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La République Du Cinéma

« Ma Loute » : Bruno Dumont joue gros

Par Annelise Roux

Laissons là les finasseries d’experts pour établir où débute la mer du Nord et où finit l’autre. Des mesures précises existent sûrement, qu’il ne s’agit pas de traiter à la légère, surtout quand on est du coin. C’est le cas de Bruno Dumont, campé pieds potentiellement palmés sur la Croisette en ce mois de mai. Il fait débarquer dans une villa égyptienne à la vue imprenable ses comédiens, famille de grands bourgeois industriels du début XXième s’inquiétant de savoir s’il n’est pas déraisonnable d’avoir troqué le Nord pour le Pas-de-Calais.
On est audacieux ou on ne l’est pas.

« Ma Loute » formellement offre des marines d’une beauté ardoise, des bleus, des gris mica, des vert-de-gris, des blonds froids, des noirs admirables. Au pompon rouge du bonnet marin filmé en contrepoint d’un ciel bleu dur répond le petit fanion assorti enfoncé dans le sable pour délimiter le périmètre établi par les enquêteurs. Sans jeu de mots, le cinéaste a oublié d’être manche. Ses plans à la fois travaillés et farfelus sont si bien documentés au plan sociologique et géographique qu’ils échappent à la gratuité esthétisante tout en évitant un naturalisme qu’il s’est juré de bannir, voire honnit.
On connait sa tendance à faire appel à des non professionnels : Clément Morelle avec lequel il a l’habitude de travailler part en éclaireur pour le casting trouver des candidats « sur le tas » que le réalisateur filme ensuite, selon dispositions. Cela lui réussit. Rachid Bouchareb comme producteur délégué laisse supposer qu’une écoute intelligente et attentive sait lui être accordée, Alexandra Charles sa costumière attitrée depuis « Flandres » l’aide aussi pas mal, grâce à ses compositions pratiques inspirantes. Prévoir des chaussures trop petites pour donner un côté emprunté à une démarche, proposer un corset serré pour étayer un personnage comprimé sont autant d’idées aussi concrètes que valables.

On ne va pas raconter l’histoire. Il y a des disparitions inexpliquées, deux enquêteurs très Dupont/d, Laurel et Hardy affiliés aux Brigades du Tigre sont envoyés en Hercule Poirot des dunes auprès de la famille Van Peteghem : André, le père (Fabrice Luchini a fait un cirque autour de l’apéritif avant la montée des marches et le photocall, le voilà ici idiot, bossu, consanguin, continuant de proposer un doigt de whisse-ky  à ses hôtes avant de passer à table s’humilier à massacrer un gigot, jouant pour de vrai faux, s’extasiant sur le goût de l’omelette ou la beauté d’un pêcheur barbotant dans une saline avant de faire un tour en char à voile façon Jean-Pierre Cassel en «merveilleux fou volant » fin de race), Isabelle, sa femme (Valeria Bruni Tedeschi en bourge coincée livide, Dame de la Côte dévoyée de Nina Companeez qui rabroue sa bonne, manque s’évanouir à la moindre allusion prosaïque mais que frôle la grande révélation mystique, écarquillant des yeux bleus de plus en plus extatiques et évaporés), Aude, sœur d’André (une Juliette Binoche croulant sous le poids d’une chevelure à la Virginia Woolf et d’un chapeau à plume débordée par une hystérie galopante, une brutalité rentrée envers sa fille, ou son fils transs-genre, Billie/Billy, le nom de la comédienne ou du comédien, « Raph » ne permettant pas de le savoir, fruit manifeste d’une nuit d’ivresse incestueuse) enfin Christian, frère d’Isabelle (Jean-Luc Vincent illuminé, crétin et embaumé comme son beau-frère, dont on se demande s’il ne part pas s’exhiber pantalon aux chevilles dans les oyats, enivré de l’impunité que lui confère sa qualité de Calaisien, puisque les victimes généralement sont de Lille, Tourcoing ou Roubaix).

Lorsque les tares sont partagées, le constat peut s’effectuer à l’amiable.
En face de ces Capulet dégénérés, alcooliques mondains, vils et sots, Dumont reprenant ses bonnes habitudes de mettre en exergue des talents inusités dresse une famille Montaigu gratinée, censée être typique des pêcheurs, dure au mal et taiseuse. Ma Loute (Brandon Lavieville) et ses petits frères et sœurs légèrement rugueux, qu’ont enfanté la mère Brufort (Caroline Carbonnier, qui travaillait réellement dans le poisson) et l’Eternel (Thierry Lavieville, père de Brandon, ex manœuvre de 48 ans au chômage). Aucune feinte à déclarer que ce sont eux, d’abord et avant tout, qui emportent la mise devant les pros. Lorsque Ma Loute et Billie/Billy se dévisagent sur des airs d’amour enfant de Bohême. Que le père, qui doit son surnom à sa qualité de sauveteur de marins souque ferme avec d’autres gros bras pour aller les chercher en mer… En plus des moules, c’est un chasseur-cueilleur de première, qui impose sans un mot avec beaucoup de dignité son autorité d’homme, rapportant de la viande fraîche pour sa famille.

Il faut voir la mère s’enquérir dans la rudesse de ces femmes ayant des marmailles à nourrir de la provenance de ce que le père est parvenu à chasser, se réjouir de la tendreté garantie par la jeunesse des proies, proposer une nouvelle tournée à ses gosses d’une tambouille où surnage une oreille ou attendrir elle-même les morceaux qu’elle a l’intention de cuisiner à coups de rame bien ajustés, en travers du portrait de pauvres corps se tortillant ficelés par terre… De quoi vexer, si l’on en déduit que c’est comme ça que les perçoit le réalisateur ? Pourquoi épargnerait-il les pauvres ?Il les crédite plutôt du pouvoir de distanciation et d’ironie.
L’humour de Dumont dépasse le grotesque car il dit au passage le sordide de la misère, le mépris social, la rémanence ou le ravage des éducations reçues, quelles qu’elles soient (Ah, les grondements affamés de Ma Loute, le désarroi navré, impuissant d’André sur la paternité), les barrières de caste comme la décadence à vomir, ignorante de ses bornes, d’industriels hautains trempés de bêtise et d’autosatisfaction, avant de verser de nouveau dans le trop, le beaucoup trop, redevenir donc accessible : barré sous le gore, ravageur parce que si gros qu’il en devient «énorme », comme sait si bien le dire Luchini… Ayant vu le film deux fois, la première dans un fil cannois rompu au cinéaste et donc favorable, la seconde en salle, à côté d’une petite dame chez laquelle le ragoût avait tendance à rester sur l’estomac, j’ai pu voir la différence de perceptions. Ma voisine n’était pas non plus contre la Citrate de Bétaïne, tant mieux. Elle ne s’était pas posé la question d’en prendre pour le film de Dany Boon.

Bruno Dumont ne développe pas des mécanismes comiques lorgnant vers les Ch’tis et le maroilles, pourtant le cinéma qu’il propose ne s’enferme pas dans l’illisibilité, dit des choses simples sous forme élaborée, éventuellement bizarre. On pense à Kusturica, aux pendus rebondissant en fanfare au bout d’un élastique, aux Tsiganes dont l’univers magique et luxuriant m’est familier, à ces portraits de Frida Kahlo où ses ascendants, ses blessures à la colonne vertébrale, jusqu’à ses fausses couches sont représentés sur un même plan, le tout relié par un ruban coloré serpentant sur la toile.
Tout de même il faut s’y faire. Mais Bruno Dumont a raison d’emmener sa comédie vers cela, plutôt que vers un calibrage démago bien éclairci, dressé à ce que le populo se marre. L’inspecteur Alfred Machin – Didier Després, Botero masculin habillé en Magritte qui « gonfle à mesure qu’il ne résout pas le mystère » – flanqué de son acolyte le petit rouquin (Cyril Rigaux) domine le film. Sa folie est de loin la plus légère. Celle du lièvre Luchini se fait doubler par la tortue sumo : ses onomatopées, bredouillements gouailleux qui respectent l’éthique et l’accent renvoient chacun derrière la ligne Maginot d’un département spécifique et d’une incompressible altérité. Son application, sa conscience professionnelle dépourvues de tache font de lui le personnage le plus aérien qui soit. Jusqu’au bruitage des crissements de ses pas dans le sable, d’une incommensurable poésie… Pas pour rien que son quintal finit trimballé comme un cerf-volant au bout d’une ficelle, envolé dans le ciel comme Valeria Bruni Tedeschi en nouvelle Vierge de Fatima. Les cœurs purs résolvent toujours tout, permettant embrassades et d’improbables réconciliations. Profitez-en ?

« Ma Loute » de Bruno Dumont.  

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commentaires

71 Réponses pour « Ma Loute » : Bruno Dumont joue gros

Vébé dit: 17 mai 2016 à 9 h 32 min

Je dirais même plus, comme DuponT /DuponD : mention tres très bien Anne-Lise ! Tableau d’honneur.

On se sent toujours plus intelligent après vous avoir lue et vous ne prenez pas les gens de hauts. Votre drôlerie me fait penser à celle de Vladimir Jankélévitch.

radioscopie, pourquoi parliez-vous sur le fil d’hier de « morues »? Faut-il en déduire que l’espiègle anne-Lise garde le suspense mais que l’action se déroule dans une maison close?

Je suis inquiète par contre de ne plus lire jacques Chenel depuis mon injuste invective : Jacques Chenel, puis-je vous demander de ne pas m’en vouloir et de revenir? J’aurais été contente de vous lire sur WA.

Olga moi aussi j’ai revu le Bob rafelson, j’avoue avoir trouvé le film vieilli, la scène a été tant vue et revue que je n’y éprouve plus de surprise.

Reste la tension sexuelle tangible provoquée par jack Nicholson. Je ne sais plus qui parlait de testostérone, lui en est largement pourvu. Le succès trouble du film repose sur cette sexuation marquée, presqu’excessive.

Eriksen dit: 17 mai 2016 à 9 h 47 min

Des groseilles cannibales et des LeQuesnoy endogamiques et dégénérés : aucun personnage ne s’éloigne de la caricature de lui-même…
A l’exception notable du regard final que Nadège et ma loute envoient à Bille/Billy, regard dont la droiture, le mépris et le condescendant inversent les rapports sociaux comme dans les meilleurs exemples de propagande communiste à la Dalton Trumbo.
Repoussé dans l’animalité par le capitalisme, les Groseille survivent en mangeant les touristes extasiés devant les merveilles de la nature et le charme des petites gens, tandis que des LeQuesnoy sans sève se réfugient dans l’hystérie. Les damnés de la terre contre les damnés du fric. Des acteurs non professionnels au jeu juste et des vedettes vautrées dans le ridicule.
Si l’on écrivait des préfaces pour les films, Dumont aurait pu recycler celle de Sartre pour « les damnées de la terre » de Frantz Fanon :
« Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds. »
« Et si vous murmurez, rigolards et gênés : « Qu’est-ce qu’il nous met ! », la vraie nature du scandale vous échappe : car Fanon ne vous « met » rien du tout ; son ouvrage – si brûlant pour d’autres – reste pour vous glacé ; on y parle de vous souvent, à vous jamais. »
Caressant dans le sens du poil tous les hommes et femmes du ressentiment, Dumont recherche le rire de connivence en s’appuyant sur la haine.
Clairement un appel au meurtre. « We know what to do, but we don’t do ».
Que disent les anti-fhaine de cela ? y a-t-il deux poids et deux mesures pour juger de la haine ?
Sinon, c’est vrai que Dumont est un cinéaste.

Jacques Chesnel dit: 17 mai 2016 à 9 h 56 min

Pas de problème, Vébé, je suis toujours là, un peu débordé ; je suis brièvement intervenu sur WA le 13 à 17:18
bien cordialement

jodi dit: 17 mai 2016 à 10 h 30 min

C’est à vous qu’il faut décerner la Palme Anne-lise! Vos papiers sont si bons qu’il m’arrive de les relire crayon en main pour noter des extraits .On ne sent jamais l’effort.Comme de lire Blondin sur le sport . On est dans le match ,tellement c’est bien.Vus avez vu que la réaction des gens du Nord sur le film a été mitigée? Et pourtant… »le lièvre Luchini doublé par la tortue Sumo »: que vous pour répérer et énoncer ça comme ça. Talent extra extraterrestre!

JC..... dit: 17 mai 2016 à 11 h 42 min

Annelise ! Certes, ils vous aiment, mais en ce qui me concerne, moi, ceint de corps et d’esprits, je vous aime !
(à propos, vous êtes pour ou contre la polygamie ? pour ou contre la polyandrie… ? Bien à vous !)

radioscopie dit: 17 mai 2016 à 13 h 17 min

Vébé dit: 17 mai 2016 à 9 h 32 min
radioscopie, pourquoi parliez-vous sur le fil d’hier de « morues »? Faut-il en déduire que l’espiègle anne-Lise garde le suspense mais que l’action se déroule dans une maison close?

Pas de « maison close », chère Vébé, seulement des espaces ouverts sur fond de grand large. Je citais la désopilante exhortation d’un curé lors d’une procession à Notre-Dame de la Mer : « Pêchez, pêchez, maquereaux et morues ! » Harangue magnifiquement burlesque en considération de la polysémie attachée à chacun de ses mots.

les gens ontle droit de savoir dit: 17 mai 2016 à 13 h 41 min

Plus caricatural et peut-être moins drôle que « La vie est un long fleuve tranquille? « 

deep river blues dit: 17 mai 2016 à 19 h 28 min

JC….. dit: 17 mai 2016 à 11 h 42 min
Annelise ! Certes, ils vous aiment, mais en ce qui me concerne, moi, ceint de corps et d’esprits, je vous aime !
(à propos, vous êtes pour ou contre la polygamie ? pour ou contre la polyandrie… ? Bien à vous !)

Vous qui avez de la suite dans les idées, JC l’intraitable virtuel, comment faites vous pour être ainsi connectée en permanente à toutes ces coconnades ?
https://www.youtube.com/watch?v=1UeFu7QdZPI

Annelise dit: 17 mai 2016 à 21 h 26 min

Vébé, Jodi, j’espère que pour venir recevoir la distinction vous ne m’obligerez pas à m’habiller en pensionnaire des Oiseaux ni de l’Alsacienne? Ma bi-nationalité sociale (j’ai vécu entre les cultivateurs, les tourneurs-fraiseurs, les garagistes et les grands châteaux, et qui sait si les garagistes ne sont pas préférables en certaines circonstances, en particulier pour le coup de la panne) fait que je pourrais y souscrire, mais…
Radio, le petit Jésus porté de guingois, le curé frôlant l’épectase en sermon de plein air valent leur pesant d’or.
JC, si vous assortissez la déclaration d’un filet dans le style de celui de l’Eternel, sachez que je suis un petit format. 48kg, pas grand chose à se mettre sous la dent.
Eriksen, sport en perspective. Je vous trouve brillant mais ne suis pas d’accord avec vous. Ceci avant d’en venir au plat de consistance : l’idée de Bruno Dumont de pousser hors des gonds notre Figaro théâtral ayant déjà tendance naturellement à en sortir, ou Binoche jusqu’au point de rupture n’est pas ce qui me séduit le plus. Je préfère Fabrice Luchini au 6ième étage, en toute simplicité avec les petites bonnes, Juliette B chez Kundera, emboîtant son pas sur les pieds de Daniel Day-Lewis, Teresa apaisée avant d’être tuée en camion… Passons. Votre façon de situer Dumont dans la haine et le ressentiment ne me va pas du tout. Je ne le ressens pas pareil, même si sa caricature de la bourgeoisie à mes yeux n’est pas le summum du film, je trouve très… gonflée la manière du cinéaste d’aborder les pauvres. Aucune condescendance dans cette façon de les bousculer sans amortir ses coups, comme s’il s’agissait de petites choses à ménager. Et puis quoi encore? Ma Loute et Nadège à la fin… êtes-vous sûr qu’il s’agit d’un « regard de droiture et de mépris » sur Billie/Billy? Pourquoi à votre avis l’a t-il graciée, à ce moment-là? Pourquoi résister comme l’avait fait la Cat people de Paul Schrader Nastassja Kinski (avant lui, Jacques Tourneur) à la transformation qui l’aurait conduit à la dévoration? Elle le tient en respect, il n’y peut rien, comme lui, qui est aimé par son père, la fascine. Je crois que c’est ce qui n’a pu être dépassé qui revient à la charge (les grognements annonciateurs) alors qu’il l’a sauvée dans le sursaut imprévisible de l’amour, grande énigme qui les a saisi tous deux en les sortant de la voie tracée. Billie, pour Ma Loute, c’est le mystère résumé du fossé social, de tout ce qui lui semble désirable et mystérieux, inaccessible, tout l’apprentissage mutuel que suggère l’amour et que la société décrète hors de sa portée… Comment y atteindre? Il doute et se décourage, retourne au périmètre qu’il connaît et qu’on lui assigne, mais pour elle il aura résisté à l’instinct, aux lois que lui dicte sa caste. Il n’aura jamais le cœur gai avec Nadège. Elle lui convient mais lui ressemble trop, n’a rien à découvrir de lui ni à lui apprendre… la scène où il lui intime « d’arrêter de le regarder pisser »… c’est très intriguant quand même ! A la fois expression d’une intimité avérée, d’un désir corporel (elle voit son sexe alors que celui de Billie est indéterminé, il la porte respectueusement dans ses bras pour l’emmener à la barque, jusqu’à ce que…)Enfin, le film a des recoins qui m’intéressent – beaucoup plus à vrai dire que son aspect de grosse farce. Surtout Després est si excellent !
Fanon, dont je suis lectrice depuis longtemps, vous me ressortez cette phrase qui a tellement servi, qui est tellement éculée, usée par les interprétations souvent erronées qu’on lui a mises sur le dos… une de celles qu’on emploie le plus et qui me plait le moins. Lisez-la froidement, si vous ne la remettez pas dans le contexte idéologique et métaphorique de l’époque, elle est épouvantable – une horreur. Je la trouve très brutale et vieillie, plus du tout pertinente. Plutôt ronflante, martiale et à côté de la plaque. Ce n’est jamais bien difficile de faire des morts. Ce qui est dur, c’est de faire vivre les gens ensemble, trouver un règlement qui permette à chacun d’occuper une place qui lui convienne sans léser celui d’à côté. Autre paire de manches. Mais vous aimez bien agiter le chiffon rouge devant mes yeux, avouez. Comme j’ai le sang chaud vous savez que ça marche.
Autrement, cerise sur le gâteau : ne manquez pas sur RdL le billet de Pierre Assouline sur « Loving » et « Paterson ». Du coup je ne chroniquerai aucun des deux, ce qu’il en dit est parfait

Annelise dit: 17 mai 2016 à 21 h 57 min

Eriksen lisiez-vous Les Contes du chat perché, enfant? Marcel Aymé. Ma Loute avec Nadège, à la fin, pour moi, c’est la panthère mourant dans la neige, dans le regret d’avoir mangé le cochon, si bon compagnon dont elle a trahi l’amitié naïve. Sans parler de la confiance de Delphine et Marinette. J’ai toujours pleuré en la lisant. Toute la question de la formule « It’s my character », en fait. Seul l’amour permet d’échapper à la sentence

JC..... dit: 18 mai 2016 à 6 h 34 min

Tout ce qui tourne autour du concept idiot du « vivre-ensemble » provoque en moi, structure organique fragile et délicate, d’hilarants orgasmes sociologiques ! Comme s’il était possible de vivre ensemble … comment peut on croire encore au Père Noel, sachant ce que l’on sait de la structure neurologique de l’humain ?

Déjà pour beaucoup, vivre avec soi est difficile, alors….  » vivre ensemble » ! Voilà que ça me reprend …

Post scriptum : Annelise, il y a des 48 kg qui pèsent des tonnes de beauté intérieure

roro dit: 18 mai 2016 à 6 h 48 min

eriksen je ne connais pas cette phrase pourtant j’ai lu FF. Les terroristes tortionnaires et assassins chers au pq wc abruti de service ne sont pas différents de ceux d’en face

JC..... dit: 18 mai 2016 à 7 h 48 min

roro sait lire : bonne nouvelle ! Mais il ne s’en sert pas : comprenette en panne ! Dommage …

Eriksen dit: 18 mai 2016 à 9 h 46 min

@ Annelise.
Je n’ai pas eu le même sentiment que vous sur ce « regard », mais votre perception me parle.
Vous y voyez la nostalgie d’un amour perdu, j’y vois de la pitié.
Les deux y sont, ce qui enrichit indubitablement le film car il place le héros devant un choix :
D’un côté le miroir aux alouettes, l’instant, le sublime, l’inespéré, l’interdit, symbolisés par Billie/Billy.
De l’autre la conscience de classe, les siens, la famille, la procréation, la durée, incarnés par Nadège.
À votre « Jamais le cœur gai avec Nadège », je répondrais « combien de temps le cœur gai avec Billie ? ».
Au-delà du fossé social, d’autres différences renforcent l’opposition Nadège/Billie, qui toutes indiquent que Billie est une impasse de sables mouvants, avec ses faux-semblants, ses tares familiales, ses incompétences pratiques et sa paire de couilles. Les choix de MaLoute ne sont pas déterminés par la réflexion, mais par plus archaïque (comment s’aperçoit-il que Billie est un homme ? ni par la vue, ni par l’ouie, ni par le toucher, ni par le gout… il ne reste que l’odeur). Le plus archaïque étant peut-être ce 6e sens génétique, sélectionné au fil du temps et qui est tendu vers la perpétuation de ses gènes.
Nadège s’installe d’emblée dans la durée. Elle le regarde pisser parce que tout cela est à Elle, depuis toujours et pour toujours. Vu de la profondeur d’un couple, les histoires d’amours extra-conjugales de l’un ou l’autre des membres ne sont que des crises passagères, dont la dose massive d’absolu s’érode avec le temps pour ne plus être que les bornes temporelles du long chemin parcouru ensemble. En quoi cette durée ne serait-elle pas de l’amour aussi ?
Déterminismes de classe, préjugés anti-homosexuels : MaLoute y est soumis. Là où nos analyses divergent, c’est qu’il en est pour vous la victime, alors que pour moi il en est la résultante voire même l’agent. Pour dire les choses autrement, supposons que MaLoute ait la parfaite conscience de tout ce qui le détermine et le contraint, croyez-vous qu’il choisirait Billie/Billy plutôt que Nadège ? Je sens que non.
Mais MaLoute montre l’émergence de quelque chose chez ces damnées de la terre : ce n’est pas par amour que MaLoute sauve Billie/Billy car pourquoi alors sauver la mère et l’oncle ?
D’une position animale, MaLoute s’élève au contact de Billie/Billy et de sa famille, qui eux s’abaissent en révélant qu’ils ne sont que de faux dieux. Au même niveau mental qu’eux maintenant, il perçoit à la fois cannibalisme comme non humain et cette aristocratie comme une impasse génétique. Par le refus à la fois de baiser et manger Billy, MaLoute rejette le péché de chair, fornication et cannibalisme.

Concernant la phrase de Sartre, je suis entièrement d’accord avec vous. Ce n’est que l’expression de l’envie de couper des têtes qui agitent toujours la politique française. Depuis 227 ans comme disait si bien Radioscopie, qui voit la scène clef du film quand la prolétaire de la mer assomme à coups de rame les bourgeois pris dans le filet …, confirmant ainsi l’appel au meurtre que je ressens. (Cronenberg me fait le même effet).
Pour la 2e partie du texte de Sartre, la question de savoir à qui parle ce film est aussi pertinente. Grace à vous, j’ai l’impression qu’il me parle un peu plus (même si je reste ferme sur l’insoutenable lourdeur de Binoche, snif pour Teresa).

Le filet me fait penser au Lion et au Rat de Lafontaine. Mais qui est le rat et qui est le lion ici ?

Eriksen dit: 18 mai 2016 à 9 h 50 min

@Roro. la phrase était dans la préface de Sartre pour les damnées de la terre.
Peut-être a-t-elle été retirée des nouvelles éditions ?

Agnès dit: 18 mai 2016 à 10 h 27 min

Roro 6.42 – « Annelise quelle tchatche »

Encore un coup du porquerollais qui se fait passer pour Roro. Annelise = ampleur et interrogation métaphysique de Terence Malik,PLUS, fantaisie, fraîcheur des comédies italiennes ou américaines spirituelles PLUS,une de ces plumes à la Toni Morrison ou trempée de lyrisme magique, PLUS… PLUS… Ne changez rien surtout annelise. Le Porquerollais s’abime à trop regarder Hanouna toute la journée.
Merci à Ambleteuse 11.16. Complément de choix, j’ai aimé lire le scénario original de B-Dumont avaec ses longues descriptions très précises de l’état d’esprit des personnages .

Perso j’ai trouvé Luchini et Binoche à mettre dans le même sac. Super pénibles dans le surjeu et l’hystérie. Billy(e), entre Eriksen et Annelise = égalité. Échange riche.
une petite question si vous permettez : Eriksen, c’est vous qui signez Xlew d’habitude? Beau style.

JC..... dit: 18 mai 2016 à 11 h 22 min

Comme je sais qu’il n’y a aucune relation, aucun lien, même cinéphile, entre Passou et Roux, je donne en RdC mon point de vue posté en RdL … sur un art en voie d’extinction :

« Le cinéma est mort, Cannes est un gigantesque holocauste peuplé de momies laquées, la littérature agonise depuis que l’imaginaire est sous-traité numérique.
Bien à vous, bon courage humains survivants ! »

Ceci dit ne décourageons pas les cinéphiles attardés : il y a toujours une centaine d’amoureux des enluminures médiévales, ce bleu… aaah, ce bleu !

roro dit: 18 mai 2016 à 12 h 27 min

Agnès dit: 18 mai 2016 à 10 h 27 min
Roro 6.42 – « Annelise quelle tchatche »

Encore un coup du porquerollais qui se fait passer pour Roro.

non rien à voir avec ce c de pq! c’est vraiment roro qui a dit » quelle tchtache » (vocabulaire de là-bas (pouvez pas comprendre))

roro dit: 18 mai 2016 à 12 h 32 min

Eriksen dit: 18 mai 2016 à 9 h 50 min

aucune idée
en tout cas l’époque avait son lot d’agressivités ( binaires dans certains cas :sur fond de Guerre froide
N’est-ce pas Albert C qui en réaction aux accusations faciles de JPS et Simone( qui ne lui a pas pardonné de ne pas l’avoie sautée), a accusé JPS de n’avoir eu que son fauteuil dans le sens de l’Histoire? On s’énerve encore maintenant , même ici aussi -

daniel dit: 18 mai 2016 à 13 h 35 min

c.n, ignare, isolé, rejeté, le pervers de pq ne sait pas quoi faire ni dire pour se faire remarquer

rolando dit: 18 mai 2016 à 13 h 38 min

J’ai entendu dire que de nombreux commentateurs habituels ne veulent plus venir ici tant qu’il y aura le charcutier de PQ, cette sombre andouille

radioscopie dit: 18 mai 2016 à 14 h 39 min

Le « regard » de Ma Loute et Nadège sur Billy/ie me fait surtout penser au regard qu’ont les vaches sur les trains qui passent. Assis sur la plage, c’est un couple prématurément usé, déjà confit dans l’ennui, installé dans le confort délavé et sans rêve de l’habitus.

Annelise dit: 18 mai 2016 à 20 h 07 min

Oh non Petrus ! En discuter ici avec vous, tout le sel.
Radio 14h39, plutôt que le loup dans la bergerie, MaLoute et Nadège à l’étable?
Eriksen 9h46 bien vu, mais vous partez du postulat que Billie/Billy est un garçon. Pas moi.On n’en sait rien. MaLoute est saisi par le doute, a peur que ça termine comme toujours, de se faire avoir par ces bourgeois tordus… Pourquoi il ne boulotte pas la mère et l’oncle? Ces vieilles carnes. Vous en avez de bonnes ! Les pauvres aussi ont droit aux produits de qualité.

Petrus dit: 18 mai 2016 à 22 h 32 min

Tout le sel, certainement, mais me voilà privé du dîner, (du festin ?) pour des raisons indépendantes de ma volonté, comme on dit.
Je me console en suivant vos échanges, c’est un régal, parfois.

radioscopie dit: 19 mai 2016 à 7 h 40 min

Annelise dit: 18 mai 2016 à 20 h 07 min
Radio 14h39, plutôt que le loup dans la bergerie, MaLoute et Nadège à l’étable?

Possiblement. Sur la paille, en tout cas.

JC..... dit: 19 mai 2016 à 8 h 19 min

J’ai entraperçu hier un Mizoguchi de 1939 à la TV…. quand on pense que certains le considèrent comme le Shakespeare du cinéma mondial.

radioscopie dit: 19 mai 2016 à 8 h 28 min

Je n’ai pas du tout apprécié, dans le billet d’Assouline sur la RdL, le coup de griffe ou de massue ou de grâce porté à Ken Loach. Un peu de patience, à bientôt 80 ans, Ken Loach ne continuera pas longtemps à nous mettre sous les yeux ces prolos débonnaires que le système ultralibéral tient pour des fardeaux, des tricheurs, des fainéants. Lorsque Ken Loach aura éteint sa caméra, plus personne ne dira que, sous les apparences, Dickens perdure en 2016. Pas sûr que le monde s’en porte mieux.

arthur dit: 19 mai 2016 à 8 h 46 min

rolando dit: 18 mai 2016 à 13 h 38 min
pareil pour d’autres répub;: à cause du ervers inculte et déb ile de p écul

roro dit: 19 mai 2016 à 8 h 47 min

arthur dit: 19 mai 2016 à 8 h 46 min
rolando dit: 18 mai 2016 à 13 h 38 min
pareil pour d’autres répub;: à cause du ervers inculte et déb ile de p écul

Vébé dit: 19 mai 2016 à 10 h 04 min

Le film de B.Dumont est dérangeant. Je comprends qu’il ait incommodé les gens du Nord des petits milieux, qui à tort ou à raison,se sont sentis visés. Ses bourgeois dépassent la caricature. Je ne les trouve pas réussis. Tellement caricaturaux qu’ils perdent en nuisance.

C’est le reproche qu’on peut lui adresser : ses personnages de la bourgeoisie sont si nuls qu’on n’y croit pas, la satyre à ce niveau n’est pas assez équilibrée pour porter ses fruits.

La question pointée malgré tout est intéressante : est-ce qu’un cinéma « social » consiste à donner entièrement le bon rôle aux petits milieux ? B.Dumont fait la démonstration inverse, répond que non.

C’est ça que Passou a voulu reprocher à Ken Loach : son côté tranché, « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » du moment qu’ils sont du labour. Les autres, tous à jeter au chien, des profiteurs.

@Arthur et Roro : votre attitude ,condamner et vite quitter le navire, c’est quoi l’intérêt.? Si tout le monde se dégonfle au lieu d’essayer de débattre, c’est finalement ceux que vous critiquez qui gagnent. Anne-Lise ou Passou sont punis, vous abandonnez le terrain aux coupables qui peuvent vous dire merci. .

Vébé dit: 19 mai 2016 à 10 h 09 min

erratum : SATIRE.

Le satyre c’est plutôt J-L.Vincent, frère de Valeria Bruni -Tedeshi qu’Anne-Lise décrit comiquement comme « s’exhibant dans les oyats le pantalon baissé » !(J’en ris encore.)

radioscopie dit: 19 mai 2016 à 10 h 38 min

Je ne sais pourquoi, je m’étais imaginé que Pierre Assouline inclinait politiquement plutôt à gauche. Modérément s’entend. La lecture de ses derniers billets démentent cette impression. Dans l’un, il assène quelques coups de trique à un blanc-bec « au RSA » qui a eu le front de refuser un prix, de cracher dans la soupe en somme, de ne pas se prêter aux goncourtisaneries. Dans l’autre, c’est un vieux monsieur, Ken Loach, qui se trouve corrigé : « X a eu le bon goût d’éviter ce qu’un Ken Loach n’aurait manqué de nous faire subir : un film à thèse, militant, explicatif, démonstratif, engagé. » Le cinéma de Ken Loach, si je lis bien, est une épreuve (« nous faire subir ») et de mauvais « goût », a contrario du « bon ». C’est sûr, le cinéma de Ken Loach est « militant », didactique, « engagé » – des péchés ?- il donne à voir des prolos qu’un système ultralibéral malmène, harcèle, il fait ressurgir l’univers de Dickens dans les sous-sols des tours verre et acier de la City. Ah que c’est mal !

roro dit: 19 mai 2016 à 11 h 27 min

« Les autres, tous à jeter au chien, des profiteurs. »

K Loach les montre tels qu’ils sont

roro dit: 19 mai 2016 à 11 h 35 min

K Loach les montre tels qu’ils sont,
c’est peut-être précisément ce que des gens peuvent trouver (trop) flippant, ça dérange ou se rajoute (trop) à la dure réalité..

JC..... dit: 19 mai 2016 à 11 h 58 min

…parce que les prolos, les sans-boulot, les faignasses, les assistés, c’est pas des profiteurs, mon brave roro ?!

Deb dit: 19 mai 2016 à 12 h 09 min

Passouline a le coeur à gauche, bien que matériellement à l’abri du besoin. De notoriété publique.Juré Goncourt et ancien rédacteur de Lire,ça rapporte, et pas seulement de l’argent. Pas parce que les tortillages du jeune Andras (ses scrupules sont advenus APRES impression du bandeau)ou comme le dit Roro, les lourdeurs insistantes de Loach à trop charger la barque l’ont énervé qu’il faut en douter. Beaucoup moins directement lisible, donc o combien passionnant à déceler est l’engagement de notre belle Annelise. Apparence et écriture racées, discours cru, d’une réparatrice et détonnante verdeur. De droite? De gauche? Je pencherais pour gauche. Pas celle du caviar, même si on l’emmènerait bien lui en offrir au restaurant. Toute la jeunesse qui passe la nuit debout et n’a pas à se lever le matin. L’indication de sa binationalité sociale, charmante, éclaire les choses. L’exquise est difficile à ranger sous étiquette, on ne la fera pas tenir comme ça dans une case.Si Dumont rate ses bourgeois, il ne rate pas ses pauvres… quand à dire que Loach leur rend meilleur service en creusant la tranchée du misérabilisme? Je ne me risquerai pas jusqu’à là. Son cinéma de la communion de la petite payée en vols de bandes de gazon vaut mieux que ses descriptions kafkaïennes de la paperasse, du long calvaire du chômeur. Manque la fiction de ses premiers, qui faisaient passer un militantisme généreux, au lieu de ses déclarations de vieux partisan borné (je précise que sur le fond, j’adhère à 100%).

radioscopie dit: 19 mai 2016 à 12 h 32 min

(Avec qq κρυπτός pour voir si ça passe)
Je ne sais pourquoi, je m’étais imaginé que P. A. inclinait poulitiquement plutôt à left/izquierda. Middly s’entend. La lecture de ses derniers billets démentent cette impression. Dans l’un, il assène quelques coups de trique à un blanc-bec « au RSA » qui a eu le front de refuser un prix, de cracher dans la soupe en somme, de ne pas se prêter aux goncourtisaneries. Dans l’autre, c’est un vieux cinéaste, Mr Ken L., qui se trouve corrigé : « X a eu le bon goût d’éviter ce qu’un Ken Loach n’aurait manqué de nous faire subir : un film à thèse, militant, explicatif, démonstratif, engagé. » Le cinéma de Ken L., si je lis bien, est une épreuve (« nous faire subir ») et de mauvais « goût », a contrario du « bon ». C’est sûr, le cinéma de Ken L. est « mylytant », dydactyque, « engagé » – seran pacados / just sins ?- il donne à voir des workers qu’un système ultralibéral malmène, harcèle, il fait ressurgir l’univers de Dickens dans les sous-sols des tours verre et acier de la City. It’s so bad !

radioscopie dit: 19 mai 2016 à 12 h 39 min

Erreur d’aiguillage : le 12 h 32 min était destiné à la RdL , en remplacement du 10 h 38 évacué sur une voie de garage. Maudit soit le chef de gare !

roro dit: 19 mai 2016 à 13 h 04 min

« les lourdeurs insistantes de Loach  »

je voulais dire plutôt qu’il y a des gens qui ne supportent pas la réalité, trop dérangeante pour eux, ils préfèrent s’évader (en avoir l’impression, du moins) ça peut se comprendre
Je n’ai pas vu tous les films de KL mais r Family Life Land and Freedom des chefs d’oeuvre méritent le déplacement

roro dit: 19 mai 2016 à 13 h 07 min

« Toute la jeunesse qui passe la nuit debout et n’a pas à se lever le matin.  »

Sûrement pas les mêmes toutes les nuits , ni les nuits entières, et d’après les photos il n’y a pas que des jeunes!

JC..... dit: 19 mai 2016 à 14 h 26 min

Ken Loach a toute sa place auprès des guignols de Nuit Debout !

Ce lourdaud, chiant, antisémite, est fait de la matière enroulée sur elle-même dont étaient fait les membres de la défunte Union des Ecrivains Soviétiques.

Une enclume bornée, partisane, ridicule. Une propension à expliquer la société, de façon terriblement ennuyeuse !

ami sincère dit: 19 mai 2016 à 15 h 33 min

« expliquer la société, de façon terriblement ennuyeuse ! »

ça te change de tf1 c’est sûr t’as pas l’habitude et pis de toute façon tu comprends rien

rolando dit: 19 mai 2016 à 17 h 24 min

Comme il se fait ridiculiser partout ailleurs, il va demeurer ici pour faire ch.ier tout le monde.
DEHORS !

Annelise dit: 19 mai 2016 à 20 h 59 min

Parce que je n’ai pas toujours le temps de vous répondre. Parce que je trouve gentil de me laisser des liens musicaux, mais que j’aimerais surtout vous entendre parler du film en cours. Parce que je ne crois pas que l’œuvre de K.Loach puisse être en rien réduite à une « enclume bornée et antisémite », quelle que soit l’outrance catégorique à trancher si manichéenne qu’on lui connaît parfois (envers de la médaille de sa conviction?)Parce que certains pas virtuoses du clip réjouissent l’ex-danseuse que je suis, que ses paroles font sens – si seulement vous vouliez les entendre – et que le morceau annonce à lui seul le prochain billet que je vous réserve avant la Palme…
https://www.youtube.com/watch?v=78JyLbOiw5A

JC..... dit: 20 mai 2016 à 5 h 39 min

C’est plus fort que moi !

J’imagine Annelise, l’ex-danseuse, en scène aux Folies Bergères descendant les escaliers étroits façon Mistinguett à Chichen Itza, dans son spectacle : « La vie de Ken Loach », et s’écriant, à propos du Maître :

« L’ai-je bien descendu ? »

JC..... dit: 20 mai 2016 à 5 h 57 min

L’irréalité idéologique du cinéma de Ken Loach, prêchant en chaire comme un pasteur pasteurisant toute une vie, ce discours sans aucun sens de membre du Comité Central de la nomenklatura marxiste privilégiée…. cela me fera toujours marrer.

Quant à lire les commentaires du Poly-pseudos Furieux et de ses garçons de bain qui l’accompagnent…. c’est par contre craquant, distrayant au possible !

Annelise dit: 20 mai 2016 à 8 h 53 min

Hum. Tout ça pour espérer me voir arborer le fameux costume. »L’ai-je bien descendu » en revanche, sûrement pas. J’avais trouvé le « Family life » de Loach en particulier très beau, cette jeune fille versant dans la schizophrénie à force d’inhibition sociale… et sa « Part des anges », avec ce côté « Sideways » du whisky.
Plus que deux jours avant la remise des prix.

JC..... dit: 20 mai 2016 à 9 h 54 min

Je ne comprend pas cette sensiblerie qui nous fait employer des tournures aussi recherchées que « versant dans la schizophrénie à force d’inhibition sociale » ….

Elle est conne, la fille, c’est tout ! Point barre…. Dites moi si je me trump, et surtout où, et pourquoi ?

jeandodo dit: 20 mai 2016 à 10 h 18 min

Pauvre insulaire, pervers, qui fait semblant de chercher à comprendre alors qu’il veut juste faire ch.. tellement il s’ennuie dans sa vie vide, isolé et c.n scotché sur tf1 et le rdl..le pq n’a jamais vu un film de K Loach

jeandododo dit: 20 mai 2016 à 10 h 18 min

JC….. dit: 20 mai 2016 à 9 h 54 min
Je ne comprend pas

mais on sait que t’es c.n! pas la peine de le clamer

Sylvain R dit: 20 mai 2016 à 13 h 22 min

Merci pour vos super articles, Anne-Lyse ! la littérature alliée à la critique. Votre lecteur fidèle. Je vous avais entendue à Cognac pour votre livre aux « littératures Européennes » dans le grand-amphi (l’année de CLAUDIO MAGRIS) avec le joueur d’échecs chilien vice-champion d’Amérique latine B.Toro. Je ne rate aucune de vos parutions.
S.R.

rolando dit: 20 mai 2016 à 15 h 27 min

Annelise, débarrassez-nous, débarrassez-nous de JC, sinon je crains la débandade car il y en a vraiment marre de cette sangsue incuculte

JC..... dit: 20 mai 2016 à 15 h 52 min

Oui ! Annelise, oui ! Faites moi mal…

Et, par là même, à la liberté d’exprimer les idées stupides des classes défavorisées, qui n’ont pas fait leur début de parcours chez les Jésuites à cause des inégalités liées à un système injuste pro-capitaliste…

… pourquoi ne pas passer la république du cinéma au Karcher ? ….

tumbleweed connection dit: 21 mai 2016 à 0 h 47 min

…le cliché semble plus tardif, disons d’un an…

Tumbleweed Connection!

tumbleweed [ˈtʌmblwi:d]
noun
amarante

Plates-bandes d’amarantes

Juillet, Boulevard du Régent.
Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
- Je sais que c’est Toi qui, dans ces lieux,
Mêles ton Bleu presque de Sahara !

Puis, comme rose et sapin du soleil
Et liane ont ici leur jeux enclos,
Cage de la petite veuve !…
Quelles
Troupes d’oiseaux, ô iaio, iaio !…

- Calmes maisons, anciennes passions !
Kiosque de la Folle par affection.
Après les fesses des rosiers, balcon
Ombreux et très bas de la Juliette.

- La Juliette, ça rappelle l’Henriette,
Charmante station du chemin de fer,
Au coeur d’un mont, comme au fond d’un verger
Où mille diables bleus dansent dans l’air !

Banc vert où chante au paradis d’orage,
Sur la guitare, la blanche Irlandaise.
Puis, de la salle à manger guyanaise,
Bavardage des enfants et des cages.

Fenêtre du duc qui fais que je pense
Au poison des escargots et du buis
Qui dort ici-bas au soleil.
Et puis
C’est trop beau ! trop ! Gardons notre silence.

- Boulevard sans mouvement ni commerce,
Muet, tout drame et toute comédie,
Réunion des scènes infinie,
Je te connais et t’admire en silence.

Est-elle almée ?…

Est-elle almée ?… aux premières heures bleues
Se détruira-t-elle comme les fleurs feues…
Devant la splendide étendue où l’on sente
Souffler la ville énormément florissante !

C’est trop beau ! c’est trop beau ! mais c’est nécessaire
- Pour la Pêcheuse et la chanson du Corsaire,
Et aussi puisque les derniers masques crurent
Encore aux fêtes de nuit sur la mer pure !

Juillet 1872.

Arthur Rimbaud

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