de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Oscar or not

Par Annelise Roux

Ce jour-là, en 1970 à l’heure sacrée, Bob Hope et Fred Astaire étaient sur scène. Le danseur tellement beau (« Je le hais, devait dire Mikhail Baryshnikov. Personne ne danse comme lui. Il est incomparable. Vous voyez de quoi j’ai l’air, à côté? »)  qu’il faut le regarder marcher et bouger en boucle. Il s’y met pour de bon à 3mn33, après un mini sketch où il feint de se faire prier.
Cinquante ans après, il n’enchantera pas de sa présence la grande parade 2020.
Qu’est-ce qui fait, alors que le rêve commence à être cabossé, des œdèmes partout pas toujours jolis à voir, trente-six chandelles aux couleurs du drapeau d’un pays ayant élu Donald Trump et sous l’empire de l’Hollywood war, que quelque chose du frisson devant son pas perdure à l’annonce de l’attribution des Oscar ? Cette magie indéfectible, un brin absurde, de la mise en scène de la vie quotidienne de la famille dysfonctionnelle du cinéma…

«Joker» de Todd Phillips avait fait l’objet d’une chronique. Le plébiscite rencontré le place sans surprise dans le lot des ultra favoris. «1917» en lice le 10 février dans la catégorie «Meilleur film» et «Meilleur réalisateur», a déjà fait couler beaucoup d’encre, le débat formel tournant en particulier autour de la prouesse (?) ou du procédé (?), suivant l’angle selon lequel on perçoit le film, du très long plan séquence fondant sa construction.
Sam Mendes, l’auteur, est un cinéaste confirmé auquel on doit deux excellents James Bond avec Daniel Craig, «Skyfall» (2012 ), Javier Bardem en méchant, et «Spectre» (2015 ) où Christoph Waltz, comédien et acteur de télévision germano-autrichien passé comme le Britannique Craig par les meilleurs cours de théâtre – Lee Strasberg et Stella Adler – éclate de talent dans le rôle titre du mauvais en chef. Pas que Quentin Tarantino à avoir su exploiter (dans « Inglorious basterds ») la folie de ce dernier, retranchée derrière un visage gentiment prognathe nazifié pour l’occasion.

Sam Mendes est un directeur d’acteurs habile, hautement sensitif. N’oublions pas la double récompense méritée, meilleur film-meilleur acteur, accordée en 2000 à son opus «American Beauty» et à Kevin Spacey, l’acteur principal qu’aucun scandale n’avait encore éclaboussé… Il aurait été dommage d’exiger son effacement en post-production, comme ce fut le cas en plein marasme dans « Tout l’argent du monde » de Ridley Scott.
Rien à dire contre Christopher Plummer, en Paul Getty il était parfait ! Mais Kevin Spacey en Lester Burnham, quadragénaire soumis, torturé par le démon de midi envers une amie de sa fille apparemment des plus allumeuses, finissant par se mettre à la gonflette et à l’herbe dans son garage après avoir rompu les amarres familiales sourdait de malaise, d’un humour, d’une fragilité et d’une subversion que la caméra allait cueillir, toujours à juste distance et en sachant perdre du temps, ce qui n’est pas donné à n’importe qui en terme de narration et signe une grande maîtrise.
Une temporalité qui réussit à échapper au bourrage d’action, résister à la sacro-sainte injonction illusoire, clientéliste, in fine contre-productive, de «maintenir l’attention du spectateur» est exemplaire en de nombreux points, à commencer parce qu’elle réoriente vers une vision plus détaillée, une intériorité. On se souviendra de la longue scène du sachet de plastique voletant dans la rue sous l’œil de Ricky, le jeune voisin de Lester qu’un père militaire castre à travers une trop stricte autorité.
Le colonel Frank Fitts, père dominateur et cassant joué par Chris Cooper – lui aussi comédien d’exception, Oscar du meilleur second rôle en 2003 dans «Adaptation» de Spike Jonze, que Greta Gerwig n’a toutefois pas hésité à massacrer en «Monsieur Lawrence» transformé en vieillard gâteux, battant la mesure affalé dans un escalier l’air hagard, visage baigné de larmes pendant que Beth moribonde joue du piano et Laura Dern porte de façon hystérique des paniers aux miséreux évidemment atteints de rougeole, prêts à contaminer leur monde, dans le tourbillon de son récent «Little women» sous crystal meth trop léché – entendait vacciner le jeune homme contre toute mièvrerie, façon «Marines».
Son coming-out réfractaire, quand crispé il tente d’embrasser dans l’embrasure du garage Kevin Spacey-Lester, le voisin, nouvel affranchi compagnon de défonce de son rejeton, rend compte de l’abord du réel souvent attentif de Mendes, moins préoccupé de séduction directe ou de facilité de lecture que d’élucidation d’un manichéisme trop vif.

L’immersion propre à «1917», l’absence de points de vue ont été largement commentées au niveau technique. Roger Deakins à la photo et Sam Mendes ont été obligés à un travail minutieux, une «danse entre la caméra, les personnages et les paysages, tous trois bougeant perpétuellement» selon les dires du réalisateur et, même s’il ne s’agit pas exactement d’un plan-séquence, «le fait de réaliser de très longues prises, la plus longue étant de 8 minutes 30, exigeait des mouvements de caméra si délicats, tout devait être synchronisé à ce point qu’à mesure qu’un obstacle était franchi, puis un autre, approchant de la fin de la prise, la pression était énorme, car foirer à ce stade aurait signifié tout devoir reprendre du début».
«La Soif du mal» d’Orson Welles, la célèbre arrivée en voiture en a donné pour leur argent aux cinéphiles quant à la virtuosité posée voulue par l’exercice. Les entretiens Hitchcock-Truffaut révèlent néanmoins un maître du suspense pas entièrement dupe, n’hésitant pas à qualifier l’affaire chez lui de «truc» auquel il n’est pas forcé de recourir. Les exemples ne sont pas rares. Ils produisent leur effet.
Rooney Mara venant d’apprendre la mort de son mari dans «Ghost story» (de David Lowery, 2017) mangeant interminablement une tarte accroupie dans sa cuisine peut ennuyer mais ne laisse pas indifférent, instille sans dialogue ni action autre que cette boulimie réactionnelle une dilatation glacée du temps. Parmi les plus impressionnants modèles du style, alors que je n’avais pas aimé le film –  j’espère ne faire ni crier à l’hérésie, ni au crime de lèse Michael Fassbender en rappelant par ailleurs ma dévotion au beau comédien chez d’autres cinéastes et spécifiant que ce que je n’avais pas apprécié était la complaisance morbide à filmer soi-disant «à chaud», trente ans après, l’histoire refroidie, tragiquement entendue, du traitement de Bobby Sands à la prison de Maze – l’incroyable et majestueux plan-séquence de «Hunger», du Britannique Steve McQueen (l’homonyme de «Bullitt» couronné d’un Oscar en 2014 pour «12 Years a slave»). Vingt-trois minutes au parloir, en contre-jour et caméra fixe développées à l’envi qui, tous comptes faits, justifiaient à elles seules des louanges.

La cérémonie des Oscar, traditionnellement attendue dans l’effervescence, depuis quelques années ne réserve pas tant de surprises que cela. La 92ème édition, n’en doutons pas, continuera pourtant de susciter engouements, déceptions, paris et controverses.

Des acteurs estimés «boudés», dont Eddie Murphy, Jennifer Lopez ou Awkwafina ont été mis à l’honneur en couverture de Vanity Fair : le non-évènement fait événement. Terrains carrossables ou pas, le rush vers tout ce qui roule est pire qu’aux 24h du Mans… Manquent certaines nominations, il y a des oublis injustes compensés parfois par des présences au tableau qui font plaisir ou déconcertent par l’absence de pertinence quant au choix du film pour lequel l’acteur est distingué.
Pas de nomination pour «Ad Astra» de James Gray. Depuis «The Yards» (2005), le cinéaste de «Two lovers», «La Nuit nous appartient» et « Lost in the city Z» paraît snobé par l’académie, jugeant sa carrière trop éloignée des diktats, du visionnage lisse ou d’un certain triomphalisme américain. Brad Pitt allant redécouvrir aux confins de l’espace une filiation, peut-être rompre avec une indifférence déshumanisée (son «Je suis efficace, je vais droit au but, je ne vois personne, je n’entends rien… » au moment de monter dans la capsule était d’une mélancolie corrosive, un Noli me tangere en forme de constat d’échec au lieu d’être une profession de foi victorieuse), ni Tommy Lee Jones en père coupé du monde ayant fui dans la misanthropie au nom de la science et d’une intelligence sèche n’ont suffisamment emporté l’adhésion pour enlever une place dans la vitrine ! C’est très curieux, simplificateur ou déséquilibré si non réfléchi comme une mise en abyme de ce que les Etats-Unis de 2020 ont envie d’y retrouver, peuvent s’autoriser ou ont intérêt à y placer.
Zéro pointé, «Midsommar» mettant en scène une bande d’étudiants américains dans une communauté suédoise ayant une drôle de façon de célébrer le solstice d’été est d’emblée bredouille. Ce film bad trip dézinguait une masculinité toxique et aurait été apte à propulser Florence Hugh en compétition pour la meilleure actrice, or non : elle est nominée en «second rôle» pour… Amy March, dans le film de Greta Gerwig, «Les Filles du docteur March» dont j’ai dit le bien que j’en pensais. Attention, la subversion non plus ne se mange pas en salade, surtout lorsqu’elle est fabriquée en oxymoron à coups de cases cochées, et «subversif» ni «crado» ne valent pas label automatique.

Cette pseudo quête d’équité via un saupoudrage, le savant partage «impartial» du gâteau entre tous contentent une frange, tandis qu’ils en mécontentent plus d’un chaque année. A la fois, cela entretient des ambiguïtés. «Félicitations Messieurs !» a glissé la comédienne Issa Rae, ne relevant aucun nom féminin pour la short list du meilleur réalisateur – me too a rendu le sujet d’autant douloureux. Sur quoi, Greta Gerwig a embrayé entre les lignes… si son film n’a pas été sélectionné, c’est du fait de cet antiféminisme ambiant ?
Ce style de confusion défie toute cohérence, dessert l’ensemble en dévoilant un opportunisme préjudiciable à la légitimité de la cause. «Little women» nominé pour le meilleur film ou la meilleure réalisatrice aurait été une aberration, un bras de fer remporté grâce à un casting (trop) fourni, bling-bling, stimulé par epo et mal dirigé, tandis que l’éviction de l’outsider Lulu Wang (« L’Adieu – The Farewell ») pose davantage question.
Rien non plus pour Jordan Peele, dont «Get out» avait remporté l’Oscar du meilleur scénario original. «US », son deuxième film, week-end familial cauchemardesque sur la côte californienne, trop négatif et difficile à suivre, est tombé à plat. L’Amérique décomplexée peut revendiquer ne pas aimer faire d’efforts, la culture demeure une espèce de bâton dans les roues.

Ces arrangements sont un secret de Polichinelle. Tant qu’ils procédaient d’un pragmatisme nécessaire, de rêves «accordés» comme on le dirait d’un instrument de musique, d’un contrat de sincérité et de justesse minimales réservant la possibilité de ruer hors des clous ou nager vraiment à contre-courant derrière une industrie qui doit prospérer, mais dont on ne cherche pas à n’importe quel prix à calibrer l’offre pour répondre à une supposée demande, tout allait ? Il n’y a par définition pas de prédictibilité possible à opposer au hapax créatif.
Un sentiment d’étouffement naît à la longue du raidissement, de promulgations trop cadrées censées satisfaire. Trop de pasteurisation élimine les germes mais lessive les bactéries activées dans un fonctionnement sain.
Bon point, «Parasite» de Bong Joon-ho y sera. Exit «Portrait de la jeune fille en feu» de Céline Sciamma au bénéfice de Ladj-Ly et « Les Misérables », alors que le film de la compagne d’Adèle Haenel a séduit outre-Atlantique, et qu’une nomination, au moins de Claire Mahon, sa directrice photo, n’aurait pas été volée. En revanche, satisfaction de voir nommé «J’ai perdu mon corps» de Jérémie Clapin, grand prix de la Semaine de la critique, concourir pour la distinction «meilleur long métrage d’animation».

Beaucoup d’institutions ces derniers temps sont interrogées sur leur transparence. L’académie des César, pour ne citer qu’elle, en a pris pour son grade à travers Michel Hazanavicius, nouveau président de la Femis ou Cédric Klapisch. L’auteur de «L’Auberge espagnole» et des «Poupées russes» a l’air de vouloir mettre en pratique le système en dépiautant les matriochkas des coulisses.
Même les étoiles Michelin ont tendance à être décrochées des cieux, dégringolent sous des motifs, peut-être pas dictés par la vox populi, mais des instances ou des mouvements parfois confus en appelant à un regard extérieur plus transparent et distancié… Show must go on : Rami Malek oscarisé 2019 pour «Bohemian Rhapsody» porte bien le dentier, Freddie Mercury, c’était sa vraie denture.

 

 

 

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commentaires

383 Réponses pour Oscar or not

Jazzi dit: 27 janvier 2020 à 9 h 20 min

Merci, Annelise. La cuvée des Oscars 2020 n’a plus de secrets, sinon des regrets, pour nous !
Perso, moi aussi, je préfère le portrait de la jeune fille en feu à celui de la banlieue en feu. Mais « Parasite » commence à me courir sur le haricot et aucun regrets pour l’absence de « Ad Astra » !
La vie de Fred Astaire racontée par vous, ce serait aussi beau qu’un bio pic !

Dubruel dit: 27 janvier 2020 à 9 h 50 min

Bonjour Rose. Vu sur la RDL que vous étiez venue ici. Première fois?
Aucun regret pour ‘Ad astra’ jazzi ?Quels griefs ? C’était pas mal; un bon Pitt sans expression bien pour le rôle.

anneLise, TBon billet. je reviendrai sur ‘American beauty’. Jonze, dans la peau de malkovitch bluffant ! Vous aviez aimé.
J’aimerais reprendre également sur Cooper, magnifique.
A plus tard. le lundi…

Marie Helene S dit: 27 janvier 2020 à 10 h 14 min

Dubruel, Rose n a jamais poste ici il me semble.
L atmosphere deletere de la RDL ou une poignee monopolise la parole ne rend pas les interventions faciles.P.Assouline se fait insulter avec insistance. Pourquoi, c est une autre affaire.

anne -Lise, votre radiographie des Oscars et des films est tres spirituelle.
J ai, avec Jazzi ou d autres, aime ‘l immersion’ 1917.
Merci pour l inventaire d American Beauty ! souvenir global positif et mieux que ca.Si anne Lise le permet, precisons qu annette benning trompe son mari Lester (K.Spacey) abondamment.Les repas de famille sont un supplice. L humiliation finit par le pousser a un burn-out aux multiples consequences.
Je ne me rappelle pas du sac en plastique. je reverrai ,en dvd, ces sequences et y ferai attention. La scene ou la jeune fille du couple se denude a la fenetre est admirable. La solitude et l eveil sexuel sont presentes avec delicatesse.

Marie Helene S dit: 27 janvier 2020 à 10 h 21 min

toujours par les memes (ceux qui trollent P.Assouline; pareils qu ici). Pourquoi venir s ils le haissent ?incoherence.

RDL et RDC voient passer de nombreux lecteurs. Plus pour les articles qu autre chose. les intervenants ne sont que la pointe de l iceberg; enfin, ils ont une responsabilite pour l ambiance.

Marie Helene S dit: 27 janvier 2020 à 10 h 29 min

‘Ad Astra’ de J.Gray, AL l avait chronique, positivement, sur un autre fil au sein d un billet.
Le tres beau ‘Noli me tangere’ m est reste en memoire, ainsi que la mention du visage ‘lisse par le desabusement de Brad Pitt’. des reserves, minimes, avaient ete enoncees, avec des mises en abyme avec ‘Interstellar’ de C.Nolan (M.Mac Conaughay)qu Anne-lise estime grand acteur.
eriksen qu on n entend plus en avait debattu avec elle; si je retrouve je copierai/ collerai l echange.
Cordialement.

Art dit: 27 janvier 2020 à 15 h 48 min

gordon Tutuss, il s’agit de moi, cher Philippe perdu dans pseudos demandé sur l’article d’avant.
ce surnom ridicule, donné par mes potes,diminutif du mien comme j »‘appelle vincent Marmotte à cause BV OU Marmot !!!Cséquence de se connaître enfants.
GORDON ,pour votre gouvern = parce qu’a fait pensé « Artemus gordon » dans 1série vielle Hérode intitulée les Mystères de l’Ouest avec jim W et Arty G. (que vous avez connue si de votre age canonic!!!)
AWARE avec joie si m’avez suivi.

Art dit: 27 janvier 2020 à 15 h 59 min

parce qu’a fait penseR, dslé;

anne -Lise, ce virus problématique de Wuhan a fait tomber à l’eau mon stage en Chine.
fort Contrariant car tout organisé et il faut maintenant refaire des démarches(difficultés de trouver cette hauteur & exigeance qui m’auraient apporté beaucoup).
Ce qui me permet par contre de revenir vous voir et parler avec vous car si j’étais parti le réseau interdit en Ch aurait empêché !!!ce que les européens ont du mal.

Hunger, est ce cette horribel séquence des murs qui vous a dérangée ?Steve MCQ plasticien & réal est le même nom ,bien que différent de l’acteur thomas Crown; ce réal noir s’est plaint car Bafta n’intégrent pas assez d’hommes de couleur.faut-il lui donner raison ou 1prétexte trop éculé, bien qu’au début vrai et exigeant toute l’attention ?

Merci pour cet article brillant.

Art dit: 27 janvier 2020 à 16 h 10 min

« Interstellar » de nolan.La scène écologic de l’avion à pile solaire sur la terre blessée que vous aviez décryptée est top.
cet american B. a l’air TB et le mettrai sur ma liste. les Mendes ‘Bonds sont cultes bien que le scénario de Spectre plus faiblard//Skyfall, trop excellent et NOIR!!!

Chetouane dit: 27 janvier 2020 à 16 h 35 min

ce réal noir s’est plaint car Bafta n’intégrent pas assez d’hommes de couleur.faut-il lui donner raison

antienne, Art.
Quand il s’agit d’un sujet de recherche de longue haleine comme dans mon cas, il faut se montrer prudent sur les conclusions. Annelise le dit très bien dans la chronique ,sur la non sélection de 4 Filles du dr March mise sur le compte de l’anti-féminisme. Pas une histoire de ratio pur. Plus compliqué que ça. Le démêlement des données nécessite de garder la tête froide. En revanche il ne faut pas que ça se répète trop. Pas de palme féminine cannoise pendant des lustres , ça alerte. Th.Frémaux s’en explique mal.
Steve mac Queen est un plasticien ET un tribun politique. Son premier film, Bears, si vous l’avez vu instaurait le corps, l’homosexualité, la race et la lutte au centre de ses propos.La décharge administrée aux baftas dans la droite ligne.

Vincent dit: 27 janvier 2020 à 16 h 45 min

Si ça se repose ainsi, donc pas réglé chetouane…. cqfd.

Tu as bien fait de t’expliquer 15.48, et je spécifie que ce n’est pas physqiue car tu ne ressembles pas du tout, dans aucun esprit, à cet acteur Artémus Gordon ridiculisé en permanence dans des déguisements indignes arsene Lupin. Ne trompant personne….

Vincent dit: 27 janvier 2020 à 16 h 55 min

Sam Mendes, le long plan-séqeunce « qui n’en est pas 1 exactement ».

félicitations Anne Lise pour cette information renseignée à la perfection. c’est une erreur fréquente évitée de votre part….
j’explique avec des mots LLumière appris en cours et qque tout le monde peut comprendre :

EX :LA CORDE d’AlfredH., vous croyez tous qu’il s’agit d’un unique plan….. Ce qui est faux pour des yeux ayant appris à analyser &suspectent plusieurs coupes franches, que le cinéaste a du tricher pour masquer les raccords. Les cameras de l’époque ne permettaient pas de tourner +de dix minutes. Tricher intelligement = passage dans le dos d’1personnage ou derrière 1meuble : autant d’astuces pour jouer avec la tchnique…. des vidéo existent pour vous prouver que le cinéaste doit se montrer malin.

Portmann dit: 27 janvier 2020 à 17 h 11 min

retour une seconde, si Annelise Roux l’autorise, sur le billet Plossu, le photographe arrivé avec son éditrice Nine Salter.

James Salter est, avec Mc carthy et carson mcCullers, un de mes auteurs de prédilection. L’Homme des hautes solitudes, Last night relus régulièrement; Je n’ai pas eu l’occasion de le rencontrer, et cela vaut peut-être mieux ! arnold Horowitz, alias JS était surnommé par ses congénères horrible Horowitz !
Digression inspirée par l’explication d’Art sur son diminutif. Je ferme la parenthèse.

Portmann dit: 27 janvier 2020 à 17 h 35 min

@Chetouane.
Le cnrs fait bien de s’y intéresser.l’étude leur va mieux que la fiction, les meilleur.e.s écrivain.e.s ne sortent pas toujours de ses rangs. Excusez-moi pour cet esprit d’escalier. Je ne suggère pas que c’est leur désir.Michel bussi, dont je n’avais jamais entendu le nom, parmi les auteurs français les plus vendus, en est ou en était (géographie électorale).Ses livres ne sont que simplifications répétées et génèrent une infantilisation.

Steve Mc Queen, c’était dans le Guardian mi-janvier. Exactement, il a dénoncé le manque de diversité au sein des récompenses britanniques qui seront remises le 2/02, accusant l’institution de négliger les talents noirs.
D’accord avec vous pour parler de cinéma à vocation politique, tel que S.MQ le présente lui-même. Bear que vous citez date des années 90, un court-métrage proche de l’abstraction dans la manière de filmer.

Le parcours du réalisateur se singularise par ses aspects atypiques :l’Imperial War Museum l’avait nommé artiste officiel en Irak, où il a dû se rendre à l’évidence. La guerre est impossible à filmer facilement. Quand Hunger a été réalisé, il n’y avait pas encore de Guantanamo bay,ni d’Abou Graïb.L’oeuvre a en quelque sorte pris une tournure visionnaire, partant de ce constat.
je comprends pourtant qu’Annelise parle de « film censé être à chaud, en réalité complaisant dans sa brutalité, sur un sujet clos où il y a zéro risque », à part enfoncer des portes ouvertes?
Serge Kaganski avait détesté. Je m’en souviens parce qu’il était un des rares.

Phil dit: 27 janvier 2020 à 17 h 40 min

tutuss gordon, c’est très bien ! virez Art, adoptez tutuss gordon.
of course « les mystères de l’ouest » le sont restés. pas si vieux comme Hérode, c’est tout de même les fondations des séries. qu’est-ce qui avait avant ? Peter place ? paraît qu’on enseigne les serials. j’espère que le prof a vu les mystères de l’ouest en live.
james west, Gordon, même un nain, verboten aujourd’hui. voilà une référence commune dans le magma fessbouc, dear gordon tutuss
« The rope », en effet tous les critiques bassinent avec l’unique plan séquence..est-ce faux, vincent? bah, la bonne impression demeure. Granger joue très bien le partouzeur regretteur, panique après l’acte gratuit. Gide aurait aimé cet air de Lafcadio, en moins crâneur.
Hitchcock ne supportait pas Farley Granger, sans doute jaloux.
notule aussi variée qu’un plastron de général mexicain, dear Annelise. m’arrête à Astaire, un puissant. les claquettes au cinéma, comme le bon vin, pas à goûter trop jeune. « Carioca », années 30, un des premiers films avec Astaire, filmé in situ à Rio de janeiro. Astaire Semble sortir ennuyé de l’écran, trop étroit pour son art. Retrouvé en 59, « le dernier rivage » de Kramer scénario : tout le monde va crever because coronavirus atomique. pléiade de stars, Gardner, Peck. Astaire encore n’y croit pas et ne danse plus. joue un violent qui fait la course automobile en roulant tuant ses concurrents. très bien.

Dubruel dit: 27 janvier 2020 à 17 h 48 min

congrats pour l’info Rope, Vincent.
on en apprend tous les jours.

Portmann, ‘ce’ Steve Mc Queen est celui de ‘Shame’.les filles dans ma classe en sont dingues à cause de Fassbender. dedans, Michelle Williams, veuve d’un autre Joker(burtonien) Heath Ledger.
Astaire plaît à tout âge, Phil.il ne me fait ni chaud ni froid, j’ai peur qu’Anne Lise ne me parle plus si je l’avoue.

Dubruel dit: 27 janvier 2020 à 17 h 53 min

@Anne Lise. je sais, vous allez me redire pour ‘Shall we dance’.
je fais de mon mieux. Je craignais que vous chroniquiez l’Assayas. Tout sauf lui. Penélope Cruz & Gael Bernard, I would prefer not to imagine ce qu’il en fait, à cuba. On va se gondoler, je sens.

Dubruel dit: 27 janvier 2020 à 18 h 00 min

‘Cuban network’, pour l’Assayas.
je reviendrai parler de Veyrat & Bocuse tombés de la chaise avec vous. Bouguereau doit s’y connaître.Le lundi, copies & raviolis. Surtout copies. à plus tard

xlew dit: 27 janvier 2020 à 22 h 01 min

Un vrai long take sans coutures apparentes appelait le théâtre, une implication que ne dédaigna peut-être pas Hitchcock, s’il l’on en croit ses entretiens avec Dick Cavett, lorsqu’il tourna Rope.
Je suis d’accord avec Annelise, abandonnons Truffaut quelques instants.
Il y a des répliques qui flirtent avec Shakespeare, notamment dans les échanges entre Brandon et la domestique, très rares certes, c’est clair que nous sommes loin des pièces de Wilde ou Gide, mais tout de même, il y a du jus.
La virtuosité avec laquelle Hitch se joue des codes gays réprimés de l’époque est notable.
Les deux mecs de Yale, imbibés par Stewart de principes nietzschéens de pacotille, sont ouvertement en couple sans que cela soit dit tout en n’en rien cachant.
Hitchcock se payait Selznick, prod qui l’avait fait suer au sujet des convenances.
Sydney Berstein et lui firent selon leurs bons vouloir et savoir en 1948.
Le quatrième mur est soluble, le spectateur sait tout des rebondissements, assis dans la salle de ciné ou debout dans les travées du Globe de Londres, very clever.
Arthur Laurents, le scénariste, avait une relation avec Granger au moment du tournage, wiki n’en souffle mot pourtant son biographe le révèle.
Hitchcock connaissait cet état des choses et n’avait rien contre, ne dit-on pas que le sous-texte homoérotique marque de son empreinte quasiment tous ses films, Mrs de Winter et la nouvelle Rebecca le laisseraient entendre, Martin Landau avouant interpréter son rôle délibérément en tant que gay behind closed doors lorsqu’il tire une balle sur son boss alors que celui-ci fuit le condominium en avion avec Eva Marie-Saint dans NbyNW.
Le malaise de Stewart vint de là peut-être, il dut sentir que le scénariste l’incluait dans ce club malgré la statue que le pays lui élevait depuis 1945, intouchable, question déviance des mœurs, comme dirait le New Pope que je suis en train de regarder.

xlew dit: 27 janvier 2020 à 22 h 43 min

Anthony Perkins non plus, mais tous les hipsters et les bears d’aujourd’hui leur ressemblent, straights comme queers, Jazzi. Avant-garde

Jazzi dit: 27 janvier 2020 à 23 h 12 min

Tu oublies James Dean et Montgomery Clift, xlew.
Et l’on pourrait revenir nous pencher aussi sur l’image de la masculinité ondulante et trépidante véhiculée par le grand Fred Astaire !

Phil dit: 27 janvier 2020 à 23 h 12 min

Granger avait la virilité de Nicholas Ray, dear Baroz, celle des « Amants de la nuit », condamné dès la naissance mais qui marque la pellicule avant de mourir, c’est bien assez. Hitchcock a dû le repérer à ce moment. dear xlew , espérons que le scénariste Arthur Laurents n’eût pas le profil d’un weinstein pour hommes.
« La corde »..: le spectateur aime voir James Stewart entubé, au sens spirituel s’entend, par ses deux élèves vicelards. les décrochages de mâchoire yankee chewingomeux roulés dans la farine par les deux vicelards (de l’époque), Hitchcock n’y va pas de main morte avec les US (et coutumes).
réconcilié avec Stewart dans Vertigo. quel acteur.

xlew dit: 28 janvier 2020 à 4 h 48 min

Certainement, Phil, Cadell-Stewart est estomaqué par l’audace insensée de ses disciples, il devient en somme leur cadet en philosophie du réel, un peu comme une Ellen Ripley ayant survécu à l’un de ses bébés dans Alien.
Plein d’essence du souvenir fait, je me souviens de votre discussion récente au sujet de Reeve, entre Annelise et vous, je repense soudain à son film avec Caine, mis en scène avec trois bouts de chandelle par Lumet, Deathtrap, même propos du théâtre dans le film.
Nous avons tous une Moviola intime qui colle ensemble nos films préférés en un long ruban d’images mentales.
J’aurais bien vu le 1917 se terminer par une vignette du visage de Kirk Douglas venant vers nous dans les mêmes conditions que ce travelling avant de légende tiré d’un boyau du film de Kubrick sur l’Armée française de 17 également.
Cumberbatch est trop sentencieux à la fin du film, il aurait pu jouer l’un des rôles des agents de liaisons, courant à n’en plus finir, avec son pouvoir d’élucidation, à travers le temps, jusqu’au Dunkerque de 1940 et ses dunes.
Dommage que les acteurs doivent à tout prix prendre du galon dans leur galop.
Toutes mes excuses pour cet aparté.
C’était la séquence du spectateur du plan séquence aurait dit Tchernia, n’est-ce pas cher Phil.

Phil dit: 28 janvier 2020 à 8 h 43 min

merci dear xlew, nos plans raccords de la mémoire du cinéma sont bien les meilleurs, indeed.

tout ça grâce à Vincent-Beaver sur le vrai-faux plan séquence de La Corde.
me souviens d’un film de Chantal Akerman..dernière scène, panoramique de Bruxelles filmé depuis les toits. un critique assis à mes côtés, percevant un raccord, souffla qu’Akermann ne devait pas disposer de la caméra rotative de telle marque.

Jazzi dit: 28 janvier 2020 à 10 h 03 min

Yes, Phil, mais le plan séquence de Delphine Seyrig faisant la vaisselle dans « Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles » n’est-il pas inoubliable ?
Je ne savais pas que l’un de ses derniers films, « La captive », avec Sylvie Testud était une adaptation de « La Prisonnière » de Marcel Proust.
Proust et Chantal Akerman sont désormais voisins au Père-Lachaise…

Jazzi dit: 28 janvier 2020 à 10 h 09 min

Nous connaîtrons demain la liste des nominés aux César.
Aurons-nous droit à une aussi longue et éclairante analyse d’Annelise ?
Je me demande si Jean Dujardin et « L’Affaire Dreyfus » figureront au palmarès…

Phil dit: 28 janvier 2020 à 10 h 22 min

oui dear Baroz, plan de Jeanne Dielman assez inoubliable…malheureusent, ose-je dire, car l’esprit de ce plan m’incommode assez.
A dix-huit ans, son premier film, court-métrage, Akerman avait déjà filmé la même scène de sa sinistrose femme en vaisselle, qui se termine en cuisine par une explosion volontaire de suicide.
Plus gay..le dentier de l’acteur à Freddy Mercury semble réaliste mais le mouvement de bouche l’est moins. certes, même pour un actors’studio, pas facile de causer avec un tel décapsuleur.

Jazzi dit: 28 janvier 2020 à 10 h 26 min

Oui mais entre la vaisselle dans la cuisine et les passes occasionnelles dans la chambre, Jeanne Dielman n »est-elle pas une ménagère accomplie ?

Phil dit: 28 janvier 2020 à 10 h 33 min

Votre vision de la ménagère, dear Baroz, ressemble à celle des étrangleurs du film « La corde ». Probablement celle d’Akerman aussi.

xlew dit: 28 janvier 2020 à 13 h 16 min

Il se passait toujours quelque chose avec Chantal Ackerman en entretien, de l’éclair de ses yeux bleus j’avais l’impression que sortaient plans et mouvements de caméra, comme on se jette par la fenêtre (dans Rope d’Hitcock, la recréation du New York nocturne derrière la baie vitrée est un tour de force), son regard d’acier, pour reprendre une comparaison commode, vaporisait une fine glace de velours sur la vitre, un très humaniste rappel que È pericoloso sporgersi, plein de chaleur cachée, le désespéré, main sur la parclose, refermait les croisillons et allait s’assoir devant la cheminée, un nouveau meuble dans l’âtre, une autre flambée, pleine de braises, oreilles ravies au concert de ses craquements.
Plus tard à la vision de son D’Est, 1993, je déchantai, ses travellings dans les rues froides de Moscou, face à des gens poireautant sur le trottoir dans l’attente d’un hypothétique tramway puisque les autorités en organisaient quelquefois la pénurie à l’époque, me parurent vains, creux, tels qu’en eux-mêmes idiots, peut-être parce que je connaissais une famille pétersbourgeoise, ses conditions de vie, tout ce qui mena à la catastrophe de 1998, très loin du Louvain d’André Delvaux et ses trains perdus.
Quelle leçon, au bon, beau, sens du terme, sans rien professer à la truelle, de cinéma délivra-t-elle tout de même.

Art dit: 28 janvier 2020 à 14 h 16 min

philippe 17 h.40
virez Art, adoptez tutuss gordon.

je ne suivrai pas cette tendance enfantine, mais merci!!!
le CoVirus est AUSSI transmis en Allemagne où je pensais dériver mon stage Berlin après la chine;donc pas question!!!et faut repenser son project.

Je suis ravi par la démo de marmot ,proove qu’il est bon étudiant de cinéma pour apprendre à vous tous sur le plan-séquence. Moi aussi.

chetoane, SMCQ de Shame est Steven Rod et celui +vieux icone de vieilles années 60 s’appelait Terence Steve. SEPT MERCENAIRES.
La british academy of films &tv bafta remet le 2 février.
La critik n’a eu aucune nomination de femmes et que d’acteurs blancs en meilleure réalisation ,déjà produite en 2015 et 2016!!!
Jazzi,nous attendons avec vous les nommés césars. Aux aguets sans illusions!!!

Phil dit: 28 janvier 2020 à 14 h 30 min

tutuss gordon, ça sonne pourtant bien, dear Art, un côté flashy. as you wish.

metoo..moi aussi, dear xlew, garde le souvenir ému de la voix, chaude cassée et nicotineuse de Ch. Akerman, illusion de vie en regard de son cinéma mortifère. Vous Petersbourg, moi l’Allemagne je connus, et que je ne partageai pas du tout dans son déprimant « D’Est ». Si peu belges aussi, malheureusement, tous ses films sauf un ou deux des premières années.
Loin de Delvaux mais une oeuvre au noir.

Marie Helene S dit: 28 janvier 2020 à 14 h 49 min

ces conversations cinephiles me font penser a un film sur lequel je suis mitigee.

quelqu’un a -t-il vu ‘Je ne reve que de vous’ de Laurent Heynemann ?
Elsa Zylberstein & Hippolyte Girardot retracent l histoire passionnelle de Janot Reichenbach et Leon Blum.
impression scolaire.

‘Tutuss Gordon’.
Vous vous prenommez Artur, Art ?
Le prenom m est cher (donne dans la proche famille).
@10 h 09 les cesars promettent d ore & deja d etre traverses par la polemique, Jazzi.Le cinema y gagne t-il, j en suis moins sure.

Dubruel dit: 28 janvier 2020 à 15 h 15 min

14H16. le CoV est AUSSI transmis en Allemagne où je pensais dériver mon stage Berlin

avéré, Art ? pas vu. Des collègues qui donnent des cours par ci par là. Sans psychoter, des périodes où traîner à Roissy n’est pas réjouissant. ça va, paraît que les contrôles restent light.

en remontant le fil précédent, les jeunes n’ont pas répondu sur Alain Cuny, son passage éclair dans ‘emmanuelle’. Rigolade entre copains quadras dès qu’on prend l’avion.Visionné le film de jaeckin sur le tard;
Compagnon de la première heure de Vilar, hé ben. Cp et Phil le décrivent en ‘prof de plaisir’. Rien que le nom est prometteur chez les hétéros. Qu’il ait pu mordre a l’hameçon sur le film est un mystère. Rien que des happy few. JL Richard, c’était pas le gros mari de Moreau ? Et Francis Giacobetti embarqué dans l’aventure, celui de carole Bouquet.
AnneLise qui a inspiré le créateur hermès doit le savoir, la fille Giacobetti,Sophia, est parfumeure, un ‘nez’.

Dubruel dit: 28 janvier 2020 à 15 h 59 min

MH.S 14H49 ‘Je ne reve que de vous’

Et pourtant, Luc béraud. Premier assistant de Duras & Rivette. Du mal à comprendre aussi.

Dubruel dit: 28 janvier 2020 à 16 h 04 min

Béraud, rapport au film de Heynemann, ‘premier assistant de Rivette’ est peut-être une erreur.
Dit comme ça, d’instinct. M’en vais vérifier.

Des liens étroits avec eustache qu’Annelise avait superbement chroniqué,ça c’est sûr.

Jazzi dit: 28 janvier 2020 à 20 h 07 min

Laurent Heynemann, vous pouvez zapper. Il tourne encore !

Dubruel, tu penses que les homos masculins n’ont pas besoin de professeur de plaisirs ?
Ou bien est-ce de la pure homophobie traditionnelle…

Jazzi dit: 29 janvier 2020 à 10 h 30 min

« K Contraire » de Sarah Marx.
Efficace mise en scène dans le style social-polar pour ce premier long métrage mettant en scène une mère dépressive et son fils semi délinquant.
Sandrine Bonnaire, dans le rôle d’une cotorep est telle qu’en elle-même, toujours bien, mais face à elle, le jeune Sandor Funtek, nerveux et doté d’une gueule singulière apparaît plus que prometteur.
Une possible « révélation de l’année » aux césar ?
K comme Kétamine, la drogue que le fils revend à l’occasion de raves parties, entre deux séjours en prison, pour subvenir aux besoins de la maisonnée.
Et « Contraire » parce que c’est cette même drogue que le neurologue de sa mère lui prescrit pour soigner sa dépression !
Comme on le voit, le scénario n’est pas trop compliqué et sans prise de tête…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19587103&cfilm=263899.html

Dubruel dit: 29 janvier 2020 à 10 h 40 min

10H30 Vous avez raté le train, Jazzi ? Les 4 Soeurs ont exaspéré Anne-Lise et art ou Vincent, lequel? Les deux & une soeur, ou une amie de leur âge qui les accompagnait.
je n’en ai pas eu de bons échos. Les filles aiment chalamet mais trouvent qu’il a l’air d’avoir 14 ans. Celles qui ne sont pas pédophiles n’aiment pas.
développez, please.

hier 20H07, actually gay friendly !

Jazzi dit: 29 janvier 2020 à 10 h 51 min

J’ai oublié dans la distribution des Filles du docteur March, Louis Garrel !

C’est que ce film m’a rappelé les quatre soeurs Mei de ma jeunesse dont nous étions tous, moi surtout, amoureux !

Dubruel dit: 29 janvier 2020 à 10 h 56 min

étonné que vous vous posiez la question. Sur Cuny, il s’agissait d’une (mauvaise) allusion paillarde. Annelise me la pardonnera, comme elle avait pardonné à Cp la chanson piquée à hyvernaud sur les poils de c. d’Amélie.
Inutile d’y revenir.

Homophobie 0. ‘Gay friendly’ est un acquis dans nos milieux cultivés urbains. Moins, Art fait bien de le rappeler ,et ça le concerne, dès qu’on s’écarte des rues bien éclairées des métropoles européennes.

D’après mes calculs, vous pourriez être mon père.
Dans ma génération on est proches en amitié d’homos à la Quinto plus qu’à la Spacey, tout grand acteur qu’il soit. ‘Leaving neverland’, le film où les ‘moins de 13 ou 14 ans’, pour parodier matzneff, racontaient le séjour chez Jackson m’a débecté à tous les niveaux, ça ne m’empêche pas de le trouver doué; ses agissements auraient dû le conduire en taule, et les parents des gosses avec.
Je fais très clairement la différence entre pédos et homos, et les vieux dégueulasses avec des petites filles ou des petits garçons, pour moi c’est pareil.

Dubruel dit: 29 janvier 2020 à 11 h 00 min

ce film m’a rappelé les quatre soeurs Mei de ma jeunesse dont nous étions tous, moi surtout, amoureux !

Haaaa.on est tous pareils.
garrel, AL dans la première recension qu’elle a faite a écrit que tout le monde surjouait, ‘d’ailleurs Garrel sourit’. excellent;

Heymann, raisons de la prévention? Il est dans le conseil d’administration de la cinémathèque, ou je me trompe?

Art dit: 29 janvier 2020 à 11 h 34 min

je n’avais pas soupçonné aucunement votre homophobie, mon cher dubruel !!!

Ce qui acquis facil pour moi merci de le redire ne l’est PAS pour tout le monde, et des potes ont du mal, car grave rejetés y compris par votre famille qui prend mal ou rejette. dans beaucoup de pays impossible à admettre ou pouvoir le vivre.
Anne Lise connait la Russie, elle SAIT ce qui s’y passe,terrible pour nous homos!!!

Art dit: 29 janvier 2020 à 11 h 43 min

Et beaucoup d’autres où je suis mis en garde de ne pas trop le montrer. et encore je suis privilégié!!!

Les Quatre filles G.gervig assez nul, trop énervé tourbillonant pénible. malgré saoirse Ronan très mimi; Ce film monté quatre épingles nous a fort déçus, vincent pas allé en m ême temps que moi malgré la concluion que pas la peine !!!
Vu malgré ce conseil. Et déçu. Les filles qui sont allées aussi, malgré ces séduisants graçons de Chalamet trouvé skinny par Philip(et vrai!!! qu’a t’il pensé de ce classik enfantin?)et Louis garrel mimi, et prochain James bond james Norton qu’AnnLise a trouvé fade.a laquelle je donne raison mais j’attends 2vous lire.

Art dit: 29 janvier 2020 à 11 h 46 min

Vincent pas allé en même temps que moi, mais allé quand même malgré ma conclusion négative!!!
Car ce classik est vu en famille et les filles doivent aimer normalement. Qui n’a pas été le cas, malgré ce casting bling blng survolté…

Art dit: 29 janvier 2020 à 11 h 51 min

@gazelle ,gazou minuit5
le morceau cool!!! Ne me dites pas que vous tombez des nus lorsque ce boy enlève tristement sa perruque?
car vu tout de suite!!!
Au propos, aviez -vous vu TANGERINE, excellent filmé par téléphone qu’AnneLise avait encensé?
Une triste vie dure, géant & tbeau filmé. Que je vous laisse découvrir avec bonheur si pas !!!(&vous tous, dont Philip qui lui plaira).

Jazzi dit: 29 janvier 2020 à 11 h 56 min

Les quatre filles du docteur Mei

Les deux étés précédents la mort de mon père, ma mère nous envoya mon frère ainé ma soeur cadette et moi passer les mois de juillet et août en colonie de vacances dans les environs de Sospel (Alpes-Maritimes).
Un établissement qui dépendait de la commune du Cannet-Rocheville, où nous demeurions.
Ma mère ne faisait pas que de nous y envoyer, elle nous y accompagnait, se faisant engager comme assistante ménagère.
Une façon de fuir deux mois durant son mari, qui se retrouvait ainsi aussi seul qu’au temps de son célibat ?
Ma mère disposait d’un petit logement privé, à l’extérieur du grand établissement où étaient regroupés les dortoirs et réfectoires.
Un ancien bâtiment religieux plutôt qu’un château proprement dit, entouré de prairies où s’ébrouer.
Nous pouvions retrouver notre mère à loisir dans sa chambre, entre deux services, et elle ne manquait jamais de nous donner des gâteaux et autres desserts qu’elle ramenait de la cuisine.
J’avais donc neuf et dix ans.
Ces étés-là, quatre filles en fleurs, les soeurs Mei, enchantèrent tout particulièrement mon séjour, moi qui n’aimait pas du tout l’idée de passer mes vacances dans ce genre de pensionnat estival, fusse même en famille.
Une aura entourait ces filles, dont la mère était morte peu de temps avant, et qu’élevait seul dans leur villa du Cannet leur père, un homme d’affaire local, avec l’aide d’une gouvernante.
Les deux aînées, Mathilde et Isabelle, belles et inaccessibles – l’une faisait de la danse et l’autre voulait être comédienne -, il n’était pas question d’y songer pour ma part.
La troisième, Michelle, âgée d’un an de plus que moi, brune, délurée, un peu garçon manqué, avait nettement ma préférence.
Les hasards du placement me la faisait retrouver régulièrement à ma table, midi et soir, où, dans une grande complicité, nous échangions les moindres de nos impressions, idées, aspirations.
J’aurais voulu que nous soyons officiellement déclarés « fiancés ».
Elle m’avoua m’aimer beaucoup, mais elle préférait que nous restions seulement amis.
En revanche, elle m’encouragea à me retourner vers sa cadette, Margot.
Une mignonnette de mon âge, aux yeux bleus et longs cheveux blonds, plein de candeur, plus douce d’aspect que Michelle, mais qui portait des chaussures compensées noires, en place de sandalettes, afin de redresser sa colonne vertébrale.
Un détail qui s’avéra rédhibitoire pour moi !
Michelle, de fait, fut ma première peine de coeur…

Phil dit: 29 janvier 2020 à 13 h 06 min

« Laurie » (les quatre fille Dr March) est puissamment érotique. quatre filles plus la mère à séduire, s’agit pas de prendre un flappy. celui du film de 94 (Surandon) est très bien, belle gueule d’ambiguë comme y faut. Cuny aussi avait dans « Les amants » la tête du professeur de plaisir qui livre sa femme. Visage anguleux, regards plissés, grande bibliothèque à escaliers, la génération Mandiargues, quoi.
Chalamet est-il à la hauteur ? faudrait le voir dans un porno. ceci dit pour ameuter Bouguereau sur ses skis.

Jazzi dit: 29 janvier 2020 à 13 h 28 min

Le « J’accuse » de Polanski en tête des nominations.
Et Annelise qui n’en a pas parlé, heureusement que j’étais là !

Jazzi dit: 29 janvier 2020 à 13 h 43 min

« quatre filles plus la mère à séduire »

Plus la tante à pognon (Meryl Streep), Phil.
Louis Garrel, l’amant français, a réussi haut la main l’examen. Quand la bonne le voit, elle ne peut se retenir de dire : « Quel bel homme ! »

Eriksen dit: 29 janvier 2020 à 14 h 28 min

A mon gout American beauty de Sam Mendes était un sacré film de faux-cul. ci-dessous ce que j’avais noté à l’époque.

D’abord Mendes drague le spectateur tous azimuts. Chaque adolescent, chaque adulte middle-class pourra s’y retrouver ; ce ne serait pas critiquable en soit si le politiquement correct n’imprégnait pas tout le film. Passons sur l’antimilitarisme de base, vu et revu, un cliché d’une grande banalité même s’il contient, comme tout cliché, sa part de vérité. Passons sur les méchants chefs d’entreprise, qui dans le seul but d’obtenir la marge financière suffisante pour leurs activités moralement douteuses, condamnent les employés au chômage, qui plus est en utilisant un tiers.
L’élément le plus intéressant du film est la non-consommation de l’acte sexuel entre l’homme et la petite Lolita.
Cela aurait pu être de sa part une élévation, une libération de ses pulsions. Et sa mort une rédemption : « le héros, enfin libéré de son carcan hormonal, meure avec un regard béat et appaisé, la tête dans une mare de sang » : expression probable de la béatitude éternelle pour celui qui a réussit, au moins une fois, à contrôler ses passions.
Mais l’hypothèse explose en plein vol car le scénario, met clairement au centre du revirement LA VIRGINITE… Les faits sont : Il la désire, il la déshabille, elle lui dit qu’elle est vierge, il s’arrête …. Pourquoi cette virginité a pu le faire changer d’avis ?
Cette virginité, à qui appartient-elle ? Elle avait décidé de la « perdre ». Il semble bien qu’elle soit devenue particulièrement encombrante pour elle qui s’est malencontreusement construit une réputation de liberté sexuelle débridée… Comment peourrait-elle rencontrer un gamin de son age sur ces bases-là ? Ce mensonge ferait fuir celui qui pourrait l’aimer, et rigoler tous les autres qui la voient en fille facile et qui ne manqueraient pas de lui faire payer son mensonge par des moqueries sur la place publique. Qu’est-ce qu’il pourrait arriver de mieux à cette fille, si ce n’est qu’un homme prévenant et qui ne dévoilera pas ses secrets, ne la débarrasse de son fardeau, puisqu’elle en a le désir ? Il y a dans ce film une négation de la fille et de ses choix. Elle est renvoyée à ses poupées sans aucune sensibilité, et je ne crois pas que c’était ce qu’elle cherchait.
Et tout le monde d’admirer une magnifique sublimation… Faux. Elle n’a pas sa part dans la sublimation. L’allégeance à la moralité chrétienne et la magnification de la virginité tirent le film vers la propagande.
Cet homme est coupable d’avoir entamé cette relation, mais planter là cette pauvre fille « embarassada » de sa virginité ajoute la couardise à sa bêtise.

Jazzi dit: 29 janvier 2020 à 14 h 35 min

Comme les prix littéraires ou cinématographiques sont de plus en plus politiques qu’artistiques, il est à prévoir que Jean Dujardin aura le César du meilleurs acteur, et Adèle Haenel, celui de la meilleure actrice. L’un compensant l’autre.
Qui prend les paris ?

Annelise dit: 29 janvier 2020 à 19 h 23 min

Merci, Jacques 13h28. Les paris ne sont pas trop difficiles à prendre pour la cérémonie. Je n’avais pas forcément envie de parler de ce Polanski là, cela dit au moment où la première polémique battait son plein avec pancartes à la cinémathèque lors de la rétrospective, j’avais consacré un billet laudatif au « Locataire » revu à cette occasion à Bercy et à toute une collection que j’aime beaucoup, Bal des vampires, Chinatown et surtout, Tess

Avant d’en venir à Eriksen sur American beauty, sa vision du film de Sam Mendes où il me faut m’assurer d’avoir un peu de réseau stable pour jou(t)er avec lui, de nouveau Jazzi, auquel se sont joints Art, Dubruel et dear Philou sur « Filles du docteur March », de Greta Gerwig :
Je ne retire rien de ce que j’ai dit, le film souffre d’hystérie collective, c’est extrêmement préjudiciable et dégage une idée du féminisme en tambour et trompettes qui me gêne. Au fond ce n’est pas le cumul du casting, l’opus de 94 cité par Phil signé Gillian Amstrong n’avait rien à envier à celui-ci question stars, je vais y revenir. .si je prends chacun séparément dans le Gerwig, tout va bien..j’aime beaucoup Chalamet en soi, certes maigrelet mais je l’ai déjà écrit, une graine de Day Lewis en devenir, ce n’est pas rien.. dans « Call me by your name », ce n’est pas son jeu d’acteur qui m’avait dérangée.. même pas celui du grand assistant de fac bras ballants incarné par Armie Hammer, pas si mal dans le rôle de déniaiseur lui-même embarrassé (dans le film de Guy Ritchie en Illya Kuryakin russkof boulot-boulot chauffé par Alicia Vikander qui commence à fendiller, il était charmant)…plutôt ce trop de joliesse –
En aparté Phil, sur lui, vous avez relevé je ne sais quand qu’il avait été poursuivi par une plainte pour harcèlement sexuel. Pas exactement, il me semble. .il s’était plaint que « Manchester by the sea », film extra avec Casey Affleck avait été couronné alors que le jeune frère de Ben Affleck se débattait dans des accusations de ce style – et qu’un film où lui, Armie Hammer jouait, avait été écarté au prétexte que le réalisateur était soupçonné de ne pas être clair. .sur quoi, James Woods que nous avons unanimement admiré, j’espère, en Max, cruel et tourmenté faux-frère devenu sénateur dans le film de Leone « Il était une fois en Amérique », qui dans la vie a tourné sacrément réac, pro armes et maxi trumpé, a mis son grain de sel en disant que ces moeurs déviantes, cuisines et turpitudes sexuelles devaient être sévèrement punies..
Hammer comme vous le savez est un fils des studios financièrement à l’aise, dans sa famille il y a des mécènes semblables à la mère de Timothée Chalamet, « Gatsby » dans le dernier Woody Allen.. Armie n’était pas obligé de taire son opinion au risque d’être exclu de tel ou tel film. .toute latitude pour faire ce qu’il veut.. il a donc rétorqué au monstre sacré Woods sur un ton auquel le traître à Noodles ne s’attendait pas, lui rappelant tout à trac sans précaution qu’à plus de soixante-cinq ans, « il suspendait sans états d’âme des filles de dix-neuf à son bras.. quarante-cinq ans de différence une fois, hasard de l’amour..mais toutes les fois ? Il fallait qu’il se demande si ce succès était vraiment obtenu sans « pression »(sic).. .le très gros tabou d’opérette de la promotion canapé assortie de consentement à divers degrés, miré à l’ambiance guillerette à Hollywood post Weinstein

retour aux Quatre filles
Chez Greta Gerwig, si je nuance, tous très bons acteurs, beaux, mais mal dirigés, dopés. .ces monologues pour tisser la trame sont d’une facilité navrante, le reste une course effrénée sans repos, boulimie où les comédiens ressemblent à des oies à l’entonnoir. Le foie malmené. Saoirse Ronan cheveux au vent, filmée de près jusqu’au grain de peau, joues légèrement boutonneuses, je le dis là sans ironie est d’une beauté ahurissante, la blondeur incarnée .. si vous voulez me le faire dire, oui Louis Garrel a cette séduction mi renfrognée mi timide, qu’on lui connaît, trois quarts sombres, le dernier quart mystérieux, et Emma Watson (Meg chez Greta Gerwig) a les traits de Winona Ryder (Jo, dans le Gillian Amstrong), pour dire combien elle a une fraîcheur d’oiseau..tout cela je march, avec une prédilection pour Florence Hugh un peu boulotte, « fortement bustée » selon l’expression de Jean Echenoz, visage buté, pour moi la plus belle
Vous mettez le tout ensemble sous la houlette de la réalisatrice, le rythme s’emballe, la force confondue avec une cadence artificielle, une stridence. Laura Dern frise la caricature et ma chère Meryl Streep, pas dupe, y va à fond, comme le formidable Cooper (Monsieur Lawrence, qu’on retrouvera en père militaire d’American Beauty) choisit de s’empaler lui-même sur l’épée du ridicule, plutôt que d’y être conduit à son corps défendant. Greta chef d’orchestre remue la baguette avec agitation n’importe comment, croyant inventer une musique contemporaine.. technique calquée involontairement sur le drolatique enfumage de Depardieu au piano, dans « Green card » de Peter Weir. ..résultat, tout quitte les rails et part dans le décor
L’adaptation de Gillian Anderson de 94 avec Susan Sarandon en mère est d’une finesse bien différente… « Laurie érotique », nous dit Phil. Absolument. .Christian Bale à l’oeuvre sait relever cela très bien..mélancolie alternée avec l’enfance qui décroît..très bon dosage. Acteur merveilleux, autant dans Batman Begins (de Christopher Nolan) que dans Le Machiniste (de Brad Anderson), en ouvrier délesté de 23 kg s’enfonçant dans la paranoia ou en John Rolfe, doux fermier admirant Pocahontas planter des maïs en enfouissant des poissons à leur pied chez Terrence Malick (New World).. comédien à palette multiple, le genre dont je dis qu’il est toujours bon, le film fût-il mauvais ! .Kirsten Dunst dans celui-ci en Amy, les visages hollandais sont de mise pour ce personnage, on dirait ?.. Claire Dane en Beth, la grande Sarandon maternelle, si lasse et sexuelle, compatissante pour de vrai. .l’érotisme rentré de l’état de veuvage ou de la séparation.. balancier entre manque aigu, peut-être l’envie coupée ou au contraire décuplée mâtinée de douleur, l’idée de ne plus vouloir ou ne plus pouvoir, le fantôme de l’autre flottant entre deux. .la sublimation sensuelle obligatoire due au mari à la guerre ici rendue en léger creux, tandis que le retour du père chez Gerwig, quelle boucherie..le voilà attablé, ravi endimanché, benoîtement content pour une humiliante parodie de repas de vendanges, Laura Dern trinquant, aucune fatigue, Madelon poivrote à la faconde vulgaire, presque égrillarde après la dévotion affectée aux scarlatineux. ..
Chez Gillian Anderson, pourtant un bleu fouillis de claires étoiles, on le voit, au moins égal à la version de Greta Gerwig, mais chez la première, cela prend, Phil le résume peut-être de son simple « ça sent la neige » . .puis, Gabriel Byrne en professeur Bhaer.. autant peut-on estimer Josephine/Winona Ryder idiote de refuser Laurie/Bale (je ne sais pas où est passé Jean-Marcel Bouguereau, mais Bale, non, ce ne sont pas ses skis..), autant on ne peut que donner raison à la little woman, écrivain en herbe, de n’avoir finalement d’yeux que pour cet usual suspect. L’Irlandais aux sourcils tombants a une manière irrésistible de repartir bredouille, sacoche de professeur au bras sous la pluie ..Envers Jo il est d’une délicatesse, d’une humilité attentive un zeste paternelle à grimper au mur ..

J’arrive, j’arrive plus tard pour vous, Eriksen, demain sans doute. Internet gondole, ça n’aide pas. Evidemment pas d’accord du tout sur ce que vous dites d’American beauty. ça ne va pas d’écrire ça ? Vous cherchez la bagarre hein? « Vous voulez du sang? dixit le Locataire dans le film de Polanski. Vous l’aurez »

Jazzi dit: 29 janvier 2020 à 21 h 32 min

Superbe, Annelise. Pour les quatre filles du docteur March, entièrement d’accord avec vous. Mais moi, ça m’a rappellé les quatre soeurs Mei… et ça ma touché en plein coeur. Mais j’ai été en partie élevé auprès de trois soeurs, mes cousines. Et pour l’hystérie collective, je peux témoigner…

Annelise dit: 29 janvier 2020 à 21 h 43 min

Je comprends que cela vous ait ému, Jacques. Un de mes amis dur à cuir, urgentiste de son métier, m’a dit avoir eu les larmes aux yeux : il y était avec une de ses filles et a eu l’impression de prendre place dans une machine à remonter le temps. .tout en se reconnaissant mal à l’aise devant ce groupe piaillant et agité d’actrices.. il trouvait ça raté, mais..en même temps c’est la magie des classiques.. quelque chose d’un irrépressible de l’enfance est convoqué..ça passe ou ça casse

A bientot. Vu « American beauty » ? avec Kevin Spacey, Annette Bening, Mena Suvari (nom et orthographe à vérifier), Wes Bentley, Chris Cooper… Sorte de prolongement du billet « 1917″ de Sam Mendes, entamé avec Eriksen

Phil dit: 30 janvier 2020 à 9 h 33 min

très précise, dear Annelise, en effet. j’avais oublié la descendance Hammer studios ! pensais plutôt au grand-père ou arrière, millionnaire de nouillorque qui pompait Lénine en bonnes grâces. Autre avatar de Dracula.
Le doctorant de « Call me » fut accusé de la jouer pédo simplement au début des vaguelettes metoo. comme c’était tsunamisque, le lynchage de Matzneff fera l’actualité, pendu par les couilles comme David Carradine Kung-fu l’a choisi.
l’histoire gay détourne le ventre mou du vrai problème de ce film, comme cet inquiétant oscar donné à Ivory pour l’adaptation du scénario de « Call me ». Seuls les critiques cinéma italiens, rompus aux artifices cinecitta, ont tiqué sur cette privatisation du patrimoine universel en bonne conscience par une richissime cosmopolite family.

Annelise dit: 30 janvier 2020 à 10 h 16 min

Non non j’avais tiqué aussi. .et la promenade en campagne à vélo, avec les bons Italiens qui offrent soi disant l’orangeade aux amoureux pendant que le père s’extasie à sortir des statues antiques de l’eau tout en conduisant de savantes traductions .. tableau plaisamment trafiqué, avec la pique que vous soulignez planquée dans l’oeuf
Carradine « pendu par le bas », quelle mauvaise langue vous faites sous ce coup, dear Phil ! A moins que ce fignolage m’ait échappé ? En tout cas c’était avec une cravate serrée autour du cou, un bondage fait-maison pour se faire des « sensations » après le départ des – nombreuses, d’après les conclusions- femmes de l’art, probablement sous payées eu égard aux services rendus.. qualifié par le cojoner « d’accident de masturbation ». ça ne pardonne pas. Nerval lui s’était plus simplement pendu à une grille de bouge, par désespoir et lors d’une crise engendrée par tréponème, d’après ce que laisseraient entendre les passages chez les docteurs Blanche. Quant à Michael Hutchence, chanteur d’INXS, c’était en post break down, en retour de trip.. rien que des fragiles

Annelise dit: 30 janvier 2020 à 10 h 19 min

ça vient sur Sam Mendes et Kevin Spacey en Lester Burnham, Eriksen. .depuis la conversation sur les frères Safdie (Good Time, avec Robert Pattinson), je suis frappée par la différence de nos modes d’approche.. vous êtes bon débatteur, à n’en pas douter. Je ne vous le « reproche » pas, mais pour moi votre abord est très cérébral, jusqu’à dégager des perceptions qui quelquefois dévient le sens charnel des scènes ? Ou peut-être contiennent-elles ces sens tels que vous les voyez, puisque vous les repérez comme cela. Quelques marqueurs ici ou là me paraissent vous contredire, parlons-en

Jazzi dit: 30 janvier 2020 à 11 h 31 min

Quand trop de fiction tue la fiction.
C’est à mon avis le cas pour le film « Les Traducteurs » de Régis Roinsard.
Le film m’a emmerdé au-delà du possible, tout m’a paru faux.
J’ai eu l’impression que le réalisateur expliquait une partie de jeu d’échecs, décrivant chacun de ses coups à venir ou advenus, afin de nous convaincre de sa suprême intelligence.
Fastidieux !
Une énigme à la Agatha Christie, transposée dans le Paris germanopratin d’aujourd’hui, mais avec des méthodes empruntées à la fabrication des bestsellers mondiaux à l’américaine.
Too much for me.
Lambert Wilson, que l’on annonce sous les traits du général de Gaulle dans un prochain film, incarne un éditeur hautement improbable.
Et les traducteurs, en esclaves modernes, sont ridiculisés à l’extrême.
Mais la morale sera sauve, au profit de la seule, vrai, intemporelle littérature, incarnée par Proust himself.
Il nous est donné à voir dans ce film inoubliable comment un seul volume de La Recherche peut vous sauver la vie.
Quelle imagination de la part des scénaristes !
http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18686091.html

Eriksen dit: 30 janvier 2020 à 12 h 58 min

Je ne sais pas comment je dois prendre le « cérébrale » dont vous qualifié mon approche. J’ai un peu l’impression de commencer une discussion avec un préalable d’infamie collé sur le front ;-) . Pourquoi pas « intellectuel » tant que vous y êtes ! En relisant ce que vous écrivez sur American Beauty et ce que j’ai écrit, je ne vois pas vraiment en quoi la mienne serait plus « cérébrale ». C’est très organique ce que je dis, et c’est justement toutes les couches de « cérébral » qui font de la fine membrane hyménale une barrière.

Annelise dit: 30 janvier 2020 à 13 h 07 min

Eriksen le 29, 14h28 sur « American beauty » du Britannique Sam Mendes (2000)

« Film faux-cul », « film dragueur tous azimuts », écrivez-vous, avec un Lester Burnham (Kevin Spacey) « aussi bête que couard » – pourquoi pas criminel ?- « de laisser la pauvre Angela(joli prénom si approprié! Mena Suravi) se débrouiller d’une virginité qu’elle n’aspire qu’à perdre »..

Je vais ne pas foncer dans les chiffons rouges que vous agitez et effectuer ma réponse de chic par manque de temps, pardon pour les éventuelles coquilles
Rappelons déjà que le film est une fable.. .on le remarque d’emblée, l’affiche y contribue, les torrents de roses rouges déversés dans la baignoire sur le corps rêvé, cette fille au physique volontairement majorette aussi
L’histoire, en gros, rappelons- la : Lester Burnham (Kevin Spacey) est méprisé dans son travail et chez lui, évité par sa fille écoeurée par le climat entre sa mère (Annette Bening) qui le trompe avec un bellâtre et lui, que submerge une vague libidineuse, d’abord très fantasmée, pour une des ses amies de lycée – Angela (Mena Suravi)- à la réputation hot. La jeune fille en question ne cesse de vanter des prouesses salées auprès de la gente masculine, tandis que Jane, sa propre fille apparemment moins dégourdie, s’enferme dans une attitude autistique et n’a pas d’expérience
Leurs voisins immédiats : le jeune Ricky Fitts (Wes Bentley), peeping Tom sempiternellement armé d’une caméra, moqué au lycée avec dureté (« voilà le dingue »), tenu sous la coupe d’un père colonel (fabuleux Chris Cooper, qui jouait Monsieur Lawrence dans la faillite de Greta Gerwig) qui enchaîne sur lui tests anti-drogue, leçons délirantes de discipline et châtiments à la moindre incartade. Enfin, Madame Fitts, modèle d’épouse triste et inhibée.
Ricky le paria noue secrètement des liens avec Jane Burnham, d’abord en la filmant, jusqu’à la belle scène racontée par MHS où elle lui montre ses seins depuis la fenêtre, officialisant ainsi une étrange et libératrice histoire d’amour. Lester lui se déleste à mesure que croissent ses humiliations de toutes convenances, envoyant promener les contraintes, goûtant de plus en plus cyniquement, jusqu’à totale rupture avec l’image du bon père de famille, à ce qui lui était refusé : il fume du shit au nez de sa femme, fait du sport pour gagner les biceps censés servir son démon de midi.. toutes responsabilités abolies, il semble se réduire à son furieux désir d’Angela. Spécifions qu’un revolver circule

Chez Sam Mendes, l’observation des liens familiaux ou sociaux rompus, déchiquetés ou « déviés » est notable.. pas seulement ici, « Noces rebelles », Leo Di Caprio et Kate Winslet vivent une dégradation lente et poisseuse du couple..mais ses deux James Bond révèlent au détour de l’action des éléments en ce sens : « Skyfall », c’est la première fois que quelque chose est donné à voir de l’historique abîmé de Bond.. le trou noir du rapport à ses parents, le lieu où il a grandi, le transfert vers le gardien-garde chasse.. »M », patron de 007, Judi Dench, non seulement est une femme mais son rôle de substitut maternel est très explicite, sévère, trop sévère.. d’ailleurs c’est le cri du coeur de Javier Bardem en super méchant : elle lui a fait croire à un intérêt particulier pour lui et c’est la ruine de cette promesse qui l’a fait basculer du côté criminel.. Bond en fils spirituel impossible à cadrer, qui lui échappe, qu’elle malmène, mais dans les bras duquel elle meurt.. « Spectre », Madeleine Swann(Lea Seydoux) et le grand ordonnateur du Mal(Spectre lui-même, incarné par Christoph Waltz) si vous vous le rappelez ont des rapports compliqués par une appartenance familiale qui, loin de produire un havre harmonieux, attise une violence centrifuge qui ne peut aboutir qu’à un éclatement..peut -être là, dans l’explosion, que Mendes situe le début d’une maïeutique

Ce personnage de père indigne, d’homme relâché Lester Burnham en roue libre dans une Amérique en pleine idéologie du tout réussir est savoureux.. il passe d’une mine soumise à des attitudes de gros dragueur ouvertement priapique, bien sûr qu’il s’agit d’une caricature ! très drôle.. le conte où la Blanche Neige ou le Chaperon Rouge lolita -Angela soi-disant ultra délurée à raconter ses fellations l’allume se télescope avec le récit d’un Loup aux crocs qui rayent le parquet, un Barbe-bleue en sommeil réveillé par d’invraisemblables, tonitruantes érections !
Du malaise croît pourtant devant cette espèce de déferlement des envies qui se fout de toute régulation. « Draguer le public »? « Des personnages où tous les adolescents américains peuvent se retrouver » ? Sûrement pas. Jane la fille avec cette sale image des parents..plus mâture qu’eux, en fait, balancée entre mépris et désir de chercher chez eux au moins encore un peu d’estime de soi et de construction. Or nada, tout ça ne compte pas devant les désirs égoïstes qui les submergent. Ou le personnage de Ricky, impeccable en surface, trichant sur les résultats de détection, dealant comme un malade.. ce serait un cliché s’il n’était pas le personnage le plus baigné de réelle bonté. Son penchant contemplatif..(le sachet en plastique ballotté par le vent, longuement filmé, symbole d’abandon à l’aléatoire mais également de liberté). De tous les personnages il est le meilleur, le plus compréhensif. Sa façon de protéger, en prenant sur lui les orages paternels, la mère confite de terreur à table, avec derrière son vaisselier où on s’attend que son colonel de mari ait rangé des armes.. d’ailleurs j’ai oublié si ce n’est pas le cas ?
Cette façon de faire bon ménage inattendu avec Lester, qu’il fournit larga manu en herbe et dont il séduit peu à peu la fille, l’amenant à une émancipation croisée avec la sienne. .les « militaires mis en boîte avec facilité, vu cent fois » ? Allons ! Chris Cooper insuffle à Fitts une faille déchirante.. cette manière d’être crispé à mort, il éclate de constipation mentale, une figure maniaque exceptionnelle, brimé en tout qui brime à son tour, avec en creux un abîme.. non sens à mon avis de croire que Sam Mendes l’étrille. Je pense au contraire à un phare de douleur inexprimable …son fils le comprend en implicite, d’ailleurs, il endure tant bien que mal les brimades sans rébellion, tel celui qui sait que celui qui les inflige à dû vivre pire. Miroite au fond du stoïcisme un attachement désespéré adulte et terriblement lucide
Né un 4 Juillet d’Oliver Stone avait rendu de ces images amères de militaires..non des héros autoritaires, de pauvres types brisés, rongés par la misère ou des tocs délirants de contrôle.. même Forrest Gump, bien que le film corrige le tir à la fin en le faisant remarcher avec des béquilles reflétait une faillite au travers du lieutenant Dan en fauteuil et moignons, trépignant d’autorité impuissante, humilié par les prostituées, restant planté avec son cerceau HNY fiché dans des cheveux gras
..le Colonel Fitts ne renvoie à aucun antimilitarisme si vous estimez le corps de l’armée visé ou traîné dans la boue..au contraire l’image qui en est rendue est d’une tendresse paradoxale effroyable.. la séquence du garage où il s’avance cramoisi et, n’en pouvant plus à la suite d’un malentendu, s’essaie maladroitement à embrasser Spacey-Lester est incroyable ! En plus d’être très dérangeante, subversive car elle dépose d’un coup le colonel de tous ses oripeaux sur-masculins débiles pour le montrer nu, sans carapace et d’une vulnérabilité de nouveau-né touchante, elle est sournoisement à pleurer de rire..Kevin Spacey, à l’époque déjà, a une réputation bien établie de saute -au-paf, pour reprendre la contemporaine et gracieuse expression d’Art, notre jeune homo revendiqué de 24 ans qui tient le lexique à jour. Le voir dignement botter en touche lorsque le militaire lui fait des avances, visage choqué mais modeste, affable et tolérant comme les maisons de même nom est un met de roi

La virginité non résolue de la jeune fille qui vous fait vouer aux gémonies Lester, maintenant…nous avions eu des avis contraires sur le même thème ou presque dans « Good time » des Safdie, au sujet de la jeune Noire, toute mollassonne et bien partante après avoir volé de l’argent dans le porte-feuille de sa grand-mère gênée financièrement.. Robert Pattinson la délaisse pour retourner à une vieille maîtresse qui l’entretient
Burnham laisse Angela sa virginité sur les bras, vous le qualifiez de « stupide et couard », d’après vous une vision très conventionnelle « bien pensante » que de clore l’histoire dans une mare de sang ..on ne peut pas tout dire, mais rappelez-vous tout de même qui tient l’arme.. sa femme, sur laquelle je n’ai pas détaillé, évidemment en lice dans les nommés au crime, leurs rapports ayant dégénéré ..l’ambiguïté est maintenue jusqu’au bout, de sorte que la mort de Lester ne peut être tenue pour un dénouement « punitif » censé apposer un terme à ses comportements..la morale de l’histoire ne penche pas pour le puritanisme, au contraire..le pauvre Burnham aurait pu profiter enfin d’une liberté bien méritée après toutes ces entraves..mari cocu avec stridence, employé remercié, père falot, amant privé d’exercice, malade de piaffer en attendant d’enfoncer la porte (du box à Ascot, veux-je dire bien sûr) .. oui, il est bien temps de réaliser ses fantasmes sensuels sans se gêner, si possible en profitant beaucoup après avoir été si affamé ! Et il n’y va pas.
Vous croyez que c’est la virginité de la majorette mythomane sexuelle qui l’arrête – c’est présenté comme cela en lecture rapide, peut-être. Il me paraît évident cependant que ce n’est pas pour respecter une « pureté ». Il a rompu entre temps beaucoup d’autres amarres, et ainsi que vous le remarquez, Angela « ne demande que ça »…or justement Lester n’est plus là pour répondre passivement à ce qu’on attend de lui .Le costume docile a été flanqué aux orties. Il se dérobe à mon avis, plus parce qu’elle a menti sur toute la ligne. Pas tant le fait qu’elle soit une menteuse que celui de n’avoir rien à attendre d’un rameau sec .. C’est une truqueuse affective lambda, une de plus, comme tous les personnages qui l’ont entouré et dont il a soupé, à part Ricky et paradoxalement, Fitts. Elle cesse de lui faire envie parce qu’elle n’a rien à offrir de vrai, elle n’est plus qu’une gamine qui l’a manipulé sans avoir grand-chose à donner en effet que son propre égoïsme à vouloir perdre grâce à lui son pucelage et se défaire des rodomontades.. Le besoin d’amour de Lester, malaisé, qui court dans tout le film ou sa reconquête virile sont laissés en plan. Par cet aveu très tardif et obligé, qui n’a rien de tendre, il est réduit à l’injonction peu glamour de « devoir » la déflorer. Puis quoi encore ?
La majorette Angela- Mena Suravi est une figure autocentrée, toxique (elle n’a aucune gentillesse, aucun respect pour Ricky, elle accable sans cesse Jane de moquerie parce qu’elle est moins bien faite, moins jolie qu’elle et montrera plusieurs fois combien elle a le coeur aussi fermé qu’un coffre-fort !) Revoilà Burnham cantonné à une situation où son être réel n’est pas pris en compte. Il n’est qu’un objet utilitaire à l’humanité déniée (le fric pour sa femme, le larbin pour son patron, l’initiateur sexuel pour la jeune dinde)
Chez les Safdie, Pattinson était cerné lui aussi de féminités se servant de lui en voracité sans partage (la jeune fille noire dépourvue d’affects, la maîtresse qui veut une compagnie pour partir en voyage mais ne lui demande jamais comment va son frère, etc)Ce ne sont pas des hommes triomphants, ni des héros ramenards qui puisent en eux la force de résister à la tentation, ce sont des hommes épuisés par le système qui, bernés une fois encore, se rétractent

Entre midi et deux, d’habitude je déjeune. Vous m’aurez fait écrire un complet billet sur le film de 2000 de Sam Mendes après m’avoir fait chroniquer Greta Gerwig qui n’était pas prévue. Je le fais avec plaisir mais ne peux pas le faire tous les 4 matins
Un mot pour terminer sur American beauty : Sam Mendes avait révélé un détail assez poétique, disant que le titre du film emprunte le nom d’une variété de rose très spécifique : corolle et pétales sont d’une attractivité spectaculaire. Hélas elle fane vite et n’exhale aucun parfum

Jazzi dit: 30 janvier 2020 à 13 h 26 min

« American beauty emprunte le nom d’une variété de rose très spécifique : corolle et pétales sont d’une attractivité spectaculaire. Hélas elle fane vite et n’exhale aucun parfum »

Pareil pour les fraises californiennes, superbe d’aspect mais sans aucune saveur !

Annelise dit: 30 janvier 2020 à 15 h 21 min

Pourquoi pas « intellectuel » tant que vous y êtes !

J’aurais pu écrire cela aussi. Aucune étiquette d’infamie ,en revanche, vous le savez bien, Eriksen. Vous êtes un contributeur pointu, rien à voir avec ses fraises californiennes sans goût fustigées par Jazzi, bien aimable de nous avoir rapporté « Les traducteurs » de Régis Roinsard

Eriksen dit: 30 janvier 2020 à 15 h 32 min

Comme je l’avais dit dans le post, mes notes datent de 2009 et ma mémoire défaille sur de nombreux points. Je reste cependant surpris par le degré de détestation que vous portez à cette pauvre Angela. Vous aimez les fêlures chez tous, sauf chez elle. Certes Angèle a des vices, et vous vous plaisez à les dénoncer : « jeune dinde, égoïste, autocentrée, toxique, manipulatrice, sans gentillesse, aucun respect, prétentieuse, manipulatrice ». Elle se sert de Burnam, et alors ? Nous sommes des bulles d’égoïsme qui évoluons dans un magma fluide. Parfois deux bulles s’accrochent, fusionnent un moment ou plus longtemps, et quand le plus souvent elles se séparent, chacun repart dans sa bulle, peut-être un peu meilleur, peut-être bien pire … selon le degré de synergie de leur relation, et ce qu’ils se sont apportés ou de ce qu’ils se sont détruits en eux. « Le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux » disait Perdican. Certes ici il ne s’agit pas ici d’amour, mais quelle différence ? Ils s’apportent quelque chose, il reprend confiance en ses capacités de séduction, elle se débarrasse d’un poids. Association de malfaiteurs si vous voulez, mais c’est leur relation privée, et tant qu’ils s’apportent quelque chose…
Ainsi vous contestez que Burnham le mal nommé s’arrête uniquement devant la virginité. Soit. Je prends note et je vais revoir le film d’ici une semaine. Mais les raisons que vous énoncez de son arrêt sont pour moi encore pire. S’il croyait vraiment que cette jeune fille de 16 ans pouvait être amoureuse de lui il est encore plus stupide que je le croyais. S’il croyait que l’Absolu de l’Amour et son sex-appeal effaçaient la différence d’âge, alors effectivement, c’est à mourir de rire. Cette fille est confinée dans un placard de mensonges, et sa démarche, paradoxalement encore menteuse, consiste à vouloir sortir au moins d’un de ses mensonges. Une bonne direction et c’est cela qui compte. En lui préjugeant une méchanceté fondamentale vous essentialisez ses défauts et l’enfermez vous-même dans le coffre-fort.
Il n’aura pas voulu être un moyen, déçu de ne pas avoir été aimé pour lui-même, pour sa belle âme, pour sa prestance, pour sa gentillesse, et pour toutes les conneries que l’on se prête à taux bas. L’humanité c’est aussi descendre de la toute-puissance de son moi. On n’est pas toujours « aimé » pour soi-même. Si c’est réciproque, cela s’appelle une synergie.

Annelise dit: 30 janvier 2020 à 16 h 00 min

Ne commencez pas à me sortir Perdican, le stylet perfide, ni à me faire rire sur « Burnham » pour m’amadouer
Je ne me « plais » pas à dénoncer les défauts d’Angela Haynes sans imaginer ses fêlures, ce que je pourrais en effet imaginer de ses fêlures en ellipse n’est pas le propos. Je parle stricto sensu de ce qui est délivré dans le film ..Lester n’a que très peu d’illusions quant à être aimé pour sa belle âme ou sa prestance .Bien pour ça qu’il se lance comme un dératé dans la gonflette pour améliorer artificiellement la seconde, dans un hédonisme pourrissant triste et moqueur .La belle âme qu’il avait certainement avant, qui n’a pas empêché voire a hâté qu’on le piétine, il l’évacue en tirant franco sur les joints. Au plaisir de débattre bientôt, quand vous aurez revu. Ne crevez pas le cheval, le mien fourbu, bâtard de mustang 1,56 au garrot et qui vous aura bien débordé j’y compte au saut d’obstacles a les pattes cassées et mérite du repos

Annelise dit: 30 janvier 2020 à 17 h 24 min

Michel Simon et Serge Gainsbourg 16h53, bluffée par la trouvaille ! Merci, Eriksen. Jaja et Chichon sont sur un bateau
Angela Haynes est évidemment- aussi- une gosse insécure et perdue qui frime, je ne le nie pas. . Lester Burnham arrêté également par le fait que sa fragilité dévoilée l’émeut. Je n’ai vu le film qu’une fois, au moment de sa sortie. Votre revoyure sera appréciable et achèvera de préciser les choses

Jazzi dit: 30 janvier 2020 à 21 h 14 min

Deux hédonistes en action et tout en tendresse.
Il était sexy Gainsbourg !
Et Michel Simon, quel sacré grain de voix…

Art dit: 31 janvier 2020 à 11 h 12 min

sexy jazzi, je crains que pour cette generation!!!La voix vieux tuyau passée de mode.

celui qui l’a 27 janvier est + Freddie Mercury 23 h.49, un grain de ouf où j’ai envie de dire à anneLise soyez ma MARY AUSTIN!!!love of his life difficil & giant, pour ceux admirant cette chanson magnifique.

@Annelise,
 » à pleurer de rire..Kevin Spacey, à l’époque déjà, a une réputation bien établie de saute -au-paf, pour reprendre la contemporaine et gracieuse expression d’Art, notre jeune homo revendiqué de 24 ans qui tient le lexique à jour. »

trop flatté que reprend cette formule employée pour en parler entre nous & qui la fait rire !!!anorak avait séduit philip, l’empoit-il désormais?
C parlé béton eriksen/AL sur AB, un film passionnnat qu’il faut ne pas hésiter à saluer…

Art dit: 31 janvier 2020 à 11 h 17 min

gabriel Byrne ,usual suspect est juste, AnneLise!!!
Et kevin Spacey déjà S-o-P extrêmement intéressé par jeunes hommes plutôt que filles y est aussi.
savez-vous le nom du réal, Bryan Singer attaqué sur harcélement devenu un vrai PB dans les consciences ?
Et combattu de + en + avec des moyens, dont témoignages contre et ENQUETES!!!
Brian Synger n’empêche pas de réaliser cet exxtraordinaire X-men favori!!!(pour lequel je donne raison).

Chetouane dit: 31 janvier 2020 à 11 h 42 min

@ Art. Usual suspect a marqué, par effet domino, plusieurs générations. Réjouissant.

Au risque de me répéter, je voudrais remercier Annelyse Roux de la hauteur des commentaires et chroniques ici; fichu style octroyé ! Le dialogue avec mon collègue eriksen ,sur American beauty, réchauffe les neurones et les zygomatiques.

Bien noté la pique, amicale, de Portmann sur bussi, mon (ex?) confrère cnrs, lui en géographie électorale, dont les livres, pas bien bons, se vendent comme des petits pains.

Vincent dit: 31 janvier 2020 à 11 h 56 min

« saute -au-paf, pour reprendre la contemporaine et gracieuse expression d’Art, notre jeune homo revendiqué de 24 ans qui tient le lexique à jour. »

hé hé hé .cassé de rire, Anne Lise….. conquis que vous osiez employer cet expression acquise grace à nous,employée courant.
ce mélange d’une erudition est géant pour nous, sans faire fuir car effectivement topissime sans nous décourager d’être.merci, et j ne suis pas le seul à le penser à l’école LLumière où vous etes lue,&surtout appréciée dans ce dialogue étonnant d’Eristein OU commentaires dont nous- m ê em sommes aussi dedans.

Où en es-tu mon tutuss pour ce voyage mordan l’oeuf,annulé pour pékin????
as-tu vu qu’ils exfiltrent la-bas….où tu as evité d’aller(& c’est +sage d’écouter ta mère, sage et t.intelligente supérieure).

Marie Helene S dit: 31 janvier 2020 à 12 h 13 min

Decue aussi par ‘Les traducteurs’ Jazzi ! Pourtant quelle distribution.

Le voyage pour la Chine ‘mordant l oeuf’ .Delicieux, Vincent. Les competences techniques en cinema qui sont les votres nous sont utiles, merci.

Chetouane, d accord avec vous.
Eblouissante critique croisee d American beauty entre Anne-lise & Eriksen. Fete de l intelligence et du style. Humour ravageur, sous l erudition d AL.Les lire cree l emulation.

Jazzi dit: 31 janvier 2020 à 13 h 28 min

Déçu également par « Jojo Rabbit » du cinéaste Néo-zélandais Taika Waititi.
Six nominations aux Oscars.
Une version pop où l’on nous donne à voir comment un gamin allemand de dix ans est formé, avec enthousiasme, aux jeunesses hitlériennes, tandis que sa mère, superbe Scarlett Johansson, cache à leur domicile une jeune Juive.
Pourtant l’enfant et l’adolescente sont également parfaits et les images soignées.
On peut rire de tout, à condition que ce soit drôle !
Tout à la fois drôle et émouvant.
Et là, on est loin du « Dictateur », du grand Charlie Chaplin…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585465&cfilm=258998.html

Phil dit: 31 janvier 2020 à 18 h 19 min

of course, dear Art tutuss, « Anorak » déjà réemployé (avec explication de texte, faut pas pousser).
ça me fait penser à « cagoule ». vous n’avez probablement jamais connu l’époque des cagoules.
« saute au paf », très bien aussi.
et bien sûr: « harvey guibert », grand succès dans mon aréopage (sans terminal)
même rubrique que votre « sexagénère ».
un fortiche, vous êtes. go on with the show.

Allo Bougreau ? ici la lune. vendredi raviolis, vais me voir un Maciste, du bien gommeux huileux sur biceps bandés à l’italienne;

Annelise dit: 31 janvier 2020 à 18 h 58 min

Beaucoup aimé « Harvey Guibert ». Bon de le rappeler. .j’ai raconté dans un livre, pour une fois l’histoire était authentique, que dans le village de 329 habitants, jours de pointe, où nous étions, un élève de ma mère était monté jusqu’en quatrième, prouesse que nous admirions en choeur. Il avait su rester simple néanmoins et continuait de m’accompagner sur les chemins forestiers vers la rivière, alors que j’étais très petite, six, sept ans. .son initiation en anglais avait débuté en 6ème, pour mon plus grand effarement et il planchait sur Lagarde et Michard. .le voilà qui se met, alors que je passais un gué sur un tronc au-dessus de l’eau, à me parler du « poète Rainbow ».. la fulgurance a continué de m’impressionner des années, et aujourd’hui encore, où je me dis qu’en se trompant, il avait tellement raison

Annelise dit: 31 janvier 2020 à 19 h 06 min

Maintenant que nous sommes rassurés sur le fait que « Phil l’empoit », pas mordant l’oeuf, « Monsieur JM Bouguereau » est en effet demandé au standard pour donner des nouvelles
Eriksen ne va pas tarder. Jazzi écume courageusement le MK2 en attendant César

Annelise dit: 31 janvier 2020 à 19 h 12 min

Merci, Chetouane et MH

Ah, je n’avais pas lu à 11h12 « vieux tuyau passé de mode », pour lequel donc, d’ailleurs, Art ? Michel Simon ou Gainsbourg ?
N’est-ce pas un peu raide ? L’un et l’autre ont eu quelque talent, je vous l’assure

bouguereau dit: 31 janvier 2020 à 21 h 49 min

pour michel simon c’est pas mal vu aurait pu être les derniers mots de serdgio sur sa motorenwerke zschopau en partance pour l’eau de là..roger y sait pas encore qu’au chéol ou y va on boit du mauvais..c’est de son age

bouguereau dit: 31 janvier 2020 à 21 h 53 min

Beaucoup aimé « Harvey Guibert »

tout ceux qui aiment sont des secrets soutiens a sa cause..que dis je des batons de vieillesse en duralumin..des déambulateurs en platinium irridié

bouguereau dit: 31 janvier 2020 à 22 h 01 min

Eriksen ne va pas tarder

pour nous redire que l’antimilitarisme et le respect du a son patron ne sont pas des clichés cinématographique..le cinéma américain d’havant le 9/11 avait hencore de ces hésitations phuligineuses gôchiss de province pépère..le dernier étoye donnie darko..haprés ça a été la diarée dark water dans tous les tuyaux..et havec robinet..on en bouffe encore

bouguereau dit: 31 janvier 2020 à 22 h 05 min

« saute au paf », très bien aussi

..mais ça fait vieux parlement des années soixante..roger il tuyaute en secret à ses heures

Jean Langoncet dit: 31 janvier 2020 à 22 h 59 min

@(nous dormons environ la moitié de notre vie)

Manqueriez-vous de sommeil en hiver, renato ? Si, avec Héraclite, nous comptabilisions ceux qui dorment les yeux ouverts, on en viendrait à considérer que l’humanité toute entière est en dormance, quelle que soit la saison … Drôle de drame

Annelise dit: 1 février 2020 à 9 h 17 min

Jean-Marcel is back

Jean Langoncet et Alley car, jolies versions de « Sweet Jane » (une mise en lien inspirée par la fille de Lester Burnham dans le Sam Mendes ?)
Les deux sont bien, avec petite prédilection pour le Velvet . .il y a aussi celle-là, que vous connaissez certainement :
https://www.youtube.com/watch?v=LrMLt9bMd_I
Credits posted accross the entire screen, la technique est discutable alors qu’elle est censée claquer. Julian Schnabel film director et Emmanuelle Seigner au générique, bizarre, je n’ai pas vu quelle est sa contribution ?

22H16, amusant comme pseudo, « Star shooter ». Je sais de source sûre qu’il y a au moins une fan (et amie) de Kent Hutchinson, chanteur du groupe de rock parmi les lecteurs RdC. .un des autres membres s’appelait (se faisait appeler?) « Phil Pressing » .. drôle de coming out s’il s’agissait du nôtre, à 18h19

Plus d’ordinateur pour quelques jours, à bientôt

Phil dit: 1 février 2020 à 16 h 41 min

le maciste était séminal. 1961, affreusement joué mais séminal, donc faut supporter. tout y est, la femme cruelle, le musclé féminisé qui lorgne le black et les hommes taupes d’aujourd’hui, laquais anémiés. avec Mark Forrest, gros culturiste inculte, c’est parti pour quarante ans de brutes huilelisses.

Jazzi dit: 1 février 2020 à 19 h 31 min

« Cuban network » d’Olivier Assayas, avec Penélope Cruz, Édgar Ramírez et Gael García Bernal.
Je craignais le pire et j’ai finalement pas mal aimé.
Tout en me posant bien des questions.
Qu’allait donc bien pouvoir donner ce film politique, de la part d’un cinéaste spécialisé dans le cinéma d’auteur à caractère psychologique ?
Certes, il y a bien eu sa série sur Carlos, mais il s’agissait ici d’un film international essentiellement en langue espagnole, tourné en toute partie entre Cuba et Miami.
Rien de français.
Assayas s’en sort plutôt bien.
Mi polar, mi film d’espionnage, son « Cuban network » est bien rythmé et les profils superbement campés (Édgar Ramírez est craquant à point et rien de sa superbe plastique ne nous est caché !).
Là-dessus s’enchainent les situations.
Un film d’action, là où Assayas nous avait habitué à plus de méditative lenteur.
On s’attendait dans les années 90, époque où se situe l’histoire, à ce que le régime castriste s’écroule aussitôt !
Et les forces d’opposition, réfugiées à Miami, étaient fin prêt sur les starters.
Prêtes à revenir établir à Cuba un régime démocratique.
Or, il n’en fut rien, jusqu’à aujourd’hui encore…
Beaucoup alors émigrèrent vers Miami, au péril de leur vie.
Parmi eux, des espions envoyés par Cuba pour infiltrer les réseaux d’opposants à Castro et connaitre leur projets.
Dans le film, les principaux représentants d’opposition nous sont présentés comme des terroristes, vivant à l’américaine, et ayant des accointances avec les narco-trafiquants, tel le colombien Escobar.
Les bons seraient plutôt du côté de Castro ?
Le film joue sur l’incertitude où nous sommes toujours de savoir à quel clan appartiennent nos principaux personnages. Entre ceux qui considèrent que tous les Cubains sont des frères et ceux qui considèrent que tous les Cubains sont des camarades.
Même chez les couples unis et amoureusement passionnés, tel celui que forme Penélope Cruz et Édgar Ramírez, personne ne sait exactement qui est l’autre.
Un traite ou un héros ?
Ainsi que cela est mentionné sur l’affiche du film.
De ce point de vue-là, le contrat est respecté.
Pour l’aspect politique, on peut se montrer plus réservé…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585431&cfilm=255348.html

Jean Langoncet dit: 1 février 2020 à 19 h 32 min

@ petite prédilection pour le Velvet

Ah. Peut-être un certain sens de la démesure s’exprime-t-il dans cette inclination licencieuse. Mais qu’en dirait Eriksen ?

Laura Delair dit: 2 février 2020 à 15 h 11 min

Aucune des deux. Rendez-nous Sophie Avon, la seule à parler cinéma avec le vrai Jazzi ?
Non. Rendez-nous Annelise Roux, tas de vieux débritus vicelards ! Surtout pas Phil et son ami bougras.
Cépé reste à nouille yorque.

Jean Langoncet dit: 2 février 2020 à 21 h 09 min

Incidemment, les fourches caudines de la RdL étant ce qu’elles sont, par exception je poste ici ceci, au petit bonheur la chance

@« On est sur terre, et c’est sans remède » »

« Humble dans l’humble fortune, je serai grand dans la grande » Théognis de Mégare (fortune doit-il s’entendre au-delà les $, les £ et autres € ?)

bouguereau dit: 3 février 2020 à 9 h 39 min

(fortune doit-il s’entendre au-delà les $, les £ et autres € ?)

faut en cozer à ton évèque cochon..

Phil dit: 3 février 2020 à 9 h 40 min

revu « Le Rayon vert ». jamais bien ma tasse de thé, Rohmer déprimette. 1986. à quoi tient le film ? au téléphone fixe. Pas de portable, pas de pc, même pas de fixe sans fil. Relisons Jules Verne.

bouguereau dit: 3 février 2020 à 9 h 42 min

On peut rire de tout, à condition que ce soit drôle !

et toi es tu un bon chrétien prés à payer dsa personne baroz ?

bouguereau dit: 3 février 2020 à 9 h 46 min

Pas de portable, pas de pc, même pas de fixe sans fil

les pneux steampunk à tuyo et air comprimé..domrémi n’aurait pas eu lieu qu’il dirait baroz

Jazzi dit: 3 février 2020 à 9 h 53 min

Revu « Fenêtre sur cour » sur Arte. Un scénario minimaliste pour un film magistral. A l’égal des somptueuses tenue de Grace Kelly, jamais deux fois la même à chacune de ses apparitions à l’image !
Vu aussi le documentaire sur la vie du gros Hitchcock et de sa femme Alma. Belle histoire d’amour du couple, qui n’excluait pas le harcèlement des belles blondes par le maître. On pense au dernier nabab hollywoodien déchu, Harvey Weinstein, et on se dit qu’Alfred ne pourrait plus donner libre cour à son génie créatif aujourd’hui.

Jazzi dit: 3 février 2020 à 10 h 01 min

Les femmes ont pris le pouvoir à Hollywood, mais ne vont-elles pas tuer la poule aux oeufs d’or qui en faisait des stars ?
Les pygmalions vont être obligés de s’autocensurer (castrer) et après quelques films parfaitement conformes, comme l’actuel « Scandal » sorti sur nos écrans, le public ne risque-t-il pas de très vite se lasser.

Phil dit: 3 février 2020 à 10 h 12 min

tout ça c’est du flan dear Baroz. Le gros hitch avait son alibi avec sa femme bonne soeur.
Pas confondre avec Weinstein, c’est la retenue qui fait bander le génie créatif. Weinstein se faisait des piqûres dans la bite. faut voir ce que dit le talmud.

Jazzi dit: 3 février 2020 à 10 h 22 min

« le bon gout du cauchon » c’est quasi fait, le boug. Mais Hitchcock m’inspire plutôt un « Goût de la peur » !

bouguereau dit: 3 février 2020 à 10 h 24 min

havec ton déambulateur en paté de foi et gras de jambon vénechtein srait fait comme un camenbert un 15 aout..c’est ça qu’est écrit dans le talmude dirphiloo

Phil dit: 3 février 2020 à 10 h 26 min

un fils de vendeur de volaille qui transite par les jésuites, ça donne Hitchcock ou Himmler. personne comprend aujourd’hui, le smartphone est trop petit et le numérique aplatit

bouguereau dit: 3 février 2020 à 10 h 28 min

« le bon gout du cauchon » c’est quasi fait, le boug

t’ozras pas payer autan de ta personne baroz..t’entends les € mais pas les £ ni les $..

C.P. dit: 3 février 2020 à 11 h 42 min

De la trentaine de films que j’ai vus et revus de Hitchcock, je n’ai eu un peu d’intérêt que pour « Les 39 Marches », « La Maison du docteur Edwardes » et « La Mort aux trousses ». Le reste m’a semblé d’une niaiserie roublarde, surtout « L’Homme qui en savait trop », « La Corde », « Fenêtre sur cour » et « Vertigo ». C’est bien dommage pour James Stewart que j’aime tant ailleurs, mais c’est comme ça. Cela dit, je n’empêche personne.

Jazzi dit: 3 février 2020 à 12 h 54 min

« Le reste m’a semblé d’une niaiserie roublarde »

Certes, C.P., mais du point de vue purement cinématographique c’est assez magistral. Avec des scénarios en forme de bandes dessinées filmées : des plans, des angles de vision détaillés et soignés, des dialogues qui ne manque pas d’humour…

Jazzi dit: 3 février 2020 à 13 h 16 min

Dans le scénario de « Fenêtre sur cour », il y a quand même une belle aberration au départ. Mais parfaitement assumée par le cinéaste car sinon pas de film. Tandis que la canicule sévit sur New York et qu’autour de la cour une cinquantaines de fenêtres se retrouvent en vis à vis, l’assassin supposé ne songe pas une seule minute à baisser ses volets pour commettre son forfait !
Plus c’est gros, ça passe…
Le film est aussi une plaisante réflexion sur le voyeurisme. Qu’est-ce d’autre que le cinéma ? Ici, James Stewart, qui est immobilisé chez lui, une jambe dans le plâtre, est un reporter photographe. Il passe ses journées à observer ses voisins. Au début, cela choque son infirmière et sa petite amie (Grace Kelly), mais peu à peu, celles-ci entrent dans le jeu…

Phil dit: 3 février 2020 à 13 h 49 min

« niaiserie roublarde »

plutôt vrai pour les derniers films, CP (Marnie, l’Etau, Rideau déchiré..). films à doubles fonds qui laissent deviner l’époque, déplaisante au réalisateur. l’avantage, comme dit Baroz, c’est que le spectateur en a pour ses sous. pas du Rohmer, quoi.

Jazzi dit: 3 février 2020 à 14 h 08 min

Moi j’avais beaucoup aimé « Franzy », vu en compétition à Cannes, l’avant dernier film d’hitchcock.

J’aime aussi le cinéma de Rohmer, Phil. C’est autre chose…

Phil dit: 3 février 2020 à 14 h 12 min

oui Baroz, Frenzy aussi, oublié de le mettre dans le lot des films roubladiseurs.
ne sais pas très bien Rohmer est soluble dans l’attrait pour Hitchcock, sauf à penser que la technique de cinéma n’est que du bluff.

C.P. dit: 3 février 2020 à 14 h 13 min

Jacques, oui, c’est pourquoi, avec un sourire, j’avais de la compassion pour le pauvre mari assassin, et peu de goût pour les voyeurs. Eriksen, je crois, trouvait lui aussi Hitchcock ambigu à l’égard de ceux-ci. Je ne leur souhaitais pas un futur heureux . Saura-t-on jamais ?

Jazzi dit: 3 février 2020 à 14 h 25 min

Dans « Fenêtre sur cour » (1954), une irrésistible scène récurrente montrant un petit chien descendu dans un panier au bout d’une corde pour aller faire ses besoins dans la cour, m’a fait penser à « Mon Oncle » de Jacques Tati (1958). Sauf que chez Hitchcock, le chien se fait… étrangler !

bouguereau dit: 3 février 2020 à 16 h 39 min

‘sauf à penser’ qu’y dit dirphiloo..dmontrer qu’on a mieux qu2 paires dans son jeux..c’est ça la technique baroz

bouguereau dit: 3 février 2020 à 16 h 41 min

(1954), une irrésistible scène récurrente

la famapoil dans le bain moussant..ça c’est du vieux tuyo d’plomb autour du cou que roger y peut pas comprende

bouguereau dit: 3 février 2020 à 16 h 45 min

Frenzy aussi

J’pris un homard sauce tomates
Il avait du poil au pattes
Puis une sorte de plat aux nouilles
On aurait dit une andouille

Jazzi dit: 3 février 2020 à 17 h 12 min

Franchement, le boug. Canicule ou pas, tu prévois de couper en morceaux ta femme, tu tires pas le rideau ? Chez Hitchcock, non. Et on marche !

bouguereau dit: 3 février 2020 à 17 h 28 min

souvent dans hitchcock il y a l’idée dune situation ..elle flatte notre intelligence à la comprendre ‘sentencieusement’ pas notre simplicité a reconnaitre la force des images..c’est le paradoxe du voyeurisme..tout le monde sait que le voyeur est comme yavé il a une sainte horreur d’être vu..il ne se met -jamais- dans l’abîme

Eriksen dit: 3 février 2020 à 19 h 26 min

CP Nous avons déjà eu cette discussion en juin 2017

Jazzi « plus c’est gros mieux ça passe ».
Je dirais plutôt, plus c’est gros plus c’est jouissif. « Ah les cons ! » devait se dire le grand Hitch après cette magistrale démonstration de la bêtise humaine (non pas le voyeurisme mais les conclusions que les gentils héros en tirent). La « résolution finale » est un tour de passe-passe qui inverse totalement le propos, incitant au voyeurisme et aux conclusions hâtives. J’imagine même que pour Hitchcock, la jouissance fut d’autant plus grande que la résolution était médiocre, montrant ainsi à quel point la nature humaine perdait son peu d’esprit critique quand elle entendent ce qu’elle avait envie d’entendre… Plus c’est gros…etc.
Si c’est pas cynique….

C.P. dit: 3 février 2020 à 19 h 54 min

Eriksen, puisque vous passez :

Alain Françon dit à ma petite-fille Sarah qu’il n’a d’archives, concernant ses « Ivanov » et « Platonov », que quelques vidéos de travail et quelques enregistrements partiels.
Je crois que vous appréciez Françon. Il répète actuellement à La Colline la pièce de Peter Handke « Les Innocents », avec une comédienne que j’aime beaucoup, Dominique Valadié. Première le 3 mars.

Jazzi dit: 3 février 2020 à 21 h 28 min

Deuxième aberration du scénario, sur le mode paradoxal-improbable : comment la fille la plus convoitée de New York, riche et mondaine à souhait, peut-elle s’amouracher de ce grand niais de photographe reporter qui n’a pas trois sous d’avance sur son compte en banque ?
Le plus drôle, c’est qu’il n’est pas très chaud pour convoler.
Le monstre Hitch se venge…

Eriksen dit: 3 février 2020 à 23 h 35 min

à Jazzi. c’est un reporter de guerre, qd même. c’est d’ailleurs sur son terrain à lui, celui de la prise de risque, qu’elle cherche à le séduire…
mais tout cela n’est peut-être que théâtre… dans la dernière scène, dès qu’il s’est endormi, elle pose la revue de voyage qu’elle lisait pour attraper Vanity Fair.

Phil dit: 4 février 2020 à 9 h 30 min

culpa mea, dear Baroz. je lis que Rohmer et Chabrol ont commis en leur jeunesse un livre sur Hitchcock communiant dans la même admiration pour l’adipeux british ! Chabrol (sauf « Les cousins etc..) s’est fait ensuite porter pâle imitateur, et Rohmer a trop lu de livres pour faire du cinéma. Reste le livre de Douchet daté de 67, Douchet qui ne fera pas de films ni de fausses vagues.
So, I Confess..
(pas bon souvenir de ce film d’Hitchcock québecois sans bon crime, probablement à cause d’un Montgomery Clift employé à rebours de son naturel pas facile pour l’époque).

Jazzi dit: 4 février 2020 à 10 h 24 min

Dernières nouvelles !

« Le masque et la plume » critiqué pour sa misogynie.

Les mythiques « Cahiers du cinéma » rachetés par 19 actionnaires dont Xavier Niel et Alain Weill.
La bible des cinéphiles, créée en 1951, était depuis 2009 la propriété de l’Anglais Richard Schlagman.

Ettigirb dit: 4 février 2020 à 11 h 02 min

Les Oscars, ou la célébration du cinéma hollywoodien, soft power, drogue douce qui rend tellement sympathique et incontournable ce pays qui ressemble tant au « Joker »… J’attends avec impatience l’Oscar des meilleurs films étrangers qui offre souvent des surprises de fraîcheur, (si l’on peut qualifier ainsi le magnifique « Amour ») d’absence de rouleau compresseur commercial… Merci Annelise à l’avance pour votre prochaine rubrique. Elles sont toutes parfaitement ficelées, référencées, pleines de portes ouvertes!

Art dit: 4 février 2020 à 11 h 47 min

3/02 16h.41, vous vous trompez mon cher Monsieur Jean-marie Bouguereau !!!Avant de m’appellez Roger, comprenez-vous qu’être homo n’empêche pas d’aimer les Tbelles femmes et séduire ?avant de faire un choix définitif pour ne pas faire souffrir.

Vincent a fait la triste expérience au début que je plaisais beaucoup, des meufs dont nous étions malheureusement tombés amoureux ensemble car mêmes gouts qui m’ont préféré.
Vous êtes surpris que bien qu’homo je ressente ce sentiment? Vous faites erreur !!!Mon type étant des blondes racées très jolies avec un ceour d’or et beaucoup d’esprit et humour. J’ai débuté ainsi et étais tombé amoureux de Cora,avant qu’elle soit la copine de Vincent l’ayant lui aussi calculée…

ça n’a cassé que car je devais choisir de ne pas rendre malheureux en assumant que je suis homo. A ce moment j’ai cassé & Vincent a pu vivre cette histoire qu’il vit encore avec cette fille géniale et superbe!!!
la virilité connaissez-vous ? Vous faites semblant d’être homophobe mais l’êtes-vous? Réponse non!!!Sinon je serais mécontent que vous me manquiez de respect intolérable et homophobe!!!

Les meufs d’avant très ravissantes ont connu le bonheur avec moi et mutuellement, bien que j’ai choisi l’autre polarité correspondant mieux (et fier de l’être, dans cette époque où pas toujours possible.)

Art dit: 4 février 2020 à 11 h 55 min

quand elle et moi avions fini cette belle histoire d’amour qui l’a blessée malgré ma volonté, car pd!!!

Dont je me suis excusé et expliqué avec Vincent ayant compris ce dilemme.
Autre exemple :Anne -lise qui nous a passionnée tout deux !!!
Suis-je moins viril que vous, la réponse va être ambigue car je suis le seul ici à être révolté qu’elle se fait troller par des stalkers lamentables!!!Ce crap impuni et PERSONNE ne relève si ce n’est moi, en colère.
Vous devriez porter plainte ,AL devant un chav pareil. ma mère peut fournir des conseils utiles pour vous que je ne veux pas laisser sans intervenir. homo ne veut pas dire détester les femmes, et suis OK pour vous soutenir de tout mon poids!!!

Art dit: 4 février 2020 à 12 h 01 min

je serai FIER heureux que vous vous adressiez à moi, Mp ou mail si ce crap vous embarrasse ma chère Anne-Lise.
Bien qu’occupé car tout le stage en Chine à rorganiser à cause du virus, il faut intervenir si harcelement sans rester passif!!!homo Et viril peut etre la combinaison.

Dubruel dit: 4 février 2020 à 12 h 19 min

je suis le seul ici à être révolté qu’elle se fait troller par des stalkers lamentables!!!Ce crap impuni et PERSONNE ne relève si ce n’est moi, en colère.

Bien dit, art.

Dubruel dit: 4 février 2020 à 12 h 30 min

Jazzi 10H24. La boîte de Pandore ouverte, Schiappa pas contente conduit le gouvernement à prendre des mesures légales.
au lycée, ça ne rigole plus sur l’antiféminisme et le harcèlement, dans les transports ou au travail.

Le gus Delaporte remet ça ici après la mouette mazoutée Edel, il devrait faire profil bas. Chouette intervention de votre part, Art. J’en suis, si besoin.
‘Ettigib’ quésako ? Nouveau pseudo d’Eriksen ?

Jazzi dit: 4 février 2020 à 12 h 31 min

Cora passant d’Arthur à Vincent, c’est un peu une manière de faire l’amour entre eux deux. Ainsi procédaient jadis Aragon et Drieu la Rochelle…

Art dit: 4 février 2020 à 13 h 16 min

c’est vrai Jazzi !!!J’étais fou amoureux de lui dans l’enfance MAIS il a jamais été question, et ça le fait rire de m’en rappeler régulièrement.

car nous sommes maintenant des frères, Marmot m’ayant aidé à déclarer ma polarité à tous sans avoir jamais eu des relations tendues ensemble après.Et c’était fini avec la très charmante Cora,toujours dans ma vie et encore + quand ils étaient tombés amoureux. racontez l’histoire entre aragon et ce jeune Drieu ,thank you.

Vous n’avez pas des femmes amoureuses et réciprocité ,jazzi? Moi oui avant de dire stop,car il faut choiisr et s’ASSUMER.

Art dit: 4 février 2020 à 13 h 19 min

j’avoue que parfois dur,car il m’arrive de tomber fou amoureux de femmes comme ici, selon mon goût prononcé pour des blondes racés ayant beaucoup de chien !!!

Art dit: 4 février 2020 à 13 h 21 min

Ettigirb c’est Brigitte cul par-dessus tête,

de quel Brigitte ?Bardot très ravissante sans être mon genre,plus naomi Watts ou la ravissante Sienna Miller…

Paul Edel dit: 4 février 2020 à 13 h 26 min

Un grand merci, Phil, de mentionner ce film remarquable du réalisme noir, »Une si jolie petite plage » de janvier 49, d’Yves Allégret qui donne au cinéma français un de ses chef d’œuvre resté désormais confidentiel… et pour cinéphiles.. Imaginez que de septembre 1948 à 1953 cette fulgurante succession d’Allégret de « Dédée d’Anvers » avec la jeune Simone Signoret ,prostituée dans le port d’Anvers … Puis en janvier 1949 « Une si jolie petite plage » avec Gérard Philipe qui marche en hiver sous une pluie battante. Son enfance détruite l‘a rendu suicidaire. Vision d’une enfance qu’Allégret rend aussi concentrée, épurée, et rigoureuse dans son pessimisme existentiel que « les Orgueilleux »(1953) avec ce Gérard Philipe, alcoolique » puant de sueur et de crasse , chaussures rouées, loqueteux rendant des services pour un verre.. exploité dans le registre du désespoir, ici avec sa rencontre improbable avec la virginale « jupe blanche » Michèle Morgan.. N’oublions pas « Manèges «(1950) qui exploite les ressources du flash-back avec une intensité dramatique et une concentration qui en font une leçon de cinéma. Allegret impose le constat social d un pays d’après-guerre à la population sous-alimentée, pays mal remis de 4 ans d’Occupation, de divisions, d’épuration .Allégret filme ce côté désolé, férocité désespérée de cette après-guerre de froid, de faim , d’enfant anémiés d’adultes déboussolés quand le jour se lève ….Oui après-guerre de misère charbonneuse , populisme tragique ,presque expressionniste sous influence des chef operateurs. Nous sommes loin du populisme chaleureux, solidaire, ouvert des années 36, 37 genre « la Belle équipe »… Pour les « orgueilleux », ce film de 1953 , tourné au Mexique nous vaut un des plus grands moments cinématographique de Philipe : il danse pour obtenir une bouteille de rhum.. Sueurs, fièvres, épidémie, et Mexique. Le film a conquis le public par son exotisme ,son couple Morgan Philipe… alors que la rigueur suicidaire si solitaire de « une si jolie petite plage »( normande ?) a effrayé.Dommage. La férocité du réalisme noir est pourtant concentrée dans ce « une si jolie petite plage » . C’est aussi puissant et du niveau d’un Clouzot ne serait-ce que par le soin de chaque image et le constat social implacable. Souvent je me demande : qui seront les Clouzot ou les Allegret de ces années 2020 ?

Jazzi dit: 4 février 2020 à 13 h 33 min

Paul, ne veux-tu pas raconter à Art, les amours ambigues d’Aragon et de Drieu ?

Art, j’ai conté ici mon amour contrarié avec l’une des quatre soeurs Mei…

Paul Edel dit: 4 février 2020 à 13 h 42 min

Pour ceux que ça intéresse …On retrouve l’équivalent de ce « réalisme noir cinema français « en littérature chez Jean Reverzy avec sa « Place des angoisses »(1956) , œuvre autobiographique du médecin Reverzy , qui exerça à Lyon, dans un quartier pauvre.

Jazzi dit: 4 février 2020 à 13 h 46 min

« de quel(le) Brigitte ? »

J’en sais rien, Art, probablement celui ou celle qui signe ici de pseudos féminins, Lucienne, Suzy Delair…

ettigirb dit: 4 février 2020 à 13 h 59 min

Bravo Paul Edel pour cette mention du magnifique film « Les Orgueilleux », je suis à jeun de trouver cette perfection de forme, de sujet, de jeu… Suis votre conseil de lire la « Place des angoisses ».

bouguereau dit: 4 février 2020 à 15 h 31 min

populisme tragique ,presque expressionniste

..y’a une longue interview de gabin ousqu’il dit qu’il avait sincérment cru que son temps était passé..’les gens en avait marre de ma gueule’ qu’il dit..’je tournais pour à peu prés rien’..’fallait tourner la page’..comme quoi y’a mimétisme..haprés il a fait dans les vieux tuyos et ça a remis le turbo..et sa sauce hollandaise qu’il dirait dirphiloo

bouguereau dit: 4 février 2020 à 15 h 34 min

réalisme noir cinema français

..hum..c’est hun peu une marque déposée polo..mettons en chanson là chsrais dac..mais pour la littérature ça l’fait pas..hou bien en polar ptête

Phil dit: 4 février 2020 à 15 h 39 min

goût des blondes racées…

ça finit généralement pas des piquouzes dans la tub manière weinstein, dear Art tutuss.

dear Pauledel, « si jolie petite plage », film puissamment codé, bonne question..l’était-il autant pour le spectateur de l’époque ? les mêmes qui savaient le Galant du Gilles de Drieu être le bel Aragon ?
noir de chez noir, vous avez raison, mais pour des raisons autres que l’après-guerre et sa famine partagée par le peuple. le décor d’époque a dû enfin convenir à Gérard Philipe pour son tragique épanchement d’amours impossibles en retournant voir son ancien directeur d’orphelinat pédophile joué par Jean Servais. Excellent Servais, Belge, (si jeune et bon dans « Amok » de Fedor..) qui jouera la prolongation de son rôle dans « Rue de l’estrapade de Becker.

bouguereau dit: 4 février 2020 à 15 h 40 min

qui seront les Clouzot ou les Allegret de ces années 2020 ?

et baroz lui ça srait les combinaisons du loto..il parait polo que le jeux en italie brasse plus de pognon que leur sécu..frez mieux d’bosser tad’feignants!

bouguereau dit: 4 février 2020 à 15 h 44 min

mais pour des raisons autres que l’après-guerre et sa famine partagée par le peuple

..bien possibe..y’a un vieux sang bleu un peu faisandé lanedans

bouguereau dit: 4 février 2020 à 15 h 47 min

goût des blondes racées…

..et ‘ayant beaucoup de chien’!..’sapré roger’ qu’il aurait dit hermann en lui mettant une grosse claque dans le dos

Ettigirb dit: 4 février 2020 à 15 h 49 min

Ce prénom est une vraie marque déposée! Une Brigitte doit forcément être blonde et ravissante. J’aurais dû choisir un autre pseudo. Fanny ? Catherine ? Jeanne ? Juliette ? Grace ? …. ou Robert :)

bouguereau dit: 4 février 2020 à 15 h 53 min

M.jean-Marcel, dslé !!!

pas de mal..jean marie était un grand copain a chabrol..les cynéphile c’est une grande famille qu’elle dirait anlyz si elle pouvait

Jazzi dit: 4 février 2020 à 16 h 02 min

« Le Lion » de Ludovic Colbeau-Justin.
Après Jean Dujardin parodiant James Bond, c’est au tour de Dany Boon, de s’y coller.
En duo avec le déjanté Philippe Katerine.
Le plus dingue des deux étant ici le premier, enfermé dans un asile et contant à l’autre, son psy, ses exploits d’espion international.
Enumérant tout ce qu’il sait faire, lui disant qu’il parle une demie douzaine de langues et qu’il sait conduire toutes les machines à moteur, le psy, excédé, lui déclare alors dites-moi plutôt ce que vous ne savez pas faire, ça ira plus vite !
L’autre, lui répond illico, la mayonnaise. Je ne sais pas faire la mayonnaise.
Et bien pour ce film, c’est exactement ça. Il y a bien tous les bons ingrédients, un duo d’acteur inattendu, et pourtant la mayonnaise ne prend pas.
Pourquoi ?
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19587027&cfilm=266064.html

Ettigirb dit: 4 février 2020 à 18 h 21 min

Je reviens aux Oscars, sujet du billet d’Annelise. J’ai revu ce we « Midnight cowboy » de J Schlesinger. Une claque monumentale. Un film qui n’est pas à la gloire des USA, loin s’en faut. Je dois avouer mon ignorance des autres films de ce réalisateur. Quelqu’un d’entre vous a t’il un conseil à me donner?

Jean Langoncet dit: 4 février 2020 à 21 h 22 min

@Les Oscars, ou la célébration du cinéma hollywoodien, soft power, drogue douce qui rend tellement sympathique et incontournable ce pays qui ressemble tant au « Joker »
@Un film qui n’est pas à la gloire des USA, loin s’en faut.

Deux messages, une fixation. Des clients d’un antiaméricanisme bien de chez nous, vous en trouverez ici davantage que d’avis pour vous orienter sur le cinéma de Schlesinger. Non ?

Jazzi dit: 4 février 2020 à 21 h 47 min

Brigitte, les meilleurs films de John Schlesinger sont ceux où il parle directement de son homosexualité.

« Ouvertement homosexuel, Schlesinger traite de ce sujet dans Macadam Cowboy, Un dimanche comme les autres et Un couple presque parfait.

Schlesinger dut subir un quadruple pontage en 1998, avant d’être victime d’un accident cérébrovasculaire en décembre 2000. Le 24 juillet 2003, le respirateur artificiel qui le maintenait en vie au Desert Regional Medical Center de Palm Springs (Californie) fut débranché en présence de celui qui fut le compagnon du réalisateur pendant plus de trente ans, le photographe Michael Childers. Tôt le lendemain, Schlesinger est décédé à l’âge de 77 ans. »
(Wiki)

Annelise dit: 4 février 2020 à 22 h 55 min

Merci, Art 4 février 11h55. .reçu une alerte de la modé me signalant les dégradations, je commence à en avoir marre et madame votre mère pourrait être de bon conseil. Cru comprendre qu’elle a un petit poste dans la branche, ça aide. Me tournerai vers vous . Puck (Wolfang), lui,vous le savez, est le cuisinier officiel des Oscars..Son homonyme malfaisant et les divers hétéronymes du côté obscur feraient mieux de s’intéresser au dîner vegan concocté pour la cérémonie que de polluer ici au risque de se faire pincer les doigts dans la porte.. .Mink Deville fourni par Jean-Marcel prévient entre deux accords de violon, I said, hey, William, Mau etc, you better lay low and get out of the town. ..de l’air, de l’air
Dommage, les play-lists de « Jean Langoncet » ou autres Alley font montre d’intuitions irremplaçables. Hier 22h53, ce morceau de Dylan mérite à lui seul un Nobel (Changing of the guards, quelle version ! Meilleure encore que celle de Patti Smith)

Les Orgueilleux de Paul.Film bizarrement lisse, bizarrement strident dans ma mémoire, avec une ambiance de jungle d’opérette. Une fièvre à laquelle je croyais peu, moins qu’à celle qui traverse Mogambo de John Ford. Reste que je ne voyais que lui, Gérard Philipe ! sa manière de briser la bouteille sur le comptoir m’a impressionnée de façon durable. .donner quitus à l’humiliation au plus fort de sa dépendance. .cela me rappelle la rédemption de Dean Martin. .Dude remprunte la grande porte dans Rio Bravo .. Deguello, le petit Ricky Nelson roule une cigarette et Marian Morrison veille, en chemise rouge et étoile de shérif, chapeau cabossé sur la tête

Annelise dit: 5 février 2020 à 0 h 02 min

Ettigirb, je certifie, n’a aucun rapport avec Lucienne et ses sbires ni avec Eriksen. Un CV non trafiqué, donc bienvenue sur la RdC !
Pour la question à 18h21 sur Schlesinger, Jazzi vous a donné sa lecture, je pensais que JM, CP ou Phil de leur côté auraient leur opinion. Ils la livreront peut-être
Vous ne connaissez vraiment pas d’autres films ,vous êtes sûre ? Pas même « Marathon man » ? Dustin Hoffman, Laurence Olivier en docteur Szell, dentiste expéditif, Roy Scheider (que vous aurez vu dans les Dents de la mer), Marthe Keller. .un classique mainstream mais bien fait, adapté du livre de William Goldman. .une scène gardée en tête pour m’y être identifiée : « Babe » (Dustin Hoffman) toujours au fond de la classe, murmure des réponses inaudibles mais souvent justes. .il court pour semer ses angoisses ou peut-être sa timidité. Quand « Doc » est assassiné, il fait preuve d’une endurance et de dispositions insoupçonnées. .la fameuse phrase récurrente de Szell le tortionnaire à la roulette (dentaire) « est-ce sans danger » ne vous dit rien ? Une histoire de diamants…
A propos de diamants – qui remet l’Oscar à John Schlesinger l’année où il l’emporte avec Midnight -ou Macadam ?- Cowboy? (Z, Butch Cassidy et Hello Dolly sont entre autres nominés) ..Elizabeth Taylor, en robe somptueuse assortie à ses yeux, un joyau en forme de poire de 69, 42 carats au cou. .!
https://www.youtube.com/watch?v=AnPcKk3YO3s

On rit, au vu de l’extrait, en repensant à la description cash de Richard Burton de leur rencontre : «J’ai trouvé que c’était une naine avec des mamelles de vache»(sic). De quoi déplaire aux féministes, sorti du contexte, si elles s’attachent au pied de la lettre. ..un couple par ailleurs autant porté aux disputes que sur la bouteille, soudé par la passion tumultueuse. Le Gallois vient du théâtre. Alors qu’ils sont invités à Buckingham Palace, Liz crée un scandale en repoussant sa chaise et s’écriant d’une voix forte qu’elle a besoin «d’aller aux chiottes» (sic). La cour d’Angleterre n’avait pas encore Megan et Harry pour se distraire.. shocking !
Mais c’est le même monstre sacré qui protège comme on l’a relaté son ami Monty Clift des commères, ou rapatrie sur ses propres deniers Roch Hudson mourant que toutes les compagnies retoquent… Même remariée à George Hamilton bien trop bronzé, à Larry Fortensky, entrepreneur rencontré aux réunions des AA clone de Jean-Pierre Rives, ou en fauteuil roulant, venant récolter des fonds pour AIDS à demi grabataire, La Taylor est une grande dame, et surtout un tempérament. Son épaisseur charnelle, son professionnalisme précoce, le fait d’avoir connu depuis longtemps sans ciller l’envers des plateaux, le désenchantement personnel qui s’ensuit et la certitude que sous le caparaçon, les divas cachent des personnes malmenées et faillibles (le « Ils s’endorment avec Gilda et se réveillent avec Rita » de Rita Hayworth) expliquent qu’elle ait pu passer de Lassie ou des 4 Filles du docteur March à Reflets dans un oeil d’or avec Brando, La Chatte sur un toit brûlant ou Soudain, l’été dernier

Jazzi dit: 5 février 2020 à 11 h 32 min

« Histoire d’un regard » de Mariana Otero.
Le film de la semaine qu’il ne fallait surtout pas rater !
Cela se présente comme un documentaire sur le reporter-photographe Gilles Caron, qui a traversé les années 1960 de manière fulgurante, nous laissant pas moins de 100 000 clichés dont la plupart des photos que nous avons tous vues sur la guerre des Six Jours, mai 68, le conflit nord-irlandais, la famine au Biafra ou encore la guerre du Vietnam, avant de disparaître à trente ans au Cambodge en 1970.
Photographe vedette de l’agence Gamma, créée entre autres par Raymond Depardon quelques années auparavant, il laissait à sa mort une jeune veuve et deux petites orphelines.
A partir de l’ensemble des photos gravées sur un disque dur, confiées par l’une de ces dernières à la documentariste, celle-ci nous restitue la biographie photographique complète du reporter.
A travers ce véritable journal en images du reporter, elle nous conte l’histoire de son regard, qui fut et continue à être un peu le notre sur les grands évènements de cette époque, et qui devient grâce à son travail d’enquête précis et minutieux, l’histoire d’un destin.
On y découvre quel photographe exceptionnel fut Gilles Caron. Sa rigueur, son engagement jusqu’au-boutiste, son empathie pour ceux qu’il photographiait, s’attachant toujours à repérer les personnages les plus emblématiques nous permettant de mieux comprendre les drames dans lesquels ils étaient emportés.
Mais aussi ses doutes, ses conflits personnels à propos d’un métier qui lui apparaissait de plus en plus comme un rouage dans la machine médiatique.
Ce documentaire sur un témoin impliqué dans son temps et tout entier tendu pour nous le donner à voir, à le comprendre et à méditer, sous la conduite de la réalisatrice prend alors des allures de film avec mise en abyme.
D’autant plus que Mariana Otero, soeur de la comédienne Isabel Otero, qui a perdu sa mère, artiste, à l’âge où les filles de Gilles Caron perdaient leur père, ne nous cache pas l’intérêt personnel qui anime de manière sous-jacente sa recherche…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19586262&cfilm=277132.html

Dubruel dit: 5 février 2020 à 11 h 38 min

beau portrait de Taylor, Annelise. Burton jouait à Toronto. La rencontre leur a été fatale.
Une pièce l’an dernier,pas vue car je n’ai pas le goût des pièces biographiques, mais dont on m’a dit du bien : ‘Pupilla’, animée par une collègue de Grenoble alpes, laboratoire Littérature & Arts, sur un texte de Frédéric Vossier.
Le pitch, ‘A powerful portrait of Elizabeth Taylor, one of the very first film icons to take a stand against the reactionary, misogynistic prejudice of Hollywood cinema. Wild and untamed, Taylor was a fantasy object who ultimately belonged to no one but herself.’

françon à la Colline, 3 mars, enregistré. Merci, Cp.

Dubruel dit: 5 février 2020 à 11 h 57 min

jazzi finit par mettre le doigt sur une pépite après la tonne de sable filtrée.

Tweet d’Assouline sur le Masque & la Plume vilipendé, j’y reviens. Marine Turchi soulève dans Mediapart la collusion France télévision & production de ‘J’accuse’. La rapidité à passer sur le dossier de presse faisant le parallèle entre l’homme Polanski persécuté par une poignée d’excitées féministes et dreyfus broyé dans l’engrenage éclairée différemment. Cette fois, la boulette sera trop grosse pour passer. Valentine Monnier était passée à la trappe, elle revient par la fenêtre.
Le ministère et les organismes publics ne rigolent plus avec ça. Les harceleurs de tous poils vont tomber, avec les habituels excès.

la chute du billet d’Annelise est d’autant plus aiguisée. Une chronique taillée à plus de 60 carats. J – 3 avant le départ. Bonnes vacances à la zone c !

Paul Edel dit: 5 février 2020 à 12 h 15 min

Revenons aux « orgueilleux » d’Yves Allegret.Qualifié de « suranné » dans Telerama.. La fin « heureuse » a été imposée » par les producteurs mexicains ; la dernière scène n’a pas été tournée là-bas par Allegret, mais par un assistant devant une toile peinte, dans les studios parisiens. La fin imaginée par Allegret était intéressante. Le médecin alcoolique délabré quittait la petite ville pour une autre, il était rejoint par Michele Morgan et il fuyait de nouveau ,la femme comprenait alors qu’il était un errant ..Je reste quand même surpris que télérama accole toujours à ce film l’adjectif « suranné » .
Car la sensualité des corps imprègne chaque plan. Avancée somnambulique poisseuse, visqueuse de Gérard Philipe, marche presque christique sur certains plans de ciel vide immense dans sa marche de crabe.. chez Allegret une manière d ‘orienter la lumière sur les visages :celui mal rasé, défait, bariolé de tics, creusé de Philippe avec, en face l’ovale lisse, lumineux, intact et parfait de la Morgan. Le contraste entre lui et elle. Lui chancelant, un futal plein de taches de graisse, corps exaspéré, déplacé, surtout une manière chez Gérard Philipe de tordre les bras , de creuser les omoplates, de mal occuper sa chemise qui pendouille.. un ploiement du corps, sans oublier un extraordinaire travail sur les pieds non seulement pendant la « danse » exténuée mais dans sa manière de traverser les terrains vagues en martyr (de quelle fatalité ?) Avec un ciel si immense qu’il forme trou, question. Le travail du corps de Philipe ses torsions chancelantes devant des enfants qui regardent ça comme une curieuse incantation, garde une fond de dignité. c’est du grand art du cinéma : enregistrer les corps .On n’oublie pas cette traversée chancelante de la grande rue de la petite ville, avec la grâce dégingandée de Philippe parmi des terrains vagues et la frange blanche de la mer .Par contraste la beauté parfaite, si soignée, du corps de Morgan, sa plénitude charnelle si évidente, ses épaules d’une rondeur lisse soulignée par les bretelles du soutien-gorge, elle plus distante-attirante que tous les autres corps. Corps divinement soigné, qui garde quelque chose de frais et de détaché dans un milieu, et qui fait silence dans certains plans.. car l’ épidémie de méningite cérébro-spinale menace les corps de putréfaction rapide dans ces chaleurs . Il émane une sorte de clarté de ce corps Morgan, cuirasse de santé, splendeur qui irradie dans les ombres d’une chambre et les moiteurs de draps pas propres.. quelque chose d’immaculé, ,de souverain, de parfait, qui contraste avec les sueurs, les secrétions, les corps poisseux, ou les corps brulés, durcis de soleil, corps accentués, entaillés, des villageois..

Marie Helene S dit: 5 février 2020 à 13 h 00 min

‘une manière chez Gérard Philipe de tordre les bras , de creuser les omoplates, de mal occuper sa chemise qui pendouille.. un ploiement du corps, sans oublier un extraordinaire travail sur les pieds pendant la « danse » exténuée’.

Merci, Paul Edel. Nous sommes d accord pour reconnaitre l etonnant pouvoir de jeu animal de G.Philipe… a tout age ! Alors que je me range du cote de telerama ou d Anne Lise (qui prend soin de nuancer),trouvant au film un caractere desuet, decouvrant Les Orgueilleux il y a deux ans (donc, dans la quarantaine), la scene de la danse m a parue torride !!

‘La beaute du Diable’, ‘Monsieur Ripois’ ont ete de jolies decouvertes. Un acteur legendaire, brillant par sa modernite, y compris physique.Par contre ,mes enfants n ont pas accroche a une version que, petits, ils ont estimee vieillie de ‘Fanfan La Tulipe’.

L acteur est le beau-pere de J.Garcin. Pas lu la biographie du gendre sur le comedien. L exercice a mes yeux voue a la deception.

John

Marie Helene S dit: 5 février 2020 à 13 h 05 min

@Anne Lise, Ettigrib;
‘John Schlesinger l’année où il l’emporte avec Midnight -ou Macadam – Cowboy’
Quel est le titre exact, macadam ou midnigt ?
Aucun autre titre ne me venait a l esprit, j ai consulte google. Sa filmographie est vaste.

Les nommés annonces par Liz Taylor,Z, Butch Cassidy & Hello Dolly n etaient pas n importe qui.

Marie Helene S dit: 5 février 2020 à 13 h 23 min

merci, Jazzi.

annelise, je n ai pas compris pourquoi vous parlez du harceleur chez vous au sujet du chef qui regale les oscars, Wolfgang Puck.
si vous ne vous saisissez pas de la proposition d art,la sacd ou la sdgl peuvent engager des poursuites. Les temoins ne manquent pas et il n y a aucune raison de laisser s installer une omerta !

W.P., son restaurant Spago est celebre a L.A mais je n y ai jamais mange. Des amis m ont vante la cuisine de ce prodige austro-americain. Je crois qu il a un restaurant a New York (hors de prix ?).

C.P. dit: 5 février 2020 à 13 h 57 min

Schlesinger :

Bien sûr, « Marathon Man » et pour moi la piste grillagée d’entrainement au-dessus de Central Park, passant près du Met et du Réservoir où se situe la scène décisive entre Dustin Hoffman et Laurence Olivier.

Oscars : Jacques ne m’en voudra pas, mais j’avais trouvé « Macadam Cowboy », certainement important à l’époque, un peu mou.

Dérive, je le sais bien, mais juste comme ça : les duos américains que je préfère sont ceux de Suzanne Sarandon et Geena Davis dans « Thelma et Louise » de Ridley Scott et de Gene Hackman et Al Pacino dans le « Scarecrow » de Schartzberg.

ettigirb dit: 5 février 2020 à 14 h 13 min

Merci pour toutes ces infos sur Schlesinger. Macadam et Manhattan cowboy même film. J’ai vu Marathon man aussi, un film à cauchemarder. Schlesinger ne devait pas aimer beaucoup NY! Quant à Gérard Philippe, il avait pour moi ce que François Cheng appellerait une âme, et qui transparaît malgré parfois une prise de son imparfaite ou des dialogues un peu datés. Une étincelle. Lu le livre de Jérôme Garcin, travail d’enquête, précis, sans « gras ». Extrêmement touchant par son absence de pathos.

Chantal dit: 5 février 2020 à 15 h 08 min

American beauty, les 4 filles du docteur March, souvenirs floutés, peut -être les revoir.

A propos de star system et puisque bientôt seront déclinées les palmes et les ors, que nous aurons monsieur loyal et les ironies du jour sur talons haut, vacarmes et tralalas. Vu la semaine passée Judy, biopic de la vie, ici plutôt la fin de vie de cette mini enfant, chanteuse, danseuse, un poil excessive, hors cadre, sympatique en diable et fil de fer vacillant sous les médocs et l’alcool. Emouvante Renée Zellweger ici transfomée , filiforme et d’une émotivité sur le fil, exit, la bonne copine gaffeuse, la briget jones celibataire déconfite, place au monstre sacré, star fêlée plusieurs mariages impulsifs au compteur, de la gouaille entraînante. Retour sur les planches du cabaret Londonien pour une tournée qui ravigoterait ses finances et lui permettrait de récupérer la garde de ses enfants. La morale, la culpabilité courrent le film, sillone entre la masquarade d’un enfance surexpoitée par un producteur qui exploite à fond ses actrices, vent de fraicheur filmé qui lui vit faire ses début dans le Magicien d’OZ. Les bords de canapés, en coulisse pour enfin dormir, les faux anniversaires décalés pré- presse, des coach santé, pilules en tout genre, et la voix, seul or naturel susceptible d’enjôler un public, de donner des couleurs de magie aux spectacle, voix précieuse, cassé par l’alcool, les cigarettes et les disputes. Trop de profiteurs aussi qui promettent la lune, la fortune, pour ne faire que prendre la poussière d’étoiles qu’elle répand autour d’elle. Duo attendrissant avec sa dernière manager qu’elle mène un peu par le bout du nez, la jeune femme passe son temps à rattraper son agenda, arrondir les angles avec un producteur excédé par les retards de la diva, ses peurs bloquantes qui ressortent. Le rôle ambigu du jeune mari producteur de disques qui nous la montre gamine, comme un oiseau avide d’amour, prête à croire n’importe quoi, puis soudain coléreuse, suspicieuse et vacharde. Je ne sais pas si elle aura un Oscar pour sa prestation, Renée, mais j’ai bien aimé cet envers /endroit des plateaux.

bouguereau dit: 5 février 2020 à 15 h 49 min

un peu rond le cowboy

..baroz y croit qu’c'est lui qui fait l’cochon dans délivrance..mais c’est un faux ami baroz..note c’est un drole de paroissien..une figure de jeunesse t’as pas faux

bouguereau dit: 5 février 2020 à 15 h 52 min

les 4 filles du docteur March

à chaque fois je pense au 3 orfèves a la saint eloim..à chacun ses paniques baroz..et à chaque fois que je dis ‘panic’ je pense à topor..et ‘jodo’ comme il dit deerphiloo

bouguereau dit: 5 février 2020 à 15 h 56 min

« Macadam Cowboy », certainement important à l’époque

surané comme il dirait polo..gabin il disait ‘un bon film c’est surtout au bon moment..en avance c’est pas bon non pus’..c’est qu’il oubliait pas les pépètes gabin

bouguereau dit: 5 février 2020 à 15 h 59 min

les duos américains que je préfère

moi c’est starsky et heutch..c’est quand même un peu plus classe que linda lovelace avec n’importe quelle bite à cinédirfilou..

bouguereau dit: 5 février 2020 à 16 h 02 min

Il émane une sorte de clarté de ce corps Morgan, cuirasse de santé, splendeur qui irradie dans les ombres d’une chambre et les moiteurs de draps pas propres.. quelque chose d’immaculé, ,de souverain

polo il en pince..y se voit bien en pancho villa..

C.P. dit: 5 février 2020 à 16 h 03 min

Jacques, c’est vrai pour le visage de John Voight, mais je voulais seulement dire que pour moi le film avait vieilli. La déambulation dans Manhattan est accompagnée de dialogues longuets, voire timides même dans le « hors-jeu » des deux personnages dans la ville, avant qu’enfin la véritable relation entre eux ne s’installe (et que « Midnight » signifie un peu plus que « Macadam »). Il me semble, alors même que le film a été classé alors « dangereux » pour la belle morale si j’ai bonne mémoire, que l’on ferait plus suggestif aujourd’hui (le film a cinquante ans). Mais sans doute ai-je tort, et je n’ai vraiment rien contre la performance des acteurs, si ce n’est que Dustin Hoffman est tout de même ici un peu caricatural.

bouguereau dit: 5 février 2020 à 16 h 06 min

morgan c’est quand même un partage des eaux de génération..un vrai cas..surrané..ou pas?..that is the question..c’est dingue comme la virilité la féminité..la beauté hen somme soit telment hintimement de son temps

Jazzi dit: 5 février 2020 à 16 h 34 min

Jamais revu Macadam cowboy depuis sa sortie, C.P. La nouveauté à l’époque tenait surtout au thème de l’homosexualité liant les deux comédiens. Mais ce n’était pas évident. Ensuite, avec Sunday bloody Sunday, film britannique, les choses seront plus nettes chez John Schlesinger. Le premier patin à l’écran entre deux hommes, pas à la russe mais avec la langue !

Paul Edel dit: 5 février 2020 à 18 h 00 min

Jazzi..Dans « Sunday bloody Sunday » , le médecin juif, Hirsh, ( interprété avec nuances par john Finch) n’est pas particulièrement religieux mais il assiste à une communion juive dans sa famille et c’est si remarquablement filmé qu’on comprend que ce retour dans une synagogue provoque une intense émotion chez le médecin:il s’identifie à ce garçon de treize ans qui fait sa communion . Bouffée de nostalgie, équation retrouvée d’une vie qui trouve un repère dans les rites religieux oubliés .. ça le ramène aux insondables années perdues de son enfance. Une sorte de madeleine proustienne. D’autant que les demoiselles du téléphone, comme dans Proust, ont le rôle capitale des Parques.. Glenda Jackson exceptionnelle, Murray Head ,un peu fade à mon gout.

Annelise dit: 5 février 2020 à 18 h 50 min

Say it ain’t so, Paul. Un slow digne de Philippe Garrel faisant danser Louise Chevillotte avec son professeur de philosophie

Macadam cowboy, je l’ai vu à la même époque qu’Easy rider, quinze ans après leur sortie, lorsque j’étais adolescente et j’avoue que l’homosexualité du premier film en filigrane n’avait pas retenu mon attention, Jacques 16h34. .plus focalisée sur le road-movie des hippies, les choppers chez Dennis Hopper. Une revoyure s’impose pour estimer où j’en suis entre votre opinion et celle de CP
Le Thelma (Geena Davis) et Louise (Susan Sarandon) évoqué par Christian extrêmement frais en revanche dans mon esprit. ..film féministe sans concession. Le duo d’actrices crève l’écran, et le jeune Brad Pitt saute sur le lit avant de dérober le portefeuille et de prendre la poudre d’escampette. Vision pessimiste de la masculinité que l’on retrouve chez Verhoeven, durement mise en abyme dans Showgirls. Le meilleur Ridley Scott selon moi, comme Jackie Brown est le meilleur Tarantino ! On échappe à la caricature anti-homme haut la main grâce à Harvey Keitel. Cette fin « ouverte », hymne à la liberté, à l’entraide entre femmes en forme de grand bond vers le ciel pour dénouement de toutes les exploitations, de tous les désabusements et des déceptions donne la chair de poule

Jean-Marcel, de quoi parlez-vous ? « Morgan » ? Clara Morgane ?L’allusion chez vous non dépourvue d’ambiguité. Du porno ? Linda Lovelace, j’ai regardé le CV, est une actrice physique de films en gros plan. (Phonétiquement, saluons au passage « Miguelito Loveless », le nain macabre surintelligent de Wild Wild West pour prouver à Art que nous avons cela en magasin)
C’est très bien, votre « splendeur qui irradie dans les ombres d’une chambre et les moiteurs de draps pas propres.. quelque chose d’immaculé, ,de souverain » emprunté à Paul à 16h02 !
Après, vous êtes capable d’avoir semé volontairement une confusion ? Pas trop, en saupoudrage, trop de détails aurait tué l’amour, mais… je me rappelle votre façon délicate d’évoquer des actrices « en mitaines » soufflant sur leurs doigts.Travailler nu ne guérit en rien de la frilosité ni du risque d’attraper mal, surtout dans un métier qui expose à autant de fatigue corporelle et morale. J’avais déjà signalé ce collectif tout à fait sérieux à Berlin qui sans aucune moraline voudrait assainir le métier de ce qu’il comporte de vente d’esclaves, de chair à canon corvéable à merci, censée tout endurer. .militant pour un porno « éthique », éventuellement à visées pédagogiques, le mot est à trouver, partant du principe que de facto, l’éducation sexuelle dans tous les milieux passe de plus en plus par ce biais passif
Un beau portrait de travailleuse du sexe en cuir mature, angoissée par la chute des revenus à la retraite, c’est chez Fatih Akin. La femme, Yeter, trouve repos et sécurité chez un Turc vieillissant auquel elle rendait des prestations tarifées. Il veut l’épouser, non pour faire des économies, mais parce qu’il l’aime et malheureusement il la tue accidentellement. Il y a aussi une love-story lesbienne « politique » touchant aux Kurdes, un voyage aux sources identitaires à Istanbul, des juxtapositions de deuils se répondant sourdement (Hanna Schygulla en mère qui a perdu sa fille) : « De l’autre côté », prix du scénario à Cannes en 2007
Pour ma part une légère préférence pour « Head-on »(2004), violemment punk, avec un Birol Ünel au faîte de la nervosité. .figure romantique dissimulée en personnage torturé consistant, émacié, ardent, dans la vie non plus il n’en était pas loin. Il paraît qu’il vit sous les ponts désormais, faute d’engagements. Horreur de penser ça. Il y a une scène où Sibel, la jeune femme qui lui a demandé de contracter un mariage blanc pour échapper à sa condition brise une bouteille sur un comptoir qui n’est pas sans résonner avec celle des Orgueilleux

Annelise dit: 5 février 2020 à 18 h 59 min

On pouvait (aussi) regarder la Morgan d’Yves Allegret dans les yeux

Chantal 15h08,  » vent de fraicheur filmé qui lui vit faire ses début dans le Magicien d’OZ. Les bords de canapés, en coulisse pour enfin dormir, les faux anniversaires décalés pré- presse, des coach santé, pilules en tout genre, et la voix, seul or naturel susceptible d’enjôler un public, de donner des couleurs de magie aux spectacle »
Très belle recension, très bien écrite, j’y reviendrai

Jazzi dit: 5 février 2020 à 21 h 29 min

« Glenda Jackson exceptionnelle »

Je ne me suis jamais remis de sa disparition des écrans !
Elle était carrément sublime dans Marat-Sade de Peter Brook !

C.P. dit: 5 février 2020 à 22 h 42 min

Eh bien, ça tourne : avec Paul Edel pour « Sunday, bloody Sunday » de Schelinger, puis avec Jacques pour « Marat-Sade » de Peter Brook, on retrouve Glenda Jackson.

Actrices d’hier et Oscars demain ? J’ai été sensible, comme Annelise, au compte rendu de Chantal sur « Judy » (que j’irai voir) et sur Renée Zellweger en Judy Garland. Je me souviens d’une biographie de celle-ci, il y a quinze ans au moins. C’était un téléfilm je crois, il insistait, comme cela semble être le cas de « Judy », sur les hauts et les bas, après bien sûr « Le Magicien d’Oz », d’une carrière courte et mouvementée, au cinéma mais aussi au théâtre. Des films à revoir ?

Annelise dit: 6 février 2020 à 8 h 05 min

Merci CP, vu cela au réveil !
Mort de Kirk Douglas à 103 ans. .quel acteur ! L’avez-vous connu ? On ne sait jamais
A tout à l’heure pour en parler avec qui veut et discuter avec Chantal sur son post

Annelise dit: 6 février 2020 à 8 h 21 min

« L’Homme qui n’avait pas d’étoile », fils de chiffonnier natif d’Amsterdam, Etat de NY, les a cependant toutes décrochées

C.P. dit: 6 février 2020 à 8 h 56 min

Annelise, non, mais bien après ses films j’ai été quelque temps familier de son blog. Il y parlait assez souvent de son amour des chevaux et d’un film que l’on ne cite pas souvent à son propos mais que j’aime beaucoup, « Lonely are the Brave ». Pour pas mal d’acteurs, John Wayne le premier, il était « Izzy, the Horseman ».

Phil dit: 6 février 2020 à 10 h 02 min

Diable, le capitaine Kirk Douglas avait un blog…dommage que la Riefenstahl (rubrique des centenaires du cinéma) n’eût pas connue l’ère numérique;
Son rôle dans « La griffe du passé, de la graine de star. (comme il l’avait rectifié au vendeur de soupe Séguela en l’apostrophant. En français. que nos Dujardin en prennent de la graine).

Jazzi dit: 6 février 2020 à 10 h 19 min

« La Cravate » de Mathias Théry et Etienne Chaillou.
Durant les dernières présidentielles de 2016-2017, les cinéastes ont suivi Bastien, un jeune militant du Front National d’Amiens.
Un bon gros gars bien gentil de vingt ans dont ils ont enregistré les moindres faits et gestes et rédigé après coup le « roman de campagne » qu’ils lui soumettent pour accord durant une séance de lecture filmée.
Le jeune homme se prête volontiers au jeu, précisant quelques points çà et là et leur révélant une information capitale le concernant.
Sous une certaine placidité bonnasse et une transparence comportementale sympathique, Bastien dissimulait en effet une violence et un mal être personnels qui ont failli l’amener à commettre des actes irrémédiables particulièrement tragiques…
Comment peut-on être militant de ce parti d’extrême droite et consacrer l’essentiel de son temps à s’activer sur le terrain afin que Marine le Pen accède au pouvoir ?
Il y avait vraiment cru et fut fort dépité de voir la victoire échapper à sa candidate favorite.
Ce film documentaire, où les cinéastes sont particulièrement intrusifs et la voix off lourdement omniprésente (une tendance qui tend à se généraliser dans le genre ! Ainsi pour le documentaire sur Gilles Caron, précédemment évoqué), nous donne cependant à voir l’envers du décor de la campagne présidentielle, vue depuis la petite permanence locale et ses divers intervenants.
Bastien est cornaqué par un ami de collège avec lequel il collait les affiches jadis, un jeune Rastignac plutôt bellâtre qui a su grimper dans la hiérarchie et dont il devient l’assistant de fait.
Celui-ci l’introduira à Paris auprès de Floriant Philippot, le numéro 2 du FN d’alors et Marine le Pen fera une apparition remarquée sur le terrain local, dont Emmanuel Macron est également natif.
Bastien se montrera déçu néanmoins par le grenouillage politique auquel il lui est donné d’assister et où l’ambition personnelle de chacun prend, là aussi, contrairement à ce qu’il croyait, le dessus sur l’intérêt général du pays.
Son expérience politique lui aura servi cependant à s’affirmer dans son travail à la tête d’un club de jeux de laser.
Il n’a pas renoncé à voir et agir pour que Marine le Pen soit un jour prochain présidente de la République.
Le prochain coup sera-t-il le bon ?
Il convient de rester vigilant…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19586528&cfilm=278963.html

Eriksen dit: 6 février 2020 à 10 h 33 min

j’ai revu American Beauty. Le film est plus riche que dans mon souvenir, même si je reste dubitatif sur la grotesque accumulation de malentendus qui mène au meurtre.
Vous devriez revoir ce film Annelise, je suis sûr que, comme moi, vous changeriez un peu d’avis ici ou là… je trouve notamment que votre culte pour le voisin adolescent morbide est troublant. Il nous vient directement de Benny’s video ce garçon. Roi de la dissimulation, prototype du pervers narcissique, il sait prendre le pouvoir sur l’autre, chercher les failles, jouer sur les culpabilités. « IL ne faut jamais briser les rêves des idéalistes » dit-il, en d’autres termes, « il faut toujours flatter les idéalismes ». Seul un vrai salaud peut dire cela. La scène très ambigüe où il pousse Jane à envisager l’élimination de son père fait froid dans le dos. Tout sac en plastique qui soit, je n’en voudrais ni pour fils ni pour gendre.
la petite Angela n’est ni une idiote ni une allumeuse. Sa volonté de puissance est grande et passe par l’envie de baiser qu’elle inspire… et alors ? y’a pas de sot plaisir narcissique, ou bien il le sont tous. Fanfaronne et artificieuse certes, tout comme la femme de Lester. Elles ont une philosophie qui tient en une phrase : « If you want to be successful, look successful », et la réalité suivra. Et quand la réalité résiste… tant pis pour elle. Elles incarnent toutes deux l’artifice et le contrôle. Une construction hâtive pour Angela, un paravent d’adolescent encore déchirable, un leurre d’abord pour elle-même… à trop compter ses atouts on ne peut en jouir vraiment. Mais pour la femme de Lester il est trop tard, le paravent a totalement fusionné avec l’être. Pauvre Lester…, il est pour elle l’incarnation de la révoltante résistance de la réalité.
S’en suivent pour lui pour perte de confiance et démotivation en cercle vicieux, injustification à exister, et plongée au fond de la piscine. American beauty est l’histoire de l’été indien face au printemps affolé. Un rebond, ou, si vous voulez, le concept de ruissellement appliquée à la sève. Elle déborde d’Angela vers Lester. On ne connait pas encore tous les mécanismes du cerveau, mais Sam Mendes nous décrit la brutale remontée de libido masculine face à une opportunité inespérée de perpétuer ses gènes. Sûr que cette capacité-là a dû être faire l’objet d’une sélection naturelle. Un vieux résigné, une jeune séductrice, une monté d’agressivité et de culot, un peu de dopamine, de la testostérone et de la vasopressine et le compte y est. What else pour la philosophie ? Pas grand-chose, du moins pour Lester … à quel moment est-il libre ?
Pas quand il succombe à Angela, clone de sa femme, mais on peut dire qu’il a de la cohérence dans ses instincts.
Certainement pas quand il envoie tout balader, il le fait avec la brutalité et l’absoluité d’un homme dans les fers. Tout ou rien… c’est limité comme liberté.
Mais la vraie Liberté c’est peut-être … de ne pas déflorer cette américaine beauté ? Alors soit, il est libre de ne pas suivre son instinct primaire, libre de ravaler son vieux Ronsard, libre de s’interdire l’aboutissement de beaucoup d’efforts, libre de se rendre enfin compte de la différence d’âge… Belle liberté, en effet. Un peu contre-nature mais bon, c’est cela la culture, non ? s’élever au-dessus…
Bien égoïste cependant. Est-on libre de rester sec quand une jeune femme se met à pleurer car on ne veut plus d’elle juste parce qu’elle est vierge ? Moi qui croyait depuis mon adolescence que la virginité n’était plus si importante… ça revient, et par les hommes comme toujours, retour du vieux tabou néolithique issu de l’obsessive patrilinéarité,… un temps mis au rencard…
J’avais été choqué en 2009, mais je dois bien admettre que l’on s’est habitué depuis. L’heure est au contrôle des instincts sexuels, y compris dans les plus hautes instances comme la RDC. C’est comme çà, ça va, ça vient. Faut s’adapter.

Art dit: 6 février 2020 à 11 h 46 min

Anne-lise 18h.50 le 5/02 vous êtes joueuse de me faire ce clin d’oeil adorable à Docteur LOVELESS!!! dans le prénom vous avez oublié après Miguelito, celui QUICHOTTE. Au total :Miguelito Quichotte loveless, le Mal incarné effectivement nain!!!

Cette allusion WWWest n’est pas passé inaperçue à mon oeil et celui de Marmot qui connaissent les séries cultes.Ni celle de Philippe du captiaine Kirk dont vous aurez reconnu Chris Pine dans Star Trek !!!Spock étant incarné par zach Quinto, ce militant homo ennemi de l’attitude de Kevin Spacey(dans la vie différent de American Beauty).
Mende mérite d’être revu et nous ferons le geste!!!

triste que ce vieux monsieur 103 ans Kirk D n’est pas tenu jusqu’aux oscars où il fut certainement célébré en monstre sacré si attendu jusque là…pourquoi se faisait-il appeler izzy,ou est-ce 1 faute et avez voulu écrire IGGY, mon cher Cp ?malgré ne pas être de la même génération, ANTERIEUR aux stooges!!!

Art dit: 6 février 2020 à 11 h 52 min

Utile si vous commentez car ne vois pas!!!merci.

Anne -lise, ce nain vu dans WWW, michael dunn doué m’avait dirigé à voir ce que vous aviez recommandé de film horrific terrible de Tod Browning ,freaks.
Une parade de monstruosités terroibles ,avant Elephant man de david Lynch traumatisant, mais fait pour!!! Je ne l’ai pas regretté, bien que affreux& ames sensibles vont souffrir à ce spectacle et histoire dramatique qui finit mal.

C.P. dit: 6 février 2020 à 11 h 56 min

Eriksen, je ne sais si vous me trouverez de votre côté, mais j’ai un clair souvenir de « American Beauty », et je crois qu’un sentiment de léger (?) dégoût à l’égard du personnage joué par Kelvin Spacey et de sa relation avec la jeune fille était un effet VOULU par Sam Mendes. Spacey n’a d’ailleurs jamais répugné aux rôles ambigus et d’une manière ou d’une autre « infirmes ». Dix exemples, mais on peut revenir à « Usuals Suspects » et à la double personnalité de KS.
Or Spacey a été aussi un grand comédien de théâtre. Je trouve notable que, y jouant mais aussi directeur artistique de l’Old Vic londonien, il y ait été justement dirigé, pour le rôle du roi bossu, ambitieux et roué de « Richard III » (et ça je l’ai vu aussi), par le même Sam Mendes.

bouguereau dit: 6 février 2020 à 12 h 02 min

« American Beauty »

..le titre lui même est ‘chargé’..mais on est telment telment les noeils plein de merde qu’on sait même pus voir les contrepieds ricains..beau beau..comme l’orange baboune

bouguereau dit: 6 février 2020 à 12 h 06 min

je n’en voudrais ni pour fils ni pour gendre

..comme si qu’on choisissait qu’il dirait roger..’chtement..houblie pas de remercier yavé qu’y soit pas pédé’ qu’il plussrait dirphiloo..

Eriksen dit: 6 février 2020 à 12 h 08 min

Je suis d’accord avec vous, il y a de quoi trouver répugnant une telle médiocrité. il n’est qu’animalité cet homme, d’abord l’animalité servile de la bête de somme, puis celle du loup de Tex Avery. Mais cette soudaine « élévation » par la culture de l’hymen me semble plus répugnante encore.

Serge dit: 6 février 2020 à 12 h 09 min

Mort de Kirk Douglas.
Il s’était exprimé, nonagénaire, à l’occasion de la projection d’une version restaurée de « Spartacus », de Stanley Kubrick. Il s’était souvenu du climat malsain qui avait entouré la sortie du film, malgré la fin officielle du mccarthysme. Les années noires de traque obsessionnelle, l’anti-communiste primaire qui avait sévi entre 1950 et 1954, sur fond de Guerre froide et n’avait pas épargné pas Hollywood.
Il avait exprimé sa sympathie à l’égard d’acteurs de la nouvelle génération, Brad Pitt ou George Clooney capables de mettre le pied à l’étrier à des projets moins conventionnels, sans tenir compte de qui a le vent en poupe. Un grand monsieur s’en va.

Bonjour, Anne-Lise Roux. Merci pour la richesse hors des sentiers battus de vos colonnes.

bouguereau dit: 6 février 2020 à 12 h 09 min

L’heure est au contrôle des instincts sexuels, y compris dans les plus hautes instances comme la RDC

3 minutes..la douche c’est bien un truc d’hétéros qu’il dirait baroz

bouguereau dit: 6 février 2020 à 12 h 12 min

en l’apostrophant. En français

dailleurs c’est a keurk qu’on doit ‘le nominé’ à tous les étages..dpuis qu’il a fait le meussieu loyal dans une présentation ‘pour la télévision française’ comme ils diraient les hinconnus..lancastré baragouinait en franzeusiche haussi je crois..mainant à part mitt romney y’a pus personne

bouguereau dit: 6 février 2020 à 12 h 16 min

Moi qui croyait depuis mon adolescence que la virginité n’était plus si importante…

c’est comme beaucoup de chose..ça a l’himportance qu’on lui donne..

Art dit: 6 février 2020 à 12 h 19 min

pouvez -vous stopper m’appeler Roger, M.Jm-B?
Bien que je kiffe federer, dans la défaite aussi classe que victoire !!!

12h.06 houblie pas de remercier yavé qu’y soit pas pédé’

Avez-vous entendu cette polemic idiot que m’a raconté ma mother sur une chanson Jésus pd sur la radio publique?
Vous croyez que c’est hilare d’insulter volontairement des gens car n’étant pas comme nous ,au besoin de jeter de l’huile sur le feu? Nous ne sommes plus dans les mai 68 où c’était provoc drole et maintenant tragic!!! D’autres provocations +interessant mais sont-elles faites? réponse non. Charlie a payé cher et après au lieu de la solidarité se sont déchirés pour le fric.
Tout sauf class. trist.

bouguereau dit: 6 février 2020 à 12 h 20 min

Bouffée de nostalgie, équation retrouvée d’une vie qui trouve un repère dans les rites religieux oubliés .. ça le ramène aux insondables années perdues de son enfance. Une sorte de madeleine proustienne

drole de madleine polo..on dirait qutétouffes une renifle sur comment qut’as droldement perdu ta virginité..’no comment’ qu’il diroit proust

Art dit: 6 février 2020 à 12 h 21 min

mais je ne suis pas heureux de voter macron!!! ni matthieu galley n’a était si beau président même si pd. Le lien n’est pas automatic!!!

bouguereau dit: 6 février 2020 à 12 h 24 min

Brad Pitt ou George Clooney capables de mettre le pied à l’étrier à des projets

mais a un apalouza..mon cul

bouguereau dit: 6 février 2020 à 12 h 31 min

Vous croyez que c’est hilare d’insulter volontairement des gens car n’étant pas comme nous ,au besoin de jeter de l’huile sur le feu?

hilare comme tu y vas..mais il n’y a ni huile ni feu..fais pas l’hempéché roger

C.P. dit: 6 février 2020 à 12 h 36 min

Art, c’est très simple : le premier prénom juif du « vrai » Kirk Douglas est Issur. Tous ses collègues acteurs connaissent l’identité qu’il a échangée comme acteur pour Kirk Douglas et l’appellent « Izzy », et c’est très bien ainsi.

Annelise, il me semble avoir lu que l’oncle de Issur D. avait été éleveur de chevaux. En tout cas Cormac McCarthy, dans un entretien du New Yorker en 1994 à propos de « So pretty Horses », déclarait qu’i était attentif au goût des chevaux de Robert Redford et de Kirk Douglas.

Phil dit: 6 février 2020 à 15 h 30 min

dailleurs c’est a keurk qu’on doit ‘le nominé’ à tous les étages..

ne le savais pas, thx Bougreau !
à part Jodie lgtb Foster, nobody speak french. Roger c’est sympa, tutusse aussi.

Phil dit: 6 février 2020 à 15 h 42 min

thx dear Art Gordon pour le update ! Figurez-vous.. jamais entendu parler de Zach Quinto ni du Chris Pine (super pseudo). j’ai quitté le vaisseau à l’époque de Spock Leonard Nimoy. une star, du niveau de Landau (Martin) Cosmos 99 (avant qu’il échoue chez Woody). zavez pas connu Cosmos 99 ? la base sur la lune, un feuilleton qui rendait claustrophobe.
y’a pas à dire, les serials ça défilme.

Annelise dit: 6 février 2020 à 17 h 37 min

12h36 Cela complète le portrait dans un sens qui, vous le savez, compte pour moi. Le lien aux animaux n’est pas un sujet de gaudriole. Ils m’ont fait, sans anthropomorphisme, la confiance et l’amitié de traverser à mes côtés tous les événements importants de la vie

Art voulait parler de Mathieu Gallet. Le piège orthographique des un T, deux L puis deux T, un L est assez vachard pour voir plus clair après l’homonymie
Ah, Galey e-y !.. son texte intégral délié, précieux pas au sens « maniéré ». Le diariste a le physique de son journal. Pourquoi me priverais-je de descriptions dans ce style ? Lui-même s’y adonnait beaucoup..peintures des (nombreux) hommes aimés. Expression, mise à la Jacques de Bascher, à la Gérard Lefort ou vice versa, je ne me rends pas compte si les époques coïncident. Pas seulement dans la moustache. Ce côté soigné, fringant sans stridence, humoristique… de l’esprit, une gravité qui sommeille, tendre sous la nonchalance ou la lucidité acérée (quand Galey parle de la petite vieille au Prisunic commandant un modeste steak haché, le boucher qui demande «pour vous ou pour le chien» ?)
Une sentimentalité imprévue sous le trait. Son barman breton au corps dur, «petit, policé comme une statue, fait pour la caresse».. ou un autre, «Daniel» sous la douche, qu’il «rince de l’œil». Je n’aime pas la virtuosité langagière à vide, cela m’ennuie. Acrobatie sans risque, avec gros filet, pour quêter les applaudissements… lui, ce n’est pas cela. Un don d’observation, une façon à lui de le dire chez cet «homosexuel, demi-juif»(sic) qui se trouve bien pourvu de ce fait pour briguer une carrière littéraire. Fin, un de ces cocktails frappés avec l’architecture d’un gin minorquin, bord du verre passé au sucre, au citron et à la glace, laissant en bouche la légère amertume chic du concombre. .Non si langue de pute quand il parle de la cuisine des éditeurs au moment de l’élection de Françoise Mallet-Joris, de Philippe Sollers ayant bien de la chance de savoir pourquoi il écrit, car «ce serait comme de savoir pourquoi on fait l’amour». Il a des trouvailles dignes de Louise de Vilmorin, «Je t’aime, tu m’aimes, on sème.» Vous méditerez, on l’éditera

Eriksen 10h33, suis sur mon téléphone, écran trop petit pour débattre. .il y a du juste, comme toujours chez vous mais quel extrémisme ! Le personnage de Ricky mis à la casse comme vous le faites, non.. »pervers », qu’il fasse « froid dans le dos », évidemment, d’accord..mais ce n’est rien régler que de le dire comme ça. La décalcomanie Angela-Femme de Lester est très bien vue. En revanche Burnham -Kevin Spacey, réduit dans la casserole à 12h08 à une « médiocrité répugnante et servile » de celui qui voit là « l’opportunité inespérée de dupliquer ses gènes », avec remontée de libido et vasopressine, mon dieu mon dieu.. il y a des Keyser Soze qui se perdent (tenez, Christian, votre remarque du transformisme « infirme » de Spacey est judicieuse. . »Verbal », alias Roger Kint dans le Usual Suspects de Bryan Singer traîne en effet la patte avant d’allonger le pas pour s’engouffrer dans la voiture ! On pourra citer aussi le trop spectaculaire Seven, de David Fincher, où il marche les épaules rentrées, modestement, celant de la sorte une espèce de réserve psychotique dégoupillée effrayante)
Je voudrais y revenir plus tard si cela s’y prête et surtout, avoir le temps de commenter le biopic Judy Garland recensé par Chantal dans le post 15h08, hier

Eriksen dit: 6 février 2020 à 18 h 02 min

Je n’ai parlé que de Burnham, pas de Kevin Spacey. pourquoi m’opposer d’autres de ces rôles?
en réponse à CP, j’ai écrit qu’ »il y a de quoi trouver répugnant une telle médiocrité »…
mais on n’est pas obligé non plus.
Quant à Ricky, vous ne validez pas le parallèle avec Benny’s video? pourtant…

Eriksen dit: 6 février 2020 à 18 h 03 min

1917
Pas de choix métaphysique, pas de suspense et une seule surprise : c’est ouvertement que Sam Mendes affiche son désintérêt pour le scénario, sans doute pour nous parler d’autre chose. Il aime le grand spectacle, certes… les explosions noires sur fond blanc, les grandes étendues vertes tranchées de blanc et veinés de gris, les fusées éclairantes qui peignent en noir et blanc les villes en ruine…., mais à vrai dire, on s’en fous un peu. Son faux suspens est un peu fatiguant, en particuliers l’interminable course dans la mine en train de s’effondrer…. on s’ennuie …. c’est comme la mer rouge qui se referme : ce n’est que le milieu du film, et comme c’est Dieu qui décide, y’a pas de quoi s’émouvoir. Notre Tintin échappe à tout.
Le politique n’est pas non plus le sujet. Les gros commandants sont dans les bunkers et ventilent la chair à canons : alaises. Rien de nouveau.
L’amitié n’est pas vraiment traitée non plus. Milou meure trop tôt et c’est la surprise… C’est triste et dommage. Exit Milou le comique, l’idéaliste, le spontané. Tintin, c’est le mesuré, le pragmatique, le fidèle, l’empathique, le courageux…. c’est sur ces deux dernières caractéristiques que nous recentre Sam Mendes . L’empathie baigne le film, en particulier dans la belle scène de la cave. Son courage est d’une forme particulière, épuré de la témérité et de la jouissance, nettoyé des meurtres, il fait penser à Brad Pitt dans Ad Astra … il tient plus de la ténacité.
C’est vrai qu’il est beau cet homme tenace et fragile. De la mesure, de l’obéissance…. exactement le programme inverse de nos années présentes et futures …
Un plébiscite par la Hollywood Academy ne serait-il pas un peu obscène, en présence d’un Joker ou d’un Parasite ?

Jazzi dit: 6 février 2020 à 20 h 57 min

Bien vu, Eriksen.
Moi j’y ai vu aussi du mélo à la Douglas Sirk, avec la scène finale de passation des alliances fraternelles…

Phil dit: 6 février 2020 à 22 h 04 min

cet «homosexuel, demi-juif»(sic) qui se trouve bien pourvu de ce fait pour briguer une carrière littéraire

saprée Annelise, lu trop vite.. »briquer ».
beau portrait au débotté de Galey (le littéraire). quelques années plus tôt que Bascher, il me semble et plus « sérieux ». intime de…Chardonne. oui, de quoi virer sa cuti.

Jazzi dit: 6 février 2020 à 22 h 14 min

Et frère de la journaliste télé !
Ami de la Grande Ourse Noire.
Les pages les plus émouvantes sont celles où il parle de sa mort prochaine et de ses derniers grands voyages…

Eriksen dit: 7 février 2020 à 0 h 20 min

« Moi j’y ai vu aussi du mélo à la Douglas Sirk… »

oui, et j’ai trouvé que cela sonnait Malick aussi.
Des cinéastes qui n’ont pas peur de prendre les sentiments au sérieux et qui font jouer leurs acteurs sans second degré. ça n’se fait plus

bouguereau dit: 7 février 2020 à 10 h 05 min

de fime faux cul middle class antimilitariss qui respecte même pas leur patron..c’est comme dpuis qu’joé star a enlvé son dentier en zinc dirphiloo en veut bien comme gendre plutot que matieu galleye

bouguereau dit: 7 février 2020 à 10 h 12 min

à part Jodie lgtb Foster, nobody speak french

ha oui..elle havait défendu les surrendère monki sous les sifflets..mais le plus cocasse c’etait la campagne mitt romney avec des vidéo où il parlait français pour le pourrir girly coco..

bouguereau dit: 7 février 2020 à 10 h 21 min

Bouguereau ne parle pas à la place de Proust

ma parole je vois qu’a saint malo on manque jamais d’air comme à balbec polo..

Jazzi dit: 7 février 2020 à 10 h 25 min

« plutot que matieu galleye »

Surnommé Moitié Galleux par les bons copains de la critique littéraire, le boug ! Ou les bonnes copines de la manchette…

bouguereau dit: 7 février 2020 à 10 h 33 min

michima..pour moi sacré souvnir de jeunesse d’un pion..chez qui un jour j’ai du aller pour récupérer une copie de français quil m’avait ‘confisquée’..trés modeste piaule sous rampant transformé en une espèce de temple à ‘mishima’ que je ne connaissais pas..le fameux postère..le katana rare à l’époque..et tout un tas de photo découpé au mur..pas façon mur des cons mais de tueur en série de mauvaise série télé..ça c’était bien aprés..ça ma fait bien plus d’effet que 10 bouquin de marguerittes et 3 voyages à yamamoto et kadératé..je nai plus jamais regardé les pions de la même manière..et j’ai lu mishima

bouguereau dit: 7 février 2020 à 10 h 39 min

y’a pas à dire, les serials ça défilme.

jean gabin il disait lui que c’était le bus et la bagnole ‘le weekend les gens préfèrent aller s’aérer à la campagne’..aprés un silence ‘ils ont raison!’..à la grosse polo..faudrait rechéquer l’interview

Annelise dit: 7 février 2020 à 11 h 13 min

Eriksen, votre notule de 18h03 sur « 1917  » assortie des remarques conjointes de Jazzi et vous, 20h57 et 0h20
Pertinent de relever ces aspects, bonnes remarques. Il y a en particulier du terrence malickisme dans le déploiement d’un didactisme lent, flirtant avec l’ennuyeux mais qui rend une impression de temps palpable. Le pendant de ce que nous dit le Danish de ces Tintin et Milou chez Mendes à retrouver peut-être dans La Ligne rouge, Sean Penn-sergent Welsh devant la tombe du soldat Witt-Jim Caviezel, « Et où est-elle, maintenant, ton étincelle ? »

Chantal, a écrit le 5 à 15h08 un post solide et bien tourné sur « Judy »
J’en reporte un extrait :
« Emouvante Renée Zellweger ici transfomée , filiforme et d’une émotivité sur le fil, exit, la bonne copine gaffeuse, la briget jones celibataire déconfite, place au monstre sacré, star fêlée plusieurs mariages impulsifs au compteur, de la gouaille entraînante. Retour sur les planches du cabaret Londonien pour une tournée qui ravigoterait ses finances et lui permettrait de récupérer la garde de ses enfants. La morale, la culpabilité courrent le film, sillone entre la masquarade d’un enfance surexpoitée par un producteur qui exploite à fond ses actrices, vent de fraicheur filmé qui lui vit faire ses début dans le Magicien d’OZ. Les bords de canapés, en coulisse pour enfin dormir, les faux anniversaires décalés pré- presse, des coach santé, pilules en tout genre, et la voix, seul or naturel susceptible d’enjôler un public, de donner des couleurs de magie aux spectacle, voix précieuse, cassé par l’alcool, les cigarettes et les disputes. Trop de profiteurs aussi qui promettent la lune, la fortune, pour ne faire que prendre la poussière d’étoiles qu’elle répand autour d’elle. »

On peut toujours être surpris, mais Chantal a raison, je ne pense pas que Renée Zellweger remporte la statuette, quels que soient ses talents de mimétisme ici – à commencer pour des raisons pratiques (Rami Malek l’a reçue au titre de meilleur acteur l’an dernier pour sa prestation « en » Freddie Mercury, film de Bryan Singer dont le cinéaste n’a d’ailleurs pas finalement été l’auteur reconnu, pour cause de scandale pédophile en pleine tourmente Weinstein)
La personne privée en moi peut trouver les biopics agréables à voir, le critique ne les aime généralement pas beaucoup. Pas par snobisme ni désir de langue de bois sur le plaisir. Ce sont souvent des paresses scénaristiques (on suit la linéarité de la vie en toute platitude) ou des « trucs » artificiels (la narration prend le parti de procédés alambiqués, flash back, allusions destinées aux initiés ou abords plus ou moins élusifs, suivant ce qui arrange, pour teaser les uns, rouler les autres dans la farine dont ils ont l’habitude ..on assiste alors à des embellissements gros comme des maisons, des édulcorations qui faussent le sens etc) bétonnés à coups de gros moyens. .et voilà, c’est plaisant à voir, surtout lorsque le sujet nous est cher..désir d’en savoir davantage, un brin de voyeurisme et le tour est joué ! Cela fonctionne aussi sur moi
Des biographies écrites ne résulte pas la même sensation finale d’enfermement, pourquoi ? Les images nées de la lecture sont plus souples et idiomatiques que celles partagées par tous sur un écran, dans une dimension certes interprétable par chacun au prisme de ce qu’il est, mais qui demeure malgré tout « finie ».
Un jeu d’acteur ou une réalisation qui s’appliquent avant tout à imiter sont des non sens. Au mieux une confiscation, au pire une trahison et vice versa. Il y a certes des degrés dans l’exercice.
Autant « Grace de Monaco » d’Olivier Dahan tient du magazine d’une existence princière feuilletée, autant peut-on reconnaître beaucoup de tendresse ou d’invention à des tributes (Le « Barbara » de Mathieu Amalric) ou à des ovnis mélancoliques ou moqueurs tels que « Dans la peau de John Malkovitch » de Spike Jonze, ou « Im not there », surprenante version kaléidoscopique de Bob Dylan par Todd Haynes… Le « Neruda » de Pablo Larrain, les uns lui reprocheront sa version foutraque du poète chilien, les autres s’en amuseront ? « Walk the line », le James Mangold du récent « Mans 66  » – dont j’ai dit qu’une fois encore, Christian Bale parvenait à être extraordinaire dans un film médiocre – les amateurs de Johnny Cash, dont je suis avec nombre d’amis musiciens, se sont rués, le coeur serré mais soulagés de voir l’orthodoxie respectée, le frère tronçonné à la scierie dans l’enfance y était bien.. idem « Nowhere boy » de Sam Taylor-Johnson : la mère de Lennon est absente comme il faut…

Le curseur fonctionne en boussole affolée sur ces sujets. Les prises de distance avec la réalité doivent être soit assumées, conduites avec une telle habileté, une telle éthique en background qu’elles distillent paradoxalement un surcroît de vérité sur le personnage, soit inexistantes, et que ce parti-pris, cette volonté de rigueur ne se transforment pas en ronronnement ! Ensuite à chacun de doser quelles concentrations il souhaite retrouver dans le mélange, quelles proportions etc – l’intervalle est à la fois large et étroit
Liza Minnelli, fille de Judy Garland et Vincente Minnelli a officiellement déclaré qu’elle « n’irait pas » voir le film de Ruppert Goold sur sa mère. Ce refus récurrent, plus fréquent en somme qu’un appétit ou un orgueil, des « héritiers », voire des personnages eux-mêmes (Godard en Louis Garrel dans « Le Redoutable » du président de la Femis Michel Hazanavicius) à (re)voir un matériau personnel, éminemment intime, transposé en film mérite d’être questionné.
Probablement un noeud gordien dans ce que l’on peut résumer par le mot « secret ». .exposé, « délivré », sa mise en avant publique ne l’éclaire pas toujours à bon escient ni ne le conjure, pour la personne et son entourage. (La solitude affective de Lennon, le Saint Laurent névrosé de Bertrand Bonello abruti en boîte, la caserne des pompiers dont Pierre Bergé n’aimait pas l’allusion) L’énigme ne se laisse pas vaincre si facilement, et c’est tant mieux

Apprendre que Gail Russell, historique amie de John Wayne, fut maltraitée par le Duke gratte le vernis, endommage l’ongle comme de la savoir foncer ivre morte, en voiture, dans un restaurant – et cependant la pellicule (!) se reforme, John Wayne se remet en selle comme si de rien n’était ? Il y a une dimension subjective forte, et donc politique dans le tri à faire pour rentrer une vie dans un format cinématographique – à quelle distance, jusqu’où ? « Documentaire », ce n’est pas la même chose, bien que le filtrage y fonctionne encore, par définition, via la personnalité de l’auteur et ce qu’il veut y mettre (« Neverland » sur la vie pédophile de Michael Jackson, présenté au Sundance). Trop, pas assez… La communauté lgtb, rappelons-le, s’est montrée pour partie mécontente du traitement de l’homosexualité de Freddie Mercury par Bryan Singer, pourtant très déluré en pratique : jugée trop soft, « comme si Mercury avait été un homosexuel honteux ». Le public était-il prêt néanmoins à l’entendre sous ce jour ? Il faut croire que les studios n’en étaient pas certains et ont préféré enrober la pilule. En quoi, d’autre part, une exactitude dans des domaines aussi privés serait-elle obligatoire, alors que par exemple la vie amoureuse des hétérosexuels fait l’objet de vérifications moins vétilleuses ?
La délivrance d’une exégèse parle comme toujours en creux de l’exégète, et ce qui est exposé sans rencontrer trop de résistance renseigne sur ce qu’est une temporalité « acceptable » et l’air du temps. Le calvaire du Golgotha Hollywood, les étapes gravies vers la célébrité à coup d’épilation des cheveux pour avoir un visage en forme de cœur (Rita Hayworth, buvant du whisky à dix heures du matin pour retenir ses textes, morte d’un Korsakoff, démence alcoolique précoce), les déceptions amoureuses d’une Ava Gardner ou la psychanalyse de Marilyn Monroe commencent à être retournés pour montrer les coutures de la renommée. Il demeure intéressant d’observer entre les lignes ce qui est considéré comme suffisamment « propre » pour être lisible au temps donné (l’abandon de la jeune surdouée aux griffes d’un système qui l’essore, la fuite dans l’alcool) et ce qui l’est moins ? (Vincente Minnelli homosexuel, que Judy Garland surprend au lit avec le chauffeur)

Si Chantal repasse par ici elle achèvera si elle veut de nous donner son sentiment sur ces questions

Jazzi dit: 7 février 2020 à 11 h 37 min

« #Jesuislà » d’Eric Lartigau.
J’ai hésité à aller voir ce film, puis je me suis rappelé que « La famille Bélier », précédent film d’Eric Lartigau, neveu du comédien Gérard Lartigau, m’avait, pour des raisons personnelles, beaucoup touché.
Ici, le personnage interprété par Alain Chabat, qui n’a pratiquement jamais quitté Saint-Jean-de-Luz et les cuisines du restaurant qu’il a hérité de son père, est un homme divorcé, père de deux grands garçons, aidé dans la gestion de son affaire par Blanche Gardin, dotée pour l’occasion d’un savoureux accent du sud-ouest.
Grâce à Instagram, il est entré en relation avec une belle coréenne du sud, Doona Bae, qui lui dit qu’à Séoul en ce moment les cerisiers sont en fleurs.
En proie à un certain blues existentiel, celui-ci, sur un coup de tête, prend l’avion pour aller rejoindre cette amie virtuelle.
La comédie se met alors en place, avec ses malentendus et ses quiproquos.
Effrayée par cette arrivée intempestive, la belle coréenne le laisse en rade à l’aéroport, où en l’attendant durant plus de onze jours, il devient à son corps défendant une vedette des réseaux sociaux, sous le surnom de « French lover ».
A l’arrivée, cela donne un gentil film tout en émotion, promenant le spectateur entre le pays Basque et la Corée du sud à l’heure de la mondialisation.
C’est un beau roman, c’est une belle histoire, une fable d’aujourd’hui…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585526&cfilm=267615.html

Paul Edel dit: 7 février 2020 à 19 h 50 min

Je ne suis pas tout à fait partisan de jeter une suspicion sur un genre cinématographique. Le biopic a ses réussites comme le western, (de Ed Wood à Malcolm X) ou la Jeanne d’arc de Dreyer à Bresson.. et même le biopic a un chef-d’œuvre : « Raging Bull » .Non seulement le film est un des plus beaux de Scorcese que je connaisse mais il a permis à Robert De Niro, qui fut à l’origine du projet de découvrir un acteur qui incarnera son frère, Joey, avec l’étonnant Joe Pesci , alors peu connu, et aussi celui de Cathy Moriaty , celle qui bat des jambes dans l‘eau en écoutant le dragueur rital.. et qui garde un sourire gourmand et narquois en poussant une balle dans un mini-golf..

Jean Langoncet dit: 7 février 2020 à 20 h 31 min

@Chantal, a écrit le 5 à 15h08 un post solide et bien tourné sur « Judy »
J’en reporte un extrait :
« Emouvante Renée Zellweger ici transfomée , filiforme et d’une émotivité sur le fil, exit, la bonne copine gaffeuse, la briget jones celibataire déconfite, place au monstre sacré, star fêlée plusieurs mariages impulsifs au compteur, de la gouaille entraînante. Retour sur les planches du cabaret Londonien pour une tournée qui ravigoterait ses finances et lui permettrait de récupérer la garde de ses enfants. La morale, la culpabilité courrent le film, sillone entre la masquarade d’un enfance surexpoitée par un producteur qui exploite à fond ses actrices, vent de fraicheur filmé qui lui vit faire ses début dans le Magicien d’OZ. Les bords de canapés, en coulisse pour enfin dormir, les faux anniversaires décalés pré- presse, des coach santé, pilules en tout genre, et la voix, seul or naturel susceptible d’enjôler un public, de donner des couleurs de magie aux spectacle, voix précieuse, cassé par l’alcool, les cigarettes et les disputes. Trop de profiteurs aussi qui promettent la lune, la fortune, pour ne faire que prendre la poussière d’étoiles qu’elle répand autour d’elle. »

Chantal a manifestement des talents de satiriste

Annelise dit: 7 février 2020 à 21 h 04 min

Pas du tout, Jean Langoncet 20h31. Réécouté en revanche votre Dylan « Changing of the guards » une trentaine de fois depuis que vous me l’avez remis en mémoire. Mon record jusqu’à présent était Neil Young, 52 fois d’affilée Words, en plein deuil. Quand on aime..

Paul 19h50, je ne le nie pas. Sauf que du Dreyer de la fin des années 20 jusqu’aux 80-90′s de Raging Bull ou Malcolm X, il y a une sorte d’innocence du genre qui consistait à retracer des vies qui va aller progressivement de galvaudage en galvaudage, jusqu’à cet aboutissement sémantique d’ailleurs assez vilain du « biopic » fleurant à trente mètres la ficelle, le « pitch » à cases cochées et le grand couloir
Cela me conduit d’autant à saluer des Todd Haynes ou des Tim Burton employés à injecter leur style dans l’exercice, une réelle vision au delà de la facilité. Et, oui, la fourchette heureusement reste large, du « Frida » avec Salma Hayek à « Harvey Milk » de Gus Van Sant, de Ron Woodroof, le Texan homophobe virant gay-friendly quand il apprend sa séropositivité (le bon « Dallas buyers club » de Jean-Marc Vallée avec un Oscar mérité à Matthew Mac Conaughey), à « Liberace » avec Matt Damon et le fils du récent défunt Douglas, prénom Michael – vraiment pas mal, embagousé dans le rôle ! – ou du « Wolf of Wall Street », puisque vous évoquiez Scorsese, Jordan Belfort de son vrai nom qui réclame au passage 300 millions de dollars aux producteurs pour avoir transposé sa vie, le genre est prisé et de qualité diverse, souvent plutôt dirigée à la baisse. .
Je ne crois pas que le biopic commandé par TF1 (vendu à longueur de journée ces jours sur les réseaux, clap de fin avant-hier) sur Gregory Lemarchal, jeune star de la télé réalité mort de la mucoviscidose, celui sur Dalida, d’autres dont je vous ferai grâce, obéissent aux mêmes exigences ni ne participent du passage de la sainte au prisme intérieur de Dreyer
E morto Vittorio Taviani, quoi qu’il m’en coûte à moi aussi de l’admettre. .à croire parfois que tout fout le camp

Annelise dit: 7 février 2020 à 21 h 11 min

« Larry Flynt » de Milos Forman, également pour la bonne pioche. Ceci peut-être pour faire plaisir à Jean-Marcel Bouguereau ayant apporté sur le plateau par la bande Linda Lovelace, une des pionnières de la branche

Jazzi dit: 7 février 2020 à 21 h 51 min

Vous avez raison, Annelise, mais ce n’est pas si noir que ça dans la production cinématographique actuelle et il y a de nouveaux maîtres du genre. Moi j’aime bien, ça me permet d’en apprendre en deux heures plus que je n’en savais à ce jour sur certains personnages célèbres des arts, de la politique ou autres. ça évite la lecture de leur biographie ou de retourner à mes livres d’Histoire.
Et le tout en trois dimensions, avec la couleur et le son !

Eriksen dit: 7 février 2020 à 22 h 06 min

d’accord avec vous Jazzi. le biopic est pédagogique, en plus d’être people et artistique.
Mais pour le premier ya wiki, pour le deuxième ya Gala, pour le 3e ya que le cinéma.

bouguereau dit: 7 février 2020 à 23 h 06 min

le biopic est pédagogique, en plus d’être people et artistique

..il est dvenu surtout outrageusement idéologique..puant n’est pas du tout exagéré..on a basculé dans le sinode cadavérique assez récemment ..un bon nez saurait identifier..depuis patton peut être..et pourtant patton était encore un bon film..un vrai rique pas encore un macab léniniss..le mot dabord..’biopic’..que polo l’applique à dreyer me laisse pantelant avec filet de bave et tremblement hirrépressib

bouguereau dit: 7 février 2020 à 23 h 08 min

« Larry Flynt » de Milos Forman

j’ajoutrai moulin rouge dhuston à son meilleur..un vrai oeil simple..plein d’amour

bouguereau dit: 7 février 2020 à 23 h 14 min

« Wolf of Wall Street »

celui doliver stone avec le fils est inspiré de milken..le tout premier kador que tout le monde a oublié..michael l’a rencontré..ça l’a traumatisé qu’il a dit..les bretelles lui sont rmontées

bouguereau dit: 7 février 2020 à 23 h 18 min

ça évite la lecture de leur biographie ou de retourner à mes livres d’Histoire.
Et le tout en trois dimensions, avec la couleur et le son !

t’es plétment ouf baroz..havec le biopic le cinéma se montre carrément dangeureux..effrayant..taré

Phil dit: 7 février 2020 à 23 h 55 min

Galey, c’est la génération de Camus. en biberonnant chez Chardonne les deux auraient pu faire dans la symbiose, comme on dit en bota-nique.
« Larry Flynt », excellent, le pornographe cloué en fauteuil fait annoncer aux micros son retour dans sa boutique: « le pervers est de retour »;
c’est pas tout ça. vu un film 1910 tourné par un consul de France en Indochine, sur la construction de la ligne ferroviaire vers la Chine. des images et des visages 1910 qui bougent pour de vrai. du précieux, la caméra oeil à l’oeuvre. retour au muet, le goût de Murnau.

Eriksen dit: 8 février 2020 à 8 h 23 min

..il est dvenu surtout outrageusement idéologique..

La pédagogie est rarement exempte d’idéologie. Il est difficile de n’enseigner que la compréhension des questions et non un système prédéfini de réponses. Cependant la confrontation aux idéologies est pédagogique en soi. On devrait projeter dans les écoles des films de propagande nazie, yankee, communiste, islamiste etc.

Eriksen dit: 8 février 2020 à 10 h 20 min

@CP sur Oncle Vania monté par SB
A l’entendre en russe, on perçoit une musique plus rêche, plus directe. Le français doit ajouter une distance, un second degré, peut-être un vestige de l’honnête homme du 17e siècle qui évitait de gêner l’autre de sa douleur personnelle. En Russe le suppliant est plus suppliant, l’alcoolique plus éméché, l’amoureux plus dévasté et le contrit plus contrit. Forte incarnation ou exagération hystérique? Un mix, l’histrion singe l’incarnation tout en lui servant de modèle. L’une ou l’autre, l’expression devient plus charnelle au moins en apparence, favorisant une plus grande expression charnelle de l’autre.
Ce qui apparait plus clairement en conséquence, c’est le rôle centrale de la figure maternelle. Il ne s’agit pas spécifiquement de la mère morte qui relie entre eux 5 des 8 personnages (Sofia sa fille, Vania son frère, Maria sa mère, Sérébriakov son 1er mari, Eléna sa remplaçante) mais d’une figure archétypale de la sécurité, incarnée par un personnage en apparence secondaire, Marina la nourrice. « Petits, Petits, Petits » dit la nourrice en suivant les canetons qui s’éloignent dangereusement du nid. Téléguine, un propriétaire ruiné et pique-assiette, joue le même rôle centripète chez les hommes. Pas d’autre ambition que d’éviter le chaos et de colmater les brèches. Marina est de la première et de la dernière scène, Téléguine de la dernière avec sa guitare apaisante. Ces deux-là font samovar, cœur du foyer russe.
Il n’y a néanmoins pas d’équilibre de traitement entre masculin et féminin. Les autres hommes sont tous immatures, insécures, plus ou moins alcooliques et geignards. Sérébriakov, vieux professeur à la retraite, est devenu tyrannique à l’échelle de l’admiration que son entourage lui portait *… Astrov sort un peu du lot par son courage « écologique » incroyablement visionnaire – et bien mis en valeur par la mise en scène de SB – mais il n’est pas grand-chose sans Sofia, celle qui l’aime mais qu’il ignore. Quant à l’Oncle Vania, ex-idéaliste devenu nihiliste, travailleur devenu fainéant, courageux devenu geignard, il est un homme déçu par le monde et qui le met en cause de manière d’autant plus absolue qu’il dissimule ainsi la culpabilité de son propre aveuglement. Certes l’idéalisme touche aussi les femmes, mais Tchekhov le pondère par une très jolie scène, rare au théâtre, qui montre la désescalade d’une animosité : une fille et sa belle-mère décide de faire la paix, comme çà, pas même pour se liguer contre quelqu’un d’autre…
Dans le programme du spectacle – SB concoctent toujours les livrets plus extraordinaires qui prolongent et éclairent la pièce – son interview s’intitule « la destructivité de l’homme »… dans le sens Hominem, j’y ajoute le sens Vir.

** Dans Memories of Chekhov, recueil de récits de ses contemporains sur leurs rencontres avec l’auteur, le futur peintre Zakhar Pichugin raconte une visite à la famille quand Anton n’avait que 23 ans : « En entrant, j’ai salué le père d’Anton Pavlovitch et reçu pour réponse ces mots qu’il murmura d’un ton mystérieux. “Chut, s’il vous plaît ne faites pas de bruit, Anton travaille !”  “Oui, mon cher, notre Anton travaille”, ajouta sa mère, Evgenia Yakovlevna, en faisant un geste vers la porte de sa chambre. J’ai avancé. Et Maria Pavlovna, sa sœur, a chuchoté : “Anton travaille en ce moment.” Dans la pièce suivante, d’une voix étouffée, Nikolaï Pavlovitch a murmuré : “Bonjour, mon cher ami. Vous savez, Anton est en train de travailler.” Tous craignaient de briser le silence… »
https://www.books.fr/tchekhov-lauteur-en-fuite/

Jazzi dit: 8 février 2020 à 11 h 00 min

« The Gentlemen » de Guy Ritchie, avec Matthew McConaughey et Hugh Grant.
Un super polar, plein d’actions, beau, efficace, rythmé comme un clip de Madona. le voir par curiosité mais ce n’est pas vraiment my cup of tea !
Le film se laisse néanmoins regarder sans problème, notamment par le jeune public ipodé et popcornisé cher à Phil, qui jubile aux moindre vannes à fort relent de racisme anti niakoué !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585902&cfilm=264538.html

bouguereau dit: 8 février 2020 à 11 h 17 min

On devrait projeter dans les écoles des films de propagande nazie, yankee, communiste, islamiste etc

matzneff prof en 4eme section sportive..mettons pattin à glace..pivot en inspecteur des école ‘pédagogie augmentée’..baroz directeur national et cochinchine parent d’élève..dirphiloo en barbarin qu’a perdu une étoile au michlin..et les claques ne se perdraient pus sacré nom

bouguereau dit: 8 février 2020 à 11 h 19 min

On devrait projeter dans les écoles des films de propagande nazie, yankee, communiste, islamiste etc

maatzneff prof en 4ème section sportive..mettons patin à glace..pivot en inspecteur des écoles ‘pédagogie augmentée’..baroz directeur national et cochinchine parent d’élève..dirphiloo en barbarhin qu’a perdu une étoile au michlin..et les claques ne se perdraient pus sacré nom

C.P. dit: 8 février 2020 à 11 h 44 min

Accord avec vous, Eriksen, en particulier sur la présence de Marina. Dans ce spectacle ressort évidemment à l’acte III le discours très « actuel » d’Astrov sur l’écologie, et son prophétisme apocalyptique, tandis que Vania est joué un peu comme un vieil enfant. Comme vous sans doute, j’ai vu plusieurs fois cette pièce et j’ai trouvé cette fois que les acteurs russes n’en faisaient heureusement « pas trop ». Ainsi Helena est-elle moins coquette (quoique le lui reproche un instant Astrov) que d’autres actrices dans le rôle, le professeur un peu moins pontifiant.
Peut-être Stéphane aurait-il pu insister (par la gestuelle ?) sur l’aveuglement de Maria devant son ex-gendre Serebryakov. Une remarque : vous dites Vania fainéant mais, le parasite parti, il se remettra au travail sur le domaine qui appartient bien clairement à sa nièce. D’où leurs derniers mots si connus.

Vous m’avez fait RELIRE « Ivanov », que j’ai vu également plusieurs fois au théâtre, et je suis frappé, bien qu’Ivanov soit aboulique et Vania après tout courageux, par des accents comparables. Pour tous deux advient l’hiver du coeur, et c’est certainement un motif tchekhovien majeur.

Eriksen dit: 8 février 2020 à 11 h 48 min

Un film n’est pas un prof et il n’y a pas d’équilibre dans votre panel. revoyez votre copie Mr le directeur d’école.

Eriksen dit: 8 février 2020 à 12 h 41 min

bien d’accord sur Héléna que j’ai trouvée douloureuse et pas du tout coquette quoique superficielle.
Je ne me souviens même pas de Maria sur scène, mais n’est-ce pas logique pour cette insignifiante intellectuelle boulimique, toujours un livre à la main et un crayon pour annoter… ?
Vania en parle : « Maman, ma vieille pie, parle toujours de l’émancipation des femmes. D’un œil elle regarde la tombe, et de l’autre elle cherche dans ses livres savants l’aube d’une vie nouvelle. » Lettrée mais en état de fascination permanent pour son gendre. La culture fascinante… l’aveuglement par la culture… et finalement l’échec relatif de la culture… c’est tout le XXe siecle.
Vania plus « résistant » que fainéant en effet. Se remettra-t-il au travail… ? peut-être. Pas sûr que Sonia/Sofia y arrive, c’est elle son moteur maintenant.
Courage de Vania et ténacité de Sonia… qu’est-ce qui compte le plus?
L’hiver du cœur… ? pas que. Le manque de sève est inhérent au vieillissement. Mais tout ne se passe pas que dans le cœur, il y a aussi le déniaisement de la tête qui joue son rôle.
Mais peut-être est-ce lié, la sève est parfois aveuglante.

Annelise dit: 9 février 2020 à 10 h 58 min

Son nom curieusement évoqué ici au détour d’une presque homonymie (Lovelace, Loveless) le 5 février, 18h50…

Pour saluer – principalement à l’intention de nos jeunes skieurs suisses Vincent et Art – Robert Conrad, Jim West dans « Les Mystères de l’Ouest » et Pappy Boyington dans « Les têtes brûlées »

Annelise dit: 9 février 2020 à 11 h 28 min

L’acteur américain décédé hier à Malibu avait 84 ans. Les deux séries – Mystères de l’Ouest, de 1965 à 1969 – puis Les Têtes brûlées, de 1976 à 1978, avaient rendu son corps musclé rompu aux cascades, son sourire à fossettes et ses yeux bleus populaires. Les péripéties aux multiples gros traits, erreurs et anachronismes volontaires de WWW, les éternels démêlés de James West et Artemus Gordon avec l’épouvantable Miguelito Loveless ont frappé l’esprit de beaucoup d’adolescents, marquant le début d’une addiction au format. Une série assez culte pour que les forums reprennent des répliques en boucle comme s’il s’agissait de langage entre initiés ou discutent tel ou tel point du scénario d’épisodes mythiques (celui où le docteur Loveless s’évade dans un tableau n’étant pas le moindre)

Greg « Pappy » Boyington (Les Têtes brûlées) avait quant à lui lancé la mode canine des… bull-terriers ! Le personnage d’aviateur irrévérencieux et casse-cou joué par l’acteur est en effet flanqué d’un chien, Meatball (en VF « Barbaque ») qu’il fait passer pour celui du général, tandis que ce dernier dément catégoriquement vouloir s’encombrer d’une bête aussi laide !
Jérôme Boivin devait partager cet avis en offrant un portrait plutôt à charge d’un bull-terrier blanc agité de pensées inquiétantes dans « Baxter ». Nana, le chien de Serge Gainsbourg qu’on avait pu voir sur des plateaux en compagnie du chanteur était heureusement là pour contrebalancer la peinture morbide. Lorsque Gainsbourg l’avait perdue en Espagne, il était « aussi malheureux qu’au moment du décès de son père ». Un talk-show avait été organisé pour permettre au chanteur de lancer une alerte pour la retrouver. « J’ai fait tourner ce chien dans mon film, déclarait-il avec le plus grand sérieux, pour des raisons politiques ». Fut reproché aux Français leur racisme : « A Londres on trouve cette race belle. Quand je passe le Channel, on préfère les caniches.. Lui on se demande ce que c’est, un veau ou un cochon. »

Annelise dit: 9 février 2020 à 11 h 32 min

Le générique des « Mystères de l’Ouest », bien fichu et malin, en a fait courir plus d’un devant la télévision pour ne pas manquer le début. Madeleine, en dépit du coup de poing sur la femme d’après le baiser échangé qui aujourd’hui déclencherait des foudres
https://youtu.be/WoDlkXXKD2w

Eriksen dit: 9 février 2020 à 14 h 23 min

On voit ce qui nous sépare de cette époque, en bien ou en mal…
Scandaleusement incorrect ce garçon. Il fume, il jette son allumette par terre, il assomme un migrant sans sommation, il fait menace d’une arme pour une simple triche, il tue,il force une femme à un rapport buccal,il la cogne… le tout en 23 s.
Un scandale toutes les 4 secondes … pas facile à battre.

Annelise dit: 9 février 2020 à 20 h 17 min

Eriksen 14h23,
la communauté indienne n’avait pas motif de se réjouir. ..sa représentation – ici en peinturlures caran d’ache, pipeau et psalmodies ridicules sur tambour – au fil des épisodes est éprouvante, Artemus Gordon empêtré dans des déguisements douteux, une faiblesse physique et des tours de faire-valoir crétin qui ne l’honorent pas.. l’horrifique enfantin n’est jamais loin et fonctionne sur le mode bouffon. .une pointe Marthaler avant l’heure, et peut-être la suggestion d’une homosexualité entre ces deux hommes partageant un wagon ? (West ne manque pas une occasion de faire de la musculation torse nu, Gordon se travestit sans arrêt)
https://www.youtube.com/watch?v=b_ZSMZO6Ntw
Sans parler de l’utilisation convenue et nauséabonde du Nain en personnage de foire, toujours et encore méphistophélique.. Lynch en fait un passeur de l’inconscient noir, mage de l’énigme et du rêve frappant le sol en damier dans un décor de peluche rouge, « silencio ! » Chez Boulgakov, dans « Le Maitre et Marguerite », quelques apparitions alternatives mobilisent cette figure pour insuffler du farfelu, du ludique grotesque moins « dur » que ne le fait le chat Behemot, champion farceur qui ne se départit jamais de méchanceté..il faut bien cela pour servir Woland. « Games of throne » honni par Phil, révéré par les jeunots, s’est montré habile au moins à tisser un caractère hors cirque grâce à Peter Dinklage : « Tyrion Lannister », alcoolique, fornicateur, dépravé séducteur puis sentimental, responsable, loyal et finalement avisé, est plébiscité à même hauteur que son frère ultra beau gosse Jaime incarné par Nikolaj Coster-Waldau (aperçu dans le naufrage du dernier De Palma)

Pour ceux que cela peut concerner, vu que repasse à la télévision ce soir sur France 2 un bon Christopher Nolan, « Interstellar » chroniqué antérieurement, jugé nul par Jean-Michel Frodon. ..Timothée Chalamet en fils sans avenir sur une planète en fin de course, quelques années avant Woody Allen..Matthew MacConaughey poursuivant avec mélancolie un planeur à batterie solaire, voiture fendant des maïs dignes de « La Mort aux trousses » prouve qu’il est décidément un acteur solide, de « Mud » de Jeff Nichols à « Dallas buyers club », le Jean-Marc Vallée évoqué le 7 février, 21h04. La petite Murphy, sa fille dans le film, constate que des livres volent tous seuls dans la bibliothèque. Elle estime qu’ils devraient relâcher l’engin : « Il ne faisait de mal à personne »

Jean Langoncet dit: 9 février 2020 à 20 h 51 min

Oups ; le commentaire précédent se rapportait à ça, vu sur la Rdl : Marie Sasseur dit: à
Une très belle forme, indeed, Et Al. Pour un pont que ne lui demande-t-on pas d’enjamber ?

Phil dit: 10 février 2020 à 8 h 56 min

« wild wild west » était le titre original, parti pris satirique que le générique reprend agréablement. Depuis, l’heure est aux votations à la sauce suisse « anti anti critique » et tutti fruti metoo, le triomphe des « Parasites ». comme disait hibernatus, rendez-vous à la prochaine génération.

Annelise dit: 10 février 2020 à 9 h 54 min

Phil 8h56. J’espère ne pas avoir semblé entretenir d’ambiguïté lâcheuse à 20h17. Que je me fasse bien comprendre. J’aimais beaucoup la série, toutes ces outrances perçues quand j’étais petite pour ce qu’elles étaient. Un feuilleton coloré très attrayant, en premier, j’en ai peur, parfait pour faire mon éducation visuelle sur les abdominaux de Robert Conrad, né Conrad R.Falkowski. Ce look Brad Davis jolie période (à moins que ce ne soit l’inverse) me faisait arriver ventre à terre, et les frasques du nain réputé cruel au fond terminaient toujours par une pirouette..Miguelito chiendent increvable. Les deux agents secrets le croient vaincu, il se transforme…en lapin (comme ci-dessus dans « La Nuit de la terreur verte »)
Les stéréotypes étaient suffisamment stridents, si détournés que les enfants étaient heureux de les repérer et les corriger. « Jojo Rabbit » de Taïka Waïtiti laisse entrevoir ce qu’un bain culturel dans lequel on trempe sans critique peut donner ? Enfin je ne crois pas que Ross Martin (Artemus Gordon) grimé en squaw maniérée, West feignant de fendre une boite de la main en un geste de karaté avant de se contenter malicieusement de défaire le ruban aient trompé grand-monde. Quoi qu’il en soit, le décryptage à la lettre des scènes en 2020 entraînerait pas mal d’associations à pousser des cris d’indignation

Annelise dit: 10 février 2020 à 9 h 58 min

Hier sur FB où j’avais dupliqué l’hommage, Pierre Nachbaur m’a écrit de Lisbonne qu’enfants, son ami Laurent Weil et lui se ruaient littéralement devant la télévision pour WWW
L’enchaînement est facile pour en venir aux Oscar, Laurent Weil étant depuis des années présentateur sur Canal + de la cérémonie retransmise par la chaîne qui s’est déroulée cette nuit. Palmarès au post suivant

Phil dit: 10 février 2020 à 10 h 03 min

aucun malentendu, dear Annelise, dans votre décryptage qui rafraîchit la mémoire de ce générique marqueur de nos années insouciantes. James West est un mec « qui en a », au moins autant que les premiers James Bond.
aujourd’hui le triomphe de « Parasite » vaut aussi son pesant de décryptage pour gilets jaunes.

Annelise dit: 10 février 2020 à 10 h 15 min

Bien vu Chantal, 9h57. Je ne l’aurais pas cru, et cela fait partie des surprises pour moi.
Comme quoi l’académie adore les monstres sacrés ! Il faut lui reconnaître cette propension aux hommages, cette inclination à la fidélité aux figures fondatrices

Annelise dit: 10 février 2020 à 10 h 19 min

Détail des statuettes

Quelques étonnements, sinon, (ça ne veut pas dire qu’ils sont systématiquement heureux) pour sa 92e édition, la cérémonie des Oscar à Hollywood a, pour la première fois de son histoire, fait un triomphe à un film non tourné en anglais : Parasite, du cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho. Largement chroniqué ici, j’avais dit mon goût pour The Host et, surtout, Memories of murder. Parasite sans être mon préféré a le mérite de braquer de façon méritée les projecteurs sur Bong
Principales récompenses :

Meilleur réalisateur : Bong Joon-ho pour Parasite
Meilleur film : Parasite
Meilleur film étranger : Parasite
Meilleur scénario original

Meilleure actrice dans un rôle principal : Renée Zellweger dans Judy

Meilleur acteur dans un rôle principal : Joaquin Phoenix dans Joker – la consécration paraissait acquise, l’hommage rendu à son frère, inoubliable dans le rôle du narcoleptique de « My own private Idaho » (Gus Van Sant), lui, était légitime

Meilleure actrice dans un second rôle : Laura Dern dans Marriage Story (pour moi un saupoudrage afin de récompenser cette excellente actrice défigurée par Greta Gerwig)

Meilleur acteur dans un second rôle : Brad Pitt dans Once Upon a Time… in Hollywood
Meilleurs décors : Once Upon a Time… in Hollywood

Meilleur film d’animation : Toy Story 4 (déception de ne pas voir couronner J’ai perdu mon corps de Jérémie Clapin, prix de la Semaine de la critique en France)

Meilleur court-métrage d’animation : Hair Love

Meilleur scénario adapté : Jojo Rabbit de Taika Waititi

Meilleure chanson originale : (I’m Gonna) Love Me Again d’Elton John et Bernie Taupin dans Rocketman (Non ? Elton John ?)

Meilleurs costumes : Les Filles du Docteur March de Greta Gerwig (passons – ils ont dû se casser la tête pour trouver sur quoi décerner, ce choix était le seul qui ne fût pas trop tiré par les cheveux, outre les prestations capillaires, perruques et autres favoris de « Monsieur Lawrence » joué par l’infortuné Chris Cooper, les robes et redingotes d’époque étaient rendues de façon soignée)

Meilleure photographie : Roger Deakins pour 1917 de Sam Mendes
Meilleurs effets spéciaux : 1917
(Des lots de consolation qui ont dû endolorir le cinéaste)

Meilleur montage son : Le Mans 66
Meilleur montage : Le Mans 66, de James Mangold (Christian Bale composait, dans ce « biopic » un peu inutile largement copié sur l’univers mannien, un extraordinaire personnage de coureur automobile à la fois autiste, bagarreur, père et mari attentif et irréductible as du volant prêt à enfoncer tous les records)

Annelise dit: 10 février 2020 à 10 h 29 min

La carnet des doléances est ouvert. S’il y a des regrets, c’est le moment ou jamais de les exprimer à chaud

Jazzi dit: 10 février 2020 à 11 h 03 min

Aucunes doléances sinon une relative indifférence aux récompenses : Oscars aujourd’hui, et Césars demain…
Autant de films vus et dont j’ai parlé ici, à part le « Judy » avec Renée Zellweger, pas encore sorti sur nos écrans.
Pas de surprise pour « Parasite » de Bong Joon-ho, palme d’or en mai dernier au festival de Cannes.

Phil dit: 10 février 2020 à 11 h 48 min

« Parasite » est évidemment un bon film mais la critique a guère pointé ses outrances, nombreuses en dépit du prisme asiatique qui plait tant à ollywood. Ce film sud-coréen manque d’une pincée d’Ozu.

bouguereau dit: 10 février 2020 à 15 h 32 min

Autant de films vus et dont j’ai parlé ici

baroz c’est ldéfinitif critique..’véni védi vitchi bande de tarlouzes!’

schoeller dit: 10 février 2020 à 16 h 19 min

15.32, des notes sympas, mais il oublie que ce n’est pas lui qu’on vient lire dans la rubrique.
De sacrées tranches critiques avec AL.R. l’article sur marlin rendait envieux. Au plaisir de vous rencontrer, anneLise. Cf ou ailleurs.

schoeller dit: 10 février 2020 à 16 h 22 min

Weil et Bachbaur n’étaient pas les seuls à kiffer Wild wild west.Divine de passer à boulgakov aux lannister bros sans à-coups. Bonjour à pierre s’il croise encore à lisbonne.

schoeller dit: 10 février 2020 à 16 h 23 min

de passer de Boulgakov aux Lannister.
faut lire Milner sur Behemot. Telle que je vous lis, vous devez le savoir…

schoeller dit: 10 février 2020 à 16 h 29 min

le saupoudrage sucre glace efficace pour masquer les craquelures du gâteau, Anne Lise. Votre liquidation argumentée de Gerwig fait plaisir à lire. Vous êtes un drôle de pistolet. Un tir suffit.

Phil dit: 10 février 2020 à 17 h 43 min

gare aux visions paramount, dear schoeller. en Belgique le pistolet est un sandwich bourré de frites figées dans la mayonnaise.

bouguereau dit: 10 février 2020 à 18 h 36 min

ferdom c’est le pti pain lui même dirfiloo..il est flamand..pas fendu mais le paton pressé d’une queue de cuillère en bois..le vrai de vrai de brodoué est avec un peu de malt..havec la faluche et le cramique c’était le croissant du gilet jaune pour aller à l’éborgnememt

bouguereau dit: 10 février 2020 à 18 h 38 min

mets lui les pinces et condamne le a 500 ans de taule..c’est là que tu fais un clin d’oeil à la caméra et que tu dis ‘avec bonification si tu coopères’

bouguereau dit: 10 février 2020 à 18 h 44 min

mais la critique a guère pointé ses outrances

ça houtre de tout partout..c’est un misst de la vie est un long fleuve tranquille au nouille havec oldboy à la soupe au vieux chien galeux..bref au premier tir de lbd ça se carapate dans les caves

Eriksen dit: 11 février 2020 à 5 h 03 min

est-ce qu’il y a un rapport avec WWW de Wild wild west et www de world wild web? est-ce un jeu de mots (ou lettres) ?
Phil dit: 10 février 2020 à 8 h 56 min: d’accord avec vous. mon post un peu plus haut mesurait la distance d’une époque à l’autre et n’exprimait pas nécessairement une critique du passé.
il me semble que les avis sur Parasite n’avaient pas été dithyrambiques ici. En tout cas, entre les palmes d’or asiatiques 19 et 20,la dégradation est nette. Pour la l’oscar récemment attribué, j’aurais plutôt choisi d’autres films asiates, So long my boy ou Séjour dans les Monts FUchun

Phil dit: 11 février 2020 à 9 h 23 min

yes Eriksen, n’avais pas vu cette extension wwww des aventures de james west. maybe, maybe ! me souviens de l’horrible nain cloîtré dans sa chambre saturée de jouets.
La deuxième partie de « Parasite » et la fin déraillent dans le sanguin; dommage. paraît que le réalisteur admire les Allemands première période, Murnau…

Phil dit: 11 février 2020 à 19 h 03 min

Pas mal, Bouguereau, de quoi déboucher les écoutilles.
Certains citoyens asiatiques ne se tiennent plus à l’écoute de la langue allemande; une atmosphère qui les débondent. me souviens de Japonais profilés à la Ozu, en visite sur des salons professionnels en Allemagne, la journée finie et quelques pintes dans le nez, qui montaient sur les tables en hurlant au pas cadencé.

Eriksen dit: 12 février 2020 à 9 h 36 min

Lucienne dit: 11 février 2020 à 16 h 37 min

Lucienne : une mécanique répétitive peut-être drôle, sous réserve d’un peu de vie. Mais, sauf erreur de ma part, vos propos semblent un peu morts – ou bien n’êtes-vous qu’un logiciel archaïque – tant aucune réalité ne semble s’imprimer chez vous… et notamment celle-ci : ALR multiplié par 5 ou 6 la vitalité de ce blog. Nous vous remercions de votre participation, mais pourriez-vous écrire, peut-être un peu moins souvent, mais en étant un peu plus vivant ?

Jazzi dit: 12 février 2020 à 11 h 33 min

« Notre-Dame du Nil » de Atiq Rahimi.
Après l’adaptation de son propre roman « Syngue sabour, pierre de patience », l’écrivain et cinéaste Afghan s’est inspiré cette fois-ci du livre éponyme de Scholastique Mukasonga.
Dans son roman autobiographique, celle-ci se souvient du temps où elle était lycéenne à Notre-Dame de Citeaux à Kigali, faisant partie du quota des 10% d’élèves tutsis, lorsqu’elle a été victime de l’épuration perpétuée par les hutus en 1973, qui l’a contrainte à s’exiler avec sa famille au Burundi.
Transposé dans le huis-clos d’un établissement religieux dans de superbes paysages de montagne, ces exactions commises à Notre-Dame du Nil, précèdent et annoncent le terrible génocide qui s’est déroulé du 7 avril au 17 juillet 1994 (3 mois et 10 jours), au Rwanda, surnommé le « pays des mille collines », qui a fait près d’un million de victimes sur une population totale d’environ 12 millions d’habitants !
Film étrange et déstabilisant, qui nous conte sur le mode jazzy (le leitmotiv musical), à la manière africaine, une histoire effroyable où la réalité des faits est empreinte d’une certaine magie.
Dans un environnement exclusivement chrétien, sous la houlette autoritaire d’une mère supérieure belge, qui semble avoir oublié que le Rwanda est indépendant depuis 1962, les jeunes filles en fleurs, passablement métissées du film, rejetonnes des principaux responsables politiques hutus du pays, entretiennent envers leurs camarades de la minorité tutsis les tensions qui vont aboutir à la guerre civile, vingt-ans plus tard.
Rejetés de partout, ces derniers, héritiers d’une culture riche et singulière, nous apparaissent comme les Juifs d’Afrique. Tout à la fois enviés et haïs.
Ici, la vieille sorcière vivant en ermite dans la montagne, porteuse d’un savoir animiste et païen, incarne plutôt le bien, tandis que la mère supérieure, complice muette du massacre, au comportement résolument colonialiste, est à ranger du côté des forces du mal.
Le malaise du film provient essentiellement du fait que de la douceur et de la beauté paradisiaque émanant des premières images nostalgiques nous basculons soudainement dans l’horreur absolue.
Un film dont on ne ressort pas tout à fait intact.
D’autant plus lorsque l’on sait que la famille de Scholastique Mukasonga, qui était retournée au Rwanda, tandis qu’elle s’était installée en France, a été entièrement massacrée…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19586113&cfilm=261635.html

Phil dit: 12 février 2020 à 14 h 59 min

sans doute trop tôt pour mettre en image ce génocide. L’Allemagne de l’ouest a dû attendre trente ans pour subir son « holocauste » hollywoodien téléfilmé.
entre temps la considérable petite Belgique sait produire des images radios stimulantes sur ses empires africains déchus:
https://www.rtbf.be/auvio/detail_par-oui-dire?id=2578649#
(une prime à ceux qui identifient le morceau qui sert de générique de fin)

bouguereau dit: 12 février 2020 à 17 h 06 min

nous apparaissent comme les Juifs d’Afrique

hors le fait de génocide..le parallèle est mauvais..ça a été assez répété..tes’on’ tes’nous’ sont ils voulu par le film..ou est ce que le film n’est contenu que dans l’oeil du critique baroz

bouguereau dit: 12 février 2020 à 17 h 10 min

une prime à ceux qui identifient le morceau qui sert de générique de fin

t’es pécho..un roquère un vrai n’a pas de compte gafam dirphiloo et il met sa pogne dans le seau de popcorn de sa voisine

bouguereau dit: 12 février 2020 à 17 h 16 min

me souviens de Japonais profilés à la Ozu

cruel..comme l’est le sourire en coin du donald et de son copin nétaniaou envoyant à bruxelles leur autocliché sur la table avec victor orban..fume

bouguereau dit: 12 février 2020 à 17 h 23 min

de quoi déboucher les écoutilles

..dgorge a dit qu’il fallait henvoyer l’oscar à patton..et génie prosaïc de l’angliche..je n’suis pas allé aux oscar parce que qu’est ce d’autre qu’une ‘meat parade’..le mot est resté faudrait le mettre dans lbitume en gros..dessous les suv sur toutes les avnue du monde

Art dit: 13 février 2020 à 11 h 21 min

passage pour dire deux points :
1) Vincent et moi avons été comblés par ce brillant paragraphe sur la série Mystères de l’Ouest starring R.Conrad que tout le monde a salué, surtout Anne Lise le 8/02 11h.5 et après!!!
ce clin doil narquois à mon nickname ne m’a pas échappé, bien que je ne ressemble pas du tout à ross martin mais àEdward Norton si !!!

cet intérêt que vous avez développé est valable dans les écoles cinéma qui voient que ça ouvre des voies importantes, à saisir !!!

vincent blessé par une importante entorse va vous écrire sur Fb en Mp car il voudrait que vous soyez superviseur d’1 travail pour LouisL si vous l’acceptez, annelise.
moi ça me donnant une petite idée que vous voudriez accepter d’être dans mon jury? Pour me faire l’honneur!!!on en reparlera ,si vous l’acceptez et me direz également par Fb où plus intime en conversation privée.

salut à tous,soyez prudents pour skier…

Art dit: 13 février 2020 à 11 h 24 min

clin d’oeil, dslé.

ce raclure 9h.49 à M.JM.Bougereau ridiucle et malsain !!!Et nous sommes contre cet internaute ridicule qui n’a rien à dire.

Serge dit: 13 février 2020 à 11 h 36 min

Le même troll sévit sur la page de Passouline, Art. Pauvre type.

.le parallèle est mauvais..ça a été assez répété.
c’est clair.

Serge dit: 13 février 2020 à 11 h 45 min

le parallèle etc, je reprenais la phrase de Bouguereau.

Un dimanche à la piscine de Kigali, de Gil Courtemanche, m’avait plus convaincu.le livre a été adapté.

Art dit: 13 février 2020 à 11 h 59 min

Le même troll sévit sur la page de Passouline, Art. Pauvre type.

@Serge.ça n’est pas une consolation envers ce personnage malsain et bête !!!
Il nuit à tout le monde avec ses interventions chav 2 neurones.et ne fait rire personne qui aimons pourtant énormément l’humour.

Jazzi dit: 13 février 2020 à 13 h 28 min

Aucun humour chez les trolls, Art.
Ceux-ci, du fait de l’anonymat, se défoulent en injuriant leurs cibles.
Il est un peu vain d’essayer de découvrir qui se cache derrière le masque.
Le problème, c’est qu’en soulignant leurs propos, on leur procure une grande satisfaction. Le sentiment qu’ils ont fait mouche !
Le mieux n’est-il pas de les ignorer ?

bande à part dit: 13 février 2020 à 14 h 41 min

toutafé, bas rosis. Maurice n’est pas un troll. Il tapine, en bonne clé usb, sur blog, depuis qu’il a laissé son vieux sac d’os insatisfaite, jupe sur la tête.

bande à part dit: 13 février 2020 à 14 h 53 min

Il fallait le voir chez Passou, pétant de trouille, froc baissé devant amette, le keuf kommandantur.

Edel dépouillé de son lectorat putride, drague sur la chaîne ciné, pour se refaire un carnet d’adresses. Kérangagal adresse son soutien aux mouettes, en laissant tomber le vieux con; lol.

Eriksen dit: 13 février 2020 à 16 h 41 min

Lucienne, William Legrand … on notera la concordance des styles et l’obsession de la lumière dans le choix des pseudos. Cela donne à vos écrits un côté « éructations de soupirail ».
Pour Bande à Part, c’est différent. On est encore dans la solitude d’un mec qui bande à lui tout seul au fond des caves, mais beaucoup plus d’électricité dans le style. La malveillance n’est plus gentillette ni d’opérette. Bravo, donnez-nous encore de ce style enlevé, faites-nous part de votre putride rimant avec fétide. Juste un conseil, si j’osais… votre malveillance gagnerait aussi à être un peu plus drôle. Rôt-caca-nazi sur l’un ou l’autre… c’est un peu court.

Marge dit: 13 février 2020 à 18 h 11 min

bandapart n’est ni mec ni fille c’est marie sassçusse de la Rdl, toujours les mêmes tics, références,obsessions,ça récure c’est récurrent faut vraiment être bouché à l’émeri pour pas la lire dans son petit jeu