de Annelise Roux

en savoir plus

La République Du Cinéma

Ken Loach berce sa deuxième palme.

Par Annelise Roux

Le ciel est par-dessus le toit, si bleu, si calme ?
La jeune cinéaste allemande Maren Ade avait ses chances, à Cannes. Elle a finalement était privée de distinction par un vieil Anglais qui se dit partageur, c’est du joli. « Toni Erdmann », confrontant une Inès (Sandra Hüller), vraie tueuse d’un cabinet de consulting exilée à Bucarest à son père (Peter Simonischek), clown faisant irruption chez elle en perruque à la Chewbacca avait déclenché l’hilarité des festivaliers, manifestement amusé plusieurs jurés. Il se murmure que George « Mad Max » Miller ne souhaitant pas se soumettre à l’insidieuse pression médiatique susurrant qu’il serait bon de couronner une femme (régulièrement absentes du palmarès au plus haut niveau depuis Jane Campion), désireux de récompenser plutôt un cinéma « engagé et fort » a préféré attirer l’attention de son jury sur des choix moins sexistes.
Pourquoi pas ? La parité imposée envisagée comme un outil peut être un moyen de transition nécessaire pour changer les mentalités. La discrimination positive n’en demeure pas moins une discrimination. Je n’éprouve aucune gêne à ce que ce soit encore une fois un homme qui occupe la plus haute marche du podium, même si « La Leçon de piano » date de 1993. Ça commence à faire long. Ken Loach rentre avec « Moi, Daniel Blake » dans le cénacle des doublement palmés d’or. Francis Ford Coppola. Michael Haneke. Luc et Jean-Pierre Dardenne… Ils ne sont pas si nombreux.

Déjà couronné pour le magnifique « Le vent se lève », le Britannique avait laissé entendre que « Jimmy’s Hall » en 2014 pourrait être son dernier film. Il reprend du service. L’homme de 80 ans dispose d’une colère intacte. Qui va même en augmentant. Il ne supporte pas ce qu’il a sous les yeux, se refuse à laisser les gants au vestiaire. Lui et son scénariste Paul Laverty ont remis ça, sillonné le pays de l’Ecosse aux Midlands pour aller au-devant des laissés pour compte. Dans un pays où les banques alimentaires sont assaillies de demandes, où les soupes populaires sont de plus en plus fréquentées, l’auteur de « Riff Raff » et « My name is Joe » aurait pénétré dans un appartement privé du plus élémentaire confort, ouvert le réfrigérateur pour constater qu’il était vide… Impossible de raccrocher sa caméra après cela !
« Moi, Daniel Blake » brosse le portrait d’un menuisier veuf de 59 ans malade du cœur (Dave Johns) forcé de s’arrêter de travailler, prolétaire anglais exemplaire secoué par la crise qui, non éligible pour une pension d’invalidité à la suite d’une absurdité administrative, se voit contraint de consacrer au péril de sa vie trente-cinq heures par semaine à la recherche d’un boulot s’il veut toucher une allocation. Il croise la route d’une mère célibataire (Hayley Squires) obligée de vivre à quatre-cents kilomètres de sa ville natale pour pouvoir conserver la garde de ses deux enfants. La voilà pénalisée à cause d’un retard, menacée de sanction dès son premier rendez-vous au job center, l’équivalent de pôle emploi.

L’action se déroule à Newcastle, dans le nord de la Grande-Bretagne, ville que caractérise une profonde tradition ouvrière. Ken Loach fait le constat rageur des bâtons dans les roues, des pièges kafkaïens de paperasse, lacis téléphoniques, d’aberrations et de vexations opposés aux plus démunis, ceux qui doivent choisir entre manger ou se chauffer. La peinture qu’il donne du système néo-libéral honni par lui, dont il ne manque pas de rappeler qu’il est en train de gangréner l’Europe – son discours de réception au palais des festivals, politique, l’a clairement énoncé : « le cinéma nous apporte du rêve mais doit contribuer à montrer le vrai monde, la dérive de l’Union Européenne vers des politiques d’austérité conduit les plus vulnérables au bord du gouffre » – est extrêmement noire, mais il la juge nécessaire et non exagérée.
Sa colère et son empathie ne sont pas à remettre en question, comme sa démonstration que la pauvreté redevient selon une lecture quasi victorienne presque un péché qu’il s’agit de corriger par la discipline et la réprimande est, sans jeu de mot malvenu, d’une grande rigueur.
Son film (ce qui nous intéresse ici), considéré tout débat autour d’autres prises de position parallèles indépendamment évacué, tient la route avec force. Ce n’est pas à son âge que l’on refera le vieux combattant à fond remonté contre le capitalisme, le thatcherisme, les conservateurs, David Cameron, les faux travaillistes, l’économie de marché…  Je n’en ai personnellement aucune envie, la frontalité ne me dérange pas et je ne défends pas un cinéma qui détourne les yeux. Cependant l’œuvre de Tarkovski en dit plus long parfois que bien des manifestes dénonçant les tracasseries incessantes de l’URSS de Brejnev. On peut préférer les aptitudes de « My beautiful laundrette », où Daniel Day-Lewis aux cheveux bicolores embrassait à pleine bouche le paki Omar derrière les machines à laver, « Sammy et Rosie s’envoient en l’air » du même Stephen Frears, « Les Virtuoses » de Mark Herman avec un Pete Postlethwaite décidé à amener la fanfare d’un petit village minier  remporter le concours dans la grande ville, le Mike Leigh de « Turner » voire Ken Loach lui-même, du temps de « Raining Stones » où Bob s’échinait à payer une robe de communiante correcte à sa fille, à ses manières expéditives passées et actuelles de prendre position sur tout, tout le temps, en même temps.

Pas tant une condamnation du film primé ni du cinéaste en tant que tel que de sa propension à occuper l’espace d’une coloration monolithique, là où le développement de nuances multi-dimensionnelles commencerait à mieux faire l’affaire, s’inscrirait en promesse d’une efficacité plus fine et plus grande. Résultat d’une posture un peu vieillie, d’un cinéma trop directement « militant » ? L’idéologie emporte moins mon adhésion que la conviction sensible, l’action décorrélée de la doxa, fût-elle établie dans le sens de mes propres idées. La limite entre les deux est ténue et parfois l’homme Ken Loach la piétine allégrement, se prenant les pieds dans le tapis (rouge).
Je préférerai toujours cela dit un poète qui offre ses rêves plus ou moins sombres, ses visions, un excessif généreux qui glisse sous le nez des spectateurs un polaroïd d’une situation qu’il ne fait plaisir à personne de prendre en pleine figure à un couard malfaisant ou égotique qui laisse aller, abandonne les gens à leur triste sort. Ah, si c’était aussi simple.

« Moi, Daniel Blake » de Ken Loach (Palme d’or 2016 au Festival de Cannes)   

Cette entrée a été publiée dans Festivals, Non classé.

216

commentaires

216 Réponses pour Ken Loach berce sa deuxième palme.

JC..... dit: 23 mai 2016 à 4 h 32 min

Ken Loach : Palme d’Or à CANNES, c’est logique !

Ce cafard antisémite est bien dans l’air du temps, ce stalinien de cœur pourri aux idées ringardes est bien dans l’air du temps, ce révolté en tuxedo est bien dans l’air du temps. Celui des mensonges Mediapart. Ô tempora, ô mauresques…

Ecoute ! ce n’est pas ce qu’il dit qui compte (personne n’écoute plus les curés du siècle passé, avachis) c’est qu’on en parle, coco !!!

Ken Loach, Palme d’Or à CANNES, on s’en fout ! Qu’est ce qu’on s’en fout !

…..mais PARLONS EN, coco !

JC..... dit: 23 mai 2016 à 5 h 59 min

…. la mise en regard de Tarkovski, cinéaste profond, riche, vertueux, et ce crémier, ce chanteur des rues, ce benêt sociologique, de Loach nous permet de mesurer à quel point cette Palme d’Or 2016 est enfientée par la lourdeur rance de ce vieil anglais du millénaire passé !….

radioscopie dit: 23 mai 2016 à 6 h 34 min

Annelise dit: 22 mai 2016 à 22 h 10 min
« Mais c’est exactement ce qu’est le film de Ken Loach : à thèse, militant, explicatif, démonstratif, engagé. Pierre dit vrai. »

Certes, le cinéma de Ken Loach est tout cela, le dire est énoncer un poncif. Le problème, dans la formulation assoulinienne, est que ce cinéma-là est assimilé à du « mauvais goût », à quelque chose qu’il faille « subir ». D’une part, personne à ma connaissance n’oblige personne à entrer de force dans une salle de cinéma un revolver sur la nuque : on « subit » si on le choisit. D’autre part, comme en témoignent certains commentaires ailleurs, les prises de position (largement déformées) de Loach concernant le Moyen-Orient lui valent le poteau d’exécution.

passou dit: 23 mai 2016 à 6 h 52 min

Radioscopie, Un cinéaste, comme un écrivain, est d’abord un artiste. Loach l’est-il l ? Hélas, plus l’idéologie et l’esprit militant gagnent, plus il est démonstratif, moins il est dans l’art.

JC..... dit: 23 mai 2016 à 7 h 04 min

Ken Loach est un artiste du niveau de ceux de l’Union des Ecrivains Soviétiques : inféodé à une idéologie militant.

Bon à jeter….

on en apprend tous les jours dit: 23 mai 2016 à 7 h 06 min

idéologie égale gauche et un artiste est nécessairement pur, exempt d’idéologie , disent-ils

on en apprend tous les jours dit: 23 mai 2016 à 7 h 07 min

dans le genre a-idéologie les posts du pécul sont un exemple frappant

on en apprend tous les jours dit: 23 mai 2016 à 7 h 12 min

« plus l’idéologie et l’esprit militant gagnent, plus il est démonstratif, moins il est dans l’art. »

vous voulez dire que ce film n’est qu’un documentaire nul, vulgaire ( on n’y voit pas de viols ni de q)?

JC..... dit: 23 mai 2016 à 7 h 14 min

Si, mon bon, vous n’avez jamais connu l’idéologie totalitaire des pays de l’Est, vous ne pouvez pas comprendre … Ken Loach n’est pas un artiste, c’est un militant au service d’une mauvaise cause, bref un vieux con empalmé !

Vous n’êtes pas le premier à vous ensabler dans cette boboïde erreur … !

radioscopie dit: 23 mai 2016 à 7 h 15 min

Reste à définir « l’art », sa fonction. C’est un positionnement de l’artiste que l’on approuve ou pas. Celui de Ken Loach est plutôt radical, certes, il n’en demeure pas moins précieux.

Les Subtilités du frigo vide dit: 23 mai 2016 à 7 h 18 min

Filmer la misère, oui, mais avec art et discrétion nous disent Passou et sa groupie Annelisse !

jicé dit: 23 mai 2016 à 7 h 23 min

« Vous n’êtes pas le premier à vous ensabler dans cette boboïde erreur … » !

oh le fhaine s’y connaît !

Kaka dit: 23 mai 2016 à 7 h 38 min

Après le Goncourt attribué à un livre verbeux, Cannes prime un film idéologique.
2016, année akadémik !

JC..... dit: 23 mai 2016 à 8 h 16 min

Nous autres, fiers marins de l’Institut Bartabacs de Porquerolles, plongeurs par nécessité et amour de nos coques, nous étions désespérés de voir Ken Loach tourner en rond puisque équipé, le malheureux, d’une seule palme.

C’est avec joie que nous allons observer ce rééquilibrage tardif.

Saura t il mieux se diriger ? Passer de l’antisémitisme pro palestinien crétin à la critique des voyous palestiniens ? Passera t il des délires marxistes désuets à un libéralisme conduisant au bonheur des peuples ? Nous en doutons….

Les vieux cons sont durs à convaincre aux idées nouvelles : ils adorent les taudis idéologiques qu’ils pratiquent avec respect depuis toujours ….

JC..... dit: 23 mai 2016 à 8 h 32 min

Nous sommes un Collectif, payé par des puissances étrangères au service du mal : l’un de nous, car nous sommes chinois, veille toujours.

Nous ne dormons jamais, contrairement à vous …hihihi !

Annelise dit: 23 mai 2016 à 8 h 32 min

@23mai, 7h15. Je crains que chez vous il n’y ait pas que le frigo de vide. Je n’ai encore jamais tenté d’obtenir de Pierre Assouline qu’il signe un autographe sur ma paume, ni de lui arracher des morceaux de t-shirt. Lui a toujours eu l’élégance de ne me donner strictement aucune directive. Il me laisse libre de mes choix. Si vous êtes incapable de lire entre les lignes, prenez votre temps. « Filmer la misère avec art et discrétion »? La formulation que vous me prêtez en guise de souhait est à côté de la plaque. Contresens total. D’où je viens, le cinéma social au contraire me tient beaucoup à coeur. Ou tout dépend ce que vous entendez par « discrétion », s’il s’agit de nuance et de délicatesse, elles apportent parfois dix fois plus de force, de pertinence caustique aux propos. « Leviathan » de Zviaguintsev, ou dans le film anglais, ce père qui se déguise en clown, s’humilie auprès de gosses de riches et finit par tenter de se pendre quand il voit qu’il ne pourra pas sauver sa famille de l’expulsion n’y vont pas par quatre chemins. Vous confondez l’essence du débat.
Radio 6h34 Pierre a le droit de se déclarer peu séduit, de trouver qu’ainsi que vous en soulevez la question à 7h15, la part de militantisme gagne au détriment d’une narration plus fondue et d’en être incommodé. Je ne crois pas qu’il vous clouera au piloris, ni vous ni quiconque, si vous allez voir le film et que vous l’aimez

edmond dit: 23 mai 2016 à 8 h 39 min

Eriksen dit: 23 mai 2016 à 8 h 22 min
JC… ne dort jamais?

le pervers de pq nostalgique du terrorisme de l’oas adore faire ch , ça remplit le vide de sa minable vie

Les Subtilités du frigo vide dit: 23 mai 2016 à 8 h 57 min

Aucun doute sur la plénitude des frigos et des cervelles de Passou et vous, Annelise…

JC..... dit: 23 mai 2016 à 8 h 57 min

Enfin, Annelise, en dehors du fait qu’un vieux en tuxedo est toujours propre sur lui, ne sentez vous pas combien ses propos cinématographiques, ses guidelines pourris, sont rassis ?

JC..... dit: 23 mai 2016 à 8 h 59 min

Le frigo de Ken Loach est plein, comme sont pleins les congélateurs des accouchées malheureuses… Tirons l’échelle, et longue vie au cinéaste : pour lui…pas pour son œuvre !

Annelise dit: 23 mai 2016 à 9 h 33 min

Subtilités de 8h57 : ma tête a été en tout cas plus d’une fois plus remplie (inquiétudes, doutes, questions) que mon réfrigérateur n’avait possibilité de l’être de caviar !

Annelise dit: 23 mai 2016 à 9 h 36 min

JC de la même heure que Subtilités, avant de continuer ma quête de lumière en salles obscures : en rien question de biffer Ken Loach d’un trait de plume. « Family life » ou « Raining stones » m’ont poursuivie, me poursuivent encore

JC..... dit: 23 mai 2016 à 9 h 45 min

Comme Picasso qui trouvait sans chercher, vivez sans questions ayant toutes les réponses possibles ! …

Paul Edel dit: 23 mai 2016 à 10 h 08 min

« L’idéologie emporte moins mon adhésion que la conviction sensible… »Tout est dit et bien dit.

arthur dit: 23 mai 2016 à 10 h 23 min

« aller au-devant des laissés pour compte. »

quel maque de sensibilité!! alors montrer du cul, des viols, des demeurés qui font semblant de s’amuser pour montrer aux beaufs quand et comment il faut rires, c’est pas idéologique

JB dit: 23 mai 2016 à 11 h 44 min

Entre la jeune allemande ou le vieil anglais, le jury n’a pas osé. Dommage !
Cannes fut lancé par lord Brougham, au 19e siècle, et occupé par les Allemands à la fin de la dernière guerre, à la suite des Italiens…

jodi dit: 23 mai 2016 à 11 h 49 min

Annelise je suis d’accord avec vous :j’adore Loach (vous dites impeccablement votre estime et votre gout pour son œuvre) Grand réal, surtout « Riff Raff » et « Raining Stones « .Son apport au cinéma britannique est de premier plan. Ses prises de paroles,elles,commencent à vieillir .Il parle d’un monde ouvrier en voie d’extinction tel qu’il le dépeint et lui sa colère n’évolue pas,ça rend ses films d’autant plus emouvants! C’est comme le discours de Beauvoir: il commence à vieillir mais sans lui la libération de la femme n’aurait pas été facilitée.

xlew dit: 23 mai 2016 à 12 h 04 min

« Conviction sensible », un membre de phrase qui borderait tout de même un peu la rive d’un tranquille oxymore s’il ne tombait sous votre plume, chère Annelise.
Cela réveillera le professeur décédé de philosophie pour classes terminale en nous, le bac approche. KéKen (joué par Michael Palin) le Charon s’approche, « I, William Blake, Repent ! », crie-il…
L’éthique de conviction versus l’éthique de responsabilité, et toutes ces sortes de choses, air connu.
Je vous rejoins sur vos exemples, même le Chéreau de « Intimacy » parlait bien de ce que vous soulignez, via Kureishi.
Ce qui chiffonne énormément chez Loach c’est que son grand talent de cinéaste ne mette jamais en avant une sorte de sensibilité responsable, tous ses scénarios servant la cause.
Son « I, Daniel Blake » pourrait d’ailleurs être mis sur le même plan rhétorique que celui du populiste assumé Trump, balayant tout sur son passage en Amérique.
Avec son « We, The People », qu’il privatise à son populiste profit, comme Loach privatise le « thumos » des humbles dans ses films, les jeux de miroirs sont plutôt flagrants.
Ses personnages sont toujours des figures de contes, même lorsqu’il n’hésite pas à montrer leurs turpitudes (puisque ces dernières ne sont que le résultat mécanique des pustules de la peste ‘néo-libérale’ qui les infeste), le grand coeur qui les anime brisant les poisons qu’instillent les sociétés secrètes dans lesquelles prospère la vilénie congénitale des riches.
Bientôt Loach va se résoudre à faire un film montrant la seule eschatologie finale (comme la lutte) digne d’eux : leur dévoration par les damnés de la Terre, symétrique de la proposition modeste de Swift concernant les bébé des pauvres hères d’Irlande).
Déjà dans The Navigators, on avait le droit à quasiment la même scène de jobcenter que dans celui-ci, le palmé.
Quand on a connu les trains du service public anglais, son histoire était dure a avaler (même pour un prolétaire de salle de ciné).
Le cinéma n’est pas qu’une industrie, c’est aussi un atelier idéologique, Loach renverse le constat de Malraux.
Les producteurs d’idées, les producteurs de ciné, ont tellement peur que tout pète (comme nous le serinent et vendent les syndicaliste de la culture officielle de tous les pays) qu’ils accueillent volontiers les Loach du monde entier. La palme devient anecdotique et le vrai cinéma se réfugie dans les accessits. (comme pour ce Cannes 20156.)

Annelise dit: 23 mai 2016 à 12 h 36 min

Xlew, Palin (pas Sarah, ouf, only the Michael), c’est avant ou après qu’on lui a fourré des frites dans chaque narine? Gare, je pourrais vous servir aussi le « My name is Inigo Montoya, You killed my father, prepare to die » dont personne ne peut se relever. Pire que le Chevalier Ni des Monty !

Annelise dit: 23 mai 2016 à 12 h 42 min

Palin charcute par ailleurs méchamment (sous masque, dissimulant un air affable) son collègue Jonathan Pryce dans « Brazil » pour raisons idéologiques dont lui-même a perdu le sens. Pendant ce temps Tuttle fait sa petite révolution autrement, travaille le système au corps, jusqu’à ce que la paperasserie ait raison de lui.

radioscopie dit: 23 mai 2016 à 12 h 51 min

xlew dit: 23 mai 2016 à 12 h 04 min
Votre discours sort également d’un « atelier idéologique ». Celui de Ken Loach a au moins le mérite d’être revendiqué. Quant à mettre son engagement  » sur le même plan rhétorique que celui du populiste assumé Trump », cela relève du fanatisme.

frigo vide sauf une patate dedans dit: 23 mai 2016 à 13 h 18 min

Ne vous inquiétez pa Annelise,la patate dans le frigo vide de 7,18 c’est encore le pq qui s’amuse! On a Tb compris à moins d’être une enclume que vous aimez et défendez le cinéma social de Loach, Frears,Mike Leigh ou Mark Herman dont aucun ne fait dans l’approche libérale.Je rajouterais dans cette veine « Billy Elliot »,j’avais trouvé le film poignant ,pas vous? L’ennui c’est quand Loach fait de l’Yves Montand des derniers temps,qu’il donne son avis sur tout et n’importe quoi,la politique internationale,quelle couleur pour la gaine de la tata Jeanne.Je suis désolé ,mais je préfère lire des écrivains renseignés sur l’état du monde qui donnent des avis sur 3OO pages comme Kundera ou Semprun dans leurs années que prendre en 4 mots des leçons politicardes à l’emporte-pièce.Je n’aime pas certaines attitudes d’Israel mais qu’est ce que ça vient faire? Loach à force de mettre son grain de sel finit par brouiller son propre discours.J’aime mieux lire Amos Oz ou David Grosmann sur ça que recevoir ses leçons de morale unilatérale. K.loach en deviendrait presque naif ,et je parle pas « d’innocence » hein? La naiveté c’est pas pareil .La dessus il sent le vieux.

on est cuit dit: 23 mai 2016 à 14 h 18 min

11h49 « il commence à vieillir »

faut dire aussi que la situation ne fait qu’empirer, cela n’inspire pas à la créativité joyeuse

rororo dit: 23 mai 2016 à 14 h 25 min

les minets se prétendant intellos cul turés méprisent, ne supportent pas, pauvres choux, la réalité du monde des gueux, pourtant sur la même planète qu’eux – au mieux elle les ennuie effroyablement ils trouvent ça populiste !!quels c.nn.rds!

olga dit: 23 mai 2016 à 15 h 26 min

AnneLise. Besoin d’infos ! Lors de la projection des films,il y a les membres du jury, les invités, le (bon) public, tous ensemble, dans la salle ? une salle, ça réagit, non ?
J’ai cru comprendre, après coup, que le film d’Albert Serra, »la mort de Louis XIV » avait été projeté hors compétition, d’où la présence de J.P.Léaud et le prix (de consolation) à lui attribué ….Avez-vous vu ce film ?
J’ai lu ce matin sur le site du Monde, l’article qui lui est consacré et ce qui est intitulé » le soleil noir du roi Léaud »,article et photos remarquables . A.Serra dit: »j’essaie de créer des images, je ne travaille pas avec des idées ». bon sujet de réflexion pour ce festival .
Parlerez-vous de I.Huppert et de « Elle » ? Merci.

JC..... dit: 23 mai 2016 à 16 h 02 min

« Il parle d’un monde ouvrier en voie d’extinction tel qu’il le dépeint et lui sa colère n’évolue pas,ça rend ses films d’autant plus émouvants! »

Encore un film « émouvant » (et raté) que je ne verrai pas. Il semble qu’il soit comme les Nobel de la Paix, attribué pour faire joli à n’importe quel conservateur gauchiste ou allumé du métissage qui arrive sans avoir rien fait…

Faut dire que ce vieux con de Loach, ressassant de vieilles rengaines poussiéreuses, est à éviter coute que coute, et que CANNES sent le mazout en 2016 !…

PS : ça n’est pas gênant qu’il y ait des pauvres ! Pour quelle raison cela devrait être gênant …?

rolando dit: 23 mai 2016 à 16 h 13 min

Faut dire que ce vieux con de JC, ressassant de vieilles rengaines poussiéreuses, est à éviter coûte que coûte, et que le Camp à Nella de Porquerolles sent plus fort que le mazout en 2016 !…
qu’on se le dise

Eriksen dit: 23 mai 2016 à 16 h 24 min

La cérémonie commence fort : un grand vent de Girl Power et de Banlieue Pride secoue la cannosphère, soufflé par Houda Benyamina (caméra d’or pour Divines). J’aime son « c’est possible » (sous-entendu « pour une femme, et pour la France issue de l’immigration »). Le reste est du grand théâtre, depuis le saupoudrage de « merde » et de « putain », d’une spontanéité douteuse, jusqu’au discours féministe qui maquille une récompense reçue en revendication arrachée. Autant le « c’est possible » est féminin, autant ce militantisme du 20e siècle est une singerie de femme déguisée en homme, jusqu’à l’absurdité de cette apostrophe de Benyamina à son producteur Edouard Winthrop « T’as du clito ! ». En plaquant sur le féminin le concept machiste de « couilles », Benyamina le reproduit inversé mais reste dans une échelle de valeur testostéronée. Déterminisme, quand tu nous tiens…
Ensuite vient le prix d’interprétation Masculine de Shahab Hosseini dans le Client d’Asghar Farhadi, qui sera complété plus tard par le prix du scénario pour le même film. Double prix qui montre probablement les hésitations du Jury quant à la palme d’or. L’acteur et le metteur en scène, dans des discours voisins, remercient la famille, le peuple iranien et Dieu. Discours digne et subtilement dosée pour être audible de l’occident et de L’iran. Comment ne pas être persan ?
Entre les deux, la sobriété britannique mais dansante d’Andréa Arnold pour le prix du Jury (American Honey). Un peu de repos avant le pathos à venir…
Voici en effet un summum dans le style : Jaclyn Jose, prix d’interprétation féminine pour Ma Rosa. J’ai adoré Brillante Mendoza et « Captive », surement parce qu’il avait su utiliser toute la finesse de jeu d’Isabelle H. Ce souvenir rend plus désagréable encore le pathétique dégoulinant de Jaclyn Rose. Le plus troublant étant qu’elle est vraiment émue et ne joue pas un rôle : elle est elle-même … et pourtant une caricature. Terrible sensation que l’individu est en train de disparaitre derrière le cliché.
Ensuite vient la parole d’un cinéaste très féminin, et pas seulement pour sa diction un peu chichiteuse. Assayas commence par complimenter le cinéaste avec lequel il partage le prix …ce qui n’est pas rien. Il déroule ensuite sa longue et ennuyeuse « litanie des remerciements », sacrifiant le spectacle à ceux qui ont compté pour lui. Vanishing ego. Reposant.
Christian Mungiu est sobrement politique : Il dit dans un français touchant : le cinéma d’auteurs ne se porte pas très bien […] Il continue à exister grâce au festival de Cannes. Et ça vient avec un très grande responsabilité. Alors fais attention. Merci. ». Merci Christian.
Place maintenant au pathétique et au grand prix du Jury. Xavier Dolan, déjà en larmes à la remise du prix de Jaclyn Jose, est son pendant masculin, toutes tripes dehors. Personne ne mettra en doute l’honnêteté de Dolan, mais la manière dont il est de plus en plus accepté voire souhaité que des personnages publics déballent leur bagage d’insécurité personnelle, m’intrigue et m’inquiète. Mungiu me laisse la liberté de percevoir son émotion, et de construire mon émotion à partir de la sienne. Dolan me prend en otage avec son mal être histrionique, qui ne regarde en fait que lui et sa mère.
Enfin… hélas… la palme d’or. Pourquoi ai-je aimé Raining stones, Rif Raf, Land and Freedom et détesté Le vent se lève ? Est-ce lui ou moi qui a changé ?
La dénonciation du néolibéralisme est quasi générale et j’y adhère. Il est cependant fascinant de voir avec quelle énergie Ken Loach enfonce des portes ouvertes sans comprendre que l’important maintenant c’est ce que l’on propose de l’autre côté de la porte. Cette rhétorique romantique de la lutte, cet éternel David de la dénonciation d’autant plus radical que Goliath est plus fort, me désespère par son obsolescence, intégrée qu’elle est au capitalisme lui-même qui nous tient parce qu’il laisse habilement la place à la critique. Quand Ken Loach dénonce une injustice, c’est toujours la lutte du bien contre le mal, jamais un équilibre à trouver. « Un prolétaire cardiaque forcé de travailler au péril de sa vie du fait d’une erreur croise une mère célibataire obligée de travailler à 400 km de chez elle pour conserver la garde de ses enfants et qui va perdre son job pour un retard ». Une telle « dose » ne permet pas de réfléchir car le cas de figure est ridiculement limité. Ken Loach s’en fout, ce qu’il veut c’est que tout pête avant qu’il ne soit trop tard.
Dans cette cérémonie (en attendant d’en juger de visu) l’émotion a pris le pouvoir avec un ton de revendication qui laisse à penser qu’elle était préalablement contrainte et opprimée ? Vraiment ? J’en doute. Le cinéma qui me parle est un celui du questionnement des équilibres, celui de « Une séparation », de « Paulina », de « Take Shelter », de « la Vie d’Adèle ». Ce n’est pas un cinéma qui « détourne les yeux », bien au contraire.
Et je sens qu’il en a pris un sacré coup. Place à la démonstration, à la monstration, ou aux monstres.

JC..... dit: 23 mai 2016 à 17 h 09 min

« La dénonciation du néolibéralisme est quasi générale et j’y adhère. »

Pauvre Eriksen, qui donne du prix à ce qui n’en a pas ! Pensez à votre retraite, mon ami, la doxa bobo ne vous donnera aucun kopeck, le moment venu et il n’est pas si loin…

On oublie vite les idiots utiles …

rororo dit: 23 mai 2016 à 17 h 35 min

eriksen
j’ai presque rien pu voir de la cérémonie, mais l’hommage à JP Léaud était sympa

rororo dit: 23 mai 2016 à 17 h 38 min

« Il est cependant fascinant de voir avec quelle énergie Ken Loach enfonce des portes ouvertes sans comprendre que l’important maintenant c’est ce que l’on propose de l’autre côté de la porte »
c’est peut(être que la situation n‘a fait qu’empirer.
Il montre continue à montrer ceux qu’on ne voit pas, ça fait tâche par rapport aux royals et pubs du West End
Voudriez qu’il propose quoi, un programme électoral ?

« Quand Ken Loach dénonce une injustice, c’est toujours la lutte du bien contre le mal, jamais un équilibre à trouver.  »
Trouver un équilibre dans la gb actuelle depuis thatcher..

JC..... dit: 23 mai 2016 à 17 h 47 min

Maggie a été la salvatrice libérale de ce pays pourri par les syndicats qu’était la Grande Bretagne de l’époque …

JC..... dit: 23 mai 2016 à 18 h 09 min

En 1917, les Ruskies ont enfoncé la porte ouverte par un teuton entretenu par Engels, l’infâme KARL MARX, aidés par le bégayeur barbichu, LENIN…

Résultat ?

Nicolas II, pauvre type, est mort. Et le nouveau Tzar, PUTIN, est là. Changer le peuple….

Annelise dit: 23 mai 2016 à 22 h 11 min

Olga, pas vu en direct la remise de la palme à JP Léaud, quel regret. Sa fragilité non feinte. A jamais détenteur des vulnérabilités remises par François Truffaut, gosse à vif dont André Bazin avait compris le drame de la banquette clic-clac en plein couloir.
Quelques jours loin des manettes. Le prochain billet vous fera peut-être respirer un parfum hors palme ou remonter dans le temps. Verhoeven, pas juste le cinéaste du thriller au croisement de jambes de Catherine Tramell. « Robocop », l’augmentation de l’humain, le corps& la machine, la mémoire… le personnage de Murphy n’était pas sans recoupement avec « Blade runner ». J’avais aimé « Showgirls », techniquement au cordeau, vénéneux sur la compétition, la vulgarité, l’arrivisme à Las Vegas dans une revue de danseuses. « Elle » vous fait particulièrement envie? Et ce Ken Loach, alors?

old stair post modern dit: 23 mai 2016 à 22 h 12 min

I can’t read and I can’t write
And I don’t know my left from right
I can’t tell if the sun’s gonna shine
And I don’t know if you’ll ever be mine
But I’ll make love to you any old time

I can’t swim and I can’t fly
I ain’t no fish, I ain’t no bird in the sky
I can’t tell if the sun’s gonna shine
And I don’t know if you’ll ever be mine
But I’ll make love to you any old time

I can’t count from one to ten
And I don’t know the shape I’m in
I can’t tell if the sun’s gonna shine
And I don’t know if you’ll ever be mine
But I’ll make love to you any old time

Annelise dit: 23 mai 2016 à 22 h 25 min

Old Stair, votre lien J.J.Cale m’évoque un autre de ses morceaux : « City girls » (boucle avec Verhoeven, « Elle », la question d’Olga?)
Eriksen, matière à débat sur plusieurs points. Vous n’en loupez pas certains ! Au moins, plein accord sur Cristian Mungiu, nous aurons sans doute l’occasion de revenir sur son abord du politique.
« Il sent le vieux », pour moi cette remarque ne dit pas grand-chose. En tout cas pas forcément une question d’âge objectif.

Annelise dit: 23 mai 2016 à 22 h 32 min

« Family » et « Raining stones », pas pris une ride ! « Moi, Danielle Darrieux à 20 ans »?

Annelise dit: 24 mai 2016 à 8 h 01 min

JB hier 11h44, vous en savez des choses. Quid de l’expérience cannoise? Le film palmé de Loach en tant que tel?
Old stair 22h56 : ah bon? Souvenir très vivace pourtant du pull angora rose de Nastajssja Kinski, de la longue errance de H.D Stanton dans « Paris Texas ».

Eriksen dit: 24 mai 2016 à 9 h 11 min

@ rororo 23 mai 2016 à 17 h 38 min
la dénonciation des injustices est très présente dans les médias et dans le cinéma… Pensez-vous vraiment que si le monde ne change pas, c’est parce qu’il n’y a pas assez de dénonciation des injustices ?

rororo dit: 24 mai 2016 à 9 h 24 min

non bien sûr (en tout cas ça em… les pq!!)
mais l’époque tourne en rond, sans perspective; ya qu’à voir les sujets des autres films, ça vole pas haut

Annelise dit: 24 mai 2016 à 9 h 38 min

Eriksen je suis en villégiature, privée d’écran sinon celui restreint de mon téléphone portable, et encore. Dolan, j’aimerais peut-être en reparler. En fin d’après-midi juste avant la palme, j’étais avec la cousine de Lagarce, l’auteur de la pièce. J’avais envisagé une itw du « vrai » frère qu’incarne Vincent Cassel dans le film, j’y ai renoncé pour diverses raisons et je n’étais pas sûre de mettre à exécution si DL avait eu l’or… Ses réactions ou son attitude à la tribune, une chose. « Juste la fin du monde » en est une autre. L’incommunicabilité autour d’un sujet qu’on devine ou pas, mais jugé plus ou moins honteux, voire irrecevable… la pièce était âpre en soi et vous vous doutiez bien après avoir vu « Mommy » que Dolan n’avait ni l’intention ni la possibilité de traiter cela sous le mode de l’apaisement. D’autant que c’est sa muse (qui jouait la mère dans Mommy) qui lui a fait connaître JL Lagarce.
J’aimerais que nous restions sur Ken Loach… Intéressant, votre remarque sur la différence entre lui et Cristian M quant à ce qu’ils entendent par faire des films « politiques »

JB dit: 24 mai 2016 à 9 h 47 min

Ken Loach et le festival de Cannes, c’est une vieille histoire d’amour, Annelise !
Cannes est la ville où je suis né et dont je suis parti à vingt ans.
Je ne peux en dire plus pour l’instant sur le film en cours de tournage, sinon que c’est un long métrage qui se passe pendant le festival de Cannes mais n’est pas un film sur le festival de Cannes…

Annelise dit: 24 mai 2016 à 9 h 55 min

Jibé rien à voir avec un certain Bruno Mercier, par hasard? Ce serait un comble.Tenez-moi au courant. J’ignorais que vous étiez Cannois. À plus tard. Hall d’embarquement sans personne pour trainer lourd bagage, et fatiguée.

Phil dit: 24 mai 2016 à 10 h 34 min

Le festival de Cannes, comme celui Berlin, devrait se tenir à Lampedusa.
Et laisser les sections parallèles prospérer dans leur ville d’origine.

JB dit: 24 mai 2016 à 10 h 43 min

Je ne connais pas le travail de Bruno Mercier, mais pourquoi dites vous que ce serait un comble, Annelise ?
Non, le film (documentaire) n’a pas grand chose à voir avec l’anthologie…

Que voulez-vous dire exactement, Phil ?

rororo dit: 24 mai 2016 à 11 h 22 min

Phil dit: 24 mai 2016 à 10 h 34 min
Le festival de Cannes, comme celui Berlin, devrait se tenir à Lampedusa.

ou en Angleterre

JC..... dit: 24 mai 2016 à 11 h 30 min

Ces Festivals ! ces Prix ! ces Parades ! ces Indécences autocélébrées…

…. dérisoire non, pour les chômeurs les guerres religieuses en route….

Vous aimez le vieux monde ? il va falloir en changer pour revenir au même !

pas loin dit: 24 mai 2016 à 11 h 43 min

2015 Royaume-Uni (..) Les écarts entre les riches et les pauvres se sont creusés depuis la crise de 2008. Aujourd’hui, 1% de Britanniques possède autant que les 55% les plus pauvres. Ces « super riches » ont doublé leur fortune depuis 2009: ils possèdent 547 milliards de livres (763 milliards d’euros) contre 258 milliards (340 euros) il y a six ans. (…) Les inégalités sont même visibles au niveau régional. Au Sud du pays, la richesse des ménages est deux fois plus élevée que dans le Nord. L’espérance de vie dans cette région est inférieure de trois ans par rapport au Sud de l’île.uros) contre 258 milliards (340 euros) il y a six ans. (…)
http://geopolis.francetvinfo.fr/bureau-londres/2015/05/07/royaume-uni-les-inegalites-sociales-enjeu-des-elections.html

Annelise dit: 24 mai 2016 à 11 h 59 min

Cru comprendre que vous vous y connaissiez en berlinales, Phil? Les choix berlinois et cannois ne se ressemblent pas, qu’en dites-vous?
JB la coïncidence m’aurait amusée, j’ai entendu parler du projet de B.Mercier il y a quelques jours seulement – et vous qui nous annoncez cela aujourd’hui. « In bed with the » ou encore « Dans la peau du » Festival.

olga dit: 24 mai 2016 à 12 h 21 min

Annelise, vous avez de la vertu de m’avoir répondu. Cannes c’est super,et, superbe: la TV retransmet les sublissimes images de la montée des marches, sa robe qui volait qui volait ou cachez ce sein que..et pour le provincial basique, on arrive à voir qqs miettes de ces films, sélectionnés et si discutés. Le soir de la remise des Prix, c’est un défilé cocasse de remerciements.Où est donc le chef-d’oeuvre récompensé? je n’habite pas ds un village perdu de haute montagne, et il serait bienvenu que les films en compétition puissent sortir pendant le festival, on pourrait juger, se passionner,piquer des colères . Vos billets sont remarquables parce que vous avez le chic et la plume et le mordant, pour donner vie et couleurs à ceux que vous chroniquez; merci; j’aimerais bien en même temps avoir l’image , plus d’images!
Ken Loach, je me souviens de « family life » il y a si longtemps. N’aurait-on pas pu projeter son film hors compétition ?il n’a pas grand chose à prouver..même si la palme l’a manifestement comblé..
Je guette le « louisXIV » avec J.P.L.

Annelise dit: 24 mai 2016 à 12 h 27 min

@11h43, ces études menées sur l’impact en santé, espérance de vie etc des défavorisés parlent d’elles-mêmes. Des marqueurs longtemps immuables et faciles à lire, qui à présent font l’objet de brouillages. Pour preuve,l’obésité, les pb cardio-vasculaires en Chine sont devenus des maux de riches fils uniques, alors qu’aux US ils continuent de frapper la petite classe moyenne qui ne peut se faire soigner les dents et donne par ailleurs dans la malbouffe, faute de pouvoir accéder à mieux

JC..... dit: 24 mai 2016 à 12 h 49 min

Jetez un œil sur les courbes d’évolution du PIB mondial en un siècle, et arrêtez de pleurnicher …

vox mortem dit: 24 mai 2016 à 18 h 25 min

JC….. dit: 23 mai 2016 à 4 h 32 min
Ken Loach : Palme d’Or à CANNES, c’est logique !

Ce cafard antisémite est bien dans l’air du temps, ce stalinien de cœur pourri aux idées ringardes est bien dans l’air du temps, ce révolté en tuxedo est bien dans l’air du temps. Celui des mensonges Mediapart. Ô tempora, ô mauresques…

Ecoute ! ce n’est pas ce qu’il dit qui compte (personne n’écoute plus les curés du siècle passé, avachis) c’est qu’on en parle, coco !!!

Ken Loach, Palme d’Or à CANNES, on s’en fout ! Qu’est ce qu’on s’en fout !

…..mais PARLONS EN, coco !

Parlons en, oui :
https://www.youtube.com/watch?v=_oYzxkfzJZ0

JB dit: 24 mai 2016 à 18 h 37 min

De retour à Paris, je peux enfin voir, paisiblement, les films de la sélection cannoise. Beaucoup aimé le dernier Woody Allen, qui s’épure plutôt qu’il ne se redit ou s’affadit. Beau compte-rendu d’Annelise et richesse des divers commentaires, tel celui de Paul Edel.
Pour garder intacts ses rêves, convient-il de ne jamais les réaliser ?
Telle semble être la nostalgique morale du dernier opus de ce réalisateur plein d’humour mais qui ne rit jamais…

JB dit: 24 mai 2016 à 19 h 08 min

On pourrait dire, en somme, que, malgré les artifices de l’industrie cinématographique, les chocolats que vous confectionne votre cinéaste chéri sont de plus en plus naturels : Woody c’est bio !

question dit: 25 mai 2016 à 6 h 43 min

traiter, comme le fait le 23 mai 2016 à 4 h 32 min ,Ken Loach de « cafard antisémite » ça passe donc?

emile dit: 25 mai 2016 à 6 h 54 min

Pour avoir l’impression d’exister, le binaire de pqfhaine veut faire manger sa m, il ne lui suffit pas de s’en gaver

roro dit: 25 mai 2016 à 7 h 24 min

Le pauvre jc-le-binaire n’a de cesse d’étaler sa bêtise au grand jour. Taxer d’antisémitisme le boycott des produits israéliens est aussi ridicule que ce boycott lui-même.

Marianne dit: 25 mai 2016 à 9 h 28 min

Roro, merci d’apporter votre bon sens.
@6.4&/@6.43,que font des gens comme vous contre le FHaine? cafter les cancres qui disent des bêtises pendant que la maîtresse a le dos tourné passe donc? Méthodes de petits stals rapporteurs.
Bravo Anne-Lise Roux pour votre article sur le grand KEN LOACH. Vos chroniques dépassent de loin la critique cinématographique. La Palme KL est un signe d’alerte lancé envers U.E. L’extrême droite a failli gagner en Autriche. En Autriche !! Que les écolos cache-misère pour se réfugier! L’écologie ne devrait pas servir à ça, faire rempart mais faire partie intégrante du PROJET comme élément d’avenir. L’abandon de la politique allié à la dégradation économique et la fuite des valeurs fait pencher vers les populismes et les extrêmes. Voyez les gens dans la rue en FRANCE. La mendicité augmente, les chômeurs, les ménages endettés, les jeunes sans boulot. Pas parce qu’ils sont feignants. regardez les gens dans la rue, il y a des réfugiés dans mon quartier boulevard Diderot qui dorment sur le trottoir, avec des enfants en bas-âge. Panne idéologique de l’Europe, c’est une Européenne convaincue qui vous le dit! Où est l’Europe de la solidarité, de la construction? C’est ça sur quoi LOACH alerte. On ne se serre plus les coudes, on ne construit plus. Chacun pour soi. C’est ça que dénonce le grand Ken Loach. Pareil avec Poutine. Qui se souvient de la Tchétchénie, de l’Afghanistan? Ce n’est pas la guerre froide qui empêchera la violence et les injustices de s’étendrent. Les Européens ne s’occupent de politique hors frontière, ni même de politique dans leur propre pays que quand elle vient taper à la porte du Bataclan ou de Charlie! Les gens en ont marre et oublient tout à mesure. Comment voulez-vous que ça fonctionne? KEN LOACH malgré les maladresses idéologiques a le mérite de regarder la politique en face,de proposer une vue qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui tente un REGARD.

roro dit: 25 mai 2016 à 13 h 47 min

 » cafter les cancres qui disent des bêtises pendant que la maîtresse a le dos tourné passe donc? Méthodes de petits stals rapporteurs. »

« cafter »! « maîtresse »! »stal » ! Trop drôle pauvre petite ribouldingue ! la maîtresse vous a appris aussi que critiquer les insultes et propos fhaineux est très mal ??!!!

roro dit: 25 mai 2016 à 14 h 04 min

votre indulgence pour les propos fhaineux exhibés dans le premier commentaire est étonnante et contraste avec votre propre commentaire du film

JC..... dit: 25 mai 2016 à 14 h 16 min

Résumons : Ken Loach est un idiot utile du marxisme pitoyablement avarié. Le coeur à gauche et la carte Visa dans la poche du tuxedo…

Iv le terrible dit: 25 mai 2016 à 14 h 52 min

Annelise ne vous faites pas avoir, Rolando, Roro, ROOOO, tout ça c’est la même farine, JC le pq qui joue à faire ch., à roro.ter sa bière pour emm.le monde. Toujours la même rengaine de frustré qui fait semblant de débattre et fout sa triste petite m.rdouille d’andouille

la vérité si j'mens dit: 25 mai 2016 à 16 h 27 min

Annelise
bon courage avec jcle fhaineux lv le terrible ribouldingue moralisateurs frustrés et aigris

JB dit: 25 mai 2016 à 19 h 48 min

« Elle » de Paul Verhoeven avec Isabelle Huppert, d’après le roman de Philippe Djian, « Oh… »

Quel ennui !
Que faisait ce film dans la sélection officielle du festival de Cannes ?

JC..... dit: 26 mai 2016 à 6 h 13 min

Bien qu’haltérophile manchot, vous savez que je suis un aristocrate raffiné et courtois, Annelise.

Un mot de vous, et je disparais.

emile dit: 26 mai 2016 à 9 h 15 min

Philémon dit: 25 mai 2016 à 19 h 45 min
« Il suffit de l’ignorer. »

ses appels à la haine (délit, sanctionné par la loi)et insultes aussi?

Vébé dit: 26 mai 2016 à 10 h 50 min

Jibé (« Baroz »?)j’ai aimé votre description du Woody! Très juste. un film de pure nostalgie dorée, sucré, agréable si on n’en demande pas plus.

Le Verhoeven ne m’a pas plu du tout. A moins de beaucoup aimer Isabelle Huppert, ce qui est mon cas, le film m’a paru tape à l’oeil, jouant sur le malsain froid reposant sur les épaules d’i.H; à part ça très convenu .

Erikstein quelle vision noire et comique de la remise des prix! C’est tout à fait ça. Un sentiment d’entre-soi pénible qui confine au fin de race. Dolan au moins bouscule ça.J’avais adoré mummy. Hélas sa « prestation » sonnait très faux et presqu’enfantine/démagogique.

Lea Seydoux a ajouté le ridicule à l’hystérie du jeune homme en expliquant qu’elle avait eu à se battre! Avez-vous aimé le film Anne-lise? Pourquoi avoir renoncé à l’interview de la famille?

@Philémon : je partage vos vues. Je lis Passou sur RDL mais n’y interviens pas, moins découragée par JC que des furies h ou f qui radotent,se jettent dans des duels sordides(je ne parle pas des lola, DHH,..) J’admire Rose qui n’est pas l’agresseur de tenir son cap sous la bave.

Emile vous vous plaignez mais n’ajoutez rien de constructif.pourquoi?

@Marianne .dans mon quartier aussi, je remarque des gens en diffcultés que je ne voyais pas avant. J’ignore s’il s’agit de réfugiés (sans doute?)Le tourment est à nos portes. Déjà que je trouvais qu’il fallait le voir avant, maintenant ne plus le voir est inexcusable .(CQFD, pourquoi le WA parait d’un coup bien « léger »?)

roro dit: 26 mai 2016 à 11 h 12 min

« Le tourment est à nos portes. »

ils meurent dans la rue,sur les places dans les coins, seuls, ou avec femmes et enfants dont des bébés. Appelé par des passants le 115 a répondu qu’ »ils » connaissent le numéro et l’appellent quand ils en ont besoin, le reste du temps veulent retourner au centre-ville (pour faire la manche)

roro dit: 26 mai 2016 à 11 h 19 min

« des furies h ou f qui radotent,se jettent dans des duels sordides »

…au lieu de dominer la situation à l’instar des esprits supérieurs, qui trouvent normal de voir s’afficher les appels à la haine, raciale notamment, de nazes des blogs

Annelise dit: 26 mai 2016 à 11 h 47 min

Roro « qui trouvent normal de voir s’afficher sur le blog les appels à la haine raciale », là je suis occupée mais si vous parlez pour moi, ça suffit, vous déraillez completement, qui plus est à contresens !

Vébé dit: 26 mai 2016 à 12 h 01 min

anne-Lise excusez-moi ! Je ne suggérez pas du tout que vous étiez complaisante envers les propos haineux. Ni que vous vous placiez en personnage hautain et supérieur donneur de leçons!

Je suis désolée que Roro l’entende comme ça. c’est tout le contraire. Je trouve au contraire que vous avez une façon de l’affronter pleine de mordant et de fermeté, mais avec de la bonté aussi au lieu de vous mettre en surplomb ou de traîner dans la boue.

Je vous prie de m’excuser si mes propos ont été mal interprétés. Je ne disais pas ça.

Vébé dit: 26 mai 2016 à 12 h 04 min

Je vous trouve très féminine et combative au lieu d’être dans la vulgarité facile. Vous ne pliez pas et en même temps vous êtes drôle! C’esty très courageux. Bien à vous.

Roca dit: 26 mai 2016 à 13 h 24 min

A.li-Roux est la seule que j’ai vu lui botter le train si j’ose dire de face Roro;elle est là, toute gentille toute fine toute douce et l’instant d’après, bim boum!En une seule accélération, coup droit revers à la Federer; jeu, set et match point !
Ali-R est à lire!ha ha ha. (Bin quoi elle est bonne)

roro dit: 26 mai 2016 à 16 h 37 min

Vébé Annelise
ce connard pervers de pq s’amuse par ex à traiter KL de cafard antisémite , je vois pas comment on peut le laisser continuer à s’amuser avec ses provocs de naz . Mais vous ne pouvez pas être partout

Jibé dit: 26 mai 2016 à 18 h 51 min

Je ne me suis pas déplacé à Cannes pour le festival du film, Phil. J’y suis allé retrouver la petite équipe de tournage du film documentaire de création de long métrage dont j’ai eu l’idée. Titre provisoire : « Cannes for ever ! » Un film-portrait de la ville, qui se déroule sur fond de Festival de Cannes. Dans mon film, les vedettes sont les Cannois : les stars mondiales que l’on voit monter les marches du tapis rouge n’y font que de la figuration. Galerie de portraits locaux 100% bio garantis sur fond de paysage enchanteurs : moines de Saint-Honorat, pêcheurs, revendeuses du marché Forville, serveur, dame-pipi, coiffeur, agent immobilier, Ier magistrat et député local…

Phil dit: 26 mai 2016 à 19 h 36 min

Merci Baroz, j’avais perdu le fil de votre actualité. Faites signe lorsque votre opus cannois sera visible à Paris, forme example. J’espère que vous n’avez pas interviewé F. Mitterrand.

Jibé dit: 26 mai 2016 à 19 h 44 min

Ni voix off, ni interview, Phil. Des sons, des bruits naturels, des paroles captées en direct (et parfois sollicitées), de la musique…

Annelise dit: 26 mai 2016 à 19 h 59 min

@18h51, Jibé le fait d’être un enfant du pays a dû faciliter le contact. Une caméra à la Depardon?

Jibé dit: 26 mai 2016 à 21 h 31 min

« Une caméra à la Depardon ? »

Oui, Annelise, tenue par un jeune réalisateur talentueux…

Oui, Phil, Jean Vigo est l’auteur de référence : Nice des années trente sur fond de Carnaval !

JC..... dit: 27 mai 2016 à 6 h 46 min

Hier à Nice…

Croisé à l’Aéroport de Nice, une partie de la racaille cinématographique qui, en provenance de Cannes, regagnait sa bauge : fantastique collection de têtes à claques !

Culturellement, c’est pas gagné lorsqu’on voit le nombres de cons maquillés qui se la joue bébé Kubrick ou bébé Tarkovski. Comment peut on avoir l’air aussi nul, je me le demande ?

Profitant du clavier, j’en rajoute une couche :
« Ken Loach est une racaille, un cancrelat antisémite pro-palestinien, un emmerdeur cinématographique marxiste, un bégaiement du siècle passé, toujours à dire la même chose alors que personne ne l’écoute autrement que par boboïtude ! »

JC..... dit: 27 mai 2016 à 7 h 13 min

Roro, dont nous apprécions tous les obsessions maladives tellement utiles, a publié à compte d’auteur un booklet, en 1999.

Son titre : « Ma vie. Mon œuvre »

Une couverture, deux pages blanches tristes, une quatrième de couverture sans le moindre caractère d’impression … Sinistre.

Phil dit: 27 mai 2016 à 7 h 15 min

JC, où se fiche l’antisémitisme de Loach ? est-il devenu un isalmo-gauchiste ?
je n’ai pas lu le fil à rebours, peut-être avez-vous déjà répondu. Je me souviens de l’angoisse laissée par la vision de Kes, affreuse population et langue anglaise aussi massacrée que sont ces habitants déchus. après, les histoires d’immigrés sont moins sexy, as a movie of course.
L’Angleterre est très bonne pour filmer la solitude du coureur de fond.

Annelise dit: 27 mai 2016 à 7 h 57 min

Réécritude du post de JC 6h46 revu et corrigé avant de filer :
- – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – -
Croisé à l’embarquement pour l’île, une partie de la gente cinématographique qui, en provenance de Cannes, avait fait voeu de visiter Porquerolles : fantastique collection de têtes harassées, anxieuses ! Comment ne pas les accueillir à bras ouverts, tenter de les réconforter? Si je n’avais pas eu à partir, j’aurais fait table ouverte, honoré de leur présence.

Culturellement, mon coeur saigne, lui d’ordinaire si jaloux de la beauté des environs de Hyères, le voilà compatissant devant ces bébés Kubrick ou bébés Tarkovski. Comment peut on avoir l’air aussi fragile, je me le demande ?

Profitant d’avoir pédalé un bon coup à une borne, sur un vélo fournisseur de réseau, j’en rajoute une couche :
« Ken Loach tient un propos généreux, personne ne le nie et surtout pas moi qui vénère littéralement ses premiers films, mais ses prises de position parallèles sans rapport avec le cinéma ont fini par me heurter, le calvaire administratif de Daniel Blake me touche au plus profond comme illustration des embûches semées sur le chemin de pauvres gens qui n’en ont déjà pas besoin, néanmoins je suis moins convaincu par son militantisme cinématographique, manifeste du siècle passé que je trouve répétitif, mon souci, dans un monde en constante évolution géopolitique, étant que les spectateurs n’amendent pas l’oeuvre fictive ni les déclarations carrées de ce grand maître du cinéma social qu’est Ken Loach des corrections épistémologiques qui éventuellement s’imposent»
– – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – -
Roro hier 11h12 : oui, des drames humains, sanitaires, juste sous nos yeux et ailleurs. Comment les soulager, être concrets? Un frère médecin urgentiste de formation, lui se démène pour les clochards, les réfugiés, les gens sous les tentes, les Tsiganes, Roms, Gitans que nul ne veut s’embêter à soigner parce qu’il faut parfois aller patauger dans le camp… et il n’est pas le seul heureusement !

Vébé hier, renoncé à l’interview de la famille de JLLagarce, auteur de la pièce qui a inspiré Xavier Dolan pour ne pas donner dans le tourisme. Je pensais à Edouard Louis, la polémique des parents qui ont mal pris son livre, les plaintes, le foin de part et d’autre qui en a découlé, débordant à mes yeux la sphère littéraire qui m’intéresse. J’entendais cette femme me parler de ses oncle et tantes (Vincent Cassel, Marion Cotillard et Léa Seydoux dans le film), de l’incompréhension qu’elle percevait de leur part, enfant : de la colère peut-être, mais aussi leur angoisse devant celui qu’incarne Gaspard Ulliel à l’écran, dont ils peinaient à percevoir le motif et les envies, les rêves.Louis dit à un moment donné au téléphone en parlant de sa famille : « j’ai peur d’eux ». Ils avaient peur de lui en retour. Beaucoup d’incommunicabilité. Une itw de l’oncle n’était pas une bonne idée, aurait déplacé le champ sur lequel je souhaite que le film soit vu.
Quant à Léa Seydoux… possible que nous retrouvions matière à conversation sur elle dans le prochain billet! On la voit beaucoup, autant mettre cela sur le tapis.

Annelise dit: 27 mai 2016 à 8 h 04 min

Phil, si vous commencez à dégainer Tony Richardson, vous allez réussir à m’apprivoiser d’un seul coup ! J’ai couru un marathon il y a quelques mois, c’est de tradition et ma Page FB était entièrement consacrée au film.
Le Frears de « My beautiful » & « Sammie et Rosie » excellent aussi. A plus tard.

Annelise dit: 27 mai 2016 à 8 h 09 min

…sûrement plus Colin Smith que du genre à suivre le bon parcours balisé aiguillée à la baguette. Et Courtenay !Déjà si beau en Antipov chez « Jivago ».

JC..... dit: 27 mai 2016 à 8 h 14 min

Il faut de tout dans un monde chaotique :
- des humanitaires qui aident les défavorisés,
- d’autres qui s’en foutent.

De passage rapide sur cette Terre ingrate, je suis fier d’appartenir à cette seconde catégorie.

Je ne me sens pas personnellement concerné par le destin des autres humains éloignés de ma faible carcasse peu durable ! Position raisonnable mais inavouable à Saint-Germain des Près !….

Phil dit: 27 mai 2016 à 8 h 23 min

hyperlinkée Annelise, j’irai consulter votre page facebookée. On reconnait le film anglais de qualité au besoin d’en causer au fond d’un bon chesterfield.

Annelise dit: 27 mai 2016 à 8 h 25 min

Quel Saint Germain des prés? J’ai grandi dans un village de 359 âmes, une seule classe de la petite maternelle jusqu’à des grands qui ne savaient pas exactement leur âge (entre quatorze et dix-sept ans) et préparaient le certificat d’études. En Sicile non plus ce n’est pas StGdP. Le germanopratisme a bon dos aussi parfois ! A bientôt, cette fois

Annelise dit: 27 mai 2016 à 8 h 27 min

Ahaha ! Phil, mon Dieu, si vous saviez : sans mon super webmaster d’une folle amabilité pour me tenir la main, je ne sais pas toujours envoyer un mail par moi-même. Mais le film de TR, tellement marquant. Bonne journée à vous

Jibé dit: 27 mai 2016 à 9 h 42 min

Vu « Ma Loute » de Bruno Dumont. Un cinéaste et un film roboratifs sur lesquels vous avez excellemment tout dit, Annelise. Chez lui, l’esthétique transcende le social. L’image, le son sont aussi importants que le sens. On pense, certes à Laurel et Hardy, mais aussi au Visconti de La Mort à Venise, au Pasolini de Théorème (Valeria Bruno-Tedeschi s’élevant dans les airs comme Laura Betti) ou encore au Fasbinder-Genet de Querelle de Brest !
Un peu too much ? Mais on en redemande pourtant, la preuve, vous l’avez déjà vu deux fois…
Dumont finira bien par avoir la palme !

Jibé dit: 27 mai 2016 à 10 h 03 min

Troublant de voir aussi comment, magnifié par la caméra de Bruno Dument, Brandon Lavieville, malgré ses dents gâtées, ses boutons purulents et ses oreilles décollées en devient… beau !
C’est tout le sens du travail du cinéaste, qui, partant du laid, du caricatural et du grotesque, parvient à du grand art.

Jibé dit: 27 mai 2016 à 10 h 06 min

Annelise, pour le Almodovar ou le Jodie Foster de la sélection cannoise, peut-on s’en passer ou y a t-il quelque chose à glaner ?

Phil dit: 27 mai 2016 à 10 h 24 min

Dear baroz, les mâles dans le film de la belle et gutturale Jodie Foster sont tous des crétins.
C’est, paraît-il, le signe d’un film féministe.

Jibé dit: 27 mai 2016 à 10 h 28 min

Tant que cette peau de vache de Thierry Frémaux sera aux commandes (il m’a interdit de caméra à l’occasion de sa présentation des diverses sélections du Festival à le Licorne, où nous filmions les cinéphiles locaux), il semble qu’Almodovar n’aura jamais la Palme d’or ?

Phil dit: 27 mai 2016 à 10 h 34 min

lesbien ou féministe..oui Baroz, c’est un glissement de terrain sémantique. une variante du « syndrome Léa Seydoux » sans doute.

Phil dit: 27 mai 2016 à 11 h 04 min

ça dépend, baroz. vous avez des tuyaux sur la bio de Annelise ?
Pour rappel, le syndrome Léa Seydoux: non, je ne dois rien à papa, my talent is pur jus exclusivily. thank you very much for the question, goodbye.

Annelise dit: 27 mai 2016 à 11 h 15 min

Pierre arrive à cartonner avec un billet sur Flaubert et Virginia Woolf (que j’aime tant conjointement, ainsi que Jane Austen), en voilà une prouesse! Pas une question de score mais de contenu. Parfois cela marche hélas à l’inverse proportionnelle. Bravo pour votre chronique de « Ma Loute », Jibé. Léa Seydoux? Nous serons justement dans cette veine au prochain billet. Je n’en dis pas plus mais vous y attends.

JB dit: 27 mai 2016 à 11 h 20 min

Annelise est inattaquable, Phil. Elle doit tout à son seul talent.
Mais faisons crédit à Léa Seydoux. Souvenez-vous d’Isabelle Huppert, quand elle couchait avec Toscan du Plantier et ravissait le rôle de La dame aux camélias à Isabelle Adjani !

Jibé dit: 27 mai 2016 à 11 h 26 min

« Parfois cela marche hélas à l’inverse proportionnelle. »

Oui, Annelise, c’est le cas de Patrick Scemama, qui fait un travail remarquable à la RDA et n’a pas les commentaires qu’il mérite, malgré tous les efforts de JC…

christiane dit: 27 mai 2016 à 11 h 29 min

Chers amis que j’aime lire.
Pour une fois je ne suis pas d’accord avec deux d’entre vous.
J’ai vu « Elle » de Paul Verhoeven et j’ai apprécié. Si vous le pouvez lisez l’excellente critique de Louis Guichard sur Télérama. Ce sont les décalages entre les réactions de Michèle / Isabelle Huppert (tellement ambiguë, délicieusement amorale tellement solide / tellement fragile) qui sont surprenantes. Jamais là où on l’attend. Mystère du personnage du début à la fin, de l’enfance et du rapport au père à sa complexité de femme. Je n’ai pas lu le roman de P.Dijan qui a inspiré ce film. Les rapports de l’agresseur et de l’agressée sont de plus en plus sidérants. Quel suspense, quelle opacité, quel remue-méninges dans les sentiments des spectateurs ! J’ai aussi pensé à Chabrol et à Hitchcock. Tous les acteurs sont formidables. Isabelle Huppert bien sûr mais aussi Laurent Lafitte, l’homme aux deux visages… Judith Magre, impayable dans ce rôle d’amoureuse un peu fanée, Charles Berling, Virginie Effira ( la catho décalée dont la dernière réplique lors du déménagement est inattendue).
C’est un film époustouflant.
Ah, j’aimerais, un jour, lire Anne-lise sur son analyse et du film et du jeu des acteurs.
Bonne journée à tous. Vous êtes passionnants.

Annelise dit: 27 mai 2016 à 11 h 31 min

J’ai chroniqué en temps réel « Money monster » sur ma page FB dédiée à RdC. Un mélange bien approximatif de « Slumdog millionnaire », de la prise d’otages de l’école maternelle de Neuilly par Human Bomb/Éric Smidt qui fut dégommé en 1993 et de « La Mort en direct » de l’extra Tavernier, avec Romy and the best Harvey Keitel… Clooney et Julia Roberts font ce qu’ils peuvent mais…. Je suis néanmoins tellement admirative généralement de Jodie Foster que je ne peux me résoudre à descendre le film tout à fait… Actrice, productrice. Quelle femme intelligente! En jupon fichant la pâtée aux cartes à Mel Gibson dans « Maverick », la jeune de « Taxi Driver » et bien sûr, la Clarice du « Silence des Agneaux » qui tient en respect Hannibal grâce à son doute, sa fragilité. Après cela comment voulez-vous que je lui tape dessus? Je suis plutôt en attente du prochain.

Phil dit: 27 mai 2016 à 11 h 32 min

sapré Baroz, comme vous y allez. Toscan s’est écroulé à Berlin au bar du marriot sur la place marlene dietrich. what else. Chabrol a failli être aplati. une belle fin pour ceux qui n’ont pas suivi les débuts.

Annelise dit: 27 mai 2016 à 11 h 38 min

Jibé pour Patrick Scemama c’est bien vrai! Il travaille aussi toujours pour l’Opéra de Paris? Je le lis très souvent et ne commente pas, uniquement car je suis toujours en flux tendu question temps, sinon… Et les billets de Catherine S en archi. Ceux de Joseph K sur le jazz, étant une enfant du rock, moins souvent …mais ça m’intéresse, je voudrais essayer de m’y mettre.

JC..... dit: 27 mai 2016 à 12 h 54 min

Le malheureux Scemama a ce qu’il mérite !

Celui, même honnête, qui ne tolère pas une opposition dégueulasse -et l’opposition est TOUJOURS dégueulasse pour le majoritaire autoritaire- et bien… mais… qu’il aille se faire enfiler par les hordes mongoliennes !

Il aura ce qu’il mérite.

JC..... dit: 27 mai 2016 à 12 h 57 min

Georges Kiosseff est un vrai con : jazzeux panasseiste largué, essayant de jouer le type dans le coup.

Un hasbeen … Triste !

Vébé dit: 27 mai 2016 à 14 h 00 min

Christiane 11.29 je vous lis sur RDL, savoure les chroniques de P.Assouline mais ne poste plus découragée par les violences de quelques uns.

Autant j’ai aimé Is.Huppert dans « L’avenir » de Mya Hansen-love, autant ici elle m’a semblée rigidifiée; je ne sais comment vous l’exprimer : une caricature d’elle-même, utilisée par un Paul Verhoeven sans grande inspiration.

Et l’intervention d’Olivier assayas lors de la cérémonie à mes yeux, pire que celle du jeune Dolan. Erikstein vous n’en avez pas parlé ou en bien si je ne me trompe? Je l’ai trouvé maniéré. Un cinéma de festival qui parle aux festivaliers snobs uniquement.

Pas ma tasse de thé.

parenthèse dit: 27 mai 2016 à 15 h 06 min

Le pq n’est qu’un naze , frustré esseulé qui croit moderne (intelligent) d’en rester au stade reptilien pour attirer l’attention sur sa minable carcasse

christiane dit: 27 mai 2016 à 17 h 13 min

Vébè,
Isabelle Huppert a vraiment une place singulière dans le cinéma et le théâtre, en France. Elle prend d’énormes risques dans chacun de ses rôles. J’ai eu besoin de temps pour aimer son jeu impeccable d’actrice, dans des rôles toujours ambigus où perversion et innocence alternent, où cruauté et humour balancent à l’amble. Elle ne cherche pas à plaire ni à sauver ses personnages. Autour d’elle de fameux acteurs. Dans ce film Judith Magre, Laurent Lafitte et Virginie Efira sont excellents et surprenants dans ces rôles inhabituels.
Et enfin, le viol des femmes est un terrible fléau pour, ici ou ailleurs. Celui-ci est abordé d’une très étrange façon…
Je ne me suis pas ennuyée, j’étais oppressée et étonnée car les décalages entre les scènes brutales et noires et celles légères, amusantes, incongrues ne me laissaient jamais dans le même état d’esprit.
Quant à la RDL et ses vagues de violence dans les commentaires, c’est un peu, l’effet des passions, des disparitions d’interdits, de tabous, dans ces échanges qui suivent les si intéressants billets de Pierre Assouline. Ces deux derniers, comme le souligne Marianne, ont été suivis d’intéressants débats. Soudain, sans préavis ça basculera dans la folie d’invectives…
« Toutes les idées ont une part égale, elles peuvent toutes être énoncées. Les plus infimes.
Les plus insensées. Ne pas craindre le détour par le détail, la banalité et l’anodin. Voyages où se disent le diurne et le nocturne de l’âme, l’avouable et l’inavouable de ses passions. Le droit de dire des bêtises. »
(Ouaknin, Zeugma)

Miss Tigris dit: 27 mai 2016 à 17 h 32 min

supporter les agressions quotidiennes de JC ?, Christiane, très peu pour moi, très peu pour nous, la place des ordures est dans la poubelle, pas ici ou ailleurs

JC..... dit: 27 mai 2016 à 17 h 38 min

Un seul cinglé à plusieurs pseudo et la soirée s’annonce somptueuse dans le nid numérique d’Annelise ! Gaudeamus …

marie-dominique dit: 27 mai 2016 à 19 h 08 min

Ah, j’aimerais, un jour, lire Anne-lise sur son analyse et du film et du jeu des acteurs.

Aux langues de vipères la bêtise vient naturellement

christiane dit: 28 mai 2016 à 7 h 11 min

Vébé,
votre deuxième remarque sur le festival et les prestations des uns et des autres ( » Un cinéma de festival qui parle aux festivaliers snobs uniquement. ») me fait sourire.
La grande distribution des prix me rappelle les cérémonies de mon enfance. Nombreux et beaux livres enrubannés pour les « premiers », livres moyens et sans ruban pour les suivants et parfois rien pour les « cancres ». Mais c’était la fête, aussi injuste soit-elle, et symboliquement la fin de l’année scolaire. Il y avait aussi des excentricités, des danses maladroites et costumées sur la scène des préaux qui sentaient encore la gym et la cantine. Bref, souvenirs, souvenirs.
Cannes est aussi un rite. Le cinéma, peu à peu y fait place au défilé de stars, aux paparazzi. Une façon de rêver pour une semaine… loin des angoisses dues aux tremblements sociaux.
Des acteurs et professionnels du cinéma, que l’on croyait loin des émotions d’élèves primés, fondent devant le micro et les ovations. Bon… c’est ainsi…
Ce qui ne se voit pas, c’est l’impact de ces prix sur le financement des films futurs. L’argent, toujours…
Mon rendez-vous, loin de ce rite, se fera dans une salle obscure au moment où l’écran s’illumine et où j’embarque pour une aventure que seul le cinéma peut offrir. C’est un abandon, une jouissance sans pareille. De plus n’ayant pas à écrire sur ces films, je peux les garder longtemps en moi, les savourer, y repenser, les revoir (pour mes préférés) ou au cinéma ou à la télé pour mieux comprendre une construction, un dialogue ou savourer loin de l’histoire « l’écriture » du film. C’est un art merveilleux.
Quant aux acteurs, aux cinéastes, loin des caméras ils ont une vie, parfois plus difficiles que la nôtre car leur vie est double : d’un côté ces rôles, ces vies imaginaires, de l’autre… la vie quotidienne. Tous ne roulent pas sur l’or et je regarde avec attention des courts-métrages et des entretiens où les presque ignorés s’expriment.
Anne-lise a une façon très intéressante d’évoquer, d’analyser films et êtres de cinéma. Ce n’est pas une courtisane. Elle a du métier, une plume. C’est nerveux, sans concession, cultivé et modeste. De la belle ouvrage.

JC..... dit: 28 mai 2016 à 8 h 04 min

D’accord avec toi, Christiane, on ne peut qu’aimer Annelise, et l’admirer, ce qui est plus grave.

JC..... dit: 28 mai 2016 à 9 h 53 min

Vous venez de descendre de votre piédestal Annelise ! De la 1000ème marche à la 999ème …

Car « travailler » sans être payé en retour de bonne monnaie ! Pourquoi travailler dans de telles conditions d’exploitation capitaliste ?….

JC..... dit: 28 mai 2016 à 10 h 09 min

Les femmes, étant des membres du Second Sexe, faible, doivent être admirées avec modération par les Hommes du Premier …

J’enrage d’admirer Annelise sans modération ! Serais-je traitre à la cause masculine ?… L’angoisse m’étreint.

christiane dit: 28 mai 2016 à 10 h 50 min

Intéressant, JC, votre interrogation sur « l’admiration ». Oui, ça gratte parfois d’éprouver et d’exprimer ce sentiment ! L’admiration est comme la lumière à l’ombre, l’inverse du dénigrement. Ce n’est pas une approbation béate, ni un manque de lucidité, ou un aveuglement, ou une adulation. (c’est proche parfois de la jalousie car il faut consentir à la reconnaissance d’une supériorité en comparaison de ses propres capacités -ici, de l’analyse des films choisis, de la culture cinématographique et du style écrire ces critiques).
Les billets se succédant, quelque chose de particulier, pointé par les uns et les autres lui donne justification.
Par contre, je crois qu’il faut continuer à être soi. On peut, dans l’espace-commentaires, tout en admirant les billets d’Anne lise, se lancer, avec nos mots différents, notre culture cinématographique – souvent plus incertaine, écrire ce qu’on ressent d’un film, du jeu d’un acteur, du travail d’un cinéaste, de la qualité esthétique d’un long ou d’un court-métrage. Certains commentaires sont brillants et vraiment intéressants.
C’est cela qui rend ce blog si vivant : l’échange entre les uns et les autres (intégrant l’hôtesse des lieux) après la lecture attendue de ces billets passionnants.

Annelise dit: 28 mai 2016 à 12 h 01 min

Un peu, que je souhaite que vous continuiez à être vous-même, n’hésitiez pas à vous lancer pour exprimer en vos mots ce que vous pensez des films ou alentour… Jankélévitch était très drôle lorsqu’il évoquait ce que représentait pour lui un échange stimulant. Rien à voir avec le concours du plus gros mangeur de hamburgers (ou de tartes aux myrtilles : on sait comment ça finit si l’on garde en tête ce film mineur, mais amusant de Rob Reiner avec un certain petit River Phoenix surdoué & autres Kiefer Sutherland, avant ses « 24heures chrono occupé à tirer dans la rotule des terroristes » en Jack Bauer) N.B. Rien à voir avec « Fritz Bauer » de Lars Kraume, largement recommandé par mes soins lors de sa sortie via un billet FB

christiane dit: 28 mai 2016 à 14 h 23 min

Jankélévitch… Et comment évoquait-il « un échange stimulant » ?
Il y a un humour irrésistible dans ses livres jusqu’à dans le titre qu’il leur choisit « Quelque part dans l’inachevé » « Le je-ne-sais-quoi et le presque rien ! ».
(Il y a aussi un gros orage sur Paris : c’est magnifique ! Les toits en zinc en sont tout balayés de vagues de pluie et les gouttières débordent. Et le tonnerre… Le premier de l’année…)

A propos de ce film de Ken Loach, du cinéma et des philosophes, je me demandais en quoi il se distingue de l’expérience vécue ? En quoi il serait plus réaliste que « Julieta » ou Michèle de « Elle » ou des amoureux de « Café-Society » ou des Corleone des « Parrain » ou de cette famille de paysans des « Raisins de la colère » partant vers la Californie ou de ce maître-nageur et de ce migrant de « Welcome » ou de « Zazie » dans le métro ?
A ceux qui demandaient si l’homme et le femme de L’année dernière à Marienbad s’étaient vraiment rencontrés et aimés… l’année d’avant, Robbe-grillet répondait, que de telles questions n’ont aucun sens car « cet homme et cette femme commencent à exister seulement lorsqu’ils apparaissent sur l’écran pour la première fois ; auparavant, ils ne sont rien ; et, une fois la projection terminée, ils ne sont plus rien de nouveau. Leur existence ne dure que ce que dure le film« (Pour un nouveau roman, éd. de Minuit, p.131).
Et revoilà « l’irréversible » cher à Jankélévitch !
Moi, je suis plutôt comme Emma Bovary… Ces êtres de fiction du cinéma ou de la littérature (ou du théâtre) entrent dans ma vie le temps d’un film ou d’un livre ou d’une représentation et… y restent, à l’égal de mes proches et des rencontres du quotidien.

Phil dit: 28 mai 2016 à 14 h 58 min

vous avez recommandé « Fritz Bauer, un héros allemandé, Annelise ? film intéressant, certes, documentaire, mais pas du très fin cinéma, en particuler pour cette gaytitude inventée de toutes pièces.
L’histoire allemande de la période nazie revue par les scénaristes de « Plus belle la vie ».
Nos amis allemands ont encore besoin de temps pour sortir du cinéma nazioïde de qualité, genre « Mephisto » de Szabo.

Annelise dit: 28 mai 2016 à 15 h 16 min

@14h58 pas faux, Phil, mais oui, je l’ai recommandé pour d’autres raisons. En revanche, dans le train un jeune compositeur de bande-son(impro totale, immersion en temps réel dans les images m’expliquait-il, je me demandais comment on pouvait réussir ça) m’a parlé d’un film que j’ai loupé (est-il sorti?) : après le best-seller de Timur Vermes, l’adaptation de « Il est de retour ». Hitler réapparu dans Berlin en 2014. Pas le temps en ce moment, mais ça m’a beaucoup intriguée, je voudrais voir ça. Cela vous dit quelque chose?

au panama dit: 28 mai 2016 à 15 h 41 min

« J’ai vu Julietta, hier, »

c pas un peu lourdingue? ses deux ou trois premiers films avaient de l’humour, ensuite c’est pouf pouf sortez les mouchoirs

au panama dit: 28 mai 2016 à 15 h 44 min

« cette gaytitude inventée de toutes pièces. »
Les nazis n’étaient pas gays?

 » la période nazie revue par les scénaristes de « Plus belle la vie ». »
Anachronisme…

au panama dit: 28 mai 2016 à 15 h 51 min

« cette gaytitude inventée  »

Culte de la virilité corps virils amitié virile force virile chefs virils
groupes virils

« J’enrage d’admirer Annelise sans modération »
vous forcez pas non plus

Phil dit: 28 mai 2016 à 16 h 49 min

Anne-Lise,  » er ist wieder da » il (Adolf) est revenu…oui, une fiction qui plait autant à nos amis allemands que le film de Bauer primé chez eux hier. Mais c’est une fiction, étayée certes par des déclarations impensables de ce côté ci du Rhin, mais bon, ndu cinema à s’faire peur. Tandis que Bauer s’inspire de faits, un peu distordus, est- ce l’influence du co- scenariste français Olivier Guez ?

Panama, gare aux raccourcis, le culte de la virilité n’est pas celui

Mimi Pincemoi dit: 28 mai 2016 à 17 h 08 min

En plus des vociférations du JC va falloir se taper les citations de sa copine, on n’en sort pas

ça n'a aucune importance dit: 29 mai 2016 à 9 h 50 min

le rororo du 28 mai 2016 à 20 h 03 min n’est pas le rororo 23 mai 2016 à 14 h 25 min.

ça n'a aucune importance dit: 29 mai 2016 à 9 h 52 min

bref : usurpation par le rororo du 28 mai 2016 à 20 h 03 min, qui n’avait rien de mieux à foutre

Annelise dit: 29 mai 2016 à 10 h 26 min

Cela n’a aucune importance : la modération est alertée et se chargera ( pas toujours à la seconde, mais elle s’en occupe) d’écarter les usurpateurs. Lui ai demandé l’éviction du faux. Roro a droit à être seul détenteur de ses propos.

JB dit: 29 mai 2016 à 11 h 16 min

Vu Nice Guys, léger et noir à souhait. De fait, cette saison cannoise semble être un petit cru. Est-ce pour mieux faire rejaillir l’éclat de la sélection et des festivités du 70e anniversaire de l’année prochaine ?

JC..... dit: 29 mai 2016 à 12 h 50 min

 » je donnerais cher, que dis-je, ma peau, mes os, mon coeur, ma rate et mon foie pour qu’il me fasse goûter ses fabuleux rôtis ! je vendrai ma maison s’il le faut »

Annelise dit: 29 mai 2016 à 13 h 03 min

Il peut m’arriver d’être taquine, oui, hélas j’ai si peu de temps à être moi-même aux fourneaux de ce côté là… Sans rancune !

soyons pas mesquns dit: 29 mai 2016 à 14 h 58 min

JC….. dit: 29 mai 2016 à 12 h 50 min
» je donnerais cher, que dis-je, ma peau, mes os, mon coeur, ma rate et mon foie pour qu’il me fasse goûter ses fabuleux rôtis ! je vendrai ma maison s’il le faut »

Pour cette fois il vous suffira d’accueilir quelques dizaines migrants arrivant par mer

en passant dit: 30 mai 2016 à 6 h 44 min

JC….. dit: 30 mai 2016 à 4 h 51 min
« Accueillir des migrants… quelle idiotie politique ! »

va donc te faire à baizié

JC..... dit: 30 mai 2016 à 7 h 29 min

En passant, mon brave glandu brandouilleur braillard, la solution politique de ces pays ne se trouve pas en Europe, c’est sur place au Moyen Orient, en Afrique, que la solution se trouve chez eux.

Pas en Europe, où ces populations n’ont pas leur place « en masse », économiquement, culturellement, intellectuellement.

Non à cette épuration technique au pays natal, conduite par des crapules locales….

Jibé dit: 30 mai 2016 à 12 h 36 min

« Ay caramba ! »

D’autant plus que pour Almodovar, comme pour Woody Allen, Jacques Chesney vous attend au tournant, Annelise !

radioscopie dit: 30 mai 2016 à 13 h 28 min

« ¡Ay, caramba! » serait-il un indice ? En el caso, de sorpresa agradable, positiva. On verra demain.

JC..... dit: 30 mai 2016 à 14 h 01 min

J’ai décidé de demander la main d’Annelise !!!

Mon fauteuil roulant, mes domestiques et moi-même nous vivons seuls. A 92 ans, le temps m’est compté. Je sais comment la rendre heureuse : UBS.

Si elle n’accepte pas, je l’enlève avec la complicité des services intérieurs.

éric dit: 30 mai 2016 à 14 h 05 min

adolf le taré de de pq prend son nombri pour le monde, l’Histoire , l’actu
Quant à Almodovar encore et toujours dans les jupes de su/la mama (ça rime avec pa nama)…

éric dit: 30 mai 2016 à 14 h 10 min

avec un ‘l’, je sais, c’était exprès comme vous êtes si proche du peup’ de la nièce de la fille de son père

Bonnard dit: 30 mai 2016 à 15 h 07 min

Almo demain? Chouette, Annelise ! Merci pour vos chroniques pleines de pep’s et de fantaisie. elles n’ennuient jamais. Tour de force que de réussir à intéresser, à regrouper avec un travail si fin et exigeant. « Eric » n’est pas « Ericksen » ? celui qu’on lit sous ce nom a plus d’allure. 14.10 a l’air bête, on ne comprend rien aux petites allusions qu’il glisse. Typique des paranos bornés fachos. Vous devriez l’exclure.(Ou »JC » s’amuse ?)

éric dit: 30 mai 2016 à 15 h 23 min

non eriksen est un autre
perso j e prends n’importe quel pseudo et en change au hasard et jcle fhaine est un connard tout le monde sait ça

rororo dit: 30 mai 2016 à 15 h 36 min

rororo dit: 29 mai 2016 à 9 h 50 min
le rororo du 28 mai 2016 à 20 h 03 min éructé par rororo n’est pas le rororo 23 mai 2016 à 14 h 25 min pourtant encore de rororo.

poids plumes dit: 30 mai 2016 à 20 h 37 min

on jauge le fan de Zlatan à sa rigidité psychique, incapable de la moindre dérive mais impeccable pour exercer ses funestes talents jusque dans les fjords de Scandinavie ; je ne vous félicite pas tarzan

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>