de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Solférino, une vraie bataille

Par Sophie Avon

Il faut être sacrément inconscient ou sûr de soi pour appeler son film du nom d’une bataille napoléonienne, fût-elle une victoire. A quoi s’ajoute la rue où siège le PS. Cela fait beaucoup et cependant, nul autre titre que  « La bataille de Solférino » ne pouvait mieux convenir au beau film de Justine Triet. Laquelle ne ravive sans doute pas l’affrontement sanglant de 1859 mais réalise une œuvre de guerrière. Pourquoi ? Parce qu’elle montre dans un flux ininterrompu d’énergie pure le combat sans pitié d’un couple se déchirant pour la garde de ses petites filles.

Le film s’ouvre par ailleurs sur un autre champ de bataille : l’une des deux fillettes pleure tandis que la mère, Laetitia (Laetitia Dosch) passe et repasse dans la pièce jonchée de jouets où la table est encore encombrée des restes du petit déjeuner, organisant sa journée tout en essayant de s’habiller. En peignoir et tenant un des bébés sur ses genoux, un homme (Virgil Vernier) donne des conseils sur l’éducation des enfants… Il est le partenaire mais pas le père, lequel est en train d’acheter des cadeaux en vue d’aller rendre visite à ses filles.

Laetitia, elle, file rue de Solférino où en ce jour du 6 mai 2012, une foule joyeuse attend que François Hollande devienne le président des Français. Journaliste télé, la jeune femme va passer sa journée à faire des directs tout en réglant ses problèmes de famille, le père de ses filles (Vincent Macaigne) n’ayant pas de droit de visite hors de sa présence à elle.

Alternant les scènes d’intimité et de foule, de disputes et de liesse, le film aligne les temps forts mais trouve son rythme dans cette progression à deux niveaux. Il y a des cris, des rires, des hurlements de joie, des corps qui s’affrontent et s’agglutinent, et au milieu de ces adultes déchaînés, les deux petites filles. Sans compter une chienne sous calmants dont le maître n’est pas avocat mais tente quand même d’aider le père.

Justine Triet a l’art de trouver le détail qui fait basculer une scène ordinaire dans une petite mythologie domestique. Pour elle, l’histoire, c’est de l’intime et du social mêlés, et en ce jour historique, ce sont tous les champs qui se confondent. L’épilogue, arraché à l’épuisement des personnages, manque peut être de concision, mais qu’importe : ce premier film, pris dans un emportement général, semble s’inventer en direct. Ses acteurs, eux, se tiennent en équilibre entre la fragilité de leur rôle et la solidité de leur nature.

« La bataille de Solférino de Justine Triet. Sortie le 18 septembre.

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129 Réponses pour Solférino, une vraie bataille

puck dit: 21 septembre 2013 à 6 h 54 min

Un film de femme qui a l’art de trouver le détail qui fait basculer une scène ordinaire dans une petite mythologie domestique, hourrah!

puck dit: 21 septembre 2013 à 6 h 55 min

Un film de femme qui a l’art de trouver le détail qui fait basculer une petite mythologie domestique dans une scène ordinaire, hourrah!

puck dit: 21 septembre 2013 à 6 h 57 min

Un film de femme qui a l’art de trouver une petite mythologie domestique qui fait basculer le détail dans une scène ordinaire, hourrah!

puck dit: 21 septembre 2013 à 6 h 58 min

Un film de femme qui a l’art de trouver une scène ordinaire qui fait basculer une petite mythologie domestique dans le détail, hourrah!

puck dit: 21 septembre 2013 à 7 h 00 min

sur le fond j’imagine que la bande annonce et les articles disent tout ce qu’il y a savoir sur ce film?
sur la forme cela vaut-il le prix du billet?
ou bien en connaissant l’histoire et les intentions « politiques » de la réalisatrice ça suffit ?

puck dit: 21 septembre 2013 à 7 h 14 min

justement je regardais hier les Enthoven père et fils à la télé présenter leur « dictionnaire amoureux de Proust », la filiation père fils, l’héritage, la transmission, l’éducation dans un milieu cultivé : j’ai soudain compris en les voyant à quel point on peut ne pas apprendre à ses enfants le sens des mots « pudeur » et « modestie », quand le savoir, médiatique, s’étale comme de la confiture sur une tartine.

je ne sais pas jusqu’à quel point nous pourrons aller dans notre manque de pudeur et de modestie, sans doute là encore, quand le curseur aura été poussé trop loin, comme on le voit dans ce film, le choc à venir avec le réel promet-il d’être difficile.

puck dit: 21 septembre 2013 à 7 h 24 min

le plus amusant dans les réactions du public, c’est sa façon de découvrir des choses qu’il sait déjà, de dire « whaouhhh quel toupet ! », comme à la parution d’un livre de Houellebecq.

Les gens sont surpris d’avoir à faire à des artistes qui ont des opinions et des intentions, contrairement à ceux qui comme Carrère ou Jauffret écrivent des histoires terrifiantes sur lesquelles ils n’ont absolument aucune opinion : l’essentiel n’est pas de comprendre le sens de ce que l’on fait, ou de faire uen chose motivée par une intention mais de bien faire.

Nosu vivons une époque où, que ce soit dans la politique ou l’art la forme l’emporte toujours sur le fond pour la simple raison que personne n’a la moindre idée de ce à quoi pourrait bien ressembler ce ce « fond », si tant est qu’il puisse ressembler à quelque chose : la culture sans qualités.

du coup quand ce n’est pas le cas, youpiiie ! il faut savoir se montrer surpris, « bon public », pour ne pas plomber l’ambiance, mais au fond de soi chacun sait pertinemment le sens de toutes ces comédies humaines entre le fond et la forme…

puck dit: 21 septembre 2013 à 7 h 33 min

d’où la mode actuelle de la philosophie : la quête de sens, les gens veulent savoir le sens qu’il faut donner à tout ce qui se passe autour d’eux, ce poids du réel qui n’a rien d’une insoutenable légèreté.
et là on voit fleurir comme des géraniums au printemps une flopée de philosophes plus nietzschéens les uns que les autres qui expliquent l’ensemble en quelques mots bien choisis, et les gens repartent de leur université populaire heureux comme des petits princes.

aussi si quelqu’un connait cette dame qui a réalisé ce film, le mieux, vu tous les problèmes quotidiens qu’elle semble accumuler, serait de lui conseiller de s’inscrire l’année prochaine à l’université populaire de Caen apprendre à devenir nietzschéenne.

parce que croyez-moi ce film est tout sauf un film de nietzschéen, et c’est là, si je puis me permettre, que le bât blesse.

je pense d’ailleurs que u., grand spécialiste de Nietzsche pourra nous le confirmer.

puck dit: 21 septembre 2013 à 7 h 36 min

et à tous ces déçus du socialisme qui pensent que l’engagement politique ne peut pas résoudre leurs problèmes domestiques je conseillerais de commencer par lire « par delà le Bien et le Mal » de Nietzsche, en poche c’est pas plus cher qu’une place de ciné.

puck dit: 21 septembre 2013 à 7 h 41 min

et de continuer par « le Monde comme Volonté et Représentation » d’Arthur Schopenhauer.
de poursuivre par le « déclin de l’Occident » d’Oswald Spengler.
les livres de Spencer sur le darwinisme social.
passer ensuite à « comment gagner beaucoup d’argent en jouant à la bourse pour les Nuls ».
ensuite « comment devenir trader en 10 leçons ».
ensuite le petit bouquin marrant de Métaphysique de Heidegger.

…et ensuite aller voir ce film…

u. dit: 21 septembre 2013 à 9 h 01 min

C’est le retour de Puck, hourrah.
Et il a réfléchi avant d’écrire, la classe!
Ou plutôt non, il met les mains sur le clavier pour réfléchir, c’est comme ça qu’on est bon…

Il manque quand même une bretelle, vers le cinéma, même une grosse bretelle avec un seul bouton sur le futal, comme chez Walt Disney.

Je reviens quand j’aurais compris ce que je veux dire.

u. dit: 21 septembre 2013 à 9 h 15 min

Et voilà, je parlais de Puck avant de l’avoir lu.

Je vois maintenant qu’il y a au moins deux bretelles vers le futal, et qu’il m’adresse même un salut amical pour se foutre de ma gueule, hourrah!

(Le correcteur automatique m’a dit:
Pas « deux bretelles vers le futal »: mais « deux bretelles vers le fatal »
Il n’est pas nietzschéen, le correcteur?)

puck dit: 21 septembre 2013 à 9 h 27 min

u. on peut vous demander d’avoir un minimum de tenue svp ? je veux dire après avoir envoyé vos trucs ne mettez pas les pieds sur la table nom d’une pipe !

nous sommes face à une situation inédite : une réalisatrice, une femme qui a de l’humour, pour une fois en voilà une qui ne se sent pas obligé de nous faire une tronche de deux mètres de long pour prouver qu’elle dit des trucs importants ; celle-ci nous dit des choses importantes non pas avec lourdeur comme….. la liste est trop longue mais avec légèreté.

en réponse ne soyons pas légers et ne prenons pas la chose avec légèreté, ce serait mal venu.

au contraire tenons-nous correctement, le petit doigt levé pour boire notre thé, comme il se doit, pour une fois essayons de faire bonne impression.

c’est pas difficile : prenez exemple sur moi, et JC et renato, vous allez voir c’est hyper fastoche.

JC..... dit: 21 septembre 2013 à 9 h 36 min

« au contraire tenons-nous correctement, le petit doigt levé pour boire notre thé, comme il se doit, pour une fois essayons de faire bonne impression. »

Jamais ! c’était la façon de boire d’Hitler …

puck dit: 21 septembre 2013 à 9 h 44 min

Hitler ? ah bon.
u. vous savez quoi ? faites comme vous le sentez, pour le petit doigt laissez tomber et mettez les pieds sur la table si bon vous semble, pour ma part je continue de rechercher quelques repères pour me situer dans ce monde de brutes, si j’en trouve je vous fais signe.

u. dit: 21 septembre 2013 à 9 h 50 min

Lever le bras, lever la jambe, en cadence.

Chaplin a su montrer que cette double élévation s’accompagnait d’une troisième.
Il le verse où, son verre d’eau, le dictateur, pendant son discours?

(Ce futal est aussi une bretelle, qui témoigne de mon sérieux)

u. dit: 21 septembre 2013 à 9 h 51 min

Aujourd’hui, le miracle de Solférino.

Non, à l’énoncé de ce nom, JC n’a pas commencé à taper sur les petits hommes roses, c’est seulement pour plus tard.

puck dit: 21 septembre 2013 à 9 h 51 min

c’est vraiment très drôle les critiques de ce film, il semble qu’il soit : courageux, audacieux et pas politiquement correct, et en plus il est drôle.
je vais aller le voir pour me faire une idée de l’état de notre critique cinématographique, comprendre ce qui les amuse.

puck dit: 21 septembre 2013 à 9 h 53 min

déjà un film pas politiquement correct qui les amuse ça m’étonnerait que ça en soit un vrai de vrai, parce que les vrais ne font rire personne, surtout pas les critiques.

au contraire, c’est comme les livres : si le film est n’est pas politiquement correct en général on fait une pétition pour l’interdire.

puck dit: 21 septembre 2013 à 9 h 55 min

un film pas politiquement correct que France Culture incite à aller voir c’est un film qu’il faut aller voir juste pour avoir une idée de ce que ça veut dire.

u. dit: 21 septembre 2013 à 10 h 04 min

un film pas politiquement correct que France Culture incite à aller voir

Presque aussi retors que le dilemme du prisonnier.

puck dit: 21 septembre 2013 à 10 h 04 min

j’imagine le critique des inrocks : oaui heu le filmeu joue sur les codes heu conventioneleuus heu dans la formeu c’est une attaqueu heu ouai des institutions heu qui passent heuuu par les la médiation de l’humoureu, c’est filmé heu de telle sorteuu que les acteurs refusent d’enter eux mêmeuu heu dans le jeuuu qu’on veut leureu imposer heuuu… ouai heuu

JC..... dit: 21 septembre 2013 à 10 h 08 min

« JC n’a pas commencé à taper sur les petits hommes roses »…

….pour une raison claire : ils sont trop petits, les solfériniens, et je ne tape jamais sur les petits.

…. et sur les grands, seulement s’ils n’acceptent pas le dialogue calme, tolérant, créatif … et si j’ai une chance de ne pas être trop vite amoché !

puck dit: 21 septembre 2013 à 10 h 09 min

u. vous ne savez pas ce que c’est que de jouer à se faire peur, vous savez quoi? le mieux serait que vous alliez voir se film avant d’en parler, ça vous évitera de parler dans le vide sur des choses que vous ne connaissez pas.
c’est fou les tartines que vous pouvez nus faire sur des films que vous n’avez jamais vus.

u. dit: 21 septembre 2013 à 11 h 07 min

Ouaouh, on a dépassé le quart de centaine en quelque minutes.

Il arrive que que la cage roulante de ce blog (nous en sommes les hamsters) ressemble aux mani-kuruma du tantrisme, ce moulin à prière diffusent nos mantras au delà du bien et du mal, du présent et du futur, hourrah!

Non, c’est un tic, ce Ouaouh/ Hourrah, qui pourrait être emprunté aux jeunes Japonaises, lesquelles énoncent le plus souvent leurs jugement de valeur avec deux adjectifs:
Kowai! (affreux!)
Sugoi! (génial!).

Il arrive malgré tout que le fameux « kawai » (prononcé ka-wa-ii, avec une puérilité qui se voudrait charmante), le « mignon » nippon, vienne s’entremettre entre ces deux polarités.

Voici un exemple de kawaii.
La propagation de ce style cul-cul se fait activement par les femmes,
il ne sert pas davantage de s’en plaindre que regretter les rôle des mémés africaines dans la pratique de l’excision…
http://www.youtube.com/watch?v=LmCUmIzaXk8

(Je n’ai pas vu le film, Puck, mais ces dessins de jeunes femmes designers, j’aimé les regarder se faire sous mes yeux, dans un coffee shop ou ailleurs, c’est fascinant. Remarquez qu’elles sont assez ironiques sur leurs propres productions)

puck dit: 21 septembre 2013 à 11 h 12 min

moi? jaloux de u.? parce que toutes les filles sont amoureuses de lui? et pas moi?
alors là certainement pas!!!
je m’en fous complet.
je veux dire non pas vraiment.
en fait un tout petit peu mais très très peu.
en fait oui c’est vrai ouiiiin je suis jaloux de u. ouiiiin ouiiin ouiiin.

u. vous savez quoi? si vous habitez à Paris, jeudi prochain au lieu de passer votre temps sur les blogs, pour vous changer les idées allez donc là:
http://www.lcdpu.fr/evenements/?fa=event&event_id=63

puck dit: 21 septembre 2013 à 11 h 17 min

« …emprunté aux jeunes Japonaises, lesquelles énoncent le plus souvent leurs jugement de valeur avec deux adjectifs:
Kowai! (affreux!)
Sugoi! (génial!) »

misère, j’y crois pas la frime.

moi aussi je sais le dire en.. heuuu.. u. bougez pas je vais regarder sur google traduction comment on le dit en lituanien, histoire de vous en boucher un coin !

renato dit: 21 septembre 2013 à 11 h 27 min

Complément de la photo souvenir du voyage d’étude, le film souvenir avec guerriers d’une saison est désormais un exercice journalistique de routine. Perdre son temps en le visionnant n’est heureusement pas une obligation.

u. dit: 21 septembre 2013 à 11 h 30 min

Je perds mon temps, c’est ça?

Le colloque sur l’Ecole de Francfort a l’air très bien mais la dernière fois que j’ai écouté Axel Honneth à Paris, le personnage m’a intéressé davantage que ses propos.

Vous y croyez, vous, à cette généralisation de la reconnaissance?
Anerkennung über alles?

pado dit: 21 septembre 2013 à 11 h 36 min

Solférino bataille napoléonienne.
Il faut écrire « bataille petit napoléonienne » sinon on confond tout, yapu de valeurs.
L’autre était pas très grand, d’accord, mais quand même.

pado dit: 21 septembre 2013 à 11 h 45 min

« une chienne sous calmants » et des « adultes déchaînés » attendent FH.
Je me demande si JC a participé au casting ?

pado dit: 21 septembre 2013 à 11 h 51 min

Bon, un film qui « s’invente en direct », faut pas louper.
Et avec un peu chance quand j’irai l’épilogue sera peut-être plus concis
Qui sait avec les inventeurs.

pado dit: 21 septembre 2013 à 11 h 54 min

« la filiation père fils, l’héritage, la transmission »

Carla ?
(je suis désolé, j’en suis pas fier mais j’ai pas pu m’en empêcher)

u. dit: 21 septembre 2013 à 12 h 01 min

40…

D’après les statistiques de ce blog, c’est le moment où Sophie intervient.

« Je suis là.
Ne vous couchez pas trop tard, les enfants ».

JC..... dit: 21 septembre 2013 à 12 h 28 min

« Mais pourquoi je ne me rappelle que d’Henry Dunant ? »

Le borgne ne voit que Dunant là où celui qui dispose de ses deux yeux voit NIII, excellent homme, moderne, intelligent, bien meilleur empereur que le petit con de Corse génial …et …Dunant, pour faire joli, idéologiquement !

Polémikoeur. dit: 21 septembre 2013 à 12 h 34 min

A quelle sorte de Croix-rouge cette bataille-là
pourra-t-elle bien donner naissance ?
Solférino ? Belle chasse !
Cinémétrographiquement.

pado dit: 21 septembre 2013 à 12 h 42 min

C’est ça de bloguer sur un site visité par des intellos, je viens de me taper plus d’une demi-heure de glouglou sur l’Ecole de Francfort.
Vous croyez que je n’ai que ça à faire ?

u. dit: 21 septembre 2013 à 13 h 02 min

Avant de partir, et pour vous consoler, Pado, voici une intéressante modification du style « kawaii » (le cul-cul transcendé par le cul?):

http://www.youtube.com/watch?v=h8Sgg_XH-oY

Uwabami, la femme-serpent

Ne me dites pas que cette rapidité n’est pas impressionnante, même au sein des mêmes règles.
Comment les Inrocks appelleraient ça? une subversion des codes?

renato dit: 21 septembre 2013 à 15 h 22 min

Ce n’est qu’une juste réponse, Pado, parce que, pour ce que je sais, la Croix Rouge ne sous-entend pas une approche idéologique comme le suggère le scootériste…

JC..... dit: 21 septembre 2013 à 15 h 28 min

Renato dit le « vrai ». Toujours. La création de la Croix-Rouge ne sous-entend aucune idéologie. CIRCULEZ ! Y A RIEN A VOIR !

Dunant a fait ça, juste pour ce marrer, certainement pas pour des raisons idéologiques …

renato dit: 21 septembre 2013 à 15 h 39 min

Si vous vivez de subventions ce n’est pas la faute aux autres, le scootériste : vos aigreurs, vous devriez les soigner avec les médicaments ah hoc plutôt que vomir à longueur de journée.

pado dit: 21 septembre 2013 à 16 h 00 min

JC vit de subventions ?
Je croyais qu’il vivait de théorie.
Je n’y comprends plus rien, situation tout à fait solférinesque.

JC..... dit: 21 septembre 2013 à 16 h 14 min

Il ne faut pas s’étonner que notre pontife pontifiant se plante régulièrement. Effets a retardement d’une vie de débauche, de luxure et de stupre florentin…

Rétablissons la vérité. Je vis d’engagements forts, de la réussite de mes entreprises, des rentes qui en découlent, d’une vie entière au service du mal et du faux, sous ses formes les plus trompeuses. Ah ! malversations tortueuses, que vous m’êtes chères !!!

Pour conclure :
« Dès l’aurore, dis toi par avance : je rencontrerai un indiscret, un ingrat, un insolent, un fourbe, un envieux, un insociable …/… Se comporter en adversaires les uns contre les autres est contre nature, et c’est agir en adversaire que de témoigner de l’animosité et de l’aversion »
MARC-AURELE Pensées Livre II

renato dit: 21 septembre 2013 à 16 h 19 min

Si quelque chose est sorti de Solférino, c’est bien la CR.
Si le scootériste croit que l’action de Dunant fut d’inspiration idéologique, il n’a qu’à montrer où elle le fut.

Pour le reste, cause toujours mon perroquet.

pado dit: 21 septembre 2013 à 17 h 20 min

Et pis déconnez pas, après Solférino ousqu’elle va aller la Savoie, hein où ?
Rien que d’imaginer la Tarentaise sous Berlusconi je cauchemarde.
Et le Beaufort !
Mes dieux.

renato dit: 21 septembre 2013 à 17 h 52 min

Pado,

contrairement à Florence Nightingale qui voulait que la tâche de soigner les blessés de guerre incombe aux gouvernements impliqués, Dunant proposait que ce soient des organisations humanitaires neutres qui s’en chargent. Sa religiosité, et l’éventuelle idéologie sous-jacente, n’est pas dans le jeu. D’ailleurs, le développement de l’organisation le prouve.

En se tenant aux mêmes principes un groupe d’ex-camarades de classe parmi lesquels on compte quelques agnostiques, quelques libéraux, quelques communistes, quelques libertariens, un évêque, ont décidé il y a de là quelques années de mettre une partie de leurs revenus dans un fond qui sert à la perforation de puits dans des pays où une partie de la population n’a pas accès à l’eau. Le groupe fonctionne depuis les années 70 au rythme d’un puits chaque année, et aucun des participants n’a jamais donné une coloration idéologique à cette action car « on ne mélange pas intérêts politiques ou religieux à une action qui se fonde sur le simple principe de solidarité sans lequel on ne serait jamais sortis de la horde préhistorique ».

u. dit: 21 septembre 2013 à 17 h 52 min

Dunant, il n’est pas vraiment au panthéon des Français.
Il n’est pas loin d’être ignoré.

Il a fallu que je connaisse la Suisse pour m’intéresser vraiment à ce personnage.
On trouve son texte sur la régence de Tunis sur Gallica, c’est très bien, mais j’attends de lire un jour celui qu’il a écrit sur Solférino.

La CR n’est pas à l’abri des critiques, mais « Le temps » y consacrait récemment une série d’articles qui savait analyser un peu de la poussière qui reste sous les tapis.

renato dit: 21 septembre 2013 à 18 h 25 min

« … je cauchemarde… »

(parenthèse)

après l’unification l’Italie est vite passée sous le ‘contrôle’ d’une classe moyenne moyennement cultivée, qui cherchait (et cherche) à se faire représenter par quelqu’un qui lui ressemble, de là l’Italietta qui va de quelque roi bouffon à Berlusconi.
Il ne faut cependant pas se faire des illusions en songeant à une gauche qui pourrait changer de cap car sans la prison Gramsci serait resté un journaliste chic, on voit d’ailleurs la filiation : Natta qui rétablit l’amitié italo-soviétique après la ‘rupture’ de Berlinguer ; Occhetto qui, sous les applaudissement, dissout le PCI sans savoir quoi mettre à la place.
Et passons sous silence Bossi & Co qui parlent de fédéralisme sans aucune idée de ce que le mot signifie…

Dans les faits, par ses diversités culturelles, après l’unification l’Italie aurait dû choisir la forme « République fédérale », mais il y avait un roi vaniteux qui voulait régner sur un État centralisé, quitte à laisser à soi-même (et dans les mains de quelque potentat local) la tranche moins favorisée de la population. De quoi s’étonner, donc ?

renato dit: 21 septembre 2013 à 18 h 36 min

« Sans Dunant si mes souvenirs….. »

Le conflit avec Moynier lui fut fatale et il fut mis en marge, mais le concept de neutralité a trouvé sa place (première convention de Genève).

pado dit: 21 septembre 2013 à 19 h 35 min

Vous gonflez aujourd’hui u.
Après l’école de Francfort je viens de me faire « un souvenir de Solférino » (virtuel hein, je suis nul à la bataille)
Wiki ils commencent comme ça :
« Un souvenir de Solférino est un livre de l’humaniste suisse ».
Humaniste.
Encore un truc qui va faire péter les plombs à JC (ils pourraient prévoir les conséquences sur wiki, merdre)
J’ai zappé.

pado dit: 21 septembre 2013 à 19 h 52 min

pado dit: Votre commentaire est en attente de modération.
21 septembre 2013 à 19 h 45 min

A part ça u
………………………..

pado dit: 21 septembre 2013 à 20 h 00 min

pado dit: Votre commentaire est en attente de modération.
21 septembre 2013 à 19 h 57 min

tentative bis

Conclusion nous n’avons droit qu’à un seul lien
ou
au bon vouloir du robot
(mais non Sophie pas d’angoisse, je sais que vous n’y êtes pour rien)

pado dit: 21 septembre 2013 à 20 h 16 min

Depuis 19h45 (heure d’ici, celle qui rajeunit) plus de 20 minutes que je l’attends cette modération.
Elle ne se foutrait pas de ma gueule par hasard ?
Comme je le disais précédemment :
vous croyez que je n’ai que ça à faire la modération ?
J’ai une vie moi (vous me direz, ça Laurent Gerra sur la deux, autant renato)
je n’attends pas QUE la modération (d’ailleurs, à ce propos, quelques excès ne nuisent pas)

Ah, Monsieur Godot, bien le bonjour.

pado dit: 21 septembre 2013 à 20 h 31 min

Paraîtrait qu’elle ait (??) fait les Beaux-Arts Justine Triet, c’est peut-être mieux que la Fémis finalement, moins formaté.
Pourtant généralement la vidéo « artistique » ça me gonfle mais faut avouer que je n’ai jamais essayé sur 90 minutes.

renato dit: 21 septembre 2013 à 21 h 13 min

(Je ne sais pas comment fonctionne la modération ici, pado ; cela dit, si votre post « en modération » n’est pas passé, Sophie pourrait avoir le droit de le récupérer et le mettre en ligne.)

puck dit: 21 septembre 2013 à 21 h 14 min

Sophie je sors de voir le film.
bon alors lors, que dire sur ce film ?
ça fait tout drôle de parler d’un film qu’on a vu, autant ça ne me dérange pas de parler d’un pas vu autant c’est hyper flippant de parler d’un vu, c’est un peu comme les livres et la tableaux.
le mieux est de prendre un moment de réflexion…

puck dit: 21 septembre 2013 à 21 h 16 min

en fait le truc difficile c’est de savoir s’il vaut mieux en parler plutôt façon le Figaro, ou plutôt façon Libé, ou façon Télérama, ou Inrocks?
c’est un vrai dilemme.

puck dit: 21 septembre 2013 à 21 h 20 min

sur qu’il y a plusieurs éléments :
- le résultat de l’élection
- les 2 gamines
- le père qui veut les voir
- la mère qui présente l’élection à la télé
- le copain de la mère
- le copain du père
- j’ai gardé le meilleur pour la fin : le baby sitter qui a cette réplique géniale à la fin quand la mère lui demande si tout s’est bien passé, il répond oui, du genre « oui c’est la routine ».

et effectivement, pour cette génération ce type de galère avec 2 gamines de 2 ans qu’on trimbale dans les rues de Paris pour échapper à la garde de leur père : c’est la routine.

puck dit: 21 septembre 2013 à 21 h 34 min

c’est un film sur une génération.
en 1981 nous étions jeunes et nous pensions que la politique pouvait changer nos vies.
en 2013 ils (nos enfants) sont jeunes et le jour de l’élection ils passent leur temps au téléphone avec leurs ex pour savoir qui va passer prendre les gamins qui atendent chez la nourrice.
alors eux ils ne pensent pas la moitié d’une seconde que la politique va changer leur vie.

de tout le film il y en pas un qui dit le nom de leur nouveau président.
pourquoi ? parce qu’ils s’en tapent.

c’est la génération Onfray : hédonisme, nietzschéisme, chaque individu crée son propre destin, l’état les institutions ne servent à rien, ils ne pourront rien changer : toi seul est maitre de ta vie.

je ne sais ce qu’Onfray pense de Stuart Mill, je ne suis même pas sûr que la réalisatrice connaisse ce nom de Stuart Mill, mais là, dans ce film on sent que c’est le début de la fin, ceux qui prévoient le pire ont peu de chance de se tromper, à ce rythme, si on continue d’écouter tous ces guignols de philosphes médiatiques à la noix sûr que la prochaine étape politique sera catastrophique, c’est la grande collision assurée.
Et pas que pour la France, pour toute l’Europe, ce film marque une transition, entre un avant et un après, les mouches vont changer d’âne.

Le problème est que lorsque jour arrivera, il ne faudra pas venir pleurer, se plaindre, appeler l’état protecteur comme on appelle à l’aide sa maman, nous sommes tous responsables, mais plus que tous les responsables sont les critiques de la culture, à force de laisser passer tout et n’importe quoi, de dire amen aux Onfray, Enthoven et autres guignols, à force d’accorder plus d’importance au marketing, au paraitre, à la frime, à force d’accorder du crédit à ces écrivains comme Carrère qui font le tour du monde pour trouver un bon sujet, quel qu’il soit, vu qu’ils n’ont d’avis sur rien, à force, à force, à force… ça va nous revenir dans la tronche et là il ne faudra pas venir pleurer.

puck dit: 21 septembre 2013 à 21 h 48 min

Sophie sérieux, vous croyez que la réalisatrice a réalisé ce qu’elle a fait, est-ce que tout est intentionnel dans ce film ? quand le père répète à son pote : « tu n’as pas la tête d’un avocat », le problème n’est pas d’être ou de ne pas être un avocat mais juste d’en avoir ou de ne pas en avoir la tête, c’est la représentation la plus fine et précise qu’on puisse faire de notre socité : l’important n’est pas d’être ou de ne pas être mais d’avoir l’apparence de qu’on veut vouloir être.
et le type s’appelle Arthur !!! comme Schopenhauer !!! et il a un chien 2 de tension, son chien ressemble à qui ? à Michel Houellelbecq! Droopy !!!
et le père à la ramasse ressemble à Lalanne le critique des Inrocks.
tout ça ne peut pas être le fruit du hasard, c’est forcément le fruit d’une réflexion profonde.
ou alors cette femme est un génie… sans le savoir.

puck dit: 21 septembre 2013 à 21 h 49 min

u. ne partez pas !!!
j’ai été voir le film de Sophie il faut que nous en parlions, l’heure est grave, je vous en conjure : ne partez pas!!!

puck dit: 21 septembre 2013 à 21 h 53 min

u. sans rire, je ne plaisante pas je viens de me retaper tout Dostoïevski en 2 mois, je suis chaud bouillant ! j’ai une vision parfaite de la situation, comme Morpheus dans Matrix.

pado dit: 21 septembre 2013 à 21 h 56 min

Vous avez vu dans quel état vous nous l’avez mis, Sophie ?
Vous pouvez être fière de vous.
En près de six ans je ne l’ai jamais lu dans cet état.
Tout ça pour faire un bon mot.
« Solférino une vraie bataille »,
oh que oui, mais avec des dégâts sûrement irréversible.
puck en larmes, la fin du monde est proche.

Jacques Barozzi dit: 21 septembre 2013 à 22 h 06 min

Moi ce qui m’a épaté dans ce film c’est le tricotage habile entre l’élément public et l’élément privé, on dirait que le film a été tourné en 24 heures-chrono : ciné-télé-journalisme mêlés ! Chapeau pour la mise en scène et les acteurs ont la gueule de l’emploi-bobo. J’ai beaucoup aimé le jeu mi paniqué mi désabusé du babysitter, « étudiant en pâtisserie »,,,
J’ai eu peur aussi pour les deux petites filles perdues au milieu de la foule des supporters de la rue de Solférino !

puck dit: 21 septembre 2013 à 22 h 08 min

pado vous vous souvenez la bonne et la mauvaise nouvelle ? la bonne est que le bateau coule et la mauvaise… est que l’eau est froide.
hips je crois que j’ai un peu forcé sur la bouteille.

u. vous pouvez ressortir la lettre que Pierre Assouline avait envoyée à Sophie sur les types comme vous qui passent leur temps à parler à un blog qui ne leur répond jamais?
il disait quoi déjà? que nous étions un peu fêlés du cabochon? sacré passou toujours le mot pour rire.

renato dit: 21 septembre 2013 à 22 h 12 min

Plus beaucoup de temps pour autre chose. Je suis en train de “construire” un cerf-volant en fibre de carbone. Mon premier en papier (vers mes huit ans) fut un désastre ; le dernier (il y a de là une dizaine d’années) en tissu synthétique et volait merveilleusement bien. Le carbone présente bien : on verra ce qu’il donne.

puck dit: 21 septembre 2013 à 22 h 15 min

ah Jacky vous êtes là ! que Dieu vous garde mon Jacky, vous au moins vous avez tout compris de ce film.

vous rejoignez l’avis de Sophie sur les « champs qui se confondent » mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas, que ce soit du tricotage.
c’est bien plus que du tricotage parce qu’on peut tricoter avec tout mais dans une République on ne tricote pas avec une élection présidentielle.
ou alors elle ne sait pas ce qu’est une République, une Nation, plus personne ne le sait à cause de tous ces appels sur notre téléphone portable : la République n’est pas compatible avec la téléphonie portable.

puck dit: 21 septembre 2013 à 22 h 19 min

renato vous êtes une Saint homme, vous êtes un vrai épicurien.
Onfray n’est pas un hédoniste mais vous vous l’êtes vraiment parce que c’est dans votre nature.
comme C.P. et u. et JC et pado et Jacky, et aussi comme Sophie, vous êtes des vrais épicuriens, je vous admire, que Dieu vous bénisse tous, vous ne portez pas sur vos épaules toute la culpabilité du monde.

sophie dit: 21 septembre 2013 à 22 h 20 min

Oui bon, Puck, je crois qu’on ne réalise pas ce genre de film sans avoir une intuition fulgurante de ce qu’on raconte, de ce qu’on filme – à défaut d’en avoir une conscience aigue -, si bien qu’en fait, on finit par en avoir conscience puisqu’on en a eu l’intuition. Vous me suivez?
Plus simplement, oui, bien sûr que Justine Triet sait ce qu’elle fait, mais à sa façon à elle, instinctive, visionnaire, poétique, elle le sait en artiste, le vit sans doute en tant que jeune femme de son époque, et le transcende en tant que cinéaste inspirée… C’est ce que j’aime dans ce film: il saisit une chose fondamentale de l’époque, triste sûrement, mais juste.
Je ne sais plus sinon où était la question et s’il y avait seulement une question… Ah oui! Non, Jean-Marc Lalanne ne ressemble pas du tout à Vincent Macaigne, je vous l’assure…

Elena dit: 21 septembre 2013 à 22 h 49 min

Je ne sais pas si c’est acceptable de citer un autre article sur le film (en l’occurrence Christophe Kantcheff dans Politis). Mais bon.
2/99, ça m’interpelle qq part.
J’dis ça j’dis rien®, hein® …
« La Bataille de Solférino propage enfin un discret parfum de guerre des sexes. La complicité qui gagne les trois hommes réunis dans l’appartement la nuit venue – Vincent et Virgil, et l’ami de Vincent, Arthur – ne concerne pas Laetitia. Celle-ci reste exclue de cette nouvelle humeur, un apaisement inédit, le repos du guerrier. Sa dernière promenade nocturne, seule, en compagnie d’un chien, la voit encore tourneboulée. Il n’y a pas de vainqueur dans cette Bataille de Solférino, mais peut-être que certains – ou certaine – y laissent davantage de plumes… »

Elena dit: 21 septembre 2013 à 22 h 55 min

Rectification: 3/102
Sinon, je n’ai pas vu le film.
Un doute (mesquin) : prendre pour personnage principal un(e) journaliste, ça ne susciterait pas un intérêt disproportionné des journalistes qui écrivent les papiers sur les films ?

pado dit: 21 septembre 2013 à 23 h 00 min

« mais à la fin nous serons sauvés. »
Ce serait pas un peu con ce que je viens d’écrire ?
Bien possible, même si la fin de l’aventure se finie « bien » (enfin, pas mal)

Jacques Barozzi dit: 22 septembre 2013 à 0 h 33 min

Il y a beaucoup d’hystérie, autant, même plus, de la part de l’homme que de la femme dans ce film !
Il est vrai que le portrait de l’héroïne n’est pas des plus gratinés : une vraie tête à claque ! Je crois que la cinéaste juge ainsi la journaliste de télévision pas que la femme ? Elle est au-delà ou plutôt au-dessus du féminisme.
Elle mériterait une interview, Sophie !

u. dit: 22 septembre 2013 à 10 h 23 min

« La complicité qui gagne les trois hommes réunis dans l’appartement la nuit venue ne concerne pas Laetitia. Celle-ci reste exclue de cette nouvelle humeur »

C’est vrai que c’est sympa ces discussions entre mecs, il arrivent qu’on soit fatigués de ne penser qu’à elles.

–Ce commentaire, inséré entre les échanges aigus d’intellectuels (bravo), est là pour donner un peu de voix à la pauvre bête qui sommeille en nous.
Plutôt que de l’oublier en en faisant une chienne sous calmants.

u. dit: 22 septembre 2013 à 10 h 26 min

« « mais à la fin nous serons sauvés. »
Ce serait pas un peu con ce que je viens d’écrire ? »

Mais pas du tout, Pado.
Cette bouée du centième commentaire, je vais m’y accrocher avec gratitude.

Irons-nous communier aujourd’hui?

u. dit: 22 septembre 2013 à 10 h 41 min

« C’est ce que j’aime dans ce film: il saisit une chose fondamentale de l’époque, triste sûrement, mais juste.
Je ne sais plus sinon où était la question et s’il y avait seulement une question… » (Sophie)

C’est le film qui a remplacé la question ancienne par la sienne.
C’est décidé, j’y vais.

JC..... dit: 22 septembre 2013 à 16 h 09 min

Jacky,
ton commentaire Roblot génère en moi les éléments d’un splendide scénario onirique/horrifique/nécrophile

Une morgue toute de marbre blanc où nous reposerions, nus, livrés sans aucun recours aux pulsions inavouables de notre cheftaine 16mm !

Court métrage, j’espère…

Polémikoeur. dit: 22 septembre 2013 à 16 h 14 min

Remarque pertinente : la mort est définitive.
Bien sûr, sortie de sa relation étroite
avec le vivant, elle peut devenir
abstraction et relative.
Mort du cinéma, dans quel sens,
celui de l’image-qui-bouge qui ne bougerait plus ?
De la désertion des temples collectifs obscurs ?
D’une désaffection personnelle ?
Des tyrannies économique et techniques sur la « touch » créative ?
« What else » ?
Prozaxpirinuellement.

Desmedt dit: 22 septembre 2013 à 16 h 15 min

Sophie, juste comme ça (en passant). Puisque d’après ce que j’en comprends, vous êtes Bordelaise? Une épicurienne? Vous avez une agence audiovisuelle de premier plan chez vous, en Aquitaine, non? ECLAR. Au courant parce que son président, H. Le Paige, viens de la RTBF.
Alors quoi de neuf sur votre terrain? Pas vu passer grand chose. Bordeaux, capitale mondiale du vin. Rien que le nom déjà. Les vins de Californie ont eu leur film avec « Sideways ». « Mondovino », vous n’avez pas remarqué, tout le monde accourt? L’étiquette hypnotise. Pas seulement dans votre hexagone. Notre bourgmestre a mandé son échevin Philippe Close négocier l’accueil à Bruxelles de vos crus. Et rien côté cinéma? Bordeaux morne plaine cinématographique? Pas le moindre film au parfum de chais, de vie bordelaise qui fascine? La dernière fois que j’ai vu un film sur votre région (à Paris!) c’était « Alceste à bicyclette ». L’île de Ré. Emmanuel Carrère encore lui au scénar. Très bien, mais ces cinéastes-là ne doivent pas souvent enfiler des bottes. L’échec cuisant de votre politique actuelle avec Hollande: le mépris des émergents au bénéfice d’un cumul toujours plus important entre les mêmes mains. Le cinéma, danseuse entretenue par de petits barons fats des instituions ou de la Femis? Pour un président de gauche, cet échec de la redistribution ennuie. Que font vos régions pour contrebalancer ça? Pas comme ça que les gens de vos campagnes iront au cinéma. Où passent l’argent publique, les aides? Et vous journalistes, critiques, institutionnels, quelle part prenez-vous là-dedans? Blijkbaar geen!
Pendant ce temps vos partis d’extrême droite avancent au même rythme que l’isolement, le délaissement intellectuel et moral. Préoccupant. Quel état des lieux d’après vous.
Désolé d’avoir été long. La RDL de Passouline et votre tribune bien appréciées en Belgique. Beste groeten. C.D.

renato dit: 22 septembre 2013 à 16 h 22 min

« Mort du cinéma, dans quel sens… »

Polémikoeur,

ça a l’air d’être la vieille rengaine hégélienne de la “mort de l’art”. Répétée inlassablement par des tricoteurs d’inanités, en réalité la proposition vaut : « L’art comme nous le connaissons est mort », car il ne constitue plus, ni ne peut plus représenter la vérité et le centre d’une culture.
Mais, est-ce qu’avant que le tricoteur en chef le souligne par cette variante élégante du “avant, c’état mieux”, l’art constituait et représentait réellement la vérité et le centre d’une culture ?

JC..... dit: 22 septembre 2013 à 16 h 24 min

Polémikeur,
Qui vous dit que la mort est toujours définitive ? Pas les religions. La raison ? Oui, elle est bien utile … Sauvera t elle le cinéma de papa de son inexorable déclin dû à une évidence : il n’est pas interactif !

puck dit: 22 septembre 2013 à 17 h 17 min

« Je ne sais plus sinon où était la question et s’il y avait seulement une question…  »

une question ? merci mais non, il n’y avait pas de question, dans de tels débats je préfère ne pas trop intervenir, même pour poser des questions, je préfère me contenter de lire sagement les commentaires des autres.

u. dit: 22 septembre 2013 à 18 h 43 min

« Polémikeur,
Qui vous dit que la mort est toujours définitive ? »

C’est vraiment JC?

C’est pas Saint Paul?

(Avez-vous communié?)

Jacques Barozzi dit: 22 septembre 2013 à 19 h 53 min

« (…) De fait, dès sa naissance, des voix autorisées se sont élevées pour pronostiquer la mort prochaine du cinéma.
Ce fut encore le cas, au milieu du siècle dernier, avec l’apparition de la télévision, sa fille aînée, rejointe, plus tard, par ses autres enfants, la vidéocassette et le DVD.
Descendance légitime, naturelle ou franchement bâtarde ? Le débat est relancé ! Mais le cinéma, en définitive, n’en est pas mort pour autant.
Cet art, qui a traversé tout le XXe siècle, n’a cessé, depuis son origine, d’évoluer et de se réinventer constamment.
Après la Seconde Guerre mondiale, même si l’hégémonie hollywoodienne s’est imposée majoritairement au reste de l’univers, elle n’a pas empêché l’émergence dans le paysage cinématographique mondial de filmographies nationales fortes et originales : le néoréalisme italien, le cinéma japonais, le cinéma suédois, la Nouvelle Vague française, le nouveau cinéma allemand, le cinéma social anglais, le cinéma espagnol de la Movida, le cinéma chinois ou coréen actuels… Sans oublier la cohorte de cinéastes irréductibles, qui de Guitry à Godard, d’Antonioni à Wim Wenders, De Pasolini à Fassbinder, de Fellini à Almodovar, de Visconti à Wong Kar-Way, de Lars von Trier à David Lynch, de Ingmar Bergman à Woody Allen, de Martin Scorsese à Gus Van Sant, etc., etc., n’ont cessé d’enrichir et de renouveler notre propre imaginaire.
Certes, la fréquentation des salles de cinéma, ne donne plus lieu, semble-t-il aujourd’hui, à la grand messe familiale ou aux cultes cinéphiliques évoquant les rendez-vous clandestins des premiers chrétiens, qui avaient vidé, un temps, les théâtres et les églises, hauts lieux privilégiés jusqu’alors du cérémonial symbolique, au profit ce ces nouveaux temples de l’illusion et du rêve, mais aussi de la spéculation méditative, de la réflexion et de la pensée.
Ce qui plus fondamentalement a changé, n’est-ce pas plutôt les moyens de diffusion des films, qui répondent, eux-mêmes, à une demande de consommation culturelle de plus en plus individualiste de la part du public ?
Celui-ci, ne continuera t-il pas néanmoins à regarder sur son ordinateur et, bientôt, sur son téléphone portable des films ?
Il est indéniable alors qu’une grande partie du plaisir intrinsèque à cet art soit perdu. Mais rien n’empêche le spectateur d’aller dans une salle de cinéma, ainsi que peut le faire le lecteur, qui a le choix entre le livre électronique ou sa version imprimée sur papier.(…) »

(extrait de l’Introduction du « Goût du cinéma »)

Polémikoeur. dit: 23 septembre 2013 à 1 h 02 min

Chers commentariens,
c’est à 12 h 59 que la question mortifère a été ouverte.
Il n’a été que suggéré ensuite de, comme qui dirait,
en peser les termes.
Au passage, que qui que ce soit dise ou non la mort définitive,
elle l’est sans exception aucune pour tout ce qui vit.
(Un brin tautologique ?).
Liberté de croire à autre chose qu’à la réalité tissulaire,
cette dernière n’en semble guère influencée.
Jusqu’à preuve du contraire, bien entendu !
Et à l’autre pétard de 12 h 59 : art mineur, le cinéma ; pas de réaction ?
Provizouavement.

JC..... dit: 23 septembre 2013 à 5 h 35 min

Tant que les humains auront des yeux pour voir, des images seront artificiellement créées pour être vues. Est ce que cela sera encore ce que vous appelez « cinéma », je n’en sais rien. Pas évident ! Je ne vois pas d’avenir à cet art devenu mineur.

Il y a peu, on se déplaçait à cheval. Le cheval n’est pas mort, mais nous avons plus de station-service, d’autos et de routes goudronnées que d’étables, de relais de poste et de chemins poudreux. On vivra probablement une mutation identique.

En outre, l’importance de la question se discute et j’avoue humblement que je m’en tape complètement….

renato dit: 23 septembre 2013 à 8 h 53 min

On ne se sert plus du cheval pour nos déplacements et pour le travail, cela n’a cependant pas amené à sa disparition : l’art équestre n’est pas mort ; la pratique de l’équitation comme sport non plus ; et l’on ne compte pas les gens qui font du cheval par hobby.

Nous ne pouvons certainement pas prévoir les développements ni le sort du cinéma, mais il est fort possible que, libéré du lien établi avec le divertissement et de la dépendance du même marché, il ne reste que le cinéma de grande qualité.

J.Ch. dit: 23 septembre 2013 à 10 h 04 min

plus de grand messe certes ; on peut conjuguer comme moi le plaisir d’aller en salle l’après-midi et de regarder un DVD ou un film sur le cââââble tous les soirs… oui, renato, belle réflexion, j’ai toujours fait la différence entre le cinoche et LE CINÉMA

Polémikoeur. dit: 23 septembre 2013 à 10 h 34 min

Cerf-voler peut donner le vertige
en montrant que le vide supérieur
est plus grand que tous les autres.
Quahunfilairement.

Polémikoeur. dit: 23 septembre 2013 à 11 h 11 min

Le cinéma : un cerf-volant
dont le fil est la pellicule
dévidée de sa bobine pour relier
le ciel du cinéaste à la terre du public
ou, parfois, le contraire.
Il profite aussi des courants d’air
de son époque.
Avidecoudvent.

castex dit: 1 octobre 2013 à 10 h 25 min

Je suis sortie très enthousiaste de cette bataille. Un film inclassable et remarquable. Qui me parle!! Malheureusement…

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