de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Soko & Lily-Rose Depp ‘ll kill you. Mélanie Thierry aussi.

Par Annelise Roux

La « Danseuse» où elle occupe le premier rôle a fait sensation dans la section «Un certain regard» à Cannes. Au-delà de ses amours malheureuses avec Kristen Stewart, sur lesquelles à l’époque elle s’est épanchée avec un naturel confondant et qui font la splendeur et surtout les misères du festival, passes d’armes hors photocall et évitement devant, alors que l’héroïne de « Café Society » et « Twilight » arrivait sur la Croisette main dans la main avec une autre glamoureuse lookée, il faut reconnaître que Stéphanie Sokolinski, dite Soko, née à Bordeaux, dégage une présence peu commune.
Quelque chose d’une évidence, déjà, vers 2007, chez la chanteuse punk d’une vingtaine d’années lancée dans le miauli-miaula pas très juste, bizarrement épidermique et convaincant de « I’ll kill her ». Prémonitoire ? Cela restait en tête. Parfois les éclosions rapides ne sont qu’un déjeuner de soleil. Soko a prospéré. Xavier Giannoli sous la Coupole en train de recevoir son prix pour « À l’origine » parlait déjà d’elle comme « d’un petit Gérard Depardieu »… le cinéaste, dont le père était directeur de Télé 7 jours, le grand-père ministre de l’Éducation sous le général de Gaulle et le voisin du dessous, le chanteur Christophe, en a vu d’autres ? La Bordelaise, boule d’énergie révulsée dans « Augustine » d’Alice Winocour, bluffante en nattes, visage buté mangé par l’angoisse et les gros sourcils, avait emballé l’homme de Neuilly nourri aux virées dans l’Impahla rose de l’interprète d’«Aline. »

Stéphanie Di Giusto, s’appuyant sur un roman de Giovanni Lista pour réaliser son long-métrage autour d’une des pionnières de la danse moderne qui passa par les Folies Bergères, « n’a pensé qu’à elle ». Légitime. Soko est trop bien bouclée, mais mignonne, en chapeau melon. Un film « biographique et musical » : les Américains potentiellement vont adorer, comme ils ont raffolé de « La Môme » .
Nous sommes à la fin des années 1800, Marie-Louise « Loïe » Fuller quitte son Illinois natal pour rallier Paris. La jeunesse américaine auprès du père ivrogne, genèse superflue, comme l’évocation de la sévérité de la mère qui ne la comprend pas ? Cela donne à la réalisatrice l’occasion de faire montre d’une jolie maîtrise. La baignoire percée dont l’eau fuit, le bouledogue français qui s’excite, ces grandes salles sentant la poussière où résonnent les pas, la quasi noyade du « baptême » infligé par la ligue anti-alcoolique : passer des vitraux puritains aux parquets cirés chez le comte Dorsay, (un Gaspard Ulliel dépeint par ailleurs chez Xavier Dolan en nouvel irrésistible Joffrey de Peyrac, toujours cicatrisé mais beaucoup moins machiste, ici fin, livide et impuissant) mécène attelé à respirer délicatement son éther, pas mal comme métonymies… La scène où Dorsay la rejoint dans le bain brûlant est forte d’un humour latent : « sortez ou je pisse dans l’eau ».
Ensuite le film est empesé d’une partie technique dont la cinéaste se réclame – préparation physique de Soko, le côté objectivement musculaire du rôle, cervicales en compote, bordé au plus près par la chorégraphe Jody Sperling – que je ne suis pas  autant encline à relever?
Les pâtres au féminin de l’école de danse s’ébattant dans le pré m’intéressent moins que le parfum d’effort, de sueur et de doute, le teint blanc, les yeux fatigués qui disent le martyre d’une femme qui n’avait pas le physique de l’emploi, mais une passion visionnaire en elle : elle « ne tient pas debout, est grasse et vulgaire » comme le fait remarquer le directeur de l’opéra (Louis-Do de Lencquesaing en quelques plans impose une autorité). Il y a une notion d’échafaud à sa montée sur scène, à la fin elle s’écroule mais la prestation revêt une dimension d’envol christique.

Le déploiement de soies plissées aux couleurs de pâtes de Daum tire un peu en longueur. Pas besoin de multiplier la démonstration, les documents d’époque, authentiques, suffisent ? Mélanie Thierry en Gabrielle, maîtresse femme qui contredit le patron des Folies Bergères (François Damiens, quoi qu’il fasse, acte un caractère ) au péril de son propre emploi, qui fait en sorte de donner sa chance à Loïe et entoure la danseuse déchue de sa prévenance fidèle, discrètement amoureuse, retient plus l’attention. L’actrice réussit le tour de force de mettre de côté sa beauté de Cantique des Cantiques, décuplée de tout axer ainsi sur le jeu.
Nudité, travail sur l’intériorité : le micro format Thierry emplit le cadre de façon irradiante. Soko la forte personnalité n’en est pas éclipsée, mais presque. Cette figure un peu transie de sœur et mère saphique, carrée, qui porte sans rien dire et soigne les plaies qu’incarne Mélanie Thierry, contrastant avec le visage exsangue, la masculinité sacrifiée de Gaspard Ulliel engourdi par le laudanum… le trio se forge une place.

Le film de Stéphanie Di Giusto parle au fond de la tenacité, de l’amour  vrai, fait de soutien et longanimité, hors norme et qui dépasse la réunion des corps. Il mérite d’être désossé : il plaira alors qu’il est émaillé de lourdeurs, de facilités narratives tandis que dans le détail, l’examen de fractions secrètes sur lesquelles la cinéaste n’a pas forcément sciemment braqué le projecteur, il est porteur de qualités prometteuses, détenues en particulier par les acteurs.
Qu’en l’occurrence on ne vienne pas se plaindre du népotisme, de l’avènement des « fils de » ici. D’ordinaire je n’y souscris pas, mais transformer cette défiance en loi sans dérogation reviendrait à en ruiner la pertinence. Avec son front bombé, ses traits frais aux pommettes larges, son regard morne d’une sensualité à la Jeanne Moreau, Lily-Rose Depp en Isadora Duncan mignarde et retorse, doucement perverse, a une sorte d’innocence dépravée animale qui transperce l’écran. À tel point qu’on finit par n’avoir aucune idée de qui sont sa mère et son père? Elle leur dame le pion. Au lieu de s’en désoler, ils en seront ravis?

« La Danseuse » de Stéphanie Di Giusto     

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commentaires

143 Réponses pour Soko & Lily-Rose Depp ‘ll kill you. Mélanie Thierry aussi.

petite question.. dit: 3 octobre 2016 à 11 h 50 min

Belle régate bretonne &cap-ferretienne hier soir sur le fil Dolan !Ketch racé.On a filé dans les embruns.
A-li dit : « Gaspard Ulliel dépeint par ailleurs chez Xavier Dolan en nouvel irrésistible Joffrey de Peyrac, toujours cicatrisé mais beaucoup moins machiste » .;là je tombe amoureux.Le trait qui fend direct la pomme en deux.
Perfectly agree, AL. Gianoli est le petit-fils du ministre Frey. Vous arriveriez presqu’à le rendre sympathique à travers le portrait. Quelle « autre dérogation » vous faîtes? Famille Brasseur? Pierre, Claude, Alexandre;petit dernier grassouillet, le grain de chocolat au visage fait foi.

petite question avant déjeuner.. dit: 3 octobre 2016 à 11 h 55 min

LouisD lenquesaing, à l’affiche de « Brice ».
Besoin d’argent?ou le petit dessert à poignées d’amour qu’on regrette après d’avoir pris?

LAFAYE dit: 3 octobre 2016 à 12 h 01 min

De la passion par intermittence. De la belle ouvrage pour une lumière tchèque loin de Paris. Entre deux clips brûlant les yeux, on somnole un peu. La danseuse parait pour ses créateurs parfois accessoire. Comme on dit: « c’est sa danseuse ».

Annelise dit: 3 octobre 2016 à 13 h 08 min

Lafaye 12h01 : pas du vilain ouvrage par ici aussi, on dirait? « On somnole un peu » : j’espère que vs ne seriez pas le même à reprocher que ça bouge trop, à quoi cela sert-il que StDG et Soko se décarcassent?
Question d’avant le déjeuner 11h50 : pitié, « ferret-capien » pas cap-ferretien. J’ai mis du temps à posséder le gentilé, je veux le partager.
Ah, l’interrogation sur le népotisme…mais oui c’est légitime de se la poser chaque fois! Et de nouveau « oui », il me semble que si on l’applique comme principe aveugle cela perd en sens. Je ne pensais pas forcément aux Brasseur…pas trop en tête les prestations d’Alexandre, mais le grand-père, le papa en homo honteux quand « ça trompe énormément », où il finit par avouer son penchant aux copains…trois fois oui… quand nanti d’une canne blanche, il casse tout dans le restaurant, histoire de faire sourire Bouli, ou Boulou quitté par sa femme (Victor Lanoux, en macho borné et faillible). Le contre-exemple fameux pour moi c’est Jane Birkin. Je sais qu’elle peut agacer, en ce qui me concerne j’adore… cette manière d’être sur le front, debout sur tant de combats généreux, désordonnés, souvent… elle faisait la cuisine certains dimanche pour les clochards ! Légende ou réalité, je l’en pense capable. Et je trouve du talent à toutes ses filles, pourquoi dirais-je le contraire car le moule était préparé d’avance? Beaucoup plus dur de ne venir de rien et de ne disposer d’aucun soutien, c’est évident, mais bon. Charlotte Gainsbourg bien sûr. Est-ce qu’elle est grande? Cette biche anguleuse, gracile. Lou Doillon, à laquelle il fut reproché justement d’être « la fille de », ou au contraire « de ne pas être la fille de »(sous-entendu, « le bon », Gainsbourg…parce que Doillon dans le grand-public, tout le monde le méconnaissait alors que c’est une figure) Mademoiselle Kate B. for ever. Et quand je vois une certaine presse se complaire à trouver la mère « en formes » parce qu’elle a grossi, on se demande pourquoi hein?, ça me donne envie de montrer les dents, de distribuer des baffes. Pour X.Giannoli je ne crois pas avoir écrit où que ce soit qu’il était sympathique, je ne le connais pas. En revanche le propriétaire de l’Impahla, je crierai Christophe, pour qu’il revienne.

radioscopie dit: 3 octobre 2016 à 15 h 48 min

« En revanche le propriétaire de l’Impahla, je crierai Christophe, pour qu’il revienne. »

« Impala », Annelise. En chevroletant, je suppose.

Annelise dit: 3 octobre 2016 à 15 h 56 min

Merci Radio ! J’avais dessiné sur le sable, son doux visage… mais je n’y connais rien en voitures. Je pensais à une orthographe distincte de celle de l’animal

sylvain dit: 3 octobre 2016 à 16 h 33 min

vous êtes drôle !Quelle force, à côté.Avec vous,ça promet et ça tient toujours.V.Paradis dans « Elisa ».

domi dit: 3 octobre 2016 à 17 h 56 min

« mignarde et retorse, doucement perverse, a une sorte d’innocence dépravée animale  »
C’est sa manière d’être

16 h 33 min
Pitié! une crûche avec voix de crécelle

« Beaucoup plus dur de ne venir de rien et de ne disposer d’aucun soutien, »
on est gavé des fils et filles de
c’est faussé d’avance – ça fait vendre

domi dit: 3 octobre 2016 à 17 h 58 min

Dans le post de 17h56 ( oublié le point d’interrogation à « c’est sa manière d’être  »
mais c’est l’impression qu’elle donne: d’être ballottée, perverse insignifiante

emaury dit: 3 octobre 2016 à 18 h 19 min

On ne lui pardonne pas la mort de River Phenix,Annelise! Le coup de la vipère n’a pas arrêté la carrière de johnny Depp. En tant qu’acteur il commence à faire gros retour sur dope.Je vais voir la fille.elle ne fait pas très éveillée.
LAFaYE quelle « lumière tchèque? » Le film a été tourné en europe centrale?

alley car dit: 3 octobre 2016 à 20 h 38 min

radioscopie dit: 3 octobre 2016 à 15 h 48 min
« En revanche le propriétaire de l’Impahla, je crierai Christophe, pour qu’il revienne. »

« Impala », Annelise. En chevroletant, je suppose.

good night sur ce miauli miaula rauque ; faut bien se mettre au parfum : 57 Bal Air
https://www.youtube.com/watch?v=fEHNFxXkILM

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 7 h 08 min

Domi 17h56, vous avez la dent dure. Quoi qu’il en soit, pour ce rôle-ci, LRD est parfaite?
Olga parlait d’aller voir le film.
Alley 20h43, illustration médusante… Anémone de mer au fond de l’eau. L’autre vidéo où un diable active un soufflet pour faire apparaître la danseuse, épatante!
Directement en rapport, Radio : Charles Tesson qui préside la Semaine de la Critique a relayé sur FB un document extra, « Madame la Diablesse » (Henry Barakat, 1949) comédie musicale où Samia Gamal (« Ali Baba », avec Fernandel) chante en duo sous l’oeil vétilleux d’un Woland bonhome, entourée de choristes expertes en danse du ventre. Cela se termine par un long baiser après fuite par un escalier très « Chorus girl » qui rappelle furieusement « La Comtesse aux pieds nus » et devrait être donné à la Cinémathèque de Toulouse, le 11 octobre à 20h30

jodi dit: 4 octobre 2016 à 11 h 52 min

Vous avez la dent plus dure que domi 17.56! vous savez pourquoi? Vous êtes hachement moins unilatérale et + caustique dans vos jugements ..ça c’est fort!
Lili Rose depp n’a pas été choisie au hasard dans un paysage « encombré »? Papa J lourdé par Amber ,ça va le travailler qu’elle réussisse

xlew dit: 4 octobre 2016 à 12 h 02 min

Etonnante génération des effets de ressemblances d’un film à l’autre, dans celui de Reisz (Isadora, 1968), c’est une certaine Vanessa Redgrave (cheveux rouges comme de bien entendu, à la moscovite), l’actrice portant le même nom que la ma’ de Lillie-Pink.
Soko a presque celui d’une élève de Lolo Fuller, Anna Sokolow qui, comme Isadora en URSS, créa une sorte de Dancers Studio à New York.
La Lulu Brooks de Pabst dirait qu’il y a-là grosse ficelle de lamproie sous roche.
Flapper me blue baby.
Les efforts de calage des visages des actrices dans les traits des personnages réels semblent encore importants – rien de moins anormal dans la recréation biographique -, une greffe essentielle pour garantir (sauver) les apparences de la gestuelle chorégraphique.
Le film aurait pu faire plus long, et Soko revendiquer ce film comme son Heaven’s Gate à elle, la nouvelle Huppert, mais aujourd’hui le cinéma regimbe à se faire peur, à ruiner ses propres ruines, dommage.
(Annelise ne nous dit pas tout, Bordeaux est depuis toujours la grande place de digestion de la musique Brit ou Us, bien avant Rennes, Soko, qui est une chanteuse douée, une sorte de Kurt Cobain (Lovetrap) qui aurait avalé tout crue la maléfique Courtney Love pour qu’elle ferme son camembert une fois pour toute, et s’en libérer, s’est ouvert une veine intéressante dans la mine du milieu de la musique.)
Le film est brave, son chef op, celui de Dario Argento, trace des repères au sol pour marquer le territoire de la facilité de l’une tout en décerclant le travail acharné de l’autre. On voit l’art du technicien derrière le naturel des artifices, même si les photons un peu flemmards ne dansent pas assez à l’écran, mais c’est voulu, la Belle-époque ne va pas durer, le plâtreux de 1914 arrive en sautant dans l’ombre.

Sylvain dit: 4 octobre 2016 à 12 h 21 min

.Mouais.annelise, il s’agit d’un premier film, donc portons lui ce crédit?. De beaux plans, dont,la baignoire avec Gasp.Ulliel.le teint cireux réussit au Geoffrey de la Marquise.

ceux ‘dansés sont très(trop) appuyés,on sent l’effort de démonstration à l’adresse d’1 public à conquérir.La réalisatrice fait du boulot honnête sans troq risquer de déranger.Ces bios vont finir par nous pomper l’air.

l’orientation sexuelle dans tout ça ne laisse que peu de doutes? plus personne pour être géné par ça, à part le Pape françois . Il ne sera pas content. C’aurait gagné quand même à faire moins brochure(la scène du péristyle,pub pour la compote Andros), votre sauvetage du soldat Mélanie TH ô combien justifié. Elle qui justifie le film avant Soko et L-Rose.

Pour ajouter de l’eau à votre défense : l’ortie Gainsbourg est piquante. Une ou 2 comme elle,pour combien d’oseille ordinaire qui prend toute la place dans le parterre ?

Sylvain dit: 4 octobre 2016 à 12 h 26 min

@10.02, « I’ll her »;c’est dans le titre.

XL, quelle comparaison avec Mikael Cimino? « La Porte du P » a ruiné les studios, alors que grand film.

JC..... dit: 4 octobre 2016 à 12 h 34 min

Comme se peut-il que l’on ressente ici cette impression de préciosité ridicule ?!

Annelise….complice !!!

Je ne peux pas imaginer pareille forfaiture chez une personne aussi….

Regia dit: 4 octobre 2016 à 14 h 15 min

Midi2,xlew : Eriksen nouvelle peau?

anne-Lise, je voulais vous mettre en ligne la scène de l’aveugle, désolé ça refuse.
Brasseur n’avait pas que du bien à dire sur ses parents Pierre b. et Odette Joyeu, anyway le talent ça se gagne? Les places m’ont l’air chères. Lillie-Rose a une jolie poitrine sur l’affiche.On va pas gâcher.
Samia en train de se trémousser avec les 40 Voleurs, ça vaut un tract pour la liberté sexuelle.

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 14 h 15 min

Ne faites pas votre mijaurée 12h34, vous adorez ça la préciosité! Quel petit farfadet. Vous vous êtes trahi avec le moulin à café en fin de billet Dolan, tout le monde va savoir que vous avez un cœur!
Lew, Soko la chanteuse, eh oui. J’aime bcp le parallèle avec ex Madame Nirvana. Plus je regarde la vidéo d’Alley plus je me dis qu’elle en a eu du mérite… Que me soupçonnez-vous de ne pas dire sur ma ville natale? J’y suis très attachée. Une promenade dans les vignes, et j’ai la tête lavée. Vous savez que c’est là que Mme Tallien, qui fut proche de Condorcet et bibliquement de quelques autres, au Temple de la Raison, esquisse un discours sur la jeunesse qui témoigne d’un désir éducatif diablement moderne. .

l'oreille musicale dit: 4 octobre 2016 à 14 h 32 min

@ 18.19 : le Viper room.souvenir.
@annelise, quels chanteurs Bordelais « avant Rennes »?On a la Barbey School, à part ça? Sorti de Soko et Cantat, je ne vois pas.Cantat, ça reste un très bel interprète auteur compositeur, pas brûlé ses disques mais comptez pas pour aller voir ce mec sur AUCUNE scène. Beau séparer les trucs,faut pas exagérer.

domi dit: 4 octobre 2016 à 14 h 34 min

« plus personne pour être géné par ça, à part le Pape françois . »
c’est son job de faire le mec qui sait!Et là où il prospère, il est cerné ! c’est pas le spectacle qui manque .. Que d’ hommes en robe
Il y a quelques années il avait dit à l’intention des habitants de je ne sais plus quel pays ‘en développement ‘ , qu’il fallait arrêter de faire des enfants comme des lapins !! ça le travaille !!

jodi dit: 4 octobre 2016 à 11 h 52 min
vous avez sûrement raison
de toute façon je n’irait pas voir le film
Il faut bien que les braves gens gagnent leur vie comme ils peuvent et ça crée des emplois!! mais rien que la tronche de cette pauvre fille sur des pubs énormes à tous les coins de rue, telle jadis son immense chanteuse et grandiose comédienne de mère inoubliable… !!

Sylvain dit: 4 octobre 2016 à 12 h 21 min
« Ces bios vont finir par nous pomper l’air. »
Comme vous dites!
(Ne pas trop attendre, comme avec le PS)

les routiers sont sympas dit: 4 octobre 2016 à 14 h 46 min

jc (son vélomoteur) éconduit par son amie, rien ne va plus entre elle et lui- angèle et pite, c’est rien à côté -

JC..... dit: 4 octobre 2016 à 15 h 09 min

Traité de ‘gros porc’ par une gamine cinéphile, traité de ‘mijaurée’ par la même Erinye pour une affaire de moulin à café ….

P’tain ! on m’avait prévenu que le monde est cruel mais là, je n’en peux plus ! Ma sensibilité est à rude épreuve …

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 15 h 31 min

Les routiers « Angèle et Pite », pas de moquerie envers les lapsus linguae et autre « accommodement » vernaculaire, j’en ai connu de tellement bons. Un prof d’histoire-géo de mon enfance, scotché après qu’un de mes copains gitan, pris en étau dans un questionnement précis avait résolu sous mes yeux toute la problématique du marxisme en parlant de « Marx et sa femme Angèle ». Ou ma mère, instit, auquel un élève parle de sa lecture d’Alexandre Dumas, le comte de Monte-Cristo (mon préféré, les 14 ans au château d’If je les ai faits depuis longtemps…): il n’aimait pas le personnage de « Jaguar, qu’elle faisait que tromper Raymond »! Vous croyez que j’invente? Pas toujours besoin. Navrant, d’accord, mais génial, aussi. Qu’est-ce que je ris !
Domi 14h34 vous vous trompez sur ce qui m’anime. Je suis sensible à une partie de vos arguments, ce sentiment du débordement de la sphère cinématographique par le monde people, quelque chose d’un cumul de mandats sur le principe duquel je suis d’accord, on pourrait largement discuter. Pourquoi retrouver Lily-Rose Depp ou Keira Knigtley en pub pour Dior ? A priori elles n’ont pas besoin d’argent. A tel point que Xavier Dolan pour défendre Marion Cotillard (qui n’avait nul besoin de l’être dans son film, à mon avis, elle était bien) a déclaré « qu’elle n’était pas juste bonne à vendre des sacs »… Pour commencer votre systématisme m’apparaît contre-productif. Le phénomène en lui-même n’est pas anodin… c’est le règne du « Bling Ring » de Sofia Coppola. Il y a eu des thèses sociologiques ou émanant d’étudiants en cinéma sur cela, je les ai feuilletées, voire lues avec intérêt : avant c’étaient les reines de beauté qui étaient appelées à jouer… on les remarquait comme ça, et la pin-up qui faisait de la réclame prenait ensuite du galon… à présent les actrices de renom, Jessica Chastaing ou Julianne Moore pour ne citer qu’elles deviennent des ambassadrices de telle ou telle marque. Sans avoir le sentiment de déroger à leur standing, au contraire. C’est la génération de l’image, qui prend le pas sur tout. C’est un constat tout à fait sérieux, auquel un certain mouvement underground plus ou moins lent à se mettre en place s’emploie à répondre peu à peu – Scorsese a pu dire à un moment donné qu’il en avait marre des prothèses mammaires. L’air de rien, c’est une manière de commencer à dynamiter tout un système organisé autour de l’apparence, en considérant que le cinéma n’est justement pas seulement une platitude d’images mais qu’il possède une intériorité, un grain, des aspérités non réductibles à une pure surface. Pas la possibilité de développer davantage mais c’est un beau sujet : Fritz Lang qui voulait le mouchoir dans la commode, y compris si on n’ouvrait pas le tiroir… et cela vous gênait-il autant quand Deneuve ou Adjani brandissaient « Lux, le savon des stars »? Pas moi. Je trouvais ça ludique.

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 15 h 39 min

Radio, vous comprenez pourquoi je me méfie des voitures, Impala etc? Le trauma de voir Mercédès se faire expédier comme ça chez Daimler avec Edmond

les routiers sont sympas dit: 4 octobre 2016 à 15 h 51 min

Là je pensais –excusez les références- à la gouaille d’une marionnette des ex Guignols de Canal
Mais oui ça peut être très drôle et génial. Tout à fait d’accord avec vous !

domi dit: 4 octobre 2016 à 16 h 04 min

Elles n’ont pas besoin d’argent et elles ne le refusent pas, tant mieux pour elles, remarquez
Aucun souvenir de Deneuve ou Adjani dans une pub quelconque
On est maintenant agressé à presque tous les coins de rue par des photos géantes d’actrices ou autres, pour faire vendre Et je trouve de mauvais goût l’exhibition de gamines, mineures, consentantes ou résignées dans ce petit jeu
Ce que vous dites sur le cinéma l’image, peut être un beau sujet en effet
Suis sceptique sur la pub..

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 17 h 20 min

15h09 « Erinye »…vous remettez ça hein? Qui c’est qui l’aime la préciosité? Ah je vous jure.
Lew, Dario Argento, oui. Votre eye of the tiger!
J’ouvrirai en rentrant le lien sur la progra espagnole, Radio… Jibé nous fait la tentation de Lisbonne.

Paul edel dit: 4 octobre 2016 à 17 h 53 min

Pour revenir sur les remparts de saint Malo j ai vérifié cet après midi c est Jacques cartier en bronze verdi et botté qui fait face à la piscine naturelle

christiane dit: 4 octobre 2016 à 18 h 34 min

Ce billet m’a donné envie de voir ce film. Annelise en cible bien les points forts et les points faibles. J’ai préféré l’arrivée à Paris – 2e partie). Loïe Fuller (Soko), m’intéresse (rôle difficile), Mélanie Thierry aussi. Soko provoque une fascination indéfinissable quand elle danse au milieu des lumières avec ses voiles aériens (fascinantes scènes quand elle tournoie sur cette petite estrade entourée de miroirs et de projecteurs) autant que lorsque elle se bat fragile et forte avec les uns et les autres ou quand la danse la détruit peu à peu. Le personnage de Louis Dorsay, dandy proustien, (Gaspard Ulliel) et celui (?) interprété par François Damien donnent un équilibre à ce monde très… féminin. Le personnage d’Isadora Duncan (Lily Rose) est moins intéressant, trop lisse, trop prévisible ( faisant froid dans le dos car arriviste), bien rendu par le jeu tout en réserve (sauf quand elle danse) de la jeune actrice. Beau rendu de l’atmosphère de la Belle Époque, à la fois mondaine et miséreuse, dans le milieu artistique de Paris. Beau travail des lumières. J’ai trouvé le film un peu longuet sur certaines scènes (déjà citées).
Rien compris à votre histoire de fils et filles de… Ça concerne qui ? Les seconds rôles sont épatants.

Béji dit: 4 octobre 2016 à 19 h 33 min

Dommage, trop de pesanteur et pas assez de grâce dans cette nouvelle recette du pâté d’alouette : un cheval, une alouette (Soko & Lily-Rose Depp) !
Saluons l’heure de gloire de Gaspard Ulliel, passant de façon tout aussi flamboyante du personnage de l’homo plombé, chez Dolan, à celui de l’(h)éthéromane distingué, comme échappé d’une nouvelle de Henry James ! Va-t-on le voir prochainement dans un troisième film ?

Christiane, Lily-Rose Depp est la fille de Vanessa Paradis et de John Deep, le plus gros cachet du cinéma hollywoodien. Elle a de qui tenir pour gérer sa carrière et le prix de ses apparitions. A combien correspond aujourd’hui 10 000 dollars de la Belle Epoque ? Elle les vaut bien…

A propos de fils de… émouvant de voir Vincent Cassel, que l’on a connu tout jeune, ressembler de plus en plus à Jean-Pierre Cassel !

christiane dit: 4 octobre 2016 à 20 h 35 min

Merci, Béji,
j’ignorais qu’il avait une fille. Ce cachet astronomique est justifié par quoi ? Elle passe dans le film mais c’est Soko qui emporte le morceau.
Votre remarque sur Jean-Pierre Cassel/ Vincent Cassel est bizarre. Je trouve à Vincent un visage plus rude, une personnalité plus âpre. Par contre cette ressemblance me saute aux yeux pour les Brasseur Pierre – Claude – Alexandre ( gestes et voix troublantes)

Emmanuel dit: 4 octobre 2016 à 21 h 10 min

Annelise,mais vous ,sévissez aussi en littérature ? vous signez dans Le Magazine Littéraire???
Page 66 as le chiffre mythique de la US route.

Chaloux dit: 4 octobre 2016 à 21 h 25 min

En terminale, une fille dont j’étais raide dingue, dans un devoir sur l’Occupation, avait parlé du « gouvernement de Clichy ».

Lily-Rose est une nature étonnante.Et même sur-étonnante.

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 21 h 42 min

20h27, méchant mais très drôle… j’étais vexée quand on m’invitait à danser sur cet « Isabelle a les yeux bleus, bleus les zyeux Isabelle a! » Et j’ai croisé en son temps Dominique Delaby, le chanteur.
Chaloux, le gouvernement de Clichy? Pétain! et qu’est-ce que vs répondiez?

Phil dit: 4 octobre 2016 à 21 h 44 min

Chaloux, excellent, ce gouvernement de Clichy. Sûrement dans le pétrin.
Ça me rappelle un film..Clichy quelque chose
Christiane, double cachet because bisexualité.

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 21 h 54 min

Ah mais vous m’avez remuée avec votre line de « Partenaire particulier », Vox mortem ! (Puissiez-vous avoir raison). Pas aisé de chanter en petit foulard et cravate. Si vous voulez tout savoir à l’époque j’étais plutôt copine du sombre Daniel Darc, le pauvre… Martin Cooper d’OMD qui nous balançait son Enola gay en dehors du 8 août 45. Donc plus que jamais :
https://www.youtube.com/watch?v=aGSKrC7dGcY
même si c’est plus Gore? Le plan du début du clip est beau, rappelle un peu Kiarostami, la voiture qui serpente du Goût de la cerise

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 22 h 00 min

Et les Smiths ! There is a light that never goes out.
Oui il y a aussi la dynastie Cassel. Et Garrel, avec la mère de Louis, Brigitte Sy. Et les Higelin, les Trintignant avec Roman Kolinka qui joue dans « L’Avenir » avec Huppert.

Chaloux dit: 4 octobre 2016 à 22 h 03 min

Annelise, l’histoire de la seconde guerre mondiale ne la concernait pas, mais c’était une nature extraordinaire, et, sans que j’y repense beaucoup c’est une rencontre qui continue à compter. Curieusement, ce que j’ai appris d’elle a beaucoup d’affinités avec ce que j’apprends chaque jour de mon chat Gustave qui est aussi une des rencontres de ma vie.
Donc, il n’y avait rien à répondre, juste à rire aux éclats avec elle, parce que c’était très drôle.

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 22 h 09 min

Le Clézio ou Mahler? Le e m’inciterait à penser proposition 1 mais sache t-on jamais? Ces libertés qu’on prend, quand on perd la tête par amour

vox mortem dit: 4 octobre 2016 à 22 h 11 min

Les points de vue évoluent … Marrant votre remarque ; à l’époque, j’y repensais à l’instant, je confondais PP et Taxi Girl – même acabit (jamais eu le sens de l’harmonie) … Et Kajagoogoo, quelle touche!

Annelise dit: 4 octobre 2016 à 22 h 34 min

Hum? Taxi était beaucoup plus chichiteux, névrosé, tourmenté et aigu, joueur dans son côté dandy surcoté… j’écoutais plus volontiers le Velvet, Dylan ou les Bad Seeds, ce style. Cela m’a émue, juste avant la mort de Daniel Darc, Frédéric Lo avait eu le courage de le cornaquer suffisamment pour lui permettre un dernier disque que j’aime beaucoup, en dépit ou à cause de son abord chantourné, vénéneux véritablement, mais pas où on le pense, « Crèvecoeur ». Avant, les filles s’évanouissaient en voulant lui arracher sa chemise, mon dieu ! Lui se tatouait sans arrêt, une pathologie à ce niveau. Toujours pensé que c’était pour s’inscrire dans,et inscrire quelque chose qui ne pourrait pas passer. Et Jane Birkin avait salué ce dernier album comme « le meilleur de Serge depuis sa mort ». Kaja et son « Too shy »… et Boy George travesti, ou en perruque de juge anglais, Frankie goes, ou mon cher Freddie Mercury… ces années-là étaient tellement hirsutes et outrées. J’étais toujours frappée néanmoins par le fait qu’aucun de ceux-là ne s’amusaient beaucoup. Ce parfum de fête triste…un des bons aspects du film de Stéphanie Di Giusto c’est de montrer ça, la petite misère intime des gens derrière le rideau

Chaloux dit: 4 octobre 2016 à 22 h 57 min

Daniel Darc, je ne l’aurais pas écouté à vingt ans, mais maintenant oui. Annelise, c’est vraiment intéressant de vous lire, vous avez un côté sourcier,- qui trouve.

Eriksen dit: 5 octobre 2016 à 6 h 47 min

Beauté, symétrie, harmonie de courbes et de couleurs, le spectacle de Loïe Fuller fascine comme une image de la perfection.
Mallarmé y voyait à l’époque l’incarnation même de l’utopie symboliste, « ivresse d’art et, simultané, accomplissement industriel ».
Mais il y a belle lurette que « la fée électricité» ne fait plus rêver, et la beauté des fleurs, détachée des abeilles qui les butinent, me laisse froid. Cette utopie féminine s’élançant vers les cieux, porte l’ennui du repliement sur elle-même.
La perfection ne supportant pas la durée, on s’attache alors à ses conditions de réalisation. Un père noyé dans l’admiration absolue pour sa fille, une volonté de fer, une ténacité du diable, et une intelligence hors pair pour nourrir constamment son procédé par l’effervescence technologique de l’époque, ce qui lui permet aussi de durer.
Comme un kaléidoscope qui perd un peu de son attrait quand on en connait la technique, la magie de Loïe Fuller s’efface dans les coulisses au profit de la vie. Les douleurs du travail, un plaisir qui s’explore, les amitiés et les trahisons, tout humanise la Loïe Fuller magique de la scène. Malheureusement, il n’en reste pas grand-chose par un scénario trop pauvre. Intelligence, exigence et volonté ne suffise pas à faire un caractère de cinéma.
Et, comme il se doit, une autre perfection prend la place. Moins formelle mais plus vivante, c’est Isadora.

christiane dit: 5 octobre 2016 à 7 h 01 min

Eriksen,
votre commentaire ouvre à un regard différent sur le temps, le cinéma et le choc de deux personnalités.

Eriksen dit: 5 octobre 2016 à 7 h 20 min

un regard différent, mais dans la même direction qu’Annelise. Les prestations de Mélanie Thierry et Lilly Rose Depp me laissent le même sentiment d’en vouloir plus. De même, les deux excellentes scènes de baignoire, où l’une se vide d’un homme et l’autre s’en remplit.

emmanuel dit: 5 octobre 2016 à 10 h 43 min

Béji,(Jibé, les Portugais n’ont pas eu ta peau?) super photo 19.42.L’expression « verrerie de daum » d’ALi y prend son sens; tu y étais en vacances ou pour le plaisir?
Christiane,comment c’est possible. Vous ne connaissiez pas Johnny Depp? Les ados vous tuent si vous méconnaissez Sparrow.
Eriksen « utopie féminine »?Que le lesbianisme laisse froid dans la façon qu’il a d’être filmé, « revendiqué » dans la confiture éthérée du parc, j’veux bien. Nier que la mome Soko attire la lumière comme un gros papillon, plus osé. captation maximum. Rose Depp « moins formelle » et + vivante j’aime la formule mais je ne sais pas si j’emboite le pas.
Le corps animal, elle l’a ‘naturellement’ nous dit annelise. très vrai. Par contre, regard de poisson mort. Le cinéma moins pelliculaire de Mel Thierry est plus délectable. Dans le tavernier, elle brillait en Monpensier (avec déjà Ulliel non?)

Votre article

Annelise dit: 5 octobre 2016 à 10 h 43 min

Je sors d’une interminable projection encafouillée de la nécessité d’être compréhensible, j’en parlerai peut-être dans un billet à venir. Mieux aimé me promener avec Paul jusqu’à la statue de Cartier.
Domi j’ai pensé à l’échange sur la pub et les thésards en cinéma qui s’en émeuvent en voyant hier l’histoire des bijoux de Kim Castafiore prendre le pas dans les infos sur Alep

emmanuel dit: 5 octobre 2016 à 10 h 46 min

pardon le post m’a échappé :
lu votre article dans le magazine littéraire sur ce roman du Bauhaus. .

Annelise dit: 5 octobre 2016 à 10 h 49 min

My pleasure, Emmanuel 10h46. Dans le n* d’octobre. Le bal mécanique de Yannick Grannec, Celle-ci même qui avait emballé les libraires en 2013 avec son précédent roman.

Eriksen dit: 5 octobre 2016 à 10 h 50 min

Pas si différent non plus ?
Je pardonne un peu plus que vous à Isadora son pragmatisme sans scrupule (une Ève…) parce qu’elle est brillante et sa danse dans les communs de l’opéra sonne comme coup de tonnerre annonçant le sacre du printemps.
Vous pardonnez un peu plus que moi à Loïe son idéalisme symbolique, rapidement sclérosant même si je ressens la fascination (mais je m’en méfie).
Nous tomberons peut-être d’accord sur la plus belle scène du film ?… pour moi, celle où une Loïe Fuller en échec chute de son piédestal et montre une capacité d’improvisation humaine des plus émouvantes : elle s’abaisse sous le rideau et descend dans les rangs pour rencontrer enfin son public qui l’aime tant. Ses ailes de géant ne l’empêche plus de marcher.

Eriksen dit: 5 octobre 2016 à 11 h 05 min

a Emmanuel. Je ne nie aucune fascination. Mais il y a du repliement chez Loïe. La fascination du repliement me gêne. Heureusement qu’elle descend dans la salle.

Béji dit: 5 octobre 2016 à 11 h 52 min

« Isadora Duncan meurt tragiquement le 14 septembre 1927 à Nice : le long foulard de soie qu’elle porte se prend dans les rayons de la roue de l’Amilcar GS de son garagiste Benoît Falchetto. Elle est brutalement éjectée du véhicule et meurt sur le coup dans sa chute sur la chaussée. »

xlew dit: 5 octobre 2016 à 14 h 10 min

Finir dans une baignoire étranglé par la soie de la golden shower sépia d’une baigneuse avec laquelle on partage un tub, le tout filmé par Bertolucci à Paris en 1968 avec les Isadorables de Carolyn et de Trisha dansant autour de la salle de bains munies d’amphores et changeant les filtres à gélatine bleue au bout des objectifs ouverts en grand ou intumescents de la caméra subjective.
Meilleur baignoiriste au ciné : Clint Eastwood dans High Plains Drifter et surtout Coughan’s Bluff.

xlew dit: 5 octobre 2016 à 14 h 27 min

bb ex petit rat est trop à voiles et à wrapper Phil dear, une fois blonde, une fois brune, Godard l’a noyée dans les pages blanches du manque d’inspiration de son french lover d’écrivain à petit chapeau (Piccoli a une tête à louer masque et tuba avant de prendre un bain crapuleux avec une dame malapartienne) et de toute façon gentlemen prefer red hair girls, n’est-ce pas.
Quitte à goûter l’eau de Vadim je préfère faire une exception et prendre un bain de jus d’étoiles avec Barbarella,.
Qui pouvait résister à la Jane Fonda de ces années-là ?

Phil dit: 5 octobre 2016 à 14 h 39 min

right, xlew. si irresistible que le Pivot national en fut déboulonné quand elle est venu causer de son livre (un prétexte).
à propos, vu pour la première fois « Klute », Jane professionnelle vend son derrière à des pervers sessuels. du bon seventy avec une psy qui préfére la boule de cristal à freud.

christiane dit: 5 octobre 2016 à 14 h 47 min

Superbe expo à la Cinémathèque : « De Méliès à la 3D : la machine cinéma (du 5/10/2016 au 29/01/2017) au 5e étage.
120 ans d’inventions au cinéma. Plein de machines ( caméra Méliès – des projecteurs – la grue télécommandée Louma), des affiches, des écrans où revoir quelques plans de films oubliés ou actuels comme Le chanteur de jazz d’Alain Crosland ou le Napoléon d’Abel Gance sur ses trois écrans – des scènes de tournage désopilantes, des documents rares …
Un bon moment et le parc de Bercy tout autour.

Annelise dit: 5 octobre 2016 à 15 h 41 min

Christiane 14h47 écran impraticable du téléphone pour chercher un lien, mais merci pour l’info !
Phil &Lew, fameux tournoi sur fond d’ablutions. J’aime bien celui de casa Malaparte. Et Barbarella! difficile de ne pas comprendre Bernard Pivot après les bottes Courreges de Jane Fonda. Il etait aussi séduit par Emma Thomson à une époque..quel charmeur!Branagh avait du souci à se faire. Barbarella, aviez-vous remarqué que la scene d’embaumement des proies dans « Alien » en est très directement inspirée?Dans le genre baignoire inconfortable, Kathryn Bigelow oscarisée, l’horrible séance d’ouverture avec Jessica Chastaîng. D’autres idées, Domi Emmanuel JC Ericsen ou Chaloux?L’autiste en moi biche devant les variations comme devant une série de Warhol

Annelise dit: 5 octobre 2016 à 15 h 45 min

Je lui pardonne même de préférer le bourgogne au bordeaux. Même s’il n’a pas toujours raison, il est très loin d’avoir toujours tort. Emma Thompson, son sourire a quelque chose de Cécile de France. Wow. Belle femme.

xlew dit: 5 octobre 2016 à 16 h 07 min

Ms Thompson (rôle d’une gynécologue) est dans un blockbustier aujourd’hui…
Excellente dans les Shakespeare de son mari, avec des belles relances dans les dialogues, vitesse et justesse de ton qui n’appartiennent qu’à elle.
Dans Jane Austen et dans le rôle d’une avocate des Guilford Fours aussi, magnifique.
Aujourd’hui si vous voulez un beau sourire, Annelise, vous avez celui d’une autre Emma qui s’offre à vous, celle des Woody et du dernier Chazelle (dont le Whiplash, non chroniqué par Sophie A. à l’époque, m’avait soufflé).
Mais je pense que vous êtes déjà conquise si je me souviens bien de certains de vos articles et posts.
Miss Stone, c’est du minéral qui fait fondre le soleil par transparence dans la danse de ses atomes.
Le Bourgogne pour le baiser volé, le Bordeaux pour la relation conjugale au long cours, c’est ce qu’on disait dans le temps.
Maintenant les protocoles de dégustation des hommes et des femmes, yeux dans les yeux, ont changé, le Bordegogne et le Bourgordeaux, c’est très goûteux.
Moi, je m’en balance un peu, j’adore les Languedoc blancs, les rosés au parfum d’anis du Baron Gassier, les joyeux Gamay de Carmet, et les Syrahs des Crozes-H de la Drôme des Collines, les terres des actrices du futur.

Annelise dit: 5 octobre 2016 à 16 h 28 min

Pour le bordeaux et le bourgogne on va se fâcher, Lew… sûrement pas ! arrêtez de penser que le Médoc c’est le faux ancien des maisons demi bourgeoises. C’est le fougueux secret, la violette et la mûre en bouche avec les fougères et les cyclamen ensauvagés du sous-bois, quand vous marchez les chats sur les talons, les premières feuilles sèches craquant sous les pas, avec la forêt de pins et l’air maritime, l’odeur de cèpes derrière c’est d’une sensualité animale sous le hautain, la platitude morne, si mélancolique et reposante des grandes pièces de vignes caillouteuses. Vous faites très bien de ne pas bouder les cépages ceci ou cela, les appellations moins comme il faut! Mais vs savez ce que j’en pense. Vous faites exprès, sachant que je ne peux pas vs en vouloir longtemps. Whiplash je suis étonnée que Sophie n’ait pas souscrit? Il faudrait que je revoie ça ds les archives, sauf que je ne sais pas le faire. Emma Stone ah bon sang oui ! Ce visage batracien, merveilleux, avec des yeux de manga immenses… oui elle fait totalement fondre.

Annelise dit: 5 octobre 2016 à 16 h 32 min

Ahaha ! Bien vu Alley 16h17. Mon téléphone rame ms j’ai vu. Qui dit mieux?
Soko et Gaspard, tenez-vous bien

ex-fan des Emma dit: 5 octobre 2016 à 18 h 07 min

A-lise je veux vous dire que j’ai vraiment plaisir à vous lire .Je rejoins ce qu’avait écrit Helga: « un
chocolat noir très pur et très fin relevé de cédrat ».Vais acheter en votre honneur le livre que vous avez chroniqué dans le Magazine Littéraire.

Béji dit: 5 octobre 2016 à 19 h 40 min

Pas de scènes de baignoires mais de douches torrides de rugbymen dans l’excellent « Mercenaire » de Sacha Wolff, un film wallisien plein de testostérones, comme on les aime, à voir !

Chaloux dit: 5 octobre 2016 à 21 h 14 min

Scènes de baignoires, franchement je ne vois pas. Il faut dire que la salle de bain ne m’inspire pas beaucoup. Plutôt la cuisine. Sans références non plus.

le loup sort du bois dit: 5 octobre 2016 à 21 h 44 min

« Mercenaire »,Béji.Soane le wallisien.Anne-lise notre étonnante -détonnante nous en parlera peut-être ? Il est question de l’aéroport de Bordeaux.

Annelise dit: 5 octobre 2016 à 21 h 56 min

Cinématographiquement, Chaloux, la cuisine fait toujours penser au Festin de Babette et au Facteur sonne toujours deux fois. Comme votre Joséphine 21h39 caresse de sa coiffe emplumée son danseur ! C’est très doux. Mais restons-en à nos baignoires et Loïe pour le moment. Été pas mal là aujourd’hui, pas du tout demain, bonsoir à tous

Annelise dit: 5 octobre 2016 à 21 h 59 min

Pas le prochain billet mais Sacha Wolff en effet! Avec la Région Aquitaine, le Conseil départemental du Lot&Garonne, CNC et l’Agence ECLA… sans être d’esprit chauvin, cela mérite d’être salué

Emilie Andes dit: 5 octobre 2016 à 22 h 39 min

Pas beaucoup de bordeaux servis cinématographiquement au cours du festin de Babette ; mais dans les caves et sur les tables du café anglais / de la tour d’argent, en vrai et bien avant 1848, que de références médoquines à la carte !

Emilie Andes dit: 5 octobre 2016 à 22 h 47 min

… Et Sauternaises pour rester sur les rives de la Garonne … « Mon joli petit verre tulipe qui, illuminé d’un Yquem un peu huileux, brillait comme topaze » .

JC..... dit: 6 octobre 2016 à 6 h 08 min

Pourquoi je ne vais jamais au cinéma ?…

L’idée de payer mon billet une fortune pour être contraint de voir un film nul subventionné par la Camorra culturiste, cela me rend fou !!!

(… évidemment pour Annelise, qui accède gratuitement à la salle obscure, c’est différent …)

Annelise dit: 6 octobre 2016 à 6 h 19 min

Cela m’arrive aussi très souvent d’aller en séance sans rien dire, payant ma place comme tout le monde pour voir le film au milieu des gens. Manu Chao le fait pour des concerts. Dois-je voir à vos quelques lignes une tentative pleine d’empathie, une volonté de payer enfin un petit écot au 7ième art en proposant de me rembourser? Maladroit mais si gentil

Annelise dit: 6 octobre 2016 à 6 h 25 min

22h47 vs prêchez une convaincue, Emilie. Pas bcp de bordeaux chez Babette, mais le dernier James Bond déguste un angelus. Marketing, bien sûr : le placement de produits, autre mamelle avec la pub. Daniel Craig n’avait néanmoins aucune raison de s’en plaindre. Bonne journée

JC..... dit: 6 octobre 2016 à 6 h 36 min

S’il y a quelque chose auquel je tiens sur cette petite planète ingrate, c’est bien à mes doublons, à « mes sous » comme disait la pitchounette à Blier ! J’assume… Assumez vos choix, Annelise : ou vous êtes une inconnue parmi les cochons de payants du peuple essayant de se distraire devant une toile morne, ou vous êtes une privilégiée financée par les marchands du temple ….

Polémikoeur. dit: 6 octobre 2016 à 9 h 39 min

Les idées (!) suivantes sont-elles sur le même plan :
- payer une fortune pour voir un film nul,
- voir un film nul en payant le prix ?
A moyens financiers équivalents,
qu’y a-t-il de plus dissuasif,
le prix ou le degré de qualité,
de satisfaction subjective ?
Question de personnalité ?
En partant du principe
qu’il est possible
et recevable de décréter
la nullité d’un film
sans l’avoir vu.
Préjugesquement.

Manupower dit: 6 octobre 2016 à 10 h 26 min

Maverik?Mel Gibson plumé par Clarisse Sterling au poker, sorti d’un tub fumant.
Jissé : Annelise, notre (é)toile qui privilégie l’inconnu, finance le peuple morne et distrait pour faire sortir les cochons du temple?
Cent ! J’adore ce blog.c’est sorti en salle Mercenaire?

Béji dit: 6 octobre 2016 à 12 h 07 min

Il n’est pas interdit de refaire le film, Annelise ?
Le mien s’appellerait « La vengeance voilée ».
On se souvient que dans son western originel, la jeune Louise Fuller fut initiée à la danse à travers la figure légendaire de Salomé, celle-là même qui, en récompense de sa danse des sept voiles, particulièrement dénudée, se fit apporter sur un plateau en récompense la tête de Jean Baptiste ! Imaginons qu’Isadora Duncan, morte un an avant Loïe Fuller, fut assassinée par un voile que lui aurait offert cette dernière !

Sylvain dit: 6 octobre 2016 à 13 h 09 min

j’aime ta manière de rembobiner le film Camarade Béji. Isadora révolutionne le corps et s’emmêle les pieds dans une écharpe. Un destin pire que le camion de Coluche.

La geste de Stéphanie di Guisto s’arrête avant que Lillie-rose soit abimée. Dame, c’est fragiles ces ptits machins.

Sylvain dit: 6 octobre 2016 à 13 h 12 min

Jodi Foster, géante dans Hannibal. Money monster, moyen?il me semble que vous l’aviez critiqué sur FB, Anne-lise.Une chronique Tintelligente où vous faisiez le parallèle avec « La mort en direct ».

Watteau dit: 6 octobre 2016 à 17 h 53 min

Entre Christiane 6.35, JC 16.35 et Emilie Andes 17.23!! je suis fou de bonheur!!@16.35 j’hésite entre la sublime Lauren Bacall, la Cardinale, Nastassia et la non-moins sublime Charlotte Rampling. Jackyline Bisset? Dur dur le choix.

Annelise dit: 7 octobre 2016 à 6 h 05 min

Lew, le 5 octobre 16h07
Pas relevé par manque de temps votre allusion à Emma Thompson, actuellement sur les écrans en gynéco obstétricienne dans « Bridget Jones ». Si peu de femmes sur le blog, avec Olga, Christiane et le renfort d’Emilie… cru compter que nous ne sommes que quatre? C’est peu. Avec les journées chargées, je lis les billets sur RdL mais rarement les coms,y sont-elles plus nombreuses?
Ces feel-good movies, Mark Darcy avec un Colin Firth à peine grisonnant, toujours élégant retrouvant avec nostalgie son pull à tête de renne dans un tiroir…le Docteur Mamour (Patrick Dempsey) en renfort, en replacement de Hugh Grant et Emma Thompson, donc,matoise et désabusée lorsqu’elle chronique deux fois la même échographie auprès de Renée Zellweger enceinte, fort en peine de déterminer qui… Evidemment que je m’y suis ruée ! Je n’allais pas rater ça. Le 1 m’avait fait rire, cette façon de boire du vin blanc en chemise de nuit en pilou, invoquant Chaka Kan, téléphonant au meilleur ami homo pour être reboostée à trois heures du matin parle à n’importe quelle célibataire de trente-cinq ans éconduite, pataugeant dans des histoires de coeur douteuses ! Le 2 était raté, trop de cliffhangers pour raccrocher les wagons, il fallait cartonner au box-office et on sentait le recyclage et le réchauffé. Avec ce nouvel opus, on retrouve quelque charme… peut-être RW bien liftée, amincie, use-t-elle et abuse-t-elle de signes téléphonés? Les filles s’y précipiteront tête baissée. Puis « Derek Sheperd » – pour une fois sans Meredith – tout en barbe naissante et yeux myosotis qui clignotent, passé de chirurgien à gourou de la vie naturelle, Mark Darcy en costume strict, peu expansif mais ardent, on galope ! Tant pis si Colin Firth commence à avoir la bouche marquée d’un petit rictus, nous ne le voyons pas.
Moyenne d’âge dans la salle, la petite vingtaine quand j’y étais. Je sais qu’à d’autres séances les quadras et plus ne manquaient pas. Public largement féminin, mais pas que.
Pas très malin ? Jane Austen doit se retourner dans sa tombe? Rien n’empêche de la lire et de la relire en parallèle : je ne m’en prive jamais. Les transpositions cinéma d’Helen Fielding sont bien à leur place et, dans leur catégorie offrent un divertissement grand-public bon enfant, c’est le cas de le dire, qui ne se hausse pas du col. Elles m’ont mieux convaincue que d’autres adaptations forcenées de livres que je ne citerai pas ? Ou si, j’en parlerai mais plus tard.
Aux amateurs, donc ! « Bridget Jones Baby ».
@JC 16h36, Magnani, Nastassja, Bacall, Rampling, les Italiennes en général : je les aime toutes.
@17h23 quel document…

Annelise dit: 7 octobre 2016 à 7 h 18 min

Emilie Andes, lu en riant dans votre lien next.libé : Sous l’Occupation, Claude Terrail, « prenant un air désolé, leur servait de la piquette des années 30, et fort chère »

Eriksen dit: 7 octobre 2016 à 16 h 50 min

Annelise, je ne me doutais pas que vous connaissiez le directeur de l’observatoire du Caucase et membre de l’institut d’études anatoliennes !
Je reconnais bien là l’équilibre qui vous sied bien, entre les hot sphères de la pensée et les messes-basses de copines.
Mais revenons aux choses sérieuses, je mets un lien sur l’arrivée d’Emma Thompson en tant que co-scénariste, après le départ de Hugh Grant du projet BB3, afin d’arrêter l’hémorragique car RG était sur le point de se casser aussi.
Vous n’avez pas parlé du scénario ?

Eriksen dit: 7 octobre 2016 à 16 h 52 min

Mr MHSavry. Soyez le 31 décembre vers 23:30 à Lacanau océan, au 3e lampadaire de la plage en partant du nord. Elle y est tous les réveillons.

emaury dit: 8 octobre 2016 à 10 h 52 min

Bridget Johns, le phénomène a été un ouragan .La chronique matinale d’Anne-lise à 6.05 croquignolette.Il y a tout dedans.Ironie légère,gourmandise sans mépris.@Eriksen »RG » c’est RZ?Annelise s’est trompée sur les initiales,RW. La thésarde que vous avez rencardée derrière la sacristie appréciera votre lapsus.J’ai bien aimé Emma Thompson comme figure hésitante à accompagner les évolutions sociétales.Elle s’y résoud .Quoi le scénario? Je trouve très drôle qu’Al au lieu de dire poua je suis pas celle que vous croyez nous gratifie d’un mini billet on the rocks.les intellectuels à balai dans le corpus &for intérieur ne font jamais ça .Ils ont peur que ça tache.

Béji dit: 8 octobre 2016 à 12 h 12 min

Amusant, Annelise, cette façon que vous avez souvent de traiter deux films en une rubrique : dans l’article et en commentaires. Ici, « Danseuse » et « Bridget Jones 1,2,3 ». Comme si vous aviez hésité dans votre choix, exprimant ainsi comme un remord. Seriez-vous du signe de la Balance ? Comme l’éternel indécis avec lequel je vis et dont j’attends toujours que les deux plateaux s’égalisent…

Phil dit: 8 octobre 2016 à 12 h 53 min

Il paraît que Pierre Tchernia vient de casser sa pipe, qu’il ne fumait pas. Après Claude-Jean Philippe le cinéma à la télévision se fait nettoyer. Patrick Brion qui cause en morse dans le poste devrait éviter de sortir (est-il toujours vivant ?. Dear Baroz, vous n’êtes pas passé au festival de cinéma de Lisbonne ? c’était portugay, il y avait peu de stars, et figurez-vous que passant à Lisbonne comme personne, j’ai bien cru vous y voir. oui, drôle de hasard objectif.

Béji dit: 8 octobre 2016 à 13 h 09 min

Pas eu le temps pour le festival, Phil, en revanche, pour les bars et autres établissements de nuit, après deux heures du matin, grosse affluence, je peux en témoigner !
Le cinéma à la télé n’est plus ce qu’il a été…

Annelise dit: 8 octobre 2016 à 13 h 19 min

Phil et Berguenzinc, merci ! Je venais de lui consacrer ma page sur les réseaux sociaux avant d’ouvrir ici. Pierre Tchernia comme Claude-Jean Philippe ont o combien contribué à notre culture cinématographique. Pour saluer l’excellent passeur, à l’écran toujours d’une bonhomie chaleureuse. Il rentrait chez vous par la petite lucarne sans se tenir mal, au contraire discret mais à la main une boîte de chocolats du feu de dieu, et vous aviez envie de le réinviter la semaine d’après.
Béji vs me faites rire.. pas une affaire d’indécision croyez-moi.
MHS 14h16 nous en parlerons mais pas le lieu ici, en MP svp

Phil dit: 8 octobre 2016 à 13 h 20 min

l’Europe déferle à lisboa, dear baroz (et s’arrête au bar parce qu’au delà c’est les pieds dans l’eau), tous genres confondus. Votre copain Fernandez était déjà ravi il y a 25 ans, même s’il semble avoir visité plus de monastères que de bars, le Portugais fut à son goût.

Polémikoeur. dit: 8 octobre 2016 à 13 h 48 min

13 h 09 :
« Le cinéma à la télé n’est plus ce qu’il a été ».
Peut-être que le cinéma n’est plus ce qu’il était,
même en salle, où un film, qui le mériterait rarement,
ne tient plus à l’affiche qu’un court instant,
où le public est plus souvent mis en boîte,
avec son manger et ses manières grossières
de client qu’accueilli en spectateur.
La programmation est envahie par le jeu vidéo,
le placement de produits et une distribution
de mannequins à peine sortis de leur moule
de présentoirs pour les articles en promo.
L’alternative ? beaucoup de documentaires
non assumés, déguisés en films de société
se prenant au sérieux au lieu de le mettre
dans leur fabrication avec un peu de magie
artistique.
Inmemoriamicalement.

Béji dit: 8 octobre 2016 à 13 h 51 min

La télé non plus n’est plus ce qu’elle a été, Polémikoeur. Il y avait de rudement bonnes émissions du temps de l’ORTF.
Mais enfin, vivons avec notre temps et ne disons pas que c’était mieux avant. C’était autre chose…

Annelise dit: 8 octobre 2016 à 13 h 51 min

Béji, me revient en mémoire en effet que vs aviez parlé d’un festival lusitanien gay dont vous nous diriez des nouvelles, et puis… la saudade appelons cela comme ça vous aura frappé par surprise.
Emaury 10h52, vous dites : « Les intellectuels à balai dans le corpus et le for intérieur ne font pas ça »,
..mais j’adore le corpus, le for intérieur, la psychologie dans les romans ou au cinéma ! Pas un mot grossier. Tout dépend ce qu’on entend par là. Jane Austen, Virginia W, Edith Wharton… les grands Américains c’est souvent ça aussi, Roth Faulkner Bellow etc. Scorsese, Altman Scola ou Haneke n’ont jamais renié la psychologie ! Ni Lynch. Ni Truffaut, ni Godard. Bertrand Tavernier. Le grand cinéma asiatique. C’est son sens galvaudé, la mauvaise récupération dans le sens de la paresse et du suprématisme à l’historiette et à l’ego pour seul fil rouge qui foutent tout en l’air
Eriksen 7 octobre, ça ne va pas de donner mon spot? Tssss. Mais Lacanau non, ce n’est pas mon coin. Du bon surf pour les amateurs mais trop de constructions. Au petit matin les rues sentent la fraise à cause du détergent employé, ça ne va pas du tout, pour moi contraire à l’éthique

Béji dit: 8 octobre 2016 à 14 h 02 min

J’ai trouvé, Phil, vous en aviez parlé sur la RDL. « L’Or des Tropiques » de Dominique Fernandez. Promenade dans le Portugal et le Brésil baroques. D’où lui vient ce tropisme pour le baroque ?

Phil dit: 8 octobre 2016 à 14 h 06 min

C’est dans l’or « L’or des tropiques », baroz. belle et juste description du Portugal de haut en bas (peut-être en bars.. mais rien de précis sauf quelques pointes d’un regard baladeur)

Phil dit: 8 octobre 2016 à 14 h 10 min

le baroque est un festival, baroz, angelots aux cuisses dodues, grelots plein les paluches, sensualité qui fendille la pierraille. selon AF, le style manuelin est androgyne et les Portugais..

Béji dit: 8 octobre 2016 à 14 h 22 min

Oui mais c’est limite mauvais goût, Phil. Les châteaux de Sintra préfigurent ceux de Disneyland ! Je préfère la sobriété rectiligne imposée par le marquis de Pombal, après le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, qui n’avait laissé debout que la vieille et sobre cathédrale…

Phil dit: 8 octobre 2016 à 14 h 29 min

C’est le style de ceux qui ont connu la luxuriance des îles et du Brésil, baroz. couleurs, perroquets et indigènes à poil surgissent de ces pierres entortillées comme des bonzaï. Fernandez explique ça très bien.
A Cintra, le roi Alphonse (oublié son numéro) est resté enfermé dix ans pour soupçons de mauvaises moeurs.

Polémikoeur. dit: 8 octobre 2016 à 14 h 41 min

Un point pour la télé (dans son ensemble),
La multiplication des chaînes n’étant
qu’une reproduction en série
des mêmes têtes de gondoles !
Mieux avant n’était pas écrit
mais que tamiser quelques pépites
audio-visuelles (ciné + télé + radio)
dans un flux continu et débordant
soit devenu une gageure, peut-être.
Télécommandibulairement.

berguenzinc dit: 8 octobre 2016 à 14 h 54 min

Annelise dit: 8 octobre 2016 à 13 h 19 mini

Merci, c’est ,sans aucun doute,le plus bel hommage et le plus émouvant que l’on puisse écrire sur notre Pierrot.

Béji dit: 8 octobre 2016 à 20 h 15 min

Bon, finalement, sur l’impulsion d’Annelise, je suis allé voir « Bridget Jones Baby ». Après l’agacement du début, et les vannes téléphonées, je me suis laissé prendre à l’humour anglais et à l’autodérision qui caractérisent ce film. Je ne le regrette pas, merci Annelise.

alley cat dit: 9 octobre 2016 à 20 h 57 min

JC….. dit: 6 octobre 2016 à 6 h 36 min
S’il y a quelque chose auquel je tiens sur cette petite planète ingrate, c’est bien à mes doublons, à « mes sous » comme disait la pitchounette à Blier ! J’assume… Assumez vos choix, Annelise : ou vous êtes une inconnue parmi les cochons de payants du peuple essayant de se distraire devant une toile morne, ou vous êtes une privilégiée financée par les marchands du temple ….

For more information please reread
https://2.bp.blogspot.com/-tqL0A7ek-Ps/V_au6mmElWI/AAAAAAAABb0/xZUyjpeqAbUAAAmLZ3CKfo4rTFFSIlmCgCLcB/s1600/badges_www-scarfolk-blogspot-com.jpg

Eriksen dit: 9 octobre 2016 à 23 h 13 min

A quand un grand film sur le ménage à trois ? le cinéma s’y coltine régulièrement, il tourne autour, il effleure, il caresse l’espoir, et puis non. il sent pourtant qu’il s’agit du prochain interdit à conquérir. « Ne dites pas à ma mère que je suis en ménage à trois, elle me crois homosexuel »… Bridget fait de même avec ses deux amants : convoqués à la séance collective de préparation à l’accouchement, ils sont un couple homo et elle la mère porteuse.
Deux pères putatifs pour un même enfant, c’est aussi un sujet. Surtout pour Bridget, qui tient là un bon moyen de garder un homme : en prendre deux. La saine concurrence, y’a que çà de vrai.
Mais est-on encore père si on ne l’est pas ? to be or not to be au futur?. Même plus. « Je serais certes…mais serai-je pas les gènes ou serai-je par l’éducation ? » Est-on encore sous la pure emprise de Darwin et des gènes ou bien y a-t-il autre chose à faire passer ?
Encore faut-il pour cela avoir créer du lien, et les deux compères ne semblent pas très doués, même si l’un en a fait sa profession (ce que font les futés qui ne comprennent pas un sujet) et que l’autre attend encore l’éclosion de son Hyde décoiffé. Quelques spermatozoïdes ayant fuités, il se sentent impliqués par perte de leur intégrité, ce qui les motivent d’abord à assiéger la pauvre Bridget qui n’avait jamais vu çà. C’est chouette d’être enceinte de deux hommes ! Elle l’a très bien compris, puisqu’elle refuse à juste titre l’amniocentèse qui aurait départagé les soupirants.
Reste que l’option « 2 papas » n’est pas du tout envisagée par les mâles et la saine concurrence génère quelques énervements quand la testostérone s’en mêle. Mais entre faire le coq et porter la femme enceinte qui véhicule l’avenir, aucun n’hésite. C’est le signal d’une ébauche de partage…
Mais ils n’ont pas la vista de se soustraire ensemble au test génétique.
Emmanuel Mouret avait exploré la piste dans « Caprice », mais son personnage falot et dé-testéronée que deux jolies femmes convoitent n’était pas très réaliste.
« A trois on y va » n’y allait pas du tout finalement. « Jules et Jim » finissait encore plus mal.
Il faut remonter au plus gonflé, au plus drôle, au plus « pourquoi pas ? » pour que la question soit vraiment posée. « Sérénade à trois », piètre traduction de « design for living » (conception de la vie).
Ce qui ramène BJ3 à sa juste proportion, une pauvre comédie aux acteurs clichés. Il faut chercher les germes scénaristiques avortés derrière des gags mal ficelés. Un gâchis, et RZ une torture.

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