de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Bande annonce du film Georges Hyvernaud de Céline Pouillon et Christian Argentino from novanima on Vimeo.

Un Principe de réalité

Par Annelise Roux

Enfin de quoi crier au népotisme amical ? Le pire ? Même pas pouvoir se réfugier derrière l’idée stricto-sensu du bon noyau familial normé, à réputation réactionnaire, pour justifier un prétendu favoritisme ?

En rentrant d’une courte absence, j’ai reçu par courrier le DVD «Georges Hyvernaud – Deux ou trois choses qui comptent vraiment », film de Céline Pouillon et Christian Argentino, une co-production Novanima, Girelle et Bip TV, avec des textes interprétés par Stanislas Nordey et Julie Pouillon, musiques de Siegfried Canto et Serge Teyssot-Gay.
Un de nos contributeurs distingués prête dès l’incise sa voix à la lecture d’extraits de «La Peau et les os» et «Wagon à vaches», livres phares de l’écrivain angoumoisin né à Saint-Yrieix en 1902, mort en 1983 à Paris.
J’ai fait profession de foi de ne chroniquer que des travaux présentés sous forme diffusable, à laquelle les lecteurs ont accès ou qu’ils peuvent se procurer. Pour d’éventuels renseignements, en l’occurrence, un relais : contact@novanima.com

Peu importe la confidentialité ou le tabac médiatique. Certaines œuvres dont je me suis faite l’écho avec enthousiasme – je pense à l’extraordinaire «Atlal» de Djamel Kerkar, Prix Premier au FID Marseille 2016 emmené par un certain… Robert Guédiguian, pape cinéma en PACA (j’en reparle chaque fois que possible, dans l’espoir que quelqu’un acquière l’opus en vidéo. Dur de percer alors que c’est si juste et beau ?) – n’avaient tenu que trois jours au Reflet Médicis, à Paris, et encore aux heures creuses… Invisibles ou presque ailleurs ! Pas grand-monde ne voit ces films, c’est dommage. M’ont été parfois dévoilés des projets en cours de montage, des teasers en ligne, des courts ou moyens métrages en préparation qui, pour intéressants qu’ils soient, n’avaient pas les qualités requises pour faire l’objet d’un billet.
J’ai vu le film à la Scam il y a quelques mois. Si l’amitié naissante entrait dans le fait d’y être allée, le népotisme au final n’est pas pour beaucoup dans la chronique : le sujet me plaisait. Il mérite d’être partagé. Les titres édités d’Hyvernaud, pas très nombreux, peuvent servir de base pour se pencher sur cette forme augmentée de documentaire mêlant lectures de théâtre, vues actuelles, toutes humblement provinciales, de la région natale de l’auteur, images d’archives des oflags et pièces musicales.

On peut regretter que ne soient pas sous-titrés les noms des intervenants (hormis ceux, repérables, donc n’ayant pas à être soulignés, des comédiens Julie Pouillon et Stanislas Nordey) ?
Guy Durliat, excellent spécialiste d’Hyvernaud évoquant devant une bibliothèque où se détachent un coffret Dreyer, «Pulsion», «La Dolce Vita» ou «Mystery Train» l’injustice ayant frappé cet écrivain méconnu, «arrivé trop tard». La captivité dans un oflag en Poméranie sous le numéro 995 durant cinq ans l’a accouché d’une écriture d’une force prodigieuse, mais sa publication, proposée en 47, n’est avérée qu’en 1949. Le début des 30 glorieuses vouées à la reconstruction, qui n’ont aucune envie d’être replongées dans une ambiance de guerre, rend le texte irrecevable. Trop lucide, trop complexe et percutant. Dénué de tout manichéisme, sans artifice.
Hyvernaud n’a pas le côté aboyeur d’un Louis Ferdinand Céline. Quelle acuité, cependant. Le mythe du héros, de la captivité qui grandit celui qu’elle atteint vole en éclats sous ses mots. Le captif est réduit à «un sac de tripes, n’est «pas plus lui qu’un autre». L’homme relaxé d’un camp, rien d’autre qu’un étranger auquel les siens demandent en boucle «s’il n’a pas maigri ?» – «Oui, de quinze kilos», à qui on n’a de cesse de faire remarquer «qu’être prisonnier, ce n’est pas pareil que déporté» , ce à quoi il répond, «pour sûr».
Alors que les oflags sont censés retenir des prisonniers d’une bonne classe sociale, dotés d’éthique et de dignité, Hyvernaud, lui, verra le sous-inspecteur voler un pain en prétendant donner des leçons de morale, le fesses-à-fesses du « trop d’homme partout», la sordide et persistante odeur de l’autre dans les narines… Des lettres privées de Raymond Guérin ou Blaise Cendrars lui reconnaissent un talent immense, la critique institutionnelle quasiment aucun, quand elle ne lui casse pas les reins comme le fit «Les Lettres françaises» qui l’assassine. Il est déjà attelé à «Lettre anonyme», l’échec cuisant de «Wagon à vaches» en 1953 le brise. C’est fini, il n’écrira plus.
Claire Paulhan à la voix douce, concise, feuillette les originaux qu’elle détient ou va chercher à la conservation, dit combien grâce à «La Peau et les os», furent mise en pièces l’opposition tranquille des bons et des méchants, des résistants et des collabos et la guerre rapportée «avant tout, et toujours, à une histoire d’urine et de merde», comme le détaille un chapitre terrible sur la défécation et la communauté des prisonniers…
Dominique Gaultier, du «Dilettante», souligne qu’à cette époque «personne ne veut lire ça»… cette «maladie du regard» dévorant Hyvernaud, qui ne souffre pas d’enjolivement ! Pas de tricherie possible, le flux acrimonieux dirigé non contre l’ennemi allemand tel qu’attendu, mais ses compagnons d’infortune. C’est très subversif. L’homme captif est reconnu avili, il se délite en fragments en dépit des tentatives mesquines de reprendre les apparences, les rites dérisoires. De maigres portions sont filmées, découpées dans l’assiette dans une espèce de hargne appliquée, pathétique.
Christian Pouillon qu’on entend dès l’entame en voix-off, qu’on voit apparaître après, est très bon lecteur : ces trois-mille prisonniers français dans ce camp de Poméranie où s’entraînaient les jeunesses hitlériennes, le sable, les petits lacs au milieu, le vent de la Baltique coupant passés au crible Hyvernaud se retrouvent dans sa bouche sans évitement.
Lui aussi est grave, d’une espièglerie corrodante – Georges Hyvernaud était d’un humour flagrant, ténébreux, «au vitriol», «d’un pouvoir libérateur en face de l’imbécile flaubertien». Il n’y a qu’à voir sa retranscription de la réponse envoyée par Paul Valéry à un de ces «couillons de prisonniers» que Valéry se déclare heureux de «savoir soutenu par l’énergie spirituelle» !
«Quand l’énergie spirituelle va, tout va» ? Ironie mordante. Hyvernaud se demande quel secours est à espérer «d’un vieillard distingué, à ce point coupé de la souffrance réelle». Christian Pouillon chante «La P’tite Amélie, lui avait bien promis… », rengaine dont est soûlé «l’homme défait» Hyvernaud par un compagnon de crasse, de ratiocinations et parties de cartes vaines, dans cet univers de larves et de cabinets, «du croupissement et de l’accroupissement»…

Les quatre cités ne sont pas légendés sur l’écran, cela m’a manqué que César ne leur soit pas rendu, alors qu’à la fois, c’est modeste de ne pas y avoir eu recours ? Discret, quand toute la place est donnée au lire et à l’entendre, aux «quels furent Hyvernaud et sa langue». Surtout, la force du propos permet de s’en passer.
Serge Teyssot-Gay est souverain quand il paraît sourdre du noir par un jeu de stroboscopes, que résonnent des riffs soutenus, et cette voix d’un coup déclamatoire dans le bon sens, presque caverneuse, le contraire de l’emphase et pourtant ample, pas sentimentale, déchirante, révélant un mystère des psaumes, appuyant sans appel qu’il y a «peut-être ailleurs des personnages de Corneille, mais pas ici, en cette Poméranie de la captivité».
La tessiture, l’ambiance m’ont fait penser au décavé Daniel Darc en transe, en pleine élégie de l’album «Crèvecoeur». Serge Teyssot-Gay déshabille l’affaire d’un mysticisme halluciné pour le rendre à un refus d’un «contentement de tout» et du dos rond, à un existentialisme dur, sévère et pétri d’une humanité qui lui conviennent mieux, l’ont fait se sentir proche du cœur de texte Hyvernaud, écrit comme on ajuste une pièce (le père de l’écrivain est ajusteur, sa mère d’une famille d’ouvriers à la Poudrerie en Charente) au point de l’entendre directement en notes et phrases vocales, lui consacrant un album et qualifiant cette rencontre textuelle de «lumineuse», dessillante en dépit du côté sombre.
Céline Pouillon et Christian Argentino ont su le capter, mettre l’accent sur cette dimension capitale d’Hyvernaud : ce ne sont ni une incitation à la violence ni un nihilisme absolu qui sont prônés. Émane de l’ensemble une droiture remarquable issue de l’écrémage de tout «dire faux», auquel est préféré un principe de réalité exigeant, et cette voie de rectitude n’est pas sans rappeler les pistes que pourrait suggérer un père constructeur.

Des images actuelles des anciens camps révèlent des murs décrépis taggués, curieusement mosaïqués parfois, qui font ressembler ici ou là les ruines à un parc Guell défiguré cerné par les sapins, de la neige où les pas des vaincus emmenés à une marche forcée s’inscrivent. Le livre était parti pour s’appeler «Voie de garage» ou «Grandes vacances». Un infortuné égal à lui, à ce qu’ils sont tous, trébuche dans le froid et prévient qu’il y laissera «la peau, mais pas les os». C’est dans cette abomination que Georges Hyvernaud trouve le titre sous lequel cela sera édité aux Temps modernes.
Cette forme éclatée, parfaite aux psalmodiassions, qui le caractérise et l’a desservi paradoxalement se révèle d’une modernité extrême, se rapprochant du rap, du slam.
Par le contenu aussi, la solitude assumée de celui qui a regardé en face «l’aveulissement/avilissement», comme il le dit, naturel à l’homme, la grégarité des instincts loin de toute la probité, Hyvernaud fait montre d’une contemporanéité étonnante, proclamant la nécessité de nouer avec une réalité sans ambages, pour résistance.
Ses façons organisent un refus de ce que ses exégètes et passeurs appellent «l’homme virtuel» : la technologie, la publicité, les grands groupes et écrans divers – dont, paradoxe, le cinéma – dépossèdent l’homme de son intégrité… «Celui-ci qui est prisonnier, dit Guy Durliat, enchaîné à son matricule, empêché par la petitesse, captif de cela autant que des sentinelles et des barbelés, ressemble pour part à l’homme rivé à son téléphone portable, aux émissions de masse et aux diktats».
La quête de bienveillance sera déçue. «Ne pas attendre des hommes, mais ne pas attendre trop peu». La parole n’est pas tant pessimiste que fichée en pleine cible. Plus difficile à supporter, mais solide.

Une enfant dans le film repousse ses cheveux en arrière. Elle ressemble sacrément à la co-réalisatrice Céline Pouillon à l’origine de ces «Deux ou trois choses qui comptent vraiment»… même visage ouvert aux beaux méplats, front bombé… Où passe la droiture de tels regards en grandissant ? Hyvernaud emprisonné avait quitté sa fillette à trois ans, elle en avait huit quand il l’a retrouvée. Il lui avait écrit depuis l’oflag « Lettre à une petite fille », quinze pages dactylographiées qu’il ne lui adresse pas pour se plaindre, «non, vraiment pas, mais pour droit de dire au moins une fois ce qu’il a reçu de cette humiliation, combien l’aventure humaine est dure, tandis que les hommes aux mains gantées échappent à tout».

Les comédiens Julie Pouillon et Stanislas Nordey face à face, ou côte à côte, ont un langage du corps adapté, coordonné. Lui, pesant ses mots, formant les syllabes avec ses doigts, les assénant, martelant – grand maigre, nez fin, osseux, menton effilé, avec cette noblesse nerveuse, consumée, d’un vagabond russe… Il s’habille, torse nu il enfile une veste, fait les cent pas, affronte le micro, vient pieds nus sur la scène. Elle lui coupe la parole, interpose une violence. Tendue, contenue, bras le long du corps. Julie Pouillon est une espèce de Bouquet dont la beauté ne dépose pas la crédibilité ni l’âpreté.
La cinéaste et elle sont jumelles.
La comédienne répète. Elle travaille. La voilà qui dit, qui reprend, serre dans sa main un stylo ou un crayon à papier jaune, puis bleu… Sa soeur dans le dédoublement filmé. L’une regarde et montre, l’autre voit et lit :  «N’être qu’un homme au ventre gonflé, aux jambes grêles»… Julie Pouillon postillonne sur le pupitre, quand dans le texte quelqu’un crache. Fusion avec l’écrit, le «lu de l’intérieur» resurgi en voix.
On est à la fois dans l’envers d’un plateau de théâtre, éclairagiste, technicien.. changer de vêtement, rire, saluer, souffler. Ils se complètent bien, Stanislas Nordey, elle. Ils s’entendent et ils s’aiment, ça se voit.

Une affaire de famille ? La réalisatrice et elle sont les filles du lecteur émérite rencontré à l’incise, auquel revient le mot de la fin : « Il faut lire Hyvernaud, c’est tout. Une œuvre sans convention. L’inflexible ignorance de l’enfant glace le mensonge sur les lèvres d’un homme».

J’avais quasiment mis la dernière main à un billet tripartite où était proposée la chronique des 3 films suivants :
A la Une, «Made in Bangladesh» de Rubaiyat Hossain (Bangladesh, sortie le 4 décembre), où est retourné l’envers de nos t-shirts «made in» et sont montrés les usines polluantes, les dos penchés sur les machines à coudre et les ouvrières de l’industrie textile qui n’ont pas intérêt à moufter, sous peine de perdre leur emploi.
Rien de réjouissant, c’est induit, dans ce réquisitoire tourné dans un quartier pauvre de Dacca où l’on assiste néanmoins au début d’émancipation de Shimu, 25 ans, assignée à un atelier sans fenêtre. Un côté didactique : c’est le reproche en même temps facile à adresser à la mondialisation de la dénonciation d’un «inacceptable occidental». Pourvu que les yeux ne se tournent pas, aussitôt ouverts, vers quelque misère encore plus attrayante, en retirent quelque chose de concret dans le comportement au-delà des roulements effarés de paupières, ou pire, l’ennui. Le réalisme sec place Rubaiyat Hossain dans la lignée du cinéma bengalin, aujourd’hui passé de mode, d’un Mrinal Sen («El Din Pratidin», Un jour comme un autre, 1979).
«It must be heaven»(France – Palestine, sortie également le 4 décembre)d’Elia Suleiman. Impossible de dédaigner Gael Garcia Bernal. Pas de scénario ? ça se discute. Ce doit être le paradis, à moins d’avoir vu Hyvernaud avant : à supposer déjà qu’il existe, il ne se trouve peut-être pas là…
Le troisième film était «Gloria Mundi», de Robert Guédiguian. On monte dans le bus de Richard-Darroussin pour revisiter Marseille, on croisera beaucoup de ces sans-grade que le cinéaste ne cesse de filmer. Anaïs Demoustier m’intéresse toujours autant (elle et Valérie Donzelli ont survécu aux lazzis cannois de 2015 de «Marguerite et Julien» en un stieglarssonien «ce qui ne te tue pas te rend plus fort»), Robinson Stévenin que j’aime autant que son père, Grégoire Leprince-Ringuet dont il me fut très difficile d’expliquer à un petit adolescent venu voir avec moi «La Princesse de Montpensier» en 2010 que ledit Grégoire, dans le film de Bertrand Tavernier, était duc et non pas «prince»… Ariane Ascaride en grand-mère Sylvie, prix de la Meilleure Actrice à Venise. La solidarité toujours in the pocket, Capitalisme tu n’auras pas ma peau, même si tu t’y emploies, fredonne le réalisateur de film en film

J’ai déprogrammé la page en recevant Georges Hyvernaud par la Poste, remplaçant par celle-ci.
Rien n’empêche de revenir aux trois autres à un autre moment. Ils ne m’en voudront pas et seront critiqués ailleurs, plus ou moins partout. « Deux ou trois choses qui comptent vraiment », c’est moins sûr. Puis c’est indiqué dans le titre : si elles comptent vraiment, il serait idiot de s’en passer

«Georges Hyvernaud, Deux ou trois choses qui comptent vraiment», de Céline Pouillon et Christian Argentino

«Made in Bangladesh» de Rubaiyat Hossain (Bangladesh, sortie le 4 décembre)
«It must be heaven»(France – Palestine, sortie également le 4 décembre)d’Elia Suleiman.
«Gloria Mundi», de Robert Guédiguian

 

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642 Réponses pour Un Principe de réalité

Paul Edel dit: 28 novembre 2019 à 17 h 42 min

C’est dans une revue de Clermont-Ferrand en automne 1945 que Georges Hyvernaud publie une « lettre à une petite fille » pour sa fille Marie-Claude, née en 1936.C’est en décembre 1946 que la revue de Sartre « Les temps modernes » publie un chapitre de « La peau et les os » , édité intégralement en 1949. Ne cachons pas qu’après « le Wagon à vache »s(1953) –moyennement apprécié de la critique- Hyvernaud a tant des difficultés à trouver un éditeur, qu’ il renonce à publier. C’est après sa mort( en 1983) avec le soutien de l’écrivain Paul Fournel ,que ses œuvres complètes sont enfin éditées chez Ramsay, de 1985 à 1987, avec les « carnets d’Oflag » , des nouvelles, et des articles de critique littéraire excellents (il a présenté « « du côté de chez Swann » en Folio).
Ne pas oublier un autre grand écrivain-témoin sur les prisonniers français derrière les barbelés en Allemagne , Raymond Guérin, avec le 600 pages des « Poulpes » enorme morceau de littérature, si stupéfiant de vérité, avec passages hallucinés. Guérin a aussi écrit un petit récit à propos de son amitié avec Malaparte à Capri. Guérin et Hyvernaud, deux très grands.

Dubruel dit: 28 novembre 2019 à 18 h 18 min

Hé bin ! On en apprend de belles sur les identités d’icite et les jolies cinéastes de gdansk-Dantzig & angoulême .
Je ne connais pas suffisamment Hivernaud, voir ça en video, la perspective est tristounette. Où c’est ?j’irai dans les premiers quand ça repasse, si je suis à Paris.

17H42, Edel est culotté. Il met les bougies sur le gâteau d’anniversaire cuisiné par une autre et chante habby birthday;
‘Ne cachons pas qu’après « le Wagon à vache »s(1953) –moyennement apprécié de la critique- Hyvernaud a tant des difficultés à trouver un éditeur, qu’ il renonce à publier.’ etc. etc.
Tout, tout est dans le papier ! Vous n’avez pas lu ?pas très sympa,faire le coucou.Que mettez-vous pour agrémenter le buffet ?

Anne-lise, ce qui est épatant c’est que sous le flegme se cache une énorme bosseuse. ça ne se sent pas et soudain ça ressort !pas de la branlure journaleuse. à manger !du bio sans traitement chimique ,du sauvage !

Dubruel dit: 28 novembre 2019 à 18 h 22 min

hYvernaud.
Guérin. Un mode ‘mineur’valant beaucoup de majeurs, quand il ne leur met pas des longueurs dans la vue.
Superbe.

la fille qui postillonne lorsque le texte crachote,haaaa. beau.

vincent dit: 28 novembre 2019 à 18 h 44 min

j’en déduis que Cp c’est lui???
Cool que ce mystère dont on se doutait sans savoir le nom de cet homme agrégé, beau-père de ST.Braunschweig qu’on peut voir au Tde l’Europe soit enfin révélé dans 1excellentissime papier….

car nous allons découvrir ce visage avec plaisir;le topic de cette époque Glorieuse après WW2 m’intéresse pas comme cela, mais possible que j’en passe à aller le voir également au Reflet Med quand ça passera, où de BONS films diffusés dans un circuit qui est 1véritable pépiniaire(st andré-des A &d’autres ciné indépendants;

Et vous nous direz j’espère….pour prendre note de ce vieil écrivain prisonnier méconnu que cet ancien séparé de Noir Dez,si g bien compris ???mis en scène lui-aussi,aide d’un album aux riffs soutenus, grace aux filles de Cp à venir aux oreilles.

vincent dit: 28 novembre 2019 à 18 h 46 min

Stan Nordey +elles faisant déjà 1affiche de ouf, à aller voir sans se poser de ?
Dans l’envie de cette culture majeure moins connue que les standars grossiers ,dommage passer à côté….

Paul Edel dit: 28 novembre 2019 à 18 h 47 min

Dubruel, je voulais simplement signaler les difficultés d’Hyvernaud à se faire publier,aprés guerre, et pas seulement sur ses fictions et surtout dire le rôle capital de l’écrivain Paul Fournel pour une édition complète digne de ce nom chez Ramsay . je suis intervenu aussi pour rappeler le nom de Raymond Guérin,GUERIN!!!tres grand romancier aec « les poulpes » oublié pendant ongtems, témoin capital et grand écrivain-témoin sur la vie des prisonniers réduits , mois après mois,hiver aprés hiver, en individus dépersonnalisés.Curieux votre réaction.

Portmann dit: 28 novembre 2019 à 18 h 59 min

« Des lettres privées de Raymond Guérin ou Blaise Cendrars lui reconnaissent un talent immense, la critique institutionnelle quasiment aucun, »
dans le papier.
Ce n’est pas un match.

« on n’a de cesse de faire remarquer «qu’être prisonnier, ce n’est pas pareil que déporté» , ce à quoi il répond, «pour sûr». »
Annelise, après guerre personne n’avait grande envie non plus d’entendre parler des déportés.
Les prisonniers, mis de côté à leur tour estampillés « victimes moindres ».G.Hyvernaud subit ce sort.

Les paragraphes sur J.Pouillon et Stanislas Nordey propulsent à côté d’eux, »physiquement » !!
Ou : « les murs délabrés, parc Guell dans les sapins »…

Portmann dit: 28 novembre 2019 à 19 h 01 min

« le rôle capital de l’écrivain Paul Fournel pour une édition complète digne de ce nom chez Ramsay »

De qui s’agit-il exactement ?merci.

alley car dit: 28 novembre 2019 à 19 h 04 min

@ habby birthday

Incidemment, Happy Thanksgiving à todos, dindes trollesques non graciées included. C’est une très belle fête, même à s’en rapporter à cet extrait de la fiche wiki qui lui est consacrée :

« En 1620, une centaine de dissidents anglais, nommés Pères pèlerins, débarquent du Mayflower dans la baie de Plymouth au Massachusetts. Ils y fondent la colonie de Plymouth et la ville éponyme. Mais les débuts de la colonisation furent difficiles et la moitié des arrivants périrent du scorbut.

Les survivants ne durent leur salut qu’à l’intervention de deux autochtones nommés Squanto et Samoset qui, avec l’aide de leur tribu, les Wampanoags, leur offrirent de la nourriture, puis leur apprirent à pêcher, chasser et cultiver du maïs.
Afin de célébrer la première récolte, à l’automne 1621, le gouverneur William Bradford décréta trois jours d’action de grâce. Les colons invitèrent alors le chef des Wampanoags, Massasoit, et 91 de ses hommes à venir partager leur repas en guise de remerciement pour leur aide. Durant ce festin, des dindes sauvages et des pigeons furent offerts (…) »

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 19 h 17 min

Emouvante ‘mise en visages’.
@Dubruel, Paul Edel.
G.H, ‘mode ‘mineur’valant beaucoup de majeurs,’

Raymond Guerin & Henri Calet sous ce mode, jusqu a ce que la nouvelle generation y (re)vienne et les dote d un souffle neuf.
L evocation de Stanislas Nordey, S.T-G et la fille de C.P emplie de puissante tendresse.

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 19 h 20 min

19 h 04. joyeux Thanksgiving, Alley Car. Vous etes americain ou Anglo-saxon ?

Nous allons en Irlande le passer avec des amis canadiens.
Bons chamallows et gateau a la citrouille au four. Je ne m explique pas votre rancune.

Paul Edel dit: 28 novembre 2019 à 19 h 20 min

Portmann, il y a beaucoup de sites bien faits consacrés à l’écrivain Paul Fournel…Biographie, diplômes..,âge, opinions, vacances, lectures , gout du vélo etc.etc etc. : Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (1968-1972). Écrivain, poète, auteur dramatique, Paul Fournel est entré à l’Oulipo en 1972, son mémoire de maîtrise portant sur Raymond Queneau. … Il est, depuis Mai 2004, Président de l’Oulipo… grand adorateur d’alfred Jarry.. bref, une pointure..etc etc..

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 19 h 22 min

Les pigeons sont rares a etre cuisines a point.
Les dessosser, tout un art. Je suis vegetarienne, je vous les laisse.

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 19 h 25 min

L ecrivain Paul Fournel. Un Charentais ?
Le gout du velo fait penser a Louis Nucera (nicois).

Guy Durliat, c est drole le nom me dit quelque chose, pas relie a la litterature.

C.P. dit: 28 novembre 2019 à 20 h 00 min

Portmann, Paul Edel vient de vous renseigner à propos de Paul Fournel, écrivain, éditeur -et dignitaire oulipien (il y a sur lui, entre autres, une fiche Wikipedia). Fournel, éditeur chez Ramsay dans les années 80, a vraiment relancé Hyvernaud, avec des inédits. C’est Dominique Gaultier qui a repris le travail dans ses éditions du Dilettante, et les derniers inédits d’Hyvernaud sont maintenant épuisés. Nous avons essayé de pérenniser son oeuvre par une Association de lecteurs, lancée par Yves Messager et Jean-José Marchand, et et nous avons durant plus de dix ans publié des « Cahiers » de journées régulières de « Lectures d’Hyvernaud » et de leurs communications. Faute de jeunes membres, cette association s’est dissoute récemment, mais la mémoire d’Hyvernaud, outre ses livres au Dilettante, ce sont aujourd’hui des lectures publiques, à la Maison de la Poésie par exemple, et des adaptations théâtrales dont on trouve une trace dans le film (répétitions et représentation à la Comédie de Clermont-Ferrand, CDN). J’ajoute que le comédien Jacques Gamblin, notamment, a donné des lectures d’Hyvernaud. Bien entendu, la voix de Serge Teyssot-Gay et son album sont précieux, et Annelise a eu raison d’y insister.

Dubruel, Paul Edel est depuis longtemps un grand lecteur d’Hyvernaud, et il l’a prouvé à plusieurs reprises dans son blog.

Fontebranda dit: 28 novembre 2019 à 20 h 08 min

En passant tr vite (l’ambiance ne donne pas envie de s’attarder), je signale ds le prolongement napolitain du fil précédent l’expo Gemito au Petit Palais. On va dire que « je fais le coucou » ?
Vivent Calet, Guérin & Hyvernaud, qu’on a eu le culot de lire avant.

C.P. dit: 28 novembre 2019 à 21 h 06 min

Portmann & Dubruel,

Pour être juste, je rappelle que Jean-Louis Benoît et Didier Bezace avaient déjà monté en 1991, à l’Aquarium, une adaptation de « La Peau et les Os ».

Fontebranda dit: 28 novembre 2019 à 21 h 57 min

[« lire avant » ne concerne pas CP.

Ne détournent du saloon que ceux qui manient d’une main le colt & de l’autre la brosse à reluire, instruments que je suppose plus gênants qu’autre chose pour les protégés/astiqués — me trompé-je ?)

C.P. dit: 28 novembre 2019 à 23 h 00 min

Fontebranda, vous touchez juste : Calet, Bove, Gadenne, Guérin…, un peu oubliés comme lui, c’est la proximité d’Hyvernaud. A côté d’écrivains « classiques » sur qui il avait donné des articles, jeune professeur d’Ecole Normale, dans des revues d’avant-guerre, il était aussi lecteur de Céline, du Sartre de « La Nausée », de Simenon et de romans policiers (il est devenu plus tard un lecteur passionné de Raymond Chandler).
C’est Raymond Guérin qui a acheminé Hyvernaud vers les éditions du Scorpion pour « La Peau et les Os ». Ce n’était pas le meilleur choix ; Sartre et Simone de Beauvoir, qui avaient accueilli en effet dans « Les Temps Modernes », en « bonnes feuilles », un chapitre de ce premier livre, auraient pu l’orienter vers Gallimard. Mais lorsque Simone de Beauvoir lui a proposé de collaborer à la revue, Hyvernaud a refusé (« littérature engagée / littérature encagée », dira-t-il dans ses « Feuilles volantes »). Etiemble a regretté plus tard de ne pas l’avoir mis en relations avec Jean Paulhan. Ma chère Claire Paulhan, la petite fille éditrice de Jean, présente dans le film, le dirait aussi bien que moi.

Marie Hélène S, auriez-vous été élève à l’ENS de Cachan où, avant de s’intéresser à Hyvernaud, Guy Durliat était professeur de biochimie ?

xlew dit: 29 novembre 2019 à 1 h 24 min

Je pensais à Étiemble aussi, son existence médiatique reposait sur un humanisme bien compris, orienté ab-origines, bien campé, sur des réseaux universitaires, sur un caractère personnel dont les braises fumaient très vite, il en cuisit aux gardes rouges parisiens, les spectateurs de chez Pivot se marrèrent bien, vraiment une belle surface d’ogre qui laissait peu de place, à laquelle ne pouvait prétendre, en effet par choix, Hyvernaud, je crois, C.P.
Il rappelle un peu Bloy qui fit confiance autant par défi que par défaut à certains éditeurs, certains libraires.
Même si philosophiquement tous deux, Hyvernaud et Tiemtiemble, tranchaient en faveur de Barbusse.
C’est chouette qu’aujourd’hui la découverte de son œuvre puisse se faire par la lecture à haute voix.
Le « lag-effect », comme on dit dans mon secteur, se tournant enfin vers lui.
« L’effet-off » du film que nous présente Annelise n’est pas moins fascinant, d’une certaine façon c’est toujours le moi physique prisonnier qui s’exprime, qui passe un système, une barrière, par la porte d’un studio d’enregistrement, son intime feutré, revocalisé dans l’ambiant obscur.
Le contrechamp sur la mer, qui pour moi prend une couleur de fin de Gironde, serait aussi l’image du contre-temps, tel qu’en lui-même, qu’on ne saurait montrer autrement que revêtu de cette impossible chair liquide, au grain fuyant par définition dans l’onde.
Le filet de voix d’Ariane étant aussi un fil d’écho pour nos deux comédiens.
Brassens tirait au flanc et put partir se cacher, s’enfuir par les venelles de Paris, Marchais préféra boulonner des Messerschmitts sur son temps libre.
On a jamais été aussi occupé à se rendre invisibles que sous la lumière d’une certaine libration de la lune, aurait pu jacter un autre Sartre.
Cinq ans de vie volée, devenait fatal, était indispensable, qu’un esprit comme le sien – qui cernait tout, cercle sur le sable dessinant une ouverture vers la culture à la loyale, une joyeuse érudition non-professorale – demandât des comptes à Valéry ou Péguy.
Le Tardi de Céline peut se retrouver ici avec son Stalag-2B, sorti des mémoires de son père, la sensation d’emprisonnement pouvant sauter le fossé des générations, comme une puce.
Peu convaincu par l’argument anti-matérialiste de l’un des savants hyvernaldiens (ce club est une héraldique), la raison d’être des téléphones portables n’est pas en jeu, ces machines rendent de fiers services.
C’est l’alliance que l’on fonde avec elles qui importe, le pouvoir de la déconnexion que l’on a pu élire pour nous, elles en vis-à-vis.
La connexion, c’est ce qui manqua si durement aux officiers et troufions français en l’an 40, l’absence d’un entrejeu qui nous nullifia, nous et notre pays.
Belle lettre aux auteurs, comédienne et acteur, que ce papier, Браво.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 1 h 46 min

La discussion touchant « Gloria Mundi » a commencé, grâce à Jacques Barozzi, sous le billet précédent. Il serait bien qu’elle se poursuive ici.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 6 h 11 min

Lew, je vous lis toujours avec plaisir.
Etiemble a écrit pour « Le Wagon à vaches » dans l’édition Ramsay de 1985 une solide préface (absente de l’édition du Dilettante), en regrettant de s’être mis tard à la lecture du « grand bougre » * Hyvernaud. Il en profitait pour parler plus largement de la société littéraire du temps, à sa manière saignante. Il y comparait par ailleurs la « Lettre à une petite fille » d’Hyvernaud à la lettre d’André Breton à Ecusette de Noireuil (en finale de « L »Amour fou »), à l’avantage du premier, les circonstances n’étant certes pas les mêmes. J’ai donné à l’IMEC, quand Claire Paulhan y travaillait encore, les lettres qu’Etiemble, qui avait été mon professeur de littérature comparée, m’a envoyées à propos d’Hyvernaud.
Mieux vaut tard que… Juan Asensio a découvert récemment « La Peau et les os » et en a donné une critique enthousiaste dans son blog du Stalker.
Bien sûr qu’il faut susciter des lecteurs jeunes mais donc aussi profiter de divers moyens, dont la lecture orale et la lecture-spectacle, pour entretenir la (petite) flamme. Annelise le fait, elle, par ses commentaires si on la lit bien, en même temps qu’elle parle du film.

* Hyvernaud était, physiquement et dans sa vie sociale, quand je l’ai connu, un petit homme discret. Mais voici : doté, à défaut d’une grande gueule, d’un sacré humour.

Paul Edel dit: 29 novembre 2019 à 8 h 25 min

« Et il se trouvera des gens pour prétendre que ces années de captivité furent un temps de recueillement. Ce temps où l’on est livré aux autres. Condamné aux autres. Condamné à Vignoche et à Pochon. Envahi par les autres au point de ne savoir plus ce qu’on est, ni si on est encore quelque chose. De l’homme partout. Le frôlement, le frottement continuel de l’homme contre l’homme. Les fesses des autres contre mes fesses. Les chansons des autres dans ma cervelle. L’odeur des autres dans mon odeur. C’est de cela que nous sommes captifs, plus que des sentinelles et des fils barbelés. Captifs des captifs – des autres. »
Extrait de « la peau et les os » ,Hyvernaud

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 10 h 10 min

« Et il se trouvera des gens pour prétendre que ces années de captivité furent un temps de recueillement. »

Est-ce Sartre, avec ses carnets de la drôle de guerre, qui est visé, Paul ?
Malgré tous le bien que toi et C.P. en avez dit sur la RDL et ailleurs, je n’ai toujours pas oser entamer la lecture d’Hyvernaud : frayeur de descendre à sa suite les derniers cercles de l’Enfer…
La tribu Pouillon, quelle conjugaison de talents ! La troupe de Molière transposée dans le théâtre de Tchekhov ? Fascinante l’idée que la réalisatrice mette en scène son double, sa soeur jumelle…
Beau sujet pour un prochain film en abime ? Plus fort que les soeurs Huppert !

Oflag dit: 29 novembre 2019 à 10 h 23 min

Bon billet, j’avoue. Le boulot ne se fait pas sentir. L’inverse de Salomé. La prof de filo trop occupée à flatter Passou.
Lui, pâmé devant le selfie 21 ans aux wécés, les reins creusés sur fond de drapeaux is; la blogosphère rigole.

Edel revenu de la Komandantur commence par faire le pique-assiette, avant de se reprendre.

du bruel obligé d’interrompre son massage pour le remettre à sa place. Delaporte le faisait mieux, lol.

Oflag dit: 29 novembre 2019 à 10 h 30 min

@Nordey et compagnie.
Il faut se demander pourquoi le clan Lang, la fille, le mari, les copains tous Parisiens, finance ces films sur nos sous.

Et se rappeler que Cantat est un tueur de femmes. Noir Désir finit avec l’affaire Trintignant. La mère Nadine a la mémoire courte, preuve avec Polanski.

les tapettes et le p’tit chef libé viennent moins. La censure les gêne. Ils veulent une annalise penchée sur eux, pareil que salomé.

Frontebrandade prend les choses en main et ça termine comme ça doit, aux wc.

Phil dit: 29 novembre 2019 à 10 h 49 min

jamais lu Hyvernaud, l’incipit ici belle invite.
n’aime pas trop le cinéma de Guédiguian, machine trop huilée pour gilets jaunes, qui rappelle le couple Bacry Jaoui, comique en moins. m’enfin, soyons pas sectaire.
Oflag, saprée Sasseur toujours en transit bloguique à soigner ses prurits.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 10 h 51 min

« Calet, Bove, Gadenne, Guérin…, un peu oubliés »

Sauf Calet, qui a fait un retour en force dans les années 1970-80, C.P.
Pourquoi ? Plus léger, plus flâneur parisien peut-être ?

Phil dit: 29 novembre 2019 à 10 h 57 min

Gadenne…remis en selle par le blagueur stalker, à ne pas lire en sanatorium si l’on veut sortir en vie. les morts jeunes ont un regain de succès quand la conjoncture est déprimée

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 10 h 59 min

« n’aime pas trop le cinéma de Guédiguian, machine trop huilée pour gilets jaunes »

Il y a un peu de ça, Phil, mais pas que…
Guédiguian, cinéaste ethnographique, succède et prolonge le travail de René Allio en temps que cinéaste de Marseille. Son successeur à lui s’intéressera plus aux quartiers Nord, lieux privilégiés du grand remplacement…

Paul Edel dit: 29 novembre 2019 à 11 h 08 min

Le pseudo « Oflag » est d’un humour d’une finesse contestable n et puis parler de la Komandantur en s’abritant derrière le confort de l’ anonymat , c’est un autre trait d’humour que j’avoue impressionnant.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 11 h 18 min

« Bon billet, j’avoue. Le boulot ne se fait pas sentir. »

Très juste, Oflag ne dit pas que des conneries quand elle met un mouchoir sur sa jalousie !

Phil dit: 29 novembre 2019 à 11 h 24 min

Merci Baroz, c’est noté…
« grand remplacement »..me souviens d’une notule comique du journal de Camus (R), de passage à Marseille, qui choisit de prendre le bus.. « descendu au bord de la crise de nerf »

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 11 h 37 min

Dans « Gloria Mundi », Guédiguian n’a pas pu s’empêcher de sortir son gilet jaune, Phil. C’est ainsi que le méchant du film, interprété par Leprince-Ringuet, est un pur macronien (ou macroniste) ! Nous ne dirons pas ici le sort qu’il lui est réservé !
Mais le double de Guédiguian, joué par Meylan dans le film, est un sage qui dira : « Dedans ou dehors, pour moi, c’est du pareil au même » et qui s’est réfugié dans l’imaginaire…

Phil dit: 29 novembre 2019 à 11 h 43 min

la sociologie a ses règles implacables qui reviennent en boomerang.
les chroniques au Figaro de son grand-père, Louis Leprince-Ringuet, étaient fort stimulantes.

Art dit: 29 novembre 2019 à 11 h 48 min

C;P 1h.46La discussion touchant « Gloria Mundi » a commencé, grâce à Jacques Barozzi, sous le billet précédent. Il serait bien qu’elle se poursuive ici.

hep hep hep!!! Attendez que nous sommes ravis de lire d’abord tout cet intérêt et qui vous êtes,cher monsieur!!!
Guédignian finit toute façon par être trop huilé. Philippe l’a dit et je confirme malheureusement.

le sujet de cet oflag, trop triste pour être vu seul dvd et m’intéresse pas trop, MAIS admet que cela est rendu passionannt par la culture et cette critic AL.
Si marmy me tient la main j’irai pour vous voir et les jumelles surprenant ttes 2 sur scène et ferai cet effort avec joie!!!

stanislas Nordey mimi,malgré pas mon genre. A moins qu’intello ,jolie ptite frimousse avec big humour qui me fait rire et donne un énorme charme!!!dans ce cas, ça marche.

St.foenkinos et son frère barbichu tient dans la main beaucoup de cinéma mk etc, ce qui vous fait comprendre le principe qu’on peut regretter.Mais c’est comme ça.

L’article LU par ma mère et y compris mon cher dar ,surpris que leur fils aime cette lecture balèse. Et iront avec moi si besoin!!!
bravo.

Art dit: 29 novembre 2019 à 11 h 52 min

10h.30 oflag;Il faut se demander pourquoi le clan Lang, la fille, le mari, les copains tous Parisiens, finance ces films sur nos sous.

c’est pourKoi il faut l’admettre!!!
Et si tu ne te sens pas à la hauteur de ce level obtenu pas entièrement réglo ou coupable,avec la peur au ventre de décevoir ta daronne comme le K. chez moi, essaie de mettre le pied à l’étrier quand tu pourras à MEILLEUR QUE TOI!!!
(plus bas social.)

Ainsi tu rends ta chance à d’autres et mérites à ton niveau!!!

Phil dit: 29 novembre 2019 à 11 h 54 min

j’aime bien quand « Art » cause de sa mère et de son dar (sans d)
Guédignian est un beau lapsus aussi ! sapré Art

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 11 h 56 min

Oui, Art, Annelise a enfilé sa plus belle robe pour dérouler le tapis rouge au film qui fait l’objet de ce surprenant billet.
J’avais pensé qu’elle nous parlerait du Buster Keaton Palestinien. Puis, après avoir vu « Gloria Lundi », je me suis dit que peut-être ce serait celui-ci…
Les deux, finalement, étaient prévus, plus un troisième !

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 12 h 06 min

Hier, je suis allé voir un autre film, pour lequel j’avais hésité aussi. L’histoire du nouveau prodige de la mode, le plus jeune directeur artistique depuis YSL, mais chez Balmain. Si le personnage ne m’intéressait pas vraiment, le mystère de sa naissance et de son adoption par des parents de pure souche bordelaise m’intriguait. Je n’ai pas regretté de voir ce film, distribué dans une seule salle (MK2 Beaubourg). Il y avait beaucoup de monde et notamment des jeunes…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585729&cfilm=277473.html

Marie Helene S dit: 29 novembre 2019 à 12 h 17 min

Je l attendais sur Elia Suleiman, It must be heaven.
ALR l evoque pour le billet ‘tripartite’ ecarte.

C.P. Guy Durliat, Cachan.
C est ca ! Un ami m en avait parle. Il me semble qu il l avait eu en cours. Une double casquette biochimie /G.H. pas courante !
Etait-il de votre cercle avant l experience du film ?

XLEW.’Etiemble’ est une juste reference.
Je ne possede pas la lecture de G.H. a hauteur d une specialiste. Pas allee au dela de ‘Wagon a vache’, suivi de ‘La Peau et les os’ (dans cet ordre).

@’Nous qui avions eu le culot de lire H. AVANT’.
Que vous en tiriez gloire n empeche pas la courtoisie.
Prise, a tort, pour de la ‘brosse a reluire’, elle se pratique communement entre femmes et,ou personnes civilisees.
Dommage que l idee d une solidarite de cet ordre ne vous effleure pas.

Dubruel dit: 29 novembre 2019 à 12 h 44 min

‘du bruel obligé d’interrompre son massage’.
Je vous ai déjà dit que je refuse de me mettre nu devant vous. Quelle furie !

@20H08 Fontabranda, ‘on va dire que je fais le coucou’ après Edel.

Pas du tout.
Son intervention hier à 17H42 servait des infos déjà contenues dans la chronique sans changer une virgule. ça s’appelle de la paraphrase et prendre ses aises.

Il est peut-être bourru, ou il parlait sans avoir lu. J’assimile ça à un bon vieux réflexe misogyne.

Il s’est rattrapé dans les posts suivants. Tant mieux si j’ai tort. Je suis bien placé pour savoir ce qu’est le ton professoral. Le surplomb un iota condescendant n’est pas obligatoire; voire, à proscrire.

quand au lycée ou en classes prépa, fin 2019, les filles dans l’ensemble sont plus effacées que les garçons et laissent davantage parler leurs interlocuteurs, il faut y songer.

à part les futures majors, qui en veulent et grosso modo adoptent des attitudes plus agressives pour s’imposer.
Je trouve gênant que le plus gros klaxon l’emporte, ou celui qui déboîte sans prévenir, quitte à envoyer dans le fossé.
l’exemple type ? Salamé. Après elle donne des intervious pour dire qu’elle est obligée de ‘forcer sa nature’. Elle ne m’est pas sympathique, mais ce n’est pas impossible à croire.

Vincent dit: 29 novembre 2019 à 12 h 52 min

j’adhèree à Marie.h et Dubruel 11..
effectivement si tu n’apprends pas tôt à ne pas faire le gougnafier, après il faudra casser le moule….
or les meufs peuvent t’apprendre sur toi et le monde, autant que toi.

Vincent dit: 29 novembre 2019 à 12 h 56 min

Dubruel à12.44 pas 11, je m’excuse.

jazzy 12.06, Olivier rousteing, rien ne serait plus plaire à notre Arty, n’est’il pas mon petit Tutusse diablo????
En effet Gordon tutusse aime beaucoup beaucoup ce nouveau directeur couture, tout comme sa chérissime Anne-lise, tous deux BORDELAIS….mais il n’éprouve pas pour alain jupé,comment se fait il???

Paul Edel dit: 29 novembre 2019 à 13 h 04 min

« Son intervention hier à 17H42 servait des infos déjà contenues dans la chronique sans changer une virgule. » mensonge.tout le monde eut le constater.

Portmann dit: 29 novembre 2019 à 13 h 21 min

12h44 VS 13h04. La dispute semble fondée sur un malentendu. Choisissons de n’en garder que le fond !

Pour en revenir à ce film sur Georges Hyvernaud.
Ecrivain « mineur », voix constamment présente en dépit de l’oubli, menaçant.
Emmanuel Bove est de cette veine. Pourquoi si peu de lumière sur lui ? Patrick Modiano l’a réhabilité, pas assez, pas pour longtemps? « Un homme de petite taille remontait la rue de la sous-préfecture ». L’inaction ,dans des villes inexistantes, Fombonne près de Mâcon ?
Emmanuel Bove vivait avec Louise à Compiègne, dans l’Oise. Cet Hyvernaud qu’Annelise Roux invite à rencontrer dans le documentaire de céline Pouillon, Christian Argento, avant la captivité, ne devait pas avoir de cadre marquant.
Saint -Yrieix, à côté d’angoulême (AL parle de parents ouvriers en Charente ,de vues actuelles « toutes provinciales »). Avant la pleurésie, E.bove travaillait pour le magazine « Détective » .
Cela parait incroyable .
G.Hyvernaud de « Deux ou trois choses qui comptent vraiment », tel qu’en parle ALR ,a dû saisir ce no man’s land qu’ont partagé,chacun à sa géographie particulière, Bove et Hyvernaud, loin des projecteurs littéraires surexposés.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 13 h 22 min

« Olivier rousteing, rien ne serait plus plaire à notre Arty »

N’ayant pas trouvé son identité et ne s’aimant pas, il est terriblement solitaire, Vincent. Mais depuis qu’il a osé lancer sa recherche, il va mieux. Il a appris que son père était un éthiopien de 25 ans et sa mère une somalienne de 14 ans, qui se sont rencontrés dans la région de Bordeaux ! C’est désormais un coeur à prendre… Arty peut entrer en piste ?

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 13 h 58 min

Mais quels bals de grincheux, ici et sur la RDL !
Dubruel, grands sont les mérites d’Annelise. Et grand est son talent. Tous le monde s’accorde pour le reconnaître. Mais ce n’est pas lui faire injure de dire que Paul Edel ne l’a pas attendue pour exister, ni pour nous parler d’Hyvernaud. C’est ce que C.P. essayait gentiment de vous expliquer.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 14 h 05 min

Portmann encore,

Vous savez certainement que Peter Handke a été le traducteur de Bove et son meilleur soutien pour sa présence d’écrivain en Allemagne.

Fontebranda dit: 29 novembre 2019 à 14 h 30 min

@ Dubruel 29 novembre à 12 h 44

Paul Edel (28 novembre 2019 à 18 h 47) s’est expliqué, il n’a pas besoin de moi pour le défendre, mais je vs ferai observer qu’Anne-Lise Roux & lui ne disent pas tt à fait la même chose, & qu’il ne s’agit pas de paraphrase mais de compléments d’information :

— « Lettre à une petite fille », texte mentionné ds l’article d’A-L R, certes, mais Paul Edel apporte des précisions (ni anodines ni superflues pour l’auteur G. Hyvernaud, le thème & l’époque qui ns occupent) sur sa publication (date & lieu, en l’occurrence humblement provincial lui aussi).

— « le titre sous lequel cela sera édité aux Temps modernes » (A-L R) pouvait laisser croire à une publication intégrale du récit.
— « mais sa publication, proposée en 47, n’est avérée qu’en 1949″ (A-L R) « sa » fait référence à La Peau et les os mais ce n’est pas tr clair ds l’article (pour ceux qui n’ont pas lu Hyvernaud & qui n’ont pas vu le documentaire)
Ces 2 mentions sont séparées par plus de 10 paragraphes ds l’article d’A-L R. (c’était un article sur le vif, pas un rigoureux mémoire universitaire)

— « l’échec cuisant de «Wagon à vaches» en 1953 le brise » (A-L R) envisage le versant psychologique (ce n’est pas un reproche)
« difficultés à trouver un éditeur » (PE) se situe sur le plan pratique & économique, « bassement matériel ». Ce n’est plus tt à fait le même type de découragement.

— Paul Fournel & la réédition ne sont pas mentionnés ds le billet d’A-L R (pas un reproche non plus, on ne peut pas tt dire & ce n’était pas le centre de son propos) — a priori les commentaires sont faits pour apporter ce genre de compléments.

— même chose pour l’évocation de Raymond Guérin

Bref, j’ai trouvé votre klaxon & votre « déboîtement » inutilement agressifs & désagréables.
Avec des « raisonnements » comme le vôtre, si CP n’était pas partie prenante de ce film, on l’aurait sans doute fait taire lui aussi au prétexte qu’en osant parler après Anne-Lise Roux (que je ne vois pas en timide violette), il faisait preuve d’un insupportable machisme ?

Marie Hélène S : il ne s’agit pas du tt d’en tirer gloire (d’autant que ds mon cas un retour aux textes d’Hyvernaud s’impose car ils ont été qq peu « recouverts » ds mon esprit & ma mémoire par ceux de Calet & Guérin, lus après les siens), mais de rappeler qu’il y a eu une vie & des lectures avant qu’Anne-Lise, bénie soit-Elle, ne ns parle de tel ou tel.
Jazzi à 13 h 58 min le dit tr bien.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 14 h 38 min

Marie Hélène S, oui ! Guy Durliat a été longtemps secrétaire de notre Société des lecteurs de Georges Hyvernaud, il a été surtout un grand rassembleur de documents, et a beaucoup aidé à la publication des « Correspondances » d’Hyvernaud.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 14 h 45 min

Fontebranda, je crois qu’il y a une rude compétition ici, entre grands mâles, pour être désigné comme chevalier servant d’Annelise ? Et Dubruel est sur les dents, joue des coudes et est prêt à piétiner tout ce qui se présente sur son chemin !

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 15 h 02 min

Fontebranda, l’échec de « Wagon à vaches » est dû en partie au retard pris par l’éditeur assez foutraque du Scorpion, avant qu’enfin les éditions Denoël ne se chargent de l’ours. Trop tard ? Il se pouvait bien aussi que le public ne se soucie guère alors du retour d’un prisonnier dans une province épinglée par Hyvernaud. «  »Le Wagon à vaches » est pour moi un très bon et très féroce roman. Le narrateur s’y décide, après ses diverses rencontres au Bar des Colonnes avec des gens qui n’ont pas connu son sort, à écrire « Le Wagon à vaches », c’est-à-dire au fond, par un anachronisme flagrant, « La Peau et les os ».

christiane dit: 29 novembre 2019 à 15 h 15 min

J’aime quand sur ce blog, la chose écrite emporte tout. Merci Pour ce billet Anne-Lise sauf pour une phrase (« Hyvernaud n’a pas le côté aboyeur d’un Louis Ferdinand Céline. »). Quand j’ai ouvert « La peau et les os », quand j’ai écouté à la maison de la Poésie « lettre à une petite fille », c’est le Céline du « Voyage au bout de la nuit » qui est remonté dans ma mémoire quand il faisait dire à Bardamu : « Les êtres vont d’une comédie à une autre. entre-temps la pièce n’est pas montée, ils n’en discernent pas encore les contours, leur rôle propice, alors ils restent là, les bras ballants devant l’évènement, les instincts repliés comme un parapluie, branlochants d’incohérence, réduits à eux-mêmes, c’est-à-dire à rien. Vaches sans train. ». Lui aussi était poussé dans la nuit… mais son écriture est barbelée pleine de méchanceté et de rire carnavalesque alors que dans celle d’Hyvernaud, offrant au plus près la vie dans cet oflag, si les hommes sont peints dans leur misère, la trivialité de leur vie quotidienne jusqu’au dégoût, jusqu’à l’usure de ce cauchemar, de ce gros vide tout noir, un cœur infini bat dans les mots de cet homme qui tournait en rond derrière les barbelés, dans la gadoue et l’air poisseux des baraques où ils vivaient entassés, comprimés, ne se rendant même plus compte qu’ils étaient devenus tristes.
Bien sûr que ses écrits étaient en rupture radicale avec la production de son temps, cette si longue expérience vécue. « l’inconscient se débinait » loin des prouesses des héros. Ça venait des profondeurs. C’était arrivé et ça avait duré.
« La grande défaite aurait été de tout oublier ».
Et c’est l’écrit qui a retenu l’intérêt de C.Pouillon. Et c’est l’écrit qui est servi admirablement et avec humilité par les lectures et les films du clan. On ne retient pas des visages mais des regards et des voix qui portent la voix et le regard d’Hyvernaud.
Je me souviens de P.Edel évoquant déjà sur son blog Hyvernaud (La peau et les os- Le wagon à vaches ») et Raymond Guérin (« Poulpes »).
(C’était bien, aussi, sur le fil d’avant votre dialogue sur les rues chaudes de Rome et Naples.).
Bon, salut la compagnie je retourne à mes vieux films des années 50/60.

Eriksen dit: 29 novembre 2019 à 15 h 32 min

Exellent Jazzi « Fontebranda, je crois qu’il y a une rude compétition ici, entre grands mâles, pour être désigné comme chevalier servant d’Annelise ? »

Lutte de mâles bêta pour conquérir l’Alpha du Centaure ?

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 16 h 01 min

Jacques, Annelise est une voyageuse « inconquérable ». Amie de ma famille, je crois qu’elle est plus proche -question d’âge aussi- de mes filles que de moi.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 16 h 39 min

Tout à fait d’accord avec toi, Christiane, il n’est pas nécessaire de déshabiller Céline pour habiller Hyvernaud pour l’hiver !
Sous un très grand cynisme, Céline cache ou trahit une très grande sensibilité à l’égard de ses semblables. Ne pas oublier le médecin des pauvres de Clichy.

C.P., Ariane Ascaride, si cela n’a pas déjà été fait au théâtre, n’est-elle pas fin prête pour jouer Mère Courage ?

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 17 h 02 min

C.P., fort de cet article, Céline Pouillon et Christian Argentino (qui y t-il sous ce nom qui m’évoque un joueur de football ?), ne pourraient-ils pas organiser une projection à Paris.
J’irais illico m’initier à la littérature de Georges Hyvernaud. Le Saint-André des Arts ne figure pas dans la liste des salles accessibles à ma carte illimitée, mais le Champo ou le Reflets Médicis oui. Quoiqu’il en soit, je suis prêt à payer rien que pour vous entendre chanter : «La P’tite Amélie, lui avait bien promis… »
Mais je vous préviens, j’applaudirai à mort ou je crierai : « Remboursez ! »

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 36 min

Eriksen, permettez-moi de revenir sur ce mot que vous avez utilisé au sujet du film « Joker ». Vous avez dit ce film est « manipulateur ».

Ce mot est, me semble-t-il, assez intéressant, et mérite que l’on s’y penchasse si vous me le permetatassez (j’essaie de m’adapter à l’ambiance).

Là encore il me semble que vous ne placez pas vos jugements critiques dans le bon ordre.

à savoir que, comme ce film vous montre une logique qui vous déplait, pour vous soustraire à cette logique pourtant implacable et comme son nom l’indiquasse « logique », à savoir que la misère et l’humiliation entraine inévitablement de la violence, et donc comme cette loqique ne vous plait pas vous dites c’est manipulateur.

comme on dit il est « stalinien » ou « réactionnaire » ou je sais pas quoi pour disqualifier le discours d’une personne simplement parce que l’on ne veut pas l’entendre.

do you follow me my dear Eriksen ?

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 40 min

et du coup le mot « manipulateur » fait vos affaires, parce que vous vous dites : je n’y crois pas et donc c’est le preuve que je ne me fais pas manipulé, ou l’inverse : comme je n’ai pas l’intention de me faire manipuler je ne vais pas y croire.

le problème est que vous y croyasssiez ou n’y croyassassiez pas ça ne change rien à cette logique qui se vérifie à chaque fois que vous ouvrez un livre d’histoire.

et c’est là que c’est drôle, parce que l’histoire justement, l’Histoire, on n’hésite pas à la convoquer quand elle nous arrange, mais quand elle ne nous arrange pas on la convoque pas, et voilà !

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 42 min

du coup Eriksen vous comprenez comment fonctionnent nos idées et nos jugements moraux (parce que moi je fais exactement comme vous) ils ne dépendent pas de la réalité en elle-même mais de ce qui convient le mieux à notre esprit, c’est qui déjà qui a dit ça ?

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 44 min

quant à l’ambiance qui règne ici : chapeau ! c’est magnifique ! bravo ! je suis un peu à cours de mots élogieux comme ça mais vraiment bravo ! c’est super génial !
sérieux, c’est génial ! et super cool !

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 45 min

je sais pas pourquoi le truc qui me vient à l’esprit c’est un épisode de la petite maison dans la prairie, mais je ne saurais trop dire pourquoi.

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 47 min

MHS vous voulez pas m’aider pour les éloges ?
en fait je sais pas trop faire, parce que je suis hyper timide, non en fait j’ai toujours peur d’être vulgaire du coup ça me bloque.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 18 h 52 min

Jacques, c’est étrange ou très bien senti, car Ariane Ascaride avait un peu CE rôle, mais en plus pétulant et plus au Sud, dans la trilogie théâtrale de Simon Abkarian (filleul méditerranéen de Guédiguian et Ariane).

Je ne sais ce qui va advenir du film, quant à sa distribution. Vous n’aviez pas trouvé un horaire convenable pour « Une fois comme jamais » au Saint-André (où vous auriez pu être invité). Et vous n’aimez guère les DVD -mais il y en a un pour vous si vous le désirez.

Je n’ose pas taper les paroles de « La P’tite Amélie » que Chouvin chante obstinément dans « La Peau et les os ».

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 19 h 01 min

Mais si puck, bien qu’il se dise timide, insistait, je les taperais quand même, ça ne mange pas de pain et le modérateur serait indulgent.

puck dit: 29 novembre 2019 à 19 h 14 min

pas facile de trouver les bonnes limites aux choses.

au modérateur : si tu veux bien effacer mes commentaires précédents, merci !

Les Brandouilleurs de Malicornay dit: 29 novembre 2019 à 19 h 22 min

Imaginez un gars qui dans une chambrée d’officiers en oflag chante toute la journée :

« La P’tite Amélie
M’avait bien promis
Les poils de son cul
Pour faire un tapis
Les poils sont tombés
L’tapis est foutu
La P’tite Amélie
N’a plus d’poils au cul. »

Fontebranda dit: 30 novembre 2019 à 1 h 27 min

Ce qui compte vraiment : susciter de nouveaux lecteurs d’Hyvernaud (& l’envie de le relire chez les autres). Merci à celles & ceux qui s’y efforcent — le reste n’a pas d’importance.

Jazzi : coïncidence avec Olivier Rousteing (29 novembre à 12 h 06), Vincenzo Gemito l’artiste napolitain (sculpteur mais aussi merveilleux dessinateur) que je mentionnais ds le sillage du film Martin Eden est lui aussi un « enfant trouvé », déposé le lendemain de sa naissance au « tour » (la Ruota) de l’Hospice de l’Annunziata. Tr rapidement adopté par une famille pauvre mais aimante ; succès foudroyant mais tr grande fragilité mentale (Alberto Savinio l’évoque ds son Narrate, uomini, la vostra storia.) On souhaite une vie plus heureuse au jeune gd couturier.
Coïncidence encore, l’une des têtes en terre cuite (portraits de gamins des rues, les scugnizzi) ressemble étonnamment à l’acteur (Vincenzo Nemolato) qui incarne Nino ds le film (l’ami qui présente sa fiancée à Martin Eden).
3ème coïncidence (qui me rapproche un tt petit peu du billet) : Henri Calet était fasciné par le « Tour » du musée de l’Assistance publique (il en parle ds De ma Lucarne). Calet n’était pas enfant trouvé mais son père était « doué pour la poudre d’escampette et la désertion » (Cl. Burgelin) & il répètera (compulsivement ?) cette conduite ds sa propre vie, tt en recomposant indéfiniment vie & souvenirs ds ses textes (« On vit sur des idées, des images confuses et délusoires ; on a la tête pleine de fausse monnaie » ; « Il me semble que la contradiction serait ce qu’il y a de plus clair en nous. » ; « ce qui faisait le plus défaut à sa vie : une armature »).
That’s all Folks!

Dubruel dit: 30 novembre 2019 à 11 h 04 min

Fontabranda, 29/11 14H30.
Haaa naaon. Vous déformez ce que j’ai dit. Ce blabla sur ‘l’interdiction de parler après AL’,me taxer de pas comprendre qu’il y ait une ‘vie avant’ etc., grand nkwa. Me faire passer pour le crétin qui veut pisser plus loin ne fera pas avancer le schmilblick.
Rien d’aussi orienté. Me suis jamais caché que notre Ellen Barkin ,période Gabriel byrne quand elle était jeune et jolie ,m’avait tapé dans l’oeil.pas ça l’a propos.
J’ai eu la main lourde sur Edel. Je veux dire que je suis prof. J’y peux rien si elle, elle a une singularité évidente. Je la lis pour le sujet ET pour sa prose; ce qu’ELLE, elle imprime de vision. Ce brut et ce neuf. Elle pousse des portes à chaque fois, ça me surprend toujours.
‘C’est tout’ ,dixit Pouillon.

Sur Calet, 1H27, plus inspiré (e?).
On rabâche trop ‘secouez-moi, je suis plein de larmes’. Ou dans ‘Peau d’ours’, ‘la vie ,mur de prison où on écrit avec les ongles’.
Vos phrases valent mieux. Elles esquissent un portrait plus fin et exact de Barthelmess, ‘aide-comptable’,dont blondin dit ‘les projecteurs du monde ont oublié son sourire narquois’.
Pas le seul à le regretter.Pourquoi ça n’a pas pris l’ampleur que ça méritait ?
‘J’ai fait ma première communion en état de péché mortel’. On lui présente l’ostie, lui il pense :’tire la langue sans les dents’, ton compte est bon !C’est cruel, d’une indécence folle !!haaa, ‘Belle lurette’. Scandale à gauche, les prolos mal représentés. Dangereux, des anarchistes vulgaires. A droite, c’est trop cru.
‘Les vieux de la Landsturm s’envoyaient les veuves et les épouses des héros qui faisaient leur devoir. Le pain manquait’. Le petit cochon auquel son copain apprend à se masturber choque par ses récits explosifs.
Calet,ce n’est pas qu’il veuille être provocant. il l’est. Il a une sorte de détresse fragile.C’est ce que j’aime dans le style littéraire d’Annelise, une lucidité rentrée importante.le désespoir qui ne geint pas et le grand humour;
Les Brandouilleurs 19H22. la chansonnette pour plaire à Calet ! Il vante ‘la grosse Milie du faubourg Saint-Martin’, ‘chanson vécue’…

Dubruel dit: 30 novembre 2019 à 11 h 22 min

C.p, AL ‘coeur inconquérable’.

Vous croyez? Le moral remonte.Il y a 15 ans, on la croisait à Paris sur l’île Saint -louis et à Rome, dans le milieu diplomatique, des librairies ou à l’Académie de France, pour des confs.Le principe italiano à côté décourageait d’approcher. Il y a deux ans à Bercy ,à la cinémathèque, je l’ai vue de loin avec un autre, un basané Brando. ils ne faisaient pas frère & soeur. Celui-là non plus n’avait pas l’air commode (pardon, Annelise);nous ne nous sommes, jusqu’ici, jamais parlé. Je ne désespère pas.

Trêve de plaisanterie.Calet, Hyvernaud. Très bonne littérature. Que justice d’y venir, ou revenir !

xlew dit: 30 novembre 2019 à 11 h 30 min

Marie-Hélène, si vous avez déjà lu les deux livres que vous mentionnez, c’est que vous faites partie des connaisseuses.
L’évocation par C.P. de son nautonier préféré, Etiemble, retend un fil de mémoire entre les uns et les autres, c’est sans prix, ça, comme le disait un youngblood du blog, je participe de son émerveillement.
Je crois que je partagerais son propos sur la jeune Aube de Breton face à la petite fille d’Hyvernaud.
Breton revint-il un jour, dans un autre de ses beaux textes, sur l’affaire Nozière, sur les enjeux-mêmes de sa déclaration d’admiration sinon d’amour envers la femme-enfant ?, les débats qui activent les réseaux sociaux contemporains ne lui étaient pas étrangers à l’époque. J’ai comme un vague souvenir qu’il le fit.
Etiemble, un peu à l’image de Caillois, de Char et d’autres, tint à casser le charme, trop peu vénéneux pour la société finalement, du Surréalisme, tout en cachant rester peut-être encore subjugués par sa magie.
L’impression que beaucoup des révoltes actuelles, l’écriture inclusive, la langue française défroquée, le woke généralisé, les safe-spaces, etc., se gemment sur ses détestations personnelles.
Il aurait fait un malheur sur Twitter et placé sous l’éteignoir l’accablant Pivot.
Le poète qui dit la vérité doit être fusillé, etc. n’est pas toujours une scie, c’est un fait, l’extrait donné par Christiane le montrerait, il y aura toujours des écrivains non lus persuadés d’être incompris, injustement, c’est même légion aujourd’hui, les durs, les vrais, ne chialent pas dans leur coin, ils ont dit ce qu’il avaient à dire et vogue la galère s’ils doivent le payer socialement et artistiquement.
Renoir, dans ses deux meilleurs films, La Grande Illusion et Le Caporal Epinglé, disait-il autre chose ?
Le Français prisonnier, à la fin, faisait le compte de ses fidélités.
Ses humanités, acquises de haute lutte dans la confusion, le mélange des caractères et des situations, tombaient très vite en poussière une fois franchi le pont de Tolbiac.
Je me demande toujours pourquoi les comédiens éludent certaines liaisons dans la lecture à haute voix, j’en fis l’expérience hier soir à l’écoute de l’organe-off de Charles Berling, pourtant beau violoncelle à l’oral, shunter les consonnes sourdes, ouvrant certains ‘s’ à la concurrence libre et non faussée de certains hiatus assumés, ce refus de la fricative est étrange, le Ferdinand de Caubère dirait que c’est une façon de se démarquer de la diction classique, une rébellion, ou peut-être une esthétique de l’espace labial.

Paul Edel dit: 30 novembre 2019 à 11 h 57 min

Dans une analyse précise sur les différents écrits des prisonniers de guerre, les uns écrivains, d’autre pas (« Digérer la défaite », récits de captivité des prisonniers de guerre français », de Laurent Quinton-Presses universitaires de Rennes-2014),l’auteur, Quinton, étudie Raymond Guérin et le Georges Hyvernaud de « la peau et les os » .Il écrit ceci : «Pour Hyvernaud, l’oppression provoquée par la présence continuelle des autres prisonniers de guerre est supérieure à celle qu’entretiennent les gardiens :rares sont en effet les évocations des brimades allemandes. Les raisons sont historiques :Hyvernaud était emprisonné en Oflag, il n’avait donc pas à subir le travail obligatoire des hommes de troupe et, n’ayant jamais cherché à s’évader ni à « résister » , il n’eut pas à subir de sanctions de la part des gardiens. D’autre pat Hyvernaud place sa réflexion sur la captivité à un autre endroit que celui habituel de l’opposition à Hyvernaud lui-même ne présentent le moindre signe de patriotisme (..) Dans cette optique, l’ennemi à abattre n’a pas de nationalité. C’est l’Homme en tant qu’Homme pataugeant dans l’évènement, et cherchant comme une bête apeurée à ne pas s’effondrer face à lui. »

Paul Edel dit: 30 novembre 2019 à 13 h 23 min

Rectification dans mon post: les dernières lignes de ma citation du texte de Laurent Quinton.Il faut lire: »D’autre part Hyvernaud place sa réflexion sur la captivité à un autre endroit que celui habituel de l’opposition à la barbarie nazie. Ni le narrateur, ni Hyvernaud lui-même ne présentent le moindre signe de patriotisme (..) Dans cette optique, l’ennemi à abattre n’a pas de nationalité. C’est l’Homme en tant qu’Homme pataugeant dans l’évènement, et cherchant comme une bête apeurée à ne pas s’effondrer face à lui. » On voit bien que dans ce texte, est mis en valeur la hiérarchie si personnelle et si pessimiste d’Hyvernaud.

Dubruel dit: 30 novembre 2019 à 15 h 38 min

11H57 &13H23.
Ce que vous dites est bon, Edel. J’y suis allé trop fort;

29000 officiers français prisonniers en Allemagne, d’après chiffre de la Wehrmach .N’ayant pas le droit de travailler, ils trompent l’attente en se consacrant aux ‘loisirs intellectuels ou sportifs’. Une paille ! Enfin, il y avait des bibliothèques et cours dispensés. Des élèves, des profs, des conférenciers en oflag. Des ‘universités’ parallèles, le terme peut choquer. Des mythes ont prospéré là dessus, Braudel censé y avoir rédigé sa thèse alors que les notes et livres nécessaires étaient en France. Bref. Il y avait potentiellement des réunions d’hommes propices au bouillonnement intellectuel.Guitton conduisait un cours sur Bergson .
Les officiers français en 1939 étaient en majorité réservistes. Pour la plupart issus du lycée. Remis dans le contexte, ça veut dire qu’ils avaient le bac, une distinction élitiste. Pas le droit de travailler : les Allemands avaient conscience que l’inaction favorise les révoltes et les tentatives d’évasion. Proposer des cours d’allemand était une façon pragmatique d’instituer une collaboration ‘soft’.

Jazzi. Lequel c’est, le cinéma de Lorenzo Chammah ? Le Champo, la programmation est bien. Pas la ‘multicarte’ mais je serai, d’après billet, sur le coup Hyvernaud avec vous !

Marie Helene S dit: 30 novembre 2019 à 15 h 59 min

Apres un Thanksgiving irlandais, Anne Lise me permettra de revenir sur ce fil sur la chute du billet ‘Long way home’, aux commentaires fermes ?

Cela a un lien : l echange se clot entre Eriksen et Puck.
Puck ecrit ‘Moi aussi je suis un troll’, le 29 a 18 h 29 .
Eriksen repond a 20 h ‘Je vous ai dit qu un de mes personnages preferes est un pooka’.

Il s agit d un personnage ,ou plutot d un animal du folklore irlandais, gallois ou ecossais !
Les enfants en raffolent.La mythologie celtique le represente en bouc (en irlandais ancien, ‘poc’ correspond a bouc tandis qu en scandinave, ‘pook’ ou puke correspondent a un ‘esprit de la nature’.

Je n apprends probablement a personne que ce destrier aux yeux jaunes ou animal a cornes bondissant est parfois un fauteur de troubles amusant, mais q u il peut se montrer vindicatif . Une sorte d animal lutin ou de croque-mitaine malfaisant detruisant les recoltes, selon son humeur.

Marie Helene S dit: 30 novembre 2019 à 16 h 20 min

XLEW 11 h 30. ‘Le poète qui dit la vérité doit être fusillé, etc. n’est pas toujours une scie, c’est un fait, l’extrait donné par Christiane le montrerait, il y aura toujours des écrivains non lus persuadés d’être incompris, injustement, c’est même légion aujourd’hui, les durs, les vrais, ne chialent pas dans leur coin, ils ont dit ce qu’il avaient à dire et vogue la galère s’ils doivent le payer socialement et artistiquement.
Renoir, dans ses deux meilleurs films, La Grande Illusion et Le Caporal Epinglé, disait-il autre chose ?
Le Français prisonnier, à la fin, faisait le compte de ses fidélités.’

Une lecture limpide (sur la diction, remarquable !)C est tres agreable.

Paul Edel et Dubruel.
Pour rester avec vous dans le sillon d’Hyvernaud et du film.

les Allemands avaient tout interet a encourager, sinon entretenir directement ces cours !
d ailleurs les examens pour niveau ‘non universitaire’ etaient valides immediatement; au niveau universitaire, les jurys dans les OFLAGS etaient constitues d’universitaires, le diplome ayant a etre soumis a une commission pour validation.
Un bureau universitaire de la mission Scapini a Berlin repondait directement a ces exigences,pour les questions sur les examens et droits des etudiants.

Fernand Braudel etait recteur de l’Oflag XC et qualifie de ‘Magnifizenz’ par le pouvoir d’occupation. Autrement dit, autorise a emprunter livres et revues a l universite de Mayence pour satisfaire aux besoins d une bibliotheque qui comptait plusieurs milliers de volumes.

La mise en place de centres ‘intellectuels’ fut precoce, avec des conferences spontanees des juin 40 a l’Oflag XVIII. De telles organisations etaient donc sans conteste encouragees.

Il y avait meme un poste ou cahiers et crayons etaient vendus. Ne pas oublier que la solde des officiers francais etait payee, selon l article 22 de la convention de Geneve, par les Allemands .

Une difference de taille a ne pas omettre avec l univers concentrationnaire. Portmann l a rappele dans le fil. La lucidite d Hyvernaud n en est pas moins intacte, dirigee sur d autres objets
(P.Edel a 11 h 57 en donne un resume :
‘ Les raisons sont historiques :Hyvernaud était emprisonné en Oflag, il n’avait donc pas à subir le travail obligatoire des hommes de troupe et, n’ayant jamais cherché à s’évader ni à « résister » , il n’eut pas à subir de sanctions de la part des gardiens. D’autre pat Hyvernaud place sa réflexion sur la captivité à un autre endroit que celui habituel de l’opposition à Hyvernaud lui-même ne présentent le moindre signe de patriotisme’).

Art dit: 30 novembre 2019 à 16 h 40 min

Cp es-t ce vous le petit coquin de la chanson Poil de c. Ptite Amélie?
vous allez vous faire gronder par la réal,votre propre ENFANT!!!Cette espiéglerie a déteint sur vous!!!

Art dit: 30 novembre 2019 à 16 h 49 min

je ne suis pas globalement intéressé par ce topic WW2,j’essaie de suivre et vois que ça intéresse beaucoup parmi mon entourage.Dont ma mère, très intéressée.

philippe s’est -il exprimé sur oflag #camp concentration? ça j’ai compris et il le fallait!!!car youngblood XL a dit et vrai,veut et cherche à comprendre également des aînés.
Le lirais et aussi lirai M.jean -Marcel b., où est-il on ne l’a pas lu ou j’ai sauté sans le chercher ?

Art dit: 30 novembre 2019 à 16 h 58 min

12h.56 ,29 nov .
Olivier rousteing, rien ne serait plus plaire à notre Arty, n’est’il pas mon petit Tutusse diablo????
En effet Gordon tutusse aime beaucoup beaucoup ce nouveau directeur couture, tout comme sa chérissime Anne-lise, tous deux BORDELAIS.

Shut up your mouth, mon canard!!!c déjà assez complicated ainsi vois-tu ?
jazzy ,29 a 13h.30.Olivier ‘trop féminin’. Surtout mal dans sa peau .Quand tu n ‘es pas aidé, c plus dur à se trouver.Moi g de la chance !!!

Tu peux aimer aussi 1garçon sympa Ki va te faire rire et pas porter sur le visage Kil est homo.parce que c 1mec bien, mega gentil et tout.

C.P. dit: 30 novembre 2019 à 19 h 14 min

N’exagérez pas les commodités culturelles dans tous les oflags. Les deux où Hyvernaud a séjourné n’avaient de livres que ceux qui arrivaient dans des colis personnels (contrôlés par la direction du camp). Voyez la Correspondance éditée d’Hyvernaud, « Carnets d’Oflag » et « Lettres de Poméranie ». Il est vrai cependant qu’Hyvernaud a « conférencé » pour ses co-détenus (mêmes auteurs que ceux sur lesquels il avait écrit des articles dans des revues d’avant-guerre).
Je le sais aussi et très simplement parce que mon père, jeune lieutenant (oui, Dubruel, c’était à cause des EOR), a été prisonnier dans les mêmes oflags qu’Hyvernaud, -qui avait presque le double de son âge. Il n’a pu reprendre et achever ses études de médecine qu’à son retour de captivité.

A côté de libérations (Sartre par exemple en a bénéficié, Guérin l’a espéré longtemps en vain malgré quelques appuis parisiens), on s’évadait plus facilement d’un stalag, grâce souvent aux travaux à l’extérieur du camp, que d’un oflag. Evadés notables : Jacques Perret et Jean Hélion…

Eriksen dit: 30 novembre 2019 à 19 h 46 min

TERMINAL SUD
Étrange pays que celui de Terminal Sud. Utopique en un sens, tant la question religieuse est reléguée à une place secondaire. Quelques voiles, quelques croix, de répartition aléatoire entre ethnicités à contours flous ; la religion est ramenée à la sphère privée ; les familles traversent les races ; on y parle le français mâtiné de diversité. Que demandez de plus pour l’avenir ?
Que nenni, loin de se construire une utopie plaisante à son gout -Dernier Maquis était une contestation du pouvoir de la religion -, Rabah Ameur-Zaïmeche greffe sur une utopie areligieuse une dystopie politique. Certains groupes ont pris le voile pour prétexte politique, mais ils ne sont qu’une des armées qui terrorisent le pays, parmi lesquels la Police dont Rabah Ameur-Zaïmeche met un point d’honneur à montrer la concordance des pratiques. L’autorité morale de l’état a explosé en parcelles de pouvoir, l’état en est à défendre la sienne dans un combat de chiens qui le décrédibilise encore. Un cercle vicieux qui mène aussi aux Misérables de Ladj Ly.
Dans la guerre civile larvée qui éclot, « Le docteur » est porteur des lumières avec son ami le Journaliste qui se fera assassiner à la porte de son journal ( Dermier Maquis). Sans enfant, sans nom, bientôt sans femme, oubliant la sphère privé il fond dans sa fonction, French Doctor de l’intérieur, sauveur de l’humanité et de l’humanitaire.
Politiquement correct jusque-là, le film est visuellement ancré dans le sud de la France. Troublant. L’ethnicité 50 50 est dérangeante. Est-ce la métaphore d’une Marseille truffée de territoires autonomes en lutte avec la BAC ?. Les bandits de grands chemins viennent des années noires algériennes, la torture rappelle l’armée française de la bas, les dates et les technologies sont de maintenant mais tout semble nous parler d’avenir. Le jeu approximatif de certains acteurs rajoute au malaise.
Même la résistance est vaine Tout fini au terminal sud, en partance vers la lumière.
C’est Rony Brauman qui retourne vers Camus.

Paul Edel dit: 1 décembre 2019 à 9 h 39 min

Je recommande d’Hyvernaud ces « Lettres de Poméranie (edit.Le Dilettante)
Extrait:
« J’irai demain ou après-demain en promenade (les promenades ont été rétablies). Ce sera la première fois depuis dieu sait quand que je marcherai sur une vraie route, dans de vrais champs Il paraît qu’on voit des pommiers, quelques maisons et un beau lac. Les gens qui voient des pommiers quand ils en ont envie ne se doutent pas de leur bonheur. Et même quand ils n’en ont pas envie. Le simple fait d’avoir quelque chose à voir est un miracle que l’on ne peut sans doute mesurer que si l’on est resté je ne sais combien de mois (je n’ose plus compter) parmi les mêmes murs, les mêmes barbelés, les mêmes têtes » (Lettres de Poméranie, 5 août 1943).

C.P. dit: 1 décembre 2019 à 10 h 19 min

Paul Edel, juste comme ça, « Lettres de Poméranie », c’est aux éditions Claire Paulhan.
Plus haut, votre extrait de « La Peau et les os » sur la promiscuité est essentiel.

Paul Edel dit: 1 décembre 2019 à 10 h 55 min

CP mon ami, vous avez raison! autant pour moi,ces « lettres de Poméranie » furent publiées en 2002 grâce à Claire Paulhan ,merci Claire!
c’est bien qu il y ait des éditeurs qui, dans keur coin, luttent contre l’oubli de textes si importants.A cet égard, j’ai constaté que les dicos de littérature qui devraient être toute la mémoire du monde » oublient facilement Hyvernaud.. Si Raymond Guerin, Cayrol ou Calet, qui ont connu la captivité, figurent dans les dictionnaires, Hyvernaud,lui, n’a ps beaucoup de chance… il ne figure ps dans « encyclopédie de a littérature française  » Laffont- Bompiani,même s’ il a une note dans un des trois volumes du « nouveau dictionnaire de auteurs » de Laffont-Bompiani – de tous les temps et tous les pays-..Texte de Roland Desnées .Plus surprenant encore , Hyvernaud n’est pas dans « le dictionnaire des littératures de langue française » de Beaumarchais, Couty et Rey.Trois épais volumes.. Hyvernaud n’est pas non plus dans « le dictionnaire des auteurs » de Pierre de Boisdeffre qui va des années 30 aux années 80…(2 volumes de plus de mille pages chacun) là ça laisse quand même rêveur……

alley car dit: 1 décembre 2019 à 21 h 15 min

Incidemment, se trouve-t-il ici un sachant ayant un avis sur l’ Histoire du cinéma de Brasillach ? Publiée en 1935, est-elle encore aujourd’hui de quelque pertinence ? L’auteur, qui a semble-t-il aussi connu la captivité mais durant peu de temps (un an ?) était selon sa fiche wiki un cinéphile et critique passionné : « Le critique de cinéma
Brasillach est très tôt fasciné par le cinéma : de 1922 à sa mort, il rend compte avec enthousiasme de l’actualité cinématographique. Le fruit de cette passion, outre de nombreuses chroniques dans les journaux, est son Histoire du cinéma, publiée pour la première fois en 1935 et qui fera l’objet d’une nouvelle édition en 1943 en collaboration avec son beau-frère Maurice Bardèche. Contrairement aux critiques de l’époque, Brasillach adopte sur le cinéma un point de vue politiquement neutre, si l’on excepte quelques rajouts antisémites en 1943.

Sa soif de cinéma l’amène à fréquenter assidûment Henri Langlois au Cercle du cinéma. Bien qu’enthousiaste à propos des classiques (Chaplin, Pabst, René Clair, Jean Renoir…) et des films hollywoodiens (John Ford, Frank Borzage, King Vidor, etc.), il fait preuve de goûts originaux et montre une insatiable curiosité pour le cinéma étranger. Il est ainsi le premier à parler en France du cinéma japonais et notamment de Yasujirō Ozu, Kenji Mizoguchi et Heinosuke Gosho.
En prison, il travaillait à la troisième édition de son Histoire du cinéma et préparait une adaptation de Falstaff, qu’il espérait tourner avec Raimu. »
Fiche tendancieuse ou bien conforme à la réalité ?

Phil dit: 2 décembre 2019 à 1 h 00 min

intéressant rappel, Alley car. l’histoire du cinéma de Brasillach est bien sûr encore lisible aujourd’hui, en contrepoint de celle de Sadoul, communiste, qui sortira après guerre. les mentions antisémites ne datent pas toutes de 1943, elles sont déjà présentes dans les éditions d’avant guerre. A noter que Renoir ne tenait pas des propos très éloignés, comme sa correspondance l’a révélé en 1990. les versions en poche sorties dans les années 60 sont passées par censure et réécriture qui modifient le sens initial, aussi il est judicieux de lire une édition non censurée pour comparer. alors quel intérêt a-t-on aujourd’hui de lire l’histoire de Brasillach ? pour découvrir des avis d’époque, que l’on ose plus formuler à notre époque hagiographique. Sur Lubitsch par exemple, dont la qualité de mise en scène est reconnue sans pour autant compenser la vulgarité de ses premiers films (« la princesse aux huîtres », par exemple).

alley cat dit: 2 décembre 2019 à 10 h 19 min

Merci de cet éclairage apaisé sur l’Histoire du cinéma de Brasillach, Phil. La vulgarité associée à l’origine, le bon goût petit bourgeois associé au beau, les pulsions mortifères aspirant à l’absolu …. Se méfier des romantiques contrariés

Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 11 h 27 min

le 30, 19 h 46.
Eriksen.
Votre recension pousse au dialogue. Merci.

Des choix a operer, pas pu y aller. Je n ai vu que ‘Wesh -wesh’.la representation de la Cite des Bosquets, un jeune homme rentre d une double peine de prison s efforcait avec le soutien de sa famille de se réinsérer dans le monde du travail. Le constat impuissant de la fracture sociale de son quartier brossait un constat deja tres pessimiste.

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 11 h 29 min

les keupons havec des croix gammés et des saluts à litlère et surtout crime de lèse majesté avec plus de prince albert que dirfilou sous prétesque de surenchère de de mauvais gout ça va bien..vive zwarte piet..mort a ce salaud de pédophile nazi de saint nic..qu’il crève avec un pneu henflammé autour du cou à rome

Phil dit: 2 décembre 2019 à 11 h 29 min

Alley car, « La princesse aux huîtres » m’a toujours plu, rythme endiablé etc…mais la notule de Brasillach sur une « Lubistch touch » (qui n’existait pas encore) vulgaire, remet le film en juste appréciation avec ceux produits le mêmes année, 1919, comme « Le Cabinet du Dr Caligari »…

Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 11 h 42 min

‘Merci de cet éclairage apaisé sur l’Histoire du cinéma de Brasillach’ Alley Car.

Paul Edel insiste sur G.H. n ayant
‘pas à subir le travail obligatoire des hommes de troupe et, n’ayant jamais cherché à s’évader ni à « résister » ,n’ayant pas à subir de sanctions de la part des gardiens’, une ‘réflexion sur la captivité à un autre endroit que celui habituel de l’opposition ne présentant pas le moindre signe de patriotisme’).

D apres ce que j en comprends, le merite du film est d occuper un intervalle mal couvert, l exposition d une souffrance dont l etalonnage en ‘hierarchie’,la portee politique ne sont pas le sujet.

C.P. dans le fil prone de ne pas ‘exagerer les facilites cultuelles dans les oflages’.
Je suis d accord, MAIS
‘l apaisement de l eclairage’ consiste a presenter les elements en detachant le contenu ‘stylistique’ ou esthetique d autres considerations (ou les aborder en partition).

alley car dit: 2 décembre 2019 à 11 h 55 min

N’est-ce pas ce que l’on qualifie d’esprit critique ? ( éclairage apaisé ne signifie pas éclairage apaisant )

Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 12 h 04 min

Bouguereau 11 h 29.Votre humour presente les choses de maniere humoristique !salvateur, quelquefois .

Brasillach au cinema, Rebatet aux ‘Deux etendards’? Le roman est regulierement reedite dans la collection Blanche, chez Gallimard.
La critique s autorise ,encore plus ou moins en sourdine ?)a penser que c est un chef-d oeuvre, la diffusion reste faible en raison de la tonalite collaborationniste et des passages antisemites.

Francois Ouellet, specialiste de la litterature d entre deux guerres, titulaire de la chaire de litterature francaise a Quebec le detaille, apres que le patron du Dilettante, Dominique Gautier qu evoque Anne Lise pour ‘Deux ou trois choses qui comptent vraiment’ l ait incite a lire en 2011.

1300 pages, dont la redaction commence en 42 (‘Les Decombres’, brulot collaborationniste a quant a lui ete republie dans ‘Bouquins, Robert laffont).

Les deux Etendards connait une histoire compliquee : les allies progressent en 44, Lucien Rebatet s’enfuit a Sigmaringen en l emportant. Le jour de l’armistice, il se livre en Autriche apres l avoir confie a sa femme Veronique.

Il ne retrouvera le manuscrit qu a Fresnes, ou son avocat le lui fait passer clandestinement. Il y travaille d arrache-pieds, avant Clairvaux, ou sa condamnation a mort a ete commuee en travaux forces.

Il ne reprend qu en 49, le texte transmis par sa femme chez Gallimard, qui le publie en septembre 1950;les critiques parfois tres elogieuses ,des Hussards surtout, n empechent pas la censure des journaux et libraires.

Pour des raisons, je precise ,entierement differentes, le public n avait certainement, ‘aucune envie’ de lire cela a cette epoque.

Je ne crois pas qu il figure dans une quelconque histoire litteraire, a moins d avoir ete, sur ce point precis de la qualite stylistique de D.E, ‘rehabilite’ ?

Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 12 h 07 min

N’est-ce pas ce que l’on qualifie d’esprit critique ? (

Tout a fait. La maturite exige neanmoins de poser les preambules necessaires, avant reception ?
La critique ex -nihilo ne peut etre qualifiee de telle. Annelise nous dira ce qu elle en pense, si elle le veut.

Dubruel dit: 2 décembre 2019 à 12 h 26 min

@MHS 11H42.
Eh bien, il est évident que le propos d’Hyvernaud n’est pas d’établir une compétition avec les camps de concentration?
Le film tel que dépeint par AL semble rendre sans aucun embellissement les promiscuités, l’ennui mortel; la guerre ‘résumée à merde & urine’,point. Pas d’envolée glamour.
Ne pas exagérer les adoucissements dans les oflags n’est pas sous-estimer pas les atrocites personnelles subies. Edel souligne qu’hyvernaud ne focalise pas de colère spéciale contre l’Allemagne, ça aussi était mal fait pour attirer l’engouement au moment de la glorification des héros et de la résistance.

cerisuelo ,que vous m’avez fait connaitre et lire, AL, a fait une bonne bafouille la-dessus. Il est prof d’études cinématographiques et d’esthétique à Paris-Est Marne La vallée, nos jeunes internautes qui bûchent dans la branche l’auront peut-être entendue.

Dubruel dit: 2 décembre 2019 à 12 h 43 min

Ce que raconte Cerisuelo , en résumé risquant d’être long : sous l’Occupation, le cinéma français est un ‘cinéma de l’évasion’.
A la veille de la guerre, les plus importants sont en gros, Renoir, Clair, Duvivier et Carné. Sur le quatuor, les trois premiers sont aux Etats-Unis, ils y vivent un exil fécond.
Carné, ce qui est considéré comme son chef-d’oeuvre ‘Les Enfants du Paradis’, réalisé sous l’occupation n’est distribué qu’en 45; le déclin intervient vers 46, ‘Les portes de la nuit’ qui tente la syn(thèse entre réalisme et symbolisme.

Grémillon, contemporain de Carné consacré par ‘Le ciel est à vous’ en 44 n’essuie que des refus ou presque.Il ne revient en veine qu’en 48, ‘Pattes blanches’, beau drame ,Edel c’est pour vous, écrit par Anouilh, avec la sexy Suzie Delair.

L’époque voit le retour des vieux maîtres d’Amérique .
Sinon, qu’est-ce qu’on a ?Cocteau, rien fait depuis 1930, ‘Le Sang du poète’. La ‘Belle et la Bête’, foin du réalisme, offre un maniérisme somptueux. 48, ‘Les Enfants terribles’ et l’acmé, tout de symboles l’année d’après, ‘Orphée’.

Ophuls revenu du séjour américain termine sa trilogie viennoise entamée avec ‘Liebelei »(En 1932). ‘La Ronde’ déboule en 50. On est bien loin effectivement des tonalités de ‘wagon à vaches’.

Portmann dit: 2 décembre 2019 à 13 h 10 min

Que les oflags ne soient, par nature, pas comparables, qu’ils soient moins durs, de manière objective, que les camps d’extermination pour des raisons que je ne me réemploierai pas à développer ici et comme elles l’ont été maintes fois, ne fait pas de doute.
Que la comparaison soit jetée au visage d’Hyvernaud de manière induite par sa famille et ses amis, « être prisonnier n’est pas avoir subi la déportation » ,rapporte le film n’en fait pas non plus. Ce qui n’est pas à prendre à la légère.
Qu’au vu de la souffrance intime, incomparable dans la mesure où chacun dans sa bulle de douleur subit ce qu’il subit, le désagrément de cette comparaison, pourtant disproportionnée, ramenée à l’histoire collective, est tout aussi vrai !
Les livres d’Hyvernaud ont pâti de cette « concurrence » ,rajoutant en amertume ?

Pour compléter Marc Cerisuelo, une thèse de Claire AUDHUY. La différence avec les stalags et les oflags, si elle nécessite d’être établie, dégage d’autres angles une fois la prise en considération du postulat pleinement réalisée.
Ce travail de doctorat intéressera C.p et sa parentèle. Il la connaît peut-être(université de Strasbourg) : « Le théâtre dans les camps nazis, enjeux,réalités et postérité. »

Dans les oflags, la pratique théâtrale, contrairement aux exemples développés dans la thèse, était accréditée par l’administration du camp.L’idée d’une « collaboration douce », à prendre avec des pincettes, aucunement réduite à un jugement manichéen et à considérer avec le recul de l’histoire, aura brouillé le message et compliqué l’accueil de ces textes fondamentaux.

Eriksen dit: 2 décembre 2019 à 13 h 22 min

LES MISERABLES
Vu ce qu’il prend sur la tête, Stéphane, gentil flic de Cherbourg, a dû salement regretter d’avoir laissé ses parapluies. IL pleut de tout dans la cité des bosquets de Montfermeil. Ce pied-tendre fait équipe avec deux cow-boys d’expérience, bacqueux + 10 de la cité, qui sont très persuadés du caractère viril et territorial des relations à entretenir ici. Le chef de la brigade est une tête brulée qui se surnomme lui-même « Cochon rose ». L’autre, un renoi balourd, conduit la laguna.
Face aux indigènes de la république parqués en réserve, ces Pieds Nickelés sont d’une efficacité redoutable pour alimenter le cercle vicieux en ajoutant leur irrespect à l’irrespect ambiant. Quand le calme règne aux Bosquets, il faudrait en toute logique remercier la pègre et les Frères Musulmans.
La première chose qu’affirme Ladj Ly est que la république n’appartient pas uniquement à ceux qui en parlent. L’agitation des drapeaux et les visages hilares et colorés un jour de juillet 2016 parlaient de la fierté d’en être.
Selon la pensée politique qui vous gouverne vous verrez ces territoires comme « abandonnés par» ou « volé à », la république, mais peu contesteront qu’ils sont bel et bien en voie d’être perdus. A savoir pour qui.
Ici la colonisation est toujours en cours, si l’on veut bien considérer que décolonisation, émigration, intégration (ou non) en font toutes partie, autant de pas d’une valse macabre.
Ladj Ly construit un film très impressionnant par sa finesse d’observation, son humour et la qualité technique de son outil idéologique. Il décrit en entomologiste la moitié du problème et il le fait extrêmement bien. Mais pour cela il reste dans la même valse, celle où chaque pas est un combat. Charger l’autre de toutes les fautes en est le pas de base, avec la rhétorique de la lutte pour musique et la testostérone pour carburant. Ladj Ly se fait l’avocat éloquent de ses origines et c’est légitime. Mais ce film est-il un pas de plus dans la guerre ou le premier pas d’une réconciliation à venir ?
Je ne voudrais pas faire de même et pointer la part de responsabilités des immigrants ou descendants d’immigrés, moi qui n’en suis pas. J’attendrais donc qu’un autre entomologiste nous parle de l’autre composante du cercle vicieux, celle pour qui réussir en classe est un stigmate de collaboration, la lecture des livres français une trahison, et la revanche islamique de la colonisation une guerre sainte. Qu’elle est la part des deux parties dans la ghettoïsation ? Il n’est pas interdit d’espérer que Ladj Ly fasse lui-même ce travail – « Les Misérables » n’est que le premier volet d’une trilogie- mais l’exergue hugolienne finale rend pessimiste. « Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs. ».
A une époque où les enfants de 10 ans travaillaient en usine et où l’instruction publique n’existait pas, il n’est pas étonnant qu’Hugo voit dans le peuple une nature un peu brute mais bonne, qu’un peu d’éducation suffirait à mettre sur les bons rails du droit chemin. Sûr cependant que le Parti des Indigènes de la République trouverait à juste titre la phrase condescendante voire méprisante, mais il ne pourrait qu’applaudir à l’idée qu’il n’y a qu’un responsable : le cultivateur, et en l’occurrence dans le contexte, le colon.
Hugo a planté dans nos crânes la déresponsabilisation de la victime. Il est l’écrivain national – même si la Société des Gens de Lettres a choisi récemment Stendhal – et Ladj Ly l’a très bien assimilé pour construire son Gavroche et son entourage. Mais Hugo c’est de l’héroïne, jouissance romantique sur l’instant, mais qui se paye cher à la longue. Pour exemple de notre imprégnation, la grande manif « je suis Charlie » fut un grand orgasme douloureux que la France paya d’une accentuation de la fracture.
Déresponsabiliser n’a jamais aidé personne à se relever d’une catastrophe. Toute victime du présent qu’il soit, le sujet n’en reste pas moins en partie responsable de ce qu’il vit au présent, même si un autre est coupable de ce qui fut. Personne ne conteste que les français issus de l’immigration puissent agir contre la résolution des conflits, alors pourquoi pas pour la résolution? Mais pour cela il faudrait changer tous les logiciels des deux côtés. Par exemple « territoires perdus de la république » ? Ils ne sont pas perdus pour eux… la phrase les exclut de la République. La république c’est eux et nous. Il serait temps de passer au tango, mais le film m’a fait penser au slogan plein d’humour du Parti des Indigènes de la République : « Le PIR est avenir ».

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 13 h 56 min

Eh bien, beaucoup de choses suggestives de la part de Marie Hélène S, Portmann, Dubruel…

Je crois qu’Hyvernaud, comme d’autres, ignorait durant sa captivité les conséquences de la collaboration. Il ne s’est JAMAIS, à ma connaissance, exprimé sur le sort de Juifs. Il me semble cependant qu’il avait deviné, – je pense a partie « Leur cher Péguy » de « La Peau et les os »- , dès avant son retour, la façon dont Vichy avait tenté de récupérer Péguy.
Hyvernaud, je le SAIS, est revenu de captivité a-politique et a-socialiste, lui qui était avant la guerre plutôt de »de gauche ». Voir dans « Feuilles volantes » les remarques touchant Guy Mollet, mais aussi bien plus tard les gauchistes, les lettristes, les situationnistes. Je sais aussi qu’il n’a plus jamais voté.
J’ai eu envie enfin de spécifier quelques points révélateurs touchant ses goûts, permévolutifs en matière de littérature, de cinéma et de théâtre :
- Il a toujours porté aux nues Charlie Chaplin et son Charlot.
-

alley cat dit: 2 décembre 2019 à 14 h 06 min

@ “collaboration douce”

La captivité ? Drôle d’éclairage. Foin des pincettes, là faut arrêter les UV avant d’arriver au stade de vieille pomme caramélisée

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 14 h 24 min

Pardon je reprends :

ses goûts permanents ou évolutifs touchant la littérature, le cinéma et le théâtre :
-Il a toujours porté aux nues Charlie Chaplin et son Charlot, et été sensible au cinéma de Fritz Lang.
- Il a senti, ayant beaucoup aimé le théâtre de Giraudoux (mort en 1944), que c’était désormais un théâtre d’hier. C’est l’avènement d’un nouveau théâtre, celui d’Adamov et de Beckett qui l’a intéressé à partir des années 50.
-Il a jugé que le roman policier relayait avantageusement, quant à la situation des hommes, le roman dit « littéraire ». En même temps, il a regretté que que souvent le roman policier s’achève par un « retour à l’ordre ».
Sur ces sujets et d’autres, voir ses notes plus ou moins longues de »Feuilles volantes » alors qu’il avait renoncé à publier, derniers inédits qu’avec sa veuve Andrée nous avons rassemblés pour l’édition du Dilettante.

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 15 h 48 min

Portmann, oui, la pratique du théâtre a été courante dans les oflags, et Hyvernaud y a mis la main à Arnswalde, comme il l’avait fait avec ses élèves avant la guerre. En même temps, il dit à sa femme, dans ses lettres, qu’on ne peut pas y jouer grand-chose d’autre que du convenu.
Hyvernaud est quelqu’un qui déteste Pagnol, c’est ainsi.

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 16 h 36 min

En même temps, il a regretté que que souvent le roman policier s’achève par un « retour à l’ordre »

il est policer le roman policier..bien sur hon peut faire son manchette et tirer une balle dans la bouche hou son benladène mais hon phinit à la baille au phiniche..j’crois cépé qu’il est pas trés sain de concevoir des relations de causes a effet trop serré sur les sentiments d’une générations qui a connu c’qu’on sait à plus soif quand qu’on a jamais eu faim et souaf qu’il dirait lassouline..

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 16 h 39 min

Qu’au vu de la souffrance intime, incomparable dans la mesure où chacun dans sa bulle de douleur subit ce qu’il subit

j’aime bien celle là..sans cynisme..j’ai été brancardier sacrénom..et j’ai encore bien connu l’temps hoù la douleur y était pas vu du tout comme hune bulle..comme quoi..hou ça se cache quelquefois..dans l’soleil sous nos noeil qu’il dirait lassouline quand qu’il a soif et qu’il trouve pas son chivasse

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 16 h 47 min

remet le film en juste appréciation avec ceux produits le mêmes année, 1919, comme « Le Cabinet du Dr Caligari »…

le fauvisme le cubisme la nouvelle objectivität et surtout lespressionisme hon été taxé à la grosse de vulagasse pour à peu prés tous les gens biens dirphiloo..litlère qu’était académicien sicorigide pouvait même pas comprende un goebèls qui trés au fait du ‘vulgaire’..soit dit en passant comme ça pour rien..les phuturistes qui sont ceux là qui ont été les ptis malins étaient déjà trés au fait..brazillac qu’hun peu hçntoxiqué par eu..beaucoup moins

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 16 h 52 min

( éclairage apaisé ne signifie pas éclairage apaisant )

plutôt que dse faire phesser par sassoeur y reste les ptites pillules bleues sacrénom..havec chivasse c’est l’esplosante fisque

Phil dit: 2 décembre 2019 à 17 h 02 min

Lubitsch vulgaire…

dans « La princesse aux huîtres » les jupes retroussées sont légion, pères et mères bafoués etc…
L’Allemagne, en route pour les beuglants à dietrich, cherchait son ange bleu d’après défaite. Le normalien Brasillach, spécialiste de Corneille, Virgile et littérature grecque, découvrait le cinéma à l’ombre de ses nuits d’études, comme Tulard avec son Napoléon. pour ceux de ce calibre, la vulgarité est une perte de temps.

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 17 h 05 min

Hugo a planté dans nos crânes la déresponsabilisation de la victime

hugo en poète supérieur a eu faim et souaf..toi t’es comme nectar et glouglou..et un glouglou hautentique te fait riche..damnde a dirfiloo..il achté devindèle avec..et depuis il sillonne la planète avec son bimeur

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 17 h 06 min

pour ceux de ce calibre, la vulgarité est une perte de temps

c’est le chmin l’plus court pour mes panzères qu’il disait le rnard du désert

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 17 h 10 min

il sillonne la planète avec son bimeur

..j’espère qule mien prend pas l’eau dans son containère de chenzène..j’ai pas eu la chance de tomber sur un glouglou

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 17 h 25 min

bouguereau, pour les polars sans véritable fin, ceux par exemple de Chandler que justement aimait Hyvernaud, c’est un peu plus simple (ou pas).
Toi-même tu aimais bien Elliott Gould dans le film tiré de « The long Good-
Bye » : Marlowe, privé mélancolique, danse sur l’inconvenance de tout.

Phil dit: 2 décembre 2019 à 17 h 35 min

bimeur…

dear bouguereau, hier vu une copie en tirage par imbibition ! CKoi ? c’est le top.
Pour « Vertigo ». couleurs cassepétantes de san francisco années 50 restituées intactes. Le gros Hitchcock a fait cadeau de cette copie au gros Langlois. sortie une fois par rétrospective des bunkers de la cinémathèque, soit tous les 15 ans, la moitié du public d’hier (qui a déjà vu dix fois le film) sera enterrée. vu les tickets refusés, ça fera des heureux. James Steward, Kim Novak, Barbara Bel Geddes (Daaallas). constaté que les Boileau-Narcejac ont bien pompé (1954) « Bruges la morte » de Rodenbach (1892). possible que le public s’en fiche, l’essentiel, s’en mettre plein les mirettes avec l’imbibition comme du temps d’al capone.

Eriksen dit: 2 décembre 2019 à 18 h 33 min

« hugo en poète supérieur a eu faim et souaf. »
valable aussi pour les polars. les polar sans faim ça vaut rien.

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 18 h 54 min

tu as raison cépé..mais tu sais bien aussi que le roman policier est un ‘moment’ du fatum..qui peut contenir la nuit la mort la fantaisie et l’indécidabe..le charme..mais qui est dans un surensemble surdéterminé au finiche

Jazzi dit: 2 décembre 2019 à 18 h 56 min

« hier vu une copie en tirage par imbibition »

Où ça, Phil ? Dans « Vertigo », le paquebot passe au bout de la rue !

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 18 h 58 min

les polar sans faim ça vaut rien

les affects..la vulgarité et le moderne c’est l’histoire d’un porc qui glande qu’il disoit valéry

Phil dit: 2 décembre 2019 à 19 h 00 min

à la cinémathèque de Bercy, dear Baroz. what else. ma voisine, qui causait trop, m’a parlé de vous: « ici le popcorn est interdit ».

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 19 h 04 min

pour ceux de ce calibre, la vulgarité est une perte de temps

trés forte pensée d’ancien régime..je ne sais pas si elle est encore accessibe..plus exactement si ceux qui le prétendent encore ne sont pas..depuis le temps..de sinistres snobs qui se mentent..siné nobilèsse

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 19 h 08 min

l’essentiel, s’en mettre plein les mirettes

les angliches ont une espressions pour ce temps passé a se souler d’himages..un genre d’orgie pour les yeux

Phil dit: 2 décembre 2019 à 19 h 26 min

eyeorgasm ?
Boug, je reprends souvent le Tulard après la voyure des films années 30_50. toujours pertinent, et comme le Brasillach, horreur de la vulgarité, pour les deux, faut que ça cassepète dans leur jardin secret. Napoléon au cinéma chez Tulard, Virgile chez Brasillach.

Jazzi dit: 2 décembre 2019 à 19 h 26 min

Voilà ce qu’il en dit des images, le boug : « Le regard ne s’empare pas des images, ce sont elles qui s’emparent du regard. Elles inondent la conscience. »

Il suffit d’aller les chercher au cinéma, avec ou sans popcorn !

xlew dit: 2 décembre 2019 à 19 h 29 min

Il y a de très beaux verts aussi dans To Catch a Thief, des Véronèse, des Titien, pas à sa mémère, une Francie-Grace Kelly qui orientera plus le beau jeu de Lee Remick que celui de Novak, complètement transformée celle-ci en jamòn-jamòn, pur enjeu psycho-sexuel par Hitchcock.
Vertigo n’est plus que le musée à ciel ouvert de ce que fut la ville de Frisco avant le mitage, pour ultra-riches de la vallée aux silicones aussi divers que non variés, favorisé par les édiles du moment, et comment, Phil.
Hitchcock prenait Grace telle qu’elle était, une sportive magnifique qui se faisait, sans autres procès sentimentaux que cela, tous les mecs d’Hollywood qu’elle voulait, le film le dit en sous-main, décollée, c’est clair, réécoutons les dialogues modernes (sur les finishing-schools pour citer un exemple), Cary Grant est d’ailleurs son jouet, elle l’habille et le rhabille à loisir, endosse ses pseudonymes ou les déchire, beaucoup plus finement qu’un Scottie très peu queutard qui vaudouïsait comme un manche l’élue de son coeur, « The Police is following you, John Robie », j’adore ce passage, le faux bûcheron lynchien vrai résistant du Dakota du nord-nord-ouest à petit carré Hermès rouge à pois blancs autour du cou est fait aux pattes par sa blonde.
Sur l’amour d’Hyvernaud pour Chaplin, un écrivain doué aimant un génie du cinéma, rien d’anormal, et d’ailleurs, le côté pacifiste et anti-militariste, très assumé, de Charlot, trouve chez le Français prisonnier un creuset mental idéal.
La tirade de la fin du film de 1936 appelant les hommes à tomber les armes, à s’aimer les uns les autres, point d’orgue d’un propos qu’expose un scénario extraordinaire, destruction du mythe aryen, vient comme un cheveu dans la soupe de l’Histoire – dont quelques-uns comme Churchill surent deviner les développements dès 1935, après un épisode de fascination -, c’est bien le sacrifice des hommes dans leurs Shermans et T-34 qui sauvèrent le Monde en 1944-45.
Aucune incantation ne vint à bout des Carius et des Wittmann qui écrasaient tout sous leurs chenilles en attendant les War Bonds de Charlie.
Les lettres incisives d’Hyvernaud sont plus fortes et peuvent résonner encore aujourd’hui peut-être lorsqu’on les met face à la disparition du scintillement des instants, presque mot pour mot ce qu’écrivait Gadenne dans son roman ébloui, la Poméranie, étymologiquement, si on écoute un peu le slave, c’est la lieue de Mer, comme on dit dans le Finistère, la baule de Scheveningen (quelqu’un l’a déjà cité plus haut).
Hyvernaud fut un Arnoult confronté à mille Hersent, mille réflexions brouillaient sa pensée, pression physique, restriction d’ordre cérébral, la plage intellectuelle bondée confondait les corps, pas de Laura, que des Lauréats avec des rêves empruntés, gourds, léthargiques dans les gestes d’un éros en berne, avec toujours dans les oreilles le bourdonnement de l’oubli de ce que l’avenir leur dirait.
Plutôt que les jeux de mots scabreux sur l’hivernage ou l’hibernation, c’est le vert qui a tourné casaque, céruse et blanc de plomb pour tout le monde tout au long du calendrier, l’habituelle source vernale n’innerve plus l’homme désapé, ce n’est même plus une question d’ennui tant les faces du dé semblent s’effacer, c’est une immense chape de printemps vidé de sa substance qui s’est abattue dans les casernements, une saison à l’envers rasant les trois autres.
Goering, puis plus tard les archontes soviétiques d’après guerre à l’Est, choisirent de ré-ensauvager la nature polonaise pour des raisons cynégétiques, voir La Partie de Chasse de Bilal, 1983, des loups au nord, des ours au sud, c’est marrant de voir les gens de blogs chasser les dits et écrits d’Hyvernaud aujourd’hui, mais c’est bien.

alley car dit: 2 décembre 2019 à 19 h 39 min

@ Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 12 h 07 min
N’est-ce pas ce que l’on qualifie d’esprit critique ? (

Tout a fait. La maturite exige neanmoins de poser les preambules necessaires, avant reception ?
La critique ex -nihilo ne peut etre qualifiee de telle. Annelise nous dira ce qu elle en pense, si elle le veut.

Ce qui vaut pour la promulgation des lois et la vie publique ne trouve pas toujours à s’appliquer avec pertinence à la critique cinématographique

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 20 h 31 min

Cinéma : il y a des fidélités significatives. L’actrice préférée d’Hyvernaud est restée Brigitte Helm (Brigitte Schittenhelm), Maria ET le robot dans « Metropolis », alors qu’elle a cessé de tourner et est partie d’Allemagne en 1935, je crois.

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 21 h 04 min

Dubruel, certainement : il y a aussi des noeuds durables dans les tripes. J’ai rencontré Hyvernaud au début des années 70, c’est alors que j’ai lu « La Peau et les os » et « Le Wagon à vaches ». J’ai proposé à mon père de lire « La Peau et les os », il ne l’a pas souhaité, je pense qu’il ne voulait pas raviver ses souvenirs des oflags 2-B et 2-D. C’est donc en aval que ça s’est passé : j’ai fait lire Hyvernaud à quelques étudiants et à des proches, plus tard à mes enfants.

alley car dit: 2 décembre 2019 à 22 h 51 min

(C.P. vos liens tripaux m’ont ramenés en enfance ou à peine plus loin ; quand tout semblait si doux parmi les joviaux si proches et tatoués aux avant-bras, sans oublier les rescapés de captivité)

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 23 h 21 min

Je comprends, alley car. Pour ma part, je n’ai pas connu d’anciens déportés, j’en ai seulement entendus au cours de conférences, tout comme j’ai lu Primo Levi et quelques autres.
J’ai en revanche bien connu dans le Boischaut berrichon des paysans qui avaient été captifs dans des stalags et avaient, eux, travaillé dans des fermes pour y remplacer les Allemands soldats. Eux aussi avaient dû souffrir de la captivité, ils étaient discrets là-dessus. Ils avaient presque tous lu « Le Caporal épinglé », qui est d’un autre ton que celui d’ Hyvernaud, encore que celui-ci manie fort bien le comique sombre.

alley car dit: 2 décembre 2019 à 23 h 26 min

Vous êtes sur la défensive ou me semblez tel et c’est dommage (un peu). je garde donc pour moi le souvenir ému de ce lumineux couple de déportés de mes parents

C.P. dit: 3 décembre 2019 à 1 h 17 min

Défensive ? Mais non : je n’ai pas la même expérience que vous, voilà tout. Et je vous croyais, tout simplement.

alley car dit: 3 décembre 2019 à 1 h 27 min

(c’était déjà un couple de vieux quand j’étais enfant mais je me souviens de ces tatouages baveux et de moments heureux passée avec eux)

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 8 h 42 min

« Le regard ne s’empare pas des images, ce sont elles qui s’emparent du regard. Elles inondent la conscience. »

on hinonde pas un lit d’rivière baroz..ce sont là surtout propos hamérement polémique..
et qu’est ce t’hinventrais pas pour nous prouver qut’en as une

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 8 h 49 min

le côté pacifiste et anti-militariste, très assumé, de Charlot

« j’en veux a charlie chaplin d’avoir fait du héro du xx eme siècle un raté »

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 8 h 55 min

Virgile chez Brasillach

malaparte m’a semblé un type beaucoup plus « informé » que lui..faut dire que c’est les ritals qu’on forgé le fascisme..quand qu’on parle des chleux on y va sur heideguère et consort..c’est un bloc..eux nada..les propos badin comme ceux de polo tu les calques sur les chleux et de suite les nuques se raidissent..thinkovit

Phil dit: 3 décembre 2019 à 9 h 19 min

thinkovit

of course, jeden Tag I think of it. Virgile…Mussolini a bu aux sources poétiques du berger D’Annunzio.
pas bien suivi le débat CP alley car. Controverse franco-française quand « la vache et le prisonnier » fut colorisée. la meilleure fermière reste Dita Parlo dans la Grande illusion qui finira vraie fausse collabo comme la France les aime. Souvenir d’un bon Preminger où lui-même, boule à zéro voix flutée, joue le chef de camp oflag.

Phil dit: 3 décembre 2019 à 9 h 33 min

« Stalag 17″. 1953. dernières années où le cinéma de seconde guerre mondiale n’est pas encore propagandisé. « Nuit et brouillard » fût tourné dans les années 60.. « Chagrin et pitié » en serait sorti.

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 9 h 42 min

« j’en veux a charlie chaplin d’avoir fait du héro du xx eme siècle un raté »
de qui est cette phrase ?

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 03 min

baisse le capot
on voit ton moteur

pour un gars en traban ça brille comme un v8..mais c’est qu’un effet dta misère keupu

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 07 min

la meilleure fermière

c’était du temps où elles étaient toutes bonnes qu’elle dirait pauline laffond en botte caoutchouc et sans culotte

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 12 min

d’un degaulle quelconque et d’un dla douzaine

ou d’un dla..à la vérité je sais plus lequel..mais ça m’avait frappé..chaplin est un personnage clivant..condamné à mort par litlère je crois..attation lhonneur..mais en même temps faut savoir smettre a sa place à litlère qu’il dirait finkielkraut qui dit pas que des conries

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 18 min

chaplin est un personnage clivant

..sur quoi doit on compter et tabler dans l’homme pour héviter les coneries..qu’elles n’arrivent ou sur l’avénment certain dhommes providentiels..plus vaste question que mon bénart qu’il aurait dit charlot..mon avisse c’est qufaut sméfier d’un militaire qui vous donne des lçons..à fond les ballons

Dubruel dit: 3 décembre 2019 à 10 h 26 min

C.P 21H04. ça se comprend.
Lu qu’on vous dit ‘sur la défensive’? Je ne vois pas . Le réflexe de votre père était légitime, ils sont marrants !Par contre, où vous me voyez ‘allusif’ ?
Rien d’allusif.Ce que je crois lire du film : Hyvernaud a souffert de tous côtés que ce ne ‘soit pas le moment’; Portmann, il faut le lui demander, ce qu’il a écrit moi j’entends :ceux d’après guerre ont zappé hyvernaud parce qu’ils aspiraient à la reconstruction, ceux qui estimaient entre les lignes que la déportation était tellement pire trouvaient qu’il n’avait pas à se plaindre .ce que révèlent clairement les allusions familiale. Etre prisonnier, sous-entendu ,’moins bien’. Même s’il ne s’agissait que d’une simple curiosité , d’un besoin d’éclaircissement, rien qui dénote qu’ils avaient pris la mesure de ce qu’il avait vécu.hyvernaud en face de la Shoah se trouve dans un intervalle compliqué.Enfin, ceux des oflags tels que votre père avaient trop souffert pour s’y replonger .
La mauvaise conjonction explique l’échec des livres, alors que c’étaient de grands livres!J’ai vu sur RDL qu’Assouline a repris le billet d’A.R en twit.

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 29 min

gotcha
https://journals.openedition.org/recherchestravaux/293?lang=es

La critique de la modernité inhérente au cinéma de Charlie Chaplin n’a jamais été jugée recevable par Horkheimer et Adorno. Walter Benjamin, dans son fameux texte sur L’Œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique (Das Kunstwerk im Zeitalter seiner technischen Reproduzierbarkeit, 1936), avait défini les films de Chaplin comme l’art moderne progressiste par excellence, parce qu’ils permettent à la masse d’accéder à la position de l’amateur d’art éclairé et d’associer le plaisir esthétique à la critique sociale, alors que cette même masse, désorientée, ne peut que rejeter l’art de Picasso :

La reproductibilité technique de l’œuvre d’art transforme la relation de la masse à l’art. Des plus réactionnaires, par exemple face à un Picasso, cette relation devient des plus progressistes, par exemple devant un Chaplin. (Walter Benjamin, p. 159)

13Cette idée heurta Adorno. Dès 1936, il écrit ces lignes à Benjamin, à propos desTemps modernes:

3 S. Kracauer (1889-1966) était, entre autres choses, spécialiste du cinéma de la République de Weima (…)
Au cinéma le rire du spectateur n’est rien moins que bon et révolutionnaire, mais plein du pire sadisme bourgeois ; […] et, pour relever un autre petit détail, affirmer que le réactionnaire devient avant-gardiste grâce à sa situation de compétence devant un film de Chaplin me semble également relever d’une vision tout à fait romantique, car je ne peux considérer le préféré de Kracauer3 (= Chaplin, FG) comme un auteur d’avant-garde, même après Les Temps modernes, et ne pense pas non plus que le moindre des éléments à peu près corrects de ce film puisse être appréhendé consciemment. (Adorno / Benjamin, p. 171)

Dubruel dit: 3 décembre 2019 à 10 h 33 min

pauline c’est la fille..beau cul aussi nonobstant

Great.

Hyvernaud photo du haut en Brasillach normalien binoclard.
Mao & Hockney. Il va se retourner dans sa tombe deux fois sur trois.au moins;

Eriksen,13H 22.
‘Hugo a planté dans nos crânes la déresponsabilisation de la victime. Il est l’écrivain national – même si la Société des Gens de Lettres a choisi récemment Stendhal – et Ladj Ly l’a très bien assimilé pour construire son Gavroche et son entourage. Mais Hugo c’est de l’héroïne, jouissance romantique sur l’instant, mais qui se paye cher à la longue. Pour exemple de notre imprégnation, la grande manif « je suis Charlie » fut un grand orgasme douloureux que la France paya d’une accentuation de la fracture.
Déresponsabiliser n’a jamais aidé personne à se relever d’une catastrophe’.
haaa ouai. Le grand mâle dominant m’en bouche un coin.
‘Les victimes malheureusement peuvent être aussi des bourreaux’
De qui, celle-là ?

Janssen J-J dit: 3 décembre 2019 à 10 h 38 min

(JEX, 3.12.2019, 10.35)

Très bel hommage d’Anne lise Roux rendu à Georges Hyvernaud. Merci à Paul Edel de m’avoir signalé il y a quelque temps cet auteur oublié qu’on fait bien de ressusciter aujourd’hui. Je peux mieux en savourer l’intérêt.Deux formidables témoingnages…

(copié collé d’un passage d’ALR) // Hyvernaud n’a pas le côté aboyeur d’un Louis Ferdinand Céline. Quelle acuité, cependant. Le mythe du héros, de la captivité qui grandit celui qu’elle atteint vole en éclats sous ses mots. Le captif est réduit à «un sac de tripes, n’est «pas plus lui qu’un autre». L’homme relaxé d’un camp, rien d’autre qu’un étranger auquel les siens demandent en boucle «s’il n’a pas maigri ?» – «Oui, de quinze kilos», à qui on n’a de cesse de faire remarquer «qu’être prisonnier, ce n’est pas pareil que déporté» , ce à quoi il répond, «pour sûr».
Alors que les oflags sont censés retenir des prisonniers d’une bonne classe sociale, dotés d’éthique et de dignité, Hyvernaud, lui, verra le sous-inspecteur voler un pain en prétendant donner des leçons de morale, le fesses-à-fesses du « trop d’homme partout», la sordide et persistante odeur de l’autre dans les narines… Des lettres privées de Raymond Guérin ou Blaise Cendrars lui reconnaissent un talent immense, la critique institutionnelle quasiment aucun, quand elle ne lui casse pas les reins comme le fit «Les Lettres françaises» qui l’assassine. Il est déjà attelé à «Lettre anonyme», l’échec cuisant de «Wagon à vaches» en 1953 le brise. C’est fini, il n’écrira plus.
____
@ r. ; ai été touché par votre fragment de l’Art de la joie, un autre livre immense à la gloire de Modesta…. autre chose que Stevenson à celle de Modestine.

3 – au sortir d’un rêve ce matin, intensément repensé à Elisabeth Badinter et à l’amour en plus. Elle avait voulu nier l’historicité de l’instinct maternel, en montrant comment des citadines de la bourgeoisie parisienne se débarrassaient sans état d’âme de leur bébé en les confiant à l’allaitement et evrage de nourrices morvandielles. Ce faisant, elle ne s’interrogeait pas sur l’instint maternel de ces nourrices mercenaires ni sur celles de ces paysannes qui s’interdisaient de pleurer, vu la très forte mortalité de leurs rejetons. Ni sur toutes ces femmes stériles qui devenaient folles de n’avoir pas pu engendrer. Etc.
Me suis demandé pourquoi ce féminisme-là avait eu besoin de cette thése déculpabilisante, -dont j’ai longtemps partagé l’idéologie libératrice sous-jacentee, même si je juge aujourd’hui en avoir été un brin intoxiqué à cette époque, quand je vois où nous en sommes arrivés.. Mais aussi, parce que je craignais que ma mère se soit toujours forcée à m’aimer alors qu’elle n’éprouvait sans doute pas vraiment ce sentiment pour chacun des ses 5 enfants, vu qu’elle était d’une époque et du’n milieu où nos parents ne maîtrisaient pas leur contraceptio. Bien des enfants du babyboom d’après guerre imaginèrent, comme moi, n’avoir pas été désirés ni aimés. Mais aujourd’hui, en va-t-il encore ainsi ?… l’instinct maternel est-il redevenu instinctif, dans toutes les couches sociales, à une époque où les femmes n’ont plus vraiment besoin de mâles ni pour engendrer, ni pour élever. Je ne sais pas trop ce qu’en penserait Emilie Badinter, voire les intervenautes. Et n’oserait le leur demander, la question est peut-être tron difficile, au niveau de leur propre vécu. Et je n’ai pas besoin de réponses avec vos liens savants, FOUTEZ MOI LA PAIX, je sais chercher tout seul, hein !

-> Tout cela me tracasse un peu, ce matin, c’est vrai, mais cela va passer… Les jeunes filles en pleurs, j’ai bien noté (drôle). Je suis submergé par l’analyse océanique des sentiments de jalousie qu’éprouve le Narrateur à l’égard d’Albertine qu’il n’aime pas, mais dont il n’entend pas qu’elle regarde ses copines à la déraobée. J’en veux lire l’intégralité, mais ces variations et digressions paranoïdes sont incroyablement chiantes. Qui donc a pu aller jusqu’au bout de cette lecture sans en sauter une seule ligne ?… CT ?… j’en douterais un brin… « Allez, on va pas s’mentir », comme dirait notre amie germanique.

Bonne journée à la cantoche !

Vincent dit: 3 décembre 2019 à 10 h 44 min

Quelle jeune fille en pleur????

cet article g.hyvernaud ne m’intéressait pas,et sous votre pression à tous de cette excellentissime conversation ,dont la chronique de la jolie uccello, Cp et M.jM je viendrai joindre également au Champo.
N’oubliez pas à prevenir si je peux…..

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 10 h 47 min

@Dubruel: « haaa ouai. Le grand mâle dominant m’en bouche un coin.
‘Les victimes malheureusement peuvent être aussi des bourreaux’
De qui, celle-là ? »
comprends pas.

Vincent dit: 3 décembre 2019 à 10 h 54 min

Sans vouloir faire mon jacK, parce que j’ai des révélations intéressantes à tous, qui ne connaissent peut-être pas ce que j’ai à dire.

Réactivé par XL parlant bellement colors et surtout notre ami Philipe, couleurs cassepétant dans Vertigo/Kim Novak, fort belle ;
je me rappelai T.b d’Anne-lise en ayant parlé et trouvé où cela,baleze : le 26 /11 à 9.58(vous pouvez vérifier…) parlant du VERT;et je vais développer pour vous intéresser comme sur le beamer,connu par Philippe et M.JmB :

Un cours sans prétention de ce que je sais,pour vous aider et faire fuir le k.ornar traitant d’ouvreuse cinéma et tapette alors que rien à dire, car il ne CONNAIT lui- m^eme rien….donc j’y vais.

L’absorbtion des couleurs par gélatine, commencez par savoir que cela concern d’abord KALMUS en 1930…. ce K.i semble ouf car très loin???
Mais ce K.i a fait le technicoloe trichrome qui vous branche et donnait l’AGE D’OR.

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 10 h 54 min

« j’en veux a charlie chaplin d’avoir fait du héro du xx eme siècle un raté »
Il est le héros du XXe siècle non parce qu’il est raté, mais parce qu’il ne se vit pas en victime.

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 11 h 04 min

« Les victimes malheureusement peuvent être aussi des bourreaux »
Tristesse du binaire dessillé… snif
Bien peu sont victimes de personne, et pas plus ne sont jamais bourreau. Par ex pour la maltraitance d’enfant, plus de risque d’être bourreau quand on a été victime.

Vincent dit: 3 décembre 2019 à 11 h 06 min

Car nous parlions de IMBIBIHION et TECHNICOLOR ET EAST%MAN, sur Vertigo dont AL et XL aiment les verts tarp subtil &surtout, nuances…

Techni trichrome comment cela marche t’il???
la caméra est chargée TROIS négatifs noir &blancs entrainés synchro, ce qui est T.important un au ROUGE l’autre VERT, troisiéme BLEU.
me suivez-vous juste la ????
le négatif sensible au vert se déroule seul dans 1prise de vue dans axe, les deux autres accolés PACK;d’où ,attention car retournment de l’image entre rouge/bleu.
Et le tirage final n’est pas type argentique mais TRICHRO IMPRIMERIE….
tout le relief enduit gélatine, ac encre couleur correspondante.La superposition des dépôts jamais PARFAIT, donc l’effet VAPOREUX que tu verras constaté???….et c’est T magnifique de voir ça quand bien fait.

autre apprentissage que j’espère pour vous : Dario ARGENTO que nous avions rencontré la charmante Anne-lise à la C.Fr métro bercy après Oiseau de plumage crystal :SUSPIRIA, 1 autre de lui avait ressorti ce procédé mort depuis 20 ans en supprimant complétement le bleu…. donc tu satures JAUNE et ROUGE;
c’est très intéressnt de le savoir….

A +,ai-je été clair pour vous tous????techniK est intéressante quand vous le possédez.

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 11 h 10 min

« jj qui cherche a cqu’on le convainque hencore d’aller sfaire hanculer.. »
Le boug, joue pas à Tonton Crado

Chetouane dit: 3 décembre 2019 à 11 h 33 min

eriksen, 10h47. Dubruel est louangeur à votre égard et rebondit sur votre commentaire sur l’émulation ici.
Votre 13h22 hier sur Les Misérables, excellent :

Charger l’autre de toutes les fautes en est le pas de base, avec la rhétorique de la lutte pour musique et la testostérone pour carburant. Ladj Ly se fait l’avocat éloquent de ses origines et c’est légitime. Mais ce film est-il un pas de plus dans la guerre ou le premier pas d’une réconciliation à venir ?

La fracture augmentée après le grand orgasme douloureux Charlie , nous sommes au coeur du pb. Sujet de mes études sur ce qu’on appelle communément la diversité.
A ce sujet, cru voir passer un nouveau livre de Lançon ?sur quoi ? L’après hospitalisation ?Au moment du Prix Fémina à Disturbance el Colgajo la dédicace de son frère Arnaud au père qu’il espère voir tout ça de là-haut , était étonnante.Sur ce que ça véhiculait, les perspectives, ce positionnement le basculait nettement vers le romancier davantage que le journaliste ?

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 11 h 45 min

Chetouane. votre double légitimité speak loud to me.
Une chance d’éviter une fracture définitive ?
pas lu le Lambeau

Phil dit: 3 décembre 2019 à 13 h 42 min

Merci Vincent ! un peu embrouillées vos essplikations colorées mais bien intéressantes.
questions: dans l’imbibition, le bleu disparait ? right ? et donne des effets vaporeux ? vu dans Vertigo, indeed. Pourquoi le procédé n’a-t-il pas continué à être utilisé ?

xlew dit: 3 décembre 2019 à 16 h 47 min

Argento, ça fait image , dito Dita Parlo plus haut, à une syllabe près on entrait déjà dans le monde du digital muet.
Michel Simon qui ne fumait pas que du nombril était fin connaisseur de la technique, l’habitude prise chez Vigo de faire avec trois bouts de ficelles, quelques restes de chute de péloche, peut-être, il savait tout des émulsions, des tirages, de tout ce qu’on rattrapait en laboratoire, comme pour le Technicolor de Vincent, les impressions étaient une étape importante, ça m’a fait plaisir moi aussi d’apprendre des choses grâce à lui, la passion technique, on pourrait faire plus de film en partant d’elle et retrouver un fil de scénario, Clouzot le fait-il dans son Enfer, comme dans La Prisonnière ?
le vaporeux, le fumateux italien, est-ce que voulait éviter Kalmus avec son brevet, ne plus tout faire glisser vers les extrêmes, le baveux ?
Avant cela beaucoup reposait sur l’art du maquillage, grâce à son invention, le grain de peau humaine est respecté, tout n’est plus qu’à la charge du chef op et de l’éclairagiste, la science des tons et de la température de la lumière, tout un art qui leur incombe, Hitchcock le glose très souvent, notamment dans Rear Window, vrai commentaire caché sur la photo de cinéma, l’éclairage de la scène, une belle scène de crime pouvant être tournée comme une scène où s’encre l’amour de la lumière, pour retourner un adage que propagèrent les critiques.
En musique il y belle lurette que les requins de studio sont revenus à la bonne vieille ampoule, bien chaude, toujours à câliner pour qu’elle reste propre, comme sur les sets des années cinquante au ciné.
Quel beau nom que ce technicien « beam splitter », pas de doute, L’Herbier a tout inventé mais les ingénieurs américains ont tout nommé des termes de la Bible des professionnels, just kidding, alléluia.

Phil dit: 3 décembre 2019 à 17 h 06 min

dear xlew, oublié de vous dire depuis l’articulet sur Grace Kelly…cherchais le nom du domaine de Goering: Karin Hall, au nord de Berlin. il y avait mis des lions.
utiles rappels sur les pellicules et couleurs à l’heure où l’égalisation numérique va laminer les reliefs comme les esprits. dit plus haut, vu « Suspirio » d’Argento en ressortie dividi. complétement plat, rétréci au lavage numérique. Dear Vincent nous parle des bleus mourants dans le procédé imbibition, vu aussi des oranges magnifiques (pas le fruit) sur le golden gate de Vertigo et toutes les gouaches bien épaisses de la mère à JR (Barbara Bel geddes, qui peinturlure dans le film.
tout ça aussi bon que la copie dorée de « reflets dans un oeil d’or » où l’étalon Brando perd sa monture.
La critique française a du mal d’avaler la pilule à Dita Parlo, passée du côté teuton.

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 10 min

cherchais le nom du domaine de Goering

je ne te félicite pas dirphiloo..une telle hésitation sur les grands classiques fait germer le doute sur ta force critique aéroportée

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 13 min

d’Argento en ressortie dividi. complétement plat, rétréci au lavage numérique

suspiria est looké à mort et hassez pénibe..d’argento c’est une belle fragrance..pour léoné il a été trés himportant..qui réagit mal avec sa prope mise en scène

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 16 min

tout n’est plus qu’à la charge du chef op et de l’éclairagiste, la science des tons et de la température de la lumière, tout un art qui leur incombe

foutre non..chpeux citer 10 apps comme ils disent..les vieilles techniques étaient dla préproduction c’est pas faux..mais en même temps..la post ne s’entend pas sans une grosse préméditation

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 19 min

La critique française a du mal d’avaler la pilule à Dita Parlo, passée du côté teuton

on a récupe le gros karlos..il est haussi kolossal mort que vivant

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 25 min

tout le relief enduit gélatine, ac encre couleur correspondante.La superposition des dépôts jamais PARFAIT, donc l’effet VAPOREUX que tu verras constaté???

ha trés bien..les procédés fastidieux comme les porte jarretelle et les pompe de pied bot engendre quelquefois de jolie monstre..qui vont jusqu’à concevoir dla tendresse plastique pour le bourreau et le maquereau..sans odeur de pieds l’homme perd de sa virilité qu’elle dirait bonne clopine

xlew dit: 3 décembre 2019 à 19 h 49 min

Je te projetais dans les fifties bouguereau, les développements du film en technologie deluxe de la décennie 45-55.
Aujourd’hui il y a des applis en post-prod et sur logiciels de montage Avid etc. hors CGI, qui lissent les erreurs, mais je ne crois pas que tu parles de ça.
Tu dis peut-être ça parce que tu regrettes de ne pas avoir été brancardier sur chariot de la Caméflex des Labos Eclair à Épiney ou Decla à Babelsberg.
C.P. votre Jules on le retrouve en père Boule dans le Train de Frankenheimer, « la gloire de la France, la gloire de la France…4 francs c’est 4 francs. »
Dita Parlo, Phil, a une présence de dingue dans la scène avec Gabin, superbe vachère avec un minou qu’on devine doux comme les yeux du Bébert montmartrois, la même dans la soute de l’Atalante, une raie crantée coupant les blés de sa blondeur de folie, des expressions de visage qu’on ne voyait pas sur le minois de Mireille Balin ou ceux, d’une élégance de marbre, de Morgan et Darrieux.
La caméra de Vigo sans recul qui sait faire rejaillir la profondeur, mon Dieu, pas des plans-casquettes, bien plutôt du haut de forme de milord, un mouvement poétique à elle toute seule.

C.P. dit: 3 décembre 2019 à 20 h 10 min

Eh oui, Lew, et c’est vous le responsable : automatisme dès que l’on parle en même temps de Michel Simon et de Dita Parlo.

Janssen J-J dit: 3 décembre 2019 à 21 h 22 min

je m’étais trompé de blog ce matin, d’où certains pouvaient pas comprendre. Trouvé que le niveau est ici bien élevé qu’à la RDL. Herueux des échanges talentueux sur Hyveranaud. Vois que boug’ est toujours le même, suis qd m^me content de le retrouver en bonne santé, plutôt du côté des encoleurs que des encolés car la bas on savait pas trop de quel côté il se la faisait mettre. Suis surpris que la Marisassoeur et les deux musiciennes soyent pas là… Le monde change. Et Puck, icite, c’est le même chose qu’homelette et dextère ?
PC m’a l’air d’un prof de banlieue parfaitement honorable et compétent. On n’a pas le même sur l’autre chaine. Rien a voir avec Patrice Charoulet ou Pat V. Sinon des nouvelles de JC et JR ?
Mme Roux : admiration ! vous devriez remplacer Passoul qui part avec Pivot, l’en a marre, tout se déglingue chez lui, les pendules sont suspendules comme les filipendules, on a l’air fin. Pourquoi ne pas fusionner la RDL et la RDC, c’aurait d’lag…
Je dis ça, je dis rin, hein…

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 23 h 44 min

Marie Helene S 30 novembre 2019 à 15 h 59 min
« Cela a un lien : l echange se clot entre Eriksen et Puck.
Puck ecrit ‘Moi aussi je suis un troll’, le 29 a 18 h 29 .
Eriksen repond a 20 h ‘Je vous ai dit qu un de mes personnages preferes est un pooka’.
Il s agit d un personnage ,ou plutot d un animal du folklore irlandais, gallois ou ecossais ! »

the definition of Pooka in Harvey
https://www.youtube.com/watch?v=dB0D5S2GGT0

bouguereau dit: 4 décembre 2019 à 8 h 56 min

d’une élégance de marbre, de Morgan et Darrieux

ji!..en contremploi de vachères elle nous font de magnifiques roles de composition qu’il nous tournrait baroz dans sa critique..

bouguereau dit: 4 décembre 2019 à 8 h 58 min

Le boug, joue pas à Tonton Crado

tu crois..je sousjoue qu’il dirait baroz dans sa critique..ou ‘le costume est trop grand pour lui’..brefle comme il dirait larsouille

bouguereau dit: 4 décembre 2019 à 9 h 05 min

mais je ne crois pas que tu parles de ça

la question serait qu’est ce qu’on ne peut pas faire en postprod..hors cgi..d’une certaine façon ce qu’on regrette dans la nuit américaine..c’est que le public était en quelquesorte sur le plateau..le cinoche c’est « la » mise en abime..comme ces photos de plateau qui vendaient le film à l’entrée du cinoche..celles de vrais de photographe..

Jazzi dit: 4 décembre 2019 à 9 h 33 min

Avec le boug, j’ai l’impression d’être l’étalon-mètre de référence de ce blog ! C’est une obsession ou du harcèlement ?

Janssen J-J dit: 4 décembre 2019 à 10 h 30 min

… Le prendre comme un compliment, plutôt, jzmn. Un étalon maître-queux sans gode !… C’est pas tous les jours qu’il peut (a)voir ça en magasin. Forcément, ‘l fantamse. Brèfl !

Phil dit: 4 décembre 2019 à 10 h 47 min

L’accent de la très pâle Dita Parlo, solide comme une centrale nucléaire à la Riefenstahl, fait plaisir aux fermiers français pour mener leurs bêtes. tout ça est moins entortillé que « le silence de la mer ».
Même les marins chavirent, voir ‘L’or du cristobal », tiré d’un roman de T’Sterversen, un autre mischling.. mi provençal flamand, du profil qui pensait à de la bonne collaboration mais personne les écoute. condamné à mourir en Téméraire, celui qui tout compris en occident argentique sans numérique. bouffé par les loups.

Dubruel dit: 4 décembre 2019 à 11 h 32 min

post ‘post’ Eriksen sur Ladj Ly du 2 ,13H22 la messe paraissait dite.
Le guy Xlev est remonté en flèche et nous a tous mis dedans ! D’abord hyvernaud, après la colorimétrie & pour finir la vachère et Dita parlo. il y a des jours comme ça…

Lu le post château Fourtet sur RDL. vous êtes à l’ouest, Jensen.J.J à 21H22 de colporter qu’Assouline part avec Pivot ? pas du tout.

Vincent dit: 4 décembre 2019 à 11 h 54 min

@11.32 j’ai lu et en effet kiffé 3/12 19.49 de XL….très osé avec raie crantée de belle fille pâle//blondeur.
Qu’on reconnait très heureusemnt écrit d’une classe folle & remercie du compliment adressé sur ma personne;

Mais m’aperçoit que me suis mal exprimé,car technicolor Trichrome diff à expliquer à PHILIPPE,XL &M.JM.B; ont’ils fait eux -m ême Louis.L????

car ils s’y connaissent T.b ,pareil beamer et technique en général, + que moi sur certains.
Conclusion = rester HUMBLE au lieu se braquer et tenter 2Progresser….

Vincent dit: 4 décembre 2019 à 12 h 03 min

Ce sujet hivernaud aura débouché sur beaucoup d’intéréts;

@Philippe. C’est Suspiria saturé JAUNE/ROUGE exprès;pas parlé des autres Suppression bleu.

la déception DCP est compréhensive ,que voudriez-Vous à la place??? Je suis d’accord ,1infami.
mais seul moyen d’être diffusé .D’où ce dilemne terrible pour ceux qui en font …..les projecteurs pellicule supprimés 9/10 Philippe.
alors on retombe 24 P. video convertie. Je préconise alors de choisir le 2.39,pourquoi ? Le 2.35, vous serait déçu n’existant plus depuis les années 70.
Autre blèm, savez -vous le prix????
cher pour 1petite prod qui débute; car +/- 15 /par minute de film (sans options).calculez c cher….

Marie Helene S dit: 4 décembre 2019 à 12 h 35 min

12 h 03 ‘la deception comprehensive’ .joli.

C est une preuve de sagesse, Vincent !

Merci pour le pooka d ‘Harvey’, Eriksen. j ai relu votre rencension des ‘Miserables’. Brillante.
Entre G.Hyvernaud & l echange entre Phil, Bouguereau et XLEW, impression de s aventurer dans la lecture d un extraordinaire journal a multiples entrees.

@Bouguereau 9 h 18. un film ou chacun serait libre d effectuer le montage final ? Idee seduisante. Quant au resultat, j en doute. La Bordelaise Annelise nous dira ce qu elle pense des kits de vinification. Tout le charme est rompu.

Par contre un exercice passionnant.

Eriksen dit: 4 décembre 2019 à 12 h 50 min

pff, c’est déjà complexe de comprendre un film, alors s’il faut faire le montage en plus…
c’est surtout l’autre qui recule devant le moi qui veut un film à sa sauce. On rajoute pas du sel chez Ducasse.

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 12 h 55 min

Revu hier soir sur la chaîne Ciné+ Club « Profondo rosso » de Dario Argento.
Le scénario est à mon sens complètement foutraque mais les intérieurs colorés bien filmés.
Quand j’enseignais en Etudes théâtrales à Paris X, j’ai eu l’année 1976 je crois, dans l’UV optionnelle de licence de lettres un étudiant bizarre passionné de Dario Argento que l’on commençait à voir en France. Je lui ai conseillé, faute d’UV de cinéma à Nanterre, de passer à Vincennes. Non, il voulait rester. Quand j’ai donné en contrôle terminal un sujet sur deux mises en scène de Carmelo Bene et Dario Fo, il m’a rendu quatre pages sur Dario Argento ! Que pouvais-je faire ? Lui m’a dit que ça ne faisait rien, qu’il était bien content d’avoir écrit son sentiment hors sujet.

Phil dit: 4 décembre 2019 à 13 h 11 min

que voudriez-Vous à la place …

aime bien quand vous criez dear Vincent ! comme la chanteuse de Toscanini, vous connaissez..( la signora n’a pas chanté, la signora a crié)
les images du DCP d’argento m’ont semblé manquer de reliefs, de profondeurs, you see what I mean ? comme si le procédé avait égalisé ou enlevé la profondeur. est-ce l’effet numérique ? tell me. tout est trop net, les flous du fond qui devraient le rester (flous) ne le sont plus ! very grave. la Joconde numérisée perd son sourire.

Phil dit: 4 décembre 2019 à 13 h 18 min

Belle recension oenologique dear Annelise chez le prestigieux passou… à l’occasion du dévissage de Pivot; tout y est, la baronne, les souvenirs, on repose le verre et on en parle comme disait le pied botté au Chambertin. Bientôt la pintade farcie au beamer..pas facile d’y trouver la bonne bouteille, faudra sonner les essperts à la johnny Parker

Annelise dit: 4 décembre 2019 à 14 h 29 min

Charles-Maurice vous en prie, cher Phil

La « Baronne » (attention au D en lapsus, ne rapportons pas nos jeunes amis à Isabelle Huppert « rampante » chez Verhoeven), personnage attachant. Je n’ai connu bizarrement aucun de ses enfants, pas plus que son mari Jacques Sereys, ni son compagnon ..entretenant avec elle des liens complexes, qui n’étaient pas ici ou là sans rappeler ceux de Marta Cabrera et Thrombey, dans « A couteaux tirés » ? C’est une autre histoire
Elle nourrissait une certaine aversion pour des gens qui m’étaient proches et dont je ne supportais pas d’entendre du mal, ça compliquait la donne..en particulier un grand nom du vin que je ne citerai pas, fin amateur de littérature italienne et collectionneur.. son rival en quelque sorte ..elle ne l’appelait jamais que « l’autre grand c. », voulant savoir de quelle nature était la proximité, si je le voyais souvent (à son avis, trop) etc : « Alors, des nouvelles du Grand c. ? » C’était ma patronne, ça bardait alors qu’elle me faisait peur, les premiers temps ! Nous voilà à nous disputer sur un texte, pour un catalogue qui concerne le musée du vin de la propriété. .elle s’énerve, secouant la tête, avec sa belle chevelure domptée au brushing qui faisait comme un gâteau chancelant au-dessus de ses yeux, la faisant ressembler vaguement à Régine quand elle était jeune, demande à ce que je le reprenne..oui oui, pourquoi pas ? Mais non, ça ne va encore pas – et encore pas.. .le chairing board était sur les dents.. un Philippe Cottin, président du groupe tentant gentiment d’arrondir les angles..j’ai la stupeur de m’entendre dire brusquement « si ça ne va pas, vous n’avez pas l’écrire vous-même ! ». . elle rit, moi aussi. .après on faisait cela en privé..elle notait deux, trois mots, me tendait la feuille « ça, ça va ? » Moi : « Vous voulez que je dise en vrai, ou pour vous faire plaisir? « ..elle me parlait de la petite théière de son enfance, qui a donné son nom à un blanc, « aile d’argent » il me semble. J’ai un peu oublié, et je ne parlerai sûrement pas du générique mouton-cadet qui, pour toute séduction œnologique, a le sigle Baronnie R estampillé sur l’étiquette.. ça impressionne, à part ça?. . .dans le « train des écrivains » emmenant aux Etonnants Voyageurs, il en était prévu, mon dieu pardonnez-leur. ..mais mouton, c’est autre chose ! Quelle beauté. Pas un vin des quatre matins.Son père l’avait reçu comme un boulet, à une époque d’après guerre où cela ne valait pas grand-chose. Phylloxéra, et puis les hommes conscrits ne pouvaient plus travailler dans les vignes. Nous en avons parlé je crois. Enfin il s’était pris au jeu, il avait aimé cet endroit énormément et elle aussi, après son père. .elle me parlait quelquefois de la mort de sa mère en déportation. Cette sorte de terreur latente éclaire différemment la conversation au catholicisme ? La branche d’Edmond, avec Nadine qui enthousiasmait les ouvriers en se remaquillant à table ou devant témoins, à Listrac, pas loin, n’en est pas passée par là. .sait-on finalement quel millésime a reçu Bernard Pivot pour son départ ? Elégant cadeau

Jazzi dit: 4 décembre 2019 à 14 h 32 min

Qu’ils sont touchants nos petits jeunes, représentés ici par Vincent et Art !
Polis, mesurés, bûcheurs, respectueux de leurs parents et de leurs ainés, ne demandant qu’à apprendre…
Fort différents cependant de leurs semblables « misérables » de Montfermeil. Très tôt déscolarisés et recyclés auto entrepreneurs dans le commerce d’herbe ou d’objets tombés du camion. Est-ce dû à l’accentuation de la fracture sociale ?
Quoiqu’il en soit, je me souviens qu’à leur âge j’étais plutôt insolent, infatué et passablement tête à claque. Et il semblerait que j’ai guère changé ?

Annelise dit: 4 décembre 2019 à 14 h 44 min

Dubruel 11h32 « post ‘post’ Eriksen sur Ladj Ly du 2 ,13H22 la messe paraissait dite.
Le guy Xlev est remonté en flèche et nous a tous mis dedans ! »

C’est bien dit. .Kingliou a des facilités flagrantes..excusez du peu ,quand il veut. La vachère nous a tous tuer, enfin méfiez-vous du Danish

CP 12h55 « Quand j’ai donné en contrôle terminal un sujet sur deux mises en scène de Carmelo Bene et Dario Fo, il m’a rendu quatre pages sur Dario Argento ! »

J’aime beaucoup cette histoire. Je crains évidemment, en situation, de l’avoir gratifié d’une très bonne note. .après tout, les sujets, ça va ça vient..tandis qu’une passion aussi viscérale.. j’aurais accordé toute ma considération à cette défense manifeste, luttant pour que justice soit faite ! Je parle sérieusement
Carmelo Bene, « Capricci » c’est quelque chose.. un seul P, 2 C. .la boîte de production, maison d’édition s’est inspirée du nom (à laquelle vous devez des parutions d’ Emmanuel Burdeau, Axel Cadieux, de Marc Cerisuelo ou Hervé Aubron.. rien que du bon)
Phil, un dernier mot, sur Vincent : je ne crois pas qu’il crie. Il est en plein dilemm ! Il vous demande conseil sur quoi faire. Il l’écrit explicitement : ce décépé est un infâmi ! faites quelque chose, vite

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 14 h 58 min

Annelise, j’ai évité de le noter. Il est parti vers une Ecole de cinéma (?), m’a écrit une fois et puis je l’ai perdu de vue. C’est drôle, il ressemblait assez à David Hemmings, en plus halluciné.

Eriksen dit: 4 décembre 2019 à 15 h 31 min

Annelise, avec des raisonnements comme cela vous favorisez l’hyperspécialisation omphalotropique.

B.Pascal « Puisqu’on ne peut être universel et savoir tout ce qui se peut savoir sur tout, il faut savoir peu de tout. Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose ; cette universalité est la plus belle. Si on pouvait avoir les deux, encore mieux, mais s’il faut choisir, il faut choisir celle-là, et le monde le sent et le fait, car le monde est un bon juge souvent  »

Il est tant de ressortir « l’honnête homme » du placard

Eriksen dit: 4 décembre 2019 à 15 h 35 min

pas du tout Jazzi, je vous rassure. Vous n’êtes nullement infatué, pas vraiment tête à claques, et plus du tout insolent.

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 19 h 28 min

Annelise, la carrière de Carmelo Bene au théâtre a été éblouissante, mais j’ai été touché par votre évocation de « Capricci », le film, et il y a longtemps que je n’ai revu « Nostra Signora dei Turchi ». On trouve peu de choses concernant « Capricci », sauf peut-être dans de vieilles revues. J’ai même eu des velléités d’écrire une notice sur ce film pour Wikipédia, et puis je n’en ai pas eu encore le courage…
(A côté des traductions de Manganaro -puisque Bene écrivait ses adaptations théâtrales comme ses scénarios- il y a bien sûr les travaux et les commentaires, par exemple dans son « Abécédaire », de Gilles Deleuze, fanatique du théâtre de Bene.

Janssen J-J dit: 4 décembre 2019 à 19 h 33 min

Il est tant (tentant ?) de ressortir « l’honnête homme » du placard.

Oui, le toujours dépoussiérer un brin. Ompmhalotropique ?… Ah, on en trouve des néologismes sur cette chaine ! Je crois bin que j’vas y rester, maintenant qu’on sait pouvoir causer d’autre chose que du cinoche, hein.

Phil dit: 4 décembre 2019 à 20 h 25 min

dear Annelise, quel film..du Losey go-between grands crus et la Baronne
il me semble que Pivot reçut du millésime années 60 ? a déclaré Miss Neuhoff, essperte en bouteilles chez passou.
Argento doit se boire aussi avec un bon cru, impossible à digérer à jeun. CP eut de la chance de croiser David Hemmings, le mobilier de blow up fait le bonheur des antiquaires.
yes Mariehélène, l’avis de Vincent me plait bien. sa graphie aussi, ici j’ai appris ce qu’était un « anorak », sans fermeture. il faut courir vers les salles qui possèdent encore un projecteur 35mm. où sont passées les ouvreuses qui vendaient des chocoletti.
Pivot c’est aussi Claude-Jean Philippe qui venait présenter son film, devant une assemblée gazée après l’effort Pivot. pas attendu de gagner le millésime pour trinquer, ce bon claude-jean Philippe.

Jazzi dit: 4 décembre 2019 à 21 h 25 min

« J’ai même eu des velléités d’écrire une notice sur ce film pour Wikipédia, et puis je n’en ai pas eu encore le courage… »

Faites-le, C.P., faites briller quelques fragments de l’étoile Bene !

Jazzi dit: 4 décembre 2019 à 21 h 32 min

« où sont passées les ouvreuses qui vendaient des chocoletti.
Pivot c’est aussi Claude-Jean Philippe qui venait présenter son film, devant une assemblée gazée après l’effort Pivot. pas attendu de gagner le millésime pour trinquer, ce bon claude-jean Philippe. »

Ne réveillez pas les fantômes de notre jeunesse, Phil ! Les jeunots vont se croire à la veillée des chaumières. Je sais bien que l’on s’achemine à grand pas vers Noël. Mais attention au 5 décembre… la mèche par laquelle tout pourrait bien exploser ?

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 22 h 31 min

Cher Phil, je n’ai croisé que le sosie de David Hemmings. Cela dit, la carrière de ce dernier est assez étonnante, au-delà de son rôle dans « Blow-Up ». On ne retient guère de son travail de réalisateur que « Schöner Gigolo, armer Gigolo ». Mais il a aussi été accompagné par The Birds.

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 23 h 31 min

Jacques, je peux essayer, mais Carmelo Bene et Anne Wiazemsky sont morts. Tonino Caputo, je ne sais pas. Réveiller les fantômes ?

C.P. dit: 5 décembre 2019 à 0 h 22 min

Jacques, et je m’arrête là : c’est que dans « Capricci », film vraiment particulier, Anne Wiazemsky, Carmelo Bene et Tonino Caputo jouaient aussi leurs propres personnalités à la ville et à la scène.

Jazzi dit: 5 décembre 2019 à 11 h 14 min

« It Must Be Heaven » de Elia Suleiman.
Réalisateur, scénariste et acteur chrétien Palestinien, natif de Nazareth, Elia Suleiman (60 ans) promène son élégante silhouette et son air perplexe à travers une partie du monde occidental, avec un irrémédiable sentiment d’étrangeté.
Une étrangeté qu’il nous fait partager.
Comment peut-on être Palestinien ?
Comme tout un chacun semble-t-il nous dire.
Avec l’acuité du regard du sourd, mais un sourd qui entendrait, mais ne parlerait pas, notre singulier personnage, mi Charlot mi monsieur Hulot, se contente de nous donner à voir comment s’agitent les humains autour de lui, que ce soit à Nazareth, à Paris ou à New York.
Un itinéraire conditionné par les besoins de trouver un financement pour son prochain film, celui-là même que nous voyons à l’écran aujourd’hui, sous forme de retour aux fondamentaux du cinéma muet.
Notre citoyen du monde n’a pas son pareil pour débusquer le comique de situation là où le guident ses pas.
A Nazareth, installé dans la villa cossue, entre citronniers et oliviers de ses défunts parents, le cinéaste témoigne que les prêtres orthodoxes n’hésitent pas à employer la manière forte pour faire exister leur dogme. Là, les Palestiniens musulmans ont un comportement farouche et ambigu vis à vis de l’alcool et les voisins juifs une fâcheuse tendance à coloniser votre jardin.
A Paris, un Paris vide centré autour du défilé du 14 juillet, ce qui saute aux yeux de notre Candide pas si candide que ça, c’est la beauté et l’arrogance des jeunes femmes et des jeunes hommes, qui, parés le leurs plus sophistiqués atours, déambulent dans les rues comme pour un défilé de mode permanent. Là, les SDF jouissent d’une grande considération de la part des organisations administratives et religieuses, digne d’un service cinq étoiles, et les policiers sont montés sur des roues électriques qui donnent à leurs poursuites des délinquants des allures d’harmonieux ballets. Tout comme les militaires, qui exhibent avec panache l’étendue de leur armement et de leurs forces.
A New York, plus que dans la Palestine occupée, les gens se présentent armés jusqu’aux dents et l’on ne plaisante pas avec le contrôle des étrangers à l’aéroport. Là, les individus, soucieux de leurs corps, font du sport, et les policiers traquent impitoyablement les anges car ils font tache dans le paysage environnant.
Ce serait donc ça le paradis, se demande notre personnage découvrant un monde en pleine palestinisation ?
Ainsi, tel Candide, Elia Suleiman nous invite-il à rentrer chez soi, en soi, et cultiver notre jardin.
Certes, même si le cinéaste pousse un peu loin le curseur de la caricature (n’est-ce pas la loi du genre comique ?), son film, beau comme les Lettres persanes mais écrites par un vrai Persan, nous donne néanmoins à rire et à sourire, ainsi qu’à méditer ou s’attrister de notre étrange condition humaine.
Rafraîchissant et salutaire, superbement intelligent !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584173&cfilm=266837.html

Phil dit: 5 décembre 2019 à 11 h 21 min

« Schöner Gigola, armer.. » pas vu le film dear C.P. voilà un beau titre (qu’aurait pu donner Fassbinder à Böhm-Sissi) à découvrir..
Hemmings, c’est une gueule dès le premier film (plus que Birkin qui n’y pouvait malgré ses roulades par terre sur des sacs plastiques..qui la destinaient à finir chez Gainsbourg). destin de cinéma.
dear Baroz, ai toujours préféré le 6 décembre au 5. Pendant que la caravane passe, Saint Nicolas récompense les enfants sages (et incorrompus) par de considérables visions.

Jazzi dit: 5 décembre 2019 à 11 h 55 min

Pour moi, le 5 décembre 1962 (j’avais dix ans) est une date sacrée : celle de la mort de mon père et la découverte d’un monde qui ne serait plus jamais comme avant…

Mimi Pinson dit: 5 décembre 2019 à 14 h 44 min

Je découvre ce blog via ma conversation avec vous, Madame Annelyse, chez Passou.
Suis très intéressée par Château de Villegeorge, peut-on avoir des prix intéressant par votre intermédiaire?
Merci de me répondre! ;)

Annelise dit: 5 décembre 2019 à 15 h 47 min

Bien à vous, Jacques 11h55
J’ai retrouvé hier dans ma bibliothèque le « Painting for the labels » évoqué plus haut. Tout y est répertorié, j’avais oublié à quel point l’album était splendide et ce qu’il comportait d’autographes personnels. .. 1962, l’étiquette est de Matta, un cep de vigne nu, rameaux coiffés de quelques points rouges (les « yeux » que repèrent les vignerons pour la taille en guyot) J’ai les esquisses devant moi, le catalogue ouvert à la page en l’honneur de Monsieur votre père. Une phrase manuscrite, sous la troisième proposition,celle qui fut choisie pour figurer : « Son tendre velouté séduit les plus rebelles »

En reparlant dans l’après-midi de l’époque avec Marie-Louise Schÿler, qui fut la directrice de la communication du groupe jusqu’à il y a deux, trois ans (elle est maintenant chez Rémy Martin), je lui ai demandé des précisions pour vous tous sur David Hockney, après que vous l’avez cité pour ressemblance aux lunettes de Georges Hyvernaud !
Voici l’histoire :
Hockney avait lui-même approché le baron Philippe en vue d’illustrer une étiquette. Il n’était encore qu’un inconnu, et les signatures les plus prestigieuses s’enchaînaient pour l’habillage de mouton.. la liste en soi donne le vertige, rien qu’en un très bref aperçu : Cocteau, Léonor Fini, Braque, Tchelitchew, Henry Moore, Alechinsky, Chagall (qui clôt les années 60).. Picasso Motherwell Warhol Riopelle Hartung John Huston(le bélier qui saute dans le bleu).. j’en passe. Philippe de Rothschild était un anticonformiste, il ne détestait pas dicter sa loi. Il jouissait d’un pouvoir qu’il utilisait assidûment. Ce qu’il préférait bien sûr, c’était si possible outrepasser les limites. On connait le récit du reclassement de son cru, au départ un Second selon les fourches caudines de 1855, qu’il n’a eu de cesse de hisser au premier rang avec persécution de Jacques Chirac, ministre de l’agriculture, par un coup de téléphone matinal, chaque jour. ..il y était arrivé, il en était fier et s’en amusait. Il aimait penser qu’il pouvait se permettre à peu près tout, en particulier ce qui était réputé difficile, voire impossible à obtenir. Pour une fois néanmoins, il fait un faux pas : Hockney étant venu à lui brouille les pistes et dérègle son flair. Cela ne lui paraît pas désirable, trop modeste puisque c’est « offert ».. Il regarde le peintre de haut et prononce le désormais célèbre « No way ! »
Hockney le prend mal. Ce n’est pas seulement qu’il se vexe, il est humilié, considère que le Baron dont tout le monde a tellement plein la bouche n’a pas tant de goût que cela, qu’il fonctionne au snobisme plutôt qu’autre chose. « Garde-toi, je me garde » : comme ça qu’on dit en Corse pour décréter les chiens de faïence
Les années passent, Hockney sans être réellement rancunier n’oublie pas. Il n’oublie jamais. Sa peinture commence à être cotée. La Baronnie souhaite enfin que lui soit confié un habillage. Elle l’approche en ce sens : « No way », répond -il.Cela s’est vraiment passé comme ça
Il s’y refuse et pas qu’un peu ! Il va falloir des trésors de délicatesse pour finalement l’y conduire, après des négociations serrées qui n’ont pas trait à l’argent . Comment ? Au décès de Philippe de Rothschild en 1988, Philippine sa fille est allée lui parler. Elle lui a dit qu’elle aimait sa peinture. Ils ont fait la paix. A la mort de cette dernière, le millésime 2014 a eu droit à son étiquette « in tribute to Philippine » (deux verres, un vide, un plein entouré de rayons, sur fond bleu) afin de sceller l’armistice

Annelise dit: 5 décembre 2019 à 16 h 02 min

Chère Mimi Pinson, le bon goût honore toujours, et il doit exister des sites précisément dédiés à vos recherches pour vous aider à le satisfaire

Pour ce qui est de la RdC, je ne fais pas encore, tel que le regroupement obligatoire des différentes attributions y conduit en Géorgie caucasienne,en particulier loin des villes,tout à la fois épicerie, salon de thé, coiffeur pour dames, bureau de tabac, graineterie en gros, magasin de cycles, media store,confessionnal, caviste, pressing, boutique de vêtements, dépôt de pain, agence immobilière, agence matrimoniale (les deux peuvent fusionner, mais songer qu’en société tradi, un certificat de mariage est à prévoir), vétérinaire (petits animaux, spécialisé chiens, chats, ovin, équin), librairie-papeterie,chaman, vente de billets de tombola. .mais de la critique cinéma,ou littéraire quand ça s’y prête (et autour, selon nos pérégrinations. ..)
A but non lucratif

bouguereau dit: 5 décembre 2019 à 17 h 20 min

Elle lui a dit qu’elle aimait sa peinture

c’est vraiment hune histoire du temps passé anlyz..aujourdhui il aurait douellisé son pif à mort..habillé sa fille en lolita pour parker et twité à donald que les français étaient rien que des arrogants surendère monki..le goood guy

bouguereau dit: 5 décembre 2019 à 17 h 22 min

Saint Nicolas récompense les enfants sages (et incorrompus) par de considérables visions

ferdom j’ai fait la saint nic à la farine et aux oeufs dans les rues de lille..j’étais que brancardier mais j’aidais

Portmann dit: 5 décembre 2019 à 18 h 23 min

des vins furent donnés à des fins caritatives ,vendus aux enchères pour Hôpital Fondation Adolphe Rothschild (ophtalmo& chirurgie réfractive), je le sais de source sûre. Philippe de Rothschild et sa femme Pauline y ont,à l’occasion, contribué.
J’ignorais que Pauline de Rothschild n’était pas la mère de PDP.
Les mécènes généreux existent encore, Bouguereau. Par contre le retour sur investissement en image est soigneusement calculé. Du moment qu’il s’agit de Win-win, ça va.

Portmann dit: 5 décembre 2019 à 18 h 25 min

Brancardier est,à titre personnel, un métier évocateur dans mon cursus .Malheureusement, il se perd. L’épreuve des portes d’ascenseur permettait un tri qui ne pardonnait pas.

Eriksen dit: 6 décembre 2019 à 9 h 59 min

HYVERNAUD
Je cite: « Les écrivains parleront des leçons de l’épreuve, de la régénération par la souffrance, ou de l’énergie spirituelle. Pas moyen de prononcer ces deux mots sans une grande envie de rigoler, ici dans les cabinets, au milieu de ces types déculottés qui claquent de froid, des hommes gélatineux, mous, pourris, des limaces, des asticots. Ce qui les soutient, on ne sait pas bien ce que c’est. Sans doute cette obstination à durer, ce tenace attachement, cet accrochement des vivants à la vie, qui empêchent les syphilitiques, les tuberculeux et les cancéreux de se foutre à la rivière. Mais surement pas l’énergie spirituelle. On publiera de belle chose sur l’énergie spirituelle des captifs et on ne dira rien des cabinets. C’est pourtant ça l’important. Cette fosse à merdre et ce méli-mélo de larmes. ».
Acuité du regard, imprégnation de pensées et d’écritures -Sartre, Heidegger, Celine, Dostoïevski, Camus-, qualité de sa prose, – si juste, si drôle et si rythmée qu’on en ferait aussi bien un slam-rock comme dans le film qu’un sketch de Coluche ou Desproges – tout aurait dû en faire écrivain reconnu, mais l’histoire l’a mis à contretemps. Sa liberté s’est payé d’oubli. Engagé = encagé, qu’il disait.
IL faut dire que de la débâcle des armées -difficilement occultable- à la débâcle morale des hommes -difficilement acceptable-, Hyvernaud franchit le pas presque avec allégresse. De quoi gêner la fabrique de l’Histoire, toute à sa réécriture d’une France résistante et courageuse. Chez Gracq dans un balcon en Forêt, Il y avait dans la débâcle encore une certaine solidarité entre les hommes. Ici plus rien. la Grande Désillusion.
IL est injustement noir avec les hommes, soit. Il déplace le fenêtrage de l’image vers le sombre, à l’inverse de l’histoire qui privilégia la lumière. Si la vérité n’est nulle part, elle s’approche par la répétition des rééquilibrages de cet ordre. Derrière son filtre de noirceur, on reconnait les hommes des œuvres acceptées… les mêmes, noircis ici, blanchis ailleurs. A l’écouter sur la vie du camp, on imagine Carette chantant la p’tite Amélie, Gabin faisant « pff pff » en jouant aux cartes… on devine un lien incompréhensible pour lui… « mystère de leurs rires et de leurs rites » dit-il. Ce sont les mêmes sous un autre angle. Hyvernaud ne voit qu’une « fermentante marmelade d’hommes ». Il filtre le bon, la solidarité, l’entraide, les fleurs qui poussent entre les barbelés, tout ce qu’on connait déjà, tout ce que l’histoire a souhaité valoriser, et laisse passer le moche, le médiocre, les renoncements à soi, les « Bouvard et Pécuchet des barbelés », le ravalement à l’instinct de survie et l’effondrement de toutes les pactes de non-agression et de collaboration que l’humanité à construit. Point n’est surprenant que l’idéologie dominante d’après-guerre ait souhaité passer sous silence ces hontes pour privilégier les histoires de solidarité dans la lutte.
Mais dans La Grande Illusion, Fresnay ne volait pas une baguette dans la nourriture commune. Là se joue un changement. Hyvernaud nous raconte l’absence de code d’honneur des élites. Officiellement remplacé par la solidarité du peuple, mais peut-être en fait par rien du tout. Je me suis toujours demandé s’il n’y avait pas dans la culpabilité des survivants un peu de ce qu’ils avaient été amenés à faire pour survivre et une honte cachée de ce qu’il avait fait de la maigre part de liberté qu’il leurs restait. Dans les naufrages les hommes sont proportionnellement plus souvent dans les canots que les femmes. Dans l’article ci-joint il est dit que les deux seuls facteurs qui améliorent la proportion de survie des femmes et des enfants par rapport aux adultes mâles sont les instructions fermes d’un chef (en l’occurrence le capitaine), et la l’émancipation sociétale des femmes. On ne peut compter que sur soi-même, c’est ce que nous dit Hyvernaud.
« Noli me tangere », relevait Annelise pour l’astronaute d’Ad Astra. Il y a de cela chez Hivernaud. Un homme seul, dans sa bulle transparente, et qui observe. Une situation décrite dans nombre d’histoire de surdoués-vilans petits canards, avec leur lot de dissociation entre un homme qui regarde et un autre qui survit. Dur à vivre et fertile à l’écriture, le risque en est le décalage et c’est en cela qu’Hyvernaud est précieux.
Ce n’est pas la douleur ou la captivité qui l’isole, mais la culture. Elle l’a coupé de sa parentèle et de ses pairs. Il est isolé, comme il l’était enfant dans la cour d’école. Peut-être à l’origine de son intelligence supérieure, à moins que ce soit l’inverse. à y réfléchir la question du primum movens dans ce cercle de renforcement n’est que le plaquage artificiel d’une histoire de poule et d’œuf sur une synergie de facteurs. Pas de préséance entre isolement et intelligence, ou si infime qu’elle n’a aucun poids et passe sous les radars. Eu égard à toutes les intelligences sans isolement, il est difficile cependant de concevoir un tel cercle, pour moi vicieux, sans un bain d’insécurité fondamentale dans le rapport à l’autre, ce qui ramène à la construction du lien dans la petite enfance. De sa mère il dit « Je revois ma mère, immobile au fond de l’ombre, menue et craintive, serrée dans son étroit fichu noir, image menue et noire du renoncement et du consentement à tout. … Elle n’avait rien d’autre à m’enseigner ». Rien d’autre ? Est-ce la grosse dame assise au regard perçant et à la bouche sévère que l’on voit en photo dans le film, accompagné d’un gentil mari debout à côté d’elle ? Effrayante.
Le montage du film utilise la technique de l’inversion finale comme dans Fenêtre sur cour ou Flight de Zemeckis que je cite souvent. La très belle lettre à sa fille qui ajoute une forte compassion vis-à-vis des hommes n’est pas le reflet proportionnée de sa pensée dans le film, mais un petit foyer d’espoir qu’il couve pour sa fille. Une transmission qui laisse la possibilité d’aimer les humains, comme s’il était conscient de son propre handicap. Il sait la malléabilité de l’enfance, il se sait responsable d’une âme à éduquer. Il ne voudrait pas que l’enfance de sa fille soit comme la sienne « Mon enfance à tablier noir. En ce temps-là il me semble qu’il faisait toujours nuit et que c’était toujours l’hiver ».
L’échec de sa littérature l’amènera à l’enseignement de l’enseignement. Hyvernaud, c’est l’histoire d’une élévation avortée. Si on ne peut plus s’élever, faisons monter les autres.
Pour finir, deux citations d’Hyvernaud :
Parlant de la guerre 14 18 : ‘[Il fallait] Se dépêcher de gagner des sous si on aimait ça. Ou de baiser, si on aimait ça. C’était la guerre. Jamais excuse plus commode, absolution plus totale ne seraient offertes à la vacherie humaine. Et nous autres, les adolescents mal sortis de l’enfance, nous poussions dans cette grande facilité de la guerre, et nous en tirions tout ce que nous pouvions. »
Une autre : « Jamais l’histoire n’avait paru aussi loin de ceux qui la font, alors même qu’elle exige les participations les plus précises. C’est cela le propre de notre époque, d’avoir profondément désorganiser le réel, de nous avoir fait perdre notre confiance dans les choses et les êtres, dans la constance, la cohésion, la densité des choses et des êtres. Les machines s’en sont mêlées, la TSF, le cinéma, le phonographe, la photographie, toutes les machines inventées pour nous soustraire au contact direct, au corps à corps avec les êtres et la nature. Autrefois un homme, quand il était là c’est qu’il était là, complet, entier, rassemblé. Et de même un évènement. Mais aujourd’hui on ne sait plus ce qui est absence, ce qui est présence, on avance en somnambule parmi les apparences, les reflets et les fantômes. L’aventure individuelle et l’aventure collective sont soumises à des transpositions à des dissociations et à des éparpillements infinis ».
Bienvenue au XXIe siècle.
https://www.letemps.ch/no-section/hommes-adultes-dabord

Phil dit: 6 décembre 2019 à 10 h 19 min

Saint Nicolas est passé à Lille, dear Bougreau ? son parcours est meilleur que celui d’un ioutioubeur tatoué de l’oreille. de Myre (chez l’Erdogan moustachu de son temps) à Marseille où faisait trop chaud et poubelles pas ramassées, puis direct en Lorraine pour y perdre un doigt et Belgique Pays-bas. sans arrêt à Paris au derrière baignant déjà dans le jaune dégoûtant.
Hyvernaud est paru en poche ? baedeker a dit: leicht wirst du reisen, faut pas s’alourdir en voyageant
vu un semi-porno de Manille, qui eut son succès en 1980 (Pivot pensait déjà à la retraite et la baronne Rothschild remisait ses pattes d’ef). « Jaguar » que ça s’appelle…et appris que « jaguar », c’est « guard » en verlan de Manille pour bodyguard. toujours un truc à savoir commme « l’anorak » de Vincent Art. sinon, la nullité du film donne l’échelle des productions locales puisqu’il est considéré comme un des meilleurs de l’époque.
Bonnne fête de Saint Nicolas aux enfants terribles du cinéma

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 10 h 42 min

L’mos qui vient, d’Saint’Nicolas ch’est l’fête
Pour sûr, au soir, i viendra t’trouver
It’ f’ra un sermon, et t’laich’ra mette
In d’zous du ballot, un grand painnier.
I l’rimplira, si tes sache,
D’séquois qui t’rindront bénache,
San cha, sin baudet
T’invoira un grand martinet

ton saint nic c’est pas comme un yavé qui passerait surtout dans les lives dirphiloo..bénache ça veut dire content..et les trois enfants s’ils glanent..ça veut dire qu’ils sont poves..presqu’autant qu’keupu

Phil dit: 6 décembre 2019 à 10 h 44 min

sapré baroz qui croit au père noël le jour de saint nicolas. mélange de crayons…
le Bouguereau de Droit de réponse fut scout en culottes courtes et connu le bon Saint Nicolas avant le père noël à tronche alcoolique.

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 10 h 45 min

chus même comme l’greffier à chrodinguère baroz..plutot vivant que mort msieu l’agent..pas sur la tête

Phil dit: 6 décembre 2019 à 10 h 48 min

oui dear Bougreau, selon les régions à légendes, les enfants sont passés direct en petits salés ou ressuscités sans préciser d’où. car faut tenir compte des ioutioubeurs qu’ont jamais vu un petit salé de leur vie sucrée.

Jazzi dit: 6 décembre 2019 à 11 h 38 min

S’agissant du boug, la différence n’est pas entre saint Nicolas et le père Noël, Phil, mais entre Toulouse et Lille !

Jazzi dit: 6 décembre 2019 à 12 h 50 min

« Seules les bêtes » de Dominik Moll, d’après le roman noir de Colin Niel (éditions du Rouergue, 2017).
Bon film de facture classique, avec un scénario taillé au cordeau, autour de quelques personnages ruraux bien campés.
Ambiance pesante garantie.
Ici, la mort est dans le pré : superbes paysages du Causse sous la neige avec en contrepoint quelques échappées à Abidjan.
Laure Calamy, Denis Ménochet, Damien Bonnard, Valeria Bruni Tedeschi… prêtent corps à la ronde des prétendants qui aiment celui ou celle qui ne les aime pas et en aime pareillement un (e) autre.
Des amours hétérosexuels, lesbiens, virtuels tout à la fois romanesques et réalistes, mêlant l’archaïsme à la modernité ambiante actuelle.
Je me suis laissé captiver par les histoires de ce film plus ou moins choral où la neige sera blanche ou noire…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584748&cfilm=270615.html

Jazzi dit: 6 décembre 2019 à 13 h 25 min

Il me reste encore à voir cette semaine le troisième film sélectionné par Annelise : « Made In Bangladesh ».
Je vous en reparlerai prochainement ou pas ?

Paul Edel dit: 6 décembre 2019 à 13 h 53 min

« Ce n’est pas la douleur ou la captivité qui l’isole, mais la culture. » écrivez vous Eriksen.
C’est exactement le constat que Sartre fait dans ses « carnets de la drôle de guerre » sur des dizaines de pages avec un luxe d’analyse (infkuence heidegerienne du mit-sein impossible.. entre de septembre 39 et Mars 40),cette douloureuse coupure d’avec les couches populaires, aussi bien ouvriers que paysans.. avant d être fait prisonnier.Il découvre que sa cultur philosohique,son eductation bourgeoise, ses préoccupations de focngtinnaire, , ses lectures, et ses ambitions littéraires le transforment en t un objet de grande méfiance pour les autres de sa chambrée. il ne peut faire partie de la communauté de ces hommes.,Sa culture et son besoin de séduire tçurnent en « cabotinage », et ça vient de son enfance.. Il multplie fait de longues analyses au sjet de la séduction -séduction avec ls femems,mais aussi  » écrire » est d’abord selon lui une stratégie de séduction. que de confessions capitales dans ce texte!Il avoue aussi qu’il n’est pas « fait pour l’amitié », et se fustige pour son « gout d’être parfait » qui en agace plus d’un dans son entiyrgae civil assi bien que militire…. (le carnet XII  » est assez extraordinaire sur sa luciditéet sa caocaité d’auto analyse.. il se sent « coupé des classes travailleuses » et se livre à une cmptabilit de toutes les raisons, depuis son enfance, face à cette coupure adir audite face aux prolétaires…… et comme il ne se sent pas non plus aucune attache régionale ,coupure aussi avec le monde paysan; il découvre le vertige de sa solitude d’intellectuel face aux autres qui,on le comprend, le laissent à l’écart et le mettent presque en quarantaine… bien des pages annoncent son chef d’œuvre « huis clos ».

Phil dit: 6 décembre 2019 à 14 h 04 min

made in bangladesh…économisez la place au Karmitz, dear Baroz. rendez-vous au tati du coin, le film est en rayon et dans le public. c’est sûr, faut un peu d’imagination deux.point.zéro

Jazzi dit: 6 décembre 2019 à 15 h 07 min

C’est Annelise qui va être contente de votre conseil, Phil ! Je n’ai rien à économiser, j’ai un pass illimité (mais le prix des popcorns n’est pas inclus)…
Pour le Bangladesh à Paris, il faut se rendre dans le haut de la rue du faubourg Saint-Denis, entre la gare de l’Est et ls square de la Chapelle.

Art dit: 6 décembre 2019 à 15 h 16 min

si vous lisez Jazzy, elle avait l’air de dire qu’il était facile de pas aller,mais que ça l’intéressait pas beaucoup!!!

Philippe 10h.19 ça vous plait ce terme anorak!!! alors que pour nous très courant, y compris quand tu travel Rb’nbaise.
Trop bon post d’ericsen. A lire te rendrait fier que ce soit oit qui l’a écrit.Sauf que je sais que pas oim!!!
Et dis bravo pour ce langage aboutit sur les prisons Oflag WW2 méconnues dont nous parlons!!!

Art dit: 6 décembre 2019 à 15 h 22 min

Anne-Lise, êtes-vous cablée de cette nouvelle terrible K.i plonge école Kedge en deuil depuis 4/12? Vous qui connaissez ce type de douleur compatirez sans blush.
Un pauv pote Kedge EBP business programm s’est jeté du étage 6 à TALENCE, maison mère !!!
Ne le connaissais pas perso mais compréhensif!!! J’étais en chine et lui deuz année.ça fait 1choc,et NS pensons TOUS à chez lui,darons ravagés ETC ETC…

Phil dit: 6 décembre 2019 à 15 h 41 min

dear baroz, vais pu voir les films tiermondiss. déprimette inutile pour finir en loach. faut privilégier les rétros burt reynolds et tout le
Rbn’baise comme dit Art

Jazzi dit: 6 décembre 2019 à 15 h 44 min

Art, voilà exactement ce qu’en dit Annelise :

« «Made in Bangladesh» de Rubaiyat Hossain (Bangladesh, sortie le 4 décembre), où est retourné l’envers de nos t-shirts «made in» et sont montrés les usines polluantes, les dos penchés sur les machines à coudre et les ouvrières de l’industrie textile qui n’ont pas intérêt à moufter, sous peine de perdre leur emploi.
Rien de réjouissant, c’est induit, dans ce réquisitoire tourné dans un quartier pauvre de Dacca où l’on assiste néanmoins au début d’émancipation de Shimu, 25 ans, assignée à un atelier sans fenêtre. Un côté didactique : c’est le reproche en même temps facile à adresser à la mondialisation de la dénonciation d’un «inacceptable occidental». Pourvu que les yeux ne se tournent pas, aussitôt ouverts, vers quelque misère encore plus attrayante, en retirent quelque chose de concret dans le comportement au-delà des roulements effarés de paupières, ou pire, l’ennui. Le réalisme sec place Rubaiyat Hossain dans la lignée du cinéma bengalin, aujourd’hui passé de mode, d’un Mrinal Sen («El Din Pratidin», Un jour comme un autre, 1979). »

Eriksen dit: 6 décembre 2019 à 15 h 47 min

Merci Paul pour ce parallèle. La culture isole, mais un train peut en cacher un autre. C’est peut-être plus leurs intelligences qui les isolent, elles-mêmes menant, par l’intermédiaire de l’école de la 3e république, à la culture.
C’est peut-être l’éducation bourgeoise qui pousse Sartre à se culpabiliser de ce qu’il sait, ce n’est pas le cas d’Hyvernaud.
Reste à savoir si Sartre est honnête sur ce plan, ou s’il donne des gages à une idéologie qui monte et qu’il soutient.

Jazzi dit: 6 décembre 2019 à 15 h 55 min

« Il avoue aussi qu’il n’est pas « fait pour l’amitié » »

Sartre a pourtant été proprement subjugué par Genet, Paul !

Jazzi dit: 6 décembre 2019 à 15 h 58 min

Oui, Eriksen, Sartre était particulièrement cabot, si on en croit ses propres « Mots ». Fut un temps où il dialoguait avec Dieu, comme Hugo !

« J’avais des conciliabules avec le Saint-Esprit : « Tu écriras » me disait-il. Et moi je me tordais les mains : « Qu’ai-je donc, Seigneur, pour que vous m’ayez choisi ? – Rien de particulier. – Alors, pourquoi moi ? – Sans raison. – Ai-je au moins quelques facilités de plume ? – Aucune. Crois-tu que les grandes oeuvres naissent des plumes faciles ? – Seigneur, puisque je suis si nul, comment pourrais-je faire un livre ? – En t’appliquant. – N’importe qui peut donc écrire ? – N’importe qui, mais c’est toi que j’ai choisi. » »

Dubruel dit: 6 décembre 2019 à 16 h 21 min

Je lisais sud -ouest à une époque. Bonne presse régio,ça et ouest-France. J’ai arrêté.ça baisse…

Sacré Eriksen !Il nous rentre un méchant but lucarne Hyvernaud à 9H59 et connaît pas le ‘parlez-moi lycée’! Vous n’avez pas d’enfants en âge de passer le bac ou en prépa? J’en vois tous les jours ,c’est mon métier.
OIT = toi ;OIM = moi.
Lexique à votre service à volonté.Quand je ne sais pas je me renseigne.
Phil,’Bangladesh’. Je n’irai pas non plus.tant qu’à faire, je vais en rester au ‘réalisme sec du cinéaste bengalin Rubaiyat Hossain aujourd’hui passé de mode Mrinal Sen’ servi en alternative par la fine mouche Anne-lise.
Ce soir sur Chérie 1500, Delon à la tivi risque de vous faire peine. Faut bien manger (avec la petite chanteuse sympa, zéro talent,Laurie).

Marie Helene S dit: 6 décembre 2019 à 17 h 02 min

@Eriksen 9 h 59. Hyvernaud.
Quand le post est presqu aussi bon que l article !
Merci;

Riche commentaire.
L assertion de la ‘culpabilite des survivants’ toujours troublante. Elle n est pas neuve et, helas, judicieuse. Poussee a son extreme limite, elle rejoint la parole negationniste ,’ils avaient l’air epanouis, POUR D ANCIENS DEPORTES’.
Musique connue, qu a chantee Louis Chedid.

Je ne vous en taxe pas le moins du monde.
G.H ‘franchit le pas avec allegresse’ est une exageration provocante, en convenez-vous ?
R.Anthelme ou P.Levi VS le syndrome Schreber, on aimerait en sortir. La voix d hyvernaud fait davantage que designer le chemin, elle creuse un sillon.

Paul Edel dit: 6 décembre 2019 à 17 h 47 min

Jazzi, Sartre affirme plusieurs fois dans ses « carnets de guerre » qu’il n’a éprouvé le sentiment d’ amitié que pour un seul: Nizan.La publication de « Saint Genet, comédien et martyr », en 1952 n’est sans doute pas une preuve d’amitié.

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 18 h 11 min

baroz y confond l’amitié avec le fistfeuquing comme toi avec ta teiblou de grappa polo..pasque dans l’fond qu’est ce que l’amitié qu’il sdit polo..console toi j’ai connu des bourgeois qui en avaient 15..les hintellos sérieux en ont 30..chez l’populo ami ça fait riche..méfie! ça coute des blindes qu’il dirait un pov comme keupu

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 18 h 15 min

elle rejoint la parole negationniste

..c’est à force de propos negationiss qu’on dvient négationiss..c’est pas ‘une parole’ comme un maupassant donne des pommes

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 18 h 18 min

L assertion de la ‘culpabilite des survivants’ toujours troublante. Elle n est pas neuve et, helas, judicieuse

y’a pas d’hélas ni de judicieux..ces propos me scandalisent épicétou

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 18 h 22 min

Reste à savoir si Sartre est honnête sur ce plan, ou s’il donne des gages à une idéologie qui monte et qu’il soutient

sartre a ‘réussit’ à avoir une bonne table pendant l’occupation..et il a hinvité beaucoup et beaucoup en ont profité..des kadors vieux même qui se refaisaient la santé..qui est des galeux qui va lui rprocher ?

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 18 h 30 min

que le rêve hultime quils partageaient tous ‘labas’ étoye une belle chiotte qui ferme au mur propre et blanc et qui glougloute l’eau prope c’est la vérité absolu qu’il dirait kabloom..la parole des survivants se met bien daccord sur le bruit lodeur et la trace ubiquite homnipotente et hindépassabe de la merde..et la merde c’est quelquechose

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 18 h 40 min

– En t’appliquant. – N’importe qui peut donc écrire ? – N’importe qui, mais c’est toi que j’ai choisi

c’est certain que si yavé lui avait chuchoté ‘avec bien du boulot tu sras alain delon’ il aurait perdu la foi toudsuite..yavé y’est pas con

Jazzi dit: 6 décembre 2019 à 19 h 05 min

« une belle chiotte qui ferme au mur propre et blanc et qui glougloute l’eau prope »

Et le tout à l’égout, le boug !

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 19 h 34 min

Et le tout à l’égout, le boug !

moi mon idée sur la chute du complesque culturalo-intelectuelle français de la maison france c’est le dévlopment iraizonné des douches et des chiottes propes baroz..paris n’est plus paris depuis que les anglaises et les américaines ne ressortent des goguenots des bistrots de paris en disant ‘oké meussieu on va chez vous’

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 19 h 36 min

j’ai hun peu de descendance picarde..qu’a hencore le parlé de ouyam dze conqueror..et la merde plus qu’encore que le gras..c’est la vie..mais faut savoir gérer attation..c’est teutchy

bouguereau dit: 6 décembre 2019 à 19 h 38 min

« yavé y est pas con » que dirait keupu

keupu aurait dit il est pas ‘si’ con..ça fait hune nuance bon dieu qu’il aurait dit qui tu sais

Caddy dit: 7 décembre 2019 à 10 h 19 min

beaucoup de commentateurs se posent des questions su bougros complètement avachi : son commis roupille sur ses pruneaux que dirait yavé

Eriksen dit: 7 décembre 2019 à 10 h 56 min

Marie Hélène. Je ne crois pas que GH regarde la débâcle de l’homme avec allégresse, mais il a un certain plaisir à la décrire… et à lui mettre le nez dans son caca en quelque sorte.

Eriksen dit: 7 décembre 2019 à 11 h 06 min

Merci Dubruel pour la traduction presque simultanée. j’avais trouvé pour ceux-là, mais la prochaine fois je vous demande. Cependant je ne sais pas si mon suroim m’en permettra l’utilisation.

Eriksen dit: 7 décembre 2019 à 11 h 28 min

Marie Hélène: « l’assertion de la culpabilité des survivants ». Comme si j’affirmais la culpabilité des survivants… Qu’est-ce que j’en sais, au delà de ce qu’ils en disent eux-mêmes ?
Mais si les choses se sont au moins en partie passées comme le dit GH, si les hommes ont été poussés à abdiquer leur dignité, il serait étonnant que certains n’en gardent pas une culpabilité.
Même en poussant à l’extrême, je ne vois pas le rapport avec le négationnisme, sauf à considérer qu’est négationniste tout ce qui diverge du discours convenu de la solidarité des victimes. Ce qui reviendrait à dire que GH est négationniste et serait absurde.

Eriksen dit: 7 décembre 2019 à 11 h 51 min

Bouguereau: « ..c’est à force de propos negationiss qu’on dvient négationiss.. »
Si ce que dit GH ne vous plait pas, dites le. si vous trouvez que je travestis sa pensée dites-le. Mais n’attaquez pas ce que dit GH en me prenant pour cible. c’est faux-cul.

Caddy dit: 7 décembre 2019 à 12 h 03 min

Eriksen, bouguereau, bien qu’assagi, est toujours un vrai faux-cul, depuis longtemps, voir chez Passou il y a deux ans pasque après : viré, comme chez Popoledel

C.P. dit: 7 décembre 2019 à 15 h 14 min

Je ne comprends strictement rien à ces histoires de « négationnisme ». Hyvernaud a très peu parlé des déportés, parce qu’il ne connaissait pas la question. En revanche, on ferait bien, avant de juger de ses positions, etc., de lire dans « La Peau et les os » le chapitre « Le Beau Métier », très concret. Avant de rappeler des otages juifs ou communistes fusillés, dont son ancien élève Gokelaere, Hyvernaud rappelle les Russes :

« Le camp des Russes est à trois cents mètres du nôtre… Notre passe-temps, cet été-là, ce fut de regarder enterrer les Russes… Les uns tachés de sang noir, ceux que les Allemands avaient tués à la mitrailleuse. Les autres barbouillés d’excréments : ceux qui étaient morts de la dysenterie… Trois cents par fosse, ni plus ni moins. »

Phil dit: 7 décembre 2019 à 18 h 09 min

ah les Russes…mais dear CP, il fallut attendre cinquante ans après la fin de la guerre pour accepter la vérité sur les agissements russes. plus de cent mille viols à Berlin en quelques en quelques mois. vais lire cet Hyvernaud.
Vu « Twelve o’clock high », « un homme de fer » de 1949. un des meilleurs rôle de Gregory Peck, rare film de guerre sans esprit nationaliste. profitons-en, nous ne sommes qu’en 1949. Quelques dizaines d’années plus tard, négationnistes et dogmatiques de tout poil, ceux qui n’ont rien vécu, imposeront leurs visions tordues.

C.P. dit: 7 décembre 2019 à 18 h 41 min

Certainement, Phil. Mais ici il s’agissait de prisonniers Russes à qui n’étaient pas appliquées les conventions de Genève.
Songé un instant au « Pont de la rivière Kwaï » (film que je trouve au demeurant médiocre, malgré William Holden) : le commandant japonais du camp, joué par Sessue Hayakawa veut faire travailler les officiers Anglais. Il y parvient, on sait ce qu’il en advient.

bouguereau dit: 7 décembre 2019 à 20 h 21 min

ah les Russes…mais dear CP, il fallut attendre cinquante ans après la fin de la guerre pour accepter la vérité sur les agissements russes

litlère il a pas hattendu si longtemps dirphiloo..

bouguereau dit: 7 décembre 2019 à 20 h 24 min

Il y parvient, on sait ce qu’il en advient

..hawhawhaw quil frait boris en lisant ça et ses poésie en gric dans l’tesque pendant qu’il boit sa queupe of ti

bouguereau dit: 7 décembre 2019 à 20 h 27 min

rare film de guerre sans esprit nationaliste

sinon exception les fimes de guerre sont la vraie honte du cinoche..mettons que le cgi aide au simulacre qu’il dirait klossowski

bouguereau dit: 7 décembre 2019 à 20 h 36 min

Mais n’attaquez pas ce que dit GH en me prenant pour cible

qu’on soit digne à briser des lances mettons..mais qu’on fasse croire surtout qu’on y gagne de l’honneur..c’est parole dangliche

bouguereau dit: 7 décembre 2019 à 20 h 39 min

ceux qui n’ont rien vécu, imposeront leurs visions tordues

rien dpersonnel..djeust biznèce dirphiloo..t’es toujours..toujours à desepérer l’esprit d’entreprise

bouguereau dit: 7 décembre 2019 à 20 h 57 min

plus de cent mille viols à Berlin en quelques en quelques mois. vais lire cet Hyvernaud.

..on peut même soupçonner qu’il ait été pompé..j’aime malaparte mais jai lu lontgtemps aprés des trucs sur la prostituion en italie au sortir de la guerre..c’est hun peu comme les bonnes de genet..désolé baroz..un simple bel et bon rapport d’historien sur l’affaire fait mieux et plus sidérant qu’un récit

bouguereau dit: 7 décembre 2019 à 21 h 03 min

..à berlin je crois que c’est comparable..car ils ont ‘cohabité’ longtemps..
en même temps dirphiloo en 14 ils étaient telment plein de pinard..comment himaginer un soldat « russe » autrement..des pertes dingues..c’était un peu l’islamiss daujourdhui.. »1 américain vaut au moins 50 afghans »..parole dun rambo

xlew dit: 7 décembre 2019 à 22 h 29 min

« Voi! Cavaradossi!
Vi manda Iddio!
Non mi ravvisate?
Il carcere mi ha dunque assai mutato »

C’est ce que dit le prisonnier d’état Angelotti à Cavaradossi en sortant du placard dans Tosca.
Quelquefois un bon libretto factuel nous fait retomber dans la littérature caro bouguereau.
Le changement muet des vies et des visages…
Première apparition de la Loren dans un film tiré de Malaparte, elle qui tint promesse.
Sur les troupes envoyées par le Tsar en France et surtout l’attaque de revers, à la rude insistance de Foch, des forces russes sur le front face aux Allemands qui dégarnirent Verdun pour le défendre est fait historique autant qu’indubitable sacrifice.
Pour les viols, comment ne pas donner raison à Phil.
Les Américains pendirent leurs GI violeurs après procès (un cas de racisme et d’erreur judiciaire flagrants cassés par un tribunal en 1945, l’opinion publique anglaise aidant), les Russes, eux, laissèrent prospérer.
Lorsque Berzarine le gouverneur militaire du Berlin soviétique dit en avoir marre de ces vils comportements, il finit comme par hasard sous un bus, aucune théorie du complot mais bel et bien la technique habituelle du NKVD.
Bien sûr on parla d’accident, d’alcoolisme.

Eriksen dit: 8 décembre 2019 à 8 h 48 min

Bien d’accord avec vous CP (15 h 14) sur le négationnisme.
Quant à « juger de ces positions », je ne pense pas que mon post tombe dans ce travers, vous me direz.
Tout au plus « il est injustement noir avec les hommes » pourrait être considéré comme un jugement, si c’était exprimé comme une condamnation. Ce n’était pas le cas.

C.P. dit: 8 décembre 2019 à 11 h 04 min

Eriksen, je suis en accord avec vous. Je crois seulement que le « jugement noir », qui a peu à voir avec une « culpabilité des survivants » et que l’on retrouve aussi bien dans « Carnets d’oflag », dans « Le Wagon à vaches », -et plus tard dans « Feuilles volantes » à l’égard de presque tout-, … est mêlé de pitié. Bien sûr pour le fusillé Gokelaere, mais une pitié, que je dirais « dure », même à l’égard d’indignités au camp, et même si Hyvernaud imagine l’agrégé retrouvant une classe pour y parler avec autorité de Corneille. J’avais intitulé mon article dans la revue Plein Chant « L’Humour et la Pitié ».
Vous avez plus haut parfaitement dit qu’existent aussi certainement les déterminations d’une enfance*** sur laquelle Hyvernaud revient assez souvent dans ses récits de captivité, alors que ses études l’ont séparé d’une famille humble.
Je ne m’étends pas, mais une dernière remarque : Hyvernaud évoque ici ou là ses oncles, et parmi eux un oncle Athanase, sujet d’une nouvelle, « L’Oncle », jointe à « Lettre anonyme » dans l’édition Ramsay. Or cet oncle est par rapport à la famille un « irrégulier », un « ongle » douteusement marié et en somme aventurier. Il me fait penser, toutes proportions gardées, à l’oncle Edouard de « Mort à crédit », lui aussi fort divergent et que le père de Ferdinand déteste. Au demeurant, cet oncle Edouard, après que la grand-mère est morte, est dans la famille celui qui s’inquiète de Ferdinand, le comprend et l’aide du mieux qu’il le peut.

*** Dans « Feuilles volantes » (qu’il faut lire parce qu’y alternent la solitude, les jugements vachards touchant divers sujets qui nous intéressent encore je crois ET de nouveau des traits d’humaine pitié) :
« L’artiste est un homme qui court après son enfance, voudrait en ressaisir quelque chose, reconquérir un peu de ce temps où il ignorait ses limites et les limites du monde. »

Paul Edel dit: 8 décembre 2019 à 11 h 55 min

On oublie parfois que Claude Simon, prix Nobel, a été prisonnier de guerre interné cinq mois en 1940.Il s’agit du camp de Mühlberg – plus précisément : du camp pour hommes de troupe, Mannschafts-Stammlager IV B, en abrégé Stalag IV B, Mühlberg sur Elbe . Vers la fin du roman l’Acacia » il y a des scènes ,des fragments de scène, qui ressuscitent cet épisode de captivité de la vie de Claude Simon.
C’est dans le dernier chapitre XII sous-titré 1940 (page 1224 en pléiade).. Extrait : « Pendant des mois, chaque dimanche, il avait exécuté au crayon des dessins que par l’intermédiaire d’un souteneur juif d’Oran il vendait à leurs gardiens contre les paquets de tabac qui constituaient la monnaie du camp .Patiemment, chaque dimanche il répétait les images du même couple ou de la même femme(il avait appris à leur donner un visage enfantin encadré de chevelures soyeuses) dans les postures du coït, de sodomisation ou de fellation (et à la fin c’était celle qui avait le plus de succès- la même posture :la femme à genoux, cambrée, offrant sa croupe)quelque chose qui était au dessin à peu prés ce qu’une savonnette est à une pierre ou à une racine, prenant peu à peu avec une morne perversité à fignoler les détails, les ombres, dessiner les poils avec minutie, faisant cela machinalement comme il aurait poli des lentilles ou ratissé une cour, se reculant pour apprécier les dégradés et juger de l’ensemble ainsi que peut le faire un émondeur ou un plâtrier.. »
On pourrait imaginer qu’un jour pas trop loin de Mühlberg dans une cave, un grenier de la région , ou accroché dans un salon.. ou exposé dans une galerie d’art en Saxe.. on retrouve quelques uns de ces dessins…

Jazzi dit: 8 décembre 2019 à 11 h 57 min

« lorsque bougros évoque la mère de sa mère, c’est » « un homme qui court après son enfance, voudrait en ressaisir quelque chose, reconquérir un peu de ce temps où il ignorait ses limites et les limites du monde. »

bouguereau dit: 8 décembre 2019 à 16 h 16 min

claude simon a été dessinateur et peintre pourtant..et ‘sodomisation’ ça fait mec qu’a pas lu le procés à verlaine

bouguereau dit: 8 décembre 2019 à 16 h 25 min

mais bel et bien la technique habituelle du NKVD.
Bien sûr on parla d’accident, d’alcoolisme.

c’est georgy zhukov..le barjot balafré de la mort de staline qui a signé la capitulation du troisème reich..c’est forclos hindépassabe et faut faire havec ça..c’est lestoère de nous pauvres gens.
ça date de 2005 dirphiloo..stop motion
https://www.youtube.com/watch?v=46QaOikFYhM

Phil dit: 8 décembre 2019 à 17 h 29 min

Holden..

il faut se revoir « Boulevard du crépuscule » puis « Fedora » pour constater qu’un bon alcoolique tient bien la rampe. Comme WC Fields.
ça peut faire une belle soirée apéritive dînatoire comme disent les bobos numérisés; les cinémas osent plus donner d’affilé ce genre de programme, le poublic s’enfuirait.

Eriksen dit: 8 décembre 2019 à 18 h 28 min

Wiki: « La pitié peut reposer sur une sorte de condescendance, qui ne se retrouve pas dans la compassion, laquelle implique un sentiment d’humanité partagée. »
Il y a sans aucun doute du « sentiment d’humanité partagée » chez G H.
c’est parce que vous lui trouvez cependant plus de condescendance que vous parlez de pitié?

C.P. dit: 8 décembre 2019 à 18 h 58 min

Eriksen, oui, malgré des accès « d’humanité partagée » et de la compassion parfois. Envers Gokelaere par exemple (la fin de « La Peau et les os » est magnifique), mais aussi après 1950 envers des catégories présentes dans « Feuilles volantes » encore.
Votre question est bien juste.
Si cela vous intéresse : l’attitude d’Hyvernaud professeur d’Ecole Normale devant ses élèves instituteurs était généralement très attentive, mais pas tendre du tout, et la correction de leurs copies parfois féroce. Nous en avons des témoignages, même parmi ceux de ses élèves qui ont témoigné de leur souvenir admiratif.

C.P. dit: 8 décembre 2019 à 19 h 07 min

William Holden : quelle carrière, tout de même ! Oui, je sais, l’alcool et une mort assez précoce. Les films qu’évoque Phil, au deux bouts de cette carrière, oui encore. Pour ma part, c’est dans « La Horde sauvage » qu’il me touche également beaucoup, sans doute parce que je suis sensible aux hommes vieillissants chez Peckinpah, Holden et Ryan après Joël McCrea et Randolph Scott.

Jazzi dit: 8 décembre 2019 à 19 h 08 min

« je suis sensible aux hommes vieillissants chez Peckinpah, Holden et Ryan après Joël McCrea et Randolph Scott. »

Vieux Narcisse !

C.P. dit: 8 décembre 2019 à 19 h 31 min

Phil, je n’oublie pas « Stalag 17″. En somme, la collaboration de William Holden avec Billy Wilder, c’est quelque chose !

Jacques, narcissisme ? non : ce doit être un brin d’identification inquiète. On a le droit de se projeter même dans des aventuriers de cinéma, tout comme dans des personnages littéraires. bouguereau avait raison là-dessus.

La biographie d’Hyvernaud existe largement à travers un grand nombre de publications plus ou moins discrètes, plus ou moins connues, parfois réservées à des habitués. Je ne vais pas les citer ici, mais si vous le désiriez…

Phil dit: 9 décembre 2019 à 10 h 22 min

Bougier soufflée avec le dentier, paraît que Kirk Douglas a 103 ans, bientôt la jeanne calmant d’olihood.
revoyons « la griffe du passé », what else

Marie Helene S dit: 9 décembre 2019 à 12 h 48 min

Sous vouloir effectuer un retropedalage.
Je m apercois devant vos reactions (a part celle de phil),dont C.P 15 h 14 le 7, que j ai du mal me faire comprendre sur la question du negationnisme auquel aboutit un raisonnement pousse a l absurde .

Je n ai JAMAIS tenu G.Hyvernaud comme etant concerne par cette derive, ni cherchant a epouser une ‘comparaison’ avec les Juifs. J adhere a vos precisions &developpements (C.P., eriksen)sur le sujet.

D autre part Bouguereau s insurgeant en rappelant que le negationnisme ne se cantonne pas a une ‘parole’ est legitime .

Ce que j essayais de dire : que ce haut fonctionnaire, enarque il me semble, H.de Lesquen qui ‘relativise’ le statut de Madame Simone Veil en trouvant qu elle a de bonnes joues pour une ex -deportee est, pour moi,un negationnisme, peut -etre plus ‘discret’ que de peindre des croix gammees et de profaner des tombes comme cela a ete le cas en Alsace, mais aussi grave !

Marie Helene S dit: 9 décembre 2019 à 12 h 57 min

Phil 10 h 22.
103 ans ? Quelle longevite !Le florilege du ‘Point’ devoile des debuts sportifs.

Dans l extrait, Kirk Douglas saute a la corde.Cela laisse presager un entrainement de boxeur identique a J.P.Belmondo. A t-il eu beaucoup de roles ‘physiques’ ?

Marie Helene S dit: 9 décembre 2019 à 13 h 00 min

8 /12 , C.P. ‘il me touche également beaucoup, sans doute parce que je suis sensible aux hommes vieillissants’.

Qu avez-vous pense de ‘The Irishman’, le film de M.Scorcese ? J aimerais en discuter avec vous.
Annelise et Phil ne vont pas etre contents : je l ai vu sur netflix…

C.P. dit: 9 décembre 2019 à 13 h 23 min

Marie Hélène S, aucun problème. C’est toujours la très légitime différence entre les prisonniers relevant des conventions de Genève (ni Hyvernaud, ni ses compagnons ne sont morts de faim) et des déportés… ou des exterminés. Ou même des prisonniers Russes affamés en dépit des mêmes conventions.

Surprenant en effet que Scorcese soit désormais sur netflix. Je n’ai pas cette « production », et la querelle avec la distribution ordinaire est malsaine. Ou, hélas, dans l’air du temps.

Kirk Douglas a été honoré par John Wayne comme le meilleur cavalier non doublé.

Caddy dit: 9 décembre 2019 à 16 h 32 min

lu dans la presse : les éditions de la Tartiflette ont le plaisir de vous annoncer la parution, au printemps prochain, du dernier livre de JM Boudegros : LES CONFIDENCES DU GODE CEINTURE DE YAVÉ (à commander chez Alamaizon.com) prix de lancement : 15 francs ; avec gravures d’Anatole Keupu : 20 francs 50

Phil dit: 9 décembre 2019 à 18 h 12 min

Kirk Douglas est assurément un « physique », dear Marie-Hélène. revoir « la griffe du passé » est toujours une grande jouissance intérieure. les étudiants en cinéma devraient faire de même. trois titres français pour ce chef d’oeuvre black and white, à voir en 35 mm evidently.
Pour son deuxième film,entrée fracassante de Kirk D. dans le monde du rêve sur celluloid.

(pour celles et ceux qui font dans le chevalin: il fallait des chevaux de 750 kg pour supporter John Wayne. Le poids normal du canasson de cinéma étant de 500 kg).

bouguereau dit: 9 décembre 2019 à 18 h 19 min

les cohen bro le sont bien..ai vu la ballade de bustère screug..j’aime les films a sketch et celui là est plutôt bon..m’a fait droldement penser à du claude santelli..j’avais jamais fait le raprochment

bouguereau dit: 9 décembre 2019 à 18 h 22 min

« My Pal Izzy »

mouais..ça me rappelle montand aprenant que ventura étoye l’acteur préféré des français ‘je suis trés content pour mon bon lino’..sic

bouguereau dit: 9 décembre 2019 à 18 h 27 min

elle a de bonnes joues pour une ex -deportee est, pour moi,un negationnisme

je ne sais si tu souviens de cette appel à don ’10$’ d’une ong ricaine qui montrait des enfants de famine recueilli..photo avant et aprés les 10$
simone weil était une politique..la politique c’est tous les coups de pute inclus..et le négationnisme ce sont des propos précis

bouguereau dit: 9 décembre 2019 à 18 h 32 min

revoyons « la griffe du passé », what else

pour moi l’huberallès c’est le gouffre aux chimères..les films politiques réussit ça exiss..halcol gonzesse naiveté drolrie..pas hune ride

Phil dit: 9 décembre 2019 à 18 h 33 min

négation, déportés…
« un été à Paris » de Jean Rouch Edgar Morin (avec Debray, dans son (jeune) rôle), serait intournable aujourd’hui. Marceline Loridan y montre ses (vraies) tatouages de camps avant d’expliquer qu’elle est antiquaire et apprend à arnaquer le « pékin ».

Phil dit: 9 décembre 2019 à 18 h 36 min

alcool gonzess naivté drolerie..

of course, du bon « bis » dear Bougreau.
salle 2: « L’incroyable vice de Madame Ward » avec Edwige Fenech.

bouguereau dit: 9 décembre 2019 à 18 h 39 min

Il y a sans aucun doute du « sentiment d’humanité partagée » chez G H

je souviens d’un mot de primo levi qui dit qu’un des rares dont il aurait voulu avoir des nouvelles c’est d’un français je crois..qui l’himpressionnait parcequ’il savait boire toute une marmite de soupe

C.P. dit: 9 décembre 2019 à 19 h 07 min

Vu hier soir, après le nième « She wore a yellow Ribbon », un portrait de Marion Morrison / John Wayne. Passage discret touchant ses déclarations déconnantes (Noirs trop immatures pour le droit au pouvoir, justification du zigouillage des Indiens qui prétendaient conserver leurs territoires), lourds remords (?) de ne pas s’être engagé comme l’avaient fait James Stewart et Craque-Cable, d’où films de guerre après films de guerre…
C’était quand même une belle bête. Le cheval de plus de 700 kg, c’est vrai, surtout à la fin. Dans un petit entretien du New Yorker, en 1970, il avouait aussi qu’il lui fallait désormais un montoir (« a block ») pour se hisser, du côté caché de la caméra.

Phil dit: 9 décembre 2019 à 19 h 31 min

oui CP, une belle bête, génération Reagan pour ses déclarations « politiques ». vous n’avez pas besoin du sous-titrage, c’est un avantage, même si le sens général de l’action ne nous échappe pas, il toujours agréable de pouvoir saisir quelques finesses du parler de John Wayne dans son slang mâchonné.

Annelise dit: 9 décembre 2019 à 20 h 03 min

Jean-Marcel, « le négationnisme ce sont des propos précis » en réponse à Marie-Hélène S ..oui, enfin, les allusions de ceux qui le pratiquent, vous le savez très bien – l’exemple de Lesquen envers Simone Veil est patent – sont généralement dosées, en public surtout, pour ne pas encourir de poursuites légales. .Je me rappelle Marceline Loridan avec ses cheveux rouges. Elle était attendue pour une projection des « Petits bouleaux dans la prairie », elle souffrait de pneumonie, elle n’était pas venue. La déception des gens était palpable. J’avais été frappée par le fait qu’heureusement, il y avait quelques jeunes gens dans la salle. Ginette Kolinka, elle, Raphaël Esrail président d’UDA ont fait beaucoup pour la préservation de la mémoire de la Shoah. Cette génération disparaît, ils ont peur qu’après elle, la mémoire disparaisse aussi. Evidemment que les croix gammées en Alsace sont très préoccupantes. Pas la première fois, qui plus est. .Qu’Angela Merkel se soit rendue à Auschwitz est une bonne chose.le moins qu’on puisse attendre .là, on n’en est plus à la petite inauguration de chrysanthèmes annuelle dont il faut s’acquitter pour faire joli, hein..à propos, j’ai repensé ces jours-ci au film de Müller sur Leni Riefenstahl, nous en reparlerons à l’occasion avec Phil

Une anecdote que j’aime énormément, reçue de la bouche de Raphaël Esrail il y a deux étés, au Moulleau, chez son neveu, dans le bassin d’Arcachon, au moment du café : Raphaël Esrail avait eu un long entretien avec le roi d’Espagne à l’époque de Juan Carlos – son fils Felipe ne lui avait pas encore succédé ni son gendre n’était menacé de prison -pour parler des Séfarades, mais surtout, plus généralement, de l’enseignement historique nécessaire de l’abomination nazie et des camps qui concerne tout le monde. .Juan Carlos l’écoute avec émotion parler de son expérience de déporté avant de lui saisir impulsivement la main, la lui serrer en lui affirmant, en français s’il vous plaît pour dire toute la compassion : « Je suis votre souteneur »

Annelise dit: 9 décembre 2019 à 21 h 18 min

Naturellement, si Leni Riefensthal avait quitté l’Allemagne nazie en même temps que Fritz Lang, on ne jugerait pas pareil « La lumière bleue » ? Mais justement, elle ne l’a pas fait. . par ailleurs ses fameux mouvements de caméra circulaires pour placer Hitler au centre en disaient long, sans aller chercher loin dans le décryptage compliqué. Pourtant j’entends très bien la critique « Dieux du stade » synonyme de summum esthétique, mise en scène et tenue de la « bécane », pure viande cinématographique parfaites. .sauf qu’à ce moment on ne parle plus que « boutique », qualités du faiseur etc, et non plus du film comme entité infrangible

CP 19h07, pas vu, quel regret. Je n’étais pas en situation de regarder la télé, y a t-il une chance que cela repasse ?
Le Duke, outre le fait de crever ses chevaux hors caméra (ce qui ,en soi,le rendrait déjà antipathique)n’était pas vraiment bon gars. .odieux avec Gail Russell, profiteur, lâche au plan privé avec Esperanza sa femme, elle-même vrai boulet de canon(oxymoron conjugal pouvant expliquer malgré tout l’attraction sur lui?).. pas très clair, moins qu’on puisse dire, avec Trumbo. .une peau de banane glissée sous le pied des black-listés pour doper sa propre carrière ne l’empêchait pas de dormir..Tracy-Hepburn, Bacall-Bogart n’auraient jamais fait ça..Kirk Douglas le Centenaire-plus-trois non plus..tout ce que vous signalez de « passage discret » sur les « déclarations déconnantes », sic, de Marion Morrison avant d’ouvrir généreusement sur la possibilité, à mon avis improbable, tellement enfouie qu’il est charitable d’en supposer l’existence, d’un « lourd remords » est avéré, quoi qu’il en coûte de l’admettre.. n’empêche qu’il figure dans un trio John Ford auquel je ne peux résister, « L’Homme tranquille » dont la philosophie coule dans mes veines (occasion de reparler des couleurs comme nous l’avions fait pour Vertigo, ou Sirk..), « L’Homme qui tua Liberty », my heart belongs to Tom Doniphon for ever,la maison de guingois,this is my steak et les fleurs de cactus qui embaument le désert, tout cela magnifique. .
Le troisième, rouvrons de nouveau le débat sur les couleurs.. »La Prisonnière du désert ».. quelques recoins néanmoins là aussi, si vous me voulez d’humeur chagrine, bien qu’ils ne le concernent pas seul, cette fois. .il était temps que la mode des actrices blanches peinturlurées pour faire Indiennes touche à son terme, rappelez -vous Fanon qui préférait « Faulkner, écrivain sudiste dont quelques personnages sont des Noirs à Camus, où tout tourne autour du Blanc et non de l’Algérien ». . « Pawley » dans le film n’est pas non plus très délicat ni étouffé par un féminisme pensé, souvenez-vous..il est flanqué d’une « squaw » qu’ils appellent « Look », nom « blanc » qui lui est donné au détriment du sien puisque le jeune homme commence toutes ses phrases ainsi en s’adressant à elle, afin de lui expliquer le sens des mots. .quand elle le rejoint dans sa couche, il l’en congédie en lui donnant une bourrade, ses coups de pied la font rouler au bas d’un talus. Le Un peu Cherokee (Martin Pawley) se débarrasse d’autant plus vigoureusement de la Comanche qu’il est complexé par son propre métissage à hauteur d’un huitième, tout le monde rit du bon tour et c’est bien vu : le cow-boy bon teint, fût-il sensible à un semblant de « cause indienne », si on ne joue pas l’édulcoration souffre d’un sentiment de supériorité et peine à l’idée d’un mélange. Enfin quand elle meurt prématurément, l’oraison est expédiée d’un (assez?très? effroyablement?) condescendant « elle était gentille, la pauvre.. elle n’aurait fait de mal à personne »

Sur France Culture, 9 décembre 2019, « Comment John Wayne est devenu réac » par Anaïs Kien. .pas pu entendre l’émission, apparemment il s’agissait de commenter le documentaire de Jean-Baptiste Pérétié . Etait-ce l’auteur de ce que vous avez vu CP ? J’ajoute le lien pour ceux qui veulent le consulter :
https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-de-lhistoire/comment-john-wayne-est-devenu-reac

C.P. dit: 9 décembre 2019 à 23 h 33 min

Oui, Annelise, c’est bien le film (55 minutes) « John Wayne, l’Amérique à tout prix », de Jean-Baptiste Péretié, datant de cette année et qui était inédit sur Arte.
Il est vrai qu’il comporte un passage, rapide mais avec documents, sur les déclarations que je taxais de…
J’avais mis un point d’interrogation après « lourds remords ». Il semble en somme que Marion Morrison ait craint de briser sa carrière en partant, et que John Ford, consulté, l’a laissé choisir. Le film rappelle James Stewart et Clark Gable combattants et évoque une culpabilité de Marion… sinon compensée par, du moins expliquant en partie les films de guerre ?
Les relations avec John Ford, une espèce de père pour Wayne (qui parle de lui après sa mort en l’appelant « Pappy ») sont soulignées.
La dernière apparition de John Wayne, au cours de la cérémonie des Oscars de 1979, deux mois avant sa mort, est assez émouvante, parce qu’il est vraiment très amaigri par son cancer du poumon en phase terminale mais s’exprime clairement : « Les Oscars dureront, l’Amérique durera, il faut durer… »

J’ai bien lu ce que vous dites sur trois films au moins. Et puis, la rouquine Maureen O’Hara dans « The Quiet Man » est si belle !

bouguereau dit: 10 décembre 2019 à 9 h 23 min

Les Oscars dureront, l’Amérique durera, il faut durer…

et pourquoi clint y phume pas comme djohnny qu’il dirait polo..dire que léoné le forçait

bouguereau dit: 10 décembre 2019 à 9 h 25 min

baroz y préfère les maguenifiques louzeurs..c’est les fermières qui gagnent toujours à la fin qu’il disait curozaoua

bouguereau dit: 10 décembre 2019 à 9 h 34 min

« Je suis votre souteneur »

c’est pas bien de se moquer des rapeur a grosse chaine qu’y dirait dirphiloo

bouguereau dit: 10 décembre 2019 à 9 h 40 min

ce qui rapportent le plus et qu’est le plus bon pour le teint en temps de paix anlyz c’est de singer les bons sentiments..nous le savons tous trés bien et hivernaud nous trouve une chiée sale gueule

bouguereau dit: 10 décembre 2019 à 9 h 47 min

la démocratie c’est de penser ce qu’on veut anlyz..c’est certaines actions et certaines chaines de mots qui sont passibe..la démocratie c’est comme l’andouillette..si ça sentait pas un peu la merde ça srait pas la démocratie..faut soutenir sur ce coup là contre la police de la pensée

Phil dit: 10 décembre 2019 à 10 h 22 min

« Les bouleaux dans la prairie »…Birkenau. dear Annelyze, souvenir de la première à Berline. voici…Anouk Aimée (qui joue Marceline Loridan), bien présente, hésite à monter sur la scène à la fin du film, car vient de perdre un de ses talons aiguilles, fusillé par les considérables trottoirs de berlin en dalles de granit prussien. August Diehl, blond jeune premier Allemand, le faire-valoir loboteutonisé dans le film, fut carrément oublié par le « moderator »; ses amis dans la salle durent hurler son nom pour qu’il soit convié sur la scène ! revers de l’antirévisionnisme.
Wayne aussi « réac » qu’Adolphe…Menjou, pour le plaisir du spectateur. Magistral Menjou de l’homme public (Chaplin sans Chaplin) aux sentiers de la gloire.
Riefenstahl. Dieux du stade. comparons: qui, à son époque (38), filmait ralentis, zoom etc..? jusque dans les années 60, des jeunes Allemands déclaraient vouloir faire du sport après avoir découvert le film !
Révision, négation, vatenguerre, France frontpopilarisée laminée, tout se trouve magistralement subliminé dans « Les disparus de Saint-Agil », 1938.

Phil dit: 10 décembre 2019 à 10 h 37 min

savez-vous, dear Baroz…depuis la mort de l’original, un sosie à Douchet erre dans les couloirs de la cinémathèque ! shadow of a doubt, histoire de donner le vertigo aux vrais cinéphiles qui savent que l’homme de paroles a laissé un livre sur Hitchcock.

Jazzi dit: 10 décembre 2019 à 10 h 47 min

« dans les couloirs de la cinémathèque ! »

Mais vous êtes tous les jours dans mon arrondissement, Phil !
Seules les lignes automatiques 1 et 14 fonctionnent encore à Paris. Sinon, c’est la galère…

bouguereau dit: 10 décembre 2019 à 11 h 00 min

Révision, négation, vatenguerre, France frontpopilarisée laminée, tout se trouve magistralement subliminé dans « Les disparus de Saint-Agil », 1938

..jamais t’aurais été admis..un pique cul tous les matins..bien fait

Phil dit: 10 décembre 2019 à 11 h 05 min

yes dear Baroz, I know..y’a plus que le robotisé qui fonctionne à Pariss. Metropolis à la frite (Lang).
suis retourné à bercy pour la séance esseptionnelle de Vertigo (en procédé imbibition que Art et son copain Vincent ont expicité plus haut) et ai bénéficié en sus du cameo live du sosie à Douchet.
pour le reste, pénible de constater que la majorité du public (des multicultureux encartés, salle blindée à 500 sièges) avait déjà vu le film dix fois. vive alzheimer, nettoyeur de cinémathèques.

bouguereau dit: 10 décembre 2019 à 11 h 05 min

jusque dans les années 60, des jeunes Allemands déclaraient vouloir faire du sport après avoir découvert le film !

les sportifs c’est les nazi de temps dpaix et les journaliss sportifs les oberchturmf de salon..aux chiottes les ralentis..vive les accélérés

C.P. dit: 10 décembre 2019 à 11 h 06 min

Jacques, banalement et après bien d’autres : « western » n’a pas grand sens
hors de la poussée vers la Californie. Nombre d’autres films d’aventures américaines se passent dans d’autres régions, sans forcément impliquer de massacres d’Indiens. Bah ! en revoyant « She wore a yellow Ribbon », je me disais que le voyage de la troupe en mouvement ne quittait guère le même paysage bien connu. C’est comme ça et comme les Comanches.

bouguereau dit: 10 décembre 2019 à 11 h 13 min

« western » n’a pas grand sens
hors de la poussée vers la Californie

je trouve que si cépé..sinon hon peut pas comprende qu’un texan soit un sudiss coueur de l’amérique mais pas du d!p saous..tu tiens là un sacré liève..y’a un monologue formid dans comanchéria (high water) de l’indien qui blablate devant la banque..je l’ai passé ici..mais c’est en angliche

bouguereau dit: 10 décembre 2019 à 11 h 16 min

Monument Valley, toujours à l’horizon

avec peckinpah hon arrive bien à la mer..précisément..c’est hune image saisissante dont on parle pas telment..monument valley c’est wall street

Jazzi dit: 10 décembre 2019 à 11 h 38 min

« les sportifs c’est les nazi »

Moi j’aime bien les films allemands des années 1930 qui faisaient la promotion du naturisme !

Art dit: 10 décembre 2019 à 11 h 41 min

marmy s’était mal expliqué sur L’imbibition ,bien que compris K.m ^me(et il le sait) .
Vous avez raison Philippe 11h.05, la gênance étant qu’il y a beaucoup de vieux connaisseurs à la Cinémathèque qui ont trop vu et ne font que ça!!! c penible,pas à cause de la vieillesse qui n’est pas 1PB mais à cause de cette spécialisation croyante en la supériorité de ces vieillis avant l’H qui croient trop savoir et voeint toujours la m me chose.
Nous aimons ici car Anne-lise beaucoup + spécialiste que ceux qui croient et reste sans prise de tête pour donner ce savoir !!!
au sujet: 1question ,cher monsieur jmBouguereau en parlant de l’andouillette démocratic; pour quel raisons faites vous comme si vous êtes contre alors que vous dites la même chose sur le négationnisme?Je vois pas en quoi le hauts talons d’Anouk aimée #qu’elle a été déportée et a le droit de bien shabiller élégante et tout!!!
vous plaidez faux pour qu’on rejoigne. Ne vous inquiétez pas on vous suit sur ce jeu amusant mais provoquant.
tchuss

Art dit: 10 décembre 2019 à 11 h 45 min

j’aime bien les films allemands des années 1930 qui faisaient la promotion du naturisme

revoila le coquin!!!ne faites pas l’obsCD jazzy et ça ira.Django unchained, un des plus mauvais T avec Eight .avez-vous lu AL et Cp sur john wayne(T intéressant).

Monument valley = wall street?
que dites -vous par là M.jm?est -ce une free provoc que vous adorez?

Phil dit: 10 décembre 2019 à 12 h 08 min

dear Art, it’s me qui causait de la talonnette à Anouk Aimée..of course, tous les droits elle a..mais son jeune Allemand, prétexte castré du film, August Diehl, pas invité sur la scène ! very grave la dérive, dear Art (August Diehl, voyez « Parfum d’absinthe », catégorie films naturis-ss années 30 qu’aime bien baroz, pour se remettre de l’Affaire Dreyfus du Polanski).
sûr…les vieux de la cinémathèque pensent que la revoyure leur stimulent le neurone, tous les jours du nouveau, comme aux galeries lafayette ! c’est l problème en France, faut y mettre des limites à la carte vitale cultureuse des zoisifs, sinon les vieux vont bouffer les jeunes déjà bien maigrichons en leur faisant le coup de Soylent Green du viandeur Fleischer.

Marie Helene S dit: 10 décembre 2019 à 12 h 11 min

@Art 11 h 47.
Jazzy plaisante !

11 h 41, ‘Anouk Aymee deportee qui porte des talons aiguilles’.
D accord avec vous. Je ne vois pas la contradiction ?
Phil quand vous ecrivez ‘Marceline Loridan, a l authentique tatouage de deportation, devenue antiquaire &apprenant a berner les clients’.
oui, et alors ? Vous voulez dire qu elle s en servait pour attendrir ?
Meme dans ce cas de figure, quel rapport voyez -vous?… Que des Juifs deportes aient pu etre par ailleurs des gens sans valeur morale, des escrocs ou des mauvaises personnes (je ne dis pas cela pour M.Loridan) n est pas une decouverte et ne relativise en rien l inacceptable . En quoi le debat sur le negationnisme est-il nourri au travers de cet exemple ?

@Bouguereau. La democratie ,autorisant les pensees nauseabondes sans exercer de repression.
evidemment.

Anne-lise 20 h 03,hier.
‘Votre souteneur’, drolatique !! merci.

Marie Helene S dit: 10 décembre 2019 à 12 h 12 min

12 h 08. Phil. Je n’avais pas lu ‘le jeune Allemand exclu de monter sur scene’.

a ce moment la,je suis d accord avec vous.

xlew dit: 10 décembre 2019 à 12 h 16 min

Et toutes les Allemandes voulaient faire lit avec un Nouba de Kau qui s’appellerait Ali, Phil.
Jamais compris le titre français de Olympia, alors que l’Allemand cachait tout dans le sien, visant peut-être l’exploitation à l’international, le mythe aryen se devait de diffuser lentement, Fassbinder, avec ses Götter der Pest, donne beaucoup moins dans la circonvolution.
Je crois qu’elle tire tout de Franck (Arnold), un typer doué qui tentera une ascension en double avec la France dans son Rêve Eternel de 1934 (!).
Maligne comme la tigresse centenaire qu’elle fut, elle fait gaffe de ne rien piquer au Glaz-Kino de Dziga Vertov ou Eisenstein, alors que beaucoup d’eux suintent par les images, reprend des techniques de captures de L’Herbier, en ré-inventent d’autres (le coup de la caméra sur un tricycle, le coup du berceau étant déjà commis – ce qui vers 1960 n’empêchera pas Malle de…).
Pendant que Loridan crevait de faim, elle tournait un thread d’archives sur les lieux d’un camp de concentration-extermination, la belle eut de la chance de passer entre les gouttes en 1945 et jusqu’en 1975 pour cette affaire.
Toujours dans le bien membré Enfer blanc, elle qui n’aimait que le noir discret.
Jeune ça m’agaçait de voir des Sioux joués par des acteurs non Native, mais même dans les beaux films de Anthony Mann, y compris dans La Charge des Tuniques Bleues, c’est le sens de la vie, comme dirait les Monty, qui est toujours rapporté, on s’y calibre devant l’écran, les films de Redford apporteront leur beau lot de sublimation, laquage du bel esprit indien, magnifique, alors que Hehaka Sapa, l’élan noir dont tout le monde hippie lisait les mémoires insistait pour dire que les premiers américains furent aussi des prédateurs quelquefois inconsidérés de la nature et des tueurs résolus, eux-aussi (sauf la tribu des Nez-Percés, extras, dont Lewis & Clark témoignèrent de la noblesse d’âme).
Arthur Penn et le Dead Man de Jarmusch repeignent tout de leur fabuleux décor tragi-comique et lorsque la Beeb nous offre de bonnes actrices qui ne sont pas blanches ni de Castille dans le rôle de reines shakespeariennes, le texte est toujours-là.

Phil dit: 10 décembre 2019 à 12 h 18 min

dear Marie-Hélène, imaginez-vous un film produit aujourd’hui où une déportée explique comment elle joue à l’antiquaire arnaqueuse ? faut dire, avec netfix, le goût du recul historique diminue comme celui de la capsule nespresso

Phil dit: 10 décembre 2019 à 12 h 21 min

yes dear xLew, fassbinder faisait volontiers dans la circonsion en enfilant son Ali. ceci dit, faut que je débranche temporaly, so long

Marie Helene S dit: 10 décembre 2019 à 12 h 47 min

‘ imaginez-vous un film produit aujourd’hui où une déportée explique comment elle joue à l’antiquaire arnaqueuse ?’

Vous avez raison, Phil. Dommage ! Les deux n ont pas de correlation.Tout au plus peut -on estimer qu il y a un temps a respecter pour ne pas brouiller des frontieres fragiles, trop fragiles dans l esprit collectif.Et l enseignement , l education sont a installer , seuls cordons de securite plausibles ?
on craint que ce ne soit pas suffisant(voir en Alsace, la degradation au cimetiere).

C.P. dit: 10 décembre 2019 à 13 h 25 min

Lew, oui, bien sûr ! Vous avez anticipé ce que je voulais dire à bouguereau, qui au fond le sait bien, sur les films d’Anthony Mann. Dans le Kansas, en hiver, on se les gèle.

NADINE dit: 10 décembre 2019 à 14 h 47 min

Ces voyages d’est en ouest m’amusent. J’ai convoyé , sans Christian, des tableaux du Centre Pompidou à Topeka et porté alors, en janvier, quatre écharpes et trois pardessus.
Annelise Roux, je ne sais comment vous dire combien votre billet sur le film de Céline et de nos amis m’a touchée. Nous avons longuement travaillé ici sur les « Cahiers Hyvernaud », bien avant d’offrir des lieux de tournage à l’équipe d’un film qui n’a pas coûté très cher. Hyvernaud, c’est une vieille histoire presque familiale.

NADINE dit: 10 décembre 2019 à 21 h 44 min

Chess, j’ai rencontré une fois Annelise Roux, pour moi jeune femme alerte et très bon écrivain.
J’ai vu moi aussi le documentaire sur John Wayne. Presque rien, le film étant orienté vers Wayne = l’Amérique, concernant la vie privée, les relations avec les femmes, la famille et le conjugo. Mais Annelise lui a taillé
là-dessus un complet-veston.

Marie Helene S dit: 11 décembre 2019 à 10 h 35 min

@21 h 44
Hommage partage ! Pour Anne-lise, puissante et fine ecrivaine ET pour votre travail familial sur G.Hyvernaud !

‘J’ai convoyé , sans Christian, des tableaux du Centre Pompidou à Topeka ‘
Peut -on vous demander de quel contexte et de quels tableaux il s agissait ?

A signaler, une interview de P.Birnbaum par P.Assouline disponible en lien sur la RDL.

NADINE dit: 11 décembre 2019 à 13 h 03 min

Marie Hélène, mais oui : il s’agissait de l’accrochage de Cinquante Espèces d’Espaces (titre que j’avais un peu emprunté à Perec) que nous avions montré déjà en France, à Marseille en 1998. Trente six oeuvres, de Malevitch à Sarkis.
J’ai simplement voulu dire qu’à Topeka, en 2003, il faisait froid, et qu’au moins un film d’Anthony Mann, avec James Stewart, se passe dans un Kansas neigeux.

Phil dit: 12 décembre 2019 à 10 h 17 min

sublime, sublime…faut laisser décanter, dear baroz..et d’abord..à quoi que vous voyez que c’est pas de la piquette ? vous demanderait Bougreau..
Vu « Amour de jeunesse » de la réalisatrice au faux nom chinois et très aimée par dear Annelyze, Mia Hansen-Love (manque l’accent du berger danois sur mon klavier), millésime 2011 et toujours riche bouquet.

Phil dit: 12 décembre 2019 à 11 h 46 min

Jazzi dit: à
Pour les paysages, tu seras satisfaite, Chantal. « Une vie cachée » est en grande partie tourné dans un village situé au-dessus des nuages dans les Alpes autrichiennes : des chromos sublimes !

Fallait le dire ici, dear Baroz..mais vous préférez toujours causer cinéma avec les voisines.
De belles images des alpes autrichiennes, sans tropisme nazi comme c’est l’usage en France, est en effet une information utile au ventre mou des spectateurs lobotimisés. Le dernier film germano-alpin remarquable fut « Höhenfeuer » (L’âme soeur, de Fredi Murer, 1985). C’est en Suisse mais les Français pensent y trouver autant de nazis qu’en Autriche.
Les 3 films « Sissi » de Marischka restent le mètre-étalon du film habsbourgeois alpin germanique. « La lumière bleue » de Riefenstahl est une oeuvre puissante mais païenne.

Annelise dit: 12 décembre 2019 à 12 h 41 min

Allez-y Jazzi

« Les 3 films Sissi restent le mètre-étalon du film habsbourgeois alpin germanique »
Je suis votre souteneur, Phil. Jurez-moi que cela n’est pas uniquement pour revoir votre peeping Karheinz Böhm en culotte de cuir et chapeau tyrolien

Paul vous n’irez pas voir ?

Annelise dit: 12 décembre 2019 à 12 h 50 min

Merci, dear Nadine Pouillon 14h47 et 21h44
Je vais rougir.. Joli de se représenter dans un fouillis de claires étoiles métaphoriques votre convoiement Malevitch vers le Kansas enneigé d’un film d’Anthony Mann.. Chess demandant si « honey is that you ? » à travers Chuck Berry, non seulement réinvente Alley sous son bon versant mais complète l’image en assimilant le véhicule du transport à la « coffee colored cadillac » de la chanson.. Husband Christian surgissant du décor out of the lyrics s’élançant vers vous, « campaign shouting like a southern diplomat / Go, driver,go, catch her balmy breeze »
Le Carré noir, j’en suis touchée grâce à une histoire qui plus est particulière.. J’ai coutume de rappeler de temps en temps que je suis née en province, au fin fond du Médoc – je le dis parce qu’il y a encore beaucoup de monde, en 2019, à méconnaître totalement, voire, ce qui est pire, à tenir les précisions qui vont suivre pour une coquetterie, « la Petite Cosette fait pleurer »,puisque des Misérables il est question etc ,alors que je suis exaspérée par l’ignorance durable dans laquelle cette misère culturelle et sociale ,en effet, qui existe toujours, bien qu’elle ait muté, est cantonnée
Cette naissance très « décentrée », disons, avait eu pour résultat que nous n’avions ni la télé (ni d’ailleurs l’eau courante) à la maison, ni de lycée à proximité. Bref, j’avais vingt-cinq ans la première fois que j’ai pris l’avion pour aller à Paris ! Jamais entrée dans un musée avant. Le hasard avait placé néanmoins sur ma route Jean-François Moueix, le propriétaire de petrus dont le père JP était amateur d’art – lui-même un fin connaisseur. Voyant que j’étais curieuse, que je connaissais beaucoup, hélas seulement « dans les livres », il m’a initiée. .dans son bureau d’alors, je le révèle avec d’autant plus de décontraction quant à la sécurité que cela n’est plus le cas, il y avait le fameux triptyque de Bacon qui devait défrayer la chronique au moment de sa vente..me voilà regardant sous le nez les figures distordues, moi à laquelle le mot bacon n’évoquait à ce moment-là pas grand-chose d’autre que les Mac Do bordelais, déjà des rêves en soi suffisamment lointains ?
Le hamburger Oldenburg de sa salle à manger me fut plus familier, ainsi de suite. C’était étrange de me découvrir ce goût , venu de nulle part sinon d’un étonnement enfantin devant toutes sortes de bizarreries qu’il s’agissait d’apprivoiser.. ce Malevitch précis avait été, à mes yeux, la rencontre avec un summum d’abstraction ! Je sais qu’il a donné lieu à beaucoup d’interprétations, alors que ce faux carré sur plâtre, pour moi, était de toutes les ambiguïtés créatives, un geste de recherche avant la grande expo futuriste ..un tâtonnement, rien de péjoratif, au contraire, vers quelque chose. Malevitch avait bien parlé de « transe mystique ». A la première exposition, est-ce une légende, il paraît qu’il l’avait accroché « au bon coin », la place des icônes russes dans les maisons paysannes. J’aimais beaucoup entendre sa sortie sur « l’oeuvre sous influence d’une profonde conscience cosmique ». J’en voulais encore, tout en gardant à l’esprit le Facteur Cheval tirant des coups de fusil sur des fantômes lorsqu’il était saisi de flatulences
J’ai toujours gardé ces appétit, étonnement, élans ou reculs, éblouissement naïfs ou narquois,( peut-être les deux) devant un inconnu peint, ou sculpté, ou écrit de façon propre, dans un dépassement des modèles qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas servi. J’avais trouvé ardu mais intéressant le livre du psychanalyste Gérard Wajcman, « L’Objet du siècle »(Verdier), identifiant le Carré noir comme oeuvre majeure, « première vanité moderne » . sa théorie de l’irreprésentable de la Shoah, que seule une oeuvre d’art peut approcher.. la « forme » carrée pour commencer n’est pas entièrement naturelle, ressortit à une fabrication – ce carré-là n’ayant d’ailleurs pas de bords vraiment parallèles au cadre -.. assez confus, et embrassant cependant une vérité émotive : Wajcman avance une « fabrication d’une absence enfin regardable » . Ces livres exégètes, je les estime quelquefois beaucoup.. je fais avec eux ce que j’ai tendance à faire : j’apprends et puis j’oublie, ou laisse toute latitude à l’impression de.. Le désapprentissage vers une intériorité toujours plus profuse,toujours plus insaisissable, que l’on sent canaliser lentement, ça aussi tout un art

Phil dit: 12 décembre 2019 à 13 h 09 min

dear Annelise, c’est un délice d’entendre l’accent chantant bavaro-autrichien de Romy Schneider. KH Böhm, élevé à Salzbourg, ne dépareille pas non plus. souvenons-nous de Magda Schneider dans Liebelei d’Ophüls, ophülsons-nous comme le prestigieux pauledel, de subir les sabirs anglosaxonnés sur des histoires organiquement germaniques.
cependant…un film vu il y a peu de temps sur la Bavière ou l’Autriche, en anglais, ne m’avait pas semblé si déplacé…oublié lequel ! I will be back

Paul Edel dit: 12 décembre 2019 à 13 h 46 min

Annelise, non, pas de Bavière chantante et parlante en anglais.Préfère revoir la Bavière de la Trilogie Heimat d’Edgar Reitz plutôt que les photos calendrier des postes.

Jazzi dit: 12 décembre 2019 à 14 h 24 min

Je ne connaissais pas du tout l’histoire de Franz Jägerstätter, ce paysan autrichien qui refusait de saluer ses voisins en tendant le bras et en braillant : « Heil Hitler ! ».
De quoi mettre mal à l’aise tous les gens de sa communauté et d’ailleurs !
Condamné à mort, il sera béatifié par le pape Benoit XVI.
Faut dire que le clergé autrichien et allemand n’a pas spécialement brillé à cette époque !
Avec ce film, Terrence Malick, a plus de soixante-quinze ans et après 45 longs métrages au compteur, de panthéiste se révèle monothéiste.
On a droit ici à son outing chrétien !
De fait, ce biopic historique, tourné dans le village et la maison de Franz Jägerstätter, où le héros apparait comme un antéhitler à la manière du diable antéchrist, m’a fait penser à la passion du Christ, bien sûr, mais aussi à celle de Jeanne d’Arc, dans la lecture de laquelle je suis actuellement plongé jusqu’au cou !
On reprochera à Malick le côté chromo de ses images, mais n’étant pas un spécialiste de son cinéma, je suis entré pleinement dans cette histoire et n’ai pas trouvé le temps trop long, malgré les près de 3 heures de projection.
Le film, où sont insérés des documents de l’époque dont les grands oeuvres propagandistes de Leni Riefenstahl, nous conte aussi l’amour qui unissait ce couple de fermiers d’un village perché au-dessus des nuages dans les Alpes autrichiennes.
August Diehl et Valerie Pachner sont parfaits et Bruno Ganzl, dans son dernier rôle d’éternel nazi idéal, est particulièrement émouvant…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585228&cfilm=248380.html

Phil dit: 12 décembre 2019 à 14 h 24 min

Heimat se passe dans le Hunsrück, dear Pauledel.. gare à la guerre des Länder.
ceci dit, le syndrome des coproductions n’est pas nouveau « Les damnés » de Visconti font causer Helmut Berger en italien (ce qu’il devait faire dans l’intimité) mais dur pour le spectateur.

Jazzi dit: 12 décembre 2019 à 14 h 34 min

Bruno Ganz.
Le film est en grande partie en langue anglaise, bien sûr, mais ne devrait pas t’empêcher d’aller le voir, Paul.

Dubruel dit: 12 décembre 2019 à 14 h 52 min

Diehl, ach..
14H24 Phil. ‘Heimat se passe dans le Hunsrück, dear Pauledel.. gare à la guerre des Länder’

vaut pour moi .
Edel, la série date de 1984.Une fois qu’on a dit ça? Le danger des incunables ,quand on s’en réclame. L’an dernier, encore la polémique sur l’intraduisible ‘bien de chez nous’du heimat allemand. Lors de son premier discours au Bundestag, le nouveau ministre de l’Intérieur était revenu sur le sens de ce terme qui reste encore lourdement connoté .

Mia Hansen Love, excellent souvenir de’l'Avenir’ chroniqué ici. Son seul défaut est d’avoir été la femme de ce faiseur d’Assayas. Pardon Anne-lise.je garde à l’esprit Bruce Lee et l’importation du cinéma asiatique par tesson & lui. Seules excuses !

NADINE dit: 12 décembre 2019 à 15 h 01 min

Chère Annelise, merci pour votre commentaire. Le Malévitch dans Espèces d’Espaces à Marseille et au Kansas, c’était L’Homme qui court de 1933, tableau figuratif et d’interprétation délicate. Un paysan, une croix, une protestation contre la collectivisation ? (La notice dans le Catalogue général du MNAM est de Brigitte Léal.)
Evidemment, votre découverte du Carré Noir, que l’on déplace très peu, est aussi toute une histoire personnelle.

Dubruel dit: 12 décembre 2019 à 15 h 07 min

jazzi 14H24 .
‘On a droit ici à son outing chrétien !’

Malick ?Lui et Lars V.T., su de longue date.
On avait débattu de L.V.T. le tropisme chrétien avec Barr ne l’a pas préservé du gros dérapage sur les Juifs ‘qui embêtaient hitler’, à Cannes. Ils l’avaient exclu.

Anne-lise je me souviens de votre phrase,du bon condensé :’Que fait malick quand ça fume et que la cheminée bourre? Il recharge à fond.’
la relecture du billet ‘Knight of cup’ précise les choses : la balle de tennis avec le baptême des Simples, l’attente du Big one de la Foi révélée.ça fait depuis belle lurette que son cinéma se situe bien au dela du outing.

Sinon, sans vouloir vous persécuter, pour ma demande d’amitié Fb je fais comment ?Votre Stalker tarkovski vous le demande .Apparemment vous êtes à sienne, au muséo civico, photo des murs crénelés façon Notre Dame sans toiture à l’appui. beau pic.

Paul Edel dit: 12 décembre 2019 à 15 h 12 min

Cher Dubruel,oui le Hunsrück..évidement, cette famille Simon.. Toutefois la deuxième partie de la trilogie « Heimat » ,entre les années 1960-1970 se passe,elle, à Munich. Avec un groupe d’étudiants(musique et cinéma)qui cherchent et aspirent à une contre-culture ,émancipation des vieux schémas du couple, et toute une éducation sentimentale magnifiquement montrée….avec liberté sexuelle,révolte étudiante,etc.C’est une partie capitale , tres fascinante par le nombre de beaux personnages si bien composés..avec des portraits de jeunes femmes étonnants..selon mon gout ,la partie la plus passionnante de cette trilogie,pour analyser le passage des étudiants et artistes dans la vie professionnelle.

Dubruel dit: 12 décembre 2019 à 15 h 20 min

@Nadine Pouillon ‘c’était L’Homme qui court de 1933, tableau figuratif et d’interprétation délicate. Un paysan, une croix, une protestation contre la collectivisation ?’

Dites-en davantage ?merci.

La peinture à 12H50 des raisins reculés Steinbeck d’Anne-lise est exquise ! Dit sur l’autre fil qu’elle venait des ‘terres à Gilets Jaunes.’.C’est juste il me semble. La province des bobos est folklorique, prend pour ‘folklore’ des réalités hachement moins lisses. Une copine psychologue scolaire avait eu en tout début de carrière un poste à lesparre, vous connaissez? En haut vers l’embouchure de la Gironde.elle n’en revenait pas. Bon, j’ai écrit aussi que vous partagiez quelque chose d’un adn inventif avec Birnbaum ‘père’. Le fils jean, moins suivi ce qu’il fait. Pierre B.,ce n’est pas rien dirait C.P.
Lire l’article d’Assouline là-dessus.(Akadem). il sort un bouquin en janvier, d’après RDL .

Dubruel dit: 12 décembre 2019 à 15 h 21 min

‘C’est une partie capitale , tres fascinante par le nombre de beaux personnages si bien composés..avec des portraits de jeunes femmes étonnants..selon mon gout ,la partie la plus passionnante de cette trilogie,pour analyser le passage des étudiants et artistes dans la vie professionnelle.’

d’accord avec vous.

Chetouane dit: 12 décembre 2019 à 15 h 43 min

Trop de travail pour participer, hélas.
J’ai suivi avec attention ce qui a été dit sur Les Misérables de LadjL.Sur l’antisémitisme, l’analyse de Pierre Birnbaum est parmi les incontournables. L’ITW de P.Assouline est un exemple de clairvoyance(et d’amitié, sans hiatus).

Je vous lis avec un plaisir qui ne faiblit pas, Annelyse !Votre chronique caustique,mais d’une immense compassion ,de la province et du décalage des vues cultivées, au final très loin du compte, était déjà dans votre roman de l’hybridité et de la réfutation.
Sans esprit de clocher : Pierre Birnbaum,sans oublier les réflexions de notre consœur Nona MAYER.

Vincent dit: 12 décembre 2019 à 15 h 56 min

Jazzi 14.24 ???
outing Malick.
vous découvrez pas que le Pape François Ier va à la messe mon cher Monsieur??
Le post après autrement devenu bon…..

Philippe, august diehl,Les petits boulots dans la prairie c’est donc celui dont AL avait parlé ,Marcelline Loridan que je dois regarder…..mais pas encore vu.
je vais le faire. Merci de votre version que veiller contre le négationnisme ne consiste pas à refuser de laisser monter ce jeune allemand innocent pour ne pas gêner.
les générations ont du mal…..ça se comprend et ce n’est pas le hasard si Terence malick l’a pris lui???
Anne Lise que faites vous à Vienne ,sans indicrétion???

lars von Trier par contre complt loose,

Vincent dit: 12 décembre 2019 à 16 h 01 min

BOULEAUX ,mince!excusez-moi.
dslé ça fait nul dans le context (que j’ai pas voulu car tête en l’air et bosse en //,mais voulais passer lire .)

Phil dit: 12 décembre 2019 à 16 h 10 min

lapsus calami…pensez « Birkenau » dear Vincent, ça imprime mieux que les bouleaux français campagnards. des petites mains pour un sale boulot

Marie Helene S dit: 12 décembre 2019 à 16 h 25 min

Nadine P., ‘L homme qui court’,1933
‘La notice dans le Catalogue général du MNAM est de Brigitte Léal.)’
Bien note.

T.Malick. ‘Knight of cup’ avait entraine une vigoureuse discussion dans les rangs ici. J ai programme ‘Une vie cachee’…

Chetouane a 15 h 43.

L entretien de P.Assouline d Akadem ‘clairvoyant’.
oui. Empathique egalement. Y flotte une proximite entre les deux hommes
Le titre de son livre a paraitre est-il connu (P.assouline) ?

NADINE dit: 12 décembre 2019 à 16 h 32 min

Dubruel, je ne saurais dire mieux que Brigitte Léal dans le Catalogue du MNAM « La Collection ». Nous ne sommes pas très riches en oeuvres de Malevitch, et c’est pourquoi, à côté du suprématisme , la toile « L’homme qui court » (vous savez qu’on la titre aussi « Sensation du danger ») est précieuse. Elle a fait tiquer les autorités soviétiques comme un retour à une figuration plus significative -et ici une protestation peut-être touchant le sort des ruraux- que d’autres évocations de paysans, mais au fond même le suprématisme, jugé trop personnel, n’a plus eu bonne presse en 1930. Malevitch, se séparant même des constructivistes et peut-être persécuté, a eu droit pourtant à quelques honneurs à sa mort en 1935, puis à un long silence en Russie. A moins de jouer sur « l’espace » dans le « Carré Noir » qui ne serait d’ailleurs pas sorti de Beaubourg, je ne pouvais faire mieux que d’accrocher cette toile qui effectivement respire large, avec ses simples constructions en son fond et la fidélité sensible au rouge et au vert dans la figure humaine.

NADINE dit: 12 décembre 2019 à 16 h 44 min

Pour l’homme lui-même, le vert et le blanc, le rappel du rouge pour une maison… et bien sûr les croix. Cette toile d’allure si « simple » et moins vantée que les « Carrés » est une de mes préférées au MNAM. Elle a été également prêtée deux fois au MOMA.

Annelise dit: 12 décembre 2019 à 19 h 01 min

Chère Nadine, attention, que nous nous comprenions ,je n’ai pas vu le Carré noir CHEZ Jean-François Moueix. .la découverte de pièces contemporaines chez lui m’a conduite à le regarder avec curiosité quand j’ai été en situation de le voir, mais il n’a jamais été cours Xavier Arnozan où plus tard, nous avons été JFM & moi voisins en face à face quelques années après, ni rue de Macau où était le bureau. Pas sûre de l’avoir dit clairement

16h32, « retour à une figuration plus significative -et ici une protestation peut-être touchant le sort des ruraux- que d’autres évocations de paysans, mais au fond même le suprématisme, jugé trop personnel, n’a plus eu bonne presse en 1930. Malevitch, se séparant même des constructivistes et peut-être persécuté, a eu droit pourtant à quelques honneurs à sa mort en 1935, puis à un long silence en Russie. » Ah, voilà. .Ceci précieux et émouvant
Bien à vous

Annelise dit: 12 décembre 2019 à 19 h 07 min

En revanche Bacon, des Nicolas de Stael pure splendeur, d’autres . .et des Signac et nombreuses pièces fort belles chez Clément Fayat,un goût en béton même si l’harmonie et le sens dans l’accrochage ?. .il me faisait extrêmement rire quand il parlait avec un financier de nos connaissances communes devant ses équipes ,roulant des « r »… « Eh bien, j’espèrrre que je me suis pas fait couillonner ! »
Au moins c’était dit. .son étonnante amitié avec Charles Juliet. .reliés par le fait d’avoir été enfants de troupe .. Tendre et insolite

Mimi Pinson dit: 13 décembre 2019 à 8 h 17 min

A propos de Malévitch, Anne Lise, ai pu toucher quelques Pliun, avant leur sarcophage fixation sous-verre. Un vrai régal!
Bonne journée!

Annelise dit: 13 décembre 2019 à 9 h 50 min

8h17. Il faudrait toujours se méfier des comptables, Mimi Pinson.. Kafka lui aussi a mal tourné, Klioune a peint, lui s’est mis à l’écriture, même si la compagnie d’assurance où il exerçait cet honnête métier dans la rue Na porici a été remplacée par un Mercure.. parlez-nous de ce Russe « passé sous vos doigts avant le sous-verre ». Belle formule. Je devine ce qui a pu vous animer : un premier réflexe devant un tableau, lorsque j’étais très jeune fille encore mal éduquée, était de tendre la main pour en caresser la surface. Probablement la continuité de mon contact avec les Bêtes : l’apprivoisement avec elles passe par là
Ensuite à Arezzo, l’état des fresques de Piero della Francesca dépeint par Muriel Mauriac dont j’étais le témoin de mariage, et qui devait devenir la conservatrice de Lascaux, m’a dissuadée de le faire

Annelise dit: 13 décembre 2019 à 9 h 54 min

L’hôtel Villa Amista à San Pietro Cariano, près de Vérone, des arènes et du glacier Savoia, à 20Km du lac de Garde, en pleine région vinicole de la Valpolicella, accueille en liberté (discrètement très surveillée ?) des dizaines d’oeuvres contemporaines, Damien Hirst, Cindy Sherman en grandes frises à semi plafond au premier, Murakami -pas celui du comptable Franz sur le rivage, l’autre, Takashi. ..je me faisais la réflexion que tout est soigneusement pensé pour empêcher le moindre contact direct. L’expérience d’une proximité telle que vous l’avez vécue avec Klioune est exceptionnelle

Annelise dit: 13 décembre 2019 à 10 h 17 min

Jazzi 14h24, Dubruel, Phil,
sur « Knight of cup » Lew et le Danish avaient eu beaucoup à dire. .peut-être les lirons-nous sur Une vie cachée

Vincent hier,
« Philippe, august diehl,c’est donc celui dont AL avait parlé ,Marcelline Loridan que je dois regarder…..mais pas encore vu. »

Bien sûr le choix d’August Diehl n’est pas innocent. Terrence Malick ne peut que connaître le film de Marceline Loridan-Ivens
Phil a rappelé cette Première à Berlin où Anouk Aimée fut appelée sur scène et le jeune Allemand, « oublié »
A ce sujet, le président d’UDA Raphaël Esrail fut décoré il y a quelques années à l’Hôtel Beauharnais (ambassade d’Allemagne) de la plus haute distinction qui existe pour l’inlassable travail mené avec son épouse Liliane Badour, elle aussi survivante de la Shoah – il l’avait rencontrée dans le camp où ses deux jeunes frères avaient été envoyés d’emblée à la chambre à gaz – afin de restaurer l’amitié franco-allemande. .Ses amies Marceline Loridan et Simone Veil,alors très affaiblie, étaient toutes deux présentes. L’ambassadeur, Susanne Wasum-Rainer, était d’une rare intelligence. .une fille de viticulteur, ai-je appris en cours de route ! Veuve d’un diplomate qui fut longtemps en poste en Israël

Phil dit: 13 décembre 2019 à 10 h 30 min

vous pagayez sur les lacs italiens, dear Annelise ? comme Gide en son temps.
Le ton de Marceline Loridan est remarquablement juste en étant désabusé dans le film de Rouch « Un été à Paris » (1960 ?). celui de Régis Debray aussi, brillant, insolent. Plus juste que celui perçu dans « la prairie aux bouleaux… ». le témoignage filmé a besoin des témoins encore jeunes, décomplexés et sans arrière-pensées.
« L’affaire Dreyfus » revue par Polanski fait psshit.

Phil dit: 13 décembre 2019 à 10 h 49 min

gageons que le jeune August Diehl, « oublié » sur la scène à Berlin lors de la première du film de Loridan, oublia aussi vite l’incident. c’était un jour de février où il neigeait.
sa famille, ses parents étaient présents, venus fêter les premiers pas du jeune homme dans le monde convoité du celluloid. Jouer l’Allemand de service, niais et maladroit, irréaliste pour tout dire mais la critique déjà émoussée à cette époque n’osait en souffler un mot, ne pouvait déplaire qu’à ses grands-parents. Il rentrera vite dans le rang en filmant cette histoire de suicides de lycéens de Steglitz, profondément vénér-weimarienne, qui eut lieu dans les années 30, quartier chic de Berlin aux grandes familles pour enfants terribles qui ravissaient les Cocteau friands d’amitiés franco-allemandes de cette nature.

Mimi Pinson dit: 13 décembre 2019 à 11 h 06 min

Annelise dit: 13 décembre 2019 à 9 h 54 min

 » L’hôtel Villa Amista à San Pietro Cariano, près de Vérone, des arènes et du glacier Savoia, à 20Km du lac de Garde, en pleine région vinicole de la Valpolicella, »
Arrêtez, très chère Anne Lise, je connais ce quartier, cette péninsule affective où l’un de mes oncles jouait de l’accordéon dans tous ces villages et où ma cousine possède une belle villa sur les auteurs de Fumane juste au-dessus de la villa palladienne.
Ma mère foulait aux pieds les vendanges du Valpolicella!
Credo bene che si dice San Pietro in Cariano, no?;)
Baci.

Annelise dit: 13 décembre 2019 à 11 h 45 min

Mimi Pinson ça alors ! Magnifique. Mon bel Adige..me suis rafraîchie à la fontaine place de l’Herbe, c’est bien ça? Eau verdie, trouble, couleur d’une coque d’amande ..moyen subliminal de me faire courir chez le Berthillon véronais pour ses gelati entre deux gaufrettes, croquées sur une serviette en papier blanche.. chaleur infernale, les touristes qui se battaient pour toucher le sein de Juliette comme les gommeux à Paris, un autre endroit du pauvre Victor Noir, journaliste, couché sans défense au cimetière, avaient bien du mérite..Quelle région. Y avez-vous vécu, y retournez-vous ? Quelle chance. Je le dis sans aucun reproche car finalement ça m’a plu, en arrivant j’étais incommodée par l’odeur du fumier partout..prégnante,avant de noter qu’elle me rappelait directement le Médoc au moment des épandages. .au bout d’un jour je ne la sentais plus..je ne m’attendais pas à ce que cela fût une région agricole prospère alors que..
« In » cariano, si ..

Annelise dit: 13 décembre 2019 à 12 h 02 min

« pour enfants terribles qui ravissaient les Cocteau friands d’amitiés franco-allemandes de cette nature. »
C’est vous qui êtes terrible en vous ingéniant à me faire rire
10h30
Chez Jean Rouch, mais oui je suis d’accord, c’est vrai.. malgré tout il y a une temporalité dans ce qui sort, a besoin de sortir, sortira – il faut voir comment, et ce qui sourd du filtrage m’intéresse, y compris si c’est de l’ordre de l’affaiblissement, « l’embellissement », d’un certain trucage, de l’artifice voire d’une distorsion pour désir – perdu d’avance- de restituer, jamais « l’entièreté », mais une part infime de la chose « irreprésentable ». .ça veut tant dire aussi, cet échec annoncé ..Marceline Loridan-Ivens, quand elle regarde et désigne la rampe d’arrivée des trains ou les galetas, ces boyaux de brique où dormaient les déportées tant d’années après, comment voulez-vous qu’elle soit « juste » ? Juste sur quoi, d’ailleurs ?..Déjà à motif bien moindre, souvenez vous d’Alice Sapritch errant dans des lieux de son enfance, ne reconnaissant rien. .ce côté paumé instillait un malaise, dans son cas réussi, rajoutant une mélancolie plaisante à cueillir.. en voyant Anouk Aimée dans le film de Marceline Loridan, ces paysages à la fois anodins et glaçants quand on parvient a minima à projeter ce qui s’y est passé, je me disais que rien ne peut être rendu réellement de l’intimité absolue,suprême, d’y avoir crevé de faim, de froid, de chagrin et de terreur – crevé tout court. . je ne vois que l’humilité totale pour regarder ça, en sachant que tout ce qu’on pourra jamais en saisir, c’est un éclat furtif, définitivement en deçà, raté.. les gamins qui pique-niquent et prennent des selfies à Auschwitz sont loin du compte, ça oui..ils n’ont peut-être rien saisi du tout, ils saisiront peut-être après l’énormité, ou jamais, l’important étant qu’il y ait une trace historique mémorielle qui sédimente quelque part, contre l’horreur et la barbarie. .
Je sais par Raphaël Esrail que des films « amateur » ont été réalisés par les nazis, filmant à travers un hublot directement l’intérieur des chambres à gaz en fonctionnement. .cela m’avait beaucoup tourmentée, décider de voir/pas voir?. .faire cette soustraction ou non, qu’est-ce que ça signifie de médiation avec le « juste » de la faire, ou de ne pas la faire, ou de ne pas pouvoir ne pas la faire etc..mais même ça, cette atrocité, cette réalité indépassables ?. .que sont-elles susceptibles d’atteindre de justesse et de faire éprouver, à part du voyeurisme, l’obscénité de la souffrance et de la mort d’un autre en spectacle ?..les voies de la conscience sont idiomatiques, bien que le bon gros électrochoc, électrodes enfilées sur la dure-mère sans coton sur les dents pour éviter les brisures lors de la convulsion (quand il y a convulsion ! avec l’escalade, elle-même devient difficile à susciter?), paraisse le mieux porté pour des générations de spectateurs pop cornés qui ne font pas trop la différence avec un docu-drama horrifique ignoble ?..Je vous rejoins quand vous dites qu’elle est « plus juste dans le désabusement » que dans une forme de démonstration frontale. .quant aux « premiers jus », quelquefois moins digérés, ils peuvent dire davantage, à chaud, comme ça. .mais ils peuvent dire très faux également, dans l’espèce d’hystérie d’une vérité qu’on ressent implacable, nécessaire..Toutes proportions gardées, Rachid Mokhtari avec lequel j’ai travaillé sur sa somme « La guerre d’Algérie dans le roman français »(Chihab éditions, Alger) me faisait remarquer avec un collège d’écrivains algériens contemporains que l’histoire n’a pas toujours à gagner à être écrite par des « témoins » . .à la fois, l’histoire dont il parlait était la discipline universitaire, à vocation scientifique. .le récit, roman, film, c’est évidemment autre chose.. recomposer ensuite (« Les bouleaux »), je ne crois pas qu’il faille en attendre autre chose qu’un écho bizarre.. la justesse embusquée quelque part, sous divers oripeaux

Mimi Pinson dit: 13 décembre 2019 à 14 h 09 min

 » incommodée par l’odeur du fumier partout.. », c’est drôle ça, j’ai connue très jeune vers mes treize ans, amenée à Fumane par un de mes oncles de Milan ( beaucoup de véronais avaient quitté la terre familiale pour la richesse supposée de la capitale lombarde )l’odeur âpre, très forte, quasiment imbuvable du lait tiré du pis de la vache! Moi qui venait de la banlieue parisienne j’ai du me résoudre à boire le calice jusqu’à la lie dans un énorme bol comme on en fait plus!
J’y retourne dès que je le peux.
Sinon, au Cristallo à Bardolino, les glaces sont délicieuses et moi qui suis gourmande j’ai failli une fois ne pas finir la mienne alors qu’une jeune et très jeune fille pas très loin en face avait commandé un délicieux entremet aussi gros qu’une tourte. Impressionnant, elle a tout mangé!

Chetouane dit: 13 décembre 2019 à 14 h 21 min

guerre d’Algérie dans le roman français »(Chihab éditions, Alger) me faisait remarquer avec un collège d’écrivains algériens contemporains que l’histoire n’a pas toujours à gagner à être écrite par des « témoins » . .à la fois, l’histoire dont il parlait était la discipline universitaire, à vocation scientifique. .le récit, roman, film, c’est évidemment autre chose.. recomposer ensuite (« Les bouleaux »), je ne crois pas qu’il faille en attendre autre chose qu’un écho bizarre.. la justesse embusquée quelque part,

Annelyse, j’ai lu la préface que vous avez commise dans le cadre de mes recherches !
très bien.Les écrivains de l’Algérie contemporaine ont longtemps peiné pour se référer à autre chose que l’image hagiographique du combattant de la guerre de libération. un canevas pratique d’écriture de la geste nationale,dont il a fallu se déprendre.
Marceline Loridan, tatouage brandi pour faire la marchande de tapis, le message passez-moi l’expression aurait été hard; l’affect

Chetouane dit: 13 décembre 2019 à 14 h 24 min

pardon, le commentaire a filé tout seul.
L’affectation pédagogique attendue modifie la donne. Parler de temporalité acceptable remet en perspective plus juste. Il ne s’agit pas d’un jugement moral.Factuel.

Jazzi dit: 13 décembre 2019 à 14 h 26 min

Mimi Pinson, êtes vous un homme ou une femme ?

Chetouane, pourquoi mettre systématiquement un « y » grec à Annelise ?

Chetouane dit: 13 décembre 2019 à 14 h 45 min

Je l’écris mal, excusez-moi je corrige. Y à cause du lys.
Pour reparler de l’Algérie :les jeunes auteurs actuels dont la préoccupation est de permettre au berbère d’émerger n’ont pas ce lien cousu à la guerre d’indépendance ni à la période coloniale .Djamal kerkar, Atlal, les Ruines dont vous parlez dans l’incise peuvent évoquer la décennie noire. Ils n’auraient pas pu le faire il y a quelques années,sous peine d’être taxés de contre-écriture nationale, l’équivalent d’une trahison;il ne faut pas trop en demander. Loridan au moment où elle le fait ne veut pas risquer de véhiculer des mauvaises correspondances.déjà que ça ne cesse de rôder dans l’air du temps. La question:cette volonté de corseter l’histoire de façon à qu’elle soit reçue le mieux possible fonctionne t-elle? A terme,non. d’où ce mouvement de pendule qu’on constate :tissage approximatif à dérive falsificatrice/détricotage.Ce mouvement de balancier à corrections successives vaut mieux qu’un trait d’un seul jet .

Phil dit: 13 décembre 2019 à 14 h 51 min

because Annalyze le cinéma, dear Baroz. jouez pas au naïf comme le Paul Guth qui a raté l’académie française et ses prestations chez Pivot ! mais commis un stimulant petit livre sur le tournage des « Dames du bois de Boulogne » où il fut assistant.
Annalyze le cinéma comme une dentellière de Bruges qui ne sont pas toutes des béguines. Loridan…bien sûr, aucun reproche.
c’est le rôle du jeune allemand qui n’a pas sa place dans cette « reconstitution ». il m’est apparu aussi bête (pas autant, pour tout dire) que celui de Ganz dans « Amnesia » de Barbet Schroeder. Gare à cette mémoire lyophilisée, reconstituée par des vendeurs de soupe.

Dubruel dit: 13 décembre 2019 à 15 h 21 min

Anne-lise & mates, oyez oyez,prochain livre d’Assouline sur le fils de Kipling !(mais vous le saviez, Anne-lise).
L’absence de corps, hein ?On retombe sur le carré Noir de K.M.On lira ça.
Pas mal, le dialogue à 3 voix entre phil,Chetouane et vous sur Loridan…

‘c’est le rôle du jeune allemand qui n’a pas sa place dans cette « reconstitution ». il m’est apparu aussi bête (pas autant, pour tout dire) que celui de Ganz dans « Amnesia » de Barbet Schroeder. ‘
14H51. L’Allemand de service, c’est pareil que le Rebeu .fut une époque où il ne pouvait qu’être sympa, avec le pins touche pas à mon poto tatoué à la place du cœur. Sur le fil RDL, ne dites pas à Clopine qu’il y a des sales types chez les pauvres ou elle va faire une syncope.

Phil dit: 14 décembre 2019 à 10 h 16 min

du vrai et bon cinéma comme banania, qui qu’en veut..
« Vampires lovers » de Roy Ward Bakers, 1970. excellent Dracula-femme, produit par l’excellente Hammer. Le mythe de Bram Stoker avait du plomb dans l’aile (des films depuis les années 50), la Hammer va chercher l’autre Irlandais vampireux, « Carmilla » de Sheridan Le Fanu.

NADINE dit: 14 décembre 2019 à 11 h 22 min

Cher Phil, Annelise connaît Sheridan Le Fanu et « Carmilla », oeuvre littéraire bien remarquable, mais plus sombrement et mortellement lesbienne que le film que vous évoquez, et à la fin un peu gothiquement compliquée.

Phil dit: 14 décembre 2019 à 11 h 42 min

puisque vous le dites, dear Nadine ! sûr…dear Annelise connait ses classiques lesbisch.
notons que Stoker a écrit son dracul après la mort de Le Fanu. je n’ai pas encore lu « Carmilla », prends toujours le train, malheureusement plus l’orient-express, avec un pocket de Dracula en vo.
la soirée d’hier (« les lesbiennes vampires, idéal un soir de grève à Paris rebaigné dans les années 70, sans public banlieusard) s’ouvrait sur le film « Vampiros lesbos » ! de Jesus Franco, au nom prédestiné à l’anticléricalisme. nullos le jésus ! Sorti en France en 1970, sous le titre « sexualité particulière » dans les rézos pornos pour libidineux.
Ce Jesus Franco a commis un Dracula qui pris le livre original au pied de la lettre. aussi nullos mais utile à ceux qui révisent leurs lectures au cinéma (plus personne).
« Vampires Lovers » de Bakers regorgait de lesbianisme, lécheuse et tutti frotti. D’ailleurs, la vampiresse ne pique pas la gorge mais plus bas ! avice aux amateurs. comme déjà dit, de l’excellente facture Hammer, unexpected effets de cinéma, couleurs casse-pétantes 70, gothisme des décors et parfaite diction angliche. de la jaguar avant le rachat par les chinois.

Jazzi dit: 14 décembre 2019 à 11 h 49 min

Femmes entre elles = hommes entre eux, tout contre ?
Mais où vont aller les transsexuel(le)s dans les rames du métro ?

C.P. dit: 14 décembre 2019 à 12 h 36 min

Phil, même avis que Nadine sur le court livre par rapport à « The Vampire Lovers ». Il me semble bien qu’était présent dans le film l’inévitable Peter Cushing.
Je crois que nous avions déjà parlé sans faveur de Jesus Franco.

Phil dit: 14 décembre 2019 à 12 h 51 min

indeed dear CP, Peter Cushing (moins découragé que Christopher Lee) rempile en vénérable général (magnifique château, au demeurant, lequel ?) dont la fille sera proprement sucée !
n’ayant lu le livre, je fus ravi de cette revisite du mythe par la Hammer. Légères réserves, vite oubliées, sur le profil un peu trop lipidique de l’héroïne lesbienne vampire, Ingrid Pitt.

Phil dit: 15 décembre 2019 à 19 h 14 min

comme celles de Gainsbourg, les femmes de Godard se diluent dans la ressemblance, dear Baroz. Karina aurait pu jouer Balthazar de Bresson et Waziemsky Pierrot le fou.
revu un film en procédé imbibition ! « l’homme qui en savait trop » , Hitchcock que tout le monde sait trop, comme on dit en belge. dear Vincent, expliquez again, bitte sehr le procédé, si vous passez par ici. le résultat est très bon, belles lumières et couleurs, as usual. copie directement sortie du tonneau années fifties.

Jazzi dit: 15 décembre 2019 à 19 h 24 min

Chez Godard, si tous les garçons s’appellent Patrick, Phil, toutes les filles s’appellent Ann(a)e.
On devrait lui présenter Annelise, sa future veuve ?

Phil dit: 15 décembre 2019 à 19 h 32 min

à partir de janvier une rétrospective est consacrée à Godard à la cinémathèque de Bercy, dear Baroz. Une rareté, guère bon signe…Douchet a cassé sa pipe après un film hommage donné en fin d’année passée. Godard ne pouvant encadrer Berri est resté persona non grata dans ces lieux qui fonctionnent avec vos impôts. ceci dit, le cigare conserve.

Phil dit: 15 décembre 2019 à 19 h 49 min

yes Baroz, Annelise semble avoir vanished comme la lady de Hitchcock. comme beaucoup de cinéphiles de ce prestigieux blog, sans doute coincés avec le sapin dans les bouchons cégétiss.
vous avez sorti vos guirlandes, dear Baroz ? il faut toujours se programmer un bon et vrai « movie de Noël », genre un Capra (oublié le titre)

C.P. dit: 15 décembre 2019 à 19 h 53 min

C’est dimanche… Songé à Karina et à « Pierrot le fou » en revoyant la séquence « Ma ligne de chance ». J’ai vu trois fois ce film et il m’a paru la troisième fois fait de morceaux, de bravoure si l’on veut, y compris Devos bramant sur un quai. Impression qu’il a vieilli, mais peut-être que c’est moi. Ou qu’une partie du film qui m’avait tant plu naguère s’efface au profit de ces morceaux. J’aimerais bien avoir l’avis des jeunes gens ici.

Jazzi dit: 15 décembre 2019 à 20 h 57 min

« Pierrot le fou », vu à l’époque de mon adolescence, m’avait profondément fait chier, C.P. !
Le cadre était très beau, forcément, mais les deux zigotos gesticulant et brayant m’avait très vite exaspéré.
A la fin de la rétrospective, on s’apercevra peut-être que Godard est un horloger de Genève qui s’est bien amusé à démonter le cinéma mondial !

bouguereau dit: 15 décembre 2019 à 23 h 40 min

y’a du vrai baroz..les culs c’est plus participatif qu’elle dirait bonne clopine..et puis ça sremonte tout seul qu’il dirait dirphiloo..dhautant plus que faut pas houblier que godard a été pécho plusieurs fois à penser nauséabond..sans toi y’aurait pas djustice au phiniche..atila c’était lgourdin..toi baroz t’es le coup dpied au cul à yavé

bouguereau dit: 15 décembre 2019 à 23 h 48 min

Hitchcock que tout le monde sait trop, comme on dit en belge

..à knokke on oublie bien jcvd..on y sait tourner les pages et voir l’avnir ferdom

Annelise dit: 16 décembre 2019 à 11 h 52 min

Je vous lis à mesure quand j’ai du réseau, Phil 19h49. Rassurez-vous, rien perdu du fantôme de Jean Douchet soi-disant croisé à Bercy,ni de votre lesbienne vampire « qui contrairement aux homologues masculins ne pique pas au cou ». .quelle diablesse. Où nous avez-vous pêché ce dernier article ? Toujours la rétrospective inspirée-aspirez à la cinémathèque ? Quelque chose que j’ai manqué, autre style, c’était vers fin novembre, « Adieu Moscou » de Mauro Bolognini
JCVD, allons Jean-Marcel… aware. Surprise d’entendre des volleyeurs trentenaires d’un club de sport gay bruxellois le citer dans le texte avec ferveur. Se peut-il qu’il soit tombé dans l’oubli chez lui ?
Pour cette histoire des Ann(e)(a) chez Godard, vrai. A côté d’Anne Wiazemsky, une certaine Blandine Jeanson dans « La Chinoise ». Quant à l’idée de me le faire épouser pour que je sois la prochaine veuve, Jazzi. .laissons cela à Anne-Marie Miéville
Il y a préséance. En 88 le premier long métrage personnel de la Suissesse,compagne et productrice du cinéaste, « Mon cher sujet », était à la Semaine de la critique, en 96, « Nous sommes tous encore ici » mettait Aurore Clément en face de Jean-Luc himself. .un des dialogues lui faisait dire en substance, « je vis avec toi, je travaille avec toi mais il y a des moments où je ne te supporte pas » . Forte chance qu’il s’agisse d’une transposition autobio, première pression à froid. .Hélas, un résultat autarcique, insupportablement laborieux en dépit de la présence de Bernadette Lafont
En revanche « Pierrot le fou », même si je préfère « A bout de souffle ». .c’est toujours compliqué de revoir quelque chose dont l’ambition était « l’utopie d’un art total », la peinture le cinéma le roman, la pub, la symphonie, la poésie le pamphlet. .. »interdit aux moins de 18 ans pour favoriser l’anarchie intellectuelle ». .une histoire d’amour qui vient s’encastrer dans le chaos du monde etc. .le choc que cela fut s’est évidemment atténué avec l’usure – c’est un classique, quel oxymore ! Il faut recontextualiser. .même Lionel White, l’auteur du roman, un Américain « bizarre » d’après Godard, ne voulait pas vendre les droits(le film n’avait bien entendu aucun rapport, mais Godard aimait cette multiplicité dans l’action) .Langlois l’appréciait beaucoup, il l’a déclaré dans plusieurs entretiens. Vous vous souvenez de son jugement, « J’ai une immense admiration pour lui. Mais on ne peut pas dire qu’il a tué Chabrol. Chabrol, c’est le prototype de cinéaste sous-estimé. Il a remporté la bataille (Godard).Enfin apparemment. Les gens ne peuvent pas dire qu’il n’a pas une personnalité. Quand on pense que c’est fini, il trouve autre chose. Avec lui, tout le monde est en retard. » (in « Le Cinéma se meurt de tranches de vie », entretien inédit, Ecrits de cinéma, La Cinémathèque française, Flammarion 2014)
Son lien au montage, au bousculement chromatique jusqu’à l’explosion.. je ne sais pas si en 2019, le film est à revoir en se demandant si on « marche » toujours.. les cachettes à part dans la féerie de l’enfance ne peuvent servir plusieurs fois, le tout étant de reconnaître leur substrat. .les coutures ressortent forcément dans ce qui était initialement un trait nerveux et provocateur..Jean de Baroncelli (mari de la rigolote Sophie Desmarets) écrivait à propos de PLF dans Le Monde, en 1965 déjà, « Beaucoup de spectateurs risquent de rentrer dans leur coquille en voyant ce film. Ils se demanderont si Godard n’est pas un fumiste qui se paie leur tête. »
La question reste peut-être entière, toujours d’actualité?.. et c’est assez fort !

Annelise dit: 16 décembre 2019 à 12 h 02 min

En attendant des compléments sur Malick ou Hyvernaud. .Parce que ça passe ce soir à la télévision, que nous avons évoqué une étiquette de mouton rothschild peinte en 1982 par le réalisateur (un bélier exultant sautant vers une lune orange sur fond bleu, une superbe grappe de raisin feuillue à droite, avec l’inscription manuscrite « For my dear friend Philippe in celebration of his 60th harvest at Mouton »)
et que j’apprends, heureuse coïncidence, qu’un livre de Pierre Assouline est à paraître, tournant autour du fils de l’écrivain, John Kipling
« L’Homme qui voulut être roi », de John Huston, avec Sean Connery, Michael Caine, sur Arte..
Où l’on voit Kipling accoucher indirectement de ses personnages dans l’intimité d’un bureau. Les feuilles posées à côté de lui sont dérangées par le vent et surgit Peachy, survivant du récit à venir, sorte d’émanation mentale et de relais entre celui qui écrit des histoires et celui qui s’en raconte, alias Daniel son compagnon de route, celui qui voulut être roi
Jubilation créatrice, vivacité, clins d’œil à l’histoire en train de se faire..L’humour des dialogues et l’interprétation de Sean Connery et Michael Caine ­ instille en permanence une distanciation amusée. Le duo semble aller de soi alors qu’il ressortit à un choix de dernier recours, après la mort de Walter Huston, Clark Gable, Humphrey Bogart et le refus de… Paul Newman
Plutôt classique en terme d’action, la mise en scène de Huston sertit chaque élément pouvant servir de tremplin à la fiction racontée et inscrit dans les teintes la tonalité ambiguë de cette boulimie destructrice : la lumière dorée qui baigne le film est aussi bien le miroitement du trésor frôlé que le stigmate d’un aveuglement mortifère, tout comme le rouge arboré par Peachy et Daniel est à la fois couleur triomphale (ils régissent les populations vêtus de leur uniforme rouge de soldat anglais) et parure de leur chute (le sang qui coule sur la joue de Daniel atteste qu’il n’est pas un dieu)

Annelise dit: 16 décembre 2019 à 14 h 05 min

La nouvelle « L’H qui voulut être roi » que me remet en mémoire la perspective du film m’a laissé une saveur étonnante.. y abondent les allusions aux rites maçonniques. L’humour Kipling surgit souvent, et à bien y regarder il est souvent teinté de catastrophe et de menace .Ses « Histoires comme ça » que me lisait ma mère, grâce auxquelles elle s’est aperçue que je savais lire avant qu’on me l’ait appris, avaient été pour moi un grand choc..ce dépaysement total, alors que tout enfant je n’avais pour horizon que la vigne, les cailloux, les pins.. strictement aucune idée d’une géographie différente ni d’un ailleurs possibles, et brusquement cette intrusion de Bêtes de l’Inde et de l’Afrique, ce rhinocéros qui ôte sa peau pour se baigner et la retrouve pleine de miettes.. ce papillon qui fait des caprices, ô mieux aimée, Best Beloved Josephine (la fille de Rudyard Kipling à laquelle sont voués ces récits « étiologiques ») et croit que le monde est englouti car il a tapé du pied.. Contes rentrés par les pores. .interloquée d’abord, ensuite me demandant toujours si mes chats la nuit ne posaient pas leurs rayures ou leurs taches quelque part pour dormir?.. regardant les premiers « Citrons » voleter au-dessus des herbes au printemps, espérant qu’ils ne soient pas pris de colère avant de me laisser dire au-revoir à mon père qui fumait là, sans emploi, bêchant un carré de terre où il faisait un potager pour s’occuper et nous fournir en légumes

Annelise dit: 16 décembre 2019 à 15 h 09 min

L’humour Kipling. .dans les nouvelles destinées aux enfants, les répétitions « Castor », « Le-Seul-Castor-qu’il-avait », « La Seule-Vache-qu’il y avait», la prise à témoin du lecteur, de multiples digressions et parenthèses sont à noter.. mais aussi une part plus troublante et noire..pour en revenir à l’H qui voulut être roi, Dravot saigne car la jeune fille qui lui est promise en mariage, terrifiée à l’idée de se marier avec un dieu, le mord à la joue lorsqu’il tente de l’embrasser pendant la cérémonie. C’est devant ce constat que les prêtres s’écrient qu’il n’est « ni Dieu ni le Diable, mais un homme ! » Les Kafirs se retournent alors contre les deux « divinités » démasquées. Quelques-uns de leurs hommes leur restent fidèles, comme Billy Fish. Mais l’armée fait défection et les deux aventuriers sont capturés, tandis que Billy succombe en voulant les défendre. La fin est connue, Dravot est envoyé au pont de cordes, l’autre crucifié entre deux pins, puis relaxé comme miraculé ayant survécu toute une journée à la torture. On le laisse repartir aux Indes
Comme preuve de son récit, Carnehan montre au narrateur la tête de Dravot que les Kafirs l’ont autorisé à emporter, toujours coiffée de la couronne en or. Le lendemain, le narrateur le voit ramper le long de la route sous un soleil brûlant, sans chapeau et frappé de folie : il l’envoie à l’asile local. Lorsqu’il s’en enquiert deux jours plus tard, il apprend que Carnehan est décédé des suites d’un « coup de soleil »

Le flegme anglais défroqué via une étrangeté qu’explique la naissance à Bombay de l’auteur de «Kim ».. « La Plus Belle Histoire du monde » est sans doute un des textes les plus « uncanny », comment traduiriez-vous, CP ?
Un écrivain en mal d’idées cherche à s’approprier les récits d’un jeune garçon nommé Charlie Mears, qui imagine des aventures avec un tel luxe de détails que le narrateur et son ami bengali finissent par se demander si ces histoires ne sont pas en fait des vestiges de vies antérieures !
L’influence de la pensée indienne est non seulement sensible mais révèle la fascination sincère de Kipling. Les motifs indiens émaillent ses récits. L’histoire de Charlie Mears emporte particulièrement loin, comme si l’écrivain avait eu l’intuition de l’inconscient et annonçait ce que Freud nommerait « l’inquiétante étrangeté ». Comme si, en 1891, son texte préfigurait déjà ce que l’on appellerait plus tard la « psycho-analyse »

Enfin, précision quant au décor de l’H qui voulut être roi, le Kafiristan, autrement dit, le Nouristan est une région reculée de l’Afghanistan. Le Nouristan fut longtemps appelé Kafiristan à cause de la tardive conversion à l’islam de ses habitants, sous le joug d’Abdur Rahman Khan. Les populations de ces régions du nord-est de l’Afghanistan étaient restées fidèles au zoroastrisme. Et le terme arabe kâfir « mécréant, ingrat, infidèle » , à connotation péjorative, désigne celui qui n’est pas croyant en l’islam
Quant au suffixe -stan, il équivaut à un lieu en persan. Le Kafiristan correspond donc à la « terre des infidèles », alors que Nouristan au « Pays de lumière »

Jazzi dit: 16 décembre 2019 à 16 h 03 min

« Lola vers la mer » de Laurent Micheli.
Après les nombreux films sur comment feriez-vous si votre fils ou votre fille vous annonçait qu’il (elle) est homo, voilà que nous arrivent de plus en plus de film d’un genre nouveau : les films transgenres. Ici, la question serait plutôt que faire si votre enfant veut changer de sexe ?
Dans ce premier film du réalisateur belge Laurent Michel, le père réagit très mal et la mère meurt subitement d’un cancer !
Un film sympathique, qui a le mérite de nous sensibiliser au problème, où la jeune Mya Bollaers est plus vraie que nature et Benoît Magimel, couturé à point, ne manque pas d’épaisseur dans son jeu.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585684&cfilm=266270.html

Dubruel dit: 16 décembre 2019 à 16 h 07 min

excellent ‘billet dans le billet’, chère AL !
11H52. Vous rabattez sur Miéville sans mâcher vos mots. Cinéma d’un ennui mortel. Le prétexte Hannah Arendt ne fonctionne pas à tous coups.
23H40 ,’ godard a été pécho plusieurs fois à penser nauséabond..’
c-à-d ?

Sur Huston & Kipling, ça donne envie. J’essaierai de revoir ce soir on tivi. Vous savez la date pour Assouline ?
j’aimerais développer, mais sur le départ. back a.s.a.p !

Dubruel dit: 16 décembre 2019 à 16 h 08 min

‘voilà que nous arrivent de plus en plus de film d’un genre nouveau : les films transgenres. Ici, la question serait plutôt que faire si votre enfant veut changer de sexe ?’

et vous mordez à l’hameçon ?

Jazzi dit: 16 décembre 2019 à 17 h 04 min

« à l’hameçon »

Pourquoi cet à-priori, Dubruel ?
j’aime bien voir des films dont la thématique, la culture, la géographie me sont le plus exotique possible, me sortent le plus loin possible de moi.
Le transsexualisme est un sujet aussi vieux que l’humanité. Emmenez vos élèves au Louvre, pour admirer l’Hermaphrodite. Ensuite, menez-les directement au cinéma voir Lola, ex Lionel !

Jazzi dit: 16 décembre 2019 à 17 h 07 min

L’exotisme peut se trouver aussi sous notre nez.
J’aime tout autant les films d’auteur.
J’ai pratiquement vu tous les films de Godard.
J’avoue que je suis un peu snob…

Phil dit: 16 décembre 2019 à 17 h 18 min

rétrospective de films « transgenres » tous les lundis soir au cinéma Brady, je crois…dear Baroz. Le Brady, comme vous savez ancien porno, aujourd’hui recyclé, la loi du marché. bons restaurants indiens dans le passage brady, c’est la saison pour s’enfiler un poulet tendori.

Jazzi dit: 16 décembre 2019 à 17 h 30 min

Au MK2 Beaubourg, on voit régulièrement des films transgenre, Phil.
Le Brady, c’était le ciné à Jean-Pierre Mocky.

Phil dit: 16 décembre 2019 à 18 h 30 min

le mk2 n’est pas la quality street, comme vous savez dear Baroz. Le brady, dont le directeur est venu faire sa pub transgenre à la cinémathèque de Bercy, propose début janvier « my sister georges ». C’est du transgenre de première bourre, dear Baroz. Le Mk2 doit se contenter du ventre mou actuel. faut distiller le transgenre à petite dose, sinon la pipette esplose

Phil dit: 16 décembre 2019 à 18 h 41 min

c’est la pléiade du cinéma, dear Baroz. surtout ne pas y travailler, sauf le boss et le number 2, tous des esclaves; (comme chez gallimard).

C.P. dit: 16 décembre 2019 à 18 h 47 min

Je reverrai le film. Il présente des différences sensibles avec le livre (le rôle tenu par Christopher Plumer, la fin de Carnehan), il est à mon sens un peu maniéré et au fond paradoxalement « occidental »dans ses images exotiques, plus bizarres et radicales chez Kipling avec ou sans un maçonnisme adapté, mais il est original en tout cas, et les acteurs y vont à fond !
Voici donc Kipling partout. « Puck of « Pook’s Hill » est un de mes livres d’enfance (Salut, Dexter !), je rapprochais également les rêves de « Little Nemo » de Kipling animalier et lutinesque, bien sûr.
Annelise se montre une sacrée connaisseuse ! Elle a déjà traduit « uncanny » en mentionnant « L’inquiétante étrangeté ». Il suffit de rassembler les termes : étrange ET troublant / inquiétant. Même dans l’humour.
Quoi qu’il se passe au Kafiristan, qui se débarrasse en somme des deux aventuriers pas plus dieux que ça, je crois que Kipling dont on a parfois discuté les positions exactes concernant l’impérialisme britannique lui est demeuré attaché, et Orwell le critique plus ou moins directement dans « The Lion and the Unicorn ». Kipling favorable aux unionistes Irlandais n’est pas non plus très sympathique. Je ne sais ce que sera le livre de Pierre Assouline et s’il touche à ces sujets.
Mais Kipling est un formidable conteur pour tous les âges. Juste comme ça : j’ai une réserve pour ce qui concerne les diverses adaptations, y compris en BD et en Dessin Animé, de ses oeuvres, notamment du « Livre de la Jungle ». Les animaux et la nature sont justement plus inquiétants dans le TEXTE. C’est à celui-ci que, comme d’autres certainement, je me suis efforcé de faire revenir mes enfants et mes petits-enfants.

bouguereau dit: 16 décembre 2019 à 18 h 57 min

Les animaux et la nature sont justement plus inquiétants dans le TEXTE

c’est l’effet dizney cépé..ils ont tous des gueules de ptis rennes à sfaire hanculer par le père noels sous lsapin..c’est terribe dizney..une lèpre

bouguereau dit: 16 décembre 2019 à 18 h 59 min

dpuis qut’es lélu à yavé tu parles d’autor à la face de fion baroz..t’as des accidents en jaguar et tu vas au cinéma voir des films suédois
..et t’adores l’odeur de crotin..t’as une vie de galériens hen somme..

bouguereau dit: 16 décembre 2019 à 19 h 03 min

Vous ramenez toujours tout à la cinémathèque, Phil.
Vous y travaillez ?

y fréquente que des baronnes aux noms de trombone..mais vu qu’il est cerné par la jacqurie et que le louve c’est plein dchinois qui y viennent pour cadeau de toute une vie dboulot dchien..

bouguereau dit: 16 décembre 2019 à 19 h 06 min

..dire que jme suis ptête assis tout jeunot a coté de toi au rocky horror baroz..la première fois j’ai reçu de l’eau..la deuz chus vnu havec un pistolet a eau..y’a jamais eu de troize..jle regrette..la jeunesse et la conrie à la fois..et ben ça dure pas

bouguereau dit: 16 décembre 2019 à 19 h 09 min

J’ai pratiquement vu tous les films de Godard.
J’avoue que je suis un peu snob…

moi ses interviews..enfin j’ai ptête zapé les dernières..mais j’étais fan..mais c’est moins cher baroz..jme chauffe pas au diamant

Phil dit: 16 décembre 2019 à 19 h 13 min

souvenir d’un Moogli movie années 40 avec Sabu vu aux canaries, le top dans le melting pot pour la réception transgenre. moins fatigant à suivre que l’original livresque, un mot vernaculaire toutes les trois lignes. y’en a qui aiment, comme le canard au gingembre.

C.P. dit: 16 décembre 2019 à 23 h 25 min

Revu le film. J’avais dit « maniéré » et en fait il y a du lourd et de l’expansion par rapport à Kipling. C’est du cinéma, quoi, il faut penser au producteur du gros objet spectaculaire et à son argent, c’est ainsi ! Un peu d’humour chez les aventuriers avant que le roi ne se prenne au sérieux, Plummer pas terrible en Kipling, le transfert de personnage n’était pas une bonne idée.

bouguereau dit: 17 décembre 2019 à 9 h 10 min

bud spencer en kipling c’eut été encore mieuxs..ça lui aurait appris a ctimpérialisss..pour ça qu’il a pas bien marché ce fime des années stupres..t’es un naif cépé..sans les hippies ta peau aurait phini tanné sur une bibeul à euxfeurd ou à jéruzalème

bouguereau dit: 17 décembre 2019 à 9 h 13 min

le tchi dirphiloo..le tchi!..pour lire le baroz faut havoir lu tout mais tout lévichtross..pas avoir vu trois fime d’indien cul nu à la cinématèque

xlew dit: 17 décembre 2019 à 12 h 41 min

J’ai séché les recommandations d’Annelise et préféré revoir Spartacus.
Ces huîtres, ses escargots, à déguster sur une musique d’Alex North, la fameuse scène entre Crassus et le bimboboy joué par Curtis, mandoline électrifiée, dulcimer, percussions passées au four d’un mellotron presque contemporain du temps de la Rome proto-électronique.
Un vrai parcours de sensations auditives, pas seulement spectrales, une instrumentation du spectateur, l’exact pendant acoustique de la colonne monolithe noire de 2001 avant-J.C, autour de laquelle il obtient de Kubrick qu’il lui laisse latitude de s’y attacher les tympans.
La fin de Kirk sur la Croix, Jean Simmons ne se prive de le lui dire, c’est la promesse d’un royaume, d’un roi en devenir.
Pas seulement dans son coeur de femme amoureuse, on voit la patte du scénariste et du réal lui-même, les simples gens seront bientôt maîtres de leur destinée, pour le meilleur.
Même si les interactions, très subtiles je crois, entre Crassus et Gracchus, magnifiques Olivier et Laughton, méchant homme dictateur de droite /versus/ jouisseur exemplaire d’une gauche bonhomme, racontent beaucoup plus politiquement.

xlew dit: 17 décembre 2019 à 13 h 06 min

Le jeu de Connery, légèrement solaire sur les bords, bouffe tout de la pellicule, depuis, à chaque fois que je lis ou pense à Kipling, c’est le visage de Sean qui se lève en premier.
Huston avait déjà tenté un dérapage contrôlée sur la route du réalisme en offrant à Sartre de conduire son Freud à vue, la figure du philosophe n’entra pas dans les cadres, il remet au pot peut-être ici avec l’introduction de la figure l’auteur, comme dit C.P., il faut faire impression, le cinéma est aussi une industrie de la reconnaissance faciale.
C’est Caine qui distend un peu le propos de l’interprétation, j’ai toujours aimé sa façon, même quand il salope un rôle, il le fait avec cette science du laissez-aller – qu’il maitrise sans se l’impartir, « à l’imperfection », comme dit le théâtre italien – un art du placement de la voix, inouïs.
La nonchalance étudiée de son accent des faubourgs, sa démonétisation des assignats de l’établissement de Crédit de l’Actor’s Studio, emportent tous les morceaux de comédie que le film dans lequel il joue accorderait à la bravoure d’autres vedettes partageant l’affiche, Get Carter, relaye plus d’un exemple à ce sujet.
Il sert d’interprète à certaines fausses naïvetés, alors qu’il connaît tout des techniques, se permet même d’inviter le marionnettiste à reprendre le dessus sur lui, comme dans le Huston de 1975.
Les producteurs anglais essayeront de lui mettre des clones sur le chemin pour voir s’ils pouvaient le contourner par le physique, la plastique, en pure perte, il conservera tous des gènes de sa tête et de ses pieds.
« On the Eighteenth of April, in seventy-five », nostalgie de Longfellow pour Paul Revere, 1890, date de la décadence pur Kipling, Kingsley Amis rejoint le magistral portrait-étude d’Orwell sur le poète qui n’en est pas un tout en étant l’un des meilleurs, l’auteur avec Shakespeare des plus belles tournures de la langue anglaise, je résume, Orwell avouant Manderley son poème anglais préféré, les deux choisissent de laisser de côtés les poncifs, toujours briqués dans les baraquements de leurs caporaux habituels qui sans cesse élisent de lui enfoncer la tête dans son « the lesser breed », dès l’occasion donnée (certains disent qu’il s’adressait en réalité au militarisme allemand, à l’Allemagne, nation incapable de s’élever autrement que par l’accaparement des richesses d’autrui, de la subjugation des faibles – ce que déclare dans des termes identiques Franz Jägerstätter à son évêque dans le Malick -, Kipling dès 1900 annonce la déflagration qui vient.
Il mit son nom en jeu à la tête de la commission des sépultures de guerre, pour s’assurer qu’un même traitement échût à tous les soldats de l’Empire tombés en France, les Musulmans, ceux qui suivaient les Upanishads, les Chrétiens.
On dira, c’est facile, c’est post-mortem.
Relisons son The Children, poème sur les disparus, les sacrifiés d’une bien étrange providence.
Disney, lui aussi fit ce qu’il put, la matière du Livre de la Jungle, stylistiquement pas formid-formid, n’est pas si aisée à retranscrire sans liberté de ton, ce n’est pas si moche Disney, ça fait ex-hippie propre sur lui que de le revendiquer encore aujourd’hui, et quand bien même, chacun a le droit à ses nostalgies.
Auden ne commit jamais l’erreur de le virer de son célèbre corpus, lui.
Là où je suis d’accord avec C.P., c’est lorsqu’il dit faire lire les livres à ses enfants, je me souviens d’échanges entre lecteurs du blog de la RdL, il ya sept ou huit ans sur un poème inédit de Kipling qui resurfaçait, Julie, Céline, et surtout Chloé sur ce thème-là, avaient montré l’étendue de leur intérêt, et de leurs connaissances sur l’auteur, sans doute en mémoire de leurs jeunes années de lectrices alertes et lumineuses de l’auteur de Kim (pour moi une merveille de descriptions, je pourrais citer des dizaines d’Anglais rencontrés dans ma jeunesse sachant par coeur reconstituer leur marche imaginaire sur la Grand Trunk Road).

Marie Helene S dit: 17 décembre 2019 à 14 h 12 min

@ 13 h 06. ‘Orwell avouant Manderley son poème anglais préféré’.

Je me permets de signaler le lapsus, courant, nous l avons tous fait, entre ‘Mandalay’, poeme de Rudyard Kipling, et la demeure du heros du premier film americain de Hitchcock de 1940 impregnant les esprits, ‘Rebecca’, avec lawrence Olivier, Georges Sanders et Joan Fontaine.

Il ne s agit que d un detail.

Marie Helene S dit: 17 décembre 2019 à 14 h 20 min

‘je me souviens d’échanges entre lecteurs du blog de la RdL, il ya sept ou huit ans sur un poème inédit de Kipling qui resurfaçait, Julie, Céline, et surtout Chloé sur ce thème-là, avaient montré l’étendue de leur intérêt, et de leurs connaissances sur l’auteur, sans doute en mémoire de leurs jeunes années de lectrices alertes et lumineuses de l’auteur de Kim’

Ou peut-on en trouver echo ?
Annelise 14 h 05 dit admirablement les horizons ‘d inquietante etrangete’ ouverts par ce conteur exceptionnel;

Ne reste plus qu a attendre le livre de Pierre Assouline. Jolie coincidence que la programmation de L Homme qui voulut etre roi.

J ai suivi les prescriptions RDC et revu le film pour m y preparer.
‘C’est Caine qui distend un peu le propos de l’interprétation, j’ai toujours aimé sa façon, même quand il salope un rôle, il le fait avec cette science du laissez-aller – qu’il maitrise sans se l’impartir, « à l’imperfection », comme dit le théâtre italien – un art du placement de la voix, inouïs.
La nonchalance étudiée de son accent des faubourgs, sa démonétisation des assignats de l’établissement de Crédit de l’Actor’s Studio, emportent tous les morceaux de comédie que le film dans lequel il joue accorderait à la bravoure d’autres vedettes’,
(XLEW.)
Impossible de mieux l exprimer.

Art dit: 17 décembre 2019 à 14 h 42 min

« dear Vincent, expliquez again, bitte sehr le procédé,  »

Cher philippe n’en veuillez pas,je prends la parole et parle à la place de Bv et qu’eu hier au téléphone ,pour vous dire qu’il n’est pas malheureusement mesure de vous répondre ,because il est sur les starting blocks et en Suisse!!!
Mais pense à vous ,et bon en optique et technique m^eme si pas fort en orthographe, qui n’est pas son fort.
il vous rexpliquera le trichrome et imbibition et vous faire dire que c’est les packs durs à expliquer,pour lui très clairs. il s’adressera à vous quand il peut.

xlew dit: 17 décembre 2019 à 14 h 49 min

Mandalay, merci chère Marie-Hélène, lapsus ou détail, de toute façon une erreur, oui ça a ripé quelque part, j’ai lu le roman de du Maurier seulement l’année dernière, cela devait être encore fraîchement écrasé comme le voile d’un nuage de lait dans le lobe d’une goutte de thé, la mémoire, objet liquide, corps aérien ou même fumeux, entre deux cases du motif d’un tapis, quelquefois s’égare dans les têtes où elle prétend tenir salon.

Phil dit: 17 décembre 2019 à 14 h 54 min

merci dear Art pour avoir joué the messenger. j’attendrai donc les « packs durs ». La Suisse est un agréable endroit en cette saison, en voyant le remake de « L’homme qui savait trop » (dans le procédé imbibition), me suis dit que j’avais une préférence pour l’original qui se passe en Suisse dans un palace au pied des pistes, avec Pierre Fresnay qui sera promptement liquidé et Peter Lorre aux admirables yeux à fleur de tête comme on disait chez (pas en) les Bourgogne. D’ailleurs dans l’un et l’autre film, le Français n’a jamais le beau rôle, espion maladroit dans les deux films et truand recruté au Maroc dans le remake. Le gros Hitchcock n’était pas francophile, sans doute jaloux de Rainier III.

Art dit: 17 décembre 2019 à 14 h 57 min

dslé, tout mal écrit.
l’orthograpge n’est PAS son fort ,mais Marmy fait dire qu’il vous reexpliquera l’imbibition si vous avez besoin ,car utile pour vous.

13h.06 Xl.
« Le jeu de Connery, légèrement solaire sur les bords, bouffe tout de la pellicule, depuis, à chaque fois que je lis ou pense à Kipling, c’est le visage de Sean qui se lève en premier. »

Non,et je v m’expliquer:
par contre, j’ai vu L’Homme Roi car ému par Anne -Lise qui a appris la lecture grâce à Kipling, écrivain style impérial quand m ême Prix Nobel, que ma mother lisait égalmt, avec la p’tite papillonne énervée car son kem a un harem alors tape du pied!!!
effectivement john Huston.
Pas sean Connery en Kipling,vous vous trompez malheureusement sans gravité ,mais Christopher plummer vu dans All money of the W de Ridley scott où Kevin Spacey enlevé d’après un procédé cher que vincent expliquera d’autre fois.car accusé de harcèlement sexuel sur boys 14ans, ce qui n’était pas la peine !!!
& now carrière brisée ,house of C fut le dernier.

Tout l’argent du monde : raconte le vieux Getty qu’a connu mon arriere GrandPa, avare et que son fils III qu’il avait laissé couper l’oreille plutôt que payer la rançon.
histoire de ouf mais vraie,d’un daron indigne de ce fils sacrifié,mort après car ne tenait plus à la vie sans amour de ce père riche et minable!!!

Art dit: 17 décembre 2019 à 15 h 00 min

alors que le post est bien!!!(xl).ne vous en voulait pas car l’erreur est faite par tous !!!
(et oim pareil dans cette menace d’etourderie).

xlew dit: 17 décembre 2019 à 15 h 30 min

Votre mère vous aura orienté vers la lecture des livres de Kipling, peut-être aussi Art.
Dans un post, écrit souvent à la va comme je te pousse, on pare au plus pressé, nous concentrons beaucoup de nos idées sans penser au confort d’autrui, c’est mon cas, Plummer incarne l’écrivain anglais, cela je l’ai compris, ayant vu le film et lu les posts plus haut où sa prestation fut discutée.
Je voulais dire que, pour moi, Connery partage plus de traits du visage avec Kipling que Plummer, d’ailleurs pas terrible dans le dernier Scott, peut-être en conviendriez-vous, Art, et que, son interprétation étant forte, elle s’est substituée au fur et à mesure du temps dans mon esprit.
N’y voyez-là que subjectivité, des marques d’ailleurs toujours à combattre.

Phil dit: 17 décembre 2019 à 15 h 39 min

merci dear Art pour cette orthograppe, pas de printemps pour votre Marmy ! au plaisir…du messenger au servant.
maintenant vais relire le commentos xlew qu’on ne peut prendre au débotté sans nespresso. ça me rappelle une entrée dans le journal de Léautaud quand Gide lui rend visite:
« tenez, vous par exemple, on vous lit d’une traite sans souci. Valéry, c’est impossible ». « Je ne l’ai pas pris pour un compliment », note Léautaud à l’ombre de son vrai chandelier Louis XVI.

Phil dit: 17 décembre 2019 à 15 h 45 min

personne a levé le petit doigt quand le Baron Empain s’est fait couper le sien, dear Art. Chez les très riches, ça ajoute au charme inné, faut pas se formaliser. A Junot balafré par sa faute, Napoléon disait « mon Dieu, que tu es devenu laid ».

bouguereau dit: 17 décembre 2019 à 17 h 26 min

ce père riche et minable!!!

un père fortiche et pove ça vaut pas hun dmi caramel qu’elle aurait dit ladigaga dans luaouaï à dirphiloo

bouguereau dit: 17 décembre 2019 à 17 h 32 min

Pas sean Connery en Kipling,vous vous trompez malheureusement sans gravité ,mais Christopher plummer

un peu mon nveu..les écrivains c’est souvent des dmis portions bigleux à l’écran..pour te protéger des bêtes de l’espace y’a pus personne..

bouguereau dit: 17 décembre 2019 à 17 h 38 min

C’est Caine qui distend un peu le propos de l’interprétation

caine est un acteur mohderne et ne peut pas toutafé entrer dans cette histoire de bidasse anglais sans faire le vrai jeune con..

bouguereau dit: 17 décembre 2019 à 17 h 44 min

il s’adressait en réalité au militarisme allemand, à l’Allemagne, nation incapable de s’élever autrement que par l’accaparement des richesses d’autrui, de la subjugation des faibles

vrai coup bas..lallemagne..puissance coloniale à la ramasse..le gros wilhem a écrit des trucs assez cocasse sur les anglais..et contrairement à litelère ils les kiffaient pas..c’est pas subsidiaire

C.P. dit: 17 décembre 2019 à 22 h 20 min

Cher Lew, je ne suis pas certain de vous avoir bien compris… ni que vous-même m’ayez compris. On peut aimer « Mandalay » et critiquer l’impérialisme britannique. Les époques étant d’ailleurs différentes, j’ai simplement dit qu’une partie de « The Lion and the Unicorn » (qui date de 1940 ou 1941 si j’ai bonne mémoire, il faut aussi que je relise le texte d’Orwell) envisageait une Inde indépendante, ce qu’à mon sens n’avait pas imaginé Kipling. Je passe sur le séjour d’Orwell en Birmanie, il est notable qu’il en est revenu peu favorable à l’administration coloniale.

Et cependant, il y a bien du goût et du respect pour Kipling chez Orwell, au-delà de l’admiration pour un grand poème. Je me réfère à Simon Leys dans « Le Studio de l’inutilité », « Orwell intime ». Leys note qu’Orwell méprisait les « intellectuels de gauche » et lui laisse la parole dans une lettre de 1938 : « Ce qui me rend malade à propos des gens de gauche, spécialement les intellectuels, c’est leur absolue ignorance de la façon dont les choses se passent dans la réalité. Ca me frappait déjà quand j’étais encore en Birmanie, et que j’avais l’habitude de lire leur littérature anti-impérialiste. » Seulement, et ce n’est pas moi qui conclus, mais Leys : « En effet, si l’expérience coloniale lui avait enseigné la haine de l’impérialisme, elle lui avait aussi inculqué le respect ( COMME DANS UN CONTE DE KIPLING ***) pour « les hommes qui bâtissent des choses ».
Sommes-nous plus en accord ?

*** C’est en revanche moi qui ai souligné par des majuscules.

xlew dit: 18 décembre 2019 à 0 h 01 min

D’accord avec vous, C.P.
Kipling avait au sujet du Raj les sens en éveil, les aiguisait avec sans doute la même intensité que George Orwell, vous avez raison de les rapprocher.
Le snobisme, maladie infantile du caractère anglais, fut porté à des hauteurs himalayesques dans les années 1880 en Inde, cela n’échappa pas plus à Kipling je crois qui finissais là-bas son apprentissage.
« No side », comme on disait encore à l’époque, Kipling n’en pinçait que pour l’Inde, l’armée, la mer, politiquement il était capable de parler à tout le monde.
La notion travail devait lui importer beaucoup, c’est sûr, la façon dont l’homme gagnait son pain partout sur la terre le fascinait.
Orwell cerne bien sa personnalité sur ce terrain, là où je les verrais différer c’est qu’assez étrangement Kipling ne met jamais en scène la classe ouvrière dans ses contes ou romans, mais Orwell dit tout, comme l’éclaire plus tard mieux encore votre citation de Leys, quelque chose d’Orwell que reprendra à son compte Evelyn Waugh pour commenter le style du grand britannique, souvent impérieux, quelquefois très doux.
C’était une époque où l’écrivain était encore un repère dans la société, Orwell sent bien dans son texte sur lui que cela bat de l’aile, que Kipling est déjà monument du passé.
The Crafstman, Samuel Pepys, deux poèmes de Kipling qui disaient, chantaient, une admiration, emblème de la spiritualité artistique d’un pays, sinon l’orgueil d’une nation.
Cher C.P., Pardonnez ma façon de poster, je m’emporte souvent sur le dos de certains sujets, faudrait que je me refasse, aucunement ne vous stigmatisais, en aurais-je les moyens seulement ? Comme dirait Aretha, respect, envers vous de ma part

bouguereau dit: 18 décembre 2019 à 10 h 43 min

beaucoup de respect pour ceux qui respectent ceux qui écrivent qui respectent ceux qui font des choses..des fois quy aurait des trucs a gratter..et la gauche srait bien dépossédé de ce qu’elle fait au phiniche..vu que karlos le dit..rien qu’elle fait..vote ratiocination de fraudeur fiscal c’est du boulot les gars..si hen plus vous harrivez a faire porter vos valoches par keupu..yo..respect

bouguereau dit: 18 décembre 2019 à 10 h 48 min

nonobstant..orwell dit que kipling est un bon écrivain..qu’il fasse des choses..et bien..n’en fait pas des objet si ‘étranger’ pour lui..qu’il est même capable de respecter..et pour cause..tout ce que tu dis cépé nest -pas- dans kipling ni dans orwell..ils en sont exempt..contrebandier!

xlew dit: 18 décembre 2019 à 12 h 25 min

Semper respectus, le respect perd-il à ne pas se retouner quelquefois sur lui-même, étymologiquement c’est sa raison d’être, blimey.
« Spem nullam ab Angliis », pour reprendre une saillie de Tite-Live en la détournant à la Kipling.
Kipling avait sûrement un esprit cinématographique, il perçoit tous des détails, et il en vu des choses avec son boulot de journaliste sur les routes du Pendjab, dans les rues d’Allahabad, mais surtout beaucoup d’humour pour retenir les manies des uns et des autres, les parties de tennis, les exhibitions en grande tenue de sortie, la considération des Hindous « nous vous adorons comme des Dieux mais nous ferons tout pour que vous disparaissiez du paysage sans vous en apercevoir », les fonctionnaires modestes (comme Orwell) qui se cassaient le pot pour rendre un travail propre, tout cela est noté par lui.
Il y a même un conte sur Victor Hugo, « Les Misérables. A Tale of 1998″, Ladj Ly y reconnaitrait ses petits, la France ayant tout fait pour désintégrer la roupie, ce qui n’empêche pas l’Anglais d’être francophile, encore plus que Churchill, plus bouguereau que Zemmour, finalement le Ruyard.
Je me souviens d’un film français sur un poste avancé dans le désert, vers 1930, ni Gabin, ni Richard-Willm n’apparaissent, d’autres activités que le thé de 16h00 et la patrouille écourtée, une gueule d’atmosphère proche de celle des « Barrack-room Ballads » que Orwell prononce avec raison comme un exemple de chiqué, sachant, lui le guerrier espagnol, comment l’on parlait cru dans les baraquements.

Jazzi dit: 18 décembre 2019 à 22 h 09 min

« ya 2 points d’exclamation de trop. »

Oui, ça fait un peu folle, Eriksen, c’est ce que j’essayais à faire comprendre à Art…

bouguereau dit: 18 décembre 2019 à 22 h 51 min

mais je dis respect !

le maréchadéogi dit que t’as bien mérité une demi cartouche de troupe en sus..mais pour les cubains..fûme!..c’est que pour les gradés

bouguereau dit: 18 décembre 2019 à 23 h 02 min

je n’ai pas trois ans

havec keupu chte refzais une bonne moyenne d’honnête d’homme par hanticipation cépé..un qui peut s’sentir comme chez lui dans tous les bordel dla planète cépé..chus un peu fakir sahib

bouguereau dit: 18 décembre 2019 à 23 h 15 min

francophile, encore plus que Churchill

oui..cpendant il a dit qu’entre le continent et l’amérique il choisirait toujours l’amérique..
quant aux cimetières angliches de 14 de tous lempire je les connais bien de jeunesse..nickel prope a faire honte aux franseuziches..qui respectent rien..halors pour la honte du coup c’est rapé haussi..et a y bien réfléchir c’est à se demander dans quel camp il y a le plus de cynisme..hutile attation..les franseuziche tu les rconnais a leur cynisme de bon à rien..des dariens nés

xlew dit: 19 décembre 2019 à 1 h 01 min

Churchill half-breed par sa mère, si vive et intelligente, une femme comme les aimait Darien, après l’abandon en rase campagne décidé par Reynaud et Weygand (Some chicken, some neck!), il n’oubliera pas la leçon, le Bojo novo remonte à loin, pour Kipling l’Empire ne contre-attaquera jamais, dès 1890 l’Amérique va solder tous les comptes du rêve britannique, l’enfant surpasse le père, comme dans toute bonne saga.
Ma première chum était en poste à Hazebrouck, habitait Merville, enseignait l’Anglais, Emily Brontë et David Bowie à fond, la nuit elle allait dans les cimetières caresser les pierres de Portland des tombes anglaises. Je ne comprenais pas l’intérêt, plus tard je l’ai accompagnée dans tout le cambrésis les weekends, même topo, « Faut que tu saisisses que c’est les enfants sacrifiés de l’Angleterre, des villages entiers engloutis, des fratries complètes fauchées, rappelle-toi la Somme, deux fois, moi ça m’émeut » me disait-elle.
Pardon pour le souvenir.
Chez moi il y en a un modeste, très bien tenu comme tu le dis bougereau, entrée libre (exigé par la France je crois), livre d’or dans une espèce de nid carré en fer blanc avec un bref toit en double pente, sous clé, dont le chaînage apparaît tout de suite à l’œil, à peine une suscitation, bien modique somme visuelle, et tu repères le petit crayon de papier qui pendouille au bout d’une ficelle.
Du côté obscur, les croix noires allemandes, le service des étudiants…sehr uncanny.

C.P. dit: 19 décembre 2019 à 9 h 07 min

bouguereau, je n’ai pas tout compris, ce n’est pas grave. Par contre, comme j’avais clairement cité Orwell et Leys, ton « contrebandier » est une sale insulte, je la prends mal et je me tire.

Jazzi dit: 19 décembre 2019 à 12 h 04 min

« Notre-Dame » de Valérie Donzelli.
Maud Crayon (interprétée par Valérie Donzelli, qui a fait elle-même des études d’architecture) est une architecte DPLG quarantenaire, native des Vosges mais vivant à Paris.
Mère de deux ados, elle vit séparée de son mari.
Femme indépendante et active, passablement débordée, tirant le diable par la queue en travaillant dans un cabinet dont le patron se montre particulièrement odieux à son endroit, elle va décrocher, à titre indépendant, et par le plus grand des hasards, le concours international lancé par la mairie de Paris afin de réaménager le parvis de Notre-Dame.
Un budget inespéré de 121 millions d’euros, dont 7% pour l’architecte !
A cette occasion, Maud Crayon, qui continue secrètement de coucher avec son ex (Thomas Scimeca), retrouve son amour de jeunesse (Pierre Deladonchamps), un journaliste qui couvre l’actualité municipale, et avec lequel elle va connaître un revival sentimental.
Entre temps, sa soeur, gynécologue (jouée par Virginie Ledoyen) lui apprend qu’elle est enceinte de plus de trois mois (de son ex, forcément, le seul avec lequel elle trouve encore le temps de fricoter).
Ainsi, tous les ingrédients de la comédie sont en place, sur fond d’un Paris passablement loufoque, au climat détraqué (on se gèle en été et suffoque en hiver) et où les habitants, particulièrement excédés, se flanquent généralement de grandes claques dans la gueule lorsqu’ils se croisent sur un quai de métro ou dans la rue.
On rit de bon coeur, d’autant plus qu’Anne Hidalgo et son premier adjoint, incarné par Philippe Catherine, sont plus vrais que nature.
Une comédie bobo au plein sens du terme, pour un film loufoque plus proche de Jacques Demi que de Jacques Tati.
Une vision féministe, où l’ex mari, homme objet, est généralement filmé à poil, sous toutes les coutures, et l’héroïne éternellement vêtue d’une unique robe à motif écossais.
La bonne nouvelle, c’est qu’on a échappé au projet de Maud Crayon !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584786&cfilm=269716.html

Annelise dit: 19 décembre 2019 à 12 h 09 min

Allons, cher CP, c’est nous, c’est moi que vous priveriez !. .notre Jeremy Fox de la RdC, Monsieur JMB comme l’appellent les jeunots, a parfois la causticité dark. J’ai la certitude qu’il vous estime.. Personne ne vous tient pour un faussaire et sûrement pas lui, plutôt un flibustier capable d’éperonner les trucs bateaux .Le sardonique poudré sur la dentelle de Stewart Granger, Lang pendue. Vous savez bien qu’il ne peut pas s’empêcher de titiller son dear Philou, young « Roger » Art quand la tarentelle le prend.. le petit Mohune ne se laisse pas avoir, il discerne le caractère noble au-delà, et probablement la pudeur… bien sûr restez, tout le monde a plaisir à vous lire..tougher than the rest

Jazzi dit: 19 décembre 2019 à 13 h 20 min

Sinon, mea culpa, C.P. J’ai revu « Pierrot le fou » sur Arte, hier soir. Le film m’a plus intéressé que le souvenir que j’en avais gardé la première fois que je l’avais vu. je devais être trop jeune à l’époque et je n’avais pas les référents nécessaires…

Annelise dit: 19 décembre 2019 à 13 h 23 min

J’en suis ravie Jazzi
Lew. Judicieuses remarques sur les classes populaires chez Orwell. Etonnant Blair au père chargé de la régie de l’opium. Sa mère, Mabel Limouzin, née en Angleterre avait vécu en Birmanie (un grand-père natif de Bordeaux dans le négoce de bois).
La prospérité initiale de la famille plutôt liée à l’impérialisme britannique : outre son père, l’arrière-grand-père paternel du futur George Orwell était propriétaire d’esclaves en Jamaïque, son grand-père maternel marchand de teck en Birmanie. .ça commence à faire. Après une scolarité effectuée dans de prestigieux établissements anglais (Eton), le jeune Eric Blair endosse l’uniforme et retourne aux Indes en 1922 pour devenir sergent dans la police impériale en Birmanie. A ce moment là, la situation est tendue entre Birmans et colons. Le nationalisme birman est en train de monter, les grèves se multiplient et la mission des Britanniques est d’après l’expression du gouverneur de Birmanie de « faire régner la loi chez les Barbares ».
Orwell dira plus tard avoir passé son temps de service comme 5 ans barbants au son des clairons. Il connait des affectations peu reluisantes, où il consacre son temps libre à la lecture, à quoi d’autre ? Il aurait un jour assisté à une exécution capitale, ce qui lui inspire l’essai « Une pendaison ».D’où vient la bascule qui le conduit au dégoût de sa fonction dans l’administration coloniale ? De là ? Les paroles qu’il met dans la bouche de Flory, antihéros d’Une histoire birmane, doivent ressembler aux pensées qui furent les siennes vers 1927 : « le fonctionnaire plaque le Birman à terre pendant que l’homme d’affaires se remplit les poches »
Il donne sa démission et annonce à sa famille qu’il veut se consacrer à l’écriture. Sa position d’ennemi déclaré de l’impérialisme britannique est désormais claire
Son exploration en automne la même année des bas-fonds londoniens, ses enquêtes sur les conditions de vie des miséreux jetés sur les routes ou laissés pour compte : son intérêt pour les pauvres procède aussi de l’exorcisme d’une culpabilité d’avoir été l’artisan d’un système d’oppression. La culpabilité en littérature, quoi qu’il en soit, est un bon levier ..certes on s’en passerait, mais on le retrouve souvent à l’oeuvre

bouguereau dit: 19 décembre 2019 à 13 h 30 min

pour le cubain c’est non qu’il a répété le maréchadéogi baroz..pourtant j’ai insisté..’jme fouts bien dton avis’ qu’il a ajouté

bouguereau dit: 19 décembre 2019 à 13 h 35 min

le fonctionnaire plaque le Birman à terre pendant que l’homme d’affaires se remplit les poches

pépèpe..il y avait ce magnifique phrase latine en patois de l’homme fait et satisfait qui courait dans les provinces du temps des mains caleuses..’savoir tout faire..ne rien faire..et tout faire faire’

Annelise dit: 19 décembre 2019 à 13 h 37 min

Hum. Vous n’allez pas touiller dans la marmite de la pseudo discorde alors qu’il y a manifeste estime réciproque, monsieur JM ?
Dites-moi plutôt comment trouvez-vous Orwell comme démonteur de la théorie nazie . Il était vif, non ?Pas bonne opinion d’Hitler et il savait pas mal mettre cela en mots de vaillante portée intellectuelle et éthique

.. Jacques, tant mieux que vous ayez revu Godard différemment. .parfois les revoyures au contraire enfoncent
Je rattrape le trapèze et en reviens à la culpabilité chez Orwell..Avant de boucler sur celle de Kipling après double salto, par associations d’idées successives, Lew, vous qui développiez sur les mères.. vous le savez, Kipling garçonnet fut expédié en Angleterre dans une famille d’accueil, ses parents craignant que sa sœur (Alice « Trix », 3 ans au moment du déracinement) et lui « s’indigénisent » si les années de la petite éducation primordiale se passaient en Inde. .attitude toute britannique, parfaitement accordée à l’époque.. Arrivés à Southsea, Portsmouth, les deux enfants grandirent chez le capitaine Holloway et son épouse, à Lorne Lodge, pendant six années. 60 ans après, Kipling a évoqué dans son autobiographie cette période en suggérant que le mélange d’abandon et de méchanceté subi auprès de Mme Holloway n’avait peut-être pas été sans favoriser l’éclosion de ses talents littéraires. Reconstruction « étiologique » émouvante, parole d’écrivain sur sa formation que l’on dresse après coup, après avoir enduré la catastrophe.
La femme le harcelait, interrogatoires serrés sur ce qu’il faisait de ses journées alors qu’il était harassé. Il se contredisait forcément et elle l’épinglait sur ses prétendus « mensonges ». Pour survivre à ces tortures, il fut forcé d’élaborer une riposte qui préfigure une construction littéraire : intuition, organisation, projection à long terme et « en cohérence »… À Noël, sa petite sœur et lui séjournaient un mois chez leur tante Georgy, Georgina, femme du peintre Edward Burne-Jones à Fulham, Londres. L’écrivain l’a mentionné plusieurs fois, affirmant que sans ce havre, il n’aurait pas tenu. Alice Kipling ne retira ses enfants de Lorne Lodge qu’en 1877..
Appris récemment que c’est Henry James qui mène Carrie Starr Balestier à l’autel quand Rudyard Kipling l’épouse.
Je n’en dirai pas plus afin de ne pas risquer de couper l’herbe sous le pied de Pierre Assouline, qui plus est, nous n’en avons pas parlé, il ne s’agit que d’une intuition de ma part, mais j’ai brusquement l’idée d’un angle sous lequel pourrait s’articuler le livre à paraître. .un lien ténu et pourtant profond m’est apparu entre l’histoire de Kipling et de son fils, et une clé livrée par P.A lui-même dans « Vies de Job » alors qu’il était âgé de seize ans. Peut-être un effet de ma propre imagination

bouguereau dit: 19 décembre 2019 à 13 h 37 min

je n’avais pas les référents nécessaires…

on s’hinfluence référentielement réciproquement baroz..toi c’est de base

bouguereau dit: 19 décembre 2019 à 13 h 42 min

ton « contrebandier » est une sale insulte

..non..tout le monde se sert des morts..même à l’insu de son plein gré cépé..et c’est un vache de boulot que de tirer parti d’une tel bande de faignants..on ne s’improvise pas hougan

bouguereau dit: 19 décembre 2019 à 13 h 47 min

La culpabilité en littérature, quoi qu’il en soit, est un bon levier

ji..j’aurai donné au moins un pack de kro pour voir un journaliss mettre sous le nez à céline sa photo en dragon impécabe

bouguereau dit: 19 décembre 2019 à 13 h 56 min

la nuit elle allait dans les cimetières caresser les pierres de Portland des tombes anglaises

j’ai presque été élvé par un trés trés vieux de 14..il m’en racontait plein d’anecdotes rigolotes..quand on frolait les trucs affreux et que gamin je montrais ma curiosité de gamin..il me répondait simplement d’un ‘ça ça nte regarde pas’..je l’ai hentendu dit d’une autre façon mais en substance de gars de la deuxième..

C.P. dit: 19 décembre 2019 à 14 h 31 min

bouguereau, voici le passage de la conférence-livre « The Lion and the Unicorn » auquel je faisais allusion :

 » Why India would not be first a Dominion, and afterwhile a Free Land ? Even if some English Imperialists showed serious and generous Endeavours through their european humanist Worldview. »

1941. KIpling est mort en 1936. L’indépendance de l’Inde, c’est 1947.

Au point ou j’en suis et à propos du film : ou bien Huston et son scénariste commettent une incroyable bévue en transformant en Kipling (signant une autorisation de mission) le personnage du roman-nouvelle ; ou bien le scénariste est extrêmement intelligent en montrant que les prêtres sont d’entrée de jeu fort méfiants, maçonnisme ou pas, à l’endroit de de Carnehan et Dravot (revêtus d’uniformes laissés par des Anglais enterrés vivants), jusqu’à ce que Dravot Roi-Dieu saigne.
Oserais-je dire que ces mêmes prêtres auraient pu observer que le Dieu allait aux toilettes ? Mais non, les toilettes, c’est pour Hyvernaud, pas pour le cinéma.

bouguereau dit: 19 décembre 2019 à 15 h 24 min

..et pour hempaté ba qui raconte qu’on suivait les blancs étonné qu’on étoyent qu’il chiassassent..’jaune et trés puant’ de mémoire..tous les mômes l’ont fait aussi..la merde c’est bien plus encore qu’une péninsule c’est un continent

bouguereau dit: 19 décembre 2019 à 15 h 35 min

le film que j’ai revu m’a fait frémir de cynisme..la race y est partout..et beaucoup du photogénique en vient pour notre sinistre gouverne..le premier chef hahuri sans dent méchant crétin pleutre et sanguniaire composé avec tant de bonhommie et de maestria m’a laissé réveur..le reste pour tout dire m’a un peu terrassé..et j’ai compris pourquoi les acteurs américains ne voulaient pas du rôle..moins que je n’en avais pas le souvenir..c’est un bon film odieux nonobstant

Marie Helene S dit: 19 décembre 2019 à 15 h 43 min

12 h 09, 13 h 42 & C.P. 14 h 31, a la bonne heure !!

Ce qui se resoudrait a ‘male heure’ entre mauvais coucheurs se termine ici en commentaires faisant assaut d intelligence & d esprit humoristique. merci.

@M.JM.B.,le 17 a 17 h 32, la representation de l ecrivain, pour ne pas le citer,Kipling dans le film de J.Huston, ‘malingre’ : ‘Captures’, n° 1, vol 2 (mai 2017), sous la direction de Nadja Cohen.

La chercheuse post-doctorale du fonds flamand de la recherche FWO a KU Leuven, en Belgique interroge la figure de l auteur ou l autrice a l ecran.

‘L’enlevement de M.Houellebecq’, les ‘Dites Cariatides’ d’A.Varda (Baudelaire), ‘Hammett’ de W.Wenders, ou le realisateur fait de lui un ecrivain hard-boiled comme ceux des livres. Il met en scene la ‘biographie d une imagination’…

la machine a ecrire mute en machine cinematographique.

‘Kafka’ de Soderberg projette dans le monde de l oeuvre du Tcheque. D autres exemples font l objet d articles fouilles.

Marie Helene S dit: 19 décembre 2019 à 15 h 46 min

Annelise 13 h 37,
‘nous n’en avons pas parlé, il ne s’agit que d’une intuition de ma part, mais j’ai brusquement l’idée d’un angle sous lequel pourrait s’articuler le livre à paraître. .un lien ténu et pourtant profond m’est apparu entre l’histoire de Kipling et de son fils, et une clé livrée par P.A lui-même dans « Vies de Job » alors qu’il était âgé de seize ans. Peut-être un effet de ma propre imagination ‘.

Cette formulation enigmatique donne d autant plus envie d y aller voir.

DHH dit: 19 décembre 2019 à 16 h 24 min

le lien que vous supposez entre l’evenement personnel douloureux conté dans les Vies de Job et le sujet probable de son prochain livre semble préfiguré de manière pudique et discrete dans un ouvrage anterieur de Pierre Assouline :Rosebud eclats de biographie/
il tient au sens de quelques lignes(3 peut-être 4) ,faisant état d’une réminiscence personnelle de l’auteur à propos de la mort du fils de Kipling et figurant dans le chapitre qu’il consacre à ce drame

Dubruel dit: 19 décembre 2019 à 16 h 42 min

dhh ?éclairez le beau 13H37 d’Anne lise où elle esquisse une piste pour le bouquin d’Assouline.
pas lu celui dont vous parlez . à moins qu’elle n’en dise pas davantage pour ne pas déflorer. délicat de sa part.

Vous pensez à la même chose ?

Hélène 15H43, merci pour la réf ‘Captures’, Nadja Cohen, post doctorante du fonds flamand FWO. Commencé à lire le dossier. Les articles sont bétons. sur le Hammett de Wenders. Sur Hank Moody, ‘Californication’, c’est très drôle.

DHH dit: 19 décembre 2019 à 16 h 59 min

@dubruel
il glisse dans le chapitre sur la mort du fils de Kipling un souvenir personnel, écrit à peu pres dans la forme suivante qui m’avait frappée par sa pudeur et sa discretion : (je cite de mémoire)
j’ai vu un grand père inhumer l’aîné de ses petits fils;j’ai vu un père inhumer l’aîné de ses fils:les miens

xlew dit: 19 décembre 2019 à 17 h 12 min

Beaucoup de valeur dans ce que vous rappelez des différents éléments biographiques concernant les deux auteurs, Annelise, je pense que Kipling et Orwell se savaient écrivains, le premier commence à écrire des contes dès ses 18 ans, le second largue sa carrière de policier pour jeter sur le papier ses expériences, irrépressibles impulsions dans les deux cas, chacun s’efforce d’écrire d’une manière qui rende justice à l’Oldspeak anglais, Orwell, grand amoureux de Swift et Milton bien sûr, ayant édicté six fameux principes de stylistique que tout le monde connaît sans vraiment se les appliquer.
Culpabilité, peut-être, je vois que vous revenez sur vos pas, la réflexion continuant en vous son travail, écrivain vous-même vous devez battre les mêmes terres que les deux aînés, entre dans l’envie d’écrire des notions de pur plaisir esthétique, d’égoïsme bien compris (Orwell l’avoue, pas d’offense ici), une façon de (se) situer (dans) l’Histoire, et, en dernier, dire un peu sa politique.
Dans le cas d’Orwell, c’est dire la vérité, comme en Catalogne, devant le mur du mensonge élevé par l’officialité de grands prêtres-maçons venus de Moscou.
La même chose pour Kipling, je reprends la citation de C.P. à témoin.
Eppur si muove ! disait in petto Galilée, l’Inde tournait aussi dans l’esprit de l’auteur de Kim.
Et pourtant ils saignent !, pourrait-on ajouter.
Les mystagogues rabelaisiens des contrées de l’Afghanistan sauvage de L’Homme Qui Voulut Être Roi savaient braver les diverses facéties de leurs dieux, question d’habitude.
Qu’ils défèquent ou suent, ou même simplement respirent, cela n’indiquait pas grand chose de probant, peut-être C.P., après tout même les comètes, outils de leurs divinations, dégazent dans le ciel à vue d’oeil, les monts sacrés expulsent des éboulis, les volcans pètent, déjectent, sèment les scories.
L’excrément est poids mort, un prêté qui reste un éternel rendu si l’on ne le répand pas, le sang c’est la pulsation suprême, toujours unique dans son bref passage, qui marque l’humain, c’était le complet hors-champ d’un camp de prisonnier même si les déflagrations supprimant l’homme russe du paysage formaient plus qu’un écho.
Le sang qui coule sur la joue, c’est le réveil anglais, _ mordez-moi, je rêve, le chant du départ d’un songe d’un long jour colonial – et l’Angleterre apporta beaucoup, les Indiens le reconnaissent -, un reality check de la part de Kipling, tournant, battant, en circuit fermé, à distribuer en priorité aux patients anglais, ces spectateurs de loin, en outre ses lecteurs.

C.P. dit: 19 décembre 2019 à 19 h 52 min

Lew, oui ! Tout de même, ce blog étant aussi bien littéraire, une remarque de Destouches-Céline que je ne trouve pas si vulgaire : les Evangiles ne montrent jamais Jésus, homme-dieu, en train de faire caca, ça la foutrait mal !

Phil dit: 19 décembre 2019 à 19 h 57 min

diable..déashash débarque sur le prestigieux blog à Annelyze, bientôt des recette de grammaire à l’orange, toujours bienvenues. Kipling en vf, bien ennuyeux, pity, probably my fault. Un petit coup de Sabu pour en reprendre plein les mirettes puis c’est tout.
revu un film à la sauce pauledel: « L’honneur perdu de Katarina Blum », tiré de Böll. fort marxisant grâce à von Trotta qui voulait se départiculer, alors épouse de Schlöndorff. Après quarante ans d’âge le beau rôle du film est pour … »Porsche ».

DHH dit: 19 décembre 2019 à 20 h 32 min

@Phil
mon post ici vous etonne
je vous comprends mais je ne suis intervenue ici que parce ce que j’avais quelque chose a dire sur un point précis soulevé par ALR et relayé sur RDL par marie helene S
A part cela s’agissant tant des sujets que de la qualité d’ecriture des interventions chez ALR, je n’y ai pas ma place avec ce que je peux y apporter : de la grammaire et des artichauts

Fontebranda dit: 19 décembre 2019 à 21 h 09 min

Puisqu’il a été question de Swift — ds les coulisses, la déesse hautaine produit de la sueur, des pellicules, du cérumen & d’autres choses, qui conduiront le peeping Tom Strephon au blasphème « Oh! Celia, Celia, Celia shits! »

Pas de remèdes à l’amour qui tiennent.
Pour les nostalgiques (c’est le jour) :
https://video.repubblica.it/spettacoli-e-cultura/marcello-mastroianni-si-racconta-agli-studenti-del-centro-sperimentale-di-cinematografia-3/350459/351035?ref=RHPPBT-BS-I0-C4-P5-S1.4-T1
Passage de relais entre les générations, mais aussi (il y a 2 autres vidéos à la suite de celle-là) qq propos sur le cinéma américain & la qualité du public français.

Phil dit: 19 décembre 2019 à 21 h 19 min

Dear dhh, vos commentaires chantournés de grammaire sont toujours appréciés, qu’ils soient postés ici ou là. on disait de Bresson qu’il faisait de la grammaire au cinéma. sans doute préférez-vous voyurer d’anciens films de qualité dans votre canapé racinien cinna, que de vous risquer dans les cinémas popcorn

Jazzi dit: 19 décembre 2019 à 21 h 30 min

DHH n’a pas vos œillères en matière de salles de cinéma, Phil ! Elle peut aller au cinéma avec ses petits enfants ou ses copines, avec ou sans popcorn’…

Phil dit: 19 décembre 2019 à 21 h 50 min

pas des oeillères, des boules quies, dear Baroz !
me too, vais au cinéma avec mes copines, toutes bien élevées, mangent pas, boivent pas et causent pas. il y a quelques jours, entendu une émouvante remarque d’un ancien à son épouse:
« oh..mais c’est Le Vigan ! »

Phil dit: 19 décembre 2019 à 22 h 03 min

il manque la fin:

un jeune lui souffla immédiatement : « on n’est pas dans votre salle à manger ici ! »
(le comble, il faut bien l’avouer: le jeune n’avait pas dû reconnaître Le Vigan).

Phil dit: 19 décembre 2019 à 22 h 07 min

dear baroz, peut-être prétendre discuter sérieusement de cinéma si l’on n’est pas capable de reconnaître Le Vigan au débotté ? demandez à dhh et ses nuanciers d’oranges algériennes. des siècles dans le gourbi pour parvenir à cette maîtrise.
comme pour la 911, le moteur s’identifie les yeux fermés, eyes wide shut.

Fontebranda dit: 19 décembre 2019 à 22 h 57 min

chère DHH, si vs lisez la satire à laquelle je faisais allusion, The Lady’s Dressing Room, vs verrez que les questions culinaires y figurent en bonne place (le soin à apporter à la cuisson des côtelettes de mouton — comparaison « basse » mais point trop, permettant de comprendre le mouvement rétrograde de contamination de l’émission odoriférante sur l’élément émetteur : viande gâchée par la fumée puante de la graisse cuite, comme le corps de Celia par le fumet excrémentiel…)
Au cinéma c’est devenu une tarte à la crème, la femme sur le trône — Kidman ds Eyes Wide Shut, mais il y avait déjà eu Mme J.-H. Lartigue (laquelle ?) en photographie bien avant.

Principe de réalité encore : les gros plans (2ème vidéo) sur les doigts & les ongles jaunis par le tabac, le visage vieilli de Mastroianni — mort il y a 23 ans.
J’ai pensé à la question posée ds Ae Fond Kiss (Just a Kiss en français ds le texte) le Ken Loach de 2004, par le père du beau & gd Casim Khan(Atta Yacub) à Roisin, sa copine irlandaise qui refuse de le quitter (alors qu’un mariage avait été arrangé par la famille pakistanaise) : qqcg comme « Qd il sera vieux & moche comme moi, qui peut me garantir que tu l’aimeras encore ? »
MM n’était pas devenu moche & il avait tjs su se moquer de lui. Pas le même rapport à son image que certains ex jeunes premiers ?

Chaloux & Marie Sasseur dit: 19 décembre 2019 à 23 h 48 min

mais ce robert le vigan, n’était-ce pas celui que Celine appelait Le Vigue avec lequel il s’enfuit à Sigmaringen, et avec qui il y eut des pb au Danemark ? Ah je ne sais plus trop … il jouait Judas dans un film sur le Christ, non ?

Phil dit: 20 décembre 2019 à 0 h 11 min

yes, ja wohl. La Vigue, qui fut aussi dans Berlin ruiné avec Bebert (le chat) et Lucette, qui vient de casser sa pipe. tout ça, en détail, dans « Nord ».
Un des meilleurs rôle de Robert le Vigan: « Goupi mains rouges ».

C.P. dit: 20 décembre 2019 à 9 h 36 min

Le Vigan était Jésus-Christ dans le film de Duvivier. Un Jésus-Christ qui me faisait peur quand le curé-doyen de Coulanges-la-Vineuse, qui possédait un projecteur, louait une copie du film déjà ancien pour le passer dans les villages de la paroisse, dont celui où j’étais en vacances.

Phil, oui pour Goupi-Tonkin dans le film de Becker. Il y a bien d’autres rôles tenus par Le Vigan. Je me souviens par exemple des « Bas-fonds » et des « Disparus de Saint-Agil ».

Céline disait que Le Vigan était devenu gaucho en Argentine…

Phil dit: 20 décembre 2019 à 9 h 50 min

pas mal ce gaucho, CP, avant l’insecticide…
il perdit effectivement la raison en Argentine pour finir, comble de l’acteur comblé, par ressembler aux personnages qu’il a joués.
Dans « les disparus de saint agil », même profil illuminé que son personnage « Tonkin » de « Goupi.. ».
souvenons-nous du mot de Jacques Tourneur, « les acteurs sont des gens vulnérables ».

bouguereau dit: 20 décembre 2019 à 10 h 31 min

il perdit effectivement la raison

la raison a toujours été de gauche dirphiloo..dans tous les bilans d’entreprises sidérurgiques et dailleurs le passif est à droite..vdqs et dsk..mettons que le coeur choit au chentre..ceci pour te consoler

bouguereau dit: 20 décembre 2019 à 10 h 33 min

« les acteurs sont des gens vulnérables »

‘jme sacrifie pour qu’ça soit pas qudes matrones’ qu’il dirait harvey

Phil dit: 20 décembre 2019 à 10 h 33 min

oui dear Bougreau, une affaire de reliures. comme pour la vente de la bibliothèque à Mitterrand. meilleur prix: Brasillach.

bouguereau dit: 20 décembre 2019 à 10 h 35 min

moi mon préféré c’est harry..aryen et juif..je sais pas sil a serré la louche a herman..mais presque..respect

Phil dit: 20 décembre 2019 à 10 h 40 min

Harry Baur ? il se disait Turc, comme Langlois (et Balladur) mais personne l’a écouté.
Sabu, acteur de Mowglie, mort à 39 ans, assassiné par les producteurs d’olihoud. un destin pour Kipling.

bouguereau dit: 20 décembre 2019 à 10 h 42 min

Vous allez au ciné club en Ehpad, Phil !

ces histoires de droit sont à chier baroz..lis bien c’est écrit en petit et sont a chval comme des teutonique..avec staline jamais ça se srait passé comme ça..

C.P. dit: 20 décembre 2019 à 11 h 20 min

Céline à Meudon croit voir passer Le Vigan dans un bateau-fantôme sur la Seine. « Mais non, mais non, que je me dis, j’hallucine, Le Vigan il est gaucho en Argentine… » (« D’un château l’autre »)

xlew dit: 20 décembre 2019 à 12 h 16 min

Le Vigan, Vice-Artaud sans les vertus du second, une sorte d’amiral-zinzin, avec un talent pour décrire, Céline rechargeait ses accus sur son parler et celle de Gen Paul, version qui me laisse froid, c’est la Céline Guillou qui fut et resta au départ de tout lorsque le sujet de la langue vient sur le carreau, sans oublier la mère, à cheval sur les accords du subjonctif et la concordance des temps.
Dans Nord, Céline le fracasse, après qu’il l’a aidé à se refaire lors des procès de 46 à50 (lettres d’Argentine), Le Vigan revient bien en cour, l’éternel raccord de l’amitié chez l’homme de Meudon.
Dans les Cahiers de prison il y a une scène où Destouches, Bébert sur le bras, le montre dans les ruine de Berlin, couché devant la porte d’un appart encore debout, le nez collé sur le seuil en train de respirer les odeurs de cuisine des proprios. « Toute l’atmosphère était cuisinière », dira-t-il.
Je crois que ces rôles reflétaient autant sa personnalité que le contraire, seul en haut du chêne de Goethe, Tonkiki partant en toupie dans le ciel, « Je meurs de faim sans graines envers le peuplier allemand », passant entre les feuilles des forêts des hommes sacrifiés, Buchenwald, Auschwitz, comme on écarte de la main les gouttes, ça déperle sur l’uniforme et ça finit sur la RC 4 vers Cao Bang.
sur Harry Baur, difficile de comprendre l’acharnement de Goebbels, même Christine Leteux a du mal à saisir dans son bouquin sur le Ciné de Greven, les Nazis voulaient sucer les points forts de la culture française, ils réussirent à piéger Derain, ultra célèbre aux USA, même si sa course finale ne fut en rien aussi injuste et atroce que celle de Baur.

bouguereau dit: 20 décembre 2019 à 12 h 30 min

Le Vigan il est gaucho en Argentine…

..le soir au bivouac les gauchos c’est des gars fragiles qu’il dirait dirphiloo toujours dans les starting block à faire réver baroz

C.P. dit: 20 décembre 2019 à 12 h 55 min

Lew, l’Histoire du cinéma français durant l’Occupation est quasiment incompréhensible dans les jugements « politiques » portés ensuite. Greven et la Continental, les réalisateurs et les acteurs condamnés à la Libération par rapport à d’autres productions dont nous parlons…
C’est pourquoi aussi c’est une triste et significative histoire que celle d’Harry Baur que vous rappelez.

Jazzi dit: 20 décembre 2019 à 13 h 32 min

« The Lighthouse » de Robert Eggers, avec Robert Pattinson et Willem Dafoe.
Un film en noir & blanc, plein de silence et de fureur, au milieu de nulle part en pleine mer.
Plus proche de la Tempête shakespearienne que la la chasse à la baleine melviienne.
Deux hommes sont débarqués pour une mission d’entretien du phare de plusieurs semaines. Le plus vieux, le gardien officiel (Dafoe), se réserve jalousement les soins et l’accès à la lumière, le second, son aide, doit se contenter des travaux de colmatage des bâtiments et de récurage de la citerne. Il doit aussi vider les pots de chambre.
De taiseuse, au début, l’alcool de contrebande aidant, l’ambiance devient plus tapageuse. Vont-ils finir par s’enculer ou se massacrer ? D’autant plus que le cadet (Pattinson) a commis l’erreur de tuer rageusement une mouette, qui lui avait chié dessus. Ce qui ne se fait pas, selon les dire du vieux marin ! Là-dessus, les éléments se déchainent, empêchant le bateau de venir les relever…
Il n’y aura pas de happy end.
Glauque, noir, effrayant, cauchemardesque !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585073&cfilm=262493.html

Phil dit: 20 décembre 2019 à 14 h 51 min

même lu le livre de Christine Leteux ! aux éditions de la Tour verte, rien d’impossible pour xlew comme Le Vigan qui monte aux arbres ! chez Le Vigan, il y a du Dieudonné (l’acteur de Gance, hein…), acteur qui voulait faire prédicteur. belle prescience tout de même qui fait aujourd’hui les délices des spectateurs gavés comme canards à cinémathèques. baroz devra fera une embardée pour y goûter; il me semble que Leteux, la première, a extirpé les archives policières concernant la fin ép(r)ouvante de Harry Baur. un diablement couillu, obsédé par la race à prouver, pour aller se frotter à Berlin en 40 quand Fritz Lang avait déjà pris son Pullmann sans crier gare, exfiltré par Goebbels). aurait pu finir illico comme Kurt Gerron. écrit justement CP, inutile de gloser sans avoir été dans l’oeil du cyclone; Greven comme Ehling ne sont pas des petites pointures pour franceinter. A lire, pas lues, les mémoires de Greven mort paisiblement en RFA, même pas sauté à la bombe comme Herrhausen, patron de la Deutsche Bank grandit dans une école ss et dynamité par les copains à Schlöndorff von trotta qui continuent à faire leur cinéma pour hippies enfants de nazis.

xlew dit: 20 décembre 2019 à 17 h 04 min

Je crois que Greven finit comme VRP anonyme de sa propre boîte de prod, on ne sait même pas ce que donna son procès en dénazification, obligatoire en 1945.
Même sa nomination à Paris en 1940 fut l’objet d’un concours de circonstances.
Un homme du dimanche, qui convint, les petits hommes banals sont à l’origine du destin d’autres hommes moins neutres, comme pourrait le dire votre Gerron, Phil, mais l’était-il à ce point ?.

bouguereau dit: 20 décembre 2019 à 17 h 07 min

« Vautré » ? fatigant ?

pas vu encore..j’ai lu l’artic souscité..il est hévident que parmi ceux qui font des choses il en est qui batissent et qui sont respectabe et d’autres qui dépensent leur vie et qui doivent se taire comme disait caton

xlew dit: 20 décembre 2019 à 17 h 10 min

Il y eut je crois un film de Grémillon sur des gardiens de phare qui, affamés et perclus de maladie, mangèrent toutes les mouettes d’Hitchcock pour survivre ou se venger, un noir et blanc avec des contrastes de Murnau dedans déjà.
Il faudrait faire deux films, sur Baur et sur Greven, dans celui de Tavernier le producteur est raide, trop schématique, juste une image.
On ne voit rien de son côté retors, ni de la théorie, qui ressort ici, du bouclier qu’il était censé représenter devant le glaive de Berlin, une manipulation des esprits qui le servit, bien qu’authentiquement baba devant l’art français et ses acteurs, surtout femmes.
À la Libération, tous s’en sortent bien, même Guitry, des témoignages de moralité de la part de résistants, voir le Tavernier encore.
Ils bossèrent pour l’ennemi, dans cette industrie aussi il y avait un principe de réalité qui frappait à la porte, des contrats, des carrières à mener, des vies à faire, il y eut des gens qui passèrent à la trappe, je ne sais pas ce que vous en pensez C.P., toute éthique personnelle était sur la corde, tous fil-de-feristes par destination.
Amusant combien ils restent à la pointe de la description lorsqu’ils peignent une France qui entre dans les habitudes de consommation après 1950, je pense à Richebé, à Christian-Jacque, des films de malins faiseurs, pleins de fraîcheur et d’humour qui recopient les américains ou les précèdent, les films d’Hollywood les braquant en retour quelquefois avec beaucoup d’intelligence et d’à-propos, comme dans ce délirant de justesse et de justice « Funny Face » de Stanley Donen qui déglingue l’esprit Canal de l’époque, l’Existentialisme dilué dans les caves, Michel Auclair dans un pull à col roulé en laine d’agneau noir incarnant un Sartre aussi vrai dans son essence que l’original.
Phil, je crois que Baur refusait de participer à des films sur le sol allemand, ils l’ont coincé sur contrat, après des menaces sur sa femme, les insinuations étaient facile à lancer, observer les victimes s’en dépêtrer tels des canards à trois pattes comme Trénet, un plaisir fin pour les occupants et leurs collaborateurs, le film de Losey restera toujours le chef d’oeuvre qu’il est.
Albert Dieudonné, un Le Vigan intériorisé, on dirait que Mondy lui croqua une partie du foie avant de coiffer à son tour le bicorne et s’imprégner des idées de Napoléon.

bouguereau dit: 20 décembre 2019 à 17 h 11 min

délices des spectateurs gavés comme canards à cinémathèques

havec beaucoup de gingembre ptête que sassoeur peut ête tentée..mais c’est casse gueule

Paul Edel dit: 20 décembre 2019 à 17 h 46 min

Sur le sort d’Alfred Greven, après son départ de France ( précipité) au cours de l’été 1944. On sait qu’il fut emprisonné par la soviétiques en Mai 1945 en Thuringe pendant quelques mois. En 1949, il vit près de Hambourg, et demande aux autorité britanniques d’occupation de produire des films. ça lui est refusé après des renseignements pris auprès du général König, commandant en chef français en Allemagne.
En octobre 1953 Greven créé la société Alfred Greven, à Düsseldorf. Il produit 3 films, notamment une comédie musicale « Bonjour Kathrin » de Karl Anton. Il devient réalisateur en 1959 et –tenez vous bien,cet ancien nazi tourne un documentaire « Alarm im Mittelmeer ».Il filme une journée des unités de l’OTAN. En 1963 il filme les manœuvres de l’Otan !!.
En 1972 il dirige une série télévisée pour enfants réalisée pour le compte de la ZDF, la deuxième chaine allemande. Il meurt le 9 février 1973, à Cologne .Je tiens ces précisions grâce à l’excellent ouvrage, capital, de Christine Leteux, « Continental films », qui analyse le fonctionnement de ce qu’était la « Continental Films » dans le Paris Occupé.
.Edition La Tour verte. 23 euros .

C.P. dit: 20 décembre 2019 à 18 h 01 min

Lew, Clouzot a failli ne pas s’en sortir si bien que ça. A été évoqué ici mainte fois le cas du « Corbeau », jugé délétère à l’endroit de la France occupée, et malignement exploité par Goebbels. L’intervention de Jacques Becker (lui non produit par la Continental) est à coup sûr exemplaire.

Je n’ai pas lu Christine Leteux (juste des échos indirects). Vous et Paul Edel m’encouragez à le faire.

Jazzi dit: 20 décembre 2019 à 18 h 06 min

« Michel Auclair dans un pull à col roulé en laine d’agneau noir incarnant un Sartre aussi vrai dans son essence que l’original. »

Oui, mais en plus beau, xlew !

Cette histoire de gardiens de phares est vieille comme Rachilde, la première patronne du Mercure !
Le charme de « The Lighthouse », qui nous ramène au large de l’Angleterre de la fin du XIXe siècle, avec ses deux acteurs un peu cabots (Pattinson n’est pas avare de son corps), le N&B, le déchaînement des éléments naturels tout autour et la montée de la folie réciproque de ce duo infernal est tout à fait dans l’esprit du film de Grémillon. Il y en a eu d’autres à l’époque, me semble-t-il ?

Jazzi dit: 20 décembre 2019 à 18 h 15 min

Paul, C.P., y a t-il un livre équivalent sur le théâtre sous l’Occupation ?
On y retrouverait Gutry et découvrirait Sartre, en compagnie de nombreux autres…

Jazzi dit: 20 décembre 2019 à 18 h 19 min

« En 1963 il filme les manœuvres de l’Otan !!. »

D’un empire l’autre, peu importe.
Pour lui, l’essentiel était de filmer.
Pas mourir pour des idées !

C.P. dit: 20 décembre 2019 à 18 h 59 min

Jacques, divers articles sur Internet, y compris de blogs comme Passion Histoire, plus ou moins étendus, plus ou moins spécialisés (Anouilh, Claudel, Sartre…, les comédiens, les metteurs en scène, les directeurs de théâtre, la surveillance allemande). Mais surtout le gros numéro 131 de la Revue d’Histoire du Théâtre, « Le Théâtre sous l’Occupation allemande ». Il date de 1981, il est à mon avis assez complet. Je crois qu’on peut encore le trouver.

Evidemment, vous avez vu « Le Dernier Métro »…

C.P. dit: 20 décembre 2019 à 19 h 38 min

Jacques, je sors la revue de ma bibliothèque bordélique, le titre exact est « Le Théâtre à Paris sous l’Occupation allemande ».