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La République Du Cinéma

« Swagger » : Hate and Love

Par Annelise Roux

T’es trop «swag » ? T’as gavé la classe. Hyper stylé.
Si tu veux pas t’habiller clonage, swag grave plus smart que le voisin, crée ton style !
Au moment de la mort de mon père, j’étais très jeune. J’ai sérieusement envisagé de me faire tatouer, non pas « HATE » et « LOVE » mais un mot gitan rituel sur les mains, à raison d’une lettre par phalange. J’y ai repensé soudain à l’instant d’écrire ma critique, après avoir vu le film d’Olivier Babinet il y a quelques semaines, me disant que le temps était peut-être venu de reprendre – au feutre lavable, cette fois – l’acid (cf acronyme de la programmation cannoise où figurait le film) devise du pasteur de Laughton à mon compte?
Disons-le tout de suite : j’ai adoré voir le film, ôté de tout contexte.
Pour le reste, pas sûr que je fasse montre de tant de révérence. Ou bien, à la manière du révérend Mitchum quand ça le prend d’assassiner les veuves dans « La Nuit du chasseur ».

En lui-même, le docufiction de Babinet – déjà le mot me reste en travers, mais ne nous arrêtons pas pour si peu -, 1h24mn de pur plaisir à regarder défiler ces gosses de banlieue pour lesquels je fonds, ayant été, par la grâce d’une acquisition précoce de la lecture m’ayant fait sauter des classes, propulsée à un âge tendre dans un collège de « banlieue de banlieue » où le trafic, ça y allait, où il n’était pas exceptionnel d’apprendre que des filles de 14 ans faisaient des passes en dehors du temps scolaire (ou pendant, selon les aménagements possibles en faisant le mur pour s’exfiltrer du périmètre), dans une caravane installée non loin sur un terrain vague, avec des quadragénaires que le traditionnel, – néanmoins inégal – marchandage «argent, confort, ou quelconque pouvoir, contre sexe» avec les pauvres ou les exclus du système ne gênait pas au point de les rendre regardants sur leurs dates de naissance.
Cela signifiait-il unanime noirceur, population pourrie, racaille aux rêves brisés dont les ailes mazoutées dégueulassent tout ? Sûrement pas. Je me souviens d’une conversation sous un cerisier qui, pour improbable qu’il soit, n’en était pas moins en fleurs, avec une camarade de mes douze ans : la jeune fille en avait seize, charpentée comme en ayant vingt, payant le cas échéant de sa personne dans la caravane (ce que j’identifiais obscurément sans pouvoir encore le définir), m’exposant en fumant durant les « pauses » son rêve de devenir couturière « pour réparer les tutus des danseuses à l’opéra » avec une délicatesse, une précision et un courage dont je n’ai oublié aucun détail. La psychanalyse appréciera.
Olivier Babinet opte pour un parti pris non pas angélique, mais volontairement généreux. Il donne l’entière place aux enfants de Sevran ou d’Aulnay-sous-Bois. Grâces lui soient rendues pour cette démarche. Nous en sommes au versant « LOVE » : les couloirs, tels qu’on ne les voit pas, ou peu, sinon jamais, si on veut s’en tenir aux images d’Epinal de la seule violence, de la ghettoïsation rabâchée, de la laideur, du communautarisme… Le réalisateur a travaillé plusieurs années auprès de gamins d’un établissement de Seine Saint-Denis. La cité, rien que la cité, les gosses. Adultes absents. Les images rapportées sont-elles surprenantes ? J’espère que l’exultation, la timidité, la douceur qui en émanent ne le seront pas pour vous. Pas de condescendance, pas de misérabilisme. Des histoires peu à peu réappropriées au travers d’ateliers de courts-métrages. Des espérances secrètes d’une dignité exemplaire, révélées lors d’entretiens non hystérisés, face caméra, dont le principe emprunte toutefois davantage au fameux « sas » confessionnel d’émissions de téléréalité qu’aux plans de Raymond Depardon filmant les habitants. Ce mimétisme dans le procédé pouvait avoir de quoi séduire.
Un peu, qu’ils l’ont le swag (la fière allure)… Aïssatou la discrète. Paul, avec son élégance à la Daddy long legs… Un Régis d’enfer, nœud pap fermant le paquet cadeau de son corps rondouillard revêtu de fourrure – curieux d’ailleurs qu’il cite plus volontiers Beyoncé que son mari Jay Z, producteur, comme idéal, en une merveilleuse réponse spontanée à la théorie des genres.
Jay Z à côté de lui, il faut dire, peut aller se rhabiller.
Je m’étais posé la question au moment de la Palme de Laurent Cantet, « Entre les murs », datant de 2008 où François Bégaudeau n’était pas pour rien : qu’est-ce qu’il se passe les années après que les projecteurs se sont éteints ? Qu’en retirent les gens concernés de constructeur, de bon, passé le quart d’heure de gloire promis pour tous à un moment ou l’autre par un Américain né de parents slovaques aux cheveux blancs dont ils ignorent le nom, quand celui-ci avait fait sortir le graffeur « Samo » de la rue pour en faire Basquiat ?
Un beau souvenir, vecteur de fierté donc d’élan émancipateur ? Une médaille à montrer plus tard aux enfants d’une classe équivalente ou de ces mêmes banlieues comme un talisman, un trophée ? Une parenthèse enchantée, paravent fallacieux dressés comme grigri contre des réalités sociétales plus réalistes, plus dures, beaucoup moins drôles à affronter lumières éteintes ?
Avec Jean-Paul Lilienfeld, « La journée de la jupe », lorsque le gros craquage de Sonia Bergerac redonnait un an plus tard le César 2009 de la meilleure actrice à une Adjani légèrement sur la touche, c’était différent, certainement par l’âpreté du versant par lequel Lilienfeld choisissait de gravir la montagne ? Denis Podalydès y était excellent, bien que ne montrant pas autant ses attributs – au demeurant sans reproches? – que dans « Les Damnés » qui ont transformé récemment la Comédie-française en manuel d’anatomie génito-périnéale de précision.

Quelle face Nord de l’Everest est à déplorer chez Babinet, selon la déclinaison « HATE » ?
Lorsque sortant yeux emplis des images de cette banlieue émouvante, drôle, riche de singularités, dans le désir d’en savoir plus on tombe sur l’interview du cinéaste où le Strasbourgeois d’origine raconte, soit dans une grande complaisance, soit avec maladresse son désir de retourner en classe, lui qui «dans sa période red-skin, cran d’arrêt et batte de base-ball haïssait le collège», révolté avec son ami Laurent au point d’injurier les profs, d’orner les murs du bâtiment de graffitis ad hominem « Machine a dépassé la ménopause », « Unetelle salope », de leur téléphoner sans relâche, en pleine nuit, afin de les poursuivre de canulars très inquiétants sur leurs proches, d’autre part ce paradoxe merveilleux qu’on lui « confie les clés de l’établissement Claude Debussy, avec la liberté d’y faire ce qu’il veut ».
Ah ? Heureux Olivier Babinet, vraiment… Est spécifié plus loin que « Laurent est devenu prof de philo » tandis que lui – par ailleurs identifié comme « descendant de Jacques Babinet, inventeur et savant ayant suppléé Ampère au Collège de France puis à la Sorbonne », dont le nom a été donné à des rues à Toulouse (on est loin malgré tout de « My Beautiful laundrette », du personnage de Day-Lewis chez Frears) – « montait à Paris à 18 ans et devenait au fil du temps réalisateur ».

Le cinéaste, d’expliciter ensuite, apparemment sans sourciller, que les blagues de ses 16 ans avaient été suscitées « après qu’Yves Hermoliev, (un de leurs copains), s’est tiré une balle dans la tête, sa mère se demandant ce qu’il serait advenu si le conseil de discipline s’était montré plus compréhensif après qu’il avait vaguement cambriolé le gymnase de son collège » Je trouve sidérante, voire teintée d’un soupçon de populisme intellectuel cette manière de genèse avancée pour donner contours au projet. Comme si parquer les enseignants dans le « camp adverse» – naturellement, celui des coupables – était manière de se mettre l’opinion « rebelle » dans la poche, de déconstruire les représentations, alors que c’est l’inverse !
Ayant eu moi-même plusieurs suicides à déplorer quand je n’étais pas majeure (l’un d’eux, proche ami fut retrouvé pendu au matin dans le bar miteux que tenait sa mère qui l’élevait seule, qu’il aimait et avec laquelle il avait des frictions), je ne sache pas que cela m’a inclinée à persécuter pour autant les familles monoparentales, ni à traiter la mère de « pute » ainsi que Babinet et son ami Laurent ne s’en privaient pas, contrefaisant leurs voix à quatre heures du matin. M’a t-il manqué des noms de rues dédiées à quelque ancêtre pour ce faire? Probablement.

Ce qui me gêne n’est pas tant les exactions perpétrées à 16 ans, tristement banales en somme, que de les dresser par la suite en terreau productif où de pauvres chéris bad boys tellement tourmentés ont pu enfin lâcher du lest. Personne ne tique? Le raccourci, dans le contexte, sonne un brin putassier, bien que je n’aie jamais considéré que le positionnement sur l’échelle sociale soit à faire entrer en ligne de compte concernant la légitimité des tourments? Plutôt une question de décence, d’étalonnage à établir soi-même – et ce hiatus, né de cette biographie manquée, énoncée de travers, mal retranscrite? (c’est possible, la vérification des sources de ce style d’interview délivrées sur internet pose toujours question), installant une dichotomie de type guerrier sur le terrain scolaire, en viendrait presque à promulguer l’inverse de ce que la caméra descendue dans les cages d’escalier réussit à tisser ! Si la conformité des déclarations du cinéaste est avérée, si elle ne me gâche pas le plaisir du film – je ne retire rien de ma tendresse pour Régis, Aaron, Elvis ni Abou – , décorrélé de ce pitch qui demande un éclairage plus fin, la lecture des raisons d’Olivier Babinet m’inspire deux remarques.
La première : je ne suis pas assurée que beaucoup des filmés  deviennent réalisateurs aussi facilement que lui a quitté Strasbourg… Un des candidats de « Secret Story 10», Damien Gomes, chauffeur de Maître aujourd’hui, jouait dans « Entre les murs ». Il n’a eu de cesse en intégrant l’émission d’évoquer son désir de « reconquérir une place au cinéma ». Cela donne à méditer et encore plus à craindre.
La seconde : la suggestion d’un prochain sujet possible pour Olivier Babinet. Un long-métrage sur l’Éducation nationale. Il mettra en avant le feu sacré, toujours, quelquefois, encore – la passion de la transmission, au lieu des difficultés existentielles des profs dans des classes surchargées, difficiles, anxiogènes. Leur mal de vivre. Les dépressions. L’absence de reconnaissance. Les divorces. L’alcoolisme. Les moyens rognés. Avec un peu de chance, il pourra filmer « Unetelle salope ». « Machine », j’ai peur que ce soit trop tard : elle a dépassé la ménopause. Plus le swag.

« Swagger » d’Olivier Babinet (sortie en salles le 16 novembre)

 

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commentaires

166 Réponses pour « Swagger » : Hate and Love

JC..... dit: 15 novembre 2016 à 5 h 32 min

Il est bel et bon qu’un cinéaste audacieux et brillant donne à montrer cette racaille sans avenir, s’agitant comme sauvages en solitude, derrière les grilles pédagogiques d’une prison de la banlieue des banlieues.

Comment ne pas mettre en tôle, plus tard, cette graine de hors la loi réalisant leurs projets primaires de débiles charmants … ?

Certainement un film qui mérite le détour ! ou le contournement.

christiane dit: 15 novembre 2016 à 8 h 35 min

Quel billet ! J’ai hâte que vous passiez derrière la caméra ou que vous écriviez cela. Le film ? Il semble loucher férocement – bande annonce – sur la parade Bouglione – façon ban – lieue… L’entrée du djeun pimpant au manteau de fourrure et de la douceur torride à son bras, va remplir les salles d’ados rieurs et faire soupirer les profs qui désespérément cherchent à tenir et à les passionner. Son authenticité réside dans la vérité de la vision de ce réalisateur : un monde créé cohérent,lié par des faits, du moins certains… Vertige…
La douceur de vivre du collège de mes jeunes années est engloutie. Je traverse ce billet avec les images d’un passé si différent du vôtre, Annelise. Transparente écharpe envolée…
La situation est-elle désespérée dans ce monde âpre ? Mes années professionnelles, antérieures à 2004, dans cette banlieue-là, ne me renvoient que des frimousses d’enfants (moins de 12 ans) encore attentives aux livres, au tableau, à la parole de l’instit, aux couleurs des pastilles de gouache, aux autres enfants… et parfois aux bagarres de récré ou aux parents fatigués, le soir, à la sortie.

JC..... dit: 15 novembre 2016 à 8 h 45 min

« La situation est-elle désespérée dans ce monde âpre ? »

Certes, elle l’est ! mais si on s’en fout, et dieu sait si on s’en fout,elle cesse d’exister…

Ne t’inquiète pas Christiane, nous ne sommes pas chargé de transmettre le vieux monde aux gamins : notre unique boulot est de les faire naitre. Ils vivront leur propre prison dans leur nouveau monde.

Naitre. Ces jeunes tarés sont encore des fœtus d’hommes et de femmes ….

Polémikoeur. dit: 15 novembre 2016 à 8 h 51 min

Verre à moitié…
moins « swag »
que le tatouage
du « Chasseur ».
Tout ou rien,
meilleure ou pire
des choses du père Esope,
est-ce la grille de lecture
à privilégier ?
Sinon, « docufiction »,
n’est-ce pas une chimère ?
Le monde est-il une grande boulangerie
pour y résoudre toute question
par un « tranché ou non  » ?
Piloufacement.

christiane dit: 15 novembre 2016 à 10 h 44 min

Relisant votre billet, il me semble que votre réserve vient d’un entretien du réalisateur avec (?). Le film semble vous avoir conquise par les personnalités sympathiques de ces onze ados. Je n’arrive pas à comprendre la place laissée aux profs et aux parents dans ce « docu-fiction ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

Annelise dit: 15 novembre 2016 à 11 h 03 min

Christiane 10h44. En effet pas d’entretien direct avec le réalisateur, cette fois : j’ai vu le film indépendamment il y a pas mal de temps. Les propos cités ont été relevés dans ce qui semble être son blog.
Pour votre 8h35, une très grande âpreté ne signifie pas forcément disparition de la douceur, ni d’une dimension paradoxalement ingénue – parfois elles marchent au contraire main dans la main. Le film le plus significatif pour moi là-dessus, celui dont je me sens le plus proche est sans conteste « Paulina » (2015) de l’Argentin Santiago Mitre
Cf.chronique RdC de l’époque
http://larepubliqueducinema.com/paulina-viva-la-vida-preuve-par-labsurde/

J.D dit: 15 novembre 2016 à 13 h 05 min

La journée de la jupe: Isabelle Adjani était devenue très grosse Annelise !
Sûrement les médicaments? Elle était au creux de la vague ,oubliée à cause des diktats .le film de Jean-Paul Lilienfeld en ne cachant rien des difficultés dans la banlieue lui a redonné une grande place dans le cœur des cinéphiles habitués à la séduisante jeune fille de l’été meurtrier .
Ce fut moment émouvant, portée forte .;il y avait aussi Jacky Berroyer dans le casting.
Après L.Cantet?
J’aurais dit avant.pas grave.

Jibé dit: 15 novembre 2016 à 14 h 03 min

Je n’ai jamais vu le Cantet/Bégaudeau palmé et « La journée de la jupe », ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, hormis la curiosité de revoir Adjani, passablementt bouffie. Pas sûr que WGG éprouve une quelconque empathie pour les zozos de celui-ci ? Le papier d’Annelise, singulièrement lyrique, où elle nous dit en somme que le film est génial malgré la connerie de son réalisateur, vaut surtout par ses confidences. Elle en a trop dit ou pas assez, notre belle andalouse !

Luis Tou dit: 15 novembre 2016 à 14 h 03 min

Ah oui ! Ah oui là je dis oui ! Bravo. Et ça s’adresse autant à l’immense Jibé, notre maître à tous, qu’à Annelise, impératrice du septième art. Je vous embrasse tous les deux sur la bouche.

Gilles dit: 15 novembre 2016 à 14 h 22 min

Lilenfeld,beau film .Adjani venait en manteau pour ne pas trop se montrer.Le film dénonçait l’esprit de machisme ,la brutalité macho dans les cites…D’accord avec vous AL, pour coexistence des deux.Si O.Bobinet choisit de ne montrer qu’1 côté il a le droit ,mais je trouve aussi les propos rapportés sur son blog limite limite .Très révolté en pull cachemire .Le billet grâce à vous donne envie mais je crains le « tour » chez les petits gars de la banlieue ,genre vu au travers de la goche caviar avec pain au chocolat à 15 centimes et droite qui va au prisunic.

Gilles dit: 15 novembre 2016 à 14 h 35 min

Jibé dit « Annelise nous dit que le film est genial malgré la connerie du cinéaste » Sans vouloir t’offenser ,drole de résumé succinct genre bazooka .je ne l’ai absolument pas entendu comme ça .Et le billet n’est pas du tout lyrique .Alors pas du tout du tout .d’une violence incroyable ,et doux avec ça ; interrogateur avec humanisme .Pas du sang froid ,je ne sais pas le dire.Un truc d’A-lise ,quoi. ..

Annelise dit: 15 novembre 2016 à 14 h 35 min

J.D 13h05 Palme cannoise pour Laurent Cantet en 2008, Isabelle Adjani César de la meilleure actrice chez Jean-Paul Lilienfeld en 2009 (Jackie Berroyer méritant d’être cité, c’est vrai)
Jibé 14h03 irez-vous en revanche voir le jeune Régis à la Fourrure?

de par le fait dit: 15 novembre 2016 à 14 h 38 min

« la goche caviar avec pain au chocolat à 15 centimes et droite qui va au prisunic. »

vous préférez la truite du pq

Paul L. dit: 15 novembre 2016 à 14 h 57 min

Jibé… Jibé… n’est-ce pas celui qui, sous le pseudo d’Attila, faisait de la propagande pour l’UMP et Pécresse en particulier ?

Sylvain dit: 15 novembre 2016 à 16 h 54 min

Paul L:on s’en fout de Pecresse!!

J’aime bien lire JB même si pas d’accord.

Cantet a ouvert la mode des films sur l’école..

Laura Delair dit: 15 novembre 2016 à 18 h 07 min

« On n’a pas besoin de films », écrit le sémillant JC…. surtout quand on ne va pas au cinéma, dugland

Jibé dit: 15 novembre 2016 à 18 h 58 min

Heu?Adjani pourquoi surtout les siens?

Parce que c’est une conne, qui a foutue elle-même sa carrière en l’air, sylvain. Capricieuse, chiante, hystérique. Il a fallu près de dix ans à Patrice Chéreau pour monter la Reine Margot. C’était la plus grande, et elle s’est fait damé le pion par Isabelle Huppert, plus intelligente. Quitte à vouloir jouer les stars, ce qu’elle était, en quelques films inoubliables, elle aurait dû se retirer en beauté comme Garbo. Ou alors se plier un peu plus aux desiderata de grands metteurs en scènes choisis. Elle avait encore de beaux rôles à tourner. Tant pis pour elle et dommage pour nous…

ami sincère dit: 15 novembre 2016 à 18 h 59 min

JC….. dit: 15 novembre 2016 à 17 h 17 min
« Eh, les glands ! »

ta g…e le brêle ! va plutôt distraire la schnoque biturée de la rdl

Annelise dit: 15 novembre 2016 à 19 h 31 min

Alley, votre à-propos, façon de jongler entre le titre mitchumien « Love & Hate » et votre rapprochement avec Leonard Cohen « she came riding through the (Daniel) dark » à 19h15 vient de m’épater, moi qui ne suis d’accord ni avec l’hystérie pour seule caractéristique d’Adjani ni – à moi, apportez-moi des sels ! – pour la « prétention » de Huppert.
Film sur l’enseignement, j’aurais pu citer aussi le beau film de Mia Hansen-Love, « L’Avenir », où Isabelle H rayonne d’intelligence, de fragilité, aussi… merveilleux portrait de femme prof

MANGANO dit: 15 novembre 2016 à 20 h 06 min

Annelise Roux est une femme tres dangereuse :elle est belle , d une intelligence renversante,drôle,tendre parfois et ELLE DONNE SUPER ENVIE de cinéma!!
Mme Bredin devrait lui dire merci merci merci.

Emmanuel dit: 15 novembre 2016 à 22 h 14 min

J’aime bien quand vous dezinguez ,Annelise.Je ne vous ai jamais vu le faire à l’aveuglette pour l’instant.Pour ce que je puisse juger ,jamais prisonnière d’une idéologie .
Vos critiques sont très étonnantes pour ça .
On vous connait mieux ,du moins à ce qu’on croit ,et vous continuez d’avoir comme un mystère compact.C’est très beau la scène que vous racontez sur les gamines prostituées.Qui oserait le faire comme ça ? Vous ne jugez pas .Vous n’êtes pas complaisante .Il y a un espèce d’énigme que j’aime beaucoup chez vous.;et vous aurez beau confesser certaines choses ,ça reste comme ça .Le film,ma tête a couper qu’il va faire un buzz pas possible .vous savez pourquoi?Les gens VEULENT voir ça.Ca leur fait du bien ,ça les deculpabilise .Ils n’en demandent pas plus ;tout ce qu’ils veulent c’est qu’on leur dise « ça va aller « ,sans avoir trop à en faire .et le cinéaste ,Olivier babinet ,en plus il est sûrement sincère avec son itw stylée « rebel ».
Persuadé je suis sur qu’il est de du coté de ces gosses ..très peu vont comprendre ce que vous voulez dire, ALi; j’en ai peur .Pour moi c’est clair ,je m’étais marré quand Serge Daney au moment du Grand bleu avait été le seul a écrire que le film de Besson « était une apologie du suicide « .shocking! vous ,vous auriez vu ça aussi ,j’en mettrais ma main feu .;le film sur les gamins de seine St Denis est sûrement un bon boulot docu affectif ,mais ça sent le toc ,aussi .je suis allé sur le blog du real lire ,quand on a un minimum de clairvoyance on se dit que la ficelle est vraiment grosse ,et c’est toute la différence entre des gens comme ca et un Jean Eustache .Vous avez de la trempe .c’est Helga qui avait écrit que vous ne disiez jamais de ne PAS y aller .Elle a raison.Ce style de film ,si je ne lisais pas le billet ,j’y serai allé en bon consommateur ,pof pof et puis plus rien…
Vous rendez tout plus intelligent . »Paulina « ,j’étais allé grace à vous .Nouveaux Sauvages aussi .Souvenirs pas près de s’évanouir .

Widergänger dit: 15 novembre 2016 à 22 h 49 min

Oui, en effet, Annelise, je me retrouve dns ce que vous dites à la fin de votre beau et sympathique papier.

Beaucoup trop de clichés qui gâchent notre vision du réel. Ce réel-là est très complexe. Toujours difficile de l’appréhender. Un simple film c’est peut-être trop court. Il y faudrait un roman. J’ai bien envie d’en écrire un parce que j’ai la matière depuis le temps. Et ce serait loin d’être tout feu tout flamme, le bonheur de la transmission et tout le tralala. Au quotidien, on est loin du compte, plus proche de la déprime que de l’exaltation.

Le culte de l’enfant roi d’un côté et de l’autre le mépris des profs et de leur savoir, et on a une école en ruines avec quelque 120 élèves qui ne maîtrisent pas plus de trois ou quatre règles simples d’orthographe sur les vingt qu’on leur propose avec la bénédiction du système. Après, on s’étonne que Michel Zink lance un signal d’alarme dans Le Figaro pour dire que le français fout le camp et risque de devneir une langue morte.

La situation est en vérité très grave. Et les vocations se font de plus en plus rares. L’enseignement n’attire plus désormais que les peureux, les plus mauvais de chaque discipline qui cherche refuge dans la fonction publique par peur du chômage. C’est peut-être un point de vue un peu excessif, mais il y a grandement de ça par exemple chez les profs de maths. Un collègue, il y a deux ou trois ans, jeune agrégé de maths mais déjà avant ingénieur, n’a pas supporté une semaine d’enseigner en 6ème. Il a démission au bout de sa semaine et est retourné comme ingénieur se chercher du boulot. Un autre, ingénieur informaticien, qui gaganait bien mieux sa vie que dans la fonction publique comme prof de maths, y est resté parce qu’il avait plus de temps libre pour élever ses enfants. Ces choix de vie ne sont pas du tout dictés par la passion de la transmission même si elle peut aussi exister (heureusement !) de temps en temps. Mais ce sont surtout les contraintes sociales et la peur des gamins en folie qui deviennent ingérables de plus en plus facilement avec des parents souvent pas mal amochés eux-mêmes par la vie. Parfois, quand on voit les parents, on se dit que le gosse s’en tire finalement pas si mal que ça…(alors qu’il est en classe insupportable et nous pourrit littéralement la classe).

Widergänger dit: 15 novembre 2016 à 23 h 27 min

Ni empathie ni antipathie. Vu de l’extérieur, tout ça a l’air bien sympa. Mais quand on est dans l’arène seul avec pareils élèves, on rigole beaucoup moins.

Il y a près de trente ans, j’enseignais dans un lycée d’Aubervilliers, celui qu’on voit dans un film de Rohmer où l’héroïne est prof de philo (je crois que c’est Conte de printemps, film que j’apprécie beaucoup d’ailleurs). Les élèves n’étaient pas comme aujourd’hui, comme dans ce film docufiction. Aujourd’hui, on a l’impression d’être d’emblée dans le Bronx. On voit à quel point les choses ont pu changer en moins de trente ans. Je me souviens que je faisais un cours d’explication de texte sur un passage d’un cœur simple, de notre dieu à tous, Flaubert. Et ça marchait rudement bien, le dialogue avec la classe fonctionnait à plaisir pour construire le cours et au final puisque c’est quand même ça le but, le sens du texte. Alors à un moment, l’un d’eux, sans doute un peu plus futé que les autres me lance : Mais alors m’sieur, quand on lit un roman comme ça pour son plaisir, on ne comprend au final pas plus de dix pour cent du texte ! Il avait tout compris, celui-là. Et j’étais pas peu fier de moi alors débutant dans la profession, d’avoir suscité pareille interrogation dans la tête d’un gamin de Seconde. Il était sauvé, celui-là. Mais pour un de sauvé, combien en perdition…

alley car dit: 15 novembre 2016 à 23 h 38 min

(Yeah
All right
Sing it up, west coast
Too much!)

I’m just sitting in my chair when a voice comes on the air
Says « Why don’t you try it? You’ll feel all right! »
« Got some great new brand of smokes, cool your head and clear your throat
« Keeps you young, yeah, so in touch. »

Cheap advertising, you’re lying
Never gonna get me what I want
I said, smooth talking, brain washing
Ain’t never gonna get me what I need

« Our new soap that’s peachy keen saves your soul and keeps you clean
« It’s recommended, used by the Queen
« Gonna improve your IQ, help in everything you do
« It’s economic, don’t cost too much. »

Said advertising, you’re lying
Never gonna give me what I want
I said, smooth talking, brain washing
Ain’t never gonna get me what I need

(I said take it
Come on
Soul man
Let’s shoot the professor!
Alright!)

I’m just sitting in my chair when a voice comes on the air
Says « Why don’t you try it? You’ll feel all right! »
« It’s a great new brand of smokes
« Cool your head and clears your throat
« Keeps you young and so in touch. »

Said advertising, you’re lying
You’re never gonna give me what I want
I said smooth talking, brain washing
You’re never gonna get me what I need

(What do I care?
Yeah! Hey man
Where’s the professor?
We need him now!
Gonna tell you ’bout them
Yeah we take it all the way ’round the world
For that west coast feel
Yeah man
Yeah everything, let it out
It’s not what you love
Look out on the radio
All right
Yeah
Yeah…)

Widergänger dit: 15 novembre 2016 à 23 h 51 min

Je donne des cours de philo à une jeune fille de Terminale, élève à J. Decour. Elle me raconte un peu le climat de la classe, le chahut, bavardage et autre qui font au total que tout le monde s’énerve très facilement. Leur prof de philo, qui commence apapremment sérieusement à fatiguer du grand cirque habituel leur dit qu’ils sont bêtes, qu’ils ne comprennent rien à rien. Bref, la catastrophe ! La pauvre prof use son temps et sa voix comme une scie à couper la branche sur laquelle elle n’arrive plus à s’asseoir.

La fille en question me présente un texte de Descartes qu’elle a étudié avec sa prof en classe, un texte très court de quelque 17 lignes. Elle n’y a pas compris grand chose. Je commence donc avec elle à le décortiquer et à le commenter pour en expliquer les tenants et aboutissants, et la fille est émerveillée parce qu’enfin elle comprend ce qui est écrit dans cet extrait du Discours de la méthode, qui est si bien écrit, avec un art consommé si admirable que quasiment chaque mot mérite un commentaire. « Mais notre prof ne nous a pas expliqué tout ça », me dit cette élève. C’est sans doute plutôt qu’avec le déni du savoir dans la classe, le déni de la philo, le déni du prof, le déni de tout et de n’importe quoi et le déni de la prof excédée par le déni des élèves…, elle n’a pas trouvé le moyen de faire son métier. Moi, en petit cours privé, j’y arrive et c’est vraiment très plaisant parce qu’on voit concrètement les choses s’éclairer et le visage de fille s’éclaircir du bonheur d’avoir compris. Et elle ne s’en sort pas si mal en philo. Elle a eu 8/20 à son explication du texte de Kant Qu’est-ce que les Lumières ? On avait déblayé le terrain au préalable ensemble sur le siècle des Lumières et elle est arrivée la troisième ou quatrième de sa classe avec 8/20 à J. Decour. Oui, voilà où en est le système scolaire à peu près en France. Pour commenter les 17 lignes de Descartes, il nous a quand même fallu une heure et demi tellement il y a à dire et à faire découvrir et à faire comprendre dans un jeune cerveau d’une fille de Terminale. C’est fort triste en tout cas que les profs n’arrivent plus à faire leur boulot dans leur classe et que le temple du savoir soit remplacé par une ruche bourdonnante et échevelée où pas le moindre concept n’arrive à se faire entendre…

Roro dit: 16 novembre 2016 à 10 h 17 min

19 h 31 min

est-ce ce à cause des rôles qu’elle a? Isa H donne l’impression de dire admirez comme je suis intelligente

christiane dit: 16 novembre 2016 à 10 h 19 min

Bonjour Annelise,
lu votre réponse, lu votre billet sur ce film qui m’avait échappée (Une sorte de Soeur Emmanuelle laïque…;), lu les interventions de W..
Je crois que c’est dans ce croisement que je situe mes réflexions.
Ce film « Swagger » d’O.Babinet me parait être à l’E.N. ce que Rabbi Jacob est au judaïsme. Plaisant, plein d’humour mais dans le fond ? un cache-mi^ère sur la vie éreintante des profs à Aulnay, Stains, La Courneuve ou ailleurs dans ce département où sorti de l’école primaire tout se gâte. Beaucoup de mes anciens élèves ont mal grandi, abandonnant le collège dès la fin de la scolarité obligatoire pour rejoindre les « bandes des cités » et leur commerce parallèle. Les jeunes ,studieux, devaient s’accrocher entre absences de profs non remplacés, profs présents mais souvent découragés, et les tentations (drogues, délinquance…). Certains ont pu poursuivre leurs études, peu… d’autres sont entrés dans la vie active (petits salaires de misère et horaires déments dans les fastfoods, les supermarchés, les entreprises de nettoyage, d’aide à la personne…). Pour ceux qui ont réussi leurs études, peu d’embauche à la sortie !
La banlieue, c’est une nasse pour les jeunes. Difficile d’en sortir… un lieu redouté pour les profs… Ce que dit W. est totalement décourageant. Ne reste-t-il que les cours particuliers, onéreux, pour ceux qui veulent progresser ?
Je crois que je n’irai pas voir ce film aussi plaisant soient ces portraits d’ados car il ment. La banlieue que j’ai quittée récemment, longea

christiane dit: 16 novembre 2016 à 10 h 22 min

Plongeait dans le commerce de la drogue (plaque tournante pour Paris, proche, le chômage, les expulsions…
Mais j’aime, dans votre billet, les souvenirs âpres et doux qui reviennent et cette écriture sans concession qui renvoie dans les cordes celui qui méritait de l’être.

Annelise dit: 16 novembre 2016 à 10 h 25 min

Widerganger 22h49, 23h27 et 23h51 ( depuis un mini écran de téléphone dans un hall d’aéroport), je trouve cela tout à fait conforme à ce que j’en entends et ce que j’en constate. Quelque chose d’inquiétant, oui, et de poignant. L’idiomatisme de chaque situation, bien sûr.., encore des profs dieu merci qui se battent et qui y croient,qui se battent, surtout, mais globalement votre constat est juste. Et pour un ou deux élèves auxquels sera donné le goût d’Un cœur simple ou d’une réflexion philosophique solidement batie, combien de casse-tête quotidien, de découragements profonds de la part du corps enseignant? J’en parlais hier avec une amie universitaire qui dirige une revue, qui longtemps a enseigné. Elle me disait amèrement, « aujourd’hui l’école me parait pourrie, atteinte dans ses fondements mêmes ». La disproportion entre ce qui est donné et la difficulté dans la simple réception, la simple possibilité concrète de dispenser le savoir( chahut, violence verbale, absence de considération, bras de fer avec des parents démissionnaires qui espèrent pouvoir décharger là une part de leurs poids etc) est devenue trop forte. Alors oui les enseignants craquent, renoncent ou tiennent la filière comme un dernier choix parfois. Quelle faillite là-dessus… On entend aussi ca un peu chez les medecins generalistes… plus tellement de flammes, des etudiants qui ne veulent plus soigner en se devouant mais calculent quelle specialité va leur permettre de s’acheter le plus vite une Cayenne tout en allant au club de sport à 18h30 tapantes
.Heureusement tous les profs ne sont pas atteints par cette morosité forcée, mais on retrouve ce discours chez un grand nombre, de sorte que le serpend se mord la queue : la démobilisation fouette d’autant les raisons qui l’ont fait naître, les éleves encore moins respectueux d’un corps enseignant perçu comme las, désinvesti… Cercle vicieux qui part de loin, complexe à briser. Le moyen de sortir de tout ça par le haut reste à inventer. Le film de Santiago Mitre, sur le terrain fictionnel, à ce titre développait des pistes passionnantes peu applicables, sinon en retirant de « Paulina » ce que cela dit symboliquement sur le respect, l’engagement… Ce serait une erreur de déduire que j’ai voulu étriller Olivier Babinet ou le taxer d’avoir dit « des conneries ». Je ne dis pas ca. Son film est bourré de charme mais le discours attenant, symptomatique.C’est la maniere de presenter le soubassement éthique de son boulot que j’ai jugee agaçane, assez irresponsable ou maladroite ou (ce qui me navrerait le plus)au contraire tres habile? BàV, navrée si c’est bourré de fautes je ne peux ni corriger ni relire

christiane dit: 16 novembre 2016 à 10 h 26 min

Désolée pour les coquilles et l’accord malheureux qui m’a… échappé, le commentaire a fui, ma main appuyant par mégarde sur une touche (?) en bas du clavier, avant que je ne puisse le relire. C’est du brut !

Annelise dit: 16 novembre 2016 à 10 h 37 min

La longue dédicace pleine de révérence de Philip Roth à son professeur était merveilleuse. Et un prof comme Etienne Klein est adoré par ses étudiants – mais les centraliens peuvent goûter le décalage d’une bague rock, tandis que des collégiens dissipés et peu perméables auront plus de mal à être appâtés par Flaubert… Le problème est fondamentalement différent

JC..... dit: 16 novembre 2016 à 10 h 59 min

Votre côté intelligent est ravissant, Annelise, mais avec ce film vous touchez à la niaiserie collabo, car ce film est certainement une merbe d’égocentrique, sur un sujet fondamental : la liberté acquise par le savoir.

Vous devriez hurler, Annelise, HURLER ! et c’est nous qui hurlons devant tant de pourriture, de courbettes, de rond de jambes savants !…. tant d’intelligence, tant de mise en scène, pour rien ! Triste….

Annelise dit: 16 novembre 2016 à 11 h 24 min

Mais oui JC 10h59, mon avion va décoller. L’hôtesse me regarde sévèrement je suis sommée d’éteindre mon téléphone mais j’emporte en mon cœur vos toujours si saines, positives et bienveillantes injonctions..
Idiotisme bien sur( au-dessus) et non idiomatisme.

bonne education dit: 16 novembre 2016 à 13 h 24 min

« toujours si saines, positives et bienveillantes injonctions.. »

le plus drôle c’est que le satyre de pq aux chevres est fier de sa perversité et de son imbécilité crasse! il se croit « au-dessus  » !!

Gilles dit: 16 novembre 2016 à 17 h 19 min

Très bel échange de haut niveau .Anne-lise vous avez sans doute raison de déposer ainsi le moteur en deux temps .Très intelligent ! Soeur Emmanuelle laïque ?
Allons , Cricri…On va tous aller faire chiffoniers au Caire !
Wgg super temoignage .vous portez de drôles de trucs dans l’EN.Les élèves sont bien inspirés de vous avoir comme prof .
Votre diatribe sur Tareck oubrou par contre la dernière fois ?Perplexe . Dans le sud- ouest ( journal) d’aujourd’hui : »une survivante de l’holocauste, Mme Elizabeth Sentuc invitée à la mosquée par Tareck oubrou et le crif et licra « ?
Difficile de se prononcer ,du coup .

Widergänger dit: 16 novembre 2016 à 17 h 19 min

Annelise 10h25
Je crois que tout le monde a bien compris votre point de vue nuancé sur le film.

Je crois effectivement les fondements du système scolaire actuel sont complètement pourris. Et je crains que ce ne soient pas seulement vrai pour l’école mais tout le reste de la société. C’est la France qui est vraiment très malade: école, justice, hôpital, etc.

Même si aux prochaines élections, ce n’est pas Marine Le Pen qui passe, il y a lieu tout de même d’être extrêmement inquiet pour l’avenir de la France. Je finis par me demander si ce n’est pas Houellebecq qui a raison pour 2022 quand on voit des Tareq Oubrou dans les pattes du gouvernement et de Juppé qui risque fort de devenir président de la République, ou même avant parce que la France risque de devenir ingouvernable avant 2022.

Widergänger dit: 16 novembre 2016 à 17 h 27 min

Mais si, Gilles ! Que représente le Crif ? Pas grand chose sinon lui-même…! La communauté juive dépasse de très loin le Crif qui s’est accaparé une légitimité qui ne correspond à rien de réel. La discussion à ce sujet allait bon train sur des sites juif comme JForum il y a quelques mois. Et les juifs qui votaient pour le sondage disaient bien que le Crif ne représente rien en fait. Mais il est écouté par le pouvoir, comme Tareq Oubrou qui est un hypocrite très dangereux. Ce sont ces magouilles-là (Juppé, Oubrou, le Crif, etc.) dans notre dos qui risquent fort de nous envoyer dans le mur soit en 2017 soit en 2022.
Soyez au moins vigilant, mon cher Gilles. N’oubliez jamais ce qu’est la Takkiya.

Jacques Chesnel dit: 16 novembre 2016 à 17 h 45 min

dans la liste de 100 films préférés de Télérama, « Citizen Kane » est classé 58ème et il n’ya aucun film de Resnais… comment croire encore à ces rigolos ou c’est de la petite provocation

Jibé dit: 16 novembre 2016 à 19 h 47 min

Que dire d’Iris de Jalil Lespert, Annelise ?
C’est beau comme un sac Vuitton ou des escarpins de chez Louboutin.
Un bel objet de qualité française d’exportation.
Savoir faire, métier, luxe et beauté, mais je ne peux m’empêcher de trouver tout cela toc et tarte à souhait !
Le scénario tricote gentiment une intrigue matinée de suspense noir, de psychologie perverse et d’un érotisme sado masochiste convenu.
Selon les goûts, on y appréciera la plastique irréprochable de Charlotte Le Bon ou le torse musculeux et tatoué de Jalil Lespert et les fesses photogéniques de Romain Duris…

christiane dit: 16 novembre 2016 à 20 h 15 min

Gilles, mais elle avait aussi installé une école !
Annelise, connaissez-vous le livre de Ceija Stojka, écrivain, poète et peintre rom, sur ses quatre mois passés au camp de concentration de Bergen-Belsen, jusqu’à la libération de celui-ci, le 15 avril 1945 ? « Le rêve que je vis » (éd. Isabelle Sauvage) (traduit pour la première fois en français). Comment, la petite fille de 11 ans qu’elle était alors, a-t-elle pu garder sa capacité d’enchantement ? Protégée par sa mère, elle survit. Après la déportation il y aura le retour à Vienne, les retrouvailles avec les autres membres de la famille, l’indifférence, sinon l’hostilité, des Gagjé, (non-Roms), et la difficulté de retrouver une vie décente.
C’est très beau…

Phil dit: 16 novembre 2016 à 20 h 33 min

Lespert a plu à Bergé, ainsi va le monde d’un certain cinéma (remarque qui n’a rien à voir avec la chronique du jour)

Paul Edel dit: 16 novembre 2016 à 21 h 10 min

jacques Chesnel, bien d’accord avec vous sur Citizen kane .la mort de Pierre Billard,grand critique et fondateur de ciné clubs avec lequel j’ai travaillé 15 ans, m’affecte beaucoup.

Phil dit: 16 novembre 2016 à 21 h 27 min

ces classements n’ont pas grand intérêt sinon de nous faire vaguement réviser, comme à l’école. Le cinéma est fait de découvertes qui se plaisent à ravir la première place dans nos mémoires. Cette année j’aurais mis en tête « White heat » de Walsh qui probablement n’apparait pas dans les télérama. où peut-on lire les critiques de films de Pierre Billard ?

Paul Edel dit: 16 novembre 2016 à 22 h 02 min

Phil, il existe en collection poche flammarion
L’AGE CLASSIQUE DU CINEMA FRANCAIS. Du cinéma parlant à la Nouvelle Vague (1928 – 1959) disponible sur amazon il a écrit aussi un excellent Louis Malle.

JC..... dit: 17 novembre 2016 à 4 h 46 min

« LA CHRONIQUE D’ÉRIC NEUHOFF - D’un côté, Iris, faux thriller érotico-policier de et avec Jalil Lespert. De l’autre, Planétarium, un soi-disant drame qui fait voyager deux femmes médiums au pays des sentiments. Une double déception. » (Le Figaro)

Bling bling semble être le style en vigueur du côté des créateurs d’images comme du côté des consommateurs de niaiseries …

Annelise dit: 17 novembre 2016 à 12 h 38 min

Sylvain je n’ai pas vu la liste. J’aime bcp le Resnais cité par Jacques Ch. Le Raoul Walsh de Phil est extra, avec un tueur qui voit rouge dès qu’on touche à un cheveu de la tête de sa mère. Léger coq à l’âne, brièvement vu en twit sur RdL que le biopic sur Capote au moment de De Sang froid était passé à la télé hier. Pas pu le regarder ms Philip Hoffman Seymour était proprement extraordinaire, ds presque ts les rôles où j’ai pu le voir – depuis Magnolia, en passant par celui-ci où on voit Scout & Dill en pleine genèse du procès des deux assassins & de l’oiseau moqueur… magnifique personnage de Nelle(Harper Lee)..J’avais découvert le bouquin après qu’une de mes amies, très chère et âgée, maintenant, avait permis sa parution en France. Son mari un des premiers à avoir écrit sur LH. Les deux livres ont été de grands chocs pour moi chacun ds son genre, et Ph.HS en Truman Capote tjs un peu susurrant, tjs un peu mondain et langue de vipère,ms qui assiste à la pendaison et n’écrira en quelque sorte plus jamais ensuite est confondant

Jodi dit: 17 novembre 2016 à 13 h 22 min

@chesnelPhil et Edel J’en déduis que le classement ne précisait pas dans quel laps?
Pas par provocation : il faut bien renouveler le stock de chef d’œuvre de manière générationelle .
Sinon Citizen ,l’oubli est une crétinerie .Et ça va faire froid dans le dos ,à coup de Jalil repéré par Bergé ou Johansson dans Lucy ,, si on retrouve dans 20 ans avec des films de Besson en tête de classement .
Walsh,Phil ? »l’enfer est à lui « ,Cagney/Mayo immense ..,la maman intouchable ou Cody pète un boulon mais c’était 1950.
Plus récemment:foxcatcher ?(Benett miller ).J’avais lu la critique ici (ou Anne-lise l’avait donnée au fil des com.)
Carrel grandiose.

Sylvain dit: 17 novembre 2016 à 16 h 34 min

Lambert Wilson a un bel organe.

C’était quoi, ce feat avec Céline Dion « i m alive »? Un fake?

Il apparait en lamé kitch sous des tentures trés 3eme Reich.

papi zinzin dit: 17 novembre 2016 à 17 h 42 min

Méditerranée : 3 200 personnes secourues en cinq jours(lemonde): trop fort et modeste ce jc et en plus il les loge

hadrian dit: 17 novembre 2016 à 17 h 49 min

Jibé
le tournage a pas dû être triste, comme on dit!!
(un cauchemard en rdl, la réapparition de la sorcière sous médocs qui s’amusait à allumer tous les mecs ! la tronche qu’ils doivent tirer !!)

Gilou dit: 17 novembre 2016 à 17 h 53 min

Vouii.Babinet ,pas désagréable?c’est touchant Annelise comme en fait vous l’avez défendu en indiquant le meilleur de lui .Enfin comme partout ça sent le dégraissage « correct »
Une pincée de positivons ,pas trop compliqué et « ça le, fait »?
L’interview sur son site est à baffer.Ses personnages valent mieux que le film en lui-même .On a le sentiment malgré tout que le cinéma français est devenu une école de nantis .La liste Telerama alors ? Beuh ils ont quand même mis La maman et la putain .Eustache le pessacais (même région que vous A-li)

Jacques Chesnel dit: 17 novembre 2016 à 18 h 04 min

Y a-t-il quelques avis sur « The Young Pope », la série télévisée de Paolo Sorrentino ? moi j’aime assez ce culot, sujet et manière de le traiter, et puis Jude Law…

Jibé dit: 18 novembre 2016 à 8 h 58 min

En entomologiste esthète, Olivier Babinet nous donne à voir dans « Swagger » quelques rares spécimens choisis en direct live dans l’un de nos terriers banlieusards. C’est plus un film sur les ghettos contemporains que sur l’éducation nationale, qui apparait là comme un dernier rempart de résistance, un refuge, dans le chaos ambiant généralisé. Les autres jeunes spécimens sortis du système et entraperçus en arrière plan du film ont, pour leur part, déjà sombré irrémédiablement dans la petite délinquance. Filmés en plans fixes dans une salle de classe ou traqués jusqu’au fin fond de l’immense taupinière hachélémique d’Aulnay-sous-Bois par une caméra drone, ces jeunes gens et jeunes filles, encore estomaqués d’être Français, quoique n’ayant pratiquement jamais rencontré de Français de souche, ont tous en commun une immense tristesse, quelques pauvres rêves de pacotille et pas mal de désillusions. Tristesse qui envahit le spectateur qui se demande comment on en est arrivé là !

JC..... dit: 18 novembre 2016 à 9 h 07 min

JiBé,
On en est arrivé là par l’absence d’autorité dans EN, et au dehors. On en est arrivé là par l’éloge humaniste fait à la « différence » de crétins multicultis planqués dans leurs beaux quartiers. On en est arrivé là parce que l’on a cru que notre ronflant slogan « Liberté Egalité Fraternité » avait un sens… alors qu’il n’en a aucun pour d’autres tribus que la nôtre ! Vive la diversité !….

Roro dit: 18 novembre 2016 à 9 h 22 min

le pauvre jc ne sait plus où donner de la tête entre les milliers de migrants qu’il sauve et accueille et son devoir de propagandiste naze zélé

Jibé dit: 18 novembre 2016 à 9 h 24 min

Je ne m’explique pas comment Annelise à pu prendre un « pur plaisir à regarder défiler ces gosses de banlieue » ?
Moi, j’ai été submergé par une immense tristesse !

JC..... dit: 18 novembre 2016 à 9 h 35 min

JiBé,
On peut trouver dans cette horreur éducative, cet échec programmé conduisant à la délinquance , cette adoration du côté charmant de ces sauvages de banlieues en exhibition minable, un aspect festif, joyeux, exemplaire : il suffit d’être niais ou niaise…

Si c’étaient ses enfants, le discours eut été amendé par le bon sens !

Mansûr, frère de Jaâlwha dit: 18 novembre 2016 à 9 h 51 min

Ce commentaire est l’œuvre d’un rachitique du bulbe :

JC….. dit: 18 novembre 2016 à 9 h 35 min

Jibé dit: 18 novembre 2016 à 9 h 53 min

« Si c’étaient ses enfants »

Impossible, JC, tous les Français de souche, plus ou moins récente, ont déserté ce ghetto, livré tout entier à ses propres lois, qui ne sont déjà plus les nôtres !
Seul rayon lumineux du film, la mignonne petite musulmane, religieusement tolérante, qui déteste Mickey et les poupées barbies, et rêve de devenir architecte pour bâtir des cabanes !

Jibé dit: 18 novembre 2016 à 9 h 59 min

Quand on voit ce film, on se dit que Bernard Tapi, qui fut un temps super ministre de la ville, selon la volonté de François Mitterrand, devrait être jugé, avec quelques autres après lui, par un tribunal international pour incompétence et mensonges caractérisés contre l’humanité !

JC..... dit: 18 novembre 2016 à 10 h 03 min

On devrait juger Babinet et Roux pour collaboration au décervelage des masses enfantines, et pour coloriage cinématographique d’étrons de banlieues, encore chauds.

Jibé dit: 18 novembre 2016 à 10 h 06 min

Babinet nous donne à voir, sans misérabilisme, ainsi que le note Annelise, ce que l’on ne veut pas voir, JC. Salutaire, malgré qu’il soit déjà trop tard !

boudegras dit: 18 novembre 2016 à 11 h 31 min

Comme l’andouille haineuse de JC s’est fait virer de chez Passou, le voilà qui va venir ici déposer ses ordures QUI N’ONT RIEN A VOIR AVEC LE CINEMA… vous voilà prévenue Annelise, allez-vous supporter cet être malfaisant encore longtemps ?

Jodi dit: 18 novembre 2016 à 12 h 51 min

Boudegras elle est assez grande non?Vous venez toujours dire du mal de l’autre ,et O posts ciné.
Jibé 9.53
apparemment Alise n’est pas née avec la petite cuillère vermeil au bec?
le billet est puissant..

Sylvain dit: 18 novembre 2016 à 12 h 54 min

« de pur plaisir »:immense tristesse pudique d’A-li manifeste dans ce billet;

délicatesse de l’énoncer comme ça,alors qu ‘elle est concernée.visible qu’elle les aime.

JB, cool ton 8:58.Vrai ,pour Pecresse?

Sylvain dit: 18 novembre 2016 à 13 h 45 min

JB a 13.03:on en apprend de belles mon joli…

Va je ne te hais point,a condition que tu arretes les bêtises aux présidentielles.

Avec les candidats qu’on a c pas gagné.

bernadette dit: 18 novembre 2016 à 13 h 58 min

« j’aurais choisi la première… »

une mère courage, forte et désintéressée, proche des gueux -qui salissent tout

en passant dit: 18 novembre 2016 à 14 h 01 min

« comment on en est arrivé là ! »

entre ceux qui n’ont rien fait pour améliorer la situation et l’immonde c.nn.rd qui a sucré les subventions et des postes …

Gilles dit: 18 novembre 2016 à 14 h 08 min

Annelise ,je vous mets en haut de la liste comme critique!J’adore votre prose souple qui entre partout en douceur;jamais dure alors que ça envoie.Vous êtes mariée sinon?

alley cat dit: 18 novembre 2016 à 14 h 29 min

extrait de la fiche wiwi (les pères de famille organisés ont de drôles de descendants):

Ce film a été tourné en 1932 par Jean Vigo dans le collège de Saint-Cloud où il passa lui-même une partie de sa scolarité. L’institution scolaire y apparaît répressive et fermée. Le film est jugé « antifrançais » et, sous la pression et la menace de représailles des Pères de famille organisés, il n’obtient son visa d’exploitation qu’en 1945, après la Libération. C’est le premier film français à avoir été interdit officiellement par la censure française.

Widergänger dit: 18 novembre 2016 à 14 h 37 min

C’est bien ça (ce que dit Jibé à juste titre sur sa tristesse) que je n’irai pas voir ce film. J’ai pas envie de me plomber ma journée. Ce que dit JC, je m’y reconnais aussi. Oui, la niaiserie délirante de notre époque, on y est tellement plongé chaque jour jusqu’au cou qu’on finit par ne plus la sentir. Moi, je la sens comme JC, et j’en souffre finalement énormément quand je réfléchis à la question. C’est une idée intéressante à retenir. L’école est devenue un « lieu de vie » au lieu de rester le temple du savoir ; je me souviens de mon admiration pour les scuptures dans les murs du lycée Chaptal quand je le découvris en 1970 : des figures géométriques, des calculs, des formules lapidaires de penseurs. Cette dénégation de l’école comme temple du savoir au profit d’un « lieu de vie » du lien social dans une société où il se déglingue, c’est ce qui a tué l’école, le savoir et a entraîné dans la foulée ce mépris populaire et démagogique pour ses représentants, les profs, et finalement pour le savoir lui-même. L’école est devenue à partir de là le lieu de la dépravation. De ça, il faut s’attendre au pire comme conséquence dans la société.

edmond dit: 18 novembre 2016 à 15 h 55 min

« la niaiserie délirante de notre époque »

avec des gens comme JC fiers de leur débilité, c’est pas étonnant

JC..... dit: 18 novembre 2016 à 17 h 21 min

Mais Bousedegrasse 11h31, je n’ai point été « viré » de chez l’honorable Passou : simplement, je n’ai rien lu de ce Javier Cercas et ce billet passoulinien m’est apparu décourageant, inintéressant, creux au possible.

Bonne soirée et toutes mes félicitations à vos parents pour leur réalisation infantile !

Phil dit: 18 novembre 2016 à 17 h 24 min

Bien vu Alleycar d’amener Vigo. Un « zéro de conduite » tout de même sous l’influence subliminale de son père rebelisé. ces histoires d’éducation honnie sont toujours des problèmes de famille.

radioscopie dit: 18 novembre 2016 à 17 h 34 min

Widergänger, qui ne connaît par coeur vos antiennes, vos constats et leur défaitisme maladif ? Si je ne m’abuse, vous êtes une acteur de cette école dont vous soulignez complaisamment la déliquescence. Que faites vous, à titre personnel, pour vous porter à son secours ? Ou bien restez-vous là, spectateur ravi dans la contemplation d’un naufrage qui en fond de compte vous fournit l’argument de vos élucubrations (idéologiques)? Comme d’habitude, votre peinture de l’école entre « temple du savoir » et « lieu de vie » est un barbouillage grossier qui ne cerne aucune réalité.

Eriksen dit: 18 novembre 2016 à 17 h 41 min

Desperalty seeking Swagger, je me suis fait un Tour de France. Pas sans rapport avec le billet, tant par le même sujet « diversité » que par la présence d’une collégienne sortie d’ « entre les murs ». Un exemple, donc de ce qui chemine ensuite quand les projecteurs s’éteignent. (En toute honnêteté il faut dire que c’est la nièce d’Anouk Grinberg et que çà lui était plus facile qu’à d’autres).

Road movie de la diversité entre Depardieu et Sadek le rappeur. Tous les clivages sont là, jeune/vieux, blanc/beur, chrétienté/islam, paris/province. Talentueux tous les deux, ils en viennent à la rencontre lors d’un tour de France des ports, sur les traces de Joseph Vernet en mission officielle de peinture par Louix XV. Improbable rencontre ?. Certes.
L’équilibre n’est pas très bien trouvé au début, car Serge est beaucoup plus « grave » que Maarouk dans son genre. Peut-être qu’un rappeur ne tient pas à trop écorner son image ? ou le metteur en scène a un message à faire passer ?. je ne sais, mais l’équilibre se reconstitue ensuite.
Le scénario est assis sur son petit nuage. On y rencontre un ange, Maude (Louise Grinberg), une écolo new âge, douce et sensible, en camping-car Wolskwagen… de quoi hypnotiser tous les baby-boomers et générer quelques infarctus.
Sauvagement pris à parti par la police de Marseille, les compères se rapprochent en prison sous la bienveillance de Baudelaire l’Albatros, dont Maarouk écrit sur le mur « le navire glissant sur ses gouffres amers ».
Les ou Ses ? je crois avoir vu « ses » alors que c’est « les ».
Je préfère « Ses »… des gouffres plus humains et un navire plus responsable de son amertume.
La France peut-être ?
Le film veut remettre les compteurs à 0, comme le dit Bilal (fils tismé et musulman de Serge). Le navire traverse un coup de tabac, mais c’est épidermique…. Chez Djainani, l’amertume semble superficielle. Inch Allah et que Dieu t’entende.
Entre deux albatros c’est parfois jouable, mais comment ça se passe entre deux moldus ?

jeune et poli dit: 18 novembre 2016 à 17 h 44 min

« je n’ai rien lu de ce Javier Cercas et ce billet passoulinien m’est apparu décourageant, inintéressant, creux au possible. »

Alors que d’habitude vous avez lu les auteurs dont parlent les billets

Widergänger dit: 18 novembre 2016 à 18 h 16 min

Faites donc une petite radioscopie et remplacez votre humeur aigrelette par des arguments sur le fond des choses. Vous parviendrez peut-être alors à nous convaincre. C’est trop facile de dénigrer par des affirmations gratuites. Et un peu bête, faut bien le dire.

radioscopie dit: 18 novembre 2016 à 18 h 34 min

Une fois de plus, Widergänger, vous bottez en touche et videz ce sac de jugements de valeur qui vous tient de cervelle. Vous ne savez que distribuer des bons (fort rarement) et surtout des mauvais points, comme au bon temps de l’école « temple du savoir ».

Eriksen dit: 18 novembre 2016 à 18 h 40 min

on dirait que le bambou de la RDL commence à envahir le jardin d’Eden de la République Du Congo. Annelise d’Arc au secours !

Phil dit: 18 novembre 2016 à 19 h 04 min

Finalement le bon cinéma semble tirer meilleur parti des jeunes gens grandis qui versent franchement dans la délinquence de leur époque. Bonny/Clyde a tout de même plus d’imaginaire que ces affreux kids de Clark. Pour la petite histoire, l’acteur principal de Kids, le consommateur virginal de la première scène, a dû être protégé après la présentation du film car certains pères de famille voulaient le rosser. tel film, telle « réac »tion.

papi zinzin dit: 18 novembre 2016 à 19 h 41 min

« l’acteur principal de Kids

vingt et un plus tard, il vient de voter trump »

il n’est jamais trop tard pour bien faire

Jibé dit: 18 novembre 2016 à 21 h 51 min

Pour oublier un peu la misère du monde, je suis allé voir « Polina, danser sa vie » de Valérie Müller et Angelin Preljocaj. L’histoire d’une gamine pauvre, dressée à la discipline de l’école du Bolchoï. Un peu comme un enfant de banlieue défavorisée, dont les parents se seraient saignés aux quatre veines pour qu’il fasse du latin et du grec, et aurait réussi à intégrer un grand lycée parisien. Quoiqu’il arrive par la suite, le gamin est armé pour la vie…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19565377&cfilm=234760.html

Phil dit: 18 novembre 2016 à 22 h 20 min

Aujourd’hui baroz, c’est le chinois qui vous arme pour la vie. Vous ne dites pas si cette histoire de danseuse vous a plu ?

Jibé dit: 18 novembre 2016 à 22 h 22 min

C’était l’antidote dont j’avais besoin, Phil. Le film n’est pas un chef-d’oeuvre et l’histoire est passablement convenue. Mais ça danse et plutôt bien…

JC..... dit: 19 novembre 2016 à 6 h 07 min

Eriksen dit: 18 novembre 2016 à 18 h 40 min
« on dirait que le bambou de la RDL commence à envahir le jardin d’Eden de la République Du Congo. Annelise d’Arc au secours ! »

Raciste ! Que ce chênophile soit blâmé pour sa bambouphobie !

JC..... dit: 19 novembre 2016 à 6 h 08 min

jeune et poli dit: 18 novembre 2016 à 17 h 44 min

Je vous propose un changement de pseudo : « jeune, poli, et crétin »

JC..... dit: 19 novembre 2016 à 6 h 13 min

Mon pauvre Radioscopie !
Si vous êtes incapable de comprendre qu’en quelques décennies l’Ecole est passée du statut « Temple du Savoir », à celui de « Garderie de Débiles »…

Et que grâce à la nullité de ces films de propaganda criminels, on en sera bientôt réduit à la brocarder : « Cave du Shoot »….

Watteau dit: 19 novembre 2016 à 12 h 19 min

@ericksen(=XLev?)Jc,le grand tort des posts du ci-devant c’est que le bougre reussirait à nous envoyer des ayatollahs castrés en plein jeûne au cinéma!
Vous n’avez pas honte mon garçon?
Depardiou j’y suis venu plus pour la » vallée de la mort »,la désespérance de l’obèse obsédé par Putin aux prises de parole tordue ,à flying pipi bottle & la Is.huppert qu’au moment des « valseuses ».allez comprendre.
Louise la nièce de Grinberg ,elle-même petite femme de Blier?Anouk G m’avait beaucoup troublé .Ces petites femmes à douceur et à fleur de peau sont les pires!Annelise Roux ,bon exemple: le pouvoir hypnotique de ses petits kilos d’essence inflammable.., »la nervosité d’une pouliche « disait Rose.ca secoue.
Votre tour de France en viendrait presque à faire envie .C’est nucera qui était incollable sur le vélo .On peut préférer Vialatte piéton?Ou faire comme Wiwi ,pédalier puis relais moteur électrique .Cop 21.

Eriksen dit: 19 novembre 2016 à 18 h 26 min

Je me souviens de Mon homme, de Bertrand Blier où elle interprétait une version prostituée de sœur Emmanuelle. très troublante en effet.
Beaucoup aimé aussi Valley of love, que vous rebaptisez de la mort non sans raison. Le fil rouge de la mort de son fils est souvent là ces derniers temps. Valley of Love, St Amour et ce tour de France, où c’est bien la reconstitution du lien avec son fils Bilal qui se joue par l’intermédiaire de Far’Hook.
(que j’ai étourdiment nommé Maarouk dans mon post).

Eriksen dit: 20 novembre 2016 à 18 h 37 min

“What hempen home-spuns have we swaggering here,
So near the cradle of the fairy queen?
What, a play toward! I’ll be an auditor;
An actor too, perhaps, if I see cause.”
(W Shakespeare, Puck dans Le songe d’une nuit d’été *

Olivier Babinet, Puck en résidence d’artiste dans un collège d’Aulnay — si loin si proche de la féérique capitale dont la tour Eiffel s’illumine la nuit –, distribue les minutes de gloire à qui veut bien s’investir. Aide-toi, Babinet t’aidera. Porteur d’enfants comme le roi des Aulnes, il fait son job de styliste pour que le cadre, la lumière et les sons se répondent, et forment un écrin accueillant et glossy. La lumière de Timo Salinen, (chef op de Kaurismaki), n’y est pas pour rien.
Le Swag, ils ne l’ont pas tous. On voit des maîtres, (Régis et Aaron), qui décapent le swag de sa panurgie, et des exclues, Assiatou et Mariyama, qui savent aussi bien jouer d’elles-mêmes, sans le swag.
Intériorité et artifice se mêlent en chacun pour qu’il accouche de son home-made-man**. Moins self-made qu’ils le croient, mais plus qu’on l’imaginait.
La diversité est ici celle des individus et non des communautés, bien qu’on y croise aussi leurs racismes et leurs clichés.
On rencontre Naïla, tête de fouine au regard décidée, Abou le grand black sensible, les sœurs Gonlé, Elvis, Aaron, Nazario, et un petit gars aux dents de travers, plein de tics, antithèse du swag, avec lequel on vit douloureusement le choix des équipes de foot, alors qu’il sait d’avance qu’il sera choisi en dernier par ses pairs.
Le documentaire Swagger, n’a pas grand-chose de fictionnel. L’absence totale de violence et de détestation affichée de la France est une omission énorme mais acceptable. On les a tellement vues. Même s’il n’en parle pas, Swagger n’a pas la prétention de les nier.
Et tant pis si Babinet fut un triste sire à 16 ans dans la banlieue de Strasbourg… La dimension rédemptrice n’en est que plus belle. Il répare ici les vivants comme d’autres réparent les tutus.
Quant aux dégâts éventuels des rêves d’un jour, je n’y crois pas. Babinet est resté 4 ans à Aulnay. Pour ces jeunes, c’est une expérience, pas un rêve.

*Quels histrions autodidactes avons-nous là si près du lit de la féérique reine ?
Une pièce imminente ! … j’en serais l’auditeur, et l’acteur aussi peut-être, à l’occasion.
(trad perso).
** ou woman…

JC..... dit: 21 novembre 2016 à 6 h 47 min

Babinet ?

Un conteur digne de Perrault Charles, un documentaire conte de fée… Pas de violence ? Pas de haine de la France…. quelle merveilleuse niaiserie cinématographique ! Extase culturelle garantie ! On nous enfume depuis tant d’années et cette cerise pleine de vers fait de l’effet sur le gâteau moisi de la diversité.

Les boboïdes bubonidés vont être contents : Saint Denis in Wonderland … Irréaliste mais si mignon !

Eriksen dit: 21 novembre 2016 à 8 h 50 min

La réalité est toujours multiple. Violence et haine de la France dans les quartiers, jeunes issus de l’immigration qui aiment la France… La première tient l’affiche depuis 2 ans, la deuxième doit s’exprimer aussi.
Ces réalités (et d’autres) ne s’excluent que dans la caboche des dogmatiques de tout poil, de gauche comme de droite, islamiste radicaux et lou ravi de la diversité.
Essayez de penser les deux réalités en même temps, JC.
Vous allez voir, c’est un peu difficile au début pour un Français, mais c’est paradoxalement beaucoup plus simple au final.
Plus c’est complexe par le nombre de facteurs, plus la compréhension facilite l’émergence des solutions.
Essayez la bonne volonté, JC. C’est très très agréable, en plus d’être efficace.
Ensuite vous pourrez passer à plus difficile : pensez la droite, la gauche, l’extrême droite, l’extrême gauche, tout cela en même temps.
C’est d’ailleurs ce que vont faire les français : ils vont voter aux deux primaires. Votez aux deux primaires, c’est l’être un peu moins.

JC..... dit: 21 novembre 2016 à 8 h 59 min

« Essayez de penser les deux réalités en même temps, JC. »
« Essayez la bonne volonté, JC. »

1/ penser, pour moi, est au dessus de mes forces : je préfère l’action.
2/ commencer par deux réalités : seulement ? très amusant…
3/ penser à deux choses en même temps : c’est mauvais pour agir, très casse gueule !
4/ la bonne volonté ? nous en sommes là à cause de la « bonne volonté » des ravis comme vous.
5/ des conseils comme les vôtres sont nuls. Un peu de vulgarité ne nuira pas au débat : vous savez où vous pouvez vous les coller, vos conseils, mon brave ?…

JC..... dit: 21 novembre 2016 à 9 h 23 min

NOUVELLES DE SRASBOURG

« Quatre hommes ont été arrêtés par des policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans la nuit de samedi à dimanche à Strasbourg, dans le cadre d’une enquête antiterroriste, révèle Le Parisien.

« Des éléments sérieux rendaient nécessaires ces interpellations », a précisé une source proche de l’enquête. Les quatre personnes interpellées étaient toujours en garde à vue dimanche soir, a confirmé une source judiciaire.

Ces arrestations ont été conduites par les hommes de la DGSI dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte il y a quelques jours au parquet antiterroriste, a précisé la source judiciaire. Elles surviennent moins d’une semaine avant l’ouverture, prévue vendredi, du célèbre marché de Noël, qui attire chaque année une foule d’environ deux millions de personnes dans les rues de la capitale alsacienne.

Selon Le Parisien, l’interpellation de ces hommes a été effectuée vers 3h du matin dans le quartier de la Meinau, et du Neuhof, au sud de la ville. Les hommes auraient été repérés il y a deux jours alors qu’ils attendaient vraisemblablement une livraison d’armes. Parmi les cibles potentielles des suspects, plusieurs lieux publics, dont le commissariat de Strasbourg, ou le célèbre marché de Noël de la capitale alsacienne. »

Il faut que notre tendre et généreux Babinet, vieux jeune strasbourgeois d’origine, cesse de nous raconter des salades qui pourraient donner un espoir à ces terroristes « strasbourgeois » de « gagner la guerre » …

Un additif à sa bluette docufrictionnée est nécessaire pour que son conte de Noel ne se termine pas à Strassbourg comme à Nice.

Eriksen dit: 21 novembre 2016 à 9 h 38 min

Ah mais non, JC ! Je vous arrête tout de suite… inutile de coller ces conseils là où vous pensez… çà ne marche pas sur les hémorroïdes. j’ai déjà essayé.
C’est beau quand l’expérience des uns profite aux autres. J’aime bien notre saine collaboration pour traiter des problèmes.

Eriksen dit: 21 novembre 2016 à 9 h 40 min

J’ai lu avec intérêt votre article sur Strasbourg… une réalité à prendre en compte. c’est déjà fait pour moi depuis un moment.

JC..... dit: 21 novembre 2016 à 9 h 47 min

Je ne tiens pas du tout à établir une « saine collaboration » entre nous, compère Eriksen !

Ce mot me fait horreur. En qualité de primitif, je suis pour des rapports simples, tyranniques, anti-démocratique, erdoganesques : du genre dominant/dominé.

Accepteriez vous des relations déséquilibrées, c’est à dire enfin équilibrées, compadre…. ?

JC..... dit: 21 novembre 2016 à 9 h 49 min

Jibé dit: 21 novembre 2016 à 9 h 35 min
Pas d’action sans penser, JC, tu confonds action et agitation !

On voit bien que tu n’es pas un homme d’action, JiBé !

JC..... dit: 21 novembre 2016 à 10 h 05 min

Le mensonge est un péché Eriksen ! Savez vous ce qu’est la honte, non pas de mentir, mais d’être confondu ?

Eriksen dit: 21 novembre 2016 à 10 h 24 min

quel mensonge?
Confondu ? ni l’un ni l’autre.
je n’ai grillé aucun fusible ces derniers temps. Vous devriez changer les vôtres, et ré ouvrir quelques circuits.

radioscopie dit: 22 novembre 2016 à 8 h 05 min

Bizarre ! Celui-là même qui voulait déraciner « le bambou de la RdL » square Georges Méliès ne craint pas d’y cultiver l’anthémis fétide…

DHH dit: 22 novembre 2016 à 15 h 06 min

Desolant constat et helas justifié que vous dressez WGG et que confirme Christiane sur la dériveou plutôt le naufrage de l’ecole publique
C’est une école qui donne de moins en moins leur chance aux enfants sans héritage économique et culturel de valoriser leurs talents.
Que de changement par rapport à l’époque où j’enseignais au début des années 60,où la culture apportée par la prof avait un air de cadeau couteux dont mes élèves étaient reconnaissantes et avides
c’etait par exemple pour une prof un moment gratifiant de bonheur intellectuel partagé que d’ aider des filles de paysans de la Beauce à traduire et expliquer le texte homérique de la rencontre sur la plage de Nausicaa et Ulysse ,tout gêné d’être tout nu devant des jeunes filles.
Il etait courant pour les profs de recevoir pendant les vacances des lettres d’eleves qui rendaient compte de leurs lectures d’ouvrages que nous leur avions conseillés .
La fille d’une femme de ménage peut-elle encore devenir normalienne comme telle de mes anciennes élèves si elle fréquente un lycée e Zep où la priorité des profs est la discipline et le colmatage des lacunes en orthographe?

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