de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Long way home

Par Annelise Roux

Après la sélection du trop lisse «Les Hirondelles de Kaboul» de Zabou Breitam et Eléa Gobbé-Mévellec dans la catégorie «Un certain regard», un deuxième film d’animation enthousiasmant, «J’ai perdu mon corps» de Jérémy Clapin, présenté en première mondiale à Cannes a créé l’évènement en remportant cette année le Grand prix de la Semaine de la critique
Acheté au printemps par Netflix, il sera diffusé par la plateforme selon le délai habituel.

Dans un Paris des années 80, 90 Naoufel (Hakim Faris) se rêvait astronaute ou pianiste. Il livre des pizzas. Au bas d’un immeuble, un article «avec supplément oignons» abîmé sur les bras, il sonne chez Gabrielle (Victoire Du Bois). Le jeune homme en tombe amoureux. Le film va s’attacher à retracer sa trajectoire, comment il tend à la rejoindre. Les interphones sont plus érotiques qu’on ne le pense.
Une main amputée («Gigi», Patrick d’Assumçao) s’évade par ailleurs du réfrigérateur d’un laboratoire, n’ayant de cesse de retrouver son propriétaire. S’ensuit une cavale picaresque parcourue d’épreuves et traversée des souvenirs de sa vie d’avant, jusqu’au dramatique accident qui l’a contrainte à la séparation.

S’appuyant sur le logiciel d’animation Blender, le réalisateur s’emploie à filmer les deux rapprochements parallèles, les faisant fusionner en un conte moderne où il est question de la providence des pas de côté, de résilience et d’émancipation traités sous l’angle d’une poésie adulte.
Marc du Pontavice, président du studio Xilam et producteur (il avait produit le «Gainsbourg, vie héroïque» de Joann Sfar) s’était mis en tête d’adapter librement «Happy hand», roman de Guillaume Laurant, par ailleurs coscénariste à succès que l’on sait de Jean-Pierre Jeunet («Amélie Poulain», «Un long dimanche de fiançailles»). Il avait pensé à Jérémy Clapin dès 2012, séduit par le travail en «court» du cinéaste, déjà repéré à la Semaine.

Pour dire à quel point, sept ans plus tard, cela renseigne sur la longévité du repérage et la durée des préparatifs, sur ce que le long-métrage conçu comme un puzzle, réalisé à la fois en 3D et en dessin 2D, a nécessité de travail d’écriture minutieux et de mûre réflexion.

«Ce doit être apaisant d’être coupé du monde», dit Naoufel à Gabrielle.
Or si la main à fibre aventureuse a quelque parenté avec de «La Chose» de la Famille Addams qui aurait pris la clé des champs – le récit est en réalité urbain et se passe surtout la nuit – nantir d’expressivité ou d’empathie un membre sectionné, sans œil, échappé d’un tiroir, représentait un challenge.
Ludique, mais pas seulement : comment «pense» une main ? Comment peut-elle toucher, être touchée ? Comment se déplace-t-elle, s’assoit-elle ? Comment rendre l’émotivité d’un personnage dépourvu de visage ? En le dotant notamment d’une intériorité, d’un passé.
Jérémy Clapin a dû procéder à l’invention d’un langage sensoriel, que sa mise au ras du sol, son cadrage serré mettent en avant. La câlinerie au bébé ayant égaré sa tétine de la bande annonce, les petits doigts enserrant ceux de Gigi, pauvre hère en quête du complément qui, seul, la mènera à la plénitude dévoilent une chaleur, une hésitation pudique, une gentillesse singulières venant d’un bout de bras mutilé… Que ce soit le crépitement stressant d’un escalator, le cri d’un rat, à l’échelle énormes ou la chute danseuse d’un mégot tournoyant, le maniérisme raffiné à l’œuvre micronise et décuple l’observation et les sensations.

«Il s’agit d’une histoire simple que j’ai compliquée» avance Naoufel.
L’audace du récit est d’en passer par une étrangeté, un surréalisme de départ qui ne sont pas sans rappeler ceux du Quentin Dupieux de «Rubber». Il se doit d’être gonflé, s’il veut fonctionner en faisant démarrer une love story dans une salle de dissection. Au lieu de suivre une autoroute qui ne va surtout pas chercher midi à quatorze heures, il y a une espèce de fantaisie, de temps «dérythmé» dans les accélérations, les raccourcis, prenant le spectateur par surprise et le menant à s’égailler dans des chemins de traverse.
Les personnages eux-mêmes apportent une dimension douce à l’univers âpre. Les vingt premières minutes déploient d’emblée toute la précision technique nécessaire à la narration : chaque tronçon revêt un style différent, mélange de noir et blanc et de couleur, d’animation 3D et dessin 2D… Le graphisme est brut, d’une image évoluée qui sait tirer parti des accidents… et sans doute ce «pas trop lifté, profondément senti» permet-il de rester dans l’organique en évitant le formatage, l’effet «glacis», cette sorte d’artificiel sans aspérités que l’on pouvait reprocher aux «Hirondelles de Kaboul». Ces écueils étant écartés, beaucoup d’humanité filtre.

On peut objectivement parler d’un «tournage». Le film de Jérémy Clapin échappe à l’aseptisation, ne sent pas l’éprouvette en partie du fait de l’enregistrement des acteurs – Hakim Faris, Victoire Du Bois et Patrick d’Assumçao – en même temps qu’étaient filmées leurs «références corporelles» : l’utilisation ensuite des voix, des sons captés sur l’instant donne un naturel, une profondeur plus durs à obtenir en décalé à la barre en post-synchronisation. Cette virtuosité, ce sérieux assortis du travail musical poignant au design fluide de Dan Levy rendent possibles l’identification aux tribulations des personnages, compatir au fait «qu’être une main solitaire, perdue en ville» soit dur.
La modernité est d’autant plus intacte que le cinéaste a posé une datation qui n’est pas celle des années numériques et favorise le côté tactile. Il n’est pas d’actualité pour la main Gigi d’appeler un Uber depuis une tablette pour parvenir à destination. Son trajet d’initiation – car il s’agit également d’un film d’apprentissage – passe par les difficultés, les embûches que l’on rencontre lorsqu’on n’a pas tout à sa portée, rendues en sensualité humble, ou angoissée (Ah, le froissement entre papier crépon et feuilles mortes des pages jaunes de l’annuaire !)

Il est évident que la distinction par la Semaine, l’achat par le mastodonte américain sont un signal fort envers les films de ce style.
Au Fifib, Festival international du film indépendant de Bordeaux, le pool de courts-métrages inédits visionné il y a deux ans était dominé par «Martin pleure», de Jonathan Vinel (monologue avec la voix de Paul Hamy, vu auparavant dans « L’Ornithologue » du Portugais Joào Pedro Rodrigues) qui participait avec brio de cette exécution, au milieu de films à incarnations et direction «normales».
Le secteur est en pleine expansion. En découlent non pas une concurrence forcenée avec de «vrais» comédiens mais des débouchés multipliés pour des auteurs, des scénaristes, des acteurs (voix), des dessinateurs, des techniciens, ingénieurs, plasticiens, musiciens etc. Cette embellie – donner du boulot – n’est pas négligeable, dans une filière où les métiers ont tendance à s’épuiser, les voies à s’étrécir.
Des sections dédiées à cet art précis s’ouvrent dans les écoles de graphisme, de dessin ou de cinéma, des prix spéciaux lui sont voués dans les festivals, ce qui n’est pas sans entretenir une certaine ambiguïté quant à la qualification qui lui sied.

La valorisation d’un marché en pleine santé, la sève qui infuse la branche sont une bonne nouvelle. Cela apporte de l’air, dément la sclérose en dribblant la forme et fait du bien ! Dans le cinéma d’animation, ce n’est pas en effet la machine qui remplace l’homme et génère du chômage… il ouvre le champ, crée des emplois sans trop de risque a priori d’engoncer, si l’on réfléchit qu’il ne s’agit pas en soi d’un «genre» qui encourt vite de bouchonner, mais bien d’une technique et de savoir-faire qui empruntent et rajoutent à leur tour aux genres auxquels ils s’appliquent (d’où le versant paradoxal, appelé peut-être à se fondre à mesure que l’exercice développera sa place, consistant à lui attribuer un créneau «à part», de la même manière que Xavier Dolan n’avait pas apprécié in fine que lui soit remise une «Palme queer», le «cinéma homosexuel» n’appelant pas pour lui de ses vœux un traitement distinctif) .

«J’ai perdu mon corps» est une animation où se retrouvent – plutôt à leur meilleur – des éléments de cinéma de genre «horrifique» (le réalisateur connaît visiblement ses Cronenberg et Carpenter), mais aussi des éclats de «comédie romantique» ou de  «film d’aventure».
Et l’on pourrait très bien imaginer l’application fructueuse du procédé à n’importe quelle autre sphère «genrée», le thriller, le fantastique abordés dans l’exigence voire… le porno, sur lequel un collectif artistique berlinois des plus avant-gardiste (pour davantage de détails, Cf. le dossier des «Inrocks» du 11 octobre) commence à se pencher afin de réfléchir à la redéfinition d’une éthique, d’une dimension de pédagogie et une charte commerciale, à l’heure où l’éducation sexuelle des adolescents, quatre-vingt-dix fois sur cent parmi les sociétés consommatrices de cinéma, y a recours.
Gageons que Xilam qui offre avec Jérémy Clapin ce beau «J’ai perdu mon corps», ou encore des sociétés inventives telles que Miyu Productions, dont le jeune fondateur Emmanuel-Alain Raynal en 2009 et Pierre Baussaron (qui l’a rejoint en 2015) ont été lauréats du convoité Trophée de l’animation du Film français à Annecy en 2019 sont d’excellent augure !
Pour ces derniers, deux studios décentralisés en plus de celui sis à Paris, pistant la matière à la source aux Gobelins ou Arts décos : Angoulême et Valence (La Poudrière) en régions… Sachant saisir la balle au bond, ces visionnaires nouvelle génération ont la main libre désormais pour transformer d’engageantes promesses en revivification effective fondée sur la créativité, l’audace et la qualité, loin des essoufflements. À signaler, « Egg » de Martina Scarpelli et « Je Sors Acheter des Cigarettes » de Osman Cerfon figurent sous leur bannière dans la sélection des 12 courts métrages en lice pour le César 2020 dans la catégorie.

« J’ai perdu mon corps » de Jérémy Clapin
Sortie le 6 novembre 2019

«Egg » de Martina Scarpelli et «Je Sors Acheter des Cigarettes»  de Osman Cerfon, Miyu Productions
(à suivre)

 

 

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commentaires

873 Réponses pour Long way home

Marie Helene S dit: 4 novembre 2019 à 10 h 42 min

Cela donne envie.
L animation, future tasse de the de notre generation, preuve en est donnee avec ce billet. La touche mi -ironique erudite autour du cinema pornographique, cette grande affaire de l underground devenu une forme d incarnation du ‘hype’berlinois, parle de soi -meme;

Candaulisme. 20 h 49 Bouguereau sur le fil d avant. A mettre en abyme avec le developpement dans la chronique ‘Joker’de ce theme nouveau, decortique pour la premiere fois a ce point en neuroscience objective, de la depenalisation ‘morale’de la folie ou du vice.
Le roi de Lydie, Gyres, Nyssia. la nouvelle de Theophie Gautier partant d un tableau, ou l histoire transposee d Herodote au theatre de Gide,lorsqu elle est vecue par Toulouse- Lautrec peut etre imputee plus a la compensation inconsciente d un handicap qu a une ‘perversion’.

Marie Helene S dit: 4 novembre 2019 à 10 h 44 min

Theophile.

Aujourd hui est un jour cinematographique tres concurrence par l attribution du Goncourt, Chere Anne Lise !
J aurais vote J-P.Dubois.et vous ?

Cordialement.

Dubruel dit: 4 novembre 2019 à 12 h 53 min

Pas le jour pour poster cinéma, non. ils sont tous enchaînés devant la 2 en attendant le verdict.
Ne serait-ce que pour apercevoir Assouline au balcon ! gagesque mais humain.
Moi Mingarelli. Plus qu’un instant avant de savoir.

Chetouane dit: 4 novembre 2019 à 13 h 04 min

Chère Annelyse, trop d’occupations me requièrent !
Une fidélité exprimée autrement, via ma lecture silencieuse.

L’article lancé à l’orée de la tempête Goncourt est crâne, bravo.
J’y reviendrai de manière plus ample plus tard si je peux ,sur berlin entre autres,pour le moment je dépose mon grain de sel autour du sujet habituel de mes recherches, intégration, ‘cohabitation culturelle’.
Vous n’aurez pas été sans remarquer les amours ‘mixtes’ présentées naturellement entre ‘Gabrielle’ et ‘Naoufel’.
And the winner is ?

Vincent dit: 4 novembre 2019 à 13 h 21 min

le goncourt, protopype cadeau qu’on faisait à ma mère quand j’étais petit pour noël.
Elle les lisait pas ,ou pas aimé, résultat on a arrêté. Trop le bandeau étagère desuet.

coolissime que vous parliez d’animation, AL…. cool que LN a l’air d’agréée, y en aura t’il d’autres?
Jon Vinel effectivement solide. Le coté robotic fluid dans la transfo risque de déplaire certains alors que c’est voulu; le synthez planant, mais je trouve pas intéressant rester dans l’aspect technique et je suis 10/10 d’accord que vous en sortiez.

A +je vais revenirj’espere après vision rapide sur vos conseils.

A +

Eriksen dit: 4 novembre 2019 à 13 h 34 min

à fontebranda et MHS: suite discussion sur fil précédent
« Concentrer l’attention sur la responsabilité de l’individu détourne l’attention du mécanisme qui crée de telles situations, mécanisme auquel les individus — logisticien ou consommateurs (la famille de Frank, les copains du fils) — participent, ds lequel ils sont / ns sommes pris, bien qu’à des titres différents. »

Nous sommes à l’os dans cette discussion, nous avons trouvez une différence non argumentable: je m’intéresse à la liberté des hommes et vous vous intéressez à leurs fers.
Pour moi, leurs fers nous sont vraiment bien connus maintenant, et plus on appuie et on répète la description de ces fers, plus l’idée même de libre-arbitre s’efface des esprits. Je ne dis pas qu’il existe, je dis qu’il est utile de penser qu’il existe.
Quant au « confort » vu sous un angle péjoratif, il consiste pour vous et moi à évacuer la question intéressante, à savoir vous les fers et moi la responsabilité. Ce n’est donc pas un argument il me semble

Marie Helene S dit: 4 novembre 2019 à 13 h 40 min

Sans rancune, Dubruel !

Heureuse que Dubois l ait emporte. Votre candidat, Mingarelli, etait bon aussi. Il me semble que vous penchiez pour le premier, presque a egalite. Donc satisfait ?

Vincent.
Le cinema d animation depeint par Annelise, grand prix de la ‘Semaine de la critique’ n a pas l air d etre rien. J en suis curieuse.

Marie Helene S dit: 4 novembre 2019 à 13 h 54 min

excusez-moi. l ai pose sur le fil ‘Joker’.
je reposte ici, dans l actulite de la discussion :

13 h 34.Conversation entre Fontebranda & Eriksen sans qu il soit besoin de departager.

Jazzi qui qualifie le 3 nov 14 h 45
‘Le fils disant à son père qu’il ne lui reproche pas sa trop grande absence à la maison, mais qu’il ne lui pardonnerait pas de ne plus leur assurer leur train de vie confortable. Des claques ‘
deplace la question.
Vous vous attachez l un et l autre a en redefinir le coeur des termes. Fontebranda dans la description d une bascule maintenue non equilibree est irrefutable !

@Bouguereau, trafic d armes & le vendeur d armes reveille pour ne pas manquer l avion.
Allusion a ‘Lord of war’ ? Nicholas Cage dans le role cynique -titre n en veillait pas moins a tenir sa femme dans une ‘illusion’ a minima bienseante. Au risque de tout perdre. (Il ‘achetait’ ses toiles).

Annelise dit: 4 novembre 2019 à 17 h 07 min

13h21, à propos du Goncourt, extended version of the day au Renaudot essai, attribué murmurent les échotiers par une « frange droitière » du jury à… Eric Neuhoff qui dessoude le cinéma français actuel (« (Très) Cher cinéma français », Albin Michel) « engraissé de subventions CNC », « empâté bourgeois qui crève sans s’en apercevoir »
Huppert « sexy comme une biscotte », « Si tu n’es pas sage mon enfant, on t’enverra voir un film de François Ozon, de Christophe Honoré ou d’Olivier Assayas »
Il n’y va pas de main morte

Annelise dit: 4 novembre 2019 à 17 h 26 min

MHS 10h44, Dubois me va bien. .j’aime bcp cette maison qui est récompensée aussi avec lui, j’y ai eu des rencontres de lecture importantes, Hubert Selby, Carver, Gérard Lefort dans sa Foire aux vanités cannoise très drôle. .mon cher Kevin Canty. .j’ai gardé des années sur mon bureau « Etrangère en ce monde », à cause d’une nouvelle intitulée « Chiens » ..j’étais à la Série noire..irradiée par cette écriture mélancolique, drue, d’une tendresse immense. .un texte sentimental, frais..avec du nerf, pas étique, au contraire d’une sensibilité débordante.. Quand la couverture a fané, j’en ai racheté un pour moi, en plus de ceux que j’ai achetés régulièrement pour offrir. Lui (Canty), Crumley, Harrison. .Crews, Woodrell, « La mort du petit coeur » ont fait partie des chocs, les quatre derniers répartis entre Nrf à liseré de deuil que dirigeait Patrick Raynal et Rivages, emmené par Guérif. .l’Olivier, j’accorde du crédit, c’est très bien oui

Annelise dit: 4 novembre 2019 à 17 h 36 min

Vincent, je ne tiens pas en effet à nous embourber tous dans le jargon technique, le matériel Blender à faire monter la mayonnaise
.. »Martin pleure », Jonathan Vinel et Caroline Poggi, j’avais été séduite alors que le monde des « gamers » m’est totalement inconnu. .j’ai déjà du mal à envoyer un mail et suis coupée du réseau plus souvent qu’à mon tour..ça m’avait émue de tomber comme ça sous le charme existentiel étrange, très pur de cet univers froid, entièrement constitué d’images digitales du jeu video GTA (grand theft auto)..vous, cela doit vous être familier, moi zéro.. Vinel a utilisé la fonction « réalisation » du jeu pour faire son court
C’est très différent ici, vous l’avez compris

bouguereau dit: 4 novembre 2019 à 21 h 28 min

«La Chose» de la Famille Addams

dabord maupassant et une nouvelle anglaise dont j’ai oublié le nom..les addams c’est des moignons

bouguereau dit: 4 novembre 2019 à 21 h 39 min

Allusion a ‘Lord of war’ ?

..d’un film italien de la grande époque..la femme et les enfants qui découvrent que papa est marchand d’arme..papa honteux dit qu’il arrête tout..mais que chacun réduise son train de vie..un sketch nuovi mostri? je ne sais plus bien

bouguereau dit: 4 novembre 2019 à 21 h 44 min

cet univers froid, entièrement constitué d’images digitales du jeu video GTA

froid froid..presque tous les jeux sont en réseau..on peut y rencontrer dirphiloo lui vider son seau de popcorn d’une rafale d’ak47..même pas mal

bouguereau dit: 4 novembre 2019 à 21 h 50 min

ce n’est pas en effet la machine qui remplace l’homme et génère du chômage…

d’autant que le stop motion a grace à elle fait des bons (!)..sans elle wallace et gromit aurait été difficile..et même les ‘animations a la main’ sur papier

bouguereau dit: 4 novembre 2019 à 21 h 52 min

le porno, sur lequel un collectif artistique berlinois des plus avant-gardiste (pour davantage de détails, Cf. le dossier des «Inrocks» du 11 octobre) commence à se pencher afin de réfléchir à la redéfinition d’une éthique

j’voudrais pas m’immiscer..mais de quoi se mèlent ils?

Art dit: 5 novembre 2019 à 11 h 52 min

sur le logiciel gratuit,M.bouguereau Jean-M a l’air de s’y connaître. Vous aviez déjà montré les dispositions en parlant du beamer.
seriez-vous accro aux jeux et sinon lesquels ?

Anne Lise parle le langage de la génération dans cet article.g apprécié qu’elle souligne poésie « adulte », car l’animation pas + de raisons qu’autre d’être enfantile.
J’irai c’est sûr !!!accompagné s’il le veut de M.Marmot tutusse 1″h.21 s’il fait l’honneur de m’accompagner.Cp Philippe et tous&toutes devraient si veut rester au courant.

Art dit: 5 novembre 2019 à 12 h 01 min

éric neuhoff.
Les termes sont durs mais ont le droit. moi je l’aime pas mais si sa critik valable, j’entends.
Je pense pas Is.Huppert le problème d’être sexy ou pas pour lui est central, par contre ça il tape trop bas;

la fiancée Celine Sciamma Adèle Haenel que vous adorez Anne Lise dépose plainte pour avoir été trop frôlée 12 ans (!!!)par un réal, déclenchée par le film Michael Jackson K.i avait le TORT d’abuser les petits garçons de cet âge.
L’info passée mediapart mais je l’ai entendu quand François Baroin venu à l’emission elizabeth Lemoine pour parler des 70 ans de Canal plus(son père Michel avait fondé avec andré Rousselet).

cela représente t-il certainement tout une époque à vos yeux à tous !!!

Art dit: 5 novembre 2019 à 12 h 05 min

le porno on a tous regardé, J.m Bouguereau; ne dites pas que vous pas !!!Personne croira.
Et pas toujours joli joli. (pays du nord mieux et pas mieux !!!ça dépend quoi/comment on voit ça)
mais l’éducation sexuelle passe dedans dans cette époque.L’animation peut être plus safe que pour ces pauvres femmes!!!

Portmann dit: 5 novembre 2019 à 13 h 29 min

« la fiancée Celine Sciamma Adèle Haenel que vous adorez Anne Lise dépose plainte »

des accusations glaçantes présentées devant Edwy Plenel, que l’on retrouve en boucle sur smartphones et tablettes ce matin dans le métro.
L’a -propos du renaudot à Eric Neuhoff, détracteur de sa compagne,éclipsé médiatiquement par sa plainte.
MA VIE DE COURGETTE avait rencontré beaucoup de succès !
Miyu production sonne japonais.L’influence des mangas dans l’histoire a été colossale. ces jeuens prodiges ont des noms français pourtant.

@Bougeaureau. Avez-vous retrouvé le nom de la nouvelle anglaise à la base de la famille adams ?
merci.

puck dit: 5 novembre 2019 à 13 h 34 min

Eriksen, opposer de façon simpliste et manichéenne responsabilité collective et individuelle à la façon dont le font les politiques… je crois que nous savons maintenant les limites de cette manière de penser.

vous écrivez « Pour moi, leurs fers nous sont vraiment bien connus maintenant, et plus on appuie et on répète la description de ces fers, plus l’idée même de libre-arbitre s’efface des esprits. Je ne dis pas qu’il existe, je dis qu’il est utile de penser qu’il existe. »

cela fait penser à la remarque de Jazzi : « c’était déjà chez Zola ».

je pense que non : nous ne connaissons rien de ces fers, par contre nous savons où mène une liberté sans limite, cela mène à la démesure.

la notion de libre arbitre est une vue de l’esprit, cela n’existe pas, la liberté transforme les hommes en loups, ils retrouvent leur nature animale, comme l’ont écrit Spinoza ou Hobbes l’homme n’est pas bon par nature.

à partir de là ce conte de fée que l’on appelle « libre arbitre » pour nourrir une pensée ultra libérale cela peut vite tourner au cauchemar, et on le voit aujourd’hui à tous les niveaux.

la démesure Eriksen ! opposer la responsabilité individuelle à la responsabilité collective est la conséquence la plus niaiseuse de la pauvreté intellectuelle à laquelle notre époque est parvenue, ouvrez donc un journal à n’importa quelle page pour faire le constat de votre belle responsabilité individuelle…

Dubruel dit: 5 novembre 2019 à 13 h 45 min

Portmann 13H29.
‘Ma vie de courgette’ et ‘Wallace et Gromit’ animés à partir de pâte à modeler.
Shaun le mouton, pas mal non plus. Technique différente. La palette est large, comme le dit A.L.

La manière de le présenter, en insistant sur l’humanité que l’animation peut créer me plaît.tout l’enjeu, à moins que ce soit l’augmentation ‘propre’ qui est visée?
sans dec’, la régulation (?)à laquelle prétendent les artistes berlinois des Inrocks pourraient faire pire qu’en passer par là, n’en déplaise à JMB.
Ni violence sur le corps ni d’heures sup à payer pour un format éducatif passible d’évolution.
pragmatique. De l’avenir.

Dubruel dit: 5 novembre 2019 à 13 h 58 min

cela fait penser à la remarque de Jazzi : « c’était déjà chez Zola »
Haaa. sur russbach, la remarque a retenu mon attention comme vous. c’est une sacrée boussole temporelle affolée c.ul par dessus tête que de mettre Zola sur le tapis pour argumenter l’absence de nuances(envolées chez Loach) .

‘ces jeuens prodiges ont des noms français pourtant.’

Attention à la formulation qui fera vite RN si on la retourne, Portmann !
Clapin,Raynal & Baussaron ne font pas très japonais; MIYU déjà, ça le fait davantage.N’y voyons pas de reproche, c’est bien qu’il y ait un mix ,que toute l’influence ne vienne pas d’asie. Quid des sujets ?Ces jeunes gars ont carte blanche, esperons qu’ils en useront.
‘Je sors acheter des clopes’, le titre est joli.
Souhaitons leur bonne chance aux Cesar. On regardera ça.

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 14 h 09 min

le porno on a tous regardé, J.m Bouguereau; ne dites pas que vous pas !!!

je veux mon nveu..je voulais seulment signifier que c’est le boulot de personne et surtout pas ‘d’artistes d’avant garde’ d’écrire une charte éthique..comme si nous savions par avance..je n’oublie pas que sans le porno..pompéi..la photo..la vhs..le dvd..internet..en bref bonne clopine ne saurait rien du cerveau à polo

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 14 h 13 min

animés à partir de pâte à modeler

l’informatique a mis le bousteur sur la technique..ainsi que sur la rotoscopie dont abuse tout l’monde..les capteurs à la goloum c’est pas toujours cqui a dplus frais dans l’animation

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 14 h 17 min

opposer la responsabilité individuelle à la responsabilité collective est la conséquence la plus niaiseuse de la pauvreté intellectuelle à laquelle notre époque est parvenue

certainement pas..la science et la cognitique surtout fait des fusions pour en faire des modèles pour l’ia..l’idée en gros c’est comme ce vieux paradosque de la traduction..si vous ne savez pas si c’est un homme..c’est une machine

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 14 h 22 min

@Bougeaureau. Avez-vous retrouvé le nom de la nouvelle anglaise à la base de la famille adams ?
merci.

de la main dans une bibliothèque..non..dirphiloo doit connaitre ça

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 14 h 27 min

seriez-vous accro aux jeux et sinon lesquels ?

quand on aime l’animation on ne peut pas ne pas..c’est comme les clips et les pubs..l’esprit souffle où il veut

Annelise dit: 5 novembre 2019 à 15 h 51 min

Et donc, Jean-Marcel, vous aimez cela aussi, l’animation..? my pleasure de le savoir. Qu’est-ce qui est « frais » pour vous? Je sais que votre réponse ne sera pas Disney
14h09
« je voulais seulment signifier que c’est le boulot de personne et surtout pas ‘d’artistes d’avant garde’ d’écrire une charte éthique..comme si nous savions par avance..je n’oublie pas que sans le porno..pompéi..la photo..la vhs..le dvd..internet.. »
Yes Sir. Et j’ai bien peur d’abord que ce soient des visées de ce type avancées. .d’un hygiénisme « vaporeux » grâce au truchement de l’animation, censée ne rien « risquer » ? Mon oeil..et j’aime bcp votre 14h17 sur l’intervalle de la traduction qui recèle tous les périls, le « si vous ne savez pas si c’est un homme, c’est une machine » avec votre extrait que j’avais bien vu, même si je n’ai pas eu l’air de le relever, où le robot après s’être fait bastonner comme un malpropre par moins humain que lui s’enfuit avec son petit chien(animé) jaune sous le bras
Enfin, pour en revenir au collectif berlinois évoqué par les Inrocks, à l’animation et à l’éducation,il y aurait cet enjeu double blind de pouvoir créer une oeuvre singulière, dans ce « cinéma de genre » spécifique qu’est le porno

puck dit: 5 novembre 2019 à 16 h 41 min

greubou c’est justement parce que les hommes sont des machines programmables que l’on ne peut pas fonder une rhétorique sur une opposition entre responsabilité individuelle et collective : cela n’a aucun sens !

parce que grebou nous savons comment marche cette machine, elle est mue par des choses très simples : l’égoïsme, l’ambition, la reconnaissance et l’admiration des autres etc… ça c’était une grande spécialité des moralistes français de la Bruyère à Chamfort il n’y a rien à ajouter à ce qu’ils ont pondu.

s’il existe un moyen de réguler cette machine, ce moyen ne relève certainement pas de la confiance qu’on accordé à sa nature.

pas vrai greubou ?

Art dit: 5 novembre 2019 à 16 h 45 min

Merci jazzy, je vois pas la main trop rapport famille addams?
Mais nous ne parlons peut-être pas de la même. moi Mercredi/ chloe Grace Moretz &Morticia Charlise theron. vernon et Tiernan ,et vous vous parlez peut-être de la vieille faite plus tôt, très connue en exemple.

14h.27 @quelle serait votre pub préférée M.jm Bougereau ?est-ce pour des raisons de créativité K.e vous aimez être surpris ?

je suis allé voir la démo de Miyu, c’est très joli pas troooop nervous uniquement tecknik, faisait la place à l’esprit selon quoi vous définissez.

Art dit: 5 novembre 2019 à 16 h 50 min

nous savons comment marche cette machine, elle est mue par des choses très simples : l’égoïsme, l’ambition, la reconnaissance et l’admiration des autres etc

croyez -vous forcément qu’à ça?

et ce goût très beau qu’anneLise et M.jm ne dédaigne pas ces films, prouve à cent pour cent que les dessins animés sont pas que pour les enfants !!!
(je ne parle pas que du balèse technik pour faire);
K.el petit chien Svp? En vrai ou pate à modeler K.om wallace le fou Fromage ou le ptit Courgette?

Marie Helene S dit: 5 novembre 2019 à 17 h 14 min

‘les dessins animés sont pas que pour les enfants !’

Vous avez raison, Art.

‘Enfin, pour en revenir au collectif berlinois évoqué par les Inrocks, à l’animation et à l’éducation,il y aurait cet enjeu double blind de pouvoir créer une oeuvre singulière, dans ce « cinéma de genre » spécifique qu’est le porno
‘,
Tres juste enonce, Anne Lise 15 h 51.
En juin dernier, a la Cinematheque francaise l animation etait a l honneur dans la salle Franju. Vous faites bien d attirer l attention dessus.les spectateurs non -renseignes risquent sinon de passer a cote.

Jazzi dit: 5 novembre 2019 à 17 h 31 min

Il y a belle lurette que l’on a vu le porno s’immiscer dans des oeuvres singulières !
Au point que Charlotte Gainsbourg dut être vaginalement doublée dans certaine oeuvre de Lars von Trier, entre autres exemples…

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 18 h 25 min

le porno est surtout une catégorie commerciale baroz..comme les amours tarifés..l’amour le vrai on le reconnait à ce qu’il est parfaitement désinteressé qu’il dirait dirphiloo à sassoeur

Dubruel dit: 5 novembre 2019 à 18 h 26 min

Jazzi. Bin non, je suis d’accord avec M-HS.rien à voir. Vous allez vous faire disputer et être obligé de lire le bouquin de Neuhoff!

Charlotte gainsbourg, c’était l’intrusion ‘banale’ d’un porno ad hoc dans un film LVT.
Ce qui est débattu, si je ne me trompe pas est d’un autre fumet .Comment, en particulier avec l’animation ,approcher la sexualité crue, ‘no filtre’. Le truchement par l’image repousse les limites mais voit tomber sur ses épaules des ,mettons ce mot faute de mieux, ‘responsabilités’ nouvelles ?
Pas le hasard si la violence est le domaine par excellence exploré par les ‘gamers’ .Le sexe jamais très loin; le modèle nippon des hentais, où la fille est tenue par la mère pendant que le père la besogne, il y a du snuff dans l’air. La rançon du malsain, seule transgression à laquelle ils sont arrivés à penser?
Il y a une place vacante que la pensée n’a pas investie jusqu’ici. Que le marché de l’animation soit en expansion est peut-être l’occasion de flinguer des tabous à la racine,plutôt que de renforcer. L’outil est incroyable.

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 18 h 29 min

@quelle serait votre pub préférée M.jm Bougereau ?est-ce pour des raisons de créativité K.e vous aimez être surpris ?

beaucoup de metteurs en scéne ont fait dla pub..ou y ont aussi fait leur première armes..à partir de là on est moins surpris

Dubruel dit: 5 novembre 2019 à 18 h 32 min

Flinguer des tabous.
Les deux acolytes de ‘Hors normes’ se sont pris des balles pour rhinocéros. Le CLEA ,comité pour l’expression des autistes pas content !
verdict, ‘le film ignore tout des besoins de ceux qu’il soi -disant représente et offre au grand public des images d’accompagnement dignes des années 70′
‘Unidirectionnel’; ‘surplombant’, ‘fabricant une fausse inclusion’.Boum.
Chetouane pourrait-il nous dire ce qu’il faut entendre de la ‘fabrique d’une fausse inclusion’ ? (d’après lui, chercheur).

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 18 h 32 min

comme tout le monde j’aime beaucoup la grande époque disney anlyz..c’est clint eastwood qui a dit que les 3 seules choses vraiment américaine c’était le jazz le western et le dessin animé ..évidemment ça se discute dans les coins mais c’est vraie à la grosse..et je partage bien cette idée de les mettre sur le même plan..et je mettrais trés facilement le western sur le dernier

Dubruel dit: 5 novembre 2019 à 18 h 34 min

y ont aussi fait leur première armes..à partir de là on est moins surpris

exemples ?On parle toujours d’animation ou en général? Les exemples en images animées plus difficiles à trouver. la lionne,Perrier ?

Dubruel dit: 5 novembre 2019 à 18 h 36 min

pas toujours évident pour le vulgum de distinguer effets spés du gros des autres procédés étendus à un film entier.
J-M.B 18H32, et si on demande du frais de maintenant ?

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 18 h 43 min

le marché de l’animation soit en expansion est peut-être l’occasion de flinguer des tabous à la racine

le code hays date de bien haprés sade..enfin je crois..donald pourrait discuter

bouguereau dit: 5 novembre 2019 à 18 h 47 min

effets spés du gros des autres procédés étendus à un film entier

..comme beaucoup de metteur en scène qui ne trouve pas que la nouvelle vague a tout hinventé je kiffais les fimes de studio..étendu a un film hentier..c’est du même tonneau

Vincent dit: 5 novembre 2019 à 19 h 02 min

Je kiffe cette conversation très passionnante pour 1étudiant cinéma comme je suis….et je vois que plusieurs se connaissent pas mal, voire à mon égal ou supérieur sur le sujet;

effectivement ces questions sont toutes bonnes et tarp heureux de cette découverte Jerem Clapin et Miyu.
Le terrain de jeu, c’est à nous de le remplir petit à petit de choses neuves, que ce soit Femis ou L.L ou Gobelins veilleront dessus .
Ce que nous sommes là pour ça, en lisant de nouvelles histoires, faire nouveaux projets très PERSONNELS avant tout, et avoir su avoir intuition dessus. respecter les accidents par exemple est capacité vital….et demande de la confiance en créativité sans s’arrêterà ce qui trop connu, pratiqué, vers usure.

Plusieurs phrases de l’article ET interventions, dont M.JM.b sont très belles. je peux malheureusement pas tous citer, mais par exemple, l’esprit souffle où il veut, et gamers en réseaux peuvent communiquer,et utilisation de cette énergie pour inventer un monde, que personne avait connu ou tout le monde va reconnaitre, car en lui.
Disney avant Disney etait effectivement tarp frais et BEAU, maintenant trop commercial lissé; ce qu’on regrette et doit cesser si veut vivre en se développant.

autrement Coco avant-hier partiel à Censier, surveillé par M.charles Tesson, lui- même ayant soutenu ces films….donc si A.L en a parlé allons voir en étant attirés sans partir disant pas la peine, ça va être nul;car le contraire peut arriver….

Jazzi dit: 5 novembre 2019 à 19 h 21 min

« le film ignore tout des besoins de ceux qu’il soi -disant représente et offre au grand public des images d’accompagnement dignes des années 70″

C’est vrai.
Mais il est tout aussi vrai que le film offre une image surexposée de l’autisme !
Bonne ou mauvaise publicité ?

Jazzi dit: 5 novembre 2019 à 19 h 25 min

« le jazz le western et le dessin animé »

Ils ont bercé notre enfance.
Il était de bon ton de regarder de haut les dessins de Walt Disney.
On en est tous imprégnés, comme les fables de La Fontaine…

Jazzi dit: 5 novembre 2019 à 20 h 16 min

Moi qui ai suivi l’histoire du cinéma porno gay international depuis ses origines (années 1970) à nos jours, je dirais que sous l’industrie il y a aussi de l’art, dans ce genre, et une dimension nettement politique en sus, le boug.

puck dit: 5 novembre 2019 à 20 h 56 min

greubou j’te reconnais plus, t’es plus le même que t’étais avant sur la rdl ? limite j’ai l’impression que tu parles sérieux en plus t’insultes plus personne, t’es malade ?

tu vous un truc quand tu disais que les hommes sont comme des machines, il y a un truc qu’utilisent les ingénieurs pour les machines et qu’on devrait aussi utilisé pour les humains, c’est le mtbtf, tu sais c’est quoi ? ça veut dire « mean time between two failures ».

Annelise dit: 6 novembre 2019 à 8 h 55 min

Hum. Je comprends votre dévastation visiblement calquée sur le visionnage du docu Michael Jackson qui a déclenché la parole d’Adèle Haenel, vous deux, mais restons-en à la main baladeuse et à l’animation
Jazzi, je lis votre mention du « porno gay international » que vous suiviez quand vous étiez au Gai Pied j’imagine, je n’ai peut-être pas de vision aussi circonstanciée . Je suppose qu’il y avait des festivals ?Les « hots d’or » etc, des catégories. .je me le rappelle, avec le Sida des évolutions ont commencé à être esquissées. .tout cela très underground et avant tout commercial, comme l’a souligné Bouguereau.
On ne va pas passer la chronique entière sur ce point précis, mais j’en reviens, aux Jean-Marcel 5 nov 14h09 ou Dubruel 18h26 parce qu’ils sont pertinents, à la « traduction » filmique et aux Berlinois dont la réflexion suggère entre autres que puisque l’animation prospère, il est peut-être temps de repenser « l’enseignement » que constitue le matériel pornographique. .
On pourrait rêver d’un outil animé (!) faisant office de simulateur de vol faramineux ..l’illusion parfaite, y compris dans la possibilité du crash, de la sortie de route qui pourrait coûter la vie à soi ou au passager
Malgré tout c’est dans « Batman rises » (défense de le contrarier) : il doit faire comme l’enfant de la fosse s’il veut quitter le puits. s’élancer sans l’assurance de la corde. Pas de filet. Il y a de cela dans l’expérience affective réelle, humaine, de la chair et du sexe.. le Canada dry a en particulier cette limite qu’il ne donne pas l’ivresse, et la pluie de cinéma, Bouguereau l’a superbement écrit a priori ne mouille pas
Je veux terminer sur « l’augmentation » permise par l’animation – pourquoi on l’a appliquée plus volontiers d’abord à des sphères d’ultra violence. C’est bien vu. L’augmentation peut aussi s’entendre, si on pense à la 3D par exemple ou au Futuroscope, à la recréation d’espaces disparus, comme un franchissement des limites bluffant..un côté apprenti sorcier passionnant, qu’il s’agirait de penser malgré tout à un moment ou l’autre… il y a ce passage terrible dans « Strange days », un des meilleurs Kathryn Bigelow (Ralph Fiennes et Angela Bassett en belle Black mère célibataire, chauffeur de Maître qui en a marre des délires infantiles du héros avec « Faith », son ancien amour jouée par une Juliette Lewis effrayante en starlette junkie capricieuse et sans coeur) : un handicapé paie à prix d’or un petit casque qui lorsqu’il s’en ceint le front, lui redonne visuellement et sensitivement l’impression qu’il marche dans les vagues.. ses larmes de joie, quand l’eau rejaillit sur ses mollets.. il pleure d’une autre manière quand on le lui arrache.. c’est quand même intéressant à de nombreux points de vue, ces techniques.. et quels univers pourront en être dégagés..
Revenons donc à nos Clapin « I lost my body », Céline Sciamma « Ma vie de Courgette » ou Emmanuel-Alain Raynal de Miyu

@Vincent. Bon courage pour les partiels à la Sorbonne Nouvelle

Annelise dit: 6 novembre 2019 à 9 h 08 min

Qui à l’acmé tinterait en clignotant de partout comme un flipper… embrasement à Carcassonne ou à Lyon, lumières de la ville des frères du même nom

puck dit: 6 novembre 2019 à 10 h 23 min

Jazzi d’accord avec toi sur porno et art ! pour ça que Jeff Koons est l’artiste le plus important de notre époque, le porno avait une place à ses débuts (avec la Cicciollina), c’est ce qu’on attend d’un artiste : de refléter au mieux son temps, Koons y parvient bien, comme sa dernière oeuvre sur les Champs Elysées, elle incarne parfaitement ce qu’est cette capitale aujourd’hui.

c’est ce qui fait la réussite du film le Joker : l’effet de miroir entre la folie du type et celle du monde, Koons c’est pareil que le Joker.

j’ai écouté les excuses / justifs du « masque et la plume » sur leurs critiques ce film, ils auraient dû faire profil bas et la mettre en veilleuse parce qu’ils n’ont fait que s’enterrer un peu plus.

c’est totalement idiot de juger d’un film ou d’une oeuvre en les coupant du monde et de leur contexte, ça n’a aucun sens de dire que Joachin en fait trop ou refait toujours la même chose quand on voit des types manifester avec des masques de clown.

puck dit: 6 novembre 2019 à 10 h 25 min

j’imagine Neuhoff ou le Herpeur courir derrière les manifestants en criant « enlevez vos masques : ce film est mauvais !!! »

puck dit: 6 novembre 2019 à 10 h 28 min

ça rappelle ce passage dans le livre de Lançon où il dit avoir découvert la dévotion des infirmières quand il est rentré à l’hôpital, je l’ai écouté en parler dans une émission, dire que dans le monde dans lequel il vivait cette dévotion des infirmières ne pouvait lui venir à l’esprit, comme s’il vivait coupé du monde, et des « vrais gens ».

c’est terrifiant…

puck dit: 6 novembre 2019 à 10 h 32 min

c’est à la fois terrifiant et drôle, i ly a un siècle les patrons connaissaient la vie des monde ouvrier, et les ouvriers connaissaient celle de leurs patrons, aujourd’hui avec l’hyper médiatisation on peut trouver un journaliste de Libé dire qu’il vivait dans un monde où le travail de dévotion des infirmières est une chose inconnue.

ce manque d’intérêt de chacun vis à vis des autres va s’amplifier avec les nouvelles générations, les jeunes sont capables de vous parler tout en répondant en même temps à leurs messages sur leutr tel et en continuant leur jeu sur leur console.

Jazzi dit: 6 novembre 2019 à 10 h 34 min

« « porno gay international » que vous suiviez quand vous étiez au Gai Pied j’imagine »

Non, bien avant, dès l’adolescence, par plaisir et curiosité, Annelise. Ma participation au « Gai Pied » date des années 1980.

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 10 h 47 min

..avec le porno les hétéro ont eu leur ghetto..et les gays on voulu le leur comme une victoire..une égalité..le cul ne se laisse jamais cerner

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 10 h 53 min

pourquoi on l’a appliquée plus volontiers d’abord à des sphères d’ultra violence

il y a des esplications aussi terre à terre de..jeux..’jouablité’ dans le sens technique d’avancée..de compte..n’oublions pas que le jeux est rudimentaire et qu’il est comme le cul..jamais ce quil semble être..n’oublions pas que le jeux est -aussi- le seul début de l’intelligence

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 11 h 00 min

Je suppose qu’il y avait des festivals ?Les « hots d’or » etc

je suis allé à quelques uns..mon dieu quelle chierie..et même les actrices ont du mal à ne pas le montrer..j’ai un souvnir ému des strips à 5fr à la foire de pigalle..j’y allais tous les soirs en sortant du métro..c’était en automne..elles se caillaient les miches..certaines gardaient leur mitaine..je jure..

Jazzi dit: 6 novembre 2019 à 11 h 05 min

« ou tfaçon moche comme un peigne..dessus dessous »

Dans le noir tous les trous du cul sont roses, le boug, même celui des Noirs !

Je parle d’un temps que le jeune Art ne peut pas connaître, Annelise (il serait intéressant de savoir ce qu’il en pense à l’arrivée !). J’avais 20 ans au début des années 70, quand je me suis installé à Paris, alors en pleine « révolution sexuelle » (d’où la dimension politique dont je parlais), qui vit fleurir des salles de films pornos aux quatre coins de Paris. Des lieux où hétérosexuels et homos communiaient avec allégresse (le contraire de ghettos, le boug). Mais il y eut aussi des lieux spécifiquement gays, tel le cinéma le Dragon, rue du Dragon, à Saint-Germain-des-Prés, que fréquentait assidument Roland Barthes. Un haut lieu de ses mythologies personnelles, remplacé depuis longtemps par un magasin de produits surgelés ! Et puis au début des années 1980, Jack Lang vint réguler la situation en imposant le label X…

Jazzi dit: 6 novembre 2019 à 12 h 06 min

Cette mémoire des salles gays de Paris, j’en ai conservé la trace dans ce livre-ci
https://www.amazon.fr/Lieux-spectacle-vie-artistique-Paris/dp/2707208116/ref=cm_cr_arp_d_product_top?ie=UTF8

Un exemple, entre bien d’autres, avec ce cinéma où je vais aller voir aujourd’hui le film chroniqué par Annelise…

Cinéma le Louxor
Angle des boulevards de la Chapelle et Magenta
Métro : Barbès-Rochechouart

Après plus de vingt ans d’abandon, c’est un Louxor flambant neuf qui a rouvert ses portes en 2013.
Construit en 1921 dans le style Art déco par l’architecte Henri Zipcy et le décorateur Amédée Tibéri, le cinéma le Louxor est l’un des rares cinémas de quartier d’avant-guerre qui nous soient parvenus relativement intacts.
Il figurait parmi la vingtaine d’établissements du réseau des cinémas Lutétia, qui avaient été repris en 1929 par la société Pathé et adapté au cinéma sonore.
Pour continuer à attirer le public, il avait encore subi d’autres travaux de modernisation en 1954 et 1964, offrant ainsi au public des films en cinémascope et dans des conditions sonores optimales, tout en conservant sa vaste salle et ses deux niveaux de balcon d’environ 1 200 places.
Revendu en 1983 à la société Tati, le bâtiment fut transformé au milieu des années 1980 en boîte de nuit antillaise baptisée La Dérobade, puis devint en 1987 la plus grande discothèque gay de la capitale sous le nom de Megatown. Un haut lieu de diffusion de films pornos. Mais celle-ci ferma l’année suivante et depuis lors le bâtiment resta en déshérence.
Grâce à l’inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques de sa façade et de ses toitures en octobre 1981 et à la vigilance des associations de quartier, il put échapper à la destruction ou au découpage en appartements.
Racheté en 2003 par la municipalité parisienne, les travaux de réhabilitation du bâtiment, conduit par l’architecte Philippe Pumain, n’avaient pu commencer qu’en 2010.
Avec la restauration de sa façade, la restitution partielle de sa grande salle, sensiblement réduite de plus de la moitié de sa capacité d’accueil, et la création de deux petites salles supplémentaires, d’un espace d’exposition et d’un café le Louxor à été rendu à sa vocation initiale de palais cinématographique.
On ne peut que se réjouir du fait que le bâtiment ait retrouvé son décor néo-égyptien originel, mais craindre cependant que sa destination culturelle, qui s’apparente désormais à celle des cinémas d’art et d’essai de la capitale, lui fasse perdre le public populaire qui au fil du temps fit toujours sa renommée. Notamment en 1976, lors de la projection, particulièrement agitée, du film Les Chroniques des années de braise de Mohammed Lakhda-Haminar, palme d’or au festival de Cannes l’année précédente, qui avait fait salle comble pendant près d’un mois.

Phil dit: 6 novembre 2019 à 12 h 30 min

la « grande » salle du Louxor est tout de même trop petite, dear Baroz. dommage, ne trouvez-vous pas ? pénible barre métallique qui court dans la largeur du balcon.
racontez-nous l’histoire du temps où c’était boite pédés.
gavage d’images, la libido diminue, c’est mathématique. le Japon qu’a connu l’empereur, harakiri et la bombe s’y connait, maintenant une tripotée de jeunes flappies à bites molles. le fruit mûri trop vite pourrit sur l’arbre, ceux qui aiment pas le schnaps bandent plus. le gars de « Boogie nights » né en 80 ? rien, reste chez ses parents alcoolos, grosse bite inutile.
Le premier film pédé, du muet of course: « Michaël ». tout le monde habillé, très bon.

Jazzi dit: 6 novembre 2019 à 12 h 45 min

« la « grande » salle du Louxor est tout de même trop petite »

Oui, Phil, c’est malheureusement une tendance généralisée, comme pour les anciens palais débités en appartements !

Phil dit: 6 novembre 2019 à 13 h 01 min

bien vu Baroz. Gracq a écrit un texte définitif sur la prestigieuse ville de Richelieu aux hôtels particuliers jivarisés par les habitants à l’esprit pygmées.

puck dit: 6 novembre 2019 à 13 h 52 min

« bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 10 h 49 min

hélas t’as pas de masque a faire tomber keupu..ou tfaçon moche comme un peigne..dessus dessous »

pourquoi greubou ? c’est quoi qui te dérange dans ce que j’ai dit ?

comme d’hab tes insultes ne font que prouver que j’ai raison.

mais t’aimes pas trop la vérité ? pas vrai greubou ?

puck dit: 6 novembre 2019 à 13 h 55 min

désolé Annelise, mais greubou il sait que déjà sur la rdl je ne l’aimais pas trop, ni ce qu’il est ni ce qu’il représente, j’y peux rien, quand je pense que certains au début l’ont pris pour MàC, les gens ne savent pas lire…

Eriksen dit: 6 novembre 2019 à 14 h 54 min

mise au point liminaire sur la technique de discussion :
vous êtes bien agressif Puck. Ces méthodes du millénaire précédent sont évitables maintenant. vous n’êtes plus sur la RDL.
- Ce n’est pas parce que c’est déjà dans Zola que c’est inintéressant. Merci de ne pas dénigrer le contradicteur en suggérant que ce qu’il dit n’est qu’une « mode », au lieu d’examiner ce qu’il dit
- Où donc voyez-vous du manichéisme dans mes propos ? Si parfois je peux mettre en balance deux extrêmes opposés, ce n’est jamais pour dire que le monde se divise entre ces deux catégories mais pour envisager deux extrêmes entre lesquels se répartissent les choses.
-Où donc voyez-vous de la démesure dans mes propos ? Il est deux extrêmes sur le libre arbitre : celui de se croire maître de tout et celui de se croire maitre de rien. Ce sont deux démesures. Vous soutenez la seconde et m’affubler la première pour mieux dénigrer. Votre procédé n’est pas celui d’un honnête homme.
Proposition 1 : ne pas caricaturer la pensée adverse

Eriksen dit: 6 novembre 2019 à 14 h 54 min

la Nature humaine.
Proposition 2 : L’homme n’est ni bon ni mauvais par nature.
SI vous vous basez sur Hobbes ou Spinoza pour connaitre la nature animale, vous manquez d’actualité à une échelle d’un demi millénaire…. Les comportements agressifs sont certes présents et bien plus faciles à observer car plus spectaculaires. Mais je pense que vous savez très bien qu’il existe chez l’animal des comportements de justice, de réconciliation, de coopération , de tour de « parole », autant d’éléments qui découlent de la relations à la mère et qui ont constitué un avantage positif et un facteur de sélection naturelle. Même chez les pires parmi les pires de la nature humaine, il y a des comportements collaboratifs. Vous-même prenez l’exemple du loup. Même vos moteurs de l’humain ( l’ambition, la reconnaissance, et l’admiration des autres) sentent la collaboration et sous-entendent à la marge l’entraide.
Qu’un Spinoza n’ait pensé (selon vous) que le mauvais de la nature humaine, autour de 1650 à une époque où au contraire l’Homme se voyait maitre de lui-même et en route vers le bon, c’était pédagogique, et très compréhensible. Que vous en soyez là, l’est moins. Votre vision archaïque de la nature humaine et animale m’a tout l’air d’une passion triste. A moins que cela soit un résidu chrétien du péché originel.
L’homme est devenu ce qui lui permettait de survivre le plus. Est-ce que la collaboration et l’entraide sont moins efficaces pour survivre que la discorde et la violence ??

Eriksen dit: 6 novembre 2019 à 14 h 55 min

Spinoza
Je n’ai jamais lu Spinoza et je vous remercie de m’avoir ouvert au conatus que je ne maitrise pas très bien et vous allez peut-être m’aider (je pense que votre nature n’est pas si mauvaise que vous le pensez).
Extraits wiki :
« Spinoza nomme conatus la puissance propre et singulière de tout « étant » à persévérer dans cet effort pour conserver et même augmenter sa puissance d’être. «
« si, par restriction, on en limite l’application seulement à tout être « vivant », alors il prend le nom moins abstrait d’« appétit » L’appétit se manifeste nécessairement sous les deux manières d’être indissociables par lesquelles s’exprime l’être à la raison « commune » des hommes : la matière (en tant que puissance d’agir et donc de produire des effets) et l’esprit (en tant que puissance de penser). »
« Être libre pour Spinoza c’est comprendre ses passions et ses affects pour moins les subir et pleinement agir selon mon Conatus ».
Par ailleurs vous nous dites qu’il n’y a pas de libre-arbitre et que l’homme est déterminé de A à Z.

Moi, son conatus, il me va très bien ! pour peu que dans le conatus on ajoute aux « appétits divers selon la matière et l’esprit » – dont on imagine qu’ils peuvent à l’occasion dériver vers le « mauvais » de la nature -, la part positive de l’animalité dont je parlais plus haut (ces 3 ou 4 attitudes ancrées dans l’usage au moins chez les primates). Si la cohésion et le lien affectif se sont révélés une caractéristique sélectionnée, pourquoi ne serait-elle pas dans le conatus si elles augmentent chez chacun « la puissance d’être » ?
Ainsi ne sommes pas libres, mais nous avons un conatus.
Eh bien, je préfère cela, finalement.. Si mon Conatus est ma puissance propre et singulière, masquée ou crée (je ne sais) par tous mes déterminismes, finalement c’est moi.
Proposition 3 : Je n’ai pas de libre-arbitre, mais c’est moi qui décide.

Eriksen dit: 6 novembre 2019 à 14 h 55 min

Libre arbitre réel ou ressenti. Responsabilité personnelle et collective :
Suite au poste précédent vous me direz que je n’ai rien compris, que je ne décide de rien. Certes, mais j’en ai sa sensation, ce qui est très important. J’écrivais au sujet du libre-arbitre dans le post qui déclancha votre courroux injustifié « Je ne dis pas qu’il existe, je dis qu’il est utile de penser qu’il existe ». Si on conçoit une part positive dans la nature animale, il est clair que tout acte socialement positif sera bien plus gratifiant (c’est ce qu’une société cherche : gratifier celui qui fait des actes qui vont dans son sens )si l’auteur et la communauté lui en reconnaisse la maternité.
C’est curieux que vous ayez vu dans ce que je disais une opposition entre responsabilités individuelle et collective. Certes je parlais bien de responsabilité individuelle, mais à l’opposé il ne s’agissait pas de responsabilité collective mais d’un pouvoir d’oppression (le capitalisme), que je voyais comme l’élément nécessaire pour développer l’habituelle théorie victimaire comme un écran de fumée. (Jusqu’à maintenant je ne vous avez jamais entendu considérer le capitalisme comme relevant d’une responsabilité collective. Vous avez beau jeu de le faire collectif quand cela vous arrange et vertical si cela vous plait).
Mais quant à la responsabilité individuelle je dirais en proposition 4 : il est important que l’homme croit qu’il garde un part de liberté car plus l’idée de libre arbitre s’efface plus la responsabilité individuelle reflue.

Eriksen dit: 6 novembre 2019 à 14 h 55 min

« Liberté sans limite qui mène à la démesure ».
C’est votre côté « réactionnaire ». Why not ? pourquoi une réaction à un excès ne serait-elle pas louable ?
C’est plus votre côté autoritaire qui inquiète. SI l’homme est totalement déterminée, s’il est mauvais, si on ne peut rien y changer à part le conditionner pour qu’il soit le moins nuisible possible, je ne sais pas trop quel guide suprème sommeille en vous, Mister Dexter, mais c’est un peu flippant.
Proposition 5 : c’est en pensant la liberté et l’individualisme que l’homme l’est devenu. Pourquoi pas penser le collectif pour le devenir ?

Annelise dit: 6 novembre 2019 à 15 h 10 min

Le Danish 14h54 (et après) ne l’envoie pas dire par quatre chemins. Il vaut le coup de lire
Son Conatus est une puissance libre et singulière, I agree

Louxor, Phil et son commentaire ferme et cash de 12h30 qui a couru en plein air, élevé sans OGM, il faut acheter le sous pull rose et la culotte montante anis
https://www.youtube.com/watch?v=nLN8pvR8hDg
Ses travaux actuels sur le noir et blanc, dont nous aimerions être tenus à l’occasion au courant, laisseront-ils au connaisseur le loisir de nous en dire plus sur le « premier film pédé muet » avec lequel il nous appâte ?
De qui, de quoi s’agit-il ?

Annelise dit: 6 novembre 2019 à 15 h 12 min

Merci pour la précieuse mémoire des salles gay, Jazzi 12h06
Les somptueuses d’antan, n’est-ce pas vous Phil qui aviez parlé de Lisbonne ?..Apart Hotel Vipenden, l’Eden Theatre art déco, Praca dos Restauradores. .avec balcon

Annelise dit: 6 novembre 2019 à 15 h 17 min

j’ai un souvnir ému des strips à 5fr à la foire de pigalle..j’y allais tous les soirs en sortant du métro..c’était en automne..elles se caillaient les miches..certaines gardaient leur mitaine..je jure..

Que c’est tendre, Bouguereau ! (vos souvenirs des à-côtés des festivals pornos fréquentés. .on imagine ça tb, vous lisant)
Barthes au « Dragon », spectateur assidu historique, oui

Annelise dit: 6 novembre 2019 à 15 h 43 min

La Pornographie / l’Habillé (Phil 12h30)
Il y avait eu cette expo éponyme, « Pornographie » très dérangeante d’Edouard Levé.. un ancien ESSEC, mort très jeune. .suicide, hélas
Quelqu’un pourrait-il me dire – j’ai oublié -(Jean-Marcel may be?) quel est l’auteur d’un petit théâtre de personnages en pâte à modeler ou papier mâché qui recoupe beaucoup de figures du cinéma, de la Cinémathèque aussi. .des marionnettes à vocation moins caricaturale que les Guignols, assez poignantes, expressives et farceuses dans leurs imperfections ..être portraituré, forme d’honneur

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 16 h 52 min

Et puis au début des années 1980, Jack Lang vint réguler la situation en imposant le label X…

pas exactement baroz..

art dit: 6 novembre 2019 à 16 h 55 min

le post jazzi sur le ciné louxor Chapelle/magenta est canon !!!
par contre, pour une fois je vais contredire Philippe et m ême anne Lise ,K.iparlent de la pornographie « habillée ». Ce qui est n’importe Kwa (par déf contraire (.
le porno cadre sur chair pleine action ou suggérée sans détourner le regard,gros plan nue!!!
Charlotte gainsbourg Antichrist avait pris une doublure et ophélie Beau a quitter la salle chez A.kechiche paske trop gênée .
scandale parti de là.

et l’animation évite pas, car si bien fait tu as les mêmes contraintes finalement!!!
avec les moyens plus inventifs de dépasser et libérer car personne souffre au départ ,ni exploité sexuel.

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 16 h 58 min

Ce qui est n’importe Kwa (par déf contraire (

je trouve haussi que ça fait procédé..hon dirait le théatre à keupu

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 17 h 01 min

pasque c’est pas lui roger..sans vouloir faire cette bétise d’oser dire que c’était une loi de droite..jack est allé dauber charles pasqua et sa pompeuse expo de cul..ou jean paul goude était parmis les artétés..si si

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 17 h 07 min

Gracq a écrit un texte définitif sur la prestigieuse ville de Richelieu aux hôtels particuliers jivarisés par les habitants à l’esprit pygmées

je ne connais pas ce tesque définitif et richelieu est hassez stupéfiant..en même temps gracq c’est pas l’genre a dire qu’il ne veut pas montrer sa bite pour ne pas complexer les autres..il fait dans le circonlocutoire..il confond l’art déco et l’ancien régime..c’est dson temps

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 17 h 14 min

(le contraire de ghettos, le boug)

je ne dirais pas non plus que limage archétypique de la ville libre serait une dizaine d’hétéro entrée dans un baqueroume baroz parcequ’il y aurait vu un peu de lumière baroz aprés 0h..l’heure ou les réverbères s’éteignent maintenant en province

Dubruel dit: 6 novembre 2019 à 17 h 41 min

Ce qui est n’importe Kwa (par déf contraire (

je trouve haussi que ça fait procédé..hon dirait le théatre à keupu

Pas mal, ce qui est dit; si vous regardez, forcé de reconnaître que j’aurais eu tendance à penser la même chose que vous ,’ça fait procédé’ parce qu’ils gardent les sapes puis, pas sûr.L’obscénité? faut s’entendre.
levé, ces corps en pleine gym sexuelle,partouses en pull et en jupe mettent mal à l’aise. Aucun érotisme.
le faire, ou ne pas le faire ‘en vrai’, that’s the question? Encore une fois : pas sûr.kechiche avait vendu la scène no filter aux spectateurs. La fille à Cannes est sortie avant la fin, elle n’aurait pas été à l’aise non plus si elle avait eu une doublure ?elle aurait pavoisé sur ses talents d’actrice, pendant que l’autre aurait suscité l’opprobre?
On n’en sait rien. Au plan de l’intime, elle pouvait mieux se planquer derrière le ‘faux’, enfin on sait à quoi s’en tenir (c.a.d qu’on en sait rien. Ou l’obscénité, ça serait si la fille avait pris réellement son pied? ça s’arrête où?)
Le problème est bien posé en disant que l’animation là -dessus ne va rien résoudre,ni sur le corps ni sur les sentiments mais va apporter un logiciel plus ‘maniable’ que l’humain, autrement dit rebattre les cartes.
Le réalisateur qui peut tout faire faire à ses personnages se retrouve face à lui-même .Moins drôle, et plus drôle.plus libre, et moins libre.Lui ‘l’animateur’.

Portmann dit: 6 novembre 2019 à 17 h 54 min

@dubruel.
Je vous rejoins. (concordance en particulier en fin de post).
Yeung Faï, un des derniers maîtres marionnettiste chinois.
Et l’animateur anime.

Tout est dit !une responsabilité d’auteur/autrice sur les épaules. Pas possible d’éluder PARCE QUE, domaine de l’animation.
le contenu est à amener petit à petit (Vincent) : auteur/autrice, scénariste, producteur/productrice, réalisateur/réalisatrice.
Plus qu’avec des personnages de chair.

« qui recoupe beaucoup de figures du cinéma, de la Cinémathèque aussi. . »
(Annelise)
le CINEMATON ?

Vincent dit: 6 novembre 2019 à 18 h 05 min

16.56 hyper beau ce doc alex.Calder, J.Painlevé 1955…..je salue.
le cinématon non, c’est 1dispo expérimental de gérard Courant de ouf. des portraits filmés, par contre rien à voir ac animation;

Jazzi dit: 6 novembre 2019 à 18 h 17 min

Que des actrices délèguent à ce qu’elles considèrent comme des sous-femmes les scènes qu’elles-mêmes ne veulent, ne peuvent pas tourner, ça me sidère.
Une bonne actrice ne doit-elle pas être capable de tout faire, tout interpréter ?

Vincent dit: 6 novembre 2019 à 18 h 19 min

????18.12 cela regrde m.JM jazzy quel question…soyez pas indiscret je vous prie.

il avait filmé des portraits depuis 78 et toujours de nos jours(gérard Courant)….j’y ai pensé quand R.Depardon a filmé Paysan.
les marionnettes papier mâchés Cinéma je crois savoir anne_lise;j’ai 1idée, je l’ai sur le bout de la langue et je trouve pas, dslé.
j’aurai dit vincent macherot????
Woody Allen et scorcese, voir Ch.tesson ici qui a décerné le prix à ce BEAUfilm chroniqué.
animation qu’on aura plaisir à voir. va t’on trouver dans nombreuses salles?
A +

C.P. dit: 6 novembre 2019 à 18 h 22 min

bouguereau, je passe, n’ai pas grand-chose à ajouter sur l’animation, mais sur la remarque de Phil, après celle de Jacques, oui.

Je connais un peu Richelieu, et il est vrai que Gracq, pas tellement circonlocutoire ici, assomme la petite ville aux beaux porches deux ou trois fois dans « La Forme d’une ville » et dans les « Carnets du grand chemin » . Tiens, dans ces « Carnets » :

« … Pas un rideau, lorsqu’elles subsistent intactes, à ces verrières géantes : il y a là apparemment un format de voilage que ne fournit plus nul Monoprix. Au fond des porches voûtés, immenses, qui béent sur la rue, on aperçoit un dédale de courettes, d’appentis, de bonbonnes de butane, de cages à lapins. C’est comme un faubourg Saint Germain repeuplé par Charonne et en route vers le bidonville ; la mesquinerie sordide de l’habitat moderne s’affiche exemplairement dans cette bastide aristocratique colonisée par des squatters petits-bourgeois, dans ces « intérieurs » où les logis de haute époque sont partout réduits hideusement comme des crânes jivaros. »

J’ai eu assez récemment encore la même désolante impression.

Marie Helene S dit: 6 novembre 2019 à 18 h 44 min

18 h 22

Cp. Des preventions ‘generationnelles’ ? Bouguereau parlait des beaux jours Disney. Nous sommes nombreux a le avoir connus, de ’7 a 77 ans’.
L animation, nous y sommes exposes; A.R. nous incite a ne pas la subir, choisir de… la choisir de qualite !

‘Que des actrices délèguent à ce qu’elles considèrent comme des sous-femmes les scènes qu’elles-mêmes ne veulent pas tourner, ça me sidère’.
Moi aussi, Jazzi 18 h 17.
Une hypocrisie defaite par le feminisme, ou le corps de ‘l autre’ est mis a contribution pour le sale boulot. Le deplacement de l obscenite ne fait que la deplacer, et quelquefois la renforce en brouillant les pistes.
Tres interessant de lire depuis ce matin a quel demelement pourra conduire l animation, du moment qu elle decide.
La deresponsabilisation via la 3d, des images de synthese corveables a merci paradoxalement pas commode, au contraire. Je ne l avais pas vu tout d abord comme ca.

Marie Helene S dit: 6 novembre 2019 à 18 h 53 min

Encore plus flagrant en situation de pouvoir ‘tout’ faire faire.

Que faire, dans ce cas de figure ?
Vu ‘Martin cries’, Annelise. Que c est curieux !la voix du recitant est omnipresente. presque bavard.ca m a plu, ces glissements robotises. Une poesie inhabituelle a laquelle il faut se roder.

vincent 18 h 19 s inquiete de la diffusion du film. ‘Grand Prix’ de la SDC a du beaucoup contribuer.profitons-en !

Jazzi dit: 6 novembre 2019 à 18 h 59 min

« ????18.12 cela regrde m.JM jazzy quel question…soyez pas indiscret je vous prie. »

T’es bien coincé, Vincent : relax !

Phil dit: 6 novembre 2019 à 19 h 58 min

Great CP, de rappeler ce passage de Gracq qui a dû refiler un avc sans retour au maire de Richelieu.
Etonnant blog qui vous sort de l’anthologie au débotté;
« porn habillé », dear Art, pour dire l’intensité du désir réprimé en image. « Mikaël » de Dreyer, années 20. le plot : un pianiste touche son élève. attention: tout en retenu solfège sur le screen, parce que la déferlante est déjà dans la rue. porn à tous les coins dans le Berlin de cette époque. Hirschfeld recevait Gide parti retrouver Martin du Gard dans les bras et bras matelots à Hambourg. Murnau finira tabou en 31 aux US.
Edouard Levé, dear Annelise a le chic de relever les damnés. l’essec a toujours produit du plus sexy qu’hec; le marketing, spécialité d’entubeurs.

xlew dit: 6 novembre 2019 à 20 h 10 min

Bonsoir à Phil et C.P., nos Gracques de cinéma.
Respect à Jérémy Clapin, son film n’est pas loin d’un tour de force.
Beaucoup aimé les liaisons du scénario, qui s’impriment comme sur des fils de soie, difficile de ne pas rêvasser aux bokashis de Hiroshige qui ombrait les couleurs de ses ciels de l’avant-nuit comme personne sur ses estampes.
J’ai pensé vaguement au grand animé de Mochizuki Tomomi « Entendre La Mer » de 1992-3, dans ces eaux-là, Taku, le jeune héros amoureux de la lycéenne Rikako ressemblant de loin à Naoufel, puisqu’il bosse dans un restau en tant que busboy, plongeur-débarrasseur de table.
On y voyait de magnifiques 360° sur des quais de gares, des scènes de métro fondatrices ;) , une sorte de road movie presqu’autant organique que celui que parcourt la ‘migite’ (puisque c’est une main droite) dessiné par Clapin.
La paume a des battements de cœur que le revers de la main prétend ne pas connaître pour de multiples raisons gardées secrètes.
Il faut revoir le film de Mochizuki pour peut-être convenir avec moi que le rapprochement n’est pas tiré par les cheveux, les mains des protagonistes, qui ne sont pas que vilains, tenant un grand rôle graphique.
L’auteur avait eu d’énormes problèmes pour financer son métrage, Madhouse, et surtout Ghibli, prenant les affaires en mains pour sauver son boulot de l’abysse.
Je crois que le propriétaire du studio Xilam connut les mêmes obstacles avant de s’attacher des pros en amadouement de l’argent des banques pour mener à bien son film.
Hommage stylé, et complet, d’Annelise, bravo Clapin-san, et そんちょう à ueda

C.P. dit: 6 novembre 2019 à 20 h 44 min

Jacques, pour vous amuser :

La dernière fois que je suis allé à Richelieu -bouguereau a tout de même raison de dire que la ville est stupéfiante-, c’est que j’étais invité à Chinon par des Américains pour une conférence sur James Bond (!!!) de John Pearson, auteur d’une biographie fictive de l’agent 007 supposé né à dans cette ville. Pearson, qui doit être aujourd’hui être très âgé, -s’il n’est pas mort-, avait voulu voir Richelew…. On s’y est transporté, et la ville l’a surpris. Il était d’ailleurs autant et plus beurré que son copain Charles chez Pivot.

puck dit: 6 novembre 2019 à 21 h 00 min

Dear Eriksen, c’est vous qui êtes drôle, vous me faites penser à un article de Libé des années 90.

vous demandez quelle bête vit en moi et me dites que je suis un autoritariste.

alors que quoi ?

alors que je ne fais que regarder que lire Libé et regarder les infos, regarder aussi les courbes et les graphiques, ceux qui parlent de la vie des poissons dans les océans, de la vie des gens dans les favelas, en Argentine au Mexique, en Afrique, ceux qui me parlent de l’écart entre les plus riches et les plus pauvres, ceux qui me parlent de l’obscénité et de la pornographie ambiante…

et cela vous fait dire qu’il y a une méchante bête qui vit en moi ?

quel nom faut-il donner à ça ?

C.P. dit: 6 novembre 2019 à 21 h 16 min

Au passage, l’Anglais Pearson, ami de Ian Fleming, a été un bon écrivain de Série Noire. Il a vécu également aux Etats-Unis et Bukowski, plus âgé que lui, lui a rendu hommage.
Chinon est une ville où demeure le souvenir des installations américaines après la Libération. Il y a même là une des rares équipes sérieuses de base-ball en France, dont le parrain est Paul Auster.

Jazzi dit: 6 novembre 2019 à 21 h 25 min

Richelieu c’est une ville conçue à la manière d’un Palais Royal idéal à la campagne, C.P., ça a de quoi surprendre le pékin de base dont je fus…

puck dit: 6 novembre 2019 à 21 h 44 min

et pour les amoureux des chiffres comme Eriksen je rappelle que si le chiffre d’affaire de la littérature en France est de 2,8 millions d’euros celui du manga au Japon est de 1,4 milliards d’euros.

désolé c’est ma nature d’ancien associé Arthur Andersen qui reprend parfosi le pas…

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 22 h 11 min

je rappelle que si le chiffre d’affaire de la littérature en France est de 2,8 millions d’euros

dans le biz il faut avoir une idée des ordres de grandeur avant les chiffre aprés la virgule..sinon tu passes pour un tocard keupu..aprés enron ils ont du te manger tout cru

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 22 h 18 min

mais sur la remarque de Phil, après celle de Jacques, oui

..j’avais mal compris le commentaire de grac rapporté par dirfilou..j’avais cru qu’il concernait les batiments..qui ont été en effet compris comme un modèle ancêtre de la petite genterie en société bourgeoise

bouguereau dit: 6 novembre 2019 à 22 h 26 min

..tout le familistère de guise a frisé la ruine..il est devenu une attraction..nombre déglise on abrité des bestiaux..je crois que les tapisserie d’angers et celle de la reine matilde à été utile a panser des chevaux..en italie c’est complétement dingue..il y a des cochons dans des vieux termes romains encore aujourdhui..louigi di maio les vendrait bien aux chinois..est ce la peine d’en faire des leçons?

xlew dit: 7 novembre 2019 à 0 h 41 min

J’aime bien le nom Pearson (on pense à parson, personne, le français Pierson s’étant peut-être acclimaté en GB et aux USA plus tard, bonne poire ou pas).
Affamés par le blocus, cernés par la dengue, imbibés de la fièvre des marais, les Rochelais depuis Richelieu onwards sont restés des spécialistes de la petite case où ranger la maigre pitance du jour, des orfèvres à planquer les joyaux de famille entre deux tiroirs, des artistes du dérobement des clefs de la ville aux regards étrangers.
Rien de l’exposition d’un je ne sais quel don sournois, plutôt nécessité qui faisait loi.
Cacher ses chefs rebelles dans les placards de petites pièces, ses courriers, qui portaient les messages aux navires anglais, dans les pièces les plus reculées sous les charpentes, devint chez eux une seconde nature.
La compartimentation de la surface au sol, le cloisonnement architectural en général – leur resserre des Tartares, comme ils l’appelaient -, c’était une question de survie devant l’invisible Gigi de l’ennemi, le morphe d’un fil blanc menant à la ville, une permanente exfiltration, faire en sorte que les gens du Siège perdent leur repères, que les remparts prennent l’allure de ceux de Nantes, Saint-Nazaire ou Dieppe (port dont Ian Fleming dirigea les plans de l’attaque d’août 42) dans la brume de chaleur.
Let’s Chinon shine on, C.P., like the sun and the moon and the stars, on and on and on.
Auguste Perret fit la même chose avec sa Porte Océane au Havre, transforma les anciens hôtels particuliers en formidables immeubles de déport de l’ancien rapport cadastral, que Niemeyer vulcanisa en fin de course.
Aucune des anciennes rochelaises attitudes ne se perdit.
Une main de siège est si vite revenue…
Gracq n’a pas compris Crépeau et ses petits vélos d’appartements mis dans les rues pour tous.
Crépeau, en représailles, ne lut jamais Gracq à ses enfants la nuit avec une bougie de ménage sous l’appentis.
Aujourd’hui, l’écrivain serait poursuivi par les Wokers pour ce qu’il dit jadis de cette Rochelle.

C.P. dit: 7 novembre 2019 à 9 h 27 min

C’est vrai pour La Rochelle près du Vieux-Port (loyers peu chers des petits appartements par subdivision), Lew, moins pour les confortables maisons modernes en arrière. Les Rochelais n’aiment toujours guère Richelieu (le cardinal), bien qu’un Centre de soins porte son nom, et quant aux noms hérités vous savez que le maire actuel se nomme Fountaine. Ville en effet vélocipédiste (et rugbystique).
Il est vrai que les jugements de Gracq touchant les villes sont parfois couci-couça, et snobs à leur façon, à propos aussi bien de Nantes, par exemple.
Bon, je m’arrête, tout cela est parti du Louxor, je crois. On revient au cinéma d’animation…

puck dit: 7 novembre 2019 à 10 h 30 min

geubou pourquoi ? t’as quoi comme chiffre toi ? le chiffre peut changer, ça dépend si tu incorpores les livres pour les recettes de cuisine, le Michelin et le guide du routard.

j’aime bien les chiffres de la comptabilité de l’économie culturelle, je trouve que ça donne de la vie à la culture, ça la ramène dans le monde réel pour éviter qu’elle ne soit qu’un truc concours genre concours de caniches.

greubou tu sas quoi ? la semaine dernière j’ai fait venir un peintre pour repeindre des pièces de la maison, j’y dis que pour une on hésite sur la couleur, peut-être bleu, peut-être vert, et là le type y s’emballe : désolé si vous faites du vert il faudra trouver une autre artisan ! y rajoute : je peux peindre dans toutes couleurs que vous voulez sauf le vert ! j’y demande pourquoi ? et là le type y me répond : à cause de l’asse ! je suis un fan de l’ol et j’ai jamais pu blairer cette équipe de foot de st etienne !

greubou je t’assure j’en avais les larmes aux yeux tellement j’ai trouvé ça beau. je me suis dit c’est ça la culture !

Eriksen dit: 7 novembre 2019 à 11 h 34 min

puck dit: 6 novembre 2019 à 21 h 00 min « quel nom faut-il donner à ça ? »
J’hésite entre « noyer le poisson » et « taper en touche »

William Legrand dit: 7 novembre 2019 à 11 h 43 min

Sophie Avon est une critique de cinéma, Annelise juste une ouvreuse d’un cinoche de banlieue épicétou

Jazzi dit: 7 novembre 2019 à 11 h 50 min

« tout cela est parti du Louxor, je crois. On revient au cinéma d’animation… »

Et bien j’ai vu le film dans la grande salle du Louxor, C.P.
Nous étions moins d’une demi douzaine !
De la belle ouvrage, où je n’ai vu que la technique, la technique, la technique. Mais pour moi, tout ce travail, non dénué d’une dimension certes poétique, ne fait guère sens, hélas !
Cette main sans corps, qui voit, parle, pense, agit en toute autonomie ne m’a pas convaincu, ni ému, ni effrayé.
En revanche, l’histoire parallèle de ce jeune Marocain au destin contrarié et contrariant (porte-t-il la poisse à tout ce qu’il touche, à tous ceux qu’il aime ?) et qui veut en changer en faisant résolument un pas de côté me parlait mieux.
Fallait-il se couper la main pour cela ?
Quant à la jeune fille de l’histoire, elle m’a parue bien compliquée !
Non, le couple mixte Naoufel/Gabriel n’est pas évident, mais ce n’est pas la faute à la mixité.
Dans le cinéma d’animation, il me manque toujours quelque chose qui a à voir avec le principe de réalité. Je peux admirer la beauté de l’estampe ou de l’imagerie d’Epinal, mais je ne peux totalement m’y abandonner et y croire : ça peut être beau mais ça ne me parait jamais vrai…

bouguereau dit: 7 novembre 2019 à 12 h 06 min

existe til bien ce principe baroz ?..criante de vérité l’animation peut l’être..ces mariages vraiment d’amour du son et de l’image..l’animation sans bruiteur et doublage de la mort c’est comme un matisse en noir et blanc..et la voix off des animations russes..comme être servi par alberto sordi dans une tratoria qu’il dirait polo

Phil dit: 7 novembre 2019 à 12 h 07 min

ça peut être beau mais ça ne me parait jamais vrai…

faut se renseigner sur la cible marketing des producteurs, dear baroz. zétiez pas dans le coeur de cible, comme dans les artichauts c’est la partie « malléable ». épicétout !

bouguereau dit: 7 novembre 2019 à 12 h 15 min

sinon le tsar qui voulait lui filer la moitié de son empire qui a jamais su kiffer richelieu cépé?.. ha si..tous les cinéphiles qui ont la reconnaissance du ventre de ce ‘caractère’ type de film..international!..et qui n’a pas fini de faire carrière..super banquabeul

bouguereau dit: 7 novembre 2019 à 12 h 19 min

super banquabeul

un billet de 100 balles avec lui dessus..doit coter plus de 100 roro..du temps ou les biftons étaient beau..ça a a voir avec la beauté de la circulation de la monnaie..de la belle animation qu’il dirait dirphiloo

Paul Edel dit: 7 novembre 2019 à 12 h 31 min

« comme être servi par Alberto Sordi dans une trattoria qu’il dirait polo « ou » restons le bouguereau animation japonaise, avec l‘empreinte humide du pied de Fujiko sur la dalle couverte d’une duvet de neige fraiche …

C.P. dit: 7 novembre 2019 à 12 h 57 min

Mais oui, bouguereau, pour « Coraline ». Par ailleurs, Je ne sais pas pourquoi les chaînes de cinéma attribuent généralement « L’Etrange Noël de Monsieur Jack » à Burton, qui n’y est que le scénariste adaptateur d’un autre, si je ne me trompe. Quand même, Burton a dit plusieurs fois (on peut retrouver ça) que le maître de l’animation en volume, c’était pour lui Selick.

Jazzi dit: 7 novembre 2019 à 13 h 24 min

« (en 32 ou 64 bites) »

Les godes du boug en animation ce serait mieux que les illustrations du Kamasutra !

xlew dit: 7 novembre 2019 à 14 h 06 min

Jazzi exprime son manque d’enthousiasme à juste titre, on arrive vite sur le territoire du poncif lorsqu’on parle d’estampes japonaises à propos des animés, les bons humoristes du blog ont raison de le souligner, c’était déjà le cas du temps de van Gogh à Paris, Hokusaï piqua tout de la perspective aux maîtres italiens et flamands en zieutant des catalogues rapportés par des commerçants hollandais, l’avant-garde européenne, des japonaiseries plein les yeux, vibrantes comme des sauts du projecteur analogique de la salle de l’Èpée de Bois dans le 5e, récupérant les acides des encres vives à leur tour pour se faire leur propre cinéma.
L’Animé (disons de société) qui hante les salles d’Europe est un spectre relativement récent, alors que cela date des années septante au Japon.
Y’a un effet de mode ou d’aubaine qui jouerait bien, mais comme partout, dirait un regrattier des Halles.
Tout le monde se souvient du Miyazaki « Le Vent Se Lève », que Sophie Avon et Annelise avaient beaucoup aimé, une fresque téméraire (tout de même l’acte de naissance du chasseur Mitsubishi Zéro, entre mille autres choses), qui suivait presqu’à la lettre le poème de Valéry (« Tout est brûlé », comme lors de l’épisode du tremblement de Terre puis des bombardements), le film de Clapin emprunte quant à lui le même chemin d’inspiration, en bon suiveur plus qu’en suiviste – le Droit de suivre est un principe cinématographique de toujours -, « Brisez mon corps, cette forme pensive », lit-on dans Le Cimetière Marin.
Dommage que le blog ne compte en son sein que des cinéphiles hardcore autodidactes ou professionnels, cela manque d’enseignants, agrégés ou plus, qui nous expliqueraient tout ce que Gigi, la main adamique telle qu’en elle-même sa propre métaphore, doit au thomisme, « La main est un acte pur », fracassant en douceur d’un atémi bien placé les atomes de la corporéité qui nous emprisonnent, nous et notre âme rationnelle au moi palmé.
Je crois que les dessins animés nous invitent à ne pas dégoûter la part de cet autre nous-même, non pas demeuré enfantin – que fiche de ces couillonnades – mais resté plus que jamais sensible face à un certain émerveillement retrouvé, sans tomber dans l’ahurissement.
Difficile d’alléguer que le travail fourni, un art, par ces dessinateurs sur leur tablettes, devant leur écrans, les outils des nouveaux ateliers d’impressions, ne serait que le reflet de bagatelles pour un simulacre, de puérilités.
Il y en a qui n’aiment que la poésie, d’autres le roman seul, quelques personnes les deux.
Tim Burton exemplum ad imitandum, en effet.

Phil dit: 7 novembre 2019 à 14 h 25 min

cinéphiles hardcore autodidactes

bien vu dear xlew. un temps pour tout. côté dessins animés, me suis arrêté aux Aristochats, fort satisfait de la formation. on peut poursuvre l’agrégation avec la blanche neige et ses nains, because déclinaison. ensuite faut pas tarder à verser dans le « hardcore » pour éviter le syndrome du fruit pourri sur l’arbre.
« Hardcore » bon film d’ailleurs, oublié de qui, ça nous ramène au sujet porn du jour et d’hier. une fille de pasteur s’engouffre, de son plein gré, dans le tournage de films porn. son père se convertit en producteur pour la retrouver; pas mal, défilé d’acteurs aux atouts burnés, tout ça fin années septante, avant le political correctness et tout le bazar pour castrés. (le mari de la sorcière bien-aimée joue le beau-frère du pasteur !).. « La sorcière bien-aimée », rappelons-le pour les djeunes, boostée inventée par René Clair en 40 ! zat’s all folks.

Fontebranda dit: 7 novembre 2019 à 15 h 29 min

Celan, la Lettre à Hans Bender :

« Le métier (Handwerk), c’est l’affaire des mains. Et ces mains, à leur tour, n’appartiennent qu’à un homme, c’est-à-dire une âme unique et mortelle, qui avec sa voix et sans voix cherche un chemin. Seules des vraies mains écrivent de vrais poèmes. Je ne vois pas de différence de principe entre un poème et une poignée de main. »

xlew dit: 7 novembre 2019 à 15 h 29 min

(Hiroshige à la place d’Hokusaï plus haut.)
Ho-hum, miam, oui Phil, As You Lake It, dans les yeux clairs de René, heureux d’apprendre que Veronica ne vous laissait pas insensible en Dahlia pas Blanche-Bleue, une actrice réputée pour faire des farces sur les tournages.
Des Schrader et des Bogdanovich nous manquent un poco.
Il était fatal que les Nains, libidineux par essence s’il faut en croire les rôles réservés à Pierral, payassent leur écot au genre.
Hardcore tournait autour du snuff, je crois bien, grosse fascination cachée de certains (J-P. Dionnet récemment à la radio avouait avoir remué ciel et underground pour en mater un), rattrapée par la réalité avec l’assassinat de la petite amie de Bogdanovich, Dorothy Stratten, presque en direct dans son They All Laugh.
Avant metoo la dite violence faite aux femmes dans un certain milieu était bien actée.
Pourtant Betty Boop en avait gourmé plus d’un, de malotrus, c’est elle qui finit par faire image et imposer son impeccable psyché en 2020.

bouguereau dit: 7 novembre 2019 à 15 h 35 min

Je ne vois pas de différence de principe entre un poème et une poignée de main

les belles mains charment le regard presque qu’autant qu’un beau cul quelle dirait bonne clopine à polo

Jazzi dit: 7 novembre 2019 à 15 h 51 min

Dans mon enfance, la marine américaine venait régulièrement faire relâche dans la baie de Cannes, Phil. Jusqu’à ce qu’en 1966 de Gaulle décide de faire sortir la France de l’Otan. Ce qui entraîna la ruine des bordels et des bars à putes de la région !
Un hiver, les enfants des écoles furent invités à venir visiter le porte avion Saratoga. Ma petite soeur et moi fîmes partie de la délégation. A bord, on nous montra le bateau de fond en comble. Je surveillais d’un oeil inquiet ma petite soeur, espiègle et riante, que les marins se refilaient de bras en bras. Elle ne devait pas avoir 5 ans et moi moins de dix. Elle n’en a gardé aucun souvenir, contrairement à moi. En fin d’après-midi, le temps s’était gâté et la mer était particulièrement agitée. Il fut décidé que nous dormirions à bord et serions ramenés à quai le lendemain matin. Outre ma petite soeur, je m’inquiétai maintenant pour ma mère dont l’inquiétude devait être encore plus grande que la mienne. On nous fit manger, puis on nous projeta Bambi et enfin on nous fit dormir. Les marins dormant à terre nous avaient laissé leur couchettes ! Toute ces émotions m’empêchèrent de fermer l’oeil de la nuit, tandis que l’odeur du gasoil et les remous du navire de guerre me soulevaient le coeur…

Jazzi dit: 7 novembre 2019 à 16 h 00 min

Tout ça pour dire que d’un côté il y avait Bambi et le monde innocent et enchanté, et de l’autre, couché à mes pieds, un très troublant principe de réalité…

Fontebranda dit: 7 novembre 2019 à 16 h 11 min

Sous un autre point de vue (quoique), le langage entre l’œil & la main :

 » ‘La joie de l’œil, en ces premiers jours de printemps, est tout entière dictée par le buste liane, qui traduit avec une plasticité frémissante la voluptueuse minceur des femmes au seuil des enchantements de l’avril une fois de plus revenu. »
Ce couoplet mondain et courtois ne nous permettrait pas d’en faire un, de buste liane. Il nous faudrait, pour cela, savoir qu’il faut, dans du tissu léger, shantoung, ou mieux, surah, de préférence imprimé, couper un biais d’un mètre sur cinquante. Le décolleté doit être en pointe, les branches partant du sommet de l’épaule. Drapez le biais sur le décolleté. L’épanouissement réside dans l’évasement du haut, la taille étant traitée en pinces, droites il va sans dire.
Ainsi, dans le langage normal, deux langages.
L’un platonique et jouer pour l’œil. […]
L’autre, ferré, pour les ciseaux. […] Cartes sur table. […] Naviguant au plus près des matières qu’il désigne et des manœuvres qu’il décrit. »

Qq pages auparavant, en réponse (différée) à la question « Le langage est-il l’héritier prolongeant le verbe créateur ? Ou bien s’il rentre dans le bruitage général des sphères et rotules de l’univers », littérature, une certaine forme de littérature, était abordée :
« Voltaire, Giraudoux, France, Valéry, limitant l’homme à ses façades et facettes, réussirent, de vrais anges secs! à le planter dans une solitaire dignité que la vie brute, chienne aux abois, était censée contourner. Entre les auteurs et la vie, forêts, catacombes, profondeurs obscures, les mots posaient un mur de diamants.
AUcune langue comme la leur ne s’éloigne du patouillage carnassier. Aucune autant ne se tranche des choses pour s’attacher aux idées. […]
Que fait la vieille Parque valéryste ? Elle attache ensemble les mots français les plus précis, les plus choisis. À quelles fins? Pour qu’ils se vident les uns dans les autres par dubitative succion et délétère contagion. Le discours ainsi modulé se situe à de telles distances du préjugé, du besoin, du service et du désir qu’il se dissipe, au bout du compte, dans le miroir de l’absence. »

(C’est prendre la chose d’assez loin — bien obligé qd on n’a pas encore vu le film. Ce dédoublement entre deux « manières » est-il, mutatis mutandis, transposable aux images ? Surfaces miroitantes — oh ! ah ! — mais froides ou bien ne ns séparant pas du « faire » & de la vie telle qu’elle est ?)

Jazzi dit: 7 novembre 2019 à 16 h 13 min

Oui, mais en dessins animés se serait plus hard, le boug !
La scène de la « décapitation » de la main de Naoufel, point d’orgue du film, est particulièrement intense, quoique brève. La sentant venir, j’ai failli fermer les yeux !

Phil dit: 7 novembre 2019 à 16 h 19 min

Beau récit genetifié, dear Baroz under age subliminé par les matelots.
paraît que l’Otan est en train de couler, y’a de l’espoir de revivre votre enfance, pas besoin de dessins animés.

Phil dit: 7 novembre 2019 à 16 h 24 min

..avec toi ève pouvait attendre

je m’interroge, dear bougreau. A fact: de plus en plus de cinéphiles-hommes pas lavés et cinéphiles-female tarées.

bouguereau dit: 7 novembre 2019 à 16 h 29 min

A fact: de plus en plus de cinéphiles-hommes pas lavés et cinéphiles-female tarées

un méchant principe de réalité

puck dit: 7 novembre 2019 à 16 h 45 min

greubou !!! pour toi le Joker / gilets jaunes c’est de violence de droite ou bien de la violence de gauche ???

tu peux me donner une réponse rapide c’est pour un pari que j’ai fait avec un pote sur ta réponse !!!

si tu me fais gagner on partage et tu pourras te payer une jolie bagnole pour Noel !

puck dit: 7 novembre 2019 à 16 h 48 min

greubou ce pote il est avocat d’affaire à Londres dans une boite qui évangélise l’Afrique et l’Amérique du Sud tu peux pas imaginer à quel point il est blindé de tunes !

c’est incroyable tous ces nouveaux boulots qui n’existaient pas dans notre jeunesse, il faut bien trouver des solutions au chômage…

art dit: 7 novembre 2019 à 17 h 02 min

Vincent est pas coincé jazzy.
Il a de la pudeur envers la vie privée de M.bouguereau qui n’est pas au tribunal ni obligé devoir dire s’il est pd avant, ou bi.
ça le regarde, il est pas forcé!!!
Et a déclaré des choses intéressantes sur sa bonne connaissance du monde animé;

moi aussi je flash Bambi et aristochats Disney, si on va par là, dans les vieilles ref Philippe. Faut quand m ême aller plus loin,ya une vie après votre T.Burton chéri& wes Anderson L’île aux chiens que xlev 14h.06 a merveilleusement dit. Car il est vrai, hokusai,Miyazaki sont maintenant acquis pour new generation qui a envie de connaître et s’intéresser;

faut avancer.Sans être la c.ou.lle molle sous l’arbre des darons, muri sans rien inventer de plus.
donc heureux appel d’air de ce Clapin et Miyu prod à qui A.L demande de porter toute son attention.(d’ailleurs j’y vais ce soir!!!)

Jazzi dit: 7 novembre 2019 à 17 h 21 min

« ça le regarde, il est pas forcé!!! »

Tout a fait, art. Mais rien ne m’empêche de poser la question. Entre pudeur et vérité, il faut choisir !

puck dit: 7 novembre 2019 à 17 h 30 min

« Entre pudeur et vérité, il faut choisir ! »

c’est beau Jazzi.

laisse-moi deviner…

tu crois que si notre époque est aussi impudique c’est à cause que ça aurait because à voir d’une histoire de vérité ?

c’est un peu ça ce qu’on appelle une époque « proustienne »…

non Jazzi ? la sainte quête de la sainte vérité.

puck dit: 7 novembre 2019 à 17 h 33 min

Jazzi le truc que je préfère dans la vérité c’est quand le blondinet qui présente l’émission littéraire demande à l’écrivain : « mais enfin pourquoi ??? » et qu’elle répond d’un air tartignolesque « oui… c’était le prix de la vérité… »

la vérité c’est surtout devenu un gadget de farce et attrape pour émissions littéraires ?

ou dans la culture en général, parce que tous les artistes recherchent la vérité !

ils sont tellement obsédés par cette recherche qu’ils ne voient même plus ce qu’il se passe autour d’eux.

puck dit: 7 novembre 2019 à 17 h 38 min

alors et toi Jazzi ? entre pudeur et vérité tu choisis quoi ?

bah laisse tomber je connais ta réponse.

pourtant tu sais que la pudeur est une chose bien plus précieuse, la honte et la pudeur sont les deux mamelles de notre humanité et de sa finitude, alors que la vérité c’est juste un truc de clown et je journaliste.

sans la pudeur l’homme n’est plus rien, qu’une petite chose ridicule, j’aurais dit juste un singe mais j’aime trop les singes, alors que sans vérité l’homme peut continuer à prendre sa douche tous les matins.

puck dit: 7 novembre 2019 à 17 h 41 min

ah non ça me revient, le truc le plus drôle dans les réponses au blondinet c’est le lien entre le risque et la vérité !

parce que le prix de la vérité constitue toujours une prise de risque pour l’artiste, une affaire de vie ou de mort.

une prise de risque… faut pas avoir peur du ridicule.

Marie Helene S dit: 7 novembre 2019 à 17 h 54 min

@ 11 h 43,
‘Sophie Avon est une critique de cinéma, Annelise juste une ouvreuse d’un cinoche de banlieue’
et 16 h 37 ‘ CéPé est reparti à Niou Yorq, ça alors c’est une nouvelle’

On dirait que le corbeau de la semaine derniere est de sortie, chere Anne-Lise.
Ca alors c est une nouvelle !

Il vous rabaisse au rang de petite couturiere en viande fraiche apres vous avoir trouve trop complexe ou rabaisse C.P au rang de snob ; rageant pour lui que vous ne reconnaissiez pas ses desiderata alors qu il s invite chez vous. il voudrait que vous lui serviez ses plateaux repas de vieux celib. atrabilaire en tenue de soubrette…

@ 14 h 06, xlew.
‘Dommage que le blog ne compte en son sein que des cinéphiles hardcore autodidactes ou professionnels, cela manque d’enseignants, agrégés ou plus, qui nous expliqueraient tout ce que Gigi, la main adamique telle qu’en elle-même sa propre métaphore, doit au thomisme’.
Brillant.
Vous n etiez pas la quand nous avons ete plusieurs a effectuer notre ‘coming -out’ agreg ! (C.P., Dubruel ?,Fontebranda recemment. Eriksen et chetouane,cnrs).
Vous promettez de nous precipiter dans des abimes lexicaux et theologiques. Je m y risque, en remerciant A.R. de nous ouvrir a de nouvelles voies.
Aristote reconcilie avec la Foi. La nature, regie par ses lois, donnee a la comprehension sensible de l H, appuye par la grace divine pour qu il trouve le chemin : la foi et la raison ne sont pas ‘irreconciliables’, pourquoi pas. Je parle sous le controle d Eriksen & J.M.B qui diront si je m egare, Descartes, Locke et Leibniz dialoguent deja sur le chemin.
Debut 20 eme, on voit fleurir une, voire ‘des’ forme(s) de neo-thomisme dont l image animee, parvenue jusqu a nous apres avoir trace un sillage depuis les grands maitres nippons, apres tout n est pas la plus ininteressante expression; a condition d etre regardee a l aune, et non ‘survolee’ selon cette mise en abyme facile.
@jazzi .Cela n est pas un reproche , votre avis compte; votre post est neanmoins de l ordre unidimensionnel du ‘ressenti’personnel :epidermique.
Mon cursus proche d une M-H Lafon ou Annie Ernaux me font aborder autrement toute matiere neuve, dans une curiosite expectative (decouvrir par exemple les jeunes gens promis aux Cesars que cite Anne Lise sans a priori; un ‘comparatif’ convenu aux aines ne peut que ratatiner le projet sans prise de risque).
la conversation entre Bouguereau, Phil, xlew, Fontebranda ,Eriksen et C.P riche de sens.

Dubruel dit: 7 novembre 2019 à 18 h 15 min

MHS à 17H54.
pour être plus précis, on ne s’est pas outés de plein gré. C’est Rose qui s’était inquiétée chez Assouline rdl que le niveau chez Annelise était trop haut, avec que des agrégés et Cp copain de Wiseman et Cormac MacCarthy, de la famille de Braunschweig etc.
Elle s’est expliquée mieux après; pas mal de timidité ou de crainte que le club lui soit fermé ,ce qui n’est pas le cas,au final.
Ce que j’en retiens c’est que des Cp le 6 à 21Het quelques, son récit sur sa goguette avec l’Anglais Ppearson copain de Fleming, ‘bon écrivain de Série Noire’& les longues passes fond de cours impeccablement échangées entre contributeurs de ce poil , il n’y a qu’ici, chez AL que je vais les lire !

Dubruel dit: 7 novembre 2019 à 18 h 25 min

« La sorcière bien-aimée », rappelons-le pour les djeunes, boostée inventée par René Clair en 40 ! zat’s all folks.
phil 14H25.

Vous l’avez fait exprès ?comme ça que le parfumeur JC Ellena évoquait Annelise roux sur france cul.
Il avait dit à Colette fellous qu’elle le faisait penser à Veronica lake dans ‘ma femme est une sorcière’.Aussi à kim Novak car elle avait allumé les lampadaires à pont Marie en rentrant d’un diner sur l’île StLouis en manoeuvrant une poivrière électrique pour faire lampe de poche ! elle n’avait pas de portable.
Conclusion, elle lui a jeté un sort !

Quand sont les césars(pour les courts métrages cités)? deux miyu, bah dites. Sur combien?

puck dit: 7 novembre 2019 à 18 h 30 min

« C’est Rose qui s’était inquiétée chez Assouline rdl que le niveau chez Annelise était trop haut, avec que des agrégés… »

exact ! c’est même passou et Rose qui m’ont demandé de venir sur ce blog pour ré équilibrer un peu les choses…

en fait il y avait deux solutions possibles, soit expédier un bataillon d’agrégés chez passou, soit m’envoyer ici, ils ont choisi la solution la plus simple pour tout le monde vu que les agrégés ça court pas trop les rues ces temps ci…

Dubruel dit: 7 novembre 2019 à 18 h 34 min

AL non plus n’est pas agrégée. Enfin je ne crois pas.Elle nous a envoyés paître en disant que pendant qu’on était à ulm, elle courait dans les champs faulkner à la main.
ça se voit.elle a bien profité…

vincent dit: 7 novembre 2019 à 19 h 00 min

‘Sophie Avon est une critique de cinéma, Annelise juste une ouvreuse d’un cinoche de banlieue’

he he he;
ce fromage qu’a écrit ça a t’il été payé par le daron de S.avon????
Tout très faux et surtout macho socialement racist.Fut révélé qu’ il a acheté par ailleurs la tenue d’(infirmière pour espérer qu’anne Lise va la mettre pour lui qu’ils jouent au docteur…..
dans ses rêves;

c’est effectivement très magnifiquement écrit ici, et de vous lire tous, à commencer par Cp marrant et modern, parlant de ciné ET théâtre,ou presse.BOUGUEREAU très excellent et lucid sous laughing;

C.P. dit: 7 novembre 2019 à 19 h 23 min

Marie Hélène S, Dubruel & others :

Ce n’est pas grave : j’ai déjà accordé à William Legrand que j’étais gâteux, et il me semble bien pourtant que je suis à Paris devant une rivière (comment s’appelle-t-elle, déjà ?)
Mon agrégation est fort ancienne, et comme moi Fontebranda a dit que la timbale n’avait pas grand rapport avec le cinéma. Comme Fontebranda est à coup sûr plus jeune que moi, il est possible qu’au programme de son concours d’Italien, il y ait eu au moins un film : cela arrive aujourd’hui…
Ce qui n’arrivait pas de mon temps d’étudiant. Cependant, me retrouvant beaucoup plus tard membre du jury de la même agrégation (de lettres modernes), et y ayant au programme pour le XXe siècle « Un roi sans divertissement », j’avais demandé à l’IG président du jury s’il était possible de conseiller aux candidats de voir le film*** de François Leterrier. Accordé avec prudence, et même officialisé. Cela dit, peu de candidats avaient vu l’objet, il n’était pas question de leur en vouloir à l’oral s’ils tiraient Giono en leçon ou en explication de texte, ce n’était pas grave du tout non plus.

*** 1963… Valeureux mais pas terrible, tourné dans l’Aubrac et non le Diois, sacrifiant bien des aspects du roman, Giono en a convenu. Claude Giraud était pourtant un Langlois acceptable, Madame Tim « avait du corsage », et il y avait du sang sur la neige.

puck dit: 7 novembre 2019 à 19 h 53 min

et estimez-vous tous heureux que des agrégés viennent partager leur savoir avec vous gratuitement !

rigolez pas, sur le blog de passou j’avais demandé à pablo pourquoi il ne pondait jamais rien d’intelligent dans ses commentaires, il m’avait répondu que ses idées intelligentes il ne les partageait pas gratos, il les gardait pour ses livres…

j’ai trouvé ça futé, du coup moi aussi je fais comme lui, sauf que j’écris pas de livre, mais on sait jamais si un jour… du coup je les garde en réserve.

tout ça pour dire que tout le monde devrait remercier les gens intelligents de partager leur savoir gratuitement sur les blogs.

en plus cela créé un frein à la barbarie : il n’y a que la culture qui peut empêcher le pire ! non je rigole, en fait rien ne peut l’empêcher.

C.P. dit: 7 novembre 2019 à 20 h 57 min

Tiens, il y avait Charles Vanel dans ce « Roi… », et on redonne ce soir sur Ciné+classic « Cadavres exquis ».

Jazzi dit: 7 novembre 2019 à 22 h 58 min

« votre post est neanmoins de l ordre unidimensionnel du ‘ressenti’personnel :epidermique. »

Tout à fait MHS. Je n’en revendique pas d’autres. Je suis mon propre agrégé, mais autodidacte et hard core, of course !

C.P. dit: 8 novembre 2019 à 9 h 10 min

Vraiment, Jacques ? Je trouve au contraire que la variété en âges et en goûts s’est accrue : femmes, jeunes gens, des arrivées et des retours,
un lutin-de-la-colline et un visiteur musical du soir, quelques vannes (y compris de vous) mais pas d’attaques répétées et injurieuses (voyez ailleurs !)
Si c’est de l’agrégation que vous parlez, il s’agissait simplement du nettoyage d’une attaque vague dont j’espère que vous ne l’avez pas approuvée. La « timbale », on l’a dit, ne donne aucune autorité pour parler de cinéma, ni d’autre chose d’ailleurs. Ce n’est pas à mon sens un concours bien difficile. Si vous croyez qu’il comporte une part de formatage, on s’en remet et Biquette sort du chou.
On lit ici vos comptes rendus sans vous insulter, Jacques.
Rue d’Ulm, il y avait aussi de mon temps, et parfois surtout, la Cinémathèque de Langlois (après la rue des Irlandais et avant son transport à Chaillot).
Annelise a cavalé dans les vignes, monté à cheval, joué avec un mouton et pitrogné des chats (Elle continue). Ce qui ne l’a pas empêchée de faire des études… Vous avez eu vous aussi vos universités, Jacques, même en autodidacte « hard core ».

Phil dit: 8 novembre 2019 à 10 h 17 min

L’agrégation sanctionne jeune une forte capacité, sorte de Porsche, qui peut finir par casser si comdamnée à ne jamais passer la troisième (vitesse). tout un esprit casse-pétant que nos voisins aux formations longues ont pu envier, rien à voir avec la force du poignet. ceci dit, la critique en cinéma doit crever l’écran sans dégouliner. Vu un vieux Pabst « le drame de Shanghai » que la critique française dit ne valoir que par le jeu de Jouvet, indeed, qui ravit les agrégés du théâtre…parce que le réalisateur germanque à regagné l’Autriche en 40. Autre avis d’agrégés français…abusifs.

Jazzi dit: 8 novembre 2019 à 10 h 21 min

Comment peut-on être Palestinien aujourd’hui ?
Il semble que l’actualité ne soit plus centrée sur un processus de paix et la coexistence pacifique de deux états indépendants sur ce même territoire historique de haute antiquité. Un territoire à peine équivalent à une région française, mais qui vit la naissance des trois monothéismes !
La réalité quotidienne pour les Palestiniens, désormais, après 70 ans de conflits ininterrompus, est, au mieux, à l’apartheid, au pire, pour eux, à la réserve des Amérindiens !
Avec les colonisateurs sionistes, le ghetto a-t-il définitivement changé de camp ?
C’est ce que nous montre, témoignages et chiffres à l’appui, le percutant documentaire « Le char et l’olivier » de Roland Nurier.
Un film brut de décoffrage, sans fioritures esthétisantes, qui s’inscrit dans une autre dimension cinématographique, celle qui donne à voir et à penser plus qu’à se distraire ou se pâmer…
C’est ça aussi le cinéma !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585839&cfilm=274107.html

C.P. dit: 8 novembre 2019 à 10 h 50 min

Bien sûr, Jacques ! Qui vous a jamais contesté cela ? « Mes universités, c’était pas… ». Qui chantait ça ? Philippe Clay, je crois. Bon, il n’a pas toujours bien tourné…

Jazzi dit: 8 novembre 2019 à 11 h 22 min

« Je trouve au contraire que la variété en âges et en goûts s’est accrue : femmes, jeunes gens, des arrivées et des retours »

Pas toujours très futés nos jeunes erdéciens, C.P. !
Et malgré des conditions socio-culturelles favorables, pas capables d’écrire en bon français et de développer deux idées, mais cependant polyglottes.
Quant à l’éternel retour des mêmes, le boug, je le préférais avant…
En revanche, vous et Phil, toujours égaux à vous-mêmes !

bouguereau dit: 8 novembre 2019 à 11 h 46 min

t’en pinces rien que pour keupu baroz..les faibles d’esprits à défoncer tout debout entre deux portes à la mairie de paris qui te font de l’effet..

bouguereau dit: 8 novembre 2019 à 11 h 51 min

dirphiloo a tout faux..on peut passer l’agreg sur le tard..regarde dracul..la menace du cercueil c’est pour les pédés et les gonzesses qui pleurent sur leur teint frais plutôt que de se pourlécher d’une culture bien faisandée..plus il sniffe sous les bras..meilleur est l’agrégé putatif

bouguereau dit: 8 novembre 2019 à 11 h 54 min

Bon, il n’a pas toujours bien tourné…

..dla mauvaise graine qui mettait trop d’déo qu’elle dirait bonne clopine

Phil dit: 8 novembre 2019 à 13 h 45 min

Dear Bougureau, Dracul c’est l’agreg en pompant …comme les shadocks !
notez malgré tout son profil considérable généreux siphonné par la banque du prestigieux passou.
La véritable agrégation, celle de l’Evariste des intégrales, c’est à vingt ans. faut mourir après. même tarif que rejetons des familles de vendeurs de canons, nullos à l’ecole. faut envoyer un fax à boudrieu pour qu’y rectifie sa bible.
Baroz est un nostalgique, plages à dunes dans la fumette, les tasses sans soucoupe, Jean Marais coincé dans le fusil d’un gars de la Wehrmacht et libéré par Colette. ça a son charme, y’a pas à dire. et plus de chances qu’aujourd’hui d’y trouver des agrégés. faut fréquenter les palaces 5 étoiles vintage, dear baroz, pas du rénové comme le louxor.

bouguereau dit: 8 novembre 2019 à 15 h 28 min

La véritable agrégation, celle de l’Evariste des intégrales, c’est à vingt ans. faut mourir après

puceau ?..baroz préfère vivre plus bête mais plus vieux..que les vieux agrégés lui jettent la pierre

Art dit: 8 novembre 2019 à 15 h 55 min

11h.22 « Pas toujours très futés nos jeunes erdéciens, C.P. !
Et malgré des conditions socio-culturelles favorables, pas capables d’écrire en bon français et de développer deux idées »,

rho bin voyons !!! j’avais pas vu.

Cela est VOTRE résumé personnel depuis le début.Tout le monde n’est pas raccord comme vous pensez avec votre gros nombril content de lui &oeillères, ni votre attitude que vous pensez maligne.
Vous m’avez jamais pardonné d’avoir dit que grandi beaux quartiers et que je vivais avant japon,et qu’avais voté MACRON pour ma première élection où atteint juste les 18requis ,ET vu niveau finance et culture familiales et culture d’un inavouable secret, alors que de gauche mais pas hypocrite, ou d’être pd pas selon vos goûts;
Vincent lui hamon mais d’ailleurs EN CELA QUOI VOUS REGARDE?
vous vous confondez RDC avec tinder où demander si M.jm bougereau a été pd tel que moi qui a 25ans; vous croyez tout permis apparemment vous faites pas la différence de pudeur alors que moi ou lui oui!!!;et le garde pour moi car privé, bien que des fois je déborde par maladresse.

votre attitude vexante n’aboutit jamais à grand chose à dire,à part des résumés pas originaux.
A force de nous prendre pour des taches vous comprenez rien ;
Vincent, A-L le laisse s’exprimer malgré qu’il soit dysortho, et ils ont développé sur fB en particulier des conversations où il est pas géné par elle ni avec des JmBougereau ou Cp agrégé sans se la jouer.comme par hasard, plus à l’aise avec eux qu’avec vous, grossier personnage !!!

les noces funèbres, T.burton qu’avez vous à dire au lieu juger stupidement toutes et tous? PAS GRAND’CHOSE;on vous entend pas beaucoup quand ça devient autre chose que bliblabla regarde comme j suis bo ou d’aller au ciné tous les jours car vous foutez rien ,à part mettre le boxon tort travers !!!
vautré sur le fauteuil il attend ça vienne, très bof.et rien vient de très original !!!
Les créateurs de marionnettes Mac Kinnon &Saunders ont fait à partir d’armatures métalliques pour manier, + mousse& silicone. et si vous étiez renseigné comme marmy, vous sauriez que plusieurs entrées,dont la tête et quatre dans corps pour obtenir une plus grande variété & angles d’expressions et mouvements.
Les décors, le film HISTORIQUE avait marqué son époque car jamais eu des décors de ctte grandeur aussi ample, qui ont fasciné Vincent. le dirlo Nat lowry, avait prévu le triple d’une prod animée classique, avec des structures de 8 METRES profondeur, ce que vous représentez pas dans votre ptite tête !!!.

et Anne Lise nous a montré Tim Burton cinéphil à qui connait, avec le vers dansl’oeil de la mariée et accent germanique de l’acteur Peter Lorre. Ou le piano sur lequel s’exerce au début du film est un HARRYHAUSEN, en hommage à inventeur de l’animation image par image Ray Harryhause; mais tout ça vous l’ignorez pour prendre la tête gratuit;

Jazzi dit: 8 novembre 2019 à 16 h 20 min

Mon style, le boug, ne peut pas se trouver ici. Viril, tendre, superbe et généreux, et passablement… inculte. Le prototype s’est imposé dans mon enfance à ravers l’image de… mon père.

Portmann dit: 8 novembre 2019 à 16 h 58 min

Cp 9h10
« Je trouve au contraire que la variété en âges et en goûts s’est accrue : femmes, jeunes gens, des arrivées et des retours,
un lutin-de-la-colline et un visiteur musical du soir, quelques vannes (y compris de vous) mais pas d’attaques répétées et injurieuses (voyez ailleurs !)
Si c’est de l’agrégation que vous parlez, il s’agissait simplement du nettoyage d’une attaque vague dont j’espère que vous ne l’avez pas approuvée  »

Agrégé, vous n’avez pas à vous excuser de l’être, ni de vos glorieux côtoiements ou parentèle admirable, d’autant que vous n’en abusez pas et partagez anecdotes& expériences avec le commentarium, en toute simplicité.
Je préside,modestement, un cercle de cinéma et littérature adressé aux « scientifiques » en mal de culture et d’humanités.Nous sommes un joli petit nombre, l’organisation en réseau nous promettant à un bel avenir.

La lecture sur la rdc ouvre sur un panel remarquablement divers. Ages, CSP, confessions religieuses, urbains ou ruraux, patrons de presse ou étudiants, intellectuels, un des ,nombreux, talents d’Annelise Roux est d’animer cela; quel monstre !de culture, d’intelligence, de drôlerie.irréductible aux cases.son style est unique et infuse loin .marquant.

demain nous nous réunissons pour le film de jérémie clapin & tenterons de visionner les courts recensés avant le diner -débat.
@6 nov 20h10 xl, merci pour le post complémentaire à la critique !

vincent dit: 8 novembre 2019 à 17 h 05 min

jazzi 16.20 ,le boug, ne peut pas se trouver ici. Viril, tendre, superbe et généreux, et passablement… inculte.

détrompez-vous cher Monsieur;c’est le portrait craché de M.gordon Tutusse dans ses bons jours!

vincent dit: 8 novembre 2019 à 17 h 08 min

Il est dhabitude très crétin quand il est en formes ,rassurez-vous….de quoi vivre une t.jolie histoire je le garatis, sauf que vous me l’avez énervé à 15.55.

vincent dit: 8 novembre 2019 à 17 h 15 min

garantis.
le coup de foudre après la dispute,ça c’est mon Tutusse romantic;si tu te paxes, gros qui remercieras-tu dis moi????
ne l’efarouchez pas trop Jazz.ça le fera si l’alchimie. beaucoup ont rêvé de mettre le grappin dessus mais notre mignon pd voté Macron dont je suis l’ami tout bien tout honneur n’est pas Hom facile .

Dubruel dit: 8 novembre 2019 à 17 h 37 min

CP, 7 novembre 19H23
‘j’ai déjà accordé à William Legrand que j’étais gâteux’

La rigolade portera longtemps sur Willy-le-petit-corbac qui joue du poignard dans le dos avant de vous effleurer !
d’ac avec Portmann et votre 9H10 sur l’étonnante variété des samples de la RDC et le talent d’Annelise.
Bien ri à la déclaration de vincent à 17H15 .

Sinon, enchaînement rêvé ,également car Al avait diffusé, l’an dernier? sur sa page Fb une photo d’elle inédite,prise dans sa chambre,son chat sur une couverture les genoux : mort de Lucette Destouches, veuve Ferdinand Céline.

Marie Helene S dit: 8 novembre 2019 à 17 h 57 min

Jazzi vous avez, je pense, interprete mes propos de travers. Votre riposte ‘mes diplomes sont la rue, les amities etc’, je ne songe pas a l attaquer ni la remettre en question.

Seulement, et C.P le resume en rappelant qu il n y a pas de quoi se defendre non plus : ma ‘carriere’ universitaire plus sur le modele d Annie Ernaux. Pas de bagage initial tout cuit, l agregation je ne la dois qu a moi et a mon travail. Rien qui merite trop de discussion.

J ai vu, et aime ‘J ai perdu mon corps’. Je reviendrai plus tard pour en parler, la j y renonce par manque de temps.
Mon avis se rapproche de celui,bien argumente, de xlew du 6/11/20 h 10 dont j ai aime relire le post.

Marie Helene S dit: 8 novembre 2019 à 17 h 59 min

@dubruel 17 h 37.
Mort de la veuve de Celine, Lucette almanzor. Quel age avait-elle ? Centenaire, sinon plus.

Marie Helene S dit: 8 novembre 2019 à 18 h 07 min

Anne Lise voudra t-elle, ou saura t-elle transferer la photo inedite de la vieille dame au chat de sa page FB sur la RDC ?

Lucette A. fut, comme notre hote, une danseuse dont LFC dresse de truculents portraits : des ‘fessiers que n ont pas les bonniches’.
Les domestiques de grandes maisons a étages, grace aux escaliers, n etaient pas toutes a mettre dans le meme panier;
(pour C.P parlant de madame Tim ‘ayant du joli corsage’ a 19 h 23, le 7)

Jazzi dit: 8 novembre 2019 à 21 h 46 min

Lucette avait 107 ans. Elle pensait rejoindre Céline plus tôt et avait fait faire graver sur leur tombe 1902-19..
Grande dame !

Vous avez bien raison MHS, Mademoiselle de Roux a réuni l’un des plus beaux salons de la place de Paris. Que de beaux esprits. Pour ma part, je ne revendique que la place de bouffon de la Reine…

Jazzi dit: 8 novembre 2019 à 21 h 51 min

« Tim Burton cinéphil à qui connait, avec le vers dansl’oeil de la mariée et accent germanique de l’acteur Peter Lorre. Ou le piano sur lequel s’exerce au début du film est un HARRYHAUSEN, en hommage à inventeur de l’animation image par image Ray Harryhause; mais tout ça vous l’ignorez pour prendre la tête gratuit; »

Un peu trop maniériste à mon goût, mon tutusse !

puck dit: 8 novembre 2019 à 22 h 20 min

« Phil dit: 8 novembre 2019 à 10 h 17 min
L’agrégation sanctionne jeune une forte capacité, sorte de Porsche, qui peut finir par casser si comdamnée à ne jamais passer la troisième (vitesse). »

dirfil, je sais pas trop en quoi vous êtes agrégé mais le choix du mot « Porsche » est super bien trouvé.

faudra qu’un jour nos sociétés occidentales se penche sur la question et le sens de la production des savoirs en ce début de 21è siècle, comme elles l’ont fait à d’autres époques de son histoire.

j’ai bien aimé le mot « Porsche » parce qu’une des particularités de notre temps c’est justement la vitesse.

par exemple il s’est passé un truc très drôle pour les grandes écoles d’ingénieurs en Europe (comme X, les Mines et Centrale en France) et aux US, c’est que depuis une trentaine d’années les banques et les cabinets spécialisés en ingénierie comptable et fiscale ont débarqué des ces écoles pour récupérer les meilleurs éléments. Je le vois autour de moi, mes gamins, leurs cousins, leurs amis etc… travaillent tous à NY, Singapour, HK, Londres etc…

Résultats des courses aujourd’hui pour mettre à jour les nouvelles règlementations fiscales l’Europe est obligée de faire appel à ces banques et cabinets parce qu’elle n’a plus les personnes compétentes pour le faire.

d’où le fait pour les sociétés occidentales de questionner la production des savoirs : ça sert à rien de former des jeunes aux frais de l’état si c’est ensuite pour les payer à prix d’or parce qu’ils ont été recrtés par les grandes banques ou les big four.

je veux dire c’est complètement absurde, on me répondra que de toutes manières tout est absurde, mais quand même.

pourquoi ? parce que les états, dont on connait la lenteur et le retard à l’allumage ont été pris de vitesse, du coup je trouve que cette référence à la Porsche est super bien trouvée.

c’est un peu comme les histoires de trottinettes dans les grandes villes, ou Uber, rb&b etc.. et tous ces trucs qui vont beaucoup trop vite pour l’administration.

du coup, si je reviens à votre allusion à la Porsche je trouve un peu dommage qu’on n’en trouve dans le secteur littéraire et philosophique, mais bon le monde est ainsi fait, probablement que quand Dieu a créé ce monde il n’a pensé à la répartition des Porsche en fonction des domaines du savoir…

puck dit: 8 novembre 2019 à 22 h 31 min

le monde des avoirs ressemblent un peu à un ordinateur pour lequel on a augmenté la quantité de données accumulées sans jamais mettre à jour le logiciel pour traiter ces données.

du coup à mon humble avis la question du savoir se pose moins sur la quantité de connaissances acquises que sur le programme qui permettrait de les mettre en forme et leur donner du sens.

un peu comme cette dame diplomée en lettres et sortant d’hec qui dit que quand on touche le smic on ne doit pas divorcer.

quand on met en regard les diplômes de cette greluche avedc l’énormité qu’elle nous sort, on se dit qu’il y a quand même un bug quelque part.

mais où ?

puck dit: 8 novembre 2019 à 22 h 34 min

je ne sais plus qui a dit chez Proust il y a beaucoup d’intelligence, mais peu de pensée, en ce sens ce monde est très « proustien », on trouve des gens intelligents à chaque coin de rues, mais il faut chercher à le loupe des types capables de produire un pensée.

alors que si on regarde les choses il y a cent ans, on trouvait plus de penseurs que de types intelligents.

l’intelligence a pris la place de la pensée, et ça c’est tout sauf une bonne nouvelle.

puck dit: 8 novembre 2019 à 22 h 37 min

par exemple sur ce blog le seul à mon avis qui produit une pensée d’une profondeur le plus souvent abyssale c’est greubou.

greubou t’es ma star !

puck dit: 8 novembre 2019 à 22 h 45 min

comme le dit Musil le problème de l’intelligence c’est si on regarde dans une société donnée, la somme des intelligences moyennes est toujours supérieure à l’intelligence moyenne de cette société, du coup on se retrouve avec des spécimens intelligents dans des sociétés globalement stupides. alors que l’éducation devrait viser le contraire, augmenter non pas l’intelligence moyenne mais la moyenne des intelligences. Musil nous avait pondu cette réflexion en appliquant le théorème 1 d’incomplétude de Gödel à l’intelligence, on peut aussi l’appliquer à plein d’autres trucs et on obtient à chaque fois des résultats assez marrants qui résument bien l’activité humaine.

Jazzi dit: 9 novembre 2019 à 9 h 33 min

J’ai dit mon peu d’attrait pour certains films de genre : histoires de vampires, fictions intergalactiques, films d’animation en général…
En revanche, d’autres genres, qui n’altèrent en rien le principe de réalité, m’agréaient plutôt, notamment les films musicaux ou de danse.
C’est ainsi que je suis allé voir « Et puis nous danserons » de Levan Akin.
Bonne pioche, car outre les prestations rythmées, flamboyantes et viriles de Merab et Irakli, les deux plus brillants élèves de l’école nationale de danse traditionnelle de Tbilissi, mais aussi rivaux pour décrocher l’unique place qui s’offre à l’un d’entre eux d’intégrer la troupe du ballet national géorgien, c’est à leurs amours réciproques et partagées que nous assistons.
Des amours illicites, dans un pays où l’homosexualité vous conduit directement à l’indignité nationale.
Ici, le coeur et les jambes sont au service d’un beau et tendre mélo.
On souffrira tout spécialement avec Merab (même si c’est Irakli le plus beau), les pieds en sang et le coeur en lambeaux, mais on s’envolera dans un magistral vol plané avec lui !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584052&cfilm=273671.html

bouguereau dit: 9 novembre 2019 à 10 h 12 min

des ‘fessiers que n ont pas les bonniches’

ça srait pas plutôt du gen paul..’des airs de boniches des stars d’olioud..et ses ‘en ce temps là on avait l’sens du beau’ qu’il dirait zouzou..pas oublier que c’était lui sa première oreille..et ses meilleurs portraits..plétment à la trappe gen paul

bouguereau dit: 9 novembre 2019 à 10 h 16 min

qui n’altèrent en rien le principe de réalité

‘le’..tu causes comme le pourri bien raide d’un conseil paroissial baroz..halors que la danse en voilà bien un de principe de réalité de pédés..

bouguereau dit: 9 novembre 2019 à 10 h 21 min

dans un pays où l’homosexualité vous conduit directement à l’indignité nationale

tu vois partout le drâââme l’opprobre et la rapière brisée..regarde lyautey..ça l’a pas hempéché d’mériter qu’il aurait dit serdgio..hévidemment t’as du boulot..si tu crois que le père lachaise est un champ d’honneur et d’où qu’on peut tomber..à part bien profond

bouguereau dit: 9 novembre 2019 à 10 h 26 min

est un HARRYHAUSEN

en voilà une épée irréfragabe..ses esquelettes qui sortent du sable..phameux!..connais tu flesh gordon roger

bouguereau dit: 9 novembre 2019 à 10 h 31 min

Pour ma part, je ne revendique que la place de bouffon de la Reine…

..pasque du roi ça tprotégrais pas dson principe de réalité du roi..faux cul!

Annelise dit: 9 novembre 2019 à 11 h 28 min

Merci Jazzi 9h33. Forte actualité. J’avais hésité entre chroniquer celui-ci de Levan Akin et celui de Jérémy Clapin pour lequel j’ai opté
Le fait est que j’ai voyagé en Russie, que je connais pas mal certains coins de l’est. Mon inclination pour la Géorgie de l’ex-bloc soviétique est de notoriété publique. .nous l’avons évoquée au moment de « Babouillec » de Julie Bertuccelli en reparlant de son film précédent, « Depuis qu’Otar est parti », où la protagoniste voyait la douche suspendue alors qu’elle se lavait les cheveux..coupures d’eau..ou encore avec « Eka et Natia », de Nana Ekvtimishvilli et Simon Grob (2013, juste avant que je ne prenne mon mandat sur la RdC)
Ce petit pays coincé entre l’Azerbaïdjan,la Turquie, l’Arménie la Russie, Colchide où Jason va chercher la Toison d’or. .j’ai été sensibilisée à son histoire sous un angle moins folklorique grâce à Thorniké Gordadzé, chercheur qui dirigea l’Observatoire du Caucase, puis fut ministre de l’intégration européenne. L’homme est dans ma vie personnelle depuis vingt-cinq ans.. je pleurais quand il rentrait chez lui, à l’âge de 21 ans et mettait quinze jours pour regagner depuis l’aéroport la ville où l’attendait sa grand-mère mourante. .pénuries d’essence..dans le car défoncé qu’il avait réussi à prendre, il avait dû s’interposer car de jeunes militaires russes bourrés commençaient à molester des putains partant travailler. .ils lui parlaient du bourbier de l’Afghanistan, de leur terreur des Tchétchènes.(Le film de Michel Hazavanicius, lui-même d’origine lituanienne, « The Search », quelconque pour ne pas dire raté, si ce n’est cet instant où le jeune troufion de Perm s’allonge sous un réacteur, le visage déformé par l’air chaud pulsé…et son rictus ressemble, en plus défait, au visage de haine qu’il adoptera en bout d’embrigadement, lorsqu’il sera devenu une machine à tuer ) .l’homme par ailleurs prof à sciences-po, grand amateur et défenseur de cinéma (lui qui m’avait initiée à Kiarostami dont il était un proche, à Chahine etc) ayant acquis la double nationalité franco-géorgienne et parlant en parallèle une dizaine de langues..La diaspora est importante en France, le premier gouvernement de la première république indépendante, 1921,de mémoire, était réfugié à Nantes après sa chute. Le français est culturellement très prisé.. le pays est retombé dans le giron soviétique deux ou trois ans après la tentative d’émancipation initiale, avant l’explosion historique du bloc..toutes ces tensions avec les régions séparatistes russophones convoitées par Moscou ne datent pas d’hier et ont été entretenues par des rapports tendus avec le Kremlin. . cela a explosé pour de bon en 2008, les chars ont pénétré le territoire en Ossétie du sud..évidemment l’oléoduc qui traverse n’y était pas pour rien..la guerre est pourtant passée relativement inaperçue en Europe dont le pays est au pourtour, bien qu’aspirant à l’époque à en faire partie,à terme : moins que celle de la Tchécoslovaquie de Kundera, veux-je dire, auprès du « grand public »,alors qu’elle était porteuse de résonances actuelles, déjà significative de mouvements géo-politiques difficiles à ignorer de nos jours.. en particulier les visées russes en casserole de lait sur le feu des pays baltes, après l’annexion de la Crimée..ce balancement d’un pays à la charnière entre Orient et Occident, qui a pu regarder vers Bruxelles mais peut aussi se tourner vers l’Asie. .la religion orthodoxe alliée traditionnelle du pouvoir (deux des Pussy Riot encagoulées chantant du punk dans une basilique, rappelez-vous, expédiées en camp de travail), les musulmans, d’autres minorités religieuses complexes, la modernité tirant à hue et a dia avec la vieille génération réticente aux changements dans un état qui fut failli pendant de longues années, dominé par la corruption, les velléités d’évolution rabotées, les bonds suivis de ressacs (le scandale des prisons à Tbilissi, avec tortures sur les prisonniers, viol avec matraque avait hâté la chute de Saakachvilli..)tout cela constitue une mosaïque complexe, un tissu humain contrasté qui me bouleversent
Le film dont vous parlez est nommé aux Oscar et vient de déclencher (hier) à Tbilissi des affrontements lors de la première, l’extrême droite brûlant le drapeau arc en ciel lgtb, rentrant dans le lard des partisans du film et parlant de l’homosexualité comme une perversion (toute occidentale?) Je vous rappelle que dans la Russie poutinienne, lorsque le fait n’est pas purement et simplement dénié – les études mondiales sur l’épidémie du Sida en particulier se sont heurtées à un déni spectaculaire de toute possibilité de contamination sous ces latitudes – il est tenu pour inacceptable ! Passible de condamnation. Les homos à Moscou n’ont pas intérêt à se tenir par la main s’ils ne veulent pas essuyer des crachats, voire des coups. A la campagne n’en parlons pas

Annelise dit: 9 novembre 2019 à 11 h 41 min

Marie-Hélène, je ne retrouve pas la photo de Lucette Almanzor (pourtant oui j’en ai bien une datant de quatre, cinq ans prise chez elle) .Quelque part dans mon ordinateur, mais où ? Puis je ne sais pas mettre des photos en iconographie ici, uniquement des vidéo
@Bouguereau 10h12. .cela ressemble fort à du Gen Paul, right Jean-Marcel . .vautré sur son divan plein de punaises, ivre mort, ou quand il se flanquait du tabac à priser sous le nez et imitait Hitler en bredouillant. .ça la fichait mal

C.P. dit: 9 novembre 2019 à 11 h 44 min

bouguereau, pas tout à fait à la trappe, Gen Paul. Mais tu as raison : ses portraits et illustrations des romans de Céline sont les meilleurs avant Tardi. Et puis, il est présent chez Marcel Aymé.

Jazzi dit: 9 novembre 2019 à 12 h 00 min

La main ou les jambes, Annelise ?
Pour ma part, j’ai préféré les morceaux dans la cuisse : l’enchantement en dansant…
(pour le boug, ce sera la main dans la culotte du zouave)
Beau duo, où je me contente de suggérer et où vous parachevez le travail en décortiquant magistralement !

Jazzi dit: 9 novembre 2019 à 12 h 13 min

« Forte actualité. »

Oui, mais je suis désolé que la Palestine et les Palestiniens tombent dans la trappe…
Il faut (re)lire « Le captif amoureux » de Jean Genet !

William Legrand dit: 9 novembre 2019 à 12 h 54 min

A part Jazzi, personne ne parle vraiment de cinéma ici, que des ragots racontés par une délicate ouvreuse du temps jadis et quelques jeune freluquets plus qq vieux gagas… le corbeau se marre !

Wonderland dit: 9 novembre 2019 à 15 h 31 min

La catin-woman Roux se prend un s.avon de William qui veut se faire faire une « plume ».

« Jerôme » avec sa nana Cécile de France réclame sa part.
L’ouvreuse mange ses chocolettis entourée de la cohorte « animée » d’obsédés du tafanar,Bouguereau rabacheur libé, le théâtreux subventionné pote de Lang et son beau-fils, amette qui n’en peut mais et les pédos thuriféraires Polanski partis chasser en école ciné à peine 18 ou chez les agregs boutonneux.
Qui décrochera la « timbale »?à qui profite le crime ?

Eriksen dit: 9 novembre 2019 à 15 h 49 min

puck dit: 8 novembre 2019 à 22 h 34 min
« l’intelligence a pris la place de la pensée, et ça c’est tout sauf une bonne nouvelle. »
que voulez vous dire au juste ?

Fontebranda dit: 9 novembre 2019 à 17 h 10 min

Pour Bouguereau :
https://www.doppiozero.com/materiali/un-dolce-gotico-la-famosa-invasione-degli-orsi-in-sicilia

(2 malentendus d’importance fortement décroissante à dissiper :
— j’ai bcp aimé Sorry we missed you & je ne vois pas ce qu’on peut lui reprocher cinématographiquement parlant 
— en dépit des apparences, la timbale sans maccheroni — plutôt a nice cuppa for Austen & a good punch for Sam: Johnson — 100% Engl. Lit. à l’époque).

Jazzi dit: 9 novembre 2019 à 17 h 36 min

« j’ai bcp aimé Sorry we missed you »

Moi aussi. Je reste encore sur le charme de ce tendre et viril comédien roux…
Et sur le plan politique et l’uberisation économique, on ne fait mieux.

Fontebranda dit: 9 novembre 2019 à 18 h 10 min

Y a-t-il (ou pas), à votre avis (jazzi & ceux qui ont vu le film), « clin d’œil » aux spectateurs cinéphiles ds le choix de la cachette des clefs du camion ? après tt, les enfants sont en danger, même si le cauchemar a changé de style (on s’en débarrasse moins facilement).

Fontebranda dit: 9 novembre 2019 à 19 h 46 min

cher CP, aucune importance, je pratique les 2 littératures (davantage maintenant l’italienne, acquise pourtant de bric & de broc) mais je ne voudrais pas qu’on me crût plus solide ds ce domaine que je ne le suis (surtout si l’on pense à la formation classique en Italie…)

puck dit: 9 novembre 2019 à 20 h 31 min

Eriksen, je n’en sais fichtre rien, j’ai relu ce que j’ai écrit hier et j’avoue que moi-même j’ai du mal à comprendre ce que j’ai voulu dire, je devais être un peu bourré : boire ou écrire sur les blogs il faut choisir…

la notion d’intelligence est un truc très différent en fonction des cultures et de l’histoire.

notre époque traverse une crise des sciences humaines, très peu de bouquins sont publiés, et on trouve très peu d’auteurs, épopque post-philosophique ? je ne saurais trop dire le nom du dernier philosophe ?

à la place nous avons des types intelligents, un gars comme Enthoven, ou Onfray, ce sont des encyclopédies sur pattes, ils sont capables de parler des heures pour ne pas dire grand chose.
Un type comme Bouveresse est super intéressant.

je pense qu’ils vont finir par sucrer l’enseignement de la philo en terminale, ça coute hyper cher et ça n’a plus beaucoup de sens d’apprendre la pensée de Spinoza.

même dans la tradition anglo saxonne, c’est pas mieux.

je crois que l’intelligence dans la culture occidentale est très liée à la connaissance, c’est une accumulation de savoir plus une possibilité d’articuler au mieux ces données.

d’où la perspective d’un développement prochain de l’intelligence artificielle.

vous remarquerez qu’on parle d’intelligence artificielle et jamais de pensée artificielle, un ordinateur pourra faire le boulot d’Enthoven ou d’Onfray, mais il ne pourra jamais faire celui de Spinoza, de Pascal ou de Hume.

mais comme à l’avenir nous n’aurons plus de Spinoza, de Pascal et Hume nous pourrons nous contenter d’une « intelligence artificielle ».

je crois que le problème vient de l’importance donnée par notre culture à la connaissance.

la connaissance implique une délimitation du champ dans lequel elle s’exerce, c’est toujours limité aux contour de l’objet de connaissance.

la connaissance est une limitation et une restriction de la pensée, et c’est pour ça qu’il sera possible de l’informatiser.

en fait je crois que c’est un truc de ce genre que j’ai voulu dire, mais je n’en suis pas très sûr.

Annelise dit: 10 novembre 2019 à 6 h 46 min

William Legrand et Wonderland, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants détracteurs crevards sous pseudo
12h54 et 15h31 non mais ça ne va pas? Mise au point quant à la gestion de ce qui arrive lorsque j’ai le dos tourné. Les chacals rappliquent et font ce qu’ils peuvent pour empoisonner le dialogue. Il n’est pas toujours possible au modérateur qui m’assiste ni à moi de nous connecter au tableau pour effacer, d’ailleurs à quoi bon? Les posts indigents, malveillants, injurieux fusent sur les réseaux dans l’anonymat. Sortez les par la porte, ils rentrent par la fenêtre sous une autre adresse. Une fois qu’ils ont été lus, c’est trop tard. Et encore le commentarium est purgé par le robot du gros des propos racistes, scatos, sexistes etc. Les lecteurs ignorent à quoi ils échappent. Des insultes invraisemblables, des allusions minables. Je ne vais pas faire des captures d’écran, ni me montrer procédurière. Je ne suis pas enquêtrice à la PJ mais les harceleurs doivent comprendre qu’ils ne feront pas la loi. Des Wonder, William et homologues m’ont déjà fait le coup avec des horreurs sur Sandrine Kiberlain, Huppert, Ava Cahen trainée dans la boue ou Charlotte Lipinska récemment.. obligée de faire sauter le post où étaient évoquées sa « tête de poisson, c. et plate comme une sole »(sic), son « incompétence dans tous les domaines » .. J’élude le reste. Quatre ou cinq autres, orduriers, postés sous divers noms sur Le Masque et la plume, ou le « petit chinois qui s’y croit » (sic) Soesanto ou JM Lalanne , ceci cela..Odieux.. Ces manières grotesques de tenter de diviser pour régner, « Jazzi et Sophie sont mieux », patati patata . La RdC n’est pas une décharge publique où déposer leurs ordures
J’engage fermement ces fâcheux à cesser de s’en prendre aux contributeurs, à ficher la paix à JeanMarcel Bouguereau, à CP, aux jeunes recrues, à Phil ! Rien ne les oblige à fréquenter ces colonnes. De l’air, de l’air. (autre probable et si courageusement invérifiable « identité » de William Legrand) .Ils n’ont que ça entre les oreilles.. La tête collée contre la radio, le truc a chauffé ça a pris feu pendant qu’ils étaient mis en attente depuis deux heures sur le standard de la maison ronde où ils avaient appelé pour se plaindre que Ludivine Sagnier, qui elle au moins les fait fantasmer, n’a pas de rôles et qu’on n’a pas lu leur cinquantième lettre pleurnicharde pour expliquer à untel ou untelle ce qu’il convient de dire ou de faire. La bouche pleine de verdicts à la noix ..crapauds et serpents… non il ne faut pas dire ça.. pas gentil pour les pauvres bêtes

Annelise dit: 10 novembre 2019 à 7 h 01 min

Le père de Sophie Avon n’aurait jamais envoyé des nervis à petit pied planter le bazar .Son tombeau pour la mère( puisque vous l’aimez comme critique William, vous l’adorerez en écrivain, au lieu de perdre votre temps à vous user les yeux et à venir baver ici, cultivez vous, achetez en donc une dizaine pour offrir à Noël, cela aura plus d’allure que vos marrons glacés pourris habituels ) « Dire adieu », c’est sur l’étal à côté de Jazzi, en bleu-ciel, au Mercure de France
Sinon, pas d’autorisation à demander à ces mauvais plaisants acariâtres pour parler de l’opus géorgien de Levan Akin nommé aux Oscar, dont à la première a été entachée à Tbilissi par des agressions homophobes de l’extrême droite, revenir sur Loach, poursuivre sur le film de Jeremy Clapin ou rêver sur celui, prometteur, adapté de nouvelles d’Haruki Murakami, dont Emmanuel-Alain Raynal (Miyu Productions) m’a fait l’amitié de m’annoncer qu’il était en préparation, « Saules aveugles femme endormie »

Eriksen dit: 10 novembre 2019 à 8 h 51 min

à Puck: Onfray et Enthoven sont des pédagogues radiophoniques. Ils n’inventent rien mais font progresser la pensée par d’autres moyens. Cela me fait penser aux professeurs d’université que j’ai rencontrés dans mes études, presque tous tournés vers les publications (les papiers, les papiers), tout en servant majoritairement des cours indigents à leurs étudiants. Quelques uns, assez méprisés en général – dur d’être sans papier à l’université – consacraient toute leur énergie à faire progresser l’ensemble d’un petit peu. Ces « petits peu » cumulés font généralement plus pour l’évolution de la connaissance et de la pensée que des publications aussi pointues que marginales.

Pour le reste, je ne suis pas convaincu. On devrait supprimer la philo en terminale…. et la mettre en CP.
Je ne vois pas trop pourquoi vous valoriser ainsi la pensée en général, à la portée de n’importe quel chimpanzé. De l’autre coté, l’intelligence est certes une question de liens à faire entre les connaissances (lier ensemble), mais c’est aussi une capacité d’adaptation mue par l’affect. Si un ordinateur performant se échoue, il s’en fout, il n’est pas responsable, il a été mal programmé. Quand HAL se trompe, il a les boules : c’est le seul ordinateur intelligent que j’ai connu.
à Annelise: trop d’honneurs pour un troll

puck dit: 10 novembre 2019 à 11 h 14 min

Eriksen, je vous réponds une dernière fois et ensuite j’arrête sinon Annelise va pas être contente.

« pédagogue radiophonique » « philosophe médiatique » d’accord avec vous, une « intelligence » mise au service de numéros de cirque visant à susciter l’admiration du public, à une époque je lisais les commentaires facebook aux « articles » d’Enhtoven, ç’aurait été très drôle de les compilier et les publier dans un livre.

intelligence vs pensée ?

je prends l’exemple d’un auteur que je connais un peu, David Hume, c’est probablement le moins intelligent des philosophes et pourtant un des plus grands penseurs, essentiel : c’est lui qui a mis fin à la prétention de la philosophie d’avoir réponse à tout, en ce sens il est « l’inventeur » des sciences humaines.

3etude de l’Entendement Humain » : le titre (pour une fois) porte bien son nom. Il ‘a écrit et réécrit plusieurs pour lui, pour se soigner, c’est très touchant de lire les lettres qu’il écrit à son médecin sur (pour reprendre le texte d’Audiberti) la précarité de son « moi ».

le scepticisme humien est à la fois amusant et unique en son genre, à chaque fois qu’il avance une affirmation il la relativise en disant qu’elle sera probablement démentie par sa méconnaissance ou par de nouvelles découvertes dans le futur.

sa pensée est à la fois intuitive et inductive.
Dire « je doute » c’est comme dire « je suis un menteur » c’est un paradoxe logique, si on l’écrit en langage mathématique c’est une aporie dans un monde « complet » à savoir un monde où ce qui est vrai est prouvable et ce que ne peut être prouvé est faux, qui a été résolu par Gödel (d’où le nom de théorème d’incomplétude), quand ça a été publié au début du 20è s. ça a été une révolution cdans les esprits encore plus grande que la relativité d’Einstein.

Et c’est très drôle de voir que l’approche septique de Hume on retrouve l’intuition de cette notion d’incomplétude.

En fait tout est centré sur la question de l’affirmation, par exemple nos deux pédagogues radiophonique, pour mettre en scène leurs numéros de cirque ne passent que par des accumulations de certitudes, quand on passe à la télé ou à la radio il ne faut surtout pas douter, de rien, ce qui est en rupture totale avec les réalités du monde, dans ce cas la pédagogie ressemble plus à de la démagogie.

quant aux chimpanzés je crois qu’il ne faut pas se montrer trop méprisant : si vous comparez l’histoire de l’humanité à celle des chimpanzés y a pas photos ils nous supérieurs sur bien des domaines, au moins celui de ne pas avoir bousillé leur planète.

Erikesen vous voyez c’est là encore un gros problème de l’intelligence, c’est qu’elle n’incite pas à la modestie, c’est un peu le fond de commerce de la culture : prendre dans l’histoire quelques spécimens intelligents pour rendre fiers les autres d’appartenir à la même espèce.

Eriksen dit: 10 novembre 2019 à 11 h 16 min

J’ai perdu mon corps.
Naoufel un ado orphelin, est élevé par un oncle qui l’exploite. Il se sent coupable de la mort de ses parents dans un accident de voiture. IL rencontre une jeune femme, la suit et se fait embaucher comme apprenti chez l’oncle de celle-ci. Il y perdra une main dans un accident de menuiserie.
Le graphisme est plaisant, dynamique, dramatique, mais c’est le son qui emporte : la chaleur des voix, le tropisme auditif de l’enfant qui enregistrait tout, les cassettes dont il dispose sur l’accident qui tua ses parents, la rencontre par l’interphone, les échanges sur le bruit de la neige, la musique de Dan Levi (The Do) : tous ces éléments sont un apport spécifique du cinéaste sur le roman.
Le roman de Guillaume Laurant (coscénariste) se développait du point de vue de la main : une main coupée part à la recherche de son corps et raconte parallèlement la vie passée du corps entier. C’est plus difficile à faire passer au cinéma, pas immédiat de percevoir cette main comme narratrice. Elle est en revanche extrêmement active, superhéroïque face à l’adversité. Laissée pour morte, elle échappe à une destruction certaine puis part en quête dans un monde hostile parsemé de tessons de verre et peuplé de rats. Forte, agile et légère comme une plume, elle est un concentré du pouvoir de faire, pour le pire et le meilleur.
Une mouche apparait en fil rouge, compte à rebours de la putréfaction comme dans la peinture classique.
S’entrelacent dans le film d’une part « la vie de la main » – un premier fil à la « The Revenant » , urgence à survivre dans un but bien précis -, et d’autre part la vie du jeune homme en flash-back – un second fil de tout ce qui fait plaisir : l’humanisme arabe qui émane des parents, la pudeur des sentiments des jeunes, la figure bourrue et aimante de l’oncle, le génie surpassant l’angoisse chez ce gamin surdoué – au moins de la menuiserie.
Fil rêche et un fil angora se fondent à la fin en un autre roman – ni l’un ni l’autre, ni loi de la jungle ni conte de fée – qui nous parle d’un grand saut et de petits arrangements entre corps et esprit de Naoufel sur le dos d’un bouc émissaire : la main coupable. C’est elle qui enregistrait le vent et tenait le micro en dehors de la voiture quand son père s’est tourné pour le gronder et a quitté la route. Elle reste de l’autre côté du saut et accepte son bannissement. Sur le magnétophone, outil du malheur également abandonné derrière, Naoufel enclenche avant de sauter l’enregistrement du saut et efface l’instant de l’accident.
Reste l’ange Gabrielle,… c’est elle qui annonce la révélation (« tu ne seras pas vendeur de pizza »). C’est elle qui déclenche l’enchainement. C’est lui qui la suit. Je n’avais vu dans sa quête d’elle qu’une romance banale. Des femmes autour de moi m’ont fait sentir le stalker. Après la pub Giannoli récemment, il faut admettre que suivre une femme n’est plus romantique du tout. Gabrielle rejette brutalement ce que lui propose Naoufel sous la forme d’un igloo cabane : un nid, un foyer, un bâtisseur, une vie. Est-ce le rejet du stalker ou le caractère trop régressif de cet igloo aux airs de ventre maternel ? Je ne sais pas mais la réaction de Gabrielle m’a semblé brutale.

bouguereau dit: 10 novembre 2019 à 11 h 20 min

Je reste encore sur le charme de ce tendre et viril comédien roux…
Et sur le plan politique et l’uberisation économique, on ne fait mieux

l’association des deux baroz laisse à envisager des secours..des rentablités..des win-win dont tu pourrais avoir le gout..du blablacar..du rbnb..et toi entre 2..en b to b

bouguereau dit: 10 novembre 2019 à 11 h 26 min

Pour Bouguereau :

grazi infinite..buzatti était lui même un bon dessinateur dans le gout de l’époque..c’est à dire un bon cru

bouguereau dit: 10 novembre 2019 à 11 h 33 min

Qui décrochera la « timbale »?à qui profite le crime ?

tèrezoune et keupu..les deux prétresses qui nous font régulièrement l’offrande de leur rondelles fumantes..chacun selon son talent pour faire le buzz anlyz

Eriksen dit: 10 novembre 2019 à 11 h 34 min

Puck:
« Cirque visant à susciter l’admiration du public » : c’est vrai et faux. Leurs motivations de pédagogue sont matinées d’histrionisme. Eh alors ? vous prenez toujours les humains pour des masses stupides. Qui vous dit que l’on ne peut pas trier ? Qu’à écouter dix histrions culturels on ne peut pas reconstituer un sage ? Vous vous trompez aussi sur le doute. A bien les écouter on se rend compte qu’ils doutent, justement quand ils affirment trop vite. ça touche leurs affects. Ce sont des fêlures dans leurs systèmes. Cela permet de comprendre d’où ils parlent, et comment ils tordent la connaissance qu’ils nous transmettre. A l’auditeur ou lecteur de détordre. Normal, on n’écoute pas Dieu à la radio.
Mais bon, ils m’ont lassés, où plutôt ils ont été une étape. Une marche. C’est tout ce qu’on leurs demande.
Sur les chimpanzés vous être facile.
Je regarderais Gödel.

Paz dit: 10 novembre 2019 à 14 h 39 min

‘trop d’honneur pour un troll’.
Club de 70 adhérents. Anne -lise Roux se comporte comme la rédactrice en chef qu’elle est.
L’article sur l’animation m’a intéressé. Celui sur la Géorgie caucasienne 9 novembre MA-GNI-FIQUE !
Merci.

puck dit: 10 novembre 2019 à 15 h 47 min

greubou tu sais chacun fait avec moyens, je sais bien que les miens ne sont pas très grands, mais ce n’est pas une raison pour me balancer tes propos méprisants, un mépris que tu incarnes dans ce que tu as fait durant des années, et je sais bien mon greubou que tu te penses au dessus du lot, te te fais une grande opinion de toi-même, mais ça c’est peut-être la seule chose que je trouve drôle en toi.

Dubruel dit: 10 novembre 2019 à 17 h 51 min

‘greubou’ alias Bouguereau ? Il y a assez de querelles à côté sur la RDL sans les ramener ici, Puck.
14H39, d’ac’ concernant la taulière. Monter au filet mettre la pâtée aux agresseurs au lieu de rester peinarde à l’abri du statut de dirlo mérite le plus grand respect.Pas souvent vu ça.

Le post à 11H28 le 9 sur la géorgie , capitale ‘Tbilisi’ et pas ‘Atlanta’ est une aubaine.
Vous m’avez éclairé, Annelise !Les deux fers blancs qui poignardent avec des merguez en arguant qu’on ne parle pas assez ciné n’y vont jamais; uniquement là pour emm.rder le monde avec des billevesées .

‘And Then We Danced’, de L.Akin.
Le film, tourné en langue géorgienne, a été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs et est nominé aux Oscars.

Le réalisateur, mi Suédois mi Géorgien a imaginé les amours naissantes entre deux garçons rivaux, dans une école de danse . Pour saisir la portée du film, il faut apprécier le portrait préalable dressé sur le pays, saisir ses contrastes et ses aspirations contrariées à la modernité,et spécifier qu’avec la lutte et le chant polyphonique, la danse est considérée plutôt sport ‘masculin’. La montée d’un désir homosesxuel, dans cette société traditionnelle où l’église régit le comportement ‘passe’ donc difficilement.
Un long plan-séquence, dans une maison où un mariage à l’ancienne bat son plein,fait le tour des pièces avant d’ouvrir sur une fenêtre où, en second plan, traité comme un secret,merab, comédien aux faux airs de swan Arlaud dont vous nous aviez vanté le jeu, est accueilli par son amie Marie.
La fin n’est pas une happy end à l’américaine. Sa façon de soutenir sa danse langoureuse et ‘ornée’ au rythme du tambour devant l’entraîneur constitue en soi un défi, non suivi d’une libération;
Il doit partir car ‘il n’y a pas de place pour lui dans cette société’. L’étau se referme au niveau sociétal, même si lui, à titre individuel, semble forger la voie pour s’en libérer. Nul manichéisme à cette conclusion. Une douceur amère sous laquelle tente de s’immiscer une révolte suscitée par le désir baigne les images.
Guidé par votre post j’ai voulu en savoir plus. J’ai lu que le ballet national géorgien de danse actuel ‘Sukhishvili Ensemble’ a, dans les faits, réfuté toute possibilité de voir accolée la moindre suspicion d’homosexualité à son nom.
Nous n’y avons pas forcément prêté attention, alors que le sujet est brûlant; la guerre de 2008 dans le Caucase a suscité des émois internationaux, vite retombés dans l’oubli. Or les conséquences en sont plus que jamais sensibles, constituent une ‘eau dormante’ sur laquelle Poutine garde un oeil vétilleux.
C’est aux portes de l’Europe, pas tout près ce qui facilite l’endormissement.
Le film va aux oscars, Macron reparle de l’europe de la défense et du traitement des minorités par la Russie, les artistes se mettent au boulot comme l’avait fait Kundera. Pas anodin.Beau film.

Dubruel dit: 10 novembre 2019 à 18 h 02 min

Annelise 7H01
‘ou rêver sur celui, prometteur, adapté de nouvelles d’Haruki Murakami, dont Emmanuel-Alain Raynal (Miyu Productions) m’a fait l’amitié de m’annoncer qu’il était en préparation, « Saules aveugles femme endormie »

eh bien, nous verrons cela avec plaisir!
quand ?
Murakami ,en général un bon post-moderne (qualité que vous partagez avec lui, chère Annelise, avec ce picaresque ‘Brautigan’, et l’humour ! haaa, l’humour !Dieu sait si vous n’en manquez pas, y compris dans la manière de boxer). Le fait d’avoir été ce(s) môme(s) ‘solitaire et timide’, d’être porté à la magie, amateur de chats; la littérature post-moderne est un excellent support pour l’animation. Elle appelle à des variations, mélanges des genres en restant soi, encore plus soi et décale l’exécution vers une nécessaire créativité pour ‘adapter’, c’est un bon point.

Marie Helene S dit: 10 novembre 2019 à 18 h 34 min

Les avis successifs apres le billet d’A.R de xlew, Jazzi (avec lequel mon opinion est en desaccord, ce n est pas important) et Eriksen fournissent une recension complete de J ai perdu mon corps,a laquelle je ne vois pas grand-chose a ajouter.

Plaisir a lire votre post, Eriksen.
Fil rêche et un fil angora se fondent à la fin, joli !
j avais note la mouche, detail pas ragoutant. Jeremie Clapin detourne le prosaique annonce en poesie plausible.
Des femmes autour de vous vous ont fait sentir le stalker chez X.Giannolli,
en revanche pas compris.
vous parlez du dernier film, l’Apparition ?

Le film georgien, pays ‘coincé entre l’Azerbaïdjan,la Turquie, l’Arménie la Russie, Colchide où Jason va chercher la Toison d’or’
& l image puissante, hier a 11 h 28, d’A-l pleurant d inquietude pour son ami reduit a attendre un bus ou de jeunes appeles ivres ‘commençaient à molester des putains partant travailler’ placent celui de voir l oeuvre de Levan Atkin en haut de mes projets des jours a venir.

‘Eka et nattia’ de S.Gros (&…, pardon je n ai pas retenu le nom), je me rappelle des images splendides.Vu passer par depeche AFP la Premiere ruinee par l extreme droite sur place, a Tbilisi.

puck dit: 10 novembre 2019 à 19 h 34 min

Dubruel dit: 10 novembre 2019 à 17 h 51 min

Dubruel, je ne cherche querelle à personne.

je répondais juste à ce commentaire de greubou :

« bouguereau dit: 10 novembre 2019 à 11 h 33 min

« tèrezoune et keupu..les deux prétresses qui nous font régulièrement l’offrande de leur rondelles fumantes »
 »

du coup Dubruel si vous avez une remarque à faire c’est à greubou qu’il faut la faire et pas à moi !

je ne pense pas que ce soit compliqué à comprendre, non ?

puck dit: 10 novembre 2019 à 19 h 38 min

je vous la recopie une autre fois :

« tèrezoune et keupu..les deux prétresses qui nous font régulièrement l’offrande de leur rondelles fumantes »

Dubruel quand vous lisez ce genre de phrase c’est à l’auteur de cette phrase qu’il faut dire : « il y a assez de querelles à côté sur la RDL sans les ramener ici »

pour ce qui me concerne c’est juste de la légitime défense.

puck dit: 10 novembre 2019 à 19 h 40 min

cela dit c’est vrai que je n’aimais déjà pas trop ce bonhomme sur la rdl, je profite de la première occasion qu’il m’offre pour le lui redire.

Jazzi dit: 10 novembre 2019 à 21 h 46 min

Beau développement, Dubruel.

« Sa façon de soutenir sa danse langoureuse et ‘ornée’ au rythme du tambour devant l’entraîneur constitue en soi un défi, non suivi d’une libération »

C’est un aveu flamboyant et public, qui ne laisse d’ailleurs pas indifférent, sur le plan chorégraphique, son maître de ballet…
La scène de mariage est un beau morceau d’anthologie ! Au départ, on voit les deux jeunes mariés avec des gueules d’enterrement. Belle scène de mariage orthodoxe avec les couronnes au-dessus de leur tête. Puis c’est la fête… et coup de théâtre final et étreintes larmoyantes des deux frères.

Jazzi dit: 10 novembre 2019 à 21 h 52 min

«… et …, les deux prétresses qui nous font régulièrement l’offrande de leur rondelles fumantes »

La formule est belle, puck et peut servir ad libitum : il y a juste à inscrire les pseudos qu’on veut !

Jazzi dit: 11 novembre 2019 à 9 h 40 min

On peut voir actuellement sur nos écrans une copie restaurée de « La Viaccia » (1961) de Mauro Bolognini, avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale. Superbe reconstitution en noir et blanc, sous la brume hivernale, de Florence à la Belle Epoque. Avec leurs gros culs de taffetas et leurs talons carrés, les femmes ont une silhouette comique d’animal de basse cour. Néanmoins, grâce à sa gaine, Claudia Cardinale, avec ses formes rebondies et sa taille de guêpe est pulpeuse à souhait. Une histoire renaissante de gros sous, d’héritage, de bordel et d’amour impossible entre deux jeunes gens de la campagne ayant échoué à la grande ville. Maupassant revu et corrigé par le néoréalisme italien ! Près de soixante ans après, le film, lui, n’a pas pris une seule ride !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19586017&cfilm=45162.html

bouguereau dit: 11 novembre 2019 à 10 h 32 min

le film, lui, n’a pas pris une seule ride !

le cul des hardeuses est héternelle!..que l’âme qui sic transit

C.P. dit: 11 novembre 2019 à 14 h 51 min

Jacques, c’est dans « La Fille à la valise », et plus tard dans « Il était une fois dans l’Ouest » que je la préfère.
Je sais bien que quand vous la croisez autour du Boulevard Henri IV, vous trouvez qu’Elle lorgne un peu trop pour savoir si on la reconnaît, mais Elle est de toute façon un monument du cinéma. Et il est très bien que vous rappeliez d’autres films.

Jazzi dit: 11 novembre 2019 à 15 h 18 min

J’ai croisé, il y a peu, Anna Karina à Odéon, C.P.. Une vieille dame filiforme et fragile, mais toujours le même sourire de petite fille espiègle !

C.P. dit: 11 novembre 2019 à 16 h 04 min

Jacques, j’avais trouvé bien que Claudia Cardinale, alors compagne de Pasquale Squiteri, joue un rôle secondaire (de paysanne) dans « L’Affaire Mori ».

Phil dit: 11 novembre 2019 à 17 h 29 min

La fille à la valoche…excellent aussi le bel oiseau Jacques Perrin (avant qu’il en produise (du film d’oiseaux)

bouguereau dit: 11 novembre 2019 à 19 h 12 min

Dindes ou pintades, le boug ?

‘cailloutées’ comme la coucou de marans..et puis baroz..la belle nuque n’a pas a trouver de féticheurs..il y en a des coquines mais faut savoir la montrer

bouguereau dit: 11 novembre 2019 à 19 h 21 min

il en avait un paquet d’italienne qui s’habillaient d’un rien dans les années 60..l’être et beaucoup de néant hautour..sic transit italia..bien plus pire que nous

bouguereau dit: 11 novembre 2019 à 20 h 43 min

je préfère largement ken à ce balourd de costa baroz..dailleurs je phinis toujours par voir ses films..même ‘la part des anges’ je l’ai vu..lors que le whisky a tout..tout piqué au gnac

Jazzi dit: 11 novembre 2019 à 20 h 56 min

Annelise va nous reprocher d’échanger des photos cochonnes, le boug !
Elle ne manquera pas de nous faire un cours sur la vie et l’oeuvre du président honoraire de la Cinémathèque française, ancien élève de l’idhec. C’est du lourd…

Annelise dit: 12 novembre 2019 à 6 h 42 min

Pas de risque de se faire retoquer chez moi avec Mauro Bolognini ou « La Viacchia », Jazzi
Belmondo et C.C, surtout dans ce contexte, ça ne se refuse pas ! Votre portrait des femmes en taffetas est saisissant. . langoureux dans le style débordant. « Basse cour » le mot peut-être en trop, sinon ce côté la poule a de la cuisse fera saliver le lecteur comme l’avait fait le spectateur devant les images. L’iconographie de Bouguereau à 20h38 en dit long… le regard envieux de Sophia Loren prouve suffisamment son désir violent des 150 de QI
Et pas parce qu’il est question de maison de tolérance que je vais réprimer les propos non plus.. « Rue de la honte » de Mizoguchi, à mes yeux une merveille, passerait à la trappe, ce serait dommage
Je partage en effet le goût de CP, qui la connaît et qui l’aime pour l’immense Claudia Cardinale.. le lien qui retient son (très) généreux corsage dans « Il était une fois dans l’Ouest », d’un érotisme aussi flagrant que celui de Gina Lollobrigida en Adeline de Fanfan la tulipe : « La Franchise » a des formes pleines

Eriksen le 11, 8h59
Merci pour le clip Cine Pass Pathé Gaumont signé Xavier Giannoli. .il avait été critiqué vous avez raison, selon le chef d’accusation de « harcèlement » : le garçon, stalker puisqu’il la suit la fille? Drôle d’angle. J’y avais vu une séquence pleine de tendresse et de romantisme, lui d’abord douché dans ses aspirations timides. Le spot était soutenu par le solo de piano de Michel Berger, initialement présent dans « Tout feu tout flamme » de Jean-Paul Rappeneau, la scène où « Pauline » – prénom évidemment choisi pour être celui de sa fille atteinte de mucoviscidose – incarnée par Isabelle Adjani découvre le casino acheté par son flambeur de père (Montand). Signalons une belle-mère qui n’avait rien d’une marâtre, Lauren Hutton, actrice à laquelle je trouve une forte présence et de la séduction alors que si on veut le dire vite, entre son diastème et sa coquetterie dans l’oeil, elle louche et on dirait que lui manque une dent. .n’empêche elle est étrange, magnifique
Pour la rappeler à la mémoire de Phil en l’appâtant grâce à Burt Reynolds (le Deliverance de Boorman), elle avait fait ses débuts en 1968 avec Redford et lui dans le film Paper Lion. C’est en donnant la réplique à Richard Gere dans American Gigolo qu’elle a atteint le succès

Le petit film publicitaire regroupait des extraits célèbres, les aurez-vous reconnus à mesure ?
Romy : Pourquoi me regardez-vous comme ça ?
Elle relève sa voilette
Noiret : Je vous aime.
Romy : Mais vous êtes fou !
Noiret : Non…
est facile

Dubruel, belle recension du film géorgien nommé en Film étranger aux Oscar, et bon d’y entraîner MHS après qu’elle est allée voir le Jérémy Clapin

puck dit: 12 novembre 2019 à 9 h 09 min

question pour Eriksen :

pourquoi les « exclus » qui sortent du film de Ken Loach ont envie de se flinguer, alors que les mêmes qui sortent du film le Joker ont envie de flinguer les autres ?

comment arrive-t-on à deux réactions opposées en montrant une même réalité ?

Phil dit: 12 novembre 2019 à 10 h 59 min

« sept contre la mort »…dernier film de Ulmer, 1964. Incroyable navet, horriblement doublage, jeu, mise en scène, tout est raté, alles null, mais remarquable !
Larry Hagman y joue son premier rôle. celui d’un alcoolique. il en mourra pour de vrai, Merveille du cinéma.
Larry Hagman (pour les djeunes digitalisés) c’est le mari à siou ellen.

bouguereau dit: 12 novembre 2019 à 12 h 38 min

alles null, mais remarquable !

larry a faire nombre de bonne pub..si boire de la heineken lui donnait une auréole en or..ma préférée était celle où il tenait une bud..du temps où elle était hencore américaine.. »si vous demandez le prix de cette bière c’est que vous n’avez pas les moyens de vous la payer »..nozing ou prex n’est lost in tranzlation..it could only happen in haaamérica..

Phil dit: 12 novembre 2019 à 13 h 35 min

bon, c’est pas tout ça, Dallas aussi ici ! le prestigieux passou bétonne sur la plate bande de prestigieuse annelize.
Lucette a cassé sa pipe, la littérature fait plus recette.

Annelise dit: 12 novembre 2019 à 14 h 03 min

J’aime bcp le cinéphilePhil de 10h59, il nous trousse l’affaire en un « tout est raté, mais remarquable ! » qui parle bien de sa capacité à décaler son jugement pour l’équilibrer entre l’avis personnel, le « sensible au coeur » et le bagage ou background érudits

A propos,sur la RdL, oui le nouveau billet est en plein dessus, je vous engage à y aller voir et relaie, pour au moins deux raisons que je détaillerai ensuite,
et sur Michel Ciment qui vient de faire paraître, « Une vie de cinéma » (Gallimard),
et sur Bernard de Fallois dont Pierre Assouline expose la cinéphilie à travers une réunion d’articles

Les ponts secrets : sur Michel Ciment, dont Pierre souligne qu’il n’abuse pas de l’étiquette chef d’oeuvre comme cela peut être la tendance le mercredi chez d’autres, un des films au panthéon du critique de Positif et du Masque est « Pastorale » d’Otar Iosseliani
Le rapport ? Iosseliani est Géorgien, né à Tbilissi que nous venons d’évoquer avec le film de Levan Akin. ..curieux car on ne parle pas tous les 4 matins du petit pays de l’ex URSS, or là..nette conjonction de planètes, on n’arrête pas de voir arriver des informations le concernant ..le cinéaste apprécié par Michel Ciment a fait l’objet d’une rétrospective à la cinémathèque cet été. J’ai vu la plupart de ce qu’il faisait à mesure, pour les raisons d’inclination déjà dites, et j’ai été heureuse d’en revoir deux ou trois à Bercy..cette espèce de « cinéma muet parlant » dont on le taxe. Bien vu
Il avait commencé par faire des études de piano au pays, puis de mathématiques et de mécanique à Moscou. Aquarelle, son premier film, fut réalisé en 1958. Installé en France, il a enchaîné les récompenses prestigieuses avec trois Prix spéciaux du jury à la Mostra (Les Favoris de la lune, Et la lumière fut, Brigands, chapitre VII), un prix Louis-Delluc (Adieu, plancher des vaches !) et un Ours d’argent à Berlin (Lundi matin)Esprit vagabond, rêveur aux casquettes multiples, musicien, pêcheur, ouvrier métallurgiste et réalisateur, ses films «optimistes sans oublier que tout finira mal» selon sa formule tissent une toile à la fois délicate, tendre, burlesque et ironique qui baguenaude du côté de René Clair, Tati et Buster Keaton

B de Fallois, le clin d’oeil tient à l’évocation dans la chronique RdL de ses louanges, o combien méritées mais libres d’influences, sans doute un peu risquées pour l’époque et surtout, justes, adressées à Satyajit Ray (auteur de la trilogie d’Apu) dès 1960, au moment de « Pather Panchali »(La Complainte du sentier, musique de Ravi Shankar) : un autre qui s’y est magnifiquement penché, c’est Charles Tesson, délégué de la Semaine dont -heureuse coïncidence- le grand prix a été décerné cette année à l’animation de Jérémy Clapin
Le livre de Charles Tesson, à la jaquette d’un rose indien ad hoc, sobrement intitulé « Satyajit Ray » est aux éditions Cahiers du cinéma, collection « Auteurs »,1992 . Je ne saurais trop en recommander la lecture d’une fluidité et d’une finesse extraordinaires aux jeunes gens que le cinéma fascine, y compris s’ils « répertorient son invention autour des années Mad Max et pensent qu’il n’y a rien avant le Grand bleu »(sic).
(Au passage, Daney avait crevé le matelas pneumatique et vidé les bouteilles d’oxygène de Luc Besson en parlant d’un film dépressiogène, véritable incitation clipée au suicide. ..)
Ceci pour rappeler en conclusion que si le cinéma doit d’abord se regarder et se voir, la lecture peut faire partie de la vision : car les films se « lisent » aussi, et il n’y a aucun doute que de grandes voyures, les grands comptes rendus singuliers, élaborés, sensibles contribuent à « faire » l’oeuvre en éclairant le chemin à emprunter pour s’y glisser. Il y a des films dans lesquels on tombe follement, irrépressiblement. .évidents, dans une sorte d’immédiateté. .D’autres rétifs, où c’est parfois plus lent, et puis..
Satyajit Ray, pour reparler de lui, je ne m’attendais à rien de spécial en découvrant « Company limited »(1971)..un directeur des ventes d’une firme anglaise de ventilateurs convoite un poste, sa belle-soeur Sudarsana vient séjourner chez eux..la façon de filmer la montée des escaliers est superbe. .ensuite « Le Salon de musique », « Charulata », etc. .le charme opère lentement, sûrement.. Deux jeunes gens dans un bus regardent le reflet d’un arbre glisser sur un immeuble, elle souffle – franchement c’est merveilleux.! .voyage dans ce bruissement discret de feuilles en noir et blanc.Ch Tesson intitule ses chapitres « le visage, bloc magique », « Où va le visage ? »..ou encore « Vers la main », « La lettre et le style de l’amour ». .entre la reconnaissance du modèle néo-réaliste transporté dans la campagne indienne et la séduction d’un exotisme funèbre au coeur de l’aristocratie bengalie, l’oeuvre écrit-il déploie de nouvelles voies. Impossible de ne pas l’entendre

Phil dit: 12 novembre 2019 à 14 h 06 min

Dear Bouguereau, envoyez-nous le trailer de cette pub à bière de JR ! a l’air pas mal
la bière, révélateur interculturel.
En Allemagne une pub qui plaisait bien aux teutons, pour la föster, australienne.
2 gros au comptoir:
- le gros Autralien: quand je prends ma bagnole pour visiter ma ferme, j’ai besoin de 2 jours
- le gros Allemand: ben mon gars…y’a des années, j’ai eu une bagnole aussi pourrie que la tienne

Annelise dit: 12 novembre 2019 à 14 h 07 min

13h35 ..ne m’engagez pas sur Dallas, un de mes sujets préférés, comme vous le savez
Non je ne ferai pas la petite Lucy en maillot Alerte à Pamela Ewing, juchée sur des platform boots de 16cm.. la grand-mère, l’hitchcokienne Barbara Bel Gebbes et le grand-père Jock – une crème

Phil dit: 12 novembre 2019 à 14 h 17 min

yes, oublié Barbara Bel Geddes !…pas toujours servi du jus d’orange dans la piscine à JR,
a failli se faire étrangler par Robert Wagner (fameux siroteur aussi !)

Jazzi dit: 12 novembre 2019 à 14 h 51 min

« ne m’engagez pas sur Dallas, un de mes sujets préférés »

Mieux que sur le cinéma politique de Costa-Gavras, Annelise ?

Art dit: 12 novembre 2019 à 16 h 12 min

vous avez la mémoire courte mon cher M.jazz!!!
Car A.l s’était exprimée beaucoup sur,l’an dernier sur MISSING, qu’elle adorait avec Jacq Lemon en daron qui souffre la mort de son fils désinvolte idealist;et Sissi SPACECK dont elle a reparlé avec brian DPalma (Carrie, bal du diable).
ils ont un canard, cela avait amusée cette ame poetic, proche des animo.

Je reviens sur I lost my Body. très bien Annelise !!!
cool que vous ayez induit ce gout sûr pour Animation, nul parent pauvre au contraire. jerem Clapin l’a montré avec un smart scénario qui déjoue l’attendu, très soigné.
Vous avez raison de porter à la connaissance du public.

Géorgie dans caucase,ce film homosexuel réprimé par les russes comptant sur lOrthodoxie pour régner est important/m’intéresse, bien décrit par M.Jazzy,et j’irai de toute urgence en tant que pd ET surtout,pas ke cela,citoyen normal sans discriminations!!!

M.Charle tesson, Coco l’a eu comme prof au cours d’esthétique du cinéma à la Sorbonne.
Je le trouvais lugubre et depuis vous parlez de lui en bien, je lus sur lui et de lui ce que vous avez dit et apprendre à le trouver balèze dans son sujet!!!

Art dit: 12 novembre 2019 à 16 h 17 min

surveillé. après Jazzy dit que je ne sais pas écrire et ça lui donne raison alors que ,non.
14h.03 par exemple Anne-lise quand vous avez dit, je me suis tourné vers satyajit ray(trouvé très ennuyeux, bien qu’une beauté des images mais trop lent ).

Chetouane dit: 12 novembre 2019 à 16 h 37 min

14h51, Mieux que sur le cinéma politique de Costa-Gavras ?

sans se montrer polémiste ,parole de cnrs, d’agrégé et ce qui vous chante, l’acuité politique, comme vous dites, de l’occupation d’une partie de la Géorgie par les forces russes et les ambitions de Putin ,appuyé sur l’église orthodoxe conservatrice sur une partie du globe, est plus forte.
belle chronique avisée sur la question, Annelyse !
vous vous y connaissez,ça se voit.

Chetouane dit: 12 novembre 2019 à 16 h 40 min

il faut pardonner les répétitions dans ma phrase. Je suis au travail et lis la rubrique d’A.R…
à bientôt.

Dubruel dit: 12 novembre 2019 à 16 h 55 min

Solide billet sur la Géorgie. Le Caucase est une poudrière ‘par morceaux’.Poutine sait jouer la pédale lente, tout le monde voit venir mais peine à opposer une parade. Milan kundera, les bouquins avaient fait office d’électrochoc. En France on n’y entrave que dalle,conséquence faute d’y voir clair on se tâte pour polanski guilty or not; pas très excitant comme ‘collectif mondial’ et prise de conscience. à se demander d’où viendra l’éveil ? le film d’Akin aux oscars montre que ça trotte dans les têtes.

Vous nous envoyez chez Assouline voir Ciment, Annelise ? On zy va.

Phil dit: 12 novembre 2019 à 17 h 13 min

M.Charle tesson, Coco l’a eu comme prof au cours d’esthétique du cinéma à la Sorbonne.
Je le trouvais lugubre et depuis vous parlez de lui en bien

l’intérêt des blogs, c’est la fraîcheur, du bio ! bravo Coco. lesthétique du cinéma, mi jamais eu ce cours, dear art, mais je peux vous dire, le dernier film de Ulmer de 1964 est une daube fortement inesthétique, comme toutes les daubes cela va de soi.
avez-vous vu un Murnau ? paraît que Truffaut a dit qu’il y a deux mondes, les Murnau et les non Murnau.

Vincent dit: 12 novembre 2019 à 18 h 06 min

he he he….
Je vous en supplie philippe 17.13 et Jazzy antérieurement, n’excitez PAS ce garçon gordon Tutusse.

Il n’est pas 1.intellectuel,contrairement à chetouane ainsi que vous tous .si vous me le stimulez trop, le garçon partira en live, totalment Incontrôlé, un vrai Myster Lapinou-garou pour ceux-celles connaissant l’animation excellente Nick Park Wallace & Gromit…. !

d’ailleurs il l’a déjà fait et REFERA.

Jazzi dit: 12 novembre 2019 à 19 h 19 min

Art, je me souviens très bien de l’éloge de Missing par Annelise.
C’est pourquoi je déplore de ne pas connaitre son point de vue sur celui-ci.

puck dit: 12 novembre 2019 à 21 h 29 min

pour Eriksen réponse à la question : pourquoi le Joker pousse à la révolte et le Ken Loach pousse au suicide ?

réponse : parce que le Ken Loach est plus réaliste, il met le doigt sur ce qui représente le plus beau succès de l’ultra libéralisme : avoir réussi à mettre les dominés en concurrence entre aux, quitte à ce que cette concurrence arrive au sein de la famille.

aussi Erikesen je vous le dis de façon très claire : je refuse toutes formes de concurrence et de mise en compétition sur les blogs !
la remise des bons et des mauvais points du genre : ça c’est bien, ça c’est pas bien, ça c’est de la rondelle fumante etc… je dis non, je dis stop !

vous comprenez qu’on ne peut pas participer à un blog qui parle film de Ken Loach et se comporter comme des livreurs d’amazon ou des uber eat…

il faut avoir en tête ce que dit Heidegger dans ses réflexions sur la technique et natamment ce passage où il est question du la transition anthropotechecnique de l’homme de gros moignon à l’homme de gros camion !

alley car dit: 12 novembre 2019 à 21 h 45 min

@ paraît que Truffaut a dit qu’il y a deux mondes, les Murnau et les non Murnau.

Soixante ans plus loin, pas besoin d’y ajouter le moindre grésillement ou ton sépia accentué

Eriksen dit: 12 novembre 2019 à 22 h 46 min

Puck, je n’ai jamais senti ce blog ainsi. Pas de compétition. Tout au plus une légère émulation qui agite quelques arriérés invités à un diner de cons dans une ambiance post-moderne de culture coupable

puck dit: 13 novembre 2019 à 9 h 20 min

Eriksen, oui heuu je comprends heuu pour moi la critiqueuu c’est pleu heuu de composer heu différemment un paysageuu et de renverser heu certaines hierarchieuus et d’imposer heuu un autre ordonnanceuuument heuu pour aller heuu dans un sens inverseuu proposé heuu par celui heuu du marketingueuu à partir heu d’une imdépendance d’esprit heuu et à être heuu affecté heu par les filmeuu que tout le mondeuu n’a pas heuu et à comprendreuu ce qu’on a ressenti heuuuu

https://www.youtube.com/watch?v=HnMk67XzEPs

Jazzi dit: 13 novembre 2019 à 9 h 35 min

En paraphrasant Alain Robbe-Grillet, à propos du romancier, on pourrait dire que : « Toute la conscience critique du cinéaste ne peut lui être utile qu’au niveau des choix, non à celui de leur justification. Il sent la nécessité d’employer telle forme, de refuser tel plan, de construire cette scène de telle façon. Il met tout son soin à la lente recherche de l’image exacte, du son qui lui correspond et de son juste emplacement. Mais de cette nécessité il ne peut produire aucune preuve (sinon, parfois, après coup). Il supplie qu’on le croie, qu’on lui fasse confiance. Et lorsqu’on lui demande pourquoi il a tourné son film, il n’a qu’une réponse : « C’est pour essayer de savoir pourquoi j’avais envie de le réaliser. »

Eriksen dit: 13 novembre 2019 à 9 h 48 min

Excellent Puck !. Je suis d’accord sur tout. Lui aussi c’est un arrièré, comme moi, comme Jazzi, comme CP et d’autres ici. Il est calme, non agressif et croit encore au logos. Les « arrièrés » d’ici sont plus temporels que mentaux. ils se parent de mots, quand d’autres, plus éclairés, en ont admis la faillite et ne se permettent plus que des mots tordus et contraints comme des bonzais.
Et pour ceux qui penseraient qu’un blog sans haine est mou le libéria les attend.

Annelise dit: 13 novembre 2019 à 9 h 49 min

Eriksen 22h46, plaît-il ? « Pas de compétition sur RdC, une légère émulation entre arriérés post-modernes » ? Diable

Puck, JM Lalanne. Splendide, la dernière fois encore, pour son analyse de « Matthias et Maxime » de Xavier Dolan (il l’avait déjà fait au moment de Juste la fin du monde)..pas le fait de dire j’aime/je n’aime pas, ni d’être forcément d’accord avec lui en chaque point. .tout le monde était en train de charger la barque sur « l’invraisemblable mégalo » du Canadien. .Lalanne s’interpose de son merveilleux phrasé lent, prend le temps de décrypter la tache de vin sur le visage comme l’expression d’une haine de soi tenace. .si bien perçu..magnifique

Pas vu le dernier film de Costa Gavras, Jazzi
« Missing », John Shea Jack Lemmon, Sissi Spacek au petit visage tendu lorsqu’ils visitent le stade, oui. .vous avez de la mémoire, Art
Je l’avais vu avec Bernard Toro, écrivain réfugié chilien, vice-champion d’échecs d’Amérique du Sud, il lui trouvait trop d’exaltation. .la course du cheval fou à travers les rues, too much. .cela ne lui avait pas plu..la conversation avait dérivé sur ce à quoi on marche, ou pas.. Sur le paon venu se poser sur la neige, « Amarcord », mon Fellini préféré, les incessantes digressions sur les souvenirs, les fantasmes sexuels… Le canard blanc, animal domestique dans Missing s’appelle Charlie, il rapporte un peu aux contes du chat de Marcel Aymé auquel Fallois sur RdL dit son attachement, le facteur « les yeux bleus, COMME D’HABITUDE »
Mention aussi chez B de F de Guégauff, ce qui ravit en particulier Phil et moi (son fameux « Tue-moi si tu veux mais arrête de m’emmerder » dans les annales)

Cela continue ici sur Jérémy Clapin, l’animation et le film géorgien du Caucase qui va aux Oscar

Eriksen dit: 13 novembre 2019 à 9 h 52 min

c’est amusant ce que dit Robbe-Grillet. c’est comme un partage des rôles. Le cinéaste est un génie qui ne sait pas pourquoi il fait un film de cette manière.
Le critique le lui dit…
dans le meilleur des cas.

Annelise dit: 13 novembre 2019 à 10 h 20 min

Faute de frappe, Eriksen il manque un « et », il fallait lire
entre arriérés et post-modernes
Je suis sur un mini écran de téléphone et ne peux me relire, pas pratique

un mot. .Robbe-Grillet en même temps aimait tortiller le langage à blanc, le pape du Nouveau Roman avait débuté en expliquant qu’il n’en serait pas le théoricien etc, et on peut préférer un abord plus tough et frais, moins mental dans le faire oeuvre..attention cela dit de s’accorder sur le mot « fraîcheur », pour moi Bukowski ou Miller n’en sont pas dépourvus, si on s’en tient au domaine sexuel où eux aussi se sont risqués
RG, en particulier ses oeuvres et projections sur l’érotisme sado maso dont lui et sa femme Catherine (Jeanne de Berg) étaient les chantres, ses tortillons APRES élection à l’Académie française pour savoir si le discours de réception serait rédigé par qui, comment, dans quelle mesure etc ne me parlent pas vraiment, comme Pauline Réage adressant à Jean Paulhan son « Histoire d’O » m’a toujours fait rire plutôt que de susciter un intérêt exégète

Jazzi dit: 13 novembre 2019 à 10 h 44 min

La citation exacte

« Toute la conscience critique du romancier ne peut lui être utile qu’au niveau des choix, non à celui de leur justification. Il sent la nécessité d’employer telle forme, de refuser tel adjectif, de construire ce paragraphe de telle façon. Il met tout son soin à la lente recherche du mot exact et de son juste emplacement. Mais de cette nécessité il ne peut produire aucune preuve (sinon, parfois, après coup). Il supplie qu’on le croie, qu’on lui fasse confiance. Et lorsqu’on lui demande pourquoi il a écrit son livre, il n’a qu’une réponse : « C’est pour essayer de savoir pourquoi j’avais envie de l’écrire. » »
Alain Robbe-Grillet, « Pour un nouveau roman », éditions de Minuit, 1961 et 1996.

Jazzi dit: 13 novembre 2019 à 10 h 56 min

Il y a une alternative entre être « arriéré » ou « post moderne » (Anciens et Modernes). Moi je revendique le droit d’être simultanément, ou plutôt alternativement, arriéré et post moderne. Au cinéma et en littérature. Passant, à volonté du roman à la Balzac au Nouveau Roman ou du classique de la cinémathèque au film déstructuré…

Eriksen dit: 13 novembre 2019 à 12 h 42 min

Bien sûr Jazzi… dans une querelle la meilleure position (intellectuellement s’entend) c’est d’être des deux cotés.
Je ne suis pas sûr que l’on puisse pousser le parallèle avec la querelle Anciens-modernes très loin. Au XVIIe les Modernes voulaient se libérer d’un joug que les Anciens voyaient comme une sécurité: un désir moderne d’explorer d’autres limites. Pas de rapport je trouve.
Annelise : RG semble poser l’analyse et la compréhension comme tueuse de l’écrit (pas étonnant que l’écriture serve à certains de psychanalyse et que des écrivains aient eu peur de la psychanalyse pour leur propre écriture).
Ne vouloir entendre que l’inconcscient, l animal, c’est peut-être çà être post-moderne ?
Mais tout cela me semble de la foutaise romantique déguisée. Au lieu de critiquer les excès d’espérance où s’est laissée aller la modernité, on jette tout, le langage, le conscient, l’analyse etc.

C.P. dit: 13 novembre 2019 à 14 h 01 min

Pardon, je reprends :

Eriksen, je crois bien vous comprendre, comme je comprends Annelise, Jacques, Phil…
Juste comme ça, je suis marié depuis plus d’un demi-siècle (Annelise le sait) à une femme conservateur au MNAM qui, ayant fait sa thèse sur Braque, a été ensuite au Centre Pompidou une ultra-contemporaine.

Ré-entendu récemment Kazan faisant le grand écart entre Dojvenko et Godard***, ce qui ne m’a pas choqué, encore que je ne sois pas fou de ce dernier.

*** J’ai rencontré naguère Godard errant seul dans son exposition inachevée et ratée à Beaubourg. Moniteurs donnant en boucle Dovjenko et Poudovkine. Alors ?

Fontebranda dit: 13 novembre 2019 à 15 h 22 min

à mon avis

— on peut revendiquer son ÉCLECTISME ds le domaine / sur le plan esthétique (vs. ce qui relève de l’éthique ou de la morale, soumis à l’alternative, ou bien … ou bien… mais pas en même tps).
MAIS ce n’est pas tt à fait la même chose que prétendre occuper ttes les places, ts les camps, ds une « Querelle »

— d’autant qu’une même valeur esthétique peut avoir été revendiquée à des moments différents par des camps différents (une énumération anhistorique n’équivaut pas à une démonstration argumentée de la vanité, du caractère illusoire, de la Querelle)

— enfin & surtout, il me paraît difficile d’accorder à l’artiste comme au critique (à moins d’en faire des surhommes ou de purs esprits) le privilège d’une parfaite lucidité en ce qui les concerne.
Sans les accuser de mentir (puisqu’il ne s’agit pas de « sincérité », de franchise, mais de véridicité, de conformité à la réalité) on peut prendre leurs déclarations with a pinch of salt, sachant qu’ils ne sont pas transparents à eux-mêmes (& constatant que certains partis-pris officiellement esthétiques coïncidaient avec la remise en question des gens en place, pour se faire une place).

« Formatage » ou conditionnements sont plus faciles à repérer chez les autres & a posteriori que sur soi-même (au sein d’un groupe, imprégné d’une « ligne éditoriale » ou de visions du monde acquises &/ou retransmises ds telle école. Sans parler des biais affectifs…
Qd on va ds le sens du courant dominant ds son « champ » particulier, surtout si ce courant n’est pas encore hégémonique ds l’ensemble de la société (ce qui vs confère un petit air d’avant-garde plutôt gratifiant), il est assez difficile de faire la part des choses entre ce qui relève du « capital symbolique » & du « capital temporel ». On peut tr bien se vivre comme « indépendant », transgressif, voire quasiment martyr, tt en ayant postes, tribunes & reconnaissance (mais comme cette dernière n’est jamais totale, universelle…)

Janssen J-J dit: 13 novembre 2019 à 17 h 28 min

Puis-je me permettre d’anticiper un peit mot personnel sur le « J’accuse » de Polanski, sur votre chaîne dont je n’ai guère l’habitude ? (Je mettrai le même sur la RDL)/
___
Dans sa belle étude sur le colonel Picquart (2009), un conseiller d’Etat et universitaire, Christian Vigouroux, spécialiste des questions de déontologie dans la fonction publique, a dépeint avec minutie les ressorts de l’attitude de haut fonctionnaire du renseignement militaire qui, en présence de l’information à l’origine d’un monstrueux « crime de bureau », sut, face aux épreuves, se montrer inflexible et incorruptible. À commencer par l’intransigeance dont il fit preuve face aux pressions immédiates de la hiérarchie militaire de son époque, destinées à faire disparaitre la preuve du faux en sa possession, qui allait innocenter définitivement le capitaine. Il sut en effet rester de marbre face à la mise en garde du général Gorse : « Si vous ne dites rien, personne ne le saura ». Vigouroux offre, dans son livre, une merveilleuse méditation sur « le ressort d’un agent public face ses obligations déontologiques, aux confins de l’art professionnel, de la justice, de la politique et de l’histoire ». Obsédé par une haute idée de la Justice que seule l’exactitude des faits était à ses yeux capable de retenir contre les faiblesses et les errements de ceux qui la rendaient, notre portraitiste sut rassembler dans la vie publique et privée de Picquart tous les éléments de « la bonne attitude », en démêlant dans les éléments de sa biographie scrutée à la loupe un ensemble de valeurs censées inspirer et charpenter ses propres convictions dans son rôle de Conseiller d’Etat. Picquart, explique Vigouroux, était un intellectuel qui croyait à l’intelligence des faits (…) par horreur de l’approximation, de la généralité et de l’imprécision. Il incarna cet homme qui ne se [conduisit] pas autrement que ces scientifiques engagés qui défendent le sens de la méthode contre l’obscurantisme…, un fonctionnaire en somme pour qui, l’amour de l’exactitude, la Gründlichkeit, [auraient tenu] lieu de vie. Bien qu’un brin antisémite comme la quasi-totalité des militaires de son temps, Picquart fut porté par la conviction inébranlable qu’une injustice [aurait été] une faiblesse intellectuelle ou une faute de goût, plus qu’une erreur morale ou politique (p. 40). /// Notes d’une fiche de lecture personnelle ///
Je viens d’aller voir le beau film de Polanski, J’accuse. Picquart, incarné par Jean Dujardin, y est tout à fait crédible. On sent que l’acteur s’est inspiré des écrits de Vigouroux pour habiter le rôle… Quant à la polémique sur « l’affaire Polanski » et le soupçon qui s’agite selon lequel le réalisateur aurait pas mal de choses à se faire pardonner dans ce film, une rumeur à mes yeux des plus obscènes, je rapporterai juste cette réponse de J. Dujardin : « J’ai entendu des gens dire qu’il tracerait un parallèle entre son destin et celui de Dreyfus : ça serait vraiment insulter son intelligence ».
J’invite tous les blasés de la RDL à courir voir ce film. C’est un grand film populaire, avec un casting d’enfer… que, pour ma part, j’ai trouvé formidable et que je recommande d’aller revoir sans modération.

puck dit: 13 novembre 2019 à 20 h 26 min

le post-moderne est-il un arriéré ?
le moderne est celui qui contrôle une centrale nucléaire avec sous la main un bouquin de physique nucléaire.
le post moderne est celui qui contrôle une centrale nucléaire avec un patte de lapin, un fer à cheval et une statuette de Saint Christophe sur le tableau de bord.
le problème est qu’il est toujours difficile de savoir si on est en avance ou en retard sur son temps.

Phil dit: 14 novembre 2019 à 9 h 02 min

le meilleur film de Polanski, dear JJJ, est « More ». sur une île italienne, trois taximen édentées poursuivre une cliente sans soutien-gorge qui s’engouffre dans un téléphérique pour débarquer dans la villa d’un pervers en fauteuil roulant qui la violera, collectivement avec ses invités. magnifiques bougainvilliers pour un biopic vintage.

Phil dit: 14 novembre 2019 à 9 h 55 min

persevare diabolicum…il s’agit de « What ? » et non de « More » !
« more », ce petit chef d’oeuvre de jeunesse encamée, plus improbable d’un Roman Polanski retors sorti des lacs de Masurie que d’un Barbet Schroeder, jeune bohème dégermanisé.
Vu une belle affiche vintage, format géant, de « What », orner…une agence immobilière à Paris.
Le public averti évitera de faire un deal avec les occupants.

Eriksen dit: 14 novembre 2019 à 10 h 04 min

c’est bien ce que je dis Puck, c’est le grand balancier du toutourien, par nature cyclique. Chacun des positions extrèmes est toujours en avance et en retard.

Art dit: 14 novembre 2019 à 11 h 03 min

@mon cher Philippe,
« si je suis en connaissance de Murnau »?,car truffaut disait qu’il y a ceux les Munau et les autres non.

Pour moi oui.car quand l’avons rencontrée à la cinémathèque française BERCY pour « Oiseau plumage de Crystal » ,Annelise nous avait conseillés Nosferatu, Dreyer et robert Bresson;
Pickpocket quand l’avais vu tout seul ,Bv obligé regarder pour l’école = interminable et aucun interet !!!Dormir.
par contre après avoir lu sa chronique Diable probablement ici, j’avais réessayé et trouver du charme à ce Charles introuvable à lui -même terminé Père Lachaise;touchant et MAL DANS SA PEAU, interrogateur de la Vie.

Du grand cinéma qu’il fallait finir par comprendre, et s’approcher.

Art dit: 14 novembre 2019 à 11 h 12 min

sur une île italienne, trois taximen édentées poursuivre une cliente sans soutien-gorge qui s’engouffre dans un téléphérique pour débarquer dans la villa d’un pervers en fauteuil roulant qui la violera, collectivement avec ses invités. magnifiques bougainvilliers pour un biopic vintage.

ça y est, Philipe 9h.02nous fait son diablotin !!!Nous avait déjà gatés avec anne -Lise quand tous deux partis sur ce « what » Polanski très drole, qu’ils avaient tourné encore pluscassé de rire à ce sujet en se renvoyant la balle avec grand esprit, comic et critik!!!
excellent.

jansen 17h.28 parlez-vous de la situation ou tenez vous à l’écart?
Car OUI M.roman Polanski a fait des parallèles malheureux à la mostra entre lui et ce Captain persécuté méritant la considération historique que lui a pas en violant et ROUANT DE COUPS !!!
Je fais la différence MAIS n’adhre pas du tout!!!

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 11 h 41 min

J’aime bcp le cinéphilePhil de 10h59, il nous trousse l’affaire en un « tout est raté, mais remarquable ! » qui parle bien de sa capacité à décaler son jugement pour l’équilibrer entre l’avis personnel, le « sensible au coeur » et le bagage ou background érudits

..hum..ici git un gros liève..je crois que la bétise a aussi son henseignement et sa ‘grandeur’..et le cinéma comme tout art vraiment vivant sait la prendre à bras le corps..et on sent soudain le sien comme hemporté..car un vrai roi ne peut être sans divertissement..sinon la connerie..la petite racrapotée..le guette

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 11 h 44 min

le post moderne est celui qui contrôle une centrale nucléaire avec un patte de lapin

.. »nous n’avons jamais été moderne »..je crois que c’est vrai et hassez bien prouvé..le post modernisme bien qu’il ait semblé telment snob est étrangement souvent un effort de vérité..et pis faut pas houblier que le postmodernisme et une transplante de l’esthétique..

Marie Helene S dit: 14 novembre 2019 à 11 h 55 min

Annelise Roux et Phil ont en effet rivalise d espieglerie cinephile a propos de ce ‘What’ de Polanski il y a quelques mois, pour notre plus grand plaisir.

Au moment de la premiere vague polemique autour de la retrospective prevue a la Cf bercy post H.Weinstein, je me rappelle une chronique d A.R ou elle rendait ‘Le Locataire’ sous mille et un angles positifs ! fascinant.

le kaleidoscope rendu parlait de quelque chose du genie ecorche, d une blessure sans solution ‘passes en inventions sur la pellicule’, des traductions inquietantes ou drolatiques constituees par bal des vampires, Rosemary s baby, Chinatown.

Janssen J.J. 17 h 28.
merci. J irai suivre sur la RDL les developpements auxquels votre recension a donne lieu .
pour le moment, je suis partagee.

annelise R, si elle avait porte les precedents cites et ‘Tess’ aux nues avait eu des mots extremement caustiques sur ‘D apres une histoire vraie’ dont c etait pourtant l actualite.

Elle n a pas ete avare de dire en maintes occasions que Jean Dujardin ne lui paraissait pas un immense comedien.Louis Garrel trouve meilleure grace a ses yeux.

je me demande si le fait qu elle ne l ait pas chronique n est pas une critique en creux. D autres choses a voir…

puck dit: 14 novembre 2019 à 11 h 56 min

Eriksen, vous voyez je comprends qu’on ne soit pas sur la même longueur d’onde par exemple sur certains points, par exemple vous dites de JM Lalanne qu’il est calme et pas agressif.

je ne suis pas d’accord, dan cet interview il y a une phrase d’une extrême violence quand il parle de « la capacité d’être affecté par un film ce qui n’est pas le cas de tout le monde ».

s’il s’était mis sur le plan du savoir, de la connaissance : la capacité d’analyse d’un film n’est pas donné à tout le monde limite, me^ême si c’est élitiste, j’aurais compris.

mais se placer sur le plan de l’affect c’est n’est pas élitiste c’est carrément électif.

la même phrase dans la bouche d’un type d’extrême droite, un raciste, machiste, Renaud Camus… tout le monde lui serait rentré dans le lard !

je ne sais s’il s’est mélangé les pinceaux en sortant ça, mais dit comme ça on seulement c’est faux, mais en plus c’est carrément une remise en cause de la pensée occidentale depuis la naissance de l’humanisme, ça nous renvoie aux périodes les plus débiles de l’histoire de l’occident, c’est un truc à la fois hyper violent et hyper glauque, en plus le pondre avec cet air calme et détaché c’est encore plus flippant.

mais j’imagine que là non plus nous n’allons pas être d’accord…

Phil dit: 14 novembre 2019 à 11 h 56 min

caramba…posté par irrtum dans le bouclard au prestigieux passou…

evidently dear bouguereau. pour qui que vous croyez sont faits les bons films « bis » ?
« la boîte à chat », daddy’s gone hunting..que je revois sans jamais déplaisirer.
Mark Robson, formé par Jacques Tourneur.

Marie Helene S dit: 14 novembre 2019 à 11 h 57 min

un vrai roi ne peut être sans divertissement..sinon la connerie..la petite racrapotée..le guette

bravo Bouguereau ! Completement d accord.

xlew dit: 14 novembre 2019 à 12 h 47 min

C’est beau votre « interogateur de la vie », Art, les personnages de Bresson sont des chercheurs, dès qu’ils franchissent un pont, une barrière invisible, des fantômes viennent à leur rencontre, celui du Grand Inquisiteur et d’autres.
Je ne sais pas si vous connaissez Cavalier, paut-être que cela vous plairait.
On peut voir Braque tel un moderne, pas flouté dans le paysage contemporain, Sedlmayr n’a peut-être pas tort sur toute la ligne lorsqu’il fait remonter à Cézanne la vraie cassure entre deux arts.
Swift l’a montré, les nains de Sir Temple sur les épaules des géants antiques sont devenus de hauts arbres autonomes, on les croise partout, certains sont très beaux et fins malgré le diamètre de leur tronc.
Pour l’Irlandais, le pire est arrivé, le format du commentaire a tout bouffé, on sent partout son formaggio étendre son fumet dans une brume de gorille.
Phil, heureux d’avoir lu votre avis sur le Ciment multiplié, on ne compte plus ses livres d’images, c’est vrai, vous le dites avec le magistral humour qui burine bien.
Certaines statues se beurrent la raie, aussi.
il est juste de les racler un peu, avec respect, sans pour cela devoir les déboulonner.
Son Positif, c’était la revue qui faisait oublier le sartrisme à tous les étages des Cahiers.
Pro-Surréalistes en diable ses rédacteurs, radicaux, ce qui me séduisait, mais avec la même idéologie partagée, faut se souvenir des tirades pro-guevaristes de Paul-Louis Thirard, somme toute majoritaires, à l’époque comme aujourd’hui, à gauche et ailleurs, Thirard éminent italianiste – je préférais Gili, et Viviani, spécialiste lui de Eastwood, que tout le monde considérait fasciste en France dans les années septante avec ses films Callahanesques -, seul un tropisme lyonnais les mettait à distance, les séparait en Tavernicoles et Tavernifuges, les premiers oiseaux révéraient le père et le fils, les derniers uccelli descendaient « Tatave », le royaliste horloger du cinéma à la papa.
Ciment eut tout de même le courage de décrasser la critique française de son antiaméricanisme constitutif et sommaire, tout en restant compagnon de route de ses principaux aristarques, c’est son charme.

Portmann dit: 14 novembre 2019 à 12 h 47 min

MHS 11h55.

J’espère ne pas contrarier Anne-Lise ni la mécontenter.
Je me rappelle aussi, parfaitement, son étourdissant billet sur Le locataire,je ne prétends pas agir en mobilisant un espèce de lobby;

Je l’ai dit à ALR , je suis la ‘déléguée’ d’un groupement de personnes plutôt scientifiques qui ont pris le pli de se cultiver hors de leur domaine d’exercice. Nous calquons, elle le sait, beaucoup de nos diners -débats sur quelques référents culturels, dont elle fait partie.

Notre fédération, ou ‘cercle’ ne veut pas prendre de nom, nous ne sommes pas une ‘loge’ déguisée ni ne cherchons une quelconque influence, bien que notre nombre grossissant, tôt ou tard, nous conduira à y réfléchir.

Pour dire que je parle ici ‘en mon nom’ et que je, nous n’appelons pas à un quelconque ‘boycott’ obligé.
Néanmoins, il ne s’agit pas de juger M.Polanski, mais de conserver le droit de ne pas ressentir la nécessite de voir son film, voire de suspendre notre clientèle de ses productions actuelles et à venir.
L’argent public continuant de financer larga manu un homme que désigne un faisceau de présomptions aussi graves et récurrentes pose aussi question.

Peu importe l’accusation qui pourrait m’être faite de me suppléer, ‘trop hâtivement’ à une décision de justice.
L’allégation ‘d’antisémitisme’ avancée par le réalisateur pour se défausser de la situation, quant à elle, en l’occurrence est obscène !
Notre groupe laisse toute latitude à chacun pour prendre individuellement, l’option qui lui convient.
La plupart d’entre nous sommes d’accord pour le retrait. Les confrères qui au contraire persistent à vouloir y aller n’encourent aucune sanction, ni mise au ban.

Personnellement, je ne vois pas quelles aveugles raisons me pousseraient à engraisser un cinéaste qui, s’il fut un artiste incontournable,prodigue depuis une dizaine d’années des films qui ont beaucoup baissé, en qualité et en propos, quand le cinéma nous dit-on souffre de difficultés de financement.

En réitérant mon, et notre soutien aux personnes abusées dont les voix sont négligées, pardon d’avoir encombré l’espace de la RDC le temps de cette mini-tribune d’ humeur.
Et vive le cinéma !

Jazzi dit: 14 novembre 2019 à 13 h 19 min

« je préférais Gili, et Viviani, spécialiste lui de Eastwood, que tout le monde considérait fasciste en France dans les années septante »

Gérard Lefort, dans Libération, a beaucoup fait pour la réhabilitation du Clint, xlew…

Jazzi dit: 14 novembre 2019 à 13 h 21 min

« nous n’appelons pas à un quelconque ‘boycott’ obligé. »

Non, mais on sent que vous y poussez fortement, Portmann (êtes-vous un homme ou une femme ?)

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 13 h 48 min

hors champs polanski est un sale petit con..depuis le début..lui même n’en doute pas quand il ne laisse à personne d’autre le -soin- de faire le petit nabot de merde qui coupe les nez..que les gonzesses n’ont pas les noeils en face des trous? qui va leur jeter la pierre

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 14 h 00 min

Ciment eut tout de même le courage de décrasser la critique française de son antiaméricanisme constitutif et sommaire, tout en restant compagnon de route de ses principaux aristarques, c’est son charme

pépèpe..ne pas aller au scours de la victoire..c’était la grande et bonne époque cette antiaméricanisme..tout s’est parfaitement bien effrondré..harry était un faf..qui en doute?..certainement pas djoni qui en était déjà archifan..telment pas du tout à la mode chez les bobos qu’il suffisait de le mettre au djoukbosque pour qu’il vous hinsultent..msieu les agrégés n’y sont pour rien de rien..sauf pour hentériner dleur paplard bien vendu

C.P. dit: 14 novembre 2019 à 14 h 05 min

Portmann, c’est très bien dit. A mon avis, que l’on peut discuter, Polanski est d’abord un cinéaste très « professionnel ». Certains de ses films sont d’incontestables réussites, d’autres en effet faibles et je ne suis pas certain qu’il ait un univers d’auteur qui lui soit propre malgré, c’est vrai, des motifs récurrents (mais le « diabolique » en lui, c’est d’hier), notamment la solitude d’un personnage. Je suis en tout cas frappé par la variété des goûts de ses spectateurs devant ses travaux, les commentaires ici le montrent bien. J’ai de mon côté une préférence pour « Tess ».
Polanski sait en tout cas fort bien ce qu’est un financement, ses déclarations touchant ses projets (stars et langue) en attestent toujours. Finalement, « J’accuse » est français, et je me réjouis, que j’aille le voir ou non, de la présence de comédiens -de théâtre- dans une distribution soignée.

Le commentaire de Janssen J-J est à coup sûr engageant.

puck dit: 14 novembre 2019 à 14 h 06 min

j’aime bien l’expression « réhabiliter Eastwood ».

en France la critique (cinéma, littéraire…) penche à gauche à combien ? 95% ? 99% ? 100% ? 110% ?

Eastwood a 5 ans de plus que Woody Allen, un film comme « la Mule » montre qu’il garde une forme olympique pour mettre le doigt là où ça fait mal, contrairement à WA qui n’a jamais mis son doigt nulle part à part…

xlew dit: 14 novembre 2019 à 14 h 54 min

Faf, comme dans les Leone où il défend le couple mexicano et leur petit gosse contre les banditos sans foi ni loi et les proprios latifundiaires, comme dans Magnum Force où il dézingue les complotistes suprémacistes blancs du Commissariat principal de Frisco, idem dans The Gauntlet avec la séquence des Harléistes mi-mansoniens, mi-racistes, ce qui n’est pas contradictoires d’ailleurs, qu’il décalque d’un seul regard ?
Implacable peinture des Black Panthers proxos mais pas que (conformes à ce que diront ou revendiqueront des gars comme Carmichael ou Huey dans leurs livres ou leurs mémoires) sur l’écran de The Enforcer, Dirty Harry III, ses équipiers sont souvent des latinos diplômés, ou des universitaires femmes (toutes et tous morflent à ses côtés, c’est sûr).
La scène avec Tine Daly qui joue l’inspectrice Moore met les protestations féministes d’aujourd’hui à genoux, en quatre échanges le dialogue en dit plus que n’importe quelle plateforme politique.
Harry est un libertarien anti-bureaucratie, c’est ce genre de démonstration qui filait de l’urticaire à tous les détenteurs de rentes, intellectuelles ou matérielles, en France comme aux US.
Lefort, lui, « vint au secours de la victoire, blabla etc. », après Viviani, à rebours du Radical-chic d’une rédaction qui commençait à trop se voir et s’admirer dans la glace (salut monsieur Sulak, Mister Clean).
Non ce qu’on reproche à Eastwood c’est son républicanisme avoué, ça fera toujours tâche, dirty business, dans le paysage américain.
On verra ce qu’en dira la critique lorsque sortira son prochain film sur un pauvre fatso qui vivait chez sa mère et qui sauva des dizaines de personnes lors d’un attentant au moment des JO d’Atlanta, un type ridiculisé par CNN et la presse progressiste.
Sur ton Polanski plutôt d’accord, je me demande toujours comment un mec qui vécut avec Barbara Kwiatkowska, plus tard avec la Tate, trouva le besoin, le loisir, de violenter des femmes, tout ça pour la gallerie, ça me déface.
Son premier film avec Jerzy Skolimowski est un noir et blanc aux contrastes hyper coupants, dont la béante lumière socialiste reflétée sur les ridules du lac initiait la mue des paupière des Oedipe polonais, qui sautaient dans le voilier et se mettaient à dévorer les méduses du Parti comme des Tristan de légende.
Comment l’homme de l’Ecole de Lodz et de Frantic put-il brûler ainsi son roman ?

Fontebranda dit: 14 novembre 2019 à 15 h 04 min

à gauche, à droite, il y a tjs des gens pour faire de l’action directe ds les salles de cinéma, il y a 30 ans c’étaient les cathos pour la Dernière tentation du christ. Pourquoi ce serait tjs les mêmes à éprouver la douce chaleur de la meute ?
le McCarthy l’est content, l’est plus has been.
& le Ken Loach l’a rien compris a ns faire que du social & pas du sociétal

puck dit: 14 novembre 2019 à 15 h 15 min

on reproche à Eastwood surtout de ne pas édulcorer la réalité, pour ça qu’en France on préfère plutôt les films aussi futiles qu’inutiles d’un Woody Allen.

puck dit: 14 novembre 2019 à 15 h 18 min

si la droite a le monopole du réel comme la gauche celle du coeur sûr que les choses devienennent vite problématiques.

puck dit: 14 novembre 2019 à 15 h 21 min

pour Eastwood le cinéma doit servir à dire quelque chose, ce qui en soi est courageux, quitte à se planter parfois, sûr que quand on n’a rien à dire on ne risque jamais de se planter.

Paul Edel dit: 14 novembre 2019 à 15 h 24 min

ce faire-part sur la colonne de droite,on pourrait pas l’ôter? E morto Vittorio Taviani à l’âge de 88 ans E morto Vittorio Taviani à l’âge de 88 ans E morto Vittorio Taviani à l’âge de 88 ans E morto Vittorio Taviani à l’âge de 88 ans E morto Vittorio Taviani à l’âge de 88 ansE morto Vittorio Taviani à l’âge de 88 ans je sais pas pourquoi mais dés que je viens sur ce site, je ne vois que ça…suis pris d’une émotion intense..une déploration régulière , estimable mais encombrante, j’ôte mon chapeau devant cet evenement funèbre, j ‘attends que la neige recouvre sa tombe cet hiver ou qu ‘ Annelise fasse quelque chose car, dés que j ‘ouvre ce site cinoche, ce mort revient, il est dans le couloir de mon appartement, avec l’affreuse densité des morts.. j’allume alors une bougie pour ce cinéaste mon côté « chambre verte ») tout prés de mon ordi.. ce qui va foutre le feu aux paperasses du bureau et à la pile de mes romans d’Audiberti.

puck dit: 14 novembre 2019 à 15 h 26 min

même ses western, exemple celui d’Audiard avec J Phoenix, c’est un film qui ne dit rien du tout, juste une suite de situations et une relation entre deux frères qui ne mène à rien, alors que les western d’Eastwood ont toujours un parti pris, c’est souvent un peu bourrin, mais à chaque fois il prend au moins le risque de se faire matraquer.

Portmann dit: 14 novembre 2019 à 16 h 02 min

@13h21 jazzi.nous n’appelons pas à un quelconque ‘boycott’ obligé. »
Non, mais on sent que vous y poussez fortement

Pas du tout.
Notre fédération regroupe environ quatre cents membres. Nous ne sommes pas tous d’accord sur monsieur polanski. Bien que se dégage une majorité écrasante de réservés, rien qui incommode.
Si vous voulez y aller, allez -y, cela ne me fait ni chaud ni froid !

15h04,
‘c’étaient les cathos pour la Dernière tentation du christ. Pourquoi ce serait tjs les mêmes à éprouver la douce chaleur de la meute ?
le McCarthy l’est content, l’est plus has been’.

Quel argument ! quelle comparaison ! quel discrédit !bonjour la disproportion et l’erreur de casting.
Heureusement que le ridicule ne tue plus.
Le principe qui voudrait faire prendre du galon sous prétexte de susciter la polémique a fait long feu.
Désolée d’avoir provoqué une pagaille, Anne Lise.
Je me retire et laisse fontabranda guerroyer du bon côté du manche.

Vincent dit: 14 novembre 2019 à 16 h 24 min

P.edel 15.24, vous semblez pas savoir qu’Anne -Lise est pas versée dans la technique robotic; elle s’en balance et sa page sur facebook a des milliers de contacts mais dont elle sait pas mettre à jour ni se soucie, ni connait m^me pas messenger ni d’ailleurs ici, où toujours la page de garde pas changée depuis des années….
elle nous avait beaucoup ravis en sachant pas appeler un uber,pour ça qu’elle marchait sous la pluie librement les cheveux mouillés et son vieux télephone anteChrist….chez elle tout fait -maison super super bio et sportif!

Tuss soutient adèle Haenel VS un Hom craint cogneur, n’a t’il pas le droit????
ça n’empêche pas se rappeler l’excellente note de AL sur LOCATAIRE jeté dans l’escalier en criant t’aime ça n’est ce pas le sang?
T ‘inquiète, tu en auras.il est servi….

Vincent dit: 14 novembre 2019 à 16 h 42 min

M.jM Bougueraeu, XL sur C.Eastwood ^parlent excellement, tout Kom Gérad Lefort dont AL m’avait recommandé lecture de Foire de la vanité ,les coulisses de Cannes et étaient fort drolissimes….

pour le playerM.JmB, et revenir à l’animation du sujet J.Clapin et jeunes visionnaires Vinel & Miuy,
savez vous que vient de sortir 1jeu excellent de Japonais Hideo Kojima, master créateur à part que nous connaissons et aimons /respectons….
Sur PS4 ,toutfois pass ton chemin si tu veux jouer trop vite car seras obligé de t’adapter et comprendre pour entrer dans Death Stranding;

M.Jm a t’il connu cet exaltation spéciale??? C’est lent et qu’il faut MERITER ,sauf que tu ne risques pas de regretter contrairement à ces créations faciles vite conso….
et ça ne fera pas l’unanimité ,car trop indépendant dans le concept blockbusters ,avec sam Norman reedus vu dans The walking dead.
Très lugubre et mémorable en TOUT, d’après en particulier 1rythme anormal de réal plus ralenti où aller chercher profond; lassant au début car tu crois ça trop intelligent pour désir de jouer /te délasser,et tu te rends compte que c’est giant introspection pour qui va l’oser. Axé sur la fin d’1 civilisation, pessimist mais au final tu vas adorer car très intelligent et le scénario magnifique et complex te fera aimer cela, qui est l’avenir animation….
Sam Porter Bridges, emboite lui le pas pour traverser ce qui reste des Us et revivre le cycle de la vie pour ton bienfait .

Eriksen dit: 14 novembre 2019 à 17 h 00 min

Quel procès vous faites… certains ont des capacités de rentrer dans des films, d’autres de rouler des heures en vélo ou de jouer 48h d’affilé au loup garou, capacités dont probablement vous n’auriez pas trouvé violent qu’elles soient inégalement réparties. Mais la culture, ah mais si, çà doit être réparti !. Pas le droit de constater que beaucoup ne vont pas au cinéma pour explorer d’autres manières de voir mais pour retrouver ce qu ’ils aiment et connaissent déjà. Pas le droit de parler de cette sensibilité voire empathie particulières qui permet (ou devrait permettre) au critique d’explorer autre chose que la conformité à ses propres gouts…

C’est probable que l’extrême droite nie l’universalité des capacité de chaque homme. En face, il y a la gauche, même pas extrême, qui la prend pour un fait acquis.
D’un côté « quelques-uns », de l’autres « tout le monde ». Qui a raison d’après vous ? Vous mettez l’extrême droite du côté du bon sens et la gauche du côté du dogmatisme. Vous seriez un sous-marin de Marine vous n’agiriez pas autrement
Je vous rejoins sur la pensée occidentale et la question de l’humanisme, De l’’humain au centre , on est passé au Peuple au centre, puis à l’individu au centre et à moi au centre… l’omphalotropisme règne, et l’individu prend tout « empêchement dans l’univers de ses possibles » comme une violence. IL veut tous les possibles ! et surtout ceux que l’on voudrait lui enlever…
Cela me fait penser à un gamin gâté qui ignore un jouet mais pleure quand on le donne à quelqu’un d’autre.

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 17 h 03 min

le jeu vidéo est comme le cinéma à la croisée des chemins..les crises technologiques sont toujours des crises pour les griots..comment t’emmener dans un autre monde..et surtout t’en faire revenir..merci roger..je vais voir ça

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 17 h 09 min

Si vous voulez y aller, allez -y, cela ne me fait ni chaud ni froid !

baroz sans effet kisscool c’est comme un baiser de freddi mercury sans moustache

Marie Helene S dit: 14 novembre 2019 à 17 h 11 min

Pas compris a qui vous vous adressiez, eriksen.Merci pour la precision.

15 h 04, le parallele witch hunt convenu & tres excessif, non ?
Sinon pour faire jolie boucle avec le sujet ‘animation’ ,rappeler le Witch Hunter Korean manhwa series by CHO Jung-man serialized by Daewon in Young Champ since 2006.
Un heros inapte a detester les sorcieres !

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 17 h 15 min

Harry est un libertarien anti-bureaucratie

..à l’époque les brozeurs comptaient le nombe de blacks et de portoricains qu’il tuaient comme des indiens..le blanc méchant avait droit a plus d’égard..telment que les scénariss des opus a suivre mettait un pote black ou une collégue gonzesse pour donner le change..bon ‘faf’ cest pour l’époque..pour faire cours c’était du cinoche male proloqui ne trumpait encore personne..façon cépé avec sa budweiser

puck dit: 14 novembre 2019 à 17 h 17 min

@Portmann : je ne comprends pas votre réponse à Fontebranda ? pourquoi lui reprochez-vous de se mettre du bon côté du manche ?

Fontebranda ne fait que rappeler que suivant les époques les raisons d’en appeler à une manif au boycott d’un film changent, d’ailleurs aujourd’hui plus aucun film ne fait descendre les gens dans la rue, dans le cas de Polanski l’individu est ciblé, par contre si un film faisait l’éloge de ce pour quoi Polanski est ciblé ça n’intéresserait personne.

quant au film de Ken Loach si ce film ne donne à personne l’envie de descendre dans la rue c’est sûr que ce que décrit ce film aura à terme des conséquences politiques bien plus catastrophiques.

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 17 h 18 min

il est dans le couloir de mon appartement, avec l’affreuse densité des morts..

un bon marabout devrait te faire un prix avec le retour d’affection de qui tu sais..faut optimiser ses dépenses polo! montre que t’en as dans le ciboulot

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 17 h 22 min

la Budweiser en 75 cl est à 20 euros

..c’est à ce moment là qu’un bon 44 magnum te fait bénir dieu et la nra

Vincent dit: 14 novembre 2019 à 17 h 24 min

@M.Jm bougeureau.
de rien, avec plaisr….
mais ne suis pas Roger.((dhab c’est Art K.e vous appelez comme ça.
Pas grave, je ne vous en veux pas et vous souhaite de bien profiter de ce jeu tarp bien fait, SMART. Car l’animé, anne Lise l’a écrit, a 1avenir florissant;

Vincent dit: 14 novembre 2019 à 17 h 26 min

je vous répondais à 17.03.
Et j’espère que nous aurons l’occasion de reparler entre gamers exigeants aimant la qualité!

bouguereau dit: 14 novembre 2019 à 17 h 26 min

à gauche, à droite, il y a tjs des gens pour faire de l’action directe ds les salles de cinéma

bon..il en faut..un peu..le cinéma sans scandale ça frait trop ni chaud ni froid qu’il dirait baroz

puck dit: 14 novembre 2019 à 17 h 28 min

Eriksen, vous voyez j’avais raison de dire que nous ne serions pas d’accord.

évidement non : tous les individus ont une même capacité d’être affectés par un film ou une musique etc…

si une catégorie d’individus avaient le monopole de l’affect ça se saurait.

penser le contraire nous ramène à des trucs du genre le procès de Valladolid pour savoir si les indiens d’Amérique avaient une âme…

vous imaginez un peu le recul ?

C.P. dit: 14 novembre 2019 à 18 h 38 min

Eriksen, la première officielle de « Nous pour un moment », c’est demain à Berthier. Je ne suis ordinairement pas fou d’Arne Lygre que Stéphane a mis en scène trois fois déjà (et que je trouve un peu « Ibsen au petit pied »), mais j’ai vu deux répétitions et suis cette fois plus convaincu. Le spectacle est d’ailleurs court (1h 40 environ). Je vous souhaite sincèrement une bonne soirée.

Eriksen dit: 14 novembre 2019 à 19 h 25 min

Lalanne dit «la capacité à être affecté par les films, ce que tout le monde n’a pas ».
c’est le terme de capacité que vous interprétez différemment. Pour vous c’est une capacité pure, exempte du désir et de la volonté. Même celle-là je ne vois pas pourquoi elle serait également répartie. Mais la capacité dont parle lalanne c’est plus que cela, cela inclue le désir et la volonté d’être affecté par le film. Et heureusement que celle-ci n’est pas régulièrement réparties

C.P. dit: 14 novembre 2019 à 19 h 32 min

Lew, Braque (qui n’est pas encore à Orsay), c’était pour le sourire, et aussi parce que « arriérés » vs « modernes » et « post-modernes », ça ne me disait pas grand-chose. C’est pourquoi je rappelais Kazan rapprochant Godard de Dovjenko. Bah ! dans les arts comme dans la critique, retours, retours…
J’ai été touché par votre recommandation d’Alain Cavalier à Art. Bon souvenir du « Combat dans l’île », mais également de « Thérèse » et de « Pater ».

bouguereau a tout de même raison : les variations de la critique touchant Clint Eastwood sont assez drôles. Harry Callahan, flic individualiste et justicier duraille, soit ? Voici Eastwood tournant à l’humaniste grognon malgré ses préjugés dans « Gran Torino ». Mais il y a toujours quelques zigomars à décaniller. Plus ça change… Bon, je n’ai pas vu « La Mule ».

Regardé pour une fois « La Grande Librairie », à cause de Ellroy. Grand vaniteux, mais c’est vrai que l’opus précédent, « Perfidia » -692 pages dans l’édition américaine- est bien informé et assez palpitant.

puck dit: 14 novembre 2019 à 19 h 36 min

Eriksen vous chipotez… en fait la capacité c’est comme dire… c’est la capacité, s’il avait voulu parler d’autre chose que de la capacité je pense qu’il aurait utiliser un autre mot que capacité, alors que là s’il prend le mot capacité c’est probablement qu’il voulait parler de la capacité.

le moins qu’on puisse attendre d’un critique c’est de na pas utiliser un mot qui voudrait autre chose que ce qu’il veut dire, à moins bien sûr qu’il faille posséder la capacité de comprendre ce qu’un critique veut dire quand il utilise des mots qui veulent dire autre chose que ce qu’ils ont l’habitude de dire, capacité que je n’ai pas, j’ai déjà beaucoup de mal à comprendre les mots quand ils désignent ce qu’ils veulent dire.

dans tous les cas si samedi dans son émission répliques Finkielkrault nous pond la même phrase c’est sûr qu’il se fera remonter les bretelles.

puck dit: 14 novembre 2019 à 19 h 39 min

c’est comme cette histoire avec Polanski : s’il fallait boycotter tous les films de réalisateurs ou de producteurs qui ont utilisé leur pouvoir pour abuser de starlette en leur faisant miroiter des rôles qu’elles n’ont jamais eu je pense que la plupart des salles de cinéma seraient vides.

le monde est assez compliqué comme ça je pense qu’il arrive un moment où il faut avoir un minimum de sérieux.

puck dit: 14 novembre 2019 à 19 h 41 min

sauf que tout le monde le sait, ça existe depuis que le cinéma existe, et il faut arriver en 2019 pour que les gens découvrent ce que tout le sait déjà ?

puck dit: 14 novembre 2019 à 19 h 57 min

dans grand torino Eastwood joue le rôle d’un type qui a effectivement des préjugés, préjugés dont il parvient à se défaire, et je pense qu’il le fait non pas pour faire plaisir aux critiques, mais de façon sincère, c’est ce qui est fort avec Eastwood, il est super intelligent, il a conscience de ce qu’il incarne et de ses idées, il en connait les limites et les dérives, et du coup il les met au bord de la rupture.

Eastwood n’est pas un bourrin, à l’inverse il a parfaitement compris le fonctionnement des intellectuels américains, de leur politiquement correct et de leur faculté de faux culs à se placer toujours du bon côté du manche, Eastwood est au cinéma ce que McCarthy est à la littérature : des types que la bonne conscience a beaucoup de mal à coincer.

Jazzi dit: 14 novembre 2019 à 19 h 57 min

« xlew dit: 14 novembre 2019 à 14 h 54 min »

100% d’accord avec toi.
Chapeau pour ta filmographie illustrée et ok aussi pour Gérard Lefort…

Jazzi dit: 14 novembre 2019 à 20 h 02 min

« la pile de mes romans d’Audiberti. »

Un petit pour la route !

« De son nom même l’homme, désormais, se méfie, pour autant que ce nom est investi d’une pensée métaphysique, appuyée sur des kilomètres linéaires ou carrés de sermons et de bouquins, et qu’il évoque un terrifiant fatras de dents gâtées et d’appendicites, les mêmes sous Périclès, les mêmes sous Mac-Mahon…
L’homme, d’abord, c’est quoi ? L’homme, jusqu’à présent, c’était, plutôt, un seul homme, réfracté dans ses congénères comme dans des miroirs plus ou moins déformants. »
(« Dimanche m’attend »)

C.P. dit: 14 novembre 2019 à 20 h 38 min

puck, c’est une comparaison assez juste. Un peu aussi de nostalgie chez les deux : est-ce encore un pays pour de vieux hommes ? Au passage quand même : Cormac McCarthy ne vote pas.

Fontebranda dit: 14 novembre 2019 à 21 h 41 min

Je ne suis qu’une commentatrice lambda, tt à fait « dispensable », & je ne voudrais surtout pas faire fuir des contributeurs ni causer de tort à A-L R : mon opinion n’engage évidemment que moi.

Cela dit, je n’ai pas vraiment l’impression que cette opinion soit dominante, ni même seulement « recevable », parmi les chattering classes.
Je suis tt de même frappée par des attitudes quasi « religieuses » au sein de la profession, les acteurs obligés de se repentir publiquement d’avoir tourné avec les honnis du jour (je pense à W. Allen), même qd ceux-ci leur ont donné un de leurs plus beaux rôles — parmi eux, celui ou celle qui n’y consentirait pas ne se trouverait certainement pas du « bon côté du manche ». Je ne suis pas certaine qu’ils trouveraient encore des engagements (d’où la comparaison avec le maccarthysme).

J’avoue avoir du mal à comprendre le boycott d’un film ne faisant pas l’apologie de ce que l’on reproche à R. Polanski « ds le civil » , ni la volonté assumée d’empêcher qqn de tourner.

Essayer, ds la mesure de ses possibilités de consommateur, de « frapper au portefeuille » des entreprises centrées sur le profit, pour les faire changer de « politique » (en matière de sous-traitance par ex. ou de composition d’un produit), c’est une chose. On peut d’ailleurs cesser le boycott, qui n’a rien de personnel, si le mouvement collectif a obtenu gain de cause.

S’en prendre a priori (sans l’avoir vue) à une œuvre de nature artistique & à un réalisateur devenu l’homme à abattre (en se substituant à la justice & sans respecter la présomption d’innocence), me paraît en être une autre.

Ne serait-il pas plus utile (mais autrement difficile, & de longue haleine, & vaste) de s’intéresser aux situations de pouvoir & ds l’autre sens de dépendance, absolus ds les relations de travail, cinéma compris ?

Phil dit: 14 novembre 2019 à 21 h 48 min

vu un film de Mauro Bolognini, jeunesse de Rome années 50, du Becker des mêmes années à Paris.
Bolognini, pas célébré en France qui lui préfère toujours le moins hétéro Pasolini, déguisé en communiss pour faire passer la pilule à ceux qui ont des doutes.
belle dichotomie des critiques chez xlew.
la faiblesse du grand Clint ? sa voix. aussi peu identifiable que les chicots à John Wayne.

Jazzi dit: 14 novembre 2019 à 21 h 56 min

« la faiblesse du grand Clint ? »

Pasolini aussi, Phil. Il a une voix de crécelle, comme on dit dans le Midi !

Phil dit: 14 novembre 2019 à 22 h 03 min

certes dear Baroz, mais quand Clint dessoude, on aimerait entendre le rogomme, pas de l’enroué à la pastille valda. Pasolini se farcit des gommeux, ça coupe la chique.

C.P. dit: 14 novembre 2019 à 22 h 58 min

« Envy thou not the oppressor
And choose none of his ways. »
(PROVERBS 3 : 31)

Quand même, ça m’a énervé et fait un peu naquer du fla que James Ellroy oublie (ou feigne d’oublier) le Philip Roth de « The Plot against America »(pour Dubruel, s’il le relit). Cela dit, les adaptations de Ellroy au cinéma sont plutôt réussies.

Jazzi dit: 15 novembre 2019 à 10 h 37 min

« J’Accuse » de Roman Polanski, avec Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner et la majeure partie des comédiens de la Comédie Française.
Roman Polanski a titré son film « J’Accuse » et non pas « L’Affaire Dreyfus ». Prenant ainsi le parti de Zola et, au-delà du cas particulier, de la dénonciation de l’antisémitisme général à l’époque (et pas seulement).
Le héros du film ici n’est pas à proprement parler Alfred Dreyfus (étonnant Louis Garrel), figurant de sa propre histoire, mais bel et bien le colonel Piquart (convaincant Jean Dujardin).
Piquart comme Zola, symboles de l’honneur retrouvé de la France.
Film historique, formellement plus conventionnel qu’à sa manière habituelle, de quoi le « J’Accuse » de Roman Polanski est-il ici le nom ?
Le cinéaste de 85 ans, lui-même au centre de sa propre affaire, nous donne à voir, avec intelligence et brio, l’antisémitisme organique propre à la Troisième République du distingué président Félix Faure (un ami intime et d’enfance de Stendhal), qui trouvera son aboutissement « naturel » avec le régime de Vichy du maréchal Pétain…
Difficile aussi de ne pas voir, sous ce film historique, le plaidoyer pro domo du cinéaste.
Lui même figurant instrumentalisé d’une histoire qui le dépasse et dont l’aspect antisémite, non avoué, semble caractérisé : étrange révélation, un demi siècle après les faits, et comme par hasard au moment de la sortie du film, d’une grave accusation de viol et de violence prenant le relais de l’ancienne, qui s’essoufflait, et relançant ainsi l’animosité à son égard.
Pour un artiste, le verdict du public n’est-il pas supérieur à celui des procureurs, petits ou grands, et de la mauvaise rumeur ambiante ?
Auquel cas, il nous faut bien avouer que le vieux Polanski, toute énergie retrouvée, est en voie d’avoir réussi son pari !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585001&cfilm=229982.html

Portmann dit: 15 novembre 2019 à 10 h 40 min

@21h41.
‘je n’ai pas vraiment l’impression que cette opinion soit dominante, ni même seulement « recevable », parmi les chattering classes.
Je suis tt de même frappée par des attitudes quasi « religieuses » au sein de la profession, les acteurs obligés de se repentir publiquement d’avoir tourné avec les honnis du jour (je pense à W. Allen), même qd ceux-ci leur ont donné un de leurs plus beaux rôles — parmi eux, celui ou celle qui n’y consentirait pas ne se trouverait certainement pas du « bon côté du manche ». Je ne suis pas certaine qu’ils trouveraient encore des engagements (d’où la comparaison avec le maccarthysme).’

Il ne s’agit pas de cela.
Pour nourrir voire clore la discussion, en remerciant Anne Lise Roux d’avoir permis à chacun d’exprimer un droit de réponse :

Nous avons été quelques uns,pour le dire sans dramatiser, Inserm, praticiens hospitaliers, recherche fondamentale, à Roussy, Pitié S. etc. à rire jaune hier en actant que notre choix de ne pas aller voir le film de monsieur Polanski était assimilé à une ‘chasse aux sorcières’.

Relisez le post.
Demander une repentance publique ?pas du tout. refuser d’être, dans le flouté hollywoodien, assimilé par défaut à ceux censés vénérer tout rond le grand artiste !

Par contre votre manière de nous traîner au tribunal pour crime de dédain envers le grand homme est d’une agressivité trop réactive. Ses films, construits en bonne partie sur argent public, sont bien contents de trouver notre adhésion et du (bon) battage !Quand ils ne nous disent rien,il faudrait le taire ?

Notre manque de temps à accorder aux pratiques culturelles, quel que soit le désir d’en avoir davantage, nous contraint à des choix dont il nous est encore loisible de disposer sans en passer par la régence de quiconque ?

Nul appel au lynchage. La rétorsion’coordonnée’dont vous nous taxez est purement dans votre esprit. Vous êtes plus royaliste que le roi.
‘S’en prendre a priori à une oeuvre artistique sans l’avoir vue’ est une formule déficiente.

Il y a d’autres choses à voir, plus prioritaires, plus engageantes, et nous n’allons pas contrevenir à l’appel d’air pour prouver notre bonne foi ni la liberté de penser que nous accordons à autrui.
Que Mathieu Amalric auquel nous maintenons une estime totale dans cette histoire, Eric Ruf patron du Français, Laurent Stocker, olivier Gourmet ou Yordanoff rêvent de tourner avec le réalisateur de ‘Chinatown’ est compréhensible.

Cela suffit -il à faire oublier qu’il est l’homme des indigents ‘Vénus à la fourrure’ (mérite au moins de nous avoir fait rire involontairement comme des baleines ) ou du flapi ‘D’après une histoire vraie’ ?

L’empilement, bourratif, du casting ne nous a rien laissé présager de bon, et nous préférons de loin voir l’excellent eric Ruf,Olivier Gourment ou Stocker dans d’autres productions où ils donneront moins l’impression de participer à un name dropping vain.

Ne manque, comme c’est bizarre?,à la brassée cautionnante que Laurent lafitte, (sociétaire ?)dont l’épouse de monsieur Polanski avait descendu en flammes ‘la loose’ après une plaisanterie de mauvais goût lors des Césars .

la profession, dans l’ensemble, a fait bloc en appelant à distinguer les deux choses. Soit.

Il ne nous parait pas d’un féminisme excessif, non pas de se jeter sur monsieur Polanski pour le huer mais d’aller voir ailleurs, vers d’autres découvertes plus excitantes.
Le faisceau de présomptions visant à dessiner le portrait d’un prédateur n’a aucune raison de faire positivement pencher la balance.
Et quoi encore ?

Quant à s’il ne vaudrait pas mieux se pencher en profondeur sur les situations de pouvoir et de dépendance dans le travail, si vous avez attendu monsieur Polanski ou Harry weinstein qui n’en sont que des épouvantails pour en être préoccupé, c’est à se demander dans quelle bulle vous vivez.

Des ONG loin du 7ème art,un stage auprès des porteuses d’eau africaines ou des petites filles déscolarisées en Afghanistan peuvent ouvrir des horizons salutaires !

Eriksen dit: 15 novembre 2019 à 10 h 52 min

« Puck dit: Eriksen vous chipotez… en fait la capacité c’est comme dire… c’est la capacité, s’il avait voulu parler d’autre chose que de la capacité je pense qu’il aurait utiliser un autre mot que capacité, alors que là s’il prend le mot capacité c’est probablement qu’il voulait parler de la capacité. »
Puck, cessez d’ergoter. Se plonger dans un film, vouloir comprendre ce qui passe par la tête d’un cinéaste, comprendre les enjeux, c’est tout cela qui est important pour un critique. Ce n’est pas qu’une question de capacité intellectuelle. Si tu n’en a rien à foutre, tu ne seras pas un critique de cinéma. Ce n’est pas grave si tu n’en as rien à foutre justement….
Mais à vous écoutez ce que je comprends, c’est « ne rien en avoir à foutre, ne dois pas empêcher d’être ce que l’on veut ».
« J’m’en ballec, mais j’veux qu’tout soit possible » nouveau slogan du XXIe?
Soyez un peu moins Puck et un peu plus Dexter de temps en temps.
Au fait mon film préféré met en scène un Puck (pooka ou puca ) invisible ? vous le connaissez ?

Dubruel dit: 15 novembre 2019 à 10 h 55 min

22H58 C.P.je suis d’accord. Sur la formule grand prétentieux aussi.

Annelise, le film géorgien très bien ! Sensible. Bon, l’histoire homo, hein ? Pas mal de rester sur la note pas trop convenue à la fin.
Votre chronique précieuse pour entrer dedans.

Portmann 10H40. Emmanuelle Seigner avait foutu Lafitte plus bas que terre. Il avait intérêt à la fermer. Je sais même pas s’il n’avait pas dû s’excuser.
Elle était jolie dans ‘Frantic ‘. Pas terrible actrice.chanteuse, ça donne quoi ?

@Braunschweig
M !!!!!! pour la première de ce soir, alors.
La RDC va lui fournir des clients.

Marie Helene S dit: 15 novembre 2019 à 11 h 15 min

Comme vous, Eriksen 10 h 54 je trouve Fontebrenda et Portmann proches.
B.Macron a apporte son soutien a adele haenel, qui a apporte son soutien a V.Monnier, egal ‘Madame Macron soutient V.Monnier’ ? attention aux raccourcis.

Je ne vais pas tarder a aller voir… le film georgien de Levan Akin.
Je verrai apres pour Dreyfus, suite au post enthousiaste de Jazzi plaidant pour un Polanski reussi .La bande annonce parait devitalisee.

bouguereau dit: 15 novembre 2019 à 11 h 25 min

le beuz à tèrezoune et keupu c’était dla roupie de sansonnet pour hamorcer la pompe anlyz..maintnant c’est un spot hincontournabe..faut-il qu’on communique notre joyeux anniversair officiel pour les prochains 86 ballet à polanski le putride comme il dirait ce 100% dlalourde..that is the question..moi mon avis étant telment subsidiaire je m’aligne derrière baroz à 100%..dirphil peut pas surenchérir..chus lcul a la muraille

bouguereau dit: 15 novembre 2019 à 11 h 30 min

puck, c’est une comparaison assez juste

objection..on telement l’a comparé a péckinpah qu’il suffit de dire que jamais il n’aurait hembauché clint..qui lui aurait eu bien trop peur d’étre fardé en indios portoricain..peut être un peu coco et même pédé..clint n’est pas un acteur mais un ‘personnage’..et je rappelle que c’est une déclaration de connerie hincarné pour un acteur de se faire entendre dire par un autre acteur ‘non..tu n’es pas djon wayne’

bouguereau dit: 15 novembre 2019 à 11 h 34 min

clint a eu une chance estrordinaire qu’il a su saisir..l’époque à fini par lui ressembler..et quand qu’il va creuver ça va être haussi chiant et lourd comme un cheval mort que djoni

bouguereau dit: 15 novembre 2019 à 11 h 37 min

nonobstant c’est un wonderfoul entertainère quil dirait dirphiloo en se tordant la gueule pour tromper son vilain organe..et pis..nous il est doublé

C.P. dit: 15 novembre 2019 à 12 h 38 min

bougureau, objection ? mais tu as bien fait de ramener Peckinpah. Tu vois, je pensais aux hommes et personnages vieillissant(s). Au fond, les frères Coen relaient en un sens Peckinpah en adaptant McCarthy dans « No Country for the old Men ».

puck dit: 15 novembre 2019 à 12 h 49 min

Eastwood a été un précurseur, depuis les années 90 le cinéma et les séries américaines sont parfois des expérimentations de mise à l’épreuve de nos jugements moraux avec des problèmes très simples mais réalistes, en procédant comme au théâtre de guignol : interpeler (moralement) le public.

par exemple : un type a mis une bombe dans un centre commercial pour des raisons quelconques, on a arrêté ce type, on a 1 heure pour trouver où se trouve la bombe, il ne veut pas dire où elle est, seul moyen = la torture…
ils s’arrangent pour qu’on fasse connaissance de personnes qui sont dans le centre commercial, en démarrant tranquille avec un jeune couple assis autour d’un milk shake banane où le type demande sa copine en pariage, sympatoches mais pas suffisant pour accepter la torture, du coup il monte en puissance et finissent avec une gamine avec le bouille de Shirley Temple qui vient avec sa mère acheter une robe pour fêter son anniversaire, le truc qui plait tant aux américains, et là tout le monde (même ceux qui ont fait voter la loi contre la torture) est d’accord pour que le héros torture le gars qui a mis la bombe, à la fin le type qui éviter la cata en torturant repart les menottes pour passer devant un tribunal.

autre exemple : le sadique qui viole des gamines après les avoir torturées et violées, il échappe à la condamnation pour vice de procédure, il repart du tribunal sourire aux lèvres, on connait sa prochaine victime, la même gamine que celle du supermarché avec la bouille de S Temple, le Clint du film est partant pour tuer le sadique avant qu’il massacre la gamine, et le public qui est à 99% contre la peine de mort est d’accord avec lui.

troisème exemple : le type vient de se faire virer, sa femme est malade, il n’a pas l’argent pour la soigner, du coup elle va mourir, du coup comme il s’y connait en chimie il transforme son garage en labo pour fabriquer de l’héroïne et il deale, là encore si le film est bien tout le monde espère qu’il va échapper aux flic pour soigner sa femme qui a la bouille de S Temple à 30 ans.

dans tous les cas (comme dans les films d’Eastwood) cela remet en cause un système étatique défaillant.

sur le plan expérimental c’est plutôt sympa, le problème est qu’à terme on finit par voter pour Trump.

puck dit: 15 novembre 2019 à 12 h 55 min

là on voit que le film le Joker est intéressant parce qu’il décale le problème, on n’est plus dans une mise à l’épreuve de nos jugements moraux, mais dans la question de savoir ce qui peut encore relever de la morale dans une société globalement immorale.

Eriksen dit: 15 novembre 2019 à 13 h 08 min

Ah c’est amusant j’étais en train d’ajouter un exemple à votre liste… quand un Joker tue 3 traders en train de molester une femme, c’est un peu la même chose non? Le film valide une sorte de peine de mort immédiate.
le problème ne viys semble décalé que parce que votre gout des droits de l’homme n’inclue pas les traders… c’est tout.

xlew dit: 15 novembre 2019 à 13 h 39 min

Tout ce qui est par trop signifiant est exagérément anecdotique, les histoires de John Wayne pullulent, son jeu, son physique, trop labourés peut-être, même si Old Bouguereau n’est pas en cause ici, on se souvient du homard qui gigoterait comme dans un aquarium dans le fon de jean serré de l’acteur, selon John Huston et d’autres qui commentaient sa démarche.
Lui jouait avec sa voix, parfois très nasale, plaquée, je pense qu’Eastwood reconnait ses limites mais qu’il sait la placer, la sienne, voir Pale Rider ou Unforgiven.
Le pincement du cigarillo, les lèvres pressées, le plissement des yeux, venaient à la rescousse, Brad Pitt, quand il machouille à vide avec sa grande bouche tente de se rapprocher de la technique de l’Actor’s Lip Studio initiée par le Clint, lorsqu’il sent que son jeu patine et qu’il doit se raccrocher aux branches d’un gimmick certifié, cf. The Assassination Of Jesse James.
C.P., si vous suivez les conseils de Puck et allez voir La Mule, vous entendrez Bradley Cooper agent de la DEA, qui vient d’intercepter le vieux passeur, le galéger sur son timbre de James Stewart (c-à-d la dignité personnifiée en vieil homme, le bon côté de la force morale, l’insoupçonnable, probité faite homme).
Autant que Wayne, Jamie Stewart fut l’étalon dont on aimait gentiment se moquer, sans jamais le castrer, de l’or en barre, le témoin vivant d’un glorieux passé, dont les rides donnaient un peu de relief à toutes ces routes lissées sur lesquelles on fait dérouler nos vies de poules.
Sur le The Storm d’Ellroy, on dirait qu’il a dans la tête le story board du film de van Peebles, la Chanson de Sweetback’s Baadasss, lorsqu’il décrit les aventures d’Elmer.
Ses flics sont dix fois plus pourrissant que ceux rencontrés chez Siegel.
Un roman qui commence par Reminiscenza ne peut pas être mauvais même si l’auteur donne l’impression de se lover dans les bottines de Tom Wolf, de reprendre sa manière, avec un jeu sur la musique des mots très accentué, phrases coupées, encore grouillantes sous son couteau. Loin du Dahlia, un petit pont trop loin.

puck dit: 15 novembre 2019 à 15 h 10 min

Eriksen, je ne vois pas ce que mon gout vient faire dans cette histoire ? qu’est-ce vous connaissez de mes gouts ?

je ne vais pas vous dire que le fait que vous sembliez apprécier voir cette femme molestée par ces 3 types ne fait pas de vous un défenseur des droits de la femme.

Eriksen dit: 15 novembre 2019 à 15 h 17 min

décidément, vous aimez éluder les questions.
oublions le gout… façon de parler de vos indulgences en faveur de certains meurtres.
la question est : « le parallèle que je fais entre le meurtre commis par Joker et ceux de vos exemples est il pertinent ou non ? »
Quant à conclure que je soutiens les violeurs sur la phrase que vous pointez… là vous entamez sérieusement votre crédibilité.

Jazzi dit: 15 novembre 2019 à 15 h 31 min

C’est quand le Joker a commencé, involontairement, et en quasi état d’auto défense, par dégommer les trois traders du métro que j’ai commencé à jubiler…

Fontebranda dit: 15 novembre 2019 à 17 h 56 min

Portmann, je crois que ns passons notre tps à mal ns lire.

Vs n’avez rien à voir avec l’action commando, vs n’incitez pas au boycott — dont acte.
Peut-on cependant vs faire remarquer que votre intervention au nom d’un collectif est rendue publique (ici) ds un certain contexte & ne prétend pas à la neutralité ?

Bien entendu, vs êtes tt à fait libre de ne pas aller voir le film, de « voter avec vos pieds ». À moi non plus, cela « ne fait ni chaud ni froid ».

Ce n’est pas ce choix qui me dérange, c’est 1) le besoin de le clamer haut & fort &
2) les critères de ce choix & de la publicité que vs lui donnez.
Vs voulez peser ds la controverse, vs vs y engagez, acceptez de ne pas vs retrouver en terrain conquis (ce qui est valable pour moi à partir du moment où je vs ai répondu sans faire ds la dentelle).

Mais où donc avez-vs lu que je vs « traîne au tribunal pour crime de dédain envers le grand homme » ?
Je n’ai pas dit un mot de mon opinion sur Polanski réalisateur. Je n’ai pas souvenir d’avoir crié « c’est Mozart qu’on assassine ! »

Je déplore la personnalisation de la démarche, la mobilisation contre une cible humaine en raison de sa célébrité, le mélange du privé & du professionnel ou de l’artistique — refus que vs trouveriez parfaitement normal ds l’autre sens, celui de la responsabilité devant la justice.
Je suppose que vs n’accepteriez pas que le talent, les mérites cinématographiques (ou littéraires, musicaux, scientifiques, footballistiques, ou en matière de cost killing, que sais-je) soient invoqués pour réclamer une indulgence spéciale ?

S’agissant de cinéma (lieu de naissance du star system), il y a sans doute qq naïveté à s’élever contre la personnalisation.
Mais je constate que, bien au-delà de ce seul milieu, un certain type d’accusation permet de salir tr durablement, ds la pratique à tt jamais, une personne. On en revient au bon vieux « il n’y a pas de fumée sans feu ».
Comprenez-moi bien : je ne suis pas en train de dire que certains crimes ou délits seraient sans importance. Je fais simplement remarquer qu’ils constituent nos nouveaux « sacrilèges » parce qu’ils touchent à ce qui est pour ns sacré.
Attention: la discussion ne porte pas sur le « fond » invoqué, mais sur ce que l’on en fait, sur la façon dont on le manipule. Récemment, ds un parti politique (qui ne se veut pas parti mais constellation), une accusation semblable a été utilisée pour se débarrasser d’un nouveau rallié devenu gênant.
En Gde -Bretagne, comme ns l’a aimablement rappelé Bloom sur la Rdl, c’est une autre accusation que l’on brandit contre Corbyn. Quoi de commun ? Il faut que la nature de l’accusation soit suffisamment horrible pour sidérer & dissuader le public de réclamer des preuves tangibles, solidement étayées. Ds ces cas-là le « faisceau de présomptions » suffit, & mettre en doute la solidité des accusations devient une faute de goût ou une faute morale en soi & fait automatiquement de vs un complice. Ce qui pour d’autres types d’accusation passerait pour un déni de justice ou au moins une imprudence devient non seulement acceptable, mais recommandé.
Ce n’est pas parce que je béerait d’admiration pour tel ou tel réalisateur ou célébrité que je trouve cette façon de procéder extrêmement dangereuse.

Constater ceci: « Qui veut noyer son chien l’accuse de rage » ne revient pas à prétendre que la rage n’existe pas & qu’aucun animal n’en est atteint. Ni à encourager la diffusion du fléau.
Est-ce plus clair ainsi ?

puck dit: 15 novembre 2019 à 18 h 33 min

Eriksen, aucune indulgence pour les meurtriers et je déteste la violence.

la question est d’où provient la violence, au moins dans ce qui nous est montré dans ces films.

il y a 2 cheminements possibles : dans les films d’Eastwood ou ces films qui mettent à l’épreuve nos jugements moraux on part d’un cas particulier, ex : un type qui met une bombe quelque part, et ensuite on va dans le sens de la généralité.

dans tous les films d’Eastwood de ce genre le cas particulier révèlate d’une défaillance du système.

par contre dans le Joker, c’est dans ce sens que ce film est novateur et intéressant, on fait le cheminement inverse, on part d’une situation générale délétère et on chemine vers le cas particuler du Joker.

si cette ville était normal, une ville où règne une justice sociale, sans misère, sans humiliations etc… jamais ces gens n’auraient pris la défense du Joker dans le métro.

s’ils prennent son parti c’est que cette ville, ce monde, leur vie dans monde, les y entraine.

à partir de là cela ne peut pas (ou ne doit pas) créer de conflit en nous, ou nous heurter dans nos critères moraux, parce que c’est logique !

cela devait arriver, toutes les conditions étaient réunies pour que cela arrive.

l’erreur est d’imaginer qu’on peut laisser vivre des gens dans ces conditions sans que jamais rien n’arrive, c’est même une grave erreur.

Jazzi dit: 15 novembre 2019 à 20 h 22 min

« vous êtes donc pour la peine de mort immédiate et sans appel ? »

Que vous êtes binaire, Eriksen !
Je connais tout un tas de jeunes et de moins jeunes qui adorent les films d’horreur. ça n’en fait pas des sérails killers…
Je suis contre la peine de mort, mes l’on ne méprise pas toujours ses propres jubilations. Là est tout le mystère !

puck dit: 15 novembre 2019 à 22 h 31 min

d’accord avec vous Jazzi, je dirais même plus que c’est à cause de ce raisonnement binaire qui ne laisse aucune place à la fiction et à l’imaginaire que le cinéma français et aussi la littérature se sont aseptisés au fil du temps.

les derniers acteurs français du « calibre » d’Eastwood c’était Ventura, Gabin, Delon, soit ils ont été ringardisés au nom d’une idée de « progrès », soit ils sont muséifiés.

pareil pour la littérature, la chance d’avoir un McCarthy dans le paysage littéraire français est proche du zéro absolu.

le fait même de décrire ce film le Joker ou dans les films D’eastwood vous fait passer pour un apôtre de la violence.

si le déni du réel était une discipline olympique la France raflerait toutes les médailles d’or.

pour laisser la place à quoi ? des réunion mondaines qui effectivement ne donne qu’une envie : casser la vaisselle.

Phil dit: 15 novembre 2019 à 22 h 47 min

là est tout le mystère

baroz évolue dans le subliminal.
les premiers dirty harry donnaient aussi de la satisfaction nouvelle au spectateur, manière il va fort mais l’autre l’a mérité, c’est un vicelard.

puck dit: 15 novembre 2019 à 23 h 01 min

Jazzi : d’où l’aspect amusant d’employer ce mot « réhabilité » au sujet d’Eastwood : « Eastwood a été réhabilité par Lefort ».

le problème n’est pas qu’il ait été réhabilité, mais se demander pourquoi il a fallu le réhabiliter ???

pourquoi a-t-il fallu réhabiliter un type qui est un des plus grand réalisateur de ces dernières décennies ?

pourquoi ?

puck dit: 16 novembre 2019 à 7 h 03 min

oupss : un des plus grandS réalisateurS.

Phil : non, ça ne marche pas comme vous le dites, ce n’est jamais parce que l’autre l’a mérité (contrairement au Joker), Harry n’incarne pas une morale et il ne prend jamais plaisir à dégommer les méchants, il y a toujours une « justification ». Exemple dans un des premiers il s’agit de retrouver une fille qui est enterrée vivante, du coup si on veut la sauver le temps presse, et comme le temps presse on fait appel à un gars qui va outrepasser les règles. d’où le dilemme moral : veut-on sauver la fille ? et si oui à quel prix ? aufinal je crois que quand on la retrouve elle est déjà morte.

je crois que c’est en réponse à ce film qu’un journaliste new yorkais avait dit que c’était un film fasciste.

ce journaliste a été bien inspiré parce qu’il me semble qu’ Eastwood a toujours gardé en mémoire cette accusation, c’est comme si tous ses films suivants étaient une réponse à ce journaliste et ce qu’il incarne, on le retrouve parmi les personnages de la plupart de ces films, notamment ses westerns.

puck dit: 16 novembre 2019 à 7 h 07 min

de plus il faut remettre les premiers Harry dans le contexte de l’époque, début des années 70, déconfiture du Vietnam, violence et délitement moral de la société, affaire Manson etc…

C.P. dit: 16 novembre 2019 à 9 h 49 min

puck, vous intégrez assez légèrement à la « cause » du Joker, -justicier sauvage et exécuteur de basses oeuvres que la société n’assure plus-, Harry Callahan qui, quelles que soient ses méthodes personnelles, est d’abord un inspecteur de police, et le Ed Tom Bell de « No Country for Old men » qui, quelle que soit son horreur personnelle des nouveaux voyous, est d’abord un sheriff.

bouguereau dit: 16 novembre 2019 à 10 h 10 min

Au fond, les frères Coen relaient en un sens Peckinpah en adaptant McCarthy dans « No Country for the old Men »

avant..la scene de l’hotel de barton fink c’est une démarque de celle de getaway..et excuse moi cépé mais jim thompson dans le genre violence apocalispe c’est un peu autre chose que john milius et ses réflesques vigilante..car même mad masque en est un..au début..tout est là..c’est le figaro magazine a l’écriture du scénario..pas étonnant que ça énamoure et épate keupu..dailleurs tout l’monde sait qu’au fiagaro..le plus mieux..c’est les commentaires..avec modération qu’il dirait polo

bouguereau dit: 16 novembre 2019 à 10 h 13 min

là est tout le mystère

on peut flinguer du négro et du portoricain à la pelle..mais le metteur en scène juif..non pas les juifs qu’il aurait dit coluche..

bouguereau dit: 16 novembre 2019 à 10 h 17 min

la série death wish pour archi prolo était concomitente et se tirait la bourre sur le 44..bronson a dit qu’il l’a fait pour l’argent et qu’il haissait le rôle..sa carrière démarait sur le tard il ne pouvait faire la fine bouche..comme un prolo qu’il était..et ça se voit et ça rajoute du pathétique..la scène de djokère dans le métro y est pécho..aussi

C.P. dit: 16 novembre 2019 à 11 h 30 min

bouguereau, c’est vrai, y compris pour divers « vigilantes ». Ce que je faisais courtoisement remarquer à puck, c’est qu’il ne semble pas connaître un des modèles du polar américain : la collaboration d’un « privé » avec des flics non-véreux, notamment chez Chandler, et par exemple celle de Marlowe avec le sheriff Patton dans « The Lady in the Lake » (Degarmo est d’ailleurs coupable pour des raisons passionnelles).
Les flics de Ed McBain sont le plus souvent irréprochables.

La loi, puck, « la Loi »…

Il est vrai en revanche que, dans les westerns de Clint Eastwood, l’aventurier (qui ne crache pas sur les dollars), est par surcroit un réparateur.

puck dit: 16 novembre 2019 à 11 h 35 min

Harry est l’opposé du flic de « no country » : Harry est un flic « hors la loi », il adapte ses méthodes à celles de ceux qu’il traque, alors que le flic de « no country… » est justement dépassé le pauvre parce qu’il essaie de suivre ses vieilles règles.

puck dit: 16 novembre 2019 à 12 h 29 min

oui j’imagine bien Marlowe avec le shériff de « no country » à la frontière mexicaine, ils auraient discuté du bon vieux temps où il fallait rechercher le type qui avait tué la femme du maire ou l’épicière du coin.

C.P. dit: 16 novembre 2019 à 12 h 51 min

Bah ! puck, Ed Tom Bell y arrive en partie, même s’il en demeure stupéfié.

Chez Chandler, que vous ne semblez pas connaître : « They have the meat wagon following him around to follow up upon the business he finds ».

Bon, c’est d’hier ?

Annelise dit: 16 novembre 2019 à 12 h 55 min

Quoi, « Gérard Lefort a réhabilité Harry » ? Qui a écrit cela ?Phil ou vous, Jean-Marcel ?
Blandine Jeanson a bien fait de le rattraper dans la rue pour lui dire de signer son article. Lui, Cressole. .plumes d’auteurs. Cela n’est pas toujours le cas, de quoi se réjouir
Sinon « réhabiliter » Harry est un oxymore joueur, comme de demander si je vous dis « je mens », dis-je la vérité ?
Persuadée que Lefort devait le savoir, il l’aura senti. . Harry, c’est Harry
Une sorte d’Au commencement était le Verbe
Pauline Kael du New Yorker avait instantanément parlé de son potentiel fasciste. Raciste (la litanie où il égrène ses détestations quand on lui présente le nouveau partenaire, le Mexicain Chico : « Je ne peux pas sentir les Juifs, les métèques, les Englishs, Irlandais, Négros, Chinetoques, Japs
- Et les Mexicains ?
- Les pires saletés de métèques ! ») macho (langage ordurier, abord prosaïque de la féminité), cogneur, violent (48 victimes en 5 films, son supérieur le taxant d’être un « cimetière ambulant »), irrespectueux de toute présomption d’innocence (il descend le gars AVANT l’agression, et quand on le lui reproche, argue que « quand il voit un gus à poil courant en érection derrière une fille couteau en main, il l’imagine mal quêtant pour la Croix Rouge », sic) se souciant comme d’une guigne des peines purgées (scène de l’ascenseur où il s’adresse à un ex délinquant sorti du poste, lui rappelant qu’il n’est « qu’une merde, dont le seul destin sera éternellement de retourner à ce qu’elle est, être expulsée avant d’être essuyée, jetée aux égoûts », sic). .
Le personnage n’a rien de gracieux et tire pourtant une grâce bougonne de sa façon de déchirer à Mac 2 le mur du son des « acceptables » . Ses excès génèrent une rédemption sombre, une part induite de vulnérabilité. Son énoncé xénophobe, la farandole se boucle sur la nationalité de son propre partenaire, un -gros – soupçon d’ironie se glisse.. Callahan, Calahan, Callaghan a beau être rogue, il n’est pas idiot : il ne peut ignorer que s’il se met à dos celui-ci, il risque de le « couvrir » moins bien. .il y a une connotation ambiguë,provocante mais surtout désabusée, légèrement suicidaire dans sa façon de vider son sac et de dégoiser)
Son rapport avec les femmes, on sait qu’il est veuf, sa femme a été tuée par un ivrogne « qui ne l’a pas vue ». Lui-même ne bascule pas vraiment pour autant du côté de la ligue anti alcoolique. .il n’a pas réagi en enfonçant le clou de la sobriété. .Jennifer Spencer est une des premières à l’affronter à sa réputation de brute, « Vous êtes flic ou l’ennemi public n°1 ? – On peut me tenir pour l’un ou l’autre ». .elle ne le laisse pas insensible, c’est bien une des rares fois et cela n’est pas le hasard ! Or il mentira pour elle, il fera en sorte que l’enquête ne la désigne pas
Relaxe, là où il mène d’habitude sans pitié des actions lourdement coercitives !
Vous remarquerez en passant que le viol est un thème récurrent chez Eastwood, y compris hors des Dirty H

Le nombre de femmes violées est effarant ! Sondra Locke, la putain d’Unforgiven etc. .ce qui déclenche un dispositif punitif implacable, où la réponse ne doit pas grand-chose au contrat légal, au fond.. plus à Joseph de Maistre, une loi du talion prenant en considération « Tzaar », le prix de la douleur et « Boshet », celui de la honte infligée évoquées dans la Bible et le Talmud (les pourparlers chiffrés de Frances Fisher dans « Impitoyable », regrettant qu’avec le nez et les tétons coupés, la putain agressée « ne trouvera plus d’emploi ») ..une « potestas » pragmatique, sans médiation de l’ordre d’une élaboration contractuelle
Harry, comme d’autres personnages eastwoodiens – « Le Pasteur », comme par hasard, qui porte un col ecclésiastique dans Pale rider) tient davantage d’une figure « religieuse » d’ancien testament que du justicier attelé à une défense homologuée de la société. CP quand vous dites qu’il ne dédaigne pas l’argent. .il demande à être payé dans Unforgiven, mais il a des enfants à nourrir, ses porcs ont la fièvre et il doit s’absenter. .généralement le gain n’est qu’un levier apparent, dans les faits plus griot que véritable mercenaire ?
« Bronco Billy », il termine sous son chapiteau de drapeaux US cousus tel une toile de Jasper Johns flanqué en pater familias de tout ce que l’Amérique peut compter de traînards, d’exclus, de bras cassés, chômeurs, Indiens, vieilles gens, femmes seules.. même un chien bâtard sur lequel il crache mais qui suit la caravane et a droit à son écuelle (on voit l’animal se désaltérer) !..Eastwood en abbé Bandy de Michon, ses Idiots magnifiques en grappe, derrière lui
J’ai ri en lisant Lew parlant du « homard vivant dans le caleçon de John Wayne » soupçonné par John Huston pour expliquer la démarche du Doniphon qui tua en vrai Liberty. On sait qu’il avait eu une fracture (?) du bassin, et que ce déhanchement, en plus du prénom « féminin » complexaient Marion Morrison. .homophobe en diable, à l’époque ça ne gênait pas, c’était réputé viril (il se plaint au moment des « Cavaliers du destin » d’être un cow boy chantant, se défendant d’être assimilé à « une foutue pédale », sic)..en voilà un qui a bien baffré, n’hésitant pas à bloquer des portes pour favoriser sa carrière pendant le Maccarthysme, entre nous pas joli joli.. Dalton Trumbo le détestait, non sans raisons. .Gail Russell l’adorait, il l’a laissée crever dans le caniveau, préférant continuer de se cuiter avec la légitime, Chata Baur. Rêver de s’appeler Esperanza

Annelise dit: 16 novembre 2019 à 13 h 00 min

Bouguereau 10h17..bronson a dit qu’il l’a fait pour l’argent et qu’il haissait le rôle..sa carrière démarait sur le tard il ne pouvait faire la fine bouche..comme un prolo qu’il était..et ça se voit et ça rajoute du pathétique.

Pour ça que j’aime bien, Jean-Marcel. Vous aussi ?

Annelise dit: 16 novembre 2019 à 13 h 21 min

Ah oui Jazzi. ..pas le meilleur René Clément, mais quel charme..Japrisot, alias Jean-Baptiste Rossi (« le seul Italien dont vous m’entendrez jamais dire du mal, c’est mon père qui nous a abandonnés »)au scénario
Les journalistes venaient le voir, la chèvre Marilyn sautait sur le capot en défonçant l’avant. .plus pratique pour atteindre les figues (ils n’avaient qu’à deviner au lieu de se plaindre des dégâts, la bête, elle, était quand même chez elle. .)

Annelise dit: 16 novembre 2019 à 13 h 23 min

13h09 ..un irrésistible romantisme, alors que l’histoire en réalité est très noire – encore le viol – Mellie, Mélodie Mélancolie, ce côté enfant. .Marlène Jobert, comment voulez-vous que lorsque Bronson lance les noix en arrière, cette fois là, elles ne brisent pas la glace en mille morceaux ?

Jazzi dit: 16 novembre 2019 à 13 h 28 min

Oui, mais derrière le romantisme noir, le trouble, Annelise !
Quand j’ai vu le film à sa sortie, dans les paysages qui m’étaient familiers, j’ai tout de suite vu qu’Il était mon genre : prolo à la main rude mais au coeur tendre…

puck dit: 16 novembre 2019 à 13 h 40 min

C.P. non ce n’est pas hier, c’était le siècle dernier.

sérieux à quoi ça sert que McCarthy se décarcasse à écrire ce livre sur la Loi si c’est pour en faire un nouvel épisode de Marlowe ?

puck dit: 16 novembre 2019 à 13 h 41 min

« c’est le figaro magazine a l’écriture du scénario..pas étonnant que ça énamoure et épate keupu..dailleurs tout l’monde sait qu’au fiagaro.. »

alors toi tu en tiens une sacrée couche…

le jour où le Pen est au pouvoir faudra qu’elle t’envoie une caisse de champ pour tes services.

puck dit: 16 novembre 2019 à 13 h 44 min

CP désolé d’y revenir, mais je ne comprends pas, pourquoi vous dites que je ne connais pas Marlowe ?

vous pouvez m’expliquer le rapport entre Marlowe, Harry et McCarthy ?

C.P. dit: 16 novembre 2019 à 13 h 51 min

Puisque c’est samedi, ben oui, puck ! Sauf que Japp est légèrement imbécile et que Patton, dans une atmosphère bien autre, ne l’est pas. Au demeurant, pas grand-chose de vraiment sociétal dans les « Hercule Poirot », et vous le savez bien, enfant d’lutin !

Art dit: 16 novembre 2019 à 14 h 40 min

je vais commencer par féliciter Anne Lise,toujours aussi fabuleuse conversation à 12h.55 avec jim Bougeureau, philippe et Cep autour de Clint eastwood qui est un cinéaste que gérad Lefort a grand bien fait de défendre et faire redécouvrir !!!

et mon Bv qui se met à parler ,magnifique réussite 2le faire se livrer, TB,sur death Stranding de l’auteur de la saga metal gear. C’est une réussite et Kojima a une place à nulle autre pareil, de ce jeu doux rythmiquement, où Bridges traverse un kao pour faire le livreur.
qui rappelle le métier naoufel dans ce billet , un jeu indépendant ici TRES ORIGINAL.

AL je remarque que vous ne parlez pas de polanski!!!
à qui M.jMBOuguereau a confié qu’il irait(Et je n’en lui en veux pas ,bien que moi NON). j’interprête votre silence assourdissant d’une critique qui refuse de prendre part publiquement pour laisser chaque LIBRE. J’ai bien lu fontebreda vs Portmann et ne sait pas moi- m ^me si bien fait à m’exprimer?

Art dit: 16 novembre 2019 à 14 h 45 min

car je sais sinon que vous n’hésitez pas à affronter dessus très dur quand ça vous déplait;en argumentant niveau critik.

je n’ai guère apprécié qu’il confonde se faire traiter ignoblement de petit juif, ce qui est intolérable ET d’une part cette triste histoire prescrite, réfugié derrière.ce qui est facile et que Nadine trintignant a tout confondu, lâchée par ses propres fils qui ont saisi l’erreur.

Art dit: 16 novembre 2019 à 14 h 49 min

Bv, pour toi qui marre de effet boucles d’oreilles (mais attends-toi àcher, 280 euros) tu as les Airpod pro pour des écouteurs plus discrets.
ils te feront un grand sentiment de confort.Réduction active du bruit et autonomie super, et tu seras pas déçu niveau audio !!!

puck dit: 16 novembre 2019 à 14 h 59 min

CP arh zo… Agatha Thatcher ? le sujet de sa Majesté lourdaud face à l’efficacité du privé ? les prémices du l’ultralibéralisme ?

vous êtes dur, Japp est super attachant.

C.P. dit: 16 novembre 2019 à 15 h 19 min

Si vous voulez, puck : ni Marlowe, ni Ed Tom Bell ne tirent facilement.
Vous ne voulez pas entendre que Marlowe déniche de vilaines affaires touchant diverses personnes aisées et que Ed Tom Bell poursuit hors de son comté un très affreux tueur. Harry Callahan zigouille un peu en dehors des règles des méchants, mais il est la Loi quand même. Et Sondra Locke (bonjour, Annelise !) n’est pas loin.

Marlowe***, avant le vieux Bell, est un célibataire mélancolique. McCarthy a dit dix fois combien il aimait Chandler.

*** Allons, je me répète : « I brushed my hair and looked at the grey in it. There was getting to be plenty of grey in it. The face under the hair had a sick look. I didn’t like the face at all. »

bouguereau dit: 16 novembre 2019 à 16 h 06 min

Pour ça que j’aime bien, Jean-Marcel. Vous aussi ?

un taiseu magnifique..beaucoup copie le silence d’or au cinoche..un genre d’acteur conceptuel au finiche

C.P. dit: 16 novembre 2019 à 16 h 10 min

Jacques, j’ai fait la même remarque que vous touchant les comédiens de la CF présents chez Polanski. L’équipe de Braunschweig héritée de Strasbourg ne fait guère de cinéma.

Songé un instant que Hiegel et Wilms s’amusaient bien dans « La Vie est un long fleuve tranquille », et Wilms encore dans « Tatie Danielle ».

bouguereau dit: 16 novembre 2019 à 16 h 16 min

Vous remarquerez en passant que le viol est un thème récurrent chez Eastwood, y compris hors des Dirty H

..sacrément..dailleurs et on regrette que le cinoche soit un tel biz car elle s’est depuis reprise 10 fois..on s’attaque pas a une institution sans risquer sa carrière..sharon stone a su le ramasser trés trés méchamment..bien fait..et lui..’celle qui écarte les cuisses pour qu’on voit son cerveau’ sic..ce qui sauve eastwood c’est l’alcool..qu’il ne boit pas..et les femmes qu’il frappe..et en vrai quelquefois il parait..son génie c’est d’avoir fait de ses défauts des offrandes publiques a son bon dieu de merde..sinon ça en frait vraiment une vrai gueule d’hempeigne

Portmann dit: 16 novembre 2019 à 16 h 21 min

Portmann dit: à
@Art. C’est beau d’écrire, à propos d’Annelise Roux, son silence assourdissant sur Polanski. Chacun libre de l’interpréter. L’abstention peut signifier des choses contraires . elle n’a jamais fait preuve de lâcheté et ne brille pas par sa complaisance.A partir de là, tout est imaginable.

@fontebranda 17h56 le 15/11. Merci.
Puisqu’ALR de facto nous y autorise je reviens, très sincèrement ,non à la charge, compléter la discussion.
Les lièvres soulevés ne sont pas dépourvus de bien-fondé. possible que j’aie tort.Mon post précédent visait à dissoudre des ambiguïtés dans l’affichage d’un avis sur R.Polanski, pour part en réaction de Janssen J.H. exhortant à apprécier ce film « sans modération » -le vôtre inventorie les limites.
Ma démarche, personnelle, est entachée selon vous du poids du groupe que je représente, trop ou pas assez posée comme telle .Vous avez raison de pointer la contradiction. Une politique « du pas de fumée sans feu » ,jetée arbitrairement, ne peut faire office de justice. Je vous l’accorde aussi.l’exemple anglais de Corbyn plus parlant que celui d’une chasse aux sorcières exercée à l’encontre de R.P.
Eriksen et MHS nous ont fait remarquer que nous n’étions pas si loin.Mon post où vous m’accusez,à juste titre, de parler à la fois au nom d’un collectif et au mien propre ne visait pas à déclarer une rage pour tuer le chien ! c’est avec cordialité que je voudrais alerter sur votre comparaison, malheureuse, avec la dernière tentation du Christ que brûlèrent les cathos.Le fait de souligner l’illégitimité d’une condamnation collective , en réponse au heurt abstrait d’une conviction globale est très éloignée d’une réaction envers le soupçon de brutalités, beaucoup plus tangibles, sur la personne !Surtout quand les soupçons se multiplient.
Face à monsieur Polanski, alors que nous ne sommes en effet pas en situation judiciaire, j’ai réagi trop ,sans doute, dans la « personnalisation » (vraisemblablement, en priorité selon une parentalité, l’idée de jeunes filles dont nous, pères, mères serions directement responsables). Votre effort d’équité vous conduit au paragraphe suivant à souligner que R.P. joue lui-même, « à son bénéfice » de cette personnalisation auquel l’expose le cinéma.
Nous avons été nombreux à trouver préoccupant qu’il fasse rouler le débat sur l’antisémitisme ,lui, enfant du ghetto, cette confusion à son avantage sur ces sujets dramatiques et graves.Le fait qu’il soit relayé par madame trintignat ,bientôt désavouée par V.trintignant Corneau et R.Kolinka dont la grand-mère Ginette était déportée n’a pas calmer les esprits.

la palette des réactions ne joue pas en notre faveur. Si le mécontentement face à cette attitude n’est pas entendu, il disparait. Le plus fort étouffe la parole.La maladresse que vous avez eu raison de percevoir est due à l’assise entre deux chaises. Je n’appelle pas au boycott : nous avons envie de faire entendre qu’existent d’autres voix que celles orchestrées par la communication dominante incarnée par monsieur polanski.
Pour être cinéaste,il n’en est pas moins justiciable. Contrairement aux propos corporatistes de madame Trintignant,être réalisateur ne concentre pas sur lui les foudres. la cage de faraday de la notoriété est au contraire, indument?, protectrice.

Merci ,Annelise roux de m’avoir permis d’emprunter les colonnes RDC et à Fontebranda pour sa longue réponse constructive, bonsoir.
(posté sur l’autre fil au détour d’une erreur d’aiguillage)
Je concluais en demandant si cela ne revenait pas en quelque sorte à reposer la question du décompte du vote blanc.
Il ne me pose aucun problème par contre que qui en a envie aille voir le film !

C.P. dit: 16 novembre 2019 à 16 h 27 min

Aïe ! Sondra Locke est morte. Annelise est bien vivante et jeune, qui cependant ressemble à Sondra au beau temps de celle-ci comme une goutte-et-demie d’eau.

bouguereau dit: 16 novembre 2019 à 16 h 33 min

Il ne me pose aucun problème par contre que qui en a envie aille voir le film !

..on en a assez sans en plus s’en faire tout seul..moi quand mon chien boit de la grappa c’est lui qui trinque qu’il dirait polo

Dubruel dit: 16 novembre 2019 à 16 h 45 min

Annelise, qui cependant ressemble à Sondra au beau temps de celle-ci comme une goutte-et-demie d’eau.

Haaaaa ouai; quel oeil, C.P.!!juste.
excellent blog. excellent sur C.E, parmi d’autres.Le 44 c’est l’objet transitionnel du keuf qui en a.

Marie Helene S dit: 16 novembre 2019 à 17 h 45 min

Bouguereau 16 h 18 ..’when you have to kill a man..shoot..shoot..don’t talk’

Quelle remarque genree, JMB,Lol.
Pour les femmes ‘talk’ peut se confondre avec ‘shoot’.Voire, notre canal d election.Aurions -nous a aller sur votre terrain pour etre entendues ?
Les hommes ont un travail d abolition des frontieres entre les deux a faire pour que leur soit sensible une argumentation ‘feminine’?

Pas toujours. Vous nous en avez vous -meme donne, a l occasion, des preuves sans qu il soit besoin de les taxer de ‘faiblesse sentimentale’.

16 h 21, Portmann.
je vous recois tres bien !Sur la personnalisation d abord, la parentalite ‘projetee’ ,(sans doute ‘a mauvais titre’, la belle affaire, ou verrait -on etre empeche d etre humain ?) et la question de la reconnaissance du ‘vote blanc’.
vous confirmez l intuition de recouper l avis de Fontebranda ,plus qu il n y paraissait.

A l inverse de vous, je suis allee voir le film. J avais garde en tete les deux versants critiques d’A.R, celui alloue au ‘Locataire’ et la descente en regle de ‘D apres une histoire vraie’.
Le film est d une molle platitude, legerement tendancieux au plan historique. Cela m arrange t il de le percevoir ainsi ?je ne le pense pas. L ensemble n est pas sauve par l aeropage de comediens, pourtant meilleurs les uns que les autres. on doit se contenter de suivre, insatisfait, presqu independamment, les fils d Olivier Gourmet, Louis Garel, Eric Ruf ou M.Amalric. Ces talents juxtaposes sont insuffisants et attisent la frustration.
cet extrait, copie /colle chez P.Assouline de B.de Fallois raillant le film de M.Duras, ‘Moderato Cantabile’ convient pas mal :

‘malgré Jeanne Moreau, Belmondo, Peter Brook, Marguerite Duras et Armand Thirard à la lumière, il recourt d’abord au bon sens :
« En additionnant les mérites, on ne multiplie pas les chances de succès, on les divise. On croit éviter la facilité, on y cède. On veut s’élever au-dessus du commerce, mais par des moyens qui sont encore ceux du commerce. Une esthétique de la quantité ».

J.dujardin, qui aviez -vous ecrit ‘vous seduit peu a part dans OSS 117′ n est pas si mauvais. Cependant cela ne fonctionne pas. Le costume est taille trop grand, s ensuit un ronronnement ou une surchauffe, la vitesse superieure jamais passee jusqu a l emotion. Oblige de se rabattre sur la bonne reconstitution d une epoque et d un climat. Le label Polanski genere de l attente. Pas grand-chose ne vient, sinon ce dont notre attente emplit le film, un faux credit. Deception.

Jazzi dit: 16 novembre 2019 à 19 h 52 min

Pas d’accord avec vous, Marie Helene S.

« Oblige de se rabattre sur la bonne reconstitution d une epoque et d un climat. »

Sur ce plan là, c’est plutôt réussi.
Là dessus, Polanski, en passionné de théâtre, fait donner la charge par sa troupe de comédiens. Dujardin est parfait, ni trop ni pas assez. Il ne manque pas d’épaisseur. Louis Garrel est hilarant en Dreyfus un peu tête à claques. Amalric tout autant en Bertillon nerveux, qui affirme à Piquart que le fameux bordereau est un faux ! Et tous les autres à l’avenant.
Certes, il semblerait que le scénario ait pris quelques libertés avec l’Histoire.
Mais, via son film en costumes et son cas particulier, Polanski ne nous alerte-t-il pas aussi sur l’antisémitisme d’aujourd’hui ?

C.P. dit: 16 novembre 2019 à 20 h 08 min

Dubruel, j’avais dit à Eriksen que j’avais assisté à deux répétitions de « Nous pour un moment ».
La première d’hier soir à l’Odéon-Berthier ? Le travail de mise en scène de Stéphane est impeccable, dans une scénographie à la fois simple et surprenante, un décor les pieds dans l’eau tour à tour réduit et large, avec sept comédiens (quatre filles , trois garçons) exacts dans leurs rôles à transformations. Rencontres et conversations « modernes », dans une langue tenue, touchant nos amitiés, nos amours, nos relations parentales, nos chagrins… L’univers théâtral serré d’Arne Lygre n’est toujours pas ma tasse de thé, mais il y a là une parole d’auteur vivant (Lygre est encore jeune), qui est plus dans l’esprit d’un « théâtre de l’Europe » que la coûteuse féérie (d’après « Les Mille et Une Nuits ») de Guillaume Vincent à l’Odéon 6e.

Jazzi dit: 16 novembre 2019 à 21 h 10 min

Puisque l’on a parlé de la Comédie française et de l’Odéon. Un peu d’histoire !

Comédie-Française – Salle Richelieu
Place Colette
Tél. : 08 25 10 16 80
Métro : Palais Royal ou Musée du Louvre

La Comédie-Française a été fondée par lettre de cachet de Louis XIV le 21 octobre 1680 dans le but de fusionner les deux seules troupes parisiennes de l’époque, la troupe de l’Hôtel Guénégaud et celle de l’Hôtel de Bourgogne. C’est le seul théâtre d’État en France disposant d’une troupe permanente de comédiens. Considéré comme le patron des comédiens français, Molière (1622-1673), était mort depuis sept ans quand est née officiellement la Comédie-Française, dite aussi la « maison de Molière ».
La salle Richelieu est la principale des trois salles de spectacle de la Comédie-Française (ou Théâtre-Français), avec le théâtre du Vieux-Colombier (6e arr.) et le Studio-Théâtre (ouvert en 1996, dans le galerie du Carrousel du Louvre, 1er arr.).
Elle a été construite, à la demande du duc de Chartres, propriétaire des bâtiments et des terrains du Palais-Royal, par l’architecte Victor Louis, qui avait bâti précédemment le théâtre de Bordeaux.
Après quatre ans de travaux, elle fut inaugurée en mai 1790.
Destiné à accueillir à l’origine la troupe de l’Opéra, dont la salle située à l’extrémité orientale du Palais-Royal avait été détruite par un incendie en 1781, elle fut louée finalement à la troupe des Variétés Amusantes.
Celle-ci céda la place, en 1891, à la troupe de comédiens dissidents (parmi lesquels figuraient Talma et Mme Vestris) de la Comédie-Française installée alors au théâtre de la Nation (actuel Odéon).
Réunis sur l’ordre du ministère de l’Intérieur en 1799, les comédiens du Théâtre-Français réintégrèrent tous la salle Richelieu où ils se trouvent encore de nos jours.
En harmonie architecturale avec le Palais-Royal, le théâtre se distingue néanmoins par la modernité de sa construction, charpente, plafonds et supports de loges en métal.
La façade d’origine, rue de Richelieu, est composée de neuf travées sur cinq niveaux couronnés d’une coupole en fer et poterie, tandis que le rez-de-chaussée présente un ordonnancement classique de colonnades.
A l’intérieur, Victor Louis imagina un théâtre à étages de 2 000 places, reposant sur un vestibule en rotonde.
Dès 1798, l’architecte Palaiseau apporta des modifications sensibles au bâtiment, mais son confrère Fontaine fut chargé, en 1822, de le restaurer conformément au projet initial.
De 1860 à 1864, Prosper Chabrol créa la façade sud, côté place Colette, ce qui lui permit d’aménager le péristyle, l’escalier d’honneur, le foyer du public et les actuelles dépendances de la Comédie-Française dont l’aspect extérieur est pratiquement resté inchangé depuis cette époque.
L’intérieur, en revanche, n’a cessé d’être remodelé et modernisé.
En 1887, l’éclairage à gaz est remplacé par l’électricité et un rideau de fer est installé pour isoler la scène de la salle.
Incendié malgré tout le 8 mars 1900, le théâtre a été restauré à l’identique par Julien Guadet.
En 1912, le plafond, décoré précédemment par Mazerole en 1879, fut repeint par Albert Besnard.
La salle Richelieu, qui avait été à nouveau profondément restaurée par Joseph Marrast en 1935, va être encore considérablement rénovée par Louis Blanchet à la fin des années 1970. Le théâtre à l’italienne, qui a conservé son décor rouge et or depuis le second Empire, voit encore sensiblement réduire son nombre de places afin d’assurer une plus grande visibilité à l’ensemble des spectateurs. A la même époque, le rideau a été redessiné en 1986 par Olivier Debré.
De 1994 à 2004, Alain-Charles Perrot procéda au remplacement de l’ensemble des fauteuils et des habillages : tentures, velours, moquette et effectua une réfection des dorures et patine.
En 2012 enfin, Christophe Bottineau coordonna les importants travaux de rénovation acoustique et de remise aux normes de la salle Richelieu.
Totalisant désormais 862 places, la salle Richelieu demeure l’écrin privilégié permettant aux 37 sociétaires (auxquels s’ajoutent 20 sociétaires honoraires) et 26 pensionnaires actuels de la troupe de la Comédie-Française d’afficher régulièrement au programme quelques unes des 2 672 pièces inscrites à ce jour au répertoire. Un répertoire éclectique et varié, constamment réactualisé, qui va des pièces de Molière, Racine et Corneille aux œuvres de Valère Novarina, Bernard-Marie Koltès et Jean-Luc Lagarce, en passant par celles de Marivaux, Alfred de Musset ou Victor Hugo.

Jazzi dit: 16 novembre 2019 à 21 h 13 min

Suite et fin

6e arrondissement 

Théâtre national de l’Odéon – Théâtre de l’Europe
Place de l’Odéon
Tél. : 01 44 85 40 00
Métro : Odéon
- RER : Luxembourg

Destiné à abriter à l’origine la troupe des Comédiens ordinaires du Roi, précédemment installés dans la salle de la rue des Fossés Saint-Germain (actuelle rue de l’Ancienne-Comédie), les travaux du « théâtre-monument » de l’Odéon, débutèrent en octobre 1780.
Inscrit au cœur d’un vaste projet d’urbanisme, il a été aménagé sur les terrains de l’hôtel de Condé, selon les plans des architectes Marie-Joseph Peyre et Charles de Wailly. Tout comme la place demi-circulaire qui lui fait face et sur laquelle débouchent en éventail les rues percées à la même époque ainsi que les quatre immeubles à façade concave.
De style néo-classique, le nouveau théâtre, précédé d’un élégant portique à colonnes doriques et entièrement ceinturé d’une galerie d’arcades en plein cintre, fut inauguré le 9 avril 1782 par Marie-Antoinette.
A cette occasion, les comédiens français donnèrent une représentation d’Iphigénie de Racine, mais c’est avec Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, que le théâtre connut son plus beau triomphe le 27 avril 1784.
Une « folle journée », suivie de bien d’autres dans l’histoire particulièrement mouvementé de ce temple de l’art dramatique, qui fut rebaptisé quatre fois et deux fois incendié.
Fermé une première fois à la Révolution, pour cause de tendance monarchiste de sa troupe, le Théâtre-Français, devenu entre temps Théâtre de la Nation, dut attendre le Directoire pour ouvrir à nouveau ses portes, mais cette fois sous sa nouvelle appellation de Théâtre de l’Odéon.
Ravagé par un incendie le 18 mars 1799, il fut restauré par l’architecte Chalgrin et put rouvrir seulement en juin 1808, sous l’appellation éphémère de théâtre de l’Impératrice.
Ravagé par un second incendie en 1818, le théâtre, qui avait retrouvé son nom d’Odéon, fut remis en état sur les conseils de David et décoré par Daguerre. On jugea alors plus prudent d’y aménager un rideau de fer.
Au XIXe siècle, pas moins d’une trentaine de directeurs présidèrent à sa destinée !
Parmi ceux-ci, les plus marquants furent incontestablement Harel, dans la première moitié du siècle, qui, avec sa femme, la plantureuse mademoiselle George, introduisirent à l’Odéon des œuvres du répertoire romantique, tels Le maréchal d’Acre de Vigny ou La nuit vénitienne d’Alfred de Musset, et, plus tard, Paul Porel et son épouse Réjane, qui y firent jouer des pièces relevant du courant naturaliste, tel Germinie Lacerteux des frères Goncourt. Mais c’est avec la reprise de L’Arlésienne de Daudet et Bizet, qu’au cours de la saison 1884-1885, toujours sous le règne de Porel, l’Odéon renoua avec le succès.
Au début du XXe siècle, Antoine, le fondateur du théâtre libre, placé à la tête de l’Odéon de 1906 à 1914, modernisa la salle et, en alternance avec les grands classiques « dépoussiérés », y présenta des œuvres de jeunes auteurs, notamment celles des unanimistes Jules Romains et Georges Duhamel.
Firmin Gémier, qui lui succéda en 1921, poursuivit la politique de modernisation du bâtiment et s’y illustra à travers sa brillante interprétation du rôle de Shylock dans Le Marchand de Venise.
Avec l’arrivée de la compagnie Renaud-Barrault, en 1959, le théâtre de l’Odéon, éternelle rivale de la Comédie-Française, connut à nouveau des moments agités. Notamment lors de la création en avril 1966 des Paravents de Jean Genet, mis en scène par Roger Blin, pièce qui provoqua alors un mémorable scandale au sortir de la guerre d’Algérie. André Malraux, le ministre de tutelle, maintint toutefois le directeur à son poste, juste le temps pour ce dernier de faire du Petit-Odéon un « laboratoire de création d’œuvres nouvelles ». Car, lorsqu’en Mai 68, l’Odéon se retrouva tout entier placé au cœur de la contestation estudiantine, Jean-Louis Barrault fut promptement remercié.
Rebaptisé par la suite Théâtre de l’Europe, le théâtre de l’Odéon connut encore quelques temps forts, notamment avec Arlecchino servitore di due padroni (1977) puis La Trilogie de la Villégiature (1978), tous deux montés par Giorgio Strehler et la troupe du Piccolo Teatro di Milano, ou bien avec la découverte dans la salle du Petit-Odéon d’un tout jeune auteur, Bernard Marie Koltès, et de son violent et poétique monologue La nuit juste avant les forêts, mis en scène par Jean-Luc Bouté et joué par Richard Fontana (1979), et auquel l’auteur de ses lignes a eu le bonheur d’assister !

(mon livre datant de quelques années, je laisse C.P. actualiser la notice)

puck dit: 16 novembre 2019 à 21 h 21 min

tombé par hasard sur un article sur l’histoire de la supraconductivité : « c’est seulement en 1957 que trois chercheurs américains – John Bardeen, Leon Cooper et John Schrieffer – établissent la théorie microscopique de la supraconductivité. D’après cette théorie nommée BCS, les électrons se regroupent par deux, par interaction avec les vibrations du réseau (les « phonons »), formant ainsi des « paires de Cooper » qui peuvent se déplacer sans frottement au sein du solide. De façon imagée, le matériau est constitué d’un réseau d’ions positifs baigné dans un gaz d’électrons. Au passage d’un électron, les ions se déplacent légèrement attirés par la charge négative de l’électron. Ce déplacement génère une zone électriquement positive qui attire à son tour un autre électron. L’interaction entre les électrons est faible et ne résiste pas à l’agitation thermique, c’est pourquoi de très basses températures sont nécessaires à la supraconductivité. Cependant la théorie BCS ne permet pas d’expliquer l’existence de supraconducteurs à « haute température » autour des 80 K (soit -193°C) et au-delà, pour lesquels d’autres mécanismes de couplage entre électrons doivent être invoqués. »

puck dit: 16 novembre 2019 à 21 h 25 min

si quelqu’un peut supprimer mon 21h21 svp ?

en plus je me rends compte que je viens d’envoyer aux autres l’article de la journaliste new yorkaise qui traité le film Harry de « fasciste ».

C.P. dit: 17 novembre 2019 à 0 h 25 min

Aucun problème, Jacques. Très simplement, « Théâtre de l’Europe » est davantage un « esprit » que le nom de l’Odéon. Car vous avez raison de le rappeler : dans le cahier des charges de l’Odéon figure bel et bien l’obligation de créer des oeuvres nouvelles, dont des oeuvres d’auteurs étrangers. Pour l’année 2019-2020 par exemple, six nouveautés sur treize spectacles à l’Odéon 6ème et à Berthier. S’y ajoute le spectacle de Christiane Jatahy, « artiste associée », qui lui se joue actuellement au CENTQUATRE, ce qui ne signifie pas une troisième salle. Enfin, il n’y a plus de « Petit-Odéon » : la « salle Roger Blin » est réservée à des rencontres et conférences.

Même souvenir de la brillante période des années 70.

C.P. dit: 17 novembre 2019 à 9 h 49 min

Jacques ayant traité de la salle « historique », j’ai oublié de dire que les Ateliers Berthier (naguère occupés par les décors de l’Opéra), porte de Clichy, sont devenus en 2005 la deuxième salle de l’Odéon. A cet Odéon-Berthier, possibilité de dispositifs plus variés qu’à l’Odéon-6ème « à l’italienne ».

Jazzi dit: 17 novembre 2019 à 10 h 23 min

Dans cette garde rapprochée des comédiens du Français autour de Polanski, C.P., ne faut-il pas voir l’influence du clan Seigner, dont Louis, le grand-père, et Françoise, la tante, furent des piliers incontournables de la Comédie Française ?

C.P. dit: 17 novembre 2019 à 10 h 45 min

C’est bien possible, Jacques. Il est vrai que des comédiens de la CF , comme d’autres « grands », ont eu des carrières « doubles ». Vous signalez Seigner et sa descendance, mais évidemment aussi hier Ledoux, Jouvet, Hirsch et bien d’autres aujourd’hui, dans des rôles secondaires ou non… J’avais signalé Catherine Hiegel et André Wilms hilarants chez Chatiliez. Encore une fois, la distribution de « J’accuse » est étonnante et pléthorique en comédiens « de théâtre ». D’où la remarque de Marie Hélène S.

Jazzi dit: 17 novembre 2019 à 10 h 56 min

Le plus drôle, c’est Louis Seigner, dans M. Klein, qui, passablement antisémite, s’offusque lorsque sont fils, Delon, vient lui dire qu’on les soupçonne d’être juif !

bouguereau dit: 17 novembre 2019 à 11 h 19 min

marie héléne m’a refroidi..polansky jouant un franchouillard antidreyfusard atroce..un haut de gamme si qu’il avait voulu..il avait que l’hembarras du choix..tu veux que chte dise baroz..l’humour y fout l’camp im frankreich

Phil dit: 17 novembre 2019 à 11 h 45 min

.polansky jouant un franchouillard antidreyfusard atroce..

Preminger a joué le nazi dans un de ses films. très crédible. Faut jamais oublier le mélange des genres (ça manque dans les gender studies), comme la maîtresse de Mussolini

Jazzi dit: 17 novembre 2019 à 13 h 09 min

« l’humour y fout l’camp »

Mais qui donc a écrit ça, le boug :

« Humour : pudeur, jeu d’esprit. C’est la propreté morale et quotidienne de l’esprit. Je me fais une haute idée morale et littéraire de l’humour.
L’imagination égare. La sensibilité affadit.
L’humour, c’est, en somme, la raison. L’homme régularisé.
Aucune définition ne m’a suffit.
D’ailleurs, il y a de tout dans l’humour. »

bouguereau dit: 17 novembre 2019 à 16 h 52 min

c’est le coté prope de l’homme baroz..lors que les femmes c’est toupartout des salopes qu’elle dirait bonne clopine

bouguereau dit: 17 novembre 2019 à 16 h 54 min

Faut jamais oublier le mélange des genres

..pas mal dirphiloo..un halzeimer conséquent mettrait ça sur la couverture de son carnet

Jazzi dit: 17 novembre 2019 à 17 h 58 min

« le mélange des genres »

Que tu as pratiqué dans ta période bi, le boug ?

« un halzeimer conséquent mettrait ça sur la couverture de son carnet »

Sage conseil que tu devrais t’appliquer !

puck dit: 18 novembre 2019 à 9 h 21 min

à noter le lien étroits entre la discussion sur Harry / Eastwood, « no country.. » et les commentaires / initiatives de Portmann sur Polanski qui prouvent que l’Amérique de Marlowe était bien différente de celle de Harry et qu’en aucun on ne peut les comparer.

l’aMérique des années 70 est une société ultra permissive, la criminalité dans les grandes villes explose, la violence est partout, cf photos de Brooke Shields posant nue à dix ans, Foster qui joue une prostituée à douze, et Samantha Geimer poussée dans les bras des réalisateurs à 14 pour lancer sa carrière.

La violence dans les villes n’est celle des règlements de compte entre gangs, mais une violence liée à la drogue, c’est l’époque où les tueurs en série apparaissent en masse.

on est aussi loin du temps du détective Marlowe que de celui de Poirot… les lois changent, dans les rue comme dans les tribunaux, comme chez les flics, le procureur qui a jugé Polanski était un accros aux affaires de stars.

les années 70, ce n’est pas si loin et pourtant c’est bien difficile de se repalcer dans le contexte et dans l’esprit de l’époque, comme juger des actes de Polanski en 2019 commis dans ces années… et comparer Harry à Marlowe ou Poirot en les réduisant au mot « Loi » ne fait qu’accroitre cette difficulté.

xlew dit: 18 novembre 2019 à 13 h 14 min

puck dit: 18 novembre 2019 à 9 h 21 min
« les années 70, ce n’est pas si loin et pourtant c’est bien difficile de se repalcer dans le contexte et dans l’esprit de l’époque, comme juger des actes de Polanski en 2019 commis dans ces années… et comparer Harry à Marlowe ou Poirot en les réduisant au mot « Loi » ne fait qu’accroitre cette difficulté. »

La littérature juridique américaine doit être bourrée au dix-neuvième siècle d’exemples de jugements expéditifs ou non traitant la question du viol, du détournement de mineur, de la violence faite aux femmes, ce n’était pas des sujets proscrits.
Il n’y avait pas que des affaires de vols de chevaux dans le grand Ouest.
Beaucoup de juges et de shérifs prirent prétexte de certains cas pour régler des comptes personnels et les instruisirent à coups de truelle tout maçonnés de préjugés raciaux qu’ils étaient, mais c’est bien dans ce contexte spécial que la fabrique du droit tourna à plein, certains avançant même que cette justice de western fut établie avant tout pour protéger les coupables du glaive de tribunaux prestes à l’extrême.
Je sais avec vous que Malle entreprit de démontrer le contraire avec la jeune Shields, lui-même n’étant pas à l’abri d’une retour de flammes avec son Souffle au coeur en France.
La France qui mit des bâtons dans les roues de Nabokov lors de la sortie de son Lolita (C.P. doit tout savoir), à la grande surprise de Graham Greene admirateur inconditionnel du Russe à la géniale langue anglaise, Greene pourtant gifleur du Tout-Hollywood alors qu’il trouvait l’exploitation de Shirley Temple par de libidineux vieux messieurs pour le moins ambiguë.
Eastwood dans ses films, c’est mon impression, essaye de remettre à l’ordre du jour la justice des hommes, faire en sorte qu’elle tienne à nouveau sa place sous la canopée de celle de Dieu (la justice divine n’étant qu’un donné culturel ou pas, il devait y avoir à l’époque autant d’agnostiques qu’aujourd’hui, faut pas croire), c’est ça qui alimenta certaines des meilleures chansons des premiers temps de la société hippie, Mason Proffit, Grace Click, Neil Young, des titres viennent immédiatement à l’esprit, Two Hangmen, Lawman, Are You Ready For The Country etc.
Eastwood s’éloigne pour moi du justicier sommaire, même s’il en a sur les épaules la dépouille (écho du blouson de Dujardin, chez Dupieu, là).
Lui-même grand jouisseur de la vie, un homme qui commente les effets dans le paysage californien de l’atterrissage, harmonieux ou destructeur, des météorites lancées dans le sillage de ce qui restait aux USA de l’Ecole de Franckfort, c’est à dire non plus Brecht ou Mann, mais Marcuse ou
Feyerabend.
La Paul Feyerabendisation, instrumentalisée ou non, des esprits étant d’ailleurs totale sur les campus contemporains, je me demande quelle sorte de sourire en coin on pourrait lire sur la bouche de ces grands disparus, quel rire gargantuesque émanant d’elle ferait vibrer les murs qui se pressent les uns contre les autres comme dans une scène de benne à ordures qu’on voit dans le meilleur des Star Wars.
Depuis les luttes d’Harvey Milk, (Brolin, le shérif de No Country For Old Men jouant le rival assassin du héros dans le biopic de 2008) combien de rétractation sur de petits prés carrés, combien de fausse petites républiques, vrais apartheids camouflés, voyons-nous s’élever.
Que l’on en soit heureux, et même satisfait, ou pas, il y eut beaucoup de création destructrice à la fin des années soixante, en plein renversement de l’idée de Schumpeter qui fait rire tout le monde à gauche, Eastwood dit tout ça, dès Rawhide (quantité de thème brûlants
traités), bien mieux que McQueen avec son Randall, même si Siegel prit des idées du Bullitt de Yates, comme Mocky avec son Solo, repris, de son propre aveu, des Madigan et Coogan’s Bluff du réal préféré de Clint.

C.P. dit: 18 novembre 2019 à 14 h 24 min

puck, puisque vous voulez toujours avoir raison, je ne discuterai plus avec vous. Des remarques cependant auparavant :
Il lest parfaitement imbécile de comparer le nouveau Joker à des fonctionnaires de police (quand même il accomplirait la tâche qu’ils n’assurent pas), à Harry Callahan ou à un « privé »‘ comme Marlowe, et même, en l’actualisant, à l’aventurier des westerns de Clint Eastwood. MAIS ce n’est pas moi qui l’ai fait… Vous avez eu largement votre part des anachronismes, -relisez-vous !- que vous dénoncez aujourd’hui. Il est vrai en revanche que j’ai parlé de la Loi.

Marlowe collabore TOUJOURS, anticipant ou complétant leur boulot, avec des flics (shérifs ou lieutenants de police qu’il connaît en ayant été un), bien qu’il constate qu’il y en a de faiblards ou de douteux. Il découvre seulement des cadavres AVANT qu’ils ne se ramènent avec le fourgon à viande froide. Il y a UN roman pourtant où il épargne une semi-coupable. Savez-vous lequel ? Je suis de moins en moins sûr que vous ayez lu Chandler.

Chetouane dit: 18 novembre 2019 à 15 h 09 min

xlew
Eastwood dans ses films, c’est mon impression, essaye de remettre à l’ordre du jour la justice des hommes, faire en sorte qu’elle tienne à nouveau sa place sous la canopée de celle de Dieu (la justice divine n’étant qu’un donné culturel ou pas, il devait y avoir à l’époque autant d’agnostiques qu’aujourd’hui, faut pas croire), c’est ça qui alimenta certaines des meilleures chansons des premiers temps de la société hippie, Mason Proffit, Grace Click, Neil Young

jazzi
Moi, le boug, je trouve qu’Annelise n’en parle pas assez…

Bouguereau
marie héléne m’a refroidi..polansky jouant un franchouillard antidreyfusard atroce..un haut de gamme si qu’il avait voulu..il avait que l’hembarras du choix.

Passionnantes colonnes !
Vous direz que c’est parce que j’ai été son exégète universitaire (pour La Solitude de la felur, l’importante préface de rachid Mokhtar mettant en abyme Sartre et Fanon)… Que ressort-il du « silence assourdissant d’Annelise Roux » sur Polanski ?
Qu’elle refuse les rets de culpabilité VS manière d’innocenter dans lesquels R.P. s’efforce de prendre l’opinion publique ,prioritairement à ses dépends .
Bonnaud et la cinémathèque ne tarderont pas à s’y faire absorber.De son côté pour regretter les « demi-folles » , le retour aux ligues de vertu. Le #me too évoqué par Plenel, le soutien de Brigitte Macron à Adèle Haenel appellent à revoir la controverse de quelque bord qu’on soit.
la grande Roux « look Sondra Locke belle époque » n’en parle pas, peut-être n’a t-elle pas cessé d’en parler en parlant d’Eastwood 16.11, 12 h55.

anne -Lise, en Géorgie caucasienne 20 000 manifestatnts devant le parlement à Tbilisi pour manifester contre la main mise du Rêve géorgien, autant dire Putin. Vous l’aviez dit entre les lignes.Ici les « alertes » encourent d’être relevées. Ailleurs so what ?(rires après le développement Phil &vous sur la poursuite où M.Mastroianni assène des baffes en demandant le Passport).

C.P. dit: 18 novembre 2019 à 15 h 21 min

Lew, c’est vraiment très bien. Je retiens particulièrement de nouveau l’idée de la Loi, bien appliquée ou non, dès le 19e siècle, y compris dans les westerns qui l’évoquent.
Elle n’est pas absente chez Nabokov, tristement ou non, ni dans « Pale Fire », ni ,tournée du côté des relations amoureuses, dans « Lolita » et même dans « Ada »(son vrai second titre serait « ou l’Inceste »), même si alors elle ne fait que faire mourir d’amour.

Vincent dit: 18 novembre 2019 à 15 h 26 min

en partance MALAISIE où était allé notre guest star Gordon tutusse,je m’exprime car lisant toujours, bien que pas toujours dispo…..pour participer au milieu M.JMB qu’on aime lire;

Is.Huppert y était et a parlé// polanski d’1 façon jugeons biaisée, car a dit qu’il fallait protéger les actrices ECONOMIQUEMENT?????
ce K.i prouve que VRAI mais qu’elle connait pas du tout,ou trop bien avec son fils lorenzo, proprietaire de l’excellent cinéma que nous prospérons tous dans notre milieu;et contourne le pb des ABUS de ce métier qu’on peut regretter.

Contrairement à Arty dégouté par vieillesse de Polanski qu’on n’ose attaquer car grande carrière, alors que d’un autre coté IMMENSE,j’irai; ma mother fan a été pour le voir et rentrée déçue, car espére autre chose que ce vieil home n’avait plus capacités d’offrir?
ce qui n’emp^peche pas l’antérieur, dont TESS et période LOCATAIRE dont Anne-Lise avait excellentissimement donné le mérite d’être ETOUFFE par la parano…..due à sa triste historique atroce,qu’on peut comprendre mais sans mélanger av culture du viol.

Vincent dit: 18 novembre 2019 à 15 h 30 min

le vieillir pas le PB car d’autres l’ont fait avec grandeur, et AL. pas hésité à en parler….. mais la culture du viol ne peut plus etre entrentenu parmi nous, de nos âges en particulier(25 ans ou +)

Dubruel dit: 18 novembre 2019 à 15 h 53 min

Chetouane 15H09 ‘la grande Roux « look Sondra Locke belle époque » ‘.
Joli (copyright C.P.? ) elle est, d’après mon souvenir& point of v., gracile avec de TRES jolies jambes !

@11H19 le 17 Bouguereau.
polansky jouant un franchouillard antidreyfusard atroce..un haut de gamme si qu’il avait voulu..il avait que l’hembarras du choix..
chetouane 15H09 ‘Qu’elle refuse les rets de culpabilité VS manière d’innocenter dans lesquels R.P. s’efforce de prendre l’opinion publique’

Vincent 15H26 voit l’anguille sous le galet.

‘L’embarras du choix’ dont JMB s’étonne, désir,pas si ‘obscur’ de Polanski de se poser en victime que le public aurait à ‘reconnaître’ au fil des films et des ans qui passent.
Confusion des objets : victime du ghetto, de l’antisémitisme et des horreurs Manson; prédateur des filles de quinze, seize ans quand il devait être en vrac ?.
Difficultés de concilier les deux tendances.Le soutien inconditionnel d’E.Seigner ne l’a pas aidé à se remettre en question.

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 15 h 57 min

Pour les fatigués de Ken Loach, qui trouvent qu’il est vraiment trop « vautré »

jle savais bien que baroz était un entriss trots à la mairie de paris..trés dormant mais au finiche le tchi n’y a pas survécu..douche non comprise

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 15 h 59 min

Difficultés de concilier les deux tendances.Le soutien inconditionnel d’E.Seigner ne l’a pas aidé à se remettre en question

dirphilou a bien raison qu’il faut confuser les genres cul par dessus tête..mais l’cinoche c’est pas une autofixion sacrénom

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 16 h 03 min

la culture du viol ne peut plus etre entrentenu parmi nous

hum..elle va avec un des 4 bidet d’lapopocalispe..le rouge la guerre..le pale c’est la vérole

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 16 h 08 min

Il y a UN roman pourtant où il épargne une semi-coupable. Savez-vous lequel ?

jme souviens..elle est à poil dans son lit et elle dit ‘j’ai envie de faire pipi’..et la dessus elle se fait la male..

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 16 h 11 min

Schumpeter qui fait rire tout le monde à gauche

il connaissait son marx sur le bout des ongles..et disait quil était inéluctabe au finiche..tous les gaucho geek se recommande de lui..les ceux là de droite..c’est le pentagone

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 16 h 12 min

Pour les fatigués de Ken Loach

je sais..les gauchos geek c’est pas toujours trés brillant fontebranda..mais on qu’ça en magazin

Marie Helene S dit: 18 novembre 2019 à 16 h 15 min

@JM.Bouguereau, 17 a 11 h 19.
‘Marie -helene m a refroidi’.
j aimerais avoir votre version !

dubruel 15 h 53, ‘désir,pas si ‘obscur’ de Polanski de se poser en victime que le public aurait à ‘reconnaître’ au fil des films et des ans qui passent.’
tres juste !!
J ai vu le film. Rien de quoi rougir ni se glorifier. Maintenant que vous le dites, un plaidoyer ‘pro domo’ en superpose.
Son epouse avait remis en place L.lafite avec un aplomb qui prend l opinion en otage ( ‘la loose’!).
il parait que le dossier de presse redige par P.Bruckner parlait de ‘mac carthysme feministe’ .confirmez- vous Anne-Lise ?

Chetouane 15 h 09 ‘ elle-A.L.- n’en parle pas, peut-être n’a t-elle pas cessé d’en parler en parlant d’Eastwood ‘ resume la position du palais .

Claire.
‘Assourdissante’ a qui sait la lire !

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 16 h 16 min

même si Siegel prit des idées du Bullitt

mac queen a refusé le role de calahan en disant que c’était encore un role de pig..plein l’on refusé pasqu’il en voulait pas..et tu as raison de dire que comme djoni eastwood a su porter des chmises a fleur..mais il a les idées courtes et il s’est échappé d’medrano..épicétou

Marie Helene S dit: 18 novembre 2019 à 16 h 18 min

.les gauchos geek c’est pas toujours trés brillant fontebranda..mais on qu’ça en magazin
(Bouguereau)

Esperons que non,jmB.Deja un pas de l enoncer plutot que de boire l eau de la noyade.

Marie Helene S dit: 18 novembre 2019 à 16 h 22 min

mac queen a refusé le role de calahan

A.L., pourquoi le nom est-il ‘evolutif’?
Vous l avez dit dans votre billet, Calahan – Callaghan .. ?
au final, personne d autre que lui n aurait pu faire aussi bien.
votre chronique 12 h 55 le 16 brillante mise en abyme.
Cordialement merci.

C.P. dit: 18 novembre 2019 à 16 h 39 min

bouguereau, tu sais très bien que je faisais allusion à « The Big Sleep ».

————

Après avoir lu les divers avis touchant « J’accuse », j’ai la flemme d’aller voir voir le film.

Jazzi dit: 18 novembre 2019 à 16 h 39 min

Qu’Annelise ne se prononce pas sur le « J’Accuse » de Polanski, cela se conçoit, malgré que l’on soit sur un site réservé au cinéma.
Mais celui de Passou est plus étonnant. Journaliste, biographe, passionné d’Histoire et de cinéma, sans parler de la judéité, silence radio. Alors même qu’il avait annoncé le tournage, l’hiver dernier, en fanfare !
Il nous dit qu’il n’a pas encore trouvé le temps d’aller voir le film…
N’y aurait-il pas comme un problème ?

C.P. dit: 18 novembre 2019 à 17 h 25 min

Jacques, j’y vas-t’y, j’y vas-t’y pas ? Ce qui m’a le plus intéressé dans ce que disent les commentaires, ce sont les machinations intérieures ourdies par des « mirlitaires », comme aurait dit Alphonse Allais. Le reste, même sur le valeureux Picquart premier rôle et l’atmosphère de l’époque, on le connaît par cinquante documentaires.

puck dit: 18 novembre 2019 à 17 h 48 min

C.P. désolé si je vous ai donné cette impression : je ne veux pas avoir raison j’essaie juste de comprendre.

si on prend un ville comme San Francisco et si on regarde le tau de criminalité on constate une explosion de ce taux dans les années 70, idem pour New York, LA etc…

sur la permissivité : si Polanski a commis un crime il n’est certainement pas un criminel, lui et cette gamine devaient être défoncés à la drogue et à l’alcool, sinon il faudrait mettre en prison tous les chanteurs de pop rock des années 70 et boycotter aussi les concerts des Stones et d’Iggy Pop et de tous les autres.

sur le Joker : ce film n’entre pas dans le schéma habituel des autres films policiers dans la mesure où ce film montre la génèse d’une insurrection urbaine.

dans tous ces cas il me semble que nous sommes bien loin des aventures du vieux Marlowe qui au pire de ces aventures mènent à côté une petite vie paisible.

C.P. dit: 18 novembre 2019 à 18 h 06 min

Ce n’est pas grave, Dexter.
Marlowe n’a guère de vie en dehors de ses enquêtes (un petit flirt avec Vivian, mais il n’a pas le fric pour) , et n’est même pas l’objet d’agressions chez lui pour le faire taire. Il regarde seulement ses cheveux devenir gris.

C.P. dit: 18 novembre 2019 à 18 h 21 min

Encore, Dexter, et je m’arrête : je n’ai aucune opinion touchant les débordements de Polanski, c’est aux femmes de parler. Il y a ou non des pulsions personnelles chez Polanski, mais je me souviens de Céline accusant dans « Bagatelles… » les producteurs juifs américains d’abuser des starlettes et je me méfie des retours de bâton de l’antisémitisme !

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 19 h 24 min

les années 70, ce n’est pas si loin et pourtant c’est bien difficile de se repalcer dans le contexte et dans l’esprit de l’époque, comme juger des actes de Polanski en 2019 commis dans ces années…

c’est comme goering..’on y était pas’ qu’il dirait lassouline

Jazzi dit: 18 novembre 2019 à 19 h 25 min

« je me méfie des retours de bâton de l’antisémitisme ! »

Une bonne raison pour aller voir le film, C.P. !
Et d’en parler…

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 19 h 28 min

Encore, Dexter, et je m’arrête : je n’ai aucune opinion touchant les débordements de Polanski, c’est aux femmes de parler

on essaie de parler dson fime cépé..et pis les femmes les femmes..tout..tout cque tu dis sra retnu contre toi tfaçon..t’es coupabe épicétou

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 19 h 30 min

quand que baroz a vu un navet y veut absolument pas ête tout seul..cépé il réfléchit..mets toi a sa place baroz

bouguereau dit: 18 novembre 2019 à 19 h 32 min

mais je me souviens de Céline accusant dans « Bagatelles… » les producteurs juifs américains d’abuser des starlettes

..’et les coiffeurs’ qu’il a ajouté

puck dit: 18 novembre 2019 à 19 h 59 min

xlew : « Eastwood dans ses films, c’est mon impression, essaye de remettre à l’ordre du jour la justice des hommes »

wow, magnifique.

alors ça il aurait fallu le dire à ce journaliste qui qualifier Harry de film fasciste.

ou alors l’expliquer à tous ces journalistes français qui durant des décennies ont lynché Eastwood, leur expliquer qu’il essaie juste de remettre à jour la loi des hommes.

je pense que tous ces journalistes ne devaient parler des mêmes hommes.

même le réalisateur du premier Harry n’a même pas osé tourner de près la scène de torture, il l’a filmée d’un hélicoptère, sans doute pour avoir une vue de haut de cette loi des hommes…

comme je le disais à CP j’essaie juste de comprendre, comprendre ce besoin d’édulcorer, d’euphémiser, d’arrondir les angles, du coup ce pauvre Harry en perd toute sa saveur, par contre ça aurait fait plaisir à son chef d’apprendre qu’il était là juste pour appliquer la loi des hommes, parce que lui non plus n’était pas trop d’accord avec ses méthodes…

xlew dit: 18 novembre 2019 à 21 h 35 min

Allons, Siegel et Eastwood, loin d’être des idiots n’étaient pas non plus vides de courage intellectuel.
La scène de torture dans le stade de football depuis l’hélico est une pure diègèse, un véritable exercice de style, n’oublions pas que le cinéma n’est pas qu’une industrie, mais aussi une esthétique.
Le clavier fou et les chœurs brumeux à la Spector de Shiffrin qui partent en vrille dans les pales d’une terrible hélicoïdale plongée retournée ne cachent rien de la violence d’un homme, qui lui-même venait d’être charcuté au poing américain par Scorpio le serial killer dinguo.
Harry Callahan ne le défonce pas comme aurait pu le faire un membre de l’Anti-gang parisien qui flingua sans sommations l’un des frères Zemmour au bar du Thélème vers la même époque du film.
Harry devra subir les mensonges du tueur, le shaming professionnel à cause de lui.
Lorsqu’il le dégomme à la fin c’est comme s’il affichait une technique de scène propre au théâtre de Santeuil et Molière, Castigat Jockerando Mores, en adoptant la formule pour faire un clin d’œil au Jocker de Phillips auquel vous semblez tant vous être attaché.

alley cat dit: 18 novembre 2019 à 21 h 49 min

@ Scorpio le serial killer dinguo … Faut que j’arrête le jus de pomme

Pour aller mater Scorpio Rising ? Autant y rester, dans le jus

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 8 h 54 min

« Cinéma : «J’accuse», de Roman Polanski, en tête du box-office français malgré les appels au boycott »

puck dit: 19 novembre 2019 à 9 h 24 min

xlew : comme je vous l’ai dit tout ce que vous dites sur cette banalité / normalité de Harry / Eastwood il aurait fallu l’expliquer à tous ses détracteurs.

du coup si vous êtes d’accord nous allons déplacer ma question :

si pour vous tout est tellement banal et normal comment expliquez-vous toutes ces attaques contre Eastwood ?

mauvais critiques ? aprioris idéologiques ? tendances de l’époque ? quoi d’autres selon vous ?

puck dit: 19 novembre 2019 à 9 h 31 min

j’ai oublié une autre raison : obliger les critiques à lire Marcuse et Feyerabend à la place de Hobbes et Rousseau.

bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 9 h 54 min

dreyfus a 1000 égards est un vrai morceau de l’histoire national..et d’avoir réussi a en faire une si ptite querelle d’hallemand..c’est qu’y doit y avaoir quekchose de pourri au royaume du denmark..heureusement que c’est l’étranger qu’il dirait dirphiloo

bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 10 h 01 min

Pour aller mater Scorpio Rising ?

kénette hanguère..le héro a dirphiloo..en parlant dolioud et ses ptites pépés habusées..hon a jamais hentendu dire qu’il étoye hantisémite cépé..coiffeur ça c’est bien possibe..c’est quelquechose kénette
i do not die djeust awaken
https://www.youtube.com/watch?v=3CpgFpdjlbA

Phil dit: 19 novembre 2019 à 10 h 01 min

signe de lobotomisation à l’oeuvre, dear Baroz. hier in ze avion (yes, travel comme un dingo because my taylor is riche) que du mectons greluches enfoncés dans leurs graisse et ténèbres, rivés sur films débilos à tablettes alors qu’on survolait Rome. panem et connardus.
l’unique film de Burt Reynolds vaut bien plusieurs eastwood dirty harry.

bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 10 h 05 min

il y a eu un avant et un aprés manson a olioud..ils ont tous acheté des flingues..et ixliou..le calibre de souvnir de la liberté de louest et dvenu le rempart à coco et drogué..et c’est pas moi qui le dit..c’est les hauteurs de dirty harry..comme dirait keupu ‘on a ouvert la boite à pandores’

Phil dit: 19 novembre 2019 à 10 h 07 min

heureusement qui restent des mohicans comme baroz pour goûter le navet et nous liver son avice. « l’incendie du bazar de la charité », téléfilm (achtung la daube), tous des méchants sauf les gilets jaunes ! La soeurette à Sissi fait un tour de broche dans son tombeau.

C.P. dit: 19 novembre 2019 à 10 h 08 min

Alors j’ai pris mon courage à deux mains-deux pieds et suis allé voir et entendre ce « J’accuse » à la dernière séance du MK2-Bastille. En somme, pas de surprise : Polanski est toujours un professionnel attentif aux costumes et aux décors, il traite encore de ce que j’appelais « la solitude », mais ce n’est ni « Tess, ni « Le Locataire » cher à Annelise. Jean Dujardin est un professionnel lui aussi, moins émouvant que droit dans ses bottes ici, et j’ai eu le même sentiment que Marie Hélène S pour ce qui concerne les nombreux comédiens dans des rôles parfois courts et presque trop léchés.
Je ne suis pas assez spécialiste pour juger de la vérité historique, mais l’insistance sur des militaires plus jaloux les uns des autres qu’en accord pour un complot, gratouillant, concoctant à la ciguë à l’intérieur d’officines qui ressemblent souvent à des clubs ombreux, m’a laissé rêveur. Enfin, je n’ai pas trouvé que la judéité soit un motif très sensible dans ce qui est raconté.

bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 10 h 09 min

je salue serdgio léoné..tout le bon jus a harry vient de rome..un comble pour un ‘haméricain’..et comme c’est vrai..tout l’reste est a prende havec des pincettes..sans blague..un mec qui veut bruler ma maison et tuer mon chien..je tire dabord

Phil dit: 19 novembre 2019 à 10 h 18 min

dear bougreau, même les coiffeurs ont désexué. « Les amoureuses », Bolognini 1950: le coiffeur joue du coutelas pour défendre sa belle.

C.P. dit: 19 novembre 2019 à 10 h 24 min

bouguereau, je ne paye pas mes places dans les MK2 (vieille carte de réalisateur de courts-métrages des films « Touraine », totalement oubliés).

Annelise dit: 19 novembre 2019 à 10 h 52 min

Bouguereau 19h28,
« on essaie de parler dson fime cépé..et pis les femmes les femmes..tout..tout cque tu dis sra retnu contre toi tfaçon..t’es coupabe épicétou »

Good, Jean-Marcel. Cette lucidité vous honore. Le bon dieu vous le rendra.
« Koikifass » vous avez raison ! J’aime bcp dit comme ça, ça sonne pot-au-feu breton avec porc, poitrine, un max de poireaux et oignons rosés de Roscoff .. on sent que cela vient du cœur, et cela met l’eau à la bouche. Votre assertion « tréponème » plus haut me plaît énormément aussi, le 4ème « pale » rider de l’Apocalypse du pouvoir est la sexual domination, bien trouvé
Sur Leone, d’accord avec vous. Rappelons l’excellente bible de Noël Simsolo, « Conversation avec Sergio leone » (Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, jaquette jaune Pastoureau)

Phil Ah, les coiffeurs.. .le livre de Charles Nemes, inspiré de la blague juive, « Pourquoi les coiffeurs? » (je ne sais plus la maison d’édition, google le dira)
En revanche 10h01 « mectons greluches enfoncés dans leurs graisse et ténèbres, rivés sur films débilos à tablettes alors qu’on survolait Rome. panem et connardus.
l’unique film de Burt Reynolds vaut bien plusieurs eastwood dirty harry. »

vous avez décidé de m’agiter le chiffon rouge
Pas tant en louant Burt Reynolds (excellent Lewis de Deliverance chez Boorman, Jack Horner dans « Boogie nights » de Paul Thomas Anderson) qu’en crevant trop Harry. Burt R ne fait pas tout à fait le poids, shérif ? Pourtant j’avoue que barré par une moustache alors que d’ordinaire , à part chez le must Bronson, j’en ai la phobie. .. il ne me fait pas peur, je cours après le côté compact (de son jeu aussi), méplats cherokee des pommettes. ..Entre autres choses plaisantes chez Reynolds, il a reçu un Grammy pour Mi-temps au mitard, un Razzie pour le remake. Cela dit bien ses ravissantes capacités à l’écartèlement

CP nous avait offert un savoureux récit des virées John Pearson, ami de l’auteur des James Bond et biographe « autorisé » du double 0 7. Après le journal de Green décousu par Frédéric Martel, après les dirty letters de Joyce à sa femme, les lettres d’amour teintées « Leopold von Sacher surprend tante Zénobie » de Ian Fleming à son « cochon chéri », son « singe » (le Portnoy de Philip Roth a une relation tourmentée avec un homonyme dont les fesses sont décrites d’un trait hilarant comme « deux mandarines dans un sachet ») Ann Charteris seront vendues aux enchères en décembre, a annoncé Sotheby’s
Ne laissera t-on plus jamais les gens faire leurs affaires tranquilles sans vouloir à tout prix les déballer ?

Les posts de Lew as good as the first time ou encore meilleurs

Annelise dit: 19 novembre 2019 à 10 h 56 min

Chez Freddie Mercury aussi (la moustache)… une vraie Mary Austin, j’ai les yeux de Chimène quand il passe l’aspirateur en mini-jupe et wants to break free… la denture y est également pour beaucoup, aucun dentier à biopic ne peut faire l’affaire

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 12 h 17 min

« Enfin, je n’ai pas trouvé que la judéité soit un motif très sensible dans ce qui est raconté. »

J’en reste sur le cul, C.P. !

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 12 h 44 min

Sud Ouest par Sophie Avon :

« Polanski est un cinéaste de 85 ans qui a le sens du rythme et l’art du suspense. Il traverse martialement cette affaire où transpire l’antisémitisme de l’époque en cette IIIe République naissante. Mais surtout, il offre à Jean Dujardin un rôle en or dont l’acteur se tire par une sobriété de ton qui accompagne la plasticité de son verbe. »

C.P. dit: 19 novembre 2019 à 13 h 00 min

Mais non, Jacques : j’ai dit « pas très sensible » parce qu’elle n’est pas aussi appuyée qu’on le dit ici ou là. Le discours sur elle est justement feutré, très banalement pratique et rapporté à l’époque, ce qui arrange bien les militaires, dans leur choix de Dreyfus comme coupable.

Phil dit: 19 novembre 2019 à 13 h 01 min

sommes bien d’accord, dear Annelyze…raté, le dentier du biopic Mercury. hollywood a toujours forcé sur les postiches, pareil pour le meilleur cheesecake de nouillorque, cipi nous donnera l’adresse, tout en double dose, à regretter la guerre de sécession.
Burt Reynolds, parfait dans « Sharky’s machine ». faut dire, j’ai un faible pour la couleur orange seventies, elle inonde le film. bien longtemps que je n’ai revu des dirty harry; faut tester l’effet un soir d’hiver, salle vintage.
Bon résumé de Cipi, avec Polanski, on connait la marchandise. me souviens du Pianiste vu à berlinne, le spectacle était dans la salle, tous les blonds ressemblaient aux affreux du casting à l’écran. Kinsky l’autre Polonais était moins prévisible. de Zopot qu’il venait, casino grand hôtel, les ducs austro-hongrois y jouaient leur dernière roulette. le jeu à risques pose son homme.

Marie Helene S dit: 19 novembre 2019 à 13 h 14 min

C.P. ‘pour ce qui concerne les nombreux comédiens dans des rôles parfois courts et presque trop léchés.’
oui, et encore a 13 h 00.

12 h 44 Quelle exageration ! Peut -on trouver Sud -ouest ailleurs qu en aquitaine jazzi ?J aimerais lire l article entier.
Le sens du rythme et l art du suspense, le moins qu on puisse attendre de Polanski, a l instar de son don a restituer l ambiance et les decors.

Role ‘en or’ offert a J.dujardin. Certes. Il s en acquitte avec ‘sobriete’ par contre… un ‘droit dans ses bottes’ qui tire vers la platitude qu on lui connait, sans aptitudes a autre chose. Garrel, M.Amalric & O.gourmet, autre envergure.

Cordialement.

Marie Helene S dit: 19 novembre 2019 à 13 h 16 min

‘ Kinsky l’autre Polonais était moins prévisible. de Zopot qu’il venait, casino grand hôtel, les ducs austro-hongrois y jouaient leur dernière roulette. le jeu à risques pose son homme.’

phil dit quelles bornes a le film de R.P. Elles sont irrecusables.

puck dit: 19 novembre 2019 à 13 h 39 min

Polanski a-t-il fait de Dreyfus en lien avec l’acharnement des accusations portées contre lui ?

si c’est le cas la seule preuve de réussite de son film serait le fait de lui lâcher les baskets pour son viol ?

est-ce le cas ?

si ce n’est pas le cas alors son film est loupé…

puck dit: 19 novembre 2019 à 13 h 45 min

à moins que comme le dit C.P. dit: 18 novembre 2019 à 18 h 21 min

« je n’ai aucune opinion touchant les débordements de Polanski, c’est aux femmes de parler. »

sur ce point je suis d’accord avec vous CP, ces histoires de viols ça concerne surtout les femmes.

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 13 h 56 min

« « pas très sensible » parce qu’elle n’est pas aussi appuyée qu’on le dit ici ou là. »

Je veux bien, C.P., mais alors il n’y a pas plus de judéité dans le « J’accuse » de Polanski que d’homosexualité en Russie, selon Poutine !

Le film, tout en huis-clos, comprend cependant quelques scènes en extérieur, toutes centrées sur « la question juive ».
1e scène d’ouverture du film : extérieur jour : dégradation publique de Dreyfus aux Invalides. Picquart, qui observe la scène avec des jumelles de théâtre s’amuse : « On dirait un Juif détroussé de son or »
Plus loin, le jeune Dreyfus, élève de Picquart à l’école militaire, lui demande des explications sur la mauvaise note qu’il lui a donnée : « Parce que je suis Juif ? »
Au plus fort de l’affaire, prise d’assaut de commerces juifs sur les vitrines desquels à été peint l’étoile de David.
Enfin, lors de la dernière scène, Dreyfus, plus ou moins bien réhabilité, vient demander à Picquart, devenu entretemps ministre des Armées, que l’on reconstitue son plan de carrière. « Le moment n’est pas opportun », lui réplique Picquart…

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 14 h 01 min

J’oubliais que peu de temps avant, Polanski en personne, entouré d’un aréopage de comédiens du Français, nous était apparu en habit d’Académicien…

C.P. dit: 19 novembre 2019 à 14 h 15 min

Jacques, c’est vrai. Je ne suis pas historien, mais je connais comme bien d’autres, grâce à tant et tant de documents, « l’Affaire ». Maurice Weil, juif, officier ami et complice d’Esterhazy, n’est pas un personnage présent dans le film.

Dubruel dit: 19 novembre 2019 à 14 h 21 min

Mouai… vu hier. pas convaincu.
ceux de la Comédie-fr. bons dans leurs rôles, ça ne suffit pas. D’accord avec C.P.
J’ai repensé à cette histoire de victimisation, sensation d’être assiégé .Polanski développe ça de film en film. il veut y être assimilé. Le mode comique pas exempt, la pilule enrobée passe mieux et le physique lutin permet.Comprendo qu’il en a besoin, c’était justifié par l’histoire perso dans laquelle il a infusé.Là il a franchi la ligne ?
‘Qu’est-ce qui lui a pris’ demande bouguereau. La réponse est peut-être ventre affamé n’a pas d’oreille. Il a outrepassé son besoin de réponse en essayant de faire avaler les casseroles à fond cramé avec le sale climat.
Pas forcé de l’accabler. pas forcé de se faire rouler dans la farine.

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 14 h 44 min

«  »Qu’est-ce qui lui a pris » demande bouguereau. »

Essayez, juste par empathie, de vous mettre dans la peau de Polanski, Dubruel.

Marie Helene S dit: 19 novembre 2019 à 15 h 11 min

‘Essayez, juste par empathie, de vous mettre dans la peau de Polanski’.

Vrai jazzy. Cependant pas le sujet !la confusion semee finalement dessert le film ou tombe mal. L article ecrit par P.Assouline il y a plus d un an allait en ce sens…

Ai achete le livre de M.Ciment sur ses conseils.

xlew dit: 19 novembre 2019 à 15 h 32 min

Puck, peut-être parce que comme le dit votre ami bouguereau les Manson étaient au coin de la rue, des killer-next-door sur le pied de guerre.
Le Joker est toujours invisible, le personnage des Marvels tout peinturluré qu’il soit en livre la parfaite contre-épreuve.
Lennon et Harrison en furent après tout de vraies victimes.
Tout s’exposait futile, une sorte de grande dépression continuée sur le plan moral, les clowns de Wayne Thiebaud, peintre de Long Beach des années soixante, semblent dire en 2019 que rien de l’homme depuis Daumier, Les Enfants du Paradis perdu de Carné, ne se transforma sur les rives de l’Ouest crépusculaire.
Après 1970, la Révolution culturelle californienne explose en vol, des faits, rien que des faits, depuis que certains membres importants du NAACP ostensiblement s’armèrent, les meutres du Klan baissaient, reality check.
Eldridge Cleaver, vrai poète, aberrant soit-il, si l’on considère la propagande politique que promeut comme poésie Don Share dans sa revue aujourd’hui, disait que le viol était un acte insurrectionnel (« Soul On Ice » dans Ramparts), inaudible dès le départ mais accepté, anything goes you know.
Siegel et Eastwood ne cachaient pas un agenda contre le laxisme des juges, une dénonciation que l’on entend encore de nos jours en France dans la bouche de la plupart des représentants des syndicats de policiers, mais il n’y avait je crois pas de manipulation des spectateurs, il savaient que leurs noms seraient inscrits sur le Mur des Cunts, intelligemment leurs mains passent la muraille pour rédiger leurs propres notations de l’autre côté, aucun franchissement « à la Canard Enchaîné », à peine de la sociologie sauvage, juste un film.
Une simple observation.
D’ailleurs ce Dirty Harry légaliste jusqu’au bout du Magnum préférait peut-être commenter une série de crimes nons résolus à l’époque, des assassinats commis par un certain Zodiac, se coltiner un présent cruellement réel, toujours en exhibant son rapport à la loi, à poil ou en costume.
Le fondateur du mag Rolling Stone longtemps fit mousser la pisseuse Americana du dit Manson.
Jazzi qui cite Robbe-Grillet me fait penser au Céline appelant de ses voeux la résolution dans le roman de l’une de ses positions de principe « sans personnages, sans musique, sans rien », le même qui en 1937 scalpait les figures politiques émergentes, les nouveaux écrivains et les étoiles d’Hollywood montés en neige comme des entremets, rien de consistant, notait-il dans le premier pamphlet que personne n’a lu, dont singulièrement le ban et l’arrière-ban de la rébellion reprend, après s’être passé les mains sous le robinet d’eau claire et tiède, l’antienne depuis mai 1968, année où on lui incendia sa bicoque.
Les fantômes flambent aussi, combustion spontanée dira le coroner, il fumait trop en imagination confiera Mrs Lucette Muir Almanzor.
W.B. Yeats, dès 1935, sentit l’atmosphère, « Who Was The First Man Shot That Day? », « From mountain to mountain ride the fierce horsemen »

puck dit: 19 novembre 2019 à 16 h 40 min

xlew : merci pour votre réponse !

je suis désolé mais je n’ai toujours pas bien compris, si Harry / Eastwood incarne la loi et la justice, il s’est fait déglingué par les médias durant plusieurs décennies.

qu’est-ce que peuvent reprocher les médias à un type qui incarne la loi et la justice, il aurait dû être glorifié, porté en triomphe ?

si Harry incarne la loi, qu’incarnent donc ses détracteurs ?

si vous pouviez me faire une réponse plus simple à lire svp je n’ai pas un niveau scolaire très élevé.

bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 17 h 08 min

il s’est fait déglingué par les médias durant plusieurs décennies

non..les harry ont été parmi les fimes les plus rentab per dollario jamais fait..halors..pari gagné complétement quand y a pas dcase prison qu’il dirait ce con de keupu

bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 17 h 09 min

depuis que certains membres importants du NAACP ostensiblement s’armèrent, les meutres du Klan baissaient, reality check

..j’en reste sans voix

bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 17 h 16 min

Vrai jazzy. Cependant pas le sujet !

ho mairie si tu savais..y’a pas comme les gars dla djète sète collés au sol pour hémouvoir baroz..

bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 17 h 22 min

bouguereau, je ne paye pas mes places dans les MK2

..tu dis ça rien qu’pour faire du mal a baroz..mets toi à sa place hun peu

bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 17 h 26 min

« Le moment n’est pas opportun », lui réplique Picquart…

mainant y’a hune porte quantique ça m’rappelle ce fime havec djoni et rochefort..et leur échange de destin

puck dit: 19 novembre 2019 à 18 h 28 min

« bouguereau dit: 19 novembre 2019 à 17 h 08 min

qu’il dirait ce con de keupu »

Dubruel !!!! greubou il m’a encore insulté.

j’attends donc votre accord pour lui rentrer dans le lard.

greubou tu as déjà tiré avec un revolver Magnum 44mm ?

si tu en as l’occasion fais le, c’est une expérience inoubliable, ça te change ta vision du monde.

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 18 h 49 min

« si Harry incarne la loi, qu’incarnent donc ses détracteurs ? »

La justice démocratique, puck, pas la loi… du plus fort !

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 18 h 54 min

« ..tu dis ça rien qu’pour faire du mal a baroz.. »

L’argent va à l’argent, le boug, c’est la loi…
Moi je ne suis qu’un pauvre chanteur de blues à cloche pied dans le caniveau…

puck dit: 19 novembre 2019 à 19 h 46 min

« Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 18 h 49 min

« si Harry incarne la loi, qu’incarnent donc ses détracteurs ? »

La justice démocratique, puck, pas la loi… du plus fort ! »

merci Jazzi, c’est juste un peu le contraire de ce que m’ont expliqué CP et xlew.

xlew il m’a dit que Harry / Eastwood c’était la loi des hommes, et toi tu me dis que c’est plutôt la loi du plus fort donc des animaux.

dois-je en déduire que l’homme est un animal ?

puck dit: 19 novembre 2019 à 19 h 50 min

Jazzi tu penses quoi de greubou qui fait rien qu’à m’insulter juste parce que j’ai des facultés intellectuelles limitées et que je comprends pas ce que vous écrivez.

tu crois que greubou c’est qu’un anti Ken Louche qui méprise le bas peuple ?

c’est son côté Madame Figaro ?

puck dit: 19 novembre 2019 à 19 h 54 min

Jazzi tu crois que Polanski il a fait ce film sur Dreyfus juste pour qu’on lui lâche les baskets pour son viol(on) sur (do) mineure ?

c’est une chance que Stauss Kahn ne soit pas cinéaste…

puck dit: 19 novembre 2019 à 20 h 12 min

j’avais lu que Tariq Ramadan aussi avait dit que le harcèlement médiatique qu’il subissait faisait de lui un nouveau Dreyfus.

ce pauvre Dreyfus…

je sais pas ce que va en penser xlew mais je trouve que c’est quand même pas normal d’instrumentaliser sa mémoire à tort et à travers juste pour régler ses petites affaires judiciaires personnelles, il mérite mieux que ça.

puck dit: 19 novembre 2019 à 20 h 15 min

les acteurs du dernier film de Woody Allen ont dit qu’ils reverseraient leur cachet à des associations de femmes violées, on ne sait pas si ce sera aussi le cas d’Offgarden ?

puck dit: 19 novembre 2019 à 21 h 58 min

Jazzi !!! tu sais c’est quoi la vraie consécration de Clint Eastwood ? c’est qu’aujourd’hui on trouve des magnums dans tous les UGC, des magnum chocolat noir, chocolat blanc…

Jazzi tu sais quoi ? le truc le plus torride ? je peux pas sucer un magnum sans avoir une petite pensée pour Clint Eastwood.

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 22 h 17 min

« je peux pas sucer un magnum sans avoir une petite pensée pour Clint Eastwood. »

Faut aimer la guimauve, puck !

Eriksen dit: 19 novembre 2019 à 22 h 24 min

Jazzi dit: 15 novembre 2019 à 20 h 22 min«Je suis contre la peine de mort, mais l’on ne méprise pas toujours ses propres jubilations. Là est tout le mystère ! »

« Pas toujours » dites vous ? Cela sous-entend que souvent vous méprisez vos propres jubilations.
Comme si vous vous méfiez d’une part spontanée de vous-même.
Rien de plus louable ( c’est peut-être cela l’humanité d’ailleurs : une filtration des affects). Mais de là au mépris…. vous y allez fort.
En revanche la jubilation devant l’exécution de Traders par un Joker, celle-ci vous ne la méprisez pas. Dans cette absence de mépris, c’est bien votre conscient, votre jugement, qui parlent ?

puck dit: 19 novembre 2019 à 22 h 31 min

« En revanche la jubilation devant l’exécution de Traders par un Joker, celle-ci vous ne la méprisez pas. »

Eriksen dans vos cours d’histoire vous avez dû louper celui sur la révolution française, si ça se trouve vous aviez la grippe.

Eriksen dit: 19 novembre 2019 à 22 h 32 min

puck 15 novembre 2019 à 22 h 31 : ….vous vous payez de mots.
puck 15 novembre 2019 à 18h31 : intéressant. Il y a une différence entre vos deux cheminements énoncés. Dans le premier cas(Eastwood) le film force à réfléchir en mettant « à l’épreuve nos jugements moraux », tandis que dans l’autre cas (Philips), le film amène à la révolte – que vous appellerez certainement prise de conscience – mais sans aucune réflexion. Aucune question n’est est posée. D’un coté des travailleurs lambda et de l’autre des traders immondes aggressant une femme dans un métro. D’un coté ceux qui souffrent et de l’autre ceux qui en profitent. C’est ultrabinaire… et pas très novateur. Juste un nieme film de propagande politique.
Ce qui est novateur en fait, c’est qu’il autorise ensuite à casser la vaisselle. Çà c’est novateur.

Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 22 h 34 min

« mais l’on ne méprise pas toujours ses propres jubilations. »

ça, c’est le génie propre au correcteur automatique, Eriksen !
J’avais écrit « maîtrise »…

puck dit: 19 novembre 2019 à 22 h 38 min

« Jazzi dit: 19 novembre 2019 à 22 h 17 min

« je peux pas sucer un magnum sans avoir une petite pensée pour Clint Eastwood. »

Faut aimer la guimauve, puck ! »

ou les sucres d’orge comme dans la chanson à Serge ?

puck dit: 19 novembre 2019 à 22 h 44 min

Eriksen, oui la révolution française c’était ultra binaire, toutes les révolutions, les insurrections, toutes les révoltes sont binaires.

là où vous vous mélangez les pinceaux c’est en pensant que le fait qu’une personne dise qu’une révolution c’est bien laisse penser que cette personne elle-même est binaire.

le film de Phillips est très binaire, parce que le monde dans lequel vivent ces gens est binaire.

vous remplacez les traders par les aristos, les révolvers par des guillotine et vous obtenez la révolution française.

et je vous le redis : une révolution par définition c’est un truc binaire, et ça je n’y suis pour rien c’est comme ça.

Eriksen dit: 19 novembre 2019 à 22 h 45 min

Un peu déçu CP par « Nous pour un moment ». Le texte me fait l’effet d’un passage en revue des médiocrités humaines. Tout ce qui est de l’ordre de l’interaction positive est effacé. Des boules rigides qui s’entrechoquent sans synergie, le mouvement brownien des atomes dans un espace clos. La mise en scène , comme toujours chez Braunschweig, est intelligemment signifiante : le plateau apparait d’abord comme un miroir sombre, mais c’est en fait une sorte de pédiluve, où chaque humain génère des ondes qui s’influencent les unes avec les autres, toujours sans synergie.
Les tableaux s’enchainent comme dans une ronde de caractères. Ils se parlent, mais on ressent des monologues croisés, voire des croisements de pensées tant il semble parfois douteux qu’ils s’entendent et encore mois s’écoutent. 21e siècle oblige, les hommes deviennent parfois des femmes et inversement, la femme devient son mari etc. Je ne sais pas si c’est dans la pièce ou une option du metteur en scène mais la question du genre en est paradoxalement atténuée … si la litanie des médiocrité humaine était plutot genrée, l’interprétation trans-genre la rend plus universelle.
IL n’en reste pas moins que l’absence d’interaction synergique de ces entités humaines stresse une fois de plus l’isolement et l’individualisme de nos sociétés – occidentales et pas que. On ne pourrait pas dépasser le constat ? J’en ai un peu marrre ce que constat toujours répété. C’est paresseux à la fin. Surtout quand le titre ouvrait justement sur autre chose. « nous, pour un moment »? On doit pouvoir faire autre chose de ce «Nous ». Si l’humain n’avait été que cette piéce, il n’y en aurait déjà plus.

puck dit: 19 novembre 2019 à 22 h 48 min

Eriksen je sais bien tous les efforts de la culture pour arrondir les angles depuis les années 80, en essaynt d’expliquer aux gens que les choses sont compliquées, qu’on peut pacifier et rassembler tout le monde en les faisant jouer ensemble dans des orchestres.

tant que ce procédé marche c’est tant mieux.

mais quand ça pète les choses redeviennent très vite binaires.

Eriksen dit: 19 novembre 2019 à 22 h 52 min

Puck, pensez en dehors du cadre. les révolutions ne sont pas plus inévitables que l’était la royauté à une époque récente.
« une révolution par définition c’est un truc binaire » dites vous? c’est juste, et vous vous plaisez beaucoup plus que moi dans cette idée.

C.P. dit: 20 novembre 2019 à 3 h 46 min

Eriksen, j’ai dit plus haut à Dubruel, mais je pensais aussi bien à vous, qu’aux répétitions comme à la première, trouvant bien fichu le travail de mise en scène de Stéphane, y compris sa scénographie, j’ai encore constaté que l’univers d’Arne Lygre n’était décidément pas mon truc. Je suis largement en accord avec vous. Les échanges de rôles sont bien dans la courte pièce. Il y a là un auteur vivant de cinquante ans (c’est encore jeune), mais nos inquiétudes « moyennes » visitées par petits morceaux, nos rencontres et nos incompréhensions les uns des autres, -costumées sans flaflas et évitant certes le trop spectaculaire-, ne m’enthousiasment pas, moi non plus.
Ma femme me dit à peu près : « Mais enfin, chez Tchekhov aussi, par exemple, il y a des solitudes, des amertumes, des chagrins rentrés, et c’est tellement plus ample et émouvant. Pourquoi ? » Elle a raison. Je crois que c’est une question relevant de l’imaginaire sollicité, plus profond et passant au-delà de la Russie de la fin du XIXe siècle. On verra en janvier avec la venue d’ « Oncle Vania », spectacle déjà présenté à Moscou.

Cela dit, sur le « spectaculaire » : à l’Odéon-6ème, la dispendieuse et longue féérie de Guillaume Vincent m’a laissé froid d’une autre façon. Il y a bien une parole sur les femmes dans « Les Mille et Une Nuits », mais ici l’alternance des riches costumes et d’une actualisation qui relève du discours courant ne suscite guère d’émotion.

En revanche j’ai bien aimé, à La Colline, « Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la force de l’âge » (ouf pour le titre !), issu de la collaboration de Mouawad avec Arthur H. Là, du spectacle, de la musique, de grandes images colorées comme toujours chez Mouawad, mais une histoire prenante malgré la longueur encore. Le fils Higelin, musicien que alley cat connaît à coup sûr, s’y montre aussi un comédien valeureux.

Eriksen dit: 20 novembre 2019 à 8 h 40 min

Excellent parallèle de votre femme, CP. Cela m’a fait pensé à une phrase de la Prisonnière « Là où un petit musicien prétendrait qu’il peint un écuyer ou un chevalier alors qu’il leur ferait chanter la même musique, au contraire , sous chaque dénomination, Wagner met une réalité différente, et chaque fois que parait son écuyer c’est une figure particulière, à la fois compliquée et simpliste qui […]s’inscrit dans l’immensité sonore. »
Je crois que la question de votre femme ouvre sur le fait qu’un personnage archétypal doit porter du particulier, sa chair. Sans elle il n’y a qu’un squelette théorique et glacé, au mieux le concept, au pire le cliché.
Je crois aussi que chez Tchekhov les pièces sont nourries d’une affection et/ou d’une compassion pour ses personnages, ce qui n’est pas le cas pour « Nous pour un moment »

C.P. dit: 20 novembre 2019 à 9 h 46 min

Mais oui, Eriksen. On peut aussi remarquer, et vous le faites au fond, que très souvent le plus incarné, le plus concret, le plus particulier (avec son absence relative d’objets et de maison, le théâtre d’Arne Lygre est fort abstrait) résonne plus universellement.

puck dit: 20 novembre 2019 à 9 h 50 min

« Eriksen dit: 19 novembre 2019 à 22 h 52 min
« une révolution par définition c’est un truc binaire » dites vous? c’est juste, et vous vous plaisez beaucoup plus que moi dans cette idée. »

non Eriksen, vous raisonnez à l’envers : vous refusez d’admettre cette évidence parce que cette idée ne vous plait pas.

il y a deux cas de figure : adapter ses idées au monde, ou adapter le monde à ses idées.

j’ai bien peur, que comme d’autres ici, vous ne soyez dans le second de figure.

Eriksen dit: 20 novembre 2019 à 10 h 28 min

Bien Puck, le caractère binaire de nos commentaires respectifs est facilement appréciable par les lecteurs de ce blog. Point n’est besoin de plus argumenter.

C.P. dit: 20 novembre 2019 à 12 h 43 min

Jacques, c’est encore vrai : Anouilh et Audiberti sont passés du côté du théâtre « privé », encore qu’ils soient au répertoire de la CF. Pas assez européens, ni américains ? Marie N’Diaye, cependant, aime beaucoup Audiberti.

puck dit: 20 novembre 2019 à 13 h 50 min

Eriksen, ne vous énervez pas svp, on discute.

pourquoi je suis binaire ? je ne pense même pas avoir des idées bien définies, je vois ce film, le Joker et je regarde ce qu’il montre, une société où la classe moyenne a totalement disparu, et où toutes les conditions sont réunies pour une insurrection.

pour la scène du métro, Phillips montre quoi ? que tous ces gens prennent la défense du Joker contre les flics, contre la loi dirait CP.

vous préfèreriez que cette population aide la police à coincer ce type qui vient de tuer ces trois jeunes, je comprends que vous le préfériez, mais le film montre le contraire, qu’est-ce que j’y peux ?

alors je vous pose la question : est-ce avoir l’esprit binaire que de dire ce que je vois à l’écran ?

relisez les commentaires de xlew et de CP : CP utilise le mot « loi » et xlew le mot « justice », CP est d’accord avec le commentaire de xlew parce qu’en principe il doit y avoir une cohérence entre la loi et la justice.

est-ce la cas dans la vie réelle ? ou dans le film de Phillips ? non, bien sûr que non.

l’état d’insurrection apparait quand il y a une disjonction entre loi et justice, c’est bien ce montre ce film, sinon ces gens prendraient le parti des flics pour arrêter le meurtrier, ce qu’ils ne font pas.

d’où ce sentiment de « jubilation » éprouvé par le public, cette jubilation c’est juste parce que cette scène du métro remet de la cohérence entre loi et justice.

dire ça, ce n’est pas dire ce que je pense, c’est juste dire ce que je vois.

alors que quand vous parlez du même film vous ne parlez pas du film mais d’un autre scénario que vous auriez écrit à la place de celui que l’on voit à l’écran.

Eriksen dit: 20 novembre 2019 à 14 h 11 min

Et puis nous danserons de Levan Akin

Entre un traditionalisme rigidifié par le communisme et une ouverture récente sous la pression des médias mondialisés, la société géorgienne fait le grand écart. Les vieux s’agitent pour colmater les brèches et les jeunes rigolent. Tout comme Nana Ekvtimishvili avec une Famille Heureuse, Levan Akin nous parle de cette dualité et pondère les élans de liberté par les pertes qui en sont le prix.
Mérab, jeune danseur en formation, en est l’expression manifeste, à la fois par son implication familiale – très exotique vue d’occident- , et par les désirs de liberté tout azimut à notre exemple. Lien familial ou liberté absolue ?: c’est le choix de Mérab, héros du film.
Telle qu’elle est enseignée dans le film, la danse géorgienne semble une parade sexuelle entre un fier-à-bras et une tanagra virginale. Le tambour pousse à la transe mais les règles sont si strictes… D’après le professeur la masculinité d’esbroufe en vigueur ne serait pas si ancienne et secondaire à une rigidification virile de la danse depuis 50 ans. Merab exprime continuellement son désir de faire parler la poudre et la caresse, son yang et son yin. C’est dans cette tension entre désirs de liberté centrifuge et chaleur du lien familial centripète, tension soulignée par celle de la danse de Merab, que le film est le meilleur.
Malheureusement, il choisira, transformant la question posée en plaidoyer pro-domo. Il faut dire que l’homophobie sociale est gratinée en Géorgie. Merab est pratiquement contraint à la liberté et l’isolement, sauf à faire comme son ami Irakli, ou le yankee de Call Me By Your Name : se marier. En Géorgie Il y a certainement une vertu éducative ou politique pour cette dénonciation de l’homophobie, mais vue d’occident, où le film ne sera pas vu par des homophobes, l’intérêt est moindre, si ce n’est pour étayer un sentiment victimaire qui s’étiole faute de raisons objectives.
Outre la société géorgienne et l’homophobie, le troisième axe d’intérêt possible serait la romance. Je suis resté dubitatif, mais probablement ne joue-t-elle que sur l’identification. J’ai bien tenté d’imaginer ure relation hétéro à la place ou d’en appeler à ma part homosexuelle, mais rien n’y fit. Le couple « dilettante solaire / chien soumis » n’est pas sans intérêt, mais la pauvreté du traitement sur le plan de la romance en fait un cliché. Leurs attractions mutuelles sont convenues, il n’y a pas de synergie corporelle. Tout au plus 10 phrases sont échangées, un peu comme dans un film porno, le sexe explicite en moins.
Souhaitons bonne chance à Merab, en espérant qu’il retrouvera un peu de lien dans l’espace de liberté où il sera. C’est pour avoir sacrifié le premier au second que Louis dans Juste la fin du monde se trouva fort démuni quand la mort pointa son nez.

Eriksen dit: 20 novembre 2019 à 14 h 51 min

à puck
Se réjouir d’un lynchage dans un film c’est faire le lit d’une réjouissance à ce même lynchage dans la vraie vie. Vous n’êtes pas d’accord ?

Ce ne serait pas compliqué de tester les spectateurs avant et après le film pour mesurer leur niveau d’agressivité: pousse-au-meutre vs catharsis ?… je parierais pour une aggravation du niveau d’agressivité.
je dis que ce film prépare des têtes de ministres au bout de pics.

xlew dit: 20 novembre 2019 à 16 h 49 min

Je crois peu en la valeur libératrice, qu’on prêterait, en la redoutant, à ce film de Phillips.
L’Amok ne surgit pas comme ça d’une salle obscure, telle une négation spontanée.
Même cette nullité d’Hitler dut en baver dans ses tours de tavernes avant de pouvoir exulter.
À ma connaissance la chronique de la PQR du nord de la France ne témoigne pas dans ces colonnes d’une recrudescence du cannibalisme dans le Pas-de-Calais après la sortie du film de Dumont « Ma Loute » comme certains ici nous l’avaient pourtant promis.
Non, je crois que les copy-cats de salles de ciné ont besoin de concret, vient à l’esprit la bande de Bracos originaire de Creil qui prit le Heat de Mann pour socle de leurs scénarios criminels (avant de descendre des flics, c’est vrai, mais c’est souvent l’épilogue obligé de ce genre de fausse aventure, menée par des desperados dépassés par leur biographie, leur désastre).
Isabelle Stengers avait raison de prendre l’expérience de Milgram avec des pincettes, son commerce avec Prigogine l’avait immunisée contre devoir donner tête baissée dans ce genre de conneries.
Maître Puck-tilla, je prends le terme Justice au sens philosophique, moral, je ne suis pas un justicialiste à la Marat, je suis pour la loi écrite, on dirait que vous jouez comme à plaisir le séquestré contrarié d’Altonen, le valet de Matti.
Brecht dans ses moments de lucidité luttait avec ses pièces contre la société de la peur, avec toutes ses variantes totalitaires.
Ni valet ni maître, la devise de Dirty Harry ?

bouguereau dit: 20 novembre 2019 à 18 h 19 min

la devise de Dirty Harry ?

‘l’homme sage est celui qui connait ses limites’..
la menace est toujours assorti d’une récompense à celui qui s’y plie..sous certaine condition à remplir cette nullité ditlère offrait même un vrai statut

bouguereau dit: 20 novembre 2019 à 18 h 22 min

Je crois que c’est une question relevant de l’imaginaire sollicité

toutafé..le cinéma est bien dans l’oeil du pestateur cépé

Annelise dit: 20 novembre 2019 à 19 h 20 min

Je suis privée de réseau par intermittence, c’est exaspérant, je reviendrai dès que possible dire deux, trois mots quant à l’excellent post du Danish 14h11 sur la nécessité de quitter l’ethnocentrisme devant le film géorgien. .déjà trop pasteurisé « occidental » à mon goût (de toute évidence, résolument, dans le but de faire route vers les Oscar), mais qui, par le côté un peu déceptif rapporté à l’attendu spectaculaire ou « remuant », bouleversifiant, occidental, conduit à réviser subtilement à la baisse le niveau de ce qui est choquant d’un point de vue « européen », dans une société géorgienne encore largement en partie traditionnelle… où en tout cas plusieurs sociétés s’opposent et sont tiraillées . .dans la rue vous croisez facilement des vieilles femmes en noir, des moustachus qui n’ont rien de trafiqué pour la circonstance, on dirait My Sweet pepper land. .je ne me moque pas du tout, j’ai un énorme amour. . n’y vois rien sur ce fichu écran, ça ne facilite pas..j’espère y revenir
Levan « Akin ». .un nom turc, cela ne vous rappelle rien (Fatih et son frère Cem, « Julie en Juillet » dont j’ai largement parlé en son temps.. « Head-on » ou « De l’Autre côté », Hanna Schygulla. .les aurez-vous vus?)
Le tiraillement « Europe » et société traditionnelle, si bien traduit chez Pamuk, Ipek regarde la novela serrée contre son père sur le canapé, quel rêve.. et la pièce de théâtre, la perruque arrachée « T’as vu où elle te mène, ta foutue Europe? »
La Géorgie caucasienne il y a de cela. Encore durement chauffé il y a quelques jours, 20 000 personnes devant le parlement à Tbilissi, pas pour l’avant première du film ni pour l’extrême-droite de manifester contre LGTB comme c’était la dernière fois – les anti homos, banalité de le dire mais pas mauvais à rappeler, sont ces mêmes xénophobes que l’on retrouve déclinés sur d’autres tons, d’autres formes, ailleurs, encore et encore ! – mais protester contre les promesses du changement de scrutin promis pour les législatives par le pouvoir en place, le « Rêve géorgien » détenu par un milliardaire accusé d’être la marionnette de Vladimir Poutine, qui ne les a pas tenues
Cela a l’air séparé de l’opinion purement critique sur le film, c’est vrai et c’est faux. La forme m’importe et je me sens libre d’en juger à part. Je peux trouver des qualités esthétiques majeures à un truc pourri, ou éthiquement très contestable encore que ? Il y a la très profonde intuition du coeur et de l’éthique, justement, qui ne sont pas de la sentimentalité à mini braquet et mac-deux-isent l’opinion perso ou « l’être d’accord avec » pour les faire passer en vitesse lumière, ce qui ne signifie pas une fuite dans l’abstraction, au contraire. .. ma parole privée peut aller dans un sens recevable en privé, en ayant le temps de la nuance et du débat. .mais du moment que je prends une parole « publique », il y a pour moi AUSSI à tenir compte de ce que je regarde véhicule, qui est éventuellement une parole sensiblement pas tout à fait la même, pas tout à fait une autre . Le film de Levan Akin n’est pas un chef d’oeuvre, et je le trouve moins bon que des Iosseliani bruts, voire « Eka et Natia », voire « Le foulard », voire « Depuis qu’Otar est parti » qui n’avaient pas encore à être soumis à ces fourches caudines, assez infantilisantes, et vidant beaucoup de sens, de se plier du mieux possible à une « compréhension » consensuelle , mais..

Lew 16h49. MC Solaar, j’aimais bien, en avais-je parlé avec vous ? ..je suis l’as de trèfle qui pique ton coeur, Caro
Pour parler avec vous de Michael Mann, et peut-être avec all of us du Mans 66, le film de Mangold avec Matt Damon et Christian Bale – bon évidemment que je l’ai vu.. Mann parmi les producteurs. J’adore vraiment Bale, ils me le font surjouer que cela en est une pitié… frisson au spectre de Ugolin joué par Daniel Auteuil.. personne d’aussi mauvais à part Montand en Papet faussement Provençal, l’opérette à lendemains de fête au pastis qui a l’alcool triste… et puis ?.. une scène m’a fait rougir de déplaisir, quand même.. pompée sur « Heat » de manière éhontée, comment osent-ils ? Ken Miles and Son sur la piste .. ils discutent philo ou presque, on s’attend à ce que décollent les avions pendant que De Niro agonise dans les bras de son ennemi intime Pacino. .pas aimé revoir cela parodié. Je critique, je critique. .après avoir trouvé que Bale était gâché à en faire des tonnes, me suis dit qu’en idiot inconscient génial, bon père next door man, il n’était pas si mal, en fait. .il y en a des comme ça. .bons partout même si c’est nul
Vous me direz ?
Si trop de fautes, accusez la mauvaise couverture et l’absence de fibre

puck dit: 20 novembre 2019 à 19 h 44 min

xlew moi aussi je prenais « justice » au sens philosophique, ç’aurait été faire insulte à Harry de ne pas le prendre au sens philosophique, et « loi » aussi je le prends au sens philosophique.

d’ailleurs j’ai pour habitude d’à peu près tout prendre au sens philosophique.

puck dit: 20 novembre 2019 à 19 h 51 min

Eriksen dit: 20 novembre 2019 à 14 h 51 min

Eriksen il prendre ce film comme un sujet de bac philo, d’ailleurs vous devriez plus prendre les films que vous allez voir au sens philosophique, ça vous aiderait à prendre de la hauteur, alors que là vous réagissez de façon un peu épidermique.

par exemple chez les grecs, le couple hybris et némésis, c’est justement pour éviter les têtes au bout des pics qu’ils ont inventé ce concept.

et c’est exactement ce que rappelle Phillips dans ce film ; quand on pousse le bouchon trop loin il arrive un moment où il vous revient dans la figure.

pour le dire autrement il faut tout faire pour éviter pour éviter ces histoires de têtes au bout des pics, parce qu’il n’y a rien de plus dégueu que ce spectacle.

la question est : fait-on tout ce qu’il faut pour l’éviter ?

alley cat dit: 20 novembre 2019 à 19 h 59 min

@ Le tiraillement « Europe » et société traditionnelle

Un de mes pires souvenirs cinématographiques : Yol ; interminable (bon, j’avais dix ans)

C.P. dit: 20 novembre 2019 à 22 h 49 min

Oui, bouguereau. La compassion aussi, que note Eriksen chez Tchekhov. La compassion, celle de haut vol, passe au-dessus des personnages tout en les concernant mais ayant peu à voir avec l’identification, elle est un échange entre un auteur et un lecteur, ou un spectateur au théâtre comme au cinéma. Mais une affaire discrète, Nabokov dit cela très bien à propos de Sebastian Knight et de Lolita, et du même coup il déteste, sans paradoxe, un Dostoïevski trop larmoyant. Bon, il n’y a pas que les Russes : Bernanos, à propos, lui, de Mouchette, dit à peu près la même chose que Nabokov.

C.P. dit: 20 novembre 2019 à 23 h 01 min

Bien entendu, c’est aussi pourquoi j’aime « Mouchette » le film et la manière dont Bresson a dirigé Nadine Nortier. Je ne sais plus bien qui en était admiratif, Tarkovski peut-être, je vais retrouver.

puck dit: 20 novembre 2019 à 23 h 06 min

dans la série des attaques de Nabokov contre Dostoïevski « larmoyant » c’est la moins pire, Vladimir est passé complètement à côté, mais ça ce n’est pas très étonnant : si Dostoïevski à la grandeur d’une montagne, Nabokov a juste celle d’une rampe de skate board.

puck dit: 20 novembre 2019 à 23 h 09 min

Dosto se pose justement cette question de savoir si un monde injuste et légal est préférable à un monde juste mais illégal, dans la mesure où un monde à la fois juste et légal est un truc essentiellement théorique, suffit de poser la question à un ouzbèke.

Annelise dit: 21 novembre 2019 à 8 h 53 min

Will-o’-the-wisp
Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu l’expression, CP. .il y a aussi Jack o’lantern, curieuse variation sur les prénoms
En Asie, on les tient pour des « feux de renard ». ..le kitsune japonais, animal polymorphe associé à la divinité shintoïste Inari. .cela m’a fait sourire car je suis en plein, relisant Antoine Volodine
J’ai eu une amie argentine, sa grand-mère (pas si loin) lui disait, personne ne travaillerait dans un champ où apparaît la « luz mala ». .âme des morts ou émanation diabolique folâtre, auxquelles on prête des ricanements, le pouvoir de tourmenter. . Behemoth, supra chat chez Boulgakov – « Le Maitre et Marguerite », premier livre que m’ait offert l’ami géorgien – en serait une sorte d’expression. .malicieux, malfaisant, hirsute, en plus dingue des armes à feu… merveilleux livre, qui plus est d’une telle drôlerie ..

« La compassion, celle de haut vol, passe au-dessus des personnages tout en les concernant mais ayant peu à voir avec l’identification, elle est un échange entre un auteur et un lecteur, ou un spectateur au théâtre comme au cinéma »
est d’une grande justesse, CP
En revanche Dostoïevski « larmoyant »?c’est ce qu’on lui prête souvent, dans la comparaison surtout avec un Tchekhov discret, tout en retenue. .je ne trouve pas cela juste, mais enfin..

Phil, je n’avais pas fait assez attention sur le coup à la destination de votre vol, « vers Rome ». ..racontez-nous un peu ,si cela n’est pas indiscret ? ..je suis dans mes colonnes, je peux encore faire un bref aparté si ça me chante : Fiumicino ou Ciampino ?.. tout un bazar pour trouver l’entrée de l’aéroport low coast – je l’ai empruntée des dizaines de fois et j’ai continué de tâtonner pour la sortie-..un Mercure tristounet pas loin, piscine ultra chlorée où les feuilles pourries s’entassent en hiver. .mais le chemin des castelli romani, où les Français ont tendance à moins se risquer qu’en Toscane ou en Vénétie, alors que c’est si beau. .ces champs secs bordés de murets du Latium, des cyprès plus verts qu’à Florence ou à Sienne ..bon, mon écran toujours trop petit, pour parler de l’Italie en particulier ! Puis « Ciampino » au pluriel, ça donne Ciampini, le café en face de la Villa Medicis, la salle aux jasmins qui tombent en cascade sur Margutta, rue de Fellini et quartier où De Chirico vivait cloîtré. .de petites tortues s’agitent dans la pièce d’eau carrelée, je commande un granite melon et marche vers le Pincio en suçotant la cuillère, hésitant à me faufiler vers les jardins de l’Hotel de Russie prendre un thé… ou alors place « du Populo », comme disait un enfant de la famille qui ne comprenait pas pourquoi nous riions (et quelle fête quand ils sortent les azalées à Spagna, quand fleurissent sur les balcons les premiers pots de géranium ressortis des serres et des vérandas). . »Quelle est votre ville préférée ? » demande t-on à Audrey Hepburn dans Vacances romaines…le protocole voudrait une réponse diplomatique..j’hésiterais entre trois, dont Paris, mais… Rome !

Lucienne dit: 21 novembre 2019 à 10 h 40 min

on évoque plus le cinéma sur la RdL que sur la RdC :
un comble !
et on parlote ici plus que sur la RdL : re-comble

Jazzi dit: 21 novembre 2019 à 11 h 01 min

« La compassion, celle de haut vol, passe au-dessus des personnages tout en les concernant mais ayant peu à voir avec l’identification, elle est un échange entre un auteur et un lecteur, ou un spectateur au théâtre comme au cinéma »

Exit Zola, bonjour Hugo !
https://www.youtube.com/watch?v=_RBAqv0VQH8

Qui s’y colle ? Pas moi, j’ai assez donné…

Phil dit: 21 novembre 2019 à 11 h 03 min

lucienne, c’est passque Polanski fait son cinéma qui n’en est pas complétement.
yes dear Annlyse, when in rome do as romans do. repasserai vous parler de Rome, hors concours certes. un arc en ciel tombait pile sur la villa medicis, pour renflouer ses caisses vides ?
j’opte pour Fiumicino, les parts de pizza y sont plus grosses, le leonardo est direct et le peuple mieux habillé ! De Termini, lumineuse constuction fascite, tout droit aux thermes fumantes de souvenirs d’Hadrien. café place Navone où Burton Liz Taylor continuaient leur crise nerveuse

Jazzi dit: 21 novembre 2019 à 11 h 17 min

TENNESSEE WILLIAMS

Printemps à Rome

Rome, la ville éternelle, où l’héroïne du Printemps romain de Mrs Stone de Tennessee Williams (1911-1983) s’est installée pour y profiter des beaux jours, dans un superbe appartement dont la vaste terrasse surplombe la place d’Espagne. Karen Stone, ex actrice de renom américaine, qui a eu la faiblesse de jouer la Juliette de Shakespeare, aux abords de la cinquantaine, s’est retirée de la scène, après avoir essuyée de mauvaises critiques. Les premières de sa carrière flamboyante, à laquelle elle avait jusqu’alors consacré sa vie, soutenue en cela par son riche mari. La mort soudaine de celui-ci l’a laissa seule, sans enfants, mais lestée cependant de quelques millions de dollars. Désœuvrée, elle vint à Rome dans l’espoir de se reconstruire. Elle y sera surtout victime du charme diabolique de la capitale italienne, à peine remise des cruelles blessures de la Seconde Guerre mondiale et avide de l’argent des touristes fortunés. Une vieille aristocrate entremetteuse de la ville lui présentera un jeune-homme de bonne famille, Paolo di Leo, de trente ans son cadet, qui lui apportera une affection tarifée. Marquant ainsi le début, pour elle, d’une dérive perverse, dans un décor de toute beauté !

« Le ciel, admirablement bleu, commença de pâlir au-dessus de Rome, vers cinq heures, ce jour-là, heure tardive en mars, tandis qu’un soupçon de brume légère, s’élevant des ruelles, en ternissait la transparence bleue. La lumière dorée accrochait encore les dômes des églises anciennes, épanouis comme des seins de géantes étendues, au-dessus des toits angulaires, et l’extrême sommet du torrent d’escaliers qui relie l’église Trinita di Monte à la Piazza di Spagna. À l’inlassable jet de cette fontaine de pierre, s’était suspendue tout le jour une foule de gens qui, n’ayant rien de précis ou d’imposé à faire, étaient venus frileusement se blottir au soleil, et, comme le soleil s’enfonçait peu à peu, ces gens inoccupés montaient de quelques marches, régulièrement, comme les réfugiés des inondations grimpent sur les collines à mesure que le flot s’élève. Massés sur la plus haute marche, les derniers fidèles recevaient les adieux du soleil dans un silence et une telle immobilité que leur visage semblait l’image du respect. Les plus remuants d’entre eux, les gosses qui vendent de fausses cigarettes américaines, par exemple, et pour qui les escaliers de la place d’Espagne sont un lieu idéal, car on peut, à la première alerte, y être d’un bond hors d’atteinte de vue –ou les mendiants qui proposent des cartes équivoques à ne regarder qu’en privé–, avaient déjà déserté la Piazza et, par des rues sinueuses, gagné la via Veneto, où s’attardèrent, le soir, les touristes américains. (…)
L’hiver et le printemps nouveau avaient enchanté les touristes étrangers, qui préféraient l’atmosphère dorée de cette ville aux distractions plus fiévreuses mais calfeutrées des deux capitales du nord de l’Europe. Le ciel avait la perfection de ce vitrail de Saint-Pierre où plane l’Esprit-Saint, et la chaleur était chaque jour un peu plus forte que la veille. Ces charmants martinets que les Romains baptisent rondini avaient regagné la ville. Invisibles le jour, car ils s’élançaient à la rencontre du soleil, ils revenaient avec le crépuscule nouer, au niveau de la terrasse de Mrs Stone, les mailles d’un filet mouvant. Et, pour Mrs Stone, c’est la ville tout entière qui semblait accomplir des prouesses de légèreté. Lorsque, aux matins de printemps, elle sortait sur sa terrasse, l’écheveau embrouillé et déjà saupoudré d’or des rues et des places, où les dômes des églises émergeaient comme des araignées au centre de leurs toiles, semblait faire fi de toute pesanteur et flotter avec une sérénité, une souplesse et une aisance absolues, dans la chaleur bleue et or des journées. Mais cette légèreté s’accompagnait d’une jeunesse que Mrs Stone avait perdue. Son cœur s’illuminait parfois à cette pensée, mais pour de brèves secondes, et bien vite elle retrouvait ce sentiment d’appréhension, ce sentiment que quelque chose allait tourner mal, ce sentiment qui ne la quittait plus et qui n’était au fond que l’éclatement de cette armure protectrice qu’elle avait revêtue après la mort de son mari, armure trop malsaine pour y demeurer enfermée et dont elle venait d’émerger pour atteindre à un degré de sensualité plus normal. Sa tranquillité intérieure, quoi qu’il arrivât, s’en trouvait bouleversée, anxieuse, irritée. L’avenir s’annonçait plus sombre que le présent. Il lui était impossible de se raccrocher d’un doigt au moindre signe de raison.
Chaque matin, désormais, elle prenait sur sa terrasse un bain de soleil, à l’abri d’une petite tente blanche sans toit. Son corps prenait peu à peu une couleur dorée, mais l’or y soulignait quelques imperfections. Certains bourrelets refusaient de disparaître sous les doigts de la masseuse qui venait la voir chaque matin. Car si les tissus superflus, accumulés pendant les mois de sa réclusion volontaire, avaient peu à peu cédé devant les massages et les exercices, de plus secrètes signatures du temps, de subtiles fissures marquaient son corps, ineffaçables.
Quelquefois Paolo se déshabillait derrière la toile blanche et s’étendait près d’elle sur un divan. Elle ne pouvait pas le regarder. Il était d’une beauté trop éclatante. Le soleil bondissait vers lui à travers le ciel comme un enfant qui en retrouve un autre, et, se sentant exilée, ignorée, elle se couvrait, honteuse soudain de surprendre de telles affinités entre le corps nu de Paolo et le soleil. Un matin elle en eut les larmes aux yeux. Elle détourna le visage en le cachant sous ses cheveux teints et, pendant qu’elle pleurait, il continuait de somnoler à côté d’elle, un léger sourire d’enfant sur les lèvres, une main sur son sexe pour le protéger de la chaleur.
Un matin ils se disputèrent.
Un nuage cacha soudain le soleil, couvrant la terrasse d’une ombre glacée. Elle s’en plaignit. Paolo, brusquement redressé la fixa d’un regard de Romain courroucé :
– Vous ne désirez pas qu’il pleuve ?
– Bien sûr que non, je hais la pluie.
– Vous ne vous rendez pas très bien compte, j’en ai peur, que le plaisir des riches étrangers n’est pas seul en cause. Vous n’avez pas pensé que si le grain se dessèche dans les champs par manque de pluie, si les réserves d’eau de la ville sont si basses qu’on est obligé de couper l’électricité deux jours par semaine, cela a aussi son importance.
– Oh ! Paolo !
– Oh ! Paolo ! répéta-t-il en l’imitant. Vous autres, femmes américaines couvertes de dollars, vous êtes sans doute les nouvelles conquérantes de Rome ! Vous croyez l’être, plus exactement ! Laissez-moi pourtant vous prévenir : cette ville a trois mille ans d’âge et ses conquérants ont été l’un après l’autre réduits en poussière. »
(« Le printemps romain de Mrs Stone », traduit de l’anglais (États-Unis) par Jacques Tournier, © Éditions La Découverte, 2006)

bouguereau dit: 21 novembre 2019 à 11 h 18 min

peu à voir avec l’identification

pas sûr..ma compassion n’est pas désincarnée elle n’est pas un sentiment ‘océanique’ à la roland et les polars et maigret par exemple en fait éprouver trés confusément au cas par cas..elle n’est pas vraiment non plus une circonstance atténuante..un quelquechose comme ‘ça ne nous regarde pas’

bouguereau dit: 21 novembre 2019 à 11 h 22 min

rome crève un peu..c’est ce qui la rend plus attachante que paris au finiche..comme ça srait chouette un paris en petite crise économique..pour le même bilan national attation..je n’veux du mal a personne en général..je crois que c’est dla compassion

Marie Helene S dit: 21 novembre 2019 à 11 h 38 min

Anne-lise, Phil & Jazzi
merci pour ces evocations romaines. Elles ensoleillent !

‘lucienne’ , les interventions 9 h 52 n est-elle pas ce troll auquel RDC est regulierement en proie ?
Persiflage, sous -entendus devalorisants, tout ca pour brasser du vent. Si elle ne comprend pas qu on parle SANS DISCONTINUER de cinema en profondeur critique & hauteur analytique rares,digressions comprises – elles font partie de l epaisseur et du charnel d ici- pourquoi ne pas debarrasser le plancher ?

A.L. , a propos de C.Eastwood,aviez -vous lu Genevieve Jurgensen sur FB ?
elle racontait sa fascination pour Duras parlant ‘cinema’ en disant que vous lui faisiez cet effet !

Elle est la mere ou l epouse de Gauthier Jurgensen, (allo-cine).

Paul Edel dit: 21 novembre 2019 à 11 h 46 min

J’ai retrouvé Annelise Roux dans mes « carnets romains », ce passage d’un été 2015.Je logeais Via Nomentana.
Juillet. Je marche vers l’immense piazza Galeno et son herbe jaunie , son arrêt de tramway comme u abri e camping déglingué .Cet espace ouvert est bordé de villas couleurs sorbet rose ou vert amande sur ciel écru. L a station- service, isolée entre les rails des lignes du tram , se réduit à un seul distributeur d’essence rouge alfa. Un mince abri de métal protège un distributeur de friandises vide , le ciel flambe.. Le gardien se balance sur un tabouret de cuisine, les pieds sur un carré de moquette huileux.. Il lit le Corriere .Son chien est affalé sur un carré de serpillère ,il veille, museau entre les pattes, enroulé sur lui-même, il ouvre un œil quand une Fiat approche .Un téléviseur d’un modèle ancien à cadran bombé est posé sur une poubelle à roulette débordant de cartons et de bidons cabossés.
La piazza Galeno , avec ses pelouses brulées bordées de peinture blanche concentre tout ce qu’il y a d’engourdi, d’englué, de somnolent dans les boulevards excentriques de Rome, côté via Nomentana. Il y a quelques verdures brulées contre des demeures trop blanches. Une ambassade d’amerique latine avec un porche de marbre en forme de grotte baroque est protégée par de hautes grilles . Une jeep garée à proximité, est occupée par deux soldats en treillis ,ils somnolent, détendus, rangers sur le tableau de bord…. L’arrêt de la ligne 3 est bordée de villas style mauresques ou vaguement basques. Les dalles noires et blanches d’une entrée d’hôtel forment une allée, comme si c’était un échiquier, et quand on reste à attendre un tramway, on se croit perdu sur un atoll écrasé de soleil avec que de possibles apparitions soudaines de Vierges et d’anges dans les couches d’air qui coulent à ras bord sur le bitume. Quelques voitures tranchent l’air chaud et le silence absolu. Pure évaporation dans l’attente d’un tram. . Le choc creux de quelques planches remuées sur un échafaudage voisin tire de la torpeur deux romaines entourées de cabas qui guettent ,comme moi, la carlingue vitrée de la ligne 3. Puis le tramway survient et approche brinquebalant , c’est une espèce d’aquarium poussiéreux sur roues ,oscillant, guidé par les lames des rails, les portières claquent et se referment dérobent les silhouettes des deux femmes à cabas . le tramway reprend son allure crissant et grinçante qui s’éloigne et disparait comme un mirage dans la langueur surchauffée de ce quartier désert.

Marie Helene S dit: 21 novembre 2019 à 11 h 49 min

@JMB 11 h 18 je trouve passionnant le debut :
‘ma compassion n’est pas désincarnée elle n’est pas un sentiment ‘océanique’ à la roland et les polars et maigret par exemple en fait éprouver trés confusément au cas par cas..elle n’est pas vraiment non plus une circonstance atténuante’

et ne m’explique pas votre chute, ‘ça ne nous regarde pas’.

Annelise hier a 19 h 20,
‘La forme m’importe et je me sens libre d’en juger à part. Je peux trouver des qualités esthétiques majeures à un truc pourri, ou éthiquement très contestable encore que ? Il y a la très profonde intuition du coeur et de l’éthique, justement, qui ne sont pas de la sentimentalité à mini braquet et mac-deux-isent l’opinion perso ou « l’être d’accord avec » pour les faire passer en vitesse lumière, ce qui ne signifie pas une fuite dans l’abstraction, au contraire. .. ma parole privée peut aller dans un sens recevable en privé, en ayant le temps de la nuance et du débat. .mais du moment que je prends une parole « publique », il y a pour moi AUSSI à tenir compte de ce que je regarde véhicule, qui est éventuellement une parole sensiblement pas tout à fait la même, pas tout à fait une autre ‘
livre une subtile mise en mots, un eclairage extraordinairement nuance et ferme de ‘l intolerable travelling de kapo’ repris par S.Daney (le hiatus entrainant un ‘point de non retour’ du debat).

Et cela, d apres moi, acheve de nous renseigner sur la ‘position’ adoptee par A.L sur Polanski !
Je me trompe peut-etre ,mais je trouve vos deux avis tres coordonnes, parlant d une voix unie.

Marie Helene S dit: 21 novembre 2019 à 11 h 53 min

@11 h 46 quel post !merci, P.Edel.
Ces quatre ‘vacances romaines’ apportent une touche superbe et solaire dans le froid !

Dubruel dit: 21 novembre 2019 à 13 h 02 min

12H25 ça sent le vécu Edel !

Eriksen, quand y étiez -vous pour Braunschweig? On y était peut-être au même moment, ça serait marrant. Je partage votre critique.

C.P. l’a dit, il le sait. L’analyse de sa femme était parfaite, il ne se vexera pas. Trop de ‘tête’, trop ‘d’abstraction’. Rambert, pareil; intellectuellement trop endogène, jamais un pet d’humour, à la fin ça manque…

Je vais pas y revenir, j’ai déjà dit. En plus je suis bon client . mes élèves je ‘prescris’,comme on dit! Mais L’Europe, la Colline ETc. je sais par avance que j’aurai du NDiaye, Mauvignier, Edouard Louis, . .homogénéité lassante.

C’est un pb générationnel de choix dans les créas privilégiées par ces directeurs de théâtre ‘de gauche’ subventionnés. On va pas encore reconduire le débat.

je suis sorti de mauvaise humeur, ça m’empêchera pas d’y retourner? Mouai. On devrait lui envoyer une A.L plastiquer son agencement et reconstruire avec lui, en plus vif et en plus charnel. ça lui ferait le plus grand bien.

Dubruel dit: 21 novembre 2019 à 13 h 07 min

14H11.Eriksen. ‘Telle qu’elle est enseignée dans le film, la danse géorgienne semble une parade sexuelle entre un fier-à-bras et une tanagra virginale. Le tambour pousse à la transe mais les règles sont si strictes… D’après le professeur la masculinité d’esbroufe en vigueur ne serait pas si ancienne et secondaire à une rigidification virile de la danse depuis 50 ans. Merab exprime continuellement son désir de faire parler la poudre et la caresse, son yang et son yin. ‘
excellent.

Le débat qui rebondit à l’interstice avec A.L 19H20 sur l’oeil du spectateur français qui doit accepter une ‘décroissance’ dans ses attentes pour ne pas participer à la mondialisation du cinéma est d’une finesse bluffante !

Dubruel dit: 21 novembre 2019 à 13 h 12 min

reproche en effet faisable au film Akin , outre le ‘déceptif’poussé plus loin, qui aurait pu fusionner avec une authenticité à prendre ou laisser, être ‘trop occidentalisé’,la ‘lisibilité’ vertu contestable d’être trop soignée ?
(C.f. C.P. sur les acteurs du Français trop léchés chez Polanski.)
Quelqu’un a lu Kaganski ,Transfuge ?

C.P. dit: 21 novembre 2019 à 13 h 14 min

Dubruel, vous aurez aussi « Oncle Vania », avec des comédiens russes (et un surtitrage).
Vous avez bien vu qu’à propos de Lygre j’étais en accord avec Eriksen et vous. Le cahier des charges à l’Odéon, dont j’ai parlé aussi, n’est pas facile à satisfaire.
Le spectacle actuel à la Colline (Mouawad + Athur H ) est fort concret, agréablement musical et coloré, je l’ai dit également.

Eriksen dit: 21 novembre 2019 à 13 h 24 min

xlew dit: 20 novembre 2019 à 16 h 49 : « je ne crois pas en la valeur libératrice d’un Joker que l’on devrait redouter comme facteur déclenchant d’une révolution. »
Mo de même, mais je crois en revanche à tous ces petits shifts de l’acceptation générale qui petit à petit rendent plus acceptable ce qui ne l’était pas précédemment. D’où ma question à Puck « Se réjouir d’un lynchage dans un film est-ce faire le lit d’une réjouissance à ce même lynchage dans la vraie vie ? ». Ma Loute était du même ordre, plus subliminal que Joker. Je ne souhaiterais aucunement que ces films soient interdits, mais il est au minimum intéressant d’en montrer les mécanismes. Depuis que j’ai vu « Ah çà ira,la fin de Louis XVI » par Joel Pommerat j’ai compris comment les révolutions s’emballent malgré le peu d’intentionnalité de départ. J’ai l’impression qu’il y a plus d’intensions meurtrières en France maintenant qu’en 1788.
Mais tout cela est affaire d’œil du spectateur qui finit le film à son gout, y compris pour moi.

Eriksen dit: 21 novembre 2019 à 13 h 26 min

Merci Annelise de rappeler la possibilité d’un avis différent sur la forme et le fond. L’art est dans la forme. Quant au fond, s’il est propagande il pourrira, s’il est philosophique il durera. Amen

Eriksen dit: 21 novembre 2019 à 13 h 28 min

A Jazzi : “Exit Zola, bonjour Hugo !?”. Hugo ? Compassion à la fois soutenue et plombée par la plume. Tchekhov est en entomologiste compassionnel. A Hugo manque l’entomologiste, à Arne Lygre la compassion. Ou à Zola ?? votre phrase suggère l’absence de compassion chez Zola ou j’ai mal lu ? cela fait si longtemps que j’ai lu Zola.
Puck : je n’ai plus envie de discuter avec vous. On finit par répéter toujours les mêmes choses. On ne se comprend pas parce que l’on ne veut pas se comprendre. Vous me erdéelisez et je n’en ai pas envie. De plus vous avez tendance à faire de moi votre miroir: « Binaire », « pas de hauteur », « énervement » etc. SI vous voulez que l’on continue à discuter, tentons de trouver d’abord ce sur quoi on est d’accord.

Phil dit: 21 novembre 2019 à 13 h 28 min

Bougreau, en novembre Rome est sombre, mal éclairée, jardins publics un peu déshérence. la ruine de Rome n’en finit pas, ses vrais citoyens au sang pouacre (il y faut autant de générations que de collines) déplorent l’arrivée de la..mafia

C.P. dit: 21 novembre 2019 à 13 h 53 min

Ben oui, bouguereau : l’identification, que Nabokov décommande à ses étudiants re-lecteurs, tout en disant ailleurs sa pitié pour sa Lolita, tu la sors par la porte, elle rentre parfois par la fenêtre, parfois dans les rêves. L’exemple de Simenon est bien choisi.
C’est bien Tarkovski qui admire la « Mouchette » de Bresson, parce que la môme n’y fait pas de retape sur ce qu’elle souffre. L’âne Balthazar non plus.

bouguereau dit: 21 novembre 2019 à 13 h 53 min

la mafia à rome!..la lépre..un italien m’a dit un jour qu’on avait eu ‘la chance’ d’avoir eu robespierre..en ajoutant ‘la chance c’est que c’est passé’..

bouguereau dit: 21 novembre 2019 à 13 h 58 min

et ne m’explique pas votre chute, ‘ça ne nous regarde pas’

sans être dans les petits papiers d’allah beaucoup de roman et de polar sont arrangé en genres de sourates et d’où que le destin des hommes doit être accompli..c’est pas trés catholique ct’affaire

Eriksen dit: 21 novembre 2019 à 14 h 01 min

Eh oui Jazzi, que la virilité soit féminine ne tombe pas sous les doigts ;-)
A dubruel: j’y étais samedi soir. ¨Pour info, suis beaucoup moins grand et nettement moins blond que Mme la Présidente le prétend.
D’accord avec vous, si on n’est pas un peu perdu dans un film qui vient d’ailleurs, on se sent floué. Mais ne dénigrez pas trop la gauche, elle est pour l’art la contrainte de l’époque, c’est toujours utile une contrainte. l’art se niche dans le contournement.

bouguereau dit: 21 novembre 2019 à 14 h 04 min

y’a une phameuse histoire belge hélène de 2 gars qui vont voir un western..a un moment donné l’un chuchote à l’autre..’..ça fait 3 fois que je vois le film et ferdom je pensais pas qu’il srait hassez con pour encore tomber de son bidet une quatrième’

Jazzi dit: 21 novembre 2019 à 14 h 06 min

Pour le spectateur occidental, enfant de la libération sexuelle que je fus, le film d’Akin, notamment dans son aspect mélo, suscite, paradoxalement, la nostalgie d’un temps où ses amours étaient… maudites !

Eriksen dit: 21 novembre 2019 à 14 h 09 min

« un italien m’a dit un jour qu’on avait eu ‘la chance’ d’avoir eu Robespierre..en ajoutant ‘la chance c’est que c’est passé’.. »
cela sous-entendrait soit en version positive que l’on apprend beaucoup de ses meilleures erreurs, soit en version négative qu’il est des maux inévitables dont il faut se débarrasser aux plus tôt.
comment le disait-il à votre avis?

bouguereau dit: 21 novembre 2019 à 14 h 09 min

l’identification, que Nabokov décommande à ses étudiants re-lecteurs

c’est bien son genre à nabokov de faire l’esprit supérieur..comme si ça se commandait

Eriksen dit: 21 novembre 2019 à 14 h 11 min

Jazzi dit: 21 novembre 2019 à 14 h 06 min
Merci. j’avais peur de passer pour homophobe en critiquant la nostalgie de l’oppression.

bouguereau dit: 21 novembre 2019 à 14 h 13 min

mon avis c’était qu’il était italien et que ça ne l’aurait pas dérangé une seconde que je le flattasse de césar..calligula..et des jeux du cirque

Eriksen dit: 21 novembre 2019 à 14 h 17 min

pas sûr alors qu’il aurait apprécier que vous rajoutiez pour César ‘la chance c’est que c’est passé’

Jazzi dit: 21 novembre 2019 à 14 h 19 min

Sans remonter jusqu’aux noirs plaisirs de Tibère, le boug, tu pouvais te contenter de citer l’Italie de Berlusconi !

bouguereau dit: 21 novembre 2019 à 14 h 23 min

..les italiens ont un secret baroz..ils sont sorti de l’histoire..malheureusement pour nous ils en font nimportnawak..c’est leur kif

Jazzi dit: 21 novembre 2019 à 14 h 31 min

« ils sont sorti de l’histoire »

Et aussi de la géographie, le boug. Ils sont partout. J’en suis un exemple !

Annelise dit: 21 novembre 2019 à 14 h 48 min

Deux ou trois choses en passant, vite.. j’aime vos échanges sur Rome. .Paul, cela vous a toujours été bien au teint d’en parler – me rappelle votre évocation des bras nus des serveuses, nappes cirées à carreaux des trattorias. .à vous lire, je sentais le cerfeuil ciselé de la sauce tomate
Phil, la gare un poil fascisante, ah oui ..le nombre de fois où j’ai couru le long du quai pour arriver à temps..last train to Firenze, où j’habitais en alternance..le jogging à Boboli jusqu’à la terrasse des Chevaliers où les buis regorgeaient d’escargots à coquille blanche, liseré brun..jamais vu ça (le héron perché sur « La Fourchette », fontaine de Neptune en avait pour son argent. .il bâillait à côté des pots d’agrumes croulant de fruits et le soir, par temps triste, les oranges se dandinaient en cadence sous les coups de vent froid comme de petites lanternes d’Halloween )..en descendant là-bas, je commençais souvent par faire un tour à la pharmacie Santa Maria Novella, à cause du parfum poudré de l’iris. .une de mes odeurs préférées au monde, et pas seulement parce que j’ai la fleur au nombre de mes prénoms de baptême.. bleu ciel .j’aime bcp ce que Jean-Marcel, si tendre sous la pique drolatique, dit de Rome, qu’elle « crève un peu..c’est ce qui la rend plus attachante que paris au finiche. »
Très bien dit. ..et j’aime également la blague belge 14h04, qui évoque la conception d’une cachette vue par les enfants : si cela a fonctionné une fois, pourquoi pas deux ?

Lucienne me fatigue, oui Marie-Hélène. Je vais demander à ce que ses interventions soient effacées tout de go sans qu’il soit besoin d’examiner le contenu, qui de toute façon est toujours le même, comme ses hétéronymes dark Laura Delair, William Legrand etc, j’en passe

Annelise dit: 21 novembre 2019 à 15 h 02 min

Eriksen 14h01, le ping-pong cinéma souvent fécond avec vous. .en particulier avec moi, vous avez le coup de raquette pongiste bien tourné, notamment sur les frères Safdie ou Call me by your name. .un répondant fort agréable, intelligent, instruit. .j’apprécie en outre que vous sachiez tenir quand il faut, puis lâcher lorsque cela prend une tournure trop cérébrale « à perte », susceptible de m’énerver – on n’y sent pas une habileté de façade, mais une préhension qui sait aller aussi vers le sensible ou l’intuitif. Un certain génie spectateur, donc. .
En revanche « moins grand, moins blond » que je semble le suggérer.. dear Danish, n’en dites pas plus. D’abord a priori je suis la seule à savoir, Dubruel n’aura qu’à tenter la pancarte « George Kaplan » à la sortie du théâtre, puis rappelez vous Echenoz, les Grandes blondes (à minuit, ce sont les pires !) « ne sont pas nécessairement grandes, ni forcément blondes »

Annelise dit: 21 novembre 2019 à 15 h 44 min

13h24 « Ma Loute était du même ordre, plus subliminal que Joker »
Dumont a vraiment bcp de qualité. .il en fallait pour que Juliette Binoche et Luchini en caricatures à ce point grotesques de bourgeois ne parviennent pas entièrement à flinguer le film.. le coup de rame pour attendrir heureusement avait marché sur moi

MHS 11h38 merci pour Geneviève Jurgensen
Quelle femme splendide au physique, déjà.. charpentée, de longues mains non pas masculines mais fortes, actives, visage d’une exceptionnelle ouverture, de larges yeux à la Claire Foy dans « The Crown » (Netflix) plutôt que « Millenium »..bleu dur..Gauthier Jurgensen est son fils . . et alors,je suis touchée que vous parliez de la Duras, j’explique quel est le lien avec elle !
J’ai découvert des facettes de Geneviève Jurgensen que je ne connaissais pas en lisant « Avant l’avenir », autobiographie parue chez Lattès en 2017. .elle est connue pour être la présidente de la lutte contre la délinquance routière. .la mort de ses deux enfants (deux petites filles de 8 et 10 ans) l’y a incitée tragiquement, mais le livre, s’il n’élude pas non plus la période, est surtout un portrait dédié à sa famille et à ses parents, sa mère surtout. .Andrée Bertrand (Martinerie? il faudrait vérifier le nom).. quelle amoureuse ! Parlant de Duras, nous y voilà : Dionys Mascolo était fou d’elle, vu les lettres qu’il lui a écrites. .Chaban, Nourissier, JJSS pas indifférents non plus.. le récit n’est pas ramenard pour autant, GJ une enfant qui ne s’estime jamais à la hauteur.. mytho, voleuse, mal aimée, elle trafique ses carnets, sèche les cours avec un abattage qui flirte bon la délinquance. .ça m’a rappelé des souvenirs . .elle raconte également la rencontre avec Truffaut, après un quiproquo . .il l’a prise pour Claude Jade ou dieu sait qui, lui donne rendez-vous, l’emmène au cinéma voir « le Manuscrit trouvé à Saragosse ».. il est extasié, elle s’ennuie à cent sous l’heure devant Has, n’y comprend rien et n’ose pas le dire. Le livre est vif, triste et gai, pas plaintif et cependant percé d’amour sans borne, malmené, pour une mère distante, belle, brillante, mondaine. .cette dernière idolâtrée par quelques unes des plus importantes figures intellectuelles de l’époque, malgré tout en surplomb vis à vis d’une fille qu’elle ne peut s’empêcher de trouver trop ordinaire par rapport à elle ? . .avec le recul, l’histoire ne plaide pas en ce sens. Ce que je me disais en refermant ces pages. Il y a des filles de, des fils de – j’en connais plusieurs et pense en particulier à quelqu’un – qui commencent par être immenses en modestie et forcent l’admiration

Annelise dit: 21 novembre 2019 à 15 h 54 min

15h29 « la seule à savoir le vrai du faux blond »

Même pas révéler l’adresse du coiffeur ni donner le numéro de la teinture ? Vous êtes dur en affaires, mon cher Thornill

Je garde le secret uniquement parce que vous avez été extra sur le film d’Akin. .le Mans n’a pas tenté quiconque ? Jazzi ?..pas de fausse pudeur, allons, Bale allume le feu de toute manière, au lieu d’être emporté par le vent (enfin très grimacier sur ce coup pour feindre l’espèce d’autisme asperger de Ken Miles attelé à faire gagner le gros Ford, second name…quand même préféré son cirque rain man à « Hors normes »)

Jazzi dit: 21 novembre 2019 à 19 h 09 min

« le Mans n’a pas tenté quiconque ? »

Je l’avais complètement zappé, mais j’irai le voir, Annelise.
D’ailleurs, il n’y a guère mieux à voir cette semaine.
En vrac, trois films que je vous ai épargnés :
« Noura rêve » de Hinde Boujemaa (Tunisie), « Les Misérables » de Ladj Ly (France 9.3), « Terminal Sud » de Rabah Ameur-Zaïmeche, avec Ramzy Bedia.
On en parle quand vous voulez !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585685&cfilm=261040.html

Annelise dit: 21 novembre 2019 à 19 h 52 min

19h39. .c’est fait pour ça Jazzi !
Dystopie dystopie, Eriksen (pour « Terminal sud » ) Avec le film géorgien, il fait partie de ceux que j’estimais dignes d’être chroniqués. .les « Misérables » également, mais pas sur le même ton

Je vous lirai bien sûr volontiers avec Jazzi si vous commettez une notule. .moi je n’y cède pas, pourquoi? Le trop-vite -en -billet-principal ne laisse la chance à aucun film de s’installer, le moulinet s’accélère, on tombe dans l’abattage « actu » auquel je ne tiens pas

puck dit: 21 novembre 2019 à 21 h 33 min

je suis désolé mais n’empêche qu’il n’y a qu’en littérature qu’on peut trouver un Nabokov qui démolit un Dostoïevski, ça fait partie du flou artistique littéraire, en musique on n’a pas ça du tout, on aura jamais un Salieri qui va démolir un Mozart, et qu’on conpare les oeuvres des deux on peut dire que Nabokov est à Dostoïevski ce que Salieri est à Mozart, Nabokov n’a pondu que des bouquins futiles et inutiles sans grand intérêt philosophique.
.

bouguereau dit: 22 novembre 2019 à 14 h 42 min

à vous lire, je sentais le cerfeuil ciselé de la sauce tomate

et en échange qu’est ce donc qu’y sniffe polo haprés avoir lu keupu?..’faisez le bien et hon vous lrendra pas’ qu’il dirait lassouline

vincent dit: 22 novembre 2019 à 16 h 08 min

BJ Anne Lise & la compagnie, je cite devant chacun à part elle avec joie M.jm qui vient de s’exprimer….
et n’écris pas trop ces temps-ci car marne; Art comme vous l’avait dit en Mp car voyage comme fait Philippe, ils vont finir par se rencontrer à l’aeroport Fiumiccino???? Attention les yeux.mais reprendra contact quand il landera et vous lit.

Pour signaler deux choses, prem la mother d’arty est allée voir sur le conseil d’A.l la pièce de M.braunschweig, chroniquée ici par ericksen bien que négativement. Et C.p n’a pas nié car il a compris, bien que sa famille.mais la mère ,très cultivée et jeune est allée car elle s’y connait elle- m ême t.Bien par défintion; il en parlera s’il éprouve cet envie.

vincent dit: 22 novembre 2019 à 16 h 14 min

deuz. Nous sommes allés en formation serrée, encore + que quand on vous avait abordé à la Cinémathèque B.voir LEVAN AKIN(12 par rapport à 8 quand vous avait vue il y a maintenant des mois).

et c’est exactement ce que vous avez dit….une déception devant ce film discret sur l’histoire homosexuelle,qu’on a réfléchi,car la mondialisation est un pB qui gache le plaisir de regarder en VOYANT,plutot qu’avaler ce film sans comprendre , dans ce pays traditionnel il n’y a pas besoin d’autant en faire pour choquer et risquer 1 isolement et rejet total….

vincent dit: 22 novembre 2019 à 16 h 24 min

Et donc voir autrement ce film ,à la place de céder à une vue occidentale trop facile, fait uniquement pour remporter l’oscar Film Etranger….sur quoi on peut comparer faradhi, déçus quand il fait moins spectaculaire dans ce que le public étranger attend qu’il montre.

car si on en fait PAS cela va favoriser des productions très ordinaires comme partout PAREIL ,avec les cases cochées ;Simon que vous aviez rencontré (Femis)d’accord pour préférer du plus traditionnel autour de ce pays important que connait mal le public alors qu’il devrait.

merci de nous avoir fait connaître ce nouvel angle critik + subtil.

vincent dit: 22 novembre 2019 à 16 h 31 min

16.24 j’ai peur d’avoir écrit le contraire 2cke je veux dire…..
résumé = il faut par calibrer POUR que le spectateur comprenne plus facilement et favoriser l’escalade émotion,ou limer trop au prétexte de ça.mais vous l’avez dit bien bien meiux.

Chetouane dit: 22 novembre 2019 à 16 h 46 min

Vincent, c’est ,honnêtement, un peu confus.
Vous semblez néanmoins avoir compris l’essentiel, entre les lignes . l’exploration critique d’A.R sur la décélération, plutôt que de céder aux sirènes des desiderata spectateurs ,est particulièrement subtile.
Elle a raison de signaler qu’à terme, il n’y a,dans ce cas de figure, qu’une abolition des particularités, non des rajouts, mis en abyme.

Jazzi dit: 22 novembre 2019 à 17 h 02 min

Rien compris au problème que vous soulevez, Vincent ! Toute oeuvre et tout artiste doivent partir du singulier et aboutir à l’universalisme. Pour moi, le mille feuille mélodramatique d’Akin a rempli son cahier des charges. L’essentiel c’est que ça danse !

Marie Helene S dit: 22 novembre 2019 à 17 h 03 min

@16 h 25 ‘je sais pas si je suis clair?
A +, arty vous fait dire qu’il lit &reviendra ‘

Vos jeunes voix apportent des elements non negligeables.Ce serait dommage de cesser. A.R sait se montrer indulgente !

Jazzi dit: 22 novembre 2019 à 17 h 26 min

Moi, le gai regard du jeune arty sur le film d’Akin m’intéresse. D’autant plus qu’entre lui et moi, trois générations nous séparent ! A-t-il au moins versé sa larme ? J’avoue avoir été ému…

Marie Helene S dit: 22 novembre 2019 à 17 h 29 min

19 h 52, 21/11, Annelise ‘Le trop-vite ne laisse la chance à aucun film de s’installer, le moulinet s’accélère, on tombe dans l’abattage « actu » auquel je ne tiens pas’

Chetouane 16 h 46 ‘l’exploration critique d’A.R sur la décélération, plutôt que de céder aux sirènes des desiderata spectateurs ,est particulièrement subtile.’

Le choix de ne pas faire (trop(- fonctionner la ‘planche a billet’ est judicieux pour eviter la devaluation. le dilemme se pose en librairie, avec l avalanche de livres sur les tables & l incessant turn -over.

Cette attitude critique parcimonieuse favorise une forme de reflexion, plus profonde : Jeremie Clapin conduit a se repencher sur des ‘animations’ ou l on etait passe vite (dont, ‘Ma vie de Courgette’, de Celine sciama & Claude barrail);le film georgien a ete l occasion d ajuster mes connaissances quant a ce pays dont on entend le nom depuis des annees, sans le connaitre.
Il parait lointain comme l etaient la Tchecoslovaquie, la Turquie ou l Armenie alors qu il est de culture tres ancienne.
il merite autre chose qu un ‘folklore’. Beaucoup se noue dans le Caucase, voisin a nos portes ‘occidentales’avec laquelle la france a tisse historiquement des liens (la diaspora dont a parle A.R, l exil du premier gouvernement independant a Nantes).V.Poutine, lui, le tient a l œil sans le perdre de vue.

Apres les pussy -riots qui ont beaucoup mobilise l opinion, il est temps que cela nous parle ,avant qu un coup de force nous y oblige ?
La est peut -etre la ‘morale’ de ce film d un realisateur ,si j ai bien compris, a demi suedois. L envoi aux oscars, puissant signal pour alerter ?

Marie Helene S dit: 22 novembre 2019 à 17 h 34 min

17 h 26 ‘A-t-il au moins versé sa larme ? J’avoue avoir été ému…’

Moi aussi jazzi. etait -ce pour les memes raisons ?
Votre 17 h 02 tend a repondre non.
Peu importe.

Vous aviez ete en eclaireur, le premier a aller voir le film apres Anne -lise. votre compte -rendu donnait envie.

Marie Helene S dit: 22 novembre 2019 à 17 h 38 min

Trois generations ?
Art a 25 ans…
Je ne pourrai guere qu etre sa mere. au grand maximum !Plutot une grande soeur d un premier mariage.
Parfait si les generations se melangent. Cela n est pas tres ‘occidental’. Chetouane qui travaille sur la diversite le sait.
par contre, c est une aspiration de plus en plus ‘moderne’ ! Tant mieux.

@’Danish’ . Les dialogues avec A.R sont formidables !

Marie Helene S dit: 22 novembre 2019 à 17 h 42 min

‘On peut le déplorer…’

Jazzi. Annelise a parle sur la Georgie caucasienne ‘d’Etat failli’ a une certaine epoque.
J ai etudie le topo pour comprendre, c est passionnant et conditionne tout autour !
Une des caracteristiques de ces etats, outre le mauvais traitement des minorites (‘sexuelles’, dans le cas qui occupe)est la corruption; tout se tient.

puck dit: 22 novembre 2019 à 17 h 56 min

oui greubou avec la musique on ne peut pas faire impression, j’ai étais voir le film « Alice et le maire », affligeant, l’histoire d’un maire en panne de conviction politique, et une jeune qui pour lui redonner cette conviction lui pond des citations philosophiques, genre « 1ère de la classe », tout y passe, on croirait que le film a été écrit par Enthoven, ou une émission radio avec Adèle Van Reeth (encore une 1ère de la classe).
la philo pour redonner le gout de la politique.. j’aurais eu plutôt plus envie de l’envoyer en Géorgie ou en Tchétchénie…
cette actrice joue tellement mal que si elle était violoniste au bout de trois notes le public lui casse son violon sur la tête.
non greubou la musique c’est différent des livres ou du cinéma, avec la musique on ne peut pas « faire impression », quand on est mauvais ça ne pardonne pas.

puck dit: 22 novembre 2019 à 18 h 03 min

greubou tu crois que c’est ça l’érudition ? tu appuies sur un bouton et hop ! la personne te sort 3 pages de l’encyclopédie universalis sans même bien comprendre le sens de ce qu’elle dit ?

bouguereau dit: 22 novembre 2019 à 19 h 44 min

hon peut dire aussi que les musicos sont souvent telment plein d’eux même qu’il sont seuls au monde keupu..tes remarques justifiraient quil soient telment coiffé de leur art quelquefois..qu’on aurait eu prex envie de signer la charte bruit et musique avec le tchi copain a baroz

bouguereau dit: 22 novembre 2019 à 19 h 48 min

Il y a aux Oscars, comme pour les Nobel, une dimension politique, MHS.
On peut le déplorer…

mais en même temps baroz qu’il n’y en ait point nous inquietrait hencore davantage..c’est comme avec coquetau et l’amour..c’est dans le pluriel que ça a du bon..et qu’on sait qu’au singulier on a raison

bouguereau dit: 22 novembre 2019 à 19 h 52 min

Enthoven, ou une émission radio avec Adèle Van Reeth (encore une 1ère de la classe)

faut pas être si cruel..c’est comme finkie..comme journalistes je les trouve trés bons..trés pro..mais plus que quiconque un journaliste doit être modeste..c’est leur seul ligne officielle

Paul Edel dit: 22 novembre 2019 à 21 h 28 min

Alley Cat. Une rafale de vent a poussé la porte de la cuisine de cette Trattoria voutée,de la via Regina Emilia . Le basilic s ‘est éparpillé sur le carrelage; mais la patronne ingénieuse, a posé du cerfeuil sur la sauce légèrement tomatée des spaghetti . Puck, au fond de la salle ,lit Platon.

Annelise dit: 22 novembre 2019 à 23 h 24 min

On en reparlera, Jacques
Mort de Jean Douchet à l’âge de 90 ans. Il est entré aux Cahiers après le service militaire, c’était le temps Truffaut Rivette Rohmer, sous le règne inspiré d’André Bazin. Compagnon de la Nouvelle vague, il n’a cessé d’oeuvrer avec beaucoup de générosité à la transmission, l’analyse frottée au public. Sa silhouette reconnaissable entre mille, ses cheveux blancs, sa méthode socratique éprouvée au contact des salles, avec les gens. .il est descendu oralement dans l’arène de la cinéphilie, il faut le faire croyez-moi, enfin, cela facilité par le fait qu’il connaissait tout. ..
Il a enseigné à l’IDHEC et la Fémis, à Vincennes et Jussieu.. Historien, critique, pédagogue ou conférencier, il n’a jamais posé tellement de distinctions entre pour s’adonner à son goût de la pellicule et à celui de la partager
Né en 1929 à Arras où se tenait un festival il y a quelques jours, il avait découvert le cinéma sous l’Occupation. La Libération et son cortège de films US lui avaient permis d’embrasser avec gourmandise et érudition de nouveaux champs. En 50, premiers articles dans « La Gazette du cinéma », éphémère périodique animé par un certain Eric Rohmer. En 1957, l’aventure qu’on connait est lancée.. . RIP cher grand bonhomme

Annelise dit: 22 novembre 2019 à 23 h 34 min

mon préféré c’est Jon Bernthal…
(Jazzi)

Je ne peux vous donner entièrement tort, bien que je vote pour l’idiot du village, Christian Bale « Teddy tea bag », « Sidebite »-Ken Miles du film.. vous êtes dont fan de « The Walking dead », cachottier ? Quand on aime Bernthal à juste raison, on est généralement fou de Zachary Quinto. .et là je suis à bout d’arguments, forcée d’admettre qu’en Vulcain aux sourcils fournis, sang vert, foie à la place du coeur il envoie le pâté
Mans 66, des plans speed sur la course, la pluie qui cincle le pare-brise ou l’aspect gondolé du paysage dû à la chaleur, la vitesse et les rugissements, avant cette espèce d’apesanteur magique où « tout disparaît, ne reste plus qu’un corps qui se déplace dans l’espace ». .cela pas mal, et la bouche tordue de Bale, mécanicien génial buveur de thé, époux épris et plan-plan, père attentif cohabitant avec le compétiteur acharné, incontrôlable. ..En revanche l’ambiance Michael Mann, qui est parmi les producteurs, restituée par Mangold lors d’un instant de complicité entre Ken Miles et son fils sur la piste donne plus le sentiment d’un emprunt ou d’une parodie malvenue que d’un hommage

Jazzi dit: 23 novembre 2019 à 10 h 18 min

Vous êtes sensibles aux beaux bruns à carrure de rugbyman, Annelise ? Me too ! Non, je ne connaissais pas Jon Bernthal avant ce film. Ce n’est pas l’un des personnages principaux ni l’un des plus sympathiques, mais quel charisme naturel… Responsable de l’image de la firme Ford, il se livre à une amusante comparaison pour expliquer la baisse des ventes des voitures américaines en montrant le portrait des belles italiennes, Sophia Loren et Monica Vitti, mieux carrossées et plus stylées que les stars hollywoodiennes des années 1960.
Matt Damon est toujours aussi parfait, mais en effet c’est Christian Bale, bourru, doué et nerveux, mais non dépourvu d’humour, qui emporte le morceau sur ce coup.

bouguereau dit: 23 novembre 2019 à 10 h 57 min

ça cause belle bite..chiffons et dentelles..c’est bientôt blackfriday..je dmandrais bien un ‘bimeur’ comme dirphiloo à pèrenoel..

bouguereau dit: 23 novembre 2019 à 11 h 03 min

Sophia Loren et Monica Vitti, mieux carrossées et plus stylées que les stars hollywoodiennes des années 1960

la gt40 était gorgeous..et c’est pourtant un mot estrément laid..mais allez leur espliquer

Paul Edel dit: 23 novembre 2019 à 12 h 38 min

Je voudrai quand même préciser qu’il n’y a pas qu’une Rome avec hôtels à couloirs moquettes épaisses et appliques dorées ,pour éclairer des gravures de Piranèse,ou des trattoria à pergola avec photos de Gassmann ou de Sordi……Rome a un autre versant..
…ville lourdement terrienne humide….parfois cloaque au milieu de ses des logements étroits sans garde-fou … terrasses de ciment frais sur des champs pelés..le Tibre et surtout l’Aniene : machins vaseux troubles pisseux.. reflux d’égout…. pins desséchés aux branches cassées avec promenades de religieuses aux voiles gris.. Gamins qui cognent dans les boites de bière contre des chats maigres qui se réfugient dans les couloirs frais et plâtreux d’une école à l’abandon… Angelots délaissés et ruissellement sales .. rouleaux et frises de fils de fer vers le dépôt des bus rouillés, avec immenses flaques des récentes averses …. bon dieu certains soirs les murailles chaudes désertes, énigmatiques, et interminables sous les fils du tramway…. l’orangé sablonneux et la sanguine écorchée de ces casernes vides, bruit des grands trains qui filent vers le Nord….…. une fille longiligne marche trop vite dans sa jupe courte puis claquement des lourdes portes cloutées.. solitude.. Tu restes avec les clebs qui se lèchent le cul au milieu des bustes de pierraille romaines antiques …Steppes d’herbe jaunie entre hlm avec femmes à jupe cuir phosphorescente et fermetures éclairs coincées. …la ville roule parfois un ciel d’orage très lourd.. la Ville devient inquiétante, vorace, maladive, dévoreuse , suceuse.. bouche passionnée triste, prête engloutir n’importe quoi..suivez le périphérique et ses vasques orangées électriques ,le soir, tout ce qui file le long des masures herbeuses et des pylones .. ça trempe dans la malédiction et l’inquiétude…ravagée par des entrepôts saugrenus ou un gigantesque monument mussolinien éclairé a giorno donnant sur le grand vide de la nuit…. ….avec souvenirs de Dolce Vita dans les bordels fascistes vers la Villa Torlonia avec hanches de femmes aux épaules blanches décolletées, allongées dans les mollesses d’arrière sales à fresque, toits vitrés dégoulinant d’averses, types gras ,masses de chair enfouies dans la vapeur face à une pythie osseuse qui fait sa crise de nerfs sur son trépied …Néron , Tibère et son nez cassé.. Grondement et drapeaux rouges de grévistes des services municipaux en marche vers la piazza del Popolo..et enfin l’odeur d’encens si muette dans les confessionnaux , et le prêtre qui se cure les ongles en attente de pénitents ..oui, Rome ,ville Omerta -aussi- pour jeunes assassins chahutant dans l’escalier ..

Jazzi dit: 23 novembre 2019 à 13 h 21 min

« Noura rêve » de Hinde Boujemaa (Tunisie).
Une version du divorce à la tunisienne, dans un pays où pour divorcer la femme doit obtenir le consentement de son mari.
Noura, lingère à l’hôpital de Tunis, trois enfants et un mari en prison, a une liaison secrète et rêve de pouvoir vivre son amour au grand jour. Mais dans une société où le vol et le mensonge semblent de mise, la confrontation avec la réalité va la faire tomber de haut.
Libéré de prison plus tôt que prévu, son mari va perturber ses plans et celui-ci n’aura de cesse, pour se venger, que de sodomiser l’amant de sa femme !
Vu le portrait en creux de la Tunisie actuelle (et éternelle) que Hinde Boujemaa nous donne à voir, je crains qu’elle n’ait du mal à réaliser un second film (celui-ci avait bénéficié de toutes les aides possibles en vigueur) !

« Les Misérables » de Ladj Ly (France 9.3).
Primé à Cannes où il était en complétion officielle et où le film a fait évènement, cette version réactualisée du célèbre roman de Victor Hugo se termine par le message suivant du poète visionnaire : « Il n’y a pas de mauvaises herbes ni de mauvais hommes, il y a seulement de mauvais cultivateurs ». Ici, Ladj Ly a transposé la cour des Miracles à Montfermeil, et son Gavroche est passablement métissé.
Un film d’urgence, beau comme un signal d’alarme !

« Terminal Sud » de Rabah Ameur-Zaïmeche, avec Ramzy Bedia.
Séduisant pas sa forme narrative, le film est plus problématique quant au fond. A la projection, je n’ai jamais pu lâcher prise et me suis constamment demandé où voulait donc en venir le cinéaste ?
« Terminal Sud » se déroule de nos jours dans un pays jamais nommé, mais où l’on reconnait les paysages contrastés, entre mer et montagne, de la région Paca. Là, les populations post houellebecquiennes, majoritairement maghrébines, sont soumises à une terreur d’état, et vivent sous la férule de miliciens non religieux qui volent, rançonnent et exécutent les gens selon leur bon vouloir.
Plus tard dans le film, on découvrira qu’il existe aussi des groupes de résistants. Hélas, leur comportement envers les représentants de la majorité silencieuse, qui ne demandent qu’à vivre et à passer entre les mailles du filet dans lequel ils sont étroitement liés et ligotés, est identique à celui de leurs principaux ennemis.
Au milieu de tout ça, Ramzy Bedia, en chirurgien urgentiste, a bien du mal a exercer son boulot correctement.
On a même droit à une scène de torture aux allures de séance sadomaso homo !
Un film en forme de parabole contre les dangers de l’extrême droite ?
Plus complaisant que salutaire, malheureusement…

Jazzi dit: 23 novembre 2019 à 13 h 34 min

Marguerite Yourcenar dit un peu la même chose que toi, mais à propos de Ravenne, Paul !

« Ravenne.
Hyperbole de ma mémoire…
Nulle ville où s’accuse d’avantage l’hiatus entre le dedans et le dehors, entre la vie publique et la secrète vie solitaire. Sur la place, le soleil chauffe les chaises de fer à la porte d’un café ; des enfants sales, des femmes débordantes de maternité braillent dans les rues tristes. Mais ici, dans ces pures ténèbres que l’habitude rend bientôt transparentes, des feux luisent çà et là, limpides comme ceux d’une âme où se forment lentement les cristallisations du malheur. Les piliers tournent avec la terre. Les voûtes tournent avec le ciel. Les apôtres valsent comme des derviches aux sons aigus d’une valse lente. Des mains divines pendent au hasard, vagues comme celles qui frôlent les visages dans les séances spirites, dérisoires comme les mains dessinées sur les murailles pour nous montrer le chemin que nous avons toujours tort de suivre. »

Phil dit: 23 novembre 2019 à 19 h 32 min

Jean Douchet, un homme de paroles pour la gloire du cinéma. il a lu son premier film avant de le voir, c’était « la règle du jeu » dont il a découvert les critiques dans les revues pendant la guerre, avant de le voir après 45. L’envers de Rome évoquée par Pauledel, comme la Vienne du Troisième homme, lui aurait plu.

Annelise dit: 23 novembre 2019 à 20 h 04 min

Jazzi, pour Quinto/Spock, l’homosexualité est de notoriété publique depuis le début. Nous en avions parlé à propos des blockbusters, vous ne vous souvenez pas ? Ne me dites pas que vous découvrez
Phil, Douchet « parlait de la Règle du Jeu avant de l’avoir vue ».. on ne va quand même pas en faire une histoire, si ? Ne rajoutez pas de la peine à la peine
Rome, périphérie oui on y est bien avec Paul Edel. .il parle bien de l’Italie, il y est entraîné.. et cette touffeur encore pire à Naples, avec quelques gros messieurs en tricot de peau calculant leurs pas pour descendre sur les rochers rejoindre leurs femmes assises sur des pliants, déchaussées, visage tourné vers le château de l’Oeuf, surveillant les bambins s’ébattant de part et d’autre du pont avant la digue, dans l’eau verte rendue visqueuse par le rejet des bateaux à moteur, irisée d’huile. .ils s’éventent avec un journal, suants, accordent un coup d’oeil distrait au Vésuve d’où s’échappent des nuages en panache – des fois que cela le reprenne ?. ..des rues sombres, bordées de linge pendant sur des fils crasseux, caleçons, gaines – un des derniers endroits où en observer en 2019 – chaussettes, tels de petits fanions parant l’itinéraire des processions, les jour de pèlerinage montent vers les hauteurs, les marches souillées de poissons crus pourrissant, reliefs du marché où sont venus chaparder des chats errants. Sur la jetée s’éloignent en pétaradant mollement vers les palmiers des mobylettes désuètes, minuscules ou surdimensionnées en proportion, chevauchées par des adolescents languides et apprêtés : des garçons rasés sur la nuque et les côtés, touffe de cheveux noirs sur le dessus érigée grâce au gel. Que la prestance coiffée tombe, et c’est cuit – cette sorte de superbe capillaire n’est pas négociable, en particulier après dix-neuf heures, lorsqu’ils repassent devant Chez Alfredo & Alfredo, snobant les touristes faisant la queue pour manger des croquettes que leur mères font dix fois mieux que le restaurant du guide.
Sous des globes ébréchés, des Vierges à robe bleue, des Christs aux cœurs saignants ornés de fleurs en plastique, d’extravagants ex-voto, attendent le signe de croix du promeneur sans le quémander. L’or et l’argent des trésors dans les églises ne compensent pas l’ambiance funèbre, la splendeur mortuaire instillées partout, dans la chaleur, la suie.
Et la Sicile, Palerme, Noto, Syracuse mes trois amours. .la première ville, encore du footing, en soirée, partant des Quatro Canti criards sous la lumière électrique vers le port, regrettant toujours que les blocs empêchent l’accès à l’eau. .des échelles gluantes pour les suicidaires, arrivée directe sur les rochers coupants. Syracuse, la piscine municipale est sur pilotis, les gosses courent en se bousculant sur les passerelles ! Struggle. Pendant que les amis se rafraîchissent dans un café vers Aretusa, je suis au jardin botanique pelé, au milieu des ruines antiques, des eucalyptus étrécis par la température brûlante, empestant la pharmacie.. Catane c’est pour me tuer lentement à la pâtisserie, manger « la Norma » aux aubergines si grasses qu’elles fondent dans la bouche plus vite qu’un morceau de beurre avant d’attaquer les seins de Sainte Agathe, par trois, je sais, deux seraient plus logique, place de l’Eléphant, alors qu’il fait 45° à l’ombre. .toute cette crème…et les éoliennes, Salina où je fus heureuse comme je ne le serai probablement jamais plus, Stromboli que j’ai vu cracher le feu, sens littéral, de très près… en bateau je me suis toujours demandé si la mer était plus chaude quand la lave s’y jette ?. .tremper la main dans le bleu marine , regardant l’orange couler sur le noir. .et les Pouilles, le Gargano, les longues salines monocordes avant Bari. .Si je ne m’évade pas vers l’Albanie, bille en tête vers Brindisi, je fais étape à Fasano.. vert jade absolument fou, et la terre rouge et les oliviers qui n’étaient pas encore morts, les jardins de cactus.. Locorotondo ou Martina Franca un peu plus à l’intérieur, j’évite les trulli, Lecce que j’aime mais que je connais trop et descends, descends… un des « bouts du monde »,c’est se mettre au point exact avec une mer différente de chaque côté.. Santa Maria di Leuca, Adriatique, Ionienne .. sentiment de pouvoir se placer à ce style de croisée modestement parfois, peu importe : à la jonction de flux, pour guérir de quelque chose, laisser traverser. .dans le Médoc, l’endroit où le fleuve se jette à la mer, vers Soulac, à la Pointe de Grave..les dimanche, l’hiver, il n’y a pas grand-monde. Seule avec les pêcheurs, assise sur le blockhaus, les yeux sur les remorqueurs qui tirent une balise. Ils vont si lentement qu’on dirait qu’ils reculent. Cordouan tient bon, loin, 7 km, au milieu des vagues

Jazzi dit: 23 novembre 2019 à 22 h 36 min

parlez-nous du film, Fontebranda.
Donnez-nous des raisons d’aller le voir !
Je crois me souvenir que sur la RDL Delaporte avait dit que c’était très mauvais ?

Larry Boisière, cinéaste dit: 24 novembre 2019 à 10 h 59 min

que devient cette chère Lucienne ? q
ui en a marre de tous ces verbiages pompeux (sauf Jazi qui, lui, parle vraiment de cinéma

Annelise dit: 24 novembre 2019 à 11 h 28 min

Et moi, Larry le 24 à 10h59/ Laura/ « Momo », disons / « Langoncet » sur la RdL/ Lucienne et toute la clique je suis lasse de vos interventions couardes balancées chez les uns les autres sous multiples pseudos. .Je suis en train, la modé vous fera sauter en décalé car elle n’est pas alignée sur le même fuseau
Bonne journée aux autres, on attend le Martin Eden de Fonte

Paul Edel dit: 24 novembre 2019 à 12 h 26 min

alley cat dit: 24 novembre 2019 à 11 h 39 ..
Excellent… Il faut ajouter que dans la Taverne-caverne , un napolitain aux grands cils noirs grattouille une mandoline , et sa mélodie chante les belles femmes toutes en hanches , quand elles passent le balai entre les tables entourées d’une marmaille turbulente et joyeuse .. Puck lit toujours Platon, avec une patte de lapin dans sa poche.

alley cat dit: 24 novembre 2019 à 12 h 37 min

Platon père de la projection cinématographique, c’est au livre VII de la République. Quelle machinerie en cuisine

Phil dit: 24 novembre 2019 à 15 h 25 min

.. on ne va quand même pas en faire une histoire, si ?

Douchet a passé sa vie « à en faire un histoire », dear Annelize ! le critique doit probablement lire avant de regarder, c’est là toute l’histoire !

Phil dit: 24 novembre 2019 à 15 h 50 min

le peuple vous soutient dear Baroz, vous êtes un homme de paroles comme Douchet qui dubitativait du numérique. vous n’hésitez pas à monter au front mk2 multiplex avaler du navet, total keops respect.
Vu « Détour » même titre en anglais, Ulmer 1945, sorti en France en 1990 (pourquoi si tard, I don’t know !).
Never mind. vu la version DCP en premier, le 35 mm ensuite; y’a pas photo, le flou disparaît, les reflets grisonnants aussi, un comble pour une rolls du cinéma noir. heureusement que Douchet n’a pas vécu ça.

bouguereau dit: 24 novembre 2019 à 17 h 01 min

Couardise et malveillance, les deux mamelles du troll

et dessous il a toujours le gros ventre toujours phertile..ha c’est pas un cadeau

bouguereau dit: 24 novembre 2019 à 17 h 07 min

tout ça m’a fait penser à coloutchi et sa milice ‘qui passe 4 par 4 armée jusqu’au dents prétabondir’..

Lecteur dit: 24 novembre 2019 à 17 h 11 min

Virez ces malpropres Anne-Lise !!Ouste ! Ils nous cassent les oreilles avec leurs débilités. Gardez votre écriture d’écrivaine, Votre ton des chroniques nuancé, alerte. Oeil intimiste. Voyageur, mordant; Vous ,et la garde rapprochée de vos contributeurs Phil -Bouguereau-Jazzi .Plein d’humour.FORMIDABLE.
Les posts italiens, un régal.

Lecteur dit: 24 novembre 2019 à 17 h 14 min

17.01 Couardise et malveillance, les deux mamelles du troll

et dessous il a toujours le gros ventre toujours phertile..ha c’est pas un cadeau

exactement !! Surtout inintéressant.Vous par contre et les Mousquetaires d’Anne-Lise, très drôles.
MERCI.

puck dit: 24 novembre 2019 à 19 h 09 min

« bouguereau dit: 22 novembre 2019 à 19 h 52 min

mais plus que quiconque un journaliste doit être modeste..c’est leur seul ligne officielle »

wow c’est beau ce que tu dis greubou, c’est beau comme un vol au vent de basilic ciselé dans pizzéria romaine.

mais tu sais c’est souvent le cas, tous les journalistes sont modestes, c’est même leur coeur de métier, la modestie.

après c’est vrai il y a les gros titres, d’aucuns diront qu’un gros titre n’est la marque de la modestie, mais là c’est le côté pognon qui prend le dessus, du coup les journalistes sont tellement modestes qu’ils n’osent même pas ouvrir un journal ou écouter bfmtv, ma modestie…

tu sais greubou, heureusement que tu existes, avec des types comme toi la vie est plus drôle.

Fontebranda dit: 25 novembre 2019 à 0 h 33 min

En général, j’ai bcp de mal avec les adaptations au cinéma des romans que j’ai lus & aimés. Pour Martin Eden, il y avait encore la transplantation (de San Francisco à Naples) & les modifications qui s’en suivent ; on est clairement ds un « d’après » qui s’autorise à s’écarter de la lettre : Pietro Marcello s’est approprié le texte mais le résultat en restitue formidablement l’esprit (à mes yeux).
La trame reste la même : un jeune homme pauvre vient au secours de celui qui a le dessous lors d’une bagarre tr inégale sur le port, lequel se révèlera appartenir à une famille riche & cultivée (& reconnaissante). En le raccompagnant, Martin découvre un autre monde — poésie, peinture, musique (classique) au piano — & une jeune fille, sœur de celui qu’il vient de sauver. Il tombe amoureux de l’ensemble, il est bouleversé par la beauté de ce monde. Il veut apprendre, on lui prête des livres qu’il dévore, il s’en procure d’autres, il veut devenir comme eux — mieux, il décide de devenir écrivain. Il doit d’abord apprendre à s’exprimer ds les règles. Il maîtrisera la grammaire, mais ne se laissera pas convertir par ailleurs à ttes les conventions, même lorsque c’est la charmante qui voudrait les lui imposer (pourquoi ne deviendrait-il pas comptable ? son père pourrait l’aider & il deviendrait un parti possible, on a les idées relativement larges). À un niveau moins sordide en apparence, Martin rencontre donc le même utilitarisme (écrire ne sert à rien) chez ses modèles que chez son beau-frère le boutiquier. Il rencontrera un autre mentor (littéraire & politique), bouffera de la vache enragée (le film comme le roman est ponctué par les envois de manuscrits fiévreusement rédigés & leur retour régulier à l’envoyeur), trouvera une famille de substitution, pauvre, non instruite mais généreuse). Le succès arrivera trop tard (la charmante n’a pas su croire assez en lui, mais surtout se révèle imparfaite, d’esprit assez étroit & bcp moins intelligente que lui), sera vécu ds l’excès, avec le sentiment de sa vanité (futilité, néant, insignifiance). L’autre jeune femme, connue lorsqu’il était pauvre & ignorant, tt « authentique » & aimante qu’elle soit, ne peut faire son bonheur. Ultime désillusion : la jne fille de bonne famille tente de le reconquérir une fois qu’il est devenu riche & célèbre.

Mais une fois qu’on a raconté cela, on n’a rien dit du film — notamment parce qu’il juxtapose (ou intègre ?) à cette narration d’autres images, documentaires ou qui ressemblent à des morceaux de films d’amateur, d’archives familiales. Véritables ou imitées ? Faisant office de commentaire (historique ? politique ? ethnologique ?), d’échos, de contrepoint, de flashback (souvenirs du protagoniste, en particulier les deux enfants, gde sœur & petit frère, qui dansent ds des ruines & qu’on revoit plusieurs fois) ?
Je ne voudrais surtout pas, en mentionnant ce procédé, détourner du film ceux qui craignent plus que la peste la « prise de tête ». Peu importe leur nature exacte, les intentions — chacun établit spontanément, quasi inconsciemment des rapports avec l’histoire, sans avoir à fournir d’effort « cérébral » : ça se fait tt seul, & ces autres suites d’images ne sont ni trop longues ni trop insistantes.

Autre aspect qui pourrait étonner (voire déconcerter les psychorigides) : la fluidité des repères temporels. On ne sait jamais à quelle époque on se trouve, on reçoit même des indications contradictoires (vêtements, objets, allusions à la guerre avec notamment les uniformes de la scène sur la plage). Là encore, il suffit au spectateur d’admettre qu’il ne regarde pas un « film en costumes », une reconstitution historique, & de se laisser porter.
Les italophones & les italophiles goûteront des satisfactions supplémentaires bien sûr (contraste des langages, emploi d’une actrice française — parlant tr bien l’italien — ds le rôle de la jeune fille idéale & cultivée, incarnation du personnage de Russ Brissenden par Carlo Cecchi, qui transporte avec lui ses propres « connotations », des réminiscences cinématographiques, etc.), mais elles ne me paraissent pas du tt indispensables pour apprécier Martin Eden. Ça parle de Naples, ça parle de l’Italie, mais ça parle surtout de ns.
Pas besoin non plus d’avoir lu Les Transclasses de Chantal Jaquet, ni même le roman de Jack London.
Les équivalences en images des paragraphes consacrés à la rencontre de l’art & de la beauté lors de la première visite (comme la scène de comédie sociale, drôle sans tomber ds la caricature, ni d’un côté ni de l’autre de la faille, lors du premier repas) sont particulièrement réussies (l’examen étonné du tableau, qui se déforme vu de trop près, se reforme qd on s’en éloigne, suivi d’un contrechamp où c’est le visage de Martin Eden spectateur qui passe du net au flou & inversement, avec apparition, d’abord nébuleuse de la jne fille de la maison ds son dos… Sans parler de l’avantage du cinéma de donner à entendre la musique émouvante, & à voir l’engagement de l’interprète à son instrument, qui aurait pu être largement contrebalancé par le risque de montrer les larmes : qu’elles ne soient pas ridicules montre assez la qualité de l’acteur & de la réalisation.)
Qu’ai-je oublié ? l’amère satire de l’adulation de l’auteur à succès (qd faire scandale devient impossible , puisque tte transgression se retourne en votre faveur — mais ce n’est qu’une autre façon de ne pas être entendu). Le débat (autant philosophique que politique, Puck) sur l’individualisme. Le discours de Martin Eden, prônant la supériorité de l’évolution (du darwinisme social ?) & dénonçant le socialisme comme un autre esclavage devant un public hostile d’ouvriers « rouges » (qui m’a furieusement rappelé la rhétorique en roue libre du Banquier anarchiste de Pessoa).

Jazzi dit: 25 novembre 2019 à 10 h 43 min

Vu « A Beautiful Day » de Lynne Ramsay avec Joaquin Phoenix, hier soir à la télé. Superbe performance de l’acteur, avec 20 kg en plus que dans Joker (vu le succès, on prévoit un Joker 2, Puck !), mais le film m’est apparu trop maniéré à mon goût…

C’est vendu, Fontebranda. Il était temps, « Martin Eden » est en voie d’être retiré de l’affiche !

bouguereau dit: 25 novembre 2019 à 11 h 11 min

..le pic a glace la tronçonneuse la hache la machette..pas vu bicoz c’est une manie de cogner le jour et la nuit havec un marteau..c’est quand qu’on reprend le petit tablier et le plumeau qu’elle dirait bonne clopine

bouguereau dit: 25 novembre 2019 à 11 h 16 min

..avec le bimeur les noirs sont pas noir et les contrass manquent de tranchant..la couleur c’est mieux..c’est plus fait pour les fimes cochons

bouguereau dit: 25 novembre 2019 à 11 h 17 min

tu sais greubou, heureusement que tu existes, avec des types comme toi la vie est plus drôle

essaie de donner l’change keupu

Art dit: 25 novembre 2019 à 12 h 06 min

M.J.M bouguereau si vous mettez le porno / beamer votre meuf risque à pas apprécier et tordre le cou!!!
elle voudra pas partager en ce nom si amoureuse,à notre génération du moins on y tient pas.

jazzy le 22 /11 « Moi, le gai regard du jeune arty sur le film d’Akin m’intéresse.  »

Je suis plus la jeune tafiole dbq émotive comme vous m’aviez traité alors ?!!!
Première nouvelle; merci!!!
Ne fais pas votre intéressant Ptite Cosette M.Jazz en disant « pour une fois qu’on m’apprécie »;
Quand vous n’agressez pas, vous l’ETES beaucoup par nous tous y compris moi,surpris d’être séparé par trois générations.Vous êtes en pleine forme!!!
L’age n’est pas grand’chose quand on se plait.Vous avez même l’honneur d’être taquiné par Annelise vous disant cachottier sur zac Quinto que tout le monde sait effectivement Pd comme nous& qu’on fantasme sur ce charmant garçon à bonne tête!!!
Je vous remets en mémoire qu’il n’avait pas apprécié Kevin spacey,avec l’autorisation qu’il fasse ce qu’il veut dans sa vie privée, mais pas se serve du coming-out homo pour maquiller ses agissements et devenir trop saute au sac avec des jeunes acteurs naifs. ça doit être passé en justice, et pourquoi j’ai choisi de pas aller à Polanski pour soutenir A.Haenel!!!
mais laisse le monde libre et ma maman allée voir,dont elle est rentrée mifigue &raisin, car pas pu s’empêcher de trouver ce parallèle embêtant maladrois.

Le film Nous dansons :versé ma larme non. Mais ému,malgré la déception annoncée par A-L que j’ai ressentie.
En me questionnant ,ce que je n’avais pas fait « naturellement » ,n’ayant pas idée de la Géorgie qu’on entend partout sans faire attention.Ce conditionnement à des films trop mondialisés est gênant et à terme va avoir résultat contraire, trop plats .Personne en voudra plus car trop téléphonés ,donc il faut apprendre à comprendre les nuances propres et remettre après dans situation mondiale, où pas que nous,les Européens!!! .
AL fait son travail et mille fois plus en dénonçant sensiblement la dérive de faire partout pareil(et que du coup on attend trop « strident » pour bouger et sinon restons bêtement de glass).

je suis en stage pas intellectuel ,très concret sur points compliqués à vos yeux, pour moi faciles.
Je kiffe xl ce qu’ écrit sur Mans 66 et que AL soyez penchée sur ces voitures concurrencées Ford construites à Modène, j’aurais pas cru!!!
Tbeau ce que vous dites sur le personnage de christian Bale en kenneth Miles forte tête,malheureusement sacrifié sur le circuit et ce sentiment de vitesse métaphysic& les emprunts à scénographie de Michael mann,qui m’a estomaqué que vous voyez.
A bientôt !!! Phil voyageur ,cool.

Art dit: 25 novembre 2019 à 12 h 12 min

Les textes Rome,pedel et Naples et Sicile bout du monde SM de Leica, mers ionnienne&Adriatique et Pointe de grave Anne-Lise sont d’une beauté poetic intensement géante!!!

Art dit: 25 novembre 2019 à 12 h 14 min

santa Maria di Leuca. maintenant je vais REVER d’aller !!!
(leïca Bv spécialiste ou M.J.m qui demande un beamer pour noel!!!il va changer sa liste si pas trop tard.)

Marie Helene S dit: 25 novembre 2019 à 13 h 40 min

J arrive de la RDL ou on s interroge sur votre formation, Annelise !

Pierre Assouline vous a t-il reperee quand il etait a ‘Lire’ ?
Vous n etes pas forcee de repondre. Vous n aimez pas, je l ai experimente, qu on s aventure dans la sphere trop privee.

Fontebranda, 0 h 33. Martin Eden.
merci;
Ma vision du film est proche de la votre, en moins complete &complexe.
Meme difficulte d habitude a des adaptations ‘cinema’ d oeuvres litteraires, or ici, cela a fonctionne. La richesse des ‘procedes’ utilises dans la partition m a parue un plus, comme a vous.

J etais accompagnee pour la seance. La personne avec moi, elle, en a ete agacee, y decelant de la lourdeur plus qu autre chose.

Accord avec vous, de nouveau, quant au role de la musique et l evocation napolitaine, auquel fait echo la superbe strophe d A.R.

Je vous cite :
‘Les italophones & les italophiles goûteront des satisfactions supplémentaires bien sûr (contraste des langages, emploi d’une actrice française — parlant tr bien l’italien — ds le rôle de la jeune fille idéale & cultivée, incarnation du personnage de Russ Brissenden par Carlo Cecchi, qui transporte avec lui ses propres « connotations », des réminiscences cinématographiques ‘
Quelle justesse ! J ai eu le sentiment, tout du long, de passer a cote d une dimension que posseder tout a fait la langue italienne m aurait pleinement permis de ressentir.

Est-ce votre cas ?
Jazzy ou d autres ont-ils eu la chance d entrer dans ces nuances ?

On pense toujours a cet ecart pour les films anglophones ou italiens, espagnols, allemands, il se pose a l identique, encore bien plus pour des oreilles qui y sont moins ordinairement rodees pour le japonais, le russe, l arabe… avec moins de qualifications pour le resoudre.

Satiajit Ray, j y reviens une minute puisqu Annelise le permet en l ayant cite dans ce fil, la diversite des dialectes en Inde n a pas facilite la promotion d un cinema que nul ne savait traduire, d une contree l autre !

Annelise dit: 25 novembre 2019 à 13 h 58 min

@MHS, Pierre Assouline et moi nous sommes connus dans la bibliotheque des Pléiades chez Gallimard, où je signais le service de presse de mon premier livre en Série noire…il y a longtemps
Bon post solide, Fontebranda. Il change des balivernes. Belle remarque sur les tonalités, les contrastes des langues finement rapportés, l’amertume couvant sous les adulations à tort et à travers, la labilité. . Jazzi grâce à vous va de dépêcher pour ne pas manquer le train

Lecteur. Mettre les trolls dehors n’est pas aisé. Ils jonglent avec les adresses
Au Chili d’après Coluche ils étaient 6, JeanMarcel hier à 17h07. Dans le Médoc aussi on s’amusait d’un rien. .un simple rat crevé derrière la pompe à eau dans le baraquement faisait bonnet de Davy Crockett

Marie Helene S dit: 25 novembre 2019 à 13 h 58 min

Ex- U.RSS, j y pense a travers votre ami georgien, empeche pendant des semaines de rentrer chez lui a Tbilizi a cause des penuries en essence- le probleme etait ‘resolu ‘ par la prédominace russe.

Le georgien n en est pas moins une langue parlee a part, idem le lituanien Etc. Vous disiez qu il etait polyglotte, sept ou huit langues ?

Impressionnant ,et en partie, necessaire s il a vecu dans son pays avant,pendant et apres l eclatement du bloc.

Jazzi dit: 25 novembre 2019 à 15 h 12 min

« Jazzi grâce à vous va de dépêcher pour ne pas manquer le train »

Pas d’ironie, Annelise !
J’essais de voir les films valables, pendant qu’il en est encore temps. Le turn over est terrible à paris. Et je lis très peu les critiques pour faire mes choix…

Il y a un amusant parallèle sur le « plan » de la carrière littéraire entre vous et Paul Edel. Si je ne me trompe pas, lui aussi a commencé par des livres autofictionnels (ou autobiographiques) sur son enfance normande, puis a enchaîné avec la série noire. Ensuite, il semble que le théâtre l’ai accaparé. Vous c’est plutôt le cinéma. Enfin, la consécration lui est advenue avec des textes plus exofictionnels : Voltaire, Brecht. Vous voyez ce qu’il vous reste à faire !…

Annelise dit: 25 novembre 2019 à 16 h 24 min

Non Jazzi, je n’avais mis aucune ironie cette fois. ..quand je désire en mettre, je vous assure j’en mets . .voulais juste dire que la belle notice de Fonte vous donnerait envie. Vous qui aviez l’habitude d’aller en éclaireur l’ayant manqué auriez à cœur de rattraper le retard. .le titre de Chéreau aura fait florès. .ceux qui aiment un truc ont tendance maintenant à adopter le langage seuneuceufeu – tenez, aparté au sujet de la famille et la bande d’amis embarqués pour Limoges. J’aime Trintignant quoi qu’il arrive. .mais alors, de la salve Chéreau, je me demande si je ne préfère pas un moins trépidant.? .secrètement noir « Intimité »..avec des bornes, cela dit. .enfin oui je le préfère (nettement) à la Reine Margot. .peut-être la bouille un peu passe-partout de Rylance, ces rencontres physiques mélancoliques. .

Les similitudes etc, ah bon vous croyez? pour commencer je n’ai jamais écrit d’autobio ni autofiction. . .là-dessus un grand malentendu, mais cela n’a aucune importance. .hésité à l’époque à opter pour le « je » en sachant que je faisais de la fiction avec deux, trois étaiements ultra personnels faciles à identifier..pour parler non pas de moi, mais du sentiment de relégation en campagne,des pertes, d’une hybridité, de l’imposture et des deuils. .il y a eu une part de provocation à endosser, et d’une certaine façon, écrire c’est cela aussi : être tous les autres en plus de soi. .après quoi je me suis fait incendier, parfois en famille et au village, certains outrés que je raconte cela alors que ?.. jamais ! nulle part ! ou au contraire, trop vrai ! pourquoi l’avoir dit mon dieu mon dieu mon dieu !..
Sans compter ce considérable journaliste qui sur France Inter me terrorisait en « off » dès que s’annonçait une page musicale, m’expliquant que hein, bon, c’est pas du roman, mon livre, hein, contrairement à son bouquin, (qualifié en base-line du terme, en rouge, pour que le lecteur sache que c’est sûr et certain, pas d’ambiguité, des fois qu’il pourrait se choper un prix littéraire avec) alors qu’en contenu, il délivrait par le menu les minutes de la pendaison de son père, avec nom de la maison familiale et quasi coordonnées, latitude et longitude de l’espace. .bingo..
La misère travestie sur les ondes en splendeur. .faites ce que je dis, ne faites surtout pas ce que je fais : sans Alain Nicolas je serais morte de crise cardiaque qu’il m’ait roulé des yeux et tonné comme ça dessus. Me suis juré qu’en situation de disproportion des forces, jamais je ne donnerais là-dedans. .en même temps, je n’ai rien contre les autobiographies littéraires bien faites. .dans un voyage récemment, j’entre dans une maison inconnue, Jean-Louis Ezine est dans ma chambre (plus exactement, son livre est sur la table de nuit). Diable ! Bizarre, alors que je n’étais pas tout près.. « Les Taiseux », chez Gallimard. .Le père enfui, le beau-père qui faisait partir sur la route en trébuchant la mère et l’enfant dans le noir. .le faisceau laser d’un « tour » Sainte Thérèse, à Lisieux, qui balaie la pièce et réconforte un peu. .cette résistance tirée d’une piété silencieuse et du désespoir, de la panique et de l’impuissance. .le rire, la désinvolture appuyée et les plaisanteries après au Masque n’ont jamais plus étaient réverbérés pareil, à cette lueur

Gentil, votre post sur RdL à mon sujet, MHS. .merci
Cet homme géorgien qui parle couramment le français en plus de sa langue maternelle, l’anglais, l’espagnol, l’allemand, l’italien, le russe et les langues baltes possède aussi le chinois, le persan, dari, pachto. .alors oui, on peut dire qu’il est polyglotte

Annelise dit: 25 novembre 2019 à 16 h 39 min

et l’arabe !
Je crois sérieusement qu’il voudrait se mettre à l’hébreu pour compléter.. C’est vrai que c’est un peu léger, sinon

Paul Edel dit: 25 novembre 2019 à 17 h 06 min

Jazzi , Annelise… Quand je fus publié en »série noire » du temps de Robert Soulat, sous le nom de Paul Clément « (Exit »1981 ..puis » je tue à la campagne » ) je me souviens qu’à cette époque début années 80 , on ne signait jamais au rez-de-chaussée dans le salon aux Pléiades..On ne signait pas !! On ne dédicaçait pas !.. On rigolait… dans les caves la Série Noire en évoquant les traductions de l’immédiat après- guerre..et l’ argot inventé assez farfelu.. , mais si on ne dédicaçait pas, avec Soulat on allait boire des verres de rouge au café du coin. .parfois accompagné de Manchette ou + souvent avec Robin Cook, grand filiforme au visage émacié d’indien , avec béret basque, Cook et son sourire magnifique pour montrer qu’il lui manquait des dents….. ahhh Robin Cook (« on ne meurt que deux fois ») et son humour.. ravageur.. parlant dans un français mâchouillé avec une curieuse respiration de phoque essoufflé..

Annelise dit: 25 novembre 2019 à 17 h 40 min

Beaux souvenirs, Paul. Toujours à la cave quand j’y viens – une sorte de prédestination pour nos belles figures imbibées, ne citons que les morts ce sera plus charitable, de toute façon, « exhaustif », ce serait trop long ? – de votre temps Manchette ou Cook, bien sûr ! ô combien ! du mien Crumley, pas mal non plus ou Harry Crews -grosse moustache ! Chistopher Moore ou Offut, bien vivants, le dernier s’étonnant des deux baignoires au Lutetia et me lançant un défi « cris d’animaux ».. je l’ai battu largement sur le chat, lui sur le cochon, j’avoue terrible ! cran au-dessus de ce que j’aurais pu tenter – les « dédicaces » comiquement instituées dans la salle grillagée aux Pléiades, « pour exemple »?
Soulat mythique aussi, autre genre que son prédécesseur Duhamel ou Patrick Raynal son successeur, carrure rugby, yeux de gosse, toujours entre deux régimes, flanqué de sa chère âme damnée qui m’a fait tant rire, JB Pouy « Gambernou » ou son comparse Marc Villard, vrai psychopathe qui m’invita plusieurs fois chez lui, à ses anniversaires, où nous parlions de Liv Tyler, son mannequin préféré qu’il avait vue travailler du temps où il était chez Givenchy à un gros poste . .cela me fait sourire d’en parler, j’en suis sortie vivante, déjà ça.. il avait fait une école d’art, à la base, pas une question mondaine d’évoquer tout ça, souligner plutôt le grand écart entre le film avec Juliet Berto, le parfum et la haute couture et son écriture rude..il ressemblait un peu à Cimino, en mieux, naturellement. Puis Aurélien Masson en tatoué mèche sur l’oeil, ami de jeunesse du chanteur Raphaël et enfin, superbe ! j’étais au Divan, parlant avec le libraire lorsqu’elle me l’a appris… une femme dirige maintenant la SN, Stéfanie Delestré..pas la question du sexisme et de la parité patati patata, tout de même une grande première.. la première fois que je suis allée à Lamballe ou à Frontignan, c’était très drôle de me retrouver au milieu de ces barbus, look un peu Harley Davidson. .le fait que je ne sois pas poilue a perturbé au début, et finalement ils s’y sont faits

Fontebranda, un dernier mot sur Martin Eden. Luca Marinelli va plaire à Jacques j’espère. .il nous dira..c’était habile de transposer un Martin habité de pensée marxiste se demandant s’il va se plier aux diktats de la société bourgeoise de la belle, entre début du siècle et 60′s.. au fil du récit ce sont des images d’archives du Naples populaire de 1950-60 qui ont été utilisées. .la trouvaille et bonne et paume les repères volontairement. La culture ouvrière du héros, mise en scène et coloris rapportent au cinéma italien des 70′s. .Bellochio ou les Taviani Bros, dont Paul pourrait me reprocher qu’il y a encore l’annonce de la mort de Vittorio, en twit colonne de droite il y a 589 jours.. Sangre !je ne sais plus utiliser le mécanisme ni le démonter. .l’informatique n’est pas mon fort, vous commencez à le savoir

Fontebranda dit: 25 novembre 2019 à 18 h 45 min

Pour le marxisme, je n’en serais pas si sûre, A.-L., ni pour le roman, ni pour le film.
Les toutes premières images d’archive (celles d’un 1er mai à Naples) sont tt de même superposées au portrait de l’anarchiste Errico Malatesta (auteur du Programma Anarchico de 1919) & les proclamations enflammées de Martin Eden orateur improvisé — en gros, vs échangez une exploitation pour une autre — vont ds le même sens.
La question politique & l’infidélité de l’adaptation sont d’ailleurs au cœur de l’éreintement (injuste mais au moins argumenté & détaillé) du film par Giulio Laroni ds l’Avanti.
En revanche, pas un mot ds ce long article du « montage à contrepoint » ou « à distance » d’Artavazd Pelechian qui devrait donner un peu de grain à moudre aux spécialistes (s’ils ont vu le film de P. Marcello).
Voir le film d’hommage de ce dernier en 2011, Il silenzio di Pelešjan.

“Sostiene Marcello: ‘Poi quando dicono cinema del reale, che cos’è il cinema del reale? Non esiste, perché c’è il montaggio. Il cinema sceglie da che parte stare, col montaggio’.”
(« Il caleidoscopio della memoria di Martin Eden. Note sul cinema di Pietro Marcello” ds le Napoli Monitor)

Annelise dit: 25 novembre 2019 à 19 h 00 min

Avant de donner des leçons occupez-vous de résoudre vos pb de pseudos qui tirent à hue et a dia comme un pantin désarticulé. Et donc soyez sûr que la modé vous effacera pour duplicité pseudosomisante, vos pleurnicheries allusives à adresser au petit robot qui ne tient compte que des faits, rien que des faits
Fonte suis dans les transports (!) Bien vu pour le portrait… N’avais pas enregistré

Portmann dit: 25 novembre 2019 à 19 h 28 min

N’est-ce pas Bouguereau qui disait don’t talk, shoot shoot… quand elle le fait on le sent passer !!
Merci Anne-Lise. Un mélange de Lady Mary, Dietrich et Jessica Lange passionnée, avec chaleur féminine italienne douce et fougueuse à la S.Loren. Bon de vous voir envoyer paître les sales types ! Vous êtes divine, sans rouler des muscles.
A propos : je suis allée voir avec une part du groupe Laurent Sciamma, « Bonhomme » ,spectacle féministe. Bonne surprise. les figures obligées de la virilité tyrannique sont mises à mal dans un one man-show sympathique. Ici nul ton revendicatif amer qui dessert la cause !
Il ne plaira pas à E.Neuhoff .Frère de Céline Sciamma.
Pas d’autre prétention qu’un spectacle de café théâtre. Le contrat est rempli ! Pour ceux que ça intéresse : Café de la gare – IV°.

Portmann dit: 25 novembre 2019 à 19 h 31 min

19h18, on ne comprend rien.
« Ficher les délinquants depuis la très petite enfance » ? De qui, de quoi parlez-vous?
De bien grands mots pour dissimuler votre volonté de nuisance creuse

Portmann dit: 25 novembre 2019 à 19 h 33 min

18h48???
« Is that you Christiane? Ou bien ce vieux Plato dans son arrière boutique rétif à l’evolution (Voir dans les archives le clip de Substitute repris par les Ramones dans Acid Eaters) ».

Rien compris non plus.

Marie Helene S dit: 25 novembre 2019 à 19 h 42 min

Bien dit Portmann. Penible, a la fin…

Plus interessant de lire Fontebranda, P.Edel, Phil Jazzy ou J.m Bouguereau que ces allusions sans queue ni tete.

18 h 48, Vous pensez etre la seule a savoir qui sont les Ramones ?
Vous avez un… train de retard.

Marie Helene S dit: 25 novembre 2019 à 19 h 45 min

19 h 39 elle nous prend en + pour des imbeciles !

Merci, on avait compris. La ‘tauliere’ comme vous dites vulgairement a sans doute d autres chats a fouetter.

Marie Helene S dit: 25 novembre 2019 à 19 h 47 min

19 h 28. ‘Bonhomme’, spectacle feministe. Bonne idee

Un frere de Celine Sciamma ? Aine ou cadet ?
Merci, Portmann.

Phil dit: 25 novembre 2019 à 20 h 51 min

..avec le bimeur les noirs sont pas noir et les contrass manquent de tranchant..

toutafé dear Bougreau.
notez que la couleur n’est pas mieux servie. Revu « Maurice » en numérisé, copie vantée par un Cohen millionnaire dans le movie qui semble s’attribuer ce qui appartient à Ivory.
premier rôle de Hugh Grant (qu’est pas gay, il a bien précisé. comme celui de Brokeback qui en avait aussi plein le dos).
donc scène où Hugh Grant toutes grandes incisives dehors batifole dans les blés avec son cothurne. et bien les blés sont beaucoup trop jaunes dans le numérique ! cuits, affreux. me souviens de l’opérateur de la version d’origine (celluloid) qui critiquait aussi. comme quoi, faut un oeil averti et paysan pour juger des fake copies. les paysans disparaissent, c’est la misère du goût. combien reste-t-il de projecteurs 35 mm à Paris ?

Jazzi dit: 25 novembre 2019 à 20 h 58 min

« combien reste-t-il de projecteurs 35 mm à Paris ? »

C’est émouvant de voir Phil lutter contre le temps !
(se sera-t-il fait un lifting ?)
Les films, il faut les voir tout frais sortis du four.
Après, ça vieillit mal, en pellicule ou en numérique.
Vu le Martin Eden…

Marie Helene S dit: 25 novembre 2019 à 20 h 59 min

20 h 10 ‘pourrait aussi se voir rebaptiser MST’

Concours d elegance…

20 h 51. Phil.La scene ou le garcon populaire l entoure de ses bras pour qu il passe le cap est belle. Hugh Grant prefere le confort d une vie normative, au mepris de ses desirs d homme adulte.

Phil dit: 26 novembre 2019 à 7 h 53 min

Les films, il faut les voir tout frais sortis du four.

le goût de la jeunesse vous perdra, dear Baroz.
saviez-vous que le numérique risque de s’effacer avant la pellicule ? un petit coup d’ondes nucléarisées et zip !
même pour la choucroute, il faut attendre deux jours avant de la goûter.

Phil dit: 26 novembre 2019 à 8 h 03 min

au mépris de ses désirs d’homme adulte

le mépris est d’aujourd’hui, dear Marie-Hélène. à l’époque, il s’agissait de maintien. les Anglais ont un bon mot pour le dire, quelque chose avec « self »

bouguereau dit: 26 novembre 2019 à 9 h 15 min

saviez-vous que le numérique risque de s’effacer avant la pellicule ? un petit coup d’ondes nucléarisées et zip !

non..zap!

Annelise dit: 26 novembre 2019 à 9 h 41 min

La Semaine, le syndicat de la critique et son président l’excellent Philippe Rouyer à la voix sonore et aux yeux d’un bleu aussi innocent que tonitruant ont demandé à Charles Tesson d’écrire la nécrologie de Jean Douchet, visible sur le site de la SdC
Cela donne un tombeau complet, discrètement affectueux, développant en détail le parcours de l’homme, sa conception critique « différente de celle de Serge Daney » où sont rappelés ses cinéastes de prédilection, que ce soit Renoir (« l’Apollinien et le Dionysiaque »), Lang, Murnau, Mizoguchi ou d’autres auxquels le liait une passion « herméneutique » (sic)
Il rapportait la critique à « l’art d’aimer », tout en se reconnaissant « mauvais dans le négatif »
Écoutons ses mots en un bref extrait : « Elle est le fruit d’une passion qui ne se laisse pas dévorer par elle-même, mais aspire au contrôle d’une vigilante lucidité. Elle consiste en une recherche inlassable de l’harmonie à l’intérieur du couple passion-lucidité. Que l’un des deux termes l’emporte sur l’autre, et la critique perd une grande partie de sa valeur. Encore faut-il qu’elle possède ces deux moteurs », écrivait-il dans les Cahiers du cinéma en 1961, le titre de cet article, « L’art d’aimer » devenant celui de son recueil de textes paru en 1987.
La haute plume de Charles Tesson clôt l’hommage sur une note crue, réjouissante et gourmande, révélant le penchant pour les arts de la table de Douchet qui explique sa silhouette enveloppée… Et que ce dernier, dans les conversations privées, n’hésitait pas à recourir au parallèle directement sexuel pour dire qu’ici comme dans la critique, son plaisir à lui était d’en donner aux autres

Annelise dit: 26 novembre 2019 à 9 h 58 min

Phil 21h51 hier
Ah, le maintien de la couleur originale. .quand on voit dans Vertigo les deux verts nuancés à un poil près, l’un la porte l’autre la tête du lit sur lesquels tranchent le gris perle parfait, la blondeur de Kim Novak on a envie qu’ils soient conservés
Le festival Toute la mémoire du monde avait mis au programme un Secret magnifique, Douglas Sirk (deux copies originales, en acétate, ou est-ce « Imitation of life » ?) aux coloris impeccables. .bien sûr que cela compte – énormément, même !Mes yeux autant brûlés que les vôtres par les « champs cuits »(votre expression, jolie), d’un jaune inadéquat
Et la désagrégation des couleurs après l’ère de l’imbibition est venue aux oreilles du public, rappelez-vous, quand Scorsese a découvert que son Taxi driver de 1976 avait viré au magenta, moins de 5 ans après.. Olivier Assayas s’en était ému en 80 en titrant dans les Cahiers « Doit-on se résoudre aux copies roses? », suivi d’une diatribe

Jazzi dit: 26 novembre 2019 à 10 h 53 min

J’ai vu, « Martin Eden » de Pietro Marcello, avec Luca Marinelli, comme une curiosité.
Une curiosité due au côté formellement daté du film, malgré le télescopage entre l’Amérique du début du XXe siècle et la Naples des années 1950-60, comme pour lui donner artificiellement un coup de jeune, plus en phase avec l’actualité.
J’ai eu aussi le sentiment de voir un roman-photo, certes plus socio-politique que ces publications à l’eau de rose habituelles.
Un peu le même sentiment que j’avais eu à la lecture du quatuor napolitain d’Elena Ferrante.
Tout cela, film et livres, se laissant regarder ou lire sans déplaisir sur l’instant, mais ne laissant guère de traces profondes en la mémoire.
Le scénario linéaire de Pietro Marcello, qu’intemporalise un peu les plans d’insertion documentaires plus anciens, nous montre un Martin Eden américain à l’origine, revisité ici à la sauce napolitaine.
Structuré rigoureusement en deux parties :
1/ Le jeune marin Martin, qui a appris à se battre, mais aussi à lire, tire le diable par la queue pour devenir écrivain et témoigner de la condition ouvrière dont il fait partie.
2/ Soudainement devenu célèbre, il se conduit telle une rock star, capricieuse et passablement névrosée.
Ni libéral bourgeois ni militant marxiste, cet individualiste forcené ne croit plus à la culturelle comme vecteur de justice sociale et encore moins à l’amour comme facteur émancipateur.
Lui pourtant qui prônait naguère que seul l’amour était la clé qui pouvait nous permettre de nous libérer de notre prison intérieure.
Ainsi, le film se réduit-il à un catalogue des désillusions du XXe siècle : sociales, politiques et affectives.
Et les comédiens, à défaut d’incarner de vrais personnages, ne sont plus que des mannequins portant leur rôle comme des costumes démodés.
Est-ce pour faire plus réaliste que les dents de Luca Marinelli ont été volontairement noircies ?
Etrange, oui, étrange film dont on est surpris de voir que l’on en fait encore !

Marie Helene S dit: 26 novembre 2019 à 11 h 05 min

Apprehension de poster, apres les injures d hier. Merci a la moderation d avoir efface les insultes ad hominem.

@Jazzy. D apres Fontebranda & moi, il s agit d effets volontaires .Elle me contredira si je trahis l esprit de son post.

Martin ‘habite’ par des idees marxistes, frottees a la condition sociale de la jeune femme dont il s eprend.oui.Il s en eloigne par desabusement.

‘Surpris de voir qu on fait encore de tels films’. Pietro Marcelo ne verse pas dans la parodie. Plutot une forme de declinaison de ces styles qu il revisite.

Jazzi dit: 26 novembre 2019 à 11 h 15 min

Passionnants vos échanges impressionnistes sur vos divers passages à la Série Noire, Paul et Annelise !
A compléter par ton témoignage sur les premiers romans, plus autofictionnels, Paul, et sur la suite du programme des livres à venir d’Annelise, peut-être ?

Marie Helene S dit: 26 novembre 2019 à 11 h 16 min

Phil 8 h 03 ‘le mépris est d’aujourd’hui, dear Marie-Hélène. à l’époque, il s’agissait de maintien’

Un maintien identique empeche Cecil d exprimer de la detresse lors de la rupture de ses fiancailles (‘Chambre avec vue’, D.day -Levis, Helena Bonham -carter).
Des reactions maitrisees, sans affect apparent. Tres aristocratie anglaise. L homosexualite refrenee n est, vous avez raison, qu un epiphenomene ‘encore plus significatif’.(punition par peine de prison, fantome d Oscar Wilde).

9 h 58 Anne-Lise & les bles trop jaunes.

Vous aviez evoque la(?) ou le, eastmanncolor chez Douglas Sirk. Ces affaires de couleur, de formats sont passionnantes ! Pour le neophyte, pour ne pas dire beotien, elles sont tres compliquees.
Pouvez-vous en dire plus ?phil et J-M.B. ont l air de s y connaitre.

Jazzi dit: 26 novembre 2019 à 11 h 18 min

« Plutot une forme de declinaison de ces styles qu il revisite. »

Des films vintage, Marie Hélène S !
Je préfère des habits neufs…

Paul Edel dit: 26 novembre 2019 à 12 h 57 min

Jazzi pour information historique Soulat craignait bcp l invasion des post soixante huitards dans la série Noire trotskystes etc…C Est ce qui est arrivé après lui..il était désespéré c était une génération qu’ il refusait

Fontebranda dit: 26 novembre 2019 à 16 h 23 min

Bouguereau à 9 h 13 min : merci pour l’article de Phil Christman (j’ai bien fait de ne pas me laisser décourager par le sous-titre & l’illustration).
Pas seulement la relativité du goût, mais l’absence de maîtrise révélatrice malgré elle des idéologies douteuses que des films plus lisses, plus habiles réussissent à ns fourguer grâce à leur savoir-faire technique.
& le fait que la démarche du « connaisseur » ne se limite pas à des activités culturelles considérées comme un peu ou tr élitistes.
À la rapide remise en cause des présupposés (de l’impensé) humien(s) me vient l’envie d’emprunter la question de la capacité (ou non) à « faire autorité », à ce que son jugement ou son discernement paraisse « autorisé », qu’il ait ou non du poids…

Cela dit, & ce qui compte c’est d’apprendre de ses erreurs : j’ai sans doute largement sous-estimé l’importance de la lecture préalable du roman Martin Eden & les « pré-requis » (je n’aime pas trop le terme, mais je ne trouve pas mieux) italiens.
(Pour les enjeux esthétiques c’est plus délicat ; si une œuvre ne parvient pas à les imposer, les rendre nécessaires, c’est tt de même un échec).
J’attends stoïquement les demandes de remboursement… (Caspita! Jazzi n’a même pas trouvé craquant l’abominable beau-frère en marcel)

Phil dit: 26 novembre 2019 à 16 h 47 min

Les gros en cuisine mettent en appétit, Douchet incarnait bien une idée du cinéma inspirée de Welles qui avalait deux poulets par repas à la fin de sa vie (pour impressionner sa Vilmorin aux petits pois). Beaucoup parlé, peu écrit, tout risque de s’envoler avec le bon souvenir des privilégiés qui purent l’entendre dans les cinémathèques. Ses années tardives, vingt ans de tignasse blanche, semblent avoir éclipsé les années de formation.
Quatre-vingt dix ans c’est énorme, son dernier débat dans l’arène des cinéphiles (pas toujours bienveillants à vouloir lui mordiller les mollets du haut de leur savoir mal dégrossi), fut en juin.
numérique argentique
la pellicule s’use, il faut bien la copier, le numérique s’y emploie, mais il faudra du temps pour donner au pixel, carré pour yeux de robots chinois, l’arrondi de la rétine humaine si bien rendu par l’argentique.

bouguereau dit: 26 novembre 2019 à 18 h 28 min

mais il faudra du temps pour donner au pixel

hallons dirphilou les telefon 4k c’est déjà aujourdhui..et déjà ça sert à rien..l’oeil est bonnement surpassé

bouguereau dit: 26 novembre 2019 à 18 h 34 min

chacun retient ce qu’il veut fontebranda..un art qui vit c’pour ce qu’on va en retenir..et j’ai trouvé que le titre et l’illustration n’était pas assez servi..la barre était trop haute

Phil dit: 26 novembre 2019 à 18 h 38 min

le 4 K n’égale pas encore l’argentique, dear Bougreau. (yes, les photographes sur téléphone n’y connaissent rien, leurs 16 millions de pix ne servent à rien, mais causons films et grands formats. le numérique reste une reconstitution, du lyophilisée. certes Proust a fait dans le lyophilisé et tout le monde en redemande.
en cinéma comme en peinture, la vérité est dans le détail. un contraste ombreux disparaît et le film s’assombrit.

bouguereau dit: 26 novembre 2019 à 18 h 58 min

le monde c’est une persuasion dirphiloo..la vénus de milo était couleur brin de veau comme hon dit à maubeuge..et ses noeils étoyent vert cacatoèsse..

bouguereau dit: 26 novembre 2019 à 19 h 03 min

un art qui vit que pour ce qu’on va en retenir..je sais bien que la beauté est pas dans l’oeil du regardeur qu’est dans le caveau..mais toudmême baroz!

Jazzi dit: 26 novembre 2019 à 19 h 24 min

« Jazzi n’a même pas trouvé craquant l’abominable beau-frère en marcel »

Toute la fraîcheur de ce film, Fontebranda, est venue pour moi avec le visage des trois belles jeunes filles : la bourgeoise genreuse, la prolote au grand coeur et la secrétaire un peu trop dévoué en dernière partie.
Je ne regrette pas de l’avoir vu, d’autant plus que je n’ai jamais lu le livre. Merci

Jazzi dit: 26 novembre 2019 à 19 h 28 min

« la vénus de milo était couleur brin de veau comme hon dit à maubeuge..et ses noeils étoyent vert cacatoèsse.. »

Et le pire, le boug, c’est qu’elle fait deux bras !

Eriksen dit: 26 novembre 2019 à 22 h 48 min

Annelise 9h41 et le texte de Jean Douchet sur la critique
Elle est le fruit d’une passion qui ne se laisse pas dévorer par elle-même, mais aspire au contrôle d’une vigilante lucidité. Elle consiste en une recherche inlassable de l’harmonie à l’intérieur du couple passion-lucidité. Que l’un des deux termes l’emporte sur l’autre, et la critique perd une grande partie de sa valeur. Encore faut-il qu’elle possède ces deux moteurs »
Tiens donc, quelqu’un pour qui une passion ne devrait pas être dévorante ?
préférer une passion dans la mesure ?

De quelle planète était cet homme ?

Eriksen dit: 26 novembre 2019 à 23 h 19 min

Ah ben c’est bien, pas la peine d’y aller, j’y suis déjà, c’est la terre.
Je reconnais en vous Venus, et ses feux redoutables.

Fontebranda dit: 27 novembre 2019 à 0 h 54 min

Marie Georges P. réduirait la contradiction — il suffit de dédoubler l’objet de la passion en un objet idéal & ses manifestations concrètes, ses avatars réels.
La passion qui vs anime pour le 1er, « une certaine idée » que l’on s’en fait (l’armée telle qu’elle devrait être ou ici le cinéma) vs oblige à la lucidité envers les seconds (l’armée telle qu’elle est, & les films).

Eriksen dit: 27 novembre 2019 à 8 h 10 min

Fontebranda, c’est se spliter soi-même en Corneille et Racine. On devrait enseigner ce que vous dites dans les écoles

Eriksen dit: 27 novembre 2019 à 8 h 38 min

Par ailleurs, je suis ravi du nouvel noyau féminin du blog, Fontebranda/ALR/MHS. Annelise était un peu seule du genre.
Pour la lutte anti-troll, j’applaudis avec mesure. L’inconvénient est que l’on ne comprend pas très bien les discussions quand les posts en cause sont retirés.
Idéalement la modé pourrait laisser le post en remplaçant le texte par 4 mois « intervention de la modération », plus un lien vers « la poubelle » où serait entreposés sans censure les productions trolls avec les pseudos des auteurs.

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 9 h 59 min

Eriksen 8h38 « Idéalement la modé pourrait laisser le post en remplaçant le texte par 4 mois « intervention de la modération », plus un lien vers « la poubelle » où serait entreposés sans censure les productions trolls avec les pseudos des auteurs. »

Ben voyons. Je vais arrêter de filtrer les posts où sont perpétrés attaques privées, allusions tordues ou déballages de supposés détails intimes sur moi ou sur quiconque et les mettre à disposition du commentarium en « pièce-jointe », il n’y aura qu’à cliquer dessus pour accéder aux insultes gratuites, commentaires injurieux ad hominem, homophobes, racistes, sexistes, scatos etc.. et aussi laisser les clés sur le tableau de bord du camion, qu’il puisse rouler à 50 tonnes vers Mirepoix ?
Déjà assez compliqué comme ça avec la valse des pseudos et ce qui échappe au robot parce que c’est tourné pour

« Venus et les feux redoutables de Jazzi » qui expédie Douchet d’un « VRP du cinéma », un peu réducteur non ?
Frédéric Bonnaud et Barbet Schroeder lui ont rendu hommage à la Cinémathèque française. Pour un homme qui fut une figure de la tradition critique française d’après-guerre et qui a contribué à son rayonnement international, le mot de Jacques me paraît court
Après des études de philosophie, il avait débuté à la Gazette du Cinéma fondée par Maurice Schérer (Rohmer), rencontré au Festival du Film maudit de Biarritz en 1949, où il avait publié un entretien avec Robert Bresson, ayant assisté au tournage du Journal d’un curé de campagne, près d’Arras, sa ville natale
Eloigné de Paris pendant six ans, pour service militaire et obligations familiales, il rejoint Rohmer lorsque ce dernier devient en 1957 le co-rédacteur en chef des Cahiers avec André Bazin et Jacques Doniol-Valcroze et publie sa première critique en 1958 (n° 81, « Le vrai coupable ») sur J’ai le droit de vivre de Fritz Lang
Tout en reprenant la rubrique cinéma à Arts, il sera actif aux Cahiers jusqu’en 1963 et appartient au courant « germaniste » de la revue avec Rohmer et Godard, adepte en ce qui le concerne de la politique des auteurs sous son versant hitchcocko-langien (il publiera un ouvrage sur Hitchcock en 1967), ce qui le rapprochait alors du courant Mac-Mahonien et de son « carré d’as » (Lang, Walsh, Preminger, Losey)
Douchet n’a eu de cesse de relier une vision du monde à un principe de mise en scène : mettre à jour le système qui gouverne une œuvre ou un film, en articulant le général au particulier (tel plan, telle scène, telle situation)
Telle est la force de son travail critique, dans lequel transparaît l’assertion de Truffaut, « Je pensais qu’un film, pour être réussi, doit exprimer simultanément une idée du monde et une idée du cinéma ».. Un bagage qui ne saurait le cantonner au rôle de seul bateleur, quelque soit la place qu’ait pu prendre son travail « vulgarisateur », souvent oral, dont Phil craint qu’il s’envolera après que ses auditeurs de la CF auront disparu, et là-dessus, il n’a peut-être pas tout à fait tort ? Mais dieu sait ce qu’il reste de ce qui nous traverse de manière apparemment éphémère ? Parfois plus, de manière plus complexe et plus profondément que nous n’aurions cru

En tout cas à 22h53, exemple même de désaccord : cela ne me plaît pas spécialement, je ne trouve pas cela très argumenté mais c’est de bonne guerre, tout au moins une opinion respectable, et Jazzi par exemple n’encourt aucun risque d’être mis à la trappe pour m’avoir contrariée

Suis dans l’écriture du nouveau billet, ce qui signifie voyure, revoyure et projections, du temps et du travail. .profitez-en quand ça viendra, après le blog risque d’être en congés d’hiver
Y aura-t-il de la neige à Noël, telle est la question

Phil dit: 27 novembre 2019 à 10 h 04 min

De la planète des tièdes, Eriksen. Douchet m’a toujours paru tel un VRP du cinéma…

pourtant plein d’enthousiasme dans ses explications, dear Baroz. l’avez-vous connu ? l’oralité en critique de cinéma est un art difficile, tant le public dit cinéphile lit aussi peu qu’il regarde beaucoup. peu familier de rhétorique, les occidentaux cinéphiles bégayent leurs arguments, les asiatiques ont un avantage compétitif grâce à leur écriture image.
fatalement, à raison de cinq films jour, « plus de temps pour baiser », me disait un cinéphile suisse (30.000 films au compteur).

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 10 h 07 min

Fontebranda est donc une femme ? Le nom en dépit du « a » étant neutre, j’ai pensé plusieurs fois lors de la lecture des posts à regarder les accords de genre qui pourraient renseigner sans en trouver tant

Je souhaitais revenir sur le post de Paul, 12h57 hier qui m’a fait sourire,
 » Soulat craignait l’invasion des post soixante huitards trotskystes, c’est ce qui arrivé après lui..il était désespéré c était une génération qu’ il refusait  »
plus le temps ce matin, dommage

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 10 h 11 min

Phil. fatalement, à raison de cinq films jour, « plus de temps pour baiser », me disait un cinéphile suisse (30.000 films au compteur).

Enfer !Simenon mettait les bouquins au compteur en même temps que les femmes, Freddie Mercury enchaînait les concerts et les backrooms. L’air de Lausanne aura tout gâché ? Ou arrêter le chocolat ? Non pas ça

Phil dit: 27 novembre 2019 à 10 h 14 min

Les critiques se critiquent, à chacun sa chapelle, parfois difficile d’y voir clair. Jean Douchet a débuté avec Rohmer, que Jacques Lourcelles (macmahonien et auteur du premier dictionnaire du cinéma biblio, avant celui de Tulard) considère comme le plus mauvais cinéaste du siècle. Sans compter les blacklistés de la cinémathèque française, comme cet éphémère directeur à l’époque de Malraux dont « L’histoire de la cinémathèque », une des meilleures parce que dé-Langlois-philisée, n’est pas proposée par la librairie du lieu !

Jazzi dit: 27 novembre 2019 à 10 h 16 min

« pourtant plein d’enthousiasme dans ses explications »

Les VRP aussi pour vous fourguer la marchandise, Phil !
Lui ai toujours trouvé la passion triste. Un bon animateur unicarte de salles d’art et d’essais…

Phil dit: 27 novembre 2019 à 10 h 16 min

L’air de Lausanne aura tout gâché ?

tout n’est jamais perdu dear Annelise, ce Suisse est devenu un « peeping tom »

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 10 h 25 min

« Parfois difficile d’y voir clair »

Ah oui j’imagine
Votre remarque de l’homme suisse aux 30 000 films renonçant au sexe constitue néanmoins une amusante mise en abyme avec le parallèle explicite effectué par « Doudou »(là aussi, bonjour la psychanalyse autour du surnom donné par les thuriféraires)entre les deux activités, la façon de donner et d’avoir du plaisir.. Une bête question d’emploi du temps, de priorités ou de substitutions parfois. 24h, pas plus

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 10 h 34 min

Jazzi 10h16 (sur Jean Douchet qui en prend pour son grade) « Lui ai toujours trouvé la passion triste. Un bon animateur unicarte de salles d’art et d’essais… »

Jacques, chez vous je me méfie de la tête du client. .votre côté, non pas cancre, détrompez-vous, mais épidermique-immédiat. . »ça me plaît/ça ne me plaît pas » et basta ! .. et si Doudou était arrivé looké Jon Bernthal, vous lui auriez trouvé la passion triste ? Attention aux critères de diverses profondeurs

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 10 h 56 min

Peeping Tom, faut-il que Karl Bohm ait mal tourné depuis François-Joseph, Marischka où il tombe fou amoureux de Romy (perruque officiellement estimée à 6kg) mais cela lui va, cinéphiliquement bien ! Si si..

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 11 h 00 min

« Trop parler du cinéma tue le cinéma »

Tout dépend comment c’est fait et cela n’est pas toujours vrai, loin de là – il y a aussi des décryptages aux vertus extraordinaires qui contribuent littéralement à « faire » le film. Des critiques qui dessillent, permettent de voir au lieu de se contenter de regarder

L’adaptation du livre de Leila Slimani ne m’intéresse pas non plus

Phil dit: 27 novembre 2019 à 11 h 18 min

Baroz n’est pas assez chaud. « Peeping Tom » est un excellent film qui distille un « malaise » purement cinéphilique. Rolls du cinéma mis en abyme, Gide. Commencer par « Daisy Clover » pour les sensibles.
Böhm ne voulait pas rester dans les sucreries à Sissy (autre grand film !), Powell lui a donné le coup de grâce, Fassbinder l’a ramassé dans les chiottes.

Paul Edel dit: 27 novembre 2019 à 11 h 19 min

Annelise, dans « le voyeur » (« peeping tom ») ,c’est le fils du chef d’orchestre Karl Böhm qui interprète le cinéaste tueur, son prénom est Karlheinz .

Jazzi dit: 27 novembre 2019 à 11 h 49 min

« Baroz n’est pas assez chaud »

Faux, Phil !
Je suis excité comme une puce par l’annonce du prochain papier d’Annelise : Mais quel film aura-t-elle donc choisi » ?

bouguereau dit: 27 novembre 2019 à 14 h 05 min

L’inconvénient est que l’on ne comprend pas très bien les discussions quand les posts en cause sont retirés.

enfin quoi bordel..alley cat peut bien dire cqu’il veut anlyz..c’est un keupon qu’il dirait jicé..il a un standing a tenir..et puis quoi..on est 3 pelés et un keupu je crois pas que quiconque puisse nuire à personne..et les abcès méritent d’être crevés..et s’ils sont faux et que l’on ne croit pas en la régulation automatique il faut croire à la vérité qui sort des puits..nique la police

Eriksen dit: 27 novembre 2019 à 14 h 19 min

faut inverser l’opprobre. Elle est sur celui qui l’envoie et non sur la cible. En même temps c’est trop laid donc exit vers la poubelle. Pas de saleté sur le fil, pas de censure.
Voir toutes ces insultes accumulées sur une page sans le contexte, je pense que c’est déprimant pour les trolls. la modération pourrait etre un aiguillage, d’un coté des tramways de désir, et de l’autre des trolleys nommés dégout.
c’est juste une proposition pédagogique Annelise. les gens gambergent sur les messages censurés car, dans la parano ambiante, ils imaginent qu’on leur cache qqchose d’important et de gênant… alors que c’est juste sale et dérisoire

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 14 h 22 min

Jean-Marcel, je veux pas qu’il « traite » comme on dit à la campagne : « Maîtresse, il m’a traité ! »
Ni moi ni surtout les contri-buteurs/butrices .Vous le dites justement, « nique la police ». Si t’es punk et que tu danses le pogo attends toi à prendre le coup de coude qui te pète les dents, les mandales interdites, les petits coups de poing grêles sous la ceinture quand la video regarde pas et que tu n’as rien d’autre pour te défendre, ça va marcher, tu crèveras le gros dur brutos, moins de masse mais plus de rapidité, de légèreté inventive et d’endurance, vas-y pour les morsures inqualifiables, les doigts dans le noeil, les esquives terminées par le fait de lui en foutre une bonne quand tu es essoufflée, à bout et qu’il se croit à l’abri. .à mort l’arbitre ?

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 14 h 30 min

Paul, « le fils du chef d’orchestre Karl Böhm qui interprète le cinéaste tueur, son prénom est Karlheinz »merci pour le prénom complété.
Je savais pour le fils du chef d’orchestre mais pensais qu’on l’appelait communément Karl .
Je reviens sur votre 12h57 du 26,tiens,
« Soulat craignait l’invasion des post soixante huitards trotskystes, c’est ce qui arrivé après lui..il était désespéré c était une génération qu’ il refusait »
Il y a surtout qu’aucun n’aimait passer la main et que chacun s’entendait pour suggérer que c’était, de toute façon, mieux sous son gouvernement. .la réputation de la SN, repère de cocos, trotskos, gauchos pas entièrement usurpée non plus ? Pas davantage que de dire qu’elle était peuplée en grande majorité de moustachus, de jambes velues et d’alcoolos se tenant plus ou moins bien (sous-entendu, «aux murs du Lutetia», où ils logeaient lorsqu’invités à des signatures parisiennes ou arrivaient de l’étranger. . ce même Lutetia dont a parlé Pierre Assouline en d’autres circonstances, au bar duquel je devais rencontrer quelqu’un qui allait compter pour moi, amicalement, professionnellement, Tristan Egolf, auteur du « Seigneur des porcheries ». .il était en rade, aspirant à la couverture noire à liseré et devait disparaître quelques années après, quel écrivain vibrant, truculent, éparpillé, fragile ! Un des meilleurs, vraiment..
La vague que craignait Robert Soulat pas si spécifique aux « Noirauds Nrf» ..elle a infusé le milieu intellectuel français en général, pas seulement la cave « post mandat », encore sise 5 rue Sébastien Bottin.. les néo soixante huitards trotskystes dont vous parlez étaient à peine plus concentrés là-bas.. je ne sache pas que cela concerne tous les US pêchés par Raynal ou Guérif, des Crumley (un de mes préférés, il venait chez moi, nous marchions sous les pins, parlant des animaux – un grand sujet de conversation, cela, les animaux…) ou Woodrell. … Slocombe (Romain, nephew of « Douglas, travaillant sur les films de Spielberg »), plutôt que la politique, lui, son dada à l’époque était plutôt le bondage japonais..autre forme d’attachement dogmatique.. et que dire de l’Alain Fournier, « dit Camille » ADG ? Pas trop dans le moule . .On m’avait relaté la scène, le jour de son enterrement, un froid avait été jeté : la chargée de presse y était allée, elle avait de l’affection pour lui , ne l’ayant pas connu je ne peux dire si elle avait raison..elle s’assied quand un murmure soulève l’assistance.. Marine Le Pen vient d’entrer, va pour se glisser à côté d’elle à la place vacante, premier rang.. Oups. Pas de photos svp ? Ou Maurice G.Dantec, quand il partait en live complotiste-parano sub-réac, amphigourique, difficile à contenir ou à classer.. je l’aimais bien pourtant, enflé d’anxiété comme une outre qui se dégonfle en bruits glauques.. échoué à Montréal, cibouère de ciboire ! maudite ostie.. clap de fin.. Daeninckx, Fajardie étaient de votre millésime, Paul ? Du mal à situer

Maintenant je retourne à mon travail

Jazzi dit: 27 novembre 2019 à 14 h 48 min

De quoi situer Fajardie, hors série noire, Annelise. Dernier domicile connu, cimetière du Montparnasse.

FRÉDÉRIC H. FAJARDIE

Printemps explosif à Odéon

Fils d’un bouquiniste libertaire de la rue de Tolbiac, dans le 13e arrondissement de Paris, Frédéric H. Fajardie (1947-2008), milita très jeune à la Gauche prolétarienne et participa aux manifestations de mai 1968 du Quartier Latin. Après avoir exercé divers petits métiers il se lança dans l’écriture de romans noirs. Auteur de néo-polars et de la série du commissaire Padovani, il considérait que ce genre littéraire permettait d’explorer au mieux l’envers et les travers de la société contemporaine. Dans l’une de ses nouvelles, datée de janvier-mai 1987, il évoque les évènements estudiantins auxquels il participa près de deux décennies plus tôt. Le narrateur, faux-étudiant, mais vrai casseur, vint faire le coup de poing à Paris, en compagnie de copains de la porte d’Ivry. Voyant là, essentiellement, une bonne occasion « de régler de vieux comptes avec les flics ». A la suite d’une algarade avec les forces de l’ordre du côté de la place de l’Odéon, il se retrouve isolé de sa bande d’amis, et va vivre la suite de la journée de façon plus personnelle, nous offrant ainsi un regard décalé et moins officiel des évènements.

« Malgré la fraîcheur des « nuits chaudes », il fit assez beau en Mai 1968…
Les pèlerines bleues rasaient le bitume sous le tir très tendu de nos pavés, canettes, plaques de macadam et autres objets violents non identifiés par les récipiendaires. (…)
Après la prise du canon à eau attribuée – ce qui me surprendra toujours – au PSU, je perdis de vue mes copains lors de la contre-attaque assez violente des flics.
Ce sentiment de solitude en milieu hostile, me pesait chaque instant davantage. J’avais beau être entouré de « camarades », je préférais, et de loin, mes « copains », eux et leurs mauvaises manières, leur grossièreté, leur irrespect en plein « moment historique », leur sens de l’humour et de la dérision, malgré la « gravité de l’heure », qui provoquaient des mines sévères et crispées chez les petits cheffaillons, chiens de garde autoproclamés d’un troupeau sauvage qui ne demandait qu’à renverser tout ce qui se trouvait sur son passage.
Nous, de la zone, nous n’étions vraiment pas sérieux, à preuve : nous voulions tout tout de suite !
Et puis je la vis, émergeant d’une nappe de gaz lacrymogène telle la déesse de la révolte descendue de l’Olympe pour me balancer le cœur à l’envers. Sa minijupe ultracourte, ses bas blancs, son très ajusté shetland bleu myosotis parfaitement assorti à des yeux pourtant rougis par l’effet des grenades.
Elle marchait à pas lents, tête basse, un mouchoir blanc devant le visage et je sus tout de suite qu’elle était belle.
Elle avançait dans ce court no man’s land de la rue de Buci, isolée et dangereusement exposée : depuis une heure, et jusqu’à minuit, de l’Odéon à la Seine, flics et manisfestants ne devaient cesser de se disputer cette rue…
J’avais vingt ans tout juste, pour quelques mois encore, et la tête pleine des actes de bravoure du mouvement ouvrier, depuis les derniers fédérés brûlant leurs dernières cartouches derrière les tombes du Père-Lachaise contre la racaille versaillaise jusqu’aux maquisards viêt-cong tenant en échec la plus grande armée du monde.
Je bondis.
Je bondis, lui attrapai la main, l’entraînai en courant et sans qu’elle protestât, heureuse, peut-être, d’être prise en charge. En outre, j’avais de quoi inspirer confiance et tromper mon monde : boots anglaises ferrées, à double boucle, chaussettes blanches, lévy’s velours, chemise Oxford et blouson de cuir. certes, à part ce dernier article acheté à l’Armée du salut, j’eusse été embarrassé si un quelconque broussard avait exigé les tickets de caisse mais, après tout, ce n’était pas écrit sur mon visage. Comme n’était pas écrit que j’avais quitté le lycée en seconde, faute d’argent, et que je vivotais de petits boulots sans gloire.
La tenant toujours par la main, cette main délicate et menue dont je souhaitais tant qu’elle ne sentît pas les cales de mes paumes, je l’entraînai dans un immeuble obscur tandis qu’au loin les nôtres scandaient, me semble-t-il, sur l’air du fameux accord musical britannique connu sous le nom de Let’s Go, un slogan qui sonnait clair : FOUCHET-ENRAGÉ ! LIBÉREZ-LA-SORBONNE !
La jeune fille me pressa plus fort la main et, ne doutant pas des effets de mon charme exprimé par le seul plaisir tactile, j’apprêtais mon plus beau sourire, le plus viril, le plus rassurant, lorsque mon cœur se figea une seconde : tapis dans l’ombre, les yeux très blancs sous des képis très sombres, cinq ou six flics se trouvaient là, dans ce même couloir, qui nous regardaient, se demandant visiblement si nous étions du lard ou du cochon, alors qu’il existait, à l’évidence, bien d’autres options.
C’est depuis cet instant que je comprends mieux le regard de Clint Eastwood, cette manière de voir les choses par-delà les apparences trompeuses… Ma peur se trouva brusquement placée entre parenthèses et j’entrevis la vérité : ces flics étaient pareils à nous, morts de trouille malgré leur attirail guerrier et notamment cet irrésistible casque exactement semblable à celui de la guerre de 14-18 qui leur conférait un aspect bien involontairement ludique.
Sans doute l’escouade perdue avait-elle été coupée de ses petits camarades de jeux pareillement vêtus. Ou peut-être ces sacrifiés de Craonne avaient-ils trouvé refuge ici, attendant que les leurs arrivent à la hauteur de cet immeuble pour sortir de leur cachette.
Leur brigadier grisonnant évitait mon regard tandis que je scrutais avec, je suppose, une juvénile insolence, l’ « ennemi » provisoirement immobilisé.
Ils étaient plutôt gras, les simples flicards de Mai 68. Et pas très jeunes. Des quadragénaires bedonnants et inquiets estimant sans doute – à juste titre – qu’ils n’avaient pas à faire le « travail » des CRS et autre gendarmerie mobile, toutes formations dressées exclusivement aux sales besognes de « maintien de l’ordre ».
J’ai toujours été con et sentimental. Et ça ne date pas d’hier, voyez plutôt. Je ressentis une vague pitié. J’oubliai les uniformes et les coups de matraque pour ne voir que les regards humiliés d’hommes dont, étant donné nos âges respectifs, j’aurais pu être le fils.
Ainsi, tout au long de cet interminable histoire sans paroles, nous nous ignorâmes d’un commun accord, chacun espérant avec ferveur que son camp, à l’issue d’une contre-attaque, serait le premier à se montrer.
Nous entendîmes une clameur tandis que des pavés et plaques de macadam tombaient en pluie sur la chaussée, puis les nôtres chargèrent…
Je croisai alors le regard très angoissé du brigadier et acquiesçai – sans pouvoir retenir un sourire amusé –, scellant ainsi ma trahison : une fois dehors, je ne les balançai pas.
La main de ma compagne s’était un peu raidie et je regardai la fille étonné…
Désormais, je n’avais plus guère de prétextes pour serrer sa main ainsi et, sans doute, seule une vague reconnaissance l’empêchait de la retirer avec vivacité.
Je la lâchai en disant :
– On a eu chaud !
Elle sourit.
Encouragé, je posai une question alors très à la mode :
– Vous êtes étudiante en quoi ?
– Lettres modernes… Et vous ?
Il me fallait donc trouver très vite quelque chose de complètement différent, d’invérifiable pour une étudiante en lettres, fussent-elles modernes. Je plongeai :
– En Droit… Deuxième année. (…)
Nous entendîmes les explosions des grenades. Puis tout disparut dans la fumée, au point que je crus devoir perdre la vue et cracher mes poumons dans l’insupportable odeur des gaz lacrymogènes.
La cherchant des yeux, je me repliai en courant jusqu’au Pont-Neuf…
Je ne la revis jamais (…)
Ma petite historiette tendre et fragile pâlit au milieu de tout cela et si je m’en souviens encore, si longtemps après, c’est parce qu’elle me fait penser – mais à l’inverse – à cette chanson de Piaf où la foule offre à une femme un homme qu’elle lui reprend pour toujours. »
(« La poudre aux yeux » in Nouvelles d’un siècle l’autre, © Librairie Arthème Fayard, 2005)

Paul Edel dit: 27 novembre 2019 à 15 h 36 min

« Daeninckx, Fajardie étaient de votre millésime, Paul…  » Non Annelise .. ces deux merveilleux lascars de Gauche, si attentifs aux gens sans moyens,et ‘humour d’un paris populaire, avaient entre 10 et 15 ans de moins que moi .. Oui, j’avais remarqué l’incroyable fracture de génération en écoutant Soulat car il n’admettait pas la bande de ceux qu ‘il appelait « les trostkos révolutionnaires » qui apportaient leurs manuscrits. .. Parlons surtout de François Guerif, un vrai grand editeur,un historien du genre , un critique subtil avec son ironie lasse , un sacré bonhomme.. Pourquoi n’a -t-il pas dirigé la « Serie noire »?Il savait reconnaitre un grand romancier « noir » d’un fabricant de banal produit industriel.. Quand je l’interviewais il finissait souvent la conversation par me dire avec un soupir: « tu sais,le plus grand, c’est Faulkner »..et on trinquait à Faulkner..

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 18 h 06 min

il finissait souvent la conversation par me dire avec un soupir: « tu sais,le plus grand, c’est Faulkner »..et on trinquait à Faulkner..

Ah, joli Paul.. Toujours trouvé Guérif assez princier, en effet. .ses yeux tristes et finalement doux y voyaient bien

Annelise dit: 27 novembre 2019 à 18 h 15 min

« Caddy » 17h59, celui de Damien Saez avec la blonde affalée en vrac dedans photographiée par Mondino ?
L’affiche, pas au goût des féministes trouvant qu’il y avait « marchandisation de la chair » avait été retirée… son « J’accuse » qui ne concernait pourtant pas l’Affaire Dreyfus ni Polanski avait fait aussi grincer des dents
https://www.youtube.com/watch?v=oqaiH8iBZ5g

Quelqu’un qui salue Faulkner, a priori bienvenu dans les colonnes RdC

puck dit: 28 novembre 2019 à 5 h 24 min

Eriksen dit: 27 novembre 2019 à 14 h 19 min

je sais pas trop, c’est comme avec le cinéma : je pense qu’il y a certaines réalités de monde qui ne doivent pas être montrées, surtout si elles incitent les gens à la violence, non ?

Jazzi dit: 28 novembre 2019 à 8 h 17 min

« il y a certaines réalités de monde qui ne doivent pas être montrées, surtout si elles incitent les gens à la violence, non ? »

Non. C’est ce que réussit très bien Robert Guédiguian avec « Gloria Mundi » et ses petites gens de Marseille confrontés à la violence politico-économique actuelle ! Que peuvent faire les gentils face aux méchants ? réponse dans son film…

Eriksen dit: 28 novembre 2019 à 9 h 52 min

à puck 28 novembre 2019 à 5 h 24 min
Jamais dit cela dans nos échanges sur Joker. Dans une culture qui interdit d’interdire, interdire c’est valoriser.
Votre comparaison n’est cependant pas pertinente. Joker est manipulateur. A ceux qui le regarde de le décoder. Nos trolls ne le sont pas. Ils n’ont pas non plus l’intelligence d’être drôle – sauf J.C. les jours de pleine lune- ce qui leurs aurait valu l’amnistie annelisienne. Néanmoins le constat des hommes tels qu’ils sont me plait toujours plus que l’effacement de ce qu’ils ne devraient pas être.

Eriksen dit: 28 novembre 2019 à 9 h 59 min

Phil dit: 23 novembre 2019 à 19 h 32 min
« Jean Douchet, un homme de paroles pour la gloire du cinéma. il a lu son premier film avant de le voir, c’était « la règle du jeu » dont il a découvert les critiques dans les revues pendant la guerre, avant de le voir après 45. »

un critique porté par un tel désir. magnifique
Un long préliminaire impensable de nos jours.

Dubruel dit: 28 novembre 2019 à 10 h 38 min

‘un critique porté par un tel désir. magnifique
Un long préliminaire impensable de nos jours.’

Un tantrisme sex pareil revient à faire les boutiques toute la journée pour ne rien acheter, ericksen.

@anne-Lise, ‘celui de Damien Saez avec la blonde affalée en vrac dedans’. Pas certain que Mondino soit allé jusqu’à retirer le pic.la photo avait été vilipendée, c’est sûr.
Parait que l’affiche du prochain Verhoeven avec V.Elfira en nonne lesbienne est signée par le publicitaire de Benetton ? Beauf. provocation éventée.

vincent dit: 28 novembre 2019 à 11 h 00 min

je fais vite;Jb Mondino a été un portraitiste, photographe tarphype de l’époque du dessus, Dubruel….
Des beaux models manifiés par photo &ambiance qui fait partie de la légend palace ETCqu’on a entendue des parents;a t’il bien vieilli??, cette question fondamentale est à revoir pour dire.

Quand JmBouguereau se prononce NON à virer les anoraks postant à tort travers,si; effectivement pour lui facile, s’interroge t’il pour les autres???
or que savez-vous que nous sommes 3 chats?. Nous sommes deja + en comptant uniquement students ciné LL ou FEMIS ,à lire cet espace public ET privé de République ciné où le bordel ne dérange pas,s’il résulte pas à TUER gratuit.
auquel rajouter ceux à la Sorbonne-nouvelle avec dont Coco ,ou Grandes écoles commerces pour ceux qu’ont tout rater(ne cite pas que Tutusse pour ne parler que de lui,en stage)….

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 11 h 27 min

Je suis moi -meme en deplacement.

Vincent, il me semble que Bouguereau n a pas voulu dire ‘trois pele un tondu’ a LIRE ici, mais a oser POSTER.
L ai entendu comme ca.

Merci de rappeler que dans le rang des posteurs, il n y a pas que des ‘agreges’ a subir la desagregation. Des etudiants dans votre style ont subi des attaques auxquelles riposter n est pas evident.

Eriksen invoque l amnestie annelisienne a 9 h 52, ‘quand c est drole’. Juste.
Le ‘bordel’ auquel J-M.B accorde le droit d asile ne gene pas, Anne Lise a de l humour a revendre.

Par contre je lui suis reconnaissante qu elle efface, quand l argument consiste a transformer mes initiales en maladie venerienne, de la part d un internaute aspirant a mettre uniquement les rieurs de son cote.
Je reflechis a deux fois avant de m exposer, apres ca et le decouragement n est pas loin.

J apprecie qu ALR n empeche aucune opinion, aucun dialogue muscle tout en regulant la jungle ou les ‘grandes gueules’ pretendent regenter l espace & tyrannisent d autres ,moins a l aise et moins eloquents.

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 11 h 30 min

Un combat en plus des plus inegaux; ALR est a visage decouvert, sous identite propre ,en quelque sorte nue et ceux qui salissent & tyrannisent le font sous des masques.

Dubruel dit: 28 novembre 2019 à 11 h 44 min

11H22 ‘Comme soeur sourire !’

Sans offenser M-HS, la réponse est dans le patronyme,cette fois. Les soirées au couvent sont longues, sinon. Les ‘Béatitudes’, ça va un moment.

La charmante Efira en soeur lesbienne va remettre d’ac ceux qu’Is.Huppert a épouvantés dans ‘Elle’. après, Kidman age -nouillée pour lui baiser la main aux oscars !Nunuche.

Dubruel dit: 28 novembre 2019 à 12 h 07 min

@9H52
‘Amnistie d’AL quand c’est drôle’.
Excellent !
La boxe avec le guy J-C a connu des heures de gloire.il ne l’a pas emporté ,pourtant la catégorie…

Annelise est délicieuse hier à 14H22.
‘Si tu te prétends punk et que tu danses le pogo attends toi à te faire péter les dents, aux doigts dans l’oeil et à la baston’. mort de rire !délicieuse !! Ecriture tough, haaaaa ça fait du bien.
Le blog est largement lu; pas mal de mes lycéens s’y sont mis, ça fait conversation. La RDC située au croisement d’articles magistraux, de l’oralité, du journal personnel et de la presse écrite ‘papier’ où on fait ça ‘en dur’.

Elle fait ça avec une grande autorité naturelle. On n’a plus qu’à ranger la testostérone de trop. Bouguereau ,c’est pas lui le rédac -chef; il n’a pas Annelise sous le thumb comme il avait fog. L’attelage est inusité, ça phosphore ,ça éclaire. Drôle de lumière .banquise et feu, on est bon pour l’embarquement Hitchcock.

Dubruel dit: 28 novembre 2019 à 12 h 16 min

11H57 ‘ils sont le masque, elle est la plume’

Beaucoup plus de houle .Du gros temps, de la mer calme. Foin du cabotage mollasson à touristes.la Vespucci , on bronze à poil sur le pont dans des criques ensoleillées ,puis il faut prévoir le ciré pour aller vers les terres neuves.

Dubruel dit: 28 novembre 2019 à 12 h 21 min

Jazzi, merci pour Guédiguian, ‘Gloria Mundi’. J’escomptais y aller. Ascaride et lui, valeurs sûres ou l’usure pointe ?

Je pensais qu’AL allait le chroniquer.

Portmann dit: 28 novembre 2019 à 12 h 31 min

On peut être lecteurs fidèles d’ici, avec appréhension de poster !
Je vous comprends, Marie-hélène 11h27.

AnneLise, dans le fil vous écrivez « profitez-en avant que le blog soit en congé ».
Vous allez fermer pendant les vacances? le robinet du commentarium aussi ?

Art dit: 28 novembre 2019 à 12 h 58 min

11h.00 du mat et déjà fringuant!!!
si Mister Marmot prend le bouilli ,colèreux contre son idol M.JmarcelB, ça vachhhh!!!
Tant pis,on peut laisser tous 2 qui ne se feront pas mal entre eux, en raison mutuel respect entre hommes de générations #qui s’apprécient.

anne-lise botte les fesses à ceux qui manquent de ce respect minime.Je trouve cela fier élégance de prendre coups sur elle et d’un coup, ripost sans haine!!!
Le trop butor ne l’a pas volé.
Elle le fait littérairement,au lieu 2sévir cafteuse plaignante .

Art dit: 28 novembre 2019 à 13 h 00 min

du payé we hope !

non hélas Philippe!!!ce pourKoi, dû travailler par ailleurs, etre dbq pas de bon conseil, donc obligé à.
merci de ce soucis;je vous raconterai!!!

Art dit: 28 novembre 2019 à 13 h 02 min

suis au courant que sans ma daronne, j’aurais pas obtenu à ce level.Ce qui n’est pas très glorieux et me trakass!!!

Jazzi dit: 28 novembre 2019 à 13 h 23 min

« Je pensais qu’AL allait le chroniquer. »

Moi aussi, Dubruel, c’est pourquoi je n’en dis rien de plus. Il y a matière à débattre…

C.P. dit: 28 novembre 2019 à 13 h 56 min

Jacques, il serait très bien que « Gloria Mundi » reçoive en effet des avis développés ici. J’ai vu le film en avant-première, j’ai une affection fidèle pour Robert Guédiguian et Ariane Ascaride ***, et en même temps le cinéma de Guédiguian n’est pas trop mon truc. N’hésitez donc pas à en dire plus, qu’Annelise le fasse ou non.

*** Ariane est tout autant une femme de confiance qu’une très bonne actrice. ET une merveilleuse comédienne. J’ai eu il y a peu un grand plaisir à la revoir encore dans les deux pièces de Simon Abkarian à la Cartoucherie.

Jazzi dit: 28 novembre 2019 à 14 h 24 min

« le cinéma de Guédiguian n’est pas trop mon truc. »

Je ne dirais pas que ce n’est pas mon truc, mais je craignais une certaine lassitude, à la longue, C.P. Un certain prêchi-prêcha post communiste. J’y suis allé en traînant un peu la patte et puis, très vite, divine surprise, l’émotion fut au rendez-vous…
Mais de tous, c’est surtout Gérard Meylan, « l’autre visage de Guédiguian », qui m’a le plus touché…

Jazzi dit: 28 novembre 2019 à 14 h 42 min

Guédiguian, contrairement à son habitude, ne nous montre plus un Marseille pittoresque, entre la Joliette et les calanques de rêve, mais le Marseille du XXIe siècle, en voie de barcelonisation et d’ubérisation définitives.
Là, le personnage incarné par Gérard Meylan n’a plus sa place. C’est un homme inutile, qui se révèlera pourtant essentiel au moment voulu. Face au non sens de la vie, à la violence, il est réduit à écrire des haïkus : « Je marche sur le toit de l’enfer et je regarde les fleurs »…

Jazzi dit: 28 novembre 2019 à 14 h 48 min

Au début, Ariane Ascaride, en technicienne de surface à la coiffure impeccable de grand faiseur et vivant en HLM, m’a fait un peu grincer des dents, et puis, oui, C.P., la comédienne de talent, primée à juste raison à Venise, a très vite pris le dessus !

Jazzi dit: 28 novembre 2019 à 15 h 01 min

Là dessus, la jeune génération d’après, incarnée par Anaïs Demoustier, Robinson Stevenin et Grégoire Leprince-Ringuet semble bien mal barrée. Il faut conserver la solidarité, plus familiale et amicale que syndicale, prêche le personnage incarné par Ariane Ascaride.
Me gène bien un peu que Guédiguian fasse passer les chauffeurs de taxis marseillais, économiquement agressés par les Ubers, pour des fachos.
Gloria ça vient d’où ?
Mais de John Cassavetes, évidement !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584745&cfilm=269632.html

puck dit: 28 novembre 2019 à 18 h 29 min

Jazzi, l’histoire du type qui se sent plus à sa place t’es sûr que tu confonds pas le Guediguian avec « no country for old men » ?
parce qu’on en a parlé avec xlew juste avant, du coup ça a peut-être influencé ton jugement ?

puck dit: 28 novembre 2019 à 18 h 31 min

même que puck c’est le nom d’un troll.
ou d’un elfe, ou bien d’un gnome, ou d’un lutin, le nom d’un truc quoi.

puck dit: 28 novembre 2019 à 18 h 34 min

d’ailleurs quand j’ai dit à ¨Paul Edel que son admiration pour O Rolin n’était certainement pas pour des raisons littéraires vu que Rolin n’avait jalais rien écrit qui fasse grimper un lecteur aux rideaux, mais probablement plus un truc genre homosexualité refoulée, ça c’est un truc de troll !!

même que je suis le seul troll qui me sois jamais fait virer d’un blog, ce qui en soi est une perf.