de Annelise Roux

en savoir plus

La République Du Cinéma

« Une famille heureuse » : eastern girl

Par Annelise Roux

J’ai depuis longtemps une histoire secrète, puissante à un point tel que je puis en parler sans en déflorer jamais l’intimité avec la Géorgie caucasienne, pays au drapeau de croix rouges sur fond blanc dont tout le monde s’est foutu dans une constance remarquable quand il aurait eu besoin que l’opinion s’y penche, Colchide de la Toison d’or qu’alla chercher Jason, terre de monastères, majoritairement orthodoxe bien que les musulmans représentent la seconde religion, d’ethnies disparates quelquefois portées à s’affronter, Arméniens, Azéris ou encore Russes et Tchétchènes, de populations russophones et d’autres, non, de régions séparatistes et de territoires tour à tour pelés, exubérants, où furent quasi inventés la vigne et le vin (lors du « Tamada », le chef de famille entame un discours qu’il est interdit de couper, viennent ensuite de multiples toasts où il vaut mieux tenir l’alcool), émancipé deux fois de l’Union Soviétique pour devenir une république indépendante avant qu’en 2008, les chars de la Russie ne s’engouffrent par le tunnel de Roki dans une relative indifférence… Je suis tombée en fraternité, connivence, amour par les pores, le sens, le corps et l’esprit avec cette terre et son peuple il y a plus de vingt ans, comme je ne peux le dire sans doute que rarement d’autres endroits, à part Rome et la Kabylie où sont enterrés les corps d’aïeux que je n’ai connus ni d’Eva ni d’Adam, en particulier celui d’un petit oncle, fils de ma grand-mère mort à huit ans, auquel la meilleure amie de cette dernière, Algérienne, promit de tenir compagnie après 1962 – et j’ai appris qu’elle avait tenu parole, lorsque mourant en 1998, elle demanda à être portée en terre auprès de ce Français vaincu par le typhus qu’elle avait bercé entre ses bras, à Tizi Ouzou, et qui fut pour elle presque plus qu’un fils.

Nana Ekvtimishvili, Simon Groß : je ne les ai rencontrés ni l’un ni l’autre. J’aurais pu le faire à travers un ami commun, au moment d’ «Eka et Natia », précédent film ? Vous rappellerez-vous la danse en cercle, le foulard, les ravioles au jus savoureuses sous la langue, le revolver, la jeune fille de quatorze ou quinze ans fuyant en tablier dans les roseaux, sa natte de cheveux noirs battant sur  l’épaule ?
Les élections présidentielles ont eu lieu hier, nous voilà loin de toute pertinence actuelle ? Pas si sûr. À l’instant de la sortie du premier opus du duo, (comme pour celle du très beau film de Julie Bertucelli en 2003, « Depuis qu’Otar est parti », où il était question d’un mensonge d’amour entre une vieille mère et son fils, exilé parisien, et qui montrait les files pour le pain, les coupures d’eau sous la douche, les restrictions de gaz endurées obligeant les vieilles gens à aller glaner en forêt du bois pour se chauffer comme au moyen-âge, dans cette contrée de la mer Noire qu’aime décidément beaucoup, fort âprement, Vladimir Poutine que la géo-politique et les contours ad-hoc tracassent, sans qu’il soit trop enclin à respecter d’autres vues que les siennes), l’idée d’un rapprochement du petit pays frontalier de la Turquie, l’Azerbaïdjan et la Fédération de Russie avec l’Europe n’était pas exclue. Qui s’en souciait, pour des raisons autres que le plaisir folklorique ? L’Ukraine, les Pays Baltes… tout cela paraissait d’ennuyeuses préoccupations.
Ces autres vies que les nôtres pourtant méritent tellement mieux, et il faut bien mesurer, toutes considérations excentrées du sujet mises à part, qu’avant même l’idée de l’intégration de nouveaux membres ou partenaires au sein du cercle européen, combien diffèrent les visées du président Emmanuel Macron  de celles de son adversaire Marine Le Pen battue par les suffrages sur le maintien de notre appartenance à l’identité et, hérité de cela, les avantages que nous en retirons, les responsabilités qui en incombent. Que l’abstention inscrite comme mécontentement, inquiétude qui grondent, ne vienne pas pour autant brouiller la globalité du message quant à l’ouverture et non au repli, la teneur et le contenu de la démocratie à laquelle nous sommes attachés. L’ami auquel je pense, né « homo sovieticus » a changé plusieurs fois de nationalité sans l’avoir souhaité, avant d’être naturalisé Français – un peu amèrement, sans doute : à Yale ou dans les instituts, les observatoires dirigés, soudain il attirait des retombées symboliques sur lesquelles crachait moins l’intelligentsia confortable et confortée, dans les maisons d’édition qui expliquent qu’il faut lutter contre l’homophobie dans les rues de Moscou, likent à tire-larigot, si courageusement, sur Facebook, les Pussy Riots, mais ne veulent surtout pas entendre parler ensuite du détail de péripéties jugées trop compliquées pour bien se vendre.

Il partait de Paris, atterrissait à Tbilissi, mettant des jours à arriver chez lui, m’appelant à mesure. Je suivais le cœur serré l’avancée des pérégrinations jusqu’aux siens, sa jeune sœur… Le nombre de fois où j’ai pleuré quand s’ouvrait l’été. Il prenait des autocars, arrêté par des barrages, des check-points, impuissant, inquiet lorsque des soldats molestaient des putains envoyées distraire les oligarques, ou affectées à des établissements moins riants, dans un Etat qu’à l’époque il qualifiait de « failli » avant que ne furent menées des luttes contre la corruption, des réformes qui ne firent pas tilt d’un coup de baguette.
« Une famille heureuse » est-il titre si ironique ? Manana, une cinquantaine d’années, vit avec Soso, son mari, depuis un quart de siècle. Mais aussi des parents âgés, son fils, sa fille, son gendre… cellule familiale dont l’économie, la répartition territoriale échappent en partie aux psychologies actuelles, habituées à être gâtées. (A commencer par « l’espace personnel »… notion luxueuse pour quiconque oublie dans l’aisance acquise ce que sont la frugalité obligatoire, le partage). Elle se met en tête de le quitter pour vivre une émancipation. Le rêve européen, réfracté au travers des lunettes tendres, tordues de turqueries bien observées s’interrogeant sur la tradition et la modernité d’Ipek dans « Neige » du prix Nobel Orhan Pamuk, m’avait hypnotisée d’une façon que me font revivre d’une certaine manière les cinéastes ici… Une réflexion sur l’amour, les habitudes, les vies ordinaires exposées au temps, l’âge mûr.
Je revois cet homme au premier instant de notre rencontre, lui dix-sept ans, moi vingt-huit ou vingt-neuf. Sa tête basque aux cheveux noirs, des yeux d’une clarté absurde. Étudiant en première année de sciences-po dont il sortit major, employé comme traducteur par une délégation  étrangère venue donner une conférence en amphithéâtre, il parlait sa langue et couramment un nombre d’autres assez considérable, dont le français, l’allemand, l’anglais, l’espagnol, le lituanien, évidemment le russe, le persan, je crois, et m’avait offert et fait lire « Le Maître et Marguerite » de Boulgakov. Les citronniers de son père crevèrent en pots, dans un jardin de Crimée passée désormais sous autre pavillon. Je le revois encore, toujours, nous ne cesserons jamais. J’ai son écriture sous les yeux. Son alphabet, quel dessin.

« Une famille heureuse » de Nana Ekvtimishvili et Simon Groß (sortie en salles le 10 mai)

Cette entrée a été publiée dans Films, Non classé.

421

commentaires

421 Réponses pour « Une famille heureuse » : eastern girl

JAZZI dit: 8 mai 2017 à 11 h 39 min

« Je revois cet homme au premier instant de notre rencontre, lui dix-sept ans, moi vingt-huit ou vingt-neuf. »

Le syndrome de Brigitte M. ou celui de Dalida !
Annelise nous parle de moins en moins du film et de plus en plus d’elle, littérature ou cinéma ?

radioscopie dit: 8 mai 2017 à 12 h 10 min

JAZZI dit: 8 mai 2017 à 11 h 39 min
Je vous trouve « léger », Jacques, dans votre réaction. Ce qu’exprime ici Annelise est émouvant, profond, c’est dit avec le coeur, avec les tripes et cela mérite d’être reçu de même.

J.D dit: 8 mai 2017 à 12 h 28 min

Vous voyez des dalida partout ,jazzy.Orlando et pascal sevrand jouant du piano pour Tintin! Zichono livra ha,son amitié pour Mitterand valait celle de Bern pour macron.Quand il crapahutait avec le labrador et hanin le ridicule au lieu de le tuer le rendait sympathique .! Avec vous c’est pareil .Pardon de ne pas partager votre opinion sur le billet .Avoir une alya ,c’est être appelé à une lecture approfondie de la tora.Anne-lise fait ça sans forcer.On vous montre la lune et vous parlez du doigt .
Ne changez surtout rien, Feygele.Vous donnez en deux coups de cuiller à pot une chronique cinéma d’un contenu charnel gouteux,parfait et à qui sait le lire ,un billet politique tout en nuances .Kol Akavoth, ma considération déposée à vos pieds .Je pourrais presque être votre (très jeune) père.N’importe qui tuerait pour être couché ne serait-ce que sous votre plume .nana et Simon Grob et l’ami Georgien ont de la chance. Sinon pourquoi ces moqueries sur la différence d’âge dans ce sens ?MME macron fut émouvante à embrasser la main de son petit prodige.

JAZZI dit: 8 mai 2017 à 12 h 41 min

« Ce qu’exprime ici Annelise est émouvant, profond, c’est dit avec le coeur, avec les tripes et cela mérite d’être reçu de même. »

Ce que j’appelle, pas si légèrement que ça, de la littérature, radioscopie ! En y rajoutant des images, Annelise pourrait nous faire son cinéma…

Annelise dit: 8 mai 2017 à 12 h 53 min

Cher Jacques, vs me faites les yeux doux espérant que je mette en ligne « Bambino » et « Il venait d’avoir dix-huit ans »?..vs savez bien que c’est Alley le didjé . . Eka &Natia, de Nana E et Simon Grob m’avait déjà bcp plu. .ces teintes magnifiques, des plans tt à fait picturaux des intérieurs, table en formica, improbables rideaux, et derrière les fenêtres,cette nature si verte..Redford au Sundance devait en être hypnotisé..et le Julie Bertucelli d’avant Babouillec dont j’ai parlé…dites-moi les uns et les autres ce que vs en pensez. .J’avais hésité entre chroniquer celui-ci et le Ridley Scott, « Alien, Covenant » sur lequel ma consoeur et amie Sophie a fait un magnifique papier bordelais (SO) en ce we de retour au bercail électo

JAZZI dit: 8 mai 2017 à 13 h 06 min

« Cher Jacques, vs me faites les yeux doux espérant que je mette en ligne « Bambino » et « Il venait d’avoir dix-huit ans »? »

Pas vraiment, Annelise, mais plutôt savoir si le jeune homme à la « tête basque aux cheveux noirs, des yeux d’une clarté absurde » était un bon amant ?

Annelise dit: 8 mai 2017 à 13 h 07 min

J.D 12h28 « Quand il crapahutait avec le labrador et hanin le ridicule au lieu de le tuer le rendait sympathique .! »
Chez Mikhail Boulgakov, surtout question d’un caniche noir pour représenter Woland – avec qq sauts de cabris félins de Behemot pour compléter…Milner avait divinement évoqué les frasques du chat..à Lagrasse ds mon souvenir. .enfin s’il savait, peu ou prou ils le sont ts.. mi farceurs mi démoniaques, meow

JAZZI dit: 8 mai 2017 à 13 h 22 min

Radioscopie, en attendant d’aller voir ce film, ce que je comptais bien faire, pourquoi ne pourrions-nous pas commenter sur le hors-sujet (plus des 3/4 du papier) proposé par Annelise. L’intime, le singulier, m’intéressent autant, sinon plus, que le général, l’universel…

Paul Edel dit: 8 mai 2017 à 15 h 49 min

« Il est facile d’être stoïque quand personne ne veut ce que l’on a à offrir. » Cette déclaration d’Emily Dickinson , grande poétesse américaine » , sur- oxygénée par on ne sait quelle hauteur,quelle transcendance, dans le film « a quiet passion », de Davies, donne le ton, le son, de ce grand film austère. C’est l’histoire d’une jeune fille qui souffre de sa laideur,incandescente qui finira par se ternir, en vieillissant, tout en préservant une grande lucidité.
On pense au Truffaut de « Adèle H ». C’est un film encore plus vibrant, tendu, et rigoureux…Davies est proche du Truffaut nocturne, à « bougies » » et pénombres, aimant les passions absolues du XIX° siècle, le Truffaut qui aimait tant approcher, humer, exprimer, et halluciner la solitude d’une femme sur un bond de mer..Ici parcours, tourments intérieurs, inflexibilité d’une âme hautaine. On nous révéle une femme- braise qui tombe dans l’abîme, malgré les soutiens de sa famille, et les quelques publications de ses poèmes de son vivant Vrai beau grand film.
Elle a écrit : » Pour être hanté, nul besoin de chambre, nul besoin de maison, le cerveau regorge de corridors plus tortueux les uns que les autres. »

JAZZI dit: 8 mai 2017 à 16 h 28 min

La bande-annonce me faisait hésiter, mais après votre beau plaidoyer, Paul, c’est vendu !

Annelise dit: 8 mai 2017 à 18 h 49 min

Jazzi 13h06 ..j’hésite entre Wes Anderson du « Gd Hotel B » passant par la bouche de M.Gustave pour dire qu’au bifteck on peut préférer la chair mûre virant persillée et Park Chan-wook, « Mademoiselle » où l’amputé du doigt pas trop gaillard lâche entre deux bouffées de cigarette au mercure, « quel fumier raconterait sa nuit de noces? »

Résumons..... dit: 9 mai 2017 à 9 h 09 min

Quel fumier raconterait sa nuit de noces ? Attendons les « Mémoires d’un Président » …

Gilles dit: 9 mai 2017 à 10 h 06 min

Ridley Scott:alien ,grand film! »Covenant » est plus dans l’horreur . »Seul sur mars « ,impression qu’il avait de l’espoir ou c’est la présence de Jessica chataing?). Dans celui la on est dans le très très noir,il n’y en a plus .S.avon lui consacre 1page entière dans sud_ouest .J’hésite entre le joli « Dickinson » d’Edel ,tentant ,et commencer par le votre .D’accord avec Radioscopie 12.10 & j.d sur le billet littéraire ET politique qui prend aux tripes et Jazzi quand il dit que vous devriez faire du cinéma !Merci .la Géorgie,on pense plutôt par réflexe aux champs de coton.J.D:vote macron sans cas de conscience ?

J.D dit: 9 mai 2017 à 11 h 55 min

Ca dépend de la définition de »cas de conscience » gilles.Le nouveau président jeune quadra n’est pas Mendés France ni Marx.Ruwen Ogien qui vient de décéder parlait de ça ,les inégalités ne sont plus pensées socialement ou économiquement mais moralement.Les pauvres n’ont pas tort parce qu’ils sont dans leur situation comme le libéralisme veut le faire penser :le droit ,la laicité,.. Dire que l’euroscepticisme obsessionnel de Mme le Pen aurait eu des conséquences désastreuses n’est pas procéder a un choix large ou entièrement satisfaisant.Vu les deux candidats non,aucun cas de conscience ,aucune hésitation .On va voir maintenant comment le bébé libéral macron gère les conflits sociaux de la gauche caviar.Il se révèlera meilleur que prévu au poste,sait-on jamais?
Edel@15.49:pas le portrait d’Emilie Dickinson en tête .Elle était aussi peu chaine chikse que le film laisse entendre ou vous exagérez ? La laideur ,poids insurmontable sur des épaules féminines .Notre petit Feygele gracieux et espiègle annelise par contre donne de l’espoir à 18.49.Elle laisse entendre qu’elle privilégie les choix du cœur.Elle ne dit pas ce que la pudeur devient passé le seuil de la chambre et préfere garder le secret et écartant les curieux.Plus érotique que les starlettes qui oublient de mettre une culotte pour que les photographes prennent des clichés au monidre coup de vent !Elle est plus modeste et le repas de ‘Hatane qui obtient son cœur est fastueux.

Annelise dit: 9 mai 2017 à 12 h 10 min

(tjs 11h05) ..vos starlettes qui oublient de se vêtir au « monidre coup de vent » laissent aussi songeuse.. Vu Eka et Natia ou le film de Julie B?
Gilles 10h06, oui un film d’horreur extrêmement noir – pas le plus réussi de Scott à mes yeux, en dépit de Fassbender..ms Blade Runner finit peut-être par être référence encombrante

J.D dit: 9 mai 2017 à 12 h 10 min

Hi hi hi, »Hatane veut dire le fiancé ou le marié,chère Annelise !J’ai mérité la mise en boite.

Sylvain dit: 9 mai 2017 à 12 h 42 min

Eblouissant papier,chere Annelise!Littérature appliquée à la critique.

Je vais courir sur vos conseils voir le film sur le Caucase.

@Resumons »le président racontant sa nuit de noce »:la 1ére Dame mettra son veto.

Carla Sarkozy aurait eu a en raconter pleins,avec tout Paris et a l’international qui pouvait lui servir…la peau tirée de ces femmes à lifting qui n’ont pas besoin de remboursement sécu…

La mienne non plus.Au moins Brigitte macron fait sympa.

Roro dit: 9 mai 2017 à 13 h 53 min

J.D dit: 9 mai 2017 à 11 h 55 min
La vision de la nièce sur le bulletin de vote dans cinq ans va servir au prodige de génie (au fait à quand le sacre à reims avec mamie?) autant que la menace de voir la tante élue au Palais

Annelise dit: 9 mai 2017 à 16 h 03 min

Oh merci Radio 8 mai 12h10. .(je n’ai pas lu)..irez-vs voir le film? Sylvain, pas un film « sur le Caucase », plutôt un film donnant à voir des aspects intimistes.. la toile de fond est importante ds la mesure où il peut y avoir de sacrés contresens, sans : les jeunes filles éventuellement mariées très jeunes, se pliant à la tradition..gds-mères vêtues de noir comme en Corse cuisinant, restant au foyer et surveillant ça de près. .la protection et malgré tt domination masculine, ms aussi la corruption généralisée, l’insécurité qui rendaient aberrant que les filles courent comme ça en liberté.. les garçons comme un monde à part.. la manipulation de l’arme ds « Eka »..quelle scène magnifique, qd la plus introvertie ms aussi la plus libre court le long des roseaux tandis que son amie va se marier, rentrer ds le rang.. a contrario l’émancipation qui s’immisce ms n’emprunte pas le même caractère qu’en Europe…les générations qui ne pensent pas forcément pareil et doivent cohabiter. .une année, cet ami m’avait fait rire d’attendrissement. .Boney M venait en camion sonorisé donner un concert du tonnerre à la capitale..la jeunesse libérée en émoi…bye bye Daddy Cool?
https://www.youtube.com/watch?v=QtxlCsVKkvY

alley cat dit: 9 mai 2017 à 21 h 36 min

…un petit oncle, fils de ma grand-mère mort à huit ans, auquel la meilleure amie de cette dernière, Algérienne, promit de tenir compagnie après 1962 – et j’ai appris qu’elle avait tenu parole, lorsque mourant en 1998, elle demanda à être portée en terre auprès de ce Français vaincu par le typhus qu’elle avait bercé entre ses bras, à Tizi Ouzou, et qui fut pour elle presque plus qu’un fils.

passibles, l’une comme l’autre, d’une condamnation en crime contre l’humanité ; on mégote pas par les temps qui courent
https://www.youtube.com/watch?v=5WS-TTNaLyg

JAZZI dit: 9 mai 2017 à 23 h 24 min

« Emily Dickinson, A Quiet Passion », c’est austère, Paul, mais c’est beau comme un concert d’orgues dans une cathédrale en forêt ! L’histoire d’une grande passion à blanc…

en passant dit: 10 mai 2017 à 6 h 39 min

Résumons…..

vous retardez : maintenant ça se passe sur écran, série tv,plusieurs épisodes ont commencé il paraît que c’est passionnant et un baume pour les vieilles bourges de priovince

Ali Bab dit: 10 mai 2017 à 23 h 49 min

Parti pour De toutes mes forces et tombé sur Félicité ; trompé de salle, mal aiguillé, chemin de traverse involontaire … Pas inintéressant cependant

Annelise dit: 11 mai 2017 à 7 h 14 min

Ali Bab, deux directions évoquées ici, ayant chacune leur charme : Chenouga avec une Yolande Moreau tjs solide, sa bagarre pudique, son histoire transposée sonnent juste. .et bcp aimé Félicité! Le film franco-belge-sénégalais d’Alain Gomis non seulement Gd prix du jury à Berlin comme vs le rapportez à 23h52, mais ayant remporté son 2ème Etalon d’or au Fespaco à Ougadougou. .je ne résiste pas à cette occasion au plaisir de rappeler une maxime qui m’avez enchantée.. « c’est en voulant imiter l’hippopotame ds la nage que le coq se noie »..tellement vrai (le ministre de la culture, plaidant la défense des particularités du cinéma africain)…cela dit les chats « Turc de Van » près du lac homonyme st réputés nageurs : les exceptions je veux dire ne se mangent pas en salade, doivent procéder d’un ressenti et d’une personnalité habités, non d’une volonté téléphonée de trancher

Sylvain dit: 11 mai 2017 à 9 h 28 min

Annelise je n’en croyais pas mes yeux!

Votre extrait 16.03 le 9:+ inattendu que Dylan (génial,but…)

Quelle cabocharde vous etes.Votre lien montre le fossé.

l’Ukraine en interdisant les journalistes russes a l’ Eurovision gêne plus Poutine qu’avec un blocus.cqfd

classe,l’extrait d’aller -car…

JAZZI dit: 11 mai 2017 à 9 h 57 min

Jean-Louis Trintignant à propos d’Emmanuelle Riva sur le tournage d’Amour :

« C’est très méchant de dire du mal quand les gens sont morts, mais elle n’était pas très sympathique », confie-t-il en effet à l’hebdomadaire(L’OBS).
Jean-Louis Trintignant s’explique : « Souvent, elle se trompait, elle disait : « Ah, c’est le machiniste qui est passé derrière pendant ma scène, il m’a gênée ! » Alors on engueulait le machiniste, on n’osait pas engueuler Emmanuelle. » Parlant ainsi sans langue de bois, il évoque également ses sentiments à l’égard du Festival de Cannes, avouant n’avoir « jamais aimé » ce cérémonial annuel sur la Croisette, qu’il considère comme « une corvée ».

Annelise dit: 11 mai 2017 à 10 h 49 min

Ah Jazzi vos commentaires parfs il faudrait les inventer..j’aime bcp Trintignant décidément…ce qu’il dit svt me plait bcp, et d’ailleurs oui, ce truc d’aller cracher sur les morts aussi… Au moins l’assurance de ne pas peiner directement l’intéressé(e) tt en remettant les pendules à l’h? Non dépourvu de vertus, dont celle de me faire rire. Toujours regretté pourblavoart qu’on ne dise pas davantage de mal de feu Lou Reed, dont je suis totalement fan par ailleurs( j’écoute Coney Island qd je suis amoureuse) mais dont je n’ai jamais toléré l’attitude infecte et stupidement supérieure, machiste a la petite semaine envers Nico, qui fut pourtant meilleure que lui en de nombreux titres et qu’il n’avait de cesse de rabaisser. .quel bonheur de lire ici ou là sous de jolies plumes pas piquées de la basse-cour qu’il était un « vrai connard »..Idem Mick Jagger. .alleluiah ! personne ne pouvait dire cela de Leonard Cohen ni de Keith Richards. . Sylvain qd vous mettez l’Eurovision sur le tapis, moins fantaisiste que vs ne le pensez. Baptiste Liger futur ou deja rédacteur en chef de Lire en succession de Julien Bisson et fan de piano-karaoké a commis sur le sujet une notule fort plaisante sur sa page FB .comme le dopage révélé des athlètes aux Jo.. L’image promulguée et donc particulièrement le cinéma jamais dépourvus entièrement de significations

JAZZI dit: 11 mai 2017 à 11 h 06 min

Je l’avais déjà entendu dire, Annelise. Un de mes amis, fan d’Emmanuelle Riva, l’a croisée un jour dans la rue à Paris. Il l’interpela et lui dit tout le bien qu’il pensait d’elle. Elle l’a alors toisé du regard et lui a demandé, d’un ton hautain : « Vous êtes qui, vous ? »
Je comprends mieux pourquoi, Pierre Richard, qui a tourné avec elle dans son dernier film, n’a pas eu un mot d’hommage lors de la dernière cérémonie des Césars et que sa disparition ait été noyée dans celle des morts de l’année, sans distinction particulière, comme pour Michèle Morgan…

Annelise dit: 11 mai 2017 à 11 h 13 min

Certes Jazzi. Mais je ne suis pour aucune transparence ni aucun aveu obligatoires qui aient trait à la vie privée ni aucune obligation ratifiée devant notaire de devoir être sympathique . Cela ne se décide pas et ne fait pas partie à mes yeux d’une mise en rapport sine qua non avec le talent – même si encore mieux bien sur si les 2 en même tps

JAZZI dit: 11 mai 2017 à 11 h 25 min

Bien sûr, Annelise. Pialat était un grand cinéaste antipathique. Chez Emmanuelle Riva, actrice que j’aime beaucoup, je crois que sa mauvaise humeur est le fruit d’une certaine frustration. Sa carrière, en dent de scie, ressemble à une grande traversée du désert…

Roro dit: 11 mai 2017 à 11 h 27 min

annelise
ils en ont peut-être marre -trouvent injuste- de n’entendre que des éloges sur telle ou telle personne odieuse ou méprisante

Annelise dit: 11 mai 2017 à 11 h 48 min

Jazzi 11h25 Pialat antipathique? Attention le torchon va brûler entre vs et moi… Tt sauf antipathique !
Éloge : l’espièglerie de Richards surtt à son comble qd il lui dit « ne t’inquiète pas ma gde je ne dirai à personne que tu prenais des cours de chant ».. Et cette question de carrière en dent de scie ne tient pas. . Iggy Pop c’est Bowie qui lui remet le pied a l’étrier avec China girl alors qu’il est au fond du trou. . Tt cela parti du camion sono emmenant la bonne parole de River of Babylone à Tbilissi. . Cela dit regardez la vidéo vous verrez que la choriste et le chanteur au milieu relèguent BB et Gainsbourg du Je t’aime loin non plus a une édulcoration.. La drogue n’expliquant pas tout chez lui( Boney M).. Play back en plus. . Quintessence du jeu . .

fontebranda dit: 11 mai 2017 à 12 h 53 min

Aviez-vous vu passer sur Arte ces deux courts de Mikhail Kobakhidzé, « Le parapluie » et « Le carrousel »?

J.D dit: 11 mai 2017 à 13 h 05 min

Pialat le contraire d’antipathique?Le Feygele voit suûrement juste… Ou le fait que ce soit un ancien peintre pas indifférent à nos yeux ?Eka et natia revu hier en préparation de celui-là:trouvez-vous inconvenant de penser à caillebotte ,Annelise? Maurice Denis ,a défaut?

C.P. dit: 11 mai 2017 à 14 h 53 min

Pas vu le film, ni le précédent auquel renvoie Annelise .Mais, bien qu’une bande -annonce soit insuffisante, la présence physique de l’actrice qui joue Manana est hautement sympathique. Impression ?

Je fréquente quelques Géorgiens de Paris, à cause surtout d’un ancien étudiant que je revois souvent, Alexis Tchoktoua, héritier d’un titre princier… mais prince décavé, palais en ruines à Tbilissi, patrimoine terrien contesté, etc. Naturalisés ou bi-nationaux, ce sont tout de même de sacrés zigotos : le père dAlexis, divorcé, va prendre la bure catholique, un de ses oncles est pope…

Annelise, Pialat pas antipathique, mais colérique, oui ! Mon fils Josquin (Jacques Barozzi connaît son site, et vous avez son nom) était assistant sur « Van Gogh », pour peindre les faux nécessaires et tenir la main à Dutronc. Il arriva deux fois au moins que le Maurice débarque de mauvaise humeur, envoie balader chevalet et autre matériel, arrête les prévisions de la journée et déclare qu’ils le faisaient tous chier et qu’il s’en allait en repérage. Bon !
C’est Dutronc, toujours calme, qui disait à Josquin : « T’inquiète, mon gars, ça va lui passer ! »

Annelise dit: 11 mai 2017 à 16 h 09 min

Merci CP pour l’anecdote savoureuse, l’info sur le blog de votre fils, je regarderai ! Ms quoi . .on a le droit d’avoir ses petits nerfs ..moi-même, d’éventuels rapports douloureux avec le chevalet et la meteo intérieure..tendance à le renverser et l’envoyer valser qd ça énerve.. par exemple je suis très déçue que personne ne commente le moment mis en lien 9 mai à 16h03 où mon chanteur contorsionniste de Boney M tombe la veste en un numéro de Pole danse comme Paul Verhoeven n’avait jamais osé en imaginer…et le bruitage amoureux des choeurs.. « When Harry met Sally », copieurs!..pour en revenir à nos moutons géorgiens..ah la diaspora de Paris..je ne la connais que peu n’étant pas portée aux mondanités..ms lui évidemment oui..je veux dire qu’il la connait. . d’autant que historiquement comme vs le savez, le gvt de la première république indépendante s’était réfugié en France, à Nantes, où cet ami d’ailleurs a fait son lycée, à Clémenceau
Très curieusement, tt à fait à part et très loin géographiquement de cette histoire-là, ma mère très jeune fille était courtisée par un vacher, fort beau garçon (vu les photos, une moustache du tonnerre, enfin, remise ds le contexte)d’une pauvreté au début terrible,avec lequel elle resta amie la vie entière et qui s’est avéré être le fils de la famille royale de Lituanie, qq peu mise en déroute par la révolution ..le papa était gd chambellan de Nicolas II je crois .curieux destins en effet.. de Helene Zourabichvili-CdE à Guillaume Gallienne
J’espère que vs verrez le film et ns en parlerez
Fontebrenda, pas vu ces 2courts ms cela m’intéresserait de les retrouver
J.D 13h05 bien vu !vos références picturales st tt à fait pertinentes – il y a ds les plans, la façon de filmer de Nana E& Simon G un côté appartement, qqchose d’un découpage théâtral de l’espace, d’une répartition intuitive des couleurs qui rapproche de la peinture

Gilles dit: 11 mai 2017 à 16 h 31 min

Jazzy il y va fort JL Trintignant.marre de la langue de bois?le cinéma ,art de l’illusion .Pas celui de prendre les gens pour des tanches ! 10.49:et Donald T. met a pied son directeur du Fbi.Annelise,votre passage sur Loup Reed ,énorme!! Je ne veux pas me faire remettre en place ,ne vais pas revenir sur le Bordelais qui avait eu la chance de vous apercevoir a la piscine .Il avait parlé de galbes et de sourires charmants .Votre humour est egalement exquis !

Roro dit: 11 mai 2017 à 17 h 40 min

Annelise « fils de la famille royale de Lituanie, »

en Alg? (excusez la curiosité -l’Histoire a de ces surprises ) cela ne nous regarde pas, bien spru

Annelise dit: 11 mai 2017 à 18 h 00 min

Non Roro en Dordogne. …suis sur la page de Josquin, CP..devant la toile tête d’Indien avec coupelle aux bouchons brûlés, ou le portrait en Hamlet interrogeant le crâne avec belles incises baudelairiennes.. Gilles je n’irai pas à la piscine à Bx de sitôt, ne revenons pas là-dessus. .et je ris, oui, jusqu’à ce que, par exemple, et alors même que j suis hétérosexuelle assumée, je le précise afin qu’on comprenne b que l’ethique n’est pas juste affaire de « pro domo » ni d’hygiénisme mal placé..ou alors le pro domo, c’est celui de l’humanité confondue ds des droits égaux.. je souris et plaisante, donc, jusqu’à ce que,sous d’autres cieux fédérés comme le fut la Géorgie. .
https://oran.ge/2q8ZYsi

petite vidure dit: 11 mai 2017 à 18 h 34 min

oran? oran.ge? d’oran à genève ? Je n’ose ouvrir le lien de crainte de découvrir de nouvelles complicités de crime contre l’humanité, du temps où l’algérie était un département français

Annelise dit: 11 mai 2017 à 20 h 16 min

Mort de la compagne de Toubiana, Emmanuèle Bernheim à laquelle il avait dédié son livre chez Grasset « Les fantômes du souvenir » -ainsi que je me suis aperçue d’une proximité entre eux, à laquelle je n’avais js fait attention
Désolée Alley 19h51, vs ne faites pas le poids sur ce coup
https://www.youtube.com/watch?v=J1N8GtDkYfQ

Annelise dit: 11 mai 2017 à 20 h 21 min

..ma « madeleine » chez Bellamy, avec les clochettes de la berceuse de Sunday morning du Velvet banané par Warhol sur la pochette- Lou Reed, sale c en dépit d’un talent fou qui n’arrivait pas à la cheville malgré tt de celui de Christa Paffgen, si fragile et timide, probablement autiste séquellaire comme certains que j connais

alley cat dit: 11 mai 2017 à 20 h 26 min

dylan, eh oui, a révélé Krista et il n’est pas si élévé que ça lui non plus ; quart d’heure colonial. adieu

JAZZI dit: 11 mai 2017 à 21 h 42 min

Bon choix, Annelise, que celui de « Une famille heureuse ». On y retrouve la patte intimiste du film précédent de ce couple de réalisateurs géorgiens. L’héroïne est sublime et chante rudement bien. J’aime aussi le rôle du grand-père, héroïque survivant mutique du communisme et des divers régimes corrompus. A la fin de la projection, une vieille dame assise derrière moi à dit à sa copine, avec raison : « Ah, ça finit en queue de poisson ! »

Petrus dit: 12 mai 2017 à 8 h 59 min

Merci, Annelise, d’avoir chroniqué cette « famille heureuse » sans vous, je serais probablement passé à côté. Encore que l’affiche dessinée fût plutôt attirante. Bref, j’ai vu un très bon film, sensible, intelligent, bien éclairé et admirablement interprété. Qui sont ces comédiens ? J’ai tendance à penser qu’il viennent du théâtre et la mise en scène m’a fait penser à celles de Mike Leigh ou d’Asghar Farhadi, issus, l’un comme l’autre, du théâtre.
Il est dans ce film un tour de force qui mérite d’être souligné : presque tout est tourné dans deux appartements étriqués. Si c’est en décor naturel, bravo ! Si c’est reconstitué en studio bravo ! Dans les deux cas il faut gérer l’emplacement de la caméra (même si aujourd’hui elle ne sont pas bien grosses) les lumières et les déplacements de nombreux personnages dans le cadre.
J’ai découvert que les Géorgiens chantaient admirablement. Polyphonies masculines. Les mouflons corses (I muvrini) peuvent presque aller se rhabiller… J’avais assisté, par hasard, en Croatie à un festival de chant masculin qui n’était pas mal non plus. Mais que les tenants de la parité se rassurent, quand Manana, l’héroïne prend sa guitare et chante, on est sous le charme.
Mention spéciale à une scène que je ne peux déflorer, à la fin du film. C’est ce que les Américains appellent un « pay-off », autrement dit l’explosion d’une petite bombe scénaristique que l’on a placée discrètement au début du film. Celle-là est vraiment réussie.
Les Géorgiens, m’étaient, avant ce film, aussi étrangers que les Japonais. C’est donc avec la même avidité curieuse que j’ai été voir, après « Une famille heureuse », « Après la tempête »
écrit, filmé et monté – cela vaut la peine de le souligner – par Hirokazu Kore Eda dont j’avais vu « Tel père tel fils », une version nippone de « La vie est un long fleuve tranquille » puisque que la famille A découvre, douze ans après, qu’elle élève le rejeton de la famille B. Le reste est assez différent et nous permet de découvrir la vie de gens simples à Tokyo, nettement plus sympathiques que les Groseille.
La majeure partie de « Après la tempête » se déroule dans l’appartement HLM d’une vieille dame charmante qui distille des commentaires ironiques et dont on aimerait bien, à l’instar de sa fille et de ses deux petites filles, venir goûter la cuisine. Même tour de force technique que dans la « Famille heureuse » puisque l’appartement est minuscule et terriblement encombré. Le fils de la vieille dame, héros du film, est exceptionnellement grand pour un Japonais. Au point qu’il ne peut franchir une porte sans se baisser ! C’est une belle trouvaille , ce type immense – et néanmoins très beau – mal à l’aise dans son grand corps, encore plus mal à l’aise dans sa vie, écrivain plus ou moins oublié, rongé par son addiction au jeu, essayant désesépérément d’être un bon père pour son fils, de récupérer son ex-femme (dont je suis aussitôt tombé amoureux) qui est en train de lui glisser entre les doigts, n’hésitant pas à voler sa mère pour payer ses dettes, mais pas de chance, sa sœur a été plus rapide que lui… Le typhon N°23 menaçant la ville, on se cloître en famille derrière les volets clos. L’occasion d’évoquer le passé et de solder quelques comptes. On imagine la tension dramatique insoutenable qu’un réalisateur comme Asghar Farhadi – encore lui – aurait tirée de ce huis-clos sur fond de tempête annoncée. Hirokazu Kore Eda joue sur un autre registre, tout en pudeur, en demi teintes, en notations pleines d’un humour sensible et délicat avec comme leit-motiv : que sommes nous devenus par rapport à nos rêves de jeunesse ?
Vaste question à laquelle je me garderai de répondre.

Annelise dit: 12 mai 2017 à 9 h 45 min

Merci, Petrus( ds les transports depuis mini écran du tel). J’ai énormément aimé Après la tempête. . C’était le billet challenger de celui-ci..contente que vs ayez développé ds ce beau post

JAZZI dit: 12 mai 2017 à 10 h 12 min

Oui, Petrus, outre le huis-clos familial, il y a dans ces deux films, le géorgien et le japonais, bien des points communs : la cuisine, généreuse, préparée et servie par les aïeules respectives. On y boit aussi de bons coups, de saké ou de vin. La nourriture est le premier ciment culturel, ce qui reste, qui unit, quand tout est éclaté ! Ce qui traduit l’affection, qui ne se dit pas, mais se vit au quotidien. Avec tous les conflits y afférents. L’avantage de ces films est de nous introduire, en douceur, au-delà d’un exotisme de façade, dans l’intimité de sociétés diverses et semblables à la nôtre, selon la loi artistique traditionnelle qui conduit du singulier à l’universel. Certes, on se reconnait plus dans la tribu de ce pays des confins de l’Europe de l’Est, la Georgie, réunie autour d’une mama qui n’a rien à envier à celles du pourtour méditerranéen. Oui, on pense aux chants corses, mais aussi à la musique tsigane. Dans l’un et l’autre des films, on se retrouve face à la classe moyenne : grande tolérance intellectuelle chez tous ces personnages éloignés de toutes croyances, superstitions, religieuses… Certes, il y a bien une certaine théâtralité dans la forme, mais grâce à la légèreté de la caméra et aux gros plans cinématographiques, on ne la sent pas : la naturalisme supplante l’artifice.

JAZZI dit: 12 mai 2017 à 13 h 14 min

J’ai trouvé que Ia Shugliashvili, l’héroïne du film « Une belle famille », avait des faux-airs d’Agnès Jaoui, telle qu’on peut la voir dans « Aurore », actuellement sur nos écrans !

Sylvain dit: 12 mai 2017 à 13 h 40 min

vrai pour la ressemblance physique; sinon elle commence à gonfler, A.Jaoui.la « femme mature qui se libère » !

pétrus :sans vous commander, Annelise,vous pouvez demander aux contributeurs de garder les mêmes pseudos SVP?

Plus sympa pour le dialogue ! (l’excellent pétrus 8.59 = Erikstein non?..)

JAZZI dit: 12 mai 2017 à 13 h 54 min

la « femme mature qui se libère »

C’est pourtant le sujet du film, Sylvain ! Disons que dans « Une famille heureuse », l’héroïne s’émancipe, prend le large, fait le point sur sa vie, son couple, ses enfants, ses passions, ses désirs de silence et de musique. Une grande respiration où elle se découvre et fait aussi des découvertes…

JAZZI dit: 12 mai 2017 à 14 h 00 min

L’enfant naturel potelé, qui ne pense qu’à bouffer (la nourriture en place d’affection), de la Famille heureuse est particulièrement touchant…

JAZZI dit: 12 mai 2017 à 18 h 54 min

Je suis passé entre les gouttes, comme j’ai pu !
J’en suis encore humide…

Côté mélo, on est magistralement servis avec « Le chanteur de Gaza » ! Mais, ici, avec une problématique très lourde, comme l’indique le titre : the arab’ Voice, sur fond d’intifada ! L’histoire vraie du chanteur palestinien Mohamed Assaf, en partie romancée. Joli personnage de la petite soeur sauvageonne. Et par dessus tout ça, la voie envoûtante de Mohamed Assaf…

Gilles dit: 13 mai 2017 à 10 h 36 min

@10.12/ 14.00 & Pétrus :( dans le kore-eda),j’aimerais que mon fiston soit aussi docile que Chingo .tu vois combien de films par jour jazzy? un de ces rythmes!mention à cette » famille heureuse « ,très bonne découverte !Merci Annelise .je ne vois pas de quelle queue de poisson parle J.par contre ça fait pas « fin pour téléfilm »(qualité plus que défaut).twit sur emmannuelle bernheim,pourquoi surtout sous le S. »? déçu par Agnès jaoui…travis 19.43?(Dylan…)

C.P. dit: 13 mai 2017 à 11 h 36 min

Jacques, merci pour l’extrait. Le réalisateur a dû voir le final de « All That Jazz » (alternance vedette et public aux yeux mouillés), un peu longuet, même avec la chorégraphie en prime ? C’est une impression du samedi, comme ça… Mais qui se souvient de Bob Fosse ?

JAZZI dit: 13 mai 2017 à 13 h 20 min

Dans le film, « Le chanteur de Gaza », c’est un acteur israélien qui interprète le rôle du palestinien Mohamed Assaf !

petrus dit: 13 mai 2017 à 16 h 51 min

Je vous avais adressé ce message hier mais j’ai eu un petit souci de connection.
Jazzi je suis tout à fait d’accord avec ce que vous dites sur la cuisine lien famimial et universel.Très jolie scène au marché dans « une famille heureuse », on aimerait y être. Le goût de Manana pour les gâteaux crémeux est-il l’indice d’un manque ou l’affirmation de son indépendance ?… Potelé le garçon ? C’est un euphémisme. La scène où on le découvre est une réussite. Cela seul aurait pu être le sujet d’une nouvelle de Carver

JAZZI dit: 13 mai 2017 à 17 h 54 min

Ce que j’aime aussi petrus, c’est qu’on y boit toujours un bon coup, sans être du Petrus, of course…
Faut dire aussi que la mère du potelée relève du théâtre de Tennessee Williams !
Manana m’a l’air d’être une sacrée gourmande, un brin chaudasse. Sa mère tient son mari par la cuisine, tandis qu’elle, c’est sans aucun doute par la cuisse…

puck dit: 13 mai 2017 à 21 h 39 min

« Pour être hanté, nul besoin de chambre, nul besoin de maison, le cerveau regorge de corridors plus tortueux les uns que les autres. »

très belle phrase, d’ailleurs elle fait partie des citations de la série « esprits criminels »

il y en un tas d’autres du même tonneau dans cette série qui ont toutes rapport avec les esprits criminels du genre :

« Emerson a dit; tout est mystère, et la clé d’un mystère est un autre mystère »

« Nietzsche a dit; si vous regardez longtemps au fond des abysses, les abysses voient au fond de vous »

« Samuel Johnson a écrit; presque toute l’absurdité du comportement émane du désir d’imiter ceux à qui l’on ne peut ressembler »

« Euripide a dit un jour; lorsqu’un grand homme est blessé, tous ceux qui prétendent être grand doivent souffrir avec lui »

« Nietzsche a écrit; l’absurdité d’une chose n’est pas une raison contre son existence, ça en est plutôt une condition »

« François de La Rochefoucault a écrit; nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres qu’à la fin, nous nous déguisons à nous même »

« Ghandi a dit ’humanité est une famille entière et indivisible. Je ne peux me désolidariser même de l’âme la plus noire»

« Wilde a dit es enfants commencent par aimer leur parents. Quand ils grandissent, ils les jugent. Parfois, ils leurs pardonnent. »

la dernière, très shakespearienne est pour baroz, sur son commentaire sur les articles d’Annelise :

« Oscar Wilde a dit c’est lorsqu’il parle en son nom que l’homme est le moins lui
même. Donnez lui un masque, et il vous dira la vérité »

puck dit: 13 mai 2017 à 21 h 58 min

en fait cette série « esprits criminels » c’est l’histoire d’une unité spéciale du fbi qui sont des comportementalistes surdoués dans l’analyse des comportements.
en fait ils vont une scène de crime et hop ils arrivent à faire le profil du tueur en série.
en fait le moment que je préfère c’est quand ils briefent les policiers qui sont des nuls en matière d’analyse du comportement, ils parlent chacun leur tour :
- c’est un homme qui soufre d’un complexe d’infériorité, vous devez rechercher un type qui portent des chaussettes grises ou vetes, ou grises à rayures vertes
- il a dû être maltraité dans son enfance, il faut rechercher du côté des types qui travaillent dans une cuisine d’un fast food
- quand il était enfant, sa mère qui devait être prostituée l’obligeait à regarder quand elle recevait des hommes, il faut donc se concentrer sur tous les infirmiers des hôpitaux de Los Angeles
- il n’ose pas regarder ses victimes quand il les découpe en morceau, vous devez faire la liste de tous ceux qui portent des lentilles de contact
- après avoir torturé ses victimes il pose des fleurs autour d’elles, commencez par aller voir tous les fleuristes ee la ville
- ses victimes sont toutes des jeunes filles brunes, aux cheveux longs, nées le douze du mois, et qui allaient se marier le mois suivant, aites la liste de tous les types qui sorti de prison le douze d’un mois
- le tueur entre pas une fenêtre et ressort par la porte, je ne vois pas trop ce qu’on peut en déduire, chercher tous les types qui parraissent suspects sans raison spéciale…

je n’ai jamais compris comment des gens pouvaient regarder des trucs aussi nuls, heureusement qu’il nous reste le cinéma bosniaque pour regarder des trucs intelligents.

JAZZI dit: 14 mai 2017 à 9 h 00 min

Cannes 2017 sera-t-il placé sous le signe de… l’amant ? « D’un jour » chez Philippe Garrel, à la Quinzaine des réalisateurs, ou « double », pour François Ozon en compétition officielle. On compte sur notre envoyée spéciale Annelise pour en savoir plus…

Annelise dit: 14 mai 2017 à 9 h 38 min

Oui Jazzi ds mon prochain billet (seulement au moment où les films seront sortis.. .vs savez que le principe de RdC est que je ne chronique pas « avant » sur le blog ce dont les contributeurs ne pourraient discuter, faute de la possibilité de voir le film . .)qqchose me dit qu’il pourrait en effet être question d’un de ces deux-là. .Ozon ou Garrel selon où j pencherai

Annelise dit: 14 mai 2017 à 9 h 43 min

13 mai 22h08. ..à croire que vs avez implanté une puce-caméra ds ma montre (j’ai le tee-shirt Tommy Johnny Dee Dee Joey sur le dos en ce moment)

Annelise dit: 14 mai 2017 à 9 h 52 min

. .cela dit Alley ces jours-ci l’écoute de Rocket to Russia me fatigue par son énergie tonitruante. .je préfère la tendresse filée d’un Neil Young, voire Barry White
Puck votre goût des séries fait plaisir à lire

C.P. dit: 14 mai 2017 à 11 h 03 min

Dimanche américain : voilà puck qui regarde des séries (Qu’il épargne « Twin Peaks », sinon ça pourrait barder pour ses côtelettes !)…
Il est vrai que la voix off accompagnant l’avion qui emporte les profilers formés à Quantico en débite de belles, et dans le florilège plus de françaises que ne le note puck (Montaigne, Pascal, Valéry, etc.). Vrai aussi que les leçons de psychologie criminelle données à des policiers locaux un peu demeurés sont assez marrantes : « Vous rechercherez un Blanc d’une trentaine d’années, battu dans son enfance par sa mère célibataire… »
Cher puck, je vous avais dit naguère de vous pencher sur « Dexter » !

JAZZI dit: 14 mai 2017 à 11 h 47 min

« Ozon ou Garrel selon où j pencherai »

Je sens que nous allons très bientôt en savoir plus sur l’amant qui fait palpiter le coeur et le corps d’Annelise…

Annelise dit: 14 mai 2017 à 20 h 27 min

CP 11h03 Puck sait que s’il ne se tient pas à carreau sur Twin Peaks la guerre entre ns est déclarée, aucun quartier. Jazzi puisque vs posez la question . .j’entre en lévitation dès les premières notes, les 1ères images, parce que c’était lui parce que c’était moi ..
https://www.youtube.com/watch?v=dTp6d7Bw79A
..ça a été ça dès le pilote. .électrisée durablement. .plus que 4 jours à attendre pour la sortie chez Capricci du livre d’Axel Cadieux sur le sujet, cf colonne des twits..chanceux êtes-vs, qui le découvrirez en l’occurrence avant moi

Annelise dit: 14 mai 2017 à 20 h 32 min

..le meilleur de Lynch, vraiment. .cette mélancolie à la fs très hirsute, tendre et douce, les rébus transparents qui continuent de sourdre longtps après, la bonté véritable dévoilée au fil des épisodes, une drôlerie qui n’est pas juste de fantaisie, ms qui en déborde – magnifique

puck dit: 14 mai 2017 à 22 h 26 min

Dale Cooper n’a absolument rien d’un agent du fbi, je me suis tapé une flopée d’agent du fbi et je sais de quoi je parle, il ressemble plus à Marlowe, et Lynch qui ressemble plus à Hitchcock en a fait un truc hitchcockien dans la mesure où Lynch comme Hitchcock connaissent mieux Scotland Yard avant ce dernier ne se transforme en NCA, un truc genre américain avec un fuckin’ name à l’américe : la « National Crime Agency ».

à noter que depuis que ce département s’appelle la National Crime Agency le nombre de crime en GB a diminué vu qu’aucun criminel n’a envie d’être recherché par un département qui porte un p.tain de nom aussi nul !

c’est désespérant de voir les départements de police criminelle prendre des noms aussi nuls pour décourager les criminels, c’est tout sauf fair play.

puck dit: 14 mai 2017 à 22 h 33 min

« je me suis tapé une flopée d’agent du fbi »
je veux dire que je me les suis tapé dans les séries, je précise pour baroz et son esprit criminel mal placé, quand je pense qu’à une époque j’ai failli être amoureux de baroz… c’est vraiment flippant rien que d’y penser…

JAZZI dit: 15 mai 2017 à 10 h 39 min

Le soir, à la télé « Intouchables ». Malgré une réelle présence, je ne trouve pas qu’Omar Si soit un grand comédien. Son jeu m’a paru surfait. Il y a des jours avec et des jours sans…

JAZZI dit: 16 mai 2017 à 10 h 31 min

Après Nice, David Lisnard, le maire de Cannes, va-t-il accepter la main tendue par Macron, et lui dérouler le tapis rouge : Brigitte, en robe longue, devant les objectifs du monde entier au bas des marches du festival du film !

Phil dit: 16 mai 2017 à 11 h 15 min

l’omarsimania vous incommode, dear Baroz…il y a comme ça des sujets délicats dans la belle France, maintenant en marche.
(vous qui fréquentez les bibliothèques entre deux séances: le temple du cinéma commercial mk2 fiché entre les tours de la bibliothèque Mitterrand est un bel exemple de corruption nationale. et le ventre mou du bon peuple, noyé dans le popcorn, n’y voit goutte.
au pire, seule une cinémathèque y avait sa place).

JAZZI dit: 16 mai 2017 à 11 h 20 min

Ne dites pas de mal de Marin Karmitz, Phil. C’est dans ses salles que l’on peut voir des films palestiniens, tel « Le Chanteur de Gaza », pas spécialement favorable à la politique actuelle d’Israël…

Phil dit: 16 mai 2017 à 11 h 27 min

Il n’est pas seul à offrir ces projections, dear baroz et pour un film palestinien alibi, 14 films popcorn US. non, entre les tours Mitterrand, il y avait place pour une cinémathèque, sinon rien.

en passant dit: 16 mai 2017 à 11 h 31 min

10 h 31 min
elle le veau bien, en robe transparente glamour, après tout le mal qu’elle se donne depuis des décennies, à défaut de « faire » actrice douée

C.P. dit: 16 mai 2017 à 11 h 54 min

Pour Christiane, si elle passait : le Dakota Student, journal de l’Université du North Dakota (à Grand Forks), annonce une rencontre de Louise Erdrich avec les frères Coen. C’est drôle, parce que j’avais rêvé que ceux-ci s’intéressent, -pas seulement à cause de la ville de Fargo et à leur film-, à « The Round House », qu’ils doivent connaître. Au passage, j’ai enfin lu, après vous, « Shadow Tag », qui m’a paru d’un intimisme un peu pénible et moins intéressant, en tout cas pour moi, que les romans proprement « amérindiens » de Louise Erdrich.

Gilles dit: 16 mai 2017 à 17 h 29 min

Vous êtes mordue à ce point de TP ,Annelise ? symptome partagé par les quadras .Avec ma compagne nous aurons à nous disputer les collectors en plus deds enfants si on se depacse .Je me rapelle de votre article très drôle sur les séries .J’aime la manière de voir tres juste toujours très libertaire que vous avez sur « la bonté  » ou les « rébus transparents « ..Personne à part vous pour écrire ça au lieu de la lèche ou les cris d’orffraie .D’ac pour acheter le bouquin d’alexandre Cadieux chez capprici .Maison inconnue au bataillon ;chez Mollat je trouverai ou il faut commander ?(.dommage là aussi que la librairie se soit transformée en mk2.Sy a une bonne tête,ce sont les comédies canal &consort qui sont nulles.La faillite Bélier » ils sont même arrivés à rendre nul François Damien .navrant.cépé : Ethan et Joel C,la page facebook »never f…Jésus quintana  » d’AL est d’anthologie!!!

Gilles dit: 16 mai 2017 à 17 h 33 min

(..la suite sur les « twitts ») Annelise par contre :je comprends moins votre goût pour verhoven ,show girl.? Quand vous disiez il y a 1 an que c’es féministe j’ai du mal à suivre ? ou c’est parce que vous êtes danseuse que vous dites ça ? Coulisses du show ,similaires a Birdman pour le théâtre?

alley car dit: 16 mai 2017 à 17 h 37 min

alley car dit: Votre commentaire est en attente de modération.
16 mai 2017 à 17 h 37 min
Une progression d’accords commune ? S’en tenir là

https://www.youtube.com/watch?v=dTp6d7Bw79A
..ça a été ça dès le pilote. .électrisée durablement. .plus que 4 jours à attendre pour la sortie chez Capricci du livre d’Axel Cadieux sur le sujet, cf colonne des twits..chanceux êtes-vs, qui le découvrirez en l’occurrence avant moi

Annelise dit: 16 mai 2017 à 18 h 13 min

Quoi « en attente de modé », Alley? Pas le tps de voir ça maintenant, ms il n’y a pas de raison. ..pareil Gilles 17h29 et 17h33 ..vs savez qu’il y a des terrains comme ça. .you ready to be fucked, man?..nobody fucks with him (the Jesus) . .Showgirls avait attiré d’emblée mon attention oui..vulgarité insigne, ms de la part de qui?. .ma solidarité de danseuse, vs croyez? Possible..et puis la tête du twinpeaksé Kyle.. le coup de tatane de Nomi bien ajusté sur rock-star barbue qui a dérouillé sa copine noire, petit coup de reins bien souple en hauteur en stilletos pour le convertir à la compote, c’est taquin non? Moi aussi j’en porte et je mesure la virtuosité sans frime. Gilles 17h29 Capricci un seul P deux C, par ailleurs film de Carmelo Bene . . »Axel » Cadieux et non « Alexandre ». .Alexandre c’est Grothendieck retiré en Ariège.., d’ailleurs il faut voir les photos en bermuda, ce visage de Michel Foucault qui aurait eu un enfant avec Boris Vian. . le prodige mathématicien,autre de mes t gdes passions avec le tiercé,et naturellement, le chanteur et la choriste de Boney M sur lesquels je n’ai pas le tps de m’étendre de nveau – et pourtant

Annelise dit: 16 mai 2017 à 18 h 34 min

..Libé ayant fait là-dessus un curieux contresens, Grothendieck, « la mort d’un génie qui voulait se faire oublier »
Ms c’est comme Pynchon. Il ne cherche aucunement à se faire oublier, il souffre qu’on l’ennuie, qu’on le blesse, qu’on n’aille pas assez vite, ou trop, pour lui permettre de reposer sa comète et range ses abattis humains où il peut

Annelise dit: 16 mai 2017 à 18 h 37 min

Bon, Alley, vs êtes terrible : Memory et Fool to cry, mes deux préférés de Black& Blue – et qq affection par ailleurs pour la pochette de Sticky Fingers. .Pas envie d’en dire plus et vais diner, merci p les extraits

C.P. dit: 16 mai 2017 à 20 h 53 min

Jacques Chesnel, je crois que c’est « Dans le silence du vent » (pourquoi d’ailleurs ce titre français ? c’est toujours un peu la même chose au fond, en moins lourdingue, que « The Little Sister » de Chandler… devenant naguère « Fais pas ta rosière ! »). Je n’étais pas curieux des traductions de Louise Erdrich chez Albin Michel, c’est Christiane qui (m’) en a parlé ailleurs, peu enthousiaste de « Shadow Tag », au moins dans son état en français, « Jeu d’ombres » je crois.
Mais je suis toujours attentif à votre connaissance de la littérature américaine, et je vous avais répondu, ailleurs aussi, à propos de Franzen.

puck dit: 16 mai 2017 à 22 h 25 min

je n’ai jamais marché dans ces combines, je connais bien toutes ces rumeurs, je pensais en être sorti, en avoir fini avec toutes ces histoires stupides, sciences occultes, sectes, et blablabla…, ça commence gamin quand les voisins viennent vous chercher le matin habillés comme des membres du ku klux klan, comme ces moines pendant les processions de pâques à Cordoue, avec leur chapeau pointu ridicule, sauf que quand on est gamin ça fait flipper, surtout quand ils attachent les mains et vous disent en choeur avec la voix grave : « ton hure a sonné, nous, frères de sang t’avons condamné au bûcher », c’est fou comme on peut c.n à cet âge, sauf que c’est vraiment flippant, je ne sais pas pourquoi ma mère les a laissés entrer dans la maison pour me chercher, naïve elle a crié « réveille-toi tes amis sont venus te chercher pour jouer avec eux ! », je ne pense qu’elle était complice avec eux, en tout je n’en ai jamais eu la preuve, tangible, ni la preuve intangible, on croit en être sorti, et là je tombe sur ce « blog », ces commentaires, je connaissais les règles je les ai appliquées : compter 56 lettres à partir de la première, reculer de 13 lettres en arrière, avancer de 28 en avant, noter la lettre et recommencer, j’ai appliqué cette règle ici même, cette même règle qui à l’époque m’avait ait échappé à la pendaison, noter chaque lettre, l’une après l’autre, le résultat, soyez tous maudits j’en ai pas cru mes yeux, je lis : « Pynchon est le véritable auteur de Twin Peaks », vous êtes donc tous complices, avez-vous imaginé tous ces efforts pour garder ce secret, et vous le livrez ainsi en pâture au premier venu ! c’est quoi ici ? une p.tain de secte occulte ?

puck dit: 16 mai 2017 à 22 h 44 min

il parait que les preuves sont des dossiers classés secrets défense de la cia : Thomas Pynchon envoyait chaque semaine à David Lynch le scénario de Twin Peaks, ça a duré des années, il planquait les pages dans des pizzas que Lynch se faisait livrer, on dit qu’ils auraient agi de la même façon pour Mulholland drive, sauf qu’ils avaient remplacé les pizzas par des plats mexicains, des trucs du genre burritos, mais là n’est pas le problème, je veu pizza ou burrito à la limite tout le monde s’en tape, même si les pizzas étaient faites avec de la farine de maïs laissez des heures ces feuilles sous la sauce trois fromages ou sous du chili con carne le résultat est le même, elles deviennent illisibles, nul doute que s’ils avaient utilisé un moyen plus propret pour se passer ces feuilles l’histoire aurait été différente, je veu dire plus cohérente, parce que Pynchon, contrairement à qui est dit, ici et là, n’est un auteur incohérent, en tout cas pas autant que certains le laissent entrevoir, mais il ne faut pas accabler Lynch, il n’a fait que suivre les directives imposées à l’époque par Thomas Pynchon qui était dans le collimateur du fbi, ma foi, c’est de l’histoire ancienne, et je ne vois l’intérêt de revenir dessus, comme dirait Jon Snow dans le 4ème épisode de la série 2 de Game of Thrones : ce qui est fait est fait et n’a pas à être défait.

Jacques Chesnel dit: 17 mai 2017 à 8 h 21 min

Au temps pour moi, C.P., c’est bien « Dans le silence du vent »… Je suis en pleine période de relecture; après avoir pleuré en lisant « Le temps où nous chantions » de Richard Powers, je relis Faulkner dans l’ordre de parution et dans la Pléiade mais je n’arrive pas à bout de « A fable » ainsi que « Requiem pour une nonne », par contre son dernier opus, comique, « Les larrons » !!!
Toujours un plaisir de vous lire

Annelise dit: 17 mai 2017 à 8 h 22 min

Puck, j’aime b votre « ton hure a sonné » de 22h25, habile synthèse délivrée sous forme de lapsus calami? Saluons la bête.Encore plus fort, faire croire à la langue qui fourche pour dire l’essentiel. Lynch ne renierait pas, même si lui, ce serait plutôt les furets
Pdt que s’ouvre le 70 festival de Cannes, pour en revenir au billet &à la toile de fond politique générale en filigrane, voir ds la presse pas plus tard qu’hier comment la guerre « informatique » se poursuit en Ukraine. .D’un côté le Temps qui relaie l’inquiétude de Kiev qt à d’éventuelles cyber attaques, de l’autre Sputnik titrant « Raté, les banques pointées n’existent plus ». .ou cette affaire de la remise en question de données scientifiques sur le climat : les représentations – et le cinéma en est un véhicule de choix – jouent un rôle considérable ds l’élaboration des opinions. Pas pour rien que le totalitarisme use de censure

Annelise dit: 17 mai 2017 à 8 h 27 min

Jacques Ch, Faulkner, inlassable relecture! Avez-vs joint à la pile l’extraordinaire Shelby Foote recommandé par Paul?Avec Flannery, autre très gd écrivain sudiste. .Elle avait commencé par envoyer paître Maurice E.Coindreau, sa vie physique devait être si éprouvante avec le lupus

Phil dit: 17 mai 2017 à 9 h 20 min

Desplechin présente à Cannes son dernier film réputé métafilm. A voir en version longue sur les écrans parisiens aujourd’hui. Baroz, vous nous direz si ça vaut le déplacement masturbatoire, comme Libération le suggère.

Jacques Chesnel dit: 17 mai 2017 à 9 h 21 min

Je connais mal l’écrivain, Jacky, mais j’aime beaucoup les scénarios de ses films, notamment « La chatte sur un toit brûlant », « La nuit de l’iguane » et « Soudain l’été dernier », les réalisations aussi

Jacques Chesnel dit: 17 mai 2017 à 9 h 24 min

A propos de Despléchin, je ne vois pas ce qu ‘on lui trouve de plus que les autres, les pâmoisons de Télérama me hérissent et je n’aime pas ce que j’ai entendu de ce « cinéaste » m’as-tu-vu…

Phil dit: 17 mai 2017 à 9 h 35 min

J. Chesnel, en lisant l’article de Libération, impression de vouloir faire son Godard méprisant, foisonnement de références. à voir peut-être des bonnes surprises.

JAZZI dit: 17 mai 2017 à 9 h 39 min

Et en plus, Marion Cotillard me donne de l’urticaire !

Oui, Carson McCullers et son « reflet dans un oeil d’or », Jacques !

Phil dit: 17 mai 2017 à 9 h 43 min

et magnifique copie dorée du film, rareté à ne pas manquer.
malgré l’insupportable phrasé borborygmique d’un Brando forcément écouillé par la wonderwoman Liz Taylor

Annelise dit: 17 mai 2017 à 10 h 17 min

Phil à 9h43 : il fallait que ce soit dit, ça l’a été et je vs appuierai sans restriction, croyez-le b . .ns reparlerons une autre fs de Liz Taylor,de l’amour with Richard-coeur-de-lion Burton, du lien avec Michael Jackson et de ce que cela dévoile, en élargissant le propos,de l’écriture filmique de nveaux auteurs d’obédience Bryan Singer (Usual Suspects ms aussi un des meilleurs X-men . .)

Annelise dit: 17 mai 2017 à 10 h 19 min

Mais Liz n’a même pas besoin de cabine téléphonique. .un coup de tourniquet et hop, voilà le bandeau, les bracelets pare-balles plus rapides que Lynda

C.P. dit: 17 mai 2017 à 10 h 26 min

Discussion amicale déjà avec Jacques (Barozzi) à propos de « Soudain l’été dernier » mis en scène récemment au théâtre (Odéon) par Stéphane Braunschweig. Nous aimons tous sans doute le film de Mankiewicz… mais Tennessee Williams, lui, ne l’aimait pas beaucoup, malgré les actrices, parce que « l’événement » majeur est au théâtre l’objet du récit final de la cousine, alors que le film MONTRE le personnage masculin, -absent physiquement de la pièce-, la dévoration terminale, etc. Williams reconnaissait que Mankiewicz avait préservé l’ambiguïté, mais il trouvait aussi que Monty Clift était un peu trop jeune et joli pour le rôle.

Il y a comme ça, on le sait bien et ce n’est toujours très grave, des déceptions d’auteurs de théâtre ou de romans : j’ai par exemple été frappé par le cas du « Coup de grâce ». Marguerite Yourcenar a fait confiance à Schlöndorff, mais dans sa Correspondance (éd. Gallimard) elle s’inquiète peu à peu des réactions de ses amis alors qu’elle n’a pas vu le film, et n’est pas contente du tout quand elle le voit enfin !

JAZZI dit: 17 mai 2017 à 10 h 48 min

Oui, C.P., on sait ce que Godard pensait de Moravia, à propos du « Mépris ». Mais sait-on ce que l’écrivain pensait du film ?

Phil dit: 17 mai 2017 à 10 h 55 min

quelle mémoire Anne..Liz. Lynda, la wonderwoman; yes. Gloire (au) lasso. Liz n’a pas pris la combinaison moulante de cirque pinder mais le sourire carnassier ! i repeat, magnifique copie dorée, du vrai cinéma.
CP, les restrictions de Williams sont compréhensibles, que vaut son récit sans la présence de l’homme-femme ? Etonnante en revanche sa fine bouche sur le choix de Montgomery Clift. Williams était sans doute d’une époque où l’on s’enfilait uniquement du matelot musculeux (Kazan raconte une bataille de Williams avec son amant matelot dans une chambre d’hôtel où même le lustre a valsé), Pasolini aussi regrettait la gente masculine mollassonne de la fin de sa violente vie.
Yourcenar medium subodorait dans sa correspondance avec Schlöndorf qu’elle n’apprécierait pas certains choix du cinéaste. elle découvrira en effet son personnage se batailler avec l’amant soldat à coups de boules de neige (impensable geste déplacé dans sa constellation sociale) et Schöndorff lui a imposé une vieille actrice de cabaret graillonneuse sur le retour, erreur de casting pour ce monde silencieux à la von Keyserling. Yourcenar a conclu que Schlöndorf (sa femme sympathisante communiste encore moins) n’était pas de la bonne extraction pour comprendre.
reste un film beau à voir aujourd’hui, en regard des « canons » de notre époque

JAZZI dit: 17 mai 2017 à 11 h 06 min

La plupart des films de Schlöndorff sont des adaptations. Pas un dont je me souvienne avec délectation…

Annelise dit: 17 mai 2017 à 11 h 33 min

La question de l’adaptation est de même nature que la trad, en plus fin : tjs l’idée que c’est une réinvention voire une invention, comme la fiction qui commence avec le choix du cadrage, y compris ds le documentaire le plus béton en volonté de traduire le réel. Phil j regarderai ça m’intéresse, je suis à Paris auj sans temps pour ça et ensuite, ne reviendrai vers Cannes que tardivement, pour ne pas dire p le meilleur? Ou en tt cas « parmi le meilleur ». Pas que le cinéma ds la vie .., je trouve ça pas mal de le dire, ça renforce l’amour au lieu d’en affaiblir la portée.. et si vous voulez me faire parler de la Croisette, de ce qui est susceptible de m’intéresser en premier, je vs dirai ma confiance en la Semaine de la critique . . Ah oui, « le temps des matelots », Phil, comme il y avait le tps de l’innocence chez Wharton ..JPG y puisera sa marinière métonymique.. Sur CMC & reflet sur golden eye,Jacques Ch, j’aurais pourtant envie de développer, sur AnneMarie Schwarzenbach entre autres..déjà si vs maitrisez l’orthographe vous êtes à 50% du chemin

Phil dit: 17 mai 2017 à 11 h 36 min

Törless est un beau film, Baroz. peut-être à cause des acteurs inexpérimentés. le premier film de Schlöndorf; Le coup de grâce a aussi ses moments de..grâce. le noir et blanc.. joue bien et puis il faut avoir lu et relu les livres qu’il adapte pour apprécier déprécier le film.

JAZZI dit: 17 mai 2017 à 11 h 47 min

« Törless est un beau film »

Oui, Phil, de belles promesses… non tenues !

Contrairement aux deux précédentes années, je n’ai aucune raison d’aller à Cannes durant ce festival, Annelise. Si vous passez par le marché Forville, ne manquez pas de saluer ma soeur de ma part, sous la grande horloge, c’est une fille adorable : demandez Marinette…

C.P. dit: 17 mai 2017 à 11 h 49 min

Mais, Phil, je ne vous comprends pas bien : c’est le rôle du docteur Cukrowicz que joue Clift, et la remarque de Williams sur son âge ne touche pas l’homosexualité, sauf à le mettre en parallèle avec Sebastian Venable, présent dans le film et sa scène finale, mais plutôt comme un fantôme ambigu.

Vous avez raison pour ce qui concerne le « Coup de grâce », même en étant bien sévère pour l’actrice ! A la limite, et après coup, les inquiétudes croissantes de Marguerite Yourcenar (loin, à Petite-Plaisance, des salles de cinéma) dans ses lettres font par instants sourire.

Phil dit: 17 mai 2017 à 12 h 47 min

Bien vu, Baroz, Mathieu Carrière (Allemand descendant de huguenots) a effectivement de beaux airs de Macron ou l’inverse. destin(s) de théâtre. Mais « notre » Macron sort tout juste de l’état de Törless…
Yourcenar n’a pas pu voir son « oeuvre au noir » adaptée par Delvaux, elle est morte l’année du release, le compatriote cinéaste avait naturellement ses faveurs, servi par une brillante filmographie rendez-vous à Bray pourrait faire la leçon au Frantz d’Ozon.
oui CP peut-être je confonds le rôle joué par Montgomery Clift, film avec Hepburn. comme vous savez, Yourcenar a vu ces films dans sa retraite de Mont Désert, avec retard et dans un autre espace-temps.

C.P. dit: 17 mai 2017 à 13 h 12 min

(Cher Jacques, je vois bien le clin d’oeil. Juste comme ça -et tout le monde s’en fout-, je ne suis PAS végétarien : je ne mange pas de chair de vertébrés, voilà tout. Mais des invertébrés, oui, ne croyant pas qu’une huître, une moule, un violet (un « biju » à Montpellier, une « patate de mer » à Menton), un ormeau, un crabe, une langouste… aient autant de conscience qu’un mouton, un porc, un boeuf, un canard, voire une grenouille.
Le poisson et ses oeufs quelquefois me manquent (nous devrions écrire ensemble « La Morue clandestine »ou « Le Caviar*** clandestin » pour imiter le Marcel Aymé du « Boeuf clandestin »), mais quoi ? Aristote, sinon Zénon, accordait aux poissons intelligence et conscience souffrante.

*** On peut faire semblant de croire que l’on délivre les dames saumonnes ou esturgeonnes de leurs oeufs sans les zigouiller. Moments de faiblesse…)

Phil dit: 17 mai 2017 à 19 h 58 min

merci baroz, suis un peu déçu, l’article de Libération laissait quelques espoirs de film à la Godard..
voilà une occasion ratée de quitter les archives pour tenter une nouvelle embardée dans le contemporain (pas refaite depuis le slip de l’ornithologue).

Eriksen dit: 17 mai 2017 à 20 h 01 min

Coup de tonnerre sur le paquebot familial : Manana quitte le navire. Pour qui ? Pourquoi ? Personne n’en sait rien. Loin de : « famille je vous hais », la brebis libérée -ou égarée – oppose aux questions une résistance douce et mutique à la Bartleby. Face à sa détermination bornée et centrifuge, les forces centripètes coalisées s’agitent : crainte de fragilisation familiale, de honte sociale, inquiétude pour elle, culpabilisation, et un brin de jalousie. Ce volontarisme du lien, irrespectueux de l’individu afin de le « sauver », flirte avec le « tout ou rien » au risque de la rupture totale.
Si « lien » est contrainte au sens propre, la langue française a rajouté le sens figuré de solidarité. Ensemble, Les deux sens fondent le pacte familial.
Nos sociétés occidentales ont voulu le beurre et l’argent du beurre, solidarité et liberté : l’état offre l’un et l’autre. Dessaisie, la famille périclite, voire explose quand les forces centripètes tentent d’imposer une contrainte, sans retour tangible. Même dans une famille respectueuse du désir de liberté de chacun – et c’est le cas pour bon nombre – le lien se distend plus que souhaité en l’absence de nourriture quotidienne. Et finalement les vieux meurent en maison de retraite, les enfants partent au bout du monde, les petits-enfants ne vont plus en vacances chez leurs grands-parents : la liberté ne fait pas de cadeau au lien.
Ainsi à partir d’un équilibre instable indéterminé, moins de lien tend vers sa destruction, plus de lien tend vers son hégémonie. Existe-t-il cet équilibre ?
Vu d’ici, Manana est un peu en retard. Des familles comme la sienne, nous n’en avons plus beaucoup. Elle s’affranchit du lien à l’heure (et à l’âge) où beaucoup ici en rêve.
La Marche Turque en fond sonore, Manana goute la liberté dans son nouvel appartement, confortablement assise devant une fenêtre ouverte sur les feuilles qui s’agitent fébrilement au vent. Il y a quelque chose qui cloche. Comme lorsque l’on a absolument tout fait pour être heureux, mais que l’on n’arrive pas à le vivre, justement parce que l’on a tout fait pour. Moins de bruit, moins de fureur, est-ce vraiment supportable pour elle ? Biberonnée au grouillement de ces pairs et à la chaleur affective de chants géorgiens doucereux (la meilleure part des hommes), peut-elle s’accommoder longtemps de turqueries volontaristes en marche, pleines de rationalité des lumières et de liberté assumée ?. Rien n’est dit.

puck dit: 17 mai 2017 à 20 h 09 min

les Moissons du Ciel de Malick ?
je ne comprends vraiment pas pourquoi vous parlez de ce film ?
alors que comme vous êtes tous des cinéphiles vous l’avez déjà tous vu une vingtaine fois !

Malick c’est Malick, et le cinéma de Malick c’est, comment dire ? c’est le cinéma de Malick.

ça plait à certains et à d’autres ça ne plait pas, et alors, pas la peine de de relire une douzaine de fois la critique de la faculté de juger d’Emmanuel Kant, le beau, le sublime, blablabla, un tas de trucs à la noix… pour savoir pourquoi les films de Malick plaisent à certains et pas à d’autres, c’est comme ça ! non, à la place je conseillerais de lire la vie sexuelle d’Emmanuel… Kant, en pus c’est un bouquin hyper érotique.

puck dit: 17 mai 2017 à 20 h 10 min

j’aime bien le « en pus » à la place du « en plus », pas la peine d’en faire un romage, c’est juste un poblème de cavier.

JAZZI dit: 18 mai 2017 à 7 h 49 min

Phil, la presse est dithyrambique concernant le dernier Desplechin, des Cahiers du cinéma à Sophie Avon. Ne passez pas à côté de ce chef-d’oeuvre par ma faute, allez le voir !

Phil dit: 18 mai 2017 à 8 h 04 min

je lis votre avis avant celui de la presse, dear baroz. vous méritiez un maroquain de cinéma dans le gvt du jeune Président.
Tous ces roués de la critique nous font trop souvent prendre une taupinée pour le caucase (comme disait Léautaud)

Roro dit: 18 mai 2017 à 8 h 52 min

« vous méritiez un maroquain de cinéma dans le gvt du jeune Président. »

c’est bien vrai!!
(faut demander la permission à B )

Résumons..... dit: 18 mai 2017 à 9 h 36 min

«Ici, toutes les voix peuvent être écoutées, parce que le langage du cinéma n’appartient à aucun territoire, et en même temps à tous les territoires» (Monica Bellucci)

Même les belles huitres parlent français ! On se croirait à l’Elysée-Matignon ….

puck dit: 18 mai 2017 à 10 h 11 min

n’empêche que c’est plutôt sympa de lire une critique avec autant de « je », j’en ai compté 10.

tristan dit: 18 mai 2017 à 12 h 21 min

« Même les belles huitres parlent français ! »
Avec des huitres comme Monica, j’enfilerais bien quelques perles…

J.D dit: 18 mai 2017 à 12 h 31 min

Carrière pouvait jouer les officiers de la Wehrmacht sans effort .Je soupçonne ma femme d’avoir été amoureuse de lui jeune .à mon âge on cesse de se frapper ,on fait de son mieux en espérant etre bien reçu et donner ce qu’il faut .Matthieu de Hanovre appartient à la mispoukhée ,un espèce de cousin au 3ième degré depuis qu’il a livré MME pringle de son veuvage .Je ne l’aurais pas su si elle n’avait pas vanté le mérite du « fiancé de son âge » qui pour une fois ne demandait pas un lifting .Les femmes ont des critères auxquels on ne pense pas..Ericksen 20.01 le post mérite la relecture :proche de l’opinionque j’ai sur MME ekvtimishvili & S.grob .. »La meilleure part des hommes »,le chant doucereux ?Pour certains c’est savoir faire l’escalope milanaise ou rapporter le sans gluten (une mode pire que le veganisme ..sur ça la philosophie se comprend tandis que nier un continent entier de viennoiseries le matin pour une question d’allergie hasardeuse-ay ay ay!)je me demandais pour Desplechin .Jazzy n’incline pas …puch :trompé de blog? pas compris l’enchainement.

Roro dit: 18 mai 2017 à 12 h 51 min

« Mathieu Carrière a des faux airs de Macron ! »

Rien à voir! M Carrière est beau (et discret) alors que l’autre…

J.D dit: 18 mai 2017 à 13 h 09 min

« Ces roués de la critique font prendre un monticule pour le Caucase »:Phil 8.04,de notoriété que MMe Avon et Annelise sont amies d’enfance.personnellement je ne les ai jamais vues ensemble mais elles paraissent à l’opposé.les imaginer en tandem est une bizarrerie .MMe Avon détient l’autorité sous confortable label masqueux ,tandis que notre Annelise vulnérable et surdouée voltige en hauteur sans filet ni prendre le sens du vent .Vous risquez néanmoins de vous attirer les foudres?je dis cela après m’être tenu les cotes en lisant le Feygele parlant du « coup de reins en talons aiguilles » pour rectifier un undélicat chez P.Verhoven.Notre petit rat étoile au sang chaud écrit de ces billets qui ne sont pas exactement des brochures pubeuses.

Phil dit: 18 mai 2017 à 13 h 18 min

Carrière en Törless (1967) a bien des airs retrouvés chez le jeune Macron en théâtrale représentation au même âge.
Après, autres femmes et combats.
JD, je ne pensais pas à Annelise pour cette critique du dernier film Desplechin.
plutôt à de feints et pas fins enthousiasmes Libération-masqués de la plume.

C.P. dit: 18 mai 2017 à 13 h 47 min

Mathieu Carrière a été et est capable de tout : comédien de théâtre, acteur de films à moyen budget et d’autres plus pauvres, de télévision… et même de la série « Derrick » ! Mais c’est la grâce des acteurs allemands : la grande comédienne de théâtre Angela Winkler, par exemple, est elle aussi apparue à plusieurs reprises dans « Derrick ».

Je trouve qu’Eriksen a fort bien répondu à la question que posait Jacques sur la fin suspendue de « Une famille heureuse ». J’ai enfin vu le film, n’ai pas été déçu par l’actrice (qui m’avait été sympathique dès la bande-annonce) et le personnage de Manana, alors que l’atmosphère familiale décrite n’était pas trop mon truc. Mais c’est bien cela : l’ombre d’un doute touchant l’autonomie conquise.

Roro dit: 18 mai 2017 à 13 h 58 min

« des airs retrouvés chez le jeune Macron en théâtrale représentation au même âge. »

bonjour les fantasmes

Phil dit: 18 mai 2017 à 14 h 15 min

ça se discute, roro. faut voir aussi Mélenchon en classe théâtre, doit bien se retrouver chez nos acteurs.

D. dit: 18 mai 2017 à 14 h 41 min

Les coupures d’eau sous la douche, il suffit de se rhabiller et puis hop c’est réglé. Faut pas non plus en faire des montagnes.

Phil dit: 18 mai 2017 à 14 h 45 min

sans aucun doute, roro. on ne « fait » pas 18 % en causant comme un manche. Staline était un grand théâtreux, il a obligé Brejnev à danser en public (sinon goulag). (mais parlons pas politique).
Carrière a connu en Allemagne une seconde …carrière, en défendant la cause de la paternité (un divorce compliqué, pas le droit d’avoir ses enfants etc…les femmes allemandes ont adhéré. Carrière est apparu torse nu dans la rue, manière christique.

D. dit: 18 mai 2017 à 15 h 41 min

J’aime le cinéma, plus que le théâtre par exemple, mais ma culture cinématographique reste faible je dois le reconnaître. Certains films m’ont marqué, je tiens Itinéraire d’un enfant gâté pour un chef d’oeuvre, également La Rose pourpre du Caire, absolument génial.

Phil dit: 18 mai 2017 à 18 h 28 min

comme vous y allez, Baroz…
savez-vous , un livre sur Jacques de Bascher est sorti cette semaine

puck dit: 18 mai 2017 à 19 h 29 min

effectivement, Musil a 26 ans quand il écrit Törless, un livre qui vaudra de se faire rétamer à sa thèse sur Mach par un directeur de thèse qui le jugeait pas assez « kantien », ce qui établit, effectivement un parallèle avec Macron qui lui non plus n’est pas très kantien, sans doute ses relations avec Ricoeur, dont on ne pas dire qu’il est l’auteur le plus kantien de la philosophie contemporaine, surtout que Törless refuse toutes prérogatives à édicter sa justice, contrairement à ses deux petits camarades, sans doute par idéalisme, utopie ? mais une utopie qui ne passe pas par la raison, cf l’épisode du nombre imaginaire qui change sa vision du monde, et aussi de l’héritage, si la racine d’un nombre peut être négative alors toute forme d’héritage est impossible, et c’est en cela que le personnage de Törless/Musil est assez proche de Macron, sur la question de l’inductivité, alors que toute la philosophie allemande, Kant inclus repose sur la déductivité, la politique de Macron de procède pas de quelconques références appartenances à l’idéalisme, tout au moins à un idéalisme de type « lockien » qui ferait référence à des processus qui se voudraient être de l’ordre de la déductivité, plutôt que d’adapter le monde à ses idées, Macron adapte ses idées au monde, c’est cette spécificité musilienne, t¨rlessienne, qui lui a permis de faire éclater en pièces le paysage politique français qui reposait essentiellement sur des préjugés de type kantien du genre la « conscience supérieure », et là on retrouve du Ricoeur, d’autant qu’il écrit sa vie comme on écrit un roman, il a retenu la leçon du maitre…

que vient faire « les Moissons du Ciel » là-dedans, Malick a 36 ans quand il fait ce film, Macron en a 39 quand il devient président, on croirait un film de von trier ou Nichols, comment peut-on opposer la perfection de la nature à l’imperfection humaine ? pensait-il à Macron quand Malick a fait ce film hyper romantique ?

Macron ne s’est occupé que d’un seul dossier de fusion acquisition chez Rotschild, ce qui lui a fait empocher 4 millions d’euros de bonus sur son salaire, c’est vraiment peanuts à côté du salaire d’un joueur de foot… l’agent de Drogba a empoché 49 millions d’euros… kant, kant, kant, kant…

puck dit: 18 mai 2017 à 19 h 31 min

pourquoi le foot ? parce que quand tous les fans de Musil entende dire Autriche-Hongrie, ils répondent en choeur 3 à 2 à la mi-temps…

JAZZI dit: 18 mai 2017 à 19 h 37 min

Et sur la part de féminité chez Musil, Törless,, Carrière et Macron, tu en penses quoi, puck ? Elle a passé ou pas le pas de l’homosexualité ?

puck dit: 18 mai 2017 à 19 h 50 min

d’ailleurs il serait intéressant de trouver des analogies entre la pensée de Ricoeur et celle de Musil, et d’y insérer celle de Macron, sur sa philosophie morale et politique, et aussi ses appels du pieds du côté de la philo analytique.
Dans Törless se trouve tout l’HSQ, en version réduite, mais tout y est déjà présent, étonnant d’imaginer que dans Musil à 26 ans, en 1905, on a déjà tout Musil.

quel rapport avec les Moissons du Ciel de Malick, on a déjà présent, dans ce deuxième long métrage, tout Malick, il n’a jamais décalé sa pensée d’un iota, pas seulement les images, la lumière, mais son point de vue : d’un côté l’horizontalité des rapports humains, et quelque part, toujours présente, la verticalité, d’un côté l’immanent, et de l’autre, toujours devant nos yeux : le transcendant, il ne faut pas voir un film de Malick sans voir à l’esprit les textes de Ricoeur, sinon on passe à côté.

Phil dit: 18 mai 2017 à 19 h 51 min

Comme pour le Coup de grâce, Schlöndorf n’a pas adapté fidélement Törless. Musil ne fait pas de Basini un élève juif et les épisodes homophiles ont été gommés par Schlöndorf. Pour le reste, sa vision de la justice et l’épisode des nombres imaginaires, comme le dit Puck, Macron est étonnamment proche de ce Törless. c’est tout de même bien osé.

puck dit: 18 mai 2017 à 19 h 52 min

baroz j’ai un peu de mal à supporter vos propos homophobes.

comme l’a dit Macron à un journaliste : si j’étais homo je ne vois pas pourquoi je ne le vous dirais pas.

puck dit: 18 mai 2017 à 20 h 02 min

quant à Törless baroz, j’espère que l’analogie entre l’homosexualité de Törless, et les relations incestueuses d’Ulrich ne vous ont pas échappé.

et là encore il faut avoir Ricoeur à l’esprit : son « soi même comme un autre ».

il faut bien comprendre que chez Musil, se trouve dans ces représentations homosexualité ou inceste toute la question de la « conscience malheureuse ».

c’est la façon de Musil de traiter la notion de conscience malheureuse, il la traite par une proximité qui serait sensée supprimer toute forme de décalage : une realtion harmonieuse ou les deux partenaires seraient parfaitement synchronisés, sauf que même dans cette situation le « kayros » leur échappe, ils se heurteront inévitablement à une impossibilité de conjuguer leurs âmes.

par contre Macron a l’air de bien s’entendre avec sa meuf.

puck dit: 18 mai 2017 à 20 h 21 min

le seul truc assez beau dans cette histoire c’est que Macron est une espèce de Mozart ou de James Dean, du coup il mourra probablement jeune, soit un truc du genre cancer, soit un truc plus brutal genre rupture d’anévrisme, un Macron ayant 60 ans n’a aucun sens, si le type qui a pondu le « grand » scénario n’est pas un manche il le fera mourir avant 45 ans, et ça, question « roman », c’est super ! l’idéal au niveau « dramaturgie » étant qu’il meurt durant sa présidence, j’imagine ses funéraille, grandioses ! mais on ne peut pas trop en demander aux scénaristes.

puck dit: 18 mai 2017 à 20 h 29 min

Phil, je vous aime bien, vous savez ce qui serait sympa ? c’est que vous eb disiez plus sur vous, je suis sûr que vous avez une vie hyper passionnante, vous êtes vieux ou jeune ? vous faites quoi comme boulot ? vous êtes marié ? des enfants ? combien ? vous nous feriez l’honneur et le plaisir d’une peitie bio ? je suis sûr que tout le monde en a super envie, même Annelise, mais personne n’ose vous le demander, sérieux vous êtes une énigme.

puck dit: 18 mai 2017 à 20 h 32 min

en plus regardez le nombre de types qui envoient des commentaires et qui sont morts avant de se présenter (comme Zhu), si ça se trouve vous allez mourir bientôt et personne ne saura jamais qui vous êtes en vrai, c’est trop nul, non ?

Phil dit: 18 mai 2017 à 20 h 50 min

Puck, vous passez sûrement aussi bien de Musil à Broch ? si vous avez quelques disponibilités, voulez-vous nous parler de von Bertrand des somnanbules ?

Phil dit: 18 mai 2017 à 21 h 03 min

me demandais si c’est un Törless qui a pu mal tourner.
pas de film tiré de Broch, le « stuff » est trop complexe

puck dit: 18 mai 2017 à 21 h 17 min

Phil, l’opposition Broch/Musil est un sujet passionnant, qui aurait mérité un décorticage précis, parce qu’il me semble qu’il se retrouve à l’identique aujourd’hui.
Broch est un dualiste, il reste jusqu’à son dernier souffle dans cette approche platonicienne des mathématiques et de la connaissance, une connaissance capable de tout, même d’appréhender les mystères de l’âme.
Musil c’est tout autre chose, même si leurs démarches paraissent identiques, ils ont deux visions du monde totalement opposées, sans foute parce que Musil est un enfant du Cercle de Vienne, ce que n’est pas Broch.
et là on retrouve le Musil de Törless dans les nombres magiques, dans la justice, le Musil de « Trois Femmes », le Musil de l’HSQ, même Ulrich les mathématiques d’Ulrich s’opposent violemment à celles de Broch, la différence entre Musil et Broch est de même type que celle entre Bohr et Einstein, pour Badiou Broch serait un philosphe et Musil un anti philosophe, c’est une question tellement vaste et passionnante, il y a le rapport à l’idéalisme, Broch est un « idéaliste », Musil ne l’est pas, en ce sens Musil est sans doute plus proche de Nietzsche dans son acceptation d’un monde dans une totalité incluant sa « négativité ». J n’ai jamais réussi à trouver un interlocuteur assez compétent pour discuter de ces questions, dommage.

puck dit: 18 mai 2017 à 21 h 29 min

Phil : Broch n’aurait jamais pu écrire Tonga, sans doute avaitil peur de ce qui échappait à sa connaissance, il avait besoin de tout maitriser, ce qui fait de Musil le plus grand écrivain du 20è s. c’est son courage, on dit qu’il a suivi le Cercle de Vienne, qu’il a été le témoin « écrivain » de ce courant, je ne le crois pas, Törless, avec la multitudes des thèmes abordés, est antérieur, même si Gödel (ou plutôt sa réception à Vienne) a influencé sa démarche, Broch n’a jamais eu ce courage ni ces intuitions, l’histoire lui a donné tort.

par exemple peu d’auteurs se sont penchés sur l’impact de l’inductif sur la religion, Musil écrit quelque part (Ulrich?) que « l’humilité inductive représente une relation présomptueuse à Dieu »

corine dit: 19 mai 2017 à 7 h 38 min

« une espèce de Mozart ou de James Dean  »

c’est très flatteur pour Mozart et James Dean

C.P. dit: 19 mai 2017 à 8 h 14 min

puck re-fourgue ici la « conscience malheureuse » que son avatar hamlet opposait à la RdL à la « transparence ». Mais soudain, miracle, il n’y a plus besoin chez Musil de décalage temporel. Soit !
Et voici Malick, dont après s’être demandé qui avait bien pu le citer puck aligne sur la question (je laisse Macron de côté). Je n’aime pas du tout Malick, cinéaste surgonflé, détestant en particulier « La Ligne rouge » et l’opposition Nature végétale- tripes humaines (« C’est un trou de verdure », etc.), mais quel rapport avec Musil, avec ou sans adaptation cinématographique ?

JAZZI dit: 19 mai 2017 à 8 h 43 min

« Le 70e festival de Cannes s’est ouvert mercredi 17 mai sur fond d’un intense débat autour de la présence en compétition de deux films distribués par le géant du streaming Netflix. »

Progrès ou régression, Annelise ?

JAZZI dit: 19 mai 2017 à 8 h 50 min

Pour alimenter le débat, voilà ce que je disais en introduction de mon « Goût du cinéma », 2008 :

« Après la Seconde Guerre mondiale, même si l’hégémonie hollywoodienne s’est imposée majoritairement au reste de l’univers, elle n’a pas empêché l’émergence dans le paysage cinématographique mondial de filmographies nationales fortes et originales : le néoréalisme italien, le cinéma japonais, le cinéma suédois, la Nouvelle Vague française, le nouveau cinéma allemand, le cinéma social anglais, le cinéma espagnol de la Movida, le cinéma chinois ou coréen actuels… Sans oublier la cohorte de cinéastes irréductibles, qui de Guitry à Godard, d’Antonioni à Wim Wenders, De Pasolini à Fassbinder, de Fellini à Almodovar, de Visconti à Wong Kar-Way, de Lars von Trier à David Lynch, de Ingmar Bergman à Woody Allen, de Martin Scorsese à Gus Van Sant, etc., etc., n’ont cessé d’enrichir et de renouveler notre propre imaginaire.
Certes, la fréquentation des salles de cinéma, ne donne plus lieu, semble-t-il aujourd’hui, à la grand messe familiale ou aux cultes cinéphiliques évoquant les rendez-vous clandestins des premiers chrétiens, qui avaient vidé, un temps, les théâtres et les églises, hauts lieux privilégiés jusqu’alors du cérémonial symbolique, au profit ce ces nouveaux temples de l’illusion et du rêve, mais aussi de la spéculation méditative, de la réflexion et de la pensée.
Ce qui plus fondamentalement a changé, n’est-ce pas plutôt les moyens de diffusion des films, qui répondent, eux-mêmes, à une demande de consommation culturelle de plus en plus individualiste de la part du public ?
Celui-ci, ne continuera t-il pas néanmoins à regarder sur son ordinateur et, bientôt, sur son téléphone portable des films ?
Il est indéniable alors qu’une grande partie du plaisir intrinsèque à cet art soit perdu. Mais rien n’empêche le spectateur d’aller dans une salle de cinéma, ainsi que peut le faire le lecteur, qui a le choix entre le livre électronique ou sa version imprimée sur papier.
Art de synthèse, qui contient tous les autres arts : peinture, musique, théâtre, littérature, poésie, danse, architecture, mode… le cinéma est aussi un art ontologique, en ce sens, comme l’écrit Eric Rohmer, qu’il : « dit autre chose que les autres arts ne disent pas. »
L’essentiel étant, pour nous, que le film demeure, ainsi que l’affirmait Luis Bunuel, le vecteur idéal permettant « à une âme de communiquer avec une autre âme ». »

D. dit: 19 mai 2017 à 10 h 18 min

Je n’ai jamais compris pourquoi on s’obstinait à organiser Cannes et Roland-Garros à la mi-mai, période réputée pluvieuse.
Il suffirait de déplacer tout cela un mois plus tôt à la mi-avril et hop ce serait réglé.

Phil dit: 19 mai 2017 à 11 h 55 min

merci Puck, je n’ai pas toutes les compétences pour vous répondre au débotté. il me semble cependant que von Bertrand (première partie des Somnambules) ferait un beau personnage de cinéma. Pour les Schlöndorf à venir (où sont-ils ? ), ene noir et blanc, bien sûr.

J.D dit: 19 mai 2017 à 12 h 10 min

« Les coupures d’eau ,pas de quoi en faire un drame »(puck).Vous n’avez pas de fille ou de femme à la maison .Tout dépend d’où en est la phase de savonnage .Le clinic Aromatic shower dans l’œil .clause de divorce : Si on vous coupe le cable au moment du match préféré vos proportions seront outrepassées.Comme votre parallèle « salaire augmenté de M Macron rapporté à celui d’un footballeur « .Le « peanuts » ironique dont vous qualifiez dit le relativisme partout .Je lisais a coté chez Assou les critiques sur le gouvernement .Widergranger,un des rares à dire l’importance du maintien européen avec l’article d’Annelise.Le « je » du Feygele est le contraire d’un nombrilisme,au cas ou vous ne l’auriez pas remarqué .Si vous ne l’entendez pas comme ça on ne pourra rien pour vous .Continuez dans la presse qui remet des couches au sarcophage .Desplechin ,masturbatoire ,le mot est en-dessous.Ne m’en veuillez pas Annelise je sais que vous avez dit que vous gracierez la petite Gainsbourg sur tout depuis la mort de KB.Entre nous ,cet ismael,l’art de se goinfrer d’omelette en pensant qu’on va casser les œufs dans le panier du voisin sans toucher au sien.Un cinéma (comme la presse et la littérature)plus à l’estomac ni nulle part à part les réseaux bobos. »Ecouillé » le mot de Phil ou l’avis de jazzy (jolie incise 8.50) sont meilleurs! »Progrès ou régression « /netflix.Question de gros sous?

JAZZI dit: 19 mai 2017 à 12 h 43 min

« netflix.Question de gros sous ? »

Sans aucun doute, J.D. Comme pour le téléphone portable, mais qui, à part moi, n’en a toujours pas, de portable ?

D. dit: 19 mai 2017 à 13 h 56 min

JAZZI dit: 19 mai 2017 à 10 h 43 min
D’ailleurs, Annelise a laissé son maillot de bain à Paris !
-
Je n’ai pas à le savoir, Jacques.

D. dit: 19 mai 2017 à 14 h 33 min

Cela-dit, s’il pleut elle a bien fait. Inutile cependant de s’attarder davantage sur ce sujet.

D. dit: 19 mai 2017 à 14 h 35 min

Par ailleurs il est probable qu’elle possède plusieurs maillots de bain. J’aurais plutôt écrit « ses maillots de bain ». Ceci pour clore le sujet qui n’en était d’ailleurs pas un.

D. dit: 19 mai 2017 à 14 h 41 min

Progrès ou régression, Annelise ?
-
La réponse se faisant attendre, je me permets d’y répondre moi-même : qu’importe le flacon pourvu que l’ivresse y soit. Ce qui n’est pas vrai, bien entendu.

JAZZI dit: 19 mai 2017 à 14 h 41 min

Oui, mais le masculin sonnait mieux, D.
Un peu comme « sa culotte » plutôt que « ses culottes », si vous voyez ce que je veux dire…

D. dit: 19 mai 2017 à 15 h 30 min

Non je ne vois pas ce que vous voulez dire. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de culotte ?

D. dit: 19 mai 2017 à 15 h 36 min

Annelise, si vous avez besoin d’un maillot de bain à Cannes, je peux vous en trouver un, par l’une de mes relations : un certain Jacquouille, collectionneur.

puck dit: 19 mai 2017 à 16 h 57 min

C.P Musil est à mes yeux l’écrivain le plus important traitant de cette notion de « conscience malheureuse ».
dès le premier chapitre de l’HSQ il est question, de façon apparemment drôlatique, sur ce type qui abandonne l’armée et la cavalerie, parce qu’il veut vivre sa vie au centre de ce qu’elle peut offrir de plus génial (ses hésitations pour choisir ce domaine sont aussi assez drôles), jusqu’au jour où il ouvre un journal et il lit un article où le journaliste parle du génie d’un cheval de course, c’est à la fois drôle dans la forme, mais par drôle du tout dans le fond.

Musil, Proust, Svevo, James, plus rès de nous Kundera (j’en oublie) sont tous des auteurs de la conscience malheureuse.

Du point de vue hégélien leurs livres parlent de l’impossibilité de faire coïncider le savoir et les sentiments, et d’un pojnt de vue romanseque l’impossibilité des individus d’entrer en contact les uns avec les autres parce lque leur temporalité existentielle n’est pas réglée sur la même horloge : quand un découvre ce qui aurait pu le lier à un « autre » il est toujours tard.

la conscience malheureuse se joue sur cette idée de « trop tard », un trop tard à la fois chronologique et existentiel.

et ça c’est une fatalité humaine qui nous concerne tous ! personne, ni vous, ni moi, n’y échappons.

puck dit: 19 mai 2017 à 17 h 08 min

C.P j’ai oublié, sur Malick je ne sais plus où j’ai lu une critique Charensol au moment de la sortie (1979!) qui comparait ce film aux plus grandes épopées soviétiques.

quand vous dites « surgonflé » j’imagine que vous faites allusion à ce côté « soviétique » de Malick qu’il avait déjà dès ses premiers films.

j’aime bien le cinéma soviétique, ce côté « cathédral », ce côté : « transcendance » pour les nuls, pour les faibles d’esprit, pour le « bas peuple », des films qui abordent des choses « importantes » tout en s’adressant à des « non cultivés ».

on le retrouve dans le cinéma français d’entre deux guerres, ces films aussi élégiaques et parois emphatiques que les musiques de Fauré.

même si je suis athée il m’arrive souvent d’aller à la messe le dimanche matin,je regrette d’y trouver aussi peu de monde, maintenant les gens préfèrent aller dans les musées, c’est juste un peu dommage.

C.P. dit: 19 mai 2017 à 18 h 06 min

puck, j’ai dit « Soit ! », parce qu’en effet la conscience malheureuse déborde largement les distances (?) opposées à la « transparence littéraire » (?), d’autant que le blougui-boulga de celle-ci ne peut concerner au fond que des « romans historiques ». Vous avez donc raison, mais pourquoi faire ailleurs des chichis ? Ce qui m’a vraiment plu, c’est la relation que vous faites entre vos oeuvres préférées et l’induction. Il faudrait voir ce que cela a pour effet au cinéma.
Pour moi, le film géant de la conscience malheureuse est « Stalker » de Tarkovski (le meilleur d’entre nous, note Bergman dans « Laterna Magica »), et sa fin n’est pas si pessimiste (l’enfant infirme fait bouger les verres sur la table).

Sur Malick : vous savez très bien (et vous l’avez dit) que l’on peut être violemment hostile au sens de ses films, alimentés il est vrai par une caméra généreuse. Si la transcendance, c’est la verticalité de l’herbe et des coquelicots, alors…
Enfin, le cinéma soviétique des Poudovkine et des Eisenstein, épique encore si vous voulez quand il traite des travaux agricoles, montre certes la fierté du blé (augmentée par les engrais et le labourage mécanique), mais tout autant et plus la domination de la nature par l’homme -paysan nouveau et l’achat de machines, non ?

puck dit: 19 mai 2017 à 18 h 12 min

Phil sûr que Broch est plus facile à adapter au cinéma, même dans Törless on perd toute la densité du roman, chez Broch le discours est plus simple, même s’il est encore question de « conscience malheureuse » les résolutions de Broch sont plus simples que chez Musil, c’est même sa faiblesse quand on les compare.

n’empêche qu’un film sur les Somnambules serait assez bienvenu, Broch avait anticipé cette pauvreté d’une société sans Dieu, où les individus se croient capables de tout juger à leur simple hauteur, à leur seule existence, croyant qu’il suffit de gonfler leur biographie pour retrouver un universel ou une transcendance, comme le dit Broch c’est faux ! cela ne fait qu’accroitre la solitude d’individus livrés à eux-mêmes qui n’ont plus rien au dessus d’eux, Broch a bien vu la façon dont, dans ces circonstances, le monde humain se délite, sauf que chez Broch, Dieu, la foi, représentent une facilité dans laquelle Musil a refusé de tomber, tout le problème de la conscience malheureuse réside justement dans l’impossibilité de la résoudre, chez Broch c’est trop facile, mais ça ferait sans doute un bon film.

puck dit: 19 mai 2017 à 18 h 40 min

C.P. ce que vous dites me fait penser que Gogol est aussi un auteur de la conscience malheureuse.

Je ne vois rien de très critiquable dans les propositions de Malick, je ne vois pas ce qu’il y a de problématique dans le fait de dire que nos réponses ne relèvent pas de nous.

ce film est un film de jeunesse et pourtant, au delà des envolées lyriques par l’évocation et les images, il montre la façon dont, contrairement à la nature, le monde humain n’est pas donné (je ne sais pas si à cette époque il était déjà lecteur d’Heidegger ?).

Sur la question de l’inductivité ce n’est pas que le problème de la littérature « historique ».

c’est facile de partir de ses connaissances, ses idées, sa biographie etc… et ensuite d’y raccrocher tout ce qui peut se produire dans le monde extérieur (on le peut lire cette relation par exemple dans la critique d’Annelise, c’est amusant de voir comme tout peut tout peut s’imbriquer de façon naturelle comme un puzzle ou un légo.
Par contre c’est plus difficile de faire le contraire, je crois que c’était le défi de Musil (non pas par choix mais parce qu’il appartenait à cette mouvance et il a voulu l’adapter à la littérature), et c’est sans doute pour cette raison que l’HSQ ne pouvait pas trouver de résolution, parce que si l’inductif a un point de départ, il n’a pas de point d’arrivée. Comme la critique de la « connaissance » chez Lévinas : connaitre un objet c’est toujours l’appauvrir, la fin de l’HSQ entre les faux jumeaux est très lévinassienne, cela « finit » dans une espèce de béatitude nietzschéenne dans laquelle on ne désire plus rien connaitre, la gémellité apporte un effet de miroir à cette béatitude, c’est là où l’on voit que Musil va plus loin que Broch dans l’évocation d’un mysticisme sans Dieu. C’est peut-être là que se joue l’avenir de nos sociétés si elle veulent échapper à la pauvreté d’un individualisme qui ne mène que vers une forme d’aporie existentielle.

puck dit: 19 mai 2017 à 19 h 10 min

ou une existence aporétique…
l’inductivité est une analyse des relations causales, analyse des causes à effet. le « moi » chez Musil est autant une cause qu’un effet, sa difficulté est d’échapper à des constructions rétroactives, on trouve l’influence de la pensée du Cercle de Vienne : même une donnée immédiate (ou un fait) peut être fictionnelle, il dit quelque part un truc du genre « les idées les plus importantes n’attendent jamais leur auteur ».
il me semble on retrouve ces problèmes de causalité chez James, ou Woolf : l’esprit crée ses représentations (une conscience) du monde ou le monde génère les représentations de l’esprit?
il est très dommage que la plupart des auteurs aujourd’hui fassent l’économie des ces questions.

puck dit: 19 mai 2017 à 20 h 03 min

baroz vraiment c’est pas cool, je discute juste un brin avec Phil et C.P
le problème est que vous aimeriez être seul à vous exprimer, je veux pas faire de la psy à 2 balles mais j’y vois comme un problème originel non résolu avec votre maman.
ben non baroz il n’y a pas que vous dans ce monde, il faut aussi savoir le partager avec les autres que ça vous plaise ou non.
d’autant que contrairement à vous je n’ai pas la prétention de pondre des trucs hyper intéressants, en tout cas ils ne valent pas la peine que vous vous y arrêtiez, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise mon pauvre, si vous ne les comprenez ne les lisez pas.

JAZZI dit: 19 mai 2017 à 20 h 49 min

Je ne les comprends que trop bien, puck, et ça tourne en rond, un brin monotone…
Ici on parle avant tout cinéma !

Phil dit: 19 mai 2017 à 21 h 05 min

Saint Georges, c’est d’abord le plus fameux cinéma de Lisbonne, sur l’Avenida, le Soa Jorge, comme vous savez, Baroz. Salles années 30 et magnifique balcon, idéal pour un verre de vin vert, mais la dernière fois, ils n’avaient pas me suis rabattu sur la bière locale (qu’il faut boire en dégustant la pastei de nata) à cause d’une capsule en plastique démontable fort sexy.
Verrais bien une projection de Törless dans cette salle. il faut que je relise ce que vous avez écrit Puck.

JAZZI dit: 19 mai 2017 à 21 h 56 min

Le film est très beau, dans la veine du néo réalisme, mélange de « Rocco et ses frères » et du « Voleur de bicyclette ». Et l’on évolue dans l’envers du décor touristique de Lisbonne, du côté de sa périphérie populaire, et l’acteur principal vaut mieux que le coup d’oeil…

emmanuel dit: 19 mai 2017 à 22 h 06 min

« Pendant que puck encule les mouches « :;tédur pour une reprise,Jazzy,;mécéssur qu’il noulécasse kantil écomssa:;;chaipatwa,moua cke j’aime pa,cé lton sournois kifé son modess « tépacoule etoussa »,et qu’amphet ,yfait rien que fer l’cafteur et le petitcapo..Annelise »qui dit trop je ».(céqu’il a compté la pov pom.);ou ki vient ssur lblog lui esspliquer comment fofer;lfocul didumal dansso do,lache des po de banane ché passoupline ou sergio pôurce fer mousser :;pourquoi ktenvoie pa une lett anonyme tankon niais monga?gérien contre la philo,cke tudis pas trop naze quand tu t’égar pas?Kant tu sens que ça demange,jte conseille dlenvoyer en « lett prioritaire à ton cul, »bien timbrée comme ssatéssur xa arrive?;.;
Pluto queue dbauder sur d’aut sites Kant les gens ont ldos tourné comme tu lfé.:;
Ali si vous lisez ;: Sasserais moi,jsoignerais cegenre dloyauté a coups de pompe au train comme la naomie de paul vairhouevaene.;
Le film de Desplechin;chui paloin dpenser ljazzy ydi vrai méjveux y aller quand même because almaric:;!;ssu ltruc que c’est lui qui »garde le temple confié par A-li » chtrouve que ça a une ot’allure que dchercher la ptite bête,;?pis ssi Ali luiaconfié les clefs du camion chui okai pour faire un tour:;save dire qu’il a le permis comme jamesse dine.;.Bonsoir et la peste aux ch.eurs;.

Delaporte dit: 19 mai 2017 à 22 h 58 min

Mauvais jugement de Welles sur Godard, rapporté sur Internet aujourd’hui :

Orson Welles à propos du cinéma de Jean-Luc Godard : « Je ne peux juste pas le prendre très au sérieux comme penseur, et c’est là où nous différons, parce que lui estime être un penseur. Son message est qu’il s’intéresse à ce qui se passe de nos jours et, comme la plupart des films à messages, ca pourrait aussi bien être écrit sur la tête d’une épingle ».

brizou dit: 20 mai 2017 à 6 h 58 min

emmanuel dit: 19 mai 2017 à 22 h 06 min

Emmanuel, ne pouvez-vous donc pas parler normal’??

Annelise dit: 20 mai 2017 à 7 h 55 min

Emmanuel dit (vs Puck) :
« ça demange,jte conseille dlenvoyer en « lett prioritaire à ton cul, »bien timbrée comme ssatéssur xa arrive?;.;
« sasserais moi,jsoignerais cegenre dloyauté a coups de pompe au train comme la naomie de paul vairhouevaene.;

Merci pour votre confiance touchante en la Poste et les entrechats vengeurs, Emmanuel, ms je me débrouille. Ne profitez pas que j’ai le dos tourné p vs disputer avec Puck
En premier lieu Jazzi, ou Phil, Eriksen, Paul ou CP me « gardent en effet la maison » tt en restant courtois.. prenez en de la graine (et du mulet de Kechiche, « interdit Cannois ».. )
CP j’aime bcp Malick, néanmoins rien qui contredise paradoxalement votre avis . .j’avais fait un billet là-dessus, sa démesure boursouflée, oui .la cheminée bourre, de la fumée partout, les gens s’en vont? tant pis, il remet du bois, surcharge(.même s’il était moins atteint p la Ballade sauvage ou Les Moissons?) Ce que vs qualifiez entre les lignes de joliesse, de métaphysique à la noix du brin d’herbe..je suis assez d’accord. .ce que j’aime pourtant, c’est l’empire flagrant de la névrose sur lui, qui fait que manifestement il n’arrive plus à dominer le débordement . .ce que vs ressentez comme tentative prétentieuse de grand-oeuvre, moi je l’analyse comme le flux créatif confus, qu’il veut faire rentrer ds les berges. .et bien sûr il n’y arrive pas, de toutes façons les rives craquent, l’eau ira coûte que coûte se jeter à la mer, et ce n’est pas Malick qui y mettra de l’ordre. .d’où ces gros trucs plus ou moins informes, à la limite de me faire rire parfs et auxquels je trouve du génie,aussi.. mais en aucun cas si vs voulez un produit fini. ..c’est autre chose. C’est Welles qui n’aime pas Godard. moi j’aime Godard ET Welles..et Tarkovski (tellement, pour ce dernier!.). .alors que je suis loin, t loin de tt aimer ou d’aimer tt le monde. .Charlotte Gainsbourg au sanctuaire, J.D, exact..mais possibilité de critiquer bcp autour. . Vs ne vs souvenez pas forcément de « billets ds le billet » où les contributeurs s’étonnaient de certains éreintements de ma part
Pour le(s) maillot(s), rien ne vaut se baigner nu ds l’océan ou un lac sicilien plein de fantômes

Phil dit: 20 mai 2017 à 8 h 49 min

oui roro, le Tanner, à mettre dans le goût du cinéma du Portugal (une déclinaison des oeuvres à baroz).

C.P. dit: 20 mai 2017 à 9 h 01 min

Quand la chatte est à Cannes, les souris dansent. Mais Annelise serait indulgente pour le lutin de la colline, d’autant que l’anti-américanisme de celui-ci épingle les épigraphes sonores de « Esprits criminels » mais épargne « Twin Peaks » et Dale Cooper.

puck, comme à l’habitude vos démonstrations touchant la conscience malheureuse débouchent sur la critique de l’individualisme malsain. Pourquoi pas ? Mais vous pourriez penser alors à des romans plus proches et à des films qui ont aussi leur prix, les seconds illustrant parfois les premiers. Tenez, puisque vous-même parlez de Marlowe :
Dans la Correspondance de Raymond Chandler, ceci (que je traduis rapidement) : « Le premier abus de l’individualisme, c’est le meurtre. Qu’il soit passionnel ou crapuleusement intéressé, il est est toujours sous le signe de Caïn. J’ai donné à Philip Marlowe un humour désolé et un peu fatigué en guise de défense, parce que chaque cadavre qu’il découvre lui donne un cheveu blanc de plus… »*** Les incarnations de Marlowe au cinéma, Bogart, Garner, Mitchum et même Elliott Gould (je dois enn oublier un ou deux ? ) essaient de rendre cela
Autre chose qui devrait vous intéresser simplement : le décalage et le malaise que l’on peut dire moral d’une génération devant la brutalité d’une autre. C’est le sujet que traite Cormac McCarthy dans « No Country for Old Men »… qu’ont adapté les Coen (ils ont d’ailleurs joué aussi le coup de la vieillesse avec « True Grit », même si c’était un remake). Je pense enfin à Sam Peckinpah convoquant des acteurs d’âge, Randolph Scott, Joel McCrea, William Holden, Robert Ryan… pour « Coups de feu dans la Sierra » et « La Horde sauvage ».
Voilà. Vous trouverez ces exemples bien modestes par rapport à l’oeuvre de Musil mais ils ne sont pas tout à fait étrangers à vos questions.

*** Marlowe au miroir : « I brushed my hair and looked at the grey in it. There was getting to be plenty of grey.The face under the hair had a sick look. I didn’t like the face at all… »

Annelise dit: 20 mai 2017 à 9 h 55 min

CP je partage votre 9h01, il est certain qu’entre Esprits criminels et TP, la nuance est de la taille du Gd canyon.. ns verrons une autre fs en quoi Twin, tt en mixant en apparence bcp de codes purement américains, dégage en effet qqchose qui va b avec certain anti-américanisme de fond dont vs et moi pourrions être proches. .je me suis fait acheter le livre de Cadieux, hâte de m’y plonger
En parlant de Croisette, le Coréen Kim Ji-seok, un des piliers du festival de Busan est mort à seulement 57 ans en plein festival, le jour de la présentation du « Okja » de Bong Joon-ho (autre cause de rififi cannois avec Kechiche)

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 10 h 00 min

Europe et mondialisation oblige, la sociologie lisboète a radicalement changée entre le film de Tanner (1983), époque à laquelle j’ai découvert le Portugal, et celui de Marco Martins, « Saint Georges », actuellement à l’affiche ! Mais l’ami portugais reste toujours cher au coeur du visiteur Français… Pas si blanche, Lisbonne, plutôt multicolore !

Annelise dit: 20 mai 2017 à 10 h 05 min

..et c’est d’ailleurs valable pour Verhoeven, le « Hollandais violent » qui n’est pas Américain contrairement à ce que bcp croient..ce qui avait choqué ds Showgirls, jugé cynique vulgaire ou profondément injurieux envers le féminisme procédait en réalité de ce type de malentendu. .le film est une charge très virulente de ce qui semble donné de façon crue pour acquis..la compet jusqu’au crime, l’absence de solidarité entre femmes à qq exception près, les hommes prédateurs ..Verhoeven est un moraliste déguisé, fin sous le tintamarre et les éclaboussures

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 10 h 05 min

Entre « L’Amant d’un jour », « L’Amant double », le « Rodin » de Doillon ou la nouvelle saison de « Twin Peaks », on va pouvoir suivre quasi en direct le Festival de Cannes loin de la Croisette !

Annelise dit: 20 mai 2017 à 10 h 07 min

Jazzi n’hésitez pas à développer sur Desplechin, vs ferez des émules (moi pas envie . .)

Annelise dit: 20 mai 2017 à 10 h 14 min

Et quels plans « métalliques » chez Verhoeven. .les croisements de fer, la matière non humaine opposée à la chair..- Cameron avait réussi cela aussi pas mal, la reflexion sur l’augmentation, les machines etc ds le Terminator avec Sarah, la mère (définitivement mon préféré) – avec une gde maîtrise picturale ds le maniement des couleurs (Showgirls), la capture géométrique des lignes(les croisements de jambes dépourvue de maillot de bain de Sharon ds « Basic », d’ailleurs celui que jm le moins)

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 10 h 24 min

Sur Desplechin, pas grande envie non plus, Annelise. Mais Emmanuel va nous en reparler bientôt. Moi aussi j’aime bien Mathieu Amalric, qui s’agite comme il peut dans le film, et la petite Gainsbourg, que l’on a tous vu grandir sous nos yeux cinéphiliques et attendris…

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 10 h 31 min

Annelise, c’est le samedi que le marché Forville est au maximum de sa forme : l’âme de Cannes ou l’anti Croisette !

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 10 h 41 min

Pour un délicieux déjeuner sur le pouce, jusqu’à 13 heures, vous pourrez trouver à Forville une part de tourte aux blettes et aux pignons ou de pissaladière, avec un verre de rosé frais ! Ma soeur peut vous indiquer où aller. Sinon, pour un Pan Bagnat de qualité, une seule adresse : le kiosque de la Pantiero, côté mer, entre le vieux port et le Palais du festival. Eviter les kiosques des Allées…

Sylvain dit: 20 mai 2017 à 10 h 51 min

Desplechin :bof.Pas grand intérêt.

Carlota Valdes l’originale était mieux,Manu(si pas de temps à perdre…)

,bonne remise de Puck dans ses 22 m.

pas le PB qu’il ait une autre opinion,Annelise.il n’est pas franc.il vous déballe sur d’autres sites avant de ramener sa fraise enfarinée.jazzy et Emmannuel ont bien fait…

10.05,respect sur verhoeven.Vous me donnez envie de revoir.

Delaporte dit: 20 mai 2017 à 10 h 52 min

« C’est Welles qui n’aime pas Godard. moi j’aime Godard ET Welles..et Tarkovski (tellement, pour ce dernier!.). »

Moi aussi j’aime Godard et Welles, mais je voulais souligner que parfois ces grands hommes donnent des jugement quelque peu hâtifs sur leurs chers confrères et néanmoins amis. Le livre d’entretiens inédits de Welles, paru il y a un ou deux ans, j’ai oublié l’éditeur (cela se passait au restaurant) était parsemé de réflexions à l’emporte-pièce comme ça, qui montraient surtout que Welles avait un sens de l’humour redoutable. Lui et Godard étaient en définitive des discoureurs prodigieux. Voilà comment il faut prendre, me semble-t-il cette phrase de Welles sur Godard.

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 10 h 58 min

Sylvain, puck indéniablement aime passionnément Musil et son Homme sans qualité. En cela, ce qu’il nous en dit est fort respectable…

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 11 h 03 min

Hum, j’en rêve ! Mais ensuite, si l’on doit embrasser quelqu’un sur la bouche, ou lui parler de très près, mieux vaut croquer un grain de café (recette de ma grand-mère niçoise)…

Annelise dit: 20 mai 2017 à 11 h 24 min

Delaporte 10h52 oui j vs suis. .une part d’humour, et aussi une part d’inquiétude latente à la comparaison..ce côté petits garçons qui se regardent le zizi au vestiaire, veulent s’assurer que c’est eux qui envoient le plus loin le noyau de cerise en faisant pipi dessus..un sens de la compétition que je regrette de voir décalé à l’identique parfs chez les femmes, autre stigmate du capitalisme passé par là ds les sociétés occidentales. .ms pas le sujet ici..Bon cinéma à ts

Résumons..... dit: 20 mai 2017 à 11 h 39 min

Annelise peut être nulle, elle aussi !…. le fait elle exprès ? C’est possible !

Ce n’est pas certain.

rabat-joie dit: 20 mai 2017 à 12 h 20 min

Charlotte G qu’on a vu grandir?
c’est un peu énervant, trop facile, les filles et fils de! et les tenues ridicules pour faire sensation

Résumons..... dit: 20 mai 2017 à 12 h 26 min

« autre stigmate du capitalisme passé par là ds les sociétés occidentales. »

Jugement on ne peut plus con, non ? Le zizi et le capitalisme …

Résumons..... dit: 20 mai 2017 à 12 h 32 min

Le cinéma, comme on dit chez nous, c’est un attrape-couillons. Comme les élections.

J.D dit: 20 mai 2017 à 13 h 07 min

Feygele 11.42,vous êtes toujours aussi délicieuse ! Oî vei,Résumons/JC le shlémil peut prendre tous les pseudos voulus,il n’a pas le quart du courage requis pour pisser sur le noyau ni comprendre la portée du mythe triomphant dans cinéma américain. Eastwood l’avait raillé en mettant en scène des vieux de mon âge ou des loosers après Dirty Harry ..Shmendrik shmock,chez nous le sexe de l’homme signifie aussi son contraire ,un crétin: Vous êtes une jeune femme scmalts très drôle et très bonne,Annelise ,le fiancé peut être heureux ,pas comme la yakhnée qui la ramène.Le grand jour Twin peaks alors c’est aujourd’hui? 30 ans après.J’attends avec impatience le prochain billet ,serait ce le Garrel ou metsie,une trouvaille sur Godard?(Hazavanicius).

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 13 h 46 min

Si on peut plus voter ni aller au cinéma, qu’est-ce qui nous reste, Résumons ? Nos yeux pour pleurer !

alley car dit: 20 mai 2017 à 17 h 34 min

Annelise dit: 20 mai 2017 à 11 h 24 min
Delaporte 10h52 oui j vs suis. .une part d’humour, et aussi une part d’inquiétude latente à la comparaison..ce côté petits garçons qui se regardent le zizi au vestiaire, veulent s’assurer que c’est eux qui envoient le plus loin le noyau de cerise en faisant pipi dessus..un sens de la compétition que je regrette de voir décalé à l’identique parfs chez les femmes, autre stigmate du capitalisme passé par là ds les sociétés occidentales. .ms pas le sujet ici..Bon cinéma à ts

Serait-ce se pisser dessus que de remonter à la parabole des talents ou encore aux travaux et aux jours du vieil Hésiode pour donner une épaisseur historique votre propos ?

nadine dit: 20 mai 2017 à 17 h 42 min

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 13 h 46 min

JC broie du noir : il a reçu trois gouttes de pluie sur sa perruque

Delaporte dit: 20 mai 2017 à 17 h 55 min

Philippe Garrel à Cannes avec un film dont le titre rappelle ceux de Rohmer. Espérons que le résultat nous amènera vers le meilleur :

« Le dernier film de Garrel père, « L’amant d’un jour », a été présenté vendredi dans la section parallèle de la Quinzaine des réalisateurs »

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 18 h 14 min

Garrel père a longtemps été Garrel fils, Delaporte. La bande-annonce de ‘L’Amant d’un jour » n’est guère captivante. Un prof de philo file le parfait amour avec une élève de l’âge de sa fille… Noir & Blanc de rigueur.

Résumons..... dit: 20 mai 2017 à 18 h 43 min

Comme elle est difficile la reconversion des brebis perdues…. uhuhu ! Cinéma ? Piège à rats !

Delaporte dit: 20 mai 2017 à 20 h 55 min

Jacuzzi, il ne faut pas se contenter de la bande-annonce, mais regarder tout le film. Dans le cas de Garrel c’est indispensable, même si l’on sait bien que ses derniers films nous ont parfois déçus. On ne sait jamais.

JAZZI dit: 20 mai 2017 à 21 h 09 min

Je sais bien, Delaporte, et je connais le cinéma de Garrel depuis ses lointains débuts avec Anémone !

Résumons..... dit: 21 mai 2017 à 5 h 38 min

C’est en partageant un avion avec quelques fantoches du cinéma se rendant à Cannes, que l’on peut se rendre compte combien ces gens propres sur eux….puent leur merde de culture !

en passant dit: 21 mai 2017 à 5 h 57 min

« Un prof de philo file le parfait amour avec une élève de l’âge de sa fille… »

au moins sa fille est majeure
ça faisait longtemps qu’un fim français ne s’appesentissait pas sur un sujet d’alcove
(mais au moins la fille est majeure

christiane dit: 21 mai 2017 à 8 h 03 min

Puck,
je n’ai pas compris pourquoi, soudain, Musil a envahi votre pensée. Chez Annelise on baigne dans la force et la violence des images, ce face à face énigmatique avec l’écran, ni image, ni réel, l’identité de ces cinéastes, l’espace réservé aux acteurs qui entrent dans un film comme on entre dans la mort.
Cannes c’est une fête, paillettes et jeux de lumière mais aussi découverte de nouveaux films comme celui de Desplechin où je me suis perdue, ne retenant dans cette histoire embrouillée que des visages, des voix, des brèches lumineuses dans un scenario foutraque.
Ai vu, hier, un film mystérieux, magnifique, ensorcelant : « Le Retour », un film russe réalisé par Andreï Zviaguintsev, sorti en 2003. Deux enfants dont l’un, à la mâchoire crispée, suit à reculons ce père qu’ils n’ont pas connu. Trois comédiens admirables. Retrouvailles faites de doute. Une expédition se met en marche vers une île inconnue. Un long voyage onirique. On est plongé dans un conte initiatique de Perrault où l’ogre pourrait être le père. Des frayeurs et un père qui restera absent. Là dans le rôle d’Ivan, celui qui résiste au père, j’ai pensé aux « désarrois de l’élève Törless »… et au cinéma de Tarkovski.

Phil dit: 21 mai 2017 à 8 h 45 min

vous voyez bien, Christiane, soudain Musil a envahi aussi votre pensée, le désarroi plutôt que Törless. tout va si vite sur la croisette, hier rihanna, inconnue à mon bataillon, triomphe devant les photographes, aujourd’hui je lis qu’elle aurait « montré sa culotte ». aucun risque d’être envahi(e) par Musil. à la rigueur Muzil.

Annelise dit: 21 mai 2017 à 9 h 35 min

Je ne crois pas que Paul Michel F, ami et compagnon de calvaire sideen de Guibert ait jamais trop donné si j’ose dire là-dedans, cher Phil? Ms il faudrait que je me replonge ds l’Usage des plaisirs dont Deleuze fit lecture au cimetière de Poitiers pour vérifier.. .ces histoires de Machinette qui a montré sa « dignité de femme » comme disait la gd-mère en montant les marches sont navrantes. Le coup de vent qui avait capacité kitsch de me faire rire qd il est transformé en coup de pub m’amuse moins – ou à tt prendre, redemandons à José Garcia sa très libre imitation des mines de mannequins en « Cindy Troforte ». .enfin Cannes a tjs eu son lot de starlettes et pin-up, malgré tt moins frais qd ça se chiffré en contrat en or pour vendre du sac à main. . Le cinéma c’est autre chose. .Christiane, Le Retour, bien vu : AZ, un des films les plus marquants de 2014, avec son Leviathan, l’avez-vs vu ? Pas celui de Hobbes, .un fait divers Us transposé en Russie.. Déchirant. .sur l’état de corruption, la résistance ordinaire, la désespérance. .et cette nature ingrate, l’isolement, l’abandon intrinsèques servis ici par une métaphore puissante. .cela me touche d’autant que c’est le fameux ami géorgien du billet qui m’a fait découvrir le cinéaste

christiane dit: 21 mai 2017 à 11 h 43 min

Oui, Annelise. Film puissant, dramatique, sauvage. Je me souviens de Kolia et Lilya et de leur maison au bord de la mer de Barents, près du cercle polaire. De ce cétacé échoué (l’affiche du film) et du jeune fils de Kolia qui y médite. Le malheur sur Kolia… La corruption. Un film très proche des romans de Dostoïevski.

Résumons..... dit: 21 mai 2017 à 12 h 48 min

Satisfaction humaniste de sentir que face au dilemme « Parler de rien 2D cannois ou des mouches qu’on entreprend a retro », on sera toujours, intellectuellement, du côté des mouches.

Annelise dit: 21 mai 2017 à 12 h 56 min

« les mouches qu’on entreprend de retro » : la décla malhabile ms bouleversante de vos penchants sera reçue avec tte l’attention et la discrétion qu’elle mérite, JC, je tiens à vs en assurer. Néanmoins vs devriez – vous en avez le droit ! – essayer avec des êtres vertébrés, réputés plus réceptifs ? Rien n’est interdit qd on s’aime

Phil dit: 21 mai 2017 à 15 h 22 min

rien ne vous échappe des humeurs et tremblements, Annelise.
Moins que Foucault, peut-être, c’est un Barthes qui manque pour nous donner la mythologie du cinéma tombée en déshérence dans l’escarcelle des netflix, qui sonne bien comme une marque de préservatif.

JAZZI dit: 21 mai 2017 à 20 h 35 min

« la mythologie du cinéma tombée en déshérence dans l’escarcelle des netflix, qui sonne bien comme une marque de préservatif. »

La mythologie retourne à sa source primitive, la pornographie, Phil ! Le cinéma est l’art de la prostitution : un pervers engage des putes, hommes et femmes, et les met en scène pour la plus grande (ré)jouissance de spectateurs-voyeurs. Qu’importe le flacon, seul compte le film…

puck dit: 21 mai 2017 à 20 h 47 min

merci B. Fondane pour l’article sur le dernier Malick, je crois qu’il donne une bonne définition de la « conscience malheureuse » en la la replaçant dans la tension Athènes – Jérusalem.
Il est évident que tous les personnages de Malick en quête d’une « réponse » le sont dehors de toutes formes de « connaissance » : la connaissance n’apporte jamais la bonne réponse (l’auteur de l’article cite Chesterton!), elle se trouve ailleurs, dans un lieu souvent inatteignable, et c’est tout là l’immense mérite et l’immense talent de Terrence Malick.

puck dit: 21 mai 2017 à 20 h 56 min

christiane c’est à cause de la conscience malheureuse!
en plus c’est même pas moi qui ai parlé le premier de Musil, on parlait déjà de Törless dans la discussion, pour savoir si Carrière était un bon acteur, ce qui est le genre de question totalement sans intérêt lorsqu’il s’agit de Musil.

du coup j’ai juste répondu qu’il y avait une densité chez Musil assez difficile à rendre au cinéma, et que c’était plus facile d’adapter les romans d’Emmanuel Carrère qui ne sont pas réputés pour leur densité mais plutôt pour leur platitude.

du coup j’ai essayé d’enrichir mon propos avec la question qui me préoccupe actuellement : la conscience malheureuse.

et là tout le monde m’est tombé dessus comme quoi il ne fallait pas parler de métaphysique blablabla..

vous imaginez christiane s’entendre dire : « ici on parle de cinéma et pas métaphysique »

vous imaginez un peu la vision appauvrie que peuvent se faire du cinéma ceux qui nous sortent ce genre d’imbécillité ?

et tout ça à cause de canal+
mon Dieu quelle misère.

Phil dit: 21 mai 2017 à 21 h 01 min

dear Baroz, vous êtes sans doute (légèrement) déprimé. les films de bordels ont été produits effectivement assez vite mais entre les scènettes des années 20 et Peeping Tom (Le voyeur) de Powell, il y a près d’un demi-siècle de maturation derrière la caméra. il faut accepter les trous d’air, l’essentiel est de garder deux ou trois oeuvres qui sauvent la mise tandis que les autres peuvent continuer à descendre les marches en montrant leur culotte.

puck dit: 21 mai 2017 à 21 h 14 min

C.P. oui merci ! il faudrait relire le chapitre où il est question de la conscience malheureuse chez Hegel, je pense que quand il utilise le mot « individualisme » c’est pour le placer dans un certain plan où il dit en gros que sa conscience malheureuse peut l’entrainer vers terrorisme et dictature.

d’accord pour « non country or old men ». Je me souviens d’un article de McCarthy où il répondait à des attaques où on le traitait de « raciste » anti mexicain, il expliquait qu’il en avait rien à cirer du Mexique, son seul soucis était les US, de la façon dont la proximité avec un monde « étranger » pouvait permettre de mieux comprendre son état et évolution (un peu à la façon du désert des tartares ou du R. des Syrtes…), efectivement on peut parler de conscience malheureuse chez le vieux shériff dont la seule connaissance de monde lui fait arriver à la seule conclusion qu’il n’est plus ait pour ce monde (cf le titre).

puck dit: 21 mai 2017 à 21 h 25 min

pour la comparaison entre Esprits criminels et Twin peaks je ne serais aussi catégorique.

on trouve aussi des épisode d’Esprits Criminels où les agents citadins du FBI se pointent chez des ploucs qui votent Trump.

dans Twin Peak on a 2 agents : un qui aime et qui pactise avecles ploucs qui votent Trump, et l’autre (Rosenfield ?) qui ne supporte pas ces ploucs.

comme vous l’avez sans doute remarqué celui aime les ploucs utilise ses rêves et autres procédés plus ou moins ésotériques pour avancer dans son enquête.

celui qui n’aime pas les ploucs est un agent du FBI expert scientifique.

il faut un peu réfléchir à tout ça, d’autant qu’aucun de nous ici n’aime les ploucs qui ont voté pour Trump, alors que nous aimons tous bien Dale et moins son collègue Albert Rosenfield (Albert comme Albert Einstein j’imagine).

Il faut garder à l’esprit que le scénario a été écrit en vérité par Thomas Pynchon, et chez Pynchon rien n’est jamais simple, il faut savoir mener son enquête comme un agent du fbi pour ce situer correctement dans ces histoires, et mon petit doigt me dit que vous ne vous situez pas très correctement.

et ne me dites pas que les ploucs qui votent pour Trump sont plus sympas sur les écrans de cinéma que dans les bureuax de vote, je ne marche plus dans ces combines, c’est fini !

JAZZI dit: 21 mai 2017 à 21 h 59 min

« la conscience malheureuse. »

C’est-à-dire, puck, que l’on a tous en mémoire « la joie tragique » contée par WGG !
Oui, la métaphysique, je la préfère au cinéma ou dans les romans…

alley car dit: 21 mai 2017 à 22 h 14 min

@Michel Serres, l’Héraclite ondin de France Info, entendu ce soir entrer en résistance pour défendre la langue française soutenue par le peuple aussi bien que par les migrants (si, si, il doit bien se trouver un podcast de l’ »émission ») contre le diktat des riches, des dominants, qui favorisent l’anglais …
the seeker
https://www.youtube.com/watch?v=UAbzlj3nf4E

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 11 h 23 min

Il n’est pas nécessaire d’être dépressif pour être lucide, Phil. Le cinéma a à voir avec la prostitution. Hier soir, j’ai revu « Jeune et jolie » de François Ozon, qui illustrait parfaitement cet adage : la scène finale entre les deux comédiennes, Marine Vacth et Charlotte Rampling…

fatigue dit: 22 mai 2017 à 12 h 05 min

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 11 h 23 min

JAZZI vous parlez du cinéma français , ou plus généralement?
En tout cas ça fait vendre- vieux fantasmes de vieux messiers, devenus modernes faute d’inspiration, ou régression de la société -coincée en dépit des apparences(la pornographie,le voyeurisme ) ?

Phil dit: 22 mai 2017 à 12 h 25 min

Bresson quittait la société et le cinéma avec « L’argent », c’était bien vu…pour la société.
baroz, vous pensez aussi que c’était bien vu pour le cinéma ?
bonne nouvelle, la vente de iphone recule.

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 12 h 32 min

« L’argent » n’est pas le meilleur film de Besson, Phil, et il n’est pas dépourvu d’une certaine prostitution : le film a pu se faire grâce à l’intervention de jack Lang, en échange de l’embauche de sa comédienne de fille, contrairement à la doxa cinématographique du cinéaste !

Phil dit: 22 mai 2017 à 13 h 50 min

Baroz, le signe du puissant créateur est tout entier dans ce film: voyez le destin de tragique de la fille du ministre Lang (que l’on n’osera accuser de népotisme) et surtout celui d’un certain François-Marie Banier, en prison dans le film (de) « L’argent ». pour ce film, il faut accepter un réévaluation de votre point de vue image du monde.

C.P. dit: 22 mai 2017 à 14 h 01 min

Phil, je suis en accord avec vous, mais c’était CAROLINE Lang, et non Valérie (la mort de celle-ci a été un chagrin pour ma famille aussi) qui jouait dans le film de Bresson. Caroline s’occupe aujourd’hui de production cinématographique, mais elle n’était pas vraiment comédienne de profession à l’époque.

Phil dit: 22 mai 2017 à 14 h 11 min

oui CP, viens de me dire que c’était l’autre fille. peut-on parler de népotisme dans ce cas ?…
Le film en tout cas est fabuleux pour F-B Banier qui peut toujours se mettre de la pommade aujourd’hui pour oublier.
attention, Bresson ne nie pas la nécessité de l’argent. Il condamne ceux qui en méconnaissent la valeur.

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 15 h 05 min

Je lui avais consacré mon premier article dans Télérama de l’époque, Phil, que j’avais titré : « Même l’amour ne suffit plus à la génération du vide ». J’y parlais aussi du « More » de Barbet Schroeder…

Annelise dit: 22 mai 2017 à 16 h 14 min

Suis preneur aussi, Jibé (More). Phil 14h11, être entre litote et light& suave vs sied. . F-M Banier, js trop pardonné les clichés de Beckett en plein Parkinson, de dos, de loin,en biais, derrière un bosquet, à l’insu de son plein gré..proche amie de la cousine du Samuel qui passait ttes les vacances d’enfance (et après) avec lui. ., elle ne m’a js semblé trouver ça correct non plus

Annelise dit: 22 mai 2017 à 18 h 06 min

..ça n’est pas faux, Jacques 17h..et il y a tjs cette question d’à qui appartient l’histoire des gds hommes, de ce qui peut ou doit en être révélé, ce qui ressortit à l’info et ce qui ressortit à la vie privée. .enfin en l’occurrence le photographe bcp plus qu’amateur sait ce qu’il fait et pourquoi il le fait, ça fait capture du bifteck en sachant que tôt ou tard ça paiera et ns ne sommes là, ni ds une attitude d’hommes du président à l’aube du Watergate, ni chez Françoise « Fifi » Demulder au quartier de la Quarantaine à Beyrouth. .

Loicdeangelis dit: 22 mai 2017 à 19 h 04 min

Un lac Sicilien plein de fantômes…il y a donc des balances au fond de l eau avec des chaussures en ciment..Sinon,Staline était Géorgien…son peuple a pris cher..

Paul edel dit: 23 mai 2017 à 11 h 36 min

Un peu de malaise quand même à voir circuler toujours les mêmes noms de cinéastes genre haneke .comme si Cannes au lieu de s ouvrir se refermait sur le même cercle..

JAZZI dit: 23 mai 2017 à 15 h 27 min

Moi je me souviens du scandale de la Grande Bouffe au festival de Cannes ! Andréa Ferréol, quel cul !

Annelise dit: 23 mai 2017 à 15 h 50 min

Certes Jazzi – et vs aviez eu la chance de le voir sur pied (pour Andrea Ferreol)…C’est vrai Loic 19h04 (j’aime bien l’expression « il a pris cher » si imagée. .j’ai eu davantage de mal à « je le calcule » qui décodé, signifie apparemment « j’y fais attention »..) bref. Oui Staline, en effet. Ms aussi Maïakovski. .
Mort de Roger Moore, dont les prestations james bondiennes (il avait renoncé, arguant qu’il avait « besoin d’une doublure pour monter l’escalier », tjs trouvé cela d’une exquise élégance, discrètement mélancolique )n’avaient js réussi à éclipser Brett Sinclair. Pour ma part une affection particulière, non seulement pour le « pilote », ms également cet épisode calqué sur Noblesse oblige avec Guiness où toute la famille de Sir B est zigouillée. .mention spéciale à l’oncle gaillard nageant ds une cuve de whisky.. qu’en pensez-vs CP et Puck?
Puck 21 mai 21h25 pour Twin P, pas tt à fait d’accord sur l’opposition Dale et l’autre ..il faut que vs lisiez le livre de Cadieux, vs allez y prendre un plaisir d’esthète

Annelise dit: 23 mai 2017 à 15 h 52 min

Laura Delair. . et alors ?on ne s’en lasse pas. .on brave le danger à la tête d’un escadron tt brillant d’acier, voyez-vs..ms et le danger singulier, imprévu, solitaire ,vraiment laid?

D. dit: 23 mai 2017 à 16 h 05 min

fatigue dit: 23 mai 2017 à 14 h 41 min
farcies à quoi?
-
à ce qui fait de la bonne farce, mardi !

Paul Edel dit: 23 mai 2017 à 18 h 11 min

Laura Delair. j’ai pris deux billets easy jet avec Stendhal cet été.on fait tous les deux Rome, Naples, Florence et Civita Vecchia.on voous enverra des cartes postales.

puck dit: 23 mai 2017 à 19 h 51 min

Paul Edel, quoi qu’en disent certains c’est une très bonne compagnie, surtout pour l’Italie ! Easy Jet a en effet réussi à bien rendre populaire ces destinations, je suis sûr que ça va faire plaisir à Stendhal de voyager avec cette compagnie, même si début ça risque de la surprendre un peu, même revoir Rome, Naples et Florence au mois d’août il va certainement adorer ça le Stendhal.

puck dit: 23 mai 2017 à 20 h 03 min

Stendhal en août 2017 à Florence, avec la chaleur et la foule, sûr qu’il va tomber dans les pommes avant même de voir un tableau : dans la queue pour entrer aux offices. Je vois d’ici les titres des journaux : Stendhal est encore tombé dans les pommes en faisant la queue pour entrer dans un musée ! sûr qu’il va encore faire passer les français pour des grands imbéciles d’émotifs incapables de se maitriser.

Annelise dit: 23 mai 2017 à 20 h 07 min

Oui le Henri va adorer ça, Puck. .je n’étais pas contente la fs dernière à Paris de le voir si seul au cimetière que j’ai traversé tendrement hélas sans bouquet, au pas de course ,le fleurissant dix fs en pensées A brigo Beyle Milanese Scrisse Amo VISSE ANN, LIX, M, IL MORI IL XXIII MARZO MDCCCXLIL
Paul je me soucie moins de « la Roberto mio Palmo », (comme dirait Besson ,auquel manque un R plaisant chez Jazzi 22 mai. .) que de factures anciennes (tjs aussi séduisantes, sans nécessité de renouvellement trop forcé ni contraint à la Etonne-moi-Benoit?. .) ou de nvelles générations découvertes par la Semaine de la critique, tête chercheuse sensible à laquelle j’accorde gd crédit

Phil dit: 23 mai 2017 à 21 h 18 min

A Crans Montana, un bon ami qui va bien eut la surprise de partager sa table de pizzeria avec James Bond, becauqe le resto était fully booked et James n’avait pas réservé. Il a simplement dit « my name is Moore, Roger Moore ». Voilà, trêve de connerie. Étonnamment le seul Bond qui se passe en Suisse est joué par Georges Lazenby, Bond d’un seul film. Les scandales des palmes de Cannes révèlent souvent de bons films, c’est ce qui manque au festival de Berlin, les scandales I mean, il faut probablement des villes chaudes pour déclencher un scandale. Il y eut bien un scandale de film pendant la guerre froide, les Russes ont quitté la salle…oublié pour quel film..Baroz retrouvez nous votre article sur More, film cométaire bouclé en 6 semaines par des jeunots germaniques aux moeurs descellées par l’Europe du sud.

Résumons..... dit: 24 mai 2017 à 5 h 10 min

Saisissant à Cannes, le spectacle de ces acteurs aussi plats à l’écran qu’au réel… une famille malheureuse au sourire forcé.

Résumons..... dit: 24 mai 2017 à 8 h 10 min

J’ai vu la culotte de Bella Hadid ! Un moment de grande émotion intellectuelle. Plutôt rare à Cannes …

Laura Delair dit: 24 mai 2017 à 8 h 40 min

Revu hier soir « Qui a tué Laura Palmer »… le film a pris un coup de vieux comme JC, c’est d’un comique !!!

fatigue dit: 24 mai 2017 à 9 h 40 min

« Un moment de grande émotion intellectuelle. »

comme le compte-rendu par les Guignols (denisot réfugié, pour ses interviews, dans les cuisines du Martinez) sur Canal un peu avant 20H

D. dit: 24 mai 2017 à 12 h 58 min

? Non, je me demandais juste pourquoi il en avait toujours été ainsi. Sans arrière-pensée particulière.

christiane dit: 24 mai 2017 à 14 h 28 min

Ai revu le film « Léviathan » réalisé par Andreï Zviaguintsev. Je me souvenais pas de ma sidération devant tant de noirceur, de malheur, d’injustice, de nuit sans aube. Je ne me souvenais pas de leur maison déchiquetée par la pelleteuse ni de ce gros porc de Vadim Cheleviat se réjouissant de la condamnation de Kolia, du désespoir de Roma, de la fragile Lylia et de sa fin horrible. Je crois que la mémoire efface ce qui est trop douloureux. Alors j’avais gardé l’immense beauté du paysage. Sacré cinéaste !

Phil dit: 24 mai 2017 à 14 h 40 min

si le voyage de Pauledel doit finir dans la déprime et dévoré dans le colisée, Haneke est pas mal.

puck dit: 24 mai 2017 à 18 h 27 min

je ne sais pas Annelise, j’ai toujours pensé que les allemands ne nous auraient jamais déclaré la guerre si Stendhal n’avait pas donnée une image aussi faiblarde de notre identité nationale : on ne peut pas perdre une guerre devant des types qui tombent dans les pommes pour un oui ou pour un non, mais bon on ne réécrit pas l’Histoire…

puck dit: 24 mai 2017 à 18 h 39 min

et oui Christiane, c’est comme toujours ça avec les russes : nous on a Stendhal et Quignard, et eux ils ont Dostoïevski.
pas du genre à tomber dans les pommes devant un tableau, c’est même pour ça que les allemands n’auraient jamais dû déclarer la guerre aux russes, mais bon, ils doivent se dire aussi qu’on ne peut pas réécrire l’Histoire.

d’où l’importance das écrivains dans la stratégie géopolitique : avant de déclarer la guerre à un pays il faut lire leurs auteurs !

et quand un pays a un auteur comme Dostoïevski il est totalement déraisonnable d’entrer en guerre avec lui, vous allez dire que c’est un poncif, mais il fait parfois ne pas avoir peur des poncifs !

JAZZI dit: 24 mai 2017 à 19 h 35 min

 » on ne peut pas perdre une guerre devant des types qui tombent dans les pommes pour un oui ou pour un non, mais bon on ne réécrit pas l’Histoire… »

C’était pas mieux avec Goethe, puck ! Le pauvre Werther n’était pas bien viril…

fontebranda dit: 24 mai 2017 à 19 h 41 min

tsst, tsst, puck !
Et le Christ mort au tombeau de Holbein au Kunstmuseum de Bâle, alors …
Vous vous souvenez dans l’Idiot ? Le tableau qui serait capable de faire perdre la foi (à ceux qui l’ont)

Petrus dit: 24 mai 2017 à 22 h 37 min

C’est dans l’Idiot ? Vraiment ? Je croyais que c’était ce que JE pensais du tableau… et que j’ai colporté. Honte à moi d’avoir ainsi pillé Dostoïevski.

christiane dit: 24 mai 2017 à 23 h 17 min

Sergio a raison, « C’est horrible, Google et Wiki, passeque on peut plus rien ignorer ! Même quinze cent quinze Marignan… Surtout qu’il faut vérifier que ça a pas été mis à jour on peut pas réchapper ! »
même « Janus et ses deux visages opposés dont les regards ne peuvent jamais se croiser, l’avenir comme lié au passé, l’image du passage d’un monde à l’autre, d’un temps à l’autre, des commencements à des fins, d’un présent indéfinissable. Essentiellement italique et plus précisément romain, il est d’abord le dieu de toutes les portes : des portes publiques ( jani ), sous lesquelles passaient les routes, et des portes privées. Il tient donc une clé qui ouvre et ferme la porte, et une verge (virga) pour écarter tout ce qui ne doit pas franchir le seuil… »

fatigue dit: 25 mai 2017 à 5 h 45 min

un bon film enfin à cannes ? “En Attendant les hirondelles”, du franco-algérien Karim Moussaoui -

Paul Edel dit: 25 mai 2017 à 10 h 24 min

Puck, Dostoïevski avait des crises d’épilepsie assez régulières et tombait donc plus souvent dans les pommes que Stendhal.. Feydeau et Aristophane tombaient dans les pommes le soir de la générale de leurs pièces.. je préfère ceux qui tombent dans les pommes dans un Musée,la puissance esthétique d’un tableau.. d’ une statue… d’ailleurs je m’exerce à tomber dans les pommes devant un bouquet de violettes de Manet, c’est assez délicat à bien réussir.. il faut s’excercer dans un Musée de province,plutot tranquille à certaines heures..je recommande le Musée des Beaux Arts d’ Angers..il y a un Chardin magnifique: Trois pêches sur une asiette .. et là j ‘ai failli tomber dans les pommes une jolie gardienne de musée m’a vu vaciller
et m’appuyer contre le mur et m’a donné un morceau de sucre croyant que j’étais en manque de glucose..mais c’était bien le Chardin…..qui m’avait mis dans cet état..

JAZZI dit: 25 mai 2017 à 10 h 33 min

« une jolie gardienne de musée m’a vu vaciller »

ça promet, cet été avec Stendhal, Paul, n’oubliez pas vos sels !

Paul edel dit: 25 mai 2017 à 11 h 30 min

Sont pas contents de la sélection officielle du festival de cannes les italiens.dans la repubblica c est dit vertement.

puck dit: 25 mai 2017 à 17 h 19 min

si vous prenez tout au pied de la lettre et qu’on peut même plus rire de Stendhal…

à moins que ce soit moi qui ne fasse plus rire…

misère de misère, ai-je donc perdu ce pouvoir, qu’importe, si je vous ai offensés pensez alors que maintenant tout est réparé ! Qu’ici vous n’avez fait que sommeiller, lorsque ces blagues oiseuses vous apparaissaient. Et ce thème faible et vain qui ne crée guère qu’un rêve, gentils commentateurs, ne le blâmez pas ! Pardon, j’essaierai de faire mieux la prochaine fois, aussi vrai que je suis un honnête puck avec un « p » tout minuscule…
Si j’ai une chance imméritée d’échapper à vos railleries de serpent, je m’en consolerai avant longtemps. Sinon, traitez puck avec un tout petit « p »p minusculos de menteur ! et à tous bonne nuit de tout cœur, si nous restons amis, je saurai réparer mes torts.

JAZZI dit: 25 mai 2017 à 17 h 24 min

Et Claudia Cardinale en couverture !
Sinon, on pouvait encore demander Sophia Loren et Gina Lolobridgida pour la monter des Marches, si elles peuvent encore lever la jambe ?
Cette année, c’est le 70e anniversaire du Festival de Cannes ! Nos deux belles italiennes, totalement refaites, ont pratiquement fait l’ouverture…

JAZZI dit: 25 mai 2017 à 17 h 27 min

Elles furent les deux principales fées que je vis apparaitre pour la première fois sur les rivages de mon enfance… En chair et en os en tout en glamour : Action !

JAZZI dit: 25 mai 2017 à 17 h 30 min

Puis vinrent Godard et Bardot, chargés tous deux d’un souverain « Mépris », sous les sunlights de la Croisette !

puck dit: 25 mai 2017 à 17 h 36 min

Petrus, vous avez loupé un épisode : si fontebranda parle de ce tableau du Christ d’Holbein, je veux dire le tableau peint par Holbein représentant le Christ, et non pas le tableau peint par le Christ représentant Holbein (comme vous avez l’air à côté de vos pompes je préfère le préciser), et ben c’est juste parce que quand Dostoïevski à vu ce tableau d’Holbein représentant le Christ il est tombé en sidération et a eu une vision qui est l’origine de l’Idiot et du Prince, sans avoir d’idée sur l’histoire bien sûr, vu que contrairement à Stendhal, Dostoïevski n’a jamais écrit un roman avec l’idée de savoir comment il finirait, il savait juste que Muichkine ressemblerait au Christ de Holbein, visible au musée de Bâle, les horaires d’ouverture étant consultables en ligne, vous pouvez même acheter votre billet en ligne pour éviter de faire, ce que Paul Edel a dû déjà faire, parce qu’au mois d’août la file d’attente pour entrer au musée des Offices va jusqu’à Sienne, et quand on s’est tapé le trajet on s’entend dire par l’étudiante stagiaire employée par le musée pour ne pas la payer alors qu’ils sont font des blindes de revenus pendant l’été, mais tout l’agent est récupéré par la mafia locale, et bien la stagiaire vous dit avec son accent napolitain (parce qu’en plus ils prennent en stage des étrangers): mi dispiace signore, ma ché, sai, adesso il museo è chiuso ! et là il faut repartir à Sienne pour reprendre la file d’attente, et ça je suis désolé de la dire mais Stendhal, vu l’idée de lard qu’il se faisait, ne l’aurait jamais supporté.

tout ça c’est la faute à canal+….

c’est bien

puck dit: 25 mai 2017 à 17 h 45 min

baroz, vous savez ce que j’aie en vous ? c’est votre esprit de mondanités, vous savez qu’on peut faire des montages photos avec votre pc, vous pouvez mette votre portrait entre ceux de Gina et Marcello !

vous vous souvenez de ça Steeve ? ça parait tellement loin :

https://www.youtube.com/watch?v=Osl6EJGwFyM

JAZZI dit: 25 mai 2017 à 18 h 05 min

J’ai écrit dernièrement un livre sur les musées parisiens, mais je n’y mets jamais les pieds, sauf exceptions…

JAZZI dit: 25 mai 2017 à 18 h 21 min

A partir de ce délicat tableau on peut se faire tout un roman, que dis-je, un film, Christiane ! L’éventail est refermé, le bouquet de violettes ôté, la destinataire et le signataire de la lettre sont en train de faire l’amour en contre champ…

Petrus dit: 25 mai 2017 à 18 h 28 min

Je ne sais pas si je suis à côté de mes pompes, cher Puck, mais du coup je me suis replongé un peu dans l’Idiot et en furetant sur internet j’ai trouvé cette citation de André Suares :
« Le Christ mort est une œuvre terrible. C’est le cadavre en sa froide horreur, et rien de plus. Il est seul. Ni amis, ni parents, ni disciples. Il est seul abandonné au peuple immonde qui déjà grouille en lui, qui l’assiège et le goûte, invisible. Il est des Crucifiés lamentables, hideux et repoussants. Celui de Grunwaldt, à Colmar, pourrit sur la croix; mais il est droit, couché haut sur l’espace qu’il sépare d’un signe sublime, ce signe qui évoque à lui seul l’amour et la pitié du genre humain. Et il n’est pas dans l’abandon : à ses pieds, on le pleure ; on croit en lui. [...] Le Christ d’Holbein est sans espoir. Il est couché à même la pierre et le tombeau. Il attend l’injure de la terre. La prison suprême l’écrase. [...] Il est dans la mort de tout son long. Il se putréfie. [...] Holbein me donne à croire qu’il est un athée accompli. Ils sont très rares. Le Christ de Bâle me le prouve : il n’y a là ni amour, ni un reste de respect. Cette œuvre robuste et nue respire une dérision calme : voilà ce que c’est que votre Dieu, quelques heures après sa mort, dans le caveau ! Voilà celui qui ressuscite les morts ! »
Le Pape François ne fait pas la même analyse, ce qui ne surprendra personne.
Ce que je voulais dire c’est que devant ce tableau que je suis allé revoir souvent à Bâle, j’ai fait à peu près la même réflexion que Dostoïevski, croyant que c’était ce que je pensais alors que je régurgitais ce l’avais lu jadis.
Si vous n’aimez pas faire la queue, je vous conseille les musées suisses. Mais ne le dites pas trop fort, ça ferait venir du monde.

christiane dit: 25 mai 2017 à 19 h 28 min

Allez, Jazzi, au travail !
Petrus, votre commentaire donne à lire un André Suarès, terrassé devant ce tableau de la dimension d’un vrai cercueil d’une grande violence. Je comprends Dostoïevski. La mort est ici… définitive.
Anna Grigorievna, dans son journal, évoque ce malaise de Dostoïevski : « Pendant le voyage à Genève, nous nous sommes arrêtés à Bâle pour visiter le musée, où il y avait une peinture dont mon mari avait entendu parler. Par Hans Holbein, représentant le Christ après son martyre inhumain, maintenant retiré de la croix et en décomposition. La vision du visage tumescent, plein de plaies sanglantes, était terrible. Le tableau a eu un impact oppressif sur Fyodor Mikhailovich. Est resté debout en face de celui-ci comme s’il était étourdi. Et je n’avais pas la force de le regarder – c’était très douloureux pour moi, surtout dans mon état malade [de grossesse] – et je suis allé dans d’autres pièces. Quand je suis rentré après Quinze ou vingt minutes, je l’ai trouvé coincé au même endroit, devant le tableau. Son visage agité présentait une sorte de peur, quelque chose que j’avais noté plus d’une fois auparavant, dans les premiers moments d’une attaque épileptique. »
A l’opposé de la beauté et donc du « syndrome de Stendhal » qui ne se manifeste que devant une œuvre d’une grande beauté. A Florence, Rome, Naples pour Henri Beyle. Et pourtant…

JAZZI dit: 26 mai 2017 à 8 h 58 min

Allez, Annelise, au travail ! « Rodin » de Doillon, sorti en salles depuis mercredi, et « L’amant double » d’Ozon, aujourd’hui…

Annelise dit: 26 mai 2017 à 9 h 56 min

Nveau billet ds 2jours, cher Jacques – et ni sur l’un ni sur l’autre : donc à vs l’honneur sur Ozon et/ou Doillon (vus, ms je ne peux, ni d’ailleurs ne veux tt chroniquer ..)

Phil dit: 26 mai 2017 à 10 h 48 min

baroz, c’est des histoires d’hommes ou de femmes, ce nouvel opus d’Ozon ? (qui tourne comme un diable)

JAZZI dit: 26 mai 2017 à 19 h 07 min

Oui, D., chacun son destin.
Disons que la dernière salade d’Ozon, n’est pas l’une des meilleures productions de cet agriculteur-cinéaste, Phil. Je trouve aussi un petit côté « malsain » à ce film, aussi bien dans le fond que la forme. Tout ça ne vaut pas la Palme d’or, ni aucun prix d’interprétation : Jérémie Rénier donne une prestation honnête dans un rôle en partie double, et Marine Vacth, déflorée ici même par Ozon, dans « Jeune et jolie », il y a quatre ans, est devenue plus troublante que jamais, notamment ici grâce à son androgynie (impitoyable premier plan où Ozon la tond en direct), que par son jeu à proprement parlé…
Mention spéciale à Jacqueline Bisset, toujours aussi naturellement belle et distinguée, au fur des années !

Phil dit: 26 mai 2017 à 21 h 07 min

Merci Baroz pour ce « live ». Connaissez vous les films de Joaquim Lafosse ? Me demande si le côté malsain que vous pointez chez Ozon ( quel est-il ?) n’est pas plus assumé chez Lafosse. Voilà, à cette heure vous devez être dans la salade niçoise.

JAZZI dit: 26 mai 2017 à 21 h 14 min

Non, jamais rien vu de Joaquim Lafosse, Phil. Sa fiche wiki montre, en effet, une grande similitude, y compris physique, avec François Ozon ! Le malaise vient, effectivement, de ce côté pervers polymorphe attardé…

christiane dit: 26 mai 2017 à 21 h 50 min

Chère Annelise,
vous m’aviez demandé, il y a quelques mois, si j’avais vu « le goût de la cerise » d’Abbas Kiarostami. Le souvenir était lointain et flou comme s’estompent les contes. Il me restait cette route sinueuse dans les collines et dans les pensées de monsieur Badii, une obsession : trouver quelqu’un qui lui dise oui… Ce soir j’ai revu ce film, neuf et tremblant d’espérance comme jamais. Dans les sous-titres ils ont traduit gilas par mûres. C’était soudain étrange d’imaginer le vieil homme grimpant sur un mûrier et en secouant les branches pour que les enfants s’en régalent. Donc cette cerise qui lui redonna le goût de la vie… Et puis toutes les autres rencontres qu’il fait, les deux premiers méfiants, le religieux droit dans ses livres et le tri en ce que l’on peut faire et ce qui est interdit. Alors ce vieil homme qui n’en finit plus de parler pour ramener son compagnon d’infortune au goût de la… cerise, pétard que c’est beau ! Le final m’a moins surprise puisque j’avais déjà vu le film alors j’ai profité de l’écran noir de l’entre-deux pour peser les paroles du vieux. Et ça m’a emplit de bonheur.
J’ai vu Rodin / Doillon, hier. J’en parlerai quand Jacques aura dit ses impressions. Pas encore celui d’Ozon, pas encore celui du billet. C’est que le jour est tellement propice à la flânerie sous les arbres…

Phil dit: 27 mai 2017 à 8 h 21 min

yes Baroz, le cinéma de Lafosse me semble proche de celui d’Ozon et laisse paraitre un goût de l’ambiguité pas toujours maitrisé.

JAZZI dit: 27 mai 2017 à 9 h 43 min

Dans « L’amant double », il y a une scène de gode-ceinture qui devrait ravir bouguereau, Phil !

christiane dit: 27 mai 2017 à 10 h 50 min

Merci, Jazzi,
alors dire sans dire pour ne pas gâcher l’attente…
L’atelier sale, plein de plâtre, de terre, de poussière, les ébauches de sculptures inabouties de la Porte de l’Enfer, les gestes de Rodin/Lindon, ses mains, ses longs regards sur son travail. les allées et venues des assistants, des modèles, c’est tout à fait juste.
Mais… les voix sont souvent inaudibles, la sienne et celle d’Izia Higelin – sauf quand ils sont en colère ! Camille Claudel / Izia Higelin est si différente d’Isabelle Adjani. Doillon en fait une très jeune femme complice, défendant son égalité d’artiste, fragile, bondissante, un peu amoureuse, oui, mais loin de la passionaria qu’était la vraie Camille Claudel – intéressante si on oublie la comparaison avec d’autres interprétations de ce rôle. Pour Rodin… Non, malgré son jeu qui se veut convaincant, Lindon n’est pas Rodin. Je le préfère dans d’autres rôles. C’est lourd et trop grand ce que Doillon lui demande de porter là. Il lui donne un langage dans lequel l’acteur est entravé, s’empêtre, un enlisement dans une seule passion : sculpter et un côté bourgeois « arrivé » et pédant agaçant.
Très belle bataille celle avec le corps de Balzac (sculpture admirable rejetée par la critique du vivant de Rodin), nu puis emplâtre de sa robe de chambre, avec comme modèle… Vous verrez…
Rose (la femme de l’ombre) /Séverine Caneele ? Pas mal du tout !
L’ensemble est austère (très belles lumières), un peu étouffant. Un film de solitude, très Doillon. Une très belle idée pour la scène finale.
Donc… il y avait là, réunis, des bons acteurs, un metteur en scène rare et pourtant, je suis restée sur ma faim. Hâte de lire d’autres avis.

JAZZI dit: 27 mai 2017 à 11 h 47 min

« j’entretiens un rapport passionnel complexe au port par exemple de la moustache et/ou barbe de plusieurs jours etc..raser, pas raser..ça m’occupe l’esprit des jours durant.. »

Annelise, femme à barbe !

christiane dit: 27 mai 2017 à 12 h 00 min

Bien sûr, Jacques, bien sûr. ce n’est que mon impression.
Quant aux critiques, je viens d’en lire quelques unes en entier. Il y a des… réserves mais elles commencent par une louange. C’est normal, Doillon est quelqu’un de bien.
Quant aux barbes et broussailles diverses, je vous les laisse. Je préfère le doux, le lisse et les duvets.

Annelise dit: 27 mai 2017 à 16 h 55 min

La modé m’a sucré un com en oubliant que c’est moi le boss, cher Jazzi . .à moins qu’il ait sauté tt seul l’ayant posté ds l’avion, au moment où l’hotesse vs fait les gros yeux pour éteindre. .plus le tps de reporter, dommage, j’avais dialogué avec Phil, tjs juste ce matin 8h21, parlé avec Christiane de Rodin, les poils, sa vie son oeuvre et acquiescé avec vs sur J.Bisset ..à demain p nveau billet

Annelise dit: 27 mai 2017 à 16 h 58 min

« ..la modé m’a sucré un com » : St (le webmaster) n’oserait js.. il a bcp trop peur de moi?..je plaisante et le signale pour que vs ne vs sentiez pas visé les uns ou les autres qd cela vs arrive

christiane dit: 27 mai 2017 à 17 h 40 min

Eh bien, Jacques, j’ai été intéressée par le film d’Ozon. Sortie de la salle avec une sensation d’incompréhension, de malaise mais aussi l’impression d’être entrée par effraction dans un rêve où le temps, tout en étant fulgurant (les rêves ne durent que quelques minutes) semble s’étirer ici en 1h30. De dédoublements en dédoublements, de projections sur l’autre de ses propres fantasmes on est dans le sillage de Mulholland Drive de David Lynch. Betty/Diane (Naomi Watts) / Rita/Camilla (Laura Harring) contre Chloé (Marine Vacth)/ Paul et Louis (Jérémie Renier) et pour les mères (trois actrices puissantes : Jacqueline Bisset, Myriam Boyer et Dominique Reymond. un beau travail sur les décors (cages d’escaliers en spirale comme le tourbillon dans lequel nous emporte le film). J’ai pensé aussi à l’univers de « Psychose » d’Hitchcock. Norman Bates (Anthony Perkin) n’est pas loin… On sombre dans un rêve, une obsession, une « psychose », ceux de…
Où est la vraie vie ? Qui sont les personnages réels ? Qui veut être qui ? Le film semble n’avoir aucun sens. Film fantastique, plein d’épouvante (plans frontaux) et troublant. Efficace ? On est loin de « Frantz » mais proches de « Swimming Pool » et « Jeune et Jolie ».

christiane dit: 27 mai 2017 à 19 h 05 min

Je ne vous ai rien demandé Paul Edel. allez donc parler de Flaubert avec votre copain et lâchez-moi les baskets.

JAZZI dit: 27 mai 2017 à 19 h 06 min

Inversement des rôles, Christiane. Je sors du « Rodin » et j’ai beaucoup aimé. Comme toi, j’ai été gêné, au début, par leur dialogue inaudible. J’y ai surtout vu un génie au travail dans son époque. La proposition de Lindon est convaincante, et j’aime en lui sa force et sa fragilité, qui me rappelle celles de mon tailleur de pierre de père… C’est surtout un film sur la sculpture : rudesse, sanguinité, sensibilité !
Ce que tu dis du film d’Ozon est très juste. C’est esthétiquement superbe et glacé, et les comédiens sont menés de main de maître : j’ai un faible pour Myriam Boyer, depuis ses débuts avec Planchon ! Mais la perversion chez les grands bourgeois propres sur eux, ça finit en effet par tourner, à la fin, en spirale…bye bye !

JAZZI dit: 27 mai 2017 à 19 h 08 min

(Annelise est très courtoise, Christiane, et il est vrai que, parfois, Paul Edel est un peu mufle…)

christiane dit: 27 mai 2017 à 19 h 41 min

Tout à fait d’accord, Jazzi…
Oui, Vincent Lindon, un sculpteur convaincant (je l’ai dit au début de mon commentaire). Tu as de la chance d’avoir eu un père tailleur de Pierre. C’est sur la coïncidence Lindon/Rodin que je cale. J’ai tellement lu sur Rodin, tellement scruter ses sculptures et ses dessins. Idem pour Camille Claudel. J’ai toujours du mal avec ces films qui tentent de nous rendre un artiste disparu. Même réflexe pour Cézanne. Ce film aurait pu être sublime sans cette référence.
Oui, paul Edel est souvent mufle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>