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La République Du Cinéma

His name is Bond : Daniel est moins chaud

Par Annelise Roux

Alors que le palais des festivals, somptueux hangar pour palmipèdes dorés, Prix du Jury, Grands Primés, grands déprimés et autres oiseaux rares achève de se vider, une actualité brûlante me préoccupe.
Vous pensiez que je laisserais cela de côté ? Il faudrait que j’aie les deux jambes dans le plâtre. L’avantage d’être inconditionnel. Même un an après. Le film a quitté les salles ? Je ne veux pas le savoir. Beethoven composait alors qu’il était sourd. L’existence de « Spectre » en  DVD redonne l’occasion d’en parler. Des nuages semblent peser sur la pérennité de Daniel Craig dans le rôle titre. Profitons-en pour instruire un dossier, dire ce qu’on a sur le cœur.
Il était intéressant après le crépusculaire « Skyfall » de voir comment allait rebondir la franchise 007. L’opus précédent, diamant noir : un coup de maître conduit par un Sam Mendes maniant action, sombre ironie, mais aussi une espèce de psychanalyse freudienne inattendue méchamment facétieuse, enlevée par un Craig plus musculaire, têtu et dense que jamais, dopé à son tour par un Javier Bardem éblouissant, blondasse au dentier amovible rongé par le mal de mère.

En matière de méchants, il s’agit d’être intraitable. Dominic Greene de « Quantum of Solace », notre Mathieu Amalric national au visage dangereusement inoffensif, voix plate, déjà s’en sortait bien. Le Chiffre aux larmes de sang, « Casino Royale » : Mads Mikkelsen, lèvres minces comme une fente au rasoir, faisait froid dans le dos avec ses tics. Apothéose incontestable avec Raoul Silva/Bardem. Beaucoup de ruse, dans cette scène où, interrogé de manière voilée quant à d’éventuelles expériences homosexuelles, Bond répond « qu’en savez-vous ? », ouvrant une boîte de Pandore assez narquoise pour se faire l’écho d’une évolution sociétale réjouissante et non verser dans un opportunisme d’époque. Évident qu’un James Bond un soupçon queer a davantage de chances de se porter mieux aujourd’hui qu’il ne l’aurait été dans les années Connery. La scène est moins subversive que si Roger Moore s’était avoué tenté par un baiser avec Requin ou que Timothy Dalton dans « Permis de tuer », avait envisagé de se pacser avec son ami Felix Leiter (David Hedison).
Où vient se loger la déception ressentie dans cette spectral experience ? Simple histoire de comparaison avec l’opus antérieur, au-dessus du lot ? Les analogies ne sont valables qu’en tant qu’outil permettant de juger d’un ensemble grâce à des mises en perspective. Autrement, pas gênant qu’un objet ne soit pas exempt de défauts ni ne ressemble à rien, sinon à lui-même. Essayons de retirer une ou deux échardes plantées au bout des doigts.

Le générique n’a pas la qualité cinétique à la Vasarely de « Casino Royale » où fusaient les cartes à jouer, ni la puissance martelée par la voix d’Adele de « Skyfall ». Daniel Craig, torse nu comme un gladiateur (pour jouer au Chippendale? continuer de filer la métaphore gay-friendly initiée grâce à Raoul Silva? Alors, ce serait moindre mal) est léché par les flammes tel un Hercule.
À part cela, B.O assez molle confiée à un as des charts.
Après une entame classique, superbe – Mexico, la Fête des Morts, comme on avait eu des vues du Palio, à Sienne, dans « Quantum » – permettant de vérifier que James porte bien la redingote près du corps, voilà notre espion lancé aux trousses du mystérieux démiurge en chef, le dirigeant de l’organisation qui n’a eu de cesse de lui faire des misères, tuant ses amoureuses (en particulier Vesper Lynd, la promise), son patron (Judi Dench, emmenée sur la lande par Albert Finney  avant d’être remplacée à la tête du MI6 par Mallory/Ralph Fiennes) ses amis, ses proches. Sale manie. Sans compter que le service de Mallory est gangréné par un conflit interne.

On se souviendra d’avoir appris que Bond était orphelin.
Détail, les noms aperçus de façon fugace sur la tombe stipulent : Andrew Bond et Monique Delacroix-Bond. Quant à la suggestion d’une mère française, la diffusion dans d’autres pays a-t-elle donné lieu à des variations de montages : une mère londonienne en Grande Bretagne, remplacée par un nom à consonance hispanique pour les copies destinées à l’Amérique du Sud, asiatique pour Hong Kong, le Japon ?
Ce serait d’un cynisme éhonté, mais drôle. Il faudrait se référer à John Pearson, auteur d’une biographie imaginaire, revoir son Fleming afin de vérifier ce qu’il en est dans la Holly Bible, les romans initiaux.
Broder sur ce motif permet d’enchaîner sur un autre ressort qui, si on en abuse, pourrait bien finir par enrayer la planche à billets. La tendance de plus en plus répandue au « placement de produits ». Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, les producteurs, ont eu à collecter plus de trois ou quatre euros pour permettre à 007, désormais sous le regard d’un jeune « Q » geek (Ben Whishaw) aux écharpes tricotées au point mousse d’emboutir je ne sais plus combien d’Aston Martin. Il faut ce qu’il faut. On savait que Bond aimait commander une vodka-martini au shaker. Maintenant, dès les publicités précédant le début du film, Moneypenny vante les charmes de voitures à la tenue de route hors pair. Volant chauffant ? Pitié ! On l’aura compris, l’Angélus dont il est question dans le wagon-restaurant n’est pas de Millet.
Au moins, on ne reprochera pas à l’agent terrible du MI6 d’avoir mauvais goût. Bien dosés, ces repères disséminés suscitent des réflexes fédérateurs, quand on s’amuse à relier les points pour faire surgir le dessin caché dans la page. Trop ? Les coutures ressortent, on quitte le sur-mesure pour verser dans la confection.

Craig est un acteur qui en a sous le capot. Il l’a prouvé avec le « Millénium » de David Fincher, incarnant un Mikael Blomkvist à la limite du patraque. Avec « Les Insurgés » d’Edward Zwick, ces quatre frères tapis au creux de la forêt de leur enfance, en 1941, à l’ouest de la Biélorussie alors polonaise… Entrer au service de sa Majesté en ayant un physique de membre du Spetsnaz, les forces spéciales russes, était une prouesse. On dirait qu’ici, une lassitude s’est glissée dans son jeu. La crainte, si le budget devenait trop serré, de devoir apparaître non plus buvant un grand bordeaux, Oméga au poignet, mais jouant au tennis front ceint d’un bandeau au logo d’une marque d’aspirine, d’un médicament luttant contre les embarras gastriques ? Transformé en homme sandwich de luxe.

Nous en parlions pas plus tard qu’il y a une ou deux semaines avec Pierre Assouline (oui, il existe, je l’ai rencontré), le cinéma est aussi une industrie qui fait travailler des hommes et des femmes. Nul ne lui reprochera ce versant. En termes de gros sous, le marketing est par définition fructueux. En excès, au plan artistique, c’est une catastrophe. Pas une supputation moraliste naïve que de l’avancer. Une déduction d’ordre pragmatique, étayée par le résultat mis sous nos yeux : Daniel Craig, sondé sur ses intentions futures, ne semble pas fou d’impatience. Simple manœuvre destinée à faire monter les enchères ? Pas absurde d’imaginer que cela puisse entraver de se ressentir ravalé au rang d’un produit dérivé.
Comme Waltz, l’Allemand naturalisé Autrichien, le comédien vient du théâtre. Un Britannique, qui a pris cours à la Guildhall School of Music and Drama de Londres. Deux Européens que réunit certainement une conception commune de ce que c’est que d’habiter un personnage. Être harnaché, plusieurs selles sur le dos, mors aux dents sur lequel on tire à hue et à dia, et l’enthousiasme, le jeu lui-même en prennent un coup.
Se glisser dans les souliers bondiens est une chance, un honneur. Les trompettes mondiales le lui auront suffisamment seriné. Pourtant, se souviendrait-on de l’élégance ad vitam aeternam de Steve McQueen et de Faye Dunaway dans « L’Affaire Thomas Crown » si l’étiquette « Theodora Van Runkle » était cousue sur le devant de chacun des impeccables trois-pièces, des tailleurs-jupes à plis plats renversants ? Incorruptible satisfaction, gratuité du « faire bon et juste » . Parce que c’est ça, et pas autrement. Plus payant que n’importe quel calcul, mais moins bancable? À vérifier. Dégager des bénéfices, faire venir les gens, financer les projets, très bien. Mais que ce soit pour aller vers le haut, ou il ne faudra pas s’étonner que les enfants aient les dents agacées si les parents ont été bourrés de raisins verts.

Waltz, parlons-en. Sûrement pas pour en dire du mal. Le dentiste Schultz, barbu, roulotte surmontée d’une ratiche brinqueballant dans les cahots du grandguignolesque « Django ». Le nazi aux conversations anodines d’«Inglourious basterds », glaçant, servi par son museau de ptérodactyle courtois, gentiment prognathe. Irrésistible et, en l’occurrence, ici, sous-employé, comme l’est Monica Bellucci, expédiée après avoir servi de faire-valoir (oui Mesdames, James aime autre chose que les tendrons, Monica en quinqua est splendide, vous avez vos chances !) Quel dommage. Christoph Waltz, cette perle. Ambiguïté maladive, drôlerie inquiétante, sex-appeal paradoxal. Pas sûr que Craig et lui y aient entièrement trouvé leur compte.
Dans le jeu des 7 familles génial initié dans « Skyfall », après la mère, après le père disparus, pour « Spectre » on demande le (faux) frère ! Cette manière de parodier l’opus précédent au prétexte de le compléter sonne paresseuse… Il aurait fallu renouer avec la fraîcheur en usant sciemment de savoir-faire : Spielberg s’attaquant à la filiation d’Indiana Jones ne s’y était pas trompé, transformant Harrison Ford en petit garçon inhibé en face d’un père truculent. Mais là ?
Sam Mendes dirigeant Bardem qui poursuit M/Judi Dench d’une vindicte inspirée par la répudiation, l’image abolie de la mère dans l’opus précédent, faisait montre de plus d’inventivité qu’emmenant Waltz dans un bunker creusé par une météorite en plein désert pour tenter de faire rentre gorge au « coucou » ayant jadis pris place dans son nid.
Le fil conducteur de « Skyfall », axé sur la maternité rêvée, mais durement réfutée, était trop beau pour supporter d’être recyclé du côté d’une fratrie ayant généré bubon.

Léa Seydoux/Madeleine Swann ? On en mangerait : son visage vaguement hollandais, avec je ne sais quelle lourdeur plébéienne sensuelle, sa bouche de bébé, ses ravissantes poches sous les yeux de fille fatiguée par un excès de sexe. Fatale, en vérité. Rien que pour cela, une James Bond Girl ad hoc. Cheveux bleus chez Kechiche, roux dans « The Lobster ». Pertinence à coloration variable ? Avancer qu’on la voit partout pour dire qu’elle agace, pas un argument. Népotisme et alors? Eva Green, fille de Marlène Jobert, divine en Vesper, Emmanuel Carrère, fils de la Secrétaire Perpétuelle de l’Académie française recevant le Femina pour « La Classe de neige » et offrant à Claude Miller de l’adapter n’ont pas déclenché autant la vindicte. Seule question à se poser : est-elle à la hauteur? Droit en revanche d’attendre pas mal, vu d’où elle est partie. Cette façon qu’a eu tout le monde de lui tomber dessus, suggérant qu’elle est idiote, après qu’elle a dit chez Xavier Dolan avoir fait «l’école de la vie»… sans verser dans la rhétorique, il faudrait parler de ce qu’on entend par maladresse objective d’un côté, et indécence perçue comme telle de l’autre. Si Léa Seydoux n’a pas été rejetée sur les côtes de Lampedusa, le fait de disposer d’un gros matelas ne guérit pas non plus absolument de tout. Ne regarder que son jeu et là, on discute du pour et du contre.
L’idée de rédimer les morts qu’on a semés en embrassant la lignée d’un de ses adversaires – Madeleine Swann est la fille de Mr. White, laissé rampant, une balle dans la cuisse, à la fin de « Casino Royale – insuffle une dimension tragique au sens littéral : Achille/Bond s’éprenant de Briséis/Madeleine dont il a tué les frères et le mari, le roi Mynès… Le thallium radioactif a raison du père du cygne, mais James sait faire la part des choses. Galant, protecteur à l’instant fatidique. A moins que cela ne soit un acte beaucoup plus belliqueux qu’on ne pense, sous des dehors au parfum de romance (la dévoration rituelle des organes, en l’occurrence le cœur de ses ennemis pour achever l’annexion de leurs pouvoirs) ? La belle est emballée dans un fourreau à la Lauren Bacall. « The Look » n’avait ce regard en-dessous que parce qu’elle était timide, plus grande que Bogart… Ce copier-coller sur vamp des années 40 ou 50 parlera aux cinéphiles. Fille d’inventeur, petite-fille de Pathé, moulée de soie vert d’eau Léa Seydoux a largement les moyens d’en envoyer, au propre et au figuré.

Enfin Bond, vous l’aurez compris, même si Daniel Craig est moins chaud : his name is Bond, James Bond.
Hormis quelques bricoles, amplement suffisant pour faire exploser notre baromètre intérieur, relié comme il se doit à l’enfance. On parle de Jamie «Billy Elliot» Bell, de Tom Hiddelston en rempla : ayant eu le Thor d’apparaître en Loki, ce dernier a d’ores et déjà déchaîné les passions adolescentes. Vu également dans le  «High Rise » de Ben Wheatley tiré de J.G Ballard, il n’y était pas mauvais…  Cependant si Craig rempile ? On ira où il voudra quand il voudra, et on l’aimera encore jusqu’à ce que l’amour soit mort.

« 007 Spectre » de Sam Mendes.

 

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112 Réponses pour His name is Bond : Daniel est moins chaud

Vébé dit: 6 juin 2016 à 8 h 29 min

Le grand-public, les blockbusters sont des véhicules de tendances et d’opinions. Ils servent aussi à laver le cerveau. Passionnant que vous y consacriez une chronique.

J’ai lu dans Wiki que vous étiez politologue Anne Lise? Je savais pour romancière. Je vous avais entendue dans l’émission d’Olivier Belamy en « première » de Johnny Greenwood, à l’ouverture du nouvel Auditorium.

Ces deux casquettes fondues en un, les cordes à votre arc expliquent le scalpel mais pas la poésie rayons X qui vous caractérise.

Votre vue originale sur cette sortie en dvd ne manque pas de sel. Vos déductions sociétales en filigrane sous le film de genre sont subtiles et apportent beaucoup. Je vous emboîte le pas sur « Skyfall ». « Spectre », la créativité est laissée pour compte au bénéfice de l’exploitation du filon.

Pas s’étonner de la lassitude après. Pour rebondir sur billet d’hier : aussi une question de générations? Les hommes des années 60 regardaient Ursala Andress sortir de l’eau en bikini. Nous femmes n’avions d’yeux que pour Sean Connery contre Doc. No.

L’arrière propos était-il moins chargé? Les blocs de la guerre froide jusqu’à l’effondrement du bloc soviétique facilitaient un manichéisme plus difficile aujourd’hui où les …cartes??nécessitent d’être redistribuées !

Phil dit: 6 juin 2016 à 8 h 37 min

Beau billet ! bien ri (sous cape) des baisers de genre, avec ou sans le dentier du requin-moonracker.
il paraît que le prochain james bond devrait être une naine albinos d’origine africaine, lesbienne.
bon.
revu Goldfinger sur grand écran (rien que le titre interdirait le film aujourd’hui). la bonne claque de Connery sur les fesses de Pussy Galore (le nom !) a bien fait rire les vieux (> 40) dans la salle.

jane dit: 6 juin 2016 à 8 h 44 min

« lourdeur plébéienne sensuelle »

ah bon, il y a des visages aristos , des visages bourges , des vosages petits-bourges, des visages plébéins

Vébé dit: 6 juin 2016 à 9 h 10 min

Jane oui ! On voit bien ce que nous signifie Anne <Lise, c'est très imagé. Et si drôle et fin de désassortir comme ça le propos… la jeune léa Seydoux, une telle icône ! Inattaquable ,et décriée d'autre part pour des raisons de jalousie sociale qui ne sont pas non plus entièrement justes

Très bien vu de briser les clichés, la corrélation des deux en notant ça comme ça (cela m'a ramenée à l'espiègle Christian Jacques parant en fin de compte de noblesse aristocratique Gina Lollobrigida, fille de Roi dans "Fanfan la tulipe" !!

Phil dit: 6 juin 2016 à 10 h 16 min

oublié de vous dire: ce james bond (Craig) a de trop grandes oreilles.
eh oui, tout compte pour faire un bon bond !

Bonnard dit: 6 juin 2016 à 10 h 55 min

vous etes redoutable Annelise!redoutable; talent d’écriture et hauteur du débat sans avoir l’air d’y toucher.
Jane pas la peine de suivre les people ils sont partout;le cinéma, la littérature s’apparentent de plus en plus à des hobbys entre soi pour gens comme il faut. Ils se donnent les subventions,y compris sur l’argent public avant de s’offrir un miroir pour s’admirer dedans.un peu d’air…

Nif dit: 6 juin 2016 à 11 h 43 min

@9h47 Jibé.Dans la veine de l’actu en effet. Le grand-public et divertissement pour la masse devient cher, c’est un pb

jodi dit: 6 juin 2016 à 12 h 07 min

la question que vous posez du népotisme est présents partout,la plupart du temps escamotée.Le bouquin d’Andras sur RDL qui traite de l’insurrection qui vient a de quoi la verser au débat.Toujours existé mais l’autosatisfaction molle,l’égoisme des élites finit par lasser . La fuite du potassium politique vient aussi de là :le petit nombre fût il de gauche a perdu le gout de considérer l’interêt général. Bond,Européen décu?

Polémikoeur. dit: 6 juin 2016 à 12 h 46 min

Quoi, Pierre Assouline est pressenti
pour jouer dans le prochain épisode ?
Rebondissement.

Annelise dit: 6 juin 2016 à 13 h 51 min

Jodi 12h07 l’allusion activée sous forme de plaisanterie à Bond – en tout cas, Craig – en « Européen déçu » ne me laisse pas indifférente, au moment où on assiste à un passage à vide des utopies, et pas seulement politiques, à la montée des populismes ici ou là, une difficulté éventuelle à s’accorder ou parler de UE autrement qu’en armant le débat à des visées parfois bien politiciennes alors que l’Europe, ce n’est pas ça. Il y a toute une réflexion que je n’ai pas le temps de mener ici sur comment a évolué la construction, pas juste intellectuelle, très concrète… l’Europe de la solidarité, de résistance aux périls et du voeu démocratique prononcé, celle des écrivains qui ne font pas le même livre à Sofia, Tallinn ou au Tibidabo et alors ? Le public désormais va plutôt visiter le parc d’attraction qu’il ne cherche à emprunter les pas de Gabo ou Hemingway. Et oui, Jibé et Nif, même une expo à la Villette sur Bond, le billet d’entrée est cher. Comme le restaurant. Pendant ce temps MdM dénonce ce matin encore après l’évacuation d’un camp de réfugiés en région parisienne des cas de tuberculose, tout ce petit monde monte en bus pour se faire dispatcher bon gré mal gré, des Syriens, des gens d’Afghanistan ou de la corne de l’Afrique… Vladimir Poutine publie ses maximes, formules& citations que les Russes vont lire sans se faire prier jusque dans les latrines, comme il l’avait déclaré en parlant de sa traque des terroristes tchétchènes. Les homos qui se tiendraient la main se font vilipender voire molester mais le livre se vend comme des petits pains en Ukraine, en Géorgie ou en Crimée annexées, Reporters sans Frontières ou Amnesty International vous le confirmeront.
Phil 10h16, vous savez bien les liens de mutuelle, confiante et cordiale collaboration entre la NSA et le MI 6. Le fait que Craig ait de si grandes oreilles permet de ne pas avoir à installer des écoutes sur le toit des ambassades, c’est reposant. Pour moi je ne suis pas complotiste, je mets une autre forme de politique opérante lisible dans le beau chant d’Ibanez que vous m’avez mis entre les mains et que j’ai réécouté ce matin : Daniel, « ojos claros de la muerte »? Si ça se trouve Paco I a inspiré Barbara Broccoli qui est fan.
Sean Connery, un de mes préférés… ce féru de golf, à la femme française, partisan de l’indépendance écossaise… « Andrew Bond », le père, le prénom aurait-il été tiré du golf mythique où joue l’acteur, St Andrews? On nage en plein green

Annelise dit: 6 juin 2016 à 16 h 59 min

Tant pis pour le hors-sujet, encore une fois la boucle proustienne va très loin hors du sentier mais s’y remet toujours. Beaucoup de Russes aussi, sans parler de grands Américains ou Sud-A. Lo que puedo el dinero, Jane? Il peut beaucoup mais pas tant que ça quand il n’est assorti d’aucune éthique. Merci. Ces doc Ina, assez vieillots comme ça mais avec du fond essentiel. Je connais pas mal la Russie pour y être allée 7 ou 8 fois, pas tellement l’Espagne,je veux dire autrement qu’au travers des livres, de la cuisine et de la peinture et plus loin que Barcelone ou Bilbao, la côte basque, alors que j’ai vécu entourée d’Espagnols. Sorte de manque permanent « à l’oreille ». Vous oui, vous vous y connaissez?
Dans les éoliennes à Salina j’ai poussé la mobylette dans la montée avant de redescendre à Pollara, juste pour voir où avait été tourné « Postino », la maison du Chilien Neruda : je remarque que la musicalité de la langue espagnole me parle énormément en complémentarité (hommage secret à ma chère Désemparo et autres égarés de l’enfance ?) – d’où ma sensibilité à Ibanez?
Etiez-vous une habituée, de ces nombreuses familles du Sud-Ouest pas fortunées du tout qui pliaient bagage en été pour aller prendre des couleurs à la Concha, Rosas ou plus loin, la Costa del Sol ? Ah, s’il y avait eu une Aston Martin ! Plutôt des Ami8, toit concave ployant sous les valises.
Bond et autres, c’est la supranationalité des blockbusters ? – pour ça que de moins en moins d’aspérités?

Annelise dit: 6 juin 2016 à 17 h 09 min

Ah oui Jibé? Comment c’était la Villette? pas eu le temps
Jane, avant de filer : la maman de Paco qui « s’est habituée à Paris et va dans les grands magasins »(banlieue). Lui qui fume, j’adore le geste machinal pour éteindre l’allumette. Quelle belle tête ! Et regardez bien le plan sur l’étagère. James Bond n’a pas d’aussi belle râpe à fromage conique au milieu du bric à brac dans la maison sur la lande à Skyfall…

Jibé dit: 6 juin 2016 à 17 h 10 min

Pas vu l’expo ni les films depuis les premiers Bond, Annelise.

Sinon, il n’y a rien à voir au cinéma actuellement ?

Annelise dit: 6 juin 2016 à 17 h 40 min

Jibé ne soyez pas pressé, nourrissez, approfondissez la veine bondienne pendant qu’il est temps au lieu de faire du zapping. Vu plusieurs films que je ne veux pas chroniquer avant la sortie en salles. Pour tromper votre impatience, « La Nouvelle Vie de Paul Sneijder » adapté de JP Dubois. Peut-être l’histoire du deuil qui m’a touchée. Ou simplement ne pas avoir envie pour une fois de faire passer Thierry Lhermite par la fenêtre (sorti de son sempiternel rôle de beau gosse de supermarché exaspérant)

christiane dit: 6 juin 2016 à 17 h 46 min

« un Craig plus musculaire, têtu et dense que jamais »
Je lui ai trouvé des faux-airs de Poutine…
Je n’ai lu aucun livre de la série des oo7 de Ian Flaming. Le cinéma a-t-il transformé le caractère du héros qu’il avait ?
La violence n’est-elle pas une drogue pour ce personnage pour échapper à une certaine mélancolie ?
Est-il vrai que les deux zéro signifient : « droit de tuer » et « a déjà tué » ?
N’est-il pas dans les mythes l’incarnation de « l’ange noir », celui qui tout en vous aidant par sa force et son intelligence diaboliques, vous est funeste ?
« Après une entame classique, superbe – Mexico, la Fête des Morts « . Oui, et jouissif écroulement des murs et des maisons, le héros caracolant et bondissant devant cet anéantissement pour retrouver – je crois me souvenir- une femme, dans une chambre, sans un grain de poussière ! Beaucoup d’humour dans beaucoup de violence. Certaines scènes assez sadiques (œil qui risque d’être percé et autres gentillesses).
Bien aimé le fait que les deux ennemis aient noué dans l’enfance la haine qui les unit. L’un est orphelin, l’autre est jaloux…. Drôle de binôme !
« Léa Seydoux/Madeleine Swann ? On en mangerait : son visage vaguement hollandais, avec je ne sais quelle lourdeur plébéienne sensuelle, sa bouche de bébé, ses ravissantes poches sous les yeux de fille fatiguée par un excès de sexe. » (superbe ! c’est tout à fait elle !

Annelise dit: 6 juin 2016 à 17 h 48 min

…ou « Mr Gaga » de Tomer Heymann, docu sur le chorégraphe israélien de la Batsheva Dance Company qui s’inquiète de voir son pays se fanatiser. Je ne vous en dirai pas plus, faites vous une idée

Annelise dit: 6 juin 2016 à 17 h 55 min

Christiane je vous lis alors que la salle va s’éteindre dans 10mn, le faux air de Vladimir Poutine c’est flagrant ! Fallait le faire pour un king du MI 6 au moment où le reset est bien fini, qu’une réactivation de la guerre froide new generation est en bonne voie même si l’histoire ne repasse jamais exactement le même plat

jane hors-sujet et en post scriptum dit: 6 juin 2016 à 18 h 05 min

Annelise

Annelise
pas du sud-ouest mais comme ‘tout le monde’ en vacances ! Le hasard , et l’ époque (d’effervescence), ce concentré de Méditerranée omniprésent en France aussi (les réfugiés hispanophones )
La dernière chanson est terrible (Qué ha de decir un muerto )
Oui à l’époque tout le monde fumait – maintenant ce sont les très jeunes plutôt
Neruda a été ambassadeur en France du temps d’Allende ! Décidément!

under bond dit: 6 juin 2016 à 18 h 52 min

Annelise dit: 6 juin 2016 à 13 h 51 min
même une expo à la Villette sur Bond, le billet d’entrée est cher

Avec nos droits de douanes, le handicap est forcément dur à surmonter pour les fines gueules amatrices de denrées exotiques.Craig et Poutine ? La ressemblance n’est pas flagrante ; pour filer la métaphore animalière, l’un ressemble à un colvert proprement déplumé et l’autre à un mouton de plein air (les pubards n’en connaissent pas d’autres)

christiane dit: 6 juin 2016 à 19 h 34 min

« La ressemblance n’est pas flagrante ; pour filer la métaphore animalière,l’un ressemble à un colvert proprement déplumé et l’autre à un mouton de plein air (les pubards n’en connaissent pas d’autres) »
Pouvez-vous joindre un croquis ?

Annelise dit: 7 juin 2016 à 0 h 07 min

Under Bond je ne vois pas le rapport mais cela m’a amusée. Shaun le mouton, malin et drôle
Valentin « le meilleur c’est Moore » : Moore, my name is Michael Moore ? « Bowling for C » avait de quoi ébranler. Le seul Roger que je reconnaisse en ce moment est Federer. Cela dit lord Brett Sinclair avait composé un James élégant et dissuasif. Il avait ironisé, expliquant qu’il laissait tomber « maintenant qu’il avait besoin d’une doublure pour monter un escalier ». Cette modestie pince sans rire détonne dans la surenchère
Jane 18h23 vous m’aurez touchée avec vos liens espagnols, c’est chouette ! Etiez-vous brillante élève en la matière? Le canto general, Neruda,figurez-vous que cela a été un de mes premiers abords de la langue, en classe de 4ième, dans mon collège assez loin d’Eton où était envoyée toute la zone des petits villages de Lesparre à Margaux. La prof, native de Malaga, de son nom de femme mariée s’appelait Mme Cerveau (authentique)et s’était mis en tête de faire chanter la classe. Misère de misère,je revois la pochette du disque, blanche, à côté de l’électrophone, les motifs gris géométriques et ces mots « los pajaros » qui, traduits, me fascinaient… J’étais très timide, elle chantait de bon coeur en battant la mesure avec une règle et crac, posait soudain la main sur mon épaule : « à toi, Violeta ». Déstabilisée par le changement de prénom dont je jugeais le principe ridicule, je me mettais à rougir, à bafouiller pendant que des Gitans au bureau d’à côté pouffaient devant la maladresse des non Kalés, beuglant sans pudeur les couplets déformés d’une voix de stentor. Mme Cerveau, que dans une confusion naïve je jugeais par définition très intelligente ne cessait de les reprendre, tentait de les corriger, finissait par s’énerver. Eux étaient lancés et n’en avaient cure. J’en ris encore. J’ai toujours adoré entendre Neruda depuis. Chant de liberté

jane hors-sujet et en post scriptum dit: 7 juin 2016 à 6 h 30 min

Annelise
Non : acquisition par hasard et hors programme
Marrants vos souvenirs ! ça devait être tordant
Il existe sur youtube une video des obsèques de PN en sept 71..

Pankipankaman dit: 7 juin 2016 à 6 h 39 min

Un ptit mojito stirred not shaken pour madame Cerveau et tout ira mieux.
Ou un ptit rhum.
De son vrai nom madame Zerbo, miss Cerveau était une agente serbo-crotale dormante en Aquitaine qui sifflait toutes les fins de verres et de bouteilles des réunions Mutterware des Tupamaros clandestins réfugiés à Bordo dans les années soixante-dix.
Elle finit par décéder un dimanche de septembre 73 à la place du mort de L’Aston de Martine, la femme de Jammes Bon, le proviseur coureur de Nippons de son collège, alors qu’elle cherchait à mettre la main sur la flasque de rhum agricole de la région des Graves pouilleuses de l’entre deux mères.
Elle appuya malencontreusement sur le bouton du siège éjectable derrière la boîte de préservatifs en peau d’esturgeon.
Expirant dans les nuages on l’entendit encore gueuler (avec la voix et l’accent peon d’Atahualpa) : Enkulés de Boredelois de mierda !

rossignol dit: 7 juin 2016 à 7 h 43 min

0.07 le 7juin, Anne-lise vous etes pertinente jusque dans l’heure.Double permis de tuer.c’est beau de voir comme vous n’en usez pas ,cette parcimonie assortie de luxuriance créative vous honore en laissant bouche bée. Formidable votre évocation,on s’y croirait. Les profs d’histoire géo sont les premiers à vous dire que la géopolitique chez les jeunes niveau collège ou lycée s’acquiert plus facilement désormais devant un écran de TV ou de cinéma. Explosion ce matin à Istanbul, j’entendais ça à la radio.Mes élèves les Stambouliotes ne leur disent pas grand-chose. Ni l’afghanistan où un journaliste et son interprète ont été tués par les talibans hier, pour quel relai? Depuis 2001 black-out à peu près complet sur ça, alors que la filière de Strasbourg est sur le banc des prévenus en ce moment. Bin laden, presque une figure légendaire de même niveau que les super mauvais de Bond. la transmission historique reste un problème épineux et tant qu’elle ne fonctionne pas on demeure dans l’impasse. Les blockbusters assument une bonne partie de l’information, ça parait fantaisiste sauf que dans nos classes surchargées on est affrontés à ça tout le temps. Comment répondre, quand nos élèves on s’aperçoit bien qu’ils ne font pas tellement le distinguo,ils ne mesurent pas toujours l’écart de réalité entre un Bin Laden et jason Bourne qui déjoue des complots en Iraq ou dans les pays de l’est et tire dans le tas pour résoudre le problème du grand corps occidental malade?

Jibé dit: 7 juin 2016 à 8 h 48 min

Eh bien moi, Annelise, dans mon enfance j’ai connu un monsieur Petit qui était très grand et un monsieur Legrand qui était tout petit ! Nous avions aussi au lycée Carnot de Cannes un prof de philo, noir de peau, qui s’appelait monsieur Blanche.
Je crains que votre madame Cerveau ne fût qu’une tête de linotte !!!

Jibé dit: 7 juin 2016 à 8 h 53 min

Eh bien moi, rossignol, c’est le film « Topkapi », réalisé par Jules Dassin en 1964, qui m’a fait aimer la géographie et rêver d’Istanbul.

louis dit: 7 juin 2016 à 11 h 03 min

Anne Lise dit :
Mais que ce soit pour aller vers le haut, ou il ne faudra pas s’étonner que les enfants aient les dents agacées si les parents ont été bourrés de raisins verts.
tout à fait. L’enjeu éducatif est là

11 morts 40 blessés à Istanbul, même si la méthode opératoire ressemble aux Kurdes dixit les services de renseignements,on n’est pas sorti de l’enchainement terroriste. Le gars de la filière strasbourgeoise,frère de celui du Bataclan, se caresse la barbe dans le box en disant que c’est pas pour imiter Ben Laden mais par admiration pour Chabal.info/intox, après le déluge. Les Parisiens bobos iront défiler en portant la banderolle. Sûr que les profs, les artistes, les politologues, les journalistes ont du taf pas évident les pauvres. Pas de gros ramdam autour de celui d’Aghanistan, père de 3 enfants. Depuis 2001 ils mangent

A part ça, tour sur RDL et Chris Marker m’apprend que Murnau, c’est le surréalisme?je croyais que c’était l’expressionnisme allemand.je croyais m’y connaître et pouf. N’importe quoi,copie à revoir

Phil dit: 7 juin 2016 à 11 h 26 min

non, il est dit (à confirmer) que le film Nosferatu a influencé les surréalistes en leur temps

Jibé dit: 7 juin 2016 à 11 h 41 min

« His name is Bond », comme bonde, en français, la pièce métallique scellée à l’orifice d’écoulement d’un lavabo, d’un évier, d’un appareil sanitaire ?

just married dit: 7 juin 2016 à 14 h 19 min

@11h41 evitons les grosses allusions svp? Dans un des épisodes Bond-Timothy Dalton veut se marier avec une jolie blonde. Romantisme consensuel,subversif dans le contexte.

Toi Jean-Claude 11h12 c’est le fond du fond de veau

unsafe at any speed dit: 7 juin 2016 à 19 h 19 min

louis, mon petit, le centenaire de DaDa c’était l’an dernier ; coche loupé. RV au XXième siècle pour le bicentenaire. D’ici-là, tâchez à constituer un binôme réaliste avec qui vous pourrez : question de survie

louis dit: 7 juin 2016 à 20 h 45 min

« je croyais m’y connaitre et pouf,n’importe quoi,copie à revoir ».
Je parlais de MA copie à revoir.De MES limites. Trop de générosité dans la façon de m’affranchir,surtout 19.19. Je suis prof de collège,pas de fac.Au bal des faux c.uls vous ne ferez pas tapisserie.

Annelise dit: 8 juin 2016 à 7 h 22 min

Jane, ce sont les funérailles d’un grand homme aimé (Paco I). Émouvant et qui témoigne de son engagement. J’aime sa conformité intérieure, l’exil, Argeles, Bram, tout cela trouve écho en moi. Si vous saviez !
6h39 le 7, ça se corse. Ne dites pas du mal des Bordelais, les « Diables Rouges » sont arrivés hier en car respirer du bon air avant l’Euro de football, 5mn à pied des routes médocaines paumées où j’ai appris à faire du vélo. L’hôtel où ils logent n’existait pas à l’époque, uniquement des masures pour ouvriers. Dopés à l’oxygène venu du large au travers des vignes, ne vous étonnez pas si les Belges l’emportent. .
Jibé 8h48 écervelée, vous croyez ? Elle ressemblait à une belle agave flexible (balancement en psalmodiant el canto general ,alias « marche ou crève Neruda » !) Je peux vous dire que les jeunes Manouches ou Kalés querelleurs et rigolards l’ont bien crevé de travers, Pablo – lui doit rire où il est, entouré de ses oiseaux qui chantent en espagnol.
18h25, sans moi.
Rossignol, Louis : la genèse des troubles dans la sphère ex-URSS m’intéresse de près, les répercussions sont loin d’être transparentes. Les gens commencent à s’y pencher. Cinéma, blockB, livres, autant de façons de s’en approcher. Hazanavicius l’an dernier avec Berenice Bejo. La mort de Zabihullah Tamanna a provoqué émotion et indignation dans le milieu journalistique. Le temps que ça diffuse. Le personnage bondien est un être de rupture, à tout le moins mélancolique. Défenseur des démocraties classiques ou anar qui s’ignore ?
Just married, dans mon souvenir Myriam d’Abo, une violoncelliste (dans le film ). Elle connait un mauvais sort. Le personnage m’avait marquée, pourquoi ? Dans la vie, elle est la femme de Hugh Hudson – le réalisateur de « Greystoke » et surtout, « Les chariots de feu ». Un peu moins bon que « La solitude du coureur de fond », passion tonyrichardsonienne. J’ai une inclination pour la course à pied. Je me demande si James n’est pas une bonne du curé d’Annie Cordy, question mariage : il voudrait bien mais il ne peut toujours point. Tata Yoyo l’a tuer.

Emmanuel dit: 8 juin 2016 à 10 h 13 min

annelise, 7h22 :

Pas gagné que l’Anglais Bond soit un Européen convaincu c’est vrai. Tenté par le brexit?

Votre twit à droite sur le Jean-Vigo : Luce Bonaventure la fille dudit Jean a bon goût.Lounas qui a produit le film sur les Yéniches auquel vous aviez rendu hommage sur le fil Totonel,c’est votre copain des Cahiers? Beau film. Léaud agonise en beauté.

Jacques Chesnel dit: 8 juin 2016 à 10 h 21 min

Quand on revu COLLATERAL de Michael Mann (hiers soir à la télé), on se dit que les Bond à côté, ça ne vaut vraiment pas un pet de lapin

Emmanuel dit: 8 juin 2016 à 10 h 40 min

ça change tout. Annelise a raison de parler de « temps que ça diffuse » pour les grands axes de l’actu. Bons artistes et artisans en première ligne.montrer par leurs yeux, rendre visible. .

Emmanuel dit: 8 juin 2016 à 10 h 45 min

Michel Hazanavicius, d’origine lituannienne. Sûrement pour ça. Elle (Bejo), Amérique du S (Argentine) Après ça on a envie de mettre la dictature sur le tapis d’une façon ou d’une autre.

Ciao

Annelise dit: 8 juin 2016 à 11 h 40 min

Emmanuel je connais un peu Thierry Lounas mais le copinage n’est pas en jeu. « Mange tes morts » (qui avait déjà reçu le prix Jean Vigo), incroyable sociologie des Gitans. Les Tsiganes requièrent mon attention depuis vingt ans et plus, je suis difficile pourtant. Aux Cahiers il y a été et je crois n’y est plus, maintenant producteur & rédac chef d’une revue très intelligente. Pour Hazavanicius, Lituanien d’origine oui, je l’avais oublié ! Cela explique la charge contre les violences armées de la Russie poutinienne. B.Béjo argentine en effet.
Jacques Ch, pas revu Collatéral mais bien en tête. « The Heat » encore supérieur, non?

Gilles dit: 8 juin 2016 à 18 h 18 min

L’expo La Villette : cher mais jouissif!on voit à quel point ça draine.Ce dossier revivifie l’oeil.Seriez pas un peu anar vous même, Annelise??
@underbond du 6 juin:ha haha !Je ne crois pas au lien sur le chien »abattu de ressembler à Vlad Putin ».C’est un hoax?

under bond dit: 8 juin 2016 à 22 h 20 min

Un Hoax ? Est-ce une sorte d’avion renifleur ? Un projéctil furtif ? Sauf les V2 qui produits en quantités industrielles auraient pu inverser le cours de la seconde guerre mondiale, je ne sais pas, Gilles, je n’y connais rien en missiles balistiques pas plus qu’en piquantes métaphores. Voyez avec jibé ou avec phil. A quoi ça tient le sens et la portée des mots
louis, dans les écouteurs, Good Morning Little Schoolgirl par le Grateful Dead – la république du rock ayant été anéantie, merci à Annelise de tolérer quelques incises en sa mémoire…
https://www.youtube.com/watch?v=UqGTa50piuw

louis dit: 9 juin 2016 à 10 h 28 min

C’est ce qu’on appelle un canular du web, under bond.Les gosses accros au portable de nos classes vous diraient comment les déceler, ça les intéresse plus que les humanités qu’on enseigne encore.
J’avais l’intention de ne faire que passer Anne Lise, je m’incruste j’espère que vous ne m’en voudrez pas c’est que la table est bonne au lecteur invétéré que je suis. Reconnaissant aux morts après m’être fait cuisiner au fond de veau, ça fait toujours plaisir..; je suis plus proche de Coleman et du jazz mais ça fait rien,ça ne doit rien vous dire vous n’étiez pas née.la collégienne d’hier soir à 22.20 me réconcilie avec mon métier qui souvent est dur.

L’Emmanuel du dessus,ce pourrait être Carrère, « Fils de »?Macron aurait expliqué quoi faire pour être mieux payé alors que sa femme est prof. ça aussi est susceptible d’être interprété diversement.

under bond, je ne sais pas vous mais je suis surpris, ma boulimie côté lecture ne m’a pas renseigné question Skuds par contre les métaphores, la capacité d’en générer de bonnes, vraiment la signature des grands architectes musicaux ou littéraires.

N’importe quel naturalisme est recoloré par la touche d’un grand musicien ou d’un écrivain, même à ça qu’on les reconnait.la psychologie que ma génération a voulu écrémer avec le nouveau roman ou l’écriture blanche estampillée minuit est dans chaque page de grands romanciers d’autres continents. La frilosité française là-dessus, oukase que Mme Ernaux n’aura pas voulu contourner avec ses livres du nombril.On peut en être fatigué.

Ma question sur le surréalisme en attendant pas résolue : je n’en ai aucune idée et Assouline a changé de billet RDL. Je peux me mettre Murnau sur l’oreille.

louis dit: 9 juin 2016 à 10 h 42 min

faut que j’en ris de veau, Zou ! je vais écouter Ornette en corrigeant les devoirs,moins envie de manier le feutre rouge après ça;tu devrais essayer

Nif dit: 9 juin 2016 à 11 h 03 min

Zouzou, c’est la mouche de pq ressuscitée.Dégage JC personne veut de toi! Il fait le beau en coiffant les caniches . Rien sur PIERCE BROSNAM, A.li-R ?

(non, je ne suis pas l'affreux jc de pq) dit: 9 juin 2016 à 11 h 43 min

si on peut plus rigoler, alors il ne reste plus qu’à pleurer !!

(non, je ne suis pas l'affreux jc de pq) dit: 9 juin 2016 à 11 h 46 min

Annelise dit: 8 juin 2016 à 7 h 22 min
l’exil: une constante du 20ème siècle, qui semble amplifiée actuellement ?

jodi dit: 9 juin 2016 à 13 h 38 min

Brosnan et Dalton,les deux maillons faibles?Encore que Dalton,c’etait le compagnon de Vanessa Redgrave.
Un acteur shakespearien,il a vite jeté l’éponge. Avant VR ét

jodi dit: 9 juin 2016 à 13 h 47 min

suite du message . Avant VR était mariée avec Tony Richardson,comme ça la boucle est complète avec la « Solitude du coureur »,Annelise(une de ces femmes mariée plus ou moins à l’insu de son plein gré à un homo comme l’indiquait le twit chez Passou).Brosnan ne s’est pas remis des cuisses de Sophie Marceau.Robert Carlyle non plus.Pour l’Euro de foot pas pour les Belges diaboliques ,si? A Saint-Nazaire ils votent massivement Zlatan

Annelise dit: 9 juin 2016 à 13 h 58 min

@13h47 pour les Belges, oui ! Je ne comprends pas comment ça a pu arriver. Je n’y connais rien en football mais j’en ai entendu parler. Je ne sais pas, tout ce rouge… ou la chaleur? Du Tennessee Williams.
Pas l’affreux JC 11h46, un de vos tours? Exil, flux migratoires, déplacements des populations… très XXième comme vous dites, et ça ne s’arrange pas.

radioscopie dit: 9 juin 2016 à 14 h 35 min

Allez, bondissons ! J’attends le film antimythe avec un OO7 presque de son âge (92 piges) en déambulateur dernier cri, qui monterait les escaliers en Stannah, roulerait en Dacia pourrie, ne boirait plus que de la camomille, voyagerait en low-cost, logerait dans des bouibouis et, enfin, serait complètement paumé en débarquant dans une ville étrangère… car ce qui m’a toujours stupéfié chez Bond c’est sa capacité à s’orienter dans un lieu où il n’a jamais mis les pieds.

Annelise dit: 9 juin 2016 à 16 h 47 min

Radio, vous m’avez fait rire ! Là on est presque dans « Le Magnifique », Philippe de Broca, le mythe détraqué à la pointe du stylo, Jacqueline Bisset enrhumée, en pyjama, revêtue de soie par le fleuret non moucheté de François « Bob Saint-Clar » Merlin. N’empêche, Bond se tient bon an mal an au fait de la politique internationale et des évolutions sociétales, sinon il quitterait son statut de mythe. (« Plutôt une veille mite » disait Jean Marais à son propre sujet, mais non de Cocteau).

Polémikoeur. dit: 9 juin 2016 à 17 h 57 min

Bond J. est devenu comme une déclinaison
du mythe du partisan invincible.
Il renaît, non pas de ses cendres,
mais ailleurs et sous les traits d’un autre
selon l’actualité ou plutôt le scénario
du dernier épisode de ses aventures.
C’est ainsi qu’il peut nous apparaître
brun ou blond, celte ou saxon,
plus ou moins sérieusement,
jusqu’à ce que le camp qu’il sert
soit dépassé par l’ennemi spectral
et ses satellites, ce que l’existence même
de l’agent double zéro rend improbable.
Une sorte de boucle auto-entretenue
et durable aussi longtemps que le héros
aura ses fans.
God save James Bond !
Astonmartinement.

radioscopie dit: 9 juin 2016 à 18 h 07 min

Allez, rebondissons ! Je vois un « Bond Junior », parodie désopilante digne d’un Mel Brooks en référence à son « Young Frankestein ». Je me demande si je ne vais pas m’atteler au scénario…

Vébé dit: 10 juin 2016 à 9 h 15 min

Radioscopie hier, est-ce que vous autoriserez votre Bond à se planter devant le match ce soir en mangeant des crackers?

Drôle comme tout, ces variations sur paradigme. James fait partie de nos vie. j’avais vu un reportage sur une tribu nomade en Mongolie; le soir sous la tente les jeunes hyperconnectés regardaient celui avec Carole Bouquet sur une tablette !

Jibé dit: 10 juin 2016 à 10 h 43 min

Annelise semble avoir fait un excès de projections de films à Cannes, va t-elle s’en remettre ?
Quid de « Folles de joie », avec l’excellente Valeria Bruni-Tedeschi ? Le film est gentil, quelque peu académique dans la forme, et teinté d’une vision bisounours de la folie douce. Mais les deux actrices sont pleines d’énergie et de tendresse et le mélo fonctionne : j’y ai été de ma larme finale…

Momo dit: 10 juin 2016 à 10 h 55 min

Un homme qui pleure. C’est beau surtout si t’es resté digne! Bond va te copier bientôt Jibé. on saura d’où ça vient, t’en fais pas.

Jibé dit: 10 juin 2016 à 18 h 10 min

Sa mère n’est pas sa marâtre, pitié. Et la scène est drôle où celle-ci dit que sa fille la ruine et qu’elle peut disparaitre à tout jamais. D’ailleurs, dans le film de Bruno Dumont, « Ma Loute » le personnage joué par VBT ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère…

Annelise dit: 11 juin 2016 à 7 h 34 min

Jibé 10h43 beaucoup à faire et 24h. Il y a tous ceux que je vois sans en parler. Volontairement laissé « Neon Demon » à son statut de clip. «Diamant noir » de Arthur Harari remarqué au festival de Beaune (sorti mercredi), autre allure. Anvers, milieu des diamantaires. Une qualité d’écriture qui n’est pas exempte de faiblesses. Presque tant mieux. Je préfère ça à un cinéma calibré. Sa façon de basculer à l’écart du naturalisme, d’oser de plus en plus une fiction personnelle d’où dépassent des outrances. Et « Man on high heels » de Jin Jang. Un flic bardé de coutures dont sa partenaire tombe amoureuse, alors qu’il est travaillé au corps par un changement radical de peau. Le bras de fer de Ji-Wook avec son ennemi Heo-gong : désir de hauts talons & problématiques intimes sans cesse débordés par son boulot et vice versa. Sorti en salles ? Coréen, alambiqué, chargé, braque. Cela vaudrait un billet.

JB dit: 11 juin 2016 à 10 h 28 min

Sympa de nous faire profiter de vos visionages sans passer par la case billet, Annelise. L’occasion de vous retrouver dans la partie comment taire…
Oui, disons halte au cinéma calibré ! Néon Demon, calibré érotisme pour les bobos internationaux trentenaires où Elle, pour la ménagère de cinquante ans…

Nicolas Boileau dit: 11 juin 2016 à 23 h 48 min

JB dit: 11 juin 2016 à 10 h 28 min:
Néon Demon, calibré érotisme pour les bobos internationaux trentenaires où Elle, pour la ménagère de cinquante ans…

Avec tout le respect dû aux commentateurs historiques, JB, vôtre commentaire m’est incompréhensible ; pourtant, disant cela, j’ai en tête la remarque de Christiane louant vos talents d’écriture (il est vrai que c’était pour diminuer en comparaison ceux dudit Mauvaise Langue qui avait pu froisser sa doucereuse suffisance) … Diable quelle comédie microcosmique

Nicolas Boileau dit: 12 juin 2016 à 0 h 30 min

Si j’entre vos données dans la machine, érotisme trentenaire pour ménagères cinquantenaire, ça donne du fil à retordre à Bond : 1984 ; on porte la flamme aux jeux de l’os en gelée (merci Phil), le chapeau de Travis de Berlin à Paris, la femme libérée à l’IEP de Pessac
https://m.youtube.com/watch?v=y7Yyrt2I608

Annelise dit: 12 juin 2016 à 7 h 48 min

Nicolas Boileau vous me laissez pantoise et amusée : un sujet d’exam de l’IEP dont je fus l’élève à Bordeaux portait sur le refrain de Cookie Dingler, comment pourriez-vous le savoir? Un poil de relativisme démago, ces années-là, à balancer des intitulés pareils entre les pattes d’étudiants mais bon. Aussi l’indice d’une désinvolture assez lasse sur les bords, caractéristique. Un certain Bernard Cazeneuve suivait le même enseignement dans une section parallèle. C’est vous?
NWR moins inspiré que dans l’adaptation de Sallis, le Driver mutique qui massacre à coups de pied quiconque menace Irene. Manque un vrai scénario à ce Neon Demon. Mais le film peut plaire aux fans, Baptiste Liger sur sa page lui a déclaré sa flamme et je ne trouve pas ça irrecevable.
Avant le nouveau billet demain : Davy Chou a remporté le Grand Prix du 30ième festival du film romantique de Cabourg. Pour les hyperconnectés dont je ne suis toujours pas, j’en avais donné une chronique sur Facebook le 15 mai et une discussion s’était entamée à son sujet ici sur le fil « Julieta ». Son t-shirt à grosses fleurs à la Kirsten Dunst remplacé cette fois par un costume noir, chemise bleue très Saint Laurent : le jeune franco cambodgien apprend vite. Beau film ambitieux, de la campagne cambodgienne aux lueurs troublées de la grande ville, sous le patronage ambigu de Solei, le frère aîné. Certains d’entre vous ont eu j’espère l’occasion d’aller le voir à la Cinémathèque française? J’avais signalé au moment de la crue de la Seine un de ses derniers passages en Europe.

christiane dit: 12 juin 2016 à 8 h 12 min

@nicolas boileau
N’importez pas ici des réflexions parasites qui n’ont rien à voir avec le cinéma. (La rançon su succès pour Anne-Lise…)
Néanmoins je vous répondrai sur votre parallèle qui n’a aucune raison d’être entre mes jugements sur J.B et W.
Les deux ont une plume reconnaissable mais très différente. Les deux ont un caractère prononcé mais très différent.
Jacques est un baladin aimant les villes et la mémoire des gens qui y ont vécu. Il construit des anthologies intéressantes qu’il introduit et commente avec finesse. Il continue dans la durée et le secret une autobiographie dont on a pu lire quelques pages sur la RDL. Récemment, il a déclaré un amour grandissant pour le cinéma, mettant, j’ai cru le comprendre l’écriture en veilleuse et travaillant à d’autres projets. C’est un homme charmant, cultivé, magnant l’humour comme d’autres l’épée. J’ai eu l’occasion de le rencontrer. Sa conversation est passionnante.
W. c’est un autre être que je ne connais pas du tout sauf à lire ses commentaires érudits, explorant la littérature avec brio et évoquant souvent la Shoah mais misogyne comme ce n’est pas possible à imaginer, pédant, parfois rageur et méprisant. Je ne dialogue pas (ou peu) avec lui sur la RDL (qui est plus son fief que son propre blog). Je ne l’ai jamais lu à propos de cinéma (films) un peu sur les réalisateurs (Godard, Fassbinder…).
Donc, votre post n’a aucun sens dans la partie où vous m’évoquez.
Ce blog est une merveille d’écriture où j’aime lire les billets d’Anne-Lise , (apprenant beaucoup sur le cinéma : films-acteurs-réalisateurs_ littérature en rapport) et certains commentateurs à la plume alerte. Il est dommage que des paroles parasites viennent en ternir l’excellence.

Annelise dit: 12 juin 2016 à 8 h 12 min

Je suis intriguée. Si je reprends ligne à ligne la chanson de Dingler comme credo :
Elle est abonnée à Marie-Claire,
Dans le Nouvel Obs elle ne lit que Bretecher,
Elle avoue son âge, celui de ses enfants,
Et fume même un petit joint de temps en temps,
au moins un critère (au moins) auquel je ne réponds pas.
Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile?
Être une femme libérée, tu sais ce n’est pas si facile.

christiane dit: 12 juin 2016 à 9 h 28 min

@Nicolas Boileau dit: 11 juin 2016 à 23 h 48 min
J’ajoute que l’erreur : « mauvaise langue » (il y a longtemps ou chez « Popaul ») au lieu de « W… » sur la RDL me laisse à penser que vous pourriez être W. sous un nouveau pseudo pour venir ici (après avoir fouillé dans vos archives) en tentant de déstabiliser Anne-lise non sur le cinéma (vous n’y connaissez pas grand chose) mais sur son identité de femme. L’excellence de ses billets, son écriture brillante reconnue par tous doit vous irriter grandement.

Annelise dit: 12 juin 2016 à 9 h 40 min

Caramba, Christiane 9h28 ! Vous croyez?
Nicolas Boileau 0h30 nous tend un beau lien des archives Ina. Il y a du Fred Chichin dans l’homme au costume blanc qui se déhanche en casque colonial (ceci étant en revanche plus difficile à interpréter). Regardez le document. Le clip suivant – toujours archives Ina – est celui d’Hervé Cristiani, « Il est libre Max » :
Il ne se laisse pas étourdir par les néons(demon?) des manèges
Il vit sa vie sans s’occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse
« Cristiani »… et s’il s’agissait d’un hommage secret?

Annelise dit: 12 juin 2016 à 9 h 42 min

Bernard Cazeneuve à sciences-po était incollable sur la variété française. Cela laisse rêveur.

christiane dit: 12 juin 2016 à 10 h 09 min

@Annelise dit: 12 juin 2016 à 9 h 40 min
Puissiez-vous avoir raison… mais hors le document INA, il y a le commentaire, un peu acide, non ?

Jibé dit: 12 juin 2016 à 11 h 03 min

« Une qualité d’écriture qui n’est pas exempte de faiblesses. Presque tant mieux. Je préfère ça à un cinéma calibré. »

Cher Nicolas Boileau, ne te perds pas en vaine polémique, le sujet, le problème, dans mon esprit était plutôt dans cette phrase d’Annelise (d’Analyse).
Passou, peu avant l’ouverture du festival de Cannes nous a proposé un papier où il déplorait de plus en plus l’absence d’écrivains parmi les membres du jury. Mais aussi dans l’élaboration des films, dans leur écriture. La tendance hollywoodienne de constituer des équipes de scénaristes professionnels semble aboutir à ces films calibrés que nous déplorons, exempt de singularité. Il semble que l’exception culturelle française du film d’auteur et les productions étrangères, notamment asiatiques, entre autres, résistent encore à cette pratique ?
Et vous, Annelise, à part écrire sur le cinéma, pensez-vous écrire pour ?

amateur faisant un petit saut de temps temps dit: 12 juin 2016 à 13 h 16 min

« Bernard Cazeneuve à sciences-po était incollable sur la variété française. »

ça alors! c’est plutôt sympa, non? Quant à ladite variété, elle donne l’impression de copier ou d’adapter les trucs anglo-amerlocs

Jibé dit: 12 juin 2016 à 14 h 01 min

3ladite variété, elle donne l’impression de copier ou d’adapter les trucs anglo-amerlocs »

Trente, Brassens, Brel, Barbara, Leo Ferré, Piaf, Gainsbourg, Nougaro, et les autres, anglo-amerlocs, amateur… ?

Elvis dit: 12 juin 2016 à 14 h 12 min

Cazeneuve ? Un exemple de la variété française ? À votre avis jibé s’agit-il de Casanova francisé ?

Annelise dit: 12 juin 2016 à 14 h 13 min

13h16, BC ne se cachait pas d’aimer Karen Chéryl.
Le lien de Nicolas Boileau sur Dingler ne prétend pas rivaliser avec votre playlist, Jibé. Pas facile d’être le quinzième enfant : vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez le sans cesse et le repolissez.
En parlant de métier, performance en ukule qui commence sous l’apparence du frêle, Ecole des fans d’une petite Grace dont maman a les cheveux bleus avant de scotcher par l’étendue, la maturité des modulations
https://www.youtube.com/watch?v=eNxO9MpQ2vA

amateur faisant un petit saut de temps temps dit: 12 juin 2016 à 15 h 27 min

Jibé
si « variétés » (terme ne faisant pas sérieux) englobe ces chanteurs là ,OK.

alex dit: 12 juin 2016 à 17 h 28 min

christiane dit: 12 juin 2016 à 8 h 12 min
et heureusement que la poissarde de la rdl (lv…) ne vient pas se répandre ici!

Petrus dit: 12 juin 2016 à 20 h 35 min

@ Allenise
Je l’ai vue ! Et surtout entendue cette incroyable gamine aux quenottes surdimensionnées. Seule inquiétude : tous ces adultes du show bizz autour d’elle, est-ce bien raisonnable ?

guess shoes sale dit: 14 juin 2017 à 8 h 02 min

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