qu’il ne lui reproche pas sa trop grande absence à la maison, mais qu’il ne lui pardonnerait pas de ne plus leur assurer leur train de vie confortable. Des claques !

Jazzi dit: 3 novembre 2019 à 14 h 42 min

Une complainte un peu trop larmoyante sur le pauvre cadre sup qui a perdu son emploi (mille fois traité au cinéma) mais qui n’a pas eu l’ombre d’une hésitation pour faire jeter à la mer un pauvre émigré, Fontebranda…

bouguereau dit: 3 novembre 2019 à 15 h 23 min

le film avec Olivier Gourmet, que pourtant j’adore, m’avait passablement agacé, au point que je n’en ai pas parlé

..baroz il est beau quand qui fait son cruel

bouguereau dit: 3 novembre 2019 à 15 h 26 min

& qui pis est, un salaud doublé d’un incapable, puisqu’il s’est fait prendre…

ça m’rappelle ce fime italien..où le papa marchand d’arme est réveillé par sa famille le matin pour surtout pas rater l’avion..hach souvenir souvenir

bouguereau dit: 3 novembre 2019 à 15 h 32 min

dans son discours il y a toujours d’un côté les mauvais patrons exploiteurs méchants cyniques, et le bon prolétariat souffrant de l’autre..trop de dichotomie vieillit mal

c’est un peu vache mais chuis bien dac que loach s’est ossifié en sculpture de rond point à la devos..luniversel c’est pus le local moins les murs..on les a déménagé dpuis longtemps comme la mer à raymond..le phantastique social à la djoquère trouve pas encore ses marques

Jazzi dit: 3 novembre 2019 à 15 h 44 min

Le boug parle de films qu’il n’a pas vus et moi je n’ai pas parlé de films que j’ai vus, c’est le monde à l’envers !

Jazzi dit: 3 novembre 2019 à 15 h 57 min

« il y a toujours d’un côté les mauvais patrons exploiteurs méchants cyniques, et le bon prolétariat souffrant de l’autre »

N’était-ce pas déjà le cas chez Zola ?

puck dit: 3 novembre 2019 à 16 h 37 min

oui Jazzi c’était déjà le cas chez Zola, c’était même déjà le cas du temps de Louis XI et de l’empereur Vitellius… c’est vrai qu’à la longue ces histoires de méchants maitres patrons et de gentils esclaves prolétaires ça devient gonflant, comme si seuls les pauvres avaient des problèmes d’argent, quand on voit le casse tête chinois pour arriver à économiser un million d’impôt, avec ces lois qui changent tous les trois jours, ça il faudrait un jour un film sur ce problème ! sauf que personne ne s’apitoient sur les riches ! c’est limite du deux poids deux mesures…

puck dit: 3 novembre 2019 à 16 h 57 min

à vous lire… : le Joker c’est un peu du Ken Loach en plus… heu… en plus… comment dire ? Jazzi aide-moi j’arrive pas à trouver le mot.

Eriksen dit: 3 novembre 2019 à 17 h 06 min

oui c’est vraiment trop injuste, Puck.
Jazzi, la question morale n’est pas vite évacuée, elle est présente tout le temps devant un homme qui ne la sent pas. Lui, il optimise son action dans les règles données, sauf qu’il en avait oublié une – probablement qu’elle n’était pas très présente dans son boulot au quotidien – c’est que la vie d’un homme doit garder l’apparence d’un absolu. c’est pour avoir enfreint cette règle – elle-même entorse au pragmatisme général – qu’il chute.
En gros tout est permis mais sans que cela se voit.
Dommage qu’ensuite Russebach ait affaibli son propos en victimisant son héros par une vulgaire machination de DRH: évacuation de la question morale car l’assassin est devenu une victime lui-même/ du coup son acte répréhensible n’est plus coupable puisqu’il est lui-même martyrisé.
Je ne me souviens plus de la fin…

Eriksen dit: 3 novembre 2019 à 17 h 19 min

ah, si la fin. incroyable.
finalement c’est l’histoire d’un mec atypique à qui il manque deux cases: l’hypocrisie et le sens moral absolu. un bon rouage qui applique les consignes sans état d’âme et sans faux semblants. Donnez lui d’autres consignes il les appliquera tout autant, mais ne lui demandez pas de faire comme-ceci en faisant semblant de faire comme-cela.

puck dit: 3 novembre 2019 à 18 h 33 min

Jazzi j’ai trouvé la mot ! c’est « inoffensif » : le film de Ken Loach c’est comme le Joker mais en plus inoffensif ?

d’ailleurs je ne pense pas que tous ces réalisateurs qui font des films qui « dénoncent » le font pour inciter les gens à l’insurrection, ils le font juste pour dénoncer, du coup ces quarante dernières années il y a eu des tonnes de films et de livres qui dénoncent, ou s’indignent, ils font partie du paysage libéral, par contre avec le Joker j’ai l’impression qu’on entre dans une autre dimension, faut voir dans les mois à venir, ça m’étonnerait pas que les clowns fassnt perler d’eux.

Phil dit: 3 novembre 2019 à 19 h 05 min

« Marge », c’était presque « Marg », comme Yourcenar signait ses premiers livres. LeMonde n’est plus ce qu’il était.

Fontebranda dit: 3 novembre 2019 à 20 h 28 min

17h 19 ne pas oublier l’opinion de la psychologue du travail à l’issue des tests & du bilan de compétences : il a exactement le profil qui convient au monde du travail, celui que l’on recherche — pas d’imagination, pas d’empathie. Atypique ? Les bureaux n’étaient pas vides autour de lui, la concurrence ne fait pas ds la dentelle non plus, qt à l’ami devenu associé ds sa boîte & qui lui propose le fameux contrat…
Mais je ne pense pas du tt que le film en fasse une victime, malgré la « machination de DRH » (certes ironique : on se débarrasse de lui, moins violemment, pour les mêmes raisons — il coûte trop cher).

Il ne s’agit pas de susciter notre compassion, mais d’expliquer deux mécanismes :
1) comment un homme ordinaire peut en arriver là (on restitue le contexte, on montre les rouages & les règles du « jeu »)
&
2) en quoi « l’indignation vertueuse » (celle des proches ds le film) non seulement ne suffit pas mais relève de l’hypocrisie.
Car notre société (& ns avec) pratique la même double injonction :
— Faites en sorte que mon confort matériel, mon droit à la consommation ne soit pas affecté, que je dispose de tt ce dont j’ai besoin, de tt ce dont j’ai envie, de tt ce à quoi je suis habitué, à un prix pour moi abordable.
— Mais je ne veux surtout pas savoir comment vous vous y prenez. Les liens de cause à effet, je ne veux pas les connaître. Je dois pouvoir croire que vs n’exploitez pas, ne polluez pas, ne tuez pas, que l’abondance des uns ne s’obtient pas aux dépens des autres (que je ne vois pas de tte façon). Je veux continuer à croire aux contes de fées.

L’intérêt & l’originalité du film, selon moi, c’est que le contraste (intenable) entre l’indignation exprimée d’une part & les attentes tacites de l’autre y est exposé (dénoncé, mais sans gros sabots). En plus du rappel des rouages de la machine (infernale) mondiale, dessinant « une situation extensive qui existe en dehors [du crime], avant lui et autour de lui » (R. Barthes)
L’opposé du « fait divers » comme un fait qui fait diversion ».

bouguereau dit: 3 novembre 2019 à 20 h 55 min

des rouages de la machine (infernale) mondiale

c’est satan qui conduit l’bal..et jme rappelle pus bien..pourtant y’avait bernadette..qui rime avec mes lunettes qu’il dirait cépé

Eriksen dit: 4 novembre 2019 à 9 h 30 min

@ fontebranda 20:28
je ne vois pas de divergence entre nous mis à part à la marge sur la question de la victime. On part d’un « salaud » froid et non empathique qui fait balancer un migrant par-dessus le bord, et on aboutit à un individu seul à être conscient du délitement moral (de ses collègues, du capitaine et des marins, de ses enfants etc). En exagérant il passe du salaud au héros.
Soit un homme qui commet une faute, qui s’en repend, et à qui on explique ensuite que ceux qui le jugent sont des pourris, que tout le monde est pourri. S’il s’en repend toujours et persiste malgré qu’il soit victime de tous ces pourris, il est un héros. et plus il est victime, plus il est héros.
We don’t need heroes. Les statuts de héro et de victime empêchent d’envisager la responsabilité de l’individu.

Fontebranda dit: 4 novembre 2019 à 10 h 31 min

Eriksen, il m’a semblé en effet que le film n’enfermait pas le spectateur ds une alternative de condamnation morale / pitié parce qu’elle est stérile, ne change rien à l’essentiel (bien que plus confortable, « purgative » pour le spectateur accusateur ou compatissant).
Que ce n’était pas non plus un film qui illustrerait un cas, un dilemme de philosophie morale : il n’y a aucun dilemme sur ce plan (moral), une option est clairement inadmissible, inenvisageable — celle qu’il finit pourtant par choisir.
Pas de véritable prise de conscience ensuite, encore moins de rédemption (schéma usuel peut-être attendu par certains spectateurs)
Concentrer l’attention sur la responsabilité de l’individu détourne l’attention du mécanisme qui crée de telles situations, mécanisme auquel les individus — logisticien ou consommateurs (la famille de Frank, les copains du fils) — participent, ds lequel ils sont / ns sommes pris, bien qu’à des titres différents.
La force du film (à mes yeux) est précisément de rester inconfortable, de ne pas offrir une résolution apaisante pour le spectateur. Une démonstration à la Candide (« C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe ») n’est même plus possible parce que le problème n’est plus localisé, donc « opérable », traitable : il contamine tt le tissu de nos vies.

Marie Helene S dit: 4 novembre 2019 à 10 h 49 min

Candaule. Bouguereau 20 h 49. discussion poursuivie sur le nouveau fil ‘Long way Home’.

La carriere cinema de Marie Laforet, terne a part celui cite. ‘Le talentueux Ripley’, l etait moins que l adaptation originale de P.Highsmith. enfin c est mon avis.

Marie Helene S dit: 4 novembre 2019 à 10 h 50 min

La force du film (à mes yeux) est précisément de rester inconfortable, de ne pas offrir une résolution apaisante pour le spectateur.

oui. Le film n a pas l innocuite des films de K.Loach actuels a cause de ca.

Eriksen dit: 4 novembre 2019 à 12 h 19 min

@ fontebranda et MHS:
« Concentrer l’attention sur la responsabilité de l’individu détourne l’attention du mécanisme qui crée de telles situations, mécanisme auquel les individus — logisticien ou consommateurs (la famille de Frank, les copains du fils) — participent, ds lequel ils sont / ns sommes pris, bien qu’à des titres différents. »

Nous sommes à l’os dans cette discussion, nous avons trouvez une différence non argumentable: je m’intéresse à la liberté des hommes et vous vous intéressez à leurs fers.
Pour moi, leurs fers nous sont vraiment bien connus maintenant, et plus on appuie et on répète la description de ces fers, plus l’idée même de libre-arbitre s’efface des esprits. Je ne dis pas qu’il existe, je dis qu’il est utile de penser qu’il existe.
Quant au « confort », il consiste pour vous et moi à évacuer la question intéressante, à savoir vous les fers et moi la responsabilité. Ce n’est donc pas un argument il me semble

Marie Helene S dit: 4 novembre 2019 à 13 h 52 min

13 h 34.Conversation entre Fontebranda & Eriksen sans qu il soit besoin de departager.

Jazzi qui qualifie le 3 nov 14 h 45
‘Le fils disant à son père qu’il ne lui reproche pas sa trop grande absence à la maison, mais qu’il ne lui pardonnerait pas de ne plus leur assurer leur train de vie confortable. Des claques ‘
deplace la question.
Vous vous attachez l un et l autre a en redefinir le coeur des termes. Fontebranda dans la description d une bascule maintenue non equilibree est irrefutable !

@Bouguereau, trafic d armes & le vendeur d armes reveille pour ne pas manquer l avion.
Allusion a ‘Lord of war’ ? Nicholas Cage dans le role cynique -titre n en veillait pas moins a tenir sa femme dans une ‘illusion’ a minima bienseante. Au risque de tout perdre. (Il ‘achetait’ ses toiles).

Marie Helene S dit: 4 novembre 2019 à 13 h 58 min

Zut. Je me suis trompee de fil à 13 h 52.
Je stoppe ici.La conversation avec Fontebranda & Eriksen continue dans le billet ‘Long way home’;