de Annelise Roux

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La République Du Cinéma
Plossu

Plossu

Par Annelise Roux

La photographie : la pratique de l’acte et sa défense sont à l’orée de ce qu’une rubrique «cinéma» est censée recouper ? Les ponts sont tellement clairs, ou devraient l’être.
Sans abuser de ce type d’incursion, faisons-en une du côté d’un des plus grands contemporains actuels, Bernard Plossu.
Doux, emblématique d’une génération frottée aux écoles photographiques américaines et à l’humanisme français, il incarne la synthèse entre la liberté stylistique, les rêves d’ailleurs nés dans les années 60 et ce regard mélancolique, d’une finesse exquise, qui a marqué depuis les années 30 la photo européenne.
A «l’instant décisif» cher à Henri Cartier-Bresson, il a préféré les moments sans importance apparente, l’accueil d’une fugacité, la beauté de paysages croisés par cet inlassable et attentif marcheur… des chemins, une feuille tombée à la Villa Noailles, à Hyères, des arbres dont l’unique spectaculaire est l’ouverte simplicité, des natures mortes où, en guise de compotier et de fruits, il y a un verre à dents posé sur une tablette de lavabo, des architectures graphiques qui préfigurent l’œuvre de plasticiens, l’intimité quotidienne, l’ivresse teintée de solitude de la liberté et le voyage, auquel il serait absurde de le réduire.

Son travail se distille en tendresse, peut facilement être vu bien qu’on n’y entre pas comme dans un moulin, qu’il faille en avoir saisi l’essence : une exposition aura lieu à Bordeaux du 9 au 22 janvier 2020 à la galerie Arrêt sur l’Image, 45 cours du Médoc. Vernissage à partir de 17h30, le 11 janvier, auquel il sera, en prime, présent.
Pas obligatoire d’y être pour le rencontrer : pléthore d’ouvrages lui ont été consacrés. Il en a nourri bon nombre qu’on trouve sans difficulté en librairie, pour peu qu’on demande quelques références au rayon « Beaux Arts », ce qui est bien le moins le concernant. Est perceptible partout quelque chose de son «inadmissible douceur», du lait, de l’encre, un talc «extrêmement spirituel», selon les mots de Denis Roche, historique éditeur du Seuil, commissaire de la rétrospective internationale de l’AFAA en 1993 qui fut parmi ses compagnons de route inspirés, avec Claude Nori de « Contrejour » et Gilles Mora, le grand complice, rédacteur en chef des Cahiers de la Photographie de 1980 à 1992, coauteur de plusieurs de ses parutions ayant dirigé en particulier l’excellente monographie, une des plus belles qui soient, accompagnant la «Rétrospective 1963-2006» réalisée au musée d’Art moderne et contemporain à Strasbourg  (2007).
Une image des deux hommes signée Shane Plossu, fils aîné du photographe, à New Mexico en 1981, figure en avant-dernière de couverture : Mora solide, en moustache, t-shirt à rayures et blouson, chemin à l’infini derrière, enlaçant fraternellement un Plossu aux cheveux mi-longs, noirs de jais, regard halluciné de voyant, d’Hindou, de poète aux yeux blancs… De ces spiritismes annoncés sans violence.

S’il était encore besoin d’un trait d’union pour justifier la recension dans les colonnes RdC : le photographe passe son enfance et son adolescence à Paris, où il fréquente assidûment la Cinémathèque française. Il se passionne pour la Nouvelle vague, le Néo-réalisme italien… Son amitié avec Dominique Païni – qui dirigea l’organisme privé voué à la préservation, la restauration et la diffusion du patrimoine cinématographique de 1991 à 2000 et dut affronter en 1997 l’incendie du Palais Chaillot conduisant à l’installation de la salle sur les Grands Boulevards – fait de lui le candidat idéal lorsque le féru de cinéma expérimental, défenseur de Gérard Courant, Jean-Marie Straub et Michael Snow et, au passage, pas trop mauvais connaisseur d’Hitchcock, veut rééditer un texte, à l’époque illustré d’images de John Kobal (acteur des années 60 collectionneur de photos de l’âge d’or du cinéma), luxueusement publié à l’adresse de happy few et distribué à Cannes en 2012 lors du soixante-cinquième anniversaire du festival
Pour des histoires de droits, ce «Glamour»-là, aux Editions Filigranes qui ont également fait paraître «Plossu, cinéma fixe ?» de Dominique Païni, ne comptera désormais nul portrait de Dietrich ou Garbo pour illustrer le propos. Des images faites de Londres à Albuquerque, de La Ciotat à Los Angeles, entre 1963 à 2014. Des femmes en pied, des pieds de femmes, une nuque cheveux blonds torsadés, des bouchons de radiateurs, des enseignes de cinéma… Le tout dans un noir et blanc apaisé qui pourrait faire signature, bien que cela ne soit pas la seule qui sied à Plossu.Plossu Glamour

Né au Sud-Vietnam en 1945, alors qu’il est âgé de 13 ans, son père Albert Plossu embarque le photographe en herbe au Sahara qu’il a déjà fréquenté avec un autre montagnard aussi passionné que lui, le Savoyard Roger Frison-Roche. Voyage fondateur où le garçon fera ses premières armes au Brownie Flash.
En 65, c’est le départ pour le Mexique pour filmer les Indiens Lacandons au Chiapas. Il a un peu menti en se prétendant professionnel. Il traverse la frontière sur la route des beatniks qui campent à Big Sur. Merveilleuse époque marquant un avant et un après. Bernard Plossu la parcourt défoncé à la marijuana tout du long, « que de l’herbe, pas du dur », dans une espèce de passionnante bienveillance assortie de lucidité. Nul criard. Son langage entre l’ouest des Etats-Unis et la France commence déjà d’instaurer une subtilité, une empathie qui le placent à l’écart. Ses photos de Bill Coleman, jeune étudiant en criminologie très actif contre les bombardements au napalm qui lui a présenté Ephraïm Doner, le vieil ami russe d’Henry Miller et chantre de la détonante communauté, de Allen Ginsberg, de Joan Baez, de Mimi Fariña, si charnelles et intimes, ne doivent pas le cantonner aux clichés exotiques hippies..,«rien que des grains qui pourraient ne pas être visibles et le sont d’autant plus, on ne sait comment» (Denis Roche).
En 1970, la photo californienne de Kathy Yount en compagnie de l’auteur de « Tropique du Cancer » et « La Crucifixion en rose » dévoile un jeune Sage barbichu en tunique blanche que l’on sent prêt au deuxième trajet initiatique. Cette fois c’est l’Inde, à la rencontre des Sadhus. Puis de 75 à 77, il reprend la route de l’Afrique en direction des peuples nomades du Sahel et de l’Egypte. De 77 à 85, il demeure au Nouveau Mexique où naît son premier fils, à Taos, en 78.

Il ne revient en Europe qu’en 1985, l’Andalousie, où il vit de 87 à 91 avec sa deuxième femme, elle-même photographe initiée par Jean Dieuzaide au tirage noir et blanc, la Toulousaine Françoise Nuñez, et leurs enfants Joaquim et Manuela.
La monographie dirigée par Gilles Mora regorge de scènes familiales. Maternité organique, animale : Françoise à l’enfant sur la poitrine, ou aux bras. Françoise faisant la vaisselle pieds nus à un évier de pierre. Françoise courant sur la plage avec les enfants ou respirant joue contre joue un nouveau-né. Françoise aux draps blancs, dont les plis rappellent d’un coup fortement le cinéma de Philippe Garrel, sa façon de rendre le désordre d’un lit…

Plossu Mexique Françoise

L’image respire le sexe amoureux, la petite sueur imprégnant la peau, hanches esquissées à peine couvertes, le léger creux d’après la jouissance, repos en chien de fusil. «Françoise est merveilleuse», dit-il volontiers. Cela se voit.

En 1988, sa pratique photographique de 30 ans est récompensée par un Grand Prix National de la Photo, une rétrospective à Beaubourg et une bourse à la Villa Medicis hors les murs (Inde, Turquie, Mali). En 1997, l’Instituto Valenciano de Arte lui offre sa deuxième rétrospective, avant que dix ans plus tard, Gilles Mora ne soit le commissaire de la troisième, à Strasbourg, donc… Le Frac Paca Marseille et la galerie La Non-Maison de Michèle Cohen à Aix en Provence ont mené à bien au fil de fructueuses années le projet «Plossu-cinéma», le musée de Besançon, dressé le bilan de ses années mexicaines cultes, à travers «Le Voyage mexicain/ L’Intégrale 65-66» et «Le Retour à Mexico 1970». La consécration, méritée, n’empêche en rien la modestie qui le caractérise et le fonde.
Il a brûlé depuis longtemps les négatifs noir et blanc faits au grand angle de ses années de «photos de voyage» spectaculaires, «commerciales» (un «boulot» dont il n’y avait pas à avoir honte, mais un boulot) …
Plossu, c’est aujourd’hui un visage sensible sous des cheveux poivre et sel, écharpe nouée sur la poitrine, son Nikkormat, le «Nikon du pauvre» gardé comme un talisman.

Plossu Bernard

La galeriste bordelaise Nathalie Lamire Fabre a l’habitude de l’accueillir. Le travail italien du promeneur à la voix tranquille montre bien son cheminement, «l’abstraction invisible» … Un premier passage, vers 1970, à Pompéi, ne lui avait révélé aucun choc visuel particulier. Plus tard, en 1979, ayant compris la force sans tapage du 50 mm, venant des hauts plateaux de Taos où il habitait, d’espaces souvent horizontaux, la «verticalité» de Rome en comparaison l’avait fasciné. L ’imprègne aussi fortement l’œuvre romaine de Corot, d’une remarquable sobriété. Son retour en Europe confirme en lui l’influence inspirante du mouvement de peinture appelé « La Scuola Romana » (dont Scipione, Pirandello, Afro, Mafai).

Plossu Roma

On a tendance à ne retenir que la poésie de ses noirs et blancs déliés, de scènes et de lieux quotidiens, ce rendu parfois épuré de la géographie – or, il serait regrettable d’oublier sa virtuosité dans la prise de vue en couleurs, depuis ses débuts précoces à la fin des années 50 à nos jours. Non pas dans la duplication en couleurs de ses images en noir et blanc, mais via le développement d’un langage photographique autonome, pensé à travers l’usage de la pellicule en couleurs, souvent fondé d’ailleurs sur l’usage d’appareils «jouets» (Instamatic, Agfamatic, boîtiers plastiques à réglages simplifiés, Prestinox).

Plossu rencontres Arles
Bernard Plossu a découvert le «charbon Fresson» en 1967. Le photographe a été séduit au point de nouer des liens avec la famille de tireurs détenteurs de ce procédé pigmentaire. Un travail méconnu qui va bien à son âme.

Plossu Fresson vert

Qu’il s’agisse de natures mortes, de paysages ou de scènes d’intérieur, le rendu est mat, avec du grain. L’œil, la matière donnent un effet adouci incroyable, une vision poudrée de la réalité qui pénètre sous le derme par irradiation.

Plossu Fresson roses

Impossible de clôturer cette chronique sans y saupoudrer la note personnelle que m’inspirent l’homme et son travail.
J’ai rencontré Bernard Plossu il y a une quinzaine d’années, dans des circonstances sur lesquelles il serait trop long de revenir, en tout cas grâce au pdg du Midem Xavier Roy qui était sur le point de prendre sa retraite et avec lequel j’avais monté les «autres» marches du tapis rouge cannois, celles du festival dédié au marché du disque…
Nous sympathisons beaucoup, moi réconfortée par cette sorte de zénitude pétrie de bonté qu’il dégage. Plus tard – pour dire sa générosité – il m’offrira un tirage de «La Noce mexicaine» à l’occasion d’un de mes anniversaires en compte rond, après que j’avais dit que j’aimais cette image à la fois grave et vaguement farfelue, si parlante (l’avant du véhicule au premier plan, l’assise triomphale des promis à l’arrière, la sobriété des hommes et le sourire des femmes, la ligne de fuite de la route, le mouvement filant de la vitesse ou du vent perceptible aux arbres et à la frange blonde balayée, le perfecto, le visage foncé aux cheveux gominés, la casquette du conducteur, le foulard de la passagère, le voile rabattu sur le visage de la mariée),

Plossu Noce mexicaine 1966

et me photographiera à un autre moment, dans un hangar glacial encombré de vieux sapins de Noël… réminiscence de saison ? Ils avaient dû être déposés de leurs guirlandes, remisés  là comme s’annonçait l’Épiphanie. Il vient à Bordeaux lors de l’exceptionnelle monographie conduite par Gilles Mora, j’imagine à la librairie Mollat, mais je ne me le rappelle plus exactement, alors que je me souviens tout à fait qu’il est accompagné de son éditrice, Nina Salter, fille du fameux auteur américain de «Un bonheur parfait» et de «Et rien d’autre» que l’on situe volontiers dans la lignée d’Ernest Hemingway, alors que lui-même se réclamait davantage d’André Gide et de Thomas Wolfe, et du petit garçon de cette dernière.
A l’époque j’habite entre Rome et Florence, ce qui ne m’empêche pas de disposer d’un point de chute dans la ville dont je suis native, et où je vais souvent. Je me réjouis d’inviter Bernard Plossu, la femme des Editions des 2 Terres et son enfant chez moi, me promettant de sortir le grand jeu, huîtres Gillardeau, quelques belons de Cancale pour le goût de noisette, Saint-Pierre…
Ils arrivent. En cuisine, dans mon désir de les honorer nous avons rivalisé d’attention pour espérer que chaque détail soit parfait, accords mets-vins, température, cuisson… Bernard me rappelle en s’asseyant qu’il mange de tout, sauf «des produits de la mer» auxquels il ne tient pas. Oui, c’est vrai. Le Zeus faber a mal fait de descendre de son Olympe, il rencontre moins de succès que prévu parmi les mortels. Je vois bien que le petit-fils de James Salter, enfant frêle, gracieux, extrêmement bien élevé, de son côté n’entend pas non plus toucher aux mollusques. Jamais de la vie ! C’est dégoûtant, pense-t-il très fort – et je ne ferai rien pour tenter de le convaincre.
Dans mon placard, il y a des pâtes de supermarché. J’en fais cuire, les sers plus ou moins trop cuites avec du gruyère râpé «Marque repère» du Leclerc. Bernard Plossu sourit de son air humble et chaleureux.
L’italien fait-maison, il n’y a pas à dire, c’est bon.

Quelques références, loin d’être exhaustives :
«Roma, Bernard Plossu », Editions Filigranes – exposition du 9 au 22 janvier 2020, galerie Arrêt sur l’Image, Bordeaux
«Bernard Plossu, rétrospective 1963-2006», Gilles Mora, Editions des 2 Terres (un must)

«Bernard Plossu, 1963-1993» catalogue d’exposition, Maria Filomène Molder, Gilles Mora, AFAA
«New Mexico revisited», textes Edward T.Hall, Gilles Mora, University of New Mexico Press, Albuquerque
«Glamour » et « Le cinéma fixe ?», Dominique Païni, Editions Filigranes
«Le Voyage mexicain», texte de Denis Roche, Contrejour
«Surbanalisme» texte de Sergio Leone, Editions du Chêne
« Plossu : couleur Fresson », Brigitte Ollier, Musée des Beaux Arts de Nice

Mais aussi ses images de marche, ou «Versant d’Est», Musée de Besançon/Editions du Sekoya, ou  avec Pierre Devin, ce petit livre dans la collection Les carnets/Yellow Now, «2CV, un air de liberté»

 

 

 

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commentaires

251 Réponses pour Plossu

Jazzi dit: 6 janvier 2020 à 9 h 26 min

Bonne année 2020, Annelise.
Pourrait-on voir la photo de vous dans le hangar aux sapins ?

Dernière nouvelle d’Hollywood :

« Joaquin Phoenix a consolidé sa place de favori aux Oscars avec un Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique pour sa performance dans « Joker », une incarnation forte et controversée de l’ennemi juré de Batman. »

Vincent dit: 6 janvier 2020 à 12 h 35 min

Bonne année Chère Anne-lise….
deux fois que j’écris et ça refuse????
J’espère que vous ne m’avez pas blacklisté car très malheureux si vous le faites.
Plaisantant = ce n’est pas possible.

L’étudiant en cinéma que je suis très ébloui par cette chronique sur 1photographe majeur avec des liens cinéma, B.plossu.
Epaté que vous connaissez tirage fresson à technique difficile mais NOBLE. Dont à parler + tard à mon retour….

Vincent dit: 6 janvier 2020 à 12 h 43 min

photographes contemporains: connaissez-vous dans le sujet Lucien Clergue, A-L???
Vous connaissez 9 fois sur 10 TB et Beaucoup, mais serais très heureux d’apprendre à tous ici de qui s’agit, si cette fois pas.
Joker va cartonner Oscars c’est pas 1surprise jazzi….Content pour lui ,un des meilleurs dans sa catégorie. L’adorable fiancée Rooney Mara joue tarp aussi.
Qu’avez-vous à nous dire sur ce photographer, le connaissiez -vous déja????
car très célèbre &malgré tout moins que cariter-bresson ou Brassai (plus vieux).

Vincent dit: 6 janvier 2020 à 12 h 47 min

Cartier Bresson et Brassai plus vieux que Lui….
Anne-lise, ça me va TB si vous me faites des pâtes. J’apporte la galette et si j’ai la fève C vous ma Reine….malgré les séduction maladroite d’un certain Gordon Tutusse qu’essaiera à coup sur de me dominer & grillé la priorité.

Portmann dit: 6 janvier 2020 à 14 h 02 min

Très beau billet, Annelise ! Le nom Plossu, connu, mérite ce coup de chapeau. L’éclairage que vous donnez de son oeuvre, moins familière encore que celles d’un Cartier-Bresson, Brassaï, Willy Ronis ou Robert Doisneau, est précieux.
je reviendrai à tête reposée dessus.

Avec votre permission, j’effectue un retour sur le sujet lancé par l’affaire matzneff, en réponse à « Rose ». Les injures dont un certain pablo couvre mes interventions sur la RDL me découragent de m’y rendre pour autre chose que la lecture des billets de Pierre assouline.
Pour continuer sur l’émission france culture V.Springora /Pierre Verdrager.
Je ne m’accorde aucune légitimité à juger la « personne » V.S. dont le livre, acheté par principe afin de savoir sur quoi tabler, m’a paru entaché de défauts : autofiction pesante, non dépourvue d’ambiguïtés.Ceci pour le contexte.
Je souhaite me focaliser sur une parole entendue au cours de l’échange : « aujourd’hui être homosexuel et soutenir la pédophilie, c’est être homophobe ».
oui.
Etant hétérosexuelle, je le précise pour info, n’étant pas non plus cette « bonne dame engoncée de vertu » décrite par pablo 7.5 sur la RDL,je trouve l’affirmation juste ,et moderne.

AnneLise , je me souviens de votre chronique subtile au moment de l’effacement de Kevin spacey du film de Ridley Scott, « Tout l’argent du monde ». Vous disiez ridicule de dénier qu’il est grand acteur au prétexte qu’il encourait un procès, et que le monde du cinéma réglait d’un coup d’hypocrites secrets. J’avais apprécié la finesse consistant à mettre, parallèlement, en exergue, en soulignant de qui elle venait, et pourquoi elle était symboliquement très importante et forte, la réaction de zachary Quinto, icône homosexuelle trentenaire ayant tenu le rôle principal de « Star trek »… un blockbuster !!(star influente).
Vous aviez relayé sa colère quand Spacey pour se dédouaner des agressions sur de jeunes acteurs, avait fait un coming-out (tardif autant que démagogique) pour détourner l’attention .
Zachary Quinto s’était désolidarisé en disant que si l’hypocrisie entourant l’affaire était notable,il refusait cette collusion facile à laquelle s’adonnait Kevin Spacey pour éluder la culpabilité. Merci de nous l’avoir rapporté, et de l’avoir décrypté pour nous. la communauté homosexuelle tient à juste raison à ce distinguo qui ancre une image plus conforme à la génération actuelle. Ce sont sur des paroles de discernement telles les siennes ou les vôtres que s’appuient les opérations de clarification . mains « propres » ne veut pas dire cautérisées à tort et à travers jusqu’à disparition des empreintes digitales. L’hygiénisme à 0 bactérie sauvage,je suis placée pour le savoir, est un ennemi de santé publique à venir.

Dubruel dit: 6 janvier 2020 à 14 h 18 min

12H47. Pour battre le rival, Vincent,repérez discrètement la fève dans la frangipane. Vous ne serez pas le seul à concourir.

Nice nice billet. Paraît que Plossu vit à La Ciotat depuis une vingtaine d’années. Ou me trompé-je, à La Seyne ?Bon photographe. Dieuzaide, prof de Françoise Nunez, j’ignorais. Elle a fait des photos sur l’Inde, féministes, est-ce le mot ?
Avec la rentrée, peux pas trop m’étendre aujourd’hui. A bientôt. Plossu ‘cinéma’, l’association pas mal. On en reparlera peut-être avec phil, l’abonné CF. L’influence du cinéma us, il faudrait en dire aussi.

Jazzi dit: 6 janvier 2020 à 14 h 24 min

« Anne-lise, ça me va TB si vous me faites des pâtes. »

Si personne n’en veut, moi je veux bien me dévouer pour les huitres, Annelise ! Avec un bon blanc sec, svp…

Jazzi dit: 6 janvier 2020 à 14 h 32 min

Lucien Clergue, c’est le Cartier-Bresson (ou le Robert Doisneau ) de la Camargue et de la Provence de Giono, Vincent.

Dubruel dit: 6 janvier 2020 à 14 h 37 min

Proximité avec le cinéma. il y a des réalisateurs éclipsés ou pas loin, par des directeurs photos qui volent presque la vedette. Coutard ou autre…

portmann 14H02,suis confus. J’ai vu que vous vous étiez fait cartonner chez Assouline pour moi. merci. MS, quand elle a raison, on ne va pas dire que c’est l’autre qui dit vrai !Un comble. Pablo 75 qui vous traite d’apeurée et explique qu’aaattention,lui tient le choc pendant la castagne sur écran, planqué derrière son ordi pour saloper la RDL sous pseudo est à mourir de rire !moi il m’appelle la ‘grosse andouille’;Annelise va pardonner, je suis gaulois, il faudrait apprendre au gus que même quand on en a une petite comme lui, on peut s’en sortir avec les femmes dignes de ce nom en étant prévenant.Tout lui manque;

Dubruel dit: 6 janvier 2020 à 14 h 39 min

14H24 ‘moi je veux bien me dévouer pour les huitres, Annelise ! Avec un bon blanc sec, svp…’

Moi aussi Jazzi.On sera deux chevaliers servants.
Santé ! Pour la galette le gagnant paie la prochaine.

Jazzi dit: 6 janvier 2020 à 14 h 47 min

Si je suis le gagnant, je vous choisirai pour reine, Dubruel, promis !

Certes, il y a des exceptions, Portmann, mais rien moins de pédophiles que les homos. En général, les homos aiment les hommes, pas les enfants.
Jeunes, ils ne dédaignent pas d’aller avec leurs aînés. En vieillissant, ils se rapprochent volontiers des plus jeunes…

Pat V dit: 6 janvier 2020 à 14 h 47 min

Excellente année A.L. Roux pour débuter avec un fabuleux photographe!
Pour la couleur, on ne peut être que de votre avis ( je feuillette son GO WEST paru aux éditions du Chêne…)et de souligner ses fructueuses collaborations avec les écrivains, Michel Butor notamment.
Une anecdote, pour le sourire, mon portrait tiré par Jean Dieuzaide au milieu du capharnaüm de ma bibliothèque de l’époque! ;)
Avez-vous vu son travail au polaroïd de la poudrière de Gramat, une commande du Printemps de la Photographie de Cahors?

Marie Helene S dit: 6 janvier 2020 à 15 h 04 min

Jazzy. Portmann va dans ce sens.
On se souvient de l echange ici sur Klaus Mann et les garconnets, vs le journal non expurge de Greene dont s etait fait echo l emission de F.Martel, sur un ton (tres, trop ?) strident.

Lucien clergue, n est-ce pas le fondateur des rencontres d Arles ?
B.Plossu, chronique de rentree d AL. J avais vu de petits formats , Arles ou Aix. La galerie la Non-Maison est reputee.
Je connais mieux E.Boubat. Les mots de Marguerite Duras sur sa maniere de photographier les femmes :
‘Il capte la singularité inéluctable d’un visage il semblerait
que ce soit toujours au moment où il s’y attend le moins, celui où le visage
quitte son identité pour se perdre dans ce qui existe en même temps que
lui, près ou loin de lui, ailleurs, ou à côté, ou perdu, ou mort. ‘
Extrait du catalogue d exposition ‘Boubat par Boubat’.

Pat V dit: 6 janvier 2020 à 15 h 10 min

Pour l’occasion ai ressorti de Denis Roche Le Boîtier de mélancolie – la photographie en 100 photographies Hazan 1999, avec pour ultime photo, la centième, celle de Bernard Plossu, Portrait de Marc Trivier, 1992.
Il faudrait transcrire ici le texte de Denis Roche à son propos.

Art dit: 6 janvier 2020 à 15 h 26 min

Jazzi 14h.47 « Jeunes, ils ne dédaignent pas d’aller avec leurs aînés. En vieillissant, ils se rapprochent volontiers des plus jeunes… »

va t-il arrêter ces généralités notre cher ami !!!
Nous avons déjà parlé ensemble qu’il ne faut pas toujours confondre. Moi jeune pd de 25 ans heureux, fier de l’être et accepté t bien par une famille 2bq avec des moyens et culturellement haut n’est pas toujours pareil, étant + facile pour moi qui fait ce que je veux tranquille ,et un ptit pd honteux ou vieux qui vit la difficulté d’être différent tout seul!!!
Ce que mon daron avait eu le courage de vivre a mon egard, que je remercie car pas facile pour lui au début.
Mais Jazzy, je n’ai jamais été attiré K.om vous dites,ou par toujours des gravures de mod bien qu’ayant vécu de belles histoires avec!!! Et pour nous homos de cette generation une histoire d’amour comme les autres, avec vieux si attiré mais pas la LOI en série de comme ci ou ça. Sans me cacher d’être amoureux de femme très belle et sensuelle comme me fait l’effet d’Annelise,je ne plaisante pas!!!

Ce plossu l’air superbe et je vais d’ailleurs m’intéresser!!! HEUREUX que vincent ait sauté sur l’occasion de réviser Fresson et citer CLERGUE ,qu’il a su avant vous tous . Il connait son métier futur et apprend encore.

Annelise dit: 6 janvier 2020 à 16 h 40 min

Bonne année, chers Erdéciennes et Erdéciens !
Chers jeunots y otros amigos, merci pour la couronne des rois, mais restons-en à Bernard Plossu, noir et blanc ou tirage Fresson, à l’expo sur Rome à venir, à Denis Roche ou Gilles Mora plutôt que de s’égarer vers des souvenirs d’éducation amoureuse à 15h26 ou le retentissement Matzneff, 14h02

Jazzi 9h26 non, je ne saurais reproduire la photo ici. Rappelez-vous, cela avait été la croix et la bannière pour transférer dans les colonnes celle reçue par mail privé que m’avait transmise « Généreux donateur » de Jacques de Bascher, à la maternelle où ils allaient ensemble.
En revanche si Pat V savait faire, Jean Dieuzaide, j’en serais ravie. Dites-nous en autant que vous voulez à ce propos ou d’autres, dans le sillage des beaux posts 14h47 et 15h10

Bernard Plossu et le cinéma, un mot encore. Dans une itw il avait confié qu’il tournait en rond en France. Le Mexique où s’étaient installés ses grands-parents l’attirait, il avait atterri à Mexico City en 1965 alors que ses références étaient uniquement cinématographiques ! Que Viva Mexico d’Eisenstein et surtout Vera Cruz d’Aldrich, ce qui devrait plaire à CP, et vamos

Jazzi dit: 6 janvier 2020 à 16 h 56 min

Pour les généralités, on en reparlera dans 20 ans, Art !
Vous conviendrez cependant avec moi qu’homosexualité ne rime pas avec pédophilie, comme les esprits malveillants et homophobes veulent bien le faire croire ?

Phil dit: 6 janvier 2020 à 18 h 48 min

quelques bons films noirs du cinéma mexicain, années 40 à 60, rétrospective en France il y a deux ans. les photographes radicalisent leur public. une anti-Plossu du prestigieux blog à passou déclarait il y a quelques années que « Plossu mitraillait », belle idiotie. Bonne année, Schönes Neues Jahr, Happy niou yeur.

Annelise dit: 6 janvier 2020 à 20 h 33 min

Ah ? Pas pu encore lire les commentaires chez Pierre sur la RdL. .je le ferai d’ici 2, 3 jours, d’autres choses me requièrent pour l’instant.. je n’ai récupéré du réseau que ce matin en postant le billet. J’ai supposé qu’entre le retrait de Bernard Pivot, le livre de Vanessa Springora et maintenant la démission de Virginie Despentes, ça devait souquer dur en plein hors sujet. .oui oui, je sais que c’est ce qui est parfois reproché à Bernard Plossu.. le fait de soi-disant mitrailler, l’accusation du flou car pas assez de rigueur technique et j’en passe. .je suis gênée par ça, pas d’accord. Autant les années de jeunesse et de formation où il se cherche, il l’a dit lui même, il ne sait pas vraiment ce qu’il fait, il apprend sur le tas. .pas pour rien qu’il « brûlera les négatifs grand angle ». .je crois que son oeil s’est plié ensuite, particulièrement dans la rencontre fructueuse du 50 mm, à une discipline secrète du regard, jusqu’à capter une sorte de bonté d’âme. .difficile à définir, Denis Roche avec « l’inadmissible douceur » marquait un point. Les détracteurs se placent souvent dans des oppositions binaires qui cassent tout sans rien construire : si j’aime Cartier-Bresson (mon cas), je n’aime pas Plossu, gnagna gnagna. .c’est exaspérant, cette vue critique qui ne fonctionne éventuellement que par exclusion. .Le « retranchement » comme argument dévaluant, « d’ailleurs, là, c’est pas comme Untel, c’est moins bien.. Machin faisait différemment » etc etc. J’admets qu’il puisse ne pas plaire. .son « banalisme », par exemple ..un Surbanalisme, avec Leone d’ailleurs en préface, voir la bibliographie..je vois cela à l’instar d’une humilité, une attention aux choses qui ne « fixe » pas à coups d’épingles entomologistes. .le bain, le talc.. glissement vers l’intimité, pas de heurts ..il révèle le graphisme d’un coin d’immeuble ou d’un bout de trottoir, étire le temps à la Edward Hopper.. c’est très personnel, me direz-vous..bien sûr. .mais voilà, il y a pour moi une émotion sans grandiloquence dans ses images. Noté aussi que ceux qui ne l’aiment pas sans trop se casser la tête sont souvent allergiques à l’art contemporain.. d’un bloc.. « ma fille de 6 ans fait aussi bien que Malevitch, Baselitz avec ses personnages gribouillés la tête en bas et Basquiat réunis », eh bien voyons… comme s’il s’agissait unanimement d’une arnaque snob. Du flan, pipeau tous azimuts. Or, n’importe qui a droit à ses réserves et à son opinions, mais on ne peut pas dire ça ! Pat V ou d’autres développeront peut-être avec moi ce que ce photographe a de particulier, de rare, d’émouvant

Pas du tout pour vous demander de cafter en dénonçant un quelconque « coupable », Phil, mais pour y aller peut-être un peu plus directement sans devoir lire tous les posts de la RdL, qui était le contempteur de Bernard Plossu ? Reward mort ou vif..ou non, amenez-le moi vivant, qu’on s’explique

Annelise dit: 6 janvier 2020 à 20 h 39 min

Vulcano Stromboli, j’y reviens une seconde à cause d’Ingrid Bergman. .un Stanley Donen sur Arte avec elle ce soir il me semble ? Pas vu, je regarderai peut-être. Avec Cary Grant. Couleurs à observer

Annelise dit: 6 janvier 2020 à 20 h 43 min

« une anti-Plossu du prestigieux blog à passou déclarait il y a quelques années que « Plossu mitraillait »

Lu trop vite, j’ai sauté du coin de l’oeil le « il y a quelques années » et le « une ». .s’il y a prescription, voudrez-vous nous dire ? Je ne pourrai pas retrouver en remontant les commentaires chez Pierre

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 8 h 47 min

les photographe mitraillent..les peintre barbouillent..les pédophile plumitivent..baroz postillonne..les gillardeau passent par marennes mais viennent en bataillon dirlande..mais c’est un vache de boulot de faire le dubruel et seul keupu déconne comme une patek philippe

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 8 h 51 min

sans trop se casser la tête sont souvent allergiques à l’art contemporain..

hum..je sais pas si les cités ont encore le label et l’on jamais eu..tout ce qui ne peut pas décidabe dubruellement parlant en 5mn entre 2 cours n’exisss pas

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 8 h 59 min

homosexualité ne rime pas avec pédophilie

des pansessuelles baroz..tout s’y rime riche et pove comme dans du éluar avec babar sur un fond roz ou bleu..vert maintenant pour cgi..ça postproduit

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 9 h 04 min

le visage
quitte son identité pour se perdre dans ce qui existe en même temps que
lui, près ou loin de lui, ailleurs, ou à côté, ou perdu, ou mort

les moulages mortuaires en ont été des parangons..et les photos de mort en famille qui fascine tant et tant les ricains..pose archi longue attation

Pat V dit: 7 janvier 2020 à 10 h 23 min

Allergique à l’art contemporain

Bah, Plossu apparaît plutôt comme un classique, avec un regard bien particulier que l’on pourrait assimiler d’une certaine manière à la « bad photography ». On connait la bataille entre les classiques de la photo d’Arles un peu ou totalement « humaniste » et ceux qui privilégièrent la « photographie plasticienne » ( quelle affreuse dénomination, comme si la photographie n’était pas totalement graphique, plastique!)

Phil dit: 7 janvier 2020 à 11 h 01 min

Dear Annelise, c’était en effet il y a quelques années..oublié le nom de la contempteuse Plossu (une female diablesse) qui cherchait à mettre son favori sur piédestal en enfonçant Plossu. pour le reste, insupportables digressions sur Matzneff, l’affaire Dutroux pour les nuls, le procès des années septante par la génération fessbouc. Vive Pivot, le beaujolais et la cigarette sans filtre.

Phil dit: 7 janvier 2020 à 11 h 06 min

oublié le plus tordant, Weinstein à son procès en déambulateur.
La cinémathèque de Paris rétrospective Godard, émeute des cinéphiles à cigares prise de tête, la direction va doubler la séance d’ouverture. faut se presser, c’est organiquement sa dernière.

Annelise dit: 7 janvier 2020 à 11 h 36 min

Vous me faites rire, Phil ! C’est très agréable. Oui le coup de faire les niveaux critiques fatigue. .le jugement en vases communicants, si ça remplit d’un côté, faut que ça baisse de l’autre. .en revanche, en passer par l’apprivoisement du travail de Bernard Plossu pour le rendre à sa juste place auprès de certains, j’y crois ..en particulier éclairer sa part « plasticienne », importante, et cette « banalité » qui est le contraire du vulgaire ou du mitraillage viandard.. pas disponible là, je ne peux pas développer
Godard en dernier round à Bercy, les places s’arrachent en effet. .difficile de trouver à s’asseoir parmi les fans. Personne pour mâchonner de la tagada, cela vous pouvez en être certain ou ce sera le lynchage
Weinstein en déambulateur, bien vu – un pathétique frôlant le comique troupier, proprement infernal ! Humour noir ! Qui laisse partagé entre sidération, malaise, dégoût, consternation et rire. .dans un tout autre style, arrivée en 2005 de Robert Rauschenberg pareillement équipé au Met (où je n’étais pas, vu un reportage)..il avait quitté son atelier de Captiva en Floride pour venir à New York alors que l’avait frappé une attaque.. une rétrospective consacrée à ses collages en 3D des années 50 qui m’avait impressionnée..pensé à l’animation, etc.. des oeuvres qui associaient de tout, journaux, bouts de vêtement, ampoules électriques..des animaux empaillés aussi, je déteste ça enfin c’est un autre débat.. Weinsten, attention pour finir qu’il ne nous fasse pas une envolée à la Merce Cunningham (spectacle de danse en déambulateur, vu en chair et en os, cette fois, qui instillait une réflexion sur le corps, ressources et misères, le temps qui passe, le handicap, la grâce..)

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 18 h 15 min

dirphiloo a smoquer des vieux..les symptome mordorés de l’hinfluence malignante à tèrezoune apèrent

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 18 h 19 min

Robert Rauschenberg pareillement équipé au Met

djoni il en avait un havec rétro façon mods..respect qu’il dirait ce djélouss de polo

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 18 h 26 min

cette « banalité » qui est le contraire du vulgaire ou du mitraillage viandard..

hum..il y a aussi le photographe selectif..je mesplique..il n’y a pas de moment au moment mais une hémophilie constante..et on sélectionne..c’est une ‘pratique’..c’est à dire qu’on jette beaucoup..la photo le permet..même en déambulateur dirphiloo..faut pas smoquer

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 18 h 31 min

On connait la bataille entre les classiques de la photo d’Arles un peu ou totalement « humaniste » et ceux qui privilégièrent la « photographie plasticienne »

il y en a des calculés à mort..façon constructiviss coco..et des ératiques..la preuve dailleurs c’est que les classiques tôt ou tard en pécho quelques unes..comme tous les téorique ils aiment l’exeption..au moins il l’ont gardé disent til..un genre de 2 fois vu..déjà comme ils disent les texans

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 18 h 35 min

un pathétique frôlant le comique troupier, proprement infernal !

celle de dsk en handcuff étoye hinterdite..hon ne doit pas montrer un prevnu havec menotte..comme la petite à matznef qu’elle dirait tèrezoune

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 18 h 47 min

la « bad photography »

toutes les redaction dla planète hont essayé de suggérer par effet grand angle clostro carlos dans sa boite à ragondin pour respirer..oui je dis ragondin pasque je suis sous hinfluence dirphiloo..celle de jicé qu’est toujours a conchier la libre circulation des biens et des personnes..chtement conchier..faut pas quça dure trop long ctaffure

bouguereau dit: 7 janvier 2020 à 18 h 50 min

que chte lui enverrai un drone moi..et fissa..si y’a des chinois qui sortent de ta boite aliespress..ya pas draison..ha on sra pas dans l’cac qu’il dirait jicé

Jazzi dit: 7 janvier 2020 à 19 h 07 min

J’ai un ami, JJJ, énarque, milieu bourgeois parisien, éducation sévère…
Enfant, dans le fond du bus qui le menait à l’école, il rencontrait souvent un homme qui s’appelait monsieur Seguin.Cet homme de l’âge de son père lui parlait, lui souriait et lui posait pleins de questions sur ses goûts, ses ambitions, ses rêves. Certes, au passage il lui frôlait bien le genou ou laissait retomber sa main sur son épaule !
Cet ami, appelons-le Bastien, me disait que jamais il ne s’était senti le centre d’attention d’un adulte, comme avec M. Seguin ! Il en gardait un souvenir attendri…

Annelise dit: 7 janvier 2020 à 21 h 00 min

.je mesplique..il n’y a pas de moment au moment mais une hémophilie constante

Vous êtes parfois si parfait, Jean-Marcel

Jazzi dit: 8 janvier 2020 à 9 h 02 min

« Vous êtes parfois si parfait, Jean-Marcel »

Oui, notamment lorsqu’il fait l’éloge de Konk, qui trouvait qu’on avait fait un mauvais procès à Claus Barbie et que les négationnistes sont de bons historiens !

bouguereau dit: 8 janvier 2020 à 9 h 19 min

l’hémophilie n’est pas une image que j’hinvente anlyz..le sang qui ne coagule pas est d’un romantique qui me fuit comme dirait rénateau..lequel l’a carotté aux mystiques..rhénans forcément qu’il dirait dirphiloo

Dubruel dit: 8 janvier 2020 à 9 h 47 min

Jolie image, Bouguereau. Annelise a raison de la souligner.

9H02. Il a été bon.Dommage qu’il ait mal tourné. Trop de systématisme. konk faisait, avant l’heure, du Charlie puissance 10 dans la provocation à rebrousse-poils. Il avait fait son credo du contre-pied.l’émission avec Ardisson, il a la tête de l’angelot exterminateur. Ordre de tirer sur tout ce qui bouge. Il avait fini par y croire.Barbie, c’était du lourd.

Conversations au lycée ou avec des camarades de la Sorbonne sur les talks entre élèves. Ce qui anime la toile, le thème aux récrés devinez?
Matzneff, Springora, pivot, matzneff, weinstein, le départ de Despente, matzneff, lgl du pasteurisé busnel, Springora, matzneff, Pivot, et pourquoi despente est partie, tous pourris ETC.
La défiance déjà bien installée envers la littérature et les prix est passée à la vitesse sup. Mes étudiants pire qu’écoeurés, ça les a rendus rigolards.
Le bouquet serait qu’on se paie des Nothomb ou slimani au comité; de la littérature médiocre, des jurys médiocres, un intérêt médiocre . Ils seront tous devant busnel pour écouter le discours vaseux de Springora, sans illusions.Corinne atlan a tweeté avec hashtag sur gallimard qui retire le bouquin, ‘ils nous prennent pour des c.’
Il serait temps qu’elle s’en rende compte.

Erikseon & Cp toujours en vacances ? La chance !

Marie Helene S dit: 8 janvier 2020 à 10 h 14 min

9 h 47
la mefiance, le sentiment de colere ou de resignation au sujet d un ‘tous pourris’ n atteint pas que des etudiants en formation, dubruel. Plus que les faits, c est le desengagement envers la culture que ca attise qui est genant.

J ai vu le Stanley Donen, Anne Lise ! Cary Grant travaille a l Otan et s eprend follement d une comedienne, Ingrid Bergman. Il lui fait croire qu il est marie…
Un tourbillon de toilettes et de couleurs. C.Grant en pyjama rouge sang, rose saumon, en peignoir d interieur ou robe de chambre pour recevoir son cadeau de Noel. I.Bergman en robe & manteau coordonnes prenant l ascenseur avec lui, sous le regard d un liftier impassible. Un chasse-croise amoureux dans une unite de lieu. Le gros du film se deroule dans une chambre a coucher. J adore ces vieux films romantiques au charme desuet ! Le scenario souffre d une legere faiblesse. Peu de rythme.

B.plossu, j ai voulu commander le livre ‘surbanalisme’, Preface signee S.Leone. Malheureusement, epuise. Je compte me rattraper sur la monographie de G.Mora.Je reviendrai en parler.

Cordialement.
MHS.

Vincent dit: 8 janvier 2020 à 10 h 26 min

effectivement crée du dégoût….de ces gens inintéressants qui nous prennent pour des c parce que jeunes.

anne-Lise sur B.Plossu l’article T.Bon m’a poussé à vous copier l’article sur tirage fresson.PAS DE MOI je fais pas mon cake ni faire croire, mais c’est passionnant et permet à philippe de comprendre.
Je mets:

Vincent dit: 8 janvier 2020 à 10 h 28 min

voilà.De rien, anneLise et pour vous tous de la Rep,car ce renseignement sur plossu est tres unic!

C’est Pierre FRESSON, un des fils de l’inventeur, qui en 1952, a réalisé le premier tirage charbon direct couleur (sans opération de transfert).

Le dispositif précédent d’agrandissement est conservé, mais une technique préalable de sélection de l’image couleur en négatif noir et blanc argentiques d’analyse, permet d’en effectuer le tirage pigmentaire.

Cette démarche s’apparente à celle pratiquée dans tous les procédés photomécaniques d’impression des images en couleur.

D’un document inversible couleur original de format compris entre le 24×36 mm et 13×18 cm, est effectuée par contact sur plans-films panchromatiques noir et blanc, l’analyse soustractive des trois couleurs primaires.

Ces plans-films sont utilisés directement et successivement pour l’insolation par agrandissement de chaque émulsion pigmentaire.

Sur un papier de type cartoline photographique, non baryté et sans retrait, émulsionné en pigment cyan sensibilisé puis séché, est effectué par agrandissement le tirage du premier monochrome primaire correspondant à l’image négative de sélection opérée sous filtre rouge.

Après dépouillement du premier monochrome primaire, le papier est séché puis émulsionné en jaune, puis sensibilisé et exposé par agrandissement sous le plan-film noir et blanc, sélectionné sous le filtre bleu. Ce monochrome jaune, superposé au cyan est dépouillé.

L’épreuve est émulsionnée avec le dernier pigment primaire magenta, sensibilisée, puis exposée par agrandissement au plan-film noir et blanc exposé sous filtre vert.

L’émulsion pigmentaire est dépouillée et, à ce stade, sont déposées sur le support trois émulsions primaires, opérant la synthèse totale des couleurs par sélection soustractive trichrome (le cyan, le jaune, le magenta, combinés entre eux en proportion infiniment variable, reconstituant l’ensemble des couleurs visibles).

Les grands Maîtres du tirage : Editions CONTREJOUR. Dominique GAESSLER
Du fait de l’imperfection systématique de tous les pigments colorants primaires (par exemple le pigment cyan, neutre en théorie, réfléchit un peu les radiations rouges) et identiquement à tous les procédés photomécaniques couleur d’imprimerie de qualité, est déposé sur les grandes ombres (cyan, magenta et jaune superposés en densité convenable, ne devraient plus réfléchir la lumière en théorie, mais en pratique, on constate la présence d’une forte dominante généralement brunâtre affectant les grandes ombres) un pigment noir destiné, par son pouvoir couvrant, à augmenter et neutraliser ces grandes densités.

L’épreuve trichrome est donc émulsionnée en pigment noir, sensibilisée et exposée par agrandissement sous le plan-film noir et blanc de séparation sous filtre dense jaune-vert des grandes densités de l’inversible couleur.

L’épreuve quadrichrome subit son dernier dépouillement. Après un long lavage afin d’éliminer toute trace de bichromate, l’image est séchée à l’air libre, puis passée sous une presse chaude. Vient ensuite une repique très minutieuse, parfois accompagnée de retouche. L’image est recouverte d’une couche légère de gélatine de finition qui la protégera.

Phil dit: 8 janvier 2020 à 11 h 10 min

Merci dear Vincent, c’est de la science dure, à relire et mémoriser. vous avez vu de bons films sur de bonnes pellicules pendant la trêve des confiseurs en Suisse ? la cinémathèque de Lausanne dispose d’un stock de films énorme, comme son fondateur Freddy Buache, rival de Langlois.

Jazzi dit: 8 janvier 2020 à 11 h 48 min

« Conversations au lycée ou avec des camarades de la Sorbonne »

Dans « Jeanne au bûcher », que je viens de lire, Paul Claudel est particulièrement remonté contre la Sorbonne, qu’il tient pour principal responsable de la mort de Jeanne d’Arc !

Pour le poète chrétien, plus encore que les Anglais et l’Église représentée par l’évêque Pierre Cauchon, « ce suppôt de l’Enfer » : « Le troisième grand coupable, le plus grand peut-être parce que le plus éclairé, celui qui assuma avec le plus d’alacrité et d’énergie le fardeau d’infamie, ce n’est rien de moins que la Sorbonne, la très illustre Université de Paris. »

D’autant plus coupable que sans remords : « Aussi ne voyons-nous pas que la Sorbonne se soit jamais rétractée. Elle ne prend aucune part au procès de réhabilitation où les gens de Rome et du roi ont la haute main. »

Jazzi dit: 8 janvier 2020 à 12 h 09 min

Une rareté, le « Jeanne au bûcher » de Paul Claudel et Arthur Honegger, adapté au cinéma par Rosselini, avec Ingrid Bergman dans le rôle de Jeanne.
Une seule copie existait et elle fut restaurée…
https://www.bing.com/videos/search?q=rosselini+jeanne+au+bûcher+youtube&pc=cosp&ptag=G6C999N108001AA20B520A52&conlogo=CT3210127&ru=%2fsearch%3fq%3drosselini%2520jeanne%2520au%2520b%25C3%25BBcher%2520youtube%26pc%3dcosp%26ptag%3dG6C999N108001AA20B520A52%26form%3dCONBDF%26conlogo%3dCT3210127&view=detail&mmscn=vwrc&mid=9E276C4E7C52C495D1B89E276C4E7C52C495D1B8&FORM=WRVORC

Eriksen dit: 8 janvier 2020 à 14 h 23 min

bonjour à tous et bonne année
message pour CP: je cherche s’il existe une captation filmé de Ivanov monté par SB en 15 ?
auriez vous un lien ?
SB a fait de nombreuses captations remarquables de ses pièces, mais je ne vois pas les récentes

C.P. dit: 8 janvier 2020 à 15 h 48 min

Eriksen, c’est Luc Bondy qui a monté « Ivanov » à l’Odéon en 2015, avant que Stéphane ne prenne la direction du théâtre. Je peux très bien rechercher s’il existe une captation de ce spectacle, et je vous répondrai, bien sûr.

Jacques, vous m’avez fait penser au Claudel du « Soulier de satin » dans la Troisième Journée, scène II, qui épingle sinon la Sorbonne, du moins le critique néo-classique Pierre Lasserre (Directeur à l’Ecole des Hautes Etudes) sous le nom du professeur Pedro de las Vegas, « plus compact que le mortier ». Cela vous paraîtra loin de votre commentaire lui-même en réponse aux « Conversations  » de Dubruel, mais c’est un plaisir quand même de parler ici de littérature et de théâtre.

Eriksen dit: 8 janvier 2020 à 17 h 16 min

Merci CP. vous me direz où vous cherchez, si c’est public. J’aimerais bien voir aussi Platonov. je l’avais vu à la colline en 05 par Françon

Jazzi dit: 8 janvier 2020 à 18 h 50 min

Merci, C.P.
J’ai commencé la lecture de « Le Procès de Jeanne d’Arc à Rouen, 1431″ de Berthold Brecht.
Après le chrétien le marxiste !
C’est pas triste.
Jeanne est irrécupérable…

Annelise dit: 8 janvier 2020 à 18 h 52 min

Marie-Hélène, 10h14, #metoo (pour le Stanley Donen, « Indiscreet »).
Je ne l’avais jamais vu. A la tv, pas pareil, enfin Cary Grant a le bronzage calqué sur le pyjama vermillon – spectaculaires assortiments indeed, vous l’avez dit. L’acteur cependant en jolie période, pleine possession de son charme, et dieu sait s’il en avait..la Mort aux trousses, Eva Marie Saint l’année d’après, 1959. La scène de l’avion marquante, à tel point que Kusturica l’a reprise dans Arizona Dream.. Vincent Gallo, hanté par Hitchcock dont Païni est donc fin connaisseur, plongeant inlassablement sous une table pour réviser la scène de la poursuite dans les maïs..
Chez Donen de 1958, malgré tout de belles couleurs primaires et de solides camaïeux, la scène où elle cuisine en twin set bleu pâle, « Philip » arrivant en cravate assortie, tout primesautier tandis qu’Ingrid Bergman lui sert son petit-déjeuner à côté d’un pot de géranium dans les violets. .par ailleurs il y a du mou, ça patine, les split screens au lit sont là pour pallier les défauts… remarquable jeu avec la censure..Cary Grant étend la main et sur l’écran, lui touche les fesses, si ce n’était la séparation des cadres..ni vu ni connu.. « Confidences sur l’oreiller » plus ou moins concomitant,à vérifier, plus épicé plus drôle ..Le film de Michael Gordon avec Rock Hudson et Doris Day épousait le même principe, split screens aussi.. bien innocent en 2020 mais, pour l’époque, le film était truffé de connotations lestes, petites grivoiseries qui réveillaient les spectateurs us.. et Rock Hudson, auquel le scénario au détour d’un rebondissement cocasse conduit à « feindre » une homosexualité, qui bien entendu était sienne.. le faux hétéro jouant un faux homo, il y a un régal narquois !

Jazzi dit: 8 janvier 2020 à 18 h 56 min

Claudel, pour qui Jeanne est une sainte, s’en prend aussi à Anatole France, qui en a fait dans sa biographie de Jeanne d’Arc la figure par excellence de la Libre penseuse individualiste !
Je l’ai pourtant lue et tel n’a pas été mon impression.
Je l’ai même trouvé plus « sobre » que celle de Michelet…

Jazzi dit: 8 janvier 2020 à 19 h 03 min

 » le faux hétéro jouant un faux homo »

A l’arrivée, ça donne un homo entier, Annelise.
Malheureusement pour lui (et de nombreux autres), le sida l’a rattrapé…

Annelise dit: 8 janvier 2020 à 19 h 12 min

Bonne année, CP et Eriksen !
Pour les internautes -ils ne sont pas si rares, qui lisent sans poster et n’ont pas les références à mesure : la question d’Eriksen à 14h23 sur « SB », traduire « Stéphane Braunschweig », directeur du théâtre national de l’Odéon

Jacques 12h09 et 12h12, merci pour l’apport

Vincent 10h28, ardu mais vous nous bluffez sur le tirage Fresson ! Je vous remercie, moi-même je relirai avec bénéfice
Bernard Plossu a confié lors d’une itw aux Rencontres d’Arles vers 2017 que « si le procédé n’existait pas, il ne ferait pas de couleur ». Une déclaration aussi nette méritait qu’on l’éclaire, je m’y suis penchée, il est vrai que la technique est extraordinaire..un artisanat délicat, une pratique de luthier.. toutes les retouches finales manuelles . J’ai lu que Bernard P s’était mis en route avec le journaliste venu le rencontrer vers Savigny sur Orge où réside l’atelier. Jean-François Fresson, l’héritier qui a pris la succession, a expliqué que chez eux, personne n’a eu le choix. Une famille investie dans ce qu’elle fait, ce qu’elle a toujours fait, qu’elle seule sait faire. Il se destinait au cirque, mais non : tireur de père en fils ! Sa manière de conclure drolatique, teintée de mélancolie, pourtant : il dit qu’il n’a pas eu d’enfant et précise que vu la difficulté et l’exigence requise, « s’il en avait eu un, il aurait préféré le noyer plutôt que de le pousser à reprendre »(sic) . Cela devrait donc s’arrêter là ?

Annelise dit: 8 janvier 2020 à 19 h 28 min

Je me le rappelle parfaitement, Jazzi 19h03. Rock Hudson était monté amaigri à la tribune, « j’ai un secret dont j’espère ne pas mourir ». Quelle dignité ! C’est la Taylor, rich en coeur et en cran, qui avait affrété l’avion pour le transporter vers des tentatives de traitement, alors qu’on ne savait pas comment se développait l’épidémie, une vraie psychose. Grande dame en situation, comme lorsqu’elle avait rangé les dents de « Monty » après l’accident ivre mort, afin de le protéger des commères de la presse à scandale

9 janvier, le livre de Pierre Assouline, « Tu seras un homme, mon fils » (Gallimard) sort en librairie !
Outre que vous allez grandement en apprendre sur Kipling grâce à votre taulier préféré, un défi se trouve au creux du texte, lancé en clin d’oeil à la blogosphère cinématographique fan de Serge Daney, lui-même grand amateur de tennis. . j’ai souri en découvrant d’où vient le mot. La clé de l’énigme, entre autres choses, dans le roman à paraître de « Passou » demain

Pat V dit: 8 janvier 2020 à 21 h 08 min

 » toutes les retouches finales manuelles. »

C’est vrai qu’en vous lisant dans votre réponse aux particularités techniques de cette méthode dite Fressson, je ne peux m’empêcher de penser aux techniques de Jean Dieuzaide lui-même avec ses retouches aux acides les plus variés et les plus doux. Je peux ainsi contempler une grande photographie toute teintée en nuances d’aubergine, en exemplaire quasiment unique et dont Dieuzaide me détailla la fabrication en attaquant les détails au coton comme un peintre pose ses couleurs avec son pinceau. Madame Munez, compagne de B. Plossu, qui travailla autrefois dans son atelier pourra nous rappeler le nom de ces onguents un peu mystérieux qui faisaient naître des couleurs les plus inattendues et les plus suaves.

Marie Helene S dit: 9 janvier 2020 à 11 h 28 min

Indiscreet & Pillow talk. les splits screen sont faits pour entretenir l ambiguite. La scene ou la main de C.Grant ‘s egare’ au moment ou I.Bergman se tourne dans le lit montre leur complicite d amants. Tout ca a la barbe des censeurs.

Pat V, AL 19 h 12 et Vincent 10 h 28, l importance de la qualite du tirage ne m etait pas venue a l idee. Je comprends en vous lisant que j avais tort.vertigineux;

@ Anne Lise
‘Outre que vous allez grandement en apprendre sur Kipling grâce à votre taulier préféré, un défi se trouve au creux du texte,’
Merci, c est note pour Passou !

Jazzi dit: 9 janvier 2020 à 11 h 52 min

« Les Siffleurs » de Corneliu Porumboiu.
Présenté en sélection officielle au dernier festival de Cannes, ce film du cinéaste Roumain revisite plaisamment le genre polar.
Belle pépé, cigarettes, méchants mafiosi, et millions d’euros mal gagnés à volonté…
Dans un monde où les micros sont partout à l’écoute des citoyens, jusque dans les commissariats de police, un flic, un peu véreux, mais qui se révèlera superbement amoureux, est contraint d’aller séjourner à la Gomora aux Canaries, pour apprendre à siffler comme les antiques Silbo locaux, qui communiquaient ainsi jadis entre eux de vallée à vallée.
Une langue sans paroles, qui démontrera son utilité à Bucarest, pour communiquer en toute liberté à la barbe des écouteurs téléphoniques professionnels.
Pas mal d’hémoglobine aussi pour ce film exotique, qui nous transporte en deux points opposés de la grande Europe d’aujourd’hui, et où la fiction s’enrichit au surplus d’un aspect documentaire.
Pas mal d’humour et de références cinématographiques sous forme de clin d’oeil.
Ici, les flics se donnent rendez-vous à la cinémathèque de Bucarest pour parler en toute discrétion en matant les classiques sur l’écran et Corneliu Porumboiu n’a pas peur de nous refaire le coup de la scène mythique de la douche de « Psychose » !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585007&cfilm=263312.html

Art dit: 9 janvier 2020 à 12 h 45 min

Philippe 11h.10 on a fait du ski et de la gliss!!! ne croyez pas s’il dit qu’il a travaillé en allant à la cinémathèque de Lausanne.

C’est déjà bien et vous reconnaissez qu’il vous a épatés avec charbon fresson qu’il connaissait à ce point.Un atout fort excellent.
« Fondateur ciné Lausanne Freddy Bouache, rival Langlois », qui était-ce si nous voulons savoir +?

Art dit: 9 janvier 2020 à 12 h 50 min

Lausanne ça va mais Genève n’est pas super jolie!!!Connaissez- vous ce lieu Philippe?
content d’apprendre sur PLOSSU.

annelise, 19h. 28 Serge Daney, lui-même grand amateur de tennis. . j’ai souri en découvrant d’où vient le mot. La clé de l’énigme, entre autres choses, dans le roman à paraître de « Passou » demain

Quelle page?
non je ne connais pas l’origine du mot tennis. Vous piquez ma curiosité pour que je lise.Ce que je vais faire, pour répondre à cette chasse au trésor originale que j’espère gagner!!!

Jazzi dit: 9 janvier 2020 à 13 h 48 min

Cela vient du jeu de paume, sport pratiqué par Passou, où les gentilshommes en se renvoyant la balle disaient : « Tenez ! », Art !

Phil dit: 9 janvier 2020 à 16 h 05 min

yes Art, Genève pas plus excitant que Lausanne où ville à sportifs, donc des ennuyeux. Voyez Zurich, toutes les prérogatives d’une capitale sans les servitudes.

Phil dit: 9 janvier 2020 à 16 h 08 min

Freddy Buache, dear Art..(pas bouache). et toujours en vie ! comme le grand Clint. Un monument de la cinéphilie, fondateur de la cinémathèque de Suisse Lausanne. Pas en meilleurs rapports avec Langlois, c’est bien normal. auteur de nombreuses histoires du cinéma, parues chez cet éditeur que tout cinéphile a dans sa bibliothèque (et j’oublie son nom).

bouguereau dit: 9 janvier 2020 à 16 h 25 min

« Tu seras un homme, mon fils » (Gallimard)

tu seras une vraie gonzesse ma fille aurait sonné tôlière..trans-position

bouguereau dit: 9 janvier 2020 à 16 h 32 min

Jeanne est irrécupérable…

tous les historiens ont raison..elle est comme djizeus..ce qui compte cest comment qu’on se voit avec dans sa picture..dune surté de chove souris par hune nuit sans lune t’as trouvé ton point commun havec elle baroz

Jazzi dit: 9 janvier 2020 à 16 h 44 min

« t’as trouvé ton point commun havec elle »

Oui, les voix, le boug !
Mais c’était pas les mêmes. Les miennes me disaient de perdre au plus tôt mon pucelage…

bouguereau dit: 9 janvier 2020 à 18 h 08 min

ta collec de ptits papiers qui collent aux bonbons..dans ta vieille boite en fer..à faire chialer amélie poulain

bouguereau dit: 9 janvier 2020 à 18 h 13 min

en exemplaire quasiment unique et dont Dieuzaide me détailla la fabrication en attaquant les détails au coton comme un peintre pose ses couleurs avec son pinceau

y’a des mecs qui font des synthétizère havec des vieilles séga..et chte dis pas comme c’est plus fort que dirphiloo..même bourré de nandrolone il a du boulot

bouguereau dit: 9 janvier 2020 à 18 h 20 min

comme drolrie..pasque ça contresigne hun peu des prémonitions de guerres civils qui pourraient havoir lieu dans un espace temps fais pas..le metteur en scène de djoquère s’est fait rfouler dans sa volonté a toute fin de voir volvérizer et les parents et le batman qui biguinait..des voix lui ont dit niet

Jazzi dit: 9 janvier 2020 à 20 h 22 min

La bonne nouvelle : En France les cinémas ont enregistré plus de 213 millions d’entrées en 2019, soit le meilleur score depuis 1966.
Le petit bémol : Un cinéma américain fort mais pendant ce temps la part de marché des films français est en baisse. Comme le précise le CNC dans la synthèse de son étude, « les films français réalisent 74,66 millions d’entrées (-5,7 %) ».

Françoise Ducray dit: 10 janvier 2020 à 16 h 02 min

Plaisir de vous lire et de vous suivre, chère Anne-lise ! En souvenir d’instants cannois… et normands, avec cette Vie en rose fredonnée au bar de l’hôtel bien après minuit par madeleine Peyroux, qui vous avait adorée. deux superbes femmes. Tbelle recension de ce grand photographe qu’est Plossu.

Phil dit: 11 janvier 2020 à 9 h 55 min

« L’invasion des violeurs de sépultures », 1956 de Siegel. ha, du vrai cinéma à vous en boucher un coin miss Delair ! autre chose que la bouillie netflixeuse pour smartphones

Pat V dit: 11 janvier 2020 à 16 h 21 min

Autour de Claude Nori, l’ami de Plossu, Annelise, je tombe sur la revue  » REVISTA  » visuellement scandée par le photographe. Le nulméro 1 de Janvier 2004, avec comme par hasard un article à propos du décès de Jean Dieuzaide par ce même Claude Nori intitulé :  » toute une vie de photographe  » avec le portrait en 1951 de J. Dieuzaide à Tanger que je suppose être de Nori? Non, il n’était pas né! ;) Alors qui? Et puis toutes ces notifications de couleurs et de caractères d’impression de la main de Nori sur ce même exemplaire.
Sûrement des corrections à apporter pour la fabrication du numéro 2.
Du style :  » Texte : DÎN regular 11pt INT auto.
Rien que ça, poésie post-numérique, cela me donne à rêver!
Bien à vous.

Pat V dit: 11 janvier 2020 à 16 h 26 min

nulméro

Tout le contraire, un chic numéro très vacances basques.
Sauf que « revista » ça fait trop tourista, pour une revue orchestrée comme une photographie de maitre!
Vous la connaissez cette revue, Annelise?

bouguereau dit: 11 janvier 2020 à 18 h 23 min

ça fait trop tourista, pour une revue orchestrée comme une photographie de maitre!

..que le numérique ça a pas que du mauvais qu’il dirait dirphilou

bouguereau dit: 11 janvier 2020 à 18 h 32 min

Et puis toutes ces notifications de couleurs et de caractères d’impression de la main de Nori

..renconte de l’oeuve d’art et sa reproduction mécanisé de jeanne d’arc et de baroz nu sur une toile cirée

Phil dit: 11 janvier 2020 à 18 h 34 min

yes bouguereau, vous avez indeed vu les 3 bodysnatchers ? dame…fortiche; mais le film séminal est toujours le meilleur. 1956, aucun « effet spécial », du noir et blanc réaliste à l’Edgar Poe, du vrai cinéma quoi. ceux qui ont connu l’ère pré-numérique savent ce qu’est le bonheur.

bouguereau dit: 11 janvier 2020 à 18 h 46 min

j’y ai fais moulte allusion chez lassouline..sans grand fidbac..les idées de scénar était maous en ce temps là..c’est le coté bricolo qui compte surtout sur la persuasion des acteurs qui fait le charme..tout ce qui n’est pas humain nous est estranger..hindifférent

Jazzi dit: 12 janvier 2020 à 11 h 49 min

« Nina Wu » de Midi Z.
Un film bien dérangeant, comme on les aime.
Ici, le jeune cinéaste taïwanais (37 ans) n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat.
Et quel plat, tout à la fois savoureux et ragoutant !
Un film qui pourrait le vouer aux gémonies des biens pensants et des féministes de tous poils, s’il n’était épaulé pour ce faire par la sublime Wu Ke-Xi, scénariste et interprète principale.
Résultat, un mélange de « Mulholland drive » dans la forme, et une adaptation de l’affaire Weinstein pour le fond.
Etrangeté et malaise garanti.
On ne devient pas une star internationale par hasard ni avec innocence.
Pourquoi Nina Wu, hier encore inconnue, est-elle parvenue, en concurrence avec de nombreuses actrices toutes aussi belles et douées qu’elle, à obtenir le rôle principal et à se retrouver propulsée sur le tapis rouge à Cannes ?
Grâce à la « magie du cinéma » répondrez- vous ?
Pas après avoir vu l’envers du petit monde merveilleux du cinéma donné à voir ici : sous les paillettes se cachent bien des noirceurs !
Mais à vrai dire, ça on le sait depuis longtemps…
Le producteur emblématique du film, peu importe qu’il soit taïwanais ou hollywoodien, personnage récurrent et interchangeable à volonté, lui ayant expliqué qu’il n’y avait pour lui que deux sortes de films : les rentables et les primés, Nina Wu lui donnera la preuve qu’elle en veut plus que toutes ses rivales réunies pour obtenir le premier rôle.
« A star is Born », dira le producteur à l’issu du visionnage des premiers rushes…
Après avoir vu par où elle dut en passer, avec la complicité du réalisateur et la kyrielle des assistants et autres intermédiaires de la profession, tous coupables, répond en écho le spectateur.
Oui, dérangeant, très dérangeant, pour l’image des stars en particuliers et celle du monde du cinéma en général.
Malaise aussi dans les rangs de la critique pour rendre compte de ce film : tout le monde voyait bien que le roi était nu mais personne ne le disait.
Mais dérangeant aussi pour le spectateur qui se dit que le talent est vraisemblablement à ce prix !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19586355&cfilm=273582.html

Portmann dit: 12 janvier 2020 à 13 h 06 min

merci d’avoir indiqué la sortie du livre de Pierre Assouline sur R.Kipling, anne-lise.Au programme de notre groupe de lecture.

Bernard Plossu, nous avions admiré de très petits formats à Arles. Mon mari avait acheté une série sur le mobilier urbain que convoitait un ami architecte, pour la lui offrir .

Dubruel dit: 12 janvier 2020 à 13 h 20 min

‘Au programme de notre groupe ‘.
La kiplingite chez moi aussi, Portmann. Je l’ai transmise à mes élèves après avoir attrapé ici. On verra comment ils s’en tirent avec le virus.

11H49.
‘Malaise aussi dans les rangs de la critique pour rendre compte de ce film : tout le monde voyait bien que le roi était nu mais personne ne le disait.’
Sympa de faire profiter des recensions, Jazzi. Guetta a été pas mal sur la question à C dans l’air. Il a tenu à séparer Matzneff de Polanski. Ce n’est pas faux. ça reste crispé. La dérobade de Gallimard en Jean de la lune, beauf.

Vincent dit: 12 janvier 2020 à 13 h 47 min

A Star is born était cool a cause surtout de Lady gaga méconnaissable….pour qui s’est éclaté sur Poker face &transfos de folie.
perso je préfère Avicci malheureusement pour lui dcd.
Kipling, j’ai acheté égalmnt bien que pas de vos élèves, mon cher M.Dubruel….avec plaisir,car Cora pas Louis Lumière mais t branchée littérature;ce qui ne fait pas de mal because moi m’y connait +sur fresson ou Plossu, ou cadrage que écrivains. le livre de Pierre Azoulay capté dab par ma mother avant mon tour….
A bientôt.Cool d’avoir demandé de mes nouvelles Philippe. J’ai bien peur de n’avoir fait q skier & pas cinémathèque suisse. Mais c noté.

Vincent dit: 12 janvier 2020 à 13 h 49 min

le livre de Pierre Assouline, excuses.En + je l’ai sous les yeux avec sa grosse moustaches sapeur George Brassens, dslé.

Vincent dit: 12 janvier 2020 à 13 h 55 min

/couv. du livre avec photo de Rudyard Kipling, auteur If et ce jeune fils derrière lui.
plossu m’a donné 1occasion réviser Brassaï, marc riboud &Edouard Boubat, très excellentissime et mérite le détour…..

bouguereau dit: 12 janvier 2020 à 17 h 55 min

J’ai bien peur de n’avoir fait q skier & pas cinémathèque suisse

..t’as bien fait..manqurait pus qutu t’y casses une jambe

bouguereau dit: 12 janvier 2020 à 17 h 57 min

Ici, le jeune cinéaste taïwanais (37 ans) n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat.
Et quel plat, tout à la fois savoureux et ragoutant !

..que ça continue comme ça et dirphiloo y va trouver que le numérique ça a même du bon

bouguereau dit: 12 janvier 2020 à 18 h 11 min

me souviens plus de vos allusions chez le prestigieux passou !

la scène finale havec donald est dvenu klute qu’il dirait baroz..aussi parcequ’il y a eu encore des tentatives de remake dans les 2000′s..mauvaises ou havortées..pourtant avec le numérique on pourrait et eupdater et riloder..sans pieds ni tourista..sur la toile cirée

Phil dit: 13 janvier 2020 à 10 h 34 min

yes bouguereau. la scène finale est double, avec ou sans le flash back, ça fonctionne encore. des fortiches à l’époque, pas sûr que les ioutioubeurs soient capables du pareil, l’imagination prospère sans son ni image.

bouguereau dit: 13 janvier 2020 à 18 h 43 min

je verrai bien un rechargement de attack de la femme de 50 feet..le plot peut être modernisé..finkie poursuivie par élisabeth de fontenay plus grosse qu’un berlier à lino..folle de rage elle soulèvrait le toit d’lacadémie on l’y verrait violant ici et là comme chaque soir que yavé fait..faut à peine un peu de capital risque

bouguereau dit: 13 janvier 2020 à 18 h 46 min

la rencontre téléphonée de keupu nu et de baroz sur une toile cirée..ça pue des pieds à force..faut changer de paradigme qu’il dirait dirphiloo

Phil dit: 14 janvier 2020 à 9 h 40 min

Connaissez-vous « Them ! », dear Bouguereau. « Les monstres attaquent la ville » en traduction française débile. Années 50, fourmis géantes après mutation atomique, encore du vrai cinéma, moins y’a de fric, plus l’imagination vient.
L’avenir de netflix se lit dans les titres, la série « papale » évolue, passe de Jude Law à Malkowitch: exit « the young pope », par ici « the young pope », le peuple est content, vive la retraite youtioubée à cinquante ans, les Chinois comme les bestioles du film attendent embusqués.

Annelise dit: 14 janvier 2020 à 11 h 30 min

Humanum est, Phil. Tant que vous ne perseverarez pas trop. .j’ai vu cela pour New Pope. Vous qui aimez les couleurs casse-pétantes vous serez servi en violet cardinalice. Attention aux homonymies sur teinte qui pourraient faire dériver le débat sur quelque scandale

Un tour rapide pour répondre aux questions soulevées,
Françoise Ducray 10 janvier, quelle mémoire ! Merci. C’était aux Victoires de la Musique à Deauville, tellement loin que je suis épatée que vous vous le rappeliez. « La Vie en rose » j’en suis moins sûre. Cela m’aurait marquée. Je compare toujours les versions avec celle de Grace Jones, la seule qui en ait donné une aussi chair de poule, voire davantage que Piaf
Il me semble plutôt ça
https://www.youtube.com/watch?v=KXrmIY3IRB4
Bien à vous

Pat V, 11 janvier, « Revista » m’évoque quelque chose sans réussir à retrouver clairement quoi. Mais le nom de Claude Nori associé à Bernard Plossu, bien sûr ! Comme Denis Roche, Dominique Païni et Gilles Mora sont trois autres grands compagnons de route

Vincent, quand Jean-Marcel vous taquine sur la jambe cassée à la Cinémathèque à Lausanne, risquez-vous. .Art et vous en vrais champions de glisse vous êtes déjà affrontés aux Gialli, continuez sur la lancée, en cinéma comme en littérature, le meilleur est aussi, toujours possiblement autant devant vous que derrière. Oui aux classiques et encore oui aux découvertes

Jean-Marcel Bouguereau, Phil sur les « Body Snatchers ».
Pas vu celui de Don Siegel, 1958, pourtant le plus fidèle au livre de Finney.
Celui d’Abel Ferrara, 1993 (troisième adaptation), oui, en dépit de ma mauvaise tolérance, proprement physique, aux films d’horreur. . .appâtée après le « Bad Lieutenant » de 1992, un an avant. .L’attraction irréversible en revanche pour Harvey Keitel donc responsable par ricochet. .J’ai dû m’accrocher pour la scène de la baignoire, ou celle de la main qui saisit à la cheville.. malgré tout, il y a cette idée solidaire d’une humanité en proie au danger commun..ces êtres vidés d’eux-mêmes, à la substance aspirée par un siphon d’évier. Meg Tilly particulièrement bien castée.. ceci tout un art. Avec son beau visage courbe, elle était déjà parfaite en Mme de Tourvel dans le « Valmont » de Forman, écrit avec Jean-Claude Carrière

Le plus dur étant fait, je me suis risquée, dans cet ordre, à l’opus de Philip Kaufman avec Donald Sutherland (seconde adaptation selon chronologie correcte, 1978). L’extrait choisi par Jean-Marcel, 12 janvier, 18h13, avec la « bouche d’ombre » et vide aspirant, yeux exorbités en train de craquer, est une synthèse forte en effet du peu de moyens, grande imagination et puissance interprétative, versus moyens considérables, imaginaire de poisson et jeu à la manque
Kaufman aime les romanciers, parfois cela lui réussit. Jack Finney ici est du lot. Milan Kundera et « L’insoutenable légèreté de l’être » aussi.. d’accord, l’adaptation de 88 pas tout à fait à la hauteur du roman, enfin, Daniel Day-Lewis faisait un Tomas convaincant et Binoche en Tereza marchant de guingois avec lui, pieds calés sur les siens, vers le camion dans lequel ils seront tués était bien émouvante. .Lena Olin a la sensualité qui convient pour Sabina
« Henry et June », années 90, nous raccorde au billet sur Bernard Plossu que l’on voit photographié avec Miller dans la monographie de Gilles Mora. .le film souffrait de décalage, en dépit d’Uma Thurman à l’acmé de sa beauté et d’un Fred Ward compact à souhait, crédible (on le retrouve dans Right Stuff du même Kaufman, au côté de Sam Shepard)

Jazzi, bonne recension du cinéaste taïwanais. J’avais pensé chroniquer le Chinois du magnifique « Séjour dans les monts Fuchun », romance lente, complexe, drame comme je les aime, conduit dans une sorte d’exigence contemplative et d’observation sans fard, l’argent et l’individualisme prennent le pas sur la vieille génération, et au milieu coule une rivière. .vrai bon film de l’année, des critiques vous renseignent dessus partout, et finalement la photographie de Bernard Plossu l’a emporté
Il m’a d’ailleurs signalé que le vernissage de l’exposition annoncé dans le billet a été reporté le 22 février en raison des grèves des transports

Jazzi dit: 14 janvier 2020 à 11 h 45 min

Moins hard que le film taïwanais, à vous de voir si vous voulez développer ici ?

2 janvier 2020 à 13 h 45 min
« Séjour dans les monts Fuchun » de Gu Xiaogang.
Premier film et premier volet d’une trilogie à venir de ce jeune cinéaste chinois de 31 ans particulièrement prometteur.
Natif du sud de la Chine, celui-ci est revenu à Fuyang, sa ville natale et balnéaire située sur la rivière Yangtsé, pour y tourner durant deux ans et quatre saisons un film choral orchestré autour de quatre frères et de leur vieille mère.
Le résultat est magistral, qui oppose la Chine éternelle à la Chine contemporaine, en pleine mutation économique et sociale.
Beauté du cadre et des cadrages, où les personnages voient leurs vielles demeures inexorablement démolies et laisser la place nette aux reconstructions modernes.
Comment s’adapter aux nouvelles conditions de vie tout en maintenant les repères familiaux et les notions de solidarité traditionnels quand ceux-ci volent de toute part en éclats ?
Heureusement que l’on a pas encore songé à déplacer les monts Fuchun, se dit le spectateur enchanté par les paysages qui lui sont donnés à découvrir, mais inquiet sur le devenir des hommes et des femmes qui s’y débattent, tels des poissons sortis hors de l’eau…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585919&cfilm=273659.html

bouguereau dit: 14 janvier 2020 à 17 h 27 min

versus moyens considérables, imaginaire de poisson et jeu à la manque

le réalisme prospère…je sais c’est contradictoire avec la cgi…mais c’est pourtant hatrocement vrai

bouguereau dit: 14 janvier 2020 à 17 h 32 min

et quel heffort hinsoutenabe doit faire la photo pour nous faire croire qu’elle est ‘essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées’

bouguereau dit: 14 janvier 2020 à 17 h 41 min

Connaissez-vous « Them ! »

..j’ai été initié au cinéma par une espèce de claude jean philippe photographe réparateur télé marchand de disque et de piles..qui avaitles dents aussi noires mais les cheveux plus gras et qui devait dormir avec son perfecto..un prince des ados qui nous faisait des ‘nuits de’ dans une espèce de vieille salle oubliée un retrou qui servait même de gallodrome hultime..j’ai un souvenir ému d’une nuit de l’érotisme où il avait venir une ‘guest star entre 2 tournages’ sur les coups de 3 heures du mats..sa maitresse du moment qui travaillait dans une boulangerie à 10 bornes de là..bref te dire que le cinoche c’est un peu du sérieux pour moi

Annelise dit: 14 janvier 2020 à 17 h 51 min

initié au cinéma par une espèce de claude jean philippe photographe réparateur télé marchand de disque et de piles..qui avaitles dents aussi noires mais les cheveux plus gras et qui devait dormir avec son perfecto..un prince

Tout à fait, Jean-Marcel 17h41. La boulangère au réveil pour les croissants, pas mal non plus. De bien doux souvenirs

Annelise dit: 14 janvier 2020 à 18 h 01 min

Le chanteur à 17h43 a un peu la tête de Polanski dans « Le Locataire », un de ses meilleurs films de la belle période. . »Spectacle dans la salle », vous remarquerez, au début, après le freluquet binoclard versant dans une transe intériorisée et la jeune femme en col roulé à liseré, est repérable un clone de Dany Boon à 0.32 ou 0.33 – diable, quel mélange. ..une unanimité suspecte ?

Phil dit: 14 janvier 2020 à 18 h 26 min

dear Annelise, Bouguereau, suis allé feuilleter la imagedatebasemovie (imdb), vous connaissez tous, folks cinéphiles art vincent, des recensions sur plus de dix ans, du solide, noté quoté comme dans les universities US.
Pas de cinéphile sans archives à palucher.
donc: sur « Body snatcher » opus number 1: Jack Finney, l’auteur du livre, n’aurait jamais causé ni pensé aux communistes dans son bouquin, qui montre des videurs de cerveaux à l’oeuvre. le critique cinéma peut se prendre le syndrome Kracaucer (qui voudrait que « Mabuse » préfigurât les ss). maintenant faudrait lire le livre.
ha..Claude-Jean Philippe…dommage, trépassé, trop de films vus en bouffant de la pizza surgelée. un gourmand qu’aurait su défendre Pivot avec son prépuce.

Annelise dit: 14 janvier 2020 à 18 h 33 min

Toujours dans l’effroyable extrait de Jean-Marcel, 17h43, le pire à venir : l’enfant contraint d’applaudir méthodiquement, gagné par une progressive terreur. .quelle horreur. Pour le réconforter, on ne l’enverra pas voir Les Quatre filles du docteur March de Greta Gerwig. .Maltraitance intellectuelle appliquée à des indémodables, tout le monde en souffre. Les personnages de Louisa May Alcott semblent mis chacun sous amphétamines, Laura Dern, ex Sailor et Lula en mère poule dédiée à l’éducation de ses little women, au petit pot de beurre et pain portés aux pauvres et scarlatineux saute partout, c’est infernal. Louis Garrel sourit, Timothée Chalamet (Laurie) auquel j’ai déjà dit néanmoins trouver un grand talent potentiel, bien qu’il ait toujours l’air d’avoir quinze ans, minaude et cela fait de la peine de voir une expressivité qui aurait les moyens de flirter avec celle de Daniel Day-Lewis gâchée au service de broutilles. .
Meryl Streep assassinée par le rôle de Tante March, à l’aune du reste.. Un gros gâteau emballé de soie, auquel on commande de faire des risettes mi-figue mi-raisin insupportables. .Emma Watson, ravissante, ressemble à Kristen Stewart ou à Brooke Adams, tout cela mutuellement flatteur pour les trois, tandis que John Brook le précepteur, a tout d’un grand dadais à baffer. . la palme à « Jo »,alors que l’actrice qu’on a déjà vue dans « Lady bird » a un charme fou, on croirait d’ailleurs qu’elle est la fille de la grande Streep dans Deer hunter, ce visage apaisant, splendide, de Botticelli, cheveux blonds ondulés soulevés par le vent alors qu’elle émerge du coquillage, dans la salle des Offices. .hélas tout saccagé par ce qui devait être de la fougue, de l’espoir, de la maladresse et de la ténacité, l’expression d’un féminisme débutant irrigué de sève, et qui, ici, n’est qu’hystérie

Annelise dit: 14 janvier 2020 à 18 h 37 min

18h26, merci pour la mise au point, Phil. De la cinémathèque de Lausanne, je reviens à celle, française, de la place Belmondo. .quid du « fantôme de Jean Douchet » que vous nous disiez avoir croisé, post mortem (redondance)?
« Il » est revenu ?

Phil dit: 14 janvier 2020 à 18 h 42 min

« les 4 filles du Dr March »..revu la version avec Sarandon. pas mal du tout, les scènes de neige font vraies, c’est déjà pas mal pour un film à voir en hiver.
Chalamet en Laurie fût un rôle sur mesure. what’s wrong with him…too skinny (call me by name) ? ou flotte dans son costard comme chez Woody ?

Phil dit: 14 janvier 2020 à 18 h 45 min

le fantôme de Douchet, bien avisé, dose ses apparitions, dear Annelise. mais constaté un certain nombre de cinéphiles un peu perdus de ne plus avoir le maître à contredire en conférences publiques; ce genre d’exercice n’a pas été profitable, les cinéphiles se soigneront à la lumière des écrans.

Annelise dit: 14 janvier 2020 à 18 h 46 min

Ah oui Susan Sarandon, ça n’a rien à voir. . L’extrait de Jean-Marcel « Them » m’a traumatisée. .faites quelque chose, ce visage de bête traquée à 0.43 n’est pas possible ! Oskar de Volker Schlöndorff refuse la vie

Phil dit: 14 janvier 2020 à 19 h 00 min

l’Oskar du tambour..les faux nains, ça vous scotche l’audience. Schlöndorff élevé dans un pensionnat religieux, un bon pervers

Annelise dit: 14 janvier 2020 à 19 h 07 min

Jean-Philippe Goldschmidt en avait fait une belle recension qu’il m’avait envoyée par mail. Sa mise en abyme avec Le Ruban blanc de Haneke légitime

Phil dit: 14 janvier 2020 à 19 h 11 min

mandez-nous la recension, si vous le pouvez, dear Annelise. il y a un temps où lire les films passe le plaisir de les voir

Phil dit: 14 janvier 2020 à 19 h 17 min

cause des recensions..pas des livres d’où est tiré le film !
« Paprika », pavé de trois cents pages du grand Stroheim..illisible !) mais belle couverture, à regarder pendant la cuisson d’un poulet paprika.

Annelise dit: 14 janvier 2020 à 19 h 22 min

19h11 J’y songeais et vais voir si je la retrouve. J’avais le désir de la conserver mais j’ai changé d’ordinateur entre temps.. espérons

« Elevé dans un pensionnat religieux » (Schlondorff)
Curieux lorsqu’on pense au résultat..encore que? Et Dreyer, lui, c’était par un socialisant irréligieux – une famille adoptive que d’ailleurs il détestait. « Pervers », vous l’employez habituellement avec gourmandise pour Hitchcock. Dominique Païni aura sans peine confirmé l’adjectif..l’envoi de petites poupées dans un cercueil à Melanie Griffith enfant, alors que sa mère Tippi Hedren, faute de protection sociale « familiale » comme en recevait Grace Kelly, subissait à répétition ses indélicatesses, aujourd’hui passerait très mal

Annelise dit: 14 janvier 2020 à 19 h 39 min

Timothée Chalamet, un mot pour terminer. Le fait qu’il soit maigre n’érode pas le charisme potentiel, Phil. Nous ne parlons pas dans ces colonnes du seul plaisir de l’oeil. .je ne suis pas sûre que le costume soit taillé trop grand pour lui..il flotte c’est vrai, mais peut-être est-ce qu’il a les ailes qui traînent, que cela l’encombre car il ne sait encore qu’en faire..On verra ça. Pour le moment, son charme s’exerce surtout sur la gente féminine pour des raisons superficielles – cependant il y a toujours dans son jeu un éclair, un éclat ou une justesse soudaine qui font qu’il n’est pas question de le trouver tarte.. ce serait faux, car il y échappe in extremis mais à chaque fois, et s’il parvient à muer dans tous les sens du terme, il pourrait bien devenir un des comédiens les plus intéressants de sa génération.. quelque chose en lui d’un diapason trop sensible et strident, une règle en plastique qui vibre jusqu’au vrombissement..profondément flexible, une tessiture qui si elle réussit à se poser du côté d’un Daniel Day-Lewis auquel il fait penser, et pas seulement en des critères de mimétisme physique, donnera un très bel acteur..
Dans « Le Roi », un film sur Netflix que vous ne regardez pas, il fait un Henry V jeunot auquel est confronté le Dauphin de France, Robert Pattinson, ce dernier ayant déclenché l’hilarité critique – accent ou perruque, dieu sait que choisir pour l’incrimination ?.. finalement Pattinson est pris dans des rets assez semblables aux siens.. quant à lui, passer de « Twilight » à l’excellent « Good time » des frères Safdie était impossible.. mais voilà, l’Idiot ne le savait pas, alors il l’a fait

Jazzi dit: 14 janvier 2020 à 21 h 10 min

Et alii est une exhibitionniste qui soliloque devant un public de voyeurs, mais attention si on la touche !
Je m’inquiète d’apprendre qu’elle ne peut guère marcher mais qu’elle conduit encore…

Phil dit: 14 janvier 2020 à 21 h 23 min

beaucoup d’amateurs d’exhib chez les cinéphiles, dear baroz. pouvez rester. (qu’allez-vous user votre dentier en causant avec les viragos qui touillent le prestigieux blog à passou (pire que les bestioles irradiées échappées du nouveau mexique)

bouguereau dit: 14 janvier 2020 à 22 h 37 min

son charme s’exerce surtout sur la gente féminine pour des raisons superficielles

même rocco il a commencé un peu skinny dirphiloo..faut pas préjuger

bouguereau dit: 14 janvier 2020 à 22 h 44 min

« Them » m’a traumatisée

contreplongée sur le double menton..chanson et montage en direct..confrontation du roquènerole avec le peuple français..assis..vaguement manipulé mais cependant trés sur de lui..entrée gratuite..des réactions beaucoup au second degré..bref on sent le souffle de l’histoire..on en avait pas peur en ce temps là

bouguereau dit: 14 janvier 2020 à 22 h 50 min

« Pervers », vous l’employez habituellement avec gourmandise pour Hitchcock

tout le monde y préférerait confier sa mère à christofère li..c’était un gentilhomme..de la haute..qu’a jamais dormi dans un cercueil..mais dans des draps parfumé..

bouguereau dit: 14 janvier 2020 à 22 h 59 min

le critique cinéma peut se prendre le syndrome Kracaucer (qui voudrait que « Mabuse » préfigurât les ss). maintenant faudrait lire le livre

des cocos..des mc carthy..’ceux’ des soucoupes comme disait opportunément sergdio..des qui hentendent des dentiers qui grincents..chacun ses voix qu’il dirait baroz

Phil dit: 15 janvier 2020 à 10 h 41 min

cela l’encombre car il ne sait encore qu’en faire..On verra ça.

Le cinéma consomme et consume, dear Annelise. faut percer l’écran dès le début. Valentino ou Chalamet ? certes, le canal netflix écran smartphone a réduit les exigences..

Dubruel dit: 15 janvier 2020 à 17 h 19 min

bazar à Saint-lazare; la promenade jusqu’au lycée aère les neurones. Il faut vouloir. heureusement, j’aime mon métier.
Annelise hier 18H33 sur Little women & 19H39 sur chalamet, excellent!Un Elliott Ness critique.le film, mièvre, donne le tournis. La réalisatrice et l’actrice se sont plaintes de ne pas être aux awards en mettant ça sur le compte de la misogynie. En voir partout n’aide pas pour la crédibilité, ni pour lutter là où il y en a.

Dubruel dit: 15 janvier 2020 à 17 h 29 min

Virginie Despentes s’est fait éconduire du parrainage des Césars. elle n’a pas apprécié. Terzian s’est fendu d’un communiqué inconsistant où il s’excuse de l’opacité qu’on lui reproche, sans esquisser une seule piste vers une sortie de crise.
Au menu des conversations lycéennes :Springora ce soir chez Busnel, le ‘tous pourris’ défaitiste envers la littérature & les remplacements Goncourt sur lesquels les élèves sont dans l’ensemble défiants . que dire ?

Art dit: 15 janvier 2020 à 18 h 41 min

Chere A-Lise 18h.33 à mourir 2rire & fortement documenté contre.courant, vos articles nous ravissent!!!
ma soeur effectivement sortie de ce pénible moment d’hystérie vénère, tel vous dubruel qui avez fait l’effort d’aller alors que prof . En pure perte!!!

quels remplacements goncourt? Y a t-il plusieurs que vous mettiez au pluriel 17h.29? Votre métier de prof lycée dur et cool de le faire quand amour de ses élèves.
Virginie despentes hélas très incompréhensible d’être virée et je ne le dis pas car moi-même pd en soutien!!!Son engagement lgtb a t-il influencé cette conduite negative?
mais ne pas le mettre partout pour éviter contreproductif et TRIER, pas en bloc, je suis d’accord. êtes-vous sûr de la date,bien que la cérémonie césars n’est prévue qu’en février d’après infos de Marmy,aux premières loges?

Philippe et M.Jm.B., T.Chalamet est 1acteur éprouvé qu’AnneLise fait bien de projeter grand !!!tel il est lorsque ses ailes déployées.

Jazzi dit: 15 janvier 2020 à 18 h 55 min

« qui avez fait l’effort d’aller alors que prof . En pure perte!!! »

C’est un peu méprisant, Art ! Pour les profs et les élèves…

« Son engagement lgtb a t-il influencé cette conduite negative ? »

Improbable, Art, les gais sont surreprésentés dans la profession !

Annelise dit: 15 janvier 2020 à 20 h 38 min

La 45 ème cérémonie des César est prévue le 28 février, Art. Là, cela a soufflé dans les bronches lundi 13 janvier pour la soirée des Révélations des César, d’habitude un dîner de fête au Petit Palais, à Paris, préfigurant l’annonce officielle des nominations. Alors qu’Isabelle Huppert et Léa Seydoux étaient qualifiées de « divines naïades » sur les réseaux, d’autres exprimaient au contraire un vif mécontentement. .Cédric Klapish, Michel Hazanavicius, comme vous le savez président de la Fémis, école de cinéma publique financée par le CNC, se sont émus par exemple de l’absence de transparence au sein de l’académie d’Alain Terzian. L’auteur de Vernon Subutex aurait effectivement été mentionnée pour m/parrainer Jean-Christophe Folly, vu dans « L’Angle mort » de Pierre Trividic et Patrick-Mario Bernard. Mais la Société des réalisateurs de films a révélé, dans un communiqué relayé en ligne, que la femme de lettres avait été écartée par le comité. Même son pour Claire Denis, pressentie pour être la marraine d’Amadou Mbow : on dit au postulant qu’elle « n’est pas libre », il s’aperçoit ensuite qu’on ne lui a rien demandé
Mademoiselle Deneuve, que l’on espère remise de ses ennuis de santé, n’avait pas caché l’an dernier sa réserve quant à une manifestation qui, selon elle, « a perdu beaucoup de son sens »

Jazzi 18h55 il ne me semble pas qu’Art veuille être méprisant – je crois qu’il loue l’effort de Dubruel d’aller, alors que celui-ci en bon agrégé en paraît très loin?, vers « Little women », un film familial, un grand classique dans son genre, a priori davantage tourné vers un public d’enfants ou de jeunes filles
N’oubliez jamais que Marguerite Duras regardait en socquettes des feuilletons ou téléréalité TF1 pour (essayer de)se détendre.. et Ipek, des novelas serrée contre son père, dans le merveilleux Neige de Pamuk

Phil dit: 16 janvier 2020 à 10 h 55 min

T.Chalamet est 1acteur éprouvé qu’AnneLise fait bien de projeter grand !!!

dear Art, vu Chalamet seulement deux fois ! « Call me… », La boum en version gay, joue sympa gentil (son partenaire, de retour aux US, accusé de pédophilie. vive le progrès des rézos. et dans le woody allen, joue la copie de woody allen. la comédie, quoi.
what is bien jouer, dear Art ?
take un example: « Le rideau déchiré » (film d’Hitchcock dernière période, bon kitsch par un british exilé aux US ignard qui refilme la ridicule Europe divisée en regrettant l’avant-guerre). avec Paul Newman. une pointure. joue mal. les mimiques de l’actors’studio ne fonctionnent pas du tout. mâche son dentier pour prendre l’air intello (c’est un physicien américain, certes moins bon que ses collègues Russes, mais tout de même physicien).
Attendons quelques années pour Chalamet.
ça nous ramène à Ivory, rétrospectivé à la cinémathèque (Ivory qui a touché au scénario de Call me by your name..)
Hier, « Les bostoniennes » tiré de Henry James. C. Reeves, dans son meilleur rôle. Supermann enfoncé. je dis ça pas pour ça mais pour ça: c’est un film anti-lesbiennes. les lgbt interdiraient ce film aujourd’hui. pensez-vous. réalisé en 84, Mitterrand n’avait que 3 ans, Matzneff y allait hardi.

Jazzi dit: 16 janvier 2020 à 11 h 07 min

« Marguerite Duras regardait en socquettes des feuilletons ou téléréalité TF1 pour (essayer de)se détendre.. »

Moi aussi, mais pas spécialement pour me détendre, Annelise, mais pour décoder les messages véhiculés par la société contemporaine. C’est ainsi qu’au moment où Matzneff est sous les feux des projecteurs, j’ai vu, non sans surprise la nouvelle série vedette de TF1, « Sam » avec Natacha Lindinger et Fred Testot. Où l’on voit celle-ci, dans le rôle d’une prof rebelle, se souvenir qu’à l’âge de Vanessa Springora, alors qu’elle vivait plus ou moins dans la famille de son copain de l’époque, aguicher le père, d’abord réticent, de celui-ci et finir par le contraindre à la dépuceler !
Etonnant, non !

Art dit: 16 janvier 2020 à 11 h 45 min

jazzi 18h.55 que lisez-vous comme ça?ça n’était pas méprisant pour les profs AU CONTRAIRE!!! que je considère valeureux de faire leur travail et sortir de cette catégorie sérieuse.
fred testot, SAV tata Suzanne hyper drôle.Nous regrettons le duo pas reformé avec Omar sy .

matzneff est un pire exemple cher Philippe!!! pas parce que je suis un pd de 25 ans joliboy que je course des enfants en situation de faiblesse contre boxes, en malaisie ou Thailande & Asie ou j’étais en vacances ou en stages!!! Je ne le ferai jamais car ne suis pas tenté . est ce 1question d’éducation?même si c’était années 1970 de libération sexuelle je ne pense pas. L’important est chacun interprète selon SES goûts et cette LOI protection mineurs enfin entendue qui n’existait pas . Où affirmé que tu ne dois être forcé en rien.Or argent ou pouvoir = contraintes si tu ne peux pas faire autrement!!!

je ne suis pas gêné que Woody accusé de pédophilie quand j’ai vu. mais sa vision des femmes dansl’ évaporéation parle pour lui à l’insu & fait VIEUX, pas moderne sur le féminisme. Toutes rougissantes devant les vieux mâles très peu intéressants avec du pouvoir si ça rappelle quelqu’un(maintenant au tribunal et c’est pas trop tôt!!! me too H Weinstein ,que ma génération ne veut plus subir lors de ces agressions!!!)Il s’était donné le beau rôle en calèche, de nos jours ridicule et poseur avec la mother qui passe tout à ce parasite social.

G.matzneff je préfère Zac quinto .Anne Lise avait ralayé quand cet iconic homo jouait dans star trek avait dit que pas apprécié que Kevin spacey clame son outing pour excuser un viol. Car il ne faut pas tout mélanger!!! être homo ne veut pas dire pédocriminel!!!
Superman enfoncé, pas compris. le vieux superman avant henry cavill était brandon ROUTH (film 2Bryan Singer impliqué avec K.Spacey dans un ensemble de partouzes et on s’en fout, sauf impliqué aux enfants ,nécessaires de protéger).

Jazzi dit: 16 janvier 2020 à 11 h 46 min

Avec Joséphine ange gardien, on est mieux à même de suivre les dernières tendances de la bien pensance actuelle. Instructif, forcément instructif !

Art dit: 16 janvier 2020 à 11 h 49 min

nous ramène à Ivory, rétrospectivé à la cinémathèque

j’ai vu Maurice dont anneLise avait parlé dans un article!!! Avec hugh grant ,homo honteux qui refuse d’y aller pour laisser seul cet Amour devant son choix!!!Dur et bouleversant.c’est passé?

Art dit: 16 janvier 2020 à 11 h 55 min

Joséphine ange gardien, on est mieux à même de suivre les dernières tendances de la bien pensance actuelle.

surtout pas jazzy!!!?. mais pas parce que crado que c’est bien,ou se croire LIBRE.Et bien pensance peut être se croire moderne pour jouer avec les limites comme par hasard des AUTRES. Après il pleurniche drapé vertu car attrapé par la Justice.pitoyable . kevin spacey est excellent acteur , n’excuse pas un comportement de prédateur sur jeunes homos.

bouguereau dit: 16 janvier 2020 à 14 h 38 min

..prédater du vieux havec dentier ça pourrait lui faire ouvrir sa chaine youtube à pivot ‘halors comme ça c’est en regardant joséfine ange gardien que vous y avez appris qu’il y avait moins salissant que la vaseline..espliquez nous ça meussieu barozzi’ dieudonné et sokal y peuvent aller scoucher à ochvitz havec leur pijama rayé..et bien profond

bouguereau dit: 16 janvier 2020 à 14 h 44 min

réalisé en 84, Mitterrand n’avait que 3 ans

‘le talc morhange m’a tué’ qu’il a télégraphier à margueritte

Jazzi dit: 16 janvier 2020 à 15 h 58 min

« tuer..cque c’est la transvaluation des valeurs de père de familles »

Erreur d’aiguillage, le boug ? ça c’est le sujet du jour de la RDL, pas de la RDC !

Annelise dit: 16 janvier 2020 à 18 h 01 min

Je m’étonne que personne n’ait poussé des cris d’orfraie après que j’ai écrit « ce grand dadais jouant le précepteur de Laurie » à propos du film de Greta Gerwig..James Norton largement pressenti pour succéder à Daniel Craig en 007.. vous l’aurez vu en Prince André dans la mini série Guerre et paix fort sucrée.. beau gosse à visage falot, carrure et pectoraux Chippendale, but my heart belongs déjà à Sean, Daniel, Timothy (Dalton n’exclut pas un Chalamet dans dix ans) et Roger.. trop tard

Annelise dit: 16 janvier 2020 à 18 h 02 min

Moore dont l’humoore n’était plus à vanter après l’avoir entendu déclarer qu’il raccrochait du rôle de Bond, « ayant désormais besoin d’une doublure pour monter l’escalier »

Annelise dit: 16 janvier 2020 à 19 h 15 min

Il y a toujours à gagner à s’aventurer hors sa propre catégorie et ne pas hésiter à ne pas être d’accord avec soi au bénéfice du camp adverse, vous avez raison, Art 11h45
Ce pour quoi, voir Phil louer un film d’après ses dires « anti lesbien » ne manque pas de sel. .Les Bostoniennes d’Ivory présentées au cours d’une rétrospective à la cinémathèque Bercy, donc ? Pas vu celui-ci, je le regrette. Ivory et son producteur Ismail Merchant, quel beau couple…gay, évidemment. A la ville comme à l’écran. Merchant, superbe Indien né à Bombay, auteur par ailleurs d’un.. livre de cuisine ! hélas mort prématurément, il n’était pas vieux..
Flanqué de leur scénariste indienne « historique », le duo a été fructueux.. des films à connotation de critique sociale acerbe, sous des dehors esthétiques policés. .beaucoup à dire sur chacun que j’ai vu.. l’apport d’une force sourde, d’une grande mélancolie tendre, dans Retour à Howards End, de Vanessa Redgrave en femme bien de son temps et de cette « Angleterre-là », assez soumise, qui par un lègue intuitif provoque néanmoins la bascule : elle-même, l’actrice, qui fut mariée à ce merveilleux réalisateur homosexuel de la Solitude du coureur de fond, Tony Richardson, dans le film incarne l’épouse docile d’Anthony Hopkins..
Une fois veuf, il n’entend pas honorer son testament et le détruit. Ce n’est que par un très long détour que cette propriété pas seulement aimée, profondément symbolique, finit par échoir au « bâtard » né des amours des deux personnages que sa caste s’est employée sans cesse à ravaler, réduire, briser.. le jeune amateur de poésie qui travaille pour subvenir à ses besoins et Helen, l’encombrante soeur suffragette, contestataire, désabusée, amère (Helena Bonham Carter) de la presque vieille fille cultivée Margaret « Schleger » auquel il aspire, contre toute attente, à se remarier car elle fait vibrer en lui une corde inconnue.!. une secrète conscience de l’injustice, un désir de plaire, ou en tout cas ne pas déchoir aux yeux de ce curieux bas bleu dont il s’est entiché.. continent pour lui risqué, à l’encontre de ses principes d’auto-conservation et d’entretien d’un vétilleux entre soi (quand la femme de petite vertu qu’il a fréquentée, affamée, venue se poivrer au buffet chic et accessoirement femme du modeste employé qu’il a berné le reconnaît, ce n’est pas de son abandon à un triste sort dont a honte le riche industriel, mais d’être aperçu sous un jour peu flatteur par sa fiancée ..son humiliation à lui ne tient qu’à cela..les convenances uniquement !Pas le fait lui-même, son exposition, perdre la face !)
C’est très cruel. La scène où il ruine par sa légèreté le placement de l’employé à bout de ressources est caractéristique : il ne le voit même pas, il le gomme ! Ces mêmes oeillères qui atteignent son imbécile de fils au centuple, entraîneront sa perte.. ici, rédemption, relaxe des conventions passent par les femmes. Ce sont elles qui contournent les barrières, passent par dessus.. HBC qui emprunte par mégarde son parapluie à Leonard Bast, il se mouille pour elle au sens propre, alors qu’elle est tellement plus aisée. .au thé offert affablement, sans façon, par le frère, on découvre que ce sont de vrais « socialistes », d’ailleurs la relation entre les deux protagonistes se noue après une conférence « intellectuelle ».. Le sexe florissant, réconfortant, humain paraît davantage promis au prolétariat..dans le beau monde victorien dépeint par James Ivory on ne fait pas l’amour, on fait des enfants destinés à hériter et à reproduire le système !
Maurice, film que j’aime beaucoup, James Wilby en jeune bourgeois londonien vernis..homosexualité réprimée.. son grand amour Hugh Grant n’ira pas plus loin, trop dangereux, il rentre dans le rang alors qu’il s’épanouissait vraiment à folâtrer dans l’herbe ! Ivory sait filmer le regret silencieux entraîné par l’absence de courage, l’impossibilité.. le jeune brutos Rupert Graves qui monte à l’échelle, Roméo incertain qui, lui, a la force de braver l’interdit..rien à perdre ? Ce n’est pas certain.. la punition par la loi s’appliquerait sur lui de la même manière, une coercition à laquelle il ne pourrait opposer aucune parade..il renverse néanmoins le rapport de force.C’est magnifique comme il dit à Maurice « allez, mon petit Monsieur, laissez-vous faire, n’ayez pas peur »..Wilcox, l’humilité, le fait de devoir courber l’échine lui sont entrés à coups de pied avec le fils crétin, criminel par morgue, tandis que ceux -là sont sauvés qui surmontent à la fois, et la distance sociale, et l’inhibition du corps… Violents qui l’emportent : dans Chambre avec vue, George, c’est l’explosion panthéiste, la beauté des champs, la nudité à la mare où le prêtre rondouillard prend finalement bien plaisir à s’ébrouer aussi (le barbu à gilet foudroyé par une crise cardiaque dans Quatre mariages et un enterrement, de tous les coups de l’époque de Kenneth Brannagh, jolie filière). Les autres, ceux qui renoncent restent dans la tiédeur du carcan : la tiédeur, oui, mais le carcan..Cecil (Daniel Day-Lewis) range pensivement ses chaussures l’une à côté de l’autre, assis penaud dans l’escalier, épaules affaissées avant de rajuster ses bésicles – et c’est clos, la boîte est refermée, le papier de soie moisira doucement

DDL, encore lui, très bon dans le « Age of innocence » adapté d’Edith Wharton. On serait tenté de l’imputer à Ivory, erreur, c’est Scorsese
Phil nous en dira davantage s’il le veut bien

Phil dit: 16 janvier 2020 à 23 h 39 min

yes I can, dear Annelise. First, ma préférence de ces dernières années va plutôt à George Lazenby en James Bond, l’outsider d’un rôle auquel il n’a jamais cru donne un charme subliminal au film qui défie la série. (suisse carte postale et glissade automobile du niveau de Bullit y aident aussi)
même charme, plus mortifère, ressenti à voir Superman-Christopher Reeve, arracher Madeleine Potter des rets de Vanessa Redgrave, une « dark old maid » selon le texte d’Ivory gayfriendly. pas lu Henry James, faudra y aller voir.
Ivory, présent pour la présentation de sa rétrospective à lui consacrée (malheureusement the Bostonian montré en dcp..où passe le fric de la cinémathèque), aurait dû rappeler le destin brisé de Reeve qui trouvait dans son film une étonnante prémonition, magie du cinéma.
étourdissant rappel des liens incestueux dans la grande famille celluloïd, Annelise. nos amis anglais vont pêcher leurs moeurs dans leurs anciennes colonies, comme nos Français Genetisés l’ont fait au Maghreb. what else..

C.P. dit: 17 janvier 2020 à 1 h 42 min

Eriksen, si vous passez :

Mon gendre confirme ce que je croyais bien savoir déjà : il n’y a pas de DVD de l « Ivanov » mis en scène par Luc Bondy. Ni même de captation complète, mais seulement, au titre des archives à la Médiathèque de l’Odéon, les ordinaires photos de scène, de maquettes et quelques extraits de vidéos de travail.
Ma petite fille Sarah est en stage actuellement avec Alain Françon à qui on a prêté pour l’occasion un des plateaux de la Colline. Elle lui demandera si son « Ivanov » et son « Platonov » ont été « captés », fût-ce pour des archives consultables, mais j’en doute.

Je viens de voir la première de l’ « Oncle Vania » de Tchekhov / Stéphane Braunschweig avec un grand plaisir, bien que le spectacle ait été amputé, pour cause de grève, d’une partie de son décor évolutif. C’est que Stéphane, alors que la représentation du « Conte de Noël » de Desplechin a été annulée à Berthier (mais je l’avais vue il y a deux jours et c’est bien aussi), a tenu compte de la venue des comédiens russes.

Je reparlerais volontiers avec vous des « captations » dans les théâtres subventionnés, commercialisées ou non à partir d’une co-production contrôlée et généralement en tirage limité. Elles posent une série de problèmes intéressants à mon sens, d’autant qu’à la fois la présence de plusieurs caméras (bien au-delà du zoom ) ET la part du montage les rapproche aujourd’hui du film. On peut aussi s’interroger sur la vidéo « en direct » qui est à la mode et prétend rapprocher le spectateur du comédien, comme le demandait Claude Regy, sauf que lui en faisait une question de jauges à réduire.

C.P. dit: 17 janvier 2020 à 1 h 52 min

« Ma petite-fille Sarah »… bons dieux, elles grandissent si vite, Annelise le sait, que moi je ne sais plus où j’en suis !

Phil dit: 17 janvier 2020 à 9 h 19 min

Maurice, film que j’aime beaucoup, James Wilby

yes Annelise, beau film aux décors somptueux qui donnent envie de chorale King’s College à toutes les heures.
(Non pas l’histoire d’un « homo honteux », uchronie, dear Art, mais d’un inverti aux prises avec sa fierté…virile)

Jazzi dit: 17 janvier 2020 à 9 h 48 min

« Tommaso » d’Abel Ferrara avec Willem Dafoe.
Je me suis ennuyé à la vision de ce journal romain auto fictif autour d’un vieil acteur-réalisateur, marié à une très jeune femme, père d’une toute petite fille, qui, en attendant l’argent de son prochain film, fait les courses et la vaisselle, donne des cours de théâtre, en prend d’italien, sa rend aux rendez-vous d’anciens alcooliques et toxico, trompe sa jeune femme à droite et à gauche et craint qu’elle en fasse autant.
D’ailleurs, elle ne le supporte plus et moi guère mieux…
Même Rome m’a paru triste !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585412&cfilm=273588.html

Annelise dit: 17 janvier 2020 à 9 h 53 min

Jazzi, Ferrara qu’on a connu survolté et poisseux vire hystérique et visqueux. Pas trop aimé non plus les récents

1h42 Eriksen vous sera reconnaissant, à vous et Stéphane Braunschweig, pour ces précisions. Un moment qu’on ne l’a pas vu ? Les contributeurs parfois disparaissent, on apprend après qu’ils continuent de lire mais sont occupés ou préoccupés

Phil au sujet du Maurice de James Ivory,
« Non pas l’histoire d’un « homo honteux », uchronie, dear Art, mais d’un inverti aux prises avec sa fierté…virile »
Très juste

23h39 « George Lazenby en James Bond, l’outsider d’un rôle auquel il n’a jamais cru donne un charme subliminal au film qui défie la série. »
Habile coup de stylet à travers le corset entre les côtes de Sissi, Phil !
Autant que lorsque Jean-Marcel Bouguereau, collectionneur plus esthète qu’il ne veut le laisser paraître nous fait jaillir du cercueil un Dracula noir collector ! L’Australien Lazenby porte beau avec flegme et a la fossette au menton de Timothy Dalton.. La boucle endogène bien bouclée en rappelant que celui-là, notable comédien de théâtre fut, comme Tony Richardson, un compagnon de Vanessa Redgrave. Elle et Susan Sarandon ont bon gôut

Depuis ce matin le tableau saute, il va m’être difficile de discuter plus avant.
Je rappelle que Pierre Assouline rencontrera ses lecteurs à 19h30, aujourd’hui vendredi 17 janvier 2020, à la librairie Atout Livre Dausmenil, 75012 Paris

Eriksen dit: 17 janvier 2020 à 10 h 29 min

Merci beaucoup CP, pour ces infos.
La captation n’est pas le théâtre, mais le travail et la compréhension du metteur en scène s’y voit, et faute de pouvoir voir les pièces, c’est ce qui m’importe .
Samedi je vais voir cet Oncle Vania en russe.

J’ai offert Hyvernaud comme cadeaux de noël… Pas gai mais tant pis. Merci à vous, et à Annelise de me l’avoir fait connaitre.

Annelise dit: 17 janvier 2020 à 10 h 35 min

10h29 Diablo ! Où étiez-vous, le Danish ?
On attend après samedi votre recension d’Oncle Vania du gendre de CP. .croisée peut-être avec celle de CP lui-même sur le travail de son beau-fils Stéphane Braunschweig. ça promet

bouguereau dit: 17 janvier 2020 à 10 h 47 min

l’hestétique est le seul sextant des temps néroniens anlyz..mais pour se servir d’un tel vistemboire faut savoir boire comme coriolis sans négliger l’age du capitaine

bouguereau dit: 17 janvier 2020 à 10 h 51 min

La captation n’est pas le théâtre, mais le travail et la compréhension du metteur en scène s’y voit, et faute de pouvoir voir les pièces, c’est ce qui m’importe

jeunot je me souviens de m’être fait trés sévèrement moqué par un acteur de théatre qui me voyait parler d’une pièce que je n’avais que lu..

bouguereau dit: 17 janvier 2020 à 10 h 55 min

mais le travail et la compréhension du metteur en scène s’y voit

..ça m’rappelle lassouline assis a la lourde de godard au pti matin..et lui qui devait le mater en lousdé..

Annelise dit: 17 janvier 2020 à 11 h 05 min

J’utilise le peu de patience qu’il me reste alors que le réseau me file entre les doigts à rebondir sur la phrase de Phil, 23h39
 » rappeler le destin brisé de Reeve qui trouvait dans son film une étonnante prémonition,  »

Christopher Reeve fut un Superman parfait, non pas juste à cause de la coiffure laquée ad hoc, mais grâce à quelque chose d’hésitant dans le sourire, qui reliait le colosse à faille Kryptonite à Clark Kent, « chrysalide » qu’intimide « Loïs » (une Margot Kidder pourtant revêche, celle-ci fut la femme et une muse de Brian De Palma, ce qu’on oublie souvent. .)
Son arrivée trachéotomisé sur scène, en fauteuil, fut comme Rock Hudson disant à la tribune des Oscar qu’il était malade du sida, non seulement un moment d’extrême émotion sans chiqué – le réalisme des situations, dans les deux cas, scratchait loin tout soupçon de vouloir faire pleurer dans les chaumières à bon compte – mais une de ces catharsis hollywoodienne rare. Peu importe même l’éventuelle théâtralisation de l’instant, la mise en scène : la toute puissance cinématographique défaite en plein jour faisait ressortir d’un coup, en total réversible tel un gant aux coutures retournées, toute l’humanité que la grosse machine Films d’habitude habille, magnifie ou rend sensible en « jeu », qui bien sûr en est sans l’être, quand il est bon
L’amitié de Robins Williams, avec lequel Reeve partageait une chambre d’étudiants à l’âge des galères ne s’est jamais démentie, pas plus avant qu’après l’accident de cheval. Le professeur « carpe diem » du Cercle des poètes disparus ou de Will Hunting arrivait à peine à l’épaule de Superman, n’empêche, un duo parfaitement soudé. Robin Williams souffrait de troubles bipolaires et a fini par se suicider. Ce jour là en accompagnant son ami paralysé devant le micro, il a dit quelque chose comme « Personne ne pouvait mieux incarner un Super héros que lui. Le Christopher actuel les dépasse tous »

Annelise dit: 17 janvier 2020 à 11 h 09 min

pour se servir d’un tel vistemboire faut savoir boire comme coriolis sans négliger l’age du capitaine

Indeed, Jean-Marcel. Quand c’est tiré, plus de dérobade
La jarretière en diam’s à 11h03 est-elle bien discrète, sous du moulant ? Nous femmes avons de ces petits tracas pragmatiques qui parfois vous échappent. Rien de rédhibitoire, je vous rassure

Art dit: 17 janvier 2020 à 14 h 29 min

9h.53
que Pierre Assouline rencontrera ses lecteurs à 19h30, aujourd’hui vendredi 17 janvier 2020, à la librairie Atout Livre

Anne-Lise !!!Y serez-vous? j’ai acheté le livre sur vos conseils,ma mère l’a lu mais suis anse de Rouen (en Normandie!!!)pour le w-e.Vous ne l’aviez pas dit ni prévenu qui qcs.
sinon faut- il que je rentre? Je serai honoré de vous inviter si y êtes…répondez ici please ou Fb, ça ira et me ferait plaisi!!!

Vincent dit: 17 janvier 2020 à 15 h 08 min

Hello. Tutusse d.loyal 14.19 profite que je suis pas là pour essayer de me doubler…..rappel à ce joli monsieur qu’il prefer les garçons; sauf le cas échéant de très belles femmes pas pour lui????
he he he he.parenthese fermée entre potos…..

Ces articles sur J.ivory excellentissimes ont donné envie de retourner asap Bercy pour VOIR.
En attendant ceci, dvlope sur 1 info que je paris vous avez vu, AnneLise : Isabelle huppert jouant LA DARONNE de JP salomé….
qui accelère pour tourner TROP, dont on se passerait.
C.a.d regrettable pour la qualité.

je livre cette histoire telquel: savez-vous l’ecole de Jerome Enrico responsable du film semblalble Paulette, avec bernadette laffont que vous aimez????
Film nul ,sensé enseigner des eleves, or débouché sur Rien, ou médiocre….Je crainds beaucoup la m ême problématique de ce trop -faire d’ISabelle Huppert dans cet improbable Daronne vendeur de drug.
Camille vidal-Naquet prof dans cette ecole 2cinéma de fils de Robert…. qui avait fait Sauvage sur prostitutes masculins bas fonds, une espèce de docu tarp moins bien que celui J.B Marlin recommandé par anneLise où brilla dylan Roberts;
Où je veux en venir : c pour quoi à LLumière je décide plutot chef -op, cadreur et cétera que réal. car cette fonction -phare, trop pris par gens egotic de mon milieu qui veulent TOUS faire du cinéma.
Sans laisser la place à meilleur qu’E pour inventer….. sara marx K, sympa et son gran fath Compagnon de la chanson.Le dira t’elle ça m’étonnerait????Cet consanginité toujours la même, perso je prefere Cora # de nous par milieu et absence d’argent de base. C tout….Pour vous faire savoir que j’ai compris 10/10 sur le cinema d’Ivory beau mais acerbe critiK social.

AnneLise 11.05 j’ignore ce Superman à part dans cette vieille série connue dvd. Et ça qui est écrit rend très envie à redécouvrir car fort….

Dubruel dit: 17 janvier 2020 à 15 h 27 min

‘fonction -phare, trop pris par gens egotic de mon milieu qui veulent TOUS faire du cinéma.’

ha, ça !autour de moi ils veulent tous en faire.
Vidal-Naquet, prof à l’école de cinéma de Jérôme Enrico. Vraiment, Vincent ?pas le même style.

Admirables recensions Ivory le 16 à 19H15. ‘Vestiges du jour’, à mon avis une usure s’amorce. Suis-je le seul à trouver ça? Je l’ai vu il y a longtemps et pas revu depuis;
merci pour l’info Assouline à la librairie dausmenil, Anne-lise.je ne pourrai pas y être, retenu à dîner. Je répercute le dating en classe tout à l’heure, idéal pour l’horaire.

bouguereau dit: 17 janvier 2020 à 18 h 53 min

Christopher Reeve fut un Superman parfait

hum..c’est telment partagé qu’il faut peut être mettre ça sur la puissance diabolique du casting anlyz..depuis la vogue des biopic il hindispose carrément..il débecte..il ruine la chance..en même temps il himpressione telment de puissance..l’acteur n’est pas trop grand mais souvent assez pti pour hentrer dans l’rôle..gros métier créatif qu’il dirait dirphiloo..t’y as pensé vincent?..haprés tu pourras dire au couyon de réalisateur ‘et rate pas ton papier a musique..pasque t’as la tête a ça’..et..djeusst col mi vingtmille

bouguereau dit: 17 janvier 2020 à 18 h 58 min

..un jour en même temps que dt’envoyer une prune suite a ta reconnaissance d’himage la flicqurie te diras ‘il vous suffit de signer là..que vous hautorisez à cqu’on hutilise vote gueule de jolie connard et hon en parle pus’..le voilà le nouveau paradigme qui pointe..c’est keupu qui ramasse la mise hencore..il faut que tout change pour que..mais le contrat c’est toi qu’il lfait vingtmille..attation..la machine est pas habilité

Phil dit: 18 janvier 2020 à 9 h 51 min

AnneLise 11.05 j’ignore ce Superman à part dans cette vieille série connue dvd.

diable, comme le temps passe. Superman échoué en « vieille série dvd », époque téléphone à câble.
dans le cinéma, faut conserver dans le formol le film séminal sinon la copie chinetoque se déguise en vessie, Dracula a dit. (et Romero des morts-vivants confirme)

Annelise dit: 18 janvier 2020 à 10 h 48 min

faut conserver dans le formol le film séminal

Formol et séminal ne font pas bon ménage, Phil. Curiosité, mémoire vive à l’égard de et désir des cinémathèques de se pencher sur ce curieux genre mineur, série B, blockbuster, selon comme on veut les appeler
Comment en sommes-nous venus, d’un dialogue autour de la rétrospective James Ivory à la Cinémathèque française, à parler des Superman « Richard Donner » , mystère (de Donner en 1978, la réalisation passe à Fletcher, puis, je ne me rappelle plus pour le 4 avec Christopher Reeve, Fury ? A vérifier par ceux auquel google répond du tac au tac)
Enfin Vincent 15h08, Phil et Jean-Marcel Bouguereau ont raison, il faut que vous voyiez cela ! Quand JM évoque une hypnose à  » mettre sur la puissance diabolique du casting anlyz.. », oh que oui. Les deux premiers, à noter, Mario Puzo entre autres au scénario.. celui du « Parrain ». Pour l’anecdote, lorsque FF Coppola avait lu le livre, il l’avait trouvé en dessous de tout. Ce n’est pas faux, l’écriture est très relâchée pour ne pas dire mauvaise – mais l’histoire était là !
Les Donner, vous retrouvez au menu sans supplément Marlon Brando, bien sûr (le père de Superman à la planète en perdition, qui trouve la force d’envoyer son enfant en exil dans une capsule au bout de la galaxie, afin que survive leur civilisation – arrachement ultime), Gene Hackman en Lex Luthor infantile et matois (importance capitale des méchants, comme dans les Bond – Mathieu Amalric, Mads Mikkelsen ou le fabuleux Bardem en blondasse à dentier – ou les Batman – Danny De Vito, Christopher Walken etc) Terence Stamp en général Zod.. à ne pas manquer ! Aucun ne s’annule, comme cela avait pu être reproché à Moderato Cantabile, perdu dans l’abondance du casting. L’espèce de neutralisation d’ajouts redondants.. pas là, il y a au contraire une jubilation perceptible de ces grands acteurs à jouer dans un DC Comics frais, qui sert l’enchantement des jeunes années ! Un inconscient collectif très américain, mais pas que..mille et un détails impeccablement bordés, et une sorte d’innocence aussi..bon enfant au sens noble, avec des valeurs naïves de dépassement, de lutte contre le Mal et à la fois un humour rentré, une ironie qui refuse le désabusement de l’âge adulte tout en témoignant qu’on n’est pas dupe pour autant
Tant pis pour vous, vous allez vous faire spoiler, vous n’aviez qu’à le voir avant : j’ai vu la saga quand j’étais jeune, et comme j’avais été auparavant privée de cinéma longtemps (nous n’avions pas la télé pour des raisons économiques, et pas de cinéma à moins de 40 km.. y être emmenée était vraiment exceptionnel..), quel impact fabuleux ! La cabine où le type gauche ressort avec des abdos béton sous la combinaison bleu barrée aux couleurs du drapeau… je l’avais lu, mais le voir sur grand écran ! Cela aurait pu être réducteur, ma pratique de la lecture a souvent fait que des adaptations de grands livres au cinéma m’ont déçue, or là.. l’inverse ! Quand il volait ou cueillait Loïs au bord d’un toit, alors que dans la vie réaliste, il portait les cafés, il se faisait moquer par le rédacteur en chef, les journalistes chevronnés ! Quelle revanche ! Promesse du trajet initiatique propre aux contes ! Le vilain petit canard à lunettes inhibé, ressorti en cygne S sur un poitrail avantageux ! Et toujours modeste ! N’utilisant pas ses pouvoirs pour la ramener !
Attention, gros spoil : je n’ai jamais pu me remettre tout à fait de la scène grandiose du tremblement de terre où Lois Lane perd la vie. .pas besoin d’être grand clerc en psychanalyse pour savoir pourquoi elle me fit autant d’effet, vu les drames personnels qui furent les miens ? Bien sûr.. enfin, elle meurt. Et Superman qui ne s’est jamais énervé, qui a toujours gardé son sang-froid jusque là, connaît ce que c’est que d’avoir une peine effroyable, un sentiment de noire vengeance, une fureur et un désespoir à remuer les montagnes.. et c’est ce qu’il fait, et que naturellement la création artistique, qui est toujours profession de renaissance ou tentative de survie, tend à faire. Il se place en orbite sur la terre à l’envers et va au -delà de ses forces à une vitesse très supérieure à celle de la lumière, de sorte qu’il fait pivoter le globe sur son axe et remonte le temps ! Lorsqu’il retombe dans l’atmosphère terrestre, Loïs est en vie, elle lui passe un savon car le moteur a calé
J’étais époustouflée par la majesté existentialiste de l’instant, cette résistance à dieu, la Nature, le sort ou je sais pas, la finitude humaine… Un éblouissement

Annelise dit: 18 janvier 2020 à 10 h 49 min

CP dont c’est le beau-fils et Eriksen ont promis sous peu une recension de Stéphane Braunschweig, Tchekhov, Oncle Vania à l’Odéon – ils tiendront parole et peut-être vous inclineront-ils à aller à la rencontre d’un autre genre d’émerveillement.. mais Superman-Reeve, c’est un must, et si vous cantonnez cela à « une vieille série DVD », je risque de mal le prendre

Jazzi dit: 18 janvier 2020 à 12 h 40 min

« 1917″ de Sam Mendes.
Aimez-vous les films de guerre ?
Moi, pas particulièrement, mais celui-ci étant donné comme une réussite dans le genre, je suis allé voir de quoi il en retournait.
Film 100% britannique mais hollywoodien dans la forme, avec George MacKay, Dean-Charles Chapman et Mark Strong, il nous donne à voir deux jeunes soldats, chargés d’une mission impossible, en plein coeur de la tourmente. Toutes liaisons étant rompues entre les divisions alliées, il s’agit pour eux de traverser le no mans land séparant les deux lignes de front, pour aller empêcher un assaut, qui est en fait un piège tendu par les Allemands.
Hypothèse de départ qui ma parue peut crédible.
Un pigeon voyageur n’aurait-il pas mieux fait l’affaire ?
Bien que le réalisateur rende hommage au caporal Mendes au générique de fin, son probable grand-père, ancien combattant de la Grande Guerre, qui lui a raconté ses exploits en long et en large ?
Quoiqu’il en soit, sang et boue en cinémascope et en dolby stéréo garantis.
On sursaute au moindre tir, à la moindre explosion, et l’on se retient pour ne pas se plaquer au sol.
Paysages de tranchées, de villes en ruines, de cadavres en veux-tu en voilà, où les boches sont toujours les salauds et les franco-anglais les gentils.
Néanmoins, seuls les corbeaux et les rats, gras et noirs à souhait, semblent les seuls bénéficiaires du carnage.
A voir, si le coeur vous en dit !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585101&cfilm=265567.html

bouguereau dit: 18 janvier 2020 à 16 h 42 min

J’étais époustouflée par la majesté existentialiste de l’instant, cette résistance à dieu, la Nature, le sort ou je sais pas, la finitude humaine… Un éblouissement

chtement son idée secrète à dirphiloo c’est que supèremannne c’est rien qu’un sale coco qui nfait son riporting qu’au suprême de soviette!..vite hun peu de lolita espress dans ce monde de terrien qu’il dirait jeffrey sil pouvait parler dla haut
https://www.youtube.com/watch?v=hTuPbJLqFKI

Phil dit: 18 janvier 2020 à 16 h 51 min

L’Australien Lazenby porte beau avec flegme et a la fossette

james bond comme le vin, le goût varie selon les années…du buveur.
Roger Moore lesgadgetsàpiles prend le bas âge, Sean Connery, les vintage aux mains baladeuses; à partir de Dalton, geeks asiatisés à sang froid.
doit-on servir un romanée-conti à ceux qui roulent au coca, dear Annelyse ?

bouguereau dit: 18 janvier 2020 à 16 h 53 min

Attention, gros spoil

et pis son daron centmyon s’est trop fait dpognon sur son dos qu’il dirait vingtmille

Annelise dit: 18 janvier 2020 à 17 h 26 min

Phil et Jean-Marcel, sur Superman en communiste bon teint (poussé à l’extrême il y a du vrai) et les James Bond
Vous êtes infernaux tous les deux. Pas un pour rattraper l’autre.
Je ne laisserai pas critiquer impunément Timothy Dalton à 16h51..ni, par extension, son successeur aux grandes oreilles Craig. La vague ressemblance avec Poutine, un spy qui vient du froid rajoute en piment sur celui-ci
Celui-là, Dalton, est plus glacial que les prédécesseurs..à l’aube des années 90, il faut compter une petite vulgarité des costumes, Aha aux soundtracks, « Living daylights » etc. Tuer n’est pas jouer, ne chargez pas exagérément la mule, Phil.. dégainer le coca est de la triche ! Si on fait un tour d’horizon succinct, hors Lazenby : Connery part toujours favori ..l’effet Hitchcock, Pas de printemps pour les rivaux.. puis des maillots contre lesquels il est dur de lutter. Moore, pour apprécier la période, outre le plaisir de voir la jeune Carole Bouquet, il faut goûter le souvenir vintage en train de tourner ringard des vestons à double fente et boutons dorés « Brett Sinclair », l’allure roide en vigueur, avec ces horribles foulards en guise de cravate censés faire décontracté. .romanée-conti, rappelez-vous l’épisode d’Amicalement vôtre, très « Noblesse oblige », Alec Guiness pré-Obi wan Kenobi, où les membres de la famille du Sir sont décimés un par un..dont un cousin barbotant sans trouver l’échelle dans une cuve de whisky, qui manifestement ne tient pas à être sauvé ..part des anges

Annelise dit: 18 janvier 2020 à 17 h 32 min

Pour faire bonne mesure : Dalton, « Living daylights », la James Bond girl cette fois n’entre pas dans le moule.. Maryam D’Abo – à la ville Madame Hugh Hudson, réalisateur des « Chariots de feu » – en musicienne intello..accordez-lui un faux air d’Eva Marie Saint, icône Hitch !
Elle est violoncelliste dans le film, l’étui aurait presque pu servir à l’évasion de Carlos Ghosn, telle que l’ont parodiée des milliers d’internautes sur Instagram..une modernité inattendue

Phil dit: 18 janvier 2020 à 18 h 48 min

Hitchcock fut pressenti pour tourner le premier james bond, dear annelise (est-ce ici que l’ai lu ?) il a décliné l’offre. trop vieux ? non: déjà deux james bond de sa fabrique, Agent Secret, Les 39 marches
sur le marché des valeurs, les Bonds fluctuent. Connery, pour Goldfinger, toujours bien coté au top, claques sur fessiers, origines du synopsis un brin antisémite et musiques.
Moore, oui, nos années vintage, plastiques orange sur mobilier arrondi.
perdu un peu le souvenir des Dalton, tombé avec le mur de Berlin ?
Craig manque un peu de fun, me semble. Calibré pour les combats avec les metoo ?
(Woody Allen, Matchpoint, teste au Montrachet la cote des rastignac. est-ce bien réaliste ? combien d’années avant de pouvoir apprécier le montrachet..)

Jazzi dit: 18 janvier 2020 à 20 h 58 min

Sue Lyon, elle a arrêté de tourner tôt, le boug ? On a des images des dernières années ?
La Lolita était devenue une superbe femme, avec tout ce qu’il faut. Et elle semble bien avoir mené sa barque par la suite…

Phil, Annelise, pour moi, il n’y eu qu’un James Bond : Sean Connery. Après, point ! je ne suis plus allé les voir au cinéma et les ai aperçus de loin à la télé. En amour, il faut être fidèle ! Et les miracles ne se reproduisent pas mécaniquement…

Jazzi dit: 19 janvier 2020 à 15 h 04 min

« Selfie » de Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Tristan Aurouet … avec Manu Payet, Blanche Gardin, Elsa Zylberstein, Max Boublil…
Film à sketchs sur les méfaits du numérique dans nos vies, collectivement réalisé par de jeunes cinéastes et comédiens français.
Au départ, l’idée était bonne, mais on s’ennuie bien avant l’arrivée !
A part quelques ricanements, j’ai surtout dû me retenir de bâiller.
De toute cette jeune génération, la plus convaincante, dans le rôle d’une prof de lettres dépassée par les nouvelles technologies, c’est Elsa Zylberstein !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19586417&cfilm=265262.html

bouguereau dit: 19 janvier 2020 à 18 h 56 min

dirphiloo au scénar baroz à la manivelle et keupu en aoutpout digital et bien profond et ça aurait été dla balle..le cinéma français mise pas sur les bons

bouguereau dit: 19 janvier 2020 à 18 h 59 min

Phil, Annelise, pour moi, il n’y eu qu’un James Bond : Sean Connery

tous derrière baroz en retandanceur du poil de la casquette et du pull jacquard

bouguereau dit: 19 janvier 2020 à 19 h 04 min

Craig manque un peu de fun, me semble

c’est un complot de la perfide albion..à lui tout seul il est bien trop con

bouguereau dit: 19 janvier 2020 à 19 h 07 min

Sue Lyon, elle a arrêté de tourner tôt, le boug ?

c’est comme les agents des actrices porno..il pense qu’à eux et à court terme..’à long toute lolita est anguéla’ comme y dirait jicé

bouguereau dit: 19 janvier 2020 à 19 h 10 min

Elle est violoncelliste dans le film, l’étui aurait presque pu servir à l’évasion de Carlos Ghosn

havec les trou d’air il en srait sorti hun peu madame beuteurflaï sur le tard

bouguereau dit: 19 janvier 2020 à 19 h 13 min

avec ces horribles foulards en guise de cravate censés faire décontracté

entre le jacquard et les chmises pelle à tarte on est pas obligé de choisir..faut jamais dire jamais comme il dirait baroz

C.P. dit: 20 janvier 2020 à 11 h 00 min

Au théâtre, c’est la fête à Arnaud Desplechin… Auteur pour « Un conte de Noël » à Berthier, où grâce à Julie Deliquet (Eriksen, elle a aussi monté Tchekhov) ça tourne et bouge comme dans le film, avec ici des comédiens jeunes. Metteur en scène à la Comédie-Française pour « Angels in America » que je verrai, un peu surpris de la durée relativement courte du spectacle. C’est que de la pièce de Tony Kushner je ne connais que l’adaptation de Mike Nichols regroupant trois par trois les six épisodes de la série et que cela fait deux longs films à la distribution éclatante : les profs de l’Actor Studio Meryl Streep et Al Pacino en gloire, mais aussi Emma Thompson, Mary-Louise Parker et Jeffrey Wright. Et également Justin Kirk, bien remarquable. Comme on est assez souvent dans le « théâtre filmé », je songeais simplement à ces gens passés par les meilleures écoles américaines (même l’anglaise Emma Thompson y a séjourné) de comédiens et d’acteurs, à l’heure où en France on commence à recruter au TN de Strasbourg et au Consnatsup de Paris.

Annelise dit: 20 janvier 2020 à 11 h 43 min

Phil 18h48 sur Daniel Craig « manquant de fun ».
Je n’en suis pas sûre. Ligoté nu sur une chaise en osier (percée !les tortionnaires hélas ont tout prévu) dans Skyfall, promis à un traitement on ne peut plus désagréable, nerf de boeuf souple appliqué larga manu sur une partie malgré tout très intime de sa personne, il a le stoïcisme badin de celui qui sait qu’il peut compter sur la tuyauterie par temps de gel, et que rira bien qui rira le dernier .. Lorsque Javier Bardem le super méchant, avant la comptine des rats-au-tonneau-qui-finissent-par-prendre-goût-au-cannibalisme-par-entassement le menace des dernières extrémités, telles que peuvent en connaître de pauvres hères jetés en prison parmi des brutes avides de viol en suggérant qu’il « se souviendra de la première fois », Bond-Daniel Craig lui coule un regard hypocritement affectueux avant de susurrer « Mais qui vous dit que c’est la première fois »?
J’en ai ri intérieurement pendant une heure, étonnée du peu de monde à avoir relevé la remarque

Tony Kushner, « homo, juif et marxiste » selon ce qu’il couchait sur son cv, pas forcément dans cet ordre.. Une recension que je saluerai comme bienvenue de votre part, cher CP ! Un peu tard pour en débattre maintenant, je reporte à demain ou après demain en glissant que je connais sur le bout des doigts la mini série de Mike Nichols. Remarquable, en effet. Je l’avais chroniquée en son temps sous les divers angles où elle se présente, maccarthysme, homosexualité, sida .. Liste loin d’être exhaustive telle que je la propose ici, en format court. Nous y étions (re)venus par exemple au moment du film de Xavier Dolan adapté de Jean-Luc Lagarce. Quelle richesse. Al Pacino en Roy Cohn, procureur marron qui agonise en masquant son état, conspuant ceux-là mêmes auxquels il ressemble tout en le niant. .l’infirmier, les époux Rosenberg (Meryl Streep en Ethel), la chaise électrique.. Mary Louise Parker, barrée dans les vapeurs.. extraordinaire rôle de Harper Pitt ! – et bien sûr, le couple, Prior et Luis, les mensonges, aveux et dénouements, selon les voies impénétrables en temps d’épidémie mortelle

Art dit: 20 janvier 2020 à 16 h 39 min

anne Lise le 18
mais Superman-Reeve, c’est un must, et si vous cantonnez cela à « une vieille série DVD », je risque de mal le prendre

Ne le prenez pas mal car vous aviez raison!!! J’ai regardé ce Reeves brave pas encore handicapé ce W.E à Honfleur et c’était géant!!!des effets spé. du moyennage & charme ENORME que l’imagination fait.

Question: avez-vous vu Man of steel, Annelise? Qu’incarne en Gal Zod le bon michael Shannon dont vous avez mainte fois décrit la présence énorme dans les films de Jeff Nichols!!!
Le calculez-vous ?

Vous etes très forte et vous admire beaucoup de passer de SuperHero Dc Comics fort bons avant Disney à james IVORY, ce critik de la société victorienne coincée que l’homosexualité est rigoureusement punie de prison!!!
Une difference dont les gens étaient honteux s’ils devaient s’assumer, car on ne les laissaient pas vivre leurs prétendu deviance sans passer par la case jail.

deuxiemement,cette connaissance de daniel craig 007 ,hero de SKYFALL ET Spectre est de folie et nous honore tous en brisant les barrières des generations!!!

Encore + cette série de 3 épisodes CULTE pour jeunes homos tels que moi A ofA dont j’aime que vous nous parliez d’1 manière top!!!
en attente de Cp ou Phliippe s’ils sont concernés.voire jazzy!!!

Phil dit: 21 janvier 2020 à 0 h 37 min

sapré Art..Annelise rhabillée wonderwoman.
de quelle série culte parlez-vous ? faut avoir du temps pour visionner des serials ! pas vu un tiers des films cotés quatre étoiles par Tulard, sans compter ses livres sur Napoléon qu’il faut avoir lu avant de mourir.
les effets spéciaux de superman..du « moyennage », écrivez-vous. comme le temps passe ! me souviens plus que l’envol de Clark Kent depuis sa cabine téléphonique à téléphone à pièces faisait toc.
mais bon sujet, ça, les effets spéciaux;
vu un Dracula plein d’effets spéciaux: « Entretien avec un vampire », 1994; sorti des brushings à Brad Pitt et Tom Cruise, y’a pas grand chose à garder, comparé aux films de la Hammer. ça doit venir du scénario: Pitt et Cruise arrêtent pas de causer, Christopher Lee disait pas un mot.

Annelise dit: 21 janvier 2020 à 8 h 00 min

Art 16h39, Man of steel. Un peu que je le calcule ! Kevin Coster et Diane Lane en parents adoptifs. Russell Crowe en Jor-El fait grimper la jauge de testostérone grâce à ses yeux tombants, son jeu sobre, ce visage aux contours légèrement mous qui le sune sorte d’héritier Mitchum

Annelise dit: 21 janvier 2020 à 8 h 36 min

merci la météo et page qui saute !
suite et correction

visage aux contours légèrement mou qui le sacre en sorte d’héritier Mitchum. Amy Adams que vous avez vue dans « Premier contact », ici exaspérante en Lois..son nez retroussé cela dit lui donne un air fureteur qui convient au personnage ? Elle est trop sentimentale dans le film, pousse trop loin la caricature « virile » de journaliste d’investigation. .arrivons-en à Henry Cavill
Pour info spéciale pour vous : quand on le retrouve en « Code Uncle » de Guy Ritchie, le même oui qui a fait les Sherlock Holmes Robert Downey Jr/Jude Law, la production lui a demandé par contrat de s’épiler le torse… Las ?
Profitez-en dans Man of steel il est encore poilu comme un nounours ! Belle corpulence – petit il était surnommé « Fat Cavill », curieux, il le place toujours dans les interview… probablement un traumatisme.. ses détracteurs d’hier doivent se mordre les doigts, ses détractrices pleurer des larmes amères..il est superbe, un visage et un corps qui rappellent Reeve, sculpté nouvelle génération à coups de coach sportif et régime sans gluten.. il ne joue pas mal, pas trop bellâtre avec cela..
Une scène m’est chère et m’a marquée, là aussi pas difficile à interpréter : Clark, enfant « adopté » se cherche et sait bien qu’il est différent des autres. En classe les oreilles lui sifflent, il entend tout, voit tout, perçoit tout : l’intérieur des corps, la structure osseuse, les ultra sons, le pouls qui bat, les conversations à 30m… cela l’inhibe, il passe pour un idiot. Il a une crise de panique quand on l’interroge, il fuit dans un placard où le poursuivent vindicte et moqueries. Il rend grâce à ses yeux laser la poignée de la porte incandescente pour qu’on le laisse tranquille à l’abri. Il n’y a que sa mère adoptive qui, alertée, réussit à l’en faire sortir en douceur et le rassure en le prenant aussitôt dans ses bras
Michael Shannon est extraordinaire dans la colère froide. De surcroît il est très beau, imposant, avec une structure de visage à l’impeccable répartition bouche-sourcils qui apporte à l’expression une implacabilité, une amertume naturelles. Jeff Nichols, vous le rappelez, fait très souvent appel à lui dans ses films empreints de paranoïa, où la fuite, la violence mais aussi l’envol vers l’âge adulte (Midnight special) ont une grande place. Le réalisateur et lui forment un couple cinématographique longue durée fonctionnant à la perfection. Shannon très subtil, ce contre emploi, ou plutôt cette exacerbation dans Man of steel sont habiles. Je regrette néanmoins que le quasi dernier quart du film soit consacré à la bagarre sans merci entre Zod et Superman. On bascule dans le complet jeu video… j’admets que la destruction spectaculaire des immeubles (dont des enseignes très nettes de bâtiments connus) sont des moments de bravoure de pure beauté, où est perceptible le souvenir du 11 septembre… écroulements réalistes poignants, éclats de verre..mais c’est trop long

Phil, Art et moi parlions d’Angels in América mis sur le tapis par CP à 11h. .série de 3 films signés Mike Nichols sur laquelle je développe à 11h43..le triptyque assez culte en effet dans la communauté Lgtb – à mon avis c’est mérité, et cela vous plaira peut-être
Le Neil Jordan, « Entretien avec un vampire » pénible dans l’ensemble.. Mieux vaut revoir « The crying game ».. le pauvre Brad Pitt réduit à saigner des lapins.. la scène du théâtre/faux théâtre où Laure Marsac est héroïne malgré elle d’un snuff movie m’avait parue écoeurante.. Anne Rice, je n’ai plus tout à fait en tête la lecture de son livre.. belle femme aux cheveux désormais gris, look Ali Mc Graw (CP va bondir)..j’avais lu une thèse dérangeante sur son lien au sang. Le roman avait été écrit après le décès de sa fille atteinte de leucémie

Phil dit: 21 janvier 2020 à 9 h 29 min

Merci dear Annlyse pour le décodeur AiA, America’s Airlines pour nousautres qui avons des miles.
Découvert aussi Anne Rice à l’occasion de ce film dégoulinant des « entretiens avec un vampire » (Banderas y apparaît aussi). rapport incestueux au fils, au sang etc..indeed, il faudrait lire le livret de cet opéra sanguinaire un peu creux, pourquoi pas. souvenons-nous avec profit de Proulx de « Brokeback » qui n’avait jamais parlé de « pelle à tarte à tenir comme un homme en coupant le gâteau familial » (dans le film) mais plutôt du phimosis de Gyllenhaal qui serait à l’origine de sa tournure sentimentale (dans le livre).

C.P. dit: 21 janvier 2020 à 12 h 25 min

Annelise, exactement : deux films de trois heures chacun, chacun aussi regroupant trois épisodes de la série. Dans le commerce, deux DVD, si Art veut voir ou revoir.
Je ne verrai sans doute jamais au théâtre la pièce complète de Tony Kushner. La nouvelle version théâtrale, raccourcie cette fois (elle l’avait déjà été ici ou là) par Desplechin… l’est vraiment, même si elle évite les moments de leçon de théâtre que l’on trouve dans le travail de Nichols, et j’ai été un peu déçu.
Leçons de théâtre : Al Pacino a été et est un très bon enseignant, à l’Actor Studio et ailleurs, comme Meryl Streep, Emma Thompson, Baldwin, Spacey, Hackman… L’exemple accessible à tous de la réflexion de Pacino touchant le théâtre est sans paradoxe le très riche « Looking for Richard », que l’on peut appeler à juste titre un « documentaire ».

Janssen J-J dit: 22 janvier 2020 à 17 h 15 min

@ jzmn (de la rdl). Je viens d’aller voir 1917. J’ai trouvé sur la toile ce commentaire. J’ai cru que c’était moi qui l’avais écrit avec beaucoup d’enthousiasme, tant il exprime mon sentiment profond.
___________

France, avril 1917, une prairie. Première respiration et premier mouvement de caméra. A partir de maintenant et pendant presque 2h, cette caméra ne s’arrêtera plus de tourner, de monter, de descendre, elle se renversera, coulera, s’envolera, se cachera et ne s’arrêtera qu’une fois le voyage terminé.

Le pari n’est pas seulement de montrer la guerre mais aussi nous la faire vivre, nous faire entendre le bruit de l’ennemi, la perte de sens, la peur, le réconfort d’une main, le désarroi et la folie courageuse.
Et il est vrai que c’est bien la première fois que l’on peut vivre la guerre de cette manièr , on est littéralement emmené dans cette mission quasi-suicide que doivent réussir nos deux héros. On s’essouffle avec eux, on cherche avec eux, on a peur avec eux, nous aussi, simple spectateur, avons du mal à savoir qui est l’ennemi et où il se terre. Ennemi que l’on ne voit quasiment pas (boche ou Teuton), il est invisible mais nous savons qu’il nous entoure, il rôde telle la grande faucheuse.
Cette immersion totale dans pareille course contre la mort est bluffante et pourtant, ce film est loin d’être une débauche d’action, il brille par son calme. On reste scié devant ce coup de maître d’un film de guerre avare d’action et d’images de massacres en action. Omniprésence de silence et de calme, scènes de violence et d’affrontement courtes, nerveuses, hyper concentrées, bordéliques et bruyantes avec suivi de longs moments de solitude où le héros récupère pour ne pas mourir et rencontre des alliés de circonstance. Des moments de réconforts et solitudes ponctuent des scènes d’une intensité folle permettant ainsi de rythmer le film et de ne pas en sortir. Las poilus attendent le combat et la mort. L’incertitude prime, on se dit qu’on ne sait pas pourquoi on est là, dans la tranchée de ce cinéma là, 103 ans plus tard.

C.P. dit: 22 janvier 2020 à 20 h 24 min

Deux remarques, comme ça, en sympathie avec tous :

Ce blog est très attentif aux acteurs, -même quand Jacques l’est davantage au « climat », … et pourtant à Sue Lyon et à Sean Connery.
Pour ma part, je vais au théâtre et vois des films surtout pour les comédiens et les acteurs : je connais le plus souvent les « histoires », et très souvent le texte à dire. C’est pourquoi j’insiste à propos du recrutement et de la formation de ces artistes et bouffons qui sont le sel de la terre, quand même comme lui ils fondent, mais assaisonnent grandement les spectacles de notre vie.

Art, pour un de vos « soucis » (?), près ou loin de « Angels in America », pas de problème, alors que je suis purement et simplement hétérosexuel :
D’une part ce blog ne connaît pas de propos homophobes. Et d’autre part, -Phil et Jacques Barozzi vous le diraient aussi bien que moi-, nous avons vu partir, pour cause de sida et parfois jeunes, beaucoup de bons camarades qui n’ont pas laissé de noms connus, mais beaucoup aussi, aux Etats-Unis, en France, ailleurs, d’écrivains, de peintres, de musiciens, de cinéastes, d’ acteurs… dont il est bien qu’ils nous soient encore présents.
Tenez, je ne suis pas fou du cinéma de Christophe Honoré, mais il est légitime que sa pièce « Les Idoles » que j’ai vue l’an passé et qui sera reprise cette année rappelle les personnes et les oeuvres de quelques-uns : Collard, Daney, Demy, Guibert, Koltès, Lagarce.

Phil dit: 23 janvier 2020 à 0 h 20 min

…dont il est bien qu’ils nous soient encore présents.

joliment dit, CP. « le sel de la vie »…me rappelle les mots du discours de Saint-Laurent quand il tira sa révérence (sous l’obédience trop considérable de Bergé).
aparté: surpris que Christophe Honoré place Demy dans sa liste alors que Varda ne l’y mettait pas volontiers ou seulement très récemment.

certes le spectacle est indispensable.
vu ce soir « Cap de l’espérance », film français années 50. Découverte décevante, film mal joué, mal dialogué. avec Edwige Feuillère. tiré d’un livre, « Notre peau » de José-André Lacour, qui lui sera aisément supérieur si l’envie nous prenait d’y aller voir.
pensais bien oublier Edwige Fenech (que je bisse), en optant pour Edwige Feuillère. et bien non, le diable s’y est même amusé en donnant un caméo du fauteuil d’Emmanuelle, vingt ans avant sa célébrité sous les cuisses bataves de Sylvia Kristel (cuisses polyglottes, cinq langues au compteur).
Le fauteuil d’Emmanuelle, donc, apparaît deux fois en gros plan larmoyant noir et blanc, sans les cuisses d’Edwige Feuillère éplorée. Tout ça est fort subliminal et rachète partiellement la voyure de ce rogaton pelliculeux « Le cap de l’espérance ».

Phil dit: 23 janvier 2020 à 0 h 23 min

et pour ceux que ça branche: le prix actuel du marché pour le fauteuil d’Emmanuelle (qui a déjà servi, of course): entre quatre cents et cinq cents euros. yes, ça fait cher le panier en osier pour cuisses déployées.

C.P. dit: 23 janvier 2020 à 2 h 51 min

Phil, j’ai été surpris moi aussi, non pas que Christophe Honoré place Demy parmi ses six « idoles » mais qu’à vingt ans en 1990, l’année de la mort de Demy, il ait pu « savoir »… Uchronie ? Au demeurant, le spectacle commence par un hommage à un septième, même s’il n’est pas incarné dans la pièce, Dominique Bagouet, mort en 1992, et à sa chorégraphie de 1990, « Jours étranges ». Honoré en a vu trois ans plus tard une représentation posthume.

Phil dit: 23 janvier 2020 à 10 h 14 min

oui dear CP, uchronie ou insider tip..allez savoir. « l’intrus » m’avait sauté aux yeux en feuilletant le livre

Art dit: 23 janvier 2020 à 10 h 33 min

Art, pour un de vos « soucis » (?), près ou loin de « Angels in America »

mon cher Cp 20h.24 je vous rassure, être homo ne cause aucun souci pour ma part!!!
car jeune et privilégie, voyageant beaucoup et vu ce qu’il en est me direz-vous ? OUI. alors que dur pour des amis de dire chez eux s’ils vont être moqués,ce qu’on ignore car privilégiés;il faut remercier Bv dont je suis ami depuis la ptite section qui avait parlé avec mon father malgré tout géant auquel je ne savais pas parler de cette ptite différence le blessant !!!
est-ce car nous sommes amoureux d’Annelise tout deux que se pose la question pour vous?

ça arrive et déjà arrivé 1fois, qui ne veut pas dire bisexuel pour moi mais pas simple quand 1personne de sexe opposée vous séduit& attire fortement, corps ,visage&mental!!!

Jconnais Ch.Honoré et n’aime pas ce cinéma trop homo parlant d’un vieux temps systematic de l’homo serial tel qu’on connait. harvey Guibert, AL avait parlé ici et j’avais lu L’ami ne sauve pas ta vie. terriblement tragic, avec le gateau d’anniv du pauvre vieux pd Aron qui ne ferait pas mieux de lire ce témoignage tragic !!!
par contre Cyrille Collard une reference tres connue de notre milieu actuel des 25ans kiffant par ailleurs Zachary Quinto,Xavier Dolan qu’annelise adore ,Guiraudy inconnu du lac intelligent choc artistic trippant et ian McK, humour avec Patrick Stewart ou Joao rodrigues.Ang lee le film Garçon d’honneur top de romantic comedy.
Ptite question,à vous Cp qui aimait le théâtre de votre fils ST.braunschweig(ma mère aussi!!!alors qu’est-il moderne et prise de risks au lieu de prendre des vieilles adapt ou IS.Huppert qui fait trop &toujours la m^eme)&cultivé : avons-nous besoin de ce cinéma homosexuel car nous le sommes ?
Je réponds :pas Forcément!!!
Egaux = pas de différences, ce qu’il faut prouver en 2020!!!

Art dit: 23 janvier 2020 à 10 h 39 min

alors qu’est-il moderne et prise de risks au lieu de prendre des vieilles adapt ou IS.Huppert qui fait trop &toujours la m^eme?

je parle de ST.Branschwig votre fils et c’est une question non genante !!!Qu’il faut poser sans craindre de s’abaisser, et que nous nous posons.

philippe laissez le moi, je vais acheter le fauteuil d’Emmanuelle pour que marmy ait enfin 2K faire des SELFIES irresistible!!!

Phil dit: 23 janvier 2020 à 10 h 44 min

rafraîchissant commentaire de Art…comme un banana split servi un été torride.
un oscar pour « harvey Guibert ».
étonnante, cette référence à Collard qui perdure.

Marie Helene S dit: 23 janvier 2020 à 11 h 28 min

@Art
La question soulevee appelle reflexion; merci. Je rejoins votre idee d un ‘cinema homosexuel’ qui cesse d etre necessaire ou distinct a mesure que se confirme l egalite.
Une discrimination ‘positive’ reste une discrimination… tout comme une prise en compte d une ‘morale’ en litterature, fut-elle au nom d une defense du Bien, n est pas souhaitable. Pour garder raison, pourtant, il est important de rappeler qu un contre-pied n est pas une antidote. Une litterature loin des ‘bons sentiments’ ne represente pas une caution de qualite assuree !

Il est sans doute trop tot pour decorreler les propositions.
L engouement de J.Ivory qu a souligne Phil pour ‘Call me by your name’ est comprehensible : celui d un homme qui commence a prendre de l age, auquel il n etait pas loisible de raconter une explicite histoire d amour homosexuelle a l ecran ?

‘Brokeback Mountain’ avait marque un tournant. ‘Philadelphia’ de Jonathan Demme apres les annees sida avait bouleverse les esprits. L histoire observe un temps donne.la precocite des ‘Nuits fauves’explique qu elles aient marque leur epoque et perdurent.
Une amie plus agee dont le fils est homosexuel me racontait qu ils avaient vu ‘Princesse Bride’ en famille, au moment de la sortie. Sa fille etait heureuse du denouement, le jeune garcon, lui, nourrissait des reves romantiques entre Cary Elwes et Mandy Patinkin !

Il est normal, sans parler de ‘calibrage’, que la communaute lgtb puisse trouver au cinema des themes correspondant a une sensibilite propre a leur polarite sexuelle, au lieu de se heurter a une ‘domination’ heterosexuelle .

Je ne suis pas sensible au cinema de Christophe Honore, ni a celui de Francois Ozon. Forme et fond chez eux m’ennuient.
Xavier Dolan, lui, est a mes yeux passionnant. Avant ces debats il ne me serait pas venu a l idee de reduire mon avis aux louanges d un cinema ‘homo’ ! Un excellent cineaste, c est l opinion que la vue de ses films m inspire.

‘Angels in A.’ que je me suis procure, visionne hier, n est pas davantage une ‘serie homo’.Par contre c est une excellente decouverte.

Cordialement.

Marie Helene S dit: 23 janvier 2020 à 11 h 35 min

Princess Bride, pardon.

Sur les criteres, ou ‘marqueur’ homo, AnneLise confirmera : cet essai timide d un baiser lesbien dans ‘Star war’, opportunisme ou evolution des mentalites ?
Il parait que la scene, amovible, a ete gomme pour une frange a l exportation.

Mes enfants, consommateurs de series, me racontent des moments explicites de coits, masturbation, violences psychologiques & meurtres sadiques (‘You’)tout en rapportant que la meme production est prete a flouter la nudite de la Venus de Botticelli si la censure le preconise !

Chetouane dit: 23 janvier 2020 à 12 h 09 min

bonjour Annelyse,
vous m’avez bluffé sur l’exégèse Bond/Superman avant celle de james Ivory, d’une finesse et d’une précision laissant pantois.

Marie Hélène,la préparation fabriquée des échantillons et panels « représentatifs », vaste question ! au cnrs nous n’aimons pas beaucoup ça. Votre levée du lièvre au-dessus montre que vous comprenez pourquoi.

Chetouane dit: 23 janvier 2020 à 12 h 11 min

Angels in America de M.Nichols, plaisir de vous lire.On ne voit pas le temps passer.
Raccourcir, drôle d’idée. Qu’est-ce qu’il a pris à Amalric, C.P.?

Vincent dit: 23 janvier 2020 à 12 h 29 min

he hehehehe

Mon Tutusse 11.33 est modeste de ne pas dire qui l’a emporté avec cette charmante meuf…..
Cool le fauteuil.j’ai mon idée au sujet pour l’employer, que je vais garder perso n’étant pas partageur.

Dégeler les commentaires(Philip).
je croyais que vous n’aviez pas FB????
Donc vous avez vu qu’Anne Lise est effectivement bloquée dans la neige et la savez pas dispo d’après photos;en espérant qu’elle va bien car elle nous manque à tous…..

YOU mariehelene,
la serie Netflix tarpgloc et suis heureux que vous connaissiez; le scenar marrant malgré copié largementissime sur Dexter. Joe Goldberg équivaud fargo des frères Coen,Dexter et de nombreuses references. Bien p te manger 1ou 2 episodes pour faire une coupure dans le taff.

Dubruel dit: 23 janvier 2020 à 12 h 36 min

@12H09. Haaa ‘la prépa fabriquée des échantillons représentatifs’, drolatique, Chetouane.
Que vous n’aimiez pas ça au Cnrs est rassurant.

Phil dit: 23 janvier 2020 à 12 h 41 min

Dégeler les commentaires(Philip).
je croyais que vous n’aviez pas FB????

indeed, pas de fessbouc. never. donc j’ai subliminé, yes sir.
Annelyze stuck in the snow, Deneuve dans le film de Mocky ou Lady vanishes du gros Hitchcock ? Les films de neige ont leurs fans comme les films de trains. Lady vanishes, c’est train + neige, « booking.com » enfoncé.

Jazzi dit: 23 janvier 2020 à 13 h 24 min

« vous m’avez bluffé sur l’exégèse Bond/Superman avant celle de james Ivory, d’une finesse et d’une précision laissant pantois. »

ça c’est bien vrai ! Annelise est douée pour ça et devrait, si ce n’est déjà fait, présenter les films et les cinéastes à l’occasion de rétrospectives. La place de Jean Douchet n’est-elle pas à pourvoir ?

Jazzi dit: 23 janvier 2020 à 13 h 34 min

Rien de terrible parmi les sorties de ces deux dernières semaines !
Et Phil semble dire que ce n’est guère mieux à la Cinémathèque…
Est-ce à cause des grèves ?

C.P. dit: 23 janvier 2020 à 14 h 22 min

Chetouane, il y avait une commande de la Comédie-Française à Desplechin, avec une limite de temps (autour de 2h30). Bah ! Tony Kushner avait déjà accordé les droits, libéralement, y compris celui de raccourcir, à de jeunes compagnies.

Art, EGALITE, oui bien sûr, et c’est non seulement la LOI dans les pays développés, mais aussi bien l’équilibre dans les productions de spectacles, c’est pourquoi j’ai relancé « Angels in America », le film ET le spectacle à la Comédie-Française, même si celui-ci m’a déçu.

Phil, votre humour touchant LE fauteuil m’a bien parlé***. Jacques Barozzi se tait pour l’instant, mais je me souviens avec plaisir d’une remarque de lui : oui, Jacques Demy était particulièrement sensible à la beauté féminine, ce qui n’a rien d’étonnant.

Art enfin, pour un cordial sourire : je vous souhaite d’être à 67 ans aussi en forme qu’Isabelle Huppert (pas plus grande qu’Annelise ou Chloé, et menue de vesture, tout juste du 36).

*** Je crois me souvenir qu’Alain Cuny, austère comédien claudélien (traitant en public Dario Moreno de bouffon) a joué un « professeur de plaisir » (aurait dit Philip Roth) derrière Sylvia Kristel, dans un « Emmanuelle ». Si je me trompe, vous me corrigerez.

Jazzi dit: 23 janvier 2020 à 14 h 38 min

« 67 ans »

Mon âge, pour quelques jours encore, C.P. !

« Jacques Demy était particulièrement sensible à la beauté féminine »

Hormis celle de sa femme…
Pas grand chose à dire sur Jacques Demy à part ses comédies musicales du début. Je n’ai appris que tardivement son homosexualité, secret bien gardé. Quant au fauteuil d’Emmanuelle aucune émotion particulière, c’est pas moi qui ferait monter les enchères !

Jazzi dit: 23 janvier 2020 à 14 h 54 min

C.P., nos petits jeunots ne doivent pas savoir qui est Alain Cuny ?
Ce fut « la révélation » des « Visiteurs du soir » de Marcel Carné, film tourné pendant l’occupation allemande aux studios de la Victorine, à Nice… Non, je n’étais pas encore né !

Phil dit: 23 janvier 2020 à 15 h 12 min

en effet dear CP. revisé grâce à vous la notule de « Emmanuelle », 1974 par Just Jaekins (patronyme qui plait beaucoup)
Cuny, 44 ans plus âgé que Kristel, professeur de sexe, dans la lignée, débridée, de son rôle des « Amants ».
toujours négocier le prix du fauteuil d’Emmanuelle. à trois cents euros, l’antiquaire doit lâcher le morceau, sinon qu’il y gaufre ses fesses de speculateur.
pour une meilleure conclusion du débat, se présenter avec sa grand-mère plutôt qu’avec sa copine.

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