de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

« Loving » : polonium lyoc

Par Annelise Roux

Etat de Virginie, 1958. Le Racial Integrity Act édicte hors la loi les mariages mixtes, considérés comme « menace pour la dignité de la communauté ».
Mildred (Ruth Negga) et Richard (Joel Edgerton) sont des gens ordinaires. Rien qui prédispose à être héroïsés en quoi que ce soit. Ils s’aiment, lui le maçon trapu, peu bavard, qui bricole en parallèle les carbus pour booster les courses de voitures amateurs, elle la femme avec laquelle il se sent bien. Quand elle est enceinte, lui étant blanc, elle, noire, ils passent dans l’état voisin légaliser l’union. Quand ils reviennent, la justice les condamne, les contraignant à l’exil. À Washington, la découverte de Martin Luther King, la marche des droits civiques éveillent chez Mildred l’envie de faire reconnaître leurs droits. Ce sera l’affaire « Loving vs Etat de Virginie », jusqu’au jugement de la Cour suprême rendant inconstitutionnel tout obstacle de ce type.

Jeff Nichols n’est pas ligoté par l’assiduité scénaristique. Il brille au contraire par sa façon de dételer pour instiller ses obsessions, décalages, lignes dédoublées ou astigmates… C’était déjà perceptible dans son premier script, « Mud », en 2012. Conversation autour de cela, à l’époque, avec Sophie Avon, lors d’un de nos dimanches rituels que la vie nous a conduites à espacer. Pendant des décennies, je me suis couchée de bonne heure sur son canapé avant de déjeuner, parler de nos vies où littérature et cinéma s’entremêlaient déjà, selon un dosage idiomatique très différent chez chacune. Sur le tapis ce jour-là, les mérites comparés à apercevoir dans des films Patrick Swayze plutôt qu’un autre sous la douche. Nous ne partagions pas souvent les mêmes avis, tant mieux ou notre duo contrasté n’aurait pas si bien résisté ?
Sophie Avon cette fois rejoignait en totalité Danièle Heymann (autre figure du « Masque et la Plume » o combien historique), évoquant dans une conviction communicative bien que légèrement languedeboisée à mon sens quant à une partie des motifs la prouesse Matthew McConaughey, sans davantage de références aux tablettes de chocolat de l’acteur données à voir grâce à la chemise ouverte, classées soi-disant sans rapport ? Autant l’admettre : avant le « Dallas Buyers club » de JM Vallée où il a remporté un Oscar, et bizarrement dans un Scorsese que je n’aime pas beaucoup, (« Le Loup de Wall Street ») où, en trader fumé psalmodiant les cotes, il tirait mieux son épingle du jeu que Leonardo Di Caprio, les bouclettes disciplinées à la wax de glisse, le torse musculeux de Matthew McC – alors que j’ai des amis surfeurs taillés grosso modo sur ce modèle – m’inspiraient une grande réserve.
Je l’écris d’autant plus facilement qu’a priori il n’en souffrira pas.
Je préférais cent fois le Sam Shepard des « Moissons du ciel » assis en gilet au bord du lit avant de songer à s’en défaire, séchant sur place selon mon « Tripdadvisor » personnel l’adepte de la gonflette – d’autant que l’un n’empêche pas l’autre ? On peut décider dans un second temps de se mettre au sport tel que la marche d’entretien, parfaite pour traverser en toute beauté le motif. Jessica Lange elle-même penchait dans mon sens. L’effet McConaughey jouant peu sur mon inclination, j’avais trouvé à «Mud» d’étranges langueurs avec un o, le tir de pétoire du dérangé des dents Shepard échappé de Terrence Malick à la fin achevant pour le coup de me convaincre que Nichols ne tourne pas rond… Idem Joel Edgerton, le physique aboulique-à-biceps de l’Australien, ses yeux de tortuga lèvent en moi une façon de phobie inexplicable que je reconnais suspecte.
Je pourrais m’expliquer sur cette subjectivité mais le propos n’est pas là : rendre plutôt transparente l’hypothèse qu’au cinéma comme en littérature il n’y  a pas que l’engouement immédiat pour ratifier la qualité, présager de l’effet produit à long terme. Dommage de ne pas l’énoncer auprès d’un public en quête de distraction, qui intimidé, ou restreint pour des raisons budgétaires et découragé par ce qu’il prend pour une offre «hors de sa portée » va se rabattre vers des productions censées être standardisées pour lui plaire de plus en plus paupérisées.

J’ai l’air ainsi de démolir les deux acteurs prisés par Nichols, alors qu’au plan critique c’est tout juste le contraire : le réalisateur de «Loving » réussit à captiver, et accessoirement à me captiver en instaurant une bifurcation qui ne compte pas sur le seul mécanisme d’adhésion. Il s’écarte d’une captation totalitaire, quittant les rivages d’une histoire « clé en main ».
Sa sobriété n’est que de surface. Y compris quand le film prend le parti du mimétisme (Edgerton et Ruth Negga, confondants de ressemblance avec Richard et Mildred), rend comme ici un son de narration classique sur fond de dignité, de noblesse et d’économie dans l’affect, il peut être suivi à deux, voire trois ou quatre niveaux : l’histoire des époux ebony and ivory loving in perfect harmony, qui ont remporté une juste cause d’une part, le récit en réalité déstructuré et recomposé qu’en mène le cinéaste d’autre part.
La poudrière nicholsienne est en dessous, dans sa manière de déformer le sous-texte nantie de capacités explosives latentes qui fait sa signature… McConaughey en « Mud » descendant d’un bateau dans les arbres pour guider hors de l’enfance deux jeunes garçons m’avait déconcertée tout en ayant quelque chose d’hypnotisant qui ne devait rien aux abdos, même si cela pouvait constituer le point d’entrée… Cette sorte de fonte vers le personnage et vice versa, de contamination de l’acteur par le rôle… Avec Nichols, le basculement se fait atome par atome, à sa main, dans une conversion instable.
La nature elle-même dans ses films a tout d’un post Tchernobyl. Luxuriance et fin du monde. On pense immédiatement à Malick plus haut cité, on pourrait avancer aussi Eastwood d’ «Un monde parfait » ou de « Madison ». Le très beau format couleur-35mm-2,35 :1 entraîne à suivre des pistes dont Jeff Nichols efface ensuite à mesure les traces. Il piège le chemin en y semant ses mines paranoïdes, anxiogènes… Voitures qui démarrent, accélérations.
Notable aussi de le voir continuer de combiner sous divers modes le lego de sa Famille cinématographique (Michael Shannon, Galen dans « Mud » réapparaît en photographe de « Life », ainsi de suite). Le père qui fuyait avec son petit messie dans « Midnight Special ».. j’y avais repéré plutôt la tentative de soustraction nécessaire à l’influence parentale, en vue de la mise sur orbite vers un âge adulte bordé de dangers infects, déchirante mais seule voie de liberté, de réalisation de la prophétie de «l’être et du devenir homme» .
Et bien sûr le n’importe quoi, parfois très significatif à la fin, de l’exégèse-baguette de sourcier ne doit pas empêcher de trouver en premier lieu que Ruth Negga en femme luttant pour sa famille est simplement magnifique.
Le fait est qu’Edgerton teint en blond soudain ne ressemble plus à rien (de connu ?) : Nichols, le décolorant de la sorte face à son amour noir passe en supra-histoire, par delà l’histoire des Loving et de l’arrêt du même nom, transforme le couple en tableau de Larry Rivers parodiant Manet à Beaubourg grâce à « I like Olympia in blackface». Richard Loving/Joel Edgerton disperse les préventions en personnage physique à la Frankétienne, poète haïtien albinos, gri-gri, alma fechada, artisan sans thèse ni éloquence particulières dont la conviction, le soutien envers sa femme finiront par s’inscrire en loi… Ce n’est pas parce que le teaser ou l’affiche du film rassurent les spectateurs en annonçant « tiré d’une histoire vraie » ou « l’amour plus fort que la haine » que Nichols ne brandit pas de film en film un pouvoir de dissolution remarquable, une énigme rompant avec le réel caractéristique qui font sa patte.
Davantage d’affinités avec Wes Anderson, ses leçons de philosophie fantaisiste qui font dire à Ralph Fiennes « M.Gustave » que la grossièreté est « la pure expression de la peur », aux anges quand le directeur d’hôtel-gigolo-McGyver sexuel sur le retour accueille dans sa chambre une lady hors d’âge comme on le dirait d’un rhum agricole titrant à 80, estimant qu’il ne peut plus guère prétendre à « du steak dans le filet » ? Possible.
Personne n’est forcé de partager ma conception special, before ou after midnight, qui non seulement n’exclut pas d’autres formes mais les distingue le cas échéant en complément, leur ménageant une place quatre étoiles. Jeff Nichols vous inocule son petit polonium d’étrangeté, vous le glisse sous la langue ni vu ni connu. Pas parce que vous ne l’avez pas vu venir, trop rien senti sur le moment que cela ne fera pas son (grand) œuvre.

« Loving » de Jeff Nichols
(sortie le 15 février)

 

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commentaires

263 Réponses pour « Loving » : polonium lyoc

christiane dit: 13 février 2017 à 9 h 26 min

Drôle le dialogue avec Sophie Avon sur le tapis pour différencier le charme de certains acteurs. Pour moi, Philippe Noiret. Et là grand éclat de rire !
J’aime beaucoup cette pensée : « Cette sorte de fonte vers le personnage et vice versa, de contamination de l’acteur par le rôle… » qui vérifie sa justesse pour les grands acteurs.
Puis, il y a le film qui sort après-demain et ce partage entre l’histoire qu’il évoque (ségrégation des années 60, Martin Luther King, et ce couple dans la tourmente), le jeu des deux acteurs principaux (Mildred (Ruth Negga) et Richard (Joel Edgerton) et enfin ce suivi précis du travail du metteur en scène, de son style, du rappel des autres films qu’il a dirigés.
Vous lisant, on suit votre point de vue changeant et l’envie monte de découvrir ce nouveau film de Jeff Nichols : « Loving ».

Sylvain dit: 13 février 2017 à 9 h 31 min

Dans le mille,annelise.

Votre papier fait sauter des verrous et donne super envie d’aller voir le nichols.

A plus tard…

JC..... dit: 13 février 2017 à 13 h 15 min

Annelise,
Sans vous commander, en vous demandant l’impossible, ne pourriez vous pas écrire vos billets pour des gens normaux, des gens simples, des gens pour qui le cinéma c’est un moment de distraction agréable.

Je n’ai pas pu aller au bout de celui ci, tellement c’était pénible de vous lire.

Merci ?…

Gilles dit: 13 février 2017 à 14 h 08 min

Annelise, pendant Mud je me suis em..! Ce qui s’appelle em..!! Sur les fauteuils à la denière séance beaucoup piquaient du nez… Merci de lever le tabou. L’article est drôle ,critique dans le bon sens . l’extase journalistique à superlatifs croit que c’est comme ça qu’on incite les gens à aller..quand on sort en ayant rien compris ça décourage de retourner.. Chez vous ça donne envie en rentrant bien dans le mécanisme de ce qui « fait » jeff Nichols. Merci pour ce « loving ».Midnight S bizarre mais déjà mieux . A cause d’Adam driver? On le voit partout,scorcese et tout…

Paul Edel dit: 13 février 2017 à 14 h 17 min

« Luxuriance et fin du monde » à propos du film « un monde parfait » de Clint Eastwood? la luxuriance de la nature,de ces routes dans les colinbes, , de ces champs en pente avec grands arbres,oui, mais « la fin du monde »? j’ai pas vu.. il faut que je revisionne ce merveilleux film.

J.D dit: 13 février 2017 à 14 h 33 min

rien que le titre :’polonium lyoc’. Ou la fin, « Nichols vous administre son comprimé d’étrangeté ».. Savoureux.L’assertion sur la consommation du cinéma est d’une finesse exquise.

Sylvain dit: 13 février 2017 à 14 h 41 min

Jissé 13.15:le gars qui ne va jamais au cinéma,qui passe son temps à DAUBER….

Papier brillant et humain qui ne prend pas les gens pour des c…ça nous change .

R. L. dit: 13 février 2017 à 15 h 01 min

Roro est en petite forme aujourd’hui, ça m’inquiète.

Et jicé ne comprend pas les textes d’Annelise. Et, mon gros, elle peut pas toujours se mettre au niveau du dernier au fond de la classe près du radiateur.
Fais un effort, vieux, essaie de lire des livres, de t’instruire.

R. L. dit: 13 février 2017 à 15 h 05 min

Non, je me marre.
« Je n’ai pas pu aller au bout » dit l’insulaire. T’as calé à partir de quel mot, gamin ? Un dictionnaire, y a pas ça chez toi ? Si tu cherches bien, tu vas finir par élucider tout le vocabulaire, tu verras. Allez courage, tu seras bientôt une grande personne.

Marceline dit: 13 février 2017 à 15 h 19 min

JC, si ce qu’écrit Annelise ne vous intéresse pas, ou si pensez être d’un niveau intellectuel insuffisant pour suivre, eh bien ne venez plus, ça soulagera tout le monde, petit effronté.

Emmanuel dit: 13 février 2017 à 16 h 45 min

Dubonpapier, Ali;
Christy tu kiffes Noiret?;
tépalaseule;jte comprends mes cops en sont raidesD; 13:15 JC mon cruchon mon cruchot.; il se sent seul depuis la mort de Claude gensac.;jeff nichols l’effraye. :
Edel luxuriance pour eastwood,fin du monde pour J;N?
(Javé pas vu la comparaison avec le paysage eastwoodien mais maitenant kvous ldites Annelise toutéclair c’est flagrant !!)

Annelise dit: 13 février 2017 à 16 h 46 min

Ah Noiret Christiane. Qd Romy soulève sa voilette pour boire une coupe de champagne
Paul Eastwood j’aime quasiment tt, en particulier Bronco, Un monde parfait,Million Dollar B, Ungorgiven
@12h18 bienvenue au nveau

JC..... dit: 13 février 2017 à 16 h 48 min

C’est dur pour certains d’entendre cela qui est pur témoignage de vérité, mais je confirme : ce billet est incompréhensible ! Même pour un gars comme moi qui a son certificat d’études +20.

INCOMPREHENSIBLE !…. Quel charabia, pseudo-intello ! je retourne dans mon ghetto en insultant les cancrelats qui fayottent auprès d’Annelise pour avoir des roudoudous gratuits ….

Emmanuel dit: 13 février 2017 à 16 h 56 min

Ali 16:46 ;c’est qui loicdesangels?
jme méfie du prénom breton:;si cé Edel sous pseudo, va être durabattre;par contre je kiffe ltruc avec Sophie avon;ça fait très ‘Viva Maria’ voudeu;Bardot Moreau..;dkoi rêver;
Nichols je vé yaller;;because votre papier sur midnight Spé. ..vos yeux revolver;

Annelise dit: 13 février 2017 à 17 h 05 min

16h48 comment ça « gratuits »? Après avoir martyrisé Patrick Scemama sur République des Arts, Charlotte Lipinska quand elle chroniquait le théâtre vs voudriez que ce soit gratuit? Un vrai Surfer d’argent des 4 Fantastiques, dévoreur de monde

christiane dit: 13 février 2017 à 17 h 11 min

Oui, Noiret… quel regard.. dans cette scène du vieux fusil, autant pour Romy. Et sa voix grave, ce phrasé un peu traînant, précis. Je l’ai entendu, une fois au théâtre de La madeleine, en 2005. Il lisait avec Anouk Aimée « Love letters » de Gurney. Immobiles, dans la pénombre. Toute leur vie dans ces lettres. Deux voies accordées, inoubliables…
J’aimais beaucoup son corps et ses gestes. Bien planté sur le sol.

Emmanuel dit: 13 février 2017 à 17 h 16 min

Ali le Surfeur cé paskil peut pas faire autrement;;Jissé le pov’ cé par désoeuvrement faut l’esscuser!!
Vous, Passouli, Avon, Burdeau ,malausa,les seuls bons.;xavier laharpe à la limite? je sais que vous aimez le phrasé de lalanne, jcomprends pas?;les autres y passent beaucoup lcirage et rien d’aut.;ça vient le roudoudou?;
Christy 17:11 :.. »la pénombre » et toussa.;l’a décidé dme rend’ fou de désir.!!;ha les femmes;

JC..... dit: 13 février 2017 à 17 h 25 min

Sans être méchant, ces Républiques de la Culture, ben…. c’est mort. Un repaire de zombies qui se la jouent fin de règne.

Je vais quitter ces lieux définitivement car, c’est clair : il n’y a pas de place ici pour un homme de qualité ! Adieu, les limaces…

radioscopie dit: 13 février 2017 à 17 h 38 min

A la suite de l’élection surprise de Trump à la présidence US, j’ai repensé à l’excellent « Take Shelter » du même Jeff Nichols. Et je me suis dit que la tornade dévastatrice était arrivée. Et que peut-être « Take shalter » en était le présage. Au fond, Nichols, natif du Middle West, connaît bien ce monde qui a porté Trump au pouvoir. Un monde qui a longtemps vécu loin de tout et hors du temps, dans la quiétude et l’utopie d’un rêve américain inébranlable et que des images d’ailleurs ont fini par contaminer et briser.

Sylvain dit: 13 février 2017 à 18 h 09 min

JC nous fait ses adieux a la Brel pour la 1000000 fois.

Jamais fatigué de lancer ses crachats.

Annelise, Sophie Avon est bordelaise comme vous?Joli portrait croisé.

« soeurs jumelles nées sous le signe des gémeaux ».

J.D dit: 13 février 2017 à 19 h 38 min

JC a chassé christine lipinska et débouté Scemama sur RDA? Lui et Catherine sabbah en archi font des articles avec fond .Assouline n’en parlons pas . »Pas de place pour un homme de qualités » comme Jicé.On préfere « sans qualités » à la Musil…radioscopie 17.38 : belle analyse avec mise en perspective.Convenez-vous de l’aspect bizarre? Annelise le decrypte tout en guidant vers la comprehension de la « particularité » de nichols, c’est très fort! j’irai voir ce Loving. Sylvain 18.09 S.avon & Feygele Annelise: on a de belles choses à BX…aussi Millepied le mari de Mlle Portman (qui est du bassin).

Eriksen dit: 13 février 2017 à 22 h 04 min

en attendant mercredi, voici une petite lecture en travers de la critique de JP Brighelli sur « Silence » de Scorcese

Pas si mal ce Brighelli si on passe rapidement sur la provoc (« les bouffeurs de curés », « manifs pour tous », « Abdelatif Kechiche » comparé à James Foley…)
Adam Driver tout droit sorti d’un tableau du Greco (tellement juste), l’émergence de la nature chez Scorcese dans ce film, la question du prosélytisme, et cette magnifique citation :
« De temps en temps les nuages
Nous reposent
De tant regarder la lune. »
La lecture qu’il fait de la foi sorcésienne m’a surpris. Pascal, Spinoza ? des maîtres de la mesure dans la besace de Scorcese, n’est-ce pas étrange ?
Mais finalement il n’y a pas tort. Scorcèse est peut-être un emporté, mais ses films doutent, comme s’ils cherchaient à pondérer l’absolu. Taxi Driver en 75 était une tentative de guérir de la tentation de pureté. Silence est du même ordre, (ce qui, à 30 ans d’écart, montre que le traitement n’est pas très efficace) et il met en cause le volontarisme des missionnaires et leur romantisme avant l’heure, en tirant vers une acceptation de ce qui advient, incarné par Ferreira, et Rogrigues à la fin.
Très juste d’avoir remarqué l’émergence de la nature chez Scorcese. Le terrain du Japon y était propice. Dans le Culte Shinto, les prières sont plus des remerciements que des demandes. C’est Descartes qu’on assassine mais tant mieux. Quelque chose me fait voir Scorcese comme un homme qui s’est convaincu de l’intérêt du lâcher-prise, et pour qui cela reste difficile.
Suivant la même logique, et même si la première partie semble effectivement un plaidoyer pour le catholicisme missionnaire, Scorcese remet en cause le prosélytisme (il faut être un stupide plumitif masqué pour ne pas voir que c’est plus significatif qu’une culpabilité affichée de l’inquisition). Scorcese ne s’est pas ménagé ensuite pour rendre presque sympathique le Torquemada Japonais, et pour pousser à l’absurde l’absolu de la foi.
Souvent les rêves brisés sont traités par le mépris mais pas ici, à l’image de la dernière intimité du film, un rayon de lune à travers les nuages.
Brgihelli en déduit ensuite un plaidoyer de croisade défensive, magnifiant le Japon pour la pureté de sa race et pourtant pays de fort développement économique. C’est de franche mauvaise foi car l’isolement du Japon pendant 250 ans s’est terminée en 1853 par la simple rodomontade d’une canonnière Yankee dans la baie de Tokyo. L’isolement a parfois des conséquences fâcheuses sur le plan technologique. Et si le Japon a rattrapé ensuite un retard phénoménal, ce n’est pas grâce à l’isolement mais par l’incroyable capacité de chacun à bosser pour la communauté. Un civisme fondamentale, inconditionnel, qui n’a rien à voir avec le civisme français, qui dépend des circonstances, pour ne pas dire de l’humeur de chaque citoyen. Bref, un programme peu compatible avec la mentalité française. il faudra qu’on arrive en bosser en l’ouvrant. C’est plus difficile, mais sait-on jamais ?
Et Brighelli de remarquer très justement que l’isolement est plus facile dans une île… Que ne remarque-t-il pas la France est un carrefour géographique : de l’Angleterre à l’Italie, de l’Allemagne à l’Espagne, elle fut un passage obligé ou presque. Quel rapport avec ce cul-de-sac extrême oriental qu’est le japon ? Déjà que les vérités ne passent pas les Pyrénées…
Mais je l’absous, « pour les merveilleux nuages qui nous reposent de tant regarder la lune ». Quand le fou montre la lune, l’idiot regarde le doigt, et le sage attend les nuages.

Annelise dit: 13 février 2017 à 22 h 06 min

(qq étonnements m’ont été manifestés sur la phrase « Mud, premier script de Jeff Nichols ». Si si.. je n’ai pas écrit que c’était son premier FILM)

in Première, rapporté par Léonard Haddad (mars 2016), Nichols à propos de Mud : « il s’agit de mon premier script, je l’avais depuis le début. Depuis le lycée et même avant. Le premier projet, venu de l’enfance… il y a un malentendu Mud, ce 3eme film aurait dû être le 1er »

Annelise dit: 13 février 2017 à 22 h 11 min

Eriksen 22h04 pas le tps ce soir ms vs lis sur article Silence demain avec intérêt
Nichols mercredi devrait vs inspirer

christiane dit: 13 février 2017 à 22 h 54 min

Eriksen,
c’est tout à fait comme cela que ce texte vient et pèse et s’interroge. Je crois aussi avoir été sous le charme de la dernière citation. Merci.

en passant dit: 14 février 2017 à 5 h 27 min

« par l’incroyable capacité de chacun à bosser pour la communauté. »

plutôt à cause de la structure féodale

JC..... dit: 14 février 2017 à 5 h 37 min

Je souhaite à tous les amoureux, à toutes les amoureuses de bonne volonté une SAINT VALENTIN extatique !
Bonne journée aux bons, et mort aux cons !

JC..... dit: 14 février 2017 à 5 h 48 min

Je vous dis adieu, le printemps est bientôt là, le beau temps reviendra, et j’en ai marre de vos stupidités cinématographiques verbeuses … !

Un dernier conseil à Eriksen, le preux valet de ses maitres : la logorrhée, c’est comme la diarrhée, ça se soigne. Il suffit de briser le miroir où on s’entend parler, ravi de ses élucubrations nourrissant un orgueil d’enfant…

Ennuyez vous bien, chers mammifères humains, mes amis !

Loicdeangelis dit: 14 février 2017 à 7 h 18 min

Dans in the Heat of the Night(Oscar du eli leur film 1967 je crois)…ce qui avat sidère l Amerique,c est le langage employe( inconnu dans le reste de l amerique!)en Alabama,Virginie et autre Mississipi…La grande authenticité des dialogues de Norman Jewison avec leur ton méprisant et les termes injurieux des Blancs envers les Noirs ,était une prouesse incroyable a l époque…Quand est il du film de Jeff Nicols ? 50 ans après le plus grand film sur la ségrégation (en plus un bon polar)..la langue est elle respectée ou est ce de l Américain classique ?

Sylvain dit: 14 février 2017 à 9 h 27 min

Loicdeangelis, « in the heat »,rappel utile.67et pas une ride. Merci pour la remise en mémoire.

causeur/brighelli:la sauce aigrelette bien emballée reste aigre et peut vite mal tourner.

Paul Edel dit: 14 février 2017 à 10 h 07 min

A propos de « silence », le roman de Endo . Il faut savoir que l’auteur est catholique. Il fut baptisé par la volonté de sa mère et envoyé en France à Lyon en 1950 dans une université catholique, notamment pour étudier Maritain et le père de Lubac.Il fut passionné par ses lectures de Mauriac et Bernanos. Il a toujours affirmé que sa foi catholique demeure problématique. Dans une de ses conférences, il a déclaré :« Je sentais que j’avais trouvé un thème dont le développement me prendrait toute la vie :il s’agissait d’analyser pourquoi la religion chrétienne me convenait si mal à moi, japonais. » Selon lui Les japonais ne rejettent pas le catholicisme : ils ne le comprennent pas. Les japonais ont l’idée d’un Dieu uniquement miséricordieux, et protecteur.. mais ils ne peuvent admettre et comprendre un Dieu punisseur, un Dieu qui expédie les méchants en enfer..ou un Dieu qui dépose son fils sur terre pour le faire mourir. ni l’idée du rachat des péchés. Ils ne comprennent pas le sens des souffrances de Jésus. La thématique de cet écrivain c’est qu’il creuse sans cesse et approfondit l’incompatibilité du christianisme avec la culture traditionnelle japonaise. Enfin, un de ses meilleurs romans est « Volcano ».discussions entre un prêtre français défroqué et un japonais qui travaille à la météo. .

en passant dit: 14 février 2017 à 10 h 28 min

« ne rejettent pas le catholicisme : ils ne le comprennent pas »

ah mais il ne s’agit pas de comprendre mais de ne pas comprendre: de se soumettre , d’être soumis, à une volonté supérieure disent les bons chrétiens (cathos du moins ), non?

Eriksen dit: 14 février 2017 à 10 h 38 min

@Paul Edel. Les japonais catholiques du film ne voient que le paradis à venir. Cela ne signifie-t-il pas, Paul, qu’il admettent son contrepoint, à savoir l’enfer?

Paul Edel dit: 14 février 2017 à 11 h 06 min

Dans le roman, d’après ce que j’ai compris, Eriksen, c’est plutôt la promesse du paradis qui attire ceux qui écoutent les missionnaires et sont tentés de se convertir. Car l’enfer, ils le voient justement dans leur pauvre vie de paysans sur terre trimballant leurs angoisses, leur pauvreté, leur peur du lendemain . Les missionnaires intelligents insistent sur un Dieu de compassion et de pardon ; mais en affirmant que le catholicisme est une vérité universelle propre à toute l’humanité, à tous les continents, ils choquent nos japonais. . cette manière d’évangéliser heurte gravement la culture japonaise ancestrale. D’où incompréhension. Les japonais écoutent donc ces prêtres, et restent incrédules…. Dans ce roman (sans doute pour moi le plus ennuyeux d’Endo alors que les autres sont passionnants… ) ce sont aussi les paysages, les villages à l’aube, les torrents, la pluie et la boue, les marécages à moustiques qui sont intéressants et admirablement suggérés car Endo veut visiblement donner dans la métaphore que les missionnaires, dans ce pays, « s’enfoncent dans un marécage sans fond ».
Le christianisme y pourrit..
Un des personnages les plus lucides du roman affirme que si le christianisme ne « prend » pas au Japon c’est parce qu’il s’agit d’une « forme extérieure, sans chair ni sang. » et qui le restera.

en passant dit: 14 février 2017 à 11 h 20 min

l’enfer n’existe pas dans toutes les religions
(un « don » catho, pervers: l’enfer et la culpabilité originelle Bonjour les dégâts

Annelise dit: 14 février 2017 à 11 h 46 min

Avant d’entrer de plain-pied ds Nichols& Loving, la transposition ou l’accommodement, bref l’œil qui font œuvre ou pas, plaisir à suivre Eriksen/Paul en quinconces sur Endo, le catholicisme, « Silence »…sans en dévoiler davantage, signaler que Loic De Angelis ( et non « Des Angels »..) d’hier et de ce matin 7h18), s’il n’est pas à ma connaissance breton, cache sous ce pseudo un érudit et un gastronome fin connaisseur entre autres du Japon,de l’Italie, la Grèce…
En revanche je vais vs tordre le cou à ts, un par un, ou en demandant à Clint Eastwood de venger l’honneur ( il dira oui) si vs continuez d’écrire Scorsese n’importe comment…pitié, S C O R S E S E

Gilles dit: 14 février 2017 à 11 h 58 min

@7.18 bonne question .Jewison(Sydney Poitier) se retrouve dans le sud pour une enquête.Rob Steiger.Même année que le film de Stanley kramer,devine qui vient dîner? La belle jeune Joan vient à san Francisco présenter le fiancé noir,un médecin endeuillé par la mort de sa famille.Tracy/Hepburn.L’union interraciale illégale travaillait les états-unis en 67.Le KKK existait jusqu’à quand? « Loving » ,en 2017,autre propos non? Je crois que vu le cinéaste,plus une variation personnelle sur le thème..avec l’élection de Trump ça va prendre une résonance qu’on espérait oubliée et qui risque de faire peur(radioscopie à 17.38)?

loicdeangelis dit: 14 février 2017 à 12 h 57 min

Volcano..c etait pas mal.J ai préféré..la femme que j ai abandonnee (quel beau titre!)..Je veux bien écrire le scénar avec Annelise…Paul Edel..respect…Je pense qu’ il peut comprendre la scène de la barque dans Silence…le fleuve Sanzu dans le bouddhisme japonais..l équivalent du Styx…les rameurs ne sont pas des khiristans..ils n ont pas un regard pour le Padre..il va en enfer..le film est plein de messages pour initié..et ca m amuse beaucoup

Paul Edel dit: 14 février 2017 à 13 h 41 min

loicdeangelis
« la femme que j’ai abandonnée » est une merveille, mais aussi, « Scandale » .Sujet : quand, au cours d’une conférence, le romancier Suguro, très content de lui (une sorte de jean d’Ormesson japonais), entend ricaner quelqu’un dans la salle et qui lui ressemble comme un double., le malaise s’installe, puis,- et là ça devient étonnant- une jeune femme s’accroche au romancier et lui rappelle ses rencontres dans les peep- shows . Ca se complique et devient assez extraordinaire quand Suguro découvre qu’il a participé à des orgies sado- maso. Sur le thème du double, des variations d’autant plus passionnantes que le romancier Endo décrit des petites scènes dans les restaurants, les quartiers chauds, leurs petits bars, et donne des images de l’érotisme aussi réussies que celles de Tanizaki dans « le journal d’un vieux fou ». le thème d’ un romancier qui se débat avec son double caché et honteux fascine..

J.D dit: 14 février 2017 à 13 h 59 min

Très juste 7.18 « la grande authenticité des dialogues »,le Sud.Il faut revoir .Selon la date norman Jewison faisait un boulot naturaliste qui ne peut plus être fait ici? Ou pas le but. Ali a l’air de parler d’un nouvel art forcement moderne pour Nichols,(« Olympia in black »).En plus Nichols est de little rock, un rural.Ca se voit dans ses films.Dans le Monde,il explique qu’aux Etats-Unis on a reproché au film d’être trop doux pour décrire les rapports raciaux.Nichols fait du Nichols avant tout comme dit le billet …des films ou lui est lui,avant de faire une thèse fièvreuse contre le racisme assez tranchée pour que le public Us adhère.Tout ce qui fait sa particularité et son talent d’auteur .La chronique en passant est une belle défense du cinéma indépendant à soutenir.

Annelise dit: 14 février 2017 à 14 h 02 min

Chiche, Loic 12h57… Great idea. « Scandale » aussi n’est pas mal. On refait le coup d’adapter.Avec Vincent Lindon et Natalie Portman. Ou Edouard Baer

Loicdeangelis dit: 14 février 2017 à 14 h 37 min

Je n ai pas lu Scandale mais il y a un côté Exotica( leonard C,lLe trafic d oiseaux,la jolie brune qui se desappe,la mort d un enfant,..) avec un Jean d Ormesson japonais..qu est ce que c est drôle ! Merci…

Loicdeangelis dit: 14 février 2017 à 15 h 03 min

Sinon pour en finir avec Jeff Nichols…Son film préfère est je crois La balade sauvage de Terence M avec la célèbre réplique:il voulait mourir avec moi et je rêvais de me perdre pour toujours dans ses bras…Visiblement cette phrase l a marqué…

Emmannuel dit: 14 février 2017 à 17 h 34 min

Ericksen dit le 13 à 22.04: « il faut être un stupide plumitif masqué pour ne pas voir « …lquel tu penses??
Les critiques ciné ou littéraire du « masque »,tu sens que « Birdman » qu’avait enthousiasmé Christy se rapproche dangereusement ;des vieux ou vieilles pete-sec imbues dleur pouvoir ,qui slajouent ou lechent le c, .;selon opportunité.Pas une vie,ssafé pitié..;
Dans lfilm ça finit bien,(la journaleuse rosse l’est touchée par la grasse envers le pov Riggan thompson.;.)Merci dpa etre comme ssa ALI..; »parlez moi d’amour » y dit Raymond Carver dans l’Inarritu ..; vot « Loving » dia St Valentin de Nicols lé pire ke Cupidon;

Annelise dit: 14 février 2017 à 18 h 26 min

17h34 Alejandro G. Inarritu n’épargne pas le personnage de la critique (la comédienne de théâtre Lindsay Duncan ds le rôle de Tabatha)..quel naufrage.. Ms il n’épargne pas non plus Riggan Thomson à l’ego fragile et boursouflé
14h37 magnifique !mon Atom Egoyan préféré

Gilles dit: 14 février 2017 à 18 h 51 min

« Ballade sauvage. »: Sissi SPACEK.Charlie weather dans les 50.Terence M,modèle de Nichols? Malick as Jeff N « dételle » un max…(Votre billet Knight of cups de l’an dernier au moment de la sortie du dvD,d’anthologie Annelise!)

Eriksen dit: 14 février 2017 à 20 h 23 min

A Emmanuel. Ils ne sont pas du tout stupides en fait. ça m’a échappé. Mais ils m’énervent qd même!
Ma préféré c’est Sophie, surtout à ses débuts, on aurait dit la chèvre de Mr Seguin qui se battait courageusement contre les loups. Lalanne aussi, posé et souvent très pertinent. Et Riou, le fou du roi.

olga dit: 14 février 2017 à 20 h 34 min

Annelise, serait-il possible qu’il y ait ,à droite, par exemple, une file « archives » avec dates ou titre du film ? Ce serait superpratique. J’ai pioché longtemps avant de mettre la main sur « diamant noir »….et un post d’Emmanuel, flamboyant où il imagine un face à face réjouissant entre « Edel,vieux lion..belle crinière…et Annelise, jeune efflanquée .. »…le film en valait la chandelle, avec de la patience ..récompensée!

Eriksen dit: 14 février 2017 à 20 h 57 min

a Paul. Je m’étonne que la fermeture du Japon ait été si radicale, contre un christianisme qui ne prenait pas…
Seul des hollandais et qq anglais ont pu rester après la fermeture, à condition de ne faire que du commerce : pragmatisme protestant contre idéalisme catholique
le point d’entrée étranger au Japon se situait à Nagasaki pendant la période d’isolement. Je n’ai rien trouvé sur le symbolisme fort du choix du verrou Nagasaki pour le bombardement de 45… en fait Nagasaki était un 2e choix (pour le second largage)… trop de brouillard pour le choix 1… Une des villes qui donnent une bonne idée de l’Allemagne d’avant la 2e Guerre mondiale est Bamberg (magnifique), également sauvée des bombardements par son temps brumeux.

JiBé dit: 14 février 2017 à 21 h 28 min

« Silence » de Scorsese mérite vraiment qu’on en parle. Film assez étonnant, voire détonnant dans la filmographie du cinéaste. Je craignais le pire et j’ai été plutôt agréablement surpris par sa dimension métaphysique tout autant que politique. Annelise va t-elle en parler ?

JiBé dit: 14 février 2017 à 21 h 48 min

Annelise dit : « Silence » cela dit, il faut que je revoie..je fais svt des revoyures qd le truc m’est resté en travers.. avec parfois des surprises »

Oui, revoyez-le à froid, Annelise. Passée la martyrologie épinalesque, le film s’envole d’en une autre dimension, qui, aujourd’hui, reprend tout son sans avec l’Islam…

Delaporte dit: 14 février 2017 à 21 h 49 min

Avec « Silence », on est sûr que Scorcese n’est pas fait pour nous parler de spiritualité, encore moins de métaphysique. Il donnait le change autrefois, avec des réussites qui le dépassaient lui-même. Aujourd’hui, de tout cela, il ne reste rien, sinon des velléités cinématographiques englouties dans le néant.

Eriksen dit: 14 février 2017 à 22 h 36 min

@jibé… attention Brighelli dit la même chose…
@delaporte: vous êtes mort. Annelise est en route avec son Nihonto. C.. de mourir pour un c.

Delaporte dit: 14 février 2017 à 23 h 42 min

@delaporte: vous êtes mort. Annelise est en route avec son Nihonto.

Je crois qu’Annelise est plutôt d’accord avec moi, mais qu’elle n’ose pas encore le dire.

Annelise dit: 15 février 2017 à 0 h 02 min

…d’accord sur quoi donc ? J’ai dit ce que je pensais de « Silence » ds le billet précédent, 9février..en revanche j’arrive à peine et je constate que l’orthographe de Scorsese a encore été chambardée.., bien peur qu’Eriksen dise vrai.. The Bride en survet jaune inspiré à Tarantino par Bruce Lee (eh oui) va débouler et ça va faire mal, Delaporte…motif à 11h46 d’un duel au soleil
Olga je suis négligente sur ces aspects, il faudrait que j’en parle au webmaster. On n’a jamais pris le temps par exemple de faire l’étalonnage entre page RdC &Facebook où mes articles sont reportés en simultané depuis 1 an auprès de 900 contacts et qq… jamais rempli non plus les cases de ma bio…j’aime bien le faire à mesure, comme ça, entre nous et à ma façon, sans trop trop de lissage, formol, eau bénite & saint-chrême garanti gluten free : je foule le champ à mains nues avec parfois ampoules éclairantes, sous la lune
Sur « Loving »… le couple Spencer Tracy-Katherine Hepburn de « Devine qui vient dîner»(1967), vs saviez que John Ford avait prénommé l’héroïne de The Quiet man « Mary-Kate » à cause des deux amours de sa vie, sa femme Mary& K.H ? Bonsoir, bon Jeff Nichols à ts

Delaporte dit: 15 février 2017 à 0 h 11 min

Jibé, oui j’ai vraiment fait l’effort d’aller voir « Silence », pour constater ma déception sur laquelle je ne reviens pas.
Annelise, votre avis sur « Silence » ne m’est pas apparu très affirmatif. Je crois que vous disiez que le film vous était « resté en travers ».
Comme à moi, somme toute…

christiane dit: 15 février 2017 à 5 h 47 min

Excusez-moi, je vous ai perdus de vue. Hier le temps s’est resserré ailleurs, près d’un ami, entouré de présences qui l’aimaient… Je reviendrai…

radioscopie dit: 15 février 2017 à 8 h 02 min

JiBé dit: 14 février 2017 à 21 h 48 min
« … le film s’envole d’en une autre dimension, qui, aujourd’hui, reprend tout son sans avec l’Islam… »
« Attention » (sic), JiBé, Brighelli pourrait vous condamner au gibet pour fossoyer l’orthographe.

JiBé dit: 15 février 2017 à 8 h 25 min

Oui, curieuse orthographe, radioscopie, mais après une fin de matinée remuante, avec entre autres Christiane, j’avais enfin pris trois heures dans la soirée pour faire « Silence » et voir l’histoire d’une autre crémation…

Annelise dit: 15 février 2017 à 9 h 06 min

Christiane, Jibé,8h25 pensé aussi à MàC et aux siens, enfants, père, frère et proches. Amical et peiné salut

christiane dit: 15 février 2017 à 10 h 34 min

Pas de problème, Annelise. C’était un tout petit amphithéâtre, une halte vouée aux témoignages, sans service religieux, un peu comme une réunion de proches et d’amis, tout près du cercueil de MàC couvert de roses pâles. C’était bien sûr déchirant mais doux aussi, comme si c’était lui qui nous recevait… Je ne saurais dire. Jamais vécu une telle douceur en ces circonstances…
Ses deux très beaux enfants, émouvants, étaient avant que l’on entre en ce lieu, mêlés aux uns et aux autres. Des souvenirs de rencontres s’échangeaient. Lazarillo a mis beaucoup de bonne humeur dans ce moment, créant des liens entre passé et présent. Aussi, quand on nous a invité à rentrer dans la petite salle où le cercueil de MàC nous attendait. On s’est assis dans une sorte d’intimité malgré le chagrin…

Gilles dit: 15 février 2017 à 13 h 01 min

delaporte 0.11 : l’avis d’Annelise relu sur Silence ; NETTEMENT défaforable,toutefois avec subtilité sur la foi chretienne a detacher du voyeurisme de la cruauté et complaisance .de là à dire que mêmes arguments que vous ? On va déjà essayer de retenir le nom scorSESE.(Bride,plus sexy que daryl anna en furie ou l’Asiatique qui coupe les bras…) »des réussites qui le dépassaient lui-même » 21.49 là on est d’accord . Comme c’est pour les bons créateurs.Le jBé 21.48 « passée la martyrologe ,une autre dimension qui prend sens avec l’islam » heu?..non.Loving tonight.

Emmannuel dit: 15 février 2017 à 13 h 39 min

Mes condoléances Christy .jplaisante pas avec la mort même si nous ot on l’a pas connu.Annelise à part vincent malausa,jamais connu quelqu’un qui descend dans l’arène comme vous .;Respect à la Aretha F;la critic du monde sur Loving lé bonne aussi ,moinsse perso&chiadée,mais lé bien;caisse l’a dit jeff N chez St Augustin trappenard?

christiane dit: 15 février 2017 à 19 h 52 min

Merci, Emmanuel, oui, c’était un gars bien, très attachant mais c’est la vie. On naît, on vit, on meurt… mais celui-là, il me manquera.
C’est quoi des condoléances. c’est un mot que je n’ai jamais employé… On a du chagrin, puis avec le temps on entre dans une sorte de paix avec nos morts… Bonne soirée. C’est très amusant comme vous écrivez !

JiBé dit: 16 février 2017 à 0 h 26 min

J’ai lové loving, pour ses gros plans de visage et le jeu expressionniste de ses acteurs, comme au bon vieux temps du muet, avec le son et la couleur en plus ! « Vous direz au juge de la cour suprême que j’aime ma femme ! », c’est beau ! C’est dans le scénario ou dans la réalité ?

Eriksen dit: 16 février 2017 à 8 h 05 min

Alley cat: avec plaisir… sûr que j’en apprendrais plus que vous.
Bien aimé votre lien vers Iggy Pop sur le fil précédent. trouble croisement d’adolescences ?

Paul Edel dit: 16 février 2017 à 8 h 56 min

Le meilleur film de la semaine? C’est cette petite bande d’actualités offerte apparemment par Henri de Gramont. Ce bref film est visible sur la RDL et sur le site du Figaro.. Il montre Proust à la sortie d’une église, descendant assez vite l’escalier, se faufilant sur le côté, frôlant un couple majestueux qui le regarde. Si on repasse le film au ralenti, on remarquera que les manches du manteau de Proust sont trop longues ; il est suivi par un autre jeune homme habillé en sombre, à chapeau melon, lui aussi, qui porte sur son ventre un appareil photo. A-t-il déclenché son appareil, ce matin là ? On l’espère. Les couples descendent l’escalier en plein soleil ; les isolés descendent pus vite sur la droite..il semblerait qu’il y a du vent puisqu’une femme retient son chapeau. Enfin, dans sa silhouette assez mince, Proust et son chapeau melon ressemble étrangement à certaines photos de Kafka, lui aussi assez mince. Donc, un asthmatique et un tuberculeux ont bouleversé la littérature du 20° siècle. Ce petit film est vraiment très émouvant.ce jour de soleil, cette foule et lui qui semble pressé…..

Paul Edel dit: 16 février 2017 à 9 h 00 min

précisions sur Proust.
La vidéo de 72 secondes présente le cortège nuptial d’Elaine Greffulhe à la sortie de l’église. Elaine était la fille de la comtesse Greffulhe (principal modèle d’Oriane de Guermantes dans À la recherche du temps perdu) et d’Armand de Guiche, qui fut l’ami de Proust. Commandé par les Greffulhe, le film était sans doute destiné à rester dans leurs archives privées.
C’est vers la 37e seconde que Marcel Proust apparaîtrait. Le professeur Jean-Pierre Sirois-Trahan est sûr de son affaire et aligne ses preuves et arguments dans le dernier numéro de la Revue d’études proustiennes (Classiques Garnier).

JIbe dit: 16 février 2017 à 10 h 09 min

On dirait une scène d’un vieux film de Marcel Lherbier où le pseudo Proust ferait de la figuration ? Anecdotique sans plus. Le plus amusant c’est ce coucou de l’auteur du temps retrouvé, un siècle après sa mort…

Annelise dit: 16 février 2017 à 10 h 46 min

Vs avez raison la RdC a un côté Wonderland de Dodgson cher Jibé.. Avec chapelier fou, exigences qu’on coupe des têtes et chats du Cheshire..d’autant que je traverse parfs le miroir pour passer avec vs du coté des comms. Les conversations en méandres où, sinon sur un blog? Lieu parfait pour tirer des bords, avec le cœur du billet, Loving en l’occurrence ds la ligne de mire
En effet Paul. Failli reporter l’extrait du petit Marcel ici puis vu que Pierre s’en était chargé sur RdL… En voilà des gâtés. Occupée à découvrir ce qui se déroule à la Berlinale

roselyne dit: 16 février 2017 à 10 h 59 min

Marcel marchait trop vite! il semblait très pressé mais ce n’est pas une raison il n’était pas raisonnable : c’était mauvais pour sa santé Fallait pas s’étonner si, après il succombe encore jeune

JiBé dit: 16 février 2017 à 11 h 02 min

Oui, mais les films présentés à Cannes sont plus intéressants, brigitte, à condition de ne pas se focaliser sur les paillettes et le glamour du tapis rouge, nécessaires pourtant à la bonne renommée mondiale du festival !
La preuve celui-ci, dont je ne me souviens plus s’il a été primé ?

Gilles dit: 16 février 2017 à 11 h 10 min

2mn encore sur Jibé et lecture par JPBrighelli de Silence: l’interprétation qu’il donne justifie limite des raccourcis nauséabonds.Même confusion que la tribune mal formulée des artistes dans Libé sur la »police des assassins » en oubliant que coulibaly et autres la ciblent ,Trop vite dit et je n’ai pas « embrassé un flic » contrairement à Renaud qui se tire la Victoire .Règne du mélange .
Loving, Nichols bizarre,moins qu’on puisse dire .La phrase est d’origine Jibé ..y a qu’à voir l’affiche « notre palme d’or « .Pourquoi prémacher comme ça ? Le film est beau .Bien perçu au dela les sens cachés&l’ombre de Malik…comme quoi la critique aide à « voir » plus .Jo Edgerton a la densité ok..la black très belle.Elle le cerveau ,comme souvent.lui suit par amour pour elle et les gosses.

emmanuel dit: 16 février 2017 à 11 h 32 min

OKay Christy jretire lmot;cété pour dire que jtécoute ,chui pas brutasse dancécala;
ma façon d’écrire ,lé quand chui pressé comme Marcel dans lfilm;sinon jpeux faire normal..ya pas de règles;
Ericksen dit :’Ma préféré c’est Sophie, surtout à ses débuts, on aurait dit la chèvre de Mr Seguin qui se battait courageusement contre les loups. Lalanne aussi, posé et souvent très pertinent. Et Riou, le fou du roi.’
bin surtout au début..;mainant S.avon létro cassante;l’a perdu la vibration qu’elle avé.;JM Lalanne dja cé mieux, lé plu gentil ,ou y s’y croye moins alors qu’il est plus fort.;Danièle heyman cé pa comme claude sarraute.;elle sait stenir.;
tfaçon ,çui qui est bien c’est burdeau.jcrois pas qu’il soye été dans les masqueux;et Malausa ;la berlinale j’attends dvoir;ya dbons trucs Ali?

emmanuel dit: 16 février 2017 à 11 h 36 min

JiB cke tu prends pour méandreux ,je préfère ssa à tes histoires de kicouchavecki;.si encore tu filais des scoops cannois??;;.

JiBé dit: 16 février 2017 à 11 h 41 min

Méandreux n’est pas péjoratif, Manu. C’est que le chemin où Annelise nous entraine est plein de voies de bifurcation et court au grès de sa fantaisie mémorielle. D’où mon Annelise au pays des merveilles…

emmanuel dit: 16 février 2017 à 11 h 45 min

11.36 : cé votre opinion Ali.;jpréfèr dbocoup un Burdeau ou 1malausa.;caisse y dit sur Berlin, Phil?;le twitadroite dit kle film de potter l’a fait rire la salle avec teresa M;

Gilles :’elle (Mildred) a lcerveau comme souvent’;
richard Loving lé un hommeheureux;.!! jvas voir le décoloré ce soir.;

JiBé dit: 16 février 2017 à 11 h 45 min

« Détour, cheminement complexe et capricieux dans les activités ou le comportement de l’homme. Méandres du discours, de la pensée, du raisonnement, des rêves, du souvenir. »

emmanuel dit: 16 février 2017 à 11 h 47 min

Jibé 11.41 t’es un poete;;jte reproche pa..fé gaffe les femmes en sonfolles, caisse t’en ferais?;pense aux copains défoi.;

Eriksen dit: 16 février 2017 à 12 h 04 min

dac avec Manu. elle a pris une peu le pli des autres dans l’cassant. Mais bon, c’est normal, difficile d’être sourd à l’ambiance. tout vient de la tête.
Mais il y a un fond qui reste chez Sophie.
JML reste imperturbable et Riou imperméable.

Annelise dit: 16 février 2017 à 12 h 09 min

Jibé 11h18 peut-être la déception du Figaro et/ou des festivaliers au moment de Cannes venait-elle de ce qu’ils s’attendaient à un film d’amour et de luttes sur fond de procès ds l’Amerique ségrégationniste? Or je pense qu’il faut aller voir le film de Nichols en tant que « variation sur le thème » de, et par Jeff Nichols…pour les distorsions. La réussite est plutot là

Annelise dit: 16 février 2017 à 12 h 19 min

…c’est d’ailleurs ce que vs avez instinctivement très bien dépeint 16 février 0h26, Jibé (vs rentriez juste du film j’imagine) , mettant l’accent sur « l’exercice cinéma » de Nichols
(Jibé) « lové loving, pour ses gros plans de visage et le jeu expressionniste de ses acteurs, comme au bon vieux temps du muet, avec le son et la couleur en plus ! »

JiBé dit: 16 février 2017 à 13 h 35 min

« La ségrégation est un prétexte »

Non, je n’irai pas jusque là, Eriksen. Jeff Nichols est et se veut avant tout un cinéaste et un homme du Sud états-uniens…

J.D dit: 16 février 2017 à 14 h 30 min

Le Figaro cannois n’avait pas été tendre ! L’arbeter Joel Edgerton monte les briques sans faire l’unanimité …quel chutzpah,(toupet) les chroniqueurs ont du culot de retourner la veste comme ça !jB :Nichols le Sud à chaleur mouillée présent dans tous les films est-ce le sujet? Ruth Negga fort belle ….burdeau sur médiapart jusqu’à preuve du contraire .Votre « Annelise of Lewis C » bien croquée ,cher Jibé. Notre chère et libre enfant magique des cahiers…

J.D dit: 16 février 2017 à 14 h 40 min

Relu l’Edel de st Valentin sur Endo .De quoi reprendre la lecture de ce superbe livre .
Sue Jef Nichols ; le parallèle avec eastwood on ne peut plus juste . Me rappelle du « billet dans le billet » donné par Paul sur SULLY.(%Mon préféré « Sur la route de M ».)

JiBé dit: 16 février 2017 à 14 h 44 min

« le Sud à chaleur mouillée présent dans tous les films est-ce le sujet ? »

Plutôt les rapports humains entre les vivants, historiquement enracinés dans ce terroir continental : thématique riche et varié et quelque peu problématique. Le sud de Faulkner perdu dans des paysages d’allures apocalyptiques, sans parler de la ville du film…
Certes, chez Jeff Nichols, le scénario est costaud et du genre mélodramatique, mais l’écrin tout autour est tout en strates et profondeur, comme l’a très bien analysé Annelise. Même si je n’ai pas tout compris ce qu’elle a écrit… Faut toujours qu’elle raconte un peu sa vie !

Olif dit: 16 février 2017 à 15 h 26 min

tout à fait d’accord avec vous, ce blog est trop centré sur le cinéma et pas assez sur l’électroménager, qui est un sujet important aussi, dirait bouguereau.

Olif dit: 16 février 2017 à 15 h 29 min

puisqu’une andouille a demandé à une autre andouille en quoi on pouvait comparer proust à rimbaud (je n’invente rien, la question a vraiment été posée et une conne y a vraiment répondu), je m’interroge à mon tour publiquement sur ce problème : quels sont les liens entre le cinéma et l’électroménager ?

Phil dit: 16 février 2017 à 16 h 51 min

« Ceux qui ne font la révolution qu’à moitié ne font que creuser leur tombeau » titre du meilleur film vu à berlin, dear baroz. mot de Saint Just et film (canadien) présenté dans la section…enfant. c’est dire le niveau de Berlin… que Cannes a eu la mauvaise idée de virer de l’été il y a 40 ans (pour se garder à lui tout seul les paillettes et les greluches)

JiBé dit: 16 février 2017 à 17 h 14 min

Cette année, c’est le 70e anniversaire du festival de Cannes, Phil, ça ne nous rajeunit pas ! La greluche cannoise à paillettes est bien liftée…

Sylvain dit: 16 février 2017 à 17 h 33 min

joyeuse bande Roseline:Christine Scott thomas,Tim Spall(« Turner »),cyril murphy…what else?

Jibé « faut toujours qu’Annelise raconte sa vie ».C’est vous qui racontez votre vie.

Elle elle n’ecrit pas dans un journal,elle fait SON journal…ce que faisait Gégé Lefort sur Daney.cQFD.

« Le scénario costaud chez J.N »:c’est le contraire.

Phil dit: 16 février 2017 à 17 h 51 min

certes Baroz. Aucun rapport, of course..: la Deneuve a puissamment recadrer une journaleuse critico-moderno-compliquée qui lui descendait son film « sage-femme » en direct. Beau travail.

Olif dit: 16 février 2017 à 18 h 05 min

« La greluche cannoise à paillettes est bien liftée… »

des propos aussi misogynes sur un blog de femme, ça me décoiffe.
digne de jc. quel malotru.

Sylvain dit: 16 février 2017 à 19 h 54 min

Lefort OU Daney, sorry.

Cannes 70? et ça vaut quoi le Deneuve ?

Vous avez quel âge JB et phil?Moi dans la tranche 45 ..
43 ans .pas « né en 45″…la greluche Deneuve comme vous l’appelez pourrait être ma mère.

JiBé dit: 16 février 2017 à 20 h 13 min

Tu n’as pas vu les « Parapluies de Cherbourg », Sylvain, ou bien « les Demoiselles de Rochefort », des films 100% français, cousu main et en chantant ?

alley cat dit: 16 février 2017 à 21 h 50 min

Eriksen dit: 16 février 2017 à 8 h 05 min
Alley cat: avec plaisir… sûr que j’en apprendrais plus que vous.
Bien aimé votre lien vers Iggy Pop sur le fil précédent. trouble croisement d’adolescences ?

alley cat dit: 30 janvier 2017 à 21 h 29 min
kick out the jams, motherfuckers
https://www.youtube.com/watch?v=hYpIIG-dcII

hin hin hin

Annelise dit: 16 février 2017 à 22 h 42 min

Joli,le Velvet de 22h30. A quand des liens pour évoquer l’univers du « Loving » de Nichols? vs ns trouvez svt des choses bien
Pour moi bizarrement « Syd Matters »(21h56) c’est ça(Jonathan Morali qui remporte le concours des Inrocks)
https://www.youtube.com/watch?v=UP27QIdjS40

« La greluche cannoise à paillettes bien liftée », Olif, je crois que par cette formule, JB fait allusion au festival lui-même qui à ses yeux conserve un joli lustre, et non pas du tout à Catherine Deneuve

christiane dit: 17 février 2017 à 9 h 27 min

JiBé, vous écrivez à 20 h 13 min : « Tu n’as pas vu les « Parapluies de Cherbourg », Sylvain, ou bien « les Demoiselles de Rochefort », des films 100% français, cousu main et en chantant ? ».
Hier, je suis allée voir le « La La Land » avec ma petite fille raide dingue de la scène d’ouverture sur la route encombrée. Film lumineux, joyeux, inscrit dans le sillage des films de Jacques Demy, avec des trouvailles comme à l’ouverture ou à la fin du film par ces superbes cadrages en images tremblotées permettant une plongée dans le temps et l’incrustation d’un film dans le film. Emma Stone (Mia) est insolente de Fraîcheur et son partenaire, Ryan Gosling, aux yeux de cocker triste, fou de jazz, donne ce qu’il faut de mélancolie à l’histoire pour que cette gaité, ce tourbillon aient une belle gravité.
De la musique et des chansons qui restent dans l’oreille, plus tard. Bref, un bel antidote…

Phil dit: 17 février 2017 à 10 h 24 min

Baroz parle de Cannes, of course. Deneuve reste Deneuve.
Les festivals ne survivent qu’entretenus, promus. Depuis que Cannes a obligé Berlin à se découvrir en hiver, la sélection allemande est passée des paillettes au registre politique, sans grande importance, qui se souvient du Lampedusa de l’année passée, les sections parallèles font sa réputation.

JiBé dit: 17 février 2017 à 10 h 44 min

« Depuis que Cannes a obligé Berlin à se découvrir en hiver »

Oui mais Berlin avait empêché l’ouverture du festival de Cannes avant la Seconde Guerre mondiale, l’obligeant à reporter celle-ci en 1946. Le rideau baissé en Mai 68 fait que ce 70e anniversaire ait lieu en 2017.

Avec ses deux ports à chaque extrémité de la baie de la Croisette, Cannes est une catin majestueuse, aux jambes écartées, ouverte sur la mer et offerte à qui veut bien y mettre le prix : un peu de respect pour ma ville maternelle, svp !

Phil dit: 17 février 2017 à 11 h 23 min

total respect, dear Baroz, vous formulez si bien la géographie de Cannes..
Je ne connaissais pas cet épisode de postponing of Cannes after second world war, sur la pression de Berlin. etes-vous bien sûr, dear Baroz ?
Berlin a d’abord été créé en 1950 pour faire rougir les Russes dans la capitale déchue mais pas encore murée. Ensuite, 1977, les gentils organisateurs de Cannes ont signifié à Berlin qu’ils devaient cesser de faire la fête en été. ces agapes ne sont pas appropriées au pays de Fassbinder (lui on l’aime bien à Cannes).

Phil dit: 17 février 2017 à 11 h 46 min

oui Baroz, sous les paillette la realpolitik. nos amis américains, qui s’y connaissent en collaboration trébuchante, ont nommé un ancien des archives de Goebbels à la direction du festival de berlin.
tout ça donne parois de bons films, rapidement censurés, comme ce « Sous les graviers » présenté cette année en grande pompe. 1962, helmut kaütner, interdit à sa sortie (par la RFA..) because anti-américain et tout et tout..
pas moins de quarante ans sont nécessaires pour soulever la robe aux paillettes.

JiBé dit: 17 février 2017 à 12 h 46 min

Il faudrait aussi parler du festival de Venise, ringardisé, provincialisé par la toujours flamboyante Cannes, Phil !

Sylvain dit: 17 février 2017 à 13 h 04 min

Sympa la convers Phil/jibe…

Cath D :souvent vue dans la 6eme.Pas sur que c’etait elle.

Les acteurs ne se ressemblent pas toujours(CF.Edgerton en blond!)

Sylvain dit: 17 février 2017 à 19 h 10 min

merci Jibé,je ne lui cours pas après (Deneuve).pas monsieur Gustave de Wes Anderson.

route des alpes encombré tonight.

Paul@12.52 sait parler aux femmes.A-lise doit avoir la peau douce.

alley cat dit: 17 février 2017 à 22 h 49 min

J’ignorais que vous étiez cul-de-jatte, né de parents sourds, muets et aveugles… Scusi. Enfin, puisque Deneuve habite le sixième

Gilles dit: 18 février 2017 à 11 h 25 min

Les casse tetes vacanciers ont commencé avec les zonez ,Sylvain…difficile de nos jours d’être cousins sur des académies différentes .bon ski. Les premiers migrateurs ont traversé le ciel en Nouvelle aquitaine .vers le sud de Nichols? Quid de p.Edel? Eastwood or not Eastwood VS JeffN? « Ressemble aux moires de lézard »,je la recaserai celle-là.

Paul Edel dit: 18 février 2017 à 12 h 24 min

Apres une étude approfondie dans nos laboratoires du XIII° arrondissment , la prose d’annelise serait identifiable entre le vert jade et le rose brûlé savane.

JiBé dit: 18 février 2017 à 12 h 32 min

« entre le vert jade et le rose brûlé savane »

Mâtiné d’une pincée de jaune safran et zébré d’un peu de bleu violacé d’iris !

Sylvain dit: 18 février 2017 à 12 h 53 min

Jib peur qu’on fasse pas le poids en face de Polo.

En attendant de faire le lézard Alphand sous crème solaire:Ali en scarlett?

Pour faire le rett Butler faut les oreilles decollées…edgerton est disqualifié.

J.D dit: 18 février 2017 à 13 h 20 min

For gezinterhait ,bon voyage aux vacanciers !Phil 11.46 à qui le dites-vous..le brocheh glittering..Ahzes ponim Fassbinder est passé du « copain effronté » au vieux clochard ..alter trombenick avec blouson noir anachronique.Eingeshpart ..le cinéaste tetu n’est ni un defaut ni une qualité vous en conviendrez.Votre façon de bareden yenem ,faire des commérages instruits sur cannes et Berlin est fort agréable.Pas un mot sur Loving? vous ne l’aimez pas trop? Vous perdez quelque chose …vous comptez y aller gémitlich,doucement ou pas du tout?

Loicdeangelis dit: 18 février 2017 à 14 h 32 min

Avis aux amateurs.Dans le Time(us) d aujourd hui,en kiosque en France a 4,50€..Martin Scorsese fait la une en compagnie de son directeur de la photo,Rodrigo PrietoMexicain,51 ans,anti Trump…)A l interieur du magazine,6 pages ..le titre: The Light Touch..Hallucinant d intelligence et de finesse…Le duo excelle..Et bien sur on pense a Bertolucci-Vittorio Storaro,Woody Allen-Gordon Willis ou Carlo di Palma,Stan Kubrick-John Alcott,Alfonso Cuaron-Emmanuel Lubzki,,etc….Après ses collaborations avec Michael Balhaus(les Affranchis),Michael Chapman(Taxi Driver,Raging Bull),Robert Richardson(aviator),ou encore Gordon Hampton…Marty avait paraît il l obsession d une lumière qui montrait a la fois le réel de la situation et le côté hypnotique des padres et hypothyses des khiristans…Scorsese enfin dans la lumière….du soleil Levant.

Loicdeangelis dit: 18 février 2017 à 14 h 36 min

Si quelqu un pense qu aujourd hui en France un hebdomadaire a très important tirage est capable de faire sa une avec un réalisateur et son directeur de la photo…qui ne parlent que de la Lumière…prévenez la divine Republique du Cinéma…

Paul edel dit: 18 février 2017 à 15 h 45 min

J avais lu un article en anglais de Gordon Willis qui n avait pas supporté que Woody Allen soit allé essayer d autres directeurs photos. Son meilleur travail
? Sans doute le noir et blanc et les cadrages de « Manhattan ».

Loicdeangelis dit: 18 février 2017 à 16 h 05 min

J ai connu personnellement Carlo di Palma,a New York,..il était délicieux,humble…et quel œil ! ( c est lui Blow up d Antonioni..) .Gordon Willis l a mal pris mais bon..Manhattan FOR EVER.

JiBé dit: 18 février 2017 à 16 h 16 min

Contrairement à Bertolucci ou Scorsese, quand Woody Allen parle religion (juive, forcément juive), c’est nettement plus drôle et pas moins métaphysique !

Annelise dit: 18 février 2017 à 17 h 34 min

J’en connais un autre qui excelle à 14h32! Réseau incertain, malcommode de répondre comme je voudrais ou de poster, n’étant pas tjs ds le cockpit RdC ms lisant avec l’intérêt qu’on devine. Avions eu ici une conversation croisée entre ts sur nos WA préférés au moment de « Café Sociéty », Paul JB ou Phil vs vs souvenez?..personne d’accord bien sûr

Delaporte dit: 18 février 2017 à 18 h 00 min

Tous les films de Scorsese sont indirectement chrétiens, surtout quand il parle d’autre chose (de la boxe, par exemple). Mais quand il opte pour un sujet directement chrétien, comme dans Silence, ça ne marche plus, comme si ça faisait pléonasme fautif.

Loicdeangelis dit: 18 février 2017 à 18 h 17 min

Ça ne marche plus pour vous parce que vous venez voir un..autre Scorsese..Le Marty et ses 2 films pour pêcheurs,il reste lui même..Moi,je trouve que ce film est plein de mystères et esthétiquement beau a couper le souffle parfois…une seule scene est grotesque: l arrivée du Padre a Nagasaki. Sur un âne tel Jesus…c est nul mais ça m amuse…bon sinon, y a t il des âmes sensibles au fait que le 17 février ,Corso dei Fiori,des sympathisants de Giordano Bruno(qui fut brûle vif comme quelques Khiristans chez Scorsese,,en 1600) ont fait un sitting en sa mémoire.Pas pu y aller cette annee…ça m aurait donne l occasion de boire un verre avec Nani Moretti et ses potes qui ne rateraient jamaisl cet hommage…Allez Marty,un petit effort après the irish Man et jimmy hoffa…un petit Giordano Bruno,le plus grand esprit de l histoire occidentale…brûle vif et pas par des Japs…

Paul Edel dit: 18 février 2017 à 19 h 28 min

A propos du petit film sur Proust retrouvé par miracle, par un chercheur canadien dans les archives d’Henri de Gramont déposé dans une cinémathèque, où l’on découvre enfin Proust cinematographié et « en mouvement » dans un mariage ensoleillé….je me suis renseigné. j’en sais davantage sur ce qui se passa immédiatement après la séquence.
Ce film fut donc tourné le 14 novembre 1904. Sur les escaliers de l’église de la Madeleine, à l’occasion du mariage de Guiche, ami proche de Proust et d’Elaine Greffulhe. on peut préciser ce ce qui se passa dans les minutes suivantes. On voit donc Proust en redingote grise et chapeau melon se faufiler dans la foule, dévaler l’escalier en bousculant sans doute un couple..C’est à la 37eme seconde….Pourquoi est-il si pressé ? C’est pour rejoindre la comtesse Greffulhe au bas de l’scalier.la foule est nombreuse et curieuse devant ce grand mariage mondain.On y admire cette comtesse Greffulhe, d’une grande beauté, la mère de ma mariée.. (Elle deviendra la sublime duchesse de Guermantes dans « A la recherche du temps perdu »). Proust,lui aussi, ému par cette femme, est pressé car il tient à être un des tout premiers à lui tourner un compliment .
Donc quelques instants après ce passage devant l’objectif de la camera il était au bas de l’escalier . On sait ce qu’il a dit à la comtesse Greffulhle :
« Je crois que Guiche a envisagé son mariage avec votre fille comme une possibilité d’avoir votre photographie ». La comtesse éclata de rire devant ce vraiment très étrange compliment.
Puis quand Guiche arriva auprès de Proust au bras de sa jeune épouse Elaine,22 ans, Marcel lui demanda ce qu’il désirait comme cadeau de mariage. Guiche répondit, pour plaisanter, « « je pense que j’ai tout sauf un pistolet. »
Proust, prit au sérieux cette plaisanterie. Il alla acheter quelques jours plus tard un magnifique pistolet chez Gastinne- Renette, l’armurier. Détail étonnant, il orna l’écrin du pistolet avec des gouaches représentant des scènes inspirées des poésies d’enfance de la mariée Elaine..
Comment je sais ça ? Non je n’étais pas ce matin là devant l’église de la Madeleine.. c’est dans la biographie de l’anglais George D Painter, volume 2 (1904-1922)Marcel Proust, les années de maturité »

*enfin, Loicdeangelis, à propos de la statue de giordano bruno, tout capuchonné sur le campo dei fiori, à Rome, chaque matin cette statue est entourée de marchands de fleurs coupées, de petits marchands de bretelles et de sacs à main,de salades et d’artichauts, tandis que des touristes ou des francais venus du Palais Farnese dégustent des cafés aux terrasses voisines..

Loicdeangelis dit: 18 février 2017 à 19 h 33 min

Merci Christiane…quel beau cadeau.Je ne connaissais pas ce billet d Annelise sur Cafe Society…Il est magnifique.Tiens,je vais tout de suite le relire pour me remettre en joie.

Eriksen dit: 18 février 2017 à 19 h 47 min

Le titre « Loving » ouvre deux portes : la militante et l’aimante. Nichols assume civiquement la première, mais le cœur de son cinéma, c’est la seconde. La lutte des Loving ne vient pas d’une volonté de changer le monde mais d’un désir qu’on les laisse tranquille. Richard et Mildred Loving sont un couple très conventionnel. Il est maçon et rêve bâtir la maison qui protégera sa femme et ses enfants. Elle sera femme au foyer et mère. Les clichés ancestraux fusionnés par l’amour selon Aristophane.
Nichols se tient à la solidité de l’union, mais va subtilement modifier les rapports du couple et brouiller les « clichés » initiaux. L’union devient mouvante.
L’amour de Richard pour Mildred est inexpliqué, scellé dans une intimité inaccessible. Mais il est aussi tout expliquant : « Tell them that I love my wife » est son message pour la cour Suprême. Love Supreme dirait Coltrane. La protection de la famille est son obsession, flirtant par moment avec la paranoïa comme dans Midnight Special et Take Shelter. Si l’amour de Richard est un monolithe, celui de Mildred tient d’une végétation, souple et contingente. Mildred est fascinée et fière d’avoir été choisie. Un honneur, secrètement jalousé par sa petite sœur. Les yeux ouverts, elle a une conscience élargie du foyer, plus accueillante pour le dehors, plus attirée par l’extérieur, plus sensible à l’entourage. Parfois un voile de déception laisse entrevoir des rêves plus grands, mais l’important est ailleurs : son homme est courageux et ils s’aiment. En plus il est blanc. Les rêves sont déjà bien comblés.
Quand Mildred souhaite être accouché par sa belle-mère sache-femme (un joli moyen de faire aimer l’enfant coloré), Richard l’écoute et ils rentrent en Caroline, malgré les risques. La donne vient de changer légèrement entre eux, car auparavant Richard décidait de tout. La relation évoluera constamment, mue par la liberté qu’il offre et celle qu’elle s’accorde. Sous l’œil inquiet de Richard, Mildred interviewée pose « à la Jackie » sur son canapé des années 60, forte de cette mission devenue sienne au fil de l’eau. Mais quand il est question d’aller recueillir une possible victoire historique à la Cour Suprême, elle refuse d’y aller seule. La constante adaptation de chacun à l’évolution de l’autre les rend tous deux moteurs.
Richard (excellent Joe Edgerton antiglamour à souhait), est un héros de l’abdication des privilèges, remettant en cause à la fois le pouvoir blanc et le pouvoir mâle, simplement par la place qu’il va laisser à cette femme noire pour jouer des cartes qu’il n’a pas lui-même. Le couple devient la métaphore d’une société inégalitaire en cours de traitement.
C’est d’un léger relevé de tête que Mildred annonce à Richard la victoire. Entre théâtre de l’intensité et geste minimal, Nichols a choisi son style pour susciter l’émotion. Comme tous ses films, Loving est un manifeste discret contre l’hystérie.
Je me souviens de mon professeur de Français qui pointait l’influence persistante du romantisme par cette phrase tiré de l’Almanach Vermot: « elle m’aime, je l’aime, nos parents sont d’accord, que faire ? ». IL faut bien que les gens heureux aient une « histoire » pour apparaitre au cinéma. Peut-être Nichols arrivera-t-il un jour à s’en affranchir… En avaient-ils besoin, eux, de cette histoire ?

christiane dit: 18 février 2017 à 20 h 09 min

@Paul Edel dit: 18 février 2017 à 19 h 28 min
Superbe, Paul,
vous auriez pu faire un billet passionnant ! Quelle folie d’avoir fermé votre blog étincelant. Qu’en aviez-vous à faire des sots et des jaloux. Vous avez laissé un trou dans la toile et je suis partagée entre tristesse et colère. Et Sergio qui nous demande in aeternam de mettre des commentaires pour que ce magnifique blog ne soit pas avalé par votre hébergeur…C’est Woody Allen dans ce film, « café society », qui dit que « l’éternité, c’est très long, surtout vers la fin » ah la la… Faites si ce n’est fait, une copie du tout et créez un autre blog comme Passou.
A part cela, superbe la fin de l’histoire ! je croyais qu’il courait à la recherche du temps perdu…

Paul Edel dit: 18 février 2017 à 20 h 44 min

Christiane, je n’ai pas fermé mon blog à cause des jaloux,mais parce que je me suis désabonné du monde.et aussi de la lassitude. par ailleurs une moderation bien étrange m’empeche de laisser de longs commentaires sur la RDL.. quatre sur cinq paassent à la trappe.. étrange.Mais vous voyez? je suis là.

christiane dit: 18 février 2017 à 20 h 54 min

Ah, ben oui, c’est ça fait rudement plaisir ! mais… ce n’est pas assez… même si la belle écriture moirée d’Annelise nous aimante tous.

christiane dit: 18 février 2017 à 20 h 59 min

Pour la RDL, je crois que ce n’est pas uniquement pour vous, Paul, cela m’est arrivé assez souvent. Je les copiais, les repostais et ils s’effaçaient tout autant. Je crois plutôt que cette modération automatique est bizarre. Je ne sais à quoi elle réagit. DHH et lavande se sont plaintes aussi de posts volatilisés, Jibé aussi je crois.
Pourvu que Annelise ne fasse pas comme vous… Alors là, ce serait la cata !

Loicdeangelis dit: 18 février 2017 à 21 h 38 min

Annelise a sa place dans toutes les rédactions du monde …elle serait la meilleure partout j en suis sûr..En 1h03…elle vous pond un papier…mama Mia !!!le temps de courir 10km dans les vignes..respect.

Loicdeangelis dit: 19 février 2017 à 14 h 28 min

Chère Christiane…en fait je ne connaissais pas l écriture moirée…c est absolument magnifique et troublant(c est de vous?)..Je connaissais le moire de l alpaga,du satin,de la zibeline,…et leur rendu soyeux et brillant…cela convient parfaitement a Annelise..merci

emmannuel dit: 19 février 2017 à 15 h 05 min

Suffit dtourner ldos et jmfé doubler par les chariodfeux?; Popaul qui sort lbouson dpeau dserpent ,çé marlone de Kazan surléqué..;et Le loic hells angels sur oudi haleine qui ssimé sur les chrétienscaché..;nveau coup dur!l’a un bon phrasé ssuila..; Christy lui adresse le lien lpremier soir étou:;? Classe.Lpire cé lRicain danois ,erixenn de 19.47;lpost sur ‘Loving’ kirmé les pendules à l’heure dNichols.; spa possible cte concurrence !!; les bracelets d’Ali vontinter..; kantilécrit « richard est un héros de l’abdication des privileges blancs et du pouvoir mâle  » jsuis obligé dire « kjé pas mieux »…;léfort lDanois.. « manifeste contre l’hystérie  » chui moins sur. (.ya ka voir comment ilfont ronfler lmoteur pour les course élédémarrages ; jdis ça comme ça .; pafermé à la parole non plus .; Caisse cé cthistoire de popaul kélassé?; L’occas dldire jva la prendralors: jtaime bien Popol ..; Jibé etoussa aussi méchémoi cérien dsexuel ,juré;.;ton post sulfilm dProust , lé passé comme une madeleine danleté!; ta du talen:;

Phil dit: 19 février 2017 à 16 h 27 min

Berlin donne l’ours d’or à une cinéaste hongroise, la précédente oursée d’or était aussi une femme et hongroise, Marta Mészaros pour le beau film « L’adoption » en 1975. Les dictatures profitent au cinéma.

Lacenaire dit: 19 février 2017 à 16 h 41 min

Je n’ai jamais cru au « catholicisme » de Scorsese, pas une seconde à ces histoire de péché, piété et rédemption ; il a trouvé un bon filon qu’il exploite à donf pour les dévots américains et les gogos européens… et ça marche !

christiane dit: 19 février 2017 à 16 h 43 min

Loïcdeangelis -14h28
Non, non, c’est de Paul Edel. J’ai repris car c’est une image tellement réussie.
Voilà, c’est là :
Paul edel dit: 17 février 2017 à 12 h 52 min
« Parfois certains textes de notre grande Anne lise ressemblent aux moires d une peau de lézard »

Paul Edel dit: 19 février 2017 à 16 h 54 min

« Loving » de Jeff Nichols. Film généreux, parfaitement académique à mon sens.Il qui défend une cause gagnée par la Cour suprême des états- unis depuis 59 ans.
Le meilleur du film ? Les plans des champs étendus , en Virginie, avec lointains de forets, rayons de soleil rasants du soir, ou bien des assiettes vintage plongées dans une bassine pour la vaisselle .
L’ héroïne, noire, Mildred , est toute mignonne en tablier. Le héros, blanc, maçon, costaud, est sympa .Il cause peu .Il n’est pas, contrairement aux apparences, d’une sérénité à toute épreuve, alors il préfère se refugier sous le capot de sa voiture(une bagnole formidable genre Cadillac55,ou Chrysler56 toute en ailerons chromés, pare- brise teinté,direction assistée,sièges banquettes en vrai cuir bi colore , calandre extra larges, moteur V8, 23 litres aux cent, tableau de bord imitation noyer..) ,avec sa trousse de clés à molettes, à nettoyer et régler des carburateurs plutôt que de répondre à des questions des avocats et des journalistes du Nord.. ce gars là peut pas être mauvais.

Delaporte dit: 19 février 2017 à 17 h 34 min

Je crois pour ma part que Scorsese, qui a été formé dans un séminaire, est vraiment imprégné de la foi catholique, mais que, consciemment, il a beaucoup de mal à l’exprimer. Et quand il se laisse aller à ses méditations, ce sont les histoires d’affranchis et de gangs qui prennent le dessus, avec leur morale particulière. D’où d’ailleurs, dans Silence, le thème de la trahison, qui arrive avec une insistance grotesque comme un cheveu sur la soupe. Bref, Scorsese aurait fait un curieux curé, presque hérétique, mais le fond est bon.

Annelise dit: 19 février 2017 à 18 h 52 min

Lecture & réponse gênées par fluctuation du réseau ms j’ai survolé de très beaux posts.. j’y reviendrai. En revanche quelle est cette histoire de fermeture de Si près si loin, Paul ?

Emmannuel dit: 19 février 2017 à 18 h 52 min

Jfeé cke jveux av mon phrasé ksi tu veux fer ton nenfant de paradis ça, te regarde jissé…;jrenoncerais ksi Ali ou Christy mldemandent;..: Toussa paské jaloux Kpopaul l’a fé sur jefnicols encorun post denfert équeu ,Ldanois &le hells angels Lois son pluforts ktoi;!Cé pas beau ssa ,cé pabossa nova..;@Popaul chui dac.;académisme sur la forme:;Nichols enfant de malik ;les champs les voitures eastwoodiens…; ka même le truc du décalage :;ruth Negga lé bien « toute mignonne en tablier »,célmo;

Paul Edel dit: 19 février 2017 à 19 h 00 min

oui Annelise, lassitude de mon blog..ça arrive..Il faut recharger les batteries.Les voyages..parfois se taire un moment. je recharge mes batteries avec le cinéma traité par vous.. et puis aussi lent retour vers Proust,crayon en main.

Annelise dit: 19 février 2017 à 19 h 15 min

cher Paul,vs aviez dit si b cet enfer parfs on ne peut plus sartrien, huis clos brutal, déferlement ou incompréhensions, vide qui accroissent nos sentiments de solitude ..ms vs allez manquer bcp à ts vos lecteurs, dont moi, si vs stoppez

Emmannuel dit: 19 février 2017 à 19 h 15 min

Merci Annelise;.oui jconnais ltarif ; si chui pas correct ,vous mtraitez de sandwich à la rate ktro trainé aussoleil comme vous lavié fé la dernierfoi kjété grossier; Céki lnouveau Loic hells angels? Lébalèse..;delaporte pourquoi téobsédé comme ssa pamarty?

Emmannuel dit: 19 février 2017 à 19 h 21 min

@19.06 bombe Christy d’accord pour toi jlefrai;
Ali jveux pas vous faire vivre lenfer sartrien, nia popaul;!;

Loicdeangelis dit: 19 février 2017 à 19 h 26 min

La raison pour laquelle les hommes ont,depuis l origine du cinéma,toujours parle des femmes comme si elles étaient plus ou moins folles est simplement que les femmes sont naturelles,et que les hommes avec leurs théories et leurs critiques faciles,très artificiels…

Delaporte dit: 19 février 2017 à 20 h 03 min

« delaporte pourquoi téobsédé comme ssa pamarty? »

Parce que jadis il faisait des chefs-d’oeuvre qui m’ont marqué, cinématographiquement et humainement. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et j’aimerais savoir et comprendre pourquoi.

Roro dit: 20 février 2017 à 8 h 19 min

Delaporte

c’est vrai il voulait être curé!on l’a presque oublié!!
il a fait de bons films tout de même (dont le trop long « No direction home »)

Eriksen dit: 20 février 2017 à 9 h 14 min

Magnifique role de femmes Jibe, ann baxter merveilleuse de naturel aux yeus du spectateur…. bien que mankiewicz ai prevenu des la premiere minute de l artifice qu il y avait derriere ce naturel…
Mais peut etre le film n est il qu une de ces critiques artificielle masculine dont parle loic des anges?
Ca va, ca vient, l’artificiel feminin s est nourri du romantisme de la liberation et l artificiel masculin est en berne. Inversion

JiBé dit: 20 février 2017 à 9 h 22 min

« l’ artificiel masculin est en berne. Inversion »

Le naturel revient au galop ! L’homme nait homo et devient hétéro, Eriksen ?

Eriksen dit: 20 février 2017 à 10 h 29 min

Vu Neruda et Jackie ce WE.
Jackie et Neruda sont un diptyque sur la manipulation des esprits : par le pouvoir en place pour « Jackie », par l’opposition pour « Neruda ». Dans les deux cas, il y a sur-utilisation du statut de victime pour en tirer le maximum,… pour une « cause » qui sert de paravent à leurs Ego.
« No » avait déjà donné un exemple victorieux d’affranchissement volontairement du romantisme victimaire (bien qu’il avait alors toutes les raisons objectives de de la plainte).
Larrain continue sa dissection des manipulations du langage politique.
Le maitre mot de Larrain est énoncé à Néruda par son secrétaire : Modestie.
Entre Neruda, Jackie et El club, on remarque aussi le thème récurrent du prédateur sexuel…

Roro dit: 20 février 2017 à 10 h 37 min

manipulation de la part du cinéaste -ses fantasmes- vous ne trouvez pas? je n’ai pas vu les films (l’autre jour sur Arte un film fadasse et ridicule), toujours est-il que Neruda, mort les jours qui ont suivi le putsch de pino q, avait sauvé des tas de gens des griffes du franquisme-respect.

Roro dit: 20 février 2017 à 10 h 39 min

il ne faut pas oublier que ce cinéaste est marqué par son milieu familial ultra conservateur depuis plusieurs générations, dans des contextes horribles, ça doit être difficile à assumer

Lacenaire dit: 20 février 2017 à 11 h 07 min

emmannuel, à faire ton malin avec ton « écriture », plus personne ne te liras, tu le fais exprès ? vas-y mon gars

brigeou dit: 20 février 2017 à 11 h 41 min

ça fait quelques heures qu’Emmanou ne s’est pas exprimé, il s’y prépare de nouveau avec la géniale limpidité qui est la sienne, pour élever le niveau de l’électeur de base

J.D dit: 20 février 2017 à 13 h 24 min

« Il a fait de bons films tout de même »(Roro).Vous pratiquez la litote . »Raging bull », les infiltrés, « Taxi driver »; enlever la fin de phrase pour en reste à Delaporte 20.03.Grand réalisateur ! relu sur le fil précédent ,Annelise & Edel sur le sujet Silence le 9 février .Un des deux parle de Scorcèse « issu du petit séminaire ».Quel parcours .
Loicdeangelis 19.26.mysterieuse la phrase.la clef chez Ericksen ?

Eriksen dit: 20 février 2017 à 13 h 50 min

J.D. Je ne peux pas adhérer à des totalisations du type « les femmes sont naturelles ». Qu’elles le furent plus que les hommes, c’est probable, mais la dynamique en cours a réalisé un rattrapage voire un dépassement, du moins pour celles qui s’expriment. A partir du moment où elles ont eu droit à la parole, elles ont singé les hommes et sont naturellement tombées dans le travers de la rhétorique de la lutte, qui n’est qu’une autre forme de soumission à la testostérone.

Annelise dit: 20 février 2017 à 14 h 07 min

13h50 « A partir du moment où elles ont eu droit à la parole, elles ont singé les hommes et sont naturellement tombées dans le travers de la rhétorique de la lutte, qui n’est qu’une autre forme de soumission à la testostérone. »
Ah bon? Inferno !

Sylvain dit: 20 février 2017 à 14 h 33 min

@Roro 10.37 oui.Respect de même.

lacenaire qu’est ce que ça peut »vous faire »si vous ne le lisez pas?

Piketty sur macron bof?

Eriksen dit: 20 février 2017 à 14 h 36 min

Roro dit « manipulation de la part du cinéaste -ses fantasmes- vous ne trouvez pas? je n’ai pas vu les films (l’autre jour sur Arte un film fadasse et ridicule), toujours est-il que Neruda, mort les jours qui ont suivi le putsch de pino q, avait sauvé des tas de gens des griffes du franquisme-respect. »
Que Larrain soit « fils de » ne suffit pas à invalidé son discours. « No » n’avait rien d’un film de droite. il tournait en ridicule à la fois les vieux gauchistes victimaires et les vieux fachos pinochiques.
la conception unidirectionnelle du progrès que véhicule la gauche depuis des années est totalement obsolète. Elle est sous-tendue par la certitude d’une vérité. Le progrès y est conçu comme un ascenseur qui se devrait d’avoir un système lui empêchant toute descente d’un étage (appelée réactionnaire).
Ce n’est pas la mienne. Le progrès est une navigation à vue dont la direction change, oscillant entre une tendance droitière qui valorise la compétition et une tendance gauchière qui privilégie la solidarité. Elle oscille également entre orientation qui impose la régle et l’orientation qui fait confiance au collectif. Ces 4 composantes font l’évolution de l’homme. Oublier l’une d’entre elles est une erreur.
C’est encore une vision binaire qui invalide toute critique vis-à-vis de Néruda, sous prétexte de ce qu’il a fait de bien. Eh alors ?

Eriksen dit: 20 février 2017 à 14 h 45 min

je ne sais pas, JIbé, je ne suis ni dans leur corps ni leur tête. le sublime du transgenre, c’est pour moi Viva !

Roro dit: 20 février 2017 à 16 h 07 min

« il tournait en ridicule à la fois les vieux gauchistes victimaires et les vieux fachos pinochiques. »

les mettre dans le même sac, ce devait être passionnant pour lui et si drôle et pertinent

Roro dit: 20 février 2017 à 16 h 26 min

14 h 36 min
Il fait sa crise d’adolescence d’enfant gâté blindé. pino-q le pantin est tombé parce qu’il avait fait le job, n’était plus utile, et sa constitution est, je crois, toujours en vigueur

Roro dit: 20 février 2017 à 16 h 33 min

Erioksen
et je termine en disant que le fait qu’il n’ait pas été jugé en dit long sur « l’ambiance » – rien à voir avec une farce

Eriksen dit: 20 février 2017 à 17 h 44 min

Je ne sais pas si la lubricité de Néruda est réelle, mais je ne vois pas d’incompatibilité entre poésie et lubricité. Penser que Larrain a totalement inventer ça pour salir Néruda, c’est cantonner Larrain dans la rhétorique d’une lutte idéologique, ce qui n’est pas cohérent avec son œuvre. Ce n’est pas cohérent non plus avec la part d’admiration pour Neruda qu’il y a dans le film, sa poésie, son humour, son courage, l’efficacité de sa parole pour unifier le peuple et ce jeu de chat et souris qu’il finit par gagner en face d’un Oscar Péluchonneau en homme du ressentiment.
Je trouve très pertinent de mettre dans le même sac les postures idéologiques de droite et de gauche, et de pointer les manipulations du discours politique d’où qu’elles viennent (je suppose que vous ne considérer quand même pas JFK comme « de gauche » ?).
Roro 16 :0 et 16 :26 « « tendance droitière qui valorise la compétition » hitler, pino-q et cie »
La compétition stimule les énergies. Un monde sans compétition est un monde arrêté. L’homme n’a pas fini son évolution, il est trop tôt pour s’arréter.
« crise d’adolescence d’enfant gâté blindé » « pino-q » sont pure rhétorique de la lutte. Faiblarde en plus.

Roro dit: 20 février 2017 à 18 h 51 min

« mettre dans le même sac les postures idéologiques de droite et de gauche, »

ça me paraît déplacé au vu de ce qui a pu se passer là-bas par ex, par respect pour les victimes

Loicdeangelis dit: 20 février 2017 à 19 h 29 min

La phrase de 19h26 de loic de angelis a pu surprendre…elle est de G.K Chesterton,un des plus grands écrivains anglais du début du XXeme siècle.C était l idole de José Luis Borges…Il a défendu les femmes toute sa vie.et le cinéma jusqu a sa mort en 1932…

Sylvain dit: 20 février 2017 à 19 h 36 min

Eriksen 17.44, d’accord sur Larraîn&jfk.

JB avait billeté dessus « dans le billet ».que reprochez vous au juste?

Eriksen dit: 20 février 2017 à 21 h 44 min

a Roro: je ne comprends pas. Que les tenants d’un partis aient été assassinés interdit toute critique envers eux ?
Alors il ne faudrait jamais critiquer Louis XVI et les aristocrates. çà n’a pas de sens.

ernest dit: 21 février 2017 à 18 h 30 min

« Que les tenants d’un partis aient été assassinés interdit toute critique envers eux ? »

là c’est pas une critique :il se fout de la tronche des gens, c’est pas drôle mais il essaie d’en faire une farce c’est indécent et ça n’amuse que lui

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