de Annelise Roux

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La République Du Cinéma

Wes Anderson, une Mitteleuropa de rêve

Par Sophie Avon

Si le titre constitue un indice géographique – « The grand Budapest hotel » –  le nom de lieu où se déroulent les dernières aventures signées Wes Anderson brouille les pistes : Zubrowska. Serait-ce que ce film délicieux doit tout à l’alcool et à ses maléfices ?

Ce pourrait être une divagation en effet, sauf que l’auteur de « La vie aquatique » est un poète minutieux dont le dernier opus est d’une folle ambition. Il a fallu de toute évidence l’énergie d’un démiurge et l’inspiration d’un poète pour venir à bout de cet univers unique, fidèle à ses obsessions graphiques et à ses grands thèmes, mais ici d’une ampleur inédite. Stefan Zweig, découvert sur le tard par Wes Anderson, irrigue ce pays rêvé de l’entre-deux guerres que le film ouvre avec délicatesse, passant des années 80 aux années 60 pour en arriver à 1932 au cours d’un récit gigogne où l’on s’enfonce dans le temps pour mieux s’affranchir de la trivialité du présent. Cette structure archéologique épouse le propos même d’une œuvre qui conjugue à la fois la disparition d’un monde et l’exhumation d’une fantasmagorie. C’est une recherche du temps perdu, façon ludique, dont Monsieur Gustave (Ralph Fiennes) est tout à la fois un Pied nickelé mélancolique et un roturier élégant,  toujours prêt à constater  « qu’il existe encore de faibles  lueurs de civilisations dans cet abattoir barbare autrefois nommé l’humanité ».

Monsieur Gustave est l’une des  serviteurs zélés du Grand Budapest Hotel dont chacun ignore qui le dirige réellement. De temps en temps, un avocat nommé Kovacs (Jeff Goldblum) vient s’assurer que les affaires tournent mais les ordres sont émis par une nébuleuse inconnue. Les années 30 voient l’établissement à l’apogée de son luxe. Des marquises et autres aristocrates argentés viennent se prélasser dans son cadre magnifique et ses paysages montagnards. Monsieur Gustave veille à tout, à sa façon à la fois efficace, dévouée et amoureuse. Il vient de recruter un groom,  Zéro (Tony Revolori), lequel va devenir son frère d’armes. A eux deux, ils vont affronter la famille Desgoffe und Taxis dont le fils aîné (Adrian Brody) était la bête noire de sa mère, la charmante et très âgée Madame D. (Tilda Swinton).  Et vivre de multiples aventures à la suite d’un héritage et de quelques meurtres.

Leurs péripéties ne sont pas insignifiantes : dans cette Mitteleuropa où gronde la guerre, ils s’emparent d’un trésor, fuient un tueur (Willem Dafoe), échouent chez des pères blancs, en appellent à la solidarité des palaces, bravent la prison, croisent des durs tatoués (Harvey Keitel), utilisent des pâtisseries pour tromper l’ennemi, tiennent tête à des gardes-frontières patibulaires.  Quoi d’autre ?  Ils prennent le téléphérique, font de la luge, boivent du « pouilly-jouvet » et n’oublient pas de se parfumer d’un nuage de « L’air de panache »…

Monsieur Gustave est une figure fictive d’un monde qui sans doute n’a jamais existé sauf à travers l’imaginaire d’artistes désenchantés, un héros d’une autre époque, raffiné et potache, triste et joyeux. « Il a su entretenir avec grâce l’illusion d’un monde qui avait disparu bien avant qu’il n’y arrive », dira de lui Zéro, des années plus tard.

De quelle époque fantasmée sommes-nous les enfants, quelque soit la date de notre naissance ? s’interroge Wes Anderson qui tout texan qu’il soit, est assurément un enfant de cette Europe où la quintessence de la culture croisa la barbarie la plus noire. Il suffit de suivre sa mise en scène  byzantine et prodigieuse : dans l’extraordinaire décor du Budapest hôtel reconstruit dans un grand magasin de la petite ville de Görlitz, les mouvements de caméra relèvent d’un enchaînement graphique où tout est lignes pures pour dire un monde sans échappatoire. Des couloirs étroits aux façades encadrées, des trains de l’époque  à l’espace labyrinthique de l’hôtel.

Les personnages, eux, par-delà leur nature, sont mûs par le devoir qu’ils se font de leur charge.  Petits hommes pleins d’espoirs, ayant souffert sans se plaindre et dont les mouvements précis s’arrêtent ou se précipitent à la demande, comme s’ils étaient des automates.  Mais c’est le cœur et l’âme, toujours, qui actionnent leurs gestes. Le destin fait le reste.

Sous ses airs de chevauchée à rebondissements multiples, d’énigmes policière et de galerie de portraits savoureux, le film de Wes Anderson est une construction sophistiquée sans être artificielle. On y approche des mondes ensevelis et des menaces contemporains, des airs de guerre et des mariages célébrés au-dessus du vide. On s’y amuse beaucoup et pour un peu, on pourrait y pleurer une époque qu’on n’a jamais connue.

« The grand Budapest hotel » de Wes Anderson. Sortie le 26 février.

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commentaires

40 Réponses pour Wes Anderson, une Mitteleuropa de rêve

Harfang dit: 25 février 2014 à 22 h 30 min

Est-ce cet univers mi-burlesque mi-poétique, votre enthousiasme, ou l’évocation de cette vodka à « l’herbe de bisons » mais il y a comme un parfum d’euphorie à vous lire.

Passou dit: 26 février 2014 à 8 h 32 min

En tout cas, ça donne envie. Mais en vous lisant, Sophie, je me demandais si la comédie conserve le ton de la loufoquerie de bout en bout où si, s’inspirant de Stefan Zweig et de Joseph Roth, elle n’emprunte pas aussi quelque chose à leur gravité.

JC..... dit: 26 février 2014 à 9 h 06 min

Excellent billet !
(elle est parfaite, cette sainte Sophie, parfaite … presque inhumaine d’acuité barbare contenue)

Polémikoeur. dit: 26 février 2014 à 12 h 26 min

Au test de la bande-annonce muette,
la pâtisserie à la crème saute un peu trop au visage.
Difficile de dire s’il y a plus du meilleur
des frères Coen ou du pire de Tarentino
dans la parodie du comique sans parole.
Les moyens sont là, visibles, sans dissiper
l’impression qu’ils sont dépensés pour un résultat… moyen.
Mel Brooks (a-t-il bien vieilli ?) ou Marx Brothers ?
Ok pour « To be or not to be » à l’hôtel,
pas pour Agatha Christie au « Cabaret ».
Apremièrevuseulement.

Jacques Barozzi dit: 26 février 2014 à 18 h 59 min

« The Grand Budapest-Hôtel » est une petite merveille : on ne s’y emmerde pas un seul instant, ça va trop vite : il faut lire le texte et voir les images en même temps !
Mais c’est à Stephane Zweig, ce que le salon Angelina de Paris est à Vienne, Prague et Budapast réunis : une gigantesque pâtisserie. Savoureux. Le seul point commun, c’est que c’est l’histoire d’un mec qui vit dans un monde qui n’existe déjà plus, qui s’y maintien tant bien que vaille, mais qui finira broyé par le changement. Mais là, dans un ton totalement burlesque, loin de celui mélancolique de notre cher auteur viennois.
Le nom du lieu de cette somptueuse station thermale de montagne évoque la Vodka, mais en réalité ça scintille comme des bulles de champagne : une boisson de palace.
Les acteurs sont tous prodigieux dans le caricature, mais le petit groom emporte le morceau haut la main.
Grâce à la distribution internationale, on a la gamme des accents anglais qui donne à ce film toute sa saveur cosmopolite.
La scène d’évasion de prison tient des pieds niquelés, d’autre fois on se croirait à la Belle époque de Rouletabille.
Bref c’est une superbe bande dessinée animée et plein de couleurs pastel, mais on n’en sort pas écoeuré, on en redemande plutôt !

xlew.m dit: 28 février 2014 à 7 h 36 min

Tu as l’impression que les settings du film ont été inspirés, voire commandités, par les confectionneurs-pâtissiers des macarons roses-orangés Ladurée, Hermé, Mulot ou Dalloyau from Paris — le nom de « Mendl » n’étant-là, tel un fameux émissaire, que pour brouiller l’épistémé trop parisienne de la croûte croquante d’un gâteau dont on nous assure que l’intérieur fondant au soleil de l’histoire est celui de la « Mitteleuropa ». Plus le film avance, plus tu conviens en toi-même qu’il n’est peut-être même pas digne des oeuvrettes de Pascal Thomas lorsqu’il adapte les romans d’Agatha Christie. Tu t’aperçois toot sweet que le personnage raté du lobby boy ne partage rien avec celui de la pièce « La clef de l’ascenceur » d’Agota Kristof.
Le gentil petit canard Anderson te paraît loin loin loin du cygne Lubitsch, qui lui savait faire chanter ensemble un cadre et une image. Son cinéma tient beaucoup du french cancan, on a l’impression d’être assis au premier rang des Follies d’H(elmut) Berger quelquefois, avec devant soi pas mal de froides flammes nues dandinant du film culte. S’il n’habitait pas le quartier Montparnasse et s’il n’avait pas dit qu’il avait repris la construction romanesque chère à Zweig, ni qu’il fût le seul texan connu pour avoir dévoré Proust, la critique française ne lui délivrerait peut-être pas un tel passeport dans la zone douanière de l’unanimité.
Franchement cette espèce de « Brand Tapestry du Grotesk » ne t’a pas inspiré grand-chose (tu t’es même pris à rêver l’espace d’un instant à la déco tranquille d’un hôtel Ibis pour te reposer les iris devenus rouges à force de débauche de rose). Pourtant l’idée d’une « Zubrowka » de fiction, aux puissants alcools historiques, te plaisait bien, aller faire un tour dans la forêt bialovèse (là-même où fut engloutie une partie des juifs d’Europe en 1942, dix ans après l’action du film) était virtuellement audacieux, mais non, pas de palais Branicki ou Lubomirski, juste une espèce de Potala rose, prosaïquement rose (même pas une rose de Lhassa), a rose is a prose is a pose, dans le système narratif andersonien. Alors tu te dis que le film fait peut-être un clin d’oeil à celui que tourna Kubrick en 1980 au Colorado dans son Overlook Hotel, tu te souviens de la mémorable scène où on découvre que le père de famille fut serveur sur les lieux dans les années 1920, tu penses au concierge Dick H. (Comme Halloran, pas « Hache » comme on l’entend dans l’Anderson), mais non, nothing happens, no rosy shining. Alors tu verses une larme émue en retrouvant en toi les bons moments du film de Poiré sur l’Hôtel Tolstoï de « Twist again à Moscou », qui en disait bien plus long sur une époque que d’autres films situés dans ces paragons de décor.
Tu te dis que tu te trompes, que tu es vilain, le film t’échappe à plus d’un titre, certainement, d’ailleurs celle qui t’accompagne a adoré sa soirée (il faut dire qu’elle aime beaucoup les miniatures et les boîtes de Joseph Cornell, elle partait avec un avantage).
Mais bon, plutôt que dépenser dix euros à se niquer les dents sur ce genre de film étalé sur une pâte à macarons sucrés, revoyons Ida, ou le Ferrailleur du cinéaste bosniaque. Imaginez cinq secondes « The Grand Budapest » d’un bout à l’autre en noir et blanc, et contemplez l’idée d’un « Ida » en couleurs, l’honnêteté nous guide à penser que si l’un sombre complètement dans l’ordalie, le dernier survit à ce traitement et continue de respirer. La marque des grands films..?

Jacques Barozzi dit: 28 février 2014 à 8 h 30 min

Que dire alors de « Un été à Osage County » ?
Le film vaut surtout pour le face à face Meryl Streep/Julia Roberts.
On craignait le ko rapide de la plus jeune, qui finalement tient bon sur toute la distance…

Polémikoeur. dit: 28 février 2014 à 13 h 17 min

Ah, ah, tous les goûts sont toujours dans la nature !
Gourmands de quantités, gourmets es-qualités.
Rire du ventre, chatouille de l’esprit.
Arôme de synthèse, parfum naturel.
Parc d’attractions, « grand dehors ».
Copie, original.
Quoi qu’il en soit, bon appétit et bonne digestion !
Prochainement sur nos écrans : les images
piratées sur Yahoo! par « les grandes oreilles ».
Vos « boxes » Internet vous surveillent.
Si, si, le petit œil, là, qui clignote !
Icônophagement.

JC..... dit: 28 février 2014 à 17 h 37 min

Ce que j’en ai vu me laisse à penser que cette pochade bouffonne, cette bande dessinée en couleurs saturées, est plus proche de la farce que du chef d’œuvre !

Mitteleuropa de rêve …. ou de patronage pour sauvageons dissipés ?

Mark Ballantyne dit: 28 février 2014 à 22 h 34 min

Arden de Frédéric Verger, The Grand Hotel de Budapest de Wes Anderson: deux aventures aussi loufoques et drôles, hélas ô combien mélancolique. Merci aux deux grands maîtres.

puck dit: 1 mars 2014 à 0 h 34 min

très bel article.
j’adore Wes Anderson !!! en fait je suis un fan absolu depuis la Famille Tenenbaum, la vie aquatique est une merveille, Darjeeling Limited une splendeur, Moonrise Kingdom un délice, ce type prouve que c’est pas le peine de faire la tronche pour donner le sentiment qu’on raconte des trucs important, on peut dire des choses sérieuses sans se prendre forcément au sérieux.

Du coup la déception avec ce film est à la hauteur de l’adoration pour son auteur, c’est le problème avec les gens qu’on aime on leur pardonne rien.

je crois qu’il s’est attaqué à un sujet bien trop grand pour lui (comme l’autre avec la grande bellezza), il y a des sujets avec lesquels on n’a droit au plantage, autant coloriser les vaches indiennes, rendre Cousteau féérique ou l’éloge du couteau suisse dans la vie chez les scouts ça roule autant l’Europe centrale des années 30 et le monde d’hier de Zweig, quand on s’y attaque, on peut pas faire n’importe quoi, c’est pas possible, même pour un texan qui a fait des études de philo au demeurant drôle, enfantin et sympathique, c’est pas possible du tout, et je comprends pas comment les critiques peuvent tomber dans le panneau parce que là nous abordons des sujets d’une extrême gravité qui nous concerne tous aujourd’hui,
misère de misère, je veux bien qu’on vive dans un monde où nous manquons de repères et où tout le monde a perdu les pédales, en fait je ne sais si nous avons besoin de connaitre notre passé pour comprendre notre présent et imaginer notre avenir mais là je crois que nous avons touché le fond de fond, même Cousteau n’est pas descendu aussi bas en profondeur, c’est pas que Zweig nous parle d’un monde qui essayait de s’inventer une modernité alternative, parce que de tous les endroits du monde c’est celui qui était passé du monde ancien au monde moderne dans le plus bref délai, Zweig savait bien que cette transition ne pouvait pas se passer sans casser des oeufs, ce n’est pas la question de pondre une nouvelle Mort à Venise à la Mann, parce qu’il n’y pas que Zweig concerné, ni de ses différents avec Roth, ni des Somnambules de Broch, franchement je ne sais pas si Wittgenstein et les penseurs du Cercle de Vienne avait gardé une photo de Sissi l’impératrice sur son cheval dans leur salon, je n’en sais rien, ce que je sais c’est que nous avons loupé quelque chose dans cette histoire, un truc important, il ne s’agit pas de ce dit lew, je vous aime bien lew mais vous êtes à côté de la plaque, la Pologne chrétienne et antisémite à la recherche d’une métaphysique de la Grâce et de la rédemption c’est une affaire réglée qui ne devrait logiquement uniquement intéresser que les polonais, mais les polonais ils s’en tapent, aujourd’hui ils veulent tous rouler en Mercedes et en bmw, par contre il y a quelque chose qui cloche dans ce film qui nous concerne nous, pas les texans, même les texans qui vivent à Paris, mais nous ici, je ne sais pas quoi mais je sais qu’il est super important pour nous tous de trouver ce qui cloche avec ce film, il faut se poser la question et trouver une réponse très rapidement.

puck dit: 1 mars 2014 à 11 h 33 min

non pas probablement Jacky.

vous saviez que le réalisateur du film Ida est en train de faire une suite gratinée à son film où on voir Ida faire partie de la vingtaine de religieuses venue s’installer dans le Carmel d’Auschwitz ? c’est tartignole non ?
ça toujours été le grand fantasme des polonais d’imaginer que les juifs pouvaient tous faire de bons catholiques; qu’est-ce qu’on y peut ? j’ai bien peur que nous partagions tous ce point de vue paulinien, Ida est un film qui n’aurait pas déplu à Saint Paul.

pour en revenir au film d’Anderson il me semble que si nous sommes tous d’accord pour dire notre principal problème actuel est effectivement d’assister à une forme d’allégorisation systématique du réel, ce travers (qui est en vérité l’aboutissement logique d’une modernité en fin de course qui commence à s’essouffler) a été la principale préoccupation de la pensée viennoise du début du XXè s.
je ne sais pas si Anderson dans ses études de philo a eu l’occasion lire les auteurs du Cercle de Vienne, a-t-il entendu Wittgenstein quand il écrit : « Si la difficulté principale en philosophie est de ne pas dire plus que l’on n’en sait (et, bien entendu, a fortiori de ne pas dire plus que l’on ne croit), on est forcé de constater que la position des philosophes dans le monde contemporain a toutes les chances de devenir de plus en plus inconfortable, parce que ce que l’époque espère et exige d’eux presque comme ‘un dû est, au contraire, constamment qu’ils en disent plus qu’ils n’en savent et ne se sentent, tout au moins lorsqu’ils font preuve d’un minimum de sérieux et, oserais-je le dire, de professionnalisme, autorisés à en dire. »
Wittgenstein a tout prédit de ce système destiné à se mordre la queue allègrement, alors je veux bien qu’Anderson, à son habitude allégorise, je veux dire ce n’est pas interdit d’allégoriser, alors allégorisons, à la limite je m’en tape si tout le monde veut allégoriser, que chacun continue d’allégoriser dans son coin, mais de grâce ne faisons pas comme si Wittgenstein n’avait jamais existé.

Jacques Barozzi dit: 1 mars 2014 à 12 h 07 min

Anderson n’allégorise pas, il fait ici dans le burlesque, et de ce point de vue, c’est plutôt réussi.
Foin des références en tout genre !
Quand les Marx Brothers étaient au grand magasin, la théorie capitalistico-économique de Karl Marx était à ce film de pure fantaisie ce que Wittgenstein ou Zweig est à celui-ci…

Hier, sur les conseil de la grande Sophie, j’ai vu « La femme du ferrailleur », où comment le serment d’hippocrate, selon que l’on a de l’argent ou pas, se transforme en serment d’hypocrites !
Pendant ce temps-là, hélas, le public se délecte à aller voir « Supercondriaque » !

Perdita dit: 1 mars 2014 à 14 h 35 min

[Désolée pour le hors-sujet, le film dont on parle ne m'attire pas — la bande annonce a défait illico ce que l'article de S.A. aurait pu susciter à mon corps défendant]
— à ceux qui l’ont vu : on parle de Zweig & Roth, rien à voir avec le Hrabal de Moi qui ai servi le Roi d’Angleterre ? (Ni avec le Martin Dressler de St. Millhauser côté US ?)
— à Puck, dernières nouvelles de Paul & de son rapport à la modernité : René Lévy, Disgrâce du signe. Essai sur Paul de Tarse (Ed. L’Âge d’Homme)
— Qqn a vu le film de Marilyne Canto, Le Sens de l’humour ?

J.Ch. dit: 1 mars 2014 à 18 h 19 min

keskon va pas chercher à s’triturer les méninges sur ce film qui n’est qu’un divertissement d’une grande poèsie, tout simplement au-delà des mots et des grands phrases

JC..... dit: 1 mars 2014 à 19 h 16 min

Donc ….
A prendre au premier degré, à ce que je comprends ? Du cinéma populaire sans Louis de Funeste et Fournil ?!

La Mitteleuropa devenant le Mittelopera ? Zweig signant par lassitude les décors…

sophie dit: 1 mars 2014 à 19 h 45 min

Oui Perdita, « Le sens de l’humour » est un petit film avec des instants de grâce et de la sensibilité mais il échoue à faire autre chose que ce qu’on a l’impression d’avoir déjà vu en un peu mieux.

Jacques Barozzi dit: 2 mars 2014 à 0 h 48 min

Je comprends parfaitement, Sophie, c’est déjà du vieil Hollywood et ça va ramasser encore des oscars ?

puck dit: 2 mars 2014 à 11 h 13 min

bon ben si on ne peut même plus donner son avis le plus modeste en toute modestie alors c’est d’accord, allez-y, discutez entre vous de l’Autriche Hongrie et de Sissi l’Impératrice
qu’est-ce que j’en sais moi si c’est burlesque ?

est-ce que c’est burlesque de passer en l’espace de 20 ans des valses viennoises, de la cacanie et des promenades en calèche dans la campagne moldave à Freud, Carnap et Wittgenstein ?
oui, sans doute, probablement.

est-ce que le film Ida est burlesque ?
les gens ont un tel besoin de transcendance.
vous le sentez autour de vous ? ce besoin de s’élever ? très haut ?
Saint Paul a voulu avoir le monopole de l’amour en lançant une OPA sur les activités transcendantales.
est-ce burlesque ?
je suis désolé mais les catholiques n’ont pas le monopole de la transcendance, encore moins les catholiques polonais, parce que là, à nous faire avaler ce genre de couleuvre pour le coup on sombre dans le burlesque.

vous connaissez la définition du mot « burlesque » ?
quand le film le plus burlesque n’arrive pas à la cheville du burlesque des gens qui sont dans la salle alors là c’est vraiment burlesque,
moi Jacky j’ai jamais eu peur d’être burlesque !
et vous ? ça vous fout pas un peu la pétoche ?

Jacques Barozzi dit: 2 mars 2014 à 11 h 26 min

Faut pas mélanger tous les genres, Puck, avec I »da » on donne plutôt dans le pathétique : Dieu, les dieux, nous ont donné le rire et les larmes, sachons nous en servir !

Jacques Barozzi dit: 2 mars 2014 à 11 h 41 min

Cinéaste exigeant, Alain Resnais aimait tous les genres cinématographiques, il allait même voir les mélos de Claude Lelouch…

puck dit: 2 mars 2014 à 13 h 35 min

je n’ai fait que répondre au commentaire de xlew dans lequel il proclamait haut et fort ne plus croire dans la férocité des hommes et d’imaginer que dans l’histoire des hommes le temps des ténèbres avait, comme un film qu’on va voir au cinéma un début et une fin comme un film.

le problème est que Monsieur xlew a disparu, j’espère qu’il n’est pas mort lui aussi.

Resnais est né en 1922, il y a quelque chose de burlesque à vivre aussi longtemps, je fais partie de ceux qui ne l’aimaient pas, ni lui ni ses films.

puck dit: 2 mars 2014 à 13 h 38 min

xlew avant votre pseudo c’était pas odradek par hasard ? comme la pelote de Kafka dont on tire le fil à l’infini ?

puck dit: 2 mars 2014 à 13 h 42 min

et je ne vois franchement pas ce qu’il y a de triste à mourir à 95 ans.
mourir à 10 ans c’est triste, à 20 ans c’est triste, à 92 ans c’est tout sauf triste.
on doit la longévité actuelle de ce progrès auquel plus personne ne croit dans ce pays.

pado dit: 2 mars 2014 à 15 h 32 min

puck dit: 2 mars 2014 à 13 h 38 min
xlew avant votre pseudo c’était pas odradek par hasard ? comme la pelote de Kafka dont on tire le fil à l’infini ?

Le réveil de Dexter.

Ines dit: 7 mars 2014 à 2 h 10 min

Après avoir vu ce navet (ce pensum plus exactement), pas eu le courage de lire tous vos commentaires .
Non Sophie, sans dèc, ça vous a VRAIMENT plu ??? Quand je vois un truc aussi bidon, j’ai hâte de retrouver « la trivialité du présent »….

Ines dit: 13 mars 2014 à 15 h 28 min

J’ai lu vos commentaires et écouté le podcast du Masque et la Plume. xlew.m, vous devriez leur écrire, ils ont perdu le sens commun ( la boule quoi)

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