de Annelise Roux

en savoir plus

La République Du Cinéma

« L’Amant d’un jour » : Such a long time without Philippe Garrel

Par Annelise Roux

« I stayed too long without a Campari ». C’est ce que rapporte Christian Aaron « Ari » Boulogne son fils comme leitmotiv tombé de la bouche de sa mère, Nico, tandis que lui est élevé sous portrait de Rocco, sans ses frères, « chez le charcutier » (sa grand-mère et le mari, beau-père d’Alain Delon).
L’Allemande du Velvet – martyrisée entre autres par l’épouvantail Lou Reed que le doute sexuel chicane, qui ne trouve rien de mieux pour s’en soulager que de faire porter le chapeau à celle qu’il considère comme sa rivale et qu’il traitera donc en inférieure (on mesure l’élégance) au lieu de s’en tenir à la ligne hypnotique languide et calmante de « Coney island » – chute à vélo à Ibiza en 1988, quelques jours après la mort de mon père. De sorte que « These days » que j’aimais déjà tant, qu’à l’époque la radio diffuse en hommage, sera toujours pour moi un chant d’amour et une mélodie de deuil : je me suis efforcée de remplacer le fracas de la tôle qui l’a broyé par le « la-la-la-lala-la-la » final, comme j’ai fini par entendre les clochettes de « Sunday morning » m’annoncer la résurrection possible, figurant une berceuse qui n’a pas besoin de nourrisson réellement né pour retentir : le divin enfant, c’est l’espoir vacillant qui revient de très loin quand I stopped my dreaming et Please don’t confront me with my failures, I had not forgotten them.

Insolation, isolation, isolement : chez Nico, l’apérol ni l’eau de seltz-vin blanc ne pouvaient masquer la faille. La voix profonde de Christa Päffgen, ses attitudes d’autiste enfant, yeux soulignés au khôl, menton un peu lourd légèrement prognathe rajoutant au charme… ses hésitations embrumées par l’alcool, refuge liquide des timides et des souffrants visant à éteindre tant bien que mal une rudesse de la vie ou d’exceptionnelles dispositions que leur sensibilité ne les dispose guère à endurer ? Quand on arrive à ne pas abuser, ça va. Reste qu’il faut être homme sacrément viril, courageux, sexy et supérieur pour aimer, comprendre ou accompagner, vivre à côté de, ou avec, des femmes comme cela. Philippe Garrel a parlé de la rencontre amoureuse avec elle, par film, comme pas deux. Comment elle l’appelait à l’aide, comment il y allait. Comment il a été une épaule alors qu’elle était trop loin pour pouvoir s’y appuyer. Comment il espérait un petit cygne, (« Swann », prénom du fils d’Elie dans « L’enfant secret »), comment il a essuyé ensuite des dépressions carabinées, alors que cela n’était en rien de sa faute, au contraire.
Les Garrel, parlons-en. Famille sanctuarisée. D’ordinaire cela peut agacer – les familles en majesté héritée, la voie toute trouvée, le népotisme naturel compréhensible. Cela peut être vrai pour l’agacement – sauf exception. Quand l’exception est au rendez-vous, parfois ça vous déchire le ciel d’un coup de tonnerre. Last night a D.J saved your life sans parapluie, vous installant brusquement au cœur une fleur qui ne ressemble qu’à lui.

Garrel le père –  il est déjà le fils de Maurice, mais tenons-nous en à Philippe et au « premier lit » – cette chevelure frisée, poivrée de griffon, poil rude et broussailleux, ce regard à éclat mica anxieux à force de tout voir, séduisant, enfoncé. Brigitte Sy, la mère. Son buste d’Anita Ekberg m’avait interrogée, l’ayant vu se développer à l’identique sur une amie atteinte il y a vingt ans. Magnifique, et de plus en plus : elle avait rendu publique sa séropositivité, non dans l’envie « qu’on lui en parle », mais à l’occasion d’une collection diffusée par Arte « Silence = Mortes » où dix réalisatrices parlaient du HIV, pour aider des gens dans l’acceptation de leur maladie. D’une beauté… Le fils aux sombres sourcils froncés, Louis, réussit là où Pierre Niney en accroche-cœur ( toujours du mal à suivre au début, ma distraction, ou mon mode d’appréhension font que je ne réalise souvent de manière articulée, ne « conceptualise» que dans un deuxième, troisième temps, voire quelquefois jamais,  des choses au contraire immédiatement intégrées de façon instinctive, je ne sais comment. . bref j’ai commencé par les confondre avant de parvenir à les démêler, trouvant LG bon, là où je trouvais PN moyen, m’étonnant de ma différence de perceptions.. .forcément, ce ne sont pas les mêmes. ..) est plus maniéré, gracieux, retient moins.
Cette sorte de préoccupation latente chez le Garrel 30 ans d’âge, donc, redoutable en dégarni du dessus « parlant le Jean-Luc »… Son mimétisme godardien chez Hazanavicius renseigne sur le contre-emploi rieur à espérer. La fille aînée, Esther, qui enfin joue ici… Qu’elle est jolie. Ses cheveux bruns ramassés en haut de la tête, allure de Pascale Ogier. Ce regard sombre, velouté, aussi pur mais plus stable, fait entrevoir une assise moins menacée que la « Ptite conne » des nuits de pleine lune célébrée par Renaud, morte d’un souffle au cœur attisé par l’héroïne.

Des références ? Le cinéma de Garrel en est bourré, en a toujours eues. Attention, ce n’est pas qu’il copie : il s’en nourrit tout en même temps qu’il s’en détache, en distille lui-même. Il y a une humilité distinguée, un amour véritable dans son cinéma composé. L’affiche de « L’Amant d’un jour », si on regarde le visage de Louise Chevillotte, on a l’impression que c’est celui de Florence Delay ligotée au bûcher ou recevant l’hostie les mains jointes, chez Bresson. Pas la première fois que les ponts me sautent aux yeux entre ces cinéastes. A commencer par les intersections, le choix des acteurs. Anne Wiazemsky bien sûr (« Au hasard Balthazar » où, oui, c’est vrai, aiguillonnée par mon entente, ma connivence primitives avec les animaux, je n’eus d’yeux d’abord que pour l’âne)… Maublanc, aussi. Les Bressoniens, les Garreliens, cette continuité, ces vases communicants, palindrome filmique, c’est très beau… Garrel revenu dans les années 80 au cycle narratif après les années d’underground dote Eric Caravaca de la voix douce, du recul nécessaires : « moi aussi j’ai agi comme toi, fait souffrir des femmes qui ne le méritaient pas ». Enseignant. Philosophie, évidemment – comme chez Belvaux avec Emilie Dequenne et Loïc Corbery… quels tombeurs, ces profs. À se demander s’il y a des métiers qui emballent en dehors de Science-Po, la rue d’Ulm et Polytechnique ?
Les manuels cependant ont toutes leurs chances à mon regard, voire de meilleures. Le cinéma, la musique, la peinture, l’écriture, la vaisselle, la gentillesse, le soin pris en font partie. Dans le nouvel opus l’intensité n’est pas douchée mais patinée : ainsi est-elle plus tendre, modernisée, augmentée. La masculinité qui s’ébroue et se dégage, sans besoin d’embrasser le cliché. Arlette Langmann, fidèle comme en leurs débuts, Jean-Claude Carrière et la femme du cinéaste au scénario, comment voudriez-vous que ce soit idiot ? Pour le contenu, Philippe Garrel a-t-il voulu filmer ce qu’il a entendu, ce qu’il aurait voulu entendre ? Ces hommes certes féministes, mais avec des filles de trente ans de moins. De quoi normalement faire fuir, alors que les mentalités ont l’heur d’évoluer.
Jeanne, la fille (Esther Garrel) est quittée, revient chez papa (Eric Caravaca) qui vit avec Ariane, une de ses étudiantes (Louise Chevillotte). Elle ne va pas bien. Les deux filles ont le même âge. L’autre s’en paye autrement, soutenue par ce qui peut s’apparenter à une légèreté, un cynisme contemporains, mais l’histoire ne dit pas si à un autre instant, elle-même ne sera pas « le pauvre de quelqu’un » selon l’expression de Dostoïevski. Les pères qui refont love-story avec cet écart longtemps ont voulu ignorer que ça peut faire brouillon sur l’ardoise de la construction des enfants. La lucidité, d’accord, valable plutôt chez les autres, pour « blessure la plus rapprochée du soleil »… La fille grandissant ou le fils devenu homme n’ont pas envie le cas échéant que tatie et tonton de leur bébé aient le même âge, voire que l’oncle soit plus jeune que le neveu. Au bout d’un moment, ça fatigue, même s’il est légitime que papa ni maman ne consulte éventuellement sur le permis de (re)construire…
Mais l’amour est toujours une exception. Nous ne sommes jamais que des enfants grandis plus ou moins facilement, endoloris parfois par les manques dans l’éducation reçue en oubliant qu’au-dessus, nos parents ont eu aussi maille à partir avec le conflit psychique.
Pas de raison de créditer davantage ou moins les sentiments au prisme d’une différence chiffrée dans ce sens. Garrel acquiert là une qualité de sérénité qui émerge presque malgré lui dans la narration, peut-être a-t-il fini par guérir, prendre conscience pour de bon qu’il séduit, d’à quel point on l’aime ? Comme s’il achevait de faire siennes une part de mélancolie assumée adulte, une préférence à l’existence et à la vie qui dissout le rapport daté, cette corrélation éculée entre Eros et Thanatos, où la sensualité est armée comme un rajeunissement convenu de vieux cherchant à se rassurer, au lieu d’être gratuite et opérante, dictée par un élan partant uniquement de soi, allant s’imbriquer dans les bras d’un autre choisi pour des raisons qui échappent aux diktats, à la galerie… Cette modernité d’avant l’heure d’un Brassens se faisant tout petit devant une poupée de trente ans de plus, celle de la dame de Morlaix Fontaine au franc parler que j’avoue trouver quelque peu effrayant, « je suis vieille et je vous encastre (pas tout à fait sic)/avec mon look de libellule »… Tant de liberté avait provoqué l’ébahissement, enflammé la toile bien avant d’envoyer le couple présidentiel actuel à la Lanterne…  « L’Amant d’un jour », faisant écho non pas à une « moralisation » de l’échange amoureux mais à un rééquilibrage par la sagesse, l’affectivité, l’éthique bien digérées, solaires, a là-dessus des accents paradoxalement vifs, régénérés, qui cassent plus profondément les codes qu’un marivaudage vieilli entre une jeune maîtresse et un amant paternel.
Les vues du réalisateur « en chambre », regard à regard, entre les draps, au café, les scènes de déshabillage quand le beau corps de la fille s’extirpe de la robe, Vénus au coquillage, plus que jamais sont ciselées. Ses promenades ont toujours été à tomber. Les amoureux vont par les rues, et c’est si vrai qu’ils sont seuls au monde, «se tenant par la main, beaux comme des chérubins» suivant les mots de Piaf… Comment résister à l’attrait de blancs et noirs illustrant la délicatesse, les nuances ? Garrel-the-father, subtil dans « L’enfant secret »… Le pont sur lequel avancent Elie, Jean-Baptiste et le petit garçon.. le muret si blanc, les teintes pâles de l’imperméable d’Anne Wiazemsky et des cheveux de Swann, l’enfant, le costume noir de Henri de Maublanc…
I have been living such a long time without a film of Philippe G. Too long. Le revoilà. Ce côté discursif, intellectuel, des personnages, cigarette à la bouche, alors que d’ordinaire ça me fait prendre la poudre d’escampette, à toutes jambes, en sens inverse. Il filme les couloirs, les parapets, les escaliers. Un autre chez lequel c’est notable, en photographie, c’est Bernard «Ploplo» Plossu. On devrait toujours filmer ces plans graphiques qui distribuent l’espace en lamelles comme à travers des persiennes. Cette émotion si forte, inattendue, délicate, de découvrir cela un jour chez Satyajit Ray, et plus tard encore, ce bouleversement qui m’a fait fondre devant un arbre bruissant chez lui, glissant en ombre sur une façade d’immeuble lors d’une promenade en autobus, mais c’est une autre histoire.  «L’Amant d’un jour », sélectionné à la Quinzaine et Claire Denis se sont partagé vendredi dernier le prix SACD. Le film sera en salles le 31. La Palme sera décernée ce soir. Ce qui  m’intéresse en ce 28 mai est la Fête des mères. En plus de la sienne, des vôtres, des leurs, des nôtres, deux disparues auxquelles je songe. Elles ne sont pas seules. Mes pensées, toujours bleues, vont à elles.

« L’Amant d’un jour » de Philippe Garrel

 

Cette entrée a été publiée dans Films, Non classé.

354

commentaires

354 Réponses pour « L’Amant d’un jour » : Such a long time without Philippe Garrel

christiane dit: 28 mai 2017 à 7 h 25 min

Tant de beauté, de bon matin, alors qu’une pluie lourde gonfle les nuages sans décrocher. Reste à attendre le 31, impatiemment.

Annelise dit: 28 mai 2017 à 10 h 29 min

Et moi toujours profondément émouevée, Lacenaire : balle au centre (dieu reconnaîtra les siens)

Résumons..... dit: 28 mai 2017 à 10 h 40 min

Elle est gentiment opiniâtre, Annelise, comme ces alchimistes qui espéraient transformer du plomb en or.

Las ! … la merde reste de la merde.

fontebranda dit: 28 mai 2017 à 10 h 55 min

Pour compléter le côté Point de vue images du monde : Esther apparaissait déjà dans La Jalousie sous son propre prénom dans le personnage de … la sœur de Louis (seuls les membres de la famille royale avaient ce privilège de garder leur prénom). Mais finalement, les familles malheureuses aussi se ressemblent toutes même si elles le sont chacune à leur façon, dans leur petit cercle.

Annelise dit: 28 mai 2017 à 11 h 01 min

Right Fontebranda…
JC 10h40 vs êtes tjs si plein de bienveillance..tjs le mot pour tendre la main.. Je ne sais si je mérite le « gentiment ». .vs saviez qu’on désignait les atteintes syphilitiques comme ça? « Plombé(e)(s) ». .ça m’a tjs enchantée . .le tréponème pâle – j’en discutais avec un prof de médecine un peu bon sur le sujet – ayant des effets « chimico-dépendants », outre la ruine du corps, comme l’ultra création peut par ailleurs en produire. .. Karen Blixen disant à Fynch Hatton/Redford chez Pollack « qu’elle n’aura jamais d’enfant » à cause de ça(son mari Blix lui a transmis la maladie?) ..à quoi il répond qu’il n’a jamais rien eu, pas même la varicelle, et « d’où, l’école »? (Elle de dire en écho – d’où, l’école…)
L’or…il est l’or..monsignor… avouez que c’est devenu une unité de valeur un peu ringarde. Le plomb que vs reprochez à Garrel sans l’avoir vu, c’est également 50 nuances de gris époustouflantes, bien meilleures qu’avec Jamie Dornan

Lacenaire dit: 28 mai 2017 à 11 h 11 min

Vous avez parfaitement répondu, Annelise, à la goujaterie récurrents de JC…
mais avouez qu’on peut très bien ne pas avoir les mêmes goûts ou penchants que vous

Annelise dit: 28 mai 2017 à 11 h 39 min

Bien sur Lacenaire 11h11. .aucun totalitarisme.. simple conversation. .tjs bien les femmes qui ont « de la conversation » non? Parfs il ne faut pas hésiter à réessayer,aussi ..possibilités de découvertes impromptues..en qq sorte le truc du « elle n’était pas mon genre » proustien.. Bon après-midi à ts

J.D dit: 28 mai 2017 à 11 h 39 min

« Tant de beauté de bon matin »(Christiane) Entièrement d’accord.Vous êtes magique ,chère Annelise!j’allais écrire « vous vous êtes surpassée »,à quoi bon?Etat naturel chez vous.Le billet donne plus qu’envie ,Feygele. »Garel the father » comme vous l’appelez n’aura pas l’occasion de boire un lait pareil tous les 4 matins .Baudelaire traducteur de Poe .On ne sait pas quoi regarder en premier,on finit par les deux.Mekhaie!C’est la fête du fleuve par chez nous ,chère enfant,vous savez?Tapage sur les quais de notre ville et premier jour du, ramadan.Vous devriez venir à Bordeaux voir les bateaux.Quand je croise des fées blondes ,des sirènes en chemisier ,j’espère toujours que ce sera vous ,que vous vous arrêterez dire bonjour .Shoulem aleikhem,bonne fête aux mères .Lorsque j’emploie Mamme Louchen ,le yiddish,je pense à la mienne.

Phil dit: 28 mai 2017 à 14 h 09 min

Jolie notule, de la référence cinéphilique sous la pédale..Sy / Ekberg..et Wiazemsky en décadence qui laisse demantibuler son Godard…a-t-elle bien lu les bloc-notes de son grand-pere , s’interroge Debray invité chez passouline. Garrel, perdu pour le genre d’Honoré, fera- t-il souche comme sa dynastie..

Emmanuel dit: 28 mai 2017 à 16 h 19 min

jidé 11.39 « Vous devriez venir à Bordeaux voir les bateaux.Quand je croise des fées blondes ,des sirènes en chemisier ,j’espère toujours que ce sera vous ,que vous vous arrêterez dire bonjour »;

bin sissétoi kimate Annelise kant ellé alapiscine, ssaa palair d’lui plaire;

Garrel ila dla chance, Ali; la note ellébel;célpisic dla blonde class ala gouinette paltro avec lmental de djiokovitche.; caisse tuveux dire phil « perdu pour lgenre dhonoré »? ;ssépa une histoire desex.;;meme les bêtes annelise elé apprivois..; toussa ssa mfé rtourner au cinéma alorksi croyé plu,;
lcoup des nuances de gri ché laman du jour édépenser toujourbleu ,chui sous lchoc..commen ssa speut dans un aussi ptit corps toumignon???; à plusse;

JAZZI dit: 28 mai 2017 à 16 h 22 min

Au visionnage de la bande-annonce de « L’Amant d’un jour, j’ai surtout pensé à du sous Jean Eustache, celui de « La Maman et la putain »…

Emmanuel dit: 28 mai 2017 à 16 h 22 min

cétipic dla blonclass.;
;jretourno ciné alor cjicroyé plus;
(fêtes esscuse annelise jétapétrop vit;)
Serviteur;

Phil dit: 28 mai 2017 à 16 h 28 min

Sûr que la poignée de main macaronique à Potus efface la main sur le coeur manière basketeur negroïde pendant l’hymne, l’equivalent d’une quenelle à la France pour Debray. Seulement voilà, le livre est déjà publié, Debray ne supporte pas le touite des cerveaux, l’Europe continuera à se prendre des coudées dans le Monténégro.

JAZZI dit: 28 mai 2017 à 17 h 01 min

Et sur les » Amants de trois ans » d’Hazavanicius, Annelise, rien de plus ?
On est au coeur du cinéma et de la littérature de l’époque, celle du jeune Godard et de la virginale Anne Wiazemsky…

Roro dit: 28 mai 2017 à 17 h 07 min

Phil
la main sur le coeur: plutôt manière télé évangéliste chef du monde imitée par les fans de séries tv
Poignée de main ‘jupitérienne’ (au moins!) What else -quels acteurs époustouflants pour la (re)jouer?- qui fera date jusqu’à la fin des temps – la postérité regrettera de n’avoir pas été contemporaine de ce moment extraordinaire d’intenses et de sincères émotion et de virilité , quel courage

puck dit: 28 mai 2017 à 19 h 20 min

là aussi vous parlez de ce sujet ?
génial ! il faudra bien qu’un jour ce tabou soit enfin levé, et qu’on aborde sereinement ce problème des abus sexuels et des viols dans le cinéma qui concernent chaque années plusieurs centaines de gamines aux quatre coins de la planète.

comme le dit quelqu’un sur le blog d’Assouline : le cinéma à lui seul est responsable de bien plus de viols que toutes les guerres, tout le sait mais personne n’ose le dire, et je trouve courageux que vous abordiez cette question ici vous aussi.

mais pourquoi vous en parlez tous ? il s’est passé quoi ?

puck dit: 28 mai 2017 à 19 h 22 min

mais il ne faut braquer tous les projecteurs sur le cinéma, tout le monde sait que dans les orchestres baroques et à l’opéra c’est aussi une très vieille coutume.

puck dit: 28 mai 2017 à 19 h 24 min

si vous avez le courage d’aller jusqu’au bout il vous faut créer une association pour que ces gamines osent sortir du silence et balancent des noms, et là ça va tomber, Polanski va faire figure d’enfant de choeur.

Petrus dit: 28 mai 2017 à 20 h 30 min

À propose des « métiers qui emballent » Annelise, je confirme : les profs de philo, les psychanalystes, les hommes politiques et les prêtres, bref tout ceux qui exercent, plus ou moins abusivement, leur ascendant sur nos esprits… Je place musiciens et cuisiniers dans une autre catégorie, eux c’est à nos sens qu’ils s’adressent et la supercherie, quand supercherie il y a, est plus facile à déceler. Que reste-t-il aux profs de physique-chimie, aux fonctionnaires du fisc, aux marchands de légumes ?… On les voit moins dans le cinéma, sinon dans « Amélie Poulain » et c’est pour s’en moquer.
J’avais été traumatisé par « J’entends plus la guitare ». Garrel, plus jamais ! avais-je dit. 26 années ont passé, il serait peut-être temps que je révise mon jugement ? Et puis un homme qui a aimé Nico ne peut pas être foncièrement mauvais.

JAZZI dit: 28 mai 2017 à 20 h 41 min

« les psychanalystes »

ça c’est dans « L’Amant double », d’Ozon, pour lequel Annelise a hésité longtemps, avant de se décider pour celui, du jour, de Garrel, Petrus !

Résumons..... dit: 29 mai 2017 à 4 h 51 min

Lorsque que l’on mesure les ravages intellectuels que des films peuvent créer sur des cerveaux fragiles comme celui d’Emmanuel qui zozote un français de chiottes, ici même …on prend peur !

Sylvain dit: 29 mai 2017 à 6 h 57 min

Résumons c’est JC?Tu penses quoi du palmarès cannois au lieu de déblatérer?

Annelise,Garrel a un côté formaliste difficile à suivre.

Franchement, »la cicatrice intérieure »(vu à la cinémathèque)ma femme avait adoré mais si elle n’avait pas ete là pour m’expliquer…j’ai eu du mal.

Le billet donne très envie.Je vais y aller.

JC..... dit: 29 mai 2017 à 7 h 17 min

Résumons n’a pas tort.

Ce que je pense de Cannes :
« Je reste muet de stupeur lorsque je vois les saltimbanques du plus miteux des arts, le cinématographe, se pavaner à Cannes habillés comme des notabilités qui apporteraient quelque chose au monde, alors qu’ils n’en sont que les exploitants du niveau des comices agricoles d’antan !
Triste spectacle de ces pets faisant du vent toute une vie …. »

bribri dit: 29 mai 2017 à 7 h 21 min

« Emmanuel qui zozote un français de chiottes »

ne pas confondre avec le monarque jupitérien que le monde a appelé de ses voeux

bribri dit: 29 mai 2017 à 7 h 24 min

« habillés comme des notabilités qui apporteraient quelque chose au monde »
ne pas confondre avec les portraits groupés des moitiés des responsables de nos élites dirigeantes

Annelise dit: 29 mai 2017 à 7 h 42 min

JC 7h17 je sais que vs voyez de la proctologie partout et j’y compatis, mettant cela sur le compte d’une déformation professionnelle de votre part bien naturelle, eu égard à l’exercice que vs menez inlassablement, avec courage, quotidiennement?.. il n’y a pas de honte, ms voudriez-vs vs en détacher ici ou là qq mn, pour notre plus gd plaisir? Je sais, c’est dur. Pour calmer cette tendance, en attendant, vs pouvez tjs vs replonger ds « Evguénie Sokolov » (Gallimard) qui n’est pas à mon avis le meilleurs Gainsbourg, ms… Ou vs repasser en boucle cette installation de Dali que n’aurait peut-être pas renié Bunuel où un hippopotame – si ça se trouve, le même que celui du festival de Ouga avec le coq « qui se noie en voulant l’imiter qd il nage », pauvre bête?..- était descendu grâce à une manivelle et un palan sur une jarre de lait XXL… »Las » (comme vs dites) l’animal était effrayé… cataclysme qui n’est pas sans rapeller le « lâcher de poules » en amphi des étudiants en médecine.. les oiseaux s’envolaient en caquetant, magnifique ! En revanche les cours souffraient du survol… ce côté carabin néanmoins a tte sa place sur les bancs de 1ère année..l’expression d’une nostalgie touchante en vs?S’assumer est parfs le pas initial pour grandir

JC..... dit: 29 mai 2017 à 7 h 56 min

Vous êtes gentille, Annelise, mais je ne gouterai pas à votre sirop qui fleure bon l’huile de foie de morue.

Sylvain dit: 29 mai 2017 à 8 h 00 min

Haha ha ha!!! Annelise vous êtes fabuleuse.

Elégance,poésie et causticité à fleuret moucheté sous la friponnerie.

Vous n’êtes jamais méchante mais on sent que si vous aviez envie…

Lacenaire dit: 29 mai 2017 à 8 h 13 min

une seule solution pour claquer le beignet à cette ordidouille de JC : le flanquer à la porte en évitant qu’il revienne par la fenêtre, voir Scemama !

JAZZI dit: 29 mai 2017 à 10 h 09 min

« «L’Amant d’un jour », sélectionné à la Quinzaine »

Le seul film de Cannes dont vous nous parlez, Annelise, n’était pas dans la compétition officielle. Rien de notable de ce côté là ?

JC..... dit: 29 mai 2017 à 10 h 16 min

JiBé,
Elle est mal à l’aise, Annelise, car elle n’est pas certaine que des mots peuvent la délivrer du mal …

bribri dit: 29 mai 2017 à 10 h 31 min

Macron «ne s’interdira rien» lors de sa rencontre avec Poutine( lesoir.be)
Quel Homme ! La palme!

JC..... dit: 29 mai 2017 à 10 h 35 min

Là où les révolutionnaires, nourris à l’humanisme crétin, s’exclamaient en rut :
« Liberté ! Egalité ! Fraternité ! »

…. ce qui faisait festival de Cannes, notre bébé Macron s’exclame :
« Areuh ! Veux téter Maman ! »

Sylvain dit: 29 mai 2017 à 11 h 34 min

@JC 10.16,Annelise doit avoir surtout du mal à se délivrer des mâles qui se battraient pour elle !!

Je donnerai cher pour savoir à qui appartient les mots bleus de la secrète …

J.D dit: 29 mai 2017 à 12 h 19 min

« Scemama » :JCj’y vais de temps en temps comme chez Assouline.Lecture « zen » sans poster de commentaires .Pas mal.Quel rapport?Pour en revenir a Garrel il n’aura jamais de défenseur aussi bon qu’ici .Quitte a me redire,Annelise,ce que j’aime chez vous c’est l’écritue aussi belle que Perec ,la vulnérabilité d’un enfant et la sensualité ,la féminité sans ployer ..Vous mettez dix longueurs dans la vue de n’importe quel critique ,on vous lit comme un texte en soi et par dessus vous n’êtes jamais lâche!Je vous ai toujours vue défendre le choix du billet ou les hotes du blog.ou on voit ça à part chez vous ?Bonne et courageuse .En plus vous êtes fort drôle ,avec le physique on ne peut plus joli à regarder & distingué..Les hommes n’ont aucune raison de s’en plaindre et doivent vous aimer beaucoup! Ca se sent que vous leur rendez comme il faut ,au lieu des « ambiguités pas bien maîtrisées  » comme dit Phil qui gâchent tout .Le cinema sexiste du dernier Ozon avec gode vintage de chez papy Helmut newton laisse sur sa faim au lieu de déranger .Vous mettez combien pour un article pareil?Il me faudrait six mois pour l’écrire .J’avais oublié Gainsbourg et le pinceau ,ach ..l’alcool pas toujours inspirateur parfait .Le pauvre homme a fini en holorime,vieillard maniaque ! « La cicatrice »,c’est le Garrel a cheval dans le désert ?Je vais réviser avant après-demain aller voir le nouveau ,Feygele,ne vous inquiétez pas.

en passant dit: 29 mai 2017 à 14 h 40 min

une conquête de plus pour le génial génie: une dame à côté est en train de se pâmer au sujet du jupiter à sa mémère – faudrait filmer

christiane dit: 29 mai 2017 à 17 h 06 min

J.D.
Vous écrivez « …Le cinema sexiste du dernier Ozon avec gode vintage de chez papy Helmut newton laisse sur sa faim au lieu de déranger… »
Je n’ai pas eu cette impression. Il m’a semblé que ce…délire… était secrété par cette jeune femme (personnage) à la libido très complexe et passablement névrosée et que rien de tout cela ne s’est réellement passé. Les scènes que vous évoquez me paraissent être la pointe de ses fantasmes, de ses pensées. A chacun de traduire, d’interpréter différemment ce film… Ne pas oublier que la nouvelle, ce thriller ambigu, à l’origine du scénario est signée par une femme, Joyce Carol Oates.
Par contre je n’inviterai pas des jumeaux à voir ce film….

Petrus dit: 29 mai 2017 à 20 h 36 min

Ma consternation en lisant « Evguénie Sokolov », je l’avais gardée pour moi.Il est réconfortant de constater que je n’étais pas le seul à trouver ça… un peu indigne du talent de Gainsbourg.

Annelise dit: 29 mai 2017 à 21 h 17 min

« Je n’inviterai pas des jumeaux à voir le film »(Christiane) : cela m’est arrivé, de façon nauséeuse, avec un film qui m’avait rendue malade au sens propre, non à cause de mon rapport t intime à la gémellité ms parce que je l’avais vu sans préavis avec une femme stérile..je parle évidemment des Faux-semblants de Cronenberg, que je n’ai js revu et qui m’est resté en tête si précisément je pense. .j’étais très mal vraiment et elle, moins, tjs pensé que dieu merci elle ne mesurait pas sur l’instant tte la portée du truc.. et voyez, j’aime bcp Cronenberg.. La Mouche d’une certaine façon, gd film romantique sur l’amour.. je veux dire que le rapport au « malsain » est une aristocratie idiomatique en soi..ça ne se mange pas en salade, lorsque c’est dressé en « intention » ça me déplait, là où je peux me laisser faire qd c’est l’expression d’une intériorité questionnante, métaphysique laïque qui ondoie au fond de l’eau comme un banc d’algues.. Twin Peaks – la série (le film, c’est encore autre chose)- on est en plein là-dedans..une veine pour moi t juste, t fine.. ce qu’on partage là-dessus ou ce qui est excluant, ce qu’on arrive à mettre en commun déjà veut dire pas mal. .où ai-je entendu d’ailleurs que la femme de Cronenberg était enceinte à ce moment-là? Ou j’invente, c’est possible. (.tjs ce filtre bizarre qui retient ou distord, gomme ou fixe, selon)
Bon bon, revenons au film de François Ozon si vs voulez…si un seul choix pour ce mercredi, j’aimerais mieux que vs alliez massivement (re)faire connaissance avec Garrel et reveniez me dire?..pas tenu de tt aimer, ms bon dieu quel charme. .l’ambiguité de Joachim Lafosse par exemple, vs attendriez-vs à ce que je tourne de l’oeil?… Avec les pensées sur la tombe, vs aurez compris que je suis fleur bleue etc, ok, est-ce là tant la question?. . Pas parce que je fais l’Annie de dale Cooper au comptoir, que je sers le café que tt m’échappe. .JD 12h19 merci, sinon, Helmut Newton? ..pas sûre..et je ne sais pas si je suis en phase trop non plus avec Christiane? (Ms oui, Joyce C.O.. )Me suis demandé néanmoins si François Ozon connaissait le Fairchild faulknérien qui s’imagine ds Moustiques que s’il pouvait se voir(ou voir son double) faire l’amour, l’humanité n’y survivrait pas. .un truc tres présent d’ailleurs chez Verhoeven ds un des premier court métrage dont j’ai oublié le nom?.. enfin, Ozon doit savoir ça.. Jacques Ch et Paul nos spécialistes du farmer aussi..bonsoir

Annelise dit: 29 mai 2017 à 21 h 38 min

20h36 Petrus il n’était pas à son meilleur en effet

Dire 2 ou 3 choses qui me font décidément bcp aimer Twin. .
-I always felt closer to nature than I did to people (il la boit des yeux en même temps que le bon café)
-I want to come back to the world (elle lui dit, il a tt compris)
-Your body feels nice against mine (ils dansent)
et, j’ai gardé la meilleur pour la fin
-Some people think I’m strange (il la trouve très normale, pour ainsi dire exquise et elle le trouve parfait comme ça)

Trop fort ce David (en l’occurrence, Lynch)

christiane dit: 29 mai 2017 à 22 h 41 min

Oui, Annelise, cette histoire de jumeau « cannibale » (Chloé) m’obsède plus que tout le reste, comme le rapport des deux jumeaux (Paul et Louis) vivants et de dévorant par jeune femme interposée.
J’essaierai de voir le film « L’amant d’un jour », demain.

Sylvain dit: 30 mai 2017 à 7 h 20 min

@21.38 sur twin peaks.Merci pour les citations Annelise.

« Pas parce que je fais l’Annie au comptoir et que je sers le café que ça m’échappe »:joli.

Avec vous on aurait envie de tout noter en lisant!

C.P. dit: 30 mai 2017 à 9 h 49 min

Bel article touchant un cinéma qui -Oui, je sais, cela paraîtra bêtiau- n’est pas pour moi. Ni Philippe Garrel, ni Doillon, ni Ozon, pas plus que Téchiné et auparavant Rohmer (après 1970). Mais c’est bien d’avoir des avis, parce que, allant au théâtre cinq fois plus qu’au cinéma en salle, je vois bien peu de films à leur sortie, à la différence d’Annelise, Christiane, Jacques et d’autres ici.
J’ai tout de même envie de voir le film de Desplechin. Le trio d’encore quinquagénaires (c’est tout juste) Carax, Dumont, Desplechin est plus selon mon coeur, Dumont surtout. Le « problème Desplechin », que je croise assez souvent au théâtre (et sa mise en scène de Strindberg était bonne), c’est qu’on n’est jamais tout à fait satisfait, sauf à mon goût avec « Rois et Reine ».
J’étais à New York, pour travailler un peu ET pour rejoindre l’organisation d’un petit hommage de NYU à Octave Mirbeau (c’est le centenaire de sa mort), centré sur la réception et les éditions du « Journal d’une femme de chambre » -on ne connaît guère que cette oeuvre de Mirbeau aux Etats-Unis, et même en France…- et également sur les trois adaptations mise en scène par Renoir, Bunuel et Jacquot. Nous aurons des projections au site NYU de Staten Island, dans un centre latino de East Houston Street et, nous l’espérons, au cinéma The Village. Si quelqu’un passait par là au mois d’août…

C.P. dit: 30 mai 2017 à 10 h 00 min

« miseS en scène ». On nous prête les films, et je les ai revus avec intérêt, y compris et d’abord pour les actrices… Mais bon, ce sont toujours des « d’après », aurait dit le cher Bernard Frank, sévère par exemple pour « Le Feu-Follet » de Louis Malle d’après Drieu.

Phil dit: 30 mai 2017 à 10 h 05 min

CP, ne connaissais pas cette « sévérité » de Frank pour le film de Malle, que lui reproche-t-il ?
Très chic de fêter Mirbeau à NY. on n’imagine pas, ni ici ni chez vous, à quel point Mirbeau était lu en son temps.

Emmanuel dit: 30 mai 2017 à 10 h 25 min

Sylvain @7.20 tapabiento fini ?;tudevré avoirhonte,draguer Annelise comme ssa.;!Jlefé plu depui kel m’a traité dsabdouiche à la rate pafré;cépa l’envie kimanmank mé chai mtenir, koua..;
La notul ‘danlanotul’ sur Cronenberg elma laissé com deurondeflan;?Christy tavé pensé assa?.;’tain, Annelise blaquebeurne et ya tout qui séclair!!; lafosse et consorts jvois la problematic kvous dites.;;chézeu l’ambiguité elfé forcé alor que lédeu david, Cro.&Linecheu isse pozunpeu là!!;les essstraits dialogués de touinepike, respect la mère dma mère !;

cépé caisse tufé comme travail?;ssaa l’air cool, niou yorke etoussa;.tapavu qu’Ali elpréfaire les manuels?.;dsolé mon pote ya com un signe »Manuel »/’emmanuel’..ssui kié envoyé par lbondieu,:;
Mirbo ljournal dla femme de chambre jconnais ke bugnuelle; ssava vous étonner jtrouve ssa pamal;en plusse jserai ptete dans lcoin de EHS en oute.;tvois la coincidence??;
Dumont ‘ma Loute’ éleptit quinquin ,rienna dir cédu nannan.(lédrole avéssa rame esson ptitbonnet!;) Luquini et binoche par contre yzavé toufo;
légout et les couleurs.;Benoit jaco j’emdor jéjamai compris?;romère ssadonne envie denfinir ,éldernier déplechin jétrouvé d’un lourd!!mé d’un lourd!!.;ichecoque dvait paêtre content dsvoir traité comssa?; Garrel jevé yallé csoir pour me faire bienvoir dcertaine personne queue je desesperrr pa d’impressionner(suivé mon rgard.;)!!
chao

Emmanuel dit: 30 mai 2017 à 10 h 40 min

bin tien ,jamé vu le film de louimal;ke ssui de joaquime trier ssur lsujé.;avé anders D-L.;question dgénération?;fo que jevoissa:;

Annelise dit: 30 mai 2017 à 10 h 40 min

Emmanuel il m’est pourtant très difficile de critiquer la nourriture de rue palermitaine – je ne le fais qu’en cas de nécessité
Merci et bravo pour l’info N.Y, C.P …Sur Malle j’ignorais aussi… J’ai un peu b connu le Bernard…sa façon de remiser son verre sous la table ds une cuisine au 1er étage quai d’Anjou… Il etait plein de fantaisie parfois..un critique respecté voire craint par ailleurs…et Roger Tailleur, l’homme qui envoyait des cartes postales d’Italie

C.P. dit: 30 mai 2017 à 11 h 33 min

Phil, il lui reproche essentiellement des « déplacements », de lieux et de caractères, sinon de milieux, et même un dénouement plus facile. J’ai retrouvé cela dans « En soixantaine », dont je relis souvent avec plaisir, comme dans « Mon siècle », un article par-ci, par-là. Frank, qui d’ailleurs avait rencontré amicalement Malle, n’était pas plus tendre pour « Les Amants ». Mais, tout autrement, il est ébloui lors d’une rencontre avec Jeanne Moreau, qui lui accorde un bel entretien qu’elle clôt en lui disant quelques vers de John Donne (en anglais) ! Il en est soufflé.
Une remarque : Frank était attentif aux critiques de théâtre, quasiment pas aux critiques de cinéma (noms absents dans ses index). Vous aurez deviné qu’il m’est toujours utilement cher, même quand je ne partage pas ses amours ou ses détestations.

puck dit: 30 mai 2017 à 12 h 18 min

non, en vérité je n’ai jamais compris pourquoi Thomas Pynchon a voulu garder secret le fait qu’il ait écrit Twin Peaks ?
C.P. si vous êtes toujours à NY je pourrai vous donner l’adresse de la personne de qui je tiens cette information, à l’époque il livrait des pizzas sur le lieu du tournage, aujourd’hui il a ouvert une belle pizzéria qui marche assez bien sur Mercer Street, un sacré bon contrebassiste, d’ailleurs il en joue encore, si vous passez le voir il vous jouera une version fuguée à trois voix de my Funny Valentine.

Annelise dit: 30 mai 2017 à 12 h 19 min

Tjs bcp aimé chez Frank le « crépage de chignon entre amoureux, au potager ». .nécessité du tuyau d’arrosage pour les séparer. .merveilleux récit qui m’avait fascinée. .et av-hier, texto d’un ami anglais à la tête d’un jardin remarquable en Dordogne, propriétaire d’un piano double où Saint-Saens (et Ravel) étudia. Pourquoi j’en parle? Par rebond, à cause de l’allusion à Bunuel, qui me refait penser au dialogue que ns avions tenu ici sur Clementi, « ah non, lui il ne paye pas ».. me voilà passant du coup à Porel auquel ns l’avions rapporté, la famille de Réjane etc – et cet ami anglais, parlant de (Jacques)me dit « Divan le Terrible ». .alors je ris

Annelise dit: 30 mai 2017 à 12 h 33 min

Doillon CP à propos de Rodin j’avais donné depuis Orly une « critique au poil » sur ma tolérance, voire plus si affinités, mon obsession, engouement soudain pour la barbe&moustache chez certains, mais pas tous,t loin de là, que ma propre modé (ou l’interruption de l’hôtesse?) a fait sauter, mon dieu. .

C.P. dit: 30 mai 2017 à 12 h 51 min

Jacques, il y fait si froid en hiver !

Emmanuel, vous le faites exprès, mais je vous déchiffre avec patience… J’ai encore la charge de quelques (quatre cette année) mastérisants en littérature française à NYU, et je vais maintenant m’appuyer les mémoires qu’ils viennent de me rendre.
Au fond, je ne vais, -à tort-, au cinoche en salle volontiers que pour les sorties de Claire Denis, Audiard et le trio dont je parlais. Le film français que je mets au rang des grands-grands est « L’Humanité » de Bruno Dumont. Cela dit, Carax m’avait ennuyé avec « Les Amants du Pont-Neuf », et je trouve que Dumont a assassiné, dans quelques-uns de ses choix, je ne sais trop pourquoi, son propre film « Ma Loute ».
J’ai l’affreux malheur de ne pas aimer du tout « Vertigo », ça fait des discussions farouches en famille. Donc, je verrai avec Desplechin, que l’on a souvent envie de claquer. Les mises en abyme et les citations parfois me fatiguent chez lui.

Phil dit: 30 mai 2017 à 13 h 05 min

Merci CP pour votre éclairage sur Frank. je lis aussi de ci de là un article de « mon siècle » et hier, pure coincidence, l’article que Nourissier donna pour la réédition du Feu Follet à l’occasion de la sortie du film (63 ?) (c’est dans son recueil de critiques édité par sa fille..le cycliste quelque chose) enthousiasme mesuré mais enthousiasme, le récit est bref, prose serrée pour inéluctable dénouement. la déprime du fasciste est vintage.
pour le film, indeed, Malle a changé le fumeur d’opium en alcoolique, censure oblige. Cocteau a dû apprécier. ne me souviens plus d’autres infidélités, qui durent être nombreuses, la liberté de l’adaption, comme vous aimez dire. Mais pour la postérite du film, il restera Ronet qui perce en ténèbres comme Delon éclate en plein soleil. « les Amants », c’est tout de même la nouvelle vague deux ans avant la Nouvelle vague ! comment Frank aurait-il pu le savoir, trop occupé de femmes, de vins et de littérature…je ne connaissais son tropisme théâtral. Jeanne Moreau fit entendre son bel anglais en réalisant un documentaire sur Lilian Gish, l’âme qui berce les films de Griffith. la rivalité entre critiques littéraires et cinéma devrait être fructifiante. elle le fut dans un court débat radio qui opposa Debray et Michel Ciment, où l’avantaghe tourna au premier, selon moi. le succès séculaire de Mirbeau aux us newyork n’est-il pas dû à son seul anticléricalisme ? maybe, a pity.
oui Annelise, il fait un temps à regarder Porel courir sur les plages de lanzarote à la poursuite de Mitsy Farmer et de son destin.

J.D dit: 30 mai 2017 à 13 h 05 min

Lafosse est amusant,Feygele .Comme Ozon,(et au moins il est Belge!)qu’est ce que vous voulez,à la fin ce ne sont pas des cinémas de création ?Du sensationnalisme d’abord .Les enfants de la famille (ils ont vingt,25ans) le reconnaissent.Après avoir battu des mains ils reviennent dans le giron en trouvant que ce n’est pas parce qu’on se la pète qu’on fait bien.C’est hazir ,et ils croient a l’acte fondateur !Je ne suis pas gêné par le parfum de tiroir-caisse,je trouverais ça une qualité si l’artistique suivait .Ils ont l’impression qu’ils sont les premiers à tout envoyer bouler,après quoi la souris accouchée de la montagne est toute petite.ça manque de culture et de reins ,le niveau n’en finit pas de baisser.Comme ces mères qui trouvent que le dessin du fils de ans vaut un picasso.Le cinéma ne se fait pas comme ça .Il y a des gens qui croient que pour la vinification c’est pareil.Pas à vous que je donnerai un cours d’œnologie Annelise .Ils croient qu’en mettant du jus d’un cépage pourri poussé sur la terrasse,s’ils rajoutent des copeaux de bois achetés en sachets ça fera du vin de médoc!L’acculturation confondue avec le spontané ,ce qui part des tripes.Désolé ça ne marche pas .Cronenberg ou Lynch sont supérieurement intelligents ,avec lev,du cœur.Verhoeven voudrait faire un film sur Jésus? Info ou intox dear Annelise? Vous ferez une mitsva en me démentant si j’ai tort.(Le nazaréen,beau personnage).

C.P. dit: 30 mai 2017 à 13 h 06 min

puck, je suis revenu (tiens, j’aimerais bien avoir par courriel de vos bonnes nouvelles, les filles vous saluent, etc.). Vous faites le saucisson ? J’irai voir en août dans Mercer Street, ayant, comme les autres, plus que du mal à vous croire à propos de Pynchon scénariste caché de TP. Mon gars, je vous jure que je vais demander à Cormac McCarthy…

Phil dit: 30 mai 2017 à 13 h 07 min

new york en été est climatisée comme un igloo. le métro est un vrai plaisir.
la terre entière pompe comme des shadocks pour refroidir nouillorque en été.

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 13 h 15 min

Peut-on savoir sur quels auteurs français vos mastérisants travaillent, C.P. ?

« je ris »

De vous voir si belle en mon miroir, Annelise ?

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 13 h 22 min

« nouillorque en été »

« Grady qui n’avait jamais passé un été à New York ignorait qu’il existât des nuits pareilles. La chaleur ouvre le crâne de la ville, exposant au jour une cervelle blanche et des nœuds de nerfs vibrant comme les fils des ampoules électriques. L’air se charge d’une odeur surnaturelle dont la puissance âcre imbibe les pavés, les recouvrant d’une sorte de toile d’araignée sous laquelle on imagine les battements d’un cœur. Grady n’avait qu’une connaissance limitée de ce genre de naufrage citadin, elle en avait perçu des signes avant-coureurs à Broadway mais ils appartenait au décor extérieur, elle n’en faisait pas partie. A présent, elle en était prisonnière et il n’y avait pas d’issue de secours. »
(Truman Capote in « La traversée de l’été », trad. Dominique Rolin)

« New York, 9 heures A. M.
Samedi 15 juin 1940.

Une pieuvre ? Il prit son couteau, ouvrit les yeux, c’était un rêve. Non. La pieuvre était là, elle le pompait de ses ventouses : la chaleur. Il suait. Il s’était endormi vers une heure ; à deux heures, la chaleur l’avait réveillé, il s’était jeté en nage dans un bain froid, puis recouché sans s’essuyer ; tout de suite après, la forge s’était remise à ronfler sous sa peau, il s’était remis à suer. A l’aube, il s’était endormi, il avait rêvé d’incendie ; à présent le soleil était sûrement déjà haut, et Gomez suait toujours : il suait sans répit depuis quarante-huit heures. « Bon Dieu ! » soupira-t-il en passant sa main humide sur sa poitrine mouillée. Ca n’était pas de la chaleur ; c’était une maladie de l’atmosphère : l’air avait la fièvre, l’air suait, on suait dans la sueur. Se lever. Se mettre à suer dans une chemise. Il se redressa : « Hombre ! Je n’ai plus de chemises. » Il avait trempé la dernière, la bleue, parce qu’il était obligé de se changer deux fois par jour. A présent, fini : il porterait cette loque humide et puante jusqu’à ce que le linge fût revenu du blanchissage. Il se mit debout avec précaution, mais sans pouvoir éviter l’inondation, les gouttes couraient sur ses flancs comme des poux, ça le chatouillait. La chemise froissée, cassée de mille plis, sur le dossier du fauteuil. Il la tâta : rien ne sèche jamais dans ce putain de pays. Son cœur battait, il avait la gueule de bois, comme s’il s’était soûlé la veille.
Il enfila son pantalon, s’approcha de la fenêtre et tira les rideaux : dans la rue la lumière blanche comme une catastrophe ; encore treize heures de lumière. Il regarda la chaussée avec angoisse et colère. La même catastrophe : là-bas, sur la grasse terre noire, sous la fumée, du sang et des cris ; ici, entre les maisonnettes de brique rouge, de la lumière, tout juste de la lumière, et des suées. Mais c’était la même catastrophe. Deux nègres passèrent en riant, une femme entra dans le drugstore. « Bon Dieu ! soupira-t-il. Bon Dieu ! » Il regardait crier toutes ces couleurs : même si j’en avais le temps, même si j’y avais la tête, comment voulez-vous peindre avec cette lumière ! « Bon Dieu ! dit-il, bon Dieu ! » »

(Jean-Paul Sartre in « La Mort dans l’Âme »)

C.P. dit: 30 mai 2017 à 13 h 22 min

Phil, oui, c’est parfaitement cela, aux yeux de Frank, s’agissant du « Feu follet ». Sur la crique théâtrale, sinon donc le cinéma, il y a dans « En soixantaine » un article donné dans la revue L’Actualité à propos d’un ouvrage, de Brenner ou Kanters, ou de l’ami Freustié, il faudrait que je vérifie, sur la Critique des critiques. Gautier en prend un vieux coup, Mathieu Galey moins, vous vous en doutez.

Phil dit: 30 mai 2017 à 13 h 29 min

JD explique bien ce fossé de générations dans laquelle..Lafosse s’enfonce ! mais il (Lafosse) reste dans son genre en haut de la pente, bien propre sur lui et garde son quant’à soi. la glissade est courte, souvenir de son « Elève libre »

C.P. dit: 30 mai 2017 à 13 h 41 min

Jacques, bien sûr, mais j’en avais abondamment parlé avec Zhu, naguère. NYU est une université énorme mais pauvre (par rapport à Columbia ou, dans l’Etat, à Cornell). Votre question, tel que je vous connais un peu, est intéressante, parce que justement NYU est assez « gender » depuis pas mal de temps. Je fais ce que je peux pour aider à choisir des sujets de mémoires (rédigés en français, une centaine de pages) sur la littérature du XXe siècle qui ne soient pas trop déflorés mais la demande vous intéressera : cette année, un mémoire sur Violette Leduc, un sur Colette, un sur Genet, un sur Tournier. Des précisions si vous le voulez.

C.P. dit: 30 mai 2017 à 13 h 56 min

Jacques, oui mais Sartre et Beauvoir à New York et leur étonnement devant le ciel MARIN et changeant. Et parfois des souffles, dans Manhattan, même en plein été, de Battery jusqu’à Central Park.

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 13 h 59 min

J’adore New York, C.P., si je n’avais pas vécu à Paris, c’est là que j’aurais voulu être…

Phil dit: 30 mai 2017 à 14 h 07 min

« Deux homos, une bi et un pédophile, C.P., dans l’Amérique de Trump, c’est osé ! » (jazzi baroz)

les ravages des « gender studies » !

Proust bientôt casé au rayon des ratophiles.
CP a du boulot pour dézinguer le rayon « nazi-germany » ddans le mind masterisé de ses students.

ceci dit, it’s a great pleasure de manger sa pizza au barnes nobles à 3 heures du matin en feuilletant un pavé écrit par un academic.

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 14 h 23 min

« un pavé écrit par un academic »

Ou la biographie de Genet par Edmond White, qui est le meilleur livre de ce dernier, Phil !

C.P. dit: 30 mai 2017 à 14 h 39 min

Jacques, ils/elles ont du vice, je veux dire des curiosités… intéressantes, c’est pourquoi je me suis répété. Il faut encore vérifier que le sujet du mémoire n’est pas au répertoire général / fédéral de Chicago. Cela me donne parfois du boulot : l’an passé, une fille me dit qu’elle veut travailler sur Claude Cahun (Lucy Schwob) poète et photographe, et à la vérité c’est MOI qui ai dû m’informer un peu plus, ne connaissant que médiocrement Cahun. J’aime beaucoup ces étudiants américains que l’on me confie encore, et qui ont entre vingt-trois et vingt-sept ans.

Phil, tout se croise, décidément : souvenir d’un article de Frank sur Violette Leduc, relevant ses manies (et sa poitrine plate, ce qui n’était pas du meilleur goût), mais finalement plutôt admiratif.

Allez, retour au cinéma ?

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 14 h 49 min

Rien de mieux que les étudiants étrangers pour s’intéresser à la culture française, C.P., contrairement à ce qu’écrit Debray dans le billet à Passou : ils sont notre principale mémoire !

Phil dit: 30 mai 2017 à 14 h 52 min

faut savoir les guider, dear Baroz.
comme cet antiquaire de saint ouen, sur les Chinois qui achètent tout, tous les styles et demandent un discount gobal because « a table is a table !:
« ça va mieux maintenant, on les éduque ».

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 14 h 59 min

« Allez, retour au cinéma ? »

A demain, quand j’aurais vu « L’Amant d’un jour » de Philippe Garrel…
Aujourd’hui, nos meilleurs romanciers font du cinéma, plutôt que d’écrire des livres ou des pièces de théâtre, C.P.
Sortez des musées et marchez dans la rue jusqu’à la prochaine salle de cinéma ! Vous avez le choix, entre les salles du Quartier Latin, de l’autre côté de la Seine, ou celles du multiplex des Halles, avec, entre les deux, le MK2-Beaubourg, spécialisé dans les gender films ou la Luminor, au coeur du ghetto, à la filmographie plus exotique !

(à l’aide de ces indications, sauras-tu situer dans Paris le domicile de C.P. ?)

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 15 h 13 min

LES ITINERAIRES DE CP A PARIS

Lorsque C.P. sort de chez lui, il fait face à la Seine.
En prenant à droite, après avoir contourné l’immeuble ou réside Claudia Cardinale, à l’étage noble, il peut, d’un pas ferme, aller saluer Rimbaud, au coeur de la place de l’Arsenal, en vis à vis des dernières pierres de la Bastille, remontées à la va-vite à l’entrée du square voisin. De là, il peut tout aussitôt aller respirer la bonne odeur de crottin des écuries de la Garde Républicaine. Après il a le choix en direction de la Bastille, du Marais Saint-Paul.
Tandis qu’en prenant à gauche, en sortant de son domicile, il ne préfère se rendre vers l’institut du Monde Arabe ou de couper par l’île Saint-Louis ?

C.P. dit: 30 mai 2017 à 15 h 15 min

Phil, en anglo-américain courant : « nobusty ». Mais c’est un euphémisme. On peut trouver plus familier à New York, ville à part, où dans les bars on entend parfois des gens réciter « Voyage au bout de nuit ». J’ai trouvé dans un « San Antonio » traduit, pour « Elle n’avait pas chouchouille de loloches » : « She got no boobs chouchouille ». Essayez de prononcer « chouchouille » en anglais…

C.P. dit: 30 mai 2017 à 15 h 27 min

C’est vrai, mais ce n’ajoute pas Jacques, c’est qu’il est sans pitié pour ma voisine Claudia Cardinale quand il la croise. Alors que je lui dis qu’elle est toujours pour moi la Fille à la valise et la Jill McBain de « Il était une fois dans l’Ouest ».
Ce qui nous ramène à (l’affiche de) Cannes, non ?

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 15 h 33 min

Le maire de Cannes a annoncé qu’ils allaient faire, dès l’an prochain, un festival équivalent pour les séries internationales, C.P.

Vous êtes le personnage idéal d’une série franco-américaine. Il ne vous reste plus qu’à l’écrire. Puck pourrait vous aider à y mettre un ton un peu plus déjanté ? Quoique vous ayez assez, sinon plus, de culture littéraire et d’auto-ironie…

christiane dit: 30 mai 2017 à 15 h 41 min

Ah, CP, joie de vous lire. Vous me redonnez l’odeur de New-York et de Brooklyn chauffées à blanc, un certain mois de juillet. Je levais la tête, étourdie par ces gratte-ciel. C’était une ville verticale pour fourmis piétonnes. J’aimais Brooklyn et les mamas traînant des ribambelles de gosses ensuqués de sommeil. Ce fut bref, comme un rêve qui commença et se termina dans le ventre bruyant de l’aéroport JF Kennedy et de ses policiers peu souriants qui me donnaient l’impression que j’allais me retrouver les pinces au poignet. Les fantômes d’Ismaël… J’ai encore les voix de Charlotte Gainsbourg et de Marion Cotillard dans un coin de ma tête. Drôle d’histoire. Ismaël (Mathieu Amalric) et ces deux femmes qui tournent autour de lui, inquiètes. Puis, tout s’est brouillé, je n’ai plus rien compris alors j’ai laissé l’histoire me gagner comme celles que l’on cueille incomplètes dans le métro…
Maintenant, je me prépare à cette nouvelle rencontre dont Annelise parle si bien, ici. Encore un homme dans cette histoire, entre deux femmes…
Bonjour aux filles et au théâtre (par vos yeux).
Ah, encore un petit confetti pour JC qui verse ici son mépris pour les ors et strass du festival. J’ai aimé, comme chaque année ce rendez-vous, pas pour le palmarès mais pour eux, ces gens du cinéma, tous mélangés, les uns plus sobrement vêtus que les autres. Les films sont des énigmes. Chaque film est la trace d’une recherche. On touche des liens lors de cette semaine à Cannes, entre acteurs, metteurs en scène, spectateurs, critiques, techniciens, producteurs. Une sorte de continuité des uns aux autres. C’est aussi aller à la rencontre du réel. Ces films c’est du travail, souvent ingrat. Et des traces en nous qui nous arrachent au réel. Là, l’occasion de regarder autour du film. Des digressions, des entretiens. Plus tard le temps des salles obscures et des films reçus à plein visage. Ma mémoire est autant peuplée de films, de livres, de toiles que des miens souvenirs.

Roro dit: 30 mai 2017 à 15 h 51 min

« Puis, tout s’est brouillé, je n’ai plus rien compris alors j’ai laissé l’histoire me gagner comme celles que l’on cueille incomplètes dans le métro… »
Chouette phrase!!!!!
(Quan t au satyre de pq en fait il est frustré de pas voir plus de nénettes à poil pour la montée des marches

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 15 h 57 min

« Puis, tout s’est brouillé, je n’ai plus rien compris alors j’ai laissé l’histoire me gagner comme celles que l’on cueille incomplètes dans le métro… »

C’est tout à fait ça pour moi aussi, Christiane, mais surtout pour « L’Amant double » d’Ozon !

christiane dit: 30 mai 2017 à 16 h 11 min

Jazzi, vous êtes le meilleur promeneur de Paris que je connaisse. C’était une histoire de fontaines… puis, le cercle s’est élargi au fil de vos livres.

C.P. dit: 30 mai 2017 à 16 h 40 min

Jacques, sacré marcheur, ne réduisez pas l’itinérante Christiane aux cinoches et aux théâtres parisiens, à la Maison de la Poésie ! Et défiez vous d’Elle quand elle dit qu’elle RELIT, surtout : elle salue Jane Austen… pour rôder aussi bien dans le Dakota du Nord de Louise Erdrich (ça, ça m’a époustouflé). On peut même supposer qu’elle accompagne non seulement Jim Harrison et Cormac McCarthy, mais également Craig Johnson et son shérif Walt Longmire dans le Wyoming.

Eriksen dit: 30 mai 2017 à 16 h 59 min

L’Amant Double
Mis à part qu’Ozon réponde un peu trop à la question qu’il pose, L’amant Double est l’œuvre d’un sacré inventeur. Outre des jeux de miroirs particulièrement réussis, il ouvre le split screen sur une sensualité inconnue et qui restera. Il filme excellement l’art contemporain dans les salles que Chloé surveille au Palais de Tokyo, en concordance avec son état d’esprit.
Cependant le scénario tient plutôt d’une démarche scientifique. Ozon place une variable dans deux individus parfaitement identiques par ailleurs, et observe l’effet de deux cas de figure sur une seule et même personne : Elle.
Une ambiance corporelle et médicale règne sur L’amant Double, depuis la première image sur le col utérin de l’héroïne, jusqu’à une césarienne gore. D’échographie en microscopie, on y explore l’intérieur et l’intime. Magnifique vision laryngoscopique de l’orgasme de l’héroïne, le plus crédible qu’il m’ait été donnée de voir au cinéma. Ces cordes qui s’ouvrent et se ferment…. La beauté de l’intérieur était déjà le cheval de bataille d’Eliot, un des frères de Faux-semblants, qui la préférait à la beauté extérieure du corps, toujours entachée, selon lui, de modifications d’origine psychologique.
Néanmoins, c’est dans une exploration psychologique qu’Ozon nous entraine, moins centrée sur la gémellité que sur son propre sujet d’étude : la femme.
Du couple, Ozon explore le paradigme avec les vrais jumeaux. Dans leur version fusionnelle, ils sont la reconstitution presque physique de l’union absolue, mais Ozon inverse la donne, et en fait des ennemis qui s’évitent. Chloé renoue malgré elle le lien rompu.
Construit en opposition, les deux frères se différentient sur deux critères principaux : le minou et le matou. Louis en est fou et Paul non. Le tropisme animal de Louis s’exprime par l’intensité de son désir et son machisme à toute épreuve, alors que Paul est l’image de la mesure : un homme bien dans son époque, individualiste mais à l’écoute, à la recherche d’une relation équilibrée. Paul a renoncé à la suprématie masculine alors que Louis l’assume pleinement.
Ainsi l’étude clinique à laquelle Ozon nous convie, expose une femme à un « même homme » en deux versions différentes, l’une ancienne, proche de l’animal, et l’autre nouvelle qui reste à définir, et teste les préférences du sujet Chloé.
Schizophrénique. Le corps est en retard sur l’esprit. À la fois femme du passé et du présent, elle est double également, et plus encore que vous le pensez.

C.P. dit: 30 mai 2017 à 17 h 04 min

Laura Delair, it’s sure a joke ? L’anglo-américain est ma langue maternelle et je n’y ai jamais entendu « nibards ». Le plus familier est « tits », boobs (boobies), jugs.

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 17 h 16 min

Oui, Eriksen, mais sur tout cela règne en maître la projection d’Ozon sur son héroïne à laquelle il prête tous ses propres fantasmes. Ici, il n’y a même plus la caution du petit frère de « Jeune et joli » : Marine, c’est François, face aux deux visages du même mâle idéal. Une histoire de couples alternatifs dans laquelle il convient de savoir qui encule qui.
J’ai trouvé, à un certain moment, que ça finissait par tourner en rond…

Paul Edel dit: 30 mai 2017 à 17 h 52 min

Un peu hors sujet.. Quoique, après la fausse fête de Cannes.. et sa « dolce vita » son cirque et sa sarabande de tenues de soirées.. Revu hier soir sur la Cinq, « la Dolce Vita »,celle de Fellini .
Toujours frappé par cet épisode au bord de la mer, quand le personnage de Marcello Mastroianni, journaliste « people » , las ,fatigué, après la nuit précédente, les disputes avec sa fiancée ; il est là, fatigué, vers onze heures du matin, sur une terrasse de restaurant en bord de plage..au milieu des chaises et tables..Il est devant sa machine à écrire, perplexe, essayant péniblement d’écrire son article. Une très jeune serveuse, Paola (jouée par Valeria Ciangottini ) tournicote au milieu des tables pour étaler des nappes, fascinée par cet homme et sa machine à écrire ;elle lui demande de lui apprendre à taper à la machine.
Il y a une grâce particulière, paisible, une clarté tranquille sur eux, une sorte d’intermède délicat, fluide, qui redonne aux deux êtres et aux choses humbles autour d’eux, une couleur naturelle et une grâce surnaturelle…
Entre la timidité de la jeune fille et l angoisse vrillée au fond du cœur de Marcello, empoissé de la frénésie artificielle des nuits précédentes, donc entre cette humble gamine ignorée de tous, au visage d’une extrême tendresse, et ce faux play- boy las, qui ne supporte plus les comédies lamentables des ragots qu’il doit rapporter à sa rédaction, nait une épiphanie.
Matin clair, tranquille, matin de confiance, de transparence. Une gamine prépare des tables, dispose des couverts.il y a un seau, des serpillères prés de la porte de la cuisine, une soudaine douceur, un simple bruissement de lumière lustrée, virginale, une journée neuve, fraiche, et tranquille commence, se reflète entre ces deux êtres. à l’écart du raffut des nuits de la Via Veneto.. Cette parenthèse sur une petite terrasse cimentée, est un des sommets du film dans sa pudeur, sa brièveté. Que l’Eglise catholique de l’époque, le Vatican, n’ait pas vu ni compris un tel message glissé laisse pantois.

Laura Delair dit: 30 mai 2017 à 17 h 54 min

cela m’étonnerait que la délicate Christiane prenne son pied avec Jim Harrison, mais sait-on jamais ?

Eriksen dit: 30 mai 2017 à 17 h 57 min

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 17 h 16 min
« Oui, Eriksen, mais sur tout cela règne en maître la projection d’Ozon sur son héroïne à laquelle il prête tous ses propres fantasmes. Ici, il n’y a même plus la caution du petit frère de « Jeune et joli » : Marine, c’est François, face aux deux visages du même mâle idéal. Une histoire de couples alternatifs dans laquelle il convient de savoir qui encule qui.
J’ai trouvé, à un certain moment, que ça finissait par tourner en rond… »

Il me semble normal qu’un cinéaste projette ses fantasmes sur son héros ou son héroïne. Tout dépend ensuite s’ils résonnent à l’oreille de beaucoup, de quelques-uns, ou de personne.
Marine = François ? je ne sais pas, je ne la connais pas. (à moins que vous parliez de politique). SI vous voulez dire que François = Chloé, alors peut-être, en un sens. On peut imaginer Ozon dans la même problématique que Chloé, mais inversée. Un homme doit-il utiliser sa marge de manœuvre d’être, en tendant vers l’homme de l’époque ou l’homme du passé. ?
La problématique du Kienkulki, est vieille comme le monde, c’est celle de la domination (et d’ailleurs personne n’encule personne, pour rassurer Roro). Ce n’est pas shématique dans le film (merci Ozon), et on peut croire les deux frères dans chacun dans leur discours.
Vous avez lu les Météores de Tournier ? vous souvenez vous si les parents faisaient une préférence entre les frères ? (ce qui semble être le cas ici et Louis s’en plaint, faisant de lui un personnage peut-être insécure).

Phil dit: 30 mai 2017 à 18 h 00 min

faut rester ouvert, roro. as far as i am concerned, comme dirait CP, aime pas particulièrement les oiseaux, et bien, pas été déçu par l’ornithologue

Roro dit: 30 mai 2017 à 18 h 11 min

Phil
c’est qu’il a l’air un peu trop tordu l’actu est déja assez flippante, pas propice à des des chefs d’oeuvre hors du commun comme la Dolce Vita

Phil dit: 30 mai 2017 à 18 h 20 min

C’est sûr, roro. Notez quand même que la Dolce Vita doit aussi son succès à la poitrine opulente d’Anita Ekberg.
CP, désolé de vous remettre à contribution mais le sujet me semble cinématographique: how do you say « poitrine opulente » ?

Annelise dit: 30 mai 2017 à 18 h 29 min

Tbeau Paul, sur la Dolce..plaisir de vs (re)lire Eriksen
Phil « how do you say, poitrine opulente »? :the gift of gab and a truly, fertile imagination? (traduction libre)

C.P. dit: 30 mai 2017 à 18 h 59 min

Phil, au plus simple : « to be busty », croyez-moi. On trouve cet adjectif dans les catégories des vidéos de sexe, à côté de l’affreux (?) « big-titties ».

Vous me faites penser que Giono, dans « Un Roi sans divertissement », écrit de Madame Tim : « Elle avait du corsage ». Mais Madame Tim n’est pas jeune, la notation n’est pas très sexuée, et la traduction américaine n’a pas su trouver mieux que : She was big-breasted », ce qui est sans saveur.

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 02 min

comment on dit « poitrine opulente » en quoi ? en italien ?

vu que j’en ai ras le bonnet de voir des journalistes j’ai juste revu la scène de la soirée dans le salon avec les artistes à la mode.
comme le dit un auteur italien que j’ai oublié son nom il est évident que Fellini a été inspiré par Musil pour faire cette scène tellement elle est tartignole.

à tel point que ceux qui n’ont pas lu Musil ne peuvent pas pleinement profiter de tout l’humour de cette belle soirée italienne dans laquelle il ne manque que notre Paul Edel.

Fellini a tellement bien lu Musil qu’il a réussi à concentrer dans cette soirée les 40 premiers chapitres de l’HSQ.

et c’est là qu’on se dit que ce pauvre Sorrentino peut aller se rhabiller avec sa « grande bellezza ».

parce que Sorrentino a voulu se la jouer à la Fellini avec sa soirée dans son film, le problème c’est que Sorrentino, à la différence de Fellini n’a jamais lu Musil, du coup sa p.tain de pauvre soirée est comme son film : totalement loupée !

quand je pense que j’ai lu des critiques où l’on comparait les deux films, misère de misère, nous vivons une époque de grande confusion, les gens recherchent des réponses simples du genre : pourquoi Bob ? car Bob n’est pas un criminel, il incarne le mal de l’humanité entière depuis son apparition sur cette terre, sûr que dans Esprit Criminels ils n’ont pas la subtilité de donner au mal absolu ce nom : Bob !
faites l’essai, il suffit de se répéter 300 fois ce mot : Bob, Bob, Bob… pour que vienne l’envie de torturer jusqu’au dernier souffle ceux qui ont osé comparer la grande bellezza à la dolce vità, alors oui pour « Bob » ! bravo Saint Thomas !

Phil dit: 30 mai 2017 à 19 h 04 min

D’accord avec vous CP, ce  » du corsage » est bien puissant et rappelle la gorge profonde de la fille de la Sévigné (deep throat l’a pompé !)

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 07 min

Phil, mon pauvre Phil, sachez qu’une poitrine opulente ça n’a pas besoin de sa traduire, ça se tâte juste ! comme « popotin opulent », d’ailleurs, vous connaissant bien Phil, je ne pense que vous auriez demandé comment on traduit « popotin opulent », c’est à ce genre de détail qu’on voit que vous êtes, mon très cher Phil, un p.tain de faux c.l !!!

Phil dit: 30 mai 2017 à 19 h 08 min

La bellezza fut comparée en son temps au Woody Allen romain, Puck. La dolce Vita reste intouchable, si l’on ose dire..

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 18 min

non non Phil, je peux vous ressortir tous les critiques qui ont comparé la grande bellezza à la dolce vità.

nul doute que c’était l’intention de Sorrentino.

je ne vois pas ce que la Allen vient faire dans cette affaire, Phil il faut arrêter de vous cacher les réalités, vous êtes maintenant un grand garçon il vous faut maintenant apprendre à affronter le vrai monde ! et le vrai monde c’est ça ! des p.tains de critiques qui ont mis sur le même plan sorrentino et fellini, cessez donc de vous dissimuler la vérité ! je veux dire que passer ses dimanches à se taper tous les bouquinistes pour rechercher un Morand première édition ou une p.tain de compilation d’articles de Brasillach non édités ne vous aidera pas à avancer dans la vie, il faut voir les choses en face Phil !

Phil dit: 30 mai 2017 à 19 h 28 min

Oui puck, Sadoul (qui s’en souvient ?) a cité Goethe pour parler de blow up. Sûrement une confusion communiste…(les eo de Brasillach ne m’intéressent pas, sauf celle de sa jeunesse, à la rigueur l’histoire du cinéma…pas censurée)

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 30 min

Annelise, vous me permettez de squatter votre blog ? celui d’Assouline part complet en déconfiture.
c’est désormais sur votre blog, et non plus sur celui d’Assouline qu’on peut croiser les grands esprits de notre temps, comme Paul Edel, et se confronter à la véritable pensée comme celle de Phil, il ne maque que notre pauvre Zhu, mon Dieu il est où notre brave Zhu ? je me souviens combien nous prenions plaisir à nous mettre sur la tronche, mon Dieu, serai-je le prochain sur la liste ? ou bien finirai-je comme Bob ? si je retrouve le nom de ces imbéciles de critiques qui ont comparé Sorrentino à Fellini, ne vous étonnez pas si vous les voyez disparaître un à un, les journaux diront que ce sont des accidents, genre les freins qui ont lâché, vous seuls saurez que comme le dit Montainge, c’était moi parce que c’était eux !

Phil dit: 30 mai 2017 à 19 h 34 min

Puck, j’ai trouvé les quatre volumes de l’hsq traduits par Jaccottet dans la première édition seuil, sehr vintage. Combien de poitrines opulentes pour cette édition ? (Mon réseau faiblit, i have to cut off !

JAZZI dit: 30 mai 2017 à 19 h 36 min

Moi, ce qui m’a surtout frappé à la re-vision de « La Dolce vita », quelques décennies après l’avoir vu pour la première fois, et que j’avais oublié, c’est les paysages urbanistiques de la banlieue romaine ! Je me suis demandé si Tati ne s’en était pas inspiré pour son « Play Time » ?

C.P. dit: 30 mai 2017 à 19 h 36 min

Cher puck, salopard, vous recommencez avec Sorrentino et « La Grande Bellezza  » ? Dites qui a comparé ce film avec ceux de Fellini ?

Cela dit, il y en a une qui a plus que « du corsage » dans « Amarcord »…

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 39 min

Phil ne me tentez pas ! vous et moi sommes de vrais catholiques et nous savons quoi penser de la tentation.

en plus je ne veux pas d’histoires avec vous, je sais que avez le bras long et si ça part en sucette vous pouvez enganger un tueur à gages pour me faire la peau, aloors oublions nos différents et restons bons amis si vous le voulez bien.

ps : vous demandez combien pour votre première édition de l’hsq ? pas cher ? un prix d’amis, nous sommes pratiquement des amis d’enfance…

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 43 min

Jacky l’éventreur ! please ne vous moquez pas des faibles en esprits, les portes du Paradis nous sont ouvertes.

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 46 min

ça me fait penser que le copain de la secrétaire du shériff de twin peaks qui a une super voix sexy s’appelait « Dick » et si ça c’est pas du Pynchon alors il faudra e passer dessus pour me prouver le contraire !!!.

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 53 min

Annelise, je suis désolé mais sérieux ça fait du bien de rire un peu, c’est hyper gonflant tous ces blogs d’intellos au c.l serré, il faut savoir parfois sortir les confettis, les sarbacanes, et les rouleaux de papiers multicolores.
c’est ça qui manque au festival de Cannes, si vous connaissez les organisateurs vous pouvez leur dire qu’ils peuvent se fournir dans ma petite entreprise que j’ai monté sur internet, je loue tout le nécessaire pour faire la fête dans une ambiance joyeuse.

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 56 min

genre Noël au bal des pompiers…

je précise pour Baroz : les vrais pompiers, ceux qui éteignent les incendies avec les canadairs.

sérieux parfois vous êtes hyper lourd baroz, on essaie d’élever le niveau et hop ! vous le rabaissez avec vos allusions oiseuses.

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 57 min

Annelise, comme vous l’aurez remarqué je ne fais que commenter le film de Garrel, à ma façon peut-être, mais je le commente aussi sérieusement que les circontances me le permettent.

C.P. dit: 30 mai 2017 à 19 h 59 min

Jacques, dans le bel anglais de Fielding (dans « Tom Jones ») : « to be well-endowed »…
Si vous voulez de l’américain familier :  » to be well-cocked », « to be cocky », « to be dicky ».

Non mais, je vais continuer à vous alimenter en cochonneries ?

Eriksen dit: 30 mai 2017 à 20 h 10 min

Excellent Alley car … faut croire que la dérision fonctionne moins en français.
on a qd même les Fatals Picards

Annelise dit: 30 mai 2017 à 20 h 15 min

Le big-titties et Gros minet après m’avoir laissé de heart of glace d’un coup remporte mes suffrages, Phil et CP ? La vulgarité pas tjs où on la place, « ils visent la distinction ils décrochent la correction » dirait Colette. Merci pour ces louables efforts de trad qui me ravissent car j’y vois mirée chez vs comme une espièglerie
Puck je suis fervente lectrice de lgtps du Philip K. Il était t complexé par son nom, comme vs le savez, avant de tâtonner pour trouver le phil de lampe – rv tous demain je n’ose pas dire sur le Garrel,halte au gang bang culturel

alley car dit: 30 mai 2017 à 20 h 52 min

Quand Joey chante Cretin on entend Freetime ; une favorite
Ou quand girl sonne comme garel …
“Hey fine-lookin’ garel, you’re lookin more precious than a twelve-dollar clam!”

Annelise dit: 30 mai 2017 à 21 h 10 min

Oui bien vu Alley 19h48 ! Vs me distrayez en plein travail ms d’acc..pour ma part lauriers à Martine Tournante,We don t need another heroe n’a cessé de m’accompagner depuis Mad Max avec aussi Let’s stay together ..j’aime vraiment bcp tt ça…et Al Green « Tout vert », Love is a wonderful thing..et mon big préféré,of course,( à part Michel-fils-de-Jacques et son Billie Jean initial,hors compétition)…Barry Blanc ! Can’t get enough of Philippe Garrel
https://www.youtube.com/watch?v=x0I6mhZ5wMw

christiane dit: 30 mai 2017 à 22 h 33 min

Voilà, c’était au Champo-Jacques Tati, ce soir, en avant-première. Et pour ouvrir le cycle Philippe Garrel, la projection était suivie d’un échange avec Philippe Garrel. accompagné de sa fille Esther (c’est vraie qu’elle est jolie) et mutine mais elle n’a pas pu dire grand chose car son « papa » nous a fait une vraie conférence non-stop sur l’histoire du cinéma et comment il avait trouvé sa place dans cette jungle et ces combats. C’était passionnant. Cet homme est surprenant, il avait tant le trac de ce face à face avec cette salle pleine à craquer qu’il s’est caché longtemps dans un flot de paroles très… politiques. Puis, plus tard quand les questions ont jailli du public, alors il s’est risqué dans le cœur du sujet : ce film, l’écriture croisée des 400 pages de scénario, le tournage bouclé en quelques heures, le poème de Houellebecq mis en musique par JL Aubert, ces femmes (actrices et co-scénaristes qui ont donné ce mystère au film par leurs paroles complices, paroles de femmes, son amour de la peinture et des musées et comment il s’est saisi de cette passion pour faire du cinéma, les cours qu’il donne au conservatoire, les rush avec les étudiants, sa passion Godart, Jarmush…. Soirée magnifique. Quant au film, lumineux, simple, léger et grave, très beau plastiquement.

Belle Vision de Paul de « La Dolce Vita » et commentaire passionnant d’Ericksen sur le film d’Ozon. Puck est savoureux et CP me connait bien…

Annelise dit: 31 mai 2017 à 6 h 20 min

Christiane au-dessus, bien dit, et la construction de Garrel, son cinéma qui vient d’une longue et raffinée maturation et qui finalement fuse, et qui n’empêche pas sa pudeur, ou son doute de persister (tant mieux)

D. dit: 31 mai 2017 à 10 h 10 min

une longue et raffinée masturation qui finalement fuse n’est pas si pudique qu’on voudrait bien le laisser penser.

bob dit: 31 mai 2017 à 11 h 32 min

puck dit: 30 mai 2017 à 19 h 30 min
ou bien finirai-je comme Bob ?

à ce sujet (de bob) ne pas croire la tare des bois aussi givrée et malfaisante

radioscopie dit: 31 mai 2017 à 13 h 03 min

Si le hors piste est permis, vu sur Arte «Snow therapy » de Ruben Östlund, histoire de voir si l’on peut descendre en ski des Arcs à Cannes pour y ramasser une palme. J’y ai surtout vu une catastrophe cinématographique, et je ne parle pas de l’avalanche, sauf à parler de celles des clichés qui engloutissent le film sous une épaisse couche d’ennui jusqu’à l’asphyxie, à commencer par le cliché rebattu de l’égoïsme fondamental des mecs, de leur lâcheté, etc. etc. C’est aussi enthousiasmant que le sermon d’un pasteur (suédois) en tenue de moniteur de ski (de fond) prêchant de toujours rester dans les traces, le rail -des codes sociaux intemporels- si l’on veut éviter… la chute. Quel besoin – pour l’édification du spectateur- de charger aussi grossièrement le personnage du père, jusqu’à l’humiliation, à la limite du sadisme ? C’est trop. De même que la scène finale avec ce chauffeur de car incapable de négocier les lacets de la route probablement vers Lyon. Vers le théâtre de Guignol ?

Emmanuel dit: 31 mai 2017 à 13 h 07 min

Cépé 30mai @12.51 Chai pa ssi jlfé espré decrire comssa cé pé,sam vient naturellement ;: jte dis mon respé seinserre,pour nouille york..;si si chui impressionné jtrouve ssa bien.; tes trad hessel de puck elsson tro cool,tamen réussi ame fer marrer cédir!!; gélair con ,comssa méjlesui patannkassa .;; chai lire.:;
Christy « ericstein sur francois zonzon jtassure ssafé kamème pompé sur david cronenbourg en moinbien,qu’annelise ela toude suite vu?,comme élelé gentille étop class,l’a pas trop creusé là-dessus ,messie tu lis bien cénet?:
Jdisça jdis rien; jcrois Kel a préféré le garrel mékel apatro voulu enfoncer l’amant deubeule sou le sab?;Ssémon avis,Christy.;par contre céjoli ton post sur le cnéasss kivien avec ssafille sur scène.;Jivé ssesoir;jveux apporter ma stone à chtistoire de la ‘poitrine opulente ‘,;; Le trope débonéné,jdirai ksé ‘Anita ekberg’.?;(bin oui chui un intellectuel mé jreste avant tout manuel pour capter lregard de label Annelise ssumooi.; pamela andersonne’jkiffe pa tro anrajouter pour pas déclencher ses foudres mé le ptit corps dla patronne issi essessé yeux que lgrossier l’a détaillés alapiscine..Ssa fait l’antonomase de tousse kié mignon).;?la dolche vita.;.

Emmanuel dit: 31 mai 2017 à 13 h 13 min

Akil dites vous Annelise! ;Jissé /dédé l’a Bo faire lcommerce de Haribo à Bordeaux ssaveillit mal,cédégeu,;lafaute aux produits chimiques :; m^eme en payant personn n’en veut lpov!;.;

Jacques Chesnel dit: 31 mai 2017 à 13 h 29 min

Sacrément gonflé le Pierre Murat qui écrit dans « Témérama à propos de Cannes 2017 : « On ne partira pas en vacances avec le jury de Pedro Almodovar…. » Il nous refait le même coup tous les ans se croyant plus intelligent que tous les membres de tous les jury du Festival… On sait bien que chacun se fait son palmarès mais delà à critiquer de cette façon des professionnels, c’est plutôt ridicule… En tous cas, moi, je ne suis jamais parti en vacances avec ce Pierrot dont je n’ai jamais aimé les « critiques » (à part celles sur Woddy Allen, l’exception) avec, parfois, l’envie de lui balancer un bon coup de pied dans son gros cul.

Annelise dit: 31 mai 2017 à 14 h 17 min

Hum ? Jacques Ch je ne vois pas en quoi les attaques ad hominem ds ce genre . .
Radio, vs ne l’avez pas envoyé dire
Emmanuel « le trope »?, « l’antonomase »?..si vs croyez encore m’entourlouper avec vos trucs sexuels dissimulés ..au moins assumez-vs
En revanche votre rappel du marchand de bonbons bordelais ds Belle de Jour est bienvenu. Je ne connais pas tb l’oeuvre de Bunuel, je n’en ai qu’une perception intuitive globale à laquelle je n’ai js fait trop(e) attention,j’avais oublié ce détail qui soudain me rappelle à une autre évidence passée à la trope, euh trappe ds mon esprit, et qui me revient grâce à vs : JC Carrière qui est ici le co-scénariste de Philippe Garrel est historiquement lié à Bunuel. .d’où une certaine cohérence, des ponts inconscients qui expliquent que Bunuel soit apparu ds la conversation
Christiane que voulez-vs dire par « il (Ph Garrel) a commencé par tenir un discours très politique »? Je serais intéressée par un dvlpt

Eriksen dit: 31 mai 2017 à 14 h 37 min

Une vieille critique sur SNowtherapy, pour répondre à Radioscopie.

Pour qui a déjà fréquenté une grande station de ski, on sent d’emblée que Ösltund est dans le registre de la caricature. La pauvreté des rapports humains et l’asservissement de la nature à l’homme y sont poussés à l’extrême. L’homme y est maitre et possesseur de la nature, mais plus beaucoup de lui-même : Homme déshumanisée et nature surhumanisée. Les coups de canons préventifs pour déclencher les avalanches et les scènes familiales de brossage électrique des dents en sont des illustrations terrifiantes et drôles.
On suit le parcours bien fléché d’une famille bourgeoise (ski, photo, resto, dodo), en thérapie familiale pour « se retrouver » … la mère à tout organisé pour éloigner le père d’un boulot envahissant.
Le grain de sable sera une avalanche spectaculaire, qui semble un temps une attraction organisée par la station, mais qui entraine une panique sur la terrasse d’un restaurant d’altitude par le souffle et le nuage de neige qui remonte de la vallée : le père s’est taillé en courant avec son portable et ses gants, tandis que la mère couvrait instinctivement de ses bras protecteurs les deux enfants paniqués.
Östlund annonçait dans une interview: We had two goals with the film: one was to create the most spectacular avalanche scene in film history. The other goal was to raise the percentage of divorce in society, so [laughs]…
Pari tenu. Même si l’homme est ici un cas particulier dont la couardise et l’inconséquence débordent largement la scène d’avalanche et qu’il n’y a pas de raison de le considérer comme représentatif de la gent masculine, le procès du masculin n’est pas loin comme le montre le titre d’un magazine du web « 100% féminin »: « « La lâcheté fait mâle ».
Mais Östlund ne se contente pas de jeter un pavé dans la mare car les interrogations évoluent tout au long du film. Après la remise en cause de l’apriori de courage masculin, il souligne la particularité de la situation : il s’agit ici d’instinct dans la mesure où tout se passe en 2-3 secondes. Dans une optique darwinienne de perpétuation du capital génétique, il est compréhensible qu’il soit plus « rentable » pour un mâle de sauver sa peau (et par conséquence sa capacité de procréer), et plus « rentable » pour une femme de protéger son capital existant.
Loin de s’arrêter à cette vision purement animale de l’humain, Östlund envisage ensuite la reconnaissance puis le traitement du traumatisme familial. Il y a en effet urgence, car les deux enfants, dans l’incapacité d’exprimer, partent en vrille. La femme joue le rôle moteur car l’homme cache sa culpabilité derrière le déni, que la femme s’attachera à détruire avant qu’il se soit trop ancré dans la mémoire sélective du mâle. Pour cela, elle utilise jusqu’à abdication la confrontation publique, …. méthode contestable s’il en est, d’autant plus qu’elle génère des conflits dans les couples pris à parti. Mais avait-elle d’autres options ?
Vient ensuite la thérapie qui passe par la reconstruction du mythe patriarcal dans une scène étonnante de (pseudo ?) sauvetage de la mère dans une bourrasque de neige.
Öslund évite l’écueil du film féministe par une scène finale qui relativise le mythe de la mère courage sûre d’elle-même et de la vérité. La dernière image suggère également que cet épisode ne sera pas sans conséquence sur la pérennité du couple et qu’une redistribution n’est pas à exclure, dans la mesure où l’homme ne semble pas avoir appris grand-chose de cet épisode. Mais change-t-on vraiment ?
Snow therapy (« Force majeure » pour le titre original en anglais !) est un bijou de noirceur pragmatique et comique, sans cynisme aucun, conçu par le rejeton éprouvette des Hanneke et Tarantino des débuts.

JAZZI dit: 31 mai 2017 à 14 h 37 min

« a commencé par tenir un discours très politique »

Sans doute en parlant de l’économie cinématographique, un art qui est par ailleurs une industrie, Annelise ? En cela, Garrel est exemplaire, dans son genre !

JAZZI dit: 31 mai 2017 à 14 h 43 min

« Hum ? Jacques Ch je ne vois pas en quoi les attaques ad hominem ds ce genre . . »

Est-ce à dire que « The square », n’avait pas votre faveur pour la palme d’or, Annelise ?

radioscopie dit: 31 mai 2017 à 15 h 04 min

Lu, Eriksen, votre défense et illustration de « Snow therapy ». Pour ma part, j’ai surtout vu un écran saturé d’un épais brouillard d’essentialisme.

Phil dit: 31 mai 2017 à 15 h 53 min

inquiétant, intéressant, ce que vous écrivez du cinéma suédois, Radioscopie. Depuis à peu près dix ans, plus vu de films scandinaves (élargissons le cercle des frères ennemis) regardables. les films italiens, pas terribles non plus.
sortes de téléfilms US aux pays des congères, le pays (Suède) socialisé depuis des décennies semble ramolli dans un consensus mou. Depuis le très bon « L’été avec Monika », nous connaissons les symtômes, Charles XII et Catherine de Suède ont épuisé la veine comique.
pauledel, rafraichissez-nous du rapport vaticanesque avec la dolce vita, per favor.

Annelise dit: 31 mai 2017 à 15 h 54 min

Je n’ai pas commenté the Square cher Jacques B, ms exprimé à Jacques Ch mon désaccord de s’en prendre au faciès ni au fessier de Murat pour contrer son opinion
Sur les années Sida, tant aimé Angels in America de Nichols..un vieux de la vieille avec un extraordinaire Pacino en proc inverti marron hanté par les époux Rosenberg, qui réfute son état et s’en prend à l’infirmier qui le chouchoute. .magnifiques scènes qui ne st pas sans rappeler des séquences reprises ultérieurement chez Paul Th Anderson ds Magnolia. .et ML Parker embrumée par une neige qui n’est pas celles des congères que doit essuyer CP en la saison à NY. ..
Autre chose,vs avez vu mon nveau twit-Twin pour demain, j’espère .? 19h30 au Pavillon des Canaux, 19ème. .c’est trop facile de surfer sur mes obsessions..sur FB ai posté un extrait sur les acteurs au moment de la série et aujourd’hui, 27 ans après..je passerais la journée à le regarder hélas je n’ai pas su réduire le lien pour le mettre en ligne ici et j’ai qq bricoles à faire par ailleurs ..fin de la parenthèse
Alors et mon Garrel ?

JAZZI dit: 31 mai 2017 à 16 h 00 min

Oui, Annelise, mais c’est Murat qui a commencé en s’en prenant au faciès de Pedro Almodovar. Jacques CH n’a fait que lui rendre la pareille, plus bas ! Pour le Garrel, j’y file…

radioscopie dit: 31 mai 2017 à 16 h 13 min

Phil, je vois que vous ne ratez pas l’occasion de politiser le débat, une question de taxie qui roulerait à droite. Mais pas de procès… d’intention. J’ai repensé à cette pub pour un pain (?) suédois où tandis que Madame, yeux bandés, se fiche dans un étang, Monsieur se goinfre. La dame reparaît trempée avec un collier d’algues en sautoir et s’écrie, indignée : [Goustaf] ! Vous avez là, en raccourci, le thème de « Snow therapy », en plus drôle. Le mâle suédois déguste…

christiane dit: 31 mai 2017 à 16 h 14 min

Annelise,
« un discours très politique… » Je ne me souviens pas de tout. C’était… long et comme sa fille, si on m’avait posé une question, à ce moment-là j’aurais répondu : -Ah, je ne sais pas, je n’écoutais pas ! (C’était très drôle quand elle a dit cela).
Je le regardais, très beau avec cette chevelure (comme vous avez dit), ses grands gestes qui bataillaient avec les mots à la don Quichotte. C’est un homme de conviction qui m’a plus parlé avec son corps qu’avec ses mots en cette première partie… Je pourrais vous faire un croquis mais le dire… c’est autre chose.
Il a d’abord opposé le cinéma français au cinéma américain (sauf Wenders et Jarmush), puis dans le cinéma français, les grosses productions commerciales, traditionnelles, qui rapportent de l’argent à cette industrie, au cinéma expérimental, d’art et d’essai, montrant combien l’un est indispensable à l’autre, mais aussi combien l’un exclut l’autre. C’est un héritier de « La Nouvelle Vague », comme Godard (qu’il a relié à Picasso), Truffaut ou encore Pialat qu’il a évoqué avec chaleur ou Truffaut, Bergman, Antonioni. … Arrosant au passage les technocrates, les hauts fonctionnaires qui ne comprennent rien à l’art. Il a évoqué les budgets toujours difficiles à trouver pour la recherche cinématographique, la place de l’art dans son travail et combien le cinéma l’a sauvé dans des périodes critiques…Evoquant ses cours au conservatoire il a évoqué sa préférence de tourner en décor réel et en suivant la chronologie de l’histoire sans se soucier des décors (rassemblant les prises dans le cinéma commercial pour faire des économies).
Pour ce film il a fait installer deux décors dans un immeuble à l’abandon, un squat. Il suffisait alors de monter un étage pour changer de décor.
Sur ce film, toujours, il a précisé qu’il avait attendu qu’Esther tourne avec un autre réalisateur avant de lui proposer un rôle. Puis il est revenu sur ces idylles à trois personnages, ces couples désaccordés, la solitude, les questions de l’intime (un spectateur a salué ses premières scènes érotiques) . Ce film étant le dernier de la trilogie. Il a parlé du complexe d’Electre… (pas tout compris.)
C’était beau quand il a dit qu’il filmait comme on peint (ça , j’ai compris), quelque chose d’anodin devient très beau. Quelqu’un a posé une question sur la voix « off ». -Il n’y a qu’au cinéma que l’on peut faire cela… a-t-il répondu… comme au temps du cinéma « muet ».
Pendant qu’il parlait (un jeune journaliste, près de lui, l’assaillait de questions). je regardais Esther, dans sa bulle, mâchouillant un chewing-gum, posant les yeux partout où il n’y avait pas de spectateurs, semblant s’ennuyer. (Un peu Charlotte dans l’effrontée !). Mèche sur le front, jean et tennis fatigués. Je l’observais et j’oubliais d’écouter… Alors, Annelise, vous rapporter ce qu’il a dit… Il était très beau, vulnérable, solitaire et silencieux dans une éruption volcanique de paroles, sauf à la fin quand il tentait de répondre avec beaucoup de sincérité aux questions des spectateurs mais comme un poète, comme un Paul Edel, comme l’oiseau sur la branche, prêt à s’envoler !

C.P. dit: 31 mai 2017 à 17 h 42 min

Un tour par ici en quittant le mémoire sur « Le Roi des Aulnes ». Pas si mal d’ailleurs, malgré le titre chic que j’avais accepté (« PHORIE et sexe mâle dans LRDA »). J’en dis un mot parce que la jeune femme a cru bon d’ajouter (pour me faire plaisir ?) un petit quelque chose sur le film de Schlöndorff et John Malkovich en Abel.

Le film de Garrel Philippe et son auteur, dont Christiane est tombée amoureuse : je la lis avec intérêt après Annelise, sans être convaincu par ce cinéma français « intimiste », je l’ai dit. Et je suis bien malheureux, car l’abondante gent féminine qui m’entoure (Christiane le sait) est elle aussi enthousiaste, me reprochant de n’aimer vraiment, dans le cinéma français vivant, que Bruno Dumont, l’étrangeté criminelle et la stupeur asilaire.

Vu « le » Desplechin (la version longue). Je serai moins sévère que Jacques : j’ai supporté, même le rappel pas trop appuyé de « Vertigo » (film qui m’exaspère). Mais c’est moins bien que « Rois et Reine », où il y avait, à côté de moments très touchants avec des acteurs-comédiens hélas disparus aujourd’hui, Roussillon et Garrel Maurice, des instants boyautants grâce à Amalric / Ismaël. Ici, il y a au moins deux scènes féminines gracieuses, sinon très gaies.

Très touché du rappel par Annelise de « Angels in America », Al Pacino les cheveux blancs coupés à un centimètre, Meryl Streep… et des acteurs qu’ils avaient eu comme étudiants quand ils enseignaient à l’Actors Studio (Jeffrey Wright notamment).

Christiane, merci de vos bonnes pensées vers les filles. Chloé sera Lady Macbeth à L’Odéon la saison prochaine dans la mise en scène de Stéphane, Julie retrouve Stan Nordey à Strasbourg…

C.P. dit: 31 mai 2017 à 17 h 53 min

« eus ».
Je n’oublie pas Emma Thompson, mais Meryl Streep, c’est la plus grande. Je me souviens d’une session spéciale de l’Actors Studio aux Cloisters, où Al Pacino, Gene Hackman et Elle donnaient pendant deux jours la leçon. Elle reprenait les rôles féminins comme les rôles masculins, avec une indulgence souriante.

Eriksen dit: 31 mai 2017 à 18 h 24 min

radioscopie dit: 31 mai 2017 à 15 h 04 min
« Lu, Eriksen, votre défense et illustration de « Snow therapy ». Pour ma part, j’ai surtout vu un écran saturé d’un épais brouillard d’essentialisme. »

essentialiste ? vous avez raison, mais pas brouillardeux du tout. Les questions sont très bien posées (tout comme dans L’Amant d’un jour dont je sors). La querelle de l’Inné et l’Acquis n’a plus cours, Radioscopie. On sait que les deux sont vrais. Autant connaitre les deux bouts « en même temps » pour y comprendre quelque chose. Après tant d’années d’Aquis au pouvoir…
De plus la liberté face aux déterminismes n’est pas nulle dans ce film, au contraire. Elle en arrondit les angles.

Annelise dit: 31 mai 2017 à 18 h 38 min

Ah…Ethel, CP
Quid de votre 17h42 « Christiane, merci de vos bonnes pensées vers les filles. Chloé sera Lady Macbeth à L’Odéon la saison prochaine dans la mise en scène de Stéphane, Julie retrouve Stan Nordey à Strasbourg… » ?
Eriksen dites-ns en plus sur votre vue du film de Garrel..votre esquisse 18h24 fait envie

Phil dit: 31 mai 2017 à 18 h 49 min

CP, John Malkowich est-il un prussien convaincant pour votre étudiante, ogre d’enfants monté à cheval et drapé dans un grand manteau..

C.P. dit: 31 mai 2017 à 18 h 56 min

Annelise, c’est bien simple : Chloé (Réjon au théâtre) et Julie sont deux de mes filles, comédiennes que Christiane connaît bien.
Stéphane Braunschweig est mon (un de mes) gendre(s).

Petrus dit: 31 mai 2017 à 19 h 01 min

« Plus jamais ça ! » écrit Ariane sur le miroir, à l’aide de son rouge à lèvres, après avoir passé la nuit avec un beau jeune homme. Est-ce la nuit d’ailleurs ? Le soleil illumine la pièce qu’elle quitte en catimini pour revenir se glisser, de nuit, dans le lit de Gilles, son professeur et amant… Ce faux raccord est sans doute un discret hommage à Godard dont l’ombre, en effet, plane sur tout le film, jusqu’à la voix off dont je me suis demandé à qui elle était destinée, parce que franchement, on comprend très bien les situations, elles sont d’une banalité assumée.
Il y avait, dans ces voix off de Godard, une ironie, une distance qui me semblent absentes chez Garrel. Mais je n’ai peut-être pas tout compris et si j’avais assisté, comme Christiane, à sa présentation du film peut-être m’aurait-il convaincu ?
Ils se sont mis à quatre pour écrire ce scénario… « Ça ne peut pas être idiot », dit Annelise dans son bel article. Certes, ça ne l’est pas. Mais dieu que c’est ennuyeux !
« Plus jamais ça ! », donc me suis-je dit en quittant la salle. J’ai eu l’impression de voir une histoire d’Anna Gavalda racontée à la façon des années 60-70. La séquence du slow m’est apparue comme un grand moment de comique involontaire. Ils dansent encore comme ça les jeunes d’aujourd’hui ? Sur cette musique-là ? J’ai un léger doute, mais plus personne ne m’invite à des boums, il est vrai.
Annelise parlait, dans le même article, du pouvoir de séduction des profs, des profs de philo en particulier. Après avoir vu, pendant une heure et demi, Eric Caravaca trimballer son cartable fatigué, crier « Coucou, c’est moi ! » en rentrant à la maison et porter des vestes de pyjama (?) improbables, toute l’horreur de la routine de l’Éducation Nationale, en somme, on ne peut guère en vouloir à Ariane d’être allée voir ailleurs, comme on dit.
Ces histoires de coucheries d’étudiants de 25 ans ne m’ont pas intéressé. Parce que je suis trop vieux ai-je pensé. Garrel doit être resté formidablement jeune. J’ai vérifié, il est encore plus âgé que moi…
Certes, la photo est belle, les plans de nuit bien équilibrés, les gris soyeux ainsi que je l’ai lu quelque part et la petite Louise Chevillotte à croquer, nue ou habillée.
Pourquoi ai-je pris tant de plaisir à « Une famille heureuse » et « Après la tempête », histoires tout aussi banales, en fin de compte, et aucun à cet « Amant d’un jour » ? L’exotisme n’explique pas tout. J’aurais tendance à répondre que les deux premiers sont sincères et sans prétention (ce qui ne les empêche pas d’être très bien réalisés), nous parlent de vrais gens auxquels on peut s’attacher, ou que l’on peut détester, alors que la fille du prof et sa maîtresse, dans « l’amant d’un jour », semblent avoir été crées pour le seul besoin du film, créatures sans passé, sans attaches, sans épaisseur, de jolies icônes au service d’une fable germanopratine obsolète.
Tant pis, je l’ai dit.
En revanche… Le Desplechin m’a enchanté. Contrairement à Christiane, je n’ai pas trouvé l’histoire difficile à suivre, peut-être un peu décousue, parfois, volontiers foisonnante. Amalric est au mieux de sa forme, éblouissant dans un rôle difficile à tenir de bout en bout. La scène entre lui et Hyppolite Girardot à Roubaix – je ne peux malheureusement pas en dire plus si vous ne l’avez pas vu – est un régal. Je ne suis pas fan de Marion Cotillard, loin s’en faut, mais là elle m’a, sinon séduit, du moins convaincu. Il y a de l’humour dans le film de Desplechin, voire même un ou deux instants de franche rigolade.
C’est la grande différence avec Garrel.

C.P. dit: 31 mai 2017 à 19 h 12 min

Phil, c’est une bonne question (comme toujours) : ma donzelle américaine trouve dans l’ajout, que je ne lui demandais pas, Malkovich sensible, mais pas assez puissant (!)…
Elle a fait un bon travail sur la « phorie », sans trop répéter ce qu’on trouve partout, parce qu’elle s’est intéressée aux animaux mâles, cerf et cheval « entier », également à l’évocation derrière Abel de saint Christophe et de sa façon de porter l’Enfant, par rapport au giron de Marie.

D. dit: 31 mai 2017 à 19 h 46 min

christiane dit: 31 mai 2017 à 17 h 38 min
D,
Je réponds à Annelise. Il s’agit de Philippe Garrel.
-
C’est ce que j’avais un instant subodoré : qu’il se fut agit de ce Garrel dont tout le monde parle tant ici.

Annelise dit: 31 mai 2017 à 19 h 48 min

Oh ! CP 18h56.. incroyable..ça me fait sourire, ayant parlé je ne sais plus qd d’une mise en scène du son in law? Heureusement que j’en avais dit du bien..ms je n’y connais rien au théâtre.. enfin ça m’enchante après votre Josquin of Pialat (qui envoie bouler le chevalet, tendance que j connais b)
19h01 Petrus « Mais dieu que c’est ennuyeux ! » (Garrel) VOUS SAVEZ QUE JE VOUS TUERAI SI J’EN AI L’OCCASION… « Garde-toi je me garde » comme aurait dit mon parrain, Corse (Mérimée, Colomba)

Phil dit: 31 mai 2017 à 19 h 49 min

Merci CP, saint Christophe ou saint Roch, Tournier joue son Janus (et fait plaisir au président Mitterrand).
Votre étudiante a sans doute vu Malkowitch dans « Les liaisons dangereuses », son Roi des Aulnes s’en trouve légèrement « valmonté »

D. dit: 31 mai 2017 à 19 h 49 min

C.P., préférez-vous les images animées ou l’écriture ? Ne me dites pas les deux, ce ne sera pas recevable. Je vous demande de choisir votre camp.

christiane dit: 31 mai 2017 à 19 h 50 min

Petrus,
votre commentaire est puissant et drôle. Vous écrivez : « alors que la fille du prof et sa maîtresse, dans « l’amant d’un jour », semblent avoir été crées pour le seul besoin du film, créatures sans passé, sans attaches, sans épaisseur, de jolies icônes au service d’une fable … »
Et cela, je l’ai ressenti. Personnages Créés pour le besoin du film.
Aussi me suis-je attachée à la palette, à la façon dont cette histoire est filmée. Au travail de la pellicule.
Et pour répondre à CP, « amoureuse » ? non, mais incapable, alors que je sortais de la captation du film, d’être attentive au bruissement de ce discours très éloigné du film. Aussi, je rêvassais, captant au passage plus des attitudes qu’une rencontre du verbe, sauf à la fin (dialogue entre les spectateurs et Philippe Garrel)
Le complexe d’Electre ? Le complexe d’œdipe au féminin dans ce rapport père-fille… Il a d’ailleurs dit avoir créé l’amante pour empêcher de frôler une situation d’inceste…. Il n’y a pas de mère dans ce film… Je repense à Charlotte for Ever (1986) / Lemon incest , zeste/inceste /fruit défendu… le film et l’album que Serge Gainsbourg composa pour sa fille, qui frôlent l’atmosphère incestueuse. Beauté et noirceur.
Philippe Garrel s’est tenu loin de ce chemin. Louise Chevillotte et Esther Garrel sont épatantes, chacune dans un rapport différent à cet homme. Ariane et Jeanne toutes deux fascinées par lui mais différemment.

Annelise dit: 31 mai 2017 à 20 h 02 min

Phil il y a le très beau « ce n’est pas de ma faute », tt en même tps que le mélancolique s’offre sciemment à la lame, mort intimement d’avoir blessé par lâcheté, cynisme, désespérance Mme de Tourvel…la Catwoman se lèche la patte

Annelise dit: 31 mai 2017 à 20 h 14 min

.. d’ailleurs pas le tps, ms un jour j’y reviendrai, pour vs dire combien Valmont, en dépit ou à cause de ses tentatives pour masquer l’affaire est l’incarnation d’une non virilité patente… méchant envers les femmes, n’ayant d’autre domination que de les sadiser. . tt autre est la représentation féminine chez Garrel, (« très beau, vulnérable, solitaire et silencieux dans une éruption volcanique de paroles, sauf à la fin quand il tentait de répondre avec beaucoup de sincérité aux questions des spectateurs mais comme un poète » selon les mots de Christiane) ..otra vez on en parlera
Bon CP 19h12 ne me branchez pas sur le règne animal .. ma t gde connivence fait que parfs je ne sais plus trop si c’est eux,ou moi

C.P. dit: 31 mai 2017 à 20 h 18 min

D., le théâtre.

Chaque fois que je pense à vous, et bien que vos menus soient modestes et pas trop carnés, je pense aussi au « Festin de Babette » et à « La Grande Bouffe ».

JAZZI dit: 31 mai 2017 à 20 h 28 min

A force de faire des études de genre, C.P., on finira par changer de sexe !

Très beau compte rendu, Christiane, on s’y croyait en te lisant…

Je suis assez d’accord avec Petrus, sur le Garrel. Voir un de ses films, c’est comme avoir des nouvelles d’un vieil ami soixante-huitard et post Nouvelle Vague que l’on voit tous les deux ou trois ans. Avec « L’Amant d’un jour », je l’ai retrouvé tel qu’en lui-même, poursuivant après « La jalousie », ses fragments de discours amoureux cinématographiques. C’est charmant et gentil, comme du Garrel. Mais ça ne va jamais bien loin. On en apprend toujours plus sur lui et sa tribu, que sur autre chose. Tandis qu’il vieillit, il ne grandit pas : c’est l’éternel adolescent qui traîne sa vie de bohème dans des appartements crasseux et des vêtements bons marchés. Racontant ses histoires de coeur et de cul, la littérature, le cinéma…
Moi, j’ai plus pensé à Eustache.
Il faut aimer et je ne déteste pas.

Annelise dit: 31 mai 2017 à 20 h 33 min

Petrus « Annelise parlait, dans le même article, du pouvoir de séduction des profs de philo en particulier ».
Nan. surement pas. .mais moi je danse le slove les yeux ds les yeux en écoutant Barry Blanc, Al green Tout vert « love is a beautiful thing » et tout et tout.. I don t need another hero comme dirait Martine Tournante
https://www.youtube.com/watch?v=dq4aOaDXIfY

Annelise dit: 31 mai 2017 à 20 h 48 min

Jazzi 20h28, cela s’appelle aussi avoir un univers
Bcp plus d’accord sur votre « je l’ai retrouvé tel qu’en lui-même, poursuivant après « La jalousie », ses fragments de discours amoureux cinématographiques » que sur « il ne va js bien loin »
Peut-être souhaitez-vs le voir aller de façon vaguement dirigiste ds un endroit où il n’est pas, où il ne sera jamais, de manière un peu « clientéliste », au lieu de le regarder où il se déploie – et les artistes ne st pas tenus, jamais, de répondre à qqchose qu’on attendrait d’eux? D’où leur si gde précarité vibratile qui m’émeut tellement, dont les faiseurs en revanche ne risquent pas de souffrir puisqu’ils se placent par définition hors de ce risque-là en se cadrant à la demande, ds une habilité plus ou moins accomplie

C.P. dit: 31 mai 2017 à 20 h 53 min

Jacques, pas vraiment, et vous savez mon respect pour vous dans ce domaine. L’étrangeté dans « Le Roi des Aulnes », c’est que Abel n’est PAS un pédophile actif (il le dit). La bandaison est reportée sur le cerf phallophore (dit-on encore « bander comme un cerf » ?) et sur le cheval « entier » (je vous avais dit un jour ce qu’était la différence avec un hongre).

christiane dit: 31 mai 2017 à 21 h 00 min

Merci, Jazzi,
je voulais découvrir le film aujourd’hui et me baladant j’ai vu, hier, cette affiche dans l’entrée du Champo pour cette avant-première. Découvrir l’équipe… cela me faisait envie après le billet d’Annelise. Il restait très peu de places…
Mais je me rends compte de l’aspect fragmentaire de mes souvenirs de cette rencontre. Impression décourageante d’avoir oublié ce trop de paroles, ce trop de pensées. Cette soirée peu à peu s’efface. Se mêlent des plans du film, des visages, des rues, cet appartement, les scènes de monte en l’air dans les toilettes réservées aux profs, la marche avec le cartable comme dit Petrus et la différence pour Esther « hypnotisée par le metteur en scène pendant le tournage » (expression exacte de Philippe Garrel concernant ses acteurs) et sa désinvolture un peu provocante au ciné pendant l’échange. C’était ravissant.
Je demeure rarement dans mes souvenirs, je les laisse s’effacer. C’est une zone mouvante, un peu diffuse. on se souvient et on passe. Ainsi me revient un souvenir presque irréel des filles de CP près d’Olivier Rolin sur la scène puis dans le hall de la Maison de la poésie.(*)
Les vies se transforment souvent en paroles mais aussi en silence. le cinéma c’est une espèce d’écriture. Elle élargit le monde. Oui, Garrel est tout ce que dit Petrus mais en plus un cœur qui bat très très fort pour ce que fait le cinéma dans sa vie..
(*)Le numéro d’Europe qui est consacré à Olivier Rolin sort ce mois-ci. Je vais me régaler. C’est un écrivain que je lis intensément.
Lacenaire, je ne sais que vous répondre. Les deux ensemble, ça doit être possible et pas vraiment contradictoire.

JAZZI dit: 31 mai 2017 à 21 h 55 min

Je me doutais bien que Garrel avait dû parler de l’économie du cinéma dont il est toujours resté à la marge, Christiane. On voit pas ce qu’il aurait pu dire sur la politique : son fils est le beau-frère du président Sarkozy. Non, Annelise, je ne le vois pas ailleurs, pas dans une film à grande production… Il est bien là où il est, faisant en bande des films pas chers, pensionné à vie à l’avance sur recettes, et achetés systématique pour Arte par son frère Thierry Garrel. Et il se plaint ! Ses films sont le fruit de l’argent public et la proximité familiale pour les créateurs semblent moins problématique que pour les politiques…
Moi qui le suit depuis longtemps, je ne me souviens d’aucun de ses films ! Mais je les regarde sans ennui. Celui-ci m’a paru étrangement court et finit un peu en queue de poisson : l’homme au deux jeunes femmes se retrouve finalement seul…
Certains ont cité Antonioni, il faut pas charrier !

JAZZI dit: 31 mai 2017 à 21 h 57 min

« les scènes de monte en l’air dans les toilettes »

Comme c’est joliment dit, Christiane !
Pour ma part, j’ai surtout vu l’état de délabrement de nos universités…

Petrus dit: 31 mai 2017 à 22 h 05 min

C.P. 20h53.
Oui, c’est une expression que j’emploie volontiers. Mais je dis aussi « automobile » et « aéroplane » alors je ne suis pas sûr d’être une référence.
Annelise 20h48
C’est un débat qui pourrait nous prendre la nuit. La différence entre l’artiste inspiré, opiniâtre, écorché parfois, et celui qui, sans prendre de risques, donne au (grand) public ce qu’il a envie de voir… Je ne doute pas que Garrel soit un artiste, qu’il ait une sensibilité, un cœur comme le souligne Christiane. Il a aussi son public, peut-être un peu restreint comparé à d’autres, mais il ne me donne pas l’impression de prendre de très grands risques sur le plan créatif ? Si ? C’est quand même le cinéma de papa puisque papa, aujourd’hui, voire grand-papa, c’est la Nouvelle Vague…

christiane dit: 31 mai 2017 à 22 h 50 min

Solides et robustes bon sens de Petrus et Jazzi… mais Annelise a fait surgir par ce très beau billet quelque chose d’inapprochable par le bon sens, une certaine langueur. Je lui donne la dernière réplique. Peut-être qu’elle seule, irréductible, a reconnu cette obscurité, cette touche d’inconnu qui l’ont capturée dans ses films ?
C’est un bien bel échange sur « l’écran noir de nos nuits blanches »…

JAZZI dit: 31 mai 2017 à 23 h 01 min

Il est sûr que l’on ne pourrait pas vraiment écrire « such a long time without Jean-Pierre Mocky ! » Et pourtant…
Christiane, je ne vois pas bien le rapport entre le film et le titre : « L’Amant d’un jour » ?

en passant dit: 1 juin 2017 à 6 h 10 min

« très beau, vulnérable, solitaire et silencieux dans une éruption volcanique de paroles, sauf à la fin quand il tentait de répondre avec beaucoup de sincérité aux questions des spectateurs mais comme un poète  »
Christiane est conquise!

en passant dit: 1 juin 2017 à 6 h 10 min

« Tandis qu’il vieillit, il ne grandit pas : c’est l’éternel adolescent qui traîne sa vie de bohème dans des appartements crasseux et des vêtements bons marchés »
Trop feignasse pour se payer des costards chers rapport que yen a que ça les dérange de bosser

christiane dit: 1 juin 2017 à 6 h 45 min

Jacques,
moi non plus… Pas avec la chanson de Piaf. Peut-être cette impression de quelque chose de fugitif, d’un amour incertain comme la rencontre de hasard de deux astéroïdes. Rien de convaincant dans ces rencontres-là. Elles peuvent disparaitre sans même une crise de larmes. Une sorte de vieux pull que l’on passe quand le jour baisse et que l’on frissonne. L’époque qui est saisie au vol est sans dépendance, un peu futile. Ces choix du scénario servent d’emplâtre sur une blessure de solitude et de douleurs anciennes et secrètes. Annelise l’évoque dans son billet.
Cette histoire de filles rapproche deux portraits d’une jeunesse impulsive. Un jour assez pelucheux, en somme… sans euphorie.
Le cinéaste a dû avoir son lot de sales coups de la vie, alors il frôle, caméra en main des palimpsestes…. un jour à la fois… Quant aux nuits… c’est en dedans.
Barthes écrit dans « Fragments… » : « Le comblement est donc une précipitation : quelque chose se condense, fond sur moi, me foudroie. Qu’est-ce qui m’emplit ainsi ? Une totalité ? Non. »

evidemment dit: 1 juin 2017 à 7 h 12 min

« l’éternel adolescent qui traîne sa vie de bohème dans des appartements crasseux et des vêtements bons marchés »
tout le monde peut pas faire jeune loup chef commercial de province promu politique mode

Paul Edel dit: 1 juin 2017 à 8 h 55 min

Phil, pour vous rafraîchir la mémoire sur les rapports du Vatican avec « La Dolce Vita »

Voilà ce que nous rappelle, avec justesse, la fiche wikipedia sur l’accueil de « la Dolce Vita » de Federico Fellini :

« Lors de la première projection du film au Capitol de Milan le 5 février 1960, le public trouve le film trop long, peu amusant, et surtout immoral. Lors de l’« orgie » finale, les gens quittent la salle en protestant à haute voix…
À la fin, le film est sifflé malgré quelques applaudissements. Quand il descend les marches du balcon, Fellini reçoit un crachat. Marcello Mastroianni est insulté : « lâche, clochard, communiste ! ». Le lendemain, la foule s’amasse devant le cinéma et en brise les portes de verre pour voir le film avant qu’il ne soit interdit par la censure. Le phénomène s’étend aux autres villes et le film fait des records d’entrée à Rome et à Milan.
Des critiques très dures fusent de tous les bords politiques. Dans Il Secolo d’Italia, les fascistes titrent « Sifflets mérités à Milan ! Honte ! ». Le 9 février, le parlement italien juge utile de se réunir pour discuter de la valeur morale de l’œuvre. Le Centre catholique du cinéma interdit à tout catholique d’aller le voir, l’Action catholique romaine et L’Osservatore Romano demandent à ce qu’il soit renvoyé devant la censure. Le journal officiel du Vatican publie une série d’articles non signés sous le titre La sconcia vita (« La vie répugnante ») ; cette tribune est plus tard attribuée au futur président de la République italienne, Oscar Luigi Scalfaro, qui ne dément pas.
Des pères jésuites de San Fedele qui n’ont pas montré d’hostilité pour le film sont réprimandés, interdits d’antenne, de parler de cinéma ou mutés. Le film est défendu par le parti socialiste et le parti communiste. Pendant les mois qui suivent, le débat envahit la presse. »
j’ajoute que « les cahiers du cinema » n ‘ont pas montré un grand enthousiaste à l’époque…Pasolini n’est pas crédité dans le générique, mais il a travaillé avec Flaiano et Fellini..

Sylvain dit: 1 juin 2017 à 9 h 06 min

Annelise:Sur Twin peaks,Alexandre Cadieux ETC(comme sur Garel)vous êtes géniale…Merci pour l’info dans le XIX et surtout pour les billets et vos notations.Du jamais lu!

Erikstein »quel festin ce soir ».Des cheum de la bande à jazzy,Christiane,Manu,pétrus Cp & vous mettent sur la table.

Site exceptionnel.

Annelise dit: 1 juin 2017 à 9 h 21 min

Pas « Alexandre », Sylvain (comme je le disais – à vs?- ne me ramenez pas à ma petite rengaine ’bout Grothendieck, je n’y ai que trop tendance)
AXEL Cadieux : Voyages à Twin Peaks, 35 jours sans voir l’amer..la sueur brûle comme l’acide comme ds un clip de Mondino. L’enfer va commencer

Paul sur Fellini : je me demande ce que je préfère comme injure lancée à Mastroianni, « lâche », « clochard » ou « communiste »?
.. .mon coeur balance

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 9 h 42 min

clochard, c’est mieux, Annelise !
Pourtant, question génération, « La dolce vita », est la suite logique des « Vitelloni », qui ont plus ou moins réussi leur vie professionnelle ? L’image des homos dans ce film est relativement caricaturale, malgré ou à cause de la collaboration de Pasolini ?

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 9 h 46 min

A part le Garrel, on a pas mal de choix cette semaine, notamment avec les biopics de Churchill ou de Lou Andréa Salomé ! J’ai bien envie aussi d’aller voir Valérie Lemercier en Marie-Francine…

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 9 h 49 min

Une occasion aussi d’aller voir le film « Twin peaks », pour ceux, comme moi, qui ne l’ont pas suivi en série à la télé ?

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 10 h 07 min

Pas tendre, Eric Neuhoff, dans sa chronique du Figaro :

« Le professeur Philippe Garrel ressasse ses fiches sur l’amour dans « L’Amant d’un jour » et livre une bluette où il ne se passe rien. »

Annelise dit: 1 juin 2017 à 10 h 16 min

L’élève Eric Neuhoff devrait lui-même ressasser ses fiches sur son « Mufle » roman auto-fictionnel dont le titre, à l’époque déjà, m’avait paru si b trouvé

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 10 h 17 min

D’où vous vient, C.P., cette passion pour le théâtre, que vous semblez avoir transmise à vos filles ?

Phil dit: 1 juin 2017 à 10 h 30 min

merci pauledel pour ce rappel des réactions vaticanes.
de ces grands scandales, l’écho s’est estompé. nous reste le buste d’Ekberg, insubmersible en flottement au dessus de Trevi, c’est déjà pas mal.
Encore moins pour l’âge d’or où le bon public arracha les sièges.
Baroz suggère d’en finir avec le cinéma subventionné et les copinages , pourquoi pas.
Stroheim n’aurait rien donné s’il avait dépendu d’une « avance sur recettes » , des commandes d’arté de son temps ou pire, des copains bien placés.
Mastroianni résume tout dans la nuit de Varenne.

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 10 h 42 min

« Baroz suggère d’en finir avec le cinéma subventionné et les copinages , pourquoi pas. »

Pas forcément, Phil, mais de libérer un peu plus d’espace aux créateurs potentiels ou en devenir…

Paul edel dit: 1 juin 2017 à 11 h 06 min

Tournée en hiver pendant 5 jours la scène de la fontaine dans l eau froide obligea Mastroianni à porter une combinaison en caoutchouc sous son smoking..

Phil dit: 1 juin 2017 à 11 h 28 min

oui baroz, et comment croyez-vous qu’on libère de la place pour les nouveaux créateurs (qui n’auraient pas les bonnes connections) ?
comme en politique, en liquidant de force les vieux « tromblons » accrochés au poteau.

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 11 h 39 min

« en liquidant de force les vieux « tromblons » accrochés au poteau. »

Dites-le à Annelise, Phil. Moi, mes scénarios envoyés aux CNC m’ont tous été retournés, sans probablement avoir été lus : je ne dois pas avoir le bon profils ?

Sylvain dit: 1 juin 2017 à 11 h 45 min

Annelise 10.16(neuhof) ouuuuufff!

La féline décapite d’un coup de patte les auteurs des coups bas si elle veut!!!

vous ne le faites pas souvent mais…

C.P. dit: 1 juin 2017 à 11 h 49 min

Jacques, pour aller vite : ma mère m’a mené au théâtre dès ma petite enfance à New York. Arrivé en France, j’ai joué gamin dans des spectacles amateurs, déclamé au collège et au lycée et plus tard fait pas mal de théâtre universitaire tout en préparant l’agrégation. Il y avait là Ariane Mnouchkine (un peu plus âgée que nous), Philippe Léotard, « L’Aquarium » rue d’Ulm, Nichet, etc. Je serais bien devenu professionnel, même après l’agrég., mais c’était trop dur à vivre, quoi ! : je serais certainement devenu alcoolique. A la Fac, j’ai enseigné en Etudes théâtrales, puis j’ai poussé mes khâgneux à sortir beaucoup vers le spectacle vivant.

J’ai sans doute projeté, aidé par ma merveilleuse femme, sur nos filles. Nous les avons à notre tour emmenées très tôt au cinéma (elles dormaient un bout de temps durant le long « Stalker ») et au théâtre. Je disais un jour à JC que Julie, la première fois qu’elle est allée, à sept ans je crois, à la CF, a dit en revenant : « C’est ça que je veux faire ». Elle l’a fait, en suivant les cours de Véronique Nordey, en passant par Moscou (au Théâtre d’Art de Vassiliev), puis par le Consnatsup, après d’ailleurs Stanislas Nordey et Valérie Lang qui lui ont par la suite beaucoup apporté. Et puis, ça a été le tour de Chloé, qui a été professionnelle à dix-neuf ans (A Reims, quatre ans chez Schiaretti) avant même d’entrer au Consnatsup. J’ai deux gendres dans le métier, Braunschweig et Vandevelde.
Les petits-enfants suivent le mouvement, quatre sur sept sont dans des classes « avec théâtre ». On verra.

Je suis au théâtre une dizaine de fois par mois, m’y entends bien avec presque tout le monde, justement parce que je ne suis pas critique professionnel, même ayant écrit pas mal dans quelques revues spécialisées.

Les comédiens et les acteurs sont pour moi le sel de la terre. Il y a les pièces, mais au fond, ce sont eux que je vais voir faire plus beau boulot qui soit au monde, à mon sens.

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 12 h 02 min

Dans le film de Garrel, on a droit à un gros plan sur la tablette d’une table de nuit, située près de l’entrée, couverte d’une couche épaisse de poussière agglomérée. Un goût de la crasse, récurrent dans tous ses films !
Dans mon enfance, à peine étais-je levé et mon petit-déjeuner servi à la cuisine, ma mère, sourde et muette, veuve, avec trois enfants en bas âge, entamait quotidiennement un ménage à fond de notre modeste et vaste appartement de la périphérie cannoise, secouant les draps et les couvertures par la fenêtre. Quand je lui disais de ne pas en faire tant, elle me répondait, avec orgueil : « Pauvres mais propres ! » De fait, je retrouvais mes vêtements fraichement lavés et repassés…

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 12 h 07 min

Merci pour votre belle réponse, C.P. Finalement, depuis votre mère américaine, vous êtes une famille de saltimbanques !

C.P. dit: 1 juin 2017 à 12 h 12 min

« le plus beau boulot ». J’ai différencié comédiens et acteurs, en partie à tort, mais parce que la prestation n’est pas la même, bien sûr. Cependant, les carrières doubles sont assez fréquentes, en France comme ailleurs. C’est au théâtre que j’ai le plus aimé par exemple Meryl Streep, Isabelle Adjani, Al Pacino, Gene Hackman, Gérard Depardieu (quand il en faisait encore), et bien d’autres.

C.P. dit: 1 juin 2017 à 13 h 37 min

Jacques, je n’en suis pas sûr, étant (comme Tchekhov) stanislavskien bien autant que pirandellien là-dessus. J’ai dit que « c’était trop dur », pour moi en tout cas sans alcool (c’est donc que je n’avais pas les nerfs suffisants), mais les comédiens sont de toute façon fêlés. Tout réservés qu’ils soient dans leur vie publique, Michel Bouquet et Serge Merlin, envers qui mon admiration est entière, ne sont pas ce qu’on appelle banalement des êtres « normaux ».
Vous pouvez être critique dans un journal, mais vous ne pouvez PAS, au théâtre et à chaud, dire à un comédien professionnel qu’il a été mauvais. Le cinéma permet évidemment une autre distance. J’ai accompagné, jusqu’au bout vraiment, mon copain Philippe Léotard. Il n’y arrivait plus. Je suis souvent avec Denis Lavant et Dominique Pinon (comédien chez
Novarina, acteur chez Jeunet) : ils sont à la limite, comme d’autres avant eux.***
Vous avez dit, de manière un peu énigmatique, un mot de Mocky (qui est aussi le père de Stanislas Nordey). On pense ce que l’on veut d’une carrière longue, curieuse, variée. Mais cela me frappe aujourd’hui, parce que Mocky en tout cas aime, même brutalement, les acteurs, qui le lui rendent bien, y compris en acceptant souvent des cachets réduits. C’est bien ainsi. Vous avez vu de près les distributions pharamineuses de Mocky ?

*** Il me semble que les comédiens et acteurs américains et allemands sont généralement plus « équilibrés ». Il faudrait que j’y réfléchisse un peu plus avant de dire des bêtises.

Phil dit: 1 juin 2017 à 13 h 49 min

joli croisé de destins croisés, CP Baroz.
comme vous savez, le président français était paraît-il destiné à devenir un Gérard Philipe, selon un de ses professeurs de collège (pas celui qu’il a marié).

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 13 h 52 min

« Vous avez vu de près les distributions pharamineuses de Mocky ? »

Oui, avec une nette préférence pour les comiques : Bourvil, Maillan ou Serrault… mais aussi Deneuve ou Moreau !

Pas sûr, voir Marlon Brando ou Klaus Kinski, entre autres, sans parler des Italiens !

Je suis plutôt proche du sentiment de Bresson, et ne nourris pas, à-priori, un amour inconditionnel pour les comédiens. La scène du dernier Desplechin, qui a ravi Petrus : le producteur (Hippolyte Girardot) ramenant de force le réalisateur sur le plateau de tournage du film (Amalric), m’a parue surtout comme un pur numéro de cabotins…

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 14 h 03 min

Les politiques ne sont-ils pas tous des comédiens, Phil ?
Mitterrand aurait été superbe en Tartuffe ! Giscard en Valmont ou Don Juan ? A moins que ces rôles eussent mieux convenu à Chirac ? Sarkozy plutôt dans le genre Belmondo ? Et Hollande au centre du diner de cons ! Macron, lui, peut tout jouer, des jeunes premiers aux pires des salopards…
Et pour le Général, Ubu roi peut-être ?

qu'est-ce qu'il faut pas lire ! fuyons dit: 1 juin 2017 à 14 h 18 min

« destiné à devenir un Gérard Philipe,  »

eh ben c’est râté: mauvais acteur , tout juste bon à charmer les innocents, beaufs et les requins

C.P. dit: 1 juin 2017 à 14 h 58 min

Jacques, j’ai dit que j’étais moins sévère que vous touchant le plus récent film de Desplechin, mais vous avez raison : la scène que vous signalez est pauvre, facile et même naïve. C’est bizarre, parce que Desplechin connaît assez bien les comédiens et les acteurs. Sa mise en scène à la CF en avait, pour moi, témoigné.

Bresson : je ne suis pas bien en accord avec vous. Je crois qu’il pensait, stanislavskien mais régressif, qu’un amateur pouvait, mieux qu’un professionnel déjà « usé » par la méthode (Actors Studio ou pas), retrouver le primal ET en même temps un peu, pas trop, des sales défenses froides déposées par le TEMPS. Ce n’est pas si compliqué ! A ce compte, même Brando ou Newman seraient trop déjà vieux pour lui.

Dites moi, ce n’est pas parce qu’il est bi-sexuel que vous pensez de Marlon Brando qu’il est déséquilibré ? Sa présence dans ses derniers films est au moins étonnante.

D. dit: 1 juin 2017 à 15 h 26 min

Paul Edel, je n’irai pas par quatre chemins, j’ose m’adresser à la perspicacité et au bon sens qu’on est en droit d’attendre d’un prix Nobel comme vous : pensez-vous que Richard Ferrand doive démissionner ?

Roro dit: 1 juin 2017 à 15 h 36 min

Marlon Brando, Gérard Philippe, La Dolde Vita tout ça, tout une époque vivante
sans le mauvais spectacle permanent des politiciens sitcoms on était bien tranquille
Fini l’espoir

C.P. dit: 1 juin 2017 à 15 h 45 min

Je suis violemment opposé à la comparaison des politiques et des comédiens. Il ne s’agit pas, mais alors pas du tout, du même travail. Ces approximations sont, je l’espère, des rigolades.

Petrus dit: 1 juin 2017 à 18 h 46 min

Jazzi 11h39. Ce n’est pas parce que vos scénarios n’ont pas été retenus qu’ils n’ont pas été lus. Les gens du CNC font plutôt bien leur boulot et votre profil n’est certainement pas en cause.
Jazzi 12h02. Quelqu’un a expliqué sur ce blog, je crois, mais je n’ai pas le courage de chercher, que Garrel avait tourné dans un squatt pour des raisons d’économie. Honte au premier assitant qui n’a pas remarqué cette couche de crasse dont je crois, en effet me souvenir.
J’étais ému, croyant votre mère sourde et muette mais ce n’était qu’une métaphore, c’est bien ça ?
Jazzi 13h52. Du cabontin

Petrus dit: 1 juin 2017 à 18 h 47 min

Pardon pour cette erreur de frappe.
Je disais : du cabotinage ? Oui, peut-être. Pas grave. Vous l’aurez compris, je préfère ce qui me fait rire à ce qui m’ennuie.

Paul Edel dit: 1 juin 2017 à 18 h 52 min

Roro, au moment où « la Dolce Vita »sort, en 1960, les démocrates- chretiens sont au pouvoir, , jouant, ne l’oublions pas, sur des salaires beaucoup plus faibles que la moyenne européenne!Cela permet aux entreprises italiennes d’ exporter dans toute l’Europe. Il s’ensuit en quinze ans, de 1950 à 1965, un quadruplement du produit intérieur brut (la richesse nationale) et le taux de croissance économique à la fin des années 1960 dépasse les 5% par an. Mais il n’y a que le Nord qui en profite. Le Sud de l’Italie reste tres pauvre.

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 20 h 00 min

Non, non, Petrus, ce n’était pas une métaphore mais bel et bien la réalité, mon père aussi du reste…

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 20 h 09 min

Bien qu’ayant vu l’essentiel de la filmographie de David Lynch, depuis le début, j’ose à peine avouer ici que je n’avais jamais vu la série Twin Peaks ! « Shame on you ! », éructe déjà Annelise. J’étais donc vierge, je ne le suis plus. La faute à ladite Annelise. J’y ai reconnu bien des bonnes choses de « Mulholland drive », mais ça m’a beaucoup moins captivé. Je me suis senti un peu trop baladé, pour arriver finalement à quoi ? A une histoire plutôt banale…
Shame again !

JAZZI dit: 1 juin 2017 à 20 h 12 min

Très intéressant ce rappel sur l’environnement politico-économique à l’époque du film, Paul. C’était plus fort que les Trente Glorieuses chez nous !?

Annelise dit: 1 juin 2017 à 20 h 18 min

la mère et la gd-mère d’Al Pacino sourdes &muettes, Petrus le saviez-vs?…il est élevé avec des femmes qui littéralement n’entendent rien à lui. Cela m’a tjs émue

Emmanuel dit: 1 juin 2017 à 20 h 42 min

Bombé cépé 11.49 jtremercie pour ton arb genialogic.;lébo.;sama permi dsavoir kekan jvé au theatcesoir 1foissu2 cétongendre quejvévoir .;ton onomastique qu’elle mastic paltono :;(fêtes escuse Annelise ,non jet paencore mérité le traitement de « sandouichalarate ‘.;jmarete atan .;;?Cépé cémieux quelecéaime1,ssassésur ?;Jazzy kla manman letait soudeémouette ékel luirepass lpantalon cébo aussi.;Pouran rvenir à garrel the fazeur ,les toilettes g jamé trouvéssa trobien?;lafemme dans les véssé elem patro..la mienne entouka ; ciel épressée lm mieux ke gilioffre un 5etoiles.;lconfor 2ckonaime .; yapa mieux ;cépa une question darjen.; léptites femmes elfon bocou pournou ;.:fondrait leur donner otan?; A bon ententeur annelise,le ptit oiseau gracieu kiffer des papiers dfolie .;mèrile strip jy lave les cheveux kantelle veut!!;(j’ai trentendmoin comme l’ot manu quon en entenparler);

Annelise dit: 1 juin 2017 à 20 h 42 min

Un petit pas de côté ds mes propres colonnes qui n’en est pas vraiment un.. suis en train de travailler à part sur qqchose qui concerne les Beatles, une reflexion inspirée soudain aussi de la Une du Magazine Littéraire aperçue en biais chez Pierre Assouline RdL où j viens de faire un tour…Marilyn Monroe en couv…je pense à Arthur Miller après les belles révélations de CP sur ses liens au théâtre.., hormis la Mort du Commis V et Tennessee W, justement à l’Odéon (!) pas gd-chose . .facilement claustrophobe, lgtps à cause de cela pas pu prendre l’avion (bien changé depuis)ni aller trop au théâtre..Miller donc, que Marilyn appelait « Papa » : « Je n’y arrive pas, Papa… » Et Lennon, une de mes gdes admirations, qui appelait Yoko « Maman »… pas au sens petit-bourgeois… je me demande si Don t let me down n’est pas une des plus belles chansons des 4?..Nobody ever loved me like she does..yes she does.. Un truc de ça, ds le film de Garrel
https://www.youtube.com/watch?v=NCtzkaL2t_Y

Annelise dit: 1 juin 2017 à 20 h 44 min

Ah bonsoir Emmanuel. .oui la scène du shampooing de « Out » est une de mes préférées

Annelise dit: 1 juin 2017 à 20 h 50 min

Lennon est merveilleux ..Avec la petite mèche rabattue ds sa bouche par le vent, les plombages. .Macca était plus beau et Harrison, -George not Jim (bien que…) -aussi, mais Lennon, wow. .hors concours. Et Ringo, tjs si sexy..si drôle en pique-assiette avec Barbara Bach dans « Princess Daisy »

Roro dit: 2 juin 2017 à 5 h 14 min

annelise à 20 h 50 min
la mode ou tendance pour les homme n’était pas encore la boule à zéro

Paul Edel dit: 1 juin 2017 à 18 h 52 min
même à Rome donc pas au sud, vers la fin des années 80 beaucoup de gens étaient obligés d’avoir deux boulots pour ‘joindre les deux bouts

Sylvain dit: 2 juin 2017 à 8 h 10 min

@20.50, »Lennon hors concours »:les femmes sexy le préfèrent AVANT Mac Cartney.Pourquoi?Il etait timide & déconneur…Respect.

dingue la ressemblance avec Eustache !

Vu le Garrel.

La scène des toilettes,la fille qui se rue…d’ accord avec Manu,bof.Plus que les vieux beaux qui font ça.

Sinon,J’entends toujours la guitare(grâce à vous Annelise…)Vous le défendez TB en défendant son exception artistique.

On peut pensez ce qu’on veut mais PhG a un univers!

Lacenaire dit: 2 juin 2017 à 8 h 18 min

les films de Garrel ? Quand on en a vu un on a vu tous les autres… Garrel : un souverain poncifs

JC..... dit: 2 juin 2017 à 9 h 14 min

CP n’a pas du connaître de près le monde politique : peuplé de comédiens meilleurs que les acteurs les plus grands !

Des pros !

Mieux payés, of course.

Petrus dit: 2 juin 2017 à 9 h 39 min

Non Annelise, j’ignorais pour Al Pacino. Pour Jazzi aussi, à plus forte raison.
La mère d’un de mes amis était devenue sourde suite aux bombardements de 1945. Enfant, il pris l’habitude de parler haut et clair en articulant soigneusement. Ce qui lui a valu, à l’âge adulte une belle carrière comme présentateur des infos, à la télé.

Roro dit: 2 juin 2017 à 9 h 47 min

JC….. dit: 2 juin 2017 à 9 h 14 min
de très mauvais acteurs plutôt
mais la pipolisation prime sur le reste et les réseaux

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 9 h 51 min

Il y a même des sourds assourdissants, Petrus !

« Révélation de taille dans le monde de la musique électro. David Guetta, 44 ans, est atteint de surdité chronique. Un handicap qui s’est étrangement développé alors que le DJ préféré des français commençait à produire sa propre musique. »

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 9 h 55 min

« Il aura fallu 24 ans à David Guetta pour rompre le silence. Celui d’une surdité de 95% (aux deux oreilles). Une surdité qu’il a portée tel un fardeau et dont il souhaite se débarrasser désormais : « J’ai vécu avec ça pendant des années en ayant l’impression de cacher une tare. Mais j’ai décidé d’en parler aujourd’hui ne serait-ce que par honnêteté envers mon public. Après tout, ce handicap a eu et continue à avoir un impact énorme sur ma musique ».
Un impact énorme sur sa musique mais l’inverse est tout aussi vrai. Car de nombreuses associations mettent en garde contre les ravages auditifs du DJ star à grands coups de hits électro. C’est le cas de Samy, vice-président de l’APTA (Association de Prévention des Traumatismes Auditifs) : « Ce que nous mettons en cause avec M. Guetta et bien d’autres disc-jockeys, ce n’est pas tant le volume sonore, le nombre de décibels, mais plutôt le contenu même de ces chansons ». Et le militant associatif de continuer : « De nombreuses études montrent que même à un volume sonore très bas, les morceaux de M. Guetta peuvent provoquer des lésions irréversibles de l’appareil auditif. »
Même s’il ne recouvrera probablement jamais toute son ouïe, David Guetta a malgré tout décidé de prendre les choses en main. Au programme : perfusions hebdomadaires de cortisone et d’OHB, un puissant vasodilatateur, repos forcé et régime musical stricte : « J’ai totalement arrêté d’écouter ma propre musique et plus largement toute musique électro. Cela fait à peine 3 semaines que j’ai attaqué ce traitement et j’ai déjà l’impression d’avoir retrouvé mes oreilles d’avant». »

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 10 h 09 min

Est-ce la raison qui rend Annelise sourde à nos appels à nous parler un peu plus de cinéma ?

C.P. dit: 2 juin 2017 à 10 h 09 min

C’est vrai, JC. Je ne vote qu’à l’élection du maire de New York, y ayant hérité d’un bout d’appartement (tout plein encore d’albums de Little Nemo). Je n’écoute aucun discours politique, c’est du temps perdu. Je m’étonne un peu de voir mon traitement diminuer et mes impôts augmenter, mais tant qu’il y a assez…
Mes comédiennes de filles, que vous considérez, -après avoir eu naguère quelques échanges aimables avec elles-, comme des « filles perdues », gagnent plus d’argent que moi.
Soyez logique par induction : le but des comédiens et celui des hommes politiques n’étant pas les mêmes, il n’y a pas de relation entre eux. Je ne suis pas Baudelaire, et il a montré cela beaucoup mieux que moi.

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 10 h 20 min

New York est-il mieux géré que Paris, C.P. ? Mais peut-on comparer les deux villes, face à un système politique et économique si différent !

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 10 h 23 min

Paul Edel devrait beaucoup aimer « L’Amant d’un jour », Louise Chevillotte est tout a fait son genre !

Eriksen dit: 2 juin 2017 à 10 h 38 min

« Eriksen dit: 31 mai 2017 à 18 h 45 min: Marine Vatch dirigée par Stéphane braunschweig ? »

Désolé C.P. je n’avais pas compris qu’il était question de votre fille. J’en étais resté à L’amant Double dont l’héroïne s’appelle Chloé et dont on parlait plus haut.
J’en profite pour exprimer toute mon admiration pour votre gendre. Je lui doit d’avoir compris la richesse de plusieurs piéces que j’interprétais superficiellement comme purement dénonciatrices et profondemment datées.
Avant son Tartuffe, je voyais ce personnage comme un être repoussant et ridicule, couvrant Orgon de plus de ridicule encore. En quoi étais-je concerné pas autant d’aveuglement ?
En tirant Tartuffe vers le gourou mystique il fait (ré ?) apparaitre la véritable dimension de Tarfuffe en rendant crédible la fascination devant celui qui se prétend Sauveur.
La fameuse scène V de l’acte IV (Elmire répond aux avances de Tartuffe pour le démasquer alors qu’Orgon est sous la table), n’est plus comme je le croyais précedemment une simple farce, mais un dispositif ingénieux où la femme laisse à son mari sous la table la responsabilité de sa propre vertue. D’où le trouble, peut-être déjà présent, mais qui la submerge alors, probablement à sa grande surprise. Sa mise en scène permet de comprendre l’ambiguité de la phrase d’Elmire à Tartuffe quand Orgon a enfin quitté sa cachette : « c’est contre mon humeur que j’ai fait tout ceci, mais on m’a mise au point de vous traiter ainsi »…. cette mise en scène, Molière l’avait révé, Braunschweig l’a faite.
C’est avec Braunschweig que j’ai compris que la Maison de Poupée n’était pas simplement un plaidoyer féministe, mais une analyse fine de la synergie et de la dysynergie du couple. Ce n’est pas Nora qui s’en sort le mieux, partant loin de ses enfants dans une vie que l’on imagine douloureuse, mais Mme Hilde et Krogstad, naufragés sur la même coquille de noix, mais ensemble.
Toutes les mises en scène de Braunschweig sont disponibles en DVD pour ceux qui s’y intéressent.

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 10 h 44 min

« Je lui doit d’avoir compris la richesse de plusieurs piéces que j’interprétais superficiellement comme purement dénonciatrices et profondemment datées. »

Vous êtes comédien, Eriksen, ou seulement lecteur de pièces ?

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 10 h 55 min

Philippe Garrel a consacré sa vie au cinéma, son cinéma, et il a réalisé une oeuvre impressionnante. On aime ou on aime pas. Voilà ce qu’en dit Gérard Courant, son plus fidèle défenseur :

 » Le cinéma de Philippe Garrel des années 1970 (disons de Marie pour mémoire, en 1967, au Bleu des origines, en 1979) représente une manière complètement nouvelle de faire des films qui est en adéquation avec une certaine utopie poético-révolutionnaire. Garrel s’éloigne du roman classique et du cinéma américain (qui étaient la marque de fabrique de la Nouvelle Vague) pour entrer dans un univers poétique, celui de Lautréamont, de Rimbaud et d’Artaud, de la pop music et des expériences psychiques et psychédéliques. Avec Garrel, on quittait le monde de la culture pour entrer dans le monde de la contre-culture. On quittait un monde normalisé pour s’engouffrer dans un cinéma révolutionnaire. Bien plus révolutionnaire que les films dits militants qui empruntaient trop souvent une forme académique pour défendre des idées révolutionnaires.
C’était donc un cinéma poétique et personnel qui était en opposition avec le cinéma dit militant et, bien plus encore, avec le cinéma dit de qualité française. Il me semblait que ce cinéma avait un siècle d’avance sur tout ce qui se faisait à l’époque. Il me semblait aussi que ce cinéma avait comblé son retard sur les autres arts : la peinture, la sculpture, la musique et qu’il pouvait parler d’égal à égal avec eux. C’était une sacrée révolution ! »

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 11 h 18 min

Non, Lacenaire, depuis le Bleu des origines, en 1979, Garrel n’a cessé de tourner, fidèle à lui-même et à son goût du cinéma. On aime ou on aime pas. Moi je salue le travail du cinéaste, qui a trouvé sa manière, singulière et marginale, ainsi que le rappelle Gérard Courant :

« Dans la production des films de Garrel des années 1970, peu importe l’importance du budget d’un film, l’objectif prioritaire est que ce dernier se rembourse. Pour Garrel, il est préférable de réaliser un film à petit budget qui se rembourse ou qui gagne un peu d’argent plutôt que de réaliser un film à gros budget qui perd de l’argent. Cette façon de voir relève peut-être de l’évidence, mais, dans l’économie du cinéma, elle est aux antipodes de la manière de faire de beaucoup de producteurs. »

Eriksen dit: 2 juin 2017 à 11 h 25 min

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 10 h 44 min « Vous êtes comédien, Eriksen, ou seulement lecteur de pièces ? ».
Un spectateur sans être artiste moi-même.
Quoique… les bonnes pièces sont ne sont pas finies, pour laisser au spectateur le soin de le faire pour lui-même.
C’est un peu comme cela que je vois la république du cinéma, une congrégation de spectateur-artistes qui confrontent leur manière de « finir » les films, (sans les exécuter).

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 11 h 25 min

Quel cinéaste peut afficher une telle filmographie ?

Longs métrages :

1967 : Marie pour mémoire
1968 : Le Révélateur
1968 : La Concentration
1968 : Actua 117
1968 : Anémone
1969 : Le Lit de la Vierge
1971 : La Cicatrice intérieure
1973 : Les Hautes Solitudes
1975 : Un ange passe
1976 : Le Berceau de cristal
1979 : Le Bleu des origines
1982 : L’Enfant secret
1983 : Liberté, la nuit
1985 : Elle a passé tant d’heures sous les sunlights
1988 : Les Ministères de l’art (documentaire)
1989 : Les Baisers de secours
1991 : J’entends plus la guitare
1993 : La Naissance de l’amour
1996 : Le Cœur fantôme
1999 : Le Vent de la nuit
2001 : Sauvage Innocence
2005 : Les Amants réguliers
2008 : La Frontière de l’aube
2010 : Un été brûlant
2013 : La Jalousie
2015 : L’Ombre des femmes
2017 : L’Amant d’un jour

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 11 h 31 min

27 longs métrages en un demi siècle ! Et une évidente continuité, unité. « L’Amant d’un jour » (2017) répond t-il aux « Amants réguliers » (2005) ?

C.P. dit: 2 juin 2017 à 11 h 36 min

Merci, Eriksen. Vous avez donc fréquenté La Colline quand Stéphane en était directeur, avant d’hériter de l’Odéon.
Je discute beaucoup avec mon gendre, et ne suis pas tout à fait en accord avec vous sur « Tartuffe », ce n’est pas grave. J’avais trouvé ingénieuse la scénographie de l’enfoncement, mais grossi le rôle d’Orgon (joué par Claude Duparfait) par rapport à un Tartuffe pâle et peu comique MAIS que vous avez, vous, apprécié comme en effet Stéphane le désirait.
Ibsen, Stéphane l’a monté d’autant plus souvent (mais déjà à Strasbourg) que le cahier des charges de La Colline obligeait à des choix du XXe siècle, avec de la permissivité tout de même s’agissant, au XIXe d’Ibsen donc, Tchekhov, Maeterlinck… Bon, mon gendre est plus libre à l’Odéon. « Macbeth » l’an prochain, après Tennessee Williams cette année (je n’oublie pas d’autres productions et accueils, bien sur).
Oui, pour « Une maison de poupée » (que j’ai bien dû voir dix fois dans ma vie) où Chloé était une bonne Nora (tiens, mes petits-enfants y figuraient à tour de rôle, mais c’était plus pour des raisons pratiques que par népotisme) ; vous dites juste à propos de « ce qui reste ». En réalité, c’est l’autre pièce du même programme, « Rosmersholm », qui m’avait plus intéressé, parce que je la connaissais moins bien.
Oui enfin, des DVD de captation ou plus ou moins remontés, qui ne coûtent pas très cher. Il y a des metteurs en scène qui répugnent à ces fixations commercialisées, Stanislas Nordey par exemple…

C.P. dit: 2 juin 2017 à 11 h 45 min

Jacques, maire démocrate ou maire républicain à New York, cela ne m’a pas semblé changer grand’chose. Giuliani avait déjà pas mal fait le ménage. La ville est endettée, mais Berlin aussi. Les loyers sont coûteux à New York, mais en revanche, même avec des variations selon les districts, les taxes (foncière et d’habitation) moindres qu’à Paris pour vous et moi.

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 11 h 51 min

Amusant de pointer la différence de conception du cinéma entre le Magazine Littéraire de Passou et celui de Philippe Garrel.

« 70 ROMANS, 70 GRANDS FILMS
À l’heure du 70e Festival de Cannes, panoramique sur les adaptations de livres qui ont jalonné son histoire. »

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 11 h 53 min

« les taxes (foncière et d’habitation) moindres qu’à Paris pour vous et moi. »

Oui, mais moindre aussi les services rendus aux habitants, C.P. ! Je me souviens de nids de poules défonçant la chaussée des rues de New York…

Eriksen dit: 2 juin 2017 à 12 h 03 min

@C.P.
oui pour la scénographie qui fait monter le décor, et nous donne de plus en plus l’impression de nous enfoncer à la cave. Magistral.
SB tire Orgon vers l’amoureux, ce qui résonne avec la préciosité de Claude Duparfait, ici parfait, bien que je le trouve souvent stéréotypé par ailleurs
« Pâle et peu comique » Tartuffe ? oui, comme le sont les romantiques.
Rosmerholm… morale, politique, et culpabilité… un sujet bien actuel. Et encore la synergie et la dysynergie du couple. Excellente pièce.

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 12 h 07 min

Tartuffe romantique, Eriksen !

On peut le voir aussi, surtout, comme le parangon de l’intolérance religieuse et de l’hypocrisie, sujet tout aussi d’actualité…

Eriksen dit: 2 juin 2017 à 12 h 15 min

Oui Jazzi, mais vu de chez nous, l’intolérance religieuse et l’hypocrisie sont presque unanimement dénoncées. une dénonciation de plus n’apporte rien à la compréhension du problème.
Et SB n’a pas l’habitude d’enfoncer les portes déjà ouvertes.

JC..... dit: 2 juin 2017 à 12 h 18 min

« Philippe Garrel a consacré sa vie au cinéma, son cinéma »

Il mourra ! Personne ne se souviendra de lui et nous perdons notre temps à en causer….

C.P. dit: 2 juin 2017 à 12 h 24 min

Jacques, le nord de Manhattan, aussi bien que le Bronx, et même Queens, ont connu de vraies améliorations. Le fond de Staten Island n’est plus une décharge. Il y aura toujours des trous dans les rues, à cause du rude hiver, sinon des crampons que l’on ajoute alors aux fers des chevaux de police.
La « politique » ? Vous savez bien que l’Etat et la ville de New York sont très à part, n’ont pas voté pour Trump et au fond s’en soucient assez peu. Aucun rapport avec… mettons, le Wyoming (capitale : Cheyenne, 60.000 habitants).

J’écoute la discussion vive à propos de Philippe Garrel, tout en maintenant que ce n’est pas mon truc. Souriez : il n’y a qu’Emmanuel pour m’épauler sur Bruno Dumont.

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 12 h 24 min

Les films restent, JC, et Phil va les voir régulièrement à la Cinémathèque avant de venir nous en parler ici…

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 12 h 27 min

Y a t-il des logements sociaux à New York, C.P. ?
A Paris, un immeuble sur sept (HLM ou logements intermédiaires) appartient à la ville, qui, par ailleurs, est très riche !

Roro dit: 2 juin 2017 à 12 h 48 min

Personne ne se souviendra de lui

quel prophète ce JC! Et ont le croit !Dvrait faire comédien acteur quelque chose

Roro dit: 2 juin 2017 à 12 h 51 min

Jazzi on va avoir une autre pyramide, plus grande
(l’arrivée tambour battant d’EM II n’en sera que plus impressionnante encore )

C.P. dit: 2 juin 2017 à 13 h 04 min

Jacques, oui, évidemment le plus souvent excentrés par rapport à Manhattan (sauf pour Harlem nord et maintenant East Houston Street, au plus près de East River où le quartier est reconstruit et très « latino »). Donc : Queens, le Bronx, les Runaways et ce que j’appelais le fond de Staten Island. Je ne sais pas quelles sont les conditions d’accès et les loyers dans les immeubles gérés par la Ville.
Logements sociaux, HLM et immeubles de la Ville de Paris : je suis moins au courant que vous, mais je sais que ces logements sont très divers : Julie, Christophe et leurs deux filles en habitent un grand, rue de Valence. Leur loyer n’est pas spécialement doux !

Phil dit: 2 juin 2017 à 13 h 09 min

CP, intéressant témoignage d’un nouillorquais qui cause en vo. avez-vous connu la grosse pomme d’avant le nettoyeur Giuliani ?
entendu ce jour Barbet Schroeder parler de son dernier opus sur le moins bouddhiste bouffe musulmans. pas très sûr qu’il ne se soie fourvoyé dans sa croisade anti-monstres.
« More » restera inégalé, fait à école de la jeunesse fauchée, celle du réalisateur et de ses vrais personnages.

christiane dit: 2 juin 2017 à 13 h 11 min

C.P
magnifique numéro d’été de la revue Europe consacré à Olivier Rolin (avec entre autres un billet dense de J-P.Amette : « Olivier Rolin, le noir Baudelairien »). En deuxième partie le philosophe Günther Anders.

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 13 h 13 min

« Leur loyer n’est pas spécialement doux ! »

En général, 50% du prix du marché, pour les logements intermédiaires, C.P., mais le loyer peut être pondéré en fonction des revenus du ménage. Pas pour les HLM, aux loyers plafonnés et beaucoup moins chers, réservés, prioritairement, aux familles nombreuses prolétariennes…
Ce qui a fait dire que seuls les riches et les très pauvres peuvent vivre à Paris !

J.D dit: 2 juin 2017 à 13 h 34 min

Ach … Feygele mon enfant j’en sors .Le Garrel 2017 auquel vous m’avez conduit à regoûter ne m’a pas laissé aussi insensible que je pensais .Merci.(La scène des wc qui ne sont pas fermés de l’intérieur,par contre on ne peut plus datee …apres 70 ans le ridicule ne tue plus.)Elle m’a fait penser à cette nouvelle grotesque de Carrere parue dans un journal ,ou la fille n’en pouvait tellement plus soi-disant qu’elle s’activait toute seule dans les toilettes de seconde classe de la SNCF en pensant à lui!Fantasme de mâle faiblard ou sur le retour qui se console avec des films sur écran ou dans sa tête.Le jeune Carrere avait quel âge ?Il n’a qu’a voir un médecin et s’en faire moins .J’ai préféré l’oublier .Garrel est remonté dans mon estime ,je l’ai redecouvert dans votre regard .Il vaut mieux que l’opinion de Lacenaire ou la mienne précédemment.Sans le billet j’enserais resté à l’opinion qu’on peut avoir sur Motherwell.Quand on en a vu un on les a tous vus.
Le magazine littéraire ,pardon Annelise,mais ils baissent non?entre garrel et ça ,il n’y a pas photo.Je peine à croire qu’Assouline soit complice de ces banalités.Vous ,les billets c’est toujours un été brûlant ,la naissance de l’amour . »qui dure » chante Lennon .A l’instant ou vous l’écrivez nous voudrions tous lui ressembler à vos yeux./Ericksen/CP jolie conversation.Le gendre braunschweig ,bien vu chez moi aussi .

Roro dit: 2 juin 2017 à 13 h 39 min

Phil dit: 2 juin 2017 à 13 h 09 min
vu l’émission 28′ Arte : Barbet S n’invente rien c’est la stricte vérité du moins d’après les journaux qui en ont parlé (des massacres)

J.D dit: 2 juin 2017 à 13 h 39 min

Annelise ,vous concernant (relu la liste de Jazzy) :sans oublier « Sauvage innocence »!
Rolin,Christiane? J’ai ecrit dès réception du divin billet(28 mai) qu’annelise sur Garrel ,,c’était Baudelaire sur poe (on prend les deux)…je ne pensais pas à lui. »Europe » est valable .Le frere ,Jean est plus rare et talentueux ,indeed.

C.P. dit: 2 juin 2017 à 14 h 08 min

Phil, j’ai été élevé dans une maison de Manhattan, 49e rue/8A, exactement voisine de celle de Louise Bourgeois.

Jacques, vous m’étonnez avec vos 50% : Julie et Christophe ont un loyer de 1800 euros / mois + de toutes petites charges, pour 110 m2 et un très grand balcon. C’est Xavière Tiberi qui leur avait obtenu cet appartement dans le 5e, mais ils étaient appuyés par un maire socialiste ami. Vous devez bien connaître ces choses curieuses…

Christiane, oui et je m’en réjouis comme vous. Olivier déprimait un peu au début de l’année, à son retour d’Ukraine, mais je l’ai vu il y a peu à l’Odéon, accompagné d’une jeunesse… Eternel amoureux !

JC..... dit: 2 juin 2017 à 14 h 25 min

Guiliani a fait un travail à NYC que l’âne Hidalgo ne fera jamais à Lutèce ! … J’aime NYC et sa merde, pas cet égout stérilisé de Paris.

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 14 h 52 min

C.P., dites à votre fille qu’elle ne se plaigne pas. Moi, salarié de la ville, j’ai dû attendre dix ans avant d’avoir mon 50 m2 dans le 12e (près de 800 euros/mois, charges comprises avec le chauffage central et l’eau chaude).
En France, les classes moyennes, morflent le plus, notamment à Paris pour se loger, et doivent généralement s’exiler de l’autre côté du périphérique, dès la naissance d’un premier enfant. Seuls, les plus pauvres, dont je fais partie, peuvent encore y cohabiter avec les plus riches ou ceux qui ont eu la chance d’hériter d’un appartement familial…

Phil dit: 2 juin 2017 à 15 h 41 min

ah CP, alors presque né dans la Dakota house de rosemary’s baby..
écrivez vos souvenirs de né et vécu à newyork, nous les lirons.
Baroz, le dernier Agatha Christie vu on the screen fut avec Ustinov, très bon en belge Poirot, années 60. une curiosité censée se passer dans un pays balkanique, Jane Birkin y donne de sa silhouette, articulait correctement à cette époque, juste avant ou après Blow up (où elle n’articulait pas du tout).
Bien sûr, le dénouement agaçant d’invraisemblance rembobinée comme souvent chez l’anglaise archéologue du crime vintage.

Lacenaire dit: 2 juin 2017 à 15 h 56 min

bizarre de déballer ses loyers ou sa vie privée… alors, vous faites pipi debout ou assis ?

christiane dit: 2 juin 2017 à 16 h 02 min

Lacenaire,
vous êtes un paparazzi sélectif. Que faites-vous dans la vie ? Qu’est-ce qui vous intéresse ? Vos posts sont d’une richesse incroyable, sans eux la face du monde n’aurait plus la même beauté…

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 16 h 27 min

« Quel baiseur de petites mains …! »

Oui, JC, même la distinguée voisine de C.P. C.C., y est passée…

Pour ma part, debout, Lacenaire, et toi ?
J’avais une chienne, Heidi, qui a vécu seize ans chez nous. De sa naissance à sa mort. Est-ce en nous voyant pisser debout, mon ami et moi, qu’elle aussi levait la patte auprès des arbres en envoyant habilement sa giclée, toujours debout ? Je n l’ai jamais vue s’accroupir !

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 17 h 03 min

Mais tu remarqueras, Lacenaire, que je suis parti de mon cas personnel pour aboutir à une vision générale des choses ! Le véritable écrivain doit toujours s’engager, payer de sa personne. J’essais, avec mes modestes moyens, de me c.onformer à cette règle…

Annelise dit: 2 juin 2017 à 17 h 13 min

Jazzi « De sa naissance à sa mort. Est-ce en nous voyant pisser debout, mon ami et moi, qu’elle aussi levait la patte auprès des arbres en envoyant habilement sa giclée, toujours debout ? Je n l’ai jamais vue s’accroupir ! »

(sur chien-chien : ouh !ça me passionne. Si. Je ne suis pas ironique . .du comportement de survie, de défense, ce qui tient à la solidarité, au modèle etc. Pas juste ds l’imitation anthropomorphe hein? Tjs vécu entourée d’animaux, chats, chiens plus rarement ms oui, aussi,corbeau que j’avais trouvé par terre et nourri aux baguettes avec du steak haché.. feu M.Crow, ah,il se l’adorait sa China girl! – un bouc très mal élevé, voleur et menteur, j’y tenais bcp ,pourtant il m’en a fait voir celui-là.., renard..j’en passe. .tt cela ds une campagne assez désolée sur fond de baraquements à ouvriers vinicoles où parfs les hangars à canards faisaient plus sympa. .Cette sorte de repli par gd froid et d’exultation panthéiste, bon dieu, au printemps.. le sens très vif des saisons et du corps ..enfin stop..J’ai eu une tripattes, je pourrais vs en dire long, mais.. non. Garrelissimo mio

C.P. dit: 2 juin 2017 à 17 h 31 min

Jacques, cette BD, « GERARD, cinq années dans les pattes de Depardieu » (Dargaud) est à la fois amusante et fidèle, parce que Depardieu a effectivement accepté Mathieu Sapin à ses côtés, de 2012 à 2016, à Paris, en Azerbaïdjan, en Bavière, au Portugal, en Catalogne, à Moscou.
En 2016, on trouve aussi Fanny Ardant qui tourne le film sur Staline (Depardieu) avec Emmanuelle Seigner (Lidia Semionova)…
Annonce du film « Retour au Caucase », rappels de la BD précédente que Mathieu m’avait déjà donnée, « Le Château » = L’Elysée où François Hollande l’avait laissé se promener assez librement.
Aux pages 73-74, à propos de la série « A pleines dents », ce que mange Depardieu, malgré ses quatre ou cinq pontages, dans divers pays. Il faudrait que je fasse une liste pour D.

C.P. dit: 2 juin 2017 à 17 h 56 min

Phil, est-ce que vous ne pensez pas à « Death on the Nile », de John Guillermin, 1978, deux ans après la mort d’Agatha Christie. Ce film passe à la télé, d’une chaîne à l’autre, trois ou quatre fois par an. Sacrée distribution, puisqu’il y avait, à côté de Peter Ustinov, Mia Farrow, Angela Lansbury, Bette Davis, David Niven, George Kennedy… et en effet Jane Birkin.

Il faudrait que je passe à la RdL pour dire à Bloom que j’ai lu, après beaucoup de polars américains, un excellent roman de détective anglais,
« Magpie Murders » d’Anthony Horowitz, avec une enquête à deux degrés et surtout un détective qui est la réplique avouée de Poirot.

Phil dit: 2 juin 2017 à 18 h 53 min

CP, non pas celui-ci, le Nil est remplacé par un pays côtier adriatique, très albanie. vais chercher le titre and will tell you. mais vous m’apprenez que Birkin avait déjà creusé la veine d’Agatha Christie. comment ce fait-ce qu’elle eût le profil murder films ?
« More » est un excellent film, roro, qui a toutes les vertus du meilleur documentaire.
un metafilm: les hippies en Europe avant qu’ils arrivent, les nazis en retraite sur les îles espagnoles, les jeunes Allemands victimes du drang nach süden, sacrifiés au dieu soleil et lune des drogues dures. un chef d’oeuvre, probablement à l’insu de Schroeder, ceci dit sans « Le Mépris ».

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 18 h 56 min

Le nouveau casting du « Crime de l’Orient Express » est impressionnant aussi, Phil et C.P. !

Emmanuel dit: 2 juin 2017 à 20 h 40 min

Jazzi « vot biographie ellecommesse comme Cosette »?Jéplutiot l’impression Kel tranche sur vopropos dbobos..;jtecritique pas jazzi,ni Cépé aveclapartte aniou yorc.;:jdis juste qu’Annelise cépa une interpete .:; samfascine dlalire à 17.13;!Comtoujour elvougrille dcent coudées .;:léjamé snob nirien:céldiaman pur ,danlgenre deustache qu’était pessacais tussé?.; ya un truc ki voudépasse ché cte petite femme!!.;Jvou ador ,annelise.; lphysic pour faire lapub pour dior,(lsaquamain), elemental dun grancreateur.jresste pantoi. Chai pluki vousavé comparée a Thierry Metz cébien.;sauf que nobody compares 2U,honestly!
Piteur hustinofe ,lété bon en herculpoiro.:

l'ombelle des talus dit: 2 juin 2017 à 22 h 39 min

Annelise dit: 1 juin 2017 à 20 h 42 min /
je me demande si Don t let me down n’est pas une des plus belles chansons des 4?

Un « rooftop » avant l’heure, donné à New-York, vu mille fois ; featuring le Jefferson Airplane vaguement filmé par Godard : ‘HELLO NEW-YORK!’… [)))-#-(((]
https://en.wikipedia.org/wiki/Guerrilla_gig

Roro dit: 3 juin 2017 à 6 h 22 min

JAZZI dit: 2 juin 2017 à 18 h 54 min
Tu n’as jamais eu 20 ans, Roro ?

Si, justement !( rien à voir avec ces vieux jeunes ch..à mourir d’ennui )

Roro dit: 3 juin 2017 à 6 h 24 min

Jazzi
Vaut mieux être « bobo » (une insulte d’extrême- droite, comme « bisounours » ) que naze, non ?!

Sylvain dit: 3 juin 2017 à 8 h 11 min

« Bobo »une insulte d’extrême droite.

Ce gag.Ni injure ni défaut,constatation .Annelise y échappe!et toi Manu?

Eustache , »Pessacais ».C’est dans le 33(a combien de bordeaux)?

Un garrel dédié à lui:LES MONUMENTS DE L’ART(vu il ya longtemps,avec Leaud et Chantal Akerman).

JAZZI dit: 3 juin 2017 à 10 h 09 min

« Annelise y échappe ! et toi Manu ? »

Personne n’y échappe, mais l’on veut toujours croire que le bobo c’est l’autre, Sylvain…

Jacques Chesnel dit: 3 juin 2017 à 10 h 18 min

pour info : quiz ciné quotidiens sur ma page facebook (photos, dialogues ou répliques)

Annelise dit: 3 juin 2017 à 11 h 34 min

Vs m’amusez Jacques..vu la photo il faudrait tjs se méfier des « lucidités les plus rapprochées »?..Porel a un de ces petits côtés Rambo là-dessus?, brrr.. j ne vs dirai pas si cela me plait, (tjs eu du mal avec la coupe « Bayern de Munich » y compris qd c’était à la mode ..)en revanche je me demande si ce cachottier de Sylvester « l’étalon-italien » ne l’a pas pêché là..Salina en Sicile, vs ne croyez pas si bien dire ..mon spot. . Ms pas certaine que ce soit ce Salina-là ds le film de Lautner

J.D dit: 3 juin 2017 à 12 h 01 min

« Personne n’y échappe « (bobo)… Barou h Ata adonai Elohenou,Jazzi,je ne mettrais pas la main à couper pour moi ,mais des gens comme Eustache ou Annelise !C’est tout le contraire .Une « bordelaise connexion » dont nous nous enorgueillissons.Lui comme elle ont un espèce de « Hessed,on est forçé de se coucher devant ..Kol Akavoth,en 5mn on tombe amoureux.Le propriétaire immobilier sur le parc a aimé vos estimations des loyers .Je vais souvent à N.Y ,août est trop chaud ! Philippe garel a une fille prénommée comme il faut (la meguila…)ça a achevé le travail commencé en beauté par la chronique du Feygele pour me ramener à son cinéma .Week-end pluvieux si vous êtes par là,Annelise…

JC..... dit: 3 juin 2017 à 12 h 04 min

Petits sujets. Petits propos. Petites gens.

Je débraye… définitivement.

N’oubliez pas ! VOTEZ ! Votez Macronibus !… ou celui qu’on vous dira. C’est vous qui décidez….uhuhu !

J.D dit: 3 juin 2017 à 13 h 17 min

« Je debraye définitivement »:vous dites toujours ça ,’Haver JC…Quand vous écrivez « petits sujets ,petits propos »,vous parlez du cinéma ? Si vous souffriez moins d’être petit chmok,si vous aviez le potz plus gros au lieu de l’œil de garçon coiffeur cauteleux ,ça irait mieux pour vous .Bonne après-midi.

D. dit: 4 juin 2017 à 14 h 17 min

Je ressemble à peu près à ça, Jacques, mais avec des cheveux plats légèrement blondissant et un teint delicatement halé qui met en valeur mes beaux yeux verts.

D. dit: 4 juin 2017 à 14 h 30 min

Ah, mon pauvre Jacques. Je ne peux même pas vous louer mon 120 m2 au 17 ème étage de la tour Totem avec balcon triangulaire de 30 m2! Vous ne disposez manifestement pas des 4200 euros mensuels requis… tant pis.

C.P. dit: 4 juin 2017 à 16 h 48 min

Mon gars D., puisque c’est dimanche, je vais vous dire ce que mange Gérard Depardieu à Galec (Catalogne) : du cochon grillé et des haricots.

JAZZI dit: 4 juin 2017 à 21 h 56 min

Je ne dis pas nom, D., pour le logement, pas pour la personne ! N’avez-vous pas le désir de vous lancer dans le mécénat ? Je suis partant et vous promet, en échange, un roman sur la tour Totem : « L’envol, mode d’emploi » ou « L’esprit des terrasses parisiennes »…

Delaporte dit: 5 juin 2017 à 21 h 56 min

J’ai vu aujourd’hui ce film de Garrel. C’est très bien filmé et joué. Bravo notamment pour les deux actrices. Mais le scénario n’est en vérité pas très bon, et cependant Garrel s’en est quand même bien tiré. L’histoire, dans la psychologie des personnages féminins, dans ses divers rebondissements, est à la limite de la misogynie. On voit un film un peu « pataud », comme l’est le personnage principal, bouffi, englué, passif. Ce n’est pas un héros moderne, mais un has been, dont on ne sait trop quels sont ses centres d’intérêt. Heureusement, il y a les deux jeunes filles, qui s’épanouissent devant la caméra, même si ça finit mal pour l’une.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>