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La République Du Cinéma

« A voix haute » : Démosthène essaime et sème depuis le 9.3

Par Annelise Roux

Aucun des onze du premier tour n’est issu pour l’instant de l’académie du 93 ? Cela viendra peut-être. Chaque année depuis 2012 à l’Université de Seine Saint Denis se déroule le concours Eloquentia, qui vise à élire « le meilleur orateur ». Des étudiants de tous cursus, remis aux bons soins de professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène…) pour leur enseigner les ressorts de la rhétorique.
Stéphane de Freitas, le réalisateur, a grandi au sein d’une famille portugaise de la banlieue. Sport-études à Notre-Dame de Boulogne. Il devient basketteur professionnel. Traversant le périphérique, il s’est retrouvé plongé dans un univers dont il ne possédait ni le langage, ni les codes. D’un côté, frappé par l’érosion du lien, de l’autre par l’explosion d’internet, cet « enfer des réseaux sociaux», où tout le monde semble dialoguer et où il est rare d’être entendu.
Le doué du dunk plaque le basket pour des études de commerce et de droit. Grâce à Bertrand Périer, l’un des intervenants qui prépare les élèves à la prise de parole à la faculté, il identifie la maîtrise des mots comme viatique. Sous son impulsion naît la « Coopérative Indigo », projet pluridimentionnel où s’inscrivent une plateforme d’entraide s’appuyant sur une économie fondée sur l’échange, testée à l’heure actuelle dans des centres de réfugiés en France et à l’étranger, et Eloquentia.
Les critères de sélection ne privilégient pas uniquement les gens à l’aise à l’oral. Les mal dans leurs peaux peuvent trouver matière à prendre de l’assurance. Priment le « potentiel », les « motivations ». Guillemets pour signaler une démarche placée sous le signe de l’associatif, d’un militantisme désireux de venir en aide dans la lignée pédagogique, du volontarisme positif acté du « Demain » de Mélanie Laurent et Cyril Dion, plutôt que dans celle du travail de Rithy Panh.
« SdF » – acronyme formé par les initiales de Stéphane de Freitas –  au fil des années a pu observer l’impact de la formation sur les jeunes, les interactions qui en découlent au sein du groupe. Il attend la troisième édition pour tourner. Fin 2013, il a croisé la route de Harry et Anna Tordjman, jeunes producteurs de «Bref» sur Canal + (format court où s’épanouit Kyan Khojandi, comédien rencontré sur la piste de «Rosalie Blum» en Vincent Machot, de son état coiffeur introverti chez Julien Rappeneau ). Ils se sont enthousiasmés pour le projet, alors qu’il n’avait aucune expérience de la réalisation.

Au plan du pur cinéma, observation intriguante : comment, à l’heure du tout filmé, par des amateurs comme par des professionnels, la généralisation du recours à l’image retentit. Comment l’un verse dans l’autre. Les compétitions sur scène, en art de la table (Top Chef, avant de virer au Cauchemar en cuisine), les tournois de danse, les grands-messes à l’Américaine des concours de chant comme les jeux télévisuels repérés dans « Slumdog millionaire » (Danny Boyle) ou «Magnolia » (Paul Thomas Anderson), le sport.
Témoignage, arbitrage, galvanisation… caméra partout requise. Celle de la télévision va dans tous les coins. Pour quelles vertus visées ou détournées, quels travers ? Quelles découvertes, quel parti pris imprimé par le choix de focus, quelle augmentation ou réduction ? Juge de ligne lors des matchs de Federer. Slimane ou Kendji Girac (The Voice), sacrés stars ès buzzers, révélées en prime time… Curieuse de savoir quelle aurait été l’appréciation de M.Pokora sur Johnny Cash déboulant de la scierie ou Iggy Pop commençant à descendre son pantalon, hors et avant contexte. La singularité, the real punk par définition malmènent les grilles. Il serait dommage d’oublier que cela peut être dans un sens inattendu de douceur, de discrétion au lieu de turbulences plus ou moins feintes ou plaquées.
Les hommes au vestiaire, après un match de rugby, saisis dans une sueur propre, une vapeur honnête ? Si cela n’empêche pas de suivre ensuite l’under the skin au-delà du making-off, Colin Smith battant la campagne sans retour sur investissement, chez Tony Richardson («La solitude du coureur de fond»)… Dans le bricolage, la déco, la préparation d’un mariage, l’éducation des enfants reprise en main… Le parrain et la marraine lors d’un baptême privé ne tiennent pas bébé de la même façon lorsqu’ils se savent filmés grâce à un smartphone. Que choisit-on de «surprendre», de restituer ? Cette émulation, ou ce décalage doivent se retrouver quelque part, dans la tentative de traduction d’une vérité dont la confirmation ou la démonstration, le travestissement, le rendu subjectif, la recomposition, le déguisement, voire le trucage façonnent autant de facettes parlantes. J’aime bien jeter un oeil sur les films de classe ou d’apprentissage, en général… en France, Cantet, Kechiche, Lilienfeld.
Le passeport fitzgeraldien pour l’autre côté de la baie acquis par SdF, pas mauvais a priori pour en faire un cinéaste. Un an avant le tournage, il se lance, filme à l’arrache la session en cours depuis cette place charnière. Ladj Ly, acteur français originaire du Mali, réalisateur, banlieusard, musulman, figure incontournable de la cité des Bosquets à Montfermeil, qui avait co-signé avec l’artiste JR un projet monumental sur la banlieue pendant les émeutes de 2005, est appelé en renfort à la co-réalisation tout en le laissant libre. Leïla, jeune fille d’origine syrienne qui porte le voile et milite pour un collectif féministe, Elhadj, qui a continué ses études après l’incendie de son HLM qui l’a mis à la rue, Eddy qui vit en pleine nature, prêt à marcher quotidiennement 20km pour étudier… Les candidats sont suivis dans leurs vies en dehors de l’école. Pas seulement les barres d’immeubles, les tours… la forêt, les zones pavillonnaires.
« Mon père, c’est Chuck Norris ». Des figures archétypales, à la fois elles sont réelles, énergisantes, cueillies sous cet éclairage.
Le premier jour de tournage avait coïncidé avec l’attentat contre Charlie Hebdo : alors que la France est grièvement ébranlée, le documentaire tourné célèbre l’écoute et la parole. Filmés à quatre caméras pour multiplier les champs-contrechamps, avec deux cadreurs professionnels et deux amateurs eux-mêmes étudiants à Saint-Denis, les élèves se savent respectés.
Petits cailloux dans la bouche de futurs orateurs, semés pour baliser le terrain par temps brouillés, sous la menace de tonnerres que font redouter une météo hexagonale pré-électorale, un climat international délétères?  L’approche de Stéphane de Freitas, insérée dans un champ pragmatique à jury collégial, est bienveillante à chaque instant, favorise l’optimisme. Le cinéma d’auteur pour se mettre en conditions peut commencer par des gammes. Les sportifs le savent, échauffement nécessaire avant d’entrer sur le terrain. Le film au passage ouvre une petite porte de sortie du « tout endogamique » et du « faire cinéma, sport de riches », sous un mode espérons-le moins illusoire qu’un vedettariat de télé-crochet.
Le programme Eloquentia est désormais présent sur le territoire français entre Grenoble, Limoges et Nanterre. Le jeune cinéaste s’est retiré pour en remettre la gestion aux élèves. Ce sera intéressant de voir comment, après ce passage de témoin, il conservera sa casquette de militant et de réalisateur sur un sujet de société traité sous l’angle de la fiction.
La sortie en salles s’intercale entre les débats. Celui prévu pour le 20 avril a posé problème. TF1 et France 2 sur les starting-blocks pour celui de l’entre-deux tours, BFM veut en être.. . «République du Cinéma» observe une trêve pour la présidentielle. Des chances que de toute façon, les commentaires tournent autour de cela.
Élections? Piège à questions.

« A voix haute » de Stéphane de Freitas (sortie en salles le 12 avril)

 

 

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commentaires

170 Réponses pour « A voix haute » : Démosthène essaime et sème depuis le 9.3

Sylvain dit: 10 avril 2017 à 7 h 50 min

« films de classe »:l’Esquive.

Kechiche ne va pas à cannes suite à 1 embrouille de 2films.

J.D dit: 10 avril 2017 à 12 h 16 min

Excellent papier,Feygele .Votre art de creuser à l’os ,faire avec ce qu’il y a dans le frigo.Le SDF avec vous est accueilli avec élégance .Vu sur Facebook votre page consacrée à Don MC Cullin.Le nouveau baronet se plaint des films de mannequins et de la fuite en avant médiatique ,on ne peut pas le blâmer d’avoir raison .Hier sur l’autre fil ,phil seul dans la salle pour voir les chefs d’œuvre .Sentiment que ça ne va pas en s’arrangeant .Abdelatif Kéchiche a dit sur le oueb qu’on le croyait riche alors qu’il a emprunté beaucoup .La somme qu’on lui réclame est rondelette ,pas compris si à cause de ça le film inspiré de begaudeau est empêché? Le triomphe cannois avait été suivi d’un tollé des actrices sur la maltraitance infligée aux jeunes filles dirigées pour avoir la palme .A les entendre Mc Cullin n’a pas besoin de courir au biafra pour l’adversité .Behatzla ha ,bonne chance pour le(ou les?) prochains d’abdel K.

radioscopie dit: 10 avril 2017 à 14 h 43 min

De fait, ce qu’il est convenu d’appeler « fracture sociale » passe aussi par le langage, la parole étant aussi immédiatement perceptible qu’un nez au milieu de la figure. Il suffit d’écouter parler quelqu’un pour pressentir dans son maniement de la langue la signature d’une origine sociale (à part pour les faussaires, je veux dire ces jeunes des beaux quartiers qui affectent de singer les intonations et le lexique des banlieues : pas de soucis pour ceux-là, ils possèdent tous les codes et registres linguistiques). Le problème est pour ceux qui n’ayant que le niveau de langue de leur milieu et de leur espace géographique (et n’ayant souvent pas conscience qu’il en existe d’autres) se heurtent dès l’entrée à l’école à la difficulté d’intégrer des usages ou des normes linguistiques (plutôt exigeantes) totalement insolites. Des spécialistes des sciences de l’éducation et du langage planchent depuis longtemps là-dessus (notamment sur l’oralité) pour apporter des solutions à l’échec scolaire et à la relégation qui en découle des enfants des milieux socioculturels défavorisés.
L’expérience dont témoigne ce « A voix haute » est infiniment intéressante. Sa limite est précisément qu’elle est une expérience destinée à une poignée d’individus. Il y aurait moyen « d’enseigner les ressorts de la rhétorique » beaucoup plus généralement, à commencer par les mots qui sont les briques qui permettent de bâtir le bien-dire et accessoirement l’éloquence mais…

Phil dit: 10 avril 2017 à 14 h 47 min

J.D. nous prouve que la solitude est moins grande en blog que dans une salle de cinéma qui « projette un muet ». les projections de qualité ont parfois un public plus nombreux mais jamais (ou si rarement qu’il s’agit d’un pistonné de franceculture) la moindre une tête bien brune issue de cette plus très fraîche immigration. non non, que du gris, du chauve ou de l’échevelé(e) car les cinémathèques abritent leur part de détraqués définitivement à l’ouest. Dietrich trouvait parfaitement aberrant de passer ses nuits à regarder des vieux films.

yukigawa yoshiko dit: 10 avril 2017 à 16 h 11 min

Bonjour, Les jeunes ont l’air de posséder plus de vocabulaire et de langage du corps que les professeurs de la FEMIS du film de Claire Simon, ce qui m’apparaît déjà comme encourageant. Yoshi.

Sylvain dit: 10 avril 2017 à 16 h 13 min

Moi aussi Jazzi.Plus effrayant que grave?

L’émir du quatar était au parc des P avec Gaston gaudio voir gagner ses gars.

De F basketteur.Il est grand?

puck dit: 10 avril 2017 à 19 h 23 min

Radioscopie, j’aime bien votre commentaire, c’est vachement perspicace :

De fait, ce qu’il est convenu d’appeler « fracture sociale » : exact

passe aussi par le langage : exact

la parole étant aussi immédiatement perceptible qu’un nez au milieu de la figure : exact

Il suffit d’écouter parler quelqu’un pour pressentir dans son maniement de la langue la signature d’une origine sociale (à part pour les faussaires, je veux dire ces jeunes des beaux quartiers qui affectent de singer les intonations et le lexique des banlieues : pas de soucis pour ceux-là : exact

ils possèdent tous les codes et registres linguistiques): exact

Le problème est pour ceux qui n’ayant que le niveau de langue de leur milieu et de leur espace géographique : exact

« ils » se heurtent dès l’entrée à l’école à la difficulté d’intégrer des usages ou des normes linguistiques : exact

(plutôt exigeantes : exact

totalement insolites : exact

Des spécialistes des sciences de l’éducation et du langage planchent depuis longtemps là-dessus : exact

pour apporter des solutions à l’échec scolaire et à la relégation qui en découle des enfants des milieux socioculturels défavorisés : exact

super ! avec toutes ces bonnes réponses vous avez gagné un jambon de Bayonne, vous pouvez me laisser votre adresse pour vous l’envoyer ?

puck dit: 10 avril 2017 à 19 h 34 min

dans toujours les cas ce sera toujours plus facile de donner la parole aux jeunes, que leur donner du boulot.

et ça c’est l’achèvement d’un très long et difficile processus de pensée politique, culturel et artistique qui a aboutit au fait de se dire : en attendant de leur donner du boulot on va leur donner la parole, ça reviendra moins cher et ce sera plus fastoche à trouver.

parce que si vous regardez bien le onde qui vous entoure vous remarquerez que question « parole » c’est loin d’être la pénurie.

en plsu dans le 93 avec le rap, le slam, et le rnb, et le funk ils sont déjà super entrainés.

pour un gamin c’est facilement plus facile de rapper que de résoudre des équations différentielles.

et ça, à long terme, si on se retrouve avec une population de slamuers où plus personne ne sait résoudre une équation différentielle, je vous dis pas la cata.

Phil dit: 10 avril 2017 à 20 h 31 min

entendu une dame bien mise qui vote à gauche (elle me l’a dit), à la sortie d’une énième séance quasi gratuite de chefs d’oeuvre cinématographiques, répondre à un jeune homme soucieux de la diversité raciale (faut ce qu’il faut) et qui n’en voyait jamais dans l’assistance toujours blanchote et lessivée: « ils se sont exclus d’eux-mêmes »; ha !

Annelise dit: 11 avril 2017 à 10 h 34 min

Yoshi, « Le concours »vs a paru un peu « film de famille »? Tbeau docu pourtant de Claire Simon où l’on voyait apparaître Marc Nicolas, qui a tant fait pour l’ouverture de la rue Francoeur
Phil, c’est le « quasi » qui aura découragé… ? Non je plaisante, je pense surtout à une forme de désintérêt où entre en jeu certaine timidité inavouée, la certitude aussi que « ce n’est pas pour eux »
Puck, en plus d’un jambon de Bayonne (?) encore que pour certains d’entre eux, le porc ne soit pas bien vécu, la bourriche d’huîtres guère mieux, Eloquentia garantit à ts ses lauréats un stage d’apprentissage ds leur domaine de prédilection
Sylvain, Stéphane de Freitas a les yeux bleus, bleus les yeux, SdF a.. Je l’ai rencontré ds un mariage, il m’a paru plus trapu, moins haut que Yoakim Noah des NY Knicks…un attaquant qui se faufile en dribblant

JAZZI dit: 11 avril 2017 à 11 h 39 min

« Eloquentia garantit à ts ses lauréats un stage d’apprentissage ds leur domaine de prédilection »

Pour vendre des aspirateurs ou animer une émission de télé-achat, Annelise ?

Sylvain dit: 11 avril 2017 à 14 h 23 min

@puch. »Stage d’apprentissage garanti »:mieux que le jambon promis à la radioscopie.

Phil »dame bien mise qui vote à gauche ».Les caviardeuses et leurs façons bidons…

Gilles dit: 11 avril 2017 à 14 h 53 min

Jazzy 11.39 ,les pépinières du genre Julien Lepers ont des limites vite atteintes .Comme ça que j’entends la brillante chronique d’Anne-Lise .Radioscopie 14.43 sur le « mais » final ;ce qui gêne est le principe du concours .Ceux qui décrochent le pompom à ce niveau ,je me demande si ce n’est pas un formatage libéral de la différence ,alors que les dés sont pipés ? Ces gamins + ou moins de la téléréalité ,souvent zombis peignés auxquels on apprend à se laver les mains avant de passer à table .Coquilles de noix sur siège éjectable .Le jour ou ils ne font plus l’affaire ,au suivant!
« La télévision va partout ,pour quels travers ou augmentation « ,question pertinente .Canal j’en suis fou question sports.Phil 14.47 les barjots des cinématheques qui se font du film non stop ; le surinvestissement professionnel &stakhanovisme culturel ,bien connu que ça cache souvent un désert perso.La gratificationn obtenue permet de justifier l’évitement fuyard.. J’aurais du faire ma dissert dessus .La Venus blonde dietrich par contre avait des talents de cuisinière. Ca en dit long!

radioscopie dit: 11 avril 2017 à 16 h 21 min

puck dit: 10 avril 2017 à 19 h 23 min
« super ! avec toutes ces bonnes réponses vous avez gagné un jambon de Bayonne… »

Dites donc, Robert, je vous vois venir avec votre gigot de jambon ! Faites pas votre Bidochon.
Raymonde

Phil dit: 11 avril 2017 à 16 h 41 min

Gille, la cinémathèque forme le goût, l’addiction ne devrait être tolérée qu’en 35 mm sinon mieux vaut rester dans son salon. La Dietrich devrait être heureuse de voir ses films faire les beaux jours des archives.
qu’a-t-elle fait de ses nuits..

JAZZI dit: 12 avril 2017 à 9 h 54 min

Cette semaine, quoi d’autre que le film britannique « The Young Lady » et le film israélo-palestinien « Je danserai si je veux » ?

Roro dit: 12 avril 2017 à 11 h 58 min

Jazzi
oui ç a l’air interessant
(faut espérer qe la young lady c’est pas l’histoire d’une pathétique quadra mere de famille nombreuse qui perd la tête quittant le foyer familial etc pour un ado de 15/16 ans sur qui elle a autorité et qu’elle ne lâche pas d’une semelle . ..)

JAZZI dit: 12 avril 2017 à 18 h 31 min

Film sympa, fort heureusement pas trop, qui se laisse voir avec plaisir, plus pour la personnalité des élèves suivis hors-champ de compétition, que pour le concours lui-même, situé entre l’école du stand up et la conférence de stage du barreau de Paris. Mais on peut aussi bien regarder « The Voice » à la télé…

Sylvain dit: 12 avril 2017 à 18 h 48 min

Corporate Jazzi j’y suis allé.Alice lanquesaing,jolie.

ça faisait allusion aux suicides à telecom.

Le pression.Silol met le regard dessus.Céline Salette soutient officiellement melanchon…

JAZZI dit: 12 avril 2017 à 19 h 11 min

Oui, on pense à télécom, à part que là, il y a un mort et beaucoup de remous. Tandis qu’à Télécom, ce fut une hécatombe dont on a plus jamais entendu parler par la suite !

JAZZI dit: 13 avril 2017 à 8 h 37 min

Par moments, les cours d’Eloquentia font penser aux stages de Pôle Emploi destinés aux chômeurs pour réussir leurs entretiens d’embauche ! Pas totalement inutiles, mais très normatifs. C’est un peu le reproche que l’on peut faire à ce genre de formation, qui élague tout ce qu’il y a d’original chez les élèves. L’un d’eux, dont l’exercice consistait à défendre une thèse en faveur de la prostitution à mis en avant l’argument de l’hygiène : « Pour ne pas pénétrer dans une chatte salle » Zéro pointé du prof !

Sylvain dit: 13 avril 2017 à 8 h 51 min

@Jazzi 18.35 , »Annelise en finale »:plus proche de Femis ou Lumiére que de The V.

Annelise présidente !

19.11,Roro, »Corporate »,inspiré de Rémi Louvradou.

Paul Edel dit: 13 avril 2017 à 9 h 14 min

J’ai vu Young Lady. Interessant. C’est un film anglais adapté(tres librement…) de la nouvelle de l’auteur russe du XIXe siècle Nikolaï Leskov, La Lady Macbeth du district de Mtsensk. le film de William Oldroyd ( c’est son premier je crois) est beau, épuré. L’histoire est simple, nette,transplantée de Sibérie dans une lande anglaise ou écossaise.
Une jeune fille,Katherine, mal mariée pour des raisons financières, est frustrée sexuellement. Elle se consume dans un manoir bordé de landes, en bordure du vide .Elle aimera un palefrenier, tuera l’odieux père de son mari, son mari, et l’enfant que celui ci aurait eu avec une autre femme. Cette « Young Lady » ressemble ces héroïnes qui, chez Barbey d’Aurevilly, trouvent « le bonheur dans le crime », une de ces jeunes femmes au corps superbe, au visage parfait, angélique, qui murissent et cachent des passions ardentes, des ressentiments implacables , tout ce qui monte et fermente dans ce que Stendhal appellerait « une âme noble » ou « un tempérament espagnol » .Au milieu de pièces immenses et glaciales ,gardée par des domestiques fantomatiques ou apeurés….La seule première délivrance qu’éprouve cette jeune fille? la vue, le matin, par une fenêtre, d’immenses arbres et d’une épaisse foret. L’amour qu’elle éprouve pour un palefrenier va bien au delà d’un plaisir sexuel momentané. un autre monde éclot, aux lueurs inquiétantes et surnaturelles Cette passion consume et dévore cette jeune fille entière la mène à un indissociable mélange de plaisirs secrets, de vengeance absolue dans un univers déclinant, une fuite acharnée vers un autre monde transgressif de jouissances dans le sacrilège. Oui Un monde s’ouvre en elle, baigné de sang..Oui, un récit sous le signe de Satan.
Le jeune réalisateur multiplie les plans magnifiques, de cette jeune femme, de dos, devant les géométries d’une fenêtre, ou son passage dans des couloirs aux teintes gris qui absorbent un silence surnaturel.. et prend les variations de la lumière et des heures. On songe au peintre Hammershoï, ses tableaux d’intérieur, ses dos d’une éternelle même femme rêveuse.. ne sont jamais loin.. et ,sans doute, Dreyer non plus. L’auteur suggère admirablement l’insatisfaction sexuelle, les troubles contenus, les piqures aigues de la frustration.. ,la mélancolie, la rumination , les fleurs du mal en germination..mais aussi l’esprit de décision de cette jeune jouée par une actrice attirante dans son opacité , Florence Pugh.
Quand on sort du manoir, on découvre la lande, ses rousseurs, ses nuages lourds et plombés en dérive , une foret menaçante dans ses reflets rouge sang, ses épaisseurs et terreaux de feuilles pourrissantes, ses versants plongeants, ses troncs serrés, ses marécages presque oniriques,, et un torrent qui éclabousse et fait naitre des idées de crime ;on devine quelque chose d’une prison mystique dans ces lieux. ajoutez le froid malsain des murs, quelque chose comme une odeur de salpêtre dans les écuries et bâtiments annexes.. la belle servante noire -si baudelairienne, qui détecte chez sa jeune maitresse les sources secrètes du mal. et vous aurez une petite idée du talent sensuel et en même temps allégorique du réalisateur. Cette demeure est la pierre tombale d’une jeune présence vivante ardente qui refuse d’’être une enterrée vivante.
Ce qui manque à ce film ?c’est un je ne sais quoi de plus fou, soudain, d’ardent, une odeur de sang, un degré de plus dans l’envoutement maléfique. On attend ce point culminant de fièvre, d’assouvissement, de jubilation dans la délivrance criminelle, une ampleur féroce, névrotique, des cheveux dénoués dans la fureur de l’assassinat, et ça n’arrive pas complètement. On attend sur la fin que cette petite lady Macbeth devienne chaude, éperdue, enragée, agrandie, qu il jaillisse en elle une jubilation délivrante dans la barbarie..ici,Katherine reste froide, maniaque, sournoise, trop surveillée à mon gout .Elle ne se dénoue jamais. Dommage.
Car on sent dans cet art tout de maitrise classique, une ligne de l’action dramatique parfaite des cadrages soignés ,des lumières savamment dosées, de décors stylisés, un vrai tempérament de cinéaste chez ce William Oldroyd .

J.D dit: 13 avril 2017 à 12 h 20 min

Le mentsh P.edel met une belle notule sous la dent à 9.14. Pessa’h interdit que je mange ‘hamets ,le pain,je ferai un écart pour la prose goûteuse comme de la brioche .Pas lu la nouvelle russe .Les films en costumes m’attirent ,surtout s’ils donnent l’occasion de voir des corps superbes émergeant de toilettes féminines soyeuses à tourner la tête .Bien parti puis le soufflet retombe .J’ai été déçu . »Elle ne se dénoue jamais « ,pour vous ça ne l’est pas mais on peut y trouver de l’érotisme ,Eddel.Annelise, le nouveau terence davis va sortir sur Emily, Dickinson .En remontant dans les archives de RDC à un moment ou je ne fréquentais pas autant ,j’ai trouvé un article ou vous le découpiez en rondelles.
Jazzi 8.37 je voulais aller voir après la chronique du Feygele,le post sur l’orthographe qui fait barrière achève de me convaincre.

Paul Edel dit: 13 avril 2017 à 12 h 36 min

JD, il y a quelques étreintes entre katherine et le palefrenier qui émergent dans une plongée de clair-obscur et une belle pesanteur des corps. visiblement, le metteur en scène a médité des grands peintres.

JAZZI dit: 13 avril 2017 à 13 h 02 min

« quelques étreintes entre katherine et le palefrenier »

Un classique de la lutte des classes de la littérature anglaise. On comprend ça en voyant la bande-annonce. Mais ils disent que certaines scènes sont susceptibles de choquer les âmes sensibles !

Phil dit: 13 avril 2017 à 15 h 20 min

comme baroz j’ai bien cru voir Le Messager en lisant pauledel. Les histoires de palefreniers qui engrossent la châtelaine conserveront leur charge érotique tant qu’un Mélenchon n’arrive pas au pouvoir.

Gilles dit: 13 avril 2017 à 15 h 49 min

« A voix haute « :pour défendre la prostitution il avance la question de l’hygiène » ne pas entrer dans une chatte salle  » et le prof lui met O.
le prof est idiot ,Jazzi! C’est l’idée qui compte .Après je ne dis pas que l’ortho est à négliger..

Sylvain dit: 13 avril 2017 à 17 h 48 min

Gilles,le prof aurait du lui mettre 18.

il y a de l’idée .

Si c’est marina Hands la châtelaine je vais voter Melanchouette (signons pour le coït lutte de classes)…

JAZZI dit: 13 avril 2017 à 17 h 50 min

J’ai vu « The Young Lady » et relu le papier de Paul Edel. C’est tout à fait ça, rien à rajouter. Sinon que ces servantes noires dans la campagne anglaise (j’ai pensé aussi à l’Ecosse) sont un peu intriguant, tout comme l’enfant naturel du mari, qui est métisse ? Mystère aussi sur le fait que celui-ci, sans être impuissant, ne touche pas à sa jeune épouse ! Serait-il homosexuel ? Rien n’est moins sûr. Autant de non-dits qui donnent de l’épaisseur à ce film, où souffle alternativement le chaud et le froid. Beaux plans aussi sur un énigmatique et sensuel chat roux, qui s’inscrit dans le tableau général et tient son rôle… Sur la réserve de Paul : « On attend ce point culminant de fièvre, d’assouvissement, de jubilation dans la délivrance criminelle, une ampleur féroce, névrotique, des cheveux dénoués dans la fureur de l’assassinat, et ça n’arrive pas complètement », je suis moins d’accord. ça c’est le jeu habituel d’une Adjani de la belle époque, tout en hystérie. Celui plus maitrisé, contenu, de Florence Pugh m’agrée tout à fait. Sur les divers portraits d’hommes, maîtres ou domestiques, on pourrait épiloguer longtemps…

Paul Edel dit: 13 avril 2017 à 18 h 36 min

effectivement , jazzy, vus avez raison, les non- dits sont parfaitement plaçés ; le rôle de la domesticité est intrigant et prenant.superbe. mais je maintiens: j’attendais quelques secondes fulgurantes, comme dans un poeme surréaliste ou une nouvelle de Barbey d’aurevilly.quelque chose « d’explosant- fixe » comme aurait dit André Breton.mais c’est un vraiment tres beau film. le dernir plan de l’héroïne sur le canapé ,dans ce manoir devenu hanté par ces crimes, est parfait. Tres british.

Paul Edel dit: 13 avril 2017 à 19 h 10 min

Ce qui rend,Jazzi ce film -objet fascinant, c’est qu’il y a une logique des énigmes et des non -dits. tenue d’un bout à l’autre. déjà dans la présence du mari qui exige de sa femme qu’elle se déshabille pur ne pas y toucher..et puis les images restent dans la tete: foret, visages des domestiques, ces femmes lentes, taillis crépusculaires, torrent, ravins pourrissants de feuilles mortes, grâce ténébreuse,plages d’ennui, ,clairière soudaine des matins lumineux,transparents après des nuits de fièvre.présence du lit et des draps froisses, anxiété trouble, ,profondeur des couloirs ,des escaliers, ombres qui creusent le visage du vieillard infâme dans sa tyrannie.. etc.. alors oui le Mal court dans le Manoir;…oui, tres beau film..

Eriksen dit: 14 avril 2017 à 9 h 11 min

A voix haute: la force de la parole.

Saint Denis, Faculté : cent-dix candidats, préparent ardemment Eloquentia, la coupe dionysienne de l’éloquence.
Tout à la joie d’une langue commune retrouvée, je rentre chez moi, ravi de ce que l’on fait pour les banlieues.
Et puis, ça décante et vient le malaise.
Combler le gap d’un déficit de maitrise du langage semble le but de cette formation universitaire, mais on ne sait pas du tout si elle réussie: les mauvais sont absents à l’image, et les semi-habiles progressivement éliminés. On peut juste supposer que la bonne ambiance, l’émulation commune et les profs de qualité ont entrainé un profit pour l’élève lambda. On se prend à rêver que toutes les écoles du 93 soient ainsi. Mais d’autres films ou livres nous ont montré qu’il n’en est rien, que la méfiance et le mépris du langage officiel prédominent, comme le suggère le premier étudiant qui parle avant le générique, ou comme l’explique Magid Cherfi dans « Ma part de Gaulois ».
La question n’est donc pas de découvrir les génies de la banlieue, mais de réintégrer ceux qui n’en sont pas.
La question n’est pas de trouver des locomotives, mais de déblayer les rails et remettre les wagons dessus.
Il est agréable de constater les qualités oratoires d’une sélection de volontaires du 93 formés dans des conditions normales d’ambiance et d’émulation, mais il serait illusoire d’y voir une solution, ni même un signe. C’est dans les maternelles et les écoles qu’il faut enseigner la rhétorique et la construction du discours. Chaque euro dépensé y aurait plus de poids que tous les rattrapages universitaires. Mais il faudrait attendre au-delà du cycle politique pour en observer les effets, tandis qu’Eloquentia fournit immédiatement son vainqueur, son arbre qui cache la forêt, et qui n’avait probablement pas besoin de cela pour réussir.

JAZZI dit: 14 avril 2017 à 9 h 36 min

Oui, même malaise, Eriksen. Les sélectionnés, comme pour « The Voice » sont déjà les plus talentueux. Avant même leur première leçon, étudiants en lettres ou autre, ont voit qu’ils maitrisent très bien le français et ont le vocabulaire nécessaire. Ensuite, il n’y a plus qu’à leur apprendre les règles de base technique, comme dans les écoles de théâtre : respiration, placement du corps, gestuelle d’accompagnement… Et gommer toutes aspect de « vulgarité », de singularité trop marquée, tout en leur disant dans le même temps qu’ils doivent être eux-mêmes ! Au prof qui leur demande quelles sont les motivations qui les ont amené à s’inscrire à ce concours, l’un des postulants répond, non sans humour : « Pour pouvoir mieux écouler mes barrettes de shit ». On ne le retrouvera pas en finale…

JAZZI dit: 14 avril 2017 à 9 h 53 min

Oui, Paul, il y a des images puissantes qui restent en mémoire dans ce beau film. Quand, par exemple, la domestique noire brosse avec rudesse la longue chevelure auburn de la jeune lady, telle la queue d’une pouliche que l’on prépare pour un concours hippique !

JAZZI dit: 14 avril 2017 à 9 h 57 min

La jeune lady prenant la pose, à côté du cercueil à la verticale dans lequel est exposé son beau-père !

Sylvain dit: 14 avril 2017 à 10 h 03 min

« feuilles pourrissantes », »ombres sur le visage du vieillard infâme de tyrannie ».

A la soeur Bronte?

Losey VS Pinter,Le cinéma social,l’etouffement des moeurs GB,point d’intersection des 2 avec J.Ivory?

J.D dit: 14 avril 2017 à 11 h 05 min

Eloquentia : la vente d’aspirateurs proposée par Jazzy ou stage en entreprise .Pas de sots métiers .
Perfectly agree ,ericsen 9.11. Malaise augmenté par Eddy ,le jeune du film invité chez Lopez faisant une récitation forcée sur la chaîne ? Well,au cours Simon ou au Florent ça ne passe pas toujours mieux la rampe ! Ils n’auraient pas du l’engager en stage pour présenter la météo .Pas les mêmes chances de tourner après avec le jeune Bedos que s’il était Dora tuillier.D.ieu est indulgent ,il lui épargne la stupidité de plus d’une heure distribuée en salles de M et MME Edelman ou du jeune Steve boulay devenu chroniqueur chez Ruquier.Sa révérence du père ,plus constructive que les bas morceaux pailletés classés sans suite qu’on leur donne pour tromper leur faim .Les « semi habiles  » ,intéressant, comme l’étêtage systématique de ce qui dépasse .Les lecteurs de Bourdieu devraient relire de temps en temps pour appliquer les déductions .
Annelise ,relisant votre papier j’y décèle une inquiétude subtilement exprimée autour du recyclage de la cruauté à venir et du tri sélectif des déchets…

Eriksen dit: 14 avril 2017 à 12 h 36 min

j’ai trouvé la finaliste particulièrement horripilante. Il me semble qu’il y a une différence entre le (mauvais) théâtre et l’éloquence.

JAZZI dit: 14 avril 2017 à 13 h 16 min

Oui, Eriksen, avec son voile et son féminisme, et aussi sa beauté, elle a quelque chose d’une Beauvoir un peu fade ! Le garçon, vainqueur, est beaucoup talentueux et attachant.

Eriksen dit: 14 avril 2017 à 14 h 02 min

Tu parles de Leila, une des demi-finalistes. De la classe, mais un peu coincée.
A respecter tout de même, c’est l’image de tous les étrangers qui kiffent la France et révèrent Victor Hugo. Du romantisme politique, mais c’est toujours touchant.

JAZZI dit: 14 avril 2017 à 14 h 08 min

Oui, c’est vrai, la finaliste c’est celle dont la grand-mère fait penser à madame Sarfatti d’Elie Kakou !

Annelise dit: 15 avril 2017 à 10 h 44 min

On se souvient de Jean-Marc Lalanne ds les Inrocks, vs Richard Brody, critique du New Yorker qui à l’occasion du documentaire de Claire Simon avait émis une longue tribune polémique sur le cinéma d’auteur français, qu’il jugeait filant ds une dérive formatée
http://bit.ly/2ncL0CJ

Annelise dit: 15 avril 2017 à 10 h 48 min

Extrait (JM Lalanne /Les Inrocks mars 2017): « l’analyse de Richard Brody, qui repose sur des intuitions critiques plutôt que sur un travail d’enquête, a de quoi amuser. Car la perpétuation du cinéma commercial français, sa pérennité au box-office, des comédies avec Danny Boon aux films d’exploitation en anglais d’EuropaCorp, n’a jamais vraiment été la visée ni des successifs responsables de l’école ni celle de ses étudiants. Et on s’interroge sur ce que recouvre pour le critique la notion de mainstream. Précisément, en France, les critiques émises contre l’école plaident plutôt pour une accusation inverse : celle de cultiver un certain narcissisme d’artiste insoucieux des réalités du marché. »

Sans mâcher ses mots, Richard Brody persiste, précise et développe son accusation en parlant de formatage selon des critères industriels

JAZZI dit: 15 avril 2017 à 11 h 01 min

« formatage selon des critères industriels »

Oui, il y a un peu de ça dans la formation au concours Eloquentia, Annelise.

Annelise dit: 15 avril 2017 à 12 h 36 min

Natif de Sidi Bel Abbès, Marc Nicolas est mort le 21 décembre dernier. Outre la Femis, il dirigeait depuis 2006 le groupement européen des écoles de cinéma et de télévision (GEECT), fier d’avoir imposé à travers des réformes parfs controversées l’idée d’une école moins sectaire, ouverte à toutes les idées du cinéma et à toutes les corporations, heureux d’avoir contribué à l’éclosion d’une nouvelle génération de cinéastes dont les films circulent dans le monde entier

J.D dit: 15 avril 2017 à 12 h 36 min

@11.. Le formatage dénoncé par le NY s’applique davantage à la Femis si on lit l’article .(Eloquentia ,épiphénomène moins glamour ,dans un système en mal de se renouveler.)Simon Nicolas ,directeur, que vous citez plusieurs fois voulait y remédier dites vous,feygele? de quelle facon? Brody n’est pas un potz.Fan de Godard ,Ford ,fuller .Il met les pieds dans le plat.Sa véhémence ,mal argumentee selon Lalanne .Quand L.lui reproche ses « intuitions critiques  » plutôt qu’un travail d’enquête il a raison .Pour autant les Inrocks ne s’attardent passur la question de la justesse des intuitions de brody…
La conclusion de JML sur le libéralisme dont ça serait la défense masquée ,intellectuellement juste.Sur le mainstream moins d’accord.Je lis chez Assouline sans poster de commentaires . Vu passer (Phil,ou D) que Polanski n’était pas à cannes ,que la dernière entreprise , »pas très reussie,etait adaptée de MMe de Vigan ? »Si c’est confirmée pas beaucoup e sang neuf.
Bonnes fêtes de Pessah ,chère Annelise ,cher Jazzi et amis erdéciens !Barou h ata Adonai Elohenou.

J.D dit: 15 avril 2017 à 12 h 49 min

Jazzi,vous vous faites psychanalyser par Widergranger guidé par le fantôme de sa regrettée Boube?Chalom Alei’hem ,il va finir par faire concurrence à la profession …
le restaurant d’Enard à Barcelone: je me souviens de votre album photos de la Costa Brava sur FB,Annelise .à vue d’œil vous habitiez ou séjourniez ? j’aurais dit vers le W,(cru reconnaître aussi des paysages de Begur à l’écart du flux touristique).

JAZZI dit: 15 avril 2017 à 13 h 10 min

Je vais toujours voir les films actuels made in Israël. Il me semble que là, mieux que dans les reportages sur la politique ou les conflits israélo-palestiniens, on peut mieux prendre la mesure de la réalité de ce qui se joue, au quotidien, dans cette zone géographique, creuset d’une problématique aux enjeux complexes et ô combien inextricables.
C’est ainsi que je suis allé voir « Je danserai si je veux », de la Palestinienne Maysaloun Hamoud. C’est l’histoire de trois jeunes femmes arabes cohabitant dans un appartement du quartier des Yéménites à Tel Aviv. Trois portraits de colocataires aux personnalités contrastées, qui partagent toutes le même désir d’indépendance et de quêtes amoureuses. Elles sont issues de familles plutôt aisées que populaires, l’une est avocate, l’autre disc joker et lesbienne, toutes deux très branchées et festives, et la troisième, pièce rapportée au début du film, plus traditionnelle, voilée et pratiquante musulmane. La dernière, étudiante en informatique, a un fiancé, qui veut lui faire quitter l’appartement, dès sa première visite, et précipiter leur mariage, sentant que sa fiancée, au contact des autres filles aux moeurs si peu orthodoxes, aurait une fâcheuse et coupable tendance à vouloir s’émanciper et à lui échapper. Celles-ci, au look tapageur, boivent de l’alcool, fument des joints, prisent de la coke et font la fête avec leurs amis dans des boites de nuit. L’appartement devenant le lieu de rassemblement d’une jeunesse représentative de cette ville, plus occidentale qu’orientale. Libérées, pour les deux premières, ou soumise, pour la troisième, elles rencontrent finalement les mêmes difficultés face aux hommes et avec leurs familles respectives. Plongées jusqu’à une certaine schizophrénie dans les contradictions d’un monde où la place de la femme est particulièrement limitées, balisées, elles n’ont d’autres ressources que leur propre solidarité. Plus qu’ailleurs, ici, la femme serait-elle l’avenir de l’homme ? On serait tenté de le croire…

Phil dit: 15 avril 2017 à 14 h 40 min

le film vous a plu, Baroz ? vous ne dites pas. film à thèse(s) ou versions, financé par les ronds de qui, quoi ? les films israéliens sont souvent bien joués filmés mais entêtants comme des woody allen sans légèreté. coup de chaleur à l’orient, probablement.
vu un film sur la communauté yiddishophone de nouillorque, un rebelle qui ne veut pas de la femme qu’on lui impose. émouvant d’entendre ces gardiens d’une langue tuée, nés dans la grosse pomme, parler mal anglais.

Annelise dit: 15 avril 2017 à 14 h 41 min

Jacques 13h10 beau compte-rendu. J’avais l’intention de faire un « billet ds le billet » à propos du film, merci d’avoir ouvert le bal!
Si vs allez voir ts les « made in Israël », peut-être l’occasion de ns rapporter vos impressions sur « Jonction 48″ d’Udi Aloni (prix du public, section Panorama en 2016 au 66ème festival de Berlin)?..
ça se passe à Lod, banlieue de Tel Aviv où juifs et arabes se regardent en chiens de faïence. Les arabes, minoritaires, s’y ressentent citoyens de seconde zone. Scénario co-écrit sur mesure pour Tamer Nafar, star du hip-hop arabe : Kareem, un rappeur qui travaille dans un centre d’appel rêve de célébrité, fou amoureux de la belle Manar à la narine percée, « déshonneur »d’une famille traditionnelle.. Love-story sur fond d’amis dans la dèche, de chômeurs sans avenir, dealeurs régulièrement traqués et harcelés par la police ..Udi Aloni l’Israélien a jeté un pavé dans la mare, critiquant ouvertement le gouvernement de BB lors de la remise de son prix tout en spécifiant que ses remarques « ne s’appliquaient en rien au pays, qu’il aime ». Miriam Regev la ministre de la culture a rétorqué que le film n’aurait pas dû bénéficier de financements provenant d’instances qu’il incrimine et continue d’avoir les engagements du réal ds le collimateur, accusant en particulier Tamer Nafar « d’attiser les haines ». .Lors du festival de Haïfa en octobre 2016, elle a d’ailleurs exprimé auprès du maire de la ville mixte son désir que son concert soit interdit – sans succès, l’évènement ayant finalement eu lieu, sous tension

Eriksen dit: 15 avril 2017 à 17 h 10 min

L’opéra, de Stéphane Bron.
La présence de la caméra détermine au moins deux catégories de documentaires : Soit elle se fait oublier par une présence continuelle sur une longue durée, c’est Frédérick Wiseman, soit elle s’intégre dans le jeu et les protagonistes interagissent avec elle, comme dans Wrong Elements de J Littell ou Swagger de O Babinet,.
Dans « L’Opéra » de Stéphane Bron, la caméra est omniprésente à un tel point qu’il est licite de se demander si les individus peuvent avoir autre chose en tête. Elle ne peut pas être oublié, ni du spectateur ni de ceux qui sont filmés. Ils sont scrutés par elle, mais tout en ayant l’obligation de faire comme si elle n’était pas là.
D’où une sensation de mauvais jeu d’acteur… du moins pour les protagonistes les plus honnêtes. Pour les autres, le film fait la part belle aux histrions de tout poil. Il est probable que l’Opéra de Paris soit par nature le receptacle d’Egos surdimensionnés, mais la personnalité de Lissner marque de son histrionisme l’ensemble de l’institution. On retrouve cette attraction pour le buzz dans la caméra de Stéphane Bron, toujours prête à filmer ce qui fait division et lutte, plutôt que le travail en commun.
Cette caméra intrusive constamment à la péche des remarques acerbes et des oppositions frontales, transforme le spectateur en paparazzo des egos. La grande gueule chef de cœur refuse au chef du ballet l’essai d’un autre positionnement du chœur (un losange au lieu d’un carré) : vient pas sur mes plate-bandes… D’accord les ego font partie de la vie, mais montrez nous aussi autre chose, faites nous réver avec des protagonistes à l’écoute les uns des autres. Cela existe, même si c’est moins spectalulaire..
J’en ai marre de ce culte du combat et de l’opposition que l’on vénère en France, de ce romantisme de la lutte, certes propre aux diatribes éloquantes, mais profondemment dyssynergique quand aux énergies investies.
A l’image du reste, les scènes où quelques jeunes issus de l’immigration suivent des cours pendant un an à l’opéra de Paris pour réaliser un concert en fin d’année (Les petits violons). Ils ont 10 ans certes, mais le niveau ne semble pas représenter les meilleurs de leur classe d’age. Il y a donc discrimitation positive. Pourquoi pas ? mais à ce degré, c’est prendre acte d’un ascenseur social en panne, que l’on remplace par le tirage du loto. De la poudre aux yeux.

Annelise dit: 15 avril 2017 à 17 h 24 min

Eriksen 17h10, vs êtes en forme . .plaisir de lecture que cet avis. J.D 12h49 W non, plutôt vers Florida dont l’architecture me rappelle le bâtiment Grands Moulins de Paris, à Bordeaux , rive droite..taggs sauvages qui imitent un ours blanc à la patte levée..Tibidabo, avec le parc sur la gauche ds la montée av d’arriver et le Christ à la croix marron..vs ne me verrez js mettre un pied ds ces parcs d’attraction,ceci dit la proximité fait que j’ai Coney island de Lou Reed en tête qd je footingue. .pas mal, pour le rythme.Sinon Begur, gagné.. Un oeil google map..Pas gd monde où j’étais.. chemins de pierre, en surplomb, comme les sentiers côtiers en Bretagne(ça dira qqchose à Paul).. Un soir,très fatiguée, long moment passé à regarder la baie déchiquetée à cet endroit. . rocher énorme qui ressemble à un évêque couché dans le turquoise, le violet et le bleu ..(un évêque reconnaissable à la mitre, toutefois avec un sein..bizarre, je sais..)A l’instant où j’allais rentrer, des dauphins se sont mis à jaillir de l’eau, très loin..un, puis deux puis dix..des bonds joyeux et joueurs et ensuite plus rien, la mer de nouveau étale. .ça devait se passer en dessous..ils ont dû continuer de se poursuivre.. ah, les signes intérieurs et comment on les interprète..si Michel vs dit que sa gd-mère lui parle en rallumant la télé, pourquoi pas

Annelise dit: 16 avril 2017 à 12 h 28 min

Ah si Jazzi..vs confronterez votre point de vue sur le film de Bron. Tiens, lu une critique de Serge Kaganski sur Junction ds les Inrocks

JAZZI dit: 16 avril 2017 à 22 h 06 min

Et bien je l’ai vu, chère Annelise. Entièrement d’accord avec Eriksen. A part que je suis moins obsédé que lui par la caméra omniprésente. Grace à elle, nous pénétrons dans les coulisses de l’Opéra à deux têtes de Paris et jusque dans le somptueux bureau-salon avec vue sur la place de la Bastille de son impérial patron. On assiste aux répétitions des principaux opéras et ballets du programme annuel en cours, et on a même droit à une visite du Président de la République. Ce documentaire est une sorte de biographie autorisée de ce prestigieux lieu de renommée internationale, au point que parfois on à plutôt l’impression d’avoir à faire à un élégant film d’entreprise sur papier glacé. L’arrivée du Maître de Ballet Benjamin Millepied et son départ sont prévus en supplément de Gala au programme…
Suite à ça, pour me rincer les yeux avec du bon cinéma, j’ai enchainé avec une curiosité du nouveau cinéma taïwanaise des années 1980, dont les images sont nettement plus authentiques…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19569293&cfilm=13602.html

Phil dit: 16 avril 2017 à 23 h 55 min

pour fêter le referendum turc, la cantonade (le souk) peut se projeter « midnight express », frissons sous la douche dans la taule turque.

Annelise dit: 17 avril 2017 à 7 h 51 min

Merci pour le lien, Jazzi. Pas le tps là, je file ms je le lirai. J’aime bcp Lefort..,drôle que vs m’en parliez..il m’est revenu à l’esprit après que qq qui m’est cher, lié à Blandine Jeanson (dont c’était l’anniversaire le 30 mars) a refait allusion à lui ds une lettre que j’ai trouvée ds mon courrier. Je signale d’ailleurs un nveau livre aux éditions de l’Olivier que j’ai l’intention d’acheter « Le commun des mortels », après « les Amygdales ». J’avais adoré Edward Yang. .là on est ds le vrai cinéma. .quant à Davis, une boule d’énergie vulnérable..ce corps ramassé, musculaire, ce visage rebondi de gosse..cette petite parenté physique entre lui et le héros de Foxcatcher, Channing Tatum en face de Carell n’avait pas été d’ailleurs sans m’influencer

Roro dit: 18 avril 2017 à 6 h 01 min

christiane dit: 17 avril 2017 à 18 h 19 min
« Plus de corps au tombeau… »
Et depuis, on l’a jamais ouvert pour vérifier ?

JAZZI dit: 17 avril 2017 à 20 h 44 min
Il est de plus en moche

Roro dit: 18 avril 2017 à 6 h 08 min

JAZZI dit: 17 avril 2017 à 16 h 48 min
Roro confond la RDC avec Voici ou Gala !

Jazzi atteint en sa foi pour son idole manipulée etracoleuse, confond l’OBS avec Voici Closer Gala ses revues préférées

Annelise dit: 18 avril 2017 à 16 h 06 min

Roro, pour « l’info » Angelina Jolie se remarie,Voici et Gala ms pas seulement : la peopolisation dégénérative dont parle Don Mc Cullin . .non pas impertinent, ce qui ne serait pas un mal ms révélateur, plutôt prévisible. .ou alors il faudrait tirer des conclusions fortes de la tendance, ce que ça dit en creux de la société. .relire Erving Goffman et Edward T Hall là-dessus..ms faire un sac dédaigneux autour des « films de mannequin » ne me va pas non plus. .J’avais lourdé Agyness dans le film de Terence Davies, l’accusant lui et non elle. . Sienna Miller par exemple ne s’avère pas mauvaise actrice. .Highrise, chez Eastwood ou le dernier Gray. .bref
Jacques 8h46 pour la confidentialité sur RdC c’est râpé, ms merci de ns offrir ces qq images de votre ville invisible. .aurez-vs furtivement pensé à Rodrigues (le jeune éboueur)
Bel article de Lefort into the Inrocks, mis en lien par vos soins 16 avril à 22h35, lu hier soir tard..un de ces papiers qui sent la plume sans la grippe aviaire du snobisme au lieu du poil cramé, lustré, le thé dilué ou la chasse à courre rance – style souple, amoureux des éclairages de « Taipei » à bon escient, considérations fond & forme sans séparation, on sent que ce n’est pas parce qu’il y a HH-h comme interprète qu’il dore la pilule. . voyure tout en détails..une éloquence que j’aime car elle ne fait pas fumiste – la légèreté c’est encore autre chose . .Je chercherai s’il (GL) n’a pas écrit aussi sur « Yiyi », que je me rappelle avoir vu ds une salle quasi déserte, avec un ami..ns étions restés après pour voir à l’oeil une 2ème séance, puis une 3ème ..La seconde fois, un couple de gamins était rentré, au début le fait qu’ils s’ennuient comme des rats morts était presque tangible, gloussements, soupirs, reflexions à la Gad Elmaleh en plein sketch vaseux sur les Asiatiques, à tel point que j’avais cru que cela allait mal tourner avec cet ami, très peu patient. Ils avaient dû se tromper à l’origine sur le contenu en pensant voir un Jackie Chan et puis bizarrement. .ils st restés et peut-être malgré eux qqchose les avait lentement atteints. Bcp moins agités& rigolards, au bout d’une heure. Pour en revenir au papier, sans le savoir de surcroît Lefort m’a tuer, faisant cristalliser comme une petite foudre près de moi, forte de résonance personnelle comme la télé gd-maternelle de Wider en relevant ds les dernières phrases cette « dame perdue qu’un(e) inconnu(e) aide à trouver son chemin », donnant à voir ce que l’humanité a de meilleur. . .Je confirme

emmanuel fan de new wave taiwanaise dit: 18 avril 2017 à 21 h 32 min

Annelise je vous lis mais ssafé 1 moment kejépa poster.;:Edward Yang ,HIhi,yapa mieux.; vos articles jlé adore ,sauf chui jaloux dGerard kvous aimez ses artiqueuls ..;vous saviez klamere de EY ellété chrétienne?;sas voit dansé films ;hou hsia-Hsien,comment vous aviez trouvé assassins? Vous aussi vous êteS une cute ,cute girl;.:jferai lgeometre ; jazzy il court àcannes après les hombres?;.

emmanuel dit: 18 avril 2017 à 21 h 40 min

Cpremier film dHousiao, »quioute geurle »,l’été pâtré bon;vous savé comment chui:; sentimental soula bogue.(:you kant judge a bouc by it’s cover).; pis Hiou lébon avec les poussierdanlvent;, Three Times ssavouva mieu,hou ‘Ltemps pour vivre ,ltemps pour mourir ‘.;L’a déjà eu la palme dore?;

JAZZI dit: 19 avril 2017 à 13 h 34 min

Deux films israéliens cette semaine, Annelise, « Jonction 48″ et « Wedding Doll ». Le second a meilleure presse que le premier.

Annelise dit: 19 avril 2017 à 15 h 42 min

En effet Jazzi. Ai fait allusion au film d’Udi Aloni le 15 avril, 14h41 & signalé avoir lu le 16 ou le 17 un papier de Serge Kaganski ds les InR
En revanche pas vu « Wedddind Doll »
Emmanuel je ne savais pas que la mère de Yang était chrétienne. Hou Hsiao-hsien, « Cute girl »..pas bon dites-vs? Qqfois même le raté me va ou m’intéresse plus que le réussi chez un autre. « Three Times », »Le tps pour vivre », plus généralement tte la part autobiographique chez Hou.., je ne trouve pas que ce soit si académique.., ces très longs plans séquences un peu enquiquinants..la finesse rêveuse faisant passer le relais du récit par la musique, ah oui j’aime ça. .l’asthme, les billes, la mort de la mère, les amours secrètes.. ou alors serait-ce mon goût pour le billard, une communauté de passé voyou? ms si vs me demandez je préfère Yang, et (sans aucune corrélation avec mon assertion d’avant )je ne crois pas que Hou ait js eu une palme d’or..pour rester ds le cinéma asiatique, ça me fait penser au Coréen Bong Joon-ho qui risque de poser pb à Cannes
« Snowpiercer », et surtout le bon vieux magnético-délirant « The Host » font expressément partie de ma came..la mer la mer

Annelise dit: 19 avril 2017 à 15 h 55 min

..la tête de Hie bong qd il mesure le truc !(The Host) Un sentiment d’épouvante, de panique et d’effarement s’empare de la ville.Tenez des guinguettes à Séoul, tiens
ds le film ils s’appellent Park comme la présidente enfin destituée de la tête de l’Etat pour faits de corruption, conseillée « post mortem » par Mme Choi, amie surnommée Raspoutine – les gens st méchants – se disant inspirée par l’âme de la mère morte assassinée. .Qd je vs disais que la télé de Wider ..

Gilles dit: 20 avril 2017 à 17 h 23 min

Tapei ,Hachement meilleur que snowpierce! »B.J-ho risque de poser problème à cannes ».Pas bien compris l’histoire Netflix?
SnowPierce :bon blockbuster.ch; evans rempile depuis les 4F pour ados avec brio .The host »,vous êtes sérieuse Annelise?Pas vu.un espèce de King kong maritime? vous extra-lucide vous ne croyez pas en la TV de Wiwi ? ou que la mère de Mme Parc revienne parler à la fille par la bouche de sa copine ?Votre chronique sur les signes dans personnal shoper chez Assayas incitait à penser que si…
Manu fan de la taïwanaise 18/4 : »yang ,mère chrétienne »? D’ou ça sort ?

Annelise dit: 20 avril 2017 à 17 h 25 min

Si si je crois que l’amour peut revenir parler à travers une autre bouche, Gilles. . moins qd la pythie diplômée du Styx use de son pouvoir pour conseiller « les yeux ds les yeux » des détournements de fond. .Ah, l’immanence colossale de l’argent

JAZZI dit: 21 avril 2017 à 9 h 27 min

« Jonction 48 », une comédie musicale palestinienne, à la sauce rap et musique orientale, et tension dramatique à la « West side story »…

JAZZI dit: 21 avril 2017 à 9 h 57 min

Udi Aloni, cinéaste israélien de gauche, déclare que des films comme le sien ne seront plus produits en Israël ! Pourtant, dans « Jonction 48 « , le pire ne vient pas du côté israélien mais plutôt du côté palestinien : poids familial, machisme culturel, violence mafieuse…

JAZZI dit: 21 avril 2017 à 10 h 05 min

En voyant ce film, je me suis posé la question suivante : « Les jeunes Israéliens Arabes ont-ils, comme tous les garçons et filles d’Israël, l’obligation de faire leur service militaire ? »
Quelqu’un a-t-il la réponse ?

Annelise dit: 21 avril 2017 à 10 h 08 min

Oui cher Jazzi, ça c’est t mal passé avec Miri Regev. .Vous,Eriksen Phil Roro J.D Paul Radio Christiane Emmanuel Gilles y todos, avez-vs vu « 11 minutes »? Le Polonais Jerzy Skolimowski mérite haut la main un « billet ds le billet »

JAZZI dit: 21 avril 2017 à 10 h 23 min

Oui, Annelise, il faut préciser que Miri Regev est la Ministre israélienne de la Culture et du Sport et qu’elle veut introduire une clause de « loyauté » pour accorder un financement aux cinéastes israéliens.
Le Jerzy Skolimowski est au programme…

JAZZI dit: 21 avril 2017 à 10 h 35 min

Je crois que Paul Edel est un grand spécialiste de Jerzy Skolimowski, Annelise, va-t-il nous donner un de ses excellents avis ?

Annelise dit: 21 avril 2017 à 10 h 42 min

Pour Miriam Regev, l’ai précisé le 15 avril 14h41, dear J
Lirai Paul sur Skolimowski
..J.S., fondamentalement un peintre qui aime le bloody-mary. Le cinéma (en tant que réal) l’avait fatigué pdt 17 ans..suspension due à certain découragement? Il était bon aussi, en tant qu’acteur, en père pas tt à fait exemplaire de Naomi Watts chez Cronenberg. Ce qui ressort, en tt cas ce qui m’intéresse, n’est pas tant le cynisme cru que le scintillement sous ultra haute(trop, ms le charme est aussi là) surveillance formaliste, bombardant, accumulé, d’une détresse et d’un pessimisme noirs ..ah puis le film avec Gallo

JAZZI dit: 21 avril 2017 à 11 h 06 min

Oui, Annelise, merci du rappel. Pourtant, quand on voit ce film, ou celui précédemment évoqué, « Je dansera si je veux », on se dit que, du point de vue des libertés personnelles, on préfèrerait être Juif tout court que Juif Arabe !

Roro dit: 21 avril 2017 à 12 h 55 min

Annelise dit: 21 avril 2017 à 10 h 08 min
Non Annelise
Mais vu dans 28’ une interview de Hiam Abbass, dont j’avais jamais entendu parler, à propos du film « À mon âge je me cache pour fumer Il paraît que les scènes en extérieur ont été tournées à Alger , celles du Hammam en Grèce

Roro dit: 21 avril 2017 à 12 h 56 min

nnelise dit: 21 avril 2017 à 10 h 08 min
Non Annelise
Mais vu dans l’émission 28’ (Arte) une interview de Hiam Abbass, dont j’avais jamais entendu parler, à propos du film « À mon âge je me cache pour fumer »
( Il paraît que les scènes en extérieur ont été tournées à Alger , celles du Hammam en Grèce)

puck dit: 21 avril 2017 à 14 h 56 min

pour sortir un peu de ces enfumages d’enfantillages culturelles à la françaises je conseille de regarder la série : « show me a heroe » avec Oscar Isaac, tiré dun bouquin de je sais plus qui et adapté en série par le type qui a fait « the wire », alors çà c’est grandiose !

Annelise dit: 21 avril 2017 à 16 h 47 min

Oh merci Puck, sans vs nous aurions été perdus. .ms les enfumages vs savez il faut s’en méfier, surtout si la fumée est bleue et froide comme chez Park Chan-wook…alors que le vieux cochon est occupé à lui trancher les doigts dans l’attente de détails, notre escroc, qui a cru rouler Sookee et Hideko et s’est fait rouler par les deux, lui souffle doucement celle de sa cigarette au mercure au visage et lui fait la réponse d’Hemingway à Fitzgerald insistant pour savoir s’il a couché avec Hadley avant le mariage : en gros, « quel fumier raconterait sa nuit de noces » (sic)

Roro dit: 21 avril 2017 à 17 h 20 min

« ces enfumages d’enfantillages culturelles à la françaises  »

il manque un trump, c’est pas assez viril pour puck

JAZZI dit: 21 avril 2017 à 21 h 15 min

« Le Polonais Jerzy Skolimowski mérite haut la main un « billet ds le billet » »

Mieux que ça, Annelise, carrément un papier !
Une magistrale leçon de cinéma, et en plus j’adore les films choraux.
Skolimowski, c’est le Godard de la Nouvelle vague polonaise…

puck dit: 21 avril 2017 à 23 h 23 min

le rap de l’éloquence :

yohoho!
pendant qu’autour dl’immeuble rodent les keufs
je lis Proust dans ma chambre avec ma meuf
les maitres d’écoles ont le beau rôle
même si le soir ils se torchent à la gnole…

refrain:
j’apprends la langue de la France
pour gagner le prix de l’éloquence
et si j’gagne le prix de l’éloquence
j’pourrai payer à ma mère des vacances..

yo!

puck dit: 21 avril 2017 à 23 h 34 min

« Eloquentia garantit à ts ses lauréats un stage d’apprentissage ds leur domaine de prédilection »

sérieux, c’est vrai ou c’est une blague ?

et tous les autres qui sont pas lauréats ils deviennent quoi ?

la sélection pour obtenir un stage d’apprentissage a grimpé d’un cran, sérieux c’est plus facile d’avoir un stage d’apprentissage pour devenir footballeur professionnel ou boxeur que pour devenir plomber ou carrossier.

- comment t’as réussi à avoir ton stage d’apprentissage de tourneur fraiseur ?

- super fastoche j’ai été lauréat du prix de l’éloquence…

c’est pas juste ! les gamins dans les quartiers bourges ils ont droit aux écoles prépas sans avoir à subir ce genre de sélection, c’est limite inhumain…

puck dit: 21 avril 2017 à 23 h 43 min

en plus il y a un tas de gamins qui sont taiseux, qui n’ont pas la tchatche, qui ne savent aligner trois mots, et qui sont néanmoins des gamins géniaux, riche d’une richesse intérieure qui ne se manifeste pas par le simple fait de savoir tchatcher.

sélectionner les gamins des banlieues au seul critère d’avoir du bagout c’est le signe d’une culture qui mise plus sur l’apparence, alors que c’est justement la grande richesse de la culture d’aller chercher au delà des apparences, sau que ceux qui mettent en place ces dispositifs vivent dans un monde où le plus fort est le plus éloquent.

bienvenue dans le monde du tape à l’oeil !

puck dit: 21 avril 2017 à 23 h 53 min

la grande victoire du communicationnel !

pour réussir il faut savoir communiquer !

communiquer par le seul langage !

c’est le signe d’une régression… culturelle.

Trump au secours ils sont devenus fous !

puck dit: 21 avril 2017 à 23 h 57 min

« Les mal dans leurs peaux peuvent trouver matière à prendre de l’assurance. »

et pourquoi les « mal dans leur peau » devraient-ils prendre de l’assurance ? une assurance vie ?

qui a écrit l’éloge de ceux qui sont mal dans leur peau ?

c’est génial d’être mal dans sa peau, tout être humain devrait être mal dans sa peau, et la culture est justement là pour permettre à ceux qui sont mal dans leur peau à être encore plus mal dans leur peau !!!

c’est quoi ce racisme anti mal dans sa peau ?

au secours Pierre Sansot ils sont devenus fous !

puck dit: 22 avril 2017 à 0 h 00 min

d’autant que la culture a atteint des sommets grâce à des artistes qui étaient mal dans leur peau.

Bach était mal dans sa peau, Beethoven, Picasso…

c’est quoi cette soi disant culture de mes deux qui essai de faire rentrer dnas le rang ceux qui sont mal dans leur peau ???

en leur donnant de l’assurance pour savoir parler en public.

mon Dieu quelle misère.

puck dit: 22 avril 2017 à 0 h 07 min

cette histoire ça me fait penser au film de von Triers : Melancolia.

sur ce coup il a vu juste, à force de vouloir donner de l’assurance communicationnelle à ceux qui sont mal dans leur peau ça nous reviendra dans la tronche et on va se retrouver à un Trump comme les ricains.

les « mal dans leur peau » ont le droit de vivre et d’exister, von Triers le dit dans ce film : il faut protéger les mal dans leur peau, les protéger comme une espèce animale en voie de disparition.

pourquoi ? parce que les mal dans leur peau sont le dernier signe d’une existence humaine dans une monde qui fonde tout sur la communication.

pourquoi n’ont-ils pas plutôt créer rune association pour prendre grand soin des mal dans leur peau ?

puck dit: 22 avril 2017 à 0 h 09 min

mais qu’ils se rassurent, bientôt, avec la génétique, il n’y aura plus besoin de concours d’éloquence, on pourra faire venir au monde que des individus qui sont bien dans leur peau.

il suffit qu’ils trouvent le gène, ce qui ne va pas tarder à arriver.

Annelise dit: 22 avril 2017 à 7 h 11 min

Eh bien Puck, qd vs avez envie de développer.. une partie de votre argumentation néanmoins fallacieuse, même si votre inquiétude est recevable : ai-je jamais écrit que les mal ds leur peau étaient atteints d’une tare que l’eugénisme de la communication serait censé réparer? Vs aurez mal lu.. Quant aux gamins taiseux.. , combien d’écrivains ayant ttes mes faveurs ou frères de sang l’étaient, l’ont été ou le sont encore.. Ne faites pas semblant de raisonner par syllogisme, raccourcis ou tangentes en ayant l’air de comprendre de travers car je crois que vs comprenez tb. Vs avez lu les posts d’Eriksen 14 avril sur « A voix haute » ou sur « l’Opéra », 15 avril ?
Vraiment Jazzi 21h17? Le mot pour rire. . voir tout ce qui sort ou presque alors que pas obligée, vs écrire des papiers réguliers, être auprès de vous ici alors que mes occupations en parallèle sont nombreuses tout en vs incitant au libre arbitre sur la vision de films qui, chez vous, est de l’ordre d’un délassement inscrit dans beaucoup de temps libre, j’appelle ça au contraire énormément travailler

Annelise dit: 22 avril 2017 à 7 h 30 min

Puck dit (minuit07) :
« les mal dans leur peau sont le dernier signe d’une existence humaine dans une monde qui fonde tout sur la communication.

pourquoi n’ont-ils pas plutôt créer rune association pour prendre grand soin des mal dans leur peau ? »

… en plus, même si c’est parfois en décalé, je lis les commentaires !
(Comme celui de Puck ci-dessus, avec plaisir .. sur RdC, j’entends.. chez Pierre/ RdL, les chroniques systématiquement, les comms qd je peux)

Annelise dit: 22 avril 2017 à 7 h 49 min

Et dear Jacques,Skolimowski je ne fais pas un papier non parce qu’il ne le mérite pas, ms au vu de la date . .un blog n’est pas un journal,par définition c’est l’espoir d’une ouverture donnée à un échange, une circulation de pensée..or actuellement, comme l’impression que la circulation de pensées des lecteurs ici ou sur FB est tournée vers autre chose qui aura lieu dimanche et entraînera qq conséquences.. sinon, sur l’espèce de contamination formaliste qui atteint et éteint tt de manière glaçante, avec 11 mn,vs devriez être servi

JAZZI dit: 22 avril 2017 à 9 h 12 min

Tout travail mérite salaire, Annelise, et vous le valez bien ! Mon reproche est seulement la manifestation d’une frustration de ne pas vous lire plus souvent et sur plus de films ici…
Et si vous nous parliez de vos nombreuses occupations en parallèle ?

JAZZI dit: 22 avril 2017 à 9 h 27 min

« 11 minutes » nous montre qu’une histoire catastrophique n’est guère plus qu’une tache noire, une chiure de mouche, sur nos écrans de surveillance ouverts en permanence et braqués à tous les carrefours.
Je ne reconnaissais pas Varsovie dans ce film du polonais Skolimowski ? Normal, c’était Dublin !

Annelise dit: 22 avril 2017 à 10 h 12 min

Merci, Jazzi
 » je ne reconnais pas Warsaw et d’ailleurs c’est Dublin » : la sorte d’abolition des lieux, uniformisation en ces gdes villes europeennes traduites en pixels, dimension voulue, tout à fait présente du film.. et cette fin sans réconfort.. A propos de Paul Edel sur Jerzy S, je ne sais pas s’il viendra ici, lu sur son blog bon billet sur Shelby Foote dont je suis une lectrice de longue date avec le just a farmer WF et la dresseuse de paons greffée grace à des glandes surrénales de porc Flannery O’C. . »Tourbillon », quel livre! Une notule de Le Clezio qui m’avait incitée a le découvrir..fin de la parenthèse

Paul Edel dit: 22 avril 2017 à 11 h 29 min

De Shelby Foote, je recommande aussi de lire un recueil de nouvelles « l’amour en saison sèche ».

A propos de Skolimovski, il y aurait tant à dire sur son écriture cinématographique, hachée, inspirée, picturale, épique, graphique, son côté « carnet de notes autobiographiques », et images charbonneuses noires et blanches inspirées, fulgurantes, saccadées, survoltées, dans ses premiers films genre « walkover »,mon préféré..
Film tourné à 27 ans, monté sur un rythme de jazz (qui fascinait toute la jeunesse de l’Est à époque) avec la rage de gagner, de vaincre, d’un « jeune boxeur », ce que fut Skolimovski :rage de vaincre d’un jeune amoureux.
Dans ce film il exprime une crainte de l’entrée dans l’âge adulte et de son cortège de compromissions.. fin de la jeunesse éclatante, douloureuse bariolée, rimbaldienne, fauve .. images et cadrages électriques, liberté d’un montage si personnel, foutant à l’eau la grammaire cinématoooooooooooooooographique apprise à l école de Lodz .. avec le copain Polanski.. carnet, poème, et journal intime écrit dans les cafés, les aubes, les rues, les appartements en construction (Godard s’en souviendra dans « le Mépris.. ), photos de filles blondes jetées à la figure des copains. Le provisoire et l’éphémère en invocation lyrique..Marché noir dans un coin de gare.. Affirmation individuelle insolente ! Grand drapeau déployé du cinéma du « Je » dans sa Pologne soviétisée.
Confession , rage physique, feinte,dribbles, courses le long des trains.. rage de vivre, rage de gagner contre un couvre feu intellectuel. Un film de 1965 sera relayé en 1970 en Angleterre par le fabuleux « Deep end » , où, là encore la rage d’un adolescent dans une piscine de banlieue contre le conformisme. l’Ouest décevant ?
Question.
Actuelle.

JAZZI dit: 22 avril 2017 à 11 h 45 min

Mais ce film, après dix-sept ans de silence, Paul, vaut le détour. L’écriture cinématographique y est intacte, renouvelée et maitrisée. Les thèmes et les gens, plutôt désabusés. On a l’impression que Skolimovski veut nous dire que c’est tout le cinéma qui est devenu pornographique ?

J.D dit: 22 avril 2017 à 12 h 05 min

Polanski herr Edel? Ce temps valait mieux que l’adaptation de MMe D.Vigan.Pourquoi faire ce film de smock?Jazzy ,joli echange avec Le feygele .à 7.11 et 7.49,elle vous mouche d’un revers de patounette qui dénoterait presqu’un sentiment dont nous aurions à être jaloux ?gare au prochain coup,la petite panthère lacère si elle ne choisit pas de rétracter les griffes .Le rattrapage à 9.12 is smart .Anyway,il nous faut réviser nos conceptions dirigistes de mâles de base? Les débats activés par Annelise sortent des clous en étant fermes et courtois .Mieux que les palanquées d’avis sur Web pour s’auto mirer le nombril ou MMe Salamé qui estime qu’il faut rentrer dedans comme un garçon pour être audible.Ruine du féminisme après le pré carré cannois et les palmes de consolation .Vous m’avez donné envie de 11′.In fact espérons que MMe Le Pen ne va pas déborder ce we?

JAZZI dit: 22 avril 2017 à 12 h 31 min

Echanges sans méchanceté, J.D. Mais il me faut rectifier un point : « la vision de films qui, chez vous, est de l’ordre d’un délassement inscrit dans beaucoup de temps libre ». Ce n’est pas tout a fait de l’ordre du divertissement et le temps libre est celui que je me suis donné : un choix, une hiérarchisation des priorités et ne pas perdre sa vie à la gagner…

puck dit: 22 avril 2017 à 15 h 55 min

Annelise, fallacieux dites-vous ? admettez tout de même qu’il y a quelque chose de terriblement humiliant dans cette façon d’agir.

puck dit: 22 avril 2017 à 16 h 02 min

que les cultureux ne perçoivent pas cette humiliation à la limite je le comprends vu qu’ils ne vivent plus dans le monde réel.

par contre je ne comprends pas pourquoi ces gamins acceptent de subir ce genre d’humiliation.

pas un seul qui osera protester, et dire qu’on a pas à les traiter comme s’ils étaient des animaux dans un zoo !!!!

Annelise dit: 24 avril 2017 à 10 h 56 min

Beau film de Trengove, Jazzi 9h34.. corporel, politique.. les jeunes Xhosa d’Afrique du Sud que le rite est censé consacrer mâles à la hauteur..Xolani, fils « trop faible » que son père confie à Kwanda..cataplasmes, soins, cette façon rude de badigeonner la peau, et puis le désir tabou..pour rebondir globalement sur ce que dit Puck 16h02, au lendemain des élections je peux bien l’avouer maintenant, les films « militants » de tous poils ont tendance à m’ennuyer! Ou il faut que l’argumentation opère une conversion partielle ou totale dans l’artistique. Je fais un bref retour sur St de Freitas : il aurait pu ne pas garder au montage les scènes où les jeunes qui répondent « de travers » sur la prostitution ou les barrettes se font retoquer… ce que j’en déduis ou ce que j’en ressens apporte t-il de l’eau au moulin du militantisme tel que le film souhaitait le faire passer ? Pas forcément.
Par extension le « cinéma gay » ne m’intéresse pas en tant que tel, Jacques.. J’en discutais avec un ami (lui-même grande fille tunisienne bien bâtie très investie invertie) qui me disait « ou alors comme film de genre »? Nous remarquions de conserve que l’homosexualité comme marqueur ou élément de discrimination positive, non seulement empreint de connotation réac mais cela en dit long sur l’état réel de l’égalité. .il me semble d’ailleurs vs avoir lu il y a qq temps relevant avec humour que bientôt il faudra prévoir un « festival du film hétéro »?..je me disait cela en relisant Eriksen sur le film de Bron (l’Opéra) ou Puck sur A voix haute…l’aliénation, les rapports de force cachés, le caractère humiliant de ce qui est relevé comme « miettes lancées à terre » (Eddy Mouniot d’Eloquentia présentant la météo chez Yann Barthès)..oui bien sûr qu’il y a des degrés de lecture divers..attention cependant de ne pas passer de la lucidité à l’orgueil intellectuel qui consiste à tenir pour « humiliation » le bénéfice ou la graduation reçus par des récipiendaires qui en sont ravis quand nous, on trouve ça fadasse. .
La discrimination positive, c’est aussi une étape avant l’élargissement des consciences ? Pas facilement de premier rôle pour les Chinois du temps de Bruce Lee..il en souffre..
Guiraudie, Rodrigues ou le film de Trengove ont je crois saisi cette chose qu’il n’est de meilleur militantisme que celui qui fait passer les idées par les pores. Le discursif ne me gêne pas du tout, ni la quête formaliste ni l’exposé théorique d’un « partisan »..c’est la naïveté manichéenne du « je vais vous convaincre » ou « je vais vous expliquer ce qui est bien » en vs tartinant des convictions épaisses comme une entrecôte qui m’assomme.. très souvent le mécanisme final est régi par la loi du plus fort, ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes à tous les vents par le sens commun..alors que l’artistique a dans le transport du message, ou l’absence apparente de message des chatoiements, des replis, des recoins où se diriger à sa guise..moins de brièveté coupante, peut-être moins de rigueur rigide ds la façon d’être délivré ms des inattendus, ou des attendus pour terminer, ms d’une manière neuve, repensée. .Ang Lee j’avais préféré « Le garçon d’honneur » à B ..et vs ?
Ah, la déception de l’Ouest, Paul.. conversation avec Ciny R, Hongroise, il y a des années.. elle ce n’était pas des photos de blondes qu’elle jetait à la tête des copines, mais son espèce de timidité à devoir choisir entre tous ces biscuits, savons, crèmes hydratantes, produits vaisselle dans les rayonnages ultra bondés des supermarchés. Et la constatation bien entendu que le mirage de l’abondance ne résout pas tout. Cette idée aussi de la déception inverse, celle de l’Est laissé derrière comme oripeau romantique, critiqué, fantasmé, aimé et haï, la pureté frugale de l’ex homme sovietique à fort idéal et la nostalgie par-dessus qui rend la déception inavouable…habits délavés, une mélancolie qui devient froide..
Sans rapport : allez (re)voir « La douceur du village » de François Reichenbach qui ressort..Chris Marker au montage bien que non crédité au générique. Les masques mex grimacent de belles couleurs à la Vieille Charité dans le Sud près de votre ville, Jacques. Citronniers en pot dans la cour et cantine du musée assez médiocre, en revanche. Quant à Reichenbach, aux dernières nouvelles il dort toujours à Limoges dans le petit enclos juif du cimetière
Petit billet espagnol mercredi ou jeudi sur la vengeance, plat froid de Raul Arevelo

JAZZI dit: 24 avril 2017 à 11 h 34 min

La cérémonie de la circoncision racontée par Amadou Hampâté Bâ (1900-1991) :

« Quand les jeunes gens arrivèrent dans la cour, Lenngui [une griotte locale renommée] leur lança une harangue chantée destinée à exciter leur courage :

O jeunes garçons, soyez braves !
Ne vous conduisez point en étalons ombrageux.
Bientôt votre chair connaîtra
la morsure du couteau tranchant.
Le fer fera gicler votre sang vermeil,
mais qu’il ne fasse pas jaillir vos larmes !
(…)
Quand le forgeron coupera, plaisantez avec lui !
Frappez légèrement sa tempe
pour le punir d’avoir osé toucher
à un membre qu’il aurait dû respecter
comme celui de son propre père.
Et pour montrer que vous n’avez pas peur,
dites-lui de recommencer !
(…)
Prouvez demain que vous êtes virils,
et la communauté reconnaîtra votre majorité !

Chaque parent se levait à nouveau pour venir encourager le futur circoncis et lui promettre, s’il supportait l’épreuve sans broncher, de lui donner une ou plusieurs vaches laitières qui constitueraient le début de son petit troupeau personnel.
Les jeunes gens entraient à leur tour dans le cercle en esquissant quelques pas de danse. Les griots les y incitaient :
« Premier fils de son père, as-tu peur de la terre ? Si tu n’as pas peur, saute, danse, frappe-la de tes pieds, que je vois les talons soulever la poussière !… »
Quand le ciel commença à s’éclaircir, les jeunes gens, toujours en file indienne, furent conduits sur les bords du Yaamé. Ils traversèrent la rivière. Chaque garçon, accompagné d’un parent-témoin, portait la brique de terre qui lui servirait de siège pendant l’opération. Les femmes et les enfants n’étaient pas du cortège.
Arrivé au pied des deux grands balanzas qui avaient abrité de leur ombre des générations de circoncis, chaque garçon s’assit sur sa brique, le dos tourné au soleil levant. Bougala, le forgeron circonciseur, leur demanda d’étendre leurs jambes en les écartant le plus possible. Mon frère Hammadoun devant être opéré le premier, Bougala vint se placer devant lui. Il ouvrit une noix de cola en deux et en plaça chaque moitié entre les molaires du fond de la bouche de mon frère, une à droite et une à gauche, afin que l’on puisse y mesurer ensuite la marque de ses dents, indice de son courage. Se saisissant de son membre, il tira sur le prépuce de manière à renvoyer le gland le plus loin possible en arrière, puis attacha solidement la base du prépuce avec une petite ficelle, mettant ainsi la chair du gland hors de portée de sa lame. Il prit le couteau, fixa mon frère et dit :
« Hammadoun, fils de Hampâté Bâ, tu vas être le premier à verser ton sang comme prix de ton admission dans le camp des adultes. Tu vas être un homme, à toi de prouver que tu en es digne. détourne les yeux, que je sectionne ce qui te classait parmi les gamins incirconcis.
- O vieux père Boulaga, répondit Hammadoun, tu voudrais que je tourne le dos le jour de mon premier engagement avec le fer ? Que dirais-tu de moi ? Ne suis-je pas aujourd’hui le chef qui doit conduire ses compagnons ? Wallaye ! (Par Dieu !) c’est sous mes yeux bien ouverts que je veux te voir couper ce prépuce qui retient ma majorité et me maintien parmi les bambins. Coupe, ô vieux père et coupe bien !… »
Bougala sourit et d’un coup de couteau adroit et rapide, en prononçant la formule musulmane « Bismillâhi errahman errahimi » (Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux), il trancha net le prépuce d’Hammadoun. Celui-ci éclata de rire, appliqua sa main droite sur la joue du vieux forgeron comme pour le gifler, cracha ses deux noix de cola et s’écria :
« Filla fa fillo Bandiagara ! (Recommence [et que cela dure] jusqu’à faire le tour de Bandiagara !) Recommence, vieux père, je t’en donne l’ordre ! » et il se mit à chanter d’une voix claire la devise de Bandiagara.
Le vieux Bougala présenta aux parents le prépuce d’Hammadoun et les deux moitiés de noix de cola sur lesquelles ses dents n’avaient imprimé qu’une marque légère. « Koulou diam ! Hourra ! s’exclama-t-il. Le fils de Hampâté a traversé le fleuve de l’épreuve à la nage malgré les crocodiles ! » Et il poursuivit ses opérations sur les autres garçons, qui avaient à cœur d’imiter l’attitude d’Hammadoun. »
(« Amkoullel, l’enfant Peul »)

Dans le film de Trengove, cet accès à la virilité se heurte à l’homosexualité impossible, impensable, de certains initiateurs et de l’un de leurs initiés…

Sylvain dit: 24 avril 2017 à 12 h 16 min

Annelise 10.56:vous écrivez merveilleusement !!

J’enregistre pour relire(sur Eloquentia & le cinéma homo)…

Mathieu gallet était a sciences-po bordeaux.Vous l’avez connu?

JAZZI dit: 24 avril 2017 à 12 h 37 min

Totem et tabou.
Amadou Hampâté Bâ décrit ensuite le long processus de la cicatrisation et des infections toujours possibles, non sans nous préciser au passage la portée symbolique de cette pratique : « Après l’opération, tous les prépuces furent enterrés. Pour la tradition africaine ancienne, le prépuce est considéré comme un symbole de féminité dans la mesure où il recouvre le pénis et l’enveloppe dans une sorte d’obscurité, car tout ce qui est féminin, maternel et germinatif s’accomplit et se développe dans le secret et l’obscurité des lieux clos, que ce soit dans le sein de la femme ou dans le sein de la Terre-Mère. Une fois le garçon dépouillé de sa marque de féminité originelle, qu’il retrouvera plus tard chez sa compagne, il est censé devenir le support d’une « force » exclusivement masculine. » Avec pour conséquence que : « En perdant son prépuce, le garçon a perdu le droit de marcher nu. Son membre viril, désormais consacré en tant qu’agent de la reproduction humaine, donc réceptacle d’une force sacrée, ne doit plus être exposé à la vue de tous. »

Annelise dit: 24 avril 2017 à 12 h 59 min

Oui Jazzi 12h37..Un horim sinon rien..l’érotisme qu’il y a ensuite à enlever son maillot pour se baigner ds la rivière, à la source tranquille, sous la douce cascade à mi ombre ou les grandes éclaboussures de lumière crue, ou dans (l’inconnu du) le lac, suivant qu’on est chez Guiraudie ou Terence M

J.D dit: 24 avril 2017 à 12 h 59 min

« S’il supportait l’épreuve,lui donner une ou deux vaches « : la petite souris est passée .Les vaches laitières valent bien des pièces sous l’oreiller.Le garçon n’est pas volé .Jazzy ,chez moi on ne plaisante pas avec la circoncision; en bonne place dans Choul han Arou h ,les obligations religieuses .Ce qui est fait après avec chmok concerne chacun .Les ultras religieux qui font des enfants en nombre ne vous diront pas ça .Le film a l’air valable .L’enchainement sur Galet ,fait d’1 heureux hasard ?MMacron dans son discours a rendu à sa femme l’hommage sincère de Descoin à Nadine Mariq.Sphère privée ,manip publique . »On ne dit rien et on appelle l’actionnaire « ,selon la formule qu’avait employée Médiapart.Façons de faire parties pour durer.programmation cannoise tristounette et sans génie ,Annelise .. J’ai vu que vous reportiez en twit celle de la section critique ,mieux?

JAZZI dit: 24 avril 2017 à 13 h 03 min

Ang Lee a la couleur de la peau des protagonistes de son film « Le garçon d’honneur », mais plus de « Brokeback Mountain », comme John Trengove dans « Les initiés », Annelise…

Sylvain dit: 24 avril 2017 à 13 h 28 min

Annelise à 12.59 :poussée de fievre à la lecture…

Passé à 40.Va falloir appeler une griotte .

g pourtant aucun PB de cicatrisation (juré Jaz).

JAZZI dit: 24 avril 2017 à 13 h 53 min

« aucun PB de cicatrisation »

Toute la différence entre la circoncision sémite et africaine, c’est l’âge du circoncis, Sylvain : un bambin, chez les uns, un jeune-homme pour les autres. ça change un peu la symbolique de cette pratique…

Phil dit: 24 avril 2017 à 16 h 35 min

c’est un bon film ces « initiés » malgré le titre faiblard comme le remarque Sotinel. The wound, in english. Mais le rite m’a semblé différent de la simple circoncision, pour un résultat autre (« les femmes vont en raffoler », dit un des jeunes). impossible de savoir vraiment, une vue de la chose aurait conduit à l’interdiction du film aux moins de…
Mandela a subi le rite.
les acteurs sont bons et beaux, la deuxième qualité étant bien souvent la seule dans la production gay actuelle. au delà de l’ethnie, il faut y voir la modernité qui partout tuera la tradition.

JAZZI dit: 24 avril 2017 à 17 h 00 min

« la modernité qui partout tuera la tradition. »

Ce qui se traduit ici par la gay attitude tuera l’hétérosexualité. Si l’on en crois la fin du film, Phil, c’est loin d’être gagné en Afrique du Sud jusqu’au Nord !

JAZZI dit: 24 avril 2017 à 17 h 03 min

Moi je le trouve très bon, le titre, Phil : « Les Initiés » Qui traduit tout à la fois le rite et l’accompagnement à la vie sexuelle d’un adolescent par son ainé. Comme dans la Grèce ancienne. Mais ici, pas touche au corps du délit !

Phil dit: 24 avril 2017 à 18 h 14 min

Le film, bon, laisse le choix des vues aux spectateurs (et pas aux sectateurs..), baroz. La « modernité » est ici incarnée par un sculptural jeune homme, efféminé et riche (fils de).

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