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La République Du Cinéma

Mizoguchi : Merci, Bercy

Par Annelise Roux

Nous aurions pu évoquer plus avant « The Rider », où les Jandreau, père fils et fille vous ont séduits, dont vous vous êtes chargés de parler.. la conquête de l’espace avec Apollo d’avant la chute au fil de fer (qui toujours évoquera une notion de parcage plus ou moins concentrationnaire, ici celle de la population des Badlands filmés à cru), la chevauchée aux graminées, jeune Lilly chantonnant ses comptines d’enfant qui grandit, pas tout à fait nubile pourtant, tandis que le fils trépané renonce à la selle, par amour du père, de cette mère disparue – « handsome » dira la femme qui lui cherche un travail, « têtue », dira le père – et de cette « petite sœur » dont il faut assurer l’avenir, quitte, pour payer les traites de la roulotte, à vendre Gus, le cheval  qui « faisant parti de la famille, doit contribuer à la nourrir », de l’ami tatoué dans le dos, tétraplégique auquel est dédiée une allusion à Superman… Christopher Reeve dans le rôle-titre avait été réduit à la chaise roulante par une chute équestre, ce n’est évidemment pas fortuit.. larmes du cowboy couturé, attelé à scanner les shampoings dans les rayons d’un supermarché – ça c’est de la virilité, du courage vrais – alors que sa main continue de se crisper, qu’il guide les rênes imaginaires de Lane, ce « frère », rodéo-man déchu, légende trachéotomisée, renforcée d’être ainsi clouée au sol auquel il réapprend à se tenir droit…
..De « La mort de Staline » d’Armando Ianucci, où vous aurez évidemment de quoi rire…Steve Buscemi, Michael Palin aux frites du poisson Wanda éternellement enfoncées dans les narines, c’est comme ça, il ont une « dégaine de l’emploi » plastique qui confirme ce que Fritz Lang disait : une fois le casting établi, les trois-quarts du film sont faits ? Olga Kurylenko, plaisir de l’œil aperçue dans « Quantum of Solace » en compagnie des plus belles oreilles et boxer-short planétaires, j’ai nommé Daniel Craig, est un complément non négligeable.
.. .De « Red Sparrow » qui promet d’être un de ces blockbusters à perruque…La ballerine ne va pas utiliser que ses pieds. Sexe, violence, quelques travelings et plans larges ni même Matthias Schoenaerts, notre doux Belge en oncle, étonnant clone du président de la Fédération russe, n’empêchent pas le réalisateur de « Hunger Games » qui l’a commis de verser dans un classicisme confondu avec une efficacité qui reposerait sur un catalogue raisonné de sévices sur héroïne ! On pouvait trouver davantage de sensibilité à la peinture de la guerre froide en Baryshnikov dans « Soleil de nuit » que dans cette boucherie Sanzot à méli-mélo de langages…Jennifer Lawrence, à tout prendre, on marchait mieux en jeune « Mystique » dans les X-men. « Happiness Therapy » avait pu exaspérer en l’oscarisant.
Néanmoins ce regard morne à légère diplopie, ce soutien-gorge dûment rempli ne manquent pas d’atouts, ont du succès box-officiel aux Amériques, tant mieux pour eux. En mangeant du pop-corn, de quoi passer un bon moment dit « de genre » ?… « Je suis (dans le sens « d’adhérer »)…la ligne du Parti…la ligne du Parti » chantait Alain Chamfort. « Bons baisers du ciel.. morte aussitôt sensuelle… » le film de Francis Lawrence joue sur ces registres à espionnite noire, faisant son effet.  L’homonymie avec l’autre, Sébastien-Roch, Nicolas (de), poète, moraliste et journaliste de Clermont-Ferrand a pu servir d’inspiration dans le raffinement des horreurs ? Sait-on jamais. Voulant en finir, il se tira une balle dans la tête, avant de se poignarder, puis se couper le cou, les jarrets.., suicidé raté mais écrivain considérable, parfois il faut choisir. Lui n’a rien eu à apprendre dans aucun des deux domaines.

Le renoncement mis en images par Chloé Zhao, les larmes qui montent aux yeux de Brady en voiture, sans témoin, rentrant de la maison de convalescence rendent un son de rudesse humaine. « Red Sparrow », autre registre. Un de ces films avec tortures où le jeune public croit que la dureté du spectacle fait office de tatouage « tough ». Et pourtant. Brady, semé d’étoiles par la sœur qu’il faudra bien aimer et épauler, qui lâche prise au seuil de l’ultime rodéo où il aurait pu montrer qu’il est un homme en achevant de se rompre les os du crâne fait davantage preuve de ténacité, de courage sans frime que l’espionne perruquée.
Les grèves de train auront contraint les Parisiens à ne pas aller en Normandie ni ailleurs ? Tant mieux. Bercy leur tend les bras, que les chanceux en profitent. Il n’est bien entendu pas question du ministère mais de la Cinémathèque française.
Je descends toujours un arrêt à côté pour prendre le pont, la bibliothèque dans mon dos, le parc aux vignes et aux bancs céladon devant… Les voitures passent en contrebas… Phares, ciel bleu dur profond de la nuit, avec ses grandes silhouettes de pierre, ce son mat des pas sur les planches. Il faut y aller.
Le week-end Ossang est passé, trop tard hélas pour Louis Malle, mais ceux qui voudraient fréquenter le cinéma de Jean-Paul Civeyrac ou celui subtil de Kenji Mizoguchi en ont tout loisir et auront du Chris Marker en mai.
Et forte est l’envie de vous engager aux « Contes de la lune vague après la pluie » (Ugetsu Monogatari), que je voudrais moi-même revoir. Le titre déjà… Je ne parle pas japonais. J’écoute vaguement des amis bilingues de Tokyo ou Nara me traduire les expressions. Pas trop, cependant… Qui ici a révélé que Langlois diffusait les œuvres japonaises sans sous-titres ? Encline ces jours-ci à tout ce qui contient « Monogatari » .. « Chikamatsu Monogatari » entendez par là « Les amants crucifiés ».. « Zangiku monogatari », « Contes des chrysanthèmes tardifs », « Shin Heike Monogatari », « Le héros sacrilège ».. Il y a moins d’action, dans cette « lune vague après la pluie » que dans les films de début de billet ? Est-ce si sûr ?

Le film s’inspire de plusieurs histoires écrites en 1776 par Ueda Akinari, classique de la littérature nippone. Dans le Japon du XVIe siècle éprouvé par des guerres civiles, deux villageois se séparent de leurs femmes… un potier pour vendre ses poteries à la ville et devenir riche, l’autre, rêvant d’endosser la carrure d’un grand samouraï…  Nos deux hommes aiguillonnés par l’attrait de la richesse ou des honneurs vont aller à leur perte. Alors que la guerre semblait offrir des occasions d’atteindre leurs voeux, elle n’apportera qu’exactions, famine, dévoilement de cupidité et destruction.
Réel et surnaturel s’entremêlent grâce à l’esthétisme parfaite de la mise en scène, la délicatesse des mouvements de caméra (les fameux travelings latéraux), la beauté des scènes ( lac, temple, etc). « Les Contes »de même que le mélodrame et plus ancien film conservé du cinéaste, «La chanson du pays natal », où il est sans doute moins aisé de retrouver son style, où l’intrigue est également centré sur un personnage masculin – paraissent toutefois moins axés sur la femme que la plupart des films de Mizoguchi où ces dernières occupent des rôles centraux : ainsi « Le destin de Madame Yuki » qui sera donné deux fois, ces jeudi et vendredi à venir, « Femmes de la nuit », vendredi, « Les coquelicots », ou encore la célébrissime, si fine « Rue de la honte «, projetée le 7 avril.
L’établissement de Frédéric Bonnaud permet des voyures (ou revoyures) en conditions optimales. Il y en aura d’autres, mais ne laissez pas passer cette aubaine.
Merci qui ? Bercy.

« The Rider » de Chloé Zhao
« Red Sparrow » de Francis Lawrence
« La mort de Staline » d’Armando Ianucci
(déjà en salle pour le premier et sortie le 4 avril pour les deux autres)

Et la riche rétrospective Kenji Mizoguchi courant jusqu’à mi-avril à la Cinémathèque française,
51 rue de Bercy, 75012 Paris
dont
« Les contes de la lune vague après la pluie » (mercredi 4 avril à 19h30)

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commentaires

208 Réponses pour Mizoguchi : Merci, Bercy

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 6 h 22 min

Voilà un papier comme je les aime, Annelise. Au présent toute, avec flashback à l’occasion. L’idéal serait d’en avoir un chaque semaine !

Phil dit: 4 avril 2018 à 9 h 53 min

effectivement Langlois projetait les Mizoguchi sans sous-titres décrétant que les images suffisaient à l’appréciation du génie japonais. il abusait bien un peu de son pouvoir, comme son son chat au fauteuil réservé qui ronronnait bêtement pendant les films muets.
pour l’étoffe somptueuse des kimonos (en noir en blanc), les voix d’outre-tombe chantées et ces femmes diaphanes (qui feront exploser les alliances franco-japonaise, toujours dans le même sens: au consulat aucun mariage enregistrée avec une femme française), Mizoguchi se voit et se revoit. plus qu’une traduction, il faut sans doute bien connaitre l’histoire du Japon, ses hégémonies voulues et contraintes que Mizoguchi dénonce dans tous ses films. le samouraï garde son allure même quand il vote à gauche.
pas de débandade comme chez nos cowboys « Rider », où la tête d’affiche semble sortir d’une pub crémeuse Loréal.
vous préférez la voie routière à la passerelle Beauvoir pour rejoindre la cinémathèque, dear Annelise ?

Tiphaine dit: 4 avril 2018 à 10 h 23 min

Madame Roux,

Nous avions eu un DIFFEREND sur le chef d’oeuvre « CALL ME BY YOUR NAME ». J’ai poursuivi ma lecture à votre sujet, sensible à votre réponse sans MEPRIS (contrairement à d’autres sur votre blog).

Un blog s’adresse à TOUT PUBLIC. Le votre est de TRES HAUT NIVEAU, difficile à lire (malgré tout incitatif si on comprend que vous n’avez pas de sentiment de mépris.)

Je relève une phrase qui m’a dérangée dans l’article d’aujourd’hui à propos des OSCARS : quand vous dites que Jennifer Lawrences est EXASPERANTE alors qu’elle l’a eu !!

Il y a une disproportion entre ce que les JOURNALISTES écrivent, et les performances des acteurs saluées par le MONDE ENTIER. Excusez-moi d’insister sur ce point.

Peut-être voulez-vous PROVOQUER? Je comprends que vous êtes plutôt une ECRIVAINE avec de nombreux livres dont un a reçu un prix, ce qui explique des éléments de votre jugement?

Vous donnez envie de découvrir(MIZOGUCHI)et ça c’est bien,mais SVP,vous et les internautes, RESPECTEZ les choix !!

Parler de « pub crémeuse »(PHIL) sur un film bouleversant mettant en scène un cowboy qui va aider un ami blessé à s’en sortir ressort aussi de la PROVOCATION. Dans quelle utilité?

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 10 h 47 min

« PROVOCATION. Dans quelle utilité ? »

A faire sortir de leur silence ce qui ne partage pas le même avis, comme vous ici Tiphaine !

Syam dit: 4 avril 2018 à 11 h 02 min

une rétrospective précieuse!Sait-on si L’élégie de Namiwa sera donnée?
Une standardiste amante secrète de son patron, avant que sa femme ne le découvre;Annelise roux et Philippe 9h53 doivent le connaître. Correspondances avec l’avant-dernier film de Hong Sangsoo, qui s’en est inspiré?
@Tiphaine,
pour avoir rencontré doctorante Annelise dans le cadre de mon cursus,je puis vous affirmer que la forme de mépris que vous craignez est absente de son logiciel. Adorée en soutenance. Aussi difficile à apprivoiser, exigeante que d’une gentillesse et disponibilité rares! Sa simplicité dépourvue de toute démagogie envers une classe d’horticulteurs restée gravée dans ma mémoire.
Elle a la réputation d’être très timide. Ses chroniques sont autant de travaux littéraires pétris de rigueur et de fantaisie. Le mépris ne les entache pas. Cordialement.
S.G

nelson dit: 4 avril 2018 à 12 h 28 min

10.47. C’est très clivant ici. meilleur de la presse écrite auquel on est déshabitués;
AL.R, je lis tout ce que vous écrivez (RDL itou)sans oser intervenir après vous. Les billets sont riches et les chroniqueurs de la Anne-lise team inclassables.
Vous avez lue sur « La rue de la honte ».La cinémathèque fait bien de reprogrammer ces classiques. Merci pour le coup de projecteur!

nelson dit: 4 avril 2018 à 12 h 30 min

avais lue! Excusez-moi.
La prof de français rougit en souhaitant que ses élèves ne la reconnaissent pas…

Italo dit: 4 avril 2018 à 12 h 58 min

Bojour.Moi non plus je lis régulièrement sans parler. Un, il n’est pas facile de formuler (Le niveau très grand ne dérange pas). deux,elle le fait très bien !

‘le samouraï garde son allure même quand il vote à gauche’(mizoguchi).
En italie le fascisme se vête dans la soie et porte le visage juvénile.le frasi idiomatiche come un segreto, per coloro che conoscono una cultura.. (dernier temps que je dis une phrase italienne).
Voir Oyuki la Vierge, d’après votre G.De Maupassant !

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 13 h 07 min

D’autres ont adoré, P comme le Parisien !

« Décrié, et notamment descendu par la fille de Franquin, Gaston Lagaffe de Pierre-François Martin-Laval est pourtant une adaptation fidèle et une bonne comédie très drôle. »

Phil dit: 4 avril 2018 à 13 h 50 min

tout Mizoguchi est donné, y compris l’histoire du patron nippon qui en pince pour la standardiste. Dans le registre secrétaire malheureuse et pas soumise, bon film avec Claudette Colbert, années thirties.
Les retrospectives Mizoguchi ont lieu tous les 20 ans. on passe de l’âge de la secrétaire à celui du patron en restant dans son fauteuil.

Uqam, you can dit: 4 avril 2018 à 13 h 52 min

Amical salut à (et de) la francophonie !
Votre redoutable AL !Lors d’un échange elle avait signé un poème sur la devise de Québec dont les lettres se dilataient; J e m e s o u v i e n s.. les intervalles respectaient un rythme étudié par des musicologues à l’université. On lui a demandé comment elle faisait?
Sa réponse : « je l’entends dans ma tête ». En train de manger une glace.enfance de l’art.
Franquin meurt deux fois.
« Mizoguchi se voit et se revoit. plus qu’une traduction, il faut sans doute bien connaitre l’histoire du Japon, ses hégémonies voulues et contraintes que Mizoguchi dénonce dans tous ses films », bien dit !
A ce soir rue de bercy, chère AL !

Tiphaine dit: 4 avril 2018 à 18 h 07 min

A votre ACTIF, La république du ciné parle de TOUT (intellectuel ET grand public).

Contre : pourquoi priver les lecteurs de citer CHARLOTTE RAMPLING et JEREMY IRONS, immenses acteurs!!

« Du succès box-office, tant mieux pour eux  » :vous êtes ironique? Le succès n’est pas un défaut, chère Madame.

RED SPARROW est un film d’espionnage tel qu’on aime, sentiment ET action à égalité! James Bond au féminin où JENNIFER LAWRENCE est le contraire d’une potiche. Des rebondissements équilibrés, une psychologie présente ne font pas oublier l’histoire d’amour entre la Russe et l’homme américain.

Enfin, même si vous auriez du signaler des scènes très DURES (le rasoir), le retournement à la fin ménage le suspense jusqu’au bout.

jack frost dit: 4 avril 2018 à 18 h 29 min

@Jazzi dit: 4 avril 2018 à 18 h 16 min
Vu « Gaston Lagaffe » hihihi !

A votre DECHARGE, La république du ciné parle de TOUT (intellectuel ET grand public).

Syam dit: 4 avril 2018 à 19 h 52 min

@Tiphaine,
Je peux me tromper et ne prétends pas parler en son nom. Il m’étonnerait que Red Sparrow ou Gaston soient du genre d’Annelise. Répondra t-elle ? Mon impression – sans avoir prétention de parler en son nom- est qu’elle n’a pas besoin d’épater avec Deleuze ni aucun code. Les personnalités singulières ont des difficultés à être étalonnées « par rapport ». Une énigme ALR. A prendre ou à laisser.
@13.52. Pouvez-vous préciser l’éditeur s’il y a eu publication? Ou vous, Annelise?

Sylvain dit: 5 avril 2018 à 7 h 00 min

Que faire quand on ne peut pas ,pour raisons géographiques ou professionnelles ,fréquenter les cinémathèques?

Offre réduite!

Red sparrow vous avez aimé,Annelise?

Chloé Zhao,passable.Reste le comique sur Staline.

Phil dit: 5 avril 2018 à 8 h 42 min

« sèche » est le bon mot, surtout pour le côté « aquatique » !
Mais Rampling a connu son avant et après portier de nuit. Beaucoup n’ont pas la chance de passer la porte de leur vie.
Pas de fatalité Sylvain, la technologie numérique s’améliore tous les huit mois et les cinémathèques seront disparues dans 50 ans (tout le monde à égalité, vive l’esprit cgt).
Prenez soin d’avoir un grand écran, beamer sur le mur. c’est une grande misère ces jeunes gens croisés de la cinémathèque qui voient sans déplaisir les filmographies sur leur tablette. qu’ont-ils vu ou compris ? un bon critique (un peu en détrempe -ça fume- et qui ne semble juger que la forme du film), croisé au hasard des portes tournantes, avait pris sans sourciller Berlin pour Bruxelles dans le panoramique qui finit un (bon) film d’Akerman sur sa ville natale.

Laura Delair dit: 5 avril 2018 à 9 h 08 min

à Sylvain: je vous souhaite de vieillir aussi bien qu’elle, pauvre mec qui n’en prends pas le chemin

Sylvain dit: 5 avril 2018 à 10 h 15 min

Pourquoi pauvre mec?Vous avez vu Red sparrow?Scenario catastrophique ,elle en limande séchée.

Sinon,bien conservé et quadra.

Art dit: 5 avril 2018 à 10 h 31 min

anneLise, vous y étiez pour Mizoguchi? Je ne vous ai pas vue (bien regardé). Sniff.Pas le style de films que je serais allé voir si vous n’aviez pas recommandé.
verdict?zarb. Belles images.Pour moi trop lent. Je vois ce que vous voulez dire.Je veux pas passer pour le right prat. En face red sparrow screw loose.J’y retournerai si vous y êtes!(Le japonais).

xlew dit: 5 avril 2018 à 14 h 23 min

Huppert épinglée les bras en croix sur un cintre, Rampling mise dans un hangar prête à céder son corps de hareng-saur ou de limande
émissaire, je ne sais plus, aux bons soins d’une purificatrice fumaison, charmant, Deneuve, heureusement un peu plus enveloppée, frémit,
quel sera son sort ?
> No Gondry for old actresses eternally desiccating in the sunshine…
Le parcours cinématographique des deux premières actrices pourrait être une très belle interprétation de ce que peignait Mizoguchi Kenji (in memoriam Ueda, jadis commentateur tout en finesse dans ces colonnes) dans les Contes vagues de la lune, un panoramique droite-gauche, fusion dans un grand-angle sans découpe ni vignettage, qui fait passer le spectateur, au-delà d’un rétrofocus ingénieux, de la fraîcheur d’un onsen presque magique à force d’être malignement arcadien (Mizoguchi dépasse – dans sa méditation sur le décor, les artifices, tout l’émulsif qui fait l’art pour l’art -, les questions naturalistes qui chatouillent la philosophie occidentale depuis toujours en sautant par dessus le cher Jean-Jacques de nos filmeurs du bohème aujourd’hui, à cheval sur l’un des mustangs sauvages de madame Zhao, qui préfère shooter ses « Minzu » peuples autochtones aux USA plutôt qu’au Yunnan, rousseauisme bienséant not dead) à une longue séquence de plein soleil où Tobei voit son sang symboliquement se répandre sur l’herbe d’une grande clairière alors que la chevelure de son amante Ohama littéralement lui mange le corps et bientôt le visage, le bandeau blanc qui ceint les ondes de son casque noir convoquant le démon de l’analogie qui jouerait l’annonce de la catastrophe prochaine, un signe sûr qui ne peut, je crois, échapper à personne dans une salle obscure japonaise, description du désir humain, implacable, salement unforgiven comme une balle de Harry Callagan, Huppert et Rampling pouvant en figurer les survivantes, la première dans le très beau film de Mia Hansen-Løve, « L’Avenir », qu’Annelise a dit aimer, dans « 45 years » ou même dans « Hannah » de Andrea Pallaoro (que le journal Le Monde descendit) pour la seconde, la scène d’ouverture rappelant une nouvelle du plus grisant des romanciers français, celle où Charlotte, tout juste décaptivée des soies et velours d’un Café-Society au décorum mortifiant, observe une baleine échouée sur la plage. J’ai cru plusieurs fois me retrouver au milieu de paysages urbains d’une ville japonaise un dimanche matin renversé par la pluie. Trempé de toutes sortes d’analogies, sachant bien que l’eau qui faille sur le pavé et le granite des murs d’enceinte des temples n’est pas du tout l’image d’une projection hors du cycle fermé du temps mais peut-être bien plus un passage sous les gouttes caudines d’une espèce de répétition qui formerait signature numérique de souvenirs interchangeables, ne dispensant aucune perspective de pouvoir changer le cours du monde. Montrer l’imperceptible changement de la forme de son corps pour Huppert, comme dévoiler son splendide mûrissement de la part de Rampling, c’est une manière, dans l’espace défini par le sujet du billet, de commenter l’amour (dans l’aimantation et la distance) de Mizoguchi pour les femmes, qu’elles soient réduites à l’état de spectres ou qu’elles gardent leur charnel aspect, réminiscence de celles qui préservent intact l’âme féminine, protectrice de l’irori, providence au foyer de l’amour humain, celles qui rencontra dans sa jeunesse, celles qui le construisirent.
Sinon le film tiré de la bande dessinée française sur la mort d’un pourri tyran, oui gros éclat de rire qui rend finalement justice à tout le protocole lénino-stalinien de l’URSS, ce pompiérisme anal qui finit (?) dans la flaque de dignité de son lider maximo, videur-diseur de bonaventure de centaines de vers qu’il savait par coeur, tueur raisonné de millions d’êtres humains dont un petit paquet de poètes immenses (in memoriam Mandelstam et Maïakosvki).

Annelise dit: 5 avril 2018 à 16 h 52 min

Post de Lew sur le vieillissement des actrices à l’écran, beaux dvloppemnts sur KM. .oui, aimé « l’Avenir »(Mia Hensen-Love, Isabelle Huppert, corps sec mais musclé sur fond de vallons ensoleillés..sa solitude lorsque le chat s’évade du panier, courage discret à affronter la déception amoureuse non-dite, les heures où personne ne pense à vous) ..plaisir de voir que le vrai cinéma a encore des jours heureux devant lui
Art non je n’ai pas pu m’y rendre..aléas des grèves qui cisaillent le projet. D’autres Mizoguchi où j’irai.. Tiphaine, laissez-moi le choix de ne pas mentionner Jeremy Irons, bon acteur Cronenberg et j’en passe ni Charlotte Rampling ds le film indigent à nbre de titres de Francis Lawrence..le fait que je ne chronique pas Fanny Ardant ds Clan Lanzac ne signifie pas que je ne la tiens pas pour une grande actrice.. Red Sparrow, narration linéaire, comprenette homologuée à l’aune des tickets d’entrées espérés, fausse sentimentalité plaquée, sadisme effarant dont le braquet n’en demeure pas moins petit, tt cela à la sauce d’un accent russe traficoté..en VF, encore pire..même Matthias Schoenaerts n’en peut plus alors qu’il en a ds le ventre..cela ne m’a pas plu, rien qui vs empêche de trouver Jennifer Lawrence convaincante… les scènes de danse en tout cas, les jambes st vraies..déjà ça?
Charlotte Rampling, bien sûr Portier de nuit, Liliana Cavani.. Bogarde tjs sulfureux, casquette de bourreau ou panama.. ms aussi, elle, ds « Three », James Salter d’après Shaw, avec un Sam Waterston au faîte de sa beauté..un Perkins plus épais, si brun..
Je n’étais pas sûre que le billet avait paru (connexion refusée presque aussitôt après, je découvre vos coms)

Annelise dit: 5 avril 2018 à 17 h 07 min

J’en profite pour vivement attirer l’attention des Bordelais, vous tous Aquitains sur un film qui sera donné au Jean Eustache, cinéma de Pessac à la programmation toujours aussi vivace où se fonda ma cinéphilie étudiante,
demain vendredi 6 avril à 20h

« Georges Hyvernaud, deux ou trois choses qui comptent vraiment « , de Céline Pouillon et Christian Argentino

.. vu à la Scam il y a qq semaines.. parler d’un écrivain (auteur de « Wagon à vaches », « La Peau et les Os » par film, gageure? Ici le pari du texte, de l’humanité du personnage remporté.
Encore plus que Calet, Guérin (qui s’employa à le faire publier), Hyvernaud fut un auteur injustement méconnu.
Poméranie 1940. Le documentaire rend tout son prosaïsme, sans procédés excessifs, avec des extraits, témoignages cash étayés par une machinerie théâtrale rendue palpable – on la voit, on la touche, les comédiens respirent le texte et le restituent à mesure devant nous – à ce que peut signifier une écriture urgente, passée chair, inclassable d’honnêteté.
L’expression « écrire avec ses tripes » applicable au prisonnier dans deux oflags, on ne peut mieux rendue alors qu’il évoque les latrines où se vident les captifs, et continue cependant de noter « Ne pas attendre trop, ni trop peu non plus – Et au total, il faut quand même croire en l’homme ».
Voix posées, pas d’outrances, texte filtré par le corps, le souffle. Stanislas Nordey à la beauté maigre, magnétique d’un Christ de Goya, les jumelles Pouillon – l’une devant la caméra, l’autre derrière – donc doublement charnelles, Christian Pouillon, leur père, dont le rire final, légèrement enroué, fait éclater une bulle d’optimisme espiègle, Serge Teyssot-Gay, d’autres témoins ou spécialistes considérables sur la question ont su se mettre, dans un mélange de haute ambition et de la grande humilité qui va avec « à hauteur d’homme», au lieu de verser dans les travers d’un plateau à paillettes
Pas d’attendrissement approximatif, avec une chair de poule souvent à l’écoute des mots, rugueux, sans fard et pourtant d’une curieuse, profonde espérance nourrissante accouchée de sa lucidité. Comme le ciel : pluie, soleil
Allez-y

Art dit: 5 avril 2018 à 17 h 35 min

Haa.Je me disais, aussi.
Vous êtes à pessac, AnneLise ou vous revenez pour Mizoguchi?
teyssot-gay, le musicien de Cantat?ça vous surprendra, Henri Calet je vois TB qui c’est!

bouguereau dit: 5 avril 2018 à 18 h 14 min

les cinémathèques seront disparues dans 50 ans

on n’sait rien de rien des agoras du futur philou..sauf baroz..l’homme qui marche..et qui nous annonce qu’elles front mal au cul

Sylvain dit: 5 avril 2018 à 18 h 18 min

Chouette notule,Annelise.Merci du conseil!

Le Jean Eustache a une bonne réputation.

Votre hyvernaud tentant.Vous m’excuserez:je boycotte tout Noir Désir…

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 18 h 26 min

« L’Humanité par Vincent Ostria
Cette satire du stalinisme tirée d’une BD dit-on documentée fait d’ailleurs penser aux comédies des Python. Hélas, cela ne fonctionne pas. »

Il devait être gêné aux entournures, à propos de « La mort de Staline » ! C’est du déni ou de la lâcheté ? J’ai trouvé le film excellent et qui mérite que l’on en parle un peu plus…

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 18 h 29 min

Il faudra nous dire quand on pourra le voir à Paris, notre C.P. national, grand-chef d’une nombreuse tribu de saltimbanques !

J.D dit: 5 avril 2018 à 19 h 02 min

Herr Philippe et Herr XL14.23 comprennent la fleur (argentique)noire et blanche du cinema de Mizoguchi.Des étoffes pareilles pour kimonos ne se trouvent pas en Europe .Le jeune Art emmené par le Feygele en cinémathèque révise pour aller voir Kore-eda.Phil,les critiques fumés qui confondent Berlin et Amsterdam,what else?Gêné qu’ils n’aient pas l’intuition s’ils n’ont pas le bagage .Annelise a les deux ,pour cela que je la lis avant la population vendue aux 3500 signes sponsorisés.Elle qui a raison .MME Rampling ,jamais bien grosse.MME Cavani a su capter la dépression aggravée par Dick.Comment a vieilli Bjorg Andresen,les photos pourraient faire peur .Pouillon ,est il le fils de l’architecte ?Les Aquitains vont être heureux d’être envoyés au cinéma de pessac sur les traces de l’Angoumoisin Hyvernaud .Nordey « christ Goya « ,joli.Je le préfere à son père ,littérateur vantard sur la chambre à coucher…Impardonnable!

Beth P dit: 5 avril 2018 à 20 h 24 min

bravo aux articles brillants d’Anneliese Roux!
Entre bruxelles, Paris et bordeaux, nous aimons vous lire pour savoir où nous diriger. Le Masque et la Plume et vous êtes nos références !
Nous irons voir « Deux ou trois choses qui comptent vraiment » sur votre recommandation à Bordeaux où nous sommes demain, dont vous êtes originaire?
Bonne soirée.
E.P.

Beth P dit: 5 avril 2018 à 20 h 32 min

Pardonnez mon incompétence : quel rapport avec l’architecture et l’article de Anneliese Roux?
Nous lisons RDA(Mme Catherine Sabbah), ayant beaucoup participé à l’urbanisation en France et à l’étranger. Fernand Pouillon fut un grand architecte, Oranais, « Algérien ».Est-il à rapporter avec l’article de Mme Roux à 17h?
Nous en prenons note !

C.P. dit: 5 avril 2018 à 20 h 50 min

Sylvain, vous êtes un impulsif sympathique, mais un impulsif, à propos de Charlotte Rampling comme à propos de « Noir Désir », qui n’était pas un groupe d’assassins. Annelise a été heureuse de retrouver notre ami Serge Teyssot-Gay à la SCAM. Comme d’autres, par exemple le comédien Serge Gamblin et évidemment Stanislas Nordey, il a aimé les textes d’Hyvernaud et a consacré il y a à quelque temps déjà à « La Peau et les Os » un CD.

J.D, Stan ressemble beaucoup physiquement à son père qui l’a abandonné, qui est un cinéaste facile mais PAS si nul. Sinon, une foultitude d’acteurs n’auraient pas tourné, avec ou sans cachet, pour lui.

Jacques, nous sommes heureux, Céline et moi, sans l’avoir demandé, du commentaire d’Annelise. Le documentaire « Hyvernaud » va voyager d’abord dans les régions qui l’ont très généreusement, -avec le CNC-, produit, et sera projeté aussi en boucle à l’IMEC grâce à Claire Paulhan, bien présente dans le film.
Vous aurez le DVD quand il sortira, téléphonez-moi. Je n’oublie pas votre « Cannes », sans savoir où il est en est.

J.D dit: 5 avril 2018 à 20 h 52 min

‘haver Jazzy veut me voir en caleçon !Les femmes ne sont pas décues ,Feygele.Jazzy n’a qu’à commencer .Tchuss,dear Baroz,je suis sur que vous êtes doté d’un beau corps…

Phil dit: 5 avril 2018 à 22 h 52 min

somptueuses étoffes dans tous les films de Mizoguchi qui brillent avec l’argentique noir et blanc, écrit bien JD. les kimonos de soie n’étaient pas accessibles aux paysans (seule fausse note remarquée par un cinéphile japonais -pur sucre- dans les contes de la pleine lune où le pauvre s’habille de soie).
Bouguereau, aujourd’hui Seydoux vient de passer contrat avec un Coréen pour équiper les salles ciné complexifiées du futur que fréquente baroz: ventilation, sièges secouants, flotte en pleine poire, tout ça pour mieux vivre les films brucewillisés;
les cinémathèques: dans les abris anti-atomiques.
V. Ostria, moins stalinien que l’ancien Emile Breton, bon spécialiste des films des démocraties populaires.
Poméranie 1940, beau titre pour une Allemagne aujourd’hui perdue, hier orientale uniquement dans sa traduction française.

P. comme Paris dit: 5 avril 2018 à 23 h 15 min

Quelques secondes d’image :
Charlotte Rampling nue,
cuisses écartées sur l’échine d’un cheval isabelle.
L’ai-je rêvé ?.

P. comme Paris dit: 6 avril 2018 à 0 h 08 min

N’de Diou,
il semble que cela soit une autre actrice…
Impossible de retrouver cette séquence au nom de Charlotte Rampling.

Jazzi dit: 6 avril 2018 à 5 h 54 min

« ..De « La mort de Staline » d’Armando Ianucci, où vous aurez évidemment de quoi rire… »

Plus que ça, Annelise ! Surtout de quoi frémir…

Sylvain dit: 6 avril 2018 à 9 h 01 min

Impulsif?(Cp).Cantat est impulsif!20baffes et coups de poing.

Ça laisse le temps de la réflexion.

Le fait qu’AL féministe parle du film tend à prouver que tessot-gay n’est pas à mettre dans le sac.

J’entends.ND plus jamais en public.Pas négociable ou il fallait dire stop.

Gilles dit: 6 avril 2018 à 10 h 58 min

Hivernaud 17.07, merci pour le tuyau,Annelise .Vais voir ce soir chez Jocelyne et Francis Aymé!La chronique ,adoubement pour ce cinéma au maigre confort ;la région devrait subventionner la réfection des fauteuils .On se gare difficilement .Megarama rembourse le parking pour aller voir Lagaffe .Deux poids deux mesures.@Jazzi.La mort de Staline/monty P.On y pense tout de suite .Pas le même niveau .M’étonne qu’Annelise glisse dessus en rappelant Michael Palin…Sympa de pas asséner le mot « ressucée » pour ne pas assommer le film.

Jazzi dit: 6 avril 2018 à 11 h 22 min

Ce qui m’a laissé un peu perplexe, Gilles, c’est que le film de Pef sur « Gaston Lagaffe », a bénéficié de l’avance sur recettes et de l’aide d’une région. Est-ce fait pour ce genre de film ?

Jazzi dit: 6 avril 2018 à 11 h 32 min

La mort de Staline/monty P.On y pense tout de suite .Pas le même niveau »

Les critiques ont parlé de tragédie shakespearienne ou de comédie ubuesque pour « La mort de Staline ». Moi j’ai plutôt pensé à « La vie des douze Césars » de Suétone. On assiste dans le film au passage de relais, sanglant, entre Staline et Krouchtchev, au détriment de Beria, dans la lignée soviétique des empereurs russes, qui va de Lénine à Poutine. Effrayant, consternant, édifiant…

Jazzi dit: 6 avril 2018 à 11 h 36 min

Merci, C.P., mais je ne suis pas lecteur de DVD. J’aimerais aller voir le film sur Hivernaud en salle. Ne peut-il être diffusé dans un cinéma d’art et d’essai du Quartier Latin : Le Saint-André des Arts ou le Reflet Médicis, par exemple ?

J.D dit: 6 avril 2018 à 12 h 06 min

Le jeune Mocky largué par son père ?Nordey est le nom de la mère?Babelous Jean-Pierre préoccupé surtout par l’égo démesuré ,les saisons du plaisir plus que par sa descendance.Ces choses ne se font pas ,Herr Dutronc l’a dit quand Hallyday a déshérité les enfants .Le cinéma du père pas très intéressant hormis Serrault,Mentsh CP…Nordey vaut mieux que chlimazel paternel !!Il travaille différemment ,tout à son honneur .sa mère peut lui exprimer la fierté.Vous dites que le film va tourner en boucle .L’occasion de vous voir avec vos filles dans le document .C’est noté .Pas possible ce soir.j’irai regarder ,pour vous ,MME Paulhan et T-G .Le guitariste si je me rappelle ne mérite pas d’être mélangé avec les torchons .Herr Philippe,la Poméranie polonaise le nom tiré de « morze »,la mer ,comme l’Aquitania de la petite Sirène Annelise du « Pays des eaux ».Chalom Alei’hem,bon spectacle « en présence des réalisateurs »(twit).

J.D dit: 6 avril 2018 à 12 h 09 min

Herr Jacques Higelin ou Lambert Wilson ont chanté auprès de MME Trintignant tout du long;les amis faisaient livrer des repas pour le soutien .La mort d’Alain Corneau,mari fut chose cruelle par dessus .Paix à l’âme . »Champagne ! »

Syam dit: 6 avril 2018 à 12 h 18 min

Hyvernaud !
Vous dites que le st André diffusera? Peut-on avoir des précisions sur la date?
Une des raisons qui rendent addict à RDC. Le fait de lire un écrivain en liberté. Les difficultés de la presse écrite viennent d’une inféodation, sclérose à laquelle Annelise permet d’échapper. La comparaison avec millet vient à l’esprit( hors tout parallèle de « coloration », cf la regrettable polémique A.B qui a fait oublier combien richard Millet EST avant tout un écrivain surpassant des contemporains rémunérés par le système).
La mosaïque proposée par ce blog disperse les lignes. Mon sujet sur ALR portait sur « l’hybridité ». Personne n’en sera étonné ici.
Stanislas Nordey fut artiste associé aux Amandiers sur invitation de Jean-Pierre Vincent.Codirige avec Valérie Lang, la fille du ministre décédée, le Théâtre Gérard-Philipe de St-Denis où il fut remercié(?), ou quitta la direction(?) à la suite d’un plongeon financier. Il est revenu sur la polémique dans « Passions civiles ».

C.P. dit: 6 avril 2018 à 12 h 20 min

Jacques, c’est une idée, mais je ne sais ce que pensent de la diffusion de ce 68′ les producteurs qui sont divers : Novanima /Régions / Départements / CNC. On verra.

En réalité, c’est votre mention du cinéma Le Saint-André des Arts qui m’a intéressé, bien au-delà de ce film : par exemple les programmes « Découvertes », avec la présence des réalisateurs. Plus qu’un jour en avril (le 10) pour voir « Blanche Rhapsodie, Mémoire de Théâtre » de Claire Ruppli, un 74′ consacré au 21 rue Blanche qui a abrité l’ENSATT et qui est plus ou moins à l’abandon, vous le savez. Beaucoup de témoignages de comédiens et d’acteurs sortis de « La Rue Blanche ».

Syam dit: 6 avril 2018 à 12 h 24 min

12h09 Jacques Higelin est mort?
L’enchaînement « noir désir » tombe mal. S.Teyssot-Gay et Bertrand cantat menaient des routes depuis longtemps séparées.Rien qui réfute le talent du chanteur. Personnellement je n’irai plus le voir sur scène.
annelise (un billet lu sur Polanski) avait donné la mesure ferme de ce que le féminisme signifie.Ni complaisance ni amalgame.

Syam dit: 6 avril 2018 à 12 h 26 min

@12h20
N’ayant pas possibilité de venir à Bordeaux, à quelles dates au st andré?
Merci de le signaler ici.

Paul Edel dit: 6 avril 2018 à 12 h 33 min

Ce qui fascine chez Mizoguchi, c’est le travail sur la durée des plans qui deviennent séquences subtiles dans leur développement, ce temps interne au film.
Dans « les quarante sept Roonins » , on découvre un long plan d’ouverture, un panoramique superbe découvre une cour de palais déserte puis une foule de courtisans au même moment où un homme éclate en cris et éructations. Silence, calme puis tempête. On notera que dans la plupart de ses films,(comme parfois dans Naruse) les plans sont de véritables séquences équilibrées et attentives ,qui durent parfois cinq minutes ,ce qui permet de voir dans quel équilibre s’installent les rapports entre les personnages et surtout ce qui se construit ou se détruit sous nos yeux des rapports psychologiques
Tout ça se retrouve dans Mizoguchi, Naruse et Ozu, mais aussi, dans les romans de Mishima comme « une soif d’amour », ce grignotement du temps qui modifie le visage, les expression et les rapports entre les personnages, ce qui équivaut à certains silences indiqués dans les pièces de Tchekhov, Liens qui évoluent sans cesse entre les personnage et le paysage ou environnement urbain. On retrouvera ce lien mobile, incessant, fragile et souligné par le cadre ou le passage de face au dos.. de ces personnages dans les couloirs, le jeu des pièces aux cloisons glissantes , ou longues rues étroites de jour ou de nut,avec une particulière attention au seuil des baraquements dans Naruse. Chez Ozu, lé séquence s’enrichit d’une autre durée: un train qui file au loin, une rizière qui miroite, des vélos qui passent, des cheminées d’usine qui fument, des nuages qui naviguent dans le ciel… Je me demande si le mouvement de la vie a-t-il été si figé, si suspendu, par l’éclair nucléaire qu’ensuite il a fallu regarder le passage du temps, autrement, les secondes et chaque signe de vie sur chaque visage vivant ? , , ,, Ce qui est évident c’est que dans chaque grand cinéaste japonais, il y a un architecte qui connait la place exacte de ses personnages dans le cadre de vie. Je ne vois qu Antonioni(il suivit des études d’architecte) qui a gardé cet art de faire participer immédiatement l’espace urbain très quadrillé, tres contraignant, tres signalés, codés, et soulignés , avec bars du soir, espace domestique et huis clos étouffants, bains pour l’érotisme,, hôtels de province pour la clandestinité,, routes de campagne pour épanchements.. etc.. tout se joue dans ces codes de l’espace , dans la vie et le drame des personnages.

C.P. dit: 6 avril 2018 à 12 h 49 min

J.D, « Nordey » est en effet le nom de la mère de Stan (aujourd’hui directeur du TNS), Véronique, comédienne que nous aimions beaucoup et qui est morte récemment. Wajdi Mouawad a prêté le bar de La Colline pour que l’on boive un coup après l’incinération au Père-Lachaise, tout proche…

Je vous trouve sévère envers Mocky-réalisateur, qui a bien des côtés désagréables et à qui il a toujours manqué dix-neuf sous pour en faire vingt, comme on dit. Mais le souci de l’aider, de la part de très nombreux acteurs, n’est pas tout à fait rien.

Tiphaine dit: 6 avril 2018 à 12 h 56 min

Anne-Lise,je vous cite, vous écrivez :
« laissez-moi le choix de ne pas mentionner Jeremy Irons, bon acteur Cronenberg et j’en passe ni Charlotte Rampling ds le film indigent à nbre de titres de Francis Lawrence..le fait que je ne chronique pas Fanny Ardant ds Clan Lanzac ne signifie pas que je ne la tiens pas pour une grande actrice.. Red Sparrow, narration linéaire, comprenette homologuée à l’aune des tickets d’entrées espérés, fausse sentimentalité plaquée, sadisme effarant dont le braquet n’en demeure pas moins petit, tt cela à la sauce d’un accent russe traficoté..en VF, encore pire..même Matthias Schoenaerts n’en peut plus alors qu’il en a ds le ventre..cela ne m’a pas plu ».

NON!!! Vous êtes dans la PROVOCATION. Regardez le succès. demandez au public ce qu’il en pense!!Savez-vous de qui Jennifer Lawrence est la FEMME? Darren Aronofsky.

Le réalisateur de BLACK SWAN, où brille Nathalie Portmann, « oscarisée »;Est-ce une raison d’en dire du MAL?

Vous me taquinez sans révéler les tenants et les aboutissants (ex:omis de signaler le lien entre le réalisateur et J.Lawrence, pourtant présent dans leur BIO.)

Marie trintignant:on oublie de préciser son ALCOOLISME et sa VIOLENCE quand on parle d’amalgame!!

Pas une excuse. B.Cantat n’a pas TOUS les torts.Il a PURGE sa peine et s’en est excusé à de nombreuses reprises.

C.P. dit: 6 avril 2018 à 12 h 57 min

Syam, vous allez trop vite : j’ai simplement répondu à la suggestion de Jacques Barozzi. Céline ne sait pas si le film sera présenté à Paris.

Vous avez raison : Serge Teyssot-Gay a entamé une autre carrière.

Jazzi dit: 6 avril 2018 à 13 h 01 min

« Je ne vois qu Antonioni »

Peut-être aussi Wim Wenders dans ses premiers films, Paul ? Mais plus paysagiste qu’urbaniste, les plans de celui-ci…

Tiphaine dit: 6 avril 2018 à 13 h 01 min

P.S.
Vous avez tort de ne pas trouver que F.ARDANT est une GRANDE actrice (femme de Fr.TRUFFAUT à une époque, ils ont eu un enfant!!)

« sadisme » terrifiant.OUI. Il faut signaler des scènes d’une violence INSOUTENABLE (scène de la baignoire).

Syam dit: 6 avril 2018 à 13 h 17 min

@13h33 Paul edel, le mouvement de la vie a-t-il été si figé, si suspendu, par l’éclair nucléaire qu’ensuite il a fallu regarder le passage du temps, autrement, les secondes et chaque signe de vie sur chaque visage vivant ? , , ,, Ce qui est évident c’est que dans chaque grand cinéaste japonais, il y a un architecte qui connait la place exacte de ses personnages dans le cadre de vie. Je ne vois qu Antonioni

Pour avoir voyagé au japon, je partage votre analyse. Connaissez-vous l’Asie?
Tiphaine 15h56 ne le prenez pas mal.Engagée dans un dialogue de sourd avec ALR. Vous comprenez l’inverse de ce qu’elle écrit.
Bonne après-midi. N’étant pas à Bordeaux, « Flamme de mon coeur » à la CF (17h).Au plaisir de vous y voir?

Dévé dit: 6 avril 2018 à 14 h 39 min

rencardé par mon pote Tutusse;il ose pas aller seul rue de bercy! Si on visionne sur tablette on la joue wanker?
J’étais là pour la rencontre ‘argento’, Anne-Lise.Votre site le plus cool de la planète earth.

trop craqué fullrire sur Red Sparrow,’Jenny Lawrence, morne plaine ‘.répliques cultes.dans ‘passengers’ je regarde Chris Pratt.
Si vous voulez un assistant je porte le café.

Paul edel dit: 6 avril 2018 à 15 h 22 min

‘ Syam non je ne connais l Asie que par les films les cartes postales et les cartes routières et les romans car je supporte pas l avion .au delà de 3 heures.je cherche la sortie

Phil dit: 6 avril 2018 à 17 h 07 min

« l’éclair nucléaire » est sûrement visible dans un film en particulier de Mizoguchi, pauledel, lequel ? comme la guerre de Corée puis le traité de retrait américain qui apparaîtront tour à tour dans les derniers films, très beaux, l’un palmé d’or à Cannes en 1953.
Mizoguchi est un cinéaste d’inspiration marxiste, rien de tel chez Antonioni qui partagea la critique dès les années 60, avec certains, Lourcelles, par exemple, du groupe des macmahoniens, le tenant pour un « cinéaste du vide »…peut-on voir aujourd’hui tous ces films sans connaitre l’inspiration politique de leurs auteurs, ni les clans critiques qui les ont portés en France ? Rivette imposa Mizoguchi parce qu’il dénonçait ce que lui aussi dénonçait en France, en Europe etc..Langlois emboîte le pas dans ses croisades anti-bourgeoises relayées par Bunuel. et Chris Marker va « documenter » dans la même veine. Parfois une fausse note, heureusement, émerge. Malle filme Calcutta comme une poubelle à ciel ouvert, porte Drieu la Rochelle sur grand écran, avant de livrer son Lacombe Lucien à rebrousse-poils d’une doxa qui court encore. imagine-t-on aujourd’hui une jeune fille au séduisant visage sans souci de mémoire (Aurore Clément, passée d’Apocalypse now à Chantal Akermann), qui roule dans l’herbe avec un jeune milicien pendant qu’elle sait son père en route vers un camp de concentration ? l’affaire weinstein donne la mesure des films que notre époque permet.

Paul Edel dit: 6 avril 2018 à 19 h 10 min

j’aime bien votre réflexion Phil.Noptamlent sur l’étonnant parcours de Louis Malle.Jamais là où on l’attend.

bouguereau dit: 6 avril 2018 à 19 h 22 min

dans dze reader..la survivante..pleine au as a newyork dit au mangeur de choucroute quil aura vachtement du mal a utiliser son fric pour lalphabétisation des jeunes juifs..derrick drappé dans son gros manteau de cuir il te l’aurait pécho par le colbac le gros harvey..mais voilà phil..comme dirait polo..derrick il est jamais là où hon l’attend

Art dit: 6 avril 2018 à 19 h 23 min

Nooon j’y crois pas.
AnneLise, vous êtes trop badass;Valentin n’a jamais écrit une seule ligne avant le D day de 14.39.
Art3mis du film de Spielberg. Egg remis dans vos mains.Je kiffe Daïto( votre équivalent féminin, la fille, ou le loser en costume Duran Duran). Gravé trippé en voyant the big boss nommé Anorak!
Si on « use des pseudos » ?vus les dialogues, j’ai peur que le prochain Advengers avec Peter Parker et Robert Downey vous déçoive…
Super cool dans la converse d’avoir vu Misoguchi.

bouguereau dit: 6 avril 2018 à 19 h 28 min

Je me demande si le mouvement de la vie a-t-il été si figé, si suspendu, par l’éclair nucléaire qu’ensuite il a fallu regarder le passage du temps, autrement, les secondes et chaque signe de vie sur chaque visage vivant ?

d’ête plein de bière et de drame ça suffit pus a polo..il ressent aussi comme un manque d’huraniom 666..t’es insatiabe polo

bouguereau dit: 6 avril 2018 à 19 h 53 min

les kimonos de soie n’étaient pas accessibles aux paysans

en coton déjà c’était plusieurs mois de boulots

bouguereau dit: 6 avril 2018 à 19 h 57 min

Charlotte Rampling nue,
cuisses écartées sur l’échine d’un cheval isabelle

une vraie reine flamande

xlew dit: 7 avril 2018 à 11 h 32 min

Mizoguchi lui, en sabots, mangeur de pommes de terre, sut ce qu’était la pauvreté dans sa jeunesse, l’orientation socialiste de sa pensée ne joue pas autant que cela dans son art (et quand bien même, il y a de très bons artistes marxistes), c’est plus l’intensité de moments de vie où il fallut se battre avec ses propres moyens, compter sur sa mère puis sa soeur comme sur son propre talent, femmes salvatrices ayant toujours les pieds sur terre ou sur le sable d’une plage comme dans « Sanshô », qui le forment, inégalités abjectes vécues de près à l’inverse des théoriciens-idéologues toujours prêts à plaquer leurs principes sur la poussière d’un terrain que leurs mains ne toucheront jamais (son détour par un atelier de peinture sur soie à Kyoto, la ville sacrée par excellence, lui permet plus tard de jouer avec les symboles des dessins sur les kimonons des Maikos et des Geikos, peut-être pas de « casser les codes », pur exercice d’un nouveau prosélytisme sous prétexte de contre-propagande la plupart du temps), il est d’ailleurs intéressant de voir qu’au moment où les ligues d’extrême droite, les étudiants de gauche, et l’idéologie libérale des différents gouvernements cherchent à s’étouffer (un peu comme en Allemagne à la même époque), Mizoguchi tourne beaucoup de documentaires hélas perdus mais aussi des films de genre.
S’il met en scène de grands films critiques et revendicatifs pile au moment où McArthur et son groupe de jeunes constitutionnalistes littéralement dé-féodalisent la société japonaise à grands coups de sabre en nationalisant un nombre considérable d’entreprises petites et moyennes, dictent la création de syndicats, mains et doigts serrés sur les bourses du petit empereur à chapeau mou, il ne se laisse pas dériver à purement illustrer ces changements radicaux, pas de psychologisme ni de démonstrations politiques, estampilles de je ne sais quel Parti de la Culture à l’image de celui qui bétonna la scène française de 1948 à août 1968 date de l’extinction des feux du printemps de Prague.
Avec toujours le cigogne en papier d’Osen dans les plis de son coeur, c’est le passage de l’âme et du corps féminin qu’il filme sans le blinder dans un portefeuille.
Dans la paradoxale déliquescence des moeurs et des valeurs du pays, sa dame Akiyama de la ville de Musashi (bombardée au phosphore pendant la guerre à cause de l’usine d’avion Nakajima, Mizoguchi, comme Miyazaki plus tard, laisse le « Pikadon », l’éblouissement et le bruit de la bombe A, aux films de Godzilla) et sa Yang fille-du-ciel, par leur sacrifice ou leur fortitude (y compris lorsque Mizoguchi est amené à connaître son « moment Van Gogh » lorsque vers 1938 une showgirl du studio lui tranchouille un bout d’oreille au rasoir), accompagnent d’un vol léger le spectaculaire rétablissement économique et technologique d’un pays, (dont on entend quelquefois dire que sans les Yakuzas et leur réseau, la reprise dès 1946 n’aurait jamais eu lieu, les films sur la mafia locale étant un art en soi, je crois que l’un des films de Seijun Suzuki ressort ces jours-ci à Paris) pour se poser plus loin sur les négatifs de la nouvelle vague et son Féminisme Noir, ses ogresses de l’amour fou, dont l’éclat assourdi, angles rongés, transparaissent toujours dans les oeuvres des Kurosawa et Kore-eda d’aujourd’hui.

Jazzi dit: 7 avril 2018 à 12 h 56 min

xlew aurait fait une excellente geisha : cultivée et raffinée, experte dans l’art du massage corporel et cérébral, de la peinture, de la musique et de la poésie… érotiques !

C.P. dit: 7 avril 2018 à 13 h 14 min

Le commentaire de Lew aide à comprendre aussi « Les Contes… », même si l’histoire inspirée d’une oeuvre littéraire se situe en des temps agités d’autres guerres et est ornée de la rencontre fantastique du fantôme Wakasa. Je veux parler de l’appétit urbain et de la faim d’argent du paysan-potier, fût-ce pour offrir des kimonos à son épouse…
Un bémol tout de même : beaucoup de bons sentiments dans le retour à la modestie villageoise et à l’enfant à élever, soutenu encore par la présence de l’épouse morte et de sa tombe honorée, …comme dans le retour à la terre du samouraï raté Tobeï.

C.P. dit: 7 avril 2018 à 13 h 31 min

C’est parti avant que je n’ajoute que le retour de Tobeï se fait avec sa femme prostituée par sa faute, pour dire que, bon, CE film-là finit bien…

xlew dit: 7 avril 2018 à 14 h 47 min

Des bons sentiments peut-être bien C.P., mais toujours percutés par les étincelles des silex de la passion, c’est coupant chez Mizoguchi, sans saigner, chose que Nagisa Oshima affûtera jusqu’à tout soumettre à son empire, refusant le trop plein d’humanisme de ces prédécesseurs, un peu comme Hyvernaud, rōnin d’une génération perdue devant le legs pégyste d’un samouraï des lettres françaises fracassé au champ d’honneur (les mystiques ont rarement les pieds dans le lisier de porc et ses odeurs, quoique).
Jazzy, je te vois en kimono, refusant la blouse blanche d’un docteur Semmelweis à Barbe-rouge d’Akira Kurosawa, tournant facilement de l’oeil à la vue du sang ou des gigotements quatre fers en l’air d’une femme nue sur le billard.
Des jeunes mecs japonais, surtout dans la mode, peuvent avoir des traits singulièrement féminins, et le revêtement de kimonos est devenue une industrie prospère à Kyoto, quartier de Gion, aucune moquerie, les Japonais sont à nouveau admiratifs de leur passé qui découvre chez eux une sorte d’envoûtement très attachant à observer pour un gajin (les touristes qui se parent de leur yakuta de soirée fourni par l’hôtel pour se payer une tranche de vie locale è tutt’altra cosa).

xlew dit: 7 avril 2018 à 14 h 58 min

Erratum : « ses »
« Rien ne tourne pour un cinéaste qui ne tourne pas. »
Devise hyvernaldienne détournée par Mizoguchi.

xlew dit: 7 avril 2018 à 21 h 08 min

En lin et soie, couleur ivoire, brodé de fils noirs, jaunes et orange, avec un motif de feuilles d’érables. À l’intérieur, pour l’image secrète que la ou le propriétaire du tissu divin se doit de ne révéler qu’à l’instant sublime du dévêtissement devant la personne aimée (Yoshiko, en ce qui me concerne), une reproduction de l’affiche du film De l’Eau Chaude Sous Un Pont Rouge, pour son unique plaisir.
Et toi ?

Annelise dit: 7 avril 2018 à 23 h 56 min

Pendant que Jacques, Lew et Yoshiko discutent élégamment chiffon, fils de soie et dessin secret de l’intérieur du peignoir je sors de Bercy, « Le héros sacrilège »(avec selon l’expression de Phil, le « Gérard Philipe nippon)… iconographie sur FB, bien que je n’aie pas réussi à mettre en ligne une courte video saisie sur le vif ..pourquoi tjs tant de cheveux blancs de cheveux gris ds la salle Langlois ?…pas une critique, un regret…
La retrospective dure jusqu’au 15 avril… Y aller, à tout âge.. modernité, somptuosité de Kenji Mizoguchi. Intelligence et humanité permanentes… (quelques dialogues retranscrits ci-après… quelle narration ! Avec des digressions osées, non pas un quelconque « psychologisme », mais une compréhension des âmes, ds le détail… celui-ci est en couleurs… mais le Noir et Bl le révèle tt autant…soie des kimonos, justesse sensible..)
Extraits, où Raizo Ichakawa n’est pas en reste :
« Ces moines… les palanquins servent de paravents à leurs crimes »
-Où est mon mari? (des femmes se tordent les mains, on les écarte sèchement, dispersant leurs larmes : « Ils sont morts en combattants, sourire aux lèvres…
Au jeuneTadamori : « La victoire ne vous a pas rendu riche? » – Pense-tu ! Je viens vendre ce cheval
« Les courtisans nous dédaignent, je les hais… ils méprisent nos morts, nos blessés »
« Préférer la compagnie des livres à celle des imbéciles »
Le fils tourmenté de la Dame de Gion, anxieux de savoir qui est son géniteur, que sa mère jette à bas, mécontente du mari noble mais trop pauvre, incapable de lui offrir les « parties de bateaux propres à son rang ».. Suis-je le fils de l’empereur ou celui d’un moine débauché, élevé par pitié ? (Réponse de celui qui l’élève, Samouraï) : Tu divagues ! Tu es mon fils…
Ou Takiko, lavant des écheveaux : « Nous sommes pauvres…j’aime travailler »

Phil dit: 8 avril 2018 à 9 h 32 min

Mizoguchi est un testament qu’il faut ouvrir au dernier moment, lui-même a donné ses oeuvres majeures après 1945, alors que beaucoup de cinéastes européens ont la veine épuisée en fin de parcours. Mais il est mort jeune, Raizô aussi, 37 ans..âge de samouraï. sûrement beaucoup de cheveux blancs pour revoir ces films avant de mourir. un citoyen Japonais en exil définitif de sa puissante presqu’île voit sa troisième rétrospective, la dernière selon lui. il sait reconnaitre les périodes historiques évoquées selon le tombant du Kimono et la coiffe des femmes, tableau de primitifs flamands. Mizoguchi remontait dans le temps à mesure que sa fin approchait, son avant-dernier film se passe au Xième siècle.

C.P. dit: 8 avril 2018 à 12 h 10 min

Phil, cela me paraît bien juste. Mizoguchi, c’est pour moi ses films à la Cinémathèque-Langlois de la rue d’Ulm, ce qui ne me rajeunit pas !
J’ai encore revu grâce à Annelise « Les Contes… ». Disant à Lew que ce film « historique » a une bonne fin, je sais bien qu’il illustre une oeuvre littéraire de tradition. Mais il y a dedans des scènes fortes, moins les combats individuels et les fausses victoires de Tobeï que la présence de celui-ci avec sa bande dans le bordel, séquence très enlevée où il retrouve son épouse.
A y bien regarder, il y a je crois dans ce film un rappel critique de la civilisation des Bushi, y compris avec la décapitation discrète de l’un d’eux lors de son hara-kiri, avant que Tobeï n’en profite.

Je ne sais pas bien relier ces « histoires » à la veine plus urbaine mais tout aussi critique de Mizoguchi. Mais au fond les soins techniques et esthétiques y sont les mêmes.

puck dit: 8 avril 2018 à 14 h 16 min

oui le père de l’écrivaine (j’ai oublié son nom?) qui a écrit Hunger Games était officier de l’armée de l’air, en ancien de West Point, je crois bien qu’elle disait s’être inspirée des histoires de son père pour écrire son bouquin.
en fait je n’ai jamais bien compris ce qu’il a pu raconter à sa fille qui a pu lui inspirer cette histoire de Katniss Everdeen dans le rôle de la jeune samouraï qui va mettre en péril le pouvoir central qui utilise les jeux du cirque version genre Rollerball pour maintenir une puissance : on prend une réalité actuelle, et on utilise la fiction pour l’amplifier, cet effet d’amplification permettant de me comprendre cette réalité bien, comme dans la super série britannique (bientôt américanisée) « black mirror », l’épisode sur les guignols politiques, facebook et l’horreur des like, la justice spectacle etc… le créateur Charlie Brooker est journaliste, comme le type qui a pondu la série « the Wire », et aussi (il me semble) « Breaking Bad », où il est dit que l’armée et le journalisme seraient les deux mamelles de l’inspiration scénaristique anglo-saxonne, comment être alors étonné de retrouver Adam Driver, le jeune poète de Jarmush dans PAtersen, sous les traits du fils maudit de la princesse Leïla et Han Solo…
j’aime beaucoup vos passages cumulatifs du coq à l’âne parce qu’ils reflètent le concept philosophique très récent (auquel je crois beaucoup) d’un monde fondé aujourd’hui sur l’idée d’inséparabilité des objets, ce qui révolutionne totalement le dualisme transcendance / immanence, ce concept d’inséparabilité faisant réapparaître une nouvelle forme de transcendance là où personne ne l’attendait.

Jazzi dit: 8 avril 2018 à 15 h 13 min

« vos passages cumulatifs »

C’est ce que l’on appelle de la critique comparative, puck. Un peu, c’est bien, mais point trop n’en faut !

puck dit: 8 avril 2018 à 16 h 15 min

non Jazzi, faites un effort pour une fois pour comprendre que ce n’est plus comparatif du fait de l’inséparabilité des objets qui peuplent désormais notre monde humain : une cantate de Bach, la robe de Marilyn, un tableau de Vermeer, un solo d’Hendrix, un opéra de Mozart, une réplique du roi Lear, les images d’une décapitation de journalistes, une chanson de Neil Young, un extrait de l’épître aux Corinthiens, une enfant qui s’enfonce dans la boue sous les caméras de Fox news, un extrait de Levianthan de Hobbes, une pub pour Chanel 5, une fresque de Michelangelo, le marcel de McLane etc etc etc…. tout cela représente notre habitat sous forme d’immensité océanique, un ensemble qui, même si chaque objet est placé à la même hauteur, constitue dans sa totalité et du fait de l’inséparabilité une nouvelle transcendance, pour ne pas dire la nouvelle forme d’une divinité, même s’il n’est encore pas évident de bien la percevoir, cette inséparabilité sera une nouvelle divinité.
et donc fini les comparaisons mon Jazzi, si cela vous paraît sans doute trop difficile à comprendre relisez-le plusieurs fois, parce que c’est vraiment hyper important de bien comprendre ce concept d’inséparabilité pour replacer dans ce contexte chaque film que vous verrez, chaque livre que vous lirez, chaque opinion que vous formulerez, il ne s’agira à chaque fois que d’ajouter un nouvel élément à ce nouvel océan divin que nous bâtissons ensemble mon ami.
bien à vous.

bouguereau dit: 8 avril 2018 à 16 h 33 min

Lew et Yoshiko discutent élégamment chiffon

y nous font des hirochima mon amour..comme si cépé et phil y mimaient des fragrances de marcel à bray dunes en 36..y s’en donnent du mal pour conchier le goulag

bouguereau dit: 8 avril 2018 à 16 h 39 min

et toi aneliz tu te défonces trop pour pas faire la prolote qui a été voir les japs attaquent ou buck dany et les jaune à la scéance de 23h du cinéma le dragon..la cinématèque ça rime prex avec durex

bouguereau dit: 8 avril 2018 à 16 h 44 min

laisse le « Pikadon », l’éblouissement et le bruit de la bombe A, aux films de Godzilla

c’était tabou et censuré..godzilla c’était une nounou..un peu irradié..faisons du care plutôt que de la politique comme elle disait la maire de lille

Phil dit: 8 avril 2018 à 17 h 02 min

CP, effectivement, la perception (et perfection) du travail technique ravit le spectateur européen, de toute manière perdu dans les dynasties du Japon comme dans les plis des kimonos.
Douchet tout émotionné expliquant les « fondus » d’images par le truchements des étoffes chez Mizoguchi, après l’avoir proclamé « meilleur cinéaste du monde ». les oukases critiques sont parfois encombrants, laissons le spectateur souffler et rêver de geisha comme fut la mère de Mizoguchi.
Pour la voix d’outre-tombe qui chante sur les flots le prénom de ses enfants perdus, Mizoguchi a fait répéter la scène 140 fois à l’actrice qui jouait la mère; la bonne tessiture fut atteinte après épuisement, juste avant décapitation.
on peut dénoncer les samouraï tout en rêvant d’en être.

Annelise dit: 8 avril 2018 à 17 h 11 min

Durex sed lex luthor, cher JM. .la dura lex des protections ts azimuts se négocie en supermarché à côté des lubrifiants parfumés à la barbe à papa, tt cela finissant par sonner très consanguin et écoeurant..puis il faut b que je m’emploie à rembourser Frédéric Bonnaud de m’avoir laissée rentrer gratuitement sans faire exprès pour Jean Rouch
Godzilla vs parlez de the real revolution Kaiju eiga ou versus Kong? celui avec Bryan Cranston écaillait dur.. mon monstre préféré demeure The Host, bon vieux Bong Joon-ho, fantastique et farceur celui-là..délibérément sexuel avec ttes ces ondulations, ouh.. (et la mère du Héros sacrilège, longue chevelure battant la soie rose dans son dos, ses pas feutrés ds le froissement des étoffes..)

J.D dit: 8 avril 2018 à 18 h 43 min

« Critique comparative  » est bonne pour les journalistes aux pages publicitaires payées en sous main pour entretenir la courtinaserie rentière ,Herr Jazzy.Annelise mein Liebling ne l’est jamais ;elle vend son cheval toutes les fois .Regard beréchit.L’enfant douée sait sans savoir appris ,parle d’une voix neuve sans chercher à guider la main de l’ignorant ,amha-aretz qu’elle pense inférieur /.les critiques institutionnels font le contraire ,ils calculent la cote que che’hina meilleure que l’intellectuel de poisson mort !Herr david Cronenberg sur la Cote d’Or résume bien ça .L’acidité lui abîme la gorge .Sa propre loi lui est dictée :Feygele ne saute du coq à l’âne que pour ceux qui ne vont pas assez vite pour suivre les obsessions qui l’assaillent .Le bois des inventeurs ne se travaille pas pour plaquer sur les tables produites en chaîne .J’acquiesce (Herr Puch en remontant) sur la philosophie émergeante .Le monisme ferait bien d’entrer dans les têtes à la place du relativisme démagogique .Pas une affaire de chutzpah,le culot ne remplace pas varhayt ,la vèrité du contenu .Beau eu voir Shin Heike Monogatari plusieurs fois ,en quelques extraits de dialogue ,l’article me replonge dans la substance . »Snille och smak » ,talent et gout ,avant la main prise dans le sac de l’académie suédoise et Herr JC.Arnault .Les journaux et television traversent des crises de confiance sans comprendre d’où vient la démonétisation qui les dénature .Auraient pu être ajoutés à 23.56 les glissements de kimono de la mère brutale qui se retire .Crow chasseur de vampires de Herr Carpenter peut préparer le pieu si le fils veut en finir? »Player one » ,Spielberg s’amuse .Il truffe le film de clins d’œil comparatifs ou herr L.Besson échoue à faire entrer dans la réalité virtuelle .avec Valérian .Aich’benti,je suis certain que Feygele saura nous dire dans quel film avec Matthew MacConaughey a joué Tye Sheridan?..?

C.P. dit: 8 avril 2018 à 19 h 02 min

Phil, soit pour les samouraï ! Je pensais qu’il y a au moins quelques ressemblances entre « Les Contes… » et « Les Sept Samouraï(s) » de Kurosawa, les deux films étant d’ailleurs sortis à une année d’intervalle :
Outre qu’il s’agit du Japon du XVIe siècle, ressemblance entre Tobeï et Kikuchiyo (Toshirö Mifune), sauf que ce dernier meurt en héros et que l’autre retourne bêcher la terre. Les samouraï sans fonction officielle de Kurosawa sont des errants, c’est pourquoi je les rapprochais des anciens bushi, sachant bien qu’ils finissent par se battre pour le bon motif et non pour les sous et la pitance, mais en tout cas la morale est la même dans les deux films : paix dans les villages ! Les derniers mots des « Sept Samouraïs », si j’ai bonne mémoire, ne sont pas à la gloire de ceux-ci, et c’est un peu comme s’ils allaient disparaître : les vrais vainqueurs, ce sont les paysans.
La thématique est évidemment reprise dans « Les Sept Mercenaires ». Et quant à la disparition, on nous serine que tel ou tel western signe le crépuscule des aventuriers, surtout quant ils ne sont pas de vrais cow-boys, je veux dire des gardiens de vaches.

puck dit: 8 avril 2018 à 19 h 14 min

J.D je ne sais pas qui vous êtes, mais je peux vous assurer que bouguereau se met complet le doigt dans l’oeil, il fait semblant de ne pas savoir, de ne pas comprendre, alors qu’il sait tout aussi bien que moi, parce que nous sommes tous les deux de la même génération, il sait que s’il faut trouver un sens à tout ça il faut remonter à l’origine ! et l’origine nous savons tous qu’elle se trouve là, en 1976, le 26 juin 1976 quand l’ancien bassiste des Sacred Mushroom s’est fait buter sur une plage de L.A. dans le coin d’Oceanside vers le monument construit en hommage des soldats de la guerre de Corée, il s’appelait comment déjà ce bassiste ? Larry je sais pas quoi, le frère du fondateur du groupe fondé par son fondateur dans l’Ohio quinze ans plus tôt, mais tout ça bouguereau le sait très bien, il sait que le type l’a tué pour lui voler son argent, tout au moins l’argent qui lui restait, alors que l’autre était en train de fumer son joint en regardant la mer, pognon qu’il a ensuite placé dans un appartement sur le front de mer, ensuite un deuxième, après trois, jusqu’à ce qu’il passe à l’immeuble, et ensuite un deuxième, ensuite trois, bouguereau qui fait comme toujours semblant de ne pas savoir sait très bien que cet épisode marque le début de la grande spéculation immobilière à Los Angeles, greubou sait très bien que c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que la mort d’un bassiste d’un groupe de rock fondé au début des années 60 dans l’Ohio est à l’origine est à l’origine de la flambée des prix de l’immobilier à Los Angeles ! mais comme d’habitude greubou fait l’idiot : moi ? pourquoi ? comment ? J.D vous pouvez lui dire qu’il peut toujours berner les autres le greubou mais qu’à moi il neme l’a fait pas !!! pas vrai greubou ?

Annelise dit: 8 avril 2018 à 19 h 28 min

Greubou? Bouguereau? Puck, ne commencez pas à m’emmêler svp..parfois vs lisant je pense à Inherent vice, l’adapt de Pynchon..ayez pitié de lecteurs qui débarquent hors rhétorique RdC, RdL, du coup st pétrifiés,n’osent pas..

C.P je trouve bcp de différences entre Kurosawa et Mizoguchi.. Aime bcp votre 8 avril : « a y bien regarder, il y a je crois dans ce film un rappel critique de la civilisation des Bushi, y compris avec la décapitation discrète de l’un d’eux lors de son hara-kiri, avant que Tobeï n’en profite »
Sur les cowboys, vs ai-je lu sur The Rider?

« elle vend son cheval toutes les fois » (JD)
Peut-être, ms ce ne sera jamais pour qu’il aille à la boucherie afin de me payer en contrepartie des chaussures de luxe. Le pourquoi du comment se trouve ds l’extrait livré à 18h43..
« Father devoted his life at the Emperor’s service.. He died persecuted by the Court.. I want to destroy the part of me that is the blood of Shirakawa »

..comme un côté « My name is Inigo Montoya, you killed my father, prepare to die » chevillé au corps, sans aucun rapport avec une qqconque vengeance commune… repensez aux derniers mots de la première nouvelle éponyme « Une Vengeance » de Jim Harrison ds Légendes d’automne..presque un chant modianesque, « Une jeunesse » ou « De si braves garçons »…cette manière de sentir sombrer ds l’écume qqchose de silencieux, de lent, qui s’appelle peut-être nos plus belles années d’inutile idiotie

C.P. dit: 8 avril 2018 à 19 h 52 min

Annelise, j’ai dit seulement : « quelques ressemblances ». Sur l’envie au moins d’un rural de devenir un samouraï et ce que j’appelais « la paix dans les villages ». J’aurais pu ajouter l’enlèvement pour prostitution, qui finit plus mal chez Kurosawa que chez Mizoguchi.

Je n’ai pas encore vu « The Rider », j’avais dit à Jacques, je crois, quelques mots du film précédent et premier de Chloé Zhao.

P. comme Paris dit: 8 avril 2018 à 23 h 34 min

Pour faire simple, les classes sociales au Japon se sont figées après la bataille de Sekigahara qui a vu la victoire de Edo sur Osaka en 1600. En 1603, nommé shogun, Tokugawa Ieyasu et ses descendants instaurèrent l’ère des Tokugawa jusqu’en 1867 et le début de l’ère Meiji qui amena le japon vers la modernité.

xlew dit: 9 avril 2018 à 11 h 51 min

Et entre toutes ces périodes charnières s’intègrent des petits moments de crise (le développement historique du Shogunat n’étant pas un fleuve tranquille, y’a qu’à voir les systèmes de douves du moindre château ou manoir des avant-postes Tokugawa toujours debout aujourd’hui pour s’apercevoir que les coups de force de clans rivaux étaient redoutés car redoutables, l’occasion de se souvenir de la troublante scène du rêve de Genjuro dans Les Contes de La Lune) comme lors de l’instant Bakumatsu, micro-apocalypse des derniers tenants du pouvoir exclusivement aux mains de la junte militaire, dont Oshima, encore lui, donne un fulgurant aperçu dans son beau « Tabou » (on dirait quelquefois qu’il soufflète respectueusement le grand Mizoguchi – tout en reprenant sa technique des plongées de la caméra sur les visages – lorsqu’il traite les brûlants interdits de la société japonaise).
La Princesse Yang Kwei-Fei de « Mizo », comme disaient dans le temps de flegmatiques cinéphiles parisiens, est parfois abaissée par certains de ces derniers, couleurs froides, fades, mouvements absents ou académiques, ces critiques tiennent-elles la route ?, les descriptions (passages des cuisines du palais à la salle de thé, via le jardin dans le salon de musique, vues dedans-dehors suprêmement interprétées) n’abandonnent pas grand-chose de l’exposition des relations entre les classes sociales ni ne laissent dans l’ombre quoi que ce soit de son génie des plans même lorsqu’il grise à dessin de nombreuses séquences de son film (fait en partie avec des fonds alloués par des producteurs de Hong-Kong pour essayer de délayer un peu la mauvaise réputation du Japon en Asie, tradition reprise depuis par les films d’Oshima avec son Empire des Sens bien au goût français, Kore-eda et Kawase ne pourraient tourner sans les coprods fançaises et allemandes), ses couleurs, la beauté de ses pastels brossés comme l’aluminium, maîtresse pression osmotique qui renverse sur l’écran nos souvenirs de la merveille de son noir et blanc et ses tracés à la pierre sanguine.
Certains des mêmes cités plus haut dirent que cette oeuvre serait équivalente à des chinoiseries tournées par Marie-Laure aidée de son mécène de mari dans une Villa-Noailles de la côte d’Azur de la mer de Chine, ou dans les appartements de la Grande Singerie du château du duc d’Aumale, franchement comment peut-on atteindre ce degré de mauvaise foi..?
Je crois que Visconti, toujours du côté des pigments du pelage des guépards plutôt que de celui des pixels baveux rayant la pelisse des hyènes, aurait bien aimé (un peu comme dans son Senso tourné quelques mois avant l’Impératrice de Mizoguchi) retrouver ces teintes japonaises, lui qui s’était montré particulièrement colérique devant la colorimétrie des procédés de la maison Eastman.

Jazzi dit: 9 avril 2018 à 11 h 57 min

La maison de thé, vue par Joseph Kessel :

« La maison de thé est un lieu discret, de bon goût, hautement avouable, où l’on dine. Que l’on soit deux ou dix, le repas de rigueur est commandé pour treize personnes. Et il comprend cinquante-deux plats. (…)
Nous dînons. De charmantes personnes – teint d’ambre foncé, grandes comme les Chinoises du Nord, la gorge admirable sous le casaquin de soie – se tiennent derrière nous, et préviennent avec un sourire ravi nos moindres gestes. (…)
Bientôt arrive, portant un violon à deux cordes, un vieil homme aveugle. Un guitariste le suit. (…)
La musique s’élève dolente, suraiguë, monotone. Le temps ne compte plus. Ces accords déchirants peuvent aussi bien durer des minutes, des heures, des journées. Ils préludent à l’anéantissement comme une drogue.
Mais voici les courtisanes. Elles sont quatre, parées et joyeuses. (…)
Celles-là ont le droit de s’asseoir auprès des hommes, honneur auquel même les femmes légitimes ne sont jamais admises. Ainsi, l’on honore justement dans ces pays de vieille sagesse la beauté, le raffinement et la science du plaisir. »

Annelise dit: 9 avril 2018 à 12 h 11 min

Lew à 11h51, voilà pourquoi je vs aime vraiment b..cinéphileux ms sans trop de parade ni tjs langue de bois.. tb, votre
« son génie des plans même lorsqu’il grise à dessin de nombreuses séquences de son film (fait en partie avec des fonds alloués par des producteurs de Hong-Kong pour essayer de délayer un peu la mauvaise réputation du Japon en Asie, tradition reprise depuis par les films d’Oshima avec son Empire des Sens bien au goût français, Kore-eda et Kawase ne pourraient tourner sans les coprods fançaises et allemandes) »
eh oui bien entendu vs tapez juste ..même si j’aime assez les gâteaux de haricots rouges, Naomi K en général, tt cela arrangé pour prospérer comme il faut..or faut-il y penser? Je n’en suis pas sûre, voyez, alors que tt incite au contraire
Je ne développerai pas aujourd’hui outre mesure, 9 avril pour moi depuis t longtps jour de gd deuil initial.. tant, tant de décennies après j continuerai tjs d’en être affectée, de l’honorer et d’en être mordue au sang, tte de blanc vêtue puisque c’est ainsi, en Asie

Annelise dit: 9 avril 2018 à 12 h 12 min

Visconti, toujours du côté des pigments du pelage des guépards plutôt que de celui des pixels baveux rayant la pelisse des hyènes, aurait bien aimé (un peu comme dans son Senso tourné quelques mois avant l’Impératrice de Mizoguchi) retrouver ces teintes japonaises, lui qui s’était montré particulièrement colérique devant la colorimétrie des procédés de la maison Eastman.
(Lew)

xlew dit: 9 avril 2018 à 12 h 17 min

La musique dans Yang Kwei-Fei n’est pas pour négligeable dans la magie du film, Jazzi.
On a l’impression avec le son d’époque que les luths, les violons et violes, sont électrifiés (n’ayant pas le DVD de la collection Criterion, comme dans l’extrait d’Annelise), je ne sais plus qui est le compositeur
Quelle est la part de son directeur photo, Miyagawa, dans la facture des scènes, aussi importante que celle du cinéaste italien qu’emploie Woody Allen pour régler sa propre mise en images ?
Belle expo du décorateur-dessinateur de Mizoguchi en 2000 au Musée Guimet, Hiroshi Mizutani.

Jazzi dit: 9 avril 2018 à 12 h 55 min

Oui, nous avons tous notre jour et notre millésime, Annelise. Moi c’est le 5 décembre 1962, la mort du père…

J.D dit: 9 avril 2018 à 12 h 58 min

Les post de Herr XL 12.17,Herr Baroz,Philippe ,Puc ou C.P pour vous dire la considération !A la h’ietkem,pas dans la presse usuelle que nous risquons d’avoir une telle saveur dans la langue et l’esprit .Aouda! Feygele ,tout le monde se désabonne des journaux ,tout le monde avec un peu d’esprit quitte le bateau et ils se demandent pourquoi.Combien Assouline paie-t-il ?Une augmentation s’impose .Vous lui faites venir le soleil dans un paysage gris d’un ennui et uniformité mortels .Barouh achem,des gens comme vous renouvellent le genre .Ldes batata bel kamoun de la critique « ftak » rapportent de l’argent ,what else ?ils ont eu raison de la patience et s’effondreront.Ne prenez pas exemple ,Annelise .Naomi Kawase ,Still the water ou Délices de Tokyo fait le même effet que les oscars proposés de plus en plus bas.Me joins en respect à XL très chère .Douar Demmek!

Sylvain dit: 9 avril 2018 à 14 h 04 min

Viens de faire un tour sur RDL.Pas un mot du livre du dénommé Airoli!

Passouline termine qu’il est branché Sef

Pedel par contre sur Le carré.Ouaf,bof.

Les digressions d’Annelise raménent à son île limbique.

Cressolle faisait ça.C’etait le bon temps.(Légendaire).

Sylvain dit: 9 avril 2018 à 14 h 30 min

Sinon 9 courts métrages saoudiens en compet à Cannes?

(Lu dans le Monde.Fr nhyssen biche).

Hé bé…l’effet MBS?

bouguereau dit: 9 avril 2018 à 15 h 05 min

Ainsi, l’on honore justement dans ces pays de vieille sagesse la beauté, le raffinement et la science du plaisir

tu vois anelyz..tu bouges une couille de grigou et tu provoques lavalanche des bienfaits..et aprés hon va dire que les japonés c’est compliqué

bouguereau dit: 9 avril 2018 à 15 h 09 min

on peut dénoncer les samouraï tout en rêvant d’en être

chus sur que ta manman t’a dit que tu frais mieux de réver d’ête zuckèreberg qui dit du mal de bézosse..ça frait plus moderne

bouguereau dit: 9 avril 2018 à 15 h 17 min

les vrais vainqueurs, ce sont les paysans

c’est cqui dit youl à la fin cépé..dans les sept samourais c’est le début de la fin..avec le fabuleux kobayachi c’est la clochardisation..mieux et plus copié que peckinpah en somme

Sylvain dit: 9 avril 2018 à 17 h 40 min

bouguereau qui embraye à 15pm=bouguereau ou poto Manu?

Le billet Airoli à côté,total bide!Bouquin direct au pilon.

« L’auteur a travaillé 18 ans à S.Ouest. »pourquoi Assouline n’a pas plutôt consacré à Sophie Avon?

Sans la page Facebook d’AL et son twit RDC,il n’en disait que couic.

Elle a travaillé pour lui dix ans.Miss the boat pour la classe…

Phil dit: 10 avril 2018 à 8 h 08 min

xlew, bon connaisseur de Mizoguchi. les hommes préfèrent Mizoguchi, les femmes plus volontiers Ozu.

J.D dit: 10 avril 2018 à 12 h 26 min

A quoi l’attribuer Frynad Philippe 8.08?Ces assertions généralistes vont faire bondir .Le Feygele montre son penchant pour Mizoguchi,moi ce serait Ozu sans vouloir la contrarier !Un changement de sexe s’impose t-il?Hassilou,s’il est simultané on trouvera matière à arrangement ?Venant de vous cela pousse à mieux y regarder .Il faudrait demander à Herr Pedel qui il élit entre Mikio Naruse et Yasujiro Ozu ?Les deux portaient le chapeau de gangster occidental,Naruse en arrière retenu par des oreilles feuilles de chou que ne semble pas mépriser Annelise?Mizoguchi plus calme en lunettes a ses faveurs .Le New Yorker avait déploré l’absence sur la liste des meilleurs films de tous les temps . »Usetsu » au même niveau que la Jetée dec Chris Marker ,khir me bech?Au final AL a raison ,Mizoguchi plus raffiné ,plus violent ?La remarque sur Rue de la honte ,ou elle avait écrit qu’il parle au bordel d’argent ,de politique ,de rapports sociaux et d’amour piquante et judicieuse.He views political déprédations inseparable from intimâtes ones ,public failings to be inextricable from private attitudes .He unites the widest ,most comprehensive view of civiclife with the most intimate and piercing domestic agonies.Ca me rappelle quelqu’un …Les Bordelais et zone A entrent en vacances avec lyon et Besançon ,chtai netra!Ou êtes-vous ,très chère?

Phil dit: 10 avril 2018 à 13 h 13 min

dear JD, il est toujours mieux de bondir au cinéma que de s’assoupir. Ozu et Mizoguchi ont souvent traité des mêmes questions pour donner des réponses différentes, qui parfois plaisent aux hommes, parfois aux femmes, question de genre.
On trouve chez les deux réalisateurs un film où le personnage (masculin) s’interroge sur l’issue de la guerre. J’ai oublié la scène chez Mizoguchi. Chez Ozu le personnage masculin sirote sa bière à Tokyo et songe que s’il avait gagné la guerre, il serait en train de la boire à San Francisco. Les tempéraments féminins sourient à cette scène. Voilà matière à bondir.
Naruse nous peint les milieux populaires.

Paul Edel dit: 10 avril 2018 à 17 h 19 min

Phil.Vous remarquerez que Ozu ne masque pas du tout la joie des anciens combattants à se souvenir du « bon vieux temps ».. en buvant des sakés tièdes en multipliant les allusions salaces..Vous imaginez ça d’un cinéaste allemand?
Chez Naruse, les personnages féminins dominent. Ils ne cachent rien de leur misère matérielle et morale.dans « nuages flottants » Yukiko est entretenue par un soldat américain .Elle s’abrite aussi du froid dans le logis d’un cousin « qui l’a violée autrefois ». et qui de biuveau la harcele. . Naruse est frontal. les femmes dans son cinema sont en survie dans un Japon effondré et Naruse reste à leur côté, toujours, fidèle, à bonne distance Naruse ne cache rien de ce Japon de 1945-1950.. mais il met en lumière les fluctuations, revirements,indécisions soudaines, des personnages féminins face à la faim, le froid,la solitude .
Naruse on observe surtout la vaillance des femmes.. Il faut dire qu’il a été aidé par les romans de Fumîko Hayashi (on en trouve chez Picquier)qu ‘il traduit en images. Naruse note les changements d’humeur de ses comédiennes, avec une confondante précision.Visages théatre. comme Dreyer ou Bergman, il est attentif aux moindres sentiments qui modifient un regard, un visage, tout un corps..et c’est de dos qu’il fait exprimer le désarroi d’un couple qui marche..

H. L. dit: 10 avril 2018 à 17 h 40 min

Phil dit: 10 avril 2018 à 8 h 08 min
les hommes préfèrent Mizoguchi, les femmes plus volontiers Ozu.

Non. Tout le monde préfère Mizoguchi.

bouguereau dit: 10 avril 2018 à 17 h 48 min

songe que s’il avait gagné la guerre, il serait en train de la boire à San Francisco. Les tempéraments féminins sourient à cette scène

pasque pour elle ça sra toujours coucher havec le bombastic..sapré phil..un jour elles te mettront au gode ceinture à maubeuge

Phil dit: 10 avril 2018 à 17 h 59 min

Paul Edel, que filme-t-on à la même époque en Allemagne ? sauf Fassbinder mais mieux que lui, je ne connais que Kaütner (1960) qui nous montre le déplaisir des Allemands de l’ouest mal occupés par les Américains (Schwarzer Kiez). En 1953 Fuller sera le premier cinéaste étranger à filmer Tokyo: « House of bamboo » :il y met en scène des bandits américains (anciens GI restés au Japon) dont le chef de bande a… le coup de bambou pour son second ! la violence des destructions suicidaires subies au Japon autorisent des écarts que le cinéma européen a vite muselés.
je regarderai plus attentivement Naruse.

bouguereau dit: 10 avril 2018 à 18 h 01 min

Le New Yorker avait déploré l’absence sur la liste des meilleurs films de tous les temps

de tous les temps..non mais mais franchment

bouguereau dit: 10 avril 2018 à 18 h 05 min

..himagine l’allemand seul havec le gi haprés la guerre phil..berlineur comme schwein rien que tous les deux..

bouguereau dit: 10 avril 2018 à 18 h 09 min

a te lire on croirait que l’autocensure et la censure américaine d’aprés guerre ça existait pas..des fimes sont restés dans les studios..distri ferboteune

Phil dit: 10 avril 2018 à 18 h 13 min

oui Bougreau, « Schwarzer kiez » par exemple est resté verboten pendant 30 ans. pas à cause des Américains montrés comme des crétins. A cause du patron d’un bordel pour GI qui est juif et revenu des camps.

bouguereau dit: 11 avril 2018 à 9 h 01 min

je t’autorise a aller voir les deux baroz..j’ai été méchant avec toi comme ça pour rien et j’attendais fébrilement une occasion pour me rattraper

Phil dit: 11 avril 2018 à 9 h 08 min

le spécialiste de Wes Anderson cause sur franceculture, le smart Marc Cerisuleo. il n’hésite pas

bouguereau dit: 11 avril 2018 à 9 h 09 min

des Américains montrés comme des crétins

ils avaient bon dos..c’était leur bon coté..leur vrai de vrai soft puissance..tu sais bien quun marxiss léniniss fervent ne peut pas être antiaméricain phil et puis dire du mal du cinéma c’est un peu dire du mal de la propagande..et jésus et les évèques et macron n’aiment pas ça du tout..mais ça a un peu changé..pense que the host dont parlait anelyz a été béché par la critique pasque jugé antiaméricain..c’est quand on veut pus du tout ête pris pour un con qu’on le devient le plus surement

Jazzi dit: 11 avril 2018 à 9 h 18 min

tu m’as comparé à un bouchon et un félin, c’était pas bien méchant, le boug. Je me suis dit que je devais te manquer !

C.P. dit: 11 avril 2018 à 9 h 29 min

Revu en ligne « Hara-KIri (Seppuku) » de Kobayashi. bouguereau a raison, Tsugumo, samouraï déchu, est vraiment dans la débine ! Il en cabardoche encore quelques-uns au sabre, mais rien ne va plus quand un samouraï est tué au fusil.

C.P. dit: 11 avril 2018 à 9 h 35 min

Pardon : « Hara-Kiri ». Il y a bien un sensible point commun dans les films successifs de 52, 53 et 62.

JC..... dit: 11 avril 2018 à 9 h 42 min

Perdre la guerre idiote que le lobby militaro-industriel nippon avait engagé contre les USA a eu pour conséquence de faire bondir le Japon dans l’échelle … en sautant des tapées de barreaux qui nous gênent en Europe…

Voir l’ »accueil » sélectif des migrants chez les Japonais voulant le rester. Pas sérieux s’abstenir …

P. comme Paris dit: 11 avril 2018 à 9 h 55 min

Le temps n’est pas si lointain ou nombres d’établissements japonais apposaient en vitrine : « Japan only ».

Annelise dit: 11 avril 2018 à 13 h 06 min

Vs m’ôtez le canigou de la bouche, Phil.. Marc Cerisuelo, je l’avais signalé lui ayant adressé (à Wes Anderson) une assez bonne « lettre à »..critique so, so smart and so film en effet.. Capricci avec un seul P sera par ailleurs redonné à la Cf me semble t-il..le Carmelo envoie la pâtée bene
Bien sûr vs avez raison sur le petit démêlement pas mvais à faire, « Schwarzer kiez » verboten pendant 30 ans à cause du patron d’un bordel pour GI qui est juif et revenu des camps, quel dommage. .. forme de non sens..Bouguereau n’a pas tort pour The Host béché à l’époque pour les raisons évoquées.. recourir pour Snowpiercer à La Flamme des 4 Fantastiques, Chris Evans pour corriger le tir, acte malin, ms aura t-on gagné au change?
Louis Malle ne s’encombre pas de tripatouillages. Ok Lacombe, Feu follet, L’ascenseur, Calcutta, Vie privée etc sont avant qu’il n’épouse à Beverly Hills la fille d’un ventriloque.. serait-il comme Sollers qui « n’aime pas la femme fçaise », en tt cas cela lui réussit mieux..plus que de beaux restes avec « Atlantic city », un de mes préférés où Sarandon fatigue le Guépard Burt atteint de pelade (l’année des épousailles avec Candice Bergen, 1980)
Je trouve important qd on est critique, et encore plus lorsqu’on est auteur, de savoir soi où l’on se place éthiquement..pas forcément pour le laisser transparaître ni le faire passer au forceps après, justement.. cela me rappelle une conversation avec feu Goldschmidt (votre ami? ennemi?), dont j’aimai le gauchisme à radicalité à géométrie non prévisible.. m’avait ferrée la première fs grâce à un tournoi de « M. et Mme ont un fils »(ou une fille)où il excellait.. pas mal d’échanges, ensuite.. révolté en sa classe d’histoire-géo que les soeurs Boudin fussent moquées, là où, dixit, si elles s’étaient avérées filles de peintre..? Lui-même s’admettant fils culturé, pas un gag, au lieu de tortiller sur ce que pvent être les valeurs de la gauche, cuiller en vermeil germanopratin en main pour touiller le sucre ds le yaourt
Pointilleux sur les questions de la judéité, de la Shoah, ms s’énervant sur la bien bien-pensance à l’envers sur le sujet qui retombe sur ses pieds pile poil au même endroit.. votre « tu sais bien quun marxiss léniniss fervent ne peut pas être antiaméricain phil et puis dire du mal du cinéma c’est un peu dire du mal de la propagande. », pas mal
Deniz Gamze, comme j sens que ns allons y venir avec le nveau film aujourd’hui après « Mustangs », me suis js cachée de préférer les façons plus diffuses, la narration plus épineuse, genre rose sauvage de sa copine Léa Fehner.. cultivez vos jardins

Annelise dit: 11 avril 2018 à 13 h 12 min

Pas sûre que le mariage mallien ait eu lieu à BHills..manière de parler.. sacrée canonnière Yang-Tsé, Candice.. Wise

Annelise dit: 11 avril 2018 à 14 h 21 min

Le sucre, évidemment Béghin Say au citron (p saluer Atlantic, la toilette de Susan)..
date anniversaire il y a peu du Procès Papon qui eut lieu à Bx, m’obséda dès les premiers tps, d’autant que je suis proche d’une des dernières plaignantes qui se fit embarquer avec ses deux petits frères, catholiques pris « en rempla » de gds-parents introuvables..pourquoi j’y pense?
Un titre glaçant, magnifique, de Libé à l’époque, « Au-revoir les enfants », sur le criminel de bureau reconduit par le général De Gaulle, comme le furent nbre de hauts fonctionnaires indubitablement « efficaces », Maurice Papon n’ayant pas hésité à refaire ses preuves après 42 en réprimant la manif pacifiste du FLN à gd renfort de noyés par balles ds la Seine, à Charonne. .

Phil dit: 11 avril 2018 à 14 h 32 min

Dear Analyze, il m’a toujours semblé qu’ »Au revoir les enfants » était un film compensatoire de Mal(le), donc pas très bon.
Daney (encore lui) n’avait pas du tout aimé « Lacombe Lucien », dommage, sur ce coup il n’a pas tout compris. Le père juif de la fille au milicien est la meilleur part de ce film. relirai votre critique dopée à l’espresso.

bouguereau dit: 11 avril 2018 à 15 h 22 min

(Seppuku) » de Kobayashi

un grand film cépé qui m’a fait un trés grand effet et que je m’interdis absolument de revoir..le coup du sépoukou au sabre en bois est géant..léone a vraiment beaucoup copié chez les japonais

bouguereau dit: 11 avril 2018 à 15 h 28 min

les Japonais voulant le rester. Pas sérieux s’abstenir …

ils ont de bon que sur leur ile il vont tester l’amitié des robots pour les autres..un genre de plateforme a la ouelbec..en moins édenté et plus présentabe

Emmanuel dit: 11 avril 2018 à 15 h 58 min

bin bouguereau cépamoi!;chai plu kia demandé,Annelise;chuipa unimitaeur,luinonplu gévérifié;:ilétélaavent ssu RDL:;
‘monalise’ ssaveudir skessaveudir;unik ssuss cteqkestion dlappara critik.;!lpoinfocal, la globalité:.;ldiscour ssu laform élefon, ljonglement ,cke ssa apporte au cinemaa; lregistre dlémotionnel ,kécenssé eteréservé auzamateurs, kléprofessionnels dla profession imani ,izenusent komdé cochons enloucedé;vouléenfonssez toussent!;
burtelancastère ssécheveux étépaotop;:anozages,foavouer?;.deleuz, crésolle ilavé vessé pou1histoir dongles;.;sever!;
@phil. ptete ke daney, ilémé passcte fasson dfer croire kléprolos yportoussent lmarcel?;

Emmanuel dit: 11 avril 2018 à 16 h 05 min

‘lfilm compensatoire’;louimalle lété 1gars déboquartiers.;l’a kamem souffer kson copain feuj isoi emmené?.lécuré sson patoussent dmechants pedofil?;:AL, poultiteule dlibé ssu papon,, chui dvotavi;.ssajeté 1froid pendanklot, yprené dizan;lépatin aroulettes, ssafesé pacrédib?,.;

xlew dit: 11 avril 2018 à 16 h 52 min

C’est (légèrement) plus facile aujourd’hui d’être un Gaijin au Japon, pour le travail.
Le pays revoit sa politique concernant l’émigration vers ses rives (un mariage, de l’argent frais injecté dans un projet économique, et la nationalité te tombe dans le bec au bout de 5 ans, presque aussi vite qu’au Canada, non je dékonne).
Vu la natalité, un point faible que chacun connaît, telle est la réponse du Japon face au réel.

xlew dit: 11 avril 2018 à 16 h 55 min

Puisqu’on parle du lion de la MGM, l’acteur à la voix sublime du Malle dont Phil évoque la mémoire s’appelait Hölger Löwenadler, il y a du félin, de l’aigle, chez lui, sans que cela donne à son corps une silhouette de Chimère, sa composition du tailleur allemand juif, tout à la conscience du sérieux dû à la grande mesure, est en effet d’un très haut poignant, si Aurore s’offre corps et âme à Lacombe, c’est pour lui.
Lacombe lucien, patronyme avant prénom, tradition nipponne mais aussi hongroise (tous les acteurs hongrois au générique d’un film magyar s’appellent Bàlint Làszlò ou Bàlint Miklòs), et sa réplique « Kenpetai allemandeuh ! », avec tout le poids de sa bouffonnerie tragique, résonne longtemps dans l’oreille. Cherchait-il à entrer dans le Maquis (qui n’était pas habité uniquement par les anges), oui certes, mais il finit chez les crevards de la Milice, l’acteur au terrible karma subit un accident de traction un an plus tard comme Alf Sjösberg, l’auteur du premier Ordet, la première parole, pour lequel Löwenadler tourna, Löwenadler qui ressemble un chouya, dans le physique et le jeu, à Heinz Bennent, tous les deux joueront je crois pour Bergman, y aurait-il un hasard ici ?
L’apparition de l’arquebuse, c’est tout l’enjeu des nihilistes poèmes décrit par Kurosawa dans au moins deux films (Ran et Kagemusha) et peut-être l’objet d’un commentaire goguenard dans les 7 Samouraï, lorsque, capturée des mains de l’un des membres du clan des bandits assaillant le village des damnés de la terre au riz amer, l’un des sept n’en voyant pas trop l’usage s’en sert comme aviron dans une séquence aquatique (humour de Kurosawa souvent relativement caché).
Amusant, les Japonais qui raffinaient tout de la technologie occidentale depuis le Commodore Perry, prirent le fusil M1 de l’US Army, léger mais versatile et précis, comme inspiration pour leur nouveau modèle de carabine destinée aux troupes de l’infantrie de Tojo en 1944-45.
Miyazaki montre bien ces échanges de plans et ces améliorations de technologie aériennes dans son splendide Le Vent Se Lève, où les Japonais dépassent Heinkel dans la quintessence de la mise au point de la voilure, tout en sous-motorisant systématiquement leurs bombardiers et chasseurs (un peu comme nous en 1936-40, nous préparant à la guerre).
Maître Jazzi va dire que je fais encore ma geisha, je m’en fiche.
Banzaï.
(Expression complètement dévitalisée de la moindre connotation guerrière aujourd’hui dans la langue de tous les jours, arigato.)

Annelise dit: 11 avril 2018 à 17 h 54 min

Ns revoilà un Lew en tel quel.. à hauteur de lui-même veux-je dire..attention par les tps qui courent.. beau post
Emmanuel, qu’est-ce que c’est que cette histoire d’ongles? Vs ai soupçonné parfs d’être JC, Bouguereau, js.. signature (re)connue .. »lécuré sson patoussent dmechants pedofil », ça c’est de la bonne info ! Vs ns rassurez
Il faudrait la dire ds le milieu sportif, b secoué légitimement en parallèle? Qd Olivier Rouyer – pas Philippe, critique encerclé avec Sophie Avon à la voix sonore, yeux bleus du meilleur effet – révèle son homosexualité, il déplore ensuite que certains gamins au vestiaire craignent l’épisode de la douche en commun.. misère de misère.. là, bien qu’étant en 2018, on est loin de Call me by your name, pardon Eriksen ..b silencieux, du reste? En vacances j’imagine
Lacombe, quelle raisons données par Daney, Phil? vs savez qu’une de mes meilleures blagues en milieu ad hoc qd on parle de lui est d’écarquiller les yeux en demandant « de qui s’agit-il? »..comme j suis blonde, ça marche.. n’avais pas aimé le film non plus, pour des raisons en l’occurrence intenables au plan critique, cette fs.. Django à la bo, je sais.. Pierre Blaise m’était resté en travers, que voulez-vs que je vs dise? ..me le reproche assez svt.. ce visage buté, cette chevelure..je n dis pas qu’il était mvais acteur, le fait est que je ne le supportais pas.. traits à la Craig Sheffer, « bon fils » bien en chaire (et au milieu, coule la rivière du très gd subjectif que je livre dans les com, mais qui n’a aucunement à figurer dans un billet..)
Petite anecdote qui continue de m’être pénible, à sciences-po, il y a des années.. j’avais intérêt à l’avoir, ms je faisais les Bx Arts en parallèle (eh oui, je suis un peintre raté à la base, ne me suis rabattue sur l’écriture de romans que parce que je n’avais pas les moyens de traduire
Bouguereau 15h28 au mt de la parution du dernier livre de Houellebecq, Yves Harté que j’estime gdement me demande ce que j’en pense, persuadé que j vais en dire du mal.. erreur…lui ai tjs trouvé un gd talent comique et mélancolique… physiquement, un Baudelaire photographié par Carjat passé sous centrale de Blaye..les poissons ont chaud alentour

Annelise dit: 11 avril 2018 à 18 h 08 min

Ah tiens un morceau a sauté ?
(suite) de traduire autrement les couleurs ds ma tête
L’anecdote iepienne : on m’interroge en « conférence de méthode » sur ce qui a guidé les votes sur tel candidat au plan de la « sociologie politique »…je suis assez jeune, inquiète de partir à temps, un, pour pouvoir répéter mon cours de danse, ce qui me vaudra un redressement bien senti, étant donné que je faisais qq exercice ds le salon des professeurs, normalement déserté, entre deux cours amphithéâtreux, deux, pour regagner en bus les Bx Arts près de la gare..pressée d’en finir, mal à l’aise devant tant d’insistance, j’avance « ils ont voté contre parce qu’il avait une sale gueule? » Horreur ! Le nom de jeune fille de mon professeur de culture générale était Anita Garibaldi, je garde pour moi son nom de femme.. la classe s’esclaffe, attend que je me fasse hacher menu.. Elle me regarde tranquillement, c’était une belle femme au visage fin, pas très gde, plutôt maigre, d’apparence peu italienne quant aux débordements bustés. Elle me dit « Exactement… terrible, non, comme des raisons totalement irrationnelles pvent être confisquées par les populismes ? » Et de parler des responsabilités éthiques

Jazzi dit: 11 avril 2018 à 18 h 24 min

« les fakes on souvent un talent fou »

On confondrait avec celui d’un beau mâle, métissé et musclé, le boug !

Annelise dit: 11 avril 2018 à 19 h 59 min

..et pourtant, les accidents de voiture, dieu sait… Pajak et Pollock, James Dean.. enterré ds le Tarn à vingt ans, alcools apolliniens… peut-être js supporté la poule décapitée..fragilités mises à contribution sans contrepartie. .le verre se brise comme un éclat de rire..sirènes aux cheveux verts, bleues, rouges, des ambulances, ds des nuits pas seulemnt rhénanes

Jazzi dit: 11 avril 2018 à 20 h 28 min

On peut penser aussi, Annelise, que Pierre Blaise est parti en beauté : une étoile a filée !
Il y a un autre film de Malle dont vous n’avez pas parlé : « Le souffle au coeur »…

Annelise dit: 11 avril 2018 à 20 h 45 min

Un de mes favoris, Jacques. .Gila Freda, femme de LM.. part autobio jusqu’à la bifurcation fictive, pseudo Dijon, en vrai Versailles..me semble que l’auteur de l’ile aux chiens l’aime aussi bcp

Jazzi dit: 11 avril 2018 à 21 h 26 min

Et puis ce film minimaliste, que j’avais bien aimé en son temps : « My Dinner with Andre », Annelise.

Wes Anderson, c’est un surdoué !

Phil dit: 11 avril 2018 à 23 h 50 min

Daney n’appréciait pas l’oeuvre de Malle, Annelise. aucune détestation mais peu de considération, les critiques, pas toutes claires, techniques, idéologiques, furent reprochées comme iniques par sa fille cinéaste (de Malle) quand elle introduisit la rétrospective de son père.
Probablement pas facile d’accepter l’attitude de la fille (Aurore Clément) de Lacombe Lucien, alors qu’on a dénoncé (avec Rivette) « le « traveling de Kapo ».
Blaise comme les autres acteurs, semblent mal jouer jusqu’au milieu du film, tout s’arrange quand le père juif apparaît.

« Le souffle au coeur » coupe aussi le souffle par son cumul: inceste, pédophilie, zoophilie… M(alle)abuse !

Jazzi dit: 12 avril 2018 à 6 h 40 min

Oui, étrange film que ce « Souffle au coeur », avec le jeune Benoit Ferreux ! Il semble que Louis Malle n’ait jamais voulu refaire deux fois le même film ?

Annelise dit: 12 avril 2018 à 6 h 57 min

Phil tardif ou autre docteur voudraient-ils me renseigner sur l’accès technique, pas clair, à RdC à laquelle je n’accède plus ce matin? RdL non plus
« Travelling de Kapo », j’aime b
Oui, cumul flagrant ds « Le souffle ». .envers de la médaille, révélation si j ne mabuse des empêchements fantasmatiques inherents (vice)au milieu de LM? J’aime b encore votre notion de « film compensatoire »..les bons en réalité le sont tjs, ms cela ne se voit pas, ou simplement par miroitemnts..ou au contraire qd c’est b frontal, style grenade dégoupillée qui vs explose, forcément précocement, ds la main..ne peut p se retenir. .LM trop b élevé pour que cela se passe.. c’est pourquoi Atlantic est un de mes préférés.. pas tellement bordé..le sujet du vieillissement commence à éroder sa distance.. Feu follet, Ascenseur, on sent la pulsation, pas pareil.. Viva Maria la parodie, il essaie autre chose.. ms « Au-revoir les enfants », compensatoire, b vu
La page a l’air de nveau cassée? D’où j suis, en tt cas.. je vs prie de m’en excuser si c’est le cas. Ne peux même pas aller lire chez Pierre Assouline

Jazzi dit: 12 avril 2018 à 8 h 24 min

Emouvante, votre évocation de « feu Goldschmidt », Annelise. Mais sous quel pseudo interveniez-vous jadis sur la RDL ?
Pour moi, pas de problème pour accéder ici où là-bas !

Phil dit: 12 avril 2018 à 8 h 40 min

dear Anelyze, vos accès aux universités bloguiques sont temporairement bloqués par les syndicaliss…
à voir le cumul des vices, Le « Souffle au coeur » doit procéder d’une impatience de Malle dans le cinéma de son époque. L’accueil de ses films fut assez mouvementé et sa reconnaissance Nouvelle vague (« les amants » pourtant d’avant 1960) bien tardive, à reculons. les critiques des cahiers y sont pour quelque chose. Montaigneàcheval/JPG avait un bonheur d’expressions qui reste en mémoire de blogs.

Jazzi dit: 12 avril 2018 à 9 h 05 min

Il y avait Godard, Truffaut, Chabrol, et puis, tout de suite après, un peu à l’écart, Louis Malle.

Gilles dit: 12 avril 2018 à 10 h 49 min

Lecture impeccable en réouvrant à 10.00,Anne-Lise.Au reveil ça ne marchait pas!Quand c’était S.Avon ici ,vous dirigiez la critique littéraire RDL avant Assouline(jazzy 8.24)?Quelle époque?Cela devait devait valoir le détour .Un turn-over appliqué aux republiques ?De combien sont les mandats présidentiels ?Charlotte lipinska (theatre),disparue de la blogo après succès d’estime.Courageuse .Elle se faisait sur son physique.Retrouvée ailleurs..Mon addiction récente cinema due à vous .Cela mérite consultation d’archives!Malle.Exécrable « Petite » avec Brooke Shields .Violet VS Iris de Scorcese,sortie de route de la permière .Jazzy ,holidays(avec enfants ):risque de pouivoir vous dépanner ce soir pour Gastambide …

J.D dit: 12 avril 2018 à 12 h 56 min

Les vacances scolaires n’aident pas la fréquentation ,Feygele .Les salles sont-elles plus remplies dans la période ?Encore plus s’il pleut ?Science-po bordeaux ,le favoritisme de votre contemporain Herr mathieu Gallet ne l’a pas favorisé.Les cartes de vœux envoyées je reconnais gentilles et bien tournées .Radio France parti pour revenir à MME Veil ,don’t you think she looks tired?Les auditions d’après hashtag du porc et atteintes féministes aiment par avance que le prétendant soit une prétendante ,quelle réduction dans la pensée !Le jeune Zuuckerberg a du apprendre à nouer une cravate pour s’expliquer sur Cambridge analytica .Il croyait que le congrès allait se satisfaire des excuses et sourires de MME Chan .Herr daney,les Cahiers à toutes heures pas réputés pour la lisibilité .L’intelligence a un prix que chacun n’est pas prêt à payer .La génération qui macronise en simplifiant risque de vivre le retour de bâton avec mise au pinacle d’intellectuels shmuck et blid !Ca a déjà commencé .Brigitte M n’a pas l’air trop yente ni blata ,elle devrait lui parler .Godard /Truffaut ou Herr Daney ,barouh achem,ne sont pas bagra Yann Moix ,critique ou MME Slimani en charge de la francophonie.Aouda ,il faut voir aussi par qui nous sommes dirigés,à quel niveau de compétences ,de sensibilité ou de cynisme nous en sommes!Daney sur Malle ,frynad Phil écrit qu’il parlait de ‘traveling kapo’?ça a de l’allure .Annelise dirait ,sur un milicien faute d’avoir réussi son exam entrée dans la Résistance,qu’un traveling collabo est « dedans » le sujet ?Je comprends que la fille ne soit pas heureuse anyway n’a t-elle pas eu des avantages ? »Schwarzer Kiez » ne me fait pas bondir .Les délais mémoriels demandent d’être respectés ,Philippe.Je n’en demande pas plus .Serez vous d’accord ?Jazzy ,haver ,que ferez-vous si le lion Meyer se retourne et vous croque la saucisse chaude?Les animaux (qu’Annelise connaît très bien ) sont friands.

Emmanuel dit: 12 avril 2018 à 15 h 20 min

Les critiks ki niquent ,safé ppaplésir,phil;;fovoir ssukelfondment damné létallé ferdla penn alapetitmalle ?4 francais enlisse poulapalm dort cannoise!!?on croizlédoi.:afin,ssutou Godard;.Les zotes ,brizé kasspa 3pattes :;evahusson,sil lui donne cesra ‘compensatoire;?Pourse ferpardonner kia eu personne dubosex dpui lalesson dpiano!; oussion decouv ksé la femme de bonitzer;:fokelkun des cahié;:!vouzavié chroniké sa ptite partouzentramis.;:l’aquitaine l’amidessou dedan,cétécriengro:.Les partners yfont komen louisiane,ifinancent lcinema kirapporte et klécopains dlapressifont tourner en bouccle apré;.Lpatron decanal ifé du bateau oferet ..avéloren dlahousse é anneso lapixe.:;fobienssa.);

bouguereau dit: 12 avril 2018 à 17 h 24 min

« Le souffle au coeur » coupe aussi le souffle par son cumul: inceste, pédophilie, zoophilie

mais monsieur l’juge si vous admettez que c’est toutes des cochonnes le reste n’est qu’épiphénomènal

bouguereau dit: 12 avril 2018 à 17 h 28 min

Je na me permettrais pas de m’introduire sans l’assentiment du récipiendaire, J.D !

il est sous sédatif puissant le récipiendaire baroz..en somme rien qu’un beau rêve dirait jicé

bouguereau dit: 12 avril 2018 à 17 h 29 min

C’est vachement bien,
« l’Île aux chiens »

il est sur ma liste baroz..j’ai pensé a demain les chiens de simak je sais pas pourquoi

bouguereau dit: 12 avril 2018 à 17 h 44 min

physiquement, un Baudelaire photographié par Carjat passé sous centrale de Blaye

bodler en sinistre jésus de plateau télé c’est comme lui cracher à la figure anelize..avec phil et tout l’sanédrin on slève et on crie tous ‘libélez balabas’

Jazzi dit: 12 avril 2018 à 21 h 21 min

On peut éviter « Taxi 5″, dans le genre bourrin franchouillard, mais Gastambide s’en tire honorablement, ce qui n’était pas évident au départ.

Jazzi dit: 12 avril 2018 à 21 h 28 min

Tu peux aller voir « l’île aux chiens » avec les enfants, le boug. Pas trop petits, car ce film d’animation en 3D comporte de nombreux flash-backs, peut-être un peu déroutants pour eux. De plus, de nombreuses références aussi au cinéma japonais des années 50 dont il a été beaucoup question dans les derniers commentaires…

bouguereau dit: 13 avril 2018 à 11 h 00 min

Tu peux aller voir « l’île aux chiens » avec les enfants

haprés mon demi du soir chez hamed j’y suis allé baroz..l’animation est pas mal mais le chien marxiss léniniss le reste pas longtemps.. sentencieux et néocolonial sur les bords t’as pas trouvé?.. et je me demande comment un japonais d’aujourdhui doit prendre tout ça..t’as des retours des bacroumes d’osaka baroz?

Jazzi dit: 13 avril 2018 à 11 h 42 min

D’après Wes Anderson, on peut imaginer les migrants actuels en place des chiens, le boug. Sinon, il parait que les Japonais sont les rois de l’autodérision…

Jazzi dit: 13 avril 2018 à 12 h 07 min

Je vais tacher d’aller voir « Kings », malgré la bande-annonce qui me fait craindre que pour cette cinéaste, dont j’avais aimé « Mustangs », black is good !

xlew dit: 13 avril 2018 à 18 h 04 min

Jazzi dit: 13 avril 2018 à 12 h 00 min

Sinophiles ?
l’école cynique a pris le pouvoir au Gymnase grec de Lutèce, le chien dénommé « Guevara » des bloqueurs pros de la citadelle de Tolbiac librement enfermée sur elle-même dicte la teneur des tracts.
C’est Yolande Moreau qui est big in China après son beau film de voyage funèbre entrepris là-bas en 2015.
Les Deschiens autochtones du Japon, un paquet, sur la NHK en début de soirée ou sur les multiples chaînes municipales ou privées, des jeux d’autodérision avant/après le Plus Belle La Ville de 20′ (avec souvent un héros lieutenant de Police enquêtant sur un héritage détourné, un meurtre dans un cimetière à la clé vers le milieu, et un baiser français profondément administré à l’héroïne juste avant le générique), Kitano le samedi soir, dans un Talk Show venu faire exprès de rigoler aux saillies d’un humoriste maison à propos d’un cuiseur à riz top notch, le bruit habituel de l’autodérision quoi, comme chez nous.
Sur l’Île aux chiens de l’autre là, pas besoin d’explications, le sous-texte anti-mur mexicain est clair, le test de Kobayashi-Maru infligé au maire NagasaTrump impeccablement vissé.
Le cinéaste refuse de dépayser ses fanatiques, ses fidèles pardon, toujours les mêmes macarons roses du Gros Budapest Motel servi par Pierre Hermé dans la gueule des toutous.
Il ne prend aucun risque, ce n’est même pas beau, c’est du sous-Gondry sous amphés placebo, son Isle of Dogs ne mangera jamais de pain, ni de croquettes aux omégas 3, non, aucune chance que le méchant installé dans le bureau ovale du Chenil blanc vienne lui demander des comptes comme les services de police de la Reine Elizabeth le firent pour Ben Johnson.
Du velours aristochien son film.
Le pire étant peut-être que, tout comme le hashtag ‘metoo’ qui fut mis en branle pour niquer les porcs de Fox News revint comme un boomerang dans le museau des financiers hollywoodiens du Parti Démocrate, sa dystopie dénonciatrice à matière japonaise lui ramène de façon inattendue des bouts de viande de la fameuse dénonciation pour fait « d’appropriation culturelle » entre les ratiches.
Les mêmes daimyōs de La Guerre de la Justice Sociale (SJW), qui devaient trouver le film à leur goût, l’attaquent pour stéréotypes indus concernant la psyché japonaise. Cela ne connive même plus, la connivence n’est plus ce qu’elle était, camarade. Nostalgie ?
Pendant ce temps-là, heureusement, Hachiko, le chien Chuken fidèle, attend chaque jour ses maîtres cinéphiles, morts de vieillesse dans une salle obscure, à la bouche d’entrée du métro Dogommier (ou Bercy).
Brave mec, bouleversant caïd de l’amour chien.

Jazzi dit: 13 avril 2018 à 20 h 50 min

Japonophile, voulais-je dire. Mais ce lapsus révélateur montre bien que la profondeur de cette culture demeure pour moi une chinoiserie…

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