de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

« Une semaine et un jour » : LeHaïm !

Longtemps pensé que les lieu et place même du secret se tenaient dans l’érotisme.
En réalité, et cela n’est pas si loin, il est un sanctuaire plus indépassable, c’est la mort, ce fendu en deux qu’est l’éprouvé du deuil, invisible aux regards extérieurs, qui échappe à la signalisation alors que la fracture intervenue libère une intimité colossale rendue inatteignable par le sertissage dans la solitude, même au sein du groupe ou d’une famille.
Je ne parle pas des larmes, des expressions tangibles qui transportent un peu du dedans vers un dehors apparent. Ce mirage de libération que sont les pleurs sert le cas échéant à maintenir d’autant mieux caché l’espace en question, l’enfouissant dans un au-delà inviolable organisé afin qu’on le laisse tranquille. Impossible à partager. On n’a aucune envie, même si on en parle dans le cercle extrêmement restreint, sacré de la confiance, de le partager, par incapacité et désir inconscient parfois, mais inexpugnable, de rester en tête à tête avec celui qui manque.
Infrangible entier. Jamais estimé qu’il faille chercher à faire tomber la forteresse en bougeant des pierres dans un quelconque volontarisme. L’échange ne peut qu’échouer sur les défenses de l’autre, des ressentis parallèles appuyés sur des subjectivités croisées. Ces derniers par définition ne se rencontrent jamais tout à fait, renvoient au solipsisme après avoir ménagé les brèches nécessaires. On les rejette viscéralement en feignant de les accepter afin de rester au plus près de l’intact absolu du mort, notre mort.
Je parle bien entendu de la perte d’une personne aimée. La guérison sinon peut vite survenir et on n’en parle plus. Mais dans l’autre cas, celui d’une perte irréparable ?
L’Israélo-Américain Asaph Polonski a construit sur le fil du rasoir un premier film qui, sans casser des briques, touche au but en inversant la donne plus finement qu’il n’y paraît. En évitant la solennité, en effectuant volontairement le pas de côté vers la fantaisie, l’humour, il atteint l’émotion avant de repasser par le rire, puis de diriger vers la réflexion, puis le rire de nouveau, ainsi de suite. Cette façon de rétablir le mouvement inattendu dans le circuit est bien vue. Ce qui conquiert n’est pas tant le clinquant (la loufoquerie téléphonée du guitariste, les comportements déjantés apposés en contraste aux situations) que le parfum d’aléatoire et de gratuité qui sourd, l’espèce de tâtonnement timide et incertain vers le continuer de vivre rendus par le cinéaste – peut-être à son insu.
La phrase prononcée entre Michel Duchaussoy et Jean Yanne m’avait marquée chez Chabrol comme une grenade à explosion lente, dans «Que la bête meure» : le coeur est plus long à mourir qu’on croie. Derrière l’efficacité bâtie sur le contre-pied, le donné à voir factuel qu’il s’ingénie à purger de pesanteur, Polonski en quelques scènes discrètes (le baiser chaste de l’après-rasage qui rappelle l’humanité, l’inextinguible de la tendresse) revisite le thème avec une maturité qui donne de la profondeur au film sans l’alourdir.
Fil du rasoir, car les médecins formés au Samu vous le diront, en cas de blessure qui attente aux organes, il ne faut surtout pas retirer aussitôt la lame. Le couteau en entrant achève son carnage dans l’autre sens si l’on cherche à l’ôter des chairs d’un coup. Le moment où la plaie doit être nécessairement touchée procède ensuite non pas d’un calcul savant mais davantage d’une intuition, une forme de génie inspiré qui ressemble à la façon d’extraire Excalibur du rocher : l’innocence y a une part plus importante que tout savoir-faire ou une technicité maîtrisée.
Eyal Spivak (Shai Avivi) et Vicky (Evgenia Dodina) ont perdu leur fils de vingt-cinq ans d’un cancer. Les formalités, le cimetière, les condoléances. L’attaque sévère du prosaïsme, qui quelquefois peut servir de dérivatif. Au terme des sept jours de deuil rituel, la vie tente de ré-entamer un cours normal. Délai évidemment dérisoire. Dans la tradition juive on déchire sa chemise, l’accroc disant bien ce qu’il dit. Dans d’autres cultures on peut couper ses cheveux pour symboliser la part arrachée. Manger un bout de corps censé faire réunion (la communion catholique). Keith Richards saisi d’une fixette foutraque annonçant qu’il avait sniffé les cendres du père, est-ce sûr qu’il plaisante ? En tout cas il y a pensé, autrement il ne l’aurait pas formulé.
Tout pour retenir le lien captif, comme si son abandon nous condamnait à l’oubli, à la cicatrisation ou au remplacement obscènes, dernières choses souhaitées.
Le temps est long où le chagrin concentre les visages d’une fidélité dont on n’entend jamais se défaire. Les objets, ici la couverture, les cadres, les photos. Revoir les endroits exacts des derniers moments afin de les figer dans l’immortalité, tandis que les lignes continuent de bouger dans une grande indécence, par-delà notre propre extinction. Les transferts. Chez Nanni Moretti (« La chambre du fils »), les parents reconduisaient la petite amie jusqu’à une gare routière d’où elle partait continuer une autre vie. Ici, la fillette dans une chambre voisine.
Vicky prend rendez-vous chez le dentiste en vue d’un détartrage, pense à faire stériliser les chatons, retrouve le chemin du travail : l’ordinaire parodié, dressé comme paravent contre l’intolérable. Aussi, le pragmatisme éventuel des femmes à œuvrer à la préservation. En écho, Polonski saisit avec subtilité l’opacité du père endolori, l’impossibilité masculine de fendre l’armure transmutée en déraisonnable, l’écoulement qui emprunte les voies qu’il peut. Il sort de ses gonds, entreprend de mettre la pâtée au ping-pong à un petit adversaire un peu loin du fair-play, investi dans son jeu derrière la table tel un Jésus Quintana au bowling (l’histoire toutefois ne s’étend pas pour savoir si Eyal rolls on shabbos comme Walter en est contrarié dans «The Big Lebovski») ? Pète un câble en se mettant à la fumette via la marijuana médicinale prélevée chez le cancereux, renouant avec brutalité avec une vérité de parole pour disperser ceux qui le dérangent, leur tomber sur le râble ? La seule façon d’aller au contact, de toucher sa chair qui refuse et n’a plus les moyens de l’être est de l’aborder par surprise, sans intention préalable, lui qui embarde ou fonce dans le tas avant d’être à son tour bousculé par la réintroduction des affects.
Cette drôlerie, non pas exactement du lâcher-prise mais des débordements hirsutes qu’il engendre lorsqu’il se tente en désespoir, rate, retombe sans l’avoir vraiment voulu sur le pied incertain du rire, autre fissure vers les autres et vers l’air.
Les fameux fêlés qui auront d’autant leur place au Royaume qu’ils auront permis à la lumière d’entrer… Peu importe s’il y a malentendu, si Zooler (Tomer Kapon) le fils du voisin n’a pas les épaules – ce qui d’ailleurs n’est pas certain – il sait rouler des joints, jouer de la guitare. Le curetage infligé par la peine dépiaute jusqu’à l’os, enferme, éteint et paradoxalement, dans un même mouvement, semant la pagaille rend poreux à tout, finissant par nous déclarer à nous-même dans une inégalable acuité, nous relâcher nus dans la vie, forts de cet indicible. Renaissance au vulnérable, aux autres, à la bonté, à l’avenir, seule cérémonie à mes yeux qui vaille célébration à hauteur de la perte totale du trésor. C’est ce petit chat qui remonte par l’encolure du vêtement d’Eyal, caresse de poils duveteux qui signifie que la présence au monde lui sera donnée de nouveau.
Rien qui contrevienne à la douceur, mais ce sont les justes, le Perceval de Chrétien de Troyes, le fou, celui du Roi pêcheur de Julien Gracq ou du « Fisher King » de Terry Gilliam, les maladroits, les gentils, les brusques, les aimants, les rigolos, les à côté de la  plaque, les tendres, les violents qui l’emportent.

« Une semaine et un jour » de Asaph Polonski (sortie le 14 décembre)

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252 Réponses pour « Une semaine et un jour » : LeHaïm !

Sylvain dit: 12 décembre 2016 à 8 h 26 min

« la phrase de Chabrol,grenade à explosion lente »

« retirer le couteau ne procède pas d’un calcul mais d’une inspiration comme l’extraction d’Excalibur »

« deuil qui rend poreux et relâche nu dans la vie »

Fort …comment vous savez tout ça?

Eriksen dit: 12 décembre 2016 à 10 h 12 min

IL m’a manqué un jour de plus qu’une semaine pour écrire dans les temps sur Baccalauréat…

Un idéaliste se perd sur des chemins de traverse, en marge de la route éthique parfaitement droite qu’il s’était tracé.
Tous les facteurs sont réunis pour faire craquer un homme honnête : quinze ans d’efforts et de sacrifices pour amener sa fille à l’excellence ; un malheureux accident, la veille de l’examen qui détermine toute une vie ; le métier idéal pour les échanges de bons procédés ; un go-between qui ne lui demande pas son avis.
Il aurait pu ne pas se laisser faire, mais le choix était cornélien : le rêve au prix des valeurs, ou les valeurs au prix du rêve ?
Un scénario digne de Shakespeare et sur le fil entre Corneille et Racine.
Les parents ont le gout de l’absolu et il leur échappe. Aigris par les espoirs déçus et les révolutions ratés, ils survivent de musique sacrée, qu’ils écoutent tous les deux, mais séparément. Le couple végète, comme un arbre abattu dont quelques racines n’irrigueraient plus qu’un seul fruit, Eliza …
Pauvre fille phagocytée par un père qui n’envisage jamais une discordance possible entre lui et elle. Elle est son espoir et sa raison de vivre.
Mais voilà… le fruit se rebiffe. Eliza s’aperçoit que le héros paternel ne l’est pas autant qu’il le dit. Et ceci les sauvent, car alors elle existe. Un peu d’air…
Roméo va apprendre la confiance et ça marche. Mais qu’en sera-t-il d’elle ? Biberonnée à ce schéma mental d’absolu, pourra-t-elle y échapper ? Ne sera-t-elle qu’une idéaliste malheureuse de plus, comme un témoin que l’on reçoit ou une tare dont on hérite ? De quel libre-arbitre dispose l’enfant ?
Jusque-là sur le fil de la question de l’absolu, Mungiu bascule finalement du côté du rêve, celui d’une honnêteté sans cout et d’affects plus efficaces que l’argent. Un peu trop merveilleux ?
Sauvons pourtant le soldat Eliza. En obtenant un avantage inespéré dont, qu’elle l’ait voulu ou non, elle est source par ses pleurs, elle huile de fragilité humaine et d’arbitraire compassionnel les rouages de la machine administrative. Éthiquement imparfait ? surement. Mais c’est son écart, son clinamen, sa liberté. Ce qui manque à nos sociétés jacobines ?

Annelise dit: 12 décembre 2016 à 11 h 38 min

Eriksen, « Une semaine & un jour » ne sort que le 14, je n’ai rien contre poursuivre ici la conversation entamée sur Cristian Mungiu sur le fil d’avant. En particulier entre Emmanuel hier, dont je partage plus ou moins l’analyse sur le jeunisme, certaine fatigue devant le relativisme culturel auquel Pierre Assouline taille un short sur RdL, la chasse aux sorcières du compliqué (cette sorte de populisme, contraire de la démocratisation ds le vrai sens) et Paul, dont j’aime l’exhortation au père et aux parents, j’allais dire presque mimétique? transposition en écriture et selon la distanciation ad hoc d’un dilemme vécu? – en tt cas je le ressens comme ça – à laisser le champ libre à Eliza pour qu’elle prenne sa propre direction. Essayer de démêler quelle part de surinvestissement y est mis pour l’encadrer et la réduire peut faire partie d’un sacrifice moins spectaculaire, ms également aristocrate… Sauf que Paul, le contexte Roumanie n’y est pas pour rien, l’évacuer trop vite revient à dénaturer le film, le cantonner à une simple histoire d’un père qui aurait du mal à couper le cordon et se regarderait le nombril. Or Aldea est un personnage d’une fragilité tragique et pas surjouée.Parce que oui, il faut tenir compte du contexte inscrit dans le film & la mise en scène. Pas n’importe lequel.
Beauté de la « mise en réseau », cette communication ultra souple qu’est internet (je n’y avais jamais touché il y a un an, jamais je n’aurais cru y trouver du charme) : je lisais sur votre blog le billet sur Tchekhov, ses opinions sur Zola, ou Gorki et y ai trouvé de quoi faire mon miel ds la conversation ici. Je serais assez d’accord avec Michel pour parler de la dimension tragique de la nouvelle évoquée (L’évêque).. en même temps, pas du tt pour lui jeter la pierre (je parle d’AT, cette mine pour exégètes qui consiste à lire les correspondances des écrivains, il y a eu un temps où je me suis vraiment interrogée pour savoir si je voulais modifier grâce à cela, par l’approfondissement, une sensation de lecture éprouvée de chic? – le tout étant de savoir justement si on veut grandir, en ayant l’assurance de pouvoir aussi renouer sur commande, le plus naturellement du monde avec la part d’enfance, la création « séparée », bref.. ).. qd on lit ce qu’il écrit sur Gorki…sa façon de lui reprocher son anthropomorphisme ou ses fautes de goût…d’accord ou pas, peu importe finalement? Je trouve bcp plus universel qd il note que Zola n’est pas Voltaire, mais « que la vie offre des concours de circonstances où le reproche de n’être pas Voltaire est déplacé »…quelle remarque fichtrement pertinente! Et dans nos « opinions » bien entendu, ou quand il caresse au bâton ce bon Gorki avec ses métaphores qui l’agacent, il oublie ce qu’il a écrit sur Voltaire et Zola?
Comme Eriksen 10h12, dont je salue les posts costauds, intelligents avec une constance ayant de quoi inquiéter. Celui sur Louise était excellent(consulter un docteur si ça persiste?): vs m’opposez tjs l’idéal, et un certain pragmatisme nourri de lucidité, comme si l’idéal était maladie contagieuse susceptible d’envoyer au lit les enfants comme la rougeole…pas la première fs que je le remarque. Ms l’idéal est un élement de maïeutique comme un autre, ce qui est intéressant est le go-between dont vs parlez… purgez la pensée, les Lumières, le rationnel, tt ce que vs voulez de l’idéal, et vs me cantonnerez ad vitam aeternam à faire un billet sur le film « La momie », il n’y aura plus rien d’autre! Tout desséché autour. C’est la conception infantile de l’idéal articulée autour de la mièvrerie et du noeud-noeud qui est en cause, pas la part essentielle, véritable, qui sait s’envisager et se critiquer, distillée malgré tout ds un étirement salvateur. Grandir n’a rien d’une partie de plaisir ms c’est la condition pour la joie lucide, et la spontanéité sûrement…
D’ailleurs ici que je retombe sur mes pieds pour le prochain billet du film après-demain : Polonsky avec un o

christiane dit: 12 décembre 2016 à 12 h 01 min

Billet offrant une belle méditation sur le retour aux autres après un deuil. Dans ce film peut-être, mais surtout par la première partie du billet d’Annelise.

Paul Edel dit: 12 décembre 2016 à 12 h 10 min

Oui, Anne- Lise , le film de Cristian Mungiu est i,neressant et le jeu des comédiens remarquable.. la Roumanie est importante dans ce film« baccalauréat, »mais si vous pensez que dans notre pays, il n’y a pas de corruption dans les douanes , dans la Police (voir le grand flic de Lyon et ses indics, ou les scandales du quai des orfèvres) de passe- droits dans les hôpitaux et les listes d’attente…,de vandalisme dans certains quartiers, de combines dans l’éducation nationale et les universités ( souvenez vous le scandale: combien coûtait un diplôme pour un chinois dans une université de Nice, non ? ) d’écoutes téléphoniques hors toute légalité (sous Mitterrand.. Sarkozy -Gueant.. ) etc etc.. nous ne sommes pas si blancs que ça..

Annelise dit: 12 décembre 2016 à 12 h 18 min

Oui c’est indéniable Paul – malgré tout le couvercle (bas et lourd, pesant comme un ciel?)n’est pas le même que ds ces pays de l’Est? Je connais pas mal la Russie et certains de ses ex-satellites, qui plus est j’ai un amour immense pour ces contrées ms je vs assure, la pesanteur est terrible, sans proportion

J.D dit: 12 décembre 2016 à 12 h 53 min

Annelise,Jhon Goodman( Walter ,Big lebowski chez les frères Coen) a fait rire toutes les générations!Si le film présenté ne serait-ce qu’à 10% aussi drole on va y courir.
Shay Avivi est tres connu en israel ,plutôt dans le comique .Jenya Dodina une actrice dramatique .Le film est à la fin du Shiv’ah alors? Vous m’aviezz surpris en connaissant le terme dans « Diamant noir » d’Arthur Harari.

Widergänger dit: 12 décembre 2016 à 14 h 00 min

Ben moi, mes petits chéris, je vais voir Sully. Nah ! Ça vous en bouche un coin, je vois ça…

Le deuil, on verra plus tard, pour les fêtes. On peut aussi communiquer avec ses morts. Ça m’arrive très souvent. Vous me direz que je dois être un peu félé ; bon, si vous voulez. Mais essayez vous-mêmes, vous m’en direz des nouvelles… ça marche ! Il suffit d’être attentif à ce qui se passe dans votre vie.

Marceline dit: 12 décembre 2016 à 14 h 09 min

Widergänger dit: 12 décembre 2016 à 14 h 00 min
Vous me direz que je dois être un peu félé

Non. Chiant, oui, égocentrique, oui, aigri et solitaire, oui, mais fêlé, non.

Watteau l'eclaireur 70 watt dit: 12 décembre 2016 à 14 h 25 min

« et ce sont les violents qui l’emportent »; En plus vous êtes lectrice de Flanery o Connor ,Ali ? Un de ses titres …Forcément pas le hasard .
F.o.c. aussi grande éccrivaine que Faulkner (ils avaient le même traducteur) alors que les gens ne la connaissent pas et que H.Selby Jr.

Jacques Chesnel dit: 12 décembre 2016 à 14 h 42 min

à Watteau : j’espère que vous possédez le Quarto sur Flannery et que vous avez vu « Le malin » film de John Huston ?

Annelise dit: 12 décembre 2016 à 14 h 48 min

Jacques Ch, Watteau ..Flannery O’Connor, bien sûr… Maurice E Coindreau qu’elle vire plus ou moins qd il vient la voir à la ferme au milieu des paons, chez sa mère Regina. « Comment pouvez-vs écrire des livres pareils en étant catholique? » – « J’écris comme ça justement parce que je suis catholique! »
Et Hubert Selby Jr… « La chanson de la neige silencieuse » – et « Last exit »… Et aussi Shelby Foote, avec H cette fs…son personnage de débile monstrueux…extraordinaire. « Tourbillon », (Gallimard/L’Imaginaire je crois…Coindreau traducteur de nveau)
J’adore Eastwood, même si depuis qq temps…? En revanche à part Philadelphia & Forrest Gump, (pour les intercalations « historiques », pour Jenny & Lieutenant Dan magnifique vétéran cul-de-jatte, cerceau « happy new year » en travers des cheveux graisseux allant voir des putains qui se moquent de lui, alors qu’il se traîne pour remonter sur le fauteuil),pas fan de Tom Hanks.
Mais Bronco Billy, Unforgiven, Un monde parfait,Million dollar baby, Minuit ds le jardin… même des films mineurs assez vulgaires avec l’orang outan et la mémé mal embouchée…la troupe de Hells Angels décimée… l’Eastwood apparemment réac des Dirty Harry avec ce motif récurrent du viol et de la prise en charge « contrainte » d’une flopée de bras cassés…

Annelise dit: 12 décembre 2016 à 15 h 03 min

Détesté Mystic River. La lectrice de Dennis Lehane n’a pas pardonné Sean Penn? Portant Tim Robbins rattrape svt tout
Bon après-midi à ts

Phil dit: 12 décembre 2016 à 15 h 13 min

oui Annelise, corruption généralisée en Roumanie, pire en Bulgarie (souvenir des turcs ou des communistes ?) du gynécologue au gériatre en passant par le professeur. la France a dû fonctionner comme ça en l’an mil (et encore). Place au cinéma.

Eriksen dit: 12 décembre 2016 à 15 h 17 min

Mais Annelise (11:38), remettre en question l’idéal ce n’est pas le scepticisme absolu ! (il ne peut pas l’être, sinon il se contredit). Il ne s’agit pas de purger, mais de déniaiser l’idéal (d’aucuns diraient le salir). Le doute est un élément maïeutique comme un autre. Le blanc blanc éblouit et le noir noir aveugle. Il est temps de faire l’éloge du gris, du souple, du tiède que Dieu vomit.
Sinon je crois que l’on est d’accord. La différence que vous faites entre Idéal mièvre et Idéal essentiel me plait bien : le Mièvre projette son rêve en avant et croit que c’est déjà arrivé, l’Essentiel prend en conscience le chemin broussailleux d’un progrès. Mais l’idéal de chacun est mélange de Mièvre et d’Essentiel. Il y a une part de Mièvre dans le Mungiu et les parents en sont bien dotés.

Eriksen dit: 12 décembre 2016 à 15 h 25 min

Il y a dans le film une version du Messie de Haendel avec voix de haute-contre il me semble, et que j’avais déjà entendue.
Si quelqu’un peut me donner la référence je suis preneur (j’ai oublié de regarder le générique)

Sylvain dit: 12 décembre 2016 à 15 h 47 min

Votre observation sur Keith richards déclarant qu’il a sniffé papa est tordante.

Joli.Le film israélien est présent dans beaucoup de salles?

radioscopie dit: 12 décembre 2016 à 15 h 55 min

Je note qu’Annelise Roux souscrit aux propos d’Emmanuel. Les voici :
« La Stasi? Poutine lui mange la soupe sur la tête avec les petits postes techniques et le roaming.P..Edel: « parents à jeter avec leurs vieux problèmes qui paralysent la nouvelle génération »;avis des + nuancé ..!! Le réal se crève la panse à faire son film avec la Dragus & un comédien de premiére ,et Popaul et Radioscopie ,vous le décanillez parce que qu’il devrait comprendre que le business,ça marche comme ça en Roumanie et que la génération des parents n’à qu’à la fermer ; le Romeo ,l’a qu’à aller avec Louise voler des mistrals gagnants à la supérette,comme ça ils transparenterons ensemble !! »
Bref Annelise souscrit à une monumentale erreur d’interprétation. Je n’ai jamais (pas plus que P. Edel, s’il le permet) défendu pareille thèse.

radioscopie dit: 12 décembre 2016 à 16 h 04 min

DU Même (Emmanuel dit: 11 décembre 2016 à 18 h 39 min)

« Ch.Mungiu mérite mieux que la phrase expéditive avant le pousse café du dimanche ,Paul: Elle est ou la déception? Il a su se débarasser du jeunisme qui atteint la classe intellectuelle française et européenne ,le filmage-distraction,ces braves académies qui plaçent le poète Dylan&le chanteur Stromae sur piédestal pour montrer que les vieilles problématiques sont à balançer par dessus bord .Mungiu creuse sans se poser la question de la bonne ‘réception ».;Parce qu’il a 50 ans et eu le temps de réecouter patti Smith ? il connait la musique ; veine estimable .
Sans charre ,vous ne risquez pas d’y étancher votre soif si vous ne voulez que du plaisir et de la légèreté .je parie qu’Ericsen qui s’émeut de vieux réduits à ectoplasmes pour fond vert est plus jeune ; dites si j’ai faux; les quadras reviennent demandeurs de ce devant quoi les 60 et plus,les retraités ,rangés des voitures &qui en ont bien croqué tordent franc le nez.; »
Pour ma part, j’ai cru voir dans les personnages de la fille et de son petit ami, deux jeunes (en effet) qui, par leur attitude, leur refus, incarnaient une volonté de détraquer l’engrenage de la corruption. Est-ce du « jeunisme » pour autant ? Je n’en ai pas l’impression. Mais il est vrai, comme le subodore Emmanuel, je dois être frappé de sénilité.

alley car dit: 12 décembre 2016 à 17 h 25 min

« (…)C’est la conception infantile de l’idéal articulée autour de la mièvrerie et du noeud-noeud qui est en cause, pas la part essentielle, véritable, qui sait s’envisager et se critiquer, distillée malgré tout ds un étirement salvateur. Grandir n’a rien d’une partie de plaisir ms c’est la condition pour la joie lucide, et la spontanéité sûrement…(…) »

ahahahahah

radioscopie dit: 12 décembre 2016 à 17 h 38 min

Etonné de votre étonnement. Je lis : « Annelise dit: 12 décembre 2016 à 11 h 38 min : En particulier entre Emmanuel hier, dont je partage plus ou moins l’analyse sur le jeunisme »
« Plus ou moins », certes…

Phil dit: 12 décembre 2016 à 18 h 38 min

» corruption généralisée en Roumanie, pire en Bulgarie »

apprentissage de la démocratie

..
aujourd’hui, pire qu’en 95.
une nouvelle génération (25 ans en 1990) est aux manettes, Orban peacelove, poutinisé quinze ans plus tard. la démocratie comme les knödel exige son millénaire d’apprentissage.
idem pour le cinéma de l’Est, nullissime les dix années après la chute du mur. ensuite, de lassitude plus rien vu, occupé par les retrospectives d’avant 90, que du bon vintage communiss.

Paul Edel dit: 12 décembre 2016 à 19 h 02 min

Quand même la misère physique et morale de cette Eliza .. dans « baccalaureat » c’est pas rien.. quelle souffrance.. .

Annelise dit: 12 décembre 2016 à 19 h 09 min

Radio je partage surtout un certain scepticisme sur le jeunisme s’il consiste à chasser toute complication pour privilégier l’accessible à ts crins et sur Dylan au Nobel de littérature et Stromae. Paul 18h44 oui et ça m’intéresse comme ça. Ne vs laissez pas embrouiller

radioscopie dit: 12 décembre 2016 à 19 h 35 min

Eh bien, Annelise, je partage votre scepticisme sur le « jeunisme » et au-delà à peu près tout ce qui se suffixe en « isme ». Bonne soirée.

Widergänger dit: 12 décembre 2016 à 20 h 00 min

Marceline dit: 12 décembre 2016 à 14 h 09 min
Widergänger dit: 12 décembre 2016 à 14 h 00 min
Vous me direz que je dois être un peu félé

Non. Chiant, oui, égocentrique, oui, aigri et solitaire, oui, mais fêlé, non.
_________
Bon, c’est déjà ça…! Je suis sur la voie du rachat. priez pour moi…

Widergänger dit: 12 décembre 2016 à 20 h 05 min

Ben, il se défend bien Clint dans Sully ! Vu le film à l’Arlequin. Pris un réel plaisir à voir ce film qui pose de vrais problèmes de responsabilités humaines et interroge le fonctionnement de l’administration dans ses relations avec ses agents. Très moderne comme questionnement.

Irait voir à l’Arlequin le film israélien qui y passe à partir de mercredi. De chez moi, c’est pratique : ligne directe Jules Joffrin – Rennes.

Sylvain dit: 12 décembre 2016 à 20 h 21 min

edouard:killer typique de dialogue.Bof.

radioscopie 15.55 ou vous voyez ça?

Par contre quand Edel dit « les parents sont à jeter »,too much.

Popaul a rectifié le tir après en développant.La classe .

Emmanuel dit: 12 décembre 2016 à 21 h 50 min

suite ; en étant trop trip-cash ,le Cas à part avec mes gros doigts qui avaient du mal avec son exib du poireau dans le wagon ,je me mets P.Edel à dos et radioscopie en travers?
;je dois mal m’essprimer, je tape trop vite ,faut retenir mon bras ;ou je suis un incompris .
pas ça ce que je disais .Annelise,vous êtes bien bonne de m’accepter tel quel .Votre manière de remettre les pendules de Foucaud à l’heure à 19.09 copmme d’habitude sensibbb comme on n’en fait plus : la bonté l’air de rien ;
Merci.J’irai voir le film de adam polonsky.votre façon de parler du deuil ,parole,ça m’a transperçé .Le shit médicinal ne marche pas mal .Bon soulagement .Alley 17.25 tu te marres et pendant ce temps Gotlieb reste mort ; si tu trouves qu’il y a de quoi rire ,bientôt tu vas te réjouir que le pauvre Polna a l’insuffisance respiratoire;Une semaine et un jour ça fait court … Je vais essayer de me tenir à carreau.

edouard dit: 13 décembre 2016 à 7 h 29 min

à 20 h 21 min
je ne vais pas au ciné
quant au dialogue, si c’est pour assassiner ceux qui n’ont pas la tenue suit-and-tie mot de passe pour entrer dans le temple de la culture des initiés et se font traiter de stromae…

Phil dit: 13 décembre 2016 à 7 h 45 min

Stromae est une belle création, même genre que Ronaldo en plus intelligent. Quant aux « initiés », c’est le lot commun de nos sociétés, du jardin d’enfants à la maçonnerie. Aller au cinéma a perdu de sa magie, certes, il faut fuir les mangeurs de popcorn, les salles inconfortables qui font payer le prix fort (avec les subventions d’État) et les productions frelatées aussi nombreuses que les bonbons Haribo. Mais ne pas croire que le dividi sur écran graisseux vaut le cinéma.

christiane dit: 13 décembre 2016 à 7 h 50 min

@Emmanuel dit: 12 décembre 2016 à 21 h 50 min
Emmanuel,
je ne sais de quelles batailles vous parlez, « étant trop trip-cash » mais vous le faites avec charme. Se battre pour la façon dont nous voyons un film est aussi vain que de le faire pour la lecture d’un roman. Lire ou regarder un film reste avant tout un bonheur solitaire dont seuls nous avons les clés car l’un et l’autre éveillent en nous une histoire, des émotions qui nous appartiennent. Et tant pis si pour ce bonheur nous donnons des priorités qui ne sont pas celles du voisin, et tant pis si nous aimons ce que l’autre piétine, et tant pis si nous sommes réservés là où l’autre est dithyrambique.
Liberté, j’écris ton nom avait décliné Paul.E…

« Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom (…)

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom (…)

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom (…)

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)

Annelise dit: 13 décembre 2016 à 9 h 17 min

Cher Phil 7h45 Stromae il y a l’Académie Charles-Cros et j’adore écouter Dylan… Faudrait-il accorder la médaille Fields à Lionel « La Puce » Messi tant il calcule bien ses angles d’attaque? Un bon Ballon d’or fera mieux l’affaire. Je suis profondément pour le dépareillement, le dépareillage et ce que vs voulez, pas pour le relativisme censé appâter vers la culture en mettant Rimbaud, Nerval, Bonnefoy sur le même pied que Gérard Manset ou Bashung (pourtant, ces deux derniers ont toutes mes faveurs)
En revanche si vs vs mettez à critiquer les fraises Tagada il va y avoir du rififi

Annelise dit: 13 décembre 2016 à 9 h 40 min

… si à son époque, des chroniqueurs sportifs avaient décidé d’allouer un prix à Blondin pour ses écrits en la matière ça ne m’aurait pas gênée. Edouard, pas du tout la question d’un quelconque mépris envers les non initiés, dont nous faisons toujours partie à un moment ou l’autre pour qqchose – puis j’aime justement la dimension populaire du cinéma, tout le monde peut y aller et ressentir ce qu’il veut – ms un mélange des genres qui ne fait pas tant bouger les lignes que brouiller les cartes
J’ajoute que quand je sors du billet pour venir ds les colonnes avec vs, je ne suis plus « critique de cinéma », je donne une opinion
Polonsky demain…

Sylvain dit: 13 décembre 2016 à 10 h 51 min

Annelise 9.40:fine distinction.

Pour ça que vous êtes un critique aussi prescripteur.

Magistral d’un côté,de quoi recevoir un prix de « critique »,et de l’autre vous êtes accessible sans non plus dévoiler.

Votre film israélien sur le deuil fait envie.

Gilles dit: 13 décembre 2016 à 11 h 13 min

suite ;et stromae ,ça oui c’est mépriser les non initiés;les prendre pour des gogos en pensant qu’ils sont incapables de voir la ficelle.
En attendant le chèque passe sous le nez de tout un secteur talentueux qui crève la misère & que personne ne soutient.
Sur Polonsky; lu que le cinéaste s’était inspiré de la mort d’un cancer de sa copine ,ou copine d’un ami .Ca fait larmoyant comme ça .J’aime la première partie du billet (l’autre aussi !),cet espèce de mise en mots humaine des mécanismes autour de la mort d’un proche .Un continent mystérieux que l’article déshabille avec un humour delicat (« l’histoire ne dit pas si Eyal rolls on shabbat comme le déplore Walter dans Big L »…)

J.D dit: 13 décembre 2016 à 13 h 32 min

Ca se passe à Tel-Aviv,Annelise kishef macher,petite magicienne des mots farouche et sensible?Dans « le Monde » ils parlent surtout des pétards fumés ,de la baffe à la voisine bruyante dans les transports amoureux .le titre ,on dirait un film de Kev Adams: »Contre la mort ,des bêtises et des pétards « .Pas allé si je n’étais pas venu lire ici ce que vous en avez pensé.
Evgenia Dodina avec des poches pareilles sous les yeux ,on voit bien que ce n’est pas le hachisch qui suffira au père pour se remettre !La mort de ceux qu’on aime ,pire épreuve.
Lehaim,oui…

edouard dit: 13 décembre 2016 à 13 h 37 min

Annelise
OK
J’ignore qui est Stromae, Les lyncheurs de BoB Dylan c’est l’hosto qui se fout de la charité comme les duc.nlajoie dont la raclure de m.rde de médiocrité qui se prend pour une référence supérieure (jeune et belle y compris)sur la rdl

edouard dit: 13 décembre 2016 à 13 h 55 min

« ne pas croire que le dividi sur écran graisseux vaut le cinéma. »
Personne n’a dit le contraire
C’est qu’aller au ciné ne me dit plus rien
(et mes écrans ne sont pas graisseux!)

Sylvain dit: 13 décembre 2016 à 14 h 39 min

edouard 13.37 on s’en fiche de celle que vous nous rabachez aux oreilles sur rdl.

On sait pas qui c’est et on s ‘en moque.On est sur rdc et on cause cinéma.

Mercredi va y avoir du monde pour Polonsky après le billet !

Eriksen dit: 13 décembre 2016 à 15 h 56 min

@ Edouard: alors ce n’est pas le même, si moins taré.
D’autre part , un même public peut se comporter différemment sur deux blogs… tout dépend du taulier ou de la taulière.

Sylvain dit: 13 décembre 2016 à 16 h 27 min

edouard :ha,Ok…j’ai découvert Annelise Roux grâce à sa page Facebook qui relaie ici.

Et une fois je l’ai vue(elle,de loin)dans une salle ,tranquille,prés de Gare du Nord.

Tres très gentille et discrète,assez sauvage.

Pas osé l’aborder.Elle leur avait fait une super page mais n’est pas restée au coquetelle.

Marceline dit: 13 décembre 2016 à 17 h 35 min

Sylvain dit: 13 décembre 2016 à 16 h 27 min

Tres très gentille et discrète,assez sauvage.
Pas osé l’aborder.

Hou, toi t’es amoureux, mon petit père.

Widergänger dit: 13 décembre 2016 à 18 h 40 min

Brizé réussit à filmer l’étouffement de la vie provinciale d’une Madame Bovary de 1819. On sent le poids le monde, l’importance des gestes les plus quotidiens. On a l’impression que le réalisateur a assimiler tous les trucs de Godard et les a harmoniser pour en faire un parfait chef-d’œuvre.

edouard dit: 13 décembre 2016 à 18 h 44 min

Sylvain dit: 13 décembre 2016 à 16 h 27 min
cool

Eriksen dit: 13 décembre 2016 à 15 h 56 min
les pires ne viennent pas ici c’est mieux

Gilles dit: 13 décembre 2016 à 19 h 05 min

Idem que sylvain.découvert Annelise via Facebook.Jamais mis les pieds sur :RDC/RDL avant.Plutot accro à la presse écrite :lecteur des (vieux) Cahiers et de 7eme Obsession,lecteur occasionnel de Libé(plus ça depuis que JUly est barré) parfois Inrocks & Monde .Maintenant je me fie à elle .Curieuse synthèse escarpée ,matériaux pas censés se mélanger …Chez elle ça marche ! J’aime bien « 7eme » aussi .A-li est mieux.
Aleph Polonsky est très jeune on dirait,82? La trentaine .On va voir ça…

Gilles dit: 13 décembre 2016 à 19 h 17 min

Wg 18.38 J.chemla dans « Un sentiment de l’été « ,Tb (lu ici ).Brizé j’aime bien .Le film fait catalogue .trop transposé.Daroussin,Moreau ,tous bien mais il y a un côté scolaire? Judith Chemla en Jeanne ,mère et épouse déçue est parfaite de bout en bout ..Le film tient sur elle ,en fait.

Widergänger dit: 14 décembre 2016 à 0 h 09 min

Non, justement. Pas scolaire du temps, le film. Tout le contraire, c’est ce qui m’a séduit tellement. Et l’importance du silence aussi dans ce film. La caméra laisse regarder les gens vivre, c’est très extraordinaire, ça. Je n’avais encore jamais vu ça au cinéma. Vraiment.

edouard dit: 14 décembre 2016 à 7 h 19 min

le lien n’a pas l’air de marcher
L’article est dans l’Independent.co.ok, sous le titre:  » Martin Scorsese: ‘Words and images don’t mean anything anymore’
He believes there is over-saturation when it comes to film »

Sylvain dit: 14 décembre 2016 à 12 h 23 min

Sur Stéphane Brisé:avis entre deux(G et WGG)

caméra sans ressort (a l’épaule pourtant),classique académique.

Maupassant,la vraie Normandie du roman& J.Chemla (qui n’a pas à »jouer »)crèvent l’écran sans risques.

Wgg,la formule »Mme Bovary de la restauration »,j’entre moins dans vos pas.

Jeanne atteinte de bovarysme d’après vous?Pas le même tonalité que chez Flaubert.

Ch.Bovary/de Lamare,la problématique diffère.idem Berthe et le fils de Jeanne(vrai qu’il y a des similitudes)..

Vais voir le Polonsky ce soir.Vous dirai!

Widergänger dit: 14 décembre 2016 à 14 h 04 min

Oui, similitudes seulement. Mais elle sort du couvent et son inexpérience de la vie la rend fragile. Mais ce n’est pas elle qui est volage, c’est son mari. Puis son fils qui dérape grave. Une même peinture néanmoins de la province et de l’étouffement des vies prises dans les carcans des préjugés, de l’éducation et du silence de la province. Le silence dans ce film joue un rôle majeur et il nous saisit aussi. En tout cas, j’y ai été très sensible.

Emmanuel dit: 14 décembre 2016 à 14 h 31 min

beau film que cette »semaine et 1 jour »,Annelise;je n’y serais pas allé sans vous,:pas envie de l’histoire du fils cancéreux et des parents ..de quoi faire prendre la tangente!. 100 fois plus avec le parti-pris rebattu du « rire contre la mort « (genre de titre aperçu dans tous les journaux ,qui laisse présager que ces chers journalots n’ont pas cherché midi à 1300.;) Ils trouvent marrant l’air guitar alors que cette partie du film gonfle,le scenar est bourré de clichés & de maladresses et pourtant ,pourtant …;remis dans une autre perspective en vous lisant ,le truc se faufile et va sur ce que vous dites .; le fisher king rongé par un mal que personne ne guerit ,mourant de soif(elyal) auquel le fou tend la coupe de l’attention en simplicité ..;le petit lien pas bien gros au début qui réattire dans la vie ,surtout la femme qui le fait naitre ?(elles sont souvent nos accoucheurs du dedans qu’on se garde ..; les petites femmes avec le coeur palpitant comme un zoziau ,un piaf alors qu’au final elles sont dix fois plus fortes ,meme si elles sont fragiles ); Ce pourquoi votre titre est superbement trouvé..; »à la vie  » alors que le père ,la mère ont les jambes sciées .; Le début du billet est très beau et quide parfaitement avec ce qu’il faut de tact à la rencontre de ça;.
Dodina (la mère ) tbeau personnage ..;elle tient le bateau alors qu’elle est ravagée ,et lui va se planquer dans les buissons !Ce que j’aurais fait aussi si mon fils était mort .Polonsky avec un O comme vous l’appelez la joue facile dans beaucoup de plans portant au final le film a vraiment quelque chose ; d’ailleurs je suis pas sorti cador j’avoue ..tout remué;

christiane dit: 14 décembre 2016 à 17 h 01 min

Annelise dit: 13 décembre 2016 à 9 h 40 min
C’est intéressant ce que vous dites à la fin de votre commentaire. Je n’ai pas vraiment les mêmes goûts que vous dans la sélection des films que je vois mais j’aime vos billets et vos commentaires car :
1 – vous aimez passionnément le cinéma et votre mémoire est riche de tant de films aimés. Vous le protégez d’une certaine façon comme H.Langlois et S.Tubiana.
2 – Votre écriture est très particulière. On entre en littérature quand on vous lit et peut importe de quel film vous parlez.
Vous avez fait de cette rdc une cinémathèque, un espace inimitable où l’on vient pour le plaisir de lire (vous et les satellites tournant dans votre galaxie) avant que de chercher une idée de sortie-cinéma car les liens sont intemporels.

edouard dit: 14 décembre 2016 à 17 h 10 min

Widergänger dit: 14 décembre 2016 à 11 h 35 min
Pas lu Baudr. Mais c’est un fait qu’on est saoulé d’images. Le texte n’a plus guère d’importance

christiane dit: 14 décembre 2016 à 18 h 06 min

Certainement, Phil. pourriez-vous en dire plus ? Je les ai réunis pour leur passion du cinéma, leur rôle dans les cinémathèques.
Je sais qu’Henri Langlois disait :« Il s’agit avant tout de montrer des films et non de discuter après. Les débats ne servent à rien », alors que Serge Toubiana aimait parler des films. A J.Badie, sur Le Monde, il y a deux mois il répondait : « Langlois a dit : « Il faut tout garder. On ne sait pas comment telle œuvre sera vue dans dix ans ! » Lorsque je regarde un film ancien, je m’intéresse à la manière dont les personnages sont habillés, aux voitures, à l’architecture, à la façon de parler. Je regarde ce qui est annexe mais qui porte une valeur documentaire intéressante. Tout fait sens. Langlois pensait qu’il fallait aussi garder les appareils, les costumes, les scénarios. Tout ! »
J’ai beaucoup aimé les expos à la Cinémathèque de Bercy, ces dernières années. (Scorsese -J.Demy – Pasolini – Truffaut – Antonioni… Méliès et la 3 D – C’est un homme d’écriture, aussi.
C’était aussi pour cette petite cinémathèque que Annelise (et ses amis dont vous), installe ici. Il y a toujours des liens avec d’autres films, d’autres réalisateurs, d’autres acteurs.

Annelise dit: 14 décembre 2016 à 19 h 27 min

Christiane 17h01, merci. Dois-je en déduire que vous m’avez surprise comme le Henri enfant d’Izmir, poussant le landau rempli de bobines? En réalité je suis la plupart du tps réticente à parler des films… timidité ou je ne sais quoi… ms j’aime ça,oui

Gilles dit: 14 décembre 2016 à 19 h 27 min

Christiane 17.01; sur le côté préservation de la cinémathèque ,gout donné par Annelise & sa magnifique écriture singulière ,toutafait d’accord …Très particulier .Rarement vu ça .Toute frêle,elle doit faire le quart du grand Toubiana mais elle a une espèce d’énigme ,un temps naturel « à elle » qui arrête tout ,tout en permettant de rentrer dans l’espace d’un récit ( principe même du cinéma?)
phil,17.17 oui,quelles différences & rapprochements faites-vous Langlois/S.Toubiana?

christiane dit: 14 décembre 2016 à 20 h 19 min

Eh oui, avec le landau plein de bobines, déroulées ici avec « cette magnifique écriture singulière » (comme l’écrit Gilles). Du bon boulot !

Jibé dit: 14 décembre 2016 à 20 h 24 min

C’est un beau film, Annelise, et vous en avez remarquablement parlé dans le détail, avec des incises personnelles de toute beauté sur la mort et le deuil, vaste problème ! Comme d’habitude, j’ai pas tout compris. Suis-je bête ? C’est une histoire joliment narrée en images et qui repose en grande partie sur le jeu des acteurs réunis autour de l’acteur principal. Tous aussi farfelus les uns que les autres mais pourtant plongés en plein drame, sans faire de mélodrame…

Phil dit: 14 décembre 2016 à 20 h 39 min

Langlois est le Griffith des cinémathèques, leur matrice comme fut l’homme au panama pour le cinéma, avec toujours cette impression d’alchimie à rebours qui semble avoir livré toutes les puissances de cet art dès sa naissance. Tubiana ne démérite pas mais reste un gestionnaire, après un (court) détour maoïste.

Emmanuel dit: 14 décembre 2016 à 21 h 52 min

non mon JB t’es pas bête ;t’es bien! veux tu m’épouser après que j’aie changé de sexe chezJLoao Rodrigues? Chui pas moqueur ,je te le dis franco..;j’en parlerai à qui de droit le cas échéant .;le film que la petite A-li nous met sur la voie ,moi aussi j’estoy bouleversé ;je galèje mais c’est la pudeur,tu sais ce que c’est …;moi non plus t’inquiète,je ne comprends pas toujours du 1er coup ce qu’A.L dit;je relis et d’un coup je comprends mieux,comme l’écran qui se déchire si tu vois ou je v en venir?;ton 20.24 met dans la cible,mon respect !!
Phil : « Langlois,le griffith des cinémathèques  » elle est à mettre de coté celle là aussi …annelise rend tout meilleur .; Toubiana ou Tubiana ? J’aurais mis un o,ça c’est un nom séfarade? rien d’une critique (au contraire );Gestionnaire surement ,mais il a fait du big boulot ,et surement intègre on lui enlèvera pas ça;?;polonsky grâce à Annelise nous aura mis tous d’accord ..qu’est ce qu’ils ont dit les Masqueux?Les articles à part ici,du survol;

Jibé dit: 14 décembre 2016 à 22 h 54 min

Très honoré par ta demande en mariage, Emmanuel, mais avec moi il ne faudrait surtout pas changer de sexe ! Je suis cependant obligé de décliner ta proposition, j’ai tiré le bon numéro, il y a déjà trente ans tout rond…

radioscopie dit: 15 décembre 2016 à 8 h 10 min

Pitié pour Annelise, chétive abeille butineuse d’écrans, elle mérite dans sa douillette ruche de prendre quelque repos. Je vois ici des amateurs de miel qui font leur miel des vibrations de son chant et ne cessent d’agiter l’enfumoir… Ou bien faudra-t-il, en ces temps d’air vicié, qu’on décroche l’icône vénérée dans sa nef de chapelle orthodoxe pour la sauver de la suffocation pour excès d’encens ?

Phil dit: 15 décembre 2016 à 9 h 07 min

Thanks Alley cat, j’aime beaucoup, indeed
Oui..ouh, Toubiana. Son successeur semble plus fils de Langlois, collectionneur de pots de confitures (rappelons-le) à l’esprit tintin.

Jibé dit: 15 décembre 2016 à 9 h 38 min

Enfin, Phil, quelle rapport entre Langlois et Toubiana : l’un à inventé la cinémathèque, l’autre se contente seulement de gérer l’héritage !

Phil dit: 15 décembre 2016 à 10 h 09 min

bien sûr, dear baroz. comme on dit dans les mauvaises émissions radioscopiques, je « rebondissais » sur un propos de Christiane que vous n’avez probablement pas lu, occupé avec vos histoires de pacs. Dans toute structure, un moment vient où les gestionnaires retrouvent l’esprit du fondateur. Ce moment n’est pas encore venu à la cinémathèque française.
Dans une période où les navets inondent les écrans des plus belles de cinéma d’Europe, il est intéressant de se pencher sur la pérennité de nos cinémathèques.
A Santa Cruz de Ténériffe l’unique salle de la cinémathèque, tapissée de fauteuils en cuir blanc, est magnifique. Toubiana devrait y prendre sa retraite.

Watteau dit: 15 décembre 2016 à 11 h 46 min

santa cruz de T? que faites vous là-bas,Phil?annelise,20.58 vous connaissez Dalton(karen pas averell..)
le film est très touchant .Eugénia Dodina vs Elyal ,ça marche Tb… Le personnage de Tomer Kapon outré ,fait pour donner du biscuit à la new génération? Pas toujours la bonne solution de descendre en qualité,enfin bref.L’humour juif faudrait voir avec wig ce qu’il en pense ?

Sylvain dit: 15 décembre 2016 à 12 h 52 min

« Annelise frêle abeille butineuse »:radioscopie,A-li serait plutôt du genre à piquer comme Mohammed quand elle se mêle de décrocher un pain. ..

Manu 21.52,tu avais bu?tu devrais rougir de draguer un homme rangé des voitures.

La question de jB à 20.26″peut on parler d’humour juif »dans le Polonsky me turlupine.Je vais y penser.Cékoi l’humour juif?

Faites maison les confitures de Langlois?

J.D dit: 15 décembre 2016 à 14 h 03 min

Si Feygele Annelise (le petit oiseau)permet,un mot sur l’humour juif : facilement discursif,l’art du pilpoul détourné jusqu’à l’absurde .Toujours intelligent avec pointe mélancolique ,après ce qui a été subi est-ce étonnant ?
Ce film du jeune Asaph P.,rien à voir avec Woody Allen du début .Mais toujours la transformation du désespoir en tortillage intellectuel .Le comique de situation ne fait qu’en découler .Toujours réflechir ! quelquefois seule manière de survivre …Serge Toubiana est un séfarade de Tunisie : comme on dit entre nous(humour juif) « les séfarades sont les meilleurs amis des Juifs ».Les Ashkenases peuvent raconter la même et inverser la proposition.

Phil dit: 15 décembre 2016 à 14 h 25 min

indeed, une collection de confitures « maison » (à son époque les grands-mères y allaient sec avec la marmite) que le parfois empoté Langlois mettait en rayonnage (à côté des bobines de films…pas le top pour un diplôme d’archiviste mais d’un autre calibre que la collection de tableaux qui devait atterrir dans la cinémathèque de Berri (sorry Bercy).
Il faut du luxe et de l’exotisme dans une cinémathèque, celle de Ténériffe offre les deux.

Annelise dit: 15 décembre 2016 à 14 h 26 min

Assayas ! ms patience, j’y ferai sans doute allusion ds le prochain billet (j’aime aussi Benoît Jacquot, Amalric, Balibar… et Don DeLillo…allez le voir en attendant & rapportez-ns vos impressions?) Touchée par votre post sur Polonsky, chaud au coeur, Jibé !
« L’abeille butineuse », « le petit oiseau », « la guêpe qui pique comme Mohamed Ali »…quel bestiaire

Annelise dit: 15 décembre 2016 à 14 h 29 min

Phil 14h25 je ne savais pas ça sur Langlois? Une de vos inventions ou c’est vrai? Bien moi aussi je suis confiturière ! Eh oui. La mûre, tjs la mûre… et le goût de la cerise

Phil dit: 15 décembre 2016 à 14 h 45 min

je fais très peu d’inventions, dear Annelise, perdant à tous les coups au concours Lépine. oui Langlois alignait les pots de confiture pas pour la déco, il les vidaient, ça l’aider à cogiter sur la manière de rouler Malraux…et à supporter ses trois bonnes femmes vaguement cinéastes. imaginez si vous évcu à cette époque, avec vos pots de mûres (la mûre aide à voir clair)
Les tableaux de Berri, c’est du pur sucre aussi (mais ça, vous savez..)

radioscopie dit: 15 décembre 2016 à 17 h 04 min

Phil dit: 15 décembre 2016 à 14 h 45 min
(la mûre aide à voir clair)
Ah bon ! C’est plutôt la réputation de la myrtille, non ?

Annelise dit: 15 décembre 2016 à 17 h 31 min

Phil 14h45 la mûre emballe sec, je vs le confirme. Surtout quand comme moi on va la cueillir ds les bois retirés, là où ni ânes ni chèvres n’ont js mis le pied (pourtant les cabris sautent haut, ce n’est pas « Marilyn » pour laquelle Japrisot nourrissait une tendre ms limpide passion – rien de comparable avec Quasimodo de Gotlib- qui dira le contraire : elle défonçait le capot des journalistes qui arrivaient chez le Jean-Baptiste Rossi… mise en fuite assurée, rire du Sébastien!)
Contente que Asaph Polonsky fasse son chemin

radioscopie dit: 15 décembre 2016 à 17 h 59 min

Confitures ? Mais bien sûr, Phil! Et ce que je préfère, c’est leur trouver des noms abstrus à base de racines grecques ou latines qu’ensuite je calligraphie sur des étiquettes (tête de ceux à qui je les offre). J’ai des doutes sur les mûres d’Annelise cueillies dans les… bois !

Annelise dit: 15 décembre 2016 à 18 h 03 min

Vs n’êtes jamais venu en Médoc profond, vers l’estuaire, ça se voit Radio : des forêts de chênes et de pins, des chemins creux, personne à des kilomètres, des châtaigniers et brusquement de ces invraisemblables buissons de ronces au bord des vignes

Jibé dit: 15 décembre 2016 à 18 h 13 min

« qu’avez-vous pensé du Carol de Todd Haynes ? »

Je n’en ai plus aucune idée, Laura Delair ! Une vague histoire de lesbiennes…

Emmanuel dit: 15 décembre 2016 à 18 h 13 min

Jibé chui conscient de ma proposition indécente ;fais excuse auprès de ton légitime,je croyais que tu avis exprimé le désir de walk on the wild side .;Rendez service aux gens ,vous n’êtes pas payé de retour ..; sinon mon Chancel,la petite madone c’est pas dans la chapelle orthodoxe que je la verrais bien :;.plutot dans mon sleeping.(G comme l’impression qu’elle ne veut pas ,les femmes comme elle sont les + difficiles à prévoir.) Toubiana ,Martine sadaa,quignard :tousse sonssent gens de qualité; ;Phil résume le truc en disant que « gestionnaire  » ou « héritier  » c’est pas pareil qu’être créateur au départ .Toubiana je déteste pas :de la qualité et du mérite ?;toute façon c’est plus lui maintenant ,qui c??
Par contre les films ici :je remarque que le niveau monte .Annelise ceci étant dit ,votre film israélien ,pas diffusé non plus autant que star wars .!!..;

Phil dit: 15 décembre 2016 à 18 h 18 min

Jamais vu autant de spécialistes de confitures, la cinéphilie y est sûrement pour quelque chose…bocal, mélasse chauffée, excès de sucre, goûts intenses, hermétisme…faites vos jeux

Marceline dit: 15 décembre 2016 à 18 h 45 min

C’en sera bientôt fini des cinémathèques. Elles étaient nécessaires au temps de la pellicule, pour conserver les bobines. Pour voir un film, il fallait une copie. Bientôt, tous les films seront numérisés, on ne prendra plus le risque d’endommager les copies pour les projeter, elles seront planquées dans des réserves comme les manuscrits anciens que personne n’a le droit de voir.
Ça me rappelle une anecdote. Dans les années 70, j’ai vu brûler une partie de la copie des Rapaces, à Chaillot. C’était terrible. On était là, impuissants, dans la salle, on voyait un magma mouvant sur l’écran, on gueulait mais le projectionniste s’était barré momentanément.
On fonçait à la cinémathèque pour des films qu’on ne pouvait voir nulle part ailleurs. La copie dorée de Reflets dans un œil d’or, Vertigo en VistaVision (quand le logo VistaVision apparaissait sur l’écran, c’était comme un orgasme — aucune autre salle à Paris et probablement en France n’était équipée pour les projections horizontales), les copies en 70 mm, etc.
Aujourd’hui, il n’y a plus vraiment de films rares. C’est un peu comme pour les livres, on n’a pas les éditions originales mais on peut les lire en poche.

edouard dit: 15 décembre 2016 à 19 h 04 min

avant Beaubourg yavait souvent foule à Chaillot pour la cinémathèque (la seule à Paris à l’époque?) c’était génial pour les films, l’ambiance

Phil dit: 15 décembre 2016 à 19 h 06 min

saprée Marceline, après le butagaz, vive la cuisine au laser..
les générations passent mais le désir d’authenticité reste; Hollande aura beau inaugurer lascaux IV en grande (dernière) pompe, rien n’y fait, les vrais de la vieille ne prendront pas le train pour voir un fake bon pour la disneycompanie.
la copie dorée du reflet à Brando tantouzé a rameuté la foule des grands jours lors de sa projection au printemps dernier. les copies numérisées agacent l’oeil des cinéphiles, dear marceline, même le nouveau format (MMC ?..ou quelque chose d’approchant) ne trompe pas les habitués de l’argentique..combien sont-ils ? suffisamment nombreux pour ne pas gober toute la sauce numérique qui empêche les flous, vous javelise l’écran…
mesurez votre bonheur d’avoir vu brûler Greed, Stroheim enterré à Thiais a dû jouer nosferatu, agiter ses grelots sur la descendance des Thalberg, laemmle et autres mogouls mongols

alley cat dit: 15 décembre 2016 à 20 h 49 min

et les sangliers dans les arbres de l’art poétique d’Horace ; les chamois médocains sont incomparables, surtout quand ils ont remonté à pattes les rives de Garonne jusqu’à celles de la Gironde, à Pauillac, en bordure de l’estuaire, plein fer sur la station pétrolifère de la Shell
Moi aussi je fais de la confiture de mûre, mais des mûres du mûrier
(la bobine étoilée d’Odradek manque à la RdL)

alley car dit: 15 décembre 2016 à 20 h 56 min

mieux : les sangliers sur les flots … Ce n’est pas Michon (qui se la raconte quand même beaucoup en toutes circonstances) qui démentira

Annelise dit: 15 décembre 2016 à 21 h 00 min

Alley 20h56 je pardonne tt à l’homme faisant célébrer la messe sous la nef des arbres pour des Idiots, par un abbé nommé Bandy mort d’avoir appuyé sa mobylette au talus…ou celui simple qui ne veut pas être soigné à l’hôpital, préfère mourir d’un cancer de la gorge plutôt que d’avouer qu’il ne sait pas lire
Vu « Une semaine et un jour »?

christiane dit: 16 décembre 2016 à 8 h 18 min

Merci, Alley cat, pour ce papier de JILL A. McCOY
(traduit de l’anglais par Camille Bloomfield).
J’aime lire Michon, plus que d’entendre la lecture de ses textes, mais ce qui est dit de sa prose poétique, rare et dense est exact. Pour les « Vies minuscules » – grand livre – toutes biographies imaginaires – comme dans Les Onze, qui nous parlent de lui dans ces personnages qu’il fait apparaître sous nos yeux et disparaître tout autant, au milieu d’un souvenir de ce qui a été (comme les cinémathèques !).
Toutefois, je n’ai pas bien compris cette incise dans le déroulement du fil de discussion mais ce n’est pas grave. Je ne suis pas attentive et il reste ce plaisir.

Sylvain dit: 16 décembre 2016 à 10 h 01 min

avec alley-car il n’y a jamais de rapport Christiane.

Annelise remet sur le bon rail du film.

Mon club ciné(21 membres)suit les instructions de la Dame!

Laura Delair dit: 16 décembre 2016 à 10 h 10 min

à Marcelinne 18:45 « il n’y a plus de films rares »… sur ciné+classic : des films réalisés par IDA LUPINO dont « The Bigamist »

Emmanuel dit: 16 décembre 2016 à 10 h 56 min

l’article est vraiment balèze;retour sur la scène ‘ping-pong’ :la gestuelle d’avivi ,direct pompée sur John Turturro, vous avez bien fait de citer la source..;l’emprunt aux Cohen bros patenté; As.polonsky ne veut pas signer de reconnaissance de dettes ,ha ces jeunes, ach,ach..;

Jodi dit: 16 décembre 2016 à 13 h 30 min

La scène de la fausse opération de la mère de la petite fille a l’hôpital est ridicule .Tout comme l’air guitar.Vous le dites avec beaucoup de douceur Annelise…Quelles scènes sont vos préférées?

Annelise dit: 16 décembre 2016 à 15 h 59 min

Oui, pas trop fan de ces passages.Ni de la musique sucrée qui va avec. Ms une justesse, un ton chez Asaph Polonsky…
Ce qui est réussi : certain sens du silence. Le premier claquement de porte quand le père se retrouve seul ds la maison.Beau plan sur Vicky, le reflet sur la vitre qd elle relève les persiennes (on dirait une scène d’un Garrel au café dont j’ai oublié le titre). Les parents sur le lit en petite cuillère, Zooler endormi pouce ds la bouche. L’oraison funèbre de Meirav, la façon d’Elyal d’assister aux funérailles de son propre fils par procuration. Le joint piqué par la femme en landau. Le gosse un peu demeuré venu prendre un cours. les chatons qui vacillent sur le torse du père. L’embryon de lâcher prise empreintes au bec (Vicky). Le long plan sur le rideau saumon, on dirait un Hopper. La moustache (immonde, craquante). Les marches du lycée où la mère travaille (un des degrés est vierge de tables de multiplication, case manquante)

Marceline dit: 16 décembre 2016 à 16 h 48 min

Jibé dit: 15 décembre 2016 à 19 h 26 min
Mais ça nous fait quel âge aujourd’hui, tante Marcelline ?

Une petite soixantaine, sans plus, je suis moins vieille que toi, mon Jibé.

Phil, ça sert à rien d’avoir une attitude d’amish et vouloir arrêter le temps. Tu peux toujours préférer une Bugatti royale à une Tesla, n’empêche que les bagnoles continueront à évoluer. Y a pas si longtemps encore, la vidéo n’était pas regardable tellement c’était moche. Et puis la HD est arrivée, progresse sans cesse, finira par être d’une qualité bien supérieure à la pellicule.
D’accord, on n’a jamais fait mieux que le Technicolor (je parle du vrai d’origine, à triple caméra et bain de teinture), mais attends la suite. C’est inéluctable : la pelloche va disparaître.

Eriksen dit: 16 décembre 2016 à 17 h 41 min

hors sujet, quoique
Arrival (premier contact)
Une sculpture de Brancusi en suspension dans l’air. Une maitrise totale de la gravite. L’avance technologique des extra-terrestres est telle que la lutte semble perdue. Les derniers romantiques poussent encore à quelques velléités de combat, mais leurs totales inefficacités font réfléchir les courages et calmer les parades. Maitresse Yoda du langage, Louise Banks est recrutée pour communiquer avec l’Autre. Elle est accompagnée du scientifique Ian Donnely, pendant mâle discret du binôme de génie. Sans bouillir, on observe le retour du déséquilibre homme/femme … la guerre des sexes est même dépassée tant la supériorité de l’une est admis par l’autre. Après une charge faiblarde esquivée d’une belle Veronique, la bête fatiguée consent déjà à synergir. Le film est tout entier sur la collaboration : homme femme, entre nations, et de l’Autre avec l’Homme (en l’occurrence une femme). Le film retrace en accéléré le chemin de l’homme tel qu’il l’imagine, depuis l’absence de langage jusqu’au langage absolu, celui de la compréhension totale de l’autre, celui ou le mot « arme » n’existe plus.
Le support langagier des Aliens passe par des volutes d’encre de Chine s’organisant en une calligraphie de couronnes mortuaires fanées, glaçantes comme des idées noires. L’approche déconstructrice de ces ombres, qui supposait l’explication du tout par la compréhension des parties, aboutit à une impasse et se trouve relayée, grâce à Louise, par une vision plus holistique (sorte « méthode globale » pour faire simple). Tiré d’une nouvelle d’un américain d’origine chinoise, le scénario valorise le cerveau droit, à qui l’on attribue la maitrise des langues, de la nuance, de la synthèse et du concret, avec un brin de « philosophie » New Age qui fait la part belle aux valeurs contemplatives de l’Asie.
Villeneuve bouscule également l’avenir et le passé. La précognition de la mort d’une enfant dès sa naissance fait disparaitre la fonction de « chaînon », dans laquelle se voit l’homme darwinien mue au plus profond de ses cellules par cette créativité à la portée des caniches. Le père ne pourra pas supporter l’inutilité de l’enfant condamnée. Louise, elle, accepte de dire Oui. La douleur de la perte sera plus sourde, moins révoltée du vol brutal d’une partie de son moi, et trouvera consolation dans les bonheurs donnés et reçus, et peut-être dans ce bras d’honneur au destin qui s’appelle gratuité. Mais ces allers retours dans le temps se heurteront surement, quand la connaissance du futur aura optimisé tout ce qui pouvait l’être, à une vie immuable bornée par les deux bouts et où rien ne peut être changer. L’enfer est pavé de bonnes intentions.
Le film, la vie, le prénom de l’enfant morte (Hannah), sont des palindromes ramenant au point de départ, tout comme le cercle qui supporte le langage des Aliens.
——————( spoiler à venir)—————————–
Et si le cadeau du ciel était un leurre, un virus mental tendant à faire coopérer une planète nouvelle ? Si, au lieu de diviser pour régner, l’envahisseur se contentait ici de changer l’esprit des tribus locales pour les amener à oublier l’idée de lutte ? Le film appuyant fortement sur le formatage induit par le langage, il peut être vu (aussi) comme l’apologie d’une colonisation d’un autre mode, plus proche de l’idée initiale des Lumières ,et loin de ses conséquences dévoyées. Cela reste pourtant une colonisation … et ce rêve d’être colonisé fait un peu froid dans le dos. Attendons Arrival 2, le retour.

Gilles dit: 16 décembre 2016 à 18 h 00 min

annelise,c’est drôle que vous ayez remarqué qu’il manque une ligne aux marches !Vraiment .
Maintenant que vous le dites je me rends compte que vrai:j’avais enregistré la scène en me disant ya un trou dans le décor ,au collège ,sans savoir quoi. C’est vraiment étonnant que vous mettiez le mot dessus .Le film de Philippe Garrel,le reflet dans la vitrine c’est avec l’ex de Godard ,Anne Wiazemsky.Une bordelaise comme vous .elle sort et va acheter de la drogue pendant que lui reste derrière .
A.polansky pour son âge ,pas mal.Quand ils relachent le crabe à l’eau ,ça redevient film pour trentenaires à gros rire et gross emotion,.Les scènes que vous dites autrement sont bien repérées .On se prend au jeu de ce drame pas larmoyant,surtout là.

Annelise dit: 16 décembre 2016 à 18 h 29 min

Beau post Eriksen 17h41. Villeneuve m’avait intéressée avec Sicario. J’ai un goût pour la SF, pas juste Blade, ou Bienvenue à Gattaca qui st deux de mes pêchés mignons, parfs des gros blockbusters, Marvel etc (il faut savoir les choisir). Et vs avez absolument raison, le hors sujet n’est pas si total que ça avec le billet du jour (la mort d’un enfant)… j’admets toutefs une prévention épidermique envers Amy Adams…peut-être le fait de l’avoir vue en Cendrillon botoxée minaudante dans « Il était une fois » au côté du « docteur Mamour » Patrick Dempsey en 2007 ? Quand le sucre vs carie sur le champ les dents à ce point, forcément on se demande est-ce sans danger, on voit arriver la chignole

Annelise dit: 16 décembre 2016 à 18 h 33 min

Votre lecture du film est très complète (sur les rapports H-F en particulier)… Assayas pour le prochain & Axelle Ropert devraient vs donner du bon grain à moudre. Pas tenté par Une semaine ?

Eriksen dit: 16 décembre 2016 à 18 h 41 min

Amy Adams est très bien… si on supporte les voix off Malickiennes.
Une interprétation touchante, comme vous les aimez, n’est pas absolument nécessaire pour ce genre ce genre de film métaphysique.
Un arallèle avec Gravity, où l’héroïne a subi aussi la perte d’un enfant. çà sentait déjà le sapin pour la testostérone, mais au moins Clooney avait la classe…

Annelise dit: 16 décembre 2016 à 18 h 51 min

Eriksen, je n’avais pas tellement aimé « Gravity ».Je me souviens d’une conversation là-dessus avec ma chère Sophie Avon, mon gd amour hétérosexuel de 40ans, où ns étions en total désaccord. Sandra Bullock, je l’avais préférée en perdition ds un bus avec un Keanu vieilli, un brin fatigué revenu de My own private Idaho qu’en train de tripoter les boutons ds la capsule en pensant à fifille. Tout sonnait faux pour moi, peut-être à part la dignité en effet de Clooney se lâchant ds la gde nature cieleuse atmosphérique pour la sauver (une scène qui enfant m’avait littéralement traumatisée ds Tintin, « On a marché sur la lune »…le filin casse et le gars est balancé ds la solitude définitive du noir interstellaire… crise d’asthme à la lecture). « Gravity », magnifique pour la technique à part ça, bcp d’à côté de la plaque à mes oreilles. Sacrilège? J’assume

Annelise dit: 16 décembre 2016 à 18 h 58 min

Et non, ça ne sentait pas le sapin pour la testostérone : hormone new generation, douce, apprivoisée, pas de roulements de muscles ou d’assauts de performance exigés ms l’intériorité complémentaire

Annelise dit: 16 décembre 2016 à 19 h 12 min

Je m’explique, pour « tripoter les boutons ds la capsule en pensant à fifille ». Aucun mépris pour la petite morte. Tout le contraire : pas supporté ds « Gravity » cette façon du film, au prétexte de la rendre perceptible au public, de gloser et capitaliser sur la mort de l’enfant. Qd on essuie une perte de ce calibre on a autre chose à faire, d’autres démons à affronter que de gloser et capitaliser dessus. Je l’ai ressenti comme une sorte d’injure faite à la fillette. Pas supporté

christiane dit: 16 décembre 2016 à 22 h 58 min

Ericksen – 17h41
Formidable traversée du film comme le passe-muraille de ce soir sur Arte avec l’excellent B.Podalydes.
Je crois que ce qui m’a le plus charmée dans ce film c’est ce déplacement continu dans le temps, pas comme un passé dont on se souvient mais un passé qui serait l’avenir.
Ces signes graphiques en fumée, mouvants, (cela m’a rappelé les ronds de fumée que faisait mon père, avec sa cigarette, pour nous émerveiller) éphémères, qu’elle déchiffre d’abord comme la pierre de Rosette pour finir par ne plus avoir besoin de déchiffrer. Comme une intuition fulgurante.
On passe vraiment de beaux moments, hors du temps, ici.

Eriksen dit: 17 décembre 2016 à 0 h 26 min

Annelise, je me souviens de la mort de l’enfant comme d’un moyen scénaristique pour créer une situation de choix : la fuite dans le monde supralunaire, parfait et stérile et le retour dans le monde sublunaire, plein de contingence et de douleurs, mais vivant. Le vieux Clooney n’hésite pas. Ryan Stone (sic) retombe à la vie.
Rien que la première scène, en silence autour de la terre, fait vivre une idée du parfait et pose déjà la question du choix.
La glose, je ne me souviens pas très bien. Sandra bullock ne m’a pas gène

Eriksen dit: 17 décembre 2016 à 0 h 32 min

c’est très politiquement incorrect ce que vous racontez Christiane … faire des ronds de fumée devant un enfant!
Le rond de fumée ou le cercle ont pourtant une fonction apaisante, comme la terre, bien ronde, vue du ciel.

Annelise dit: 17 décembre 2016 à 8 h 18 min

Ce que vs en dites à minuit 26 est très beau. Vs allez m’obliger à revoir le film. Je continue pourtant de penser que nos opinions divergent « la mort de l’enfant, moyen scénaristique » : bien ce qui me gêne,ça se sent trop comme ça. Qd SB s’encourage à voix haute, en appelant à la petite… on feuillette « Le deuil en 10 leçons, étapes ». Je vois rouge. D’autre part Clooney ne « choisit » pas la fuite ds l’immanence. Il s’en accommode avec beauté et bonté. Lâcher est le seul moyen pragmatique afin que Ryan Stone, elle au moins ait une chance… Ms la métaphore monde supralunaire/parfait, opposé au monde sublunaire où la douleur sera à réaffronter bel et bien est ds le film, très bien vue de votre part – et Sandra Bullock rentre en effet « pour » sa fille morte (et ça oui donne une dimension magnifique à « Gravity », outre l’image)

Eriksen dit: 17 décembre 2016 à 8 h 54 min

La mort de l’enfant est un moyen scénaristique au même titre qu’elle l’est dans 1 semaine et un jour. Sans la mort de l’enfant, il n’y a pas de film. Tant qu’il y a question, ya rien à redire je trouve.
Parfois la mort ne pose pas de question et ne sert qu’à appuyer un message, comme par exemple la mort finale dans Apnée ou la mort des 2 SDF dans Nocturama ou la mort de Frechette dans Zabriskie Point. là c’est contestable, car on nous manipule par la mort.
Il y a aussi les « morts » écran qui cache le message général aux yeux de la censure ou de la pensée dominante, comme celle de la fin du Client. Une manipulation, mais sous la contrainte de la censure. De bonne guerre.

Eriksen dit: 17 décembre 2016 à 9 h 16 min

Vous avez raison sur Clooney. Son sacrifice est surtout responsable.
Son humeur et son détachement rajoutent une cerise romantique… qui font toute la saveur du gâteau.
il s’envole avec légèreté dans l’éther.
Si la lourdeur de Stone ne m’avait pas gène, c’est peut-être qu’elle est nécessaire au scénario aussi…

Annelise dit: 17 décembre 2016 à 9 h 31 min

Non, pas tt à fait la même chose… La mort du fils n’est pas exactement un moyen, ni un sujet scénaristique, ni un levier ds « Une semaine & un jour ». C’est le point de départ-trou ds l’oeil de la cataracte, pas montrable justement, qui ne cherche pas à voir dedans ms observe ce qu’il reste autour

Sylvain dit: 17 décembre 2016 à 9 h 47 min

0:32:Christiane tourne rock n roll.

Ali & ericsen ,superbe la confrontation « Gravity »

Annelise a les yeux laser…Beaucoup aimé Polonsky!

(Me suis prémuni grace au billet contre les scènes craignosse,guitare et hosto auprès de la maman ).

Watteau dit: 17 décembre 2016 à 12 h 18 min

Annelise dit(sur Polonsky): « en bien :un certain rendu du silence ,la porte qui claque sur le père la première fois  »
Ca fait partie du meilleur du film .Après c’est du décorum,il y a du branchouse mais ça c’est tb rendu…
(L’enterrement de Myriam ou il se mêle à la foule :vrai qu’il le fait surement à ce moment parce qu’il peut réussir à s’ouvrir plus que pendant sa propre cérémonie .

Eriksen dit: 17 décembre 2016 à 13 h 12 min

D’accord Annelise, la mort de l’enfant est plus centrale dans une semaine et un jour, et effectivement sous-entendue plus que montrée. Mais cela n’en est pas moins un élément choisi du scénariste ou du metteur en scène.
Pour Gravity, c’est légèrement moins nécessaire à l’histoire mais très important tout de même pour expliquer les hésitations entre les deux mondes pour SB.
S’il y avait des flash-back un peu larmoyants sur l’enfant, je ne me souviens pas.

J.D dit: 17 décembre 2016 à 13 h 14 min

La jeune mere qui profite que la mère du défunt se fait surprendre avec le joint pour partir avec ,plus drôle que les pitreries du livreur de sushi.
Le jeune Kapon est beau ,Ali…un beau jeune homme aus yeux foncés .Les solitudes parallèles des parents ,vous l’avez dit: les lignes ne peuvent pas se rencontrer !La mère soulage Elyal en montrant qu’elle va continuer de l’aimer quand même avec la moustache .Dans la vraie vie c’est tout l’un ou tout l’autre .La mort d’un enfant ,ça vous soude ou ça tue le couple en place.
Vous n’aimez pas les moustachus ,Feygele?La moustache gauloise,pas très à la mode .Si la femme est affectueuse alors qu’il a le look José Bové ,ça veut dire qu’elle le voit avec les yeux du cœur .
Que ça qui puisse guérir…et le temps.

Paul Edel dit: 17 décembre 2016 à 13 h 52 min

Quand , dans la dernière scène du film « Gravity », Sandra Bullock, revenue sur terre ( tandis que les débris du vaisseau spatial brulent et forment des stries étroites, bandes neigeuses sillonnant le bleu du ciel), donc quand elle nage, épuisée dans une sorte d’eau marécageuse, boueuse, quel hymne à la terre, à son poids, à sa masse ferme, à son air léger, à son calme de jardin.
Sandra flotte entourée de quelques herbes aquatiques, avec son débardeur gris mouillé plaqué sur elle. Sa main gauche s’enfonce dans un sable mouillé rouge ferrugineux, tellement heureuse d’enfoncer ses doigts dans cet élément bizarre, l’eau fluide et molle, et de sentir le sable sous ses ongles, que ça devient un hymne à la terre. A sa chaleur, à son air léger, comme quelqu’un qui sent, un jour, le bois tiède d’un banc dans son dos. Un ravissement.
Le metteur en scène nous donne à sentir une espèce de naissance, de renaissance après le grand vide charbonneux du cosmos. sentir enfin le poids de son corps qui pèse de sa vraie gravité habituelle..le ventre, les cuisses, tout le corps appuyé sur le sol et l’eau qui imprègne son corps, on sent le ventre, les cuisses (qu’elle très belles) dans cet élément frais, fuyant, bizarre qu’est l’eau. On croit même sentir les odeurs qui l imprègnent. le mouvant, le visqueux, le tiède , elle baigne chose d’amniotique retrouvé.
Quelle scène. quelle paix sensuelle, qui n’a l’air de rien mais qui est filmée par un grand cinéaste..j’ai pensé aux meilleurs pages de sensualité de Le Clézio dans « le procès verbal » quand Adam Pollo qui entre dans l’eau éprouve un sentit de la naissance du premier matin du monde.

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 14 h 37 min

Pour un premier film, ce n’est pas mal. Mais c’est vrai qu’il ne casse pas des briques, ce film. Mais le ton est juste. À hauteur d’homme, sans prétention, sans grandiloquence, à coups de petites touches, d’observations touchantes sur le comportement humain, où entre beaucoup d’empathie, de bienveillance pour les personnages. Des scènes décalées, empruntes d’humour sauvent tout. Le caractère indicible du chagrin est bien présent mais en même temps le poids du monde et de la vie qui continue. Le Haïm, vive la vie ou santé ! Bien sûr ça n’a rien à voir avec le deuil impossible et ses conséquences dans les familles qui ont connu la Shoah.

Annelise dit: 17 décembre 2016 à 15 h 13 min

Paul &Eriksen en totale adhérence… « les cuisses qu’elle a jolies »… ah, ns y voilà? Je ris, ms si le cosmonaute n’avait pas eu de petit débardeur gris CK, si Yolande Moreau s’était échouée avec encore plus de gravity à cause de la masse corporelle sur le sable, c’était tt de suite moins bien? Oui oui je vois, j’entends… Et n’essayez pas de m’amadouer avec Procès-Verbal, les vieux Le Clézio, Paul… Vs savez que ça marche à ts les coups. La scène finale rappelle Pierre Boulle, qd Charlton « NRA » aperçoit la Statue de la Liberté à demi enfouie. Cette reconnaissance brusque envers les matériaux, la sensation brute, odeurs, vue
14h37 c’est juste Michel… je trouve même certaine pudeur bienvenue, certaine pertinence à Asaph Polonsky d’avoir su sérier son propos à ce sujet. A cet instant précis et pour longtemps, l’infect total, la sidération intérieure du deuil personnel prennent toute la place, éclipsent et supplantent tt, y compris la conscience d’une horreur paradigmatique par ailleurs ms non vécue directement, soudain reléguée bien loin au regard de l’énormité de l’arrachement concret, intenable, qui est à l’oeuvre

Eriksen dit: 17 décembre 2016 à 15 h 19 min

C’est mesquin de nous attaquer sur les jolis cuisses de SB. cela aurait été aussi bien (voire mieux) avec YM, sauf qu’elle n’aurait pas passé les tests de la NASA.

Annelise dit: 17 décembre 2016 à 16 h 07 min

Loin de moi pareille hérésie, Ericksen
Engagez-vs, rengagez-vs (qu’ils disaient chez les « Space cowboys » d’Eastwood)

Annelise dit: 17 décembre 2016 à 16 h 11 min

…d’ailleurs j’ai les yeux de Rene Russo pour Clint (dans « Dans la ligne de mire » aussi, qd il court vieillissant, essoufflé à côté de la voiture du président sans vouloir démériter) Bon we à ts. Vicky est très courageuse pour supporter la moustache d’Elyal. C’est très beau l’amour

Eriksen dit: 17 décembre 2016 à 16 h 39 min

Une semaine et 1 jour.
Les hommes qui nous sont présentés sont tous si monolithiques dans leur individualisme que l’on est enclin à y voir une métaphore de la société israélienne et par extension occidentale, dans la continuité de la régression des kibboutzim pour l’une, et de l’obscurcissement des Lumières pour l’autre. Eyal est un extrémiste de l’égoïsme, qui plus est mesquin, méchant, violent et veule, méritant presque la haine indicible que lui voue le taxi palestinien, également détestable. Tous intolérants à l’autre et ses intolérances, leurs perceptions du monde semblent être passées du sensible à la douleur et de la communication à la nuisance. Les voisins ex-amis, seuls invités du Shiv’ah, sont obscènes et couards. La caricature se frise les moustaches de leur fils, Junky Jeanfoutre prénommé Zooler, roi et unique sujet de son monde de calculs immédiats. La charge est rude contre la masculinité israélienne, occidentale, et générale. Par compensation ou accaparement, la femme assure l’intendance. De l’homme elle n’est plus l’avenir, mais la survie.
Du fils décédé, on ne voit rien, on ne sait rien, créant un écran entre eux et nous, comme des invités du Shiv’ah face à la douleur-gouffre des parents. Mais en savent-ils beaucoup plus, ces parents ? Au degré d’égoïsme du père et d’hyperactivité de la mère, on peut en douter. Une once de culpabilité pointe derrière l’agressivité d’Eyal. Sans rite, sans lien, seul face à sa douleur, il erre sur les lieux de son fils, et s’accroche comme à un doudou perdu à la couverture multicolore mystérieusement disparue des reliques.
Avec l’aide de Junky Jeanfoutre, Il suit son fils disparu sur la voie du cannabis. Un négligé de l’esprit qui répond à celui du corps et à la tolérance encadrée du Shiv’ah où se raser est interdit. La religion accepte, et même considère comme utile après un deuil douloureux, le retour à l’animal avec ses poils et son musc. Vicky ne mange pas trop de ce pain-là, pas le temps ou pas envie, je ne sais pas. Ou peut-être le fait-elle discrètement, dans ce sertissage de la solitude, dont parlait Annelise, si bien. Le rite juif semble là pour percer ce sertissage, autoriser l’écoulement, et amener l’extérieur au plus près pour qu’il soutienne.
L’effet du cannabis n’est pas des plus ragoutant, à le voir hébété et ravi face à un Zooler tout au fantasme de sa guitare fictive. Pourtant c’est là que se joue le film. Même si le simulacre supplante la musique, même si nous afflige l’idée qu’il puisse y avoir un public pour ces guitars heroes, il n’en ressort pas moins que Zooler est capable d’un effort, d’un travail et d’une constance. Et plus encore, Eyal est capable d’observer un hors-lui, et même de l’apprécier. Il est aussi capable de pratiquer une sorte de rite opératoire auprès d’une mourante, qui console l’enfant chirurgien-malade et apaise l’opéré. Ce théâtre répond à la chemise déchirée du rite, à la guitare fictive de Zooler, et au pouvoir parfois apaisant du théâtre ou du cinéma.
Plus encore, Eyal peut même s’endormir sur le lit de son fils, à côté d’un Zooler assoupi suçant son pouce. Et la mère de les rejoindre. Personne n’est rendu meilleur mais tout le monde est plus souple.
Le cannabis semble le complément parfait du rite juif, conçu pour ne pas s’enfermer dans le deuil.
« Sniffe tes morts, tu ne diras point » nous dit un 11e commandement secret.
Le discours poignant du frère de la voisine de tombe emporte l’adhésion d’Eyal quant à l’utilité des rites. Il récupère même un brin de masculinité perdue avec ses moustaches d’un autre âge, qui signe peut-être une résurgence du courage dans le désert.
Ce film est une note de plus sur la partition du retour du religieux, qui semble s’orchestrer spontanément de toutes parts. Le religieux sans la contrainte était probablement le propos de Malraux quand il disait (d’après Frossard) « le XXIe siècle sera mystique ou ne sera pas ». Malheureusement, le mystique sans contraintes, c’est peut-être un peu tôt pour l’homme, et c’est bien le religieux qui se profile à l’horizon avec sa part de guidage autoritaire. Ce qui valide à posteriori la version erronée mais plus connue de la phrase de Malraux où « mystique » fut remplacé par « religieux ».

Paul Edel dit: 17 décembre 2016 à 16 h 48 min

« les cuisses qu’elle a jolies »… ah, nous y voilà? »
oui,Anne Lise on peut remplacer tous les films avec Greta Garbo ou ceux avec Gene Tierney par Yolande Moreau, effectivement pur une séance privée speciale de non voyants, ça sera super, encore que les voix de ces femmes là… non mais! impossible de me culpabiliser sur ce coup là Anne Lise!et je reste courtois.

Annelise dit: 17 décembre 2016 à 17 h 47 min

Paul, quelle idée. J’adore Preminger, « Laura » et je vs accorde que Yolande n’aurait pas eu forcément le format ad hoc pour McPherson. Pareil avec Naruse, si on remplace les visages. Je parlais sur le principe, un peu pour vs taquiner
Eriksen 16h39 pas le temps maintenant ms ns risquons d’en venir aux mains. Je pourrais vs boxer pour « au degré d’égoïsme du père et d’hyperactivité de la mère »… enfer!Chaud devant! Des sels ! Vous aimez ça hein m’agiter la véronique sous le nez? Moi qui ai horreur de la corrida je vs dirai qu’il y a des taureaux qui savent le latin et d’autres le grec. Titillez-les de trop près et hop !… « le toro prend en charge le destin » du matador, comme je le lisais il y a 10mn ds le texte d’un ami qui parle si bien de Belmonte et de Dominguin…
Justement non Elyal ne « s’endort » pas en chien de fusil à côté de bébé-Zooler qui les rapporte sa femme et lui d’un coup à l’enfance du fils mort. Il est très éveillé au contraire, tout fourbu sans que ça puisse sortir nulle part ! Voyez-le sur le lit essayer d’étendre ses membres raides, bien crispés. C’est ds le film!Ou à l’enterrement de Meirav… Les yeux bien ouverts, écarquillés. Pas de larmes. Et les mots qui ne viennent pas entre lui et elle, qui ne pvent pas venir. Pas plus qu’ils n’arrivent à Elyal au moment du geste de chapelle Sixtine du jeune cancéreux ayant pris la place du fils, ds la chambre. Il n’arrive même pas à s’attendrir ! Vs savez pourquoi? Fichu entièrement dehors de lui-même! totale déperdition de substance. Il ne peut pas! Il baisse le store, il tourne la clé. Quel égoïsme? Egoïste ça voudrait dire retenir qqchose qu’on possède pour éviter de le donner à l’autre. Il est ratiboisé. Prisonnier de la gangue à en crever soi-même, d’ailleurs, bien sûr qu’il meurt, que la mère meurt aussi… Les parents sont comme deux chouettes s’étant pris le pare-brise d’un camion lancé à pleine vitesse.Qd par hasard il retrouve un brin de volume, il s’ébroue un peu, tente de petits gestes…on sait que ça reviendra, ms lentement… merveilleux personnage. La mère aussi. Ne les critiquez pas ou je vs envoie mes témoins. Je ne tire pas au pistolet ms je m’en fous, vs vs alignerez en face, on verra! J’aime votre truc sur les poils, la guitare fictive et le taxi.

Paul Edel dit: 17 décembre 2016 à 18 h 08 min

« Une semaine et un jour » ? Quand on n’a pas encore vu le film mais simplement lu vos sinueux commentaires, on flaire que c’est plein de trucs tordus qu’il faut être patient pour avoir une bonne scène… Alors je préfère retourner dans le noir cosmique avec Sandra Bullock , parce que, tout catholique que je suis (vous avez raison Laura Delair ,je vis souvent à Rome au Monte- Sacro et j’assiste à des anniversaires de religieuses sous la treille) je suis persuadé que les mesures des radiations érotiques s’accroissent à travers un hublot et même dans les crachouillis de la radio qui diffuse Ray Charles pour vous endormir.Il parait que les spasmes de la culpabilité s’atténuent et disparaissent dés qu’on passe de l’autre côté de la Lune..

El Nino dit: 17 décembre 2016 à 18 h 20 min

Annelise 17.47 vous êtes merveilleuse !!!Espiègle douce féminine …viva!Ce qu’on appelle le beau sexe en sa splendeur .profondeur d’analyse et quelle écriture.
Popaul et le danois sont forts mais vous …wouaah!!

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 18 h 42 min

À mon avis, ce film ne manifeste aucun retour du religieux. Bien au contraire, Eriksen. N’avez-vous pas remarqué qu’Eyal ne porte même pas de kippa (et il n’est pas le seul dans les hommes qui assistent au sermon du rabbin ; et le geste assez drôle de Zoller qui met sa main sur sa tête en guise de kippa). Non, vous vous trompez complètement au sujet d’un quelconque retour du religieux dans ce film qui s’en tient simplement aux rites religieux codifiés par la tradition juive et la malmène quelque peu.

Je vous trouve aussi bien trop affirmatif au sujet d’un supposé égoïsme extrémiste de Eyal, expression même selon vous de l’égoïsme occidental. Eyal est simplement un peu déjanté par son deuil, un peu étrange dans son comportement. Mais je ne vois pas vraiment ce qui en lui serait l’expression d’un égoïsme extrémiste comme vous vous plaisez à le voir. Il se raccroche tout simplement à des objets qui ont appartenu à son fils, à des complicités avec son copain et voisin Zoller. C’est très universel et ça n’a rien de spécifiquement juif.

Les rituels juifs sont très peu présents dans ce film. Le religieux aussi peu. Le film est centré sur la réactions des parents, sur leur façon de s’en sortir par une attitude qui hésite entre le rire, la colère et les larmes.

Chicuelo dit: 17 décembre 2016 à 18 h 45 min

popaul dit à 13.52″Sandra flotte,heureuse d’enfoncer les doigts dans l’eau fluide et le sable ferrugineux ,le bois tiède d’un banc dans son dos »…
Le même qui revient nous dire a 18.08″ le film d’A.Polonsky,on sent que c’est plein de trucs tordus qu’il faut être patient avant une bonne scène  »
Ha ha ha ha!!!.
Aucune vergogne le Popaul!Vous vous relisez?

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 18 h 51 min

À mon avis, ce film n’est vraiment compréhensible que par des Israéliens. Il s’inscrit dans la culture de Tel-Aviv, c’est-à-dire une culture juive profondément a-religieuse, contre la culture juive et orthodoxe de Meah Shearim à Jérusalem et l’observance stricte des rituels religieux de toutes sortes. Ce film énonce quasiment une culture juive laïque qui se fiche pas mal des rituels de deuil. Ce qui l’emporte finalement dans ce film sur les rituels de la tradition, c’est le portrait pittoresque du caractère des protagonistes et de la façon purement humaine qu’ils ont de se tirer d’une situation épouvantable comme ils peuvent, avec les moyens du bord. À mon avis, c’est ça le sens réel de ce film qui, pour nous Français, autrement n’a guère d’intérêt ni de sens profond. Il n’a un sens profond que pour Israël.

Jibé dit: 17 décembre 2016 à 19 h 00 min

« À mon avis, ce film n’est vraiment compréhensible que par des Israéliens. »

Pas d’accord, WGG, à moi il me parle parfaitement. En revanche, votre pondération religieuse sur le film et celle concernant le prétendu égoïsme du père sont très bien vus.

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 19 h 10 min

Non, aucun truc tordu dans ce film.

La situation est neutre, un jeune homme de 25 ans à peu près, qui meurt d’un cancer. Situation qui pourrait se présenter dans n’importe quel pays d’Europe occidental. Ce fils n’est pas mort à la guerre alors que la guerre occupe tous les esprits en Israël. On ne peut pas prendre un bus en Israël sans côtoyer partout des soldats en armes omniprésents dans la société israélienne. Les Français qui ne sont jamais allés en Israël n’ont pas la moindre idée de ce que sont les rues, les plages, les bus, les marchés en Israël. Partout des soldats. Il n’en est même pas question ici dans ce film. Un cancer, comme n’importe où dans le monde. Situation on ne peut plus neutre et universelle.

Quelle est la différence avec l’Europe ? Elle est assez mince à vrai dire. Zoller, l’ancien copain, est un passioné de guitare électrique. Il est un peu immature comme tous les jeunes gens d’Europe d’aujourd’hui. Il essaie aussi de distraire Eyal, le père, par des loufoqueries. C’est très branché tout ça. Ça n’a rien de particulièrement juif. Eyal refuse même de se rendre au cimetière comme le rituel le recommande chaque jour sous prétexte que les voleurs suivraient le calendrier des décès pour en profiter pour piller les maisons endeuillées… C’est très peu orthodoxe comme façon de penser et d’agir en cas de deuil. Eyal se fiche en fait pas mel des rituels de deuil, et intériorise le deuil de son fils comme le ferait n’importe quel européen complètement déconnecté de tout rituel religieux. Le film raconte finalement une lente acceptation du drame de la mort d’un enfant par ses parents, par quels comportements bizarres ils peuvent passer, par quelle guerre intérieure ils finissent par s’en sortir. Le film se termine sur un écalt de rire.

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 19 h 27 min

Les Israéliens et les Français ne voient pas le même film en réalité. Les Français qui voient le film ne peuvent pas vraiment comprendre en quoi il met en œuvre une problématique israélienne (Tel-Aviv contre Jérusalem en quelque sorte pour dire les choses de manière un peu tranchante). Ils le voit comme un drame universel sur les difficultés du deuil des parents, ce que ce film est aussi.

Jibé dit: 17 décembre 2016 à 19 h 30 min

Mais vous montrez très bien en quoi ce film est universel, WGG ! Le chrétien non pratiquant que je suis si retrouve très bien et peut s’y projeter. Ce serait intéressant de savoir ce qu’en dit la critique et le public israéliens ?

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 19 h 39 min

The Jerusalem Post wondered « why they ha[d] been asked to spend two hours listening to the angry resentments of a distintegrating family, even if they admire the cast and co-directors’ skill… »

Se dessinent ainsi quand même quelque différence dans la réception du film là-bas et ici.

Jibé dit: 17 décembre 2016 à 19 h 40 min

« Le film se termine sur un éclat de rire. »

Assise sur le lit conjugal, à l’heure du coucher, la femme voit son mari revenir et s’assoir à côté d’elle. Il s’est rasé la barbe poivre et sel de la semaine et arbore fièrement une moustache noire à la gauloise. Ils pouffent de conserve…

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 20 h 06 min

À mon sens, le Jerusalam Post passe un peu vite l’épisode dans le cimetière avec le rabbin par perte et profit d’une premier film qualifié par lui de maladresse de débutant.

Je crois quant à moi qu’il n’en est rien. Cet épisode s’insère précisément dans la volonté de faire contraste entre l’attitude très occidentale des parents et les rituels sacrés de la tradition pour faire ressortir une sorte de compromis moderne entre tradition et modernité. C’est ce que j’appelle la culture Tel-Aviv. Je ne sais pas si c’est bien le terme qui convient. Mais on voit bien ce que je veux dire et le sens que je lis dans le film en rapport avec ce débat typiquement israélien avec les problèmes récents de la tenue des femmes employées à la Knesset, tout ce retour du religieux le plus réactionnaire sous la pression du parti orthodoxe au Parlement et un crtain courant de pensée religieux en Israël qui va contre l’esprit des débuts d’Israël avec le socialisme des kibboutzim et l’importance des immigrés russes qui ont fondé Tel-Aviv. D’ailleurs, l’actrice qui joue Vicky est une juive d’origine russe plus connue au théâtre qu’au cinéma jusqu’à présent selon l’article du Jérusalem Post.

Jibé dit: 17 décembre 2016 à 21 h 28 min

Merci, WGG. C’est intéressant de démonter le film de l’intérieur. Mais la bête résiste et tient le coup ! C’est un film important dans la filmographie générale…

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 23 h 00 min

Je ne vois vraiment pas ce qu’il y aurait de juif là-dedans. Est-ce seulement de l’humour d’ailleurs ?

Par exemple dans le voisin apparaît à la fenêtre pour demander à Eyal de lâcher son gamin, ça ressemble bien davantage à un gag tiré de je ne sais quel film de Buster Keaton plutôt qu’à quelque blague juive.

À part la semaine de deuil, qui ne fait quasiment pas partie du scénario, et la scène au cimetière, je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de spécifiquement juif dans ce film.

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 23 h 07 min

Ici, à mon sens, la semaine de deuil n’est qu’un prétexte pour étudier des caractères en situation et faire un mélange qu’affectionne sans doute le réalisateur entre des émotions disparate de façon à les conjuguer ensemble pour construire une certaine atmosphère faite de contrastes, de loufoqueries, une certaine étrangeté du quotidien. Mais le deuil n’est pas vraiment traité ici. Le film d’Ozon était beaucoup plus fort à cet égard, mais il ne s’agissait pas d’un enfant mais d’une disparition étrange. Mais ici la mort n’existe jamais vraiment. On se joue d’elle, on joue avec elle, avec ses rituels, c’est tout.

Ce film ne me paraît pas vraiment important. C’est un bout d’essai prometteur, c’est tout.

Jibé dit: 17 décembre 2016 à 23 h 18 min

Toi bien comprendre le shiwawa, WGG !

Un humour court tout au long de ce film, fait de douceur et d’ironie. On y voit des gags à la Keaton, en effet, ou à la Max Linder, à la rigueur. Tous les personnages y sont plus ou moins loufoques et ont des faux-airs de Mauro Benigni…

Widergänger dit: 17 décembre 2016 à 23 h 51 min

Oui, c’est plutôt ça, en effet, Jibé. À mes yeux, ce film n’a rien de spécifiquement juif. C’est une veine un peu loufoque, c’est sa caractéristique principale. Le deuil, la mort ne sont là que pour faire contraste et mieux encore mettre en évidence les loufoqueries des personnages qui ne peuvent que ressortir dans une telle atmosphère de deuil. Je dirai qu’à certains égards c’est presque un film comique. Du moins, il fait sourire plus d’une fois. On n’est jamais vraiment bouleversé par le sort tragique du jeune homme mort. On voit que c’est un premier film, qui manque de profondeur. Je suis presque certain que son prochain film jouera davantage encore d’un certain burlesque à l’israélienne qu’il manifeste déjà dans ce qui n’est rien de plus qu’un film prometteur d’une jeune réalisateur israélien, qui n’a aucun ancrage sérieux ni dans la réalité israélienne ni dans le Judaïsme ni dans quelque judaité que ce soit. En exagérant un peu, on pourrait presque dire que c’est un film américain comique qui se passe en Israël à propos d’un jeune homme mort d’un cancer dont on ne parle jamais et dont on ne sait rien.

Etienne Jeanmaire dit: 18 décembre 2016 à 16 h 19 min

Non ,jene pense p as q’u on puisse dire ca pour toutes sorte s de raisnos da’illeurs et à commencerpar le sens du film! que vous semblez oubliez du moisn dans les commenaitres les plus neutres ou avisés pareil car il s’agit aussi d’un deuil nom de dieu et avec toutes ces dénégatoins on nesait plus si nos avons vue la même chose! JIbé et Wiedregnager sont soit fous tout à fait soit aveugles pour ca non mais?

christiane dit: 18 décembre 2016 à 17 h 49 min

Rowan Oak, le 6 décembre 2016 à 14 h 48, vous m’interpelliez ainsi : « ah, parce que vous n’avez pas encore vu le film, qu’en sera-t-il alors ? peut-être parlerez-vous de cinéma, c’est-à-dire l’art de raconter des histoires plus important que l’histoire elle-même.Il a pourtant obtenu « le prix de la mise en scène » si cela vous dit encore quelque chose. »
Donc, cet après-midi, j’ai vu ce film « Baccalauréat » de Cristian Mungiu.
Annelise nous disait : « « Le film impressionne par ses angles d’interprétations multiples. Certains l’ont trouvé empreint de lourdeur. Ce côté bourratif, trapu… »
Je l’ai trouvé très lourd, très lent, sans aucune fantaisie sur le plan technique.
J’écrivais, pour vous répondre : « A voir la bande annonce je n’ai pas été saisie par une façon particulière de raconter cette histoire. En trois films, il semble avoir gardé son amour des plans fixes. ». J’ai vu le film et je ressens plus que jamais cette impression.
radioscopie disait le 8 décembre 2016 à 18 h 23 : « Je viens de passer « le baccalauréat » ou plutôt j’y étais au jury des examinateurs. La copie de M. Mungiu ne m’a pas emballé. La forme est loin d’être mauvaise, c’est le fond qui ne m’a pas convaincu. On est dans la fable morale, dans l’exercice assez convenu du bien et du mal et de la célèbre maxime « la fin justifie les moyens » qui, d’une certaine manière, se trouve entérinée par un père animé des meilleures intentions pour sa fille.
Il reste un film sur la corruption. Il faut être un Européen occidental pour méconnaître les petits arrangements entre amis, les dessous-de-table, les enveloppes glissées pour obtenir un service, l’avancement d’un dossier, un passe-droit, etc. »
Entièrement d’accord, sauf pour le dernier point : nous avons dû, mon frère et moi, donnait en espèces une somme considérable à un chirurgien qui refusait d’opérer ma mère d’une fracture du col du fémur sans ce pot de vin. Les hôpitaux étaient plein et c’est la seule clinique que nous avions trouvée dans le secteur qui acceptait l’opération en urgence ( Paris !!!)

Enfin, Paul edel disait le 10 décembre 2016 à 17h 01 et 0h26 : « Vu le film baccalauréat et suis complètement de l avis de radioscpie de 18h23 pas complètement séduit mais la fille et son petit ami sont intéressants.le père et la mère à jeter avec leurs vieux problèmes qui asphyxient la nouvelle génération.
vous imaginez une seconde la situation de cette jeune fille : des parents qui se haïssent, une atmosphère irrespirable à la maison, un père qui vous dicte votre conduite implacablement sous couvert d’amour, et, qui a des bouffées paranoïaques avec le petit ami.. et qui magouille pour truquer l’examen afin que la jeune fille se retrouve avec une dette affective colossale envers lui..et qu’elle se demande toute sa vie ce qu’elle vaut sans ses parents.. et cette obsession de vouloir qu’elle soit la meilleure élève, que de poids sur les épaules de cette jeune fille !.. au fond toutes les frustrations des parents pèsent sur elle chaque jour, à la maison, au lycée. de quoi perturber grave une ado, non ? elle a bon dos la Roumanie. »

Voilà, rien à ajouter. Si, une chose, j’ai souri en lisant le commentaire de Paul Edel sur « Gravity ». Formidable description de cette séquence où la belle actrice baigne dans l’eau boueuse de la terre enfin retrouvée.

christiane dit: 18 décembre 2016 à 17 h 51 min

…nous avons dû, mon frère et moi, donnER en espèces une somme considérable à un chirurgien qui refusait d’opérer ma mère d’une fracture du col du fémur sans ce pot de vin. Les hôpitaux étaient pleinS…

Etienne Jeanmaire dit: 18 décembre 2016 à 18 h 10 min

mAis non christiane ce film n’a rien a voir avec les tarifs des h^opitaux parisiens c’est une tout autre pays c Ontexte très différent .E
t quel âge a votre mère? Fallait -il l’opérer? parce que passés 75 ans normalement ce ne’st plus la peine c’est trop risqué .

christiane dit: 18 décembre 2016 à 18 h 45 min

@Etienne Jeanmaire dit: 18 décembre 2016 à 18 h 10 min
C’est vous qui ne connaissez rien ! ce n’était pas un hôpital* public (qui l’avait refusé « plus de place », malades sur des brancards dans le hall, bloc opératoire surbooké en ce début juillet) mais d’une clinique privée avec agrément de la S.Sociale pour ce genre d’opération. Le chirurgien nous avait été recommandé et ce « supplément » était en… supplément… du tarif déclaré et pris en charge par la Sécu. J’ajoute qu’il avait fallu qu’elle attende 5 jours, sous morphine, car le bloc opératoire était programmé pour… (a-t-on appris par le personnel) des bourgeoises du quartier qui se faisaient « rectifier » avant de partir sur la Côôôte…
(*hôpital où l’avaient conduite les pompiers)
Eh oui, mon ami, tout cela à Paris
Elle avait 75 ans et a pu marcher et retrouver son autonomie après cette opération fort onéreuse. Si c’était votre mère, n’auriez-vous fait de même ?

Eriksen dit: 18 décembre 2016 à 23 h 57 min

A Annelise, WGG et Jibé,
Nous arrivons dans l’histoire à la fin du deuil des 7 jours, et Eyal se comporte de manière individuelle (terme le plus neutre que j’ai trouvé).
Deux hypothèses :
Soit le deuil le rend ainsi, et il n’y a pas lieu de le considérer essentiellement individuel.
Soit il l’était déjà et le deuil ne fait qu’exacerber sont état de base.
Je pense que la 2e hypothèse fait partie du film, sans exclure pour autant la première, mais qui m’intéresse moins il est vrai. D’abord parce qu’Annelise l’a déjà traité, ensuite parce que mon histoire familiale (grand écart d’un rationnel sans affect à de chaleureux discrets), ne m’a pas habitué à la douleur exacerbée. Il est donc probable que je sois moins compatissant que la moyenne face à Eyal et son attitude, et c’est peut-être ce qui me fait étendre à toute sa vie l’unique jour que l’on en voit.
Néanmoins.
Les presque seules autres du film (Zoolers) sont du même tonneau qu’Eyal alors qu’ils ne sont pas touchés par la douleur du deuil. Et je ne peux pas qualifier autrement qu’égoïste, l’attitude des parents Zooler.
A contrario, Vicky, tout aussi touché qu’Eyal, est d’une dignité discrète, d’autant plus touchante qu’elle est décoiffée. Ce laisser-aller ajoute chez elle à notre émotion, comme la faille que l’on perçoit sans qu’on nous la mette sous le nez.
La corrélation deuil / attitude d’Eyal n’est donc pas si exclusive que cela dans ce film.
La question de l’individualisme est devenu omniprésente dans le cinéma (et tout le reste), et je serais bien surpris que l’israélien Polonsky, américain de naissance, ne joue pas sur les deux tableaux du cas particulier et du cas général. Non pas un gage de réussite, mais c’est une composante des grandes œuvres.
Je maintiens donc que Polonsky ne parle pas ici uniquement du renfermement du deuil, mais aussi d’une société et du rapport aux autres de ses individus.
WGG, à vous lire, je me sens un peu Israélien puisque j’ai perçu ce film non comme une histoire sur la perte d’un enfant, mais comme une interrogation sur la force apaisante des rites collectifs, par extension la religion, ce qui me semble être une partie de l’opposition Tel Aviv / Jérusalem. Loin de moi l’idée de taxer ce film de pro-religieux et Eyal ne va pas quitter Tel Aviv pour Mea Shearim. Mais peut-être tendre un peu plus vers ce « compromis entre tradition et modernité » que vous qualifiez de « moderne ».
Je ne comprends cependant pas comme un film peut n’avoir « aucun ancrage sérieux ni dans la réalité israélienne ni dans le Judaïsme» et n’avoir « un sens profond que pour Israël », tout en étant une « loufoquerie » sans lieu.
Ma chère Annelise, dans votre réponse à mon commentaire, vous décrivez extraordinairement bien Lee, le père dans Manchester by Sea : exactement çà. Un vide intérieur total, un épuisement de l’élan vital, effectivement l’opposé de l’égoïsme puisqu’il n’y rien que l’on pourrait garder pour soi. Mettez Eyal et Lee côte à côte…
Eyal m’irrite, Lee me transperce. Qu’y puis-je ?
Dans la scène du lit, je m’attendais à ce qu’Eyal vide Zooler manu militari. Qu’il dorme ou pas, qu’il soit allongé ou en position fœtale, j’y ai d’abord vu un apaisement. Y est-elle vraiment cette crispation ? possible. Et même.

Annelise dit: 19 décembre 2016 à 8 h 56 min

Eriksen dit : « mon histoire familiale (grand écart d’un rationnel sans affect à de chaleureux discrets), ne m’a pas habitué à la douleur exacerbée, je suis sans doute moins compatissant que la moyenne ».
Le deuil casse nombre de barrières et de codes.
Par ailleurs, vs savez qu’il ne s’agit en rien d’un jugement de valeur de ma part sur vous : je ne vs propose pas la grand-messe avec communion, larmes collectivement versées, et ne me permettrais pas de remettre en question vos goûts, ressentis ni inclinations persos.
Deux choses avant le prochain billet,
la première, Michel a raison, j’ai remarqué aussi que la ville de Polonsky est vidée de présence militaire. Pas forcément anodin, alors que ds les faits…le footing de Vicky dans un parc presque vide… à part au cimetière, peu de monde, une absence d’agitation relative… autre façon de dire l’effet siphon qui atteint les parents, aplatissement ou désertification autour? Le rayon atomique blanc de la peine qui ds un premier temps réduit tout aux cendres

la seconde, (il ne s’agit pas d’un reproche, plutôt constat de différences ds les approches), Paul ou vous me donnez souvent l’impression de voir les films avec ce que je qualifierais d’une rationalité de consommateur. Vs y avez parfaitement droit : vs vs placez au milieu avec un petit côté fauve nonchalant plutôt repu, qui attend que lui soit jeté le cuisseau (de Sandra Bullock?)par dessus la barrière pour voir s’il y touche.
Parfois c’est oui parfois c’est non, à votre gré et selon état de la faim. Naturel, sachant qu’il y a chez vous des Naruse et Ray Charles au garde-manger. Moi c’est différent, je vais ds la savane, bien efflanquée, le ventre creux, avec derrière des petits qui attendent à manger. Donc je cherche. Il faut que je ramène de quoi.
C’est d’ailleurs un des motifs de mon épatement pour Charles Tesson, dont j’ai fini par comprendre qu’il préside aux choix de la Semaine de la critique ds lequel « Une Semaine & un jour » est sélectionné (Section dont « Paulina » de Santiago Mitre faisait partie la dernière fois, vraiment un de mes films favoris l’an passé, mais je n’avais pas encore intégré ces histoires de sections à Cannes…ce n’est que maintenant que le tableau se reconstruit). Cette grande baraque de Charles Tesson, prof à Censier, un historien du cinéma d’une classe comme il en existe peu (je le soupçonne de tout savoir, mais ça, passe encore, il y a des encyclopédies pour obtenir satisfaction), donc, que fait-il? Il pourrait se draper dans sa toge mais non.., il va, il voit, il trie, il rapporte. Quelle générosité incroyable ! Pas forcément des films parfaits… Ce savoir ahurissant, perceptible chez lui de manière rentrée, associé à sa modestie… bcp d’humour en plus… ni intellectuel ni universitaire pur sucre… très modeste et très exigeant, qqchose d’un magicien insolite dans sa façon de transmettre le cinéma, une fraîcheur ds le regard… oui, il est très surprenant et aux antipodes des grimaces de l’Etonne-moi-Benoit !
Je veux dire : il ne m’a pas donné la sensation qu’il pliait les films à son regard. C’est lui qui se plie vers eux dans une écoute ouverte d’une finesse extrême. Je crois qu’il plie son regard aux films en essayant de discerner ce qu’il y a dedans, ce qui n’est pas pareil.
« Manchester », tjs bcp aimé Casey Affleck. La fausse atonie de son visage.Déjà excellent en fourbe tourmenté ds « L’assassinat de Jesse James par le lâche.. »

Paul Edel dit: 19 décembre 2016 à 10 h 52 min

Fauve repu? et quoi encor? non rilain flaneur le long des roseaux du Tmélancolique d’estuaire.. ,oui il m’arrive de bailler devant tant de festins d’images bruyantes…. mais parfois l’une d’elles,elle me reste au fond de la rétine, c’est comme si je craquais une allumette dans le noir pour voir quelque chose qu’on n’a jamais vu..grace à Vigo.. Dreyer..Epstein.. Wojciech J. Has, Antonioni,Naruse, Nuri Bilge Ceylan, Ozu…. jerzy Slolimovski , André Zviaguintsevner quelques autres.L ingestion de pellicules et pixels est une maladie grave qui réduit la fertilité, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 10 h 58 min

Je ne vois pas du tout ce que vous voulez dire quand vous dites que Eyal est individuel/individualiste. Je ne comprends pas.

Ce film montre le peu de cas que cette famille fait des rites de deuil. Nombreux détails qui le prouvent. Même le voisinage qui baise sans retenue au point d’incommoder Eyal qui n’en peut mais.

Tout cela vise à faire sentir combien les rites religieux sont impuissants face à la vie qui continue. C’est ça le sens du film. C’est pas la religion. La religion est mise à mal dans ce film. Eyal va au cimetière sans sa kippa. C’est impensable pour un juif. On ne se promène pas sans une kippa dans un cimetière juif. Même quand on n’est pas juif.

Annelise dit: 19 décembre 2016 à 11 h 03 min

Paul dit : « flaneur le long des roseaux du Tmélancolique estuaire.. ,oui il m’arrive de bailler devant tant de festins d’images bruyantes…. mais parfois l’une d’elles,elle me reste au fond de la rétine, c’est comme si je craquais une allumette dans le noir pour voir quelque chose qu’on n’a jamais vu..grace à Vigo.. Dreyer..Epstein.. Wojciech J. Has, Antonioni,Naruse, Nuri Bilge Ceylan, Ozu…. jerzy Slolimovski »
j’adore ça
Et vs avez raison c’est plus juste dit comme ça

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 11 h 10 min

Mais les parents Zooler ne sont pas égoïstes. Ils vont au contraire au-devant de leurs voisins dans la peine en leur apportant une salade à partager avec eux. Mais ce ne sont pas seulement les rites de deuil religieux qui ne fonctionnent plus, c’est la bonne entente avec le voisinage. Eyal énonce un certain nombre de qualificatifs peu reluisants sur ses voisins Zooler.

Portrait d’une famille foutraque. Voisinage foutraque également avec le fils qui casse sa bécane simplement pour fumer un joint avec Eyal et rester avec lui. Mais ce n’est qu’effleuré, pas de réelle critique d’une société qui perdrait ses repères. Pas de critique sociale de la société israélienne au fond. Ce ne sont que des petites touches légères qui ajoutent au pittoresque de la fresque de ce petit coin quelconque de banlieue en Israël.

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 11 h 22 min

Oui, en effet, les rites religieux du deuil sont faits pour apaiser la peine des endeuillés en principe. Dans les campagnes françaises autrefois (et encore aujourd’hui en Suisse, j’en suis témoin) on organisait un grand repas autour d’une table pour réunir la famille du mort, les voisins, les amis, les connaissances qui avaient participé au cortège funéraire.

Le film est construit autour de cette idée que les rites religieux ne fonctionnent plus guère. Les voleurs empêchent Eyal de se rendre au cimetière comme le veut la coutume ; il oublie de réserver pour lui-même et Vicky les emplacements au cimetière à côté de leur fils, il est empêché de dormir par le bruit des voisins qui continuent à baiser durant la fameuse semaine de deuil, les voisins qui voulaient se montrer aimables et compatissants en apportant une salade à partager avec eux se font éjecter à cause du délais de la semaine de deuil qu’ils ne respectent pas à un jour près je crois. Autant de petits détails semés dans le scénarios pour faire sentir combien la vie réelle s’accommode mal de ce que la religion a pensé pour atténuer la peine.

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 11 h 35 min

Si on enlève de ce film la scène au cimetière et l’idée de la semaine de deuil propre au rituel juif, rien dans ce film n’indique qu’on est en Israël.

Zooler est livreur de pizze comme n’importe où dans le monde. Les voisins s’entendent mal avec la famille comme dans nos banlieues parisiennes. Le père cherche à retrouver un peu de la vie de son fils à travers des objets (la fameuse couverture), se met à fumer des joints.

Mais on ne connaît même pas la profession du père, Eyal. On sait que Vicky est institutrice, mais ce n’est guère approfondi.

C’est un film intimiste sur trois ou quatre figures dans une banlieue de Tel-Aviv que le réalisateur fait graviter autour d’un drame, la perte d’un jeune adulte, et il montre comment ses personnages y réagissent. Il y a quelque chose de déjanté, de méditerranéen dans leur façon de réagir. Mais rien n’est dit de réel et de profond, à partir de là, sur la société israélienne. Le film reste intimiste, il n’a pas de visée sociale.

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 12 h 06 min

à Annelise,
Ainsi serait consommateur celui qui consomme pour combler des désirs non nécessaires tandis le l’assouvissement de désirs nécessaires (la pitance des petits, métaphore de la nourriture spirituelle de ses ouailles) serait d’un autre ordre. Soit, ce blog est votre travail, et moi je m’amuse. Merci Tatannelise pour cette nourriture si variée, mais vous m’excuserez, en enfant gâté de la parenthèse enchantée, de ne pas tout manger parce que je n’ai pas assez faim, pour les endives cuites ou les betteraves rouges par exemple.
Pourtant la consommation telle que vous l’envisager (excluant les désirs nécessaires), a pour caractéristique l’accoutumance. Or, plus je vais au cinéma, plus la proportion de film que j’aime augmente, même quand ce n’est plus mois qui les choisit puisque c’est principalement vous (malgré cela j’ai écrit moins de critiques négatives que vous). je suis devenu bon public. J’y trouve presque toujours quelque chose. Peut-être en pliant les films à mon regard mais cela signifie alors que le regard s’élargit, ce qui va de pair avec le fait de se plier à l’écoute d’un film. Le regard est distant et l’écoute est proche. Les films, je n’y vais par parce que j’ai envie de les voir mais parce que j’ai envie de les entendre.
Les lunettes de nos déterminismes nous font tous voir les film à notre regard, ce qui n’empêche pas nécessairement de se plier à l’écoute d’un film, même et surtout s’il ne correspond pas à ce que l’on a envie d’entendre. Vous n’échappez pas à la règle. Puisque vous prenez la position de la mère, je prendrais celle du père. En toute curiosité, je questionne les auteurs et l’équilibre des questions posées, entre inconnu et connu, salé et sucré, piquant le doux, droite et gauche, convivial et individuel.
Néanmoins, je n’ai pas d’illusion sur la différence entre ce que l’on voudrait être et ce que l’on est. Mon écoute n’est que lacunaire et il n’est pas exclue que je « plie » un peu parfois.
Et alors ?
Baudelaire écrivit ceci : « il y a une grande différence entre un morceau fait et un morceau fini — qu’en général ce qui est fait n’est pas fini, et qu’une chose très-finie peut n’être pas faite du tout » j’interprété ce « non fini » qui caractérise « le fait » comme le travail qu’il reste à faire par le « consommateur ». l’œuvre ne doit pas être fini, parce qu’il faut de la place pour celui qui « consomme ». Ainsi même l’origami n’est pas si contestable.

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 12 h 23 min

Depuis un bon mois, j’ai vu quatre films :
1 La mort de Louis XIV
2 Sully
3 Une vie, d’après Maupassant
4 Une semaine et un jour.

Sur ces quatre films, deux m’ont paru dignes d’intérêt et d’une réelle qualité artistique :
1 La mortd e Louis XIV
2 Une vie

Les deux autres sont du divertissement sympathique. Sully mêle à un divertissement de qualité des réflexions sur la responsabilité individuel et le rapport à l’administration de ses agents. C’est sérieux, bien fait. Le film de Polonsky est agréable à voir, c’est une fresque un peu déjantée d’un coin de banlieue de Tel-Aviv, un drame intimiste sans portée sociale.

Celui qui m’a paru le plus intéressant, tant pour la forme que pour l’histoire, c’est Une vie. Qui est un vrai film personnel et une vraie œuvre d’art. Sa portée est à la fois sociale et métaphysique. C’est le film qui m’a le plus impressionné.

Bonne moyenne ?

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 12 h 28 min

WGG: prenez la dérivée des faits, si cette notion mathématique vous parle.
l’état d’areligion dans lequel baigne Eyal au fond de sa piscine n’est pas un argument pour moi car je retiens surtout le petit coup d’orteil qui le fait remonter vers un peu plus de liens et de rites, aussi apparemment areligieux soient-ils (l’opération, le lit, fumer un joint ensemble (çà vous dit ?)). Le rite et par conséquence le lien sont pour moi une des fonctions de la religion.

Etienne Jeanmaire dit: 19 décembre 2016 à 12 h 33 min

Ah mais non crhistiane vous n’avez pasc ompris que c’ets du cinéma. La morphine c’est bien mais vous mélangez tout.Ma mère était couchée touet la jouenée, c’es pas pareil enfin! vous êts folle. Et le cinéma de papa c’est pas pour vous faut arr^eter maintenant de dire n’improte quoi moi j’en ai marre .

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 12 h 38 min

Eriksen, vous êtes très drôle. Il faudra que vous m’expliquiez un jour le rapport qu’il y aurait entre le Judaïsme et le rituel du joint… Vous devez avoir fumé la moquette…

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 13 h 03 min

Je ne vous répondrais pas pour 3 raisons ;
1 vous posez une question et vous dévalidez la réponse future dans la même phrase en parlant de fumer la moquette. Si le dialogue n’est qu’une lutte, çà ne m’interessse pas. il est d’ailleurs dommage que personne n’ait parlé du rôle du cannabis dans le film. Simple signe de la détresse d’Eyal ? je ne crois pas.

2 vous déformez mes propos : je n’ai jamais parlé d’un rapport « entre Judaïsme et rituel du joint » mais dans d’une complémentarité entre le Shiv’ah et le cannabis.
3 j’ai répondu à l’avance à votre question dans mon premier post sur le film.

J.D dit: 19 décembre 2016 à 13 h 03 min

Wg,12.38 je me demande? Ericsen 12.06 donne un très bizarre compte-rendu du ton de Feygele Annelise dans les billets ?Elle n’est pas du tout « maternante » et ne met jamais dans une position « d’ouailles ».Pleine chair &humanité sensible qui passe sous la barriere,par contre ..Loin d’un intellectualisme salonnard.Ericsezn on va devoir vous confisquer le cannabis médicinal!!Vous ne nous avez pas habitués à de tels contresens.
Charles Tesson ,c’est le frère de l’auteur des forêts de Sibérie?

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 13 h 13 min

Le cannabis comme rituel social alors ? Mais ce n’est pas du tout approfondi dans le film. La société israélienne est quasiment absente du film. On voit le remplaçant de Vicky dans sa classe dans un plan. Des représentants de l’administration scolaire dans un autre. Quasiment rien.

Le cannabis n’a ici qu’un rôle de lien social entre Eyal et le copain de son fils, Zooler. C’est tout. Peu de portée du cannabis ici sinon comme élément parmi d’autres de la fresque déjantée qui nous est proposée. Le cannabis joue le même rôle que la couverture que cherche Eyal, en vain. Les morts sont bien morts, c’est le plus dur à accepter. Le cannabis y aide sans aucun doute. Pas d’autre portée du cannabis dans ce film somme toute assez léger à propos du deuil. N’oublions pas qu’il se termine sur un sourire.

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 13 h 15 min

à J.D.
Annelise dit:  » Moi c’est différent, je vais ds la savane, bien efflanquée, le ventre creux, avec derrière des petits qui attendent à manger. »
J’ai filé la métaphore maternelle qu’elle avait ouverte, mais je ne considère pas du tout Annelise comme « maternante ».
En revanche sa féminité amène sur ce blog une ambiance moins agressive et plus ouverte que sur d’autres, et qu’on le veuille ou non, c’est une caractéristique qui n’est pas sans rapport avec à cette maternité exclusivement féminine.

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 13 h 27 min

Dans la société israélienne, il y a de gros problèmes dans la jeunesse. Difficultés de plus en plus grande à se loger, problèmes de drogue et d’alcool. Société très inégalitaire, à l’américaine, très différente du projet initiale des fondateurs d’Israël, tous des Juifs ashkénazes communistes avec l’idéal socialiste du partage dans les kibboutzim. Tout cela est totalement absent de ce film. La fumette du père est très anecdotique dans ce contexte.

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 13 h 32 min

WGG, vous dites: « Les morts sont bien morts, c’est le plus dur à accepter. Le cannabis y aide sans aucun doute. » Vous avez dit par ailleurs que le rite a aussi le but d’aider. Complémentaire ?, synergique ?, dyssynergique?
Sans cannabis, point de Zooler dans le lit, point de lueur d’intéret dans l’œil d’Ayal face à Zooler et sa guitare, point d’opération fictive. La recherche de la couverture et le désir de cannabis joue effectivement au départ le même rôle d’expression du désarroi. Mais l’effet du cannabis et l’abandon de la couverture ne sont pas sur le même plan, car il me semble que l’un a permis l’autre.

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 13 h 41 min

Oui, si vous voulez, il y a un enchaînement de cause à effet. Mais tout cela est d’une portée fort limitée. On reste dans le cercle intimiste.

Pour moi, ce film est simplement une tentative de mettre en scène un climat déjanté, une façon de sentir la vie, le monde par le réalisateur. Mais il reste très léger, sans portée sociale ni religieuse ni métaphysique. Ce n’est pas une méditation sur la mort, ni sur la société israélienne et ses impasses, ni sur la guerre. Les personnages sont très abstraits, très peu ancrés dans la réalité sociale. On ignore touyt du mort, on ignore tout du père, on ne sait pas grand chose de la mère sinon qu’elle est institutrice. Ce sont de braves israéliens des classes moyennes qui semblent tout ignorer des graves difficultés de la société israélienne, qui n’est pas drôle pour tout le monde, surtout pour les jeunes. Zooler casse sa bécane simplement parce qu’il n’a pas envie d’aller travailler. C’est un peu léger. On ne voit ni les conséquences dans le film ni son boulot. Les personnages ne sont que des figures qui servent à mettre en scène une loufoquerie qui plaît comme atmosphère au réalisateur. Mais même dans la loufoquerie, on est très loin des chef-d’œuvre américains en la matière, qui lui servent sans doute de modèles.

Annelise dit: 19 décembre 2016 à 13 h 43 min

Oui Eriksen, la féminité j’imagine y a sa part? Pas parce que nos visions ne se recoupent pas forcément que ça ne m’intéresse pas
Michel 11h10, autant l’énoncé d’un égoïsme d’Elyal m’avait fait bondir, autant je me montrerais moins bien disposée envers les voisins. Pas certaine non plus que le film se termine vraiment sur « un sourire », ni qu’ils « pouffent »… c’est l’amour entre Vicky et Elyal qui retrouve à s’exprimer un peu dans l’acceptation de cette ridicule et décalée moustache, un tout petit filet d’air qui dit qu’ils y arriveront peu à peu. Long plan sur le rideau saumon qui frémit, très beau
Sur l’égoïsme des voisins : pas tant qu’ils get laid comme les Sammy et Rosie de Frears, que leur manière banalement autocentrée de faire… qd Elyal les rembarre au début pour la salade, la femme est effarée de « son impolitesse » : elle ne fait pas de rapport, même pas petitement arithmétique, entre l’énormité de son deuil à lui et son désir de bonnes manières minimales à elle… après son mari et elle donnent de la voix, ne sont pas discrets, cela pourrait être charmant sauf que le mort d’à côté déjà ne les concerne plus assez pour ne pas risquer d’infliger leur joie à des parents qui ne peuvent aucunement en ressentir…l’égoïsme des Zooler est d’autant plus monstrueux qu’il est banal (pas bien méchant tt ça, ils ont bien de droit de faire l’amour etc, mais eux ne relaient aucune part,la mort de l’autre fils est une sorte de théorie qu’ils tiennent à distance, qui les gêne, les effraie ou les ennuie, en tt cas ils n’ont aucune empathie véritable qui leur permettrait d’anticiper, d’inventer qqchose de neuf, doux et vivant à partager et à offrir, de rentrer suffisamment ds une part humaine susceptible de donner de l’air aux autres parents !)
Il est clairement dit aussi que le couple Zooler s’est sciemment éloigné de Vicky et Elyal quand Ronnie était malade, pour ne pas avoir à gravir auprès d’eux les échelons du drame et de la peine. Pas une grande envergure morale, affective ni éthique. C’est d’ailleurs probablement cela qui fera qu’au lieu de casser la figure d’Elyal après la gifle à la mère, le jeune Zooler qui possède une décence secrète supérieure à celle de ses parents ne la vengera pas. Trop conscient qu’ils ont abandonné leurs voisins ds une grande inaffectivité… C’est Vicky qui est assez héroïque, remerciant pour une salade qu’elle ne mangera pas et dont elle se fiche éperdument..à la fs pour se débarrasser ms aussi pour continuer tant bien que mal de tisser du lien.. Elyal et elle st de beaux personnages. Pour le religieux vos observations st bonnes. J’avais noté l’absence de kippa, le geste de la main, sur la tête, au cimetière, en « guise de »
J.D, 13h03 « Charles Tesson est-il le frère des Forêts de Sibérie » : je vs conseille d’aller à la Sorbonne Nouvelle l’attendre avec un coton-tige. Dans le couloir, vous le ceinturez, hop, prélèvement ADN dans la bouche. Méfiez-vous, il est très grand et baraqué, l’oeil vif. Il va se débattre. A mon avis il aura le dessus

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 13 h 54 min

L’absence de vrai lien social est en effet manifeste entre Eyal, Vicky et leurs voisins Zooler. Mais cet individualisme est général, il ne touche pas spécialement Eyal. C’est de l’indifférence au fond à la douleur de l’autre, y compris aux voisins qu’on fréquente et voit chaque jour. Mais c’est le lot de nos sociétés occidentales qui deviennent de plus en plus inhumaines et froides. Rien de spécifiquement israélien là-dedans.

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 14 h 00 min

WGG: entièrement d’accord. ce film n’est pas spécifiquement Israélien. Seule le Shiv’ah, mais que l’on ne voit pas, est une particularité utile.
Annelise: outre l’inqualifiable attitude des Zooler par le passée, Eyal balance la salade aussi parce qu’ils se pointent le lendemain de la fin de Shiv’ah.

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 14 h 02 min

çà me donne envie de revoir « les 7 jours » que j’avais beaucoup aimé (ah la première scène !) mais dont je ne me souviens plus très bien.

Jibé dit: 19 décembre 2016 à 14 h 36 min

Au lieu d’aller à son enterrement, le père entre dans la chambre du centre de soins palliatifs où est mort son fils. Il est à la recherche d’une couverture, que l’on retrouvera sur la (jeune) mère de la gamine délurée. Le (jeune) mourant qui occupe désormais la place, sans un mot, lui désigne un tiroir. Il y trouve un sachet de cannabis médicinal. Ce qui était destiné à soulager le fils, soulagera le père. Héritage ? Ce film intimiste ne fonctionne pas sur les rituels mais sur les symboles, et traite aussi, à sa manière intimiste, dans les détails, les problèmes de la société israélienne actuelle. Une société, en proie aux divers cancers, où les fils meurent avant les pères ! Une société où le voisin de l’Israélien est avant tout le Palestinien. Une société où la mondialisation, là aussi, a pris le pas sur l’idéologie. Le fils Zooler ne livre pas des pizzas mais des sushis, WGG, et son employeur est asiatique. Ne réduisons pas le film à une histoire de personnages loufoques. Il donne à voir, par petites touches, bien plus que cà…

Paul Edel dit: 19 décembre 2016 à 14 h 41 min

Puisque que, Eriksen ,vous avez pris la liberté et le temps de vous adresser à moi, avec une grande franchise et d’une manière drôle que j’apprécie , laissez moi vous dire ce que je pense avec hnneteté. vos constructions intellectuelles si impressionnantes, détaillées, d’un vrai connaissseur du film, argumentées, vertigineuses, me fascinent c’est un feu d’artifice , d’une intelligence évidente et peu commune.
oui, les cuisses de Sandra Bullock sournoisement me restent en tête..redoutables, consolantes, délirantes, dérivantes, mouillées, souples, épuisées, et comme toujours au cinéma les cuisses des grandes actrices sont désirées mais non possédées, ce qui est le raffinement..
..…. Ces images , elles sont au fond de mon ballon de grappa(voyez je ne recule pas devant un détail autobiographique accablant..),ou la neige bleue et les traineaux dans « le bal des vampires ».. les vieilles dames âgées dans Hitchcock….les hôtels de passe dans Truffaut…je garde ça en réserve sans ,hélas, chercher la merveilleuse moelle philosophique cachée derrière. Je n’ai pas l’envergure..Tiout le monde n’est pas Sartre ou Daney..
Vous nous faites le cadeau de dissertes réussies.
Hélas je vais au cinéma comme au restaurant manger des huîtres.. C’est est un art immédiat..ohhhh béni soit le cinéma populaire du samedi soir que je peux regarder avec mes enfants
,, on est sur des cimes alpestres, ou avec la cavalerie Joh, Ford dans le grand canyon..ou dans l’arbre à singes d’ »hatari. » ; ou seul dans un peep show le soirs de cafard…
On sort du métro de mauvaise humeur , et hop, on voit des mariées en noir , des morts qui ressuscitent, des tueurs méticuleux, genre Widmark, des léopards rodant dans les couloirs d’une piscine vide pleine de reflets..on voit même jeanne d’arc brûler.. des peuples engloutis par la mer, des prophètes en pyjama, des Jane Fonda aux lèvres brillantes .. des infirmiers italiens qui poussent des civières et qui draguent une jeune malade…. des gladiateurs aux pectoraux bronzés, .. le cinéma est magnifique son mauvais gout, son manque de gout, son délire, et il s’adresse à des ploucs comme moi.
J’applaudis à Spielberg et à des films de guerre série B. j’applaudis aux bistrots de paris visités avec Gabin et Bourvil et leurs valises pleines de cochonnaille…. je vois que vous vous disez : oh, encore ce fauve bourgeois repu, un anti- intello..un type qui froisse les pages cinéma de Libé ..erreur..les photos sont toujours somptueuses..je voudrais travailler au service photo Libé.. vos analyses par elles mêmes, brillantes, elles n’ont plus besoin du film..elle se suffisent à elle même.. je vais être un peu brutal, , mais plus vous en dites, plus ça cache.. ce n’était pas le cas de Bazin ou de Truffaut..
Un simple rappel : un film est une suite d’images concrètes, précises, cadrées, sur des situations concrètes avec des éclairages particuliers, …la vérité est concrète comme une tranche de fromage de cantal disait quelqu’un de connu, Hegel ? Brecht ? vous devez savoir.

Etienne Jeanmaire dit: 19 décembre 2016 à 14 h 50 min

Widergna¨ger monpetit chéri vous n’avez pas compris ,le cannabis c’est comme le pingpong puour le père qui fait des bêtises, il se chamaille avec les voisins aussi pour oublier sa douleur,ce qui est judaïste c’est les 7 jours pour revivre ou revenir avce les viviants dans le onde. C’est ca voila ,vous ne savez pas regarder lesi mages,c’est une question d’âge vos n’êts plus du tout dans la plaque mon petit chéri .

Jibé dit: 19 décembre 2016 à 14 h 51 min

Dans « Une semaine et un jour » ce qui est montré ce n’est pas la semaine, mais le jour : qu’est-ce que l’on fait, après un tel deuil ? Vicky retourne à son travail et se montre odieuse avec son remplaçant. Le père, qui devait aller faire un inventaire et travaille probablement dans le commerce, préfère rester à la maison. Tout ne sera plus comme avant et les vieux codes ne fonctionnent plus. La femme méritante qui va devenir la voisine de cimetière du fils ne vaut-elle pas mieux que ses parents : les idéaux, la famille, les rituels ne sont plus de mise et pourtant il faut continuer à avance. Inventer de nouveaux codes ?
Je n’ai pas bien compris le sens de la gifle, violente, du père à sa voisine de pavillon d’un lieu, en effet, non identifiable ? Tout est rendu neutre, neutralisé dans ce film. Et le sens de la scène où le voisin vient dire au père de ne pas accaparer son fils ?

Etienne Jeanmaire dit: 19 décembre 2016 à 14 h 58 min

Ne vuos en faites pas monsieur Paul ,je ne suis pas eRiksen,j’ai bien compris ce que vous écrivezmais on ne dit pas disez on dit dites,entre parenthèses on vouspardonnec ette petite étourderie

Etienne Jeanmaire dit: 19 décembre 2016 à 15 h 00 min

Jibé s’il faut toutvous expliquer vous n’avez rien àfaire ici n’exabérez pas quand même réfléchissez qued iable le sens de la scèene avec le voisin est évident enfin vous nous énervez!

Jibé dit: 19 décembre 2016 à 15 h 47 min

Si tout change et s’écroule autour de nous, la seule chose que sauve le le jeune Polonsky, c’est l’amour !
L’amour d’un homme pour sa femme. Et réciproquement. Avec ou sans l’aide de saint Cannabis. L’amour d’un frère pour sa soeur, l’amour d’un jeune homme pour une petite fille inconnue (voir la photo d’illustration, ci-dessus)…
Qu’annonce le film de l’avenir et quel est son message ?
L’avenir c’est la gamine espiègle qui accompagne intelligemment (intelligence de coeur et d’esprit) sa jeune mère à une fin imminente : la fin annoncée d’Israël ?
C’est peut-être en cela, que ce film « comique » s’inscrit dans la longue tradition de l’humour juif ! Comment peut-on rire de son propre malheur ?

Marceline dit: 19 décembre 2016 à 15 h 51 min

Quel dommage ! Jusqu’ici ce blog avait une certaine tenue, on prenait plaisir à le lire et voilà que Jibé (est-ce une contagion du blog voisin) se met à pratiquer l’injure !

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 16 h 35 min

Vous avez raison, Paul, et je vous remercie d’avoir pris ce temps pour un long post. Vous trouvez qu’en quelque sorte, je phagocyte le film au point de le faire disparaître.
Je supplie tout un chacun de ne pas lire mes commentaires sans avoir vu le film, à moins d’être certain de ne pas aller le voir.
Si le lecteur a vu le film, cela ne peut pas « cacher ». Tout au plus énerver, interroger, décaler l’angle, ou révolter.
Mes commentaires ne sont pas des critiques, à savoir un texte censé donner envie d’aller voir le film sans le dévoiler ou le réduire.
EN théorie, car si j’écoute les critiques du masque et la plume par exemple, je suis assez affligé. A l’exception de mes deux préférés (dont Sophie), ils jugent le film à coup de mise en scène, de « grammaire cinématographique », de « plans », de « jeux d’acteurs », mais qu’ils pervertissent immédiatement de jugements de valeur, tant est si bien que depuis quelques années leur « objectivité cinématographique » m’apparait très douteuse et plutôt le paravent intellectualisé de leurs affects (au demeurant tout à fait licite). C’est d’ailleurs comme cela que j’utilise les critiques dont les meilleurs sont pour moi ceux dont le plaisir ou le déplaisir corroborent le mien, ou sont toujours opposés au mien. Mais maintenant je n’en ai plus besoin, j’ai deux sources sûres dont Annelise.
Je n’ai pas suffisamment lu les critiques de Truffaut et Bazin pour en discuter, mais je viens de lire celle de Rear WIndow. Il ne dévoile sa compréhension du scénario que par touches ciblées, laissant au spectateur la tâche de finir le job sur les autres points. Il fait même comprendre Hitchcock dans ce film, par une phrase suffisamment énigmatique pour n’être comprise que de ceux qui ont déjà vu Rear WIndow : « Il est l’homme dont on aime se savoir haï ». Du grand art cet article, celui de permettre une double lecture, de l’avant et de l’après. (Bien que je ne sois pas tout à fait d’accord : « méprisé » serait plus adapté que « haï », et je ne suis pas certain d’aimer cela.)
Néanmoins, on peut imaginer Truffaut frustré de ne pas pouvoir pousser plus loin son analyse du fait de la contrainte du format critique. Mais c’est un facteur qualité, la contrainte.
Je m’affranchis opportunément – et peut-être lâchement – de la contrainte, car je n’ai pas à me poser en critique.
Quant à ma perception du cinéma, je regarde les films avec l’apriori que les cinéastes sont géniaux, et que tout fait sens.
Alors le cinéma devient comme la nature chez Baudelaire :
« La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers. »

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 16 h 45 min

Mais si, Jibé. Il lui donne une gifle sous prétexte qu’elle ne respecte pas son chagrin en baisant (et avec quel bruit….!) alors qu’il est dans la peine et le deuil.

Cette gifle reste ambiguë. C’est un signe de son énervement à cause des nuits où il dort mal à cause des gémissements du plaisir, de sa difficulté à accepter que la vie continue pour les autres, donc qu’il commence à se détacher de son fils qui meurt une deuxième fois en quelque sorte (ceux qui ont connu un deuil me comprendront), et que le deuil a donc fait son travail d’oubli. C’est très humain. Un peu trop réactif, mais très humain. C’est bien vu dans le scénario. C’est crédible. Dans l’ensemble le scénario est tout à fait crédible, ce n’est pas là qu’on peut « attaquer » le film.

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 16 h 56 min

Oui, c’est justement le problème avec l’art en général, c’est que tout fasse sens alors que dans la vraie vie rien ne fait sens la plupart du temps…!

C’est pour cette raison que Nietzsche a pu écrire qu’on a l’art pour ne pas mourir de la vérité.

Peu de gens sont capable d’assumer l’absurdité totale de l’existence humaine. Le jeune homme du film meurt d’un cancer sans raison. Sa mort est absurde. C’est cette couleuvre qui est le dur à avaler, c’est évident.

Simplement être là ne suffit pas à l’homme. Il veut qu’on lui dise pourquoi il est là. D’où le drame de l’existence humaine. Seuls ceux qui ont accès à la joie tragique sont capables de supporter le simple fait d’être là sans se poser de question. Contrairement à ce qu’on pourrait croire a priori, ce sont ceux qui pensent trop qui sont malheureux. Avoir accès à la joie tragique, c’est avoir renoncé à la croyance que la pensée puisse nous aider en quoi que ce soit. Comme l’a écrit d’ailleurs Camus, « commencer à penser, c’est commencer d’être miné ». C’est la pure vérité.

Etienne Jeanmaire dit: 19 décembre 2016 à 17 h 09 min

Je suis entièrement d’acodrd avec vous Widergan¨ger,sauf sur un point hélas:on nemeurt pas sans raison d’un cancer, c’est une maladie bien souvent mortellemalheureusmeent.

Sylvain dit: 19 décembre 2016 à 17 h 11 min

Popaul 14.41 la valise pleine de cochonnailles pour Ali.

Maousse régal entre les deux.

la nastassia en pull rouge du peep show de Bordeaux, Texas!

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 17 h 19 min

mortelle en effet. Mais qu’un jeune homme meurt d’un cancer n’a pas de raison. C’est la fatalité. C’est tout ce qu’on peut en dire. C’est une mort absurde. Et c’est ça qui est affreux, c’est que c’est absurde et que l’esprit humain n’est pas fait pour accueillir l’absurde. Il veut des raisons. Alors qu’il n’y en a pas. D’où la colère d’Eyal contre la vie en général. Il en veut à Dieu presque. Il ne s’occupe pas de sa tombe, il va au cimetière sans sa kippa. Autant de signe à la fois de négligence à cause du chagrin et de révolte contre les rites, et au-delà contre Dieu lui-même. C’est déjà très dur de perdre un fils. Mais c’est encore plus épouvantable quand on ne peut pas ranger cette mort dans une case bien déterminée avec des raisons bien claires. C’est tout qui part en vrille avec une mort absurde. Et c’est ça la vraie vie, c’est qu’elle est complètement absurde, sans raison. On naît par hasard et on meurt sans raison. C’est ça qui est tragique et insupportable vu d’un point de vue purement rationnel. Mais heureusement la vie n’est pas que raison. La vie est essentieelement joie, joie de vivre, joie d’être en vie, joie d’être là, joie, joie, pleurs de joie comme dit si bien Pascal dans son mémorial. Et c’est bien lui qui a raison. La vie a des ressorts que la pure raison ignore.

Widergänger dit: 19 décembre 2016 à 17 h 26 min

Spinoza définit d’ailleurs l’être d’abord et avant tout par la joie. Paul Claudel aussi, il prend l’exemple d’un petit enfant qui suscite la joie dans le regard de l’adulte. La joie est le principe même de la vie. C’est au final ce qui nous permet de nous en sortir, qu’on en soit conscient ou pas. Peu importe.

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 18 h 16 min

Paul, j’avais occulté la dernière phrase de votre texte.
Je me fous un peu de la vérité, et je n’entends pas l’exprimer. Elle existe sûrement, en dehors de notre zone d’accès. L’incertaine convergence des vérités individuelles est plus concrête.
A lire la définition donnée du cinéma, je crois qu’il ne m’intéresse pas vraiment, ou secondairement, comme une belle cerise sur un gâteau. C’est l’intérieur du crâne d’un metteur en scène qui fait mon cinéma. Parce que l’homme peut être brillant, seul ou à plusieurs. S’ils viennent jusqu’à mon cinéma, c’est probablement qu’ils ont trouvé un bon dosage. Cà donne envie…, de rentrer dans la tête de ces passionnés pragmatiques qui nous racontent leurs obsessions, leurs gaietés, leurs angoisses, ou leurs questions. J’y pose les miennes. Au cinéma, une vérité concrète ? Celle-là, elle est dehors. Mais comme on n’a pas trop le le temps ou l’idée de la regarder, le cinéma ménage ce temps de cerveau disponible pour la réalité. Là, on n’a le temps d’observer. Et dehors, ce sera parfois plus clair, ou moins, mais on sera plus sensible.
Mais je ne parle que pour du cinéma que je vais voir.

Marceline dit: 19 décembre 2016 à 18 h 17 min

« Spinoza définit d’ailleurs l’être d’abord et avant tout par la joie. » (Wider)

Euh non, le concept de joie est séparé de l’ontologie spinoziste. Il est un moteur de la persévérance dans l’être mais n’entre pas dans sa définition.

Etienne Jeanmaire dit: 19 décembre 2016 à 18 h 20 min

ERiksen vous êtes ungrand taquin. Vous devez etre encore jeune ca vous est pardonné mais forceest de reconnaître que ce quev ous dites n’a pas beaucoup de sens saufsi c’est puor rire .

Emmanuel dit: 19 décembre 2016 à 21 h 54 min

Wiwi ne sois pas défaitiste ;,pas peu importe ;!!!;la joie ,grand grand sujet…;en finir avec la boussole parisianisme de la satisfaction hip hio hype .;;edel,votre vérité genre tranche de raclette va vite en besogne .Vous y allez plus vite qu’un V
uberisé;pas toutafait tort mais fo pas avoir l’oeil torve;défaut majeur en majesté de l’intelligentsia devenue fastoche …;
tesson est professeur d’esthétique à censier ,Annelise .Je le lisais dans les cahiers ,un des grands avec sergius daney ,supérieur a toubiana actually; votre portrait à 8.56 est super : il s agit d 1 grand intellectuel.Il dirigeait les ca

Eriksen dit: 19 décembre 2016 à 22 h 42 min

magnifique lien. Le dernier paragraphe est limpide.
Le premier paragraphe n’a fait pensé à « premier contact »

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