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La République Du Cinéma

« Sing Street » : feel-good movie, good movie.

Par Annelise Roux

-Non, je n’ai rien vu à Hiroshima.
À Dinard non plus, hélas ? Je me suis rattrapée depuis, mais je n’avais pu me rendre le 1er octobre dernier au 27ème British Film Festival, aux « Alizés » de la ville bretonne où « Sing Street », oublié de Deauville alors que le film de l’Irlandais John Carney avait fait l’objet d’une longue standing ovation ayant brûlé les planches, s’est vu gratifié cette fois d’un Hitchcock d’or. Mérité.

Le Président Claude Lelouch (on ne croirait pas qu’il aura 80 ans l’an prochain) a toujours développé un goût notable pour la musique, les chanteurs : Nicole Croisille, Francis Lai, Pierre Barouh, les chabadabada chabadabada entre Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimé  autrefois, Johnny Hallyday, Liane Foly ou encore Jacques Dutronc aux côtés de John The Garden, Jean Dujardin in french pour le prochain, « Chacun sa vie »…  Cela suffit-il à expliquer l’engouement ? Rappelons qu’il n’était pas tout seul. Les membres féminins du jury, Anne Parillaud, Victoria Bedos, Julie Ferrier ou Marianne Denicourt pour ne citer qu’elles partageaient visiblement son enthousiasme.

Depuis quand n’avait-on pas ressenti cela ? Cette euphorie positive, gentille, qui fait chaud au moral ? Probablement les années 2000 : l’opus de Stephen Daldry où le très jeune Jamie Bell en Billy Elliott retirait les gants de boxe de ses poings, apprenait à danser dans sa cité minière, explosant nos coeurs avec T-Rex en poursuivant la grand-mère démente qui bat la campagne – nul ne sait quels disques il lui faisait écouter afin de lui complaire – ou en regardant son ami Michael passer des robes… « Sing Street » n’est pas de la veine de « Léviathan » d’Andrei Zviaguintsev, ni de « Ida » de Pawel Pawlikowski ayant habituellement mes faveurs ?
Oui, et alors ?
Non seulement je n’y mets pas de mépris mais j’applaudis.
Toujours mauvais signe de n’aimer qu’un « genre ». Une partie de la splendeur de l’enseignement proustien – Swann, Odette – et de l’opéra de Bizet, Carmen, « l’amour enfant de Bohême » s’y tient : d’ailleurs un des leviers qui anime Conor (Ferdia Walsh-Peelo) dans sa volonté de former un groupe afin d’épater une fille, Raphina (Lucy Boynton) qui n’est pas le sien.

Nous sommes dans le Dublin des années 80, plus caparaçonné qu’il n’y paraît de problèmes économiques – le second choc pétrolier de 79 a achevé de précipiter le pays dans la récession – et religieux. Les antagonismes entre Eglises catholiques et anglicanes irlandaises sont un fait rampant, le divorce paraît inenvisageable, alors même que Penny (Maria Doyle Kennedy) et Robert (Aidan Gillen) les parents de Conor ne se supportent plus. Une dégradation de leur situation financière les contraint à enlever le fils cadet du privé où il était scolarisé pour l’inscrire dans un établissement public, plus abordable pécuniairement.
Les élèves s’y montrent moins policés. Les curés n’aiment pas les chaussures fauve, sont d’une rigueur glaçante loin du substrat des Evangiles. Ambiance. Pas pour rien que les Floyd, Gilmour, Wright, Barrett & Waters ont écrit « The Wall » exactement au même moment, alors qu’ils sont Anglais. On écoute des cassettes dans un lecteur. Nous en avons tous des tonnes, enregistrées, dans des cartons dont on regrette qu’elles soient inutilisables désormais. John Carney aide à y remédier : Brendan, le frère aîné (Jack Reynor) a une collection de vinyls qui lui permet d’échapper au contexte général plombé … Bowie, Duran Duran par reflex, The Cure (même si les garçons ne pleurent pas) émaillent la bande son de ce film revitalisant.

Que faire quand pour gagner l’attention d’une belle Gothique plus âgée attendue par un autre en décapotable, on a un peu menti par anticipation, qu’on est entouré pour garde rapprochée de canards boiteux et d’autres bras cassés vulnérables dans son genre ?
Le petit roux, en assistant de la mise au feu des fers en attendant de tout renverser sur scène est émouvant, bouille enfantine exemplaire d’un espoir qui n’avait pas lieu d’être. Le frère fumeux, cheveux longs à la limite du crasseux qui s’avère être un quasi historien musicologue… Mine de rien, beaucoup de pertinence à pointer ainsi la projection folle, risquée, parfois immature et souvent d’ordre compensatoire qui préside au lancement dans la création… L’état des lieux des forces disponibles, ce que sait faire le copain – jouer du pipeau, piteusement s’essayer à d’improbables sons tirés d’un instrument à vent – au-delà de la drôlerie dit la construction, les étapes malaisées, le courage, la pugnacité nécessaires.

Conor mis en demeure par Raphina (à laquelle il a proposé un peu hâtivement de tourner dans un clip) empruntant timidement, sans trop d’affirmation encore, la voix de Morten Harket, le chanteur du trio norvégien A-ha qui cartonna dans les Charts : take on me… Les errements quant au look … « y aller, c’est prendre le risque d’être ridicule » .
«L’Idiot ne le savait pas, alors il l’a fait»  ? Le prince Mychkine en moi n’est jamais loin. Tout cela brosse une peinture sociale de l’Irlande de l’époque intime, réussie, un tableau crédible et rythmé de la construction adolescente, des audaces et des dangers que nécessite l’envie de faire quelque chose de soi et plus globalement, de la jeunesse, des tâtonnements et des victoires arrachées de justesse à l’improbable qui est susceptible de s’appliquer ou de parler à pas mal d’entre nous : ce sont les violents qui l’emportent, mais uniquement dans le sens qu’y met Flannery O’Connor au milieu des paons.

« Sing Street » de John Carney (sortie en salles mercredi 26 )

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commentaires

150 Réponses pour « Sing Street » : feel-good movie, good movie.

Santal dit: 24 octobre 2016 à 9 h 10 min

Ou comment admirablement résumer tout ce que j’espérais de ce film après avoir vu la bande annonce et dit à mon Siculo « Oh, ça a l’air cute, on ira ? ». Evidemment, nous irons. Merci Annelise.

christiane dit: 24 octobre 2016 à 9 h 41 min

« Hiroshima mon amour » est avant tout un scénario de film écrit par Marguerite Duras, à la demande d’Alain Resnais (« une histoire d’amour d’où l’angoisse atomique ne serait pas absente »).. Ce face à face entre ces deux personnages et leurs fantômes, ces deux passés qui s’entrecroisent. La bombe à Hiroshima, et les atrocités du 6 août 1945, pour l’homme; Nevers, pour elle,l »humiliation à la Libération parce qu’elle a aimé un jeune allemand. Il lui parle de sa vie et lui répète Tu n’as rien vu à Hiroshima – résonance de ces paroles dans notre mémoire ouvrant à un monde flottant très proche du rêve. Le plus beau film que je n’ai jamais vu où le temps se dédouble en permanence. cette voix d’Emmanuelle Riva Tu me tues tu me fais du bien et cette autre phrase monocorde que vous reprenez en tête de votre billet.
Ce titre énigmatique : « Hiroshima mon amour ». Des mots qui vont si peu ensemble sauf à entrer dans les déchirures et les strates de la mémoire. Superposition des images d’archive de Nevers et d’Hiroshima sur celles de leur présent. Montage superposant passé et présent presque plus fort que cette litanie amoureuse. Épouvante et passion. Ce n’est pas une conversation traditionnelle, trop littéraire, ni des dialogues, plutôt des monologues, courts, brefs, pleins de non-dit. S’écoutent-ils vraiment ? Resnais a pris des risques.
Corps enlacés et mort. Vie qui renaît à contre-mémoire car l’oubli est impossible, ils sont toujours livrés au retour du refoulé.
Le comité du Festival de Cannes de 1959 avait refusé de présenter ce film pour des raisons… diplomatiques et l’avait projeté hors compétition.
Alain Resnais en dira Le film entier est fondé sur la contradiction. Contradiction de l’oubli indispensable et terrifiant, d’un destin aussi singulier sur un fond aussi collectif ; de la guerre qui sépare et qui réunit, des personnages qui, sur un ton de relation lyrique, composent leurs gestes mais essaient de conserver la vérité du cœur.

Quel lien avec le Festival de Dinard pour la spectatrice que vous étiez face à ce film Sing Street de John Carney ? Ce que vous en dîtes donne envie de le voir.

Jibé dit: 24 octobre 2016 à 10 h 56 min

« 1ier octobre dernier au 27ième »

Annelise, pour plus de clarté, on ne met pas le « i ». L’usage veut que l’on écrive 1er ou 27ème…

Sinon, voilà un film que j’irai sûrement voir, dès que mon emploi du temps, chargé actuellement, m’en donnera l’occasion !

Jodi dit: 24 octobre 2016 à 11 h 49 min

Tous tombés amoureux d’Anouk Aimée dans ce film.j’apprécie vos connaissances ,Annelise! »Boys don’cry » de Cure ., »reflex » de Duran Duran.. quels souvenirs.

Eriksen dit: 24 octobre 2016 à 12 h 06 min

en attendant que Sing Street sorte, je vous conseille « le ciel attendra ».

« Il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser ». Face aux déclarations vaseuses et valseuses d’un premier ministre testéroné, Marie-Castille Mention-Schaar oppose deux cas, particulièrement difficiles à condamner sans appel, justement parce qu’ils sont à priori inexplicables. Elle monte en parallèle la radicalisation de Mélanie (16 ans,) la déradicalisation de Sonia (17 ans), et une reconstitution de réunions du « Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI)» qui accueillent les parents désemparés et sont dirigées par Dounia Bouzar dans son propre rôle.
Ni la radicalisation des garçons, ni l’extrémisme musulman de nationalité française, ni le point de vue de DAECH ne sont évoqués, mais à travers ces deux jeunes filles, on perçoit la stratégie à long terme des djihadistes : moins d’enfants occidentaux, plus d’enfants musulmans radicaux pour les luttes à venir. Mais ce sont surtout ces filles qui intéressent MCMS, leurs motivations pour partir et la difficulté de revenir sur leurs choix.
Car choix il y a, et il marque une quête de sens dans le vide laissé par la déconfessionnalisation chrétienne et la perte des idéaux humanistes et communistes. Ainsi la radicalisation de la douce et brillante Mélanie apparait comme la résultante, d’une rousseur qui la gêne, d’une inadaptation à la pression du « stylé », d’expériences médiocres avec les garçons, d’une famille séparée, d’une mère qui l’incite à voir le gynéco pour une vaccination avant le premier rapport, d’une révolte face aux injustices du monde, et d’une volonté de comprendre, mais qui s’arrête malheureusement aux théories complotistes. Pour cette adolescente banalement idéaliste, les messages internet d’un avatar léonin nommé « Épris de Liberté » et affichant l’apparence du respect, de la foi et de l’amour, font figure de phare dans la nuit. Bien que non montré dans le film, il y a fort à parier qu’elle est également dégoutée par ce qu’elle pense être la norme sexuelle du temps, à savoir le « package fellation, pénétration vaginale, sodomie, éjaculation faciale » des sites pornographiques, seul accès pour les ados à la sexualité Live. A tomber dans les bras du premier prince respectueux venu.
La plus poignante scène du film montre Sylvie, la mère de Mélanie, mangeant seule le soir face aux lumières de la ville du haut de son clapier à loyer immodéré, en écoutant une version féminine et fatiguée d’une chanson de Michel Fugain : « chante la vie, chante… ». Cette réinterprétation exsangue d’un tube de l’idéalisme post-hippie résonne comme un glas, et elle le comprend. Comment ne pas vouloir échapper aux parages du vide quand on a 17 ans ? À voir les pubs qui précèdent le film, les Danette Brice de Nice, la femme hypersexuée agrippant le prince charmant qui se penche sur son lit, les Tropicana sur la plage… on comprend que la démarche de ces filles, c’est comme le vote d’extrême-droite : une mauvaise réponse à de bonnes questions.
Je vous laisse découvrir le personnage de Sonia, plus dur, issue d’un couple franco-maghrébin apparemment non croyant, plus travaillée par les gènes du père, plus allergique aux contacts des hommes. C’est l’occasion de voir Dounia Bouzar au travail. D’origine corso-maghrébine elle s’est convertie récemment à l’islam tout en dirigeant le CPDSI. Elle est excellente quand elle anime ces réunions (son métier), mais pas très bonne actrice quand elle interagit affectivement avec d’autres personnages (pas son métier).
On peut également critiquer la temporalité narrative : Mélanie et Sonia étaient du même départ en Syrie (mais Sonia n’est pas partie), et l’on voit donc alternativement Mélanie au passé, et Sonia et les réunions au présent…. ce n’est pas toujours très clair.
Entre une visite chaleureuse de Mélanie à sa grand-mère hospitalisée et la récupération (des mains d’une infirmière absente) des effets personnels résiduels de la morte, il n’y a rien., rien qu’une ellipse dévastatrice, dont le sens n’est pas imposé par le metteur en scène. À l’image de la liberté de comprendre qu’elle nous offre.

Emaury dit: 24 octobre 2016 à 13 h 12 min

Carney était reparti bredouille de Deauville mais alors là!Carton plein .
Beau jeune homme avec Lelouch sur votre page FB, Annelise .D’évidence une photo perso?Les ateliers de B. ont une super réputation.

Jibé dit: 24 octobre 2016 à 13 h 16 min

Entre « Sing Street » et « Le ciel attendra », c’est le grand écart, Eriksen. L’un chante et danse et l’autre chemine sous un ciel désespérément plombé !
C’est aussi ça la magie du cinéma…

olga dit: 24 octobre 2016 à 14 h 33 min

Grande envie de voir « sing street » ..en attendant, je me suis régalée 2 fois.D’abord en voyant(tv) « the constant gardener » film superbe , 2 acteurs extra; je vais lire le livre (en vo +vf) de Le Carré.( la rdl a vraiment sombré…) Ensuite j’ai écouté sur France culture 10h la 1°émission consacrée à Fellini: la Dolce vita. Avec Jean Gili ( spécialiste du cinéma italien: Fellini, Mastroianni). Analyses fines; rappel de son interdiction par le Vatican (risque d’être excommunié !) que ça semble loin…Palme d’Or 1960 avec Simenon, Henri Miller (pas arthur). Le choix de M.M. petit acteur débutant , alors que la production voulait Paul Newman.On entend le son de l’hélico qui balade dans le ciel une statue du Christ, et cela suffit, pour moi, à faire revivre tout un bout de passé si loin. J’avais la chance d’être grande, d’avoir des cousins et une cousine plus âgés, et je passais sans difficulté à la caisse et à l’entrée.Epoque incroyable; j’ai lu il y a un instant la liste des films présentés à Cannes en 1960, je n’en croyais pas mes yeux. Mon admiration totale pour le cinéma italien, et la langue. J’étais partie en Italie, pour parler italien, le bonheur.
J’ai vu le Dardenne- un peu tjrs la même chose..Rosetta, l’enfant, O.Gourmet,. J’ai aimé N.Garcia réalisatrice ds « 1 WE sur 2″ puis j’ai trouvé ses films suivants trop ternes; je n’ai pas supporté « mal de pierres »;alors que, quand elle,N.G., explique ce qu’elle veut faire, comment elle dirige les acteurs, elle me convainc complètement..
les 3 émissions de FR Cult consacrées à Fellini: »Casanova »- D.Sutherland- dont je ne me lasse pas, « huit & demi » « amarcord ».
Le ciné à la tv ,est consacré au cinéma américain, pas mal. Il y a sur le net un petit docu -you tube de 30mn ds lequel I.Huppert parle avec intelligence de « la porte du paradis » avec des extraits;c’est bien elle qui caracolait à cheval dans ces équipées lancées à toute berzingue en tirant au pistolet. Décidément le cinéma c’est le lieu de tous les possibles les plus fous!
( dans Hiroshima c’est Emmanuelle Riva et non Anouk Aimée, qui est dans la Dolce vita)
En attendant Sing Street…

Sylvain dit: 24 octobre 2016 à 14 h 59 min

12.06 Ericksen&Olga frères du Siam?.

Toutafait convaincants. …sur Fellini et le reste (olga)

.le ciel présenté par Ericksen ne peut pas attendre.

Rémi Furet dit: 24 octobre 2016 à 15 h 39 min

D’ailleurs, c’est bien simple, je ne l’ai pas vu. (J’ai décidément plus d’un point commun avec JC.)

Paul Edel dit: 24 octobre 2016 à 19 h 45 min

A…. il ne faut rien craindre pour Annelise: elle achète des croissants pas loin de la Neva et prend régulièrement son petit déjeuner avec le prince Léon Nicolaïévitch Mychkine, 27 ans, qu’elle drague effrontément. Parfois elle l’appelle la nuit sur son portable ,mais chutt..

Petrus dit: 24 octobre 2016 à 20 h 52 min

J’aurais voulu accrocher ce petit wagon au train précédent, « Apnée » puisqu’il y est question de provocation et de mauvais goût assumé, mais Annelise a déjà un train d’avance avec « Sing street » que je me réjouis déjà d’aller voir.
Là, je voulais dire un mot de « Teckel » « Wiener dog » en anglais (Sujet de prédilection de Gary Larson pour ceux qui connaissent ce dessinateur déjanté) « Teckel » est un film de Todd Solondz dont je n’ai vu que « Bienvenue dans l’âge ingrat » et « Happiness ». Deux films assez inoubliables. Le second a fait quelque peu scandale puisque feu le merveilleux Philip Seymour Hoffman y incarnait un psychiâtre pédophile et, au demeurant, bon père de famille… « Teckel » m’a fait beaucoup rire. Ce n’a pas été le cas de tous les spectateurs dont certains ont quitté la salle au milieu de la projection. Peut-être n’ont-ils pas aimé que la caméra de Solondz s’attarde, en un long et lent travelling accompagné par Debussy, sur la diarrhée du chien, héros de ce film à sketches qui dépeint quatre propriétaires de teckels et l’usage qu’ils font de l’animal. Je ne vais pas vous dévoiler les intrigues – il y en a. Le premier couple est juste épouvantable, (Julie Delpy incarne la maman du petit garçon auquel on a offert le teckel diarrhéique) Observation clinique, dialogues implacables, mise en scène efficace. Lorsqu’il est question de faire stériliser l’animal, l’enfant pousse sa mère dans ses retranchements avec des questions pertinentes, c’est jubilatoire. Yasmina Reza n’est pas très loin. Le même type de questionnement reviendra à propos de l’euthanasie (non, je ne révèle rien, une surprise vous attend) avec les réponses que vous imaginez peut-être. Ou peut-être pas. Le couple suivant, hautement improbable, vous réserve également quelques surprises. De belles surprises, les seules du film, parce que Solondz est plutôt sombre par ailleurs entre ce scénariste en fin de carrière (incarné par Danny de Vito) exposé au mépris de ses étudiants et à la condescendance des jeunes loups d’Hollywood et cette vieille dame en fin de parcours qui a baptisé son teckel « Cancer » parce que, dit-elle, c’est « approprié ». La peinture des personnages est minutieuse, d’une effrayante justesse. Tous semblent prisonniers du cadre dans lequel Solondz les enferme. Une image nettement plus composée qu’il ne peut paraître au premier regard. Les temps, les silences, les costumes, le décor relèvent du même sens aigu de l’observation. Tout est juste. C’est peut-être ça qui est effroyable dans le cinéma de Solondz, c’est l’image absolument sans concession qu’il nous renvoie de nous-mêmes.

Emmanuel dit: 24 octobre 2016 à 22 h 00 min

Christiane,le lien entre incipit du billet et Resnais ,ne serait-ce pas l’humour smoking/no smoking de A-li??.Très Janke/Perec!
olga ,Anouk Aimé c’est dans Lelouch avec Trintignant.

christiane dit: 25 octobre 2016 à 0 h 19 min

@Emmanuel dit: 24 octobre 2016 à 22 h 00 min
Bien sûr, Emmanuel. Ce billet met à l’honneur un film que nous n’avons pas encore vu et l’incipit du billet qui, avec humour, pointait une saison manquée par Annelise au Festival de Dinard, faute d’y avoir été présente, m’a renvoyée – bien que ce ne soit pas le sujet- à ce grand film de Resnais. Vous y ajoutez ce soupçon délicieux du renvoi dos à dos de Smoking / no smoking. Resnais a plus d’un tour dans son sac, Annelise Roux aussi. Et la liberté pour chacun d’entre nous, d’évoquer au passage un film aimé est réjouissante.
Quant aux notes de « Sing Street » de l’Irlandais John Carney, elles nous arrivent ainsi écrites sur une partition de maestro !

Annelise dit: 25 octobre 2016 à 7 h 50 min

Parfaitement Paul 19h45 ! Nous croisons fiers et désassortis à la pointe de Vassielievski, passant sous les sifflets vers les tilleuls enneigés, les colonnes rostrales rouges et vertes alors que je voulais l’emmener à Roma, la notte la notte…baignade vêtements collés au corps dans la fontaine chère à Olga et Federico… je lui aurais susurré à l’oreille du Michel Houellebecq : « Tu te cherches un sex-friend, vielle cougar fatiguée… you’re approaching the end, vieil oiseau mazouté » – hélas le prince n’a pas lu Der Spiegel, il s’y montre récalcitrant? Je m’étais juré s’il y était sensible d’offrir le teckel dont parle Petrus à l’auteur, non pas en grand remplacement de Clément (infaisable) mais pour lui tenir compagnie…
Tout espoir brisé, il me reste l’excellent post d’Eriksen sur « Le ciel attendra » et Sing street qui sort demain

Annelise dit: 25 octobre 2016 à 7 h 52 min

Christiane, je n’allais pas emmener Léon à Hiroshima ! Il peine à prendre l’avion. Mais Resnais Duras, wow

xlew dit: 25 octobre 2016 à 7 h 53 min

Le film de Solondz est un Feel-dog movie.
on entre dans la salle debout, on ressort du cinéma à quatre pattes le museau dans la fente arrière du robot humain qui vous précède dans la file, c’est son côté beckettien. God speed, en attendant.
Sur le plaisir que l’on dit Carney d’aller au cinéma, son Once, il y a presque dix ans, avait déjà cartonné.
il y a (s’il faut en croire un autre extrait) en effet de très belles scènes, un joli pied enveloppé dans un bas imprimé de roses orangées et qui marche sur les saintes couvertures de disques, une sortie en mer sur un bateau de course, ce n’est pas une resucée des Commitments.
Je ne me retrouve pas trop dans le contexte, à l’époque les jeunes irlandais des Pogues donnaient sans honte dans le folk, et pas énormément dans Pat Benatar…
Les Undertones se muaient en That Petrol Emotion et tout partait en flammes chez John Peel à la Beeb.
Ah, bien aimé le salut à Flannery, le lupus est un loup pour les écrivains douées, bien aimé l’Annelise touch, quoi, comme tout le monde ici en fait.

Annelise dit: 25 octobre 2016 à 8 h 00 min

Hi cher Lew 7h53. Comme je me suis parfois demandé si je n’étais pas vous, si vous n’étiez pas moi & vice versa le simultané de nos posts m’aide à objectiver le démêlement. « Wiener dog » pris dans un fort bon sandwich généreux avec moutarde entre Petrus et vous peut vs dire merci

Annelise dit: 25 octobre 2016 à 8 h 05 min

Sur Carney Lew eh oui. Bon rappel sur « Once », une omission de ma part. Les Pogues vs avez raison. Mais Pat Benatar claque plus grand public (pas un défaut ici)… l’utilisation des extraits m’a fait penser au « Peter’s friends » de Branagh – habile, sans connotation péjorative. Girls just want to have fun?

Sylvain dit: 25 octobre 2016 à 8 h 35 min

Annelise touch yes.Notre dame de Savannah.

Brannagh,Emma T.partait a l’assaut d’un mâle après des années de disette sur fond de Tears for fear.

Rémi Furet dit: 25 octobre 2016 à 10 h 24 min

Comme nous le fait comprendre Paul Edel à demi-mots, ce qui manque à ce blog, c’est un duo Widergänger/Pablo75.

B..... dit: 25 octobre 2016 à 11 h 42 min

Annelise, ne vous fâchez pas, mais vous êtes un personnage de cour. D’une cour sans vertu. Apparence est reine de votre monde, non ?

Jodi dit: 25 octobre 2016 à 12 h 02 min

B,Z,.. doit manquer des vitamines du même nom.rien de grave Annelise: déficience sévère du bulbe .
12.06.Eriksen j’ai suivi votre conseil en attendant le Carney.Merci. Dimension pédagogique déclarée,non négligeable du film.D.Bouzar n’est pas actrice mais quel boulot!
(la conversion à l’islam dans le contexte n’est pas anodine.)

Eriksen dit: 25 octobre 2016 à 13 h 14 min

Merci Jodi. La conversion à l’Islam n’est pas dans le film, mais cela dit beaucoup.
B…: faites-nous, sur un film actuel, une critique qui donne gout aux classes populaires. çà m’intéresse.

Sylvain dit: 25 octobre 2016 à 14 h 17 min

B dit:un job de passeur c’est autre chose.

Nein .Annelise donne envie à TOUT LE MONDE d ‘autre chose que d’aller en salle obscure pour bouffer du pop -corn!!

Sans dents,toute façon le pop corn c pas bon.

louis dit: 25 octobre 2016 à 15 h 53 min

Paul edel dit: 25 octobre 2016 à 12 h 20 min
ils devraient se jeter sur le nouveau ‘billet’ comme une meute affamée! pourtant pour une fois qu’il ne s’agit ni d’un escroc ni d’un m’as-tu-vu

Gilles dit: 25 octobre 2016 à 16 h 57 min

Edel 19.40 nous remet le costume de Casablanca avec chapeau sur l’oeil …Ingrid se marre à 7.50 avec bogart ,mince!Va falloir les séparer.
Passouline c’est John Wayne dans « Liberty ».Gaffe Popaul ,AnneLise a toujours dit qu’elle préférait Tom à Stoddard .Moi je fais marvin.

C..... dit: 26 octobre 2016 à 8 h 18 min

Qu’on nous parle littérature, passe encore…!

Mais toute cette logorrhée sur cette imagerie animée tombée si bas depuis quelques décennies !!! Plutôt revoir quelques vieux Chaplin, des Keaton, des Laurel et Hardy déments …. mais pas ces merbes moudernes financées on se demande par qui/pourquoi, fadaises qu’on sert à des coprophages chics, autres sans dents..

Jibé dit: 26 octobre 2016 à 8 h 54 min

Le plus drôle c’est que celui qui écrit le plus de commentaires ici est le même qui ne va jamais au cinéma ! De quoi remplir le vide…

C..... dit: 26 octobre 2016 à 9 h 26 min

Mon petit Jibé, tu vas au cinéma pour remplir le vide de ta vie, je n’y vais pas pour des raisons différentes …

Sylvain dit: 26 octobre 2016 à 9 h 55 min

D.Day pour Carney!

Pour éviter l’étouffement de l’entre soi,B intervient 10 fois…

Eriksen,Tavernier excellent cinéma populaire non?Ou carné(sans y)

Beaucoup +que la daube Brice de Nice que vous dénoncez comme lavage de cerveau?

C..... dit: 26 octobre 2016 à 10 h 01 min

« Je pense que la société est plus que blessée, elle est en train de s’effondrer. Le système économique détruit les gens, détruit leurs vies. Dans deux ou trois générations, le monde pourrait ne pas survivre. Nous atteignons un état critique: l’environnement ne peut plus supporter le niveau de la production. Et pourtant la folie continue  » (Ken Loach)

A 80 ans, certains devraient se taire, jouir de leurs derniers jours, au lieu de croire que le monde va mourir avec eux, les Cassandre verbeux !

Coreen cinoche dit: 26 octobre 2016 à 15 h 30 min

de retour de quelques jours coréens ça s’impose, avez -vous vu ‘Mademoiselle’?
Erotisme d’un thriller, soupçon d’humour noir : les Asiatiques sont des pros.
Dommage de ne pas avoir le temps comme olga, un des plus grand Vin de BX ou Eriksen de mieux défendre ma camelote ici; des chances de vous plaire. ..
AnneLise, des passeurs comme vous,croyez-moi il n’y en a pas trente-six :le discernement sans le mépris attenant envers la « classe populaire » défendue par B A ba, Z et tout l’alphabet qui voudrait que pour mettre à niveau, on refile du rebut.drôle de conception de la vulgarisation.;
La tartine 8.18 du JC moraliste vaut son pesant de cacahuètes. « La simplicité »!
.navrant crincrin de la gôche caviardeuse ou de la France lepéniste énarqueuse qui balancent ses bouts de brioche moisie au peuple en lui disant que les élites le bernent.
Sinon, quelles news du festival de Morelia? Vu que la crème de la critique y est allée faire la chasse au deer et vendre nos labels. Dans la salle pleine à craquer du film cannibale de Julia ducournau,on verra s’il faut envoyer le SAMU après évanouissements à répèt.
Carney,en bon écouteur de Clash et The Jam je vais y foncer après lecture du billet; bien compris qu’on est du côté de Ken Branagh, plus que du « get it on », Marc Bolan& Steph daldry.Vous avez l’élégance de le dire nettement ,sans dureté.Billy elliott marquait un tournant. ça et ‘Raining stones’, bien supérieur aux Loach actuels !
Sinon, la dernière sélection des Renaudot et Goncourt fait rire : j’hésite entre Adelaîde de Clermont-Tonnerre, archétype de journaliste germanopratine et son alternative goncourable mimi, aussi insignifiante leila Slim-fast : après avoir lu le livre,élimination garantie en moins d’une heure. Promis juré vous ne prendrez pas un gramme !
Marius Malte au fémina, inconnu au bataillon. Bonne tête danoise;sur le moment j’ai cru que c’était vigo Mortensen. vais voir ce que ça donne : ‘le garçu », Sylvie Pialat productrice?

emmanuel dit: 26 octobre 2016 à 15 h 36 min

.quid du Fémina étranger?
le livre de jauffret fait la paire avec « Grave » de Jul.ducournau sélectionnée à la Semaine critique.
(Sur le moment, pas fait le rapprochement avec le jeu de mot du titre en anglais.)
La petite affamée devant son frigo a l’air de plaire aux Mexicains, A-li ! Les Tacos maison vont faire fureur.

Annelise dit: 26 octobre 2016 à 17 h 40 min

Ciné coréen, j’en déduis que vs étiez en Corée du Sud. Pas trop près des hauts-parleurs, j’espère. Mieux vaut, avec les essais côté nord. Park Chan-wook, déjà avec « Old boy ».. ici tortueux, victorien, japonisant, c’est selon… bien bel objet que ce film(cf.bibliothèque, image en format large..)! érotisme, oui – et une morbidité, le raffinement psychologique qui va avec.(d’après le roman de Sarah Waters en 10/18)
« Grave », le choix de Charles Tesson de sélectionner le film pour la Semaine de la critique déroge en effet à la norme – manière de faire sortir du bois le cinéma de genre (en l’occurrence l’horrifique dépassant toutes bornes) J’avoue être incapable d’aller voir. Déjà la bande-annonce m’a fait faire des cauchemars. Palpitations pendant 3 semaines, crises de panique rien que d’y penser. Une nièce de vingt ans qui étudie le dessin en revanche va communément voir ça avec des copains, ils s’amusent, c’est un mystère pour moi.

Monsieur Lefranc dit: 26 octobre 2016 à 18 h 07 min

C’est bizarre, chez JC, cette propension maladive à se faire haïr de tous.
Dans tous les blogs où il intervient, il suscite la même répulsion, il le sait et il en redemande.

Eriksen dit: 26 octobre 2016 à 19 h 18 min

Normal pour Alceste… qu’il soit à bicyclette sur la presqu’île de Ré ou à scooter sur la presqu’ïle de Giens.

Eriksen dit: 26 octobre 2016 à 19 h 30 min

je la refais..
Les Alcestes…
Qu’ils soient à bicyclette sur la presqu’île de Ré
Ou bien en scooter rose sur la presqu’ïle de Giens,
Ils cherchent sur la terre un endroit écarté
Où d’être homme d’honneur on ait la liberté.

Jibé dit: 26 octobre 2016 à 22 h 42 min

Oui, on peut faire de bons films avec de bons sentiments, Christiane. Le dernier Ken Loach est bien plus roboratif que le dernier Dardenne. L’un a eu la palme, l’autre a fait un flop : comme quoi, les professionnels de la profession (acteurs, réalisateurs, scénaristes… mais pas les critiques) ne sont pas si cons que ça !

E..... dit: 27 octobre 2016 à 5 h 42 min

Mauvaise analyse, monsieur Lefranc ! La cause profonde est que dans tout cercle aussi fermé que celui des adorateurs d’une cause – n’importe laquelle – tout propos autre que ceux tolérés par la doxa du groupe déclenche la haine des adeptes sectaires, furieux, yeux révulsés et bave aux lèvres. Le nombre des intolérants est en expansion. On a le droit d’en rire.

hadrian dit: 27 octobre 2016 à 7 h 08 min

Monsieur Lefranc dit: 26 octobre 2016 à 18 h 07 min

c’est qu’il est persuadé que c’est une preuve d’intelligence

Eriksen dit: 27 octobre 2016 à 9 h 52 min

Bravo E….!, dans la famille 4.0 vous devez être le chef, parce que votre analyse est limpide et bien au-dessus du reste de l’escadrille …. .
Analyse très bonne, mais vos présupposés sont faux.
Quelle cause ? Quelle adoration ?
Le cinéma n’est pas une cause, mais une conséquence
et il serait inconséquent d’être adorateur.
En revanche, stagner en dehors du cercle est une adoration négative.
ALR vous l’a bien expliqué, c’est de l’intérieur du cercle que l’on est subversif. Et vous êtes un banal adorateur de la transgression.

E..... dit: 27 octobre 2016 à 10 h 05 min

Je vous en prie monsieur Eriksen, ne niez pas ! Tant votre but est clair.

- Primo, transformer ce blog cinéma en un cloaque erdéelien de plus,
- Secundo vous faire bien voir de la séduisante Anelise Roux que l’on nous envie, même en Afghanistan et à la Courneuve,
- Tertio me mettre plus bas que terre alors que j’y suis déjà.

Parlons cinématographe, please, cet art creux qui ne sert à rien…

christiane dit: 27 octobre 2016 à 10 h 20 min

Jibé,
je n’aime pas les films « faits avec de bons sentiments ». Le film des frères Dardenne ? glacial ! n’a rien de ce travers. Je l’ai vu plutôt comme un nouveau portrait de femme. J’ai vu pas mal de Ken Loach. Certains m’ont marquée durablement, d’autres, non.
« La strada », « La dolce vita », « Et vogue le navire »… du grand Fellini m’ont bouleversée, comme « Le voleur de bicyclette » ou « Miracle à Milan » de V. de Sica et les Visconti… les Antonioni… les Pasolini… Sorentino… Merveilles…
Mais pour compléter mon dictionnaire amoureux du cinéma : Bergman, Capra, Chabrol, Carné, Clouzot, Coppola, Duvivier, Eustache, Ford, Godard, Haneke, Hitchcock, Huston, F.Lang, A.Lee, Losey, Lubitsch, Losey, Lynch, Mankiewicz, Melville, Miller, Ophuls, Tarkovski, Ozu, Resnais, Rivette, Rohmer, Truffaut, Sautet, Wenders, Kar-Wei… et j’en oublie.
Tous ces magiciens, ma poudre d’or, qui m’ont fait la vie belle et profonde, l’obscurité moins dense mais jamais je n’ai pensé d’eux qu’ils travaillaient avec « des bons sentiments ».
Bien à toi, magicien des fontaines.

Eriksen dit: 27 octobre 2016 à 10 h 37 min

Point du tout Mr E…. (sauf pour « me faire bien voir de la séduisante Annelise Roux »: çà j’avoue).
le cloaque RDLien est tout ce que j’exècre et mettre qui que ce soit plus bas que terre n’a aucun intérêt.
mais j’aime bien rire et écrire, alors, parfois, je vous répond si j’y vois une occasion. Désolé si je vous ai blessé.
En moyenne, vous êtes moins grave que ceux qui vous insultent.

Gilles dit: 27 octobre 2016 à 10 h 47 min

Le gore fait partie de la culture underground djeune.J’entendais Karim Miské parler du mouvement punk à son époque comme d’un « espace à soi » dont les adultes etaient exclus.Idem avec le gore? ils vont chercher de ces trucs .; »grave » c’est le london calling 2016?

Rowan Oak dit: 27 octobre 2016 à 11 h 05 min

Oublier Orson Welles, Rossellini, Arthur Penn et Woody Allen ?… cré bon dieu, je n’irai pas au cinéma avec christiane

christiane dit: 27 octobre 2016 à 11 h 35 min

@Rowan Oak dit: 27 octobre 2016 à 11 h 05 min
Ben zut alors ! bien sûr qu’ils sont très très importants.

E..... dit: 27 octobre 2016 à 11 h 36 min

Si Christiane, la Reine des listes, l’Impératrice des citations, acceptait de monter, pour promenade dans la jungle, sur le scooter que la tutelle de JC m’a vendu pour une bouchée de pain, je m’engagerais illico dans la Légion Etrange.

Annelise dit: 27 octobre 2016 à 12 h 05 min

Rowan, Christiane n’a pas dit qu’elle était exhaustive dans la liste fournie…
E 10h05 au-delà du compliment détourné qui fait chaud au coeur, sans le vouloir vs me scotchez. Vous ne pouvez pas le savoir ms l’Afghanistan, la Courneuve sont chacun, indépendamment et d’une certaine façon ensemble, deux endroits qui me touchent de près. Pleinement d’accord avec vs à 5h42, être matinal vs va bien. On va se faire « reset ».
Cher Danois 10h37,je suis touchée !
Gilles le parallèle avec le punk, KM,l’idée est très intéressante. Oui je pense qu’il y a de ça. Ou une façon de conjurer la peur, les incertitudes très concrètes d’un environnement de plus en plus dur (le « no future » punk),perspectives de trouver un travail réduites, difficultés d’insertion affective etc etc, en les convertissant dans « l’énorme » : la jeune vegan qui prend goût à la viande saignante et lampe des festins cannibales dans « Grave »… quel drôle d’écoulement! Qd je dis « un mystère pour moi », d’ailleurs non. Mais je ne peux pas aller dans ces séances. Peut-être que ma pratique des peurs et de la mort est justement bcp trop concrète, factuelle pour y souscrire, avoir envie de la convertir là? Cela m’a toujours frappée que la corrida soit suspendue par exemple en temps de guerre : comme si le fait de subir une violence effective épongeait le besoin de et/ou la tolérance à d’autres violences… Intéressée chez Miské, puisque vs parlez de lui, par la manière de rappeler l’appui des drogues dures pour l’envol libertaire punk, le tracé adolescent : il n’est pas naïf… un vieux punk, ça fait vite oxymore. Le no future des Pistols, c’est quand même Sid Vicious qui poignarde sa petite amie Nancy au bas ventre et meurt évidemment d’une overdose…des retours de trip assez peu productifs, qui fusionnent avec la devise du mouvement. »Sing Street », l’énergie n’est pas distribuée pareil

olafsson dit: 27 octobre 2016 à 13 h 40 min

« En moyenne, vous êtes moins grave que ceux qui vous insultent. »

Selon certains, adolf est passionnant et original

Rowan Oak dit: 27 octobre 2016 à 15 h 46 min

quoi ? sans Eisenstein, les deux Kurosawa, Park Chan-Woo, Almodovar et Aldo Movar, Louis Garrel et Téchiné, sans Carlos, David Lynch ni CHAPLIN ni TATI, ben ça alors, christiane !!!

christiane dit: 27 octobre 2016 à 17 h 15 min

Rowan Oak,
mystère de ces listes incomplètes qui nous viennent par la mémoire d’un film. Qui est Park Chan-Woo ? Quels films a-t-il fait ? Pour les autres noms, malgré les jeux de symétrie (Aldo Movar ?), oui, comme ils sont grands ceux que vous arrachez à mes oublis… Louis Garrel, n’est-ce pas un comédien (doué) plus qu’un réalisateur ? Les deux volets de « Shokusai » m’avaient fait découvrir que Akira n’était pas le seul réalisateur portant ce nom mais que Kiyoshi en était l’auteur. Deux hommes et univers différents comme les années où ils ont crée. Il m’a fallu de longues années pour découvrir Chaplin (le Kid – Les lumières de la ville – Monsieur Verdoux…) et Tati (dont je n’aimais pas l’univers burlesque), seul Buster Keaton m’était proche parce qu’il ne riait pas et que son univers était grave. Quel mystère profond que notre mémoire en ce merveilleux 7e art… (drôle de classement que ces 9 arts !)

Rowan Oak dit: 27 octobre 2016 à 17 h 55 min

Rafelson, eugene, je prends à la place de Nicholson dans la meilleure version de la sonnerie du facteur avec Lange

Sylvain dit: 27 octobre 2016 à 18 h 34 min

Christiane,Park Chan Wook A-liR en a parle plus haut avec je ne sais qui…

ça devrait vous plaire!Old boy,..

petite vidure dit: 27 octobre 2016 à 19 h 14 min

eugene dit: 27 octobre 2016 à 17 h 29 min
« En attendant Bob «

Annelise aurait pu donner son point de vue d’écrivain sur l’attribution du prix Nobel de littérature à Dylan. Elle a bien fait de ne pas le faire ; après tout, le commerce des lettres, aussi bien que le 7ième Art, est aussi une industrie. Grandir, c’est surtout comprendre le monde qui nous entoure pour mieux s’y fondre
(selon l’interprétation personnelle et les mots d’un certain Paul Tattam : https://vimeo.com/11222889 )

petite vidure dit: 27 octobre 2016 à 19 h 54 min

Ballade des Dames du temps jadis

Dites-moi où, n’en quel pays,
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu’humaine ?
Mais où sont les neiges d’antan ?

Où est la très sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, où est la roine
Qui commanda que Buridan
Fût jeté en un sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d’antan ?

La roine Blanche comme un lis
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
Haramburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne, la bonne Lorraine
Qu’Anglais brûlèrent à Rouen ;
Où sont-ils, où, Vierge souvraine ?
Mais où sont les neiges d’antan ?

Prince, n’enquerrez de semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Que ce refrain ne vous remaine :
Mais où sont les neiges d’antan ?

petite vidure dit: 27 octobre 2016 à 19 h 56 min

Desolation Row

They’re selling postcards of the hanging

They’re painting the passports brown

The beauty parlor is filled with sailors

The circus is in town

Here comes the blind commissioner

They’ve got him in a trance

One hand is tied to the tight-rope walker

The other is in his pants

And the riot squad they’re restless

They need somewhere to go

As Lady and I look out tonight

From Desolation Row

Cinderella, she seems so easy

“It takes one to know one,” she smiles

And puts her hands in her back pockets

Bette Davis style

And in comes Romeo, he’s moaning

“You Belong to Me I Believe”

And someone says, “You’re in the wrong place my friend

You better leave”

And the only sound that’s left

After the ambulances go

Is Cinderella sweeping up

On Desolation Row

Now the moon is almost hidden

The stars are beginning to hide

The fortune-telling lady

Has even taken all her things inside

All except for Cain and Abel

And the hunchback of Notre Dame

Everybody is making love

Or else expecting rain

And the Good Samaritan, he’s dressing

He’s getting ready for the show

He’s going to the carnival tonight

On Desolation Row

Now Ophelia, she’s ’neath the window

For her I feel so afraid

On her twenty-second birthday

She already is an old maid

To her, death is quite romantic

She wears an iron vest

Her profession’s her religion

Her sin is her lifelessness

And though her eyes are fixed upon

Noah’s great rainbow

She spends her time peeking

Into Desolation Row

Einstein, disguised as Robin Hood

With his memories in a trunk

Passed this way an hour ago

With his friend, a jealous monk

He looked so immaculately frightful

As he bummed a cigarette

Then he went off sniffing drainpipes

And reciting the alphabet

Now you would not think to look at him

But he was famous long ago

For playing the electric violin

On Desolation Row

Dr. Filth, he keeps his world

Inside of a leather cup

But all his sexless patients

They’re trying to blow it up

Now his nurse, some local loser

She’s in charge of the cyanide hole

And she also keeps the cards that read

“Have Mercy on His Soul”

They all play on pennywhistles

You can hear them blow

If you lean your head out far enough

From Desolation Row

Across the street they’ve nailed the curtains

They’re getting ready for the feast

The Phantom of the Opera

A perfect image of a priest

They’re spoonfeeding Casanova

To get him to feel more assured

Then they’ll kill him with self-confidence

After poisoning him with words

And the Phantom’s shouting to skinny girls

“Get Outa Here If You Don’t Know

Casanova is just being punished for going

To Desolation Row”

Now at midnight all the agents

And the superhuman crew

Come out and round up everyone

That knows more than they do

Then they bring them to the factory

Where the heart-attack machine

Is strapped across their shoulders

And then the kerosene

Is brought down from the castles

By insurance men who go

Check to see that nobody is escaping

To Desolation Row

Praise be to Nero’s Neptune

The Titanic sails at dawn

And everybody’s shouting

“Which Side Are You On?”

And Ezra Pound and T. S. Eliot

Fighting in the captain’s tower

While calypso singers laugh at them

And fishermen hold flowers

Between the windows of the sea

Where lovely mermaids flow

And nobody has to think too much

About Desolation Row

Yes, I received your letter yesterday

(About the time the doorknob broke)

When you asked how I was doing

Was that some kind of joke?

All these people that you mention

Yes, I know them, they’re quite lame

I had to rearrange their faces

And give them all another name

Right now I can’t read too good

Don’t send me no more letters, no

Not unless you mail them

From Desolation Row

F..... dit: 28 octobre 2016 à 7 h 01 min

« Coulé par la majorité des critiques, « Brice de Nice » continue du surfeur sur son succès. Selon CBO, la suite de ses aventures aurait attiré plus d’un million de spectateurs devant 630 écrans, dès sa première semaine d’exploitation » (Le Figaro)

Je meurs d’envie de voir ce film qui plait au peuple obscur des salles obscures, mais j’attend la critique d’Annelise…

Annelise dit: 28 octobre 2016 à 7 h 32 min

J’étais allée le voir en avant-première il y a des semaines, j’ai dû m’enchaîner ou presque sur mon siège pour ne pas quitter la salle. Si vs vouliez la preuve de ma défense du cinéma au quotidien, la voilà : non au massacre de masse de toute intelligence et de toute dignité. Effarant de bêtise induite et de messages « subliminaux » sots et brouillés. Pourtant je suis endurante. Le maquillage à gros trait de Jean Dujardin, qui ne l’épargne pas? Le décor kitschissime avec lampe-ananas, poisson rouge à mèche blonde, appels multipliés du pied au « Brice 1  » – le « Brice 2  » n’existant pas, ayant « été cassé », quelle invention ! – et déco déclinée en jaune « I love Brice »? Les allusions répétées au dieu « Point Break » de Kathryn Biglelow? Mouais.Seul moment assez drôle, lorsque John The Garden s’en prend à une petite fille (des enfants l’accusent d’enjoliver ses récits, dans une très lointaine resucée narrative de « Princess Bride ») et il s’emporte méchamment : « non mais tu vas la fermer, petite… »? Catastrophe de bout en bout, assortie d’un plaidoyer écolo-dégoulinant de moraline qui se veut grinçant… qu’allaient faire les pauvres Dujardin et Clovis Cornillac dans cette galère couleur Pastis?

Annelise dit: 28 octobre 2016 à 7 h 39 min

Je préfère Peter Falk, Robin Wright et Mandy Patinkin : « My name is Inigo Montoya… You Killed my father…prepare to die »
J’en ai fait ma devise il y a très longtemps. Toujours vrai. Mais il faut rouler les r

Eriksen dit: 28 octobre 2016 à 7 h 45 min

Un peu convenu comme dialogue.
Plus intrigant serait « My name is Inigo Montoya… You Killed my father…would you like to marry me ? »

F..... dit: 28 octobre 2016 à 7 h 53 min

Annelise, mon enfant, vous êtes une grande dame ! De celles qui durant WWI conduisaient des ambulances sur les champs de bataille au son des mortiers, pour ramasser les centaines de milliers de blessés ayant vu Brice de Nice avec ravissement populaire garanti.
Ne vous tuez pas à la tâche de critique ! Epousez un émir, vous serez tranquille, hors de ces monstrueuses machines à décerveler : les salles.

sam suffit dit: 28 octobre 2016 à 8 h 23 min

Annelise dit: 28 octobre 2016 à 7 h 32 min

il était bien en « chouchou » versus « alex » , à la TV

theo dit: 28 octobre 2016 à 9 h 19 min

Rowan Oak
(en rdéel la beurk givrée continue à se prendre pour une belle jeunette investie de missions de garde-chiourme, faudrait que jc lui propose un tour en scooter ça la calmerait peut-être)
Pardon pour ce moment ( ne se reproduira plus)

Monsieur Lefranc, frère de l'autre dit: 28 octobre 2016 à 11 h 49 min

Si l’on s’amuse à ajouter à la liste de Christiane tous les noms qui manquent, on ne s’en sortira.
En revanche, on peut en retirer quelques-uns qui jurent dans un panthéon :
Chabrol, Clouzot, Haneke, A.Lee, Melville, Tarkovski, Resnais, Rivette, Rohmer, Truffaut, Sautet, Kar-Wei

Madame Lefranc, femme du précédent dit: 28 octobre 2016 à 11 h 53 min

Parce que franchement non, mettre Sautet à côté d’Ophüls, ça fait mal, très mal.
Sous vos dehors avenants, vous devez avoir un mauvais fond, christiane, ce ne sont pas des choses qui se font.

Jibé dit: 28 octobre 2016 à 20 h 34 min

Un film qui donne la pêche, vraiment ! Le public rit dans la salle et l’émotion est au rendez-vous. Belle scène du premier concert en salle, mêlant le rêve et la réalité : le clip idéal, donné à voir, et le pauvre clip fait de bric et de broc véritablement filmé.

devinez qui dit: 28 octobre 2016 à 22 h 52 min

Une nouvelle qui va faire pisser Jibé de joie : en cas de victoire de Juppé à la primaire de droite (« droite », mot qui fait bander Jibé), le premier ministre pourrait être Valérie Pécresse.
T’es content, mon Jacquot ?

Annelise dit: 28 octobre 2016 à 23 h 56 min

Devinez-qui 22h52, je sors d’un diner pourtant loin de Poitiers et me réjouis de l’enthousiasme que Jibé 20h34 ns fait partager. Vu le film ? L’occasion de ns dire si vs « pissez de joie »

JC..... dit: 29 octobre 2016 à 5 h 03 min

Je relaie en ces lieux obscurs et agités la mauvaise nouvelle annoncée par Daaphnée chez Sergio, le délicieux Ueda, le grand Zhu, est mort bouffé par un cancer foudroyant. Je perds un frère. Tristesse. RIP…

zouzou dit: 29 octobre 2016 à 5 h 45 min

ah non c’est ueda . Triste
Mais daafnée toujours là: toujours jeune et merveilleuse pour le plus grand bonheur de l’humanité

papi zinzin dit: 29 octobre 2016 à 9 h 11 min

28 octobre 2016 à 22 h 52 min

une personne extraordinaire, désintéressée, comme tous ceux et celles de son camp (presqu’aussi bien que notre frère ce bon jc – on n’en peut plus), pour qui la pol actuelle est trop coco

Jodi dit: 29 octobre 2016 à 12 h 42 min

La transfo physique de Ferdia Walsh Peel est bien amenée.L’article permet d’entrer dans les nuances sur l’audace et la formation que je n’aurais pas vues sinon..grand sourire en sortant .Merci Annelise pour la façon d’étayer en laissant un grand volant de liberté.’Mademoiselle’ de Park Chanwook,j’ai regardé…pas encore sorti.(semaine prochaine?)

eugene dit: 29 octobre 2016 à 13 h 44 min

Robert a mis du temps à réaliser. Il ne reste plus à espérer que, s’il « ose » y aller (quel affront ), il mettra au moins un noeud pap’ ou une cravate pour tenter de calmer un peu les gratte-papiers besogneux scandalisés -prévoir Samu et cellule psychologique.!!

Annelise dit: 29 octobre 2016 à 18 h 23 min

Alley, vs avez raison il nous a fait l’ouverture du « desert trip » avec les Stones ! Le coup de la veste portée à cru inspiré de…non…ne me dites pas que ?… chez le pionnier du genre BHL, généralement elles sont blanches (question de saison)

JC..... dit: 30 octobre 2016 à 10 h 43 min

Annelise, vous qui êtes la bonté même, pourriez vous faire savoir à Passou que son blog marchouille mal au delà du supportable ?

Impossible de laisser chez lui cette trace mienne :
« Pollock est l’escroc de la merbe en gouttes de couleur, le Brame du Velde est un râle désespéré, de la merbe en flaques de peinture pas fraîche …. Nuls, les artistes du faux talent ! »

De grand cœur, je vous en remercie, et tombe de reconnaissance à vos genoux si gracieux…

boudegras dit: 30 octobre 2016 à 11 h 03 min

le blog à Passou fonctionne très bien, il est seulement fermé aux individus de l’espèce de JC, l’andouille haineuse, c’est tout, c’est bien, les gens rigolent comme dit Madame Verniglia

Laura Delair dit: 30 octobre 2016 à 11 h 05 min

pour monsieur JC….. : « les gens sans talent mais prétentieux n’ont pas d’autres ressources que de nier les talents véritables » (Anton Tchekov)

JC..... dit: 30 octobre 2016 à 11 h 12 min

Qui peut aimer Pollock, non de dieu ! Qui !

C’est un gros nul, Pollock ! un peintre pour attardés. La première fois où je me suis trouvé en face de ses toiles c’était au MOMA à NYC en je sais plus quand …

Quelle vomissure ! Ses toiles me rappelaient les dégueulis de mon chat de l’époque, McDeath, lorsqu’il avait croqué une souris pas nette… Foutu Pollock !

JC..... dit: 30 octobre 2016 à 11 h 20 min

Et l’Abraham de Velde !!! C’est une catastrophe, ce dingue ! … Qui peut acheter un Bram, sinon un spéculateur capitaliste se moquant des affamés de ce monde ? Le monde est mal fait !

Ach ! si on avait écouté le morceau de gras, ce malheureux dont la mère a oublié de générer un des deux hémisphères cérébrams, on n’en serait pas à admirer ces peintres lamentables.

christiane dit: 30 octobre 2016 à 12 h 14 min

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Heureuse , JC, de voir que vous comprenez si bien les toiles de Pollock et de Bram van Velde. Mon préféré est le second. Y ajouter Rothko…

ami sincère dit: 30 octobre 2016 à 13 h 25 min

11 h 03 min
Ils s’inquiètent aussi, le forcené frustré de ne pouvoir lâcher ses débilités sur la rdl déambule sur les chemins hurlant et menaçant

Annelise dit: 30 octobre 2016 à 18 h 03 min

Quelqu’un pourrait-il me dire – je pense à Lew ou Alley ou Eugene, fan de Dylan devant l’Éternel, de qui est le premier morceau dans l’entame de « Sing Street »? Scandé/chaloupé, légère touche ringarde (pas toujours un défaut…) qd ils sortent au ralenti de la remise où ils répètent la première fois. J’ai un trou. Le film est sympa même si pas du niveau du Daldry. J’aurais fait davantage de folies pour le Billy de l’époque & « Get it on », T-Rex que pour Raphina, mais bon

Annelise dit: 30 octobre 2016 à 18 h 06 min

…ou Jibé, ou Eriksen si vs êtes un peu musicologues sur les bords? (Un pari engagé avec un ami musicien, justement..)

Annelise dit: 30 octobre 2016 à 20 h 00 min

Non, ça c’est Recherche Susan désespérément… ça avait son petit charme désuet, Alley… quand Madonna se séchait les aisselles (non épilées) grâce à une soufflerie…ou le numéro de magic Roberta avec les colombes incertaines(Rosanna Arquette d’avant « Grand Bleu ») – et Aidan Quinn !
Je parle de l’extrait du début de Sing street, au moment exact où ils sortent de la grange? Je ne trouve pas. Le gant est jeté (changement de billet demain)ms je doute que quelqu’un le relève

Jibé dit: 30 octobre 2016 à 21 h 33 min

Faites votre choix parmi ces dix-sept titres du film, Annelise ?

Sing Street/Titres/

1
Rock N Roll Is a Risk (Dialogue)
Jack Reynor
0:05

2
Stay Clean
Motörhead
2:40

3
The Riddle of the Model
Sing Street
1:49

4
Rio
Duran Duran
5:29

5
Up
Sing Street
2:43

6
To Find You
Sing Street
3:20

7
Town Called Malice
The Jam
2:54

8
In Between Days
The Cure
2:58

9
A Beautiful Sea
Sing Street
3:04

10
Maneater
Daryl Hall, John Oates
4:30

11
Steppin’ Out
Joe Jackson
4:16

12
Drive It Like You Stole It
Sing Street
3:36

13
Up (Bedroom mix)
Sing Street
1:53

14
Pop Muzik
Robin Scott
3:18

15
Girls
Sing Street
1:58

16
Brown Shoes
Sing Street
2:52

17
Go Now
Adam Levine
3:53

Annelise dit: 30 octobre 2016 à 22 h 43 min

Alley souvenez-vs, elle essaie les boucles d’oreilles dérobées à l’ancien amant après avoir soulagé son portefeuille de quelques billets et se pomponne pour retrouver « Jim »… elle change de t-shirt dans un café, ou à la gare après avoir enfermé son bagage à la consigne, présente ses aisselles à un sèche mains… le tueur à gages suit Roberta qu’il prend pour elle à cause du blouson.
Jibé, merci ! non il ne figure pas dans la recension.. pas un morceau chanté par Conor et la petite bande… ils viennent de recruter le jeune Noir, ils sont dans la remise et cherchent un nom pour le groupe. Ils se mettent d’accord et sortent un par un sur le morceau… Quizz non résolu. Pourtant mis un bon spécialiste sur le coup et lui non plus n’a pas trouvé!

Annelise dit: 30 octobre 2016 à 22 h 46 min

Je vais en être réduite à le dépêcher revoir l’extrait avec l’application qui permet de reconnaître le morceau à l’instant t (que je n’ai évidemment pas)

eugene dit: 31 octobre 2016 à 7 h 40 min

Annelise

j »ignore! je ne connais pas tout BD de toute façon, et il n’a plus de voix depuis un bail
(le Prix , une occase de réécouter quelques uns des meilleurs morceaux, qui « le » méritent et font enrager les coincés)!

eugene dit: 31 octobre 2016 à 8 h 06 min

L’actrice du film Les Oiseaux vient de sortir un livre (l’attaque à la fin c’étaient de vrais mouettes …)

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