de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Bande annonce du film Georges Hyvernaud de Céline Pouillon et Christian Argentino from novanima on Vimeo.

Un Principe de réalité

Par Annelise Roux

Enfin de quoi crier au népotisme amical ? Le pire ? Même pas pouvoir se réfugier derrière l’idée stricto-sensu du bon noyau familial normé, à réputation réactionnaire, pour justifier un prétendu favoritisme ?

En rentrant d’une courte absence, j’ai reçu par courrier le DVD «Georges Hyvernaud – Deux ou trois choses qui comptent vraiment », film de Céline Pouillon et Christian Argentino, une co-production Novanima, Girelle et Bip TV, avec des textes interprétés par Stanislas Nordey et Julie Pouillon, musiques de Siegfried Canto et Serge Teyssot-Gay.
Un de nos contributeurs distingués prête dès l’incise sa voix à la lecture d’extraits de «La Peau et les os» et «Wagon à vaches», livres phares de l’écrivain angoumoisin né à Saint-Yrieix en 1902, mort en 1983 à Paris.
J’ai fait profession de foi de ne chroniquer que des travaux présentés sous forme diffusable, à laquelle les lecteurs ont accès ou qu’ils peuvent se procurer. Pour d’éventuels renseignements, en l’occurrence, un relais : contact@novanima.com

Peu importe la confidentialité ou le tabac médiatique. Certaines œuvres dont je me suis faite l’écho avec enthousiasme – je pense à l’extraordinaire «Atlal» de Djamel Kerkar, Prix Premier au FID Marseille 2016 emmené par un certain… Robert Guédiguian, pape cinéma en PACA (j’en reparle chaque fois que possible, dans l’espoir que quelqu’un acquière l’opus en vidéo. Dur de percer alors que c’est si juste et beau ?) – n’avaient tenu que trois jours au Reflet Médicis, à Paris, et encore aux heures creuses… Invisibles ou presque ailleurs ! Pas grand-monde ne voit ces films, c’est dommage. M’ont été parfois dévoilés des projets en cours de montage, des teasers en ligne, des courts ou moyens métrages en préparation qui, pour intéressants qu’ils soient, n’avaient pas les qualités requises pour faire l’objet d’un billet.
J’ai vu le film à la Scam il y a quelques mois. Si l’amitié naissante entrait dans le fait d’y être allée, le népotisme au final n’est pas pour beaucoup dans la chronique : le sujet me plaisait. Il mérite d’être partagé. Les titres édités d’Hyvernaud, pas très nombreux, peuvent servir de base pour se pencher sur cette forme augmentée de documentaire mêlant lectures de théâtre, vues actuelles, toutes humblement provinciales, de la région natale de l’auteur, images d’archives des oflags et pièces musicales.

On peut regretter que ne soient pas sous-titrés les noms des intervenants (hormis ceux, repérables, donc n’ayant pas à être soulignés, des comédiens Julie Pouillon et Stanislas Nordey) ?
Guy Durliat, excellent spécialiste d’Hyvernaud évoquant devant une bibliothèque où se détachent un coffret Dreyer, «Pulsion», «La Dolce Vita» ou «Mystery Train» l’injustice ayant frappé cet écrivain méconnu, «arrivé trop tard». La captivité dans un oflag en Poméranie sous le numéro 995 durant cinq ans l’a accouché d’une écriture d’une force prodigieuse, mais sa publication, proposée en 47, n’est avérée qu’en 1949. Le début des 30 glorieuses vouées à la reconstruction, qui n’ont aucune envie d’être replongées dans une ambiance de guerre, rend le texte irrecevable. Trop lucide, trop complexe et percutant. Dénué de tout manichéisme, sans artifice.
Hyvernaud n’a pas le côté aboyeur d’un Louis Ferdinand Céline. Quelle acuité, cependant. Le mythe du héros, de la captivité qui grandit celui qu’elle atteint vole en éclats sous ses mots. Le captif est réduit à «un sac de tripes, n’est «pas plus lui qu’un autre». L’homme relaxé d’un camp, rien d’autre qu’un étranger auquel les siens demandent en boucle «s’il n’a pas maigri ?» – «Oui, de quinze kilos», à qui on n’a de cesse de faire remarquer «qu’être prisonnier, ce n’est pas pareil que déporté» , ce à quoi il répond, «pour sûr».
Alors que les oflags sont censés retenir des prisonniers d’une bonne classe sociale, dotés d’éthique et de dignité, Hyvernaud, lui, verra le sous-inspecteur voler un pain en prétendant donner des leçons de morale, le fesses-à-fesses du « trop d’homme partout», la sordide et persistante odeur de l’autre dans les narines… Des lettres privées de Raymond Guérin ou Blaise Cendrars lui reconnaissent un talent immense, la critique institutionnelle quasiment aucun, quand elle ne lui casse pas les reins comme le fit «Les Lettres françaises» qui l’assassine. Il est déjà attelé à «Lettre anonyme», l’échec cuisant de «Wagon à vaches» en 1953 le brise. C’est fini, il n’écrira plus.
Claire Paulhan à la voix douce, concise, feuillette les originaux qu’elle détient ou va chercher à la conservation, dit combien grâce à «La Peau et les os», furent mise en pièces l’opposition tranquille des bons et des méchants, des résistants et des collabos et la guerre rapportée «avant tout, et toujours, à une histoire d’urine et de merde», comme le détaille un chapitre terrible sur la défécation et la communauté des prisonniers…
Dominique Gaultier, du «Dilettante», souligne qu’à cette époque «personne ne veut lire ça»… cette «maladie du regard» dévorant Hyvernaud, qui ne souffre pas d’enjolivement ! Pas de tricherie possible, le flux acrimonieux dirigé non contre l’ennemi allemand tel qu’attendu, mais ses compagnons d’infortune. C’est très subversif. L’homme captif est reconnu avili, il se délite en fragments en dépit des tentatives mesquines de reprendre les apparences, les rites dérisoires. De maigres portions sont filmées, découpées dans l’assiette dans une espèce de hargne appliquée, pathétique.
Christian Pouillon qu’on entend dès l’entame en voix-off, qu’on voit apparaître après, est très bon lecteur : ces trois-mille prisonniers français dans ce camp de Poméranie où s’entraînaient les jeunesses hitlériennes, le sable, les petits lacs au milieu, le vent de la Baltique coupant passés au crible Hyvernaud se retrouvent dans sa bouche sans évitement.
Lui aussi est grave, d’une espièglerie corrodante – Georges Hyvernaud était d’un humour flagrant, ténébreux, «au vitriol», «d’un pouvoir libérateur en face de l’imbécile flaubertien». Il n’y a qu’à voir sa retranscription de la réponse envoyée par Paul Valéry à un de ces «couillons de prisonniers» que Valéry se déclare heureux de «savoir soutenu par l’énergie spirituelle» !
«Quand l’énergie spirituelle va, tout va» ? Ironie mordante. Hyvernaud se demande quel secours est à espérer «d’un vieillard distingué, à ce point coupé de la souffrance réelle». Christian Pouillon chante «La P’tite Amélie, lui avait bien promis… », rengaine dont est soûlé «l’homme défait» Hyvernaud par un compagnon de crasse, de ratiocinations et parties de cartes vaines, dans cet univers de larves et de cabinets, «du croupissement et de l’accroupissement»…

Les quatre cités ne sont pas légendés sur l’écran, cela m’a manqué que César ne leur soit pas rendu, alors qu’à la fois, c’est modeste de ne pas y avoir eu recours ? Discret, quand toute la place est donnée au lire et à l’entendre, aux «quels furent Hyvernaud et sa langue». Surtout, la force du propos permet de s’en passer.
Serge Teyssot-Gay est souverain quand il paraît sourdre du noir par un jeu de stroboscopes, que résonnent des riffs soutenus, et cette voix d’un coup déclamatoire dans le bon sens, presque caverneuse, le contraire de l’emphase et pourtant ample, pas sentimentale, déchirante, révélant un mystère des psaumes, appuyant sans appel qu’il y a «peut-être ailleurs des personnages de Corneille, mais pas ici, en cette Poméranie de la captivité».
La tessiture, l’ambiance m’ont fait penser au décavé Daniel Darc en transe, en pleine élégie de l’album «Crèvecoeur». Serge Teyssot-Gay déshabille l’affaire d’un mysticisme halluciné pour le rendre à un refus d’un «contentement de tout» et du dos rond, à un existentialisme dur, sévère et pétri d’une humanité qui lui conviennent mieux, l’ont fait se sentir proche du cœur de texte Hyvernaud, écrit comme on ajuste une pièce (le père de l’écrivain est ajusteur, sa mère d’une famille d’ouvriers à la Poudrerie en Charente) au point de l’entendre directement en notes et phrases vocales, lui consacrant un album et qualifiant cette rencontre textuelle de «lumineuse», dessillante en dépit du côté sombre.
Céline Pouillon et Christian Argentino ont su le capter, mettre l’accent sur cette dimension capitale d’Hyvernaud : ce ne sont ni une incitation à la violence ni un nihilisme absolu qui sont prônés. Émane de l’ensemble une droiture remarquable issue de l’écrémage de tout «dire faux», auquel est préféré un principe de réalité exigeant, et cette voie de rectitude n’est pas sans rappeler les pistes que pourrait suggérer un père constructeur.

Des images actuelles des anciens camps révèlent des murs décrépis taggués, curieusement mosaïqués parfois, qui font ressembler ici ou là les ruines à un parc Guell défiguré cerné par les sapins, de la neige où les pas des vaincus emmenés à une marche forcée s’inscrivent. Le livre était parti pour s’appeler «Voie de garage» ou «Grandes vacances». Un infortuné égal à lui, à ce qu’ils sont tous, trébuche dans le froid et prévient qu’il y laissera «la peau, mais pas les os». C’est dans cette abomination que Georges Hyvernaud trouve le titre sous lequel cela sera édité aux Temps modernes.
Cette forme éclatée, parfaite aux psalmodiassions, qui le caractérise et l’a desservi paradoxalement se révèle d’une modernité extrême, se rapprochant du rap, du slam.
Par le contenu aussi, la solitude assumée de celui qui a regardé en face «l’aveulissement/avilissement», comme il le dit, naturel à l’homme, la grégarité des instincts loin de toute la probité, Hyvernaud fait montre d’une contemporanéité étonnante, proclamant la nécessité de nouer avec une réalité sans ambages, pour résistance.
Ses façons organisent un refus de ce que ses exégètes et passeurs appellent «l’homme virtuel» : la technologie, la publicité, les grands groupes et écrans divers – dont, paradoxe, le cinéma – dépossèdent l’homme de son intégrité… «Celui-ci qui est prisonnier, dit Guy Durliat, enchaîné à son matricule, empêché par la petitesse, captif de cela autant que des sentinelles et des barbelés, ressemble pour part à l’homme rivé à son téléphone portable, aux émissions de masse et aux diktats».
La quête de bienveillance sera déçue. «Ne pas attendre des hommes, mais ne pas attendre trop peu». La parole n’est pas tant pessimiste que fichée en pleine cible. Plus difficile à supporter, mais solide.

Une enfant dans le film repousse ses cheveux en arrière. Elle ressemble sacrément à la co-réalisatrice Céline Pouillon à l’origine de ces «Deux ou trois choses qui comptent vraiment»… même visage ouvert aux beaux méplats, front bombé… Où passe la droiture de tels regards en grandissant ? Hyvernaud emprisonné avait quitté sa fillette à trois ans, elle en avait huit quand il l’a retrouvée. Il lui avait écrit depuis l’oflag « Lettre à une petite fille », quinze pages dactylographiées qu’il ne lui adresse pas pour se plaindre, «non, vraiment pas, mais pour droit de dire au moins une fois ce qu’il a reçu de cette humiliation, combien l’aventure humaine est dure, tandis que les hommes aux mains gantées échappent à tout».

Les comédiens Julie Pouillon et Stanislas Nordey face à face, ou côte à côte, ont un langage du corps adapté, coordonné. Lui, pesant ses mots, formant les syllabes avec ses doigts, les assénant, martelant – grand maigre, nez fin, osseux, menton effilé, avec cette noblesse nerveuse, consumée, d’un vagabond russe… Il s’habille, torse nu il enfile une veste, fait les cent pas, affronte le micro, vient pieds nus sur la scène. Elle lui coupe la parole, interpose une violence. Tendue, contenue, bras le long du corps. Julie Pouillon est une espèce de Bouquet dont la beauté ne dépose pas la crédibilité ni l’âpreté.
La cinéaste et elle sont jumelles.
La comédienne répète. Elle travaille. La voilà qui dit, qui reprend, serre dans sa main un stylo ou un crayon à papier jaune, puis bleu… Sa soeur dans le dédoublement filmé. L’une regarde et montre, l’autre voit et lit :  «N’être qu’un homme au ventre gonflé, aux jambes grêles»… Julie Pouillon postillonne sur le pupitre, quand dans le texte quelqu’un crache. Fusion avec l’écrit, le «lu de l’intérieur» resurgi en voix.
On est à la fois dans l’envers d’un plateau de théâtre, éclairagiste, technicien.. changer de vêtement, rire, saluer, souffler. Ils se complètent bien, Stanislas Nordey, elle. Ils s’entendent et ils s’aiment, ça se voit.

Une affaire de famille ? La réalisatrice et elle sont les filles du lecteur émérite rencontré à l’incise, auquel revient le mot de la fin : « Il faut lire Hyvernaud, c’est tout. Une œuvre sans convention. L’inflexible ignorance de l’enfant glace le mensonge sur les lèvres d’un homme».

J’avais quasiment mis la dernière main à un billet tripartite où était proposée la chronique des 3 films suivants :
A la Une, «Made in Bangladesh» de Rubaiyat Hossain (Bangladesh, sortie le 4 décembre), où est retourné l’envers de nos t-shirts «made in» et sont montrés les usines polluantes, les dos penchés sur les machines à coudre et les ouvrières de l’industrie textile qui n’ont pas intérêt à moufter, sous peine de perdre leur emploi.
Rien de réjouissant, c’est induit, dans ce réquisitoire tourné dans un quartier pauvre de Dacca où l’on assiste néanmoins au début d’émancipation de Shimu, 25 ans, assignée à un atelier sans fenêtre. Un côté didactique : c’est le reproche en même temps facile à adresser à la mondialisation de la dénonciation d’un «inacceptable occidental». Pourvu que les yeux ne se tournent pas, aussitôt ouverts, vers quelque misère encore plus attrayante, en retirent quelque chose de concret dans le comportement au-delà des roulements effarés de paupières, ou pire, l’ennui. Le réalisme sec place Rubaiyat Hossain dans la lignée du cinéma bengalin, aujourd’hui passé de mode, d’un Mrinal Sen («El Din Pratidin», Un jour comme un autre, 1979).
«It must be heaven»(France – Palestine, sortie également le 4 décembre)d’Elia Suleiman. Impossible de dédaigner Gael Garcia Bernal. Pas de scénario ? ça se discute. Ce doit être le paradis, à moins d’avoir vu Hyvernaud avant : à supposer déjà qu’il existe, il ne se trouve peut-être pas là…
Le troisième film était «Gloria Mundi», de Robert Guédiguian. On monte dans le bus de Richard-Darroussin pour revisiter Marseille, on croisera beaucoup de ces sans-grade que le cinéaste ne cesse de filmer. Anaïs Demoustier m’intéresse toujours autant (elle et Valérie Donzelli ont survécu aux lazzis cannois de 2015 de «Marguerite et Julien» en un stieglarssonien «ce qui ne te tue pas te rend plus fort»), Robinson Stévenin que j’aime autant que son père, Grégoire Leprince-Ringuet dont il me fut très difficile d’expliquer à un petit adolescent venu voir avec moi «La Princesse de Montpensier» en 2010 que ledit Grégoire, dans le film de Bertrand Tavernier, était duc et non pas «prince»… Ariane Ascaride en grand-mère Sylvie, prix de la Meilleure Actrice à Venise. La solidarité toujours in the pocket, Capitalisme tu n’auras pas ma peau, même si tu t’y emploies, fredonne le réalisateur de film en film

J’ai déprogrammé la page en recevant Georges Hyvernaud par la Poste, remplaçant par celle-ci.
Rien n’empêche de revenir aux trois autres à un autre moment. Ils ne m’en voudront pas et seront critiqués ailleurs, plus ou moins partout. « Deux ou trois choses qui comptent vraiment », c’est moins sûr. Puis c’est indiqué dans le titre : si elles comptent vraiment, il serait idiot de s’en passer

«Georges Hyvernaud, Deux ou trois choses qui comptent vraiment», de Céline Pouillon et Christian Argentino

«Made in Bangladesh» de Rubaiyat Hossain (Bangladesh, sortie le 4 décembre)
«It must be heaven»(France – Palestine, sortie également le 4 décembre)d’Elia Suleiman.
«Gloria Mundi», de Robert Guédiguian

 

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264 Réponses pour Un Principe de réalité

Paul Edel dit: 28 novembre 2019 à 17 h 42 min

C’est dans une revue de Clermont-Ferrand en automne 1945 que Georges Hyvernaud publie une « lettre à une petite fille » pour sa fille Marie-Claude, née en 1936.C’est en décembre 1946 que la revue de Sartre « Les temps modernes » publie un chapitre de « La peau et les os » , édité intégralement en 1949. Ne cachons pas qu’après « le Wagon à vache »s(1953) –moyennement apprécié de la critique- Hyvernaud a tant des difficultés à trouver un éditeur, qu’ il renonce à publier. C’est après sa mort( en 1983) avec le soutien de l’écrivain Paul Fournel ,que ses œuvres complètes sont enfin éditées chez Ramsay, de 1985 à 1987, avec les « carnets d’Oflag » , des nouvelles, et des articles de critique littéraire excellents (il a présenté « « du côté de chez Swann » en Folio).
Ne pas oublier un autre grand écrivain-témoin sur les prisonniers français derrière les barbelés en Allemagne , Raymond Guérin, avec le 600 pages des « Poulpes » enorme morceau de littérature, si stupéfiant de vérité, avec passages hallucinés. Guérin a aussi écrit un petit récit à propos de son amitié avec Malaparte à Capri. Guérin et Hyvernaud, deux très grands.

Pesson dit: 28 novembre 2019 à 17 h 47 min

Personne ne va oser commencer ? Refusé plusieurs fois par la page, Annelise. L’utilisation de l’ordinateur familial ne doit pas plaire. Remarquable papier.
G.hyvernaud, pour son malheur qualifié de régional de l’étape, boudé par la critique sauf presse locale, pas le woua-oua de Céline, a pâti de mauvaises circonstances ! bravo de le faire, sinon redécouvrir, DECOUVRIR en film!!

Dubruel dit: 28 novembre 2019 à 18 h 18 min

Hé bin ! On en apprend de belles sur les identités d’icite et les jolies cinéastes de gdansk-Dantzig & angoulême .
Je ne connais pas suffisamment Hivernaud, voir ça en video, la perspective est tristounette. Où c’est ?j’irai dans les premiers quand ça repasse, si je suis à Paris.

17H42, Edel est culotté. Il met les bougies sur le gâteau d’anniversaire cuisiné par une autre et chante habby birthday;
‘Ne cachons pas qu’après « le Wagon à vache »s(1953) –moyennement apprécié de la critique- Hyvernaud a tant des difficultés à trouver un éditeur, qu’ il renonce à publier.’ etc. etc.
Tout, tout est dans le papier ! Vous n’avez pas lu ?pas très sympa,faire le coucou.Que mettez-vous pour agrémenter le buffet ?

Anne-lise, ce qui est épatant c’est que sous le flegme se cache une énorme bosseuse. ça ne se sent pas et soudain ça ressort !pas de la branlure journaleuse. à manger !du bio sans traitement chimique ,du sauvage !

Dubruel dit: 28 novembre 2019 à 18 h 22 min

hYvernaud.
Guérin. Un mode ‘mineur’valant beaucoup de majeurs, quand il ne leur met pas des longueurs dans la vue.
Superbe.

la fille qui postillonne lorsque le texte crachote,haaaa. beau.

vincent dit: 28 novembre 2019 à 18 h 44 min

j’en déduis que Cp c’est lui???
Cool que ce mystère dont on se doutait sans savoir le nom de cet homme agrégé, beau-père de ST.Braunschweig qu’on peut voir au Tde l’Europe soit enfin révélé dans 1excellentissime papier….

car nous allons découvrir ce visage avec plaisir;le topic de cette époque Glorieuse après WW2 m’intéresse pas comme cela, mais possible que j’en passe à aller le voir également au Reflet Med quand ça passera, où de BONS films diffusés dans un circuit qui est 1véritable pépiniaire(st andré-des A &d’autres ciné indépendants;

Et vous nous direz j’espère….pour prendre note de ce vieil écrivain prisonnier méconnu que cet ancien séparé de Noir Dez,si g bien compris ???mis en scène lui-aussi,aide d’un album aux riffs soutenus, grace aux filles de Cp à venir aux oreilles.

vincent dit: 28 novembre 2019 à 18 h 46 min

Stan Nordey +elles faisant déjà 1affiche de ouf, à aller voir sans se poser de ?
Dans l’envie de cette culture majeure moins connue que les standars grossiers ,dommage passer à côté….

Paul Edel dit: 28 novembre 2019 à 18 h 47 min

Dubruel, je voulais simplement signaler les difficultés d’Hyvernaud à se faire publier,aprés guerre, et pas seulement sur ses fictions et surtout dire le rôle capital de l’écrivain Paul Fournel pour une édition complète digne de ce nom chez Ramsay . je suis intervenu aussi pour rappeler le nom de Raymond Guérin,GUERIN!!!tres grand romancier aec « les poulpes » oublié pendant ongtems, témoin capital et grand écrivain-témoin sur la vie des prisonniers réduits , mois après mois,hiver aprés hiver, en individus dépersonnalisés.Curieux votre réaction.

Portmann dit: 28 novembre 2019 à 18 h 59 min

« Des lettres privées de Raymond Guérin ou Blaise Cendrars lui reconnaissent un talent immense, la critique institutionnelle quasiment aucun, »
dans le papier.
Ce n’est pas un match.

« on n’a de cesse de faire remarquer «qu’être prisonnier, ce n’est pas pareil que déporté» , ce à quoi il répond, «pour sûr». »
Annelise, après guerre personne n’avait grande envie non plus d’entendre parler des déportés.
Les prisonniers, mis de côté à leur tour estampillés « victimes moindres ».G.Hyvernaud subit ce sort.

Les paragraphes sur J.Pouillon et Stanislas Nordey propulsent à côté d’eux, »physiquement » !!
Ou : « les murs délabrés, parc Guell dans les sapins »…

Portmann dit: 28 novembre 2019 à 19 h 01 min

« le rôle capital de l’écrivain Paul Fournel pour une édition complète digne de ce nom chez Ramsay »

De qui s’agit-il exactement ?merci.

alley car dit: 28 novembre 2019 à 19 h 04 min

@ habby birthday

Incidemment, Happy Thanksgiving à todos, dindes trollesques non graciées included. C’est une très belle fête, même à s’en rapporter à cet extrait de la fiche wiki qui lui est consacrée :

« En 1620, une centaine de dissidents anglais, nommés Pères pèlerins, débarquent du Mayflower dans la baie de Plymouth au Massachusetts. Ils y fondent la colonie de Plymouth et la ville éponyme. Mais les débuts de la colonisation furent difficiles et la moitié des arrivants périrent du scorbut.

Les survivants ne durent leur salut qu’à l’intervention de deux autochtones nommés Squanto et Samoset qui, avec l’aide de leur tribu, les Wampanoags, leur offrirent de la nourriture, puis leur apprirent à pêcher, chasser et cultiver du maïs.
Afin de célébrer la première récolte, à l’automne 1621, le gouverneur William Bradford décréta trois jours d’action de grâce. Les colons invitèrent alors le chef des Wampanoags, Massasoit, et 91 de ses hommes à venir partager leur repas en guise de remerciement pour leur aide. Durant ce festin, des dindes sauvages et des pigeons furent offerts (…) »

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 19 h 17 min

Emouvante ‘mise en visages’.
@Dubruel, Paul Edel.
G.H, ‘mode ‘mineur’valant beaucoup de majeurs,’

Raymond Guerin & Henri Calet sous ce mode, jusqu a ce que la nouvelle generation y (re)vienne et les dote d un souffle neuf.
L evocation de Stanislas Nordey, S.T-G et la fille de C.P emplie de puissante tendresse.

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 19 h 20 min

19 h 04. joyeux Thanksgiving, Alley Car. Vous etes americain ou Anglo-saxon ?

Nous allons en Irlande le passer avec des amis canadiens.
Bons chamallows et gateau a la citrouille au four. Je ne m explique pas votre rancune.

Paul Edel dit: 28 novembre 2019 à 19 h 20 min

Portmann, il y a beaucoup de sites bien faits consacrés à l’écrivain Paul Fournel…Biographie, diplômes..,âge, opinions, vacances, lectures , gout du vélo etc.etc etc. : Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (1968-1972). Écrivain, poète, auteur dramatique, Paul Fournel est entré à l’Oulipo en 1972, son mémoire de maîtrise portant sur Raymond Queneau. … Il est, depuis Mai 2004, Président de l’Oulipo… grand adorateur d’alfred Jarry.. bref, une pointure..etc etc..

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 19 h 22 min

Les pigeons sont rares a etre cuisines a point.
Les dessosser, tout un art. Je suis vegetarienne, je vous les laisse.

Marie Helene S dit: 28 novembre 2019 à 19 h 25 min

L ecrivain Paul Fournel. Un Charentais ?
Le gout du velo fait penser a Louis Nucera (nicois).

Guy Durliat, c est drole le nom me dit quelque chose, pas relie a la litterature.

C.P. dit: 28 novembre 2019 à 20 h 00 min

Portmann, Paul Edel vient de vous renseigner à propos de Paul Fournel, écrivain, éditeur -et dignitaire oulipien (il y a sur lui, entre autres, une fiche Wikipedia). Fournel, éditeur chez Ramsay dans les années 80, a vraiment relancé Hyvernaud, avec des inédits. C’est Dominique Gaultier qui a repris le travail dans ses éditions du Dilettante, et les derniers inédits d’Hyvernaud sont maintenant épuisés. Nous avons essayé de pérenniser son oeuvre par une Association de lecteurs, lancée par Yves Messager et Jean-José Marchand, et et nous avons durant plus de dix ans publié des « Cahiers » de journées régulières de « Lectures d’Hyvernaud » et de leurs communications. Faute de jeunes membres, cette association s’est dissoute récemment, mais la mémoire d’Hyvernaud, outre ses livres au Dilettante, ce sont aujourd’hui des lectures publiques, à la Maison de la Poésie par exemple, et des adaptations théâtrales dont on trouve une trace dans le film (répétitions et représentation à la Comédie de Clermont-Ferrand, CDN). J’ajoute que le comédien Jacques Gamblin, notamment, a donné des lectures d’Hyvernaud. Bien entendu, la voix de Serge Teyssot-Gay et son album sont précieux, et Annelise a eu raison d’y insister.

Dubruel, Paul Edel est depuis longtemps un grand lecteur d’Hyvernaud, et il l’a prouvé à plusieurs reprises dans son blog.

Fontebranda dit: 28 novembre 2019 à 20 h 08 min

En passant tr vite (l’ambiance ne donne pas envie de s’attarder), je signale ds le prolongement napolitain du fil précédent l’expo Gemito au Petit Palais. On va dire que « je fais le coucou » ?
Vivent Calet, Guérin & Hyvernaud, qu’on a eu le culot de lire avant.

C.P. dit: 28 novembre 2019 à 21 h 06 min

Portmann & Dubruel,

Pour être juste, je rappelle que Jean-Louis Benoît et Didier Bezace avaient déjà monté en 1991, à l’Aquarium, une adaptation de « La Peau et les Os ».

Fontebranda dit: 28 novembre 2019 à 21 h 57 min

[« lire avant » ne concerne pas CP.

Ne détournent du saloon que ceux qui manient d’une main le colt & de l’autre la brosse à reluire, instruments que je suppose plus gênants qu’autre chose pour les protégés/astiqués — me trompé-je ?)

C.P. dit: 28 novembre 2019 à 23 h 00 min

Fontebranda, vous touchez juste : Calet, Bove, Gadenne, Guérin…, un peu oubliés comme lui, c’est la proximité d’Hyvernaud. A côté d’écrivains « classiques » sur qui il avait donné des articles, jeune professeur d’Ecole Normale, dans des revues d’avant-guerre, il était aussi lecteur de Céline, du Sartre de « La Nausée », de Simenon et de romans policiers (il est devenu plus tard un lecteur passionné de Raymond Chandler).
C’est Raymond Guérin qui a acheminé Hyvernaud vers les éditions du Scorpion pour « La Peau et les Os ». Ce n’était pas le meilleur choix ; Sartre et Simone de Beauvoir, qui avaient accueilli en effet dans « Les Temps Modernes », en « bonnes feuilles », un chapitre de ce premier livre, auraient pu l’orienter vers Gallimard. Mais lorsque Simone de Beauvoir lui a proposé de collaborer à la revue, Hyvernaud a refusé (« littérature engagée / littérature encagée », dira-t-il dans ses « Feuilles volantes »). Etiemble a regretté plus tard de ne pas l’avoir mis en relations avec Jean Paulhan. Ma chère Claire Paulhan, la petite fille éditrice de Jean, présente dans le film, le dirait aussi bien que moi.

Marie Hélène S, auriez-vous été élève à l’ENS de Cachan où, avant de s’intéresser à Hyvernaud, Guy Durliat était professeur de biochimie ?

xlew dit: 29 novembre 2019 à 1 h 24 min

Je pensais à Étiemble aussi, son existence médiatique reposait sur un humanisme bien compris, orienté ab-origines, bien campé, sur des réseaux universitaires, sur un caractère personnel dont les braises fumaient très vite, il en cuisit aux gardes rouges parisiens, les spectateurs de chez Pivot se marrèrent bien, vraiment une belle surface d’ogre qui laissait peu de place, à laquelle ne pouvait prétendre, en effet par choix, Hyvernaud, je crois, C.P.
Il rappelle un peu Bloy qui fit confiance autant par défi que par défaut à certains éditeurs, certains libraires.
Même si philosophiquement tous deux, Hyvernaud et Tiemtiemble, tranchaient en faveur de Barbusse.
C’est chouette qu’aujourd’hui la découverte de son œuvre puisse se faire par la lecture à haute voix.
Le « lag-effect », comme on dit dans mon secteur, se tournant enfin vers lui.
« L’effet-off » du film que nous présente Annelise n’est pas moins fascinant, d’une certaine façon c’est toujours le moi physique prisonnier qui s’exprime, qui passe un système, une barrière, par la porte d’un studio d’enregistrement, son intime feutré, revocalisé dans l’ambiant obscur.
Le contrechamp sur la mer, qui pour moi prend une couleur de fin de Gironde, serait aussi l’image du contre-temps, tel qu’en lui-même, qu’on ne saurait montrer autrement que revêtu de cette impossible chair liquide, au grain fuyant par définition dans l’onde.
Le filet de voix d’Ariane étant aussi un fil d’écho pour nos deux comédiens.
Brassens tirait au flanc et put partir se cacher, s’enfuir par les venelles de Paris, Marchais préféra boulonner des Messerschmitts sur son temps libre.
On a jamais été aussi occupé à se rendre invisibles que sous la lumière d’une certaine libration de la lune, aurait pu jacter un autre Sartre.
Cinq ans de vie volée, devenait fatal, était indispensable, qu’un esprit comme le sien – qui cernait tout, cercle sur le sable dessinant une ouverture vers la culture à la loyale, une joyeuse érudition non-professorale – demandât des comptes à Valéry ou Péguy.
Le Tardi de Céline peut se retrouver ici avec son Stalag-2B, sorti des mémoires de son père, la sensation d’emprisonnement pouvant sauter le fossé des générations, comme une puce.
Peu convaincu par l’argument anti-matérialiste de l’un des savants hyvernaldiens (ce club est une héraldique), la raison d’être des téléphones portables n’est pas en jeu, ces machines rendent de fiers services.
C’est l’alliance que l’on fonde avec elles qui importe, le pouvoir de la déconnexion que l’on a pu élire pour nous, elles en vis-à-vis.
La connexion, c’est ce qui manqua si durement aux officiers et troufions français en l’an 40, l’absence d’un entrejeu qui nous nullifia, nous et notre pays.
Belle lettre aux auteurs, comédienne et acteur, que ce papier, Браво.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 1 h 46 min

La discussion touchant « Gloria Mundi » a commencé, grâce à Jacques Barozzi, sous le billet précédent. Il serait bien qu’elle se poursuive ici.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 6 h 11 min

Lew, je vous lis toujours avec plaisir.
Etiemble a écrit pour « Le Wagon à vaches » dans l’édition Ramsay de 1985 une solide préface (absente de l’édition du Dilettante), en regrettant de s’être mis tard à la lecture du « grand bougre » * Hyvernaud. Il en profitait pour parler plus largement de la société littéraire du temps, à sa manière saignante. Il y comparait par ailleurs la « Lettre à une petite fille » d’Hyvernaud à la lettre d’André Breton à Ecusette de Noireuil (en finale de « L »Amour fou »), à l’avantage du premier, les circonstances n’étant certes pas les mêmes. J’ai donné à l’IMEC, quand Claire Paulhan y travaillait encore, les lettres qu’Etiemble, qui avait été mon professeur de littérature comparée, m’a envoyées à propos d’Hyvernaud.
Mieux vaut tard que… Juan Asensio a découvert récemment « La Peau et les os » et en a donné une critique enthousiaste dans son blog du Stalker.
Bien sûr qu’il faut susciter des lecteurs jeunes mais donc aussi profiter de divers moyens, dont la lecture orale et la lecture-spectacle, pour entretenir la (petite) flamme. Annelise le fait, elle, par ses commentaires si on la lit bien, en même temps qu’elle parle du film.

* Hyvernaud était, physiquement et dans sa vie sociale, quand je l’ai connu, un petit homme discret. Mais voici : doté, à défaut d’une grande gueule, d’un sacré humour.

Paul Edel dit: 29 novembre 2019 à 8 h 25 min

« Et il se trouvera des gens pour prétendre que ces années de captivité furent un temps de recueillement. Ce temps où l’on est livré aux autres. Condamné aux autres. Condamné à Vignoche et à Pochon. Envahi par les autres au point de ne savoir plus ce qu’on est, ni si on est encore quelque chose. De l’homme partout. Le frôlement, le frottement continuel de l’homme contre l’homme. Les fesses des autres contre mes fesses. Les chansons des autres dans ma cervelle. L’odeur des autres dans mon odeur. C’est de cela que nous sommes captifs, plus que des sentinelles et des fils barbelés. Captifs des captifs – des autres. »
Extrait de « la peau et les os » ,Hyvernaud

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 10 h 10 min

« Et il se trouvera des gens pour prétendre que ces années de captivité furent un temps de recueillement. »

Est-ce Sartre, avec ses carnets de la drôle de guerre, qui est visé, Paul ?
Malgré tous le bien que toi et C.P. en avez dit sur la RDL et ailleurs, je n’ai toujours pas oser entamer la lecture d’Hyvernaud : frayeur de descendre à sa suite les derniers cercles de l’Enfer…
La tribu Pouillon, quelle conjugaison de talents ! La troupe de Molière transposée dans le théâtre de Tchekhov ? Fascinante l’idée que la réalisatrice mette en scène son double, sa soeur jumelle…
Beau sujet pour un prochain film en abime ? Plus fort que les soeurs Huppert !

Oflag dit: 29 novembre 2019 à 10 h 23 min

Bon billet, j’avoue. Le boulot ne se fait pas sentir. L’inverse de Salomé. La prof de filo trop occupée à flatter Passou.
Lui, pâmé devant le selfie 21 ans aux wécés, les reins creusés sur fond de drapeaux is; la blogosphère rigole.

Edel revenu de la Komandantur commence par faire le pique-assiette, avant de se reprendre.

du bruel obligé d’interrompre son massage pour le remettre à sa place. Delaporte le faisait mieux, lol.

Oflag dit: 29 novembre 2019 à 10 h 30 min

@Nordey et compagnie.
Il faut se demander pourquoi le clan Lang, la fille, le mari, les copains tous Parisiens, finance ces films sur nos sous.

Et se rappeler que Cantat est un tueur de femmes. Noir Désir finit avec l’affaire Trintignant. La mère Nadine a la mémoire courte, preuve avec Polanski.

les tapettes et le p’tit chef libé viennent moins. La censure les gêne. Ils veulent une annalise penchée sur eux, pareil que salomé.

Frontebrandade prend les choses en main et ça termine comme ça doit, aux wc.

Phil dit: 29 novembre 2019 à 10 h 49 min

jamais lu Hyvernaud, l’incipit ici belle invite.
n’aime pas trop le cinéma de Guédiguian, machine trop huilée pour gilets jaunes, qui rappelle le couple Bacry Jaoui, comique en moins. m’enfin, soyons pas sectaire.
Oflag, saprée Sasseur toujours en transit bloguique à soigner ses prurits.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 10 h 51 min

« Calet, Bove, Gadenne, Guérin…, un peu oubliés »

Sauf Calet, qui a fait un retour en force dans les années 1970-80, C.P.
Pourquoi ? Plus léger, plus flâneur parisien peut-être ?

Phil dit: 29 novembre 2019 à 10 h 57 min

Gadenne…remis en selle par le blagueur stalker, à ne pas lire en sanatorium si l’on veut sortir en vie. les morts jeunes ont un regain de succès quand la conjoncture est déprimée

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 10 h 59 min

« n’aime pas trop le cinéma de Guédiguian, machine trop huilée pour gilets jaunes »

Il y a un peu de ça, Phil, mais pas que…
Guédiguian, cinéaste ethnographique, succède et prolonge le travail de René Allio en temps que cinéaste de Marseille. Son successeur à lui s’intéressera plus aux quartiers Nord, lieux privilégiés du grand remplacement…

Paul Edel dit: 29 novembre 2019 à 11 h 08 min

Le pseudo « Oflag » est d’un humour d’une finesse contestable n et puis parler de la Komandantur en s’abritant derrière le confort de l’ anonymat , c’est un autre trait d’humour que j’avoue impressionnant.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 11 h 18 min

« Bon billet, j’avoue. Le boulot ne se fait pas sentir. »

Très juste, Oflag ne dit pas que des conneries quand elle met un mouchoir sur sa jalousie !

Phil dit: 29 novembre 2019 à 11 h 24 min

Merci Baroz, c’est noté…
« grand remplacement »..me souviens d’une notule comique du journal de Camus (R), de passage à Marseille, qui choisit de prendre le bus.. « descendu au bord de la crise de nerf »

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 11 h 37 min

Dans « Gloria Mundi », Guédiguian n’a pas pu s’empêcher de sortir son gilet jaune, Phil. C’est ainsi que le méchant du film, interprété par Leprince-Ringuet, est un pur macronien (ou macroniste) ! Nous ne dirons pas ici le sort qu’il lui est réservé !
Mais le double de Guédiguian, joué par Meylan dans le film, est un sage qui dira : « Dedans ou dehors, pour moi, c’est du pareil au même » et qui s’est réfugié dans l’imaginaire…

Phil dit: 29 novembre 2019 à 11 h 43 min

la sociologie a ses règles implacables qui reviennent en boomerang.
les chroniques au Figaro de son grand-père, Louis Leprince-Ringuet, étaient fort stimulantes.

Art dit: 29 novembre 2019 à 11 h 48 min

C;P 1h.46La discussion touchant « Gloria Mundi » a commencé, grâce à Jacques Barozzi, sous le billet précédent. Il serait bien qu’elle se poursuive ici.

hep hep hep!!! Attendez que nous sommes ravis de lire d’abord tout cet intérêt et qui vous êtes,cher monsieur!!!
Guédignian finit toute façon par être trop huilé. Philippe l’a dit et je confirme malheureusement.

le sujet de cet oflag, trop triste pour être vu seul dvd et m’intéresse pas trop, MAIS admet que cela est rendu passionannt par la culture et cette critic AL.
Si marmy me tient la main j’irai pour vous voir et les jumelles surprenant ttes 2 sur scène et ferai cet effort avec joie!!!

stanislas Nordey mimi,malgré pas mon genre. A moins qu’intello ,jolie ptite frimousse avec big humour qui me fait rire et donne un énorme charme!!!dans ce cas, ça marche.

St.foenkinos et son frère barbichu tient dans la main beaucoup de cinéma mk etc, ce qui vous fait comprendre le principe qu’on peut regretter.Mais c’est comme ça.

L’article LU par ma mère et y compris mon cher dar ,surpris que leur fils aime cette lecture balèse. Et iront avec moi si besoin!!!
bravo.

Art dit: 29 novembre 2019 à 11 h 52 min

10h.30 oflag;Il faut se demander pourquoi le clan Lang, la fille, le mari, les copains tous Parisiens, finance ces films sur nos sous.

c’est pourKoi il faut l’admettre!!!
Et si tu ne te sens pas à la hauteur de ce level obtenu pas entièrement réglo ou coupable,avec la peur au ventre de décevoir ta daronne comme le K. chez moi, essaie de mettre le pied à l’étrier quand tu pourras à MEILLEUR QUE TOI!!!
(plus bas social.)

Ainsi tu rends ta chance à d’autres et mérites à ton niveau!!!

Phil dit: 29 novembre 2019 à 11 h 54 min

j’aime bien quand « Art » cause de sa mère et de son dar (sans d)
Guédignian est un beau lapsus aussi ! sapré Art

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 11 h 56 min

Oui, Art, Annelise a enfilé sa plus belle robe pour dérouler le tapis rouge au film qui fait l’objet de ce surprenant billet.
J’avais pensé qu’elle nous parlerait du Buster Keaton Palestinien. Puis, après avoir vu « Gloria Lundi », je me suis dit que peut-être ce serait celui-ci…
Les deux, finalement, étaient prévus, plus un troisième !

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 12 h 06 min

Hier, je suis allé voir un autre film, pour lequel j’avais hésité aussi. L’histoire du nouveau prodige de la mode, le plus jeune directeur artistique depuis YSL, mais chez Balmain. Si le personnage ne m’intéressait pas vraiment, le mystère de sa naissance et de son adoption par des parents de pure souche bordelaise m’intriguait. Je n’ai pas regretté de voir ce film, distribué dans une seule salle (MK2 Beaubourg). Il y avait beaucoup de monde et notamment des jeunes…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585729&cfilm=277473.html

Marie Helene S dit: 29 novembre 2019 à 12 h 17 min

Je l attendais sur Elia Suleiman, It must be heaven.
ALR l evoque pour le billet ‘tripartite’ ecarte.

C.P. Guy Durliat, Cachan.
C est ca ! Un ami m en avait parle. Il me semble qu il l avait eu en cours. Une double casquette biochimie /G.H. pas courante !
Etait-il de votre cercle avant l experience du film ?

XLEW.’Etiemble’ est une juste reference.
Je ne possede pas la lecture de G.H. a hauteur d une specialiste. Pas allee au dela de ‘Wagon a vache’, suivi de ‘La Peau et les os’ (dans cet ordre).

@’Nous qui avions eu le culot de lire H. AVANT’.
Que vous en tiriez gloire n empeche pas la courtoisie.
Prise, a tort, pour de la ‘brosse a reluire’, elle se pratique communement entre femmes et,ou personnes civilisees.
Dommage que l idee d une solidarite de cet ordre ne vous effleure pas.

Dubruel dit: 29 novembre 2019 à 12 h 44 min

‘du bruel obligé d’interrompre son massage’.
Je vous ai déjà dit que je refuse de me mettre nu devant vous. Quelle furie !

@20H08 Fontabranda, ‘on va dire que je fais le coucou’ après Edel.

Pas du tout.
Son intervention hier à 17H42 servait des infos déjà contenues dans la chronique sans changer une virgule. ça s’appelle de la paraphrase et prendre ses aises.

Il est peut-être bourru, ou il parlait sans avoir lu. J’assimile ça à un bon vieux réflexe misogyne.

Il s’est rattrapé dans les posts suivants. Tant mieux si j’ai tort. Je suis bien placé pour savoir ce qu’est le ton professoral. Le surplomb un iota condescendant n’est pas obligatoire; voire, à proscrire.

quand au lycée ou en classes prépa, fin 2019, les filles dans l’ensemble sont plus effacées que les garçons et laissent davantage parler leurs interlocuteurs, il faut y songer.

à part les futures majors, qui en veulent et grosso modo adoptent des attitudes plus agressives pour s’imposer.
Je trouve gênant que le plus gros klaxon l’emporte, ou celui qui déboîte sans prévenir, quitte à envoyer dans le fossé.
l’exemple type ? Salamé. Après elle donne des intervious pour dire qu’elle est obligée de ‘forcer sa nature’. Elle ne m’est pas sympathique, mais ce n’est pas impossible à croire.

Vincent dit: 29 novembre 2019 à 12 h 52 min

j’adhèree à Marie.h et Dubruel 11..
effectivement si tu n’apprends pas tôt à ne pas faire le gougnafier, après il faudra casser le moule….
or les meufs peuvent t’apprendre sur toi et le monde, autant que toi.

Vincent dit: 29 novembre 2019 à 12 h 56 min

Dubruel à12.44 pas 11, je m’excuse.

jazzy 12.06, Olivier rousteing, rien ne serait plus plaire à notre Arty, n’est’il pas mon petit Tutusse diablo????
En effet Gordon tutusse aime beaucoup beaucoup ce nouveau directeur couture, tout comme sa chérissime Anne-lise, tous deux BORDELAIS….mais il n’éprouve pas pour alain jupé,comment se fait il???

Paul Edel dit: 29 novembre 2019 à 13 h 04 min

« Son intervention hier à 17H42 servait des infos déjà contenues dans la chronique sans changer une virgule. » mensonge.tout le monde eut le constater.

Portmann dit: 29 novembre 2019 à 13 h 21 min

12h44 VS 13h04. La dispute semble fondée sur un malentendu. Choisissons de n’en garder que le fond !

Pour en revenir à ce film sur Georges Hyvernaud.
Ecrivain « mineur », voix constamment présente en dépit de l’oubli, menaçant.
Emmanuel Bove est de cette veine. Pourquoi si peu de lumière sur lui ? Patrick Modiano l’a réhabilité, pas assez, pas pour longtemps? « Un homme de petite taille remontait la rue de la sous-préfecture ». L’inaction ,dans des villes inexistantes, Fombonne près de Mâcon ?
Emmanuel Bove vivait avec Louise à Compiègne, dans l’Oise. Cet Hyvernaud qu’Annelise Roux invite à rencontrer dans le documentaire de céline Pouillon, Christian Argento, avant la captivité, ne devait pas avoir de cadre marquant.
Saint -Yrieix, à côté d’angoulême (AL parle de parents ouvriers en Charente ,de vues actuelles « toutes provinciales »). Avant la pleurésie, E.bove travaillait pour le magazine « Détective » .
Cela parait incroyable .
G.Hyvernaud de « Deux ou trois choses qui comptent vraiment », tel qu’en parle ALR ,a dû saisir ce no man’s land qu’ont partagé,chacun à sa géographie particulière, Bove et Hyvernaud, loin des projecteurs littéraires surexposés.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 13 h 22 min

« Olivier rousteing, rien ne serait plus plaire à notre Arty »

N’ayant pas trouvé son identité et ne s’aimant pas, il est terriblement solitaire, Vincent. Mais depuis qu’il a osé lancer sa recherche, il va mieux. Il a appris que son père était un éthiopien de 25 ans et sa mère une somalienne de 14 ans, qui se sont rencontrés dans la région de Bordeaux ! C’est désormais un coeur à prendre… Arty peut entrer en piste ?

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 13 h 58 min

Mais quels bals de grincheux, ici et sur la RDL !
Dubruel, grands sont les mérites d’Annelise. Et grand est son talent. Tous le monde s’accorde pour le reconnaître. Mais ce n’est pas lui faire injure de dire que Paul Edel ne l’a pas attendue pour exister, ni pour nous parler d’Hyvernaud. C’est ce que C.P. essayait gentiment de vous expliquer.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 14 h 05 min

Portmann encore,

Vous savez certainement que Peter Handke a été le traducteur de Bove et son meilleur soutien pour sa présence d’écrivain en Allemagne.

Fontebranda dit: 29 novembre 2019 à 14 h 30 min

@ Dubruel 29 novembre à 12 h 44

Paul Edel (28 novembre 2019 à 18 h 47) s’est expliqué, il n’a pas besoin de moi pour le défendre, mais je vs ferai observer qu’Anne-Lise Roux & lui ne disent pas tt à fait la même chose, & qu’il ne s’agit pas de paraphrase mais de compléments d’information :

— « Lettre à une petite fille », texte mentionné ds l’article d’A-L R, certes, mais Paul Edel apporte des précisions (ni anodines ni superflues pour l’auteur G. Hyvernaud, le thème & l’époque qui ns occupent) sur sa publication (date & lieu, en l’occurrence humblement provincial lui aussi).

— « le titre sous lequel cela sera édité aux Temps modernes » (A-L R) pouvait laisser croire à une publication intégrale du récit.
— « mais sa publication, proposée en 47, n’est avérée qu’en 1949″ (A-L R) « sa » fait référence à La Peau et les os mais ce n’est pas tr clair ds l’article (pour ceux qui n’ont pas lu Hyvernaud & qui n’ont pas vu le documentaire)
Ces 2 mentions sont séparées par plus de 10 paragraphes ds l’article d’A-L R. (c’était un article sur le vif, pas un rigoureux mémoire universitaire)

— « l’échec cuisant de «Wagon à vaches» en 1953 le brise » (A-L R) envisage le versant psychologique (ce n’est pas un reproche)
« difficultés à trouver un éditeur » (PE) se situe sur le plan pratique & économique, « bassement matériel ». Ce n’est plus tt à fait le même type de découragement.

— Paul Fournel & la réédition ne sont pas mentionnés ds le billet d’A-L R (pas un reproche non plus, on ne peut pas tt dire & ce n’était pas le centre de son propos) — a priori les commentaires sont faits pour apporter ce genre de compléments.

— même chose pour l’évocation de Raymond Guérin

Bref, j’ai trouvé votre klaxon & votre « déboîtement » inutilement agressifs & désagréables.
Avec des « raisonnements » comme le vôtre, si CP n’était pas partie prenante de ce film, on l’aurait sans doute fait taire lui aussi au prétexte qu’en osant parler après Anne-Lise Roux (que je ne vois pas en timide violette), il faisait preuve d’un insupportable machisme ?

Marie Hélène S : il ne s’agit pas du tt d’en tirer gloire (d’autant que ds mon cas un retour aux textes d’Hyvernaud s’impose car ils ont été qq peu « recouverts » ds mon esprit & ma mémoire par ceux de Calet & Guérin, lus après les siens), mais de rappeler qu’il y a eu une vie & des lectures avant qu’Anne-Lise, bénie soit-Elle, ne ns parle de tel ou tel.
Jazzi à 13 h 58 min le dit tr bien.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 14 h 38 min

Marie Hélène S, oui ! Guy Durliat a été longtemps secrétaire de notre Société des lecteurs de Georges Hyvernaud, il a été surtout un grand rassembleur de documents, et a beaucoup aidé à la publication des « Correspondances » d’Hyvernaud.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 14 h 45 min

Fontebranda, je crois qu’il y a une rude compétition ici, entre grands mâles, pour être désigné comme chevalier servant d’Annelise ? Et Dubruel est sur les dents, joue des coudes et est prêt à piétiner tout ce qui se présente sur son chemin !

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 15 h 02 min

Fontebranda, l’échec de « Wagon à vaches » est dû en partie au retard pris par l’éditeur assez foutraque du Scorpion, avant qu’enfin les éditions Denoël ne se chargent de l’ours. Trop tard ? Il se pouvait bien aussi que le public ne se soucie guère alors du retour d’un prisonnier dans une province épinglée par Hyvernaud. «  »Le Wagon à vaches » est pour moi un très bon et très féroce roman. Le narrateur s’y décide, après ses diverses rencontres au Bar des Colonnes avec des gens qui n’ont pas connu son sort, à écrire « Le Wagon à vaches », c’est-à-dire au fond, par un anachronisme flagrant, « La Peau et les os ».

christiane dit: 29 novembre 2019 à 15 h 15 min

J’aime quand sur ce blog, la chose écrite emporte tout. Merci Pour ce billet Anne-Lise sauf pour une phrase (« Hyvernaud n’a pas le côté aboyeur d’un Louis Ferdinand Céline. »). Quand j’ai ouvert « La peau et les os », quand j’ai écouté à la maison de la Poésie « lettre à une petite fille », c’est le Céline du « Voyage au bout de la nuit » qui est remonté dans ma mémoire quand il faisait dire à Bardamu : « Les êtres vont d’une comédie à une autre. entre-temps la pièce n’est pas montée, ils n’en discernent pas encore les contours, leur rôle propice, alors ils restent là, les bras ballants devant l’évènement, les instincts repliés comme un parapluie, branlochants d’incohérence, réduits à eux-mêmes, c’est-à-dire à rien. Vaches sans train. ». Lui aussi était poussé dans la nuit… mais son écriture est barbelée pleine de méchanceté et de rire carnavalesque alors que dans celle d’Hyvernaud, offrant au plus près la vie dans cet oflag, si les hommes sont peints dans leur misère, la trivialité de leur vie quotidienne jusqu’au dégoût, jusqu’à l’usure de ce cauchemar, de ce gros vide tout noir, un cœur infini bat dans les mots de cet homme qui tournait en rond derrière les barbelés, dans la gadoue et l’air poisseux des baraques où ils vivaient entassés, comprimés, ne se rendant même plus compte qu’ils étaient devenus tristes.
Bien sûr que ses écrits étaient en rupture radicale avec la production de son temps, cette si longue expérience vécue. « l’inconscient se débinait » loin des prouesses des héros. Ça venait des profondeurs. C’était arrivé et ça avait duré.
« La grande défaite aurait été de tout oublier ».
Et c’est l’écrit qui a retenu l’intérêt de C.Pouillon. Et c’est l’écrit qui est servi admirablement et avec humilité par les lectures et les films du clan. On ne retient pas des visages mais des regards et des voix qui portent la voix et le regard d’Hyvernaud.
Je me souviens de P.Edel évoquant déjà sur son blog Hyvernaud (La peau et les os- Le wagon à vaches ») et Raymond Guérin (« Poulpes »).
(C’était bien, aussi, sur le fil d’avant votre dialogue sur les rues chaudes de Rome et Naples.).
Bon, salut la compagnie je retourne à mes vieux films des années 50/60.

Eriksen dit: 29 novembre 2019 à 15 h 32 min

Exellent Jazzi « Fontebranda, je crois qu’il y a une rude compétition ici, entre grands mâles, pour être désigné comme chevalier servant d’Annelise ? »

Lutte de mâles bêta pour conquérir l’Alpha du Centaure ?

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 16 h 01 min

Jacques, Annelise est une voyageuse « inconquérable ». Amie de ma famille, je crois qu’elle est plus proche -question d’âge aussi- de mes filles que de moi.

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 16 h 39 min

Tout à fait d’accord avec toi, Christiane, il n’est pas nécessaire de déshabiller Céline pour habiller Hyvernaud pour l’hiver !
Sous un très grand cynisme, Céline cache ou trahit une très grande sensibilité à l’égard de ses semblables. Ne pas oublier le médecin des pauvres de Clichy.

C.P., Ariane Ascaride, si cela n’a pas déjà été fait au théâtre, n’est-elle pas fin prête pour jouer Mère Courage ?

Jazzi dit: 29 novembre 2019 à 17 h 02 min

C.P., fort de cet article, Céline Pouillon et Christian Argentino (qui y t-il sous ce nom qui m’évoque un joueur de football ?), ne pourraient-ils pas organiser une projection à Paris.
J’irais illico m’initier à la littérature de Georges Hyvernaud. Le Saint-André des Arts ne figure pas dans la liste des salles accessibles à ma carte illimitée, mais le Champo ou le Reflets Médicis oui. Quoiqu’il en soit, je suis prêt à payer rien que pour vous entendre chanter : «La P’tite Amélie, lui avait bien promis… »
Mais je vous préviens, j’applaudirai à mort ou je crierai : « Remboursez ! »

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 36 min

Eriksen, permettez-moi de revenir sur ce mot que vous avez utilisé au sujet du film « Joker ». Vous avez dit ce film est « manipulateur ».

Ce mot est, me semble-t-il, assez intéressant, et mérite que l’on s’y penchasse si vous me le permetatassez (j’essaie de m’adapter à l’ambiance).

Là encore il me semble que vous ne placez pas vos jugements critiques dans le bon ordre.

à savoir que, comme ce film vous montre une logique qui vous déplait, pour vous soustraire à cette logique pourtant implacable et comme son nom l’indiquasse « logique », à savoir que la misère et l’humiliation entraine inévitablement de la violence, et donc comme cette loqique ne vous plait pas vous dites c’est manipulateur.

comme on dit il est « stalinien » ou « réactionnaire » ou je sais pas quoi pour disqualifier le discours d’une personne simplement parce que l’on ne veut pas l’entendre.

do you follow me my dear Eriksen ?

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 40 min

et du coup le mot « manipulateur » fait vos affaires, parce que vous vous dites : je n’y crois pas et donc c’est le preuve que je ne me fais pas manipulé, ou l’inverse : comme je n’ai pas l’intention de me faire manipuler je ne vais pas y croire.

le problème est que vous y croyasssiez ou n’y croyassassiez pas ça ne change rien à cette logique qui se vérifie à chaque fois que vous ouvrez un livre d’histoire.

et c’est là que c’est drôle, parce que l’histoire justement, l’Histoire, on n’hésite pas à la convoquer quand elle nous arrange, mais quand elle ne nous arrange pas on la convoque pas, et voilà !

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 42 min

du coup Eriksen vous comprenez comment fonctionnent nos idées et nos jugements moraux (parce que moi je fais exactement comme vous) ils ne dépendent pas de la réalité en elle-même mais de ce qui convient le mieux à notre esprit, c’est qui déjà qui a dit ça ?

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 44 min

quant à l’ambiance qui règne ici : chapeau ! c’est magnifique ! bravo ! je suis un peu à cours de mots élogieux comme ça mais vraiment bravo ! c’est super génial !
sérieux, c’est génial ! et super cool !

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 45 min

je sais pas pourquoi le truc qui me vient à l’esprit c’est un épisode de la petite maison dans la prairie, mais je ne saurais trop dire pourquoi.

puck dit: 29 novembre 2019 à 18 h 47 min

MHS vous voulez pas m’aider pour les éloges ?
en fait je sais pas trop faire, parce que je suis hyper timide, non en fait j’ai toujours peur d’être vulgaire du coup ça me bloque.

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 18 h 52 min

Jacques, c’est étrange ou très bien senti, car Ariane Ascaride avait un peu CE rôle, mais en plus pétulant et plus au Sud, dans la trilogie théâtrale de Simon Abkarian (filleul méditerranéen de Guédiguian et Ariane).

Je ne sais ce qui va advenir du film, quant à sa distribution. Vous n’aviez pas trouvé un horaire convenable pour « Une fois comme jamais » au Saint-André (où vous auriez pu être invité). Et vous n’aimez guère les DVD -mais il y en a un pour vous si vous le désirez.

Je n’ose pas taper les paroles de « La P’tite Amélie » que Chouvin chante obstinément dans « La Peau et les os ».

C.P. dit: 29 novembre 2019 à 19 h 01 min

Mais si puck, bien qu’il se dise timide, insistait, je les taperais quand même, ça ne mange pas de pain et le modérateur serait indulgent.

puck dit: 29 novembre 2019 à 19 h 14 min

pas facile de trouver les bonnes limites aux choses.

au modérateur : si tu veux bien effacer mes commentaires précédents, merci !

Les Brandouilleurs de Malicornay dit: 29 novembre 2019 à 19 h 22 min

Imaginez un gars qui dans une chambrée d’officiers en oflag chante toute la journée :

« La P’tite Amélie
M’avait bien promis
Les poils de son cul
Pour faire un tapis
Les poils sont tombés
L’tapis est foutu
La P’tite Amélie
N’a plus d’poils au cul. »

Fontebranda dit: 30 novembre 2019 à 1 h 27 min

Ce qui compte vraiment : susciter de nouveaux lecteurs d’Hyvernaud (& l’envie de le relire chez les autres). Merci à celles & ceux qui s’y efforcent — le reste n’a pas d’importance.

Jazzi : coïncidence avec Olivier Rousteing (29 novembre à 12 h 06), Vincenzo Gemito l’artiste napolitain (sculpteur mais aussi merveilleux dessinateur) que je mentionnais ds le sillage du film Martin Eden est lui aussi un « enfant trouvé », déposé le lendemain de sa naissance au « tour » (la Ruota) de l’Hospice de l’Annunziata. Tr rapidement adopté par une famille pauvre mais aimante ; succès foudroyant mais tr grande fragilité mentale (Alberto Savinio l’évoque ds son Narrate, uomini, la vostra storia.) On souhaite une vie plus heureuse au jeune gd couturier.
Coïncidence encore, l’une des têtes en terre cuite (portraits de gamins des rues, les scugnizzi) ressemble étonnamment à l’acteur (Vincenzo Nemolato) qui incarne Nino ds le film (l’ami qui présente sa fiancée à Martin Eden).
3ème coïncidence (qui me rapproche un tt petit peu du billet) : Henri Calet était fasciné par le « Tour » du musée de l’Assistance publique (il en parle ds De ma Lucarne). Calet n’était pas enfant trouvé mais son père était « doué pour la poudre d’escampette et la désertion » (Cl. Burgelin) & il répètera (compulsivement ?) cette conduite ds sa propre vie, tt en recomposant indéfiniment vie & souvenirs ds ses textes (« On vit sur des idées, des images confuses et délusoires ; on a la tête pleine de fausse monnaie » ; « Il me semble que la contradiction serait ce qu’il y a de plus clair en nous. » ; « ce qui faisait le plus défaut à sa vie : une armature »).
That’s all Folks!

Dubruel dit: 30 novembre 2019 à 11 h 04 min

Fontabranda, 29/11 14H30.
Haaa naaon. Vous déformez ce que j’ai dit. Ce blabla sur ‘l’interdiction de parler après AL’,me taxer de pas comprendre qu’il y ait une ‘vie avant’ etc., grand nkwa. Me faire passer pour le crétin qui veut pisser plus loin ne fera pas avancer le schmilblick.
Rien d’aussi orienté. Me suis jamais caché que notre Ellen Barkin ,période Gabriel byrne quand elle était jeune et jolie ,m’avait tapé dans l’oeil.pas ça l’a propos.
J’ai eu la main lourde sur Edel. Je veux dire que je suis prof. J’y peux rien si elle, elle a une singularité évidente. Je la lis pour le sujet ET pour sa prose; ce qu’ELLE, elle imprime de vision. Ce brut et ce neuf. Elle pousse des portes à chaque fois, ça me surprend toujours.
‘C’est tout’ ,dixit Pouillon.

Sur Calet, 1H27, plus inspiré (e?).
On rabâche trop ‘secouez-moi, je suis plein de larmes’. Ou dans ‘Peau d’ours’, ‘la vie ,mur de prison où on écrit avec les ongles’.
Vos phrases valent mieux. Elles esquissent un portrait plus fin et exact de Barthelmess, ‘aide-comptable’,dont blondin dit ‘les projecteurs du monde ont oublié son sourire narquois’.
Pas le seul à le regretter.Pourquoi ça n’a pas pris l’ampleur que ça méritait ?
‘J’ai fait ma première communion en état de péché mortel’. On lui présente l’ostie, lui il pense :’tire la langue sans les dents’, ton compte est bon !C’est cruel, d’une indécence folle !!haaa, ‘Belle lurette’. Scandale à gauche, les prolos mal représentés. Dangereux, des anarchistes vulgaires. A droite, c’est trop cru.
‘Les vieux de la Landsturm s’envoyaient les veuves et les épouses des héros qui faisaient leur devoir. Le pain manquait’. Le petit cochon auquel son copain apprend à se masturber choque par ses récits explosifs.
Calet,ce n’est pas qu’il veuille être provocant. il l’est. Il a une sorte de détresse fragile.C’est ce que j’aime dans le style littéraire d’Annelise, une lucidité rentrée importante.le désespoir qui ne geint pas et le grand humour;
Les Brandouilleurs 19H22. la chansonnette pour plaire à Calet ! Il vante ‘la grosse Milie du faubourg Saint-Martin’, ‘chanson vécue’…

Dubruel dit: 30 novembre 2019 à 11 h 22 min

C.p, AL ‘coeur inconquérable’.

Vous croyez? Le moral remonte.Il y a 15 ans, on la croisait à Paris sur l’île Saint -louis et à Rome, dans le milieu diplomatique, des librairies ou à l’Académie de France, pour des confs.Le principe italiano à côté décourageait d’approcher. Il y a deux ans à Bercy ,à la cinémathèque, je l’ai vue de loin avec un autre, un basané Brando. ils ne faisaient pas frère & soeur. Celui-là non plus n’avait pas l’air commode (pardon, Annelise);nous ne nous sommes, jusqu’ici, jamais parlé. Je ne désespère pas.

Trêve de plaisanterie.Calet, Hyvernaud. Très bonne littérature. Que justice d’y venir, ou revenir !

xlew dit: 30 novembre 2019 à 11 h 30 min

Marie-Hélène, si vous avez déjà lu les deux livres que vous mentionnez, c’est que vous faites partie des connaisseuses.
L’évocation par C.P. de son nautonier préféré, Etiemble, retend un fil de mémoire entre les uns et les autres, c’est sans prix, ça, comme le disait un youngblood du blog, je participe de son émerveillement.
Je crois que je partagerais son propos sur la jeune Aube de Breton face à la petite fille d’Hyvernaud.
Breton revint-il un jour, dans un autre de ses beaux textes, sur l’affaire Nozière, sur les enjeux-mêmes de sa déclaration d’admiration sinon d’amour envers la femme-enfant ?, les débats qui activent les réseaux sociaux contemporains ne lui étaient pas étrangers à l’époque. J’ai comme un vague souvenir qu’il le fit.
Etiemble, un peu à l’image de Caillois, de Char et d’autres, tint à casser le charme, trop peu vénéneux pour la société finalement, du Surréalisme, tout en cachant rester peut-être encore subjugués par sa magie.
L’impression que beaucoup des révoltes actuelles, l’écriture inclusive, la langue française défroquée, le woke généralisé, les safe-spaces, etc., se gemment sur ses détestations personnelles.
Il aurait fait un malheur sur Twitter et placé sous l’éteignoir l’accablant Pivot.
Le poète qui dit la vérité doit être fusillé, etc. n’est pas toujours une scie, c’est un fait, l’extrait donné par Christiane le montrerait, il y aura toujours des écrivains non lus persuadés d’être incompris, injustement, c’est même légion aujourd’hui, les durs, les vrais, ne chialent pas dans leur coin, ils ont dit ce qu’il avaient à dire et vogue la galère s’ils doivent le payer socialement et artistiquement.
Renoir, dans ses deux meilleurs films, La Grande Illusion et Le Caporal Epinglé, disait-il autre chose ?
Le Français prisonnier, à la fin, faisait le compte de ses fidélités.
Ses humanités, acquises de haute lutte dans la confusion, le mélange des caractères et des situations, tombaient très vite en poussière une fois franchi le pont de Tolbiac.
Je me demande toujours pourquoi les comédiens éludent certaines liaisons dans la lecture à haute voix, j’en fis l’expérience hier soir à l’écoute de l’organe-off de Charles Berling, pourtant beau violoncelle à l’oral, shunter les consonnes sourdes, ouvrant certains ‘s’ à la concurrence libre et non faussée de certains hiatus assumés, ce refus de la fricative est étrange, le Ferdinand de Caubère dirait que c’est une façon de se démarquer de la diction classique, une rébellion, ou peut-être une esthétique de l’espace labial.

Paul Edel dit: 30 novembre 2019 à 11 h 57 min

Dans une analyse précise sur les différents écrits des prisonniers de guerre, les uns écrivains, d’autre pas (« Digérer la défaite », récits de captivité des prisonniers de guerre français », de Laurent Quinton-Presses universitaires de Rennes-2014),l’auteur, Quinton, étudie Raymond Guérin et le Georges Hyvernaud de « la peau et les os » .Il écrit ceci : «Pour Hyvernaud, l’oppression provoquée par la présence continuelle des autres prisonniers de guerre est supérieure à celle qu’entretiennent les gardiens :rares sont en effet les évocations des brimades allemandes. Les raisons sont historiques :Hyvernaud était emprisonné en Oflag, il n’avait donc pas à subir le travail obligatoire des hommes de troupe et, n’ayant jamais cherché à s’évader ni à « résister » , il n’eut pas à subir de sanctions de la part des gardiens. D’autre pat Hyvernaud place sa réflexion sur la captivité à un autre endroit que celui habituel de l’opposition à Hyvernaud lui-même ne présentent le moindre signe de patriotisme (..) Dans cette optique, l’ennemi à abattre n’a pas de nationalité. C’est l’Homme en tant qu’Homme pataugeant dans l’évènement, et cherchant comme une bête apeurée à ne pas s’effondrer face à lui. »

Paul Edel dit: 30 novembre 2019 à 13 h 23 min

Rectification dans mon post: les dernières lignes de ma citation du texte de Laurent Quinton.Il faut lire: »D’autre part Hyvernaud place sa réflexion sur la captivité à un autre endroit que celui habituel de l’opposition à la barbarie nazie. Ni le narrateur, ni Hyvernaud lui-même ne présentent le moindre signe de patriotisme (..) Dans cette optique, l’ennemi à abattre n’a pas de nationalité. C’est l’Homme en tant qu’Homme pataugeant dans l’évènement, et cherchant comme une bête apeurée à ne pas s’effondrer face à lui. » On voit bien que dans ce texte, est mis en valeur la hiérarchie si personnelle et si pessimiste d’Hyvernaud.

Dubruel dit: 30 novembre 2019 à 15 h 38 min

11H57 &13H23.
Ce que vous dites est bon, Edel. J’y suis allé trop fort;

29000 officiers français prisonniers en Allemagne, d’après chiffre de la Wehrmach .N’ayant pas le droit de travailler, ils trompent l’attente en se consacrant aux ‘loisirs intellectuels ou sportifs’. Une paille ! Enfin, il y avait des bibliothèques et cours dispensés. Des élèves, des profs, des conférenciers en oflag. Des ‘universités’ parallèles, le terme peut choquer. Des mythes ont prospéré là dessus, Braudel censé y avoir rédigé sa thèse alors que les notes et livres nécessaires étaient en France. Bref. Il y avait potentiellement des réunions d’hommes propices au bouillonnement intellectuel.Guitton conduisait un cours sur Bergson .
Les officiers français en 1939 étaient en majorité réservistes. Pour la plupart issus du lycée. Remis dans le contexte, ça veut dire qu’ils avaient le bac, une distinction élitiste. Pas le droit de travailler : les Allemands avaient conscience que l’inaction favorise les révoltes et les tentatives d’évasion. Proposer des cours d’allemand était une façon pragmatique d’instituer une collaboration ‘soft’.

Jazzi. Lequel c’est, le cinéma de Lorenzo Chammah ? Le Champo, la programmation est bien. Pas la ‘multicarte’ mais je serai, d’après billet, sur le coup Hyvernaud avec vous !

Marie Helene S dit: 30 novembre 2019 à 15 h 59 min

Apres un Thanksgiving irlandais, Anne Lise me permettra de revenir sur ce fil sur la chute du billet ‘Long way home’, aux commentaires fermes ?

Cela a un lien : l echange se clot entre Eriksen et Puck.
Puck ecrit ‘Moi aussi je suis un troll’, le 29 a 18 h 29 .
Eriksen repond a 20 h ‘Je vous ai dit qu un de mes personnages preferes est un pooka’.

Il s agit d un personnage ,ou plutot d un animal du folklore irlandais, gallois ou ecossais !
Les enfants en raffolent.La mythologie celtique le represente en bouc (en irlandais ancien, ‘poc’ correspond a bouc tandis qu en scandinave, ‘pook’ ou puke correspondent a un ‘esprit de la nature’.

Je n apprends probablement a personne que ce destrier aux yeux jaunes ou animal a cornes bondissant est parfois un fauteur de troubles amusant, mais q u il peut se montrer vindicatif . Une sorte d animal lutin ou de croque-mitaine malfaisant detruisant les recoltes, selon son humeur.

Marie Helene S dit: 30 novembre 2019 à 16 h 20 min

XLEW 11 h 30. ‘Le poète qui dit la vérité doit être fusillé, etc. n’est pas toujours une scie, c’est un fait, l’extrait donné par Christiane le montrerait, il y aura toujours des écrivains non lus persuadés d’être incompris, injustement, c’est même légion aujourd’hui, les durs, les vrais, ne chialent pas dans leur coin, ils ont dit ce qu’il avaient à dire et vogue la galère s’ils doivent le payer socialement et artistiquement.
Renoir, dans ses deux meilleurs films, La Grande Illusion et Le Caporal Epinglé, disait-il autre chose ?
Le Français prisonnier, à la fin, faisait le compte de ses fidélités.’

Une lecture limpide (sur la diction, remarquable !)C est tres agreable.

Paul Edel et Dubruel.
Pour rester avec vous dans le sillon d’Hyvernaud et du film.

les Allemands avaient tout interet a encourager, sinon entretenir directement ces cours !
d ailleurs les examens pour niveau ‘non universitaire’ etaient valides immediatement; au niveau universitaire, les jurys dans les OFLAGS etaient constitues d’universitaires, le diplome ayant a etre soumis a une commission pour validation.
Un bureau universitaire de la mission Scapini a Berlin repondait directement a ces exigences,pour les questions sur les examens et droits des etudiants.

Fernand Braudel etait recteur de l’Oflag XC et qualifie de ‘Magnifizenz’ par le pouvoir d’occupation. Autrement dit, autorise a emprunter livres et revues a l universite de Mayence pour satisfaire aux besoins d une bibliotheque qui comptait plusieurs milliers de volumes.

La mise en place de centres ‘intellectuels’ fut precoce, avec des conferences spontanees des juin 40 a l’Oflag XVIII. De telles organisations etaient donc sans conteste encouragees.

Il y avait meme un poste ou cahiers et crayons etaient vendus. Ne pas oublier que la solde des officiers francais etait payee, selon l article 22 de la convention de Geneve, par les Allemands .

Une difference de taille a ne pas omettre avec l univers concentrationnaire. Portmann l a rappele dans le fil. La lucidite d Hyvernaud n en est pas moins intacte, dirigee sur d autres objets
(P.Edel a 11 h 57 en donne un resume :
‘ Les raisons sont historiques :Hyvernaud était emprisonné en Oflag, il n’avait donc pas à subir le travail obligatoire des hommes de troupe et, n’ayant jamais cherché à s’évader ni à « résister » , il n’eut pas à subir de sanctions de la part des gardiens. D’autre pat Hyvernaud place sa réflexion sur la captivité à un autre endroit que celui habituel de l’opposition à Hyvernaud lui-même ne présentent le moindre signe de patriotisme’).

Art dit: 30 novembre 2019 à 16 h 40 min

Cp es-t ce vous le petit coquin de la chanson Poil de c. Ptite Amélie?
vous allez vous faire gronder par la réal,votre propre ENFANT!!!Cette espiéglerie a déteint sur vous!!!

Art dit: 30 novembre 2019 à 16 h 49 min

je ne suis pas globalement intéressé par ce topic WW2,j’essaie de suivre et vois que ça intéresse beaucoup parmi mon entourage.Dont ma mère, très intéressée.

philippe s’est -il exprimé sur oflag #camp concentration? ça j’ai compris et il le fallait!!!car youngblood XL a dit et vrai,veut et cherche à comprendre également des aînés.
Le lirais et aussi lirai M.jean -Marcel b., où est-il on ne l’a pas lu ou j’ai sauté sans le chercher ?

Art dit: 30 novembre 2019 à 16 h 58 min

12h.56 ,29 nov .
Olivier rousteing, rien ne serait plus plaire à notre Arty, n’est’il pas mon petit Tutusse diablo????
En effet Gordon tutusse aime beaucoup beaucoup ce nouveau directeur couture, tout comme sa chérissime Anne-lise, tous deux BORDELAIS.

Shut up your mouth, mon canard!!!c déjà assez complicated ainsi vois-tu ?
jazzy ,29 a 13h.30.Olivier ‘trop féminin’. Surtout mal dans sa peau .Quand tu n ‘es pas aidé, c plus dur à se trouver.Moi g de la chance !!!

Tu peux aimer aussi 1garçon sympa Ki va te faire rire et pas porter sur le visage Kil est homo.parce que c 1mec bien, mega gentil et tout.

C.P. dit: 30 novembre 2019 à 19 h 14 min

N’exagérez pas les commodités culturelles dans tous les oflags. Les deux où Hyvernaud a séjourné n’avaient de livres que ceux qui arrivaient dans des colis personnels (contrôlés par la direction du camp). Voyez la Correspondance éditée d’Hyvernaud, « Carnets d’Oflag » et « Lettres de Poméranie ». Il est vrai cependant qu’Hyvernaud a « conférencé » pour ses co-détenus (mêmes auteurs que ceux sur lesquels il avait écrit des articles dans des revues d’avant-guerre).
Je le sais aussi et très simplement parce que mon père, jeune lieutenant (oui, Dubruel, c’était à cause des EOR), a été prisonnier dans les mêmes oflags qu’Hyvernaud, -qui avait presque le double de son âge. Il n’a pu reprendre et achever ses études de médecine qu’à son retour de captivité.

A côté de libérations (Sartre par exemple en a bénéficié, Guérin l’a espéré longtemps en vain malgré quelques appuis parisiens), on s’évadait plus facilement d’un stalag, grâce souvent aux travaux à l’extérieur du camp, que d’un oflag. Evadés notables : Jacques Perret et Jean Hélion…

Eriksen dit: 30 novembre 2019 à 19 h 46 min

TERMINAL SUD
Étrange pays que celui de Terminal Sud. Utopique en un sens, tant la question religieuse est reléguée à une place secondaire. Quelques voiles, quelques croix, de répartition aléatoire entre ethnicités à contours flous ; la religion est ramenée à la sphère privée ; les familles traversent les races ; on y parle le français mâtiné de diversité. Que demandez de plus pour l’avenir ?
Que nenni, loin de se construire une utopie plaisante à son gout -Dernier Maquis était une contestation du pouvoir de la religion -, Rabah Ameur-Zaïmeche greffe sur une utopie areligieuse une dystopie politique. Certains groupes ont pris le voile pour prétexte politique, mais ils ne sont qu’une des armées qui terrorisent le pays, parmi lesquels la Police dont Rabah Ameur-Zaïmeche met un point d’honneur à montrer la concordance des pratiques. L’autorité morale de l’état a explosé en parcelles de pouvoir, l’état en est à défendre la sienne dans un combat de chiens qui le décrédibilise encore. Un cercle vicieux qui mène aussi aux Misérables de Ladj Ly.
Dans la guerre civile larvée qui éclot, « Le docteur » est porteur des lumières avec son ami le Journaliste qui se fera assassiner à la porte de son journal ( Dermier Maquis). Sans enfant, sans nom, bientôt sans femme, oubliant la sphère privé il fond dans sa fonction, French Doctor de l’intérieur, sauveur de l’humanité et de l’humanitaire.
Politiquement correct jusque-là, le film est visuellement ancré dans le sud de la France. Troublant. L’ethnicité 50 50 est dérangeante. Est-ce la métaphore d’une Marseille truffée de territoires autonomes en lutte avec la BAC ?. Les bandits de grands chemins viennent des années noires algériennes, la torture rappelle l’armée française de la bas, les dates et les technologies sont de maintenant mais tout semble nous parler d’avenir. Le jeu approximatif de certains acteurs rajoute au malaise.
Même la résistance est vaine Tout fini au terminal sud, en partance vers la lumière.
C’est Rony Brauman qui retourne vers Camus.

Paul Edel dit: 1 décembre 2019 à 9 h 39 min

Je recommande d’Hyvernaud ces « Lettres de Poméranie (edit.Le Dilettante)
Extrait:
« J’irai demain ou après-demain en promenade (les promenades ont été rétablies). Ce sera la première fois depuis dieu sait quand que je marcherai sur une vraie route, dans de vrais champs Il paraît qu’on voit des pommiers, quelques maisons et un beau lac. Les gens qui voient des pommiers quand ils en ont envie ne se doutent pas de leur bonheur. Et même quand ils n’en ont pas envie. Le simple fait d’avoir quelque chose à voir est un miracle que l’on ne peut sans doute mesurer que si l’on est resté je ne sais combien de mois (je n’ose plus compter) parmi les mêmes murs, les mêmes barbelés, les mêmes têtes » (Lettres de Poméranie, 5 août 1943).

C.P. dit: 1 décembre 2019 à 10 h 19 min

Paul Edel, juste comme ça, « Lettres de Poméranie », c’est aux éditions Claire Paulhan.
Plus haut, votre extrait de « La Peau et les os » sur la promiscuité est essentiel.

Paul Edel dit: 1 décembre 2019 à 10 h 55 min

CP mon ami, vous avez raison! autant pour moi,ces « lettres de Poméranie » furent publiées en 2002 grâce à Claire Paulhan ,merci Claire!
c’est bien qu il y ait des éditeurs qui, dans keur coin, luttent contre l’oubli de textes si importants.A cet égard, j’ai constaté que les dicos de littérature qui devraient être toute la mémoire du monde » oublient facilement Hyvernaud.. Si Raymond Guerin, Cayrol ou Calet, qui ont connu la captivité, figurent dans les dictionnaires, Hyvernaud,lui, n’a ps beaucoup de chance… il ne figure ps dans « encyclopédie de a littérature française  » Laffont- Bompiani,même s’ il a une note dans un des trois volumes du « nouveau dictionnaire de auteurs » de Laffont-Bompiani – de tous les temps et tous les pays-..Texte de Roland Desnées .Plus surprenant encore , Hyvernaud n’est pas dans « le dictionnaire des littératures de langue française » de Beaumarchais, Couty et Rey.Trois épais volumes.. Hyvernaud n’est pas non plus dans « le dictionnaire des auteurs » de Pierre de Boisdeffre qui va des années 30 aux années 80…(2 volumes de plus de mille pages chacun) là ça laisse quand même rêveur……

alley car dit: 1 décembre 2019 à 21 h 15 min

Incidemment, se trouve-t-il ici un sachant ayant un avis sur l’ Histoire du cinéma de Brasillach ? Publiée en 1935, est-elle encore aujourd’hui de quelque pertinence ? L’auteur, qui a semble-t-il aussi connu la captivité mais durant peu de temps (un an ?) était selon sa fiche wiki un cinéphile et critique passionné : « Le critique de cinéma
Brasillach est très tôt fasciné par le cinéma : de 1922 à sa mort, il rend compte avec enthousiasme de l’actualité cinématographique. Le fruit de cette passion, outre de nombreuses chroniques dans les journaux, est son Histoire du cinéma, publiée pour la première fois en 1935 et qui fera l’objet d’une nouvelle édition en 1943 en collaboration avec son beau-frère Maurice Bardèche. Contrairement aux critiques de l’époque, Brasillach adopte sur le cinéma un point de vue politiquement neutre, si l’on excepte quelques rajouts antisémites en 1943.

Sa soif de cinéma l’amène à fréquenter assidûment Henri Langlois au Cercle du cinéma. Bien qu’enthousiaste à propos des classiques (Chaplin, Pabst, René Clair, Jean Renoir…) et des films hollywoodiens (John Ford, Frank Borzage, King Vidor, etc.), il fait preuve de goûts originaux et montre une insatiable curiosité pour le cinéma étranger. Il est ainsi le premier à parler en France du cinéma japonais et notamment de Yasujirō Ozu, Kenji Mizoguchi et Heinosuke Gosho.
En prison, il travaillait à la troisième édition de son Histoire du cinéma et préparait une adaptation de Falstaff, qu’il espérait tourner avec Raimu. »
Fiche tendancieuse ou bien conforme à la réalité ?

Phil dit: 2 décembre 2019 à 1 h 00 min

intéressant rappel, Alley car. l’histoire du cinéma de Brasillach est bien sûr encore lisible aujourd’hui, en contrepoint de celle de Sadoul, communiste, qui sortira après guerre. les mentions antisémites ne datent pas toutes de 1943, elles sont déjà présentes dans les éditions d’avant guerre. A noter que Renoir ne tenait pas des propos très éloignés, comme sa correspondance l’a révélé en 1990. les versions en poche sorties dans les années 60 sont passées par censure et réécriture qui modifient le sens initial, aussi il est judicieux de lire une édition non censurée pour comparer. alors quel intérêt a-t-on aujourd’hui de lire l’histoire de Brasillach ? pour découvrir des avis d’époque, que l’on ose plus formuler à notre époque hagiographique. Sur Lubitsch par exemple, dont la qualité de mise en scène est reconnue sans pour autant compenser la vulgarité de ses premiers films (« la princesse aux huîtres », par exemple).

alley cat dit: 2 décembre 2019 à 10 h 19 min

Merci de cet éclairage apaisé sur l’Histoire du cinéma de Brasillach, Phil. La vulgarité associée à l’origine, le bon goût petit bourgeois associé au beau, les pulsions mortifères aspirant à l’absolu …. Se méfier des romantiques contrariés

Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 11 h 27 min

le 30, 19 h 46.
Eriksen.
Votre recension pousse au dialogue. Merci.

Des choix a operer, pas pu y aller. Je n ai vu que ‘Wesh -wesh’.la representation de la Cite des Bosquets, un jeune homme rentre d une double peine de prison s efforcait avec le soutien de sa famille de se réinsérer dans le monde du travail. Le constat impuissant de la fracture sociale de son quartier brossait un constat deja tres pessimiste.

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 11 h 29 min

les keupons havec des croix gammés et des saluts à litlère et surtout crime de lèse majesté avec plus de prince albert que dirfilou sous prétesque de surenchère de de mauvais gout ça va bien..vive zwarte piet..mort a ce salaud de pédophile nazi de saint nic..qu’il crève avec un pneu henflammé autour du cou à rome

Phil dit: 2 décembre 2019 à 11 h 29 min

Alley car, « La princesse aux huîtres » m’a toujours plu, rythme endiablé etc…mais la notule de Brasillach sur une « Lubistch touch » (qui n’existait pas encore) vulgaire, remet le film en juste appréciation avec ceux produits le mêmes année, 1919, comme « Le Cabinet du Dr Caligari »…

Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 11 h 42 min

‘Merci de cet éclairage apaisé sur l’Histoire du cinéma de Brasillach’ Alley Car.

Paul Edel insiste sur G.H. n ayant
‘pas à subir le travail obligatoire des hommes de troupe et, n’ayant jamais cherché à s’évader ni à « résister » ,n’ayant pas à subir de sanctions de la part des gardiens’, une ‘réflexion sur la captivité à un autre endroit que celui habituel de l’opposition ne présentant pas le moindre signe de patriotisme’).

D apres ce que j en comprends, le merite du film est d occuper un intervalle mal couvert, l exposition d une souffrance dont l etalonnage en ‘hierarchie’,la portee politique ne sont pas le sujet.

C.P. dans le fil prone de ne pas ‘exagerer les facilites cultuelles dans les oflages’.
Je suis d accord, MAIS
‘l apaisement de l eclairage’ consiste a presenter les elements en detachant le contenu ‘stylistique’ ou esthetique d autres considerations (ou les aborder en partition).

alley car dit: 2 décembre 2019 à 11 h 55 min

N’est-ce pas ce que l’on qualifie d’esprit critique ? ( éclairage apaisé ne signifie pas éclairage apaisant )

Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 12 h 04 min

Bouguereau 11 h 29.Votre humour presente les choses de maniere humoristique !salvateur, quelquefois .

Brasillach au cinema, Rebatet aux ‘Deux etendards’? Le roman est regulierement reedite dans la collection Blanche, chez Gallimard.
La critique s autorise ,encore plus ou moins en sourdine ?)a penser que c est un chef-d oeuvre, la diffusion reste faible en raison de la tonalite collaborationniste et des passages antisemites.

Francois Ouellet, specialiste de la litterature d entre deux guerres, titulaire de la chaire de litterature francaise a Quebec le detaille, apres que le patron du Dilettante, Dominique Gautier qu evoque Anne Lise pour ‘Deux ou trois choses qui comptent vraiment’ l ait incite a lire en 2011.

1300 pages, dont la redaction commence en 42 (‘Les Decombres’, brulot collaborationniste a quant a lui ete republie dans ‘Bouquins, Robert laffont).

Les deux Etendards connait une histoire compliquee : les allies progressent en 44, Lucien Rebatet s’enfuit a Sigmaringen en l emportant. Le jour de l’armistice, il se livre en Autriche apres l avoir confie a sa femme Veronique.

Il ne retrouvera le manuscrit qu a Fresnes, ou son avocat le lui fait passer clandestinement. Il y travaille d arrache-pieds, avant Clairvaux, ou sa condamnation a mort a ete commuee en travaux forces.

Il ne reprend qu en 49, le texte transmis par sa femme chez Gallimard, qui le publie en septembre 1950;les critiques parfois tres elogieuses ,des Hussards surtout, n empechent pas la censure des journaux et libraires.

Pour des raisons, je precise ,entierement differentes, le public n avait certainement, ‘aucune envie’ de lire cela a cette epoque.

Je ne crois pas qu il figure dans une quelconque histoire litteraire, a moins d avoir ete, sur ce point precis de la qualite stylistique de D.E, ‘rehabilite’ ?

Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 12 h 07 min

N’est-ce pas ce que l’on qualifie d’esprit critique ? (

Tout a fait. La maturite exige neanmoins de poser les preambules necessaires, avant reception ?
La critique ex -nihilo ne peut etre qualifiee de telle. Annelise nous dira ce qu elle en pense, si elle le veut.

Dubruel dit: 2 décembre 2019 à 12 h 26 min

@MHS 11H42.
Eh bien, il est évident que le propos d’Hyvernaud n’est pas d’établir une compétition avec les camps de concentration?
Le film tel que dépeint par AL semble rendre sans aucun embellissement les promiscuités, l’ennui mortel; la guerre ‘résumée à merde & urine’,point. Pas d’envolée glamour.
Ne pas exagérer les adoucissements dans les oflags n’est pas sous-estimer pas les atrocites personnelles subies. Edel souligne qu’hyvernaud ne focalise pas de colère spéciale contre l’Allemagne, ça aussi était mal fait pour attirer l’engouement au moment de la glorification des héros et de la résistance.

cerisuelo ,que vous m’avez fait connaitre et lire, AL, a fait une bonne bafouille la-dessus. Il est prof d’études cinématographiques et d’esthétique à Paris-Est Marne La vallée, nos jeunes internautes qui bûchent dans la branche l’auront peut-être entendue.

Dubruel dit: 2 décembre 2019 à 12 h 43 min

Ce que raconte Cerisuelo , en résumé risquant d’être long : sous l’Occupation, le cinéma français est un ‘cinéma de l’évasion’.
A la veille de la guerre, les plus importants sont en gros, Renoir, Clair, Duvivier et Carné. Sur le quatuor, les trois premiers sont aux Etats-Unis, ils y vivent un exil fécond.
Carné, ce qui est considéré comme son chef-d’oeuvre ‘Les Enfants du Paradis’, réalisé sous l’occupation n’est distribué qu’en 45; le déclin intervient vers 46, ‘Les portes de la nuit’ qui tente la syn(thèse entre réalisme et symbolisme.

Grémillon, contemporain de Carné consacré par ‘Le ciel est à vous’ en 44 n’essuie que des refus ou presque.Il ne revient en veine qu’en 48, ‘Pattes blanches’, beau drame ,Edel c’est pour vous, écrit par Anouilh, avec la sexy Suzie Delair.

L’époque voit le retour des vieux maîtres d’Amérique .
Sinon, qu’est-ce qu’on a ?Cocteau, rien fait depuis 1930, ‘Le Sang du poète’. La ‘Belle et la Bête’, foin du réalisme, offre un maniérisme somptueux. 48, ‘Les Enfants terribles’ et l’acmé, tout de symboles l’année d’après, ‘Orphée’.

Ophuls revenu du séjour américain termine sa trilogie viennoise entamée avec ‘Liebelei »(En 1932). ‘La Ronde’ déboule en 50. On est bien loin effectivement des tonalités de ‘wagon à vaches’.

Portmann dit: 2 décembre 2019 à 13 h 10 min

Que les oflags ne soient, par nature, pas comparables, qu’ils soient moins durs, de manière objective, que les camps d’extermination pour des raisons que je ne me réemploierai pas à développer ici et comme elles l’ont été maintes fois, ne fait pas de doute.
Que la comparaison soit jetée au visage d’Hyvernaud de manière induite par sa famille et ses amis, « être prisonnier n’est pas avoir subi la déportation » ,rapporte le film n’en fait pas non plus. Ce qui n’est pas à prendre à la légère.
Qu’au vu de la souffrance intime, incomparable dans la mesure où chacun dans sa bulle de douleur subit ce qu’il subit, le désagrément de cette comparaison, pourtant disproportionnée, ramenée à l’histoire collective, est tout aussi vrai !
Les livres d’Hyvernaud ont pâti de cette « concurrence » ,rajoutant en amertume ?

Pour compléter Marc Cerisuelo, une thèse de Claire AUDHUY. La différence avec les stalags et les oflags, si elle nécessite d’être établie, dégage d’autres angles une fois la prise en considération du postulat pleinement réalisée.
Ce travail de doctorat intéressera C.p et sa parentèle. Il la connaît peut-être(université de Strasbourg) : « Le théâtre dans les camps nazis, enjeux,réalités et postérité. »

Dans les oflags, la pratique théâtrale, contrairement aux exemples développés dans la thèse, était accréditée par l’administration du camp.L’idée d’une « collaboration douce », à prendre avec des pincettes, aucunement réduite à un jugement manichéen et à considérer avec le recul de l’histoire, aura brouillé le message et compliqué l’accueil de ces textes fondamentaux.

Eriksen dit: 2 décembre 2019 à 13 h 22 min

LES MISERABLES
Vu ce qu’il prend sur la tête, Stéphane, gentil flic de Cherbourg, a dû salement regretter d’avoir laissé ses parapluies. IL pleut de tout dans la cité des bosquets de Montfermeil. Ce pied-tendre fait équipe avec deux cow-boys d’expérience, bacqueux + 10 de la cité, qui sont très persuadés du caractère viril et territorial des relations à entretenir ici. Le chef de la brigade est une tête brulée qui se surnomme lui-même « Cochon rose ». L’autre, un renoi balourd, conduit la laguna.
Face aux indigènes de la république parqués en réserve, ces Pieds Nickelés sont d’une efficacité redoutable pour alimenter le cercle vicieux en ajoutant leur irrespect à l’irrespect ambiant. Quand le calme règne aux Bosquets, il faudrait en toute logique remercier la pègre et les Frères Musulmans.
La première chose qu’affirme Ladj Ly est que la république n’appartient pas uniquement à ceux qui en parlent. L’agitation des drapeaux et les visages hilares et colorés un jour de juillet 2016 parlaient de la fierté d’en être.
Selon la pensée politique qui vous gouverne vous verrez ces territoires comme « abandonnés par» ou « volé à », la république, mais peu contesteront qu’ils sont bel et bien en voie d’être perdus. A savoir pour qui.
Ici la colonisation est toujours en cours, si l’on veut bien considérer que décolonisation, émigration, intégration (ou non) en font toutes partie, autant de pas d’une valse macabre.
Ladj Ly construit un film très impressionnant par sa finesse d’observation, son humour et la qualité technique de son outil idéologique. Il décrit en entomologiste la moitié du problème et il le fait extrêmement bien. Mais pour cela il reste dans la même valse, celle où chaque pas est un combat. Charger l’autre de toutes les fautes en est le pas de base, avec la rhétorique de la lutte pour musique et la testostérone pour carburant. Ladj Ly se fait l’avocat éloquent de ses origines et c’est légitime. Mais ce film est-il un pas de plus dans la guerre ou le premier pas d’une réconciliation à venir ?
Je ne voudrais pas faire de même et pointer la part de responsabilités des immigrants ou descendants d’immigrés, moi qui n’en suis pas. J’attendrais donc qu’un autre entomologiste nous parle de l’autre composante du cercle vicieux, celle pour qui réussir en classe est un stigmate de collaboration, la lecture des livres français une trahison, et la revanche islamique de la colonisation une guerre sainte. Qu’elle est la part des deux parties dans la ghettoïsation ? Il n’est pas interdit d’espérer que Ladj Ly fasse lui-même ce travail – « Les Misérables » n’est que le premier volet d’une trilogie- mais l’exergue hugolienne finale rend pessimiste. « Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs. ».
A une époque où les enfants de 10 ans travaillaient en usine et où l’instruction publique n’existait pas, il n’est pas étonnant qu’Hugo voit dans le peuple une nature un peu brute mais bonne, qu’un peu d’éducation suffirait à mettre sur les bons rails du droit chemin. Sûr cependant que le Parti des Indigènes de la République trouverait à juste titre la phrase condescendante voire méprisante, mais il ne pourrait qu’applaudir à l’idée qu’il n’y a qu’un responsable : le cultivateur, et en l’occurrence dans le contexte, le colon.
Hugo a planté dans nos crânes la déresponsabilisation de la victime. Il est l’écrivain national – même si la Société des Gens de Lettres a choisi récemment Stendhal – et Ladj Ly l’a très bien assimilé pour construire son Gavroche et son entourage. Mais Hugo c’est de l’héroïne, jouissance romantique sur l’instant, mais qui se paye cher à la longue. Pour exemple de notre imprégnation, la grande manif « je suis Charlie » fut un grand orgasme douloureux que la France paya d’une accentuation de la fracture.
Déresponsabiliser n’a jamais aidé personne à se relever d’une catastrophe. Toute victime du présent qu’il soit, le sujet n’en reste pas moins en partie responsable de ce qu’il vit au présent, même si un autre est coupable de ce qui fut. Personne ne conteste que les français issus de l’immigration puissent agir contre la résolution des conflits, alors pourquoi pas pour la résolution? Mais pour cela il faudrait changer tous les logiciels des deux côtés. Par exemple « territoires perdus de la république » ? Ils ne sont pas perdus pour eux… la phrase les exclut de la République. La république c’est eux et nous. Il serait temps de passer au tango, mais le film m’a fait penser au slogan plein d’humour du Parti des Indigènes de la République : « Le PIR est avenir ».

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 13 h 56 min

Eh bien, beaucoup de choses suggestives de la part de Marie Hélène S, Portmann, Dubruel…

Je crois qu’Hyvernaud, comme d’autres, ignorait durant sa captivité les conséquences de la collaboration. Il ne s’est JAMAIS, à ma connaissance, exprimé sur le sort de Juifs. Il me semble cependant qu’il avait deviné, – je pense a partie « Leur cher Péguy » de « La Peau et les os »- , dès avant son retour, la façon dont Vichy avait tenté de récupérer Péguy.
Hyvernaud, je le SAIS, est revenu de captivité a-politique et a-socialiste, lui qui était avant la guerre plutôt de »de gauche ». Voir dans « Feuilles volantes » les remarques touchant Guy Mollet, mais aussi bien plus tard les gauchistes, les lettristes, les situationnistes. Je sais aussi qu’il n’a plus jamais voté.
J’ai eu envie enfin de spécifier quelques points révélateurs touchant ses goûts, permévolutifs en matière de littérature, de cinéma et de théâtre :
- Il a toujours porté aux nues Charlie Chaplin et son Charlot.
-

alley cat dit: 2 décembre 2019 à 14 h 06 min

@ “collaboration douce”

La captivité ? Drôle d’éclairage. Foin des pincettes, là faut arrêter les UV avant d’arriver au stade de vieille pomme caramélisée

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 14 h 24 min

Pardon je reprends :

ses goûts permanents ou évolutifs touchant la littérature, le cinéma et le théâtre :
-Il a toujours porté aux nues Charlie Chaplin et son Charlot, et été sensible au cinéma de Fritz Lang.
- Il a senti, ayant beaucoup aimé le théâtre de Giraudoux (mort en 1944), que c’était désormais un théâtre d’hier. C’est l’avènement d’un nouveau théâtre, celui d’Adamov et de Beckett qui l’a intéressé à partir des années 50.
-Il a jugé que le roman policier relayait avantageusement, quant à la situation des hommes, le roman dit « littéraire ». En même temps, il a regretté que que souvent le roman policier s’achève par un « retour à l’ordre ».
Sur ces sujets et d’autres, voir ses notes plus ou moins longues de »Feuilles volantes » alors qu’il avait renoncé à publier, derniers inédits qu’avec sa veuve Andrée nous avons rassemblés pour l’édition du Dilettante.

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 15 h 48 min

Portmann, oui, la pratique du théâtre a été courante dans les oflags, et Hyvernaud y a mis la main à Arnswalde, comme il l’avait fait avec ses élèves avant la guerre. En même temps, il dit à sa femme, dans ses lettres, qu’on ne peut pas y jouer grand-chose d’autre que du convenu.
Hyvernaud est quelqu’un qui déteste Pagnol, c’est ainsi.

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 16 h 36 min

En même temps, il a regretté que que souvent le roman policier s’achève par un « retour à l’ordre »

il est policer le roman policier..bien sur hon peut faire son manchette et tirer une balle dans la bouche hou son benladène mais hon phinit à la baille au phiniche..j’crois cépé qu’il est pas trés sain de concevoir des relations de causes a effet trop serré sur les sentiments d’une générations qui a connu c’qu’on sait à plus soif quand qu’on a jamais eu faim et souaf qu’il dirait lassouline..

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 16 h 39 min

Qu’au vu de la souffrance intime, incomparable dans la mesure où chacun dans sa bulle de douleur subit ce qu’il subit

j’aime bien celle là..sans cynisme..j’ai été brancardier sacrénom..et j’ai encore bien connu l’temps hoù la douleur y était pas vu du tout comme hune bulle..comme quoi..hou ça se cache quelquefois..dans l’soleil sous nos noeil qu’il dirait lassouline quand qu’il a soif et qu’il trouve pas son chivasse

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 16 h 47 min

remet le film en juste appréciation avec ceux produits le mêmes année, 1919, comme « Le Cabinet du Dr Caligari »…

le fauvisme le cubisme la nouvelle objectivität et surtout lespressionisme hon été taxé à la grosse de vulagasse pour à peu prés tous les gens biens dirphiloo..litlère qu’était académicien sicorigide pouvait même pas comprende un goebèls qui trés au fait du ‘vulgaire’..soit dit en passant comme ça pour rien..les phuturistes qui sont ceux là qui ont été les ptis malins étaient déjà trés au fait..brazillac qu’hun peu hçntoxiqué par eu..beaucoup moins

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 16 h 52 min

( éclairage apaisé ne signifie pas éclairage apaisant )

plutôt que dse faire phesser par sassoeur y reste les ptites pillules bleues sacrénom..havec chivasse c’est l’esplosante fisque

Phil dit: 2 décembre 2019 à 17 h 02 min

Lubitsch vulgaire…

dans « La princesse aux huîtres » les jupes retroussées sont légion, pères et mères bafoués etc…
L’Allemagne, en route pour les beuglants à dietrich, cherchait son ange bleu d’après défaite. Le normalien Brasillach, spécialiste de Corneille, Virgile et littérature grecque, découvrait le cinéma à l’ombre de ses nuits d’études, comme Tulard avec son Napoléon. pour ceux de ce calibre, la vulgarité est une perte de temps.

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 17 h 05 min

Hugo a planté dans nos crânes la déresponsabilisation de la victime

hugo en poète supérieur a eu faim et souaf..toi t’es comme nectar et glouglou..et un glouglou hautentique te fait riche..damnde a dirfiloo..il achté devindèle avec..et depuis il sillonne la planète avec son bimeur

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 17 h 06 min

pour ceux de ce calibre, la vulgarité est une perte de temps

c’est le chmin l’plus court pour mes panzères qu’il disait le rnard du désert

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 17 h 10 min

il sillonne la planète avec son bimeur

..j’espère qule mien prend pas l’eau dans son containère de chenzène..j’ai pas eu la chance de tomber sur un glouglou

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 17 h 25 min

bouguereau, pour les polars sans véritable fin, ceux par exemple de Chandler que justement aimait Hyvernaud, c’est un peu plus simple (ou pas).
Toi-même tu aimais bien Elliott Gould dans le film tiré de « The long Good-
Bye » : Marlowe, privé mélancolique, danse sur l’inconvenance de tout.

Phil dit: 2 décembre 2019 à 17 h 35 min

bimeur…

dear bouguereau, hier vu une copie en tirage par imbibition ! CKoi ? c’est le top.
Pour « Vertigo ». couleurs cassepétantes de san francisco années 50 restituées intactes. Le gros Hitchcock a fait cadeau de cette copie au gros Langlois. sortie une fois par rétrospective des bunkers de la cinémathèque, soit tous les 15 ans, la moitié du public d’hier (qui a déjà vu dix fois le film) sera enterrée. vu les tickets refusés, ça fera des heureux. James Steward, Kim Novak, Barbara Bel Geddes (Daaallas). constaté que les Boileau-Narcejac ont bien pompé (1954) « Bruges la morte » de Rodenbach (1892). possible que le public s’en fiche, l’essentiel, s’en mettre plein les mirettes avec l’imbibition comme du temps d’al capone.

Eriksen dit: 2 décembre 2019 à 18 h 33 min

« hugo en poète supérieur a eu faim et souaf. »
valable aussi pour les polars. les polar sans faim ça vaut rien.

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 18 h 54 min

tu as raison cépé..mais tu sais bien aussi que le roman policier est un ‘moment’ du fatum..qui peut contenir la nuit la mort la fantaisie et l’indécidabe..le charme..mais qui est dans un surensemble surdéterminé au finiche

Jazzi dit: 2 décembre 2019 à 18 h 56 min

« hier vu une copie en tirage par imbibition »

Où ça, Phil ? Dans « Vertigo », le paquebot passe au bout de la rue !

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 18 h 58 min

les polar sans faim ça vaut rien

les affects..la vulgarité et le moderne c’est l’histoire d’un porc qui glande qu’il disoit valéry

Phil dit: 2 décembre 2019 à 19 h 00 min

à la cinémathèque de Bercy, dear Baroz. what else. ma voisine, qui causait trop, m’a parlé de vous: « ici le popcorn est interdit ».

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 19 h 04 min

pour ceux de ce calibre, la vulgarité est une perte de temps

trés forte pensée d’ancien régime..je ne sais pas si elle est encore accessibe..plus exactement si ceux qui le prétendent encore ne sont pas..depuis le temps..de sinistres snobs qui se mentent..siné nobilèsse

bouguereau dit: 2 décembre 2019 à 19 h 08 min

l’essentiel, s’en mettre plein les mirettes

les angliches ont une espressions pour ce temps passé a se souler d’himages..un genre d’orgie pour les yeux

Phil dit: 2 décembre 2019 à 19 h 26 min

eyeorgasm ?
Boug, je reprends souvent le Tulard après la voyure des films années 30_50. toujours pertinent, et comme le Brasillach, horreur de la vulgarité, pour les deux, faut que ça cassepète dans leur jardin secret. Napoléon au cinéma chez Tulard, Virgile chez Brasillach.

Jazzi dit: 2 décembre 2019 à 19 h 26 min

Voilà ce qu’il en dit des images, le boug : « Le regard ne s’empare pas des images, ce sont elles qui s’emparent du regard. Elles inondent la conscience. »

Il suffit d’aller les chercher au cinéma, avec ou sans popcorn !

xlew dit: 2 décembre 2019 à 19 h 29 min

Il y a de très beaux verts aussi dans To Catch a Thief, des Véronèse, des Titien, pas à sa mémère, une Francie-Grace Kelly qui orientera plus le beau jeu de Lee Remick que celui de Novak, complètement transformée celle-ci en jamòn-jamòn, pur enjeu psycho-sexuel par Hitchcock.
Vertigo n’est plus que le musée à ciel ouvert de ce que fut la ville de Frisco avant le mitage, pour ultra-riches de la vallée aux silicones aussi divers que non variés, favorisé par les édiles du moment, et comment, Phil.
Hitchcock prenait Grace telle qu’elle était, une sportive magnifique qui se faisait, sans autres procès sentimentaux que cela, tous les mecs d’Hollywood qu’elle voulait, le film le dit en sous-main, décollée, c’est clair, réécoutons les dialogues modernes (sur les finishing-schools pour citer un exemple), Cary Grant est d’ailleurs son jouet, elle l’habille et le rhabille à loisir, endosse ses pseudonymes ou les déchire, beaucoup plus finement qu’un Scottie très peu queutard qui vaudouïsait comme un manche l’élue de son coeur, « The Police is following you, John Robie », j’adore ce passage, le faux bûcheron lynchien vrai résistant du Dakota du nord-nord-ouest à petit carré Hermès rouge à pois blancs autour du cou est fait aux pattes par sa blonde.
Sur l’amour d’Hyvernaud pour Chaplin, un écrivain doué aimant un génie du cinéma, rien d’anormal, et d’ailleurs, le côté pacifiste et anti-militariste, très assumé, de Charlot, trouve chez le Français prisonnier un creuset mental idéal.
La tirade de la fin du film de 1936 appelant les hommes à tomber les armes, à s’aimer les uns les autres, point d’orgue d’un propos qu’expose un scénario extraordinaire, destruction du mythe aryen, vient comme un cheveu dans la soupe de l’Histoire – dont quelques-uns comme Churchill surent deviner les développements dès 1935, après un épisode de fascination -, c’est bien le sacrifice des hommes dans leurs Shermans et T-34 qui sauvèrent le Monde en 1944-45.
Aucune incantation ne vint à bout des Carius et des Wittmann qui écrasaient tout sous leurs chenilles en attendant les War Bonds de Charlie.
Les lettres incisives d’Hyvernaud sont plus fortes et peuvent résonner encore aujourd’hui peut-être lorsqu’on les met face à la disparition du scintillement des instants, presque mot pour mot ce qu’écrivait Gadenne dans son roman ébloui, la Poméranie, étymologiquement, si on écoute un peu le slave, c’est la lieue de Mer, comme on dit dans le Finistère, la baule de Scheveningen (quelqu’un l’a déjà cité plus haut).
Hyvernaud fut un Arnoult confronté à mille Hersent, mille réflexions brouillaient sa pensée, pression physique, restriction d’ordre cérébral, la plage intellectuelle bondée confondait les corps, pas de Laura, que des Lauréats avec des rêves empruntés, gourds, léthargiques dans les gestes d’un éros en berne, avec toujours dans les oreilles le bourdonnement de l’oubli de ce que l’avenir leur dirait.
Plutôt que les jeux de mots scabreux sur l’hivernage ou l’hibernation, c’est le vert qui a tourné casaque, céruse et blanc de plomb pour tout le monde tout au long du calendrier, l’habituelle source vernale n’innerve plus l’homme désapé, ce n’est même plus une question d’ennui tant les faces du dé semblent s’effacer, c’est une immense chape de printemps vidé de sa substance qui s’est abattue dans les casernements, une saison à l’envers rasant les trois autres.
Goering, puis plus tard les archontes soviétiques d’après guerre à l’Est, choisirent de ré-ensauvager la nature polonaise pour des raisons cynégétiques, voir La Partie de Chasse de Bilal, 1983, des loups au nord, des ours au sud, c’est marrant de voir les gens de blogs chasser les dits et écrits d’Hyvernaud aujourd’hui, mais c’est bien.

alley car dit: 2 décembre 2019 à 19 h 39 min

@ Marie Helene S dit: 2 décembre 2019 à 12 h 07 min
N’est-ce pas ce que l’on qualifie d’esprit critique ? (

Tout a fait. La maturite exige neanmoins de poser les preambules necessaires, avant reception ?
La critique ex -nihilo ne peut etre qualifiee de telle. Annelise nous dira ce qu elle en pense, si elle le veut.

Ce qui vaut pour la promulgation des lois et la vie publique ne trouve pas toujours à s’appliquer avec pertinence à la critique cinématographique

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 20 h 31 min

Cinéma : il y a des fidélités significatives. L’actrice préférée d’Hyvernaud est restée Brigitte Helm (Brigitte Schittenhelm), Maria ET le robot dans « Metropolis », alors qu’elle a cessé de tourner et est partie d’Allemagne en 1935, je crois.

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 21 h 04 min

Dubruel, certainement : il y a aussi des noeuds durables dans les tripes. J’ai rencontré Hyvernaud au début des années 70, c’est alors que j’ai lu « La Peau et les os » et « Le Wagon à vaches ». J’ai proposé à mon père de lire « La Peau et les os », il ne l’a pas souhaité, je pense qu’il ne voulait pas raviver ses souvenirs des oflags 2-B et 2-D. C’est donc en aval que ça s’est passé : j’ai fait lire Hyvernaud à quelques étudiants et à des proches, plus tard à mes enfants.

alley car dit: 2 décembre 2019 à 22 h 51 min

(C.P. vos liens tripaux m’ont ramenés en enfance ou à peine plus loin ; quand tout semblait si doux parmi les joviaux si proches et tatoués aux avant-bras, sans oublier les rescapés de captivité)

C.P. dit: 2 décembre 2019 à 23 h 21 min

Je comprends, alley car. Pour ma part, je n’ai pas connu d’anciens déportés, j’en ai seulement entendus au cours de conférences, tout comme j’ai lu Primo Levi et quelques autres.
J’ai en revanche bien connu dans le Boischaut berrichon des paysans qui avaient été captifs dans des stalags et avaient, eux, travaillé dans des fermes pour y remplacer les Allemands soldats. Eux aussi avaient dû souffrir de la captivité, ils étaient discrets là-dessus. Ils avaient presque tous lu « Le Caporal épinglé », qui est d’un autre ton que celui d’ Hyvernaud, encore que celui-ci manie fort bien le comique sombre.

alley car dit: 2 décembre 2019 à 23 h 26 min

Vous êtes sur la défensive ou me semblez tel et c’est dommage (un peu). je garde donc pour moi le souvenir ému de ce lumineux couple de déportés de mes parents

C.P. dit: 3 décembre 2019 à 1 h 17 min

Défensive ? Mais non : je n’ai pas la même expérience que vous, voilà tout. Et je vous croyais, tout simplement.

alley car dit: 3 décembre 2019 à 1 h 27 min

(c’était déjà un couple de vieux quand j’étais enfant mais je me souviens de ces tatouages baveux et de moments heureux passée avec eux)

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 8 h 42 min

« Le regard ne s’empare pas des images, ce sont elles qui s’emparent du regard. Elles inondent la conscience. »

on hinonde pas un lit d’rivière baroz..ce sont là surtout propos hamérement polémique..
et qu’est ce t’hinventrais pas pour nous prouver qut’en as une

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 8 h 49 min

le côté pacifiste et anti-militariste, très assumé, de Charlot

« j’en veux a charlie chaplin d’avoir fait du héro du xx eme siècle un raté »

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 8 h 55 min

Virgile chez Brasillach

malaparte m’a semblé un type beaucoup plus « informé » que lui..faut dire que c’est les ritals qu’on forgé le fascisme..quand qu’on parle des chleux on y va sur heideguère et consort..c’est un bloc..eux nada..les propos badin comme ceux de polo tu les calques sur les chleux et de suite les nuques se raidissent..thinkovit

Phil dit: 3 décembre 2019 à 9 h 19 min

thinkovit

of course, jeden Tag I think of it. Virgile…Mussolini a bu aux sources poétiques du berger D’Annunzio.
pas bien suivi le débat CP alley car. Controverse franco-française quand « la vache et le prisonnier » fut colorisée. la meilleure fermière reste Dita Parlo dans la Grande illusion qui finira vraie fausse collabo comme la France les aime. Souvenir d’un bon Preminger où lui-même, boule à zéro voix flutée, joue le chef de camp oflag.

Phil dit: 3 décembre 2019 à 9 h 33 min

« Stalag 17″. 1953. dernières années où le cinéma de seconde guerre mondiale n’est pas encore propagandisé. « Nuit et brouillard » fût tourné dans les années 60.. « Chagrin et pitié » en serait sorti.

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 9 h 42 min

« j’en veux a charlie chaplin d’avoir fait du héro du xx eme siècle un raté »
de qui est cette phrase ?

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 03 min

baisse le capot
on voit ton moteur

pour un gars en traban ça brille comme un v8..mais c’est qu’un effet dta misère keupu

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 07 min

la meilleure fermière

c’était du temps où elles étaient toutes bonnes qu’elle dirait pauline laffond en botte caoutchouc et sans culotte

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 12 min

d’un degaulle quelconque et d’un dla douzaine

ou d’un dla..à la vérité je sais plus lequel..mais ça m’avait frappé..chaplin est un personnage clivant..condamné à mort par litlère je crois..attation lhonneur..mais en même temps faut savoir smettre a sa place à litlère qu’il dirait finkielkraut qui dit pas que des conries

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 18 min

chaplin est un personnage clivant

..sur quoi doit on compter et tabler dans l’homme pour héviter les coneries..qu’elles n’arrivent ou sur l’avénment certain dhommes providentiels..plus vaste question que mon bénart qu’il aurait dit charlot..mon avisse c’est qufaut sméfier d’un militaire qui vous donne des lçons..à fond les ballons

Dubruel dit: 3 décembre 2019 à 10 h 26 min

C.P 21H04. ça se comprend.
Lu qu’on vous dit ‘sur la défensive’? Je ne vois pas . Le réflexe de votre père était légitime, ils sont marrants !Par contre, où vous me voyez ‘allusif’ ?
Rien d’allusif.Ce que je crois lire du film : Hyvernaud a souffert de tous côtés que ce ne ‘soit pas le moment’; Portmann, il faut le lui demander, ce qu’il a écrit moi j’entends :ceux d’après guerre ont zappé hyvernaud parce qu’ils aspiraient à la reconstruction, ceux qui estimaient entre les lignes que la déportation était tellement pire trouvaient qu’il n’avait pas à se plaindre .ce que révèlent clairement les allusions familiale. Etre prisonnier, sous-entendu ,’moins bien’. Même s’il ne s’agissait que d’une simple curiosité , d’un besoin d’éclaircissement, rien qui dénote qu’ils avaient pris la mesure de ce qu’il avait vécu.hyvernaud en face de la Shoah se trouve dans un intervalle compliqué.Enfin, ceux des oflags tels que votre père avaient trop souffert pour s’y replonger .
La mauvaise conjonction explique l’échec des livres, alors que c’étaient de grands livres!J’ai vu sur RDL qu’Assouline a repris le billet d’A.R en twit.

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 10 h 29 min

gotcha
https://journals.openedition.org/recherchestravaux/293?lang=es

La critique de la modernité inhérente au cinéma de Charlie Chaplin n’a jamais été jugée recevable par Horkheimer et Adorno. Walter Benjamin, dans son fameux texte sur L’Œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique (Das Kunstwerk im Zeitalter seiner technischen Reproduzierbarkeit, 1936), avait défini les films de Chaplin comme l’art moderne progressiste par excellence, parce qu’ils permettent à la masse d’accéder à la position de l’amateur d’art éclairé et d’associer le plaisir esthétique à la critique sociale, alors que cette même masse, désorientée, ne peut que rejeter l’art de Picasso :

La reproductibilité technique de l’œuvre d’art transforme la relation de la masse à l’art. Des plus réactionnaires, par exemple face à un Picasso, cette relation devient des plus progressistes, par exemple devant un Chaplin. (Walter Benjamin, p. 159)

13Cette idée heurta Adorno. Dès 1936, il écrit ces lignes à Benjamin, à propos desTemps modernes:

3 S. Kracauer (1889-1966) était, entre autres choses, spécialiste du cinéma de la République de Weima (…)
Au cinéma le rire du spectateur n’est rien moins que bon et révolutionnaire, mais plein du pire sadisme bourgeois ; […] et, pour relever un autre petit détail, affirmer que le réactionnaire devient avant-gardiste grâce à sa situation de compétence devant un film de Chaplin me semble également relever d’une vision tout à fait romantique, car je ne peux considérer le préféré de Kracauer3 (= Chaplin, FG) comme un auteur d’avant-garde, même après Les Temps modernes, et ne pense pas non plus que le moindre des éléments à peu près corrects de ce film puisse être appréhendé consciemment. (Adorno / Benjamin, p. 171)

Dubruel dit: 3 décembre 2019 à 10 h 33 min

pauline c’est la fille..beau cul aussi nonobstant

Great.

Hyvernaud photo du haut en Brasillach normalien binoclard.
Mao & Hockney. Il va se retourner dans sa tombe deux fois sur trois.au moins;

Eriksen,13H 22.
‘Hugo a planté dans nos crânes la déresponsabilisation de la victime. Il est l’écrivain national – même si la Société des Gens de Lettres a choisi récemment Stendhal – et Ladj Ly l’a très bien assimilé pour construire son Gavroche et son entourage. Mais Hugo c’est de l’héroïne, jouissance romantique sur l’instant, mais qui se paye cher à la longue. Pour exemple de notre imprégnation, la grande manif « je suis Charlie » fut un grand orgasme douloureux que la France paya d’une accentuation de la fracture.
Déresponsabiliser n’a jamais aidé personne à se relever d’une catastrophe’.
haaa ouai. Le grand mâle dominant m’en bouche un coin.
‘Les victimes malheureusement peuvent être aussi des bourreaux’
De qui, celle-là ?

Janssen J-J dit: 3 décembre 2019 à 10 h 38 min

(JEX, 3.12.2019, 10.35)

Très bel hommage d’Anne lise Roux rendu à Georges Hyvernaud. Merci à Paul Edel de m’avoir signalé il y a quelque temps cet auteur oublié qu’on fait bien de ressusciter aujourd’hui. Je peux mieux en savourer l’intérêt.Deux formidables témoingnages…

(copié collé d’un passage d’ALR) // Hyvernaud n’a pas le côté aboyeur d’un Louis Ferdinand Céline. Quelle acuité, cependant. Le mythe du héros, de la captivité qui grandit celui qu’elle atteint vole en éclats sous ses mots. Le captif est réduit à «un sac de tripes, n’est «pas plus lui qu’un autre». L’homme relaxé d’un camp, rien d’autre qu’un étranger auquel les siens demandent en boucle «s’il n’a pas maigri ?» – «Oui, de quinze kilos», à qui on n’a de cesse de faire remarquer «qu’être prisonnier, ce n’est pas pareil que déporté» , ce à quoi il répond, «pour sûr».
Alors que les oflags sont censés retenir des prisonniers d’une bonne classe sociale, dotés d’éthique et de dignité, Hyvernaud, lui, verra le sous-inspecteur voler un pain en prétendant donner des leçons de morale, le fesses-à-fesses du « trop d’homme partout», la sordide et persistante odeur de l’autre dans les narines… Des lettres privées de Raymond Guérin ou Blaise Cendrars lui reconnaissent un talent immense, la critique institutionnelle quasiment aucun, quand elle ne lui casse pas les reins comme le fit «Les Lettres françaises» qui l’assassine. Il est déjà attelé à «Lettre anonyme», l’échec cuisant de «Wagon à vaches» en 1953 le brise. C’est fini, il n’écrira plus.
____
@ r. ; ai été touché par votre fragment de l’Art de la joie, un autre livre immense à la gloire de Modesta…. autre chose que Stevenson à celle de Modestine.

3 – au sortir d’un rêve ce matin, intensément repensé à Elisabeth Badinter et à l’amour en plus. Elle avait voulu nier l’historicité de l’instinct maternel, en montrant comment des citadines de la bourgeoisie parisienne se débarrassaient sans état d’âme de leur bébé en les confiant à l’allaitement et evrage de nourrices morvandielles. Ce faisant, elle ne s’interrogeait pas sur l’instint maternel de ces nourrices mercenaires ni sur celles de ces paysannes qui s’interdisaient de pleurer, vu la très forte mortalité de leurs rejetons. Ni sur toutes ces femmes stériles qui devenaient folles de n’avoir pas pu engendrer. Etc.
Me suis demandé pourquoi ce féminisme-là avait eu besoin de cette thése déculpabilisante, -dont j’ai longtemps partagé l’idéologie libératrice sous-jacentee, même si je juge aujourd’hui en avoir été un brin intoxiqué à cette époque, quand je vois où nous en sommes arrivés.. Mais aussi, parce que je craignais que ma mère se soit toujours forcée à m’aimer alors qu’elle n’éprouvait sans doute pas vraiment ce sentiment pour chacun des ses 5 enfants, vu qu’elle était d’une époque et du’n milieu où nos parents ne maîtrisaient pas leur contraceptio. Bien des enfants du babyboom d’après guerre imaginèrent, comme moi, n’avoir pas été désirés ni aimés. Mais aujourd’hui, en va-t-il encore ainsi ?… l’instinct maternel est-il redevenu instinctif, dans toutes les couches sociales, à une époque où les femmes n’ont plus vraiment besoin de mâles ni pour engendrer, ni pour élever. Je ne sais pas trop ce qu’en penserait Emilie Badinter, voire les intervenautes. Et n’oserait le leur demander, la question est peut-être tron difficile, au niveau de leur propre vécu. Et je n’ai pas besoin de réponses avec vos liens savants, FOUTEZ MOI LA PAIX, je sais chercher tout seul, hein !

-> Tout cela me tracasse un peu, ce matin, c’est vrai, mais cela va passer… Les jeunes filles en pleurs, j’ai bien noté (drôle). Je suis submergé par l’analyse océanique des sentiments de jalousie qu’éprouve le Narrateur à l’égard d’Albertine qu’il n’aime pas, mais dont il n’entend pas qu’elle regarde ses copines à la déraobée. J’en veux lire l’intégralité, mais ces variations et digressions paranoïdes sont incroyablement chiantes. Qui donc a pu aller jusqu’au bout de cette lecture sans en sauter une seule ligne ?… CT ?… j’en douterais un brin… « Allez, on va pas s’mentir », comme dirait notre amie germanique.

Bonne journée à la cantoche !

Vincent dit: 3 décembre 2019 à 10 h 44 min

Quelle jeune fille en pleur????

cet article g.hyvernaud ne m’intéressait pas,et sous votre pression à tous de cette excellentissime conversation ,dont la chronique de la jolie uccello, Cp et M.jM je viendrai joindre également au Champo.
N’oubliez pas à prevenir si je peux…..

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 10 h 47 min

@Dubruel: « haaa ouai. Le grand mâle dominant m’en bouche un coin.
‘Les victimes malheureusement peuvent être aussi des bourreaux’
De qui, celle-là ? »
comprends pas.

Vincent dit: 3 décembre 2019 à 10 h 54 min

Sans vouloir faire mon jacK, parce que j’ai des révélations intéressantes à tous, qui ne connaissent peut-être pas ce que j’ai à dire.

Réactivé par XL parlant bellement colors et surtout notre ami Philipe, couleurs cassepétant dans Vertigo/Kim Novak, fort belle ;
je me rappelai T.b d’Anne-lise en ayant parlé et trouvé où cela,baleze : le 26 /11 à 9.58(vous pouvez vérifier…) parlant du VERT;et je vais développer pour vous intéresser comme sur le beamer,connu par Philippe et M.JmB :

Un cours sans prétention de ce que je sais,pour vous aider et faire fuir le k.ornar traitant d’ouvreuse cinéma et tapette alors que rien à dire, car il ne CONNAIT lui- m^eme rien….donc j’y vais.

L’absorbtion des couleurs par gélatine, commencez par savoir que cela concern d’abord KALMUS en 1930…. ce K.i semble ouf car très loin???
Mais ce K.i a fait le technicoloe trichrome qui vous branche et donnait l’AGE D’OR.

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 10 h 54 min

« j’en veux a charlie chaplin d’avoir fait du héro du xx eme siècle un raté »
Il est le héros du XXe siècle non parce qu’il est raté, mais parce qu’il ne se vit pas en victime.

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 11 h 04 min

« Les victimes malheureusement peuvent être aussi des bourreaux »
Tristesse du binaire dessillé… snif
Bien peu sont victimes de personne, et pas plus ne sont jamais bourreau. Par ex pour la maltraitance d’enfant, plus de risque d’être bourreau quand on a été victime.

Vincent dit: 3 décembre 2019 à 11 h 06 min

Car nous parlions de IMBIBIHION et TECHNICOLOR ET EAST%MAN, sur Vertigo dont AL et XL aiment les verts tarp subtil &surtout, nuances…

Techni trichrome comment cela marche t’il???
la caméra est chargée TROIS négatifs noir &blancs entrainés synchro, ce qui est T.important un au ROUGE l’autre VERT, troisiéme BLEU.
me suivez-vous juste la ????
le négatif sensible au vert se déroule seul dans 1prise de vue dans axe, les deux autres accolés PACK;d’où ,attention car retournment de l’image entre rouge/bleu.
Et le tirage final n’est pas type argentique mais TRICHRO IMPRIMERIE….
tout le relief enduit gélatine, ac encre couleur correspondante.La superposition des dépôts jamais PARFAIT, donc l’effet VAPOREUX que tu verras constaté???….et c’est T magnifique de voir ça quand bien fait.

autre apprentissage que j’espère pour vous : Dario ARGENTO que nous avions rencontré la charmante Anne-lise à la C.Fr métro bercy après Oiseau de plumage crystal :SUSPIRIA, 1 autre de lui avait ressorti ce procédé mort depuis 20 ans en supprimant complétement le bleu…. donc tu satures JAUNE et ROUGE;
c’est très intéressnt de le savoir….

A +,ai-je été clair pour vous tous????techniK est intéressante quand vous le possédez.

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 11 h 10 min

« jj qui cherche a cqu’on le convainque hencore d’aller sfaire hanculer.. »
Le boug, joue pas à Tonton Crado

Chetouane dit: 3 décembre 2019 à 11 h 33 min

eriksen, 10h47. Dubruel est louangeur à votre égard et rebondit sur votre commentaire sur l’émulation ici.
Votre 13h22 hier sur Les Misérables, excellent :

Charger l’autre de toutes les fautes en est le pas de base, avec la rhétorique de la lutte pour musique et la testostérone pour carburant. Ladj Ly se fait l’avocat éloquent de ses origines et c’est légitime. Mais ce film est-il un pas de plus dans la guerre ou le premier pas d’une réconciliation à venir ?

La fracture augmentée après le grand orgasme douloureux Charlie , nous sommes au coeur du pb. Sujet de mes études sur ce qu’on appelle communément la diversité.
A ce sujet, cru voir passer un nouveau livre de Lançon ?sur quoi ? L’après hospitalisation ?Au moment du Prix Fémina à Disturbance el Colgajo la dédicace de son frère Arnaud au père qu’il espère voir tout ça de là-haut , était étonnante.Sur ce que ça véhiculait, les perspectives, ce positionnement le basculait nettement vers le romancier davantage que le journaliste ?

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 11 h 45 min

Chetouane. votre double légitimité speak loud to me.
Une chance d’éviter une fracture définitive ?
pas lu le Lambeau

Phil dit: 3 décembre 2019 à 13 h 42 min

Merci Vincent ! un peu embrouillées vos essplikations colorées mais bien intéressantes.
questions: dans l’imbibition, le bleu disparait ? right ? et donne des effets vaporeux ? vu dans Vertigo, indeed. Pourquoi le procédé n’a-t-il pas continué à être utilisé ?

xlew dit: 3 décembre 2019 à 16 h 47 min

Argento, ça fait image , dito Dita Parlo plus haut, à une syllabe près on entrait déjà dans le monde du digital muet.
Michel Simon qui ne fumait pas que du nombril était fin connaisseur de la technique, l’habitude prise chez Vigo de faire avec trois bouts de ficelles, quelques restes de chute de péloche, peut-être, il savait tout des émulsions, des tirages, de tout ce qu’on rattrapait en laboratoire, comme pour le Technicolor de Vincent, les impressions étaient une étape importante, ça m’a fait plaisir moi aussi d’apprendre des choses grâce à lui, la passion technique, on pourrait faire plus de film en partant d’elle et retrouver un fil de scénario, Clouzot le fait-il dans son Enfer, comme dans La Prisonnière ?
le vaporeux, le fumateux italien, est-ce que voulait éviter Kalmus avec son brevet, ne plus tout faire glisser vers les extrêmes, le baveux ?
Avant cela beaucoup reposait sur l’art du maquillage, grâce à son invention, le grain de peau humaine est respecté, tout n’est plus qu’à la charge du chef op et de l’éclairagiste, la science des tons et de la température de la lumière, tout un art qui leur incombe, Hitchcock le glose très souvent, notamment dans Rear Window, vrai commentaire caché sur la photo de cinéma, l’éclairage de la scène, une belle scène de crime pouvant être tournée comme une scène où s’encre l’amour de la lumière, pour retourner un adage que propagèrent les critiques.
En musique il y belle lurette que les requins de studio sont revenus à la bonne vieille ampoule, bien chaude, toujours à câliner pour qu’elle reste propre, comme sur les sets des années cinquante au ciné.
Quel beau nom que ce technicien « beam splitter », pas de doute, L’Herbier a tout inventé mais les ingénieurs américains ont tout nommé des termes de la Bible des professionnels, just kidding, alléluia.

Phil dit: 3 décembre 2019 à 17 h 06 min

dear xlew, oublié de vous dire depuis l’articulet sur Grace Kelly…cherchais le nom du domaine de Goering: Karin Hall, au nord de Berlin. il y avait mis des lions.
utiles rappels sur les pellicules et couleurs à l’heure où l’égalisation numérique va laminer les reliefs comme les esprits. dit plus haut, vu « Suspirio » d’Argento en ressortie dividi. complétement plat, rétréci au lavage numérique. Dear Vincent nous parle des bleus mourants dans le procédé imbibition, vu aussi des oranges magnifiques (pas le fruit) sur le golden gate de Vertigo et toutes les gouaches bien épaisses de la mère à JR (Barbara Bel geddes, qui peinturlure dans le film.
tout ça aussi bon que la copie dorée de « reflets dans un oeil d’or » où l’étalon Brando perd sa monture.
La critique française a du mal d’avaler la pilule à Dita Parlo, passée du côté teuton.

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 10 min

cherchais le nom du domaine de Goering

je ne te félicite pas dirphiloo..une telle hésitation sur les grands classiques fait germer le doute sur ta force critique aéroportée

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 13 min

d’Argento en ressortie dividi. complétement plat, rétréci au lavage numérique

suspiria est looké à mort et hassez pénibe..d’argento c’est une belle fragrance..pour léoné il a été trés himportant..qui réagit mal avec sa prope mise en scène

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 16 min

tout n’est plus qu’à la charge du chef op et de l’éclairagiste, la science des tons et de la température de la lumière, tout un art qui leur incombe

foutre non..chpeux citer 10 apps comme ils disent..les vieilles techniques étaient dla préproduction c’est pas faux..mais en même temps..la post ne s’entend pas sans une grosse préméditation

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 19 min

La critique française a du mal d’avaler la pilule à Dita Parlo, passée du côté teuton

on a récupe le gros karlos..il est haussi kolossal mort que vivant

bouguereau dit: 3 décembre 2019 à 19 h 25 min

tout le relief enduit gélatine, ac encre couleur correspondante.La superposition des dépôts jamais PARFAIT, donc l’effet VAPOREUX que tu verras constaté???

ha trés bien..les procédés fastidieux comme les porte jarretelle et les pompe de pied bot engendre quelquefois de jolie monstre..qui vont jusqu’à concevoir dla tendresse plastique pour le bourreau et le maquereau..sans odeur de pieds l’homme perd de sa virilité qu’elle dirait bonne clopine

xlew dit: 3 décembre 2019 à 19 h 49 min

Je te projetais dans les fifties bouguereau, les développements du film en technologie deluxe de la décennie 45-55.
Aujourd’hui il y a des applis en post-prod et sur logiciels de montage Avid etc. hors CGI, qui lissent les erreurs, mais je ne crois pas que tu parles de ça.
Tu dis peut-être ça parce que tu regrettes de ne pas avoir été brancardier sur chariot de la Caméflex des Labos Eclair à Épiney ou Decla à Babelsberg.
C.P. votre Jules on le retrouve en père Boule dans le Train de Frankenheimer, « la gloire de la France, la gloire de la France…4 francs c’est 4 francs. »
Dita Parlo, Phil, a une présence de dingue dans la scène avec Gabin, superbe vachère avec un minou qu’on devine doux comme les yeux du Bébert montmartrois, la même dans la soute de l’Atalante, une raie crantée coupant les blés de sa blondeur de folie, des expressions de visage qu’on ne voyait pas sur le minois de Mireille Balin ou ceux, d’une élégance de marbre, de Morgan et Darrieux.
La caméra de Vigo sans recul qui sait faire rejaillir la profondeur, mon Dieu, pas des plans-casquettes, bien plutôt du haut de forme de milord, un mouvement poétique à elle toute seule.

C.P. dit: 3 décembre 2019 à 20 h 10 min

Eh oui, Lew, et c’est vous le responsable : automatisme dès que l’on parle en même temps de Michel Simon et de Dita Parlo.

Janssen J-J dit: 3 décembre 2019 à 21 h 22 min

je m’étais trompé de blog ce matin, d’où certains pouvaient pas comprendre. Trouvé que le niveau est ici bien élevé qu’à la RDL. Herueux des échanges talentueux sur Hyveranaud. Vois que boug’ est toujours le même, suis qd m^me content de le retrouver en bonne santé, plutôt du côté des encoleurs que des encolés car la bas on savait pas trop de quel côté il se la faisait mettre. Suis surpris que la Marisassoeur et les deux musiciennes soyent pas là… Le monde change. Et Puck, icite, c’est le même chose qu’homelette et dextère ?
PC m’a l’air d’un prof de banlieue parfaitement honorable et compétent. On n’a pas le même sur l’autre chaine. Rien a voir avec Patrice Charoulet ou Pat V. Sinon des nouvelles de JC et JR ?
Mme Roux : admiration ! vous devriez remplacer Passoul qui part avec Pivot, l’en a marre, tout se déglingue chez lui, les pendules sont suspendules comme les filipendules, on a l’air fin. Pourquoi ne pas fusionner la RDL et la RDC, c’aurait d’lag…
Je dis ça, je dis rin, hein…

Eriksen dit: 3 décembre 2019 à 23 h 44 min

Marie Helene S 30 novembre 2019 à 15 h 59 min
« Cela a un lien : l echange se clot entre Eriksen et Puck.
Puck ecrit ‘Moi aussi je suis un troll’, le 29 a 18 h 29 .
Eriksen repond a 20 h ‘Je vous ai dit qu un de mes personnages preferes est un pooka’.
Il s agit d un personnage ,ou plutot d un animal du folklore irlandais, gallois ou ecossais ! »

the definition of Pooka in Harvey
https://www.youtube.com/watch?v=dB0D5S2GGT0

bouguereau dit: 4 décembre 2019 à 8 h 56 min

d’une élégance de marbre, de Morgan et Darrieux

ji!..en contremploi de vachères elle nous font de magnifiques roles de composition qu’il nous tournrait baroz dans sa critique..

bouguereau dit: 4 décembre 2019 à 8 h 58 min

Le boug, joue pas à Tonton Crado

tu crois..je sousjoue qu’il dirait baroz dans sa critique..ou ‘le costume est trop grand pour lui’..brefle comme il dirait larsouille

bouguereau dit: 4 décembre 2019 à 9 h 05 min

mais je ne crois pas que tu parles de ça

la question serait qu’est ce qu’on ne peut pas faire en postprod..hors cgi..d’une certaine façon ce qu’on regrette dans la nuit américaine..c’est que le public était en quelquesorte sur le plateau..le cinoche c’est « la » mise en abime..comme ces photos de plateau qui vendaient le film à l’entrée du cinoche..celles de vrais de photographe..

Jazzi dit: 4 décembre 2019 à 9 h 33 min

Avec le boug, j’ai l’impression d’être l’étalon-mètre de référence de ce blog ! C’est une obsession ou du harcèlement ?

Janssen J-J dit: 4 décembre 2019 à 10 h 30 min

… Le prendre comme un compliment, plutôt, jzmn. Un étalon maître-queux sans gode !… C’est pas tous les jours qu’il peut (a)voir ça en magasin. Forcément, ‘l fantamse. Brèfl !

Phil dit: 4 décembre 2019 à 10 h 47 min

L’accent de la très pâle Dita Parlo, solide comme une centrale nucléaire à la Riefenstahl, fait plaisir aux fermiers français pour mener leurs bêtes. tout ça est moins entortillé que « le silence de la mer ».
Même les marins chavirent, voir ‘L’or du cristobal », tiré d’un roman de T’Sterversen, un autre mischling.. mi provençal flamand, du profil qui pensait à de la bonne collaboration mais personne les écoute. condamné à mourir en Téméraire, celui qui tout compris en occident argentique sans numérique. bouffé par les loups.

Dubruel dit: 4 décembre 2019 à 11 h 32 min

post ‘post’ Eriksen sur Ladj Ly du 2 ,13H22 la messe paraissait dite.
Le guy Xlev est remonté en flèche et nous a tous mis dedans ! D’abord hyvernaud, après la colorimétrie & pour finir la vachère et Dita parlo. il y a des jours comme ça…

Lu le post château Fourtet sur RDL. vous êtes à l’ouest, Jensen.J.J à 21H22 de colporter qu’Assouline part avec Pivot ? pas du tout.

Vincent dit: 4 décembre 2019 à 11 h 54 min

@11.32 j’ai lu et en effet kiffé 3/12 19.49 de XL….très osé avec raie crantée de belle fille pâle//blondeur.
Qu’on reconnait très heureusemnt écrit d’une classe folle & remercie du compliment adressé sur ma personne;

Mais m’aperçoit que me suis mal exprimé,car technicolor Trichrome diff à expliquer à PHILIPPE,XL &M.JM.B; ont’ils fait eux -m ême Louis.L????

car ils s’y connaissent T.b ,pareil beamer et technique en général, + que moi sur certains.
Conclusion = rester HUMBLE au lieu se braquer et tenter 2Progresser….

Vincent dit: 4 décembre 2019 à 12 h 03 min

Ce sujet hivernaud aura débouché sur beaucoup d’intéréts;

@Philippe. C’est Suspiria saturé JAUNE/ROUGE exprès;pas parlé des autres Suppression bleu.

la déception DCP est compréhensive ,que voudriez-Vous à la place??? Je suis d’accord ,1infami.
mais seul moyen d’être diffusé .D’où ce dilemne terrible pour ceux qui en font …..les projecteurs pellicule supprimés 9/10 Philippe.
alors on retombe 24 P. video convertie. Je préconise alors de choisir le 2.39,pourquoi ? Le 2.35, vous serait déçu n’existant plus depuis les années 70.
Autre blèm, savez -vous le prix????
cher pour 1petite prod qui débute; car +/- 15 /par minute de film (sans options).calculez c cher….

Marie Helene S dit: 4 décembre 2019 à 12 h 35 min

12 h 03 ‘la deception comprehensive’ .joli.

C est une preuve de sagesse, Vincent !

Merci pour le pooka d ‘Harvey’, Eriksen. j ai relu votre rencension des ‘Miserables’. Brillante.
Entre G.Hyvernaud & l echange entre Phil, Bouguereau et XLEW, impression de s aventurer dans la lecture d un extraordinaire journal a multiples entrees.

@Bouguereau 9 h 18. un film ou chacun serait libre d effectuer le montage final ? Idee seduisante. Quant au resultat, j en doute. La Bordelaise Annelise nous dira ce qu elle pense des kits de vinification. Tout le charme est rompu.

Par contre un exercice passionnant.

Eriksen dit: 4 décembre 2019 à 12 h 50 min

pff, c’est déjà complexe de comprendre un film, alors s’il faut faire le montage en plus…
c’est surtout l’autre qui recule devant le moi qui veut un film à sa sauce. On rajoute pas du sel chez Ducasse.

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 12 h 55 min

Revu hier soir sur la chaîne Ciné+ Club « Profondo rosso » de Dario Argento.
Le scénario est à mon sens complètement foutraque mais les intérieurs colorés bien filmés.
Quand j’enseignais en Etudes théâtrales à Paris X, j’ai eu l’année 1976 je crois, dans l’UV optionnelle de licence de lettres un étudiant bizarre passionné de Dario Argento que l’on commençait à voir en France. Je lui ai conseillé, faute d’UV de cinéma à Nanterre, de passer à Vincennes. Non, il voulait rester. Quand j’ai donné en contrôle terminal un sujet sur deux mises en scène de Carmelo Bene et Dario Fo, il m’a rendu quatre pages sur Dario Argento ! Que pouvais-je faire ? Lui m’a dit que ça ne faisait rien, qu’il était bien content d’avoir écrit son sentiment hors sujet.

Phil dit: 4 décembre 2019 à 13 h 11 min

que voudriez-Vous à la place …

aime bien quand vous criez dear Vincent ! comme la chanteuse de Toscanini, vous connaissez..( la signora n’a pas chanté, la signora a crié)
les images du DCP d’argento m’ont semblé manquer de reliefs, de profondeurs, you see what I mean ? comme si le procédé avait égalisé ou enlevé la profondeur. est-ce l’effet numérique ? tell me. tout est trop net, les flous du fond qui devraient le rester (flous) ne le sont plus ! very grave. la Joconde numérisée perd son sourire.

Phil dit: 4 décembre 2019 à 13 h 18 min

Belle recension oenologique dear Annelise chez le prestigieux passou… à l’occasion du dévissage de Pivot; tout y est, la baronne, les souvenirs, on repose le verre et on en parle comme disait le pied botté au Chambertin. Bientôt la pintade farcie au beamer..pas facile d’y trouver la bonne bouteille, faudra sonner les essperts à la johnny Parker

Annelise dit: 4 décembre 2019 à 14 h 29 min

Charles-Maurice vous en prie, cher Phil

La « Baronne » (attention au D en lapsus, ne rapportons pas nos jeunes amis à Isabelle Huppert « rampante » chez Verhoeven), personnage attachant. Je n’ai connu bizarrement aucun de ses enfants, pas plus que son mari Jacques Seyrès, ni son compagnon ..entretenant avec elle des liens complexes, qui n’étaient pas ici ou là sans rappeler ceux de Marta Cabrera et Thrombey, dans « A couteaux tirés » ? C’est une autre histoire
Elle nourrissait une certaine aversion pour des gens qui m’étaient proches et dont je ne supportais pas d’entendre du mal, ça compliquait la donne..en particulier un grand nom du vin que je ne citerai pas, fin amateur de littérature italienne et collectionneur.. son rival en quelque sorte ..elle ne l’appelait jamais que « l’autre grand c. », voulant savoir de quelle nature était la proximité, si je le voyais souvent (à son avis, trop) etc : « Alors, des nouvelles du Grand c. ? » C’était ma patronne, ça bardait alors qu’elle me faisait peur, les premiers temps ! Nous voilà à nous disputer sur un texte, pour un catalogue qui concerne le musée du vin de la propriété. .elle s’énerve, secouant la tête, avec sa belle chevelure domptée au brushing qui faisait comme un gâteau chancelant au-dessus de ses yeux, la faisant ressembler vaguement à Régine quand elle était jeune, demande à ce que je le reprenne..oui oui, pourquoi pas ? Mais non, ça ne va encore pas – et encore pas.. .le chairing board était sur les dents.. un Philippe Cottin, président du groupe tentant gentiment d’arrondir les angles..j’ai la stupeur de m’entendre dire brusquement « si ça ne va pas, vous n’avez pas l’écrire vous-même ! ». . elle rit, moi aussi. .après on faisait cela en privé..elle notait deux, trois mots, me tendait la feuille « ça, ça va ? » Moi : « Vous voulez que je dise en vrai, ou pour vous faire plaisir? « ..elle me parlait de la petite théière de son enfance, qui a donné son nom à un blanc, « aile d’argent » il me semble. J’ai un peu oublié, et je ne parlerai sûrement pas du générique mouton-cadet qui, pour toute séduction œnologique, a le sigle Baronnie R estampillé sur l’étiquette.. ça impressionne, à part ça?. . .dans le « train des écrivains » emmenant aux Etonnants Voyageurs, il en était prévu, mon dieu pardonnez-leur. ..mais mouton, c’est autre chose ! Quelle beauté. Pas un vin des quatre matins.Son père l’avait reçu comme un boulet, à une époque d’après guerre où cela ne valait pas grand-chose. Phylloxéra, et puis les hommes conscrits ne pouvaient plus travailler dans les vignes. Nous en avons parlé je crois. Enfin il s’était pris au jeu, il avait aimé cet endroit énormément et elle aussi, après son père. .elle me parlait quelquefois de la mort de sa mère en déportation. Cette sorte de terreur latente éclaire différemment la conversation au catholicisme ? La branche d’Edmond, avec Nadine qui enthousiasmait les ouvriers en se remaquillant à table ou devant témoins, à Listrac, pas loin, n’en est pas passée par là. .sait-on finalement quel millésime a reçu Bernard Pivot pour son départ ? Elégant cadeau

Jazzi dit: 4 décembre 2019 à 14 h 32 min

Qu’ils sont touchants nos petits jeunes, représentés ici par Vincent et Art !
Polis, mesurés, bûcheurs, respectueux de leurs parents et de leurs ainés, ne demandant qu’à apprendre…
Fort différents cependant de leurs semblables « misérables » de Montfermeil. Très tôt déscolarisés et recyclés auto entrepreneurs dans le commerce d’herbe ou d’objets tombés du camion. Est-ce dû à l’accentuation de la fracture sociale ?
Quoiqu’il en soit, je me souviens qu’à leur âge j’étais plutôt insolent, infatué et passablement tête à claque. Et il semblerait que j’ai guère changé ?

Annelise dit: 4 décembre 2019 à 14 h 44 min

Dubruel 11h32 « post ‘post’ Eriksen sur Ladj Ly du 2 ,13H22 la messe paraissait dite.
Le guy Xlev est remonté en flèche et nous a tous mis dedans ! »

C’est bien dit. .Kingliou a des facilités flagrantes..excusez du peu ,quand il veut. La vachère nous a tous tuer, enfin méfiez-vous du Danish

CP 12h55 « Quand j’ai donné en contrôle terminal un sujet sur deux mises en scène de Carmelo Bene et Dario Fo, il m’a rendu quatre pages sur Dario Argento ! »

J’aime beaucoup cette histoire. Je crains évidemment, en situation, de l’avoir gratifié d’une très bonne note. .après tout, les sujets, ça va ça vient..tandis qu’une passion aussi viscérale.. j’aurais accordé toute ma considération à cette défense manifeste, luttant pour que justice soit faite ! Je parle sérieusement
Carmelo Bene, « Capricci » c’est quelque chose.. un seul P, 2 C. .la boîte de production, maison d’édition s’est inspirée du nom (à laquelle vous devez des parutions d’ Emmanuel Burdeau, Axel Cadieux, de Marc Cerisuelo ou Hervé Aubron.. rien que du bon)
Phil, un dernier mot, sur Vincent : je ne crois pas qu’il crie. Il est en plein dilemm ! Il vous demande conseil sur quoi faire. Il l’écrit explicitement : ce décépé est un infâmi ! faites quelque chose, vite

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 14 h 58 min

Annelise, j’ai évité de le noter. Il est parti vers une Ecole de cinéma (?), m’a écrit une fois et puis je l’ai perdu de vue. C’est drôle, il ressemblait assez à David Hemmings, en plus halluciné.

Eriksen dit: 4 décembre 2019 à 15 h 31 min

Annelise, avec des raisonnements comme cela vous favorisez l’hyperspécialisation omphalotropique.

B.Pascal « Puisqu’on ne peut être universel et savoir tout ce qui se peut savoir sur tout, il faut savoir peu de tout. Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose ; cette universalité est la plus belle. Si on pouvait avoir les deux, encore mieux, mais s’il faut choisir, il faut choisir celle-là, et le monde le sent et le fait, car le monde est un bon juge souvent  »

Il est tant de ressortir « l’honnête homme » du placard

Eriksen dit: 4 décembre 2019 à 15 h 35 min

pas du tout Jazzi, je vous rassure. Vous n’êtes nullement infatué, pas vraiment tête à claques, et plus du tout insolent.

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 19 h 28 min

Annelise, la carrière de Carmelo Bene au théâtre a été éblouissante, mais j’ai été touché par votre évocation de « Capricci », le film, et il y a longtemps que je n’ai revu « Nostra Signora dei Turchi ». On trouve peu de choses concernant « Capricci », sauf peut-être dans de vieilles revues. J’ai même eu des velléités d’écrire une notice sur ce film pour Wikipédia, et puis je n’en ai pas eu encore le courage…
(A côté des traductions de Manganaro -puisque Bene écrivait ses adaptations théâtrales comme ses scénarios- il y a bien sûr les travaux et les commentaires, par exemple dans son « Abécédaire », de Gilles Deleuze, fanatique du théâtre de Bene.

Janssen J-J dit: 4 décembre 2019 à 19 h 33 min

Il est tant (tentant ?) de ressortir « l’honnête homme » du placard.

Oui, le toujours dépoussiérer un brin. Ompmhalotropique ?… Ah, on en trouve des néologismes sur cette chaine ! Je crois bin que j’vas y rester, maintenant qu’on sait pouvoir causer d’autre chose que du cinoche, hein.

Phil dit: 4 décembre 2019 à 20 h 25 min

dear Annelise, quel film..du Losey go-between grands crus et la Baronne
il me semble que Pivot reçut du millésime années 60 ? a déclaré Miss Neuhoff, essperte en bouteilles chez passou.
Argento doit se boire aussi avec un bon cru, impossible à digérer à jeun. CP eut de la chance de croiser David Hemmings, le mobilier de blow up fait le bonheur des antiquaires.
yes Mariehélène, l’avis de Vincent me plait bien. sa graphie aussi, ici j’ai appris ce qu’était un « anorak », sans fermeture. il faut courir vers les salles qui possèdent encore un projecteur 35mm. où sont passées les ouvreuses qui vendaient des chocoletti.
Pivot c’est aussi Claude-Jean Philippe qui venait présenter son film, devant une assemblée gazée après l’effort Pivot. pas attendu de gagner le millésime pour trinquer, ce bon claude-jean Philippe.

Jazzi dit: 4 décembre 2019 à 21 h 25 min

« J’ai même eu des velléités d’écrire une notice sur ce film pour Wikipédia, et puis je n’en ai pas eu encore le courage… »

Faites-le, C.P., faites briller quelques fragments de l’étoile Bene !

Jazzi dit: 4 décembre 2019 à 21 h 32 min

« où sont passées les ouvreuses qui vendaient des chocoletti.
Pivot c’est aussi Claude-Jean Philippe qui venait présenter son film, devant une assemblée gazée après l’effort Pivot. pas attendu de gagner le millésime pour trinquer, ce bon claude-jean Philippe. »

Ne réveillez pas les fantômes de notre jeunesse, Phil ! Les jeunots vont se croire à la veillée des chaumières. Je sais bien que l’on s’achemine à grand pas vers Noël. Mais attention au 5 décembre… la mèche par laquelle tout pourrait bien exploser ?

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 22 h 31 min

Cher Phil, je n’ai croisé que le sosie de David Hemmings. Cela dit, la carrière de ce dernier est assez étonnante, au-delà de son rôle dans « Blow-Up ». On ne retient guère de son travail de réalisateur que « Schöner Gigolo, armer Gigolo ». Mais il a aussi été accompagné par The Birds.

C.P. dit: 4 décembre 2019 à 23 h 31 min

Jacques, je peux essayer, mais Carmelo Bene et Anne Wiazemsky sont morts. Tonino Caputo, je ne sais pas. Réveiller les fantômes ?

C.P. dit: 5 décembre 2019 à 0 h 22 min

Jacques, et je m’arrête là : c’est que dans « Capricci », film vraiment particulier, Anne Wiazemsky, Carmelo Bene et Tonino Caputo jouaient aussi leurs propres personnalités à la ville et à la scène.

Jazzi dit: 5 décembre 2019 à 11 h 14 min

« It Must Be Heaven » de Elia Suleiman.
Réalisateur, scénariste et acteur chrétien Palestinien, natif de Nazareth, Elia Suleiman (60 ans) promène son élégante silhouette et son air perplexe à travers une partie du monde occidental, avec un irrémédiable sentiment d’étrangeté.
Une étrangeté qu’il nous fait partager.
Comment peut-on être Palestinien ?
Comme tout un chacun semble-t-il nous dire.
Avec l’acuité du regard du sourd, mais un sourd qui entendrait, mais ne parlerait pas, notre singulier personnage, mi Charlot mi monsieur Hulot, se contente de nous donner à voir comment s’agitent les humains autour de lui, que ce soit à Nazareth, à Paris ou à New York.
Un itinéraire conditionné par les besoins de trouver un financement pour son prochain film, celui-là même que nous voyons à l’écran aujourd’hui, sous forme de retour aux fondamentaux du cinéma muet.
Notre citoyen du monde n’a pas son pareil pour débusquer le comique de situation là où le guident ses pas.
A Nazareth, installé dans la villa cossue, entre citronniers et oliviers de ses défunts parents, le cinéaste témoigne que les prêtres orthodoxes n’hésitent pas à employer la manière forte pour faire exister leur dogme. Là, les Palestiniens musulmans ont un comportement farouche et ambigu vis à vis de l’alcool et les voisins juifs une fâcheuse tendance à coloniser votre jardin.
A Paris, un Paris vide centré autour du défilé du 14 juillet, ce qui saute aux yeux de notre Candide pas si candide que ça, c’est la beauté et l’arrogance des jeunes femmes et des jeunes hommes, qui, parés le leurs plus sophistiqués atours, déambulent dans les rues comme pour un défilé de mode permanent. Là, les SDF jouissent d’une grande considération de la part des organisations administratives et religieuses, digne d’un service cinq étoiles, et les policiers sont montés sur des roues électriques qui donnent à leurs poursuites des délinquants des allures d’harmonieux ballets. Tout comme les militaires, qui exhibent avec panache l’étendue de leur armement et de leurs forces.
A New York, plus que dans la Palestine occupée, les gens se présentent armés jusqu’aux dents et l’on ne plaisante pas avec le contrôle des étrangers à l’aéroport. Là, les individus, soucieux de leurs corps, font du sport, et les policiers traquent impitoyablement les anges car ils font tache dans le paysage environnant.
Ce serait donc ça le paradis, se demande notre personnage découvrant un monde en pleine palestinisation ?
Ainsi, tel Candide, Elia Suleiman nous invite-il à rentrer chez soi, en soi, et cultiver notre jardin.
Certes, même si le cinéaste pousse un peu loin le curseur de la caricature (n’est-ce pas la loi du genre comique ?), son film, beau comme les Lettres persanes mais écrites par un vrai Persan, nous donne néanmoins à rire et à sourire, ainsi qu’à méditer ou s’attrister de notre étrange condition humaine.
Rafraîchissant et salutaire, superbement intelligent !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584173&cfilm=266837.html

Phil dit: 5 décembre 2019 à 11 h 21 min

« Schöner Gigola, armer.. » pas vu le film dear C.P. voilà un beau titre (qu’aurait pu donner Fassbinder à Böhm-Sissi) à découvrir..
Hemmings, c’est une gueule dès le premier film (plus que Birkin qui n’y pouvait malgré ses roulades par terre sur des sacs plastiques..qui la destinaient à finir chez Gainsbourg). destin de cinéma.
dear Baroz, ai toujours préféré le 6 décembre au 5. Pendant que la caravane passe, Saint Nicolas récompense les enfants sages (et incorrompus) par de considérables visions.

Jazzi dit: 5 décembre 2019 à 11 h 55 min

Pour moi, le 5 décembre 1962 (j’avais dix ans) est une date sacrée : celle de la mort de mon père et la découverte d’un monde qui ne serait plus jamais comme avant…

Mimi Pinson dit: 5 décembre 2019 à 14 h 44 min

Je découvre ce blog via ma conversation avec vous, Madame Annelyse, chez Passou.
Suis très intéressée par Château de Villegeorge, peut-on avoir des prix intéressant par votre intermédiaire?
Merci de me répondre! ;)

Annelise dit: 5 décembre 2019 à 15 h 47 min

Bien à vous, Jacques 11h55
J’ai retrouvé hier dans ma bibliothèque le « Painting for the labels » évoqué plus haut. Tout y est répertorié, j’avais oublié à quel point l’album était splendide et ce qu’il comportait d’autographes personnels. .. 1962, l’étiquette est de Matta, un cep de vigne nu, rameaux coiffés de quelques points rouges (les « yeux » que repèrent les vignerons pour la taille en guyot) J’ai les esquisses devant moi, le catalogue ouvert à la page en l’honneur de Monsieur votre père. Une phrase manuscrite, sous la troisième proposition,celle qui fut choisie pour figurer : « Son tendre velouté séduit les plus rebelles »

En reparlant dans l’après-midi de l’époque avec Marie-Louise Schÿler, qui fut la directrice de la communication du groupe jusqu’à il y a deux, trois ans (elle est maintenant chez Rémy Martin), je lui ai demandé des précisions pour vous tous sur David Hockney, après que vous l’avez cité pour ressemblance aux lunettes de Georges Hyvernaud !
Voici l’histoire :
Hockney avait lui-même approché le baron Philippe en vue d’illustrer une étiquette. Il n’était encore qu’un inconnu, et les signatures les plus prestigieuses s’enchaînaient pour l’habillage de mouton.. la liste en soi donne le vertige, rien qu’en un très bref aperçu : Cocteau, Leonor Fini, Braque, Tchelitchew, Henry Moore, Alechinsky, Chagall (qui clôt les années 60).. Picasso Motherwell Warhol Riopelle Hartung John Huston(le bélier qui saute dans le bleu).. j’en passe. Philippe de Rothschild était un anticonformiste, il ne détestait pas dicter sa loi. Il jouissait d’un pouvoir qu’il utilisait assidûment. Ce qu’il préférait bien sûr, c’était si possible outrepasser les limites. On connait le récit du reclassement de son cru, au départ un Second selon les fourches caudines de 1855, qu’il n’a eu de cesse de hisser au premier rang avec persécution de Jacques Chirac, ministre de l’agriculture, par un coup de téléphone matinal, chaque jour. ..il y était arrivé, il en était fier et s’en amusait. Il aimait penser qu’il pouvait se permettre à peu près tout, en particulier ce qui était réputé difficile, voire impossible à obtenir. Pour une fois néanmoins, il fait un faux pas : Hockney étant venu à lui brouille les pistes et dérègle son flair. Cela ne lui paraît pas désirable, trop modeste puisque c’est « offert ».. Il regarde le peintre de haut et prononce le désormais célèbre « No way ! »
Hockney le prend mal. Ce n’est pas seulement qu’il se vexe, il est humilié, considère que le Baron dont tout le monde a tellement plein la bouche n’a pas tant de goût que cela, qu’il fonctionne au snobisme plutôt qu’autre chose. « Garde-toi, je me garde » : comme ça qu’on dit en Corse pour décréter les chiens de faïence
Les années passent, Hockney sans être réellement rancunier n’oublie pas. Il n’oublie jamais. Sa peinture commence à être cotée. La Baronnie souhaite enfin que lui soit confié un habillage. Elle l’approche en ce sens : « No way », répond -il.Cela s’est vraiment passé comme ça
Il s’y refuse et pas qu’un peu ! Il va falloir des trésors de délicatesse pour finalement l’y conduire, après des négociations serrées qui n’ont pas trait à l’argent . Comment ? Au décès de Philippe de Rothschild, Philippine sa fille est allée lui parler. Elle lui a dit qu’elle aimait sa peinture. Ils ont fait la paix. Le millésime a eu droit à son étiquette

Annelise dit: 5 décembre 2019 à 16 h 02 min

Chère Mimi Pinson, le bon goût honore toujours, et il doit exister des sites précisément dédiés à vos recherches pour vous aider à le satisfaire

Pour ce qui est de la RdC, je ne fais pas encore, tel que le regroupement obligatoire des différentes attributions y conduit en Géorgie caucasienne,en particulier loin des villes,tout à la fois épicerie, salon de thé, coiffeur pour dames, bureau de tabac, graineterie en gros, magasin de cycles, media store,confessionnal, caviste, pressing, boutique de vêtements, dépôt de pain, agence immobilière, agence matrimoniale (les deux peuvent fusionner, mais songer qu’en société tradi, un certificat de mariage est à prévoir), vétérinaire (petits animaux, spécialisé chiens, chats, ovin, équin), librairie-papeterie,chaman, vente de billets de tombola. .mais de la critique cinéma,ou littéraire quand ça s’y prête (et autour, selon nos pérégrinations. ..)
A but non lucratif

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