de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Les Apaches corses sortent de leur réserve

Par Sophie Avon

C’est un film de territoire dont le nom renvoie aux grands espaces et à la haute plaine. « Les apaches » est le premier long-métrage de Thierry de Peretti, qui en une heure 22, raconte le destin de quatre jeunes gens : Aziz, François-Jo, Hamza et Jo. Ils vivent en Corse du sud, dans un paradis dont on pressent immédiatement qu’il n’est pas loin de l’enfer. C’est l’été, la nuit. Ils se retrouvent dans une villa de luxe qu’Aziz connaît car son père en a la charge, en l’absence des propriétaires. On sent que cela va déraper mais on ne sait pas quand ni comment. En revanche on comprend vite pourquoi, avant même le déploiement fatal du drame puisqu’ici comme ailleurs – et peut être plus ici qu’ailleurs-, l’opulence des uns et la misère des autres ramène chacun à sa sauvagerie.

Sur cette île où les crimes et les règlements de compte se gèrent dans l’entre soi – « Les gendarmes ? Si tu as besoin de rien, tu les appelles… »  -,  la violence est elle- même échevelée, sans étiage ni proportion. La seule chose qui semble hiérarchiser le monde de ces jeunes hommes, c’est le territoire, encore et toujours. Il y a ceux qui viennent du Maroc, et les Corses de Corse. « Toi et moi, dit Hamza à François-Jo, on n’est pas du même côté de la barrière. » Ils sont pourtant copains, et tous dans la mouise. Sans argent, bornés, petits mâles prêts à s’entretuer plutôt qu’à assumer un pauvre larcin.

Un fait divers est à l’origine de ce film sur un meurtre, et dont la force tient à sa façon de montrer ce groupe de gamins pas très malins sans doute, rêvant comme tout un chacun d’une vie au soleil, et pris dans une logique aussi stupide que tragique. Mais Thierry de Peretti, corse d’origine, n’entend pas juger qui que ce soit. Avec beaucoup de subtilité et de puissance, il filme ces adolescents à la fois dans la complexité d’un milieu et comme des personnages. Son souci de réalisme ne l’empêche jamais d’aller vers un climat romanesque – une façon de filmer les corps, d’esquisser les caractères, de faire entendre les mots et les accents, de montrer ces jeunes gens jusque dans leur douceur, dans leurs désirs physiques aussi, prêts à être happés par la fiction, en somme,  bien qu’ils soient condamnés au fait divers. « Je ne veux pas finir dans le maquis » dit Hamza qui tout à coup, avec cette simple phrase, fait advenir quelque chose de caché et de bien plus fort que ce qu’on voit – un hors champ angoissant qui ramène aux contes effrayants de l’enfance.

Quant à la Corse, cet Eden touristique vu des coulisses, elle se révèle en brouillant la carte postale – assez conforme au fond à l’idée qu’on s’en fait depuis le continent. Si on voit la mer, c’est toujours au loin, ou lors de rares plans sur la plage, comme un décor de cinéma dans lequel Aziz et les autres n’auraient pas leur place. A eux la nuit, les supermarchés Sésame, les parkings déserts où jouer avec un caddy vide et les chantiers de construction. Pour autant, il n’y a aucun misérabilisme dans la manière dont Thierry de Peretti aborde son récit, au contraire : la petite bande ne se plaint jamais, vit sous le joug de parrains locaux et s’en tient à des espoirs étriqués. La jeunesse est leur seule viatique, et c’est à travers elle que le cinéaste capte ensemble le tragique et la désinvolture, la sensualité et la cruauté, la bêtise et la fragilité.  Sa mise en scène, d’une belle élégance, est comme un contrepoint moral à ce meurtre  dont l’absurdité résonne avec l’hédonisme à quatre sous que François-Jo énonce pour remonter le moral de Jo. « Profiter de la vie » est le seul credo d’un monde condamné au vide.

« Les Apaches » de Thierry de Peretti. Sortie le 14 août.

 

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304 Réponses pour Les Apaches corses sortent de leur réserve

pado qui repart quasiment à zéro dit: 13 août 2013 à 14 h 54 min

renato va être déçu le paragraphe « Célébrités Apaches » est vierge sur wikiki.
P’têtre qu’ils refusent de faire acteurs ou chanteurs.
Vous avez une idée renato ?

Finalement les seuls connus sont Cochise et Geronimo.
Ya pire.

pado dit: 13 août 2013 à 15 h 14 min

Faut avouer que finir dans le maquis, pour un apache, c’est pas une idée qui vient tout naturellement.
L’Arizona et le Nouveau-Mexique ne sont pas réputés pour leurs arbousiers.

Vous me direz ya les Agriates,
mais à ma connaissance on y trouve plus d’oursins que de cactus.

JC.... dit: 13 août 2013 à 15 h 18 min

Eh, mais attendez ! Y a toute la Bande à Leca, de Belleville, et Marie Casque d’Or, non ? c’est y pas des Apaches célèbres, ça ?!…

pado qui s'insurge contre les trusts dit: 13 août 2013 à 23 h 03 min

« les Apaches voyous-trafiquants-proxénétes et terreurs des bals au début ,et les « terroristes » de l’affiche rouge à la fin. »
Rdl du jour

Moi je vous dis qui ya entente.

JC.... dit: 14 août 2013 à 10 h 22 min

A l’instant, je viens de lire ça :

« les Apaches est un film qui n’a pas peur d’embrasser la nuit avec les yeux, y déposant des touches de couleurs comme autant de lucioles solitaires, aux propriétés aussi mélancoliques que luminescentes. »

Croyez-moi ou pas, à la lecture de cette critique d’Olivier Séguret, que je ne connais pas, j’ai pleuré … tant de beauté…!

u. dit: 14 août 2013 à 11 h 55 min

C’est quoi le jeu, quand on a pas vu le film?

C’est de prendre un café en imaginant un biais, qui ne soit pas complètement arbitraire.
J’en ai un, c’est un bon, qui me permet d’écrire ça en bombant le torse.

Avec l’indépendance de l’Algérie, la Corse a vu affluer des Pieds-Noirs, acheteurs de terres, ce qui a généré des tensions avec les natifs.

On n’a cessé de polémiquer sur l’origine de cette appellation étrange: pourquoi diable appeler ainsi les Français d’Algérie? Les interprétations les plus fantaisistes ont circulé (tout le monde a entendu parlé des chaussures noires des colons contre les pieds nus des arabes, etc.).

À ce jour, l’hypothèse la plus sérieuse fait intervenir les Indiens d’Amérique comme médiateurs, via … le Maroc.

C’est au début des années 1950 que de jeunes européens opposés à l’indépendance lancent des manifestations virulentes à Rabat. La presse les surnomme les Pieds-Noirs. C’est une appellation qui renvoie aux tribus Blackfoot d’Amérique.
En effet les récits de ces derniers ont été introduits alors via les westerns et bandes dessinés.
On a des témoignages de lycéens montrant que ce noms avait été adoptés pour se désigner eux-mêmes.
Cette appellation serait passé du Maroc à l’Algérie à la fin des années 1950, dans la conjoncture dramatique que l’on sait.

Voilà la chaîne, des Indiens à la Corse.
Hourrah, c’est mon pouf marocain de la semaine!

Voici le lien à un article qui m’avait intéressé:
http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=34

u. dit: 14 août 2013 à 11 h 58 min

Non.

Je n’ai pas fait une faute d’orthographe dans le but de poster une correction.

« Faire du chiffre », c’est une calomnie de JC.

Avon dit: 14 août 2013 à 12 h 46 min

C’est pas pour faire du chiffre, mais il est intéressant, le papier de Guy Pervillé sur la dénomination des Pieds noirs.

JC.... dit: 14 août 2013 à 13 h 11 min

Camarade U.
Que mon constat banal « faire du chiffre » ait un goût de calomnie pour toi, souligne ma simplicité de gestionnaire au service de la vérité, combattue par une perversité qui, curieusement chez toi, l’emporte toujours sur ton immense sagesse …

PS : pied-noir : chaussures, il me semble !

renato dit: 14 août 2013 à 13 h 15 min

Pour rassurer pado…

Les Aamsskáápipikani ou Pieds Noirs Piegan font partie de la Confédération Blackfoot connue aussi sous le nom Blackfoot People…

Une particularité curieuse des Aamsskáápipika ce sont les « femmes au cœur d’homme », ainsi dites car elle assument plusieurs des rôles sociaux des hommes, y compris chanter seules (habituellement considéré présomptueux), et utiliser un chant typiquement masculin.

Jacques Barozzi dit: 14 août 2013 à 14 h 19 min

Vous vous trompez de film, u..
Ce n’est pas les pieds noirs qui posent problème, mais les Arabes et leurs enfants, Français, qui subissent en Corse une très grande hostilité de la part de la population autochtone…

u. dit: 14 août 2013 à 15 h 09 min

Mais non, Jacques, je parle du film des années 60, qui a laissé des traces très profondes.
Les 20 000 rapatriés PN, grâce à leur savoir-faire et leur capitaux, ont pu acheter massivement des terres, faisant monter les prix et proscrivant d’anciennes pratiques corses (circulation des troupeaux).

Résultats: plasticages, engagement des frères Simeoni dans le nationalismes, etc., etc.
On accuse déjà les PN de faire venir leurs ouvriers arabes.

http://www.youtube.com/watch?v=nBsSOPHydRU

Aujourd’hui, c’est un autre cas de figure, bien sûr.

pado dit: 14 août 2013 à 15 h 28 min

« mais les Arabes et leurs enfants »
Jacques Barozzi

Vous avez vu le film ?
Sophie nous dit qu’ils viennent du Maroc.
Si ça se trouve ils sont Berbères.

pado qui s'en fout mais est prêt à tout pour faire +1 dit: 14 août 2013 à 15 h 31 min

« et leur capitaux, »
u.

Vous êtes qu’elle ne compte pas ?

zeno dit: 14 août 2013 à 19 h 25 min

ce bel article donne envie d’aller voir ce film.
sur la question des barrières j’avais bien aimé le film d’Ursula Meier « l’enfant d’en haut ».
Nous vivons dans un monde qui a un tas de barrières, des dizaines de barrières, après tout dépend des barrières dont les auteurs veulent parler, le choix des barrières est déterminant mais il faut bien garder à l’esprit qu’en décalant le point de vue une barrière en chasse une autre et on ne peut pas exiger de tous nos auteurs d’être des Shakespeare, il faut parfois savoir se contenter de leurs barrières.

zeno dit: 14 août 2013 à 19 h 40 min

une fois, assis à une terrasse à Ajaccio, j’ai vu un automobiliste arrêté à un feu rouge, le téléphone portable à l’oreille, et sans ceinture de sécurité, au feu deux gendarmes, ils l’ont regardé, lui aussi les a regardé, avant que le feu ne passe au vert les gendarmes avaient baissé les yeux, la Corse est un pays où les gens ne rigolent pas avec le respect.

contrairement à nous, les corses ne se sont jamais laisser enfumer par les opinions dominantes, s’ils avaient laisser faire les continentaux Ajaccio serait la banlieue de Saint Germain des Prés ou de Saint Pétersbourg, l’aéroport d’Ajaccio serait aussi gros que Roissy et le bord de mer serait aussi bétonné que le 9-3.

les corses ont peut-être des défauts mais il faut leur reconnaitre une qualité : ils n’not pas besoin d’une ribambelle de philosophes à la noix pour apprendre à vivre.
à l’université populaire de Caen des corses il ne doit pas y en avoir des ilos.

les corses (comme les bretons) ne se sont jamais laissés enfumer ni par les économistes, ni par les politiques, ni par les démographes, c’est vrai qu’ils n’ont pas le caractère facile mais en retour ils ne se sont jamais laissés enfumer.

c’est vrai qu’on a parfois du mal à les comprendre : nous la chose que nous plaçons le plus haut c’est l’argent, le pouvoir, la richesse.
quand on entre dans l’opéra Bastille on voit une grosse publicité expliquant que leur principal mécène est un cabinet d’experts comptables : les corses ne laisseront jamais leur culture financée par des experts comptables.
après c’est vrai qu’on peut les trouver bizarres, mais à leurs yeux nous aussi nous sommes très bizarres.

zeno dit: 14 août 2013 à 19 h 49 min

zut! j’aurais pu découper mon dernier commentaire en 6.

u. la question n’est pas de faire du chiffre.
la question est que nous pouvons nous fixer des objectifs, nous avons dépassé les 100 commentaires, je crois que nous pouvons aller à 200.
notre principale concurrent c’est qui ? c’est un blog littéraire ! pourquoi la littérature ferait-elle moins de commentaires que le cinéma ?

nous n’avons pas vu les films ? et alors ? avons-nous lu les livres du blog concurrent ? non !
donc nous pouvons y arriver, il suffit de se serrer les coudes et d’avoir confiance en nous.

je sais le cap des 200 peut faire peur.
je le sais et je comprends que cela puisse faire peur.

mais si je vous avais dit il y a quinze jours : fixons nous comme objectif 100 commentaires la même peur nous aurait envahis.

je vous le dis : si nous arrivons à atteindre les 200 alors un horizon nouveau s’ouvrira devant nous, tous les verrous sauteront, toutes ses peurs qui entravent aujourd’hui notre volonté s’envolera comma par magie car nous le savons tous au fond de nous : ceux qui font 200 peuvent faire 2000 !

renato dit: 14 août 2013 à 19 h 49 min

Bien, au moins les comptables ne financent pas des conneries… c’est vrai que pour le financement des conneries, il y a le Ministère de la culture…

zeno dit: 14 août 2013 à 19 h 52 min

les corses ont aussi une chose qu’on ne peut leur enlever : ils ne doivent rien à personne.
ils ont payé le prix fort à la France durant les deux dernières guerres mondiales, ils ne doivent rien à personne.

u. dit: 14 août 2013 à 21 h 50 min

C’est vrai qu’ils ont donné, les Corses.

Ils peuvent rentrer chez eux, la tête haute et les mains propres.

u. dit: 14 août 2013 à 21 h 52 min

Il est tout à fait ridicule d’aller s’exciter à côté sur Fantômas, sujet foireux et passéiste, alors qu’au travers du laboratoire de ce film, on médite sur le présent et on interroge l’avenir.

u. dit: 14 août 2013 à 21 h 56 min

« mais si je vous avais dit il y a quinze jours : fixons nous comme objectif 100 commentaires »

Je fixe un cap.

Je rassemble.

Je montre ma boîte à outils.

L’objectif est à notre porte, l’essentiel est de restaurer la confiance.

Pendant que les autres s’agitent, nous travaillons.

Normal.

avon dit: 14 août 2013 à 22 h 22 min

Oui, beau film, « L’enfant d’en-haut » d’Ursula Meier. Barrières, territoires et apprentissages par l’idée de la place qu’on occupe ou qu’on voudrait occuper – plus haut bien sûr. Personne ne veut jamais habiter à la cave sauf les rats et les adolescents.. 200, ça me fait rêver..

JC.... dit: 15 août 2013 à 4 h 40 min

Il est indispensable d’arriver à 200… Nous devons le faire pour que l’avenir de Sophie soit assuré.

Car ce Blog Cinéma est condamné !

Parce que le cinéma est condamné !

Si elle atteint les 200, elle pourra sortir la tête haute, nous pourrons la recaser comme auteur facilement … peut-être même auteur à succès, auteur richissime, auteur adulé, si on trouve ensemble une idée-force ?

Tous ensemble vers les 200, avant la mort du cinématographe !

JC.... dit: 15 août 2013 à 4 h 59 min

Cette lutte qui s’annonce va être splendide !

Nos légions, à marches forcées, graviront celles de Cannes, en tuxedo et robes moulantes … car nous filmerons avec succès cette percée vers les 200 pour la gloire de nos armées culturelles.

De même qu’il y a eu Xénophon pour raconter dans l’Anabase les 10.000 en Perse, il y aura Avon pour raconter la Percée des 200 !

En avant !

zeno dit: 15 août 2013 à 8 h 54 min

merci Elena.
magnifique Malick qui encore déplace les frontières pour les mettre à la plus haute échelle.
ou plutôt qui joue sur la confusion des séparations : entre la barrière démarrent au niveau de la particule élémentaire, de la famlle, noyau nucléaire, pour passer ensuite à la tribu, la communauté, les groupes humains artificiellement unifiés, les sociétés, les nations… pour en arriver à la place des hommes dans l’évolution, cette barrière qui sépare les hommes du reste de la création, à la fois si proche et si lointain, qui fait écho à cette question posée à Job : « où étais-tu quand… », rejoignant la première question posée au premier homme : « où es-tu? ».
une cartographie transcendantale, une topologie de l’être au monde, où il s’avère que tous les efforts des hommes pour se situer dans ce monde seront immanquablement vouées à l’échec.

zeno dit: 15 août 2013 à 9 h 05 min

renato, vous ne m’avez pas compris, je ne critique pas le mécénat, je me demande ce que cela signifie d’avoir des comptables pour mécènes.

dans l’histoire les grands mécènes ont toujours été des conquérants, des bâtisseurs, des constructions, ils fabriquaient des ponts gigantesques, des buildings, des paquebots, et parfois des canons, cet argent qu’ils donnaient aux artistes étaient comme la contrepartie de leur propres actions dans la transformation du monde.

aujourd’hui les mécènes sont des comptables.
qu’est-ce qu’un comptable ?
un comptable ne construit rien, il le ne transforme pas le monde : un comptable ne fait que compter l’argent des autres.

je pense que le fait que les mécènes d’aujourd’hui soient des comptables nous dit tout de notre monde et de sa culture.
pas la peine de faire des théories fumeuses, aller écouter des exposés savants pour comprendre notre monde, non, il suffit d’entrer dans l’Opéra Bastille et regarder ce panneau en hommage à leur principal mécène, il faut bien le regarder, plusieurs minutes, s’en imprégner, le fixer pendant que sur la scène on chante Puccini ou Mozart, et alors on commence à comprendre presque tout de notre monde.

renato dit: 15 août 2013 à 9 h 19 min

Vous savez, zeno, derrière un mécène il y a toujours un comptable. Je ne vous dirais pas le nom, mais un grand industriel qui fut aussi un grand mécène, a une fois dit que sa vie n’avait rien d’excitant car il en avait passé la plus grande partie « sur des livres et des registres comptables ». D’ailleurs, les Medici et la comptabilité… Enfin, bref, moi, ce sont vos préjugés relatifs aux personnes qui m’inquiètent…

zeno dit: 15 août 2013 à 9 h 22 min

« u. dit: 14 août 2013 à 21 h 49 min
C’est beau comme du Onfray, zeno! »

comem à votre habitude vous n’avez pas tort u.
je sais, en fait, je l’ai écrit en écoutant Onfray parler de la révolution 68.
en l’écoutant je me demandais s’il serait possible de faire descendre l’intelligence plus bas.

je me suis dit : si Onfray a fixé un point bas de l’intelligence à – 200 qu’il sera difficile de dépasser, pourquoi ne pourrions-nous pas, nous aussi, nous fixer un objectif mais dans l’autre sens : Onfray a fait tomber la philo à -200 ? alors allons faisons grimper les commentaires à + 200 !

JC.... dit: 15 août 2013 à 9 h 36 min

« cette barrière qui sépare les hommes du reste de la création »

Zeno,
Tu me tues, de dire des choses pareilles ! Tu me tues, camarade !… c’est pas dieu possible !

Il n’y a pas de barrière entre ce mammifère « supérieur », l’homme, et le reste de la création. Rien ! Pas l’épaisseur d’une feuille JOB. Seule l’arrogance de l’espèce nous fait croire à une singularité, arrogance des philosophes qui se creusent le ciboulot pour des vétilles !

Considérons nous comme brin d’herbe du Grand Gazon Co(s)mique !

JC.... dit: 15 août 2013 à 9 h 39 min

Dernière précision : comptable, expert-comptable, financier, sont de grands jobs, merveilleux, hyper intéressants, intelligents, créatifs, et très nécessaires de tous temps !

L’art va se nicher partout, y compris là où on ne l’attend pas !

u. dit: 15 août 2013 à 9 h 46 min

(« je sais, en fait, je l’ai écrit en écoutant Onfray parler de la révolution 68.

J’ai entendu un replay.
C’est devenu extravagant!
On dirait un instituteur monomaniaque parlant à des enfants)

u. dit: 15 août 2013 à 9 h 48 min

Onfray a publié un livre ahurissant sur son rapport à la musique.

Celui sur le cinéma devrait suivre.

(Et hop, dans le sujet).

u. dit: 15 août 2013 à 9 h 54 min

« arrogance des philosophes qui se creusent le ciboulot pour des vétilles ! »

Ouais…

Aristophane: 1
Socrate: 0
J’ai bon?

Moi, je prends les deux, ils sont inséparables.

(Je m’éloigne, mais le théâtre est aussi un art visuel)

JC.... dit: 15 août 2013 à 10 h 21 min

Un retard de l’horloge du blog… il était 5h59 du matin. A cette heure là, Onfraye dévore un croissant huileux, bien gras, qui fait grossir …
(cela n’enlève rien à la beauté de la « lutte splendide » qui se doit d’être intemporelle, n’est il pas vrai ?!)

zeno dit: 15 août 2013 à 11 h 24 min

JC, je sais, mais je suis un défenseur forcené du « dessein stupide » (stupid design), comme alternative possible (une branche / brunch) du dessein intelligent (intelligent design).
j’avais d’ailleurs écrit, il y a une trentaine d’années, un très bel ouvrage sur le « stupid design », mais quand j’ai vu qu’un éditeur acceptait de l’éditer à condition que je corrige avant les 85.697 fautes stupides de grammaire je l’ai retiré du circuit, ça demandait trop de boulot.

zeno dit: 15 août 2013 à 11 h 33 min

que s’est-il passé à 4h59?
remontons le temps, 10h17 ploum ploum, 9h23 ploum ploum ploum… ça donne le mal de mer de remonter comme ça… j’y suis 4h59.
à 4h59, c’est un commentaire de JC !
en fait si on le lit bien entre les lignes comme il faut cela correspond à un rêve érotique, JC est somnambule.
c’est pas grave, il parait en effet que 4h59, c’est le moment dans le sommeil où nous faisons des rêves érotiques, d’où la lutte, les robes, la percée…

u. vous pourriez nous écrire un truc en dormant demain matin à à 4h59?

non u., laissez tomber, c’est pas une bonne idée.

u. dit: 15 août 2013 à 11 h 38 min

Mais oui, pour sortir du dilemme de la théodicée (impossible d’être à la fois le plus rationnel, le meilleur et le tout-puissant), il existe une voie peu explorée mais très explicative: la connerie de Dieu.
Il est bon, il est fort, mais il est con-con.

Plus convaincant que l’hypothèse à la mode: Dieu est rationnel et bon, mais il est faible et a besoin de nous.

zeno dit: 15 août 2013 à 11 h 43 min

u. : « Onfray a publié un livre ahurissant »

ça c’est ce que les spécialistes appellent une « plaie aux nases », ou une « tôt au logis ».

vous connaissez ? en fait c’est quand dans une phrase on redit la même chose, d’où l’expression « tôt au logis » qui veut être chez soi avant d’y arriver.
si c’est pas clair je peux vous le ré expliquer autrement.

renato dit: 15 août 2013 à 12 h 11 min

N’importe quel garçon moyennement cultivé peut écrire une chose intelligente, zeno (cela est vrai chez les fille aussi), et Lichtenberg était justement un garçon moyennement cultivé. Après il faut voir s’il arrive à comprendre ce qui réellement advient…

renato dit: 15 août 2013 à 13 h 09 min

Oui, u., mais ça a donné quoi confronté à ce qui réellement advient ? Confronté à la banalité du réel, en d’autres mots…

u. dit: 15 août 2013 à 13 h 16 min

Peut-être à en rire, justement.

Un rire qui ne dure qu’un temps, certes, mais qui tient à l’écart le sérieux des Maîtres de Vie?

Bon, renato, vous aussi vous êtes sec sur la Corse?
L’île de Beauté, ça devrait pourtant vous inspirer.

Elena dit: 15 août 2013 à 13 h 36 min

moi, ce qui m’impressionne, c’est que JC retrouve les accents de Job, d’Esaïe ou du psalmiste — « L’être humain, né de la femme ! Sa vie est courte, il est saturé d’agitation ; ça pousse comme une fleur et c’est coupé, ça fuit comme l’ombre et ne dure pas » ; « toute chair est comme l’herbe, tout son éclat comme la fleur des champs »; L’homme ! ses jours sont comme l’herbe ; il fleurit comme la fleur des champs : que le vent passe, elle n’est plus, et la place où elle était l’a oubliée. »
Loin de la Corse ? Foin de métaphysique, ceux qui font du brocciu vous diront que l’essentiel est que l’herbe soit parfumée …

renato dit: 15 août 2013 à 13 h 49 min

Reste u., que les animaux louchent comme tout le monde… et il y en a même qui rient… donc, Lichtenberg était un mauvais observateur… après, la belle expression peut servir ou pas… c’est vrai que mourir sur un tas de fumier peut poser son homme face à l’histoire…

u. dit: 15 août 2013 à 14 h 19 min

Loucher, c’est aussi arrivé à des philosophes.

(Loucher, c’est seulement le regard convergent, ou ça peut être aussi divergent?)

Au Japon, on appelle couramment ce regard « Ron-Pari » (de London – Paris), comme si un oeil regardait vers l’Angleterre et l’autre vers la France.
J’ignore l’origine.

Un habitant anonyme de Porquerolles, dans l'angoisse .... dit: 15 août 2013 à 16 h 20 min

Devant le danger que représente l’émergence concurrentielle du blog de Sophie Avon, Passou n’enverrait il pas un de ses fidèles valets, spadassin milanais compassé, pour faire retomber le soufflé jusqu’à lors léger, agréable, enchanteur, comme plume au vent ou trucage à la Méliès … ?

zeno dit: 15 août 2013 à 16 h 20 min

renato, j’ai oublié de vous dire que je n’ai rien contre les comptables, bien au contraire.
c’est juste que je me demandais par quel tour de passe passe cette profession, par ailleurs très honorable, à fini par devenir un des plus grands mécènes de notre époque.
Si on avait dit, à l’époque, que la comptabilité deviendrait une source de profit suffisante pour devenir mécène pour la culture, je pense que ça l’aurait étonné.
mais bon, il doit y avoir une raison mais je ne suis pas bon économiste.

renato dit: 15 août 2013 à 16 h 29 min

@ Un habitant anonyme de Porquerolles, dans l’angoisse

Allez voir la chronologie avant de déblatérer comme l’habitant de Porquerolles dont on connaît les finesses.

Un habitant anonyme de Porquerolles, dans l'angoisse .... dit: 15 août 2013 à 16 h 35 min

Pourquoi vous sentiriez vous visé, monsieur Renato, vous êtes spadassin ?

renato dit: 15 août 2013 à 16 h 41 min

Les gens qui jouissent de capitaux conséquents ayant considérablement augmentés, zeno, la comptabilité peut rapporter gros — suffit d’avoir les bons clients.

zeno dit: 15 août 2013 à 16 h 42 min

sur l’histoire du « louché » qui n’est pas propre aux hommes il aurait sans doute répondu ce qu’il dit sur le fait de marcher sur 2 pattes : même si ce n’est propre à l’homme, c’est à lui que cela convient le mieux, ou tout au moins l’homme est de tous les animaux marchant sur 2 jambes celui qui en tire le plus d’honneur.

pareil pour le fait de loucher : même si l’homme n’est pas le seul animal à loucher, c’est à lui que cela convient le mieux.

zeno dit: 15 août 2013 à 16 h 43 min

cela dit Lichtenberg n’est pas drôle, à mon humble avis, au contraire plus je le lis et plus je perçois en lui une profonde inquiétude, que son humour dissimule mal, les questions qu’il aborde de façon facétieuse sont souvent graves et tragiques.

zeno dit: 15 août 2013 à 16 h 45 min

nul doute que Lichtenberg n’appartient pas à cette famille d’auteurs qui essaient de faire pousser des arbres dans le jardin de leur pensée pour ensuite se raccrocher aux branches.

Lichtenberg a vécu à l’époque des Lumières, il est sans doute le plus grand critique de cette pensée des Lumières et de tout ce qui va avec.

Il le fait de façon simple et efficace, après l’avoir lu il est difficile d’écouter un philosophe faire l’éloge des Lumières sans sourire tristement.

zeno dit: 15 août 2013 à 16 h 47 min

Lichtenberg a fait plus que critiquer les Lumières.
Il place ses idées à l’endroit même où toutes pensées qui se veulent les aborder « philosophiquement » peuvent vaciller dans le vide.

renato dit: 15 août 2013 à 16 h 47 min

« … c’est à lui que cela convient le mieux. »

C’est un effet de l’anthropocentrisme, et ce n’est plus un bon argument…

zeno dit: 15 août 2013 à 16 h 49 min

Nietzsche contrairement à ce que raconte la doxa n’est pas un auteur sulfureux ou subversif.
N. n’a jamais mis la philosophie en péril, il y croyait trop lui même, il voulait devenir khalife à la place du kalife, remplacer un système de pensée par un autre : le sien.

Lichtenberg appartient à ces auteurs qui mettent en péril la philosophie, comme Swift, Hume, Kraus, Musil ou Wittgenstein : comme Attila là où ils passent l’herbe philosophique n’a que peu de chance de repousser.

zeno dit: 15 août 2013 à 16 h 49 min

Il est vrai qu’aujourd’hui Lichtenberg est moins utile dans la mesure où il est moins utile de s’en prendre à l’esprit philosophique dans la mesure où la philosophie est devenue une triste mascarade médiatique faite pour endormir les gens comme on s’assoupit après un bon repas après s’être gavé de purée de pomme de terre nietzschéenne.

renato dit: 15 août 2013 à 16 h 53 min

Évidemment, il aborde questions graves et tragiques de façon facétieuse, c’est la solution de ceux qui n’ont pas de solutions. Cela ne m’empêche pas de le lire, naturellement.

Un maraîcher anonyme de Porquerolles, curieux.... dit: 15 août 2013 à 16 h 53 min

Bonjour monsieur zeno,
Elle est vraiment bonne la pomme de terre nietzschéenne ?

zeno dit: 15 août 2013 à 16 h 56 min

désolé, c’est la faute à renato : il s’est attaqué à Giorgio Lichentenbergui, la pensée philosophique c’est comme la pensée Corse : quand on peut pas laisser passer on laisse pas passer.

Giogio Lichi c’est comme son cousin Lucciani : c’est un continent.
il y a 4 continents : l’Europe, l’Afrique, l’Amérique et Luciani.

renato dit: 15 août 2013 à 16 h 57 min

Vous voyez zeno qu’il est parfaitement inutile d’en parler… il suffit de causer avec un philosophe pour comprendre que ce n’est pas un hasard si la philosophie a manqué ses objectifs…

Simon Porte dit: 15 août 2013 à 16 h 59 min

il y en a qui n’ont vraiment rien a foutre ; ils feraient mieux d’aller au cinéma plutôt que de palabrer… voir « les salauds » par exemple

zeno dit: 15 août 2013 à 17 h 00 min

il y a 4 continents : l’Europe, l’Afrique, l’Amérique et Luciani.

je me permets d’expliquer parce que sinon on comprend pas : il faut bien prononcer Luciani, avec l’accent.
L’Europe, l’Afrique, l’Amérique et Luciani.

pas Lu ci ani, sinon ça veut rien dire, Luciani.
vous avez compris?
non?
misère de misère vous êtes complètement bouchés.

zeno dit: 15 août 2013 à 17 h 06 min

Figurez-vous monsieur Porte qu’on ne palabre pas, on réalise nos objectifs !

et puis le film de Claire Denis il est tout à fait prévu qu’on en parle.
c’est même le prochain article de Madame Avon, vous pourrez le lire bientôt ici même, sur ce blog, avant nous devons juste dépasser les 400 commentaires.

au lieu de critiquer vous feriez mieux de nous aider à écrire les 600 commentaires prévus dans le cahier des charges.

zeno dit: 15 août 2013 à 17 h 08 min

Monsieur Porte aviez-vous vu le film japonais dont s’est inspiré la mère, je veux dire Claire Denis pour faire son film?

zeno dit: 15 août 2013 à 17 h 13 min

je voudrais rien dire mais on a dépassé les 100 les doigts dans le nez.
prochain cap : les 200!

j’aurais bien demandé à ceux du glog de Monsieur Assouline de venir mais question cinéma ils sont nuls de chez nuls, déjà question littérature c’est pas le top mais pour le cinéma en dehors de Tarentino et Matt Damon ils n’y connaissent que (Béatrice) dalle.

zeno dit: 15 août 2013 à 17 h 20 min

c’est la débâcle sur le blog de Monsieur Assouline, bouhhh!! la honte : il n’en est qu’à 340 commentaires!
pourtant là bas ils sont toute une flopée et en plus ils ont des sujets fastoches genre grand public, un peu comme si Madame Avon écrivait un article sur Elysium.

Un palabreur anonyme de Porquerolles, furieux.... dit: 15 août 2013 à 17 h 24 min

Enfin, zeno ! une journée sans palabre c’est comme… enfin… c’est comme… bref … Vous voyez ce que je veux dire !

u. dit: 15 août 2013 à 18 h 16 min

Epouvantable.

Je voulais faire le 100ème, zeno m’a distancé sur le fil.

M’en fous.
Je fais dors et déjà mes échauffements pour le 200ème.

(C’est moi qu’on vois en survet’ sur la cendrée, pouf pouf, pendant que Zeno Lavillenie fait le grand saut)

u. dit: 15 août 2013 à 18 h 22 min

Mesdames, Messieurs

Ce n’est pas pour faire du chiffre, mais je voudrais tout de même adresser une amicale pensée à Charlotte, Georges, Niels, Amaury, Patrick et Mathieu.

Avez-vous pensé à la gêne (une gêne souriante) éprouvée par Sophie lorsqu’elle croise ses camarades?

Je vous demande d’y réfléchir.
Pour ne pas détricoter le maillage de notre vivre-ensemble.

u. dit: 15 août 2013 à 18 h 23 min

(J’ai oublié de me débarrasser de cette image web parfaitement débile, attachée à mon nom, à cause du louchage de Lichtenberg.

Now I’m clean)

Un connétable anonyme de Porquerolles, compatble..... dit: 15 août 2013 à 19 h 14 min

Sophie,
je suis revenu en ces lieux enchanteurs uniquement pour faire +1 dans le compteur : je me demande si le numérique ne va pas tuer l’organique ?!

Peut-il y avoir de la fierté dans l’abaissement… voire de l’orgueil (suprême péché, hélas !)

Que sont les motivations d’un être ? lesquelles sont avouables ? lesquelles ne le sont pas … (je fais du Valls, là ! A quatre temps !)

sophie dit: 15 août 2013 à 20 h 37 min

Bon j’ai décidé de troquer mon nom pour mon prénom, je préfère. A part ça, je n’ai pas encore croisé mes collègues des républiques, donc, je ne suis pas embarrassée, pas gênée le moins du monde, au contraire, je me sens légère et rieuse comme la mouette…
Un jour, vous partirez les visiter, je le sais bien..

sophie dit: 15 août 2013 à 20 h 42 min

J’oubliais: « Les salauds » de Claire Denis, je n’en parlerai pas ici car j’ai détesté le film à Cannes malgré mon admiration pour Claire Denis. Il paraît qu’elle l’a remonté mais je doute que le résultat soit si différent et pas très envie d’aller vérifier. Par ailleurs, j’ai tranché: je préfère parler dans ce blog des films que j’aime – au moins un peu..

sophie dit: 15 août 2013 à 20 h 45 min

Une dernière chose: avez-vous vu « La trilogie de l’enfance » de Bill Douglas? C’est une reprise et c’est magnifique, j’en parlerai ici dès ma reprise à moi.

JC ..... dit: 16 août 2013 à 7 h 25 min

Sophie,
c’est chouette comme pseudo-vrai !

Comme je suis fanatique de jazz, mélomane, musicien amateur, j’ai été faire un tour chez le collègue du blog Jazz… Tudieu : quel désert !

Pourtant, il y en a du monde qui aime le jazz, et qui pratique la musique !

JC ..... dit: 16 août 2013 à 9 h 03 min

Il y a fort longtemps, un type nommé Dexter (disparu dans les oubliettes tortueuses de son histoire) jouait remarquablement de la guitare sèche…

Un rital nommé Henri Crolla jouait dans une vieillerie de film des années 50. Avec Montand… Lequel ? Va savoir …

renato dit: 16 août 2013 à 9 h 26 min

D’ailleurs zeno, savez-vous que l’on doit à des comptables le premier usage (connu) de l’expression gentlemen’s agreement ?

u. dit: 16 août 2013 à 9 h 52 min

On est sur un plateau.

Les sommets sont encore loin.

On peut fumer un clope, boire un kawa.

Les camarades sabotent en douce, tandis que le contremaître fou JC détourne les yeux.

On est passé aux cadences paradisiaques.

u. dit: 16 août 2013 à 10 h 24 min

« Par ailleurs, j’ai tranché: je préfère parler dans ce blog des films que j’aime – au moins un peu.. »

Les amateurs de castagnes vont tousser.

u. dit: 16 août 2013 à 11 h 52 min

Avec ma clé anglaise, je viens arrondir (130), comme ça, à la jean-foutre.
Pour la pause casse-croûte et le bonus panier, JC a dit non, mais on s’en fout.

u. dit: 16 août 2013 à 12 h 33 min

JC a dit à la patronne:

Ce sont des lézards.
Vous devriez resserrer les boulons, en évitant les remontées d’huile.

JC ..... dit: 16 août 2013 à 13 h 38 min

N’oublions pas l’essentiel : nous sommes sur le blog de Sophie, càd blog cinéma, donc tout ce que l’on dit doit être en situation de dialogues de film.

Pas d’obligation, mais de John Ford, à Melville en passant par Tarkovski, tout doit être lié à la pellicule. D’accord les ami(e)s ?

Le chiffre, certes, mais …avec élégance !

JC ..... dit: 16 août 2013 à 19 h 33 min

Sans aucun doute, je suis l’odieux qui surveille le travail de ce branleur de Chaplin … j’ai toujours adoré ce travail qui consiste à faire travailler les autres beaucoup plus que vous-même, en étant mieux payé.

Quoi amoral ?! Quoi …?! vous n’allez pas me dire qui vaut mieux être du mauvais côté de la pelle !!!

Soyez franc : une fois dans votre vie …

JC ..... dit: 17 août 2013 à 5 h 08 min

Sur ce Blog Cinéma, orgueil de nos républiques de la culture, on devrait trouver celui ou celle qui connait par cœur le « Monsieur Fantômas » de 1937 tourné en Belgique par Ernst Moerman. Une image du film sert d’illustration sur le blog d’Assouline.

Le héros masqué joué par le papounet de Johnny Hallyday, monte un escalier qui domine la ville, un « objet » dans la main droite. Adepte de la futilité, je me pose la question de savoir quel est cet objet, qui ne ressemble pas à une arme. Par avance, merci pour vos tentatives de réponse !

JC ..... dit: 17 août 2013 à 9 h 11 min

(je connais la réponse ayant vu le film, mais je ne dis rien pour que les cinéphiles se creusent le ciboulot, fassent des commentaires intelligents, et lancent le compteur dans une rotation folle, irréelle, insensée…)

u. dit: 17 août 2013 à 9 h 25 min

« je me pose la question de savoir quel est cet objet, qui ne ressemble pas à une arme. »

C’est louche.
« Ceci n’est pas une arme ».

JC ..... dit: 17 août 2013 à 11 h 22 min

Pourriez-vous flatter mon orgueil mégalomaniaque en me laissant poster le 199ème ? il suffit de s’entendre, entre cinéphiles, c’est possible : on est pas des intellectuels.

Le 200ème reste libre.
(j’ai écrit un poème mirlitonneux, en noir et blanc 16mm, pour ce moment exceptionnel…)

zeno dit: 17 août 2013 à 12 h 02 min

« u. dit: 15 août 2013 à 18 h 22 min
Avez-vous pensé à la gêne (une gêne souriante) éprouvée par Sophie lorsqu’elle croise ses camarades?
Je vous demande d’y réfléchir.
Pour ne pas détricoter le maillage de notre vivre-ensemble. »

u. si vous avez écrit ça pour me mettre la pression vous avez réussi votre coup!!!

zeno dit: 17 août 2013 à 12 h 09 min

u. figure-vous que moi aussi j’ai eu un blog !
je sais ce que c’est.

en fait pas vraiment parce que sur mon blog les commentateurs écrivaient les articles et moi j’envoyais juste de temps en temps un commentaire, en général il était sucré par les commentateurs qui le trouvaient nul.
c’était une belle époque, de l’eau est passée sous les ponts depuis, et pas que sous les ponts.

zeno dit: 17 août 2013 à 12 h 15 min

sur mon blog nous avions même écrit une pièce collective de théâtre qui aurait dû par la suite devenir un film.
le problème est que nous avions enfermé JC dans la cave parce qu’il maltraitait ses employés (la pièce se passait dans le secteur tertiaire), du coup JC l’a mal pris, on en est tous venus aux mains et c’est parti en vrille.

même qu’à la fin de la pièce un critique s’est pointé, sur la scène, pour nous questionner sur c’est quoi une « représentation », et sur « jusqu’à quel point peut-on représenter un représentation qui n’a pas conscience d’elle même ».

genre critique philosophe « prise de tête ».
comme quoi il avait fait une enquête et il avait vu que les interprètes s’étaient trompés de rôle, chacun s’amusaient à jouer un rôle qui n’était le sien !!! comme dans la vie, alors que le théâtre est justement le lieu où, contrairement à la « vraie vie » chacun est censé connaître son rôle.

une vraie prise de tête.
du coup on a carrément fermé le théâtre.

zeno dit: 17 août 2013 à 12 h 21 min

u. surtout si vous pensez que je dis des trucs qui peuvent faire honte à Sophie Avon, ou qui n’ont rien à voir avec le film, n’hésitez pas à me le dire, j’en tiendra compte avec le plus grand sérieux.

zeno dit: 17 août 2013 à 12 h 30 min

u. c’est qui les noms que vous citez? des collègues de Madame Avon? je les connais pas.

moi je connais Jean Marc Lalanne, avant il était aux « cahiers », faut dire comme ça : les cahiers, ça fait plus classe.
j’aime bien écouter parler Lalanne. Quand les autres critiques disent « ce Batman c’est nul » Lalanne il dit « ouai, non je suis pas d’accord avec vous, je pense que c’est un bon film, il nous donne à voir le tourment métaphysique du surhomme dans la perspective de la dualité entre les tourments psychologiques d’un Bruce Wayne et sa face pseudo iconique Batman au prise à la question de savoir où se situerait le Mal dans une société post moderne en quêtes de repères moraux… »
whaouhh du coup les autres qui n’avaient pas vu tout ça ils sont scotchés et ils n’osent plus moufeter.

zeno dit: 17 août 2013 à 12 h 34 min

j’aime bien aussi Eric Neuhoff quand il parle d’un film des frères Dardenne.
tous les autres ils disent c’est génial, une film magnifique.
Neuhoff répond : j’ai jamais vu une daube pareille je me suis endormi à 6ème minute.
du coup les autres ils s’énervent contre lui, c’est hyper drôle.

zeno dit: 17 août 2013 à 12 h 37 min

et puis je connais aussi Xavier Leherpeur.
Entre parenthèses j’ai lu sa critique du film de Claire Denis : il l’a adoré.

par contre je ne vois pas du tout qui sont : Charlotte, Georges, Niels, Amaury, Patrick et Mathieu.

u. j’ai bien l’impression que vous savez des choses que nous ignorons.
si vous voulez éviter que nous gaffions il vaudrait mieux nous mettre au jus.

zeno dit: 17 août 2013 à 13 h 06 min

renato, merci pour l’animation avec les deux piafs Jean et Edith, c’est bien. presque 1,6 million de vues c’est fou, par le bouche à oreille?

JC ..... dit: 17 août 2013 à 13 h 09 min

« le problème est que nous avions enfermé JC dans la cave parce qu’il maltraitait ses employés »

La vérité, cornecul la rirette, la voilà :

- Il est nécessaire de maltraiter les êtres inférieurs, par exemple les employés, c’est le B.A.BA du management ! Seuls le bien être et la réussite collective compte. Et les actionnaires qui ont pris les risques …

- Ils m’ont enfermé dans la cave, passe encore…

- Mais, ILS M’ONT LAISSE CREVER !!! un chargé de famille ! un membre des forces spéciales ! un inculte diplômé ! un humaniste raté ! un type qui a lu énormément beaucoup !

Bref, ce blog de Dexter, rien que des mauvais souvenirs. J’ai préféré oublier le nom de cette harpie qui voulait castrer mon cadavre… à défaut de l’avoir fait de mon vivant.

JC ..... dit: 17 août 2013 à 13 h 11 min

« le problème est que nous avions enfermé JC dans la cave parce qu’il maltraitait ses employés »

La vérité, cornecul la rirette, la voilà :

- Il est nécessaire de maltraiter les êtres inférieurs, par exemple les employés, c’est le B.A.BA du management ! Seuls le bien être et la réussite collective compte. Et les actionnaires qui ont pris les risques …

- Ils m’ont enfermé dans la cave, passe encore…

- Mais, ILS M’ONT LAISSE CREVER !!! un chargé de famille ! un membre des forces spéciales ! un inculte diplômé ! un humaniste raté ! un type qui a lu énormément beaucoup ! qui peut lever des foules d’électeurs ! qui peut promettre n’importe quoi…

Bref, ce blog de Dexter, …rien que des mauvais souvenirs. J’ai préféré oublier le nom de cette harpie qui voulait castrer mon cadavre, à défaut de l’avoir fait de mon vivant. La garce !

zeno dit: 17 août 2013 à 13 h 34 min

JC c’est juste un problème d’interprétation.
il nous manquait pas grand chose : un metteur en scène, un régisseur, une flopée de souffleurs et un accessoiriste et hop ! l’affaire était dans le sac.

on pourrait se lancer dans la composition originale de musique de films originaux :
http://www.youtube.com/watch?v=9OTDOhSbHoQ
certains cherchent le tempo, d’autres c’est le tempo qui les cherche.

u. dit: 17 août 2013 à 17 h 03 min

« Ce blog est leur seule viatique, et c’est à travers lui que mes commentateurs captent ensemble le tragique et la désinvolture, la sensualité et la cruauté, la bêtise et la fragilité. »

(Lettre de Sophie à Pierre A.)

pado dit: 17 août 2013 à 18 h 12 min

« seule viatique »

Cette lettre est un faux manifeste.
Sophie n’aurait jamais pu écrire une telle coquille.
Elle se relit, elle.
Le procédé est assez bas M u.

pado dit: 17 août 2013 à 18 h 16 min

« leur seule viatique »

Pour atteindre 200 n’oublions jamais cet adage :
« Qui veut voyager loin ménage son viatique »

zeno dit: 17 août 2013 à 18 h 20 min

j’ai été voir sur wiki :

« Normalement, le viatique est une communion sous les deux espèces (hostie et vin consacré), mais le rite peut être adapté à l’état du mourant.
Pour les catholiques, le sens du viatique est d’accompagner le passage du croyant de sa vie terrestre à la vie éternelle,… »

me faire traité de viatique? je crois que c’est le truc le plus flippant qu’on m’est jamais dit.

en plus u. s’il y a un viatique ici c’est bien vous!!!
je suis désolé de vous le dire mais je pense que Sophie Avon a écrit cette lettre en pensant à vous.

à part vous, même en cherchant bien, je ne vois pas d’autres viatiques ici.

zeno dit: 17 août 2013 à 18 h 21 min

vous savez quoi ?
pour se venger on va pas dépasser les 200 commentaires.
on s’arrêtera à 199 pile poil.
en représailles.

zeno dit: 17 août 2013 à 18 h 24 min

salut pado.
vous avez lu ? Sophie Avon a dit que u. était un viatique.

moi je l’avais remarqué déjà avant mais jamais j’aurais osé le lui dire.

zeno dit: 17 août 2013 à 18 h 41 min

« ah bon ? vous aussi? figurez-vous que, moi aussi, sur mon blog j’ai un tas de viatiques, on peut trouver en droguerie des vaporisateurs pour se débarrasser de ces viatiques, il faut vous méfier : il existe des produits contre les viatiques volants et d’autres contre les viatiques rampants. »

(réponse de Pierre A. à Sophie A.)

zeno dit: 17 août 2013 à 19 h 28 min

renato, vous avez vu la critique à laquelle nous avons eu droit : « nous » (vous compris) captons « ensemble le tragique et la désinvolture, la sensualité et la cruauté, la bêtise et la fragilité. »

je vous l’avais dit que nous sommes de mauvais acteurs qui essaient de jouer dans un mauvais film!

je l’ai dit aussi à u., je l’ai prévenu, je lui ai dit : » ne refaites pas les mêmes bêtises, essayez de vous impliquer sérieusement pour une fois »

ne faites avec les blogs comme ces jeunes corses font dans ce film avec la villa de riches, de s’y introduire en dépit du bon sens.
ils et nous agissons comme dans le film de Coppola the Bling Ring où on voit ces gamins qui entre parenthèses sont les enfants (j’ai fait le calcul : ils ont l’âge) des personnages du « moins que zéro » de BE Ellis : quand on a des parents aussi tarés il faut pas s’étonner que les gamins finissent par voler des culottes dans les villas des stars débiles.

et nous? nous, nous faisons pareil avec le blog de Sophie Avon.
je l’ai dit à u. l’attitude adulte, normale serait d’en profiter pour poser des questions sérieuses, du genre :
- ce réalisateur quel âge a-t-il ?
- vous pensez qu’il continuera sur cette voie ?
- selon vous quelles étaient ses intentions en faisant ce film ?
- avez-vous été plus sensibles au discours qu’à la mise en forme ?
- a-t-il été fidèle au fait divers dont il s’est inspiré?
- ne risque-t-on pas à basculer vers le jugement moral avec ce genre de film?
- l’empathie pour les jeunes n’est-elle pas un piège pour les spectateurs ?

des trucs intelligents!
des questions d’adultes normaux et pas des âneries de vieux gamins voulant battre le record du monde des commentaires !!!

misère de misère, maintenant il est trop tard. nous avons tout gâché.

Sophie Avon j’espère que vous nous pardonnerez.
maintenant votre blog va retrouver le calme et la tranquillité dans lesquels nous l’avons trouvé en y entrant.

sachez que vous pouvez compter sur mes amis, ce sont des gens très cultivés, je suis sûr qu’ils s’entendront bien avec vous….

renato dit: 17 août 2013 à 19 h 38 min

Admettez hamlet que voler des culottes c’est vachement excentrique et riche en sens, pensez à ces sots qui volent de l’argent : aucun sens de la nature d’un fétiche puissant…

sophie dit: 17 août 2013 à 23 h 20 min

OK je confesse que j’ai écrit viatique en pensant à u. Normal, il est l’un de premiers à m’avoir encouragée avec xlew.m qui d’ailleurs a disparu de la circulation – et JC aussi. Bref, JC, Renato, Pado, Zeno, Elena et autres anonymes d’ici ou de Porquerolles, vous êtes de sacrés beaux viatiques aussi, ne soyez pas jaloux… (Je sens que ça part en vrille, tout ça, juste au moment où je commençais à m’enorgueillir des chiffres..) En revanche, je suis désolée, JC, mais Monsieur Fantomas de 1937, non, j’avoue, je n’ai pas vu…

pado (sans intérêt mais +1 quand même)) dit: 18 août 2013 à 0 h 18 min

« c’est inutilement cruel.. »

Nulle cruauté dans nos agissements.
Sauf JC bien sûr.
Très cruel avec les pauvres il aime se rassasier de leur misère.
L’Ogre Porquerollais beau sujet de film pour les frères Dardenne ou mieux Ken Loach, il remplace le whisky par du pastis distillé sur les pentes du Mont Faron et les 200 spectateurs sont atteints dès le mercredi quatorze heures trente.
A part ça la Tarentaise dort paisiblement mais le Mont-Blanc semble bien chargé.
Sale temps en perspective.

JC ..... dit: 18 août 2013 à 5 h 54 min

Sophie,
L’ami Pado est jaloux depuis tout petit de mes abdominaux en barrettes de chocolat. C’est de sa faute ! Il ne fait pas assez d’exercice… Pour les siennes, le chocolat a fondu au soleil. Ne jamais s’exposer au soleil.

Là où il n’a pas tort, c’est au sujet des pauvres. Vous allez comprend : « qu’est ce qui empêche les pauvres d’être riches, hein ? » Il suffit de prendre une camera, de tourner un film subventionné et hop ! le succès arrive, avec lui argent, compliments, rires sous cape… Adieu, Pauvreté ! Il y a de quoi filmer dans les rues pauvres, en ce moment : des manifs pro-Morsi en Ile de France … ça c’est exotique !

A propos de cape, on m’a fourni sur Vimeo « Monsieur Fantômas » 1937. J’ai visionné les 17 minutes 28 du film de Moerman, dont 2 secondes importantes pour trouver la plus simple des explications au problème qui me rongeait l’esprit : « Qu’y a t il dans la main droite de Fantômas ? » Et bien… mais il n’y a rien ! La main droite de Smet-Fantômas est vide et son poing fermé vient en surimpression du bâtiment.

Dussè-je épuiser tout mon stock de Bowmore, nous arriverons à 200 commentaires : au besoin j’engagerai des figurants… comme tout le monde !

u. dit: 18 août 2013 à 10 h 09 min

« au besoin j’engagerai des figurants… comme tout le monde ! »

Revenons au cinéma.

J’ai connu un Italien (au prénom rare, il me semble: Sauro) qui, lorsqu’il était étudiant, avait été embauché à Cinecittà avec deux copains pour être figurant dans un péplum, comme soldat anonyme.

Le problème était qu’un des copains était trop gringalet pour être légionnaire.

Il m’avait expliqué comment ils défilaient à trois devant la caméra (à l’arrière-plan) en soulevant légèrement leur camarade placé entre deux.
Miles parvus. Un militaire dont les pieds effleurait le sol. L’essentiel était que les casques soient à la bonne hauteur.

« Vous vous êtes vus sur le film?
- Non hai capito, le but était qu’on ne puisse PAS nous voir ».

C’est beau, la fraternité de combat.

u. dit: 18 août 2013 à 10 h 17 min

Intéressant film d’Ernst Moerman, JC.
Et visionnaire: on y voit trois burquettes en vélo sur la plage.

(Quand j’écris burquette, le correcteur automatique me propose burette.
C’est bien aussi, Moerman aurait aimé).

C’est fout comment un défilé de nonnes sous ondes Martenot, ça fout les jetons.

JC ..... dit: 18 août 2013 à 10 h 19 min

Qu’on ne m’accuse pas de provocation !
Surtout pas …
Mais au gouvernement, c’est courant des ministres qui touchent pas terre !

C’est vrai que le film est mauvais.

JC ..... dit: 18 août 2013 à 10 h 21 min

Il faut à tout prix que le 200ème commentaire soit offert à notre merveilleuse Sophie, non ?

On joue le coup « démocratie arrangée », à l’africaine…

sophie dit: 18 août 2013 à 10 h 23 min

Et oui, les figurants ont pour vocation d’être invisibles, c’est comme les paysages qu’on plaque aux murs pour ne plus avoir à les regarder. Non, JC, je ne pars pas en vacances, j’y suis là. Pourquoi, vous trouvez que j’ai l’air fatigué? Bon je vais aller voir Fantomas..

JC ..... dit: 18 août 2013 à 10 h 35 min

Éveille-toi, ma sœur, je passe près de toi !
De mon chant malhabile tu subiras la loi ;
Sur toi, du feu sacré tombent les étincelles,
La sagesse à ton front, de l’azur de mes ailes.
À tes doigts incertains, j’offre ma lyre d’or,
Que ton âme s’apaise et oublie tout remord !…

JC ..... dit: 18 août 2013 à 10 h 44 min

Arrivés à 200, n’oubliez pas de rentrer les Apaches corses dans la Réserve, il va pleuvoir …!

u. dit: 18 août 2013 à 10 h 48 min

En 1937, satiriser et satyriser les nonnes, c’est d’un surréalisme un peu jean-foutre.

Thorez en string: plus courageux.

u. dit: 18 août 2013 à 12 h 08 min

Pour nous récompenser de ces analyses sur le film de de Peretti et le microcosme social dont il peint si bien les tensions, on va en rajouter une couche dans l’auto-congratulation:

« Pour autant, il n’y a aucun misérabilisme dans la manière dont Thierry de Peretti aborde son récit de l’odyssée de ce blog, au contraire : la petite bande ne se plaint jamais, vit sous le joug de parrains locaux et s’en tient à des espoirs étriqués. « 

renato dit: 18 août 2013 à 12 h 16 min

C’est drôle, la première fois que j’ai vu la première photo couleur (c’est un truc que James Clerk Maxwell a pris en 1861) je n’arrête pas de penser à la ‘minéralité’ de la photo argentique. Cela ne m’arrive pas avec « Point de vue du Gras », prise par Niépce.

u. dit: 18 août 2013 à 12 h 30 min

Et quand JC déboule?

« On sent que cela va déraper mais on ne sait pas quand ni comment. »

Pour toute occasion, j’ai mon Petit livre de citations de la Présidente Sophie.

u. dit: 18 août 2013 à 12 h 53 min

Un des daguerréotypes qui m’ont le plus frappé est le portrait de Schelling, en 1848, dont j’ai vue une reproduction grand format (je suppose que la couleur est ajoutée?).

Le regard de cet homme qui philosophait déjà sous la Révolution française (avec ses potes Hölderlin et Hegel) a quelque chose de saisissant.

Cette reproduction n’est pas très bonne:

http://a407.idata.over-blog.com/300×299/3/93/59/68/schelling.jpg

JC ..... dit: 18 août 2013 à 13 h 12 min

Schelling, il va faire peur à Sophie : on le dirait infirmier-chef dans « Le Cabinet du Docteur Caligari »…

Quelle gueule !

u. dit: 18 août 2013 à 13 h 29 min

Mémoire de blog

« Ouvrons les dossiers du passé pour éclairer les propositions nouvelles, au cas par cas, dans un esprit constructif et sans céder à la mode de l’autoflagellation dont la frontière avec l’autodestruction est si ténue. Mais sachons aussi nous appuyer sur nos succès, nos victoires et nos performances. Ni autoflagellation, ni auto-congratulation… Un débat tourné vers de nouveaux horizons… »
(Frédéric Lefebvre, ce jour)

Ce garçon a un regard qu’on aimerait dire pétillant de sottise.

u. dit: 18 août 2013 à 14 h 18 min

Fixé sur un travail ardu au lieu d’aller jouir du soleil (ça arrive), j’arrive ici avec des reptations de cancre.

Heureusement que le bonus est automatique (c’est moins fréquent).

zeno dit: 18 août 2013 à 14 h 40 min

je suis désolé c’est mon côté « Pénélope Cruz » : ce que vous appelez de l’autoflagellation moi j’appelle ça de la dramaturgie, j’aime bien le genre : si tu me quittes je te jures que je me tue!!!
ça décoiffe, c’est de la dramaturgie.
c’est quoi ici ? un blog de cinéma ou un blog sur la zenitude ?

D’ailleurs Sophie ne s’y est pas trompée, elle a dit : j’ai l’impression que les choses sont en train de partir en vrille.
partir en vrille ! et hop ! : là c’est du Shakespeare.
quand ça part en vrille on se rapproche de Shakespeare.

maintenant si vous préférez qu’on se la joue sagesse chinoise et réunion franc maçonne, genre 2 de tension « Condorcet » après tout je ne suis pas contre.

allez-y, faites vos propositions, dites votre vision de notre avenir commun sur ce blog, je m’assois sagement et je vous écoute avec la plus parfaite attention.

Elena dit: 18 août 2013 à 14 h 53 min

Malaparte décrit des hommes du Nord qui ont des yeux comme cela, bleu très clair ou d’un gris si pâle qu’ils en paraissent blancs — comme ceux des poissons ou ceux de verre blanc des statues antiques. Je pensais qu’il exagérait un peu.

Elena dit: 18 août 2013 à 15 h 02 min

à part cela j’aurais une question pour Sophie. Normalement je devrais aller la poser sur le fil du Passé d’Asghar Farhadi (mais c’est trop ancien et on m’a déconseillé les catacombes. Moi qui suis bête et disciplinée cela me pose un problème, à quelle règle donner la préférence ?)
La question ne porte pas sur l’âge du capitaine, pardon du réalisateur, mais sur le nombre d’entrées en France. Sur la différence entre l’énorme succès de Une Séparation et celui beaucoup plus modeste me semble-t-il de ce film tourné en France. Des hypothèses ?

u. dit: 18 août 2013 à 15 h 27 min

Une hypothèse de cancre:

On préfère qu’un metteur en scène iranien tourne en Iran plutôt qu’en Europe (voir aussi Kiarostami).
Difficile de dire pourquoi, c’est comme les gens qui n’aiment pas lire Kundera lorsqu’il écrit en français.

sophie dit: 18 août 2013 à 15 h 32 min

Je crois comme u. qu’on préfère un réal iranien qui tourne en Iran un film typiquement iranien, surtout quand ce film typiquement iranien nous « parle ». Il y a à la fois le dépaysement et l’universalité. Cela étant dit, « Le passé » a marché quasiment aussi bien qu’ »Une séparation ». Le nombre d’entrées pour les deux films tourne autour de 900.000 et des poussières.

u. dit: 18 août 2013 à 15 h 35 min

Une pause-clope tous les quarts d’heure, ça fait 4 posts par heure, ça n’est pas rien.
Plumage ou pas, j’y ouvre mon large bec et laisse tomber ma proie.

(Quoi de plus chiant que la mise au point d’un manuscrit?)

u. dit: 18 août 2013 à 15 h 41 min

Puisque j’y suis, j’ai également pensé à Kaputt en voyant les yeux du vieux Schelling.

Bon, au boulot.

zeno dit: 18 août 2013 à 16 h 28 min

quel manuscrit ?
ça parle de quoi ?
c’est un roman russe qui se passe en Argentine écrit par un français?

j’avais écrit, à une époque, un roman américain qui se passait en Mongolie, écrit à la manière d’un japonais, de culture japonaise.
le problème est que comme j’écris très lentement le Japon évoluait plus vite que mon livre.

zeno dit: 18 août 2013 à 16 h 33 min

Elena ? Kaputt ?
u. aurait-il la bonne réponse?

u. vous êtes agrégé de quoi ? littérature ?
ou philo?
vous écrivez un roman ou un essai?

Elena dit: 18 août 2013 à 17 h 23 min

Oui, Kaputt (mais ce regard étrange n’exprime rien de leur nature profonde, c’est le seul point commun de l’homme d’Himmler en Pologne et de l’ambassadeur de Suède en Finlande).
Bon U. ou Renato, si vous me trouvez un daguerréotype ou même une banale photo de qqn qui aurait les yeux velus comme le chef de la police (moldave ou roumain, je ne me souviens plus) …
Merci Sophie d’avoir rectifié mon impression (on peut faire moins de « bruit » et comptabiliser autant d’entrées).
Il paraît que Le Passé a bien marché en Iran.

u. dit: 18 août 2013 à 17 h 25 min

« j’avais écrit, à une époque, un roman américain qui se passait en Mongolie, écrit à la manière d’un japonais, de culture japonaise. »

zeno, je suis sûr que c’est excellent.
« Il y a à la fois le dépaysement et l’universalité. »

(Je sais, Marx n’était marxiste, et Sophie ne va pas être contente, elle déteste les sophistes).

u. dit: 18 août 2013 à 17 h 40 min

Bah, Enthoven se met au service des textes, et on ne va pas lui reprocher cette suavité qui plaît tant aux dames.

zeno dit: 18 août 2013 à 17 h 40 min

« faut-il noyer Onfray? »
c’est vrai ou vous me faites encore marcher ?
vous jouez encore avec ma crédulité?
pourquoi vous ne voulez pas dire sur quoi vous travaillez ? c’est top secret ?
u. même si vous êtes un « lanceur d’alerte » vous pouvez le dire, ça ne sortira pas d’ici.

zeno dit: 18 août 2013 à 17 h 49 min

Enthoven se met au service des textes, et on ne va pas lui reprocher cette suavité qui plaît tant aux dames.

ou

Enthoven se met au service des dames, et on ne va pas lui reprocher cette suavité qui plaît tant aux textes.

zeno dit: 18 août 2013 à 17 h 51 min

u. vous savez quoi? vous êtes un grand romantique.
vous devriez changer votre fusil d’épaule parce que l’avenir du monde est plutôt au baroque.

zeno dit: 18 août 2013 à 17 h 53 min

renato c’est pas moi ! je vous le jure.
en fait c’est juste le titre du livre que u. est en train d’écrire.
vous étiez au courant qu’il écrivait un livre sur la natation?

zeno dit: 18 août 2013 à 18 h 00 min

Sophie Avon je peux vous poser une question ?
vous ne trouvez pas que l’ambiance actuelle dans la critique est un peu trop feutrée.
j’ai connu une époque où les critiques se mettaient plus sur la figure quand ils ne partageaient pas les mêmes idées sur un film.
comment les choses ont-elles pu changer à ce point?
la fin des idéologies?
la victoire du relativisme?

zeno dit: 18 août 2013 à 18 h 02 min

renato le monde lui est baroque mais les individus eux sont restés des romantiques, d’où l’écart entre les deux qui se creuse de jour en jour.

renato dit: 18 août 2013 à 18 h 05 min

Faut voir zeno… est-ce que vous employez le mot « romantique » à la place du mot « sentimental » ?

Rien à voir avec la viande de boeuf Simmental en boîte… comme mon correcteur aurait voulu corriger…

zeno dit: 18 août 2013 à 18 h 29 min

renato surement pas! Musil (désolé j’ai lu qu’un seul livre) aimait à découper le mot sentimental = senti + mental, comme un mécanisme qui marche sur ses 2 jambes.
le problème est que nous nous retrouvons avec un Frankenstein dont les 2 jambes se sont séparées et marchent chacune de leur côté à leur rythme propre : un monde du « senti » d’un côté, avec l’art, l’esthétique, le cinéma et le JT de 20h… duquel le mental s’est fait la malle,
et de l’autre un monde du mental qui vit dans son coin, coupé du reste, pour y avoir accès il faut passer par des circuits plus ou moins obscurs et confidentiels mais qui gouverne.

je ne sais pas trop si aujourd’hui les artistes réfléchissent et pensent à ce qu’ils font, je sais bien que nous faisons l’expérience du monde par nos affects, on aime un film, un livre… parce qu’il nous affecte, mais je me demande si on ne pousse pas le bouchon un peu trop loin.
sûr qu’il est plus facile d’entrer dans le romantisme que d’en sortir.

renato dit: 18 août 2013 à 18 h 51 min

Voyons zeno, il y a au moins trois acceptions :

1. ensemble des mouvements intellectuels et artistiques qui se développèrent dans la première moitié du XIXe siècle par réaction au rationalisme et au classicisme des siècles précédents ;
2. ce qui est susceptible de toucher par sa poésie sentimentale ;
3. caractère d’une personne dominée par sa sensibilité.

Laquelle ?

renato dit: 18 août 2013 à 19 h 25 min

Vous savez zeno, il n’est pas nécessaire qu’il y ait « du mental » dans une œuvre pour qu’elle nous ouvre la voie aux circuits plus ou moins obscurs dont vous parlez.

renato dit: 18 août 2013 à 19 h 34 min

D’ailleurs, zeno, ce n’est pas dit que parce qu’il y a de mental une œuvre ça nous ouvre à quoi que ce soit…

(245, si je ne fais erreur…)

sophie dit: 18 août 2013 à 20 h 37 min

Oui Zeno, la critique est plus feutrée pour les raisons que vous dites et d’autres sans doute qui ont à voir avec les cycles de vie – la critique est un peu plus jeune que le cinéma mais elle commence à se faire vieille elle aussi -, et notre monde est devenu euphémique tout en étant plus dur. Les éternels euphémismes pour dire des choses qu’on répugne à nommer (aveugle/mal voyant, sourd/mal entendant, etc) et je ne parle pas des maman papa au lieu de ces beaux noms de mère et père. Bref, cette façon de ruisseler dans le miel infuse partout. La notion d’expertise aussi s’est modifiée et induit un autre discours critique, plus nuancé.

renato dit: 18 août 2013 à 21 h 18 min

… puisque les choses ne peuvent se définir qu’en fonction d’un contexte culturel, zeno, les idéologies sont quelque chose entre le préservatif et la bouée de sauvetage, mais en beaucoup moins efficace…

Elena dit: 18 août 2013 à 21 h 46 min

homme de ménage/technicien de service …
U. à 17h 40 vous me plongez dans un abîme de perplexité. Sans doute en termes relatifs ces choses-là sont-elles dites ? Ou alors vous êtes de la famille et j’ai gaffé.
(Mon thé ? Sans miel)

pado (qui n'imaginait pas) dit: 18 août 2013 à 22 h 23 min

Parfois il faut être honnête (un minimum, il pourrait y prendre goût)
mais bon (avec pincettes et toute la retenue due à la situation)
Merci JC pour ce Fantomas.
Des aveux comme ça, c’est limite impossible. Inhumain.
Promis, j’attaque une cure de désintoxication.

pado cherchant au moins une qualité dit: 18 août 2013 à 22 h 26 min

« Musil (désolé j’ai lu qu’un seul livre) »

Ok, un seul.
Mais combien de fois ?
Faut être précis.

pado qui cherche ses voyelles dit: 18 août 2013 à 22 h 29 min

« Enthoven se met au service des dames »

Lequel ? Quand ?
Faut être précis, merde.

pado qui refuse de racheter des boursins ail et fines herbes pour trouver lae Loir-et-Cher. dit: 18 août 2013 à 22 h 40 min

« allez-y, faites vos propositions, dites votre vision de notre avenir commun sur ce blog, »

Si JC ou renato propose une étude sur les magnets pour portes de frigos, je le jure solennellement (?) je fais sauter ce blog au nom du FLNC (Front de Libération de Normes Cinématographiques) canal avonique.

pado dit: 18 août 2013 à 22 h 52 min

« expertise…. plus nuancé. »
20h37 Sophie

(ne rêvait pas u. yapa de fautes c’est le découpage)

Vous pouvez préciser Sophie, je pige pas (ou ne veux pas)
Expertise nuancée, j’ai du mal.
Un oxymore dirait peut-être u. qui cause achtement bien le français.

pado dit: 18 août 2013 à 22 h 59 min

bon,
256,
c’est pas rond mais c’est bien aussi.
Sophie ne fantasmez pas, c’est beau 300, mais c’est loin.
Surtout qu’avec la rentrée ya bien un ou deux films qu’il va falloir commenter.

renato dit: 18 août 2013 à 23 h 21 min

« … c’est beau 300, mais c’est loin. »

Il suffit que zeno ferre la bonne “truite” et nous arrivons à 300 en un clin d’œil.

JC ..... dit: 19 août 2013 à 5 h 26 min

Echanges cinématographiques sur la RdL : qu’est ce que c’est que ce mélange des genres ….

JC ..... dit: 19 août 2013 à 6 h 17 min

« allez-y, faites vos propositions, dites votre vision de notre avenir commun sur ce blog, »

Je propose que ce blog, concurrencé impitoyablement par la RdL en cinématographilie, se transforme en Blog Nouvelles Cultures.

Aux ordres de Sophie, pour suivre ses guidelines … et lui proposer des idées folles !

u. dit: 19 août 2013 à 9 h 55 min

« U. à 17h 40 vous me plongez dans un abîme de perplexité. Sans doute en termes relatifs ces choses-là sont-elles dites ? Ou alors vous êtes de la famille et j’ai gaffé. »

Je vous ai donc laissé dans l’abîme toute la nuit, Elena, j’en ai des remords.

De la famille?
Carla?
Non.

Relatif, oui.
Il coule dans le miel, comme dit Sophie, et je ne l’écoute pas.
C’est malgré tout quelqu’un de bonne compagnie, un peu bavard sans doute, il introduit un peu trop sa burette dans les engrenages, mais il n’a pas le toupet du rusé Normand, vous savez celui qui diffuse son hymne à la joie avec la voix mauvaise et le visage bougon.

u. dit: 19 août 2013 à 10 h 03 min

« notre monde est devenu euphémique tout en étant plus dur. ».

Autrefois, on s’engueulait avec bonté.

Vous défendez sacrément bien votre point de vue à la tribune, Sophie!
C’est particulièrement difficile quand on souligne la délicatesse ou l’ironie d’un film en prenant la parole après deux ou trois dézingueurs.

u. dit: 19 août 2013 à 10 h 06 min

« Surtout qu’avec la rentrée ya bien un ou deux films qu’il va falloir commenter. »

C’est vrai, pado, et ces nouveautés, sur le moment, c’est inquiétant pour la moyenne.

Mais l’expérience montre qu’on laisse roupiller un jour ou deux le nouveau-venu, il faut croire qu’on renacle à l’idée de laisser l’ancien sombrer dans les catacombes.

u. dit: 19 août 2013 à 10 h 10 min

263, c’est déjà gros de 275.
Et le visage de 300 perce déjà sous le masque de 275.

C’est extravagant: avec toute son avance, la RdL ne fait qu’à peine le double.

Ça va couiner.

sophie dit: 19 août 2013 à 10 h 17 min

A propos des catacombes, Elena, moi je suis comme vous, je suis pour les entretenir. J’aime l’idée que les morts sont un peu vivants.. Euh, sinon, on approche les 300 mais je vais poster mon nouveau papier sur Ozon qui devrait inspirer tout le monde – cela dit sans vanité, c’est à cause du sujet.

sophie dit: 19 août 2013 à 10 h 29 min

Non pas expertise nuancée, Pado, je m’interrogeais juste sur l’expertise. C’est quoi désormais, être expert, quand règne le triomphe de l’interactivité et des avis communs, des micros trottoirs et de la subjectivité affective? Surtout en cinéma. La figure du critique est devenue, pour certains, la figure de la prétention parce que le critique dit qu’il sait et « impose » son avis. Du coup, le critique se tasse, fait le dos rond, continue à donner son avis mais du bout des lèvres. Tout cela contribue à semer la confusion et à dissoudre les bonnes vieilles querelles. Enfin, c’est une hypothèse. Je me demande si je ne suis pas un peu confuse moi même là…

JC ..... dit: 19 août 2013 à 10 h 35 min

J’aime aussi l’idée que les morts sont un peu vivants !

Car, dans le fond, s’ils sont un peu vivants, c’est qu’ils sont beaucoup morts. Ce qui libère les vivants de leur culte, souvent stérile, pompeux, ridicule, castrateur !

Les morts oubliés, c’est dans l’ordre des choses. Ce n’est pas toujours un mal : nous connaissons tous des malheureux portant leurs morts sur leurs épaules étroites … Enterrons ! Enterrons !

zeno dit: 19 août 2013 à 10 h 35 min

merci Sophie pour votre réponse, le plus troublant est effectivement ce contraste entre la dureté du monde (du « réel » comme étant ce qui s’impose à nous) et cette mise en scène si soft des discours critiques.

JC ..... dit: 19 août 2013 à 10 h 38 min

Donner son avis du bout des lèvres égale lâcheté !
(« Ne pas avoir peur », pontifiait un Pontife, à juste raison.)

u. dit: 19 août 2013 à 10 h 45 min

Il faut résister à l’utopie du « tous experts ».
Même si tous ont le droit de l’ouvrir.

Le critique, c’est l’alliance d’un tempérament et d’une culture, la culture cinématographique.

L’érudition cinéphilique n’est rien sans caractère mais le coup de gueule narcissique (j’aime, j’aime pas) est assommant sans cette culture, qui n’est pas un trésor mais une capacité, une capacité de réflexivité infinie.

J’enfonce une porte ouverte, c’est clair.
Enfin…
Avant que je ne fonce tête baissée, la porte n’était pas visible.

zeno dit: 19 août 2013 à 10 h 51 min

renato pourquoi, quand on écoute ces discours philosophiques médiatiques dominants actuels éprouve-ton l’impression qu’ils nous endorment?
simplement parce que jamais un discours philosophique n’a été en accord avec l’ère du temps : ils nous disent ce qui est et ce qui se fait.

je sais que vous n’aimez quand on donne un nom générique à une époque mais pour le coup le nom qui est donné aujourd’hui à notre époque lui convient parfaitement : le cloud!

nous vivons à l’ère du cloud !
le cloud semble représenté l’aboutissement d’un mix entre une pensée grecque antique à la noix de construction de soi et un nietzschéisme de bazar.

l’autre mot pour désigner le « cloud » c’est l’inséparabilité.
les pensées écologiques et médiatiques sont les principaux vecteurs de diffusion de cette pensée qui met en relation les individus, comme nous ici sur ce blog, les placent en position d’interdépendance.
Seule l’accumulation des différents discours leur donne leur sens.
Ce qui est aussi une raison de l’ambiance soft des discours critiques : l’aspect soft de la critique ajoutée à l’aspect somnifère de la philo est à mon sens la plus belle preuve de la fin définitive du politique et de la transcendance : nous sommes chacun à la mesure de nous mêmes, ce qui était la définition donnée au Romantisme, qui plus est dans un monde lui-même devenu « objet » de culture : quand tout devient culture la culture disparait dans l’épreuve de sa totalité.
désolé d’avoir été long.

sophie dit: 19 août 2013 à 10 h 55 min

D’accord avec vous u.
Tempérament et culture, érudition et sensibilité…
C’est chouette aussi quand le rythme d’un papier donne une idée du ton du film, comme si le critique écrivait en osmose avec une oeuvre qu’il aime. Bon, à condition d’aimer, évidemment.

u. dit: 19 août 2013 à 10 h 56 min

zeno me fait honte.
(son dernier post n’enfonce pas une porte ouverte.)

C’est un disciple d’Aristophane.
Le philosophe vit dans les clouds.
(Ce qui est quand même mieux que de vivre dans les clous)

pado dit: 19 août 2013 à 11 h 23 min

zeno a encore raison, ne nous laissons pas aller à la vénération de Saint Cloud, préférons lui Clodoald qui renonça à la royauté.

zeno dit: 19 août 2013 à 11 h 23 min

l’érudition ….. est une capacité de réflexivité infinie.

j’aime bien le côté infini.
avec pour conséquence un effet de dilution?
le fameux sentiment océanique ?

il serait nous interroger à nouveau sur la connaissance elle-même.
la connaissance de la connaissance pour savoir ce que nous sommes en droit d’en attendre, savoir dans quelle mesure la connaissance d’un objet nous éloigne de cet objet.

la connaissance scientifique c’est différent, bien sûr.
pour un domaine que je connais un peu : là ou il avait fallu autrefois des années pour mettre en application des théories scientifiques, la génomique s’est propagée en quelques mois, des entreprises ont fabriqué des machines puissantes incroyables d’originalité pour séquencer à grandes échelles, c’est devenu une activité routinière. on voit dans des labos des gamins en jean et baskets, ils garent leur vélo et s’assoient devant leurs ordinateurs sur puissants, avec leurs écouteurs aux oreilles ils écoutent radiohead et ils séquencent tout ce qui dans ce monde possède la vie.

j’imagine que d’autres gamins, au cern, s’amusent à recréer les conditions de la naissance de l’univers.

j’adore ces gamins, je les observe avec la plus grande émotion en me disant que j’aimerais avoir leur âge juste pour pouvoir recommencer au début pour pouvoir travailler avec eux et leurs capacités de réflexivité qui est effectivement infinie.

renato dit: 19 août 2013 à 11 h 29 min

« désolé d’avoir été long. »

Il faudait faire court zeno, vous savez que je ne lis pas les post trop longs… d’un autre côté vous donnez l’impression de pratiquer une écriture bureaucratique…

pado dit: 19 août 2013 à 11 h 33 min

Sophie 10h29

Comme disait l’autre avec son quart d’heure, par les temps qui courent
« I think everybody should like expert »

Enfin, un truc comme ça quoi.

JC ..... dit: 19 août 2013 à 11 h 57 min

Dérisoire… la culture utilisée comme piédestal du non-agir !

Philosophie bien pratique, n’est il pas !? Il n’y a pas de culture véritablement partagée, donc… toute référence à une culture est un firewall idiot.

renato dit: 19 août 2013 à 13 h 39 min

Disons, Elena, que pour ce qui est de l’ironie et d’une certaine élégance, ce sont des formes qui se répètent depuis un bon bout de temps, disons aussi que le finale de 8 ½ (le long et inutile discours de l’intellectuel) reste encore comme exemple insurpassé de réussite.

Bon, vous avez aimé « La grande bellezza , moi pas tellement, et puisque cela à a faire avec le subjectif…

Elena dit: 19 août 2013 à 13 h 46 min

je reviens un peu tard.
U., ce n’est pas à cette famille-là que je pensais, plutôt à une « grande famille » qui crée quand même des solidarités entre anciens.
Je n’écoute pas le normand, mais je suis tombée il y a qq temps, par hasard, sur une émission d’Enthoven qui ne m’a pas, mais alors pas du tout donné l’impression d’être « au service des textes ».
Ils ont quand même fait un bout de chemin ensemble, non ? Leur public ne lit pas les mêmes journaux, voilà tout, mais c’est pour eux le même filon me semble-t-il. Encore une fois je parle sans savoir, forte de mes seules impressions.

Elena dit: 19 août 2013 à 13 h 54 min

pendant que j’y suis et tant qu’à être hors sujet (mais dans la conversation tout de même) : Sophie, moi aussi il m’arrive d’employer « maman » plutôt que « mère » mais j’ai une hypothèse à ce propos. Beau mot que celui de « mère », et qui ne présuppose pas une intimité inexistante (votre maman …) — mais depuis qq temps contaminé (à mes oreilles du moins) par un certain nombre d’expressions qui le mettent en vedette et une façon de le prononcer. Jadis, dans une autre vie, j’ai enseigné pas loin de là où habite le personnage de Marie dans Le Passé et les « ta mère » étaient omniprésents. Ils me l’ont gâché.

sophie dit: 19 août 2013 à 13 h 57 min

Oui je comprends mieux, Elena. A mes oreilles, c’est maman qui est gâché par cette multiplication de l’emploi qui mignardise la langue.

zeno dit: 19 août 2013 à 15 h 56 min

renato, désolé mais ce n’est hélas pas une impression : c’est une écriture bureaucratique, le fruit d’un esprit bureaucratique dans le sens le plus lourd qu’on pouvait donner dans l’ex RDA, l’esprit d’un individu qui est pour lui-même son propre voisin qui l’espionne dans le but de le dénoncer aux autorités locales.

Elena dit: 19 août 2013 à 20 h 34 min

Merci Renato pour l’indication du Guido Morselli sur la Rdl.
S’il était encore temps de « faire du chiffre » je serais volontiers repartie sur Mignard que j’aime bien — et qui ne donne pas spécialement dans l’afféterie. What’s in a name …
Malheureusement j’ai un problème avec Ozon.

tonton dit: 20 août 2013 à 13 h 02 min

renato,
mieux vaut une belle écriture bureaucratique à votre écriture scolaire (et le français n’est en rien une excuse)

u. dit: 20 août 2013 à 16 h 26 min

288, ça m’ennuie.

C’est comme si mes camarades m’avaient fait pied-de-nez, faisant semblant d’être timide devant la centaine.

u. dit: 20 août 2013 à 16 h 27 min

C’est incomplet, c’est comme un type qui aurait l’oreille très bien dégagée, mais d’un seul côté.

pado dit: 20 août 2013 à 17 h 13 min

« Je n’ai rien à dire d’intelligent »

Moi itou,
mais faire +1 pour accéder à un mythe n’est pas plus con qu’autre chose

pado dit: 20 août 2013 à 17 h 19 min

Ce soir Christophe Colomb sur la TNT (euh non je ne regarderai pas)
Avant de découvrir la Russie, Gégé avait déjà découvert l’Amérique.

u. dit: 20 août 2013 à 18 h 14 min

Quelles devraient être les limites de la métaphore familiale?
Le milieu médiatique est-il une grande famille aimante?

(À mon avis:
Sophie: Non.)

u. dit: 20 août 2013 à 18 h 16 min

Je suis très relativiste Elena.

Dans sa catégorie, Raphael est plutôt sérieux (pas toujours, j’ai du débattre avec lui, une seule fois).

Et puis comme il est beau gosse et plaît aux femmes, ma trouille est d’apparaître le moins du monde jaloux, sentiment dégradant.
Donc j’en rajoute un peu dans la magnanimité.

pado dit: 20 août 2013 à 19 h 01 min

« Alors là Monsieur Zhu, respect.
Bon 107 ça fait un peu Peugeot bas de gamme mais faut pas rêver pour se payer une 806 va falloir ramer et économiser sur les autres blogs. »

Ok c’est une reprise de Johnny Depp mais nous pouvons vérifier notre superbe montée en gamme chez Peugeot.
Un peu ancienne la 302, mais historique.

Elena dit: 20 août 2013 à 21 h 52 min

Je n’en croyais pas mes yeux … Bravi!

Mais tout de même, encore une nuit au fond de l’abîme en perspective (je n’ai pas trouvé de cliché de rechange afin de diversifier) — pour une autre raison : que l’on implique que je ne suis pas une « dame », passe encore, mais là vous convoquez carrément tout le genre féminin. Mon seul espoir : que vous ayez travaillé sur un échantillon pas tout à fait représentatif.

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