de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

« La colère d’un homme patient » : huit ans de réflexion

Par Annelise Roux

Beaune, ses hospices, son festival international du film policier.
Un choix est-il à opérer forcément ?
« Diamant noir » de Arthur Harari, « Man on high heels » du Sud-Coréen Jang Jin y avaient été distingués. Cette année, hommage fut rendu à Park Chan-wook durant la manifestation close début avril. Désignation hypnotique, prédictibilité rétroactive : quand élection est faite sans analyse d’une qualité de cinéma, guidée par des affinités instinctives plus que circonstanciées et que, revenant dessus par la suite, se dévoile une traçabilité en amont.
Caractère presque infaillible, Nadia Comãneci retombant sur ses pieds de manière curieusement sûre après deux ou trois figures enchaînées, là où d’autres avaient à peine le temps d’en réussir une en haut des barres. Salut au jury et au public, ten points… C’est un fait : le prix Jean-Vigo, Beaune ou Locarno me font a priori plus d’effet que la sélection officielle ou Berlin.

Raul Arévalo, acteur de 37 ans, un des rôles principaux de « La Isla Minima » d’Alberto Rodriguez, passe pour la première fois derrière la caméra, co-signant avec le psychologue David Pulido un premier long-métrage remarqué lors de la 9ème édition du festival de la Côte d’Or, réinscrivant le thriller dans une veine dont les qualités ne tiennent pas dans la paume restreinte des notions de « tension narrative » et de « rebondissements ».
Petitement, trop systématiquement appliquées, elles ont conduit le genre à ronronner et à s’épuiser, fût-ce dans les rodomontades et une vaine surenchère. Le film auparavant avait reçu plusieurs Goya en Espagne, équivalents des César, et il est notable que le scénario primé ne mise pas sur un suspense aux ressorts par ailleurs très relatifs. Le public « jeune » ayant bu au biberon go-fast trépidants dilués à la méthamphétamine, casse-tête en parpaing et intrigues retorses, surgonflées quittes à être invraisemblables, avant de connaître l’alimentation diversifiée commence t-il par avoir peur de s’ennuyer ?
Le style, bon de le rappeler, ne se réduit sûrement pas à une «histoire » qui n’est qu’un support. Le ficelage initial correct, qu’une première pierre destinée à être façonnée pour faire fondation… La beauté finale tient à l’appropriation du récit, sens, dénouement, écriture des personnages tamisés au cadrage et au montage, manière de filmer, peindre les murs de sa propre couleur. Je me souviens avec plaisir de lycéens malouins, au festival « Les Étonnants Voyageurs », scotchés de s’apercevoir que leur « driver » chéri, Saint Ryan Gosling, était issu d’un petit livre papier qualifié de difficile à lire écrit par James Sallis (Rivages). Heureusement que Nicolas Winding Refn avait su discerner entre les lignes qu’ils allaient adorer.
Passé un braquage sanglant qui se solde par une mort, où la caméra embarque rapidement en voiture dans une course poursuite éprouvante avant l’ellipse, la mise en scène de Raul Arévalo n’instille en réalité que peu d’action, préférant aux coups de théâtre creuser le sillon de tensions, du mûrissement lent, renfermé d’un homme attelé à régler des comptes hors délai. Quoi de pire qu’un abcès enkysté ?
Le désinfectant ni l’incision superficielle ne peuvent plus l’atteindre. Que la voie profonde. Curro (Luis Callejo), seul arrêté après l’attaque d’une bijouterie, est relâché de prison au bout de huit ans. Cet homme violent aspire à reprendre une vie normale. Ana (Ruth Diaz, en femme tiraillée) la mère de son enfant travaille dans un bar où croise le taciturne José (Antonio de la Torre)…
Comme le Kamasutra ou la mode, qui à part lancer le pantalon à quatre jambes retombent nécessairement sur des combinaisons classiques connues, union des lotus ou petites cuillères qu’il s’agit de faire vivre et d’embellir, – et c’est recevable comme ça, parle du réel au lieu d’en rendre un écho non crédible (« déformé » ne gênerait pas, mais quel cas faire d’un propos qui n’épouserait aucune signification ?) – la ligne d’invention ne consiste pas au forcing, à l’étalage ou l’exploitation outrée, sans vergogne, de codes identifiés comme cela a trop été fait, mais dans l’expression d’une inspiration, tonalité particulière, habitation de l’acte qui revitalisent et renouvellent l’exercice, prouvant qu’il demeure fécond, continue d’avoir de beaux jours devant lui.
Le 16 mm choisi redonne un grain rugueux, un peu sale et dézingué même s’il est loin d’être nouveau. On a parlé de Peckinpah, je préfère revoir « Les Chiens de paille », le côté docu à l’épaule de « Croix de fer » et goûter à part chez Arévalo cette façon qu’à le personnage central, José, de verser dans l’escalade après être parti d’un point relativement terne. Le parallèle vaut néanmoins qu’on s’y penche. Cette façon western, l’idee d’une violence libératrice qui choque… apologie du carnage, de la part du cinéaste moustachu au bandana qui se rêvait Indien, ou témoignage douloureux d’une gangrène impossible à stopper autrement, que le jeune Espagnol perpétue ici ?
Un balancement assez machiste mais réussi se négocie entre Curro l’impulsif et l’eau dormante de José à fort potentiel brutal, sur le modèle des années 70-80… Sont rendues de manière crue la ville sans beauté, la campagne qui poudroie. Ensoleillement contre noirceur, travail sur le son. Le film y gagne sa facture, acquiert une dureté languide désespérée qui n’essaie pas le coup de la surprise mais appuie où ça fait mal, livrant sur le deuil, l’endurance et la longueur de temps, la détermination un regard pessimiste frontal qui bourdonne aux tempes.
Tout n’est pas parfait – tant mieux ? Ces produits tirés à quatre épingles, liftés sous toise noire telle que bénie par le Pontificat du bon filon, de l’efficacité sans peur ni reproche, sujet, verbe, complément d’enquête par de sombres héros donnent parfois envie de chanter « au suivant » . L’interruption du quasi burlesque au milieu détonne agréablement, comme ces scènes de vie quotidienne. La veste de sport en accessoire, plus moderne que ne l’aurait été un blouson en peau de serpent. Sorte de montée en puissance, psychologie. La vengeance est affaire complexe, sérieuse… Et puis, titre d’une des plus belles nouvelles de « Légendes d’automne » de Jim Harrison dont je revois l’oeil affectueux, poché alors que nous marchions sous la lune dans les vignes il y a tant d’années. Une fille l’avait rendu borgne avec du verre. Lui avait rétorqué sur le long terme avec des dépressions et de la littérature, autre forme de calibre et de patience sourde, implacable.

« La colère d’un homme patient » de Raul Arévalo (sortie le 26 avril)

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189 Réponses pour « La colère d’un homme patient » : huit ans de réflexion

Sylvain dit: 26 avril 2017 à 8 h 41 min

La isla minima avait fait 10 goyas…

déjà le duo Avelaro/La torre.

Flippant ,insistant sur l’atmosphère & les paysages.

Sylvain dit: 26 avril 2017 à 11 h 05 min

Devinez sur quoi ça cause en boucle sur rdl chez Passou et partout?

Macron VS Le pen(gagné).

Aprés la présidentielle ça sera pire,débriefing à tous les étages.

JAZZI dit: 26 avril 2017 à 12 h 22 min

Riche semaine, je vais tacher de voir un maximum de films, à commencer par celui conseillé par Annelise !

Emmanuel dit: 26 avril 2017 à 13 h 35 min

Je laisse tomber le phrasé ouje fais comssa vient.:.la isla minima lété dans le marais de Guadalkivir ,Annelise.;apré la mort de franco,ça rigolait pas les filles avec leurs corps.;
Les deux flics antagonisss ssé héculé; ssé la peinture qu’est faite qui compte et ça marchait Tbien .; ssurle model de la série « true détective « ,woody harrelson & Matthew Mc Conaughey ktout oppose et kifont alliance:;ski fait lassaveur ssé l’image sépia super belle ,ldébut on scroit chez artus Bertrand .;.
L’enkett décolle jamais essépa grave ; cé lpoisseux qui compte,;France inter l’avait matraqué dessus ,; lfilm l’avait des longueurs édé grodéfauts ,méssé mieu kle fromage babybel k’a le même goût ?
« Drive » ,vos ptits bretons zont dû lrelire apré avé les zieu dlamour grassa NWR;

Annelise dit: 26 avril 2017 à 14 h 10 min

Jibé 12h22, aussi le film de Hirokazu Kore-Eda, « Après la tempête » avec lequel mon coeur balançait, jeu des 7 familles désabusé, caustique et tendre
Emmanuel , »méssé mieu kle fromage babybel k’a le même goût ? »
Tout à fait…bien vu, le parallèle bayou de « True detective » & les marais de Quadalquivir du film de Rodriguez

Gilles dit: 26 avril 2017 à 18 h 05 min

J’y vais dans la semaine ,Annelise,merci pour le billet .Le bourgogne ,les Bordelais n’ont rien à envier.Elégant de ne pas dégainer que Pessac et les margaux sont hors concours!Si vous revenez en nouvelle Aquitaine vous le savez .Vous aviez vu Eric Valette ,le serpent aux 1000 coupures? ça se passe dans le sud ouest .le film vicelard (DOA) à grosses ficelles .(Désolé ,un de vos confrères de la série noire?..) ça sent la recette gros sabots à plein nez .Ne méritait pas 1 chronique . « La isla minima » ,super plans sur le cimetière jaune.Faits avec des drones .Javier Gutierrez (Juan), l’opposition entre le flic idéaliste & l’autre qui a roulé sa bosse ,classique.Comme vous dites « la vérité est ailleurs . »..cary fugunaga ,(true détective),bonne série.

Emmanuel dit: 26 avril 2017 à 20 h 11 min

Twit Demmme:; lébeau votre post sur face de bouc ,Annelise; City of the brotherly llove; les pd zétaient mal vus ,y tombaient comme les mouches !; Jonathan Demme l’avait fait un bonfilm avé l’avocat qu’avait lkaposi;Chouette aperson dviv ssa.;
Vous écrivez « clarisse sterling lé pas sûre dson sacamain;.
Cébien résumé; Jody foster lé intelligente &sensib comvou.;.
Lcoeur défam ,tousse ki noureste Kant toufoulcan.cpa Brigitte kidira lcontraire.;;
Gilles lbourgogne l’a déqualités comme le veau;.caisse tu vavoir jazzi 12.22,tell eusse ..;
Kelcun a des niouses de christy ,jcomprends pa jlaliplu;?

Emmanuel dit: 26 avril 2017 à 20 h 16 min

Bombé,jfais un tour sur la erdéel .;le touite d’assouli sur léspaniches polars.; Anne-lise lafé un remarkab billet dssu on la erdécé; Jme demandé outété passée Christy20.04,(laisse stromaé kaouaieute with bobe dilane;) Salut a toussent ,fovoter.;

christiane dit: 26 avril 2017 à 21 h 05 min

Bien sûr, Emmanuel, que ça vaut le coup de passer par ici. Une nouvelle envie à chaque fois de découvrir un nouveau film surtout si « Le 16 mm choisi redonne un grain rugueux, un peu sale et dézingué » et si « Le film acquiert une dureté languide désespérée qui n’essaie pas le coup de la surprise mais appuie où ça fait mal, livrant sur le deuil, l’endurance et la longueur de temps, la détermination un regard pessimiste frontal qui bourdonne aux tempes. »
Comment résister !

JAZZI dit: 27 avril 2017 à 8 h 59 min

Ce que j’ai bien aimé c’est le côté plouc des personnages, vêtements et décors, qui rend d’autant plus forte cette vengeance d’un héros ordinaire. Bon scénario, caméra mobile sans excès, et charme indéniable d’Antonio della Torre, qui, à près de 50 ans, porte encore bien le slip kangourou…

Phil dit: 27 avril 2017 à 9 h 26 min

est-ce un film espagnol « à l’esthétique de slip »? ceux de la veine « quinqui » réalisés dans les années après Franco ont gagné cette réputation, avec le temps devenus « vintage », malheureusement pas ou peu diffusés en France. le débat présidentiel tourne aussi au tropisme du slip, c’est bien regrettable mais inévitable l’impétrant fait tout pour exciter le peuple (et Brigitte ne sera pas Gabrielle (G. Russier, revoir le film). sous les hospices de Beaune.

JAZZI dit: 27 avril 2017 à 10 h 00 min

Oui, il y a une sorte d’esthétique ante movida, Phil. Un étrange oedipe où le fils Raul Arévalo tue le père Almodovar ?

Phil dit: 27 avril 2017 à 10 h 23 min

alors ce n’est pas si mal, baroz. Un film de Saura donne bien souvent l’envie de Madrid, pas toujours le cas de ceux d’Almodovar..

JAZZI dit: 27 avril 2017 à 10 h 44 min

Madrid et la campagne espagnole, Phil. Oui, c’est un bon film. Rythmé et efficace. Mais pas fondamentalement nouveau. Raul Arévalo, acteur passé pour la première fois dernier la caméra, donne beaucoup de références cinématographiques. Trop, peut-être, mais heureusement que ça ne se fois pas à l’écran. Parmi les cinéastes français, il évoque Jacques Audiard du « Prophète », que j’ai revu juste après le film espagnol, à la TV. Et qui est autrement plus fort. On y voit l’esquisse de l’école du terrorisme islamique que furent déjà à l’époque les prisons française. Il faudrait refaire ce film aujourd’hui ?

Annelise dit: 27 avril 2017 à 11 h 00 min

Saura, le parallèle est justifié. .la transition démocratique d’ailleurs au coeur de La Isla minima post Caudillo, cinéaste rageur en pensant aux fosses communes où avaient été balancés les fusillés ni vu ni connu.. flic à casseroles, jeune loup..tournage ds une Andalousie cramée où ils ont dû utiliser de la pluie artificielle. .là je suis gentille, je vous montre le versant où je prends bien les choses. Si j’ai envie d’être méchante, ça donne que c’est pompé sur Bong Joon -ho .. bcp moins bien..en dépit de la belle prestance des acteurs, dont Antonio de la Torre dont j’aime avec vs le visage à la Nanni Moretti, serpe et grand nez.. ds « Volver » il était nettement plus gras ou j’ai rêvé? Cela ne lui va pas mal, sur fond de fauteuil écossais ou couché parmi les draps avec Penelope, Cruz, pas Fillon, et tjs ce poitrail velu, coussin de poil ourson à la Sergi Lopez..
Le serpent aux mille coupures, prototype de la fausse énergie, tortures inutiles limite limite..comme Olivier Marchal lorsqu’il s’égare en pensant que truffer ses dialogues de « putain, enculé je vais te fumer ! » dope et virilise le scénario – parfois ça ne suffit pas, déclenche chez moi une hilarité qu’il n’avait pas souhaitée ms que je ne déteste pas..sorte de parodie involontaire qui remise à bonne place, ne me déplaît pas
Quel film, Phil 9h26? Pas vu, en revanche je me souviens de l’histoire. L’agreg n’avait pas sauvé la prof de français de Marseille ni empêché le blé en herbe d’être fauché avant de savoir s’il allait croître..Pompidou avait cité Eluard, le « comprenne qui voudra – remords à la victime raisonnable au regard d’enfant perdu, celle qui ressemble aux morts pour être aimés »
(Rodriguez avec un Z, pas l’esthétique du Portugais homonyme en S qui observe le petit oiseau en effet, Jazzi..)

JAZZI dit: 27 avril 2017 à 11 h 01 min

« Ces produits tirés à quatre épingles, liftés sous toise noire telle que bénie par le Pontificat du bon filon, de l’efficacité sans peur ni reproche, sujet, verbe, complément d’enquête par de sombres héros donnent parfois envie de chanter « au suivant ». »

Bien vu et bien dit, Annelise. Que donne votre épluchage des giallos ?

Annelise dit: 27 avril 2017 à 11 h 08 min

Ne commencez pas à m’engager sur la pente savonneuse hein Jazzi? Je vs l’ai dit, rien que les titres déjà .. « Il rosso segno della follia » transformé en « Une hache pour la lune de miel »(vs apprécierez le génie traducteur!).. « Le foto proibite de una signora per bene » ou encore « La frusta e il corpo »..je ne vous dis pas le fond des histoires..une liberté farceuse qui ne s’interdit pas gd-chose..puis des coloris.. ms restons en Espagne avec Arévalo et le genre thriller

JAZZI dit: 27 avril 2017 à 11 h 25 min

On retrouvait une semblable facétie dans les films français classés X des années 70-80, Annelise ! Sans parler de l’esthétique. Phil doit se souvenir de quelques titres ?

Sylvain dit: 27 avril 2017 à 12 h 04 min

Annelise à 11.00 : fabuleux!

Les mille coupures du serpent,que de clichés sur les Asiatiques…

Jonathan deme est mort?

Roro dit: 27 avril 2017 à 12 h 19 min

Annelise dit: 27 avril 2017 à 11 h 08 min
rien en dit que le titre est du traducteur et pas plutôt celui de son employeur -cf pour les traducteurs littéraires et journalistes: les titres peuvent leur être imposés

Phil dit: 27 avril 2017 à 12 h 24 min

« Mourir d’aimer » Annelise, Cayatte.
dans le giallo, faut faire le tri le soir tard, un verre à la main, malgré la copie virée, voix téléfilmées, parfois le charme surgit. le titre original souvent éclipsé par la traduction: « le chat à neuf queues », (not a porno, baroz).

Roro dit: 27 avril 2017 à 12 h 29 min

Annelise « fosses communes où avaient été balancés les fusillés ni vu ni connu.. »
une loi permet de maintenir la voile dessus
et que dire du vol des bébés de 39 jusqu’aux années 90, vols commis à tous les échelons de la société

JAZZI dit: 27 avril 2017 à 12 h 36 min

« le chat à neuf queues », (not a porno, baroz). »

Mais « Une chatte sur un doigt brûlant », de Cyrille Chardon avec Marcel Dalio (1975), oui, Phil !

J.D dit: 27 avril 2017 à 12 h 40 min

L’ostracisme dont le genre est victime,vaincu par l’adaptation au cinéma :P ardonnez-moi,chère Annelise de trouver que ça ne va pas toujours de pair .Je ne dis pas ça pour déplaire ou passer de la pommade, feygele:pour une publication sous liseré jaune &faire part sur Masteva dans votre genre chez M.Maçon de la série noire ou un Nicolas Widing Refn d’après Sallis,combien nous ,lecteurs ou spectateurs avons dû endurer de mauvaises copies qui singent l’art brut?
Chez Mollat en auteur « noir »,vous tranchiez à tous points de vue ,physiquement & dans le contenu! Nechama ,l’âme du polar c’était la marge et rachmounes, la compassion…Harisson ,zal,vous lisez vous avez le cœur retourné. Doa ,tous ces auteurs mineurs sont appliqués ,ils sont persuadés qu’il suffit de retourner l’estomac pour faire vendre!
Après on laisse le livre sur la plage et la mer monte par dessus sans regret.Samuel peckinoah ,je ne me rappelais pas du bandana?
Jazzy suggère que Phil est le Gaon du X des 70′s.nous pourrions être nombreux dans ma tranche d’âge sans avoir besoin de réviser.

Phil dit: 27 avril 2017 à 12 h 44 min

baroz, votre pornothèque est bien à jour. étonnant cette fin de Dalio, sans grande illusion..
mais il a joué aussi chez Walerian Borowczyk, du bon giallo français.

Annelise dit: 27 avril 2017 à 12 h 49 min

12h29.. eh oui
Des amis espagnols dont les parents ou gd-parents, réfugiés, avaient été parqués ds des camps près du Cap Ferret avec des nveaux nés morts de dysenterie, faute d’eau potable. Ou assignation de ceux capables de travailler à la Base sous marine, chantier dantesque, lieu de souffrance, à Bx Bacalan (ce pourquoi un mémorial au pied) Viva la Républica, plus que js
Vu le film ?

Phil dit: 27 avril 2017 à 12 h 59 min

comme vous y allez, J.D. la fin cardinale n’est pas donnée au tout venant, il y faut la forme et l’esprit.
Dalio n’a pas été ménagé pendant la guerre, il s’est détendu à son retour. il aurait pu cosigner ce dernier film de Peter Lorre : « Der Verlorene », Le perdu.

Annelise dit: 27 avril 2017 à 13 h 20 min

12h59 diable ! Le progrès de l’homme vers Dieu ça se mérite Phil..Bernanos « à l’avant » par l’écriture, dans l’épectase paulinienne tendue vers la conquête des Cieux que posséderont les pauvres, mais qui se retrouve ds les « imbéciles » qui éprouvent peut-être le scandale historique sans avoir le courage de le dénoncer… cette scission intérieure..enfin restons poli, du moins en surface, continuons surtout d’aimer Pialat, le père du Garçu, la femme prod de Guiraudie, celui qui voulait être peintre comme Jerzy S et le sain esprit

Emmanuel dit: 27 avril 2017 à 15 h 04 min

Ha lfossé generationnel.;chui paconcerné parssa ,vuk g plusse l’age d’aurélien masson dla Serie noire?;.
Bin cévré kvou détonnez Annelise ;tu m’etonnes que parc chane wouk y vous plaise .;une fantaisie kvou avé ensemble .avé chévou cte fasson dfere le grand écart kessa paré jamais tirer sur les muscles.;grassile toutan etang violent;
Bé christy 21.05 ssfé plaisir dtvoir; pourki tavé voter , so?l’aut manu kselon Phil yfé la danse des slibards dvant la press?;.Si tu dis en prems ,jte dirai moi »zaussi skil en né.;

Phil dit: 27 avril 2017 à 15 h 08 min

l’essentiel est d’imprimer la pellicule, Annelise. personne n’a filmé le cardinal, qui sait, peut-être « futil » meilleur réalisateur qu’acteur..
comme Peter Lorre qui a trop chargé son unique film; au rédempteur des ruines germaniques, préfére l’inspecteur japoniaisant Motto.
le cinéma de Pialat (sauf son dernier) m’est un peu rugueux, trop anti-giallo !

Annelise dit: 27 avril 2017 à 16 h 04 min

L’anti giallo pur, c’est la stylisation dispersée en clin d’oeil sur plusieurs points du giallo reconcentrée sérieusement en un seul, le principe des asymptotes entre droite et courbe – là non plus rien de sexuel, bien que
Wes Anderson ds Budapest joue sur les limites et les « trépasse », comme on dit à la campagne. .Et Park Chan-w, « Mademoiselle » vs a amusé? Ils sont forts ces Park (ds The Host aussi)

gilles dit: 27 avril 2017 à 16 h 10 min

Phil dit « pornotheque à jour ».
Le théatre Molière ou vous étiez venue avec Szelevenyi était un cinéma porno côté dans les années 70,Annelise.
Reconversion?

Annelise dit: 27 avril 2017 à 17 h 08 min

Gilles, reconversion, vs parlez du lieu?Oui c’est vrai, j’avais oublié,le Molière était un cinéma de quartier dont il valait mieux que la salle soit obscure, très obscure
« Park », la famille s’appelle comme ça chez Bong Joon-ho

JAZZI dit: 28 avril 2017 à 8 h 43 min

Toujours bien, les chroniques familiales douces tendres et lentes de Hirokazu Kore-eda. « Après la tempête », l’amour retrouvé ?

JAZZI dit: 28 avril 2017 à 10 h 21 min

Des infos et avis sur « Django » d’Etienne Comar, « Mister Universo » de Tizza Covi et Rainer Frimmel ou encore « A mon âge je me cache pour fumer » de Rayhana ?

en passant dit: 28 avril 2017 à 11 h 51 min

Ça craint à côté, le lâcher des deux folles! la vieille des bois de plus en plus hystéro avec sa fixation sur poutou va exploser en plein eructage à force de radoter et sa copine bérémoche grande intellectuelle qui a du mal à articuler, en est à se faire dessus!

J.D dit: 28 avril 2017 à 12 h 10 min

Jazzi :j’y étais allé ,suite au twit d’annelise sur E.Comard .si vous aimez le jazz manouche allez-y .(mon cas) serait-ce que pour le quintet.Pas tout a fait Biopic,une formule à la Pablo larrain; Django a fui la guerre aidé de MMe de Klerck avec son épouse qui attend un enfant et sa mère .L’agent a négocié une tournée à Berlin ,ça peut être choquant de penser que Reinhardt était parti pour jouer devant Goebbels. Egoisme ou ignorance de la marche historique funèbre ,il considérait que cette guerre n’ètait pas pour lui:celle de gadjés comme les goyims pouvaient se dire que les camps ne les concernaient pas avant d’être rattrapé.ZL,Zichono livra ha.Ca devient très nostalgique pour tous les Tsiganes massacrés.Reda khateb est un grand acteur.

JAZZI dit: 28 avril 2017 à 13 h 06 min

« Reda khateb est un grand acteur. »

Oui, J.D, je suis sa carrière depuis « Le Prophète ». Un néo Gabin un brin métèque. Ne le dis pas à Annelise, je l’adore…

Annelise dit: 28 avril 2017 à 14 h 22 min

Cher Jibé, ds la famille Kateb je les aime ts.. le jeune prophétique djangesque et bien avant lui, son cousin le gd Yacine et le fils de ce dernier, Gnawa Diff, qui chante en tamazight. .Reda entre vous et moi va t-il convertir la fordienne que je suis ds l’âme à une situation à la Hawks?

JAZZI dit: 28 avril 2017 à 14 h 44 min

 » la fordienne que je suis ds l’âme à une situation à la Hawks? »

J’ai besoin d’une traduction, afin de pouvoir vous répondre !

Annelise dit: 28 avril 2017 à 16 h 38 min

Hum. . Pas l’envie qui me manque pour vs répondre ms vraiment pas en situation, Jazzi 14h44, ni trop le tps. Pardon de l’avoir dit ss doute un peu à l’emporte-pièce, de façon incompréhensible? Pas l’intention de vs faire un court. Fordienne, instinctivement je dirais, ça signifie abord romanesque et digressions, voire mélange des genres..ce mix.. Qq chose tjs de l’ordre de l’éthique et de la transmission, échange avec les morts..tjs des tombes où se recueillir, vs remarquerez, chez lui..vie intérieure et gds espaces, mais quelle tendresse brute,non? Hawks (pas du tt un défaut, ah sûrement non..)ms il y a un truc plus maniéré, je ne sais pas vs dire ça autrement. .l’amitié entre hommes que vient déranger le rapport amoureux..la femme est perturbatrice, elle fait envie mais surtout elle fait peur, les hommes désarmés, mal à l’aise en face – ah bon dieu j’aime ça aussi.! .ça m’est venu à l’esprit car vs et moi soudain avions ds le fil de la conversation le coeur de Reda K à nous disputer ..sourire

Sylvain dit: 28 avril 2017 à 17 h 42 min

Annelise 16.38:fou amoureux!!

vais provoquer Jazzy en duel pour vos beaux yeux .

En parlant de film noir,vous avez vu daeninx s’en prend a Melanchon?

Bouquins de DD datés.

JAZZI dit: 28 avril 2017 à 21 h 46 min

Je comprends à peu près ce que vous vouliez dire, Annelise. Merci.

J’ai vu le « Django », qu’en dire ? Je comprendrais que vous soyez un peu gênée pour en parler. Connaissant votre intérêt pour la cause gipsyenne. La musique et Reda ne suffisent pas à faire un bon film.
Formellement, on est loin des bio pics à la Larrain, J.D !
Et trop d’invraisemblances au niveau du scénario. Faire de Django, indifférent à la guerre au début, l’icône de la Shoah tsigane de la fin, ça ne colle pas. Le personnage le plus réussi, c’est celui de la mère du prince de la musique manouche. Trop de liberté avec la vérité historique et angélisme de mauvais aloi prêté au héros : en 1943, il ne connait pas le visage d’Hitler ! Certes, il ne sait ni lire ni écrire, mais il est capable d’écrire tout un requiem ! Quant au personnage incarné par Cécile de France, sorte de pute mondaine résistante, on y croit pas un seul instant.
Mais ça swing quand même pas mal et Reda est constamment présent à l’écran…
J’accorde, haut la main, les circonstances atténuantes à ce film !

christiane dit: 29 avril 2017 à 7 h 41 min

Emmanuel,
comment répondre à ta question si ce n’est caméra en main ? Le matin furtif, les gens qui se dirigent vers le collège qui sert de bureau de vote. Une attente modérée permettant un long plan fixe sur les isoloirs aux rideaux tirés prestement, puis cette fierté des uns et des autres de tenir close leur petite enveloppe secrète. Je pense au droit de vote pour les femmes, si récent, aux vieux militants qui ont donné à mon enfance un sentiment de respect et d’admiration. Là ce serait les films de René Clair ou de Carné. Retour au bureau de vote. Le rite des identités et des adresses annoncées, celui qui cherche sur la liste, celui qui tient le clapet de l’urne ouvert, en attente. Le petit tampon sur la carte électorale. La sortie sur la même avenue, tout près du carrefour où Henri-Cartier Bresson a pris cette photographie extraordinaire de Giacometti sous la pluie. Puis, croiser d’autres gens se dirigeant vers le même bureau de vote. C’est un dimanche. Les rues sont encore désertes. Les gens dorment ou mangent des croissants dans l’odeur rassurante du café.
Le soir, étonnement devant les résultats. Chagrin de celui qui y croyait et qui ne sera pas au second tour. Effarement de ses « soutiens ». L’autre perdant, plein de morgue, s’apprête à claquer la porte de la politique. Moi, je suis ailleurs. Traveling arrière, d’autres élections, d’autres illusions et en surimpression des élections-parodies à l’étranger. Le soir, je relis « L’Etranger » de Camus à cause de cette torpeur qui me saisit l’âme. Je m’interroge sur ce silence entre soi et les autres, possible.(Au passage, je note que l’adverbe « possiblement » est entré en force dans le langage des journalistes et des people). Donc un deuxième tour… Je m’attends à des législatives houleuses. Ce sera un autre film… j’aimerais avoir la dérision acide de Jacques Tati ou le burlesque poétique d’un Buster Keaton. Mais je n’ai que le visage éperdu de douleur d’un Gabin dans « Le jour se lève »…

Roro dit: 29 avril 2017 à 7 h 56 min

Annelise  » l’adverbe « possiblement » est entré en force dans le langage des journalistes et des people »

« se positionner » aussi : on ne les compte plus (affecter, procédure, etc etc.)

Roro dit: 29 avril 2017 à 8 h 02 min

Le pire c’est que maintenant, pour les esprits vides les duc.nlajoie,ignares et manipulateurs, être anti-fhaine égale brunrouge.

Roro dit: 29 avril 2017 à 8 h 21 min

Pour les duc.onslajoie qui pullulent sur les réseaux sociaux maintenant ( cf à côté le « sac à pus « ), le ps est brun-rouge

Annelise dit: 29 avril 2017 à 8 h 35 min

Extra, votre commentaire électoralo-cinématographique, Christiane
Roro à 7h51, la sémantique se fait prolongement d’une incertitude? Des journalistes contraints à être moins affirmatifs ? Regardez comment les premières estimations Clinton/Trump avaient été démenties. .il y à qqj, sur Inter, j’entendais la corporation se plaindre du ton de la campagne à son égard, indice aussi d’une classe politique qui cherche de nveaux média, se sert d’une prétendue méfiance quant à l’inégalité de traitement pour pencher du côté de canaux flattant le populisme. Je me demande si je n’avais pas appris ici (sur le blog), un nom barbare tombé en désuétude, « ochlocratie », mais dont le principe lui régulièrement entre en vigueur et n’a rien à voir avec la démocratie : les exigences de la foule contentées à coups de mesures démagogiques, et non la construction de l’intérêt général. .la grosse voix indistincte qui vocifère et domine . .ms n’importez pas les querelles ni l’absence de débat ici, ou ce serait consentir

Sylvain dit: 29 avril 2017 à 9 h 01 min

ça se déchaîne.on ne parle plus que de ça,Annelise!

Christiane 7.41.Joli.Vous avez vu le doc Gabin?Mimi MORGAN,Rip….

Zidane n’allait pas accorder son soutien a la Marine LP.

Le skud sur les salaires du foot, il fallait s’y attendre.pas tardé.

christiane dit: 29 avril 2017 à 9 h 04 min

Merci, Annelise,
vous avez ouvert un espace où peut s’exprimer la colère d’une femme patiente…

JAZZI dit: 29 avril 2017 à 11 h 15 min

Avec Gabin, c’est plutôt rassurant, Laura Delair, mais avec Antonio de la Torre, c’est carrément inquiétant !

christiane dit: 29 avril 2017 à 14 h 24 min

L.D.
Deux saisons de sa vie d’acteur. Une baisse certaine dans les derniers rôles… alimentaires. Mais vous citez là deux films que j’ai aimés. J’aimais son franc parler, son côté rebelle, ses contradictions, ce rêve à la Citizen Kane dans ses terres. Mais le Gabin de Quai des brumes, c’est d’une telle poésie… et celui d’Un singe en hiver, irrésistible , près d’un Belmondo dans un de ses plus beaux rôles. Oui, c’est toute une époque. 76 : fin de l’histoire…

Annelise dit: 29 avril 2017 à 15 h 27 min

La Horse aussi j’aime b..version thriller ds le jus de ces années-là, 69. .avec le Havre et les marais. . Jean Gabin qui n’aime pas non plus être taquiné

Annelise dit: 29 avril 2017 à 15 h 32 min

..film détesté par la critique à l’époque, et c’était mérité car pas tellement fin je dois l’avouer. .ms j’aimais b Porel en petit-fils faiblard ..l’âpreté à l’ombre des tonnes à canards, et musique de Gainsbourg

Roro dit: 29 avril 2017 à 15 h 34 min

Revoir Gabin maintenant est plus intéressant qu’à l’époque, il était trop partout. Mais l’insouciance a disparu

Annelise dit: 29 avril 2017 à 15 h 36 min

Trop partout, vs trouvez ? Au moment de la Horse, première fs que Gabin vient à la télévision (chez Magic Tchernia) ds « Monsieur Cinéma » . .il était timide et je l comprends

Roro dit: 29 avril 2017 à 15 h 39 min

Annelise, oui, barrage aux deux crevures – cette « citerne à pus » et sa pote parodie ou caricature d’intellectuelle -
Pour la sémantique, ils francisent par paresse et ignorance, et snobisme, des mots français (normands) à l’origine :plein de faux-amis devenus cadavériques

Roro dit: 29 avril 2017 à 15 h 43 min

Annelise,
oui, Gabin, il me semble qu’il était dans la plupart des films français de l’époque, ou dans un grand nombre en tout cas

Phil dit: 29 avril 2017 à 17 h 43 min

arrière petit-fils, Baroz (j’ai révisé avec wikipedia). une génération en plus qui semble réduire le temps de survie.

christiane dit: 29 avril 2017 à 17 h 50 min

JAZZI
Oui, « Le chat », huis-clos étouffant, un sommet pour ces deux grands acteurs.
Annelise,
La musique était de Gainsbourg, dans « La Horse », j’ignorais.
« La belle équipe », Le lavoir transformé en Guinguette, la solidarité des cinq copains qui fout le camp… « Le clan des Siciliens »… « Pépé le Moko »… « Quai des brumes »… « La bête humaine »… « Le jour se lève »… sous les directions de J. Duvivier, M. Allégret, J. Renoir, J. Grémillon, M. Carné, G. Grangier… Chapeau bas !
Le documentaire de F.Aymé et Y.Jeuland est épatant. « Il a la voix de son regard » disait Prévert. »
Il fait partie d’une génération qui a marqué le cinéma avec d’autres grands acteurs : Brasseur, Fernandel, C. Vanel, M. Simon, Raimu, Bourvil, L. Ventura…

Annelise dit: 29 avril 2017 à 18 h 00 min

Wow Jazzi 16h07 ..la carte abattue fait le point,le plus simple appareil lui sied. Après Reda, le petit-fils (ou plutôt l’arrière), ma bataille autour de Porel.? Niels Schneider, comme un air

Annelise dit: 29 avril 2017 à 18 h 03 min

C’est la moustache et la petite mèche qui m’hypnotisent, bien sûr. .soudain l’été dernier,je ne vois que ça (ou alors j plaisante, allez savoir)

Annelise dit: 29 avril 2017 à 18 h 08 min

..au passage, à propos de TW dont ns avons tous qqchose, ce n’est pas le pauvre Johnny qui démentira, le saint Sébastien de Stéphane Braunschweig à l’Odéon était b. .

JAZZI dit: 29 avril 2017 à 21 h 54 min

« soudain l’été dernier »

Officiellement, il est mort d’une méningite…
Overdose ?
Pire, semble dire Annelise !

Annelise dit: 30 avril 2017 à 6 h 49 min

Aujourd’hui la réalité du mal de vivre de Marc M de Lagatinerie alias Marc P ne laisse guère de place à l’ambiguïté, Jazzi. . ses démêlés existentiels (il demeure marqué par la mort de son demi-frère J-P,ce qui ouvre sur la noirceur et les substances.. plus tard, alors qu’il est déjà mort, une de ses filles décédera prématurément), ses amours (avec Nathalie Delon,etc), tombés en qq sorte ds le domaine public. .cela n’est pas le remugle médiatique, la presse à scandale qui m’intéressent. .plutôt la genèse des fragilités.., rarement difficile à écrire ms qu’il n’est pas mauvais d’avoir à l’esprit. .Brialy le repère, il tournera avec Visconti, l’oncle, et aussi le neveu, (prénom?)ds de sacrés giallos, ou gialli. .penser à Niels Schneider d’ailleurs pas si hasardeux. . lu plusieurs itw où le primé à Beaune, le meilleur espoir aux César parle bcp sur la mort traumatisante d’un frère, justement. .quant au pseudo « Porel », là aussi il y aurait à dire « sémantiquement », j’imagine sans trop avoir à se fouler, sur la porosité, la vulnérabilité
Bon we

Phil dit: 30 avril 2017 à 12 h 10 min

beau, jeune, riche et du sérail, le cocktail « je peux tout même coucher avec ma soeur » (en film) est souvent mortel, dear Annelise. « mort de ses vingt ans » dit-on dans ces familles.
beau, jeune et pauvre vous donne des Pierre Clementi (Delon hors compétition).
tout finit bien dans un bon giallo.

Phil dit: 30 avril 2017 à 13 h 22 min

autre catégorie, dear Baroz, les maniaco-dépressifs (les fesses d’ailleurs pas bronzées, rien à voir avec celles de Porel, couleur bounty)

Phil dit: 30 avril 2017 à 13 h 33 min

suis impressionné par votre photopornothèque, dear baroz. y’a du répondant, comme on dit en marketing direct.

Annelise dit: 30 avril 2017 à 15 h 21 min

Phil j’aime b vs lire.. comme une longueur d’ondes, une capacité d’anticipation de votre part sur la discussion qui me plait..en plus, je crois comprendre que vs êtes du métier, propriétaire de salle ou ds le genre ? J’aimerais b comprendre un jour, comment, où et ds quelle mesure – enfin tant pis..js eu l’esprit flic..
Votre 12h10, j’y reviens, alertée par un coup éponyme (de fil) sur mon portable alors que je termine de déjeuner pré-1er mai with nephews. . je jette un oeil à mon tel, buvant du café en même tps que je surveille la caramélisation d’une Tatin, ravie comme de la crèche de vs trouver si juste, en giallo comme sur le reste
Bizarre, je veux dire: j’y pensais précisément à propos de la question venue sur le tapis.. au travers aussi d’Eloquentia dont le principe aurait plutôt tendance à me rester en travers, ms je n’ai js eu trop bon caractère. .. l’endogamie dominante des pratiques sur gd écran ou en livres, (je ne parle pas de livres Clarice Starling, dont un des pères adaptateurs, J.Demme, vient de mourir). ., ici en l’occurrence le cercle ds lequel tournaient Réjane, les Périer, Henri Salvador, la famille élargie des yéyés, Johnny et Sylvie, les Delon… jusqu’à en venir à Gainsbourg, un des rares à donner de l’argent de poche à Ari Boulogne..ns voilà bientôt amenés à Garrel, l’enfant secret, Nico dont le portrait de Tancrède ornait la chambre du petit..(serait-ce là tte l’explication du mimétisme physique, sentiment d’abandon &addiction à my lady héroïne chez le fils de la Chelsea girl de Jackson Browne ?). .à ce que dit Claire Simon sur l’art, « aboutissement du capitalisme ». Quelle femme intelligente..pour moi, elle comprend bcp.. Tt cela sans être un défaut, ni une qualité, est une caractéristique, avec cséquences assorties?..Moi dont le désir de littérature a cru sur un terreau pas très enrichi ni propice (mon père ouvrier vinicole, dysorthographique)je m’interroge svt.. ça ne m’a jamais tentée par exemple par la suite de faire carrière « professionnelle » ds le milieu, rapidement j’ai rué ds les brancards avec cette sorte d’oppression,le refus ou l’angoisse de devenir animal savant dressé aux jolies figures, doué à sauter ds un cerceau tenu par d’autres..et ces fameux neveux pour lesquels je cuisine et me fais Reine des pommes, curiosité de la vie, en revanche sont eux des fils de famille que tentent le dessin ou la musique.. qd je leur demande pourquoi pas la banque, ou les propriétés qui leur tendaient les bras, ils me regardent bizarrement, sans répondre. . ms je les adore, ns ns entendons comme des gens s’aiment de manière tt à fait improbable et puissante, et je leur reposerai la question qd ils seront grands, s’ils persistent

Annelise dit: 30 avril 2017 à 15 h 33 min

Jazzi,Dewaere nu 12h34 se tient bras croisés ds un geste très féminin de protéger sa poitrine des regards. . comme qd on enlève le maillot, (gérard)courant entre chien et loup pour se jeter à la mer – troublant. .je connais ça..
brin de muguet et bonheur à ts

JAZZI dit: 30 avril 2017 à 15 h 51 min

« un geste très féminin »

Une certaine fragilité, mais sans doute avait-il tout simplement froid !
Phil, du métier, et il ne nous le disait pas ! On cherche encore un diffuseur pour le film sur Cannes…
Que de confessions, d’un coup, Annelise !

Annelise dit: 30 avril 2017 à 16 h 11 min

Des confessions, cher J ? Non. .j n’y suis pas encline. .cela a été dit au travers des années, en filigrane ou lors d’itw au sujet de différents livres et/ou de mon rapport à la littérature ou au cinéma.. Nico était ainsi une de mes « madeleines » (avec Leonard Cohen) qd j’étais l’hôte d’Olivier Bellamy, dont l’invité suivant était..Reda Kateb. ..balancée en direct au milieu de l’Auditorium dont c’était l’ouverture, cette fs-ci à Bx dont je suis originaire..je veux évoquer les Dardenne, Bruno Dumont, ma langue fourche, je dis « les Drumont » (notoire antisémite, comme vs savez..) Enfer !. ..avec cette salle comble, ..la fosse de l’orchestre brusquement je m’y sentais comme ds une fosse aux lions. Après ça avait été la première de Greenwood – du coup, bon souvenir malgré tt

J.D dit: 30 avril 2017 à 16 h 11 min

Chere Annelise 15.21, vous êtes passionnante!Si en plus vous cuisinez .Sans avoir l’âge requis ,(15 ou 20 de trop ) j’aimerais être parmi les enfants auxquels vous servez adafina,le plat mijoté succulent! Ma mère faisait des crêpes ,(beghrir) dont j’ai encore le gout .La recette venait de ma grand-mère qui portait chaytl,la perruque.MME Denis dit ça? Je vais aller voir son cinéma.Préconisé par vous ,meilleure des recommandations .Le milieu est régi par issour kelim,Feygele.On ne mélange pas facilement les espèces dans l’agriculture.il faut être courageux si on veut éviter la consanguinité? Les photos du Mentsch Jazzy ,collection personnelle?Rien sur MMe Loren ou mlle Nathalie Portmann-millepied?le bronzage Bounty » fait impression…

Annelise dit: 30 avril 2017 à 16 h 17 min

J.D j’échange la recette des crêpes de votre mère contre une photo dédicacée pour de faux de Michel Sardou par moi-même (encre lavable). Envoyez vos coordonnées à la radio ou poste restante si vs êtes partant

J.D dit: 30 avril 2017 à 16 h 51 min

Blymey! cher oiseau paradisiaque,vous avez l’art et la manière .Votre façon de throw caution to the wind est délicieuse.You didn’t mince your words tout en restant d’une élégance exquise .Si vous êtes dans le bordelais,ma chère it’s raining cats &dogs.

Phil dit: 30 avril 2017 à 17 h 42 min

belle causerie avec une tatin à point (la tarte, pas les soeurs) dear Annelise, vos neveux ont de la chance. le métier m’échappe un peu, je tâche de conserver les impressions fortes. baroz, vous recherchez un coup de piston..

petrus dit: 30 avril 2017 à 21 h 52 min

Rien à voir avec ce qui précède ou presque mais bien aimé cette patiente vengeance rugueuse, âpre comme les riojas d’autrefois (ils se sont policés depuis). Touche d’humour appréciable avec les blousons de sport jumeaux. Mention spéciale pour le réceptionniste du motel ! Ainsi qu’au nain de la salle boxe. Le film n’a pas dû être soutenu par l’office de tourisme espagnol tant mieux. Merci Annelise sans votre article je serais sans doute passé à côté.

Annelise dit: 1 mai 2017 à 9 h 01 min

Phil 17h42 j crois que je suis en train de vs identifier..fréquentation d’une certaine salle de ciné dt vs vs occupiez, du temps où j’habitais le 18ème..le pauvre Daniel Darc dont j’étais l’amie bien svt attristée par l’état, (rien à voir avec Mireille du même nom qui filma les dames marchandes, dont Anthony Delon dit qu’elle fut tjs belle-mère généreuse envers lui), le magasin de vinyles etc..vs me direz à l’occasion si je brûle. .ah Clementi oui – une sorte de Delon aux lèvres épaisses, aussi..un des jeunes princes du Gattopardo..communauté physique avec Porel, vs avez raison..en plus mal à l’aise et brûlant j trouve
Petrus, vos belles connaissances viti-vini faites critique ciné, je prends ! Avez-vs La isla minima? Moins b que Bong Joon-ho dont cela me paraît inspiré ms.. Question vin espagnol, un des meilleurs qui s’appelle vega sicilia…avouez que là aussi la sémantique joue des tours

Annelise dit: 1 mai 2017 à 9 h 03 min

Clementi : et « Belle de jour », Bunuel, ds mon souvenir.. il ne paie pas et c’est comme ça qu’on fiche en l’air le commerce ?

Phil dit: 1 mai 2017 à 11 h 11 min

bien juste Annelise, ce « Clementi en Delon aux lèvres épaisses » mais fièvreux comme les frères Malet. un beau film belge autobio qui aide à comprendre sa « fièvre »
Visconti découvreur au propre et figuré de jouvenceaux talentueux, l’a pris dans ses rets comme Renaud Verley (because lèvres épaisses) dans les Damnés.
(j’aime bien le 18ème, le siècle aussi, mais non, pas de salle, n’abusons pas de la devinette..en attendant, bon muguet !)

J.D dit: 1 mai 2017 à 11 h 38 min

Mireille Darc ,agréable à regarder .Elle a joliment nourri le style des comédies policieres dans les 80.Une chute de reins infaillible ,habillée par Lapidus .
Gaté pourri ,jeune ,roche ,puant ,c. et prétentieux à la fois existe à la pelle ,cher Phil 12.10.
Je ne citerai pas de noms incommodants pour ne pas gêner .Quelle combinaison finale pour la plante engraissée en serre grâce au bon engrais de babelous ,selon vous?
Aucun choffar pour annoncer l’arrivée de Dewaere ou depardiou .N’importe quel chikkor ne fait pas ce qu’ils font …

Annelise dit: 1 mai 2017 à 11 h 42 min

..en réalité je ne cherche pas, Phil – et quelquefs je trouve.. Sans doute d’avoir trop regardé Star Wars, le truc de Luke qui frappe la sphère les yeux bandés de son sabre, là où il n’y arrivait pas en s’y essayant? Tiré là ma dernière cartouche avec ce Philippe qui pouvait correspondre. Tant pis, à moins que..? C’est toi, Jean-Philippe ? (Smet)
Ah que coucou

Annelise dit: 1 mai 2017 à 11 h 44 min

J.D 11h38, pas pour vs contrarier ms je me demande si ce n’était pas Guy Laroche, la chaînette du Gd Blond à chaussure noire ? Difficile de vérifier..

J.D dit: 1 mai 2017 à 11 h 51 min

Ted Lapidus ,Feygele .Me semble .Vous étiez trop jeune .Lui et Sergio tacchini faisaient des robes de tennis adorables .Le fils après a voulu faire de la mode sans y parvenir .

Phil dit: 1 mai 2017 à 14 h 33 min

le sabre lumineux et sonore est une belle invention de cinéma, Annelise. Langlois l’aurait mis dans son musée (subventionné).
certes JD, combien parmi ces pourris gâtés imprimeront la pellicule pour notre plus grand plaisir ? le temps d’un souvenir qui crève l’écran rachète bien des misères.

Rowan Oak dit: 2 mai 2017 à 9 h 12 min

revu « La règle du jeu » hier soir à la TV, toujours aussi génial mais le jeu des acteurs (à part Paulette Dubost) a pris un coup de vieux, surtout Renoir

Phil dit: 2 mai 2017 à 9 h 29 min

Jean Sorel…vous les collectionnez, dear Baroz? placardés dans votre cuisine design.
indeed, et « fini » dans le giallo aussi.

Phil dit: 2 mai 2017 à 9 h 31 min

Renoir, les deux frères, ont souvent eu un jeu artificiel. Truffaut aussi. Certains doivent rester derrière la caméra.

Phil dit: 2 mai 2017 à 10 h 42 min

ah…Louis Jourdan ! ne suis pas sûr qu’il soit à verser dans la même catégorie. Pas de giallo au compteur, plus de premiers que de seconds rôles, pas coureur, poli et propre sur lui, élu « mister most beautiful » aux US. et un vrai bilingue.

C.P. dit: 2 mai 2017 à 12 h 56 min

Jacques, oui ! Je passe de temps en temps par ici, et j’espérais un article d’Annelise Roux sur un film que j’ai vu (comme d’ailleurs « Tramontane ») en avant-première à l’IMA, plus d’un mois avant qu’il ne sorte en salles. Je connais assez bien Rayhana comme auteur et metteur en scène de théâtre, « A mon âge… » est son premier film et je l’ai trouvé excellent. Film « de femmes », produit par les Costa-Gavras, tourné essentiellement à Salonique et dont Rayhana elle-même doute qu’il soit distribué en Algérie (risques de réactions plus ou moins violentes). Toute l’équipe est remarquable, deux actrices bien connues dans le monde arabe y sont époustouflantes (les rôles de Fatima et Aïcha). La conclusion de l’histoire du mariage qui court à travers d’autres récits individuels est un peu rapide dans son absurdité meurtrière et tragique, mais le véritable dénouement est l’envol enfin des voiles noirs dans un ciel méditerranéen…
Cher Jacques, je m’arrête là et vous remercie d’avoir signalé cette oeuvre. Mes enfants et moi pensons fidèlement à vous.

petrus dit: 2 mai 2017 à 15 h 14 min

Non, Annelise, pas vu la isla minima et je le regrette..
mais bien apprécié « True detective » première saison, que certains ont évoqué à propos de cet homme à la colère patiente.
A quand une république des vins après celle des livres et du cinéma ?!…

JAZZI dit: 2 mai 2017 à 18 h 06 min

Merci, C.P, moi de même.

Ce film nous permet aussi de relativiser les alarmes : « On a le choix qu’entre la peste et le choléra ! » à propos de notre prochain(e) président(e)…

Annelise dit: 2 mai 2017 à 18 h 13 min

Jazzi hier 20h55 Jourdan, ce matin Sorel…vos lapins sortis du chapeau pulullent &enchantent .. Danseuse de formation oblige, le mister most beautiful évoqué par Phil avait attiré mon attention aux côtés de Leslie Caron, gigiesque.. Chapeau haut de forme et mise white tie lui donnaient sans doute un look que les Américains trouvaient suprêmement fcais… Accro à Twin Peaks j’ai tjs trouvé un air de famille au consommateur de donuts Dale Cooper.. L’amateur de café psychorigide…meme avec ce menton un peu en galoche, Kyle MacL, bonne raison pour Annie Blackburn de ne pas entrer au couvent et d’arrêter de tenter de se suicider – j’aurais fait pareil
CP je ne chronique pas tjs tt ce que j’aime, merci pour votre joli post judicieux à 12h56…
Alley, ça faisait un moment que vs n’aviez pas nourri la bande son? Les shoes lacées sur la pochette et la coiffure afro, pas mal pour accompagner la nonchalance de Junior Parker.. Un mot pour finir sur Eustache évoqué par Roro, Langlois dont Phil m’a appris que c’était un sacré confiturier?… Je n’avais jamais mis les pieds à la Cinémathèque avant il y a qq mois… Nombreux ont été ceux à tenter de m’y emmener au fil des années pourtant, mais quoi? ..j’étais réticente, j’avoue.., pas envie d’aller m’enfermer là-dedans, je regardais ça de loin en embardant… mon petit côté mule dans le box, à laquelle ça ne dit rien d’aller picorer la bonne avoine dans le seau…je préférais jouer au flipper, gambader dans le pré plutôt qu’une vade-rétro d’Eric von Stroheim…c’est mal je sais, à la fois faute avouée..? Jamais mis les pieds donc, qd brusquement j’y vais d’un coup, y suivant un homme. Ah oui quelle bizarrerie… Et la douceur étrange et durable de ce souvenir, dont je sais qu’il restera. Cela pour vous dire que je suis très attachée à Eustache – même si ce n’était pas lui sur l’écran cette fois-là. Mais j’imagine une espèce de parallèle inconscient dans ce qui est susceptible de requérir mon attention, d’hypnotiser ce qu’il y a de plus sensible en moi, y compris voire surtout si cela parait me ressembler très peu? Eustache, ce film si bavard… Immobile… Sans les amphets il n’aurait pas trouvé sa place à Cannes? Le Pessacais si mal dans sa peau, alcoolo effarant, si tendre et dur… Puis Leaud, Bernadette et F.Lebrun, pas mal non l’affiche de la « Maman »..jeune fille le titre ne laissait pas de m’ebahir.. Tres tot reflechi à cette affaire du balancement et de l’imputation des roles, entre cuisine et chambre.. Marlene Dietrich qui fait mijoter un bon pot au feu a compris que mieux vaut s’abstenir de faire la putain aux fourneaux..et nous revoilà avec Langlois qui étiquete ses pots à la mûre, tjs la mûre… Qt à Mes petites amoureuses, ce que cela révèle m’a toujours tant bouleversée, pas seulement à cause de l’enfance en commun dans le Sud Ouest. Quant vs dites « invisible », vs voulez dire tjs méconnu, ou incompris?.. A la fois, quel beau cinéma… qq chose qui pour moi ne triche pas,traverse le temps, les barrières intellectuelles ou sociales..sensible..qqchose de pur

Paul Edel dit: 2 mai 2017 à 18 h 48 min

papier interessant de Jacques Ridet sur Jean Eustache,dans le Monde M magazine ,qui explique le blocage de ses films par son fils, et des déclarations des proches du cinéaste,notamment de Françoise Lebrun.

JAZZI dit: 2 mai 2017 à 18 h 57 min

Mais pour quel motif, le fils censurerait-il le père, Paul ? De fait, les films d’Eustache sont invisibles, car on ne peut plus les voir nulle part !

alley car dit: 2 mai 2017 à 19 h 09 min

On se contente de Rimbaud et d’un premier cru de Chambolle ?

Mes petites amoureuses

Un hydrolat lacrymal lave
Les cieux vert-chou
Sous l’arbre tendronnier qui bave,
Vos caoutchoucs

Blancs de lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !

Nous nous aimions à cette époque,
Bleu laideron !
On mangeait des oeufs à la coque
Et du mouron !

Un soir, tu me sacras poète,
Blond laideron :
Descends ici, que je te fouette
En mon giron ;

J’ai dégueulé ta bandoline,
Noir laideron ;
Tu couperais ma mandoline
Au fil du front.

Pouah ! mes salives desséchées,
Roux laideron,
Infectent encor les tranchées
De ton sein rond !

Ô mes petites amoureuses,
Que je vous hais !
Plaquez de fouffes douloureuses
Vos tétons laids !

Piétinez mes vieilles terrines
De sentiment ;
- Hop donc ! soyez-moi ballerines
Pour un moment !…

Vos omoplates se déboîtent,
Ô mes amours !
Une étoile à vos reins qui boitent
Tournez vos tours !

Et c’est pourtant pour ces éclanches
Que j’ai rimé !
Je voudrais vous casser les hanches
D’avoir aimé !

Fade amas d’étoiles ratées,
Comblez les coins !
- Vous crèverez en Dieu, bâtées
D’ignobles soins !

Sous les lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !

Edel: qu’avez-vous fait de l’enfant aux cheveux blancs, Hölderlin, sujet fugace d’un billet éphémère ?

JAZZI dit: 2 mai 2017 à 20 h 20 min

alley car, Mes petites amoureuses, c’est pas très tendre pour le genre féminin ! Eusrache était-il misogyne ?

Phil dit: 2 mai 2017 à 20 h 34 min

Jourdan habitait rue Marcadet dans le 18ème avant de partir pour les US. Son père connaissait bien celui de Gérard Philipe. on dit ca , on dit rien.

Annelise dit: 2 mai 2017 à 20 h 39 min

19h09, Arthur préférait à la fréquentation féminine le coup de pistolet de Paul. Le ciel par-dessus le toit si bleu si calme avant la jambe coupée du trafiquant d’armes.. enfin, Mother Vitalie Cuif avance qd même les sous pour Une Saison en enfer, réconforte Verlaine.. .qd on la regarde c’est comme la mère par ailleurs magnifique de Camus. .ce gd corps si peu sexy, comment se détacher de l’image. .Eustache, gd-mère aimée, rapports bien douloureux avec Mommy, comme aurait dit notre Xavier en doléances. .comment échapper au conditionnement invraisemblable au fond des pères et mères, bénis soient-ils? Le fait que le père Noël ait les yeux bleus ne l’empêche pas d’être une ordure

Annelise dit: 2 mai 2017 à 20 h 41 min

J’étais voisine de Jourdan et de la Fémis des années sans js en connaître rien, what a shame, Phil. .ms au footing j’étais championne. . les escaliers de Montmartre valaient ts les steppers en salle qui coûtent une blinde

Paul Edel dit: 2 mai 2017 à 21 h 32 min

Alley car voici le texte de Hölderlin, au delà de l’émouvant:
écrit à sa sœur Heinricke,en juillet 1799 :
« Chaque homme pourtant a sa joie, et qui peut la dédaigner tout à fait ? la mienne est à présent le beau temps, le clair soleil, la terre verte.. Si je deviens un jour un enfant à cheveux gris, il faudra que le printemps et le matin et la lumière du soir me rajeunissent encore un peu chaque jour, jusqu’à ce que je sente la fin, que j’aille m’asseoir à l’air libre et de là m’en aille- à l’éternelle jeunesse ! »

C.P. dit: 2 mai 2017 à 22 h 50 min

La Cinémathèque, je l’ai connue rue d’Ulm (avant Chaillot), ce n’était pas loin de ma thurne, les programmes étaient ronéotés, on payait pour chacune des trois séances 1 franc + 1 centime, on descendait dans la caverne par un escalier abrupt et étroit où il ne fallait pas croiser l’ample Langlois. Il y avait souvent au premier rang Rivette, Resnais, Truffaut, Godard… Gosh, ça ne me rajeunit pas (ou l’inverse) !

Jacques, Céline a « fait » la Femis, et un de ses copains possède une cassette (fragile) de « La Maman et la Putain ». Mais je n’ai plus de liseur pour la lui emprunter, et puis je connais le film par coeur. Au demeurant, vous savez que le scénario/ découpage/ dialogue a été édité.

Annelise dit: 3 mai 2017 à 7 h 16 min

Magnifique texte, Paul – et quelles résonances..elles parlent à ts
CP hier soir, vs voulez dire l’IDHEC? Du temps de L’Herbier l’école s’appelait ainsi, ne prend le nom de Femis qu’après. J’ai du mal à estimer comment cela est possible?.. La « Maman » date de 73, Céline est mort depuis une dizaine d’année à ce moment ..je ne remets pas en doute ce que vs dites, je savais leur goût commun avec Gen P pour les danseuses, ms j’ignorais totalement cet aspect chez lui ! « Plus de liseur pour emprunter la cassette de votre ami » : aviez-vs eu au moins l’occasion de la visionner ? Racontez-ns pourquoi « fragile », cela m’intéresse. .le scénario édité etc, autre émotion , néanmoins pas la même

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 8 h 02 min

Annelise, Céline est l’une des filles de C.P…

Du temps de Chaillot, il fallait aussi donner un centime en plus, je ne me souviens plus pourquoi ?

C.P. dit: 3 mai 2017 à 8 h 02 min

Annelise, il y a confusion : Céline, c’est une de mes quatre FILLES, Jacques le sait. Sa jumelle se prénomme d’ailleurs Julie, mais elles sont nées avant le film ; y a toujours eu quelqu’un pour nous dire « Ah oui, c’est à cause de… ». Mais non !

La cassette, trop prêtée, commence à sauter, je ne sais pourquoi son propriétaire ne l’a pas fait dupliquer, ce doit être par jalousie… Il y a eu deux éditions de « La Maman et la Putain », dont l’une avec des bouts de dialogue et quelques photos. Mais vous avez raison. Au reste, le film a été (rarement) redonné à la télé, notamment et le plus récemment à l’occasion de la mort de Bernadette L., je crois. Pas tout à fait invisible, donc.

Céline, l’écrivain, avait aimé le cinoche, Bardamu en parle dans « Voyage… ». Mais dans « Bagatelles… » les propos sur les producteurs juifs américains sont parmi les plus orduriers, plus que ceux touchant « La grande Illusion » (la collusion entre Gabin et le « petit juif Dalio »), et les rappeler serait honteux.

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 8 h 06 min

« Je crois que je ne dois rien à aucun écrivain.
Ce qui m’a influencé, c’est le cinéma.
Ah ! ça, le cinéma, je le connais. »
CELINE

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 8 h 10 min

Le génie de la cinémathèque n’est malheureusement plus à Bercy, que je fréquente exclusivement pour son parc ou pour le multiplex de Bercy Village…

Phil dit: 3 mai 2017 à 8 h 20 min

il me semble que le film d’Eustache est bloqué par le fils (pas le fisc) pour des raisons de droits..
la critique de Céline sur la Grande Illusion n’est pas inutile (les excès restent des excès), et aussi partisane que celle de Truffaut après gurre qui ne voyait dans ce film qu’une grande alliance entre les castes au-delà des frontières.
Ni l’un ni l’autre n’ont voulu voir le souvenir de cinéma qui reste pour le spectateur, entièrement dû au jeu de Fresnay Stroheim.
aujourd’hui décès du réalisateur au nom de caméra: Gaspard-Huit

Roro dit: 3 mai 2017 à 9 h 06 min

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 8 h 10 min
c’était sympa à Trocadéro les files d’attente et l’ambiance dans la salle – et plus tard à celle de Beaubourg , selon les rétrospectives

C.P. dit: 3 mai 2017 à 9 h 10 min

Jacques, rencontre à la même heure, merci !
Hier soir, toujours en avant-première, j’ai vu le film franco-tunisien « Corps étrangers », qui sortira dans les salles françaises en septembre. Liban, Algérie, Tunisie, il y a bien une conjonction entre « Tramontane », « A mon âge… », « Corps étrangers », c’est celle de la guerre civile. Premier ou second plan, le cinéma du Maghreb et du Moyen-Orient est évidemment « dedans ».

Phil, c’est vrai. Vous savez qu’il y a eu une rencontre entre Céline et Renoir, demandée par ce dernier, mais elle a tourné court. La plus récente biographie de Renoir, celle de Pascal Mérigeau, le rappelle.

Annelise dit: 3 mai 2017 à 9 h 48 min

Ah d’accord, jolie confusion CP, 8h02…sourire aux jumelles Céline et Julie alors ! J savais l’influence du cinéma sur LF (ms pas pour la rencontre souhaitée par Renoir), intriguée à l’idée d’être passée à côté d’éventuelles velléités IDHEC?. .aviez-vs aimé Tramontane? Vs m’avez devancée en l’occurrence pour Corps étranger. .pas encore vu, ms cet axe m’intéresse, disons. .je ne me rappelle pas vs avoir lu en post ici av cette fs, ms il y a des périodes où j ne suis pas en mesure de tout bien lire comme j le souhaiterais..soit en voyage soit pb de reception ou de reseau pas geniaux

Annelise dit: 3 mai 2017 à 10 h 08 min

Phil 8h20 où ça en est avec le fils Boris? Je croyais que Lhomme était en voie de le convaincre. Et ça me préoccupe, comme ces trucs de copies abîmées, d’autant plus émouvantes ms qd même… Qu’Eustache n’ait pas carburé comme un dingue au J.D (..Jack Daniels, JD, rien à voir avec vs), été dévoré vivant par lambeaux par sa folle anxiété js résolue, son sentiment de n’être pas assez aimé, jamais jamais jamais – il fait même signer une pétition là-dessus – ou enduré la culpabilité du suicide de sa costumière délaissée pour que ça termine comme ça..ah non ce serait trop cher payé, d’une inutilité qui le ferait mourir deux fois alors qu’il a eu tellement mal, toujours.. j’aime bcp Eustache, oui, et pas juste pour sa détresse.., pour toute l’acuité terrible, tendre, romantique contenue dans sa personne et son regard, ses belles aspirations qui n’auront pas été servies, certainement aussi parce que la mère était si dure, avec elle ça partait mal..et Leaud qui lui ressemble pas mal là-dessus, pareil

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 11 h 52 min

Cette semaine, le choix est plus problématique. Tout le monde semble s’accorder sur « Get Out » ?

C.P. dit: 3 mai 2017 à 11 h 59 min

Annelise, je vous ai lue, j’ai été sensible dans « Tramontane » à l’arrière-plan assez subtil de la guerre civile passée / pas passée (je me répète). Aucune femme voilée dans la communauté chrétienne, mais un moment de rencontre de l’aveugle avec quelques musulmans dans un village écroulé. Et l’ambiguïté par exemple du chauffeur attendant devant une petite église dont on ne voit pas l’intérieur…

Phil a dit l’essentiel à propos de la relation Céline-Renoir sur LGI, le second admirant « Voyage au bout de la nuit ». Bon, ça ne pouvait pas marcher entre eux. Pascal Mérigeau est clair à ce sujet.

Annelise dit: 3 mai 2017 à 12 h 08 min

Oui c b observé sur le film de Vatche Boulghourdjan, CP . Lirai Mérigeau sur Renoir-LF. ..

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 12 h 18 min

A Alger, et ailleurs, les femmes, mais pas seulement elles, C.P., n’ont guère le choix entre la peste imposée par les dignitaires du régime, et le choléra des Islamistes !
Ce que montre bien le huis-clos humide de Rayhana, sans parti pris féministe, à travers ses portraits de femmes, divers et contradictoires. Et non sans une pointe d’absurde : le couple final uni dans la mort !

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 12 h 24 min

Et pourtant, je me suis pris à rêver d’une terrasse à Alger, d’où regarder au loin la mer à l’infinie !

C.P. dit: 3 mai 2017 à 13 h 29 min

Jacques, c’est aussi que le film de Rayhana renvoie en principe aux années 1990… mais que vous y voyez encore l’aujourd’hui, avec raison. Croyez-moi quand je vous dis que ce film ne sera pas distribué avant longtemps en Algérie, où il n’a pas été tourné.
« Corps étrangers », où il y a une question comparable (islamisme masculin vs femmes, subsistant dans l’immigration), l’est en revanche en Tunisie. Apaisée ?

Juste comme ça : le 1 centime était une taxe, elle faisait rigoler Langlois et sa compagne qui parfois tenait la caisse.
La première Cinémathèque était sise rue des Irlandais. Pour en porter témoignage, il faudrait des octogénaires avancés…

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 14 h 12 min

« il faudrait des octogénaires avancés… »

Nous avons ça en rayon, C.P., Jacques Ch… !

« Apaisée ? »

Plus ou moins, C.P. Ma situation de famille me conduit à aller plus souvent à Tunis, où l’on a enterré cet hiver ma « belle mère »… Ces femmes d’Alger, je les côtoie ici en chair et en os, des plus austères aux plus libérées ! C’est tout un poème…

Annelise dit: 3 mai 2017 à 15 h 37 min

13h29 oui, l’Algérie de ces années, décennie noire, contexte tt particulier de tension extrême, démêlement presque impossible, renvois dos à dos des responsabilités, atrocités. .il m’étonnerait avec vs que le film soit distribué in situ là où il est censé être de sitôt. .Combien d’ami(e)s algérien(ne)s, Kabyles ou d’Alger me disant à cette époque (et tjs maintenant) la très gde incertitude quant à la capacité de rendre une vision sociologique, humaine et politique de leur pays à la fois complète et juste. .Au plus près de moi, dans mes amitiés, mon entourage, ma vie, des hommes et des femmes du Maghreb, pour ces dernières, quand elles sont musulmanes, parfois voilées parfois non, eh oui il y a aussi la question des générations et du retour au bled de temps en temps (oui ou non?), et de comment on parle au père ou aux frères – curieusement, c’étaient davantage les petits qui posaient question que les aînés ou le père – resté(s) sur place alors qu’on a fait à Paris ou à Nice des études de médecine ou autre, eu parfs des petits amis, une sexualité qui ne s’est pas cantonnée au mariage avec un seul..qu’on mange du jambon et qu’on boit du vin avec les copains, mais pas en présence de la maman… je ne vous parle pas de gens qui ont cent ans…des quadras, des trentenaires, des mères de famille qui ont divorcé et dont les enfants mènent une vie que les gds-parents acceptent avec amour, qu’ils voient d’un bon oeil mais qui ne correspond pas tt à fait à ce qu’ils auraient souhaité.. ou des jeunes hommes qui se montrent bien plus à cheval que ne l’était le père…bien sûr que le film a des résonances..pour saluer les beaux personnages de Fatima et Aicha, le courage de Rayhana elle-même, même si les voiles noirs à la fin .. un peu too much

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 15 h 57 min

L’Algérie de cette décennie s’est étendue bien au-delà de ses frontières…
Pour les femmes musulmanes, les choses semblent plutôt avoir empiré ?

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 16 h 04 min

« Simone de Beauvoir – Vous pensez que la première des désaliénations de l’homme, c’est d’abord de ne pas croire en Dieu.
Jean-Paul Sartre – Absolument. »
(derniers mots de « Entretiens… », août-septembre 1974)

petite vidure dit: 3 mai 2017 à 19 h 57 min

À Douai.

Charleville, 15 mai 1871.

J’ai résolu de vous donner une heure de littérature nouvelle. Je commence de suite par un psaume d’actualité :

CHANT DE GUERRE PARISIEN

Le Printemps est évident, car
Du cœur des Propriétés vertes
Le vol de Thiers et de Picard
Tient ses splendeurs grandes ouvertes.

Ô mai ! Quels délirants cul-nus !
Sèvres, Meudon, Bagneux, Asnières,
Écoutez donc les bienvenus
Semer les choses printanières !

Ils ont schako, sabre et tamtam
Non la vieille boîte à bougies
Et des yoles qui n’ont jam…jam…
Fendent le lac aux eaux rougies !…

Plus que jamais nous bambochons
Quand arrivent sur nos tanières
Crouler les jaunes cabochons
Dans des aubes particulières.

Thiers et Picard sont des Éros
Des enleveurs d’héliotropes
Au pétrole ils font des Corots.
Voici hannetonner leurs tropes…

Ils sont familiers du grand truc !…
Et couché dans les glaïeuls, Favre,
Fait son cillement aqueduc
Et ses reniflements à poivre !

La Grand-Ville a le pavé chaud
Malgré vos douches de pétrole
Et décidément il nous faut
Nous secouer dans votre rôle…

Et les ruraux qui se prélassent
Dans de longs accroupissements
Entendront des rameaux qui cassent
Parmi les rouges froissements.

— Voici de la prose sur l’avenir de la poésie —

Toute poésie antique aboutit à la poésie grecque ; Vie harmonieuse. — De la Grèce au mouvement romantique, — Moyen Âge, — il y a des lettrés, des versificateurs. D’Ennius à Théroldus, de Théroldus à Casimir Delavigne, tout est prose rimée, un jeu, avachissement et gloire d’innombrables générations idiotes : Racine est le pur, le fort, le grand. — On eût soufflé sur ses rimes, brouillé ses hémistiches, que le Divin Sot serait aujourd’hui aussi ignoré que le premier venu auteur d’Origines. — Après Racine, le jeu moisit. Il a duré deux mille ans !

Ni plaisanterie, ni paradoxe. La raison m’inspire plus de certitudes sur le sujet que n’aurait jamais eu de colères un jeune-France. Du reste, libre aux nouveaux ! d’exécrer les ancêtres : on est chez soi et l’on a le temps.

On n’a jamais bien jugé le romantisme ; qui l’aurait jugé ? les critiques !! Les romantiques, qui prouvent si bien que la chanson est si peu souvent l’œuvre, c’est-à-dire la pensée chantée et comprise du chanteur ?

Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. Cela m’est évident : j’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute : je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d’un bond sur la scène.

Si les vieux imbéciles n’avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n’aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s’en clamant les auteurs !

En Grèce, ai-je dit, vers et lyres rythment l’Action. Après, musique et rimes sont jeux, délassements. L’étude de ce passé charme les curieux : plusieurs s’éjouissent à renouveler ces antiquités : — c’est pour eux. L’intelligence universelle a toujours jeté ses idées, naturellement ; les hommes ramassaient une partie de ces fruits du cerveau : on agissait par, on en écrivait des livres : telle allait la marche, l’homme ne se travaillant pas, n’étant pas encore éveillé, ou pas encore dans la plénitude du grand songe. Des fonctionnaires, des écrivains : auteur, créateur, poète, cet homme n’a jamais existé !

La première étude de l’homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière ; il cherche son âme, il l’inspecte, il la tente, l’apprend. Dès qu’il la sait, il doit la cultiver ; cela semble simple : en tout cerveau s’accomplit un développement naturel ; tant d’égoïstes se proclament auteurs ; il en est bien d’autres qui s’attribuent leur progrès intellectuel ! — Mais il s’agit de faire l’âme monstrueuse : à l’instar des comprachicos, quoi ! Imaginez un homme s’implantant et se cultivant des verrues sur le visage.

Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant.

Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n’en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, — et le suprême Savant — Car il arrive à l’inconnu ! Puisqu’il a cultivé son âme, déjà riche, plus qu’aucun ! Il arrive à l’inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l’intelligence de ses visions, il les a vues ! Qu’il crève dans son bondissement par les choses inouïes et innombrables : viendront d’autres horribles travailleurs ; ils commenceront par les horizons où l’autre s’est affaissé !

— la suite à six minutes —

Ici j’intercale un second psaume, hors du texte : veuillez tendre une oreille complaisante, — et tout le monde sera charmé. — J’ai l’archet en main, je commence :

MES PETITES AMOUREUSES

Un hydrolat lacrymal lave
Les cieux vert-chou :
Sous l’arbre tendronnier qui bave,
Vos caoutchoucs.

Blancs de lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !

Nous nous aimions à cette époque,
Bleu laideron :
On mangeait des œufs à la coque
Et du mouron !

Un soir, tu me sacras poète,
Blond laideron.
Descends ici que je te fouette
En mon giron ;

J’ai dégueulé ta bandoline
Noir laideron ;
Tu couperais ma mandoline
Au fil du front.

Pouah ! mes salives desséchées
Roux laideron,
Infectent encor’ les tranchées
De ton sein rond !

Ô mes petites amoureuses,
Que je vous haïs !
Plaquez de fouffes douloureuses,
Vos tétons laids !

Piétinez mes vieilles terrines
De sentiment ;
Hop donc soyez-moi ballerines
Pour un moment !…

Vos omoplates se déboîtent,
Ô mes amours !
Une étoile à vos reins qui boitent
Tournez vos tours.

Et c’est pourtant pour ces éclanches
Que j’ai rimé !
Je voudrais vous casser les hanches
D’avoir aimé !

Fade amas d’étoiles ratées,
Comblez les coins
— Vous creverez en Dieu, bâtées
D’ignobles soins !

Sous les lunes particulières
Aux pialats ronds
Entrechoquez vos genouillères,
Mes laiderons !

Voilà. Et remarquez bien que, si je ne craignais de vous faire débourser plus de 60 c. de port, — Moi pauvre effaré qui, depuis sept mois, n’ai pas tenu un seul rond de bronze ! — je vous livrerais encore mes Amants de Paris, cent hexamètres, Monsieur, et ma Mort de Paris, deux cents hexamètres ! — Je reprends :

Donc le poète est vraiment voleur de feu.

Il est chargé de l’humanité, des animaux même ; il devra faire sentir, palper, écouter ses inventions ; si ce qu’il rapporte de là-bas a forme, il donne forme : si c’est informe, il donne de l’informe. Trouver une langue ;

— Du reste, toute parole étant idée, le temps d’un langage universel viendra ! Il faut être académicien, — plus mort qu’un fossile, — pour parfaire un dictionnaire, de quelque langue que ce soit. Des faibles se mettraient à penser sur la première lettre de l’alphabet, qui pourraient vite ruer dans la folie !-

Cette langue sera de l’âme pour l’âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée et tirant. Le poète définirait la quantité d’inconnu s’éveillant en son temps dans l’âme universelle : il donnerait plus — (que la formule de sa pensée, que la notation de sa marche au Progrès ! Enormité devenant norme, absorbée par tous, il serait vraiment un multiplicateur de progrès !

Cet avenir sera matérialiste, vous le voyez ; — Toujours pleins du Nombre et de l’Harmonie ces poèmes seront faits pour rester. — Au fond, ce serait encore un peu la Poésie grecque. L’art éternel aurait ses fonctions ; comme les poètes sont citoyens. La Poésie ne rhythmera plus l’action, elle sera en avant.

Ces poètes seront ! Quand sera brisé l’infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, l’homme, jusqu’ici abominable, — lui ayant donné son renvoi, elle sera poète, elle aussi ! La femme trouvera de l’inconnu ! Ses mondes d’idées différeront-ils des nôtres ? — Elle trouvera des choses étranges, insondables, repoussantes, délicieuses ; nous les prendrons, nous les comprendrons.

En attendant, demandons aux poètes du nouveau, — idées et formes. Tous les habiles croiraient bientôt avoir satisfait à cette demande. — Ce n’est pas cela !

Les premiers romantiques ont été voyants sans trop bien s’en rendre compte : la culture de leurs âmes s’est commencée aux accidents : locomotives abandonnées, mais brûlantes, que prennent quelque temps les rails. — Lamartine est quelquefois voyant, mais étranglé par la forme vieille. — Hugo, trop cabochard, a bien du vu dans les derniers volumes : Les Misérables sont un vrai poème. J’ai Les Châtiments sous la main ; Stella donne à peu près la mesure de la vue de Hugo. Trop de Belmontet et de Lamennais, de Jéhovahs et de colonnes, vieilles énormités crevées.

Musset est quatorze fois exécrable pour nous, générations douloureuses et prises de visions, — que sa paresse d’ange a insultées ! Ô ! les contes et les proverbes fadasses ! Ô les nuits ! Ô Rolla, Ô Namouna, Ô la Coupe ! Tout est français, c’est-à-dire haïssable au suprême degré ; français, pas parisien ! Encore une œuvre de cet odieux génie qui a inspiré Rabelais, Voltaire, jean La Fontaine, ! commenté par M. Taine ! Printanier, l’esprit de Musset ! Charmant, son amour ! En voilà, de la peinture à l’émail, de la poésie solide ! On savourera longtemps la poésie française, mais en France. Tout garçon épicier est en mesure de débobiner une apostrophe Rollaque, tout séminariste en porte les cinq cents rimes dans le secret d’un carnet. A quinze ans, ces élans de passion mettent les jeunes en rut ; à seize ans, ils se contentent déjà de les réciter avec cœur ; à dix-huit ans, à dix-sept même, tout collégien qui a le moyen, fait le Rolla, écrit un Rolla ! Quelques-uns en meurent peut-être encore. Musset n’a rien su faire : il y avait des visions derrière la gaze des rideaux : il a fermé les yeux. Français, panadif, traîné de l’estaminet au pupitre de collège, le beau mort est mort, et, désormais, ne nous donnons même plus la peine de le réveiller par nos abominations !

Les seconds romantiques sont très voyants : Th. Gautier, Lec. de Lisle, Th. de Banville. Mais inspecter l’invisible et entendre l’inouï étant autre chose que reprendre l’esprit des choses mortes, Baudelaire est le premier voyant, roi des poètes, un vrai Dieu. Encore a-t-il vécu dans un milieu trop artiste ; et la forme si vantée en lui est mesquine — les inventions d’inconnu réclament des formes nouvelles.

Rompue aux formes vieilles, parmi les innocents, A. Renaud, — a fait son Rolla, — L. Grandet, — a fait son Rolla ; — les Gaulois et les Musset, G. Lafenestre, Coran, CI. Popelin, Soulary, L. Salles ; les écoliers, Marc, Aicard, Theuriet ; les morts et les imbéciles, Autran, Barbier, L. Pichat, Lemoyne, les Deschamps, les Desessarts ; les journalistes, L. Cladel, Robert Luzarches, X. de Ricard ; les fantaisistes, C. Mendès ; les bohèmes ; les femmes ; les talents, Léon Dierx, Sully-Prudhomme, Coppée, — la nouvelle école, dite parnassienne, a deux voyants, Albert Mérat et Paul Verlaine, un vrai poète. — Voilà. — Ainsi je travaille à me rendre voyant. –

Et finissons par un chant pieux.

ACCROUPISSEMENTS

Bien tard, quand il se sent l’estomac écœuré,
Le frère Milotus un œil à la lucarne
D’où le soleil, clair comme un chaudron récuré,
Lui darde une migraine et fait son regard darne,
Déplace dans les draps son ventre de curé.

Il se démène sous sa couverture grise
Et descend ses genoux à son ventre tremblant,
Effaré comme un vieux qui mangerait sa prise,
Car il lui faut, le poing à l’anse d’un pot blanc,
À ses reins largement retrousser sa chemise !

Or, il s’est accroupi frileux, les doigts de pied
Repliés grelottant au clair soleil qui plaque
Des jaunes de brioches aux vitres de papiers,
Et le nez du bonhomme où s’allume la laque
Renifle aux rayons, tel qu’un charnel polypier.

Le bonhomme mijote au feu, bras tordus, lippe
Au ventre : il sent glisser ses cuisses dans le feu
Et ses chausses roussir et s’éteindre sa pipe ;
Quelque chose comme un oiseau remue un peu
À son ventre serein comme un monceau de tripe !

Autour, dort un fouillis de meubles abrutis
Dans des haillons de crasse et sur de sales ventres,
Des escabeaux, crapauds étranges, sont blottis
Aux coins noirs : des buffets ont des gueules de chantres
Qu’entr’ouvre un sommeil plein d’horribles appétits.

L’écœurante chaleur gorge la chambre étroite,
Le cerveau du bonhomme est bourré de chiffons,
Il écoute les poils pousser dans sa peau moite
Et parfois en hoquets fort gravement bouffons
S’échappe, secouant son escabeau qui boite…

Et le soir, aux rayons de lune qui lui font
Aux contours du cul des bavures de lumière,
Une ombre avec détails s’accroupit sur un fond
De neige rose ainsi qu’une rose trémière…
Fantasque, un nez poursuit Vénus au ciel profond.

Vous seriez exécrable de ne pas répondre : vite car dans huit jours je serai à Paris, peut-être.

Au revoir,

A. Rimbaud.

Annelise dit: 3 mai 2017 à 20 h 06 min

Arthur au-dessus, ts les Français à cette heure devant le débat ou sur le point de..sont exemptés seulement ceux qui sont à l’étranger et/ou difficultés de réseau et/ou savent déjà à quoi s’en tenir, sans excès d’illusions

Annelise dit: 3 mai 2017 à 20 h 10 min

Je commence « de suite », 19h17, Petite Vidure.. Formule du cru bcp utilisée en Bordelais, savez-vs? Les Académiciens not de la « Star of » réprouvent. Et on peut être parfois d’accord avec ses adversaires : une liberté que de le reconnaître?

JAZZI dit: 3 mai 2017 à 23 h 31 min

La lettre à Demeny, véritable manifeste poétique de Rimbaud, écrite à seize ans ! Tout est dit…

JAZZI dit: 4 mai 2017 à 10 h 06 min

« Quand Jordan Peele, le plus célèbre imitateur d’Obama réalise « Get Out » un thriller sur le racisme, la critique adore »

Vous aussi, Annelise ?

Gilles dit: 4 mai 2017 à 14 h 41 min

8.02 Roro dit: « pas tous à suivre le débat » .En Algéerie ,élections sur fond de dégringolade économique .Les algériens aimeraient se payer leluxe de se f…de la politique .(Abstention ,that’s the ?) si match,je préfere ça à la gueule de la marinade et au Playmobil.Avant les élections on ne parle que de ça chez passouline,après ce sera pas la peine .Vous ne devriez pas faire de billet Annelise ,attendre la fin de cannes !Get out Jazzy : vu aux younaitide?

Annelise dit: 4 mai 2017 à 19 h 49 min

Joli simultané ou presque ds ma voyure furtive sur ce coup, Alley . .vs parlez à mon petit coeur sportif. Get out, Jazzi, des qualités..vs ns en parlerez? Gilles permettez moi ds mes propres colonnes de revenir même si pdtiennelles parler cinéma av l’été , l’évanouissement pur et dur

JAZZI dit: 4 mai 2017 à 20 h 05 min

J’ai revu « Mes petites amoureuses », alley car. Une sorte de « 400 coups » plus doux, mâtiné de Pialat. On pense aussi à Techiné, mais sans la problématique homo. Très différent cependant de « La maman et la putain » ou d’ »Une sale histoire ».

Delaporte dit: 4 mai 2017 à 23 h 52 min

« Le documentaire de Terrence Malick sortira le jeudi 4 mai en séance unique à 20 heures : telle est la stratégie inédite concoctée par le distributeur de Voyage of time, »

C’est vraiment une mauvaise stratégie. Comme si l’on voulait juste un minimum de spectateurs. Moi, c’est un film que je voulais voir, et à cause d’une décision débile du producteur je devrais m’en passer. Pour une fois qu’on pouvait voir un documentaire de Malick ! Cela ne se représentera pas de sitôt.

J.D dit: 5 mai 2017 à 11 h 08 min

Un documentaire sur terence Malik herr Delaporte ? Faut-il prendre un congé d’une semaine pour le voir in extenso ou c’est différent?Le producteur et le distributeur auront voulu faire rentrer dans la tête des électeurs français de la jugeote en les invitant à passer leur dimanche au cinéma! Ach. Les films sont beaux pour qui ne craint pas de perdre 3 ou 4 heures à écouter des phrases incompréhensibles .Je m’y perds facilement .Mes enfants en particulier belle-fille y trouve un intérêt poétique incomparable .Le gâtisme est en train de me venir dessus ?Luttons .Votons ,blanc ou pour le petit malin financier qui ne mettra pas parisot au gouvernement ,ouf. DSK ,je trouve l’idée nulle ..l’immunité de nos élus n’est pas bonne nouvelle ,entre la sienne et celle de le Pen, quel choix inélégant .Lassitude de voter pour éliminer le plus mauvais au lieu de porter le bon au pouvoir.Rendez-vous le 7 aux urnes sonne désormais comme d’aller aux toilettes.Bien obligés,rien dont on aime parler ensuite et il faut laver ses mains .

Delaporte dit: 5 mai 2017 à 11 h 58 min

« Un documentaire sur terence Malik herr Delaporte ? »

Nein… Plutôt un documentaire réalisé PAR Malick sur la création du monde. Que nous ne verrons pas, à cause de la bêtise abyssale de son producteur.

Sylvain dit: 5 mai 2017 à 12 h 24 min

Sympa,Annelise ,de nous donner vos excellents billets malgré le compresseur électoral!

C’est pas alphen qui est dans les petits papelards de Manu macron?

Il poursuivait Chirac en espérant un marocain a la justice …

Un ange passe .on rigole.Jaune.Sourire crispé (pour eviter de pleurer..).

C.P. dit: 5 mai 2017 à 12 h 51 min

Eh bien, Jacques, je suis allé voir « Get out » un peu à cause de vous, et j’ai été pris entre l’ahurissement et la rigolade au long de la chose bien photographiée, jouée avec retenue dans ses complications … et pour moi totalement foutraque quand même dans ses rebondissements, le comble (un des combles) étant Walter et Georgina finalement peu ou prou zombies.
Il y a tout de même un peu de mystère à la Lynch au départ ? Mais c’est mon sentiment fugace, bientôt débordé.
Les couleurs (de peau) s’échangeant, j’ai vraiment du mal à interpréter l’objet comme anti-raciste * et autre chose qu’un divertissement. Les méchants meurent, c’est bien, mais au fond presque tout le monde il est méchant, Noirs et Blancs, sauf Chris and Rod ? Soit ! J’attends d’autres avis ?

* Bah! J’étais un mauvais interprète entêté en écrivant « Corps étrangers » (au pluriel), malgré Annelise me ramenant patiemment au singulier, et ma femme qui me dit : « Mon pauvre chéri, tu n’as rien compris du film ! » Si c’est la même chose s’agissant de « Get out », ce doit être l’âge ? Toujours le folk song que chante Lew Dite :

The old grey mare
She ain’t what she used to be
Many long years ago…

JAZZI dit: 5 mai 2017 à 13 h 08 min

Oui, C.P., avec « Get out » on est partagé entre le film d’horreur et le comique de situation. La thèse, si thèse il y a, c’est comment, en Amérique, est-on passé de l’esclavage des Noirs dans les champs de coton à l’esclavage sexuel dans le lit des Blancs ? Même les flics Noirs se fendent la pêche, quand le copain du héros vient déclarer la disparition de son ami ! Le spectateur, lui, rit aussi, mais plutôt jaune…

Annelise dit: 5 mai 2017 à 14 h 32 min

Ms non, CP 12h 51 pourquoi « rien compris »? vs me faites sourire ds la façon que vs avez de souligner une tendance apparemment partagée par votre épouse et moi à souhaiter l’extension du domaine du débat à tels ou tels point qui parfs vs paraissent vite des finasseries? .. un petit côté giallo à Get out, pourtant, que je ne renierai pas. .et j’aime énormément Lynch, tt particulièrement Twin P..d’ailleurs twitté là-dessus à droite, sur un ouvrage de Cadieux que j’attends comme le Messie ? Ne le dites pas à ma mère, elle me croit désintoxiquée alors que c’est de pire en pire. Je vais courir au tombeau la première voir s’il s’est ouvert, accueillir le Christ jardinier.. Audrey Horne peut bien se tortiller en kilt en tordant ses queues de cerise, Leland enfiler ses gants en chantonnant Benjamin-Benjamine, croyez-bien que j’ai bonne mine !

Annelise dit: 5 mai 2017 à 17 h 26 min

Je vais vs envoyer le furet de Twin Peaks vs ferez moins le mariole. Si c’est pour poster des nullités, je vs conseille « Silencio » comme dirait Lynch

C.P. dit: 5 mai 2017 à 23 h 38 min

Annelise, ce n’est pas grave : Résumons / Mesurons, c’est toujours JC.
De mon côté, souvenir ému de Mimi…

Annelise dit: 6 mai 2017 à 7 h 32 min

La musique de Badalamenti, ce côté éthéré inquiétant était merveilleuse, oui,CP ..Mimi en marcel blanc à la guitare participait nettement à la diffusion gazéifiée, l’hypnose.. feuilleton culte avec deux ou trois.. nvelle essence de thriller, de noire ambiance. .s’il ne devait vraiment n’en rester qu’un et qu’on me demande j’élirais probablement celui-ci

christiane dit: 6 mai 2017 à 15 h 10 min

« Mes petites amoureuses »…
J’ai beaucoup aimé le travail d’Henri-François Imbert dans son film documentaire « Le temps des amoureuses ».
1974, Jean Eustache tourne à Narbonne « Mes petites amoureuses ».
Trente années plus tard, H-F.Imbert rencontre Hilaire Arasa qui, adolescent, a joué alors dans le film de J.Eustache. H-F. Imbert, part à la recherche du passé : retrouver les ados qu’Eustache avait filmés. Il filme en super 8, aidé de sa monteuse, Céline Tauss, mêlant images fixes retrouvées, entretiens filmés en numérique. Le résultat est émouvant, fascinant comme ses précédents films : « Sur la plage de Belfast – Doulaye, une saison des pluies – No pasarán, album souvenir ».
http://www.lecinemadehenrifrancoisimbert.com/le-temps-des-amoureuses

Annelise dit: 6 mai 2017 à 20 h 30 min

Jazzi, certaine tendresse en effet pour Chad Chenouga, son histoire émérite. .un des papiers que j’aurais voulu faire . .ms encore une fs, impossible de tt chroniquer et j’aime b l’effet « en quinconces » – comme la place bordelaise du même nom, de nature à fouetter l’agoraphobie, certes, ms cela ne m’empêche pas de l’aimer autant que la place des V..jeune fille j’allais là-bas manger des pommes d’amour à la Foire, regardant le fleuve pdt que les copains faisaient un tour ds les montagnes russes. .j’attendais en bas. .les montagnes je les aime pourtant. .pas forcément comme ça..chouette que les contributeurs comme vs aient envie de passer le relais .. et puis Yolande Moreau

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