de Annelise Roux

en savoir plus

La République Du Cinéma

« Orpheline » : ni une, ni deux… quatre

Par Annelise Roux

« Dallas », feuilleton américain de 357 épisodes à l’instar du point Magnum déferlant sur la France de 1981, un des pionniers du procédé auprès du grand public ?
Barbara Bel Geddes, « Miss Ellie », femme du patriarche, mère des frères ennemis J.R et Bobby Ewing (Patrick Duffy, « Homme de l’Atlantide », lointain ancêtre du « Vincent n’a pas d’écailles » de Thomas Salvador ) après avoir été suspendue dans la série pour cause de décès dans la vie réelle, fut remplacée au pied levé – vague évocation d’un accident, suivi de chirurgie – par Donna Reed.
Qu’allaient dire les spectateurs imprégnés de culture low coast, accros aux épisodes ? Buňuel avait usé de manière délibérément ludique et symbolique de la substitution quelques années auparavant (1977), mais c’était Buňuel, adaptant Pierre Louÿs… Le public n’était pas le même, ni conditionné pareil. Une médiation était toujours possible, mettant la gymnastique exigée pour passer de Carole Bouquet à Angela Molina pour aboutir toujours à la même Conception (diminutif « Conchita ») de « Cet Obscur objet du désir » – dans le roman, il était «pâle» comme le feu – sur le compte d’une lubie recevable chez le cinéaste et son scénariste Jean-Claude Carrière, étant prévenu que cela pouvait arriver chez eux. Idem chez David Lynch, où la dimension d’incarnation est conduite à être relayée par le spectateur au-delà du rêve ou du cauchemar, identifiant un personnage comme étant lui-même, alors qu’il n’apparaît pas nécessairement sous ses propres traits (Bob l’Indien pour Leland Palmer dans « Twin Peaks », les permutations entre Betty-Noémie Watts « moi idéal » d’une blonde moins chanceuse qu’elle et la brune Rita-Laura Harring dans « Mulholland road »).
Miss Ellie « new deal » fut entérinée sur petit écran par la classe moyenne, glissant un pied dans l’entrebâillement de la distanciation qui crée l’œuvre ? Expérience similaire menée de conserve sur fond de cynisme commercial et à dose moins homéopathique, comme pour asseoir la viabilité, avec « Dynastie », vers 1983. Ces millionnaires à brushing (palme à Lucy Ewing, grassouillette garce à frange bouclée au fer dans « Dallas », présentée sans discontinuer comme « irrésistible jeune reine de beauté américaine typique » sans que la véracité du rendu soit remise en question) ne doutent de rien : Steven Carrington, qui devait révéler crânement pour l’époque une homosexualité à Blake et Alexis ses parents fut télétransporté sans crier gare d’un Al Corley aux yeux cernés de forte attraction à un Jack Coleman niais, pâlichon.
Univers impitoyable de la représentation ? Tour de chauffe, moyen de se mettre en jambes afin d’apprendre, sous enveloppe variable, à reconnaître le fil de l’identité au-delà de la valeur immédiate, bien pratique mais dénuée d’épaisseur de la ressemblance… Todd Haynes s’est illustré dans l’exercice, déclinant des facettes de Bob Dylan, prouvant dans « I’m not there » que si le récent nobélisé n’était pas là où on l’attend à Stockholm, des acteurs disparates, de Christian Bale à Heath Ledger en passant par Cate Blanchett, diraient mieux en substance où il se tient, qui il est.

Arnaud des Pallières a eu recours à 4 actrices pour endosser la figure centrale de son film. Sa co-scénariste Christelle Berthevas et lui avaient déjà écrit un western moyenâgeux avec Madds Mikkelsen en marchand de chevaux en proie à l’arbitraire féodal, « Michael Koolhas », s’attachant à donner la mesure contemporaine de l’œuvre de Heinrich von Kleist dont c’est l’adaptation, développant la part familiale du récit jusqu’à créer le personnage d’une enfant qui interroge son père autant que la guerre qu’il mène… Dans la foulée, Christelle Berthevas, étayée par la réalisation complémentaire, au diapason, d’Arnaud des Pallières, prolonge la veine de l’exploration des rapports père-fille, en plus de s’inspirer d’une part autobiographique et du trajet de la psychothérapeute Hélène Castel qui avait participé à un braquage meurtrier et refait sa vie avant d’être rattrapée par la justice.
Sandra, Karine, Kiki : non pas un être sécable, mais les peaux qu’on abandonne, à mesure que l’on se dirige vers le centre de la matriochka. La construction à rebours fait ressurgir l’enfoui, défiler les pistes. Enfant campagnarde au père ferrailleur chez laquelle couve une révolte en réaction, jeune femme qui fera payer aux hommes ce qui n’a pu se régler, avant d’atteindre à une apparente normalisation… Les univers, traités séparément en des tonalités distinctes, font le pari de l’histoire reconstituée grâce à la participation du spectateur. Le rajout de la quatrième époque correspondant à « Renée » inscrit le devenir mère dans une résilience. Le choix du prénom n’est pas innocent, comme ne l’est pas non plus le fait de « grandir dans une casse ». Les questions du présent hanté par un passé entaché de méfaits, de l’identité, du lien au père non résolu scandent le film.
« Les mues », peuvent phonétiquement s’entendre selon deux acceptions, dans le sens de « mouvoir», de ce qui fait bouger, agir, et de « ce qui émeut ».
Orpheline à propos de maladie, ce serait la singularité, assez souvent malheureusement intraitable. Quand elles sont deux, s’inscrit le marqueur sexuel ? Il est aussi question de cela, du phallique, de la tentative de réduction de sa domination par la prise de pouvoir par, et sur le corps, ce que pourrait constituer une échappatoire  et comment se négocie un abord du féminin et du masculin conditionné par le contexte initial, l’âpreté du lien au père : de quelle façon une femme construit une identité apaisée ou qui fait payer les incuries à des partenaires qui n’en sont pas, met en place des représailles ou retourne contre elle une forme de violence inconsciente dont le vrai destinataire, méconnu, emprunte des masques pires que ce qu’on a cherché à fuir… Jalil Lespert (Darius) en compagnon avec lequel une reconstruction est tentée, incrédule au moment où l’existence du couple bascule, est aussi tatoué que l’est Nicolas Duvauchelle en père dont le déséquilibre, l’image perdue impactent sa fille… Un Sergi Lopez massif et poilu prend le relai de la désorientation en prédateur amateur de très jeunes filles.
Solène Rigot au tournant pubère, Adèle Exarchopoulos au visage bombé utilisant la sensualité comme une arme et Adèle Haenel décidément dense (rappelons-nous sa vitalité dans « Les Ogres » de Léa Fehner, ses traits énergiques éclairés de blond et de bleu) composent sur fond de B.O prégnante, et en quinconces, une figure de femme dispersée que précipite « vers le haut » en un bel oxymore le catalyseur d’un drame primal.

« Orpheline » de Arnaud des Pallières (sortie le 29 mars)

Cette entrée a été publiée dans Films, Non classé.

213

commentaires

213 Réponses pour « Orpheline » : ni une, ni deux… quatre

Sylvain dit: 27 mars 2017 à 7 h 42 min

Les novelas US à rallonge precurseuses des séries!

après la démocratisation du procédé,y revenir ,comble du chic.(haynes).

Pareil avec les prénoms vintage…Johan sfar a un fils qui s’appelle Raoul.

JiBé dit: 27 mars 2017 à 8 h 02 min

L’introduction est aussi longue que le développement et la conclusion. Le film comme pré-texte ?

christiane dit: 27 mars 2017 à 8 h 11 min

Très intéressante réflexion. Dans ce fil, ayant suivi quelques épisodes des sagas citées et d’autres en VF, je puis témoigner à quel point la voix de doublage, inchangée, aidait à oublier les visages et corps antérieurs, avec le temps. L’ouïe et la vue, lequel de ces sens l’emportent pour l’adaptation à ce glissement d’un acteur sur un autre ? surtout si les autres acteurs et les décors ne changeaient pas.
Par ailleurs, les spectateurs se sont habitués aux flash-back donnant à connaitre d’autres époques de la vie d’un personnage, interprétés par des acteurs différents et ceci sans aucune difficulté d’adaptation.
J’ai beaucoup plus de mal avec le visage d’acteurs/rices ou de chanteurs/ses ayant abusé de la chirurgie et de la médecine esthétiques et des injections de toxine botulique, surtout au niveau des pommettes et des lèvres. La quête du rajeunissement est digne du drame de Goethe/Nerval et de l’opéra de Gounod !
Le mythe de Faust a inspiré bien des oeuvres littéraires et cinématographiques (O.Wilde, Pessoa, T.Mann, Boulgakov, Butor…/ Méliès, Murnau, R.Clair, G.Lucas…
N’ayant pas vu ce film je ne peux soupeser les problèmes posées par ces métamorphoses de l’héroïne.

Emmanuel dit: 27 mars 2017 à 10 h 02 min

la petite Annelise aile fait skelle veut, Jib 8.02;vapa t’attend a sujet-veb-complément du pitcheur:.;lwriter issessprime essé brillant. .;regarde Popaul.. suffit kil aille au restau grec;
‘Wrong elements’, Jean lepetit Littell l’a fé un film képa méchant;moinsse que les Bienveillantes;ta kamême l’impression kson Ouganda, ssésui d’une élite intellectuelle pourki cépadur dfer 1film dessus.;imefé penser à Couchener;chai passi cé 1compliment?;

Annelise dit: 27 mars 2017 à 10 h 02 min

Très drôle, Christiane, votre botox « digne de l’opéra de Gounod ». Oui oui, le doublage lève également le lièvre, l’ouïe en plus de la vue… Il y avait aussi cette question épineuse de roles feminins au théâtre qui ds le contexte ne pouvaient être endossés que par des comédiens hommes. Le film de Pallieres pas concerné

Emmanuel dit: 27 mars 2017 à 10 h 05 min

Vous avez vu le film de jonathan Littell, Annelise?;
Christy ,sam plait ton mite de Faust!;Le De pallières la laire bon.;

christiane dit: 27 mars 2017 à 10 h 09 min

Et Pessoa et ses hétéronymes… En fin de compte, chacun(e) est plusieurs… Ne dit-on pas à un ami qui nous déconcerte : – Cela ne te ressemble pas ! ou inversement : – Tu me fais pensé à quelqu’un que j’ai bien connu… L’aventure est tentante.
J’avais beaucoup aimé « Michael Koolhas ».

JAZZI dit: 27 mars 2017 à 10 h 13 min

Chacun fait ce qu’il veut, Emmanuel. Moi, ménage de printemps oblige, je change de pseudo ! Fini JiBé…

Annelise dit: 27 mars 2017 à 10 h 26 min

Phil 10h09 exactement ça. Et plateformes boots pour mettre en valeur la cambrure (commode). Générosité, distinction… Mésalliance initiale du « bon » fils avec Victoria/Pamela, fille de l’ennemi historique du patriarche, Jock. Quelle dramaturgie. Troie à côté, du flan

Paul Edel dit: 27 mars 2017 à 10 h 42 min

Quand on lit certains textes d’Annelise, le périmètre des époques disparues s’élargit considérablement. Sommes nous à l’époque Reagan ?ou du faux scandale de madame Pompidou ?Ere Kennedy ? Comité des activités anti américaines ?Berlin Est sur HBO ?La chronique a le don de nous renvoyer à d’autres films, d’autres visages, d’autres generiques, des films de Cark Gable rengaines des années 6O, des boites de soupe Campbell’s de Warhol ? magouilles Nixon, pentures psycho LSD ?chansons country ? Paysages d’herbes ? Dessins animés Titi et gros minet se poursuivant sur le boul Mich entre des CRS Vieux annuaires d’école dans un grenier ? un bébé qui dort entre les lèvres de Marylin Monroe ?l’histoire d’hollywood sur répondeur ?
Ses mots circulent comme dans une soirée désorientante, quand la vague connaissance d’un ami du flirt de votre sœur , vous a entrainé en novembre 68, en pleine déprime ;c’est dans une grande maison à baies vitrées(celle de » Zabriskie point » ?) , on ne connait pas les invités mal ensachés dans leurs fringues, tandis que des gens excentriques et sur- maquillés vous ligotent dans leur humour auquel on ne comprend rien..Alors on se retranche sur uje terrasse en plein vent pres de la cuisine et ses plateaux d’assaisonnements avec mayonnaise, votre mental subit l’incantation secrète d’un défilé de clips. Le voleur de bicyclette y tient sa place. quelques secondes et apparaissent Patrick Duffy, Carole Bouquet maquillée bleu overdose, en train de se rouler les hanches sur un crooner à costard pailleté. Messages survoltés, électriques, lancinants et collants comme du Christine Angot furax :sachez le, sur une bizarre fréquence ; vous êtes victime du syndrome du prédigital haché menu ; on s’enfonce dans des songeries qui ont la grandeur d’espaces publicitaires gigantesques. Vous savez, ce genre de chose qu’on éprouve mal réveillé à trois heures du matin quand l’écran de votre ordinateur chuinte d’un curieux crachouillis sonore , blanchit, se strie d’images affolantes du quart monde, puis envoie des images saturées de lumière ,navires de la seconde guerre mondiale en haute mer qui éclairent le plafond de la pièce .Cri ! Ma vie est devenue une chaîne locale de télévision normande pour insomniaques.

Sylvain dit: 27 mars 2017 à 10 h 49 min

Dallas ,les series,un instrument de la mixité sociale?

ça entrait chez tout le monde.Comme le service mirlitaire!

JAZZI dit: 27 mars 2017 à 11 h 39 min

C’est un peu ce que je voulais dire, Paul, le film du jour comme prétexte à divagation mémorielle, qui tient plus de la littérature que de la critique cinématographique proprement dite, et qui fait la marque d’Annelise. Mon seul problème, c’est que je me perds un peu dans ses références à elle…

Paul Edel dit: 27 mars 2017 à 11 h 57 min

merci jacques Chesnel , entre normands de la Grande Generation Jo Trehard-Vilar.. …. vous m’avez converti à Pynchon.ce ne fut pas une mince affaire.. et je me régale en lisant les « nouvelles » de Faulkner qui viennent de sortir en Pleiade.

J.D dit: 27 mars 2017 à 12 h 04 min

Kol akavoth pour la notule ,Annelise .Le film de Littell n’est pas meprisable .Bernard K. avait relayé les dames patronesses devant caméras du 20h, il fallait une releve pour porter les sacs de riz .Le jeune littel sait tirer les bénéfices immédiats de sa « non notoriété » et de l’envoi du manuscrit en tout anonymat transparent. »Dynasty »,vous agitez des souvenirs familiaux inavouables,Feygele.Les series aujourd’hui ont pris un grand popuvoir sur la formation d’un homme .Dis-je une fausseté en pensant que cela fut la dernière incarnation de M.Hudson très amaigri? MMe carington s’appelait Christelle comme la scénariste.

J.D dit: 27 mars 2017 à 12 h 49 min

Edel, n’étant pas normand je n’aurais pas pu m’exprimer .Am ha-aretz!
Votre 10.42 n’a pas la légereté qui sied .Votre cuisine à la crème a de la saveur tout en restant sur l’estomac.Pas bon signe quand on reconnaît comme un désordre ou chose mal foutue un autre ordre qui ne ressemble pas au sien .Vous ne regardiez pas les Ewing,so what ? Les exégèses d’Annelise décousent la fumisterie relativiste en montrant les coupures aussi bien que votre tentation d’orthodoxie ou le magistere rigide.Lu pynchon il y a des années ,le lot à la criée avait produit sa petite impression .Le style « désorientant  » d’Annelise bouge plus de lignes que les productions calibrées qui s’empilent dans ma bibliothèque .les soldeurs avec e.bay et achats en ligne n’en veulent plus .Tout de ces derniers mois risque de partir a la charrette à part boucheron.

Roro dit: 27 mars 2017 à 13 h 16 min

« le visage d’acteurs/rices ou de chanteurs/ses ayant abusé de la chirurgie et de la médecine esthétiques et des injections de toxine botulique, surtout au niveau des pommettes et des lèvres. »

Spectacle pathétique d’autant plus quand la femme a, son travail aidant (autorité, ascendant ), mis le grappin sur un petit jeune qui a l’âge de ses enfants –de son fils

tristan dit: 27 mars 2017 à 13 h 18 min

Les « sagas citées » de Christiane 8 h 11 min me plaisent beaucoup mais était-ce volontaire de sa part ?

Gilles dit: 27 mars 2017 à 13 h 27 min

Joan collins la mère du garçon avait des faux airs de liz Taylor .(En monis bien .)Le fils homo aurait été mieux accueilli avec l’original .Savoir si les series réduisent la fracture sociale :en banlieue ils ne vont pas regarder les mêmes .L’humour soprano ne pénètre pas partout pareil.Ca fait au moins comme les bibliothèques , la possibilité de piocher dedans une fois la curiosité aiguisée .@Christiane : pessoa ,un seul Fernando pour des nombreuses identités .Chez De P., plusieurs actrices pour une seule incarnation n.Dissémination vs réunion .Mouvement inverse.Même chose?@P.Edel , »vous êtes victime du pré digital haché menu »,concernant Annelise.Ou vos sorties en chaire du curé sur Huppert qui n’est pas sexy .Parlez pour vous .Pourquoi victime de l’ere digitale ?Votre rythme et vos références à vous que vous nous balancez ,ancien patiné ballon de glennfiddich malt whisky chauffé dans la main .On sait ou il emmène.Costume bien coupé a l’ancienne ,flanelle précieuse et lourde.Les fentes sur les cotés faisaient bien sur Roger moore .Si on vous écoutait ,la femis n’aurait jamais eu le droit d’évoluer ,ni le cinéma depuis Lubitsh.Ou alors comme vous ,vous aviez envie ! J’ai 45ans et demande autre chose que revoir les dvd de l’époque glorieuse.Ca donnerait quoi, si Annelise faisait une critique de votre grand style ?Je serais curieux de voir ça .Vous devriez le faire annelise.Les British disent « méfiez vous de jeter des pierres quand vous habitez une maison de verre ».On rigolerait.

Sylvain dit: 27 mars 2017 à 13 h 43 min

Edel:avec vous ça fait vite old style.

La vieille personne retraitée sur la côte d’azur qui balance un coup de canne sur la voiture d ‘un jeune du Panier dont le film sorti de nulle part a été primé.

Phil dit: 27 mars 2017 à 14 h 38 min

Gille, sylvain, le cinéma change, plutôt sa technique, hélas.. plus vite que le coeur des hommes,
l’ère digitale à bidouilleurs nous livre depuis une décennie des fournées de choses bougeantes qui font bien souvent l’économie de sous-titrages faut d’en pouvoir donner, alors qu’un dividi de la grande époque mgm nous cloue au siège par le jeu raffiné des acteurs dans une autre économie d’images mûrie avec l’unique conscience d’une pellicule chère et rare.
certes il faut apprendre à aimer cette génération qui ne vieillira peut-être pas à l’ombre des cinémathèques de leurs oeuvres, prématurément usée qu’elle sera par la voyure de films entre deux métros sur des écrans timbre postes. Ce film d’Hélène Klotz « l’Age atomique » (ainsi que « Eden » de Mia hansen-love), I recommend to Pauledel to get in touch avec cette no lubitsch generation.
nos grand-mères pas nées de la dernière pluie qui regardaient Dallas après « Apostrophes » n’ont pas digéré les invertis du pétrole de « Dynasties ». Des limites de l’influence du soap chez la ménagère qui tient son ménage.

JAZZI dit: 27 mars 2017 à 15 h 20 min

La ménagère a évolué, Phil. Les invertis phocéens font désormais recette sur « Plus belle la vie » !

Phil dit: 27 mars 2017 à 15 h 54 min

oui dear baroz, mais faut rester branché ! : l’acteur inverti en chef de « Plus belle la vie » a dû déménager à Paris à cause des agressions subies dans les rue de Marseille. Depuis le mariage pour tous, c’est pas plus belle la vie, a-t-il déclaré ! remerciez-moi de lire Voici.
en vérité, pour sortir de ces mouises numériques pour ménagères qui repassent de travers, rien de tel qu’un bon 35mm des années 30, tous en costards cravates et le champagne dans des coupes en cristal.

christiane dit: 27 mars 2017 à 16 h 01 min

Gilles – 13 h 27 min
Très juste ! Pour Pessoa c’est le lecteur qui change les visages selon les auteurs fictifs des livres tant ils ont des personnalités différentes, chez Pallières, il semblerait qu’il a besoin de ces quatre actrices pour camper peu à peu une femme complexe et c’est le spectateur qui glisse ces visages et ces corps sur une seule silhouette.

Intérieur… extérieur…

J’imagine Michel de Montaigne dans sa « librairie », son refuge préféré, au second étage de la tour d’angle du château. Sa table de travail, tous ses livres et lui méditant en marchant, lisant ou écrivant. C’est là qu’il passait le plus clair de son temps, au retour de Rome où on l’avait honoré du titre de citoyen romain.
Voltaire, dans une épître adressée au président Hénault l’évoquait en ces vers :
« Montaigne, cet auteur charmant,
Tour à tour profond et frivole,
Dans son château paisiblement,
Loin de tout frondeur malévole,
Doutait de tout impunément
Et se moquait très librement
Des bavards fourrés de l’École… »
Mais voilà que je joue à Mme du Deffand sans même savoir vraiment pour quelles raisons sa présence s’en vient…

christiane dit: 27 mars 2017 à 16 h 03 min

@tristan – 13 h 18 min
Super ! je n’y avais pas pensé. Les mots nous jouent de ces tours !

Sylvain dit: 27 mars 2017 à 17 h 00 min

Jazzi/jibé@&phil15.54,on touche le fond a marseille!Sans problème pour revoir dvd.

pBLV, les enfants devraient être interdits de voir ça.

Christiane 16.01:Annelise ,notre charmante Bordelaise « tour à tour profonde et frivole, se moquant librement ».

Michel de M a profité.Esprit libre .

Gilles dit: 27 mars 2017 à 18 h 18 min

Tout le monde lit Voici ,roro.De face ou sous le manteau .La prostitution culturelle dont parle Millet au salon du livre ,vous croyez que ça diffère des cuisines pour servir la loi du plus fort commercial?
Phil,agree sur Klotz et hansen-love.annelise ressemble à la frêle Mia.
« Angot furax »:chez Edel,l’hopital se fout de la charité atrabilaire.

Emmanuel dit: 27 mars 2017 à 20 h 31 min

Popol l’a des colères quand ça l ‘arrange ;jlémè bien ,dommage!y fuit la mayo,seul sur la terrasse dans le sens du vent ;bruit élodeur entresoi..Phil 15.54et Annelise moinsse coincés ..;y regardent le 35 milli sans faire dmanières ni cirer les pompes kifo; »deux orphelines »,célfilm de Jean rollin.;le specialiss dla série Z..;;moinbien ke tourneur ;, ssadit grosso lamem chose:;lpapa Denery ému par les gentiptits monstres ;.lpensionnat dreligieuses .; Michael koolhas fo etre cap dtravailler avé les zanimaux.;onvavoir ssuila.

Paul Edel dit: 27 mars 2017 à 20 h 39 min

curieux, mon texte était un hommage ironique et admiratif d’une sensibilité, celle d ‘Annelise. tant pis..les blogs vivent de malentendus…

Phil dit: 27 mars 2017 à 21 h 52 min

comme pour la plupart des films en vo, vous pâtissez d’un sous-titrage un peu cheap, pauledel. hier entendu dans un film : « easyspeaking » et lu en traduction : « cabaret ». il faut dire que je ne connais pas le nom en français, can anybody help ?

Roro dit: 28 mars 2017 à 8 h 00 min

« easyspeaking » et lu en traduction : « cabaret  »
on se marre

Gilles dit: 27 mars 2017 à 18 h 18 min
« Tout le monde lit Voici ,roro »
non pas moi

Roro dit: 28 mars 2017 à 8 h 09 min

Phil 21h52
« easyspeaking » et lu en traduction : « cabaret »

c’est peut-être le nom d’un cabaret ?

Annelise dit: 28 mars 2017 à 8 h 30 min

Malentendu, malentendu… sous-titrages un peu cheap, sûrement ça, enfin… « grands écrans publicitaires », « clips », « Christine Angot furax »… Paul fustige Libé et Télérama qui n’ont pas soutenu le film « pas pour cinéphiles » selon son cœur. Rappelez-moi pourquoi vous avez fermé votre blog, Paul ? Las de recevoir des hommages ironiques ? Trop de modestie nuit à l’exercice. Fatigué de déployer votre verve pour en rendre de non ironiques, pour raisons purement littéraires, entièrement guidées par une pudeur et un discernement carrés, à Michel Houellebecq mis en perspective avec Baudelaire ? Si au lieu de De Funès il avait argué de Titi et Gros minet, c’en était fini, vous n’auriez rien compris à son humour… heureusement que Marc Nicolas qui vient de mourir ne pensait pas comme vous à la Fémis. Ç’aurait dégommé sec… Discutez-en, ça ne me gêne pas. Je trouve votre subjectivité séduisante. Ce qui m’embête est qd elle tourne au Scud, alors que vos raisons sont loin d’être exemptes de travers n’ayant rien à voir avec un jugement esthétique… prophéties.. il y a intérêt à sentir comme vous, autrement c’est collant, tout faux, ça va barder… je ne suis pas là pour me substituer à la pensée de qui que ce soit, expliquer dans quel sens aller. Oui oui, fort beau film d’Hélène Klotz, Phil. Quant à Mia Hansen-Love dont vous (re-Paul) aviez haché menu – a priori, et a posteriori (quand il commence à y avoir l’un, l’autre généralement ne tarde pas)- Isabelle Huppert, j’avais trouvé« L’Avenir » merveilleux. M’étais fait une joie de l’écrire

christiane dit: 28 mars 2017 à 8 h 32 min

Il me semble que la charnière du billet d’Annelise se trouve en ces mots : « Univers impitoyable de la représentation ? Tour de chauffe, moyen de se mettre en jambes afin d’apprendre, sous enveloppe variable, à reconnaître le fil de l’identité au-delà de la valeur immédiate, bien pratique mais dénuée d’épaisseur de la ressemblance… ».
Il me semble encore que c’est sur ce « tour de chauffe » que Paul Edel a imaginé cet accéléré goûteux d’images juxtaposées de nos mémoires-années-passées. Jacques Chesnel ne s’y est pas perdu ! Il est vrai qu’il apprécie aussi ces plongées dans ces années mythiques pour l’image.
D’où vient alors cette déferlante inhabituelle de barricades ? Bizarre ! vous avez dit Bizarre. Moi, j’ai beaucoup ri en lisant ce commentaire de P.E. qui m’a mis un rush Tex Avery dans les yeux.
Et derrière tout cela Annelise questionne l’identité (sujet dé-corps-tiqué sur la rdl) en lui donnant non pas un mais quatre corps à travers ce film de Pallières : Kiki, Sandra, Karine, Renée… « non pas un être sécable, mais les peaux qu’on abandonne, à mesure que l’on se dirige vers le centre de la matriochka. La construction à rebours fait ressurgir l’enfoui, défiler les pistes. »
Quel régal !

JAZZI dit: 28 mars 2017 à 9 h 00 min

C’est pas demain la veille qu’Annelise ira voir « Grave » accompagnée par Paul Edel ! ça chauffe…

Sylvain dit: 28 mars 2017 à 9 h 27 min

oui Christiane,régal.

Voici, tout le monde le voit passer sous les yeux,Jazzy…Fait sociétal.

Si le blog d’Edel a rouvert,c’est qu’il avait fermé…

Fine joute.Annelise reste discrète et paf!

Gilles dit: 28 mars 2017 à 11 h 20 min

L’ami Paul a d’autres moyens pour faire de la pub pour la réouverture de son bureau,Phil.Pas le seul à lire Faulkner .La démonte à plusieurs braquets,pas l’histoire de sous-titres pauvres.La real politik du critique applicable avant tout à sa pomme .C’est lui qui dit comment il faut sérier .Son opinion,et il la partage..Après on se retrouive avec nabila au salon du livre.Qui est l’éditeur?

J.D dit: 28 mars 2017 à 12 h 41 min

well,la poetique de notre hôte ici à mettre du coté de la singularité d’un Thierry Metz ,d’un eustache against all.la poesie de M.Houellebeck passe la barre grâce au soutien des Inrocks & assistanat corporatiste .MMe angot s’y est mal pris ,a t-elle tort pour autant?la methode d’Annelise pour que nabilla soit moins au salon remonte en amont .Edel croit qu’en fonçant à géométrie variable sur le symptome il va guérir la maladie alors qu’il l’augmente .Quelle nouvelle de faulkner vous lisez ?
Feygele ,la distribution de rôles féminins à des hommes au theatre shakespearien ;pretexte à ce joli film mièvre qui a donné l’oscar à Gwyneth Paltrow, »Shaekspeare in love « .

Paul Edel dit: 28 mars 2017 à 13 h 26 min

J.D.
de faulkner je lis comme nouvelles: « wash », « le caïd » « le docteur martino » ou « soleil couchant » qui montre la ségrégation raciale mais j’aime beaucoup « ad astra » ou « tous les pilotes morts » sur le reve de Faulkner d’être aviateur. ma préférée? ‘une chasse àl’ours. »

Jacques Chesnel dit: 28 mars 2017 à 14 h 05 min

Halte au feu… nous n’avons pas tous été élevé au même biberon cinématographique d’où nos différences de goûts, de langage, d’opinions et d’âges… j’aime autant sur ce blog les digressions d’Annelise que l’ironie de Paul Edel, pas la peine de sortir les scuds (dont certains incompréhensibles) qui ne mènent nulle part, tout cela est vain

Sylvain dit: 28 mars 2017 à 16 h 34 min

14.05 Chesnel ‘halte au feu’.Quand on manie le briquet ça brûle.

Dans le biberon d’Annelise ,ace in the hole.Not a dime a dozen.

Edel,relu l’été dernier Knight’s gambit.WF,bonne lecture to make from scratch…

christiane dit: 28 mars 2017 à 16 h 56 min

De retour d’une double belle expo à la galerie Richard, rue de Turenne, je vous lis…
Thierry Metz ?
« Car c’est ici qu’écrire m’attend – d’être plus ou moins ce que je suis, me hissant jusqu’à faire ce dont je suis capable. Je n’appréhende rien de plus extrême que de ne savoir vivre avec ce que j’ai, qui souvent me manque, qu’il en soit de cela comme du reste. »
p.67
« C’est parfois comme si j’avais perdu la parole
une parole qui me met hors de moi
je retourne dans mes pas
mais il n’y a plus que l’aile et l’arbre
le lièvre.
Ce n’est plus qu’un courant qui me passe dans la voix
Je me retourne
pour apercevoir les oiseaux
mais le ciel n’est pas là »
p.14

« Terre » éd.Opales/Pleine page.
http://www.lmda.net/mat/MAT02289.html

petrus dit: 28 mars 2017 à 19 h 28 min

A Roro 8h.
Le mot speakeasy peut être, en effet, traduit par cabaret… mais easyspeaking ?! Un cas de dyslexie sous-titrale peut-être ?
Quelqu’un a-t-il vu « citoyen d’honneur » film argentin assez réjouissant que je vous recommande

Annelise dit: 28 mars 2017 à 21 h 00 min

Bonsoir Petrus.. »Citoyen d’honneur » de Marciano Cohn et Gaston Duprat faisait partie de ceux que j’étais tentée de chroniquer. Vivier argentin, Szafron..Mitre. .Où l’avez-vs vu? il est venu sur le tapis, des internautes dont Radio, Roro, Jibé (« Jazzi ») l’ont commenté à la fin du fil « Tramontane ». Le misanthrope, le blasé de Salas plus rêveur qu’on ne pouvait le penser qui rentre au bled, tt un programme destiné à être égratigné..Le fonctionnement en kolkhoze permet de couvrir pas mal de sorties. Déploiement de l’éventail. Pas de complexe si vs venez de le voir et avez envie d’en parler. « Orpheline » sort demain

Emmanuel dit: 28 mars 2017 à 21 h 00 min

Pouravoir un pseudo commessa,téforcément un honnétom kiem le bon vin ,Petrus.;on va tfaire bonaccueil;lfilm de Cohn dusstoyen donneur ,A-li l’a dit kel aimait les Argentins;Daniel mantovani l’a un universe qu’est déboussolant:; fopa pourssa aller sur laterrasse, ke Popaul y prefaire et’seul!; Sylvain ,lchoix d’hamon cé l’acpocalyse lectorale&electorale.:; ya dkoi penser ..;Benoit lépetit avec dgandezoreilles, y dirait Elvis costello?;ski dit cépassicon;l’aut Manu kiarienavoir avec matthieu gallet y kiffe Johnny halliday;ssafera plaisir à linereno; onssé splacer ou pas..the question?;
l’opportunism dans toute ssasplendeur;Thierry metteseu,dans le matricule des A ou femelle du requin ,classe!;plusse klote ,ki demanda penelope desemplois fictifs à 2balles.(;desagregation desélites françaises;.Annelise jevé yallé voir ADP,;lor feline céunbotitre;

Phil dit: 28 mars 2017 à 21 h 33 min

speakeasy ! right Petrus ! un bon cru vous êtes, mais « cabaret » ne me semble pas appropriate ?

Résumons..... dit: 29 mars 2017 à 5 h 37 min

Il faut vraiment s’ennuyer dans la vie, grave, pour aller au cinéma et en papoter sans fin dans la caverne obscure. Radotages sans fin, comme sans intérêt. Continuons le conbas !

radioscopie dit: 29 mars 2017 à 6 h 04 min

Annelise dit: 28 mars 2017 à 21 h 00 min
« Bonsoir Petrus.. »Citoyen d’honneur » de Marciano Cohn et Gaston Duprat… »

Pour qui est ce C qui s’insère ? Pendant que Marcia baila, Mariano luis. Le tango c’est
Gastón Duprat et Mariano Cohn.

JAZZI dit: 29 mars 2017 à 9 h 07 min

« Orpheline » sans aucun doute, mais aussi « Félicité » et « Paris la blanche »…
What else ?

Annelise dit: 29 mars 2017 à 9 h 53 min

Right Jibé, autant pour « Félicité », le film d’Alain Gomis (recension sur FB au moment de la Berlinale où il a reçu le Gd Prix et au Fespaco où il a reçu l’Etalon d’or..pour la 2eme fois!)que le beau film français de Lidia Terki,en co-scénario avec Colo Tavernier… Rekia, 70ans, restée en Algérie pendant que son mari partait s’user les bras comme travailleur émigré en France..les nouvelles de ce père, de ce mari s’estompent, ne consistent plus qu’à recevoir de l’argent. Qu’est devenu le Chibani? Rekia traverse pour retrouver Nour
Je ne chronique pas tjs tout ce que j’aime… n’allez pas plus vite que la musique, mais vous connaissez le principe : vous nourrissez en quinconces les lecteurs du blog par vos apports

Annelise dit: 29 mars 2017 à 12 h 14 min

Cher Jacques 11h36..sachez résister à la tentation
« Etalon », c’est Cantona qui jouait sans doublure, a t-il été précisé,le rôle ds « Les Rencontres après minuit » de Yann Gonzalez.Béatrice Dalle en rit encore, je la comprends, j’adore Canto..cette espèce d’oxymore barbu, avec son sens inné de la formule, gros coeur, grosse voix, avec une prestance footballistique qui n’est pas dépourvue d’allure, dont il a su jouer pour la reconversion ciné…Suarez lui était resté en travers, la campagne de François Fillon ne lui plaît pas..il n’allait pas le garder sur l’estomac.. avec lui ça dérive tjs sur des considérations politiques peu ou prou. Il m’amuse bcp
Dans le film on rencontrait déjà le César du meilleur espoir masculin 2017 Niels Schneider, yeux bistrés et bouclettes, contrairement au « Diamant noir » pour lequel je vs avais vanté ses mérites il y a un bail, où ses cheveux aile de corbeau brillantinés en arrière lui faisait une tête de Zlatan
(N.Schneider également ds le fameux film d’Héléna Klotz, « L’Age atomique » prisé par Phil&moi). Bon ciné, à vs maintenant

JAZZI dit: 29 mars 2017 à 21 h 10 min

Rien à dire sur les quatre actrices, à quatre étapes de leur vie, qui porte le film sur leurs jeunes épaules. Mention spéciale à Adèle Haenel, mais faudrait pas qu’elle se cantonne aux rôles de pleureuse professionnelle, à la larme dégoulinante sur commande. La narration à rebours, sans être d’une grande originalité, est cependant justifiée. Mais ce qui est gênant dans le scénario, c’et que tout en voulant ne pas être psychologique, le film l’est tout de même. On se demande si c’est par maladresse ou si le réalisateur cherche à nous flouer ? Le résultat est un peu bâtard, comme un roman traditionnel qui se voudrait aussi Nouveau Roman dans la forme. Entre deux incompatibilités, il faut pourtant choisir !

Sylvain dit: 30 mars 2017 à 7 h 38 min

Bon film.Troublant son ascendant qui profite de la fille.(Tara)

Vu l’actrice quelque part ,dans quoi?

Polémique sur l’affiche du festival:never too young never too thin never too rich…

Cannes emboîte le pas de copains…en marche !

Sylvain dit: 30 mars 2017 à 7 h 40 min

La construction pas gênante au contraire Jib!

Tu dis bâtarde, je dis audacieuse dans le mixage.De P& Kristel Bertevas tissent une toile à materiaux différents.

christiane dit: 30 mars 2017 à 9 h 00 min

A propos de l’affiche (festival de Cannes) où Claudia Cardinale virevolte sur les toits de Rome en 1959. Claudia Cardinale, 78 ans, a réagi par voie de communiqué : «Il s’agit d’une affiche, qui au-delà de me représenter, représente une danse, un envol. Cette image a été retouchée pour accentuer cet effet de légèreté et me transpose dans un personnage rêvé ; c’est une sublimation… Le souci de réalisme n’a pas lieu d’être ici, et, féministe convaincue, je n’y vois aucune atteinte au corps de la femme. Il y a en ce moment bien des choses plus importantes à discuter dans notre monde.»

JAZZI dit: 30 mars 2017 à 10 h 23 min

Ce n’est pas « la construction », la structure en quatre temps, qui m’a gêné, Sylvain, mais le mélange des genres. Partant et revenant à la « rédemption » finale du personnage et remontant jusqu’à son enfance, le film nous donne à voir son parcours psychologique, non sans quelques maladresses : pourquoi la petite fille regarde t-elle le congélateur au moment où l’on apprend que ses deux petits camarades de jeux ont été retrouvés morts ? On ne comprend pas très bien non plus comment s’est passé le meurtre dont elle s’est retrouvée complice… Etrange aussi que le temps (sept ans) soit passé sur la meurtrière sans qu’elle ait pris une seule ride et retrouve sans faux plis les vêtements déposés au greffe lors de son incarcération. Pour expliquer cela, le réalisateur, dans ses interviews, donne des raisons qui ne sont pas très convaincantes. Je crois qu’il a trop suivi à la lettre le scénario auto fictif de sa scénariste, alors qu’il aurait dû la trahir pour mieux la traduire en esprit et en images…

Roro dit: 30 mars 2017 à 10 h 35 min

Jazzi des pipeuls se font lifter et botoxer pour enchanter vos rêves et sur ordre des cinéastes ou producteurs
mais les rides ça dépend des gens -elles sont plus ou moins apparentes ,marquées dès le jeune âge dans certains cas, ou au contraire quasiment inexistantes même chez des personnes âgées

JAZZI dit: 30 mars 2017 à 10 h 41 min

On ne comprend pas non plus très bien le sens du titre Orpheline, alors que l »héroïne a un père et une mère. La scénariste l’explique mais ce n’est pas vraiment traduit dans le film. L’épisode avec le vieil amant interlope, passant à l’acte quasi incestueux contre sa volonté, lui qui voulait seulement adopter la fille, est un peu tirée par les cheveux… Toutes ces incohérences m’ont parfois fait décrocher et je n’ai plus vu que la virtuosité du cinéaste, qui est bien réelle.

Gilles dit: 30 mars 2017 à 10 h 41 min

Retoucher cardinale .Quel gachis .Par contre ce que l’image cinema ou dans la mode engage sur le corps feminin ,ça pourrait se discuter .Ils rectifient le tir à cannes pour que la fiesta de la Croisette ne soit pas gachée .Ils feraient mieux de sélectionner plus de femmes .Annelise disait l’an dernier que depuis jane campion morne plaine .qu’ils photoshopent n’est pas très different pour les artifices ou la sublimation que le studio harcourt.

JAZZI dit: 30 mars 2017 à 10 h 54 min

Ridicule, cette polémique sur l’affiche du 70e Festival de Cannes, toutes les images aujourd’hui sont retouchées !

petrus dit: 30 mars 2017 à 11 h 13 min

Avec plusieurs métros de retard ce dont vous m’excuserez j’espère, j’ai lu l’excellent résumé que Radioscopie avait fait de « Citoyen d’honneur ». Créer ex nihilo un prix Nobel de littérature ainsi que l’ont fait les auteurs est un exercice difficile mais jouissif. Voir « Nat Tate » de William Boyd.
Je me suis demandé si les auteurs du film avaient lu « Mortification » un bouquin qui compile les expériences malheureuses ou désastreuses d’écrivains en festivals ou en tournées promotionnelles.L’un d’eux raconte ainsi qu’il a été contraint de participer, malgré lui, à une pub en direct sur une radio locale dans le genre : »vous aussi, William, vous préférez Ariel pour une lessive plus blanche, n’est-ce pas ?.. »

Sylvain dit: 30 mars 2017 à 11 h 46 min

10.23 on la suit dans ses ellipses.

Pas entendu le real.(Independant du film…)

« Contre sa volonté »..tu es sur?Le vieux pas clair.

Orpheline c-a-d,pas construite.Manque d’etayage visible.

Roro dit: 30 mars 2017 à 11 h 53 min

(…)Volver
con la frente marchita
las nieves del tiempo
platearon mi sien.

Sentir
que es un soplo la vida
que veinte años no es nada(..)

JAZZI dit: 30 mars 2017 à 11 h 56 min

Tu crois, Sylvain, qu’en France on peut devenir directrice d’école primaire sous une fausse identité ?

J.D dit: 30 mars 2017 à 12 h 11 min

me suis interrogé si le twitt d’annelise va dans ce sens ? »bronca pour 1tour de cuisses » en parlant de MME cardinale .Parfum narquois .
Jazzi 10.23 pas encore vu le film .Un congélateur ? mazarine pingeot attelée à l’infanticide ou Emmanuel carrere qui filme les arriérés a Kotelnich ? l’auto fiction prélevée chez les autres .ça vient de sortir.

Roro dit: 30 mars 2017 à 13 h 01 min

les films avec Gabin les mécaniques, intéressants une fois terminée l’époque durant laquelle ils avaient été tournés, mais lassants tout de même pfff

J.D dit: 30 mars 2017 à 13 h 57 min

@11.13,savoureuse anecdote .Boyd le Perigourdin .Vous avez des chances de le croiser un verre de vin de Bergerac en région Nouvelle Aquitaine (avant le brexit .)Le salon du livre va ouvrir près des Beaux arts .Juppé aura prononcé le he’hem de la jeune fille qui a poignardé son fiancé ? il ferait une mitsva en l’excommpuniant .La lmittérature s’en remettrait .Un coup d’aération ferait du bien ,encore faut-il apprendre à ne pas recycler un air vicié .Feygele ça va être la trêve des confiseurs politiques ,vous en êtes au courant? sur rdl, les commentaires ne tournent que sur ça .Celui d’edel est sur Aurélien,man ray,Stendhal.Marottes intéressantes .Il ne prend pas trop de risques .Avril,le mois sera mort jusqu’à l’ouverture cannoise .

Sylvain dit: 30 mars 2017 à 14 h 07 min

Les scandales mediator ou cahuzac ou arnys d’aprés scenario comportaient des invraisemblances plus énormes…

Gemma A,vue chez Paul Verhoven?

Nabila l’ecrivaine ,c’est celle que Ribery s’etait achetée pour Noêl?

causer comme les initiés des blogs dit: 30 mars 2017 à 14 h 44 min

Sylvain
Nabi, la prochaine preum ministre du génie financier à sa mémère? ou cette dernière elle-même ? (l’avait parlé de prendre une meuf pour le job)

Loicdeangelis dit: 30 mars 2017 à 14 h 48 min

Les élections et le beau temps…une catastrophe pour les entrées ….Heureusement Eric the King..ooha Cantona! Est de sortie…

Sylvain dit: 30 mars 2017 à 16 h 06 min

Bel article »orpheline « de Mandelbaum dans Le Monde ,Annelise!(28 Mars).

Il reprend vos arguments.Vous lui avez soufflé?

Si je me faisais une cure Bunuel en dvd?

Commencer par quoi?

JAZZI dit: 30 mars 2017 à 19 h 16 min

Félicité, c’est la voie de l’Afrique, autant dire qu’elle est chanteuse de bordel ! Un beau film requiem et, au final, joyeux…

Emmanuel dit: 30 mars 2017 à 20 h 40 min

Bin koi jazzy chanteus dbordel?;cépa billy holiday,kel été padan lafelicity.;,
annelise…avant latrev des confiseurs politique dlection;.Votre twit sur l’aut Emmanuel, Burdeau Kim fé concurrence;;Paul verhoeven vous en aviez parlé yalontan./;. A propos dla danse oujfour ldoi d’an loeil? »show girls « ,ktou lmonde avé détesté ; y trouvé ssa trovulgere;vou ssi jmesouviens vou trouviez ssa feminissst.?;pacom Claudia cardinal, kiluiaraboté léform;?Pourki vous zalé voter Ali jpeux savoir ?;com bocou dcompatriotes chui dan lnoir..

christiane dit: 31 mars 2017 à 8 h 07 min

Bon, passons sur cette affiche aérienne… (plus que la minceur c’est le mouvement tournant qui est réussi). Aimant tout découper, transformer, cela ne m’a pas choquée, je crois même que si on m’avait prêté l’affiche, je n’aurais laissé que la robe tourbillonnante.
Plus important, je suis allée voir « De l’autre côté de l’espoir », hier, dans une petite salle que j’aime beaucoup. J’ai trouvé le film long, froid, démonstratif. Je n’ai pas retrouvé la magie poétique du « Havre », de « L’homme sans passé » ni la douceur amusée d’A.Wilms, ni l’humanité de Kati Outinen. Les scènes dans le restaurant frisent le ridicule. Peut-être que je me lasse de sa direction d’acteurs. Kaurismaki est tellement directif, imposant « ses » dialogues en langue désincarnée. Lasse aussi, dans ce film, de ses lumières retravaillées pour que ce soit bien lugubre, de ses plans fixes. Seul l’acteur principal, Sherwan Haji tire la partition, parfois vers l’humour. Deux scènes d’entrée, miettes, que je retiens : la séparation du couple en trois gestes : alliance, clé, porte, et, cet homme qui se dresse au milieu d’un tas de charbon.
Je crois qu’il a donné le meilleur de lui-même avant et que maintenant, il devient sentencieux.
Vu un entretien filmé de Kaurismaki sur Arte. Pétard, le tour de cheville !!!
Reste l’actualité des migrants et l’évocation d’Alep (documents d’actualité), terribles.
L’Ofpra, Terre d’Asile, la CR, l’Anafe, en Zapi3, sont plus franches du collier que les structures d’accueil glaciales d’Helsinki et leurs finasseries dans le traitement des dossiers pour l’obtention l’asile politique, tellement éprouvantes.

Sylvain dit: 31 mars 2017 à 12 h 30 min

@Christiane dit :
« un entretien filmé de Kaurismaki sur Arte. Pétard, le tour de cheville !!! »
(et les pâmoisons de Laure adler.)

Vous aviez dit que ‘Show Girls’ était un film féministe, Annelise ?où puis-je trouver votre critique?

En relisant le début du billet, l’H de l’Atlantide; « Pink » avait rediffusé la série culte (votre allusion au film de Th salvador) m’a mis la puce à l’oreille.

Arditi doublait la voix. Il n’a pas fait que du resnais..

radioscopie dit: 31 mars 2017 à 13 h 57 min

A mon tour (à la suite de Jacques Chesnel à 16 h 35 min) de vivement recommander « L’ange exterminateur » de Luis Buñuel. Film que je n’ai jamais revu mais qui s’est imprimé dans ma mémoire comme aucun autre, raison pour laquelle je le tiens pour un chef d’œuvre indépassable. D’ailleurs pour qui ignore tout de la filmographie de Buñuel, voir « L’ange exterminateur » c’est aborder quasiment toute sa thématique, dans un exercice exemplaire, vertigineux d’exploration jusqu’à l’os. En deux mots : une sorte de sortilège empêche des grands bourgeois de quitter le salon où une réception les a réunis. A l’extérieur, le même phénomène en interdit l’entrée aux domestiques, à la police, aux curieux attroupés. C’est évidemment pour la caméra de Buñuel l’occasion rêvée d’observer à la façon d’un entomologiste les rituels de la bourgeoisie qui, dans une situation extrême, va révéler sa véritable nature après que le vernis des conventions se sera effrité et que les masques seront tombés. Précis de décomposition et règne de la barbarie.
On connaît l’engouement de Buñuel pour le surréalisme. Il y a évidemment dans ce film des événements et des situations étranges, inexpliqués qui prêtent à de multiples lectures et beaucoup d’égarements interprétatifs. C’est aussi pour cela que c’est (à mes yeux) un grand film.

Jacques Chesnel dit: 1 avril 2017 à 9 h 24 min

Rien à ajouter au commentaire de radioscopie si ce n’est vanter la qualité des interprètes, notamment de Silvia Pinal

Phil dit: 1 avril 2017 à 10 h 10 min

Belle déclaration Bunuelienne de Radioscopie, même si les saillies anti-bourgeoiso-chrétiennes du cinéaste excessif (las hurdes) ne font plus mouche dans une société déchristianisée.
Quel public aujourd’hui lobotomisé serait capable d’arracher les sièges du cinéma à la projection de « L’âge d’or » ? c’était en 1930 au Studio 28 de Montmartre qui coutera sa carrière à Jean-Baptiste Mauclaire, dont on désespère de retrouver la trace après cet événement relaté de manière bien elliptique par les propriétaires actuels prébendés par l’état. avis aux cinéphiles de passage, il faut garder la mémoire des précurseurs, à commencer par le premier tenancier d’un cinéma de renommée.

JAZZI dit: 1 avril 2017 à 10 h 33 min

« les saillies anti-bourgeoiso-chrétiennes du cinéaste excessif (las hurdes) ne font plus mouche dans une société déchristianisée. »

Surtout après qu’il a vanté le charme discret de la bourgeoisie, Phil !

Phil dit: 1 avril 2017 à 10 h 54 min

à l’époque de Mauclaire, Baroz, il fallait être couillu pour ouvrir et tenir un cinéma.
aujourd’hui il faut simplement bénéficier de subventions, les « tenanciers » sont devenus des pâlichons gestionnaires.

Phil dit: 1 avril 2017 à 11 h 15 min

dear baroz, vous êtes bien pinailleur
prenez cette définition et songez au travail de Mauclaire après la passage de « L’age d’or » qui lui coûta son cinéma et le mit en faillite
(de tenere, tenir : « Celui qui tient en roture des terres dépendant d’un fief, moyennant un cens ou d’autres redevances »)

Phil dit: 1 avril 2017 à 11 h 32 min

oui mais voilà, que disait le Robert (qui n’existait pas) en 1930…
well, des niouzes sur ce qu’est devenu ce brave Mauclaire ?

Phil dit: 1 avril 2017 à 11 h 58 min

me semble bien qu’ un certain tropisme, dear baroz, vous fiche dedans!
les tenanciers ne sont pas tous maquereaux et vice le versa
nous sommes d’accords pour les films de bordels des années 30 où le tenancier réunissait les deux qualités, plus une troisième virtuelle en son temps, celle de figurer dans les archives de la cinémathèque 80 ans plus tard.
de quoi lui redorer le blason.

JAZZI dit: 1 avril 2017 à 12 h 17 min

D’un tenancier l’autre, Phil :

« SITUÉ SUR LA BUTTE, LE STUDIO 28 EST UN LIEU UNIQUE DE PAR LA RICHESSE DE SON HISTOIRE. HAUT LIEU DU 7ÈME ART, SON ÉCRAN EST TOUJOURS ET PLUS QUE JAMAIS TOURNÉ VERS L’ACTUALITÉ DU CINÉMA…

1928 JEAN-PLACIDE MAUCLAIRE INAUGURE LA PREMIÈRE SALLE DE CINÉMA D’AVANT GARDE, SITUÉE EN PLEIN CŒUR DE MONTMARTRE. LE STUDIO 28 DEVIENT VITE UNE VÉRITABLE SALLE DE CINÉMA INDÉPENDANTE SE CONSACRANT UNIQUEMENT À LA RECHERCHE ET À LA DÉCOUVERTE D’ŒUVRES D’ART CINÉMATOGRAPHIQUES. UN LIEU DE RENCONTRE OÙ SE CÔTOIENT DE NOMBREUX ARTISTES, POÈTES, PEINTRES , CINÉASTES : JEAN COCTEAU, LUIS BUÑUEL, ABEL GANCE…

1930
JEAN PLACIDE MAUCLAIRE DÉCIDE DE PROJETER LE FILM
» L’ÂGE D’OR » DE LUIS BUÑEL. APRÈS 2 PROJECTIONS, UNE FAROUCHE BATAILLE D’OPINION ÉCLATE DANS LA SALLE. LE FILM EST INTERDIT. JEAN PLACIDE MAUCLAIRE, DANS L’INCAPACITÉ DE REMBOURSER LES PLACES DÉJÀ ACHETÉES, SE VOIT DANS L’OBLIGATION DE SE SÉPARER DU STUDIO 28.
LUIS BUÑUEL (1900-1983), L’ÂGE D’OR (1930)

1932
LE STUDIO 28 EST REPRIS PAR ÉDOUARD GROSS QUI SE SPÉCIALISE DANS LES GRANDES COMÉDIES AMÉRICAINES EN VERSION ORIGINALE, AVEC LESQUELLES LA SALLE REMPORTE UN ÉNORME SUCCÈS : LES FILMS DE F. CAPRA, DES MARX BROTHERS, DE FIELDS…

FRANK CAPRA (1897 – 1991), LES MARX BROTHERS
1948 LES FRÈRES ROULLEAU VONT AMENER LA SALLE À SON APOGÉE : ILS RÉÉDITENT « JOURNAL D’UN CURÉ DE CAMPAGNE » DE BRESSON, « LA SYMPHONIE DES BRIGANDS » DE FRIEDRICH FEHER… ET PROPOSENT EN AVANT-PREMIÈRE, « LOS OLVIDADOS » DE LUIS BUÑUEL. LE STUDIO 28 CONTINUE D’ÊTRE UN LIEU DE RENCONTRE ET D’ANIMATION AVEC DES EXPOSITIONS DE PEINTURES, DE PHOTOS, DES CONCERTS DE JAZZ.
LES FRÈRES EDGAR ET GEORGES ROULLEAU

1950 JEAN COCTEAU ET ABEL GANCE DEVIENNENT LES PARRAINS DE LA SALLE.
JEAN COCTEAU (1889-1963)
ABEL GANCE (1889-1981)

1959, » LA PROMOTION DU CINÉMA » : LE STUDIO 28 EST LE PREMIER CINÉMA EN FRANCE À INSTAURER UN SYSTÈME DE CARTE DE FIDÉLITÉ. IL PROGRAMME MAINTENANT UN FILM DIFFÉRENT CHAQUE JOUR, ET PROJETTE UNE AVANT- PREMIÈRE CHAQUE MARDI…

1993 LA SALLE SE MODERNISE : ON Y INSTALLE UN SON DOLBY STÉRÉO ET UN GRAND ÉCRAN. LE STUDIO 28 RESTE, COMME L’AVAIT DIT EPSTEIN, UN « HAUT LIEU DU 7ÈME ART ET DE LA LANGUE UNIVERSELLE : LANGUE DES FOULES ET LANGUE DE LA GRANDE RÉVOLTE ».

LE 11 JUIN 2000 TOURNAGE D’AMELIE POULAIN AVEC AUDREY TAUTOU AU STUDIO 28:
« PARFOIS, LE VENDREDI SOIR ; AMÉLIE VA AU CINÉMA ». UN TICKET SPÉCIAL EST ÉDITÉ POUR LE FILM.

AUJOURD’HUI UNE SALLE DE RÉFÉRENCE POUR SA TECHNIQUE, SON ACCUEIL, SA DÉCORATION, SES EXPOSITIONS, SA CONVIVIALITÉ, SON ATMOSPHÈRE, SON BAR, SON JARDIN, SES TARTES SALÉES ET SUCRÉES…
VOTRE SALLE DE QUARTIER! »

Bartender dit: 1 avril 2017 à 12 h 44 min

Le film [L'age d'or] est projeté de nouveau le 28 novembre 1930 au Studio 28. Le 3 décembre, une cinquantaine de militants d’extrême droite de la Ligue antisémitique et de la Ligue des patriotes investissent le cinéma aux cris de « Mort aux juifs! » et de « On va voir s’il y a encore des chrétiens en France! », jettent de l’encre violette sur l’écran, lancent des fumigènes et des boules puantes, chassent les spectateurs à coups de canne. Les tableaux de Salvador Dalí, Max Ernst, Miró et Yves Tanguy, les photographies de Man Ray accrochés dans le hall sont lacérés à coups de couteau..

Le 10 décembre 1930, la Commission de censure interdit la diffusion du film. Le 11, le préfet Jean Chiappe prend un arrêté interdisant la projection à Paris. Le 12, le film est saisi. Il ne s’agit que de la copie de projection amputée des coupes imposées. Le négatif original a été caché et conservé par le vicomte de Noailles. Le 26 décembre une nouvelle réunion de la Commission de censure met hors de cause le producteur et recommande de n’incriminer que le propriétaire de la salle, Jean Mauclaire, qui ne sera pas inquiété. Le 2 janvier, les surréalistes diffusent un tract de quatre pages dénonçant la « police d’Hitler ». Une campagne « anti boches », « anti juifs » et « anti protestants » est ourdie contre le vicomte, sans effets sur sa personne. Des centaines d’articles passionnés, favorables ou haineux, paraissent dans la presse de Valparaíso à Moscou en passant par New York.

Source: Wikipedia

Annelise dit: 1 avril 2017 à 13 h 14 min

Un tour alors qu’à Beaune, hommage fut rendu à Park Chan-Wook, cinéaste sud-coréen dont j’aime la sophistication, l’érotisme, la noirceur (Old boy et le récent Mademoiselle) ..Jazzi 11h44 j’ai connu des tenancières de bar même pas borgnes (les bars, pas la tenancière) qui seront vexées de vs lire
Ah oui, Bunuel..marquant..Radio &Jacques Ch en ont tb parlé, la remarque de Phil sur la déchristianisation, le taux actuel de réactivité du public et ce par quoi elle est déclenchée tape juste.. ds une perspective similaire plus globale, comment sont reçus les films sur l’époque Franco, la chape du catholicisme etc bref les films porteurs de marqueur forts, par des spectateurs qui les découvrent pour la première fois loin du contexte, et sans éducation particulière, (historique n’y pensons pas), pour les aborder..et que leur sert-on, à la place?Pas en train de plaider pour un cinéma populaire mainstream..plutôt le contraire..le populisme intellectuel qui consiste à gommer les marqueurs ou les inscrire sous forme simplifiée, lisible, assimilable facilement, pour que personne justement ne risque plus en fait d’arracher les fauteuils mais qu’on s’arrache les tickets..la révolte prônée par Epstein, la voix de tous ? La grande communion a une fâcheuse tendance à être de plus en plus délivrée sous mode pré-mâché… le marché en instrument lisseur de première force, discrètement servi de toutes parts, dont il n’est pas mauvais de démêler les ressorts afin de savoir si on est consentant au moment de les faire jouer ou de les faire siens?
Sylvain, Showgirls,pour moi un des meilleurs Verhoeven avec Robocop, en effet. Tombée sous le charme des deux, dès la sortie.Robo, belle réflexion sur l’humanité, la mémoire, la violence, the power of love.. virtuosité visuelle, métallique, feu apocalyptique.. Showgirls,ne pas confondre reconnaître la vulgarité criarde du motif, l’efficacité, la dureté des teintes et des situations, avec qqchose qui serait de l’ordre d’une affinité personnelle avec la forme et le fond du propos. Verhoeven se montre peintre au couteau des illusions qui fondent les plombs chez la jeune bouseuse Nomi, rêvant de faire carrière chez les danseuses de revue auxquelles on demande d’avoir les pointes des seins érigées pour témoigner de leur tonus.. Des plans magnifiques. Du bon cinéma caustique et rageur, qui éclabousse. Le public de l’époque a réagi comme s’il assimilait le film à un assentiment de Verhoeven lui-même, envers le contenu..or non, c’était de l’ordre d’une confusion.
A propos de malentendu, je ne sais plus qui écrit au-dessus « P.Edel, ses marottes Aurélien et Stendhal, il ne prend pas de risques »..Ah bon? Parler intelligemment d’Aragon ou du grand Brulard centralien, tjs une prise de risque au contraire ! L’escarmouche ne portait pas sur ça

Je lirai ce soir sur Mauclaire..bel échange

JAZZI dit: 1 avril 2017 à 13 h 32 min

Quand c’est pas péjoratif c’est pas très valorisant, Annelise !

« Ce devait être quelque tenancière de grande maison de filles, une maquerelle en voyage (Proust, Sodome, 1922, p. 858).La bonne femme, c’était la tenancière du bistro (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 199).
− P. anal., sans valeur péj., surtout au fém. Tenancière de cabinets, de lieux d’aisance, de chalet de nécessité; tenancière de vestiaire. »

Phil dit: 1 avril 2017 à 15 h 57 min

merci Baroz, c’est effectivement la bio officielle affichée par le studio 28 dans ses couloirs. mais y’a du hiatus pour mieux lifter la danseuse ! du petit hiatus: Cocteau a pondu un chandelier accroché au mur de l’unique salle qui s’agite comme ses paluches et qu’on espère rabattu quand commence la séance.
et du gros hiatus: Edouard Gross rachète en 32, combien ? à qui ? où est passé ce brave Jean-Placide (et pas jean-Baptiste), disparu des radars de la renommée depuis 1930 ? crois bien qu’il a fréquenté le cercle d’Abel Gance, mais aucune trace, ni bio,
a shame, put the blame on the following tenanciers..

Bartender dit: 1 avril 2017 à 16 h 53 min

Igor Markevitch11, membre du groupe surréaliste et protégé des Noailles : « Des articles indignés dans les journaux provoquaient l’hilarité des élus du clan. On parlait, en frissonnant de plaisir, d’excommunication possible et de la menace d’exclusion du Jockey Club qui pesait sur Noailles […] et on se sentait concerné par le chic du conflit. »
https://1895.revues.org/119#ftn11

Phil dit: 1 avril 2017 à 21 h 20 min

Merci Baroz, fin limier vous êtes. reste quelques lacunes dans sa bio, le rachat de son cinéma par exemple.
le colloque dont vous donnez le lien parle de ces accords Blum-Byrnes qui ont pris l’Europe pour des burnes, étranglent nos cinémathèques. dommages de guerres, place aux productions US.

intermède dit: 2 avril 2017 à 12 h 04 min

A Marseille, le prodige en qui tout le monde espère et a confiance, qui enthousiasme jusqu’aux suicidaires, dit qu’il veut « tourner la page des vingt dernières années » ! C’est pas très galant pour sa coach de vie

christiane dit: 2 avril 2017 à 17 h 15 min

Bonsoir,
vu « Orpheline » cet après-midi. Film assez incompréhensible, confus. Bien sûr, si on a lu Annelise avant d’entrer dans la salle, on a des repères : Renée (27) Sandra(20) Karine (14/15) Kiki (6). Mais j’ai eu bien du mal à éprouver de l’empathie pour ces héroïnes de passage, d’entrer en résonance avec elles. Je trouve les liens très artificiels de l’une à l’autre.
Néanmoins, un beau travail sur les visages, les corps. Musique à crever les tympans ! Donc, 4 pour une, entre émancipation et soumission, entre secret et infime dévoilement. Les portraits d’hommes sont très intéressants, violents et touchants, fragiles quant aux questions de la virilité.
« Orpheline » ? pourquoi ? Comme si personne de bienveillant ne l’avait aidée à grandir, à se définir. Adèle Haenel est extraordinaire, Adèle Exarchopoulos devrait sortir du modèle séductrice naïve (pleurs et baisers langoureux). Celle (?) qui interprète Karine ado qui passe d’homme en homme, de voiture en chambre est assez étonnante. De la petite Kiki on ne sait rien ou presque de son ressenti, de ses pensées. Étrange film…

JAZZI dit: 3 avril 2017 à 19 h 00 min

« Paris la blanche », sympa, trop sympa, hélas ! Une vision un peu bisounours des problèmes de l’immigration.

Eriksen dit: 4 avril 2017 à 0 h 18 min

Quatre actrices pour quatre âges d’une même femme,… le procédé rappelle Moonlight avec ses ellipses entre les époques. Chaque âge a son prénom, comme si l’héroïne composite s’inventait à chaque fois une nouvelle identité pour effacer le passé.
À quel point Arnaud des Pallières a-t-il guidé ses actrices ou bien laissé faire leurs natures pour constituer ce personnage mosaïque ? on ne sait pas, mais il interdisait à chacune de voir les scènes des autres, afin « qu’elles s’approprient le rôle par elle-même ».
Il mise donc sur les différences, quitte à risquer l’incohérence. C’est un challenge à la Frankenstein : faire avec des âmes ce que Victor F faisait avec des corps.
Les quatre âges de l’héroïne sont remarquablement interprétés. Même si les deux Adèle (Sandra et Renée) ne sont pas très éloignées de ce que l’on connait d’elles, elles surprennent et émerveillent par leurs justesses et leurs intensités. De même, la petite Vega Cuzytek (Kiki), et plus encore Solène Rigaud (Karine).
Arnaud des Pallières et Christelle Berthévas (scénariste de cette histoire en partie autobiographique) donnent à chacune l’occasion de scènes d’anthologie : l’accouchement de Renée, la scène de sexe de Sandra, la peur de Karine quand son père veut enfoncer sa porte, l’instant de compréhension de Kiki dans la cuisine du restaurant. Par la photographie, le film crée une unité entre les époques (un seul objectif utilisé).
Mais alors que Moonlight respectait parfaitement la chronologie, Arnaud des Pallières nous ballade dans un jeu de boneto scénaristique endiablé, misant sur des spectateurs « toujours plus intelligents que ce que l’on imagine » (dixit Christelle Berthévas). Certes, mais saisir en même temps le kaléidoscope d’actrices et l’histoire déstructurée fut une gageure en ce qui me concerne. Si la première vision s’inquiète de la compréhension, c’est la seconde qui permet toute la disponibilité d’esprit à la perception des incarnations (et cela en vaut la peine).
Kiki (6 ans), borderline autiste, ne s’alarme même pas de la disparition de ses deux amis, comme déjà conditionnée à l’abandon par ses parents déficients.
Karine (13 ans) mise tout sur la recherche d’un protecteur dans un deal sexe/ménage contre foyer/protection, qu’elle finira par trouver dans Maurice (Sergi Lopez), que l’on retrouvera 7 ans plus tard avec Sandra, preuve qu’elle y avait trouvé un équilibre prolongé et qu’il n’était pas un simple prédateur…
Sandra, plus mesurée dans le don qu’elle fait d’elle-même mais toujours aussi intrépide, donne la pleine mesure d’une sensualité déjà visible chez Karine.
Renée (27 ans), semble avoir trouvée l’équilibre avec un solide géorgien du nom de Darius, mais, conséquence d’une résurgence soudaine du passé ou état fondamental, elle n’a plus rien du don sensuel perceptible chez Karine et Sandra. Le don a pris chez elle une forme sociale.
Que s’est-il passé dans les ellipses temporelles pour une telle évolution ? Il faut pas mal d’imagination pour passer de Kiki à Karine, et plus encore de Sandra à Renée. Les personnages s’opposent grossièrement en 1-4 contre 2-3. Comme si la sensualité exacerbée et la sexualité débordante de l’adolescente et de la jeune fille n’avaient été qu’une parenthèse dans l’évolution d’une gamine quasi-autiste, revitalisée par les hormones à l’adolescence (Karine), et qui s’éteint ensuite sous le poids des culpabilités (3 morts), ou parce que ce n’était qu’artifice. Car à l’évidence la scène finale de Renée (à sa place, pour une fois, dans la chronologie) marque une contradiction avec la quête de sécurisation affective qui caractérisait Karine et Sandra, comme si elle ne s’autorisait pas ce qu’elle avait toujours cherché. Le tropisme vers de l’enfant (nounou chez Sandra, institutrice chez Renée), se confronte à la peur d’être mère, justifiant ainsi le titre, au-delà de l’orphelinage mental subi dans l’enfance.
Une hypothèse, parmi certainement beaucoup d’autres, pour mettre une touche de cohérence finale à ce patchwork volontairement hétérogène.

nestor dit: 4 avril 2017 à 6 h 29 min

« sympa, trop sympa, hélas ! Une vision un peu bisounours des problèmes de l’immigration. »

jazzi déboussolé

christiane dit: 4 avril 2017 à 7 h 15 min

Eriksen,
Ariane n’aurait pas fait mieux ! quel fil utile que votre analyse. Vous m’aidez à extraire de ce labyrinthe quelques scènes très belles.
Le voir une deuxième fois ?
Maintenant je m’enfonce dans un autre labyrinthe, brillant comme un mur tapissé de miroirs (Le « Minotaure » de Friedrich Dürrenmatt ?), celui construit mot à mot par Laurent Seksik dans une biographie-roman :  » Romain Gary s’en va-t-en guerre » ou comment Romain Gary s’est inventé un père…

Eriksen dit: 4 avril 2017 à 7 h 54 min

Merci Christiane…
Vous nous direz pour Gary…
La guerre, le père… la masculinité semble guerrière, comme toujours.
rapport avec la mère de Gary?
Extraits de la promesse de l’aube (déjà posté dans un échange avec Rose sur Gary vers le 17 aout 16)
(P38 édition folio),
« il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Çà vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que çà peut se retrouver. On compte là-dessous. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous serre sur son cœur, ce ne sous que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. »
(4e de couverture même édition)
« Je crois que jamais un fils n’a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j’essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu’elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l’armée de l’Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j’entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : Alors, tu as honte de ta mère ? »

Est-ce que partir à la guerre pour Gary, n’est pas une tentative de s’échapper.. ?

JAZZI dit: 4 avril 2017 à 9 h 20 min

Des quatre orphelines, je préfère la 2, et des deux Adèle, la deuxième : 2×2 = 4. Mais quid de la 5e, la flamboyante et nocive Gemma Arterton, Eriksen et Christiane ?

Sylvain dit: 4 avril 2017 à 10 h 22 min

« Tentative d’échapper »:toutafait Ericksen.

Pas assez aimé,trop..

Gary superbe exemple.Annelise ,notre belle Ariane déroule le fil avec nous!

Eriksen dit: 4 avril 2017 à 11 h 06 min

très bonne interprétation de Gemma Aterton, en citoyenne peu recommandable et mère indigne.
ADP rajoute à la confusion en commençant le film sur elle…
Si quelqu’un a compris le principe de l’arnaque au champ de course, et ce qu’il s’est passé ensuite, merci de m’expliquer… (même si j’ai l’impression qu’ADP s’en fout complètement).

JAZZI dit: 4 avril 2017 à 11 h 11 min

Non, Eriksen, beaucoup de confusions dans ce film qui se veut quand même psychologique pour expliquer la personnalité de l’orpheline principale. On cherche à comprendre et on nous ballade un peu dans un flou artistique qui m’a gêné…

JAZZI dit: 4 avril 2017 à 11 h 20 min

« ADP rajoute à la confusion en commençant le film sur elle… »

Elle est le sombre passé qui va rattraper l’héroïne, devenue directrice d’école primaire, sous un faux nom, par la grâce de la scénariste !

christiane dit: 4 avril 2017 à 12 h 56 min

Oui, Eriksen, je vous parlerai de ce roman qui tente d’éclairer ce qui a pu se passer dans ce ghetto de Vilnius (Wilno), quand, après une longue absence, le père de Roman revient au domicile familial pour… abandonner mère et fils. 1925, Roman a onze ans. Comment vit-il cette trahison qui le fait basculer dans la rancœur et l’invention d’un autre père, un grand acteur russe… Promesse de l’aube ? détresse de cette aube-là… Entre roman et biographie à la façon de « Vingt quatre heures de la vie d’une femme » de Zweig.
Un parallèle avec « Orpheline » ? Chercher dans l’enfance des évènements qui peuvent peser sur toute une vie.
Ce film, je l’ai vu comme l’histoire de cinq personnages différents : une enfant et quatre femmes, sans lien, les unes avec les autres… Pour l’enfant (Kiki), elle réagit bizarrement à la disparition de ses deux amis, comme si elle n’était pas dans la réalité mais dans une solitude, accentuée par le cadre désolant et dangereux de cette casse-automobile. J’aime ce que vous écrivez, Eriksen : « Kiki (6 ans), borderline autiste, ne s’alarme même pas de la disparition de ses deux amis, comme déjà conditionnée à l’abandon par ses parents déficients. »
Gemma Arterton est effectivement très belle mais habite ici un rôle ingrat, inquiétant, manipulateur.
Je n’ai rien compris non plus aux trafics des paris au champ de courses. Quant à l’ado ? Oui, bien vu : sexe contre protection de type paternelle. Le père véritable est effrayant. Rien n’est évident dans ce film, il manque un lien…

JAZZI dit: 4 avril 2017 à 13 h 28 min

Kiki sait que derrière les voitures accidentées du casse paternel rôdent autant de morts. A l’adolescence, sa pulsion de vie la rend nymphomane. Le lien entre ses divers états, c’est l’homme, les hommes, et l’argent…

christiane dit: 4 avril 2017 à 13 h 57 min

Jazzi,
les hommes ? ils sont sur une planète à part entre surpuissance et défaillance. Le temps a passé… Le monde des femmes s’est réveillé. Face à elles, l’homme est plus… féminin et elles plus masculines. Enfin, c’est une impression… Il me semble qu’on s’y perd un peu. Qui est qui ?

Roro dit: 4 avril 2017 à 14 h 10 min

« Le monde des femmes s’est réveillé. Face à elles, l’homme est plus… féminin et elles plus masculines.  »

N’ont-elles pas en fait toujours régi, la maison et les fils -qui beaucoup restent petits garçons infantilisés toute leur vie (même s’ils roulent des mécaniques parfois, pour donner le change). C’est dramatique Et maintenant la mode des vieilles avec des petits jeunes qu’elle prennent au berceau presque, sur qui elles exercent leur emprise à vie. OK je stoppe !

Roro dit: 4 avril 2017 à 14 h 14 min

bien sûr elles ne se rabattent pas toutes sur leurs fils qu’elles infantilisent -et terrorisent- à loisir

christiane dit: 4 avril 2017 à 14 h 38 min

Roro, je ne vois pas les choses de la même façon. Plutôt deux rives qui se sont éloignées au gré des flots. Et le voilier trace sa route vers l’inconnu…
Pour la mémoire c’est pareil. Parfois, c’est lourd. Alors il faut partir loin d’elle.
Et puis quand l’amour passe, au fil d’un vol d’oiseaux migrateurs, le monde est neuf.

Gilles dit: 4 avril 2017 à 15 h 56 min

Pas tout suivi du premier coup (christiane & 00.18)les milk shake et pop-corn des salles ,films et progra infantilisantes rendent paresseux.Être stimulé par la subtile Annelise incite à réouvrir les mirettes !Vu comme vous une deuxième fois avec profit,ericsen.pistes arborescentes .Maurice ,GRAND prédateur.Faux nounours .Pour ça qu’il l’attire … Elle a l’impression d’apprivoiser sa brinquebale en se jetant dans les bras de la peluche qui en a dans le slip .Le scenario montre un trouble encore lié au père . »Paris la blanche « ,papier louangeur de Sophie Avon dans notre quotidien régional sud-ouest.(Vieux chibani » par contre ,elle sort dehors et elle rentre dedans !)
Annelise à partir de ce soir entre les vacances par zones et le débat ,plus beaucoup de commentaires..On va lire les notules mais fin avril écrase l’actu au marteau.Déjà ce soir …Cf.les commentaires politiques qu’on retrouve chez passou.
Bon vote les gars!!

JAZZI dit: 4 avril 2017 à 17 h 10 min

Et pas pour les garces, Gilles ?

« Le 21 avril 1944 , le droit de vote est accordé aux femmes en France par une ordonnance (après un amendement du communiste Fernand Grenier) du Comité français de la Libération nationale, signée par Charles de Gaulle depuis Alger. »

christiane dit: 4 avril 2017 à 17 h 39 min

Hello, Gilles,
j’adore votre prénom (c’est celui de mon fils !). Annelise est un bon guide. Elle donne envie. Mais dans ce film (« Orpheline ») l’histoire approchée n’est pas évidente. C’est beau quand même, très bien joué avec de belles images. Je crois que la co-scénariste a beaucoup influencé Des Pallières.

JAZZI dit: 4 avril 2017 à 19 h 58 min

Il y a de bonnes choses dans « Paris la blanche », Gilles, mais la scénariste, Colo O’Hagan Tavernier, a les défauts idéologiques de son mari. Une vision angélique qui n’est pas conforme à la réalité. La kabyle algérienne, qui vient chercher son mari, parle un excellent français. On apprendra plus tard qu’elle a été élevée par les religieuses. Soit. Son mari, le chabani, en France depuis 48 ans, travailleur de chantier, est d’une grande distinction. Leurs enfants, vu régulièrement durant les vacances d’été en Algérie, semblent totalement étrangers à leur père et réciproquement. Quand, au début du film, la mère, sans nouvelles de son mari depuis quatre ans, alors qu’il est à la retraite, déclare vouloir venir le chercher, l’un de ses fils déclare que « vivant ou mort, il en a rien à faire ». Comment se fait-il que cette famille, répondant idéalement aux conditions du regroupement familial, n’en a pas profité ? Mystère. Le père a t-il reconstitué une seconde famille en France, comme c’est souvent la cas ? Pas du tout, il végète dans un foyer de banlieue et envoie toujours de l’argent à sa femme en Algérie. Puis ils se retrouvent et il refusera de rentrer avec elle : « Je suis parti depuis trop longtemps ». C’est un peu court comme explication. A Paris, avant de le retrouver, sa femme erre à Pigalle, autour de l’hôtel, la dernière adresse de son mari. Elle rencontre un gigolo maghrébin, qui va l’aider, plutôt que de profiter pour la dépouiller, puis une serveuse de bar et une assistante sociale. Grande démonstration d’élan unanime de solidarité, qui lui permettra de retrouver son mari. Sur le bateau entre Alger et Marseille (beaux plans des deux villes), elle parle à une dame distinguée. Une pied noir de grande famille de propriétaires terriens, qui vient chaque année respirer l’air de l’Algérie mais n’ose pas débarquer : « Les Français ont fait beaucoup de mal durant la guerre ! ». La vieille algérienne, magnanime lui rétorque : « Dans une guerre, personne n’est propre »… Bref, on peut se poser la question de savoir si l’on peut faire de bons films avec de bons sentiments. En l’occurence, et vus les enjeux politiques, je pense que non.

Roro dit: 5 avril 2017 à 10 h 24 min

« Son mari, le chabani, en France depuis 48 ans, travailleur de chantier, est d’une grande distinction »
Ça vous paraît louche (invraisemblable) qu’il soit d’une grande distinction ?

« c’est souvent le cas »
« c’est un peu court »
vous en savez des choses, Jazzi!

« « Les Français ont fait beaucoup de mal durant la guerre ! ». La vieille algérienne, magnanime lui rétorque : « Dans une guerre, personne n’est propre »… »

Tout le monde n’est pas resté enfermé dans les préjugés gaulliens (se voulant « historiquement » indélébiles)!

JAZZI dit: 5 avril 2017 à 11 h 16 min

Les critiques sont plutôt bonnes, roro. Les dégâts de la pensée unique…
Ai-je le droit de ne pas être tout à fait d’accord, même si j’ai été touché par les deux acteurs principaux ?

JAZZI dit: 5 avril 2017 à 11 h 53 min

Oui, c’est en connaissance des choses, roro. Je vis depuis 30 ans avec un franco-tunisien. De fait, dans un non dit, sa famille est devenue ma belle-famille. Et nous venons d’enterrer ma « belle-mère » à Tunis, cet hiver. Mon frère aîné a épousé en seconde noce une Algérienne et a eu une fille avec elle. Sa fille ainée, issue d’un premier mariage avec une Normande, une grande blonde, a elle même épousé un tunisien et lui a donné trois beaux enfants. L’immigration est étroitement intégrée dans notre famille, issue, elle-même, d’une autre immigration. J’en connais un peu les histoires et les problèmes. Rien à voir avec la vision idéalisée de ce film…

Roro dit: 5 avril 2017 à 12 h 14 min

je n’ai pas vu le film , voulais dire que la situation de travailleurs algériens vivant seuls en France, bien que mariés au pays, n’est pas rarissimme, et que tous les pieds-noirs et Algériens ne sont pas à couteaux tirés (c’est triste pour les préjugés) )

petrus dit: 6 avril 2017 à 10 h 21 min

Vous vous souvenez de James Gray le réalisateur inspiré de « little Odessa » et de « the Yards », deux films noirs un peu foutraques mais très attachants, empreints de tristesse, filmés
à New York dans un sorte de clair-obscur séduisant. J’ai raté les suivants (« Two lovers » et « La
nuit nous appartient ») mais pas « The immigrant » qui ne m’avait pas convaincu : trop léché,
trop linéaire, sans surprise. Et malgré l’admirable lumière de Darius Khondji, Marion
Cotillard m’avait fait autant d’effet que dans ses autres rôles, c’est à dire aucun effet. Je
comprends mal ce que l’on trouve à cette actrice mais là n’est pas le sujet.
Espérant me réconcilier avec James Gray je suis allé voir « La cité perdue de Z. » tiré d’un
roman de David Grann que je ne connaissais pas et que je n’ai pas lu. Roman inspiré lui-
même par la vie de Percy Fawcett dont j’ignorais également l’existence. J’étais donc aussi
vierge que la forêt amazonienne, cadre de ce film d’aventure tourné sur place avec de vrais
arbres, de vrais Indiens et un vrai serpent. Darius Khondji à nouveau à l’image. C’est le seul
qui tire son épingle du jeu, sa photo est magnifique.
Pour le reste, le film m’est apparu comme une succession de séquences mal emboitées,
répétitives (la faute au scénario : Fawcett fait des aller-retour entre l’Angleterre et la Bolivie).
D’autres sont à la limite, voire carrément ridicules. Le tout assaisonné de bons sentiments (Ils
sont formidables ces Indiens qui pêchent juste la quantité de poisson dont ils au besoin ! Et au
somnifère s’il vous plaît, pas au harpon.) et d’une pointe de féminisme (Madame Fawcett
s’insurge : elle aussi aimerait courir la jungle, c’est nettement plus marrant que se taper le
quotidien et leurs trois enfants mais son mari est catégorique : la jungle, c’est bient trop dur
pour les nanas !) J’oubliais une musique envahissante qui surligne les passages les plus
denses.
Chargé par la Royal Geographic Society, de découvrir la source d’un fleuve et d’effectuer des
relevés topographiques en terra incognita, Fawcett tombe accidentellement sur trois
fragments de poterie qui semblent prouver qu’il y a eu là, jadis, une grande cité et la
civilisation qui va avec. Ce que nient ses compatriotes pour qui les sauvages qui courent cul
nu dans la forêt sont évidemment des êtres inférieurs. Apporter la preuve de l’existence de
cette cité (Z) devient alors l’obsession de Fawcett.
On pense évidemment à Aguirre, à Fitzcarraldo mais on est loin, très loin de la démesure
hallucinée de Klaus Kinski. Derrière sa moustache blonde, Fawcett reste d’un flegme
parfaitement britannique sauf après avoir été gazé dans les tranchées de la Somme parce oui,
on a droit aussi à un épisode dans les tranchées où les soldats, on ne sait comment, ont invité
une voyante Russe (je n’invente rien !) qui, entre deux déflagrations, prédit à Fawcett que la
recherche de Z sera son obsession jusqu’à sa mort… Facile : il suffisait d’avoir lu le scénario.
Je dois avoir mauvais esprit mais quand les Indiens criblent de flèches l’embarcation de
Fawcett pour la deuxième fois, exactement au même endroit, je me suis dit : « Toujours
ponctuels, les Indiens de 8h47″ et j’ai commencé à imaginer le film éminement comique que
l’on aurait pu faire à partir de la même histoire. J’ai pensé aussi aux « Aventuriers de l’Arche
perdue » qui ne se prenait pas au sérieux, et à « L’oreille cassée » qui nous plongeait, en
quelques planches, et beaucoup plus efficacement, dans l’univers de la forêt amazonienne.
Jame Gray a disposé de moyens considérables pour réaliser ce que, personnellement je
qualifie de nanar. Faut-il en déduire que trop d’argent tue le talent ?…

sans blague dit: 6 avril 2017 à 10 h 26 min

« ces Indiens qui pêchent juste la quantité de poisson dont ils au besoin ! Et au
somnifère s’il vous plaît, pas au harpon »

ça choque votre grandeur de génie ultra civilisé?

JAZZI dit: 6 avril 2017 à 10 h 58 min

Petrus, on en avait parlé en son temps et on est bien d’accord. Le plus invraisemblable aussi c’est que malgré ces pluies de flèches pas une pour atteindre Fawcett, qui aura fini au fond d’une marmite avec son fils ? Ces indigènes, quels cannibales, et drogués en sus !

JAZZI dit: 6 avril 2017 à 11 h 42 min

Quel est donc ce tonitruant roquet, qui se croit pitbull, et s’est institué chien de garde d’Annelise ? Il se manifeste à tout va lorsque l’un de nous, avec son autorisation, voire ses encouragements, ose venir parler ici d’un film de manière circonstanciée ?
Gare à qui s’approche trop des grilles de la propriété privée, chasse gardée, semble-t-il penser, sans avoir jamais vu les films évoqués !

Roro dit: 6 avril 2017 à 11 h 51 min

Des centaines de géoglyphes sous la forêt amazonienne La forêt tropicale amazonienne a été transformée il y a plus de deux mille ans par les anciennes populations qui ont construit des centaines de grands et mystérieux ouvrages en terre.
Découverts par des experts brésiliens et anglais, ils apportent de nouveaux éléments sur la façon dont les peuples indigènes vivaient an Amazonie avant l’arrivée des européens dans la région.

En savoir plus sur http://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2017/02/des-centaines-de-geoglyphes-sous-la.html#i2VzhhF7kGLUEytx.99

Sylvain dit: 6 avril 2017 à 14 h 02 min

« il m’enerve « .Ha?

Je n’avais pas compris de qui tu parlais Jazzi.le pomerol ou sans blague a 10.26?

Sans blague alias Roro qui te traite de « condescendant »,on ne voit pas quel l’argument pour le film…?(ni en quoi il fait le roquet d’Annelise.)

Jazzi 11.42 et 12.20:cinema,pas « anthropologie ».Oui.

Pétrus de 10.21 bien écrit argumenté,même si pas 100% d’accord.

« Migrant »,avec Marion C.pas bon.2lovers et La nuit nous appartient par contre…

City Z:moins sévère que vous.Avis sur le film biaisé par la vue qui attend que ce soit crédible.Plus une fresque sur le reve d’évasion du carcan de la bonne société GB?

radioscopie dit: 6 avril 2017 à 14 h 32 min

Pas envie du tout de voir ce « Orpheline ». Je préfère rester (comme on dit au restaurant après un mets succulent) sur l’excellent « Michael Kohlhaas » du même Arnaud des Pallières. Quand on y songe à la lumière du présent, cette fable du XVIème siècle est d’actualité, qu’il s’agisse de montrer l’arrogance des puissants, leur vénalité, leurs dérapages prévaricateurs, etc.

petrus dit: 6 avril 2017 à 16 h 15 min

A sans blague 10h26. Ce ne sont pas les Indiens dont je me moque c’est de la manière dont la chose est montrée dans le film. Ceci dit je sais pêcher la truite à la main. Vous aussi sans doute ?
A Jazzi 10h58. Désolé je suis souvent en décalage voire carrément en retard sur les films dont on parle sur ce blog. C’est que le cinéma est loin et que je marche lentement.

Eriksen dit: 6 avril 2017 à 16 h 29 min

Je n’ai jamais aimé les films de J Gray, et ce n’est pas celui-ci qui m’a fait changé d’avis. Cependant, j’ai beaucoup aimé la scène finale : le père et le fils semblent en apesanteur, tant sur le plan physique (portés par les indigènes) que sur le plan psychique (drogués), et partent apaisés vers leur dernier repas… en tant que nourriture. J’ai trouvé cette anthropophagie plus civilisée que celle de Grave.
Une mort certes un peu anticipée, mais n’est-ce pas finalement plus satisfaisant d’être mangés par des hommes que par des vers ? Les indigènes y mettent les formes du respect.
Le début était intéressant aussi, dans la bascule d’une exploration contrainte pour laver son nom d’une souillure vers une exploration motivée par la curiosité. Comment un individu s’approprie la mission qui lui est donnée.
Entre les deux, je n’ai rien retenu.

Radioscopie, c’est un peu dommage de ne s’intéresser qu’à la révolution et à la lutte contre l’oppression. ça contraint la pensée dans une grille de lecture dichotomique, en oubliant tout le reste pour attendre des lendemains, qui ne chanteront probablement pas avant un moment.

JAZZI dit: 6 avril 2017 à 18 h 54 min

« et partent apaisés vers leur dernier repas… en tant que nourriture. »

Rien n’est moins sûr, Eriksen ! Pour satisfaire les roros non ethnocentrés, les scénaristes d’Hollywood ont tout prévu : il se pourrait qu’ici, Ulysse n’ait pas eut envie de retrouver sa Pénélope et lui envoie juste sa boussole ?

radioscopie dit: 7 avril 2017 à 6 h 48 min

Eriksen dit: 6 avril 2017 à 16 h 29 min
La « révolution » serait donc mon seul intérêt. Je n’en suis pas persuadé. « Evolution » ne serait déjà pas si mal dans le sens d’une amélioration de la condition humaine. Parfois cela passe en effet par le canal d’une révolution : il n’est pas inutile de faire beaucoup de bruit lorsque les gouvernants sont sourds. L’art, et donc un certain cinéma, assume à mon sens cette fonction. C’est un parti pris philosophique que je revendique. Dans son « Michael Kohlhaas », Arnaud des Pallières ne nous dresse pas un tableau Renaissance pour, aussi beau soit-il, seulement réjouir nos pupilles durant deux heures. Il y a dans son film une charge, une dénonciation d’une toute autre portée autour du thème justice vs injustice, éternel et universel. Et, pour tout dire, je ne vais pas au cinéma pour feuilleter du bout des yeux un gentil livre d’images inconséquentes.

Roro dit: 7 avril 2017 à 7 h 48 min

Le film de jazzi sera intitulé « Le goût du cannibale – histoires vraies  » ! Bon week-end

corrigendum dit: 7 avril 2017 à 7 h 49 min

Le film de jazzi sera intitulé « Le goût du cannibale – Histoires VRAIMENT vraies » !

Phil dit: 7 avril 2017 à 10 h 31 min

le goût de l’homme est boucané. Jean de Léry y a goûté ey nous explique aussi qu’un jeune homme est plus tendre qu’un vieux. Pas de gérontophilie chez les cannibales. Les vieilles tupis (sûrement des toupies aussi) demandaient qu’on leur ramène du jeune à manger.

Roro dit: 7 avril 2017 à 10 h 44 min

 » Jean de Léry y a goûté ey nous explique aussi qu’un jeune homme est plus tendre qu’un vieux. »

on lui a fait croire que c’était de l’homme

Phil dit: 7 avril 2017 à 12 h 05 min

merci Baroz, j’avais oublié ce film cannibale, réalisé par une aimable cinéaste.
Léry décrit très bien les avant-bras en train de cuire sur ce qui correspondait à nos barbecues. Son récit est formidable et vaut bien beaucoup de films.

Annelise dit: 7 avril 2017 à 12 h 32 min

Je vois que Grave et Gray ont inspiré des réflexions diversement gastronomes.. Petrus, Eriksen ts deux en bonne forme..Phil &Jazzi, l’aile ou la cuisse hors Zidi, tt un tas de manières plus ou moins explicites ou avouables d’y goûter et d’y planter les dents. Casting variable. Demandez à Guiraudie son avis sur la question. Droit de cité Z aux vieux gras moches ! Son recrutement vertical ne donnait pas ds le jeunisme, plutôt le gibier bien fait à la Monsieur Gustave chez Wes Anderson, saveur de la chair persillée attendrie par la putréfaction qui vient, plutôt que « steak ds le filet ? »…le débat demeure béant
Radio, qui vous dit que Michael Koolhas rapporté à Orpheline, « moi non plus »?..De là à ne pas y aller pour ne pas risquer d’être déçu.. Mikkelsen, un de mes préférés méchants jamesbondiens en Chiffre, ex-aequo avec Amalric, extra salaud aboulique au visage terne, (juste derrière Bardem en dentier, the First the One, the Everything)..très belle compo de Madds M donc ds le précédent film du tandem, avec vs l’avez dit une acuité politique pertinente en contemporanéité dans l’adaptation de Kleist.. avec Orpheline le duo change d’univers.. je suis partisane de suivre les oeuvres – je n’y vais pas en consommatrice-à-comparaisons, ça m’intéresse de rester curieuse, voir ce qui émerge et non de guetter si ça correspond à ce que moi, j’attends.. le twit de Philippe Vilain chez Pierre sur la RdL, comme quoi l’idéal littéraire a été « troqué contre un idéal marchand », valable aussi en cinéma… la même menace plane.. esthétique ou dimension artistique sacrifiées parfois à l’assimilable rapidement.. continuer d’y aller tt en exerçant un esprit critique au sens de la tentative d’expression de l’éprouvé, de l’exposé des critères qui le rendent extensible à l’autre et non uniquement cantonné au personnel immédiat, creuser vers l’exégèse ou l’élucidation de sens, une des façons d’enrayer l’hémorragie qualitative

radioscopie dit: 7 avril 2017 à 14 h 42 min

Annelise, j’entends vos arguments. Laissez-moi simplement la possibilité de faire des choix, de voir ou de ne pas voir tel ou tel film : il n’est pas tant de domaines dans l’existence où cette possibilité s’offre d’agir entièrement de son plein gré et de n’avoir aucun compte à en rendre à personne.

Annelise dit: 7 avril 2017 à 15 h 12 min

Radio, vs ne risquez pas d’aller au peloton pour ça avec moi. .ni d’être drogué pour finir à la marmite avec Fawcett ni rien. .ms l’argument de ne pas y aller parce que vs aviez aimé Koolhas & Kleist?

radioscopie dit: 7 avril 2017 à 16 h 33 min

Bon, Annelise, je pourrais être vivement intéressé par l’exercice de style, le côté puzzle à reconstruire. Mais le sujet (pour ce que j’en ai lu ici et là) vingt ans de la vie d’une femme, les tourments du désir, de la chair, les bébés, les amants, les papas… no thank you.

JAZZI dit: 7 avril 2017 à 21 h 49 min

Déçu par « Pris de court » d’Emmanuelle Cuau, avec Virginie Efira, que j’aime beaucoup et pour laquelle j’étais allé voir le film. Variation faiblarde autour du thème de l’arroseur arrosé, jeu faussé des acteurs dû à un scénario invraisemblable.

en passant dit: 8 avril 2017 à 6 h 06 min

JAZZI dit: 7 avril 2017 à 21 h 49 min
Lourdingue,fatiguant prétexte à promo – centré sur l’actrice qu’on voit trop partout en promo

JAZZI dit: 8 avril 2017 à 6 h 59 min

Oui, en passant, incroyable enthousiasme de la critique, dont Sophie Avron dans Sud Ouest, pour ce film sans grand mérite !

JAZZI dit: 9 avril 2017 à 8 h 41 min

Quelqu’un a-t-il vu « A bras ouvert », la comédie de Philippe de Chauveron, avec Christian Clavier ? J’y suis allé à cause de la polémique que le film a suscité dans la presse autour de la question des Roms, si chère à Annelise. Ce qui fonctionnait plutôt bien avec « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu » se casse lamentablement la gueule sur ce coup-là. Pourquoi ? On peut rire de tout mais pas n’importe comment…

Phil dit: 9 avril 2017 à 13 h 37 min

Dear Baroz, vous allez voir de drôles de « choses ». rien que l’affiche devrait vous faire fuir. Les producteurs réalisateurs de ce film se revendiquent de l’humour « baron-cohen-sacha ».

JAZZI dit: 9 avril 2017 à 14 h 22 min

La bande-annonce m’en avait déjà dissuadé, Phil. Mais vue la polémique autour du film, je me suis dit, là il se passe quelque chose, allons-y voir ! Pas déçu du voyage… Rien que pour Elza Zylberstein, très crédible dans le rôle, sans composition, d’une représentante de la gauche caviar, parfaitement idiote !

JAZZI dit: 9 avril 2017 à 14 h 29 min

Comme Annelise, je vais voir des films ressortissant de genres forts différents, Phil. Et quand le spectacle n’est pas très bon sur l’écran, il n’est pas rare qu’il soit plus intéressant dans la salle… Ce qui était le cas ici, voir ce que j’en ai dit chez Passou !

JAZZI dit: 9 avril 2017 à 14 h 58 min

Non, pas plus rare qu’autrefois, roro, vois la filmographie d’un Galabru ou d’un Michel Serrault…

radioscopie dit: 9 avril 2017 à 14 h 59 min

Jibé va voir « à bras ouverts » ! Les bras m’en tombent. J’espère que vous n’avez pas payé pour ça (comme vous avez le bras long, on vous aura invité, et vous aurez économisé un ticket de cinoche qui coûte un bras). Même si les critiques sont tombés à bras raccourcis sur l’opus en question, vous avez décidé de prendre à bras le corps la défense du navet dans la cinématographie française, l’engagement est louable. Il y a du mérite à soutenir une équipe de bras cassés dont les « bras ouverts » figurent un bras d’honneur.

radioscopie dit: 9 avril 2017 à 16 h 18 min

« illimitée », Jibé, le mot prend tout son sens. J’arrête de vous charrier, c’est jour des Rameaux, pas de Palme.

Phil dit: 9 avril 2017 à 22 h 47 min

perso, baroz, n’essaie de voir que du chef d’oeuvre, parfois nobody dans la salle, ce qui arrive souvent avec les muets (les films pas les spectateurs). parfois un écart pour rester branché, comme ce film qui donne à voir les dessous de l’ornithologie.

Annelise dit: 10 avril 2017 à 0 h 18 min

Mon rêve serait de faire de même, Phil..ns serions deux ds la salle. Je croyais que le bondage des Chinoises avait qq peu douché votre enthousiasme pour l’observation des oiseaux chez Rodrigues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>