de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

François Ozon, retour à la jeunesse

Par Sophie Avon

A quoi rêvent les jeunes filles d’aujourd’hui ? Au sexe dans ce qu’il a de plus transgressif : la prostitution et l’addiction. Du moins en est-il ainsi d’Isabelle, toute jeune fille dont l’apprentissage n’a rien d’une bluette.

Après avoir consacré plusieurs films à la maturité,  François Ozon revient à ses portraits de jeunes gens en proie à des tourments secrets et à des révolutions intérieures.  A 45 ans, le cinéaste français a patiné ses couleurs, stylisé sa manière, attendri son humour. Il vise toujours la légèreté, l’ironie, cette façon de partir des stéréotypes en les débordant, mais il a acquis une douceur qui jette sur ce portrait au féminin la mélancolie des chagrins d’amour.

A la vérité, son Isabelle (Marine Vacth) n’a rien au départ pour inspirer la compassion. Elle est telle que le titre la promet, jeune et jolie. Aisée de surcroît, pauvre petite fille riche aimée par sa mère (Géraldine Pailhas), laquelle s’est remariée avec un brave homme (Frédéric Pierrot), entourée, choyée – même son père lui témoigne son affection depuis l’Italie où il lui envoie un argent de poche conséquent. Quant à son petit frère, Victor (Fantin Ravat), il l’espionne et la veille à la fois, témoin passif et complice de cette grande fille qui fête ses 17 ans.

Alors pourquoi diable, Isabelle décide-t-elle de se prostituer ? Pourquoi choisit-elle de tourner le dos aux romances de son âge pour coucher avec des vieux qui la paient ?  Il n’est pas question pour Ozon, ni de comprendre ce qu’il en est, ni de circonscrire ses raisons au désir d’argent, ni à celui du pouvoir ni même au danger qu’elle court en recrutant sa clientèle sur Internet. Isabelle au fond, pourrait se droguer. C’est la transgression qui passionne le cinéaste, et l’obstination de cette gamine à expérimenter son corps au-delà des limites imposées par la norme.

Cette façon de s’émanciper en devenant une autre au sein même de sa famille, voilà ce qui la rend si intéressante et si mystérieuse – d’une opacité effrayante d’ailleurs. Car c’est une fille secrète et silencieuse qui se raconte peu, ment à sa meilleure copine et qui, une fois démasquée, entretient non sans jouissance l’idée d’être devenue une étrangère. Face à quoi, les adultes ne lui renvoient qu’un discours convenu qui sonne creux à ses oreilles, et pour cause puisque cette parole-là, même lorsqu’elle a du sens – comme celle du psy – « tu veux savoir ce que tu vaux ? » -, ne comble pas le vide qu’elle ressent – cette part d’elle-même dont elle fait le deuil, l’enfance. Si bien qu’au moment où elle prend conscience du potentiel explosif de ses actes, elle devient une sorte de créature surnaturelle, mi ange mi monstre, renvoyant chacun à ses propres démons.

Pour autant, on n’est pas chez Todd Solondz. Les chansons tristes de Françoise Hardy ramènent le récit à son essence versatile, au fil des saisons et à la mue d’une jeune fille en fleur. Ozon en filme les chapitres avec la distance de celui qui regarde sans être vu. C’est sa façon à lui, depuis toujours, de bâtir une œuvre en forme d’autoportrait.

« Jeune et jolie » de François Ozon. Sortie le 21 août.          

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commentaires

139 Réponses pour François Ozon, retour à la jeunesse

pado dit: 19 août 2013 à 11 h 05 min

Etat d’âme et cas de conscience.
Irai-je voir ce film pour Ozon ?
Parce qu’elle est jolie ?
Ou pire parce qu’elle est jeune ?

C’est dur de vieillir et de se poser des questions à la con.

sophie dit: 19 août 2013 à 17 h 45 min

Oui et surtout Belle de jour est une femme faite, jeune et jolie, certes, mais mariée et « rangée ». Là, Isabelle a 17 ans, c’est une adolescente qui dit adieu à l’enfance à sa façon – violente.

renato dit: 19 août 2013 à 17 h 49 min

pado, plutôt qu’une étude sur les magnets pour portes de frigos, il faudrait réfléchir à une étude sur les mutations de pseudo chez Dexter.

puck dit: 19 août 2013 à 17 h 50 min

« les limites imposées par la norme » ?

quand on lit Marcela Yacub ou Ruwen Ogien on n’a pas l’impression que nous ayons encore des « normes » sociales de cet ordre, une société où la prostitution serait réservée qu’aux plus démunis.

Ozon cherche-t-il à interpeler les parents du genre cela pourrait vous arriver aussi?

je n’ai pas vu le film mais j’ai regardé pas mal d’épisodes de « New York unité spéciale » (la section qui avait arrêté DSK) sur ce thème de la jeune lycéenne de bonne famille new yorkaise se prostitue.

Le plus souvent les scénaristes de ces séries évitent de tomber dans les jugements moraux (même ceux liés à une éventuelle estime de soi exprimée en dollars) et les questions de normes pour poser la question inverse : qu’est qui dans nos sociétés peut échapper à la commercialisation?

en inversant le questionnement on se rend compte que la transgression (si rare de nos jours) consisterait au contraire à ne pas vouloir se vendre.

puck dit: 19 août 2013 à 17 h 52 min

d’accord pour Ozon c’est une façon de sortir de l’adolescence ?

se vendre pour passer à l’âge adulte?

en attendant de se vendre pour trouver un boulot ?
c’est bien vu.

sophie dit: 19 août 2013 à 18 h 00 min

Non Puck, Ozon n’est vraiment pas du genre à interpeller les parents ni d’ailleurs à porter un jugement moral. C’est un observateur, JC dirait un voyeur, et là avec raison; oui, il observe et montre ce qu’il voit – comme tout cinéaste digne de ce nom il me semble. Quant à savoir ce qui est transgressif aujourd’hui… Suis encore en vacances… Les seins nus peut-être?

renato dit: 19 août 2013 à 18 h 03 min

Bon, puck, je n’ai pas les références sous la main, dans les grandes lignes, donc.

Dans le monde antique la prostitution sacrée était couramment pratiquée (c’était fait dans les temples, en honneur d’Aphrodite, p. ex). Fini la période de prostitution les filles se baignaient dans un fleuve et retrouvaient leur virginité. Ce qui est passablement élégant et assez propre, tout comptes faits…

sophie dit: 19 août 2013 à 18 h 14 min

Et pour en revenir à Belle de jour, elle cherche le plaisir, le trouble, le désir sulfureux que son mariage lui a ravi. Isabelle est à la fois plus opaque et plus perdue, c’est cela qu’Ozon arrive je crois à restituer avec justesse: cet âge où l’on se mure, où l’on devient inaccessible à ses proches et où on jouit de l’être.

puck dit: 19 août 2013 à 19 h 29 min

d’autant qu’avec facebook et les télés réalités où on enferme une bande d’ados dans une villa, question vie intime cachée c’est pas gagné.

dans ces conditions on peut facilement imaginer qu’on puisse jouir d’être que dans la clandestinité : dans une société où tout doit être montré le fait de sa cacher des autres est sans doute subversif.

la question serait de se demander en quoi consiste le jeu de montrer sur un écran le désir de se cacher, pour se cacher l’actrice doit commencer par se montrer.

d’autant que dans la bo elle va à son rv comme si elle allait faire le grand 8 ou un saut à l’élastique.
je ne sais pas dans quelle mesure nous pouvons faire entrer la prostitution dans la catégorie des sports extrêmes qui donnent ce sentiment d’être?

comment ses proches l’apprennent-ils ? c’est son petit frère qui cafte ?

xlew.m dit: 19 août 2013 à 20 h 44 min

« Jeune & Jolie » est pour moi un pur jeu de mots, pleinement provocateur et assumé comme tel, de la part d’Ozon, c’était le nom d’un magazine qui avait les faveurs des jeunes ados tout juste post-pubères dans les années soixante-dix, je crois. Marine Vacth (et donc le personnage d’Isa) est beaucoup plus mature dans sa toute fraîche beauté que simplement ‘jolie’ et donne l’étrange impression d’avoir réussi à bloquer, emprisonner (on repense à la drôle de petite boîte noire du client chinois de Catherine Deneuve dans le film que vous venez d’évoquer), désactiver, les fameux dix-sept ans rimbaldiens tant chantés. C’est très fort comme performance. Sur l’image arrêtée de votre clip promotionnel, on a le sentiment d’être devant le corps d’une splendide déesse tout juste née de l’écume mais qui aurait déjà la tête d’une sphinge soumettant des énigmes, avec un visage profondément intelligent, mûr, et intimement interrogateur. Les hommes adorent se confronter à ce genre d’impérieux-impérial principe féminin, il leur faut à tout prix en percer le mystère. Isabelle semble l’avoir parfaitement compris, plus qu’un défi qu’elle se lance à elle-même, elle m’apparaît s’amuser à défier le courage masculin de ceux qui veulent étancher le trouble qu’elle parvient à manifester chez eux. Ce film m’a fait penser à celui d’une cinéaste australienne, Julia Leigh, qui avait proposé un thème relativement proche de celui du film d’Ozon, dans son « Sleeping Beauty » de 2011. L’actrice principale, Emily Browning, était impeccable également. Le film d’Ozon prend tout de même le pari de parler d’une question de société puisque, je crois, Serge Hefez, un psychologue très médiatique, joue son propre rôle. C’est peut-être un peu le seul côté scabreux du film, la prostitution estudiantine féminine n’étant pas si exclusivement rare que cela aujourd’hui. On a l’impression qu’il ne se mouille pas trop le gaillard (sa sortie sur « le fantasme de toutes les femmes », ne plaident pas en sa faveur sur ce point.)

sophie dit: 19 août 2013 à 21 h 51 min

Sleeping beauty était un film plus étrange, plus maléfique, plus ambitieux aussi que celui d’Ozon, et il me semble que c’était un film sur la mort plus que sur la survie, même si clairement, au départ, la jeune femme faisait ça pour de l’argent.

Jacques Barozzi dit: 19 août 2013 à 22 h 38 min

sophie, si vous renvoyez la balle aux commentateurs vous allez faire sauter le compteur, mais vous vous retrouverez aussi très vite sur les rotules !

puck dit: 20 août 2013 à 9 h 27 min

non c’est sûr que le mieux serait d’aller voir le film, pour être au moins à égalité.
l’autre façon d’être à égalité serait que vous critiquiez des films que vous n’avez pas vus, comme nous, au début c’est pas facile mais on s’y habitue vite.

puck dit: 20 août 2013 à 9 h 36 min

Jacques Barozzi a raison : il faut vraiment éviter de répondre aux commentaires, sinon c’est vite épuisant.

puck dit: 20 août 2013 à 9 h 42 min

j’ai eu la mauvaise idée de regarder la « vraie » bande annonce : pourquoi se sentent-ils obligés de tout raconter dans la ba ?
j’ai même vu la scène où sa mère la gifle, la mère lui dit « tu sais moi aussi j’ai fait des bêtises » et elle répond « ah bon ? tu as fait la pute? » et vlan l’autre elle lui en colle une parce qu’elle ne supporte pas d’entendre le mot « pute ».
c’est fort.

par contre ils ne montrent pas les messieurs avec qui elle couche, Ozon ose les montrer ?
ou bien il les ignore.
parce que si Ozon ne filme pas les mecs c’est un détail hyper important.

en plus dans les scènes de sexe elle est toujours filmée de près ?
si c’est toujours le cas c’est aussi important.
enfin il me semble.

puck dit: 20 août 2013 à 9 h 53 min

le point commun avec Belle de Jour, me semble-t-il c’est ce rapport du sexe à la clandestinité.
un plaisir qui ne peut se trouver que dans la dissimulation, en dehors de la voie toute tracée d’une vie sociale officielle réglée comme du papier à musique.

puck dit: 20 août 2013 à 9 h 56 min

l’autre question qui n’est toujours pas réglée est de savoir si Ozon fait entrer la prostitution dans la catégorie des sports extrêmes, comme le saut à l’élastique.

puck dit: 20 août 2013 à 10 h 00 min

sans oublier la question sartrienne d’un choix d’un rôle ne correspondant pas à celui que les autres veulent nous faire jouer, comme le rôle du garçon de café qui fait les gestes qu’on attend d’un garçon de café.
auquel cas ce serait un film sartrien, voire existentialiste, ce qui serait sympa pour Sartre parce qu’en ce moment, le pauvre, il s’en prend plein la figure.

puck dit: 20 août 2013 à 10 h 03 min

la prostitution dans la catégorie des sports extrêmes, comme le saut à l’élastique : parce que c’est vraiment l’impression qu’elle donne quand elle commente le fait de se rendre à son rendez-vous.
mais bon le mieux est de voir le film et d’en parler ensuite.
sauf que je n’aime pas trop parler des films que j’ai vus, ni des livres lus, sans doute par timidité.

puck dit: 20 août 2013 à 10 h 05 min

Jacques Barozzi a raison : il faut vraiment éviter de répondre aux commentaires, sinon c’est vite épuisant : je précise : je voulais dire pour ceux qui commentent parce qu’ils se sentent obligés de vous répondre à leur tour, c’est sans fin.

Jacques Barozzi dit: 20 août 2013 à 10 h 52 min

C’est très agréable pour les commentateurs, et sans doute aussi pour lui, quand le chroniqueur descend dans l’arène.
Peu l’osent.
Le problème, c’est que l’on ne peut pas être en même temps au four et au moulin…

renato dit: 20 août 2013 à 10 h 55 min

Bon, maintenant le vent glacé c’est moi…

Cela dit, qui se souvient de « David and Lisa » (Frank Perry, 1962), d’après « Lisa and David »n une nouvelle de Theodore Isaac Rubin.

puck dit: 20 août 2013 à 12 h 33 min

renato non, je pense qu’il s’agit là plus de ce qu’on appelle un dérèglement traumatisant de la personnalité lié au passage de l’adolescence à l’âge adulte.
ou pour le dire autrement : une perte de repères.
elle bascule dans la prostitution mais d’autres ont filmé le basculement dans autre chose.

puck dit: 20 août 2013 à 12 h 35 min

quand on voit la quantité de trucs traumatisants dans lesquels on peut basculer à cet âge on peut s’étonner que certains ne basculent dans rien d’autre que le chômage.

vani dit: 20 août 2013 à 13 h 07 min

pado …….les mutations de pseudo chez Dexter.

Sur ce coup renato je vais avoir du mal, j’ai déjà tellement de mal à suivre les miennes.

puck dit: 20 août 2013 à 20 h 52 min

Jacques Barozzi je voulais vous poser la question de savoir si la Grade Bellezza n’était pas, en quelque sorte, une version à l’italienne de Tree of Life ?

puck dit: 20 août 2013 à 21 h 08 min

Jacou si on les a clonées sérieux ça craint.
déjà les OGM c’est pas cool, les AGM là c’est pas possible, si c’est le cas j’espère que José Bové va les déraciner sinon c’est la cata.

Jacques Barozzi dit: 20 août 2013 à 21 h 39 min

Jacques, Jacky, Jacou… au bout de la progression intimiste ça finira par une demande en mariage en bonne et due forme !
(Pour Tree of Life, je n’sais pas, j’l'ai pas vu.)
Pour La Grande Bellezza, après mûre réflexion, je dirais que c’est Fellinien par le thème, viscontien dans la forme, et Antonionesque pour l’incommunicabilité existetielle des personnages : trop fort !

Jacques Barozzi dit: 20 août 2013 à 21 h 41 min

Et même un peu pasolinien avec l’aspect sacré apporté par la sainte mangeuse de racines…
C’est plus un film, mais une anthologie du cinéma italien !

Jacques Barozzi dit: 20 août 2013 à 22 h 02 min

Sinon, pour La Grande Bellezza, voici mes dernières réflexions, ainsi que je vous l’ai écrit chez Sophie Avon : c’est Fellinien par le thème, viscontien dans la forme, et Antonionesque pour l’incommunicabilité existetielle des personnages et même un peu pasolinien avec l’aspect sacré apporté par la sainte mangeuse de racines…
C’est plus un film, mais une anthologie du cinéma italien !

l'écume des jours dit: 20 août 2013 à 23 h 26 min

splendide déesse tout juste née de l’écume
Sans minimiser la possibilité d’assonances multiples, je préfère, à l’étymologie proposée comme empruntée à Hésiode, non sans réticence, par Socrate dans Cratyle [406d], et plus encore à celle proposée contre elle par Chantraigne cité dans les notes de C. Dalimier (« la lumineuse »), celle qui fait d’Aphrodite A-φροντίζει : celle qui ne réflechit pas. Et un souvenir aux ratiocinations de Cressida dans la pièce de Shakespeare évoquée par ailleurs ici.

u. dit: 21 août 2013 à 10 h 21 min

Et voilà, Jacques et Puck, vous êtes parvenus à couper la chique à Sophie.

Vous êtes fiers de vous?

Je sais, ça partait d’un bon sentiment (nous sommes de vieux routiers, et vous allez vous fatiguer), mais ce conseil bienveillant a été énoncé trois fois, c’est beaucoup.

Elle n’aurait pas un avis à donner? Elle n’aurait pas le droit de jouer un instant les commentatrices?

Je propose une règle simple: Sophie intervient quand elle veut, et nous ne nous sentons pas obligés de répondre (il suffit en silence de soulever son béret devant son écran d’ordinateur).

Viva la libertà.

u. dit: 21 août 2013 à 10 h 23 min

« C’est l’été. Isabelle a 16 ans. L’âge des premières amours, des premières transgressions. Sa mère et son beau-père le savent bien. Bourgeois hédonistes, favorables à l’épanouissement individuel, hostiles à toute forme de répression, ils s’en félicitent même. « Si tu invitais ce jeune Allemand qui semble tant t’apprécier à dîner à la maison ? »  »

Sauras-tu identifier l’émission philosophique estivale écoutée par ses parents?

pado fan des énigmes dit: 21 août 2013 à 10 h 55 min

« Sauras-tu identifier l’émission philosophique estivale écoutée par ses parents? »

Christine Boutin sur Radio Notre-Dame ?

Polémikoeur. dit: 21 août 2013 à 11 h 10 min

S’il n’y a rien de confusément malsain dans ce cocktail,
pourquoi ne pas ouvrir alors l’option « escort » au bac ?
Satyriquement.

Jacques Barozzi dit: 21 août 2013 à 11 h 23 min

Satyriconement, et voilà que l’on va encore reparler de Fellini et de La Grande Bellezza !
Oui, on aimerait que Sophie nous parle de ce film, u. !

primerose dit: 21 août 2013 à 11 h 35 min

« Oui, on aimerait que Sophie nous parle de ce film, u. ! »

Vous pouvez la laisser choisir ses sujets ?

Polémikoeur. dit: 21 août 2013 à 11 h 43 min

Rien ne vaut une petite licence artistique
pour coller de la lolita sur le trottoir !
C’est moins risqué que de maquereauter
ou de faire la sortie des collèges.
Au passage, le marché des « seniors »
est prometteur et la jeunesse
aura toujours la cote ;
pourquoi se gêner ?
Revenez Mrs Robinson !
Lauréatement.

u. dit: 21 août 2013 à 13 h 48 min

« Jeune et Jolie Bande Annonce Teaser »

Tous les mots portent.

Tu parles d’un Teaser.
Le regard levé, la bouche entr’ouverte et la chute de rein, c’est fait pour transformer l’homme raisonnable et mature (comme on dit) en un vieux dégueulasse.

A consommer avec beaucoup de modération.
(C’est vrai que la ressemblance avec Letitia C. est étonnante).

u. dit: 21 août 2013 à 13 h 50 min

A propos de mature, qui n’a pas regardé vers Mrs Robinson en l’imaginant en cougar, sans en savoir le nom?

« Hey hey hey…
Hey hey hey… »

u. dit: 21 août 2013 à 13 h 52 min

Sois dit en passant, vous êtes gonflés.

Allez bavarder à côté sur le cinéma alors que le sujet y est la Grande Terreur, ce n’est pas seulement de la perversion, c’est presque de la haute trahison.

u. dit: 21 août 2013 à 13 h 55 min

« Ozon en filme les chapitres avec la distance de celui qui regarde sans être vu. »

C’est tout à fait JC, matant en terrasse.

u. dit: 21 août 2013 à 13 h 56 min

« Allez bavarder à côté  » > « Aller bavarder à côté »

Ça fait cling, comme dans une tirelire.

Jacques Barozzi dit: 21 août 2013 à 13 h 57 min

c’est la faute à C.P. et Christiane, u., moi je suis allé voir le film seulement après… et je vous le conseille !

puck dit: 21 août 2013 à 16 h 10 min

une option « escort girl » au bac ?

misère de misère Polémikoeur il n’y a que vous pour avoir des idées pareilles.
surtout de grâce n’allez pas envoyer une lettre au Ministère de l4education pour leur faire cette proposition, ils sont tellement tartignolles qu’ils seraient bien capables de la prendre en considération.

Polémikoeur. dit: 21 août 2013 à 18 h 40 min

Peut-être que le syndicat professionnel
estimerait que le label Education nationale
gâcherait le métier ou encombrerait la filière ?
Pôlemployablement.

Désabusé dit: 21 août 2013 à 20 h 00 min

Rencontre avec Marine Vacth : « Je suis le réceptacle du désir des autres »

Une actrice, un acteur, qui cause, c’est un coup de poignard dans le dos du cinématographe.

Un acteur se tait, un cul d’actrice ne parle pas : il pète des banalités.

primerose dit: 22 août 2013 à 10 h 26 min

Le problème de Jacques Barozzi c’est qu’il veut choisir (imposer) les sujets traités mais n’a pas le courage (ou les capacités) de créer son blog.
Peur (ou certitude) de l’échec ?

JC..... dit: 22 août 2013 à 10 h 53 min

Mais non, primerose : je suppose que notre ami JB pense à l’astreinte que représente un blog bien mené.

primerose dit: 22 août 2013 à 11 h 03 min

Je suis heureux JC de constater qu’il vous reste une once de naïveté sous un flot de machiavélisme.

JC..... dit: 22 août 2013 à 11 h 09 min

C’est exactement l’inverse, primerosse : une once de machiavélisme sous une pelisse épaisse de naïveté !

Jacques Barozzi dit: 22 août 2013 à 11 h 31 min

Savez-vous douce primerose à l’acidité de pamplemousse que je suis la seule personne que je connaisse à n’avoir pas de téléphone portable. Alors, un blog, non merci, c’est pas pour moi : je veux être libre comme l’air…

JC..... dit: 22 août 2013 à 12 h 56 min

Ne pas avoir de portable et se sentir libre ? Que nenni !

Avoir un téléphone portable et se sentir libre, ça c’est un must !
(en fait Barozzi, tu n’as pas la conscience tranquille : tu es un cachottier … dieu qui voit tout te punira ! Tu finiras en Enfer !)

u. dit: 22 août 2013 à 13 h 30 min

Tempête de blog

« Sophie était colère ; c’est un nouveau défaut dont nous n’avons pas encore parlé.

Un jour elle s’amusait à peindre un de ses petits cahiers de blog, pendant que son cousin Paul découpait des cartes pour en faire des paniers à salade, des tables et des bancs. Ils étaient tous deux assis à une petite table en face l’un de l’autre ; Paul, en remuant les jambes, faisait remuer la table.

« Fais donc attention, lui dit Sophie d’un air impatienté ; tu pousses la table, je ne peux pas écrire. »
Paul prit garde pendant quelques minutes, puis il oublia et recommença à faire trembler la table.
« Tu es insupportable, Paul ! s’écria Sophie ; je t’ai déjà dit que tu m’empêchais d’écrire.

Paul.
Ah bah ! pour les belles choses que tu fais, ce n’est pas la peine de se gêner.
Sophie.
Je sais très bien que tu ne te gênes jamais ; mais, comme tu me gênes, je te prie de laisser tes jambes tranquilles.
Paul, d’un air moqueur.
Mes jambes n’aiment pas à rester tranquilles, elles bougent malgré moi.
Sophie, fâchée.
Je les attacherai avec une ficelle, tes ennuyeuses jambes ; et, si tu continues à les remuer, je te chasserai.
Paul.
Essaie donc un peu ; tu verras ce que savent faire les pieds qui sont au bout de mes jambes.
Sophie.
Vas-tu me donner des coups de pied, méchant ?
Paul.
Certainement, si tu me donnes des coups de poing. »

Sophie, tout à fait en colère, lance de l’eau à la figure de Paul, qui, se fâchant à son tour, donne un coup de pied à la table et renverse tout ce qui était dessus. Sophie s’élance sur Paul et lui griffe si fort la figure, que le sang coule de sa joue. Paul crie ; Sophie, hors d’elle-même, continue à lui donner des tapes et des coups de poing. Paul, qui n’aimait pas à battre Sophie, finit par se sauver dans un cabinet, où il s’enferme. Sophie a beau frapper à la porte, Paul n’ouvre pas.

Sophie finit par se calmer. Quand sa colère est passée, elle commence à se repentir de ce qu’elle a fait ; elle se souvient que Paul a risqué sa vie pour la défendre contre les loups.
« Pauvre Paul, pensa-t-elle, comme j’ai été méchante pour lui ! Comment faire pour qu’il ne soit plus fâché ? Je ne voudrais pas demander pardon ; c’est ennuyeux de dire : « Pardonne-moi… ».

MORALITÉ

Défense aux Pauls de blog d’énoncer des règles!

u. dit: 22 août 2013 à 13 h 33 min

Vu les retards des uns et des autres à voir ce qui est présenté, le blog devient parfois un roman à plusieurs voix qui pourrait s’appeler « La possibilité d’un film ».

u. dit: 22 août 2013 à 13 h 37 min

Je ne voudrais pas avoir l’air superstitieux mais quatre-vingt-sept c’est déjà gros de la centaine.

C’est une bonne moyenne.
Une promenade pépère en VTT…

(Pour JC, cette dernière phrase est une prise de position politique)

pado dit: 22 août 2013 à 13 h 42 min

u.,
vous êtes vraiment sûr que Sophie connait Paul Edel ?
Si oui, la question est : Jeune et jolie est-elle une oeuvre stendahlienne ?

puck dit: 22 août 2013 à 17 h 02 min

Jacques Barozzi vous pouvez dire à C.P. que j’ai raison : quand dans le film de Sorrentino le héros croise Fanny Ardant, dans la nuit, qu’il interpelle, elle se retourne et elle dit quoi ? vous avez tendu l’oreille ? elle dit : « Dior.. j’adore.. ».
de toutes les pubs pour Dior c’est la plus belle..
vous vous souvenez de la scène?
vous l’avez entendu comme moi!
C.P. veut pas me croire, il dit que j’invente encore alors que pour une fois je n’invente rien!
sérieux c’est pas juste.

puck dit: 22 août 2013 à 17 h 06 min

u. maintenant vous pouvez blablater autant que vous voulez : Sophie ne vous répondra plus! na! on a arrangé le coup avec Jacky pour qu’elle ne vous parle plus.
ça c’est bien fait pour vous.
par contre si Elela lui pose une question elle lui répondra parce que Elena c’est fille, et toc dans les rotules!

puck dit: 22 août 2013 à 17 h 08 min

oupps désolé pas Elela = Elena, c’est que je suis enrhumé (les allergies), à force d’éternuer sur mon écran j’y vois pplus rien.

Eletepala/Elena dit: 22 août 2013 à 20 h 00 min

Puck fripon, farceur, trickster, vous maniez (plus longuement sur la Rdl et ici) un argument (« on dirait un clip publicitaire ») qui peut se retourner contre l’admirateur de T. Malick que vous êtes — que nous sommes.
Vous rappelez-vous le temps retrouvé sur la plage de Tree of life ? Comment empêcher qqn d’un tant soit peu malveillant d’attendre le pitch pour une marque de yaourt ou de shampoing ?

Elena dit: 22 août 2013 à 20 h 08 min

en retard, en retard … c’est vrai il m’aura bien fallu 3 semaines pour aller voir Landes, mais on fait ce qu’on peut, on attend que ça passe près de chez soi.
Ceci pour Sophie — les garçons font du chiffre pour le blog ; n’ayant pas leur verve, pendant ce temps-là j’ai fait une entrée pour un film que vous nous aviez signalé.
On se répartit le travail en qq sorte.

Elena dit: 22 août 2013 à 21 h 46 min

Dans le domaine « Gardez-moi de mes thuriféraires, mes détracteurs je m’en charge » — le compte-rendu du film d’Ozon par David Fontaine dans le Canard évoque Cukor après avoir mentionné Spinoza.
(+3, à vous de jouer)

renato dit: 22 août 2013 à 22 h 05 min

J’ai mené une petite enquête. Aucune des femmes que je connais n’a élaboré le fantasme de la putain. Une seule a envisagée ‘le métier’ comme ‘hypothèse de travail’ mais c’était pour emmerder ses parents. Je crois donc que c’est plutôt un fantasme masculin doublé d’un mensonge féminin.

puck dit: 23 août 2013 à 5 h 47 min

Elena sur ce coup j’essuie pas d’accord, rien chez Malick ne fait publicité, au contraire tout chez lui est anti-pub, utiliser la scène dont vous parlez pour vendre un shampoing c’est l’assurance de couler la boite.
même quand on voit poindre le mont St Michel il évite le pire.
on trouve chez Malick une chose assez curieuse, unique : il donne l’impression qu’il n’y a pas de caméra. Comme chez ces musiciens chez qui l’instrument disparait (je ne cite pas de noms), chez Malick la caméra disparait, et même lui disparait, quant à ce qu’il cherche, ce qu’il veut nous montrer il nous donne l’impression de ne pas le savoir, de ne pas réussir à le trouver lui-même, c’est un truc qu’on retrouve un peu chez von Triers ou Jeff Nichols, ce doute, ce questionnement, cette inquiétude, quand il filme les scènes d’intérieur, d’amour, de désamour, de joie quand les enfants profitent de l’absence du père pour jouer avec la mère, les personnages, leurs mouvements, le prêtre dans la prison, le frère qui cherche des réponses sans les trouver, Malick les cherche aussi, et nous nous les cherchons avec eux et nous ne les trouvons pas : le cinéma de Malick pose des questions sans jamais nous donner de réponses.
tout le contraire de Sorrentino : il donne des réponses sans jamais se poser de questions, idem comme la pub.
on dit il ne faut pas parler de Fellini, ben oui au contraire il faut en parler de Fellini : même quand Fellini filme le monstrueux, le vulgaire, le leid sa façon de filmer ne l’est jamais, il montre le laid mais lui n’est jamais laid : tout le contraire de Sorrentino : même quand il filme des choses sensément belles sa façon de le montrer est laide, quand il nous montre des choses non vulgaires lui il l’est, faut imaginer les même scènes (celle du règlement compte avec la communiste) filmées par d’autres. d’où le gros problèmes par rapport à son sujet et ses objectifs, les bavardages et les références littéraires : Celine, Proust, Flaubert, Breton, Dostoïevski !! (c’est du lourd, du très lourd) ne suffisent pas, surtout à notre époque où nous avons un tas de philosophes médiatiques qui s’imaginent que c’est en nous tartinant de leurs savoirs qu’ils nous apprennent quelque chose, à quoi ça sert si le discours est creux, ils sont comme nos politiques : ils parlent mais ils ne disent rien, Sorrentino parle, il parle beaucoup, c’est très bavard mais il ne dit rien du tout, nada, niente, il grande vuoto.
et Dieu que c’est laid, même une ville aussi belle que Rome il réussit à la rendre laide, les ponts sont laids, tout est laid.
Voilà, cela dit je sais bien que je n’y connais pas grand chose, du coup je préfère éviter de donner mon avis, même Ozon je préfère ne pas dire ce que je pense de sa façon de filmer.
une scène de plage où comment filmer l’éternité en 2 minutes chrono :
https://www.youtube.com/watch?v=0_yA53yXrgY

puck dit: 23 août 2013 à 5 h 51 min

oupss désolé. renato je vous le jure j’ai pas écrit un truc aussi long, c’est la faute du blog, on écrit une phrase il en rajoute dix tout seul.

puck dit: 23 août 2013 à 14 h 20 min

renato j’ai dit que j’étais désolé.
mais c’est pas grave, allez-y, pourrissez-moi la figure, j’ai l’habitude, d’être votre soufre douleur, c’est vraiment pas grave.

puck dit: 23 août 2013 à 14 h 22 min

après ça ma psy elle me demande d’où je tire mes angoisses, je vais lui recopier votre message et je vais lui faire lire, à ma psy, elle va voir d’où viennent mes angoisses.
misère de misère tout ça pour un malheureux petit commentaire.

puck dit: 23 août 2013 à 14 h 22 min

en plus renato je répondais à Elena, sur la pub.
je suis désolé mais quand on écrit sur la pub on ne peut pas faire plus court.

puck dit: 23 août 2013 à 14 h 25 min

renato, vous savez quoi? j’avais une super info tiré d’un article de Cavell sur le cinéma comme lieu de domestication du scepticisme.
j’étais venu pour vous en faire part, et bien tintin! je le garde pour moi et croyez moi c’est dommage pour vous parce que c’était hyper intéressant!!!
c’est vraiment dommage.

puck dit: 23 août 2013 à 14 h 27 min

cela dit c’est vrai que j’ai fait un peu long sur ce coup.
j’aurais dû le couper en 2, mettre en 4.

renato dit: 23 août 2013 à 14 h 32 min

Savez-vous puck que flirter coûte mon cher qu’un analyste… et pour de bien meilleurs résultats… même si l’intention n’est pas d’obtenir quelques « faveurs » quoi que ce soit…

Elena dit: 23 août 2013 à 21 h 32 min

Puck, c’est sans doute comme au début d’une partie de bataille navale : il arrive que l’on fasse mouche (B5 ? touché-e …) par hasard. Mais si on se connaissait je trouverais que votre message de ce matin est un coup bas.
Parce que la capacité à continuer à poser des questions plutôt que de céder à la tentation de fourguer des réponses c’est précisément ce que j’attends des artistes, des philosophes, des auteurs mais aussi des enseignants et de qq autres, et ce que j’essaye de pratiquer dans ma propre activité (peut-être encore plus exposée que celles que j’ai citées au mirage des certitudes).
Que répondre pour ne pas lasser les autres ?
Qq hypothèses :
— Ce que je viens de dire est d’une banalité à pleurer. Nous sommes tous désormais des « intranquilles » et très fiers de l’être, c’est le dernier truc à la mode, probablement déjà récupéré depuis belle lurette par la pub.
— Du coup l’accusation de supprimer la quête, d’arrêter le questionnement est celle que nous employons contre ceux que nous n’aimons pas, que nous avons décidé de ne pas aimer. Qui veut noyer son philosophe/cinéaste, etc. l’accuse de fournir des réponses clefs en main.
— Ou bien tout simplement je n’ai rien compris au film puisque je n’ai pas identifié les réponses qui m’étaient fournies sur un plateau. On me montrait, que dis-je on m’assénait des solutions, et j’ai cru voir des interrogations.

JC..... dit: 24 août 2013 à 8 h 46 min

Moi qui suis un être sensible, j’aimais bien les commentaires humains, le ton inimitable de Sophie. Cela changeait du ton généralement utilisés par les divas du commentaire, singes savants caractériels, monstres sacrés cultivés, rois du combat rapproché, mercenaires que j’adore.

Elle a disparu, la belle Sophie ! Des malfaisants sadiques l’ont choqué, humilié, blessé…

De désespoir, je vais m’en aller pleurer ma peine en cellule monacale climatisée. On a un cœur sous le portefeuille, bon sang !

Elena dit: 24 août 2013 à 12 h 09 min

Ne nous donnons pas trop d’importance — peut-être Sophie a-t-elle tout simplement autre chose à faire en ce moment. Il n’est pas dit que ce blog soit devenu le centre de son existence et qu’elle ne vive que dans l’attente de nos commentaires.

Elena dit: 24 août 2013 à 12 h 11 min

Cela dit, je pense que le prochain film que j’irai voir sera Le prochain film — et je me demandais si elle envisageait de nous en parler.

Elena dit: 24 août 2013 à 12 h 31 min

Et pendant que j’y suis: plus haut j’avais déposé un lien pour l’ouverture des Fées du Rhin/Rheinnixen d’Offenbach :
http://www.youtube.com/watch?v=eOQTzpaJwAs

Œuvre pacifiste où les femmes pour une fois ne sont pas « défaites ».
C’est passé totalement inaperçu ; ce n’est pas grave et je m’arrête là car je n’ai pas de prétexte cinématographique pour en parler. (Pourtant le romantisme sans certaines casseroles idéologiques …
Et musicalement ? Que ceux qui n’ont jamais fredonné la Barcarolle se détournent en toute tranquillité).

pado dit: 24 août 2013 à 16 h 38 min

sophie dit: 19 août 2013 à 18 h 00 min
« Suis encore en vacances »

Peut-être une explication valable au silence de Sophie.

pado dit: 24 août 2013 à 16 h 43 min

A part ça il pleut sur les jeunes et jolies marmottes qui donc ne peuvent envisager aujourd’hui la prostitution pour un morceau de beaufort.

sophie dit: 24 août 2013 à 17 h 14 min

Mes chers amis, je suis là et je vous lis attentivement mais en effet, je profite de mes derniers instants de vacances. Elena, je n’ai pas encore vu le film de René Féret, mais n’oubliez pas d’aller voir « La trilogie de l’enfance » de Bill Douglas, c’est une merveille.

JC..... dit: 25 août 2013 à 10 h 09 min

Sur RUE89, on parle d’un film « Jeune et salope », une couillonnade nulle, directement inspirée du ‘Jeune et jolie » de ce pauvre Ozon…

On va où, là ? On va où avec cet état d’esprit mutin ! C’est pas comme ça qu’on va sauver nos âmes de pécheurs……

pado dit: 25 août 2013 à 10 h 44 min

JC, c’est pas un peu à gauche pour vous Rue89 ?
Ne vous laissez pas pervertir ainsi, vous allez finir par vous abonner à Médiapart.

JC..... dit: 25 août 2013 à 11 h 03 min

J’ai été de gauche à la maternelle, pado, je voulais partager les jouets avec mes camarades qui en avaient, eux …. Redistribution des richesses !

PS : vous avez gardé votre langue de pute. Félicitations ! Acte de caractère, en ces temps mollassons.

Elena dit: 25 août 2013 à 12 h 10 min

Pado — en italien, en toscan, « Graves » ça se traduit par Sassicaia, hmmmm. (Toujours une histoire de cailloux)

puck dit: 25 août 2013 à 16 h 02 min

et pour le « grave », en italien, il fait partie de la sonata de chiesa, comme les églises sont en pierre tout se tient.

puck dit: 25 août 2013 à 18 h 19 min

renato dit: 23 août 2013 à 14 h 32 min
Savez-vous puck que flirter coûte mon cher qu’un analyste… et pour de bien meilleurs résultats…

renato, bonjour, comme vous êtes toujours de bon conseil j’ai voulu suivre votre conseil.
la bonne nouvelle c’est que comme d’hab avec les filles je m’y suis mal pris et qu’elle l’a très mal pris.
la mauvaise nouvelle c’est que je suis tombé sur une ceinture noire de karaté!
résultats des courses en plus de mes problèmes psy je me retrouve avec une jambe plâtrée et trois côtes cassées !!!

renato je sais que vous m’avez donné ce conseil pour mon bien aussi sachez que je ne vous en veux pas.

primerose dit: 26 août 2013 à 0 h 27 min

renato, faites un effort.
Six mots.
Je sais vous aimez faire court (amour ou limite, qui sait) mais là c’est le minimum syndical (JC on se calme) six mots alors que dexterpuckhamletzenoD.dimitrilesétoilesetlespetitshommesverts vous en fait quarante lignes sans respirer.
Mesquin, limite vulgaire.

renato dit: 26 août 2013 à 6 h 55 min

Voyons primerose ! puck dit tout le mal qui lui a coûté d’avoir suivi mon conseil, je ne vais quand même pas lui infliger la punition d’un long post seulement pour lui dire que selon moi il a manqué de tact. Six mots suffisent.

renato dit: 26 août 2013 à 10 h 10 min

Et pour mettre cette passion que j’ai pour l’extrême concision en perspective, primerose, je ne ferais pas référence à ce grand alchimistes des sons qui fut Anton Webern :
http://www.youtube.com/watch?v=bBf2K4S4Nmk

Je ne vous inviterais non plus à méditer sur la consigne de Sciascia : « Stringate ! » ; ni sur l’art subtil de Matsuo Bashō. Je vous inviterais tout banalement à réfléchir au média que nous employons ; au fait que chaque signe vaut une part d’énergie ; et, ‘infine’, que nous sommes ici… enfin, moi, je suis ici pour le jeu, et je ne vais pas bouffer de l’énergie seulement pour donner la preuve que je peux écrire un texte de « 1.000.000 de mots »…

Bon, cela dit, c’est vrai que j’aime la ‘brevità’ et ‘icasticità’ des épigrammes, mais vous conviendrez que l’exercice du blog ne vaut pas l’effort demandé à qui voudrait suivre les traces de Martial ou de Catulle…

renato dit: 26 août 2013 à 13 h 09 min

primerose,

‘icasticità’ (‘icastico’) vaut puissance expressive ou évidence de la représentation — synonyme, incisività (incisivo – incisif)…

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