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La République Du Cinéma

« Tramontane » : Le goût du cèdre

Par Annelise Roux

Rabih Ralek (Barakat Jabbour, jeune prodige né aveugle, ayant mené des études musicales à l’Ecole libanaise des Sourds et Aveugles, dont manifestement la biographie recoupe certains traits du personnage) percussionniste, violoniste et chanteur d’une vingtaine d’années a besoin d’un passeport. Le musicien non-voyant, qui a vécu jusqu’ici dans une petite ville de la montagne, aspire à partir en tournée en Europe avec sa chorale. Mener ces démarches va le conduire à réaliser qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents. Cette découverte l’oblige, s’il veut essayer d’asseoir une identité et de résoudre ses interrogations, à une traversée du pays et des meurtrissures en vue d’appréhender une vérité sans doute impossible à saisir sous mode de l’élucidation historique à lignes dures.
J’avais pu évoquer à propos de « Wolf and sheep » de Sharhrbanoo Sadat, comment j’avais été amenée à croiser inopinément la diaspora afghane réfugiée à Paris au mitan des années 90 : j’avais hébergé, quasi par hasard et en dépannage, dans mon petit appartement d’alors de métro Joffrin, tandis que je vivais moi-même une part de l’année en alternance hors de la ville, un couple bourlingueur, lui ex de Libé, elle, photo reporter. J’en reparle à l’occasion du premier film du Libanais Vatche Boulghourjian car Françoise Demulder fut la première femme à obtenir le World Press, plus haute distinction de photographie journalistique, pour un cliché que l’agence Gamma avait commencé par écarter. La photo, prise à Beyrouth dans le quartier de la Quarantaine, date de 1976. On y voit une femme pas toute jeune en foulard, implorant bras écartés sous un ciel fumant un milicien cagoulé armé d’un fusil de la seconde guerre.
Quatre décennies après le début d’une guerre civile entamée dans la banlieue entre Phalanges et Palestiniens, l’est chrétien séparé de l’ouest musulman ces années-là par une ligne de démarcation sur fond de tensions compliquées ayant vite dégénéré, de litiges rapidement atroces où entrent en jeu confessions, la question de l’influence de la Syrie et d’Israël et les rivalités entre chrétiens eux-mêmes, Maronites et autres, aucune évolution sociétale ne pouvant être cimentée harmonieusement par une longue file d’assassinats politiques – Bachir Gemayel remplacé par son frère Amine, l’élimination du fils de l’ancien président Frangié et de sa famille entière, Rachid Kamaré en 87, René Moawad en 89 – ayant vu la fondation du Fatah et l’émergence du Hezbollah, essuyé des massacres insoutenables (Sabra et Chatilla) et connu tant d’impasses et de faux espoirs,  le pays demeure sous le coup des déchirements ayant marqué son histoire. La reconstruction du Liban continue d’être un défi et un casse-tête en dépit des accords signés à Taëf.
Ayant identifié dans une surprise muette qui était cette photographe je n’ai rien dit, je ne crois pas être sortie de mon mutisme ce soir-là. Je regardais ses mains passant le persil sous l’eau, rapides et précises, détachant les feuilles pour le taboulé. Elle a eu un destin difficile, je ne l’ai jamais revue et j’ai regretté de ne lui avoir posé aucune question, mais je me rappelle la sentence livrée, largement relayée par les journaux, tombant comme un couperet : « Plus personne ne pourra dire après qu’il y a unanimement les bons, en l’occurrence chrétiens d’un côté, et les méchants de l’autre ». Et mon effroi, mise au point effectuée en secret, mon propre évanouissement répété dans un rural lointain italien, romain, pouilleux ou atlantique à l’époque masquant une recherche et une attention très différente au monde, apprenant que tous sur la photo avaient été tués, jusqu’aux jeunes enfants. À quel démêlement rigide prétendre?

Le film de Vatche Boulghourjian détonne par son parti de renoncer à tourner les pages tel qu’ordinairement du catalogue des horreurs. Sous-tendu pourtant par une colère, le bâillonnement que procure le fait de peiner à définir justement ce qui est recevable comme objectif contrebalancés par des mélopées étirées sur des paysages libanais à beauté sédative (la Qadisha somptueuse et languide n’a pas été classée pour rien au patrimoine de l’Unesco, la Vallée sainte aux cèdres de Dieu – le cèdre du Cantique des Cantiques, incorruptible, symbole déjà d’immortalité et au coeur duquel parfois est représenté le Christ – ou encore ce seul nom d’Arz Tannourine, qui suffit à faire éclater l’idée de la verdeur, un parfum résineux de sève), « Tramontane » ne doit pas être attendu au plan de rebondissements à l’américaine.
Le taxer d’ennui faute de ruptures qui doperaient la narration serait passer à côté du fait que le film dit plusieurs choses.
D’abord qu’il ne faut pas confondre par ethnocentrisme de l’oeil ennui et avancée plane réutilisant le même processus – aller à la rencontre dans une cécité saint-exupérienne ayant intégré que l’essentiel n’est pas réductible à une apparence ni une immédiateté, tenter de discerner autrement, continuer – et qui implique une forme réflexive visant à traverser le sujet de part en part. Il faut habituer son rythme à une non stridence qui ne signifie pas absence de violence. « Le goût de la cerise » procédait ainsi, non plus à l’horizontale transfixiante mais par paliers et en Jeep, avec stations sous mode cyclique : Kiarostami, outre poser l’homosexualité en creux, l’évocation de moments d’entraide (l’omelette humble, les cantonniers qui extirpent de l’ornière), faisait serpenter son monsieur Badii dans un paysage jaune Cézanne, croisant un soldat en permission (kurde), un apprenti religieux (afghan), un vieux taxidermiste (turc).
Pourquoi une construction cinématographique dynamique « à l’européenne » ne paraitrait pas opportune ici ? L’espèce de répétitivité formelle/juxtaposition des expositions successives dit mieux la difficulté d’agréger des éléments pour tendre un objet historique prêt à consommer (« l’emballé c’est pesé » ne pouvant être valable qu’une fois l’histoire écrite de manière assez claire et généralement dans un premier temps réductrice pour être reçue, que ce soit sous forme d’oraison funèbre partisane, de gloire aux vendettas mutuelles ou clouages au piloris sans fin de coupables antérieurs qui, chaque fois qu’on interroge un camp, sont presque toujours déclarés de l’autre bord).
Comment faire pour approcher un Liban couturé de blessures suintantes toute prêtes à se rouvrir, fendu en deux, en trois, en dix dans des sens a priori inconciliables ? En déplaçant le propos sur un autre terrain, grâce au medium Rabih privé de regard donc obligé de recourir à une appréciation intériorisée, passée par un dedans aiguillé à ressentir grâce à une mesure moins cérébrale, le cinéaste affirme d’autre part que la formulation, l’articulation ou tentative de, quelle que soit la forme prise, sont manière de procéder à une sauvegarde primordiale, de refuser par le désir de clarification la seconde mort de l’oubli des êtres et de la mémoire.
Les mélopées sont plaintives, valent reconnaissance de l’énormité du chagrin, légitimité totale de se plaindre et même sinon devoir, nécessité de le faire pour évacuer un affrontement des barbaries impossible à envisager autrement, des vérités certes refroidies par le temps mais toujours incomplètes, partitives et non consolées de n’être pas passées à la toise du sensible, qui chercheraient à se trouver là assorties soudain de bercement entre les bras à visée guérisseuse, pas seulement pour parvenir à une concorde intime… Scotomisation réflexe activée par le climat de drame terrible déjouée, ce tâtonnement en braille enfin, né de la pulpe des doigts ou du sens apprivoisé vers une lumière, la vie éternelle libératrice du formulé entendu de façon aimante (seul ayant pouvoir de ressusciter les morts, ce qui fut d’ailleurs globalement refusé aux survivants au sortir des camps nazis par un effet de sidération pardonnable mais aussi d’une rétraction qui l’était infiniment moins, peut être audible mais qui dit assez la défaite induite dégueulasse du cran, de la solidarité et surtout de l’amour dans un tel comportement). Bien reçu par celui auquel destiné, pénétrant sans brutalité vers l’émotif essentiel, le partagé vainc la forclusion, l’éparpillement sans essayer à toutes forces de le réduire à une équation simple à une ou deux variables.

« Tramontane » de Vatche Boulghourjian (sortie le 1er mars)

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commentaires

208 Réponses pour « Tramontane » : Le goût du cèdre

Loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 6 h 36 min

La Tramontana revient souvent dans le livre tire des récits de Marco Polo,le Devisement du Monde(1298)…La tramontane est un vent froid,sec et violent.Il peut rendre fou….

Loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 6 h 48 min

J ai hâte de voir ces paysages Libanais ou des cèdres millénaires absorbent la saga du Liban.Un musicien non voyant comme métaphore de son pays meurtri,l idée est belle…La vérité du petit peuple(celui qui ramasse les mini courgettes et aubergines dans la plaine de la Beka) est loin des livres d histoire mais sûrement dans les partitions imaginaires de ce jeune aveugle…

Loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 7 h 16 min

J avais été très impressionné par Tableau Noir de la jeune cinéaste iranienne Samira Makhmalby…A la suite d un bombardement violent au Kurdistan Iranien,des instituteurs errent de village en village, a la recherche d élèves….un voyage initiatique d une force eblouissante..La lenteur et l immobilisme rentraient en moi et me procuraient de l émotion..

Loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 7 h 23 min

Il y a aussi cette force de la lenteur dans YOL du fabuleux Yilmaz Guney,palme d or a Cannes en 1982.Film dirigé de sa prison via des lettres a son assistant.Et le prodigieux acteur Tarik Akan…Erdogan a a nouveau interdit le film…Comme quoi,la lenteur dérange toujours! Elle est synonyme de réflexion…

loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 8 h 18 min

Au fait chère Annelise.Vous n avez pas parlé de la musique.Plutôt soeur Marie Keyrouz ou plutôt chants melistatiques a la Hannanou ?

Sylvain dit: 28 février 2017 à 9 h 26 min

Tu nous fais »Jibé le poulpe »cité par Ali dans le papier Cesars cher JB?

Je croyais que tu avais déjà vu…Comment tu fais pour prédire?

Fort…

Jibé dit: 28 février 2017 à 9 h 35 min

Je post ici un commentaire qui ne passe pas sur la RDL ?

Vu depuis mon balcon : un escadron de flics, casqués et avec boucliers, fonce sur les élèves du lycée Paul Valéry !
Enchantement de l’histoire ou identité française ?

Sylvain dit: 28 février 2017 à 10 h 37 min

Jibé 9.35? Sérieux?

Libanisation ou « guerre civile »,laissons les mots à leur sens.

T.Sale climat. »Le goût du saké »,génial.

Eriksen dit: 28 février 2017 à 10 h 49 min

@ Jibé: c’est scandaleux. des lycéens bien calmes qui fument leurs clops, se voient agressés par un escadron policier!
Les policiers sont-ils fous ?
La police s’ennuie-t-elle tellement qu’elle tire au hasard un lycée pour s’entraîner à taper?

Pouvez vous nous en dire plus sur les circonstances?

Gilles dit: 28 février 2017 à 11 h 26 min

Remarquable .Triple Salto sur poutre étroite à 20m du sol.L’histoire du Liban est casse gueule.trop de violence et de mauvais souvenirs.Les Libanais qui ont quitté ,40ans plus tard ont la nostalgie du pays au ventre .Sur place comment voulez-vous raconter l’ensemble?L’article est de chair.Je ne sais pas comment vous faites Ali.
Yol,Guney,7.23 magique! Dans le gout de la cerise (A K),beaucoup de spectateurs s’étaient endormi.n’empêche..quel film.Je ne me rappelais de l’omelette.

Roro dit: 28 février 2017 à 11 h 28 min

Jibé assiste à l’Histoire Live du haut de son balcon!! Quant à la question de l’identité, qui le tracasse, l’Hexagone a toujours été au croisement, un carrefour, le maréchal truand à talonnettes pouvait bien essayer de siphonner les voix des la marine pour faire croire qu’il bosse

Sylvain dit: 28 février 2017 à 11 h 53 min

Oui jib qu’est ce qu’il y aeu?

@ericsen : »scandaleux »ok.Employer le terme de « guerre civile »par contre non.Pas pareil.

Pour ça aussi que la chronique d’Annelise est époustouflante.

Eriksen dit: 28 février 2017 à 12 h 00 min

j’avais dit « scandaleux » car je préjuge de l’honnêteté de celui qui parle.
ensuite je regarde les images et les faits, et je vois du matériel brûlé ou détruit, des manifs non soumises à la préfecture, un enseignant blessé par le jet d’un extincteur, et la charge de la police me semble nettement moins scandaleuse.
ce qui le reste, c’est la présence de brebis galeuses dans la police, la manière dont elle n’assume pas les faits reprochés, et le traitement de faveur pour ce policier par la justice.

Eriksen dit: 28 février 2017 à 12 h 04 min

vous n’aviez vu ni blocage de la voie publique ni la dégradation de l’espace publique, ni le jet d’objet sur les forces de l’ordre ?

Jibé dit: 28 février 2017 à 12 h 09 min

Depuis plusieurs jours le lycée s’agite : rassemblements, départs pour la manif. Il y a aussi, d’après ce que j’ai lu, des brebis galeuses parmi les lycéens, Eriksen…

christiane dit: 28 février 2017 à 12 h 10 min

Certains êtres sont des énigmes, ainsi le personnage de Rabih Ralek (Barakat Jabbour). Double obscurité des yeux et des racines.
Certains pays sont des énigmes, ainsi ces pays meurtris par de longues guerres où les survivants arrangent le passé à hauteur de leur honte, de leur mémoire défaillante ou de leurs mensonges.
Planter sa caméra, là, dans ce Liban exsangue, c’est pour le cinéaste Libanais Vatche Boulghourjian, un long déchiffrement. Pays et héros atteints de cécité. Tous se débattent dans la recherche d’une impossible vérité enfouie dans un monde devenu opaque et difficile à comprendre.
Prendre le film comme une pelote par un fil que l’on déroule est un acte de patience : rencontrer l’autre, l’histoire de l’autre avec le temps et le regard d’amitié. Un bon contre-feu pour les incendies de haine qui ravagent la planète…
Je crois avoir déceler, au fil des mots, la présence d’une grande beauté et dans les images et dans la musique.

radioscopie dit: 28 février 2017 à 12 h 35 min

Nous donner à déchiffrer le Liban à travers le personnage d’un aveugle est lourd de symbole. J’ai le souvenir d’une réception à la Résidence de l’ambassadeur de France de X. A ma table, le nonce apostolique et deux Libanaises. Naturellement la conversation roule sur leur pays alors en pleine guerre civile. L’une est chrétienne, l’autre musulmane. Rien ne semble apparemment ni les différencier, ni les opposer. Elles semblent même faire assaut d’amabilités entre elles. Par la suite, en aparté, chacune m’entreprend pour me glisser à l’oreille des propos haineux sur la communauté de l’autre.

Jibé dit: 28 février 2017 à 12 h 38 min

« pour me glisser à l’oreille des propos haineux sur la communauté de l’autre. »

Mieux vaut être sourd qu’aveugle, comme disait mon père, qui était sourd, radioscopie !

J.D dit: 28 février 2017 à 12 h 41 min

@Angelis, l’Histoire vue du balcon ,plus simple.Après ,même les manuels mettent du temps à dire les choses .Je ne dis pas ça contre vous Jibé,la lucidité ne devrait appartenir à aucun camp ou à quoi ça sert?
Le feygele a le physique frêle ,on dirait une actrice qui pourrait faire la publicité pour des marques de luxe et après elle nous écrit de ces trucs ,on dirait Albert Camus au discours de Suède.Je n’etais pas fier au moment de la condamnation d’israel par l’onu,pourqui je le cacherais?Mais le hezbollah etc n’a fait qu’enfoncer des coins sous les ongles.
l’Histoire à racontée à coup d’exactions lançees au portrait,on connaît ça ,des erdogan,poutine et compagnie adorent ça! Les responsabilités sont difficiles a trouver.La Shoah c’etait different il n’y a jamais eu photo.Quand les soldats ont nettoyé le quartier palestinien là-bas,D;ieu m’est témoin ,ces atrocités n’ont aidé personne!L’evanouissement répété dans le rural lointain qui cache une recherche »..Superbe .Je ne vous trouve pas rurale dans votre écriture , Annelise.Et oui ,quand vous le dites..pas « intellectuelle ».La vérité ,on ne sait pas comment vous définir.Je rejoins Christiane qui dit que vous faites « sortir de la route « .Je vais sauvegarder l’article pour être sur que votre texte ne soit pas perdu.Et voir le film.

loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 12 h 58 min

JD12h41…De Angelis…l histoire au balcon.Ok mon gars.A l époque,j étais fusillier-marin..23 octobre 1983.attentat du Drakkar (341 morts dont 241 marines,58 paras et fuscos,des civils libanais…+les 2 kamikazes)le véhicule piège a été commandité par le Hezbollah et les services secrets syriens suspectes…Il y avait des copains a moi parmi les victimes…Donc la petite phrase sur le balcon…

Sylvain dit: 28 février 2017 à 15 h 07 min

JB,question pas pour insulter:pas héréditaire?

Le handicap/dispositions musicales?

@LDA,traumas/represailles..Spirale.

Loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 16 h 00 min

Aucun rapport avec Le pays du Cèdre..revenons aux Oscars..Toujours l art du détail: sur le tapis rouge,Emma Stone est apparue dans une sublime robe haute couture de chez Givenchy.Avec en haut,a droite,un petit écusson dore et son discret PP brode.C est le logo de l association Planned Parenthood,l un des principaux regroupements du planning familial aux US.L association milite en faveur de l accès aux soins et au droit aux femmes de contrôler et choisir le moment de leur grossesse.’Trump vient d interdire officiellement le financement de cette ONG !!!! je suis bien content qu Emma est raffle la mise…souhaitons lui une belle et heureuse carrière avec des jolies films…

Phil dit: 28 février 2017 à 16 h 16 min

Par la suite, en aparté, chacune m’entreprend pour me glisser à l’oreille des propos haineux sur la communauté de l’autre.(radioscopie)

Radioscopie, la réduction systématique au « haineux » d’une histoire millénaire est un mal français qui ne connait rien aux vertiges de la fracture entre orient et occident.

emmanuel dit: 28 février 2017 à 17 h 35 min

J.D dit »j’étais pas fier de la condamnation d’Israel »,;
Chapeau Jidé ;bin je laisse tomber mon phrasé keke jours,vu l’heure grave.;le billet m’a filé le frisson;..franchement Ali cébon cke vous ecrivez sur la Tramontane ;le film fé envie ;les présidentielles dans le viseur ,.;si on se prend la grosse vache en + de trompette &putin,les délits de faciès vont se ramallah a la pelle ,pire que chez Prévert; hells angels votre histoire ,Charlie ,le bataclan..pas en faire du nannan bleu marine , ?; ça va être ça la difficulty de nos élections ; les attentats sur la promenade des british que la Marine promet dvenger sans envoyer de porte-avions :; elle était fière de pas se voiler au Liban,alors qu’à Rroms tu fais comme les romains!;la question népala ;!toussa ne senpabon ;. Pourriture tueuse contre d’autres pourritures ,D.Angelis that’s fucking trou .;Ou en algerie.; on preferait enfoncer la porte ..pas voir les populations civiles martyrisées chez eux par le gia ;.cédur d’y voir clair ,;pour un rameau d’olivier ,1main tendue tuora 100 fouteurs de m..; la « cécité sintéxuperienne  » ssassé bien trouvé .; l’essentiel invisiblozueux.;lpouvoirdu dit » « reçu avec amour »,;l’indifférence elletetu étutenfou.; Les déportés pouvaient pas dire non plus leur histoire cévrai;personne voulait l’entendre &sssafé des tas de phantoms d’Auschwitz , pourparafraiser Wig;: le liban va pas bien ,la concorde franssaise d’après Charlie s’est diluée dans les grossou ,alors que l’europ a besoin de cohesion,y a eu le brexit et va y avoir un film sur erdogan et les morts du metal death; chai pavou ,mémoi de koi fer flipper;.

radioscopie dit: 28 février 2017 à 17 h 42 min

Qu’est-ce qui vous dérange, Phil ? Le mot « haineux » ? Soit. Les propos de ces dames n’étaient guère bienveillants ni affectueux, je vous prie de me croire. J’ai eu l’impression que pour le coup la « fracture » était entre orient et orient. Et le « vertige » pour moi…

Gilles dit: 28 février 2017 à 18 h 31 min

Quand je lis dans le monde qu’ikea a effacé des femmes pour plaire aux ultras orthodoxes en israel ça me fait tiquer . Ou quand ils relayent a qui mieux mieux la mort d’un gazaoui .Mais il faut que que la gauche française arrête le penchant antisemite du style choisissons entre la poire et le Falafel.Les tunnels de Gaza qui menacent sans arrêt ,les tirs sur les écoles cailloux ou plomb,vrai aussi ! On ne parle pas du premier ministre on parle des des gens qui se font bombarder &du Hezbollah.Le com de 12.35 vous trouvez qu’il est faux? (phil 16.16,allez dire aux familles qui ont des morts que ce n’est pas « haineux »..je vous souhaite bon courage .)LD.Angelis sympa les Oscars.Emma Stone qui porte une broche Ok..Vous n’allez pas comparer avec le martyre libanais ou des pays comme la Syrie ou l’Afghanistan ou il y a des petits bataclan tous les 10 jours ? Loin des yeux loin du coeur.Votre ami tué au Drakkar,tragique,après vous êtes rentré et retour à la vie normale? Et quand on ne peut pas ?Annelise j’ai regardé le cliché World press,je me permets de corriger un petit détail:le prix obtenu par F. De mulder en 1977 …aucune importance. Votre papier interroge et donne envie .Merci.

Loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 18 h 46 min

Gilles 18h31..Dans mes 6 premiers posts qui ont entamé les commentaires de la chronique d Annelise,je n ai pas voulu me lâcher sur les querelles(théologiques ?) des Bons et des Méchants…je ne m intéresse en fait qu a la bonté des gens de bonne volonté qui sont dans les deux camps(au Liban 8 ou 9..Druzes,alaouites,marronites,nestoriens,arméniens,juifs syriens,chiites ,sunnites,etc…) Comme disait Claude Levi-Strauss ou aujourd hui Yves Coppens,on est tous de la même race,n en déplaisent a tous les creationistes,fascistes et extrémistes de toutes les religions…Je n ai pas vu le film mais Ali,avec sa poésie me donne tellement envie..c est peut être ça l essentiel…allez,on se détend tous,non?

Sylvain dit: 28 février 2017 à 20 h 22 min

LDangelis 18.46.(à proposd’Ali).

Etonnante petite femme.

Bon panel libanais votre liste.

Emmanuel 17.37:Merci pour ceux qui lisent d’avoir mis plus de voyelles,man.

alley cat dit: 28 février 2017 à 20 h 52 min

La légitimité de l’assemblée nationale reposerait sur le nombre de confessions qui y sont représentées ? Misère … Chouf !

alley car dit: 28 février 2017 à 21 h 06 min

Loicdeangelis, quelques remarques suite à vos affirmations historiques sur Drakkar se trouvent quelque part dans les limbes du web 2.0

Loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 21 h 21 min

Alley…ça serait peut être bien une représentation de certaines communautés a l assemblée ou au sénat..je n ai pas la science infuse mais ça semble évident..non?…sinon,le Drakkar…c est aujourd hui de l histoire..donc sur le web..mais quel est le rapport avec le film chronique par Annelise ?

Loicdeangelis dit: 28 février 2017 à 21 h 34 min

Alley,juste une chose…ce n est pas logique qu a l assemblée ou au sénat,il y ait des communautes( tahitiens,réunionnais,neo-calédoniens,mayottais,guyanais,terre-neuves,corses,basques,antillais,..) une pluralité républicaine…impossible pour vous ? Au Liban,ils y arrivent avec en plus des religions éparses…respect

petite vidure dit: 28 février 2017 à 22 h 51 min

Le goût du cèdre, c’est aussi celui du crayon à papier, du bois et de la mine de crayon à papier, souvent associé au goût des grands cabernets médocains, au goût de l’encre, frais et solaire

Jibé dit: 28 février 2017 à 23 h 36 min

On ne peut nier que Lucas Belvaux ose mettre les pieds dans les plats et aborder frontalement les problèmes de société, néanmoins « Pas son genre » et « Chez nous » me semblent un peu trop manichéens et caricaturaux. Déjà avec les amours d’une coiffeuse kantienne et d’un écrivain prof de philo, c’était un peu gros, mais son dernier roman-photo, plus politique, sur le Front National dans le nord de la France n’est guère plus satisfaisant. ça me rappelle le Costa-Gravas de jadis, dont je n’ai jamais été très fan. Le plus drôle, c’est Catherine Jacob en bleu Marine.
Sinon, il faudra nous en dire un peu plus pour sa défense, Annelise !

loicdeangelis dit: 1 mars 2017 à 8 h 44 min

Sinon,est ce qu’ il n y a pas des déçus comme moi que Fuocammare par delà Lampedusa n est eu aucune recompense..je donnerais le prix nobel de la paix aux habitants de cette ile (les pecheurs et le Dr pietro bartolo en tete).ils ont sauve 400.000 personnes en 25 ans..respect

loicdeangelis dit: 1 mars 2017 à 10 h 18 min

Article de 2 pages dans Libe,ce matin..20th century women..de Mike Mills avec Annette Bening,Greta Gerwig,Billy Crudup et Elle Fanning (qui parait il est epatente)..Elle F devait jouer dans la Danseuse le role d Isadora Duncan..mais son agent lui a prefere 20th century..est ce que la magique Annelise va s y coller ?

Annelise dit: 1 mars 2017 à 10 h 19 min

Oui Petite vidure 22h51 est magnifique.. « au goût de l’encre, frais et solaire », wow
400 000 personnes en 25 ans? Je ne connaissais pas le chiffre, merci Loïc ! Alley, je doute que pour Drakkar ni quoi que ce soit, Loïc DA ait besoin de recourir au web pour d’autres choses que pour des vérifications…il dispose manifestement d’une culture multidimensionnelle qu’il prodigue, non pas en étalement de confiture ms en un désir de partage dont nous bénéficions
Gilles 18h31, le World Press reçu en 1977, la photo PRISE dans la matinée du 18 janvier 76, les phalangistes sont en train de raser le quartier, malheureusement date historique et précise… spécifiée par Françoise Demulder elle-même
Jibé 23h36 je vous entends sur Belvaux mais ne suis pas d’accord… sur le précédent au titre si proustien, « Pas son genre », les portraits d’Emilie Dequenne en coiffeuse et Corbery (de la CF) en prof de philo ne sont pas vraiment conçus pour être naturalistes.. des archétypes, dans lesquels le cinéaste glisse ce qu’il veut dire..il saisit bien la suractivité assez vide d’un côté, une certaine difficulté au corps, espèce d’asséchement affectif de l’autre.. Le karaoké, la chaleur reçue dans l’univers où le prof muté est décalé, où il trouve l’occasion de se remettre en question.. les écueils, aussi..et finalement l’histoire n’aboutit pas car en dépit des efforts de la jeune femme, ils ne parviennent pas à se rejoindre sur des terrains pouvant être exposés à l’air, disons, hors de la chambre..la parade du carnaval, mélancolique…son marivaudage à elle à la fois attendrissant, trop étalonné, maladroit.. . Belvaux se sert de son affinité avec E.Dequenne pour montrer tout cela avec un charme belge que je trouve juste.. Corbery en cérébral qui n’a pas tout à fait grandi, qui est dominé par le nombrilisme est formidable.. la fuite à la fin prouve combien la jeune mère est intelligente, elle a tout compris. . Le nouveau que vous qualifiez de « roman-photo » a énervé bcp le FN, donc l’innocuité n’est pas démontrée
« Costa Gravas »… lapsus calami ou exprès? J’ai au contraire marché dans ses films… pas tous mais bcp.. c’est comme Oliver Stone, il faudrait que j’entreprenne une revoyure générale mais je n’ai guère le temps? Sissi Spacek, John Shea, Jack Lemmon (!) dans « Missing ».. le père parti reconnaître les dépouilles dans ce grand stade – peut-être des résonances personnelles font-elles qu’on reçoit les images comme ci ou comme ça… Parallèlement au désir du réalisateur de dénoncer ces atrocités j’ai pu être sensible à des détails humains. .l’exténuation de la jeune femme, le père qui reprochait au fils certaine désinvolture dans leur manière de vivre et qui n’aspire plus qu’à avoir un corps à ramener..Jack L est bouleversant..le temps du bonheur du jeune couple, où ils jouent avec un canard blanc domestiqué..

Annelise dit: 1 mars 2017 à 10 h 28 min

Allons bon? ..si mes propres posts sautent je ne vais pas être ravie. Je recommence, je disais : LDA 10h18 peut aussi s’y coller ! Eriksen, Radio, Paul, Jibé, Christian, Emmanuel lorsqu’il a la gentillesse d’être lisible ..vive l’émulation
Que souffle la Tramontane

loicdeangelis dit: 1 mars 2017 à 10 h 32 min

JACK L…il etait fantastique partout..mais ka le canard domestique et la coupe du monde 1978..general Videla et autres tortionnaires..

Phil dit: 1 mars 2017 à 10 h 51 min

Belvaux, invité partout sur les grands médias explique que depuis la fin de la seconde guerre « il n’y a plus d’intellectuels de droite ». ça commence bien. pas vu le film, intéressant échange entre Annelise, baroz.
Radioscopie, oui le mot « haine » gêne car uchronique, toujours et tout le temps appliqué aux histoires de civilisations qui ne sont pas des affaires bio à bons sentiments, comme les lycéens théophiles de France se l’imaginent.
Il faudrait créer une sous-catégorie de cinéma pour certains films, uniquement versés dans l’idéologie du moment, sorte de compost ouvert trop tôt. idem pour « Lampedusa » palmé oursé à Berlin l’an passé où le réalisateur a mis en vraie-fausse scène son propre fils.
Meilleur souvenir du « Compromission etc.. » de Preminger, années 60.
Mais bon, c’est Preminger

Sylvain dit: 1 mars 2017 à 12 h 05 min

Tramontane ce soir Annelise!

Votre billet fait son effet…

Jibé VS delvaux :pas sensible à la belgitude des images ?

Gilles dit: 1 mars 2017 à 12 h 11 min

Ali,pour Tramontane et Jibé qui parle de Costa gavras :comment représenter la guerre au cinéma ?il y a cette question .Les Américains font ça à chaud ,Vietnam, Corée ,Salvador.Le Liban ou l’Algérie beaucoup plus difficile? Comme vous dites l’histoire pour être rendue a souvent besoin d’en passer par des simplifications manichéennes.Donc un rendu faux.le »obligé de passer à une appréciation intériorisée » que vous décrivez ,c’est ça la démarche artistique.

Jibé dit: 1 mars 2017 à 12 h 39 min

« Chez nous » de Lucas Belvaux ne méritait pas un papier d’Annelise, mais nous ne pouvons faire l’économie d’en parler. Plus pour son sujet, en pleine actualité, que pour sa forme, qui se voudrait réaliste. Platement réaliste. Qu’il déplaise au FN n’est pas en soi un critère de qualité. D’ailleurs, « la fille de son père » du film est plutôt sympathiquement représentée, sur fond de voix off d’Eric Zemmour, le maitre à penser vraisemblablement désigné par le cinéaste ? L’héroïne méritante du film, fille de communiste et pas raciste pour deux sous, se laissera séduire. La fin de ce film, ou tout est un peu trop simpliste, n’est pas non plus très convaincante…

jpCl dit: 1 mars 2017 à 14 h 02 min

bonjour anne-lyse !!je vous ai aperçue a la piscine caliç. Vous ^etes tres jolie ,bien foutue avec votre maillot de bain. Tres jolies vos jolies fossettes en bas du dos !! Je vous liiiiiiis continuez bravooooooo !!!!!

Emmanuel dit: 1 mars 2017 à 14 h 10 min

10.45 « John turturro a 60 ans,eske la RDC va faire keke chose? »;
Le Hells angel veut nous tuer le petit oiseau Ali alatache !!;djà qu’elle a bossé comme un chef pour tramontaner,fo lalaisser tranquille ,ksi tu dépasses lebornes elle va ttraiter comme lavéfé pourmoi de sandouiche alarate pafré!;

loicdeangelis dit: 1 mars 2017 à 14 h 28 min

jpCL14h02…Très élégante intervention..le niveau est proche du néant.Félicitations.

J.D dit: 1 mars 2017 à 15 h 18 min

14.02 le gougnafier chmok drague sur internet ! Le Feygele sera furieuse…Mon pauvre ami gardez vos fantasmes pour vous ,vous gênez tout le monde .
Lemon,grand acteur ,Zichono Livra’ha,que sa mémoire soit bénie !pas de souvenir de ce film de C.gavras Annelise ? si je l’avais vu je me souviendrais de lui .
JB 12.39 : Lucas belvaux ,le Nord au passé minier installe maintenant des cafés xénophobes ..,les chlimazel auxquels Marine fait du pied vont boire comme à 14.02 avant de glisser le bulletin dans l’urne! Les chmoks risquent de faire basculer tout ça dans le chaos. Zemmour? Comme MH toujours moins dur de brandir l’épouvantail du malheur.
J’ai dit que j’irai voir tramontane et j’irai ,Annelise .Ca risque de ne pas être bon pour mon moral? Me suis toujours efforcé de regarder en face ,pas seulement à Tel-Aviv..Cela dit l’encerclage d’Israel par les pays arabes est oppressant.Bibi rajoute de l’huile sur le feu et ça continue de flamber..
Phil 10.51 vous dites que Rosi a truqué? »Les histoires de civili pas des affaires bio »Ok.Les fractures peuvent aussi se réduire .Les contraires s’attirent et dégagent ensemble le dénominateur commun.

Loicdeangelis dit: 1 mars 2017 à 16 h 16 min

Fuocamare ,Lampedusa…truque?? je n ai rien lu la-dessus…nulle part…Je sais que Rosi est ne a Asmara en 1964( c était a l époque l Ethiopie et aujourd hui l Érythrée)Et vu que 30% de ces pauvres gens viennent de la bas..je le vois mal avoir bidouillé son film.Il est vrai qu il est un pur produit de New York City University,section cinema(portrait géant de François Truffaut a l entrée du grand amphi) mais le réalisme, peut s exprimer tout seul…même avec un enfant qui ne voit que d un œil…..

Loicdeangelis dit: 1 mars 2017 à 16 h 28 min

Loic 10h45 et 11h12…John Turturro jouait le rôle de Pino,un raciste ultra violent…je n ai pas vu Chez nous…il y a le même genre d énergumène ?

Annelise dit: 1 mars 2017 à 16 h 36 min

Où vous croyez-vous 14h02? C’est un blog cinéma ici. J’étais effectivement à la piscine, ce que vous n’avez pu inventer et qui tendrait à infirmer grâce à la localisation l’hypothèse d’un de ces tours qu’aime à jouer un certain internaute varois dont les débordements sont légion..Je vous déconseille d’être familier ou de délivrer des éléments d’une vie dont je réserve en exclusivité l’accès et la douceur à mes élections purement privées. Je suis loin la plupart du temps de la maintenance de la RdC, la modé ne peut être jointe à la minute ce jour et je ne peux rien pour le moment, mais recommencez et vous serez définitivement exclu. L’incident est clos mais c’est fatigant
J.D « Missing » a eu la palme d’or la même année que « Yol ». Un Grec et un Turc… Lu que Constantin Costa Gavras relevait en souriant que tout le monde pensait qu’ils allaient se battre. Et « Music Box »…des films politiques. « Tramontane » l’est d’une autre façon

Phil dit: 1 mars 2017 à 17 h 22 min

non je ne dis pas que Rosi a « truqué », mais le jeu de son fils ne facilite pas l’appréciation positive.
cinéma docu-film devrait fonctionner comme l’histoire; Goubert, spécialiste du grand siècle
(un intellectuel de droite que le cinéaste Belvaux n’a peut-être pas lu), disait de ne pas pouvoir donner une jugement valable sur l’histoire contemporaine. ou à prendre le risque de se trouver « over-rated », comme Meryl Streep, une faiblesse qui guette l’oeuvre de Fassbinder outre-rhin dont quelques critiques commencent à dire qu’elle est à moitié bâclée (Lourcelles a dit pire et depuis longtemps).

Loicdeangelis dit: 1 mars 2017 à 17 h 32 min

Annelise 16h36 ..Il est fascinant de constater a quel point la raison peut se désintégrer ,une fois mise en face d une sinistre vérité,et s enfuit avec fureur,pour mieux matérialiser un mirage et édifier un abri précaire contre les assauts d une réalité trop effrayante ! Woody Allen

Loicdeangelis dit: 1 mars 2017 à 17 h 38 min

Je n ai jamais vraiment compris cette phrase mais elle fonctionne assez bien..Woody l a utilisé contre les opportuns..

christiane dit: 1 mars 2017 à 19 h 02 min

Ce mercredi soir, sur Ciné+Classic, à 20h45, un grand film de Pierre Etaix (1965) « Yoyo », plein d’humour et de fantaisie. Hommage au cirque mais aussi regard sur quarante années du cinéma (une partie muette / une partie parlante ) Évocation de : B.Keaton – M.Linder – Chaplin – Fellini…) et de l’Histoire (grande dépression – crise de 29 – Seconde Guerre mondiale…).
1965 : Grand prix de la jeunesse au Festival de Cannes 19651.
1965 : Grand prix OCIC au Festival de Venise.

Emmanuel dit: 1 mars 2017 à 21 h 16 min

Christy t’as bon gout .Chui pris sinon j’aurais regardé. ;;Etaix clown à la Tatischeff.;
Annelise sérieusement jpCl cépapamoi; non ça mvexerait que vous soupçionnez.; jfé passa;le malotru s’est cru chez Godard,il suscite lMépris;? l’article sur Tramontane lé trébon ;cébon votre oeil onenatoussreévé;Pour detenddd l’atmosphère d’arletty,une petite blague d’un ami sef:
C’est un gendre arabe qui entre dans la boutique du Sentier ; »Allah est grand »;le beau-père le serre dans ses bras  » ne vous inquiétez pas on a toutes les tailles »;

Emmanuel dit: 1 mars 2017 à 21 h 42 min

Jmessui trompé ,j’ai écrit lcontraire envoulantbienfer!;lémotion.chui pas le goujat ça céssur.;jvous prie dlcroire Ali;;J’irai voir vatché 2fois ssifo;.

Jibé dit: 1 mars 2017 à 22 h 29 min

Je n’ai pas encore vu « Logan », mais je crois qu’il n’y avait pas trop à hésiter, Annelise. Vous avez fait le bon choix ! « Tramontane » est une petite merveille. « M’as-tu sauvé ou m’as-tu épargné ? », demande Rabih à son oncle-père. Telle est la question à laquelle il parviendra à l’issue de son enquête identitaire. Nous n’aurons pas la réponse, mais nous la subodorons. Un peu des deux probablement car rien n’est jamais aussi simple. L’histoire d’un tâtonnement à l’aveugle vers la lumière de la vérité dans un Liban couturé de drames, de cicatrices à vif, de plaies non refermées. Une société multi communautaire riche de ses paysages, de ses jardins, de son cèdre légendaire, mais aussi d’une cuisine savoureuse et de bouleversantes mélopées. Splendide adéquation entre le comédien et le musicien : ici la tragédie n’est pas joyeuse mais essentiellement mélodieuse. Beau portrait de mère et beauté de son interprète. Avec son premier film, Vatche Boulghourjian réalise un coup de maître !

Sylvain dit: 2 mars 2017 à 9 h 49 min

Vu hier.Impression calquée sur post Jibé.

Chouette de nous avoir envoyés,Annelise .

Que le sensible pour atteindre une vérité compliquée…

Jibé dit: 2 mars 2017 à 9 h 56 min

Je ne comprends pas trop le reproche que l’on fait à Vatche Boulghourjian dont certains critiques, tel Télérama, trouvent le scénario trop linéaire et répétitif. Il faut accepter pourtant, comme vous le soulignez Annelise,le temps et le tâtonnement aboutissant à l’éclaircissement final, disons une certaine embellie, un apaisement…

Gilles dit: 2 mars 2017 à 10 h 58 min

Passez outre les divagations des fromages blancs,Annelise …Si vous me permettez ce conseil.La phrase de WA de De Angelis ,rien compris,par contre .On dirait mezrahi.Phil,l’oeuvre l’oeuvre de Fassbinder à moitié bâclée outre Rhin :c’était apprécié par la communauté homosex comme une nouveauté qui n’a plus lieu d’être ?Ce qui est dit sur le fils de Rosi acteur dans Lampedusa ou le beau papier sur tramontane disent la même chose ,la bonne distance à adopter en cinéma .Moins évident de donner des images qui refont place au lien qui essaye de se retisser.

J.D dit: 2 mars 2017 à 13 h 20 min

Israel &palestiniens,ça fait longtemps que les tentatives de renouer les liens prennent l’eau.des jeunes de 17 ans jamais sortis de Gaza ;autrefois Les juifs se côtoyaient avec,ils prenaient le thé.là tout ce qu’ils connaissent l’un de l’autre ce sont les tirs de roquette et les cailloux!
Vatche boulghourian,le nom fait arménien?Gros contentieux chez eux avec la turquie,incapable de reconnaître le genocide.
Jibé 9.56 :chalom alei’hem,j’ai vu ça ..Télérama a perdu une occasion de se taire!Ils ont leur propre Halakha,si vous ne suivez pas comme ils ont envie,ils cassent du sucre sur le dos.Votre « société multi communautaire riche d’une bonne cuisine et des mélopées » à 22.29 fait mieux l’affaire .Les cuisinières rentrées chez elles critiquent chacune la recette de l’autre ,d’après Radioscopie.Chez nous ,les recettes different entre les séfarades pieds-noirs et les ashkénases.Si les mères commencent à échanger les secrets sur les épices ou l’etrog,le cédrat,le mariage mixte a des chances de marcher.Le marié pourra manger ‘hazer,du porc loin des regards si la fiancée n’est pas religieuse.Sur les 613 mitsvoth,258 sont positifs(faites le calcul).
Emmanuel 21.16,la blague fait rire.quand les enfants ont fait l’Ena et polytechnique,ils peuvent choisir entre confection homme ou femme.

Emmanuel dit: 2 mars 2017 à 17 h 09 min

Alley ,belle bagnole ronet/Delon; Alain l’a plus besoin des black glasses pour séduire Romy;.;jibé chui content ktu parles de tatonnemen kabouti a lembellie,sam plait bien:;ltaboulé fo mettre dla coriandre cétancor mieux.;Si la tramontane donne larcette de l’houmous &du moujadara chui encore plusse ton homme:! Telerama,lécato dgauche issoncomme toulemonde..?;pas la science infusée dans le thé à la menthe.

christiane dit: 2 mars 2017 à 18 h 10 min

Ah, le grand film que j’attendais, vu cet après-midi « 20TH CENTURY WOMEN » (Mike Mills). J’en ai encore le frisson de bonheur. Un film puzzle, inattendu, m’entrainant en douceur dans une immense remontée de la parole d’une mère par celle du fils et femme de 50 ans, divorcée, comme une mère célibataire. Elle a aimé un homme qui était gaucher et pouvait lui gratter le dos de la main droite pendant qu’il lisait les quotas de la bourse. Puis il s’est évaporé…. Annette Bening fantastique dans ce rôle, toute en silences, regards interrogateurs ou malicieux ou révoltés, naviguant à vue dans cette maison pleine de jeunes bohêmes, si attachante, si drôle, tellement libre et douce. Et un peu paumée… 1979 – Santa Barbara -
C’est très très très bien. Je me suis régalée. Acteurs tournoyant autour d’elle, impeccables et un adorable et lumineux fils,(Lucas Jade Zumann) celui qui raconte.

alley car dit: 2 mars 2017 à 18 h 29 min

Emmanuel dit : belle bagnole

Une Ghibli, du nom de ce vent « violent, très sec et très chaud qui souffle sur l’Afrique du Nord et le sud de la mer Méditerranée. »

Jibé dit: 2 mars 2017 à 22 h 31 min

« Logan », pas vraiment ma cup of tea, sorry, Annelise, trop de bruit, de fureur et d’hystérie ! Au bout d’un quart d’heure, j’en étais rassasié…

alley cat dit: 2 mars 2017 à 22 h 53 min

Hey there, people, I’m Bobby Brown
They say I’m the cutest boy in town
My car is fast, my teeth are shiny
I tell all the girls they can kiss my heinie
Here I am at a famous school
I’m dressin’ sharp & I’m actin’ cool
I got a cheerleader here wants to help with my paper
Let her do all the work & maybe later I’ll rape her

Oh God I am the American dream
I do not think I’m too extreme
& I’m a handsome son of a bitch
I’m gonna get a good job & be real rich

(Get a good
Get a good
Get a good
Get a good job)

Women’s Liberation
Came creepin’ across the nation
I tell you people I was not ready
When I fucked this dyke by the name of Freddie
She made a little speech then,
Aw, she tried to make me say « when »
She had my balls in a vise, but she left the dick
I guess it’s still hooked on, but now it shoots too quick

Oh God I am the American dream
But now I smell like Vaseline
& I’m a miserable son of a bitch
Am I a lord or a lady, I don’t know which

(I wonder wonder
Wonder wonder)

So I went out & bought me a leisure suit
I jingle my change, but I’m still kinda cute
Got a job doin’ radio promo
& none of the jocks can even tell I’m a homo
Eventually me n’ a friend
Sorta drifted along into S&M
I can take about an hour on the tower of power
‘Long as I gets a little golden shower

Oh God I am the American dream
With a spindle up my butt till it makes me scream
& I’ll do anything to get ahead
I lay awake nights sayin’, « Thank you, Fred! »
Oh God, oh God, I’m so fantastic!
Thanks to Freddie, I’m a sexual spastic
And my name is Bobby Brown
Watch me now, I’m goin down,
And my name is Bobby Brown
Watch me now, I’m goin down

(Laughing) I knew you’d be surprised

alley cat dit: 2 mars 2017 à 23 h 24 min

Catholic Girls

Catholic girls
With a tiny little mustache
Catholic girls
Do you know how they go?
Catholic girls
In the rectory basement
Father rileys a fairy
But it don’t bother mary
Catholic girls
At the cyo
Catholic girls
Do you know how they go?
Catholic girls
There can be no replacement
How do they go, after the show?

Joe:
All the way
That’s the way they go
Every day
And none of their mamas ever seem to know
Hip-hip-hooray
For all the class they show
There’s nothing like a catholic girl
At the cyo
When they learn to blow…

Father riley:
They’re learning to blow
All the catholic boys!

Mary:
Warren cuccurullo…

Father riley:
Catholic boys!

Mary:
Kinda young, kinda wow!

Father riley:
Catholic boys!

Mary:
Vinnie colaiuta…

Chorus:
Where are they now?
Did they all take the vow?

Father riley:
Catholic girls

Warren:
Carmenita scarfone!

Father riley:
Catholic girls

Officer butzis:
Hey! she gave me vd!

Father riley:
Catholic girls!

Warren:
Toni carbone!

Chorus:
With a tongue like a cow
She could make you go wow!

Joe:
Vd vowdy vootie
Right away
That’s the way they go
Every day
Whenever their mamas take them to a show
Matinee
Pass the popcorn please
There’s nothing like a catholic girl
With her hand in the box
When she’s on her knees

Larry:
She was on her knees,
My little catholic girl

Chorus:
In a little white dress
Catholic girls
They never confess
Catholic girls
I got one for a cousin
I love how they go
So send me a dozen
Catholic girls
Ooooooh!
Catholic girls
Ooooooh!
(etc.)

Central scrutinizer:
This is the central scrutinizer…
Joe had a girl friend named mary.
She used to go the church club every week.
Theyd meet each other there
Hold hands
And think pure thoughts
But one night at the social club meeting
Mary didn’t show up…
She was sucking cock backstage at the armory
In order to get a pass
To see some big rock group for free…

Traduzione:
Ragazze cattoliche
Con dei piccoli baffi
Ragazze cattoliche
Sai come si comportano?
Ragazze cattoliche
Nella cantina del rettore
Padre Riley è omosessuale
Ma questo non ferma Mary
Ragazze Cattoliche
Alla Associazione Gioventù Cattolica
Ragazze cattoliche
Sai come si comportano?
Ragazze cattoliche
Non possono essere sostituite,
Sai come vanno, dopo lo spettacolo?
Joe:
Vanno fino in fondo!
Ecco come si comportano!
Ogni giorno!
E nessuna delle loro mamme sembra accorgersene!
Evviva evviva!
Per tutta l’eleganza che mostrano
Non c’è niente come una ragazza cattolica
All’Associazione Gioventù Cattolica
Quando sta imparando a fare pompini
Padre Riley:
Stanno imparando a fare pompini!
Ai ragazzi cattolici!
Mary:
Warren Cuccurullo . . .
Padre Riley:
Ragazzi cattolici!
Mary:
Così giovane, Woow!
Padre Riley:
Ragazzi cattolici!
Mary:
Vinnie Colaiuta . . .
Coro:
Dove sono tutte adesso?
Hanno preso tutte i voti?
Padre Riley:
Ragazze cattoliche!
Warren:
Carmenita Scarfone!
Padre Riley:
Ragazze cattoliche!
Agente Butzis:
Hey! Mi ha attaccato una malattia venerea!
Padre Riley:
Ragazze Cattoliche!
Warren:
Toni Carbone!
Coro:
Con una lingua come una vacca!
Ti potrebbe far impazzire!
Joe:
Malattie Veneree, voti voti!
Direttamente
Questo è come si comportano!
Ogni giorno
Ogni volta che le loro mamme le portano ad uno spettacolo
Spettacolo pomeridiano.
Passami i pop corn per favore.
Non c’è niente come una ragazza cattolica
Con le mani sul pacco
Quando sta in ginocchio
Larry:
Lei era in ginocchio
La mia ragazzina cattolica
Coro:
In un vestito bianco
Ragazze cattoliche
Non lo confessano mai
Ragazze cattoliche
Ne ho una per cugina
Amo il loro modo di fare!
Mandatemene una dozzina!
Ragazze cattoliche
OOOOOOH!
(Bene bene bene)
Ragazze cattoliche
(Ma-ma-mum ma-ma-mum)
Yai-ee-ahhh!
Ragazze cattoliche
OOOOOOH!
(Bene Bene ora)
Ragazze cattoliche
(Ma-ma-mum ma-ma-ma-ma-mum)
Yai-ee-ahhh!
Ragazze cattoliche
(Ma-ma ma-ma-maaah)
OOOOOOH!
Ragazze cattoliche
Yai-ee-ahhh!
(Bene bene)
Ragazze cattoliche
(Ma-ma ma-ma-ma-mum)
OOOOOOH!
(Ma-ma ma-ma ma-mum)
Ragazze cattoliche
Yai-ee-ahhh!
(Ma-ma ma-ma-ma-mum)
Ragazze cattoliche
OOOOOOH!
Ragazze cattoliche
Yai-ee-ahhh!
Osservatore centrale:
Questo è lo Scrutatore Centrale
Joe aveva una ragazza di nome Mary.
Andavano all’oratorio ogni settimana.
Si incontravano la
Si tenevano le mani
E pensavano pensieri puri

https://www.youtube.com/watch?v=YMdhWRO4-dQ

Sylvain dit: 3 mars 2017 à 8 h 47 min

Christiane 18.10,century W, vu hier.Sympa.L’argument de la grande maison et des co-locs…A.Benning toujours belle.

Préféré l’austère rabih de « Tramontane ».ce que vous pensez du grand-père,Ali?(le cerceuil).

Jibé dit: 3 mars 2017 à 9 h 20 min

« ce que vous pensez du grand-père,Ali ? »

Etrange atitude des grands parents qui ne veulent pas reconnaitre leur petit-fils, proie de guerre de l’assassin de leurs enfants, Sylvain ? Un peu comme le reniement d’une fille violée !

Jibé dit: 3 mars 2017 à 9 h 27 min

C’est aussi, semble t-il, la question arménienne, dans l’histoire libanaise, de ce film ?

christiane dit: 3 mars 2017 à 10 h 10 min

Sylvain,
je n’ai pas encore vu « Tramontane » mais ça ne saurait tarder.
Pour « 20TH CENTURY WOMEN » (Mike Mills), c’est aussi la construction du film autour du regard pensif de Dorothea Fields qui m’a passionnée. Jusqu’à la fin on ne sait où ce cinéaste veut nous conduire et la vie, c’est un peu comme cela, seul le dernier morceau de puzzle posé, rend le tout compréhensible. Cette actrice, Annette Bening, est vraiment remarquable.

Annelise dit: 3 mars 2017 à 10 h 27 min

Sylvain 8h47 Jibé 9h20, sans vouloir trop en dévoiler, les gds-parents ont symboliquement mis en terre « leur » petit -fils… Le vieil homme (beau personnage) rend peut-être Rabih à son histoire concrète, au contraire d’un viol à visée prédatrice

Jibé dit: 3 mars 2017 à 10 h 40 min

Probablement, Annelise, mais ça parait quand même incroyable ? Qu’a dit la vieille femme à son mari en aparté ?

loicdeangelis dit: 3 mars 2017 à 10 h 56 min

Annelise10h27..ont mis en terre symboliquement leur petit-fils…de nombreuses sociétés ont appliqué cette symbolique…femmes javanaise,Philippines ou chinoises dans les bordels de l armeenippone pendant la guerre du Pacifique.Et plus tard des femmes japonaises ou vietnamiennes sont tombés enceintes de GIs ( viols ou histoire de flirt ou d amour)..elles ont été bannies des mémoires de leur famille

Gilles dit: 3 mars 2017 à 12 h 32 min

Jibé dit « la musique participe de la magie. »Selon l’extrait Cynthia Zaven a composé sur scénario sans attendre les images .Elle dit l’honneur de partager la partition occidentale avec le violon oriental de Barakat Jabour .Symbolique .Rabih pense qu’en trouvant son oncle la quête est finie alors qu’il ne peut résoudre ça qu’interieurement,de Beyrouth à W.el.T.Que comme ça qu’il se réapproprie l’histoire.

Jibé dit: 3 mars 2017 à 12 h 43 min

« Cynthia Zaven a composé sur scénario sans attendre les images »

Elle s’est ravisée, lorsqu’ils ont trouvé Barakat Jabour pour le double rôle d’acteur et de musicien. Le film lui doit beaucoup…

Sylvain dit: 3 mars 2017 à 12 h 43 min

De Angeli je ne veux pas spoiler.Vous avez vu le film ?

Ca ne parait pas pareil que votre bannissement.

Jibé d’après toi qu’est-ce qu’ils se disent?

Sylvain dit: 3 mars 2017 à 12 h 49 min

Ha okay.. (Cynthia Z.) pianiste au départ.

Ce qui est bien c’est ce que décrit Ali : une connaissance de l’histoire du Liban passée par l’histoire perso de R.

Le film voyage d’un à l’autre.il va pouvoir aller avec sa chorale quand il y a jonction.

loicdeangelis dit: 3 mars 2017 à 12 h 55 min

Non,loin de la.j ai très envie.C est la phrase magnifique d Annelise avec la symbolique comme un décès et donc exclusion.Ca n a sans doute rien a voir.Désolé..

Jibé dit: 3 mars 2017 à 13 h 24 min

« d’après toi qu’est-ce qu’ils se disent ? »

Je crois qu’ils sont bien d’accord pour ne pas rouvrir la douleur passée et mourir en paix…

J.D dit: 3 mars 2017 à 14 h 14 min

Sylvain 8;47 et Jb :l’importance de disposer d’un corps pour le rituel !dans toutes les religions (ou qu’on ne soit pas religieux).ça se pratique,mais chez moi la crémation toujours mal ressentie,pas besoin d’expliquer pourquoi.Si la clarification du deuil est mal faite comme dit Annelise,si ça ne sort pas ,rien n’avance.mort complète.Continuer la vie ,se remettre ,renaitre à soi ,moyen de faire vivre l’histoire!Le grand-père donne l’impulsion de remettre le jeune sur la voie de la vie,est-ce un mal?

RDC dit: 3 mars 2017 à 15 h 12 min

En tant que porte-parole de la République du Cinéma, je me dois de relayer ici les messages de protestation adressés à notre centrale par un grand nombre d’internautes frustrés : « On en a marre de l’omniprésence de JiBé le niais. »

Sylvain dit: 3 mars 2017 à 16 h 40 min

@15.12: rien d’autre à faire que de nazer,le gars.

Jb,Samar la mere le regarde chanter les mêmes paroles!

Emmanuel dit: 3 mars 2017 à 17 h 49 min

Jibé isslaisselire,Jicé!;La difference entre le haiku de Petitvidur surlcedre & »il nous casse les haiku ».; Alley cal noufé 50lignes sur catholicGirl.:!(jessauté ,pour etefran):Annette B. vieillit bien,christy? av lcoureur qu’elle avé alamaison avec Ouharene Bitty,l’a du pourtant en avaler des couleuv;.Cté lépoque ou l’homme sivoulé faire viril,fallé sortir lpistolé!;.à part redforde &nioumane qu’avaient pas bsoin de fairz lécadors;;.classe..
Annelise..;cédla poésie que vous avez envou,même ssivou parlez de logan;Ali l’a chroniqué le wolf en disan que ssui qu’elle aime,cé le bryan singer avé le fénix et ssui sur la « jeunesse de magnéto ki part en bavière retrouver le bourreau »; pas ssui qu’est passé hier on tivi kété nul:la tramontane lélent mé lébon .;:lcoup desstations ala kiarostami lébienvu:/Au lieu dserpenter ,ychemine atravers Lliban essa propistoire;

christiane dit: 3 mars 2017 à 18 h 03 min

Jibé – 22h29
Annelise, en haut de la tour…
Ai suivi vos conseils. Je viens de rencontrer « Tramontane ». Oui, une merveille, déchirante.
Une scène m’a plongée dans la cécité de Rabih/ Barakat Jabbour. Il prend son repas dans la cuisine obscure. La mère entre, allume la lumière, lui parle du repas. Ses gestes continuent, fluides. Cette lumière crue ne change rien pour lui. Il est dans son monde de non-voyant, ayant appris au fil des ans comment trouver l’assiette, le verre, les objets, la nourriture, les meubles. Cet acteur est fascinant car il habite le monde comme un aveugle détendu.
Détendu, tout se casse dans sa tête et son coeur quand il découvre sa non-identité.
Le chant final, nous emporte tressant douleur et pardon.
J’ai aimé dans ce film l’évocation des horreurs de la guerre sans aucune scène de violence. La violence est dans le REGARD de Rabih, dans sa voix, dans son expression. Elle a le même son que la douleur.
Je comprends mieux maintenant cette mémoire qui est venue à Annelise après la projection de ce film.
Ce ne sont pas des mensonges que Rabih entend ce sont des impossibles à dire. Parfois, le mensonge est un empêchement de dire ce qui a été.
Très très beau film. Il m’en reste deux à voir, dont vous avez parlé. Très belle musique de Cynthia Zaven. Samar Julia Kassar comme une héroïne de Racine, fière et noble. Et cet Hisham (Toufic Barakat) muselé par ce qu’il a été…

Sylvain dit: 3 mars 2017 à 19 h 07 min

Joli,Christiane 18:03.La salle(noire)du concert final.

Barakat Jabbour est NE aveugle.

L’article est vraiment génial.(sensualité).

alley cat dit: 3 mars 2017 à 23 h 53 min

La difference entre le haiku de Petitvidur surlcedre & »il nous casse les haiku ».; Alley cal noufé 50lignes sur catholicGirl.:!(jessauté ,pour êtefran)

Emmanuel, après être passé par beyrouth, on peut en effet se trouver en mille morceaux sans le vouloir

Annelise dit: 4 mars 2017 à 10 h 54 min

Jibé 22h59 je savais que vs seriez séduit par le film d’Adam Smith. Un monde qui me parle, de « Snatch » à « Mange tes morts », en passant par la vidéo des Lopez à Clermont-Ferrand où cela dérape à partir d’une obscure rodomontade..on pense à une blague, ms j’ai assisté à des algarades ds ce style se terminant aux urgences.. fut une époque où en Angleterre les « Bohémiens » se faisaient pourchasser avec des chiens et pendre..historiquement Gitans & « gens du voyage » n’ont pas eu la vie tellement plus facile qu’en Suisse ou qu’en France, où ils ont été gratifiés du carnet anthropométrique.. Beau titre du film dont vs ns parlez. L’offense n’est pas un sujet à prendre à la légère ds une communauté menacée d’acculturation, où la notion d’insertion vis à vis d’un monde « normé » est complexe et où l’organisation clanique est en effet dominée par une figure paternelle, ou aînée (le père-chef de famille). L’influence des femmes prend des tournures diverses, selon qu’il y a ou non des témoins,que l’on est à l’intérieur ou à l’extérieur de la caravane.. Musique des Cheminal brothers en prime
Mais pour le moment j’ai choisi « Tramontane » et je signe pour ! Le motif pour plein de raisons me touche et m’émeut

loicdeangelis dit: 4 mars 2017 à 11 h 11 min

Cher Annelise,votre papier est Magique..de l émotion pure.En voyant le film hier,je marchais dans le début d une nuit de Printemps..et je me suis souvenu de ce poeme:Hier est passé,n y pensons plus..Demain n est pas la,n y pensons plus..pensons aux doux moments de la vie.Ce qui n est plus,n y pensons plus.Omar khayyam (1048-1131)

Sylvain dit: 4 mars 2017 à 11 h 17 min

Votre papier libanais a fait école au lycée Annelise!

Ils y vont cet aprés-midi aprés lecture du billet.

guillaume canet par contre n’est pas content.

Gilles dit: 4 mars 2017 à 12 h 25 min

Votre écriture essaime ,Ali.JB,fan de fassbender? Il ne perd pas une occasion de se montrer &utilise bien son corps .Beau morceau de musculature .quand je le vois à l’écran ça donne envie de se remettre au sport?la réponse d’Annelise suggère que l’irlandais ne la fait pas tomber de sa chaise.Elle ne se rêve pas en Alicia vickander .(il suffirait pourtant d’une teinture brune .?pardon de fayoter..)
@11.11 lecteur d’Omar K? Tout Bordelais voue un culteaux trois choses qui comptent : les femmes la vie et le vin .Une vision de l’islam eclairé.Chebel ne reniait pas .Tramontane,c’est le titre écrit en arabe sur l’affiche ou ça veut dire autre chose?

Jibé dit: 4 mars 2017 à 12 h 25 min

Pourtant les flics du film d’Adam Smith m’ont plutôt parus bons enfants, Annelise. On dirait qu’ils prennent plaisirs à courir après une proie qui les fait bien cavaler dans un jeu endiablé du chat et de la souri !
Le titre, je l’ai compris dans un sens chrétien : (pardonnons) à ceux qui nous ont humiliés ?
Là aussi, comme pour les bédouins du film israélien évoqué il y a quelques semaines, l’obéissance à la loi patriarcale est la condition de survie de la tribu.

Jibé dit: 4 mars 2017 à 12 h 32 min

« Le motif pour plein de raisons me touche et m’émeut »

Vous ne les dites pas ses raisons dans votre superbe article, Annelise. Peut-être pourriez-vous développer ici ?

Jibé dit: 4 mars 2017 à 12 h 38 min

Il y a cette superbe chanson de Barakat Jabbour qui dit « parle-moi, dis-moi les mots qui apaisent »…

J.D dit: 4 mars 2017 à 13 h 07 min

Chaine chikse Annelise farouche et secrète .chacun voudrait qu’elle donne son cœur et la confiance pour dire des pariculariyés.respectons l

J.D dit: 4 mars 2017 à 13 h 16 min

suite.;respectons la distance qu’elle met .Ai lu le livre évoqué par Christiane & deux en série noire .
« Rodk n roll »:lui est sympathique .Mme Cotillard devrait lui dire qu’il n’a pas besoin de réaliser des films s’ils ne manquent pas d’argent à la maison pour élever les enfants ..Les quatrains de Kahyam ,mal vus par l’islam rigoriste .Bois du vin! ne passe pas ,ni en Bordelais ni en bourgogne .Gilles vous êtes à Bordeaux ? dites si la pluie a repris après le temps clément d’hier.

Jibé dit: 4 mars 2017 à 13 h 28 min

Je n’ai pas beaucoup aimé « Rock en Roll » de Guillaume Canet mais j’ai beaucoup ri à « Raid Dingue » de Dany Boom.

radioscopie dit: 4 mars 2017 à 14 h 08 min

Ce matin dans « On aura tout vu » (France Inter) Christine Masson et Laurent Delmas pas du tout ébouriffés par la « Tramontane » et offensifs contre « A ceux qui nous ont offensés ». Rien de gypsy dans le film, pas même la jolie poitrine de Michael Fassbender étalée sur l’affiche comme l’asticot à l’hameçon. Mais comme disait (ou presque) Bernanos, « il y a une communion des seins, il y a aussi une communion des pêcheurs ».

J.D dit: 4 mars 2017 à 16 h 30 min

radioscopie, L.delmas n’avait pas l’air de beaucoup aimer tramontane ..X-Le herpeur non plus .Et S.Avon a encensé Transpotting 2(passons ..L’étiquette boyle pas dû être dégustée à l’aveugle .) Rock and roll TRES mauvais ,Jibé..Idem Dany boon.(Vous êtes indulgent à 14.28.)votre affaire de balebous gypsy bon enfant avec Fassbender vaut mieux.
Tramontane n’est pas comparable!
ri à quoi à R.D?

Loicdeangelis dit: 4 mars 2017 à 17 h 04 min

Je viens de lire que la chanson du film(envoûtante) fait partie de qudud Halabiyya,une musique originaire d Andalousie qui a traversée les siècles et s est développée dans la ville d Alep.Cynthia Zaven(la musique du film,c est elle) a déjà travaille avec Jordi Savall..le souffle de ce chant ,met en évidence le côté prodige de Barakat Jabbour…et la spiritualité de sa melodie..

Loicdeangelis dit: 4 mars 2017 à 17 h 25 min

Cynthia Zaven est une grande artiste contemporaine(installations et travail expérimental)’il faut la suivre.,.Pianiste de formation,elle développe une magie surnaturelle qui n a pas échappée au réalisateur…En 2016,a Baalbeck..au Temple de Bacchus,Cynthia a mis face a face 12 amplis délivrant des sons divers et faisant écho au silence de l endroit..et a sa solennité.Perpetuum mobile…l amour aussi peut être perpétuel…

Emmanuel dit: 4 mars 2017 à 17 h 29 min

video originale David Lopez VS Djo Lopez ,énorme,Annelise;!!;A Bordeaux ,alan juppé quattremains va rappliquer dan ljeu de quilles pestiprédidentiel en déconfiote ;;tuparles d’1 alternative::;Jmedemande ski féplu mal?.:la manif de dimanche »contre lcoup d’état »,la grosse vache kifé bonscore,lrecours Macron ou labone ambiance agauche;.?
, »tramontane » yfé + pour ce qu’Ali nomme « élucidation historic » & concorde que Welbec qui stire après Charlie apré avoir démoulé bien bourré (ssa cépa un defo) ltruc que l’islam est la religion la plus c. »;Ski est un déf c’est s foutre assepoint des conséquences ; la deresponsabilisation de l’intelligentsia &le populisme marchalamble;

Loicdeangelis dit: 4 mars 2017 à 17 h 49 min

Cynthia avait déjà travaille comme compositeur pour le cinéma.En 2013…My Love awaits me by the sea..de l actrice et réalisatrice Mais Darwazah.Sublime documentaire poétique qui rendait hommage a l artiste palestinien Hasan Hourri(mort par noyade an met de qu’affaire en 2003).

leg-r dit: 5 mars 2017 à 12 h 26 min

JiBé se rend-il compte qu’il énerve à peu près tout le monde mais qu’à peu près tout le monde est trop poli pour le lui dire ?

Gilbert27 dit: 5 mars 2017 à 12 h 32 min

ne vous moquez pas de Jibé c’est un homme cuorageux qui va affronter
les intempéries cet aprè-smidi au Trocadéro pour maniferster avec Sens Commun .

J.D dit: 5 mars 2017 à 15 h 03 min

Revoilà le chmok du bas du dos(12.26). Da lifné mi ata Omet ! Sache devant qui tu te tiens.Le chikkor Gilbert frappe Jibé au lieu de parler du billet .Perte de temps !@De Angelis « Hassan Hourri ,artiste palestinien « .Bansky s’est pris pour Trigano ,il a ouvert un établissement donnant sur le mur .Cynthia Zaven fait bien de pleurer les morts en mer de Jaffa .Les amplis &Savall éveillent la curiosité tous les matins du monde.Avec des films comme celui-là ,annelise nous enseigne que la vérité ne vient pas d’un seul camp.Les géonim le savent mais c’est bon à rappeler.

Loicdeangelis dit: 6 mars 2017 à 16 h 43 min

Je ne sais pas si je vais intéresser beaucoup de monde mais bon je me lance quand meme…revenons sur Silence du divin Martin Scorsese…le Padre Cristovao Ferreira,jésuite apostât,a fasciné Marty.Pourquoi? je me suis exprimé longuement dans des revues spécialisées,un peu ici,..deux voies du catholicisme,le Styx bouddhiste ou encore les 25.000 martyrs chrétiens exécutés par les Tokugawa en 1637(un an avant l arrivée des deux padres) non reconnus aujourd hui par le Vatican car ils avaient pris les armes…Voilà ma dernière croisade:Mis au supplice,Ferreira apostasie,se retourne contre la catholicisme et s établit a vie au Japon.Ce qui a plu en fait a Marty,c est que le Padre est un crypto-erasmien..la verve qu il met dans son changement de vie,est en fait une foi protestante avec même des bases scientifiques et rigoureuses,illustrant la dérision de l entreprise jésuite au Japon.Rares sont les spécialistes de l histoire des idées en Europe a mener ce type d enquête transcontinentale et interculturelle.Scorsese a essayé..On retrouve l affrontement de Gangs of New York(catholiques contre protestants)..la même lutte qu a Elisabeth Street entre Italiens et Irlandais qu il suivait de sa fenetre(pour cause d asthme).Bon j arrête,j ai 40 pages de notes sur Silence..qui ne peuvent plaire qu a Marty et Mo(Endo est au Paradis)..

JiBé dit: 6 mars 2017 à 21 h 39 min

Oui, très sympathique ce « 20TH CENTURY WOMEN » de Mike Mills, Christiane. On dirait un film de Woody Allen dont il se serait absenté et où les personnages principaux auraient pris le pouvoir. Certes tout tourne autour de la figure et de la maison de la mère, joué par Annette Bening, non sans coquetterie car elle n’a plus vraiment l’âge du rôle. Mais les autres protagonistes sont tout aussi intéressants. J’ai une légère préférence pour la jeune nymphomane fille de psy.

puck dit: 6 mars 2017 à 22 h 47 min

ce doit être bien, j’espère qu’ils les inviteront tous à Cannes cette année, juste pour les voir habillés en smoking devant les clics clacs des photographes…

JiBé dit: 7 mars 2017 à 7 h 45 min

En fait, je viens de regarder sur la fiche wiki d’Annette Bening, elle a bien l’âge du rôle, à quelques années près. Mais elle fait plus vieille à l’écran…

JiBé dit: 7 mars 2017 à 8 h 33 min

A force de vouloir absolument que les films soient tirés d’une histoire vraie, avez-vous remarqué, Annelise, cette nouvelle tendance des cinéastes hollywoodiens à faire figurer en générique de fin les portraits des personnages réels à l’origine du scénario ? C’est le cas de « Living » ou de « Lion ». Dans le premier cas, les acteurs sont assez ressemblants aux personnages réels, dans le second, le héros a été sensiblement embelli…

radioscopie dit: 7 mars 2017 à 8 h 51 min

Comment participer -sans rougir- aux niaiseries calendaires (8 mars, journée des femmes) ? En allant voir le film de Christian Schwochow : Paula. Ou la vie de la peintre allemande Paula Modersohn-Becker qui ne fut pas une fête. D’entrée de jeu, le père lui enjoint d’oublier ses rêves d’artistes au prétexte que ce n’est pas l’affaire des femmes et de songer à se marier ensuite. Il lui permet néanmoins de rejoindre le groupe de Worpswede pour parfaire sa technique auprès de peintres dédiés au paysage, un genre d’école de Barbizon en Basse-Saxe. Sauf ce qui l’intéresse, elle, c’est le portrait. L’entourage tord le nez. Qui plus est un portrait où un nez, une bouche, des mains ne sont pas exactement la copie conforme du modèle. Scandaleux pour des artistes qui s’appliquent à reproduire méticuleusement ce que la nature a mis sous leurs yeux. Entre Teufelsmoor (marais du diable) et machisme ambiant, Paula Becker étouffe. Son amie Clara Westhoff s’en va dans le sillage de Rilke qui passait par là. Paula épouse Otto Modersohn, manière d’échapper à la dèche complète et de s’assurer un minimum de tutorat. Elle quitte Worpswede et un mariage non consommé pour Paris, à l’invitation de Clara Westhoff et Rilke. La dèche est toujours là, du moins l’horizon artistique s’élargit-il. C’est l’occasion de découvrir des peintres qui la confortent dans sa démarche. Le couple Otto-Paula se reforme et retourne à Worpswede. Paula finit par mettre au monde un enfant et meurt subitement, à 31 ans.
Le film de Christian Schwochow est un implacable réquisitoire contre la société patriarcale et sexiste au tournant du XXème siècle. Qu’une femme se pique de créer n’est pas au programme. Réduite à un statut d’éternelle mineure, son ambition se limite à procréer. Aucun homme n’y est à son avantage, pas même Rilke qui ne reconnaîtra le talent de Paula Modersohn-Becker que sur le tard. On pourrait certes reprocher au réalisateur un côté académique, rigoureux, carré, propre. Mais ce serait reprocher à un lave-linge Miele sa deutsche qualität.
Le temps a donné raison à Paula. Il y a, à Brême, un musée à son nom. Et Otto n’est plus que le mari de Paula Modersohn-Becker.

Sylvain dit: 7 mars 2017 à 9 h 56 min

J’ai remarqué,Jibé(photos).

Ce que dit Ali dans le billet . »Loving »?Pour rassurer le public « avec une histoire vraie »…

paresse ou qu’on les félicite pour le casting.

Tramontane ,le jeune ne voit pas ses expressions.On ne doit pas pouvoir diriger pareil un aveugle.

JiBé dit: 7 mars 2017 à 10 h 52 min

J’hésitais à aller voir « Paula » mais tu m’en as donné l’envie, radioscopie, merci. On nous avait pourtant déjà fait le coup avec Camille Claudel !

radioscopie dit: 7 mars 2017 à 11 h 11 min

N’hésite plus, JiBé ! Eh bien, dans la partie parisienne du film un brin pittoresque, dans une scène d’estaminet, apparaît fugacement une certaine Camille légèrement dérangée ou ivre qui se plaint que Rodin lui a piqué une sculpture. Il faut préciser que Clara Westhoff, l’amie de Paula, travaille pour Le Grand Homme.

JiBé dit: 7 mars 2017 à 13 h 40 min

« Décès le 4 mars à 88 ans de JC Averty, figure de la télévision et de la radio pour lesquelles il avait signé des émissions novatrices »

Pas tellement à la radio, Annelise. Je me souviens essentiellement de son émission régulière sur l’histoire du Music Hall. A la télé, en revanche, ses petits bébés passés à la moulinettes avaient fait couler beaucoup d’encre !

Phil dit: 7 mars 2017 à 20 h 46 min

revu « Le souffle au coeur » de Malle, premier vaguiste nouveau, en copie 35 mmm échappée au vernis digital, présenté par Wes Anderson, le toujours estudiantin réalisateur (budapest hotel) qui cause pas français mais a tout compris. c’est la minute de monsieur cyclopède.

JiBé dit: 7 mars 2017 à 21 h 24 min

« On pourrait certes reprocher au réalisateur un côté académique, rigoureux, carré, propre. »

En effet, radioscopie. Je n’ai pas été formellement convaincu par le film. Quant à la reconstitution du Paris de l’époque, c’est plutôt toc : le parc Monceau ou l’atelier de Rodin n’ont rien à voir avec la réalité. Le seul intérêt, c’est la découverte de la vie et de l’oeuvre de Paula Modersohn-Becker, que je ne connaissais ni des lèvres ni des dents. Et surtout, le biopic en creux de Rilke, vêtu à la moujik et se déplaçant en société les pieds nus !

Annelise dit: 8 mars 2017 à 20 h 52 min

Jibé si vs le dites ?. .sinon « Madame B, histoire d’une Nord-Coréenne » (Jero Yun), coup de coeur de l’ACID. .et « Paris pieds nus », sur lesquels j’aurais pensé qu’avec « Vos goûts de » vs sauteriez à pieds joints. .ça sort aujourd’hui..(Fiona Gordon & Dominique Abel), une bibliothécaire à lunettes au pays du sirop d’érable se porte au secours de tante Martha, Canadienne à Paris… so long Emmanuelle Riva..berges de la Seine.. Beau post de Radio 8h51sur Schwochow. J’aime bien qd les uns &les autres nourrissez le kibboutz. My heart belongs to Tramontane

JiBé dit: 8 mars 2017 à 22 h 12 min

Oui, c’est prévu pour le last Emmanuelle Riva, Annelise. La bande annonce fait penser à du Jacques Tati, pour le côté déjanté. Et certaines scènes avec Pierre Richard se passent au Père-Lachaise…
Madame B., depuis quelques semaines sur les écrans, l’histoire d’une passeuse entre les deux Corées, qui se joue au MK2 Beaubourg, est dans ma liste aussi, car cette semaine est plutôt pauvre, à part, peut-être, le ramake de Léon Morin prêtre avec Romain Duris…

JiBé dit: 8 mars 2017 à 22 h 19 min

« De plus belle », dans le genre « Réparer les vivants », avec Florence Foresti, dans un rôle dramatique, de cancéreuse du sein, n’est pas mal du tout. Elle n’en fait pas trop. Nicole Garcia en coach du bonheur aussi et Mathieu Kassovitz craquant à souhait. J’ai versé ma larme…

Phil dit: 9 mars 2017 à 8 h 37 min

baroz nourrit le kibboutz, bientôt le kolkhoze. Romain Duris a fait une « retraite » de dix jours pour se mettre dans le mood de Béatrice Beck. au delà de dix jours, la production s’impatientait.

Sylvain dit: 9 mars 2017 à 12 h 39 min

@ Jibé 9.06 pour rester dans le tempo ‘twit Gala’ : le franco-libanais Ibrahim maalouf engagé à boucher sa trompette…le CV demandé à une gamine de 14 ans qui inclue la photo dénudée,navrant !

Il aurait mieux fait de rester au pays des Aveugles de vatch B.

20.46 phil,cool. Où ça?

Phil dit: 9 mars 2017 à 17 h 01 min

la cinémathèque de France, dear Sylvain. excellents films (malgré les innombrables escaliers tordifiants pour accéder aux salles comme dans les pornos au temps préoueb)

Phil dit: 9 mars 2017 à 17 h 05 min

le patron Bonnaud, ancien des inrocks, annonce une copie virée et striée. que nenni, le Malle était impeccable dans son 35 mm, sans une égratignure au vaillant souffle au coeur qui fesse les soixantehuitards.

radioscopie dit: 9 mars 2017 à 18 h 11 min

Citoyen d’honneur (El ciudadano ilustre) –Argentine- Gastón Duprat et Mariano Cohn

Le film commence par la remise du prix Nobel à Daniel Mantovani, écrivain argentin. Il se plie au protocole et prononce un discours. Discours peu protocolaire : à ses yeux, ce prix qui a reçu les suffrages de rois et d’académiciens signe sa mort artistique. De retour à Barcelone où il vit depuis des lustres, l’écrivain asséché par les honneurs refuse chaque proposition que lui fait son agent, de conférences, d’interview, de médailles. Il finira par en accepter une : celle de Salas, son village du fin fond de l’Argentine, définitivement quitté il y a trente ans, qui veut le faire « citoyen d’honneur », Salas qui a inspiré les décors et personnages de tous ses romans. Retourné sur les lieux de son enfance, il se prête comme à Stockholm aux différents protocoles qui lui sont imposés même s’ils lui semblent grotesques. Il se laisse exhiber comme une curiosité, donne des causeries, une interview à une télé locale, inaugure la statue qui lui est dédiée, participe à la sélection d’un concours de peintres locaux. Est-ce que cette virée dans ce trou perdu avec ses mœurs rustiques l’émeut, l’amuse, l’intrigue ? Puis, comme à Stockholm, il regimbe. Et l’atmosphère se tend. On passe de l’épopée loufoque du grand écrivain chez les ploucs à une fable de plus en plus noire. C’est sans doute que cet écrivain fini pour la littérature est venu chercher la mort des mains de ses personnages.
Mais comme « le réel n’existe pas, que tout est interprétation et fiction », les réalisateurs réservent à la fin du film une pirouette et un regard caméra de l’excellent Oscar Martinez (interprète de l’écrivain) magistraux.

JiBé dit: 9 mars 2017 à 22 h 16 min

« La Confession » de Nicolas Boukhrief avec Romain Duris et Marine Vacth. D’après « Léon Morin prêtre » de Béatrice Beck, prix Goncourt 1952.
Un léger malaise dû à la trop grande esthétisation du film. Marine Vacth est trop belle, telle une madone botticellienne perdue dans un village de la France profonde durant l’Occupation allemande. Hormis cela, le film reste prenant. Certes on pense toujours au couple Belmondo/Riva. Ici, le cinéaste a pris le parti de faire conter l’histoire par la jeune femme, devenue vieille, se confessant à un jeune prêtre, au seuil de sa mort. Sorte d’effet en profondeur dans le temps, comme pour « Titanic » !

Phil dit: 9 mars 2017 à 22 h 31 min

et le jeune prêtre, Baroz, il est beau et sauve le navire de l’église qui coule ?
(attention, connais le livre de Beck, un temps secrétaire de Gide..)

Delaporte dit: 10 mars 2017 à 4 h 33 min

J’étais assez tenté par « La Confession », mais j’ai du mal à me décider, je sens que ça ne va pas me plaire. Ce qui m’inquiète, en revanche, c’est le prochain film de Terence Malick, qui est annoncé ainsi :

« Song To Song sort en France le 12 juillet, il s’agit d’un mélodrame romantique centré sur un triangle amoureux dans l’industrie musicale. »

Malick était excellent dans le métaphysique, et là je crains qu’il n’ait atterri sur terre dans des histoires d’amour justement très terre à terre, qui ne vont plus nous élever dans les hauteurs. Bref, où est passé Dieu ? Dieu est le dernier grand acteur que Malick, comme il en a accoutumé avec beaucoup de grands interprètes, a coupé au montage. Son premier faux pas ? Réponse le 12 juillet.

Roro dit: 10 mars 2017 à 8 h 04 min

radioscopie dit: 9 mars 2017 à 18 h 11 min « « le réel n’existe pas, que tout est interprétation et fiction »  »

It is fake. Bad
Plus sérieusement: ce film a l’air sinistre

Annelise dit: 10 mars 2017 à 12 h 01 min

Delaporte j’aime bcp Malick..le fermier timide des Moissons, la Ligne rouge, les poissons enterrés au pied des maïs de Nouveau monde.. faut-il craindre un faux pas de sa part? Que le Christ tombe la 3ème fois ne l’empêche pas d’accéder à la Vie éternelle et Malick n’hésite pas à le faire bcp tomber..avec lui on n’est pas ds le Less is more..cf billet « Knight of cup », qq part ici. La cheminée bourre, ça fume de ts les côtés et il recharge en bois
Phil 17h01 dit  » cinémathèque de France aux escaliers tordifiants pour accéder aux salles comme dans les pornos au temps préoueb »
ça sent le vécu ! Et encore vs ne connaissez pas les salles subcitées en province ou à l’étranger?..ces alentours tjs crasseux interlopes, j’imagine pour favoriser la rime, même pauvre?. .décors extérieurs (l’intérieur je ne sais pas) croquignolets, j’ai remarqué..il ne manque plus que l’imper mastic à ouvrir subrepticement devant une caissière à permanente boudinée, manucure à l’Américaine pour parfaire le tableau.. tt autre en tonalité et intensité fut mon expérience récente du lien, je parle de la cinémathèque, non du ciné porno
Beau post de Radio 18h11. L’avis rend bien ce grinçant argentin… la gde pompe mégalo sardonique.. il paraît que les réals se sont amusés à inventer une oeuvre (dudit Mantovani)qu’ils envisagent de faire publier, comme pour faire se recouper la réalité et la fiction
La Confession, Duris mérite le bon crédit qu’on lui accorde.. Qq réserves allant ds le sens de Jibé 22h16

JiBé dit: 10 mars 2017 à 12 h 07 min

« (l’intérieur je ne sais pas) »

Ma pauvre Annelise, si vous saviez ! Là, le deuxième sexe relève surtout du troisième…

Annelise dit: 10 mars 2017 à 12 h 27 min

.. il y aurait sûrement bcp à dire du porno entendu comme « cinéma de genre », Jibé. Comique et tragédie. Qqchose d’une anti jubilation, d’un anti partage passant par l’accessibilité apparente totale de la chair, une sorte de quintessence du « être seul » qu’on essaie d’effracter sans résultat..le côté forçat..Quelqu’un comme Wenders ds Paris, texas évite l’écueil de la folklorisation à outrance pour parler de la solitude & du principe des barrières ds le peep show. J’aurais bien aimé que le blog continue de voir Tramontane avant nveau billet ds 3 j

JiBé dit: 10 mars 2017 à 13 h 13 min

Mais avec le cinéma porno, le vrai, pas l’intellectualisé, on est au-delà du cinéma de genre, Annelise ! En plein dans le cinéma (le lieu et le film) interactif. De simple voyeur passif, le spectateur devient actant ou toujours voyeur, mais l’essentiel à voir alors n’est plus du tout sur l’écran…

Résumons..... dit: 10 mars 2017 à 13 h 48 min

Conversations, échanges, tubercules, dignes de la Montagne Magique ? Que nenni ! J.O. de fin d’un monde, digne du Coron des Illusions.

loicdeangelis dit: 10 mars 2017 à 15 h 41 min

Chère Annelise..entièrement d accord sur le retour (pas a brokeback mountain ,ni sur tousser chahine) a Tramontane.J ai tenté en vain d avoir des amis sur Cynthia Daven..et sa musique parfumée..ou étiez vous?

Sylvain dit: 10 mars 2017 à 16 h 03 min

Résumons:piege à blablas c.

Notre génération s’est fait la main et le reste sur le oueb,phil.

Des années de maturité&apprentissage pour remettre le hot d’or aux sentiments.Sens du billet d’Annelise.

Roro dit: 10 mars 2017 à 17 h 21 min

radioscopie dit: 9 mars 2017 à 18 h 11 min
« On passe de l’épopée loufoque du grand écrivain chez les ploucs à une fable de plus en plus noire. C’est sans doute que cet écrivain fini pour la littérature est venu chercher la mort des mains de ses personnages. »

je n’ai pas vu le film mais je suppose que les horreurs, le poids du cauchemar des années de la dictature n’y est pas pour rien

JiBé dit: 10 mars 2017 à 21 h 30 min

C’est super « Citoyen d’honneur », radioscopie. ça commence comme une comédie à l’italienne des années 70, puis, quand le film a atteint sa vitesse de croisière, ça tourne à l’aigre. On ne rit plus autant : l’atmosphère devient même irrespirable. Finalement, qu’elle différence entre les riches, distingués et policés de Stockholm et les affreux, sales et méchants Argentins ? Entre le roi de Suède et le maire de Salas, entre la pin’up scandinave et la reine de beauté locale ? Entre les magouilles du Prix Nobel, jamais attribué à Borges, et le concours de peintres amateurs du village ? D’un côté ou de l’autre, il n’y a rien à sauver, sinon la… littérature ! Après Stockholm, il perd l’inspiration, à Salas, il la retrouve ou il meurt, selon la volonté facétieuse des scénaristes-cinéastes… Un film qui devrait plaire à Paul Edel ?

JiBé dit: 11 mars 2017 à 22 h 03 min

Ni absurde ni folie, Roro, mais plutôt du réalisme désenchanté, très désenchanté…

De quel film va donc nous parler Annelise ? Pourquoi pas de « Paris pieds nus » de Fiona Gordon et Dominique Abel, auteurs et acteurs ? Loufoque en diable, dans la lignée de Jacques Tati et de Pierre Etaix, ces ainés venus tous droit de l’école du music-hall. Belle sortie de piste d’Emmanuelle Riva, qui boit, qui danse, fait l’amour et part en fumée au fil de la Seine. Ciao l’artiste !

radioscopie dit: 12 mars 2017 à 9 h 12 min

JiBé dit: 10 mars 2017 à 21 h 30 min
Au risque de se prendre un soufflon par Annelise pour tourner le dos à la Tramontane, content que tu aies apprécié ce « Citoyen d’honneur ». Mine de rien, Gastón Duprat et Mariano Cohn dressent un portrait drôlatique mais impitoyable de l’Argentine. Pays économiquement en panne à l’image des bagnoles, arts et culture en panne (la reine de beauté : un laideron, les pages d’un livre : pour allumer un feu ou se torcher le derrière, le concours de peinture : un ramassis de croûtes et l’occasion de petites magouilles, l’interview à la télé locale : juste un prétexte à pub pour une boisson, sans parler de l’immonde sculpture dédiée au prix Nobel), relations humaines en panne : brutalités dans le rapport hommes/femmes, hommes/hommes, beauferie généralisée.
C’est un film extrêmement subtil où rien n’est gratuit. Par exemple, cette scène à l’aéroport de Buenos Aires : sur les pas de l’abruti obèse chargé de l’accueil, l’écrivain se dirige automatiquement vers une auto rutilante au lieu du tas de ferraille garé à côté. En quelques secondes tout est dit du décalage et de la rencontre impossible entre l’écrivain et ses concitoyens.

JiBé dit: 12 mars 2017 à 9 h 52 min

Sans parler de la nature dans un triste état, inesthétique et polluée : lac asséché, cadavre du flamand rose… Mais à Barcelone, l’écrivain est cantonné dans une splendide villa bunker. Est-ce mieux ? Et à Stockholm, on a l’impression d’être dans un asile de vieillards et d’assister à une veillée funéraire. Grinçant, la comédie à l’italienne, version espagnole, radioscopie !

JiBé dit: 12 mars 2017 à 10 h 10 min

Il y aurait aussi beaucoup à dire sur le portrait de l’écrivain transformé en rock star. Là, Paul Edel serait le plus indiqué pour nous en parler…

radioscopie dit: 12 mars 2017 à 10 h 49 min

JiBé dit: 12 mars 2017 à 9 h 52 min
Grinçant, la comédie à l’italienne, version espagnole, radioscopie !
Version argentine, JiBé ! Ne pas oublier qu’en Argentine l’Italie pointe sa botte… Bien observés les dégâts écologiques qui s’ajoutent à la liste. Décidément, ce film est riche de sens. En revanche, je ne saisis pas en quoi Paul Edel pourrait nourrir cette conversation mais c’est sans doute que tu as des pistes que je n’ai pas.

radioscopie dit: 12 mars 2017 à 11 h 23 min

Tout le film, JiBé, repose sur la disjonction entre la vieille Europe (dont Stockholm est ici le paradigme) et Salas, c’est-à-dire le nouveau monde qui tente d’en imiter les codes de civilisation. Que notre écrivain habite cette « splendide villa bunker » n’est pas innocent. Ses origines le portent à ce choix d’une demeure contemporaine pour parvenu dont l’architecture n’a aucun lien ni avec un terroir, ni une histoire.

JiBé dit: 12 mars 2017 à 11 h 28 min

Les moeurs de l’édition, radioscopie, qui sont au centre du film. Les deux cinéastes semblent, au départ, régler leur compte avec le Nobel, qui n’a jamais primé l’Argentine ? En littérature, du moins. Ils inventent alors un auteur imaginaire, qui mieux que Sartre, sans refuser le prix, vient leur dire leurs quatre vérités.

« en Argentine l’Italie pointe sa botte »

Très juste !

Phil dit: 12 mars 2017 à 11 h 42 min

Notre génération s’est fait la main et le reste sur le oueb,(dixit Sylvain)

toutafet !
annelise baroz, soyons précis, la salle Arsenal 2 de Berlin est plus confortable que la salle Ledoux de Bruxelles. mais Paris paye de la redevance pas Bruxelles et décroche la palme des escaliers, etc..faites vos jeux.
quant aux pornos, curseur essentiel des suces et coutumes de nos sociétés devenu hors-salles: les pics de pollution youporn se produisent dans les mi-temps des matchs de coupe du monde de football. la cinémathèque de France à pu faire une séance spéciale des pornos années 20 sans compter un seul pervers dans la salle ramollie.

JiBé dit: 12 mars 2017 à 11 h 50 min

Comme si le temps s’était arrêté à l’époque de l’enfance de notre grand écrivain de renommée mondiale, radioscopie ? Dont on nous dit que tous ses romans puisent leur inspiration dans les personnages de salas. Il m’a fait penser à Salvatore Satta (1902-1975), dernier rejeton d’une famille nombreuse de la haute bourgeoisie de Nuoro, en Sardaigne, qui, après une vie entière passée sur le continent italien, est retourné jouir d’une retraite bien méritée dans sa bonne ville natale. A sa mort, parmi ses papiers, on découvrit le manuscrit de ce qui deviendra « Le jour du jugement », son roman posthume publié en 1979, et auquel il s’était entièrement consacré durant les quatre dernières années de sa vie. Une savoureuse chronique du temps perdu de son enfance, ainsi que des habitants et de leur tas de misérables petits secrets de cette singulière capitale de la Sardaigne intérieure du début du XXe siècle.

JiBé dit: 12 mars 2017 à 11 h 53 min

« une séance spéciale des pornos années 20 sans compter un seul pervers dans la salle ramollie. »

Le porno ne résiste pas à l’intellectualisation que les cinéphiles peuvent en faire, Phil. Ne le dites pas à Annelise…

JiBé dit: 12 mars 2017 à 11 h 59 min

Extrait, qui commence au cimetière !

« C’est ici le lieu. Voici les deux angelots de marbre, penchés tristement l’un vers l’autre et pleurant à jamais les morts orgueilleux de la famille Mannu ; voici la dalle mortuaire de Boelle Zicheri, le pharmacien qui, par la haine qu’il portait à tous les siens, avait laissé tout son bien à l’hôpital ; voici la tombe de Don Gaetano Pilleri, prolongeant sa propre haine à l’égard du clergé par l’absence de toute croix ; voici les premières sépultures des familles pastorales, avec les sobriquets mués en patronymes et les fiers portraits dans leurs costumes sur des plaques ovales en émail ; voici la stèle brisée d’un jeune homme (on y lit : « tu pleures et moi, je dors au loin, dans ce sol sacré ») qui angoissait mes nuits ; voici encore l’enclos en fer, modeste, où demeure captif Maître Manca, notre prof’, désormais dans l’impossibilité de redevenir Pedduzza (ou Petit Caillou) et de retourner à la taverne où, un soir, il avait glissé sous la table, foudroyé par le dernier verre de vin de sa vie…
Je pourrais d’ici, dans un rayon de cent mètres, marquer les limites de ces murs antiques et humides : il suffit de suivre tout ce que le temps a noirci, défait, oublié, tout ce qui est mort pour la deuxième fois. Au-delà de ces pauvres tombeaux, un autre bout de terre s’étend, court et infini, avec quelques vestiges de croix de traviole, des crucifix renversés, comme s’ils avaient achevé leur fonction. Je me demande s’il est encore le moindre espoir dans ces sépultures où les morts restent esseulés, sous ce sol où les ossements d’innombrables générations s’entassent et se confondent, devenus eux-mêmes sol. Dans ce coin ultime du monde, par tous ignoré sauf par moi, je sens bien que la paix des morts n’existe pas, qu’ils sont libérés de tous problèmes un seul excepté : le fait d’avoir été en vie. Les nécropoles étrusques sont habitées par la rumination des bœufs, les tombeaux les plus vastes transformés en bergeries : on pose sur les petits lits de pierre les marmites et les faisselles, humbles accessoires de la vie pastorale. Personne ne se souvient plus que ce sont là des tombeaux, pas même le touriste frivole qui gravit le sentier creusé dans le rocher et se risque dans l’obscurité profonde, où sa voix retentit. Pourtant ils sont bien là : depuis deux ou trois mille ans, car la vie ne peut pas vaincre la mort, pas plus que la mort ne peut vaincre la vie. La résurrection de la chair commence le jour même où l’on meurt : ce n’est point un espoir, ce n’est point une promesse, ce n’est point une condamnation. Pietro Catte, l’homme qui s’était pendu à un arbre la nuit de Noël dans le champ de Biscollai, se figurait qu’il allait pouvoir mourir : et maintenant il est là lui aussi (les curés l’ont fait passer pour dément, afin de le pouvoir enterrer dans ce sol sacré), avec Don Pasqualino et Fileddu, avec Don Sebastiano et Oncle Poddanzu, avec Chanoine Fele et Maître Ferdinando, avec les paysans de Seuna et les bergers de San Pietro, avec les prêtres, les voleurs, les saints, les oisifs du Corso : tout un enchevêtrement inextricable, ici, sous cette terre.
Ainsi que dans une de ces processions extravagantes du Paradis de Dante, les hommes de ma gent défilent, dans des théories interminables, mais sans les candélabres. Ils s’adressent tous à moi, ils cherchent à déposer entre mes mains le fardeau de leur vie, l’histoire sans histoire de l’existence qui a été la leur. Des mots de prière ou d’ire sifflent dans le vent parmi les buissons de thym. Une couronne de fer se balance sur une croix défaite. Et il se peut qu’au moment même où je pense leur vie, du fait même que j’écris leur vie, ils me voient sous l’aspect d’un dieu dérisoire, qui les rallie tous et les rassemble au jour du jugement, afin de les libérer à jamais de leur mémoire. »
(« Le jour du jugement », traduit de l’italien par Nino Frank, éditions Gallimard, 1981)

radioscopie dit: 12 mars 2017 à 12 h 08 min

Pendant le film, j’ai repensé à la mésaventure de Pierre Jourde et des réactions hostiles des campagnards qui s’étaient reconnus dans « Pays perdu ».

Roro dit: 12 mars 2017 à 13 h 40 min

Jibé et Rzdioscopie
toujours pas vu le film argentin en question, mais (l’article’ cité plus haut (08h01) parle d’une forte critique sociale des chauvinismes et de ces nationalismes mal compris qui idolâtrent quelqu’un de reconnu sans savoir pourquoi il a du succès Rire, gène, humour noir
Thèmes non particuliers à l’Argentine : admiration pour une idole et destruction de cette idole quand elle ne correspond pas aux attentes échafaudées à son sujet
Et référence explicite à Maradonna
Dans le cas de l’idôlatrie à l’égard des artistes, la situation e st plus tendue car souvent le public idolâtre des écrivains et artistes sans pouvoir mesurer la qualité de la raison de ce succès , contrairement à ce qui se passe pour le sport.

radioscopie dit: 12 mars 2017 à 15 h 31 min

Lien de 8h01 : « no en vano hay en “El ciudadano ilustre” una referencia explícita a Maradona. »
Elle m’a complètement échappé ! A part lorsque l’écrivain nobélisé peu enchanté à l’idée de parader dans les rues de Salas sur un camion de pompiers affublé d’une reine de beauté suggère timidement qu’il n’est pas un footballeur…
Quant à cette déclaration de Duprat, elle ne manque pas de sel :
« Yo soy de Bahía Blanca, de donde hay un premio Nobel de Física o de Medicina, pero no sé exactamente qué es lo que hizo para que le dieran ese reconocimiento. Sé que es premio Nobel, que fue importante y que se le recibió como una celebridad. Pero nadie tiene ni idea hasta el día de hoy de porqué lo ganó”.
Tout son humour facétieux est dans ce « prix Nobel de physique ou de médecine ». A prendre au énième degré, évidemment.

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